Bonjour,
L'argument de la réciprocité en matière de délivrance de visa ne tient pas : l'Allemagne (par exemple) demande exactement les mêmes documents aux Chinois pour leur délivrer un visa Schengen. Or seuls les Français ont été ciblés à partir de 2010.
La réciprocité est un principe en diplomatie. Mais chaque fois qu'il y a une modification de situation, il faut que les diplomates se remettent d'accord sur l'application de la réciprocité, et cela devient alors difficile à comprendre, car c'est un principe global qui englobe non seulement les visas pour le tourisme, mais aussi les échanges commerciaux, les coopérations militaires et de police, l'attitude des diplomaties concernant les droits de l'homme, les problèmes de reconnaissance de territoire, l'attitude de la presse et les migrations économiques, etc ...
Par exemple, il y a moins de chomage en Allemagne qu'en France, et donc à priori, moins de crainte d'immigration illégale sous couvert de passeport touristique.
Il en résulte un certain nombre de règles réciproques, plus ou moins identiques et aménagées dans les principes de circulation et personnes, de marchandises, de services, etc ... Donc aussi de conditions de demandes de visas, pour chacune des catégories (tourisme, affaires, études, visites familiales, etc ...) qui concernent aussi bien la durée du visa que son cout ou d'autres éléments différenciants.
Concernant le visa touristique, il y a des considérations autres qui sont de savoir si on veut avoir des touristes dans le pays ou pas. Mais malgré tout, le principe de réciprocité fait que malgré le souhait d'avoir des français viennent visiter un pays étranger, certains maintiennent un visa qui est quand même une barrière (par exemple le Burkina Faso).
Pour la Chine, les français ne sont pas si importants que ça, puisque sur les 121 millions de touristes annuels, il y a moins de 1% des touristes qui arrivent en Chine qui sont français.
Vous pouvez toujours dire que la diplomatie chinoise prend des mesures de rétorsion envers la France, mais je crains que ce ne soit qu'une interprétation d'un phénomène plus général d'un équilibre plus ou moins bon des relations de la diplomatie dont la *réciprocité* est une des règles de base.