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L'étonnant retour de l'ours noir américain English translation pending
bonjour,
l'ours étant souvent invoqué sur ce forum voici un peu d'info sur le sujet
L'étonnant retour de l'ours noir américain
Le déclin de l'ours noir Pendant plus de deux siècles et jusque vers 1950 la population de l'ours noir aux Etats Unis a systématiquement décliné pour disparaître totalement de certaines régions et parvenir à un point de quasi extinction dans d'autres. et puis grâce à la combinaison de plusieurs facteurs elle a commencé à se reconstruire et depuis 1980 elle montre une étonnante expansion
Une population en expansion Il y aurait maintenant près de 900 000 ours noirs en Amérique du Nord répartis à peu près pour moitié au Canada et aux Etats Unis Cette première carte en montre la répartition à l'echelle continentale
Map of where bears live in North America? - Geology.com
Cette seconde carte en montre la répartition Etat par Etat pour les Etats Unis et le tableau suivant l'estimation disponible pour les principales Provinces Canadiennnes

Colombie Britannique 150 000 pour 944 735 km² dont Vancouver island 10 000 pour 32 134 km² Ontario 95 000 pour 1 076 000 km² Quebec 70000 (?) pour 1 542 000 km² Alberta 35000 pour 661 848 km² Manitoba 30 000 pour 648 000 km2 Saskatchewan 30 000 (?) pour 652 000 km2 New Brunswick 20 000 pour 73 000km2 Newfoundland Labrador autour de 8000 ( seulement!) pour 405 000 km2
mais pour situer les zônes à plus forte densité de population il faut évidemment aller plus en détail car à l'intérieur des Etats ou des Provinces la répartition est fortement différente selon le biotope par exemple les ours du Wisconsin sont concentrés dans le tiers nord de l’État.
Ceci dit ce qui est plus intéressant c'est d'observer la bonne santé de l'ours noir en Amérique du Nord dont le domaine s'étend partout de nouveau significativement depuis …. disons les trois dernières décennies après avoir dramatiquement rétréci pendant plus de deux siècles L'accroissement le plus spectaculaire est probablement celui qui s'observe sur ''la Côte Est'' des Etats Unis ce qui inclut les Appalaches
Quelques exemples choisis:
New York
quand on évoque New York c'est à la ville que l'on pense mais pas à l'ours noir qui prospère cependant de nouveau dans les forêts de l’État et dont le domaine enserre de plus en plus étroitement le couloir agricole le long de l'Interstate 90 Pas loin de 8000 ours prospèreraient dans les montagnes encaissantes Catskill , Allegheny, Adirondacks certains descendant même dans les terres agricoles et y causant des dommages

New Jersey :
le cas du New JERSEY est tout à fait intéressant. Il y a quarante ans la population se chiffrait en dizaines d'individus...Après des hauts et des bas la population en 2015 est estimée à 3600 ours présents dans chacun des 21 comtés mais avec une forte concentration dans le Nord-Ouest c'est à dire le Piedmont Appalachien (entre un quart et un tiers du territoire) à partir d'oû s'est faite la reconquête des dernières décennies.
Click for maps 1995-2014
Il se trouve donc que l’État qui montre la plus forte densité de population humaine est également celui qui affiche une des plus fortes concentrations d'ours En milieu urbanisé les ours s'aventurent dans les jardins , les aires de jeux les piscines etc. il essaient même d'entrer par la chatière😛 !

et l'un de ces ours est un habitué...il est bien reconnaissable puisqu'il se déplace exclusivement sur deux pattes…. Il semble , comme on le voit sur d'autres videos, qu'il soit handicapé des pattes avant ce qui l'a conduit à privilégier la marche plantigrade...
Étonnant ! L'ours qui marche debout !
Voilà qui aurait marqué l'esprit des Inuit ou plutôt des Esquimaux d'antan
WATCH: Upright Black Bear Roams North Jersey Neighborhood
La notion de bear country elle même tend à se distendre d'autant qu'apparaît ''l'ours urbanisé'' qu'on pourrait appeler '' ursus urbanus''. Il aurait en effet tendance à suivre le mode de vie des raccons et autres coyotes en migrant jusque dans les faubourgs des métropoles… ou plutôt en y effectuant des raids alimentaires souvent mais pas exclusivement nocturnes ... … en attendant mieux, peut-être !
North Carolina
le cas de la Caroline du Nord est tout aussi spectaculaire il y a une quarantaine d'année l'ours était présent à l'Ouest au coeur des Great Smoky Mountains d'une part et , à l'Est, dans les plaines côtières en bord d'océan d'autre part. Il était absent du Piedmont et de la grande majorité de l’État compris entre ces deux zones Depuis il a progressé depuis l'Ouest en descendant des montagnes et surtout, pression démographique oblige, depuis l'Est en remontant de la côte laquelle contient une des plus fortes concentrations du pays. Il y aurait donc maintenant 15 000 ours dans l’État avec un fort pôle côtier et un fort pôle appalachien. et çà donne çà :

Massachusset : quelques centaines d'individus il y a trente cinq ans, 4500 actuellement
autre exemple : dans l'Ouest comme en Utah cher aux touristes on est passé de 2000 en 1990 à plus de 4000 en 2014
Quelques endroit privilégiés pour observer l'ours noir (hors Alaska)
Yellowstone : évidemment, en tant que Parc National
Ile de Vancouver façade ouest : l'ile serait maintenant habitée par près de 10000 ours pour 32 000 km² mais fortement concentrés sur la côte ouest. C'est une côte que j'ai bien fréquentée à pied et déjà, plusieurs décennies en arrière, on y rencontrait ou apercevait des ours au moins deux ou trois fois par semaine. On ne dispose pas de statistiques propres à la façade Ouest mais elle pourrait être de l'ordre de 55 ours pour 100 km²
Chapleau game Reserve Ontario 60 ours par 100 km2 c'est le chiffre donné pour cette Réserve Naturelle oû la chasse est évidemment interdite
Le Piedmont Appalachien du New Jersey A peu près dans n'importe quelle forêt du coin NO de l’État et même près des zônes urbaines comme la Ramapo State Forest
La côte Nord Est de la Caroline du Nord
Inaugural Festival to Celebrate Black Bears | Coastal .
Conséquences de cette expansion L'extension significative du domaine et l'accroissement de la population de l'ours a évidemment des conséquences . Le nombre de confrontations avec l' homme a tendance à croître pour une simple raison arithmétique d'autant que la population humaine croît elle aussi et s'installe dans des lieux oû l'ours jusque là était jusque là bien tranquille ( bears were here first ) et que les citadins ont pris goût à s'immerger dans la nature...

ce qui fait que le nombre de contacts directs allant de l'égratignure à la blessure traumatisante ou invalidante ainsi que le nombre d'incidents de nuisances de toutes sortes est bien supérieur à celui des attaques fatales qui reste cependant la référence citée en tout premier lorsque l'on évoque le risque ours
Elle ne sont pas toujours fatales mais peuvent être traumatisantes ou invalidantes telle celle dont a été victime une conseur du USGS (Geological Survey) qui au cours de son travail s'est fait attaquer et dévorer vif les deux bras par un ours noir prédateur et qui n'a dû sa survie qu'à la présence d'un assistant à proximité et celle de l'hélicoptère également à proximité. Depuis elle porte deux prothèses
Et l'actualité récente (juin et octobre) rapporte trois cas de campeurs attaqués par un ours noir durant leur sommeil. Dans deux des cas l'ours s'en est pris à la tête du dormeur et dans deux des cas l'ours prédateur a été abattu à l'aide d'une arme de poing. Dans un cas , en juin, la victime a été sévèrement blessée à la tête et aura besoin de chirurgie plastique réparatrice... Mais il s'en tire mieux que le jeune homme qui vers 1970, près de Revelstoke BC avait réussi à sauver sa copine en attaquant un grizzly avec son couteau. Lui avait été vraiment défiguré. Il avait reçu une décoration des mains de la reine Elisabeth pour son courage
En conséquence de quoi les vingt dernières années ont vu se développer tant au Canada qu'aux Etats Unis des programmes du type Bear Smart, Bear Aware, Bear Wise... ou similaires visant à éduquer les personnes et à prévenir les accidents physiques lorsque c'est l'homme qui visite le '' bear country'' ainsi que les dommages aux biens et l'abattage injustifié d'ours intrusifs lorsque c'est l'ours qui visite l'habitat humain !
Un exemple historique typique est celui de Revelstoke en Colombie Britannique oû l'initiative remonte à 1994
The Revelstoke Bear Aware program was borne of the determination and compassion of the citizens of our community. In 1994, our landfill was surrounded by electric fencing and bears were no longer able to feed there. Grown accustomed to garbage as a food source, local bears turned to garbage in the city. That year 62 bears were either killed or relocated. The following year, the berry crop failed and 23 bears were killed and 25 were relocated. The community was becoming increasingly uncomfortable with the hazards of bears in our neighborhoods, and upset about the number of bears being shot.
The goal of the Revelstoke Bear Aware Program is to identify and reduce human behaviour that attracts bears to urban areas. The results have been impressive. Before the education program was implemented, an average of 27 bears were killed in Revelstoke each year. Now that average is less than 7. The Revelstoke program was so successful that in 1998 it served as a model for the province-wide initiative of the British Columbia Conservation Foundation’s Bear Aware program (now part of WildSafeBC)
Ces programmes comportent des séminaires de formation à l'initiative de sociétés privée, d'organisations non gouvernementales ou de structures Provinciales
Bear Awareness Online Course | First Aid Safety Training
Bear Aware: Working in Bear Country
Black Bear - WildSafeBC
Dans certains Etats et s'est également posée sur le plus long terme la question de la régulation de la population. Un exemple celui de l’État de New York qui vient d'éditer :
Black Bear Management Plan for New York State 2014-2024
Même en Alaska pourtant ''bear country'' par excellence les autorités ont senti le besoin d'éduquer les visiteurs bien sûr mais aussi les locaux ( local patrons). Depuis quelques années le mois d'avril est officiellement proclamé Bear Awareness Month
Les intrusions humaines en ''bear country'' liées au tourisme sont peut -être les plus médiatisées mais celles liées aux activités forestières ou à l'exploration ( minière, pétrolifère, gazière…) reçoivent maintenant une attention particulière pour deux raisons : - d'une part les travailleurs des ces industries sont particulièrement exposés et ont d'ailleurs payé un lourd tribut, - d'autre part les attaques considérées comme accidents du travail mettent maintenant en scène les Commissions d'accidents du travail connues dans l'Ouest sous le nom de '' Worker's Compensation Board''.
En 2006 au Yukon, un prospecteur qui '' piquetait des claims'' fut tué par un ours (grizzly en l'occurrence)... Pour la première fois dans les annales le Worker's Compensation Board du Yukon a poursuivi en justice son employeur sous plusieurs charges dont celle de ne pas avoir entraîné son employé et celle de ne pas lui avoir fourni un équipement de défense ou de dissuasion adéquat. Je ne sais pas ce qu'il est advenu au procès qui a suivi mais l'attitude des compagnies a commencé à changer…
Cependant en 2011 dans un certain nombre de camps d'exploration la situation était encore jugée '' laxiste'' en termes de sécurité les ours circulant librement dans le camp en ayant accès aux poubelles..
… l'an dernier dans le district des sables à huile de Fort Mac Murray en Alberta au milieu d'un camp qui cependant respectait les mesures de sécurité, en plein après midi, un ours noir a attaqué une technicienne et malgré l'intervention de deux collègues avec extincteurs, canon à eau et corne de brume l'ours a finit par tuer sa proie.
Un peu plus tard cette même année l' association de géophysiciens basée à Calgary ( CAGC= Canadian Association of Geophysical Contractors) a mis au point une série de protocoles à mettre en œuvre pour la sécurité des travailleurs en '' bear country'' qui servent déjà de référence à nombre de professionnels impliqués pour la formation de leur personnel …
Une sorte d'analyse du risque comme on le fait dans l'industrie sur d'autres thèmes
Le premier protocole peut être résumé en deux tableaux :
- le premier tableau destiné à évaluer le risque montre en abscisse une situation de risque croissant selon l'environnement et en ordonnées une situation de risque croissant (vers le bas) selon le comportement de l'ours .
Le croisement de ces deux sources génère 25 cases regroupées en 7 groupes de risque croissant. Case de haut à gauche situation normale case en bas à droite risque maximun recours à l'arme à feu autorisé

- le second tableau donne un éventail de mesures à considérer pour chacun ds 7 groupes en question

Tout cela est évidemment assez sophistiqué et assez théorique mais comme support à une formation çà doit être plutôt utile et -si l'on a tendance à être cynique- permet en tous cas de se mettre à l'abri de poursuites. En tous cas le principe d'intégrer la gestion du '' risque ours'' est maintenant accepté et inclut notamment l'entraînement au maniement rapide du bear spray avec un contenu inerte (apprendre à dégainer plus vite que son ombre par exemple et à bien maîtriser son jet )


'' de mon temps'' comme on dit 🙂! rien de tout çette sophistication n'existait. Dans les secteurs exposés on équipait les camps au moins d'un fusil, comme arme de dissuasion en premier lieu, comme arme ultime de défense en second lieu. Un minimum de formation était donné aux volontaires jugés aptes. On autorisait également, sous certaines conditions, l'apport d'une arme personnelle et pour le reste on comptait sur les fusées d'alarme, le rock'n roll enregistré à fond les hauts parleurs , les poêles à frire en guise de bangers etc...! Quand à la protection des tentes isolées …. on faisait travailler son imagination et avec les moyens du bord Quand un camp comportait des membres autochtones le cas était parfois traité plus radicalement et c'était l'occasion de goûter à la viande d'ours !

l'ours étant souvent invoqué sur ce forum voici un peu d'info sur le sujet
L'étonnant retour de l'ours noir américain
Le déclin de l'ours noir Pendant plus de deux siècles et jusque vers 1950 la population de l'ours noir aux Etats Unis a systématiquement décliné pour disparaître totalement de certaines régions et parvenir à un point de quasi extinction dans d'autres. et puis grâce à la combinaison de plusieurs facteurs elle a commencé à se reconstruire et depuis 1980 elle montre une étonnante expansion
Une population en expansion Il y aurait maintenant près de 900 000 ours noirs en Amérique du Nord répartis à peu près pour moitié au Canada et aux Etats Unis Cette première carte en montre la répartition à l'echelle continentale
Map of where bears live in North America? - Geology.com
Cette seconde carte en montre la répartition Etat par Etat pour les Etats Unis et le tableau suivant l'estimation disponible pour les principales Provinces Canadiennnes

Colombie Britannique 150 000 pour 944 735 km² dont Vancouver island 10 000 pour 32 134 km² Ontario 95 000 pour 1 076 000 km² Quebec 70000 (?) pour 1 542 000 km² Alberta 35000 pour 661 848 km² Manitoba 30 000 pour 648 000 km2 Saskatchewan 30 000 (?) pour 652 000 km2 New Brunswick 20 000 pour 73 000km2 Newfoundland Labrador autour de 8000 ( seulement!) pour 405 000 km2
mais pour situer les zônes à plus forte densité de population il faut évidemment aller plus en détail car à l'intérieur des Etats ou des Provinces la répartition est fortement différente selon le biotope par exemple les ours du Wisconsin sont concentrés dans le tiers nord de l’État.
Ceci dit ce qui est plus intéressant c'est d'observer la bonne santé de l'ours noir en Amérique du Nord dont le domaine s'étend partout de nouveau significativement depuis …. disons les trois dernières décennies après avoir dramatiquement rétréci pendant plus de deux siècles L'accroissement le plus spectaculaire est probablement celui qui s'observe sur ''la Côte Est'' des Etats Unis ce qui inclut les Appalaches
Quelques exemples choisis:
New York
quand on évoque New York c'est à la ville que l'on pense mais pas à l'ours noir qui prospère cependant de nouveau dans les forêts de l’État et dont le domaine enserre de plus en plus étroitement le couloir agricole le long de l'Interstate 90 Pas loin de 8000 ours prospèreraient dans les montagnes encaissantes Catskill , Allegheny, Adirondacks certains descendant même dans les terres agricoles et y causant des dommages

New Jersey :
le cas du New JERSEY est tout à fait intéressant. Il y a quarante ans la population se chiffrait en dizaines d'individus...Après des hauts et des bas la population en 2015 est estimée à 3600 ours présents dans chacun des 21 comtés mais avec une forte concentration dans le Nord-Ouest c'est à dire le Piedmont Appalachien (entre un quart et un tiers du territoire) à partir d'oû s'est faite la reconquête des dernières décennies.
Click for maps 1995-2014
Il se trouve donc que l’État qui montre la plus forte densité de population humaine est également celui qui affiche une des plus fortes concentrations d'ours En milieu urbanisé les ours s'aventurent dans les jardins , les aires de jeux les piscines etc. il essaient même d'entrer par la chatière😛 !

et l'un de ces ours est un habitué...il est bien reconnaissable puisqu'il se déplace exclusivement sur deux pattes…. Il semble , comme on le voit sur d'autres videos, qu'il soit handicapé des pattes avant ce qui l'a conduit à privilégier la marche plantigrade...
Étonnant ! L'ours qui marche debout !
Voilà qui aurait marqué l'esprit des Inuit ou plutôt des Esquimaux d'antan
WATCH: Upright Black Bear Roams North Jersey Neighborhood
La notion de bear country elle même tend à se distendre d'autant qu'apparaît ''l'ours urbanisé'' qu'on pourrait appeler '' ursus urbanus''. Il aurait en effet tendance à suivre le mode de vie des raccons et autres coyotes en migrant jusque dans les faubourgs des métropoles… ou plutôt en y effectuant des raids alimentaires souvent mais pas exclusivement nocturnes ... … en attendant mieux, peut-être !
North Carolina
le cas de la Caroline du Nord est tout aussi spectaculaire il y a une quarantaine d'année l'ours était présent à l'Ouest au coeur des Great Smoky Mountains d'une part et , à l'Est, dans les plaines côtières en bord d'océan d'autre part. Il était absent du Piedmont et de la grande majorité de l’État compris entre ces deux zones Depuis il a progressé depuis l'Ouest en descendant des montagnes et surtout, pression démographique oblige, depuis l'Est en remontant de la côte laquelle contient une des plus fortes concentrations du pays. Il y aurait donc maintenant 15 000 ours dans l’État avec un fort pôle côtier et un fort pôle appalachien. et çà donne çà :

Massachusset : quelques centaines d'individus il y a trente cinq ans, 4500 actuellement
autre exemple : dans l'Ouest comme en Utah cher aux touristes on est passé de 2000 en 1990 à plus de 4000 en 2014
Quelques endroit privilégiés pour observer l'ours noir (hors Alaska)
Yellowstone : évidemment, en tant que Parc National
Ile de Vancouver façade ouest : l'ile serait maintenant habitée par près de 10000 ours pour 32 000 km² mais fortement concentrés sur la côte ouest. C'est une côte que j'ai bien fréquentée à pied et déjà, plusieurs décennies en arrière, on y rencontrait ou apercevait des ours au moins deux ou trois fois par semaine. On ne dispose pas de statistiques propres à la façade Ouest mais elle pourrait être de l'ordre de 55 ours pour 100 km²
Chapleau game Reserve Ontario 60 ours par 100 km2 c'est le chiffre donné pour cette Réserve Naturelle oû la chasse est évidemment interdite
Le Piedmont Appalachien du New Jersey A peu près dans n'importe quelle forêt du coin NO de l’État et même près des zônes urbaines comme la Ramapo State Forest
La côte Nord Est de la Caroline du Nord
Inaugural Festival to Celebrate Black Bears | Coastal .
Conséquences de cette expansion L'extension significative du domaine et l'accroissement de la population de l'ours a évidemment des conséquences . Le nombre de confrontations avec l' homme a tendance à croître pour une simple raison arithmétique d'autant que la population humaine croît elle aussi et s'installe dans des lieux oû l'ours jusque là était jusque là bien tranquille ( bears were here first ) et que les citadins ont pris goût à s'immerger dans la nature...

ce qui fait que le nombre de contacts directs allant de l'égratignure à la blessure traumatisante ou invalidante ainsi que le nombre d'incidents de nuisances de toutes sortes est bien supérieur à celui des attaques fatales qui reste cependant la référence citée en tout premier lorsque l'on évoque le risque ours
Elle ne sont pas toujours fatales mais peuvent être traumatisantes ou invalidantes telle celle dont a été victime une conseur du USGS (Geological Survey) qui au cours de son travail s'est fait attaquer et dévorer vif les deux bras par un ours noir prédateur et qui n'a dû sa survie qu'à la présence d'un assistant à proximité et celle de l'hélicoptère également à proximité. Depuis elle porte deux prothèses
Et l'actualité récente (juin et octobre) rapporte trois cas de campeurs attaqués par un ours noir durant leur sommeil. Dans deux des cas l'ours s'en est pris à la tête du dormeur et dans deux des cas l'ours prédateur a été abattu à l'aide d'une arme de poing. Dans un cas , en juin, la victime a été sévèrement blessée à la tête et aura besoin de chirurgie plastique réparatrice... Mais il s'en tire mieux que le jeune homme qui vers 1970, près de Revelstoke BC avait réussi à sauver sa copine en attaquant un grizzly avec son couteau. Lui avait été vraiment défiguré. Il avait reçu une décoration des mains de la reine Elisabeth pour son courage
En conséquence de quoi les vingt dernières années ont vu se développer tant au Canada qu'aux Etats Unis des programmes du type Bear Smart, Bear Aware, Bear Wise... ou similaires visant à éduquer les personnes et à prévenir les accidents physiques lorsque c'est l'homme qui visite le '' bear country'' ainsi que les dommages aux biens et l'abattage injustifié d'ours intrusifs lorsque c'est l'ours qui visite l'habitat humain !
Un exemple historique typique est celui de Revelstoke en Colombie Britannique oû l'initiative remonte à 1994
The Revelstoke Bear Aware program was borne of the determination and compassion of the citizens of our community. In 1994, our landfill was surrounded by electric fencing and bears were no longer able to feed there. Grown accustomed to garbage as a food source, local bears turned to garbage in the city. That year 62 bears were either killed or relocated. The following year, the berry crop failed and 23 bears were killed and 25 were relocated. The community was becoming increasingly uncomfortable with the hazards of bears in our neighborhoods, and upset about the number of bears being shot.
The goal of the Revelstoke Bear Aware Program is to identify and reduce human behaviour that attracts bears to urban areas. The results have been impressive. Before the education program was implemented, an average of 27 bears were killed in Revelstoke each year. Now that average is less than 7. The Revelstoke program was so successful that in 1998 it served as a model for the province-wide initiative of the British Columbia Conservation Foundation’s Bear Aware program (now part of WildSafeBC)
Ces programmes comportent des séminaires de formation à l'initiative de sociétés privée, d'organisations non gouvernementales ou de structures Provinciales
Bear Awareness Online Course | First Aid Safety Training
Bear Aware: Working in Bear Country
Black Bear - WildSafeBC
Dans certains Etats et s'est également posée sur le plus long terme la question de la régulation de la population. Un exemple celui de l’État de New York qui vient d'éditer :
Black Bear Management Plan for New York State 2014-2024
Même en Alaska pourtant ''bear country'' par excellence les autorités ont senti le besoin d'éduquer les visiteurs bien sûr mais aussi les locaux ( local patrons). Depuis quelques années le mois d'avril est officiellement proclamé Bear Awareness Month
Les intrusions humaines en ''bear country'' liées au tourisme sont peut -être les plus médiatisées mais celles liées aux activités forestières ou à l'exploration ( minière, pétrolifère, gazière…) reçoivent maintenant une attention particulière pour deux raisons : - d'une part les travailleurs des ces industries sont particulièrement exposés et ont d'ailleurs payé un lourd tribut, - d'autre part les attaques considérées comme accidents du travail mettent maintenant en scène les Commissions d'accidents du travail connues dans l'Ouest sous le nom de '' Worker's Compensation Board''.
En 2006 au Yukon, un prospecteur qui '' piquetait des claims'' fut tué par un ours (grizzly en l'occurrence)... Pour la première fois dans les annales le Worker's Compensation Board du Yukon a poursuivi en justice son employeur sous plusieurs charges dont celle de ne pas avoir entraîné son employé et celle de ne pas lui avoir fourni un équipement de défense ou de dissuasion adéquat. Je ne sais pas ce qu'il est advenu au procès qui a suivi mais l'attitude des compagnies a commencé à changer…
Cependant en 2011 dans un certain nombre de camps d'exploration la situation était encore jugée '' laxiste'' en termes de sécurité les ours circulant librement dans le camp en ayant accès aux poubelles..
… l'an dernier dans le district des sables à huile de Fort Mac Murray en Alberta au milieu d'un camp qui cependant respectait les mesures de sécurité, en plein après midi, un ours noir a attaqué une technicienne et malgré l'intervention de deux collègues avec extincteurs, canon à eau et corne de brume l'ours a finit par tuer sa proie.
Un peu plus tard cette même année l' association de géophysiciens basée à Calgary ( CAGC= Canadian Association of Geophysical Contractors) a mis au point une série de protocoles à mettre en œuvre pour la sécurité des travailleurs en '' bear country'' qui servent déjà de référence à nombre de professionnels impliqués pour la formation de leur personnel …
Une sorte d'analyse du risque comme on le fait dans l'industrie sur d'autres thèmes
Le premier protocole peut être résumé en deux tableaux :
- le premier tableau destiné à évaluer le risque montre en abscisse une situation de risque croissant selon l'environnement et en ordonnées une situation de risque croissant (vers le bas) selon le comportement de l'ours .
Le croisement de ces deux sources génère 25 cases regroupées en 7 groupes de risque croissant. Case de haut à gauche situation normale case en bas à droite risque maximun recours à l'arme à feu autorisé

- le second tableau donne un éventail de mesures à considérer pour chacun ds 7 groupes en question

Tout cela est évidemment assez sophistiqué et assez théorique mais comme support à une formation çà doit être plutôt utile et -si l'on a tendance à être cynique- permet en tous cas de se mettre à l'abri de poursuites. En tous cas le principe d'intégrer la gestion du '' risque ours'' est maintenant accepté et inclut notamment l'entraînement au maniement rapide du bear spray avec un contenu inerte (apprendre à dégainer plus vite que son ombre par exemple et à bien maîtriser son jet )


'' de mon temps'' comme on dit 🙂! rien de tout çette sophistication n'existait. Dans les secteurs exposés on équipait les camps au moins d'un fusil, comme arme de dissuasion en premier lieu, comme arme ultime de défense en second lieu. Un minimum de formation était donné aux volontaires jugés aptes. On autorisait également, sous certaines conditions, l'apport d'une arme personnelle et pour le reste on comptait sur les fusées d'alarme, le rock'n roll enregistré à fond les hauts parleurs , les poêles à frire en guise de bangers etc...! Quand à la protection des tentes isolées …. on faisait travailler son imagination et avec les moyens du bord Quand un camp comportait des membres autochtones le cas était parfois traité plus radicalement et c'était l'occasion de goûter à la viande d'ours !

35 jours dans l'Ouest (best of) English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, je vais démarrer un compte-rendu de nos vacances en remerciement à tous ces internautes qui au travers de leurs blogs, messages et carnets m'ont inspiré pour préparer notre voyage. Par contre, au lieu de détailler tout au jour le jour ( non vous n'aurez pas de photos de burgers-frites 😉), je parlerai seulement de lieux peu ou pas évoqués sur ce forum ou bien qui nous ont bien plu. La version intégrale du voyage avec cartes et descriptif à l'appui se trouve là : http://jeveuxcamperauxusa3.blogspot.fr/
Le voyage a eu lieu cet été du 13 juillet au 17 août. Nous avons voyagé avec la compagnie aérienne Icelandair pour un AR Paris-Denver. J'en parle car nous avons fait une longue escale volontaire en Islande. Cela nous diminuait un peu le prix mais surtout nous en avons profité pour aller nous baigner au Blue Lagoon tout proche. Expérience extra entre 2 avions ... http://coloradohanginglake.blogspot.fr/
Pour démarrer, la partie Colorado :
Nous avons en une journée fait les randonnées Hanging Lake et Crystal Mill et ce fut une très belle journée. Ces deux randonnées très différentes l'une de l'autre sont remarquables et très dépaysantes. Bon à la première, on y voit du monde c'est sûr mais sur le site, tout est aménagé pour qu'aucune personne ne soit placée devant vous afin d'admirer le lac. Pour Crystal Mill, on a dû croisé moins d'une dizaine de personnes:
Hanging Lake:


Crystal Mill:

Une demi-journée à Rattlesnake Canyon: J'avais vu un article là-dessus sur le PTS (Photographing the Southwest) mais rien de plus. Sur le papier, la piste avait l'air accessible et un ranger du BLM me l'a confirmé par échange de courriel. N'ayant pas programmé d'arches cette année au programme, le lieu nous intéressait tout particulièrement. Et des arches, il y en a plusieurs sur un espace limité. Autre avantage, on randonne seuls ici. On a juste croisé un couple d'Américains au retour. On peut combiner aisément cette visite avec une découverte du Colorado National Monument adjacent.





Pour plus de détails, c'est là: http://rattlesnakecanyoncol.blogspot.fr/ à suivre ...
Voilà, je vais démarrer un compte-rendu de nos vacances en remerciement à tous ces internautes qui au travers de leurs blogs, messages et carnets m'ont inspiré pour préparer notre voyage. Par contre, au lieu de détailler tout au jour le jour ( non vous n'aurez pas de photos de burgers-frites 😉), je parlerai seulement de lieux peu ou pas évoqués sur ce forum ou bien qui nous ont bien plu. La version intégrale du voyage avec cartes et descriptif à l'appui se trouve là : http://jeveuxcamperauxusa3.blogspot.fr/
Le voyage a eu lieu cet été du 13 juillet au 17 août. Nous avons voyagé avec la compagnie aérienne Icelandair pour un AR Paris-Denver. J'en parle car nous avons fait une longue escale volontaire en Islande. Cela nous diminuait un peu le prix mais surtout nous en avons profité pour aller nous baigner au Blue Lagoon tout proche. Expérience extra entre 2 avions ... http://coloradohanginglake.blogspot.fr/
Pour démarrer, la partie Colorado :
Nous avons en une journée fait les randonnées Hanging Lake et Crystal Mill et ce fut une très belle journée. Ces deux randonnées très différentes l'une de l'autre sont remarquables et très dépaysantes. Bon à la première, on y voit du monde c'est sûr mais sur le site, tout est aménagé pour qu'aucune personne ne soit placée devant vous afin d'admirer le lac. Pour Crystal Mill, on a dû croisé moins d'une dizaine de personnes:
Hanging Lake:


Crystal Mill:

Une demi-journée à Rattlesnake Canyon: J'avais vu un article là-dessus sur le PTS (Photographing the Southwest) mais rien de plus. Sur le papier, la piste avait l'air accessible et un ranger du BLM me l'a confirmé par échange de courriel. N'ayant pas programmé d'arches cette année au programme, le lieu nous intéressait tout particulièrement. Et des arches, il y en a plusieurs sur un espace limité. Autre avantage, on randonne seuls ici. On a juste croisé un couple d'Américains au retour. On peut combiner aisément cette visite avec une découverte du Colorado National Monument adjacent.





Pour plus de détails, c'est là: http://rattlesnakecanyoncol.blogspot.fr/ à suivre ...
1er voyage dans les parcs nationaux du Sud-Ouest américain en 23 jours English translation pending
Bonjour a tous,
Le thème de ce voyage ne constitue pas une grande nouveauté, mais c'est notre premier voyage dans le S/O USA et si je pouvais avoir quelques retours sur le parcours qui n'est qu'une ébauche, vos avis ou conseils seront les bienvenus et vous en remercie. Pour info: Avion Orly- San Francisco 1395 euros (pour 2) Voiture catégorie "moyenne intermédiaire" Chevrolet Cruz. chez AVIS aéroport 574 euros (20j) Nous n'avons retenu aucun hôtel car départ le 4 octobre et en principe il y a de la place à cette période.
Jour1- .San Francisco - Modesto car arrivée prévue à 15 h 00 et prendre voiture etc.. jour2 - Modesto Sequoia national park, logement à Wuksachi jour3 - Sequoia Wuksachi - Bakersfield 2h35 175 kms jour 4 - Bakersfield - Death Valley: 4 h 00 350 kms jour 5- Death Valley - Las Vegas: 3 H 00. - 2 nuits Hôtel jour 7- Las Vegas - Springdale- parc de zion-Bryce Canyon 5 h de route et 2 nuits à Bryce Canyon. (adresse hôtel ?) jour 9- Bryce canyon - Torrey 2h30 par la scenic bygway 12 jour 10 - Torrey - Moab - Canyolands et arches 4 h 00 - 250 kms par Fremont River, route 24 Goblin Valley Hôtel 2 nuits jour 12 - Moab - Mesa verde - Monument Valley 3 h 00 et 230 kms -Hôtel (adresse hôtel) jour 13 - Monument valley - lake Powell - Antelope canyon 3 h 15 - 195 kms. 2 nuits mais où....(adresse svp...) jour 15 - Page - Tusayan - Grand Canyon 3 H 30 et 175 kms. jours 16 - Tusayan - Las Vegas 6 H 00 et 430 kms par Flagstaff et Williams route 66. Je reviens de Tusayan pour Los Angeles par Vegas pour scinder en 2 le trajet jour 17 - Las Vegas - Los Angeles - 5 H 00 et 450 kms. jour 18 - Los Angeles Santa Barbara Monterey 6 H 30 et 2 jours hôtel car visite de l'aquarium jour 19 - Monterey - San Francisco et dépose la voiture reste 3 jours pour visiter la ville. Avez vous des adresses d'hôtels à San Francisco en sachant que nous serons redevenus piétons Vous avez compris que notre intérêt est la visite des parcs, nous ne comptons pas faire de grandes rando car pas le temps avec ce parcours et ma gazelle tire un peu la patte ces temps-ci, ( 65 ans tous les 2, pas en tout...chacun..) Mille mercis pour votre avis sur cet itinéraire et adresses des hôtels ..... Cordialement francis
Le thème de ce voyage ne constitue pas une grande nouveauté, mais c'est notre premier voyage dans le S/O USA et si je pouvais avoir quelques retours sur le parcours qui n'est qu'une ébauche, vos avis ou conseils seront les bienvenus et vous en remercie. Pour info: Avion Orly- San Francisco 1395 euros (pour 2) Voiture catégorie "moyenne intermédiaire" Chevrolet Cruz. chez AVIS aéroport 574 euros (20j) Nous n'avons retenu aucun hôtel car départ le 4 octobre et en principe il y a de la place à cette période.
Jour1- .San Francisco - Modesto car arrivée prévue à 15 h 00 et prendre voiture etc.. jour2 - Modesto Sequoia national park, logement à Wuksachi jour3 - Sequoia Wuksachi - Bakersfield 2h35 175 kms jour 4 - Bakersfield - Death Valley: 4 h 00 350 kms jour 5- Death Valley - Las Vegas: 3 H 00. - 2 nuits Hôtel jour 7- Las Vegas - Springdale- parc de zion-Bryce Canyon 5 h de route et 2 nuits à Bryce Canyon. (adresse hôtel ?) jour 9- Bryce canyon - Torrey 2h30 par la scenic bygway 12 jour 10 - Torrey - Moab - Canyolands et arches 4 h 00 - 250 kms par Fremont River, route 24 Goblin Valley Hôtel 2 nuits jour 12 - Moab - Mesa verde - Monument Valley 3 h 00 et 230 kms -Hôtel (adresse hôtel) jour 13 - Monument valley - lake Powell - Antelope canyon 3 h 15 - 195 kms. 2 nuits mais où....(adresse svp...) jour 15 - Page - Tusayan - Grand Canyon 3 H 30 et 175 kms. jours 16 - Tusayan - Las Vegas 6 H 00 et 430 kms par Flagstaff et Williams route 66. Je reviens de Tusayan pour Los Angeles par Vegas pour scinder en 2 le trajet jour 17 - Las Vegas - Los Angeles - 5 H 00 et 450 kms. jour 18 - Los Angeles Santa Barbara Monterey 6 H 30 et 2 jours hôtel car visite de l'aquarium jour 19 - Monterey - San Francisco et dépose la voiture reste 3 jours pour visiter la ville. Avez vous des adresses d'hôtels à San Francisco en sachant que nous serons redevenus piétons Vous avez compris que notre intérêt est la visite des parcs, nous ne comptons pas faire de grandes rando car pas le temps avec ce parcours et ma gazelle tire un peu la patte ces temps-ci, ( 65 ans tous les 2, pas en tout...chacun..) Mille mercis pour votre avis sur cet itinéraire et adresses des hôtels ..... Cordialement francis
Voyage USA 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
j'ai lu relu pas mal de post sur l'ouest américain, je suis un peu perdu avec toutes ces informations: voici le programme très résumé de mon projet: Comme beaucoup ma principale question est-ce viable, sachant que je serai le seul conducteur, car accompagné par mon fils de 12a .On prévoit un peu d'hôtel et beaucoup de camping J'ai vraiment un gros doute entre moab et Bryce: j'ai l'impression que la route doit être longue et éprouvante
Merci de vos commentaires:
J1 : Arrivée L.A J2 :LA J3 : LA + départ vers Las vegas :route66 + bagdad café J4 : LV J5 :LV J6 : LV + Départ GC J7 :Page J8 :Page J9 :Page + MV J10 :MV + Monticello J11 : Monticello – Moab J12: Moab J13 Moab J14 : Moab + Hankville J14: hanksville + Torrey J15 : Torey +Brice canyon J16: Brice canyon J18 : Brice –Zion J19 Zion J20: Valley of fire J21 : LV J22 : Death Valley J23: Sequoia J24: Sequoia J25: Yosemite J25: Yosemite J26 :SF J27 SF J28: SF+Monterrey J29: Monterrey – qq part dur la côte J30 : arrivée LA et départ vers la France
Voilà , en fait j'hésite entre voir pleins de choses assez vite ( comme c'est un premier voyage) et rester 2 -3 jours par parcs pour approfondir
Bertrand
j'ai lu relu pas mal de post sur l'ouest américain, je suis un peu perdu avec toutes ces informations: voici le programme très résumé de mon projet: Comme beaucoup ma principale question est-ce viable, sachant que je serai le seul conducteur, car accompagné par mon fils de 12a .On prévoit un peu d'hôtel et beaucoup de camping J'ai vraiment un gros doute entre moab et Bryce: j'ai l'impression que la route doit être longue et éprouvante
Merci de vos commentaires:
J1 : Arrivée L.A J2 :LA J3 : LA + départ vers Las vegas :route66 + bagdad café J4 : LV J5 :LV J6 : LV + Départ GC J7 :Page J8 :Page J9 :Page + MV J10 :MV + Monticello J11 : Monticello – Moab J12: Moab J13 Moab J14 : Moab + Hankville J14: hanksville + Torrey J15 : Torey +Brice canyon J16: Brice canyon J18 : Brice –Zion J19 Zion J20: Valley of fire J21 : LV J22 : Death Valley J23: Sequoia J24: Sequoia J25: Yosemite J25: Yosemite J26 :SF J27 SF J28: SF+Monterrey J29: Monterrey – qq part dur la côte J30 : arrivée LA et départ vers la France
Voilà , en fait j'hésite entre voir pleins de choses assez vite ( comme c'est un premier voyage) et rester 2 -3 jours par parcs pour approfondir
Bertrand
Notre programme de 3 semaines dans l'Ouest américain cet été English translation pending
Bonjour notre départ cet été pour l'Ouest des USA approche mais il me reste beaucoup d'interrogations concernant l'organisation des journées. Je vous mets donc le programme détaillé de nos futures journées et les questions associées, merci d'avance à tous ceux qui me donneront leur avis et conseils!
Ah et j'ai oublié de préciser que nous serons 5 :les parents plutôt actifs, sportifs et très motivés et les enfants(quasi 15,13 et 10) en bonne condition physique mais peu motivés par les randonnées.
Jour1 Paris/ San Francisco en vol direct arrivée vers 13h20 heure locale , récupération d'un suv full size chez Alamo. Nuit hôtel Travelodge by the bay sur Lombard street , arrivée prévue vers 17H à l'hôtel. Pour la fin d'AM si on a le courage courses pour l'achat de la glacière et surtout du gps et si le temps le permet pique-nique sur Baker beach. Je vous mets notre programme sur San Francisco mais j'avais déjà eu pas mal de conseils et nous avons fait nos choix en fonction et donc peu de questions, par contre n'hésitez pas à me dire si vous trouvez les journées trop chargées que je les retravaille en fonction de nos priorités.
Jour 2 On pense profiter du décalage horaire et partir tôt de l'hôtel vers 7h par exemple avec au programme descente de Lombard street en voiture puis aller vers Alamo square et les painted ladies puis Twin peaks si le ciel est dégagé.Ensuite direction Muir woods avec comme objectif d'y être pour 8H30, départ vers 11H pour Marin city puis Sausalito et Bonita Point. J'aimerais inclure une balade sur le pont et si possible après être allé à Muir woods mais du coup peut-on espérer se garer sans trop de difficultés et si oui où? On sera un mercredi. Retour à l'hôtel vers 16/17 h petit repos et départ pour le pier 39 pour manger à Bubba gump.
Jour 3 J'ai réservé Alcatraz early bird tour, au début on voulait faire le tour de nuit mais on s'est dit qu'on serait trop fatigués en soirée du fait du décalage horaire. Après Alcatraz, Coit tower , quartier de china town puis union square pour finir vers 18H au cheesecake factory au dessus de Macy's.Retour hôtel en bus, dans cette journée déjà bien chargée je voudrais réussir à inclure un tour de cable car...pas gagné!
Jour 4 Si pas encore de tour en cable car de fait j'ai prévu de le prendre tôt le matin à Hyde pier en direction de Powel puis de prendre le tram en direction du golden gate park où on aimerait être avant 10H pour bénéficier de l'entrée gratuite au Japanese Tea Garden. Ensuite on veut visiter la California Academy of sciences .Départ du musée max à 15H puis direction le présidio et surtout Fort Point en transport en commun.Retour à pieds par la marina ou en bus si trop fatigués. On sera un vendredi soir et j'ai prévu de manger au food trucks qui sont sur la marina le vendredi soir .Voilà ce sera la dernière journée à San Francisco.
Jour1 Paris/ San Francisco en vol direct arrivée vers 13h20 heure locale , récupération d'un suv full size chez Alamo. Nuit hôtel Travelodge by the bay sur Lombard street , arrivée prévue vers 17H à l'hôtel. Pour la fin d'AM si on a le courage courses pour l'achat de la glacière et surtout du gps et si le temps le permet pique-nique sur Baker beach. Je vous mets notre programme sur San Francisco mais j'avais déjà eu pas mal de conseils et nous avons fait nos choix en fonction et donc peu de questions, par contre n'hésitez pas à me dire si vous trouvez les journées trop chargées que je les retravaille en fonction de nos priorités.
Jour 2 On pense profiter du décalage horaire et partir tôt de l'hôtel vers 7h par exemple avec au programme descente de Lombard street en voiture puis aller vers Alamo square et les painted ladies puis Twin peaks si le ciel est dégagé.Ensuite direction Muir woods avec comme objectif d'y être pour 8H30, départ vers 11H pour Marin city puis Sausalito et Bonita Point. J'aimerais inclure une balade sur le pont et si possible après être allé à Muir woods mais du coup peut-on espérer se garer sans trop de difficultés et si oui où? On sera un mercredi. Retour à l'hôtel vers 16/17 h petit repos et départ pour le pier 39 pour manger à Bubba gump.
Jour 3 J'ai réservé Alcatraz early bird tour, au début on voulait faire le tour de nuit mais on s'est dit qu'on serait trop fatigués en soirée du fait du décalage horaire. Après Alcatraz, Coit tower , quartier de china town puis union square pour finir vers 18H au cheesecake factory au dessus de Macy's.Retour hôtel en bus, dans cette journée déjà bien chargée je voudrais réussir à inclure un tour de cable car...pas gagné!
Jour 4 Si pas encore de tour en cable car de fait j'ai prévu de le prendre tôt le matin à Hyde pier en direction de Powel puis de prendre le tram en direction du golden gate park où on aimerait être avant 10H pour bénéficier de l'entrée gratuite au Japanese Tea Garden. Ensuite on veut visiter la California Academy of sciences .Départ du musée max à 15H puis direction le présidio et surtout Fort Point en transport en commun.Retour à pieds par la marina ou en bus si trop fatigués. On sera un vendredi soir et j'ai prévu de manger au food trucks qui sont sur la marina le vendredi soir .Voilà ce sera la dernière journée à San Francisco.
A vélo de San Francisco à la Nouvelle-Orléans en automne English translation pending
Bonjour a tous! Je prépare un voyage à vélo dans le sud ouest americain a partir de septembre 2015. Je pense prendre un visa, histoire de rester un peu plus de trois mois...et pouvoir faire du volontariat (wwoofing, helpx)! J'aimerais commencer par profiter de la Californie, puis me diriger vers l'Utah, puis Albuquerque et me diriger vers la Nouvelle Orléans pour finalement reprendre l'avion vers la France a Houston ! Je suis attiré par les beaux paysages et les belles rencontres... Je suis plus bivouacs qu'hotel, plus nature que ville, et plus économe que dépensier! Pas question de me fixer un objectif du type "exploit sportif"...mais j'aime avancer!
Si vous avez des conseils a me donner avant que j'achète mes billets, ce serait Top ! Merci a vous...
(Pour ma part, je peux donner des conseils pour un Marseille - Athènes.) ( alexyclo.over-blog.com )
(Pour ma part, je peux donner des conseils pour un Marseille - Athènes.) ( alexyclo.over-blog.com )
Récit d'une balade au Cap de Bonne-Espérance (Afrique du Sud) English translation pending
Bonjour, voici un récit sur une superbe balade que nous avions effectué au Cap de Bonne-Espérance. Le moment fort est le phare de Slangkop qui est souvent boudé car il n'est pas sur l'itinéraire classique, ou du moins le plus cours.

L'itinéraire n'est pas le plus cours mais il nous a permit de voir pas mal de choses en chemin. Pour ceux et celles qui veulent approfondir les photos et les autres cartes sont visibles ICI
"Nous décidons de partir en excursion pour la journée vers le Cap de Bonne-Espérance en passant par la route de la cote ouest à l’aller et en longeant la cote Est pour le retour.Pour sortir de Cap Town, direction Camps Bay puis Hout Bay. Nous prenons soin d’avoir avec nous un peu d'argent liquide car il y a un péage sur la portion qui passe par Hout Bay. Les paysages sont magnifiques, les criques et les baies s’enchainent avec des points de vues exceptionnelles : de ce coté la cote est vraiment escarpée !Le phare de Slangkop Nous continuons notre option « on reste à l’Ouest coute que coute » même si la route est un peu plus longue. Nous somme récompensé car après avoir passé Kommetjie nous avons une vue magnifique sur le phare de Slangkop. Nous venons juste de sortir du village et décidons de faire demi tour pour aller voir cela de plus près ! En rebroussant chemin nous prenons la première ruelle sur notre gauche et nous voilà sur la petite route qui dessert l’accès au phare. L’endroit est désert. La petite maison du gardien semble néanmoins habitée. Je m’approche doucement pour faire une photo sans déranger, pour le coup nous semblons au bout du monde. Le phare date de 1914 mais les travaux ayant été ralenti pendant la seconde guerre mondial il ne sera finalement terminé qu’en 1919. Il est entièrement en fonte, le seul de ce type en Afrique du Sud. L’extérieur est un assemblable de plaques pesant 500 kg chacune. Il culmine à un peu plus de 40 mètres. Impressionnant ! (1) Le Cap de Bonne-Espérance et Cap Point Nous repartons vers le Cap de Bonne Espérance et après 45mn de voiture nous arrivons le long d’une plage qui précède la falaise. On s’arrête observer un spot de windsurf qui semble bien marcher ! Belles vagues, vent side-shore. On trépigne de ne pas avoir nos planches avec nous et on se console en se disant que ça doit être infesté de requins blancs. Quelques autruches plus tard et nous voilà sur le parking du Cap où des babouins nous accueillent en nous présentant leur derrière. Le site se décompose en deux pointes : le « Cap de Bonne Espérance » et juste à coté « Cap Point ». Après un petit tour sur le rocher du Cap de Bonne Espérance nous montons jusqu’au sémaphore de Cap Point avec son petit phare. Nous découvrons la station du funiculaire qui permet aux gens de monter depuis un autre parking en contre bas. On a du mal à ce rendre compte de l’échelle de la falaise sur laquelle nous sommes. Les deux repères qui nous confirment cette impression d’être très haut : - les goélands volent bien plus bas - la maison au bout du cap est vraiment minuscule ! L’observation de la surface de la mer et la manière dont le temps change en cours de journée permet de sentir l’énergie qui peut s’échanger dans ce coin entre les courants chauds et les courants froids qui se rencontrent (2). Un endroit pas forcément des plus sympathique pour la navigation. Sympa de se dire « à gauche l’Océan Indien, à droite l’Océan Atlantique ». L’heure avance est nous souhaitons profiter de la cote Est.Simon’s Town On reprend la voiture et en moins de 35 mn nous sommes déjà à Simon’s Town. On s’arrête quelques mètres avant l’entrée de la ville à Boulder Beach. Très joli mais on ne trouve pas ce que l’on cherche … On va y venir ! On reprend la voiture et on tourne un peu plus loin sur la rue qui donne sur Seaforth, une petite crique avec du sable, un petit restaurant sur la droite et de beaux cailloux ronds sur la gauche. Nous y voilà ! C’est là que nous attend notre nouveau copain : un « African Penguin », dit « Manchot du Cap » en français : une espèce de pingouin qui s’est adapté au latitudes de cet extrémité du continent. Il est très curieux et sympathique ! Il a une capacité à tourner sa tête à 180° pour nous faire de l’œil déconcertante ! On échange nos numéros de téléphone et on se dit à bientôt en langage Pingouin. Simon’s Town est une base navale, à l’origine anglaise. Après de nombreux naufrages dans les environs il fût décidé de faire un port afin que les bateaux puissent s’abriter. Vu sa position stratégique, le port s’est au fil des années transformé pour accueillir des bateaux militaires en complément des navires de commerce et de plaisance. La ville a son charme, on chine dans la brocante du coin et on admire les façades victoriennes. La nuit tombe. Nous repartons vers Cap Town à une heure de route sans nous arrêter par la station balnéaire de Fish Hoek, réputée pour ses requins blancs qui viennent nager à 20 mètres du bord. Ce sera pour une autre fois ! "

L'itinéraire n'est pas le plus cours mais il nous a permit de voir pas mal de choses en chemin. Pour ceux et celles qui veulent approfondir les photos et les autres cartes sont visibles ICI
"Nous décidons de partir en excursion pour la journée vers le Cap de Bonne-Espérance en passant par la route de la cote ouest à l’aller et en longeant la cote Est pour le retour.Pour sortir de Cap Town, direction Camps Bay puis Hout Bay. Nous prenons soin d’avoir avec nous un peu d'argent liquide car il y a un péage sur la portion qui passe par Hout Bay. Les paysages sont magnifiques, les criques et les baies s’enchainent avec des points de vues exceptionnelles : de ce coté la cote est vraiment escarpée !Le phare de Slangkop Nous continuons notre option « on reste à l’Ouest coute que coute » même si la route est un peu plus longue. Nous somme récompensé car après avoir passé Kommetjie nous avons une vue magnifique sur le phare de Slangkop. Nous venons juste de sortir du village et décidons de faire demi tour pour aller voir cela de plus près ! En rebroussant chemin nous prenons la première ruelle sur notre gauche et nous voilà sur la petite route qui dessert l’accès au phare. L’endroit est désert. La petite maison du gardien semble néanmoins habitée. Je m’approche doucement pour faire une photo sans déranger, pour le coup nous semblons au bout du monde. Le phare date de 1914 mais les travaux ayant été ralenti pendant la seconde guerre mondial il ne sera finalement terminé qu’en 1919. Il est entièrement en fonte, le seul de ce type en Afrique du Sud. L’extérieur est un assemblable de plaques pesant 500 kg chacune. Il culmine à un peu plus de 40 mètres. Impressionnant ! (1) Le Cap de Bonne-Espérance et Cap Point Nous repartons vers le Cap de Bonne Espérance et après 45mn de voiture nous arrivons le long d’une plage qui précède la falaise. On s’arrête observer un spot de windsurf qui semble bien marcher ! Belles vagues, vent side-shore. On trépigne de ne pas avoir nos planches avec nous et on se console en se disant que ça doit être infesté de requins blancs. Quelques autruches plus tard et nous voilà sur le parking du Cap où des babouins nous accueillent en nous présentant leur derrière. Le site se décompose en deux pointes : le « Cap de Bonne Espérance » et juste à coté « Cap Point ». Après un petit tour sur le rocher du Cap de Bonne Espérance nous montons jusqu’au sémaphore de Cap Point avec son petit phare. Nous découvrons la station du funiculaire qui permet aux gens de monter depuis un autre parking en contre bas. On a du mal à ce rendre compte de l’échelle de la falaise sur laquelle nous sommes. Les deux repères qui nous confirment cette impression d’être très haut : - les goélands volent bien plus bas - la maison au bout du cap est vraiment minuscule ! L’observation de la surface de la mer et la manière dont le temps change en cours de journée permet de sentir l’énergie qui peut s’échanger dans ce coin entre les courants chauds et les courants froids qui se rencontrent (2). Un endroit pas forcément des plus sympathique pour la navigation. Sympa de se dire « à gauche l’Océan Indien, à droite l’Océan Atlantique ». L’heure avance est nous souhaitons profiter de la cote Est.Simon’s Town On reprend la voiture et en moins de 35 mn nous sommes déjà à Simon’s Town. On s’arrête quelques mètres avant l’entrée de la ville à Boulder Beach. Très joli mais on ne trouve pas ce que l’on cherche … On va y venir ! On reprend la voiture et on tourne un peu plus loin sur la rue qui donne sur Seaforth, une petite crique avec du sable, un petit restaurant sur la droite et de beaux cailloux ronds sur la gauche. Nous y voilà ! C’est là que nous attend notre nouveau copain : un « African Penguin », dit « Manchot du Cap » en français : une espèce de pingouin qui s’est adapté au latitudes de cet extrémité du continent. Il est très curieux et sympathique ! Il a une capacité à tourner sa tête à 180° pour nous faire de l’œil déconcertante ! On échange nos numéros de téléphone et on se dit à bientôt en langage Pingouin. Simon’s Town est une base navale, à l’origine anglaise. Après de nombreux naufrages dans les environs il fût décidé de faire un port afin que les bateaux puissent s’abriter. Vu sa position stratégique, le port s’est au fil des années transformé pour accueillir des bateaux militaires en complément des navires de commerce et de plaisance. La ville a son charme, on chine dans la brocante du coin et on admire les façades victoriennes. La nuit tombe. Nous repartons vers Cap Town à une heure de route sans nous arrêter par la station balnéaire de Fish Hoek, réputée pour ses requins blancs qui viennent nager à 20 mètres du bord. Ce sera pour une autre fois ! "
"Pré" projet dans l'Ouest américain au printemps 2015 English translation pending
Bonjour
J'ai parcouru les divers posts, à ce sujet, tous très intéressants au point de tout mélanger
J'ai fini par bâtir un pré projet, très grossier, je vous le présente ci dessous
Il y a certainement des erreurs, je sais que c'est très rapide et que nous raterons des tas de choses C'est juste une première approche de l'Ouest des USA merci de me donner votre avis
Jour1 : France Los Angeles
Jour 2 : Los Angeles : Visite de Los Angeles (voir pour une visite guidée) Universal Studio ? Éventuellement les plages en soirée
Jour 3 : Jour supplémentaire LA ?
Jour3 : Route pour Kingman ou Laughlin (ville casino) 585km 7h14 Route 66, musée route 66, Bagdad café, désert de Mojave
Jour4 : Kingman ou Laughlin, Grand Canyon : 307 km 4heures 42 Arrêt à William Visite du Grand Canyon, se renseigner sur les horaires pour le survol en hélico
Jour5 : Grand Canyon, Page : 175km 1h54 Lake Powell
Jour6 : Page, Monument Valley 236km 2h55 Visite en véhicule tout terrain
Jour7 : Monument Valley, Cortez 154km 2h18 Visite du parc de Mesa Verde
jour8 : Cortez Moab 186km 2 heure Visite du parc de Dead Horse Point Visite du parc d'Arches
Jour9 : Moab , Bryce canyon 416km 6heures (en évitant les autoroutes) Traversée du parc de Capitol Reef, visite de Bryce Canyon
Jour 10 : Bryce Canyon, Zion : 115km 1heure22
Jour11 : Zion, valley of fire Las Vegas 325km 5h45 (en évitant les autoroutes) Arret à St Georges, ville mormon
Jour 12 : Las Végas
Jour13 : Las Végas, Vallée de la mort 197km 2heures28
Jour14 : Vallée de la mort Lee Vining ou Bodie (ville fantome) 366km 3heures 48
Jour15 : Lee Vining, Yosémite 122km 2heures
Jour 16 Yosemite San Francisco : 308km 4heures avec autoroutes jour17 San Francisco
Jour18 : Vol retour
J'ai parcouru les divers posts, à ce sujet, tous très intéressants au point de tout mélanger
J'ai fini par bâtir un pré projet, très grossier, je vous le présente ci dessous
Il y a certainement des erreurs, je sais que c'est très rapide et que nous raterons des tas de choses C'est juste une première approche de l'Ouest des USA merci de me donner votre avis
Jour1 : France Los Angeles
Jour 2 : Los Angeles : Visite de Los Angeles (voir pour une visite guidée) Universal Studio ? Éventuellement les plages en soirée
Jour 3 : Jour supplémentaire LA ?
Jour3 : Route pour Kingman ou Laughlin (ville casino) 585km 7h14 Route 66, musée route 66, Bagdad café, désert de Mojave
Jour4 : Kingman ou Laughlin, Grand Canyon : 307 km 4heures 42 Arrêt à William Visite du Grand Canyon, se renseigner sur les horaires pour le survol en hélico
Jour5 : Grand Canyon, Page : 175km 1h54 Lake Powell
Jour6 : Page, Monument Valley 236km 2h55 Visite en véhicule tout terrain
Jour7 : Monument Valley, Cortez 154km 2h18 Visite du parc de Mesa Verde
jour8 : Cortez Moab 186km 2 heure Visite du parc de Dead Horse Point Visite du parc d'Arches
Jour9 : Moab , Bryce canyon 416km 6heures (en évitant les autoroutes) Traversée du parc de Capitol Reef, visite de Bryce Canyon
Jour 10 : Bryce Canyon, Zion : 115km 1heure22
Jour11 : Zion, valley of fire Las Vegas 325km 5h45 (en évitant les autoroutes) Arret à St Georges, ville mormon
Jour 12 : Las Végas
Jour13 : Las Végas, Vallée de la mort 197km 2heures28
Jour14 : Vallée de la mort Lee Vining ou Bodie (ville fantome) 366km 3heures 48
Jour15 : Lee Vining, Yosémite 122km 2heures
Jour 16 Yosemite San Francisco : 308km 4heures avec autoroutes jour17 San Francisco
Jour18 : Vol retour
Aventures dans le Grand Canyon: Deer Creek Falls English translation pending

Des chutes d’eau spectaculaires, des Narrows exceptionnels, des rivières aux eaux cristallines (dont la plus courte au monde), des oasis en plein désert, le Colorado aux eaux vertes émeraude, des paysages à couper le souffle, un mélange de Canyonlands et Grand Canyon, des passages vertigineux…
Tout cela est réuni dans une magnifique randonnée dans le Grand Canyon avec pour point d’orgue les Deer Crek Falls.
J’ai mis quelques informations pratiques à la fin de ce carnet pour ceux qui seraient intéressés par cette randonnée.
Les préparatifs :
Avant de partir aux USA, Il nous a fallu pas mal d’échanges de mail pour obtenir le précieux sésame, à savoir le permis. Il n’y a pourtant que très peu de candidats partant pour l’aventure mais le NPS est assez méfiant. Il nous a fallu en effet justifier par mail que nous étions expérimentés (il faut lister les randonnées en autonomie du même style déjà effectuées), bien conscients des risques (ils aiment préciser qu’il y déjà eu des morts sur ce parcours) et surtout bien préparés. Il y a aussi un truc qui ne leur plait pas trop : les journées à + de 10 miles. Ça tombe bien, on en fera 2 !
D’ailleurs, avec tous ces échanges, on a bien failli ne pas recevoir le permis avant notre départ. Finalement, nous l’avons reçu 2 jours avant de partir aux USA. Ouf !
Nous avons donc obtenu un permis pour les « campings » suivants : 23 Avril 2014 : AW8 LOWER TAPEATSS CAMP SITE 24 Avril 2014 : AX7 DEER CREEK CAMP SITE 25 Avril 2014 : AY9 ESPLANADE, AT LARGE CAMPING 26 Avril 2014 : OUT Hiking Out
Voici le parcours que nous avons prévu : 1e jour : descente depuis Monument Point jusqu’à Lower Tapeats 2e jour : traversée le long du Colorado jusqu’à Deer Creek 3e jour : remontée jusqu’à Esplanade 4e jour : remontée finale jusqu’à Monument Point
Mercredi 23 Avril 2014 (18 km, -2100m, +600m)
Parcours du 1e jour
Le réveil sonne à 4h30. On se dit que c’est pour la bonne cause et on arrive quand même à partir de Kanab à 5H50. Il fait encore nuit mais c’est une route au début pour rejoindre le trailhead donc pas de soucis hormis éviter quelques familles de lapinous suicidaires. Arrivés aux montagnes de Kaibab National Forest, la route se transforme en piste très roulante. Cependant, nous préférons ne pas rouler trop vite eu égard à nos crevaisons (1 en 2012, 3 en 2013 et 1 en 2014 pour ces 3 dernières années). En plus, à cette heure-ci c’est l’effervescence du côté des cerfs-mulets (mule deer).

Nous arrivons finalement à 8h30. Il y a 4 voitures, ca va nous ne sommes pas seuls. Il fait un petit -4°, le ciel étant couvert avec un vent léger. Rien qui nous encourage à sortir de la voiture ! Cependant, nous savons que c’est une très grosse journée qui nous attend et que nous devons entamer la randonnée tôt. Allez, on se motive ! On sort les énormes sacs à dos (au moins 25 kg pour le mien avec le gallon d’eau que nous utiliserons pour le retour) et c’est parti. Il est 8h. hein quoi, on a gagné 30 minutes ? Non simplement qu’on vient de passer à l’heure de l’Arizona, il n’est plus 9h mais 8h !

Nous commençons par passer au mémorial en mémoire de Bill Hall, un ranger du Grand Canyon Nord mort dans un accident de voiture, qui offre une vue plongeante sur le grand canyon.

20 minutes après le début du chemin (Bill Hall trail), celui-ci plonge de 650 mètres en direction de l’esplanade et rejoint en 2.5 miles le Thunder river trail. Ce dernier est l’« ancien » chemin qui part de Indian Hollow (plus facile mais plus long).
Cette descente raide se fait en 2 parties. Une première descente de 200 mètres à travers la « Kaibab formation » qui permet de rejoindre un chemin, parfois exposé, qui longe la falaise en direction de l’Ouest et contourne Bridgers Knoll. La deuxième descente traverse la « Toroweap formation » puis la « Coconino sandstone » sur environ 450 mètres de dénivelé. Nous croisons à ce moment-là un groupe organisé de 7-8 personnes qui s’apprête à remonter par un passage un peu technique (6 mètres qui nécessite de s’aider des mains). Ils ont du partir de l’Esplanade ce matin. Nous préférons utiliser la corde pour descendre les sacs à dos (puisque nous l’avons avec nous, autant l’utiliser !).


Nous rejoignons enfin la jonction avec Thunder Trail au bout de 2h10… plus de 2h pour faire 2.5 miles, à ce rythme-la nous n’arriverons jamais à l’endroit prévu ce soir ! Il faut dire que nos sacs à dos nous pèsent. J’attends avec impatience de pouvoir me débarrasser des 4 litres d’eau nécessaires pour le retour.

Voila nous sommes au point B :

Heureusement, à partir de là le chemin devient beaucoup plus facile et il suffit de suivre pendant 2.5 miles les cairns à travers un paysage ressemblant beaucoup à Canyonlands The Needles. Le chemin plat longe des fossés et canyons, traverse des champignons de slickrock, passe à côté de quelques greniers.



A force de marcher « facilement », nous ne nous apercevons même pas que nous venons de passer les emplacements de bivouac Esplanade 1 et Esplanade 2. Bon au retour nous ferons plus attention pour camper au bon endroit. Mais cela veut surtout dire que je vais enfin pouvoir me libérer des 4 litres d’eau ! Nous cachons donc l’eau au pied d’un arbre avec pour repère un gros champignon de slickrock.
Voici le champignon repère :

États-Unis en juin: première ébauche de parcours English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai commencé à élaborer mon circuit aux USA pour juin prochain. Le parcours est très classique mais j'aimerais malgré tout, avoir quelques avis éclairés 😉
Nous aimons beaucoup randonner et idéalement, camper dans de beaux endroits.
Voici ma 1ère "ébauche" de parcours :
J1 Paris- Las Vegas. Nuit à Vegas J2 Route de Vegas à Sedona. Camping à Sedona et balade dans les environs (à définir) J3 Sedona (randonnée à la journée). Camping à Sedona. J4 Route vers le Grand Canyon (arrêt à Flagstaff). Camping Mather campground. J5 Randonnée dans le Grand Canyon (à définir). Camping Mather Campground J6 Route vers Petrified National Forest / Randonnée dans l'aprem. Camping à Holbrook. J7 Route vers le Canyon de Chelly / Randonnée puis route vers Bluff. Camping à Bluff J8 Route de Bluff vers Valley of the gods et Gooseneck / Randonnée puis route vers Monument Valley. Camping à Monument Valley ou dans les environs (Mexican Hat?) J9 Route vers The Needles / Randonnée. Camping à The Needles (si possible)
Bien entendu rien n'est figé et tous vos conseils sur les sites, les campings et la pertinence du parcours sont les bienvenus!
Merci d'avance 🙂
J'ai commencé à élaborer mon circuit aux USA pour juin prochain. Le parcours est très classique mais j'aimerais malgré tout, avoir quelques avis éclairés 😉
Nous aimons beaucoup randonner et idéalement, camper dans de beaux endroits.
Voici ma 1ère "ébauche" de parcours :
J1 Paris- Las Vegas. Nuit à Vegas J2 Route de Vegas à Sedona. Camping à Sedona et balade dans les environs (à définir) J3 Sedona (randonnée à la journée). Camping à Sedona. J4 Route vers le Grand Canyon (arrêt à Flagstaff). Camping Mather campground. J5 Randonnée dans le Grand Canyon (à définir). Camping Mather Campground J6 Route vers Petrified National Forest / Randonnée dans l'aprem. Camping à Holbrook. J7 Route vers le Canyon de Chelly / Randonnée puis route vers Bluff. Camping à Bluff J8 Route de Bluff vers Valley of the gods et Gooseneck / Randonnée puis route vers Monument Valley. Camping à Monument Valley ou dans les environs (Mexican Hat?) J9 Route vers The Needles / Randonnée. Camping à The Needles (si possible)
Bien entendu rien n'est figé et tous vos conseils sur les sites, les campings et la pertinence du parcours sont les bienvenus!
Merci d'avance 🙂
Le Nord-Ouest américain en 2015 English translation pending
Bonjour,
je suis en train de préparer mon voyage pour juin ou septembre 2015 (pas juillet-août car ça sera compliqué d'avoir mes congés à cette période, et je veux éviter les périodes les plus chères) dans le Nord-Ouest des USA avec absolument Yellowstone! Mis à part ce parc, j'ai un peu de mal à trouver des infos sur le reste du Nord-Ouest. Donc je fais appel aux "experts" de Voyage Forum pour m'aider à préparer le meilleur parcours!!! 😉
Pour info, je voyagerai seule, avec un maximum de camping pour limiter le budget et la location d'une voiture. Je pense partir sur 3 semaines max. J'ai déjà fait un 1er voyage en juin-juillet 2012 avec une boucle de Los Angeles en passant par les principaux parcs (Grand Canyon, Arches, Bryce ...), Las Vegas et San Francisco (24 jours de folie!). Ce voyage était fabuleux et j'espère en refaire un aussi beau l'année prochaine!! Je privilégie les parcs aux villes, bien que je ne sois pas contre la visite de quelques villes intéressantes. Je veux faire de la randonnée, mais pas trop compliquée quand même 😉 des randos de 4-5h maximum, avec un dénivelé limité!
Je suis seulement au début de ma recherche : j'ai commencé à lire les guides touristiques (Routard, Loneley Planet, Parc de l'ouest américain chez Gallimard ...) et les forums, carnets de voyage sur différents sites internet. J'aimerai donc avoir vos avis sur les parcours auxquels je réfléchi actuellement :
- 1er parcours envisagé : arrivée à Salt Lake City - visite de Grand Teton - Yellowstone - Glacier - Mt Rainier - Mt St Helens - Seattle. Sur ce parcours, j'ai peur des distances (notamment entre Yellowstone et Glacier où j'ai l'impression que la route va être très longue, sans beaucoup de choses à visiter) et également du temps pour la partie de Glacier à Seattle (dans ce cas là, je pense qu'il serait préférable de partir en septembre, pour éviter si possible la neige ?) Pensez-vous que cela soit faisable (j'ai pas du tout regardé sur Google Map pour voir les distances et temps de trajet) et que la partie Glacier, Mt St Helens, Mt Rainier, Seattle soit vraiment à faire ? (d'après ce que j'ai lu, les avis sont assez mitigés...)
- 2ème parcours envisagé : une boucle entre Salt Lake City, Dinosaur NM, Denver, Rocky Mountain NP, Mt Rushmore, Yellowstone, Grand Teton et retour à Salt Lake City. Que pensez-vous de la partie entre Denver et Yellowstone ? A part, le Mt Rushmore (j'ai bien envie de voir ce site, tellement connu!), les parcs ou sites entre ces 2 destinations sont-ils vraiment intéressants ?
- 3 ème parcours envisagé, complétement différent : arrivée à Salt lake City, visite de Grand Teton et Yellowstone, retour à Salt Lake City pour prendre un vol intérieur et faire une partie de la côte est (cette partie là je ne l'ai pas encore étudié, mais j'avais en tête un voyage "spécial" villes de la côte est des USA, donc pourquoi pas combiner les 2 ?)
Comme vous pouvez le voir, j'hésite beaucoup!!!!! Donc tous les avis, conseils, aides sont les bienvenus!! ça me permettra d'orienter mes recherches, et peut être enfin de me décider!
Merci d'avance pour votre aide! Céline
je suis en train de préparer mon voyage pour juin ou septembre 2015 (pas juillet-août car ça sera compliqué d'avoir mes congés à cette période, et je veux éviter les périodes les plus chères) dans le Nord-Ouest des USA avec absolument Yellowstone! Mis à part ce parc, j'ai un peu de mal à trouver des infos sur le reste du Nord-Ouest. Donc je fais appel aux "experts" de Voyage Forum pour m'aider à préparer le meilleur parcours!!! 😉
Pour info, je voyagerai seule, avec un maximum de camping pour limiter le budget et la location d'une voiture. Je pense partir sur 3 semaines max. J'ai déjà fait un 1er voyage en juin-juillet 2012 avec une boucle de Los Angeles en passant par les principaux parcs (Grand Canyon, Arches, Bryce ...), Las Vegas et San Francisco (24 jours de folie!). Ce voyage était fabuleux et j'espère en refaire un aussi beau l'année prochaine!! Je privilégie les parcs aux villes, bien que je ne sois pas contre la visite de quelques villes intéressantes. Je veux faire de la randonnée, mais pas trop compliquée quand même 😉 des randos de 4-5h maximum, avec un dénivelé limité!
Je suis seulement au début de ma recherche : j'ai commencé à lire les guides touristiques (Routard, Loneley Planet, Parc de l'ouest américain chez Gallimard ...) et les forums, carnets de voyage sur différents sites internet. J'aimerai donc avoir vos avis sur les parcours auxquels je réfléchi actuellement :
- 1er parcours envisagé : arrivée à Salt Lake City - visite de Grand Teton - Yellowstone - Glacier - Mt Rainier - Mt St Helens - Seattle. Sur ce parcours, j'ai peur des distances (notamment entre Yellowstone et Glacier où j'ai l'impression que la route va être très longue, sans beaucoup de choses à visiter) et également du temps pour la partie de Glacier à Seattle (dans ce cas là, je pense qu'il serait préférable de partir en septembre, pour éviter si possible la neige ?) Pensez-vous que cela soit faisable (j'ai pas du tout regardé sur Google Map pour voir les distances et temps de trajet) et que la partie Glacier, Mt St Helens, Mt Rainier, Seattle soit vraiment à faire ? (d'après ce que j'ai lu, les avis sont assez mitigés...)
- 2ème parcours envisagé : une boucle entre Salt Lake City, Dinosaur NM, Denver, Rocky Mountain NP, Mt Rushmore, Yellowstone, Grand Teton et retour à Salt Lake City. Que pensez-vous de la partie entre Denver et Yellowstone ? A part, le Mt Rushmore (j'ai bien envie de voir ce site, tellement connu!), les parcs ou sites entre ces 2 destinations sont-ils vraiment intéressants ?
- 3 ème parcours envisagé, complétement différent : arrivée à Salt lake City, visite de Grand Teton et Yellowstone, retour à Salt Lake City pour prendre un vol intérieur et faire une partie de la côte est (cette partie là je ne l'ai pas encore étudié, mais j'avais en tête un voyage "spécial" villes de la côte est des USA, donc pourquoi pas combiner les 2 ?)
Comme vous pouvez le voir, j'hésite beaucoup!!!!! Donc tous les avis, conseils, aides sont les bienvenus!! ça me permettra d'orienter mes recherches, et peut être enfin de me décider!
Merci d'avance pour votre aide! Céline
Avis itinéraire Nouveau Mexique, Utah, Arizona, Nevada, Wyoming mai 2015 English translation pending
Bonjour,
De retour sur ce forum après une longue absence (voyage Ouest USA en 2008), me voici de retour pour préparer un voyage pour mes parents (snif... pas pour moi) et des cousins. Age des voyageurs : entre 65 et 70 ans. Premier voyage (et surement le seul) dans l'ouest Américain pour mes parents. Mes cousins y sont déjà allés 2 fois : une fois Californie + boucle des parcs au départ de Las Vegas, puis un deuxième voyage secteur Moab + Yellowstone.
Déja hésitation sur la période : mai-juin 2015 ou septembre 2015. Mes parents craignent la chaleur, donc je leur conseille plutôt mai et début juin pour Yellowstone. Tous quatre ne sont pas de gros marcheurs par contre ils ne craignent pas de rouler...(mon père a des soucis de santé et ne peut pas trop marcher) : je prévois donc "juste" l'inévitable descente dans Bryce Canyon (Navajo-Queen's Garden) et Delicate Arch à Arches, sinon ce sera de petites balades pour apprécier les points de vue ou des petit sentiers (style aller jusqu'à Landscape Arch, Mesa Arch) : ce qui sera déjà beaucoup en cumul fin de journées... Mes cousins ont déjà vu la plupart des sites mais cela ne les dérangent pas de refaire. J'ai quand même prévu de faire le secteur Nouveau Mexique qu'ils ne connaissent pas afin qu'ils découvrent quant même un secteur jamais visité.
Location prévue d'un 4x4 pour faire Shafer trail et éventuellement Burr Trail
Je prévois actuellement un itinéraire de 25 jours. Merci de vos avis. l J1 : Vol LYON - ALBUQUERQUE coucher sur Albuquerque
J2 : Route 66 sur le secteur d'Albuquerque + Tent Rocks Monument et fin de journée à Santa Fe (nuit à Santa Fe)
J3 : Route des Pueblos : je ne connais pas ce secteur, donc si vous avez des suggestions de visite ??? Nuit à Taos
J4 : Taos - Durango
J5 : Mesa Verde (visite express) puis route vers Monument Valley (visite de Monument Valley en fin d'après midi). Nuit certainement au Golding's Lodge pour apprécier le lever du soleil sur les Monuments
J6 : Monument Valley - Page : croisière sur le lac
J7 : Page : visite prévues : Antelope Canyon, Horseshoe Bend Route vers Grand Canyon : survol en hélico en fin d'après midi
J8 : points de vue Grand Canyon Village puis route 66 : Seligman, Oatman. Nuit à Laughlin
J9 : Laughlin - Death Valley nuit à Death Valley (Stovepipe Well ?)
J10 : Death Valley - Las Vegas
J11-12-13 : Las Vegas
J14 : Départ de las Vegas tôt pour faire Valley of Fire, puis route vers Zion : traversée "express" pour arrivée vers Bryce (coucher de soleil). Coucher à proximité
J15 : Navajo + Queen's garden puis les points de vue essentiels avant de prendre la route 12 jusqu'à Torrey. Burr trail, mais je pense que ça fait juste question timing
J16 : Torrey - Capitol Reef (scenic drive) en express, puis installation à Moab pour 3 nuits. Dead Horse point en fin de journée
J17 et J18 : visite de Arches et Canyonlands avec Shafer Trail + Petit tour de route 128.- Delicate Arch un des soirs pour le coucher de soleil et spectacle Country avec repas (je ne me souviens plus du nom Chuckwagon ou quelque chose comme ça) pour l'autre soir.
J19 : Moab - Jackson : possible en une fois ???
J20 à 23 : Visite de Yellowstone en prévoyant une nuit vers Grant Village, une nuit à Gardiner et 2 nuits à West Yellowstone
J 24 : Yellowstone - Jackson
J25 : Vol Jackson - Lyon
Je suis consciente qu'il y aura des frais d'abandon du véhicule d'environ 200 euros, mais cela reviendrait plus cher de redescendre la voiture plus bas et de repasser encore une nuit quelque part...(du fait qu'ils auront chacun leur chambre) A priori, il y a également environ 150 euros de plus sur un billet multi destination (je fais des simul actuellement sur septembre octobre car trop tôt pour avoir les tarifs de mai 2015), mais en arrivant et repartant par exemple de Las Vegas, c'est plus compliqué de tout faire tenir. Surtout que je souhaitais commencer par le Nouveau Mexique qui doit être sympa, mais à faire en premier avant les splendeurs des parcs. Je voulais également mettre le Grand Canyon avant Bryce et Canyonlands, car en 98 nous l'avions fait en dernier et avons été déçu alors que si on le visite avant Bryce et Canyonlands, je pense qu'on doit plus l'apprécier. Puis, il faut finir par Yellowstone car même début juin, il risque d'y avoir encore de la neige donc à faire le plus tard possible.
Merci en tout cas pour vos avis : je n'ai pas vraiment détaillé les visites par parc, mais bon, ça sera pour plus tard, je voulais déjà juste un avis de faisabilité au niveau de l'itinéraire et des étapes journalières.
Merci de votre aide qui m'avait été si précieuse pour organiser notre voyage de 2008.
Laurence
De retour sur ce forum après une longue absence (voyage Ouest USA en 2008), me voici de retour pour préparer un voyage pour mes parents (snif... pas pour moi) et des cousins. Age des voyageurs : entre 65 et 70 ans. Premier voyage (et surement le seul) dans l'ouest Américain pour mes parents. Mes cousins y sont déjà allés 2 fois : une fois Californie + boucle des parcs au départ de Las Vegas, puis un deuxième voyage secteur Moab + Yellowstone.
Déja hésitation sur la période : mai-juin 2015 ou septembre 2015. Mes parents craignent la chaleur, donc je leur conseille plutôt mai et début juin pour Yellowstone. Tous quatre ne sont pas de gros marcheurs par contre ils ne craignent pas de rouler...(mon père a des soucis de santé et ne peut pas trop marcher) : je prévois donc "juste" l'inévitable descente dans Bryce Canyon (Navajo-Queen's Garden) et Delicate Arch à Arches, sinon ce sera de petites balades pour apprécier les points de vue ou des petit sentiers (style aller jusqu'à Landscape Arch, Mesa Arch) : ce qui sera déjà beaucoup en cumul fin de journées... Mes cousins ont déjà vu la plupart des sites mais cela ne les dérangent pas de refaire. J'ai quand même prévu de faire le secteur Nouveau Mexique qu'ils ne connaissent pas afin qu'ils découvrent quant même un secteur jamais visité.
Location prévue d'un 4x4 pour faire Shafer trail et éventuellement Burr Trail
Je prévois actuellement un itinéraire de 25 jours. Merci de vos avis. l J1 : Vol LYON - ALBUQUERQUE coucher sur Albuquerque
J2 : Route 66 sur le secteur d'Albuquerque + Tent Rocks Monument et fin de journée à Santa Fe (nuit à Santa Fe)
J3 : Route des Pueblos : je ne connais pas ce secteur, donc si vous avez des suggestions de visite ??? Nuit à Taos
J4 : Taos - Durango
J5 : Mesa Verde (visite express) puis route vers Monument Valley (visite de Monument Valley en fin d'après midi). Nuit certainement au Golding's Lodge pour apprécier le lever du soleil sur les Monuments
J6 : Monument Valley - Page : croisière sur le lac
J7 : Page : visite prévues : Antelope Canyon, Horseshoe Bend Route vers Grand Canyon : survol en hélico en fin d'après midi
J8 : points de vue Grand Canyon Village puis route 66 : Seligman, Oatman. Nuit à Laughlin
J9 : Laughlin - Death Valley nuit à Death Valley (Stovepipe Well ?)
J10 : Death Valley - Las Vegas
J11-12-13 : Las Vegas
J14 : Départ de las Vegas tôt pour faire Valley of Fire, puis route vers Zion : traversée "express" pour arrivée vers Bryce (coucher de soleil). Coucher à proximité
J15 : Navajo + Queen's garden puis les points de vue essentiels avant de prendre la route 12 jusqu'à Torrey. Burr trail, mais je pense que ça fait juste question timing
J16 : Torrey - Capitol Reef (scenic drive) en express, puis installation à Moab pour 3 nuits. Dead Horse point en fin de journée
J17 et J18 : visite de Arches et Canyonlands avec Shafer Trail + Petit tour de route 128.- Delicate Arch un des soirs pour le coucher de soleil et spectacle Country avec repas (je ne me souviens plus du nom Chuckwagon ou quelque chose comme ça) pour l'autre soir.
J19 : Moab - Jackson : possible en une fois ???
J20 à 23 : Visite de Yellowstone en prévoyant une nuit vers Grant Village, une nuit à Gardiner et 2 nuits à West Yellowstone
J 24 : Yellowstone - Jackson
J25 : Vol Jackson - Lyon
Je suis consciente qu'il y aura des frais d'abandon du véhicule d'environ 200 euros, mais cela reviendrait plus cher de redescendre la voiture plus bas et de repasser encore une nuit quelque part...(du fait qu'ils auront chacun leur chambre) A priori, il y a également environ 150 euros de plus sur un billet multi destination (je fais des simul actuellement sur septembre octobre car trop tôt pour avoir les tarifs de mai 2015), mais en arrivant et repartant par exemple de Las Vegas, c'est plus compliqué de tout faire tenir. Surtout que je souhaitais commencer par le Nouveau Mexique qui doit être sympa, mais à faire en premier avant les splendeurs des parcs. Je voulais également mettre le Grand Canyon avant Bryce et Canyonlands, car en 98 nous l'avions fait en dernier et avons été déçu alors que si on le visite avant Bryce et Canyonlands, je pense qu'on doit plus l'apprécier. Puis, il faut finir par Yellowstone car même début juin, il risque d'y avoir encore de la neige donc à faire le plus tard possible.
Merci en tout cas pour vos avis : je n'ai pas vraiment détaillé les visites par parc, mais bon, ça sera pour plus tard, je voulais déjà juste un avis de faisabilité au niveau de l'itinéraire et des étapes journalières.
Merci de votre aide qui m'avait été si précieuse pour organiser notre voyage de 2008.
Laurence
Sud-Ouest américain 2015, 45 jours, premier jet English translation pending
Bonjour à tou(te)s,
après quelques jours à finaliser le parcours, je vous soumet le prmier jet de notre circuit 2015, 3ème voyage dans le southwest. Merci de nous apporter vos remarques et, pourquoi pas vos propositions car il est possible de rajouter quelques jours 😉.
********************************************************** Ébauche de programme USA 2015 - premier jet
Période : 15/4 à 15/6 pour éviter les trop grosses chaleurs dans la mesure du possible Durée : non définie pour l'instant ; ~45 jours à la louche (je serai en retraite)
Aéroports : départ et arrivée à Phoenix
Thème : Country roads, Backways & Backroads et toujours camping sauvage dans la mesure du possible en dormant dans la voiture (4WD si possible, HC indispensable) ; Isabelle a adoré le Ford Expedition de 2012 ! Quand j'indique camping sauvage, c'est que je suis sûr de la possibilité ou presque.
Dans la mesure du possible, j'ai évité les grands axes pour prendre les routes de "campagne".
Zone : Sud Arizona, Nouveau-Mexique (surtout partie ouest), traversée assez rapide du Sud Utah, un poil de Nevada et Havasupai pour finir.
J0 : vol, récupération voiture, hôtel J1 : courses, aménagement voiture (camping Lost Dutchman) J2 : Apache Trail - Mammoth - Oracle (Biosphère II) - Mt Lemmon via Control Road (camping sauvage)
J3 : Catalina Highway, Tucson - boucles Saguaro est & ouest - Asarco Mine, Tombstone J4 : Dragoon Mountains, Chiricahua NM (camping sauvage) J5 : Pinery Canyon Road, Portal - Passage au Nouveau Mexique, route vers Las Cruces, camping possible à City of the Rocks SP ou plus à l'est (Los Cruces) à Aguirre Spring Recreation Area
J6 : El Paso (Traversée de Franklin Mountains State Park) - Hueco Tanks - Guadalupe MTS NP (camping) J7 : Carlsbad Caverns, Lincoln NF (possibilités de camping sauvage) J8 : White Sands NM - Three Rivers Petroglyphs, Valley of Fires - Carizozo J9 : Quebradas Back Country Byway (San Antonio) - Gallup (White Cliffs, Falen Timber Ridge), Red Rock SP
J10 : El Malpais (Dittert Site, Aldridge Petroglyphs...) - Albuquerque (hôtel) J11 : Petroglyphs NM ?, Sandia Crest Byway, Bernalillito Mesa - Ojito Wilderness (camping sauvage) J12 : Kasha-Katuwe tent rocks NM - Santa Fe - Loa Alamos (White Rocks) - Bandelier NM J13 : Jemez Mountain Trail Scenic Byway, Santa Fe NF (Teakettle Rock, Log Cabin, Valle San Antonio, Valles Caldera...) (camping sauvage)
J14 : Chavez Canyon entre Santa Fe & Carson NF balade et repos (camping sauvage) J15 : San José Badlands, Mesa Penistaja, Ceja Pelon Mesa (quelques points de vues) J16 : Lybrook, Chaco Canyon NP (camping) J17 : Ah-shi-sle-pah, Bisti (camping sauvage) J18 : De-na-zin, Angel Peak Scenic Area (camping sauvage) J19 : Crow Canyon, Largo Canyon (camping sauvage)
J20 : Aztec Arches - Passage au Colorado - Durango (hôtel) J21 : j'hésite à monter vers Ouray et faire la balade en train puis rallier Mesa Verde (camping) j'avais initialement prévu des pistes du côté de Durango Ouray mais j'ai peur qu'il y ait encore trop de boue-neige donc on en fera peut-être un peu mais en gardons pour ... 2018 ??? en juillet (floraison) J22 : Mesa Verde (camping) J23 : Passage en Utah - Montezuma Canyon, Recapture Pocket, Sand Island (camping et pétroglyphes) J24 : VOG, Johns Canyon - camping sur place ou remontée de la 261 J25 : UT95 - BlueNotch-Lake Powell- Hite (camping sauvage) J26 : Orange Cliffs - Flint Trail jusqu'où ce sera raisonnable ;-) J27 : UT95 - Burr Point Trail- Hanksville (rangers) - Près de Goblin Valley (camping sauvage) J28 : Wild Horse Arch, Crack Canyon - boucle Reds Canyon (camping sauvage ou hôtel à Hanksville)
J29 : Traversée des Henry Mountains par les pistes : Bull Creek Pass, Copper Ridge Trail, Stanton Pass, Pennell Creek Bench, Clay Point Road puis Wolverine Loop (camping sauvage) J30 : Hell's Backbone Bridge, Bryce NP (camping) J31 : Fairyland Loop (camping) J32 : Parowan Gap, Kanarra Creek J33 : Yant Flat, Snow Canyon J34 : Entrée dans le Nevada - Whitney Pocket, Little Finland (camping sauvage) J35 : Valey Of Fire, Stewarts Point (camping sauvage, baignade) J36 : North Shore Rd : Redstone trail, Northshore Summit Trail, Bowl of Fire, Anniversary Narrows, Las Vegas (hôtel) J37 : Repos mais pas forcément placé là. J38 : Lac Meade, route vers Havasupai Hilltop (camping sur le parking) J39à40 : Havasupai (2 nuits au lodge) J41 : Remontée d'Havasupai puis piste directe vers Tusayan .... hôtel ?
J42 : route vers Phoenix - Avion vers France
Merci d'avance pour vos contributions 😉.
après quelques jours à finaliser le parcours, je vous soumet le prmier jet de notre circuit 2015, 3ème voyage dans le southwest. Merci de nous apporter vos remarques et, pourquoi pas vos propositions car il est possible de rajouter quelques jours 😉.
********************************************************** Ébauche de programme USA 2015 - premier jet
Période : 15/4 à 15/6 pour éviter les trop grosses chaleurs dans la mesure du possible Durée : non définie pour l'instant ; ~45 jours à la louche (je serai en retraite)
Aéroports : départ et arrivée à Phoenix
Thème : Country roads, Backways & Backroads et toujours camping sauvage dans la mesure du possible en dormant dans la voiture (4WD si possible, HC indispensable) ; Isabelle a adoré le Ford Expedition de 2012 ! Quand j'indique camping sauvage, c'est que je suis sûr de la possibilité ou presque.
Dans la mesure du possible, j'ai évité les grands axes pour prendre les routes de "campagne".
Zone : Sud Arizona, Nouveau-Mexique (surtout partie ouest), traversée assez rapide du Sud Utah, un poil de Nevada et Havasupai pour finir.
J0 : vol, récupération voiture, hôtel J1 : courses, aménagement voiture (camping Lost Dutchman) J2 : Apache Trail - Mammoth - Oracle (Biosphère II) - Mt Lemmon via Control Road (camping sauvage)
J3 : Catalina Highway, Tucson - boucles Saguaro est & ouest - Asarco Mine, Tombstone J4 : Dragoon Mountains, Chiricahua NM (camping sauvage) J5 : Pinery Canyon Road, Portal - Passage au Nouveau Mexique, route vers Las Cruces, camping possible à City of the Rocks SP ou plus à l'est (Los Cruces) à Aguirre Spring Recreation Area
J6 : El Paso (Traversée de Franklin Mountains State Park) - Hueco Tanks - Guadalupe MTS NP (camping) J7 : Carlsbad Caverns, Lincoln NF (possibilités de camping sauvage) J8 : White Sands NM - Three Rivers Petroglyphs, Valley of Fires - Carizozo J9 : Quebradas Back Country Byway (San Antonio) - Gallup (White Cliffs, Falen Timber Ridge), Red Rock SP
J10 : El Malpais (Dittert Site, Aldridge Petroglyphs...) - Albuquerque (hôtel) J11 : Petroglyphs NM ?, Sandia Crest Byway, Bernalillito Mesa - Ojito Wilderness (camping sauvage) J12 : Kasha-Katuwe tent rocks NM - Santa Fe - Loa Alamos (White Rocks) - Bandelier NM J13 : Jemez Mountain Trail Scenic Byway, Santa Fe NF (Teakettle Rock, Log Cabin, Valle San Antonio, Valles Caldera...) (camping sauvage)
J14 : Chavez Canyon entre Santa Fe & Carson NF balade et repos (camping sauvage) J15 : San José Badlands, Mesa Penistaja, Ceja Pelon Mesa (quelques points de vues) J16 : Lybrook, Chaco Canyon NP (camping) J17 : Ah-shi-sle-pah, Bisti (camping sauvage) J18 : De-na-zin, Angel Peak Scenic Area (camping sauvage) J19 : Crow Canyon, Largo Canyon (camping sauvage)
J20 : Aztec Arches - Passage au Colorado - Durango (hôtel) J21 : j'hésite à monter vers Ouray et faire la balade en train puis rallier Mesa Verde (camping) j'avais initialement prévu des pistes du côté de Durango Ouray mais j'ai peur qu'il y ait encore trop de boue-neige donc on en fera peut-être un peu mais en gardons pour ... 2018 ??? en juillet (floraison) J22 : Mesa Verde (camping) J23 : Passage en Utah - Montezuma Canyon, Recapture Pocket, Sand Island (camping et pétroglyphes) J24 : VOG, Johns Canyon - camping sur place ou remontée de la 261 J25 : UT95 - BlueNotch-Lake Powell- Hite (camping sauvage) J26 : Orange Cliffs - Flint Trail jusqu'où ce sera raisonnable ;-) J27 : UT95 - Burr Point Trail- Hanksville (rangers) - Près de Goblin Valley (camping sauvage) J28 : Wild Horse Arch, Crack Canyon - boucle Reds Canyon (camping sauvage ou hôtel à Hanksville)
J29 : Traversée des Henry Mountains par les pistes : Bull Creek Pass, Copper Ridge Trail, Stanton Pass, Pennell Creek Bench, Clay Point Road puis Wolverine Loop (camping sauvage) J30 : Hell's Backbone Bridge, Bryce NP (camping) J31 : Fairyland Loop (camping) J32 : Parowan Gap, Kanarra Creek J33 : Yant Flat, Snow Canyon J34 : Entrée dans le Nevada - Whitney Pocket, Little Finland (camping sauvage) J35 : Valey Of Fire, Stewarts Point (camping sauvage, baignade) J36 : North Shore Rd : Redstone trail, Northshore Summit Trail, Bowl of Fire, Anniversary Narrows, Las Vegas (hôtel) J37 : Repos mais pas forcément placé là. J38 : Lac Meade, route vers Havasupai Hilltop (camping sur le parking) J39à40 : Havasupai (2 nuits au lodge) J41 : Remontée d'Havasupai puis piste directe vers Tusayan .... hôtel ?
J42 : route vers Phoenix - Avion vers France
Merci d'avance pour vos contributions 😉.
Road trip de 21 jours dans l'Ouest américain au printemps 2015 English translation pending
Bonjour,
Rassuré par vos avis concernant les insectes suite à mon post du 15/02 je commence la préparation de ce nouveau périple dans le southwest pour le printemps 2015 (Avril / Mai) et je soumets mon programme à vos critiques et à vos conseils. Tous vos avis sur le parcours, sur les randonnées et les logements seront les bienvenus. Merci d'avance à tous les "experts" de VF.
Jour 1 Départ sur Air France de Genève à 7h30 et arrivée à LasVegas (via Paris) vers 18h. Récupération de la voiture chez Alamo (SUV, en essayant de trouver un modèle 4WD) et installation à l'hôtel Tuscany (?)
Jour 2 Le matin : grasse mat' pour récupérer un peu du jet-lag ! Après-midi : départ pour voir les premiers rochers rouges à Red Rock Canyon. Le soir : spectacle dans un casino (cirque du soleil par ex.)
Jour 3 Départ pour la journée à Valley of Fire. Randos-photos avec, en fin de journée, la "boucle aux 7 merveilles" (merci Pong !) Le soir, montée à la Stratosphere Tower pour une vue panoramique de la ville (+attractions pour les plus courageux…). Repas "buffet" dans un casino et balade-photo sur le Strip de nuit.
Jour 4 Départ pour Death Valley (188 km – 2h) L'après-midi, visite de Dantes view, Badwater et Artist drive au sunset. Nuit au Furnace creek ranch.
Jour 5 Death Valley suite : Zabriskie point au sunrise puis Mosaïc canyon et l'après-midi, Titus canyon et Sand dunes.
Jour 6 En flânant un peu, trajet vers Zion. (447 km – 4h30) Etape à Springdale. Nuit au Quality inn monclair (?)
Jour 7 Le matin, Angels landing et l'après-midi, Emerald pool car je pense : trop d'eau (froide) pour faire les Narrows à cette époque (?)
Jour 8 Trajet vers Bryce (135 km – 1h42) et visite des différents points de vue du parc, dont Sunset Point en fin de journée. Nuit au BW Rubys inn (?)
Jour 9 Lever tôt pour aller voir le lever de soleil à Sunrise Point puis randos à l'intérieur des hoodoos de Bryce (Queens garden – Navajo loop – Peekaboo)
Jour 10 Trajet vers Moab avec arrêt à Dead Horse Point (442 km – 4h14) Installation à Moab au BW Greenwell.
Jour 11 Visite du parc des Arches avec, en fin de journée, l'incontournable rando de Delicate Arch.
Jour 12 Départ à 4h30 pour aller assister au lever de soleil à Mesa arch. Visite de plusieurs points de vue (White rim – Grand view – Green river). Descente vers le Colorado par la Schaffer trail et détour jusqu'à Musselman arch avant de rejoindre la Potash road. Retour sur Moab.
Jour 13 Départ vers Monument Valley (244 km – 2h45) en passant par Valley of the Gods. Installation au View.
Jour 14 Départ pour les 17 miles de la Valley Drive. En début d'après-midi, départ pour Page (205 km – 2h13) en passant par Horse Shoe Bend. (A voir : la réouverture de la 89 ?) Nuit au BW at lake powell.
Jour 15 Visite de Lower Antelope Canyon le matin (pour la lumière) et, l'après midi, visite du Glen dam ou tour en bateau sur le lac Powell (ou survol de Canyonland en avion)
Jour 16 Au départ de Big water, rando de Wahweap hoodoos (de quoi occuper toute la journée…)
Jour 17 Journée de repos avec une balade tranquille en rafting sur le colorado. Circuit jusqu'à Lees ferry avec Colorado River Discovery. (voir ici) Retour navette sur Page.
Jour 18 + 19 Trajet vers Kanab (120 km – 1h12) et départ à 12h avec Paria outpost pour la visite de CBS (Circuit overnight de 24H). Retour Kanab pour midi. Ceci, bien sûr, si nous avons la chance de décrocher le permis ! Sinon, quoi d'autre ? ? Départ l'après-midi vers Grand canyon (334 km – 4h43) Sunset et nuit au BW Squire Inn.
Jour 20 Lever tôt pour assister au sunrise puis rando de 4 – 5 heures pour descendre un peu dans le canyon. Quel parcours pas trop hard ? ?
Jour 21 Circuit navette pour les principaux points de vue et l'après-midi, trajet Grand Canyon - LasVegas (445 km– 4h08) Nuit au Tuscany.
Jour 22 Restitution de la voiture et départ vers Genève via Paris (Arrivée à J+1)
Rassuré par vos avis concernant les insectes suite à mon post du 15/02 je commence la préparation de ce nouveau périple dans le southwest pour le printemps 2015 (Avril / Mai) et je soumets mon programme à vos critiques et à vos conseils. Tous vos avis sur le parcours, sur les randonnées et les logements seront les bienvenus. Merci d'avance à tous les "experts" de VF.
Jour 1 Départ sur Air France de Genève à 7h30 et arrivée à LasVegas (via Paris) vers 18h. Récupération de la voiture chez Alamo (SUV, en essayant de trouver un modèle 4WD) et installation à l'hôtel Tuscany (?)
Jour 2 Le matin : grasse mat' pour récupérer un peu du jet-lag ! Après-midi : départ pour voir les premiers rochers rouges à Red Rock Canyon. Le soir : spectacle dans un casino (cirque du soleil par ex.)
Jour 3 Départ pour la journée à Valley of Fire. Randos-photos avec, en fin de journée, la "boucle aux 7 merveilles" (merci Pong !) Le soir, montée à la Stratosphere Tower pour une vue panoramique de la ville (+attractions pour les plus courageux…). Repas "buffet" dans un casino et balade-photo sur le Strip de nuit.
Jour 4 Départ pour Death Valley (188 km – 2h) L'après-midi, visite de Dantes view, Badwater et Artist drive au sunset. Nuit au Furnace creek ranch.
Jour 5 Death Valley suite : Zabriskie point au sunrise puis Mosaïc canyon et l'après-midi, Titus canyon et Sand dunes.
Jour 6 En flânant un peu, trajet vers Zion. (447 km – 4h30) Etape à Springdale. Nuit au Quality inn monclair (?)
Jour 7 Le matin, Angels landing et l'après-midi, Emerald pool car je pense : trop d'eau (froide) pour faire les Narrows à cette époque (?)
Jour 8 Trajet vers Bryce (135 km – 1h42) et visite des différents points de vue du parc, dont Sunset Point en fin de journée. Nuit au BW Rubys inn (?)
Jour 9 Lever tôt pour aller voir le lever de soleil à Sunrise Point puis randos à l'intérieur des hoodoos de Bryce (Queens garden – Navajo loop – Peekaboo)
Jour 10 Trajet vers Moab avec arrêt à Dead Horse Point (442 km – 4h14) Installation à Moab au BW Greenwell.
Jour 11 Visite du parc des Arches avec, en fin de journée, l'incontournable rando de Delicate Arch.
Jour 12 Départ à 4h30 pour aller assister au lever de soleil à Mesa arch. Visite de plusieurs points de vue (White rim – Grand view – Green river). Descente vers le Colorado par la Schaffer trail et détour jusqu'à Musselman arch avant de rejoindre la Potash road. Retour sur Moab.
Jour 13 Départ vers Monument Valley (244 km – 2h45) en passant par Valley of the Gods. Installation au View.
Jour 14 Départ pour les 17 miles de la Valley Drive. En début d'après-midi, départ pour Page (205 km – 2h13) en passant par Horse Shoe Bend. (A voir : la réouverture de la 89 ?) Nuit au BW at lake powell.
Jour 15 Visite de Lower Antelope Canyon le matin (pour la lumière) et, l'après midi, visite du Glen dam ou tour en bateau sur le lac Powell (ou survol de Canyonland en avion)
Jour 16 Au départ de Big water, rando de Wahweap hoodoos (de quoi occuper toute la journée…)
Jour 17 Journée de repos avec une balade tranquille en rafting sur le colorado. Circuit jusqu'à Lees ferry avec Colorado River Discovery. (voir ici) Retour navette sur Page.
Jour 18 + 19 Trajet vers Kanab (120 km – 1h12) et départ à 12h avec Paria outpost pour la visite de CBS (Circuit overnight de 24H). Retour Kanab pour midi. Ceci, bien sûr, si nous avons la chance de décrocher le permis ! Sinon, quoi d'autre ? ? Départ l'après-midi vers Grand canyon (334 km – 4h43) Sunset et nuit au BW Squire Inn.
Jour 20 Lever tôt pour assister au sunrise puis rando de 4 – 5 heures pour descendre un peu dans le canyon. Quel parcours pas trop hard ? ?
Jour 21 Circuit navette pour les principaux points de vue et l'après-midi, trajet Grand Canyon - LasVegas (445 km– 4h08) Nuit au Tuscany.
Jour 22 Restitution de la voiture et départ vers Genève via Paris (Arrivée à J+1)
Itinéraire côte ouest USA en camping-car English translation pending
Bonjour,
Je vous avais déja sollicités il y a quelques temps pour me décider pour le moyen de transport pour notre voyage en couple sur la côte ouest des USA en septembre. Nous avons finalement décidé de prendre un van chez escape campervan. Nous avons choisi les lieux que nous soUhaitons visiter et je suis en train d'essayer de préparer l'itinéraire ... J'aimerai bien avoir vos avis par rapport à ce que j'ai prévu, est-ce trop rapide ? trop lent ?
Nous avons envie de profiter des différents lieux, de marcher, visiter et de ne pas trop se presser. Comme c'est notre premier voyage en camping-car j'ai mis un peu de temps à Los Angeles au départ pour se "reposer" (même si ça nous attire pas trop) avant de partir prendre la route. J'ai encore un peu d'angoisse quand à la prise en main du van : -où pouvons nous recharger les batteries ? ? -où pouvons nous reprendre du gaz ? -y-a-t-il des stations services et des supermarchés partout ? J'ai du mal à réaliser quel va être le temps dédié à faire les courses etc.
Pour le 1er tronçon serait-il plus judicieux de faire une nuit quelque part entre los angeles et grand canyon ? Pour les différents tronçons dans la région de page, ou est-il mieux de dormir ? Pour la partie Las vegas Death valley ou pouvons nous dormir avec le camping car ?
Je n'ai pas encore établi les différentes routes que nous allons prendre, y-a-il aussi des must à faire sur différents tronçons ? Ou puis je trouver des outils pour décider des routes ? J'hésite aussi à retirer Zion pour profiter plus longtemps de Bryce, j'avais peu aprécié Zion il y a 10ans lors de mon voyage aux USA.. .qu'en dites vous ? Ne vaut-il pas mieux faire moins de parcs mais rester plus longtemps pour mieux apprécier les lieux ?
Merci beaucoup pour vos avis éclairés comme toujours !
8 Sep 2014 VOYAGE/AVION LOS ANGELES 9 Sep 2014 LOS ANGELES LOS ANGELES 10 Sep 2014 LOS ANGELES LOS ANGELES 11 Sep 2014 LOS ANGELES GRAND CANYON 12 Sep 2014 GRAND CANYON GRAND CANYON 13 Sep 2014 GRAND CANYON MONUMENT VALLEY 14 Sep 2014 MONUMENT VALLEY MONUMENT VALLEY 1 5 Sep 2014 MONUMENT VALLEY ANTELOPE CANYON 16 Sep 2014 ANTELOPE CANYON LAKE POWELL Sep 2014 LAKE POWELL KODACHROME BASIN 18 Sep 2014 KODACHROME BASIN BRYCE CANYON 19 Sep 2014 BRYCE CANYON BRYCE CANYON 20 Sep 2014 BRYCE CANYON BRYCE CANYON 21 Sep 2014 BRYCE CANYON ZION 22 Sep 2014 ZION LAS VEGAS 23 Sep 2014 LAS VEGAS LAS VEGAS 24 Sep 2014 LAS VEGAS DEATH VALLEY 25 Sep 2014 DEATH VALLEY DEATH VALLEY 26 Sep 2014 STOVE PIPE WELLS VILLAGE YOSEMITE 27 Sep 2014 YOSEMITE YOSEMITE 28 Sep 2014 YOSEMITE YOSEMITE 29 Sep 2014 YOSEMITE BODIE SHP 30 Sep 2014 YOSEMITE SAN FRANSISCO 1 Oct 2014 SAN FRANSISCO SAN FRANSISCO 2 Oct 2014 SAN FRANSISCO SAN FRANSSICO 3 Oct 2014 SAN FRANSISCO SAN FRANSISCO 4 Oct 2014 SAN FRANSISCO VOYAGE/AVION
Je vous avais déja sollicités il y a quelques temps pour me décider pour le moyen de transport pour notre voyage en couple sur la côte ouest des USA en septembre. Nous avons finalement décidé de prendre un van chez escape campervan. Nous avons choisi les lieux que nous soUhaitons visiter et je suis en train d'essayer de préparer l'itinéraire ... J'aimerai bien avoir vos avis par rapport à ce que j'ai prévu, est-ce trop rapide ? trop lent ?
Nous avons envie de profiter des différents lieux, de marcher, visiter et de ne pas trop se presser. Comme c'est notre premier voyage en camping-car j'ai mis un peu de temps à Los Angeles au départ pour se "reposer" (même si ça nous attire pas trop) avant de partir prendre la route. J'ai encore un peu d'angoisse quand à la prise en main du van : -où pouvons nous recharger les batteries ? ? -où pouvons nous reprendre du gaz ? -y-a-t-il des stations services et des supermarchés partout ? J'ai du mal à réaliser quel va être le temps dédié à faire les courses etc.
Pour le 1er tronçon serait-il plus judicieux de faire une nuit quelque part entre los angeles et grand canyon ? Pour les différents tronçons dans la région de page, ou est-il mieux de dormir ? Pour la partie Las vegas Death valley ou pouvons nous dormir avec le camping car ?
Je n'ai pas encore établi les différentes routes que nous allons prendre, y-a-il aussi des must à faire sur différents tronçons ? Ou puis je trouver des outils pour décider des routes ? J'hésite aussi à retirer Zion pour profiter plus longtemps de Bryce, j'avais peu aprécié Zion il y a 10ans lors de mon voyage aux USA.. .qu'en dites vous ? Ne vaut-il pas mieux faire moins de parcs mais rester plus longtemps pour mieux apprécier les lieux ?
Merci beaucoup pour vos avis éclairés comme toujours !
8 Sep 2014 VOYAGE/AVION LOS ANGELES 9 Sep 2014 LOS ANGELES LOS ANGELES 10 Sep 2014 LOS ANGELES LOS ANGELES 11 Sep 2014 LOS ANGELES GRAND CANYON 12 Sep 2014 GRAND CANYON GRAND CANYON 13 Sep 2014 GRAND CANYON MONUMENT VALLEY 14 Sep 2014 MONUMENT VALLEY MONUMENT VALLEY 1 5 Sep 2014 MONUMENT VALLEY ANTELOPE CANYON 16 Sep 2014 ANTELOPE CANYON LAKE POWELL Sep 2014 LAKE POWELL KODACHROME BASIN 18 Sep 2014 KODACHROME BASIN BRYCE CANYON 19 Sep 2014 BRYCE CANYON BRYCE CANYON 20 Sep 2014 BRYCE CANYON BRYCE CANYON 21 Sep 2014 BRYCE CANYON ZION 22 Sep 2014 ZION LAS VEGAS 23 Sep 2014 LAS VEGAS LAS VEGAS 24 Sep 2014 LAS VEGAS DEATH VALLEY 25 Sep 2014 DEATH VALLEY DEATH VALLEY 26 Sep 2014 STOVE PIPE WELLS VILLAGE YOSEMITE 27 Sep 2014 YOSEMITE YOSEMITE 28 Sep 2014 YOSEMITE YOSEMITE 29 Sep 2014 YOSEMITE BODIE SHP 30 Sep 2014 YOSEMITE SAN FRANSISCO 1 Oct 2014 SAN FRANSISCO SAN FRANSISCO 2 Oct 2014 SAN FRANSISCO SAN FRANSSICO 3 Oct 2014 SAN FRANSISCO SAN FRANSISCO 4 Oct 2014 SAN FRANSISCO VOYAGE/AVION
Dans la chaleur de l'Ouest américain 2013 English translation pending
Dans un premier temps je pensais pouvoir faire un retour sur le forum presque en direct mais le manque de wifi, le temps que cela prenait en plus du blog que je tenais et la modification de l’insertion des photos sur le forum ont eu raison de ma volonté.
Je vais donc reprendre depuis le début mon récit et surtout le terminer.
En 2010 avec mes parents nous avons réalisé un périple de 28 jours, pour 2013 le choix peut paraitre étonnant mais nous avons choisis de refaire le même parcours en ajoutant d’autres lieux aux endroits que nous avons aimés. Ce sera donc un trip de 35 jours qui débute à San Francisco et se termine à Los Angeles en passant par le lointain Yellowstone.
J’ai débuté mes recherches en 2011 pour faire évoluer le parcours et surtout trouver de nouveaux lieux grâce aux carnets de voyages En septembre 2012 j’ai commencé à réserver les hôtels et j’ai acheté les billets d’avion fin décembre comme en 2010. J’ai suivi l’évolution des prix de septembre jusqu’en mai et nous avons eu le prix le plus bas possible soit 780€ par personne. La voiture a aussi été réservé en décembre sur le site locationdevoiture chez autoeurope. Un SUV standard pour 34 jours au prix de 1040€. https://v1.alamo.com/index.do?action=/hotDealsTemplate&msg=alamo-intlSaveTime
J’ai réservé tous les hôtels assez à l’avance car à certains endroits tout est plein rapidement ( yellowstone, grand canyon, monument valley bryce canyon…)
J'ai aussi réalisé un petit montage vidéo qui regroupe les bons moments https://www.youtube.com/watch?v=kZl6CLTqUKg
16 juin 2013 : La nuit est très courte à cause de l’excitation et de notre vol à 6h00. Nous partons vers l’aéroport à 4H30, l’enregistrement se passe bien et nous décollons en direction d’Amsterdam, nous embarquons ensuite à bord d'un 747 vers San Francisco, le repas est très bon comme en 2010 et nous atterrissons à 11h45.
Le passage de l’immigration et des douanes n’est qu’une formalité, nous récupérons nos bagages et allons chez Alamo pour prendre notre véhicule. Afin de gagner du temps et d’éviter de me faire refiler des options payantes j’avais fais le check in sur le site alamo


Nous avons choisi comme môtel le coventry motor inn qui a un parking gratuit et se trouve sur lombard street. Après avoir jeté nos valises dans la chambre nous reprenons notre véhicule en direction de twin peaks en passant tout d’abord par cette petite maison bleue que ma mère voulait voir.

Quel plaisir de se retrouver dans cette agréable ville. Nous rentrons assez tôt poussés par la fatigue.
Je vais donc reprendre depuis le début mon récit et surtout le terminer.
En 2010 avec mes parents nous avons réalisé un périple de 28 jours, pour 2013 le choix peut paraitre étonnant mais nous avons choisis de refaire le même parcours en ajoutant d’autres lieux aux endroits que nous avons aimés. Ce sera donc un trip de 35 jours qui débute à San Francisco et se termine à Los Angeles en passant par le lointain Yellowstone.
J’ai débuté mes recherches en 2011 pour faire évoluer le parcours et surtout trouver de nouveaux lieux grâce aux carnets de voyages En septembre 2012 j’ai commencé à réserver les hôtels et j’ai acheté les billets d’avion fin décembre comme en 2010. J’ai suivi l’évolution des prix de septembre jusqu’en mai et nous avons eu le prix le plus bas possible soit 780€ par personne. La voiture a aussi été réservé en décembre sur le site locationdevoiture chez autoeurope. Un SUV standard pour 34 jours au prix de 1040€. https://v1.alamo.com/index.do?action=/hotDealsTemplate&msg=alamo-intlSaveTime
J’ai réservé tous les hôtels assez à l’avance car à certains endroits tout est plein rapidement ( yellowstone, grand canyon, monument valley bryce canyon…)
J'ai aussi réalisé un petit montage vidéo qui regroupe les bons moments https://www.youtube.com/watch?v=kZl6CLTqUKg
16 juin 2013 : La nuit est très courte à cause de l’excitation et de notre vol à 6h00. Nous partons vers l’aéroport à 4H30, l’enregistrement se passe bien et nous décollons en direction d’Amsterdam, nous embarquons ensuite à bord d'un 747 vers San Francisco, le repas est très bon comme en 2010 et nous atterrissons à 11h45.
Le passage de l’immigration et des douanes n’est qu’une formalité, nous récupérons nos bagages et allons chez Alamo pour prendre notre véhicule. Afin de gagner du temps et d’éviter de me faire refiler des options payantes j’avais fais le check in sur le site alamo



Nous avons choisi comme môtel le coventry motor inn qui a un parking gratuit et se trouve sur lombard street. Après avoir jeté nos valises dans la chambre nous reprenons notre véhicule en direction de twin peaks en passant tout d’abord par cette petite maison bleue que ma mère voulait voir.

Quel plaisir de se retrouver dans cette agréable ville. Nous rentrons assez tôt poussés par la fatigue.

Ouest américain en septembre 2013: que de pistes fermées! English translation pending
Je n'avais pas prévu de faire un carnet de voyage cette année. En effet, pour ce 7ème voyage, il n'y avait pas de secteur nouveau, pas de lieux inconnu, pas de parc dont le forum ne soit déjà inondé de photos. Non, c'était juste un circuit classique avec des musts de la Californie, Nevada, Utah et Arizona, un circuit de 3 semaines début septembre destiné à faire découvrir le Grand West à un couple d'amis.
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.
Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitif
Le lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand Grove
General Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress Tree
Pas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NP
SUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitifLe lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand GroveGeneral Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress TreePas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NPSUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Itinéraire de 22 jours dans l'Ouest américain English translation pending
Salut à tous,
Je me suis inscrit ici il y a un an car j'avais un projet de voyage aux USA à construire pour aout 2013. J'avais posté ici quelques projets, puis j'avais laissé tomber pour finalement partir à l'opposé, en Indonésie. Le projet refait jour pour aout 2014, et j'ai du mal.... J'ai tout lu sur le forum ( trop lu?) et je suis conscient de tous les pièges à éviter pour les débutants. J'ai même lu le célèbre carnet de Pierre 77, fort instructif car comme lui je voyage avec deux enfants, et comme lui je suis plus habitué à l'Afrique australe. Malgré toute mes lectures, je vais vous proposer un projet qui va paraitre trop ambitieux, voire hérétique à certains.... Mais c'est en connaissance de cause, car je sais que mes enfants ne supporteront pas de marcher sous une chaleur ecrasante pendant 3 semaines, il faut donc de la diversité, ce qui implique des bornes et de grosses impasses.
Je suis arrivé à ce projet. J'aimerais que vous me disiez s'il vous paraît faisable ou pas. Pas s'il est optimal, je sais que pour vous il ne l'est pas. Il ne l'est pas pour moi non plus d'ailleurs!
Donc ça donnerait ( en aout prochain)
J1 arrivée san francisco J2 san francisco J 3 san francisco j4 route cotiere, nuit à monterey ou san luis obispo j5 nuit à san luis obispo si monterey la veille, sinon nuit à LA J6 LA J7 LA J8 route direct pour LV, nuit à LV J9 grand canyon north rim j 10 nuit à Page (programme à voir, horseshoe bend peut etre et un autre arret) J11 antelope canyon le matin puis route et nuit à MV J12 route pour moab, une ballade aux alentours de moab dans l'AM J 13 journée autour e Moab, nuit à Moab j 14 une activité matinale sur moab puis route vers vernal, nuit à vernal J 15 dinosaur nm, nuit à vernal J 16 route vers grand teton, nuit sur place J17 grand teton et yellowstone nuit vers old faithfull J18 yellowstone nuit canyon lodge J19 yellowstone nuit mammoth lakes J20 puis route vers cody, nuit à cody J 21 route vers casper J 22 route vers denver J 23 depart
Voilà, c'est ce que j'ai de mieux en stock, et je sais qu'il faut en theorie quelques jours de plus pour faire sf et yellowstone, mais je ne les ai pas, et je ne veux pas faire 15 jours de canyons et red rocks.
Voilà, à vous....🙂
Je me suis inscrit ici il y a un an car j'avais un projet de voyage aux USA à construire pour aout 2013. J'avais posté ici quelques projets, puis j'avais laissé tomber pour finalement partir à l'opposé, en Indonésie. Le projet refait jour pour aout 2014, et j'ai du mal.... J'ai tout lu sur le forum ( trop lu?) et je suis conscient de tous les pièges à éviter pour les débutants. J'ai même lu le célèbre carnet de Pierre 77, fort instructif car comme lui je voyage avec deux enfants, et comme lui je suis plus habitué à l'Afrique australe. Malgré toute mes lectures, je vais vous proposer un projet qui va paraitre trop ambitieux, voire hérétique à certains.... Mais c'est en connaissance de cause, car je sais que mes enfants ne supporteront pas de marcher sous une chaleur ecrasante pendant 3 semaines, il faut donc de la diversité, ce qui implique des bornes et de grosses impasses.
Je suis arrivé à ce projet. J'aimerais que vous me disiez s'il vous paraît faisable ou pas. Pas s'il est optimal, je sais que pour vous il ne l'est pas. Il ne l'est pas pour moi non plus d'ailleurs!
Donc ça donnerait ( en aout prochain)
J1 arrivée san francisco J2 san francisco J 3 san francisco j4 route cotiere, nuit à monterey ou san luis obispo j5 nuit à san luis obispo si monterey la veille, sinon nuit à LA J6 LA J7 LA J8 route direct pour LV, nuit à LV J9 grand canyon north rim j 10 nuit à Page (programme à voir, horseshoe bend peut etre et un autre arret) J11 antelope canyon le matin puis route et nuit à MV J12 route pour moab, une ballade aux alentours de moab dans l'AM J 13 journée autour e Moab, nuit à Moab j 14 une activité matinale sur moab puis route vers vernal, nuit à vernal J 15 dinosaur nm, nuit à vernal J 16 route vers grand teton, nuit sur place J17 grand teton et yellowstone nuit vers old faithfull J18 yellowstone nuit canyon lodge J19 yellowstone nuit mammoth lakes J20 puis route vers cody, nuit à cody J 21 route vers casper J 22 route vers denver J 23 depart
Voilà, c'est ce que j'ai de mieux en stock, et je sais qu'il faut en theorie quelques jours de plus pour faire sf et yellowstone, mais je ne les ai pas, et je ne veux pas faire 15 jours de canyons et red rocks.
Voilà, à vous....🙂
Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
Bonjour tout le monde,
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d���architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.
Itinéraire:
2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.
9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.
11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.
14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.
16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).
26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.
Mercredi 2 mai. San Francisco
Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.
À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !
Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…
Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.
Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.
Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.
Jeudi 3 mai. San Francisco
Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.
Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !
La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…
Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.
Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.
Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)
Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.
De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.
Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.
Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.
Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.
À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.
Samedi 5 mai. Redwood NP
Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.
En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !
Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.
Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?
Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…
Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)
Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.
Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.
Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.
Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…
Lundi 7 mai. Loneliest Road of America
On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.
La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.
Mardi 8 mai. Moab (Utah)
La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.
De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.
Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…
Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…
Mercredi 9 mai. Moab
Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.
Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !
L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.
Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley
Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.
Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.
Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.
Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.
Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.
Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…
Vendredi 11 mai. Direction Escalante
Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.
Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.
Samedi 12 mai. Escalante
Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.
Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.
Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.
Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road
Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…
Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…
Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.
Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place
Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.
Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.
Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.
Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.
Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.
Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.
Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.
Mardi 15 mai. Coyote Buttes South
Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .
Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.
Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.
Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.
Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord
Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.
Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.
Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.
Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...
Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)
Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.
Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.
Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.
Vendredi 18 mai. Snow Canyon
Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.
Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…
La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…
Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)
Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.
Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…
Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.
Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)
Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…
La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.
A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.
Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !
Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?
Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.
Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…
Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers
Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.
La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.
La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.
Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.
Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.
Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…
Mardi 22 mai. Sequoia NP
Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.
Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.
Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).
Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.
Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte
Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.
Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.
Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d���architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.
Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.
Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…
Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.
Jeudi 24 mai. Big Sur
Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !
Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.
La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.
On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.
Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.
Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.
A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…
Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.
Vendredi 25 mai
Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…
La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.
Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.
A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.
Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.
Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.
Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.
Samedi 26 mai. San Francisco
Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.
Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland
Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.
Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.
Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.
En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !
Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.
Lundi 28 mai. Départ
Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Spectacle à Las Vegas English translation pending
Bonjour nous partons du 25 au 29 août pour Las Vegas....dites-moi ce que je dois prévilégier comme visite ou spectacle. Je sais 3 jours c'est très court alors tout vos commentaires seront les bienvenus. Merci à l'avance...
Quel mois partez-vous aux Etats-Unis? English translation pending
Ce sujet est la suite d'une discussion récente entre amis. Certains disaient que le haut de la période touristique était en juin et d'autre que c'était en septembre, je vous propose donc un sondage sur VF.
Je commence, je pars en septembre dans l'ouest US
Je commence, je pars en septembre dans l'ouest US
Autotour de seize jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonsoir à tous,
Comme vous êtes de bon conseil, je me permet de vous faire part de mon circuit dans l'ouest américain afin d'obtenir des conseils sur mon circuit? Nos voulons partir en septembre pour 16 jours. Toujours trop court pour ce type de voyage, mais on peut pas plus longtemps pour des problèmes de congés.
Alors voilà le parcours de base : - Arrivée à Denver - direction Cheyenne : 1 nuit - rapid City : 2 nuits - shéridan : 1 nuit - Cody : 1 nuit -Yellowstone: 3 nuits - Jackson : 1 nuit - Salt Lake city: 1 nuit - Moab: 3 nuits. - Denver : 1 nuit puis retour.
Ils nous restent 1 nuit à mettre, mais on ne sait pas trop ou. Je sais aussi que les distances sont importantes. Y a t- il d'autres itinéraires possible
Merci d'avance de vos conseils.
Pour info, nous avons décidé un départ et une arrivée sur Denver pour des raisons financières.
Merci a tous.
Comme vous êtes de bon conseil, je me permet de vous faire part de mon circuit dans l'ouest américain afin d'obtenir des conseils sur mon circuit? Nos voulons partir en septembre pour 16 jours. Toujours trop court pour ce type de voyage, mais on peut pas plus longtemps pour des problèmes de congés.
Alors voilà le parcours de base : - Arrivée à Denver - direction Cheyenne : 1 nuit - rapid City : 2 nuits - shéridan : 1 nuit - Cody : 1 nuit -Yellowstone: 3 nuits - Jackson : 1 nuit - Salt Lake city: 1 nuit - Moab: 3 nuits. - Denver : 1 nuit puis retour.
Ils nous restent 1 nuit à mettre, mais on ne sait pas trop ou. Je sais aussi que les distances sont importantes. Y a t- il d'autres itinéraires possible
Merci d'avance de vos conseils.
Pour info, nous avons décidé un départ et une arrivée sur Denver pour des raisons financières.
Merci a tous.
Avis sur circuit de dix-sept jours dans l'Ouest américain, départ le 26 avril 2013 English translation pending
Bonjour a tous
J'aimerais avoir votre avis sur le circuit que j'ai préparé pour l'ouest des USA en essayant de tenir compte des différents conseils que j'ai pu trouver meme si cela n'est pas toujours facile de faire les bons choix, chacun ayant ses propres gouts. Ce circuit est prévu pour 4 personnes (2 adultes et 2 enfants de 12 et 14ans) du 26 avril au 13 mai 2013 en autotour 4X4 type grand cherokee .
Jour 1: Paris - Los Angeles (nuit à Los Angeles) Jour 2: Los Angeles - Kingman : Trajet le matin (510km) - Visite Kingman et route 66 l'après midi - Nuit au travelodge Kingman Jour 3: Kingman - Grand Canyon: Trajet le matin (280km) - Visite grand Canyon l'après midi - Nuit au Red feather lodge Jour 4: Grand Canyon - Page: Hélico grand canyon en début de matinée - Route pour Page (220km) et Antelope Canyon l'après midi - Nuit au Super 8 Page Jour 5: Page - Monument vallée - Trajet le matin (230 km) - Monument vallée l'après midi jusqu'au coucher du soleil - Nuit au Mexican hat Lodge Jour 6: Mexican hat - Moab : Route le matin (200km) - Ballade Arch park - Nuit au Super 8 Moab Jour 7: Moab - Bryce canyon : Route le matin (450 km) - Bryce l'après midi - Nuit au Ruby's inn près de Bryce Jour 8: Bryce - Zion : Route le matin (140km) - Zion l'après midi : Nuit au mount Carmel en cabine Jour 9 : Zion - Las vegas - Trajet le matin (270km) - Las vegas l'après midi - Nuit à Tahiti village resort Jour 10: Las vegas : Visite de la ville - Nuit a Tahiti village Resort Jour 11: Las vegas - Death vallée - Trajet le matin (320km) - visite death vallée et les dunes l'après midi - Nuit au Panamint springs resort Jour 12: Death vallée - Three rivers - Death vallée le matin et trajet l'après midi (450 km) - Nuit à l'American best value inn three rivers Jour 13: Three river - Sequoia park : Journée sur le park - Nuit à l'american best value inn three river Jour 14: Three river - Los Angeles : Route le matin (370km) - Visite de Los Angeles l'après midi - Hotel pas encore choisi Jour 15 : Los angeles : Journée à universal studio Jour 16 : Los Angeles : Visite de la ville Jour 17 : Depart Los Angeles Jour 18: Arrivée Paris
Comme vous pouvez le voir, un programme plutôt chargé (Trop ???). Les trajets sont plutôt prévus le matin pour privilégier une meilleur lumière pour les photos. Est ce un bon choix ? J'ai aussi essayé d'équilibrer les km par journée et les possibilités de petites randos a pied. Je préfère plutôt voir de beaux paysages plutot que les villes
Budget prévu pour tout cela : 6500€ Avion : 2000€ Loc Voiture et essence : 1150€ Entrée des parcs : 150€ (Pass park + antelope + Monument vallée) Helico Grand canyon : 650€ Repas : 900€ (Le midi casse croute et resto le soir) Hotel : 1400€ Universal studio : 250€
Merci de votre retour
dbert
J'aimerais avoir votre avis sur le circuit que j'ai préparé pour l'ouest des USA en essayant de tenir compte des différents conseils que j'ai pu trouver meme si cela n'est pas toujours facile de faire les bons choix, chacun ayant ses propres gouts. Ce circuit est prévu pour 4 personnes (2 adultes et 2 enfants de 12 et 14ans) du 26 avril au 13 mai 2013 en autotour 4X4 type grand cherokee .
Jour 1: Paris - Los Angeles (nuit à Los Angeles) Jour 2: Los Angeles - Kingman : Trajet le matin (510km) - Visite Kingman et route 66 l'après midi - Nuit au travelodge Kingman Jour 3: Kingman - Grand Canyon: Trajet le matin (280km) - Visite grand Canyon l'après midi - Nuit au Red feather lodge Jour 4: Grand Canyon - Page: Hélico grand canyon en début de matinée - Route pour Page (220km) et Antelope Canyon l'après midi - Nuit au Super 8 Page Jour 5: Page - Monument vallée - Trajet le matin (230 km) - Monument vallée l'après midi jusqu'au coucher du soleil - Nuit au Mexican hat Lodge Jour 6: Mexican hat - Moab : Route le matin (200km) - Ballade Arch park - Nuit au Super 8 Moab Jour 7: Moab - Bryce canyon : Route le matin (450 km) - Bryce l'après midi - Nuit au Ruby's inn près de Bryce Jour 8: Bryce - Zion : Route le matin (140km) - Zion l'après midi : Nuit au mount Carmel en cabine Jour 9 : Zion - Las vegas - Trajet le matin (270km) - Las vegas l'après midi - Nuit à Tahiti village resort Jour 10: Las vegas : Visite de la ville - Nuit a Tahiti village Resort Jour 11: Las vegas - Death vallée - Trajet le matin (320km) - visite death vallée et les dunes l'après midi - Nuit au Panamint springs resort Jour 12: Death vallée - Three rivers - Death vallée le matin et trajet l'après midi (450 km) - Nuit à l'American best value inn three rivers Jour 13: Three river - Sequoia park : Journée sur le park - Nuit à l'american best value inn three river Jour 14: Three river - Los Angeles : Route le matin (370km) - Visite de Los Angeles l'après midi - Hotel pas encore choisi Jour 15 : Los angeles : Journée à universal studio Jour 16 : Los Angeles : Visite de la ville Jour 17 : Depart Los Angeles Jour 18: Arrivée Paris
Comme vous pouvez le voir, un programme plutôt chargé (Trop ???). Les trajets sont plutôt prévus le matin pour privilégier une meilleur lumière pour les photos. Est ce un bon choix ? J'ai aussi essayé d'équilibrer les km par journée et les possibilités de petites randos a pied. Je préfère plutôt voir de beaux paysages plutot que les villes
Budget prévu pour tout cela : 6500€ Avion : 2000€ Loc Voiture et essence : 1150€ Entrée des parcs : 150€ (Pass park + antelope + Monument vallée) Helico Grand canyon : 650€ Repas : 900€ (Le midi casse croute et resto le soir) Hotel : 1400€ Universal studio : 250€
Merci de votre retour
dbert
En avant pour le Grand Canyon... English translation pending
En avant pour le grand canyon
.... IL est très tôt , le réveil à sonné vers 05h30 ; on ouvre un oeil ; houlà dur le réveil il est trop tôt pour penser à déjeuner et puis les enfants vont frapper à la porte de la chambre du paris hotel d un instant à l autre ; je vais juste me préparer un café dosette; et j attendrai d arriver au "miracle miles shop " puisque c'est ici que nous devons payer la deuxième partie de l'excursion les enfants ne sont pas en retard , j entend frapper alors que MR MADI est à peine sur ses pieds 😕 et oui c'est tôt mais c'est le prix à payer pour une belle journée par la fenêtre on peut percevoir les premieres lueurs d un beau jour qui se prépare le ciel semble clair nous discutons, nous finissons de nous préparer puis rejoignons l'ascenseur tranquillement; à cette heure de la matinée y a pas grand monde dans l hotel ; les touristes dorment encore ......nous arrivons juste devant l'entrée de l'hotel du coté du ballys c là qu on doit attendre ; c est curieux on est les premiers , y a personne, mais je pense qu on est juste un peu en avance ; nous repartons à l intérieur, et finalement je met un dollar dans une machine; je jouerai 10 minutes avec le billet , j ai fais durer un peu le plaisir !! pas question de louper le bus; nous retournons dehors il est bientot 07 h à présent et quelques personnes qui attendent le bus: on se renseigne auprès d eux ils vont bien au même endroit! déjà c rassurant!!! 10 minutes plus tard le bus arrive, on se place y a personne dedans ; mais c sans compter ce qui nous attend à miracle mile shops!!!!!!!!
.... IL est très tôt , le réveil à sonné vers 05h30 ; on ouvre un oeil ; houlà dur le réveil il est trop tôt pour penser à déjeuner et puis les enfants vont frapper à la porte de la chambre du paris hotel d un instant à l autre ; je vais juste me préparer un café dosette; et j attendrai d arriver au "miracle miles shop " puisque c'est ici que nous devons payer la deuxième partie de l'excursion les enfants ne sont pas en retard , j entend frapper alors que MR MADI est à peine sur ses pieds 😕 et oui c'est tôt mais c'est le prix à payer pour une belle journée par la fenêtre on peut percevoir les premieres lueurs d un beau jour qui se prépare le ciel semble clair nous discutons, nous finissons de nous préparer puis rejoignons l'ascenseur tranquillement; à cette heure de la matinée y a pas grand monde dans l hotel ; les touristes dorment encore ......nous arrivons juste devant l'entrée de l'hotel du coté du ballys c là qu on doit attendre ; c est curieux on est les premiers , y a personne, mais je pense qu on est juste un peu en avance ; nous repartons à l intérieur, et finalement je met un dollar dans une machine; je jouerai 10 minutes avec le billet , j ai fais durer un peu le plaisir !! pas question de louper le bus; nous retournons dehors il est bientot 07 h à présent et quelques personnes qui attendent le bus: on se renseigne auprès d eux ils vont bien au même endroit! déjà c rassurant!!! 10 minutes plus tard le bus arrive, on se place y a personne dedans ; mais c sans compter ce qui nous attend à miracle mile shops!!!!!!!!
Lieux atypiques sur la route Las Vegas - Grand Canyon - Monument Valley? English translation pending
Bonjour à tous,
Pour notre honeymoon, nous prévoyons un "road trip" aux Etats-Unis. Particularité climatique: voyage mi Janvier> mi Février...!
Je suis à la recherche de bons plans 'atypique' ou de choses à ne pas manquer. Nous partons 3 semaines (ouest-miami-NY) donc pour l'instant je me concentre sur l'ouest.
J1 : Los Angeles> Laughlin (et oui on se ménage avec les temps de vols, et on voudrait s'arreter sur le route 66)
J2: Laughlin > Las Vegas : en passant en 4x4 par le Mojave National Preserve
J3>J4 : Vegas : mariage en mode cliché de film... déguisés enfin vous voyez, etc...
J5 : Vegas> Grand Canyon : en récupérant une portion de la route 66
J6 : rando Grand Canyon, shoot photo, etc...
J7: Grand Canyon >Monument Valley
Si déjà vous avez des bons plans, des trucs vintage, etc... pour ces "portions" de route... Merci à vous tous!
Pour notre honeymoon, nous prévoyons un "road trip" aux Etats-Unis. Particularité climatique: voyage mi Janvier> mi Février...!
Je suis à la recherche de bons plans 'atypique' ou de choses à ne pas manquer. Nous partons 3 semaines (ouest-miami-NY) donc pour l'instant je me concentre sur l'ouest.
J1 : Los Angeles> Laughlin (et oui on se ménage avec les temps de vols, et on voudrait s'arreter sur le route 66)
J2: Laughlin > Las Vegas : en passant en 4x4 par le Mojave National Preserve
J3>J4 : Vegas : mariage en mode cliché de film... déguisés enfin vous voyez, etc...
J5 : Vegas> Grand Canyon : en récupérant une portion de la route 66
J6 : rando Grand Canyon, shoot photo, etc...
J7: Grand Canyon >Monument Valley
Si déjà vous avez des bons plans, des trucs vintage, etc... pour ces "portions" de route... Merci à vous tous!
Parcours de treize jours dans l'Ouest américain en mai 2013 English translation pending
Bonjour,
J'ai suivi plusieurs discussions avant de m'en remettre à vos expériences.
J'envisage de faire la tournée des parcs en mai prochain en voiture de location (SUV) avec un ami, deux retraités bon teint, mais compteur bloqué à 35 ans dans la tête….
J'ai prévu le circuit suivant: - J 1: arrivée, prise en compte véhicule et nuit à Las Vegas - J 2: Las Vegas - St Georges (Death Valley NP) - J 3: St Georges - Panguitch (Zion NP. Bryce Canyon) - J 4: Panguitch - Green River (Devils Garden NP. Capitol Reef NP) - J 5: Green River - Blanding (Arches NP. Dead Horse Point) - J 6: Blanding - Page (Monument Valley) - J 7: Page - Flagstaff Lake Powell. Marble Canyon) - J 8: Flagstaff - Flagstaff (Grand Canyon NP) - J 9: Flagstaff - Tucson (Sedona) - J 10: Tucson - Phoenix (Tombstone) - J 11: Phoenix - Kingman (Selingman. Route 66) - J 12: Kingman - Las Vegas - J 13: Las Vegas. Restitution véhicule. Aéroport pour retour France.
Je pense peut-être passer deux nuits au lieu d'une à Panguitch et à Page. Que pensez-vous de ce parcours, est-il facilement réalisable?
Dois-je m'en remettre à une agence ou je me débrouille au risque de faire des bêtises? Dans l'affirmative, quelle agence me conseillez-vous? Peut-on partir sans réservation hôtelière et voir sur place?
Merci pour vos conseils et bons plans.
J'ai suivi plusieurs discussions avant de m'en remettre à vos expériences.
J'envisage de faire la tournée des parcs en mai prochain en voiture de location (SUV) avec un ami, deux retraités bon teint, mais compteur bloqué à 35 ans dans la tête….
J'ai prévu le circuit suivant: - J 1: arrivée, prise en compte véhicule et nuit à Las Vegas - J 2: Las Vegas - St Georges (Death Valley NP) - J 3: St Georges - Panguitch (Zion NP. Bryce Canyon) - J 4: Panguitch - Green River (Devils Garden NP. Capitol Reef NP) - J 5: Green River - Blanding (Arches NP. Dead Horse Point) - J 6: Blanding - Page (Monument Valley) - J 7: Page - Flagstaff Lake Powell. Marble Canyon) - J 8: Flagstaff - Flagstaff (Grand Canyon NP) - J 9: Flagstaff - Tucson (Sedona) - J 10: Tucson - Phoenix (Tombstone) - J 11: Phoenix - Kingman (Selingman. Route 66) - J 12: Kingman - Las Vegas - J 13: Las Vegas. Restitution véhicule. Aéroport pour retour France.
Je pense peut-être passer deux nuits au lieu d'une à Panguitch et à Page. Que pensez-vous de ce parcours, est-il facilement réalisable?
Dois-je m'en remettre à une agence ou je me débrouille au risque de faire des bêtises? Dans l'affirmative, quelle agence me conseillez-vous? Peut-on partir sans réservation hôtelière et voir sur place?
Merci pour vos conseils et bons plans.
Projet de circuit dans l'Ouest américain pendant l'été 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir goûté aux joies d'un premier voyage dans l'ouest américain pendant l'été 2010, nous avons comme beaucoup été contaminés par le virus... Du coup, retour prévu aux US à l'été 2013! Les précieux conseils des forumeurs rencontrés ici nous avaient permis de faire de notre premier voyage une vraie réussite. Alors je vous soumets notre ébauche de circuit :
Pour info, nous partirons à 3 adultes. Nous aimons marcher, et souhaitons profiter du pays sans avoir l’œil sur la montre ...
J1: Vol Paris-Phoenix - nuit à Phoenix J2: Route vers Sedona, ballade l'après-midi - nuit à Sedona - 230km/3h J3: Ballade dans Red Rock Country - nuit à Sedona J4: Ballade dans Red Rock Country puis route vers Grand Canyon South Rim - Nuit au Grand Canyon Village - 180km/2h15 J5: Ballade le long du Rim puis route vers Page - nuit à Page - 230km/2h50 J6: Lower Antelope Canyon ou the Wave puis route vers le Canyon de Chelly (Chinle) - nuit à Chinle - 270km/3h30 J7: Visite de Canyon de Chelly (White House Trail) puis route vers Mexican Hat - nuit à Mexican Hat - 230km/3h30 J8: Moky Dugway, Mulie Point et Valley of the Gods puis route vers Cortez - nuit à Cortez - 220km/4h30 J9: Visite de Mesa Verde puis route vers Durango - nuit à Durango - 100km/2h00 J10: Train Durango-Silverton - nuit à Durango J11: Route Million Dollar Highway jusqu'à Ouray puis route vers Lake City via North Creek Falls - nuit à Lake City - 170km/3h30 J12: route vers Great Sand Dunes - visite - nuit à Great Sand Dunes - 150km/2h00 J13: route vers Montrose via Black Canyon of the Gunnison - nuit à Montrose - 320km/4h00 J14: route vers Moab - nuit à Moab - 215km/4h30 J15: Moab (1/2j rafting) J16: Moab (1/2j quad) J17: rando Moab puis route vers Grand Junction - nuit à Grand Junction - 180km/2h00 J18: Visite de Colorado National Monument puis route vers Flaming Gorge - nuit à Flaming Gorge - 290km/3h50 J19: Dinosaur National Monument - nuit à Vernal J20: Dinosaur National Monument - nuit à Vernal J21: route Vernal - Hanksville via Wedge Overlook - nuit à Hanksville - 360km/4h15 J22: Capitol Reef - Fruita istoric District - nuit à Torrey - 80km/1h00 J23: Capitol Reef - Cathedral Valley - nuit à Torrey J24: Burr Trail - nuit à Boulder - 60km/1h00 J25: Rando à Lower calf creek falls puis route vers Kodachrome Basin - nuit à Kodachrome Basin - 190km/3h30 J26: Visite de Kodachrome Basin, rando vers Mossy Cave puis route vers Brian Head - nuit à Brian Head - 130km/1h50 J27: Visite de Cedar Breaks National Monument puis route vers Springdale - nuit à Springdale - 150km/2h00 J28: Zion National Park - nuit à Springdale J29: Zion National Park puis route vers St George - nuit à St George - 70km/1h00 J30: Visite de Snow Canyon puis route vers Las Vegas - nuit à Las Vegas - 200km/2h00 J31: Las Vegas J32: vol Las Vegas - Paris
Voilà, ce que nous avons en tête. Tous vos conseils seront les bienvenus pour améliorer ça! Par avance merci
Lilouty
Après avoir goûté aux joies d'un premier voyage dans l'ouest américain pendant l'été 2010, nous avons comme beaucoup été contaminés par le virus... Du coup, retour prévu aux US à l'été 2013! Les précieux conseils des forumeurs rencontrés ici nous avaient permis de faire de notre premier voyage une vraie réussite. Alors je vous soumets notre ébauche de circuit :
Pour info, nous partirons à 3 adultes. Nous aimons marcher, et souhaitons profiter du pays sans avoir l’œil sur la montre ...
J1: Vol Paris-Phoenix - nuit à Phoenix J2: Route vers Sedona, ballade l'après-midi - nuit à Sedona - 230km/3h J3: Ballade dans Red Rock Country - nuit à Sedona J4: Ballade dans Red Rock Country puis route vers Grand Canyon South Rim - Nuit au Grand Canyon Village - 180km/2h15 J5: Ballade le long du Rim puis route vers Page - nuit à Page - 230km/2h50 J6: Lower Antelope Canyon ou the Wave puis route vers le Canyon de Chelly (Chinle) - nuit à Chinle - 270km/3h30 J7: Visite de Canyon de Chelly (White House Trail) puis route vers Mexican Hat - nuit à Mexican Hat - 230km/3h30 J8: Moky Dugway, Mulie Point et Valley of the Gods puis route vers Cortez - nuit à Cortez - 220km/4h30 J9: Visite de Mesa Verde puis route vers Durango - nuit à Durango - 100km/2h00 J10: Train Durango-Silverton - nuit à Durango J11: Route Million Dollar Highway jusqu'à Ouray puis route vers Lake City via North Creek Falls - nuit à Lake City - 170km/3h30 J12: route vers Great Sand Dunes - visite - nuit à Great Sand Dunes - 150km/2h00 J13: route vers Montrose via Black Canyon of the Gunnison - nuit à Montrose - 320km/4h00 J14: route vers Moab - nuit à Moab - 215km/4h30 J15: Moab (1/2j rafting) J16: Moab (1/2j quad) J17: rando Moab puis route vers Grand Junction - nuit à Grand Junction - 180km/2h00 J18: Visite de Colorado National Monument puis route vers Flaming Gorge - nuit à Flaming Gorge - 290km/3h50 J19: Dinosaur National Monument - nuit à Vernal J20: Dinosaur National Monument - nuit à Vernal J21: route Vernal - Hanksville via Wedge Overlook - nuit à Hanksville - 360km/4h15 J22: Capitol Reef - Fruita istoric District - nuit à Torrey - 80km/1h00 J23: Capitol Reef - Cathedral Valley - nuit à Torrey J24: Burr Trail - nuit à Boulder - 60km/1h00 J25: Rando à Lower calf creek falls puis route vers Kodachrome Basin - nuit à Kodachrome Basin - 190km/3h30 J26: Visite de Kodachrome Basin, rando vers Mossy Cave puis route vers Brian Head - nuit à Brian Head - 130km/1h50 J27: Visite de Cedar Breaks National Monument puis route vers Springdale - nuit à Springdale - 150km/2h00 J28: Zion National Park - nuit à Springdale J29: Zion National Park puis route vers St George - nuit à St George - 70km/1h00 J30: Visite de Snow Canyon puis route vers Las Vegas - nuit à Las Vegas - 200km/2h00 J31: Las Vegas J32: vol Las Vegas - Paris
Voilà, ce que nous avons en tête. Tous vos conseils seront les bienvenus pour améliorer ça! Par avance merci
Lilouty
Combien de temps: Las Vegas - Zion - Bryce - Monument Valley - Grand Canyon? English translation pending
Bonjour,
Combien de temps préconiseriez vous pour un road trip départ las vegas --> Zion, Bryce, Monument Valley puis Grand Canyon?
Merci de vos conseils, Bon aprem!
Combien de temps préconiseriez vous pour un road trip départ las vegas --> Zion, Bryce, Monument Valley puis Grand Canyon?
Merci de vos conseils, Bon aprem!
Avis sur itinéraire San Francisco + parcs de l'Ouest du 28 octobre au 9 novembre 2012? English translation pending
Bonjour à tous
tout d'abord merci d'avance aux personnes qui pourront me donner des conseils avisés ;)
Alors l'idée à la base était de faire san francisco pour quelques jours + 3j à NY (que j'ai fait 2 fois jusqu'à présent) avec mon amie
Mais en creusant un peu , et vu que l'un des mes souhaits les plus chers est de faire les parcs de l'ouest des US, je me suis dis .. pourquoi ne pas coupler cela avec SF.. notamment Yosemite. Apres plusieurs lectures, je vois qu'il peut être, à cette période, inopportun et difficile d'y accéder .. donc voici un petit programme, que je souhaiterai améliorer avec votre aide.
L'idée est de se faire un bel aperçu des parcs .. avec bien entendu l'envie d'y retourner plus longtemps une prochaine fois. Si vous trouvez cela inopportun ou non réalisable, merci de me le signifier ;)
En incontournable, il y a bien entendu San Francisco (au moins 3j pleins, avec la Napa valley, car c'est la base du voyage)
Ceci est un premier jet à chaud.
28 octobre au 9 novembre
28 : arrivée Vegas / voiture de location sleep@vegas 29: LV => Death Valley sleep@DV (50€) 30: DV => Grand canyon sleep@GC (50-100€) 31: GC => Monument Valley sleep@monument valley (prix a definir) 1nov : MV => canyon lands => Arches sleep@arches (60€) 2 : arches => bryce sleep@bryce (40-60€) 3 :bryce =>lieu à définir (milieu de la route pour SF) / ou alors retour Vegas + vol vers SF / dans ce cas la, rendre la voiture de loc et en reprendre une a SF
4 : trou à rajouter pour un des parcs ci dessus, d'ou possible décalage 5 : San Francisco 6 : San Francisco 7 : San Francisco alentours 8 : San Fransisco alentours 9 : départ le + tard possible
l'inverse peut également être fait .. avec arrivée a San Francisco, descendre sur DV, faire Las Vegas et la boucle des parcs, et repartir en avion de Las Vegas
J'ajoute que faire de la route ne me dérange pas spécialement (je fais 70.000 km par an pour le boulot :/) et que nous aimons bien marcher. Merci d'avance !
tout d'abord merci d'avance aux personnes qui pourront me donner des conseils avisés ;)
Alors l'idée à la base était de faire san francisco pour quelques jours + 3j à NY (que j'ai fait 2 fois jusqu'à présent) avec mon amie
Mais en creusant un peu , et vu que l'un des mes souhaits les plus chers est de faire les parcs de l'ouest des US, je me suis dis .. pourquoi ne pas coupler cela avec SF.. notamment Yosemite. Apres plusieurs lectures, je vois qu'il peut être, à cette période, inopportun et difficile d'y accéder .. donc voici un petit programme, que je souhaiterai améliorer avec votre aide.
L'idée est de se faire un bel aperçu des parcs .. avec bien entendu l'envie d'y retourner plus longtemps une prochaine fois. Si vous trouvez cela inopportun ou non réalisable, merci de me le signifier ;)
En incontournable, il y a bien entendu San Francisco (au moins 3j pleins, avec la Napa valley, car c'est la base du voyage)
Ceci est un premier jet à chaud.
28 octobre au 9 novembre
28 : arrivée Vegas / voiture de location sleep@vegas 29: LV => Death Valley sleep@DV (50€) 30: DV => Grand canyon sleep@GC (50-100€) 31: GC => Monument Valley sleep@monument valley (prix a definir) 1nov : MV => canyon lands => Arches sleep@arches (60€) 2 : arches => bryce sleep@bryce (40-60€) 3 :bryce =>lieu à définir (milieu de la route pour SF) / ou alors retour Vegas + vol vers SF / dans ce cas la, rendre la voiture de loc et en reprendre une a SF
4 : trou à rajouter pour un des parcs ci dessus, d'ou possible décalage 5 : San Francisco 6 : San Francisco 7 : San Francisco alentours 8 : San Fransisco alentours 9 : départ le + tard possible
l'inverse peut également être fait .. avec arrivée a San Francisco, descendre sur DV, faire Las Vegas et la boucle des parcs, et repartir en avion de Las Vegas
J'ajoute que faire de la route ne me dérange pas spécialement (je fais 70.000 km par an pour le boulot :/) et que nous aimons bien marcher. Merci d'avance !
Quelle tente/duvet pour quinze jours en Islande? English translation pending
Bonjour à tous !
Je lance un sujet déjà largement rebattu mais j’ai beau avoir arpenté tous les forums du web, de voyage forum à voyage islande en passant par le routard, et de tous les sites de constructeurs de tente, j’en suis revenu au point de départ : je ne sais pas quelle tente choisir (ni, dans un deuxieme temps, quel duvet).
Je pars avec mon amie en Islande mi-août pour une durée de 15 jours. Budget oblige nous privilégierons le bus et logerons la quasi-totalité des nuits sous tente. Notre itinéraire n’est pas encore arrêté fermement mais le trek le plus long sera de 4 jours maximum je pense.
Nous sommes des néophytes de la randonnée, peu équipés pour le moment, mais j’ai bon espoir que notre périple nourrisse en nous une furieuse envie de paysages, d’ampoules au pieds bref d’aventure. J’ai donc envie d’une tente qui puisse durer et je suis prêt à investir un peu du moment que c’est justifié par un gain qualitatif significatif. Néanmoins dans mon budget global, si je pars sur une tente Hilleberg à 600 euros, cela veut dire que je partirai avec pour tout sac de couchage un sac à viande et que je mangerai de l’herbe une fois sur place en Islande..
J'avoue que je suis un peu perdu au milieu de toutes les infos que j'ai pu lire (posts expliquant que la Quechua Ultralight 3 était parfaite pour partir en Islande, d'autres soutenant l'inverse) ... Je pensais m'orienter sur MSR Hubba Hubba jusqu’à ce que je lise des posts sur sa prise au vent moyenne, la toile interne en moustiquaire donc fraiche, la fragilité de ses tissus (argh à ce prix), et la HP me semble vraiment chère. Il en va de même pour les modèles de Vaude (Hogan, Taurus) ou Northface Tadpole 23 sur lesquels j’ai finalement lu des posts élogieux aussi bien que des critiques. Bref je nage au milieu de la masse d’informations et du vaste choix offert !
Je me permets donc de faire appel à votre expérience et à vos conseils ! Je cherche au final une tente :
- Pour deux personnes (1m80/75 Kg + 1m70/55Kg) avec possibilité d’y ranger deux sacs 60L car pas de voiture et éventuellement de se changer à l'intérieur (pas possible dans certains modèles de tunnels trop bas apparemment) - Ayant une bonne tenue au vent et résistance à la pluie pour affronter la potentielle rudesse du climat islandais dans un premier temps - Pas trop lourde car portée tous les jours et facile à monter (car j'ai un bon potentiel maladresse) et de préférence autoportante car sols potentiellement durs par endroits.
Dans ma top liste figuraient MSR Hubba, Vaude Power taurus ou Hogan , Northface tadpole, mais au final je souhaite simplement avoir un rapport qualité prix honnête et surtout avoir un produit dans lequel je puisse avoir confiance pour profiter aux mieux de nos 15 jours de vacances et m'en reservir par la suite. Et finalement peut-être qu'une Décathlon T3 Ultralight 3 à 120 euros suffit largement.
Par ailleurs dans un deuxième temps je vais chercher un duvet adéquat, j’ai vu des critiques élogieuses sur l’Ansabère 400 de Triple zéro mais là encore, c’est un investissement que je pourrais peut-être me permettre si j’opte pour la quechua, mais pas pour la MSR hubba hubba HP… donc si vous avez des "combos" à me conseiller dans un budget raisonnable, je suis preneur !
J’attends avec impatience vos retours et remercie déjà par avance ceux qui auront lu mon beaucoup trop long message jusqu’à bout !
Raphaël
Je lance un sujet déjà largement rebattu mais j’ai beau avoir arpenté tous les forums du web, de voyage forum à voyage islande en passant par le routard, et de tous les sites de constructeurs de tente, j’en suis revenu au point de départ : je ne sais pas quelle tente choisir (ni, dans un deuxieme temps, quel duvet).
Je pars avec mon amie en Islande mi-août pour une durée de 15 jours. Budget oblige nous privilégierons le bus et logerons la quasi-totalité des nuits sous tente. Notre itinéraire n’est pas encore arrêté fermement mais le trek le plus long sera de 4 jours maximum je pense.
Nous sommes des néophytes de la randonnée, peu équipés pour le moment, mais j’ai bon espoir que notre périple nourrisse en nous une furieuse envie de paysages, d’ampoules au pieds bref d’aventure. J’ai donc envie d’une tente qui puisse durer et je suis prêt à investir un peu du moment que c’est justifié par un gain qualitatif significatif. Néanmoins dans mon budget global, si je pars sur une tente Hilleberg à 600 euros, cela veut dire que je partirai avec pour tout sac de couchage un sac à viande et que je mangerai de l’herbe une fois sur place en Islande..
J'avoue que je suis un peu perdu au milieu de toutes les infos que j'ai pu lire (posts expliquant que la Quechua Ultralight 3 était parfaite pour partir en Islande, d'autres soutenant l'inverse) ... Je pensais m'orienter sur MSR Hubba Hubba jusqu’à ce que je lise des posts sur sa prise au vent moyenne, la toile interne en moustiquaire donc fraiche, la fragilité de ses tissus (argh à ce prix), et la HP me semble vraiment chère. Il en va de même pour les modèles de Vaude (Hogan, Taurus) ou Northface Tadpole 23 sur lesquels j’ai finalement lu des posts élogieux aussi bien que des critiques. Bref je nage au milieu de la masse d’informations et du vaste choix offert !
Je me permets donc de faire appel à votre expérience et à vos conseils ! Je cherche au final une tente :
- Pour deux personnes (1m80/75 Kg + 1m70/55Kg) avec possibilité d’y ranger deux sacs 60L car pas de voiture et éventuellement de se changer à l'intérieur (pas possible dans certains modèles de tunnels trop bas apparemment) - Ayant une bonne tenue au vent et résistance à la pluie pour affronter la potentielle rudesse du climat islandais dans un premier temps - Pas trop lourde car portée tous les jours et facile à monter (car j'ai un bon potentiel maladresse) et de préférence autoportante car sols potentiellement durs par endroits.
Dans ma top liste figuraient MSR Hubba, Vaude Power taurus ou Hogan , Northface tadpole, mais au final je souhaite simplement avoir un rapport qualité prix honnête et surtout avoir un produit dans lequel je puisse avoir confiance pour profiter aux mieux de nos 15 jours de vacances et m'en reservir par la suite. Et finalement peut-être qu'une Décathlon T3 Ultralight 3 à 120 euros suffit largement.
Par ailleurs dans un deuxième temps je vais chercher un duvet adéquat, j’ai vu des critiques élogieuses sur l’Ansabère 400 de Triple zéro mais là encore, c’est un investissement que je pourrais peut-être me permettre si j’opte pour la quechua, mais pas pour la MSR hubba hubba HP… donc si vous avez des "combos" à me conseiller dans un budget raisonnable, je suis preneur !
J’attends avec impatience vos retours et remercie déjà par avance ceux qui auront lu mon beaucoup trop long message jusqu’à bout !
Raphaël