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Pérégrinations, promenades, errances asiatiques English translation pending
by Capitaine34 · 2020-08-30 · 5 replies
Bonjour, j'ai hésité à poster ces carnets de voyage. Le but étant de partager avec amis et famille, faire rêver , interpeller et surtout partager. Je pars régulièrement avec mon meilleur ami à la découverte d'autres paysages , d'autres cultures. Aucune prétention dans ces petits textes.

J'ai du rater qq billets mais l'essentiel est bien là A bisousssssss

Salut tous, Pré billet .... On est sur les starting-blocks 🙂.Départ le 13 ( putain le 13 comme par hasard le jour où les avions tombent le plus ) Nice - Frankfurt - Singapour - Danang ... 3 chances de s’écraser 😞 Cette année j’ai décidé qu’en plus de la télékinésie pour maintenir l’avion en l’air, j’allais battre des bras très vite et très fort pour aider le maintien en l’air tout le temps du trajet. Chuis épuisé d’avance. À bisoussss

Salut tous, On suppose que nous arrivions sains et saufs à destination.... on verra pour le retour .... qui qui se dévoue pour faire une compilation des textes et tofs de notre escapade sur FB ? En fait la seule manipulation que je sache faire est de coller le texte et le reproduire via mail mais dans ce cas il n’y a pas de photos n vice et versa . Bon ok chuis pas doué ou alors ce sont ces salauds de pirates , je suis et reste innocent 😇 À bisoussss

Modifier Salut tous, Avec cette nouvelle technique qui consiste à battre les bras alliée à mes performances télékinésiques, j’ai sauvé le premier vol : avion , équipage et passagers jusqu’à Frankfurt. Je reprends des forces pour Singapour. Il est remarquable que toutes ces années à brasser de l’air et faire du vent portent enfin leurs fruits pour le bien commun. L’année dernière il y avait une espèce d’errance mystique et de quête initiatique qui se matérialisait par le fait que tous les jours j’abandonnais un t-shirt sur place comme autant de mauvais souvenirs. Je voulais réitérer cette année, j’ai encore nombre de vêtements et de pensées parasites, inutiles . Mais je souhaitais me renouveler et surtout garder mes t-shirts manches longues pour me protéger du bobo soleil. L’idée m’est venue lorsque nous nous sommes pesés Olivier et moi . Je vais larguer mes kilos et mon poids superflu! Oliv étant d’un naturel coquet, assez féminin n’avouera jamais combien il pèse et comme je suis respectueux de ses secrets de beauté : je ne dirai rien ! Moi la balance m’a affublé de 107 kg ( soit 30 de plus qu’Oliv ... Oupsss salauds de pirates!) . C’est le challenge de cette année.... Bon allez Singapour.... À bisoussss si on arrive à la deuxième étape, surtout ne pas dormir! Veiller sur mon petit monde

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Salut tous, Un dernier flip avant d’être enfin au Vietnam. Le contrôle douanier. Il faut savoir qu’Olivier Gédon vient de découvrir qu’il ne fixe pas les protéines, rien de grave en soi, mais son toubib lui a prescrit des compléments alimentaires. Je me trimballe dans mon sac à dos 3 boites d’un kilo de poudre blanche .... Je me fais un film , avec comme scénario un pot pourri de “Voyage au bout de l’enfer Et Midnight express” . J’en tiens le rôle principal évidemment. Tous les bagages des voyageurs nous précédant sont vérifiés et passent dans le tunnel radio qui va bien . Aucun doute! Au mieux je suis torturé quelques heures avant d’être relâché, avec des excuses certes, mais la tronche en biais. oliv est devant avec son baluchon et moi je suis Sherpa derrière à pousser nos malles cabine sur un trolley. Embouteillages! La douanière lui fait signe de passer, il ne comprend pas et pose quand même son sac sur le tapis roulant, elle a un petit geste d’impatience. Ho Oliv , la meuf elle te fait signe de passer! Du coup moi aussi ! Et là : bonheur! Je défile sous les ovations de tous mes mois intérieurs ( nous sommes très nombreux dans ma tête ) qui m’applaudissent et me lancent des paillettes. Mon film vient de remporter le Golden Globe, l’Oscar et le César. Quel soulagement. Notre chauffeur nous attend avec la pancarte qui va bien, on lui explique qu’il nous faut un peu de Dôngs et changer de l’argent. Je me retrouve instantanément millionnaire. Tout va bien . J’ai survécu aux différents crashs, à la prison et l’opprobre de tous les miens, il fait doux, je suis riche. Nous sommes attendus par les fillettes de la pension de famille que nous avions quitté l’année précédente précipitamment et dans la douleur ( la maman d’Oliv étant très fatiguée) . C’est marrant ces rencontres. On avait alors fort sympathisé avec nos hôtes, et cette année nous avons apporté deux peluches pour les filles.... Retrouvailles magiques. Nous décidons d’aller promener et boire un godet dans la vieille ville, en plus un peu de marche après ces dizaines d’heures engoncés dans ces boîtes de mort n’est pas fait pour me déplaire. On choisit un troquet pas trop touristique près de la rivière , une Delarue, une Saigon et quelques grignotes plus tard , nous commençons enfin à réaliser que ayé we did it! La serveuse est enjouée, à chaque commande on dirait qu’elle saute de joie, vraiment l’impression de lui faire plaisir. Marrant. Il est 23 h , temps de rentrer. Peu de monde dans les rues, je me demande si le couvre feu est toujours en vigueur . On se fait harponner par la faune interlope qui nous propose des “happy ending” , promesses de toutes les voluptés de l’Asie. Je dois être béat , les types m’interpellent : “Happy Bouddha” , hè ouaissss c’est moi . Insomnie. Tout est normal, tout va bien . A bisousssss

Salut tous, Il est 9h , généralement nous nous retrouvons pour un petit déjeuner commun et une planification de notre néant du jour. Olivier Gédon doit encore dormir et je vais le laisser récupérer. Je vois bien qu’il fatigue, un peu de dodos supplémentaire lui sera bénéfique. Généralement c’est lui qui toque à ma porte, le temps que je oigne mon corps d’athlète d’essences rares, il file dans la cuisine et prépare le petit dej sous la surveillance « d’eau tiède » . Il essaie de s’initier aux subtilités de la cuisine asiate. Régulièrement nous nous régalons d’un panndmy ( pain de mie : héritage phonétique et culinaire de la colonisation française). Il s’agit d’un sandwich constitué d’une baguette croustillante à souhait fourrée avec des légumes crus et d’un œuf frit , sauce aigre douce et mayo locale. Délicieux. Thé, café, fruits frais .... c’est parti pour la journée. On descend la rue sur une cinquantaine de mètres et on récupère notre scooter. C’est le notre à nous perso! Il nous est réservé car on a fait le plein d’essence le premier jour, sinon généralement après chaque location ils siphonnent le réservoir et le prochain fait le plein pour la journée etc ... Pas de petites éconocrocs. Ce matin surprise: Jane me dit qu’elle ne nous fera pas le petit déjeuner car elle nous invite à déjeuner à 11 h et elle n’à pas le temps. Jane c’est notre hôtesse : elle est jolie comme un cœur, un charme ravageur, gracile, aérienne , toujours souriante et elle se met en quatre pour nous rendre service, nous informer, nous faire sentir que nous sommes accueillis non comme des clients mêmes privilegiés mais comme des amis. Je pense que c’est surtout une apparence , c’est une femme d’affaire redoutable, qui tient sa maisonnée d’une poigne de fer, son business marche à la baguette. Elle est partout, je ne l’ai jamais vue se reposer, toujours sur la brèche. Elle coud, elle ravaude, elle va nous chercher des échantillons de cuir ( j’ai commandé une trousse de toilette de voyage, l’autre jaloux veut la même dans une autre couleur), réserve les taxis, les bus, nous a pris nos cartes SIM (les a confié à son mari qui a oublié de nous les donner). Elle s’occupe en plus de ses trois enfants : Mika, Maya et eau tiède (son mari et troisième enfant) . Lui est souriant, ne parle pas anglais, et disponible et dit oui à tout sans rien comprendre . Brave, agréable, quasi décoratif. Bon j’entame ma mangue, je vais m.en mettre plein les doigts . À bisousssss

Salut tous, J’ai encore failli demander aux salauds de pirates de produire un nouveau billet, piqué parmi ceux qui datent de lonnnng, et puis je me suis dit que peut-être vous finiriez par vous en rendre compte . J’adore ce pays, vraiment , j’adore tout: la culture, les gens, la bouffe, le dépaysement, le temps, la chaleur, la sonorité chantante et nasillarde de la langue et même le fait d’être touriste. Potentiellement me faire arnaquer fait parti du jeu. Il faut prendre l’habitude de négocier le bout de gras tout le temps et accepter de « perdre » quelques centimes par rapport à ce que paierait un autochtone. Mais certains parmi les meilleurs d’entres nous , ne supportent pas de surpayer. Oliv a calculé qu’entre les T-shirts achetés en boutique , les mangues prises à la sauvette dans la rue auprès d’une marchande ambulante et les prix du marché local hors zone colifichets pour gogos.... Et bien depuis le début de notre séjour il (on) s’était avoir de l’équivalent de 3.80€. Moche! Bouhhhhh l’est tout énervé mon poto. Du coup il refuse toute négociation.... j’ai suggéré de louer deux vélos ( ben oui deux, il refuse de pédaler avec moi derrière sur le porte bagage) pour changer. Devant l’énormité de la somme : 60.000 dôngs les deux vélos , soit plus de la moitié du prix journalier de notre scooter, il fait la moue. On s’en va et la nana nous hèle : 50.000 ! Du coup c’est un non définitif.... 2€ de chiffre d’affaire raté pour elle. Bien fait 🙂 Je connais maintenant Hoi An comme ma poche, de la grande artère, à la petite ruelle, en passant par la moindre impasse, le plus petit cul de sac . Je peux sans problème faire taxi, guide, office du tourisme, critique gastronomique , bottin mondain, page jaune .... Et je connais le nom de tous les habitants, ça c’est facile, ils s’appellent tous Nguyen ( message perso : Maï-Lan je t’embrasse). Bref j’ai hâte de bouger de coin et faire de nouvelles découvertes . On s’en occupe ce soir lorsque nous aurons fini notre rien du jour. Pour le moment je vous écris de la plage , où je déguste une soupe aux crevettes en guise de petit déjeuner. Oliv s’est baigné mais moi je suis moins courageux, je trouve que l’eau s’est vachement refroidie depuis mon dernier plouf, elle doit titrer dans les 20 degrés . Pas pour moi . À bisousssss

Salut tous, Je sais que mes nuits vous passionnent : presque 7h de dodo d’affilées ! Un exploit. Il y a un paradoxe au Vietnam, une dimension culturelle qui touche au sacré et que je n’arrive pas à appréhender... Grrrrrr. C’est un pays communiste, mais l’éducation est payante, il n’y a pas de retraite et surtout je ne veux pas connaître la qualité des services de santé . Culturellement les vieux sont pris en charge par les enfants. Il y a des temples, des autels, des exvotos partout. Pour le têt, chaque maison est nettoyée, repeinte parfois, embellie avec des fleurs, des arbres, afin que les Dieux soient attirés et viennent prendre l’endroit sous leur protection pour la nouvelle année lunaire. Beaucoup de ferveur religieuse. Je pense que c’est bien plus profond que chez nous Noël et nouvel an réunis : symbiose de païen et de religieux, finalement une teuf où on bouffe trop, boit trop, se sent seul s’il n’y a pas d’enfant. Ici je pense que les 10 jours que durent les festivités sont différents. Au Vietnam il y a une effervescence, une énergie journalière qui se ressent, surtout lorsque l’on est promeneur contemplatif, les gens bossent, font des affaires, sont à l’affût de la moindre opportunité. Le PIB est l’un des plus important d’Asie . Si je prends comme exemple notre hôtesse : non seulement elle s’occupe de son home stay mais , également propose de faire des vêtements sur mesure, prend les dimensions , réalise les patrons sur simples photos ; mais également coud , ravaude, te fait choisir les tissus, négocie les prix.... Tout pareil avec le cuir, l’année dernière à la nuit noire, elle nous a amené dans un dépôt , ouvert spécialement pour notre visite, , qui tenait plus d’un garage et l’arrière cour coupe gorge , que d’une boutique chic où s’amoncellent des dizaines et des dizaines de peaux de toutes qualités et couleurs possibles. Pour finalement nous faire des sacs de voyages’ ceintures et chaussures suivant nos desiderata et à un prix dérisoire. Pour le lendemain!!!!!! Cette année nous avons commandé des trousses de toilettes.... Et tout pareil. Le scooter que nous prenons tous les jours, c’est dans sa famille au bout de la rue, mais le magasin vend également des chaussures de sport et des vêtements. Si nous cherchons un produit spécifique, on demande et il y a toujours une solution. Tous travaillent , sont besogneux, avides de gagner. Si tu n’avances pas .... je ne pense pas qu’il y ait des services sociaux aussi développés qu’en France. Hoi An et surtout la vielle ville est magnifique, inscrite au patrimoine mondiale, vit du tourisme. En cette période il y a affluence du monde entier . Et c’est là où se place ce paradoxe, je n’arrive pas à comprendre, les très très nombreuses boutiques au mieux fonctionnent au ralenti ou bien sont carrément fermées. Nos hôtes qui sont toujours sur la brèche , disparaissent pour la journée. L’autre matin Olivier Gédon accueille des nouveaux arrivant et téléphone afin de savoir dans quelle chambre les placer. Conciergerie une nouvelle vocation ? On pourrait se barrer sans payer.... va nous retrouver!

Aujourd’hui Disney land .... ou pas . Je vous raconterai. À bisousssss

Salut tous, Deux scooters, un pour chacun ! D’habitude nous louons un seul scooter , Olivier Gédon conduit à la vietnamienne, en klaxonnant tout en regardant où aller sur son smartphone, alors que moi je hurle de terreur derrière lui. En fait on se fait des blagues et on teste l’humour de l’autre..... Je regarde un pendentif féminin, il me jette un regard courroucé voire de pitié, puis se rend compte que ma démarche était sciemment faite pour l’énerver lorsque je lui dis : « bah quoi c’est la St Valentin dans pas long ». On revient de la plage et il déboite pour doubler un bus. Il n’y a ni la place, ni le temps, ni la puissance. Je vocifère « Nannnnn là ça va pas le faire », il se marre. En nous baladant en ville nous remarquons une affiche publicitaire proposant un « daily trip to Ban Ha » .... in peto et en moi même je me mets à chanter un refrain de Lio « Banana split, banana split, c’est un amour de dessert. Hum banana..... et laloulala ». Les pirates espèrent vous avoir mis cet air pourri dans la tête . De rien! Il se trouve que cette affiche montre le Golden Bridge. C’est un ouvrage qui m’a frappé lorsque je regardais différents blogs consacrés au Vietnam. Un pont dont les arches sont de gigantesques mains ouvertes et qui soutiennent une passerelle surplombant la forêt primaire. De toute beauté ! Oliv est d’accord on ne peut pas rater un tel spectacle. Renseignements pris c’est à environ 60 kilomètres de Hoi An , à 1500 mètres d’altitude. Les deux pépés titines se préparent donc pour l’ascension. Je fais remarquer à Oliv que c’est haut et que peut-être nous risquons d’avoir froid. Petite laine dans le baluchon.( en fait j’ai cru crever de chaud ). Lui me dit que sur un seul scoot, grimper à l’intérieur des terres , vu notre poids (surtout le mien quoique je sois en phase de maigritude totale ) , l’engin va rendre l’âme. Deux scooters! Il faut que je m’habitue, que je me concentre. D’abord c’est très léger , je promène usuellement les 300 kilos de ma Harley. Mais c’est marrant ils sont débridés. Nous atteignons plus de 100km/h avec des 50 cc. Yessss. Les règles de circulation sont simples : vert, je passe. Orange, je passe. Rouge, je passe et je klaxonne. Celui qui freine ou qui hésite est un lâche. Nous arrivons en fait dans un complexe du genre sous Disney Land asiate. Impossible de promener que sur le pont, on est obligé de prendre toutes options. Deux téléphériques plus tard nous survolons la canopée d’une forêt primaire à plus de 130 mètre au plus haut, entre deux cimes. C’est magnifique, c’est vert, c’est terrorisant pour un fils du béton comme moi. Je n’arrive même pas à m’imaginer promener dans cet enfer vert, encore moins y survivre. Ben ouiii lorsque je suis en l’air je ne peux pas m’empêcher de penser que je vais finir par m’écraser . Après 20 minutes d’ascension on arrive dans un sous Disney, un sous sous sous Las Vegas. Des châteaux en carton pâte sensés être les répliques conformes de certains existant en Europe. Toute vague similitude avec des bâtisses situées sur le vieux continent ne pourrait être que fortuite. Une maison de vigneron , une d’un tonnelier , ne vendent que t-shirt et ours en peluche, une espèce de foire foraine propose des manèges. Le clou c’est un pseudo musée genre Madame Tussaud ou Grévin . Nous sommes obligés de lire les pancartes pour savoir que l’effigie représente Michael Jackson ou Marylin.... Mais bon , il y a foule. Et puis ce pont , franchement c’est ce qui attire les touristes comme nous. Je ne suis pas du tout déçu, je m’attendais à autre chose mais je suis ravi de ce que j’ai pu découvrir et arpenter. Retour rapide. On fait la course! Olivier est persuadé qu’il a gagné. Je suis généreux, c’est mon joyeux Nani . Soirée avec nos hôtes que nous invitons dans un super restaurant, ils me font la surprise d’apporter un gâteau, les petites jouent à me faire des couettes. Demain bateau, plongée et découverte d’une des 10 plus belles îles du Vietnam . À bisousssss

Salut tous, Ne vous laissez pas manipuler! Les salauds de pirates essaient de vous mettre des airs dans la tête depuis quelques temps. Hier c’était ça :
https://youtu.be/juqTxbUiYnQ

Aujourd’hui bien que de plus haute tenue, cela n’en reste pas moins une perversion de l’esprit . Reprenez avec moi : Cham, Cham, Cham......

L’île de Cham est donnée pour faire parti des 10 plus belles îles du Vietnam, réserve naturelle et paradis pour le snorkelling et/ou la plongée . Jane nous propose d’y aller en speed boat et si l’on veut on peut même y séjourner deux nuits . Olivier Gédon est né sur une île (Guadeloupe); j’ai eu la chance grâce à mon occupation de skipper de débarquer dans nombre d’entres elles et même d’y habiter plusieurs mois d’affilée comme en Martinique . Je connais, on connaît. On en a vite fait le tour et on s’y fait yech très très rapidement même sur une grande île . Alors une petite.... on se méfie.... Et heureusement. Ce sera un : « thời gian lưu trú tối đa » comme on dit chez nous . Par contre on nous vante également la richesse des fonds marins, que ce soit pour les bestioles qui viennent faire copain/ copine avec les plongeurs ou pour la beauté de la flore sous marine. Je sais maintenant pourquoi je suis voileux avant tout. Éloge de la lenteur, j’accompagne et je déroule les vagues. Le speed boat lui coupe à travers, à pleine vitesse , s’envole au dessus des crêtes et s’écrase à l’atterrissage . À chaque fois, j’ai l’impression que mes vertèbres se tassent et de perdre plusieurs centimètres en hauteur de taille. Mal de crâne rapidement et l’impression de multiples cou du lapin. En fait ne sachant pas à quoi m’attendre je m’étais positionné derrière le chauffeur ( il mérite pas l’appellation skipper) afin d’observer comment il jouait avec les manettes de gaz. Je connais la théorie, je voulais voir en pratique. En fait lorsque le bateau décolle, on doit couper les gaz sinon on flingue les moteurs qui s’emballent , et on remet pleine balle dès que la coque retrouve l’eau . Heuuuu là nannnnn , c’est comme en scooter celui qui freine est un lâche. Au retour nous squatterons la banquette arrière. L’arrivée est très jolie, plein de petits bateaux de pêche, bariolés, en bois, qui dansent au gré des vaguelettes . Un petit village de maisonnettes de couleurs vives. On dirait Marie Galante me souffle Oliv. On suit notre guide, petit bonhomme boitillant, un béret basque vissé sur la tête, qui nous explique que l’on va d’abord visiter le musée. (Yesssss j’adore, à priori. À la vue d’une dizaine de bocaux de formole contenant entres autres spécimens un mérou, un bébé requin et une murène.... bof ! 3 ou 4 tortues ratées par le taxidermiste, je déchante.) Puis la ville (bof) , enfin reprendre le bateau pour débarquer les non plongeurs sur la plage, snorkelling pour les autres, grignote et enfin retour au bercail. Du moins en comparant notre compréhension de son sabir Anglo-viet c’est ce que nous en déduisons . L’eau est délicieuse, nous sommes une quinzaine à patauger. Il n’y a absolument rien à voir ! Que dalle, nib de nib, wallou , zéro, le néant . Fond gris , pas d’herbier, ni de posidonie , quelques très rares poissons. J’ai eu la chance de plonger dans d’autres endroits tout aussi beaux, aussi sauvages mais avec des visions animales et végétales tellement plus belles, vrais poissons, vraies tortues, vrais requ... nannn c’était des dauphins ! Je garde de cette visite effectivement une très belle plage, vous avez pu voir les photos, mais surtout l’image de ce vieillard, ayant objectivement fait l’effort de mettre de très beaux atours, en train de prier devant un autel dressé à l’entrée du salon de coiffure de ses filles, du moins je le suppose. C’était beau, puissant, une passerelle vers le sacré. Un émerveillement du profane et athée que je suis. Retour tôt , sieste. J’ai mal au cou et je demande à Oliv s’il serait partant pour un massage? Mais comment donc ! Justement il a repéré un nouveau salon, nous y allons. Les prix sont outrageusement gonflés. Je propose que nous retournions au précédent qui m’avait bien plu. Oui mais comme c’est le têt, il y a un afflux de touristes, donc de travail alors les prix marqués sont augmentés. Cette fois-ci c’est moi qui met un veto pour le principe ! Finalement à force de tourner, virer et négocier, notre choix s’arrête devant une devanture pas loin de la maison . Oliv demande un truc dur ( hardcore , avec des ustensiles et tout .... nannnnn je déconne!) et moi comme je suis scoufiniette , du soft. Sa meuf est debout sur lui et lui pétrit le dos en lui marchant dessus. Je me marre à chaque fois qu’il grogne . Moi je m’installe confortablement pour qu’elle s’occupe doucement, gentiment, avec toute la bienveillance possible de ma nuque endolorie. Grignote . Une aspirine et au lit . Demain Marble Mountain , ou pas . À bisousssss

Xin chào, hôm nay chúng tôi đã đi dạo quanh Ngũ Hành Sơn. Như thường lệ, chúng tôi lấy xe tay ga của chúng tôi. Điều này không rõ ràng vào ngày sau năm mới vì phần lớn các cửa hàng đều đóng cửa, kể cả ở các khu vực du lịch. Chúng tôi chọn tùy chọn thang máy để lên đỉnh núi này. Trong thực tế, nó là một bugger Chúng tôi đến một nền tảng đầu tiên. Từ đó bạn phải lê bước trên hàng trăm bước không bằng phẳng và trơn trượt. Tôi nhẹ nhàng nhổ phổi, tôi đổ mồ hôi và nghẹt thở, trong khi Olivier Gedon, với một ân sủng trên không đáng ngạc nhiên, vui vẻ làm cho đứa trẻ trên sườn dốc. Tôi suy luận rằng trong số 3 kg mà tôi có vượt quá tôi vẫn còn 25 để mất. Và chúng tôi bị lạc. Trong một cái hang. Tôi đến trong đau đớn, trong khi tôi đã thực hiện một số điểm dừng bởi một số đội tàu, chỉ để cung cấp cho mình một năng lực và để làm kéké. Chúng tôi trượt vào một cái vỏ dẫn đến một bàn thờ cầu nguyện, từ đó tôi lẻn vào, treo trên móng vuốt và móng tay bắt chước để giữ tôi lại và không đổ lại và cuối cùng kết thúc thành một vòng tròn nơi chúng ta nhìn thấy bầu trời khoảng 20 mét phía trên chúng ta. Có một lối đi nhỏ hẹp-rikiki-mời gọi leo lên cao hơn, cao hơn. Không phải đối với tôi, tôi thích sự vinh quang và sự xui xẻo khi chết vì virus Trung Quốc hơn là ngất xỉu trong một hang động ảm đạm và được cứu thương (vâng tôi biết điều đó không tồn tại) bởi các dịch vụ cứu hộ và thậm chí không có phẩm giá cao quý của cơ thể tôi được kéo dài (nếu nó tồn tại) bởi các nhân viên cứu hỏa màu vàng đang làm nhiệm vụ. Oliv tiếp tục đi lên, tôi nói với cô ấy rất hẹp và dốc đến nỗi tôi thậm chí không gặp ác mộng. Có anh đi. Tôi đợi lonnnnggg và anh ấy không quay lại nữa. Rõ ràng điện thoại không vượt qua. Khi tôi hỏi anh ấy có chết không, không có câu trả lời. Tôi trở lại con đường được đánh dấu. Trên thực tế, toàn bộ ngọn núi được điểm xuyết bằng những hang động, thác nước, những ngôi đền xa hoa, ít nhiều, cho phép nhìn ra khung cảnh xung quanh. Những ngôi làng nhỏ, shantytowns với mái tôn và khách sạn sang trọng đang được xây dựng bên bờ biển. Thành thật mà nói tôi yêu nó và nếu sự biến dạng về thể chất của tôi làm tôi thương hại, tôi sẽ ở lại thêm vài giờ để chọc ngoáy và tìm hiểu. Cuối cùng chúng tôi gặp nhau ở lối ra. Olivier đã kiểm tra độ rắn chắc của tảng đá bằng đầu, ngọn núi đã thắng ..... Cuối cùng, bãi biển, yum, một giấc ngủ ngắn và nhảy rất lớn ???? Thực tế chúng tôi không biết ngoại trừ ngày mai chúng tôi sẽ chuyển đến Huế ..

Je m’efforce de faire beaucoup d’efforts d’intégration, mais pour ceux qui ont un peu plus de mal avec la syntaxe, ci-après la traduction :

Salut tous, Aujourd’hui nous sommes allés promener du côté de Marble Mountain . Comme d’habitude nous avons pris notre scooter. ce qui n’est pas évident un lendemain du jour de l’an car la majorité des commerces sont fermés, y compris dans les zones touristiques! En nous baladant nous avons remarqué qu’énormément d’autochtones brulent les décorations mises en place. J’interroge Jane sur la signification mystique du geste. Deux fois par mois, les gens rendent grâce à la mémoire des ancêtres, espérant ainsi que ceux-ci intercèdent pour les vivants auprès des Dieux. C’était la minute culturelle. Nous prenons l’option ascenseur afin de nous rendre au sommet de la dite montagne. Enfait c’est un attrape couillon. On arrive à une première plateforme. Delà il faut crapahuter sur des centaines de marches inégales et glissantes. Je crachote gentiment mes poumons, je sue sous l’effort et la chaleur de bête, je suffoque . Olivier Gedon , avec une surprenante grace aérienne s’amuse à faire le cabris sur les pentes escarpées. J’en déduis habilement que sur les 3 kilos que j’ai en trop j’en ai encore 25 de plus à perdre. Et on s’est perdu . Dans une grotte. J’arrive en agonisant, alors que j’ai fait plusieurs arrêts ponctués de plusieurs rasades de flotte, histoire de se donner une contenance et faire le kéké en espérant donner le change, dans le genre j’ai trop trop soif . Je tente de reprendre un souffle qui me fait défaut . On se glisse dans un boyaux qui débouche sur un autel de prière, de là je me faufile en m’accrochant avec les griffes des pieds et les ongles des mimines pour me retenir et ne pas verser en arrière. Aboutir, comme récompense, dans un demi cercle d’où l’on voit le ciel à environ 20 mètres au-dessus de nous. Il y a un minuscule-étroit-rikiki-petit passage qui invite à escalader plus loin , plus haut . Pas pour moi , je préfère la gloire et la malchance de mourir du virus chinois que défaillir dans une grotte lugubre et être ambulancé ( oui je sais ça n’existe pas ) par des services de secours et ne même pas avoir la noble dignité d’avoir mon corps brancardé (si ça existe) par les jaunes pompiers de service. Oliv lui continue l’ascension, je lui dis que c’est tellement étroit et abrupte que je même pas en cauchemar je pourrais passer. Il y va. J’attends lonnnnggg et il ne revient plus. Évidemment le téléphone ne passe pas . Lorsque je lui demande s.il est mouru, aucune réponse. Je regagne le chemin balisé. En fait toute la montagne est parsemée de grottes, cascades , de temples plus ou moins somptueux, de belvédères qui permettent une vue sur les alentours. Petits villages , bidonvilles aux toits de tôle et hôtels de luxe en construction en bord de mer . Franchement j’adore et si ma méforme physique avait eu pitié de moi je serais bien resté quelques heures de plus à fouiner et découvrir. Finalement on se retrouve à la sortie . Olivier a testé la solidité de la roche avec sa tête, la montagne à gagné..... Finalement plage , miam , une très grosse sieste et hop ???? En fait on sait pas sauf que demain nous bougeons sur Hué.. À bisousssss

Bon je fais un dernier essai !!! Salut tous, Suite à notre rencontre avec les deux djeuns médecins tourdumondistes , ils nous ont conseillé et convaincu d’essayer cette application qui a priori (cela demandera confirmation à l’usage) cumule les avantages du texte, des tofs ET surtout une géolocalisation précise . J’avoue que je galère un peu pour accéder et comprendre les différents menus ..... Aujourd’hui: rien! Mais un rien rempli de plein de petits détails qui font la saveur du voyage. J’ai trouvé MON troquet! Olivier me demande si je me souviens des massages faits par les aveugles dont il a profités, et moi subis, lorsque nous étions au Cambodge. J’étais tombé, où plutôt un ancien gladiateur se vengeait de sa cécité, en m’arrachant la peau, m’éclatant les os et me démembrant les articulations alors que lui se faisait papouiller par une jolie meufette. Bref il avait apprécié et moi moins . Il s’est mis dans l’idée de recommencer l’expérience ici. Lorsque nous déambulons, il s’arrête, regarde les devantures, compare les prix et opère choix et qualifications . Je lui suggère de demander à Jane, notre hôtesse ( il faut que je vous parle de notre maman poule, besogneuse et toujours souriante, ravissante et charmante ) si parmi ses amis ou connaissances elle ne connaîtrait pas une personne digne de confiance. Et bé oui justement ! Sauf que c’est entre deux et trois fois plus onéreux que la moyenne des prix lissés par Oliv. Nous allons donc à l’endroit repéré et choisi par mon ami. Moi je me méfie, ouaissss et lui aussi car il me confie tout le fric qu’il a sur lui. Et puis j’ai peur d’un traquenard monté par des demoiselles peu vertueuses et qui en voudraient à mon intégrité physique. Je ne suis pas un garçon facile, ni volage (quoiqueuuuue) et surtout pas « in the mood for love » en ce moment. Je m’installe donc dans un troquet, admirablement situé à l’intersection de deux artères. Et je me pose en observant la vie des gens. C’est incroyable comme l’endroit grouille d’activités . En face il y a une clinique dentaire peu engageante, d’autres bars et restaurants de rue, des magasins qui vendent tout et n’importe quoi, des habitations ouvertes laissant voir l’intérieur et l’autel des ancêtres où brûle l’encens . Je vois passer des scooters évidemment, mais avec trois ou quatre passagers, des mamans avec leur très jeunes rejetons soit assis sur leur genoux pendant qu’elle conduisent, soit debout devant elles accrochés au guidon pour ne pas tomber, sans casque ni aucune protection . Le conducteur qui m’a le plus estomaqué tenait carrément son bébé dans un bras et accélérait et freinait de l’autre. Hallucinant! Concert de klaxonnes. Mais aussi des charrettes à bras tirés ou poussés par de vielles personnes et charriant des emballages plastiques, des cartons, également des cantines de rue fumantes et faisant saliver par la bonne odeur répandue. Certains ont bricolé une remorque avec un plateau et des roues de vélo et pour faire le lien attelage-scooter c’est simple il s’assoient sur la barre transversale qui relie les deux bras. Un camion de livraison ne trouve pas où se garer? Pas de problème : il s’arrête au milieu du carrefour pour décharger sa marchandise en laissant de droite et de gauche, d’avant et derrière suffisamment de place pour que les autres usagers puissent passer et le contourner pendant qu’il décharge. Un anglais arrive, se gare, embrasse la serveuse et on se met à papoter. C’est le propriétaire. Il est marié à la cuisinière et vit ici depuis 7 ans. Il est heureux, le dit et ça se voit. Oliv arrive. Il a l’air détendu . Il me rassure, j’en avais besoin, absolument aucun geste équivoque de la part de la masseuse, qui a descendu et remonté sa colonne vertébrale accroupie sur lui et avec les genoux le disloquant . Demain j’essaie ! En passant nous visitons une sublime, somptueuse maison magnifique, des meubles tri centenaires sculptés dans des bois précieux (oui je sais des fois je le laisse emporter et j’en fait un peu trop) invités par une femme dont la famille est propriétaire depuis 6 générations et qui essaye de nous vendre des bijoux en argent. J’ai failli me laisser tenter par une bague mais tout d’un coup j’ai eu son mari et sa fille comme des arapèdes pépiants autour de moi, qui me touchent, me parlent tous ensemble bref me gonflent. On ne se met pas d’accord sur le prix . Ouf dehors pour continuer notre maraude. À bisousssss

Salut tous, Deux petits riens, presque anecdotiques pour certains, mais qui pour moi font le sel de notre voyage. Coutumes et traditions. Ma petites copines est aux anges. Radieuse elle étale sur la table nombre de petites enveloppes colorées, chatoyantes, décorées, enluminées. Dans chacune : des sous, un ou plusieurs billets (les pièces n’existent plus au Vietnam) . Pour le nouvel an, les personnes zagées , bons les vieux, offrent des étrennes aux plus jeunes. Le sens de la famille et de l’entraide sont beaucoup plus élevés et importants que chez nous. Il est normal, et la tradition est toujours très fortement ancrée, que plusieurs générations d’une même famille cohabitent dans le même endroit. Chacun prenant soin de l’autre. L’épouse quitte sa famille à son mariage pour s’installer chez son mari et s’occupe non seulement de son ménage; mari et enfants, mais également de ses beaux-parents . Un million d’argent de poche..... À la plage, je suis fasciné par notre parasol. Entièrement confectionné en bambou, tout : le pied, l’armature, les portants, le toit. Ni clous ni visses. Le toit est composé de feuilles, toutes coupées à la même longueur, accolées les unes aux autres et maintenues par un cerclage en bambou, il y en a des dizaines en fonction du diamètre voulu, sur plusieurs étages, jusqu’à ce que la pointe du cône du chapeau soit atteint . C’est un travail qui touche à la perfection. Que j’imagine long, difficile et fastidieux. L’art peut prendre différentes formes. A bisoussss

Salut tous, Ce matin mon Thermo-sensible m’annonce dès le petit déjeuner que non, décidément non, aujourd’hui il ne sort pas: « je préfère rester enfermer dans ma chambre à domestiquer l’air conditionné afin de pouvoir enfin jouir d’une température décente frisant les 30 degrés ». Nous planifions les jours suivants en fonction de la météo. Bahhhh en bateau j’ai l’habitude, je fais suivant les contraintes du temps. Ici aussi. Nous confirmons donc à notre hôtel notre souhait de réserver 2 nuits supplémentaires, car la météo s’améliore sensiblement. L’avantage d’avoir le temps. Je loue un scooter et décide de partir à l’émerveillement de ce parc national, où fut très récemment découverte une des plus grande grotte du monde. Capable de contenir un building haut de 40 étages, elle bénéficie d’un biotope unique de plantes et d’animaux capables de vivre, croître et se développer sans lumière . On peut la visiter. L’entrée est filtrée et soumise à deux conditions : pas plus de 5000 visiteurs par an (c’est trop) et 3000 USD (trois milles dollars) par personne le ticket (c’est pas assez)! J’ai pas cet argent sur moi et Olivier Gédon non plus. Il y a par contre d’autres endroits plus abordables que nous comptons bien visiter, notamment la « Dark cave », qui nous fait vraiment baver d’envie : imaginez: non seulement c’est une grotte immense, mais en plus on peut y nager, faire du kayak, prendre des bains de boue et faire de la tyrolienne. Yessssss! Je lis que la tyrolienne est limitée à un poids maximum de 90 kg....Arghhhh . J’ai beau être en phase de maigritude ascétique extrême, perdre plus de 15 kg en moins de 24h, même en buvant l’eau directement à l’embouchure du Mékong.....Difficile. Et me voilà parti noble aventureux aventurier. Première mission : trouver rapidement de l’essence, je suis passé devant la pompe sans la voir, puis trouver la bonne route . Raté. C’est quand même plus facile en bateau , l’énergie c’est le vent, pour la direction et bé tu calcules le cap et la dérive qui vont bien et zouuuuu. J’avoue je suis paumé, il n’y a pas beaucoup d’habitations, ma jauge flirte très largement avec la partie noire qui se trouve après la zone rouge. Je vois un jeune homme sortir d’un garage, je m’arrête et lui fais comprendre par signes : glou-glou-miam-miam scooter. Il revient avec deux bouteilles en plastique pleines d’essence. Chuis trop fort! Je décide de quitter cette route sans intérêt pour prendre des chemins de traverse, aller vers plus d’authenticité, aller à la rencontre, provoquer le hasard. Un troupeau de chèvres partage un moment la route avec moi, bien en rang sur sa file. Il n’y a pas de berger mais le bouc veille. Dès qu’une coquine a des velléités de sortir du rang, un petit coup de corne sur le côté et hop le troupeau est réformé. Plus loin ce sont des buffles qui traversent nonchalamment en laissant en souvenir des bouses monstrueuses sur lesquelles je n’aimerais pas glisser. Tout est vert. Il y a aussi quelques bovidés qui sont attachés par une longe, elle-même raccordée à un fléau en équilibre sur un balancier lesté à l’autre bout afin qu’ils ne s’éloignent pas trop, ou bien pour définir une zone à brouter, je ne sais. Je m.approche de plus en plus des montagnes que je voyais au loin. En fait ce sont des pitons rocheux, vaguement menaçants . Je m’enfonce dans le Mordor. Des dents de dragon. Entièrement végétalisés, ces pics sont recouverts d’arbres, de roseaux, de palmiers, de verdure. Les troncs et les branches sont vampirisés par des grimpants, genre lierre, qui redescendent en corolles, comme autant de parasols, c’est très très dense, touffu, impénétrable. Je me demande comment les arbres’ et autres plantes, peuvent trouver à s’implanter sur ces rochers. Je grimpe, il fait vraiment froid. Je traverse des nappes de brouillard, mais je suis récompensé par des points de vue féeriques . Magnifique. Les descentes des cols sont plus aléatoires. Notre loueur à l’hotel m’a affirmé que certes il était plus cher, mais que les engins étaient neufs. Pas de freins, j’ai beau écraser les poignées , je ralentis à peine. Heureusement je suis seul, j’aurais mon fragile derrière moi, avec le poids je pense que l’on se serait pris des gadins. Je retrouve ma porcelaine à l’hôtel, grignote , café, sieste..... À bisousssss

Salut tous, J’ai l’air cool, j’ai l’air laxiste ( l’air con aussi ? Toi ta gueule salaud de 🏴‍☠️ c’est pas le moment! ). J’ai râlé fort hier lorsque j’ai rendu le scooter qui m’avait été vendu comme quasi neuf donc plus cher que les autres locations . Pas de frein c’est criminel. Le mec me promet que demain j’en aurais un tout droit sorti d’usine, préparé course mais luxueux quand même. On se prépare : ou qu’il est ? Et la meuf me tend la clé du mien d’hier.... Nannnnn . Le patron au téléphone me propose d’attendre 5 minutes et me ramène un scooter, Oliv le teste : pareil... je pète un plomb et je lui dis qu’il se garde et sa mobylette et les trois autres nuits ( x 2 chambres) . On cherche où dormir .... À bisoussss

Salut tous, On s’est fait courser par notre hôtelier.... Olivier Gédon avait oublié de rendre sa clé. Oupssss skuse mi! Solide petit déjeuner. Je trouve à nous loger pour DEUX gros euros la chambre . Pour cela il aurait fallu que je fus seul 😂, j’ai jugé que le confort était trop spartiate pour le meilleur d’entre nous. C’était quand même cosy. Pour s’isoler on tire un rideau, douche et toilettes communes, pas d’isolation ( il fait froid pour nous mais les moustiques indigènes se portent bien et ils ont faim). Finalement un œil sur booking : juste en face de nous , après un parking terrain vague notre hôtel. Que des critiques élogieuses. Et puis il affiche une très vague ressemblance avec la maison de Gomez et Mortissia Adams. J’y vais je visite et réserve. Franchement plein centre ville, l’autre était à plus 1/2 h de marche forcée ( chuis en vacances, j’aime pas me forcer) , très propre, nickel ! Ça c’est fait en plus bcp moins cher, mais bon au retour de notre virée mes tongs ont disparu cette coutume de se déchausser avant de pénétrer dans une demeure..... Pfff demain je pique une paire de pompes au hasard. Pour le scooter on a fini aussi par y arriver..... Tout va bien . Direction Paradise Cave. En chemin nous découvrons trois ou quatre églises catholiques en l’espace de quelques kilomètres. Étonnant. Le paysage de plaine qui jouxte les pains de sucre sont entièrement cultivés, les très nombreux paysans qui s’affèrent dans les champs font des tâches de couleurs, comme dans un tableau impressionniste. Je ne sais pas pour vous mais moi dans mon imaginaire : pour visiter une grotte ON DESCEND ! Le paradis se gagne .... on commence déjà par marcher lonnng, mais lonnng pour arriver au pied d’un piton rocheux. La grotte est tout en haut de cet appendice, pain de sucre . J’ai du m’arrêter une dizaine de fois avant d’atteindre l’entrée. Je crachouille mes poumons, poisson hors de l’eau, j’essaie de reprendre mon souffle, je sue sang et eau... ce n’est plus de l’escalade, de la varape: je suis en mode survie, les tempes battent, mon chapeau est trempé de sueur. Les jaunes qui croisent mon chemin à contre sens s’amusent à se moquer en haletant exagérément. Vé me venger là également et bloquer leurs réincarnations sur trois générations! Dès demain j’achète des actions chez Monsanto et je nettoie tous ces communistes ricanants à l’agent orange. Depuis ce matin il faut pas me chatouiller et le karma en son intégralité se joue de moi, ça va pas ce bordel! Oliiv lui m’attend patiemment. Je reprends vie sur la plateforme et je lis que la grotte découverte en 2005 fait plus de 31 kilomètres. Je jette un œil dans le gouffre. Oliv m’encourage moyen : les gens qui en sortent on l’air de ne plus en pouvoir. Je renonce! Lui est plus volontaire, plus en forme, plus léger.... il s’enfonce. Je lui demande de prendre des tofs et moi je sirote une bière dans l’espoir de son hypothétique retour. 300x2 marches et environ deux kilomètres de souterrains plus tard, il émerge en m’avouant qu’il s’est demandé s’il reverrait la surface un jour. Par contre il parait que c’est magnifique, je le crois bien volontiers à la découverte des photos prises dans les profondeurs. Nous regagnons notre engin par le même chemin, plus long mais sans aucune marche à travers la forêt primaire. Nous devons être les derniers visiteurs. Nous flânons et prenons le temps d’observer et surtout d’écouter la forêt. Évidemment il y a les pépiements des oiseaux dans les arbres , mais aussi dans les buissons. Un bruit gorge ou de glotte nous interpelle en hauteur. Nous voyons la queue d’un singe qui bat la mesure comme un chat énervé, l’animal restera caché ; et puis un son étrange, jamais entendu auparavant. Olivier plaisante et parle d’une tronçonneuse, moi je pencherai plutôt pour un ampli mal réglé. C’est très puissant. J’essaie d’enregistrer mais je ne suis pas assez rapide. Quelques mètres plus loin le même son semble lui repondre puis disparaît. Je suis frustré. Spa mon jour. Il est relativement tard . Nos rentrons par des routes désertiques, nous somme entourés d’un mur végétal, pas âme qui vive sur des kilomètres . Lorsque l’on s’éloigne des agglomérations le revêtement n’est plus fait de macadam mais de plaques en bétons d’environ 5 par 4 très légèrement disjointes. Les amortisseurs de notre scooter avec presque 200 kilos de charge ne remplissent plus leur fonction et chaque passage d’un tronçon à l’autre, chaque aspérité, inégalité de la route sont intégralement répercutées du bas du dos à la racine des cheveux. En arrivant à destination : pharmacie , mon fragile préféré s’arrête pour quelques emplettes, moi je fais le plein de mangues à côté. Impossible de repartir ! Et hop encore un petit kilomètre à pied ..... Il faut relever la béquille sinon la sécurité se met en coupe circuit. À bisoussss

alut tous, Petit blog culturel. Lorsque nous fûmes à Hué nous avons remarqué lors de la visite du palais impérial la calligraphie qui orne les murs. Elle est de toute évidence chinoise. Or toute l’écriture actuelle est cursive, elle fut mis au point par un prêtre français au 16 siècle, le père Alexandre de Rhodes. Le dernier empereur quant à lui , Bao Daï , est décédé en 1997 à Paris. Notre hôtesse parlant parfaitement anglais, Olivier Gédon lui demande des précisions pour savoir quand officiellement la langue a muté sino/latine. En fait ce que nous apprenons c’est que la calligraphie prise pour chinoise est en fait une écriture vietnamienne propre certes dérivée du grand frère ennemi mais qui reste culturellement que vietnamienne. La passation en lettre latine se faisant progressivement lors de l’occupation française de la cochichine . De rien . À bisousssss

Salut tous, Effectivement je n’ai plus fait de billet depuis looonnngggg . J’ai pensé que les photos et vidéos se suffisaient à elles mêmes. À l’unanimité des votants (moins une voix) nous avons décidé d’un commun accord de différer notre visite à la Dark Cave. Il y a surtout des activités aquatiques et étant donné la température frisquette dont nous avons bénéficiée , nous avons supposé que l’eau était glacée. Et cette fois-ci la majorité absolue s’est prononcée pour revenir en mars. Ce soir nous prenons le bus vers 21h30 direction Hanoï pour une arrivée vers 7h afin d’y découvrir quelques jours et obtenir nos visas pour le Laos ( où nous avons rendez-vous avec mon pote Berni Toocourt.... Mais ce seront d’autres histoires) et également pour la Birmanie. Du coup aujourd’hui Olivier Gédon en consultant la carte me dit que la frontière laotienne n’est pas très loin et que l’on pourrait y faire un saut.... Pour voir. Check out de notre hôtel, on récupère nos passeports, on fait le plein du scouter. La meuf essaie de m’endoffer sur la monnaie, mais Oliv veille. La saloooooope en plus elle m’a touché le ventre pour être bénie. Je la maudis sur plusieurs générations. La route est sublime, nous ne croisons personne sur plusieurs dizaines de km.... puis au détour d’une courbe : une barrière, des gardes et un panneau qui avertit : surtout ne klaxonnez pas ou vous serez très sévèrement fusillés! Après un bon moment un uniforme apparaît et nous fait signe de passer, mais sans lever pour autant le barrage. On se contorsionne et on continue notre chemin sur une route qui se dégrade très rapidement, sur notre droite un joli petit village ..... on se relaie pour conduire car la place du conducteur est mieux rembourrée et notre séant nous brûle tous les feux de l’enfer, surtout à l’arrière car les amortisseurs étant écrasés, la moindre bosse remonte la vibration dans l’échine, nous fait claquer les ratiches et s’échappe par les cheveux . Je dis à Oliv depuis que l’on roule il n’y a personne, aucune cabane, rien. Aucun moyen de se ravitailler en essence . À moitié du réservoir nous décidons de rebrousser chemin à moins de trouver du pétrole dans le village croisé plus bas . Rien , que nenni et les rares habitants ne semblent pas d’humeur à faire des bisous. Parfois sur le bas côté, il y a un scooter recouvert de branchages, comme dans les films pour échapper à l’aviation ennemie, mais aucune maison visible. Intrigués nous cherchons et trouvons de tous petits passages en terre qui s’enfoncent dans la jungle. Nous en suivons un sur une centaine de mètres et effectivement il y a bien une cabane cachée dans la verdure luxuriante. On déboule à tombeau ouvert le plus possible moteur éteint et en roues libres afin de prendre de l’élan pour les montées et hop juste avant de s’arrêter on rallume, on met les gaz ... on arrive finalement réservoir vide.... à bisoussss

Salut tous, Nous arrivons vers 6h du matin après une nuit d’insomnie pour moi et de demi sommeil pour Oliv. 10 heures de voyage . Il fait nuit, crachin. Les faubourgs sont peu engageants. La gare des bus n’est en fait qu’un arrêt au milieu d’une rocade . Tout le monde descend et nous suivons le mouvement. Je me fais aborder par un taxi qui charge nos bagages et nous dépose au coin d’une rue coupe gorge près de la gare ferroviaire centrale. Je vérifie l’adresse.... je suis fatigué, usé, méfiant . Le taxi me dit que c’est au bout de la rue, je laisse Oliv payer le trajet. Le ton monte , Oliv me hurle: “prend la photo de la plaque”, malheureusement je n’obtiens qu’un reflet miroir. Le compteur marquait 470 et le taxi nous réclame 470.000dg , en fait 10 fois le prix de la course . Trop tard Olivier avait présenté un billet de 500.000dg. Le taxi ne veut rien entendre et s’enfuit. Dépité et furieux, Olivier peste sur le trottoir mais note le plaque. L’aube n’est toujours pas levée. Tous les commerces alentours sont fermés. Je propose qu’en l’on aille jusqu’à la gare; il doit bien y avoir un buffet ouvert nuit et jour. On atterrit dans une supérette, la meuf est désagréable au possible, ne comprend pas ou fait semblant de ne pas comprendre que l'on veut un café, un thé. Bref sandwich sous blister, une bouteille de jus et on se casse. La première impression de notre visite à Hanoï est désastreuse. Je m’enfonce dans le trou noir supposé abriter notre hôtel. Il y a plein d’étals de street food, on doit longer un marché. Je découvre une toute petite échoppe qui porte le nom de notre hôtel. C’est le plus dispendieux de tous les logements que j’ai retenus jusqu��à présent. Soit je me suis fait avoir soit le taxi nous a mené à une mauvaise adresse. La serveuse a l’air étonné d’avoir un blanc d’aussi bon matin. En bonne commerçante elle m’invite à entrer: café? Nannnn ! Hôtel! ???? Appartement! ??? Flat! ???? Condominium!??? Studio! Ha studio yes come with me . Nous nous enfonçons encore plus loin dans ce qui s’avère être une impasse, on zigzague entre scooters et étals et on arrive devant une porte fermée: Le Narcissus. Hé ouaisss ça s’invente pas! Elle tambourine contre le volet roulant un bon moment avant que celui-ci n’ouvre. Surprise agréable , au premier coup d’œil c’est propre et engageant. Le préposé parle un anglais très correct, je demande si on peut laisser nos sacs en attendant le check in. Mais vouiiii en plus vos appartements sont libres et vous pouvez en disposer immédiatement. Quel luxe! C’est le cri du coeur d’Olivier, une mini suite avec bureau, cuisine , mobilier cossu mais moderne. Un temps de récupération plus tard nous partons explorer la ville. Nous voulons voir ce petit train qui serpente en pleine ville. D’après les reportages vus à la télé, dès que la locomotive déboule, très lentement, tout le petit monde de commerçants qui a squatté les rails se précipite pour récupérer la marchandise disposée sous peine de la voir disparaître et avaler par les wagons. En fait maintenant l’accès est interdit aux touristes. Les flics veillent et nous interdisent l’entrée. On observe bien vite comment contourner le blocus instauré par les pandores. Ils sont de mèche avec les gargotiers qui longent la voie ; il suffit d’être accompagné par une tenancière de troquet , s’installer et siroter un .... café à l’œuf pour Oliv, qui s’en délecte ( yearkkkk) et une bière pour moi. Le tour est joué. Il n’y a qu’à attendre le train qui n’arrivera qu’à la nuit plusieurs heures d’attente dans le froid. C’est le têt personne pour faire le spectacle , on déquanille. Autre fait remarquable qui me revient à l’esprit: une voiture monte sur le trottoir en nous coupant le passage et en descend un cadavre enveloppé dans un linceul blanc immaculé. Brrr... On rentre siester . Oliv me rejoint en début de soirée dans le hall où je suis en grande conversation avec un couple de pakistanais . Nous nous racontons nos déboires et autres mésaventures devant la jeune préposée, mademoiselle Sunshine ☀️, qui prend fait et cause contre le voleur taxi, nous demande son numéro de plaque et la tof que j’ai prise . Elle téléponne à la compagnie, qui fait une enquête, le chauffeur reconnaît son erreur! Et promet de venir nous rembourser ce matin à la première heure. Suspense ....... À bisoussss

Salut tous, Et donc le taxi est revenu nous rembourser en s’excusant pour l’erreur commise. J’ai cru qu’Olivier allait s’étrangler. Nous sommes toujours à Hanoï. La moitié de notre quête au Graal bridé est remplie: nous avons nos visas pour le Laos 🇱🇦. Ce matin mission Birmanie.... Ratée! Comme c’est une junte militaire au pouvoir, on peut moins le faire à la ouaneugaine. Il faut vraiment réserver les hôtels ce qui induit de connaître la date exacte d’entrée sur le territoire et par où . Si c’est voie terrestre on doit obligatoirement passer par la Thaïlande ( Bruno Boschiero Claude Amiel vous y êtes en ce moment, on pourrait en profiter pour se faire des bisoussss?!), préciser par quel poste frontière et tout un tas de détails que mon acolyte refuse que j’improvise. Pourtant je suis doué en version stand up impro totale. Si par avion ( nannnnnn y tombent tous là bas ) , il faut indiquer le jour, le numéro de vol et la compagnie. Nous ferons les démarches du Laos , il y a une ambassade à Ventiane. Par contre pour des raisons de sécurité la frontière est fermée entre les deux pays . Hier soir soirée retrouvailles bisoussss câlins avec nos deux toubibs en devenir professionnel. Ils ont fait la grande boucle du Nord que nous projetons d’accomplir en mars .... Et ouaissss mais nous on a regardé la météo ( réflexe de marin), eux ils ont hurlé de glaciation gelée de froidure hivernale mouillée glaçante. Avec dodo sans chauffage, sans isolation et parfois sans eau chaude. Bon ils sont djeuns eux et puis ils peuvent se tenir chaud dans les bras de l’autre. Nous non. Mars c’est bien comme projet. J’avoue être un peu déçu par la capitale et par ricochet Olivier Gédon également. Je lui ai survendu l’énergie, le monde, la foule, la vie qui se dégagent de la ville. Dans mon souvenir, qui date que de quatre ou cinq ans au plus, tout était beaucoup plus animé, plus fun, avec plus de monde. La pluie n’aide pas bien sûr mais quand même. Anecdote : j’ai de plus en plus une tête de pirate Scarface depuis mon opération, on m’a proposé de la weed . La peine encourue ici pour trafic : la mort ! Moi chuis innocent 😇 c’est bien connu. À bisoussss

C’est bien ces souvenirs ..... Ils m’évitent les cloques aux doigts à force de produire des billets 🙂 Donc je précise pour ceux qui ne suivent pas : nous sommes toujours à Hanoï. On déambule et nous découvrons des nouveaux endroits tous les jours . On alterne les zones touristiques et les coins improbables ( en fait ceux que je préfère) . Mon indiscrétion et ma curiosité naturelles m’incitent à pousser toujours plus loin dans les ruelles, à jeter des regards furtifs, m’étonner du courant et de l’extraordinaire qui font la vie du peuple. Jamais choqués du fait de nos croyances et déformations culturelles occidentales, nous sommes parfois ébahis par l’ingéniosité, le travail, la débrouillardise et la méticulosité dont font preuve les hanoiens, hanouiais, hanoinanichous, ... bref les habitants de la capitale. Par rapport à l’année dernière Olivier Gédon est sur un plan culinaire devenu un explorateur presque, quasi, moyen, à quelques exceptions , un découvreur de nouvelles saveurs . Sauf pour le petit dej où il reste bloqué sur du sûr , du certain. Je viens de vérifier la météo..... Et merde! Et merde pour les deux prochains jours. Notre prochaine étape se dessine: ce sera vraisemblablement la baie d’Along TERRESTRE, avant de rallier le Laos. Puis peut-être, sûrement ? Une escapade en Thaïlande , à Pattaya où mon pote Claude se reconstruit une vie ( message perso : Mag March tu as les coordonnées de Bruno?) . À bisousssss

Salut tous , Nous continuons nos déambulations à Hanoï . En plus je deviens comme mon mentor es statistiques et calculs : toutes les fins de journée , dans la solitude de mon alcôve , je regarde le nombre de pas marchés depuis le matin ..... Trop fier de moi. En fait en moyenne depuis notre arrivée nous rampons 5 km/jour. En moyenne!!!!!! Alors que nous avons loué les scooters , ça compte pas! Nous sommes allés à la plage, ça compte pas! J’ascétise à vue d’œil. Povvvvv presque plus de peau sur les os . J’ai peur , si je continue à être aussi émacié, voire squelettique, mon corps va lâcher, mes défenses immunitaires itou et hopppp corona sans le morceau de citron qui va bien. Povvvvv. Aujourd’hui nous avons visité le Hilton Palace . Très impressionnant comme hôtel. De police . C’est le surnom donné par dérision à la prison centrale de Hanoï, construite par les français, au bon temps de l’invasion coloniale, en 1889. Avec toutes les options possibles et inimaginables dans l’horreur et l’abject. Tortures, confinement, surpopulation, maladies, , sous alimentation chronique, cachots, chaînes au pied et même deux guillotines. Depuis les horreurs ont persisté jusqu’en 1975. Théoriquement car j’ai des gros doutes quant aux images montrées de prisonniers américains si bien traités que l’on se demande pourquoi ils ont voulu repartir chez eux. Ne soyons pas dupes. Lorsque l’on sait ce que sont devenus les prisonniers français après Dien Bien Phu, du moins selon les témoignages des rares qui ont survécus. D’après les divers blogs que nous consultons d’abord pour connaître les sites remarquables , puis pour pouvoir organiser nos journées ; il y a une tour panoramique , en fait 65 étages, de laquelle on a une vue splendide sur toute la capitale. Dommage qu’il fasse grisouille. J’ai adoré, en plus demander à un local de nous prendre en tof dans coin des amoureux , se marrer devant sa tête gênée mais polie..... Demain on prend le train direction Nin Binh , la baie d’Along terrestre . A bisousssss

Salut tous,

lỗi là của con người Errare humanum est L’erreur est humaine

Nous nous réveillons à Hanoï une nouvelle fois sous le crachin, une nouvelle fois dans le froid (14*). Mais aujourd’hui départ pour Nin Binh, la baie d’Along terrestre. J’avais très. Brièvement découvert cet endroit en 2014, et j’en ai gardé un souvenir de merveilleux et d’amusement . Merveilleux du fait des paysages, une cérémonie dans un temple isolé de tout et découvert au hasard de mes promenades rêveries . Amusement, car la capitaine de mon embarcation , chargée de faire découvrir le site, ne savait dire et répétait à l’envie: “Vietnam beaucoup beaucoup bananes”. Un coup d’œil sur la météo du lieu: temps moyen mais 27*! Olivier est sidéré qu’en l’espace de seulement 200 km à vol d’oiseau il puisse y avoir un tel changement de température. Moi cela ne m’étonne pas du tout : à Hoi An on se baignait alors qu’ à Hanoï on se pèle tellement que j’ai du acheter une doudoune..... Hanoï/ Hoï An : Avertissement! Saloperie d’anagramme, encore un coup des pirates pour nous tromper en géographie, ne vous laissez pas embobiner ! Le pays est tout en longueur : 2500 bornes. Imaginez une distance encore plus importante que celle séparant les deux capitales : Pomérols ( capitale de l’Hérault en Occitanie, où je réside pas loin du bar du village) à Stockholm (Suède, pays froid au nord de l’Europe). Sauf que, sauf que, on continue à se geler une fois arrivés à destination. Et ouaissss il y a plusieurs Nin Binh , dont un situé à l’extrême sud du pays; dans le notre il caille sévère. Puisque j’en suis à parler de géographie, pourquoi pas évoquer les fuseaux horaires ? Pour ceux qui ont encore quelques difficultés à nous situer, nous sommes en Asie pas en Afrique. Les billets sur le Cambodge datent de l’année dernière et nous ne serons au Laos que dans 4 jours, pas avant. IL Y A 6 HEURES DE DÉCALAGE avec la France ! Par exemple lorsqu’il est 20 h en France, il est 2 h ici ( du matin , je précise on ne sait jamais ) . Là tout de suite je suis dans ma période d’insomnie . Merci de ne pas m’appeler en rentrant le soir du boulot, certes cela fait grand plaisir, mais vous flinguez ma nuit..... Du coup dans le train qui m’amène ici, je m’endors profondément et lorsque j’entends le haut parleur annoncer l’arrivée en gare de Nan Binh , je fais un bon , secoue Olivier. Et on descend pour commander notre GRAB ( le GRAB est l’équivalent de UBER ici, c’est un peu plus cher que le taxi, mais le prix est fixé d’avance, ce qui évite les discussions, négociations et les mésaventures avec les rongeurs margoulins chauffeurs malhonnêtes). Putain de merde! Comment ça une heure de route? Alors que notre hôtelier nous informe que le logement n’est qu’à 6 km?! Nous sommes à NaN Binh.... Pas NiN Binh! Fo que je révise mon accent. À bisousssss

Salut tous , Bon on va attendre mon insomnie ..... je sors de l’apéro avec Olivier Gédon, deux viets et un Russe . Mais en résumé: je kiffe ma laïfe !

Salut tous, Jules Verne pour: « voyage au centre de la terre » Francis Ford Coppola : Apocalypse Now Steven Spielberg : Jurassic park Sont autant de références et d’images pour l’imaginaire qui surgissent à l’esprit lors de cette navigation de trois heures au cœur de la baie D’Ha Long terrestre. Ayant eu la chance de découvrir la « vraie » , maritime, il y a quelques années , ce titre n’est pas usurpé. Nous avons comme d’habitude loué un scooter, comme d’habitude on a tourné, viré, paumé avant d’arriver enfin à destination. Olivier Gédon sent venir le piège à touriste grandiose, je lui reponds que vouiiii bien sûr, mais 1) on est touristes 2) c’est à faire et à voir et nous avons fait plus de 200 bornes que pour ça . Il y a trois itinéraires possibles et nous devons choisir sur un petit leaflet qui nous est donné avec nos billets. Évidemment nous n’avons rien lu. Il faut se décider sur l’instant. Tous durent trois heures. Nous prenons celui qui propose le plus de grottes .... on verra bien. On embarque à quatre sur un petit bateau à fond plat, instable et dont le franc bord est au maximum de 10 cm haut dessus de l’eau ( glacée, j’y ai plongé ma mimine). C’est un peu rock n roll et taillé pour les minuscules rachitiques asiatiques et non pour les magnifiques sculptés et musculeux européens. Et en plus faut être amoureux collés serrés. Notre rameur me fait un peu de peine à pousser la barque surchargée de touristes ébahis. Car réellement c’est magnifique, féerique, extraordinaire, magique, somptueux.... je cherche d’autres qualificatifs.... ça va viendre. Heureusement nous sommes en semaine, temps dégueulasse, crachouille et froid. Corollaire : il y a peu de monde. En pleine saison le plan d’eau doit ressembler à place de l’étoile aux heures de pointe. Il y a une quiétude et une réelle sérénité à se laisser bercer par la légère ondulation générée par les coups de rames, le silence , et cette verdure partout qui nous entoure, nous avale. La première grotte , il y en a neuf en tout, arrive juste après la visite d’un temple de toute beauté, ors et bordeaux à l’intérieur contrastent avec le côté monastique gris de l’extérieur. Ce ne serait notre conducteur, nous aurions raté l’entrée cachée dans le méandre de l’eau et le mariage de la forêt. Un panneau nous indique 720 mètres de long. Les salauds de pirates rappellent à Oliv qu’il est claustrophobe.... Héhé ! Tout se déroule au mieux, il faut juste faire très attention à ne pas abîmer les concrétions et les stalactites avec la tête. Ça passe juste, mais ça passe ! Et on sort sur un cirque végétal, entouré de pitons de plusieurs centaines de mètres, dans le silence. Je suis déçu de ne pas voir de pérodactyles .... cet enchantement perdure sur nos trois heures de trajets. On rentre. Gelés. On s’arrête pour une bonne soupe bien chaude . Phò c’est délicieux et roboratif. Puis nous promenons un peu avant de rentrer prendre l’apéro. Choc du souvenir! J’étais là exactement à cet endroit en 2014, 2013 ou 12 ? Faut vraiment que je fasse un effort devant ce temps qui fuit. Je suis rassuré car ce n’est pas du tout la même visite que j’ai faite à l’époque, bon en plus il faisait beau et chaud. Dernière référence filmographique : Rocco Siffredi « j’en ai plein le cul » d’avoir eu les genoux au niveau du menton sans pouvoir bouger pendant 3 plombes. Demain on se rapproche un peu plus du Laos . À bisoussss

Salut tous, C’est donc la troisième fois que nous nous faisons masser, en tout bien tout honneur comme il se doit! C’est assez drôle à analyser. Tout d’abord , en ce qui me concerne, je tombe toujours sur des brindilles. Elles essaient de me faire craquer, mais malgré mon gabarit de moins en moins délicieusement entrelardé, la carcasse a tellement été éprouvée par plus de 35 années de sports de combat durs , que même en me piétinant à pieds joints sur moi elles n’y arrivent pas. Ce qui me rend perplexe c’est que les massages ne sont pas symétriques. Si on papouille le côté droit de telle façon, normalement on doit papouiller le côté gauche exactement tout pareil. Mêmes gestes, mêmes amplitudes. Et bien non. Très déstabilisant pour moi.... enfin je souffre en silence, comme d’habitude. Après ou avant suivant la masseuse s’acharne sur d’Hypothétiques noeuds nerveux.... Mais je suis tellement détendu et relaxe en Asie que ceux-ci n’existent pour ainsi dire pas ou peu et je commence à somnoler voire à m’endormir. Les dames finissent toujours par se demander si je suis bien là.... Are you ok Sir ? Yessssss... quant au “happy ending” , on doit systématiquement se tromper d’endroit , et aussi bien Olivier Gédon que moi, nous ne sommes pas du tout “in the mood for love” . Beaucoup trop cérébral, pas assez reptilien . Le drame de ma laïfe. À bisoussssss

Salut tous, J’aime bien cette nervosité, cette fébrilité qui précède les départs . Ce matin le taxi doit venir nous chercher à l’hôtel afin de nous conduire à la gare à 7h30. Direction Vinh. Évidemment il arrive à 7 heures. Oliv n’est pas encore prêt, moi j’ai pas pris mon petit dej. D’habitude je rattrape mes folles insomnies le matin , là le réveil est méchant dès 6h30. Le wagon est sympa, des couchettes lits qui permettent le repos. En plus il y a des écrans qui projettent des Toms et Jerry, fort le son! Trop ! J’arrive quand même à m’assoupir quand le contrôleur me secoue pour me demander mon passeport. Il a un recul devant ma réaction instinctive de défense..... pffff ya qu’à pas m’agresser lorsque je repose enfin. Impossible de repartir promener avec Morphée. Je profite du paysage. On s’enfonce dans le profond, le rural, l’inconnu. Rizières à perte de vue, les paysans s’y affairent. Jolis taches de couleurs, chapeaux coniques dans le vert des pousses qui commence à pointer. La tâche doit être rude car chaque brin est planté à la main. Des bottes de brins verts sont réparties tout au long du champ afin d’éviter les aller-retours. Gain de temps, efficacité, mais le dos et les cuisses doivent être en compote en fin de journée. Nous arrivons à Vinh . Il y a entre nous un jeu ou un rituel ou une entraide. Lorsque l’un n’a pas envie de causer ou se faire embêter , il décide qu’il ne parle pas anglais ou bien fait comprendre à l’interlocuteur que c’est l’autre le décisionnaire. À la descente du train c’est moi qui m’y colle. En fait Oliv n’a toujours pas digérer de s’être fait plumer par le taxi de Hanoï; et juste à la descente, je n’ai même pas mis le deuxième pied sur le quai , qu’un rongeur me fait la danse traditionnelle vietnamienne. Taxi, taxi, taxi , taxi, taxi .... Merde ! Il ne me suit pas, il me colle, met sa tête carrément devant mon écran , cherche à prendre mes bagages de force. Ce n’est pas encore la Saint Valentin ! Je m’énerve! Je dois faire un peu peur, il disparaît. La ville est sans attrait et sans âme, peut-être connue car c’est le lieu de naissance d’oncle Ô? J’ai regardé les sites à visiter sur Trip A et ..... Rien , que dalle, nib de nib. La frontière est à environ 45 km. Nous nous renseignons pour un bus : 800kdg par personne pour un départ à 2 heures du matin. Pour nous retrouver vers 3 h , seuls dans la nuit glacée comme un yench abandoned sur une terre inconnue et à priori hostile ( en fait la température est très agréable, mais j’aime bien me plaindre et surtout me faire consoler. Calimero). Et puis idée lumineuse? De génie? Un peu d’autosatisfaction. Je dis à Olivier Gédon, demande un peu au taxi combien il nous prendrait.... 1 million. Bingo! La population est jeune, très jeune. Il y a des enfants partout, qui jouent ou se chamaillent, se promènent. Ils sont tous toujours très souriants, lorsque nous les croisons à pied ou en scooter, il nous font des petits signes de la main , nous interpellent . Les adultes sont très légèrement plus réservés, mais ne demandent qu���à papoter, communiquer. La plupart des personnes croisées sont adorables. J’adore l’Asie ! Je l’ai déjà dit ? Spas grave , à mon âge on devient liquide.... À bisousssss

Salut tous, Je suis réellement tombé amoureux de ce pays! Saint Valentin oblige.... les gens bossent, profitent de toutes les opportunités, en ce moment lorsque nous nous promenons dans certains quartiers, il y a une odeur de roses 🌹 qui flotte dans l’air. Les échoppes mettent à profit la période pour proposer des bouquets, des compositions florales en forme de cœurs. Les vendeurs au bord des routes, masque sur le nez , tendent des roses rouges magnifiques à qui veut bien acheter. Ça embaume, c’est joyeux ... bref moi ça me plaît . Mon côté titine. J’adore offrir des fleurs . Nostalgie : l’année dernière j’avais fait livrer 100 roses rouges.... Petite anecdote souvenir : lorsque j’étais marié.... y’a lonnnnggg.... j’offrais un bouquet toutes les semaines à mon épouse pendant bouhhh plus de 15 ans. Déjà les pirates... faisaient remarquer le fait aux amis lors des dîners et ces salauds demandaient innocemment : « comment ton mari n’a pas cette attention pour toi ? Pourtant tu le mérites ... » Héhé 🤣 . Chuis innocent . Le problème c’est que tout ce travail , toute cette énergie, ce dynamisme doivent se transformer en ventes, en argent, générer des profits . Les gens cumulent parfois plusieurs boulots au même endroit. Je me souviens du jour où nous avons loué un scooter, chez une dame qui faisait également épicerie, matériel de plage, manucure et massages. Rentabiliser. Lorsqu’un client se présente, il ne doit absolument pas repartir les mains vides. Pas que pour les fleurs. Pour tout! Petit lexique pour touristes débutants : Yes = oui Yes = non Yes yes = peut-être Yes yes = ou pas Et on peut développer à l’infini... Oké = bien sûr Oké oké =certainement Yes yes oké oké = j’ai pas tout compris. Avant de parler couramment vietnamien Olivier Gédon crisait un tout petit peu , maintenant il fait avec. Il n’hésite pas à passer derrière les comptoirs, fouiller, prendre par le bras et montrer du doigt et même comme ça il a parfois des envies de renoncement . En désespoir de cause il sort son traducteur, étonnement, peu de gens savent lire. Mais ils savent compter. Et moi je me marre. L’autre soir on décide de prendre l’apéro : vodka à base de riz ( ben vouiii de riz), mais pas de bobo à la tête le lendemain, car, prudents, on avait joué la qualité ! 4€ le litre quand même ! À mélanger avec du Schweppes, impératif ! Sinon c’est dégueulasse. Olivier Gédon se met en quête de bulles, et dans plusieurs boutiques toujours le même scénario : vous avez du Schweppes ( je traduis directement c’est plus facile pour les non polyglottes) ? Yesssss ! Et la meuf lui montre une cannettes Pepsi. No Schweppes. Yes yes ! Et elle lui tend la cannette. No Schweppes ! Yes yes ok ok et lui sort un carton de Pepsi . Je hurle de rire. Finalement il ouvre le frigo et farfouille. Ce qui est très étonnant ce sont les contrastes avec les mêmes vendeurs mais qui n’ont pas tous la lumière sous leur crâne. Pendant presque 10 jours tous les matins nous allions au même troquet tenu par la même personne commander deux expresso et un thé citron. Là c’est moi qui devenais hystérique : impossible d’avoir deux fois d’affilé la même commande, un coup il y avait du lait concentré sucré, un coup un seul café , un coup un thé avec des trucs bizarres, etc ... mais c’était le plus proche et le seul à faire un expresso. Arghhhh ! Ce matin pareil, il a fallu 3/4 d’heure pour avoir deux autres cafés. J’avoue c’était compliqué. Un expresso et un Americano. Les deux boissons notées sur la carte. Et on montre avec le doigt. Yes yes ok ok . Putain on aurait du se méfier.... surtout lorsque je suis retourné avec les deux tasses vides. Same same ! En viet ça veut dire : tout pareil, la même chose, commande identique, kifkif.... Oliv a pris le relais après l’avoir calmé. Il demandait au traducteur de transmettre : t’es vraiment con où tu as eu un accident ? Allez une dernière..... À midi , je demande une bière, on a marché plusieurs km et enfin sous une bonne chaleur estivale, j’ai soif! J’attends . Rien . Je recommande une bière. Rien. Quatre fois de suite. Finalement le jeton finit par tomber et j’ai mes 4 bières livrées en même temps. J’adore ma laïfe ! À bisoussss

Salut tous , Je suis la version masculine de « la belle au bois dormant »! Je viens de déployer ma traîne virginale autour de ma couche. Moustiquaire. Et j’attends ma Valentine qui ne viendra pas ce soir. 😔 . Mais j’anticipe notre périple pour arriver au 🇱🇦. Le taxi est en avance , je ne suis pas prêt 😁 , l’hôtel ne prend pas les cartes de crédit et j’ai mal dormi. Je soupçonne le lieu d’être un hôtel de passe . Bruits de gerbe, engueulades, cris et suçotements, ont eu raison de mon sommeil déjà bancal. Olivier Gédonmonte à l’avant et dès que nous sortons de l’agglomération il commence à râler . Les paysages sont superbes, je ne sais par où le gps nous fait passer mais rapidement nous gagnons des petites routes qui se transforment en petits chemins de découvertes . Les paysans dans les rizières binent, bêchent, plantent, arrachent. Certains travaillent la terre à l’ancienne, pour nous, avec socs et charrues tirés par des buffles. Dépaysant, déroutant, déconcertant. Au bout d’un moment je demande à notre chauffeur de nous arrêter dans un Ca Phé pour un petit déjeuner que voulons évidemment partager avec lui. Yes yes ok ok ! Après plusieurs demandes réitérées : okok yes yes : Il a fallu que nous trouvions le troquet nous mêmes ... Oliv s’impatiente, en ligne droite nous ne dépassons pas 40km/h. Grâce au traducteur il lui indique que nous avons rd. Speed un peu Gonzales ! Puis à quelle vitesse est la limitation? Et enfin s’il peut accélérer.... Yes yes ok ok . Je hurle de rire dans ma tête . On quitte la plaine pour attaquer la montée, la moyenne chute encore. Oliv bout. Dans une pente prononcée, nous sommes à 20 km/h en troisième. La voiture en sous sous sous régime cale et notre chauffeur se demande pourquoi ? Oliv peste et l’insulte. Et il m’élabore toute une théorie, son côté Dr Financier. « Je suis certain qu’il fait ça en étant persuadé de faire des econocrocs d’essence ! Mais son raisonnement est faux : non seulement il consomme plus, il abime sa voiture ( là détails techniques sur des pignons .... ) mais en plus il perd du temps qu’il pourrait mettre à profit pour faire d’autres clients et augmenter.... » et lalou et lala..... bref ! Nannnnn long! Nous arrivons à la frontière. La bonne nouvelle c’est que nous ne sommes pas infectés par le virus . Température dans les normes .... quoique 35*, il ne faut pas que je refroidisse plus. On se fait délester d’un peu de tunes, sans factures ni reçus, après moult A /R entre différentes guitounes et des uniformes pliés de rire à chacune de nos déconvenues. Enfin le Laos ! 9 guichets et plusieurs tampons plus tard .Libres! Berni Toocourt et son pote Vieng nous retrouvent.... L’aventure commence. À bisoussss

Salut tous, Pacsé ..... ! Vous êtes les premiers à le savoir . Il fallait bien vous le dire . Nannnnn chuis sérieux . Je sais que vous allez croire que c’est encore un coup de ces salauds de pirates . Mais c’est la vraie vérité pure. Croix de bois ... juré, craché! Pacsé.!!! Promis c’est vrai. D’ailleurs les photos le prouvent . Nous sommes donc arrivés à destination, un peu fracassés par 9 heures de routes. Belle et bonne chaleur. Enfin. Plouffff piscine de l.hotel. Puis apéro PASTIS. Ça j’avoue , cela me manquait . Note à moi même : dans les futurs voyages toujours penser à prendre une ou deux bouteilles. Essaie des masseuses Lao , je me suis endormi. Ça aussi c’est vrai! Puis grignote au marché. Ce qui est génial dans notre périple , c’est d’être avec Vieng. Le pote de Bernie. Cela fait 17 ans qu’il vit au Lao ( ceci est le nom indigène , Laos c’est français. Un peu comme Myanmar et Birmanie) , non seulement il traduit , mais il informe, il conduit, il anecdote et en plus il est très drôle, bon sens de l.humour et toujours en train de se marrer..... Très respectueux aussi de nos coutumes : nannnnnnn on va pas courir deux heures avec toi sous un soleil de plomb , c’est l’heure de l’apéro! Mais il est 17h30! Et alors? Bref tout se passe au mieux . Une vraie réelle conviction d’être des privilégiés . Le luxe. Le temps passé à voir défiler le paysage, permet de se faire une première impression. Au niveau architectural , par rapport au Vietnam , c’est plus joli. Il y a toujours pas de style propre mais, les maisons ne sont plus en hauteur uniquement et de la largeur d’une boutique/garage, elles s’étalent. Suivant les endroits, beaucoup sont soit surélevées soit carrément sur pilotis du fait des inondations en période de mousson. Bernie nous raconte que parfois les gens sont obligés de se réfugier et vivre sur la route, toujours en hauteur par rapport aux édifices en contrebas, en attendant la décrue. Les paysages quant à eux ressemblent énormément à ceux que nous avions découverts au Cambodge. Aujourd’hui nous restons au même endroit afin de découvrir les trésors cachés autour de Pacsé. Notre ville depuis hier. Héhé salauds de pirates, en plus ils vont encore jurer : chuis innocent ! À d’autres.... À bisousssss.

Salut tous, Qu’il est doux de ne rien faire.... Franchement jusqu’ici j’étais déçu par le pays. Je m’attendais à tellement d’extraordinaire, de magnifique, de magique, d’irréel. Toutes les personnes rencontrées au cours de nos déplacements vantaient tant et tant les paysages, les gens, la mentalité, la façon de vivre. Il faut dire également que nous n’avons pas vraiment pris le temps de nous poser. Et rendu dans notre guest house : Le paradis, la douceur de vivre, mon hamac ! J’excelle dans le rien, je suis dans mon élément de vide rempli de rêves. Lorsque nous sommes arrivés à l’embarcadère, j’ai pourtant eu un très très gros doute. L’endroit était peu engageant. En plus j’ai vraiment failli finir à la baille en montant sur la barcasse. Et puis on démarre et on s’enfonce dans un paradis vert, sur un Mékong d’eau limpide. Nous nous étions jurés avec Oliv de ne jamais nous y mouiller un orteil! Eau boueuse, déchets de toutes sortes, cadavres d’animaux et autres yearkkkkk et là : miracle. Nous voguons sur une eau claire, qui laisse voir les rochers affleurants , les algues, quelques poissons . Il faut vraiment connaître le coin pour pouvoir diriger l’embarcation sans rien percuter et racler le fond. On s’enfonce dans un trésor de paysage constitué de toutes petites îles, îlots, touffe de verdure, rochers. Il s’en dégage une sérénité extraordinaire.... je sais mais je suis à court d’adjectifs. Bref j’ai trouvé mon coin , là où je me sens bien. Quelques petites anecdotes : hier soir alors que nous dînions sur une terrasse dominant le fleuve , mon regard est attiré par des lumières sur le Mékong qui apparaissent puis s’effacent en s’enfonçant sous l’eau. C’est une autre forme de pêche au lamparo, les gens nagent, marchent et plongent avec une lampe étanche et une arbalète pour attraper les poissons. En plus les îles sont reliées entre elles par des ponts qui sont les vestiges du premier train du Laos , construit par les français lors de l’occupation. Le train n’est plus qu’une relique mais les voies servent de route pour nos scooters. Des pilotes conduisent des moines , tout vêtu d’orange et assis en cavalières . Ce matin nous partons en exploration , moi je vais aux chutes afin de jouer avec une tyrolienne et promener tout en faisant des activités ..... Et Olivier va au village pour acheter une rallonge électrique . C’est lui qui conduit on ira aux chutes demain. Au retour on s’arrête à la piscine pendant que les potes s’activent en cuisine . Au menu : soupe au Canabis .... vous raconterait .... peut-être... mais après la sieste . Juste avant Morphée et avant que je sombre .... on entend le bruit du silence ... Et ouaissss À bisoussss

Salut tous, En fait je ne voulais pas faire ce billet, ou du moins pas tout de suite... Avant la sieste! C’est presque un péché . Mais voilà les circonstances, le fatum, les vissicitudes de nos vies en déshérence sociale, la volonté des dieux ou peut-être l’insouciance de la jeunesse, encore le gâtisme de nos âges avancés... le choix est vaste! Suivant vos inclinaisons, l’amitié ou l’amour portés à nos povvvvv personnes vous pencherez pour une ou l’autre raison... Ou également en cumuler plusieurs. Nous sommes installés dans un endroit paradisiaque de l’île , restaurés, abreuvés, repus. C’est l’heure des projets: café et sieste puis piscine ou sieste à la piscine ? On discute âprement. C’est important ! On tergiverse, papote, discute, féminise ! Ok.... Café et après on voit.... the addition plizz! Je m’améliore en Lao. Arghhhh pas assez de sous, évidemment comme il n’y a rien alentours pas de DAB. On est très éloigné de la civilisation, au moins une heure de piste. Oliv s’y colle et moi je cligne des yeux sur mon minuscule écran . Ce matin je dormais enfin profondément lorsque vers 5h30 le pêcheur réservé par Bernie et Vien Phannoudej s’amarre toute musique hurlante juste en bas de ma chambre. Je n’ai rien contre les goûts musicaux des laotiens, même s’ils sont très éloignés de ma polyculture symphonique allant de Sylvie Vartan à Mireille Mathieu . Chuis fan...! Je sors à poil évidemment et je devine à la lueur des yeux brillants d’envie que me jette ma voisine de palier que si je veux garder ma dignité et mon intégrité physique il faut que j’aille mettre un slip. Je descends voir le travailleur matinal et lui susurre de ma gentille voix chantante, sirupeuse et empreinte d’une mélodie désuète : « FUCK OFF » comme quoi avec de la patience, de l’ouverture d’esprit et une bonhomie affichée on arrive très très bien à se faire comprendre. Après si la violence ne résout rien c’est que l’on ne tape pas assez fort. Il m’a quand même flingué le reste de ma nuit. Rd a 8h avec Olivier Gédon pour une grande première : descente en tyrolienne au dessus des chutes .... Géniale ! En plus coup de chance depuis que j’ai drastiquement maigri je suis juste à la limite de poids autorisé. Bon ayé on est rentré. Sieste. À bisoussss

Salut tous, Effectivement plus de billets depuis quelques jours ..... Mais d’abord je suis deborded, ensuite chuis en vacances et tertio je n’avais rien à raconter de prenant , spécial , notable. En fait, on a roulé, roulé, roulé.... arrêt dodo, miam , rien de prenant . Vous avez eu des photos. Et puis nous sommes arrivés à Vientiane. Vien Phannoudej nous a reçu chez lui et fait découvrir son paradis à lui . 7 hectares de terrain en bordure du Mékong, un maison dans les arbres et une autre, atypique, sur pilotis mais façon tente d’indien. Je veux être Vien ! Ce type a tout compris à la vie! Il est heureux ! Il a sérié ses envies et ses besoins et fait en fonction de ses moyens en profitant de chaque moment à fond et sans se prendre la tête. Il aime les bestioles, il veut monter un petit zoo avec des autruches qu’un pote lui garde en attendant et des sangliers, il a construit un enclos.....Il aime courir, il fait ses 15 bornes tous les matins à l’aube. Il aime nager, il descend sur sa berge . Il a faim : miam. Soif : glouglou. Aucun sens du temps ni de la distance et ses points de repères partent tous du même endroit : le fleuve. En ça on se ressemble beaucoup pour le temps et la géographie. Donc lorsqu’il nous dit c’est pas loin et on en a pour maximum deux heures de route on se fout tous de lui et on double le temps nécessaire afin d’avoir une idée approximative du trajet. Il faut que je m’y mette sérieusement. Je sais déjà ce que je ne veux plus, reste à définir mes besoins , quant aux moyens.... patience ça va venir d’ici un an ou deux , le temps de la réflexion. Décidément je me vois bien finir en Asie, dès mon retour j’en parle à Sweety. À bisousssssss

Salut tous,

Donc ce matin vers 6h45 Oliv m’envoie un smeuss pour me demander si c’est à 8 ou 9 heures que nous avons rd nous deux pour le petit dej. Je suis tellement dans le pâté que je réponds 9 mais sans appuyer sur envoi. Bernie dort dans un autre hôtel de riche avec piscine et Vien toujours chez son pote avec ses autruches. Quant à Oliv , lorsqu’il vient toquer à ma porte et bé mon gros bobo il fait peur à voir , il a des petits yeux larmoyants et il est engoncé dans une doudoune grand froid... Qu’il veuille bien se restaurer me rassure sur le fait qu’il ne soit pas encore tout à fait mort, mais plutôt dans une phase d’agonie avancée . Je le rassure immédiatement en lui disant que s’il était infecté par le virus , je l’amènerais daïrekt à l’ambassade de France , plutôt que dans un mouroir Lao. C’est ça les amis, toujours prévenants et plein d’attentions. Et ouaissss! En attendant je lui conseille de prendre sa température, ça tombe bien il a emporté dans sa malle de premiers secours un thermomètre. Moi j’ai rendez-vous promenade / découverte de Vientiane avec Bernie. Nous marchons vers un marché où Bernie sait trouver plusieurs officines pour changer des sous. Et moi j’écarquille les yeux. Comme d’habitude jessaie de tout voir , tout enregistrer, me souvenir .... Il y a devant la poste tout une file de diseuses de bonne aventure. Comme j’aurais aimé que Vien soit avec nous afin de traduire, je me serais laissé tenter; dans le genre :” j’adore ces tests “ . Également des thérapeutes locaux qui proposent des médecines traditionnelles à base de plantes et de décoctions. Un petit enfant se fait administrer un liquide blanchâtre, une purge si j’en crois son rejet. Nous continuons notre visite par deux musées temple. Dans l’un il y a toute une équipe de starlettes en promotion pour une “novella” télé réalité sauce Lao. Je veux faire pompom girl derrière mais J’en suis empêché par l’autre rabat joie. Dommage j’étais persuadé d’un succès à l’international.... D’ailleurs Rudolf Valentino a percé de la même manière ! Je remarque que le bout des tétons de toutes les statues représentant Bouddha sont polis. Je fais un parallèle avec la statue équestre de Louis XIV dans le hall de l’hôtel de Paris à Monte-Carlo; le genou droit du cheval est également poli car il est sensé porter chance aux joueurs. Je sais c’est moche mais j’ai pas pu m’empêcher d’être superstitieux. Dans l’autre temple, Bernie se fait dénoncer par un “farang ” ( salaud de touriste blanc ) auprès du gardien car il essaie de prendre des photos, totalement interdit! Du coup nous sommes suivis et épié par le pandore soupçonneux tout au long de notre visite .... Je reçois un message d’Oliv . Il n’a pas de fièvre , Ouf! J’annule l’avion de Mondial Assistance. Puis grignote du coup tous les trois, puis sieste et rd vers 16h pour d’autres zaventuresss. A bisousssss

Salut tous, Et donc suite des réjouissances . Après la sieste: massage ! Berni Toocourtconnaît un salon qu’il nous recommande comme un des meilleurs. Oliv est requinqué après son repos matinal et sa sieste . Nous voilà tous les trois poussant la porte pour être accueillis par une dame d’un certain âge parlant très bien français. Massage des pieds pour Bernie et à l’huile pour nous . Lorsque nous pénétrons l’endroit il y a qu’une masseuse en activité, personne d’autre. J’ai l’impression d’une volée de moineaux. Tout le personnel descend de l’étage. Magie et ordre secret. Évidemment tous veulent des meufs. D’accord pour un keum . Enfin je n’ai pas une brindille pour me papouiller ! Mon masseur est doux mais ferme, connaît son affaire, jauge la masse, évalue le temps et hop c’est parti pour une heure de relaxation. Super. J’en profite pour regarder la construction, l’architecture du lieu. Haut de plafond, toit en pente, tout en bois. On dirait un chalet. La différence réside dans les madriers, moins épais car ils ne supportent pas le poids de la neige. Entre, au lieu de lattes de bois , il y a des trames de bambous tressés. Et pour l’exotisme un ventilateur plafonnier... ça sent le sang et karaté... le Splendide, je fais immédiatement le rapport avec la chanson. Nous décidons d’aller chez le coiffeur, Oliv part à la chasse aux chemisettes. Le salaud! L’ignoble individu ! Même pas il remarque que je suis beau! Cheveux et barbe taillée, je vais féminiser et faire la gueule ça lui apprendra! Réservation faite pour le Myanmar..... mais ça c’est une autre histoire.

À bisoussss

Salut tous, Je... Nous nous sommes créés des obligations, comme ça , sans s’en rendre compte. Insidieusement. Je l’ai réalisé hier après-midi, suite à un appel téléphonique qui m’a réveillé de la sieste. Olivier Gédon est mal foutu depuis quelques jours, d’où notre arrêt prolongé à Vientiane. À l’origine nous devions juste faire un saut dans cette ville le temps d’obtenir nos visas pour le Myanmar. Première tentative avortée à Hanoï, le personnel de l’ambassade étant aimable et ouvert comme une promesse de goulag. Au Laos par contre les gens sont aimables, souriants, serviables et donnent vraiment l’envie de tenter l’aventure. Par contre c’est compliqué. Impossible de s’y rendre directement du Laos; frontière terrestre fermée aux touristes. Dangerosité due aux mines, aux tensions avec des groupes opérant toujours dans le fameux triangle d’or ? Par contre de la Thaïlande cela ne semble poser aucun problème. Et puis le Siam cela fait plus de quinze ans que je n’y suis plus allé, j’en garde un souvenir mitigé : mon fils était dcd depuis peu et mon épouse venait de décider unilatéralement que nous allions nous séparer d’un commun accord. Une autre vie (c’était ma séquence nostalgie. Stop.). Nous, nous avons également ébauché un projet de promenades au Laos avec deux incontournables, que voulait voir absolument Olivier : la fête des éléphants et visite de Luang Trabang. Les deux endroits proches l’un de l’autre mais au nord du Laos, la Thaïlande étant au sud du pays. Les visas seront obtenus sous réserve de quelques menues conditions : il faut réserver un hôtel à Rangoon. Ok. Déterminer un point de passage obligatoire à un check-point, un jour précis. Sur les trois passages possibles seul un est autorisé aux touristes. Il est ouvert un jour dans un sens, un jour dans l’autre et nous devons fournir la preuve de l’achat d’un billet de bus . Ainsi qu’une date de retour fixe , même principe : avec preuve. Compliqué ! Un autre facteur entre en ligne de compte : ma trouille de l’avion. C’est alors que je fais le sacrifice et montre ma bravitude, mon courage, mon abnégation , mon sens du devoir au groupe de 2 , de l’abnégation (je l’ai déjà dit?spa grave!): okiiii on prend l’avion de Bangkok! Oliv me dit ébahi d’admiration, les yeux mouillés de larmes de gratitude devant mon dévouement à la cause: je n’osais même pas te le suggérer. Et ouaisssss chuis comme ça . On se réfugie à l’extérieur de l’ambassade (j’adore le concept surréaliste) , dans un troquet-wifi , je réserve les billets d’avion pour le 9 mars et retour sur Hanoï le 23 (arghhhh, en plus si il tombe ce sera dans la jungle et moi je suis un fils du béton) .... Enfin on a tout pour obtenir le sésame ....que nous aurons sous 48h . On fait un compte à rebours du temps. C’est serré pour tout faire. Oliv veut rester sur place pour continuer à récupérer . Mon fragile ne supporte ni le vent des vitres ouvertes en voiture, ni l’air conditionné et avec la paranoïa du corona , il a peur d’être refoulé à l’embarquement. Il me propose d’aller sans lui dans le nord avec Vien . Rd est pris pour un départ ce matin à 6h. Berni Toocourt repart en France le deux mars de Bangkok, moi j’ai deux potes qui y résident à l’année. Bruno juste sur le chemin qui mène à la Capitale et l’autre Claude au sud du pays à Pattaya. Évidemment je les ai contacté . Pas de problème : « viendez! Viendez! Je vous loge » , le cœur des vierges. Sauf que pour l’un bahhhh justement cette semaine, il est pas là. C’est ballot. Pour l’autre c’est compliqué. C’est à ce moment exact que je réalise que je/nous faisons fausse route et que l’on se crée ces fameuses obligations. Non nous ne sommes pas obligés d’accompagner Bernie le 2. Non je n’ai pas envie d’aller seul dans le nord et laisser mon pote. Non je ne vais pas m’imposer chez des gens pour qui c’est difficile, embêtant, compliqué de nous recevoir. Notre seul et unique impératif étant de nous présenter en temps et heure devant l’épave volante. Arghhhh. À bisousssss par un des trois check-point terrestre ,

Salut tous, Suivant l’adage : une bonne nouvelle ne vient jamais seule. Lorsque nous nous retrouvons pour notre rituel petit dej, avec Olivier, habitude de vieux garçons qui s’installe.... Il m’annonce demain on part. Sous-entendu : j’ai suffisamment récupéré et je me sens assez en forme pour aller dans le nord. Yessss! On va enfin bouger. Pas que je n’aime pas Vientiane, tout au contraire! C’est une ville qui est déconcertante. Nous sommes en plein centre ville. Ça bouge et j’adore . Mais en fait la citée est tellement étalée sur environ 130 km/2 (merci Wikipedia) que ça frémit partout et surtout dans des coins improbables. Hier soir nous sommes allés dîner à quelques kilomètres du centre, près du coin des ambassades, où se regroupent tous les hôtels de luxe . Nous passons par de drôles d’endroits tantôt pistes de laterite mal éclairées, tantôt des artères lumineuses et pleines d’effervescence. Ville tout en contraste. Dîner canard.... je ne suis pas très fan du volatile. En Asie les gallinacés sont découpés au hachoir en petits morceaux. Marinés, frits, poêlés, rôtis mais quasiment toujours en petits morceaux. Plein d’escarbilles d’os qui se coincent dans les ratiches et que j’ai peur d’avaler ( toujours mon côté scoufiniette ). Pas enthousiaste, mais curieux. J’ai une tendance certaine à goûter avant de dénigrer, mais là j’ai découvert un nouveau plat .... je n’ai pas pu ( c’est la deuxième fois que ça m’arrive avec les poussins cuits juste avant l’éclosion) ! C’est idiot je sais. La soupe de sang de canard frais que l’on déguste juste au début de la coagulation. Nannnn rejet-répulsion bête de ma part. Vien Phannoudej nous propose un vrai sauna Lao.... Quid ? Bien sur nous acceptons, surtout que je suis persuadé que cela ne pourra avoir qu’un effet bénéfique sur mon Oliv. En fait de sauna il s’agit plutôt d’une étuve genre hammam mais avec des herbes aromatiques qui macèrent sur ou dans le foyer. Citronnelle changée très régulièrement par la patronne. La vapeur d’eau est tellement dense que je suis incapable d’identifier le départ de la source de chaleur . Plusieurs aller-retour plus tard , entrecoupés de douches vivifiantes, je n’ose les qualifier de glacées et de thé-infusion-detox rouge carmin, nous attendrons en vain les masseuses commandées. Grignote et somnolence en attendant de nous rendre à l’ambassade Birmane pour récupérer nos visas. Entre 15 et 16 h. Très précis comme rendez-vous. La préposée avant de nous remettre nos documents nous dit : « j’ai une ultime question à vous poser ». Arghhhh ! Êtes-vous passés par la Chine ? Nous partons pour le nord demain à 6 h . À bisousssss

Salut tous, 10 heures dans la folie des hommes. Bien sûr les 200 kilomètres qui nous séparaient de notre destination xanapoury et la fête des éléphants. Le Mékong quasi sec , on peut traverser d’une rive à l’autre à pied à certains endroits. Faute à un barrage mis en fonction juste l’année dernière et il y a en projet 8 autres barrages en construction!!!! Folie de la piste qui sera une énorme route afin de désenclaver le nord du pays, des hectares de montagnes et forêts ravagés. Folie de la déforestation et de l’écobuage, des milliers d’hectares en feu et la terre mise à nu pour la culture du manioc. Il va y avoir des glissements de terrain aux prochaines pluies de mousson . Plus rien ne repoussera avant longggg . La désertification est en marche. Folie de la maltraitance animale pour l’amusement des foules avec ces éléphants enchaînés. Autant je peux comprendre l’utilité dans les temps anciens pour les travaux, la guerre ou les déplacements. Mais aujourd’hui pourquoi? Je suis révolté. A bisoussss

Salut tous , Je constate que vous avez de plus en plus de mal à nous situer géographiquement .... je vous propose un récapitulatif succinct. J’ai quitté mon joli village ( Pomérols) en occitanie pour rejoindre mon autre village dans l’autre sud ( cap d’ail) de là j’ai entamé un raid dangereux (milieu hostile, patois des habitants chantant, tessiture difficile à appréhender...) pour rejoindre Olivier Gédon à Cagnes sur mer. Nous prîmes l’avion de Nice pour le Vietnam via l.allemagne ou la suisse ( je sais plus car j’étais en transe télékinésique) via Singapour pour Danang ( VietnamCentre) , puis scooter, train, bus, voiture jusqu’au Laos où nous sommes actuellement. ATTENTION !!!! Ça se complique : dans quelques jours nous irons en Thaïlande puis de Bangkok au Myanmar . Et c’est là que ça devient très difficile, je veux dire encore plus , ardu, compliqué, abscons le pays a DEUX noms ! En français il est connu sous le nom de Birmanie et PARTOUT ailleurs dans le monde sous le nom de Myanmar.... Si je reste confus ou incomplet ou peu clair ... n’hésitez pas à demander à Olivier avec qui je voyage ( je savais que j’avais oublié un détail ) depuis le début ( même si entre-temps nous avons rejoins deux amis : Berni Toocourt qui lui est resté à Vientiane.Laos. Et Vien Phannoudej avec qui nous sommes toujours pour encore quelques jours). Aujourd’hui, première approche de luang Trabang (cf carte infra) . C’est vraiment une jolie charmante ville touristique , inscrite au patrimoine mondiale de l’UNESCO. Effet Coronabier, nous bénéficions de peu d’afflux touristique. J’imagine la ville bondée en temps normal. L’idée superbe qu’a eu le gouvernement ou l’UNESCO est de n’autoriser aucune construction ou amélioration de l’habitat s.il n’est pas conforme extérieurement en tous points à l’original. Il se dégage un charme désuet des anciennes maisons coloniales, mélangées au style original des maisons Lao. C’est superbe , c’est propre, c’est touristique. 4 h du matin, mon insomnie touche à sa fin . Je dois récupérer vite le train du sommeil. À bisousssss

Salut tous, Wouahhh quel régal que cette baignade. Comme d’habitude notre journée démarre réellement à l’aube. Vers 11h. Aujourd’hui Vien Phannoudej nous conseille d’aller aux chutes de Kuan Si à environ 30 km de Luan Prabang, en plus en passant on pourra aller au sanctuaire des éléphants. Je suis contre, mais Oliv est pour, et puis on passe devant, et puis ce serait idiot de ma part de refuser. Pauvres bestioles, parquées dans un enclos. Grand mais grillagé, électrifié. À l’entrée payante, du coup je deviens ratchou et je refuse de m’acquitter de l’écot du, il y a un menu des activités : - promenade à dos d’éléphants... tant. - promenade avec l’éléphant en laisse comme un petit yench... tant. - baignade avec les éléphants .... tant. - douche des éléphants plants ... tant. - panier de friandises pour les éléphants... tant. Ceux que je peux apercevoir à l’entrée ont le haut du crâne entaillé par le pic acéré qui sert aux cornacs pour les guider. On dirait que les oreilles sont coupées en biais. J’apprends quand même que les femelles en Asie n’ont pas de défenses et que comparés à leurs congénères africains ils sont beaucoup plus petits en taille. Sanctuaire? Mon cul ! Nous arrivons à l’entrée du parc aux cascades. Après notre droit d’entrée (1 euro pour l’autochtone, 2 pour le touriste.... pffff ça devrait être gratuit pour les gens du cru), nous passons par un espèce zoo ( décidément!) où se trouvent enfermés des ours. Je ne savais pas du tout et je n’en avais aucune idée: les ours noirs sont une espèce indigène du territoire Lao ( et asiatique). Bien sûr chassés et braconnés. Ceux qui se trouvent ici ont été récupérés d’un esclavage forcé ou pire mais d’un négoce interdit. Ils semblent couler des jours heureux et jouent ensemble. À partir de ce point, nous nous avançons facilement à travers la forêt primaire. Je suis étonné par le chemin que nous foulons. Totalement lisse, couleur terre, des racines des arbres gigantesques qui nous entourent en sortent. Je suppose que la main de l’homme n’est pas étrangère à ce bitume qui se fond harmonieusement dans le paysage. Pour une fois. Et bien non , je découvrirai plus tard que le chemin est constitué de boue en voie de sédimentation par le calcaire déposé lors du ruissellement des eaux. La forêt bruisse des sons émis par les bestioles qui volent qui rampent, les feuilles des arbres jouent avec le vent . Il y a des papillons partout. C’est magnifique. Nous arrivons à un premier plan d’eau, il y a foule. Nous continuons et au fur et à mesure de notre avancée, le touriste se fait de plus en plus rare. Jusqu’à notre arrivée au pied de ces somptueuses chutes d’eau dont l’apothéose est la magnifique cascade au bas de laquelle le bassin invite à la baignade. Interdite ! Arghhh! La montée continue sur encore 45 minutes , trop raide pour moi. Il fait déjà plus de 30 degrés. Nous redescendons bien décidés à trouver une marmite d’eau claire où plouffer ( c’est moi qui écrit et j’invente les mots que je veux) . Un bassin nous attend justement, il n’y a personne. Eau pure, limpide, la transparence n’est pas troublée par les tourbillons de surface. Vien nous confirme que nous avons le droit de nous y baigner. Par contre ce droit se mérite doublement. Il faut descendre sur une patinoire d’humus en se cramponnant comme on peut aux racines des arbres. Merci les arbres. Et on met le pied dans une eau glaglaglacée. Entrée extrêmement prudente, le froid, les cailloux, la glisse, le courant. Le plus dangereux ce sont les morceaux d’arbres immergés. Très pointus, sédimentés, autant de pièges sur lesquels s’empaler. Quelle récompense ! Des petits poissons viennent nous grignoter les pieds. L’eau s’avère fraîchement délicieuse. On barbote heureux . Au retour Vien s’arrête chez un bouilleur de cru local. Le riz fermenté dans de grande cuves chauffées au bois , le serpentin de l’alambic plonge dans de la flotte afin de condenser et liquéfier l’alcool recueilli dans un petit récipient. Il veut en acheter pour un pote qui adore ça . Je goûte. Putain ça arrache sa mère que les yeux y pleurent! Il achète 3 sacs plastique ! Vous avez bien lu. L’alcool est vendu moins cher en vrac dans des sacs plastoc transparents. Miam. Sieste. Et hop on verra ce soir. À bisousssss

Salut tous, Je vous rassure nous sommes au Laos . Tout va bien. À lire différentes publications : vous êtes totalement parano sur le coronabière . Nous sommes en Asie que nous parcourons depuis lonnngggg et ici rares sont les gens qui portent un masque. J’ai l’impression que c’est plus par politesse et pour NOUS protéger d’une éventuelle contamination que l’inverse . Arrivée à Vientiane aujourd’hui, par la route des montagnes. Le trajet est le plus mortifère du pays! Un camion sur le dos dans une épingle de la « bonne » route ( celle de la montagne. La différence avec celle de la piste c’est que des fois il y a du macadam ) , une bagnole dans le fossé. Normal, tout va bien. Berni Toocourt part en éclaireur ( c’est son rôle! Infirmier légionnaire : il doit se sacrifier ) en Thaïlande . Si tout va bien , si pas de catastrophe, si pas de Corona, si pas ......etc ! Il nous accueillera après demain à Bangkok . À bisousssss

Salut tous, Dernière journée à Vientiane. Nous quittons le Laos en train cet après-midi pour la Thaïlande. Destination Bangkok , arrivée vers 6 plombes du mat et où nous passerons un dernier moment avec Berni qui lui, regagnera la France le lendemain. Quelques petites anecdotes qui m’ont marqué durant notre séjour. Nous devenons très facilement millionnaire en kip. Le taux de change avec l’euro est d’environ 1/1000 . Par contre lorsque les laotiens parlent de grosses sommes, il discutent en baths thaï . Si le montant est réellement conséquent c’est alors le dollars us qui prend le dessus. Le nord du pays va connaître un véritable essor économique et touristique sous peu. En projet bien avancé il y a l’autoroute, l’amélioration de la route du Mékong ( c’est par celle-ci que nous avons vécu notre Paris-Dakar personnel) , le TGV et la construction d’autres barrages. Le tout en grande partie financé par les chinois qui vont accroître de façon exponentielle leur main mise sur le pays. Le nord est privilégié pour, à mon humble avis, plusieurs raisons : proximité du grand frère chinois et grâce également à la France . Et ouaissss! À la suite d’une guerre contre le Siam , les Laos ont perdu toute la partie droite du Mékong (ou gauche ça dépend comment on regarde) , annexée par la Thaïlande. Mais suite à la guerre menée et gagnée par les français le prince de Luan Prabang a demandé à ce qu’on lui rende les territoires pris par le Siam . Le nord du Laos possède donc les deux rives du Mékong et construit des barrages à tout va au grand dam de la Thaïlande. Merci Vien pour ce cours d’histoire. Pour être propriétaire terrien au Laos, outre le fait d’être impérativement de nationalité . Il suffit de défricher et de cultiver une parcelle vierge. Ceci explique également en partie l’écobuage outrancier pratiqué. Il est dans la mentalité du cru d’avoir son lopin de terre pour y cultiver et élever le nécessaire quotidien . D’où l’étendue des villes, sans centre réel et ces putains de volailles qui chantent des 3 heures du matin . Où que l’on soit même dans des hôtels luxueux, il y a toujours une bestiole pour faire chier en pleine nuit . Autre source de chagrin : les déchets plastiques omniprésents. À tel point que je n’ai jamais été étonné du fait de les trouver en bordure des champs clôturés, jusqu’à ce que je remarque la symétrie de l’étalonnement des sacs accrochés aux barbelés. En fait il s’agit et de marquer son territoire et d’épouvantails à oiseaux. Trois endroits nous ont enthousiasmés au sud les 4000 îles, au centre Vientiane, au nord Luan Prabang. Et surtout surtout la gentillesse et la joie de vivre, la disponibilité et l’enthousiasme de Vien . Un grand merci à Berni pour nous avoir permis, facilité , aidé à découvrir. Le Laos, ses racines. À bisousssss

Salut tous, Internet est capricieux, erratique, féminin , fainéant, capricieux, en grève perlée ( pffff me fait penser à Sweety lorsqu’elle fait semblant de ne pas comprendre) dans notre hôtel de Bangkok et pourtant FB m’enjoint : exprimez-vous ! J’hésite.... pas que pour internet. Je chasse de vieux démons dont je ne suis pas fier du tout. Ce matin nous avons eu un aperçu rapide du quartier chinois, où nous avons déambulé avec Berni pendant quelques heures. Quels contrastes avec les différents marchés asiates que nous avons déjà foulés, parcourus, explorés. Ici c’est du sérieux ! Tout est plus rangé, policé. On n’ose pas discuter les prix. Pourtant le principe est le même : vendre! Et la boutique qui propose des produits qui ressemblent plus à un inventaire à la Prevert dans le choix . Mon esprit pourtant peu cartésien a du mal à faire le lien entre un câble téléphonique, du baume du tigre et un ensemble de manucure pro.... Tout cela est pourtant mis à la disposition du client au même endroit et proposé par le même vendeur , les allées sont presque rectilignes et l’air conditionné des magasins rafraîchis les traverses séparant les différents étals . Et hop internet vient de sauter ....! Grrrrr! Nous avons fait quelques emplettes . Je soupçonne Berni de vouloir faire un trafic de masques anti Coronabière. Sieste pour récupérer de la nuit précédente passée dans le train . Fort de notre expérience vietnamienne (cf les billets de l’année dernière ) , j’ai commandé d’office en première classe. Pas l’envie de passer 11h de voyage entassés à 6 dans la cabine sur 3 hauteurs de couchettes. Quelle surprise! Nous bénéficions d’une prise en charge dès la frontière Lao/ Thaïe passée. Salon d’attente lounge reserved. Avec flotte à volonté et air conditionné. Quant à notre cabine.... deux couchettes superposées, un petit lavabo, maître d’hôtel obséquieux. 3 chiottes et un douche réservées que pour notre wagon, service dans la cabine. Luxe. Trop... si j’avais su : la seconde est parfaite pour voyager ainsi. Bon à savoir. Ce soir j’ai proposé à Olivier le night market de Patpong. Le quartier mal famé de Bangkok. Enfin le seul que je connaisse pour y avoir traîné mes guêtres en 2005. J’avoue, je suis secoué, j’ai vraiment changé. J’en suis heureux, c’est heureux. Attention je ne me cherche aucune excuse. Les faits et rien d’autre. J’étais avec un groupe en voyage organisé, entrainé par mon cousin , déboussolé par la perte de mon fils et le limogeage de la part de mon ex épouse. Il y a partout la prostitution hommes, femmes, lady boys , les spectacles heuuuu , je ne trouve pas les mots . Osées n’est pas suffisant par rapport aux « performances » auxquelles j’ai assistées à l’époque. Et oui j’ai eu consommé et plus jamais de ma vie je pourrais recommencer. Glauque. Triste. Sordide. Pathétique. Difficile à avouer. Bref nous sommes retournés à l’hôtel en tuktuk sans rien acheter . À bisousssss

Salut tous, Nous partons pour la Birmanie dans quelques heures. Sans vraiment de regret de quitter Bangkok, mais déçu de ne pas avoir visité plus avant le pays comme nous l’avions projeté. Ville de contrastes encore plus accentués que dans les autres coins d’Asie où nous avons pu traîner. L’opulence, les paillettes bling-bling , les grattes ciel côtoient la misère noire, les masures. J’ai recommencé à me défaire de bribes de mon passé en donnant mes affaires directement aux clochards dormant à même le sol juste devant notre hôtel. La rue à traverser. Ils étaient très étonnés de mon geste. Au pays de Bouddha! Les moines par contre fleurent bon l’opulence. Certains sont grassouillets ( je sais hôpital, charité et gagnagna....) , fument, ont l’oreille collée au smartphone dernier cri. La charité est bien ordonnée. Quelques lieux communs: magnificence des lieux touristiques, Chinatown fascinante de jour comme de nuit, le glauque de Patpong, la pollution, l’or des temples. Bangkok est une trop grande ville pour moi, trop bruyante. Pensez: en une semaine je n’ai même pas pu apercevoir la majorité des 8 millions d’habitants, ça change de mon village . Par contre pas de clivage réel et net par quartier; les palais jouxtent les zones de verdure sauvage et se mélangent aux bidonvilles. J’ai quand même adoré me (nous ) perdre dans des endroits improbables, les petites aventures qui en découlent , nos rigolades, les embrouillent avec les taxis, tuktuk, Grab/Uber, observer le mode de vie des gens. J’ai moins apprécié les gigantesques centres commerciaux, qui n’ont que l’avantage d’avoir l’air conditionné , pansement fraîcheur à la chaleur accablante accentuée par le manque d’air, la rue, les embouteillages gigantesques. Depuis quelques jours nous cherchions à visiter un des marchés flottants. Ils ne se tiennent que le week-end. Sont très touristiques, nous cherchions plus d’authenticité. Évidemment internet nous fournit des pistes, pas vraiment attrayantes car peu fréquentées par des locaux. Nous repérons quelques lieux et décidons d’aller en explorateurs essayer de trouver des capitaines de « long tail », ces bateaux avec des moteurs de voitures ou camions, un arbres d’hélice démesuré qui se manient avec dextérité, vitesse et dans un boucan d’enfer. L’idée c’est de nous faire harponner par des pêcheurs, marchands, rabatteurs locaux, de discuter de bout de gras et embarquer le lendemain sur la barcasse pour avoir une visite privilégiée. On ne trouvera jamais. Par contre , perdus au milieu d’un grand rien , au bord de l’eau. On fait du bateau stop et on embarque sur une péniche sans savoir pour où. Instant magique. Gentillesse de la personne. Que c’est bon. Pour finalement rentrer par le métro, d’une propreté remarquable. Je n’apprécie pas les tuktuks. Je suis trop grand, je dois me coucher à l’intérieur pour regarder en hauteur, ceux d’ici n’ont rien à voir avec ceux que nous avons pu apprécier au Cambodge. Ce qui compte ce n’est pas le confort mais l’accélération et le bruit fait par l’engin. Olivier lui adore. Il reste Grab (équivalent d’Uber) qui nous sert de référence prix ou les taxis. Pour nos déplacements il y a un autre problème de taille. Les chauffeurs ne savent pas lire l’alphabet romain et parfois pas lire du tout. L’écriture Thaïe comme Lao ressemblent à des vermicelles de sanscrit, c’est joli mais incompréhensible pour nous. Nous décidons d’un lieu, fixons une adresse que nous enregistrons sur une application. Le conducteur la regarde , puis nous dit yes yes .... Première expérience avec un tuktuk. J’ai perdu patience. Olivier Gédon se gaussait tant et plus . Le type m’a répété 20 , 30 fois un truc du genre talassine ???? MERDE !!!! Pour finalement nous amener à quelques encablures de là où nous souhaitions nous rendre. Ça c’était pour prendre le bateau bus Hop On/Off. Je recommande afin de visiter la ville sans embouteillage et en prendre plein les mirettes pour un prix très raisonnable. Deuxième expérience : le taxi . Il faut insister pour faire mettre le compteur, cette fois-ci c’est Oliv qui s’est énervé.... Héhé. Nous sommes dans le hall de notre hôtel et le portier nous demande si nous souhaitions un taxi. Mais vouiiii mon brave homme! Cela tombe bien mes seigneurs, votre jour de chance car par le plus grand des hasards, il se trouve que vacant là, un noble chauffeur oisif attendait votre venue .... nous indiquons notre destination. 200 baths . Non tu mets le compteur. Non pas le compteur mais pour vous et puisque nous sommes amis de longue date 150 baths. Nous prenons un autre taxi . Compteur. La facture s’élève à 55baths. De retour à l’hôtel Olivier fulmine, se plaint à la réception, en disant que c’est du vol, que l’hotel est complice, qu’il va écrire à la direction et aller à la police etc.... La personne comprend son courroux mais parle pas très très bien anglais, ne saisit pas le sens de toutes les phrases et noie le poisson. Oliv prend les autres clients qui arrivent à témoin, crie au scandale. Loué soit Bouddha , la préposée parle instantanément un anglais remarquable, comprend la colère justifiée, assure que le taxi n’est pas rattaché à l’hôtel , qu’il n’y a pas de rétro commission et s’il vous plaît taisez-vous , parlez moins fort et n’écrivez pas à la direction. Aujourd’hui Grab/Uber. Oliv a finalement déniché une agence de voyage tenue par un français qui propose non seulement la visite du marché, mais également une découverte des Klongs (canaux qui parcourent la ville) , du musée des orchidées et avec un guide francophone. Durée 4 heures pour un prix très raisonnable. Banco! Nous avons un message fixant le lieu de RD avec une carte et l’adresse en écriture Thaïe et en écriture romaine. Grab. Nous suivons le parcours sur Maps. Oliv interpelle plusieurs fois le chauffeur, lui montre l’adresse en sanscrit et en romain, le plan . Il est persuadé que nous faisons fausse route. Yes yes! Et on tourne, et on vire, et on se perd, et on arrive. Sur un chantier. Pas d’eau . Bizarre. Le doute s’installe, le chauffeur s’énerve , croit qu’on ne veut pas le payer. On lui montre l’argent, on descend de la voiture. Olivier Gédon demande à des gens si l’adresse est est exacte. Je comprends que non et je remonte immédiatement dans la voiture que je prends en otage. Oliv et le chauffeur me rejoignent. Palabres, énervement, discussion . Le chauffeur nous montre des papiers en sanscrit, refuse de téléphoner à notre contact à l’agence, tergiverse.... puis finit par céder et nous amène au bon endroit. A l’opposé de la ville. Dans un temple! Alors là je suis sur le cul . Personne. Oliv avise un moine qui lui confirme que c’est bien la bonne adresse. Effectivement au bout du temple un embarcadère . Vide. Nous avions prévu très large. Grignote. Encore une heure à tuer. Nous faisons la sieste sur un banc en attendant l’arrivée de notre guide et de notre bateau . La visite se fera également avec une famille sympathique. C’est beau, calme, reposant, zen. Les poissons s’agitent et sautent hors de l’eau car ils ne sont pas pêchés près des temples, nourris pas les moines qui gagnent ainsi des parts de karma. De gros Varangs se prélassent au soleil, nagent à côté de l’embarcation. La guide nous explique, nous renseigne. La construction des canaux est arrêtée du fait de la spéculation foncière. Creuser des terrains qui valent de l’or pour les remplir de flotte. Pas rentable. Le prix de l’immobilier atteint des sommets difficilement possibles par l’habitant lambda. Des appartements sont ainsi proposés sans cuisine. Il revient plus cher de se faire la popote à la maison que d’aller dans un street food. Pour espérer avoir un niveau de vie décent il faut au minimum obtenir un diplôme universitaire. Mais les études sont payantes. La famille fait alors soit des sacrifices, soit est fonctionnaire car dans ce cas l’école est gratuite. Pas de sécu. Pas de retraite. 6 jours de congé par an. Au retour du marché, plus beaucoup de vendeurs, nous y étions sur la fin et la remballe. Nous faisons un stop au musée des orchidées.... Bon. Bof. Sauf l’exceptionnel : dégustation d’un fruit, plus petit qu’une olive. Très rare . C’est un exhausteur de sucre, qui annihile totalement l’acidité en laissant une saveur sucrée en bouche d’une longueur étonnante. Tout de suite après avoir recraché le noyau nous croquons dans un citron vert.... un délice soyeux sous la langue. Le nom du fruit : Miracle ! Véridique ! À bisousssss

Salut tous, Insomnie de 3h. En arrivant hier en Birmanie j’étais énervé. Je ne me rappelle plus pourquoi? Le fait que l’avion se soit aplati sur la piste au lieu d’aterrir, qu’Oliv joue sur son téléphone alors que la consigne est formelle: l’éteindre sous peine de s’écraser. Il fait nuit noire, le réceptionniste de l’hôtel nous gonfle à vouloir se faire payer d’avance, ce que nous refusons. Ma chambre jouxte un appartement dans lequel des yenchs aboient tant et plus, l’air conditionné est hs (en fait il faut attendre 10’ de temporisation avant qu’il ne fonctionne), pas de restaurant alentours. Nous sortons faire des emplettes dans le supermarché à côté. C’est crade, les poubelles dégueulent et des jeunes femmes bien habillées, smartphone vissé à l’oreille fouillent dedans. Pas d’alcool et moi qui rêve d’une bière fraîche. On fait tous les rayons pour trouver de quoi nous restaurer sur le pouce. Pour moi ce sera cahouètes et eau tiède ! Yesss. Je suis étonné de croiser un femme cachée sous un niquab. Je réalise que nous devons être dans un quartier musulman. Heureusement sur le retour : une épicerie et ouf 😅 je trouve mon bonheur frais. J’arrive dans ce pays pétri de certitudes et de clichés forgés essentiellement grâce à mes lectures mais aussi aux personnes rencontrées qui ne tarissent pas d’éloge ni sur la bonté, la gentillesse des gens, ni quant à la magnificence des paysages. Dictature militaire, qui s’ouvre depuis peu au tourisme(vite, vite y aller avant la pollution du tourisme de masse!), triangle d’or, conflit ethnique entre hindous et musulmans, An San Sukyi (hummm orthographe phonétique) le prix nobel de la paix et dont la non réaction , la non condamnation fasse à cette épuration et la violence de la déportation d’une partie du peuple est choquante; inexplicable. Et comme j’ai toujours ancré en moi le mythe du bon sauvage, l’homme naturellement bon de mes lectures d’ado : Voltaire, Diderot, évidemment Rousseau ou plus récentes : Defoe et surtout la version plus trash de Tournier.... Bref intellectuellement, psychologiquement je suis certain d’arriver dans un pays policé, gendarmé, militarisé ; limite avec des « check point » , tiré au cordeau, une population digne mais soumise et un habitat constitué essentiellement de casernes. Bêtement je pensais pouvoir établir un classement de mes préférences entre : Cambodge, Vietnam, Laos et Thaïlande. Ho putain le choc! Le bug neuronal! La remise en question! Voyagez mes amis, voyagez! Et surtout remettez-vous en question, ouvrez votre esprit et essayez de penser différemment. Jai eu du mal à prendre du recul, à accepter, ne pas juger, ne plus comparer. En fait j’ai basculé dans un autre monde. Je ne suis plus en Asie ( jaune, bridée, douceur de vivre.... clichés occidentaux) mais en inde 🇮🇳 ! Un coup d’œil sur les cartes m’apprend qu’une grande partie ouest du pays est bordée par le Bangladesh 🇧🇩 et l’inde. La peau des gens est beaucoup plus foncée, les hommes sont vêtus de sarongs; les dents et gencives rouges du jus de betel quils machent tel un chewing gum. Les femmes de saris, beaucoup ont un point rouge dessiné au milieu du front, la peau visible ( visage, avant bras, mollets et pieds) enduite d’une épaisse couche de karité afin de se proteger du soleil, peu de pantalons et quasiment aucun masque parano. En regardant les visites incontournables sur internet. Je repère un train , genre intercité, qui fait le tour de Rangoon et communes limitrophes en environ trois heures. La gare est éloignée d’environ trois kilomètres et un peu de marche nous permettra de nous faire une ébauche de la capitale, des gens, conditions de vie et architecture. Choc visuel, olfactif, bouleversement des certitudes. Ho putain!!!! Il me faut un grand moment pour que le bordel dans mon cerveau entre l’imaginaire et le concret se mette en place , que les jetons tombent et que les ronds consentent enfin à entrer dans les carrés. On traverse un cloaque quasi ininterrompu de détritus, de bidonvilles , des cours d’eaux qui ont l’épaisseur de l’huile de vidange . Aucun scooter ni deux roues ne sont autorisés par la junte. Il y a comme partout en asie des street food mais les mets proposés sont plus à base de curry, toujours dans des bols mais il n’y a plus du tout de baguettes remplacées par une cuillère et une fourchette, pas de couteaux et surtout aucun alcool. Povvvvvv. La gare , bel édifice mais plus du tout d’une première fraîcheur, tout est écrit en sanscrit, les personnes attendent dans le calme mais en jouant des coudes pour obtenir des billets. Nous sommes un peu paumés. J’aperçois mon premier militaire armé d’une mitraillette. Aucune animosité ou nervosité. Je passe devant pour atteindre les quais en m’attendant à me faire rabrouer. Rien. Ouf, j’avise un panneau: tourist information. La personne nous indique le numéro de la voie et que notre ticket nous sera vendu sur le quai. Le train : un poème à lui seul. Banquettes en plastique, micheline poussive , pas de classe, pas de place réservée, pas de portes fermées sur l’extérieur. L’expérience du voyage commence. Foule bigarrée, les vendeurs proposent aux passagers en hurlant et bonimentant pour couvrir le bruit toutes sortents de marchandises. Eau , aliments, vêtements, tapis, coussins, lunettes de correction, écouteurs, fruits , légumes. Des femmes portent d’énormes plateaux sur leur tête chargés d’un repas complet. Elles le tiennent dune main et de l’autre un petit tabouret. Lorsqu’un client commande, elles posent le tabouret, commencent par s’asseoir dessus, puis posent le plateau sur leur genoux et préparent le repas proposé dans du plastique qui sera délicatement rangé a la fin de la collation directement sur la voie ferrée par la fenêtre ouverte. Bon je fatigue..... À bisoussss

Salut tous, Je reprends mon billet d’hier avec quelques anecdotes qui m’ont échappées. En fait là tout de suite je me réveille de la sieste, je devrais être plus frais qu’entre deux insomnies. À la gare, je suis surpris sur le quai d’attente du nombre de personnes assises ou couchées par terre alors qu’il y a des tas de places disponibles sur les bancs. En fait la plupart des gens étalent une natte ou une couverture et s’installent pour papoter, grignoter ou dormir. J’ai remarqué cette attitude également dans la rue. Près d’une école les femmes se réunissaient pour lire ou discuter. Tout le vacarme du monde, tout le tohu-bohu possible ne sauraient empêcher Olivier Gédon de s’endormir , alors qu’il est brinquebalé dans un train hors du temps. Et moi d’être jaloux ! À certains arrêts , les marchands refont le plein de marchandise. Quelques uns descendent et d’autres chargent. Il faut être rapide. À la montée des ballots sont jetés à la volée ou plus délicatement suivant le contenu, puis montent les vendeurs. Les marches sont très raides et les sarongs/ saris n’aident en rien. Une femme s’accroche avec les deux mains sur les poignées de chaque côté du passage et se hisse en force en perdant son sari. Éclat de rire général dans le wagon. Après presque trois heures de voyages, Oliv m’informe que ayé on est de retour. Une femme descend péniblement puis récupère ses affaires. Il y a embouteillage à la sortie. Je prends celle du wagon suivant et j’arrive sur le quai. Le train démarre et je vois Oliv goguenard me disant du haut de la porte : « je me suis trompé »! Le salaud je voltige en marche avant de me retrouver sain et sauf et déconfit. J’ai pu assister à la préparation et à la vente du fameux bétel qui rend les dents rouges, les gencives pourries, rend les consommateurs accrocs et accessoirement un petit cancer en prime. Le vendeur a une tablette posée sur son ventre, retenue par des bretelles, il dispose à la suite plusieurs feuilles, y dépose du tabac par dessus, une goutte d’acide comme liant. Plies les feuilles en quatre, les met par lot de 10 dans un petit sac plastique et hop terminé. L’operation dure pas plus d’une minute. D’autres différences culturelles m’ont frappées : il y a énormément de mendiants dans la rue, dans le train, partout. Dont de très très jeunes. Des quasi bébés qui tendent la main en nous apostrophant : « Hello! Money » , le plus petit savait à peine marcher et était envoyé par ses parents qui le couvait du regard pour vérifier sa rentabilité. Il est trop petit bébé ! Je regarde le papa qui me sourit et me dit également : « Money ». Je suis furieux contre lui, contre moi, contre la société qui permet ce comportement. Honteux d’être nanti et pourtant refusant de faire l’obole et encourager la mendicité des bébés. C’est révoltant ! Je suis révolté ! Impuissant.... Les taxis n’ont pas de compteur. La course se discute avant de monter. Pratique lorsque tu ne connais pas la ville. Mais on ruse. J’ai téléchargé deux applications : GRAB qui est l’équivalent de UBER et qui m’indique un montant maximum à régler et MAPS.Me qui permet une géolocalisation même hors connection. Grab est notre référence dans les autres pays d’Asie. Ici non, le taux de change nous est tellement favorable, le montant de la course tellement ridicule que l’on hèle les taxis à la volée. On discute le bout de gras et on paye deux fois le prix normal tout en s’amusant . Tout le monde est content.... Et ça nous donne bonne conscience à peu de frais. Aujourd’hui le contraste fut total. Magnificence, beauté, délicatesse, ors, sérénité, zenitude. Nous sommes partis visiter le temple de Shwedagon qui se situe à 3km de l’hôtel . De nouveau nous décidons de nous y rendre à pied et continuer ainsi notre exploration lente. Mais Maps nous trahi, nous fait tourner en rond et nous indique des passages inexistants. Taxi. Nous arrivons au pied d’un colline. L’endroit par lequel nous accédons ne nous permet pas de voir le temple en lui-même mais un magistral escalier nous permet d’y accéder. Il faut se déchausser. Impératif. À la fin de notre visite, Oliv m’indique que le panneau indiquant de se déchausser est derrière lui, plusieurs remarque de différentes personnes l’incite à de nouveau ôter ses souliers. Il est aussi en bermuda. Interdit. On achète un sarong. Moi je le trouve mignon en jupe... Héhé... en redescendant il a failli rater une marche et s’exploser dans les escaliers. Les talons aiguilles se sera pour une autre fois. Il y a plusieurs temples, les décorations sont différentes, les sculptures sont toutes des œuvres d’art. Le bois est ciselé, l’or est partout. La ferveur impressionnante. Certaines personnes viennent et s’installent dans les temples pour y déjeuner en famille. Tous prient. Le lieu est immense. Il fait très chaud et pourtant le marbre que nous foulons en plein soleil reste frais par contre la réverbération est intense. Bien sûr comme touristes nous sommes des proies potentielles. Nannnn je veux pas de guide . Merci. Un vieux monsieur nous interpelle , pour nous conter la bonne aventure et la bonne fortune de notre avenir. Il nous demande si nous connaissons notre jour de naissance. Olive : « samedi et toi ? Mais je n’en sais rien ! » , le monsieur cherche dans un répertoire, moi aussi samedi! Bon... et alors ? Il y a des autels pour tous les jours de la semaine. Il faut y aller arroser la statut de Bouddha pour le rafraîchir, les fleurs autour de son cou pour les conserver et la bestiole qui garde le tout afin de s’attirer graces et chance. Nous fîmes le rituel avec toute la dévotion possible. Grignote. Nous décidons de rentrer à l’hôtel en vélo side car, ce n’est pas un cyclo pousse. Et puis ça peut être rigolo. Je n’arrive même pas à m’asseoir dans le siège trop étroit et je plains mon pédaleur.... Les voitures nous frôlent, les pauvres suent sang et eau. On abrège leur souffrance un bon kilomètre avant d’arriver à destination et ils ont gagné très largement leur journée. Bon Oli s’impatiente, me suis pas relu.... À bisousssss

Salut tous, J’ai rien dit pour ne pas vous inquiéter mais je suis de nouveau dans un aéroport à attendre un cercueil volant pour Bagan .... Pffff tout ça parce que Olivier Gédon refuse de passer 17 toutes petites heures dans un train pour la même destination. Je trouve que mon sens du sacrifice touche à l’abnégation. Adieu et à bisoussss

Salut tous, Nous voilà à Bagan, vue du ciel c’est une plaine semi-désertique avec des lopins de terre délimités par des palmiers. Tout est jaune, poussiéreux. Nous ne sommes que 5 passagers dans l’avion, et moi qui croyais la destination courue par les hordes de touristes. À part nous le tarmac est vide. Dès notre arrivée prise de température par les autorités. Oufff rien contracté depuis notre dernier contrôle il y a moins d’une heure... L.aéroport est étrangement vide. Le seul comptoir ouvert est celui des gabelous qui nous rackettent d’une fortune pour avoir le droit d’entrer en ville. Pas de Grab disponible. Notre hôtel qui théoriquement propose des navettes ne répond pas. Tout cela me parait étrange, un peu irréel. Un taxi parlant bien anglais nous propose ses services, comme d’hab on discute le prix de la course. Non! Il nous montre une pancarte indiquant un montant fixé pour nous rendre en ville. Okiiii. Nous en profitons pour glaner des informations. Nous serons logés dans Bagan le neuf comparé à Bagan le vieux. Échaudé par notre visite de Rangoon, je me demande si c’est une bonne chose. Notre chauffeur se désole de la pandémie qui fait fuir les touristes, mais pourrait bien faire nos affaires. Il nous propose de nous servir de guide, des billets à prix cassés. Il nous laisse ses coordonnées et nous invite à le contacter. Pourquoi pas? Il fait très chaud et l’air conditionné est le bienvenu. 39 *, ressenti 43* d’après notre appli météo. L’hôtel est sympa, nos chambres également, même si certains parmi les meilleurs d’entres nous bénéficient systématiquement d’un surclassement par rapport à l’autre..... Et en plus qui profitent du trajet en avion pour dormir pendant que l’autre veille à tout ! Nous demandons à la mignonne de la réception de nous conseiller un restaurant. Le « Talisha », 5’ à pied, nous cherchons en vain, spa grave celui que nous dégotons est excellent. Sieste. Il serait suicidaire de continuer notre promenade en plein canard. Au retour on lui demande de nous préciser l’adresse de Talisha.... Nannnn Dalisha! Dalishchia! Dalicchioua! Delichioua! Mais ouiiii chuis nul avé mon assent anglais à la noix Delichioussss. On comprend enfin qu’il faudra tester le Delicious. Ma (notre) première impression, confirmée aujourd’hui, c’est zen, propre, vert. Les habitants sont aimables, serviables, sympathiques et avenants. Le jour et la nuit avec la capitale. Les rues du village sont en terre, mais les habitants nettoient devant leur porte, il y a un côté hors du temps qui fait du bien. Peu de bruit car ici les scooters sont électriques, les tuktuks neufs. C’est assez perturbant car on entend pas le danger éventuel arriver. Lever à l’aube pour bénéficier d’un peu de fraîcheur. Nous avons loué un scooter pour la journée et la prise en main dans le silence est bizarre mais ça l’a fait. Balade dans un dédale de merveilles, des temples à foison, peut-être plusieurs centaines, tous en bon état de conservation. Peu d’ors à l’intérieur mais des couloirs peints en blanc, très hauts de plafond. Sérénité des lieux. Les gens prient et nous avons vu au maximum dans les plus grands et spectaculaires 6 touristes visiteurs. Toutes les autres personnes présentes sont des autochtones venus se recueillir. Pour m’être un peu documenté je sais que certains organismes proposent des survols en montgolfière. D’accord j’appréhende, mais on touche ici à l’exceptionnel, la merveille. Le truc extraordinaire à faire une fois dans sa vie. C’est cher. Olivier Gédon renâcle un peu, pas longtemps. J’ai à chaque fois à ma disposition plusieurs arguments massues qui peuvent se résumer : « tu penses revenir quand? On va mourir dans pas long ! » Pas que je sois pessimiste, mais il y a des réalités.... Et puis ni lui ni moi n’avons déjà tenté l’expérience. J’ai peur, j’ai la trouille. Notre taxi nous avait également informé de la possibilité de rejoindre Mandalay, prochaine destination , en bateau . Yesssssss ! En plus il a un cousin qui ....Et il nous fait économiser plus de 100 USD sur les différents billets. Nous l’invitons à déjeuner et le dotons d’un généreux pourboire. Départ demain à 5h30. À bisousssss

Salut tous, Le plus difficile ne fut pas de se lever à l’aube , dans la nuit noire et glacée, enfin glacée moyen . Comme dirait Oliv il faut toujours que j’exagère... Pourtant chuis innocent ! Le plus dur ne fut pas non plus de convaincre mon compère pour tenter cette expérience verticale. Nannnnnnn c’est moi! Il a fallu que je me motive. Que je combatte ma trouille de tomber. Être aspiré par le vide. 5h30 un mini bus vient nous quérir à l’hôtel et continue sa chasse aux clients dans différents points de la ville. On se retrouve au milieu d’un champ, nacelle versée sur le côté, l’enveloppe du ballon flapi-flappou dans la poussière. Petit dej, présentation de l’équipe . Monsieur ! Pipi .... Faut bien se donner une contenance et en profiter pour se rapprocher . Le ballon est pré-gonflé par un énorme ventilateur et après seulement on envoie l’air chaud qui gonfle l’enveloppe. L’opération dure environ 1/4 d’heure. La taille est gigantesque, je ne m’attendais pas du tout à ça. Le bruit du gaz enflammé est assez impressionnant. D’ailleurs je le suis! Impressionné. Le cœur qui bat un peu ( beaucoup) la chamade. Je vérifie discrètement le système d’attache qui relie le panier d’osier à l’enveloppe . Ça ressemble assez à des haubans, je me rassure comme je peux. 10 personnes en tout. J’espère que le fond du panier est solide. Pour une fois je ne fais pas le malin. J’écoute religieusement les consignes de sécurité. Très attentif, on ne sait jamais. Le pilote envoie l.air chaud et hop on décolle. Trop tard pour sauter. Je m’accroche. Putain que c’est haut. Aucune chance de survie en cas de crash. Des images de dessins animés me traversent l’esprit avec le ballon qui part dans tous les sens en faisant pchiiiitttt. Et puis tout d’un coup le silence. Aucun vent ressenti, le ballon glisse silencieusement dans les airs. Je découvre un nouvel univers. J’arrête de me focaliser sur ma petite personne . Je profite. De tout! L’expérience, les sensations... Tiens il faut chaud, la chaleur dégagée suffit à nous faire ôter nos polaires. Et puis cette vue .... cette plaine, ces temples, l’horizon . Tout m’émerveille. Le pilote nous explique que ce que je prenais pour une brume de chaleur est en fait du aux différents foyers à bois allumés par les terriens ... Héhé je suis Icare... qui servent soit à brûler les ordures, soit à préparer les repas. Comme à ras de terre il n’y a pas de vent la fumée stagne. J’en déduis ( habilement... et ouaisss) que nous bénéficions d’en envol et surtout de la direction grâce au thermique qui va de la terre vers le fleuve. J’écoute aussi la radio : 300 pieds ( merde presque 1000 mètres et 5 noeuds) . J’oublie le temps, mais je pense : « déjà fini ». Arrivée. Champagne. À bisousssss

Salut tous, L’heure est grave ! C’est la guerre. Nous rentrons demain afin de lutter à vos côtés. Je précise que nous n’écoutons pas du tout notre courage, mais que nous y sommes contraints et forcés. Voici donc la der des ders des chroniques asiatiques 2020. La première fois que j’ai entendu parler de Mandalay, c’était il y a .... bouhhh plein ou lonnnnggg comme vous voulez . J’étais djeun , beau, plein d’espoir d’une vie trépidante et glorieuse destinée à conquérir le monde. Las Vegas, j’étais dans l’hôtel éponyme, je savais que ce nom rappelait une contrée, un endroit que j’imaginais lointain et mystérieux. En Afrique, Asie ? L’Inde des maharadjas ? L’Arabie des mille et une nuit? Promesses de joyaux, de femmes lascives mais farouches. Déjà rêveur . Le rêve fut plus tard effacé par la réalité du quotidien. Pour atteindre notre destination : quelques heures enchanteresses de bateau à parcourir les berges de l’Irrawaddy. Nous quittons Bagan à l’aube ( réveil à 3h45) , l’esprit encore émerveillé par nos découvertes, nos rencontres et surtout ce voyage en ballon. Le survol a duré ce qui m’a semblé une courte période... Ô temps suspend ton vol ! Mais la sensation de liberté, de vivre un moment exceptionnel, emmagasiner tant de belles images, les couleurs changeantes en fonction de l’apparition et l’élévation de l’astre soleil’ ces centaines de temples. Magie d’un moment fugace et à la fois éternel. Pourtant le chemin aquatique pour rejoindre Mandalay est tout aussi charmant, intéressant. Il durera 10 heures. Nous arrivons sur un parking de poussière, une nuit d’encre, guidés uniquement par le halo d’une faible lampe torche d’un marin vers notre bateau. Il est à couple à d’autres navires. Pour le rejoindre nous devons faire l’équilibriste sur d’étroites planches, chargés comme des baudets; lestés de nos sacs à dos, les bras tendus comme quand je fais l’avion dans l’avion afin de ne pas choir dans un eau sombre. Surprise nous sommes 6 alors qu’il y a au moins une centaine de places assises. Phénomène Corona. Les berges défilent plates et monotones pour qui ne sait regarder. Il y a une vie discrète mais trépidante sur les côtes; faite de pêcheurs à l’épervier, d’éleveurs qui mènent les troupeaux se désaltérer, d’agriculteurs qui binent et collectent, les gens qui se lavent et les enfants qui jouent. Peu de villages visibles. Des temples épars . Nous croisons essentiellement des bateaux de travail, chargés de containers, de bois de teck, de charbon. Des barges à couple avec des remorqueurs sur leur trois quart arrière. Le plus étonnant pour moi ce sont les immenses radeaux de bambous sur lequel les marins ont posé un petit moteur teufteuf qui permet de diriger le bric à brac. Ce que je prends pour des dragueuses, le niveau de l’eau est bas, il n’a plus plu depuis octobre dernier . Renseignement pris ces suceuses de sable ont une double fonction : permettre au chenal de continuer à remplir son office de passage mais également orpailleur. Étonnant. Je ne peux résister à me rendre dans le poste de commandement, le capitaine est sympa et fait des efforts pour comprendre mes questions. Comme en mer il y un balisage rouge et vert, je repère également quelques « danger isolé » , mais je ne comprends pas la rouge et blanche . Une bouée d’eau saine? En rivière? Mon myanmariendutout reste incompréhensible. Je reste sans réponse. Nous arrivons à la nuit. Lendemain petite terreur. Oliv se rend compte qu’il n’a plus aucune carte de crédit. Allô, notre taxi de Bagan nous rappelle tout est retrouvé, nous récupérerons le tout à la prochaine rotation. La visite du pont en teck . Le plus long du monde : 1 km, nous permet de découvrir des pans entiers de la ville. Rien à voir avec la crasse et le laisser aller de Rangoon. J’adore l’endroit fait comme presque toutes les villes d’Asie de quartiers mono tâche. Là les sculpteurs de Bouddha, la tête est façonnée en dernier. J’ai des images de parodie de télé à écran plat , en attendant que les traits prennent forme. Une allégorie de de l’éducation et de la formation des idées. Là des rétameurs, des vrais orfèvres. .... il n’y a presque que des autochtones. La dernière mode: les filles se font photographier en posant avec une ombrelle qui ressemble en plus grand, mais furieusement à celles plantées dans nos cocktails. On discute et on papote avec des gens, au gré des rencontres et des sourires échangés. Un diseur de bonne aventure m’interpelle : you are bioutifoule ! Je m’assois à côté de lui le temps d’une photo. Des mendiants ont trouvé une source de profit quasi inépuisable. Je gagne quelques points de karma en libérant deux hiboux et deux autres pilafs. Cool , sérénité. Finalement j’adore le Myanmar et j’ai hâte de continuer nos découverte vers le lac Inle et les îles de la mer d’Adaman .... ce sera pour l’année prochaine. À bisousssss

Salut tous, C’est mon côté cabotin, artiste, starlette . J’en veux toujours plus! J’ai donc fait semblant de partir, j’ai attendu la standing ovation et hop! Coucou me revoilou avec un péniltunième billet d’humeur. Ou pas. Cela dépendra de ma sensibilité à la flatterie. Ce matin je demande à Oliv : au fait on part à quelle heure? il me répond avec un air mi-goguenard mi-narquois: attannnn il faut que je vérifie mais c’est aux alentours de 19h30 . Il sait que j’appréhende et il s’en amuse. Ouaichhhh parce que je n’ai pas eu la copie de la résa. Et comme j’ai une tendance certaine à ne pas trop aimer l’avion , en plus des compagnies exotiques qui n’arrêtent pas de tomber. Je vérifie tout, déjà bien amont: j’étudie le nombre d’escales, j’en déduis habilement les chances de s’écraser au décollage, en vol et à l’atterrissage. Moi aussi je fais des statistiques ! 100% c’est sur. Puis après le nombre d’heures à patienter dans les différents aéroports, si on a par miracle survécu au trajet précédent . Si je pouvais j’établirais aussi le plan de vol, ça m’aiderait pour ma performance télékinésique. Nous sortons du petit déjeuner et du coup ça fait un long moment à tuer. Je commande un tuktuk et une dernière petite visite pour en prendre plein les yeux et en profiter une dernière fois de Mandalay. Et nous voici bien en avance , comme j’aime, en partance pour l’aéroport. Fais voir le papier ? ! C’est vrai quoi faut toujours réclamer.... Ho putain ! Je n’en crois pas mes yeux : départ 12h50 le 18 ..... il est presque 14h ( vouiiii d’accord mais on ne sait jamais, si on a un accident, si on crève... il vaut mieux être en avance, d’abord c’est la politesse des rois et en suite ben c’est comme ça .) . Oliv ? Hummm! On est bien le 18? Oui, qu’est ce que tu racontes?! La suite? J’ai cru qu’il se mettait des baffes. Victoire à la Pyrus pour moi.... Finalement grâce à un très généreux bakchich nous embarquons in extremis pour Rangoon afin de prendre une correspondance pour Kuala Lumpur et récupérer ainsi notre vol Emirates à destination de Nice. Impossible de nous enregistrer directement sur Emirates afin de confirmer notre place même si nous avons raté le premier vol international. Nous aurions du rester confinés en transit, dans l’attente de notre départ pour Nice...... Vouiiii mais dans notre cas le billet pris pour Kuala Lumpur est considéré comme notre destination finale. Et les frontières sont fermées ! Les vols annulés! Tu la sens la balayette ? Finalement nous devrions ( conditionnel !) partir le 21 .... Sauf que je suis toujours en attente de la confirmation des vols malgré mon billet payé intégralement. Je dis « mon » car du coup c’est moi qui suis devenu le chef de la logistique. Dégoûté le père Oliv. 3 nuits à Rangoon , va falloir s’occuper! Enfin l’hôtel est chouette. À bisousssss

Salut tous, Franchement je suis un maudit de l’avion! J’aime pas , il me le rend bien. Pourtant cette fois-ci exceptionnellement je voulais monter à bord. Je tournais paranoïaque, confiné volontaire dans ma chambre d’hôtel de Rangoon. Impatient de prendre le taxi. Ce dernier attend. Le portier lui interdit de partir tant qu’il n’a pas vérifié si non n’avons rien volé ou détérioré. Je fulmine. Oliv fulmine. Rien n’y fait. Il manque dans le mini bar. Je hurle de la fenêtre du taxi : « mais il n’y a pas de mini bar!!!, je rajoute un petit FUCK OFF bien senti, des fois qu’un léger doute puisse subsister sur mon petit courroux.... Si j’ai pris une petite bouteille d’eau me calme Olivier. Et il nous font chier pour ça? On va rater ce putain d’avion . Je sors comme une balle du taxi et je crache mon venin. Je dois faire peur . Olivier lui fait convertir en pourcentage le montant réclamé pour la bouteille: 500 khyats (0,35 €) par rapport aux 345.000 khyats de notre facture. Il lui demande : Are you fucking stupid ? Yes yes répond le con. Je suis hystéro-louffe! Du coup le taxi n’en mène pas large et fait Fangio-Senna-Hamilton jusqu’à l’aéroport. Ouf sauvé ! Et bien non, que nenni. Au comptoir de l’embarquement il y a manifestement un problème. La compagnie Birmane et Emirates Airlines n’ont pas d’accord commerciaux en matière de transfert de bagages. Et vous restez combien de temps à Singapour? Rien nous sommes en transit dans l’attente de notre prochaine escale vers Dubai et de là vers Nice notre destination finale. Ha ça ce n’est pas possible, il faudra débarquer à Singapour et récupérer vos bagages pour les faire enregistrer ensuite sur vos prochains vols. Accessoirement y rester en quarantaine une petit quatorzaine de jours. Mais non! Nous avons acheté un one way ticket, nous restons en transit dans tous les aéroports . La meuf ne veut rien savoir. Je reconnais humblement qu’Olivier est beaucoup plus patient et diplomate que moi. Je reste en retrait pendant qu’il négocie. On joue l’inertie. Le temps passe, on va finir par rater l’avion si ça continue . Non désolé mais il n’y a pas de solution. Mais si propose mon pote : on abandonne nos bagages là tout de suite et comme ça on ne sort pas de la zone de transit . La meuf perd de son assurance et demande à sa cheffe-cheffe, qui nous assure qu’elle va essayer de voir avec ses collègues d’Emirates. Et moi je suis en apnée ébullition. Finalement le matriarcat cède la place à l’homme qui va nous sauver. Le boss du comptoir. J’ai vraiment l’impression que ça les faisait chier grave d’ailleurs. Prenez vos bagages dans l’avion et zouuu problème réglé. Oufff bon je perds quand même mon couteau Leatherman sea pathfinder( pour les connaisseurs : un petit morceau de rein quand même) dans l’affaire. Putain c’est juste au niveau timing! On a encore les formalités douanières à se taper et évidemment pour rejoindre notre porte d’embarquement il faut traverser l’immense zone duty free, j’arrive ventre à terre.... Pour retrouver nos deux connasses : « Puis-je voir vos passeports une dernière fois svp? » Elles veulent un rencard ou quoi , ça fait trois fois qu’elles les étudient. Toutes les pages, une par une, il y a des visas partout. Elles essaient de trouver la faille . En désespoir de cause: « vous vous rappelez avec qu’elle compagnie vous êtes arrivés au Myanmar ? Nannnnnnnn !!!! » . Merci messieurs , bon voyage. Nous arrivons à Singapour, il pleut et l’avion danse et frétille de joie. Moi non. Par le hublot j’ai le temps d’observer des dizaines et des dizaines de cargos en attente soit de chargement soit au contraire pour vider leurs cales. Plus que 7 heures d’attente avant de savoir si sur Emirates ils vont accepter de prendre nos deux gros sacs à dos en cabine. Suspense..... À bisousssss

Salut tous , Ouffff! Ayé ! Rentrés! D'après les informations entendues ça et là : de justesse. Nous avons pris le dernier avion Emirates avant que la compagnie ne suspende ses vols en direction de la France. Les aéroports ferment les uns après les autres. Nous nous attendions plus ou moins à être placés directement en quarantaine. Ce sera moins . À mon grand étonnement les douaniers du terminal de Nice ne portent ni gants ni masque. J'interroge celui qui vérifie mon passeport , cela n'a pas l'air de le perturber outre mesure . Nous prenons un rongeur pour rentrer chez Olivier . incroyable pour nous qui venons de pays où il y a la foule qui se bouscule, où pour faire un trajet on calcule le temps d'embouteillage. Tout est calme, silencieux, désert. Pas une voiture , de très rares piétons. On sent la peur . On discute avec le taxi afin d'avoir les dernières nouvelles concernant les possibilités de circulation et surtout pour moi : savoir si j'aurais l'occasion , l'opportunité et la possibilité de rejoindre le village le lendemain. Déjà quasi 48 heures que nous avons tenté de rejoindre le pays , le stress, le décalage horaire.... Je suis claqué. Mon plan est de passer la nuit chez Oliv et prendre la route le lendemain lundi. Le taxi nous affirme que ce sera impossible. Interdit. Il me fait flipper. On paye la course une énorme gigantesque fortune colossale , équivalent du cumul de plusieurs PIB des pays que nous venons de quitter. Pas le choix. Certains profitent, vé m'occuper personnellement de son karma à celui-là. Par contre il m'a foutu la trouille et je prends la décision de rentrer sur le champ. C'est dimanche, il fait beau, en plus je me dis qu'avec les gilets jaunes, les perdreaux ont de la récupération à faire valoir. Si jamais je suis nase et bien je m'arrêterais sur une aire pour récupérer un peu; et puis je suis toujours dans la continuité de la mouvance et sur les nerfs. C'est jouable et je joue. On imprime cette fameuse attestation dans laquelle je m'autorise à me déplacer. Un côté surréaliste tout de même. Plus copie de mes impôts fonciers et le décret du gouvernement (merci Benj'is) indiquant que pour rejoindre son domicile après avoir parcouru la moitié de l'univers, en être revenu vivant est autorisé par les sages au pouvoir (pour l'instant). Je téléphone à Brigitte Rousseaux, maman putative de ma Sweety d'amour en mon absence. Il faut qu'elle se fasse elle même à l'idée d'abandon et qu'elle prévienne et prépare la maisonnée quatre pattes au déchirement de la rupture de la copine et de l'amoureuse.... Et voui il y a eu des rapprochement sentimentaux en mon absence . Quand la souris n'est pas là les chats dansent. L'autoroute est complètement vide . La tentation d'accélérer est grande , mais bon je suis fatigué, on ne sait jamais.... Surtout que j'ai vu des bagnoles radar en embuscade. Grrrr rien d'autre à foutre? L'avantage de n'avoir aucun ennemi potentiel sur la route c'est que l'on peut rêver, relâcher son attention et rater sa putain de sortie pour se taper 40 bornes en plus. Il y a un barrage de la gendarmerie à la sortie de 'autoroute de Sète, je serre les fesse et rien .... Ma fiffille hésite entre me sauter au cou de joie et me faire la gueule, dans le doute elle vient me voir sourire aux babines puis part s'isoler pour bien me montrer son mécontentement..... Ayé les potes du village savent que je suis en route. Nannnn je suis peut-être porteur sain , pas d'apéro, on respecte les consignes d'isolement et on verra dans deux semaines ce qu'il se passe. Voilà comment nait la rumeur : Serge est contaminé, il est porteur sain, d'ailleurs il a même posté une photo de lui avec un masque .... Bouhhhh!!!! J'avais un peu oublié les désavantages du village. Olivier est beaucoup plus déconfit que moi d'avoir du écourter nos séjours. Moi aussi j'aurais adoré aller au lac Inle. Surtout voir les femmes girafes! Je croyais qu'elles étaient africaines . Pas du tout! C'est une peuplade Birmane. À l'origine , les femmes mettaient et empilaient des cerceaux autour de leur cou fin de se préserver des attaques des tigres ! Le fauve a tendance à saisir sa proie par le cou afin de l'étouffer et les cercles métalliques avaient un rôle de protection . Regret aussi de ne pas avoir exploré la côte longeant la mer encore vierge de tous touristes . Mais franchement ce n'était pas prudent et le risque de se retrouver confiner dans un pays , dictature militaire avec visa périmé et qui de surcroit n'a aucune infrastructure sociale et hospitalière. Nannnnnnnn. Regret également de ne pas avoir pu faire découvrir à Oliv la baie d'Along et surtout de ne pas avoir fait la boucle du nord en moto comme prévu en ratant nos derniers 15 jours au vietnam. Mais Olivier a encore plus de regrets que moi; Il en est fort marri. Ce sera pour l'année prochaine surtout que nous avions laissé des affaires dans notre Homestay de Hoi An . Nous avons déjà des ébauches de projets de voyages... l'Indonésie à rajouter dans notre prochain trip. Je vais compiler tous ces billets et les envoyer à ceux qui le souhaitent, pour cela il me faudra les adresses mails en mp car la totalité texte est trop lourd pour passer sur FB . À bisoussssssss
Cuba, Cuba, si... English translation pending
by KaniBé · 2020-04-16 · 88 replies
Confinement aidant, la décantation est opérée, comme disent mes voisins vignerons, notre récent voyage à Cuba en début d’année peut désormais être dégusté : Le cru de ce voyage 2020 est excellent !!!

Une volonté de changer de cap pour renouer avec une zone régionale, une culture latino et une histoire politique et sociale, négligées depuis plus de 3 décennies me titillait depuis quelques temps….

Alors, direction les Caraïbes, le pays de Cespedes et Marti pour 24 jours entre janvier et février.

Comme d’habitude, pas mal de lectures, sur VF notamment (grands mercis à Jeeaan, https://voyageforum.com/v.f?post=7694939;#7694939, à Ming2 pour ses 2 carnets en particulier https://voyageforum.com/v.f?post=6977052;#6977052et https://voyageforum.com/v.f?post=7425832;#7425832; à Anne42
https://voyageforum.com/discussion/trois-semaines-havane-baracoa-d8719358/ ainsi quà Stbeat), de blogs, d’articles divers, et de guides avaient permis de fixer un planning très général, avec pour commencer après une courte découverte de La Havane, direction l'Oriente et Baracoa par un vol intérieur pour une petite semaine.

Seules les 2 premières nuits à La Havane en "casa particular", avec vue sur le mythique Malecon, étaient réservées, ainsi que les 6 jours suivants chez Roberto et Manuel à Baracoa.









Premier réveil (dur, dur) cubain depuis la terrasse de la casa, après une très courte nuit (et jetlag) , dont la première partie fut passée à la Fabrica del Arte (http://www.fac.cu/) où le festival de jazz attirait une foule très éclectique !
Été 2017: trois semaines en Colombie en famille English translation pending
by Bluequark · 2020-04-14 · 65 replies
Comment la Colombie nous est venue à l’esprit ?



La première fois que j’ai entendu parler de la Colombie – comme destination touristique, j’entends –, c’était lors de notre voyage en Equateur au cours de notre hâlte à La Rana canto(que je recommande chaleureusement d’ailleurs pour qui voudrait faire un stop à la campagne. C’est vraiment très bien). Nadine et Pascal nous ont dit qu’ils commençaient à accueillir des backpackers venant de Colombie et que ces derniers trouvaient cela vraiment super.

Puis un podcast de Voyageurs du Monde m’a persuadée que la Colombie était le pays à visiter rapidement.

Ma fille (19 ans à l’époque) n’a pas été difficile à convaincre. Elle adore l’Amérique latine et une de ses meilleures amies a passé de nombreuses années en Colombie. Les garçons (mon tendre et cher, et notre fils - 17 ans) étaient loin d’être convaincus. Il faut dire que le site du ministère des affaires étrangères était tout sauf rassurant avec plein de rouge partout et un peu de jaune. Mais grâce à un travail de lobbying acharné et astucieux des filles, la promesse de bien rester dans les zones jaunes, ils ont fini par se laisser entraîner. (Entre notre décision et le voyage, le rouge du MAE a été largement réduit).

Restait à établir le parcours. La Colombie c’est grand, très grand. Et les routes sont lentes, très lentes. Pas question de vouloir trop en faire. Notre choix s’est porté sur la région du café, Medellin, Carthagène - parce que Carthagène a beau être très touristique, il nous paraissait difficilement envisageable de passer outre – et la Santander (avec Saint-Gil) que nous avons privilégié au parc de Tayrona (qui nous paraissait davantage semblable à ce que nous avions pu découvrir au cours de nos précédents voyages).

J’ai été guidée dans mes choix par les posts de Intothetrees -merci mille fois à lui- et le blog de Mars56 - merci aussi mille fois. Quelques blogs de voyageurs en tour du monde aussi (peu de sites évoquaient la Colombie à l’époque et j’ai découvert que les blogs de TDM étaient une bonne source d’information dans ce cas).

Pour optimiser les trajets, j’ai choisi une arrivée dans la région du café et un départ de Bogota. Trouver les billets au meilleur prix a été un peu compliqué et j’ai dû me résoudre à passer par un site de grossiste, chose que je ne fais jamais, en croisant les doigts pour ne pas avoir de problèmes. Deux vols intérieurs (Medellin – Carthagène et Carthagène – Bucaramanga) ont permis d’alléger les trajets.

Pour les hôtels, je n’ai pas eu le temps de potasser et puis à vrai dire, il n’y avait pas vraiment de quoi potasser. Je les ai choisis quelques jours à l’avance sur Booking en fonction des différents commentaires. Bien m’en a pris : en réservant depuis l’étranger – et Booking fait partie de « réserver depuis l’étranger », même nous étions déjà en Colombie lors de la réservation – on ne paye pas la TVA.

Au final, le trajet a donné cela.

5 août : trajet Paris - Perreira 6 août : Trajet pour Salamina – Salamina 7 août : Salamina - Balade aux alentours 8 août : Salamina - San Felix-vallée de Samaria 9 août : en route pour Jardin de Antoquia 10 août : Jardin de Antoquia 11 août : Jardin de Antoquia 12 août : trajet pour Medellín - musée de Antoquia 13 août : Guatape 14 août : Medellín - Free tour- Metrocable et Comuna 13 15 août : trajet pour Carthagène - Carthagène 16 août : Carthagène 17 août : Carthagène – les îles de Rosaire 18 août : Carthagène – La Boqu
http://illa 19 août : En route pour San Gil. Non ! pour Bogota ! 20 août : San Gil 21 août : Barichara- Guane 22 août : Rafting à San Gil 23 août : San Gil- Guadalupe 24 août : Guadalupe 25 août : Trajet pour Bogotá 26 août : Bogotá – bike tour – La calendelaria- musée de l’or 27 août : Bogotá - Montserrat- retour sur Paris

Tant pis pour la carte que j'ai faite sur Google earth : je ne peux pas la télécharger, pas assez de pixels!!

Nous avons donc adopté un rythme cool, nous laissant le temps de la découverte mais aussi du repos entre des trajets qui ont été souvent chaotiques voire complétement chamboulés. J’y reviendrai.

Un petit bilan, avant de passer au détail du récit : nous avons tout quatre bien apprécié la Colombie et les Colombiens. Le très bon espagnol de notre fille nous a beaucoup aidé à la fois pour nous débrouiller – mais nous aurions pu faire sans – mais aussi pour échanger avec les gens, notamment dans le bus. Le Colombie est un pays vraiment très chouette et mon seul regret, partagé par au moins un autre membre de la famille (je vous laisse deviner lequel), est de ne pas avoir eu plus de temps pour, par exemple, aller à Mompox ou encore Mongi.

Quant à la sécurité, souvent source d’interrogations, jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Bien sûr nous avons pris les précautions d’usage et, dans les villes, Medellín et Bogotá, j’avais choisi pour nous loger les quartiers les plus sécures, peut-être moins typiques mais plus simples à gérer. Evidemment, cela ne veut pas dire qu’il n’y pas de problèmes, mais nous n’avons pas eu de soucis pour voyager. Dans la région du café, nous avons croisé maints militaires dûment armés, un peu impressionnant quand même.
Toadstool hoodoos English translation pending
by Diamina · 2020-03-15 · 86 replies
Bonjour,

Je suis revenues des States le dimanche, le mercredi, Trump annonçait la fermeture des frontières aux Européens. J'ai eu une profonde respiration en entendant la nouvelle!!!

Je ne raconterai pas tout mon voyage... J'aime autant le chemin qui conduit aux sites que les sites eux-mêmes.

J'ai eu un vrai coup de cœur pour pleins de sites dont j'ai profité dans le south west, mais ce qui m'a surtout marqué, c'est le fait que souvent, sur les carnets, on a parfois l'impression (à tort d'ailleurs) qu'un site c'est juste une succession de choses importantes à voir dont il faut faire la liste et puis c'est tout.

Je vais donc vous faire découvrir toadstool à ma façon, j'aimerais vous faire découvrir les différentes étapes de ma découverte de ce park gratuit..

Voici tout d'abord ce qu'on découvre de la route: des montagnes chocolatées. Le parking placé devant à notre arrivée ne comporte qu'une voiture noire en fin de matinée.

Puis sur le parking, ou se trouve la voiture noire, on voit le panneau qui vous rassure sur le nom du park

Il y a aussi un panneau qui vous informe sur ce qu'est un toadstool, c'est à-dire un champignon vénéneux, mais si vous allez sur place vous le verrez. Vous aurez toutes les infos sur la formation des toadstools, et aussi sur le fait que le chemin allé simple fait 0,8 miles et aller retour fait 1,6 miles. Je n'ai pas très bien compris l'intérêt de la distance aller simple et me suis demandée s'il y avait des gens qui comptaient rester la-bas définitivement??? 🤪

Ce panneau vous informe aussi du fait qu'en été il peut y faire terriblement chaud, et qu'il vaut mieux vous munir de litres d'eau, d'un chapeau..... A notre arrivée début mars, la température extérieure est de 15°C, le soleil éclaire juste ce qu'il faut, une petite bouteille d'eau pour chacun de nous est amplement suffisante, et de chapeau que nenni!

08 miles aller simple....Mais en fait, vous marcherez beaucoup plus que ça, car une fois sur le site il y aura tellement de coins qui vous attireront que vous y passerez facilement plus de 2 heures si vous vous donnez la peine d'aller découvrir les recoins qui sont derrière le site principal. Et surtout si vous vous donnez la peine de farfouiller un peu. C'est un vrai jeu de chasse au trésor auquel nous nous sommes livrés.

Donc une fois que nous avons complété le registre inséré dans une boite métallique noire qui permet aux rangers de savoir qui chercher s'il vous prenait l'envie d'y rester définitivement, et qu'ensuite nous avons franchi la barrière en barbelés qui laisse entrer les humains qui peuvent se faufiler, mais pas les bovins et les ovins qui ne pourraient pas tordre leur abdomen pour suivre le grillage, vous découvrez de plus près les massifs chocolatés.

Puis vous découvrez que vous avez le choix de marcher dans des washs (ce sont des lits de rivière à sec)



Les massifs chocolatés sont parfois ornés de chantilly, et parfois, le sentier semble sortir du wash pour venir s'incruster entre les mamelons. C'est ce que montre le petit poteau planté sur la droite. C'est une sorte de cairn civilisé, quoi.



Le sentier peut parfois devenir un peu étroit, et si vous n'êtes pas à l'aise, il vaut mieux retourner dans le wash.

Parfois, c'est carrément acrobatique. Je me suis bien aidée de mes bâtons de marche.



Parfois ce poteau soi disant indicateur m'a laissé perplexe. Tout droit semble-t-il dire... oui mais où est le tout droit en question?

Inutile de dire que s'il a plu les jours qui précèdent votre passage, ou s'il a neigé, alors c'est une vraie pataugeoire dans laquelle vous évoluez. De simples sandales comme j'ai vu des gens en porter, ou même les chaussures de randonnée peuvent conduire à des chutes rocambolesques, ou causer des blessures sérieuses... Nous avons eu la chance en fin d'hiver d'être à une période sèche.

Et puis, il arrive que vous vous trouviez devant une ouverture comme celle là. Et à ce moment précis, plus aucun poteau, sinon ce ne serait pas marrant. Vous sauriez où aller, ce qui n'est manifestement pas le but. Alors, vous suivez votre instinct. Plutôt à droite? Plutôt à gauche? non? au centre alors?

Et bien j'n'en sais rien. J'ai pris une direction au hasard, (ça fonctionne parfois) et j'ai atterri en face de ça.



Sur ma gauche se trouvait le fameux chameau qui est sur toutes les photos de photographes professionnels, d'ailleurs sur place, il y en avait un qui ne s'intéressait qu'à ce mastodonte. C'est comme s'il était hermétique à toute la magie du reste.

D'ailleurs, il s'est plein à mon mari du mauvais balisage des pistes qui lui avait fait perdre du temps. Il n'est resté qu'autour du chameau, le prenant sous toutes ses coutures, avec différents éclairages. Bon, comme ça, c'est un truc de vrai photographe et que je n'en suis pas, vous n'aurez donc pas la super photo avec le super éclairage qui fait rêver. Au lieu de ça, je suis partie sur la droite par rapport au chameau à la recherche d'un spot de hoodoos blancs, dont j'avais découvert l'existence sur un carnet. J'ai trouvé que ce mélange de blanc et de rouge était très beau.

Vraiment très photogénique.

J'ai fait la connaissance du sphinx dont on a coupé le nez



Puis j'ai continué à me diriger vers les massifs blancs qui sont sur la droite, curieuse de tout voir.

Je me suis retrouvée devant une paroi verticale que j'ai dû escalader, pour finalement, me retrouvée au milieu d'une alcove sans issue (enfin pour moi qui ne suis nullement cascadeuse). J'ai donc redescendu ma paroi verticale, et suis retournée sur mes pas.



En revenant, je me suis retrouvée face à ce joli E.T. de Spielberg.

Puis après avoir laissé le chameau toujours sur ma gauche, je me suis retrouvée devant cette cour en rouge et blanc, avec quelques champignons qui émergeaient. Le tout entouré d'une paroi de colonnes blanches. C'est du plus bel effet.

Le chameau au loin dans son environnement en rouge et blanc, a, je trouve, beaucoup plus d'assurance, surtout sous un ciel nuageux.

Il est une star parmi les autres, et ce personnage de Star wars ne me démentira pas.

Compte rendu croisière aux Antilles sur Costa Favolosa janvier 2020 English translation pending
by Rcoucou · 2020-02-11 · 44 replies
bonjour

Notre Itinéraire 25 janv départ de Pointe à Pitre 26 janv en mer 27 janv la Romana 28 janv Catalina (ile face à la Romana) 29 janv Tortola 30 janv St Martin 31 janv Martinique Fort de France 1 fev Pointe à pitre

Nous avions réservé début 2019 cette croisière pour deux personnes et nous avions comme à l’habitude acheté nos vols A/R séparément au départ de Roissy avec la compagnie Xl airways.🤪

Malheureusement la compagnie ayant fait faillite en novembre nous avons dû remplacer nos transferts vers la Guadeloupe avec la compagnie Corsair avec un départ de Orly.

Un inconvénient supplémentaire pour nous qui demeurons près de Lille, car nous avons un accès direct à l’aéroport Charles de gaule via le TGV. Étant donné l’horaire de départ de notre vol à Orly nous avons donc réservé une chambre à Ibis cœur de Paris.

Finalement nous sommes partis avec un couple d’amis ayant l’opportunité d’avoir une cabine sur le même bateau à un bon prix.😎

Nos transferts : Nous sommes partis donc le 21 janv en TGV de Lille vers Paris Charles de Gaulle et pensions prendre le RER B et l’Orlyval pour rejoindre Orly.

Mais en cette période de grève nous avons finalement opté pour le Bus Direct assurant la liaison CDG ligne 3 vers Orly, ce que nous n’avons pas regretté, car pas de bousculade et les valises posées une fois pour toutes dans le coffre du bus. 22€ l’aller mais 19€ si vous êtes 4 en payant au chauffeur.

Arrivé à Orly T4 , nous avons pris l’ascenseur de la passerelle qui nous conduisait directement vers l’ibis cœur de Paris.

Aucun problème d’enregistrement à notre arrivée pour nous, mais pour mes amis, la réceptionniste ne trouvant pas leur réservation sur internet, une erreur sur la date (21/2 au lieu de 21/1) les taxa de 50% du prix de la chambre. Pas très commercial comme accueil surtout qu’il restait bien des chambres de libres.🤪

Nous passerons l’après-midi dans cet hôtel, et prendrons l’apéro au bar en attendant le dîner de 19H. La chambre bien insonorisée malgré la proximité de l’aéroport est confortable, la literie aussi. Le choix des repas est assez limité, c’est un hôtel de transit, les plats sont corrects le service à table efficace si vous ne prenez pas les formules buffets, malgré tout il y a pas mal de monde et trouver une place pour 4 c’est laborieux.





Une bonne nuit et nous prendrons notre petit-déjeuner vers 7H compris dans notre réservation , que nos amis devront eux repayer, leur réservation ayant été annulée.🤪

Nous reprendrons la grande passerelle couverte vers le terminal 4 juste en face pour déposer nos bagages pour le vol Corsair.

Notre enregistrement ayant déjà été fait la veille sur internet, il nous manquait seulement les porte étiquettes pour les valises, afin de glisser dedans nos feuilles comportant le code-barres relatif à notre vol vers Pointe à pitre. Une hôtesse Corsair devant les caisses d’enregistrement automatique nous donna les porte étiquettes plastifiés afin de déposer les valises sur le tapis d’enregistrement vite fait bien fait.

Notre vol a eu quand même une petite heure de retard au décollage mais nous étions déjà assis dans l’avion et pouvions profiter des écrans et films vidéo (j’ai donc prévenu notre taxi Ruddy à Pointe à pitre de notre probable retard).

Retard final de 15mn à l’atterrissage avec un vol très correct, nous étions assis derrière l’espace central où sont distribuées les boissons. J’en profitais pour demander s’il était possible d’avoir le seul « kit apéro payant » avant le repas que nous avons eu tout loisir de déguster.😉

Le plateau est correct, poulet ou poisson, servit avec du vin ou de la bière ou des sodas et de l’eau. Les boissons au repas sont incluses dans le prix du billet, un plus par rapport à XLairways où tout était payant sauf l’eau.

à suivre
Croisière Costa au depart de Mumbai English translation pending
by Mapi1726 · 2019-07-12 · 260 replies
Ayant eu peu de réponses (1 ! ) je repose ma question !! Merci à tous

Nous sommes un groupe d'amis et allons réserver pour 2019 une croisière sur le Costa Victoria au départ de Mumbai puis Cochin-Maldives-Sri Lanka-New Mangalore-Mumbai Est ce que la communauté du Forum aurait des infos sur le bateau et/ou la croisière? Toutes les... Croisières > Inde
Cinq jours à Marseille? English translation pending
by Gumbinette · 2019-05-20 · 27 replies
Bonjour à tous !

Je serai 5 jours à Marseille avec une amie. Voici que que nous avons prévu de faire.. 1 journée à visiter les calanques et Cassis 1 jour de visite de Marseille 1 jour d'excursion ( vignoble et champ de lavande) Que me conseillez-vous d'autre? Nous n'aimons pas les musées. Merci beaucoup
Retour de croisière sur le Bellissima English translation pending
by Nacomi · 2019-03-17 · 80 replies
hello, on attend avec impatience le retour des croisieristes partis sur le bellissima, on est impatient, merci beaucoup
Compte-rendu de deux croisières, 9 nuits, Cuba, Mexique, Floride, février 2019, Majesty OTS, RCCL English translation pending
by Reglisse68 · 2019-03-16 · 25 replies
Voici le compte rendu d'une croisière effectuée à bord du Majesty of the seas (compagnie Royal Caribbean), du 21 février 2019 au 2 mars (deux croisières consécutives 6 jours + 5 jours) au départ de Fort Lauderdale.

Les escales sont les suivantes : - FORT LAUDERDALE (USA) - en mer - COZUMEL (Mexique) - COSTA MAYA (Mexique) - en mer - FORT LAUDERDALE (USA) = fin de la première croisière - KEY WEST (USA) - LA HAVANE (Cuba) 2jours - FORT LAUDERDALE (USA)

Comme toujours, le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant relativement raisonnable côté budget et en gardant une grande liberté pour avancer à notre rythme ! Bien entendu la compagnie de croisière propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort.

Le compte rendu est organisé par partie : - quelques mots sur nous - explication pour l’ESTA - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - précision sur le fait d’enchainer deux croisières + le visa pour Cuba quand on vient depuis les USA - le dernier jour de visite à Fort Lauderdale et Miami - le retour - une partie budget.

Je souligne que ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.

QUELQUES MOTS SUR NOUS Après plus d’une dizaine de croisières sur Royal Caribbean en amoureux, nous avons voyagé pour la deuxième fois avec nos deux enfants (4 et 6 ans) et papy et mamie. Nous étions donc 6. Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue ni du ménage et de la vaisselle (pour moi !)… Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée… Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas.

ESTA Pour entrer sur le sol américain, un français disposant d’un passeport biométrique n’a pas besoin de visa. Il faut obtenir une autorisation qui se nomme l’ESTA. Pour avoir le site internet officiel, rendez-vous sur le site du ministère des affaires étrangères français, car il existe de nombreux sites qui peuvent vous escroquer. Cela coute 14$ par personne (enfant et adulte) et cette autorisation est valable 2 ans.

PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ le mercredi 20 février. Après 2h de voiture nous avons déposé notre voiture au easypark à Zurich (Suisse) pour 110€ les 12 jours, il suffit de les contacter en arrivant et la navette vient vous chercher et vous déposer en 5 minutes à l’aéroport. Pratique, rapide, moins cher et efficace ! Réservation préalable sur Internet obligatoire.

Nous avons réservé nos vols 8 mois en avance, et ils ont étés modifiés de nombreuses fois, au départ nous devions faire une escale et finalement nous en avons fait 2, c'est bien trop fatiguant avec des enfants...

Vol Zurich-Londres puis Londres-Philadelphie puis Philadelphie-Fort Lauderdale sur British airways.

A Zurich, il y a une aire de jeux pour les enfants avec un toboggan et une grande salle avec de nombreux jeux. C'est gratuit, tout dépend de votre terminal. A Londres il y a aussi une belle aire de jeux avec une structure pour les enfants et une autre pour les bébés. C’est une salle à part, un peu cachée ! C'est vraiment sympathique de proposer ce genre d'endroit pour défouler les petits monstres gratuitement. A Philadelphie il y a aussi un petit endroit mais ayant attendu plus de 30 minutes pour récupérer nos valises, après l’immigration, nous ne nous sommes pas attardés. Surtout que nous devions nous retrouver avec papy et mamie… N’habitant pas la même région le but était de se retrouver pendant le trajet.

Arrivée à Fort Lauderdale vers environ 23h30, nous avons contacté notre hôtel pour que la navette gratuite vienne nous chercher. Et là c'est le drame... chambre louée à quelqu'un d'autre car apparemment ils ont rencontré un problème avec ma carte bancaire! Bien évidemment la banque n’a trouvé aucun refus de prélèvement, on ne connaitra jamais le fin mot de l’histoire. L’hôtel nous a finalement trouvé une autre chambre dans un autre holiday inn, mais avec un lit double en moins... Payer 220€ pour dormir à 4 dans le même lit et manger un petit déjeuner vraiment pas terrible, c'est plus que limite... Sans compter les 40$ de taxi entre l'aéroport et l’hôtel au lieu de la navette gratuite... Bref, plus jamais je ne réserverai dans un holiday inn... Surtout que le lendemain pour rejoindre le port, il a encore fallut payer 35$ de taxi au lieu de 10$ de uber ! Bref...

Arrivés au port c'est très facile, il y a un panneau qui indique le quai et le nom du bateau. Prévoyez votre passeport car pour entrer dans le port il y a un contrôle.

On s’enregistre très rapidement, il y a de nombreux comptoirs, vous pouvez enregistrez votre carte bancaire ou pas, puis on vous demande si vous avez été malade puis on vous distribue votre sea pass. Et on monte à bord ! Distribution de deux bracelets pour nos enfants en cas d’évacuation.

On passe voir où se situe notre table de 6 au restaurant pour le diner, puis nous montons manger au buffet tout en haut, au 11ème pont. La cabine sera disponible à 13h.

Tous à bord à 15h30, heure de l’exercice d’évacuation en plein soleil, on brule... Départ prévu à 16h. Heure respectée.

LES ESCALES

🙂COZUMEL 7h00 - 18h00 Le bateau est amarré au sud de la ville. Un chien « renifleur de fruits » renifle tous les sacs à la sortie du port… Par contre il ne renifle pas les gâteaux ! météo : Très beau, très chaud, un peu de vent, plus de 30°C ça c’est certain… !

Le programme de la journée était le suivant : récupérer les jeeps de location et aller à Punta sur pour visiter le parc naturel et profiter de la plage.

Nous sommes descendus du bateau vers 8h. Nous récupérons 4 serviettes sur le quai. Nous avions réservé deux jeeps à l'agence miramar rental qui est à 5 minutes de marche à pied du quai. 55$ la jeep pour la journée c'est raisonnable. On a juste l'impression de conduire un char d’assaut ! L'agence est sérieuse, et se situe dans la station service (pratique pour faire le plein avant de restituer le véhicule). Ils parlent anglais et espagnol, paiement sur place en cb ou cash.

Après 25 minutes de trajet, nous arrivons à Punta sur. C'est une réserve naturelle magnifique. 16$ par adulte, 10$ pour les enfants à partir de 4 ans. Nous nous arrêtons au premier arrêt pour observer le marécage. Nous montons sur la tour d'observation, nous avons vu des oiseaux magnifiques, un crocodile de très près et un raton laveur. Il y a aussi une petite ruine maya mais rien d'exceptionnel.

Le deuxième arrêt est au phare, 130 marches à grimper pour une belle vue dégagée ! A faire. On peut aussi voir les petites boutiques et faire une pause aux wc. Nous nous dirigeons ensuite vers le troisième arrêt : plage et tour en bateau sur le marécage. Grosse déception, drapeau rouge = interdiction de se baigner ! La plage est magnifique, l'eau turquoise, les transats et parasols disponibles gratuitement... mais pas moyen de se mettre à l’eau, grosse vague de bord et ça descend très vite (un homme se baigne malgré l’interdiction)…

Nous prenons le bateau de 12h, les commentaires sont en anglais et en espagnol, c’est intéressant et il dure 45 minutes. Nous nous sommes pris une averse intense et fraiche, heureusement que nous n’étions plus sur la plage et que j’avais choisi des jeeps fermées…

Nous repartons du parc vers 13h.

Nous essayons de tenter notre chance sur les plages à l’ouest de Cozumel (du sud vers le nord): - playa palancar (testée il y a 7ans) : eau trouble et beaucoup d’algues, et une grosse vague de bord… raté ! - paradise beach : eau trouble et beaucoup d’algues, pas de vague mais obligation de se baigner dans un périmètre très restreint au milieu des jeux gonflables… raté ! - snorkel beach : que des cailloux… raté ! - corona beach celle juste à côté (50 mètres) : belle terrasse ensablée avec des tables, des parasols, un accès facile à l’eau avec un genre de petit recoin pour les enfants… 5$ par personne pour le droit d’entrée et on pause (enfin !) nos affaires pour une pause détente ! Pas de plage de sable fin ici… mais une pause snorkeling !

16h : Nous nous rhabillons et allons rendre la voiture. Le retour est facile car la location n’est pas au centre de la ville, très pratique. Nous faisons le plein (13$ par voiture environ) et nous nous dirigeons vers le bateau pour aller manger un petit quelque chose. Il y a à Punta Sur un petit restaurant pour ceux qui souhaitent manger sur place.

bilan de notre journée à terre : Une belle journée ensoleillée mais en partie gâchée par cette météo qui nous a empêchée de rester toute la journée sur Punta Sur comme initialement prévu. Un membre du personnel du parc nous a dit que cela faisait 7 jours que le temps était comme ça, et 7 jours que le drapeau rouge était hissé… !

😉COSTA MAYA 7h00 – 16h00 Le bateau est à quai, il est amarré à côté de Mahahual, c’est-à-dire presque au milieu de nulle part. Il y a un petit train qui relie le bateau à la terre ferme pour les feignants qui ne souhaitent pas marcher le long du quai, j’avoue il est assez long et peu sécurisé lorsqu’il y a du vent… A ce propos si vous montez dans le train, ne pas pousser car le premier à être monté risque de tomber à l’eau (aucune chaine ou dispositif de sureté pour les enfants…). météo : chaud, beau, sans vent, que du bonheur… !

Au programme de la journée : plage et baignade en ville à Mahahual sur la plage publique.

Il faut déjà dix bonnes minutes pour sortir du port car vous êtes obligés de suivre un parcours qui traverse la majorité des boutiques… Ce port est à mon gout trop artificiel: des stands de souvenirs partout, des restaurants, des bars où la bière est à 4$, une piscine au milieu, une plage et des transats, des dauphins en captivité, des personnes déguisées en pirate… En fait tout est fait pour que vous puissiez passer la journée dans cet endroit. C’est un peu Disneyland à la mexicaine… Pas vraiment à notre gout, mais peut être que certains apprécieront !

Nous cherchons ensuite un moyen de locomotion pour rejoindre la ville de Mahahual, située à 4 km environ. Deux options : le train collectif (4$ le billet pour les adultes) ou 12$ le taxi pour 6 (8$ pour une voiture transportant 4 passagers). Nous choisissons donc le taxi à 12$.

Très poli, parlant assez bien l’anglais le chauffeur nous explique qu’il est content qu’on sorte de ce port car pour cette ancienne cité de pêche, l’avenir c’est le tourisme. Or si les touristes restent dans le port, ils ne font pas vraiment vivre la population locale car l’ensemble du port (si j’ai bien compris) est géré par une seule personne. Il nous explique que la plage est gratuite, les chaises, les transats et les tables aussi.

On s’installe, il n’y a pas foule mais progressivement cela se remplit et devient vite complet. La plage est magnifique, ils ramassent les algues. Les nuances de bleu sont esthétiques. Il n’y a pas de vagues car la zone est protégée par une barrière de corail. Il y a une petite bande de sable pour les enfants et la plage est propre.

On consomme 5 bières et un cocktail tout en profitant de la plage. 27$, c’est sûr ce n’est pas donné mais on paie en fait le cadre, les chaises, les transats et la plage… Ils n’incitent pas à la consommation, c’est agréable.

15h : Nous reprenons le taxi pour rentrer au port, c’est simple ils sont tous garés au même endroit et le prix est fixe. Pas de négociation à la tête du client…

bilan de notre journée à terre : Deuxième arrêt à Costa maya (février 2018, voir compte rendu Empress of the seas reglisse68), journée très différente ! La pause plage fait du bien et le cadre est agréable !

🙁FORT LAUDERDALE 7H00 – 15H Le bateau est amarré au terminal 18, le même qu’au départ.

météo : Superbe soleil, température avoisinant les 30°C, mais un grand vent …

Profitant d’effectuer deux croisières consécutives, pendant que tout le monde descend du bateau tristement, nous avions décidé de profiter de la plage à Fort lauderdale beach park.

Mais avant de descendre il fallait s’enregistrer pour la croisière suivante. Ce n’est pas la première fois que nous enchainons deux croisières et d’habitude on enregistre les deux croisières, en même temps, le premier jour mais dans ce cas présent, il est obligatoire d’enregistrer une deuxième fois à cause de l’escale à Cuba (détail plus bas dans le compte rendu -> « précision sur le fait d’enchainer deux croisières »)

Direction le quartier de fort lauderdale beach en taxi, 13$ entre le port et le sud du parc avec un chauffeur qui roulait bien. Une employée du port s’occupe de vous appeler un taxi si comme nous vous en voulez un plus gros que la norme. Le prix de la course est le même qu’un taxi classique. En fait c’est 13$ le prix minimum de la course.

9h : arriver à la belle plage et à la grande aire de jeux située tout au sud de la plage, nous constatons avec regret que le drapeau est rouge. Impossible de se baigner, il fait chaud, la promenade reste agréable mais quelle déception…

Nos enfants profiteront de l’aire de jeux pendant une bonne heure. Il y a des toilettes non loin de là, propres et sur la plage.

Nous marchons le long de la plage puis nous finissons par nous poser à l’ombre des palmiers pour profiter du soleil sans profiter de la baignade.

Vers 13h nous nous postons au bord de la route et nous arrêtons cinq minutes plus tard un taxi pour six personnes, moins nombreux que la taille classique pour quatre. Arrivés au port, le chauffeur nous demande 25$, le compteur ne marchait pas, je lui ai fait remarquer et il m’a juste dit « no problem ». Je lui ai fait comprendre qu’on avait payé 13$ à l’aller déposé au début de la rue, je lui ai donné 17$ car nous étions à l’autre bout du boulevard, c’est déjà bien payé je trouve.

Nous montrons nos seapass et nous montons à bord. Direction le buffet pour se restaurer. Nous profitons de notre après-midi à bord du bateau.

bilan de la journée : Une matinée très mitigée, la faute à la météo… Une belle plage et une météo pourrie, ce n’est pas compatible !

😉KEY WEST 8h– 17h Le bateau est amarré en ville, pas loin du square mallory. météo : un beau soleil et une température très agréable !

Nous marchons dix minutes puis nous arrivons devant la magnifique aire de jeux aménagée récemment (moins d’un an, le site était en chantier lors de notre passage en février 2018).

Nous nous sommes partagés en deux groupes, les hommes ont visité le USCGC Ingham, un ancien bateau militaire. La visite coute 10$ par personne et dure bien 1h, c'était très intéressant.

Pour mamie, les enfants et moi-même direction l’aire de jeux ! La grande zone de jeux pour les enfants est située juste à côté du bateau visité par nos hommes, elle est composée d’une aire de jeux pour les plus petits (2-5 ans) , une aire pour les plus grands (4-8ans), une belle araignée et surtout une aire de jeux aquatique pour tous les enfants… Le paradis pour nos monstres de 4 et 6 ans ! Prévoir les maillots de bain ! Pas besoin de serviette, on sèche vite… !

Nous marchons ensuite 15 minutes, puis nous arrivons à la plage du fort Zachary. Nous l’avions testé lors de notre passage l’an dernier et étant à notre gout, nous y sommes retournés. C’est 2$ par adulte, gratuit pour les enfants. On paie l’accès au parc naturel, la plage étant dans le parc. Elle est propre, plutôt avec des cailloux (prévoir les aquashoes !), beaucoup de tables et de l’ombre sous des arbres magnifiques. Il y a des douches, c’est très convivial. L’eau est turquoise mais le niveau descend vite, très vite même.

bilan de la journée : Une très belle journée sous le soleil de Floride… Que du bonheur ! Initialement nous avions prévu un arrêt au discovery center (une sorte de musée gratuit qui œuvre pour préserver la faune et la flore locales situé entre l’aire de jeux et la plage) mais par manque de temps et d’envie nous avons fait l’impasse sur cette visite.

😉LA HAVANE 8h – … Le bateau est amarré en plein centre-ville ! C’est vraiment pratique pour visiter, remonter à bord pour manger, redescendre… et les tenues plutôt sexy des douanières encouragent à passer plusieurs fois la frontière ! Ceux qui ont déjà fait escale à la Havane comprendront… météo : soleil, aucun nuage et une chaleur « muy caliente » !

Le programme de la journée prévoyait de visiter Fusterlandia puis de remonter à bord pour manger et enfin de profiter de notre après-midi pour visiter la veille ville de la Havane.

Nous passons les contrôles, autant parler espagnol plutôt que l’anglais, car les douanières sont plus souriantes ! C’est assez rapide, nous montrons notre visa, un petit tampon dans notre passeport et c’est parti.

Avant de quitter le port, nous changeons nos euros contre des CUC. C’est rapide, et pratique, le taux de change est d’après ce que j’ai lu partout le même donc autant faire ça de suite.

Notre première mission de la journée : trouver un taxi pour 6 personnes ! C’est plus compliqué que pour 4… Il y a un rabatteur à la sortie du port et si on souhaite un taxi on est plus ou moins obligé de passer par lui (sauf si on s’éloigne du port mais avec la circulation, la pollution et des enfants cela aurait été délicat). Après négociation (au départ 40cuc de l’heure), nous avons trouvé une vieille américaine pour 80cuc aller-retour et nous étions libres de visiter Fusterlandia pendant autant de temps que nous voulions. J’avais lu qu’on pouvait trouver pour 30cuc , en négociant bien, pour un véhicule classique (pas une américaine) pour quatre personnes. A six il aurait fallu prendre deux voitures donc 60cuc, et c’est assez normal de payer plus pour le prestige de la vieille voiture. Pour le chauffeur, c’est énorme, mais il paie le rabatteur à l’entrée et ne voulait de toute façon pas descendre sous 80cuc. Le chauffeur paie également la police… (billets accrochés au pare-brise !).

Nous avons visité Fusterlandia pendant 2h environ, la maison de l’artiste est vraiment belle et originale. A l’entrée il suffit de dire sa nationalité et vous pouvez visionner gratuitement une vidéo explicative en français. Le troisième et quatrième étages sont interdits aux enfants (et même au deuxième, il faut bien tenir les petites mains car ce n’est pas sécurisé). Le site a beaucoup plu à toute la famille ! La boutique de l’artiste propose des œuvres à partir de 15$. Nous avons ensuite déambulé dans les boutiques aux alentours, c’est bien difficile de savoir ce qui est réellement fait sur place. Le chauffeur nous a récupérés au bout de la rue, nous laissant vraiment le temps de voir le quartier, il y a des fresques magnifiques. Venir tôt car quand nous faisions les boutiques des bus de RCCL arrivaient… et là c’est l’invasion.

Retour au port en passant par le malecon, le mythique boulevard longeant le bord de mer.

Nous remontons à bord pour manger.

Après une pause repas, nous repassons la douane, puis nous visitons la veille ville. Pendant 3 heures nous avons marché en ville en passant devant les palais, la cathédrale, le théâtre et les façades les plus célèbres. C’est une atmosphère différente (mais très polluée !). Le charme des voitures anciennes et des façades très différentes selon les époques opèrent sur nous. Partout on tente de nous vendre des cigares ou autre, il suffit de dire « no gracias » pour ne plus être importunés.

Je remonte à bord avec nos enfants fatigués, les grands-parents sirotent un mojito en ville et mon mari part se promener vers le marché à 10 minutes à pied au sud du quai. Le marché ferme à 18h, il visite rapidement, c’est un mélange d’œuvre qui ont l’air originale et de babioles pour touristes. Il est très sollicité car c’est bientôt la fermeture, ce qui n’est pas agréable à la longue. Côté mojito, plus on s’approche du port plus le prix grimpe (de 1cuc à 5cuc…) !

bilan de la journée : Une magnifique journée à la découverte d’une ville et d’un artiste local dont la renommée a dépassé son pays d’origine. Le tout transporté dans une belle voiture américaine et sous le soleil…. Que demander de plus pour découvrir cette escale mythique !

😉LA HAVANE … – 13h Très pratique l’overnight ! météo : soleil, toujours aucun nuage et une chaleur « muy caliente » !

Le programme de la journée : visiter le fort de la cabana et voir le fameux Christ blanc situé du même côté.

Nous passons les contrôles rapidement, il suffit de montrer son tampon apposé la veille… et de parler espagnol !

Nous avions expliqué à notre chauffeur de la vieille, qu’aujourd’hui nous souhaitions visiter le fort de la Cabana. Et il m’avait proposé 25cuc le trajet simple. Prix bien trop excessif à mon gout. Mais quelle surprise en sortant du port… Nous marchons un peu sur la droite pour espérer trouver un chauffeur moins cher et finalement, notre chauffeur de la veille s’arrête (pas juste devant le port) et nous propose 20cuc le trajet. Je lui dis en espagnol que le fort est juste en face, que ce n’est pas le prix juste et que moi je lui offre 10cuc pour un trajet. Je lui demande de revenir nous chercher 2 heures après et que pendant les deux heures il peut espérer faire d’autres courses car le fort est à proximité de la zone touristique. J’ai argumenté en disant que de toute façon il valait mieux 10cuc que de garder un taxi vide. Au départ il ne voulait pas, et un autre rabatteur courait pour lui dire qu’il n’avait pas le droit de rester là… Il a fallu marcher d’un pas très rapide pour enfin se débarrasser de ce rabatteur. Et finalement le chauffeur a accepté la course à mon prix. Je lui ai laissé un petit papier pour l’heure de retour.

Le fort est à moins de dix minutes en voiture. Il ouvre à 9h30 (pas à 10h ni à 8h comme indiqué sur certains guides de voyage). Le prix est de 6cuc la journée pour les adultes (et pas 3cuc comme indiqué dans la plupart des guides, les prix montent vite à Cuba…), gratuit jusqu’à 12ans. C’est 9cuc le soir pour la cérémonie du tir au canon. C’est cher pour ce que c’est (par rapport au niveau de vie cubain) car même si le site est immense, les monuments beaux, le manque d’information est cruel. De nombreuses salles sont fermées. Il y a quelques explications dans la chapelle et dans la prison. La visite reste agréable car le site est majestueux et les constructions impressionnantes et bien conservées mais il faudra ouvrir un guide de voyage pour en apprendre un peu plus d’un point de vue historique… On peut aussi acheter de réels cigares cubains à la boutique à l’entrée du fort, roulés devant vous. On peut voir le plus long cigare du monde, peu d’intérêt…

11h30, nous attendons notre chauffeur. Nous croisons les doigts pour qu’il revienne… ! Et finalement nous voyons une autre américaine bleue et le chauffeur me montre mon petit papier avec l’heure de retour. Il m’explique que son frère a trouvé une autre course et qu’il vient à sa place pour nous ramener au port. Il nous explique quelques petites choses sur son pays, passe devant le christ blanc, et il nous demande s’il peut nous déposer avant le port pour ne pas payer le rabatteur. On lui laisse les 10cuc et notre petite monnaie car nous ne pourrons rien en faire. Autant qu’il en profite.

Nous rentrons dans le hall du terminal et nous souhaitons échanger nos 5cuc restant, et là c’est la mauvaise surprise, la personne me dit qu’elle n’a plus de billets pour des dollars ou pour des euros. Information honnête ou façon d’escroquer encore un peu les touristes… je ne sais pas ! Il est impossible d’échanger des CUC en dehors de Cuba.

Dernier passage par la douane, distribution de petite serviette glacée par RCCL (très agréable !), et hop à bord… direction le buffet !

Bilan de la matinée : Belle matinée historique et culturelle ! Le fort vaut la visite…

Bilan des différentes escales : un mix parfait entre découverte culturelle et artistique et plage ! Parfois gâché par une météo capricieuse… !

DETAILS SUR LE BATEAU

Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner. C’est assez varié (moins que sur d’autres bateaux de RCCL, je pense à l’empress ou à l’anthem notamment), côté sucré, côté salé… Et surtout c’est très propre, il n’y a rien qui traine à côté des plats, ni par terre. On vous invite à vous laver les mains en rentrant avec 3 éviers installés au début du buffet et un distributeur de gel hydroalcoolique. Chaque soir, il y a un petit truc qui change et c’est toujours bon. Le premier soir par exemple on pouvait avoir un wok à la demande, un autre soir des crêpes, puis des churos… Et bien sûr toujours des bonnes glaces à compléter avec des fruits, du chocolat fondu…. D’habitude certains plats servis dans la salle de restaurant le sont le soir au buffet également. Par exemple, les côtelettes d’agneau, du poulet au marsala, la tarte à l’oignon, le beignet de crabe, les arancinis…. Et bien pas sur ce bateau ! Pour votre petit déjeuner, vous pouvez prendre des muffins toastés à la demande, vous faire faire une omelette, des œufs à la poêle, manger un donut à la canelle ou au chocolat, du muesli, des fruits découpés… ou de la saucisse et du bacon ! On trouve du lait chaud et des dosettes de chocolat (enfin pas lors de la deuxième croisière…heureusement que je me suis trainée mes sticks de nesquick !) pour préparer des chocolats au lait. - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs ! C’est très très bon, sans fausse note… et servis avec soin. Dans les entrées : escargots, saumon, bisque de homard, tartare de poisson, feuilleté aux fruits de mer, salade ceasar... Pour les plats : steack, carré d’agneau, poulet au marsala, saumon grillé, souris d’agneau, et pour le dernier soir : queue de homard ! Attention uniquement sur les croisières de 5 nuits et plus…. Quelle déception le dernier soir, zut… Pour le dessert, que du bonheur aussi, l’apple pie est excellente ! Pour une fois je dirai que les desserts étaient un peu meilleurs que sur les autres bateaux de la même compagnie mais il ne faut pas être regardant sur le sucre, c’est souvent très sucré. Le tout à volonté bien entendu… !

Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même. Je ne peux pas juger de la qualité des excursions proposées mais simplement dire qu’elles étaient très nombreuses.

Côté spectacles... Nous n’avons pas vu de spectacles car étant au deuxième service, le spectacle était souvent à 7h15, heure à laquelle nous faisions manger nos enfants au buffet avant de les déposer au club (ocean adventure) pour pouvoir ensuite manger en famille ou en amoureux selon les soirs.

Pour les enfants Un club gratuit existe pour les enfants propres à partir de 3 ans : ocean adventure. Ils sont partagés en plusieurs groupes selon l’âge (de 3 à 5 puis de 6 à 8 ans…). Il faut s’inscrire le premier jour (de 13h à 15h ou à 19h) et après on peut les déposer et les reprendre un peu comme on veut. Chaque jour il y a plusieurs plages horaires comme 19h-22h par exemple et on peut déposer l’enfant à 20h15 et le reprendre à 22h. Un enfant ne peut pas rester plus de deux plages horaires, on ne peut pas « abandonner » son enfant au club, c’est logique je trouve. Après 22h, c’est payant. Un programme est donné chaque jour dans la cabine, nos enfants ont beaucoup aimé et cela nous a permis d’avoir des repas calmes et d’en profiter pleinement sans culpabiliser. Ils proposent beaucoup d’activités : coloriage, maquillage sur le visage, mise en couleurs de bandanas pour devenir un pirate… et sans parler un seul mot d’anglais nos enfants étaient demandeurs pour y retourner tous les soirs ! Point important aussi, la première chose que les animateurs font faire aux enfants en arrivant au club : enlever les chaussures et lavage des mains ! Nos enfants de 4 et 6 ans sont restés ensemble à notre demande, dans le groupe des 3-5 ans.

Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! - piste de marche et course : pas franchement utilisée, on marche déjà toute la journée… - piscines extérieures : pas tentées mais blindées les jours en mer… - pataugeoire pour les enfants : testée plusieurs fois et malgré sa taille restreinte, c’était parfait car il y a des jets pour jouer à s’éclabousser. Attention quand même, l’enfant doit faire 1m10 pour faire le toboggan violet. - bassin pour les bébés avec couche : pas testé car nos enfants sont propres ! Mais c’est frustrant car notre enfant de 4ans n’avait ni le droit au toboggan violet ni aux deux toboggans de l’espace avec couches… C’est un peu mal pensé car je vois mal en enfant de deux ans avec couches faire les deux petits toboggans car trop risqué mais les plus grands n’y ont pas accès… - jacuzzi : pas testé en journée car sous 35°C pas forcément envie d’y aller tout simplement ! Testé un soir après le diner, sympa si un film n’est pas programmé en même temps ! (donc après 22h c’est plus calme…). Mais attention souvent à 22h on ne peut plus emprunter les serviettes…

Le bateau en lui-même... en vrac ! Cabine petite, très petite, non non, très très très petite cabine ! C’est un placard à balais sans réfrigérateur, sans canapé, avec une seule chaise et 4 tiroirs pour ranger ses affaires. Le placard à l’entrée est vite rempli avec 4 gilets de sauvetage, un coffre-fort et 2 échelles pour grimper dans les lits en hauteur. On n’a pas sorti les échelles et nous avons porté nos enfants pour les mettre au lit pour ne pas perdre encore de la place… Il faut être rusé pour ranger ses vêtements… ! Ou les laisser dans les valises, avant de la glisser sous le lit ! Seule solution possible… Attention à ne pas prendre des trop grosses valises sinon impossible de les ouvrir entre les deux lits pour les glisser en dessous… Honnêtement c’est la plus petite cabine que nous avons eu en une quinzaine de croisières… catégorie V3.

Le bateau propose des endroits agréables pour se poser, pour jouer en famille ou tout simplement colorier. Notamment le Boleros avec vue sur mer ou le viking crown lounge (à moitié privatisé pour les membres diamond + diamond plus + pinacle tous les soirs à partir de 16h30 pour des boissons et un buffet gratuit jusqu’à 20h). C’est un avantage en plus des trois boissons par personne gratuite de 16h30 à 20h qu’on peut avoir en étant diamond. C’était très agréable de pouvoir s’y poser avec le uno et des coloriages tout en grignotant des petites mignardises et en admirant le magnifique panorama.

Le bateau n’est pas récent, même s’il a été rénové il y a peu, on voit qu’il a de l’âge. Certains points sont plus que limite… la salle de bain notamment. Il y a de la rouille un peu partout (anneaux du rideau de douche, le siphon d’évacuation du lavabo, au sol…), l’étagère sous l’évier tient par miracle, elle est cassée. Là aussi le manque de rangement est cruel, il a été compliqué de trouver de la place pour 2 trousses de toilettes…

Pour voyager avec des enfants ou pour une première croisière c’est correct. De notre côté nous étions sur l’anthem of the seas en septembre 2017 (un des plus récents et plus gros bateaux de royal caribbean avec tous les équipements qui vont avec : simulateur de vol, auto tamponneuses…) alors la comparaison a été rude ! Mais nous choisissons d’abord pour l’itinéraire et le prix.

Pour le côté pratique, quand vous êtes en « back to back », vous pouvez prendre des serviettes la veille de votre arrivée à Fort lauderdale avant 22h au pool deck (avec la première sea pass) et les ramener le lendemain soir (avec la deuxième sea pass) sans être facturés. A 25$ la facture par serviette, j’ai préféré poser la question avant de sortir avec 4 serviettes … !

DEBARQUEMENT Nous avons pu sortir du bateau assez rapidement et facilement. Nous avions choisi de mettre deux de nos valises devant notre porte la veille après le diner et d’en conserver une pour ranger les affaires comme les trousses de toilettes, les pyjamas des enfants…

PRECISIONS SUR LE FAIT D’ENCHAINER DEUX CROISIERES, surtout avec une escale à Cuba… Lors de la réservation des deux croisières nous avons conservé notre cabine (pas de déménagement à faire comme l’an dernier !). C’est plus simple… mais il faut pour cela lors de la réservation bien vérifier que votre cabine est disponible sur les deux croisières.

Nous avons acheté nos 6 visas pour Cuba depuis la France, quelques mois avant notre départ sur le site internet habilité par Cuba : « novelacuba ». Il coute 25€ par personne et est payant pour les enfants également. Lorsque votre croisière passe par Cuba vous devez remplir le papier « guest certification travel Cuba » rédigé par RCCL. En lisant ce document (in english please !) il est clairement marqué qu’on ne peut pas visiter Cuba par soi-même. En fait c’est totalement FAUX…. On peut monter et descendre autant de fois qu’on veut. Dès notre arrivée à bord, nous avons cherché à obtenir des informations sur comment remplir ce document, et si notre visa allait âtre valable ou pas. Car voyageant depuis les USA, normalement on doit montrer un visa rose (le même que pour les français mais avec un fond rose). Nous avons rencontré Kamna, une mauricienne au guest service qui justement gère les départs, arrivés, visas… Donc en français, elle nous a rassurés, et finalement on a coché le choix 1 (excursions avec la compagnie de croisière) et on se dit alors que ce document ce n’est que du « blabla » qui ne sert à rien… car bien entendu nous ne comptons pas acheter une excursion pour visiter la Havane. Gros coup de chaud pour le visa quand même car à 75$ le visa rose à bord du bateau, il valait mieux que le nôtre soit valable ! RCCL ne propose aucune excursion gratuite à Cuba comme j’ai pu lire sur certain compte rendu avec des croisières avec MSC.

Lors du débarquement à Fort Lauderdale, après 5 nuits à bord, les « back to back » doivent attendre au Schooner bar, on nous fait descendre et on remplit donc le fameux document inutile et un autre papier que Kamna nous avait donné en avance, et après vous êtes libres de partir visiter la ville… Si vous êtes nombreux comme nous, imprimer depuis chez vous le document qui ne sert à rien (en deux exemplaires) et remplissez en avance pour gagner du temps.

DERNIER JOUR DE VISITE A FORT LAUDERDALE ET A MIAMI Notre vol retour n’étant qu’à 22h55 le soir même à Miami, nous avons fait le choix de louer une voiture pour visiter le Flamingo garden à Fort Lauderdale puis le quartier de Wynwwod à Miami.

Nous avons choisi une agence de location avant notre départ, près du port par facilité. Nous avons loué un véhicule 7 places pour 61€ chez Hertz. Nous sommes arrivés vers 8h30 à l’agence après avoir payé 13$ de taxi (prix minimum). Nous avons loué un GPS à l’agence Hertz à 14$, c’est rassurant même si on en a un sur la tablette disponible sans internet. On pense à demander ce qu’on est censé mettre comme carburant dans le véhicule avant de partir à l’aventure…

A 9h30 nous étions au Flamingo garden après 40 minutes de trajet, c’est presque toujours tout droit, rien de bien compliqué ! Le jardin est magnifique, il ne faut pas rater le petit train qui permet d’aller dans des endroits très reculés du parc. Il y a des animaux, des plantes tropicales, des arbres majestueux, c’est un réel plaisir. Il y a des paons un peu partout, d’autres oiseaux en liberté, une belle volière, des flamants roses… Bref de quoi rester jusqu’à 14h car nous avons finalement mangé sur place par facilité, le prix d’entrée est assez élevé (100$ pour deux adultes, deux séniors et deux enfants), on peut se restaurer sur place pour un prix raisonnable.

14h, direction wynnwood à Miami, il suffit de faire marche arrière puis d’emprunter l’autoroute. Après une heure de trajet, nous arrivons sur wynnwood. 15$ pour le parking (entre 0h et 3h) puis nous visitons le quartier et surtout le wynwood wall (attention ferme à 18h). C’est un quartier branché, design, artistique qui a beaucoup plu à toute la famille… Devant des œuvres d’art murales aussi gigantesques, on voit tous des choses différentes… ! Les styles sont très variés, il y a aussi des galeries d’exposition intéressantes, surtout tenez bien vos monstres par la main, il y a des œuvres à portée de mains qui coutent plus de 20 000$... !

Dernière mission, mettre de l’essence avant de quitter wynwwod, pour le montant c’est un peu au hasard vu que le véhicule nous a été donné avec la moitié du réservoir rempli. De toute façon on paie en avance à la caisse puis on va se servir en « regular ».

Puis direction l’aéroport, enfin plus exactement le « rental car center (RCC) » où il fallait déposer la voiture. Il y a des stations-service pas loin du RCC et c’est assez simple de revenir ensuite dans le RCC pour rendre le véhicule dans un grand parking à étage où chaque loueur à une zone réservée. C’est très bien organisé, vous avez le temps de vider la voiture tranquillement.

Il faut ensuite prendre le MIA mover, sorte de tram aérien sans chauffeur pour se rendre dans les terminaux de l’aéroport, c’est bien indiqué et le trajet dure moins de 10 minutes.

19h45h, nous voilà dans l’aéroport dans les temps, la fin des vacances approche !

VOL RETOUR Effectué sur Iberia avec une escale à Madrid. Peu importe la compagnie, c’est toujours aussi compliqué de dormir dans un avion blindé… Seuls les enfants y arrivent facilement en étant couchés sur nous. Service correct, couettes, oreillers, écouteurs, pochettes pour les enfants fournis. A Madrid il y a une salle de jeux pour les enfants de 0 à 6 ans disponible gratuitement, c’est un super concept pour passer une heure entre deux avions.

BUDGET Côté budget : -2200€ pour les deux croisières en tout compris et les pourboires pour nous quatre. Les pourboires sont de 14$50 par personne et par jour sur ce bateau. Nous avons bénéficié de l’offre « kids sail free », c’est-à-dire que les enfants ne paient que les taxes, soit environ 20$ par jour et par enfant. Donc 420$ pour les 2 enfants pour les 10 jours. - 100€ de visa pour Cuba - 110€ de parking à l’aéroport de Zurich -1650€ pour les vols entre Zurich et Fort Lauderdale puis Miami- Zurich - 450€ pour l’hôtel à Fort Lauderdale, les transports en taxi, les visites, les souvenirs…. Soit un total d’environ 4510€ pour 11 jours de vacances à 4 au soleil.

Nous avons réservé les deux croisières sur icruise.com, site de voyage (pour les croisières) américains. Le taux du dollar plus le fait qu’ils ont des offres plus intéressantes que RCCL France nous ont conduits à faire ce choix. D’autant que c’était le troisième voyage réservé par ce voyagiste et du coup on a reçu 50$ à dépenser à bord pour chaque croisière. Et 75$ de la part de la compagnie, offre spéciale au moment des réservations… ! En plus du « kids sail free »… Nous avons donc bénéficié de 250$ de crédit à bord à dépenser (donné par RCCL et l’agence de voyage), histoire de se faire plaisir à bord du bateau !

Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
Retour d’une croisière dans les Caraïbes de l'Ouest sur le Riviera d’Oceania English translation pending
by Cathielescot · 2019-03-01 · 104 replies
Bonjour à tous,

Retour d'une croisière de dix jours, effectuée fin Janvier au départ de Miami. Les escales ont été les suivantes : Key West, Roatan (Honduras) Santo Tomas (Guatemala) Harvest Caye (Belize) Costa Maya, Cozumel (Mexique), Havane (Cuba), Miami et nous avions deux jours en mer.

Nous connaissions déjà le bateau pour l’avoir pris pour une croisière Venise-Rome en 2017 et depuis nous rêvions de le reprendre. Vols aller-retour pris sur Air-France cinq mois auparavant. Ces vols devaient être directs, mais trois mois avant le départ le vol de retour devint à escale, à Atlanta.

Il y a vingt ans nous avions fait une croisière vers les Iles Grenadines qui ne nous avait pas trop enchantés. Un séjour à la Guadeloupe et un autre aux Bahamas m’avaient convaincu de refermer la page des caraïbes. Toutefois, l’an dernier, après un hiver froid et un printemps très pluvieux, mon mari a insisté pour réserver cette croisière.

Alors disons-le tout de suite nous sommes revenus enchantés.

Pour les fidèles du forum, les escales ne seront pas originales, surtout que nous n’avons rien fait de particulier et en ce qui concerne le bateau il y a eu déjà des retours.

D'abord celui de Catherine (4yne) qui a été d’abord ravie par sa croisière quasiment identique à la nôtre, puis très déçue par une croisière ratée en Afrique du sud avec cette même compagnie. Je n’oublie pas le retour, enthousiaste et hilarant de Sylvie (vsylvie) et enfin mon précédent compte-rendu, dont je mets le lien ci-après pour les lecteurs intéressés par le bateau et la compagnie :

Nous sommes partis très tôt le matin, sous une averse de grêle. Comme nous n’avons pas voulu nous surcharger avec des manteaux, nous avons eu bien froid dans le RER direction Roissy en traversant une région parisienne glacée et encore enneigée.



Le vol a pris du retard car il a fallu dégivrer l’appareil puis en avant pour passer une dizaine d’heures, engoncée dans son siège.

Arrivés à Miami, on s’arme de patience pour faire la queue, qui en fait avancera assez vite. On nous dirige vers des machines qui nous prend en photo et sur lesquelles nous scannons nos passeports, nos empreintes. Nous pensons que c’est terminé, mais non, nous devons refaire la même chose devant un douanier.

Le taxi pris à l’aéroport pour l’hôtel est une épave assez incroyable. C’est étonnant qu’il ait le droit de rouler…

Nous avions également réservé 3 nuits dans un Hôtel Art-déco à Miami Beach.

L’hôtel est très bien noté, il est rénové depuis peu, la chambre est grande, le lit fait deux mètres de large et la salle d’eau est parfaite.



Deux critiques quand même le parfum d’ambiance et le petit déjeuner nul. Enfin, quel plaisir d’être bras nus et d’aller sur la plage à quelques mètres. Face à l’océan, au milieu des mouettes on oublie l’inconfort de ce vol durant lequel je n’ai pas réussi à dormir, comme d’habitude…





Je ne m’étendrai pas sur ce court séjour durant lequel nous ne sommes pas sortis des sentiers battus. Nous avions fait un séjour de deux semaine en Floride en 1992, mais n’avions passé qu’une journée à Miami.

Le lendemain, nous avons donc pris un forfait « Big bus » pour deux jours et nous sommes partis à la découverte de la ville et de ses différents quartiers.









Le soir venu nous avons arpenté le quartier Art-déco. En résumé le but est de voir et d’être vu. La population est surtout « latino ». Beaucoup de « bling-bling » de la part de jeunes frimeurs ! Sans oublier quelques « créatures » très voyantes des deux sexes.











En fait j’ai préféré ce quartier tôt le matin.
Ici et là, dans l'est de la Thaïlande et le sud du Laos... et Kanchanaburi English translation pending
by Moushika · 2019-02-07 · 65 replies
Bonjour,

J'ai hésité à commencer ce carnet sur la Thaïlande et le Laos . C'est qu'il y en a déjà tant !

Je suis partie un mois , de fin novembre à fin décembre 2018 . Au début des années 2000 , je partais chaque année vers l'Asie du sud-est .Puis j'ai fait un break ...pour y retourner en 2011 et 2012 , puis maintenant , fin 2018 .

En Thaïlande , c'est vers ma région préférée que je suis retournée , l'Isan . Et au Laos, j'ai opté pour le sud , dont je ne connaissais que Paksé et un bout des Bolovens ( en 2005, une pneumonie m'avait obligée à écourter et faire demi-tour vers la Thaïlande , où j'avais retrouvé la santé ) .

Je n'avais pas prévu d'itinéraire , mais voilà par où je suis passée , pas vraiment dans l'ordre chronologique (j'ai fait des zig-zag) : Bangkok , Khorat , Phimai , Khon Kaen , Nongkai , Bungkan , Nakhon Phanom, Thakhek , Savannakhet , Paksé, Champassak , le Wat Phou , Ubon , Kanchanaburi , re-Bangkok .

Un excellent voyage , du début à la fin .

Se faire comprendre n'est pas toujours facile en Isan quand on ne parle pas thaï ( comme moi ) mais ce problème je l'ai déjà souvent rencontré dans d'autres pays ; je sais bien qu'il me faut emmener un gros sac de patience et de sympathie avec moi , et qu'ainsi , j'arriverai partout où je le souhaite .
Voyage en Floride avec 2 enfants l'été prochain English translation pending
by Jennyxav · 2018-09-02 · 89 replies
Bjr , nous comptons aller en Floride été prochain.... programme 3 jours Miami , 2 keys West , 2 Everglades, 2 Naples fort myers , 3 sarassota Tampa , 3 Orlando 1 jour Augustine puis retour à Fort lederdale . Es ce envisageable avec enfants ? Quels sont les choses à visiter à voir absolument ( pas musée) Voir budget aucune idée 💡. Parkings sont il gratuit en dehors. Miami etc merci pour votre aide
Le retour des « citadins-randonneurs » dans l'Ouest: une boucle Denver - Yellowstone - Denver English translation pending
by Disneydiddl · 2018-08-13 · 380 replies
Bonjour à tous. Encore un carnet sur l’ouest des USA ? Eh oui… Pourtant j’ai hésité à l’écrire, me disant qu’effectivement, il y en a déjà tellement que je me demande ce qu’il pourrait apporter. Et puis, Fanny (Fay2) et Katia (Kast13) m’ont encouragée à l’écrire donc me voici. C’est vrai que j’aime beaucoup lire des carnets, que j’y trouve toujours du plaisir, que ce soit en revoyant des endroits que je connais, ou en en découvrant d’autres, donc j’espère que certains trouveront quelques idées ici pour leur prochain voyage. Ce carnet m’aidera peut-être aussi à me focaliser sur les aspects positifs de ce voyage (vous comprendrez pourquoi bientôt).

Je voudrais commencer par des remerciements… mais si j’essaie de citer tous ceux qui m’ont aidée, de près ou de loin, je vais évidemment en oublier. Alors, merci à vous tous qui avez consacré du temps à la rédaction d’un carnet (je ne sais pas combien j’en ai gardés dans mes favoris), à vous qui m’avez répondu dans mes discussions préparatoires. Ne m’en voulez pas de ne pas tous vous citer.

Je tiens malgré tout à adresser quelques mercis particuliers.

D’abord à Joëlle (Apolloroux), parce que c’est grâce à son carnet que mon mari a accepté de faire une grande boucle alors que nous avions longuement hésité à n’aller « que » au Yellowstone, parce que la fatigue a souvent été au rendez-vous lors de nos deux voyages précédents. Mon mari lit très rarement des carnets, mais un jour, je lui ai envoyé le lien de celui de Joëlle (voyageforum.com/...ost=7560783;#7560783), il l’a lu, a été conquis et m’a dit : OK, on fait ça. Donc, merci Joëlle.

Ensuite, un tout grand merci à Michèle (Mimimicha) et à Christine (Hiacinthe). Vos carnets sont tellement riches en informations, documentations et en photos magnifiques qu’il est difficile de faire mieux. J’ai très souvent copié vos informations dans mon road book. Je ne reprendrai donc pas ici tous les aspects documentaires ou historiques. Je vous invite à relire ces carnets si vous avez besoin de ces informations : (voyageforum.com/...illet-2016-d7636102/ et voyageforum.com/...ost=7598450;#7598450 )

Merci également à Fanny (Fay2), la fidèle, pour son aide lors de mes préparatifs, et ses conseils sur place (on se trouvait presqu’en même temps au Yellowstone), ainsi qu’à Laurence (6cha38) et Nicolas (Sixiemesens), eux aussi en voyage presqu’à la même période et suivant pratiquement le même itinéraire, ce qui nous a permis d’échanger « en direct ».

L’itinéraire, les billets d’avion et les logements : Après deux voyages dans l’ouest en 2015 et 2016, il me tardait d’y retourner en y incluant le Yellowstone (déjà visité en 2005 avec nos enfants). Avant de trouver un parcours, nous avons réservé, un peu à l’aveugle pour les dates, des logements dans le parc de Yellowstone (donc en mai 2017). L’itinéraire s’est construit et modifié de nombreuses fois à partir de septembre 2017. J’ai testé différentes arrivées (Rapid City, Jackson Hole, Salt Lake City, …), et finalement, ce qui nous convenait le mieux était une boucle à partir de Denver (le prix de la voiture de location était nettement plus élevé dans les autres configurations, surtout si on la rendait à un autre endroit). Les billets d’avion ont été réservés le 15 octobre chez DELTA, compagnie avec laquelle nous voyageons le plus souvent (nous avons fait d’abord un arrêt de 3 jours à New York). A partir de ce moment-là, j’ai affiné l’itinéraire et nous avons commencé les réservations des logements. Nous avons privilégié les logements dans les parcs lorsque cela a été possible et hors des parcs, nous essayons toujours de loger dans des Hampton Inn (ou autres hôtels de la compagnie Hilton) ou des Holiday Inn (nous réservons toujours directement sur le site des hôtels, et nous cumulons des points pour d’éventuelles nuits gratuites). L’emplacement de ces hôtels a parfois déterminé le choix d’une étape. Presque toutes les réservations étaient annulables, ce qui a permis d’encore modifier l’itinéraire jusqu’en avril.

La voiture : Nous réservons toujours chez Avis.com. Cette fois, mon mari s’est trompé : il pensait réserver une SUV « moyenne » en choisissant une « intermediate », alors que les autres fois, nous avions pris une « standard » (qui est donc une catégorie supérieure). Il a essayé de modifier la réservation, mais c’était impossible en ligne (ou cela nous coutait le double du prix). Nous avons donc décidé d’attendre et de voir sur place. Nous avons reçu une Dodge Journey AWD. Nous n’avions jamais eu cette marque de voiture. Question confort, rien à dire (sauf des sièges en cuir, donc terriblement chauds). Question conduite : mon mari étant le seul conducteur aux USA (il ne veut pas que je conduise…), il a trouvé la voiture correcte. J’ai pourtant eu la sensation qu’elle « ramait» parfois dans certaines montées il me disait être à fond sur l’accélérateur, et elle n’avançait pas beaucoup. Nous avons parcouru 7223 km. Budget essence : 530$. Nous avons juste eu un petit souci le dernier jour… Je vous en parlerai à ce moment-là.

Nous : J’ai oublié de vous rappeler un peu notre profil, ce qui est important pour la suite des aventures. Nous sommes proches de la soixantaine, peu sportifs (pour ceux qui ont suivi nos aventures précédentes, nous sommes les « citadins qui se prennent pour des randonneurs »), lui aimant dormir tard, bien manger, conduire, se faire guider, et (re)découvrir de beaux paysages, et moi, aimant me lever tôt, guider, me faire conduire, préparer les voyages, (re)découvrir beaucoup de nouveaux endroits, et surtout prendre des photos… Il a donc fallu faire des concessions pour que chacun y trouve son compte.

Préoccupations constantes pendant le voyage : Avant de commencer le récit, je dois encore vous expliquer un élément qui a perturbé à de nombreuses reprises notre voyage. Nous avons décidé de rénover une partie de notre habitation. Le chantier a commencé dès que nous sommes partis (afin de nous éviter le bruit, la poussière, et d’autres inconvénients). Nous avons reçu des nouvelles (photos, mails…) presque quotidiennement et nous avons dû intervenir plusieurs fois. Je vous passe les détails, mais certaines journées ont été fortement perturbées, soit par manque de temps (le temps ayant été consacré à gérer ces soucis), soit parce que nous avions ces soucis en tête. Je reste donc actuellement avec une impression de grande frustration par rapport à ces vacances et j’espère que l’écriture de ce carnet me remettra en mémoire tous les aspects positifs de ces 5 semaines.

Le programme tel qu’il avait été prévu :

J1 : 9 juillet : New York à Denver J2 : 10 juillet : Denver à Colorado Springs J3 : 11 juillet : Colorado Springs J4 : 12 juillet : Colorado Springs à Great Sand Dunes J5 : 13 juillet : Great Sand Dunes à Fraser J6 : 14 juillet : Fraser à Loveland (Rocky Mountain NP) J7 : 15 juillet : Loveland à Cheyenne à Scottsbluff (Scottsbluff National Monument) J8: 16 juillet: Scottsbluff à Carhenge à Rapid City J9: 17 juillet : Rapid City (visite de Custer Park) J10 : 18 juillet : Rapid City à Cedar Pass Lodge (Badlands) J11 : 19 juillet : Cedar Pass Lodge à Deadwood J12 : 20 juillet : Deadwood à Devils Tower à Sheridan J13 : 21 juillet : Sheridan à Bighorn Canyon à Red Lodge J14 : 22 juillet : Red Lodge à Yellowstone par la Beartooth Highway J15 : 23 juillet : Yellowstone : Canyon et Lake area J16: 24 juillet: Canyon Lodge à Mammoth Hotel (Norris area et West Yellowstone) J17: 25 juillet: Yellowstone (secteur Mammoth Hot Springs) J18: 26 juillet: Yellowstone (de Mammoth Hot Springs à Old Faithful Inn) J19 : 27 juillet : Yellowstone (Midway Geyser basin, Biscuit Basin, secteur Old Faithful) J20 : 28 juillet : Yellowstone à Jackson J21 : 29 juillet : Jackson (Grand Teton) J22 : 30 juillet : Jackson à Dutch John J23: 31 juillet : Dutch John (Flaming Gorge) J24: 1er août : Dutch John à Vernal (Dinosaur NM partie Colorado) J25: 2 août : Vernal à Grand Junction (Dinosaur NM partie Utah et Colorado NM) J26 : 3 août : Grand Junction à Moab J27 : 4 août: Red Cliffs Lodge, journée de repos J28 : 5 août: Red Cliffs Lodge, Corona Arch et Bowtie Arch…“pourquoi me suis-je lancée dans ce trail?” J29 : 6 août: Moab à Montrose (Black Canyon of Gunnison) J30 : 7 août : Montrose à Glenwood Springs J31 : 8 août : Glenwood Springs à Denver : le jour de trop J32 : 9 août : retour Bruxelles

Une petite carte pour mieux visualiser:



Désolée pour ce long préambule. Il est temps maintenant de se plonger dans le début de nos aventures.
De Yellowstone à Disney World - juillet 2018 English translation pending
by Fay2 · 2018-07-27 · 176 replies
Pourquoi Yellowstone – Disney World?

Après un voyage multi-générationnel dans l’ouest américain en 2015 puis un retour en tête à tête avec mon fils T en 2017 (voir liens en bas de page), nous avions très envie de découvrir le Yellowstone! La lecture des différents carnets et les louanges de Thibaut sur ce parc, y sont pour beaucoup. Notre envie de découvrir des paysages complètements différents des voyages précédents et la possibilité d’observer la vie animale, nous ont naturellement amené à construire ce voyage. Comme pour nous les États-Unis ne se résument pas uniquement à la grandiosité des parcs naturels mais comprennent aussi d’incroyables parcs d’attractions, nous avons pris l’habitude de conclure nos voyages par un parc d’attraction! Nous avions déjà fait 2 fois Universal Studio à L.A (la deuxième fois pour découvrir le nouveau land Harry Potter). Mais cette année, envie de changement, une nouvelle découverte nous tendait les bras… Le monde de Pandora à Disneyworld !



Et honnêtement on s’est pris 2 grandes claques, une à Yellowstone et une autre dans le monde d’Avatar… mais je détaillerai ça plus tard !

Avant d’aller plus loin, petite place aux remerciements : Encore une fois un grand merci à tous pour m’avoir conseillé, orienté dans mes choix, rassuré lors de mes questionnements. Préparer un voyage avec l’aide des forumeurs de VF est toujours un réel moment de plaisir et de partage ! Voici donc en guise de remerciements, notre retour d’expérience! Un voyage encore une fois inoubliable, riche de perceptions visuelles et olfactives, riche en émotions et découvertes ! Des paysages grandioses avec des phénomènes incroyables, des palettes de couleurs surréalistes et un petit paradis pour rencontrer les animaux.

Constances de nos voyages aux USA : Encore une fois nous avons apprécié les paysages extraordinaires, la gentillesse des américains lors de multiples rencontres chaleureuses, la conduite toujours aussi facile et agréable (et Alamo toujours sans problème), le confort des lits, des hôtels!

Inquiétudes avant départ : Je craignais que l’on se lasse des geysers et des pools… mais il n’en a rien été, ils ont tous des couleurs, des formes, des environnements ou des particularités différentes, donc on s’émerveille à chaque fois sans sentiment de lassitude ! Je craignais aussi de moins apprécier les paysages car je suis plus sensible aux roches rouges et paysages désertiques, mais la variété des paysages rencontrés m’a comblé ! La foule, était également un point qui m’inquiétait. Mais agréablement surprise, hormis autour du Grand Prismatic et du Geyser Old Faithfull, on n’a pas eu ce sentiment de foule, et on a toujours réussi à se garer sans problème ! Chance ou bon timing ? Telle est la question ! Dernière inquiétude : Comme pour tout voyage : la météo est un paramètre aléatoire. Mais en ayant prévu suffisamment de temps sur place, nous avons pu refaire certains points découverts dans un premier temps sous les nuages, d’autres non faits à cause d’averses… Un planning non chargé laisse toute la souplesse nécessaire pour modifier les plans en fonction de la météo et réguler les visites !

Grand Prismatic sous les nuages... puis un autre jour sous le soleil!



Choix du parcours :

14 jours soit 10 jours pour Yellowstone et ses environs + 4 jours pour Disneyworld.

Arrivée et départ de Bozeman. Avantages : billets moins chers que pour Jackson et route plus rapide que depuis Salt Lake City.

Nous avons décidé de varier les plaisirs en mixant Yellowstone et ses alentours, voici les grandes lignes de notre voyage :

J1: Arrivée BOZEMAN. Nuit Bozeman J2: MAMMOTH HOT SPRINGS. Nuit 1 Gardiner J3 : LAMAR VALLEY – GRAND CANYON Y South Rim. Nuit 2 Gardiner J4 : HAYDEN VALLEY – CODY. Nuit 1 Cody J5 : CODY - BIGHORN CANYON. Nuit 2 Cody J6 : WEST THUMB - GRAND TETON. Nuit Jackson Hole J7 : GRAND TETON –YELLOWSTONE. Nuit 1 West Yellowstone J8 : NORRIS – GRAND CANYON Y North Rim. Nuit 2 West Yellowstone J9 : BASINS + OLD FAITHFULL. Nuit Old Faithfull cabin J10: YELLOWSTONE fin - Nuit Bozeman J11 : Vol pour ORLANDO. Nuit 1 Disney's All-Star Music Resort J12 : REPOS – PISCINE – DISNEY SPRINGS Nuit 2 Disney's All-Star Music Resort J13 : DISNEYWORLD - ANIMAL KINGDOM Nuit 3 Disney's All-Star Music Resort J14 : DISNEYWORLD - MAGIC KINGDOM Nuit 4 Disney's All-Star Music Resort J15 : REPOS – PISCINE – RETOUR EN FRANCE arrivée en J16

Hébergements : La question s’est effectivement posée, comme souvent quand on prépare un voyage à Yellowstone : loger à l'intérieur ou en dehors du parc ? Passer toutes les nuits aux mêmes endroits ou changer d’hôtels pour faire les différentes portions du 8 de Yellowstone?

En fait, impossible de conseiller telle ou telle solution, tout dépend de ses priorités et ses envies personnelles. Nous avons essayé de privilégier 2 nuits par hôtel quand cela était possible ! Le choix de dormir en dehors du parc s’est vite imposé car sur le parc, pour le même prix, il n’y a ni la Wifi, ni la TV (difficile avec un ado) le confort est moindre, les services, restaurations sont plus limités… J’ai quand même réussi à négocier une nuit sur le parc (et heureusement car après la dernière éruption de geyser au coucher de soleil, j’aurai eu des difficultés à reprendre la route !). Au final, aucun regret !

Voici nos hébergements par ordre de préférence pour la partie Yellowstone et environs

ANTLER INN Jackson Hole : très grande chambre avec cheminée, 3 grands lits, 2 entrées (une côté couloir central, une côté couloir extérieur pour accéder aux voitures), salle de sport, jacuzzi… Chambre payée en partie avec nuit gratuite hotel.com gagnée lors des précédents voyages

ALPINE MOTEL West Yellowstone : souvent conseillé sur VF, à juste titre ! Accueil super chaleureux et très bon rapport qualité-prix ! Excellent choix ! ABSAROKA LODGE Gardiner : belle chambre avec terrasse donnant sur la Yellowstone River. Très agréable pour y prendre son petit déjeuner ou y manger le soir en compagnie des marmottes! BIG BEAR MOTEL Cody. On a beaucoup aimé l’ambiance chaleureuse du bois et la piscine (c’est bien agréable de finir la journée par un petit plongeon pour se détendre😎). OLD FAITHFULL CABIN. Idéal pour profiter des geysers tard le soir et tôt le matin! seul intérêt! Confort sommaire !

SUPER 8 BOZEMAN - AIRPORT. Grande chambre propre et confortable. Hôtel équipée de piscine, sauna, salle de sport…. Navette gratuite pour l’aéroport (pratique). Petit bémol : bruit des trains qui klaxonnent, à éviter si on a le sommeil léger ! SUPER 8 BOZEMAN. À éviter, chambre pas propre (heureusement le seul hôtel critiquable du voyage et en début de séjour)

Pour Disneyworld : DISNEY'S ALL-STAR MUSIC RESORT : chambre très confortable, super complexe hôtelier avec décorations sur le thème de la musique (génial pour T qui a l’âme d’un musicien) ! Magnifiques piscines en forme de guitare et de piano ! Une nuit payée en partie avec nuit gratuite hotel.com gagnée lors des précédents voyages



Avantages d’un hôtel Disney : - Disney Magical Express gratuit pour le trajet entre hôtel et aéroport ! - Les navettes gratuites pour accéder aux parcs d’attractions, à Disney Springs - Les bracelets MagicBand qui servent à ouvrir la porte de chambre, pour entrer dans les parcs, pour enregistrer les FastPass, pour payer… - La possibilité de prendre les FastPass 60 jours à l’avance (contre 30 sinon) et donc obtenir les FastPass les plus difficiles à avoir - Avoir des heures d’accès aux parcs en plus (pouvoir faire plein d’attractions sans faire de queue) - Le tout superbement bien organisé ! Et non, je ne suis pas payé par Disney pour en faire la publicité !😉

Et pour finir, quelques constats : - Comme pour chaque voyage, je me suis inscrite sur Ariane
https://pastel.diplomatie.gouv.fr/fildariane/dyn/public/login.html Jusqu’à présent je n’avais jamais rien reçu pendant nos voyages ! Cette année 2 alertes : une concernant l’éruption volcanique et tremblements de terre sur Big Island-Hawaii. L’autre concernant les feux de forêt en Californie, et Yosémite. Je n’étais pas personnellement concernée par ces 2 alertes, mais cela montre bien l’utilité de ce service! - Pour parler du téléphone portable, c’est la première fois que nous rencontrons un tel désert concernant les réseaux téléphoniques. Impossible de recevoir ou d’envoyer de simples SMS ni avec Orange, ni avec Free, ni avec Bouygues même dans les villes (Orlando, Bozeman…). Le seul endroit où cela a été possible, c’est au Visitor Center de Mammoth (et uniquement avec Bouygues). Heureusement que la wifi fonctionnait bien dans les hôtels! - Retour sur le chargeur secteur usb acheté, suite à cette discussion : https://voyageforum.com/v.f?post=9043071;a=9043071 Super pratique, faible encombrement, fait bien son job ! Rien à dire !

À bientôt pour la suite !
Blog de voyage, l'overdose? English translation pending
by Djackx67 · 2018-06-03 · 154 replies
Bonjour, Comme souvent je traine sur internet et je tombe sur un blog de voyage sur l'Amerique du sud. Je ne lis même plus les récits, je me contente de regarder les photos. Puis comme il y a des liens vers d'autres blogs, je clique dessus. Après une dizaine de blogs je me rend compte qu'ils sont quasiment tous identiques, ce sont les même circuits, les même photos, limite les même récits. Ce qui est amusant c'est que tous les blogueurs (et on en croise souvent maintenant) essayent de se démarquer en faisant les même itinéraires ce qui devient vite lassant. A titre personnel, je trouve qu'on arrive a une overdose de blogs, vidéos, conseils au point qu'il n' y a quasiment plus de surprise pour le voyageur qui arrive dans un autre pays. Je me rappelle lors de mon premier grand voyage en Australie qui avait au final duré 2 ans, c’était en 2008, j'avais juste le lonely planet Australie que j'avais parcouru avant de partir. A l’époque je n'avais pas de compte facebook et ne savait même pas que les blogs de voyages existaient, eh bien quel émerveillement lors de mon arrivée a Darwin. Aujourd'hui avec la masse de photos, blogs, vidéos de voyage je trouve que ce premier sentiment risque d’être casser, puisque, pour ceux qui regardent tous ça eh bien tout est connu a l'avance ou presque. Et vous amis voyageurs, que pensez vous de cette "mode" des blogs et autres films de voyage?
Quinze jours au Québec avec enfant de 2 ans pendant les couleurs d'automne English translation pending
by ML85 · 2018-03-24 · 23 replies
Bonjour,

Nous réfléchissons à un voyage au Québec fin septembre car je rêve de voir les couleurs rougeoyantes d'automne et c'est donc la dernière année pour y aller si on veut éviter de faire rater l'école à notre fille seulement 15 jours après la rentrée. Elle aura tout juste 2 ans. Nous avons fait l'an dernier 1 semaine au Monténégro et tout s'est très bien passé. Mais à 1 an elle dormait dans la voiture et dans le porte-bébé, ce qui ne sera plus forcément le cas à 2... Pour la période, on pensait dernière semaine de septembre/1ère d'octobre pour maximiser les chances de voir les jolies couleurs d'après ce que j'ai lu. Qu'en pensez-vous ?

Nous avons donc plusieurs contraintes : - Les plus grosses :

un itinéraire permettant d'admirer les couleurs de l'été indien un itinéraire assez concentré pour avoir des distances raisonnables chaque jour (maximum 3h/j à essayer de caler après manger sauf éventuellement une longue étape de retour à Montréal à gérer avec des pauses). Mon mari a beaucoup de craintes sur ce point. Il a visité le Québec enfant et se souvient de temps de voiture très long. un itinéraire compatible avec une éventuelle grossesse, ce qui rejoint un peu la contrainte précédente des visites "gérables" avec un enfant et quelques activités "enfants" adaptées à 2 ans (voir des animaux par exemple)

- Et aussi :

dans l'idéal pouvoir passer quelques fois 2 nuits au même endroit pour ne pas avoir l'impression de courir tout le temps et avoir un peu de temps pour qu'elle se dépense le soir si ça n'a pas été le cas dans la journée passer par des endroits où on pourrait trouver des logements typiques comme des sortes de chalets, mais chauffés, dans la nature avec possibilité de se faire à manger (pour ne pas lui imposer un restaurant tous les soirs). Bon là j'en demande peut-être trop, mais vous voyez l'idée ?

Après quelques premières recherches, j'avais pensé à un itinéraire de ce type, en essayant d'estimer les temps de trajet sur Google. Je ne connais pas du tout le Canada, et même en prenant les points d'intérêt sur le guide vert et sur le forum, le territoire est tellement vaste que c'est difficile de voir un itinéraire se dessiner ! J'ai essayé d'éviter l'écueil de vouloir tout voir en se disant que cette fois l'objectif est la beauté de l'été indien ; nous reviendrons une prochaine fois en été pour voir les autres beautés de la région. J'ai volontairement mis de côté la Gaspésie (trop de trajet et j'ai lu que c'est trop au nord pour avoir les arbres les plus beaux à l'automne).

Montréal : 2,5 j environ (ou peut-être plutôt en fin de séjour plutôt)

(en option : - Musée des civilisations à Ottawa + Parc de la Gatineau pour les arbres et couleurs --> 2j)

Cantons de l'Est (j'ai lu que c'était un des plus beaux endroits pour les couleurs, vous confirmez ?) : lieux et visites à définir, en allant peut-être vers Magog plutôt que Sherbrooke - 2j à partir d'un point ou avec 2 points d'étape ? 3 j ?

Québec Ville : 2j

Parc des chutes de Montmorency + début côte de Charlevoix : 1j

Côte de Charlevoix jusqu'à Baie Sainte Catherine : 1j (quels arrêts ?)

Croisière baleines depuis Baie Sainte Catherine (adapté avec enfants ?) + itinéraire sur la rive Sud du fjord jusqu'à Saguenay : 1j ou 1,5j

Lac Saint-jean avec zoo "sauvage" de Saint-Félicien : 1j

Là je sais un peu moins comment gérer le retour vers Montréal car les distances sont beaucoup plus longues :

Via parc de la Mauricie : 1 arrêt

Puis retour via Trois-Rivières : 1j

J'ai aussi entendu parler d'une reconstitution de village ancien avec même des enfants en costumes qui pourrait être sympa, mais je n'ai pas réussi à retrouver où c'est.

Voilà, n'hésitez pas à me donner vos avis sur cet itinéraire, sur les distances, sur le fait que ce soit ou non les lieux les plus adaptés pour voir les couleurs de l'automne, ou avec un enfant de 2 ans, ... ou à proposer un autre itinéraire qui semble plus adapté à nos contraintes d'après les connaisseurs !

Merci beaucoup !
Inde de l’Ouest (Ellora, Ajanta, Gujarat) - Février 2018 English translation pending
by Nancy · 2018-03-02 · 7 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Nous poursuivons notre découverte de l’Inde, pas à pas. Notre 4ème voyage nous conduit cette fois plein Ouest dans l’état du Gujarat. Une petite escapade préliminaire dans le Maharashtra nous permet de visiter Ajanta et Ellora, 2 fabuleux sites inscrits au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Nous gardons Mumbai pour un prochain voyage.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Ven 2 Février – Vols Jet Airways - Paris CDG/Mumbai puis vol domestique Mumbai/Aurangabad Sam – Arrivée du vol à 6h15 – Bibi-qa-Maqbara – Grottes - 3 nuits à Aurangabad Dim – Ajanta (taxi à la journée-2500 Rs) Lun – Ellora (bus-1h30-33 Rs) Mar – Aurangabad : Panchakki – Siddarth Garden - Bus de nuit pour Vadodara (12h-1068 Rs) Mer – Vadodara : Palais Laxmi Vilas – Tambekar Wada – Baroda Museum - 2 nuits à Vadodara Jeu – Pavagadh – Champaner (bus-1h30-50 Rs) Ven – Bus pour Bhavnagar (5h-151 Rs) puis Palitana (1h-47 Rs) - 2 nuits à Palitana Sam – Temples de Palitana Dim – Bus pour Ahmedabad (5h-139 Rs) – Mosquée Siddi Sayid – Manek Chowk - 6 nuits à Ahmedabad Lun – Ahmedabad : Ashram de Sabarmati (bus-30min?-11Rs) – Fort de Bhadra – Manek Chowk – Jama Masjid – Mausolée d’Ahmed Shah – Mausolée de Rani-na-Hazira – Pols et Mangaldas ni Haveli – Tour de l’horloge – Temple de Swaminarayan – Temple de Hatheesingh – Dada Hari Vav (baoli) – Mosquée et mausolée Dai Halima Mar – Sarkhej Roza (rickshaw-130 Rs) Mer – Modhera – Patan – Sidhpur - Adalaj Vav (taxi à la journée-3000 Rs) Jeu – Ahmedabad : Mosquées d’Ahmed Shah, Rani Sipri, Sidi Bashir – Lac Kankaria – Lalbhai Dalpatbhai Museum – Shreyas Folk Museum – Low Garden night market Ven – Gandhinagar : Akshardam Temple (bus-45 min-23 Rs) – Mosquée Rupmati Sam 17 Février – Vols Jet Airways – Vol domestique Ahmedabad/Mumbai puis Mumbai/Paris CDG

Les prix indiqués pour les bus s'entendent par personne (et par trajet).

BUDGET : Cours de la roupie : 100 roupies = 1,3 €

Dépenses préalables : Visa : 107 €/p (!) avec dépôt et retrait au bureau VFS de Paris. www.vfsglobal.com/...france/In_Paris.html Nous avons fait faire nos photos carrées par un petit photographe au 10 rue Rochechouart, à quelques pas du VFS (pas fou le gars !). 10€ les 4 photos. Vols Jet Airways : 700 €/p l’A/R.

Dépenses sur place : CB utilisée uniquement pour payer les hôtels (3 sur 4) et pour les retraits aux ATM. 40 000 Rs en retrait cash (en 4 retraits, 10 000 Rs max autorisés) Hébergement : 14 317 Rs pour les 7 premières nuits puis 63 000 Rs pour les 6 nuits à Ahmedabad (je détaille plus bas).

Budget total tout compris : Notre budget total a été de 3 140 €. Cela dit, il est particulièrement faussé par l’hôtel House of MG d’Ahmedabad. En optant pour un hôtel plus simple (tablons sur 40€ la nuit) nous n’aurions pas dépassé les 2 500 €.

GUIDES et CARTES : Lonely Planet J’ai commandé sur internet les 2 seuls chapitres qui m’intéressaient. Envoi de fichiers pdf qu’il suffit d’imprimer. Moins cher, moins encombrant, mais nettement moins joli dans une bibliothèque. Application Android Maps.me Application GPS gratuite que nous avons découverte depuis peu. Fonctionne hors connexion. Vraiment ultra pratique pour se repérer dans ces villes sans nom de rue et qui permet de rejoindre un lieu (une gare par exemple) en prenant les petites ruelles.

TRANSPORTS :

1 – Vols Réservés sur Oui.sncf – Compagnie Jet Airways. Nous enchaînons un vol domestique après le vol international. Attention, à l’aller, nous avons dû récupérer nos bagages à Mumbai et les ré-enregistrer pour Aurangabad. Passage à la douane, sécurité, check-in, ça nous a pris 2 bonnes heures. Heureusement, nous avions une escale de 4 heures. Au retour, les bagages ont été enregistrés directement pour Paris. Plus simple et plus rapide. Mais quand même … ne prévoyez pas une correspondance trop courte. Le magnifique aéroport de Mumbai est très agréable.

2 – Bus Nous retrouvons avec plaisir l’ambiance des gares routières ! Rien de plus simple que de prendre le bus. Tout le monde est ravi de nous aider. C’est une belle expérience en soi. Tous les prix indiqués s’entendent par personne.

2.1 - Bus longues distances :

Aurangabad-Vadodara (Baroda) : A/C Sleeper – 1068 Rs Réservé 2 jours plus tôt par Shaik de l’hôtel Pearls à Aurangabad sur redBus www.redbus.in/ Compagnie Humsafar – Excellent confort : pas de sièges inclinables mais de vrais lits (!) , doubles d’un côté, simples de l’autre, sur 2 niveaux. Environ 30 places. Départ 17h, arrivée vers 5h du matin au centre de Vadodara. Une belle expérience !

Vadodara (Baroda)-Bhavnagar - 151 Rs puis Bhavnagar-Palitana – 47 Rs Nous avions réservé notre bus pour Bhavnagar nous-mêmes 2 jours plus tôt directement dans la très moderne gare routière centrale de Vadodara (à ne pas confondre avec la gare des city bus, à quelques centaines de mètres plus au sud). Les frais de réservation sont de 10 Rs (0,13€ !), elle n’est pas indispensable mais elle assure une place assise. Pas du luxe pour 5 heures de trajet … Départ à 7h, arrivée à midi. Je n��ai pas pensé à demander s’il existait des bus pour Palitana. La correspondance à Bhavnagar m’a paru être une évidence. Peut-être à tort. A Bhavnagar, nous enchaînons donc avec un bus pour Palitana qui part à 12h40 – 47 Rs - 1 heure de trajet. A Palitana, l’hôtel Sumeru est à 5 min à pied de la gare routière. Pratique !

Palitana-Ahmedabad – 139 Rs Réservé à la gare dès notre arrivée à Palitana. Départ 7h15, arrivée à midi à Ahmedabad. Rickshaw (100 Rs) pour rejoindre l’hôtel d’Ahmedabad.

2.2 – Bus locaux et bus de ville :

Aucune résa pour ceux-ci. On se rend à la gare routière, on se renseigne (les gens sont tous extrêmement serviables et aimables) et on paie dans le bus. On a toujours été assis, pas forcément ensemble. Je donne quelques infos supplémentaires si nécessaire dans le paragraphe "Visites".

3 – Voiture Nous avons loué les services d’une voiture avec chauffeur pour 2 visites qu’il nous a paru plus simple d’organiser ainsi plutôt qu’en bus. Aucune pression de la part du chauffeur pour limiter notre temps de visite. Il se gare et nous attend, sans discuter. Prix indiqué pour la voiture, à disposition pour la journée (plus qu’il n’en faut).

Ajanta – 2500 Rs Réservée par Shaik de l’hôtel d’Aurangabad.

Modhera + Patan + Sidhpur + Adalaj Vav – 3000 Rs Réservée par nous-même sur le taxi stand à Lal Darwaja Garden. Belle journée !

4 – Rickshaw Ils sont partout, à toute heure, diligents et pas insistants. Nous convenions toujours du prix avant la course. Nous n’avons jamais eu à batailler, le prix demandé nous a toujours paru correct. A Ahmedabad, ils oscillent entre 30 et 70 Rs selon la distance. 130 Rs pour Sarkhej Roza qui fut notre site le plus lointain (en rickshaw s’entend). Même si nous aimons marcher et que c’est le meilleur moyen de s’imprégner d’une ambiance, Ahmedabad est, à certaines heures, très fatigante. Le rickshaw permet un petit répit sans échapper à l’ambiance.

HEBERGEMENTS : Notre principal critère de choix est toujours l’emplacement. J’indique le prix par nuit ttc. Attention, c’est important, les taxes peuvent plomber la note. Paiement par carte bancaire, sauf à Palitana. Wifi gratuit partout. Très faible à Palitana.

Aurangabad Hotel Pearls Réservé sur Booking – 2384 Rs ttc pdej inclus. Shaik Shoaib de la réception prend contact avec moi par WhatsApp dès ma réservation sur Booking, plusieurs semaines avant notre arrivée et facilitera beaucoup notre séjour (accueil et transfert gratuit depuis l’aéroport, résa d’un bus, d’un hôtel, d’une voiture pour Ajanta). Un vrai service efficace et fiable. Chambre spacieuse, propre et lumineuse. Petit dej inclus servi dans une salle glauque en sous-sol, on zappe. On a pu disposer de la chambre dès notre arrivée à 7h du matin moyennant 700 Rs. Une bonne adresse.

Vadodara Hotel Ambassador Réservé sur Booking la veille – 1902 Rs ttc pdej inclus. Chambre au dernier étage (sans doute pas les meilleures) un peu tristounette. Il a fallu qu’on réclame un drap et du papier toilette. Un avantage : on a disposé de la chambre dès 6h du matin, gratuitement. Bien situé près des 2 gares routières et de la gare ferroviaire. Petit dej servi en chambre. On n’aime pas ça, on zappe encore …

Palitana Hotel Sumeru Réservé par téléphone par Shaik de l’hôtel d’Aurangabad – 1680 Rs sans pdej – Paiement cash. J’avais tenté précédemment de réserver par internet sans succès (prépaiement obligatoire et ma carte bancaire a été refusée). Nous voulions loger à Palitana plutôt qu’à Bhavnagar pour pouvoir gravir les 3000 marches à la fraîche … L’hôtel n’a aucun charme et l’accueil est nonchalant. La chambre est spacieuse, la literie correcte et les draps propres mais tout le reste est assez médiocre. Pas de pdej. Tant mieux. Wifi capricieux. Malgré ces critiques peu engageantes, je pense préférable de loger à Palitana afin d’être à pied d’œuvre, d’autant que Palitana est un gros bourg animé, rural, très agréable.

Ahmedabad The House of MG (MG pour Mangaldas Girdhardas) Lal Darwaja Réservé sur Booking – 10 600 Rs ttc (les taxes dépassent les 30% ici !) et sans pdej. Bon … comment justifier un tel prix en Inde ? Je ne peux pas. C’est un coup de cœur du Lonely Planet. C’est ce qui nous a décidés et on ne regrette pas. On savait à quel point les grandes villes indiennes peuvent être épuisantes : chaleur, pollution, circulation monstrueuse, concert incessant de klaxons … Ce havre de paix nous a permis de profiter pleinement des 6 jours passés à Ahmedabad. Etablissement somptueux, bourré de charme, d’authenticité, de confort, sans aucune ostentation. Idéalement situé au cœur de la vieille ville, en face de la mosquée Siddi Sayid (bien pratique pour donner une adresse à un rickshaw), en face du pont Nehru. Notre chambre était immense, superbement meublée, lumineuse, douillette. Service irréprochable et souriant. Les 2 restaurants sont réputés mais trop chers, nous n’avons pas testé. Le petit déj n’est pas à la hauteur de son prix (620 Rs ttc). Et la piscine est trop froide et trop en vue (en tout cas pour nous) pour être vraiment un atout. Navette gratuite pour nous conduire à l’aéroport. C’est une folie que je recommande chaudement, qui laisse un merveilleux souvenir et qui transforme vraiment le séjour à Ahmedabad.

REPAS : C’est notre 4ème voyage. On connait la gastronomie indienne. Tout au moins sa base. Et nous adorons ! Pendant les 4 premiers jours, nous sommes sages : repas au restaurant et plats légers. On laisse le corps s’adapter. Puis, petit à petit, on se lâche. Les repas dans la rue sont nos meilleurs souvenirs. Les samossas servis sur un bout de papier journal, les jus de fruits (dont la succulente canne à sucre) parfois rafraîchis avec des glaçons, les fruits, les crudités … plus rien ne nous arrête (à l’exception de l’eau qu’on boit toujours capsulée). Bien sûr, on n’échappe pas à un petit ennui intestinal. Une capsule d’Imodium et d’Ercefuryl et il n’y parait plus. Par ailleurs, les prix, même dans les restaurants, sont vraiment doux. Ca permet de tester beaucoup de choses. La plupart du temps avec bonheur. Pensez à demander si c’est épicé ou pas. Si ça l’est, choisissez un autre plat ou accrochez-vous ! Le raïta, le chaas et le lassi adoucissent le feu du piment.

Quelques prix :

Dans la rue : 1 bouteille d’eau d’1 litre : 20 Rs 1 verre de jus de canne à sucre : de 10 à 20 Rs 1 verre de jus d’orange ou de mosambi (citron doux, c’est délicieux) : de 30 à 50 Rs 1 ananas préparé : 80 Rs 1 samossa : 15 Rs 1 masala dosa : 60-110 Rs 1 thali : 60 Rs

Au restaurant : 1 bouteille d’eau d’1 litre : 20 Rs 1 plain nan : 30-55 Rs (cuit au four, sans graisse) 1 plain roti : 20 Rs (idem nan, mais plus petit) 1 chapati : 14 Rs (cuit à la poêle ou sur plaque, plus gras que le nan) 1 coca : 15-20 Rs 1 chaas (butter milk) : 20-30 Rs 1 jus de fruit : 66 Rs 1 plain rice : 80 Rs 1 plat végétarien : 70-160 Rs 1 plat de viande : 200-260 Rs

Quelques adresses sympas (ou pas) :

- Bhoj Restaurant - Aurangabad Thali à 240 Rs – A volonté. Le meilleur qu’on ait mangé

- Vishalla Restaurant – Sur la route de Sarkhej Roza (banlieue d’Ahmedabad) C’est un coup de cœur du Lonely Planet. Thali à 530 Rs – Sans être resservi. Vraiment trop cher. Le cadre est agréable, les tables basses sont installées en extérieur sous des paillottes, loin de la route, au calme. Mais j’ai trouvé le thali vraiment décevant et bien frugal, surtout à ce prix-là.

A Ahmedabad, nous avons également testé le restaurant Food Inn et Hotel ZK, tous 2 cités dans le Lonely Planet. Autour de 600-700 Rs pour nous 2. Sans grand souvenir : l’accueil du ZK est un peu désinvolte et cadre du Food Inn un peu froid. Bref, nos plus grands souvenirs ce sont les gargotes installées en bord de rue !

NOS VISITES : La plupart des monuments ont un prix pour les Indiens et un prix pour les Etrangers. Mosquées et temples sont souvent gratuits. Quelques rares mosquées interdisent l’entrée des femmes à la salle de prière. Ca m’a été rappelé une fois très gentiment, sans aucune agressivité. Les mosquées, les temples et certains musées se visitent pieds nus. Je n’ai jamais eu à me couvrir la tête dans les mosquées.

Je ne parle ici que des visites qui méritent quelques commentaires (pour ne pas les manquer ou au contraire pour gagner du temps).

Aurangabad Ne manquez pas Bibi-qa-Maqbara (200 Rs), réplique simplifiée du Taj Mahal. Belle ambiance : les saris colorés tranchent sur le blanc du mausolée. Par contre, vous ne raterez pas grand-chose si vous n’avez pas le temps de visiter les grottes d’Aurangabad (200 Rs). Nous avons fait ces visites à pied. Après les longues heures d’avion, ça nous a dégourdi les jambes !

Ajanta (500 Rs) – Voiture : 2500 Rs – 2h de route On a choisi la facilité en y allant en voiture. Départ à 8h, nous arrivons sur le site à 10h. Du parking, une navette nous emmène en quelques minutes au pied du site (16 Rs). 3h30 et 1,5 litre d’eau chacun nous ont suffi. Certaines grottes nécessitent de se déchausser. Nombreuses boutiques d’artisanat entre le parking et la navette. Principalement, de la pierre sculptée. De jolies choses mais négociez ferme, ils partent vraiment de très haut. Nous serons de retour à Aurangabad vers 15h30.

Ellora (500 Rs) Bus : 33 Rs – 1h30 de route A l’aller, demandez bien au chauffeur qu’il vous arrête aux grottes sinon vous serez bons, comme nous, pour faire un bon km à pied depuis le village pour y revenir ! Un peu rageant de dépasser l’entrée et de voir le bus filer allègrement ! Nous arrivons à Ellora à 10h30 (un peu tard …) et nous en repartons à 17h30. Il faut du temps ! 2 fois plus qu’à Ajanta. Et au moins 1 heure rien que pour le Kailash. A ce propos, ne manquez pas de grimper au-dessus du Kailash pour en avoir une vue globale. Un bus rouge fait la navette dans le site entre les temples jaïns (les plus lointains) et l’entrée. Nous l’avons emprunté sans payer (je ne sais pas s’il fallait …) Ni petits snacks ni WC sur le site. On trouve vers les temples jaïns des petits bosquets discrets et déserts qui permettent de se soulager. Ainsi que des petits vendeurs d’ananas ou de concombre. Ca rafraichit et ça cale.

Ces 2 sites sont très différents. Nous avons une légère préférence pour Ellora, mais il serait vraiment dommage de ne pas visiter les 2. Par rapport à notre programme, on peut gagner une journée en commençant par Ellora (en bus). Vous pourrez ainsi le lendemain, après la visite d’Ajanta (en voiture) rejoindre directement la gare routière d’Aurangabad pour un bus en fin d’après midi. Bon à savoir : ce sont les seuls lieux de notre voyage où nous avons trouvé des boutiques d’artisanat. Si vous envisagez de rapporter quelques petits souvenirs, c’est ici.

Vadodara (anciennement Baroda) Palais Laxmi Vilas (400 Rs) : magnifique palais de maharaja comme on les imagine dans nos rêves. Audioguide en français. Une bonne heure de visite. Tambekar Wada (libre) : jolie maison de bois aux murs intérieurs peints. Intéressante visite guidée rien que pour nous (ça n’attire pas les foules !).

Pavagadh-Champaner Ces 2 sites sont très complémentaires et se combinent bien. Prévoyez la journée. Bus : 50 Rs – 1h30 de route A la gare centrale de Vadodara, demandez Pavagadh (et pas Champaner). Arrivés à la gare routière de Pavagadh (qui se trouve juste en face de l’entrée du site de Champaner), il faut prendre, ici même, un autre bus qui grimpe dans la montagne : 8 Rs. Voyant nos têtes d’ahuris un peu perdus, les locaux nous l’indiquent aussitôt. C’est forcément là où l’on va … On arrive alors sur une petite place, au pied d’un téléphérique. 2 options : monter à pied ou s’asseoir sur son ego et dans un œuf. Nous avons choisi l’option assise (116 Rs l’A/R). Des œufs colorés font la noria et déposent rapidement les pèlerins (et nous). Il reste encore 700 mètres à parcourir sur un chemin ombragé par les bâches des boutiques qui s’alignent de part et d’autre. De nouveau, la couleur est à l’honneur : pigments, offrandes colorées, cadres de divinités entourés de guirlandes multicolores clignotantes … Ca brille, ça pète, c’est gai ! Des troupeaux d’ânes gris, crinière orange teintée au henné, animent ce chemin. Leurs braiements effraient les plus jeunes et amusent les plus vieux. Une rivière nous offre un beau spectacle de lavandières et de buffles à la baignade. Le temple en lui-même, dédié à Kali, n’a pas vraiment d’intérêt, par contre, l’ambiance qui règne ici est assez captivante et justifie cette escapade. Nous décidons d’ailleurs de manger sur place juste avant de reprendre le téléphérique (gardez bien votre ticket). Un restaurant propose de délicieux masala dosa à 110 Rs. Encore un joli souvenir. En sortant du téléphérique, pour redescendre à la gare, s’il n’y a plus de bus, demandez aux jeeps qui stationnent sur la place. Forcément elles descendent. C’est moins confortable, on est tassé à 17 là où il y a une dizaine de places, c’est plus cher (20 Rs chacun) mais on descend …

Champaner (500 Rs) De retour à la gare routière de Pavagadh, il suffit de traverser la route goudronnée pour être devant l’entrée Sud de Champaner. Changement d’ambiance : nous sommes ici sur un site de mosquées datant de 500-600 ans. Elles ne sont plus en service et on les visite chaussés. Magnifique architecture indo-musulmane, ici, pas de couleur vive, juste de la dentelle de pierre. Plusieurs mosquées sont reparties sur le site. Un plan à l’entrée de Saher Ki Masjid (entrée Sud) donne quelques indications. Celle à ne surtout pas rater est la magnifique Jama Masjid.

Nous serons de retour à Vadodara à 16h (en étant partis à 7h30).

Palitana Un voyage est toujours motivé par un lieu précis dont on entendu parler ou vu des photos. C’est Palitana qui a inspiré ce voyage. Une colline couverte de temples jaïns ! Et 3000 marches pour y arriver. Peu de choix d’hébergement à Palitana même, mais nous réussissons, quelques jours avant, à réserver une chambre au Sumeru. L’hôtel Sumeru n’a aucun charme. Aucun. Mais au moins, nous allons pouvoir entreprendre la grimpette tôt le matin. A 6h du matin, nous hélons un rickshaw. Pour 100 Rs, il nous dépose au pied des marches (il y a bien 4 km depuis l’hôtel). L’animation est déjà survoltée. Des porteurs nous proposent leurs services qu’on décline. On passe la sécurité et nous démarrons. Il fait encore nuit, les pèlerins sont déjà nombreux, les femmes en sari ou en punjabi, les hommes vêtus d’une longue chemise blanche brodée ton sur ton qui tombe sur un pantalon blanc. Magnifiques scènes. Les marches sont larges et entrecoupées de longs plats. Ca se monte très facilement. Personne ne court. Nous sommes parfois rattrapés par des porteurs qui aident les plus impotents, les plus vieux ou les plus riches. Leurs efforts ne les empêcheront pas de nous lancer de grands "hello" et de beaux sourires. Au passage, j’admire comment ces vieux sont assis en tailleur dans ces sièges de corde. Quelques femmes aussi portent les tout petits. A la différence des hommes qui portent à l’épaule, les femmes, elles, portent sur leur tête. Et tout ça se fait dans une magnifique bonne humeur. Petit à petit le soleil se lève et avec lui une belle lumière. Nous atteignons le sommet vers 8h après 1h30 de montée. A la bifurcation (inratable), nous prenons à droite, on nous y envoie gentiment d’ailleurs. Nous redescendrons par la gauche. Cette voie de droite nous am��ne à la partie Nord du site. En fait, la moins jolie. Et c’est tant mieux, nous irons crescendo. Dés notre arrivée, un gardien nous invite à nous déchausser. Je glisse nos chaussures dans notre sac à dos. Sage décision, car on va beaucoup déambuler, pieds nus, sans nécessairement revenir au point de départ. Le temps se couvre. Du vent (Philippe, bras nus, a froid), des nuages noirs et une brume épaisse. Non ?!?! Que peut-on contre cela ? Rien, alors on essaie de positiver … Mais depuis les terrasses des temples, on ne voit rien d’autre que cette masse grise et compacte. Petit coup de blues qu’on garde l’un et l’autre pour soi, inutile de charger la barque. On se focalise sur les détails, superbes. Surya nous a entendus. Le voici qui chauffe et qui finit par gagner la bataille contre les nuages et la brume. Le site se découvre entièrement. La lumière devient douce et chaude. Et la magie opère ! Nous repartons, joyeux, sur les terrasses du début, cette fois elles offrent des points de vue splendides. Je ne veux pas et je ne peux pas décrire la visite par le menu. Et puis, ça n’a aucun intérêt. Perdez-vous, vagabondez, flânez dans ce labyrinthe de temples, pieds nus, nez en l’air, sur ces 2 collines côte à côte, à la recherche du plus beau point de vue. Le temple d’Adinath (Main Temple) est très vénéré. Nous y retrouvons la majorité des pèlerins. Ambiance pieuse, musicale, gaie et colorée comme toujours dans une douce odeur de pétales de roses. Certains temples sont restaurés, peut-être un peu trop à mon goût, peints en beige. Je préfère de loin ceux patinés par le temps dont la pierre blanche se tâche de marbrures noires. Ces travaux de restauration laissent des traces qui n’embellissent pas le lieu : échafaudages, gravats, outils … Mais notre œil et notre cerveau sont bien faits : ils vont effacer ce triste spectacle pour ne garder que le souvenir d’un lieu somptueux, grandiose, bourré d’émotion, de ferveur, de respect. Les photos sont interdites. Je dois confesser qu’on n’a pas respecté cet interdit (sauf bien sûr à l’intérieur des temples). Malgré les nombreux gardiens, le site est immense et on arrive toujours à trouver un angle discret. J’avais entendu parler d’un droit-photo que nous étions prêts à acquitter … je n’ai pas vu où l’acheter. Peut-être est-on parti trop tôt et trop vite, tout à notre excitation de démarrer la montée. J’avais entendu dire aussi qu’il ne fallait rien porter en cuir. J’ai donc troqué mes sandales confortables contre des tennis légères en tissu. Lors de la descente, le tissu a fini par me brûler la plante des pieds. J’ai fini pieds nus ! Comme beaucoup d’autres ! Ici, je n’ai choqué personne. Attention, je n’ai pas vu de WC sur le site. Et là, aucun petit buisson complice. A 13h30, nous étions redescendus, installés dans une petite gargote à l’entrée du site. 7 heures au total. En prenant tout notre temps. Soyons honnêtes : nous avons eu de belles courbatures aux mollets pendant les 3 jours suivants ! Zut, on vieillit !!

Ahmedabad (prononcez Am’dabad) Nous avions du temps et un bon hôtel pour nous ressourcer quand le besoin s’en faisait sentir. Des conditions idéales pour visiter une telle ville. Car Ahmedabad est une grande ville, donc étendue, chaude, polluée, bruyante, très bruyante … A partir de 9 heure (étonnamment pas plus tôt), la circulation est extrêmement dense et le concert de klaxons commence. Les klaxons ! C’est ce qui nous avons eu le plus de mal à supporter. Un bruit strident permanent. Ahmedabad a beaucoup à offrir. Voici les lieux que nous avons préférés :

L’Ashram de Sabarmati (gratuit) Bus de ville rouge à la gare routière AMTS de Lal Darwaja (à l’Ouest du fort Bhadra). Bus n° 83 (entre autres). 11 Rs. Il s’arrête devant l’ashram. Au retour, l’arrêt de bus est à 50 mètres, à gauche en sortant de l’ashram. Lieux mythique, émouvant, calme. Prévoyez 2 bonnes heures si vous êtes intéressés par le personnage de Gandhi, par son enseignement et son action. Une belle exposition, très didactique.

Jama Masjid La plus grande. De jolis minarets sculptés.

Siddi Sayid Une toute petite salle de prière largement ouverte sur une toute petite cour. Sur le coup, on s’est vraiment demandé pourquoi elle était un coup de cœur du Lonely Planet. Jusqu’à ce qu’on remarque ses jalis, ces fenêtres de pierre ajourées. Incomparables !

Dada Hari Vav (baoli) Ce baoli (puits à degré) est d’origine musulmane. Sur 5 niveaux, la décoration y est donc sobre, géométrique, florale. Pourtant, malgré sa grande sobriété, ce fut notre préféré (des 3 baolis que nous avons vus) et l’endroit où, le dernier jour avant de rentrer vers Paris, nous avons eu envie de revenir. D’abord, il est couvert. On a vraiment l’impression de descendre dans les entrailles de la terre. Ensuite, il est dépourvu de toute grille ou barricade de protection. Enfin, il est quasi désert ! Je vous conseille de commencer par lui avant d’aller voir Patan ou Adalaj Vav, pour aller crescendo dans les décorations (mais pas forcément dans l’émotion). Ne manquez pas de jeter un coup d’œil aux alentours, c’est un quartier de charbonniers. Vous y verrez des femmes en sari, remplir des sacs de charbon de bois. Leur sourire aux dents blanches n’en ressort que davantage !

Le Lac Kankaria (13 Rs) permet une agréable pause et un endroit sympathique où manger (un de plus !). Un petit train (30 Rs) permet d’en faire le tour sans effort. Cela dit, je n’irais pas jusqu’à dire, comme le prétend le Lonely Planet, que c’est incontournable … Mais si vous y êtes, ne manquez pas le parc aux papillons (10 Rs), non pas pour les papillons (j’ai dû en voir 2 !) mais pour les chauves-souris géantes accrochées aux grands arbres. C’est très impressionnant.

Le marché de nuit de Law Garden est original mais manque cruellement de variété. Des dizaines de stands de vêtements et de tissus s’alignent, tous quasiment identiques … Couleurs vives, paillettes, miroirs incrustés, ça brille de mille feux !

Sur notre programme, le lundi peut paraitre ultra chargé. Pourtant il ne l’est pas. Les mosquées et les temples se visitent rapidement.

Modhera (200 Rs) Le pompon, le coup de cœur, le 3 étoiles, la cerise sur le gâteau !… Le temple du Soleil est incontournable. Magnifiquement ciselé, il est précédé d’un immense bassin rectangulaire de toute beauté. Et je vous souhaite d’avoir la même chance que nous : un couple d’Indiens y posait pour ce qui nous a semblé être des photos de mode.

Patan (200 Rs) Le baoli de Patan, Rani ki-Vav, n’est pas (plus ?) couvert. C’est donc une fosse ouverte avec des marches qui descendent vers le puits. Comme un temple à l’envers. Ici, tout est sculpté, les murs, les plateformes, les piliers. Par ailleurs, le baoli est situé dans un joli parc arboré où, ce 14 Février, jour de la Saint Valentin, se retrouvaient de nombreux couples d’amoureux. Un joyeux groupe de singes (langur gris) nous a également distrait pendant un bon ¼h par leurs jeux et leurs facéties. Fleurs exotiques, saris colorés, sculptures du baoli, courses folles des singes, nous avons eu là un magnifique tableau de l’Inde.

Sidhpur Peu visitée (et peu connue du chauffeur qui a demandé régulièrement son chemin), cette petite ville sur la route de Patan révèle autour de sa rue principale et de son bazar tout un quartier de maisons de bois coloré. Couleur pastel. Maisons identiques, collées les unes aux autres en de longues enfilades. Un petit air Anglais (tiens donc ?) ou de San Francisco. C’est très mignon ! On y passe volontiers ½h-1h.

Adalaj Vav (gratuit) C’est le 3ème baoli que nous découvrons. Celui-ci est en pleine ville, au milieu d’un carrefour bruyant. L’entrée est gratuite et il est bondé ! L’ambiance ici est un peu différente, plus tapageuse. Nous apprécions néanmoins les magnifiques sculptures et y descendons avec plaisir.

Pour visiter ces 4 sites (Modhera, Patan, Sidhpur et Adalaj Vav), il nous a paru plus simple (mais plus coûteux) de louer un taxi à la journée (3000Rs). Partis à 7h30, nous arrivons à Modhera à 9h. Nous avons fait une pause repas dans un petit restaurant proposé par le chauffeur. Très bien, ni luxueux, ni aseptisé, bourré d’Indiens de passage, juste le bon niveau. Nous serons de retour vers 16h.

Sarkhej Roza (gratuit) Rickshaw : 130 Rs l’aller simple Autour d’un immense bassin se répartissent une mosquée et des restes d’un petit palais. La grande mosquée regroupe quelques mausolées, cours, balcons, jalis … A notre époque, le bassin était à sec et les déchets jonchaient le sol. Il reste assez peu de choses du petit palais. Quant à la mosquée, certes elle est grande et les jalis sont beaux mais sans rien d’extraordinaire ou d’incomparable. On peut facilement combiner le restaurant Vishalla avec cette visite puisqu’il est sur la route. La seule difficulté consistant à se faire comprendre du rickshaw, mais on y arrive. Cela étant dit, ce restaurant m’a bien déçue. Vous l’aurez compris, c’est une excursion qu’on peut zapper si on est court en temps.

Gandhinagar (gratuit – 60 Rs pour les animations) Bus : 23 Rs – 45 min de route On prend le bus à la gare routière AMTS de Lal Darwaja. Bus blanc, peu fréquent. Demandez pour savoir où attendre, l’arrêt est un peu à l’écart des quais principaux. Le bus nous y conduit en moins d’une heure. Nous sommes dans une banlieue chic d’Ahmedabad. Belle route avec un terre-plein central agrémenté de lauriers roses, maisons individuelles, espaces verts … Le bus nous dépose assez loin de l’entrée du temple. Un rickshaw finit de nous y amener (40 Rs). L’entrée du temple est gratuite mais policée : consigne obligatoire pour les sacs, les téléphones. Photos, nourriture et boisson interdites. On se plie à toutes ces consignes. Enfin … nous entrons. Un immense jardin, tout neuf, tout beau, tout propre. Une grande allée et au fond, un temple grandiose aux couleurs douces. Loin des ambiances habituelles, on s’attendrait presque à voir surgir Mickey !… Comme toujours, on se déchausse pour pénétrer dans le temple. Ici, on laisse ses chaussures dans une petite guitoune (gratuit). Le temple est somptueux même s’il manque de patine et d’âme. A l’étage, une exposition de peintures, fort jolies, raconte la vie de Neelkanth Swaminarayan, le fondateur du mouvement vénéré ici. Un ensemble de 5 "attractions" est proposé pour 60 Rs (à ce jour, pas de tarif spécial Etranger). Attention, c’est tout ou rien. On enchaîne les animations : des maquettes, des petits spectacles d’automates, un film (dans une salle superbe) sur les grandes épopées de l’Hindouisme (Mahabarata et Ramayana) et aussi sur la vie de Swaminarayan. Les spectacles et le film sont en Indien sans sous-titre … La lecture des peintures présentées au temple (en Anglais) aide bien. Globalement, c’est plutôt sympa et si vous avez fait le chemin pour venir, alors, ne les ratez pas. Le retour à Ahmedabad est simple puisqu’il y a un arrêt de bus juste à la sortie du temple. On mange avant de rentrer, de nombreuses petites gargotes se sont installées le long de la route.

Ne manquez surtout pas la visite d’au moins un baoli, ces puits monumentaux sont d’une originalité et d’une beauté stupéfiantes, comme des temples à l’envers …

SI C’ETAIT A REFAIRE : Peut-être un peu trop de mosquées à Ahmedabad. Jama Masjid et Siddi Sayid peuvent sans doute suffire. L’exhaustivité n’apporte pas grand-chose. Surtout si vous avez vu Champaner et Modhera (à ne pas rater). J’ai un petit regret de n’avoir pas poussé jusqu’au Kutch pour approfondir notre découverte du Gujarat avec une région différente, qui aurait apporté un peu de variété. C’était faisable en serrant notre programme à Ahmedabad (Sarkhej Roza et Gandhinagar ne sont pas incontournables) et en écartant Ajanta et Ellora plus faciles à combiner à un autre voyage que le Kutch. Ce sont des considérations qu’on ne peut avoir qu’APRES le voyage. D’où l’intérêt d’en faire part ici.

DIVERS : L’accueil : jamais, ni en Inde ni ailleurs, nous n’avons reçu un accueil plus chaleureux, plus cordial. Tous, sans exception, nous sourient, nous lancent un "welcome in India", nous réclament un selfie, nous demandent comment nous trouvons leur pays, nous aident à trouver notre bus ou notre temple … Pas une seule fois, nous ne nous sommes sentis agressés, insultés, moqués, arnaqués. Des relations saines, sereines, sympathiques. Un Indien, calot blanc sur la tête et barbe orange d’être teinte au henné, s’approche de Philippe et lui demande "vous êtes Chrétien ?" - "oui", ment Philippe" - "moi, je suis Musulman" répond l’Indien tout en lui offrant une poignée de mains qui se finira en accolade. Ca fait du bien ! Un papa avec son petit gamin dans les bras s’approche de nous pour un selfie (un de plus !). Le gamin se penche alors vers Philippe et lui claque un bisou sur la joue. Juste comme ça. Ca fait du bien ! Nous prenons un bus de ville pour nous rendre à l’ashram de Gandhi. Le chauffeur nous aperçoit, surpris. 10 fois, il va se retourner pour nous gratifier d’un magnifique sourire. Comme s’il était fier de nous conduire. Ca fait du bien ! Quelques exemples parmi tant d’autres … L’inde fait du bien. La langue : l’anglais est assez souvent parlé, parfois avec une rapidité et un accent déconcertants. Et quand en plus, ils parlent en coinçant leur chique de bétel entre leurs dents, bon courage ! La connaissance des chiffres écrits en Devanagari peut servir.

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La carte bancaire : elle n’a servi que pour payer nos hôtels. Retrait cash aux ATM (très nombreux). Retrait limité à 10 000 Rs (soit 130€ dont 3€ de commission de retrait hors UE). Le climat à cette époque : 30°C, chaud sans être suffoquant. Ciel bleu. Pas une goutte de pluie. Vêtements : un gilet léger pour les trajets matinaux en rickshaw. Pensez à porter des sandales ou des tongs : on se déchausse sans arrêt, dans les temples, les mosquées, les musées … Du coup, pensez aussi à emporter une brosse à ongles et une pierre ponce pour nettoyer vos pieds le soir. Je vous assure que ce n’est pas un luxe. L’affluence touristique à cette époque : Ellora et Ajanta sont très fréquentés, surtout par les Indiens. Le Gujarat est encore très peu touristique, pour preuve, nous n’y avons trouvé ni carte postale ni magnet ! C’est dire ! Les photos : Préparez-vous à être souvent pris en photo, très souvent ! Seul, en selfie ou entouré de toute la famille … Nous n’avons jamais refusé même si parfois ça devenait presque lourd. Presque. Les problèmes de santé : comme toujours en Inde, on part avec Imodium et Ercefuryl qui règlent bien vite les petits soucis intestinaux. Pensez à avoir toujours un rouleau de papier toilette avec vous. Les WC publics n’en ont pas (mêmes ceux des musées). Les moustiques : ràs Internet : wifi gratuit répandu, plus ou moins rapide. Electricité : leurs prises sont compatibles avec nos prises plates. Adaptateur inutile. Les achats perso : quelques beaux objets de pierre ajourées à Ellora et Ajanta. Fortes négociations de rigueur, amicales. Pas d’artisanat dans le Gujarat en dehors du tissu.

On a beaucoup aimé : 🙂 L’accueil Les baolis Le jus de canne à sucre, le jus de mosambi, les samossas vendus dans la rue Les prix si doux des repas L’accès gratuit dans de nombreux endroits

On a moins aimé : 😕 Les klaxons stridents dont ils abusent

En conclusion : Le Gujarat est encore méconnu des Occidentaux. Voyage authentique et ressourçant une fois qu’on dépasse les désagréments habituels (déchets omniprésents, bruit, circulation …). Nous attendions beaucoup de Palitana et ce sont finalement les baolis qui nous ont le plus enchantés. Amoureux de l’Inde, nous pensons déjà au voyage suivant qui devrait nous emmener dans l’Est.
Compte rendu croisière MSC Fantasia du 28 janvier au 11 février 2018 English translation pending
by Rcoucou · 2018-02-15 · 106 replies


Bonjour

Nous avions réservé avec mes amis cette croisière de 14 jours aux Caraïbes avec MSC en remplacement d'une transat que Costa avait délibérément reculée de 21 jours sans nous avertir. Transat remboursée complètement ainsi que les frais déjà engagés par nos soins vol et une nuit d'hôtel comprise. En effet nous préférons prendre les vols à part et profiter d'une nuit d'hôtel pour encaisser le décalage horaire.

Mais cette fois nous sommes partis le vendredi 26 janvier et nous avons réservé 2 nuits à Pointe à Pitre, car le vol XL airways le samedi était plus cher, ce qui nous permettait de profiter d'une nuit supplémentaire au Gosiers pour le même prix.🙂

Nous avons donc profité pleinement de la journée du samedi 27 janv à l'hôtel du karibéa beach clipper et de sa plage "privée" avec transat et tonnelle pour nous abriter du soleil. Nous avons même profité de son animation du samedi soir pour danser quelques slows et rocks après le repas (comptez 23 € le plat et dessert, sans boisson).



A 6 H 30 le lendemain j'ai pu apercevoir le MSC Fantasia de notre balcon se dirigeant vers le port, petite nuit mais compensée par une agréable journée sur le transat au soleil.





Le 28 janv jour de l'embarquement notre taxi Ruddy est venu nous conduire au port vers 12 heures, je pensais que nous aurions pu embarquer avant 14 heures comme avec Costa. Et malheureusement le portier du port avait reçu des consignes bien précises, pas d'ouverture des portes du port avant 14 heures.🤪

Si bien que nous avons poireauté 1 h 30 derrière cette porte d'accès où s'amassaient tous les futurs passagers du Fantasia, avec une cohue indescriptible à l'ouverture des "arènes" les derniers voulant passer les premiers, piétinant les pieds avec leurs lourdes valises à roulettes. 😠

Pourtant une fois parcourus les 100 m qui nous séparaient du hall du terminal MSC, nous avons été agréablement accueillis par le personnel MSC, pour y déposer nos lourds bagages.

Question : pourquoi ne pas autoriser les passagers à rejoindre ce grand hall d'accueil avant 14 heures et pouvoir ainsi gérer une file d'attente en bon ordre ?

Nous avons eu de la chance, il ne pleuvait pas, car là il vaut mieux venir en maillot de bains si l'on devait attendre à la porte d'accès du port.😉

Un grand couac pour l'image de MSC, mes amis n'ont d’ailleurs pas compris leur stratégie d'accueil.

Je vous conseille donc de venir vers 14 h 30 après la cohue pour renter tranquillement dans le terminal.

Pas de verre de bienvenue comme chez Costa, pas de siège pour attendre, rien de confortable pour accueillir les futurs passagers, un zéro pointé pour le 1er embarquement MSC à Pointe à Pitre.🤪

Suivra la traditionnelle photo souvenir après le rapide enregistrement déjà fait sur internet.

Enfin nous rentrons sur le bateau pour la photo d'identification pour la carte d'accès à bord. Petit problème quand même, celle-ci sera disponible dans notre future cabine que vers 17 heures.

Qu'en est-il du forfait All In réservé par l'intermédiaire de l'agence ? Heureusement nous avions le justificatif de la réservation boissons de MSC et avons pu profiter d'une bonne bière en rejoignant le self au 14 éme étage et y manger.

ci-joint les horaires d'ouverture du self Zanzibar pont 14 6 H -10H30 petit-déjeuner 10H30 -12H petit-déjeuner continental 12H - 17H déjeuner buffet 12H - 24H Pizzera (choix de plusieurs & gratuites) 12H -17H Paradis hamburger (+ frites) 17H - 18H30 fruits , bar à salade 18H30 - 21H30 dîner

Boissons 24 heures/24 heures à disposition gratuites Café, Thé , Eau , glaçons

Vous pouvez donc manger de 6H à 21H30 sans problème. Un plus par rapport à Costa qui a réduit ses prestations à bord ou les rendants payantes (pizzas)

Et boire pendant toute la journée, ce qui n'est pas le cas chez Costa, boissons gratuites seulement au petit-déjeuner.

Une signalétique par type de buffets placée en hauteur, vous aide à trouver d'un coup d'œil les types de mets que vous recherchez, fruits, pâtes, plats chauds, fromages etc...sans devoir vous pencher sur les comptoirs et sans gêner ceux qui se servent et un plan du self à l'entrée.

Nous avons aussi beaucoup apprécié le "bouton magique" placé sur chaque table le "call service", vous appuyez dessus et dans la minute qui suit vous avez un serveur du bar qui vous demande ce que vous désirez boire.😎

Incroyable mais vrai dans "la minute qui suit" deux tout au plus, ils arrivent de nulle part, et même parfois 2 serveurs, si vous avez oublié d'annuler l'appel après leur passage. Chapeau bas pour le service MSC, ils prennent les commandes des boissons, bières, vins, cafés expresso, cappuccino et même les bouteilles d'eau que vous avez gratuitement avec vos forfaits All In.

Bien que des fontaines d'eau soit toujours à disposition dans le self.

Nous rejoindrons nos cabines vers 16 h 30 pour récupérer nos cartes et constaterons que nous ne sommes pas au même service à table, le second pour moi, le premier pour mes amis qui avaient cependant fait la demande auprès de l'agence, et qui avait confirmé le changement. Nous irons donc au restaurant le Red Velvet rencontrer le maître d’hôtel qui nous attribua une table de 6 au second service.🙂



Les cabines balcons que nous avions pour une fois réservées sont joliment décorées, mais il manque d'après ma femme un peu de rangement dans les 3 placards à l'entrée, qui cachent le coffre-fort à code et toute une rangée de 6 tiroirs.

Les tables de nuit comportent aussi 2 étagères de rangement et un tiroir, certes un peu étroit.

La salle de bains avec une douche à robinet thermostatique et quelques étagères vitrées pour poser les accessoires de bain. Dessous l'évier, la corbeille et des étagères pour disposer vos affaires. Pas de miroir grossissant comme chez Costa, mais un décapsuleur de secours. Un fil déroulable pour pendre les affaires mouillées et deux distributeurs de shampoing et de gel dans la douche. Un équipement complet pour prendre sa douche avec 2 grandes et 2 petites serviettes ainsi qu'un tapis de sol en éponge.





Le lit de la cabine balcon est dans le bon sens, avec une literie confortable, avec chacun 2 oreillers et en plus 2 petits coussins sur le divan deux places convertibles. Car dans les cabines extérieures, la tête du lit est placée contre la fenêtre, très désagréable quand il y a du roulis pendant la nuit.

Une petite table vient compléter l'ameublement installé devant le bureau avec son frigo près rempli et la TV disposée en hauteur qui diffuse en boucles les consignes de sécurité. Un pouf est aussi logé dans l'alvéole du bureau.

Un téléphone vous permet d'appeler les différents services à bord et également les cabines de vos amis en composant directement leurs numéros, leurs noms s'affichent alors sur le combiné.

Une porte coulissante verrouillable permet d'accéder au balcon qui comporte deux chaises et une mini-table.

Deux serviettes de plage orange viendront compléter l'équipement et deux gilets de sauvetage que nous aurons la chance d'enfiler vers 18H30 avant l'appareillage à 19H. Exercice sommaire réalisé dans des endroits publics, bars, casino du pont 7 pas très loin des chaloupes de secours mais que nous ne verrons pas de près. Un exercice qui consiste à pointer votre carte pour valider votre présence et expliquer sommairement comment mettre le gilet de sauvetage. L'avantage c'est qu'il se déroule dans un endroit confortable mais très peu efficace en cas de problème. Tous les services à bord sont suspendus, plus d'ascenseurs de bar ouvert etc..

Je vous raconterai une anecdote plus tard à ce sujet lors de notre escale à la Martinique.😛

Ne reste plus qu'a faire connaissance avec ce beau bateau mais ce sera pour la suite à demain ... Si vous le voulez bien

A+
24 jours à la découverte de l'Ouest américain (+ New York) en famille English translation pending
by Mim69210 · 2017-08-31 · 329 replies
Bonjour Nous sommes revenus vendredi 25/08 de notre 1er road trip dans l’Ouest américain. 3,5 semaines de bonheur, des images plein les têtes, de belles rencontres aussi, quelques rares déceptions et l’envie de prolonger encore un peu cette fantastique aventure.

Alors pour ne rien oublier et faire partager à ceux qui le souhaitent notre belle aventure, j’ai décidé de me lancer de suite dans la rédaction du carnet, avant même d’avoir fait le tri dans les photos.

Je m’étais longtemps interrogé sur l’utilité pour la communauté de rédiger un nième carnet, notre itinéraire était un grand classique vu et revu. Et puis, finalement, en réfléchissant bien, chaque expérience est unique. Chaque voyageur y construit sa propre aventure et les émotions sont forcément très personnelles. J’ai donc décidé de me lancer. C’est aussi un peu égoïstement, pour prolonger ce voyage de rêve qui a démarré il y a un peu plus d’un an lorsque l’idée a commencé à germer et s’est concrétisée avec la longue rédaction du road book et les premières réservations.

Pour dresser le tableau, nous sommes une famille de 5 avec ma femme Estelle, et nos 3 garçons : Louis (15 ans), en pleine adolescence …., Noé (11 ans) et Tom (8 ans) tous deux fans de basket et pour qui les USA constituent le rêve ultime ! Pas de chance, en plein mois d’aout, pas de possibilité de voir un match. Ils devront se contenter de fouler le « city » de Venice Beach et bien sûr, de faire un long passage au NBA Store de New-York (étape finale de notre périple).

La prépa / le road book Pour la prépa, c’est moi qui m’en suis occupé quasi exclusivement (Estelle a un peu regardé le programme des villes uniquement). J’ai trouvé ça tellement excitant de commencer le voyage un an à l’avance. Estelle n’arrêtait pas de me dire d’arrêter de tout prévoir et de laisser de la place à l’imprévu. C’est la 1ère fois qu’on part en road trip en famille. Habituellement on achète le Routard et on se dit qu’on verra bien sur place, chaque matin au petit dej. Mais les US c’est différent. Tu ne peux pas te permettre cela et au final on s’est rendu compte qu’on a été beaucoup plus zen de se laisser porter par le road book. Je regrette même de ne pas avoir suffisamment prévu de choses certaines journées car on s’est retrouvé certains jours à avoir un petit creux dans le planning et je n’avais pas forcément anticipé ça. Le problème, c’est que quand tu prévois un truc et que tu ne le fais pas au final, ça a tendance a engendré chez moi une certaine frustration !!

Au départ tout est parti de la lecture du carnet d’Eric (69Eric). Les inconditionnels du forum l’auront forcément lu. Tellement bien écrit, tellement précis ! Son programme me paraissait coller parfaitement avec ce que l’on souhaitait faire, qu’après lecture de plusieurs autres carnets, et d’autres blogs (notamment celui d’ITAT), je suis parti sur le même itinéraire.

J’ai donc démarré le programme jour par jour en attendant avec impatience l’ouverture de la vente des billets d’avion pour le mois d’août.

Une fois les billets d’avions réservés (j’y reviens plus tard), j’ai réservé progressivement les nuits d’hôtels, un peu chaque mois, ce qui permettait d’étaler les dépenses sur 1 an, puis la voiture et enfin les attractions (Universal, Antelope, location de bateau à Page et enfin Alcatraz).

Pour le roadbook, sur les conseils du forum, je suis parti sur un format porte documents avec feuilles transparentes. Cela permet de prendre chaque jour les pages dont on a besoin et laisser le book dans la voiture. Pour chaque jour, j’indiquais l’itinéraire google map, le programme de la journée détaillé, les changements d’heure éventuels, quelques photos pour savoir ce que l’on allait voir, les heures de lever et de coucher de soleil et les infos sur les résa d’hôtel (notamment si l’hôtel était déjà payé, si piscine, machine à glace, etc.). J’indiquais également lorsqu’il fallait prévoir un pique-nique à l’avance. Au total une centaine de page.

Certains en font beaucoup plus mais au final il a bien répondu à notre besoin sur place.

On avait également prévu une sauvegarde de tous les documents, ainsi que les passeports consultables sur nos téléphones en cas de besoin.

Avant de démarrer, un grand merci donc à Eric (69Eric) pour son formidable carnet de voyage qui nous a tant inspiré dans notre préparation et ses judicieux conseils ! Eric, saches que toute la famille te connait maintenant car il n’y a pas eu une seule journée sans que l’on parle de toi ! Merci également à tous les membres du forum pour leur aide tant durant la préparation, qu’au cours de notre trip.

Un petit coucou à Emmanuelle (Nanane25) que j’ai eu la chance de croiser à plusieurs reprises durant notre périple. C’est toujours sympa quand le virtuel rencontre le réel ! Son carnet est en cours sur le forum donc pour les rares d’entre vous qui ne le suivent pas encore, foncez-y !

Comme prévu, on ne revient pas indemne d’un tel voyage ! Dur de s’en remettre et difficile d’imaginer une seule seconde ne pas y retourner un jour. Les photos, les vidéos, les témoignages sont sans commune mesure avec le fait de voir cela de ces propres yeux. Le meilleur des photographes, le plus sophistiqué des appareils photos ne peuvent retranscrire ce que l’on ressent en découvrant avec ses propres yeux, ces immensités, en traversant ces routes aux lignes jaunes, en rencontrant ces personnes qui nous accueillent tellement bien, en dégustant sa gastronomie (euh non ça on aurait pu s’en passer ! mdr) …

Voici notre itinéraire : J1 : Lyon – Paris en voiture puis vol Air France Lyon Los Angeles. J2 – J3 : Los Angeles J4 : LA – Grand Canyon J5 : GC – Page J6 : Page Lake Powell J7 : Page – MV J8 : MV – Moab J9 : Moab J10 – Moab – Torrey J11 – Torrey – Bryce J12 : Bryce – Valley of fire - Las Vegas J13 : LV J14 : LV – Death Valley J15 : Death Valley – Three rivers J16 : Three rivers – Fresno J17 : Fresno – SF J18 – J19 : SF J20 : SF – NY en vol intérieur J21-J23 : NY J24/J25 : NY – Paris - Lyon

Globalement, à quelques rares exceptions, nous avons pu faire l’intégralité du programme. Je craignais avoir trop prévu, avoir trop minuté le parcours, avoir été trop ambitieux, ne pas laisser suffisamment de place à l’imprévu et finalement être trop gourmand sachant qu’il fallait que toute la famille suive le rythme. Au final, c’était quasi parfait. Il a fallu faire quelques concessions, s’adapter parfois aux aléas de la météo (notamment à GC) et à la fatigue de chacun. Nous ne sommes pas de grands randonneurs, mais je me suis rendu compte que chacun va à son rythme et que généralement, les temps de visite réels étaient souvent bien inférieurs à ce qu’on avait prévu initialement.

A titre personnel, j’ai eu un peu de mal à profiter de la fin de road trip une fois les parcs terminés. J’ai eu le sentiment que le plus beau était derrière nous en en sortant de la Death Valley (un grand moment). Sequoia Parc, certes très beau, ne pouvait pas rivaliser d’après moi avec le dépaysement ressenti sur la route 66, à Bryce, Grand Canyon, Death Valley ou Valley of fire. San Francisco et New York n’avait plus la saveur que l’on pouvait attendre après avoir traversé des paysages aussi exceptionnels. Je voyais cependant mal, surtout pour les enfants qui ne sont pas des fans de rando et de nature, comment caler toutes les villes au début du périple et enchaîner ensuite par 100% de nature. Là au moins, ils avaient New York en bout de course comme cerise sur le gâteau !

Des regrets ? Peut-être quelques-uns et tant mieux ça justifiera un prochain voyage ! Je dirai : - Zion que nous n’avions pas le temps de faire et que nous avons juste traversé - Le choix de Sequoia plutôt que Yosemite.

Pour finir sur la préparation, on avait décidé de faire un carnet en live pour la famille et les amis. Estelle s’en est chargé en créant un groupe sur WhatsApp. Tous les 2 ou 3 jours elle postait photos et vidéos des jours passés avec les commentaires. Les retours ont fait chaud au cœur et permettaient de garder le contact. On avait peur de saouler tout le monde avec notre "super voyage". Au final on a eu que des remerciements et des retours élogieux ! Seul problème, on a saturé les mémoires des téléphones de tout notre entourage !!

Bon assez parlé, il est temps de partir maintenant ! Direction LA !!
Retour sur un super voyage dans le Grand Ouest English translation pending
by AnneV78 · 2017-07-17 · 42 replies
Bonjour à tous, Cela fait déjà presque un an que l'on est revenu de notre séjour dans le grand ouest américain... mais l’année a été chargée, entre l’achat d’un appartement, le déménagement … Bref je trouve enfin le temps de partager notre voyage pour que les futurs partants y trouvent peut être quelques infos importantes. Je profite beaucoup de ce forum pour faire de mes voyages des souvenirs inoubliables, je trouve ça important de partager ensuite les points positifs et négatifs. Désolée donc pour ce énième compte rendu dans le grand ouest... 😊

Le contexte Cela fait bien une dizaine d’année que je rêve de faire le Grand Ouest. Mais je n’en avais finalement jamais vraiment eu l’occasion. Mon mari, a lui, eu cette chance il y a 8 ans. Il a fait un voyage organisé (en bus) avec son ex-femme et ses 4 enfants. Ils avaient vraiment aimé ce voyage. Depuis qu’on est ensemble, je lui en parle, mais il ne voulait entendre parler que d’un voyage organisé, car selon lui, dans ces voyages, on ne voit que les choses qui sont à voir (les trucs les + intéressants), et surtout, on ne se fatigue pas pour la conduite. Je suis plutôt d’accord avec lui sur le dernier point, mais pas du tout sur le 1er. J’ai mis plusieurs années à le convaincre qu’on pouvait se faire un voyage dans le Grand Ouest tous seuls. Nous avons d’abord fait un voyage à New York à 4 en 2013 (avec 2 de ses enfants), puis un « road trip » en Floride en 2014 (toujours avec les 2 mêmes enfants), puis de nouveau la Floride (avec le 3è de ses fils). Nous avons été également 2 fois en Thaïlande, et à chaque fois c’était mois qui avait préparé le voyage et tout s’est toujours bien passé, on a adoré ces vacances. Et début février, alors qu’on cherche dans quelle région louer une maison cet été, je tombe sur une promo pour des billets d’avion AR pour Los Angeles pour les vacances d’été. Mais bon à 6, ça reste très cher, j’en parle quand même à mon mari, sur le mode « quand on n’aura plus les enfants on pourra se faire de beaux voyages J ». Pour information ces enfants sont maintenant grands puisqu’ils ont entre 18 ans (les jumeaux) et 23 ans. Mais pour les vacances d’été, ils passent toujours un peu de temps avec nous… Et là mon mari, calcule rapidement le coût de location d’une maison pendant 2*15 jours (on les a un mois l’été) et le coût d’un voyage, et il me dit banco, on y va !!!!!!! On demande donc aux 4 enfants s’ils sont partants et disponibles du 17 au 31 août (dates de la promo). Et là, à notre bonheur financier, 2 des enfants renoncent 😛 Nous serons donc 4. Il me reste maintenant à organiser le parcours. Très vite, je propose de rester un peu plus longtemps avec mon mari, car les enfants doivent rentrer pour la rentrée le 1er septembre. Nous prenons donc nos billets d’avion le 8/02 en 2 résa : 2 billets du 17 au 30 août (arrivée à Paris le 31/08) pour les 2 jumeaux qui nous accompagnent, et 2 billets du 17 août au 4 septembre (pour mon mari et moi). Nous repartons en plus par un A380 😛 Pour le détail, nous avons pris nos billets sur Iberia : 450€ l’AR par personne. Nous avons une escale à l’aller : Paris – Madrid, Puis Madrid-Los Angeles (escale de 2h). Et pour le retour, les enfants font escale à Dallas (ce sont des vols American Airlines), et nous à Londres (vols British Airways). Grace aux carnets de voyage de ce forum ou d’autres, et à l’aide de certains forumeurs j’ai bâti mon circuit, que j’ai finalement fait dans l’autre sens pour éviter de se trouver à Las Vegas le we. J’ai réservé les hôtels assez vite, via hotels.com souvent (pour le paiement en avance, je trouve ça génial, cela permet vraiment d’étaler les dépenses, et également pour le pgm de fidélité où on bénéficie d’une nuit gratuite pour 10 nuits achetées), qq fois par booking (mais plus rarement), directement auprès de certains hôtels, notamment The View Hotel, ou via Xanterra pour le Grand Canyon. J’ai utilisé Igraal pour la plupart de nos dépenses, ce qui nous a rapporté un cashback de plus de 100 euros (toujours appréciable). Concernant le parking pour l’aéroport à Paris, nous avons voulu tester Trip N Drive, qui propose un parking gratuit, et la mise en location de notre voiture pendant notre voyage. Le parking est gratuit dans tous les cas. Et si votre voiture est louée pendant votre voyage, vous recevez un (petit) loyer. Nous c’est surtout le parking gratuit qui nous intéresse car nous économisons 150€. A notre retour, nous apprendrons que la voiture a été louée quelques jours, nous empocherons donc quelques euros. 🙂

Nous avons pris 2 locations de voitures car nous avons d’abord une voiture pour les 2 semaines avec les enfants, puis nous avons loué une mustang pour descendre de SF à LA. La 1ère location a été prise assez tôt, et nous avons plus attendu pour la 2è, nous avons donc payé plus cher malheureusement. Ah oui, un petit détail, je ne conduis pas… et donc mon mari est le seul chauffeur du voyage (mais je suis toujours en conducteur additionnel). Les enfants qui nous accompagnent viennent d’avoir leur permis (un mois pour l’un et une semaine pour l’autre au moment du départ), mais ils ne peuvent pas conduire aux USA. Pour ma part, j’ai bien eu mon permis, il y a 20 ans, mais je n’ai jamais conduit depuis… J’ai bien mon permis international et j’amène toujours mon permis avec moi, au cas où, mais j’avoue que si je devais m’en servir je ne sais pas trop comment je m’y prendrais … 🤪 Mon mari était donc assez inquiet de faire tous ces km seuls. J’ai donc privilégié les hôtels dans les parcs pour éviter des allers retours qui peuvent s’avérer éprouvants à la longue. Et j’ai casé plein de petites choses à voir en cours de trajet pour pouvoir faire des pauses si besoin. En lisant les nombreux récits de voyage, j’étais plutôt rassurée car je n’avais jamais vraiment lu des cas de personnes trouvant difficile la conduite (ou fatigante). Quelques infos pratiques J’ai apporté dans nos valises :

Des couverts (pour des éventuels piques nique ou repas dans les chambres d’hôtels) avec couteaux à bouts ronds pour étaler, et couteaux à steak pour les trucs à découper. 2 torchons qui nous ont été très utiles lors de nos repas improvisés Un sac de course solide (ceux qu’on achète qq centimes dans les super U/Auchan et autres carrefour). Très pratique ça me permettait chaque soir de vider de la voiture toutes les bricoles que l’on avait éparpillées dans la journée. Nous avions hésité à apporter une glacière décathlon mais finalement nous l’avons achetée sur place, et nous avons également acheté un entonnoir qui nous a été très utile pour vider les gallons d’eau dans nos bouteilles chaque soir. Au final, je ne regrette pas l’achat sur place de la glacière, même si nous l’avons quittée avec tristesse 😎 , nous avons eu plusieurs fois des « fuites d’eau » des sacs à glaçons, je ne sais pas ce que cela aurait donné dans une glacière souple ? Des sacs ziplock pour mettre les glaçons (inutile, ils étaient de mauvaise qualité, et l’eau des glaçons se vidait en dehors des sacs, on en a racheté sur place) 2 pastilles de lessive, car je comptais faire 2 lessives au milieu du parcours (ce fut une bonne idée car nous n’avons pas trouvé de lessive lors de notre utilisation de la laverie de l’hôtel au lake powell). Un adaptateur USB – allume cigare pour recharger si besoin les portables ou mp3 2 adaptateurs de prise US + une multiprise Un GPS. Nous avons acheté pour notre premier «roadtrip » en Floride un GPS sur le Bon coin. C’est très pratique, car on télécharge les cartes des états visités, et en France on enregistre toutes les adresses des hôtels en les nommant « J1 Hôtel », « J2 hôtel » etc pour les avoir dans l’ordre. Parfois on ajoute d’autres lieux importants. Une fois sur place on ne perd pas de temps pour trouver nos hôtels. Ce GPS permet également de trouver des restos ou des lieux touristiques donc ça nous aide vraiment.

Notre trajet est le suivant J1 – Paris – Madrid – Los Angeles – Chino : Nuit à Chino J2 – Chino – Parc Joshua Tree – Needles : Nuit à Needles J3 – Needles – Grand Canyon : Nuit au Grand Canyon J4 – Grand Canyon – Monument Valley : nuit à Monument Valley J5 – Monument Valley – Page : Nuit à Page J6 – Page – Bryce Canyon : Nuit à Bryce Canyon J7 – Bryce Canyon – Zion : Nuit à Springdale J8 – Zion – Las Vegas : Nuit à Las Vegas J9&J10 : Las Vegas J11 – Las Vegas – Palmdale : Nuit à Palmdale J12 – Palmdale – Six Flags Magic Mountains - Los Angeles : Nuit à Los Angeles J13 – Los Angeles J14 – Los Angeles – Paris via Dallas pour les enfants, et Los Angeles – San Francisco, nuit à San Francisco pour les parents J15 – San Francisco J16 – San Francisco – Monterey : nuit à Monterey J17 – Monterey - Santa Maria : Nuit à Santa Maria J18 – Santa Maria – Ventura : Nuit à Ventura J19 – Ventura – Los Angeles – Paris via Londres.

Pour les présentations : Nous serons donc 4, mon mari, Vincent, 51 ans, ses deux derniers garçons J&T qui ont 18 ans, et moi, Anne, 41 ans. Les enfants sont plutôt sportifs, ils sont très agréables en voyage car ils sont assez partant pour tout. Mon mari est beaucoup moins sportif, il a un gros problème de poids, nous pratiquons donc régulièrement la marche, mais à notre rythme. Nous avons fait plusieurs randos avant le départ pour nous préparer. Moi j’ai moins de mal, je suis plus jeune et je n’ai pas son pb de poids. C’est moi qui ai tout préparé, tout le parcours, les résas d’hôtels, les randos à faire, les activités etc. Mon mari ne regarde rien, il me fait confiance. C’est assez plaisant mais c’est difficile certaines fois quand j’ai des dilemmes, car même si je lui demande son avis, il n’est pas assez au courant du parcours complet pour pouvoir comprendre les avantages et inconvénients de chaque proposition. J’ai pris en compte ce qu’ils avaient déjà fait (mais moi je sais qu’ils n’ont fait que survoler chaque parc), ce que je voulais vraiment voir, des activités pour les grands enfants, etc. Mais bon, j’ai réussi à faire un parcours qui me parait bien équilibré. Il y a 4 choses que je veux absolument voir : - le Coucher de soleil à Monument Valley, - Antelope Canyon - La randonnée Angels Landing - Valley of fire (en vrai j’aimerais trop faire The Wave, mais je trouvais ça trop compliqué à insérer vu le mode d’attribution du permis, j’ai donc remis ça pour une autre fois, et pour ce voyage je me suis programmée Fire Wave🙂 ).

Vais-je réussir à les faire ??? suspense 🙂 en tous cas, ils sont au programme. Je sais aussi que dans mon roadbook de 120 pages, j’ai mis plein de choses que l’on ne pourra pas faire, je le sais, mais parfois ce sera dur de renoncer à certaines choses. Mais bon, ça nous fera l’occasion d’y retourner …

Parmi les péripéties qui nous sont arrivées entre février et notre voyage, il y en a une pas mal : T, 18 ans, était en 1ère année de prépa Ingé à Paris. Il a sa rentrée (2è année) le 1er septembre, c’est pour lui que les deux garçons rentrent le 30 août. J, 18ans, était en 1ère année de médecine à Versailles. Lorsque l’on a pris les billets d’avion, nous ne savions pas ce qu’il ferait en septembre : médecine ? dentaire ? redoublement de 1ère année ? Nous étions plutôt optimistes sur l’obtention de sa 1ère année, mais aucune idée sur la spécialité. Son frère aîné, qui a également fait la 1ère année de médecine, est lui maintenant en dentaire. Nous savions donc qu’en cas de passage en médecine ou dentaire, J. aurait un stage infirmier à réaliser durant l’été : en gros 15 jours entre juillet et septembre. Le choix de la date et du lieu de stage se faisant en fonction du classement. Nous nous étions donc dit que s’il passait, il faudrait juste qu’il évite les 15 derniers jours d’août pour son stage. Et début mai, alors qu’il a terminé son année, et son concours (mais qu’il n’a pas encore les résultats, prévu fin juin), il apprend qu’en cas de passage, il y a du changement cette année, le stage est OBLIGATOIREMENT du 22 août au 15 septembre… En plein sur notre voyage… J’avoue que j’en ai pris un bon coup au moral… il ne peut pas rater ce stage qui est éliminatoire. On en arrive à espérer qu’il redouble…. Ce n’est pas tant pour les 450€ de billets d’avion éventuellement perdus, mais + car partir à 2 adultes avec un seul grand ado, c’est quand même moins sympa (pour l’ado, et pour les parents). Surtout que T. est beaucoup moins bavard que J. , beaucoup plus discret etc. Dès qu’on a cette nouvelle, J. envoie tout de suite un mail à son administration pour prévenir qu’il a un voyage aux USA prévu de longue date avec des billets non annulables, et demande s’il y a des possibilités pour s’arranger. Après qq renvois de mail, on finit par avoir une réponse d’une personne qui nous dit d’attendre d’avoir les résultats mais que l’on devrait pouvoir s’arranger. L’espoir reprends un peu, mais j’avoue que moi, ça me met un peu un coup d’arrêt dans ma préparation. Fin juin, les résultats tombent, J. est pris en dentaire !! on est hyper content car il est primant ! mais par contre ça tombe mal pour le stage. On relance donc les mails, et mi-juillet, c’est bon, nous avons le go de l’université et de l’hôpital pour que J. ne commence son stage qu’en septembre. Ouf !!! Soulagement !! c’est bon, je me remets dans mon roadbook, et je réserve toutes les activités ou nous achetons 4 billets…. Mon roadbook est prêt vivement le 17 août !

Compte rendu de notre croisière en Norvège sur le MSC Preziosa English translation pending
by Grandpierreg · 2017-06-20 · 30 replies
Bonjour à tous,

Voici le compte rendu de notre croisière en Norvège sur le MSC PREZIOSA du 18 au 29 mai 2017. Celui-ci est illustré de nombreuses photos. Il faut cliquer dessus pour les agrandir.

Nous souhaitions depuis longtemps visiter la Norvège mais les prix excessifs nous en empêchaient. En consultant le site MSC je découvre avec surprise cette croisière où la nouvelle prestation Wellness avec balcon était pratiquement au même prix que la cabine intérieure !

La prestation Wellness ne nous intéressait absolument pas ! Nous étions uniquement intéressé par la cabine balcon au même prix que la cabine intérieure !

L'itinéraire de 12 jours est le suivant : Hambourg / en mer / Alesund / en mer / Honningsvag / Tromso / en mer / Molde / Geiranger / Bergen / en mer / Hambourg.

Nous en réservons une chez CROISILAND. Quelques jours après notre réservation, le prix de cette cabine a doublé !

Un passager français avec qui nous avons discuté pendant l'une des excursions nous a expliqué que lui aussi avait remarqué cette anomalie d'une cabine balcon Wellness au même prix qu'une cabine intérieure. Il a acheté cette croisière alors qu'il y a quelques jours il faisait quasiment la même chez COSTA !

Il était certain que c'était une erreur de MSC et qu'il fallait saisir tout de suite l'opportunité. Il a également remarqué que le prix de cette cabine a doublé quelques jours seulement après sa réservation !

Je précise que contrairement à ce qui est précisé, nous n'avons jamais reçu de "kit de bienvenue". Nous avions bien l'eau gratuite dans la cabine et au restaurant et nous n'avions pas 1 mais 2 boissons énergisantes par jour dans notre mini-bar. L'une avait un goût citronné et l'autre plus ou moins parfumée à l'orange. Ce n'était pas bon car plein de produits chimiques.

Pour les repas au restaurant, nous avions les mêmes menus que nos voisins de table qui n'étaient pas Wellness. La présentation du menu était différente avec en plus des informations nutritives !

Mêmes remarques au buffet, certains plats sont normalement réservés aux Wellness mais n'importe qui en fait pouvait se servir ! Je ne vois donc pas l'intérêt !

Nous ne sommes pas allés à la salle de sport.

Nous avons découvert que "les activités physiques exclusives lors des escales" sont en fait 3 excursions spéciales qui sont comprises dans la prestation Wellness !

Ces excursions Wellness étaient à l'escale de Honningsvag, Molde et Geiranger. Toutefois, un passager n'ayant pas la prestation Wellness avait la possibilité d'acheter l'excursion au prix de 45 €/personne.

Quand nous avons appris ceci, nous avons demandé à annuler les autres excursions correspondant à ces escales que nous avions acheté des semaines auparavant sur internet puisque il y avait un doublon d'excursions ces jours là.

Pour l'escale de Honningsvag, il y avait la possibilité de faire les 2 excursions : celle de la Wellness en début de journée et celle réservée sur internet ("Transfert au Cap Nord") en fin de journée.

Nous avons pu être remboursé des 2 autres excursions mais cela a été toute une histoire ! Il a fallu que l'on aille plusieurs fois aux bureaux des excursions et que l'on s'énerve pour récupérer notre argent ! Ce fut le point noir de cette croisière !

Concernant le MSC PREZIOSA, le lien ci-dessous le présente. Il y a même une petite vidéo.

https://www.msccroisieres.fr/fr-fr/Decouvrez-MSC/Navires-De-Croisiere/MSC-Preziosa.aspx

Spectacles, repas, prestations, organisation... d'une manière générale, nous en avons été satisfait à quelques exceptions prés que je précise dans ce récit. Il y avait 2 soirées de Gala.

Notre steward s'est permis "une certaine liberté" en me remettant directement une boisson énergisante lorsque nous l'avons croisé dans les couloirs ! Le jour du débarquement, il a commencé à préparer la cabine pour les occupants de la croisière suivante alors qu'elle était encore à notre disposition et qu'il y avait encore nos affaires personnelles !
Du 28 au 28: 31 jours en solo dans l'Ouest! (vidéos) English translation pending
by Yatre · 2017-04-28 · 104 replies
31 jours de voyage 96 pages de roadbook sur-documentées 15 hôtels (allant de 70 à 240 € la nuit) 3 lessives 6300 kilomètres en voiture 450 kilomètres à pieds 1 paire de chaussures défoncée sur 3 3 kilos perdus 8700 € de budget (dont 1500 $ dépensés sur place et 225 € remboursés en cashback) 25 € de hors-forfait sur le téléphone 2200 photos 17 heures de vidéo (presque 500 Go) 5 mugs-souvenir ramenés en France 1 abonnement Spotify (9,99 €) 1 seul mec (1 mec seul)

Bonjour !

Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...

Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.

Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.

Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.

Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)

Petit rappel des étapes :

Los Angeles Williams Grand Canyon Page Monument Valley Moab : Arches et Canyonlands Capitol Reef Bryce Canyon Zion Las Vegas Vallée de la Mort Sequoia San Simeon Monterey San Francisco

A suivre...
Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya English translation pending
by Mimimicha · 2017-04-26 · 196 replies
Bonjour à tous!

Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).

Fin juillet, il est temps de se décider.

Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.

JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.

Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.

Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.

C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).

Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.

Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.

Et après ? Affaire à suivre😉.

L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.

« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse

Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Voyage 15 jours à Lesbos (Grèce) English translation pending
by Christianede · 2017-02-17 · 11 replies
Bonsoir, Nous avons choisi d'aller sur Lesvos sans trop se rendre compte . Nous sommes bien au courant de la situation dramatique des émigrés mais sans vraiment réaliser où cela se passe, je voyais cela plus vers l'Italie.Désolée pour mon ignorance impardonnable.Quelqu'un peut-il nous renseigner ? Que faut-il craindre ou non et quelles précautions devons-nous prendre? Est-il quand même possible de se déplacer en voiture sans danger? nous voudrions quand même visiter un peu mais que devons-nous éviter de faire? J'ai essayé d'avoir quelques renseignements sur les endroits à ne pas rater mais pour je ne sais quelle raison je n'ai pas eu de réponse. j'ai toujours été satisfaite de vos conseils et plus que jamais j'ai besoin d'aide étant donné la situation là-bas. D'avance je vous remercie pour l'attention que vous voudrez accorder à ma requête. Bien à vous, Christianede
Mes voyages à Madrid (balades, musées, gastronomie) English translation pending
by MirandaMouse · 2017-02-04 · 44 replies
J'ouvre ce carnet pour vous raconter mon récent séjour dans la capitale espagnole (janvier 2017)

Pour plus de détails par quartiers et thématiques, et des centaines de photos, c'est sur mon blog www.lasourisglobe-trotteuse.fr/madrid/

Nous séjournons à Madrid pour la seconde fois, toujours hors saison. La première fois fut en novembre 2013 et malheureusement le beau temps ne fut pas toujours au rendez-vous. Nous avions passé quelques heures au Prado (c'est tellement grand) vu une expo à Thyssen, visité le musée de la Reina Sofia, le musée d'Amérique, le musée Cerralbo, le musée de Ferrocaril (je voyage avec un fan), le palais royal, le parc du Retiro, et nous sommes baladés dans le centre mais pas assez à notre gout (enfin, pas assez de jour et par beau temps, donc pas trop de photos finalement)

Il s'agit pour ce deuxième séjour de flâner de nouveau dans le centre-ville, découvrir les quartiers de Chueca et Malasaña, retourner au Prado et à Thyssen, visiter d'autres musées.

Après un AR à 64€ pour deux (!) déniché avec Ryanair, le voyage a bien failli tomber à l'eau suite à l'annulation 5 jours avant de notre hôte Airbnb… Et oui, difficile de trouver de bonnes affaires si peu de temps avant le départ ! Par chance, en appelant Airbnb, ils ont consenti à nous offrir un coupon de réduction de 100€ pour compenser, ce qui nous a permis d'élargir le champ de recherche. Avec une arrivée tardive à plus de minuit dans le centre (oui, les billets sont moins chers, c'est pas pour rien !) pas si simple, mais nous avons finalement trouvé au pied de la station "Delicias", pas en plein centre mais non loin, et le métro étant propre et pratique, pas de soucis, ouf !

Nous voilà donc débarqués à 1h du matin dans les lieux, après un périple en avion puis 3 lignes de métro différentes, soit presque 1h30 de transport, aie !

Petit hic, pas de chauffage dans l'appart, à part un petit appareil d'appoint dont le vrombissement titille tellement les oreilles qu'il est impossible de dormir avec. Le réveil pique un peu, surtout dans la salle de bain bien fraîche ! Tant pis…

Premier jour :

La chance nous sourit et c'est avec plaisir que nous découvrons un beau soleil illuminant nos pas pour la journée. Vu l'heure tardive d'arrivée, autant dire que le réveil le fut également. Après un casse-croute dans la chaîne espagnole "100 montaditos", spécialisée dans ces mini-sandwiches déclinés de 100 façons, nous décidons de remonter à pied vers le centre. Le but étant de flâner tranquillement et de prendre les photos qui nous faisaient tant défaut lors de notre précédent périple. Nous passons devant le musée de la Reina Sofia, remontons à Lavapies, avant d'atteindre le "bario de las Letras" un peu plus haut. En ce début d'après-midi, tout semble tranquille, certaines rues évoquent plutôt un grand village qu'une capitale trépidante ! Nous flânons un peu sur la jolie place de Santa Ana.











Nous remontons ensuite vers un quartier plus commerçant et plus animé, notamment la jolie calle Mayor, pour atteindre la Puerta del Sol, coeur battant de la capitale espagnole, toujours noire de monde et offrant un certain spectacle de rue (on pouvait admirer Alien se faisant prendre en photo par des touristes, entre autre…) Petit encart à l'entrée du musée "Ratoncito Perez", petite souris version espagnole. Non pas pour le visiter mais pour prendre en photo ma jolie frimousse et celle de ma petite cousine, que j'ai emmenée avec moi !



Nous parcours la très animée et jolie calle del Arenal jusqu'à la place de l'Opéra, puis la place d'Orient, faisant face à l'imposant palais royal. Cette grande place fut d'ailleurs ouverte par Joseph Bonaparte (qui laissa un souvenir impérissable au peuple espagnol…), verdoyante, on admire le soleil sur les jolies façades ocres des immeubles entourant le Théâtre royal. Nous voulions admirer la vue depuis la place d'Armes, devant le palais, mais ce dernier est actuellement fermé à la visite pour cause de réception officielle, et il en va de même pour l'accès à la place ! Heureusement que nous l'avions visité la dernière fois, sinon la chance n'aurait vraiment pas été au rendez-vous ! Tant pis pour les quelques touristes déçus…





La nuit commence doucement à tomber, nous incitant à effectuer une petite "pause" à l'intérieur de la cathédrale de la Almudena. Tout aussi imposante que le palais, il ne s'agit pas de l'église la plus gracieuse qu'il nous ait été donné de voir. L'intérieur, néo-gothique, est plutôt austère, hormis quelques chapelles et vitraux modernes qui ne furent pas au gout de tous lors de l'inauguration.

Alors que nous nous apprêtions à repartir, un panneau indiquant la direction de la crypte attire notre attention. Une belle "forêt de colonnes" est annoncé, ainsi que des tombeaux. Curieux, nous allons voir. L'entrée est seulement soumise à une donation "libre" d'un euro au moins par personne. J'en profite pour souligner le manque d'amabilité du gardien, nous demandant d'où on vient et levant les yeux aux ciels lorsque nous répliquons que nous sommes Français… Nos compatriotes l'auraient-ils énervé ? Peu importe ses états d'âmes, nous entamons la visite. La crypte, néo-romane, est plutôt jolie sans être extra-ordinaire non plus. Malheureusement les chapelles les plus intéressants ne bénéficient pas d'un éclairage suffisant nous permettant de les admirer, et cadenassées, l'accès en est impossible. Tant pis ! Nous ne regrettons pas la visite pour autant.





Nous repartons vers la calle del Arenal pour une pause "zumo natural" (jus d'orange frais) dans la chaine espagnole "Café y té", aux prix finalement quelque peu surévalués, et service à revoir. Nos pieds nous ont portés des heures durant notre périple dans les jolies rues du vieux Madrid, ils ont donc besoin d'un peu de repos ! Avant la pause, nous entrons dans la petite église San Gines, mignonne sans plus, mais comportant quelques jolies chapelles. Petit détour également par le marché central San Migueul, tout en fer et en verre, plutôt reconverti en stands de tapas aux pris... surévalués là aussi. Pourtant c'est plein !

Après ce repos bien mérité, nous retournons sur nos pas pour trouver le restaurant réservé sur Eltenedor, Lafourchette espagnole. Petit resto canarien sans prétention au cadre simple, un accueil chaleureux et une nourriture préparée à la demande. Bon mais finalement pas léger (fromage frit et avec de l'huile paprika et coriandre, pommes de terres avec ces mêmes huiles, et poissons en panure), nous avons du mal à finir ! Petit marche en direction du métro, que nous prendrons pour rentrer, avec le plaisir de retrouver des stations propres et bien entretenues.



Pour résumer mes impressions, je reste sur mon ressenti du voyage précédent : Madrid est une capitale que je trouve sous-évaluée. Bien qu'elle ne possède pas énormément de monuments majeurs, je la trouve quand même jolie (enfin le centre "historique") avec ses petites rues piétonnes et animées, se jolies façades ocres, une architecture globalement cohérente et homogène (bon quelques édifices années 60 pas terribles mais pas trop en plein centre). La ville a une âme, parait authentique, et j'aime bien l'ambiance ! Si elle ne possède pas la magnifique architecture moderniste de Barcelone, je préfère tout de même la vieille ville de Madrid à celle de Barcelone, comme quoi tous les gouts sont dans la nature !

Suite à venir...
Lumière d'automne au cœur du Southwest English translation pending
by Lol64 · 2017-01-11 · 341 replies
Hello à tous,

Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...

Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.

· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici

Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇

Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.

Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail

Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
by Mimimicha · 2016-10-01 · 693 replies
Bonjour à tous! Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois. Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....

Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:

Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :

- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,

- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).

Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.

Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.

Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.

Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.

Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.

Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.

Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.

Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,

sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.

Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.

(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).

Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !

Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.

Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.



J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.

1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.



Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide. Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛. Les repas sont tout à fait corrects : Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert Champagne en apéritif. Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.

Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !

Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines. L’arrivée à LA est abracadabrantesque. Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.

L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.

Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.

On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Voyages de noces au Québec English translation pending
by Dorian88 · 2016-07-05 · 41 replies
Bonjour à tous,

Dans le cadre de notre voyage de noces, nous avons prévus de partir au Québec fin septembre/début octobre 2016 (13 nuits).

Nous prendrons le bus entre Montréal et Québec. Nous louons une voiture de location pour aller à Tadoussac et Saguenay.

J'ai élaboré le planning suivant et j'aimerais avoir votre avis. Est-ce réaliste ? Avez-vous d'autres idées d'activités ou d'autres lieux à voir ?

Pour ceux qui se poseraient la question, nous avons choisi de faire le trajet entre Montréal et Québec en bus, car nous ne voulons pas nous encombrer de la voiture pendant les 3 nuits de notre visite à Québec.

Merci par avance :)

Jour 1 Nuit à Montréal Arrivée à Montréal à 15 h Visite de la ville et du Vieux-Port Jour 2 Nuit à Montréal Visite du parc Jean-Drapeau Tour en bateau sur le Saint-Laurent Jour 3 Nuit à Montréal Visite du parc Mont-Royal et du quartier Mont-Royal Jour 4 Nuit à Montréal Visite du quartier des centres commerciaux Jour 5 Nuit à Québec Départ de Montréal à 12 h / Arrivée à Québec à 15 h 15 (BUS) Visite du port Jour 6 Nuit à Québec Visite de la vieille-ville Visite de la Citadelle Jour 7 Nuit à Québec Boire un verre au restaurant panoramique Visite de la vieille-ville Jour 8 Nuit à Tadoussac Arrivée à Tadoussac (VOITURE DE LOCATION) Visite de Tadoussac Jour 9 Nuit à Tadoussac Balade avec les baleines Safari avec les ours Jour 10 Nuit à La Baie, Saguenay Visite de Saintes-Roses du Nord Croisière dans le fjord de Saguenay Visite de Saguenay Jour 11 Nuit à Boischatel Arrivée à Boischatel Visite de l’Ile d’Orléans ? Jour 12 Nuit à Boischatel Visite des Chutes de Montmenrocy Visite du Canyon Saint-Anne Visite de la cathédrale Saint-Anne de Beaupré Jour 13 Nuit à Montréal Arrivée à Montréal (BUS) Marché Jean-Talon Jour 14 Shopping au centre Eaton Départ de Montréal à 20 h 30
Retour sur 158 jours: Mexique - Guatemala - Honduras - Salvador - Nicaragua - Costa Rica - Colombie English translation pending
by Rom1986 · 2016-06-24 · 20 replies
Bonjour à tous

Je reviens d’un voyage de 158 jours, entre les 11 janvier et 16 juin 2016. Je suis passé dans ces pays : le Mexique, le Guatemala, le Honduras, El Salvador, le Nicaragua, le Costa Rica et la Colombie. Objectif du voyage : m’ouvrir aux cultures de ces pays en rencontrant des locaux intéressants et améliorer mon espagnol. Je souhaite donc partager mon retour d’expérience avec vous, en espérant que cela aide certains et donne envie à d’autres !

J’opte pour couchsurfing dans la mesure du possible (pour loger et pour découvrir la ville avec des locaux acceptant de donner un peu de leur temps pour moi). Je passe les 6 premières et les 6 dernières semaines seul, pour le reste (2,5 mois), une amie me rejoint et voyage avec moi.

Concernant mes choix, il faut savoir que j’étais déjà venu 2 fois au Mexique et 1 fois en Colombie.

Partie 1 : Mexique

Mon voyage au Mexique s’est déroulé en deux étapes. Le premier mois et les deux dernières semaines du voyage (6 semaines en tout).

À voir et à faire dans la ville de México (CDMX), en vrac : le quartier de la Condesa (pour sortir), le Paseo de la Reforma (grande avenue), el Angel de la Independencia (monument commémorant… L’indépendance), Zocalo (et sa cathédrale), Palacio Nacional (on y entre et c’est à peu près tout), Torre LatinoAmerica (avec une vue impressionnante du 45e étage), Palacio de Bellas Artes (monter au 8e étage du magasin Sears en face, vous pourrez y déguster un café en surplombant et admirant le superbe édifice), musée d’anthropologie (très intéressant mais très long, j’ai préféré le musée Amparo de Puebla plus agréable, moderne et ludique), musée Soumaya (musée de Carlos Slim, très beau bâtiment (de l’extérieur comme de l’intérieur) avec des sculptures originales et reproductions de Rodin, expo temporaires, un étage consacré aux arts orientaux… À voir !), Castillo (avec une belle vue de la haut et le musée qui est intéressant) et Bosque (pour y faire du sport pour les motivés) de Chapultepec, Polanco (quartier chic), spectacle de Lucha Libre à l’Arena México (à faire : pour ceux qui ne connaissent pas c’est un peu comme du catch, belles chorégraphies, un public en dé-li-re qui saura vous porter dans l’ambiance, un prix attractif (40 pesos tout en haut), j’ai trouvé ça vraiment drôle), Coyoacan (c’était un village indépendant de la CDMX mais suite au développement de la ville celui-ci a été englouti : très sympa, pittoresque, une belle place - église – fontaine, touristique, joli et agréable, beaucoup de resto, bars, cafés).

Non loin, Teotihuacan est incontournable. À 1h00 de bus depuis le terminal. J’hésitais mais finalement c’est superbe. À faire absolument. Grosse chaleur et coups de soleil en revenant. Petit musée sans grand intérêt. Deux pyramides principales ou on peut monter et tout plein de ruines. On fait le tour en 4-5 heures (en prenant son temps). On visite également el Museo de los Murales, à 15 minutes à pied à l’extérieur du site. Bien mais pas fou. Mais tant qu’à être là-bas…!

Je quitte CDMX pour faire une boucle des villes coloniales (Querétaro, San Miguel de Allende, Guanajuato) Je commence par Tepotzotlán. C’est un pueblo a 50 km de la CDMX ou les Chilangos (habitants de la CDMX) viennent passer leur fin de semaine. C’est dimanche justement et il y a beaucoup de monde! Plutôt agréable, très familial, des vendeurs en tous genre, un musée, une église… Bref un pueblo mexicain! De Tepotzotlán, Querétaro est à 1h45. Le centre ville est colonial, joli et agréable. C’est néanmoins assez petit considérant la taille de la ville. Une journée m’a suffit. À 60 km de là se dresse la Peña de Bernal, le 3e plus grand monolithe du monde. Le village de Bernal s’est développé grâce au tourisme engendré par le monolithe. On peut y grimper. De la haut, la vue est imprenable… Le village ne m’a pas laissé un souvenir impérissable (en semaine, hors saison, c’était un peu tristounet) mais cela reste agréable d’y déambuler… À 1h00 (en bus) de Querétaro se trouve San Miguel de Allende. Ville très propre, calme, pas trop de monde (sûrement parce que c’est la basse saison), très coloré, typique, des belles églises un peu partout. Le relief est escarpé. Pas mal de gringos et de touristes en général, mais vu le cadre on comprend pourquoi. À ne pas manquer, le coucher de soleil vu depuis le Mirador, superbe panorama. En poussant 1h30 de plus vers l’ouest on arrive à Guanajuato. Très joli, escarpé également, très ramassé. Des belles places, beaucoup de lieux de culte. Les collines environnantes sont occupèes par des maisons de toutes les couleurs. On peut monter au Pipila pour y apprécier un superbe point de vue. Original : le musée des momies, petit, un peu spécial avec des momies d’enfants notamment. Surprenant.

De l’autre côté de la CDMX, Puebla. La ville recense un nombre incalculable de lieux de culte (église, cathédrale, ancien couvent…). Le centre ville est agréable. Visite du musée Amparo, à ne pas manquer. C’est un musée privé qui permet de comprendre l’histoire du Mexique, entre autres choses. Belle terrasse la haut. Non loin de Puebla se trouve Cholula. On y trouve un site archéologique, une pyramide, des ruines… Forçément bien moins impressionnant que ce que le Mexique propose par ailleurs et moins bien mis en valeur. On y entre par la pyramide via un dédale de tunnels. On est entourés de volcans et il y a 250 mètres de collines au dessus de la tête… Mauvaise idée? Finalement à bien y penser, ça fait des centaines d’années que c’est la et ça n’a pas bougé…! En haut de la colline se trouve l’église; de là-haut, beau panorama (volcan). Pas loin, Tonantzintla et San Francisco Acatepec. Chacun de ces pueblos propose une superbe et originale église, à voir!

État d’Oaxaca. La ville d’Oaxaca se trouve à 6h de route en voiture depuis la CDMX. Superbe ville coloniale, j’invite tout le monde à y aller (bien qu’en ce moment ce soit un peu chaud). Une superbe cathédrale. Dans la région : l’incontournable Monte Alban, Mitla (ruines – pas fou), Hierve El Agua : j’en avais lu de toutes les couleurs et personnellement je n’ai pas regretté d’y être allé. Ce n’est peut être pas la “grande cosa” mais ça vaut le détour selon moi. À 6h de route au sud (en voiture) se trouve les villages côtiers et les plages. J’élis domicile à Puerto Angel, petit port de pêche sympa. À quelques km de là je recommande la plage de San Agustinillo. Si vous souhaitez dépenser un peu de cash le restaurant La Ola est parfait : transat, cocktails, bons petits plats (mais pas donné). Très joli cadre pour relaxer et passer 2-3 jours de plage. À 1h30 de voiture de Puerto Angel, la laguna de Manialtepec vous donne la possibilité de vous jeter à l’eau en pleine nuit pour vivre une expérience étonnante, les microalgues peuplant la lagune s’illuminent au contact de votre corps… Vraiment magique! A priori en janvier ce n’est pas la période ou il y a le plus d’algues mais c’était déjà fun.

Chiapas. J’ai un peu le sentiment d’être passé à côté de pas mal de choses concernant cet état. Je ne l’avais pas préparé et avec le recul je regrette un peu. San Cristobal de las Casas : super joli, des rues pavées, beaucoup de touristes. Un plaisir de se promemer dans la ville. Dans les environs Chiapa de Corzo est le point de départ pour visiter le canyon de Sumidero. C’est beau. Je prends le tour en lancha de 1h, franchement déçu. Il existe un tour de 2h en bateau rapide qui va beaucoup plus loin dans le canyon, je vous conseillerai donc j’essayer celui la… Il est également possible d’admirer le canyon de la haut. Une route vous mènera aux 5 points de vue, superbe. À part ça à Chiapa de Corzo je n’aurai rien vu de fou, même si le pueblo n’est pas désagréable.

Ce qui m’a marqué au Mexique : - très grand pays offrant une diversité incroyable - une histoire très dense - bon marché et plein de choix - les plus belles églises que j’ai vu - la gastronomie (incroyable – chaque région a ses spécialités) et la bouffe de rue - les mexicains : j’ai pu rencontrer via couchsurfing plein de gens, de sympas à extraordinaires. Notamment une personne avec qui je me suis vraiment bien entendu et qui m’a invité à revenir, ce que j’ai fais (mes deux dernières semaines à la CDMX). J’ai pu partager avec elle et sa famille concernant le Mexique, leur culture, etc… C’était ce que j’étais venu chercher donc génial. Les latinos ouvrent vite leur porte et ils ont vite fait de vous inviter chez eux, leurs amis, leur famille…

Deux dernières semaines : Week end à Otumba (État de México) assez surréaliste, ou le frère de mon amie nous invite à son anniversaire. Allons-y! Sa maison en campagne est entourée de champs de nopales. On y passera la soirée puis le lendemain sera consacré à la visite du pueblo (place, église, musée) et ensuite ce qui restera comme l’attraction de la journée : burrolandia. Un endroit insolite qui a pour vocation de sauvegarder l’âne. C’est un musée / parc franchement kitsch. On apprend tout de même des choses sur l’animal et on partage un peu de temps avec eux dans l’enclos! Le petit train touristique de Burrolandia peut venir vous chercher / ramener en centre ville. Voila. Je déguste à Otumba le pulque, boisson du centre du Mexique. Alcool fermenté blanc (issue de l’agave) de consistance visqueuse. Le prendre de préférence de saveur (exemple fraise). J’ai aimé même si c’est un peu écoeurant. Mais les pulqueria “locales” sont de vrais endroits authentiques...! On passe une journée à Xochimilco. Là-bas, les trajineras (bateaux à fond plat pouvant acceuillir jusqu’à 18 personnes, typiques de ce village) vont permettront de naviguer sur les canaux de la ville (compter 700 pesos pour deux heures, quelque soit le nombre de participants). C’est sympa, a priori les dimanche c’est très achalandé! L’avantage de ce système est que vous pouvez ramener ce que vous voulez (bouffe, picole, système de son…). C’est idéal pour un groupe. J’ai même croisé 2 bateaux accrochés l’un à l’autre, je vous laisse imaginer l’ambiance (18x2=36). La bas vous pouvez vous arrêter dans certains points d’intérêts, des vendeurs vous proposent de la bouffe, de la bière, des mariachis peuvent pousser la chansonnette pour vous. De quoi s’amuser. Le village est sympa, un grand marché et la place principale couverte vous permettra de trouver / goûter tout un tas de choses.
Croisière aux Caraïbes avec le MSC Poesia en 2017 English translation pending
by Filou30 · 2016-06-01 · 344 replies
🙂Bonjour à tous,

Nous voici repartis pour la préparation d'une nouvelle croisière... Yessss ! 😛 Cela fait déjà chaud au cœur, rien que de penser aux excursions dans les escales.😎

Ah les voyages... Qu'est ce que c'est bien !😮

La dernière était avec COSTA, cette fois ci ce sera avec MSC (avec le Poésia).

Notre croisière sera de 15 jours dans les CARAIBES (avec un départ le 04/02/2017).

Voici le programme :

Jour 1 🙂 sam, 04 févr 2017 - Fort de France, Martinique..................... / 23:00 Jour2 🙂 dim, 05 févr 2017 - Pointe-à-Pitre, Guadeloupe...................... 08:00 21:00 Jour 3 🙂 lun, 06 févr 2017 - Castries, Ste. Lucie......................................08:00 18:00 Jour 4 🙂 mar, 07 févr 2017 - Bridgetown, Barbades...............................08:00 20:00 Jour 5 🙂 mer, 08 févr 2017 - Port of Spain...............................................09:00 18:00 Jour 6 🙂 jeu, 09 févr 2017 - Saint George's, Grenade.............................09:00 18:00 Jour 7 🙂 ven, 10 févr 2017 - Roseau, Dominique....................................10:00 18:00 Jour 8 🙂 sam, 11 févr 2017 - Fort de France, Martinique.......................08:00 23:00 Jour 9 🙂 dim, 12 févr 2017 - Pointe-à-Pitre, Guadeloupe.......................08:00 21:00 Jour 10 🙂 lun, 13 févr 2017 - Philipsburg, St. Maarten............................12:00 23:00 Jour 11 🙂 mar, 14 févr 2017 - Roadtown, Iles Vierges.............................08:00 14:00 Jour 12 🙂 mer, 15 févr 2017 - La Romana, République Dominicaine....09:00 17:00 Jour 13 🙂 jeu, 16 févr 2017 - Basseterre, St. Kitts & Nevis......................13:00 19:00 Jour 14 🙂 ven, 17 févr 2017 - St. John's, Antigua & Barbuda..................08:00 18:00 Jour 15 🙂 sam, 18 févr 2017 - Fort de France, Martinique.....................08:00 /

La réservation est faite ...😉

APPEL à toutes les personnes qui vont faire cette croisière sur la même date ou avant ou après !

Je suis preneur aussi de l'expérience de chacun sur les escales citées ci dessus.🙂

A bientôt... Filou 😎

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