Results for "Zoo+et+Palmyre+|+127"
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Partir un week-end à Bâle fin octobre English translation pending
Bonjour 🙂
Nous voulons partir un week-end à Bâle à la fin du mois.
Hormis le zoo ou je compte bien aller, que pouvons-nous y voir d'autre ? (musée si vraiment intéressant, jolie promenade)
De plus, connaissez-vous un quartier/ un hôtel sympathique où loger ?
Merci par avance.
Nous voulons partir un week-end à Bâle à la fin du mois.
Hormis le zoo ou je compte bien aller, que pouvons-nous y voir d'autre ? (musée si vraiment intéressant, jolie promenade)
De plus, connaissez-vous un quartier/ un hôtel sympathique où loger ?
Merci par avance.
Quoi faire pendant trois jours à Chicago? English translation pending
Bonjour, nous irons à Chicago pour l'Action de Grâce cette année. Je me demande ce qui est à voir et faire absoluement à Chicago???
On oublie le baseball car ce sera terminé, le hockey aussi puisque l'équipe local ne sera pas à domicile et les autres sports nous n'aimons pas.
Si vous avez aussi des recommandations d'hébergement ce serait le bienvenue!🙂
On oublie le baseball car ce sera terminé, le hockey aussi puisque l'équipe local ne sera pas à domicile et les autres sports nous n'aimons pas.
Si vous avez aussi des recommandations d'hébergement ce serait le bienvenue!🙂
Trois jours dans un quartier de Lima: Barranco ou Miraflores? English translation pending
Bonjour,
nous partons en Tour du monde le 11 Octobre prochain et commençons par 3 jours à Lima. Toutes les auberges sont dans les mêmes quartier et la plupart à Miraflores. Quel quatier est le plus sympa: Miraflores (Pirwa Hostal Backpackers Lima) ou Barranco (j'ai trouvé cette auberge Barranco's Backpackers Inn)? Il n'y a aucune auberge dans le centre historique: est ce comme les ville du Mexique ou le centre est beau mais non vivant? Le centre ville n'a aucun intérêt de nuit?
Merci par avance pour vos retours d'expérience.
Ruben et Valérie.
nous partons en Tour du monde le 11 Octobre prochain et commençons par 3 jours à Lima. Toutes les auberges sont dans les mêmes quartier et la plupart à Miraflores. Quel quatier est le plus sympa: Miraflores (Pirwa Hostal Backpackers Lima) ou Barranco (j'ai trouvé cette auberge Barranco's Backpackers Inn)? Il n'y a aucune auberge dans le centre historique: est ce comme les ville du Mexique ou le centre est beau mais non vivant? Le centre ville n'a aucun intérêt de nuit?
Merci par avance pour vos retours d'expérience.
Ruben et Valérie.
Principaux endroits à visiter à Los Angeles? English translation pending
Bonjour à tous,
Partant le 30 Juillet dans l'ouest américain et arrivant au soir à Los Angeles, J'aimerais connaitre votre avis sur les principaux endroits à visiter et leur temps, dans cette ville immense sachant que j'y arrive le soir, jusqu'au lendemain vers 17 heures . A la fin de mon voyage, je passerais néanmoins la dernière journée à Los Angeles .
Merci pour vos conseils =)
Partant le 30 Juillet dans l'ouest américain et arrivant au soir à Los Angeles, J'aimerais connaitre votre avis sur les principaux endroits à visiter et leur temps, dans cette ville immense sachant que j'y arrive le soir, jusqu'au lendemain vers 17 heures . A la fin de mon voyage, je passerais néanmoins la dernière journée à Los Angeles .
Merci pour vos conseils =)
Avis sur itinéraire de dix-huit jours: Java + Bali ou Bali + Lombok? English translation pending
Bonjour!
A lire tous vos posts sur ces 3 iles (Java, Bali et Lombok), je n'arrive pas à me décider.... nous avons 18j sur place; je sais que ce n'est pas gérable de faire les 3 iles... Nous voyageons seuls, aimons bien les espaces sauvages, la rando et envisagons également un peu de repos sur les plages... la totale! Pour faire plus simple, je recherche le meilleur compromis avec le temps que nous disposons!
C'est pourquoi j'aimerai bien connaitre vos avis, vos préférences et selon vous, la meilleure combinaison en fonction de l'intéret/beauté des sites, des transports et autres ...
Je vous remercie par avance pour votre aide ;)
Ingrid
A lire tous vos posts sur ces 3 iles (Java, Bali et Lombok), je n'arrive pas à me décider.... nous avons 18j sur place; je sais que ce n'est pas gérable de faire les 3 iles... Nous voyageons seuls, aimons bien les espaces sauvages, la rando et envisagons également un peu de repos sur les plages... la totale! Pour faire plus simple, je recherche le meilleur compromis avec le temps que nous disposons!
C'est pourquoi j'aimerai bien connaitre vos avis, vos préférences et selon vous, la meilleure combinaison en fonction de l'intéret/beauté des sites, des transports et autres ...
Je vous remercie par avance pour votre aide ;)
Ingrid
Avis sur circuit Los Angeles-San Francisco début avril English translation pending
Bonsoir, je prépare notre voyage San diego SF pour le mois Avril et je souhaiterais avoir votre avis:
voila déja le circuit que nous avons établi est en rapport au prix des hotels de Las vegas qui était deux fois plus cher le week suivant
mercredi 2 avr. 09:00 san diego jeudi 3 avr. 09:00 san diego vendredi 4 avr. 11:00 Los angeles samedi 5 avr. 09:00 Los angeles dimanche 6 avr. 09:00 Los Angeles depart 15:00 Las vegas nuit vegas lundi 7 avr. 09:00 Las Vegas nuit vegas mardi 8 avr. 12:30 Zion direction brice mercredi 9 avr. 10:00 Brice Canyon jeudi 10 avr.13:00 Lake Powel vendredi 11 avr.11:00 Monument Valley 18:00 Tuba City ou environ samedi 12 avr.10:30 Grand Canyon 18:00 nuit autour Kingman dimanche 13 avr. Death Valley Nuit apres death VAlley ou?? lundi 14 avr.15:00 Sequioa Yosemite mardi 15 avr. Yosemite mercredi 16 avr. Yosemite depart vers SF jeudi 17 avr.14:00 SF environ vendredi 18 avr. SF samedi 19 avr.10:30 San francisco dimanche 20 avr.10:30 San francisco Lundi 21 15 30 SF depart France
Ne tenez pas comptes des heures c'est le copier coller de l'agenda qui les reprends Nous ne sommes pas à chronométrer à la minute
Mes questions sont sur les réservations a part vegas que nous allons réserver sur, pensez vous que nous avons besoin de reserver des hotels avant le départ ou bien la periode nous permet de débarquer.
Pour allez de Death valley à §Yosemite nous pensons avoir la route du nord de yosemite de fermer, ainsi de devoir passer par le sud et donc faire un saut par sequoia. es-ce le cas et judicieux ou trop long?
Merci pour vos conseils.
voila déja le circuit que nous avons établi est en rapport au prix des hotels de Las vegas qui était deux fois plus cher le week suivant
mercredi 2 avr. 09:00 san diego jeudi 3 avr. 09:00 san diego vendredi 4 avr. 11:00 Los angeles samedi 5 avr. 09:00 Los angeles dimanche 6 avr. 09:00 Los Angeles depart 15:00 Las vegas nuit vegas lundi 7 avr. 09:00 Las Vegas nuit vegas mardi 8 avr. 12:30 Zion direction brice mercredi 9 avr. 10:00 Brice Canyon jeudi 10 avr.13:00 Lake Powel vendredi 11 avr.11:00 Monument Valley 18:00 Tuba City ou environ samedi 12 avr.10:30 Grand Canyon 18:00 nuit autour Kingman dimanche 13 avr. Death Valley Nuit apres death VAlley ou?? lundi 14 avr.15:00 Sequioa Yosemite mardi 15 avr. Yosemite mercredi 16 avr. Yosemite depart vers SF jeudi 17 avr.14:00 SF environ vendredi 18 avr. SF samedi 19 avr.10:30 San francisco dimanche 20 avr.10:30 San francisco Lundi 21 15 30 SF depart France
Ne tenez pas comptes des heures c'est le copier coller de l'agenda qui les reprends Nous ne sommes pas à chronométrer à la minute
Mes questions sont sur les réservations a part vegas que nous allons réserver sur, pensez vous que nous avons besoin de reserver des hotels avant le départ ou bien la periode nous permet de débarquer.
Pour allez de Death valley à §Yosemite nous pensons avoir la route du nord de yosemite de fermer, ainsi de devoir passer par le sud et donc faire un saut par sequoia. es-ce le cas et judicieux ou trop long?
Merci pour vos conseils.
Visite de l'Inde du Sud avec trois enfants English translation pending
Bonjour,
nous partons en inde du sud en avril avec 3 enfants( 11, 9 et 8 ans), je suis à la recherche de tous types de renseignements, notamment sur la ville d'attérissage, nous avions prévu Bombay, mais après plusieurs lectures je me demande si Madras n'est pas mieux (bien que ce soit plus cher).
Vaut-il vraiment mieux privilégier le Tamil Nadu et le Kérala (nous partons 3 semaines)?...
Merci de me répondre
Hôtel Mercure Cuatro Palmas: bar dans la piscine? English translation pending
Je sais...encore le Mercure mais quelqu'un de notre groupe ma posée cette question et je dois dire, j'ai eu beau chercher, j'ai rien trouvé.
Question: Y'a tu un bar dans la piscine??? Me semble que les photos indiquent que non mais juste au cas...est-ce que quelqu'un pourrais confirmer.
Si jamais il n'y avait pas de bar a la piscine, a combien de temps de marche pour pouvoir nous rafraichir. Encore 3 semaines d'attente... D'aileur, quels seraient les meilleurs excursions a faire a Varadero....j'ai entendu parlé d'une excursion dans un jet boat suivi d'une visite dans un zoo???
Gros merci.
Question: Y'a tu un bar dans la piscine??? Me semble que les photos indiquent que non mais juste au cas...est-ce que quelqu'un pourrais confirmer.
Si jamais il n'y avait pas de bar a la piscine, a combien de temps de marche pour pouvoir nous rafraichir. Encore 3 semaines d'attente... D'aileur, quels seraient les meilleurs excursions a faire a Varadero....j'ai entendu parlé d'une excursion dans un jet boat suivi d'une visite dans un zoo???
Gros merci.
Québec en famille: visites, hébergement English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train préparer mon troisiéme séjour au Québec avec femme et enfant ( 12 et 7 ans ). j'aimerai savoir ce qui est sympa dans le canton de l'Est ( nature, histoire, rencontre )j'aimerai aussi m'arréter dans le Charlevoix et j'ai les même questions .Que faut il voir entre Québec et Matane ?
je recherche dans ces région des hébergements pas trop chéres, motel ( chambre pour 4 ), auberge de jeunesse .
Nous aimons découvrir la faune et la flore avec des guides passionnés et amoureux de leur Québec, la rencontre avec les Amériendiens et toute les personnes qui aiment leur vie et qui aiment la partager .
Merci à tous Pascal
Je suis en train préparer mon troisiéme séjour au Québec avec femme et enfant ( 12 et 7 ans ). j'aimerai savoir ce qui est sympa dans le canton de l'Est ( nature, histoire, rencontre )j'aimerai aussi m'arréter dans le Charlevoix et j'ai les même questions .Que faut il voir entre Québec et Matane ?
je recherche dans ces région des hébergements pas trop chéres, motel ( chambre pour 4 ), auberge de jeunesse .
Nous aimons découvrir la faune et la flore avec des guides passionnés et amoureux de leur Québec, la rencontre avec les Amériendiens et toute les personnes qui aiment leur vie et qui aiment la partager .
Merci à tous Pascal
Espagne/Portugal: circuit en terre ibérique (juillet 2007) English translation pending
Jeudi 19 juillet : cap sur l’Espagne Anne et moi arrivons vers 19h à l’aéroport et nous découvrons le tout récent MP2, le terminal low cost de Marseille, inauguré un an auparavant. Décor sommaire, couleurs vert pomme et cramoisi… Bref, on n’est pas là pour visiter. Il n’y a pas de file d’attente, nous en profitons pour faire enregistrer les bagages que nous portons et déposons nous-mêmes sur le tapis roulant. On peut alors se poser tranquillement dans le hall et se remplir la panse de nos sandwiches. Nous avons devant nous assez de temps pour nous diriger vers l’autre terminal, le vrai si j’ose dire, où nous pouvons trouver les magazines qui nous occuperont pendant la bonne heure et demi de voyage qui se présente devant nous.
21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.
Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.
Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…
Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…
J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…
Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.
La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.
Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.
Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.
Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.
Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.
Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.
En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.
La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…
Samedi 21 juillet : Royal Madrid
Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.
Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…
Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.
Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.
En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…
Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo
En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.
Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.
Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.
J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.
Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…
A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…
Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.
Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.
En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…
Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre
Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.
Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.
Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.
Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.
Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !
Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.
Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…
Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !
La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.
Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.
Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.
Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.
Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.
Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.
Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.
Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.
A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…
Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night
Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.
La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.
Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.
La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.
Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.
La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.
Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.
Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.
Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.
C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…
Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei
Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.
Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…
Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.
Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.
Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.
Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…
Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…
Vendredi 27 juillet : direction Porto
Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.
Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…
La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.
Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.
Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?
A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.
Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.
Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.
Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.
Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…
Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires
Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.
C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.
Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.
Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.
14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.
Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.
Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.
Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.
Dimanche 29 juillet : retour à la réalité
Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.
Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…
Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.
14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !
Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.
L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !
Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.
Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.
Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…
Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…
J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…
Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.
La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.
Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.
Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.
Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.
Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.
Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.
En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.
La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…
Samedi 21 juillet : Royal Madrid
Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.
Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…
Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.
Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.
En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…
Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo
En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.
Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.
Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.
J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.
Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…
A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…
Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.
Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.
En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…
Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre
Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.
Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.
Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.
Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.
Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !
Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé à nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.
Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…
Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !
La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.
Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.
Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.
Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.
Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.
Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.
Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.
Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.
A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…
Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night
Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.
La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.
Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.
La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.
Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.
La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.
Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.
Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.
Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.
C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…
Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei
Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.
Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…
Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.
Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.
Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.
Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…
Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…
Vendredi 27 juillet : direction Porto
Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.
Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…
La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.
Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.
Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?
A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.
Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.
Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.
Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.
Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…
Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires
Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.
C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.
Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.
Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.
14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.
Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.
Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.
Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.
Dimanche 29 juillet : retour à la réalité
Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.
Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…
Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.
14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !
Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.
L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !
Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
Côte est des Etats-Unis en juillet English translation pending
Bonjour,
Dans 2 semaines je me rend sur la côte est américaine pour visiter Washington DC, Richmond, Philadelphie et Boston. Je pars 6 jours dont 2 et demi à Washington alors :
Est-ce qu'il est difficile de visiter le capitole sinon à quelle est-ce qu'il y a le moins de monde? Même chose pour le Washington monument? Est-ce qu'il faut payer pour visiter le musé de l'aviation? Est-ce que sa vaut la peine d'aller visiter le zoo? (combien sa coute?) Est-ce qu'il possible aussi d'aller visiter l'endroit où ils font imprimer les billets verts et où l'on peut voir la consitution et c'est c'est situé où? Finalement est-ce qu'il y a d'autres endroits à ne pas manquer que j'aurais oublié de mentionner?😛
Nous allons aussi visiter Richmond en Virginie. C'est l'ancienne capitale sudiste donc le capitole est à visiter mais a par ca qu'est ce qu'il y a d'autre endroits à visiter dans cette ville?
En revenant vers Boston nous arrêtons à Philadelphie quelques heures alors quels sont les endroits à ne pas manquer? Est-ce que quelqu'un peut me dire où est situé dans la ville l'endroit où Rocky monte les marches lorsqu'il s'entraine je n'ai pas réussi à la trouver?
Finalement nous allons à Boston, je compte faire l'ascention de la tour prudential, l'université Harvard et la liberty trail. A part ca est-ce qu'il y a autres choses à ne pas manquer?
Merci😎
Dans 2 semaines je me rend sur la côte est américaine pour visiter Washington DC, Richmond, Philadelphie et Boston. Je pars 6 jours dont 2 et demi à Washington alors :
Est-ce qu'il est difficile de visiter le capitole sinon à quelle est-ce qu'il y a le moins de monde? Même chose pour le Washington monument? Est-ce qu'il faut payer pour visiter le musé de l'aviation? Est-ce que sa vaut la peine d'aller visiter le zoo? (combien sa coute?) Est-ce qu'il possible aussi d'aller visiter l'endroit où ils font imprimer les billets verts et où l'on peut voir la consitution et c'est c'est situé où? Finalement est-ce qu'il y a d'autres endroits à ne pas manquer que j'aurais oublié de mentionner?😛
Nous allons aussi visiter Richmond en Virginie. C'est l'ancienne capitale sudiste donc le capitole est à visiter mais a par ca qu'est ce qu'il y a d'autre endroits à visiter dans cette ville?
En revenant vers Boston nous arrêtons à Philadelphie quelques heures alors quels sont les endroits à ne pas manquer? Est-ce que quelqu'un peut me dire où est situé dans la ville l'endroit où Rocky monte les marches lorsqu'il s'entraine je n'ai pas réussi à la trouver?
Finalement nous allons à Boston, je compte faire l'ascention de la tour prudential, l'université Harvard et la liberty trail. A part ca est-ce qu'il y a autres choses à ne pas manquer?
Merci😎
Relier Adelaïde-Brisbane English translation pending
Bonjour à tous !!
Je pars en septembre-octobre en Australie. J'arrive mi septembre à Adelaïde, et après quelques jours je repars sur Brisbane. Je voulais avoir des renseignements sur la meilleure façon de relier ces deux villes, autrement qu'en avion. Je serai avec ma belle-soeur, et elle pensait acheter une voiture (elle reste là-bas pour 6 mois) et nous pensions relier les deux villes en voiture. Je voudrais avoir des infos sur les meilleurs itinéraires, les choses à voir (nous nous accordons environ 4 jours pour ce voyage)... Notre idéal serait de passer par Melbourne, Sydney ... afin de découvrir un peu le pays ;-).
Sinon nous pensions également faire le voyage par le train; cependant je ne trouve nul part de renseignements sur les tarifs, les lignes de train reliant ces deux villes, et le temps que cela prend.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses ^^.
Je pars en septembre-octobre en Australie. J'arrive mi septembre à Adelaïde, et après quelques jours je repars sur Brisbane. Je voulais avoir des renseignements sur la meilleure façon de relier ces deux villes, autrement qu'en avion. Je serai avec ma belle-soeur, et elle pensait acheter une voiture (elle reste là-bas pour 6 mois) et nous pensions relier les deux villes en voiture. Je voudrais avoir des infos sur les meilleurs itinéraires, les choses à voir (nous nous accordons environ 4 jours pour ce voyage)... Notre idéal serait de passer par Melbourne, Sydney ... afin de découvrir un peu le pays ;-).
Sinon nous pensions également faire le voyage par le train; cependant je ne trouve nul part de renseignements sur les tarifs, les lignes de train reliant ces deux villes, et le temps que cela prend.
Je vous remercie d'avance pour vos réponses ^^.
Bangkok avec trois enfants English translation pending
Si nous restons 2 jours à Bangkok avec nos trois enfants( entre 12 et 15 ans) que nous conseillez -vous comme visite?
merci
Séjour en Thaïlande en novembre English translation pending
Tout d abord un grand merci à tous les intervenants de cette liste pour
Ces moments de vie partagée, ces expériences contées et ces conseils très utiles.
Voici donc un résumé de mon voyage en Thaïlande.
Armé du Lonely planet, du bibliotheque des voyageurs ( pour le coté histoire et culture du pays ) et des conseils glanés sur le forum, nous avons pris des billets secs pour Bangkok.
Départ de CDG le 9 Novembre par la compagnie Etihad airways avec une escale à Abu Dhabi. Etihad est une compagnie des Emirats arabes Unis, équipée d avions neufs, service irréprochable et à un prix vraiment bas ( 550 Euros) avec une réservation seulement 3 semaines avant.
10/11 Arrivée à l’aéroport, on saute dans un taxi au niveau des départs direction le NEW SIAM II pour 2 nuits. Guest house vraiment sympa dans un coin calme (si si c est possible dans ce secteur) non loin de KSR.. Le seul bruit est la toilette des militaires le matin dans la caserne jouxtant le guest house.
11/11
On file dans un TAT organisé le voyage vers le nord du pays avec une halte sur les sites Historiques. Ensuite apm consacré à la visite du quartier de DUSIT, de temple au nord et du zoo de bangkok.
12/11
Journée consacrée au WAT PHO et au grand palais. Retour à la piscine du guest pour un moment de détente bien apprécié.
13/11
Départ en train pour Ayuthaya. Prix du billet 20 bath ( ! ) p en 3eme classe. Y avait moins cher mais c etait physique.
Les wagons sont équipés de Ventilo donc aucun problème pour supporter la chaleur du matin. Logement dans un guest house ( MORADOK THAI ) très sympa au centre des temples . La propriétaire est une femme charmante. Elle collectionne sur le mur de sa guest, les photos de gens qu’ elle a reçus. On a donc maintenant le privilège de faire parti des murs. La situation du guest permet donc de faire les visites des sites du centre à pied. . 14//11
Départ en train pour Lopburi. On loge dans un hotel dans la nouvelle ville, donc très excentré. Hotel vraiment quelquonque et très bruyant. Il faut dire que la 2X2 voies sur lequel il est situé n y est pas étrangère.
Au vue des dernières tentatives à parler Thai avec les locaux, on décide finalement d’ acheter un dico english –thai dans le 7 ELEVEN du coin pour leur montrer les mots que l on n arrive pas à prononcer. Ca n’évite toutefois pas les parties de rigolades pour se faire comprendre.
Visite de la ville et des temples, en prenant garde de ne pas froisser les singes Qui ont élu domicile dans le coin.
En dinant dans le marché de nuit se tenant près de la gare, on pouvait assister A la lutte d’un commercant avec les singes voulant lui chaparder de la marchandise. On dirait un gang d enfant voulant piquer des carambars à la supérette. Meme dans l’adversité, les thai restent très zens. Parce que là, les singes te font réellement tourner en bourrique.
15/11
Départ en train pour Phitsanulok. Pour la modique somme de 393 baths en 2nd classe (le prix du billet), on a l’agréable surprise de se voir servir à bord par une hôtesse dédié à notre wagon !!! Le voyage ne dure que 2H30. Arrivée à Phitsanulok, on file vers Sukhotai en mini bus. En fin de journée, logement dans une guest house « VITOON Guesthouse » juste en face de l’entrée du parc historique. Guest très calme et confortable.
16/11
Location d un vélo du guest et visite de la ville Soirée passée dans le parc avec la population pour célébrer le début d un grand tournoi sportif entre plusieurs régions. Entre les spectacles de danses et les feux d articifices, on voit les temples éclairés. Tout simplement magnifique.
17/11
Départ en bus pour CHANG MAII pour un voyage de 5H30. On appelle la guest qui vient nous récupérer à la gare routiere. La guest house est située dans le sud de la ville. « BMP Résident » est au calme dans une ruelle et equipée d une grande piscine, Bien apprécièe. Sa localisation fait qu’ il faut obligatoirement un touk touk pour se déplacer en ville. Sinon, louer un scooter.
18/11
Journée à l’expo ROYAL FLORA 2006 .
La bonne trouvaille sur CHANG MAII, c est le resto italien. « GIORGIO ITALIAN RESTAURANT » Un napolitain qui vous sert des plats biens de chez lui, vraiment succulent. Du fromage, un peu de vin, je vais pouvoir repartir à l’assaut des currys, tom yam et autre pad thaii dès le lendemain.
19/11
La fameuse journée trek maison vendu par la guest . Ballade en éléphant, visite d un village d une tribu locale, visiste d une chute d eau et descente d une rivière en radeau. Le tout dans la bonne humeur. Journée agréable, loin de la ville.
Le soir, c est Mezzé dans un petit resto rencontré par hasard sur les trottoires de Chang Maii. Y en a vraiment pour tous les gouts dans cette ville. C est plutot chouette.
20/11
Ballade en ville et Shopping au centre commmercial AIRPORT PLAZA.
On reserve le vol pour demain vers Phuket.
21//11
Vol vers Phuket via Nok Air.
Arrivée sur Phuket, on négocie un mini bus collectif. On fait route vers la cote quand le mini bus nous arrete dans un centre de tourisme pour Une vente forcée ( ?). Refus poli et on repart. Phuket n est qu une halte avant de partir pour koh lanta. Le « Vise » plusieurs fois cité sur le forum doit faire l affaire. Oups, vraiment trop cher . 1800 baths la nuit. Un hotel à 200 m, « INTER RENT « fera l affaire à 800 baths. Les chambres sont gigantesques par rapport au standard local, neuves et on la clim Soirée sur Phuket pour bien prendre conscience que ce ne pourrait pas etre l endroit Que nous recherchons pour nous poser. 22/11
Départ pour koh lanta en bateau via Phi Phi.
Arrivée sur Koh lanta. Plusieurs hotels sont proposés lors du voyage mais on décide de démarcher sur une plage précise « Klong nin beach » les bungalows. Au deuxieme essai c est le bon .. Pour 600 baths, bungalows 3 personnes clim + ventilo . On a pas vu directe sur la plage, un bungalow nous cachant cet eldorado
On va enfin poser les valises pour 5 jours sur des plages calmes..
Ballade en scooter pour le tour de l ile et nez à nez avec un élephant en plein milieu d une piste de terre. Un grand moment de fou rire, qui a suivi une belle frayeur !!!
27/11
Décollage de Krabi pour Bangkok. On loge pres de NANA SQUARE pour pouvoir faire le MBK avant de partir.
28/11
Journée au centre commercial MBK.
Waoo… Jamais rien vu d aussi …. Immense. Pour les indécis au niveau restauration, ca va devenir cornélien de se poser . !
29/11
Vol vers PARIS.
Au passage de la douane, arret systématique des passagers pour contrôle. On est revenu avec 2 valises supplémentaires donc je pensais bien être contrôlé. J avais gardé toutes les preuves d achats et puis je n achète pas de contrefacon (de facon consciente ) donc aucun problème. La passagère dernière nous n aura pas cette chance, et l amende s’avèrera salée. Avis aux amateurs.
Pour une première expérience en Asie, c est vraiment une reussite à tous les niveaux. Nous n en retirons que des satisfactions. Ce qui m a quand meme marqué c est la vie du piéton en métropole. Il a une durée de vie plutot limitée si il ne fait pas vraiment attention. Pour le reste, c est que du bonheur. Je crois que je vais consacrer mes prochains mois de novembre à explorer cette région du monde.
Voici donc un résumé de mon voyage en Thaïlande.
Armé du Lonely planet, du bibliotheque des voyageurs ( pour le coté histoire et culture du pays ) et des conseils glanés sur le forum, nous avons pris des billets secs pour Bangkok.
Départ de CDG le 9 Novembre par la compagnie Etihad airways avec une escale à Abu Dhabi. Etihad est une compagnie des Emirats arabes Unis, équipée d avions neufs, service irréprochable et à un prix vraiment bas ( 550 Euros) avec une réservation seulement 3 semaines avant.
10/11 Arrivée à l’aéroport, on saute dans un taxi au niveau des départs direction le NEW SIAM II pour 2 nuits. Guest house vraiment sympa dans un coin calme (si si c est possible dans ce secteur) non loin de KSR.. Le seul bruit est la toilette des militaires le matin dans la caserne jouxtant le guest house.
11/11
On file dans un TAT organisé le voyage vers le nord du pays avec une halte sur les sites Historiques. Ensuite apm consacré à la visite du quartier de DUSIT, de temple au nord et du zoo de bangkok.
12/11
Journée consacrée au WAT PHO et au grand palais. Retour à la piscine du guest pour un moment de détente bien apprécié.
13/11
Départ en train pour Ayuthaya. Prix du billet 20 bath ( ! ) p en 3eme classe. Y avait moins cher mais c etait physique.
Les wagons sont équipés de Ventilo donc aucun problème pour supporter la chaleur du matin. Logement dans un guest house ( MORADOK THAI ) très sympa au centre des temples . La propriétaire est une femme charmante. Elle collectionne sur le mur de sa guest, les photos de gens qu’ elle a reçus. On a donc maintenant le privilège de faire parti des murs. La situation du guest permet donc de faire les visites des sites du centre à pied. . 14//11
Départ en train pour Lopburi. On loge dans un hotel dans la nouvelle ville, donc très excentré. Hotel vraiment quelquonque et très bruyant. Il faut dire que la 2X2 voies sur lequel il est situé n y est pas étrangère.
Au vue des dernières tentatives à parler Thai avec les locaux, on décide finalement d’ acheter un dico english –thai dans le 7 ELEVEN du coin pour leur montrer les mots que l on n arrive pas à prononcer. Ca n’évite toutefois pas les parties de rigolades pour se faire comprendre.
Visite de la ville et des temples, en prenant garde de ne pas froisser les singes Qui ont élu domicile dans le coin.
En dinant dans le marché de nuit se tenant près de la gare, on pouvait assister A la lutte d’un commercant avec les singes voulant lui chaparder de la marchandise. On dirait un gang d enfant voulant piquer des carambars à la supérette. Meme dans l’adversité, les thai restent très zens. Parce que là, les singes te font réellement tourner en bourrique.
15/11
Départ en train pour Phitsanulok. Pour la modique somme de 393 baths en 2nd classe (le prix du billet), on a l’agréable surprise de se voir servir à bord par une hôtesse dédié à notre wagon !!! Le voyage ne dure que 2H30. Arrivée à Phitsanulok, on file vers Sukhotai en mini bus. En fin de journée, logement dans une guest house « VITOON Guesthouse » juste en face de l’entrée du parc historique. Guest très calme et confortable.
16/11
Location d un vélo du guest et visite de la ville Soirée passée dans le parc avec la population pour célébrer le début d un grand tournoi sportif entre plusieurs régions. Entre les spectacles de danses et les feux d articifices, on voit les temples éclairés. Tout simplement magnifique.
17/11
Départ en bus pour CHANG MAII pour un voyage de 5H30. On appelle la guest qui vient nous récupérer à la gare routiere. La guest house est située dans le sud de la ville. « BMP Résident » est au calme dans une ruelle et equipée d une grande piscine, Bien apprécièe. Sa localisation fait qu’ il faut obligatoirement un touk touk pour se déplacer en ville. Sinon, louer un scooter.
18/11
Journée à l’expo ROYAL FLORA 2006 .
La bonne trouvaille sur CHANG MAII, c est le resto italien. « GIORGIO ITALIAN RESTAURANT » Un napolitain qui vous sert des plats biens de chez lui, vraiment succulent. Du fromage, un peu de vin, je vais pouvoir repartir à l’assaut des currys, tom yam et autre pad thaii dès le lendemain.
19/11
La fameuse journée trek maison vendu par la guest . Ballade en éléphant, visite d un village d une tribu locale, visiste d une chute d eau et descente d une rivière en radeau. Le tout dans la bonne humeur. Journée agréable, loin de la ville.
Le soir, c est Mezzé dans un petit resto rencontré par hasard sur les trottoires de Chang Maii. Y en a vraiment pour tous les gouts dans cette ville. C est plutot chouette.
20/11
Ballade en ville et Shopping au centre commmercial AIRPORT PLAZA.
On reserve le vol pour demain vers Phuket.
21//11
Vol vers Phuket via Nok Air.
Arrivée sur Phuket, on négocie un mini bus collectif. On fait route vers la cote quand le mini bus nous arrete dans un centre de tourisme pour Une vente forcée ( ?). Refus poli et on repart. Phuket n est qu une halte avant de partir pour koh lanta. Le « Vise » plusieurs fois cité sur le forum doit faire l affaire. Oups, vraiment trop cher . 1800 baths la nuit. Un hotel à 200 m, « INTER RENT « fera l affaire à 800 baths. Les chambres sont gigantesques par rapport au standard local, neuves et on la clim Soirée sur Phuket pour bien prendre conscience que ce ne pourrait pas etre l endroit Que nous recherchons pour nous poser. 22/11
Départ pour koh lanta en bateau via Phi Phi.
Arrivée sur Koh lanta. Plusieurs hotels sont proposés lors du voyage mais on décide de démarcher sur une plage précise « Klong nin beach » les bungalows. Au deuxieme essai c est le bon .. Pour 600 baths, bungalows 3 personnes clim + ventilo . On a pas vu directe sur la plage, un bungalow nous cachant cet eldorado
On va enfin poser les valises pour 5 jours sur des plages calmes..
Ballade en scooter pour le tour de l ile et nez à nez avec un élephant en plein milieu d une piste de terre. Un grand moment de fou rire, qui a suivi une belle frayeur !!!
27/11
Décollage de Krabi pour Bangkok. On loge pres de NANA SQUARE pour pouvoir faire le MBK avant de partir.
28/11
Journée au centre commercial MBK.
Waoo… Jamais rien vu d aussi …. Immense. Pour les indécis au niveau restauration, ca va devenir cornélien de se poser . !
29/11
Vol vers PARIS.
Au passage de la douane, arret systématique des passagers pour contrôle. On est revenu avec 2 valises supplémentaires donc je pensais bien être contrôlé. J avais gardé toutes les preuves d achats et puis je n achète pas de contrefacon (de facon consciente ) donc aucun problème. La passagère dernière nous n aura pas cette chance, et l amende s’avèrera salée. Avis aux amateurs.
Pour une première expérience en Asie, c est vraiment une reussite à tous les niveaux. Nous n en retirons que des satisfactions. Ce qui m a quand meme marqué c est la vie du piéton en métropole. Il a une durée de vie plutot limitée si il ne fait pas vraiment attention. Pour le reste, c est que du bonheur. Je crois que je vais consacrer mes prochains mois de novembre à explorer cette région du monde.
Avis sur itinéraire de deux semaines à l'est du Canada English translation pending
Bonjour 🙂
Nous comptons partir avec un couple d'amis en sep 2007 (en autotour) et je vous mets le périple que nous avons prévu de faire afin que vous nous disiez ce que vous en pensez
2 nuits vers Toronto (pour aller voir les chutes du niagara ) 1 nuit vers Ottawa (pour les 1000 iles et le musée des civilisations) 1 nuit Montréal 2 nuits Quebec 1 nuit vres Rimouski 1 nuit vers Maria 1 nuit vers Perce 1 nuit près de Matane 1 nuit près deTadoussac (on a presque décidé que nous ne ferions pas l'excursion des baleines) 2 nuits près du lac Saint jean (on voudrait dormir 1 nuit en tipi au village Innusit) 1 nuit près du lac Edouard (Grand Mère ? pour le survol en hydravion) 1 nuit a Montréal
Est ce c'est faisable en deux semaines (il y aura deux chauffeurs) ? Est ce qu'il ne fera pas trop frais la dernière semaine de sept et la première d'octobre ? Est ce que les couleurs d'autonme seront arrivées?
On n'est pas fixé vraiment sur le choix des villes où dormir (ce qui compte c'est l'itinéraire) et on peut rajouter une ou deux nuits On aimerait bien dormir en gite ou chez l'habitant ou en bed and breakfast (je me demande d'ailleurs si ce n'est pas la même chose ) Si des forumeux en connaissent des sympa sur notre trajet je suis preneuse Merci beaucoup d'avance pour vos réponses A + Marcalamar 🙂
2 nuits vers Toronto (pour aller voir les chutes du niagara ) 1 nuit vers Ottawa (pour les 1000 iles et le musée des civilisations) 1 nuit Montréal 2 nuits Quebec 1 nuit vres Rimouski 1 nuit vers Maria 1 nuit vers Perce 1 nuit près de Matane 1 nuit près deTadoussac (on a presque décidé que nous ne ferions pas l'excursion des baleines) 2 nuits près du lac Saint jean (on voudrait dormir 1 nuit en tipi au village Innusit) 1 nuit près du lac Edouard (Grand Mère ? pour le survol en hydravion) 1 nuit a Montréal
Est ce c'est faisable en deux semaines (il y aura deux chauffeurs) ? Est ce qu'il ne fera pas trop frais la dernière semaine de sept et la première d'octobre ? Est ce que les couleurs d'autonme seront arrivées?
On n'est pas fixé vraiment sur le choix des villes où dormir (ce qui compte c'est l'itinéraire) et on peut rajouter une ou deux nuits On aimerait bien dormir en gite ou chez l'habitant ou en bed and breakfast (je me demande d'ailleurs si ce n'est pas la même chose ) Si des forumeux en connaissent des sympa sur notre trajet je suis preneuse Merci beaucoup d'avance pour vos réponses A + Marcalamar 🙂
Quels équipements pour la région des Rocheuses du Canada à la mi juillet? English translation pending
Nous abordons la phase active de nos préparatifs de voyage et je me demande quels équipements prévoir pour un séjour dans les rocheuses que nous rejoindrons vers la mi juillet en provenance de Montréal.
Nous aimerions camper mais quelles sont les températures ?
Devons nous acheter des couvertures polaires en plus de nos duvets qui ne sont pas des duvets de montagne ? des couvertures de survie, moins volumineuses, peuvent elles convenir en complèment ?
Quelles tenues devons nous emmener pour le soir ? (un pull et un pantalon peuvent-il suffire ou faut-il également un anorack ?
Sinon connaissez vous des campings agréables ou bien placés et s'ils ne sont pas excessifs des motels ou chambres chez l'habitant ? (Nous serons deux familles de 4 et 5 personnes et circuleront en voiture) Merci pour tous vos conseils.
Devons nous acheter des couvertures polaires en plus de nos duvets qui ne sont pas des duvets de montagne ? des couvertures de survie, moins volumineuses, peuvent elles convenir en complèment ?
Quelles tenues devons nous emmener pour le soir ? (un pull et un pantalon peuvent-il suffire ou faut-il également un anorack ?
Sinon connaissez vous des campings agréables ou bien placés et s'ils ne sont pas excessifs des motels ou chambres chez l'habitant ? (Nous serons deux familles de 4 et 5 personnes et circuleront en voiture) Merci pour tous vos conseils.
Avis sur un itinéraire au Québec English translation pending
J'aimerai avoir votre avis sur un itinéraire au Québec (1 mois)
Nous (2pers.) atterrissons à Montréal le 12 août en après-midi et on repart le matin du 10 septembre à Montréal aussi.
12 août : Arrivée à Montréal.
13-14 : Visite de ce que nous n'avions pas vu de Montréal ( on dort dans un gîte)
15 : départ de Montréal et direction les Laurentides
16 et 17 : Tremblant & co (dans un gîte)
18 : départ de Tremblant direction Trois-rivières (une nuit dans une Auberge)
19 : Visite (rapide) de Trois-Rivières puis on va voir les Forges du St-Maurice. et direction St-Alexis-des-Monts 2 nuits en Hotel (cadeau )
là par contre on hésite un peu du 21 au 30 août par rapport à la durée entre la Mauricie et le Lac St-Jean ....🤪
Sachant que on aime bien la nature ( et je veux profiter du Parc national) et j'ai vu aussi un musée du bûcheron dans la région !!! et d'autre choses 🙂.... et le zoo de me dit rien 😛 (je préfère les animaux en liberté... et mon métier et dans ce domaine, bref). Val Jalbert certes, mais pasbesoin de 2 jours pour ça 🤪
donc 5 en Mauricie et 4 au Lac au 6 et 3 ou?? J'ai trouvé des gîtes au Lac, mais en Mauricie je cherche dans la région du Parc National, surtout pas en ville, je cherche mais si vous avez une suggestion... 🙂
31 août : on redescent depuis le Lac par le Saguenay et direction Charlevoix (Baie-St-Paul)
1 et 2 septembre visite de la région. (couché à St-Irénée en gîte)
le 3 direction Québec et visite de la région les 4 5 6 et 7 (trouvé un gîte aussi 🙂)
le 8 direction Montréal on y passe deux nuits et le 10 décollage sur le vieux continent 😐
On restent volontairement quelques jours dans certaines région pour en apprécier le plus possible.
Pour ceux qui se disent et la Gaspésie alors ??, ben je suis surtout forêt 😛 et nous avons déjà fait la Gaspésie Bas-St-Laurent et les cantons-de-l'est lors d'un précédent voyage (il y a 6 ans) avec des amis. Et j'ai aussi fait la Baie-James il y a quelques temps aussi mais pour le boulot.
Merci 🙂
12 août : Arrivée à Montréal.
13-14 : Visite de ce que nous n'avions pas vu de Montréal ( on dort dans un gîte)
15 : départ de Montréal et direction les Laurentides
16 et 17 : Tremblant & co (dans un gîte)
18 : départ de Tremblant direction Trois-rivières (une nuit dans une Auberge)
19 : Visite (rapide) de Trois-Rivières puis on va voir les Forges du St-Maurice. et direction St-Alexis-des-Monts 2 nuits en Hotel (cadeau )
là par contre on hésite un peu du 21 au 30 août par rapport à la durée entre la Mauricie et le Lac St-Jean ....🤪
Sachant que on aime bien la nature ( et je veux profiter du Parc national) et j'ai vu aussi un musée du bûcheron dans la région !!! et d'autre choses 🙂.... et le zoo de me dit rien 😛 (je préfère les animaux en liberté... et mon métier et dans ce domaine, bref). Val Jalbert certes, mais pasbesoin de 2 jours pour ça 🤪
donc 5 en Mauricie et 4 au Lac au 6 et 3 ou?? J'ai trouvé des gîtes au Lac, mais en Mauricie je cherche dans la région du Parc National, surtout pas en ville, je cherche mais si vous avez une suggestion... 🙂
31 août : on redescent depuis le Lac par le Saguenay et direction Charlevoix (Baie-St-Paul)
1 et 2 septembre visite de la région. (couché à St-Irénée en gîte)
le 3 direction Québec et visite de la région les 4 5 6 et 7 (trouvé un gîte aussi 🙂)
le 8 direction Montréal on y passe deux nuits et le 10 décollage sur le vieux continent 😐
On restent volontairement quelques jours dans certaines région pour en apprécier le plus possible.
Pour ceux qui se disent et la Gaspésie alors ??, ben je suis surtout forêt 😛 et nous avons déjà fait la Gaspésie Bas-St-Laurent et les cantons-de-l'est lors d'un précédent voyage (il y a 6 ans) avec des amis. Et j'ai aussi fait la Baie-James il y a quelques temps aussi mais pour le boulot.
Merci 🙂
Trek dans le parc Etosha en Namibie English translation pending
Nous préparons un trek sur la namibie pour le mois de juillet et aout (1 mois)
nous aimerions avoir quelques informations sur l'accessibilité des parcs (notamment Etosha.) On n'arrête pas de nous dire que c'est difficile pour la reservation. On peut lire aussi sur les forums que ce n'est pas forcement nécéssaire...ou est la vérité ????
Par ailleurs, si l'un d'entre vous a un contact sur place particulier ou agence namibienne sérieuse cela nous serait de grand secours.
merci.
Vacances dans le Centre de la France English translation pending
Bonjour,
Depuis plusieurs mois, nous avions réservé une croisière sur le MSC Grandiosa au départ de Marseille du 13/03 au 20/03.
Au soir du 12, la valise n'est pas prête. Juste le matos photo et le road book.
Il est 20h00, je suis à moitié dans la douche et à moitié hors de la douche. Imaginez la gymnastique !! 😎 Le téléphone sonne ! L'indicatif est lu par mon épouse..04 42....Et elle me dit fort judicieusement : C'est Marseille !
Et oui...Cher monsieur, nous sommes au regret etc, etc..Vous avez un report sur un an avec un cadeau de 100 euros...Etc, etc...Satané virus..
Bon, nous fêtons le non-départ.😎 Et nous papotons sur la façon d'occuper nos vacances pour la semaine à venir.
Le lendemain matin, dès potron-minet, je suis sur l'étude d'un nouveau départ.
Je choisis (en concertation of course), deux jours sur les Châteaux de la Loire, trois jours sur le Zoo de Beauval et une journée sur Rocamadour en redescendant dans le Sud.
Hotel réservés sur Booking et en direct sur Beauval et roule ma poule, nous quittons le Sud vers 10h00 du matin pour monter là-haut dans le brouillard.
Vers 16h00, aprés quelques arrêts, nous arrivons sur l’hôtel Clair Cottage, commune de Chisseaux au bord du Cher.
http://www.clair-cottage.com/
Très bon hôtel, chambre spacieuse, accueil sympa. L'exploitant nous invite à aller nous promener sur les bords du Cher. C'est ce que nous faisons après avoir rangé les valises.
J'ai choisi ce coin de France car je dois tester mon nouveau matos photo. Surtout au zoo de Beauval...
















Depuis plusieurs mois, nous avions réservé une croisière sur le MSC Grandiosa au départ de Marseille du 13/03 au 20/03.
Au soir du 12, la valise n'est pas prête. Juste le matos photo et le road book.
Il est 20h00, je suis à moitié dans la douche et à moitié hors de la douche. Imaginez la gymnastique !! 😎 Le téléphone sonne ! L'indicatif est lu par mon épouse..04 42....Et elle me dit fort judicieusement : C'est Marseille !
Et oui...Cher monsieur, nous sommes au regret etc, etc..Vous avez un report sur un an avec un cadeau de 100 euros...Etc, etc...Satané virus..
Bon, nous fêtons le non-départ.😎 Et nous papotons sur la façon d'occuper nos vacances pour la semaine à venir.
Le lendemain matin, dès potron-minet, je suis sur l'étude d'un nouveau départ.
Je choisis (en concertation of course), deux jours sur les Châteaux de la Loire, trois jours sur le Zoo de Beauval et une journée sur Rocamadour en redescendant dans le Sud.
Hotel réservés sur Booking et en direct sur Beauval et roule ma poule, nous quittons le Sud vers 10h00 du matin pour monter là-haut dans le brouillard.
Vers 16h00, aprés quelques arrêts, nous arrivons sur l’hôtel Clair Cottage, commune de Chisseaux au bord du Cher.
http://www.clair-cottage.com/
Très bon hôtel, chambre spacieuse, accueil sympa. L'exploitant nous invite à aller nous promener sur les bords du Cher. C'est ce que nous faisons après avoir rangé les valises.
J'ai choisi ce coin de France car je dois tester mon nouveau matos photo. Surtout au zoo de Beauval...
















Itinéraire en Israël pour 7 jours English translation pending
Bonjour à tous,
Avec ma femme, nous avons résérvé un voyage en Israel entre le samedi 7 et le samedi 14 mars. C'est un pays qui nous a toujours interessé!
Est ce que vous aurez des conseils d'itinéraire pour voir un maximum sachant que nous allons attérir et repartir de Tel Aviv?
Est ce que vous conseillez la location de voiture? est ce que l'on peux aller en Cisjordanie/Palestine avec une plaque israellienne?
Quel est la sécurité sur place? est-ce la cisjordanie/Palestine dangereuse?
Je vous remercie!
Avec ma femme, nous avons résérvé un voyage en Israel entre le samedi 7 et le samedi 14 mars. C'est un pays qui nous a toujours interessé!
Est ce que vous aurez des conseils d'itinéraire pour voir un maximum sachant que nous allons attérir et repartir de Tel Aviv?
Est ce que vous conseillez la location de voiture? est ce que l'on peux aller en Cisjordanie/Palestine avec une plaque israellienne?
Quel est la sécurité sur place? est-ce la cisjordanie/Palestine dangereuse?
Je vous remercie!
Voyage à Vienne en octobre English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je souhaite organiser un séjour surprise en amoureux à Vienne début Octobre. Je souhaite donc avoir vos avis : les endroits incontestables à visiter, les restos sympas à faire ... est-ce plus avantageux d'acheter le pass city vienne et transports ? Sachant que l'hôtel que j'ai choisi se trouvera sur l'avenue principale la Ringstrass.
Merci pour vos retours
Je souhaite organiser un séjour surprise en amoureux à Vienne début Octobre. Je souhaite donc avoir vos avis : les endroits incontestables à visiter, les restos sympas à faire ... est-ce plus avantageux d'acheter le pass city vienne et transports ? Sachant que l'hôtel que j'ai choisi se trouvera sur l'avenue principale la Ringstrass.
Merci pour vos retours
Itinéraire en Croatie avec 2 jeunes enfants en été English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisageons de partir en Croatie avec nos deux enfants de 2 ans et demi et 5 ans et demi.
Nous partons du Nord-Est donc avons prévu de faire des étapes. Et tant qu'à faire, on pensait partir par l'Italie et revenir par l'Allemagne afin de faire une belle boucle.
De plus, nous adorons les parcs d'attractions, ce qui explique nos 2 étapes.
Voilà ce qu'on a prévu :
J1 : Route jusqu'au Lac de Garde J2 : Gardaland J3 : Visite lac de Garde ou Vérone J4 : Route jusqu'à Rovinj J5 :Rovinj J6 : Rovinj J7 : Rovinj J8 : Ile de Krk J9 : Ile de Krk J10 : Zadar J11 : Zadar J12 : Zadar J13 : Zadar - Route vers Plitvice J14 : Plitvice J15 : Route vers Allemagne J16 : Legoland J17 : Retour maison 😮
L'objectif est de ne pas passer nos journées sur la route... Donc c'est pour ça que je ne veux pas aller plus au sud que Zadar. J'ai cru comprendre que Zadar restait central donc permettait de faire pas mal de chose à la journée (île de Pag, autre ?).
On adore les balades, mais l'objectif est de passer de bons moments en famille, se baigner et voir de jolies choses...
Cela vous paraît cohérent ? Quels sont les immanquables avec des enfants de ces âges ?
Merci beaucoup !
Nous envisageons de partir en Croatie avec nos deux enfants de 2 ans et demi et 5 ans et demi.
Nous partons du Nord-Est donc avons prévu de faire des étapes. Et tant qu'à faire, on pensait partir par l'Italie et revenir par l'Allemagne afin de faire une belle boucle.
De plus, nous adorons les parcs d'attractions, ce qui explique nos 2 étapes.
Voilà ce qu'on a prévu :
J1 : Route jusqu'au Lac de Garde J2 : Gardaland J3 : Visite lac de Garde ou Vérone J4 : Route jusqu'à Rovinj J5 :Rovinj J6 : Rovinj J7 : Rovinj J8 : Ile de Krk J9 : Ile de Krk J10 : Zadar J11 : Zadar J12 : Zadar J13 : Zadar - Route vers Plitvice J14 : Plitvice J15 : Route vers Allemagne J16 : Legoland J17 : Retour maison 😮
L'objectif est de ne pas passer nos journées sur la route... Donc c'est pour ça que je ne veux pas aller plus au sud que Zadar. J'ai cru comprendre que Zadar restait central donc permettait de faire pas mal de chose à la journée (île de Pag, autre ?).
On adore les balades, mais l'objectif est de passer de bons moments en famille, se baigner et voir de jolies choses...
Cela vous paraît cohérent ? Quels sont les immanquables avec des enfants de ces âges ?
Merci beaucoup !
Itinéraire de 3 semaines Gaspésie - Saguenay - Charlevoix English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars 3 semaines avec une amie du 16 septembre au 6 octobre. Nous avons prévu de louer une voiture et de faire le circuit ci-dessous. Je me suis pas mal inspirée des différentes conversations sur le forum pour améliorer mon itinéraire selon les conseils donnés. Je voudrais bien tout de même votre avis :)
J1 : arrivée Montreal 11h -> Quebec J2 : Quebec J3 : Quebec J4 : Quebec -> kamouraska -> Parc du Bic ? -> Rimouski J5 : Rimouski -> Baie des chaleurs -> Shigawake J6 : Shigawake -> Percé -> Ile bonaventure J7 : Percé -> Gaspé -> Parc du Forillon J8 : Parc du forillon J9 : Parc du forillon -> sainte anne des monts J10 : Parc de la gaspésie J11 : Parc de la gaspésie -> sainte félicité J12 : Matane - baie comeau (traversier) -> tadoussac J13 : Tadoussac (baleines) -> Fjord Saguenay J14 : Saguenay -> Parc National des Grands Jardin J15 : Parc des Hautes Gorges J16 : Iles aux coudres J17 : Baie saint paul -> Sept Chutes + Chutes Montmorency -> Montreal J18 : Montreal J19 : Montreal J20 : Montreal J21 : Montreal -> aeroport à 15h
Je fais le circuit dans ce sens afin de faire la Gaspésie au plus tôt et garder les belles couleurs automnales vers Charlevoix. Je souhaitais initialement passer par Le lac Saint-jean et le Zoo Saint-Félicien mais je doute avoir assez de temps pour faire ce détour supplémentaire a moins d'enlever une étape.
Merci d'avance pour vos retours :)
Stéphanie
Je pars 3 semaines avec une amie du 16 septembre au 6 octobre. Nous avons prévu de louer une voiture et de faire le circuit ci-dessous. Je me suis pas mal inspirée des différentes conversations sur le forum pour améliorer mon itinéraire selon les conseils donnés. Je voudrais bien tout de même votre avis :)
J1 : arrivée Montreal 11h -> Quebec J2 : Quebec J3 : Quebec J4 : Quebec -> kamouraska -> Parc du Bic ? -> Rimouski J5 : Rimouski -> Baie des chaleurs -> Shigawake J6 : Shigawake -> Percé -> Ile bonaventure J7 : Percé -> Gaspé -> Parc du Forillon J8 : Parc du forillon J9 : Parc du forillon -> sainte anne des monts J10 : Parc de la gaspésie J11 : Parc de la gaspésie -> sainte félicité J12 : Matane - baie comeau (traversier) -> tadoussac J13 : Tadoussac (baleines) -> Fjord Saguenay J14 : Saguenay -> Parc National des Grands Jardin J15 : Parc des Hautes Gorges J16 : Iles aux coudres J17 : Baie saint paul -> Sept Chutes + Chutes Montmorency -> Montreal J18 : Montreal J19 : Montreal J20 : Montreal J21 : Montreal -> aeroport à 15h
Je fais le circuit dans ce sens afin de faire la Gaspésie au plus tôt et garder les belles couleurs automnales vers Charlevoix. Je souhaitais initialement passer par Le lac Saint-jean et le Zoo Saint-Félicien mais je doute avoir assez de temps pour faire ce détour supplémentaire a moins d'enlever une étape.
Merci d'avance pour vos retours :)
Stéphanie
Premier voyage au Canada, 15 jours en régions du Québec English translation pending
Bonjour je prépare mon premier voyage au Canada août 2019, voici notre parcours pour l instant pourriez-vous svp dire ce que vous en pensez merci. Nous partons à 8 personnes , 4 adultes et 4 enfants de 7 à 13 ans pour 15 jours régions de Québec
Jour 1 Montréal installation
Jour 2 visite Montréal
Jour3 visite Montréal et départ en voiture le soir pour aller dormir à côté du parc de la mauricie côté saint Mathieu du parc sûrement
Jour4 parc de la mauricie, rando chute waber
Jour 5 route promenade du parc mauricie et le soir départ pour Chambord
Jour 6 zoo St feliciens et chute de l ours
Jour7 chute de l ours, chicoutimi
Jour 8 fjords du saguenay côté saint rose du Nord et jusque grande bergeronne
Jour 9 tadoussac et baie sainte Catherine
Jour 10 baie sainte Catherine fjord l autre côté jusque baie éternité demi tour jusque saint simeon
Jour11 baie saint Paul, les éboulements, Saint Irènée, la malbaie, quebec
Jour 12 Québec
Jour 13 Québec
Jour 14 Montréal retour
Merci à vous bonne journée
Bateaux-mouche / Musée Grévin / tour Eiffel (avec enfants) English translation pending
Bonjour,
Nous passerons 3 jours à Paris début Mai avec nos 2 enfants de 8 et 10 ans et nous avons prévu entre autres de voir les lieux suivants :
Tour Eiffel : Nous pensons monter jusqu'au 2eme étage à pieds. J'y suis allé il y a pas mal d'années, cela vous semble t-il faisable facilement avec des enfants ? Avez vous des tuyaux à nous donner, à quelle heure y aller, où faire la queue... afin de gagner du temps
Musée Grévin : Nous hésitons encore car c'est assez cher mais nous pensons que ça pourrait quand même plaire aux enfants. Quel est votre avis sur ce musée ?
Bateaux mouche : Nous souhaitons faire aussi une balade sur la Seine. Il y a les bateaux mouches mais aussi d'autres compagnies, avez vous des préférences ? A quel moment y aller ? où prendre le bateau ?
Si vous avez d'autres idées sur ce qu'il y a à voir, nous sommes preneurs (nous pensons aussi au Sacré Coeur / Montmartre, Notre Dame, Arc de Triomphe, les Champs...)
Merci à vous. Olivier
Nous passerons 3 jours à Paris début Mai avec nos 2 enfants de 8 et 10 ans et nous avons prévu entre autres de voir les lieux suivants :
Tour Eiffel : Nous pensons monter jusqu'au 2eme étage à pieds. J'y suis allé il y a pas mal d'années, cela vous semble t-il faisable facilement avec des enfants ? Avez vous des tuyaux à nous donner, à quelle heure y aller, où faire la queue... afin de gagner du temps
Musée Grévin : Nous hésitons encore car c'est assez cher mais nous pensons que ça pourrait quand même plaire aux enfants. Quel est votre avis sur ce musée ?
Bateaux mouche : Nous souhaitons faire aussi une balade sur la Seine. Il y a les bateaux mouches mais aussi d'autres compagnies, avez vous des préférences ? A quel moment y aller ? où prendre le bateau ?
Si vous avez d'autres idées sur ce qu'il y a à voir, nous sommes preneurs (nous pensons aussi au Sacré Coeur / Montmartre, Notre Dame, Arc de Triomphe, les Champs...)
Merci à vous. Olivier
San Francisco + alentours English translation pending
Bonjour à tous,
En juin, on part 1 semaine à San francisco. On arrive le 9 juin à 15h30 et on repart le dimanche 17 à 17h30.
Les premiers jours on reste sur san francisco pour une conférence. Mais le jeudi après midi ca sera fini et on compte louer une voiture pour se balader. On pense surtout visiter le Yosemite.
Il nous reste 3 nuits a booker jeudi, vendredi, samedi.
J'aimerais avoir vos avis sur le meilleur choix
Jeudi apres midi : passer le golden gate, visiter muir wood, sausalito et dormir par là ou partir deja vers le yosemite ?
vendredi- samedi yosemite.
revenir le dimanche. Ou risque de fort bouchons le dimanche et revenir plus tôt ?
Pour le logement au yosemite j ai pensé au Half dome village.
Après la tioga road sera surement fermée, si j ai bien compris , la route la mieux pour y aller c est par mariposa-> el portal ? et au retour par Priest ( 120 ) ou vice versa ?
Ou si vous avez d autres idées. Merci pour votre aide.
Ou si vous avez d autres idées. Merci pour votre aide.
Réservation Elephant Nature Park à Chiang Mai English translation pending
Bonjour,
Cet été, nous partons 1 mois en Thaïlande avec notre fille de 11 ans. Nous passerons par Chiang mai fin juillet et nous aurions voulu passer une journée au Elephant Nature Park. Pensez-vous qu'a cette période de l'année (basse saison) nous aurions meilleure temps de réserver maintenant ou de le faire une fois sur place suffit?
Je vous remercie pour vos réponses
Je vous remercie pour vos réponses
Itinéraire 20 jours en Malaisie avec enfant de 5 ans English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement en train de préparer un voyage en Malaisie de 20 jours avec ma compagne et ma fille de 5 ans. En lisant plusieurs conseils sur ce site, j'ai décidé de partir sur un premier jet de destinations, mais il va falloir trancher sur certaines étapes afin que ça ne soit pas la course. On aimerait mixer ville et plages, être à la cool et ne pas trop courir:
- arrivée à KL: 2 ou 3 jours d'acclimatation (Batu Caves peut-être à éviter?) - Cameron Highlands - Penang/Georgetown et autour - Iles Perhentians Tioman ou Kapas? Sachant qu'on n'aime pas les lieux trop touristiques (on avait pas aimé Koh Tao en Thailande, alors que Koh Phangan était beaucoup mieux) - Kuala Tahan - Melacca - Singapour - départ KL
Que me conseillerez vous? Merci d'avance!
Je suis actuellement en train de préparer un voyage en Malaisie de 20 jours avec ma compagne et ma fille de 5 ans. En lisant plusieurs conseils sur ce site, j'ai décidé de partir sur un premier jet de destinations, mais il va falloir trancher sur certaines étapes afin que ça ne soit pas la course. On aimerait mixer ville et plages, être à la cool et ne pas trop courir:
- arrivée à KL: 2 ou 3 jours d'acclimatation (Batu Caves peut-être à éviter?) - Cameron Highlands - Penang/Georgetown et autour - Iles Perhentians Tioman ou Kapas? Sachant qu'on n'aime pas les lieux trop touristiques (on avait pas aimé Koh Tao en Thailande, alors que Koh Phangan était beaucoup mieux) - Kuala Tahan - Melacca - Singapour - départ KL
Que me conseillerez vous? Merci d'avance!
17 jours fin août avec deux enfants Tokyo / Alpes / Kyoto English translation pending
Hello la compagnie,
plus de 10 ans après mon premier voyage au Japon avec une copine qui est maintenant la mère de mes enfants, on a réussi à choper des billets pas cher pour notre traditionnel voyage de fin d'été.
Je suis allé seul plusieurs fois déjà au Japon pour des raisons pros/persos et c'est la première fois depuis tout ce temps que je ramène Madame et la première fois aussi pour les enfants, surexcités (car fan du Japon et de Totoro notamment). Ils ont 4 et 9 ans.
Après cette introduction plutôt longue, voilà en gros l'itinéraire que j'avais prévu.
Bon, à savoir également, après de nombreux arbitrages financiers, je pense qu'on va choisir la location de voiture après la visite de Tokyo plutot que le JR pass : rouler à travers champs avec un pot de yaourt est de plus une envie pperso qui date.
L'itinréraire
13. Tokyo 14. Tokyo (avec Harajuku 'videmment pour un dimanche) 15. Tokyo 16. Mitaka 17. Tama Zoo puis Hachioji et location voiture : route vers Matsumoto 18. Visite du chateau et de la ville et route vers Takayama 19. Visite d'Ainokura/Shirakawago 20. Visite de Fukui 21. Tsuruga (Suishohama) 22. Kyoto : A priori on va laisser la voiture à l'hotel/guesthouse/airbnb et on prendra le bus 23. Kyoto 24. Kyoto 25. Kyoto 26. Gifu (pêche cormoran) 27. Nakastugawa (magome) 28. Tokyo puis narita
La question, ou plutôt le doute, c'est : est ec que je laisse tomber Kyoto et je me concentre sur les Alpes japonaises et la côte nord ? Ou je laisse tomber Mastumoto ?
Bref je pense que ça mérite un peu de "fine tuning"
Merci de votre aide !
Après cette introduction plutôt longue, voilà en gros l'itinéraire que j'avais prévu.
Bon, à savoir également, après de nombreux arbitrages financiers, je pense qu'on va choisir la location de voiture après la visite de Tokyo plutot que le JR pass : rouler à travers champs avec un pot de yaourt est de plus une envie pperso qui date.
L'itinréraire
13. Tokyo 14. Tokyo (avec Harajuku 'videmment pour un dimanche) 15. Tokyo 16. Mitaka 17. Tama Zoo puis Hachioji et location voiture : route vers Matsumoto 18. Visite du chateau et de la ville et route vers Takayama 19. Visite d'Ainokura/Shirakawago 20. Visite de Fukui 21. Tsuruga (Suishohama) 22. Kyoto : A priori on va laisser la voiture à l'hotel/guesthouse/airbnb et on prendra le bus 23. Kyoto 24. Kyoto 25. Kyoto 26. Gifu (pêche cormoran) 27. Nakastugawa (magome) 28. Tokyo puis narita
La question, ou plutôt le doute, c'est : est ec que je laisse tomber Kyoto et je me concentre sur les Alpes japonaises et la côte nord ? Ou je laisse tomber Mastumoto ?
Bref je pense que ça mérite un peu de "fine tuning"
Merci de votre aide !
Niagara - Toronto - Ottawa, avec enfant English translation pending
Bonjour 🙂
j'aurais besoin de vos opinions sur ma planification de voyage
petite presentation personnel: Jeune maman de 28 ans Canadienne du Quebec en voyage avec un ami qui vien de Frace et ma fille de 7 ans deja passionner de voyage et de toute sortes de sensations Nous allons prendre ma voiture et le metro dans Toronto .
Mon séjour :
jour 1 (Niagara)
Depart de montreal le 26 juin au matin maximum 7h
arriver vers 16-17h a Niagara ( j'ai mis 10h avec arret pipi et repas )
souper au rain forest café
promenade sur clifton hill pour la vue du soir
retour a lhotel (travelodge hotel by the falls 180 $/2nuits)
jour 2 (Niagara)
Marineland (meme si on ma dis que s'etais pas super mais nous on trip dauphins/baleines (on ma conseiller 4-5h de visite )
promenade aux chutes
jour 3 (Niagara/Toronto)
birds kingdhom ou le conservatoire de papillon (indecis) (Lequel es le mieux ?)
depart vers Toronto en apres-midi
diner a l'hotel (studio avec cuisinette au Liberty suites hotels , pour economiser quelques restos)
depart de l'hotel en metro vers l'aquarium Ripleys Tour CN pour la vue du soir (on me l'a conseiller )
Jour 4 (Toronto)
visite a pieds du st-Lawrence market , chinatown , young dudas et le casa loma (de l'exterieur seulement car on me l'a deconseiller avec ma fille de 7 ans car trop long pour eux .
retour a l'hotel tot pour reprendre des forces
Jour 5 (toronto)
zoo
Jour 6 (Toronto )
royal museum ontario
promenade au iles de Toronto et si la temperature le permet baignade a la plage
Jour 7 (Toronto)
Canada Wonderland (1 jour ou 2 ? )
Jour 8 (Toronto )
Canada Wonderland encore
ou départ .....
jour 9 (ottawa)
arriver a ottawa vers 13h
visite du musee de la civilisation
jour 10
calypso
chemin du retour vers Montreal
Voici ma liste de questions :
combien en cout l'essence aller retour selon vous ?
birds kingdhom ou le conservatoire des papillons en liberter (Niagara)?
1 jours ou 2 a Canada Wonderland ?
combien de temps allouer pour chaque visite environ (zoo , aquarium , musee royal , mariMontrea
itineraire realisable ?
es ce qu'il y a possibilités de reduire en journée a Toronto? exemple si j'enleve la journee iles ?
Merci beaucoup
j'aurais besoin de vos opinions sur ma planification de voyage
petite presentation personnel: Jeune maman de 28 ans Canadienne du Quebec en voyage avec un ami qui vien de Frace et ma fille de 7 ans deja passionner de voyage et de toute sortes de sensations Nous allons prendre ma voiture et le metro dans Toronto .
Mon séjour :
jour 1 (Niagara)
Depart de montreal le 26 juin au matin maximum 7h
arriver vers 16-17h a Niagara ( j'ai mis 10h avec arret pipi et repas )
souper au rain forest café
promenade sur clifton hill pour la vue du soir
retour a lhotel (travelodge hotel by the falls 180 $/2nuits)
jour 2 (Niagara)
Marineland (meme si on ma dis que s'etais pas super mais nous on trip dauphins/baleines (on ma conseiller 4-5h de visite )
promenade aux chutes
jour 3 (Niagara/Toronto)
birds kingdhom ou le conservatoire de papillon (indecis) (Lequel es le mieux ?)
depart vers Toronto en apres-midi
diner a l'hotel (studio avec cuisinette au Liberty suites hotels , pour economiser quelques restos)
depart de l'hotel en metro vers l'aquarium Ripleys Tour CN pour la vue du soir (on me l'a conseiller )
Jour 4 (Toronto)
visite a pieds du st-Lawrence market , chinatown , young dudas et le casa loma (de l'exterieur seulement car on me l'a deconseiller avec ma fille de 7 ans car trop long pour eux .
retour a l'hotel tot pour reprendre des forces
Jour 5 (toronto)
zoo
Jour 6 (Toronto )
royal museum ontario
promenade au iles de Toronto et si la temperature le permet baignade a la plage
Jour 7 (Toronto)
Canada Wonderland (1 jour ou 2 ? )
Jour 8 (Toronto )
Canada Wonderland encore
ou départ .....
jour 9 (ottawa)
arriver a ottawa vers 13h
visite du musee de la civilisation
jour 10
calypso
chemin du retour vers Montreal
Voici ma liste de questions :
combien en cout l'essence aller retour selon vous ?
birds kingdhom ou le conservatoire des papillons en liberter (Niagara)?
1 jours ou 2 a Canada Wonderland ?
combien de temps allouer pour chaque visite environ (zoo , aquarium , musee royal , mariMontrea
itineraire realisable ?
es ce qu'il y a possibilités de reduire en journée a Toronto? exemple si j'enleve la journee iles ?
Merci beaucoup