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La surprise indienne English translation pending
L'Inde... Ce pays qui restera parfaitement ancré dans ma mémoire... A la fois en bien et en mal. Mais reprenons depuis le début. Qu'est-ce qui m'a donné l'envie d'y aller?
Il y a quelques années, j'ai rencontré une personne absolument fan de la culture indienne, qui ne rêvait que d'y aller et surtout de séjourner dans un ashram. Personnellement, ça ne me faisait ni chaud ni froid.
Mais voilà, le vent tourna, et début septembre, je décidai de quitter mon travail dans lequel j'étais depuis presque quatre ans, et de ne pas continuer mes études.
Voilà donc que je faisais mon visa, prenais mon billet d'avion et m'envoler pour l'Inde. Etant naturellement peu exigeant avec moi-même en ce qui concerne le confort, je me dis que je me limiterais à un budget rikiki, pratiquant le CouchSurfing dont je suis déjà connaisseur, dormant éventuellement dans des endroits bas de gamme en cas d'impossibilité d'être hébergé, et mangeant à la sauvette des choses peu chères. Je ne sais pas quel budget journalier j'avais exactement, mais il était pour sûr en dessous de 15€...
Je voyageais également seul, tout mon entourage et mes connaissances - bien que tentés - ne l'étaient pas par les dates que j'avais moi-même choisies. On m'innocula aussi trois vaccins (pour faire plaisir à ma famille, parce que personnellement je suis contre les vaccins), hépatites A et B, et fièvre typhoïde.
Je m'étais donné trois mois de voyage, du 11 novembre jusqu'au 6 février, selon un planning organisé que j'aurais plus ou moins tenu selon les rencontres et mes envies du moment. Je devais retrouver une amie par hasard en voyage à Mumbai pour Nouvel An, et normalement passer une semaine ou deux au Népal si l'occasion se présentait. Bref, sachant que je vous écrit maintenant, vous vous doutez bien que tout ceci a été chamboulé. Mon aller-retour me coûta 465€ (Lyon-Mumbai avec escale à Istanbul). Très peu cher, surtout au regard de la qualité de la compagnie Turkish Airlines.
Il faut savoir que le but premier et principal de mon voyage était de me rendre dans le Kerala, dans l'ashram d'Amritapuri, pendant un mois. Le reste n'était que du plus que je m'offrais. Je suis donc arrivé à l'aéroport de Mumbai a 5h30 du matin ; le temps de sortir de l'avion et de faire les formalités d'usage, je sortai environ une heure plus tard. Et là, je réalisai mes deux premières bêtises qui allaient me mettre dans le bain. Premièrement je ne savais pas qu'une fois la porte passée, je ne pouvais plus rentrer dans l'aéroport. Contrairement en France ou dans les pays dans lesquels j'ai voyagé, impossibilité de pénétrer dans les bâtiments aéroportuaires pour quiconque n'est pas muni d'un billet de vol. Et comme un imbécile, je n'avais pas changé de monnaie, ce qui fait que je ne pouvais pas payer quelconque taxi. Ce fut tout un merdier pour qu'un militaire fasse venir quelqu'un d'un bureau de change de l'intérieur pour me changer mon argent à l'extérieur. Deuxièmement, et là je me le pardonne toujours pas, j'ai fait la plus grosse boulette de débutant de l'année: je n'ai pas prépayé de taxi. Oui oui, vous avez bien lu. Je savais qu'il fallait prépayer, tout le monde me l'avait dit, je l'avais lu de partout, et même dans l'enceinte de l'aéroport des affiches nous l'indiquait bien! Alors que je faisais la queue dans le bureau extérieur d'une compagnie de taxi, un employé en uniforme avec sa belle carte autour du cou (tout ce qui semblait de plus honnête), demandait aux gens où ils souhaitaient aller. Arriva mon tour, et ne connaissant rien de Mumbai, je lui dis un peu au pif "Marine Drive". Etant donné qu'il était constamment posté à côté du bureau de réservation officiel, je le pris pour un employé de la compagnie. Et au final, j'ai payé une somme astronomique (au moins cinq fois le tarif que j'aurais du payer). Mon premier jour à Mumbai commençait bien.
Arrivé sur place, je me rendis compte que l'endroit que j'avais choisit au hasard n'était pas intéressant. J'allai donc dans le quartier "touristique" de la ville, Colaba, exactement à la Gate of India. Et là j'attendais que le temps passe. Ce fut un Enfer. Les locaux n'étaient pas agréables pour un sou, et on n'a eu de cesse de me courir après pour me proposer hôtel, restaurant, de m'accompagner à tel ou tel endroit, même de la marijuana, et ce n'était qu'après m'être royalement énervé qu'on me lâchait. Cette première journée, je l'ai passée à errer ici et là, à travers la ville, pour m'orienter (heureusement que j'avais pris une boussole, parce que c'est bien beau d'avoir un plan s'il les rues ne sont pas indiquées sauf lorsque c'est des grandes avenues). Le soir, je prenais le train de banlieue depuis Churchgate Station en direction d'Andheri East. Une vraie expédition, et pour la première fois dans la journée je rencontrai deux jeunes à la gare qui ont été très prévenants et gentils avec moi. Après tant de personnes qui ne courraient qu'après mon fric supposé, j’eus du mal à leur faire confiance au début, mais ils me furent d'une très grande aide. Je pris ensuite un rickshaw pour la première fois et m'habituai à la manière de conduire de mon chauffeur, c'est à dire en grillant les feux, en faisant des queues de poisson, en roulant à contresens quand ça l'arrangeait, mais ils font tous comme ça, donc au final ça ne m'a pas trop choqué. Evidemment, comme par hasard, son compteur ne marchait pas, j'ai du marchander le prix du transport (et n'ai perdu comparativement qu'une trentaine de roupies par rapport au prix normal). Et fort heureusement, cette nuit là j'ai dormi chez quelqu'un de fort sympathique, avec qui j'ai bien rigolé, et qui me conseilla très fortement de prendre mon billet de train pour le Kerala aussi vite que possible (je comptais partir deux jours plus tard, et dans mon infinie bêtise je croyais qu'il n'y avait pas besoin de réserver avant le jour J... Doux rêve...). Le lendemain, j'entrepris donc de réserver ce billet, et après deux heures de vas-et-viens entre les différentes gares de Mumbai, je trouvais le bureau de réservation des trains spécialement réservé aux touristes près de Churchgate Station. Et là, la grosse catastrophe: l'employée, la femme la plus désagréable qu'il m'ait été donné de voir en Inde, me dit qu'il ne restait que des classes Sleeper. Désespéré, j'optais pour ça (je ne savais pas encore dans quel pétrin je me mettais). Désagréable pourquoi? Parce que d'un elle parlait très mal aux touristes, les dédaignant, impatiente, et nous virait du comptoir si on hésitait trop pour faire passer quelqu'un d'autre. Et de deux parce qu'elle ne rendait pas la monnaie si on ne l'avait pas. J'ai donc payé plus cher que la normale, mais j'étais pas à 20 roupies près.
Après avoir fait ça, et afin de fuir Mumbai, j'allais à l'île d'Elephanta. Il y règne une atmosphère plus calme, plus sereine, malgré les touristes indiens et étrangers. Beaucoup de singes (j'adore les singes), sur une île en grande partie creusée de temples en ruine mais dans lesquels l'ont fait toujours des offrandes. Classée par l'Unesco, l'île est bien agréable. J'y passai l'après-midi entière. On y accède en bateau depuis la Gate of India pour un prix de 350 roupies si je me souviens bien. Bien qu'elle ne soit pas si loin, on met quand même deux heures pour y aller. On passe devant des îlots artificiels sur lesquels sont construits des sortes de bunkers désaffectés. Il y a beaucoup de navires marchands étant donné la capacité portuaire de Mumbai. Il faut grimper sur les hauteurs grâce à un interminable escalier pour qui porte son sac à dos de quinze kilos. Tout le long se succèdent des marchands vendant tout un tas de bibelots, de bijoux ou d'imitations d'antiquités. Une fois retourné en centre ville, il était tard et je décidai donc d'aller chez mon second hôte. Je n'imaginai pas la distance à laquelle il était du centre-ville. Il habitait dans les quartiers éloignés de Borivali et je mis environ deux heures pour arriver chez lui, après une véritable aventure dans le train, puis en rickshaw (que j’eus du mal à trouver étant donné que personne ne connaissait l'adresse que j'indiquais). Je ne m'attarde pas sur cette personne, elle n'était pas très agréable en définitive. Le lendemain matin, soit deux jours après mon départ, je courrais le plus vite possible pour rejoindre Mumbai Central, la gare de laquelle je partirai pour le Kerala.
Un petit point sur les trains.
J'ai pris deux types de trains: celui de banlieue et "l'express" entre les grandes villes.
Le train de banlieue correspond en type à notre TER. Mumbai est très bien desservie en train avec ses nombreuses gares, ses nombreux arrêts et la fréquence des trains. Il y a plusieurs types de wagons: première classe, femmes, hommes, et handicapés/vieillards. Je prenais systématiquement la deuxième classe hommes, d'autant plus que les prix sont absolument géniaux: 16 centimes d'euros je crois pour mon premier trajet d'une heure (on est loin des 4€ et quelques que je paie pour faire 15mn de train en direction de Lyon). Mais les wagons bondés le sont moins, d'autant plus avec mon gros sac. Le train ne s'arrête généralement que quelques secondes en gare, et il faut parvenir à monter (ou à descendre) malgré le flot d'indiens qui poussent en tous sens. Si bien que les gens grimpent ou sautent du wagon alors même que le train n'est pas encore arrêté. J'en ai même vu s'accrocher à l'extérieur entre deux gares. Bref, c'est tout une aventure qu'il faut savoir dompter au plus vite afin de ne pas être dépassé.
Les trains grandes lignes, c'est autre chose. Mon trajet était, pour l'équivalent d'une dizaine d'euros, entre Mumbai et Kollam. 40 heures de train. Et c'est pas du TGV (cf photos). Ma grosse erreur fut de penser qu'en Inde, réserver au dernier moment était possible, quitte à payer un supplément. Mais non, je me suis rendu au comptoir la veille du départ, il ne restait que ce qu'ils nomment SL - Sleeper. Mais pas d'bol, pas d'air climatisé, fenêtres ouvertes en continu, gros ventilos au plafond, pas de réel compartiment. Bref, j'ai cru vivre un enfer. En plein milieu de la nuit, une famille entière est montée dans le wagon, et alors là j'ai su que c'était pour ma pomme, un préssentiment. Ils sont tous arrivés vers ma couchette et sont parvenus à me convaincre d'échanger la mienne - en bas, contre celle juste en dessous du plafond. Je pensais qu'ils ne resteraient que la nuit. Pensez-vous! 30h après quand je quittais le train ils étaient toujours là, au sol, à manger sur des papiers journaux dépliés par terre... Si vous voulez un minimum de confort en plus, réservez à l'avance, ou alors vivez l'Inde comme ça, ça fait des souvenirs (dont je me serais bien passé pour ma part.
En gros, Mumbai, j'ai pas véritablement apprécié. Pendant ces deux jours, j'étais perdu, donc je n'ai profité de l'environnement et du voyage. J'ai également été choqué par les détritus de partout. Lors de mon voyage en train, les gens jetaient leurs sachets de chips par la fenêtre sans complexe. Tous. Idem pendant mon trajet en bateau: c'est tellement plus simple de ne pas se lever de son siège pour aller jusqu'à la poubelle et de jeter par dessus bord. Si bien qu'à des kilomètres de la côte en voit encore flotter toutes sortes de choses. On m'a dit que comparativement aux autres grandes villes, Mumbai est assez propre. Et bien je dois dire qu'il y a une sorte de je-m'en-foutisme impressionnant. Je n'en blâme pas forcément les gens, cela relève aussi de l'éducation et je n'ai pas l'impression que l'Etat s'aventure énormément là-dedans. Il y a certes des panonceaux indiquant de ne pas jeter les ordures au sol, mais il y a un manque cruel de poubelles. Un peu paradoxal tout ceci. Quant aux mendiants. Je m'attendais à être harcelé, mais pas du tout. J'ai bien eu mon lot, comme tout le monde, mais je peux pas vraiment dire qu'ils mendiaient. Ils ne venaient pas à moi pour me demander des sous directement, mais cherchaient avant toute chose à me rendre un service (même futile), qui bien sûr déboucherait sur un pourboire. Ainsi, un homme m'a bien suivit pendant trente minutes sur le chemin qui m'emmenait au restaurant que j'avais choisit. Je connaissais la route, mais arrivé à terme, il me demanda un pourboire pour l'accompagnement. Ah que j'ai ri.
Je ne m'étends pas sur le Kerala, puisque c'était uniquement consacré à l'ashram. Je créerai un autre sujet pour expliquer ça plus en détails.
Sur le retour, je suis passé par Kochi une journée. C'est une très belle ville - pour ce que j'y ai vu. Malheureusement, il ne me restait que trop peu de temps avant mon départ pour l'aéroport. Mais j'ai eu l'occasion d'acheter des épices, chose que je désirais tant. Et quels épices!
J'en viens donc directement à mon second voyage à Mumbai, offert par un ami qui avait gagné une semaine en hôtel de luxe. Rien à voir avec le confort moyen que j'avais eu la première fois. Nous en avons donc profité pour faire Mumbai de fond en comble. Colaba est archi connu, donc je ne vais pas encore répéter ce qui a été maintes et maintes fois dit. Sur le quartier de Victoria Station, on a vécu un véritable périple! Nous avons remonté à pied Marine Drive sur la jetée, et voulions couper sur l'Est pour directement arriver sur le Crawford Market. Oui et bien c'est plus facile à dire qu'à faire! Parce que nous avons erré pendant des heures dans des quartiers puants et pas très attrayants. J'en pouvais plus, ce n'était que succession de ruelles sans véhicules, donc oublié le taxi! Finalement, après quelques gentilles indications de passants, nous sommes arrivés. L'intérieur est intéressant, bien qu'au final toutes les échoppes vendent à peu de choses prêt les mêmes articles. Mon guide m'indiquait aussi la présence d'un marché aux animaux sur le même site que nous n'avons pas trouvé. Nous avons été ensuite embarqués à cause de mon ami qui voulait absolument acheter des soieries. Nous avons atterri dans une arrière boutique, ça puait l'arnaque à plein nez, mais il n'a pas osé faire marche arrière (quel con!) malgré mes avertissements, et s'en est sorti quitte pour se faire avoir. Mais bon. La gare de Victoria Station, que j'avais déjà vue, est extérieurement intéressante. Quelques photos pour le souvenir, puisqu'elle était sur notre trajet de retour vers Colaba. Nous aurions aimé faire les autres fameux marchés du quartier, mais nous y avons renoncé ce jour car nous avions déjà beaucoup vagabondé. Et les jours suivants furent déjà bien occupés par d'autres visites. Malabar Hill était apparemment un site à faire. Il est vrai que la première fois que j'étais venu, je n'avais même pas daigné y tourner le regard. Et pourtant! Nous y avons trouvé une multitude de temples superbes dont le plus vieux, le fameux Mani Bhavan, un havre de paix dans la ville. Il est vrai que l'accès n'y est pas clairement indiqué, mais en ayant l’œil on le découvre assez facilement. Ce n'est pas très grand, et pourtant c'est un véritable plaisir des yeux. Les jardins suspendus furent aussi une belle découverte. Un seul regret pourtant en ces lieux: l'absence de zones ombragées pour se poser à l'abri du soleil. Par contre, beaucoup de petites animaux, écureuils et gros lézards. Nous avions continué en longeant la côte Ouest jusqu'au temple de Mahalaxmi. Alors sur le chemin étaient indiqués plusieurs galeries d'art que nous n'avons jamais trouvé. Pas une seule, pourtant nous avions les adresses exactes. Peut-être que depuis les versions de nos guides elles ont été déplacées ou fermées. Le temple de Mahalaxmi est surpeuplé. Il ne faut pas hésiter à poursuivre le chemin derrière la grande court qui nous entraîne dans un dédale de ruelles avec de nombreux kiosques pour acheter des offrandes sur l'allée et de pour acheter, bien sûr, des souvenirs sur le retour. Une grande partie de la longue route longeant la mer est en travaux ces temps, la circulation est donc difficile, et les taxis n'allaient pratiquement que dans un sens. C'est aussi un grand quartier où il y a beaucoup d'ambassades, pour les intéressés. J'ai failli oublier. S'y trouve la résidence où Gandhi avait l'habitude de séjourner lorsqu'il venait à Mumbai. Elle a été transformée en musée. Ce n'est pas bien grand, mais on a un bel aperçu de l'époque, des actions de Gandhi, de nombreuses photographies et lettres manuscrites du pacifiste.
Une chose que j'ai beaucoup aimé - c'est mon pêché mignon dans les pays que je visite - furent les étales de rue qui s'animent dès la fin de l'après-midi sur toute la longueur de la Colaba Causeway. A ne pas manquer à mon avis, on est sans cesse abordé pour acheter des articles en tous genres, mais sans méchanceté aucune. Par contre, marchandage très difficile, lorsqu'il n'est tout simplement pas impossible. Si j'ai quelques restaurants à conseillers, ce seraient - pour Colaba - le fameux Café Mondegar où on trouve beaucoup de plats occidentaux et énormément de plats indiens, le Leopold Café, beaucoup de pâtisseries et de bonnes bières, le Gaylord (plus côté Churchgate). Mais tout est question de goût bien sûr. Quant aux tarifs, ils ne sont pas excessifs du tout, mais moins cher existe. Un regret pour un restaurant français à la gare de Churchgate indiqué sur tous les guides mais qui n'existe plus, le Chez Vous.
Je m'arrête ici. L'Inde est un pays si déstabilisant qu'il faut y aller avec de la préparation ou alors avec un mental d'acier. A mon premier retour, je me suis dit "plus jamais". Et au final, je sais que j'y retournerai encore et encore. Chaque fois je suis un peu dérangé, mais c'est un bon choc, un choc qui donne envie d'en voir plus.
Je m'étais donné trois mois de voyage, du 11 novembre jusqu'au 6 février, selon un planning organisé que j'aurais plus ou moins tenu selon les rencontres et mes envies du moment. Je devais retrouver une amie par hasard en voyage à Mumbai pour Nouvel An, et normalement passer une semaine ou deux au Népal si l'occasion se présentait. Bref, sachant que je vous écrit maintenant, vous vous doutez bien que tout ceci a été chamboulé. Mon aller-retour me coûta 465€ (Lyon-Mumbai avec escale à Istanbul). Très peu cher, surtout au regard de la qualité de la compagnie Turkish Airlines.
Il faut savoir que le but premier et principal de mon voyage était de me rendre dans le Kerala, dans l'ashram d'Amritapuri, pendant un mois. Le reste n'était que du plus que je m'offrais. Je suis donc arrivé à l'aéroport de Mumbai a 5h30 du matin ; le temps de sortir de l'avion et de faire les formalités d'usage, je sortai environ une heure plus tard. Et là, je réalisai mes deux premières bêtises qui allaient me mettre dans le bain. Premièrement je ne savais pas qu'une fois la porte passée, je ne pouvais plus rentrer dans l'aéroport. Contrairement en France ou dans les pays dans lesquels j'ai voyagé, impossibilité de pénétrer dans les bâtiments aéroportuaires pour quiconque n'est pas muni d'un billet de vol. Et comme un imbécile, je n'avais pas changé de monnaie, ce qui fait que je ne pouvais pas payer quelconque taxi. Ce fut tout un merdier pour qu'un militaire fasse venir quelqu'un d'un bureau de change de l'intérieur pour me changer mon argent à l'extérieur. Deuxièmement, et là je me le pardonne toujours pas, j'ai fait la plus grosse boulette de débutant de l'année: je n'ai pas prépayé de taxi. Oui oui, vous avez bien lu. Je savais qu'il fallait prépayer, tout le monde me l'avait dit, je l'avais lu de partout, et même dans l'enceinte de l'aéroport des affiches nous l'indiquait bien! Alors que je faisais la queue dans le bureau extérieur d'une compagnie de taxi, un employé en uniforme avec sa belle carte autour du cou (tout ce qui semblait de plus honnête), demandait aux gens où ils souhaitaient aller. Arriva mon tour, et ne connaissant rien de Mumbai, je lui dis un peu au pif "Marine Drive". Etant donné qu'il était constamment posté à côté du bureau de réservation officiel, je le pris pour un employé de la compagnie. Et au final, j'ai payé une somme astronomique (au moins cinq fois le tarif que j'aurais du payer). Mon premier jour à Mumbai commençait bien.
Arrivé sur place, je me rendis compte que l'endroit que j'avais choisit au hasard n'était pas intéressant. J'allai donc dans le quartier "touristique" de la ville, Colaba, exactement à la Gate of India. Et là j'attendais que le temps passe. Ce fut un Enfer. Les locaux n'étaient pas agréables pour un sou, et on n'a eu de cesse de me courir après pour me proposer hôtel, restaurant, de m'accompagner à tel ou tel endroit, même de la marijuana, et ce n'était qu'après m'être royalement énervé qu'on me lâchait. Cette première journée, je l'ai passée à errer ici et là, à travers la ville, pour m'orienter (heureusement que j'avais pris une boussole, parce que c'est bien beau d'avoir un plan s'il les rues ne sont pas indiquées sauf lorsque c'est des grandes avenues). Le soir, je prenais le train de banlieue depuis Churchgate Station en direction d'Andheri East. Une vraie expédition, et pour la première fois dans la journée je rencontrai deux jeunes à la gare qui ont été très prévenants et gentils avec moi. Après tant de personnes qui ne courraient qu'après mon fric supposé, j’eus du mal à leur faire confiance au début, mais ils me furent d'une très grande aide. Je pris ensuite un rickshaw pour la première fois et m'habituai à la manière de conduire de mon chauffeur, c'est à dire en grillant les feux, en faisant des queues de poisson, en roulant à contresens quand ça l'arrangeait, mais ils font tous comme ça, donc au final ça ne m'a pas trop choqué. Evidemment, comme par hasard, son compteur ne marchait pas, j'ai du marchander le prix du transport (et n'ai perdu comparativement qu'une trentaine de roupies par rapport au prix normal). Et fort heureusement, cette nuit là j'ai dormi chez quelqu'un de fort sympathique, avec qui j'ai bien rigolé, et qui me conseilla très fortement de prendre mon billet de train pour le Kerala aussi vite que possible (je comptais partir deux jours plus tard, et dans mon infinie bêtise je croyais qu'il n'y avait pas besoin de réserver avant le jour J... Doux rêve...). Le lendemain, j'entrepris donc de réserver ce billet, et après deux heures de vas-et-viens entre les différentes gares de Mumbai, je trouvais le bureau de réservation des trains spécialement réservé aux touristes près de Churchgate Station. Et là, la grosse catastrophe: l'employée, la femme la plus désagréable qu'il m'ait été donné de voir en Inde, me dit qu'il ne restait que des classes Sleeper. Désespéré, j'optais pour ça (je ne savais pas encore dans quel pétrin je me mettais). Désagréable pourquoi? Parce que d'un elle parlait très mal aux touristes, les dédaignant, impatiente, et nous virait du comptoir si on hésitait trop pour faire passer quelqu'un d'autre. Et de deux parce qu'elle ne rendait pas la monnaie si on ne l'avait pas. J'ai donc payé plus cher que la normale, mais j'étais pas à 20 roupies près.
Après avoir fait ça, et afin de fuir Mumbai, j'allais à l'île d'Elephanta. Il y règne une atmosphère plus calme, plus sereine, malgré les touristes indiens et étrangers. Beaucoup de singes (j'adore les singes), sur une île en grande partie creusée de temples en ruine mais dans lesquels l'ont fait toujours des offrandes. Classée par l'Unesco, l'île est bien agréable. J'y passai l'après-midi entière. On y accède en bateau depuis la Gate of India pour un prix de 350 roupies si je me souviens bien. Bien qu'elle ne soit pas si loin, on met quand même deux heures pour y aller. On passe devant des îlots artificiels sur lesquels sont construits des sortes de bunkers désaffectés. Il y a beaucoup de navires marchands étant donné la capacité portuaire de Mumbai. Il faut grimper sur les hauteurs grâce à un interminable escalier pour qui porte son sac à dos de quinze kilos. Tout le long se succèdent des marchands vendant tout un tas de bibelots, de bijoux ou d'imitations d'antiquités. Une fois retourné en centre ville, il était tard et je décidai donc d'aller chez mon second hôte. Je n'imaginai pas la distance à laquelle il était du centre-ville. Il habitait dans les quartiers éloignés de Borivali et je mis environ deux heures pour arriver chez lui, après une véritable aventure dans le train, puis en rickshaw (que j’eus du mal à trouver étant donné que personne ne connaissait l'adresse que j'indiquais). Je ne m'attarde pas sur cette personne, elle n'était pas très agréable en définitive. Le lendemain matin, soit deux jours après mon départ, je courrais le plus vite possible pour rejoindre Mumbai Central, la gare de laquelle je partirai pour le Kerala.
Un petit point sur les trains.
J'ai pris deux types de trains: celui de banlieue et "l'express" entre les grandes villes.
Le train de banlieue correspond en type à notre TER. Mumbai est très bien desservie en train avec ses nombreuses gares, ses nombreux arrêts et la fréquence des trains. Il y a plusieurs types de wagons: première classe, femmes, hommes, et handicapés/vieillards. Je prenais systématiquement la deuxième classe hommes, d'autant plus que les prix sont absolument géniaux: 16 centimes d'euros je crois pour mon premier trajet d'une heure (on est loin des 4€ et quelques que je paie pour faire 15mn de train en direction de Lyon). Mais les wagons bondés le sont moins, d'autant plus avec mon gros sac. Le train ne s'arrête généralement que quelques secondes en gare, et il faut parvenir à monter (ou à descendre) malgré le flot d'indiens qui poussent en tous sens. Si bien que les gens grimpent ou sautent du wagon alors même que le train n'est pas encore arrêté. J'en ai même vu s'accrocher à l'extérieur entre deux gares. Bref, c'est tout une aventure qu'il faut savoir dompter au plus vite afin de ne pas être dépassé.
Les trains grandes lignes, c'est autre chose. Mon trajet était, pour l'équivalent d'une dizaine d'euros, entre Mumbai et Kollam. 40 heures de train. Et c'est pas du TGV (cf photos). Ma grosse erreur fut de penser qu'en Inde, réserver au dernier moment était possible, quitte à payer un supplément. Mais non, je me suis rendu au comptoir la veille du départ, il ne restait que ce qu'ils nomment SL - Sleeper. Mais pas d'bol, pas d'air climatisé, fenêtres ouvertes en continu, gros ventilos au plafond, pas de réel compartiment. Bref, j'ai cru vivre un enfer. En plein milieu de la nuit, une famille entière est montée dans le wagon, et alors là j'ai su que c'était pour ma pomme, un préssentiment. Ils sont tous arrivés vers ma couchette et sont parvenus à me convaincre d'échanger la mienne - en bas, contre celle juste en dessous du plafond. Je pensais qu'ils ne resteraient que la nuit. Pensez-vous! 30h après quand je quittais le train ils étaient toujours là, au sol, à manger sur des papiers journaux dépliés par terre... Si vous voulez un minimum de confort en plus, réservez à l'avance, ou alors vivez l'Inde comme ça, ça fait des souvenirs (dont je me serais bien passé pour ma part.
En gros, Mumbai, j'ai pas véritablement apprécié. Pendant ces deux jours, j'étais perdu, donc je n'ai profité de l'environnement et du voyage. J'ai également été choqué par les détritus de partout. Lors de mon voyage en train, les gens jetaient leurs sachets de chips par la fenêtre sans complexe. Tous. Idem pendant mon trajet en bateau: c'est tellement plus simple de ne pas se lever de son siège pour aller jusqu'à la poubelle et de jeter par dessus bord. Si bien qu'à des kilomètres de la côte en voit encore flotter toutes sortes de choses. On m'a dit que comparativement aux autres grandes villes, Mumbai est assez propre. Et bien je dois dire qu'il y a une sorte de je-m'en-foutisme impressionnant. Je n'en blâme pas forcément les gens, cela relève aussi de l'éducation et je n'ai pas l'impression que l'Etat s'aventure énormément là-dedans. Il y a certes des panonceaux indiquant de ne pas jeter les ordures au sol, mais il y a un manque cruel de poubelles. Un peu paradoxal tout ceci. Quant aux mendiants. Je m'attendais à être harcelé, mais pas du tout. J'ai bien eu mon lot, comme tout le monde, mais je peux pas vraiment dire qu'ils mendiaient. Ils ne venaient pas à moi pour me demander des sous directement, mais cherchaient avant toute chose à me rendre un service (même futile), qui bien sûr déboucherait sur un pourboire. Ainsi, un homme m'a bien suivit pendant trente minutes sur le chemin qui m'emmenait au restaurant que j'avais choisit. Je connaissais la route, mais arrivé à terme, il me demanda un pourboire pour l'accompagnement. Ah que j'ai ri.
Je ne m'étends pas sur le Kerala, puisque c'était uniquement consacré à l'ashram. Je créerai un autre sujet pour expliquer ça plus en détails.
Sur le retour, je suis passé par Kochi une journée. C'est une très belle ville - pour ce que j'y ai vu. Malheureusement, il ne me restait que trop peu de temps avant mon départ pour l'aéroport. Mais j'ai eu l'occasion d'acheter des épices, chose que je désirais tant. Et quels épices!
J'en viens donc directement à mon second voyage à Mumbai, offert par un ami qui avait gagné une semaine en hôtel de luxe. Rien à voir avec le confort moyen que j'avais eu la première fois. Nous en avons donc profité pour faire Mumbai de fond en comble. Colaba est archi connu, donc je ne vais pas encore répéter ce qui a été maintes et maintes fois dit. Sur le quartier de Victoria Station, on a vécu un véritable périple! Nous avons remonté à pied Marine Drive sur la jetée, et voulions couper sur l'Est pour directement arriver sur le Crawford Market. Oui et bien c'est plus facile à dire qu'à faire! Parce que nous avons erré pendant des heures dans des quartiers puants et pas très attrayants. J'en pouvais plus, ce n'était que succession de ruelles sans véhicules, donc oublié le taxi! Finalement, après quelques gentilles indications de passants, nous sommes arrivés. L'intérieur est intéressant, bien qu'au final toutes les échoppes vendent à peu de choses prêt les mêmes articles. Mon guide m'indiquait aussi la présence d'un marché aux animaux sur le même site que nous n'avons pas trouvé. Nous avons été ensuite embarqués à cause de mon ami qui voulait absolument acheter des soieries. Nous avons atterri dans une arrière boutique, ça puait l'arnaque à plein nez, mais il n'a pas osé faire marche arrière (quel con!) malgré mes avertissements, et s'en est sorti quitte pour se faire avoir. Mais bon. La gare de Victoria Station, que j'avais déjà vue, est extérieurement intéressante. Quelques photos pour le souvenir, puisqu'elle était sur notre trajet de retour vers Colaba. Nous aurions aimé faire les autres fameux marchés du quartier, mais nous y avons renoncé ce jour car nous avions déjà beaucoup vagabondé. Et les jours suivants furent déjà bien occupés par d'autres visites. Malabar Hill était apparemment un site à faire. Il est vrai que la première fois que j'étais venu, je n'avais même pas daigné y tourner le regard. Et pourtant! Nous y avons trouvé une multitude de temples superbes dont le plus vieux, le fameux Mani Bhavan, un havre de paix dans la ville. Il est vrai que l'accès n'y est pas clairement indiqué, mais en ayant l’œil on le découvre assez facilement. Ce n'est pas très grand, et pourtant c'est un véritable plaisir des yeux. Les jardins suspendus furent aussi une belle découverte. Un seul regret pourtant en ces lieux: l'absence de zones ombragées pour se poser à l'abri du soleil. Par contre, beaucoup de petites animaux, écureuils et gros lézards. Nous avions continué en longeant la côte Ouest jusqu'au temple de Mahalaxmi. Alors sur le chemin étaient indiqués plusieurs galeries d'art que nous n'avons jamais trouvé. Pas une seule, pourtant nous avions les adresses exactes. Peut-être que depuis les versions de nos guides elles ont été déplacées ou fermées. Le temple de Mahalaxmi est surpeuplé. Il ne faut pas hésiter à poursuivre le chemin derrière la grande court qui nous entraîne dans un dédale de ruelles avec de nombreux kiosques pour acheter des offrandes sur l'allée et de pour acheter, bien sûr, des souvenirs sur le retour. Une grande partie de la longue route longeant la mer est en travaux ces temps, la circulation est donc difficile, et les taxis n'allaient pratiquement que dans un sens. C'est aussi un grand quartier où il y a beaucoup d'ambassades, pour les intéressés. J'ai failli oublier. S'y trouve la résidence où Gandhi avait l'habitude de séjourner lorsqu'il venait à Mumbai. Elle a été transformée en musée. Ce n'est pas bien grand, mais on a un bel aperçu de l'époque, des actions de Gandhi, de nombreuses photographies et lettres manuscrites du pacifiste.
Une chose que j'ai beaucoup aimé - c'est mon pêché mignon dans les pays que je visite - furent les étales de rue qui s'animent dès la fin de l'après-midi sur toute la longueur de la Colaba Causeway. A ne pas manquer à mon avis, on est sans cesse abordé pour acheter des articles en tous genres, mais sans méchanceté aucune. Par contre, marchandage très difficile, lorsqu'il n'est tout simplement pas impossible. Si j'ai quelques restaurants à conseillers, ce seraient - pour Colaba - le fameux Café Mondegar où on trouve beaucoup de plats occidentaux et énormément de plats indiens, le Leopold Café, beaucoup de pâtisseries et de bonnes bières, le Gaylord (plus côté Churchgate). Mais tout est question de goût bien sûr. Quant aux tarifs, ils ne sont pas excessifs du tout, mais moins cher existe. Un regret pour un restaurant français à la gare de Churchgate indiqué sur tous les guides mais qui n'existe plus, le Chez Vous.
Je m'arrête ici. L'Inde est un pays si déstabilisant qu'il faut y aller avec de la préparation ou alors avec un mental d'acier. A mon premier retour, je me suis dit "plus jamais". Et au final, je sais que j'y retournerai encore et encore. Chaque fois je suis un peu dérangé, mais c'est un bon choc, un choc qui donne envie d'en voir plus.
Découverte de Miyakojima et Okinawa English translation pending
On commence sur Miyakojima... et on finira par Okinawa!
(descente vers la plage sunayama)
Les Miyako, un petit archipel perdu entre ceux de Okinawa et Yaeyama, dernières possessions japonaises avant Taiwan. J'y ai passé plus de deux semaines... sublimes. A la lecture des sujets du forum, je me rends compte que parmi tous ceux pour qui le Japon n'a pas beaucoup de secrets, les gens qui connaissent Okinawa ne sont pas légion et que ceux qui peuvent parler de Miyakojima doivent pouvoir se compter sur les doigts d'une seule main... et encore. Tout d'abord, une question peut venir à l'esprit: "Pourquoi aller dans cet endroit perdu, loin de tout, à près de 2000 kms de Tokyo"? A cela, je répondrai simplement... cela fait 20 ans...et même plus que je parcoure le Japon et finalement, il n'y a pas plus de différence entre Hokkaido et Tokyo qu'entre Tokyo et Okinawa. Donc, comme je suis déjà allé à Hokkaido, j'ai décidé de visiter la région administrative de Okinawa. Etant également assez "fan" de celles des Caraïbes, j'ai voulu voir à quoi ressemblent les "îles" japonaises. Rien de tel qu'une semaine de balnéaire, de balades, de plongée et de vie au grand air pour se régénérer après une année de travail... et avant "d'affronter" la vie trépidante des mégapoles de Tokyo et Osaka. Je suis donc all�� deux fois à Miyakojima et trois jours à Okinawa. Je vous invite à découvrir le résumé de ces voyages.
Première étape: le vol entre Onshu et Okinawa... Pour ma part, j'ai opté depuis quelques années pour le "Japan Air Pass" qui permet aux utilisateurs d'une compagnie du groupement "Star Alliance" pour se rendre au Japon, de pouvoir bénéficier d'un maximum de 5 vols intérieurs de la compagnie ANA. Le prix unique du billet est de 10 000 JPY. (Depuis ce voyage, le Air Pass a été supprimé et remplacé par "Experience Japan" de ANA. Tous les vols sont à 10800 yens et il n'y a plus de restriction sur la compagnie à utiliser pour aller au Japon).
On vole depuis environ une heure et demie et je me penche aux hublots... Le spectacle des îles entourées de leur barrière de corail est sublime.


L'eau et l'air semblent se confondre et les îles donnent l'impression de flotter... dans les airs. Je n'aurais pas été étonné d'y trouver "un château dans le ciel..." au détour d'un nuage. Avant d'avoir eu le temps de s'en lasser, on arrive à Naha, ville principale de l'île de Okinawa.

C'est ici que j'ai effectué le changement d'avion le plus rapide de mon existence. Juste le temps de franchir la passerelle, de faire 20 mètres jusqu'à la porte suivante... de présenter nos billets et on embarquait aussitôt dans l'avion qui n'attendait que nous pour décoller... Le tout a duré moins de 5 minutes! Le plus fort est que nos bagages ont suivi à la même cadence! Le vol vers Miyakojima n'a duré que 45 minutes, juste le temps de voir le ballet des nuages dansant sur la mer sous le soleil.

Enfin, l'île se découpe dans le lointain... nous atterrissons à Hirara, la ville principale, non sans avoir survolé quelques plages qui feront partie intégrante de notre terrain de jeux durant ces semaines...

A notre arrivée dans le hall de l'aéroport, nous sommes accueillis par deux superbes shisas composés de milliers de coquillages. Ces animaux légendaires dérivés des "lions Gardiens" chinois sont les gardiens symboliques du bonheur et de la joie de vivre des habitants de l'archipel. Ils vont toujours en couple et ornent l'entrée de toutes les maisons. Le mâle a la gueule ouverte pour chasser les mauvais esprits et la femelle la tient fermée pour conserver le bonheur au foyer.


L'aéroport ressemble à un rubis enchâssé dans un écrin de verdure et de fleurs.

Allons remplir les formalités de location de notre véhicule et ensuite nous irons à la recherche de notre maison...
(descente vers la plage sunayama)Les Miyako, un petit archipel perdu entre ceux de Okinawa et Yaeyama, dernières possessions japonaises avant Taiwan. J'y ai passé plus de deux semaines... sublimes. A la lecture des sujets du forum, je me rends compte que parmi tous ceux pour qui le Japon n'a pas beaucoup de secrets, les gens qui connaissent Okinawa ne sont pas légion et que ceux qui peuvent parler de Miyakojima doivent pouvoir se compter sur les doigts d'une seule main... et encore. Tout d'abord, une question peut venir à l'esprit: "Pourquoi aller dans cet endroit perdu, loin de tout, à près de 2000 kms de Tokyo"? A cela, je répondrai simplement... cela fait 20 ans...et même plus que je parcoure le Japon et finalement, il n'y a pas plus de différence entre Hokkaido et Tokyo qu'entre Tokyo et Okinawa. Donc, comme je suis déjà allé à Hokkaido, j'ai décidé de visiter la région administrative de Okinawa. Etant également assez "fan" de celles des Caraïbes, j'ai voulu voir à quoi ressemblent les "îles" japonaises. Rien de tel qu'une semaine de balnéaire, de balades, de plongée et de vie au grand air pour se régénérer après une année de travail... et avant "d'affronter" la vie trépidante des mégapoles de Tokyo et Osaka. Je suis donc all�� deux fois à Miyakojima et trois jours à Okinawa. Je vous invite à découvrir le résumé de ces voyages.
Première étape: le vol entre Onshu et Okinawa... Pour ma part, j'ai opté depuis quelques années pour le "Japan Air Pass" qui permet aux utilisateurs d'une compagnie du groupement "Star Alliance" pour se rendre au Japon, de pouvoir bénéficier d'un maximum de 5 vols intérieurs de la compagnie ANA. Le prix unique du billet est de 10 000 JPY. (Depuis ce voyage, le Air Pass a été supprimé et remplacé par "Experience Japan" de ANA. Tous les vols sont à 10800 yens et il n'y a plus de restriction sur la compagnie à utiliser pour aller au Japon).
On vole depuis environ une heure et demie et je me penche aux hublots... Le spectacle des îles entourées de leur barrière de corail est sublime.


L'eau et l'air semblent se confondre et les îles donnent l'impression de flotter... dans les airs. Je n'aurais pas été étonné d'y trouver "un château dans le ciel..." au détour d'un nuage. Avant d'avoir eu le temps de s'en lasser, on arrive à Naha, ville principale de l'île de Okinawa.

C'est ici que j'ai effectué le changement d'avion le plus rapide de mon existence. Juste le temps de franchir la passerelle, de faire 20 mètres jusqu'à la porte suivante... de présenter nos billets et on embarquait aussitôt dans l'avion qui n'attendait que nous pour décoller... Le tout a duré moins de 5 minutes! Le plus fort est que nos bagages ont suivi à la même cadence! Le vol vers Miyakojima n'a duré que 45 minutes, juste le temps de voir le ballet des nuages dansant sur la mer sous le soleil.

Enfin, l'île se découpe dans le lointain... nous atterrissons à Hirara, la ville principale, non sans avoir survolé quelques plages qui feront partie intégrante de notre terrain de jeux durant ces semaines...

A notre arrivée dans le hall de l'aéroport, nous sommes accueillis par deux superbes shisas composés de milliers de coquillages. Ces animaux légendaires dérivés des "lions Gardiens" chinois sont les gardiens symboliques du bonheur et de la joie de vivre des habitants de l'archipel. Ils vont toujours en couple et ornent l'entrée de toutes les maisons. Le mâle a la gueule ouverte pour chasser les mauvais esprits et la femelle la tient fermée pour conserver le bonheur au foyer.


L'aéroport ressemble à un rubis enchâssé dans un écrin de verdure et de fleurs.

Allons remplir les formalités de location de notre véhicule et ensuite nous irons à la recherche de notre maison...
Thaïlande côté pratique, différences et usages qui peuvent dérouter English translation pending
Bonsoir,
Un dernier sujet que j'ouvre sur les us et coutumes des thais qui peuvent étonner quand on ne connaît pas le pays. Voir dérouter. Ce qui est etonnant chez eux quand on a pas l'habitude.
Voilà, merci.
Un dernier sujet que j'ouvre sur les us et coutumes des thais qui peuvent étonner quand on ne connaît pas le pays. Voir dérouter. Ce qui est etonnant chez eux quand on a pas l'habitude.
Voilà, merci.
Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 English translation pending
Après avoir livré sur ce forum mon carnet d’un stage infirmier au Cambodge, je récidive pour partager avec vous mes notes prises sur le GR20, ce sentier qui coupe la Corse d’un trait de crayon et qui s’est acquis la réputation d’une des randonnées les plus rudes d’Europe. Classé au top 20 des meilleurs treks au monde selon le National Geographic et numéro un des 10 plus belles randonnées pour le Lonely Planet, il me tardait de me frotter moi aussi à ce trail et d’aller vérifier de mes yeux de quoi était faite la légende. C'est ce que j'ai fait en juin 2013.
Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…
L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…
Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.
Aujourd'hui : l'introduction.
Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…
L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…
Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.
Aujourd'hui : l'introduction.
Itinéraire pour un voyage en septembre Denver - Los Angeles English translation pending
Salut à tous ...
A chaque fois je me dis que c'est le dernier et j'en tente toujours à en faire un de plus ... 😛
Donc c'est reparti pour un tour en septembre 2014 ...
L'arrivée (Denver) et le départ ( LA ) sont fixes mais sur le reste, tout peut se discuter 😉
Qu'en pensez vous ?
J1 CDG / MSP / DEN J2 Denver - Cheyenne J3 Cheyenne - Mont Rushmore - Rapid City J4 Rapid City – Badlands – Deadwood J5 Deadwood - Devils Tower - Sheridan J6 Sheridan - Medicine Wheel - Bighorn Canyon - Cody J7 Ven Cody - Chief Joseh - Beartooth Hwy - Gardiner J8 Yellowstone - West Yellowstone J9 YST - West Yellowstone J10 YST - West Yellowstone J11 YST - Grand Tetons Jackson Hole J12 Jackson Hole - Crater of the moon - Boise J13 Boise - John Day Fossils - Smith Rock SP - Bend J14 Bend - Crater Lake J15 Crater Lake - Lava beds NM - Klamath J16 Klamath - Redwood - Ave Giant - Chandelier Tree Fort Bragg J17 Fort Bragg - Bolinas - Point Reyes - SFO J18 SFO J19 SFO - Kings Canyon - 3 Rivers J20 3 Rivers - Sequoia NP – LA J21 LA J22 Vol Retour LAX to CDG
Qu'en pensez vous ?
J1 CDG / MSP / DEN J2 Denver - Cheyenne J3 Cheyenne - Mont Rushmore - Rapid City J4 Rapid City – Badlands – Deadwood J5 Deadwood - Devils Tower - Sheridan J6 Sheridan - Medicine Wheel - Bighorn Canyon - Cody J7 Ven Cody - Chief Joseh - Beartooth Hwy - Gardiner J8 Yellowstone - West Yellowstone J9 YST - West Yellowstone J10 YST - West Yellowstone J11 YST - Grand Tetons Jackson Hole J12 Jackson Hole - Crater of the moon - Boise J13 Boise - John Day Fossils - Smith Rock SP - Bend J14 Bend - Crater Lake J15 Crater Lake - Lava beds NM - Klamath J16 Klamath - Redwood - Ave Giant - Chandelier Tree Fort Bragg J17 Fort Bragg - Bolinas - Point Reyes - SFO J18 SFO J19 SFO - Kings Canyon - 3 Rivers J20 3 Rivers - Sequoia NP – LA J21 LA J22 Vol Retour LAX to CDG
15 jours en Ligurie et Toscane English translation pending
Bonjour,
Bon allez je me lance, je vais faire un petit compte-rendu de nos 2 semaines en Italie en Juillet 2013. En gros :GènesPortofinoCinque TerreLucques - Prato - Pistoia5 jours à Florence ( notre déclencheur de ce voyage )SienneLes Crete SenesiPise ... sur le retourVenant de Bordeaux, et désireux de rester mobiles, on prend la tuture pour y aller. Après 1 jour de route avec 1 nuit à Nice, nous arrivons le lendemain à Gènes à 11h30.
On va se débarrasser de suite du fameux ZTL qui enflamme les forums à chaque fois 😛 Ces "Zona Traffico Limitato" sont en place dans à peu près toutes les villes ou villages touristiques ... ou pas. Le centre-ville est donc interdit aux véhicules non autorisés avec un joli PV à la clé puisque tout ceci est surveillé automatiquement par des caméras qui se feront un plaisir de t'envoyer, à ton retour, la douloureuse. Et ça marche très bien aussi avec les voitures de location, pas de souci 😎
Une fois qu'on est au courant, il ne reste plus qu'à gérer le bidule et bien regarder où on roule, en sachant que ce n'est pas très compliqué non plus. C'est clairement indiqué et on sait que le centre-ville est concerné à chaque fois. Pour Gènes par exemple, j'avais pris soin de charger la carte sur Internet avant.

J'ai ainsi pu réserver un hôtel juste à la limite de la zone ... et on fera ainsi pour tout le circuit. Le gagnant est le Bristol Palace à 100€ pour 2 avec PDJ ... Genre vieux palace grand style mais rénové et bien entretenu

L'escalier est magnifique et la chambre iMMMMMMMMMMense !

Alors nous sommes Dimanche ... et à Gènes, on le sent bien : tout est fermé, y compris les restos 🤪 Déjeuner dans un truc indien, pas typique mais ouvert !
Galerie Mazzini :

Via Garibaldi :

Palazzo Reale :

On passe par le port mais on ne fera pas l'aquarium, l'attraction du coin avec la goélette qui a servi au film de Polanski :

La Galleria di Palazzo Spinola

Ce qui est le plus sympa à Gènes, ce sont toutes ces ruelles étroites qui contrastent avec le côté industriel du port et de ses centaines de ferries ou paquebots.

Très sympa pour prendre l'apéro, la Piazza delle Erbe où il est difficile de choper une table à partir de 18h00 :

Porte Soprana pas loin :

Piazza de Ferrari près de l'hôtel :

Retour vers le port pour dîner en passant par la cathédrale et de jolies églises ...



Nous dînons au Eataly, une immense épicerie au 1er étage du bâtiment donnant sur le port. Hormis ces achats, on peut y manger avec des dizaines de plats, fromages, pâtes ou pizzas. Très bien fait et pratique.

Par contre, un peu triste le port le soir. Un malheureux glacier ouvert et peu de monde sur les quais.

Bon allez je me lance, je vais faire un petit compte-rendu de nos 2 semaines en Italie en Juillet 2013. En gros :GènesPortofinoCinque TerreLucques - Prato - Pistoia5 jours à Florence ( notre déclencheur de ce voyage )SienneLes Crete SenesiPise ... sur le retourVenant de Bordeaux, et désireux de rester mobiles, on prend la tuture pour y aller. Après 1 jour de route avec 1 nuit à Nice, nous arrivons le lendemain à Gènes à 11h30.
On va se débarrasser de suite du fameux ZTL qui enflamme les forums à chaque fois 😛 Ces "Zona Traffico Limitato" sont en place dans à peu près toutes les villes ou villages touristiques ... ou pas. Le centre-ville est donc interdit aux véhicules non autorisés avec un joli PV à la clé puisque tout ceci est surveillé automatiquement par des caméras qui se feront un plaisir de t'envoyer, à ton retour, la douloureuse. Et ça marche très bien aussi avec les voitures de location, pas de souci 😎
Une fois qu'on est au courant, il ne reste plus qu'à gérer le bidule et bien regarder où on roule, en sachant que ce n'est pas très compliqué non plus. C'est clairement indiqué et on sait que le centre-ville est concerné à chaque fois. Pour Gènes par exemple, j'avais pris soin de charger la carte sur Internet avant.

J'ai ainsi pu réserver un hôtel juste à la limite de la zone ... et on fera ainsi pour tout le circuit. Le gagnant est le Bristol Palace à 100€ pour 2 avec PDJ ... Genre vieux palace grand style mais rénové et bien entretenu

L'escalier est magnifique et la chambre iMMMMMMMMMMense !

Alors nous sommes Dimanche ... et à Gènes, on le sent bien : tout est fermé, y compris les restos 🤪 Déjeuner dans un truc indien, pas typique mais ouvert !
Galerie Mazzini :

Via Garibaldi :

Palazzo Reale :

On passe par le port mais on ne fera pas l'aquarium, l'attraction du coin avec la goélette qui a servi au film de Polanski :

La Galleria di Palazzo Spinola

Ce qui est le plus sympa à Gènes, ce sont toutes ces ruelles étroites qui contrastent avec le côté industriel du port et de ses centaines de ferries ou paquebots.

Très sympa pour prendre l'apéro, la Piazza delle Erbe où il est difficile de choper une table à partir de 18h00 :

Porte Soprana pas loin :

Piazza de Ferrari près de l'hôtel :

Retour vers le port pour dîner en passant par la cathédrale et de jolies églises ...



Nous dînons au Eataly, une immense épicerie au 1er étage du bâtiment donnant sur le port. Hormis ces achats, on peut y manger avec des dizaines de plats, fromages, pâtes ou pizzas. Très bien fait et pratique.

Par contre, un peu triste le port le soir. Un malheureux glacier ouvert et peu de monde sur les quais.

Annuler le voyage en Thaïlande avec notre petit de 3 ans English translation pending
Bonjour
Mon conjoint et moi avions prévu de partir une quinzaine de jours début avril en thaïlande avec notre enfant de 3 ans mais avec les récents évènements, nous hésitons. Seuls, nous serions partis mais avec un petit on se pose la question. Je précise que nous ne partons pas en voyage organisé (pas notre truc) mais nous construisons notre voyage: Nous arrivons à BKK puis partons le lendemain vers le sud (nous avions prévu Koh Tao, mais vu les commentaires sur le sur-tourisme, nous allons changé de destination, si vous aviez une recommandation d'ailleurs nous sommes preneurs: nous cherchons un coin tranquille avec plage non dangereuse et peu de touristes).
Merci de vos conseils
Mon conjoint et moi avions prévu de partir une quinzaine de jours début avril en thaïlande avec notre enfant de 3 ans mais avec les récents évènements, nous hésitons. Seuls, nous serions partis mais avec un petit on se pose la question. Je précise que nous ne partons pas en voyage organisé (pas notre truc) mais nous construisons notre voyage: Nous arrivons à BKK puis partons le lendemain vers le sud (nous avions prévu Koh Tao, mais vu les commentaires sur le sur-tourisme, nous allons changé de destination, si vous aviez une recommandation d'ailleurs nous sommes preneurs: nous cherchons un coin tranquille avec plage non dangereuse et peu de touristes).
Merci de vos conseils
Manifestations en Thaïlande (à l'intention des voyageurs) English translation pending
Hello everybody
Pour ceux que l'analyse politique relative aux evenements en cours interesse moyennement mais qui s'inquietent de la bonne reussite de leur sejour futur ou en cours, je vous propose de nous echanger ici de bons tuyaux concernant la circulation, les coins a eviter, et toutes autres petites infos du meme acabit. J'essaierai moi meme de participer a mon humble mesure, etant sur place, a Bangkok pour encore 3 semaines. Mes sources : - Les employes de ma residence hoteliere qui me donnent chaque jour les dernieres infos en anglais. (J'ai bien acces a 8 chaines de TV mais aucune connaissances en langue thai). - Les tweets de Richard Barrow.
Ce qui serait cool, ca serait que des touristes actuelement en Thailande et venant a passer sur VF, nous fassent part ici des desagrements qu'ils auraient pu rencontrer en rapport avec la crise actuelle. Ceci dans le but de mettre en garde les autres. Et ce qui serait tout aussi cool c'est que cette discussion soit exempte d'attaques personnelles et de gueguerre d'opinions, ces 2 parasitages supremes... Qu'en pensez vous ?
Pour ceux que l'analyse politique relative aux evenements en cours interesse moyennement mais qui s'inquietent de la bonne reussite de leur sejour futur ou en cours, je vous propose de nous echanger ici de bons tuyaux concernant la circulation, les coins a eviter, et toutes autres petites infos du meme acabit. J'essaierai moi meme de participer a mon humble mesure, etant sur place, a Bangkok pour encore 3 semaines. Mes sources : - Les employes de ma residence hoteliere qui me donnent chaque jour les dernieres infos en anglais. (J'ai bien acces a 8 chaines de TV mais aucune connaissances en langue thai). - Les tweets de Richard Barrow.
Ce qui serait cool, ca serait que des touristes actuelement en Thailande et venant a passer sur VF, nous fassent part ici des desagrements qu'ils auraient pu rencontrer en rapport avec la crise actuelle. Ceci dans le but de mettre en garde les autres. Et ce qui serait tout aussi cool c'est que cette discussion soit exempte d'attaques personnelles et de gueguerre d'opinions, ces 2 parasitages supremes... Qu'en pensez vous ?
Voyage aux États-Unis avec 2 enfants en bas âge English translation pending
Bon voilà, après avoir pesé le pour et le contre, retourné la question dans tous les sens et réfléchi encore et encore pendant des semaines et des semaines, nous avons réservé aujourd'hui nos billets pour les USA pour partir dans 1 mois et demi (oui, il était temps) avec nos 2 enfants qui auront 9 mois et demi et presque 3 ans.
Maintenant il va falloir qu'on organise et prépare tout, les passeports des petits (nous en avons déjà car nous sommes partis il y a 2 ans tous les 2), le permis international, l'ESTA, etc.
Je vais aller voir le pédiatre pour lui demander une ordonnance pour un sirop (qu'on m'a conseillé à la pharmacie) qui, dixit la pharmacienne, assomme les enfants et comme ça ils dormiront plus facilement.
On va être principalement sur Los Angeles et on voudrait aller voir le grand Canyon, Monument Valley et soit San Francisco soit Las Vegas, faut qu'on choisisse car il y a beaucoup de route.
Si vous avez des conseils, etc, n'hésitez pas, ils seront les bienvenus.
3 semaines décevantes Mexique - Guatemala: destination surfaite? English translation pending
J'ai pas mal voyagé depuis 40 ans (1 ou 2 voyages par an, toujours en couple ou à 2-3 couples).
Là je reviens de passer 1 semaine au Guatémala et 15 jours au Mexique (Mexico+Chiaps+Yucatan), et j'en reviens très déçu.
Je n'ai RIEN trouvé de très intéressant, de très beau, de très typique ! Certes il y a la culture maya, très avancée, mais ce qu'il en reste est peu évocateur sinon de l'urbanisme et de l'ampleur des tâches que s'imposait ce(s) peuple(s) : les bas-reliefs étaient destinés à être peints et nont pas beaucoup de charme dans l'état actuel, les monuments, imposants certes, n'ont aucune élégance (comparez avec les égyptiens, la grèce, rome, la chine). Certes il reste qq chose de cette culture maya, sous la forme de chamanisme, mais après 2 séances de chaman, vous rêvez de voir autre chose ; comparez avec bali, ou l'éthiopie, ou une messe à harlem. Les paysages sont monotones, sans caractère (sauf la route San Cristobal-Tuxla G.). Les côtes sont domestiquées par les amerloques, et pas l'élite ! il a fallu aller à Rio Lagertos pour voir une plage de sable blanc, sans paillottes et clubs de plongée.
Enfin, rien de bien typique dans la population et le vestimentaire.
Quelques bons souvenirs : Antigua (Guatémala) ville charmante, colorée, vivante, avec un marché souriant. Les cénotes mais pas celles où 4 cars de touriste sont garés dans le parking. La gentillesse de tous, souriants et serviables, à l'écoute. L'ambiance le soir dans certaines villes : musiciens, danses, processions.
Bref je me demande pourquoi un tel engouement des français (qui sont très majoritaires une fois ôtés les Yankees dans le tourisme) pour ce pays.
Meilleur itinéraire pour traverser la Suède English translation pending
Bonjour à tous,
Réfléchissant à un voyage Suède-Norvège, je sollicite votre attention pour m'aider à déterminer le meilleur itinéraire pour traverser la Suède, un compromis entre rapidité et paysages.
Nous partirons avec notre propre véhicule depuis la région parisienne, via la Belgique, le Danemark, la Suède.
Le but est d'arriver (assez vite) à la hauteur de Narvik en Norvège afin de séjourner aux Lofoten (éventuellement monter jusqu'à l'île de Senja et Trömso) puis de redescendre par les fjords et glaciers norvégiens avant de reprendre le ferry au sud de la Norvège pour revenir au Danemark. Durée : entre 4 et 6 semaines. Période : juin 2014.
Pour l'instant, c'est le parcours en Suède qui me questionne.
L'itinéraire le plus rapide semble être celui-ci :
http://goo.gl/maps/KDZgW
Pour varier un peu les plaisirs et afin faire un mix entre bord de la Baltique et région de forêts/lacs, j'aurais comme autre possibilité de quitter la Baltique à Umea pour rejoindre la E45. Intéressant ou pas ?
http://goo.gl/maps/210Im
D'autres variantes sont aussi possibles. Laquelle vous semble la plus pertinente ?
Merci d'avance 🙂
Réfléchissant à un voyage Suède-Norvège, je sollicite votre attention pour m'aider à déterminer le meilleur itinéraire pour traverser la Suède, un compromis entre rapidité et paysages.
Nous partirons avec notre propre véhicule depuis la région parisienne, via la Belgique, le Danemark, la Suède.
Le but est d'arriver (assez vite) à la hauteur de Narvik en Norvège afin de séjourner aux Lofoten (éventuellement monter jusqu'à l'île de Senja et Trömso) puis de redescendre par les fjords et glaciers norvégiens avant de reprendre le ferry au sud de la Norvège pour revenir au Danemark. Durée : entre 4 et 6 semaines. Période : juin 2014.
Pour l'instant, c'est le parcours en Suède qui me questionne.
L'itinéraire le plus rapide semble être celui-ci :
http://goo.gl/maps/KDZgW
Pour varier un peu les plaisirs et afin faire un mix entre bord de la Baltique et région de forêts/lacs, j'aurais comme autre possibilité de quitter la Baltique à Umea pour rejoindre la E45. Intéressant ou pas ?
http://goo.gl/maps/210Im
D'autres variantes sont aussi possibles. Laquelle vous semble la plus pertinente ?
Merci d'avance 🙂
Retour de croisière MSC Musica Caraïbes du 3 au 10 décembre 2013 English translation pending
Bonjour
il y aura autant de récits que de croisiéristes car nous sommes tous différents et nos attentes sont différentes. Voici nos impressions, nos émerveillements, nos irritants, depuis notre départ de Marseille et jusqu'à notre arrivée il y a 2 jours. Je m'excuse d'ores et déjà de ne pas pouvoir répondre "en temps réel" à toutes vos questions, je travaille sur des chantiers, je n'ai pas toujours la possibilité de me connecter à ce forum. Notre groupe était constitué de 4 personnes : mon conjoint et moi même, accompagnés par mes beaux parents (âgés).
Quelques jours avant le départ j'avais réservé les sièges des vols longs courriers sur le site Air France. Pour cela il suffit de se connecter sur le site AF, avec le numéro de réservation qui se trouve en haut à droite de votre document de voyage MSC, celui qui concerne les vols. En haut vous trouverez un code constitué de chiffre et de lettres en majuscules qu'il faut reporter sur le site dans la rubrique consulter/modifier mes réservations. Allez jusqu'aux détails des vols et cliquer sur la rubrique concernant la réservation des sièges. Vous arrivez sur le plan de l'avion et là vous réservez vos places, passager par passager. Pour les vols de pré-ach, il n'est possible de changer de siège qu'à moins de 30h00 du départ, pas avant. Petit conseil no stress : pour l'aller enregistrez-vous (30h00 maxi avant le départ) et imprimez vos documents de vols chez vous, vous éviterez la file d'attente au comptoir d'enregistrement et les mauvaises surprises (vous serez certains que vos sièges n'auront pas été attribués à d'autres passagers !).
Jour 1 : arrivée à Fort de France mardi 3 décembre.
Après le dépôt des bagages et la verification qu'ils nous suivront bien jusqu'en Martinique, nous embarquons pour un vol Marseille-Paris sans histoire. Croissants et pains au chocolat proposés 3 fois par l'équipage constituent un bon petit dejeuner, nous nous sommes levés très tôt (4h00) ! Escale à Paris où je tente de repérer des têtes de membres VF ( je ne suis pas du tout physionomiste et ne repère personne !) et embarquement à bord du Boeing 777 300, énorme oiseau, très confortable. 1 repas, 4 films, 1 collation et nous voilà en descente sur Fort de France. Débarquement à l’aéroport de Fort de France, il fait chaud, même avec la clim on ressent la chaleur ! Première étape : l'habituelle et interminable attente des bagages qui arrivent un à un, c'est une école de la patience !!! On récupère enfin nos 4 valises, direction la sortie (contrôle). On repère assez facilement les hôtesses MSC grâce à la file de centaines de passagers qui attendent et qui commencent à transpirer ! On agrafe nos étiquettes de croisière (les hôtesses ont ce qu'il faut) et nous voilà dehors dans une sacrée pagaille. Les bus ne sont pas identifiés, nous avons failli partir pour le Club Med, heureusement que le chauffeur du bus a eu la bonne idée de nous faire confirmer notre destination !!! Nous voilà enfin dans le bon bus, qui transporte nos valises. Certains passagers ont chargé leurs valises dans un bus et ont du prendre un autre autocar pour aller au bateau. Attention : là c'est la débrouille. Personne pour la prise en charge des bagages, ni pour les mettre dans le bus, ni pour les récupérer au terminal croisière, vous devrez le faire vous-même. J'espère que ceci a été amélioré depuis notre première expérience, je pense que nous en avons tous fait mention dans le questionnaire que nous avons reçu 2 jours après l'embarquement. Conseil : prévoyer des vêtements en "pelure d'oignon", je m'explique : portez dès le départ sur vous des petits tops legers, pour pouvoir résister à la chaleur dans la file d'attente des procédures d'embarquement. Départ Paris 1°C-Arrivée FdF 30°C !!! A la sortie du bus, devant le terminal croisière, vous devrez récupérer votre valise et la transporter jusqu'à un point de rassemblement. Ensuite, vous entrerez dans le guide-file pour l’embarquement. Nous avons attendu un peu moins d'une heure, cela nous a paru très long après un grand voyage, un choc thermique, le décalage horaire etc. Nous n'avons pas du tout été réceptifs aux offres de packages et autres forfaits, trop fatigués, nous avons décliné la photo également. Il est 19h30, nous voilà enfin dans nos cabines, pont 9 bâbord, plutôt vers la proue, nous avons loupé le premier service, les bagages arriveront moins d'une heure plus tard. Nous vidons la corbeille de fruits de Bienvenue, ce sera notre repas du soir, pas envie d'aller à la cafet, trop fatigués. Nous avons loupé l'exercice de sécurité et la réunion d'information, programmés trop tôt pour les passagers des vols depuis la métropole.
A très vite pour la suite. Loli
il y aura autant de récits que de croisiéristes car nous sommes tous différents et nos attentes sont différentes. Voici nos impressions, nos émerveillements, nos irritants, depuis notre départ de Marseille et jusqu'à notre arrivée il y a 2 jours. Je m'excuse d'ores et déjà de ne pas pouvoir répondre "en temps réel" à toutes vos questions, je travaille sur des chantiers, je n'ai pas toujours la possibilité de me connecter à ce forum. Notre groupe était constitué de 4 personnes : mon conjoint et moi même, accompagnés par mes beaux parents (âgés).
Quelques jours avant le départ j'avais réservé les sièges des vols longs courriers sur le site Air France. Pour cela il suffit de se connecter sur le site AF, avec le numéro de réservation qui se trouve en haut à droite de votre document de voyage MSC, celui qui concerne les vols. En haut vous trouverez un code constitué de chiffre et de lettres en majuscules qu'il faut reporter sur le site dans la rubrique consulter/modifier mes réservations. Allez jusqu'aux détails des vols et cliquer sur la rubrique concernant la réservation des sièges. Vous arrivez sur le plan de l'avion et là vous réservez vos places, passager par passager. Pour les vols de pré-ach, il n'est possible de changer de siège qu'à moins de 30h00 du départ, pas avant. Petit conseil no stress : pour l'aller enregistrez-vous (30h00 maxi avant le départ) et imprimez vos documents de vols chez vous, vous éviterez la file d'attente au comptoir d'enregistrement et les mauvaises surprises (vous serez certains que vos sièges n'auront pas été attribués à d'autres passagers !).
Jour 1 : arrivée à Fort de France mardi 3 décembre.
Après le dépôt des bagages et la verification qu'ils nous suivront bien jusqu'en Martinique, nous embarquons pour un vol Marseille-Paris sans histoire. Croissants et pains au chocolat proposés 3 fois par l'équipage constituent un bon petit dejeuner, nous nous sommes levés très tôt (4h00) ! Escale à Paris où je tente de repérer des têtes de membres VF ( je ne suis pas du tout physionomiste et ne repère personne !) et embarquement à bord du Boeing 777 300, énorme oiseau, très confortable. 1 repas, 4 films, 1 collation et nous voilà en descente sur Fort de France. Débarquement à l’aéroport de Fort de France, il fait chaud, même avec la clim on ressent la chaleur ! Première étape : l'habituelle et interminable attente des bagages qui arrivent un à un, c'est une école de la patience !!! On récupère enfin nos 4 valises, direction la sortie (contrôle). On repère assez facilement les hôtesses MSC grâce à la file de centaines de passagers qui attendent et qui commencent à transpirer ! On agrafe nos étiquettes de croisière (les hôtesses ont ce qu'il faut) et nous voilà dehors dans une sacrée pagaille. Les bus ne sont pas identifiés, nous avons failli partir pour le Club Med, heureusement que le chauffeur du bus a eu la bonne idée de nous faire confirmer notre destination !!! Nous voilà enfin dans le bon bus, qui transporte nos valises. Certains passagers ont chargé leurs valises dans un bus et ont du prendre un autre autocar pour aller au bateau. Attention : là c'est la débrouille. Personne pour la prise en charge des bagages, ni pour les mettre dans le bus, ni pour les récupérer au terminal croisière, vous devrez le faire vous-même. J'espère que ceci a été amélioré depuis notre première expérience, je pense que nous en avons tous fait mention dans le questionnaire que nous avons reçu 2 jours après l'embarquement. Conseil : prévoyer des vêtements en "pelure d'oignon", je m'explique : portez dès le départ sur vous des petits tops legers, pour pouvoir résister à la chaleur dans la file d'attente des procédures d'embarquement. Départ Paris 1°C-Arrivée FdF 30°C !!! A la sortie du bus, devant le terminal croisière, vous devrez récupérer votre valise et la transporter jusqu'à un point de rassemblement. Ensuite, vous entrerez dans le guide-file pour l’embarquement. Nous avons attendu un peu moins d'une heure, cela nous a paru très long après un grand voyage, un choc thermique, le décalage horaire etc. Nous n'avons pas du tout été réceptifs aux offres de packages et autres forfaits, trop fatigués, nous avons décliné la photo également. Il est 19h30, nous voilà enfin dans nos cabines, pont 9 bâbord, plutôt vers la proue, nous avons loupé le premier service, les bagages arriveront moins d'une heure plus tard. Nous vidons la corbeille de fruits de Bienvenue, ce sera notre repas du soir, pas envie d'aller à la cafet, trop fatigués. Nous avons loupé l'exercice de sécurité et la réunion d'information, programmés trop tôt pour les passagers des vols depuis la métropole.
A très vite pour la suite. Loli
Clinique dentaire à Varadero English translation pending
Bonjour , j'aimerais savoir si a varadero quelqu'un connait une clinique dentaire pour quelques réparations mineurs ? merci
Ville tranquille pour 3 mois aux USA English translation pending
Bonjour tout le monde sans exception (je fais partie de la secte de ceux qui disent bonjour, je suis un insecte!).
QUI aurait l'extrême amabilité (bla bla) de m'indiquer une petite ville des US où je puisse rester et me loger à un prix raisonnable?
Je suis un Vieux Gamin de 68 ans qui veut voyager le plus possible avant de prendre le dernier ticket qui vous conduit vers l'au delà, (je préfère l'eau de là mais bon!). J'aimerai donc vivre trois mois (le temps de mon visa ) dans un endroit à visage z'humain où je puisse avoir l'occasion de pratiquer mon Anglais qui est le challenge (en Anglais "challinge") de la fin de mon inestimable existence.
Voici donc les données de mon problème...un petit bled (non pardon on est pas au Maghreb!) un petit endroit typiquement témoin de l'Amérique profonde où je puisse rencontrer des gens, lier, pourquoi pas, quelques amitiés, et aussi peut être (soyons fous) , louer une chambre chez l'habitant qui serait plus sympa que l'hôtel.
Rassurez vous je n'ai pas pris d'amphétamines et je ne suis pas particulièrement speed, j'essaye simplement de donner un tour sympa à ma retraite en faisant des trucs qu'on fait normalement à l'âge de 20 dents, je fais tout à l'envers mais c'est plus marrant que de rester devant sa télé à boire des bières et commenter les penalty!
Que la bonne Âme qui voudra m'indiquer le "bon endroit" soit assurée de toute ma gratitude jusqu'à la fin des temps. Merci
Notre traversée du Sud Lipez à vélo English translation pending
Notre traversée du Sud Lipez à vélo Novembre 2013
Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.
Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.
1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
Préparer un voyage à travers les déserts de l’Amérique du Sud, pourquoi ? Le Dakar à la télé, entre les camions, les motos et les voitures à fond à travers le désert de l’Atacama, un arrêt sur image, le journaliste focalise sur un cycliste lourdement chargé, qui avance à son rythme à travers ce désert hostile. Pour les coureurs mécanisés trois heures pour monter un col, pour lui, ils réalisent qu’il lui faudra trois jours. Les exigences de base de notre condition humaine se posent de façon immédiate à lui, l’eau les aliments, l’absence d’assistance technique. Quels seront les souvenirs les plus forts et durables que chacun gardera de ce désert le plus vaste et le plus aride du monde ? Ces coureurs privilégiés qui ont besoin de vastes sommes d’argent pour assouvir une passion certes exigeante et exaltante mais pas à la portée de tous, ou alors ce cycliste seul parti avec pas grand-chose, dont l’engagement financier principal aura été le prix du billet d’avion le conduisant d’Espagne en Amérique ? Chacun est libre d’apporter sa propre réponse, en ce qui me concerne je n’hésite pas et je penche pour le cycliste. Cela dit, je trouve les images de course automobile dans ces coins reculés absolument magnifiques et les capacités techniques des ingénieurs prodigieuses. Mais au-delà de ces considérations mécaniques, ma philosophie de la vie me conduit inexorablement à choisir la lenteur et l’engagement physique en autonomie, ce qui rend toute sa grandeur et son immensité à notre planète. Tout l’argent du monde ne permettra jamais d’apporter le bonheur procuré par cette confrontation aux éléments les plus hostiles de notre planète, armé seulement de sa passion et de sa force physique et morale. Ces remarques me semblent primordiales pour comprendre pourquoi on s’engage dans des trajets longs et aléatoires dans les régions les plus hostiles de la planète. La journée il y fait chaud et la nuit il y fait fréquemment moins dix, voire moins. Les destinations de tourisme de masse ne sont pas recherchées, mais au contraire une envie d’apprendre à se connaître face à la nature de notre planète, dans les régions où elle se montre la plus rude et particulièrement inhospitalière. C’est quoi être écologiste ? Vouloir remplacer l’énergie nucléaire par une autre source de production électrique pour assouvir son envie de confort, ou cette aspiration à vivre (momentanément) dans une forme de dénuement face aux rigueurs de notre planète ? Chacun sa définition. Mais j’en conviens l’avion que l’on utilise pour s’y rendre n’est pas très écologique ! Voilà mon état d’esprit lorsque je fais défiler les cartes d’Amérique du Sud sur l’écran de mon ordinateur dans la préparation de mon prochain périple, tout en écoutant des voies splendides de chanteuses canadiennes. Toujours derrière mon bureau, je ressens déjà la sensation de la fatigue dans les jambes, la poussière dans le nez soulevée par un vent brutal et rageur qui règne en maître dans ces régions de dix heures du matin jusqu’à la tombée de la nuit, l’attaque des rayons solaires de longues heures durant à plus de quatre mille mètres d’altitude, exposé aux ultra-violets. Mon envie ne fait que se renforcer à ces pensées, je sais que je vais partir, malgré l’incompréhension de mes proches, qui se sentent abandonnés ne pouvant imaginer toute la puissance de l’envie de vivre qui m’anime et me submerge. Oui les risques, il y en a certainement, la mort par manque d’eau perdu dans la fournaise de sable, l’accident de la route, un vélo c’est vulnérable, une vie est aussi fragile qu’une coquille d’œuf qui se brise, rependant son contenu. La différence, l’œuf ne réfléchit pas, l’homme conscient de sa faiblesse reste aux aguets et avec un peu d’intuition, d’anticipation, de réflexion et d’humilité, de chance, voire de crainte et de peur peut triompher de sa vulnérabilité.
Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée du sud Lipez, désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama, représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve, du fait des longs passages où il faut pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire, qui se situe entre 4000 et 5OOO mètres d’altitude. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement aride, le plus sec du monde. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau. Avant de se lancer dans cette traversée qui dure au minimum une dizaine de jours, toutes ces questions viennent à l’esprit. Bien évidemment le doute naît. Sera-t-on à la hauteur de l’épreuve ? Avons-nous sérieusement préparé l’itinéraire et anticipé les embûches qui nous attendent ? Les provisions seront-elles suffisantes ? Le matériel de bivouac est-il assez performant pour protéger des grands froids ? La tente sera-t-elle assez résistante contre le vent violent ? Mais voilà, justement ce sont toutes ces questions et ces incertitudes qui font surgir l’envie irrépressible de se confronter à cette immensité désertique. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons Flora et moi, après un périple depuis Arica, sur l’île d’Incahuasi au milieu du salar d’Uyuni le plus vaste du monde, prêts à nous lancer dans l’aventure, qui va durer dix jours. En ce lieu extraordinaire où je situe le départ de cette traversée mythique, nous passons une nuit étonnante avec deux cyclistes, qui se trouvent aussi là par le hasard de la route. Le premier, Javier l’Espagnol qui vient justement de vivre cette expérience du sud Lipez et qui en parle avec des trémolos d’effroi dans la voix. Le second, Hugues, l’Anglais passera d’abord par la ville d’Uyuni avant de se tenter l’aventure.
1er jour Île d’Incahuasi à Colcha K 60 km Au matin, nous nous séparons de nos nouveaux amis, bien conscients d’avoir vécu un grand moment de communication entre amoureux de sensations fortes à vélo. Pour nous l’aventure commence par 50 kilomètres à rouler dans l’un des cadres les plus insolites de la planète, la partie sud du salar d’Uyuni. On reste stupéfait au milieu de cette grande étendue blanche entourée de hautes montagnes. Le silence est seulement perturbé par le crissement de nos pneus sur le sel. La vue porte à plus de cent kilomètres. Nous avançons facilement, donc assez rapidement. Presque à regret nous voyons le point de sortie approcher. Nous savourons d’autant plus notre plaisir, que nous savons qu’il s’agit de la partie la plus facile de notre itinéraire. Comment retranscrire ce que nous éprouvons en écoutant nos pneus bruire sur le sel dans cet air immobile du matin, alors que dans quelques heures le vent sera déchaîné, et alors toute quiétude aura déserté ce lieu. C’est tout le corps qui entre en harmonie avec les vibrations des roues en mouvement. La surface est changeante, elle peut être très lisse, plus rugueuse, parsemée de petites aspérités pointues ou faite d’immenses hexagones jusqu’à perte de vue. Cette surface figée s’apparente à la surface d’une mer qui elle aussi au gré des conditions météorologiques prend toutes sortes d’aspects. Nous restons très attentifs, afin de graver au plus profond de notre mémoire toutes ces émotions et sensations qui montent en nous, car la féerie du salar s’interrompt dès qu’on en aborde les confins. La piste de sortie se dessine, tout d’abord comme un fin trait noir dans le lointain. Au fur et à mesure que nous nous en rapprochons ses vraies dimensions se révèlent. Il s’agit d’une large piste surélevée, qui s’étire sur trois kilomètres. En effet, les abords du salar sont mouvants entre sel et sable, qui se disputent la suprématie. Vouloir sortir hors de la piste aménagée contraindrait à des efforts surhumains à pousser son vélo dans des zones inconsistantes. Il est donc bien préférable d’utiliser ce chemin d’accès. Dès que nous l’abordons, nous retrouvons la consistance habituelle des routes de ces coins perdus de Bolivie. Afin de minimiser ses efforts, il est impératif d’avoir l’intuition du passage le moins mauvais à prendre entre sable, tôle ondulée et cailloux. On n’y parvient pas toujours malgré les déplacements de droite et gauche permanents, et l’on se retrouve à forcer comme une bête sur les pédales, cherchant à se dégager d’un banc de sable, ou alors on se retrouve piégé à être secoué fortement sur une succession de vaguelettes, qui se révèlent une véritable entrave à la progression. Parfois il nous faut même pousser nos montures. Mais malgré tout nous avançons. Nous rejoignons le village de Colcha K. Peu avant ce hameau nous doublons un couple de Suisses à vélo, mais de plus ils traînent leurs deux enfants de trois et cinq ans, le plus petit dans une carriole et la plus grande sur un petit vélo accroché derrière celui de sa mère. Tout à fait incroyable, ils sont en train de traverser l’Amérique du sud et comptent aller jusqu’à la Terre de Feu. Le village dans lequel nous entrons est tout en longueur, épousant la forme de la gorge qui l’abrite. Cette première étape a été assez facile en comparaison de ce qui nous attend, bien que nous ayons fait quelques tours et détours en limite de salar à la recherche de la piste la plus praticable. Il est quatorze heures et la chaleur devient pesante. Nous sommes heureux de trouver un logement. Cela nous évite de monter la tente dans la touffeur, le vent et la poussière. Ce village calme nous apparaît comme un havre de paix dans l’enfer de sécheresse et de chaleur de l’Atacama. Nous réalisons clairement que nous sommes à la veille d’un combat d’au moins une semaine pour tracer notre voie à travers ces immensités de sable de lave et de lagunes entourées de hauts volcans. Le moral est bon, Flora a un mental d’acier. C’est probablement son métier de professeur de sport et d’entraîneuse d’une équipe de handball qui permet cela. Je suis bien content de cela, car c’est un atout prépondérant lorsqu’on se lance dans un défi difficile d’être bien accompagné, par quelqu’un qui ne se pose pas de questions et qui fonce et avec d’autant plus d’obstination que la difficulté est grande. Nous montons sur les hauteurs du village. Les immensités du salar d’Uyuni et du sud Lipez nous saisissent par leur beauté, leur étrangeté et aussi par leur hostilité dans cette ambiance de vent et de poussière, pays rude aux contrastes forts dans des espaces vastes difficilement évaluables. Nous ne pouvons nous empêcher de penser que ce désert sans fin nous sommes venus pour le traverser à la force des mollets. Nos certitudes sont un peu ébranlées devant ce spectacle sauvage. Mais pourquoi douter, cette première étape s’est remarquablement bien passée, alors pourquoi pas le reste ? On se pose cependant la question de la solidité de notre constance devant l’adversité à venir. Laissant là nos doutes nous retournons sur la place d’armes du village dans un petit restaurant qui nous sert un superbe poulet accompagné d’une bonne ration de riz. Rien de tel que le ventre bien plein pour arrêter de gamberger. Sur la table d’à côté, alors que nous sommes en train de savourer notre plat, plusieurs personnes arrivent avec une grande carcasse de lama et se mettent à la découper à l’aide de grands couteaux. Nos mines étonnées les font franchement rigoler et c’est avec bonne humeur qu’ils se prêtent au jeu des photos. Mais ce n’est pas particulièrement appétissant pour nous petits occidentaux aux habitudes policées !
L'Inde et ses voyeurs... English translation pending
Bonjour,
Après un mois en Chine, nous venons de passer le mois de novembre 2013 en Inde. C'était mon premier séjour dans ce pays, le sixième pour mon conjoint qui n'y était pas revenu depuis 15 ans !
J'ai découvert un pays à l'abandon, corrompu, sale, bruyant, je m'y attendais et je m'y suis habitué assez rapidement.Ce qui m'a semblé par contre insupportable, difficile à vivre, ce sont les regards lourds et constants des innombrables voyeurs. Mieux qu'un long discours, regardez les deux photos ci-dessous, la première je l'ai prise juste après l'arrivée de cette jeune femme sur la plage de Kovalam, la seconde dix minutes plus tard !
Si le guide du routard mentionne bien que l'on doit s'habituer aux regards insistants des voyeurs, j'ai fini par ne plus quitter la piscine de l'hôtel. Impossible de les ignorer, ils me suivaient jusque dans l'eau, me photographiaient, venaient se planter à deux mètres de moi, me touchaient parfois , que je sois seule ou avec mon conjoint. Certains indiens m'ont dit: c'est de la simple la curiosité, ce n'est pas ce que j'ai ressenti, c'était des regards qui violaient mon intimité, sales et insistants !
C'était ma première visite dans ce pays, c'était aussi la dernière, je veux pouvoir me promener dans la rue normalement, me baigner sans être obligé de porter un sari...
l'Inde est un monde sans femmes, à Ahmedabad, nous avons passé une semaine sans en croiser plus d'une dizaine, dans le métro de New Delhi, un soir, j'ai fait remarqué à mon chéri que sur les trois cent personnes qui attendaient sur le quai, j'étais la seule représentante du sexe féminin.
Par contre j'ai adoré la Chine...nous avons un blog sur nos voyages en Asie, le temps de classer nos notes et les 3000 photos prises en deux mois , vous y trouverez le récit de ce dernier voyage... zzacky.eklablog.com




Visiter Ceuta, Tanger, traverser le Rif English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Mai 2014 pour un road trip au maroc.
Nous atterrissons à Marrakech pour commencer par la montagne puis le Nord puis la côte jusqu'à Essaouira puis retour Marrakech en 15 jours en voiture de loc.
Nos questions sont : Est ce que ça vaut le coup d'aller jusqu'à Ceuta et Tanger? Y a t'il un vrai attrait touristique? Est-ce dangereux de traverser le Rif en couple à cette époque?
Nous comptions, pour le Nord, faire : Fes, Ceuta, Tanger, Rabat.. Avez vous une idée du temps de route total ou par branche?
Merci pour votre aide et BONS VOYAGES A TOUS
Nous partons en Mai 2014 pour un road trip au maroc.
Nous atterrissons à Marrakech pour commencer par la montagne puis le Nord puis la côte jusqu'à Essaouira puis retour Marrakech en 15 jours en voiture de loc.
Nos questions sont : Est ce que ça vaut le coup d'aller jusqu'à Ceuta et Tanger? Y a t'il un vrai attrait touristique? Est-ce dangereux de traverser le Rif en couple à cette époque?
Nous comptions, pour le Nord, faire : Fes, Ceuta, Tanger, Rabat.. Avez vous une idée du temps de route total ou par branche?
Merci pour votre aide et BONS VOYAGES A TOUS
Récit de notre voyage en famille de 5: Arizona, Utah, Nevada et Californie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voilà rentrés depuis plus de 3 mois déjà et après bien des hésitations sur l'intérêt de mon récit, le tri des photos, je me lance. Après tout, si personne ne le lit, peu importe. Mais à cette époque l'an dernier, j'étais en pleine préparation de ce périple, et je recherchais sur ce forum toutes les informations, et les récits de voyageurs, des conseils pratiques. Ce forum m'a été particulièrement utile, une mine d'informations pour tous et un grand merci à tous les passionnés de ce forum, qui répondent inlassablement à tous les forumeurs avec patience, compétence... Merci donc à Pong, Itat, Bastinj, veileen, Paj59, Cendryon, Sedonax et ceux que j'oublie, merci à toutes les personnes qui ont publié leur récit quand j'étais en plein élaboration (lucie 23, Taq...) et désolé à ceux que j'oublie... je me répète...
Nous sommes une famille de 5, papa et maman (moi) et nos 3 enfants : 18, presque 13 (dans l'avion du retour) et 7 1/2. Nous avions décidé depuis longtemps que les vacances de 2013 seraient l'ouest des Etats Unis, nous étions allés quelques jours à New York en 2009. Et on s'y est tenu.
Dès l'automne 2012, soit près d'un an avant, nous avons commencé à préparer... Tous d'abord le circuit : j'ai commencé à acheter un guide papier assez petit pour voir l'essentiel, je me suis procurée le GEO voyage de juin 2012, consacré à l'Ouest et bien illustré, commandé photographing the southwest, et en avant la lecture de forums... on me prête des cartes, google maps est désormais mon ami... J'ai demandé à mon mari les incontournables pour lui, il a fait sa liste, on a regardé les dates de vacances (moins de 3 semaines, en plein dans les vacances scolaires), et on essaie de faire rentrer les souhaits de chacun dans le délai. Mon mari aime beaucoup la photo, la conquête spatiale...
Impossible de tout mettre, on doit faire des choix... on prévoit : beaucoup de parcs nationaux (je ne m'en lasse pas), dont la forêt pétrifiée, incontournable après les photos de GEO, mais aussi Las vegas, San Francisco, Los Angeles, mais pas Yosemite, ni sequoia, ni le canyon de Chelly, ni Mesa Verde. Allez, on se lance ! Je prends connaissance des idées de circuits dans ce forum, et nous décidons aussi de prendre un vol intérieur sur les conseils de ce forum... Je m'inquiète pas mal pour la plus jeune ; elle a l'habitude de marcher, elle n'est pas "si" petite, elle est assez curieuse de tout, mais elle souffre en général de la chaleur, du soleil ; mais bon, pas le choix des dates, et je me voie pas partir sans elle. Alors, on y va ! je vois que beaucoup y sont allés avec des enfants nettement plus jeunes...
Voilà le résultat de nos cogitations : 27/07 : arrivée Phoenix 28/07 : départ pour petrified forest et visite, nuit à Holbrook 29/07 : meteor crater, flagstaff et route pour Le grand canyon 30/07 : Grand canyon suite, et l'après-midi, route pour Page 31/07 : Page, Antelope Canyon, horse shoe bend et route pour monument Valley 01/08 : Monument valley et route pour Moab 02/08 : Dead horse point et canyonland 03/08 : Arches 04/08 : Route pour Bryce, par Capitol Reef 05/08 : visite de Bryce, puis route vers Zion 06/08 : trop court passage à Zion puis route vers las Vegas, personne n'a voulu s'arrêter à Valley of Fire (snif) 07/08 : Las Vegas, puis route pour Death Valley, coucher de soleil 08/08 : visite de Death Valley tôt le matin, puis route vers l'aéroport de las Vegas pour un vol vers San Francisco 09, 10 et 11/08 : San Francisco 11/08 : descente de la route 1, nuit à San Simeon 12/08 : hearst castle puis route vers Los Angeles 13, 14 et 15/08 : Los Angeles puis départ dans l'après-midi
Bref du classique... the wave, havasupai, pas possible ces merveilles, Yellowstone, trop loin, on y retournera dans 3 ou 4 ans...
Nous avons choisi de dormir dans ou au plus près des parcs, nous avons souvent réussi dormir à 5 dans une chambre, avec un rollaway bed ou un sofa. ça dépendait du prix des chambres en fait, soit une, soit 2... Nous avons loué, par Airbnb, un appart pour les 3 jours à san francisco et à Los Angeles
Voilà pour "l'avant". Reste quand même à voir d'où nous partons, nous en sommes dans l'Est, pas d'aéroport très proche, alors je regarde Paris, Lyon, Geneve, Zurich, Francfort et même Milan ; Milan est intéressant pour le prix mais quand même loin, l'aller et le retour dans des aéroports différents, et je tombe un beau jour sur un tarif correct depuis Genève, sachant que j'ai peur de l'avion, que l'A380 nous tentait bien, bingo, avion réservé le 21 novembre 2012, il y a un an ! Air France... Le vol est un sacré budget à 5, c'est d'une banalité affligeante ce que je dis, mais quand même...
Anne
Nous voilà rentrés depuis plus de 3 mois déjà et après bien des hésitations sur l'intérêt de mon récit, le tri des photos, je me lance. Après tout, si personne ne le lit, peu importe. Mais à cette époque l'an dernier, j'étais en pleine préparation de ce périple, et je recherchais sur ce forum toutes les informations, et les récits de voyageurs, des conseils pratiques. Ce forum m'a été particulièrement utile, une mine d'informations pour tous et un grand merci à tous les passionnés de ce forum, qui répondent inlassablement à tous les forumeurs avec patience, compétence... Merci donc à Pong, Itat, Bastinj, veileen, Paj59, Cendryon, Sedonax et ceux que j'oublie, merci à toutes les personnes qui ont publié leur récit quand j'étais en plein élaboration (lucie 23, Taq...) et désolé à ceux que j'oublie... je me répète...
Nous sommes une famille de 5, papa et maman (moi) et nos 3 enfants : 18, presque 13 (dans l'avion du retour) et 7 1/2. Nous avions décidé depuis longtemps que les vacances de 2013 seraient l'ouest des Etats Unis, nous étions allés quelques jours à New York en 2009. Et on s'y est tenu.
Dès l'automne 2012, soit près d'un an avant, nous avons commencé à préparer... Tous d'abord le circuit : j'ai commencé à acheter un guide papier assez petit pour voir l'essentiel, je me suis procurée le GEO voyage de juin 2012, consacré à l'Ouest et bien illustré, commandé photographing the southwest, et en avant la lecture de forums... on me prête des cartes, google maps est désormais mon ami... J'ai demandé à mon mari les incontournables pour lui, il a fait sa liste, on a regardé les dates de vacances (moins de 3 semaines, en plein dans les vacances scolaires), et on essaie de faire rentrer les souhaits de chacun dans le délai. Mon mari aime beaucoup la photo, la conquête spatiale...
Impossible de tout mettre, on doit faire des choix... on prévoit : beaucoup de parcs nationaux (je ne m'en lasse pas), dont la forêt pétrifiée, incontournable après les photos de GEO, mais aussi Las vegas, San Francisco, Los Angeles, mais pas Yosemite, ni sequoia, ni le canyon de Chelly, ni Mesa Verde. Allez, on se lance ! Je prends connaissance des idées de circuits dans ce forum, et nous décidons aussi de prendre un vol intérieur sur les conseils de ce forum... Je m'inquiète pas mal pour la plus jeune ; elle a l'habitude de marcher, elle n'est pas "si" petite, elle est assez curieuse de tout, mais elle souffre en général de la chaleur, du soleil ; mais bon, pas le choix des dates, et je me voie pas partir sans elle. Alors, on y va ! je vois que beaucoup y sont allés avec des enfants nettement plus jeunes...
Voilà le résultat de nos cogitations : 27/07 : arrivée Phoenix 28/07 : départ pour petrified forest et visite, nuit à Holbrook 29/07 : meteor crater, flagstaff et route pour Le grand canyon 30/07 : Grand canyon suite, et l'après-midi, route pour Page 31/07 : Page, Antelope Canyon, horse shoe bend et route pour monument Valley 01/08 : Monument valley et route pour Moab 02/08 : Dead horse point et canyonland 03/08 : Arches 04/08 : Route pour Bryce, par Capitol Reef 05/08 : visite de Bryce, puis route vers Zion 06/08 : trop court passage à Zion puis route vers las Vegas, personne n'a voulu s'arrêter à Valley of Fire (snif) 07/08 : Las Vegas, puis route pour Death Valley, coucher de soleil 08/08 : visite de Death Valley tôt le matin, puis route vers l'aéroport de las Vegas pour un vol vers San Francisco 09, 10 et 11/08 : San Francisco 11/08 : descente de la route 1, nuit à San Simeon 12/08 : hearst castle puis route vers Los Angeles 13, 14 et 15/08 : Los Angeles puis départ dans l'après-midi
Bref du classique... the wave, havasupai, pas possible ces merveilles, Yellowstone, trop loin, on y retournera dans 3 ou 4 ans...
Nous avons choisi de dormir dans ou au plus près des parcs, nous avons souvent réussi dormir à 5 dans une chambre, avec un rollaway bed ou un sofa. ça dépendait du prix des chambres en fait, soit une, soit 2... Nous avons loué, par Airbnb, un appart pour les 3 jours à san francisco et à Los Angeles
Voilà pour "l'avant". Reste quand même à voir d'où nous partons, nous en sommes dans l'Est, pas d'aéroport très proche, alors je regarde Paris, Lyon, Geneve, Zurich, Francfort et même Milan ; Milan est intéressant pour le prix mais quand même loin, l'aller et le retour dans des aéroports différents, et je tombe un beau jour sur un tarif correct depuis Genève, sachant que j'ai peur de l'avion, que l'A380 nous tentait bien, bingo, avion réservé le 21 novembre 2012, il y a un an ! Air France... Le vol est un sacré budget à 5, c'est d'une banalité affligeante ce que je dis, mais quand même...
Anne
Les pièges d'un billet tour du monde English translation pending
Bonjour à tous,
une fois n'est pas coutume, j'ouvre un fil avec un titre volontairement provocateur 😛!
Ce post est un copié collé d'un article de notre blog de voyage: http://poletarianesuiventlefil.eklablog.com/les-pieges-d-un-billet-tour-du-monde-a103025603
Comme je n'ai pas la prétention de croire que tout les membres de VF lisent assidument notre blog, je me permets (de manière exceptionnelle) de "me faire un peu de pub". En effet, je pense que cet article peut être utile dans cette section "faire le tour du monde", surtout pour ceux qui hésitent à acheter un tel billet.
C'est un peu long (désolé 😊), mais surtout, prenez le pour ce qu'il est: un avis personnel!
Note: j'ai du refaire un peu la mise en page sur VF, je trouve que l'article est plus lisible (car mieux découpé) sur mon blog. Comme c'est un peu long...
Ce billet est directiment inspiré de notre expérience avec l'agence de voyage en ligne "Zip World". Dans les faits, les billets et l'agence sont étroitement liés, mais il nous semble que certains éléments de fonctionnement sont communs à tous les billets TDM, peu importe le prestataire. Nous voulions vous partager notre avis sur ce système de billets ici. Dans le prochain article nous donnerons notre retour d'expérience sur Zip World.
Au commencement
Une fois la liste des pays établie et les punaises accrochées sur la mappemonde du salon, il est fort probable qu'il vous faille un paquet de ficelle pour relier tous ces points entre eux. Après s'être renseigné sur le prix correspondant à 1 cm de ficelle en bateau cargot ou en avion avec un vol classique, on comprend vite qu'il va falloir trouver une astuce si l'on ne veut pas dépenser 75% de son budget voyage chez Air France... Fort heureusement pour nous, des âmes charitables se sont penchées sur notre cas et ont imaginé une solution parfaite à nos problèmes: le billet tour du monde. Voyons ça de plus près...
Les promesses C'est économique: ramené au nombre de kilomètres parcourus, c'est vrai que le prix peut parfois être vraiment intéressant comparé au prix d'achats cumulés de billets secsC'est simple: on donne son itinéraire prévisionnel à une agence spécialisée, quelques jours plus tard on a un devis tout fait sans passer des heures sur internet à essayer de tout planifier.C'est souple: une modification, un imprévu? Pas de problèmes, on peut changer ses dates (parfois sans frais) et même modifier son itinéraire en cours de voyage! Un petit mail et c'est tout!C'est pratique: un interlocuteur unique pour toutes vos demandes, et encore une fois c'est lui qui se charge de la partie billetterie s'il y a des modifications à effectuer.C'est sécurisant: surtout pour les vols inter-continentaux, on est sûr d'avoir sa place et c'est un problème de moins à gérer en voyage. Et puis en cas de problème, on peut toujours contacter l'agence n'est ce pas?Si avec ça vous n'êtes pas convaincus que le billet TDM est LA solution, je ne sais pas ce qu'il vous faut!
Les faits
Dans les faits, le système "billet TDM" est une grosse boîte noire: à moins d'être un voyageur averti ou "du milieu", c'est difficile d'en connaître exactement tous les rouages. Comment ces agences font elles pour avoir des prix aussi bas? Ce n'est pas par bonté de coeur, il y a forcément une contre partie quelque part. Mais l'information est impossible à trouver. Comment faire pour tester une boîte noire alors? C'est simple, on la stimule en entrée et on regarde la sortie... Nous avons testé pour vous! Les points qui vont suivre sont plus ou moins inspirés de notre propre expérience et de nos analyses ; on peut donc se tromper sur un détail mais on pense avoir à peu près cerné correctement le fonctionnement du système...
Vous êtes un world traveler...
Les agences ne sont en fait pas maitresses de ce qu'elle vous vendent, elles dépendent des compagnies. Par exemple, Zip World pour des voyages en Asie / Océanie utilise Qantas Airlines. Et pour ces compagnies, vous n'êtes pas un voyageur ordinaire. Quand vous regardez sur votre bllet électronique, vous pouvez parfois lire "classe World Traveler" au lieu de la "classe éco" habituelle. Une petite distinction sémantique qui prend tout son sens lorsque vous voulez procéder à quelques modifications de parcours...
Le changement de date par exemple. Une simple formalité pensez vous? Ça dépend. Parce que voyez vous, la compagnie aérienne ça ne l'intéresse pas d'avoir un avion rempli de "world traveler". Elle préfère les simples voyageurs qui pour le même trajet que vous ont payé plus cher! D'ailleurs, à n'en pas douter en cas de surbooking c'est vous qui allez sauter si l'avion est complet lors de l'embarquement... Bref, notre grande amie Qantas (on va parler de ce que l'on connait mais je suis sûr qu'elle n'est ni meilleure ni plus méchante qu'une autre) a son petit quota de world traveler par avion. Et si ce quota est atteint, vous allez avoir un problème pour changer de date car on va vous dire "désolé mais c'est complet". Complet? Vous faites une simulation sur un vol qantas en direct et vous trouvez pléthore de billets disponibles pour toutes les dates que vous voulez... Peut être, mais vous n'y avez pas droit car la compagnie a atteint son quota de World Traveler! Donc on va vous proposer une autre date oui, mais potentiellement assez éloignée de la date de départ (une ou plusieurs semaines). Vous pouvez aussi avoir de la chance, ça dépend forcément du lieu et de la période.
Le cas qui lui est associé est le changement d'itinéraire: on appelle ça le re-routing. Cela permet de modfier son itinéraire en cours de route selon vos envies. Pratique pour rajouter un crochet sur une île du pacifique non? Ça, c'est le cas idéal. Vous rajoutez un aller retour quelque part avant de reprendre le cours "normal" du voyage. Il y a le cas moins idéal, celui où vous comptiez vous rendre en Nouvelle Zélande depuis Singapour (par exemple) mais où vous vous apercevez que vous ne pourrez pas arriver à temps pour prendre votre vol. Du coup vous demandez à votre agence qui demande à Qantas: "c'est possible de partir depuis Bangkok plutôt?". Sauf que la réponse peut être négative, comme ce qui nous est arrivé: "non, vous devez partir de Singapour, il n'y a plus de place à Bangkok". Etonnés, vous faites des simulations pour des vols Bangkok - Singapour - Nouvelle Zélande et vous trouvez plein de vols! Souvenez vous, vous êtes un world traveler, il n'y a plus de place pour vous! Mais vous êtes plein de ressources, et vous constatez que les pays limitrophes sont aussi desservis par Qantas et que vous pouvez rejoindre la Nouvelle Zélande depuis ces aéroports. Sauf que "non, votre statut de World Traveler ne vous permet pas de décoller depuis ces aéroports, il n'y a que Bangkok (qui est complet pour vous) et Singapour". Bien sûr, si vous voulez changer la date de votre vol à Singapour pour vous laisser plus de marge, je vous laisse relire le paragraphe précédent...
A ce moment là, vous vous retrouvez donc avec un billet absolument non modifiable - sauf à décaler de plusieurs semaines. Le problème là dedans, c'est qu'à aucun moment on ne vous a prévenu que peut être "oui on peut toujours changer mais ce n'est pas toujours évident, ne comptez pas trop dessus". Vous découvrez le truc une fois sur place, et la souplesse se transforme en contrainte: peu importe ce que vous aviez prévu, vous devez vous rendre à votre prochain vol en temps et en heure... Pour ceux qui voudraient prendre la tangeante, attendez de lire la suite......
... et un world traveler riche!
Dans le cas où vous ne pouvez ni changer de date ni d'aéroport, vous méditerez profondément sur la souplesse tant vantée par votre agence de voyage... mais ce n'est pas ça qui vous sortira du pétrin pour autant. Vous envisagez donc de faire votre propre rerouting. Si vous ne pouvez pas embarquer sur votre vol Singapour Nouvelle Zélande, vous vous dites que vous pouvez toujours prendre un billet pour la nouvelle Zélande par vos propres moyens depuis là où vous êtes, puis reprendre le fil de votre voyage par la suite. Ça fait repayer un billet, mais a t-on encore le choix? Et bien non! Vos billets sont liés entre eux, c'est à dire que si vous ne vous présentez pas à l'embarquement pour l'un de vos vols, tous les vols restants seront annulés par la compagnie! Et pour le remboursement, faut pas rêver... Donc, vous êtes obligés de prendre votre avion à l'heure dite! Astucieux non?
Trop c'est trop... vous en avez marre de ce système pas souple du tout et vous voulez récupérer votre mise pour les vols non effectués. Après un bref calcul: somme totale - voyages effectués - frais d'annulation, il n'est pas trop tard pour récupérer une partie de son pécule. Héhé, vous faites encore fausse route! Une fois le voyage commencé (donc le 1er vol effectué), le remboursement n'est plus possible (hors cas spéciaux type décès d'un membre de la famille proche, etc...). Libre à vous de ne pas prendre vos vols, mais vous ne récupérerez pas un centime...
Finalement, vous vous dites que la nouvelle Zélande, c'est trop loin, trop compliqué, vous ne voulez plus y aller. Vous demandez donc un changement complet d'itinéraire (il y aura bien un aéroport avec une place de libre pour vous dans les 3 prochains mois quand même...). Vos billets pour la NZ vous avaient coûté 3000€ (exemple estimé), vous imaginez donc que le rerouting vers une destination moins loin et moins énoreuse ne vous coûtera que les frais de dossiers, le nouveau billet étant forcément moins cher que l'ancien. Et bien pas du tout, les 3000€ sont quasi perdus! Pour votre nouveau billet, il faudra le repayer en partie selon un calcul sorti du chapeau que l'on ne connait pas. Pour notre cas, le nouveau billet a quand même été facturé 50% du prix "grand public" que nous aurions eu si on l'avait acheté par nous-même... De plus, je doute fortement que la compagnie aérienne laisse un siège vacant dans un avion. Vous avez donc payé 3000€ (toujours un exemple) pour un billet que vous n'utiliserez pas au final, la compagnie peut donc revendre les sièges au moins au même tarif sinon plus cher, et de votre côté vous lui repayez encore un autre billet pour une autre destination. Le transport aérien, c'est rentable...
Que reste t-il de ces belles promesses?
Pas grand chose... Vous l'aurez compris, ce genre de billet n'est pas souple du tout car cette pseudo souplesse repose sur un mécanisme que vous ne connaissez pas et donc que vous ne pouvez pas anticiper. Bien sûr, un lieu prisé dans des dates prisées est un facteur agravant, mais ce n'est qu'une partie de l'iceberg.
Quant au prix, il restera contenu si vous vous en tenez à votre planning, un re-routing pouvant faire exploser votre budget. En ce qui nous concerne, nous avons payé le double de ce que nous auraient coûté les vols en nous débrouillant nous même à la dernière minute.
Est ce que c'est pratique alors? Quand tout fonctionne bien oui. Parce que justement, avec ce genre de billet vous êtes dans une dépendance totale vis à vis de votre agence, pour le meilleur et pour le pire. Vous ne pouvez pas discuter vous même avec la compagnie aérienne qui propose le vol, l'agence est votre seul lien. Et au final, l'agence n'a pas vraiment de pouvoir, c'est la compagnie qui dicte si oui ou non il y aura des places pour vous. L'agence rajoute donc un intermediaire entre vous et la compagnie, les délais de temps pour les questions réponses s'en trouvant rallongés. Et quand l'agence ne fait pas toujours correctement son boulot, croyez moi on a bien envie de prendre les choses en main par soi-même plutôt que d'attendre une réponse qui arrivera suivant le bon vouloir de la personne en charge de votre dossier... Et nous qui voulions ne pas nous prendre la tête avec les histoires d'avions pendant le voyage, que d'énervements au final!
Reste la simplicité et la sécurité: indéniablement, entre passer 20 minutes à rentrer son itinéraire sur un site web et se coltiner tous les comparateurs de vol de la terre... Donc oui c'est un vrai argument. Cela peut être sécurisant également, mais encore une fois à condition de ne pas toucher à son itinéraire. Regardez également si un numéro 24h/24h à appeler en cas d'urgence est disponible... sinon c'est à vous de gérer tout seul comme un grand en cas de pépin (vécu quand Air France nous a refusé l'embarquement de nos vélos pour le voyage retour si on ne payait pas de frais supplémentaires).
Alors forcément notre jugement a été influencé par notre expérience avec Zip World, mais Zip World fonctionne sur le même principe que les autres agences. Donc à priori, les différences se feront à la marge car ça sera toujours la compagnie aérienne qui aura le dernier mot.
Les implications d'un billet tour du monde
Allez, on oublie toutes ces histoires de world traveler et de gros sous pour se poser quelques questions de fond.
Quel est fondamentalement le but de ce genre de billet? Vous faire manger du "miles" et du "stop". Vous avez vu, plus vous utilisez l'avion et plus ça semble rentable. "Ah ouais, pour 150€ de plus je peux me faire un petit stop à Beijing pour aller voir la muraille de chine, et pour à peine 250€ je peux aussi me rajouter un stop au Népal!". Bref, un bon moyen pour aller prendre une petite photo que vous pourrez afficher dans votre salon à votre retour: "j'ai fais tout ça!".
Génial. Sauf que malheureusement quand on prend un billet tout du monde, c'est que l'on a généralement une date de retour, donc une durée fixe. Et c'est très tentant de vouloir en faire un maximum "pour profiter", le billet tour du monde vous encourageant implicitement à "shooter du spot" pour vos photos de salon. 2 semaines par ci, 3 semaines par là, auxquelles il faut retirer quelques jours à chaque fois à cause de l'avion (le temps de se poser après l'aterrissage , et de prendre de la marge pour revenir prendre le vol suivant) . "Bon, on a 15 jours, qu'y a-t-il à voir ici?" La réponse risque fort de se trouver dans la rubrique "que faire en 15 jours" du Lonely Planet. Ne pas manquer l'incontournable je ne sais pas quoi, sans parler du grandiose bidule machin. Et vous voilà partis avec votre petit planning tel le lapin blanc dans Alice aux pays des merveilles qui court après le temps... Si j'osais un (gros) raccourci, je dirais que le billet TDM est au voyage ce que le crédit est à la consommation... avec le risque d'avoir eu les yeux plus gros que le ventre!
Certes, je force un peu le trait mais pas tant que ça non plus. Sur la route, nous avons été surpris du nombre de gens correspondant pile poil à ce schéma. Alors chacun voyage bien comme il veut, et si c'est ce style de voyage que vous affectionnez, grand bien vous fasse! Cependant le net regorge de forums et de blogs où tout à chacun prétend chercher un voyage "authentique et qui nous ressemble". Même si cela n'est pas incompatible avec un billet tour du monde, le danger existe bel et bien de vouloir en faire trop.
L'autre effet pervers du billet TDM est le découpage de votre voyage en vacances successives de quelques semaines à chaque fois. L'avion crée une distortion de temps et d'espace qui à tendance à remettre "le compteur à zéro" après chaque atterissage. Pas de transition en douceur, on est catapulté d'une culture à une autre et on atterrit comme on peut à chaque fois. Mais surtout, ce découpage en tronçons successifs restreint l'espace de liberté du voyageur, le circonscrivant à la durée entre 2 vols. On se sent bien quelque part? Impossible d'y rester. On tombe sur un récit de voyage enchanteur à propos d'un pays qui n'est pas sur notre liste? Ça va être compliqué de tout caser dans le planning...
Alors plus les vols sont espacés, plus l'espace de liberté grandira. Mais voilà, la vrai liberté c'est quand même de ne pas avoir d'horizon. Et donc pas de vol prévu. Mettre fin à son voyage soi même est la plus belle des choses, même sur un laps de temps déterminé. Ne pas prévoir, choisir au dernier moment et rechanger ses plans tous les 4 matins, c'est là le plaisir immense à portée de chaque voyageur, encore faut-il ne pas se le gâcher en voulant tout prévoir à l'avance.
A cela s'ajoute que voyager sans avion, c'est re-découvrir l'éloge de la lenteur. Pourquoi prendre l'avion alors que l'on pourrait prendre 1 train, 2 bus, 1 taxi et marcher à pieds une petite heure pour aller je-ne-sais-où? A votre avis, où a t-on le plus de chance de faire de bonnes ou mauvaises rencontres?
Au final?
Vous l'aurez compris, nous ne sommes pas très fans des billets tour du monde! Leur manque de souplesse, leur coût prohibitif et la restriction de liberté en font pour nous un des pire mode de voyage. Nous l'avons découvert en cours de route, affinant par la même occasion notre façon de voyager (qui a été bien différente de ce que nous imaginions au départ). Le but de ce billet à charge n'est pas de dire "les billets tour du monde c'est mal", mais plutôt de vous inciter à vous poser la question "est ce que ce mode de voyage correspond à ma façon de voyager?" Si la réponse est oui, tant mieux pour vous! Si vous avez un doute, abstenez vous... En cas d'erreur (comme dans notre cas), l'addition monte très vite: perte financière, perte de temps, énervement, énergie déployée à se battre contre une boîte noire au lieu de profiter du voyage... Si nous avions lu un tel article avant de partir, nous aurions fait autrement. Donc on l'écrit pour les voyageurs à venir, sait-on jamais, des fois que ça serve à quelqu'un... PS: Si vous voulez un peu plus loin sur le sujet, nous vous recommandons la lecture du livre Vagabonding: An Uncommon Guide to the Art of Long-Term World Travel. L'auteur a aussi un blog: http://www.vagablogging.net/
Ti'Pol
Ce billet est directiment inspiré de notre expérience avec l'agence de voyage en ligne "Zip World". Dans les faits, les billets et l'agence sont étroitement liés, mais il nous semble que certains éléments de fonctionnement sont communs à tous les billets TDM, peu importe le prestataire. Nous voulions vous partager notre avis sur ce système de billets ici. Dans le prochain article nous donnerons notre retour d'expérience sur Zip World.
Au commencement
Une fois la liste des pays établie et les punaises accrochées sur la mappemonde du salon, il est fort probable qu'il vous faille un paquet de ficelle pour relier tous ces points entre eux. Après s'être renseigné sur le prix correspondant à 1 cm de ficelle en bateau cargot ou en avion avec un vol classique, on comprend vite qu'il va falloir trouver une astuce si l'on ne veut pas dépenser 75% de son budget voyage chez Air France... Fort heureusement pour nous, des âmes charitables se sont penchées sur notre cas et ont imaginé une solution parfaite à nos problèmes: le billet tour du monde. Voyons ça de plus près...
Les promesses C'est économique: ramené au nombre de kilomètres parcourus, c'est vrai que le prix peut parfois être vraiment intéressant comparé au prix d'achats cumulés de billets secsC'est simple: on donne son itinéraire prévisionnel à une agence spécialisée, quelques jours plus tard on a un devis tout fait sans passer des heures sur internet à essayer de tout planifier.C'est souple: une modification, un imprévu? Pas de problèmes, on peut changer ses dates (parfois sans frais) et même modifier son itinéraire en cours de voyage! Un petit mail et c'est tout!C'est pratique: un interlocuteur unique pour toutes vos demandes, et encore une fois c'est lui qui se charge de la partie billetterie s'il y a des modifications à effectuer.C'est sécurisant: surtout pour les vols inter-continentaux, on est sûr d'avoir sa place et c'est un problème de moins à gérer en voyage. Et puis en cas de problème, on peut toujours contacter l'agence n'est ce pas?Si avec ça vous n'êtes pas convaincus que le billet TDM est LA solution, je ne sais pas ce qu'il vous faut!
Les faits
Dans les faits, le système "billet TDM" est une grosse boîte noire: à moins d'être un voyageur averti ou "du milieu", c'est difficile d'en connaître exactement tous les rouages. Comment ces agences font elles pour avoir des prix aussi bas? Ce n'est pas par bonté de coeur, il y a forcément une contre partie quelque part. Mais l'information est impossible à trouver. Comment faire pour tester une boîte noire alors? C'est simple, on la stimule en entrée et on regarde la sortie... Nous avons testé pour vous! Les points qui vont suivre sont plus ou moins inspirés de notre propre expérience et de nos analyses ; on peut donc se tromper sur un détail mais on pense avoir à peu près cerné correctement le fonctionnement du système...
Vous êtes un world traveler...
Les agences ne sont en fait pas maitresses de ce qu'elle vous vendent, elles dépendent des compagnies. Par exemple, Zip World pour des voyages en Asie / Océanie utilise Qantas Airlines. Et pour ces compagnies, vous n'êtes pas un voyageur ordinaire. Quand vous regardez sur votre bllet électronique, vous pouvez parfois lire "classe World Traveler" au lieu de la "classe éco" habituelle. Une petite distinction sémantique qui prend tout son sens lorsque vous voulez procéder à quelques modifications de parcours...
Le changement de date par exemple. Une simple formalité pensez vous? Ça dépend. Parce que voyez vous, la compagnie aérienne ça ne l'intéresse pas d'avoir un avion rempli de "world traveler". Elle préfère les simples voyageurs qui pour le même trajet que vous ont payé plus cher! D'ailleurs, à n'en pas douter en cas de surbooking c'est vous qui allez sauter si l'avion est complet lors de l'embarquement... Bref, notre grande amie Qantas (on va parler de ce que l'on connait mais je suis sûr qu'elle n'est ni meilleure ni plus méchante qu'une autre) a son petit quota de world traveler par avion. Et si ce quota est atteint, vous allez avoir un problème pour changer de date car on va vous dire "désolé mais c'est complet". Complet? Vous faites une simulation sur un vol qantas en direct et vous trouvez pléthore de billets disponibles pour toutes les dates que vous voulez... Peut être, mais vous n'y avez pas droit car la compagnie a atteint son quota de World Traveler! Donc on va vous proposer une autre date oui, mais potentiellement assez éloignée de la date de départ (une ou plusieurs semaines). Vous pouvez aussi avoir de la chance, ça dépend forcément du lieu et de la période.
Le cas qui lui est associé est le changement d'itinéraire: on appelle ça le re-routing. Cela permet de modfier son itinéraire en cours de route selon vos envies. Pratique pour rajouter un crochet sur une île du pacifique non? Ça, c'est le cas idéal. Vous rajoutez un aller retour quelque part avant de reprendre le cours "normal" du voyage. Il y a le cas moins idéal, celui où vous comptiez vous rendre en Nouvelle Zélande depuis Singapour (par exemple) mais où vous vous apercevez que vous ne pourrez pas arriver à temps pour prendre votre vol. Du coup vous demandez à votre agence qui demande à Qantas: "c'est possible de partir depuis Bangkok plutôt?". Sauf que la réponse peut être négative, comme ce qui nous est arrivé: "non, vous devez partir de Singapour, il n'y a plus de place à Bangkok". Etonnés, vous faites des simulations pour des vols Bangkok - Singapour - Nouvelle Zélande et vous trouvez plein de vols! Souvenez vous, vous êtes un world traveler, il n'y a plus de place pour vous! Mais vous êtes plein de ressources, et vous constatez que les pays limitrophes sont aussi desservis par Qantas et que vous pouvez rejoindre la Nouvelle Zélande depuis ces aéroports. Sauf que "non, votre statut de World Traveler ne vous permet pas de décoller depuis ces aéroports, il n'y a que Bangkok (qui est complet pour vous) et Singapour". Bien sûr, si vous voulez changer la date de votre vol à Singapour pour vous laisser plus de marge, je vous laisse relire le paragraphe précédent...
A ce moment là, vous vous retrouvez donc avec un billet absolument non modifiable - sauf à décaler de plusieurs semaines. Le problème là dedans, c'est qu'à aucun moment on ne vous a prévenu que peut être "oui on peut toujours changer mais ce n'est pas toujours évident, ne comptez pas trop dessus". Vous découvrez le truc une fois sur place, et la souplesse se transforme en contrainte: peu importe ce que vous aviez prévu, vous devez vous rendre à votre prochain vol en temps et en heure... Pour ceux qui voudraient prendre la tangeante, attendez de lire la suite......
... et un world traveler riche!
Dans le cas où vous ne pouvez ni changer de date ni d'aéroport, vous méditerez profondément sur la souplesse tant vantée par votre agence de voyage... mais ce n'est pas ça qui vous sortira du pétrin pour autant. Vous envisagez donc de faire votre propre rerouting. Si vous ne pouvez pas embarquer sur votre vol Singapour Nouvelle Zélande, vous vous dites que vous pouvez toujours prendre un billet pour la nouvelle Zélande par vos propres moyens depuis là où vous êtes, puis reprendre le fil de votre voyage par la suite. Ça fait repayer un billet, mais a t-on encore le choix? Et bien non! Vos billets sont liés entre eux, c'est à dire que si vous ne vous présentez pas à l'embarquement pour l'un de vos vols, tous les vols restants seront annulés par la compagnie! Et pour le remboursement, faut pas rêver... Donc, vous êtes obligés de prendre votre avion à l'heure dite! Astucieux non?
Trop c'est trop... vous en avez marre de ce système pas souple du tout et vous voulez récupérer votre mise pour les vols non effectués. Après un bref calcul: somme totale - voyages effectués - frais d'annulation, il n'est pas trop tard pour récupérer une partie de son pécule. Héhé, vous faites encore fausse route! Une fois le voyage commencé (donc le 1er vol effectué), le remboursement n'est plus possible (hors cas spéciaux type décès d'un membre de la famille proche, etc...). Libre à vous de ne pas prendre vos vols, mais vous ne récupérerez pas un centime...
Finalement, vous vous dites que la nouvelle Zélande, c'est trop loin, trop compliqué, vous ne voulez plus y aller. Vous demandez donc un changement complet d'itinéraire (il y aura bien un aéroport avec une place de libre pour vous dans les 3 prochains mois quand même...). Vos billets pour la NZ vous avaient coûté 3000€ (exemple estimé), vous imaginez donc que le rerouting vers une destination moins loin et moins énoreuse ne vous coûtera que les frais de dossiers, le nouveau billet étant forcément moins cher que l'ancien. Et bien pas du tout, les 3000€ sont quasi perdus! Pour votre nouveau billet, il faudra le repayer en partie selon un calcul sorti du chapeau que l'on ne connait pas. Pour notre cas, le nouveau billet a quand même été facturé 50% du prix "grand public" que nous aurions eu si on l'avait acheté par nous-même... De plus, je doute fortement que la compagnie aérienne laisse un siège vacant dans un avion. Vous avez donc payé 3000€ (toujours un exemple) pour un billet que vous n'utiliserez pas au final, la compagnie peut donc revendre les sièges au moins au même tarif sinon plus cher, et de votre côté vous lui repayez encore un autre billet pour une autre destination. Le transport aérien, c'est rentable...
Que reste t-il de ces belles promesses?
Pas grand chose... Vous l'aurez compris, ce genre de billet n'est pas souple du tout car cette pseudo souplesse repose sur un mécanisme que vous ne connaissez pas et donc que vous ne pouvez pas anticiper. Bien sûr, un lieu prisé dans des dates prisées est un facteur agravant, mais ce n'est qu'une partie de l'iceberg.
Quant au prix, il restera contenu si vous vous en tenez à votre planning, un re-routing pouvant faire exploser votre budget. En ce qui nous concerne, nous avons payé le double de ce que nous auraient coûté les vols en nous débrouillant nous même à la dernière minute.
Est ce que c'est pratique alors? Quand tout fonctionne bien oui. Parce que justement, avec ce genre de billet vous êtes dans une dépendance totale vis à vis de votre agence, pour le meilleur et pour le pire. Vous ne pouvez pas discuter vous même avec la compagnie aérienne qui propose le vol, l'agence est votre seul lien. Et au final, l'agence n'a pas vraiment de pouvoir, c'est la compagnie qui dicte si oui ou non il y aura des places pour vous. L'agence rajoute donc un intermediaire entre vous et la compagnie, les délais de temps pour les questions réponses s'en trouvant rallongés. Et quand l'agence ne fait pas toujours correctement son boulot, croyez moi on a bien envie de prendre les choses en main par soi-même plutôt que d'attendre une réponse qui arrivera suivant le bon vouloir de la personne en charge de votre dossier... Et nous qui voulions ne pas nous prendre la tête avec les histoires d'avions pendant le voyage, que d'énervements au final!
Reste la simplicité et la sécurité: indéniablement, entre passer 20 minutes à rentrer son itinéraire sur un site web et se coltiner tous les comparateurs de vol de la terre... Donc oui c'est un vrai argument. Cela peut être sécurisant également, mais encore une fois à condition de ne pas toucher à son itinéraire. Regardez également si un numéro 24h/24h à appeler en cas d'urgence est disponible... sinon c'est à vous de gérer tout seul comme un grand en cas de pépin (vécu quand Air France nous a refusé l'embarquement de nos vélos pour le voyage retour si on ne payait pas de frais supplémentaires).
Alors forcément notre jugement a été influencé par notre expérience avec Zip World, mais Zip World fonctionne sur le même principe que les autres agences. Donc à priori, les différences se feront à la marge car ça sera toujours la compagnie aérienne qui aura le dernier mot.
Les implications d'un billet tour du monde
Allez, on oublie toutes ces histoires de world traveler et de gros sous pour se poser quelques questions de fond.
Quel est fondamentalement le but de ce genre de billet? Vous faire manger du "miles" et du "stop". Vous avez vu, plus vous utilisez l'avion et plus ça semble rentable. "Ah ouais, pour 150€ de plus je peux me faire un petit stop à Beijing pour aller voir la muraille de chine, et pour à peine 250€ je peux aussi me rajouter un stop au Népal!". Bref, un bon moyen pour aller prendre une petite photo que vous pourrez afficher dans votre salon à votre retour: "j'ai fais tout ça!".
Génial. Sauf que malheureusement quand on prend un billet tout du monde, c'est que l'on a généralement une date de retour, donc une durée fixe. Et c'est très tentant de vouloir en faire un maximum "pour profiter", le billet tour du monde vous encourageant implicitement à "shooter du spot" pour vos photos de salon. 2 semaines par ci, 3 semaines par là, auxquelles il faut retirer quelques jours à chaque fois à cause de l'avion (le temps de se poser après l'aterrissage , et de prendre de la marge pour revenir prendre le vol suivant) . "Bon, on a 15 jours, qu'y a-t-il à voir ici?" La réponse risque fort de se trouver dans la rubrique "que faire en 15 jours" du Lonely Planet. Ne pas manquer l'incontournable je ne sais pas quoi, sans parler du grandiose bidule machin. Et vous voilà partis avec votre petit planning tel le lapin blanc dans Alice aux pays des merveilles qui court après le temps... Si j'osais un (gros) raccourci, je dirais que le billet TDM est au voyage ce que le crédit est à la consommation... avec le risque d'avoir eu les yeux plus gros que le ventre!
Certes, je force un peu le trait mais pas tant que ça non plus. Sur la route, nous avons été surpris du nombre de gens correspondant pile poil à ce schéma. Alors chacun voyage bien comme il veut, et si c'est ce style de voyage que vous affectionnez, grand bien vous fasse! Cependant le net regorge de forums et de blogs où tout à chacun prétend chercher un voyage "authentique et qui nous ressemble". Même si cela n'est pas incompatible avec un billet tour du monde, le danger existe bel et bien de vouloir en faire trop.
L'autre effet pervers du billet TDM est le découpage de votre voyage en vacances successives de quelques semaines à chaque fois. L'avion crée une distortion de temps et d'espace qui à tendance à remettre "le compteur à zéro" après chaque atterissage. Pas de transition en douceur, on est catapulté d'une culture à une autre et on atterrit comme on peut à chaque fois. Mais surtout, ce découpage en tronçons successifs restreint l'espace de liberté du voyageur, le circonscrivant à la durée entre 2 vols. On se sent bien quelque part? Impossible d'y rester. On tombe sur un récit de voyage enchanteur à propos d'un pays qui n'est pas sur notre liste? Ça va être compliqué de tout caser dans le planning...
Alors plus les vols sont espacés, plus l'espace de liberté grandira. Mais voilà, la vrai liberté c'est quand même de ne pas avoir d'horizon. Et donc pas de vol prévu. Mettre fin à son voyage soi même est la plus belle des choses, même sur un laps de temps déterminé. Ne pas prévoir, choisir au dernier moment et rechanger ses plans tous les 4 matins, c'est là le plaisir immense à portée de chaque voyageur, encore faut-il ne pas se le gâcher en voulant tout prévoir à l'avance.
A cela s'ajoute que voyager sans avion, c'est re-découvrir l'éloge de la lenteur. Pourquoi prendre l'avion alors que l'on pourrait prendre 1 train, 2 bus, 1 taxi et marcher à pieds une petite heure pour aller je-ne-sais-où? A votre avis, où a t-on le plus de chance de faire de bonnes ou mauvaises rencontres?
Au final?
Vous l'aurez compris, nous ne sommes pas très fans des billets tour du monde! Leur manque de souplesse, leur coût prohibitif et la restriction de liberté en font pour nous un des pire mode de voyage. Nous l'avons découvert en cours de route, affinant par la même occasion notre façon de voyager (qui a été bien différente de ce que nous imaginions au départ). Le but de ce billet à charge n'est pas de dire "les billets tour du monde c'est mal", mais plutôt de vous inciter à vous poser la question "est ce que ce mode de voyage correspond à ma façon de voyager?" Si la réponse est oui, tant mieux pour vous! Si vous avez un doute, abstenez vous... En cas d'erreur (comme dans notre cas), l'addition monte très vite: perte financière, perte de temps, énervement, énergie déployée à se battre contre une boîte noire au lieu de profiter du voyage... Si nous avions lu un tel article avant de partir, nous aurions fait autrement. Donc on l'écrit pour les voyageurs à venir, sait-on jamais, des fois que ça serve à quelqu'un... PS: Si vous voulez un peu plus loin sur le sujet, nous vous recommandons la lecture du livre Vagabonding: An Uncommon Guide to the Art of Long-Term World Travel. L'auteur a aussi un blog: http://www.vagablogging.net/
Ti'Pol
Typhon Haiyan aux Philippines English translation pending
Bonjour,
On doit partir samedi pour les philippines, qqu' un a t il des infos sur le typhon qui est annoncé ?
Destination Vietnam English translation pending
Bonjour
J'envisage un voyage en vélo au Vietnam de mi-novembre à mi-décembre 2013.
Quel itinéraire me conseillez-vous sachant que je hais les routes à grande circulation, à défaut je prends les pistes même si je souffre... Ma vitesse est de 70 km par jour si route normale et pas trop montante, elle diminue à 35km sur piste voire moins si mauvaise et dénivelée... Enfin au Vietnam il n'y a pas de col à 5000... En cette période fait-il très froid dans la montagne ? J'ai entendu parler du La 'Ho Chi Minh trail", qu'en pensez-vous ?
Ayant traversé l'Amérique du Sud seule en vélo et en autonomie je n'ai plus peur de rien, ayant compris que la peur de l’étranger est totalement infondée et que le risque (sauf guerre) est le même partout... Je peux donc bivouaquer partout.
Je privilégierais les nuits dans petits hôtels mais j'emmènerais quand même une tente avec moi et mon duvet. Est-ce la bonne saison pour se rendre au Vietnam? Là j'ai vraiment envie de pédaler au soleil, je sature du froid et de la pluie.... Si temps chaud et sec je prendrais la tente légère mais qui ne protège pas de la pluie de chez Carrefour.
Beaucoup de questions, merci de vos réponses.
Françoise
Remboursement Air France English translation pending
Bonjour,
j'ai acheté ce 28 Octobre 2013 un billet Aller-Retour Paris New-York (du 02 Décembre au 16 Décembre 2013) sur le site d'Air France. Ce billet etait (je ne m'en suis rendu compte qu’après achat) non modifiable, non remboursable.
Il se trouve que je ne peux plus faire ce voyage car on m'a proposé un contrat de travail.
j'ai appele Air France et explique ma situation. On me propose de me rembourser a peu pres 90 euros (moins 20 euros si je fais pas ca via internet) sur les 455,19 euros du prix du ticket.
En plus il est impossible de le faire sur le site d'Air France qui ne fonctionne pas. J'ai un message genre: nous n'arrivons pas a retrouver votre dossier.
Je trouve que c'est quand même exagéré car j'avais consulte des forums avec des gens qui avaient le meme type de billet et qui se sont fait rembourses. L’été dernier j'avais annule le même type de billet avec Iberia et j'avais été remboursé intégralement. Un premier conseiller avait refuse et une autre dame avait accepte.
Y a t-il des personnes qui ont été dans la même situation ?
De toutes les façons je n'ai pas encore annulé car je supporte tres mal de récupérer environ 70 euros sur 455. D'autant plus que le meme billet se vendait a 417 euros et j'avais préféré achete sur le site d'Air France pour plus de sécurité en cas de souci.
Merci pour vos éclairages!
L'Alchimie qui nous construit... English translation pending
L'Alchimie qui nous construit...
Voyage...Un mot étrange pour exprimer un fantasme.Mais seulement voilà, "voyage" c'est trop vague, trop vaste.Le fantasme lui, ne se focalise que sur une pensée, une image, un ressenti...un désir. Le mien est apparut alors qu'un incendie d'un amour mal consumé avait fait place dans mon cœur à un désert fertile prêt-à-être ensemencé.Les premières graines furent:lagons, cocotiers et autres volcans.A ne pas s'y tromper, mon fantasme était né:
L'île!!!
Comment ne pas y voir là la métaphore d'une prison dorée, bien protégée par ses lagons, des bienfaits de ses cocotiers et de la toute puissance de son Saint-Dieu Protecteur:Vulcanus.Ses trois la m'apparaissaient comme parfaits désignés volontaires pour me garantir une fuite idéale, de celles qui font oublier les âpres du passé.
Résumons...
Faire se déplacer le corps pour chercher l'esprit, l'exotisme mental;car c'est de cela dont il s'agit.On à beau gravir les sommets, traverser les rivières et braver les tempêtes, on tourne quand-même autour du pot:
Soi-même.
Alors, faire se déplacer le corps pour chercher l'esprit, oui...mais...pourquoi donc vouloir partir loin?Il suffirait peut-être de seulement changer de ville, aller chez mon frère par exemple.Cela ne s’avéra pourtant pas suffisant, mais pourquoi?Que rechercher à travers le fantasme?Après 10 ans de recul, une petite idée me viens à l’esprit.En effet, depuis, le désert à fait place à une petite forêt, que je veux primaire et subtropicale humide car elle aussi fait partie de mon fantasme.Néanmoins, elle n'est pas encore assez dense pour que je n'aperçoive plus ces satanés grains de sable qui constituaient autrefois le glas de ma première vie. Ainsi je me souviens...
Au commencement, ce que je croyais d'abord être une fuite, c'est rapidement transformé en exutoire.Le Fantasme nous grise, nous brûle, d'aucun eut appelé cela le rêve d'Icare, allégorie que je trouve par ma foi assez bien approprié au Fantasme, ou en tout cas, dans la quête de sa réalisation. Malgré cela, une fois revenu sur terre, et au mot terre, veuillez comprendre "retour au pays", on sent bien que la graine voudrais germer, mais qu'il faut bien s'avouer que la couche de sable était bien plus épaisse que l'on ne l'avait préjugé.Du coup la jouissance cède bien vite sa place à la douleur tout en laissant présager qu'un autre voyage s’avérera, peut-être nécessaire, et autant que faire se peut, le plus rapidement possible! Me voilà donc assujetti à mon Fantasme, qui, et ce dès la première dose, m'avait rendu totalement addicte.
Mais pourquoi?
Beaucoup de gens voyagent, ou se déplacent dirons-nous.En reviennent-ils transformés?Était-ce les lagons, les cocotiers ou bien encore les volcans qui m'ont touché?Je ne crois pas...ou du moins, pas seulement.Non, tout cela est en fait, je le pense, bien plus complexe.
Attendez...
N'y a-t'il pas un terme pour désigner une harmonie, une équation parfaite...
ALCHIMIE!!!!
C'est donc cela!!!Le mot est lâché!!Je cours après une Alchimie!!Cette même dernière qui, et je m'en persuade, me fera pousser dans le cœur la fameuse forêt primaire et subtropicale humide dont je rêve tant!!Mais la quête ne s'annonce pas simple....
Voyons...
Il me faudra alors plusieurs éléments, et purs de surcroit si je veux obtenir une Alchimie de bonne qualité.Mais comment faire, où chercher?Devrai-je décider de tout, ou pourrai-je m'en remettre aux hasards de la Vie?Peut-être choisira-t'on pour moi, ou bien encore des évidences apparaitront?
Comment savoir...
Étrange est le Fantasme...D'autant plus s'il s'agit d'un fantasme d'alchimie.Tout se met en place, s'assemble, se profile comme une route, un chemin dont on ne connait pas forcement la destination mais qui nous méne à quelque chose de concret, antinomique au Fantasme par ailleurs, pour aboutir finalement à ce que l'on avait désiré.
Étrange vous-dis-je....
Des rencontres.Voilà un des premiers élément je crois. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, les rencontres c'est d'abord l'inconnue.Une entité qui nous amène à réfléchir pour peu que l'on veuille bien s'ouvrir.
Arrêtons-nous un instant....Voilà un des facteur clé du voyage.car même si l'on décide de partir seul, c'est soi-même que l'on rencontrera.Serait-ce donc pour cela que l'on voyage?Pour se rencontrer?Certes, mais alors à quoi bon vouloir partir si loin?La question demeure...
Je peux rencontrer mon voisin, même si j'avoue n'avoir rencontré que peu de voisin enclin au partage de mon Fantasme, mais pourquoi pas...Ma famille alors...une course de haie que je n'arriverai pas à finir.Je sais les gens assez frileux lorsqu'il s'agit de fantasmer.Emprisonnés dans des certitudes d'impossibilités, horizons bouchés par un systéme de pensé qui se veut dogmatique et non exotique.Cela n'explique pourtant pas tout. J'ai longtemps réfléchi aux moralisateurs, aux âmes bien-pensantes, aux utopistes;oui aux utopistes qui commencent leurs phrases par cette sempiternelle association de mots qui me révulse au plus profond de moi à chaque fois qu'on la prononce:
" Tu sais, la vie c'est comme ça, tu verras..."
Mais la voilà l'utopie!! Qui définit la Vie?Dans quel espace-temps?Ces esprits là se construisent des excuses toutes désignées, reléguées parfois de génération en génération reprenant d'une voix grave et solennelle, un discours bien entendu:
" Mon fils, toute ta vie sera sous le joug d'un empirisme déprimant.Ainsi moi aussi j'ai fantasmé, mais crois-moi, l'Alchimie est impossible."
A suivre...
Voyage...Un mot étrange pour exprimer un fantasme.Mais seulement voilà, "voyage" c'est trop vague, trop vaste.Le fantasme lui, ne se focalise que sur une pensée, une image, un ressenti...un désir. Le mien est apparut alors qu'un incendie d'un amour mal consumé avait fait place dans mon cœur à un désert fertile prêt-à-être ensemencé.Les premières graines furent:lagons, cocotiers et autres volcans.A ne pas s'y tromper, mon fantasme était né:
L'île!!!
Comment ne pas y voir là la métaphore d'une prison dorée, bien protégée par ses lagons, des bienfaits de ses cocotiers et de la toute puissance de son Saint-Dieu Protecteur:Vulcanus.Ses trois la m'apparaissaient comme parfaits désignés volontaires pour me garantir une fuite idéale, de celles qui font oublier les âpres du passé.
Résumons...
Faire se déplacer le corps pour chercher l'esprit, l'exotisme mental;car c'est de cela dont il s'agit.On à beau gravir les sommets, traverser les rivières et braver les tempêtes, on tourne quand-même autour du pot:
Soi-même.
Alors, faire se déplacer le corps pour chercher l'esprit, oui...mais...pourquoi donc vouloir partir loin?Il suffirait peut-être de seulement changer de ville, aller chez mon frère par exemple.Cela ne s’avéra pourtant pas suffisant, mais pourquoi?Que rechercher à travers le fantasme?Après 10 ans de recul, une petite idée me viens à l’esprit.En effet, depuis, le désert à fait place à une petite forêt, que je veux primaire et subtropicale humide car elle aussi fait partie de mon fantasme.Néanmoins, elle n'est pas encore assez dense pour que je n'aperçoive plus ces satanés grains de sable qui constituaient autrefois le glas de ma première vie. Ainsi je me souviens...
Au commencement, ce que je croyais d'abord être une fuite, c'est rapidement transformé en exutoire.Le Fantasme nous grise, nous brûle, d'aucun eut appelé cela le rêve d'Icare, allégorie que je trouve par ma foi assez bien approprié au Fantasme, ou en tout cas, dans la quête de sa réalisation. Malgré cela, une fois revenu sur terre, et au mot terre, veuillez comprendre "retour au pays", on sent bien que la graine voudrais germer, mais qu'il faut bien s'avouer que la couche de sable était bien plus épaisse que l'on ne l'avait préjugé.Du coup la jouissance cède bien vite sa place à la douleur tout en laissant présager qu'un autre voyage s’avérera, peut-être nécessaire, et autant que faire se peut, le plus rapidement possible! Me voilà donc assujetti à mon Fantasme, qui, et ce dès la première dose, m'avait rendu totalement addicte.
Mais pourquoi?
Beaucoup de gens voyagent, ou se déplacent dirons-nous.En reviennent-ils transformés?Était-ce les lagons, les cocotiers ou bien encore les volcans qui m'ont touché?Je ne crois pas...ou du moins, pas seulement.Non, tout cela est en fait, je le pense, bien plus complexe.
Attendez...
N'y a-t'il pas un terme pour désigner une harmonie, une équation parfaite...
ALCHIMIE!!!!
C'est donc cela!!!Le mot est lâché!!Je cours après une Alchimie!!Cette même dernière qui, et je m'en persuade, me fera pousser dans le cœur la fameuse forêt primaire et subtropicale humide dont je rêve tant!!Mais la quête ne s'annonce pas simple....
Voyons...
Il me faudra alors plusieurs éléments, et purs de surcroit si je veux obtenir une Alchimie de bonne qualité.Mais comment faire, où chercher?Devrai-je décider de tout, ou pourrai-je m'en remettre aux hasards de la Vie?Peut-être choisira-t'on pour moi, ou bien encore des évidences apparaitront?
Comment savoir...
Étrange est le Fantasme...D'autant plus s'il s'agit d'un fantasme d'alchimie.Tout se met en place, s'assemble, se profile comme une route, un chemin dont on ne connait pas forcement la destination mais qui nous méne à quelque chose de concret, antinomique au Fantasme par ailleurs, pour aboutir finalement à ce que l'on avait désiré.
Étrange vous-dis-je....
Des rencontres.Voilà un des premiers élément je crois. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, les rencontres c'est d'abord l'inconnue.Une entité qui nous amène à réfléchir pour peu que l'on veuille bien s'ouvrir.
Arrêtons-nous un instant....Voilà un des facteur clé du voyage.car même si l'on décide de partir seul, c'est soi-même que l'on rencontrera.Serait-ce donc pour cela que l'on voyage?Pour se rencontrer?Certes, mais alors à quoi bon vouloir partir si loin?La question demeure...
Je peux rencontrer mon voisin, même si j'avoue n'avoir rencontré que peu de voisin enclin au partage de mon Fantasme, mais pourquoi pas...Ma famille alors...une course de haie que je n'arriverai pas à finir.Je sais les gens assez frileux lorsqu'il s'agit de fantasmer.Emprisonnés dans des certitudes d'impossibilités, horizons bouchés par un systéme de pensé qui se veut dogmatique et non exotique.Cela n'explique pourtant pas tout. J'ai longtemps réfléchi aux moralisateurs, aux âmes bien-pensantes, aux utopistes;oui aux utopistes qui commencent leurs phrases par cette sempiternelle association de mots qui me révulse au plus profond de moi à chaque fois qu'on la prononce:
" Tu sais, la vie c'est comme ça, tu verras..."
Mais la voilà l'utopie!! Qui définit la Vie?Dans quel espace-temps?Ces esprits là se construisent des excuses toutes désignées, reléguées parfois de génération en génération reprenant d'une voix grave et solennelle, un discours bien entendu:
" Mon fils, toute ta vie sera sous le joug d'un empirisme déprimant.Ainsi moi aussi j'ai fantasmé, mais crois-moi, l'Alchimie est impossible."
A suivre...
18 jours en Californie entre montagnes et océan English translation pending
Ayant eu de l'aide pour la préparation de mon voyage de votre part je me dis qu'il serait bon de vous faire partager le déroulement de celui-ci. Ça me permettra de me remémorer aussi ce voyage encore très frais. Bon face à tous les comptes rendus de voyage dans l'ouest je doute que celui-ci ait un intérêt phénoménal mais il aura peut être la seule originalité de ne se concentrer que sur la Californie pour un premier voyage dans cette partie des États-Unis.
Le but était de profiter de la côte, des parcs californiens, de découvrir un peu des endroits au calme et de finir tranquillement à San Francisco. Voici le programme prévu avant de partir :
Journée 0 Atterrissage à SF, SF -> Inverness Journée 1 Point Reyes : Rando Tomales Point at Point Reyes National Seashore 16km (dans le meilleur des cas 09h-13h) Point Reyes -> Little River Journée 2 Mendocino -> Humboldt Redwoods SP Petits trails : Homestead Big Tree Loop, Big Tree Area, Rockfeller Loop Nuit en camping Albee Campground ou un Environmental Camp Journée 3 Encore quelques petits trails (1, 2 miles) pas le temps pour une grande rando. Avenue of The Giants. Humboldt Redwoods SP -> Sonoma Journée 4 Sonoma -> Yosemite Valley Petits trails dans la vallée Nuit au backpackers camp Journée 5 Rando : montée du Panorama trail, Glacier Point, Sentinel Dome, Taft Point (~16km) Bivouac aux alentours de Taft Point Journée 6 Descendre par Pohono Trail jusqu'à Tunnel View (~14km) Vallée -> Porcupine Flat Campground Journée 7 Rando : Cathedral lakes (~12km) Cathedral Lakes -> Bodie Visite Bodie Bodie -> Mono Lake Mono Lake -> Alentours de Mammoth Lakes Journée 8 Rando : un bout de Little Lake Valley Rock Creek Lake -> Big Pine Ancient Bristlecone Pine Forest Big Pine -> Death Valley par Death Valley Rd, Eureka Dunes Eureka Dunes Nuit à Eureka Dunes Dry Camp Journée 9 Eureka Dunes -> Ubehebe Crater Ubehebe Crater -> Badwater Scotty's Castle, Badwater, Artist Drive, Devil Gulf Course, Golden Canyon, Zabriskie Point, Dantes View ? Salt Creek ? Nuit à Furnace Creek Journée 10 Des choses pas vues la veille Alabama Hills Furnace Creek -> Mojave Petites balades à Red Rock Canyon SP Journée 11 Mojave -> Sequoia NP Big Trees Trail enchaîné du Wolverton Cutoff Loop (~15km). Camping à Grant Grove Journée 12 Petit tour à Kings Canyon Zumwalt Meadow, un bout du Copper Creek Trail Kings Canyon -> San Simeon Journée 13 San Siemon -> Monterey Journée 14 Monterey -> SF Drop off de la voiture Journée 15, 16, 17 SF Départ le J18 à 15h
Nous sommes partis du 25 Septembre au 14 Octobre en couple et voici le récit de notre voyage :
Jour 1 (25/09/13)
Atterrissage à San Francisco à 13h après un vol sans problème. Ici commence la partie la moins fun du voyage, mais bon elle se place juste au début c'est un moindre mal. Près d'une heure de queue pour l'immigration, une queue énorme pour récupérer la voiture chez Dollar, bon au final environ une heure également.
15h on décolle avec notre Jeep Liberty toute blanche. Passage à San Bruno pour aller au Sears et faire quelques achats, glacière, oreillers... On décide de s'arrêter à Twin Peaks dès à présent pour avoir un aperçu de SF. C'est plutôt mignon, on n'est pas tout seul tout seul et il y a pas mal de vent mais c'est un premier coup d'oeil agréable. Il fait beau.


Direction Point Reyes, on traverse SF pour prendre le pont, là c'est moins rigolo, ça bouchonne sévèrement après le pont. Je me disais qu'on aurait pu faire un stop dans le Golden Gate National Recreation Area mais j'ai aucune idée de comment y aller et on perd déjà beaucoup de temps dans les bouchons donc on va aller directement à Inverness.
On bifurque donc sur la 1, les paysages sont sympas, il n'y a personne sur la route, ce n'est pas désagréable comme arrivée en Californie. La route nous prend pas mal de temps et il n'est pas tôt mais ça nous permet d'observer le coucher de soleil sur l'océan.

Ce qui est très agréable mais par contre ça veut dire qu'il va faire nuit dans peu de temps, ce qui induit deux choses : 1. le paysage on ne le verra plus et 2. il sera plus complexe de rallier notre destination perdue dans les hauteurs du petit village d'Inverness. Et en effet on est à l'affut du moindre panneau de nom de rue mais ça ne s'avère pas si compliqué, on arrive donc dans une petite rue perdue dans la forêt, l'éclairage public est quasi inexistant. Nous sommes accueilli par un couple de séniors, Mary et Jim qui nous font nous sentir comme chez nos grands parents. "Vous devez avoir faim, venez à table" à peine arrivé. Nous goûtons le vin que Jim produit lui même, il n'a pas de vignobles mais se fournit dans la région. Premier contact avec le vin californien, ce n'est pas si mal. Ce sont réellement des gens très sympathiques et très chaleureux. Le passage est rapide, le dodo pas très tard nous devons repartir le lendemain pour se balader à Tomales Point. Un diner, des conversations sympas, un petit déjeuner voila ce que nous avons partagé avec nos hôtes qui nous disent encore que nous pouvons repasser après notre balade, nous faire un sandwich ou autre. Des gens gentils avant tout.
Jour 2 (26/09/13)
Bizarrement on ne se lève pas tôt, le décalage a l'air d'être assimilé dès la première nuit. Bon c'est peut être parce qu'on s'est réveillé au milieu de la nuit à cause de Merckx l'un des deux gros chiens qui s'est dit qu'il était grand temps d'aboyer à la mort. Allez savoir. Toujours est-il que je m'attendais à commencer mes journées bien plus tôt, bon pas grave j'ai bien dormi. Après une douche, un petit déjeuner et nos adieux à nos hôtes direction la pointe nord ouest de Point Reyes. Au passage on croise des ranchs historiques et plein de grosses vaches. Les paysages qui nous entourent sont très secs, végétation brûlée, un dégradé de jaune et de marron. C'est nouveau pour nous et plutôt joli. Rien comparé à ce qui nous attendra plus tard.
10h on se gare au parking en face du Pierce Point Ranch, il n'y a pas grand monde, une ou deux voitures. C'est parti pour 8km pour aller jusqu'à la pointe sur un terrain relativement plat, aucune difficultés donc. La première partie du chemin suit bien la côte, on voit la plage en contrebas. Après environ deux kilomètres première rencontre avec les elks, les cervidés qui se rapprochent un peu des rennes, on est content, ils sont quatre et peureux. Mais en fait on va en croiser des dizaines un peu partout et moins peureux, c'était prévu puisqu'ils ne bougent pas de cet endroit mais bon on ne sait jamais. Ils sont donc bien là, en effet.

La balade est agréable mais pas non plus inoubliable, de jolis cyprès vers la moitié de la randonnée. Le bon point est que l'on ne croise personne, une personne à vrai dire.

On arrive au bout de la rando en à peu près une heure et demie et là et bien c'est la fin de la terre, falaises, oiseaux, c'est mignon.


On en profite une demie heure et on repart en sens inverse pour 8km. Cette fois-ci on croise pas mal de monde, étonnement. Des randonneurs, jeunes et vieux, des joggeurs par petite dizaine. Bizarrement en général les randos où il faut se retaper le même chemin au retour sont un peu monotone en sens inverse, là j'apprécie encore plus le décor. C'est une autre vision de la même randonnée, donc plutôt sympa. On s'arrête au Pierce Point Ranch pour regarder un peu les vieilles bâtisses et on prend la direction de Point Reyes Station pour faire quelques courses et pique niquer sur place. On ne voit pas grand chose de ce petit village mais c'est agréable de le traverser rapidement néanmoins.

Il doit être pas loin de 15h lorsque l'on reprend la route. Au programme remontée de la côte jusqu'à Little River. Il va sans dire que l'on n'a pas le temps de faire de longs arrêts dans un state park ou autres sur la route, la nuit arrivera vite. Mais on a tout de même le temps de profiter de ce paysage côtier merveilleux, de faire quelques petits arrêts contemplatifs ainsi que photographiques. C'est venteux, l'océan est puissant, la côte écharpée, ça monte, ça descends, pas grand monde sur la route, pas de villes sur la route. Simplement une très belle route.


On a encore droit à un coucher de soleil sur l'océan et on arrive vers 19h30 dans le noir le plus complet dans le fin fond de Little River.

Pas facile de trouver le bon numéro sans éclairage public et avec ces chiffres à rallonge... "Ah c'était là", "Là ici celui que l'on vient de passer ?", "Oui". On se fait klaxonner, la voiture se met à nos côtés, on baisse la fenêtre, "Vous êtes les couchsurfers de Paris ?" "C'est ici". Cool, c'est bien là. On se gare et notre jeune hôte nous accueille avec un gros hug. Il nous fait faire un petit tour de la propriété, du potager avec énormément de légumes. Nous voila dans un endroit totalement déconcertant tout en restant plus qu'agréable parmi des gens que certains pourraient qualifier de hippies (un peu mais pas trop), ici vit une petite communauté de 6-7 personnes dans 3 bâtiments différents mais chacun vaque à ses occupations. En tous les cas le rapport à la terre et à la nature est très fort d'après les échanges que nous avons avec Carson notre hôte. Il nous explique que bon ils vivent un peu à leur rythme, qu'il s'est retrouvé ici via un site de mise en relation d'"organic farmers" (ça doit être WWOOF). La petite maison est juste fantastique, une belle pièce à vivre, comprenant une grande cuisine salle à manger, un salon avec tonnes d'instruments de musique, très chaleureux comme ambiance.
Le début de soirée servira à faire connaissance autour d'un bon repas organique, à part le riz tout provient du jardin, le tout accompagné de bonne musique. Un moment sympa en somme, ces gens sont très ouvert malgré un mode de vie totalement différent du notre. Steven, le propriétaire de la maison arrive vers la fin du repas, il mange à son tour, on discute de chose et d'autres. De la Californie, de notre voyage, de sa maison... Au cours de cette discussion il en vient à nous conseiller de ne pas tirer jusqu'à Humboldt mais plutôt d'aller à Montgomery Woods ce qui nous fera gagner pas mal de temps si notre but n'était que de voir des arbres. Il nous vend l'endroit comme pas mal reclus, agréable à visiter pas comme les parcs plus au nord. Je me dis que ce n'est peut être pas une mauvaise idée, il faut juste changer un peu le programme mais en soit c'est une idée à prendre en compte. J'envoie donc un message aux personnes chez qui nous devions rester à Sonoma pour voir si nous pouvons venir un jour en avance.
Après diner nous regardons tous ensemble un documentaire un peu perché sur télescope Hubble, Steven et Carson se crame un joint, probablement organique. On va au lit content de ces rencontres.
Le but était de profiter de la côte, des parcs californiens, de découvrir un peu des endroits au calme et de finir tranquillement à San Francisco. Voici le programme prévu avant de partir :
Journée 0 Atterrissage à SF, SF -> Inverness Journée 1 Point Reyes : Rando Tomales Point at Point Reyes National Seashore 16km (dans le meilleur des cas 09h-13h) Point Reyes -> Little River Journée 2 Mendocino -> Humboldt Redwoods SP Petits trails : Homestead Big Tree Loop, Big Tree Area, Rockfeller Loop Nuit en camping Albee Campground ou un Environmental Camp Journée 3 Encore quelques petits trails (1, 2 miles) pas le temps pour une grande rando. Avenue of The Giants. Humboldt Redwoods SP -> Sonoma Journée 4 Sonoma -> Yosemite Valley Petits trails dans la vallée Nuit au backpackers camp Journée 5 Rando : montée du Panorama trail, Glacier Point, Sentinel Dome, Taft Point (~16km) Bivouac aux alentours de Taft Point Journée 6 Descendre par Pohono Trail jusqu'à Tunnel View (~14km) Vallée -> Porcupine Flat Campground Journée 7 Rando : Cathedral lakes (~12km) Cathedral Lakes -> Bodie Visite Bodie Bodie -> Mono Lake Mono Lake -> Alentours de Mammoth Lakes Journée 8 Rando : un bout de Little Lake Valley Rock Creek Lake -> Big Pine Ancient Bristlecone Pine Forest Big Pine -> Death Valley par Death Valley Rd, Eureka Dunes Eureka Dunes Nuit à Eureka Dunes Dry Camp Journée 9 Eureka Dunes -> Ubehebe Crater Ubehebe Crater -> Badwater Scotty's Castle, Badwater, Artist Drive, Devil Gulf Course, Golden Canyon, Zabriskie Point, Dantes View ? Salt Creek ? Nuit à Furnace Creek Journée 10 Des choses pas vues la veille Alabama Hills Furnace Creek -> Mojave Petites balades à Red Rock Canyon SP Journée 11 Mojave -> Sequoia NP Big Trees Trail enchaîné du Wolverton Cutoff Loop (~15km). Camping à Grant Grove Journée 12 Petit tour à Kings Canyon Zumwalt Meadow, un bout du Copper Creek Trail Kings Canyon -> San Simeon Journée 13 San Siemon -> Monterey Journée 14 Monterey -> SF Drop off de la voiture Journée 15, 16, 17 SF Départ le J18 à 15h
Nous sommes partis du 25 Septembre au 14 Octobre en couple et voici le récit de notre voyage :
Jour 1 (25/09/13)
Atterrissage à San Francisco à 13h après un vol sans problème. Ici commence la partie la moins fun du voyage, mais bon elle se place juste au début c'est un moindre mal. Près d'une heure de queue pour l'immigration, une queue énorme pour récupérer la voiture chez Dollar, bon au final environ une heure également.
15h on décolle avec notre Jeep Liberty toute blanche. Passage à San Bruno pour aller au Sears et faire quelques achats, glacière, oreillers... On décide de s'arrêter à Twin Peaks dès à présent pour avoir un aperçu de SF. C'est plutôt mignon, on n'est pas tout seul tout seul et il y a pas mal de vent mais c'est un premier coup d'oeil agréable. Il fait beau.


Direction Point Reyes, on traverse SF pour prendre le pont, là c'est moins rigolo, ça bouchonne sévèrement après le pont. Je me disais qu'on aurait pu faire un stop dans le Golden Gate National Recreation Area mais j'ai aucune idée de comment y aller et on perd déjà beaucoup de temps dans les bouchons donc on va aller directement à Inverness.
On bifurque donc sur la 1, les paysages sont sympas, il n'y a personne sur la route, ce n'est pas désagréable comme arrivée en Californie. La route nous prend pas mal de temps et il n'est pas tôt mais ça nous permet d'observer le coucher de soleil sur l'océan.

Ce qui est très agréable mais par contre ça veut dire qu'il va faire nuit dans peu de temps, ce qui induit deux choses : 1. le paysage on ne le verra plus et 2. il sera plus complexe de rallier notre destination perdue dans les hauteurs du petit village d'Inverness. Et en effet on est à l'affut du moindre panneau de nom de rue mais ça ne s'avère pas si compliqué, on arrive donc dans une petite rue perdue dans la forêt, l'éclairage public est quasi inexistant. Nous sommes accueilli par un couple de séniors, Mary et Jim qui nous font nous sentir comme chez nos grands parents. "Vous devez avoir faim, venez à table" à peine arrivé. Nous goûtons le vin que Jim produit lui même, il n'a pas de vignobles mais se fournit dans la région. Premier contact avec le vin californien, ce n'est pas si mal. Ce sont réellement des gens très sympathiques et très chaleureux. Le passage est rapide, le dodo pas très tard nous devons repartir le lendemain pour se balader à Tomales Point. Un diner, des conversations sympas, un petit déjeuner voila ce que nous avons partagé avec nos hôtes qui nous disent encore que nous pouvons repasser après notre balade, nous faire un sandwich ou autre. Des gens gentils avant tout.
Jour 2 (26/09/13)
Bizarrement on ne se lève pas tôt, le décalage a l'air d'être assimilé dès la première nuit. Bon c'est peut être parce qu'on s'est réveillé au milieu de la nuit à cause de Merckx l'un des deux gros chiens qui s'est dit qu'il était grand temps d'aboyer à la mort. Allez savoir. Toujours est-il que je m'attendais à commencer mes journées bien plus tôt, bon pas grave j'ai bien dormi. Après une douche, un petit déjeuner et nos adieux à nos hôtes direction la pointe nord ouest de Point Reyes. Au passage on croise des ranchs historiques et plein de grosses vaches. Les paysages qui nous entourent sont très secs, végétation brûlée, un dégradé de jaune et de marron. C'est nouveau pour nous et plutôt joli. Rien comparé à ce qui nous attendra plus tard.
10h on se gare au parking en face du Pierce Point Ranch, il n'y a pas grand monde, une ou deux voitures. C'est parti pour 8km pour aller jusqu'à la pointe sur un terrain relativement plat, aucune difficultés donc. La première partie du chemin suit bien la côte, on voit la plage en contrebas. Après environ deux kilomètres première rencontre avec les elks, les cervidés qui se rapprochent un peu des rennes, on est content, ils sont quatre et peureux. Mais en fait on va en croiser des dizaines un peu partout et moins peureux, c'était prévu puisqu'ils ne bougent pas de cet endroit mais bon on ne sait jamais. Ils sont donc bien là, en effet.

La balade est agréable mais pas non plus inoubliable, de jolis cyprès vers la moitié de la randonnée. Le bon point est que l'on ne croise personne, une personne à vrai dire.

On arrive au bout de la rando en à peu près une heure et demie et là et bien c'est la fin de la terre, falaises, oiseaux, c'est mignon.


On en profite une demie heure et on repart en sens inverse pour 8km. Cette fois-ci on croise pas mal de monde, étonnement. Des randonneurs, jeunes et vieux, des joggeurs par petite dizaine. Bizarrement en général les randos où il faut se retaper le même chemin au retour sont un peu monotone en sens inverse, là j'apprécie encore plus le décor. C'est une autre vision de la même randonnée, donc plutôt sympa. On s'arrête au Pierce Point Ranch pour regarder un peu les vieilles bâtisses et on prend la direction de Point Reyes Station pour faire quelques courses et pique niquer sur place. On ne voit pas grand chose de ce petit village mais c'est agréable de le traverser rapidement néanmoins.

Il doit être pas loin de 15h lorsque l'on reprend la route. Au programme remontée de la côte jusqu'à Little River. Il va sans dire que l'on n'a pas le temps de faire de longs arrêts dans un state park ou autres sur la route, la nuit arrivera vite. Mais on a tout de même le temps de profiter de ce paysage côtier merveilleux, de faire quelques petits arrêts contemplatifs ainsi que photographiques. C'est venteux, l'océan est puissant, la côte écharpée, ça monte, ça descends, pas grand monde sur la route, pas de villes sur la route. Simplement une très belle route.


On a encore droit à un coucher de soleil sur l'océan et on arrive vers 19h30 dans le noir le plus complet dans le fin fond de Little River.

Pas facile de trouver le bon numéro sans éclairage public et avec ces chiffres à rallonge... "Ah c'était là", "Là ici celui que l'on vient de passer ?", "Oui". On se fait klaxonner, la voiture se met à nos côtés, on baisse la fenêtre, "Vous êtes les couchsurfers de Paris ?" "C'est ici". Cool, c'est bien là. On se gare et notre jeune hôte nous accueille avec un gros hug. Il nous fait faire un petit tour de la propriété, du potager avec énormément de légumes. Nous voila dans un endroit totalement déconcertant tout en restant plus qu'agréable parmi des gens que certains pourraient qualifier de hippies (un peu mais pas trop), ici vit une petite communauté de 6-7 personnes dans 3 bâtiments différents mais chacun vaque à ses occupations. En tous les cas le rapport à la terre et à la nature est très fort d'après les échanges que nous avons avec Carson notre hôte. Il nous explique que bon ils vivent un peu à leur rythme, qu'il s'est retrouvé ici via un site de mise en relation d'"organic farmers" (ça doit être WWOOF). La petite maison est juste fantastique, une belle pièce à vivre, comprenant une grande cuisine salle à manger, un salon avec tonnes d'instruments de musique, très chaleureux comme ambiance.
Le début de soirée servira à faire connaissance autour d'un bon repas organique, à part le riz tout provient du jardin, le tout accompagné de bonne musique. Un moment sympa en somme, ces gens sont très ouvert malgré un mode de vie totalement différent du notre. Steven, le propriétaire de la maison arrive vers la fin du repas, il mange à son tour, on discute de chose et d'autres. De la Californie, de notre voyage, de sa maison... Au cours de cette discussion il en vient à nous conseiller de ne pas tirer jusqu'à Humboldt mais plutôt d'aller à Montgomery Woods ce qui nous fera gagner pas mal de temps si notre but n'était que de voir des arbres. Il nous vend l'endroit comme pas mal reclus, agréable à visiter pas comme les parcs plus au nord. Je me dis que ce n'est peut être pas une mauvaise idée, il faut juste changer un peu le programme mais en soit c'est une idée à prendre en compte. J'envoie donc un message aux personnes chez qui nous devions rester à Sonoma pour voir si nous pouvons venir un jour en avance.
Après diner nous regardons tous ensemble un documentaire un peu perché sur télescope Hubble, Steven et Carson se crame un joint, probablement organique. On va au lit content de ces rencontres.
Recherche des idées de visites (Italie, Malte) English translation pending
Bonjours à tous,
Nous repartons le 1° décembre en croisière sur le "grand Holiday" 12 jours en méditerranée avec escales à Savone-Rome-La Spézia-Naples-Palerme-La Valette-Tunis-Palma de Majorque-Barcelone.
Le navire faisant escale de 8h à 22h à Savone! Qu'il y a t'il à voir? qui peut nous indiquer des idées de visites, bons plans etc...sans passer par les excursions proposées à bord! de même pour La Spézia (à combien de kms de Florence) et pour La Valette où nous ferons escale que de 13h à 19h! que faut' il voir absolument en priorité (monuments, musées , etc...) si vous partez sur cette même croisière, nous pouvons partager les frais de co-voiturage (taxis etc...)
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Résumé des visites alternatives suite à la fermeture des parcs nationaux due au "shutdown" English translation pending
Hello à ts les voyageurs présentement ds l'ouest américain,
J'ai essayé de faire un condensé des visites possibles malgré le shutdown. Je n'ai certainement pas pensé à tout; et je n'ai repris que certaines régions S'aider de http://www.ouestusa.fr/ pour trouver ttes les infos utiles
Alternatives à Zion : Snow Canyon Yant Flat Red Cliffs Little Finland Water Canyon /White Domes Coral Pink Sand Dunes Kanarra Creek À Kanab: Frontier Movie Town (reconstitution d’une ville western) À Rockville: Grafton ghost town Sur la route 9: départ de différentes randos (comme Many Pools, Progeny Peak voir http://www.zionnational-park.com/map-zion-topo.h...
Près de Bryce : Red Canyon ? (peut-être) Willis Creek (sur la Skutumpah Rd) Kodachrom Basin SP (à l’entrée de la CCR) La piste CCR (avec Grosvenor Arch, Yellow Rock, Red Top notamment) si elle est ré-ouverte depuis les intempéries
Région de Page: Old Paria Toadstool Hoodoos Nautilus Sites desservis sur la House Rock Valley Rd (Edmaiers Secret, Buckskin Gulch, White Pocket + CBS, Paw Hole, CBN pour les personnes en possession d'un permis - de nouveaux permis ne sont plus délivrés durant le shutdown-) White Rocks, Wahweap Hoodoos, Sidestep Canyon Nipple Bench/Alstrom Point Stud Horse Point Bateau, baignade, rafting, jet ski au lac Powell + survol en avion Horseshoe Bend Antelope Canyon WaterHoles Canyon + Great Wall Trio de slots canyons avec http://www.hummeradventures.net/ Au sud: région de Lee’s Ferry/Cathedral Wash trail / Cliff Dwellers Encore plus au sud (entre Page et Grand Canyon): région de Tuba City (Dinosaur tracks, boutique d'artisanat amérindien à Moenkopi, Coal Mine Canyon, villages Hopi, Hopi Cultural center)
Région d’Escalante: Sites desservis sur la HITRR (Devil’s Garden, Zebra slot canyon, le trio Dry Fork/Spooky et Peekabbo Gulch, Sunset Arch, Broken Bow Arch, Dance Hall Rock) Moki Hill Escalante River Calf Creek (Lower et Upper) + musée Anasazi à Boulder Burr trail (Stryke Valley overlook) Hells Backbone Rd
Région de Torrey : Sulphur Creek
Région de Hanksville : Goblin Valley SP Little Wild Horse Canyon Crack Canyon Horseshoe Canyon Dirty Devil Overlook Little Egypt
Région de Moab: Courthouse wash Petroglyphs route 128 (Negro Bill Canyon, musée consacré à J. Wayne au Red Cliffs Lodge, Onion Creek, Fisher Towers) Castle Valley / La Sal Mountain Loop Route 279/Potash Rd, avec petroglyphs, Corona & Bowtie Archs et Poison Spider Mesa Dead Horse Point SP / Long Canyon Rd Mineral Canyon Rd + White Rim Rd + Taylor Canyon Road (rando Moses & Zeus) Mill Creek Hurrah Pass/Chicken Corners Plein de possibilités d’activités sportives : cheval, rafting, escalade, vélo, ATV = quad, 4x4, survol avion ou montgolfière Au Sud : Needles/Anticline Overlooks
Région de Monument Valley: Ruines indiennes de Cedar Mesa (Road Canyon, Moonhouse, Mule Canyon/House of Fire) Monument Valley et le Goulding Trading Post Museum Fort de Bluff Goosenecks SP /Muley Point/Valley of the Gods
Région du Grand Canyon: Survol avion ou hélico Havasupai (si il existe encore des disponibilités d'hébergements) Rafting avec les Hualapai (http://www.grandcanyonwest.com/rafting.php) Plus au sud: nombreuses possibilités de balades à Sedona
Région de Las Vegas: Valley of Fire SP (Lost City Museum à Overton) Voir http://www.birdandhike.com/Hike/_Hike_index.htm pour trouver des infos sur de nombreuses randos aux alentours de LV (y compris Red Rock, Lake Mead, Zion, Mojave, Death Valley)
J'ai essayé de faire un condensé des visites possibles malgré le shutdown. Je n'ai certainement pas pensé à tout; et je n'ai repris que certaines régions S'aider de http://www.ouestusa.fr/ pour trouver ttes les infos utiles
Alternatives à Zion : Snow Canyon Yant Flat Red Cliffs Little Finland Water Canyon /White Domes Coral Pink Sand Dunes Kanarra Creek À Kanab: Frontier Movie Town (reconstitution d’une ville western) À Rockville: Grafton ghost town Sur la route 9: départ de différentes randos (comme Many Pools, Progeny Peak voir http://www.zionnational-park.com/map-zion-topo.h...
Près de Bryce : Red Canyon ? (peut-être) Willis Creek (sur la Skutumpah Rd) Kodachrom Basin SP (à l’entrée de la CCR) La piste CCR (avec Grosvenor Arch, Yellow Rock, Red Top notamment) si elle est ré-ouverte depuis les intempéries
Région de Page: Old Paria Toadstool Hoodoos Nautilus Sites desservis sur la House Rock Valley Rd (Edmaiers Secret, Buckskin Gulch, White Pocket + CBS, Paw Hole, CBN pour les personnes en possession d'un permis - de nouveaux permis ne sont plus délivrés durant le shutdown-) White Rocks, Wahweap Hoodoos, Sidestep Canyon Nipple Bench/Alstrom Point Stud Horse Point Bateau, baignade, rafting, jet ski au lac Powell + survol en avion Horseshoe Bend Antelope Canyon WaterHoles Canyon + Great Wall Trio de slots canyons avec http://www.hummeradventures.net/ Au sud: région de Lee’s Ferry/Cathedral Wash trail / Cliff Dwellers Encore plus au sud (entre Page et Grand Canyon): région de Tuba City (Dinosaur tracks, boutique d'artisanat amérindien à Moenkopi, Coal Mine Canyon, villages Hopi, Hopi Cultural center)
Région d’Escalante: Sites desservis sur la HITRR (Devil’s Garden, Zebra slot canyon, le trio Dry Fork/Spooky et Peekabbo Gulch, Sunset Arch, Broken Bow Arch, Dance Hall Rock) Moki Hill Escalante River Calf Creek (Lower et Upper) + musée Anasazi à Boulder Burr trail (Stryke Valley overlook) Hells Backbone Rd
Région de Torrey : Sulphur Creek
Région de Hanksville : Goblin Valley SP Little Wild Horse Canyon Crack Canyon Horseshoe Canyon Dirty Devil Overlook Little Egypt
Région de Moab: Courthouse wash Petroglyphs route 128 (Negro Bill Canyon, musée consacré à J. Wayne au Red Cliffs Lodge, Onion Creek, Fisher Towers) Castle Valley / La Sal Mountain Loop Route 279/Potash Rd, avec petroglyphs, Corona & Bowtie Archs et Poison Spider Mesa Dead Horse Point SP / Long Canyon Rd Mineral Canyon Rd + White Rim Rd + Taylor Canyon Road (rando Moses & Zeus) Mill Creek Hurrah Pass/Chicken Corners Plein de possibilités d’activités sportives : cheval, rafting, escalade, vélo, ATV = quad, 4x4, survol avion ou montgolfière Au Sud : Needles/Anticline Overlooks
Région de Monument Valley: Ruines indiennes de Cedar Mesa (Road Canyon, Moonhouse, Mule Canyon/House of Fire) Monument Valley et le Goulding Trading Post Museum Fort de Bluff Goosenecks SP /Muley Point/Valley of the Gods
Région du Grand Canyon: Survol avion ou hélico Havasupai (si il existe encore des disponibilités d'hébergements) Rafting avec les Hualapai (http://www.grandcanyonwest.com/rafting.php) Plus au sud: nombreuses possibilités de balades à Sedona
Région de Las Vegas: Valley of Fire SP (Lost City Museum à Overton) Voir http://www.birdandhike.com/Hike/_Hike_index.htm pour trouver des infos sur de nombreuses randos aux alentours de LV (y compris Red Rock, Lake Mead, Zion, Mojave, Death Valley)
Ouest américain en septembre 2013: que de pistes fermées! English translation pending
Je n'avais pas prévu de faire un carnet de voyage cette année. En effet, pour ce 7ème voyage, il n'y avait pas de secteur nouveau, pas de lieux inconnu, pas de parc dont le forum ne soit déjà inondé de photos. Non, c'était juste un circuit classique avec des musts de la Californie, Nevada, Utah et Arizona, un circuit de 3 semaines début septembre destiné à faire découvrir le Grand West à un couple d'amis.
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.
Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitif
Le lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand Grove
General Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress Tree
Pas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NP
SUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitifLe lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand GroveGeneral Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress TreePas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NPSUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Au gré des escales... en Méditerranée et en Adriatique English translation pending
Il paraît qu’il existe deux principales catégories de croisiéristes, ceux qui veulent profiter au maximum de l’ambiance et des activités proposées sur le bateau et les autres qui tout au long du voyage privilégient les visites lors des escales. Je crois que j’appartiens à un troisième type de voyageurs, ceux qui apprécient tout autant les moments de détente sur le bateau que les visites à terre …
Tant de souvenirs de cette croisière se bousculent dans ma mémoire qu’il paraît difficile, voire prétentieux, d’en faire un récit complet. Aussi, je n’évoquerai ici que quelques bons moments vécus durant les escales de ce périple en Méditerranée.
--
Comme les navires marchands qui quittaient autrefois le port de Venise pour commercer dans toute la méditerranée (et au-delà …) notre navire, à son tour, lève l’ancre. Au programme du périple, aucun échange commercial mais une croisière découverte : Bari, Katakolon, Athènes, Santorin, Corfou et Dubrovnik …. des noms de ports qui déjà nous font rêver. On s’éloigne avec un peu de regret de la Sérénissime Venise, mais le panorama de la ville vue depuis le bateau est captivant et puis, nous savons que nous aurons l’occasion à nouveau d’admirer cette ville unique au retour de notre voyage.

-- Notre croisière en Méditerranée débute en fait par une navigation … en mer Adriatique. Mais nous ne quittons pas pour autant les eaux italiennes. Après une nuit et une matinée à longer la côte en direction du Sud, un phare se profile à l’horizon, le port de Bari est en vue.

L’excursion à terre sera l’occasion de découvrir l’intérieur du pays et les originales « trulli ». C’est dans le village d’Alberobello qu’elles sont les plus nombreuses ces fameuses trulli, je veux évoquer ici ces étonnantes maisons circulaires aux murs blancs et à la toiture conique faites de pierres. De l’extérieur ces habitations évoqueraient presque des cases africaines … en pierres ! Bon, nous sommes loin de l’Afrique, mais juste en plein cœur de la région des Pouilles où cet habitat est une tradition.


Lors de notre déambulation parmi les ruelles de la petite ville, une famille, au demeurant très accueillante, nous propose de visiter l’intérieur de son « trullo ». Entrons ! L’appartement est coquet, joliment décoré, et possède tout l’indispensable confort ; l’aménagement intérieur a un aspect qui mêle celui d’une habitation troglodyte (ou d’une caverne …) au logement de « Monsieur tout le monde » …

En rejoignant le port de Bari où le bateau nous attend, nous empruntons un trajet différent qu’à l’aller. Chemin faisant nous traversons la campagne et ses fermes-trulli puis un parcours qui sinue entre montagnes, champs d’oliviers parsemés de coquelicots laissant apercevoir par moments de fantastiques vues plongeantes sur la mer.

Tous les passagers sont maintenant à bord, le navire de croisière peut quitter le port de Bari … et l’Italie. --

Une nuit à croiser en mer et nous atteignons maintenant la côte grecque. Katakolon, la première escale en Grèce, se présente comme un petit port tout simple avec ses tavernes et ses quelques bateaux de pêcheurs … avouons le, là n’est pas l’intérêt de cette destination. Il faut en fait se rendre à moins de 20 kilomètres pour découvrir un haut lieu de la Grèce antique et par là même de l’histoire du sport. Le but de la balade du jour est de visiter le berceau de l’olympisme … ça y est, nous arrivons à présent sur le site des ruines d’Olympie. Comme lors de toutes visites de ruines, les explications sont indispensables pour faire revivre le site, les colonnes encore debout et les amas de pierres alignées au sol. Notre guide saura nous raconter l’histoire des premiers jeux olympiques qui se sont déroulés, ici dans cette plaine arborée, il y a déjà bien longtemps … c’était en 776 avant J.C.

A l’aide d’images superposant sur les ruines actuelles l’aspect des constructions d’origine, notre accompagnateur nous a parfaitement « plongé» dans l’ambiance antique, de l’histoire des divinités à celle des athlètes. Justement, parlons sport avec la visite de l’endroit le plus symbolique du site, le stadium olympique, le premier du genre. Il apparaît comme un simple terrain de terre battue entouré de pelouses en guise de gradins. C’est ici que les athlètes courraient en ligne et non en faisant le tour du stade comme les épreuves de courses à pied actuelles …

Je ne sais si c’est à cause de la célèbre devise du Baron Pierre de Coubertin qui me trotte dans la tête (l’essentiel et de participer …) ou alors est-ce l’excitation de la vue du mythique stade ? Mais voilà que j’ai des fourmis dans les jambes. Finalement, je ne serai pas le seul à courir sur ce sol où l’olympisme est naît. Plusieurs visiteurs s’élanceront également pour quelques foulées … banales, mais qui laissent un souvenir inoubliable à tout amateur de sport. C’est sur ce site chargé d’histoire qu’a lieu à chaque olympiade, la cérémonie d’allumage de la symbolique flamme … selon le rituel ancien : une flamme obtenue par concentration du rayonnement solaire sur un miroir parabolique (une immense reproduction témoigne de cette cérémonie).

--

L’escale du troisième jour de notre croisière se fait à Athènes ou plus précisément dans le grand port de la capitale grecque, Le Pirée.

J’aime observer ces arrivées matinales où le gigantesque paquebot suit le sillage du bateau pilote du port, toujours une minuscule embarcation comparée à la taille de notre bateau. Accoudé au bastingage du pont supérieur, à l’avant du bateau, on bénéficie toujours d’une belle vue d’ensemble. Là, devant nous, les quais du port de commerce animés par des grues en mouvement déchargeant les portes containers un peu plus loin, les ferries desservant les îles font un va et vient incessant. Les manœuvres d’amarrage terminées, il temps de se préparer pour notre découverte du jour : un tour de la ville d’Athènes puis une escapade jusqu’au Cap Sounion, un programme séduisant !
Le premier arrêt dans le centre de la ville est consacré à la relève de la garde devant le Parlement, Place Syntagma. Amusant ballet très synchronisé pendant lequel les Evzones (les gardes), le regard fixe et l’esprit concentré sur leur chorégraphie maintes fois répétées font l’admiration des badauds (dont je suis évidemment …). Quel étonnant costume traditionnel pour ces hommes ! Jupe plissée et chaussures évoquant presque des pantoufles à pompons …

La visite principale sera bien sûr toute entière dédiée à l’Acropole d’Athènes. Au pied de la fameuse colline, nous ne sommes pas les seuls ce matin à vouloir découvrir le célèbre Parthénon. Les touristes sont en nombre aujourd’hui à vouloir gravir les sentiers qui mènent à ce monument impressionnant. Il symbolise à lui seul, la Grèce et ses ruines antiques. Edifié de -449 à - 438 avant J.C., ce temple était un hommage à la déesse Athéna, protectrice de la cité et déesse de la sagesse. Notre guide nous conte l’histoire et la mythologie de ce lieu et nous fait observer d’intéressants détails architecturaux de ce temple dorique détails qu’il serait difficile de voir avec un simple coup d’œil rapide. En effet, les architectes de l‘époque ont fait preuve de beaucoup d’ingéniosité, un système de correction optique précis donne l’illusion parfaite de verticalité et d’horizontalité du monument … alors que les lignes sont légèrement incurvées et certaines colonnes légèrement inclinées. Des options de construction réalisées par soucis d’esthétique mais aussi pour des raisons techniques.

Le Parthénon est toujours en travaux de rénovation, des échafaudages quadrillent les colonnes d’une de ses façades … le monument a subi les outrages des temps, des assauts guerriers et des tremblements de terre ! Du haut du promontoire que constitue l’Acropole, le regard s’attarde sur la fantastique vue panoramique, elle s’étend sur l’ensemble de la capitale grecque, magnifique !

L’après- midi, nous quittons la capitale et ses embouteillages pour longer la côte, entre plage de sable, stations balnéaires et rochers escarpés. Le plus spectaculaire s’avérant être le but de la balade : le Cap Sounion.


Outre le superbe panorama dont on jouit depuis ce promontoire qui domine la mer d’une soixantaine de mètres, la visite a également un intérêt culturel. En ce lieu a été édifié vers 700 avant J.C. un temple dont il reste les ruines. Les blocs de pierre au sol et les quelques colonnes permettent d’avoir une idée de l’aspect originel de ce temple dédié à Poséidon, dieu de la mer et des océans dans la mythologie grecque.
--
Petit matin en Mer Egée, à l’horizon et par intermittence des éclats lumineux déchirent la pénombre. Ces rayons lumineux sont ceux du phare de Santorin, l’île volcan de l’archipel des Cyclades. Nous allons y débarquer en tout début de matinée.

Le temps de progresser vers les côtes sombres de l’île, la lumière du phare cède sa place à celle du soleil qui joue à cache-cache avec quelques petits nuages. En orientant le regard vers les hautes falaises de l’île, de véritables murailles de roches et d’éboulis, l’esprit balance entre une contemplation admirative et une impression dérangeante due à l’austérité de ce chaos minéral.

La suite du périple ( ... Santorin, 2 ème partie ; Corfou; Dubrovnik ...) à lire et à voir dans le message suivant ...
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Comme les navires marchands qui quittaient autrefois le port de Venise pour commercer dans toute la méditerranée (et au-delà …) notre navire, à son tour, lève l’ancre. Au programme du périple, aucun échange commercial mais une croisière découverte : Bari, Katakolon, Athènes, Santorin, Corfou et Dubrovnik …. des noms de ports qui déjà nous font rêver. On s’éloigne avec un peu de regret de la Sérénissime Venise, mais le panorama de la ville vue depuis le bateau est captivant et puis, nous savons que nous aurons l’occasion à nouveau d’admirer cette ville unique au retour de notre voyage.

-- Notre croisière en Méditerranée débute en fait par une navigation … en mer Adriatique. Mais nous ne quittons pas pour autant les eaux italiennes. Après une nuit et une matinée à longer la côte en direction du Sud, un phare se profile à l’horizon, le port de Bari est en vue.

L’excursion à terre sera l’occasion de découvrir l’intérieur du pays et les originales « trulli ». C’est dans le village d’Alberobello qu’elles sont les plus nombreuses ces fameuses trulli, je veux évoquer ici ces étonnantes maisons circulaires aux murs blancs et à la toiture conique faites de pierres. De l’extérieur ces habitations évoqueraient presque des cases africaines … en pierres ! Bon, nous sommes loin de l’Afrique, mais juste en plein cœur de la région des Pouilles où cet habitat est une tradition.


Lors de notre déambulation parmi les ruelles de la petite ville, une famille, au demeurant très accueillante, nous propose de visiter l’intérieur de son « trullo ». Entrons ! L’appartement est coquet, joliment décoré, et possède tout l’indispensable confort ; l’aménagement intérieur a un aspect qui mêle celui d’une habitation troglodyte (ou d’une caverne …) au logement de « Monsieur tout le monde » …

En rejoignant le port de Bari où le bateau nous attend, nous empruntons un trajet différent qu’à l’aller. Chemin faisant nous traversons la campagne et ses fermes-trulli puis un parcours qui sinue entre montagnes, champs d’oliviers parsemés de coquelicots laissant apercevoir par moments de fantastiques vues plongeantes sur la mer.

Tous les passagers sont maintenant à bord, le navire de croisière peut quitter le port de Bari … et l’Italie. --

Une nuit à croiser en mer et nous atteignons maintenant la côte grecque. Katakolon, la première escale en Grèce, se présente comme un petit port tout simple avec ses tavernes et ses quelques bateaux de pêcheurs … avouons le, là n’est pas l’intérêt de cette destination. Il faut en fait se rendre à moins de 20 kilomètres pour découvrir un haut lieu de la Grèce antique et par là même de l’histoire du sport. Le but de la balade du jour est de visiter le berceau de l’olympisme … ça y est, nous arrivons à présent sur le site des ruines d’Olympie. Comme lors de toutes visites de ruines, les explications sont indispensables pour faire revivre le site, les colonnes encore debout et les amas de pierres alignées au sol. Notre guide saura nous raconter l’histoire des premiers jeux olympiques qui se sont déroulés, ici dans cette plaine arborée, il y a déjà bien longtemps … c’était en 776 avant J.C.

A l’aide d’images superposant sur les ruines actuelles l’aspect des constructions d’origine, notre accompagnateur nous a parfaitement « plongé» dans l’ambiance antique, de l’histoire des divinités à celle des athlètes. Justement, parlons sport avec la visite de l’endroit le plus symbolique du site, le stadium olympique, le premier du genre. Il apparaît comme un simple terrain de terre battue entouré de pelouses en guise de gradins. C’est ici que les athlètes courraient en ligne et non en faisant le tour du stade comme les épreuves de courses à pied actuelles …

Je ne sais si c’est à cause de la célèbre devise du Baron Pierre de Coubertin qui me trotte dans la tête (l’essentiel et de participer …) ou alors est-ce l’excitation de la vue du mythique stade ? Mais voilà que j’ai des fourmis dans les jambes. Finalement, je ne serai pas le seul à courir sur ce sol où l’olympisme est naît. Plusieurs visiteurs s’élanceront également pour quelques foulées … banales, mais qui laissent un souvenir inoubliable à tout amateur de sport. C’est sur ce site chargé d’histoire qu’a lieu à chaque olympiade, la cérémonie d’allumage de la symbolique flamme … selon le rituel ancien : une flamme obtenue par concentration du rayonnement solaire sur un miroir parabolique (une immense reproduction témoigne de cette cérémonie).

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L’escale du troisième jour de notre croisière se fait à Athènes ou plus précisément dans le grand port de la capitale grecque, Le Pirée.

J’aime observer ces arrivées matinales où le gigantesque paquebot suit le sillage du bateau pilote du port, toujours une minuscule embarcation comparée à la taille de notre bateau. Accoudé au bastingage du pont supérieur, à l’avant du bateau, on bénéficie toujours d’une belle vue d’ensemble. Là, devant nous, les quais du port de commerce animés par des grues en mouvement déchargeant les portes containers un peu plus loin, les ferries desservant les îles font un va et vient incessant. Les manœuvres d’amarrage terminées, il temps de se préparer pour notre découverte du jour : un tour de la ville d’Athènes puis une escapade jusqu’au Cap Sounion, un programme séduisant !
Le premier arrêt dans le centre de la ville est consacré à la relève de la garde devant le Parlement, Place Syntagma. Amusant ballet très synchronisé pendant lequel les Evzones (les gardes), le regard fixe et l’esprit concentré sur leur chorégraphie maintes fois répétées font l’admiration des badauds (dont je suis évidemment …). Quel étonnant costume traditionnel pour ces hommes ! Jupe plissée et chaussures évoquant presque des pantoufles à pompons …

La visite principale sera bien sûr toute entière dédiée à l’Acropole d’Athènes. Au pied de la fameuse colline, nous ne sommes pas les seuls ce matin à vouloir découvrir le célèbre Parthénon. Les touristes sont en nombre aujourd’hui à vouloir gravir les sentiers qui mènent à ce monument impressionnant. Il symbolise à lui seul, la Grèce et ses ruines antiques. Edifié de -449 à - 438 avant J.C., ce temple était un hommage à la déesse Athéna, protectrice de la cité et déesse de la sagesse. Notre guide nous conte l’histoire et la mythologie de ce lieu et nous fait observer d’intéressants détails architecturaux de ce temple dorique détails qu’il serait difficile de voir avec un simple coup d’œil rapide. En effet, les architectes de l‘époque ont fait preuve de beaucoup d’ingéniosité, un système de correction optique précis donne l’illusion parfaite de verticalité et d’horizontalité du monument … alors que les lignes sont légèrement incurvées et certaines colonnes légèrement inclinées. Des options de construction réalisées par soucis d’esthétique mais aussi pour des raisons techniques.

Le Parthénon est toujours en travaux de rénovation, des échafaudages quadrillent les colonnes d’une de ses façades … le monument a subi les outrages des temps, des assauts guerriers et des tremblements de terre ! Du haut du promontoire que constitue l’Acropole, le regard s’attarde sur la fantastique vue panoramique, elle s’étend sur l’ensemble de la capitale grecque, magnifique !

L’après- midi, nous quittons la capitale et ses embouteillages pour longer la côte, entre plage de sable, stations balnéaires et rochers escarpés. Le plus spectaculaire s’avérant être le but de la balade : le Cap Sounion.


Outre le superbe panorama dont on jouit depuis ce promontoire qui domine la mer d’une soixantaine de mètres, la visite a également un intérêt culturel. En ce lieu a été édifié vers 700 avant J.C. un temple dont il reste les ruines. Les blocs de pierre au sol et les quelques colonnes permettent d’avoir une idée de l’aspect originel de ce temple dédié à Poséidon, dieu de la mer et des océans dans la mythologie grecque.
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Petit matin en Mer Egée, à l’horizon et par intermittence des éclats lumineux déchirent la pénombre. Ces rayons lumineux sont ceux du phare de Santorin, l’île volcan de l’archipel des Cyclades. Nous allons y débarquer en tout début de matinée.

Le temps de progresser vers les côtes sombres de l’île, la lumière du phare cède sa place à celle du soleil qui joue à cache-cache avec quelques petits nuages. En orientant le regard vers les hautes falaises de l’île, de véritables murailles de roches et d’éboulis, l’esprit balance entre une contemplation admirative et une impression dérangeante due à l’austérité de ce chaos minéral.

La suite du périple ( ... Santorin, 2 ème partie ; Corfou; Dubrovnik ...) à lire et à voir dans le message suivant ...
Velkomin til Íslands! English translation pending
Bonjour tout le monde,
Mon amie et moi sommes rentrés d'Islande il y a 1 mois. Je crois qu'on a du dire "Whouaa" à peu près 2254 fois tellement on en a pris plein les yeux !! 😉
Pour résumer, ces 10 jours passés à travers le sud et l’intérieur des terres ont été fantastiques. Il vaut mieux visiter la péninsule de Reykjanes dès les premiers jours au risque d’être déçu si on le fait à la fin du voyage.
Mes coups de cœur vont sans conteste aux paysages de l’intérieur des terres, les Kerlingarfjoll en tête. La randonnée Hveradalir ("la vallée des sources chaude") sous le soleil restera notre meilleur souvenir (moins pour nos vêtements et nos chaussures couverts de boue !! 😛 )

Les randonnées faites au Landmannalaugar étaient magnifiques également : -la traversée du champ de lave Laugahraun,

-la monté de Brennisteinsalda ("la montagne aux couleurs rouges")
-& celle de Blahnukur
Ce qui fait le charme du Landmannalaugar ce sont aussi les routes pour y accéder : -La F225 et ses paysages apocalyptiques de cendres noires recouvertes de mousses vertes.


-La F208 sud et ses nombreux gués à traverser tous plus stressant les uns que les autres (en Jimny) ainsi que les reflets des montagnes dans le lac Kylingavatn

On a adoré aussi les fameux geysers :
Vik et sa plage de sable noir

La montée de Reynisfjara et de Dyrholaey à la recherche des macareux moines

Pour finir mes coups de cœur, il reste évidemment le Jokulsarlon et ses "icebergs" aux reflets bleus qui se jettent dans la mer.


Mon itinéraire était en gros : J1 : Péninsule de Rekjanes / nuit camping Reykjavik J2 : Cercle d'or + Kerid / nuit camping Geysir J3 : Kerlingarfjoll / nuit camping Geysir J4 : Journée Tampon (Heureusement que j'avais prévu une journée de libre sur mon itinéraire car on a rien pu faire de cette journée pourrie tellement il pleuvait !! 🙁 ) / nuit camping Hella J5 : F225+Landmannalaugar / nuit camping Landmannalaugar J6 : Landmannalaugar + F208sud / Nuit Klaustur J7 : Skaftafell - Fjallsarlon - Jokulsarlon / nuit Klaustur J8 : Klaustur - Vik - Hveragerdi / nuit Hveragerdi J9 : Reykjavik / nuit camping Reykjavik J10 : Blue Lagoon / départ
J'avais tout planifié moi même avant le départ en ayant réservé uniquement un 4x4 (Suzuki Jimny) chez Blue Car Rental et le matériel de camping avec l'agence Iceland Camping Equipment à retirer à Reykjavik.
A la base c'est pas vraiment l'itinéraire que j'avais prévu, le gros avantage du camping c'est de ne pas avoir d'endroit défini ou dormir du coup j'improvisais sur place en fonction du temps. Je me connectais tous les jours sur le site de la météo Islandaise Vedur.is (super précis et fiable ) et j'allais la où il faisait beau. Je ne me suis pas trop mal débrouillé au final car a part une journée complète de pluie que je n'ai pas pu éviter, je n'ai eu que du beau temps dans l'ensemble.🙂
Trajet :
Difficile de se rendre compte des distances entre telle ville et telle ville avant le départ malgré l'outil map de google pour aider à faire l'itinéraire.
Je me suis beaucoup aidé de la carte routière Freytag, tout y est détaillé (routes praticables uniquement avec 4x4, camping, gués, cascades, station essence, hotels, points de vue, 2eme carte plus détaillée sur Reykjavik, etc) Cette carte est indispensable.
Une fois sur place je me suis vite rendu compte que j'allais passer plus de temps sur les routes que prévu pour pleins de raisons :
- Les arrêts photos incessants !!! 😄
- Le temps : impossible de rouler à 90km/h par mauvais temps
- Les travaux : plusieurs fois on a été ralenti à cause de travaux sur la route. Pensez régulièrement à vérifier l'état des routes sur Vegagerdin, en juin encore beaucoup de routes ne sont pas ouvertes. ( La F208 sud qui relie le Landmannalaugar à Klaustur n'a été ouverte que le 29 juin !! )
- Les routes de montagne : n'ayant jamais conduit de 4x4 auparavant je ne faisais pas trop mon malin quand l'état de la piste était trop mauvais (par moment j'ai du rouler à 20 ou 30 km/h pendant 1h 😕 )
- Les moutons : ils sont partout en Islande et traversent régulièrement les routes donc prudence...😛

Avec cet itinéraire on faisait en moyenne 3h de route par jour et c'était bien assez. J'avais pensé un moment faire le tour de l’île en 10 jours et bien je ne regrette absolument pas de m’être concentré uniquement sur le sud et l’intérieur des terres pour passer moins de temps sur la route.
BUDGET : Comme tout le monde le sait L'Islande coûte très cher. A la base on est pas fan du tout du camping mais quand on a vu les prix des logements on a pas eu le choix. Et on en garde un bon souvenir au final même si monter une tente sous la pluie peut s’avérer assez galère !! 🙂 En gros pour dix jours , on en a eu pour à peu près 1600e chacun TOUT COMPRIS (train de Caen à Paris , avions, logement, 4x4, nourriture, etc)
Le 4x4
Nous avions un tout petit Suzuki Jimny essence (comparé aux monstrueux 4x4 des islandais...😮 ) loué chez Blue car rental (l'agence locale la moins cher que j'ai trouvé)
Sur leur site tu as le choix entre un model Jimny récent neuf ou un "old model". La différence de prix étant assez importante j'ai opté pour le modèle ancien sans trop savoir à quoi m'attendre. Ce modèle datait en fait de 2006 donc pas si ancien que ca et je n'ai eu aucun soucis avec donc c'est vraiment un bon plan.
Prix : 806euros assurances comprises pour 10 jours complets (en sachant qu'aucune assurance ne couvre les dégâts pour la traversée des gués et pour le hors piste)
Le loueur m'avait proposé une assurance complémentaire au retrait du 4x4 contre les tempêtes de sable de 15e / jour que je n'ai pas pris. (Je me suis dit que si jamais je voyais une tempête j'allais faire demi tour illico presto pour mettre le 4x4 à l'abri 😉)
Le 4x4 en soit nous a complètement satisfait. Pas forcement très confortable et spacieux (suffisant pour deux mais pas plus) mais il se conduit très facilement.
Pour la traversée des gués et terrains difficiles j'appréhendais un peu car je n'avais jamais conduit de 4x4 mais tout s'est bien passé malgré quelques frayeurs sur les gués de la f208 sud qui étaient vraiment costauds.🤪
Avant le passage de la rivière : - Toujours descendre vérifier la profondeur, le débit, la nature du fond et le sens du courant quitte à prendre ses tongues et traverser à pieds (attention quand même car ça caille !! ) Avec le Jimny on peut traverser 40 bons centimètres de profondeur. - se mettre au point mort puis une simple pression sur le bouton "4WD" et les 4 roues motrices s'activent. - se mettre en 1ere lente et garder une accélération assez soutenue pour ne surtout pas caler. - rouler de préférence dans le sens du courant légèrement en diagonale
ESSENCE : Prix équivalent à la France. On a dépensé entre 200 et 250e pour 1650km parcourus.
AVION : Aller Retour avec Iceland air pour 781e à deux, bagages compris. (en ayant réservé assez tard genre 2 mois à l'avance) Aucun soucis avec cette compagnie, on a même eu le droit à un repas trop bon !! 😇 )
NOURRITURE : - le matin : café (avec dosette classique dans de l'eau chauffée au réchaud puis ce qui nous restait on le mettait dans un Thermos et ca nous faisait la journée) + Gâteaux et brioches achetés au BONUS. - le midi : c'était restau tous les midis (ceux conseillés par le Lonely Planet). Dans la plupart des restau il y a toujours une soupe du jour ou un burger frite classique (souvent très bon) ) pas trop cher (+ ou - 10e) Pour les "vrais" plats les prix sont assez cher ( autour de 20/30e ) mais qu'est ce que c'était bon !!😇 - le soir on utilisait le réchaud pour nos plats lyophilisés ou pour manger des pâtes.
Campings : On a loué tout notre matériel dans une agence tenue par un couple de français très sympathique à Reykjavík. (Tente 3 places, réchaud, 2 casseroles, 1 poelle, 2 duvets température 0°, 2 matelas, 1 couverture le tout pour 230euros ) Pour les emplacements de tente je n'ai plus les prix exacts mais c'est plus ou moins 10/15euros à chaque fois.
Liste des campings où l'on a dormi :
Reykjavik : (bien) Très grand, bien équipé, cuisine équipé à l’abri, douches gratuites, wifi gratuit près de l’accueil, possibilité de recharger ses batteries grâce aux nombreuses multiprises qui se baladent un peu partout.
Geysir : (moyen) Camping propre et bien entretenu, douches payantes, pas de cuisine ni de coin pour manger à l’abri, lave linge, l’électricité pour payer ses batteries est payante. Wifi disponible uniquement dans le resto qui gère le camping mais qui est de l’autre coté de la route. Apparemment il est possible de profiter de la piscine de l’hôtel restaurant à coté mais elle était malheureusement hors service quand on y était… Bon comme ça çà donne pas trop envie mais le gros avantage de ce camping c’est la proximité avec les geysers !! On est vraiment juste à coté et c’est génial de retourner voir les geysers le soir avec une meilleure lumière pour les photos et surtout sans les hordes de touristes présentes la journée.
Hella : (Top) Comme pour geysir c’est le restau à coté qui fait office d’accueil. Camping bien entretenu, assez boisé donc nickel pour se protéger du vent, douche gratuites, coin cuisine (avec plaques chauffantes) + salle pour manger à l’abri et au chaud, possibilité de recharger ses batteries gratos, wifi dans le resto à coté.
Landmannalaugar : (Top pour beauté du lieu)
-Grand camping bien équipé, douches payantes, pas de wifi ni d’électricité , c'est un peu le bordel dans les sanitaires quand le camping est bondé il n'y a pas assez de WC/douches et ça devient vite un peu sale malgré les efforts du personnel.
-Difficile de planter ses sardines vu la qualité du terrain du coup il faut utiliser des gros cailloux mis à disposition pour fixer la tente
-On peut acheter des sandwichs, prendre un café ou autres dans une sorte d’épicerie bien pratique qui a été aménagé dans un bus
-Pourtant bien équipé, on a eu assez froid pendant la nuit (il a même neigé).
Mais ce camping possède un charme fou, il est situé au pied d’une ancienne coulée de lave et à seulement 100m on peut aller se baigner dans une rivière chaude.
Même si la nuit a été difficile ça restera une super expérience d’avoir dormi dans un lieu aussi grandiose.
Klaustur (Top) : Tout simplement le meilleur camping qu’on ait fait. Grand, moderne et bien équipé, douches payantes, lave linge, coin cuisine avec plaques chauffantes, micro onde, bouilloire & vaisselle, possibilité de manger dans la salle à manger de la cuisine bien au chaud, prises électriques dispo un peu partout pour recharger téléphone & appareil photo. On s'y sentait tellement bien qu'on y a dormi deux nuits.😛
Hveragerdi (top) Bon camping, wifi gratuit, électricité à disposition, Coin cuisine avec vaisselle et plaques chauffantes, possibilité de manger à l’abri, douches gratuites
Voila j'oublie sans doute pleins de choses mais j'espère pouvoir aider un peu quelques personnes dans leur préparation de voyage mais surtout vous donner envie d'aller (ou de retourner) dans ce magnifique pays. 😉
Le reste de mes photos ici
Pour résumer, ces 10 jours passés à travers le sud et l’intérieur des terres ont été fantastiques. Il vaut mieux visiter la péninsule de Reykjanes dès les premiers jours au risque d’être déçu si on le fait à la fin du voyage.
Mes coups de cœur vont sans conteste aux paysages de l’intérieur des terres, les Kerlingarfjoll en tête. La randonnée Hveradalir ("la vallée des sources chaude") sous le soleil restera notre meilleur souvenir (moins pour nos vêtements et nos chaussures couverts de boue !! 😛 )


Les randonnées faites au Landmannalaugar étaient magnifiques également : -la traversée du champ de lave Laugahraun,


-la monté de Brennisteinsalda ("la montagne aux couleurs rouges")

-& celle de Blahnukur

Ce qui fait le charme du Landmannalaugar ce sont aussi les routes pour y accéder : -La F225 et ses paysages apocalyptiques de cendres noires recouvertes de mousses vertes.


-La F208 sud et ses nombreux gués à traverser tous plus stressant les uns que les autres (en Jimny) ainsi que les reflets des montagnes dans le lac Kylingavatn


On a adoré aussi les fameux geysers :
Vik et sa plage de sable noir

La montée de Reynisfjara et de Dyrholaey à la recherche des macareux moines


Pour finir mes coups de cœur, il reste évidemment le Jokulsarlon et ses "icebergs" aux reflets bleus qui se jettent dans la mer.


Mon itinéraire était en gros : J1 : Péninsule de Rekjanes / nuit camping Reykjavik J2 : Cercle d'or + Kerid / nuit camping Geysir J3 : Kerlingarfjoll / nuit camping Geysir J4 : Journée Tampon (Heureusement que j'avais prévu une journée de libre sur mon itinéraire car on a rien pu faire de cette journée pourrie tellement il pleuvait !! 🙁 ) / nuit camping Hella J5 : F225+Landmannalaugar / nuit camping Landmannalaugar J6 : Landmannalaugar + F208sud / Nuit Klaustur J7 : Skaftafell - Fjallsarlon - Jokulsarlon / nuit Klaustur J8 : Klaustur - Vik - Hveragerdi / nuit Hveragerdi J9 : Reykjavik / nuit camping Reykjavik J10 : Blue Lagoon / départ
J'avais tout planifié moi même avant le départ en ayant réservé uniquement un 4x4 (Suzuki Jimny) chez Blue Car Rental et le matériel de camping avec l'agence Iceland Camping Equipment à retirer à Reykjavik.
A la base c'est pas vraiment l'itinéraire que j'avais prévu, le gros avantage du camping c'est de ne pas avoir d'endroit défini ou dormir du coup j'improvisais sur place en fonction du temps. Je me connectais tous les jours sur le site de la météo Islandaise Vedur.is (super précis et fiable ) et j'allais la où il faisait beau. Je ne me suis pas trop mal débrouillé au final car a part une journée complète de pluie que je n'ai pas pu éviter, je n'ai eu que du beau temps dans l'ensemble.🙂
Trajet :
Difficile de se rendre compte des distances entre telle ville et telle ville avant le départ malgré l'outil map de google pour aider à faire l'itinéraire.
Je me suis beaucoup aidé de la carte routière Freytag, tout y est détaillé (routes praticables uniquement avec 4x4, camping, gués, cascades, station essence, hotels, points de vue, 2eme carte plus détaillée sur Reykjavik, etc) Cette carte est indispensable.
Une fois sur place je me suis vite rendu compte que j'allais passer plus de temps sur les routes que prévu pour pleins de raisons :
- Les arrêts photos incessants !!! 😄
- Le temps : impossible de rouler à 90km/h par mauvais temps
- Les travaux : plusieurs fois on a été ralenti à cause de travaux sur la route. Pensez régulièrement à vérifier l'état des routes sur Vegagerdin, en juin encore beaucoup de routes ne sont pas ouvertes. ( La F208 sud qui relie le Landmannalaugar à Klaustur n'a été ouverte que le 29 juin !! )
- Les routes de montagne : n'ayant jamais conduit de 4x4 auparavant je ne faisais pas trop mon malin quand l'état de la piste était trop mauvais (par moment j'ai du rouler à 20 ou 30 km/h pendant 1h 😕 )
- Les moutons : ils sont partout en Islande et traversent régulièrement les routes donc prudence...😛

Avec cet itinéraire on faisait en moyenne 3h de route par jour et c'était bien assez. J'avais pensé un moment faire le tour de l’île en 10 jours et bien je ne regrette absolument pas de m’être concentré uniquement sur le sud et l’intérieur des terres pour passer moins de temps sur la route.
BUDGET : Comme tout le monde le sait L'Islande coûte très cher. A la base on est pas fan du tout du camping mais quand on a vu les prix des logements on a pas eu le choix. Et on en garde un bon souvenir au final même si monter une tente sous la pluie peut s’avérer assez galère !! 🙂 En gros pour dix jours , on en a eu pour à peu près 1600e chacun TOUT COMPRIS (train de Caen à Paris , avions, logement, 4x4, nourriture, etc)
Le 4x4
Nous avions un tout petit Suzuki Jimny essence (comparé aux monstrueux 4x4 des islandais...😮 ) loué chez Blue car rental (l'agence locale la moins cher que j'ai trouvé)
Sur leur site tu as le choix entre un model Jimny récent neuf ou un "old model". La différence de prix étant assez importante j'ai opté pour le modèle ancien sans trop savoir à quoi m'attendre. Ce modèle datait en fait de 2006 donc pas si ancien que ca et je n'ai eu aucun soucis avec donc c'est vraiment un bon plan.
Prix : 806euros assurances comprises pour 10 jours complets (en sachant qu'aucune assurance ne couvre les dégâts pour la traversée des gués et pour le hors piste)
Le loueur m'avait proposé une assurance complémentaire au retrait du 4x4 contre les tempêtes de sable de 15e / jour que je n'ai pas pris. (Je me suis dit que si jamais je voyais une tempête j'allais faire demi tour illico presto pour mettre le 4x4 à l'abri 😉)
Le 4x4 en soit nous a complètement satisfait. Pas forcement très confortable et spacieux (suffisant pour deux mais pas plus) mais il se conduit très facilement.Pour la traversée des gués et terrains difficiles j'appréhendais un peu car je n'avais jamais conduit de 4x4 mais tout s'est bien passé malgré quelques frayeurs sur les gués de la f208 sud qui étaient vraiment costauds.🤪
Avant le passage de la rivière : - Toujours descendre vérifier la profondeur, le débit, la nature du fond et le sens du courant quitte à prendre ses tongues et traverser à pieds (attention quand même car ça caille !! ) Avec le Jimny on peut traverser 40 bons centimètres de profondeur. - se mettre au point mort puis une simple pression sur le bouton "4WD" et les 4 roues motrices s'activent. - se mettre en 1ere lente et garder une accélération assez soutenue pour ne surtout pas caler. - rouler de préférence dans le sens du courant légèrement en diagonale
ESSENCE : Prix équivalent à la France. On a dépensé entre 200 et 250e pour 1650km parcourus.
AVION : Aller Retour avec Iceland air pour 781e à deux, bagages compris. (en ayant réservé assez tard genre 2 mois à l'avance) Aucun soucis avec cette compagnie, on a même eu le droit à un repas trop bon !! 😇 )
NOURRITURE : - le matin : café (avec dosette classique dans de l'eau chauffée au réchaud puis ce qui nous restait on le mettait dans un Thermos et ca nous faisait la journée) + Gâteaux et brioches achetés au BONUS. - le midi : c'était restau tous les midis (ceux conseillés par le Lonely Planet). Dans la plupart des restau il y a toujours une soupe du jour ou un burger frite classique (souvent très bon) ) pas trop cher (+ ou - 10e) Pour les "vrais" plats les prix sont assez cher ( autour de 20/30e ) mais qu'est ce que c'était bon !!😇 - le soir on utilisait le réchaud pour nos plats lyophilisés ou pour manger des pâtes.
Campings : On a loué tout notre matériel dans une agence tenue par un couple de français très sympathique à Reykjavík. (Tente 3 places, réchaud, 2 casseroles, 1 poelle, 2 duvets température 0°, 2 matelas, 1 couverture le tout pour 230euros ) Pour les emplacements de tente je n'ai plus les prix exacts mais c'est plus ou moins 10/15euros à chaque fois.
Liste des campings où l'on a dormi :
Reykjavik : (bien) Très grand, bien équipé, cuisine équipé à l’abri, douches gratuites, wifi gratuit près de l’accueil, possibilité de recharger ses batteries grâce aux nombreuses multiprises qui se baladent un peu partout.
Geysir : (moyen) Camping propre et bien entretenu, douches payantes, pas de cuisine ni de coin pour manger à l’abri, lave linge, l’électricité pour payer ses batteries est payante. Wifi disponible uniquement dans le resto qui gère le camping mais qui est de l’autre coté de la route. Apparemment il est possible de profiter de la piscine de l’hôtel restaurant à coté mais elle était malheureusement hors service quand on y était… Bon comme ça çà donne pas trop envie mais le gros avantage de ce camping c’est la proximité avec les geysers !! On est vraiment juste à coté et c’est génial de retourner voir les geysers le soir avec une meilleure lumière pour les photos et surtout sans les hordes de touristes présentes la journée.
Hella : (Top) Comme pour geysir c’est le restau à coté qui fait office d’accueil. Camping bien entretenu, assez boisé donc nickel pour se protéger du vent, douche gratuites, coin cuisine (avec plaques chauffantes) + salle pour manger à l’abri et au chaud, possibilité de recharger ses batteries gratos, wifi dans le resto à coté.
Landmannalaugar : (Top pour beauté du lieu)
-Grand camping bien équipé, douches payantes, pas de wifi ni d’électricité , c'est un peu le bordel dans les sanitaires quand le camping est bondé il n'y a pas assez de WC/douches et ça devient vite un peu sale malgré les efforts du personnel.
-Difficile de planter ses sardines vu la qualité du terrain du coup il faut utiliser des gros cailloux mis à disposition pour fixer la tente
-On peut acheter des sandwichs, prendre un café ou autres dans une sorte d’épicerie bien pratique qui a été aménagé dans un bus
-Pourtant bien équipé, on a eu assez froid pendant la nuit (il a même neigé).
Mais ce camping possède un charme fou, il est situé au pied d’une ancienne coulée de lave et à seulement 100m on peut aller se baigner dans une rivière chaude.
Même si la nuit a été difficile ça restera une super expérience d’avoir dormi dans un lieu aussi grandiose.Klaustur (Top) : Tout simplement le meilleur camping qu’on ait fait. Grand, moderne et bien équipé, douches payantes, lave linge, coin cuisine avec plaques chauffantes, micro onde, bouilloire & vaisselle, possibilité de manger dans la salle à manger de la cuisine bien au chaud, prises électriques dispo un peu partout pour recharger téléphone & appareil photo. On s'y sentait tellement bien qu'on y a dormi deux nuits.😛
Hveragerdi (top) Bon camping, wifi gratuit, électricité à disposition, Coin cuisine avec vaisselle et plaques chauffantes, possibilité de manger à l’abri, douches gratuites
Voila j'oublie sans doute pleins de choses mais j'espère pouvoir aider un peu quelques personnes dans leur préparation de voyage mais surtout vous donner envie d'aller (ou de retourner) dans ce magnifique pays. 😉
Le reste de mes photos ici
Un mois en Nouvelle-Zélande, en camping car, avec 2 bébés: c'est possible! English translation pending
Voici notre carnet de voyage en Nouvelle-Zélande. Il n'a d'autre objectif de rassurer les parents qui hésitent encore à partir à l'autre bout du monde avec un ou des bébés. Nous sommes donc partis un mois en Nouvelle-Zélande en avril 2012, ma femme, mes deux petits jumeaux alors âgés de 16 mois, et moi. Nous avons choisi la formule camping-car pour plus de liberté, et surtout pour plus de facilités et de commodités avec les loulous : pas besoin de charger et décharger les bagages chaque soir, un frigo à dispo 24/24, possibilité de cuisiner à tout moment ...
Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...
PREAMBULE : J-2 avant le départ
Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …
Le casse-tête de la poussette ... Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …
L'itinéraire :

Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...
PREAMBULE : J-2 avant le départ
Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …
Le casse-tête de la poussette ... Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …
L'itinéraire :
