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Petrohué - Lago Todos los Santos - volcan Osorno (Chili) English translation pending
by Tilde · 2018-04-01 · 5 replies
Bonjour à toutes et tous,

Bientôt en visite dans la région des lacs, entre l'Argentine et le Chili, nous suivrons les conseils glanés sur le forum et ne ferons pas le "Cruce de lagos" commercial. Je suis à la recherches d'infos pour profiter au mieux de la région, et plus précisément :

* comment rejoindre Petrohué ? Il y a un bus de Bariloche à Puerto Varas, qui s'arrête je crois à Osorno. S'arrête-t-il aussi à Ensenada ? Et les mini-bus qui vont de Puerto Varas à Petrohué s'arrêtent-ils eux aussi à Ensenada ? Ça nous éviterait d'aller jusqu'à Puerto Varas (nous voyageons avec des enfants, et 2h de gagné c'est toujours ça 🤪!).

* Est-il judicieux de loger à Petrohué ? mon idée est de faire un tour sur le lac (a priori jusqu'à Peulla, mais s'il y a d'autres options ça m'intéresse... j'ai cru voir un plan de bateau de pêcheur vers Marguerita ??), mais aussi peut-être un bout de la balade Paso de la desolacion, voire monter jusqu'à la station de ski du volcan Osorno (je l'ai vu mentionnée mais je ne sais pas vraiment comment on y accède ou son intérêt à l'automne... nous y serons début mai).

Toute info sur la micro-région autour de Petrohué m'intéresse. A priori nous n'irons pas beaucoup plus loin (à moins que vous m'indiquiez qu'il vaut mieux avoir une autre base). Ça sera juste une parenthèse de 4 jours depuis Bariloche (en incluant les trajets).

Un grand merci à vous,

Tilde.
Patagonie en cyclotourisme: du Chili à l'Argentine (12 janvier 2018) English translation pending
by Pjulien · 2018-04-01 · 0 replies
Pour la version complète avec Photos et Vidéos, Visitez mon Blog au www.ffotr.com

12 Janvier 2018, Vendredi

Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!

Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$

Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!

Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.

16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:

Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM

Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.

Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!

Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!

Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!

Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!

18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM

Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.

Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!

19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM

Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.

En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!

20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM

Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!

Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.

21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.

Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!

Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!

En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!

22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.

Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!

Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.

Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!

Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!

On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.

Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!

23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.

Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.

J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.

24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.

Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!

On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.

Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!

Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!

26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;

Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!

27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane

Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.

Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.

Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!

28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane

Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.

À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!

On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!

Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!

Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)

29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel

Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!

Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!

En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!

Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!

30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;

Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.

La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.

31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;

Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.

On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.

Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.

Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!

Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?

En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!

1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;

Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!

O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!

Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!

La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.

Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!

3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.

Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!

Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!

Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!

La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!

Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.

Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.

4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.

Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!

Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.

Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!

Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!

À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.

Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?

Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.

Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.

5 Février, Lundi, 19C

El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!

Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.

8 Février, Jeudi, 18C

Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!

Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.

J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.

Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!

Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!

Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!

Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d’énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.

C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?

10 Février, Samedi, 18C

J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.

Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.

Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
Croisière MSC Splendida 11 novembre 2018 Shanghai - Dubaï English translation pending
by Mich74 · 2018-04-01 · 206 replies
Bonjour a tous J'ouvre le post de cette croisiére du Msc Splendida qui partira de Shanghai dans 224 jours le temps encore pour échanger les bons plans . Joyeuses Pâques

Mich74
Puis-je entrer à Hong Kong sans visa? English translation pending
by Jujuhuhu · 2018-04-01 · 4 replies
Bonjour à tous,

je souhaiterais me rendre à Hong-Kong pour une durée de 3 mois, et avec toutes les informations sur le net je suis complètement perdue. Certains disent que le visa délivré pour un ressortissant francais est valable 90jours. Mais je ne trouve aucune documentation sur le sujet? Et dans ce cas, puis-je entrer à Hong-Kong sans visa, et faire ma demande le jour de mon arrivée? Pourriez vous m'éclairer sur le sujet? Merci d'avance!!
Hébergement à Santiago du Chili English translation pending
by Orpist33 · 2018-03-31 · 5 replies
Je cherche un hébergement sympa, genre chambres d'hôtes de chez nous, ou cabanas , ou petit hôtel pour 4 adultes pour février (1 nuits) et mars (2nuits) 2019 en centre ville ou proche .
Retour sur Patagonie par le Chili English translation pending
by MichelG78 · 2018-03-31 · 0 replies
Après avoir attendu un peu plus d’un an, avant d’écrire ce témoignage de notre voyage en Patagonie, je me lance.

Contexte : A l’occasion de mes 60 ans, nous voulions faire un voyage marquant, et découvrir un peu une région du monde, pendant 3 semaines. Nous ne connaissions ni l’un ni l’autre l’amérique du sud, et difficile de ne pas rêver avec la Patagonie. Disons le tout de suite, l’objectif recherché a été atteint, voir dépassé, s’il est possible de dépasser un rêve.

Préparation du voyage : Ne connaissant pas le continent Sud Américain, et ne parlant pas espagnol, j’optai frileusement pour un tour operator. J’étais parti dans l’idée de réaliser ce périple à partir de l’Argentine. Tout naturellement je tombais sur un TO francophone connu du forum, Argentina Exception. Le chiffrage d’un voyage de ce type se montait à 6000 € par personne, hors vols internationaux, frais d’essence, et de nourriture, et de visite. Il est rapidement apparu qu’il ne serait pas possible d’aménager ce voyage pour en diminuer le coût. J’ai donc essayé de le réaliser par moi même. Très rapidement j’ai été confronté à une “voracité pécuniaire” mettant en danger nos finances sur plusieurs générations. Pour dormir à la pointe Valdès j’ai trouvé un hébergement (via Trip Advisor) sans charme, quasiment sans électricité pour 500 € par personne, avec 3 nuits obligatoires. Ecoeuré par ce racket, j’ai failli abandonner ce voyage, jusqu’à ce que mon épouse me suggère de le faire par le Chili. Bien nous en a pris, si nous sommes allés un peu en Argentine (Bariloche), la majorité du voyage s’est passée au Chili.

Budget : Réglons le sujet une fois pour toute. Notre budget tout compris a été de 11000 € pour nous deux tout compris. Il se décompose en 3200 € d’avions, 2070 de location de voiture (Europcar, 4x4) avec passage de frontiere et remise de la voiture dans un lieu différent de celui du début de location, 1240 € de frais d’hébergement (hôtels et Airbnb), et 4500 € de nourriture, cadeaux, essence, divers, et ce pour 3 semaines. C’est cher mais j’insiste sur le fait que c’est le décompte tout frais inclus. A noter que j'avais changé de l'argent en pesos chiliens, et un peu de dollars. L'agent de change sur Paris n'avait pas voulu prendre le risque de changer des pesos argentins dont le cours est beaucoup plus volatiles que celui de son voisin.

Déroulement : Parti de Paris le jeudi 2 mars au soir, vol AF, nous arrivons le lendemain à Santiago du Chili. J’avais choisi un hôtel proche de l’aéroport (Hilton Garden) pour repartir à l’aube le lendemain. Premier contact avec le continent et avec le Chili. Plusieurs locaux me conseillent de tenir mon appareil photo (Nikon D750, pas vraiment discret) contre moi. Les migrants péruviens semblaient être la raison de leur crainte. Quel fondement ? je n’en sais rien. Le lendemain départ à 8h00 du matin pour Punta Arenas. De là je récupère la voiture chez Europcar. J’ai opté pour un 4X4, non pour les 4 roues motrices, mais pour avoir une garde au sol suffisante dans les nids de poule. J’avais pris aussi l’assurance pneumatique pour ne pas avoir à débourser le prix d’un train de pneus en cas de crevaison. Sur ce genre de véhicule, ça peut vite monter. C’est donc au volant que j’entame la route de la fin du monde, en direction de Puerto Natales. Notre hébergement était un hôtel tout simple, mais très propre, et avec une hôtesse accueillante et de bon conseils. Le nom de l’hôtel est Guanaco Blanco. Le lendemain matin départ pour le parc Torres del Payne. J’avais réservé un hôtel proche de la sortie du parc (30km), Mirador del Payne. Son relatif éloignement justifiait son tarif bien moins élevé que ses concurrents à l’intérieur du parc. N’étant pas des randonneurs suffisamment aguerris, nous ne comptions pas partir sur une grande randonnée qui aurait été incompatible avec la localisation de notre hébergement. Nous avons passé trois excellentes soirées à Mirador del Payne, qui est tenu par un jeune couple, lui assurant la cuisine, et elle le service, tous les deux adorables. Ensuite retour vers Puerto Natales, et Guanaco Blanco. Ensuite cap au sud!!!, et cap au sud en bateau, en transbordeur plus exactement. Un transbordeur relie Puerto Natales à Puerto Williams. Puerto Williams est la ville la plus australe, quoi qu’en dise sa voisine Ushuaia. Elle est située sur l’ile de Navarino. Je rends la voiture et nous montons sur le transbordeur. C’est sur ce dernier que nous découvrons au long des 30h de navigation, la magie des lumières australes. Arrivés à Puerto Williams vers les 1H du matin, nous nous accordons un petit somme dans un sympathique BandB, avant de reprendre un avion pour rentrer à Puerto Natales. Sans quitter l’aéroport, nous reprenons un avion pour Puerto Montt. Après une semaine au sud de la Patagonie, nous partons maintenant pour le nord de la Patagonie, la régions des lacs et des volcans. Arrivés à Puerto Montt, passage chez Europcar, et sommeil réparateur après une grillade chilienne pantagruélique. Le lendemain départ vers Entre Lagos, ou nous avons réservé 2 nuits dans un hôtel très sympa, tenu par un français, Lodge El Taique. Au passage nous visitons Frutillar, étonnant village bavarois. De là ballades vers les volcans et les lacs. Ensuite départ pour l’Argentine. Le passage de la douane se fait en à peine deux heures. J’avais fait préparer le nécessaire par Europcar, et tout s’est passé impeccablement. Route vers Vila La Angostura ou nous sommes restés deux nuits. Ville sympathique avec de belles randonnées. Puis départ vers Bariloche où nous sommes restés 3 nuits dans un Airbnb. La ville n’a pas vraiment d’intérêt, mais elle permet de nombreuses balades, randonnées, promenades (selon votre niveau). Fin de la deuxième semaine. Nous repartons de Bariloche par la route des 7 lacs pour atteindre San Martin de Los Andes. De là passage de frontière pour retourner au Chili, à Villarica. La fumée au dessus du volcan Villarica est là pour nous accueillir. Le lendemain route sans intérêt vers Temuco pour prendre l’avion qui nous ramènera à Santiago du Chili.J’ai réservé cette fois à l'hôtel IBIS, à côté de la gare routière, pour prendre dés le lendemain un bus pour Valparaiso. Nous passerons 3 jours à Valparaiso, dans un Airbnb, dont le propriétaire nous a fait une carte des zones à éviter, principalement avec mon appareil photo. Et c’est trois jours de découverte, en toute tranquillité, ou nous avons arpenté en long en large et en travers les fameuses collines de Valparaiso, et mitraillés les fresques murales. Nous n’avons jamais été importunés ou agressés pendant ces 3 jours, en suivant qq recommendations pas contraignantes.

En résumé, un superbe voyage, avec beaucoup de déplacements (taille de la Patagonie elle même), donc des regrets bien entendu de ne pas avoir eu plus de temps à tel et tel endroits, mais nous aurions été frustré de ne pas les voir tous. Bien entendu notre méconnaissance de l'espagnol n'a jamais été un frein, ni un manque, la chaleur et la bienveillance de nos hôtes a largement compensé.

Si je peux vous renseigner sur ce voyage, n’hésitez pas, je serai ravi de vous répondre.
Nord chilien et argentin, 4x4 et bivouac loin des foules English translation pending
by Moruto · 2018-03-27 · 32 replies
En novembre 2017, nous avons passé trois semaines en road trip entre l’Argentine et le Chili, pour y découvrir déserts, hauts plateaux et volcans. Nous avons loué un 4X4 chez Europcar Chili depuis Calama avec retour sur Arica et organisé en avance avec eux nos traversées de frontière. Et pour être un maximum autonomes nous avons campé toutes les nuits.

J’avais peur que la pluie gâche le voyage mais nous n’en n’avons pas vue une goute et il a fait très beau. A partir plus tôt nous aurions eu trop froid et plus tard nous aurions eu la pluie, c’était donc la bonne période.

Nous avions constaté que beaucoup de monde se rend a San Pedro de Atacama sans véhicule ce qui favorise l’essort des tours opérateurs qui vont tous au même endroit au même moment. Du coup on a fait direct une croix sur tous ces lieux trop touristiques, exit geyser del Tatio, la vallée de la lune etc.

Nos coups de cœur: Au Chili: Les coulisses de la vallée de la lune, VTT garganta del diablo et Las Cornisas, Salar de Taja, Parque Isluga, Salar de Surire. En Argentine: Campo Piedra Pomez et Laguna Carachi Pampa, Tolar Grande. Nos déceptions: Au Chili: La route passant devant le Parinacota, la route/piste reliant Calama au salar de Huasco. En Argentine: Le détour jusqu’ Humahuaca.

par ici, le blog avec toutes les photos et quelques traces GPS de rando et pistes

Vidéo (avec drone)

Les coulisses de la vallée de la lune On préfère ne pas se rendre dans le secteur payant de la vallée de la lune pour éviter les touristes et surtout pouvoir camper au milieu de ce décore surréaliste. Par chance on avait repéré avant le départ une piste qui traverse la vallée plus au sud. c’est gratuit, superbe et il n’y a personne. L’accès se fait nécessairement en 4X4. Pour rejoindre cette piste: prendre la B241 et la suivre sur environ 7km, ensuite prendre la piste qui bifurque sur la gauche et suit un pipeline enterré.



Canyon de Guatin jour 2 du voyage, pour échapper à la foule de San Pedro et se rafraichir, on prend la route direction le canyon de Guatin pour y faire une petite rando et y bivouaquer le soir.



Garganta del Diablo et Las cornisas

On a loué des VTT depuis San Pedro de Atacama pour une grosse journée de VTT dans Gargantua del Diablo puis le long de Las Cornisas pour enfin sortir par la vallée de la mort et rejoindre San Pedro via Pukara de Quitor. Nous avons donc eu a nous acquitter du droit d’entrée pour Garganta del Diablo mais pas pour la vallée de la mort. Une grosse sortie sous un soleil de plomb qui peut être divisée en 2. Garganta del diablo: c’est vraiment adapté au VTT avec un single track étonnant pas difficile du tout et on ressort au niveau de la petite église toute jolie. A faire absolument!

las Cornisas: c’est un peu plus difficile physiquement du fait du dénivelé positif pour rejoindre la corniche. En revanche, aucune difficulté technique et la vue depuis la Corniche est superbe. Et ça permet d’accéder gratuitement a la vallée de la mort ce qui est tant mieux car a mon avis c’est une arnaque. (a faire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre).



Cerro Toco L’ascension du Cerro Toco depuis la base des Télescopes, c’est 300m de dénivelé et 3km, une petite balade donc… Sauf que ça se passe au dessus de 5000m. Ça faisait que 4 jours que nous étions dans le secteur de San Pedro et nous n’étions donc pas encore acclimatés. Gros manque de souffle pour moi, je m’arrêtais tous les 30m vers la fin. Mais c’est vraiment à faire, d’abord la vue depuis le sommet est top et puis c’est un 5000 très facile, ça permet de se tester pour la suite du voyage.



Salar de Taja Ce salar est juste magnifique, notre coup de cœur du voyage. Nous nous y sommes rendus en fin de journée après le départ des tours opérateurs et avons bivouaqué non loin de la lagune, sublime avec la lumière du soir. Un 4X4 est indispensable pour s’y rendre car on traverse pas mal de zones très sableuses.



Paso de Jama, Susques, Salinas Grandes

Nous quittons le Chili via le Paso de Jama et ses paysages magnifiques pour rejoindre les Salinas Grandes via la jolie petite ville de Susques.



Purmamarca et Humahuaca

La route reliant Salinas grandes et Purmamarca est plutôt sympa, en revanche on regrette d’avoir fait tout le détour jusqu’à Humahuaca. Nous avons trouvé peu d’intérêt a la ville et au mirador des 14 couleurs. En effet nous verrons tout autant de couleurs et de contrastes le long de la route dans la suite du voyage.



Parque Los Cardones

Après un arrêt express dans Salta on poursuit vers le sud via la piste traversant la parc Los cardones (parc des cactus). pour rejoindre la route 40. Les paysages sont sympas mais il n’y a pas beaucoup d’occasions de s’arrêter.



Quebrada de la flechas

La piste de Quebrada de la Flechas est longue a parcourir d'autant qu'on l'a enchainée dans la même journée que la piste de Los Cardones. Ça fait beaucoup de voiture et on arrive crevés a Cafayate. Le lendemain, non loin de Cafayate, on réalise une randonnée, Las Cascadas del Rio Colorado. Ça fait du bien de marcher après plusieurs jours de routes.



Quebrada de la Conchas

Depuis Cafayate on remonte le début de la route 68. Une petite rando sympa dans ce décor orangé se déroule d’abord dans un canyon puis débouche sur une superbe vallée pleine de contraste.



Campo Piedra Pomez

Depuis Cafayate, on rejoint El penon via Hualfin. La route est goudronnée par intermittence jusqu’a El penon. On trouve de l’essence a Hualfin et a El penon mais il faut pouvoir payer en liquide. La piste qui mène au Campo Piedra Pomez n’est pas très difficile, un guide n’est pas obligatoire, mais il y a des zones de sables donc un 4X4 est nécessaire.



Carachi Pampa Un lieu magnifique, avec toute une palette de couleurs, des flamants rose et des lamas. 4X4 indispensable, et il faudra penser a dégonfler un peu le pneus car il y a beaucoup de sables (les regonfler a El Penon).



Tolar Grande Pour rejoindre Tolar Grande depuis Antofagasata de la Sierra nous avions prévu initialement de prendre la piste passant par Antofalla. Mais avec notre 4X4 qui n’en est pas un (voir l'anecdote en fin d'article) on préfère prendre un itinéraire plus emprunté. On remonte donc par la piste 43 jusqu’au Salar del Hombre Muerto. Cette partie est assez facile et très jolie. Après le Salar c’est une route très empruntée par les camions de sel, beaucoup moins jolie donc mais on avance plus vite. A Antofagasta de la Sierra vous trouverez une station essence, mais pas de banque.

Quelle bonne surprise que ce petit village de Tolar grande. On y trouve une banque, de l’essence et un « office de tourisme » assez efficace. Et la piste qui y mène depuis le Salar de Poquitos est très sympa, bien entretenue et très facile. Elle est assez empruntée également, pas besoin de recourir a un guide. Et cerise sur le gâteau nous sommes la le jour de la fête de la Virgen del valle du coup le soir c’est grosse soirée avec des enfants qui font des danses typiques, des petits groupes de musiciens du coin et le feu d’artifice.

Depuis Tolar Grande on décide d’aller jusqu’au village abandonnée de La Casualidad et là aussi bonne surprise, c’est une route asphaltée et non une piste qui mène à ce village déserté depuis la fermeture de la mine de souffre dans les années 80 je crois. Et en plus on adore les villages abandonnés… Par contre l’isolement est total car personne ne s’y rend.



Laguna Tuyajto et Salar de Talar

De retour au Chili depuis le Paso Sico, on s’arrête d’abordà la Laguna Tuyajto puis au Salar de Talar pour bivouaquer non loin des piedras rojas.



Parque Isluga Pour rejoindre le parc Isluga bien au nord est de Calama, on décide d’emprunter les pistes de l’intérieur des terres, le long de la frontière bolivienne et non les routes 1 ou 5. Au final c’est long, fatiguant et sans grand intérêt. La section Calama Ollague est goudronnée et les paysages sont sympa mais sans plus. A Ollague il y a possibilité de trouver de l’essence dans la petite auberge Atahualpa. La portion Ollague – Collaguasi est interminable et très caillouteuse et le paysage sans plus. A partir du Salar de Huasco c’est beaucoup mieux, et c’est quasiment tout le temps goudronné jusqu’à Colchane. Donc à refaire nous ferions Calama Huasco au plus vite via la route 5 puis Huasco Colchane par la route intérieure. Le parc de Isluga est superbe, un coup de cœur. Il a tout pour plaire avec des troupeaux de Lamas, des sources chaudes, un volcan à gravir , une rivière paisible avec pleins d’oiseaux, et des villages aux maisons d’adobe. On vous conseille les sources d’Enquelgas.

L’ascension du Volcan Isluga est assez bien indiquée grâce aux marquages de la CONAF et il n’y a absolument aucune difficulté technique. MAIS, il s’agit tout de même de gravir 1400 m de positif, depuis 4170m jusqu’ 5550m sur un sol meuble. Un effort soutenu donc… Une intersection mène soit au cratère, soit au sommet, si vous hésitez le cratère est plus intéressant.



Salar de Surire

La piste qui poursuit au nord après le parc Isluga mène au Salar de Surire. Il est préférable de prendre la piste qui contourne le Salar par l’est pour profiter de termes de Polloquere, d’une piste plus tranquille et ainsi éviter l’exploitation de sel.



Parque Lauca

La route qui permet d’admirer le Géant Parinacota depuis le lac était en travaux en cette fin 2017 et est très empruntée par les camions Boliviens qui forment une file interminable et poussiéreuse, ce qui enlève un peu le charme de ce secteur…



Cerro Milagro, Termas de Jurasi

Situé non loin de Putre, ce sommet coloré culmine à 5540m. Pour s’y rendre 2 options, soit on marche depuis les terme de Jurasi, avec un aller retour de 15km environ, sans aucun sentier à suivre. C’est l’option que nous avions choisi, pour cela il faut grosso modo remonter le canyon de Jurasi jusqu’au bout puis rejoindre le sommet.



Et pour clore ce carnet, l'anecdote du voyage:

Le 4X4 a été loué chez Europcar Chili. C’était un Hundai Tucson. Lorsqu’on l’a récupéré, après avoir roulé 5 minutes, il y avait un voyant style « mode 4X4 » d’allumé en fixe. On retourne donc chez le louer qui nous dit que c’est normal sur ce 4X4 car le mode 4X4 est toujours enclenché. On est un peu septique mais en même temps on ne peut pas vraiment changer de véhicule car tous les papiers sont faits pour passer la frontière avec l’Argentine et les refaire pourrait bien prendre une semaine. C’est la première fois qu’on roule dans le sable direction le Salar de Taja qu’on constate que le mode 4X4 est un peu pourri mais ça passe donc on ne s’inquiète pas plus que ça. On se rend en Argentine et dans le secteur de Quebrada de las Conchas alors qu’on roule sur une piste de sable on se dit « tient on va voir si la double traction fonctionne bein en essayant d’accélérer dans le sable » et bien y’a plus de doute, les roues de devant patinent et celles de derrière ne bougent pas d’un yota. On dégage de la, on chope du Wifi pour en savoir plus sur notre problème. Donc on a un véhicule au 4×4 « intelligent » qui passe en mode 4X4 lorsqu’il détecte que les roues avant galèrent. Sauf que manifestement le notre n’est plus si intelligent car il ne passe jamais en mode 4X4. On change des fusibles mais rien n’y fait et maintenant on est bien trop loin du Chili pour échanger notre véhicule ou tenter de le faire réparer. Dommage, on ne pourra sans doute pas faire tout ce que nous espérions par la suite. Arrivés a El Penon, on demande avis au pseudo bureau pour touristes sur l’ensablement des pistes pour Campo Piedra Pomez et Carachi Pampa, la dame nous dit en gros « Carachi ok no arena » , » Pomez no ok, mucha arena ». Sauf que cette personne n’a jamais du mettre les pieds ni à l’un ni à l’autre, on s’est ensablé sur le chemin de Carachi Pampa et avons mis 3 heures pour se sortir de là et parcourir 10 mètres. Le lendemain on a donc fait appelle a une guide local pour nous conduire dans son véhicule au Piedra Pomez et à Carachi pampa que nous ne voulions par manquer. Du coup nous avons dépensé tout notre cash pour le payer et n’avions plus assez pour faire le plein d’essence à Antofogasta, pourtant les habitants de El Penon nous avaient assuré qu’on trouverait une banque, mais non. On demande donc dans une sorte de Mairie, si on peut échanger des euros, elles nous parlent d’un professeur qui accepterait de le faire… une heure plus tard on est dans la cours de récré de l’école du village à échanger nos euros contre des Pesos Argentin avec un prof…🤪 Bref après moult négociations a notre retour a San Pedro on a pu échanger notre faux 4X4 contre un vrai pour notre dernière semaine.
Productions de vêtements en Asie du Sud-Est ou en Chine English translation pending
by Aubiste · 2018-03-27 · 1 reply
BONJOUR A TOUS, Je souhaiterai savoir , pour donner vie a mon projet de vendre des vêtements en FRANCE , ou dois m 'adresser et me rendre , pour acheter du stock de vêtements de sport de très bonne qualité ? J' ai entendu parler de BALI , quid de la THAÏLANDE , et de la CHINE !!! Qui pourrait me renseigner et m'aiguiller pour démarrer mon activité ? Aurez vous des adresses a me communiquer en toutes amitiés a titre d'infos ? MERCI A TOUS.....
La Patagonie chilienne avec des enfants English translation pending
by Molossette · 2018-03-26 · 3 replies
Bonjour, Nous envisageons de visiter le sud chili en décembre avec nos trois enfants de 15/12/7 ans. Nous ferons Santiago Punta arenas en avion le 19/12. Et reprendrons l.avion le 31/12 à Valdivia. Nous souhaitons visiter torres del plaine, el calafate, les iles chiloe, que me conseiller vous comme itinéraire, autres lieux à visiter, solutions d.hebergement. Nous envisageons de louer une voiture à Punta arenas et de remonter tranquillement vers Valdivia, si cela est possible. Merci par avance pour vos suggestions
Demande de visa pour la Chine English translation pending
by Hornak · 2018-03-25 · 13 replies
Bonjour à tous, désolé d'ouvrir un énième sujet sur le visa chinois mais je ne m'en sors pas. J'aimerais demander un visa touriste pour 3 semaines (fin juillet-début août) mais je ne comprends pas bien comment m'y prendre. Tout d'abord les tarifs évoqués sur le site de l'ambassade chinoise sont de 60 euros par personne (+ ou-) mais dès que je me retrouve sur le site du centre de visas (visaforchina) le prix est de 126 euros. De plus, ils demandent une attestation de ressources. Si j'ai bien compris il s'agit de mes derniers bulletins de paie. Or, je reçois les miens toujours avec deux ou trois mois de retard. Est-ce que ça peut être un problème ? Pour l'attestation d'hôtel, puis-je ne fournir que la réservation d'une seule nuit ? Enfin, le déplacement à Paris (Lyon, Marseille, etc. ne conviennent pas) est-il obligatoire ? Une seule personne peut-elle s'y rendre ? Comment s'y prendre ?

Merci beaucoup pour vos réponses
Randonnées et treks en Patagonie en juillet 2018 English translation pending
by Luckies611 · 2018-03-25 · 19 replies
bonjour , je compte faire des randonnées et trek en patagonie en juillet et début aout ... je voudrais avoir des conseils sur des endroits ou parcs a visiter a cette période ... je voudrais notamment faire le parc torres del paine mais il parait que durant l'hiver austral il faut prendre un guide? et comme je voyage seul je ne peux pas me permettre un guide a 150 euros la journée ...dans ce cas de figure est ce que el chalten en argentine ne serait pas plus indiqué ? derniére chose est ce qu'il y a moyen de faire des randonnée ou trek du coté de puerto williams? merci a vous ...🙂
Circuit 10 jours au Yunnan English translation pending
by Mikrobu · 2018-03-24 · 7 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple de retraités de 74 et 75 ans (en forme) et nous projetons un voyage en Chine du sud-ouest pour octobre ou novembre 2018.

1°) Le Yunnan

Nous passerons d'abord par une agence pour un circuit d'environ une semaine : Kunming - Dali - Lijiang - Shangrila - Kunming

Puis par nos propres moyens "sac au dos" et pour un circuit d'environ 10 jours. - la forêt de pierre de Shilin - les terres rouges de Lexiagou - Jianshui - les rizières en terrasse de Yuanyang

2°) Le Guizhou (pour environ 2 semaines, nous n'avons pas terminé d'étudier exactement le circuit).

Nous cherchons un ou deux couples pour voyager avec nous, soit pour la totalité du voyage, soit pour une partie et surtout pour la partie circuit avec l'agence afin de partager les frais.

Nos dates sont flexibles sur octobre ou novembre 2018 qui nous semble une bonne période pour la région.

Bien cordialement

Michelle et Roland
Excursions à la journée à San Pedro de Atacama English translation pending
by Brochot · 2018-03-23 · 1 reply
Bonjour, Après Tupiza , sud Lipez ? direction San Pedro de Atacama où nous passerons 3 ou 4 jours Nous pensons louer des vélos pour les destinations proches. Pour les sorties à la journée PIEDRAS ROJAS ET SALAR DE TARA nous passerons par une agence .mais laquelle choisir dans ce foisonnement .J' ai bien jeté un coup d oeil sur les classements de ces agences mais j aimerais avoir des avis sur des expériences vécues Merci pour votre aideAnnie
Louer un appartement à Hong Kong English translation pending
by Nelleaben · 2018-03-23 · 2 replies
Bonjour, ma fille et son compagnon partent travailler à Hong Kong , si quelqu’un a des informations intéressantes pour louer un appartement sur l'ile (quartier North Point ou à proximité) je suis preneuse car les loyers sont très élevés. Merci pour votre aide
Autorisation de passage aller-retour Chili - Argentine avec voiture de location English translation pending
by Titoualsace · 2018-03-23 · 20 replies
Bonjour à tous. Je pars au Chili en novembre 2018 pour plusieurs semaines avec un 4x4 de location. J'ai compris que je dois prévenir le loueur si je veux passer en Argentine pour qu'il s'occupe des formalités d'autorisation. J'aimerais savoir si cette autorisation est valable pour plusieurs passages de frontière, ( 6 en ce qui me concerne, 3 allers et 3 retours), ou pour un seul aller-retour. Est-ce que je dois donner les détails au loueur, lieux de passage, dates ? Je précise que je ramènerai le véhicule là où je l'aurais pris. Merci d'avance pour vos informations.
Meilleure route de Puerto Natales à Ushuaïa (à vélo) English translation pending
by Rikimiki · 2018-03-22 · 5 replies
Nous repartons demain de Puerto Natales au Chili, en destination de Ushuaia. Nous sommes partis du Québec en juillet 2016 (21e mois sur la route, 27,000 km parcourus). Nous roulons sur un tandem de route avec bagages (pneus 700x35 presque neufs, remplacés à La Junta au début de Carratera Austral). Nous préférons de loin rouler sur des routes pavées en bon état, mais suppportons le gravier et le ripio, sauf si en très mauvais état ou pour des sections très longues, si une meilleure route est disponible.

Nous hésitons entre : 1.) nous rendre à Punto Arenas, prendre le ferry vers Porvenir, et rejoindre ensuite San Sebastian et Rio Grande sur la côte Atlantique et Ushuaia en bout de ligne (plus court de 100 km, mais route de ripio dans un état que nous ne connaissons pas; semble mieux désservi par des haltes intermédiaires). 175 km de ripio, dont 75 sur une route en construction.

2.) Filer vers l'est sur les Ruta 255 et 257, puis prendre le ferry vers Punta Espera (route apparamment presque toute pavée; mais avec plus de traffic); 75 km de ripio, sur une route en construction.

Merci de vos avis
Moteur de recherche pour la Chine English translation pending
by Ludi06 · 2018-03-20 · 7 replies
Bonjour, Quel moteur de recherche télécharger avant de partir en Chine. Merci Ludi
VPN pour la Chine English translation pending
by Evlyn · 2018-03-20 · 37 replies
Bonjour à tous La question a déjà été posée plusieurs fois .. mais comme ça change souvent ... 😉 Je pars en Chine au mois de mai (Yunnan et Sichuan) et je voudrais savoir quel VPN non bloqué à ce jour par les Chinois je pourrais prendre.. J'ai l'intention d'en prendre 2 : ASTRILL qui marchait bien lors de mon voyage en Chine en 2015 et Express VPN Est-ce toujours valable aujourd'hui ? Merci pour votre aide.
Visa 24/144 heures pour la Chine: le bordel à BCIA (Beijing) English translation pending
by Fzoo · 2018-03-17 · 5 replies
Ni hao!

De retour de mon voyage en Thaïlande (Cambodge et Laos) en février/mars dernier, mon vol Air China de Bangkok passe par PEK direction Montréal... Comme on arrive à 1am, Air China nous offre (c'est nouveau de cette année je crois aussi, sur votre page de réservation) une chambre d'hôtel gratos à Beijing-navette + déjeuner (ou un rabais de 4 heures gratuites au Lounge de l'aéroport: coût réel, environ 120$us pour 6 heures...très cher) bref, comme la Chine a maintenant ouvert ses portes avec un visa de 24/144 heures (autre nouveauté), l'occasion est rêvée d'y faire un p'tit arrêt... Erreur!

Après avoir demandé à plusieurs intervenants (staff de l'avion, staff à l'aéroport) si l'on devait passer d'abord par les douanes domestiques OU internationales (transfert) pour sortir temporairement de BCIA, certains m'ont dit domestique et les autres que l'un ou l'autre, c'était pareil. Ok.

À mon arrivée à 1am, comme je suis habitué de BCIA, je savais que le domestique allait être bourré de monde en attente (4 rangées) et donc, je me suis rué vers l'internationale, vide. Passe le 1e tampon puis une fois au sous-sol, on me retourne en haut. La dame du 1e tampon me retamponne la carte d'embarquement et m'enlève la partie embarquement. Comme personne ne parle ni ne comprend l'anglais, je me retrouve au niveau "domestique" et retrouve des comparses québécois et français pris eux-aussi dans ce casse-tête chinois. La main gauche ne sait pas ce que la main droite fait, et vice versa!

Pour ceux qui connaissent BCIA, juste en sortant du transfert international, disons après les douanes domestiques, un petit comptoir pour VISA 24/144 est installé à gauche sur la rampe mais sans affiches dignes de ce nom ni d'indications claires... Et là, il y a déjà quelques farangs qui remplissent une autre carte, d'autres qui s'engueulent avec la fille résolument dépassé par les événements et qui est d'une lenteur monastique, en plus de répondre au téléphone aux dix secondes. Arrivé à 1am, il est déjà 2am quand on me refuse le visa parce que ma carte d'embarquement m'a été subtilisé par la dame à l'internationale. On m'envoie au guichet de droite où la dame est bête comme ses deux pieds et me dit que le comptoir Air China ouvrira à 5h30am et que je dois donc attendre pour me faire faire une autre carte. Et là, je perds mon calme olympien qui est ma marque de commerce légendaire... Quelques sacres québécois bien sentis et un bon coup de pied sur le poteau en stainless qui trainait par là (avec l'écho qui vient avec dans cet aéroport immense et vide la nuit) m'auront permis de me retrouver rapidement au guichet précédent où une préposé arrivée sur le tard a tôt fait de me faire passer tout-de-suite; la fille s'excuse de son erreur, je reprend ma convivialité légendaire et fait descendre la pression de tout le monde en blaguant. Elle me tamponne la carte et puis, avec mes deux gaulois perdus, on file vers les douanes domestiques où il y a toujours 4 lignes d'attente pour 2 guichets d'ouverts. Peut-être que mes sacres et mon coup de pied bien senti se sont rendus jusqu'aux douanes domestiques, je n'en saurai jamais rien mais juste comme on arrive à la queue de la file de 4 rangées, une autre préposée venue de nulle part nous ouvre le ruban et, comme par magie, un nouveau guichet s'ouvre devant nous... 6 minutes d'attente (les 4 autres rangées nous regardaient avec de la bave aux lèvres...)! Il est finalement 2h40 quand on obtient notre visa et on se dirige vers le train puis la zone de taxis...

Une fois au taxi, même avec la copie de réservation de l'hôtel (il n'y avait pas de navette à cette heure évidemment) où la direction de l'hôtel était notée en chinois pour le chauffeur, le pauvre monsieur peinait à comprendre... Après quelques minutes, on part tous... L'hôtel est dans le giron de BCIA mais on roule quand même un bon 15 minutes. Un fois là, mes gaulois doivent reprendre un autre taxi car l'hôtel est complet mais la préposé leur a gentiment trouvé une autre place pas loin. Je ne les ai pas revus le lendemain donc je ne sais pas comment ils s'en sont tirés... Mais mon gars du taxi, lui, voulait son 50 yuan depuis qu'on était sortis. Je lui avait fait signe d'attendre, que je reviendrais le payer plus tard, en pensant que l'hôtel règlerait la note car je n'avais pas de yuans sur moi... Mais non, seulement la navette était incluse. Je demande donc à la préposée de me faire un retrait via VISA, ça donnait 10$cad pour avoir enfin la paix et le sommeil du juste... Tout s'arrange quand je rejoins le taxi fébrile et battant de la patte; en le payant, j'essaie de lui montrer que le calme paie bien lui aussi... Il est 3am quand j'arrive enfin à ma chambre, super belle, avec un lit tout mou et des draps de soie avec 4 oreillers. La femme de chambre est encore là a tout ramasser en vitesse (une chance que je suis arrivé avec 2 heures de retard!); je lui fait signe de relaxer, le feu n'est pas pris aux rideaux! Une chambre à 888yuans/180$! 😛 En fouinant à gauche et à droite, je trouve une paire de petites culottes noire en broderie laissée sur un meuble noir... Ça me fera une belle jambe le lendemain quand il trouveront ça. Je m'empresse donc de la foutre aux chiottes et de tirer la chaine. Bye bye les préjugés! Je me tape alors deux bières en ligne et je tombe finalement comme un tigre dans les bras de Mao... Il est 4 am.

Morale: 當我們認為中國的一切都會變得輕鬆的時候,我們就在凌晨四點去睡覺!

"😎😎"
Communiquer depuis la Chine: application English translation pending
by Vero31660 · 2018-03-16 · 16 replies
Bonjour, comment communiquer depuis la chine ?quelle application télécharger sur mon telephone ?
Voyages organisés en Chine à partir du Maroc English translation pending
by Rguida · 2018-03-15 · 2 replies
souhaite participer voyages en chine a partir du Maroc Quelles sont les possibilités; Mercj
Xi'an - Lhassa English translation pending
by Kejajack · 2018-03-15 · 8 replies
Bonjour,

Je compte me rendre en Chine à Xi'an (en ayant mon visa Chinois une entrée), j'aimerai par la suite prendre le train pour Lhassa, avec tout ce que j'ai lu et si j'ai bien compris, il me faut un permis pour y aller et m'inscrire avec un tour opérateur pour pouvoir visiter cette région. Mes questions sont les suivantes : Comment je peux faire quand je suis à Xi'an pour pouvoir organiser cela, y a t il des agences sur place ou bien dois je m'y prendre à l'avance avec une agence localisée au Tibet. Après avoir visiter le Tibet, vu que j'ai un visa une entrée, puis je retourner en Chine ou bien me faut il un visa multi entrées. Avez vous des agences à me conseiller et des sites pour les billets de train. Merci d'avance.
Aller de Santiago à Valparaiso English translation pending
by Bernie57 · 2018-03-13 · 11 replies
je passe 3 jours à Santiago, nous voulons aller à Valparaiso et Vinas del Mar pour une journée. Que me conseillez vous?

Bernard Combes
Visa pour la Chine pour enfant qui a son passeport avec père célibataire English translation pending
by Joeyzaza · 2018-03-12 · 3 replies
Bonjour à tous, Je suis un habitué des voyages mais seul Même si ma fille m'a déjà accompagné 2 fois au USA Lors de mon dernier voyages au USA (je sais que le sujet est la chine, mais on y vient ^^) le board patrol ma demandé si j'avais une authorisation de la mère pour ma fille, je lui ai dis non, à cause de cela j'ai failli ne pas rentré aux USA, il a placer une alerte sur mon nom.

En Aout je pars avec ma fille, Honk Kong, Shenzen, Guangzhou, Beijing. La Chine ayant un système de Visa, je me demande si pour une mineure, accompagné d'un seul de ses parents, aurait besoin d'une authorisation de sortie du territoire du parent absent ? Si oui quelle forme doit elle avoir ? Cela doit il être ecrit en chinois ? Un papier officiel existe t'il ? Quel papiers sont préconisé ?

J'ai le consulat de Chine sur Marseille mais franchement demander un renseignement est quasi mission impossible.

Merci Beaucoup
Vaccins au Yunnan English translation pending
by Mirta · 2018-03-11 · 5 replies
Bonjour à tous, En avril nous allons au Yunnan et j'aimerais savoir si pour ces régions il est nécessaire d'avoir des vaccins soit pour la malaria ou typhoïde ou autre maladie. J'imagine qu'il faut apporter de la lotion repellante à insectes à 28.9% Merci de votre réponse
Séjour de 12 jours à Hong Kong en juin English translation pending
by SalsaThea · 2018-03-11 · 12 replies
Bonjour,

Nous allons passer 12 jours à Hong Kong fin Juin. Au milieu du séjour nous avons 4 jours où mon conjoint travaillera à Hong kong.

Ca nous fait donc 4 jours de libre avant et 4 jours après son boulot pour visiter.

Pour les 5 nuits qui entourent son boulot, on a le choix entre un hotel vers kowlun park et un hotel vers l'aéroport (car mon conjoint travaillera près de l'aéroport). On pensait plutôt choisir kowloon park (car ca a l'air facile de faire le trajet en transport en commun et on avait éliminé de base l'hotel près de l'aéroport car je me disais que les zones aéroportuaires c'est jamais bien mais peut être que je me trompe et que le fait d'etre sur l'ile de lantau a un interet ???).

On pensait aller passer une nuit à Macao (à priori le dimanche soir pour éviter le samedi soir), pour le reste des autres nuits, soit en début soit en fin de séjour est ce que ca a un interet d'aller un peu loin du centre ville du style vers aberdeen ? vers les nouveaux territoires ? ou pensez vous qu'il vaut mieux rester vers le "centre ville et de là rayonner ?).

Faut il réserver tous les hôtels à l'avance ? (on est pas super fan de réserver à l'avance mais il y a des endroits où c'est indispensable, à Hong Kong je ne sais pas). LEs premières nuits on se disait que oui, Macao aussi vu qu'on y passe qu'une nuit, on va pas se prendre la tête à chercher un hébergement, par contre les 4 dernières nuits du séjour est ce indispensable ????

On a vu qu'il y avait de chouettes rando, on aimerait bien s'en faire 1 ou 2 petites mais on a pas encore regardé vers où et donc pas encore regardé si ca conditionne vers où dormir.

Merci Cécile
Durée de validité du visa en Chine English translation pending
by Samfan · 2018-03-11 · 6 replies
Bonjour,

Pour être sûre d'avoir bien compris : le visa donne le droit d'entrer dans les trois mois qui suivent en Chine. Mais la sortie de Chine peut avoir lieu en dehors de ces trois mois, dans le mois qui suit l'entrée, c'est bien ça ?

Nous arriverons en Chine (j'espère) le 30 juin prochain, je peux donc demander le visa à partir du 30 mars ?

Quand je remplis le formulaire en ligne de demande de visa, un pop-up apparaît qui recommande de n'introduire la demande que dans les 2 mois qui précèdent.

J'aimerais m'y prendre le plus tôt possible pour ne pas avoir de surprise et pouvoir ensuite faire d'autres réservations l'esprit tranquille.

Merci !
Hôtel de luxe à Macao English translation pending
by SalsaThea · 2018-03-09 · 9 replies
Bonsoir,

nous allons passer une grosse semaine à Hong Kong mi Juin, nous aimerions en profiter pour aller faire un tour à Macao, on pensait y passer 1 nuit (à moins que vous nous disiez qu'il vaut mieux fare l'aller retour depuis HK dans la journée).

Pour 1 nuit, on aimerait bien se faire plaisir et se payer un chouette hotel, dans les 150 à 200 euros la nuit, quel hotel avec "meilleur qualité prix" nous conseillez vous ?

On passera quelques nuits vers le parc de "Kowloon park" mais on cherche aussi un hotel dans Central mais pour le coup pour plusieurs nuits et à prix raisonnable, si vous avez des conseils, on est preneurs :).

MErci Cécile

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