Search VoyageForum
FR
Tourisme durable English translation pending
by Deedou · 2008-10-02 · 42 replies
Certains ont apprécié ma veille journalistique, donc, une nouvelle fournée :

1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais

Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.

“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encou­rage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.

Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <
http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421>; __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08

Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.

Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424>; __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist

Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.

Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homi­cides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.

Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425>; __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08

Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426>; __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent

Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.

Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.

On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427>; __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch

Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.

Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428>; __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -

A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>;
Botswana: parcours de Maun vers Kasane via Savuti? English translation pending
by Tsodilo · 2008-09-24 · 22 replies
Bonjour à tous,

Quelques uns des spécialistes du coin pourraient-ils réactualiser les infos sur le trajet entre Maun et Kasane par la piste, donc via Savuti ? Combien de temps ? est-ce déraisonnable tout seul ? peut-on camper au milieu (4x4 Toyota HiLux 3.0D avec tentes sur toit) ? si oui, faut-il réserver (je suis en train de monter mon projet pour...octobre 2009)? faut-il un GPS ?est-ce intéressant au niveau faune et flore, ou bien est-ce une bonne grosse séquence 4x4 pure et dure dans le sable profond ? Il doit m'échapper quelques questions...

Merci d'avance à tous !
Vacances 2008: vos cinq meilleures photos English translation pending
by Christiang · 2008-08-09 · 340 replies
Le nouveau système de mise en ligne des photos sur VF (super, surtout la navigation avec les flèches du clavier ! 🙂) m'inspire et je lance un petit concours photo de rentrée de vacances (comme d'habitude sans classement des candidats, et juste pour "le plaisir des yeux")

Règles du jeu : Sélectionner vos cinq meilleures photos de vacances (Cinq est un maximum obligatoire mais on peut se contenter d'une ou deux !) Thème : le voyage bien entendu... mais le voyage peut être à la porte de chez soi... donc aucun pays n'est exclu Associer un petit commentaire aux photos pour en faciliter la compréhension

Je commence donc avec ma contribution sur la base d'un court séjour dans l'Utah (USA) début août

J'adore les parcs nationaux Américains (Rocheuses USA et Canada particulièrement) mais j'avoue qu'ils ne m'ont jamais vraiment inspiré photographiquement au moins pour trois raisons : 1 / Je ne suis pas très doué en photographie de paysages (je préfère les personnages) 2 / La luminosité dans l'Ouest américain en été est très violente et il est quasiment impossible de faire des photos "acceptables" entre 10 heures du matin et 5 heures de l'après-midi, même avec un filtre polarisant. 3 / Face à ces beautés naturelles, on a tendance à "pondre" sans modération de la "carte postale" banale, identique à des milliers de clichés que l'on peut trouver partout sur Internet... ceci à moins d'être un résident de l'Ouest américain et de pouvoir profiter des meilleures conditions climatiques pour saisir l'instant idéal (voir en particulier les superbes photos d'Ansel Adams et Tom Till sur le sujet 🙂🙂)

J'ai donc essayé de sortir des sentiers battus (A l'instar de "SOS, femmes battues" on devrait créer en photographie "SOS, sentiers battus" !😉) en jouant essentiellement sur les belles lumières naturelles, et je vous soumets les cinq photos ci-dessous : Photo 1 : Lever de soleil sur Salt Lake City Photo 2 : Nuit à Moab Photo 3 : Ciel d'orage sur Arches National Park Photo 4 : Coucher de soleil sur Arches National Park Photo 5 : Ciel d'orage sur Capitol Reef National Park

On attend vos contributions 🙂🙂🙂
Itinéraire Namibie-Bostwana en 4x4 English translation pending
by Fdnju · 2008-08-03 · 20 replies
Bonsoir à tous,

suite à l'élaboration un peu au dernier moment d'un circuit en Namibie-Bostwana, j'aurais une question aux Vforumistes qui veulent bien m'aider...

Nous aurons un 4x4 avec tente et après les 10 premiers jours en Namibie, nous voudrions passer par le Bostwana. Il nous restera pour cela encore 8 jours (au depart d'Etosha). Pensez vous que l'un ou l'autre des itineraires suivants soit faisable (en temps et en fonction du fait que nous n'avons pas de reservation pour les campings) et selon vous quel est le plus interessant:

1) J1: Etosha - Grootfontein J2: Grootfontein - Bagani J3: Bagani - Ngoma - Ihaha camp dans le Chobe J4: Ihaha - Tchinga camp dans le Chobe J5: Tchinga - Savuti camp dans le Chobe J6: Savuti - Maun J7: Maun - Buitepos (un peu avant, au Chobokwane camp) J8: Buitepos - Windhoek

2) J1: Etosha - Grootfontein J2: Grootfontein - Bagani J3: Bagani - Mahango le matin - Zone de Tsodilo Hills (par exemple Guma Lagoon Camp) J4: Guma Lagoon Camp - Maun J5: Maun - Savuti camp dans le Chobe J6: Savuti - Maun J7: Maun - Buitepos (un peu avant, au Chobokwane camp) J8: Buitepos - Windhoek

En fait l'idée est de faire Moremi et un peu du Chobe si cela en vaut la peine... mais ça parait serré vu comme ça. Cela dit je ne me rends pas compte du temps que ces trajets prennent, je l'ai fait avec Mapsource et les cartes t4a...

Merci de votre aide !!!! A bientot j'espere...

PS: quelqu'un saurait me dire plus ou moins combien coute de dormir dans ces campings au Bostwana, est-ce vraiment beaucoup plus cher que la Namibie?
La Tanzanie en 4x4 en autonomie English translation pending
by Lilitab · 2008-08-03 · 44 replies
Bonjour à tous,

Nous prévoyons de partir en Tanzanie fin septembre pour 3 semaines. la façon dont nous allons voyager à l'intérieur du pays n'est pas encore résolue. Nous sommes déjà allé au kenya en circulant à l'aide de tous les moyens de transport collectifs possibles. Cela a été possible parce que le séjour était relativement court et nous n'avions que très peu de bagages. C'est une expérience inoubliable ! L'an denier en namibie, nous avons loué un 4x4 et nous n'avons rencontré aucune difficulté. les pistes sont parfois un peu "raides", mais on ne se perd pas. Il faut faire attention à la vitesse car on part très vite, et aux girafes qui traversent et aux groupes d'éléphants planqués derrière les arbres au bord de la piste !... Mais quelqu'un parmi vous s'est -il balladé en tanzanie en véhicule sans guide et sans chauffeur ? les discussions que j'ai pu lire à ce sujet datent de l'an dernier. ... et j'aimerai bien avoir des infos "fraiches" si cela est possible.
Carnets de voyage - Namibie 2008 English translation pending
by Tasssili · 2008-07-31 · 57 replies
Voyage en Namibie du 21 juin au 15 juillet 2008

3 semaines superbes en famille ! J’ai grandement préparé ce voyage grâce à ce forum en lisant et les carnets de route et les posts. Un grand merci à tous les contributeurs pour le détail des infos et le bon esprit qui président aux échanges. Je souhaite ainsi pouvoir contribuer à ce site et j’espère être utile à d’autres voyageurs...

Nous sommes donc une famille de quatre (enfants de 11 et 13 ans). Nous sommes rentrés enchantés, émerveillés, ... de ce voyage, ce pays se prête vraiment très bien à un voyage familial : pas de pb coté sanitaire, des infrastructures très bonnes, ... plein de choses à voir et un dépaysement garanti. Nous rêvions de ce voyage depuis longtemps, et il fut à la hauteur de nos attentes !!

Coté organisation : Nous avons contacté, en suivant les conseils trouvés sur ce site, l’agence locale Tourmaline pour réserver la voiture et un certains nb d’hébergements. Aucun problème à signaler : tout a été parfaitement réservé ; sur place remise d’un road book complet, d’une carte détaillée du pays et de quelques documents d’information (histoire, géo, ...) Hormis ce site 🙂, l’autre grande aide fut le guide Bradt (en anglais certes) mais vraiment un must : très détaillé pour les routards, beaucoup d’explications, jamais pris en défaut sur 3 semaines de voyages. J’ai trouvé ce guide sans pb à la Fnac.

Coté voiture Nous avons choisi (vu de notre point de vue) le confort et la sécurité, donc un 4x4. J’ai trouvé que c’était effectivement utile (pour certaines routes, pour le confort sur les pistes et aussi pour la meilleure vue ! ) L’agence fut African Tracks : très bien : voiture en très bon état, 4 pneus parfaits. Aucune crevaison à signaler 🙂 . Nous avions loué aussi le «set camping » (vaisselle, chaise, table, gaz, ...) : je l’ai trouvé très complet, rien ne manquait. Nous avions apportés nos duvets pour plus de sécurité (coté chaleur) je ne peux donc rien dire sur la qualité des leurs. Nous avions aussi pris le frigo ; je suis plus mitigée car en fait il ne fonctionnait que lorsque la voiture roulait :-( (heureusement on a beaucoup roulé !! et il fait froid la nuit) mais globalement il était entre 10 et 15 ° je ne lui ait donc pas vraiment fait confiance pour garder des choses périssables ; c’était plus un appoint pour avoir des jus frais 😉 On avait aussi deux tentes sur le toit, très bien. On a fait au final 4 500 km.😇

Coté hébergement On a fait un mixte lodge (6 nuits) et campings (16 nuits) : sympa ; les enfants ont apprécié de retrouver un lit et un resto de temps en temps. Les campings sont bien : toujours une place pour le bbq, propres et quasi toujours de l’eau chaude au moins pour la douche, car pour la vaisselle ce fut plus souvent à l’eau froide. On avait réservé les lodges, qq campings et bien sur Etosha, Sesriem.

Coté Budget Pour nous quatre, TOUT compris (yc resto, cadeaux ....) : un peu moins de 10 000 €. Il faut noter que nous avons un fils de moins de 12 ans (dons souvent moins cher avion, resto, ...) et que l’autre a 13 ans (une autre limite existe à 16 ans pour les entrées sur certains sites) Les gros postes : - l’avion 4 100 € (achat Opodo, en janvier ) - la voiture 1 900 € (on a aussi pris les assurances pneu, vitre sur place pour en gros 500 € de plus) - l’hébergement 1 000 € - l’essence 400 € et pour le reste je n’ai pas compté !... Nous avons eu parfois du mal à utiliser la carte Mastercard pour retirer de l’argent; mais la CB visa est passée.

Quelques conseils ... - les polaires, bonnets, gants n’ont pas été superflus à cette époque de l’année - les sticks pour les lèvres et crèmes hydratantes non plus 😎 ; l’air est vraiment très sec (on n’en avait pas pris et au bout de 2 jours un de mes fils avait la peau du corps complètement desséchée... heureusement les magasins sont bien achalandés.) - les allumes feu aussi sont utiles, pour le feu le soir (enfin, nous, on n’est pas très expert en allumage de feu) Je tiens à rassurer, une fois bien équipés, on n’a pas eu froid. L’amplitude thermique est très forte : 25-30 le jour et 5-10 la nuit. On s’habitue très bien !! et le soleil toujours présent est un vrai bonheur.

Le détail :

21 juin : le départ Le voyage commence un peu dans la précipitation : envol de France pour Francfort, 1h ½ de correspondance est prévue, l’avion part évidemment avec du retard. Arrivés à Francfort (dans les 22h) aucun agent pour nous orienter, on découvre que pour changer d’aérogare il faut prendre une navette ferrée ...c’est la course dans les aérogares, pour finalement arriver au terminal d’embarquement et découvrir que notre vol est retardé de plusieurs heures ! ouf on n’a pas raté l’avion...

22 juin : Windhoek Après une bonne nuit de sommeil, arrivée au matin à Windhoek. On retrouve sans pb le loueur de voiture, on retire de l’argent au DAB. Le loueur nous amène dans son local en ville pour récupérer notre 4x4. Une bonne heure d’explication s’en suit... Puis, le responsable de la guest house où nous dormons est venu nous chercher pour nous guider jusque chez lui, il faut avouer un confort appréciable, car la conduite à gauche au début surprend un peu... (personnellement je ne peux pas trop dire car c’est mon conjoint qui a tjs conduit 🙂 .). On arrive donc à l’auberge Londiningi, tenue par une française – accueil très chaleureux. On lézarde un peu tout le reste de la journée... et on fait le plein à un supermarché juste à coté. On y trouve de tout (même du Nutella !!) on fait le choix de dîner à l’auberge, très bien et convivial. On ne tarde pas à s’endormir, pour être d’attaque dès le lendemain.

23 juin : Windhoek – Mariental – 3 h – 300 km J’essaie de mettre des temps de parcours qui correspondent plus ou moins au temps de conduite, mais c’est une estimation, car on s’est beaucoup arrêté en route (pique nique, photos - nombreuses !!!, admiration des animaux.😛..). On passe par le centre ville pour qq formalités : achat de timbres, d’une carte téléphonique et passage au NWR pour acheter le pass pour la Welwitschia Drive. Enfin, vers 11h, on est prêts à partir ....on est tous impatients de quitter la ville ... La route est goudronnée, pas la plus belle que l’on ferra est un peu monotone... on arrive à l’Anib Lodge à 14h30, juste à temps pour le « sundowner drive » qui part à 15h en hiver. On pose le 4x4 sur l’emplacement de camping et on part. Il faut avouer vraiment idéal sur un début de voyage : on voit nos premiers animaux : oryx, bubale, outarde, zèbre, gnou, évidemment springbok ... un vrai festival !! les appareils photos commencent à crépiter...puis on attend le coucher de soleil sur une (petite) dune du Kalahari... magnifique ... les enfants font leur première roulade sur le sable rouge ...le paysage est magique !! on retourne à notre camping ... conquis. On fait donc notre premier montage de tente la nuit ! (à 18 h il fait nuit noire) – mais ce camping est bien équipé il y a une lumière électrique – même si ce ne serra pas le record de vitesse des hommes, cela se passe bien. Je me lance aussi dans notre premier repas à la nuit (ce sera pate !) mais tout le monde est ravi. Les emplacements sont vraiment bien (Wc et douche privée !!) et personne dans les 100 m autour, que la savane... Il n’y a que 3 emplacements de camping donc je conseillerai peut être de réserver ...

24 juin : Mariental - Sesriem – 4h1/2 – 320 km Départ pour ce qui nous fait tous rêver, les dunes de Sesriem....Sur la route, on aperçoit des autruches, chacals et les gracieux springboks, nos fils veulent qu’on s’arrête à chaque fois pour les admirer... Arrivée au camping de Sesriem – on a la chance d’avoir un bon emplacement, au bord de la savane, vue sur Elim Dune, ...le rêve. On part escalader Elim dune pour le coucher du soleil, on n’a pas le temps de monter très haut, mais les enfants en profitent bien encore 😄.

25 juin – Sesriem Après moult réflexion, on a fait le choix de partir entre l’ouverture des portes du parc pour les campeurs (5h45) et l’ouverture générale (6h45) ; on quitte donc notre place vers 6h15, direction Dead Vlei... on voit le soleil se lever tout le long de la route (60km), magnifique - il n’y a que nous ... on arrive sur Dead Vlei (toujours personne !!) et on se lance sur les fameux derniers 5km réservés au 4x4 .... tout se passe bien jusque vers la fin ..où une partie de sable trop molle ... nous ensable ... la voiture s’enfonce irrémédiablement .🤪.. au bout d’un quart d’heure ( ?) de pelletage intensif 😕, on finit par s’en sortir ... et on arrive au parking final !! On fait un petit encas bien mérité 😏 puis on part vers Dead Vlei ....le plus beau du voyage pour moi 😊...escalade des dunes autour ... on admire ces paysages un bon moment... Il faut bien repartir, chemin inverse, sans encombre ... puis Sossusvlei... re-ballade (mais il est proche de midi et là il fait vraiment chaud). On pique nique à l’ombre sur le parking ...très agréable Puis route du retour, on s’arrête à la Dune 45 que les hommes ont encore le courage d’escalader, moi j’attends à l’ombre 😉 Fin de journée au camping, devant ce paysage superbe - piscine pour les enfants...

26 juin : Sesriem – Naukluft – 1h1/2 – 130 km Détour par le canyon de Sesriem, petite ballade, évidemment sans comparaison avec les merveilles de la veille ...Puis on reprend la route vers les montagnes...on voit nos premiers kudu : superbes animaux, aux cornes magnifiques et au grands yeux attendrissants. Arrivée au camping NWR du Naukluft, pas beaucoup de charme... on part faire une petite marche à pied à la rencontre des fameux dassie. Au grand plaisir des enfants on en voit pas mal, le chemin est assez mal balisé, on se perd assez vite...mais c’est bien quand même. Retour au camp, où le froid descend vite (on est à 1 500 m d’altitude !) dès 17h on commence à avoir froid, ce serra la seule nuit ou on aura vraiment eu froid, je pense que le thermomètre a du frôler les 0°...on se couche tôt.

27 juin – Naukluft – Walwis Bay – 4h – 360 km Et on se lève tôt !! Départ pour la mer 😎 ... les paysages sont très beaux tout le long de la route. Ce sera une constante – Les pistes sont toutes en très bon état et tous les croisements sont toujours très bien indiqués – vraiment on ne peut pas se perdre dans ce pays ! Une troupe de babouins traversent la route devant nous, long arrêt... Puis passage à Solitaire avec arrêt pour déguster les fameux apple pie, je confirme : il faut absolument les goûter (+ un café chaud ce qui est bien agréable 😉). La boutique est bien équipée, on y achète même le guide des pistes d’Etosha, ce qui sera pratique pour démarrer tout de suite le safari une fois sur place. On repart plein d’énergie ...arrivée sur Walwis Bay ...où il n’y a aucun flamand rose !! (ils sont tous dans le nord ??!!...) aucun oiseau sur la baie !...on va jusqu’au bout de la lagune sur la gauche pour y admirer le coucher de soleil sur l’eau, très beau. On dort au Lagoon Lodge – tenu par un français. Le soir, repas au Raft, sur la baie, vraiment très bien, très bon poisson ...les enfants sont contents d’être au resto ...

28 juin : Walwis Bay – Swakop – 1/2h Le lendemain, nous avions réservé via Tourmaline l’excursion Mola Mola. Donc ballade en mer, avec les otaries (on apercevra quelques dauphins et baleines) – cela dure toute la matinée – dégustation d’huîtres à la fin. Je sais que ce n’est pas l’avis de tous, mais nous personnellement on n’a pas été très emballés ...en plus, je n’ai pas digéré les huîtres et j’ai été malade jusqu’au lendemain (ceci explique peut être cela 🏴‍☠️ ?). Détour par la Dune 7, pour les dernières roulades ( !!) puis arrivée à Swakop. Visite par les hommes du musée Cristal (qui est fermé le lendemain, dimanche) – mon fils passionné de minéralogie, fait des folies dans la boutique ... On dort à la pension Rapmund – on avait quasi un appart : 2 chambres (avec chacune salle de bain !), une petite cuisine, une salle à manger (bon pas la télé pour les hommes ! c’est l’euro de foot) mais très bien.

29 juin – Swakop Le matin, on part pour la Welwitshia Drive : très beaux paysages (encore !) très désertique et à la fin, champs des ces fameuses plantes ... très étonnant. Retour en ville – c’est dimanche donc assez surréaliste, quasi tout est fermé – ville déserte ... On s’y promène quand même... et on fait un grand ravitaillement au supermarché car on repart le lendemain plein nord pour 8 jours de camping. On dîne au Kuchi restaurant, assez déçu, bon c’était la finale de l’euro (avec l’Allemagne en finale) on a beaucoup attendu, viande trop cuite ...on n’a pas dû avoir de chance ce soir là.😕

30 juin – Swakop – Brandberg (via Cape Cross ) – 330 km – 4h Départ vers la colonie d’otaries - l’odeur est à la hauteur de sa réputation, on passe quand même un grand moment à les admirer puis demi tour vers le Brandberg. On aperçoit une colonie de suricates sur la route, mais ils sont trop rapides pour les photos ! Camping au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lodge, il y a un springbok et un suricate apprivoisés, pour le plus grand plaisir de tous. Très bel emplacement au bord de la savane boisée.

1er juillet : Brandberg – Twylfonteim – 150 km – 2h Le matin, visite du site de la White Lady – cela vaut surtout pour la ballade (2h en tout AR) pour atteindre le site – les montagnes sont superbes, j’adore cette roche rouge. Un guide accompagne chaque visiteur, il est très sympathique et expert de toutes les plantes rencontrées – il nous dit quelques mots en damara (langue à clic, très surprenant). Pour info, les guides sont payés au pourboire... Arrivée au camping du Mowani Mountain Camp, un camping superbe : 😇 emplacement très sauvage avec la savane devant nous, les rochers derrière et pas la moindre personne à l’horizon ....mon fils le plus jeune aurait bien voulu y rester plusieurs nuits, le temps d’escalader tous les rochers !

2 juillet : Twylfontein – Palmwag – 140 km – 2h Visite de Twylfontein le matin, beaucoup plus organisé et balisé que la White Lady. Cela frôle le tourisme de masse (bon j’exagère ...) ceci dit, les gravures valent le coup, mais en ¾ h c’est bouclé. Arrivé au camping du Palmwag Lodge – très civilisé. On fait le game drive, dans l’espoir d’apercevoir les éléphants. On est assez déçu, la moitié du tour est sur la piste normale ( !), et on voit les animaux habituels le long des routes (oryx, zèbres, ...) certes c’est superbe – mais cela ne valait pas le coup de payer (assez cher en plus). Enfin c’est pas bien grave. On dîne au lodge – très bien.

3 juillet : Palmwag – Warmquelle – 90 km – 1h½ Arrivée pour midi au Ongongo camping – très sauvage aussi, je recommande le 4x4. On passe une superbe après midi 😄– baignade au pied des chutes. Attention, l’adresse est connue, à la fin de la journée, le camping était complet, et comme il est assez difficile à atteindre, ce ne doit pas être agréable de faire demi tour le soir.

4 juillet : Warquelle – Opuwo – 160 km – 2h ½ On quitte à regret ce site enchanteur et ses nombreux oiseaux, ...route vers Opuwo. Ravitaillement au supermarché, et promenade dans cette ville surprenante qui mélange toute une population hétérogène. Camping au Opuwo Country Lodge, le camping domine la montagne, très beau coucher de soleil ! baignade à la piscine du lodge, très photogénique ....

5 juillet : Opuwo – Epupa – 3h ½ - 180 km Très belle route dans les montagnes et la savane boisée. On voit notamment un superbe baobab, arbre que je rêvais de voir depuis .... ? Arrivée sur les rives luxuriantes du Kunene. Le camping est assez plein ... on a la chance de trouver un emplacement au bord de l’eau. Des dames se proposent pour faire la lessive et j’avoue que l’on se décharge de tout notre linge sans pb 😏 ! Farniente au bord de l’eau .... On fait notre feu comme tous les soirs, un vrai plaisir ... on est devenu experts en cuissons de pomme de terre et gemquash près des braises ! (les premières étaient complètement carbonisées 🤪😊)

6 juillet : Epupa Après avoir beaucoup discuté entre nous, on décide quand même d’aller voir un village himba. On trouve délicat d’aller voir des personnes chez elles, les prendre en photos, ... Finalement on ne le regrette pas, nous étions juste nous quatre avec un guide himba qui parle anglais, c’était assez chaleureux, je pense que les enfants aident à établir le contact... on passe une matinée agréable et intéressante. Après midi, rafting sur le Kunene, on s’est bien amusé. Attention à ne pas tomber à l’eau, car on a vu plusieurs crocodiles 🤪!! je plaisante l’eau est très calme... 😄

7 juillet : Epupa – Opuwo Retour à la ville - on choisit d’aller au camping Oreness, en pleine ville, tenu par un français ; qui es bien content de parler avec nous. La partie la plus sauvage de notre parcours s’achève.

8 juillet : Opuwo – Kamanjab – 3h ½ - 290 km Départ pour ce que nous attendons tous avec impatience : la rencontre avec les guépards. La route est goudronnée quasi sur tout le parcours (seuls 60 km sont encore en piste, mais les travaux seront bientôt finis) – arrivée pour le « Cheetah Tour » à la ferme d’Otjitotongwe. Un grand moment de plaisir, on caresse les 3 guépards qui sont apprivoisés 😉 - puis tour en voiture dans l’enclos où sont nourris qq guépards plus « sauvages ». Les appareils photos marchent à plein !!... même si c’est un peu « organisé », c’est une bonne occasion d’approcher ces animaux que l’on voit très peu dans la nature. Nous étions juste qq touristes. L’accueil de la ferme est sympathique – on passe la nuit dans les bungalow et on dîne à l’auberge, cuisine très familiale. J’avais réservé cette partie directement via leur site sur internet.

9 juillet : Kamanjab – Etosha – 3h – 300 km A notre départ, une jeune girafe est près de l’enclos ; elle se laisse caresser !! encore un moyen incroyable. Arrivée au parc vers 11 h, pour 3 jours de safari. L’heure d’arrivée conditionne l’heure de sortie, il faudra donc être ressorti d’ici 3 jours avant 11 h du matin. Dès l’entrée, on aperçoit des impalas, des troupeaux de zèbre ... le parc tient toutes ses promesses !!....Emerveillement non stop !! On s’installe au camping Okaukuejo – refait à neuf – emplacement sans aucun charme, mais on n’est pas venu pour cela ....Le soir, au trou d’eau éclairé, c’est un festival de rhino qui défile, on a vraiment de la chance !...

10 juillet : Etosha 2° camping à Hahali, le plus sympa des 3 – le moins fréquenté aussi je pense. On raccourcit un peu notre parcours sur les pistes – car il faut avouer que au bout de 6 heures sans sortir de la voiture, les garçons commencent un peu à saturer ... (la veille on avait passé 8 heures en voiture 😮😊) C'est vraiment agréable de faire un safari en autonome, et il n’y a pas trop de monde, on est souvent seuls aux divers trous d’eau ... On aura la chance de voir un léopard venant boire le soir au trou d’eau éclairé du camping, on y revoit quelques rhino, une troupe de hyènes...

11 juillet : Etosha Dernier camping à Namutoni – tout est très aménagé, on sent que le tourisme se développe – ceci dit la partie camping et très bien et les emplacements vastes (il y a même des emplacements prévus pour faire sécher le linge (à quatre, il y a pas mal de lessive aussi 😕). C’est toujours un grand défilé d’animaux, beaucoup de girafes, zèbres, kudu, quelques éléphants, oiseaux aussi (merveilleux rollier au couleurs extraordinaires)...un émerveillement de plus : on aperçoit un léopard accompagnée de ses deux petits ....

12 juillet : Etosha – Otjiwarongo – 5 h – 450 km Une étape un peu longue à faire aujourd’hui, mais on veut profiter au maximum et on sillonne le parc jusque l’heure limite de sortie. Et pour clôturer ce superbe safari, deux lionnes sont au bord de la route ....encore qq dizaines de photos de plus !! ... On quitte donc Etosha comblés. Direction la météorite Hoba, passage obligé pour notre fils aîné. On voit donc la « plus grosse météorite du monde »... On dort au camping Weawers rock, au pied des montagnes, on y arrive en pleine nuit ; un peu fatigués il faut dire....

13 juillet : Otjiwarongo – Okahandja – 330km On fait le détour pour aller voir les traces de dinosaures. On est contents de voir ces traces datant de millions et millions d’années, dans des paysages toujours grandioses...C’est aussi l’occasion de rouler sur nos dernières pistes (bien plus agréables que le goudron 😏 - on roule moins vite, on profite mieux du paysage et des animaux : de loin on avait cru apercevoir un branche, puis un écureuil et en fait c’est un énorme varan qui s’enfuit sous nos roues ..). Arrivée à Grooss Barmen, resort peu touristique dont l’attrait est des sources d’eau chaude (elles sortent à 65°) heureusement la piscine n’est pas aussi chaude !! mais très chaude quand même (37°)...dehors une grande piscine donne l’occasion aux enfants de bien s’amuser. Les bungalows sont de vraies maisons (chambre, salle de bain, cuisine ...) mais pour notre dernier soir ce sera restaurant. C’est un peu vieillot, et assez vide en pleine semaine - mais comme dernière étape cela nous a bien plu.

14 juillet : Okahandja- Windhoek – 60km – 1h Le dernier jour est arrivé, il faut rendre la voiture avant midi. Retour donc sur Windhoek – on rend rapidement la voiture. Comme notre vol est le soir, le loueur nous dépose en ville pour le reste de la journée. On se promène dans Windhoek, l’occasion de faire les boutiques ... et aussi un détour par la « House of Gems » où notre fils dépense ses derniers crédits en pierre ...Le loueur nous reprend en ville pour nous déposer à l’aéroport.

15 juillet : Francfort puis Paris Retour brutal à la civilisation – encore la course dans l’aéroport de Francfort (1h de correspondance !!) à 6h du matin ...mais on revient tellement émerveillé que rien ne peut nous atteindre 😎.

Voilà, je crois que j’ai été assez longue mais ce voyage a été un grand must ...j’espère pouvoir aider quelques futurs voyageurs ...

Les plus : les dunes, Dead Vlei les animaux le dépaysement, les espaces grandioses la gentillesse des habitants

et s’il y avait une chose à changer dans notre circuit ? moins de temps à Swakop pour passer par le Spitkoppe
Quoi emporter dans nos affaires au Botswana? English translation pending
by Francky4 · 2008-07-15 · 14 replies
voici ce que nous emportons de plus ou moins spécial au botswana (sans compter les trucs "normaux" biensur : chaussures, short... 😉 ). Bon, ce ne sont que des idées, et pour tout dire y a des trucs, on ne les emportera pas... !

Chers vforumistes, à vos claviers pour compléter...

Agrafeuse de bureau pour faire de la couture ! Boussole (si panne de GPS) Brumisateur ou Spray vitre bien nettoyé et plein d'eau Cahiers - Carnets - stylos Ceinture porte-monnaie ? Corde-ficelle pour étendre le linge Couverture de survie ? Couverture-sac polaire Elastiques Fil de nylon solide Grands sac poubelles protège bagages Lait concentré sucré ? Lampe qui se branche sur l' Allume cigare ? Lampes frontales Savon désinfectant (quand on ne peut pas se laver les mains) Nécessaire à couture Permis international que le flic pourra "garder" Petit tuyau en plastique pinces à linge et de la ficelle Porte-clés = cadeaux Petites Sangles pour maintenir les affaires dans le coffre Scotch américain (petites réparations) Serflexe (petites réparations) Sifflet - pétards - corne de brume... 😉 Soupes lyophilisées ? Transfo 12V - 220 Sac plastiques vides pour remplir de sable pour se désensabler Sacs à dos à remplir pour emporter dans la cabine au cas où ils perdent les bagages (c'est du vécu, biensur)

Quoi ? va falloir une troisième valise ? 😊 Et vous allerz me demander pourquoi j'ai payé (abusivement) une taxe de 120 euros au retour pour 4 ou 5 kg de trop....?

A suivre... Franck
Avis sur itinéraire de trois semaines en Namibie? English translation pending
by Xor78 · 2008-06-29 · 17 replies
Bonsoir à tous

A mon tour je souhaiterais recueillir vos avis sur un itinéraire de 3 sem prévu pour fin juillet prochain.

J1: Arrivée Johannesbourg J2: Johannesbourg/Windoeck: location d'un Toyota condor, départ en fin d'aprem pour okahandja (pour s'avancer un peu...) J3: Okahandja/Namutoni (les 3 camps sont ils nécessaires?) J4: ETOSHA (Halali) J5: ETOSHA (okaukuejo) J6: Okaukuejo/Katmanjab/opuwo/Epupa J7: Epupa Falls J8: Kaokoland: Marienflus valley, hartmann valley (ou se procurer sur place une carte du KAOKOLAND?) J9: Départ vers Puros, fin de journée et nuit à Puros J10: Puros/Seisfontein J11: SEisfontein/Warmquelle/Palmwag J12: Palmwag/Damaraland: (un coin coup de coeur pour passer la nuit?) J13: Twyfelfontein/Brandberg/nuit à Spitzkoppe: idem: un coin coup de coeur pour poser la tente, passer la nuit? J14: Spitzkoppe/Swakopmund (moon landscape...) et nuit à Walvis Bay J15: Walvis/Sandwich harbour/puis départ vers le Sud par la C14 avec un bivouac en cour de route, vers Kuised pass (un autre coin sympa pour le bivouac?) J17: Bivouac/SEsriem (canyon) J18: Dunes... J19: Waterkloof J20: Journée de battement, à insérer... J21: Matinée de battement, aprem: retour vers Windoeck J22: Retour

Merci d'avance pour vos avis éclairés.
Itinéraire en 4x4 en Namibie: campings, restaurants...? English translation pending
by Missisis · 2008-06-26 · 34 replies
Bonjour,

Nous sommes 4 à partir en Namibie en septembre. Les billets d'avion sont déjà achetés et le 4x4 est loué. Nous aimerions avoir votre avis sur l'itinéraire, les distances/durées et si vous avez des adresses de lodges, campings, restos n'hésitez pas...

Samedi 6 septembre : arrivée à Windhoek à 14h20 dimanche 7 septembre ; Windhoek - Fish river 660km en 8h40 lundi 8 septembre : Fish river mardi 9 septembre : Fish river - Helmeringhausen 290km en 7h15 mercredi 10 septembre : Helmeringhausen - Sesriem 245km 7h30 jeudi 11 septembre : Sesriem Vendredi 12 septembre : Sesriem - Namib Naukluft ???km en ??? Samedi 13 septembre : Namib Naukluft - Walvis Bay ???km en ??? dimanche 14 septembre : walvis Bay lundi 15 septembre : Walvis Bay - Swakopmund - Hentiesbay 100km en 2h30 mardi 16 septembre : Hentiesbay - Cape cross - Terrace Bay ???km en ??? mercredi 17 septembre : Terrace Bay - Sesfontein ???km en ??? jeudi 18 septembre : Sesfontein - Opuwo 140km en 4h15 vendredi 19 septembre : Opuwo - Kamanjab ou Outjo samedi 20 septembre : Kamanjab ou Outjo - Okaukuejo (Etosha) Dimanche 21 septembre : Okaukuejo - Hallali (Etosha) lundi 22 septembre : Hallali - Namutoni (Etosha) mardi 23 septembre : Namutoni - Rundu 415km en 6h mercredi 24 septembre : Rundu - Bagani ???km en ??? jeudi 25 septembre : Bagani - Kasane (Chobe) vendredi 26 septembre : Kasane samedi 27 septembre : Kasane dimanche 28 septembre : Kasane - Victoria Falls 80km en 1h15 lundi 29 septembre : Victoria Falls mardi 30 septembre : Départ Livingstone à 13h15

Merci, Fatiha
Situation politique au Zimbabwe et sécurité pour un voyage à Victoria Falls? English translation pending
by Nightingale · 2008-06-24 · 20 replies
Bonjour,

Nous partons à 2 pour un voyage de 3 semaines en Afrique du Sud, et nous avons réservé un aller retour à Victoria Falls (48h sur place ). Est ce raisonnable compte tenu de la situation actuelle ?

Merci de vos réponses,
Namibie: traitement anti-palu, travellers chèques, essence English translation pending
by Calpet · 2008-06-02 · 33 replies
Salut, à tous Je pars bientôt pour la namibie, le mois de juillet. Il y a quelques question qui me trote dans la tête tel que: faut il reellement prendre un anti-paludique ? Les travellers chèques ou pas ? Faut il, avoir une jerricane d'essence, même si nous faisons les lignes principales?

J'ai déja quelques réponses mais elles sont toutes contradictoire. Alors je me suis dit une petite discusion sur le sujet m'eclairera un peu plus

Merci à tous
Carte routière nécessaire en Namibie? English translation pending
by Pimprenell · 2008-05-09 · 22 replies
Bonjour Bonjour !

une petite question qui me taraude, a-t-on besoin d'une carte routière détaillée pour la Namibie ? sachant qu'on aura un GPS ...

seconde question, si oui, où trouve-t-on les cartes ? (aéroport ? magasin spécialisé ? internet..) 😎

Merciiii !
Dusternbrook farm, Okapuka game ranch, ou logement à Windhoek? (Namibie) English translation pending
by Colybri · 2008-05-01 · 11 replies
Bonsoir à tous !Alors que notre circuit était bouclé (nous partirons pour env.20jours en 4 x 4 camping le 05 Jul), Tourmaline m'informe que la ferme Otjisazu, à 70kms de Windhoek, cesse ses activités. Cette ferme devait être la dernière nuitée de notre voyage et je ne sais pas trop par quoi la remplacer. Tourmaline nous suggère Dusternbrook farm ou Okapuka game ranch, mais j'ai beau essayer, je n'arrive pas à prendre une décision. Auriez-vous des avis sur ces 2 "accomodations" ? 😮 Sinon, pourriez-vous me faire profiter de vos expériences riches et variées et partager des idées d'hébergement entre le Waterberg et Windhoek ? Nous recherchons de la belle nature, des murs en dur et des douches pour se faire beaux pour le décollage vers 23h00 le lendemain!! Et si possible aux alentours de 150 euros pour 2 pax en DBB.😊 (...et avec ça, . le paquet cadeau !?!) 😛Troisième possibilité : dormir à Windhoek, même si on préfèrerait éviter : quels ont été vos coups de coeur dans la capitale ? Et quel est le temps de route approximatif entre le Waterberg et Windhoek ? Merci à toutes celles et tous ceux qui prendront le temps de lire et de répondre
Carte GPS des Etats-Unis English translation pending
by Wgs · 2008-04-29 · 17 replies
Bonjour,

premier message ici, non sans avoir lu tout un tas de messages ces derniers temps... but du message : je recherche désespérément une carte US pour un Navman série F. Je sais que cette carte existe (ou a existé), mais impossible de la trouver, je vois "rupture de stock" sur les differents sites de Navman... Avec un peu de chance quelqu'un ici saura me dire où en trouver !

Arno
Itinéraire de trois semaines en Namibie English translation pending
by Bluequark · 2008-04-27 · 16 replies
Bonjour,

D’abord merci à toutes et tous pour vos précieux conseils. Ce site est une véritable mine d’informations, on ne le répétera jamais assez. Je l’ai dévoré d’un bout à l’autre. Restent quand même quelques questions.

Nous allons cet été en Namibie en 4*4 camping- deux adultes et deux enfants (8 et 10 ans). Notre choix s’est porté sur le 4*4 camping pour deux raisons : plus de souplesse dans le parcours + plus de proximité avec la nature.

Voici l’itinéraire que nous envisageons. Nous avons délibérément choisi d’écarter le Sud et la bande de Caprivi afin de ne pas multiplier les kilomètres déjà très nombreux et de privilégier le Koakoland (cela fait aussi bcp de voiture, mais plus facile à raccourcir si beoin.)

J1 : arrivée Windhoek. Nuit à Windhoek. J2 : départ Sesriem. Nuit Sesriem. J3 : visite Sossusvlei. Nuit proximité Naukluft- J4 :balade Naukluft (matin). Trajet vers Walvis Bay. Nuit Walvis Bay. J5 : excursions Walvis Bay. ( à définir). Nuit Walvis Bay. J6 : cape cross. Trajet Spitzkoppe. Trajet camping à Spitzkoppe. J7 : visite Spitzkoppe. Brandberg (? ?). trajet Twyfelfontein. nuit Twyfelfontein J8 :visite Twyfelfontein. Trajet. Sesfontein. Nuit Warmquelle J9 : trajet pour Purros. Nuit à Purros. J10 : retour Sesfontein. Nuit à Sesfontein. J11 : trajet Opuwo. Nuit à Opuwo. J12 : trajet Epupa falls. Nuit Epupa falls. J13 : deuxième nuit à Epupa falls. J14 : trajet Hobatere. Nuit à Hobatere. J15 : trajet Kajambab. Guépards. Nuit Kajambab. J16 : Estosha. Nuit Estosha. J17 : Estosha. Nuit Estosha. J18 : Estosha. Nuit Estosha. J19 : trajet Windhoek. Nuit à Windhoek. J20 : avion.

Les questions maintenant : sur les ballades dans le naukluft, malgré les nombreuses discussions sur le forum, je n’arrive toujours pas à cerner si l’olive trail avec des enfants de 10 et 8 ans (+ une mère sujette au vertige mais passons) c’est faisable. Est-il envisageable de faire une partie waterloof trail (que je pense être lui trop long) en revenant sur nos pas après ? et surtout est-ce que cela vaut le coup ? J7 : visite Spitzkoppe. Brandberg ( ? ?). trajet Twyfelfontein. nuit Twyfelfontein ; Est-ce faisable en envisageable de visitant une partie des sites de Twyfelfontein le même jours ? vaut-il mieux « passer» Brandberg pou visiter Twyfelfontein en fin d’après-midi et libérer du tps pour autre chose après? j’ai des interrogations sur l’articulation des jours 8 à11. : cela nous fait passer deux nuits à Sesfontein. N’est-il pas possible de comprimer deux jours : pour faire soit Twyfelfontein- Purros (ce qui suppose alors sans doute d’avoir visiter Twyfelfontein la veille) soit Purros- Opuwo en un jour ? ce qui permettrait par exemple de passer deux nuits à Purros ? combien de temps pour Twyfelfontein- Sesfontien ? Sesfontein - Opuwo ? ou alors remonter de Purros par Orupembe en deux jours (nous ne serons a piori qu’une voiture) ? Opuwo- Epupa : 2 heures 30/3 heures en 4 *4 ; est-ce bien cela (en étant raisonnablement prudent) ? nous souhaitons rester deux nuits à epupa pour faire une coupure et se poser un peu : des recommandations sur ce qui peut être fait à Epupa ? rencontre avec les Himbas : plutôt à partir d’Opuwo ou de Epupa ? auriez vous des contacts à recommander ? Kajambab : le choix d’un arrêt à Hobatere est dicté par l’impérieuse nécessité d’être à Kajambab à 15 heures pour la visite des guépards ; absolument incontournable: nous avons avec nous un méga-fan de guépards dont c’est l’animal fétiche (parce que c’est l’animal qui court le plus vite au monde….). Il y aurait-il une autre option (à part faire la boucle dans l’autre sens, ce que nous ne souhaitons pas afin que les enfants ne soient pas blasés des animaux croisés sur la route après Etosha) ? La visite des guépards (y compris la nourriture des semi-sauvages ) est-elle bien ouverte aux enfants (je crois me souvenir avoir lu quelque part que ce n’était pas le cas mais peut être s’agissait-il des plus petits) ? d’autres endroits où rencontrer des guépards ? quid des game drive du lodge d’Hobatere : interêt ? encore faisables après le parcours Epupa-Hobatere ? quels prix ? combien de temps Opuwo-Hobatere ? Hobatere-les guépards ? retour Estosha –Windhoek ; est-ce bien faisable en une journée ? même en s’arrêtant au marché de Okahandja ? Windhoek dernière nuit :plutôt dans la ville ou à l’extérieur ? auriez-vous des conseils, dans ce dernier cas?
Namibie: Sesriem et les dunes de Sossusvlei English translation pending
by Miesele · 2008-02-25 · 23 replies
Bonjour à Tous Est-il vraiment indispensable de loger au Camping de Sesriem et incontournable de voir le lever de soleil sur les dunes ??? Découvrir ce lieu qui semble si magique avec toute une horde de touristes ne me tente pas vraiment. Existe-t'il une autre possibilité de camper à proximité ? Merci par avance de me faire partager vos différentes expériences 😉
Caresser un guépard au Cheetah guest farm en Namibie English translation pending
by Sylessonne · 2008-02-20 · 20 replies
La construction de mon voyage en Namibie progresse beaucoup grâce à tous vos messages. Il me reste les détails. J'ai une fille de 12 ans qui fêtera son anniversaire en Namibie. J'aimerais lui faire plaisir en ayant l'occasion de caresser un guépard. J'ai trouvé Cheetah guest farm près de Otjikondo, mais voila la visite est à 15H (durée =?)et de là je dois aller à Palmwag (170KM à vue de nez). Mon circuit est le suivant: Swakopmund-Brandberg (avec le cap cross + white lady) logement à Brandberg Brandberg- Xaragu (petrified forest- organ pipes) je ne vais pas à Twyfelfontein logement à Xaragu Xaragu-Palmwag: je voulais passer par Khorixas - Fransfontein puis D3236 pour Otjikondo puis Kamanjab ...etc Cela ne va pas, donc je voulais supprimer Brandberg ou Xaragu, dormir à la place à Otjikondo et ensuite repartir à Palmwag. Problème: mon organisateur(Tourmaline safaris) ne veut pas réserver pour moi Cheetah guest farm, ils ont eu des problèmes avec eux et ils ne me le conseillent pas (trop de monde pour la visite). J'ai des doutes, je n'ai déjà pas pu me débarrasser de Palmwag lodge, Sesfontein étant complet... Qui peut me donner un avis sur ce lieu? où puis je voir des guépards apprivoisés en cours de journée? Et en même temps un avis sur Tourmaline safaris....
Ah l'Afrique! Namibie - Botswana en famille (Partie 2) English translation pending
by Grisemote · 2008-02-14 · 73 replies
Ah, l’Afrique ! suite et fin



Pour retourner à la première partie:
http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/

Etosha: Balade en eau mineure.

La route pour Etosha est « tristement » goudronnée, mais c’est quand même bien pratique pour arriver assez vite, d’autant que la limitation est à 120km/h. L’arrêt à OUTJO, belle petite ville assez coquette et propre nous permet de faire un gros ravitaillement en victuailles et essence avant l’entrée du parc. En passant les portes de la réserve nous pénétrons dans un nouvel univers à la fois attirant et plus dangereux. Etosha est finalement un vaste lac asséché en hiver (notre saison donc) avec des pourtours de savane plus ou moins arborés et des zones franchement arides. Sur plan, on y trouve de tout : lions, gazelles, zèbres, girafes, éléphants, rhinos, hyènes et j’en passe … C’est très grand et parcouru par quelques pistes seulement pour laisser une large part à Dame Nature. Ici, il est interdit de descendre du véhicule pour des raisons évidentes. Nos grandes questions du moment : serons-nous capable de voir tout ce que nous souhaitons sans guide ? les enfants supporteront-ils les heures de voiture sans descendre se dégourdir les jambes, à traquer le gibier ? That is the question, à laquelle il est facile de répondre : ça dépend ! Il faut avouer qu’il y a des hauts et des bas en safari. L’objectif fixé au départ était simple : une glace offerte par la maison au premier qui voit un « big five » : Lion, buffle (il n’y en a pas à Etosha), rhino, éléphant ou panthère.

Le camping d’Okaukuejo offre d’assez généreux emplacements et est plutôt confortable avec ses sanitaires propres et ses douches chaudes. L’après midi est consacrée à nos premiers exploits de traque d’animaux. Nous consultons le livre à l’entrée du camp où sont consignées les observations « spectaculaires » du jour. De toute façon, le plus simple est d’aller vers un point d’eau, c’est là où nous avons le plus de chance de voir les stars du coin. Ce fut le cas. Là, tout le règne animal s’était donné rendez-vous, bien ordonné par catégories : A tout seigneur tout honneur : quelques lions squattaient les bords de l’eau, se faisant dorer la pilule au soleil.



Cette douce chaleur avait visiblement quelques effets sur le sang bouillonnant d’un des males qui culbuta tendrement sa belle dans des rugissements de plaisir (d’où les fameuses barres chocolatées).



Du coup, de rage, un jeune se lança à la poursuite de quelques zèbres téméraires sans succès. Qui dit lion sur la plage, dit également attente pour boire pour tout le reste de la création. Un groupe de girafes, à distance respectable, prenait un cours de biologie sur les mœurs débridés des lions, au balcon.



- La couche royale fut observée de plus bas par des troupes de zèbres, oryx, gazelles, autruches, plus mélangés et turbulents voir franchement dissipés. Ça piaffait sec dans les rangs et quelques gazelles faisaient semblant de s’intéresser à la scène féline pour s’approcher de l’eau, là aussi sans succès.



Au fond, les moins téméraires de tous et pourtant les plus en sécurité, une bande d’humains voyeurs, faisait crépiter les appareils photo. En une bonne demi-heure, le lion eu le temps de récupérer 2 fois ses forces et de repartir à l’assaut de sa petite sauvageonne (qualificatif adapté à la taille des dents). Quelle santé ! Bref, à part les lions qui s’amusent, tout le monde regarde et attend. Tous, non, le soleil continue sa course inexorablement ce qui provoque le départ des voitures et de leurs équipages, bien entendu, qui doivent rentrer avant la fermeture des portes du camping au coucher de l’astre, laissant le soin à tout ce petit monde de régler ses affaires.



Pour nous ce n’était pas fini. Le camping dispose d’un point d’eau éclairé la nuit. Ce fut l’occasion de voir d’assez près des groupes d’éléphants très organisés venir boire. Pendant les ébats aquatiques de certains, d’autres surveillent, dos à l’eau, pour ne pas être surpris par un prédateur. Quelques rhinos firent leur apparition, essayant de forcer le passage vers l’eau et furent vertement chassés, mais avec prudence, par les pachydermes.



L’idée du point d’eau éclairé qui jouxte le camping est vraiment lumineuse. Avec son animation permanente, le spectacle semble continu. Difficile de s’ennuyer une seconde.



La nuit fût fraiche, signe du retour du froid.

Deuxième jour : réveil à 6h00 et direction Halali. Ça ronchonne fort chez ceux qui pensent qu’à cette heure les animaux ne sont pas levés. Ce fut injuste. Grisemote, l’instigatrice du départ au lever du soleil nous donne le cap pour voir les grappes de multipèdes qui en sont au petit déjeuner. Nous savons tous que plus la matinée avance, plus il fait chaud et moins on en voit. La logique est donc implacable. Pas de bol, ce matin-là, ils devaient tous jeûner. C’était peut être un vendredi, et comme le lac est à sec … A part quelques zèbres (plus d’une centaine quand même), gnous et oryx hirsutes, ce fut le grand calme. Heureusement, pour mettre de l’ambiance, nous avons repris avec les enfants le stage de conduite …





Celui-là, l'a échappé belle!

Le camping de Halali, comme le précédent, est assez confortable bien que les emplacements soient plus serrés. Il est sillonné de jour comme de nuit par des chacals et des mangoustes en bandes organisées pas vraiment farouches et à l’affût de tout ce qui se mange.



Gare aux poubelles au sol ou à la nourriture qui traîne. Passer derrière une haleine de chacal est certes exotique mais n’ouvre pas particulièrement l’appétit. Chez nous, ils ont ouvert la malle fermée, fort apprécié la sauce au roquefort importée de France, goûté des soupes en sachet et le Tang des enfants (bien fait !). Le camp dispose également d’un point d’eau plus éloigné que le précédent mais accessible à pied et éclairé la nuit. Sous un ciel toujours aussi étoilé et maintenant lunaire, tout en papotant avec Victor et Hanneke, nos Hollandais préférés, des rhinos, éléphants en groupes et hyènes sont venus se désaltérer. Il ne manquait qu’un petit apéro pour tangenter la perfection de cette soirée.





Troisième jour : lever à 6h00 et direction Namutoni, dernière étape à Etosha. L’expérience de la veille n’était pas probante, il est toujours bon de recommencer. Bizarrement, nous n’en avons pas vraiment vu plus, si ce n’est des bouquets de girafes majestueuses qui donnent toujours l’impression de danser au ralenti et des zèbres en file indienne qui traversaient des zones désertiques.







Pas grave quand même, car l’endroit est de toute beauté avec le lac asséché blanc aux reflets roses du sel.







Le troisième camping, Namutoni, était encore en construction, avec des sanitaires perfectibles, des douches chaudes et de l’eau non potable (c’est bien la première fois). Le soir se déroule suivant un rite bien installé, avec le montage des tentes en quelques minutes, le feu pour le repas puis la visite du point d’eau éclairé où, paraît-il, il ne se passe pas grand-chose. Eh bien effectivement, il ne se passe pas grand-chose. Des milliers d’oiseaux avaient organisé un concert dans la végétation luxuriante de la place. C’est reposant pour les yeux, moins pour les oreilles !



A la question initiale : serons-nous capable de voir de tout sans guide ? La réponse fut oui, mais heureusement qu’il y avait les points d’eau le soir sans quoi nous n’aurions pas vu beaucoup d’éléphants, pas de hyènes ni de rhinos. Le safari, c’est un peu une loterie dont les chances sont augmentées s’il y a un réseau déployé sur le terrain pour signaler les trophées. Au moins, comme cela, pour nous ce ne fut pas du tout cuit et c’est ce qui rend la chasse plus belle (avec des moments d’égarement quand même). En cas de désespoir, il reste de toute façon la solution qui consiste à suivre les véhicules d’un tour. Le dernier jour, nous empruntons la route vers le nord en direction de la porte d’Andoni. Au dernier point d’eau dans le parc, les herbivores locaux se sont quand même déplacés en nombre pour nous saluer, mine de rien. C’est quand même sympathique toutes ces bêtes à cornes, joueuses, qui se laissent approcher d’assez près et qui font de gros efforts pour être photogéniques. Bye Etosha, qui reste pour nous une perle Namibienne à ne pas rater.









En route pour la bande de Caprivi

La route pour Grootfontein, goudronnée, n’a pas d’intérêt particulier. La zone est vallonnée et la végétation est maintenant bien présente partout. Nous faisons une halte à Tsumeb, ville minière riche et très européenne avec ses palmiers et ses pelouses, pour remplir notre porte-monnaie (distributeur de billets) et faire un brin de shopping. Depuis le départ de Windhoek, il faut avouer qu’il n’est pas facile d’acheter des objets d’artisanat ou même de simples cartes postales. A Tsumeb, nous trouvons un atelier d’art et nous craquons pour des bijoux en coquille d’autruche peinte suivant l’art bushman et quelques statuettes d’animaux en bois. Nous ferons l’impasse sur la plus grande météorite du monde pour nous diriger directement vers le Roy’s camp, camping-lodge confortable avec un bar et une partie resto. L’endroit est fort agréable sans qu’il y ait des tonnes de choses à faire si ce n’est parcourir un des sentiers de randonnée au départ du camping sans grand intérêt, hormis quelques écureuils et oiseaux.





Nous y rencontrons à nouveau Victor et Hanneke, nos Hollandais inséparables et nous entamons avec eux un France – Hollande au foot qui verra une fois de plus une victoire française (pourtant, nous ne sommes pas plus spécialistes que cela…). Au retour des douches nous avons le plaisir d’avoir un camping-car installé au pied de nos tentes alors qu’il y a de larges emplacements vides partout. Qu’ils sont taquins ces Anglais. Ceux-là avaient visiblement besoin de compagnie ou bien peur des bêtes sauvages. Une grande amitié aurait pu naître entre nous si nous avions su placer l’accent tonique comme il faut sur notre « Hello ». Du coup, ils ne nous ont jamais répondu ni adressé la parole. Nul n’est parfait… Après un dîner au lodge, nous finissons la soirée à goûter un petit vin d’Afrique du Sud près du feu en compagnie de nos amis hollandais qui rentraient le lendemain en Europe. Ils nous manqueront sur la suite du voyage… (je les salue au passage s’ils lisent ces lignes).

La nuit fraîche n’a pas émoussé notre appétit de découverte, nous repartons vers Rundu et le N’Kwazi Lodge. La route fut en deux parties très contrastées : au sud, dans les territoires des riches propriétaires terriens blancs, longue comme la veille et monotone. au nord, après le passage de la barrière sanitaire, colorée (nous entrons dans la partie noire) et très animée. De petits villages de type « Kirikou » (pour reprendre une expression de MLefevre) bordent le bitume. L’activité est intense. Nous sommes vraiment transportés dans un autre univers. Femmes et enfants essentiellement marchent et portent principalement de l’eau et du bois. En dehors des images d’Épinal que cela représente, voir tous ces gens faire des kilomètres avec des bidons de 10 ou 20 litres sur la tête ou à bout de bras ne laisse pas indifférent.

Sur le bord de la route ont trouve des fagots pour 2 N$, des statuettes en bois d’animaux, des poteries, etc. Chaque zone a sa spécialité : après un secteur d’éléphants, nous trouvons un groupe de vendeurs de poteries en forme de pintades, puis des « maquettes » de voitures et d’hélicos en bois, etc.



Bien sûr, nous faisons des haltes qui soulageront notre porte-monnaie et rempliront le coffre. De façon générale, les objets en bois et les masques sont un peu « brut de pomme », mais le prix est aussi léger que la finition. Rundu est une ville très active, assez confuse, avec des rues en terre battue (alors que la route pour venir est en bitume). On y sent une certaine tension, notamment au supermarché (bien achalandé) lors de la sortie du caddie. On a déjà donné et nous restons très vigilants. Comme dans les autres villes, au niveau du tapis roulant des caisses, des personnes nous aident à remplir les sacs et à les porter jusqu’à la voiture contre un pourboire (entre 5 et 10N$ semble être la bonne mesure). Cela aide bien ! Rundu surplombe la rivière Okavango. Enfin de l’eau ! Derrière, c’est l’Angola. Nous ne traînons pas à Rundu et nous rejoignons le N’Kwazi Lodge, bel endroit très vert et ombragé, au bord d’un bras de rivière aux rives envahies de Papyrus. La partie lodge est construite en bois à base de gros bambous. Le tout respire l’exotisme à temps plein. Alors que d’habitude ce sont des Blancs qui tiennent l’accueil dans les lodges (et souvent des Européens), ici, un groupe de 3 jeunes Namibiens plein d’humour et de bonne humeur gèrent l’ensemble. Comme la veille, il n’est pas très facile de s’éloigner du camping pour des balades. Nous mangeons le soir au restau du lodge, autour d’un grand brasier qui fait oublier le froid qui nous mord dès que le soleil est couché. Bonne table dans une ambiance chaleureuse, suivie de danses locales au son du Tam Tam autour du feu.



La bande de Caprivi et l’Okavango

Shakawé : le camping aux crocos Les kilomètres défilent et se ressemblent sur le bitume de la route principale de la bande de Caprivi. Les villages succèdent aux villages au milieu des arbres. Troupeaux, porteurs d’eau et de multiples objets défilent sous nos yeux d’un pas lent et régulier sur cette artère vitale. Nous croisons peu de véhicules et de vélos. Après plus de 200 km nous entrons dans le parking verdoyant des Popa Falls. L’eau et la chaleur font bon ménage et le parc est un sanctuaire de plantes gigantesques. Côté « Falls », disons que ce doit être la perception d’un lilliputien car, bien que le cours d’eau soit puissant, la dénivellation reste assez modeste. Certainement à ne pas manquer lors des pluies. Les enfants en profitent pour se baigner sur la petite « plage » du coin. Si on passe devant, l’arrêt vaut le coup, mais cela vaut-il le détour (coût 70 N$) ? Nous rejoignons ensuite la frontière pour rentrer au Botswana en direction du Shakawé Lodge sur les berges de l’Okavango. Rien que les noms font rêver ! Paperasses habituelles et petites taxes entre amis sont de rigueur (80 N$ pour la voiture à l’entrée au Botswana – à ne régler qu’à la première entrée au Botswana). Si le paysage reste le même, en revanche la ville de Shakawé semble plus riche que ce que nous avons quitté dans la bande de Caprivi. Il y a davantage de voitures et les constructions sont franchement plus cossues. Paradoxe quand même, nous retirons des Pulas au distributeur de la Brinks, dans une sorte de baraquement précaire au milieu d’une zone en terre battue. Comme en Namibie, la Visa fonctionne et pas la Mastercard (elle fonctionne dans certains cas quand même mais ce n’est pas une valeur sûre). Le lodge est assez difficile d’accès mais oh combien paradisiaque, situé au milieu d’arbres d’une taille respectable juste à côté de l’Okavango. Alors que nous nous installions sur un superbe emplacement au milieu des grands arbres, un petit panneau finit par attirer notre attention. « Maman, qu’est ce que cela veut dire – Be careful here with Crocodiles ? - Ça veut dire que le mieux est de décamper mon enfant ! »



Le suivant fut de tout repos à quelques mètres d’une vue dégagée sur l’eau en contrebas. Nous saurons plus tard qu’à l’endroit précédent une femme fut dévorée quelques années auparavant par un croco – les erreurs se payent cash ! En deuxième partie d’après-midi, nous partons en barque motorisée avec le guide du camping, une ravissante femme aux allures d’aventurière type « Out of Africa ». Elle connaît visiblement le coin comme sa poche et sait nous dénicher dans ce fatras de papyrus qui recouvrent les berges, des oiseaux, crocos et autres bestiaux. Normal pour l’Okavango.





Martin pêcheur malachite Guêpiers à front blanc

Des sauriens de toute taille se font bronzer au soleil la bouche ouverte. On les croit dormeurs et d’un coup ils réagissent au quart de tour. On ne goûtera donc pas les joies de la baignade, même si l’eau est plutôt claire et pas trop froide. Un aigle pêcheur tentera également de nous épater par un plongeon sur un poisson. Le moment est très agréable au milieu de l’eau entourée d’une végétation luxuriante. D’après notre guide, la saison n’est pas la plus propice pour voir les oiseaux car le niveau de l’eau est bas et les hippos ne sont pas là !



Soirée poulet au feu de bois sous la lune, au chant des milliers de grenouilles qui peuplent discrètement les berges et qui fêtent le retour de la fraîcheur. La nuit fut d’ailleurs glaciale !

La réserve de Mahango : petite mais costaud

Le réveil au son du pépiement de l’eau et des oiseaux est du plus bel effet. Ils sont bien faits ces campings. En avant pour la réserve de Mahango, de retour en Namibie. C’est une petite réserve, mais vraiment elle vaut le coup. Dès l’entrée, quelques hypotragues noirs nous accueillent.



Nous prenons la première piste que nous trouvons et nous nous enfonçons, tel Daktari, dans la savane. La piste est bordée d’acacias agrippeurs et de grands arbres. Heureusement que nous n’avons pas rencontré de voiture car le croisement paraissait impossible. En fait, ce fut pire ! Les seuls animaux qui se dévouèrent pour se montrer ce matin-là furent une famille d’autruches. Un père tout de noir vêtu et une mère au corsage gris promenait d’un pas lancinant leur portée de 12 petits. Que c’est attendrissant.



Bon maintenant on y va. Comme chacun sait, les autruches ne manquent ni de muscles ni de plumes, mais de cervelle. M’enfin, mais qui a bien pu concevoir des animaux idiots comme ceux-là ?! Il est vrai que le cahier des charges est compliqué à la base : avec un cerveau plus lourd, le tout aurait certainement basculé vers l’avant. Toujours est-il que plus nous avançons pour pouvoir passer, plus la famille avance tout en restant strictement sur la piste. Tant est si bien qu’au bout d’un moment les oisillons s’épuisent et certains tombent. Les parents ne savent plus quoi faire : avancer ou reculer. Mais ils resteront obstinément sur le passage. Deux solutions s’offraient à nous. Faire du steak d’autruche (délicieux d’ailleurs) ou faire demi-tour en parvenant à trouver une largeur suffisante sur la piste. Après une longue marche arrière (en passant au-dessus d’un petit tombé que nous n’avions pas vu), un retournement périlleux et un retour de plus d’ 1 heure, nous rejoignons la piste principale. Mais si, on les aime quand même ces *$&# d’autruches …



Cette fois nous prenons un plan et visitons le reste de la réserve qui vaut le détour : éléphants prenant leur bain baobabs entourés de termitières sable profond à gogo. Tout ce qu’il faut pour ne pas s’ennuyer. Pour terminer, nous prenons une piste enchanteresse où nous sommes à nouveau bloqués par les gardes d’un groupe d’éléphants à un point d’eau. Ils nous feront comprendre que pour continuer il faudrait leur passer sur le corps. Il paraît que c’est moins tendre que l’autruche le steak d’éléphant, et puis, de toute façon, faut qu’on y aille !



Une spéciale du Camel Trophy aurait très bien pu passer par la piste du N’GépiCamp, notre camping pour la nuit. Il est accueillant une fois dedans, mais pour y arriver, il faut passer des ornières profondes, des grandes zones de sable mollasson et un pont de bois chancelant. Très verdoyant, il est confortable avec ses petits emplacements de pelouse.



Le camp Kwando

Après une bonne douche froide vivifiante, les 230 kilomètres pour atteindre le Kwando Lodge furent assez monotones. Du bitume en trace directe, des villages de huttes rondes au milieu des arbres. La piste pour atteindre le camping est cassante et assez pénible, une fois n’est pas coutume. La population dans cette zone semble moins amicale que ce que nous avons connu avant, avec parfois des gestes un peu hostiles d’enfants, sans vraiment être inquiétants.



Le Kwando Lodge est un très bel endroit près d’un bras de rivière toujours bordé de papyrus. La sérénité se dégage du lieu et le farniente à la terrasse qui surplombe la rivière est un réel plaisir. Grisemote nous a concocté un programme pour l’après-midi, dont elle a le secret : visite d’un village traditionnel.



Entouré d’une palissade de bois pour se protéger des bestioles de tous types et de tous poils, notamment des éléphants, le petit village « témoin » est formé de divers ateliers pour montrer aux touristes quelques caractéristiques d’un « vrai » village local. Très familial tout cela. Notre guide se met au tam tam, son frère s’occupe du soufflet pour travailler le bois puis devient sorcier, sa sœur, sa fille sa belle-sœur dansent et s’occupent successivement des différents ateliers... le tout se termine par l’incontournable visite des étals de leurs production « fait main ». C’est très convenu et ressemble à un sympathique piège à touristes, mais nous nous y retrouvons quand même car le tout est plutôt agréable, sans être transcendantal. Nous ramenons quelques objets d’artisanat dont un hippocola, sorte d’appeau qui permet d’imiter le « chant de l’Hippo », pour l’attirer et plus si affinité.



Grisemote, accompagnée de Remona (une secrétaire du lodge avec laquelle elle avait communiqué par internet et qui s’occupe d’œuvres sociales), nous abandonne pour porter dans une école le reste des fournitures scolaires embarquées au travers du projet de son école. Là-bas, ce n’est pas du luxe. Remona lui expliquera que la région est très pauvre, la concentration d’habitants est la plus importante du pays (tous les villages se sont regroupés le long des rivières), le taux de chômage y est fort élevé et l’Etat aide les habitants du coin avec des subventions pour éviter au maximum les problèmes…

Les enfants puisent de l'eau devant l'école

Soirée échecs près de l’eau et Night Soccer avec les enfants avant notre habituelle flambée du soir. C’est notre dernier jour dans la bande de Caprivi et le lendemain nous quitterons la Namibie pour ne la retrouver qu’à la fin du parcours pour reprendre l’avion. La rivière Chobé: bouillon de culture animalier

Pendant que les marmottes habituelles dorment (dont je fais partie) dans le nid douillet des tentes, dès les premières lueurs de l’aube les plus courageux bravent le froid pour admirer les brumes matinales qui flottent juste au-dessus de l’eau et enveloppent les papyrus. Il faut admettre que sur photo, ensuite, ce n’est pas le même frisson. L’emplacement est vraiment de toute beauté.

En route, pour le Kubulodge, près de Kasane, au Botswana. Le passage frontière est toujours un moment de tension où même si tout est en règle, on reste sur nos gardes et on se demande à quelle nouvelle taxe nous allons être mangés. Les enfants ont instruction de ne rien dire. On ne sait jamais… Mais rien, nous devons juste faire passer la voiture dans une large flaque d’eau assaisonnée d’un produit bactéricide et poser nos semelles de chaussure sur un tapis imbibé du même produit. Le poste frontière est entouré de baobabs et surplombe la rivière Chobé verdoyante et grouillante de vie. Cela promet !







Kasane est une belle ville, riche, remplie de lodges de luxe pour touristes friqués. Nous confirmons notre réservation dans l’un d’eux pour la « Chobé cruise » : visite en bateaux de la rivière. Petite curiosité locale qui ne semblait étonner personne là-bas : en pleine route, près de l’entrée de la ville, nous croisons un groupe d’éléphants traversant clopin-clopant, stoppant la circulation pour quelques minutes. La routine quoi.

Sur le parking du supermarché

A l’embarquement, deux types de bateaux attendaient sagement la foule sans cesse grandissante des explorateurs de tous horizons venus pour le grand frisson du Chobé : de frêles esquifs motorisés au ras de l’eau et un gros bateau super-lourd au pont assez large pour installer des chaises et un bar afin de redonner du courage à ceux dont le moral serait chancelant. Chapeaux, chemises de safari et autres shorts multi-poches ou pantalons taillés pour les épreuves africaines par de grands couturiers sont de mise. Pas de doute, nous ne sommes plus en Namibie, mais dans de luxueux lodges du Botswana. Petit couac : avec nos billets, on nous indique que pour nous c’est sur le « paquebot » que se fera le voyage. Grisemote fait grise mine, très déçue de ne pas être au niveau de l’eau. Comme prévu, c’est au pas que cette grosse coque avance, mais finalement, cela n’a pas grande importance car la vie est partout et la vitesse ne change pas grand-chose à l’affaire. En revanche, la hauteur du pont et la taille du bateau permettent de s’approcher très près de la faune (même des plus coriaces) et de se déplacer pour être aux premières loges sur le bon bord :

éléphants à tribord prenant leur bain,



crocos de plusieurs mètres à bâbord la mâchoire coincée ouverte – pauvres vieux





- hippos calins et placides en pleine sieste les uns sur les autres,





buffles, nos premiers, paisiblement en train de tailler l’herbe grasse.





Bref, dans ce jardin d’Eden tout serait presque parfait si les hippos n’étaient pas du genre farceur. Dès qu’un bateau approche suffisamment près, ils bondissent avec célérité pour s’abattre dessus et tenter de le faire couler.





Ils sont certainement en contrat avec les crocos qui finalement ne dorment que d’un œil. La loi de la rivière vaut bien celle de la jungle ! Finalement, notre gros tank n’est pas si mal, car là, avec une coquille de noix c’est franchement dangereux ! A noter que lors de cette balade, nous repassons en Namibie et au ras des moustaches de l’Angola. La rivière est à la croisée de ces trois pays.



Alors que le soleil nous offre un départ en flamme, la pleine lune illumine le ciel au moment où nous mettons pied à terre.



Ce fut un grand moment de photographie et d’observation de toute cette vie, quasi impossible autrement que vue de l’eau. A ne rater sous aucun prétexte ! Nous rejoignons le Kubulodge à 16 km de Kasane, célèbre dans nos esprits pour ses emplacements de camping minimaux et globalement moches, mais entourés de grands eucalyptus nourris par la rivière pas loin. Gare, aux moustiques !



Comme l’Angola est à quelques coups de rame, le camping est sous bonne garde avec un groupe d’hommes chargés de veiller à la sécurité des campeurs.

Les Chutes Victoria : un bijou au clair de lune

En route pour les « Falls », site mythique et que nous attendons avec une certaine impatience. Nous avons choisi de ne pas les voir au Zimbabwe, ce pays naguère riche et maintenant ruiné par les soins de son brillant dictateur. Sur la carte, c’est simple, nous devons entrer en Zambie puis arriver à la ville de Livingstone près de laquelle se trouvent les fameuses chutes. A midi, nous mangerons nos sandwichs au milieu de ce grand brumisateur naturel prévoyons-nous. Go ! La frontière Botswanaise est une formalité. Juste derrière, surprise : nous arrivons sur des files de camions qui attendent dans tous les sens. Mais attendre quoi ? Un homme nous fait signe avec assurance de doubler la file, ce que nous exécutons avec plaisir. En tête de peloton, un vieux bac chargé de 2 ou 3 camions et quelques voitures n’attend plus qu’un véhicule pour partir : le nôtre. Nous embarquons immédiatement, sans bien comprendre ce qui nous arrive et sans savoir si nous sommes vraiment sur le bon chemin ! Des jeunes nous prennent en main lors de la traversée pour nous aider, disent-ils, à passer la frontière : m’enfin, c’est si compliqué que cela ? Prudence ! Ce n’est certainement parce que nous avons de bonnes têtes qu’ils veulent nous aider, d’ailleurs certains d’entre nous n’étaient pas coiffés !



Le passage d’une rive à l’autre du Zambèze ne prend que quelques minutes et nous débarquons dans un espace bondé de voitures et de camions enchevêtrés en phase d’attente du passage de la frontière zambienne. Dans quelle galère sommes-nous tombés. Nos jeunes nous expliquent qu’il faut nous présenter à un grand baraquement pour les formalités. Nous pensons déceler qu’ils cherchent à convertir des kwachas, la monnaie locale, en dollars. Restons zen, qui vivra verra. Le premier atelier du poste-frontière est une mise en jambe. Nous réglons les visas : 25 US $, par adulte uniquement. Le gouvernement zambien a tellement confiance en sa monnaie qu’il ne la prend pas en référence. Ça promet ! On nous indique qu’il faut continuer la file d’attente pour une taxe sur la voiture : la taxe carbone. Si, si. La Zambie est très respectueuse de l’environnement visiblement. Bon, admettons. Après trois quarts d’heure nous arrivons enfin au guichet (passage de 4 à 5 personnes devant nous). C’est vrai que ça a l’air compliqué comme formalité. Là, un douanier très propre sur lui est en train de téléphoner à sa femme ou une copine. Son air jovial et son regard « ailleurs » nous réjouissent le cœur. Pendant ce temps-là, tout le monde attend sagement. Il nous tend, après un bon quart d’heure au guichet, un formulaire, dans un excès de conscience professionnelle. 3 minutes suffisent à le remplir et 10 minutes pour le rendre à ce charmant douanier qui nous lance sèchement : 150 000 kwachas. Bigre, mais cela fait combien en $ ? En interrogeant nos voisins, nous comprenons que le tout fait globalement 40 $. On devient vite millionnaire en Zambie. Bien sûr, nous ne les avons pas. Nous n’avons que des dollars, monnaie que, bien sûr, ils n’acceptent pas. Grrrr ! C’est là qu’interviennent nos jeunes qui nous changent l’argent !!! Pour payer, il faut se présenter à un autre guichet. Restons calme. Muni de mes 150 000 kwachas, il faudra une bonne heure pour régler ma note (heureusement les files d’attente sont animées). Le caissier est d’une lenteur hypnotique. A se demander s’il ne va pas s’endormir entre deux pas. Il me tend un papier qu’il faut remettre à mon douanier au téléphone comme preuve du paiement, ce qui prendra encore une bonne demi-heure. 3 heures, c’est pas mal pour un tampon. Cette fois ci, c’est parti ! De retour à la voiture, nos jeunes nous indiquent que l’atelier numéro 3 est maintenant ouvert : l’assurance obligatoire au tiers. Quoi ? C’est quoi cette nouvelle plaisanterie ? 250 000 kwachas !!. Renseignements pris, l’assurance est bien obligatoire, mais 250 000 kwachas c’est pour 3 mois. Vu que nous ne restons que 2 jours et que le minimum est d’un mois, nous réglons 150 000 kwachas. Aller, les meilleures choses ont une fin… C’est à l’atelier 4 je crois que je me suis énervé. Lorsque nos jeunes nous en tendu la note pour le bac : 20 $. Epuisés, nous avons payé et enfin passé le garde de sortie de ce racket institutionnel cauchemardesque.

Livingstone est une ville touristique assez agréable, du moins pour le peu que l’on en a vu. Les faubourgs sont aménagés avec de grands et beaux hôtels afin d’exploiter au mieux la richesse du coin : les chutes. En franchissant le portail du site, juste à côté de la frontière du Zimbabwe, on commence à entrevoir l’ampleur de la situation. Un grondement sourd s’élève et guide nos pas. La moiteur de l’air témoigne de la violence de ce qui va suivre. Plusieurs chemins sont proposés pour voir les chutes sous différents angles : vue d’ensemble et d’assez loin, vue proche de la falaise et un chemin qui descend dans une forêt dense pour se rapprocher de l’eau (où nous n’irons pas jusqu’au bout). Après une vue saisissante de la partie zambienne, qui ne représente a priori qu’un quart des chutes et déjà cela impressionne fortement, nous sommes impatients et joyeux de les voir de près.



S’approchant des barrières, le fracas de l’eau est infernal et génère des embruns qui remontent du gouffre dans une proportion telle que nous sommes tout simplement sous la pluie et enveloppés dans une sorte de brouillard au gré du vent. Quel spectacle ! Ça décoiffe vraiment. On ne se lasse pas de voir ces milliards de gouttes d’eau se précipiter chaque seconde avec fureur dans cette grosse marmite froide. Un après-midi n’est donc pas de trop pour savourer ce joyau naturel. Inutile de dire que sans imperméable c’est la douche froide (on avait oublié les K-ways !).



Cela dit, la chaleur environnante permet de sécher rapidement. Le passage sous les arbres donne également un moyen de progresser à quelques dizaines de mètres le long de la falaise presque au sec.







A la sortie du site, un petit coup d’œil aux étals au sol des nombreux vendeurs d’artisanat se traduira très vite par une immersion des troupes, pataugeant entre français et anglais, pour marchander ce que nulle part ailleurs nous n’avions trouvé : de belles sculptures d’animaux en bois ou en métal, de masques, tam tam, bijoux et autres bibelots… Un de nos petits marchands connaissait bien la ville de Lyon et notamment tous les joueurs de l’équipe de foot, même les remplaçants (C’est aussi là que l’on se rend compte que spontanément la France, c’est Zidane !). Trois nuits par mois, les Falls sont ouvertes pour la pleine lune. Bingo ! Nous avons tiré le gros lot. Pourquoi me direz-vous revenir de nuit pour voir la même chose que de jour mais dans le noir ? Eh bien tout simplement parce que la pleine lune éclaire de sa lumière si spéciale le site et qu’aux premières heures de lever de lune, on peut y admirer un arc-en-ciel lunaire. Le spectacle de nuit est donc tout aussi splendide et surprenant que de jour, la chaleur en moins. A ne pas rater si l’on a cette chance.





Si c’était à refaire ? Même avec la galère de la douane et son allègement du porte-monnaie, nous le referions (enfin, c’est mon avis et il n’est pas partagé par tous !).

Chobé : la caverne d’Ali Baba de la faune africaine

Grasse mat jusqu’à 7 heures. Après les quelques achats d’art local complémentaires de la veille (il faut dire que tout est très attractif ici) nous repartons vers le poste-frontière botswanais. Dans ce sens, à part le bac, il n’y a plus rien à payer, donc c’est beaucoup plus simple. A noter une conception fantaisiste des additions au guichet du bac qui demande soit 150 000 kwachas (= 40 $) soit 20 $. Il suffit de changer de l’argent au bureau de change pour résoudre le problème. Bien tenté ! Tout semblait trop simple et cette fois, c’est un douanier botswanais qui fait du zèle. Il nous demande de poser TOUTES nos chaussures sur le tapis magique bactéricide. Pour des raisons sanitaires, tout cela peut se comprendre, sauf que pendant que nous nous exécutions, voitures et cars passaient la frontière tranquillement.



Comme il tenait de futurs coupables, il nous demande d’inspecter notre coffre à la recherche de viande dont l’import est interdit : bonne pioche, le réfrigérateur en contenait (achetée au Botswana). Comble de malchance, le djembé de Lucas durement marchandé aux Falls était visible et notre fonctionnaire trouve enfin là une bonne cible pour justifier sa périlleuse intervention : la sentence tombe comme un couperet. Il demande à un de ses assistants d’arracher puis de brûler la peau sur-le-champ. L’exécution eut lieu sous les yeux mouillés de notre explorateur en herbe. Dur dur. Du coup, il nous a laissé la viande qui aurait dû subir le même châtiment. Trop aimable.

Les dents serrées devant le « bon droit » de ce …, ce brave et sympathique douanier, nous retournons à Kasane nous ravitailler avant le grand saut dans le fameux parc de Chobé. Un petit crochet de 40 km de détour pour une bifurcation ratée par-ci, un plein d’essence pour lequel il a fallu faire plusieurs stations par manque d’approvisionnement par–là, quelques courses essentielles pour survivre pendant 3 à 4 jours (à l’intérieur de la réserve il n’existe aucune possibilité d’acheter quoi que ce soit) et nous arrivons devant les portes du paradis … à 16h00 alors que c’était prévu à midi.

Bien sur, nous payons l’entrée du parc, fort chère, pour la journée complète (le demi-tarif n’existe pas). Nous en profitons pour essayer de nous faire rembourser le camping (réservation obligatoire des mois au préalable si l’on veut passer la nuit à l’intérieur du parc), prélevé 2 fois par les gérants, ceux-ci ayant été totalement injoignables de l’extérieur ni par mail, ni par fax, ni par courrier, ni par signaux de fumée. Evidemment, ils n’ont aucune trace du dossier. Il faut pour cela envoyer un courrier ou un mail !

Bref, ambiance de fête ! Après donc cette partie administrative et logistique obscure, nous entrons dans un des temples du safari africain : la piste de sable souvent assez profond, au milieu des arbres, est un régal plus on approche de la rivière Chobé (celle-là même que nous avions parcouru en bateau 2 jours auparavant) plus la faune est dense. Pas de filet ici pour les imprudents : la zone regorge de crocos, hippos, éléphants, panthères, lions et tout ce qu’il faut ensuite pour finir le festin : chacals, vautours et autres prédateurs aux dents pas toujours plus courtes et à l’appétit tout aussi féroce. Cela dit, pour ne pas être goûtés par les uns et les autres, il suffit de rester sagement assis dans son véhicule et de ne pas agacer les seigneurs éléphants.







Pour ce qui est des animaux rares, plus sûr qu’un appeau, il suffit de repérer un troupeau de 4 x 4. C’est ainsi que nous avons pu admirer notre première panthère, sur un arbre perchée, tenant dans sa gueule une gazelle.





L’arrivée presque de nuit au camping fut saluée par tous par un soupir de soulagement. Passer la nuit au milieu de tout ce petit monde est forcément une expérience enrichissante mais non sans risque.

Camping de Ihaha

Il est bien connu que les campings protègent la zone habitée. Tous ? Non, un camping, celui-ci, résiste visiblement encore et toujours à tout aménagement (sauf un bâtiment loin de tout avec des douches). Ici, point d’accueil, les gardiens ne sont pas fous, ni de barrière. On cherche seul son emplacement et on se débrouille. Notre emplacement justement était situé face à la rivière, près des arbres, donc très exactement au milieu de la joyeuse bande d’estomacs creux qui animent la région. Plus de 100 mètres pour prendre nos aises, cela devrait suffire. Notre arrivée fut saluée par les cris stridents d’une tribu hostile d’une bonne trentaine de babouins qui n’avaient visiblement pas été informés que la place était louée.



Pour parlementer, nous avions envisagé de donner une offrande : le plus petit d’entre nous. Mais finalement, c’est un bon chercheur de bois et nous l’avons reconduit dans ses fonctions. Armés de gros gourdins de bois, nous avons fait valoir notre droit d’expropriation pour la nuit. Tels des Cromagnons, pendant que les uns préparaient le dîner et les tentes, les autres gardaient le camp. Heureusement, avec la tombée de la nuit, les babouins ne s’attardent pas et rentrent au milieu des arbres (au-dessus de nos têtes) : craindraient-ils d’autres animaux nocturnes ? Rechercher du bois pour le feu sans s’éloigner fut une épreuve et notre flambée ce soir-là eut une saveur toute particulière : en plus de nous réchauffer et de cuire le repas, elle était censée nous protéger de ceux qui n’avaient pas reçu d’invitation. Nuit noire, profonde, balayée par un vent chaud, animée par des cris exotiques puis éclairée par une belle lune ronde et rousse… Que demander de plus ?



Le retour aux sources procure un plaisir immense, tant que tout se passe bien, ce qui fut le cas !

Chobé, Savuti : que le monde est petit !

Au petit matin, dans la lueur blafarde du soleil levant, nous émergeons de nos abris haut perchés.



Le travail consciencieux d’un phacochère a déjà commencé pour rechercher de quoi satisfaire son appétit. Visite des poubelles déjà mises à sac par les babouins (pourtant là encore protégées), puis visite de notre campement. A quelques centimètres de nous, celui-ci ne semble pas particulièrement gêné par notre présence. En tout cas, c’est un très efficace répulsif contre les babouins.





Nous levons l’ancre pour parcourir les bords de la rivière et déguster un festin de faune en tout genre. On trouve de tout et en quantité.



Un aigle martial trône à côté des vautours.







Croisant une rare voiture, comme la nôtre, une pensée nous traverse l’esprit : Vinnylove, l’aventurier du forum, ne devait-il pas passer dans le coin à peu près à cette même date ? Vu la combinatoire des routes possibles dans la réserve, la chance de le rencontrer est proche de zéro. Nous nous arrêtons quand même, ouvrons la fenêtre et Grisemote essaie sans trop y croire un : Seriez-vous Vinnylove ? Oui, mais qui êtes-vous ? Incroyable ! Nous sortons de nos véhicules pour discuter chaleureusement et là, autre coïncidence, lui et moi portons exactement le même tee-shirt en provenance de Yellowstone. Etonnant n’est-il pas ? Après des échanges tous azimuts de nos aventures, nous repartons vers Savuti, le repère des lions, que Vinnylove et sa compagne n’ont pas vraiment vus en abondance. Les pauvres, pô de chance !



La piste de sable est un délice piégeux dans les premiers secteurs puis, à mesure que nous nous éloignons de la rivière, elle redevient plus tranquille.



« Ah, un détail : évitez le petit raccourci de 16 km vers Savuti, c’est un enfer », avait lancé Vinnylove en partant. « Un homme prévenu en vaut deux », dit le proverbe. Mais rien n’est mentionné pour les femmes. Grisemote en profite pour insister sur la nécessité d’arriver vite au camping. Et puis, 16 km un peu turbulents, franchement, il n’y a pas mort d’homme. Colossale erreur. 16 km de bosses de sable défoncées, cela prend au moins 1 h 30.



Explications : prenez un bel enchaînement de bosses de 16 km d’une fréquence courte (moins longues que la voiture). Mettez-y un 4 x 4 équipé d’une Grisemote déterminée. Roulez à plus de 10 km/h. Résultat : La voiture fait des bonds désordonnés en tangage et en roulis que l’on retrouve … sur un bateau en pleine tempête. L’équipage est balloté jusqu’au plafond, et tout le contenu de la glacière (œufs, yaourt, crème, beurre, etc.) finit par faire une pâte bien homogène. Heureusement, personne n’a eu le mal de mer !



Jetons un voile pudique sur cette scène d’une rare violence pour nous attacher à l’arrivée au camping de Savuti. Bigre, les sanitaires sont protégés par une muraille de 3 à 4 mètres de haut. C’est curieux quand même.



Prenant possession de notre emplacement, notre organisatrice descend fièrement de la voiture pour fouler le sable mou. Un éléphant gigantesque arrive droit sur nous, d’un pas tranquille mais décidé. « Pourvu qu’il nous ait vus », pensèrent ceux qui étaient dans la voiture et sur la trajectoire. « Pourvu qu’il ne m’ait pas vue », pensa celle qui n’y était pas, cachée derrière la carrosserie, un peu pâle. En fait, ce n’était juste qu’une visite de courtoisie entre voisins. Passant sa trompe par le haut de la fenêtre laissée malencontreusement ouverte, la montagne de muscles nous huma avant de continuer son chemin. Sympa, non ?



Savuti : Lion y es-tu ? Où manges-tu ?



Pour nous, Savuti fut une réserve fort agréable pour ses passages de sable techniques, ses éléphants en nombre aux rares points d’eau, ses quelques antilopes et ses paysages d’acacias et d’herbes hautes jaunies par le soleil. A chaque point d'eau les éléphants ont leurs sentinelles!



Côté lion, ce fut minimaliste. Pas vu même une oreille. Nous finissons par apprendre qu’à cette saison ils sont en vacances à Morémi, là où se trouvent l’eau et les herbivores.





Extrait du carnet de route : « Matin : rien que du menu fretin, les enfants ont conduit le 4 x 4 (que le volant toujours) et passent leurs niveaux. Ils commencent à maîtriser, même dans le sable. Après-midi : le niveau 6 est atteint. Côté animaux, il y a des cornes. Gare au niveau d’essence, car il en faut jusqu’à Maun (1/2 plein). Veillée saucisses sur la braise. Grand feu sous les étoiles. Nous goûtons le plaisir d’être là, à nous réchauffer près des flammes. Les nuits africaines vont nous manquer. C’est notre dernier feu. »



Heureusement le camping emploie des G.O. pour animer les visiteurs.

Au début tout est calme, un calao virevolte gracieusement au-dessus de nous avant d’atterrir près de nos assiettes. « Oh, qu’il est mignon ! » Puis vient un deuxième tout aussi mignon. Au bout de 10 minutes, le vingtième commence à être beaucoup moins mignon et il faut entamer un repli stratégique et se fâcher.







Bien utilisés, ils restent pratiques pour la vaisselle. Mais franchement le résultat n’est pas net avec leurs longs becs. A déconseiller.

Comme la première nuit notre poubelle avait été visitée, la deuxième, nous prenons soin de mettre la caisse en métal remplie dessus par sécurité. En plein sommeil sa chute nous réveille. Un ratel (sorte de gros blaireau teigneux) était à l’œuvre. Pas trop sympa comme bestiole. Avec une peau en gilet pare-balles et des griffes acérées comme celles d’un ours, nous optons pour un partage de nos richesses.



Sans commentaire!!!

Savuti – Maun : c’est facile, c’est tout droit

Dernière journée de piste. Il faut la savourer. Cinq heures sont prévues pour rejoindre Maun. Les deux premières heures sont fantastiques. Au milieu des mopanes aux couleurs d’automne, sur une piste de sable vallonnée, nous taillons la route avec un panache de poussière à nos trousses.

Puis la piste devient large et technique, jusqu’à un passage à gué (un bras de l’Okavango) au milieu de la forêt. Après un test de profondeur, il faut prendre une décision : soit passer avec plus d’un mètre d’eau, soit prendre un autre chemin qui semble aller vers la réserve Morémi, ce qui n’est pas du tout notre route.



Le dilemme ne fut pas long à trancher. Si la voiture cale ou si l’eau entre dans l’habitacle ou touche les systèmes électriques, nous restons sur place avec une ardoise conséquente. Comme la croisée d’une voiture pour glaner des renseignements est rare, nous continuons vers Morémi en espérant qu’il y ait une solution alternative et que nous ayons assez d’essence. Une piste dans la bonne direction, nous en trouvons une. Après une bonne dizaine de kilomètres à galérer dans le sable, griffés par les branches, à éviter pierres et trous, notre piste du diable débouche… sur une zone de pêche. C’est un cul-de-sac. Nous ne sommes pas fiers, car là, vraiment, nous sommes au bout du monde, avec la quasi-certitude que des semaines peuvent passer sans qu’il y ait âme qui vive. De plus, nous avons perdu du temps (plus d’une heure) et consommé de l’essence. Aïe. De retour sur la piste principale, nous sortons de la réserve Chobé et prenons la direction de Morémi. Notre carte sommaire nous indique que de là on peut retomber sur nos pattes. Du coup, pour ouvrir l’appétit, nous passons trop près d’une souche entre deux arbres et crevons le pneu arrière. Et de trois !

C’est toujours aussi beau, mais le cœur n’y est pas complètement.

Ce qui devait arriver arriva, nous débouchons dans le secteur verdoyant de Morémi vers 14 heures (déjà au moins sept heures de route). L’Okavango offre tout ce qu’il faut pour que la station balnéaire animalière se développe. Juste devant nous un groupe d’une bonne cinquantaine d’éléphants traverse la piste, plaçant des gardes, les défenses pointées en direction de la voiture. Comme le défilé des gros, gras, grands et petits gabarits n’en finissait pas, ils ont dû sentir que nous étions un peu pressés pour arriver à destination avant la nuit. Profitant d’une accalmie dans le passage du groupe, les gardes nous ont laissés traverser sous haute surveillance. Ce n’est pas le moment de caler…



Finalement, ce détour non planifié nous permet de renouer une dernière fois avec le safari. Hors du parc, l’endroit est de toute beauté et surpeuplé d’éléphants, hippos, crocos et d’un tas de quadrupèdes pour les nourrir.







C’est pas tout ça, mais le réservoir d’essence se vide et on ne pourra pas dormir ici. Nous reprenons donc le cours de la route dans une direction hypothétique à partir d’une carte minimaliste et d’une boussole. Il faut être honnête, dans ce pays ils ne saoulent pas les visiteurs avec les panneaux. Ce qui donne le tournis quand même quand on voit que la moindre erreur de route coûte des kilomètres pour s’en apercevoir et donc des heures.

Heureusement nous croisons un local hilare qui nous donne la direction d’un geste approximatif. Sûr que ça va nous aider ! Comme nous lui faisons part de notre difficulté à suivre la route, il hausse les épaules et d’un large sourire s’exclame « This is Africa ! » qui est censé résumer la situation. Il a en effet l’art de la synthèse. Nous suivons donc la direction indiquée sur une piste qui semble importante. Mais voilà qu’elle se subdivise en deux, puis en trois, puis elle s’écarte sur 200 mètres de large dans du sable hyper-mou avec plusieurs sorties. L’enfer ! Nous faisons globalement de bons choix avec la boussole et finissons par arriver à la porte nord du parc de Morémi vers 16 heures. Nous engageons une discussion animée avec le gardien pour ne pas payer fort cher juste le transit par le parc à une heure déjà bien avancée (de toute façon le passage est obligé). Cela semble possible mais… Une piste forestière roulante aux couleurs chaudes et loin de toute animation animalière nous amène en trois bons quarts d’heure à la porte sud. Le gardien du temple est un fonctionnaire glacial, imperméable à tout argument sur nos négociations précédentes et de surcroît « gardé » par un homme en arme. Nous allégerons donc notre bourse d’environ 40 € (il nous a fait grâce des deux plus jeunes ) pour cette traversée lapidaire du parc. Une arnaque de plus au Botswana qui décidément s’en fait une spécialité et semble recruter ses fonctionnaires sur un modèle type d’antipathiques distants et bornés (au moins ceux que nous avons rencontrés !). De la piste sableuse et cassante, nous passons à des textures plus fermes et caillouteuses pour finir par notre bon vieux goudron retrouvé définitivement jusqu’à la fin du voyage. Dur, dur.



La nuit déjà bien entamée, nous finirons donc par arriver à Maun, fourbus après plus de douze heures de voiture. Mention spéciale quand même de nuit pour les ânes. Debout sur le frein pour éviter d’en percuter un au beau milieu de la route, le spécimen en question n’a pas bougé un cil. Ce comportement à risques est d’ailleurs assez usuel chez eux. Là, chapeau ou plutôt « bonnet », ces animaux ont vraiment des nerfs d’acier. Résultat : les pare-buffles ramassent du poil d’âne couramment (la partie complémentaire du poil est visible le long des routes le lendemain). Gare aux allergies. En revanche et c’est toujours bon à savoir, les bovins sont généralement d’une discipline qui force l’admiration. Ceux qui sont engagés hâtent le pas et les autres attendent sagement le passage des véhicules.

Le « Crocodile camp » nous servit un repas chaud bien apprécié, avant de tomber dans les bras de Morphée pour notre ultime nuit sous les tentes. Maun Windhoek : la boucle est bouclée

800 km nous séparent de Windhoek. Nous ne traînons pas devant nos fameux « Rusks » du matin (chouette, ce seront les derniers – petits pains durs jugés indispensables par notre nutritionniste improvisée), nous battons notre record de pliage des tentes (moins de quatre minutes chrono, qui dit mieux) et nous enfourchons notre multi-chevaux vapeur pour la dernière ligne droite. Ce n’est rien de le dire. Celui qui a dessiné les plans de la transkalaharienne n’avait à sa disposition qu’une règle pour faire un trait. Pour l’excuser, il faut bien dire qu’à gauche comme à droite de la route, c’est simple : acacias et buissons d’épineux (ce qui ne fait pas une grande différence) sur sol desséché. Sur au moins 700 km, c’est, comment dirais-je : lassant. Cela a laissé le temps à certains de faire des constats de nature à faire progresser la science : au Botswana, les bords de routes sont majoritairement équipés d’autruches alors que ce sont plutôt des phacochères en Namibie …



Heureusement la vitesse limite est de 120 km/h, ce qui nous permettra de rejoindre notre fameux Chaméléon Hotel du début à Windhoek en une bonne dizaine d’heures, encore de nuit.

Epilogue : Le voyage de retour fut une longue rêverie, en avion de nuit, repensant à tous ces moments forts du voyage, les positifs comme les caps qui furent difficiles à passer. Mais peut-on aller en Afrique sans qu’il n’arrive rien ? Là-bas c’est pas l’homme qui va à l’aventure, c’est l’aventure qui vient à l’homme. De retour en France, le syndrome africain a frappé une dernière fois. Sur les tapis roulants de Roissy, aucun de nos 9 bagages ne figurait, ce qui fit dire à notre taxi qui nous ramenait à une destination parisienne : « Vous voyagez léger pour une famille de 5 partie un mois en vadrouille. » L’histoire finira encore très bien avec une livraison à domicile différée. Il me fallut plusieurs semaines aux carrefours pour ne plus hésiter entre la voie de gauche et celle de droite, après 6000 km de conduite avec le volant à droite.

Si j’étais philosophe, je dirais que les années passent, les voyages et les expériences fortes restent. Ce furent des moments extraordinaires, que nous souhaitons à tous parce que là, nous étions au bout du monde, sans filet, sans hélico ni téléphone mobile, parce que chaque jour fut une aventure qui a tiré un peu sur la survie de l’espèce Plançon (et celle de notre compte en banque) et nous a ramenés à l’essentiel au travers de moments simples et pourtant si intenses. Un immense merci à ma tendre et passionnée Grisemote pour tout le travail préalable formidable et indispensable pour que « voyage » s’apparente à « plaisir » et sans laquelle nous n’aurions probablement pas découvert l’univers fascinant de l’Afrique australe.

Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain … Gilles Plançon - 14 février 2008, 0 h 34

Itinéraire

1er jour : Arrivée en avion à Windhoek – nuit au Chaméléon 2ème jour : Sessriem par Spreetshoogte Pass (4 X 4) (278 km) (compter cinq heures !) 3ème jour : Sessriem dîner au Sossluveï lodge 4ème jour : Canyon de Sessriem (non fait !) départ pour Naukluft – Nuit au camping (139 km) 5ème jour : Olive Trail – Départ pour Walwis Bay Nuit au Lagoon lodge (312 km) 6ème jour : Balade dans les salines puis crapahutage sur la Dune 7 7ème jour : Cap cross (158 km) – route pour le Spitzkoppe (110 km) (randonnée) 8ème jour : Randonnée puis départ pour Ugab wilderness camp (125 km) (45 minutes ?) 9ème jour : Twyfelfontein – aba huab camp (peintures rupestres + organ pipes) (160 km?) 10ème jour : Sources chaudes de Warmquelle (260 km)– Nuit à Warmquelle 11ème jour : Route pour Purros – nuit à Purros (150 km) (attention quatre heures de route) 2612ème jour : Purros –Orupembé – Opuwo (à faire normalement en deux jours !) 13ème jour : Opuwo camping du Opuwo country lodge 14ème jour : Opuwo – cheetah farm cheetah farm camping 15ème jour : Cheetah farm camping (293 km) (une journée suffit à Cheetah Farm) 16ème jour : Etosha (Okaukuejo) (198 km) 17ème jour : Etosha (Halali) 18ème jour : Etosha (Namutoni) (129 km) 19ème jour : Matinée à Etosha - Roy’s camp (350-400 km ?) 20ème jour : Rundu n’kwazi lodge (200 km) 21ème jour : Popa Falls–bateau sur l’Okavongo Shakawe Fishing Camp (260 km ?) 22ème jour : Réserve de Mahango – nuit au N’Gépi Camp 23ème jour : nuit au camp Kwando (280 km ?) 24ème jour : Chobe Kubulodge – chobe cruise 25ème jour : Direction Chutes Victoria (livingstone en Zambie) Maramba River lodge –(80 km, mais attention passage de ferry !) 26ème jour : Kasane : plein d’essence, de courses et de bois ! Chobe – Ihaha 27 ème jour : Chobe – savuti 28 ème jour : Savuti 29 ème jour : Savuti - Maun 30 ème jour : Maun - Windhoek – nuit au chaméléon (800 km ?) 31 ème jour : départ avion

TOTAL : 6850 kilomètres

Manuel technique du voyageur Namibien ou Botswanais

Nos campings préférés :

Ce sont les plus sauvages ! 1- Purros 2- Ihaha (Chobé) 2- Ugab wilderness camp (ATTENTION, on me signale que un an après il n'est peut-être pas aussi bien qu'il le fut: mais de toutes façons à la base, c'est un camping sommaire, pleine nature!) 3- Warmquelle 4- Shakawé lodge au Botswana

En vrac, quelques petites choses: (en ce qui concerne un voyage en juillet – août) Sacs de couchage Nous avons emmené les nôtres : duvets -5°C + sous-duvets en soie ou polaire + couverture polaire (cependant inutile, le loueur en fournissait). Tout l’ensemble a été très utile car certaines nuits ont été vraiment très froides. A noter que l’on peut replier les tentes avec les duvets à l’intérieur, très pratique ! Matelas Ceux inclus dans les tentes de toit sont très confortables. Fringues La polaire me semble indispensable pour le soir et le matin. L’anorak ne fut pas superflu à certains moments. Il m’est arrivé aussi de mettre des gants le matin. Sinon pour la journée prévoir des shorts et tee–shirts.

A savoir : avec toute la poussière des pistes, nous devenons rapidement très sales, et en camping il n’est pas toujours facile de laver. Toutes les lessives ont été faites à la main, mais cela sèche rapidement. Hygiène Prévoir de la crème pour les lèvres et de la crème hydratante. La sécheresse de l’air peut devenir irritante. Voiture Voiture 4 x 4 off road Nissan Double cab chez Camping car Hire 4450 NAD (dont 3750 de rachat de franchise à la moitié, 300 pour conducteur supplémentaire + 300 pour les différents passages de frontières + 100 siège enfant + assurance pneus-pare-brise : 1650 NAD), 3452, 49 euros en tout.

Nous avons été très satisfaits de la voiture et du loueur ! Assurance pneus/pare-brise Après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de la prendre, nous n’avons pas regretté car à deux reprises les pneus éclatés se sont avérés irréparables (et un pneu de 4 x 4, c’est beaucoup plus cher que l’assurance ! Bon, tout le monde n’éclate pas ses pneus, ça c’est la loterie…) Pourboires celui qui met dans les sacs au supermarché : environ 5 NAD pour garder la voiture : 5 NAD de l’heure pourboires au restau : environ 10 % à la station service : entre 5 et 10 NAD Quelques chiffres Essence 622 € pour 6850 kilomètres (en 4 X 4) Prix du bois : entre 10 NAD et 20 NAD Timbres : 3, 7 NAD Passage frontière pour la Zambie : 147 € ! Entrée parcs Botswana : 160 € pour 3 jours Entrée Chutes Victoria : 26 € + 7 € le soir

En 2007 : 1 pula = environ 0, 123 € (monnaie du Botswana) 1 NAD (ou 1 RAND) = environ 0, 107 € (monnaie de Namibie) 1 kwacha = environ 0, 0002 € (monnaie de Zambie)

Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...en_famille_D1523077/
Namibie: location de 4x4 chez African Tracks English translation pending
by Miesele · 2008-02-11 · 21 replies
Bonjour à vous tous 😉

Afin de pouvoir enfin me décider quant à la location d'un véhicule chez African Tracks (les seuls à me proposer un 4x4 avec couchage à l'intérieur du véhicule et non sur le toit), qui connaît cette agence et a loué par leur intermédiaire ? Merci d'avance 😎 Miesele
Botswana à partir de Johanesbourg en 10 jours? English translation pending
by Ted976 · 2008-02-01 · 5 replies
Bonjour,

J’envisage de faire une petite escapade de 10 jours en famille au Botswana en mars 2008 (vacances scolaires). J'habite Mayotte et le seul trajet possible est une arrivée à Johannesburg via Nairobi.

Mes questions:

Peut-on faire quelque chose de sympa en 10 jours sur place (étant bien conscient qu'on ne pourra pas tout faire) ? si oui quels endroits privilégier ? La météo est-elle ok à cette période ? 4x4+ tente ou 4x2+ hôtel/lodge ?.......et plein d’autres questions encore

Ah oui ! le budget est limité.😕

merci
Traversée Afrique Nord-Sud en 4*4: budget et itinéraire? English translation pending
by Gdetroost · 2008-01-15 · 7 replies
Bonjour,

J’aimerais effectuer une traversée de l’Afrique Nord-Sud cet été en jeep avec un ami en trois mois (ou du moins aller le plus loin possible). J’ai plusieurs fois voyagé seul en Afrique australe mais je suis novice pour le reste de l’Afrique et pour le voyage motorisé. Voici mon itinéraire provisoire : Italie – Tunisie – Libye – Soudan – Ouganda – Rwanda – Tanzanie – Mozambique – AFS. Je prévois d’acheter un 4*4 en Belgique et le revendre la ou j’arrive à me rendre en trois mois (et ensuite retourner en avion).

Je fais donc appel à votre expérience de baroudeurs ;-) : Pensez-vous que l’itinéraire choisit est réalisable (en tout cas en partie ?)

Et secundo ; je compte voyager cheap (et oui je suis étudiant et mon budget ne me permet pas de folies).

J’ai donc rapidement fait un petit budget (il s’agit d’une estimation très grossière), pouvez-vous me dire si j’ai pensé à tout et si mon budget tiens la route ?

Voici les frais que nous partagerons à deux :

- Achat voiture : 4500€ (voiture déjà trouvée donc estimation correcte) o Revente voiture 2000€ - Réparations voiture : 500€ - Matériel commun (gamelles, tente, bidouilles, cartes, pharmacie, etc.) : nous possédons déjà une grand partie de celui-ci : 400€ - Ferry Italie – Tunisie (2 personnes + voiture) : 400€ - Carburant (diesel) : 1000€ - Frais administratifs divers (communs) 400€ - Autres (toutes les petites choses qu’on oublie de compter mais qui finissent par couter cher !) : 500€

Et les frais individuels :

- Dépenses sur place (nourriture et autres petites choses 3 mois) 700€ - Matos divers individuel (vêtements) : 100€ - 6 visas pour entrer dans les pays : 200€ ? (aucune idée) - Vaccins : 150€ ? - Vol retour : 700€

= +- 5000€ par personne

Manquent-ils des postes importants ? Me suis-je complètement planté dans certaines estimations ? (tout en gardant en mémoire que le but est de voyager le moins $ possible !)

Merci d’avance pour votre aide et vos conseils,

Guillaume
Botswana en janvier English translation pending
by Corinnero · 2007-11-13 · 11 replies
Bonjour à tous, Nous avons 10 jours de vacances au mois de janvier prochain et nous souhaitons les consacrer à un safari en Afrique. Nous sommes en contact avec une agence (Club Faune) qui nous propose de partir au Botswana et plus précisément dans la réserve privée de Mashatu (dans la région de Tuli Block). Nous avons déjà eu quelques échos très positifs mais le "hic" semble être la météo au mois de janvier. Si quelq'un à des infos à ce sujet, nous sommes demandeurs. Dans le cas où la météo serait vraiment défavorable, nous envisageons un départ pour le Kénya mais nous sommes confrontés aux affres du choix du lieux idéal. Sachant que l'on ne veut pas passer nos vacances sur les routes, nous avons décidé de visiter une ou deux réserves maxi. Notre problème est donc de se décider pour le meilleur endroit. Masai Mara, incontournable mais peut être trop visité? Meru? Samburu? Tsavo East, Tsavo WesT? bref nous lançons un avis aux habitués du Kenya pour nous aider dans notre choix. Merci d'avance
De retour de Namibie et du Botswana English translation pending
by Alexcrows1 · 2007-11-07 · 26 replies
Salut à tous!

Tout juste revenu de 4 semaines au Botswana et en Namibie, je tiens tout d'abord à remercier tout les gens du forum qui m'ont aidé à travers leurs discussions et leurs réponses à mes questions à organiser mon voyage! Cela s'est déroulé parfaitement (enfin presque!) et le voyage fut fabuleux et inoubliable. J'ai mis quelques photos en lignes sur mon blog : planetevoyage.canalblog.com et je l'alimenterai au fur et à mesure. Par contre, je suis occupé à réaliser mon carnet de voyage que je ne manquerai pas de mettre sur le forum. SI vous avez des questions, c'est à mon tour d'aider!

A+++ et merci encore

Alexis
Avis sur itinéraire en Namibie English translation pending
by Robinette · 2007-09-30 · 27 replies
Bonjour, Je viens d'écrire un message avec un itinéraire en faisant un copier coller, mais le résultat est pratiquement illisible. Je le refais donc. Nous pensons partir en septembre prochain en Namibie. Nous n'avons pas d'impératif en ce qui concerne la durée du voyage. Notre vol sera sur Windhoek à moins que la différence de prix soit très sensible, mais il faut compter les kms en plus... Notre itinéraire est pour le moment le suivant, mais je le soumets à l'approbation des lecteurs de VF car plus j'avance, plus je me pose des questions. Itinéraire Jours Villes et N° de route 1 Paris Windhoek 2 Arrivée Windhoek - repères dans la ville 3 Récupération du 4x4 et route vers Mariental (B1) 267 km 4 Mariental (B1) Keetmanshoop - Seeheim (C12) 270 km 5 Holoog (601)Hobas(324)Ai Ais et Fish river canyon 230 km 6 Fish river canyon (c10/d707/c27)Seeheim(B4)Goageb -Aus 435 km 7 Aus - Kolmanshop - Luderitz - Aus 250 km 8 Aus (C13/D707/C27) Namib réserve 250 km 9 Désert du Namib 10 Namib réserve (C27) Sesriem 120 km 11 Sesriem Sossusvlei Deathvlei Sesriem olive trail 250 km 12 Sesriem 13 Sesriem (C19)Solitaire(C14)GaubPass-KuisebPass Walvis Bay 330 km 14 Walvis Bay (B2) Swakopmund (C34) Cape Cross 150 km 15 Cape Cross(C34)Ugab Gate - huabmond - Twyfelfontein Spitzkopp 250/300 km OU 16 Cape Cross (C34) Henties Bay (C35) Uis - Khorixas (C39) Twyfelfontein sur 2 j 400 km 17 Twyfelfontein 18 Twyfelfontein (piste Aba Huab) (C43)Palmwag - Warmquelle Sesfontein 300 km 19 Sesfontein (D3707)Puros - Sesfontein Opuwo et les environs 320 km OU Sesfontein (D3707) Puros Orupembe Otjiu Otavi Opuwo 360 km 20 Opuwo et les environs 21 Opuwo 22 Opuwo 23 Opuwo (C43) - Epupa 180 km 24 Epupa (C46) Oshakati - Ondangwa 330 km 25 Ondangwa (B1/D3610/D3445/B8 - Rundu 484 km Ou Epupa - Opuwo - Kamanjab - Outjo 535 km Outjo - Otavi - Groofontein - Rundu 495 km 26 Rundu (B8) Bagani - Kongola 400 km 27 Kongola (B8) Katima Mulilo - Ngoma - Chobe forest et parc 300 km OU Kongola(B8) Katima Mulilo - Kasangula - Kasane - Parc Chobe 360 km 28 Chobe 29 Retour Chobe - Rundu par le delta D'okawango 380 km 30 Retour chobe - Rundu Okawango sur 2 jours 380 km OU REVENIR PAR MAUN 31 Rundu (B8) - Groofontein (C42) Tsumeb (B1/C38 Manutoni 420km 32 Parc d'Etosha 33 Parc d'Etosha - Halali 34 Parc d'Etosha - Okaukuejo 35 Okaukuejo - Outjo - Otjiwarongo - Okahanja - Windhoek 36 Windhoek 37 Vindhoek

Je trouve quelques étapes longues. Je me pose surtout des questions sur les itinéraires suivants : la route de Fish river canyon Cape cross - Spitzkopp Sesfontein Puros et Opuwo Bande de Caprivi Parc de chobe et le Delta de l'Okanwango

Le sens du voyage est-il bien ? Sud ou nord en premier ? Est-il judicieux de visiter la Namibie et le Botswana durant le même séjour ? Merci de prendre un peu de temps pour me dire vos impressions et toutes mes excuses pour toutes ces questions. Robinette

Ro
En Namibie avec quatre enfants... English translation pending
by Cécile974 · 2007-06-02 · 11 replies
Allez....je me lance! Un peu intimidée de partager ces écrits, mais je me suis tellement régalée des votres que je me dis que ça peut en intéresser certains. Voilà le récit d'un mois en juillet dernier en Namibie, avec mes trois enfants et ma nièce, une expérience inoubliable pour moi comme pour eux, pendant laquelle ont commencé à murir les rêves d'un itinéraire plus long dans le temps. Rêves qui se concrétisent doucement....

Namibie..... Un pays de poussière, ou même les petits noirs sont blancs, enfin...surtout les miens! Un pays dans lequel on arrive omnivore et dont on repart carnivore Un pays où l’on vit à l’heure du soleil, où se coucher à 21h relève de la nuit blanche Un pays où l’on s’enquille 6000 km de voiture en un mois sans problème Un pays où croiser des zèbres est d’une banalité sans nom..mais où croiser un Namibien est un exploit! Un pays où le barbecue est un sport national Un pays où chaque jour apporte son lot de découvertes et d’émerveillement, qui donnent envie d'aller à l'horizon...

Dimanche 9 juillet 2006 Après des mois et des mois de préparatifs, de rêves, et plus récemment de nuits blanches, l’aventure imaginée devient réalité… Embarquement pour Johannesburg. À L’atterrissage sur le tarmac de la mégapole, Ambroise, notre grand spécialiste de la faune, hurle dans l’avion : « Maman, je viens de voir une autruche !! » On n’a pas fini de rire à la découverte des animaux africains… Une chape de brume marron recouvre l’horizon : poussière ? pollution ? Stress à l’idée qu’on peut galérer pour retrouver Margot, mais tout se déroule comme prévu. Mes premiers mots en anglais avec le douanier sont plutôt concluants : on se comprend !!! Je téléphone à l’hôtel pour qu’on vienne nous chercher : idem, le gars semble me répondre ! (Merci Anna pour tes cours d’anglais cette année). L’ambiance locale est plus cool que ce que je craignais, les gens sympas, l’aéroport clean, et pas si grand (ou bien je n’ai pas tout vu ?).On ne se fait pas harceler. Petit hic en arrivant à l’hôtel, ils ne prennent pas la CB. Je suis bonne pour refaire un A-R à l’aéroport pour faire du change. Le prix d’un taxi un dimanche après midi, quoi….. Fin de journée à buller. Les filles chargent le MP3, les gars se salissent dans les jeux du jardin, et moi… Je ne fais rien, que c’est bon ! On commande des repas, Mac’do pour les uns, pizzas ou pâtes pour les autres, coca, Sprite et bière : on n’est pas en Afrique, on est aux States ! Et ce soir, c’est la finale !! La TV est allumée dans la chambre, et l’ordinateur va assurer le baby- sitting avec « sauvez Willy ». La vie est douce, la décompression arrive, même si je sais qu’elle ne sera effective qu’arrivés en Namibie. ….En fait je nous ai surestimés ! on n’a même pas tenu la première mi-temps… Le sommeil nous a rattrapé.

Lundi 10 juillet 06 Mal dormi cette nuit. Les gars se sont réveillés tôt. Nous avons eu droit à une partie de rediffusion du match France-Italie au petit dej’. Bref, on a perdu. Ambiance « strange » au petit dej’ : feu de cheminée, toasts, et foot. Puis départ rapide pour l’aéroport. Les guichets d’enregistrement annoncés ne correspondent pas, on galère un peu à trouver, mais sans stress vu qu’on est tôt. Petit vol de 2 heures, on survole l’Afrique australe, c’est beau. Arrivée sur Windhoek. (On ne dit pas « ouinedok » mais « vin’t’ouk », c’est bon à savoir) . Sortie de l’avion magique, l’air est limpide, l’horizon clair, c’est magnifique. On a l’impression d’être dans du « pur ». L’air par contre est très sec. Nous sommes attendus par le loueur de voitures. Embarquement en groupe, en bus, pour aller chercher nos véhicules. Trois heures de paperasse, discussions, découverte du véhicule. C’est étonnant et fatigant en même temps. Les enfants trouvent le temps long. Merlin trouve tous ces gens bizarres de ne pas savoir parler français. Cela me demande un effort d’attention énorme pour comprendre tout en anglais, je fais répéter, je répète à ma façon pour être sûre que j’ai bien compris. Le 4X4 est énorme, et pas tant que ça finalement quand on y case tous nos bagages. Il est flambant neuf, 13 200 Km au compteur. Volant à droite, conduite à gauche, cela aussi demande un effort et procure du stress. Enfin ça dépend pour qui : les enfants rient comme des baleines à chaque fois que je mets l’essuie-glace pour tourner à droite, ou à gauche. Je demande à tout le monde d’être vigilant en même temps que moi pour être sûrs que je ne me trompe pas de chaussée, dans les carrefours ! Dernier stress de la soirée : reprendre la voiture pour aller faire des courses. Finalement, je trouve que ça rentre assez vite, et l’on y arrive plutôt bien en fin de parcours ! Soirée au back-packers. L’ambiance y est cool, l’accueil sympathique. On est crevés et les enfants n’arrivent pas à attendre l’heure du repas. Ils s’endorment dans les canapés. Le décalage horaire et l’air frais font leur effet. Je ne vaux guère mieux, à 20H30, je suis au lit.

Mardi 11 juillet 06 Première vraie journée de « baroude ». Après encore une nuit agitée et de mauvais sommeil, je me réveille tôt. Je réorganise les valises pour que ce soit plus pratique dans le 4X4 car nous sommes hyper chargés et il n’y a pas de rab de place dans le coffre. Petit dej’ ambiance backpackers avec d’autres personnes. J’ai une touche avec un pasteur sud-africain, puis un voyageur solitaire Lyonnais ! je crois que je plais aux vieux...ils n'ont sans doute pas vu le restant de mon équipage!! Puis mise au point du tour avec Christine, derniers petits détails… Je lui demande comment elle est arrivée ici : « l’amour », me répond-elle. Ah… L’amour…. Nous prenons donc la route à 10h du matin. Je comprends ici l’expression « ruban » quand on parle de route…J’essaie de faire des photos pour le décrire mieux. Une route droite comme un I jusqu’à l’horizon, tout le temps. La route est bonne, il n’y a pas beaucoup de trafic, et les voitures que nous croisons sont toutes des 4X4 ou des camions. Pique-nique sur le bord de la route, je suis contente d’avoir si bien prévu le voyage. Les gamins sont aux anges entre les curiosités extérieures, les bouquins, les bonbons, le micro, ils sont cools pendant le voyage. Pour ce qui est des curiosités extérieures, la première super surprise pour tous est une famille de babouins sur le bord de la route. On ralentit, on s’arrête, on rit, on observe, on prend des photos. Ah, le rire et l’enthousiasme d’Ambroise font chaud au cœur. On en rencontrera à plusieurs reprises, et l’effet sera toujours aussi excellent ! Passage du tropique du capricorne, là aussi, pause photos. Le paysage évolue doucement, vers le désert du KalaHari où nous nous arrêterons ce soir. Nous sommes accueillis au campement, où l’on nous propose un « game-drive » pour ce soir. Le temps que je comprenne de quoi il s’agit, que je demande leur avis aux gosses (réponse : ouais, youpi ! »), on a juste une heure pour monter notre camp et en route pour de nouvelles aventures. Au bas mot, chaque emplacement de camping a un hectare de savane pour lui tout seul… On ne se gène pas entre voisins… Au passage, les nanas chronomètrent leur exploit de montage de tente à 13’40’’ : le record ne sera pas difficile à battre !! Le game-drive : excursion en 4X4 aménagé pour un groupe de 6 à 8 personnes, sur des bancs en plein air, dans la savane à la rencontre des animaux. Pas un seul francophone, les guides expliquent tout en anglais rapide, résultat, les enfants font le souc… Mais pour une première excursion, on est gâtés : oryx, springbok, autruches, écureuils, renard, et même une splendide girafe. Apéro au coucher de soleil avec la girafe en toile de fond, lever de pleine lune dans un décor de rêve, vraiment, que je suis contente de pouvoir nous offrir tout cela. On en a plein les yeux. Retour au camp à la nuit tombée, il est 18h30, la mise en route du feu par Cassandre et Margot n’est pas concluante, on ne peut pas être doué partout ! Pas grave, on se rabat sur la bouteille de gaz ! Extinction des feux à 20H30… Quelle folie !

Mercredi 12 juillet 2006 Lever à 6h pour les uns, grasse matinée pour les autres jusqu’à 7h15 !! Il fait un froid de canard, mais la nuit a été bonne pour tout le monde. Margot a entendu gronder des animaux dans la nuit…J’espère que ce n’est pas moi qui ronfle. Après un petit déj’ qui réchauffe les troupes, le soleil commence à nous réchauffer doucement et voilà le moment de lever le camp. Les filles au rangement des tentes, moi à la vaisselle et aux valises à boucler, les gars à chercher des écureuils… Et là, le record de temps au démontage sera encore moins difficile à battre que celui du montage, vu qu’elles ont galéré, ayant laissé les couettes à l’intérieur, les tentes étaient trop épaisses pour être fermées, on recommence, jusqu’à coincer un bout de toile dans une fermeture éclair….36 minutes plus tard, on est au Lodge à demander de l’aide à un gentil monsieur qui avec des pinces et beaucoup de force finira par nous dépanner. 3 heures de route dans le désert. Nous voilà dans le Quiver Tree, où l’accueil laisse un peu à désirer, mais le camp est sympa. Ballade au milieu de gros rochers, puis dans la forêt de cocker boom trees. Magnifiques. Le temps est beau et doux, c’est très agréable. 16h : les fermiers donnent à manger aux « cheetah » : guépards en captivité. Cela fait un peu piège à touristes (et à guépards...) Mais c’est intéressant de voir de près ces magnifiques félins. Puis les enfants découvrent un immense trampoline : partie de rires assurée, d’autant qu’ils sont à un moment surpris par un phacochère (domestique !). Et même s’il n’a pas l’air agressif, il est curieux et « sniffe » les baskets et les pulls restés à côté du trampo.(Ambroise ne voudra pas remettre son pull avant que je l’aie lavé !). C’est une scène à mourir de rire ; les enfants en tas au milieu du trampo et le cochon qui fait connaissance autour. Retour au camp pour un magnifique coucher de soleil. Puis à nouveau, on s’attaque au feu… On doit faire pitié aux voisins qui viennent nous aider. Ouf…. Puis c’est à notre tour d’aider ceux de l’autre côté : un marmaille s’est fendu sur le front…L’infirmière gère cela en 2 temps 3 mouvements, improvise des stéristreep et le tour est joué. La première vraie grillade est bonne ce soir. Et comme d’hab, nous serons tous couchés à 20h30…

Jeudi 13 juillet 2006 Toujours dans le même ordre, les levers s’échelonnent de 6h à 7h15…Et toujours dans le même ordre, petit déj’, et rangement du camp. Les filles font des progrès époustouflants, les tentes sont pliées en 23’. Un dernier petit tour de trampoline avant de partir (15 minutes maxi, et si vous êtes sages, 1/4 d’heure !), nous fait rencontrer une bande de suricates. Après Pumba hier, c’est Timon ce matin, vivement Simba ! Petit coup de tel sat pour rassurer les parents Salomé de la bonne santé de leur progéniture : les textos ne passent pas. Et nous voilà repartis joyeusement pour 3h de route. Du désert pour changer. Arrêt dans un magasin pour faire des courses, des petits enfants nous demandent de garder la voiture contre une pièce. Ambroise a du mal à comprendre… En fin de parcours, nous nous arrêtons pour prendre en photo des panneaux de signalisations indiquant le probable passage …d’autruches, de zèbres, ou de gazelles ! Cinq minutes plus tard, nous croisons des autruches !! Arrivés à Fish River Canyon, nous faisons les formalités d’usage, remplissons les formulaires d’identité, et nous acquittons de l’entrée dans le parc national. Puis nous allons regarder les différents points de vue et pique niquer dans la nature : un petit écureuil pas timide vient nous dire bonjour, les enfants essaient de voir ce que ça mange : pas des oranges, pas des pommes, pas des chips, mais des…Spéculos !!! Bon à savoir, les écureuils namibiens sont « spéculivores ». Nous observons au fond de la vallée à la jumelle des babouins. Retour au camp, très joli encore une fois, les filles sont décidément trop fortes et pulvérisent encore leur record. Le feu à mettre en route devient un jeu d’enfant. Le vent est frais ce soir.

Vendredi 14 juillet 2006 Fête nationale… On est loin de ça ici. Nous devions faire l’aller-retour à Aï Aïs aujourd’hui, environ 70 Km de route. Je demande à l’entrée du parc si on peut aller dormir ce soir là-bas avec notre passe : aucun problème. Nous reprenons donc la route pour 1h, et arrivons dans une mini station balnéaire, plein de monde, resto, boutique, c’est l’hallu ! J’ai un peu les boules (on s’habitue vite à la vie de sauvage) mais je me reprends vite, car Cass’ trouve ça super (on se croirait en France !!) et il y a une immense piscine d’eau chaude, issue de sources chaudes (brûlantes, même) juste à côté. Elle fait au moins 37°, et vu que le vent est frais, on y passe une bonne partie de l’aprèm, c’est rêvé pour les enfants. Ce soir, ils ont eu leur dose, 19h30 au lit !! Je prends les gars avec moi sous la tente, car il y a eu des crises ce matin, Merlin ayant bougé énormément pendant la nuit dernière avec les filles. Les textos sont impossibles à passer. J’en reçois par contre…Je n’ai pas tout compris.

Samedi 15 juillet 2006 Nous levons le camp de bonne heure pour rejoindre Aus. La route se fait sans problème, et nous arrivons dans un site merveilleux où nous sommes pratiquement les seuls. Il fait du vent, mais le soleil nous réchauffe. Nous nous installons et décidons d’aller faire une petite rando de 4km, point de vue magnifique sur le début du désert. Les enfants en rentrant décident de grimper le mont qui jouxte le camp, et veulent que je les prenne en photo, d’en bas. Ils ressemblent à des fourmis d’ici. Ambroise n’ira pas jusqu’en haut, n’ayant pas envie de mourir ! Quand l’ombre arrive sur le camp, un vent glacial nous saisit, le temps de prendre une douche et de s’habiller comme des esquimaux, nous ne ferons pas notre barbecue ce soir, j’offre le resto, il fait trop froid ! On s’y rend à pied, les enfants sont crevés et frigorifiés. On mange bien, on retrouve nos amis allemands qui avaient fait le game-drive avec nous il y a trois jours, et rencontrons les premiers français de notre séjour. On mange bien, et le patron nous remmène dans une voiture ouverte (gla-gla), ce qui nous évite le Km de marche au retour. Vite sous la couette, le vent souffle, c’est de loin la soirée la plus froide depuis le début des vacances.

Dimanche 16 juillet 2006 Aujourd’hui nous restons dans le même camp, mais devons quand même plier les tentes pour aller du côté de Lüderitz. Une heure de route où nous entrons dans le désert de sable. C’est magnifique. Première étape à Kolmanskop, ville diamantifère aujourd’hui à l’abandon. Le guide est en anglais, ce qui ne facilite pas la tâche, mais l’ambiance est là. On visite les maisons dont le sable a pris possession. On se croirait dans les décors d’un film. Etrange. Le guide nous prévient qu’une hyène est ici depuis quelque temps. Effectivement nous trouvons des traces fraîches et tentons de les suivre. C’est excitant, mais l’hyène est plus maline que nous et nous ne la trouvons pas ! En route ensuite pour Lüderitz. Après avoir cherché un moment un spot pour pique-niquer, nous nous rabattons sur le front de mer où sont installés des jeux d’enfants. Les petits s’éclatent et une fois de plus ne veulent pas quitter le lieu. Nous partons à la recherche des flamants roses… Tentons de demander notre chemin à des locaux qui apparemment ne me comprennent pas. Je suis donc obligée de … Mimer les flamants roses devant les 4 enfants morts de rire dans la voiture ! mais je me suis fait comprendre !!!le monsieur très gentil nous emmène sur le site. Nous sommes un peu déçus car les flamants sont loin et sont…blancs. Nous arrivons ensuite sur les lieux d’un accident de voiture avec trois blessés. Trois jeunes sud-africains gèrent les premiers secours… Je demande s’ils ont besoin d’aide, ils me demandent des gants, je n’en ai pas. Ils ont l’air d’assurer. Cela ne sert à rien de rester là avec les enfants, nous filons à Agathe Bay. Grande plage venteuse avec en toile de fond les dunes de sable : c’est splendide. Promenade sur la plage, dans le vent. Il est temps de prendre le chemin du retour car nous voulons avant de retourner au camp aller voir les chevaux sauvages. Nous ne sommes pas déçus : quand nous arrivons, il y en a plus d’une cinquantaine, et la lumière de fin de journée rajoute à ce tableau une ambiance chaleureuse. C’est magnifique. Retour au camp à la nuit tombante, il fait moins froid qu’hier, les filles pulvérisent leur record pour le montage. Nous nous habillons chaudement pour aller à notre deuxième soirée resto : oryx et tarte au fromage et caramel : de quoi faire peur mais tout est très bon. Ce soir c’est fête, extinction des feux à 20h45 !

Lundi 17 juillet 06 Aujourd’hui, nous avons fait une très longue route, l’itinéraire nous annonçait 5h mais il me semble qu’on en a bien fait 6 ! il y avait 100km de piste toute droite, j’ai proposé à Margot de conduire. Qu’elle ait au moins l’expérience de la conduite à gauche ! ça ne l’a pas démontée plus que ça, elle a conduit nickel. Il faut dire qu’ici, on croise une voiture toutes les 3h et que la route est plus que droite ! Nous sommes arrivés à Sesriem, avons trouvé facilement des places dans le camping, bien qu’on n’ait pas pu réserver à l’avance parce qu’il était soi-disant plein. Le temps de faire une reconnaissance des lieux, et nous voilà partis pour escalader une dune dans le parc national. Instant incroyable. C’est d’une beauté inouïe, on est seuls, le vent fait chanter le sable. Malheureusement Margot est prise de maux de ventre, et bien qu’elle parvienne à monter, elle ne profitera pas comme les autres des glissades et autres dégringolades dans les dunes. La dune est très difficile à grimper, cela demande un effort intense. On rame dans le sable, le vent essouffle. Mais quelle récompense une fois là-haut ! On redescend au triple galop, retour au camp, barbecue, et un max de rangement pour être prêts au plus tôt demain matin, … Si Margot est en forme !

Mardi 18 juillet 2006 Lever aux aurores, même avant les aurores pour aller à Sossusvlei. « C’est le coucher de soleil qui se lève ? » dixit Ambroise… Margot n’a plus mal au ventre et a bien dormi. On embarque les petits en pyj sous la couette dans la voiture. Arrivés à 5km de la dune, la piste est sableuse, et il y a la possibilité de prendre un transport pour nous amener à bon port. Je ne me sens pas de risquer un ensablement avec toute ma petite troupe dans la voiture, on joue la sécurité. Et nos voilà partis à crapahuter dans les dunes pendant 3 heures. La lumière est splendide, le paysage grandiose. Je prends des photos qui bien sûr ne rendront pas comme en nature, mais, qui donneront une idée. Moi je mets tout ça dans un coin de ma tête…. Retour sur cette belle route, avec encore un arrêt sur une dune pour jouer encore, et arrivés au camp, notre place est prise par un couple, qui a le même emplacement que nous attribué par le bureau. Je retourne au bureau et le monsieur me dit qu’on peut aller s’installer à côté des toilettes. Je vais voir avec les enfants, personne n’est enthousiaste, alors on décide à l’unanimité de se barrer de là. Ils ne veulent pas nous rembourser notre nuit pré payée ? On s’en fout, on se casse ! Je ne veux pas me faire parasiter mes vacances par des ondes négatives de gens pas sympas. Et l’on a bien fait… Nous tentons notre chance sur notre prochaine étape, Naukluft, avec une journée d’avance. L’accueil est super sympa, le camp tout calme, le long d’une rivière. C’est génial. J’en profite pour laver du linge : ce sera décidément cette corvée qui sera la plus galère des vacances. Et il faut tout ranger : il paraît que les babouins sont là et fouillent partout. Pour ce soir, on ne les a pas vus. La soirée est douce. On est bien, ici.

Mercredi 19 juillet 2006 Aujourd’hui, grasse matinée ! Margot est contente ! On se la joue farniente, petit déj’ au soleil, mise en route piam-piam, et l’on se décide pour une ballade à pied dans la rivière afin de trouver des piscines naturelles. En fait on se trompe de chemin, et l’on se fait un bon bout avant de trouver des piscines, mais la route est jolie, on voit des sortes de marmottes (dassie) et des perruches. Il y a plein d’oiseaux dans ce pays. Les gars font des courses de petits bâtons dans les cascades, les filles bullent. Le retour est un peu laborieux et nous vaut la gueule de Cassandre… Retour pique-nique, lessive (eh oui, on n’avait pas tout fait hier !) et pendant que les unes bullent et que les gars jouent encore dans la rivière, je vais à pied au bureau (1km) chercher de l’eau, de la viande et des boissons. Je croiserai en chemin des traces de zèbres, (mais pas de zèbres…) Et des babouins qui crient dans la montagne. Barbecue lancé à 17h, fin du repas à 19h, on range au maximum ce soir pour essayer de démarrer tôt demain. Une journée de pause ne fait pas de mal : je trouve les enfants facilement de mauvaise humeur aujourd’hui.

Jeudi 20 juillet 06 On lève le camp d’assez bonne heure ce matin, réveillés par les cris des babouins. Et dans les premiers Km de route, nous aurons la chance de croiser de zèbres, des kudus, et des dromadaires. Nous nous arrêtons dans un endroit improbable : Solitaire, au milieu de nulle part dans le désert, une station-service doublée d’une cafétéria, ambiance « Bagdad café », où un gros Allemand avec queue-de-cheval, à l’allure de biker, sert un apple-pie à vous faire tomber par terre. On arrive au bout de 4 heures à Walvis Bay. C’est une ville résidentielle calme qui borde la mer, avec des rues larges, toutes propres, et un lagon que se partagent pélicans, flamants roses et mouettes. Nous en faisons le tour histoire de faire le plein d’essence, d’argent, de bouffe, et de bons plans pour les trois jours à venir. Ballade en bord de mer, nous ramassons des plumes de flamants roses, les enfants leur courent derrière pour les faire s’envoler, nous assistons à un superbe coucher de soleil. Nous finissons la soirée dans un B&B, bien mérité après ces 10 jours de brousse et de désert, tout poussiéreux que nous sommes. La douche brûlante et la couette toute douce et toute chaude nous font le plus grand bien.

Vendredi 21 juillet 2006 Une nuit confortable !!! nous déjeunons ce matin en faisant chauffer nos bols dans un four micro-ondes !!! puis nous nous préparons pour une sortie en mer. C’est l’Atlantique, ici ! dès le départ, l’ambiance est là car des otaries sautent sur le bateau. C’est très sympa comme animal, les gens du cirque ne doivent pas faire grand chose pour les éduquer, tellement c’est vif et ça semble comprendre vite. On rencontre aussi sur notre chemin des pélicans, imposants, des dauphins, beaucoup plus gros que ceux que l’on voit à la Réunion. On s’amuse beaucoup avec les otaries ! retour à terre au bout de 4 heures qui nous ont semblé bien courtes. Et cet après-midi, nous nous mettons en chasse de timbres, d’une laverie pour laver les draps qui sont trop poussiéreux du désert, et d’un cybercafé pour envoyer des news et tchater un peu. Et l’on arrive à tout faire !! c’est la civilisation, ici ! Ce soir, nous partons pour Swakopmund, la ville voisine, où nous attend un « bungalow » pour deux jours, vu que le temps ici est glacial et très venteux, il n’était pas conseillé de faire du camping. Nous allons au resto : un resto africain qu’on nous avait conseillé, c’est délicieux, pour tout le monde ! encore une bonne journée qui s’achève, les troupes sont fatiguées mais il faut dire qu’il est tard ce soir : 21heures !! J’allume l’ordinateur à notre retour pour écrire le journal quotidien, et à ma stupéfaction il y a du réseau dans ce B&B !!!je vais en profiter pour mettre quelques mails car je ne suis pas sûre d’avoir correctement envoyé ceux d’hier dans le cybercafé.

Samedi 22 juillet. Je crois qu’on est à la moitié des vacances. À la fois ça passe vite et l’on en a déjà tellement vu et fait… Ce matin, c’était Versailles. Petit déj’ hyper varié et complet, œufs, bacon, jus, fromages, fruits, céréales…… Puis départ pour Cape cross, là où se trouve la plus grande colonie d’otaries du monde. J’ai compris aujourd’hui l’expression « ça pue le phoque ». c’est une odeur épouvantable qu’une tribu pareille. On s’est amusé un bon moment à les observer évoluer. On a vu des chacals qui rodaient. Et l’on est rentrés, la tête pleine de souvenirs et la voiture pleine d’odeurs…. Et cet après-midi, nous sommes allés visiter l’aquarium, sans grand intérêt. La seule chose amusante a été l’immersion d’un plongeur dans le grand bassin pour nourrir les poissons et les tortues. On a fini par traîner sur la plage (comme d’hab’, en pull et en écharpes !). Et le repas s’est passé au même endroit qu’hier, tout le monde ayant été si content qu’on a eu envie de recommencer ! Ce soir, je profite de la connexion pour passer quelques messages et tchater un peu. C’est hallucinant de pouvoir communiquer si facilement, alors qu’on est si loin physiquement. Du coup je traîne !!!

Dimanche 23 juillet 2006 Nous nous refaisons ce matin encore un petit déj’ gargantuesque, puis derniers au revoirs sur le tchat et c’est reparti pour 15 jours de brousse ! Rappro d’essence et de bouffe. La Namibie est un pays dans lequel on ne vend pas d’alcool le dimanche…Donc je n’aurai pas de bière !. Le compteur kilométrique passera ce matin les 3000km depuis notre départ ! le temps estimé pour cette étape nous crée une bonne surprise, nous roulons 1H45, alors qu’on avait prévu 3 heures ! c’est super ! Nous arrivons au milieu de nulle part, Spitkoppe, des énormes rochers de granit dans le désert. Une fois de plus nous sommes émerveillés ! les formes, les lumières sont de toute beauté. Les filles montent le camp, puis nous allons faire les lézards en maillots, sur un rocher, crème solaire, bouquins…. Les premiers voisins dans le camping sont à 1km… Ici, l’espace n’est pas un luxe. Les enfants jouent aux cartes, je vais faire un tour, méditer sur un gros rocher. Il y a vraiment une belle énergie dans ce pays. À mon retour, nous escaladons le rocher qui surplombe notre camp, prenons de jolies photos, puis redescendons pour l’apéro et la mise en route du feu, moment habituel maintenant de nos soirées d’aventuriers.

Lundi 24 juillet 2006 On reprend le rythme montage-démontage, après ces quelques jours de B&B. Et comme hier, une bonne surprise nous attend : alors qu’il était prévu 4H30 de route, notre étape est faite en 2 heures. Nous prenons connaissance des lieux et avant de monter le camp, allons visiter le site de peintures rupestres de Twyfelfontein. Un étonnant édifice tout en bidons de métal fait office d’accueil, puis un guide nous montre les dessins vieux de 2000 ou 5OOO ans. Le camp est monté le long d’une rivière, à sec, vu la saison. On nous dit que les éléphants sont dans cette région. Il n’en faut pas plus aux deux filles pour aller se balader dans le lit de la rivière…À la recherche des pachydermes ! (pourvu qu’elles ne les rencontrent pas, je ne sais pas comment ils réagissent devant d’aussi jolies jeunes filles !). Le camp est peuplé de plein d’oiseaux de toutes sortes, il y a des perroquets, des…, des …, il faut que je regarde les noms dans le guide !!

Mardi 25 juillet 2006 Peu de route ce matin, on arrive dans un camp sympa, la dame de l’accueil nous prévient qu’un éléphant était dans le camp la nuit dernière, que s’il revient, il suffit de se mettre sous la tente calmement, qu’on peut le prendre en photo …Mais sans flash ! (cf. Tintin au Congo !!) Nous installons le camp, et je profite d’avoir un peu de temps et de l’eau chaude pour laver du linge. Puis à 15h30, nous partons en game-drive avec le secret espoir de croiser des rhinos, des éléphants et des lions. Nous croiserons des zèbres, des oryx et des springboks… Mais aurons un guide originaire de cette région (le Damara) et qui parle en « cliquant » (Cf. les dieux sont tombés sur la tête !) il nous apprend donc à parler en cliquant, c’est très difficile, surtout pour des « déglu primaires » de notre espèce. Il nous montre également comment s’écrivent ces sons. Margot achèvera cette séance d’anthropologie en enregistrant le monsieur sur son portable !! Sera-ce sa prochaine sonnerie ???

Mercredi 26 juillet 2006 Ce matin c’est le spectacle ! le fameux éléphant d’hier est dans la rivière à quelques mètres de nous. Il mange tranquillement de l’herbe et se laisse photographier. C’est un mâle, il vit en indépendance du reste du groupe. Nous partons sans oublier de faire le plein d’essence, et sans aucune appréhension prenons la route…Pour s’apercevoir 50 Km plus loin que nous avons pris une mauvaise direction !! Dur dur ! après quelques hésitations, nous décidons de poursuivre et de changer le projet de ce soir, nous irons dormir à Opuwo. La route est longue, 5 heures, le câble de recharge de l’ordinateur fait des siennes, mais nous finissons par arriver à bon port, chez un français à l’accent du sud. C’est sympa de pouvoir échanger un peu !! Les alentours du camp me font penser à une Afrique que je connais, sèche, herbeuse, plutôt sale, grouillante de monde et d’animaux. Nous allons avec Margot à pied au supermarché voisin. Pour cela, nous traversons un petit marché Himba, animé, les femmes sont teintes de rouge, torse nu, pleines de bijoux, des « rastas » de terre rouge, des jupettes en peau de chèvre. Elles sont impressionnantes, plutôt rondelettes et très jolies de visage. Et surprenant aussi de se retrouver à la queue aux caisses de supermarché derrière une de ces femmes, et devant une de leurs homologues habillée à l’européenne. De retour au camp, les enfants jouent avec le fils du propriétaire des lieux, un peu plus jeune qu’eux, ils se baignent, l’eau ne doit pas dépasser les 15° !! Après ils chahutent ensemble autour de la piscine, et le petit Freddy tombe à l’eau, tout habillé, il ne sait pas nager ! Je le sèche et le ramène à sa maman…Nous ne le reverrons pas de la soirée !

Jeudi 27 juillet 2006 Il fait doux dans cette région, le repli du camp n’est pas trop dur ce matin, les filles d’ailleurs continuent de parfaire leurs scores au timing du montage (3’52’’) et du démontage (7’59’’). Il est temps de dire au revoir à Jacky (1h30 !!) et nous voilà repartis. Cette fois c’est de la piste possible uniquement aux 4X4, jusqu’à Epupa Falls ! j’angoisse un peu. Et finalement, ce n’est pas si terrible, et comparées aux pistes malgaches, les pistes namibiennes sont des autoroutes !! Nous arrivons dans un endroit splendide, paradisiaque ; d’ailleurs Ambroise ne s’y trompe pas, c’est ici qu’il vivra quand il sera grand ! Le camp est à la hauteur du reste, magnifique. Nous calons ici cet après-midi. Une grosse dame vient me voir et me dit en anglais « I’m a washing machine !! » je saute sur l’occasion pour lui donner un bon paquet de linge ! Nous prenons aussi RV avec un guide pour demain matin. Les enfants jouent, je lis. Tout va bien. Il fait très chaud, c’est assez rare pour le faire remarquer ! Je vais discuter un peu avec nos jeunes voisins de camp qui sont français. Agnès, Anne-Lise, Sandra, Aurélien et Michaël. Nous buvons l’apéro ensemble, ils sont très sympas.

Vendredi 28 juillet 2006 Grasse matinée aujourd’hui, nous avons RV avec le guide à 9h… Nous allons visiter un village himba. Nous achetons un sac de farine pour eux, ce qui est dans les habitudes, et nous partons avec notre guide, John, qui fera la traduction. Le « chef » nous accueille, un vieux monsieur de 75 ans, et nous visitons leur petit camp, un parc à veaux et à chevreaux au centre, 4 cases à chaque point cardinal autour de ce parc : une pour le « chef », et une pour chacune de ses trois femmes. Entre ces huttes d’autres petites huttes : celles de ses filles et de ses petits-enfants. Il n’y a pas grand monde : les hommes sont avec le bétail dans la brousse, les femmes sont en dehors du camp, avec une dizaine de garçonnets, circoncis depuis avant-hier. Il est de coutume de les laisser en dehors du camp, jusqu’à la cicatrisation complète. Nous allons les visiter ensuite. Ils sont tous beaux et semblent en bonne santé. Je me renseigne sur leur alimentation de base : lait de chèvre et viande. Ils ont tous de très belles dents. Tout ce monde a l’air très calme, peu d’activités au cours de la journée, rythmée toujours de la même façon : cuisine, recherche de bois et d’eau pour les femmes, garde du bétail pour les hommes. Nous restons deux heures en leur compagnie. J’ai le temps de traiter un peu le vieux qui souffre du genou ! Et nous prenons le chemin du retour en fin de matinée : en effet, nous devons aller « rafter » cet après-midi !!. nous mangeons dare-dare, et repartons avec un autre guide, Lucas. Les enfants sont partagés entre l’excitation et la peur : la rivière est pleine de crocodiles !! Après quelques instants de pagaye, et après avoir croisé de loin deux ou trois crocos qui s’avèrent avoir plus peur que nous, toute appréhension a disparu et tout le monde se régale ! Enthousiasme général pour petits et grands. Nous naviguons sur la Kunene River, qui fait frontière avec l’Angola que nous avons sur la rive droite. Pas mal de crocodiles en effet, nous ne verrons par contre aucun babouin ni aucun singe. Nous invitons le guide à boire un coup ce soir au camp, nous avons aussi invité les français d’hier soir. Petite ballade en fin de journée sur les hauteurs pour admirer les chutes, c’est un spectacle grandiose que toutes ces chutes qui tombent dans cette rivière. Nous ne regrettons pas notre escapade ! De retour au camp, nous partageons comme prévu l’apéro avec les français, Lucas n’est pas venu, tant pis. Puis chacun retourne à son camp pour l’habituelle grillade, et c’est le coucher 20h45. À ce moment-là, Cassandre m’appelle dans mon lit pour me dire « maman, le guide vient d’arriver avec une bouteille de bière !! ». Je ne suis pas en tenue pour le recevoir, je lui explique de mon lit (je dévore la fin des « cerfs-volants de Kaboul »), que nous devons lever le camp tôt demain matin et que nous sommes déjà couchés ! Merlin est tout déçu, il s’était bien entendu avec lui cet après-midi

Samedi 29 juillet 2006 Aujourd’hui est une journée un peu spéciale car nous avons beaucoup de route à faire et donc ce sera une étape pour rejoindre Etosha. Les 6 heures de route se passent plutôt bien et nous arrivons dans le joli camp de Hobatere, qui jouxte la frontière ouest d’Etosha. Chacun vaque, lecture, jeux de cartes, et l’après midi s’écoule comme ça. Une bonne douche, chauffée au feu de bois, fait du bien à tous les crasseux qui n’avaient pas vu l’eau depuis un moment ! Et puis au repas, c’est fête ! Nous attaquons l’apéro avec des cacahuètes, puis tentons la recette chutney au fromage : ce sont de toutes petites courges toutes rondes et très dures, dont nous vidons les pépins pour les remplacer par du fromage (fêta et gouda), puis on remet « le chapeau », on emballe dans de l’aluminium et on le met à cuire dans les braises. C’est bon ! Nous finissons par un kilo de yaourt aux fruits des bois : c’est l’orgie !! Nous avions fait les courses tous ensemble ce matin, et du coup, chacun a eu un peu de ce qu’il aime !

Dimanche 30 juillet 2006 Départ pour quatre jours à Etosha ! nous tentons une entrée du parc par l’ouest, mais n’avons pas de permis pour la réserve. Nous sommes dons obligés de faire trois heures de route pour rejoindre l’entrée sud, à Aukokuedjo. Et à partir de là c’est le feu d’artifice !! les points d’eau sont de véritables fourmilières de zèbres, de springboks, d’oryx, etc… Nous allons balader en dehors du « village » en voiture : interdiction formelle de descendre de voiture. Du coup c’est un peu long pour les gars qui chahutent et me perturbent la conduite. Il faudra qu’on trouve une idée de divertissement pour avoir « la paix » demain !! le soir, à la nuit tombée, au point d’eau du camp éclairé par des projecteurs, nous pouvons admirer la toilette d’un éléphant, et le passage d’une hyène.

Lundi 31 juillet 2006 Aujourd’hui première galère au repli des tentes, une des deux est coincée et ne veut pas se refermer… Il nous faudra l’aide d’un gentil voisin musclé pour la forcer un peu, et ensuite, notre perspicacité, notre astuce et notre persévérance pour trouver les boulons qui déconnent, trouver la boîte à outils, trouver les bons outils et enfin faire ce qu’il faut faire !!!nous avons trouvé un super jeu pour intéresser tout le monde pendant le voyage ! Les filles ont déterminé la valeur de chaque animal, en fonction de leur fréquence de rencontre, et Cassandre, meneuse du jeu, comptera qui voit quoi !! Le score final sera en ordre décroissant d’âge… Aujourd’hui encore nous sommes gâtés : éléphants sur la route, rhino au point d’eau, nous croiserons des italiens qui auront la patience d’attendre trois heures devant un bosquet pour qu’une hyène sorte chasser un springbok pour ses trois petits. On les retrouve le soir au camp pour partager leurs photos !! Le soir au point d’eau : toilette de 9 éléphants, et passage de trois rhinos… Cette réserve est vraiment une merveille pour qui aime observer et « traquer » les animaux. Je me régale au moins autant que les enfants !

Mardi 1er août 2006 Repli des tentes sans hâte ce matin, et une fois de plus petit problème : la fermeture des housses de tentes déraille. Il me semble que la poussière y est pour quelque chose… Il nous faudra l’aide d’un monsieur qui passe pour nous en sortir ! Puis nous prenons la route direction du camp suivant : Halali. En nous promenant, un 4X4 nous fait des signes : le coffre s’est ouvert ! Je suis obligée de sortir de la voiture « maman attention au lion !! » pour aller fermer : manque de bol, les serrures sont faussées maintenant ; il nous faut ré-ouvrir la boîte à outil pour essayer de les redresser ! j’arrive à peu près, on fignolera au camp. De retour au camp, nous nous installons et partons au point d’eau, éléphants et rhinos, et nous rencontrons une française très sympa, qui voyage seule. Nous papoterons un bon moment avant de rentrer pour le repas. Margot fait la lecture à voix haute à Cassandre : « vous revoir » de Marc Lévy. Cela plait à Cassandre, d’autant qu’elle a fini depuis longtemps tous les bouquins qu’elle s’était emmenée.

Mercredi 2 août 2006 Nous avons entendu cette nuit les rugissements d’un lion, sans doute au point d’eau. C’est étonnant la puissance de ce cri. Il fait très froid ce matin, nous avons du mal à nous mettre en route, la tente bloque toujours un peu à la fermeture. Cassandre kidnappe le livre d’hier, pour le finir dans son coin !! Nous repartons pour une matinée de ballade en voiture, pour ne pas voir grand chose, mis à part une famille de phacochères, c’est la première fois que nous en croisons à l’état sauvage. À notre retour, un monsieur, voisin de notre camp, vient demander si une femme qui voyage seule avec des enfants n’a pas peur…Nous blaguons un instant, avec sa femme. Décidément, je plais aux vieux sud-af !! Les enfants en ayant marre de la voiture, ils ne veulent pas repartir ce soir encore pour une ballade. Qu’à cela ne tienne, nous irons au point d’eau du camp, et nous ne serons pas déçus : 15 éléphants viennent boire, avec un tout petit. C’est très intéressant à observer : l’utilisation de la trompe, la communication entre eux, la réaction des autres animaux autour. J’oblige aujourd’hui les enfants à se laver…Cela fait au moins trois jours qu’ils n’ont pas vu d’eau !!! et chance pour eux, c’est leur premier (et seul je pense) bain namibien.il fallait bien cela pour les dépoussiérer… Mais tout sera à refaire à peine sortis de la salle de bains, le sol ici n’est que poussière, et quel beau jeu pour deux petits avec des bâtons, on peut faire des circuits, des nuages, et tout un tas d’autres choses merveilleuses…. De retour au camp, nous rediscutons avec Peter le voisin et sa femme, une tente de toit « tip-top » coûte 11000 N$... Je me plais à rêver, à m’inventer une remontée de l’Afrique avec mes enfants… Nous discutons vins, bouchons, capsules, agrafes, je pose mes cartes pour Fred. Pas de problème, Peter travaillait dans l’industrie du vin, il est maintenant à la retraite, mais il attend Fred pour lui présenter du monde ! il me laisse sa carte, et comme j’ai mis du collyre à sa femme qui a une conjonctivite, il nous donne de la viande et des légumes! Et des petits pois, des carottes, et patates douces préparées au barbecue, je ne connais pas beaucoup de personnes qui ont fait cette expérience !on fait des rencontres étonnantes en voyage ! Les filles en fin d’après-midi se décident à remonter le camp (3’17), et Cassandre par je ne sais quel moyen, se casse la figure de l’échelle…Plus de peur que de mal, mais elle quand même mal au coccyx…

Jeudi 3 août 2006 Hier soir en nous couchant, nous avons entendu un éléphant barrir, sans doute au point d’eau. Mais entre le froid saisissant et les gars crevés, nous avons préféré rester au lit. Ce matin, Peter nous raconte qu’il a vu une rixe entre éléphants et rhino hier soir, un éléphant s’étant vu refuser l’accès au point d’eau par deux rhino, il a appelé à la rescousse ses potes qui sont venus à …19 !! Et qui ont poussé les rhinos dans l’eau ! On a loupé le spectacle ! Nous sommes repartis pour la Waterberg. La route est longue. Arrivés là-bas, le paysage est splendide, le camping sympa. Nous voulons faire une balade qui arrive au point de vue de la région, mais Cassandre a mal au coccyx et les gars préfèrent courir après les mangoustes et les pintades. Qu’à cela ne tienne, nous montons avec Margot. Et ça vaut le coup ! De retour au camp, apéro, jeux, et tout va bien. Nous savons que c’est notre dernière nuit sous la tente….

Vendredi 4 août 2006 Ce matin nous ne sommes pas pris par le temps car il ne restera plus beaucoup de route pour clore notre tour. Nous démarrons doucement. Je traîne au lit pour finir mon bouquin (vous revoir), et Cassandre a la très bonne idée de mettre en route le petit déj’. Je ne me lève donc que pour aller en profiter ! petite promenade dans la forêt avant de reprendre la route. Nous nous arrêtons au marché artisanal de Okahandja. J’avais oublié ce que c’est fatigant d’avoir toujours à parler, à discuter, à négocier les prix. Deux heures dans cette ambiance, j’en ressors lessivée ! Mais nous avons des petits cadeaux à rapporter. Entre nous, l’artisanat local n’a rien d’exceptionnel. Arrivés à Windhoek, nous faisons halte dans une galerie commerciale pour acheter une valise pour Margot car la sienne n’a pas supporté le mois ! en passant, une boutique d’intérieur nous tend les bras, j’en profite pour acheter deux superbes housses de couette et des serviettes de toilette. Nous arrivons au Chaméléon en fin d’après-midi. Nous retrouvons alors nos « copains » de Epupa Falls. Le temps de refaire un peu les valises, le rangement de la voiture, et nous partons avec eux dans un resto pour passer notre dernière soirée namibienne. Nous passons une super soirée, ils sont adorables, on chante, on rit, l’ambiance est détendue. Ce soir c’est fête, on se couche à 23h !!

Samedi 5 août 2006 Pour reprendre une expression de Georges : « même les bonnes choses ont une fin », et aujourd’hui ça sent la fin ! Nous traînons au Chaméléon ce matin, les enfants jouent avec les amis d’hier soir, qui les emmènent même en courses ! Margot trie et nomme les photos, et moi j’essaie de tout faire rentrer dans les valises. Je fais aussi le point du mois avec Christine. Puis nous allons rendre la voiture, tout est nickel, aucun problème au check-up. Ensuite nous partons en minibus à l’aéroport, toujours avec nos copains français qui prennent l’avion suivant le nôtre. Tout le monde chante des chansons débiles dans le bus, ça rigole sec ! Nous prendrons un dernier pot ensemble à l’aéroport, avant de nous quitter, en nous échangeant nos mails. Le vol se passe bien, nous arrivons sans problème au « backpakers » à Johannesburg. Commande de « nuggems » pour les enfants, séance d’épilation pour Margot qui : 1) retrouve Marco demain et 2) espère pouvoir trouver un peu plus de chaleur à Groix, et donc montrer ses jambes !! Avoir chaud en Bretagne, c’est peut-être plus facile qu’en Namibie au mois de juillet, mais ce n’est pas gagné quand-même !

Dimanche 6 août 2006 Nous voilà dans l’avion, la boucle est bouclée… Ce matin, nous avons profité des derniers rayons du soleil sud-africain, à jouer aux cartes avec Margot ; Et puis ces interminables heures dans le hall de l’aéroport, où l’on sait qu’il va bientôt falloir se dire au revoir, mais où l’on fait comme si on ne le savait pas… Et puis l’heure de la séparation arrive, et l’on se dit qu’on se revoit bientôt, qu’on a de la chance, Noël ce n’est pas si loin…et vite on tourne la tête pour ne pas laisser voir ses yeux qui rougissent… C’est vrai, Noël c’est pas si loin… Nous voilà donc dans l’avion, les enfants jouent et j’alterne le temps entre mon livre « les âmes grises », et une sorte de bilan du mois écoulé. Au final, nous aurons perdu… deux chapeaux malgaches, une basket, deux savates, une écharpe, et nous aurons gagné… tant de bons moments passés ensemble, de rencontres insolites, d’images à couper le souffle, de souvenirs pour les soirées d’hiver….
Une photo, un pays English translation pending
by Fred66 · 2007-04-03 · 145 replies
quelle serait pour vous la photo la plus représentative de votre pays préféré ou autre, visité ou non. je commence..... le vietnam le mékong, le chapeau conique et l'ao dai (tunique vietnamienne)
Transport en commun de Lusaka (Zambie) au Cap (Afrique du Sud) English translation pending
by Yazid1203 · 2007-02-12 · 18 replies
Bonjour bonjour... je finalise mon circuit pour cet été qui démarre au Soudan et qui finit au Cap... arrivé à Lusaka, et pour ne pas perdre trop de temps, j'aimerai savoir quel est le meilleur moyen pour arriver en Afrique du Sud en 10 jours maxi.... j'avais pensé prendre le train depuis Lusaka en Zambie vers le Zimbabwe mais est ce que je verrai les chutes Victoria? c'est mieux d'y aller en bus? après on peu passer coté Zimbabwe il parait, mais est ce que je peux continuer mon chemin par là bas vers l'AS? quel est le meilleur itinéraire??? Combien ça côûte? please, help meeeeeeeee!!!! est ce qu'il ya un guide au fait pour ce coin là??? D'avance merci
Blood diamond English translation pending
by Mariquita · 2007-02-03 · 24 replies
voilà, je me lance... J'ai beaucoup aimé ce film 🙂 J'ai un peu hésité à aller voir une production pur jus hollywood sur ce thème là : les diamants de sang ... j'avais peur d'être déçu par le message final (Bon la fin ce n'est pas ce qu'il y a de mieux car trop américain mais alors tout le reste ... ouah !!) et puis j'ai lu la critique d'Africulture (http://www.africultures.com/index.asp?menu=affiche_article&no=4705) et... j'ai pris mon billet. Tout d'abord, les acteurs sont prodigieux, Caprio et Djimon Hounsou forment un duo dès plus crédibles, dans la finesse et l'exactitude, j'ai un peu moins adhéré au jeu de l'actrice qui est sans ambiguité. Les paysages ... époustouflants... d'ailleurs je ne sais pas où c'est tourné, est-ce en Sierra Léone ou en Afrique du Sud, si quelqu'un peut m'éclairer ce serait super ! 😉 Le thème qui n'est vraiment pas évident à traiter sans basculer dans la course poursuite hollywoodienne. La guerre civile, ses horreurs, sa violence, son absurdité... la première heure m'a laissée accrocher à mon siège, stressée, le souffle court... impossible de quitter les yeux de l'écran. La violence n'est pas sanguinolante mais morale... c'est pire, plus dur à gérer, je trouve, en sortant de la salle. Bref, même si je n'ai pas adhéré à tout (réalisation notamment et fin du film), je ne connais pas l'Afrique et ce que je viens d'en voir m'a chamboulé. Je n'ai pas vu The Constant Gardener, ni The Lord of war ou Hotel Rwanda, après Blood Diamond, lequel me conseillerez-vous ? Merci M
Boucle Le Cap - Namibie en novembre et décembre 2006: les aventures de bigoodi en Namibie! English translation pending
by Bigoodi · 2007-01-14 · 7 replies
Voilààààààààààà c’est finiiiiiiiiiiiiiiiii !

A mon tour, donc, de vous raconter mon dernier voyage en Afrique du sud et Namibie et de vous faire profiter de mon expérience, avec un grand merci à tous ceux qui m'ont aidée à la préparation, et tout particulièrement à Smouchy, Gerenuk, Bbirdy, Jbmars et Vinylove

Voyage de début novembre à mi décembre (38 jours) : boucle Le Cap - Namibie à 2, en 2 roues motrices et logement en BB, hotels ou lodges ou jour le jour (pas de camping). Nous avions déjà visité l'Afrique du sud en 2000 dans ces conditions, mais coté Océan Indien.

Vol : réservé sur le site internet de Lufthansa début juillet. Lyon- Francfort- Le Cap à l’aller, Le Cap-Johannesburg-Francfort Lyon au retour, 1000 euros par personne tout compris. Les correspondances et horaires étaient plus pratique que British et Ibéria pour des prix similaires. Aucun problème si ce n’est que les bagages nous ont été livrés avec un jour de retard au retour.

Voiture : réservée depuis la France par internet via aroundaboutacar 🙁🙁🙁. 199 ZAR (100 Zar ou $ namibiens = a peu près 10 euros) par jour pour une bonne Toyota Corolla avec air con (sans regret de ce coté là), grand coffre, direction assistées, radio CD, km illimités et super covered : …. Sur le papier tout était top à un bon prix, mais au moment de récupérer la voiture à l’aéroport chez National Alamo🙁🙁🙁🙁, rien n’était prêt (après e-mails de confirmation 2 jours à l’avance pourtant…), pareil au retour, dossier perdu, 2H de discussions…Heureusement que nous avions de la marge pour le vol ! En plus ils m’ont réalisé un prélèvement carte qui ne correspondait à rien en plein milieu du voyage (j’ai cru que ma carte avait été copiée), au retour ils m'ont prélevé 70€ de plus que prévu... Bref je ne vous les conseille vraiment pas😠😠😠😠. Cerise sur le capot, leur contrat indique qu’ils peuvent changer les clauses unilatéralement à tout moment (!), que nous ne sommes pas couverts sur les gravels roads (en Namibie elles sont vraiment difficiles à éviter), et surtout qu’en cas de pb en Namibie, il faut rapatrier à nos frais la voiture à la frontière sud africaine ! Heureusement que tout s’est bien passé à part 3 crevaisons, car vu leur peu de professionnalisme, je n’ose pas imaginer ce qu’il se serait passé en cas d’accident grave en Namibie…

Guide de voyage : sur les conseils de certains d'entre vous, j'ai acheté la 2e édition du Bradt guide Namibie en anglais 🙂(28 euros sur internet). Les prix ne sont pas très actualisés mais ce guide est Top pour les cartes, plans des villes et adresses --> je vous le conseille ! Sinon j'avais mon vieux Lonely planet Afrique du sud de 2000 (bien aussi)...et le routard Afrique du sud : nul pour le parcours que nous avons fait (il parlent très peu du nord du cap).

Monnaie : 1 zar (monnaie sud africaine) = 1 $ namibien = 0.10 euros à peu près

2/11-Arrivée au Cap, nous arrivons en milieu de journée et n’avons pas réservé d’hotel. Nous avions gardé un très bon souvenir du Monkey valley resort à Nordhoek et décidons d’y tenter notre chance malgré les prix prohibitifs qui apparaissent sur leur site internet… Ce sont les mêmes lorsque nous arrivons mais heureusement, on peut discuter en Afrique du Sud, la gérante, très sympa, nous fait un bon prix pour une jolie chambre sans vue sur la mer mais très chouette. 500 Zar sans petit déj. Après vérifications à l’office de tourisme de Ccamps bay, difficile de trouver moins cher en ce moment… Nous sommes surpris car le Zar a bien baissé face à l’euro depuis 2000…mais les prix ont bien grimpé... et ce ne sera pas mieux en Namibie ! Notre moyenne habituelle de 400-450 zar la double avec petit déj deviendra plutôt un mini cette année…Merci les tour operators ! Bref, une arrivée un peu en demie teinte, nous avions un si bon souvenir de ce coin du monde il faut dire : la sécurité autour des habitations semblent s’être renforcée, les gens ont l’air moins optimistes et en plus il fait gris… Nous décidons de repartir des le lendemain sur Hermanus.

3/11-Hermanus. Nous partons par la RN2…Horreur ! Un immense township la longe sur des km…Bien pire qu’il y a 6 ans. L’ANC qui n’a pas encore la région du Cap dans son giron promet monts et merveilles à de pauvres bougres du Transkei et d’ailleurs en vue des prochaines élections, cela rajouté à l’immigration clandestine …et voilà le travail ! C’est triste : il y a 6 ans on avait l’impression que les gens avait de l’espoir, ils sont beaucoup plus circonspects aujourd’hui…A suivre 😐 A Hermanus par contre, nous retrouvons (sous la pluie) l’ambiance de la première fois et ouiiiiiiiiiiiiii !!! Elles sont là !!! Un vrai festival de baleine pour nous ragaillardir, il n’en fallait pas plus ! 🙂Nous retrouvons aussi le très sympathique windsor hotel (504 zar avec superbe petit dej) et le toujours aussi délicieux restaurant Burgundy : l’un des meilleurs du voyage, à ne pas rater si vous allez dans le coin !

4/11- Nous repartons en direction de l’Atlantique, en longeant la cote cette fois pour une étape à Langebaan, au nord du cap. Petite ville qui jouxte l’agréable West coast national park (pas mal d’oiseaux). Nuit chez Sandra’s b&b (sympa-500 zar cash only !).

5/11-Nous remontons toujours et nous arrêtons à Strandfontein. Self catering Sol y mar 350 zar. A noter : toutes les chambres pratiquement, que ce soit en AFS ou namibie sont équipées au moins d’une bouilloire et de ce qu’il faut pour un thé ou un café, et très souvent d’un petit frigo. La mer est belle mais le vent souffle, nous ne verrons aucune baleine (le lonely disait qu’on pouvait en voir à cette saison), il y aurait des dauphins régulièrement ??? à vérifier en tous cas rien pour nous aujourd’hui… Et c’est dimanche et pratiquement tout est fermé… Nous cassons la croûte dans un pub à quelques km de là Doring bay, la patronne est peu avenante mais le repas finalement excellent ! pour ceux qui vont dans le coin, il y a beaucoup plus de choix d’hébergement à Strandfontein, et si vous avez le temps, le crochet pour monter et redescendre le Van Rhynspass en direction de Niewoudtville vaut la peine (+100km a/r)

6/11-Nous voilà à Springbok à l’excellent Old Inn (450 zar b&b). Visite du Goegap national park qui vaut la peine (même si ce n’était pas la saison des fleurs). Nous avons fait la « petite » balade à pied qui nous a bien suffit : ça grimpe et il fait chaud. Mais ne nous plaignons pas, enfin, nous retrouvons tee shirt et bermuda et voyons nos premières bestioles ! (antilopes, zèbres). A éviter : la cuisine du springbok lodge. Nous trouvons pleins de renseignements et de docs y compris sur la Namibie à l’office du tourisme car nous traversons la frontière demain.

7/11-Comme prévu, nous passons la frontière sans pb à Noordoewer (taxe de 140 zar à payer cash). Nous avions prévu suffisamment de liquide pour « tenir » qq jours et nous garderons aussi des zar pour le retour en AFS (je ne savais pas si l’usage de la carte était possible ou non au kgalagadi transfrontier park, il s’avèrera que oui, mais gardez quand même un minimum pour 2 jours au retour en AFS (les dollars namibiens ne sont pas acceptés en dehors de la Namibie alors que les zar fonctionnent en 1 pour 1 des 2 cotés). Nous commençons par aller voir Ais Ais, tout est quasi désert (c’est le cas de le dire) et le site ne nous inspire pas plus que ça, nous remontons donc jusqu’à l’entrée nord du fish river nat park. Bing 170 $ 😕 ! Les prix des parcs ont bien progressé aussi depuis 2005… (la plupart du temps ce sera 80$ par pers +10 pour la voiture). Et pour un entretien…déplorable : la piste qui conduit aux 3 points de vue soit disant accessibles en 2x4 est pleine de cailloux pointus, nous n’iront pas au 3e point du vue (sur la gauche lorsque l’on regarde le canyon), c’est encore pire et je pense que nous avons bien fait : nous croiserons plus tard de nombreux touristes qui ont crevé à cet endroit, y compris en 4x4. 😠 La Namibie a voulu s’adapter au niveau de tarif des parcs des pays voisins, mais elle pourrait peut être aussi s’adapter au niveau d’infrastructure ! Bref, alors que nous nous disions « ça commence bien ! », nous rencontrons deux allemands sur le point de vue principal qui nous indiquent qu’après 15 jours de voyage, cette route du parc pour eux la pire qu’ils aient vu… Ils n’ont pas l’air emballés de leur voyage et nous annoncent des tarifs d’hôtels prohibitifs…Nous ressortons du parc en nous disant que si c’est ça, le retour en AFS sera plus rapide que prévu…Effectivement, autour du parc, les b&b ont l’air hors de prix (y compris le canyon roadhouse qui semblait l’un des moins chers du coin : 680$ b&b, et pas moyen de négocier)… Il n’est pas trop tard, nous décidons donc de continuer à remonter. La piste est moyenne et nous semble interminable. Nous ne croisons pratiquement personne (on s’habituera vite) mais doublons un vélo ! (sous un soleil de plomb), un mec tout seul avec grosses sacoches et tout le barda qui roule dans les cailloux… Et dire qu’à nous avec la clim et la voiture qui avance toute seule, ça nous paraît long ! Nous poussons jusqu’à Seeheim (de toutes façons il n’y a absolument rien avant). Seeheim, Seeheim…Nous n’avons pas encore l’habitude et nous attendons à voir un village, non juste une pancarte au bord de la route qui indique un hotel à 2km : il commence à être tard (le soleil se couche vers 19h30 et il faut éviter de rouler de nuit), bon, on se dit on va voir, au pire on tire jusqu’à keetmanshop (qui semble un peu plus grand sur la carte et surtout avec plusieurs motels indiqués sur le Namibia’s welcome guide 2006 glané à springbok). On va donc voir… la route se corse (grosses pierres dans une descente) juste avant d’arriver vers l’hotel (ze one : hotel, pub, station service, restaurant : bref ze village indiqué sur la carte !). Franck me dit "c’est un vrai coupe gorge ce truc, on se barre !" J’insiste pour aller voir (il conduit, je négocie les chambres). On a quand même pas fait tout ça pour rien…et surtout on en a marre de rouler ! On arrive dans une grande cour (qui sert en fait aux poids lourds pour manœuvrer lorsqu’ils viennent faire le plein), 3 marches et me voilà au pub : c'est finalement une sympathique gérante qui me montre la chambre (très clean), et accepte de me la brader un peu (en fait nous en aurons pour 693 $ incluant un excellent diner avec steak de springbok + b&b). Il n’y a pas de clim mais la petite piscine est bienvenue et le schwepse dry lemon bien rafraîchissant ! nous avons l’impression d’être au bagdad café. Le soleil se couche, les étoiles pointes, le repas va bientôt être servi…et voilakivoilatypa ??? Je vous le donne en mille : notre cycliste ! Stupeur ! Nous étions persuadés qu’il camperait en route ! Lui aussi à l’air d’apprécier le dry lemon (c’est bon-comme le gini- mais je ne sais pas pourquoi, les canettes sont plus petites que la moyenne) ! Il nous apprendra un peu plus tard qu’il est de Berlin, et que régulièrement, vu qu’il ne peut pas prendre le temps de faire un très grand voyage en vélo comme il en aurait envie, il en fait de « petits » : cette fois c’est Port Elisabeth AFS – whindoek en 7 semaines… La journée se termine mieux qu’elle n’avait commencé : on continue en Namibie demain !

8/11- En route pour Luderitz … Belle route goudronnée (b4). Il est trop tôt pour faire escale à Klein aus vista, en plus ça n’avait pas l’air donné. Nous continuons donc, nous arrêtons pour prendre le petit chemin à droite pour aller voir les chevaux du désert au « garub pan » : ils sont là, une bonne trentaine à coté de « l’observatoire ». Nous restons un bon moment à les regarder, il fait toujours très chaud. Nous repartons vers Luderitz, les paysages sont chouettes, le seul hic, ce sont les « moineaux » suicidaires qui volent au dessus du bitume en rase motte, même en roulant lentement, c’est difficile de tous les éviter, nous essayons avec le klaxon, ça marche un peu mieux et c’est sur que nous ne dérangeons personne ici ! Une dizaine de km avant Luderitz, nous nous arrêtons à la ville fantôme de Kolmanskop, la visite en vaut la peine. L’air s’est rafraîchi de façon spectaculaire : le thermomètre de la voiture passe de 40 à 25 degrés en ¼ d’heure à peine. Nous avons d’abord cru qu’il ne fonctionnait pas bien mais non, le phénomène se reproduira plus au nord à chaque fois que nous nous rapprochons de l’Atlantique. Arrivée à Luderitz en plein après midi : c’est le brouillard alors que nous étions sous un soleil de plomb à 100 km de là ! Nous avons le temps, j’essaie de commencer par l’hotel le plus classe de la ville, les nest : ils acceptent de négocier mais c’est encore trop cher (environ 900 $), un autre, le protéa me donne un prix, je leur demande s’ils n’en ont pas un meilleur, Si si ! et ils descendent de 50 $ sans plus de formalités avec un grand sourire ! Nous nous retrouverons finalement au Bayview, sympa (780$ avec dîner b&b et connexion internet). Nous n’utiliserons pas la piscine, sakaîiii ! La route pour visiter la péninsule est fermée, nous allons donc faire un tour sur la plage d’agathe beach au nord de la ville. Une bonne partie des alentours est délimitée par des barbelés avec interdiction d’y pénétrer pour cause de recherche diamantifère, et un garde, sans doute tout seul toute la journée sur cette plage nous observe de loin, la kalach à l’épaule, drôle d’ambiance… de retour en ville nous faisons un tour sur le port où un dauphin barbotte ! Pas de coucher de soleil ce soir, toujours du brouillard, nous avons ressorti les polaires, on a vraiment l’impression de se retrouver dans un cul de sac du bout du monde ici, il y a très peu de blancs (nous ne l’avions pas remarqué tout de suite), et la nuit sera bruyante : rodéo en voiture et auto radio à fond dans la rue principale jusqu’au petit matin. Nous sommes pourtant en semaine…

9/11. Nous ne sommes pas mécontents de quitter le brouillard et cette ambiance bizarre, retour sur la B4 et ses moineaux jusqu’à AUS, plein d’essence, avant de bifurquer sur la magnifique C13 + D707 en route vers Sessriem. C’est l’une des plus belle route du voyage (ou était ce parce que c’était le début ?), les paysages sont magnifiques et la piste plutôt bonne. Nous faisons un petit aller retour pour aller voir le Duwisib castle de l’extérieur (+40km), tout en pierre rouge, c’est sympa. C’est pas tout ça mais nous ne savons pas où nous allons dormir ce soir, et je redoute les prix pratiqués autour de sessriem. Nous avions repéré le désert homestead sur les guides : ce sera ici ! 2 nuits dans un bungalow super mignon pour 1150$ diner+b&b la double, le petit déj est en fait constitué d’un bon pack pic nic vu que tout le monde part très tôt en excursion). L’accueil de Robin et de toute l’équipe est parfait, la petite piscine revigorante, les dîners délicieux, les étoiles filantes… Tout pour plaire🙂🙂🙂! Trop tard pour une excursion aujourd’hui, l’olive trail sera pour demain et sossusvei le surlendemain…Nous n’irons pas voir non plus le coucher de soleil sur les dunes : à 170$ c’est un peu cher pour si peu de temps !

10/11 – Naukluft et Olive trail : nous partons de très bonne heure. Malgré les indications de Robin, nous nous demandons si nous ne nous sommes pas trompés, mais non, l’entrée du parc est bien à droite en partant de sessriem sur la d854, mais les panneaux ne sont pas nombreux ! Personne au bureau du parc lorsque nous arrivons : nous partons donc seuls sur l’Olive trail (se garer le plus loin possible du chemin principal, ça passe même si le début de la bifurcation semble plutôt fait pour les 4x4 : ça ne dure pas longtemps). On commence par monter gentiment…Il commence aussi à faire chaud, un plateau, puis la redescente et marche au fonds du canyon. Le début nous a paru sympa, la suite un peu longuette, peut être aussi en attendais-je trop suite à certains post s’extasiant sur cette ballade ? bref, des cailloux, des cailloux, encore des cailloux, 3H plus tard, on s’en lasse un peu. Les fameuses chaînes arrivent, on tente sur la droite, ça passe (et je suis loin d’une alpiniste croyez moi)…heureusement que nous n’avons pas pris à gauche : 10 mn plus tard, nous croisons des rangers qui viennent réparer la fin de la chaîne de gauche, qui, il est vrai, avait l’air de pendouiller un peu ! Bon là on se dit que c’est bientôt la fin…Que nenni ! encore une bonne heure dans les gadins avant de retrouver le parking ! Robin nous avait conseiller de nous rafraîchir un peu au camp avant de faire une partie du waterkloof trail, jusqu’aux pools, mais là on en a marre : on paye le parc (90$) et on s’en va ! Au retour nous passons par Sesriem pour acheter notre droit d’entrée pour le lendemain (170$). De retour au Desert homestead nous rencontrons 2 français qui ont craché leur voiture dans un virage un peu avant d’arriver. Heureusement, rien de grave à part pour leur toyota 2x4, bien foutue (ils avaient la ceinture tous les 2) ! Il paraît que 10% du parc de voitures de location disparaît ainsi tous les ans. Ce n’était pas leur jour de chance : 1 pneu haché menu à Fish river, carte avalée un dimanche à Luderitz, l’accident et Avis qui leur fait croire pendant toute la journée que la voiture de remplacement vient de partir de whindoek - est en route – est en train de faire changer son pare brise, tout ça pour finir par leur avouer dans la soirée qu’elle n’arrivera que le lendemain (les escorteurs préfèrent rouler de nuit pour toucher un bonus)… chapeau Avis 😠 ! (ils n’ont pas l’air mieux que aroundaboutacar /alamo). Heureusement que Robin est là pour décommander l’hotel qu’ils avait prévu à solitaire et qu’il leur avait gardé une chambre au cas où (alors que tout est pratiquement complet, il faut le souligner). Le professionnalisme des uns compense la nullité des autres !

11/11- Nous partons à l’aube : à nous les dunes ! Nous nous retrouvons devant les grilles à attendre l’ouverture au lever de soleil, vers 6h15 (ceux du camping sont partis une heure plus tôt)… et là petit instant jubilatoire… nous filons tout droit puisque nous avons pris l’entrée la veille, et les petits filous qui essayaient de nous suivre se sont vite fait renvoyer faire la queue au bureau pour payer leur obole ! L’important n’est pas tellement d’être les premiers, mais plutôt de ne pas avoir à attendre alors que le soleil est en train de se lever, et surtout d’être en décalage avec les autres pour avoir « sa » dune à soi ! Le soleil est déjà bien levé lorsque nous arrivons sur la dune 45, nous sommes seuls pour l’escalader : je ne vous la conseille pas : allez plutôt directement vous faire déposer à sossusvlei ou mieux, big daddy (en face) . les 4x4 sont toujours à 90$ par personne aller retour mais vous dépose à votre gré sur tous les coins du site du moment qu’ils ont de la place. Des 9h30 il commence à faire très chaud et nous n’avons pas regretté de ne pas faire les 5 derniers km en navette plutôt qu’à pied. C’est vraiment un très beau site, incontournable ! En fin de matinée, nous voilà de nouveau à sessriem, direction Solitaire et Walvis bay. En résumé sur ce coin, si c’était à refaire, je ferais une impasse sur le Naukluft (je sais que je vais en faire hurler plus d’un mais c’est mon avis)… Je pense que ça dépend aussi des autres voyages et ballades déjà faits auparavant, ou peut être aussi de la saison-il n’y avait pas d’eau dans notre cas ???

Bon, nous revoilà dans les cailloux, une petite halte à Solitaire où nous retrouvons nos 2 cascadeurs à qui Avis a fini par livrer la voiture de remplacement… pas le temps de discuter longtemps, la route est encore longue !

Longue…et peu peuplée : à l’un des rares croisements, nous faisons comme à notre habitude un petit signe au conducteur qui nous laisse passer (nous avions découvert cette mode en Afrique du sud et en Patagonie : c’est vrai que c’est sympa lorsque l’on croise un véhicule tous les 200 km !). Nous continuons tout droit et le voyons tout d’un coup débouler, nous doubler, et s’arrêter au bord de la route juste devant nous… Moment de doute … En fait il s’agissait que d’un pauvre banquier angolais venu tout seul en vacances en Namibie : le loueur de voiture à l’aéroport de Whindoek lui avait dit que Sesriem était à 3 heures de route, il était donc parti la fleur au fusil, sans eau, cool, et a cru se tromper en voyant le temps passer…et personne auprès de qui se renseigner (l’Angola, pourtant frontalier, n’a pas l’air du tout comme cela !). Il était tellement content de nous voir que finalement, il décide de changer son programme et de nous suivre jusqu’à Walvis bay ! 🤪

Nous avions vu que le Lagoon lodge était tenu par un français, en plus il donne sur le lagon : nous commençons donc par celui ci. Les très sympathiques patrons sont lyonnais et les chambres ravissantes et originales, le petit déjeuner royal 🙂🙂🙂: nous y resterons 2 jours pour profiter de l’excursion à Sandwich harbour.

12/11 – Nous sommes arrivés un dimanche à walvis bay : et bien sur tout était fermé, le lundi matin, il est trop tard pour partir en bateau avec Mola mola dans la baie. Qu’à cela ne tienne, nous discutons un peu et finissons par avoir pour 800$ par personne un tour commenté du lagon en jeep, pic nic de l’autre coté (pas accessible aux 2x4), et Sandwich harbour l’après midi. Nous voilà donc à attendre l’arrivée du bateau (un 3e touriste doit nous rejoindre pour le déjeuner et l’excursion de l’après midi)… Et voilakivoilatypa ??? Notre angolais accourant vers nous un grand sourire jusqu'aux oreilles, à l'autre bout du ponton 😏! Le reste de la journée fut enchanteur : aller par le rivage, retour par les dunes (un vrai rodéo, c’est plus facile à escalader comme ça qu’à pied), et Herman de Mola Mola a été un excellent guide- conducteur… Beau gosse avec ça, ce qui ne gâche rien 😉!

13/11- Swakopmund : beaucoup d’hôtels pleins, chers, ou moches avant de tomber sur l’intermezzo (490$ b&b). Nous achetons le permis (90$) pour faire le welwitchia drive (3-4h, tranquilou). C’est une ballade très sympa (paysages, welwitchias). Tout est fermé lorsque nous revenons en ville (tout ferme vers 17h – 17h 30 en général) mais nous profiterons des ribs du lighthouse...et retrouvons encore "notre" Angolais !

14-15/11 – Nous décidons de partir sur le Spitzkope : depuis swakop ça se fait vite finalement, et nous avons terminé la balade classique en milieu d’après midi. Ca vaut vraiment la peine, c’est magnifique et je pense que pour ceux qui ont l’équipement, le camping doit être super aussi ! Pour nous par contre, après avoir vu les pauvres cahutes tout autour du parc (ceci dit, les enfants sont très sympas et vraiment pas insistants), nous ne nous sentons pas trop de rester là dans un bungalow à attendre la nuit (il n’y a absolument aucun autre touriste et nous n’avons pas de quoi manger). Nous décidons donc finalement de poursuivre jusqu’à Henties bay. Le De Duine ne m’inspire pas (les chambres sont vieillotes), le Fisherman lodge est plein, nous atterrissons à Gambsberg accomodation : 250$ en self catering : c’est tout neuf, cuisine équipée, vue sur la mer : la super affaire 🙂🙂🙂 ! et ce n’est pas fini !!! Estelle et Hennie nous invitent à boire le café, nous discutons, sympathisons, et vu que nous n’avons pas de programme vraiment figé, ils nous proposent de les accompagner le lendemain pour « tester » un de leur nouveaux tours dans le Brandberg !!! Génial, nous commençons par cape cross (c’est sur le chemin), puis Hennie nous conduit sur des pistes 4x4 dans des coins que nous n’aurions jamais vu tous seuls, même avec un 4x4 ! En fin d’après midi, nous approchons du White lady brandberg restcamp, et là coup de bol ! nous tombons sur un petit troupeau d’éléphants du désert… coup de bol, coup de bol… à part qu’ils sont bien plus farouches que ceux du kruger ou d’étosha, et qu’ils n’ont pas du tout envie de bouger du milieu de la piste. Après une pause goûter et 2 allers retours infructueux pour essayer de passer, Hennie décide finalement de faire demi tour et de rejoindre le camp par l’autre coté : nous traversons des marécages, tout est très vert d’un coup, beaucoup d’oiseaux, c’est magnifique ! Nous y voilà ! nous nous disons bon, allez, va falloir monter la tente et tout le barda (vous l’aurez compris, nous ne sommes pas campeurs pour un sou !)…et ben non ! Le camp propose des tentes toutes montées avec des vrais lits à l’intérieur, toilettes et douche privée sous les acacias à l’arrière de la tente…Le bonheur ! Nous finissons cette journée magique autour d’un bon brai avec Estelle et Hennie, à nous régaler en discutant, en rigolant, en regardant la croix du sud… 🙂 Pour ceux que ça intéresse, hormis l’accommodation à ne pas rater, ils proposent aussi des excursions où vous les suivez avec votre propre 4x4 (angola, kalahari-namib, brandberg…), vous ne le regretterez pas ! Contacts et site :
http://www.gamsberg-safaris.com/ Vous pouvez les contacter de la part de Laurence et Franck, de Lyon !

16/11- Petit déj au joli resto du camping avec un petit suricate apprivoisé à nos pieds. Nous repartons tranquillement en visitant le site de la white lady, puis en poursuivant sur Uis (pas grand chose a voir en ville), puis sur henties bay. C’est l’anniversaire d’Hennie : tout le monde au resto ce soir ! Nous irons au De Duine : c’est bon et copieux, mais décidément, ils ne sont pas très doués pour les desserts dans ce pays…

17/11- Il faut bien nous résoudre à partir (snif), nous décidons de rejoindre Twyfelfontein en longeant la cote par la Skeleton coast, puisque nous avons déjà pris la route qui remonte vers Uis. Nous découvrons un peu plus haut que la route est payante (170 $ biiiing 🤪!) : c’est le parc en fait. Sur le moment, nous regrettons, mais finalement c’était chouette : le temps était gris, les couleurs étranges et tout d’un coup, dès que nous tournons en direction de khorixas tout change : du vert, du rouge, du bleu, cette portion est magnifique et contraste beaucoup avec Skeleton. Il commence à être tard : pas de place en bungalow au l'Aba Huab Campsite, le Twyfelfontein lodge est hors de prix…un petit tour aux Organ pipes et a la montagne brulée puisque nous ne sommes pas loin… Là nous aidons 2 allemandes qui se sont ensablées, puis direction Khorixas, la route est magnifique (la petite qui part sur la droite en quittant twyfelf., pas la principale qui vient de palmwag), un serpentaire s’envole juste devant la voiture en nous montrant ses serres … Mais le temps presse ! Il fait quasiment nuit lorsque nous atteignons khorixas, la journée a été longue, nous arrivons au Khorixas restcamp : pas un chat, piscine vide, mais ils ont des bungalows, propres sans plus : négocié 400$ avec petit déj. Nous ne sommes pas mécontents de partir d’ici ! (en fait il s’avèrera que ce sera le moins bon hôtel de tout le voyage, et c’était quand même loin d’être un taudis !)

18/11 – Retour à Twyfelfontein pour visiter la foret pétrifiée (sympa, mais elle ne vaut pas celle de Patagonie l’an passé ! cf http://voyageforum.com/v.f?post=392736; ), et le site de Twyfelfontein : s’il y a site de peinture rupestre à choisir, pour moi c’est celui là en Namibie. En plus nous nous retrouvons à suivre notre super bushgirl guide (germane) avec deux autres fort sympathiques touristes…français. Pas vraiment des touristes d’ailleurs, ils vivent à Whindoek. Coincidence : nous aurons croisé très peu de compatriotes lors de ce voyage, et lorsqu’on jette un œil sur les livres de réception des b&b, c’est 90% d’Allemands ! Devant les nombreux posts qui vantait les mérites de la ferme à guépards de kamanjab, nous les avons appelés la veille pour savoir si nous pourrions y dormir ce soir. Ils nous ont dit qu’ils attendaient des confirmation mais que nous ne devrions pas avoir de problème. C’est donc assez confiants que nous partons vers Kamanjab en prenant la route de palmwag : nous ne nous y arrêtons pas, car nous n’avons pas bien le temps et la route est très poussiéreuse, bref nous sommes pressés d’arriver… Si nous avions su…nous n’serions pas v’nus : 2 bus de touristes sont là, à caresser un pauvre guépard les uns après les autres, à la chaine, pour une photo minable (pour ma part je n’en prendrai pas, ça me dégoutte). Les proprios ne sont pas du tout accueillants et en plus ils nous annoncent qu’ils n’ont finalement pas de place 😠 ! Adresse à éviter en ce qui nous concerne : si nous avions su, nous serions passés par le bambatsi holiday ranch vers khorixas ou nous aurions fait une étape à Palmwag. Ca conforte en tous les cas bien notre façon de voyager en réservant le moins possible à l’avance, on est décidément plus libres ! Bref nous laissons ces gros nuls sans remords pour arriver tard et couverts de poussière à Namatubis guestfarm (977$ dîner et b&b), vers outjo, la chambre sur le jardin est très chouette, la piscine aussi, mais nous n’en profiterons pas : nous avons crevé (nous en sommes à peu près à 5000km depuis le Cap)…Hennie nous avait pourtant bien prévenus que la route vers palmwag et au-dessus n’est pas terrible pour une 2x4, c’est d’ailleurs finalement pour cela que nous faisons l’impasse sur Warmquelle, le pays Himba et les Epupa falls (ce n’est que partie remise)…La douche en tous cas, est providentielle, le repas délicieux, et le personnel super.🙂 Au fait, concernant la poussière, vous n’y échapperez pas : prévoyez de grands sacs poubelles costauds et des élastiques pour y envelopper vos bagage : c’est très efficace ! Emportez les de France : les sacs vendus sur place sont fins et fragiles…

19/11-Le lendemain (un dimanche…) nous trouvons sans difficulté à faire réparer notre roue à la station Total de Outjo…Nous n’y sommes pas passés par hasard ! Nous voilà donc repartis un peu tard sur la belle route goudronnée qui mènent à Etosha (il n’y a pas d’entrée plus à l’ouest que celle d’Okakauejo). Nous sommes frais et dispos, n’avons pas pu réservé par téléphone, et nous disons qu’au pire, nous prendrons une place de camping et dormirons dans la voiture. Nous arrivons en fin de matinée, demandons un bungalow et miracle, il y en a un ! Pas grand luxe mais propre (400$ + 170$ par jour pour le parc, sauf le dernier jour, gratuit). Nous devons avoir de la chance : une bonne partie d’Etosha (dans les camps) est en cours de réhabilitation pour préparer le centenaire en 2007. Ce n’est pas la bonne heure mais c’est notre premier jour de parc : nous achetons la carte du parc à l’épicerie et décidons d’aller quand même tenter notre chance plutôt que de profiter de la piscine… Effectivement, il fait chaud et nous verrons plutôt des oiseaux mais pour une première fois depuis longtemps, on est vite ébahis par les antilopes et les zèbres ! Nous repartons vers 16h00 et nous arrêtons à oliphantsbad…Alors là, c’est l’arche de Noé 🙂: antilopes, zèbres, girafes, autruche et éléphants !!! Nous avions vu une carte postale qui ressemblait à cela mais pensions que c’était exceptionnel, voire un montage : magnifique ! Les 4 ou 5 voitures qui sont là ont coupé le moteur et tout le monde s’émerveille en silence. Tout d’un coup l’autruche lève la tête et fonce sur nous…bizarre ! ben non pas si bizarre : un guépard arrive tout doucement et s’approche de l’eau pour boire, nous sommes épatés, ça au moins c’est de l’émotion – et pas du pauvre fauve d’opérette si vous voyez c’que j’veux dire !!! Nous n’en avions vu qu’un lors de notre premier voyage en Afrique du sud et très furtivement…Là il prend son temps, après l’autruche c’est l’émeute chez les antilopes et les zèbres. Ils ne s’enfuient pas mais restent à distance, les éléphants eux, se regroupent et entourent les petits, on se croirait dans un doc de François et maryse de la Grange… Le plus drôle, c’est que les antilopes semblent oublier la présence du guépard et recommencent à vaquer à leurs occupations 10mn plus tard comme si de rien n’était. Le guépard, lui reste tapis tranquillement à l’ombre au bord de l’eau…L’heure commence à tourner, et il faut être de retour au camp au coucher du soleil, nous repartons donc…Et là, 500m plus loin, 2 lionnes et leurs lionceaux à 10 mètres de la route ! Un coup de vent, et tout d’un coup elles se lèvent, passent de part et d’autre de la voiture en nous ignorant superbement, pour aller traquer une girafe qui se trouve de l’autre coté et qu’elles viennent de sentir : la girafe les as vu et s’en ira sans demander son reste…et nous nous repartons vers okakauejo comblés…et ce n’est pas fini ! Avant le repas, nous allons faire un tour au point d’eau du camp : éclairé la nuit et bien aménagé. Il n’y a rien, nous pensons y voir au moins le coucher du soleil, quand quelques silhouettes se découpent sur l’horizon : un groupe de girafe vient doucement boire avant la nuit, un vrai ballet, c’est magnifique ! Après toutes ces émotions nous allons nous aussi nous sustenter au resto du camp : le buffet n’est pas mauvais mais c’est vraiment l’usine. Dans les autres camps, nous achèterons du biltong, du pain et des fruits pour trinquer et pic niquer aux points d’eau : c’est beaucoup plus sympa ! je suis morte, un petit retour au point d’eau après le repas : il n’y a rien, je vais me coucher, Franck reste un peu : il verra 2 rhinos (les seuls de tout le voyage d’ailleurs), il paraît que le cérémonial de la buvette est très très très lent chez eux… 😐

20/11- Direction Halali, je joue les facteurs entre les 2 camps. Nous n’avons pas pu réserver non plus : même à Okakauejo l’informatique ne marche pas avec les autres camps. Bref rebelote, mais là non plus, pas de pb pour un bungalow (500$) vu que j’ai été une postgirl sympa ! Le camp semble un peu moins « busy » que l’autre. Le matin, pas grand chose en vue…Tous les points d’eau sont déserts, nous allions faire demi tour à celui de Salvatori quand tout à coup, un beau lion male nous toise de toute sa splendeur juste à coté de la borne…il est là, la crinière au vent, tranquille… et la femelle n’est pas loin : juste derrière un buisson à coté duquel nous aurions pu passer sans nous douter de rien. Le « stay in your car » apposé sur toutes les bornes prend définitivement tout son sens pour nous ici 😮 ! Cette fois, nous profiterons de la piscine en milieu de journée. Un petit tour au point d’eau du camp et cette fois, le spectacle est donné par des centaines de waxbills (petits oiseaux) qui vont boire en nuées compactes et bruyantes, en effrayant les koudous. L’un d’entre eux y laissera plus que des plumes : on a l’impression qu’il se noie, il n’arrive pas à remonter sur la berge. A la jumelle, nous finissons par voir qu’il est en train de se faire manger par…une tortue ! (si si, je vous jure !) Ballade de fin de journée : il y a eu un gros orage (c’est le début de la saison des pluies), pas grand chose en vue, les animaux n’ont pas soif et font les fous : les antilopes cabriolent dans tous les sens, les gnous font la toupie... Bref c’est la fête au village ! Avec un peu d’espoir nous retournons à Salvatori : rien. Franck allait jeter l’éponge qaund je lui dis d’aller quand même faire un tour au dernier point d’eau avant le camp (ça fait souvent un petit détour, et quand on en a fait plusieurs sans rien voir, on finit par se décourager). Il y va pour me faire plaisir : et là, notre lionne du matin (si, si j’en suis sure, c’est la même ;-), avachie de tout son long, dormant d’un œil (en remuant les oreilles quand même), et, clou du spectacle, sa grosse patte posée sur la borne « Stay in your car » ! Clic-clac, fallait pas la rater celle là ! Le soir apéro pic nic au point d’eau c’est beau mais la soirée sera moins productive qu’hier… faut quand même pas trop en demander !

21/11- Encore un bungalow sans problème à Namutoni (500$. Ouf, nous n’avions pas envie de dormir dans la voiture) mais il a replu : ce n’est pas la bonne journée pour voir les animaux. Nous tomberons quand même sur 21 girafes d’un coup, et sur 2 beaux éléphants en train de prendre leur bain dans la gadoue. Nous quitterons Etosha ravis et comblés, et dire que nous n’étions pas sensés être à la meilleur période pour les animaux… Je me demande ce que ce doit être à la saison sèche !

22/11- Nous partons en fin de matinée après un dernier petit game drive, direction Rundu ! C’est goudronné, tout va bien. Nous faisons halte au lac Otjikoto (moyen mais ça fait un break, si vous avez des enfants, ils apprécieront le jardin, le paon, le croco et autres bestioles). Par contre ne faites pas le détour pour le lac Guinas : le site est complètement abandonné et on ne peut rien voir sans descendre de voiture : pas très rassurant de laisser là tous les bagages. Un petit arrêt dans la sympathique bourgade de Tsumeb : grand supermarché bien achalandé et super cyber café, presque rapide (Ne vous attendez pas à trouver du haut débit en Namibie !). Un autre crochet pour aller voir la plus grande météorite du monde à Hoba : sympa…Elle nous enverra même une –petite- décharge électrique ! Nous passons sans nous arrêter à Grootfontein (le Bradt indique que les touristes y sont souvent la cibles de vols rapides dans les voitures, même lors de courts arrêts ou avec quelqu’un dans la voiture, nous ne tenterons donc pas le diable), et nous voilà un peu plus tard au Roy’s Camp sur les conseils de Hennie. C’est marrant : des bungalows très rustiques mais charmants, une jolie véranda, un bar en plein air, dommage que la piscine soit vide, nous l’aurions bien appréciée. Nous nous rabattons sur une petite ballade à proximité. Le dîner sera superbe, à la bougie et les autres guests sont bien sympas : 2 couples d’allemands (inévitables mais sympas) et un australien qui nous donne des conseils pour la conduite sur piste avec sa copine du Botswana et son collègue (ils font dans la géologie). Nous apprécions la soirée et allons retrouver les bras de Morphée…Pas pour très longtemps ! La botswanaise s’est engueulée avec son Jule et vient tambouiner à notre porte nous raconter ses malheurs à 4h du mat (soupir…). 😕 Nb : si vous voulez aller au Roy’s camp, ne faites pas comme nous : lorsque vous voyez le panneau Roy’s camp 1km, ne prenez pas tout de suite le petit chemin sur la gauche en pensant que c’est là : c’est 1 km plus loin sur la rte goudronnée (l’entrée est ensuite bien signalée, encore fallait t’il le savoir !)

23/11- Encore une petite étape aujourd’hui : nous remontons, le paysage change complètement après la barrière vétérinaire, on se sent encore plus en Afrique avec des villages de cases, des gens qui vendent leurs produits au bord de la route, le bétail qui se promè, e un peu de partout… Nous nous arrêtons à une 15zaine de km à l’ouest de Rundu pour profiter du magnifique Akusembe lodge 🙂(1140$ avec dîner et b&b). La chambre est superbe, la piscine divine, le jardin splendide : tou pour plaire ! L’Okavango s’écoule devant nous et l’Angola est juste de l’autre coté. Nous faisons une sunset cruise : biltong et apéro sur le bateau : nous ne sommes que tous les 2 avec le guide, nous verrons un croco et quelques oiseaux, mais pas d’hippo. A choisir, après coup, nous l’aurions plutôt faite un peu plus à l’ouest, où les hippos sont plus nombreux, mais c’était bien sympa quand même. Dîner aux chandelles, gros coup de vent et coupure d’électricité oblige… (c’est apparemment souvent dans le coin, elle ne sera rétablie que le lendemain). Veillée à la lumière de la lampe à pétrole…de toutes façons, la télé ne nous manque pas !

24/11 – Et c’est reparti pour une deuxième crevaison ! Nous trouvons la roue à plat au moment de nous en aller : nous mettons ça au départ sur le compte des acacias sous lesquels nous étions garés mais finalement non, c’était un beau clou ! (ce sera ça à chaque fois : la roue avant soulève le clou qui vient se planter tout droit dans celle de derrière, nous avons eu du bol, à chaque fois la roue s’est dégonflée tout doucement). Réparation à Rundu (autour de 50$ en général), et poursuite sur Divundu, à coté de Mahango et des Popa falls. Nous arrivons un peu au hasard et sous une pluie battante au Ndhovu lodge 🙂🙂🙂, l’accueil de Mister Horst est chaleureux, nous resterons 2 nuits (1200$ avec dîner et b&b par nuit) : les chambres sont constituée de belles tentes plantée à 2 pas de l’Okavango, avec lits à l’intérieur chevets, armoire et salle de bain privée à l’arrière. Les délicieux repas et petits déj se prennent dans la salle à manger sur pilotis (vue sur l’Okavango bien sur…et les hippos !), Horst est aux petits soins et nous explique des tas de choses sur la vie en Namibie (il est aussi fermier). Il nous expliquera par exemple pourquoi il ne faut pas donner de bonbons aux enfants : les enfants gardent le bétail, si tous les touristes leur donnent quelque chose, ils restent au bord des route à les attendre, le bétail n’est plus gardé et s’échappe ou va détruire les cultures des voisins…et c’est le début de la fin ! (nous ne lui dirons pas que nous en avions acheté un énorme paquet…). Il nous conseille plutôt de donner des cahiers ou stylos aux écoles des villages : à bon entendeur ! Les autres guests –allemands le 1er jour et namibiens le 2e- sont très sympas aussi, nous prenons du bon temps. Sur les conseils de Horst, nous allons voir les popas falls depuis la rive en face : il faut simplement repartir au village de Divundu, traverser le pont et suivre le petit chemin sur la droite qui longe la prison, après c’est bien indiqué : on arrive ainsi vraiment à coté des chutes alors que sur l’autre rive elles sont bien moins visibles. La 1ére nuit est un peu mouvementée : nous avons laissé les « volets» ouverts mais les hippos s’en donnent à coeur joie juste en contrebas…et la discrétion, c’est pas leur truc ! Un peu plus tard voilà un espèce gecko qui se coince dans la moustiquaire en poursuivant une libellule…😕 Mais le lever de soleil sur okavango depuis notre « cabane » est merveilleux et nous fait bien vite oublier tout ça! 🙂

25/11- C’est parti pour Mahango parc, à quelques km : nous irons le matin, y retournerons l’après midi mais ne verrons pratiquement rien d’intéressant à part des antilopes des sables que nous n’avions pas encore vu jusqu’ici. Il pleut pratiquement tous les après midis depuis quelques jours et les bestioles n’ont rien à faire des points d’eau. Tan pis ! Nous ne regrettons pas d’être venus jusqu’ici, mais nous n’irons pas plus loin : l’aller retour sur la bande de caprivi + les chutes victoris nous prendrait trop de temps, il faut penser à redescendre. La 2e nuit est bien plus calme (nous devons nous habituer, mais les hippos sont partis un peu plus loin aussi il faut dire !)

26/11- Ca sent la fin … Il faut redescendre : on fait tirer sur la belle route goudronnée jusqu’à Otjiwarongo. Attention tout de même, en partant ce matin nous croisons une voiture complètement défoncée sur le bas coté et 4 vaches mortes en plein milieu de la route : on a facilement tendance à relâcher l’attention sur ces belles routes qui changent des pistes… Trop tard pour aller voir la fondation Africat, nous dormons dans un petit hôtel sympa « out of africa » (450$ b&b).

27/11- 8000km plus loin…Nous voilà au Waterberg : pas de pb pour avoir un bungalow (500$). La piscine est dans un très beau cadre (avec colonie de suricates pour nous distraire un moment), et de petites ballades à pied bien balisées sont sympas à faire dans la journée. Vers 16h00, départ pour le game drive du soir (520$ pour 2). Nous partons sur le plateau en 4x4 avec 5 ou 6 autres touristes dans une jeep surelevée (je ne crois pas qu’on puisse y aller seul, même en 4x4). Tous les animaux sont « parqués » là haut, nous verrons buffles, girafes et antilopes … et un pangolin que notre guide s’est précipité d’attraper ! C’est seulement le 4e qu’il voyait de toute sa vie : drôle de bestiole qui se roule en boule dans ses écailles et repart bien vite sans demander son reste. Au retour, le soleil se couche en rougeoyant de tous ses feux, et nous dans la jeep, on se croirait presque dans out of africa (le film cette fois)!!!

28/11- En route pour la capitale ! Mais non, nous avons encore re-re-crevé ! Réparation à Okahandja qui nous permet aussi finalement de faire le plein de petits cadeaux à l’immense marché artisanal du coin (et nous vérifierons après que c’est moins cher qu’à Whindoek). La capitale nous étonne un peu : c’est un gros bourg, avec une grande avenue Mugabe 🙁(c’est pratiquement la 1ere chose qui saute aux yeux…) Quelle idée ont ils eu de donner à une si grande avenue le nom d’un personnage aussi détestable ??? Heureusement, l’avenue Mandela remonte le niveau, mais elle est nettement plus petite ! Après avoir tâtonné un peu et être conseillés par le sympathique gérant de la pension Uhland (complète), nous arrivons chez Nathalie et Alexander – Londiningi guesthouse 🙂🙂🙂– Top ! Allez y, l’accueil est parfait, les muffins du matin délicieux, la piscine rafraîchissante et les chambres très joliment décorées et bien agencées. Tout ça pour 400$ b&b. En plus Nathalie vous expliquera des tas de choses sur la Namibie : du fait qu’elle a les mêmes références culturelles que nous, c’est très complémentaire avec ce que les namibiens vous raconteront. Nous rencontreront aussi un expat qui essaie difficilement de donner des conseils aux équipes TV (c’est vrai que leurs programmes ne sont pas terribles du tout…), et nous iront faire un tour au Daan viljoen park : à éviter ! (pas grand chose à voir, rangers qui s’en foutent et route intérieure mal entretenue). Le soir, ambiance sympa et bon repas au Joe’s beerhouse.

29/11 – Un petit tour en ville (c’est vite fait) et nous repartons vers le sud. Nous n’irons pas au Amani lodge (600$ la nuit PAR PERSONNE !…Ils ont doublé leurs prix en 2 ans apparemment !), ni à Okontjima lodge avec peut être par contre un petit regret pour celui ci ??? Nous voilà vers Mariental, la ville elle même ne nous inspire pas plus que ça, nous téléphonons donc au Anib lodge : ils ont de la place…Nous y voilà donc ½ heure plus tard. Nous pensions trouver un petit lodge perdu, c’est bien perdu mais c’est une véritable usine à touristes –allemands évidemment- ! Au 1er regard nous sommes déçus, mais l’accueil est à la fois pro et chaleureux, et le site est suffisamment vaste pour que l’on ne se marche pas tous sur les pieds. Farniente dans les 2 piscines (je vous conseille l’extrémité de la plus grande : le massage du dos vous fera oublier les heures de voiture). L’apéro dans le bar ouvert sur le jardin avec feu de bois et musique joliment choisie est un délice et lors du repas nous nous retrouvons à une jolie table pour deux à coté de…français (!) qui ont bien voyagé eux aussi. La discussion est passionnante, le repas délicieux (en plus, surprise, ce n’est pas un buffet comme le nombre de convives aurait pu le laisser supposer). Et clou de la soirée, la brigade de serveurs et cuistots vient nous chanter quelques chansons locales (clacs de langues à l’appui)… et l’un des allemands, pour faire bonne mesure, entonnera un air d’opéra avec sa grosse voix de baryton au grand étonnement de toute la troupe… Là, moi je dis chapeau 🙂! (1070 dîner et b&b). A noter : les 2 autres français sont allés au hardap dam : ça vaut le détour nous ont ils dit- Pour notre part, nous n’en avons malheureusement eu qu’un petit aperçu grâce au ranger qui a accepté de nous laisser entrer 10 mn gratos pour une ou 2 photos depuis le mur de retenue…

30/11 – Nous voici à Keetmanshop pour notre dernière nuit en Namibie. Nous nous retrouvons sans difficultés au Quivertree forest camp 🙂(805$ b&b + dîner+ droit d’accès aux sites). Nous nous plongeons avec délices dans la petite et jolie piscine puis allons découvrir la fameuse kokerboom forest : c’est magnifique, vraiment insolite et à ne pas rater si vous passez dans le coin. Nous allons aussi au giant’s playground un peu plus loin, et déambulons à travers des espèces de grosses billes rocheuses sur fonds d’éclairs et de tonnerre…surréaliste ! Il était moins une…une bonne radée se met à tombée dès notre retour à la voiture. Le proprio nous propose d’assister au repas de ses deux guépards : nous sommes 4, (rien à voir avec les autres nuls de kamanjab vraiment). L’enclos est immense, nous entrons et les 2 guépards arrivent de l’autre coté à bride abattue ! Impressionnant tout de même de les voir de si près, ils dévorent leur viande en quelques minutes à 2 mètres de nous puis s’en retournent tranquillement… 😮Un peu plus tard nous retournerons à la « foret », le coucher de soleil y sera magique pour notre dernière soirée namibienne. (snif).

01/12 – Aucun pb (ni d’autres taxes) pour repasser la frontière à Rietfontein. Par contre, à peine arrivés en Afrique du Sud, la piste est déplorable en direction de 2 rivierens, nous pensons nous être trompés, mais non ! Heureusement, nous retrouvons une piste entrecoupée de portions goudronnées environ une heure plus tard et l’accès au Kgalagadi transfrontier park est beaucoup plus facile. L’accueil est aussi beaucoup plus pro que dons les parcs namibiens : nous réservons 2 nuits : une à Twee rivieren, l’autre à Nossob. Je sais, c’est court, mais il faut bien penser au retour ! (1036$ les 2 nuits +entrées : promo à –20% jusqu’aux vacances scolaires en plus top !). Le camp de 2 rivierens est plus haut de gamme et propose plus de prestations que celui de nossob (types de bungalows et resto). Le premier jour, là encore il a plut régulièrement et nous ne voyons que des herbivores et des oiseaux, c’est chouette quand même.

02/12- Départ pour Nossob, là encore, surtout des herbivores mais un peu plus loin un couple nous fais signe et nous montre à 50 m de là un… léopard (nous n’étions jamais arrivés à en voir jusqu’ici), c’est vrai qu’il se camoufle bien : on le voit bien à la jumelle mais sans ce couple, il nous aurait été impossible de nous rendre compte de sa présence, même en roulant doucement… En plus, dans ce parc ce n’est pas toujours top pour les 2x4 car la piste est assez souvent en contrebas de talus qui rendent l’observation difficile. En arrivant, un anglais, voisin de bungalow nous dit qu’il a vu des lions pas très loin du camp, mais ce ne sera pas pour nous cette fois !

03/12-Le lendemain, on pense paresser un peu au lit quand notre anglais vient frapper à la porte pour nous annoncer que les lions sont de retour au point d’eau de la veille ! (comme quoi il y a aussi des anglais sympas !). Nous faisons donc ficelle pour prendre notre douche et tout plier ! En route pour le point d’eau en question…rien…mais un peu plus loin, un belle lionne à 10 m de nous, qui finit par s’en aller nonchalemment. Enfin, nous aurons vu notre lion du kalahari ! Puis de retour vers 2 rivierens c’est le calme plat : quelques oryx tout au plus, la piste nous paraît longue ! Un peu avant la sortie du parc, un troupeau de gnous semble s’agiter en contrebas (pour une fois)…bizarre… ben non, pas bizarre du tout ! Ze léopard est là ! et cette fois il longe la voiture, traverse la piste devant nous…je le mitraille en me disant que ça ne va pas durer longtemps, mais il prend son temps, va se poser à coté d’un petit buisson à 5 m de la piste, puis va se coucher sous un arbre 10 m plus loin (toujours au bord de la piste) en regardant les tisserins au dessus de sa tête comme un chat le ferait avec un jouet agité devant lui : j’attrape, j’attrape pas ?(avec des grosses dents et des grosses pattes, le chat quand même…). Splendide, nous n’en revenons pas, c’est bien 10mn plus tard qu’il décidera finalement de remonter le long de la colline et d’aller se cacher dans les buissons. Un très beau souvenir à quelques km de la sortie !!! 🙂

04/12- Nous en sommes à peu près à 10 000 km et nous voici à Upington. C’est dimanche et beaucoup de b&b où nous sonnons sont fermés. Nous nous retrouvons finalement au "Must", le long de la rivière orange : nous sommes à l’annexe la moins chère (3 stars : la chambre n’est pas grande mais très jolie – 360$ sans petit déj), la maison et le jardin sont pour nous, nous allons de l’autre coté, dans une sorte de maison coloniale pour profiter de la piscine. Et le soir, nous allons dîner au resto du même nom : c’est joliment décoré et très bon.

05/12 – Direction augrabies falls. J’ai repéré sur le « where to stay » une auberge sur la route : Vergelegen, vers kakamas. Le site est chouette, et les chambres très agréables (826$ dîner + b&b)🙂. Puis direction augrabies. 🙂🙂🙂Je me disais que bon ce serait vite fait, une cascade et hop, et après avoir vu Iguazu, les cascades, on est un peu blasé (je sais, je sais, je fais ma franckette dubosc, j’aime bien !). Eh ben non : ce site est à voir absolument si vous passez dans les parages (en plus c’est –20% du 01/11 au 13/12). A choisir, en arrivant en milieu de journée, c’est même peut être mieux de dormir sur place : vous pouvez ainsi faire une belle ballade à pied le lendemain matin, avant qu’il ne fasse trop chaud, et le parc est très bien aménagé (chambres, piscine, resto…), les rangers sont très pros et les infrastructures super (ici on ne se dit que le droit d’entrée sert à quelque chose !). La ballade à proximité des chutes est chouette, mais après, il y a aussi tout un parcours à faire en voiture avec toutes sortes de points de vues le long de la rivière orange : splendide ! Petite baignade en revenant et délicieux dîner aux chandelles dans le jardin.

06/12 – Nous redescendons par la R27 vers Clanwilliams. Une petite escale à Calvinia (ne ratez pas le Hantam Huis café si vous y passez). La route est chouette, la ville sympa. Nous dormons à l’hotel Clanwilliam (460$ b&b) : les chambres sont spacieuses sans grand charme mais la grande piscine est très agréable et le resto délicieux (+très bonne musique jazzy). La aussi, le ranger (c’est une fille mais rangette ou rangeuse n’est pas très chouette) nous laisse faire un petit tour du lac de retenue : ce doit être très agréable d’y camper. Puis en route vers le sud à travers pistes, cols et forêts cette route jusqu’à citrusdal, puis Ceres est très chouette, mais il ne nous reste que 3 nuits et nous décidons de les passer au Cap. Cette fois ci (contrairement à l’aller) nous ne ratons pas la Table view : mieux que le cap, la vue sur le cap et la table montain ! En voiture, nous sommes à moins d’une demie heure du cap et nous décidons donc de rester dans ce coin splendide. Après quelques tergiversations et pas mal de « complet », nous passerons finalement 2 nuits à bloubergstrand dans un petit self catering sympa sur les hauteurs : 300$ sans petit déjeuner mais avec tout le nécessaire : petit frigo, bouilloire, lait, café, thé et biscuits…et vue sur la table mountain en se mettant sur la pointe des pieds sur la terrasse (entre 4 fils électrifiés, il faut bien le dire…et oui, nous avons aussi retrouvé l’omniprésence des équipements pour la sécurité ici…). Diner au très sympa Doodle’s avec coucher de soleil sur table mountain.

07/12 – Le crachin crachote, un comble ! On se croirait à Londres !… Nous ne sommes encore jamais arrivés à trouver un temps parfait pour aller au sommet de la table mountain, et ce ne sera encore pas pour aujourd’hui ! Vagabondage au waterfront au programme et petit tour en voiture. Diner au Johnny’s killer prawns, très sympa aussi, non loin du Doodle’s.

08/12 – Nous décidons, pour notre dernière nuit de nous faire un petit plaisir et nous nous retrouvons, toujours à bloubergstrand chez le fort sympathique Henry, au Stone’s throw : la chambre est magnifique🙂🙂🙂, l’hôte bavard et pas avare d’infos, le petit déj aux petits oignons… Allez y ! (600$ b&b selon la chambre choisie). Dans le coin, vous avez aussi le Blue Peter motel à 550-700$ la nuit selon si view ou pas view (et bien d’autres b&b dont je n’ai pas les prix). Cette fois, on n’y coupera pas : Cap sur la table mountain (cable car 120$ par personne aller retour). Mais le temps n’est toujours pas au beau fixe et là haut c’est beau mais ça se couvre vite, et nos sweats ne suffisent pas pour aller très loin : un conseil, quel que soit le temps en bas, prévoyez des vêtements chaud pour monter, quitte à les laisser dans le sac à dos ! Ca valait le coup quand même, la vue est splendide et le téléphérique panoramique (qui tourne sur lui même) est super ! L’après midi, Chapman’s drive (elle était fermée lorsque nous sommes arrivés début novembre) et pèlerinage au cap de bonne espérance… Retour le cœur serré en fin de journée !

09/12 – Encore un petit tour sur la plage de bloubergstrand, un petit café au blouberg’s café et direction l’aéroport (11 500km au compteur quand même !)… Bye bye South Africa, Cape town and Namibia…Mais on reviendra, c’est sûr !!!

Petits détails en vrac : Musique : Ray Charles à Angelina, say no more… Super dans le désert ! Henri Salvador n’est pas mal non plus… Les sacs poubelle anti poussière : pensez y avant de partir.Les cartes postales mettent bien 3 semaines à arriver (depuis Namibie), ne les envoyez pas trop tard ! L’essence se paie en cash de partout (ou cartes locales, mais pas étrangères)Ne retirez jamais de l’argent un dimanche ou jour férié et faites le dans un distributeur adossé à une banque (c’est bien plus facile en cas d’avalage de carte !)Payez plutôt par carte qu’en cash, les com sont moins importantes (attention toutefois dans la région du cap, recrudescence d’escroqueries à la cartes bancaires, même les radios locales en parlaient lorsque nous y étions…). Lecture : je me suis régalée d’Africa Trek 🙂🙂🙂🙂🙂 pendant ce voyage (de Sonia et Alexandre Poussin). Ils ont parcouru l’Afrique à pied pendant 3 ans du Cap à Jérusalem et nous font part de leur diverses rencontres : vous n’en apprendrez pas autant en dix voyages « touristiques ». On n’a pas envie de terminer leur 2e tome tellement c’est bien et que l’on aimerait faire durer le plaisir : vous comprendrez bien mieux les problèmes en Afrique du Sud…et vous apercevrez que le racisme n’est pas seulement une question de couleur de peau, et que le colonialisme n’a pas été la seule tare de ce continent, vous apprendrez qu’une petite fleur en tisane, l’armoise amère, pourrait sauver des milliers de vie du palu, mais que l’OMS n’en a cure (c’est la cas de le dire), vous découvrirez comment nos impôts financent de façon immonde de pseudos tribunaux au Rwanda et paie les gras salaires de toute une floppée d’expats plutôt que de servir à reconstruire le pays, vous verrez comment les dollars saoudiens financent dans de nombreux pays des mosquées et un islam rétrograde et replié sur lui même, pour diviser les populations et imposer un point de vue unique… Bref, c’est à lire absolument ! Bravo aux Poussin, merci à eux d’exister !!! Film : mon nom est tsotsi, de Gavin Hood. On est loin des grands espaces, mais c'est un très joli film sur les petits voyous des townships et sur la face cachée que les touristes n'aperçoivent qu'à peine.

Les sites web de quelques uns de mes coups de cœur : www.mola-namibia.com www.ndhovu.com www.lagoonlodge.com.na www.brandbegwllodge.com www.stonesthrow.co.za www.londiningi.com www.gamsberg-safaris.com www.monkeyvalleyresort.com http://www.deserthomestead-namibia.com/ Budget total : 3900 euros tout compris par personne

Bon vent !

Liens utiles : AFRIQUE DU SUD : http://www.sanparks.org/ NAMIBIE : http://www.natron.net/etour.htm http://www.hannamibia.com/...Members.php?mainid=3 Devises : http://www.xe.com/ucc/ http://fxtop.com/en/historates.php3 Contact Namibia Wildlife Resorts : reservations@nwr.com.na http://www.nwr.com.na/bookonline.htm Swakopmund Office : +264 61 402172; Fax: ++264 64 403 023; Private Bag 5018, Swakopmund, Namibia Central Reservations Office : ++264 61 285 7200; Fax: ++264 61 224 900; Private Bag 13378, Windhoek, Namibia
Namibie ou Botswana? English translation pending
by Klopik · 2006-12-16 · 20 replies
Bonjour bonjour..

Depuis quelques années, nous pensions faire un périple en individuel en Namibie (location de voiture et camping, deux adultes et un enfant de 7 ans et un budget moyen : ni crésus si fauché).

Or, une copine revenant de la région m'a dit textuellement :

"La Namibie ...? ça n'est pas l'Afrique, c'est un pays de blancs, comme l'Afrique du Sud. On ne te laisse rien voir....tu roules, tu roules entre des clôtures....va plutôt au Botzwana, c'est le pays idéal pour un premier contact avec l'Afrique...: de la nature, des animaux, des contacts humains, avec la sécurité en plus".

Qu'en pensez-vous ? Namibie ?...ou Botzwana ?

(je me prépare déjà à lire vos réponses outrées, indignées, furax, dédaigneuses.... je re-précise que l'avis ci-dessus n'est pas le mien et que je n'attend qu'une chose...en recevoir d'autres....merci d'avance !!)

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display