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Circuit familial de trois semaines en Turquie en août 2008 English translation pending
Quelles vacances en famille sans s'ennuyer 3 semaines autour d'une piscine ou sur une plage ?
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.
Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).

Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.
A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
1. Concept général
Nous sommes une famille classique de 5 personnes, Edwin et Hélène (44 ans chacun), et 3 enfants Robert (15 ans), Victor (11 ans) et Clara (8 ans). Nous habitons Bruxelles, en Belgique.
Pour les vacances, nous aimons découvrir de nouveaux endroits. Se pose donc de façon récurrente le choix angoissant de la destination de rêve.
Nos critères sont en fait très banals. Il nous faut :
· de la chaleur et du soleil : il n'y a en a pas beaucoup en Belgique · ne pas devoir cuisiner : c'est aussi les vacances pour madame · des piscines : sans cela il y aurait véto de tous les enfants · un peu de discothèque : cela fera tellement plaisir au fils ainé · un peu de plage et de mer : monsieur aime l'ambiance des stations balnéaires · des vielles pierres : monsieur et madame le valent bien, même si cela ennuie les enfants · de l'authenticité : aucun d'entre nous n'aime être pris pour un pigeon · de la découverte et de l'insolite : monsieur et madame dépriment quand ils s'ennuient
Pour ces vacances d'été en août 2008, nous avons dès lors imaginé un concept combinant 2 semaines de circuit itinérant et 1 semaine de repos en hôtel club.
Après avoir expérimenté majoritairement les destinations proches et ultra classiques telles que la France, l'Italie ou l'Espagne, notre choix s'est porté sur la Turquie, pays que nous avions déjà visité 2 fois il y a environ 20 ans, en sac à dos, avant d'avoir les enfants.
Nous avons imaginé une boucle d’un peu plus de 3.000 km, couvrant approximativement le tiers Ouest de la Turquie, avec départ d’Istambul, tout au Nord Ouest, descente vers le Sud le long des côtes de la mer de Marmara puis de la mer Egée, ensuite longer au Sud la côte Lycienne, sur la mer Méditerranée, puis remontée vers le Nord à l’intérieur des terres par la Cappadoce, retour via l’axe routier Ankara–Istambul :

L'objectif de ce carnet de voyage n'est pas de raconter une aventure « exceptionnelle » par sa destination ou sa durée, mais de décrire un exemple de vacances «découverte » accessibles sans difficulté à une famille "habituelle" avec enfants.
Nous n'insistons pas sur les descriptions générales que l'on peut trouver dans de nombreux livres et guides que nous n’avons pas la prétention de remplacer, mais plutôt sur les impressions vécues personnellement.
Nous en profitons pour donner quelques conseils pratiques et « bons tuyaux » à l'attention de ceux qui seraient tentés par une expérience similaire.
En particulier, nous citons nommément certaines enseignes facilement identifiables dont nous avons été particulièrement satisfaits, que bien sûr nous recommandons.
2. La préparation
Une visite dans une agence de voyages classique nous a montré l'extrême standardisation des produits offerts pour la Turquie par les « grands » voyagistes (« tour operators ») comme TUI-Jetair, Thomas Cook, etc. : formule package "Avion + hôtel club all inclusive" dans la plupart des cas.
A côté de cela, il y a bien quelques "circuits organisés", mais si l'on veut combiner hôtel club + circuit, on se rend rapidement compte des limites de l'offre commerciale classique: on passe directement du concept "menu touristique" à celui "à la carte", et l'offre se réduit cruellement...
Nous n'avons dès lors pas trop insisté dans cette voie et avons rapidement commuté sur un concept "sur mesure" imaginé par nous seuls...
Sachant qu’Istambul, au Nord-Ouest de la Turquie, est à 2.650 km de Bruxelles, il n'était pas question pour nous de faire le trajet en voiture. Nous avons donc décidé d'aller en avion jusqu' à Istambul et de circuler en voiture de location. Sur place, nous remarquerons toutefois un nombre non négligeable de voitures immatriculées en Allemagne, France, Hollande, Belgique, et même Angleterre, ce qui montre que la chose est possible. Il s’agissait, cependant, dans leur immense majorité de Turcs immigrés, en vacances dans leur pays d’origine.
Il faut noter qu'en Turquie il est tout-à-fait possible de se déplacer grâce à des réseaux très efficaces d'autocars et de minibus (appelés « dolmus »), mais nous avons préféré louer une voiture, à la fois par facilité et pour gagner du temps. Nous ne regretterons pas cette solution, même après avoir constaté que sur de longues distances un car conduit par un conducteur expérimenté turc est souvent aussi rapide, voire plus, qu'une auto conduite par un touriste non aguerri...
Par ailleurs, il faut savoir que pour de longues distances, les cars roulent de nuit: cela signifie que si vous êtes capables de dormir plus ou moins correctement en position assise, vous ne perdez quasi pas de temps en déplacement. Cet avantage ne nous concerne plus car à 44 ans, si nous ne passons pas la nuit dans un lit correct, notre journée du lendemain est fichue, mais ce n'est probablement pas le cas de jeunes de 20-30 ans.
Notre préparation s'est faite essentiellement sur la base des informations suivantes:
· « Le guide du routard – Turquie » · cartes et itinéraires via le site WEB "Via Michelin" (gratuit) · vues satellites via le programme "Google Earth" (gratuit, il suffit d'installer un "plug-in" téléchargeable sur "Google") · recherches sur internet pour les réservations (avion, voiture de location et hôtels)
Pour les hôtels du circuit, nous avons utilisé le système de réservation en ligne d'hôtels liés au site "Via Michelin" renvoyant pour la Turquie quasi systématiquement au site "booking.com".
Pour la semaine en hôtel "hôtel club", nous avons simplement retrouvé via internet les coordonnées d'un hôtel qui nous plaisait dans le catalogue du « tour operator » TUI-Jetair et effectué la réservation directement via le système en ligne de l'hôtel, pour un prix sensiblement plus avantageux... merci internet !
Nous avons préparé le voyage en mars 2008, soit 4 mois à l’avance, et réservé 90% des hôtels à ce moment. Pour les 10% restants (2 nuits) nous nous en sommes remis à l’improvisation sur place, s’agissant de nuits d’étape dans des zones peu touristiques pour lesquelles nous n’avons pas trouvé de système de réservation en ligne (Konya) ou parce que nous n’avions pas défini exactement où nous nous arrêterions (région d’Ankara). Ces 10% non réservés ne se révéleront pas une excellente idée.
Il faut noter que nous ne connaissions pas les sites internet spécifiques de "carnets de voyage" et si cela avait été le cas, nous les aurions exploité bien d'avantage.
Nous avons passé finalement fort peu de temps à la préparation : pas plus d’une vingtaine d'heures au total, en incluant les lectures, les recherches sur internet et toutes les réservations en ligne. Cependant, nous avons été fortement aidés par notre souvenir des 2 voyages précédents, malgré que ce fût il y a 20 ans. Sans cela, je pense que nous aurions pu passer le double de temps.
Nous n'avons pas comparé le "Guide du routard" avec les autres guides (par exemple le "Lonely Planet"), mais nous pouvons dire en tout cas à posteriori que les informations reçues via le "Guide du routard" se sont révélées extrêmement utiles à la fois AVANT et PENDANT le voyage: nous ne pouvons que recommander chaudement à tout candidat à un voyage de ce type de se procurer une édition RECENTE d'un guide de ce niveau, de la lire attentivement une première fois lors de la préparation et ensuite de le garder à portée de main durant tout le voyage. Si par hasard vous tombez sur une édition ancienne: jetez-la à la poubelle et procurez-vous une récente, car la Turquie change très vite et vous risquez de payer très cher le fait de vous baser sur des informations périmées...
3. Bon à savoir…
3.1. L'accueil en Turquie
Disons le tout de suite : à de rares exceptions près, l’accueil en Turquie est fabuleux.
Bien entendu, il est d’autant meilleur que l’on s’éloigne des régions touristiques, mais même dans ces dernières, il n’est pas rare qu’il reste très bon.
Dans les endroits commerçants très touristiques, les marchands interpellent les candidats clients dès qu’ils perçoivent le moindre signe d’intérêt pour leur établissement : si vous n’êtes pas intéressés, dites simplement «non merci » en continuant votre route, ils n’insisteront pas, mais ne les ignorez pas, cela sera perçu comme du mépris. Il faut savoir que les Turcs sont très fiers.
Ils sont aussi très fiers de leur pays, et cela explique probablement aussi leur volonté d’en donner une bonne image à leurs hôtes.
Dans les hôtels, restaurants et autres commerces, si l’on discute le prix avant, une fois un accord conclu, même oralement, il sera respecté. Parfois même, si vous avez une bonne tête ou s’ils n’ont pas la monnaie, ils vous feront finalement payer … moins cher que le prix initialement convenu.
La délinquance semble rare, les rares cas se présentant dans les endroits très touristiques, comme Sultanahmet (pickpockets dans le métro), mais il faut bien entendu toujours rester prudents.
Il faut dire que le police, omniprésente, ne fait à l’évidence pas de cadeaux à la moindre incartade. Cela vaut pour les Turcs comme pour les étrangers, y compris les touristes.
Si vous avez besoin de quelque, chose n’hésitez pas à le demander à des passants. Même s’ils ne parlent ni français ni anglais, ils feront tout pour vous aider.
Bien entendu, comportez vous à votre tour en toutes circonstances de façon parfaitement correcte et vous n’aurez probablement que de bonnes surprises….
3.2 La voiture
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché de la voiture de location fut attribué à ... un intermédiaire grec (!), http://www.economycarrentals.com, dont les tarifs étaient inférieurs à ceux des grands loueurs internationaux (Avis, etc.), tout en proposant des véhicules comparables. Cet intermédiaire ne possède pas de voiture et ne fait que relayer vers des loueurs présents physiquement. Finalement, le loueur final s'est avéré être DECAR (www.decar.com), une grande enseigne locale, qui nous avait échappé lors de notre recherche sur internet, bien qu'ayant également un site web tout à fait correct.
Nous avons choisi une Renault Megane break Diesel, qui s'est avérée parfaite pour 5 personnes et les bagages.
Il est important de savoir que le carburant est très cher en Turquie: au moins aussi cher qu'en Belgique, si pas plus (l'équivalent de 1, 65 EUR/litre pour le diesel, et 1, 85 EUR/litre pour la super en août 2008). De ce fait, compte tenu de la distance de 3000 km, le choix d'un moteur diesel, consommant nettement moins qu'un moteur à essence, se justifiait malgré un prix de location de voiture plus élevé
De plus, un véhicule diesel a une autonomie d'environ 1.000 km, contre 500 km pour un véhicule essence, ce qui évite de devoir s'arrêter trop souvent. Ceci dit, il n'y aura nulle part de problème pour trouver du carburant, des stations-services ultramodernes étant présentes partout et en très grand nombre et ouvertes 7 jours sur 7, jusque très tard le soir et même toute la nuit sur les grands axes. Parfois même jusqu'à l'absurde: nous avons vu sur une même route et dans le même sens 3 stations-service de la même marque à moins de 500 mètres de distance chacune (vous lisez bien) ! Allez comprendre.
La voiture était bien entendu équipée d’air conditionné, heureusement quasi systématique dans les voitures de location dans ce pays, qui s’avéra hautement utile en cette saison: nos rares tentatives pour le couper furent immédiatement sanctionnées par des plaintes venant des sièges arrière. On se demande comment beaucoup de gens peuvent encore vivre sans…
Une autre fonction très utile, mais qui est probablement standard dans les voitures actuelles: la fonction recyclage d’air qui permet d’éviter d’aspirer l’air extérieur lorsqu’on suit de vieux camions dans les montées : il n’est pas rare de voir alors un énorme nuage de fumée noire s’échapper du pot d’échappement…
3.3 En auto en Turquie
Une légende veut que les Turcs conduisent comme des fous: ce n'est pas vrai. Seulement, il y a des choses à savoir. Les plus grandes difficultés se situent à l'entrée des grandes villes, en particulier dans les ronds-points, la méthode pour en sortir sans être salué par des coups de klaxon restant pour nous un mystère.
Les routes principales sont en général correctes, mais le réseau n'est pas très dense. Il y a quelques autoroutes, à péage, mais bon marché et de très bonne qualité. Les indications sont en général très claires.
Souvent le marquage au sol est inexistant et quand il y en a, il est purement indicatif. Ce n'est toutefois gênant que dans les grandes villes (par exemple les voies rapides dans Istanbul), où la densité de trafic conduit à une pagaille complète assez stressante pour un non initié...
Il y a très souvent des travaux sur les routes, la vitesse étant alors quasi systématiquement réduite de 90 km/h à 50 km/h, parfois durant 20 km sur une route totalement rectiligne.... Si vous avez le malheur de respecter ces limitations, c'est le concert de klaxons et d'appels de phares assuré de la part de ceux qui vous suivent, y compris les camions. Il ne vous reste plus alors qu'à faire comme tout le monde et considérer ces limitations comme purement décoratives, en priant pour ne pas vous faire prendre dans l'un des très nombreux contrôles radar effectués par la police.
Si l'on se fait prendre au radar, la police vous arrête 250 mètres plus loin avec un barrage. Nous nous sommes fait prendre à 112 km/h (tout de même) au lieu de 90 km/h, et l'amende était de 115 YTL (environ 65 EUR), à régler tout de suite. Le policier me donne un reçu ayant l'air tout-à-fait officiel pour 115 YTL (nouvelles livres turques) et au moment où je sors les billets me fait signe que 100 YTL suffisent: allez comprendre! De plus, il m'indique qu'il y a un autre contrôle 30 km plus loin.... La légendaire hospitalité Turque !
Pour le reste, pas de problème.
3.4. L'avion
Après 2 bonnes heures de recherches sur internet le marché du « voyage en avion » est attribué à KLM, via leur site internet, sans aucun intermédiaire, la moins chère des compagnies que nous avons trouvé. Il s'agit en plus d'un vol régulier sur une grande compagnie classique, pas une compagnie à bas prix (« low cost ») ou un charter: de ce fait les horaires sont plus confortables et les aéroports sont de premier choix (proches des centres-villes). Nous n'avions pas de contrainte particulière quant à la date exacte du départ: nous avons, dès lors, choisi de voler un lundi, les prix étant plus bas que durant le week-end.
3.5. Le budget
Par rapport aux pays d’Europe occidentale, la Turquie reste bon marché. Mais il est clair que l’on n’est plus du tout au niveau très bas du passé.
Bien entendu, les endroits touristiques sont généralement les plus chers, mais pas toujours où l’on pense : on trouve à Istanbul en plein Sultanahmet des bouteilles d’1, 5 litres d’eau à 0, 75 YTL (soit environ 0, 43 EUR), soit le même prix, voire moins, que dans toutes les petites épiceries du reste de la Turquie, alors que dans la toute petite ville de Side (sur la côte Sud), c’est partout 1… EUR !
En fait les prix sont en général très élevés dans les endroits où il n’y a presque QUE des touristes étrangers, restent raisonnables tant qu’il reste une mixité avec les touristes turcs et les habitants et sont bien sûr les plus bas là où il n’y a pas de tourisme du tout.
Pour un circuit de 21 jours à 5 personnes tel que le nôtre le budget suivant devrait suffire :
Avion A/R Bruxelles-Istambul: 1.250 EUR Visas d’entrée (10 EUR/pp) : 50 EUR Location de la voiture (tous risques et sans franchise): 550 EUR Carburant (3200 km à 1, 65 EUR/l de diesel et 5 l/100 km) : 270 EUR Hôtels de la partie circuit (14 nuits x 2 chambres par nuit à 55 EUR/nuit): 1.540 EUR Restaurants de la partie circuit (14 x 2 restaurants par jour à 40 EUR en moyenne): 1120 EUR Musées : 300 EUR Hôtel club 5 étoiles all inclusive (7 jours/7 nuits avec 2 chambres) : 1900 EUR Assurance annulation : 200 EUR Divers/cadeaux: 300 EUR-- TOTAL : 7.480 EUR
Ce n’est pas vraiment donné, mais certainement pas plus cher que la plupart des circuits organisés ou les séjours proposés par les voyagistes, tous en sachant exactement à quoi s’en tenir.
Pour le voyageurs au budget plus serré il y a probablement moyen de réduire de coût significativement par les moyens suivants:
1. Remplacer l’hôtel club 5 étoiles par une bonne petite pension de famille 2. Remplacer certains dîners au restaurant par des dîners dans les petites gargotes, moins jolies et/ou moins confortables (on y mange parois debout) 3. Négocier dans les hôtels et pensions de famille une chambre familiale unique au lieu de 2 chambre : ils se débrouillent paraît-il souvent pour ajouter des lits supplémentaires, quitte à remplir la totalité de l’espace ! 4. Utiliser les cars plutôt que la voiture de location, mais c’est à étudier en détail car les cars et les navettes jusqu’aux gares routières ne sont pas si bon marché.
A choisir, nous commencerions sans hésiter par le premier moyen, une bonne petite pension de famille étant probablement au moins aussi agréable - si pas plus – qu’un hôtel club 5 étoiles standard pour touristes étrangers, même si elle n’offre pas son luxe un peu clinquant et des buffets somptueux.
Si nécessaire, les autres moyens permettront probablement de sensibles économies, mais au prix de sacrifices nettement plus importants…
Par ailleurs, si sur place vous n’avez pas d’idée pour un restaurant, sachez qu’il est fréquent que des restaurateurs accordent des remises (10 à 15%). si vous venez avec une carte de recommandation d’un hôtelier En plus de cela, ils offrent souvent en plus quelque chose en cadeau, comme des fruits pour le dessert. N’hésitez pas à demander à votre hôtelier, cela ne vous engage à rien. De toute façon, il est bien mieux placé que vous pour connaître les bonnes adresses.
Il faut également savoir que les musées et quasi tous les sites sont payants, et que le prix pour les étrangers n’est pas négligeable, jusqu’à l’équivalent de 12 EUR par adulte. De plus dans les endroits très connus, les enfants paient le tarif adulte… En revanche toutes les mosquées du pays sont gratuites.
4. Le circuit
4.1. Plan de route
· 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul, nuit à Istambul
· 5 et 6 août 2008: visite d'Istanbul, 2 nuits à Istambul
· 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale (345 km), nuit à Çanakkale
· 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km), nuit à Kuşadasi.
· 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, plage et nuit à Kusadasi.
· 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye (presqu’île de Datça) (300 km), nuit à Mesudiye
· 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça), nuit à Mesudiye
· 12 août 2008: trajet Mesudiye ->Kalkan (300 km), nuit à Kalkan
· 13 août 2008: visite du site de Patara et plage, nuit à Kalkan
· 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km). Arrivée à l’hôtel club, nuit à Manavgat
· Du 15 au 20 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club, 6 nuits à Manavgat
· 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km), visite et nuit à Konya
· 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km), visite d'un caravansérail, et promenade dans la vallée d’Ihlara en Cappadoce, nuit à Göreme
· 23 août 2008. promenade en Cappadoce, nuit à Göreme
· 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
· 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul (380 km), vol retour Istambul-Bruxelles
3.2. 4 août 2008: vol Bruxelles-Istambul
Nous arrivons à l'aéroport principal d'Istambul (aéroport Atatürk), situé à 20 km à l’Ouest du centre, utilisé par la quasi-totalité des grandes compagnies, à ne pas confondre avec l’aéroport Sabiha Gökçen, situé à 50 km à l’Est du centre, côté Asiatique utilisé par certaines compagnies à bas prix, et très mal desservi.
Il nous faut rejoindre notre hôtel, situé en plein centre, à 250 m du quartier de Sultanahmet, qui est le centre touristique d'Istambul.
Des rabatteurs nous proposent un transfert pour 25 EUR. C’est gentil merci, mais nous avions l'habitude du métro et il y a justement une ligne qui aboutit sous l'aéroport…
Mais pour le métro il nous faut de la monnaie locale, des nouvelles livres turques (YTL). Nous avons des EUR en liquide, mais comme prévisible le taux de change à l'aéroport est très défavorable. Nous mettons notre carte bancaire (de débit) belge dans un distributeur de billets et bonne surprise, quelques secondes plus tard, nous repartons avec notre premier stock the YTL grâce à la magie du système MAESTRO. En route pour le métro, qui s'avère très moderne, avec air conditionné, le tout à un prix imbattable bien entendu. Après 15 minutes, nous changeons de ligne et cela devient un tram en site propre, qui nous conduit en 15 minutes à 200 mètres de notre hôtel. Nous ne regrettons pas le choix du métro.
Nous retrouvons dans les rues d'Istambul la même animation qu'il y a 20 ans, mais tout à l'air plus moderne: les taxis ne sont plus des voitures américaines des années '50 rafistolées de toutes parts, des magasins modernes et luxueux côtoient les "bazars" traditionnels. Beaucoup de femmes sont habillés à l'occidentale, parfois très mode, on dirait un peu l'Espagne. Mais à côté de cela des adolescents poussent encore des charrettes à la main dans les ruelles étroites.
Le soir nous allons dîner au Sud de Sultanahmet. Cet endroit a complètement changé en 20 ans: les anciennes maisons sont devenues toutes pimpantes. C'est rempli de restaurants et des magasins. C’est devenu plus joli, mais très touristique. Il est difficile d'imaginer qu'il y a 20 ans, à cet endroit précis gisaient des voitures en ruine le long du trottoir...
4.3. 5 août 2008: visite d'Istanbul
Nous commençons par le tout grand classique: la basilique Sainte-Sofie (Aya Sofia), construite en 537 et qui fut le symbole de l'empire byzantin. En 1453, lors de la prise de la ville, qui s'appelait alors Constantinople, par les Ottomans, elle fut convertie en mosquée et on lui a ajouta 4 minarets. Depuis 1935, c'est devenu un musée.

La quasi-totalité des mosaïques byzantines ont disparu, mais il en reste quelques très belles à l'étage, miraculeusement préservées :

Nous continuons par la mosquée bleue, située juste en face de Sainte Sofie, la plus célèbre d'Istambul, terminée en 1626. L’objectif était de surpasser Sainte Sofie, et c’est pour cela qu’elle a 6 minarets. Elle doit ce nom de mosquée bleue aux 21.000 carreaux de faïence à fond bleu qui tapissent ses murs intérieurs.
Nous marchons vers le Nord en direction du quartier de Karaköy, situé de l'autre coté de la Corne d'Or.
Il fait plus frais près de ce bras de mer qu'est la Corne d'or, et observons les pêcheurs et les ballets de ferrys qui font la navette entre les 2 rives de Corne d'Or d'une part, et les rives européennes et asiatiques de la ville d'autre part :

Cela rappelle immanquablement les vaporetto de Venise...
Le pont de Galata n’est pas très beau, mais l’étage inférieur est rempli de restaurants de poissons, ce qui égaie beaucoup le passage.
Après le pont, nous rentrons dans un dédale de petites ruelles en direction de la tour Galata.
Ici, pas de touristes, mais des boutiques de matériaux de construction. Je m’arrête devant une à la vue de sacs de poudre en vrac de toutes les couleurs : renseignements pris, il s’agit de pigments destinés à colorer le ciment :

Nous n’avons jamais vu une chose pareille ailleurs…
Plus loin c’est le quartier des fournitures électromécaniques : une boutique ne fait que les roulements à billes, une autre rien que les ventilateurs, une 3e rien que les vis et écrous : chez nous, on ne trouve jamais ce type de commerce dans les rues.
Les commerçants nous regardent d’un air amusé : visiblement, ils ne doivent pas voir souvent des touristes dans le quartier et encore moins des touristes amateurs de magasins de boulons…
Au passage nous remarquons une autre grande spécialité Turque : la « fourche anti sens unique » :

Le principe est simple et astucieux: une série de pointes en métal pivotant sur leur axe se rabattent quand on emprunte la rue dans le bon sens, mais restent relevées quand on l’emprunte dans l'autre. Le lobby des marchands de pneus doit être puissant dans ce pays…
La photo ci-dessous ne montre pas la vitrine du quartier chaud d’Istambul, mais celle d’un atelier de fabrication de néons publicitaires :

La tour Galata est un des derniers vestiges de l’enceinte entourant une concession accordée aux Génois au XIIIe siècle :

Nous verrons plus tard que tout le quartier est d’ailleurs marqué par l’influence latine
Du haut de la tour Galata la vue est superbe.
Ici on regarde voit vers le Nord-Est le Bosphore, avec au fond le pont du même nom:

Ici, on regarde le Sud, avec la Corne d'Or, le palais de Topkapi à gauche et Sainte Sophie à droite :

Nous faisons une pause dans une impasse pleine de chats. En fait nous trouverons des chats et chiens errants un peu partout en Turquie : c’est parfois un peu triste en pensant qu’ils ne doivent pas toujours manger à leur faim, mais il faut reconnaître que ces animaux ne sont pas farouches, visiblement habitués à l’homme :

Nous nous promenons dans les ruelles remplies de petits magasins en tout genre :

Nous remontons une très longe rue commerçante et piétonnière (Istikhâl caddesi), grouillant de monde, qui conduit à la place de Taksim. Ici, c’est particulièrement occidental et toutes les grandes marques de prêt-à-porter sont présentes avec des magasins ultra modernes. Contrastant avec ce décor moderne, toutes les 10 minutes passe un tramway datant probablement des années 30. Il y a également de nombreux passages anciens, contenant une multitude de petites boutiques, très agréables à regarder. On voit nettement l’influence occidentale, avec notamment la présence de représentations diplomatiques occidentales (palais de France, palais de Hollande…), d’écoles françaises (le lycée Galatasaray), des maisons « art nouveau » signées par des architectes aux noms à consonance française. Il n’est pas rare de trouver sur les bâtiments anciens des inscriptions en Français.
Nous prenons du thé au frais dans un parc situé derrière la place de Taksim, avec une belle vue sur le Bosphore.
Au retour, nous profitons des beaux éclairages depuis le pont de Galata :

4.4. 6 août 2008: visite d'Istanbul - suite
Un autre très grand classique : le palais de Topkapi qui fut pendant 4 siècles, de 1475 à 1855, la résidence principale des sultans :


Il ne faut pas manquer non plus le harem, qui se visite à part :

Partout de remarquables mozaïques :

L’après midi, nous nous rendons au grand bazar, une destination tellement courue qu’un passant nous dit spontanément « non ce n’est pas par là, c’est par ici » quand en chemin nous nous trompons de direction…
L’origine du grand bazar remonte au XVe siècle, même si, à la suite d’incendies successifs, celui que l’on visite aujourd’hui ne date que du début du XXe siècle. Il y a 4.000 échoppes, regroupées par corporations, comme pour les marchands de boulons de Karaköy d’hier, sauf qu’ici on ne trouve pas de marchand de boulons: seulement des orfèvres, des marchands de tapis, de vêtements, de chaussures, etc., bref tout ce qui peut intéresser le touriste.
N’ayant aucune intention d’acheter quoi que ce soit, nous sortons de ce respectable bazar après quelques minutes et débouchons dans l’arrière du décor: le quartier des fournisseurs des ateliers de vêtements. Chaque boutique a sa spécialité, de loin cela ressemble aux magasins de boulons, sauf qu’ici ce sont des rivets pour jeans, des boucles de ceinture, des chaînettes et fermetures pour sacs à main… vendus en vrac au kilo depuis de grands bocaux. Cela prouve au moins que ce qui est vendu à côté est fabriqué dans les environs.
Nous nous promenons à l’aventure vers le Sud et tombons sur des quartiers visiblement pauvres, pour revenir vers le quartier de notre hôtel en longeant la fin de la mer de Marmara, le long de Kennedy caddesi. L’endroit est sans grand intérêt si ce n’est son authenticité. Il y a bien sûr quelques marchands ambulants. Certains proposent de tirer à la carabine à plomb sur des cannettes alignées sur les rochers, juste devant la mer. Nous pensons distraitement aux personnes qui se baignent et à celles qui rament sur leur canot pneumatique un peu plus loin…
4.5. 7 août 2008: trajet Istanbul -> Çanakkale
Nous prenons possession de notre voiture de location et quittons Istambul par l’Est, au Nord de la mer de Marmara, pour rejoindre le détroit des Dardanelles. La ville n’en finit pas : sur les collines environnantes, partout des banlieues avec des immeubles de 10-15 étages à perte de vue, dont beaucoup sont récents et/ou en construction. On ne se rend pas du tout compte depuis le centre que la ville est aussi grande et moderne à l’extérieur.
La route principale fait un assez grand détour et la carte mentionne, avec des tronçons marqués en vert, une petite route assez directe qui longe par moments la mer de Marmara : cela doit être chouette. Mais après 20 km nous nous rendons compte que « vert » sur la carte signifie «route non asphaltée». Soit, nous sommes trop loin pour faire demi-tour : en route pour l’aventure, en espérant que cela reste praticable. Il doit y en avoir pour une trentaine de kilomètres seulement.
Finalement la route de gravillons n’est pas trop mauvaise, bien qu’impressionnante avec des dénivelés de plus de 10%, mais le paysage est tout simplement fabuleux : aucune habitation à des kilomètres et au fond, le bleu turquoise de la mer de Marmara :

En route, nous dépassons un groupe de cyclistes randonneurs équipés apparemment de tout de matériel de bivouac. Ils ont l’air d’avoir passé la cinquantaine et ont la langue jusque par terre dans les montées par cette chaleur, mais je me dis que bivouaquer dans un endroit pareil doit être tout bonnement paradisiaque…
Nous gagnons ensuite la plaine. La route est toujours belle, même s’il y a plus de constructions. Il y a de temps à autre des petites stations balnéaires disons « sommaires ». Ici, pas de grandes infrastructures, seulement des maisons et des petits immeubles de 2-3 étages. Difficile d’imaginer qu’une ville de 12 millions d’habitants se trouve à moins de 200 km.
Nous nous arrêtons pour manger près de la plage dans un endroit qui se veut « trendy » avec poufs de toutes les couleurs genre IKEA - version moderne des bancs couverts de tapis d’orient où l’on fume le narghilé - et musique pop turque. Accueil chaleureux comme toujours :
L’heure avance et nous nous demandons s’il y aura encore un ferry pour traverser le détroit des Dardanelles ce soir et rejoindre notre hôtel qui se trouve à Çanakkale, juste de l’autre côté du détroit, en Asie. On nous a dit à Istambul qu’il y avait des ferrys 7 jours sur 7 et 24h sur 24, mais nous nous demandons si c’est vraiment exact.
L’information s’avéra totalement exacte. Nous traversons le détroit sur un ferry partant à 22h00, en une bonne demi-heure. Dommage que la nuit fût déjà tombée…
Çanakkale constitue une étape agréable, bien que sans intérêt particulier. Nous dînons dans le port. Il n’y pas beaucoup de touristes étrangers, ce sont surtout des Turcs en vacances et l’endroit est de ce fait assez authentique. Le détroit des Dardanelles a de tout temps été stratégique puisqu’il permet de contrôler le trafic maritime avec la mer noire. En 1915 il a été l’objet d’une bataille célèbre et l’on peut visiter des musées et des cimetières, mais de notre côté, nous ne nous attarderons pas. Dans les environs se trouve également le site de Troie, mais l’endroit est paraît-il décevant car il ne reste quasiment rien : nous nous contentons dès lors… d’une très belle maquette situé dans le port de Çanakkale.
Notre hôtel (Kervansaray hôtel réservé via booking.com) est construit dans un bâtiment ancien qui a beaucoup de charme :


4.6. 8 août 2008: trajet Çanakkale -> Kusadasi (427 km)
Le Nord de la côte Egéenne n’est pas très touristique non plus, avec seulement de temps à autre des petites stations balnéaires fréquentées uniquement par les Turcs.
Nous nous arrêtons dans l’une d’elles pour manger, mais avant cela, comme nous mourrons de chaud, nous nous précipitons dans la mer. Surprise, l’eau est très fraîche : nous arrivons tout juste à rentrer dedans. C’est peut-être une raison pour laquelle les stations ne sont pas très développées dans cette zone.
Au restaurant, pas de carte et personne ne parle un mot d’anglais : impossible de savoir combien cela coûtera. Tant pis, l’endroit est superbe, donnant directement sur la mer, on verra bien. Malgré la proximité de la mer, l’addition ne sera pas salée : ils n’ont semble-t-il pas profité de la situation.
Nous passons sans nous arrêter par Izmir, deuxième port et troisième ville du pays, avec 2, 5 millions d’habitants. Ses banlieues poussent comme des champignons sur les collines, avec des forêts de buildings émergeant de collines vierges : un spectacle impressionnant ! En fait les grandes villes Turques grandissent à vue d’œil, probablement suite au développement économique énorme du pays : en 20 ans la part de la population occupée par l’agriculture a fondu de 47% à 29% entre 1990 et 2005, provoquant un exode rural massif.
Nous arrivons tard dans la soirée à la ville balnéaire de Kusadasi. Le « guide de routard » nous avait prévenus : le béton a poussé ces dernières années à la vitesse de l’éclair, et nous n’avons tout bonnement pas reconnu la ville que nous avions visitée il y a 20 ans : la plupart des collines avoisinantes ont été bâties et la route principale est tellement encombrée qu’il nous faut 30 minutes pour traverser la ville. Nous avions choisi Kusadasi afin de bénéficier de la mer après la visite du site d’Ephèse (Efes), situé à 20 km de Kusadasi. Après coup, nous nous sommes dit que nous aurions été mieux dans un hôtel disposant d’une piscine dans la localité de Selçuk, située juste à côté des ruines.
Les chambres de l’hôtel sont très moyennes, mais implantées dans un grand jardin bien agréable, et l’hôtelier est particulièrement prévenant, de sorte que nous nous sentons très vite comme chez nous. L’hôtel est fréquenté en majorité par des touristes Turcs.
Le soir nous dînons dans un chic beach club nommé « La Costa », disposant d’une magnifique terrasse avec piscine surplombant la mer. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais l’endroit en vaut la peine.
4.7. 9 août 2008: visite de site d'Éphèse, piscine et plage.
Nous visitons le site d’Ephèse, l’une des plus importantes cités antiques de la Turquie et l’une des plus visitées actuellement… Le site est impressionnant car il s’agit d’une ville complète.
Il y a 2000 ans, au bout de cette allée, à l'emplacement de cette plaine verte, il y avait la mer :

Aujourd'hui la mer est à 20 km...
En particulier on remarquera la bibliothèque de Celcius, datant du IIe siècle et (très bien) remontée il y a quelques années. Ceci dit, il est dommage que certaines sections soient fermées, comme la route conduisant au port.
Nous passons l’après midi à notre beau « beach club » :

Contrairement à hier, la température de l’eau est conforme à nos attentes.
Le soir nous mangeons un peu plus loin le long de la mer dans un endroit moins chic (et moins cher) que la veille, mais tout aussi agréable.
4.8. 10 août 2008: trajet Kusadasi -> Mesudiye /presqu’île de Datça (300 km)
Il nous faudra près de 6 heures pour faire les 300 km qui nous séparent de Mesudiye, minuscule petite localité balnéaire située presqu’au fond de la presqu’île de Datça, à environ 100 km au-delà de la station bien connue de Marmaris. Les derniers 100 km sur la presqu’île sont particulièrement lents, mais la vue est superbe à certains endroits :

Ici, cela n’a absolument rien à voir avec Kusadasi : il y a seulement quelques petites pensions et quasi aucun magasin. Quoique sans prétention, l’endroit est un authentique petit coin de paradis.
L’hôtel « Olive garden » (www.olivegardenhotel.com) est situé à 500 mètres de la mer un peu sur la hauteur, avec une jolie petite piscine bien implantée et est, comme son nom l’évoque, entouré d’oliviers. Il est très agréable, mais relativement cher par rapport à la concurrence.

4.9. 11 août 2008: plage à Mesudiye (presqu’île de Datça)
Nous passons une journée très agréable sur la très belle plage de galets, sur des transats mis à notre disposition par la pension « Hoppala » (www.hoppala.com.tr), et dînons sous les arbres à côté de la mer dans cette même pension: le rêve !

Le soir nous dînons à l’Olive garden. Le père du patron chante des airs Turcs en jouant de la musique, à la fin tout le monde se met à danser des danses traditionnelles. Du fait de la simplicité et la petitesse de l’endroit, cela ne fait pas artificiel.
4.10. 12 août 2008: trajet Datça ->Kalkan (300 km)
Nous quittons à contrecœur Mesudiye pour la petite station balnéaire de Kalkan, sur la côte Lycienne.
La Lycie est une région située tout au Sud de la Turquie, donnant sur l’Ouest de la Méditerranée, entre Fethiye et Antalya. La côte Lycienne est très découpée.
L’hôtel Sevgi à Kalkan (réservé via booking.com) est une excellente surprise de plus : les chambres sont belles, il y a une très belle et très grande piscine, le bâtiment est bien construit et a du charme, nos chambres donnent sur la mer, avec une vue magnifique, nous sommes un peu en retrait du centre, donc au calme, les petits déjeuneurs se prennent sur une terrasse située sur le toit avec une vue magnifique sur la baie, le prix est très raisonnable : incontestablement un maître achat :

La vue depuis notre chambre :

Vue depuis la terrasse sur le toit pour le petit déjeuner :

La ville balnéaire de Kalkan était présentée à juste titre il y a 20 ans dans « le guide du routard » comme l’équivalent de Saint-Tropez dans les années ’50, où « l’on pouvait discuter avec les vieux dans le port».
Maintenant, c’est disons un peu Saint-Tropez tout court, toutes proportions gardées… Il y a quelques beaux commerces que l’on ne trouve pas nécessairement ailleurs dont, signe qui ne trompe pas, quelques galeries d’art…
En fait, l’endroit est envahi par une clientèle… anglaise, comme en témoignent les nombreux pubs... La plupart des (très nombreuses) agences immobilières - qui ont parfois des relais directement à Londres - annoncent leurs prix coquets en £ (livres sterling) et ne se donnent pas la peine de les convertir en YTL (livres turques) ou même en EUR….
Ceci dit, c’est joli, animé, et agréable pour y passer 1 soirée ou 2, même si dans le centre de Kalkan le taux d’authenticité (turque) approche le 0% absolu…

La plupart des (très jolis) restaurants du vieux port proposent une cuisine internationale à des prix… internationaux eux-aussi. Pour notre part, nous avons très bien mangé pour un prix Turc dans un des seuls restaurants ne proposant que de la cuisine turque….
4.11. 13 août 2008: visite de site et plage à Patara
Kalkan est située à une quinzaine de kilomètres du site lycien de Patara.
Il y a 20 ans le site était partiellement enfui dans le sable et n’était ni gardé ni clôturé : les rares visiteurs connaissant le site (et disposant d’un moyen de transport pour y arriver) pouvaient le visiter librement et profiter seuls de l’immense plage de 15 km de sable fin située juste à côté, incontestablement l’une des plus belles de Turquie…
Nous voulions revoir cela.
Certes, les choses ont bien changé depuis, de nombreuses pensions se sont implantées aux abords du site, l’accès est maintenant gardé et payant, nous ne sommes plus seuls mais quelques centaines sur la plage, mais le charme est indéniablement toujours là.
De plus, de nombreuses parties du site antique ont été dégagées, de sorte qu’il y a davantage à voir. A visiter à la fin de la journée, après la plage, quand il fait moins chaud et que la lumière devient rasante et douce.
A midi, nous dînons sur la plage de Patara à l’ombre d’une grande paillotte de l’unique restaurant autorisé sur cette plage. Il y a beaucoup de monde lors du coup de feu vers 14h00, mais l’endroit est très agréable, quoique sans prétention.


Le soir nous mangeons encore mieux que la veille et pour un prix encore plus raisonnable dans le restaurant de l’oncle du patron de l’hôtel Sevgi appelé « DENIZ restaurant « toujours dans le port, aidés il est vrai par la recommandation de sa nièce…
4.12. 14 août 2008: trajet Kalkan -> Manavgat (311 km)
Après un petit plongeon dans la belle piscine de l’hôtel nous quittons Kalkan avec regret pour Manavgat, où se trouve le Club hôtel dans lequel nous allons rester 1 semaine.
Sur la route, nous voyons défiler les panneaux bruns indiquant les sites historiques.
La route le long de la côte lycienne jusqu’à Antalya est absolument magnifique, entre la mer Turquoise et la montagne. Elle est fort préservée de l’urbanisation, probablement grâce au relief très montagneux.

Nous passons par Kas, qui est du même style que Kalkan.
La Lycie est truffée de sites antiques comme Patara, dont beaucoup valent semble-t-il également le détour, tout en étant nettement moins fréquentés que les sites ultra-connus comme Ephèse : Sakli Kent, Cadyanda, Tlos, Pinara, Sidyma, Xanthos, Letôon, Phellos, Antiphellos, Isinda, Apollonia, Aperlai, Istlada, Cyaneae, Trysa, Myra, St Nicolas, Andriake, Sura, Limyra, Arycanda, Olympos, Phaselis…

Nous quittons la côte Lycienne avec le regret de n’avoir pas pu rester plus longtemps et de n’avoir pu visiter que Patara. A notre avis, il y a facilement moyen de passer 2 semaines rien qu’en Lycie, tant il y a de choses à voir.
Nous passons par Antalya, une grande ville côtière (750.000 habitants), qui marque la fin de la côte Lycienne. L’arrivée à Antalya par la côte ouest est surprenante, nous passons sans transition aucune de la pleine nature, dans un paysage de roches, sans aucune construction, à la ville. Mais Antalya possède un très joli « lido » urbain, très moderne et plutôt chic, donnant à cette grande ville un véritable aspect balnéaire très agréable. Cela rappelle le Lido de Barcelone, récemment (très bien) refait. Ce n’est pas là que nous passerions nos vacances, mais les citadins de cette ville doivent avoir bien de la chance de pouvoir se baigner dans un si bel endroit à quelques kilomètres, voire centaines de mètres, de leur maison ou de leur travail….
Le relief montagneux de la côte Lycienne a fait place à une grande plaine et le mercure y affiche près de 40°C, facilement 5°C de plus que sur la côté Lycienne 200 km plus à l’Ouest. Il parait que la région d’Antalya est la plus chaude de Turquie et cela ne nous étonne pas du fait qu’il s’agit d’une plaine.
Cette plaine s’étend sur une longue bande côtière rectiligne et plate au moins jusqu’à Side, 75 km plus à l’Est, idéale pour y implanter des grands complexes balnéaires. Le principe est simple: les grands hôtels club, « 5 étoiles » en général, occupent de très grandes parcelles sur la première ligne de mer, la plus prisée bien sûr. Ils disposent de grands jardins et de grandes plages privées ou semi-privées, avec leur système de chaises longues et tonnelles réservées sur la plage. Ils sont presque tous récents, souvent assez beaux et mais parfois très « kitch » aussi…
Plus en retrait, on trouve des résidences et hôtels de moindre importance, ainsi que des lotissements comprenant souvent plusieurs dizaines de maisons toutes les mêmes. Il est fréquent de trouver à coté d’hôtels soignés des terrains vagues pas très nets. Côté magasins, ce sont essentiellement des petits magasins vendant souvenirs, T-shirts, bijoux de pacotille et articles de plage. Tous ces magasins restent ouvret tard le soir, comme beaucoup de magasins en Turquie d'ailleurs.
Il y a aussi des nombreux magasins de vêtements en cuir et des bijouteries vendant de l’or et surtout de l’argent qui se veulent de plus haut standing, sans l’être vraiment.
Parfois aussi il y a des projets immobiliers inachevés et à l’abandon. Côté voiries, c’est par endroits assez soigné, avec des plantations arrosées chaque jour, mais souvent ce n’est pas terrible du tout. Cela rappelle l’Espagne et sa Costa Brava.
Mais le soleil arrange beaucoup de choses et l’ambiance « vacances » est bien là, avec un côté « relax » indéniable.
4.13. du 15 au 21 août 2008: piscine et plage à l’hôtel club
L’hôtel club Vera Lindita de Manavgat est en tout point conforme à ce qu’il était présenté dans le catalogue de Jetair et sur le site WEB de hôtel (http://www.veralindita.com): un grand hôtel « all inclusive » qui se veut luxueux, avec une immense piscine incluant 2 grands toboggans, une très belle et immense plage contiguë quasiment privative, de beaux jardins avec des palmiers et des pelouses taillées au ciseau, un restaurant principal avec des buffets grandioses, 2 restaurants excentrés, l’un proche de la piscine et l’autre sur la plage, 2 bars, 1 discothèque, des animations diverses présentées par de sympathiques organisateurs bronzés et volubiles, une armée de serviteurs discrets et dévoués : rien à redire. Mais après les 10 jours tellement riches et variés que nous venions de passer, les parents ressentent en arrivant tous deux vraiment une impression de vide : heureusement que nos vacances ne résument pas seulement à un séjour ici !
La piscine :

Nous suivons un joli chemin :

pour attendre une grande plage

avec des chaises longues et des paillottes
Comme nous l’avions deviné à travers du site internet de l’hôtel, la clientèle est principalement Allemande. Viennent ensuite les Russes, les Turcs, quelques hollandais, puis une minorité de francophones.
Nous avons très agréablement sympathisé avec une famille de Roumains francophones vivant en Suisse depuis 20 ans, mais n’avons rencontré personne d’autre.Il y avait juste un petit détail qui clochait : obtenir un ordinateur avec accès internet dans cet hôtel « tout compris» coûtait 6 EUR/heure, alors que depuis le début du voyage nos « petits hôtels » précédents ont offert ce service pour le cinquième de ce prix, ou même gratuitement, à notre fils aîné Robert, qui ne survit que grâce à des perfusions régulières de MSN depuis qu’il doit suivre ses parents en vacances, très loin de l’amour de sa vie…
« 6 EUR/h, mais c’est de l’arnaque ! » s’exclame Victor, visiblement subjugué par cette belle leçon de marketing appliqué.
Bien entendu, nous n’avons pas l’habitude de nous laisser pigeonner de la sorte : papa et les 2 aînés sautent sur l’occasion pour explorer les alentours à la recherche d’un cybercafé. La recherche n’est pas bien difficile et 10 minutes plus tard Robert et Victor se retrouvent installés, un sourire jusqu’aux oreilles, chacun derrière un ordinateur dans un cybercafé situé à 500 m de l’hôtel, pour la modique somme de 1 YTL/heure (soit 0, 57 EUR/h) chacun, tellement modique qu’ils surferont jusqu’à plus soif sans avoir l’impression de ruiner leur futur héritage !
Nous réaliserons plus tard que dans cette région de nombreux prix sont libellés en EUR, à des montants largement supérieurs aux tarifs pratiqués ailleurs en Turquie: on sent très fort l’effet des packages avion + hôtel all inclusive fournissant à profusion des clients absolument déconnectés de la réalité Turque.
Même notre démocratique cybercafé propose ses services indifféremment à 1 YTL/h ou 1 EUR/h, au choix du client, ce qui établit « son » taux de change à 1 YTL/EUR, alors que le taux normal tourne autour de 1, 75 EUR/YTL ! On croit rêver.
Il fait décidemment très chaud, autour de 30°C à 40°C, avec un sentiment de chaleur renforcée par l’humidité de la mer, et – fait unique en Europe – la mer comme celle de la piscine sont autour de 28°C : à cette température, quand vous rentrez dans l’eau, vous n’avez quasiment aucune sensation de fraîcheur ! Le seul refroidissement s’opère en prenant…. une douche froide. Cela rend surtout les baignades dans la mer finalement peu agréables, de sorte que nous ne resterons finalement qu’un après-midi sur cette superbe plage.
Heureusement, il n’y a pas trop de problème pour trouver de l’ombre, bien que la chaleur soit telle que ni les petits arbres ni les toiles synthétiques ne suffisent vraiment.
Nous profitons gentiment du rythme du Club, alternant des cycles infinis de nage, bronzages, milliers de glissades depuis les toboggans dans la piscine avec les deux plus jeunes, aquagym pour madame et lecture de romans policiers entre chaque cycle.
Le soir, les animations sont de niveau assez inégal d’un jour à l’autre, mais c’est en plein air et nous aimons bien ce rituel. Un soir il y a une « beach party » sur la plage avec de la musique pop turque autour d’un grand feu de bois. La musique est très rythmée et dansante, assez occidentale en ce sens, mais pourtant différente de la musique anglo-saxonne : c’est vraiment entraînant, surtout par une belle nuit d’été...
Le 4e jour cependant, les parents commencent à en avoir assez, laissent les enfants aux plaisirs du Club et s’offrent une petite visite à 2 en amoureux dans la ville voisine de Side. Side, construite sur une presqu’île, possède de nombreuses ruines, est un but de promenade agréable malgré un taux d’authenticité tombé vraiment au 0% absolu :



4.14 21 août 2008: trajet Manavgat -> Konya (255 km)
Après 7 jours nous sommes biens contents de reprendre la route pour de nouvelles aventures, direction l’Anatolie centrale. Nous traversons la chaîne de montagnes Taurus, mais par des routes assez faciles, les turcs n’y allant pas avec le dos de la cuillère pour niveler crêtes et vallées...
Nous arrivons à Konya, au centre des steppes de l’Anatolie après 5 bonnes heures de route. Le site booking.com ne proposant aucun hôtel à Konya nous nous attendions à une petite bourgade. Il s’agit en fait d’une ville de 950.000 habitants, soit presque autant que le grand Bruxelles ! L’arrivée est surprenante, comme à Antalya : nous ne voyons que de la steppe à perte de vue, quand tout d’un coup, la ville apparaît à quelques kilomètres: pas de banlieues pour l’annoncer ! Ici peu de bâtiments élevés, beaucoup de petits immeubles et pas mal de verdure. Cela respire la ville de province tranquille et prospère. Il fait également beaucoup plus frais qu’à Antalya car Konya est située à 1000 mètres d’altitude, comme tout le plateau d’Anatolie.
La ville nous servira d’étape pour la nuit.
Konya est une ville sainte dans laquelle les gens viennent en pèlerinage. Il y a beaucoup de bâtiments religieux et ma femme visite avec les enfants le « tekke de Mevlana », un ancien couvent de derviches tourneurs, aujourd’hui transformé en musée, pendant que je cherche un hôtel :

Les derviches tourneurs sont des religieux musulmans particuliers, qui utilisent la danse pour communiquer avec Dieu. Mais actuellement, leur danse est aussi beaucoup utilisée pour communiquer avec les touristes. Il paraît que le spectacle vaut le coup, mais n’étant ni férus de religion ni de danses traditionnelles, nous nous abstenons.
Pour le reste, la ville n’a pas grand intérêt, si ce n’est son authenticité. Nous en profitons pour photographier quelques scènes de rue :
· Marchands ambulants de fruits:


· Adolescent poussant une charrette sur un boulevard moderne :

Pendant, que les grands ont droit à leur séance d’internet dans un cybercafé, je me promène dans un agréable parc boisé situé sur une colline à côté de la mosquée Alâaddin, hébergeant de nombreuses terrasses ouvertes tard le soir, avec des musiciens interprétant en plein air des airs agréables et reposants :

4.15. 22 août 2008: trajet Konya -> Göreme (240 km)
Nous reprenons le trajet dans l’immense steppe d’Anatolie et suivons l’ancienne route de la soie, vers l’Est, qui conduisait autrefois les caravanes de chameaux jusqu’en Chine, au rythme de 40 km par jour.



Les caravanes passaient la nuit à l’intérieur des caravansérails, sorte de châteaux forts, fermés la nuit et gardés par des sentinelles, pour échapper à l’insécurité. On en trouve dès lors tous les 40 km, pour la plupart en ruine. Sur le chemin, à 110 km à l’Est de Konya nous visitons le caravansérail de Sultanhani, qui a été visiblement complètement restauré, pour ne pas dire reconstruit, mais très bien :

Dans le village, nous remarquons une fabrique de vieux tapis :

La recette est très simple :
· Choisissez un tapis neuf et déposez-le au milieu d’une route · Attendez le temps nécessaire qu’un nombre suffisant de voitures, camions, tracteurs, etc. lui passent dessus · Ensuite lavez-le car les touristes détestent ce qui est sale
Voila, vous avez un magnifique tapis ancien, prêt à la vente !
Une bonne centaine de kilomètres plus loin nous atteignons la région de notre destination suivante : la Cappadoce.
On y trouve des canyons dignes d’un autre continent, des villes souterraines, des habitations troglodytes et des églises sculptées dans la roche friable (le tuf)…
Nous commençons par une magnifique promenade de 3 heures sur une petite partie de la vallée d’Ihlara, située à l’extrémité Sud-ouest de la région. Des sentiers pédestres longent les 2 côté d’une rivière et conduisent à des églises chrétiennes creusées dans le tuf il y a une dizaine de siècles. La promenade le long de la rivière sous les arbres est très agréable. En fait il faudrait disposer d’une journée complète, voire deux, pour en faire une partie plus significative.

On montant un peu on aperçoit la vallée dans son ensemble :

On est alors à portée d'églises taillées dans le tuf :

Entre les villages il n'y a quasi aucun point de ravitallement. Toutefois, à Belisirma nous croiserons ce joli restaurant sur l'eau :
Nous réalisons que nous aurions dû prendre impérativement de bonnes chaussures de randonnée pour tout le monde, car il faut parfois escalader pour suivre le sentier ou atteindre les églises et de plus grandes réserves d’eau car les points de ravitaillement en route sont rares (et accessoirement chers).
Nous nous félicitions du choix de la pension « Anatolia cave » (www.anatoliacave.com) à Göreme, centre de la Cappadoce :

Nous y dormons dans une habitation troglodyte creusée dans une « cheminée de fée », sorte de cône causé par l’érosion :

Vue depuis les chambres, avec sur la terrasse du bas l'endroit où l'on prend le petit déjeuner:

Le village de Göreme est fort touristique, mais cela reste raisonnable. Il est bien animé jusque tard le soir, ce qui n’est pas désagréable.
4.16. 23 août 2008 : promenade en Cappadoce.
Nous nous promenons une partie de la vallée rose, entre Göreme et Çavusin, qui doit sont nom à le couleur de ses canyons :

Un église de plus :



Les paysages sont vraiment exceptionnels. Mais si on part à l’aventure en quittant les sentiers, on s’y perd aussi à une vitesse surprenante, car les paysages changent du tout au tout en quelques minutes, et des failles et dénivelés infranchissables barrent le chemin que l’on avait imaginé.
Nous marchons plusieurs heures dans les canyons sinueux de la Vallée rose sous un soleil de plomb, et l’eau file à une vitesse folle. Heureusement, nous trouvons en chemin 2 petits marchands judicieusement positionnés à l’attention exclusive des randonneurs :

Malgré ces 2 ravitaillements, nous terminons la ballade sans eau, c’est assez stressant. Nous atteignons épuisés, mais avec soulagement, le village de Çavusin, situé à environ 4 km au Nord de Göreme à vol d’oiseau. Nous reprenons des forces dans un charmant restaurant, où nous échangeons nos impressions avec d’autres clients.

Juste à côté du village actuel de Çavusin se trouve, creusé dans la falaise, l’impressionnant « ancien village » abandonné :


Nous apercevons à Çavusin plusieurs pensions qui ont l’air très agréables, mais la nôtre est à Göreme et il nous faut revenir… Nous partons vers le centre à la recherche d’un « dolmus » ou d’un taxi, quand soudain nous croisons un homme avec sa charrette à cheval. Il a dû deviner notre intention et nous propose spontanément de faire « horse taxi » jusqu’à Göreme :

Nous avons croisé plusieurs fois des familles turques sur ce genre de charrettes en Turquie, et sommes ravis de tester cela… L’affaire est vite conclue et nous grimpons tous dans la charrette : madame a droit à l’unique banquette avec le cocher, monsieur et les enfants au plancher plat à l’arrière.
En route : ce n’est bien sûr pas très rapide, mais c’est assez confortable, du moins quand il n’y a pas de trous dans la route. Le bruit des sabots est apaisant. Il y a bien sûr l’odeur du cheval…

Nous prenons un petit chemin de campagne, en gravillons, en tout le monde trouve cela très amusant… Mais soudain la charrette fait un énorme mouvement de travers : avons-nous perdu une roue ? Non, c’est seulement la route qui s’incline un peu, et le jeu énorme entre les roues et leurs axes fait le reste…
Plus loin nous entamons une légère descente et tout s’accélère soudain : le cheval part au trot rapide. Nous nous rendons compte à ce moment qu’il faut sacrément bien maîtriser son cheval pour contrôler la vitesse d’un attelage… sans frein. Visiblement, il n’y a pas d’autre alternative que ce trot rapide, et nous nous demandons distraitement ce qui se passerait si quelqu’un arrivait dans l’autre sens… Heureusement, 200 mètres plus loin le chemin redevient plat et le rythme apaisant.
Mais la quiétude ne dure pas longtemps car maintenant nous voyons avec angoisse se rapprocher la route nationale vers Göreme, où passent des voitures à 90 km/h et beaucoup plus: non, il ne va tout de même pas aller là-dessus ? Et bien si… Nous comprendrons plus tard que c’est au bout de cette route que se trouve la fontaine à laquelle le cheval boira en fin de parcours…

4.17. 24 août 2008: trajet Göreme -> Kizilkahamam (420 km)
Le matin, nous terminons la Cappadoce par la visite de la ville souterraine de Kaymakli, l’une d’une des plus grandes de Cappadoce, qui contient 8 niveaux :
De très nombreuses villes souterraines ont été construites dans les roches friables de Cappadoce (le tuf) depuis l’époque préhistorique et se sont étendues durant l’antiquité.A l’entrée un guide Turc parlant français nous propose ses services et nous nous ne regretterons ses émoluments : il nous apprend énormément de choses qui nous auraient tout à fait échappé autrement. Il nous décrit en particulier comment la ville se protégeait lors des invasions, en bloquant les couloirs par des disques en pierre coulissants :

Et si un ennemi arrivait quand même à franchir une porte, des oubliettes garnies de pics les attendaient un peu plus loin...
Nous ne sommes restés en Cappadoce que 2 jours, mais franchement, nous aurions pu y rester facilement une semaine de plus, tant il y a de choses à voir.
Nous remontons vers le Nord, direction Ankara, sur une nationale sans grand charme dans la steppe d’Anatolie. Comme la distance est encore longue jusqu’à Istambul et que nous ne voulons pas rater notre avion demain après-midi, nous décidons d’avancer au delà d’Ankara pour ne pas perdre du temps dans cette grande ville de 3, 5 millions d’habitants sans charme particulier.
Au passage, nous voyons à notre gauche un immense lac salé à moitié desséché, sans aucune habitation aux alentours :

Vers 18h00, nous sortons de l’autoroute à environ 70 km à l’Ouest d’Ankara, pour trouver un hôtel dans la prochaine bourgade, située à 10 kilomètres, du nom de Camlidere, de 10.000 habitants. Nous sommes à près de 1500 mètres d’altitude et les maisons ressemblent à des chalets suisses. Il y a visiblement des résidences de vacances, mais nous ne voyons aucun hôtel. Nous demandons à un garagiste, qui nous fait comprendre en langage des signes, mais sans aucun doute possible, qu’il n’y a aucun hôtel ici et qu’il faut aller 25 km plus loin, à Kizilkahamam…
Au passage nous photographions un spectacle que nous avons vu plusieurs fois : le retour des vaches à l’étable en fin de journée : apparemment, elles connaissent le chemin toutes seules et marchent en ordre dispersé sur les routes :

Effectivement, arrivés à Kizilkahamam, nous découvrons une petite ville thermale bien animée qui possède plusieurs hôtels. Visiblement l’endroit est fréquenté exclusivement par une clientèle nationale.
Nous trouvons un hôtel moderne et simple, mais agréable, qui nous offre, cas unique dans ce séjour, une sorte d’appartement contenant 2 énormes chambres de facilement 25 m2 chacune, pour un prix très raisonnable : on est loin des concepts « optimisés » des hôtels pour touristes étrangers…
4.18. 25 août 2008: trajet Kizilkahamam -> Istanbul er vol retour (380 km)
Nous rejoignons sans problème Istambul par l’une des uniques autoroutes du pays, donc pour une fois à 120 km/h, ce qui n’est pas désagréable.
Arrivés à Istambul le ciel est gris, pour la première fois de notre voyage.
Bien sûr, comme nous arrivons cette fois par l’Est, nous devons traverser le Bosphore. Pour cela il y a 2 énormes ponts, le «pont du sultan Mehmet le conquérant » et «le pont du Bosphore ». Nous immortalisons le passage sur le dernier :

Nous arrivons bien en avance à l’aéroport par l’une des autoroutes urbaines, l’un des seuls endroits où la conduite fût vraiment stressante du fait du trafic important et anarchique combiné à des marquages au sol aléatoires, et rendons la voiture sur place.
5. Si c'était à refaire
5.1. Concept
Nous ne changerions rien au concept, qui nous a paru excellent…
Nous n’avons eu aucune véritable mauvaise surprise.
Cependant, nous nous demandons quel est l’intérêt d’un hôtel club type 5 étoiles tel que proposés dans les catalogues des voyagistes par rapport à une (ou plusieurs) bonnes petites pension de famille: à la réflexion, nous n’en voyons pas, au moins sur la partie strictement hôtelière.
Nous ne verrions d’intérêt que dans le mesure où la formule inclurait des prestations extra-hôtelières difficilement accessibles ou très chères autrement, par exemple pratique intensive d’un sport tel que la planche à voile ou la plongée, mais qui ne sont souvent réellement disponibles que dans certains clubs très spécialisés et/ou haut de gamme (par exemple Club Med).
5.2. Circuit
Nous aurions soit allongé la durée du voyage, soit réduit la longueur du circuit, car faire 3.000 km en 2 semaines itinérantes, dont une bonne part à 60 km/h de moyenne conduit à passer trop de temps en voiture.
Pour 2 semaines itinérantes, nous conseillerions de faire l'impasse sur le Nord (tant pis pour Istambul et Ephèse) et de se limiter à un circuit de maximum 1.200 km comprenant le Sud de la mer Egée (Bodrum, Datça), et surtout la côte Lycienne et la Cappadoce. Il est possible d’arriver en avion à Antalya ou à Dalaman plutôt qu'à Istanbul.
Il est clair que par exemple 2 jours de visite pour des endroits comme Istambul ou la côte Lycienne ne donnent qu’un minuscule aperçu de ce qu’il y à voir.
5.3. Préparation
Nous allouerions plus de temps à la préparation et en particulier à une étude poussée des guides : investir plus pour récupérer plus…
Nous prendrions le temps nécessaire pour inclure dans notre sélection des hôtels ne disposant pas de système de réservation en ligne, par exemple des hôtels recommandés dans "le guide du routard": cela prend plus de temps, car il faut envoyer des e-mails et attendre les réponses, mais cela permet à l’évidence d'obtenir vraiment les meilleurs hôtels aux meilleures conditions.
Compte tenu de notre situation familiale, du fait que nous voyageons en très haute saison touristique et de notre planning serré, nous réserverions 100% des hôtels à l'avance (au lieu de 90%) pour la tranquillité d'esprit et pour éviter de perdre du temps sur place en recherches. De plus, quand vous débarquez fatigués à 20 heures avec 3 enfants et qu'il ne reste plus que 2 chambres disponibles dans un hôtel, vous n'êtes pas vraiment en mesure de faire le tour de la ville pour voir s'il y en a d'autres plus belles ailleurs et n'êtes pas non plus en position de force pour négocier les prix ! Dans notre situation, ces avantages nous apparaissent supérieurs à celui de la flexibilité que donne le concept "à l'aventure" sans réservation.
Enfin, préparer un voyage, c’est déjà partir dans sa tête, ce qui est agréable et motivant. Nous conseillerions aussi de commencer au moins 6 mois à l’avance et de s’y prendre en plusieurs étapes, afin de laisser mûrir les idées et de prendre le temps de récolter les conseils d’amis, de collègues ou d’autres internautes voyageurs…
Tour d'Europe, Asie, Orient et Méditerranée en une semaine English translation pending
S'il y a bien une tare pire pour un voyageur que celle d'être pressé, c'est celle d'être indécis. Et lorsque le malheureux voyageur non seulement cumule ces deux tares, mais en plus est boulimique de découvertes et d'expériences, se posent à lui des dilemmes insolubles comme celui du toujours délicat choix de la destination. Pour la dernière semaine de décembre, voudrais-je rester en Asie, retrouver mes racines européennes et méditerranéennes, ou bien encore approcher une fois de plus cet Orient millénaire qui me séduit de plus en plus?
Le seul moyen de résoudre cette délicate équation restait encore de mettre cette semaine à profit pour tout faire. Non, pas faire, le mot est moche, disons plutôt voir, approcher, effleurer, mais certainement pas approfondir ni encore moins vivre, faute de temps. Quelques brefs calculs m'ont vite prouvé qu'il était possible de tout "faire" en partant le 24 décembre au soir pour être de retour le 1er janvier à Shanghai.
Décollant une heure avant minuit - à temps pour pouvoir dire que je n'ai pas fêté Noel en Chine, ni d'ailleurs nulle part - j'ai fini par toucher terre quelques heures plus tard et quelques fuseaux horaires plus à l'Ouest. Le grand tour allait enfin commencer.
Le seul moyen de résoudre cette délicate équation restait encore de mettre cette semaine à profit pour tout faire. Non, pas faire, le mot est moche, disons plutôt voir, approcher, effleurer, mais certainement pas approfondir ni encore moins vivre, faute de temps. Quelques brefs calculs m'ont vite prouvé qu'il était possible de tout "faire" en partant le 24 décembre au soir pour être de retour le 1er janvier à Shanghai.
Décollant une heure avant minuit - à temps pour pouvoir dire que je n'ai pas fêté Noel en Chine, ni d'ailleurs nulle part - j'ai fini par toucher terre quelques heures plus tard et quelques fuseaux horaires plus à l'Ouest. Le grand tour allait enfin commencer.
Hôtel Sultanahmet Suites à Istanbul English translation pending
Bonjour à tous, nous allons en turquie début septembre et j'aimerai savoir si quelqu'un a déjà séjourné dans cette hotel : le Sultanahmet Suites qui se trouve à dans le quartier de kadirga.
On a lu plusieurs critiques sur le net très négatives sur cet apprt-hotel (toutes émanent de la même personne semble t il) et d'autres plutôt positives mais du coup on ne sait plus quoi en penser.
Merci pour les réponses que vous pourrez nous fournir.
A+
On a lu plusieurs critiques sur le net très négatives sur cet apprt-hotel (toutes émanent de la même personne semble t il) et d'autres plutôt positives mais du coup on ne sait plus quoi en penser.
Merci pour les réponses que vous pourrez nous fournir.
A+
Femme seule à Istanbul, Sultanahmet English translation pending
Bonsoir,
Je souhaite visiter Istanbul du 27 au 30 septembre, je suis une femme de 38 ans et je compte partir seule, je souhaite loger dans le quartier de Sultanamet. Est-il possible de sortir seule le soir, y-at-il des endroits à éviter ?
Merci d'avance Karine
Merci d'avance Karine
Istanbul: transport économique de l'aéroport Ataturk vers Sultanahmet? English translation pending
Bonjour,
pouvez vous me renseigner sur le moyen le plus economique et moins fastidieux pour se rendre à Sultanahmet (mon hotel est la bas) depuis l'aeroport Ataturk ? Je sais que le taxi est surement le meilleur moyen mais si il y avait une alternative un peu moins cher et pas trop galère, je suis preneuse... Une navette, un metro ??? Pour combien ? Merci bcp !
pouvez vous me renseigner sur le moyen le plus economique et moins fastidieux pour se rendre à Sultanahmet (mon hotel est la bas) depuis l'aeroport Ataturk ? Je sais que le taxi est surement le meilleur moyen mais si il y avait une alternative un peu moins cher et pas trop galère, je suis preneuse... Une navette, un metro ??? Pour combien ? Merci bcp !
Hôtel calme et propre à Istanbul English translation pending
J'ai lu sur ce forum, que le meilleurs quartier pour loger était BEYOGLU;
Je vais voyager 1 mois en Turquie et compte passer 8 jours à ISTANBUL ; je voudrais un hotel calme et propre type" moyen à plus chic " du Routard ; justement j'ai été surpris de constater qu'ils préconisent plutot SULTANAHMET alors que le LONELY pense l'inverse !
Nous sommes des Routards un peu "avancés" ( 50 ans ), mais si on souhaite un peu plus de confort que jadis, la curiosité et notre refus du " pret à porter touristique" sont tj là. Martine et Eric
Je vais voyager 1 mois en Turquie et compte passer 8 jours à ISTANBUL ; je voudrais un hotel calme et propre type" moyen à plus chic " du Routard ; justement j'ai été surpris de constater qu'ils préconisent plutot SULTANAHMET alors que le LONELY pense l'inverse !
Nous sommes des Routards un peu "avancés" ( 50 ans ), mais si on souhaite un peu plus de confort que jadis, la curiosité et notre refus du " pret à porter touristique" sont tj là. Martine et Eric
Istanbul: Et 1 et 2 et 3... et 4 English translation pending
Bonjour,
Faisant suite à notre semaine Cappadoce, nous allons passer 6 nuits à Istanbul avant de rentrer sur Bordeaux. Ce sera notre 4ème séjour dans cette ville dont on ne se lasse pas.😎 Pour le coup, ayant passé mon temps à préparer le séjour en Cappadoce, nous avons la semaine la moins préparée de tous les temps. 🤪 Hormis 2 ou 3 idées, on y va la fleur au fusil.
Dimanche 13 Juillet :
Nous arrivons à l'aéroport d'Ataturk à 16h05. On se dirige vers la station de métro. Bon Ok on est Dimanche mais il n'y a personne au guichet. Pour un aéroport international, c'est moyen quand même 😕
On se rabat donc sur les distributeurs automatiques. Ce qui implique d'avoir retirer déjà des Liras ( Livre turque ) dans l'aéroport. Il faut donc d'abord aller à celle qui distribue les cartes ( tu as une caution de 6 TL qui sera rendue donc ) Ensuite on la charge de la somme qu'on veut. 50 TL est un bon début pour 1 couple. Çà défile vite mine de rien. Ça sert donc pour le métro, le tramway, les funiculaires sur Galata et bien sûr les bateaux de toutes les compagnies, il y en a 3 principales. Un trajet coûte 2,15 TL et pour les bateaux, ça dépend des trajets. 1 carte pour 2 ou + est tout à fait possible voire + pratique.
Pour changer, alors qu'on était abonné à la place Taksim, je prends un hôtel vers Galata, près de la tour du même nom Alors dire qu'on est près, c'est peu dire 😎


On fait une pause sur la terrasse du bar et c'est assez impressionnant 😮 L'hôtel est le Anemon Galata . J'avais pris une chambre standard et vu mon charme intense, ma sensualité à fleur de peau et une carte bleue comme le bleu de tes yeux, la réceptionniste nous upgrade en suite Junior. Faut dire aussi que j'avais enlever les chaussettes de mes sandales, donc j’étais au top de l'élégance aussi. On avait déjà eu le coup à Amsterdam.
On a de la place, c'est sûr 😎


Y'a le WiFi gratuit, une machine à café et une bouteille d'eau offerte.
Faisant suite à notre semaine Cappadoce, nous allons passer 6 nuits à Istanbul avant de rentrer sur Bordeaux. Ce sera notre 4ème séjour dans cette ville dont on ne se lasse pas.😎 Pour le coup, ayant passé mon temps à préparer le séjour en Cappadoce, nous avons la semaine la moins préparée de tous les temps. 🤪 Hormis 2 ou 3 idées, on y va la fleur au fusil.
Dimanche 13 Juillet :
Nous arrivons à l'aéroport d'Ataturk à 16h05. On se dirige vers la station de métro. Bon Ok on est Dimanche mais il n'y a personne au guichet. Pour un aéroport international, c'est moyen quand même 😕
On se rabat donc sur les distributeurs automatiques. Ce qui implique d'avoir retirer déjà des Liras ( Livre turque ) dans l'aéroport. Il faut donc d'abord aller à celle qui distribue les cartes ( tu as une caution de 6 TL qui sera rendue donc ) Ensuite on la charge de la somme qu'on veut. 50 TL est un bon début pour 1 couple. Çà défile vite mine de rien. Ça sert donc pour le métro, le tramway, les funiculaires sur Galata et bien sûr les bateaux de toutes les compagnies, il y en a 3 principales. Un trajet coûte 2,15 TL et pour les bateaux, ça dépend des trajets. 1 carte pour 2 ou + est tout à fait possible voire + pratique.
Pour changer, alors qu'on était abonné à la place Taksim, je prends un hôtel vers Galata, près de la tour du même nom Alors dire qu'on est près, c'est peu dire 😎


On fait une pause sur la terrasse du bar et c'est assez impressionnant 😮 L'hôtel est le Anemon Galata . J'avais pris une chambre standard et vu mon charme intense, ma sensualité à fleur de peau et une carte bleue comme le bleu de tes yeux, la réceptionniste nous upgrade en suite Junior. Faut dire aussi que j'avais enlever les chaussettes de mes sandales, donc j’étais au top de l'élégance aussi. On avait déjà eu le coup à Amsterdam.
On a de la place, c'est sûr 😎


Y'a le WiFi gratuit, une machine à café et une bouteille d'eau offerte.
Istanbul puis Antalya et ses régions: bus de nuit, plages calmes...? English translation pending
Bonjour tout le monde ,
Je compte voyager avec ma femme en turquie pour une durée de 10 jours
en fait on a planifié de faire 5 jours à Istanbul ( que j'ai deja visité seul avant ) et 5 jours à Antalya et ses regions .
Pour istanbul on a decidé de prendre un hotel a sultanahmet et pour antalya on va louer un appart sur homelidays à kaleici ( ancienne ville d'antalya ).
mes questions :
je sais qu'on peut prendre le bus de nuit d'istanbul vers antalya , comment je pourrais me rendre à la gare d'autocar ? est ce qu'on doit reserver le bus à l'avance ou je pourrais prendre les billets sur place et partir ? et ça coute combien le bus d'istanbul à antalya ?.
une fois à antalya, est ce que la gare d'autocar est loin de kaleici ? si oui comment s'y rendre ?.
vu qu'on a 5 jours à antalya je pense que ca sera interessant d'aller voir un peu les regions mais on serait pas motorisé vous nous conseiller d'aller ou (sachant qu'on pourrait pas passer la nuit dans une de ses regions car on prend l'appart à kaleici pour 5 jours) ? et comment s'y rendre ?
On est interessé par les croisieres , des plages calme , la nature ...
ce sont les questions que j'ai en tete pour le moment peut etre je poserais d'autres plus tard .
Merci d'avance :)
Je compte voyager avec ma femme en turquie pour une durée de 10 jours
en fait on a planifié de faire 5 jours à Istanbul ( que j'ai deja visité seul avant ) et 5 jours à Antalya et ses regions .
Pour istanbul on a decidé de prendre un hotel a sultanahmet et pour antalya on va louer un appart sur homelidays à kaleici ( ancienne ville d'antalya ).
mes questions :
je sais qu'on peut prendre le bus de nuit d'istanbul vers antalya , comment je pourrais me rendre à la gare d'autocar ? est ce qu'on doit reserver le bus à l'avance ou je pourrais prendre les billets sur place et partir ? et ça coute combien le bus d'istanbul à antalya ?.
une fois à antalya, est ce que la gare d'autocar est loin de kaleici ? si oui comment s'y rendre ?.
vu qu'on a 5 jours à antalya je pense que ca sera interessant d'aller voir un peu les regions mais on serait pas motorisé vous nous conseiller d'aller ou (sachant qu'on pourrait pas passer la nuit dans une de ses regions car on prend l'appart à kaleici pour 5 jours) ? et comment s'y rendre ?
On est interessé par les croisieres , des plages calme , la nature ...
ce sont les questions que j'ai en tete pour le moment peut etre je poserais d'autres plus tard .
Merci d'avance :)
Bons plans sur Istanbul et sa région English translation pending
On cherche des bons plans (hôtels pas chers, restaurants...) sur Istanbul et sa région...
Merci à tous...
Merci à tous...
Escales de croisière en Istanbul et Izmir English translation pending
bonjour, nous devions faire une croisière au depart de savone, le 7 octobre, malheureusement, nous ne pouvons aller a Jérusalem qui sera remplacé par Istambul et Izmir. Si vous pouviez nous donner le detail de ce qu'il y a a voir la bas ce serait sympa
merci
Visites et prix à Side? (Turquie) English translation pending
Bonjour, qq un qui pourrait il de me dire les visites a faire a side et le prix, les pti resto sympa et uen fourchette de rpix aussi ( pti budget oblige ) 🤪
Turkish Airlines et correspondance qui saute English translation pending
Bonjour,
j'ai acheté sur Turkish Airlines un vol Lyon-Istanbul-Kathmandu et retour
2 h de correspondance au retour, tout était parfait.
Jusqu'à ce que la TA recule Kathmandu-Istanbul de 4 h et donc plus de correspondance...
La TA me dit qu'il suffit de prendre l' Istanbul-Lyon du lendemain ( plus de 16 h d'attente dont la nuit), point final.
Quelqu'un a-t-il eu ce type de problème ?
Peut-on obtenir le remboursement du billet ?
Merci.
Hôtel à Beyoglu ou à Sultanahmet? English translation pending
Nous serons à Istanbul en juillet 2014. Quel quartier est le plus agréable pour y séjourner?
Istanbul, Turquie: ambiance et conseils pour sept jours en décembre 2010? English translation pending
Bonjour,
Pour des raisons pro un peu compliquées, je dois impérativement prendre 1 semaine et demie en dernière minute avant Noël (seul). Peu adepte des plans farniente, je pensais à la Turquie. Les circuits d'une semaine ne sont pas très attirants (même si très bon marché) donc pourquoi pas une semaine à Istanbul, apparemment, il y a de quoi faire (je n'y suis jamais allé).
Je suis cependant très hésitant sur la date : ce serait grosso modo du 15 au 23 décembre 2010 ! J'ai regardé les moyennes et a météo à 10 jours, ce n'est pas très bon mais enfin... Plus fondamentalement je me demandais si décembre était une "bonne "période pour visiter Istanbul. J'entends par là : - certaines visites/monuments etc sont-elles fermées en cette période ? - comme j'irais 7j, j'aurais apprécié de prendre un peu le pouls de la ville (me poser dans un bazar, à une terrasse, dans un café, un parc, regarder les gens, etc) plutôt que seulement courir le marathon des monuments : n'est-ce pas un peu mort à cette époque ? - je n'ai pas encore de programmes détaillé mais pensez-vous que les visites les plus intéressantes sont pour la plupart en plein air ou zones non chauffées (je peux supporter 5 degrés mais toute la journée, ca use un peu). - tout autre info est bonne à prendre (conseils de visites en cette saison, bonnes adresses) - ultimes questions : connaissez-vous l'hôtel The Empress Theodora, qui semble un cran au-dessus de tous les autres de sa catégorie (les commentaires sur trip advisor sont souvent apocalyptiques niveau salubrité ou bruit) ? Enfin, un commentaire sur le prix ? 450€ pour avion (Lufthansa, horaires décents) + hôtel/petit déj.
Merci à tous.
Pour des raisons pro un peu compliquées, je dois impérativement prendre 1 semaine et demie en dernière minute avant Noël (seul). Peu adepte des plans farniente, je pensais à la Turquie. Les circuits d'une semaine ne sont pas très attirants (même si très bon marché) donc pourquoi pas une semaine à Istanbul, apparemment, il y a de quoi faire (je n'y suis jamais allé).
Je suis cependant très hésitant sur la date : ce serait grosso modo du 15 au 23 décembre 2010 ! J'ai regardé les moyennes et a météo à 10 jours, ce n'est pas très bon mais enfin... Plus fondamentalement je me demandais si décembre était une "bonne "période pour visiter Istanbul. J'entends par là : - certaines visites/monuments etc sont-elles fermées en cette période ? - comme j'irais 7j, j'aurais apprécié de prendre un peu le pouls de la ville (me poser dans un bazar, à une terrasse, dans un café, un parc, regarder les gens, etc) plutôt que seulement courir le marathon des monuments : n'est-ce pas un peu mort à cette époque ? - je n'ai pas encore de programmes détaillé mais pensez-vous que les visites les plus intéressantes sont pour la plupart en plein air ou zones non chauffées (je peux supporter 5 degrés mais toute la journée, ca use un peu). - tout autre info est bonne à prendre (conseils de visites en cette saison, bonnes adresses) - ultimes questions : connaissez-vous l'hôtel The Empress Theodora, qui semble un cran au-dessus de tous les autres de sa catégorie (les commentaires sur trip advisor sont souvent apocalyptiques niveau salubrité ou bruit) ? Enfin, un commentaire sur le prix ? 450€ pour avion (Lufthansa, horaires décents) + hôtel/petit déj.
Merci à tous.
Istanbul: transport le moins cher de Sultanahmet à Taksim? English translation pending
Bonjour ;
j'aimerai savoir quel le moyen de transport le moins chére pour aller D'eminonu ou sultanahmet ou meme Aksaray jusqu'a Taksim a coté de Istiklal Caddesi
j'aimerai savoir quel le moyen de transport le moins chére pour aller D'eminonu ou sultanahmet ou meme Aksaray jusqu'a Taksim a coté de Istiklal Caddesi
Colocation à Istanbul 2007-2008 English translation pending
Bonjour,
Je cherche une collocatrice pour partager un petit appartement avec moi. Je suis une fille de 25 ans, quelqu'un de sympa.. Je parle francais, anglais et turque. J'ai fait mes etudes en science politique. En septembre je vais demenager a Istanbul et commencer a travailler a Besiktas.
Si ca vous interesse, vous pouvez me contacter @ s_cenikoglu@yahoo.com
Parcours de voyage en Turquie: votre avis? English translation pending
Bonjour à tous,
Ma femme et moi planifions un voyage pour le mois de juin prochain et je voudrais avoir votre avis sur un parcours de 12 jours (11 nuits) et vous posez des questions.
- - l'arrivée à Istanbul sera vers 20h30 , direction l’hôtel à sultanahmet et ensuite :
- - 2 nuit à istanbul
- - 3 eme nuit en bus direction KAS
- - 2 nuit (4eme et 5eme nuit) à KAS (ou kalkan?) : question 1 : J’hésite toujours entre KAS et kalkan, qu'est ce que vous me suggerer ?? question 2 : je sais qu'il y a des croisières pour une journée depuis KAS mais j'ai vu qu'il y a différentes destinations , quelle croisières vous suggérer ?
- - direction Antalya question 3 : les dolmus je pourrais les trouver à (autogar) de KAS ? ca coute combien ? est ce qu'ils font des arrets sur d'autres villes entre KAS et antalya ?
- - 2 nuit (6eme et 7eme) à Antalya
- - retour à istanbul (bus de nuit) (8eme nuit)
- - 3 nuit (9eme , 10eme et 11eme nuit) à istanbul
FIN
Merci d'avance et bonne journée à tous :)
- - l'arrivée à Istanbul sera vers 20h30 , direction l’hôtel à sultanahmet et ensuite :
- - 2 nuit à istanbul
- - 3 eme nuit en bus direction KAS
- - 2 nuit (4eme et 5eme nuit) à KAS (ou kalkan?) : question 1 : J’hésite toujours entre KAS et kalkan, qu'est ce que vous me suggerer ?? question 2 : je sais qu'il y a des croisières pour une journée depuis KAS mais j'ai vu qu'il y a différentes destinations , quelle croisières vous suggérer ?
- - direction Antalya question 3 : les dolmus je pourrais les trouver à (autogar) de KAS ? ca coute combien ? est ce qu'ils font des arrets sur d'autres villes entre KAS et antalya ?
- - 2 nuit (6eme et 7eme) à Antalya
- - retour à istanbul (bus de nuit) (8eme nuit)
- - 3 nuit (9eme , 10eme et 11eme nuit) à istanbul
FIN
Merci d'avance et bonne journée à tous :)
Autoristation de sortir de l'aéroport d'Istanbul pendant une escale de six heures? English translation pending
...salut salut,
je pars à bangkok et j'aimerais savoir si je peux sortir de l'aéroport et visiter istambul pdt mes 6h d'escale ou si c pa autorisé???!!!😕
Une semaine à Istanbul en couple English translation pending
Bonjour,
Je suis jeûne marié, et nous partons pour Istanbul pour la 1ère fois du 11 au 17 juin. J'ai réservé à l’hôtel Prince, j'ai lu qu'il y avait des travaux près de l'hôtel en mai, quelqu'un sait-il si c'est encore le cas ?
Sinon pour la petite semaine, je compte faire les visites classiques :
Topkapi Sainte Sophie et la mosquée bleue Le Grand Bazar et le Bazar Egyptien Pont et tour de Galata Le quartier du port Une croisière sur le bosphore Une croisière sur les iles aux princes
Que pensez-vous de ce séjour ?
Je suis jeûne marié, et nous partons pour Istanbul pour la 1ère fois du 11 au 17 juin. J'ai réservé à l’hôtel Prince, j'ai lu qu'il y avait des travaux près de l'hôtel en mai, quelqu'un sait-il si c'est encore le cas ?
Sinon pour la petite semaine, je compte faire les visites classiques :
Topkapi Sainte Sophie et la mosquée bleue Le Grand Bazar et le Bazar Egyptien Pont et tour de Galata Le quartier du port Une croisière sur le bosphore Une croisière sur les iles aux princes
Que pensez-vous de ce séjour ?
Escale de 5 heures un dimanche à Istanbul English translation pending
Bonjour ,
Arrivée prévue vers 8 heures du matin à l'aéroport, et retour à l'aéroport vers 13:15. Pouvons-nous prendre le métro et aller faire un tour au centre-ville ? Où se prend le métro à l'aéroport ? Arrêt de métro pour centre-ville ? Nombre de ticket/personne pour un trajet ? tarifs ? Comment trouver le métro retour ?
Merci d'avance. 😇
Arrivée prévue vers 8 heures du matin à l'aéroport, et retour à l'aéroport vers 13:15. Pouvons-nous prendre le métro et aller faire un tour au centre-ville ? Où se prend le métro à l'aéroport ? Arrêt de métro pour centre-ville ? Nombre de ticket/personne pour un trajet ? tarifs ? Comment trouver le métro retour ?
Merci d'avance. 😇
Où acheter un lit turc à Istanbul? English translation pending
Bonsoir , ma femme voudrait savoir ou acheter un couvre lit traditionnel turc et un service à thé en porcelaine à Istanbul proche de Sultanahmet ???
Merci pour votre aide
Cordialement
Merci pour votre aide
Cordialement
Escale de 8/9 heures à Istanbul English translation pending
Bonsoir à tous,
nous (2 adultes, 2 enfants de 6 et 9 ans) serons en escale à Istanbul (aéroport Ataturk, compagnie Turkish airlines) au mois d’août 2014 au retour de notre voyage...arrivée du vol à 5h25 et départ pour la france à 14h30.
A votre avis est il envisageable de pouvoir se rendre dans Istanbul pour avoir un petit aperçu de la ville au cours de cette escale?
si oui, que proposeriez vous, par quels moyens?
par avance merci pour votre réponse cordialement
Didier
nous (2 adultes, 2 enfants de 6 et 9 ans) serons en escale à Istanbul (aéroport Ataturk, compagnie Turkish airlines) au mois d’août 2014 au retour de notre voyage...arrivée du vol à 5h25 et départ pour la france à 14h30.
A votre avis est il envisageable de pouvoir se rendre dans Istanbul pour avoir un petit aperçu de la ville au cours de cette escale?
si oui, que proposeriez vous, par quels moyens?
par avance merci pour votre réponse cordialement
Didier
Hôtel "Grand Mark" à Istanbul English translation pending
avant de réserver, j'aimerai savoir si quelqu'un a déjà séjourné à l'hôtel Grand Mark (quartier de Sultanahmet) et si oui, ce qu'il en a pensé. Ce quartier m'a l'air intéressant, alors si jamais vous connaissez d'autres petits hôtels par là...merci des renseignements
@ bientôt
Hammams à Istanbul English translation pending
Bonjour,
je pars dans deux jours à Istanbul, et je cherche des bonnes adresses de hammams typiques turcs pas trop chers avec de bons massages. Quelqu'un peut-il m'aider?
Merci
Lennouh
Connaissez-vous ces hôtels à Istanbul? English translation pending
Bonjour,
Nous nous rendons en Turquie en février (c'est la basse saison), nous allons rester une semaine à Istanbul et nous nous renseignons sur les hôtels, hostels, guesthouse et pensions dans le but de réserver. Notre budget est de 40€ max la double, dans le quartier de Sultanahmet et dans ces prix il y a 3 établissements qui semblent pas mal: Bonjour guesthouse, side pension et Istanbul Paris hostel. Les connaissez-vous? ou avez-vous d'autres suggestions?
Merci d'avance pour vos réponses,
Nous nous rendons en Turquie en février (c'est la basse saison), nous allons rester une semaine à Istanbul et nous nous renseignons sur les hôtels, hostels, guesthouse et pensions dans le but de réserver. Notre budget est de 40€ max la double, dans le quartier de Sultanahmet et dans ces prix il y a 3 établissements qui semblent pas mal: Bonjour guesthouse, side pension et Istanbul Paris hostel. Les connaissez-vous? ou avez-vous d'autres suggestions?
Merci d'avance pour vos réponses,
Aller voir un match de foot à Istanbul? English translation pending
Bonjour tout le monde,
je m'envole pour Istanbul dans très peu de temps et je souhaitais aller voir un match de foot d'un des trois grands clubs turcs: Fenerbache, Besiktas, Galatasaray... Quel est le meilleur moyen d'acheter une place? y'a t il des endroits spécifiques (point de vente, site internet?)
MERCI
je m'envole pour Istanbul dans très peu de temps et je souhaitais aller voir un match de foot d'un des trois grands clubs turcs: Fenerbache, Besiktas, Galatasaray... Quel est le meilleur moyen d'acheter une place? y'a t il des endroits spécifiques (point de vente, site internet?)
MERCI
Hôtel pas cher dans le quartier de Sirkeci d'Istanbul? English translation pending
Bonjour,
Je pars à Istanbul avec ma copine entre le 26 décembre et le 3 janvier et je recherche un hotel pas trop cher (max 30-35 euros la nuit...mais je préfèrerai moins cher...) dans le quartier de Sirkeci.
J'ai entendu parlé dans ce forum de l'hotel Yeni mais je ne trouve pas les coordonnées de cet hotel sur internet. Est ce que l'un de vous les connait et peut me les donner...ou me communiquer les coordonnées d'un autre hotel situé dans ce quartier... Je ne recherche pas le grand luxe mais j'aimerai trouver un hotel pas trop mal ( propre, calme et sympa...) en dehors de sultanahmet.
Sur internet j'ai trouvé l'hotel AGAN (http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g293974-d611215-Reviews-Agan_Hotel-Istanbul.html ) mais il n'ont plus de chambres disponibles pour mes dates...😠
Merci pour votre attention
Etienne
Nouvelle lire turque English translation pending
Bonjour, juste un message pour ceux qui ont voyagé en turquie et qui ont conservé les devises.
L'an dernier, le gouvernement a éliminer les zéros sur le Lire. Donc un 20 000 000 est aujourd'hui un 20 YTL. Dans la dernière année, il était possible d'utiliser l'ancienne et la nouvelle version.
Mais depuis ce premier janvier, il est interdit d'utiliser l'ancienne. Ce qui complique les choses. Car impossible d'acheter quoique ce soit avec. Elle est refusé partout.
Il est possible de changer les anciennes par des nouvelles. Par contre très peu d'endroit le font. Les banques et le deviz ne le font pas. Vous pouvez les changer à Akbank et Is Bankasi.
Donc si vous comptez revenir et utiliser l'ancienne monnaie que vous aviez conservé, considérez que vous ne pourrez l'utiliser.
Nil
L'an dernier, le gouvernement a éliminer les zéros sur le Lire. Donc un 20 000 000 est aujourd'hui un 20 YTL. Dans la dernière année, il était possible d'utiliser l'ancienne et la nouvelle version.
Mais depuis ce premier janvier, il est interdit d'utiliser l'ancienne. Ce qui complique les choses. Car impossible d'acheter quoique ce soit avec. Elle est refusé partout.
Il est possible de changer les anciennes par des nouvelles. Par contre très peu d'endroit le font. Les banques et le deviz ne le font pas. Vous pouvez les changer à Akbank et Is Bankasi.
Donc si vous comptez revenir et utiliser l'ancienne monnaie que vous aviez conservé, considérez que vous ne pourrez l'utiliser.
Nil
Compte rendu de croisière sur le MSC Preziosa du 4 au 11 octobre 2014 English translation pending
Départ de Venise, sous un beau soleil, après une arrivée la veille et une nuit à l’hôtel ANTICHE FIGURE magnifiquement situé à 5 mn de la Piazzale Roma (en face de la gare). Très bel hôtel, au bord du grand canal, tout le confort et bien isolé du bruit. Petit déjeuner copieux et accueil parfait, je vous le conseille.
Depuis l’aéroport, prendre les bus ATVO à droite en sortant (6 euros par personne, distributeur de tickets dans l’aéroport à la récupération des bagage, ou directement au chauffeur) et compter 20 mn pour la Piazzale Roma. Idem au retour (tickets en vente dans les kiosques sur la place pour éviter de faire la queue). On peut acheter un A/R dès l’aéroport mais il n’est valable qu’une semaine. Au retour, il y a une consigne située à côté du People Mover, où moyennant 7 euros par valise, on peut laisser ses bagages quelques heures. Super pratique (nous avons débarqué à 10h00 et notre avion était à 16h00).
Sur la Piazzale Roma, nous avons pris le People Mover (facile à trouver) en achetant 2 billets (machine à l’entrée) à 1,30 euro. Puis après 5 mn pour arriver sur le port, nous avons marché 10 minutes jusqu’au bateau (bien indiqué, hôtesses MSC pour orienter, inratable !). Là, comme toujours file d’attente avec un premier passage à l’entrée du terminal pour déposer ses valises, puis un deuxième pour la photo et récupérer ses badges puis une plus longue attente pour monter sur le bateau (compter 2 heures en tout). Nous avons, comme tout le monde, filé voir notre cabine qui n’était pas encore tout à fait prête, et sommes partis grignoter au self (très bien en comparaison avec COSTA).
Notre cabine : avec balcon, située à l’arrière (en poupe) du bateau au pont 9 (juste au milieu) … une vraie merveille !! Spacieuse, joliment décorée, les cabines situées en poupe sont plus grandes (je crois) que certaines sur les côtés. Et le balcon avec vue imprenable sur l’arrière (donc sans aucune gêne pour la vue) nous a offert un panorama exceptionnel pendant toute la croisière.
Le self : situé au 14e étage, grand et lumineux, il propose beaucoup de choix avec des fruits frais en permanence, ainsi que de très bonnes pizzas. Parfait pour le petit déjeuner et pour grignoter dans la journée (petits gâteaux secs délicieux avec le thé).
Le restaurant : nous étions à l’Arabesque au 6e étage (2e service à 21h45, le premier est à 18h15). Classique, rien d’exceptionnel, avec du choix (entrée, potage, pâtes ou risotto, plat, et dessert) et quelques bons plats (de poisson notamment). Evidemment assez bruyant et un peu long (15 mn par plat). Mais bon, on est en vacances !
Le théâtre : nous assistions à la première séance à 19h15. Beaux spectacles, très bons chanteurs et artistes, mais un peu court à mon goût (30 mn seulement) car il faut patienter une heure ensuite jusqu’au dîner (mais nombreux cocktails délicieux à découvrir). Il y a des thèmes différents chaque soir, et l’on a tout particulièrement apprécié le spectacle consacré au groupe QUEEN (presque tous les tubes). Franchement génial.
Le SPA : Première fois que nous nous accordions un soin en croisière. Nous avons choisi le massage pour deux avec jacuzzi (soin d’une heure trente, un peu cher … mais délicieux !). 2 charmantes masseuses balinaises nous ont massé les pieds, puis les épaules, le haut dos et la tête. Un fois détendus nous avons plongés dans le jacuzzi (brûlant) où nous avons pataugé avec bonheur pendant une heure, tout seuls, face à une grande baie vitrée. Topissime !
Le cinéma 4D : pour s’occuper nous avons testé un petit film en 4D (cela dure 5 minutes) pour 7 euros par personne. On est tombé dessus par hasard, il est situé au 16e étage derrière le Galaxy Lounge (prendre l’ascenseur direct, celui transparent au dessus de l’accueil). C’est rigolo mais les conditions ne sont pas optimum (beaucoup mieux au Futuroscope pour ceux qui connaissent).
Le bateau en général : splendide, magnifique, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le PREZIOSA. Long de 314 mètres (eh oui !) nous nous sommes un peu perdus au début mais très vite habitués à flâner sur les pont 14 et 15 au soleil, boire un cocktail dans les différents bars au 7e (petit coup de cœur pour le Green Sax) ou dans l’atrium central au pied des escaliers étincelants de Swarovski …
Les escales : - Bari : seul jour un peu gris avec de la pluie. Du coup, cela gâche un peu la découverte de cette petite ville encerclée de murailles. Mais c’était dimanche, et donc beaucoup de monde au sortir de la messe (les italiens s’habillent pour aller à l’église). En sortant du port (une seule sortie) prendre soit à droite pour viser directement le château et puis entrer dans la vieille ville juste en face, soit pénétrer dans la ville directement (après avoir traversé, escalier légèrement à droite). Nous avons fait le tour des églises et visité la cathédrale avec sa crypte. Joli mais rien d’exceptionnel. - Katakolon (Olympie) : grosse déception ! Trop de vent pour accoster et donc pas d’escale en Grèce ! Nous avons noyé notre chagrin en testant le SPA et le cinéma 4D. - Izmir (Ephèse) : nous avions réservé l’excursion pour Ephèse via MSC (c’est la première fois, d’habitude on se débrouille par nos propre moyens mais j’avais lu des comptes rendus indiquant que les taxis vous ramènent un peu à l’arrache au bateau et je voulais profiter sereinement de la visite du site). Le trajet dure environ une heure (avec un arrêt toilettes) et le guide, bien qu’un peu trop professoral à mon goût, nous a fait découvrir plein de magnifiques choses sous un très beau soleil. Vraiment superbe … A faire absolument ! - Istanbul : nous avons débarqué aussitôt le bateau amarré et pris le tramway (ligne 1) qui se trouve à droite sur le boulevard une fois sortis du port. Petite précision utile : pour acheter son billet il faut payer en livres turques (prévoir d’en retirer sur le port à Izmir au retour d’Ephèse, il y a un distributeur) et donc avoir un peu de monnaie (4 livres par personne). Le distributeur de jetons est de l’autre côté de la station (avancer sur le boulevard pour prendre le 2e passage piéton). Nous sommes descendus à la station Sultanahmet et là on se trouve en plein cœur du quartier historique avec la Mosquée Bleue à droite, Sainte-Sophie à gauche et Topkapi derrière Ste Sophie. Nous avons commencé par le Palais qui ouvre à 9h00 pour avoir le temps de tout visiter (il faut commencer par la salle du trésor pour éviter trop de queue). C’est mieux d’avoir un guide ou de se procurer un plan du Palais (sinon il est fourni avec l’audio guide mais il faut encore payer). Puis nous avons visité Ste Sophie (magnifique bien qu’en travaux) et la Citerne (impressionnant, et amusant car possibilité de se faire photographier déguisés en Sultan et Sultane. Hyper kitch, mais très drôle). Nous avons ensuite filé vers le Grand Bazar en prenant le temps de déjeuner (petite rue parallèle au calme) puis traversé le Pont Galata (en-dessous au niveau des restaurants) pour rejoindre le bateau (compter 20 bonnes minutes après le pont, et si vous suivez le quai prévoir de rejoindre le boulevard après les boutiques et les restaurants car on ne peut accéder au bateau qu’en arrivant par le même point de départ). Pour le budget de la journée, j’avais prévu 300 livres turques (soit 100 euros) pour 2 personnes (Palais + Harem + Ste Sophie + Citerne + déjeuner). Un peu juste s’il on veut dépenser dans le Grand bazar. - Dubrovnik : nous avions réservé la navette MSC (13 euros par personne A/R) qui nous a déposés au pied de la Porte Pile. Nous avons retiré 600 kunas (distributeur derrière l’office de tourisme à droite en descendant du bus face à la mer) et commencé la visite par le tour des remparts (100 kunas par personne, ils n’acceptent pas les euros ni les CB). Magnifique, sublime ! Le tour des remparts permet de faire le tour complet de la ville et d’apercevoir à la fois les maisons, les ruelles, les édifices, mais également la mer bleu azur. Un régal ! Puis balade dans la ville, rapide passage dans la cathédrale (moins belle que St Ignace) mais nous n’avons pas eu le temps de visiter le palais du recteur, ni les couvents (mais nous reviendrons !) car l’escale est assez courte.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas ! J’ai encore la tête pleine de rêves …
Depuis l’aéroport, prendre les bus ATVO à droite en sortant (6 euros par personne, distributeur de tickets dans l’aéroport à la récupération des bagage, ou directement au chauffeur) et compter 20 mn pour la Piazzale Roma. Idem au retour (tickets en vente dans les kiosques sur la place pour éviter de faire la queue). On peut acheter un A/R dès l’aéroport mais il n’est valable qu’une semaine. Au retour, il y a une consigne située à côté du People Mover, où moyennant 7 euros par valise, on peut laisser ses bagages quelques heures. Super pratique (nous avons débarqué à 10h00 et notre avion était à 16h00).
Sur la Piazzale Roma, nous avons pris le People Mover (facile à trouver) en achetant 2 billets (machine à l’entrée) à 1,30 euro. Puis après 5 mn pour arriver sur le port, nous avons marché 10 minutes jusqu’au bateau (bien indiqué, hôtesses MSC pour orienter, inratable !). Là, comme toujours file d’attente avec un premier passage à l’entrée du terminal pour déposer ses valises, puis un deuxième pour la photo et récupérer ses badges puis une plus longue attente pour monter sur le bateau (compter 2 heures en tout). Nous avons, comme tout le monde, filé voir notre cabine qui n’était pas encore tout à fait prête, et sommes partis grignoter au self (très bien en comparaison avec COSTA).
Notre cabine : avec balcon, située à l’arrière (en poupe) du bateau au pont 9 (juste au milieu) … une vraie merveille !! Spacieuse, joliment décorée, les cabines situées en poupe sont plus grandes (je crois) que certaines sur les côtés. Et le balcon avec vue imprenable sur l’arrière (donc sans aucune gêne pour la vue) nous a offert un panorama exceptionnel pendant toute la croisière.
Le self : situé au 14e étage, grand et lumineux, il propose beaucoup de choix avec des fruits frais en permanence, ainsi que de très bonnes pizzas. Parfait pour le petit déjeuner et pour grignoter dans la journée (petits gâteaux secs délicieux avec le thé).
Le restaurant : nous étions à l’Arabesque au 6e étage (2e service à 21h45, le premier est à 18h15). Classique, rien d’exceptionnel, avec du choix (entrée, potage, pâtes ou risotto, plat, et dessert) et quelques bons plats (de poisson notamment). Evidemment assez bruyant et un peu long (15 mn par plat). Mais bon, on est en vacances !
Le théâtre : nous assistions à la première séance à 19h15. Beaux spectacles, très bons chanteurs et artistes, mais un peu court à mon goût (30 mn seulement) car il faut patienter une heure ensuite jusqu’au dîner (mais nombreux cocktails délicieux à découvrir). Il y a des thèmes différents chaque soir, et l’on a tout particulièrement apprécié le spectacle consacré au groupe QUEEN (presque tous les tubes). Franchement génial.
Le SPA : Première fois que nous nous accordions un soin en croisière. Nous avons choisi le massage pour deux avec jacuzzi (soin d’une heure trente, un peu cher … mais délicieux !). 2 charmantes masseuses balinaises nous ont massé les pieds, puis les épaules, le haut dos et la tête. Un fois détendus nous avons plongés dans le jacuzzi (brûlant) où nous avons pataugé avec bonheur pendant une heure, tout seuls, face à une grande baie vitrée. Topissime !
Le cinéma 4D : pour s’occuper nous avons testé un petit film en 4D (cela dure 5 minutes) pour 7 euros par personne. On est tombé dessus par hasard, il est situé au 16e étage derrière le Galaxy Lounge (prendre l’ascenseur direct, celui transparent au dessus de l’accueil). C’est rigolo mais les conditions ne sont pas optimum (beaucoup mieux au Futuroscope pour ceux qui connaissent).
Le bateau en général : splendide, magnifique, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier le PREZIOSA. Long de 314 mètres (eh oui !) nous nous sommes un peu perdus au début mais très vite habitués à flâner sur les pont 14 et 15 au soleil, boire un cocktail dans les différents bars au 7e (petit coup de cœur pour le Green Sax) ou dans l’atrium central au pied des escaliers étincelants de Swarovski …
Les escales : - Bari : seul jour un peu gris avec de la pluie. Du coup, cela gâche un peu la découverte de cette petite ville encerclée de murailles. Mais c’était dimanche, et donc beaucoup de monde au sortir de la messe (les italiens s’habillent pour aller à l’église). En sortant du port (une seule sortie) prendre soit à droite pour viser directement le château et puis entrer dans la vieille ville juste en face, soit pénétrer dans la ville directement (après avoir traversé, escalier légèrement à droite). Nous avons fait le tour des églises et visité la cathédrale avec sa crypte. Joli mais rien d’exceptionnel. - Katakolon (Olympie) : grosse déception ! Trop de vent pour accoster et donc pas d’escale en Grèce ! Nous avons noyé notre chagrin en testant le SPA et le cinéma 4D. - Izmir (Ephèse) : nous avions réservé l’excursion pour Ephèse via MSC (c’est la première fois, d’habitude on se débrouille par nos propre moyens mais j’avais lu des comptes rendus indiquant que les taxis vous ramènent un peu à l’arrache au bateau et je voulais profiter sereinement de la visite du site). Le trajet dure environ une heure (avec un arrêt toilettes) et le guide, bien qu’un peu trop professoral à mon goût, nous a fait découvrir plein de magnifiques choses sous un très beau soleil. Vraiment superbe … A faire absolument ! - Istanbul : nous avons débarqué aussitôt le bateau amarré et pris le tramway (ligne 1) qui se trouve à droite sur le boulevard une fois sortis du port. Petite précision utile : pour acheter son billet il faut payer en livres turques (prévoir d’en retirer sur le port à Izmir au retour d’Ephèse, il y a un distributeur) et donc avoir un peu de monnaie (4 livres par personne). Le distributeur de jetons est de l’autre côté de la station (avancer sur le boulevard pour prendre le 2e passage piéton). Nous sommes descendus à la station Sultanahmet et là on se trouve en plein cœur du quartier historique avec la Mosquée Bleue à droite, Sainte-Sophie à gauche et Topkapi derrière Ste Sophie. Nous avons commencé par le Palais qui ouvre à 9h00 pour avoir le temps de tout visiter (il faut commencer par la salle du trésor pour éviter trop de queue). C’est mieux d’avoir un guide ou de se procurer un plan du Palais (sinon il est fourni avec l’audio guide mais il faut encore payer). Puis nous avons visité Ste Sophie (magnifique bien qu’en travaux) et la Citerne (impressionnant, et amusant car possibilité de se faire photographier déguisés en Sultan et Sultane. Hyper kitch, mais très drôle). Nous avons ensuite filé vers le Grand Bazar en prenant le temps de déjeuner (petite rue parallèle au calme) puis traversé le Pont Galata (en-dessous au niveau des restaurants) pour rejoindre le bateau (compter 20 bonnes minutes après le pont, et si vous suivez le quai prévoir de rejoindre le boulevard après les boutiques et les restaurants car on ne peut accéder au bateau qu’en arrivant par le même point de départ). Pour le budget de la journée, j’avais prévu 300 livres turques (soit 100 euros) pour 2 personnes (Palais + Harem + Ste Sophie + Citerne + déjeuner). Un peu juste s’il on veut dépenser dans le Grand bazar. - Dubrovnik : nous avions réservé la navette MSC (13 euros par personne A/R) qui nous a déposés au pied de la Porte Pile. Nous avons retiré 600 kunas (distributeur derrière l’office de tourisme à droite en descendant du bus face à la mer) et commencé la visite par le tour des remparts (100 kunas par personne, ils n’acceptent pas les euros ni les CB). Magnifique, sublime ! Le tour des remparts permet de faire le tour complet de la ville et d’apercevoir à la fois les maisons, les ruelles, les édifices, mais également la mer bleu azur. Un régal ! Puis balade dans la ville, rapide passage dans la cathédrale (moins belle que St Ignace) mais nous n’avons pas eu le temps de visiter le palais du recteur, ni les couvents (mais nous reviendrons !) car l’escale est assez courte.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas ! J’ai encore la tête pleine de rêves …
Visites à Istanbul? English translation pending
SALUT A VOUS TOUS :) je vais passer 7 jours en Turquie (Istanbul ) et je voudrai pouvoir visiter par mois même
alors si vous connaissez des endroit a ne pas rater :) vous aller vraiment m'aidez MERCI