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Partir travailler dans un pub en Angleterre English translation pending
Bonjour (Bonsoir) à la communauté.
Voila, j'ai 21 ans, et originaire du pas-de-calais. Je souhaiterai partir travailler en Angleterre dans un pub (Je suis titulaire d'un B.E.P hotellerie-restauration et un B.E.P patisserie ainsi qu'un B.P.J.E.P.S loisirs tous publics Option Interculturel). Ayant un anglais plutôt moyen/correct ( assez mitigé je sais, je ne sais pas comment évaluer mon niveau =) ) , Je ne connais pas trop les surprises qui m'arriveront sur le terrain.
Je me suis interressé à leur façon de vivre, au cout de la vie, aux choses qui choquent et qui ne choquent pas, leurs cultures etc., mais sans cesse, des questions me viennent à l'esprit:
- Est-il préférable de partir, de rester un mois ou plus dans une auberge de jeunesse ( J'économise pour =) ) et de faire du porte à porte pour trouver dans ce milieu ou est ce mieux de passer par une agence ?
- Dans le cas où je trouverai un travail, est ce qu'il faut que je donne un RIB de ma banque qui est francaise, ou dois je ouvrir un compte en angleterre ? ( Bien que j'ai une mastercard et qu'il y ai des banques internationales, on ne sait jamais )
- Est-il plus judicieux d'y aller en voiture, ou je saute dans le premier train ? ( Dans ce cas la, j'arrete mon assurance ! ^^)
- Je ne souhaite pas travailler dans le centre de londres, non, je n'ai pas que cette ville la en tête, mais est-ce plus ou moins contraignant de travailler en provinces ?
Je ne souhaite pas me faire de l'argent, Juste avoir un job pour me payer un toit un lit une douche, ( Parfois les patrons des pubs on un logement a proposé mais je ne me fie pas qu'a cette première idée, loin de là ) et ainsi m'intergrer dans un autre mode de vie qui m'attire mais aussi perfectionner mon anglais, pendant quelques temps et pourquoi pas y rester si cela me convient.
Pourriez-vous m'éclaircir sur ces sujets ? Je vous en remercie d'avance.
(PS : Je suis trés serieux et trés motivé par le fait de partir )
Voila, j'ai 21 ans, et originaire du pas-de-calais. Je souhaiterai partir travailler en Angleterre dans un pub (Je suis titulaire d'un B.E.P hotellerie-restauration et un B.E.P patisserie ainsi qu'un B.P.J.E.P.S loisirs tous publics Option Interculturel). Ayant un anglais plutôt moyen/correct ( assez mitigé je sais, je ne sais pas comment évaluer mon niveau =) ) , Je ne connais pas trop les surprises qui m'arriveront sur le terrain.
Je me suis interressé à leur façon de vivre, au cout de la vie, aux choses qui choquent et qui ne choquent pas, leurs cultures etc., mais sans cesse, des questions me viennent à l'esprit:
- Est-il préférable de partir, de rester un mois ou plus dans une auberge de jeunesse ( J'économise pour =) ) et de faire du porte à porte pour trouver dans ce milieu ou est ce mieux de passer par une agence ?
- Dans le cas où je trouverai un travail, est ce qu'il faut que je donne un RIB de ma banque qui est francaise, ou dois je ouvrir un compte en angleterre ? ( Bien que j'ai une mastercard et qu'il y ai des banques internationales, on ne sait jamais )
- Est-il plus judicieux d'y aller en voiture, ou je saute dans le premier train ? ( Dans ce cas la, j'arrete mon assurance ! ^^)
- Je ne souhaite pas travailler dans le centre de londres, non, je n'ai pas que cette ville la en tête, mais est-ce plus ou moins contraignant de travailler en provinces ?
Je ne souhaite pas me faire de l'argent, Juste avoir un job pour me payer un toit un lit une douche, ( Parfois les patrons des pubs on un logement a proposé mais je ne me fie pas qu'a cette première idée, loin de là ) et ainsi m'intergrer dans un autre mode de vie qui m'attire mais aussi perfectionner mon anglais, pendant quelques temps et pourquoi pas y rester si cela me convient.
Pourriez-vous m'éclaircir sur ces sujets ? Je vous en remercie d'avance.
(PS : Je suis trés serieux et trés motivé par le fait de partir )
Troubles en Thaïlande? (février 2011) English translation pending
Bonjour , des "connaissances " apprenant que j'allais bientôt en Thailande , m'ont parler de troubles pressent actuellement sur place (d'après ces personnes , soulèvement façon Tunisie , Egypte etc etc )
En cherchant un peu sur le net (vite fait j'avoue) , j'ai vu que des tensions reprenaient entre les thais et le Cambodge a Preah Vihear , mais rien de bien nouveau j'ai envie de dire, cela fait qques années maintenant que c'est relativement tendu la bas avec des périodes calme d'autre moins ...
A priori , en ce moment c'est beaucoup moins calme , avec des morts de chaque coté malheureusement ....
Question , pour la thailande , existe il un nouveau mouvement de chemise opposante ? Le peuple se lève t'il ? Les personnes sur place peuvent il me dire si l'épisode actuel de Preah Vihear est plus tendu que d'habitude (fermeture de frontière poipet ou autre , risque de conflit a plus grande échelle (guerre ouverte entre les deux pays ??))
Merci a vous
Question , pour la thailande , existe il un nouveau mouvement de chemise opposante ? Le peuple se lève t'il ? Les personnes sur place peuvent il me dire si l'épisode actuel de Preah Vihear est plus tendu que d'habitude (fermeture de frontière poipet ou autre , risque de conflit a plus grande échelle (guerre ouverte entre les deux pays ??))
Merci a vous
Vols pour le Népal en décembre 2011 English translation pending
Namasté à tout le monde.
Mon projet est de passer les vacances scolaires de Noël 2011 au Népal et de réaliser le trek de Poon-Hill. Ma question porte sur les billets d'avion qui peuvent déjà être achetés via internet. Faut-il prendre le billet dès maintenant (prix entre 874 et 950 euros assurance et frais de dossier inclus) depuis Genève ou Lyon ou faut-il (peut-on) encore attendre ? Les prix ne risquent-ils pas de monter après ? J'ai entendu dire que plus tôt on prenait son billet, moins on le payait cher. Qu'en pensez-vous ??
Merci des futures réponses.
Mon projet est de passer les vacances scolaires de Noël 2011 au Népal et de réaliser le trek de Poon-Hill. Ma question porte sur les billets d'avion qui peuvent déjà être achetés via internet. Faut-il prendre le billet dès maintenant (prix entre 874 et 950 euros assurance et frais de dossier inclus) depuis Genève ou Lyon ou faut-il (peut-on) encore attendre ? Les prix ne risquent-ils pas de monter après ? J'ai entendu dire que plus tôt on prenait son billet, moins on le payait cher. Qu'en pensez-vous ??
Merci des futures réponses.
Itinéraire d'un an en Australie? English translation pending
Bonjour !
Je pars en Australie pour 1 an, j'ai un working holiday visa (départ prévu en juin). J'aurais besoin de conseils pour m'aider à mettre en place un itinéraire, c'est un vrai casse-tête please HELP ME !! Je compte passer l'été au Sud et l'hiver au Nord, je ne vais pas tout planifier mais j'aimerais avoir déterminé les grosses lignes avant mon départ (sachant que j'aurai certainement des changements non ? ). Je veux profiter un max et ne pas rater des coins parce que je me suis attardée à droite à gauche. Je compte bouger en van là bas. Je suis également intéressée par tout témoignage sur l'Australie, je suis passionnée par les récits des gens :-)
Merci beaucoup !!
Je pars en Australie pour 1 an, j'ai un working holiday visa (départ prévu en juin). J'aurais besoin de conseils pour m'aider à mettre en place un itinéraire, c'est un vrai casse-tête please HELP ME !! Je compte passer l'été au Sud et l'hiver au Nord, je ne vais pas tout planifier mais j'aimerais avoir déterminé les grosses lignes avant mon départ (sachant que j'aurai certainement des changements non ? ). Je veux profiter un max et ne pas rater des coins parce que je me suis attardée à droite à gauche. Je compte bouger en van là bas. Je suis également intéressée par tout témoignage sur l'Australie, je suis passionnée par les récits des gens :-)
Merci beaucoup !!
Croisière en Méditerranée Costa ou MSC? English translation pending
Bonjour je suis passée aujourd'hui à l'agence de voyage pour le choix d'une croisière. Deux suggestions: le MSC Splendida au départ de Barcelone le 16 septembre 2011 ou le Costa Concordia au départ de Rome (Civitavecchia) le 18 septembre 2011.
Dans les deux cas, je voudrais passer avec mon conjoint deux jours dans la ville du port de départ avant le début de la croisière. Pour Barcelone, on m'a suggéré l'hôtel "Petit palace opéra garden"; pour Rome l'hôtel "Camélia".
J'attends vos suggestions et/ou commentaires.
Ray (Québec)
Dans les deux cas, je voudrais passer avec mon conjoint deux jours dans la ville du port de départ avant le début de la croisière. Pour Barcelone, on m'a suggéré l'hôtel "Petit palace opéra garden"; pour Rome l'hôtel "Camélia".
J'attends vos suggestions et/ou commentaires.
Ray (Québec)
Le tourisme saharien en Algérie, où va-t-il? English translation pending
Voilà, une nouvelle qui devrait porter un coup de grâce au tourisme saharien en Algérie !
Une touriste italienne vient d'être enlevée dans le Tadrart (Djanet) par un groupe d'hommes armés, et ils seraient déjà au Niger !
La population locale de Djanet et de Tamanrasset qui vit du tourisme est très touchée par ce qui se passe !
LILI
Une touriste italienne vient d'être enlevée dans le Tadrart (Djanet) par un groupe d'hommes armés, et ils seraient déjà au Niger !
La population locale de Djanet et de Tamanrasset qui vit du tourisme est très touchée par ce qui se passe !
LILI
Voyage de noce mi-octobre 2011 au Japon: qu'en pensez-vous? English translation pending
Bonjour à tous,
On a décidé de partir au Japon pour notre voyage de noce. Cela sera notre premier voyage la bas. Je n'ai pas une grande connaissance de ce pays et je voudrai connaître votre avis sur le voyage qu'on compte faire. 15 octobre : Départ de Paris. 16 octobre : Arrivée à Tokyo. Nuit à Tokyo 17 octobre : Journée à Tokyo. Nuit à Tokyo 18 octobre : Journée à Nikko. Nuit à Tokyo
19 octobre : Départ pour Takayama. Visite de la ville. Nuit à Takayama
20 octobre : Visite de Shirakawa-go et Kanazawa. Nuit à Kanazawa.
21 octobre : Visite de Kanazawa et départ pour Kyoto. Nuit à Kyoto.
22 octobre : Visite de Kyoto. Nuit à Kyoto.
23 octobre : Visite de Kyoto. Nuit à Kyoto.
24 octobre : Journée à Nara. Nuit à Kyoto.
25 octobre : Départ pour Miyajima. Visite de l’île. Nuit en ryokan.
26 octobre : Visite d'Hiroshima, direction Osaka. Nuit à Osaka.
27 octobre : Visite du Mont Koya nuit la bas dans un monastère bouddhiste.
28 octobre : Osaka. Nuit à Osaka.
29 octobre : Départ de l’aéroport d’Osaka pour Paris
Qu'en pensez vous? Je sais que ça fait beaucoup de choses pour 2 semaines. Est ce que vous enleveriez des étapes pour rester plus longtemps dans d'autres? Merci pour vos réponses.
Ludo
On a décidé de partir au Japon pour notre voyage de noce. Cela sera notre premier voyage la bas. Je n'ai pas une grande connaissance de ce pays et je voudrai connaître votre avis sur le voyage qu'on compte faire. 15 octobre : Départ de Paris. 16 octobre : Arrivée à Tokyo. Nuit à Tokyo 17 octobre : Journée à Tokyo. Nuit à Tokyo 18 octobre : Journée à Nikko. Nuit à Tokyo
19 octobre : Départ pour Takayama. Visite de la ville. Nuit à Takayama
20 octobre : Visite de Shirakawa-go et Kanazawa. Nuit à Kanazawa.
21 octobre : Visite de Kanazawa et départ pour Kyoto. Nuit à Kyoto.
22 octobre : Visite de Kyoto. Nuit à Kyoto.
23 octobre : Visite de Kyoto. Nuit à Kyoto.
24 octobre : Journée à Nara. Nuit à Kyoto.
25 octobre : Départ pour Miyajima. Visite de l’île. Nuit en ryokan.
26 octobre : Visite d'Hiroshima, direction Osaka. Nuit à Osaka.
27 octobre : Visite du Mont Koya nuit la bas dans un monastère bouddhiste.
28 octobre : Osaka. Nuit à Osaka.
29 octobre : Départ de l’aéroport d’Osaka pour Paris
Qu'en pensez vous? Je sais que ça fait beaucoup de choses pour 2 semaines. Est ce que vous enleveriez des étapes pour rester plus longtemps dans d'autres? Merci pour vos réponses.
Ludo
Quinze jours en Thaïlande avec des enfants de 7 et 9 ans English translation pending
Bonjour!
Nous partons dans deux semaines en Thailande avec nos enfants de 7 et 9 ans (ils sont habitués aux voyages et décalages horaires). Nous voulons voir le maximum en 15 jours sans perdre beaucoup de temps dans les déplacements. On a une petite idée des endroits à visiter: Ayuthaya, le marché flotant, la rivière Kwai, Khao Yai (avec green leaf??), Khao Sok, Baie de Phang Nga, Kho Phi Phi et mon mari voudrais aussi faire les îles Similian. Au debut j'avais pensée au nord Chiang mai et le triangle d'or, mais les distances à parcourir sont enormes et nous n'aurons pas le temps (peut-être pour un prochain voyage). Vous pensez que c'est faisable? Pour les deplacements train? Bus?. Pour le marché flotant et la rivière Kwai est-ce que ça vaut le déplacement? la méteo à cette saison?
Merci de vos conseils! Gloria 🙂
Nous partons dans deux semaines en Thailande avec nos enfants de 7 et 9 ans (ils sont habitués aux voyages et décalages horaires). Nous voulons voir le maximum en 15 jours sans perdre beaucoup de temps dans les déplacements. On a une petite idée des endroits à visiter: Ayuthaya, le marché flotant, la rivière Kwai, Khao Yai (avec green leaf??), Khao Sok, Baie de Phang Nga, Kho Phi Phi et mon mari voudrais aussi faire les îles Similian. Au debut j'avais pensée au nord Chiang mai et le triangle d'or, mais les distances à parcourir sont enormes et nous n'aurons pas le temps (peut-être pour un prochain voyage). Vous pensez que c'est faisable? Pour les deplacements train? Bus?. Pour le marché flotant et la rivière Kwai est-ce que ça vaut le déplacement? la méteo à cette saison?
Merci de vos conseils! Gloria 🙂
Passage de frontières Maroc-Sénégal-Mali? (convoi humanitaire) English translation pending
Bonjours a tous,
Je représente une association humanitaire française et j'aimerais avoir quelques renseignements pour passer les frontières ( Maroc, Sénégal, Mali ) avec un camion chargé d'affaires scolaires etc ...
- Y'a t'il des papiers administratif a avoir pour les affaires ou l'assos ? ( J'ai penser s'il était possible d'avoir un document de l'ambassade concerné, mais quel papier ? )
- Y'a t'il des frais douanier ou caution a laisser au passage frontière pour les affaires ? ( Si oui, a quel frontière et a quel prix ou sur quel site se renseigné ? )
- Quels sortent d'ennuis peu on rencontrait aux frontières ( or mis vidé son chargement ) quand on représente une assos ? ( pour les personnes ayant eu cette expérience ou assos )
- Avez vous des conseils particuliers sachant que je suis le président de l'assos or mis le faite de pas rouler de nuit, d'evité les zones a risque , d'avoir les papiers a son nom et d'avoir la patience pour les douaniers ?
Sa fait beaucoup de questions, mais vous repondez seulement a une question, c'est déja bien
Merci par avance, je précise juste que mon voyage est juste aprés la saison des pluies ( octobre 2011 ) Le site de mon assos est : www.comtoutlmonde.org
Cordialement
Je représente une association humanitaire française et j'aimerais avoir quelques renseignements pour passer les frontières ( Maroc, Sénégal, Mali ) avec un camion chargé d'affaires scolaires etc ...
- Y'a t'il des papiers administratif a avoir pour les affaires ou l'assos ? ( J'ai penser s'il était possible d'avoir un document de l'ambassade concerné, mais quel papier ? )
- Y'a t'il des frais douanier ou caution a laisser au passage frontière pour les affaires ? ( Si oui, a quel frontière et a quel prix ou sur quel site se renseigné ? )
- Quels sortent d'ennuis peu on rencontrait aux frontières ( or mis vidé son chargement ) quand on représente une assos ? ( pour les personnes ayant eu cette expérience ou assos )
- Avez vous des conseils particuliers sachant que je suis le président de l'assos or mis le faite de pas rouler de nuit, d'evité les zones a risque , d'avoir les papiers a son nom et d'avoir la patience pour les douaniers ?
Sa fait beaucoup de questions, mais vous repondez seulement a une question, c'est déja bien
Merci par avance, je précise juste que mon voyage est juste aprés la saison des pluies ( octobre 2011 ) Le site de mon assos est : www.comtoutlmonde.org
Cordialement
Un mois en Europe: art et architecture, est-ce assez? English translation pending
Ma femme et moi aimerions faire un voyage d'un mois en Europe en mai 2011. Nous aimerions recevoir des commentaires de tous car nous aimerions organiser nous-même notre voyage.
Principalement nous voudrions voir - Rome: 1ère fois nous voulons voir le Vatican et les principaux sites d'intérêts 3 - 4 jours; - Venise: 1ère fois nous voulons voir les sites principaux 3 - 4 jours; - Paris: + fois mais nous voulons y revoir tout et passer le + de jours que les autres endroits, disons 5 - 7 jours - Londres: 2è fois nous aimerions y passer 3 - 4 jours
Sommes-nous réalistes? Puisque notre voyage sera en mai nous pensions aller au Sud plus chaud pour débuter, donc Rome, ensuite Venise, puis Paris et Londres en fin mai, est-ce une bonne idée? Auriez-vous d'autres suggestions?
Auriez-vous des suggestions de petit apart avec cuisinette en lieu d'hôtels dans chacune des ces villes?
Merci de nous aider à mieux planifier notre voyage avec peu importe vos suggestions.
Yvon-Charles Beaudet
Principalement nous voudrions voir - Rome: 1ère fois nous voulons voir le Vatican et les principaux sites d'intérêts 3 - 4 jours; - Venise: 1ère fois nous voulons voir les sites principaux 3 - 4 jours; - Paris: + fois mais nous voulons y revoir tout et passer le + de jours que les autres endroits, disons 5 - 7 jours - Londres: 2è fois nous aimerions y passer 3 - 4 jours
Sommes-nous réalistes? Puisque notre voyage sera en mai nous pensions aller au Sud plus chaud pour débuter, donc Rome, ensuite Venise, puis Paris et Londres en fin mai, est-ce une bonne idée? Auriez-vous d'autres suggestions?
Auriez-vous des suggestions de petit apart avec cuisinette en lieu d'hôtels dans chacune des ces villes?
Merci de nous aider à mieux planifier notre voyage avec peu importe vos suggestions.
Yvon-Charles Beaudet
Avis sur itinéraire en Espagne? English translation pending
Voici notre itinéraire:
31 mars 2011 -depart de Quebec
1er avril arrivé à Alicante, Espagne
2-3 Alicante 4- voyage 1 jour pour Gibraltar 5-6 prendre le Ferry et traverser vers le Maroc 7 voyage Seville 8 Seville 9 voyage - Alicante 10 Alicante
11 depart pour le Quebec
- --
Questions:
1. Comme nous y allons sans hôtel... existe-t-il des (bed and breakfast) pas trop cher en suivant cette itinéraire ? 2. Devrions nous louer une voiture ou prendre le TGV ( train ) ?
3. L'essence et la nourriture...est-ce dispendieux ???
4. Es-ce une bonne idée de traverser au Maroc avec le Ferry à partir de Gibraltar ?
5. Si nous traversons à pied au Maroc avec le Ferry, pouvons nous laisser le véhicule du côté espagnol en toute sécurité ?
merci !
31 mars 2011 -depart de Quebec
1er avril arrivé à Alicante, Espagne
2-3 Alicante 4- voyage 1 jour pour Gibraltar 5-6 prendre le Ferry et traverser vers le Maroc 7 voyage Seville 8 Seville 9 voyage - Alicante 10 Alicante
11 depart pour le Quebec
- --
Questions:
1. Comme nous y allons sans hôtel... existe-t-il des (bed and breakfast) pas trop cher en suivant cette itinéraire ? 2. Devrions nous louer une voiture ou prendre le TGV ( train ) ?
3. L'essence et la nourriture...est-ce dispendieux ???
4. Es-ce une bonne idée de traverser au Maroc avec le Ferry à partir de Gibraltar ?
5. Si nous traversons à pied au Maroc avec le Ferry, pouvons nous laisser le véhicule du côté espagnol en toute sécurité ?
merci !
Où loger en Martinique pour le mois de mai? English translation pending
Bonjour,
J'ai réserve mon billet pour la Martinique pour le moi de mai, et maintenant j'en suis a la recherche d'une loc.
Le truc, c'est que j'en ait trouvé pas mal sur le net (dans mes prix cad 250€/300€ la semaine) mais un peu partout sur la martinique : Et la je dois faire un choix et comme j'ai aucune notion des distances/temps la bas, je m'en remet a ceux qui connaissent.
Pour vous aider en ordre de priorité:
J'ai l'intention de louer un véhicule Je veux faire de la chasse sous marine J'ai un pote sur Fort de France, on va surement se voir, donc un endroit ou jpeux pas exemple aller le soir de temps en temps, sortir a fort de france et revenir. Jveux pas aller sur Fort de France :p Je rando aussi pas mal
Voila le principal.
Ensuite j'ai trouvé differents appart/bungalow sur :
St Anne Les Anses d Arlets St Pierre La Trinité Riviere Salée.
Voila si qqun peut me donner certains conseils ou info sur quel endroit reservé, ca serait CoOoL :o)
Merci
J'ai réserve mon billet pour la Martinique pour le moi de mai, et maintenant j'en suis a la recherche d'une loc.
Le truc, c'est que j'en ait trouvé pas mal sur le net (dans mes prix cad 250€/300€ la semaine) mais un peu partout sur la martinique : Et la je dois faire un choix et comme j'ai aucune notion des distances/temps la bas, je m'en remet a ceux qui connaissent.
Pour vous aider en ordre de priorité:
J'ai l'intention de louer un véhicule Je veux faire de la chasse sous marine J'ai un pote sur Fort de France, on va surement se voir, donc un endroit ou jpeux pas exemple aller le soir de temps en temps, sortir a fort de france et revenir. Jveux pas aller sur Fort de France :p Je rando aussi pas mal
Voila le principal.
Ensuite j'ai trouvé differents appart/bungalow sur :
St Anne Les Anses d Arlets St Pierre La Trinité Riviere Salée.
Voila si qqun peut me donner certains conseils ou info sur quel endroit reservé, ca serait CoOoL :o)
Merci
Budget précis pour un circuit de quatorze jours au Sri Lanka étant deux personnes avec un guide francophone? English translation pending
Bonjour,
après avoir lu et relu tous mes messages du forum je n'arrive pas à me faire une idée précise du budget compte tenu également des augmentations récentes dont parlent certains membres.
Nous sommes un couple, comptons faire un circuit de 14 jours au mois d'aout 2011 assez classique avec le triangle culturel et la réserve de Yala entre autres. Nous désirons avoir un guide chauffeur francophone, des guest houses correctes en demi-pension, visites et entrées comprises.
Pouvez-vous nous indiquer une fourchette de prix (pour deux) ? Nous vous remercions d'avance pour vos réponses.
Itinéraire à Bali du 13 juillet au 2 août English translation pending
Bonjour à tous,
Je dois être la 250ème personne à poster un message pour avoir votre avis sur un itinéraire à Bali, mais malgré tous les messages déjà postés je ne parviens pas à me décider. J'espère que vous pourrez me donner un petit coup de main ou des conseils avisés.
Voici le programme: mon ami et moi seront à Bali du 13 Juillet 2011 au 02 Aout 2011. Ce passage d'environ 3 semaines sur l'île se fait au milieu de notre tour du monde, nous aurons déjà fait plusieurs grandes villes asiatiques (Tokyo, HK, BKK, Singapour) et cela avant d'attaquer 6 mois d'Australie. Voilà pour le contexte. Pour nous, Bali rime avec repos pour nous remettre des grandes villes asiatiques, randonnée, découverte de paysages magnifiques, rencontre avec les habitants. Nous ne sommes pas particulièrement friand de tout ce qui est archi touristique. Kuta par exemple, d'après ce que nous avons pu lire, n'est pas le coin qui nous attire le plus bien que je pense que cela est à faire.
Nous arriverons le 13 Juillet vers 21h. Du coup, je pensais qu'il serait assez intelligent de ne pas aller trop loin à cette heure ci, voilà le programme auquel j'ai pensé:
- S'installer à Sanur pour les 4 premiers jours afin de se remettre un peu de nos aventures, et de rayonner jusqu'à Tanah Lot, Jimbaran, Ulu Watu, Nusa Dua... bref, découvrir le sud de l'île. Nous voudrions aussi aller à Nusa lembogan, ce que j'ai pu lire semble très positif. Pensez vous qu'il faille passer une nuit sur place ou l'A/R dans la journée est faisable? Pour ce qui est de l'hébergement, j'ai lu pas mal d'avis positif sur le Flashbacks. Est ce une bonne idée (on a un tout petit budget, on ne cherche pas le luxe, juste de la propreté et un environnement agréable)
- Direction Ubud pour 5 jours pour rayonner aussi: découvrir Ubud et les patelins proches, balades dans les rizières et ailleurs, Yeh Gangga... nous souhaiterions aussi prendre un cours de cuisine. Le Bali Asli Lodge en propose apparemment, et l'hébergement à l'air plutôt sympa.
- Munduk pour 2 jours: visite du Pura Luhur Batukan, randonnées etc... Quelqu'un a peut être une idée d'hébergement là bas?
- Descente de la côte est en passant par Amed. Et là je me demande s'il est plus intéressant de s'arrêter à Amed ou Padangbai notamment pour aller jusqu'au Gunung Agung, visiter Semarapura, faire la Sidemen Road etc. ? J'ai du mal à me décider !!
- Enfin, passer une nuit et une journée à Kuta avant le départ pour voir ce que c'est et être assez proche de l'aéroport (nous décollons à 22h50!). Je suis également preneuse pour des adresses d'hébergement sympa peut être un peu éloignée de l'effervescence de Kuta?
Pour ce qui est des déplacements nous souhaitons louer un scooter dans les différentes villes pour "rayonner", sinon, se déplacer surement avec un chauffeur pour aller d'un point de chute à un autre.
Voilà le programme! Je prends toutes les informations qui pourront m'aider à améliorer notre programme. J'avoue que j'ai un peu de mal à me faire une idée des distances.
Merci d'avance pour les coups de pouce que vous pourrez nous donner! A bientot 🙂
Je dois être la 250ème personne à poster un message pour avoir votre avis sur un itinéraire à Bali, mais malgré tous les messages déjà postés je ne parviens pas à me décider. J'espère que vous pourrez me donner un petit coup de main ou des conseils avisés.
Voici le programme: mon ami et moi seront à Bali du 13 Juillet 2011 au 02 Aout 2011. Ce passage d'environ 3 semaines sur l'île se fait au milieu de notre tour du monde, nous aurons déjà fait plusieurs grandes villes asiatiques (Tokyo, HK, BKK, Singapour) et cela avant d'attaquer 6 mois d'Australie. Voilà pour le contexte. Pour nous, Bali rime avec repos pour nous remettre des grandes villes asiatiques, randonnée, découverte de paysages magnifiques, rencontre avec les habitants. Nous ne sommes pas particulièrement friand de tout ce qui est archi touristique. Kuta par exemple, d'après ce que nous avons pu lire, n'est pas le coin qui nous attire le plus bien que je pense que cela est à faire.
Nous arriverons le 13 Juillet vers 21h. Du coup, je pensais qu'il serait assez intelligent de ne pas aller trop loin à cette heure ci, voilà le programme auquel j'ai pensé:
- S'installer à Sanur pour les 4 premiers jours afin de se remettre un peu de nos aventures, et de rayonner jusqu'à Tanah Lot, Jimbaran, Ulu Watu, Nusa Dua... bref, découvrir le sud de l'île. Nous voudrions aussi aller à Nusa lembogan, ce que j'ai pu lire semble très positif. Pensez vous qu'il faille passer une nuit sur place ou l'A/R dans la journée est faisable? Pour ce qui est de l'hébergement, j'ai lu pas mal d'avis positif sur le Flashbacks. Est ce une bonne idée (on a un tout petit budget, on ne cherche pas le luxe, juste de la propreté et un environnement agréable)
- Direction Ubud pour 5 jours pour rayonner aussi: découvrir Ubud et les patelins proches, balades dans les rizières et ailleurs, Yeh Gangga... nous souhaiterions aussi prendre un cours de cuisine. Le Bali Asli Lodge en propose apparemment, et l'hébergement à l'air plutôt sympa.
- Munduk pour 2 jours: visite du Pura Luhur Batukan, randonnées etc... Quelqu'un a peut être une idée d'hébergement là bas?
- Descente de la côte est en passant par Amed. Et là je me demande s'il est plus intéressant de s'arrêter à Amed ou Padangbai notamment pour aller jusqu'au Gunung Agung, visiter Semarapura, faire la Sidemen Road etc. ? J'ai du mal à me décider !!
- Enfin, passer une nuit et une journée à Kuta avant le départ pour voir ce que c'est et être assez proche de l'aéroport (nous décollons à 22h50!). Je suis également preneuse pour des adresses d'hébergement sympa peut être un peu éloignée de l'effervescence de Kuta?
Pour ce qui est des déplacements nous souhaitons louer un scooter dans les différentes villes pour "rayonner", sinon, se déplacer surement avec un chauffeur pour aller d'un point de chute à un autre.
Voilà le programme! Je prends toutes les informations qui pourront m'aider à améliorer notre programme. J'avoue que j'ai un peu de mal à me faire une idée des distances.
Merci d'avance pour les coups de pouce que vous pourrez nous donner! A bientot 🙂
Quoi faire le soir à Bangkok? English translation pending
Bonjour
J'arrive à Bangkok le 22 Janvier, j'y serai jusqu'au 2 Février.
Savez vous se qu'il y a de sympa à faire le soir à Bangkok (je voyage en solo).
Je me vois mal dans un bar à picoler tout seule !!! et pas de prostitué bien entendu !! 😎
merci
Avis sur notre budget au Japon? English translation pending
Bonjour à tous,
Je remercie déjà ceux qui pourront me partager leur expérience ou tout simplement donner leur avis sur notre budget prévisionnel.
Nous sommes 2, et nous partons d'ici peu de temps pendant 19jours/18n sur tokyo et kyoto. La répartition de nos nuit est : 7n tokyo/ 7n kyoto / 4n tokyo. Nous ne somme pas encore très décidé sur la répartition mais c'est une première idée.
Petites précisions nous sommes pas de grand dépensseur, on va faire le voyages très modestement mais on veut voir beaucoup et ramener quelques petites choses quand même!
On a visé très large je pense c'est fais exprès (mais c'est parce qu'on ne connait pas !) et je voulais quand même vous le partager pour savoir sur quoi nous nous sommes trompé!
ici vous trouverez notre tableau : http://img194.imageshack.us/i/27484987.jpg/
Merci à vous pour votre aide! En espérant qu'il puisse servir aussi à d'autres.
Je remercie déjà ceux qui pourront me partager leur expérience ou tout simplement donner leur avis sur notre budget prévisionnel.
Nous sommes 2, et nous partons d'ici peu de temps pendant 19jours/18n sur tokyo et kyoto. La répartition de nos nuit est : 7n tokyo/ 7n kyoto / 4n tokyo. Nous ne somme pas encore très décidé sur la répartition mais c'est une première idée.
Petites précisions nous sommes pas de grand dépensseur, on va faire le voyages très modestement mais on veut voir beaucoup et ramener quelques petites choses quand même!
On a visé très large je pense c'est fais exprès (mais c'est parce qu'on ne connait pas !) et je voulais quand même vous le partager pour savoir sur quoi nous nous sommes trompé!
ici vous trouverez notre tableau : http://img194.imageshack.us/i/27484987.jpg/
Merci à vous pour votre aide! En espérant qu'il puisse servir aussi à d'autres.
Se marier en Inde English translation pending
comment puis je approcher ma future belle famille?
comment annoncer nos projets avec la maman et le papa de ma future?
autant de questions idiotes auquelles je souhaiterai avoir votre avis ou votre experience.
dois je me jetter dans les bras de mon beau père?
c'est rigolo mais cela me stresse un peu.
jacques
Yala park au Sri Lanka English translation pending
Bonjour à tous!
Nous préparons toujours notre voyage à 2 pour le sri lanka fin Février 2011 et ma question concerne à présent le Yala park. Je sais qu'il y a eu beaucoup de discussions à ce sujet, mais je souhaite poser à nouveau la question afin d'avoir plus de réponses encore : Quel est la dépense en moyenne pour visiter ce parc pendant une journée et à cette période de l'année? Peut être que certains ont négocié de bons prix avec leur guesthouse, donc pouvez vous m'indiquer une bonne guesthouse avant la visite du parc? J'ai entendu parler de Kirinda (Temple flower guest house), qui y est allé?
Merci d'avance encore pour toutes vos réponses!!
Prendre des vacances en Crète ou dans les Cyclades avec notre fille de 2 ans et demi? English translation pending
Bonjour
Nous aimerions partir fin juin en Crete ou dans les cyclades avec notre fille de deux ans et demi. Nous aimerions un petit hotel familial, une pension toute simple et surtout pas un énorme hotel dans un centre remplis de vacanciers. Connaissez-vous des hotels de cette sorte?
merci d'avance
Nous aimerions partir fin juin en Crete ou dans les cyclades avec notre fille de deux ans et demi. Nous aimerions un petit hotel familial, une pension toute simple et surtout pas un énorme hotel dans un centre remplis de vacanciers. Connaissez-vous des hotels de cette sorte?
merci d'avance
Les parcs du Nord chilien à vélo English translation pending
Parcs nationaux nord du Chili de Sajama à Colchane
Nous poursuivons notre descente de l’Amérique du Sud. Après une formidable traversée de Chemins oubliés de Bolivie au sud-ouest du lac Titicaca jusqu’à Samaja, petit village de montagne bolivien, nous envisageons de traverser les parcs naturels du nord du Chili, qui portent les noms suivants, parc de Lauca, Réserves des Vigognes, parc du salar de Surire et parc du volcan Isluga.
Cette succession de parcs nationaux ou naturels semble constituer une immense chaîne de pistes, dont nous ignorons l’état et les dénivelés. Nous ne savons pas si nous y trouverons du ravitaillement. Notre première impression est favorable, le Chili étant un pays occidentalisé, nous ne manquerons pas de trouver des infrastructures touristiques. Tout du moins l’espérons-nous. Cependant dans le doute nous envisageons cinq jours d’autonomie.
Nous quittons la Bolivie et le magnifique village de Sajama. Une route asphaltée succède à la piste sablonneuse après trois cents kilomètres. La première sensation est exquise, plus un seul frottement. Je ressens plus un sentiment de glisse que de roulement. Là-bas à l’ouest une ville que nous prenons à tort pour Lagunas, alors qu’il s’agit de Tembo Quemado. Cela aura son importance. Nous l’atteignons et nous décidons d’y déjeuner. Ensuite, une longue montée nous conduit à la frontière à plus de 4500 mètres d’altitude. Du fait de notre erreur, nous nous trouvons à un poste frontière en pleine nature loin de la dernière ville, et nous effectuons les formalités de sortie de Bolivie et d’entrée au Chili. Mais le hic, impossible d’échanger nos bolivaros. Le douanier chilien nous assure que plus loin il n’y aura pas de problème pour faire du change. Nous constaterons qu’il nous a dit n’importe quoi.
Le contrôle d’entrée au Chili est sévère. La douane fait passer un chien anti-drogue le long de nos vélos. On nous demande de nous délester de nos produits alimentaires frais ou secs. Nous abandonnons nos pommes et nos raisins secs.
La route se déroule le long du majestueux lac de Chungara à 4500 mètres d'altitude, derrière lequel le volcan Parinacota et son voisin dressent leurs silhouettes caractéristiques à plus de 6000 mètres. Nous le longeons sur une bonne dizaine de kilomètres. Le lieu est presque désert, à part quelques gros camions, mais du fait de la route goudronnée, ils nous gratifient seulement de leur gaz d’échappement, et non d’une poussière dense et persistante. La zone est désertique, des sommets pelés aux couleurs vives font face aux deux volcans. Nous progressons sur un immense plateau accidenté, et nous constatons que la nature est la même qu’en Bolivie. L’impression de pays occidentalisé va se révéler inexacte dans cette partie nord du Chili. Ce que nous allons croiser durant cinq jours, ne seront que villages désertés et étendues nues.
Dans un premier temps nous espérons arriver au village de Parinacota, que nous croyons grand. Enfin nous l’atteignons, il s’agit d’une petite bourgade nichée au bord de cet immense lac de Chungara. Nous réalisons que le change ne va pas être facile, et le ravitaillement non plus. Cela me donne un sacré coup au moral. Va-t-il falloir que nous fassions un détour immense pour rejoindre la première ville où trouver un distributeur de billets ? Une auberge nous accueille. Il y fait froid, l’altitude est de 4300 mètres. Nous y rencontrons un couple de jeunes Français qui ont laissé tomber leurs métiers et partent pour un tour du monde. Au cours de ces trois mois d’errance, nous croiserons à plusieurs reprises des couples dans cette situation.
Nos problèmes comme par enchantement et peut-être aussi grâce à la pugnacité de Jean, vont trouver une solution. L’aubergiste nous fera du change et nous vendra du pain et des paquets de spaghettis. Ce sera la base de notre nourriture pour les jours à venir.
Et de plus au matin une minuscule boutique nous vend quelques sucreries. C’est le Pérou ! Nous prenons notre temps, allons demander conseil auprès de l’organisme du parc implanté dans le village. La personne interrogée ne semble pas très bien renseignée et nos questions obtiennent des réponses évasives. Pour un employé de cette structure, l’impression est franchement déplorable. A croire qu’il ne s’est jamais aventuré en dehors de son bureau !
Le village est touristique. Nous discutons avec un groupe de Français, qui se déplace à travers le Chili en 4X4. Nous finissons par prendre la route vers les 11 h du matin. Notre intention est de faire une vingtaine de kilomètres et de trouver un coin de bivouac, ce qui nous avancera pour l’étape du lendemain.
Il nous faut dans un premier temps rejoindre la route goudronnée à partir du village. Après quelques péripéties, nous la suivons sur quelques kilomètres et nous nous engageons sur un chemin, qui est un raccourci permettant de nous faire gagner une vingtaine de kilomètres. Très vite il nous faut peiner contre le sable et le vent. À un carrefour, nous n’avons aucune certitude sur de la direction. Après un temps d’hésitation nous optons en faveur du chemin qui s’avérera le plus court. Nous évoluons dans une immense plaine désertique sans relief, bordée de grands volcans laissant échapper quelques fumerolles. Cette première impression est loin de l’idée que l’on se fait d’un parc national, en pensant par exemple à l’Oisans ou les Ecrins en France. Mais nous sommes venus ici à la recherche d’autre chose, et effectivement cela ressemble à autre chose, bien que la première impression soit de désolation !
Quelques camions soulèvent des nuages de poussière. Mais que font ces monstres à cinq essieux dans ce coin retiré ? Nous découvrirons demain soir, qu’ils participent à l’exploitation du salar de Surire. Pour le moment, nous constatons grâce à un panneau routier miraculeux au milieu de ce désert, que le village de Gualaterie se trouve à quarante kilomètres, le panneau affiche exactement quarante et un. Du fait d’un changement de direction de notre chemin, le vent de ce milieu d’après-midi est bien orienté, nous devrions être en mesure de parcourir cette distance avant la nuit. Nous nous remotivons et abandonnons notre intention de bivouaquer après une vingtaine de kilomètres. En effet, le vent nous pousse et le terrain est plat ou presque. Cependant le revêtement n’est pas terrible, tôle ondulée et sable parfois obligent à mettre pied à terre, car les roues s’enfoncent, et le pédalage devient impossible. Le challenge de rejoindre ce village et son auberge espérée nous donne des ailes et nous traversons ces grandes zones désertiques avec motivation et acharnement.
Vers les dix neuf heures, nous atteignons notre but, petite bourgade au pied du volcan Gualaterie. Le site est austère sous cette bise froide de fin d’après-midi, vaste plaine sans végétation ni relief au pied de cette énorme montagne qui émet des fumeroles. Le gîte est effectivement ouvert, nous poussons un ouf de soulagement, car cela nous évite un bivouac qui se serait sans doute avéré assez inconfortable, pour le moins. L’étape de ce jour aura été de 64 kilomètres, distance respectable, eu égard à notre heure de départ tardive et à l’état de la piste. Mais le vent, qui sur les deux tiers du trajet nous a poussé vigoureusement, a été notre principal allié. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce qui se serait passé s’il nous avait été défavorable !
Les conditions de vie sont vraiment rudes dans ces régions. Dès que le soleil a disparu, la température chute rapidement et le vent ajoute à l’austérité ambiante. On nous propose des chambres spacieuses avec une antichambre où nous pouvons laisser nos vélos. C’est toujours appréciable de ne pas avoir à retirer les sacoches, ce qui économise la fatigue due au temps de manutention, de démontage et de remontage.
Nous sommes seuls dans cette auberge tenue par une femme. Elle allume un poêle à côté duquel nous nous blottissons. L’ambiance demeure la même que lors de la traversée des pistes boliviennes effectuée les jours précédents. Seule différence, les prix sont plus élevés mais restent bon marché, même si le montant semble à première vue très élevé, car le change est de 700 pesos chiliens pour 1 euro.
Au matin, après le petit déjeuner dans une salle glaciale, nous nous promenons dans cette petite bourgade en attendant que le garde du parc rejoigne son bureau. En effet, aujourd’hui nous espérons rejoindre le salar de Surire, au bord duquel se trouve un refuge tenu par le parc. Nous espérons obtenir des renseignements, car semble-t-il il n’est pas toujours ouvert. Cela dépend de la présence des gardes. Comme dans tous ces coins retirés de Bolivie et du Chili, une vieille église avec son clocher posé à même le sol attire immédiatement l’attention. Je gravis l’escalier étroit en colimaçon qui conduit à son sommet. Là comme dans chacun des clochers visités, une énorme cloche suspendue à une poutre tordue, sans doute centenaire, trône imposante.
La vue de ce lieu sur la région est étonnante. Une immense plaine désolée, qui par sa monotonie, ne laisse aucun relief particulier, où le regard pourrait s’arrêter. Cependant au-dessus de cette immensité morne, un grand volcan, sur lequel fumeroles et traces de neige se disputent la prédominance, ajoute à la désolation du site. De manière paradoxale, je ne sais plus si je suis dans une région montagneuse ou dans un grand désert aride et lugubre. Pourtant, le ciel est d’une grande pureté et le soleil essaie d’ajouter une touche de gaité, mais rien n’y fait. Ces régions, peut-être trop immenses, où la végétation n’a pas sa place, m’oppressent et me semblent hostiles. Les montagnes, je les imagine en grands pics qui s’élancent, en forêts denses ou alors encore en beaux pâturages verts qui montent à l’assaut des pentes, mais là, cette énorme masse, qui nous domine, ne présente que gigantesques pierriers, qui s’étendent presque à l’infini. Ils viennent mourir ou plutôt se perpétuer dans cette étendue sans repère particulier et qui court bien au-delà de l’horizon. L’attractivité de ces régions réside plus dans leur exotisme que dans l’esthétisme. Voilà les pensées qui m’assaillent dans ce matin frais au beau milieu du parc national de Lauca.
Nous nous dirigeons vers le bureau des gardes, car il commence à y avoir du mouvement. Là nous exposons notre demande. Il nous est répondu qu’il n’y aura aucun problème pour être hébergé au bord du salar de Surire. Nous retournons récupérer nos vélos et partons. L’étape de la journée sera seulement de 52 kilomètres, mais la piste sera terrible, tôle ondulée et sable, comme d’habitude. De plus le trafic de camions sera intense. En effet, l’exploitation du sel bat son plein, et le nuage de poussière est permanent sur cette piste qui conduit au lieu d’extraction. Nous souffrons de ces particules de terre qui nous tapissent les muqueuses. Les camionneurs sont cependant sympathiques et essayent dans la mesure du possible de diminuer cette nuisance. Comme ils font des allers-retours pour charger du sel, nous voyons les mêmes plusieurs fois dans la journée et ils nous font de grands signes.
Mais pour un parc national, ce n’est pas terrible, on a vraiment l’impression de se déplacer dans une immense carrière. Seuls, quelques alpagas de loin en loin ou alors quelques vigognes furtives apportent une touche différente. Vers les treize heures, nous faisons une pause casse-croûte en nous protégeant du vent et de la poussière derrière nos vélos, sur lesquels nous avons fixé des couvertures de survie. La protection est toute relative, mais bien allongé au sol la tête sur mon sac, la position est tenable. Il faut dire que depuis presque trois mois que nous affrontons les différents climats des Andes, nos corps se sont adaptés et nous ne souffrons pas, en dehors de cette poussière qui s’insinue partout.
Le matériel est durement éprouvé par les conditions du chemin. Les vibrations permanentes desserrent les boulons et nous ne prenons pas la peine de vérifier fréquemment nos vélos. Cette négligence entraîne la rupture d’une fixation de mon porte-bagages avant, et il nous faut réparer en plein vent. Mais grâce à l’ingéniosité d’Alain, les travaux seront menés rapidement.
Enfin au sommet d’une butte, le salar nous apparaît. Il ne semble pas très grand, mais nous avons appris à nous méfier de nos perceptions des distances, car le périmètre de ce désert de sel est de 60 kilomètres, ce qui est supérieur par exemple au pourtour du lac du Bourget, plan d’eau de superficie imposante. Nous sommes impatients de nous approcher de cette étendue de sel et de pouvoir y rouler. La déception est vive de constater que toute la surface de ce lac immobile est retournée et grattée du fait de l’exploitation. Nous essayons cependant d’y rouler et faisons quelques photos. Nous sommes sur le premier des trois salars que nous envisageons de traverser, mais c’est le plus petit, le second sera déjà beaucoup plus grand et enfin le dernier Uyuni est tout simplement le plus vaste désert de sel du monde. Mais déjà cette première expérience préfigure les émotions que nous ressentirons au milieu de déserts de sel des centaines de fois plus amples.
Un employé de l’entreprise d’exploitation nous signale que le salar est propriété privée et que nous n’avons pas le droit d’y circuler. Il attire aussi notre attention sur le danger que représente cet endroit, car par secteurs la croûte de sel peut céder sous le poids de la personne qui s’y déplace. Mais il nous dit tout cela sur un ton affable. Il nous explique aussi le cheminement du sel exploité vers les pays étrangers.
Nous reprenons notre chemin vers le refuge qui se trouve encore à huit kilomètres. Avec le vent dans le nez et une piste en état médiocre cela représente encore presque une heure d’efforts soutenus. Enfin nous y sommes. Les vigognes sont protégées, elles ne s’y trompent pas. Par troupeaux elles séjournent dans les environs de ce refuge, sous l’œil des gardes, dont la mission est justement de veiller sur elles.
Pour des problèmes de clés, nous devons attendre dehors dans le froid qui vient rapidement avec le soir. Finalement nous demandons s’il n’est pas possible de se mettre à l’abri car nous commençons à nous geler, n’oublions pas que nous sommes à plus de quatre mille mètres d’altitude. Comme par enchantement, suite à notre demande, les problèmes de clés disparaissent, car la porte du bâtiment que l’on nous réservait n’est pas fermée à clé ! Que faut-il en déduire ? Les problèmes de communication ne sont pas toujours évidents. Cette construction est une espèce de gros baraquement en préfabriqué, constitué de plusieurs pièces. On nous affecte une grande chambre pour tous les trois et une autre pour entreposer nos vélos et nos bagages.
Nous sommes situés quelques dizaines de mètres au-dessus de l’étendue de sel, position de laquelle le regard embrasse une large zone. Pour la première fois nous assistons au coucher de soleil sur cette immensité blanche. Les teintes virent au rose, puis au rouge et s’assombrissent pour se confondre avec le noir de la nuit. Nous sommes sous le charme de ce spectacle extraordinaire. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer et d’extrapoler ce que nous dévoileront les grands déserts de sel boliviens, vers lesquels nous nous dirigeons et que nous atteindrons la semaine prochaine.
Dans le bâtiment principal, nous sommes autorisés à faire notre cuisine. Il y règne une bonne chaleur. En dehors de l’équipe de gardes et d’une scientifique, un couple de Hollandais séjourne en ce lieu. Ils viennent de passer leur journée à photographier le salar et sa faune de flamants roses. Malheureusement ces grands oiseaux ont élu domicile sur le côté opposé du site, et nous n’en verrons pas.
Le lendemain matin, nous attendons les premiers rayons du soleil pour sortir. Le spectacle est magnifique, le sel s’éclaire. La chaleur monte très rapidement dès l’apparition de l’astre du jour. De plus, comme tous les matins, pas un souffle de vent ne perturbe le calme ambiant. Dans ces déserts d’altitude, le contraste est considérable entre le début et la fin du jour. Le vent du soir apporte austérité et hostilité à ces zones perdues. Par contre le lever du jour et le début de matinée diffusent une atmosphère de tranquillité apaisante qui invite à la contemplation des petites troupes de vigognes qui nous environnent. Mais il nous faut songer à partir pour profiter de l’absence de vent afin de parcourir un maximum de kilomètres dans de bonnes conditions.
Nous longeons le salar et arrivons à un embranchement. Un ouvrier d’une équipe travaillant à l’amélioration de la piste nous dit que les deux routes se rejoignent plus loin. Nous passons par le village désert de Surire, mais le chemin se termine en cul-de-sac. Cependant ce détour permet de faire la visite de l’un de ces villages du bout du monde. De plus, comme nous sommes montés légèrement pour atteindre ce hameau, la perspective sur le salar est magnifique. Après avoir fait demi-tour sur un kilomètre, nous hésitons quant au chemin à prendre. Nous distinguons bien dans le lointain le col par lequel nous devons passer. Mais dans cette immense plaine vallonnée qui y conduit, quel est la voie qu’il faut suivre, tout ne semble que sable inconsistant, et le mauvais choix peut se révéler redoutable. D’ailleurs le col en question, est-ce bien l’itinéraire ? Je distingue dans cette direction un nuage de poussière soulevé par un véhicule, preuve qu’il y a bien une piste, donc probablement la notre. Dans ces immenses espaces où la présence humaine est faible et nos cartes très imprécises, nous sommes parfois confrontés à des choix difficiles. Je ne sais si par chance ou du fait de notre sens de l’orientation, mais nous ne ferons pas de grosses erreurs.
La montée vers ce col n’en finit pas. La piste est difficile, l’altitude n’arrête pas de s’élever. L’environnement devient de plus en plus minéral. De grands pans de montagnes en pentes assez douces nous entourent, un peu à la manière de grandes collines désertifiées, sur lesquelles des pierriers aux couleurs multiples se déverseraient. Plus une seule voiture, le lieu est grandiose dans son austérité. Notre altimètre indique plus de 4600 mètres, alors qu’enfin nous atteignons ce que nous pensons enfin être le point le plus élevé. En effet, nous sommes habitués maintenant depuis plusieurs mois à la topographie des Andes, ce qui est particulièrement vrai en particulier au Pérou et en Bolivie. Des pentes douces qui ne semblent jamais se terminer alors que l’on croit avoir atteint le point culminant. Mais lorsqu’on atteint enfin ce fameux point culminant, on réalise qu’il n’est qu’une énième antécime. Le point le plus élevé se dérobe toujours, et pousse parfois au découragement après des montées interminables.
Enfin nous sommes au sommet et nous marquons l’arrêt. Le col, plutôt la vaste zone plate qui en tient lieu ressemble un peu à ces images lunaires que nous avons tous vues, sur lesquelles de grands espaces plats recouverts de grosses pierres éparses s‘étendent jusqu’au pied de reliefs lointains. Contrairement à la lune, il ne s’agit pas dans le cas présent de gigantesques rebords de cratères dus à la chute de quelques gros météorites, mais tout simplement de reliefs volcaniques. La palette de couleurs présentée est vraiment très large, du noir provenant de quelques pierres charbonneuses, en passant par le rouge le vert, pour s’étendre jusqu’à des teintes très claires, le blanc ou le jaune, provenant d’écoulements soufrés. Je ressens en ces lieux une profonde impression de bout du monde.
La vitesse réduite du vélo, en particulier par des pistes difficiles et mal adaptées aux deux roues, seule permet cette pénétration lente dans ce milieu désertique. La lenteur constitue l’élément fondamental, qui laissera à l’esprit le temps de s’adapter à cet environnement, d’où tout naturellement découlera ce plaisir intense de la contemplation de ce panorama d’exception. Venir trop facilement dans un lieu, un peu comme si on ne l’avait pas mérité par l’effort de son corps, ne permet pas d’accéder à cette félicité. Bien évidemment, j’ai conscience d’être un privilégié, qui a la santé et le temps pour réaliser de tels projets. Le temps reste la plus grande richesse dans nos sociétés occidentales en accélération permanente, et non l’argent. Bien sûr, il en faut un minimum, mais le voyage à bas coût est une réalité accessible, nous en faisons la démonstration. Je dirais même que les vrais souvenirs persistants, nous les obtenons au cours de nos expériences rustiques. Les nuits dans des hôtels confortables, ne laissent souvent aucun souvenir, car ce ne sont pas des lieux de rencontre et d’échange, et le dépaysement, source d’intérêt du voyage, y est généralement absent. On va me rétorquer que pour aller si loin, il n’y a que l’avion et le billet il n’est pas gratuit? Certes il faut en tenir compte, mais une fois sur place on vit pour quelques centaines d’euros par mois. Mais à travers ces considérations, je ne veux surtout pas jeter la pierre à ceux qui ont choisi de voyager de façon différente, accompagnés ou motorisés ou dans le confort. Je restitue seulement les états d’âme qui sont les miens et qui dans ces moments m’apportent beaucoup de plaisir.
Nous basculons sur l’autre versant de la montagne et immédiatement la végétation apparait. Il ne s’agit pas de plantes luxuriantes, mais de touffes d’herbe éparses et d’une drôle de plante vert clair. Elle recouvre et enveloppe les grosses pierres à la manière d’une mousse, mais beaucoup plus résistante au toucher. Elle se développe sur de grandes surfaces. Son taux de croissance est lent, elle peut atteindre plusieurs centaines d’années. Elle a été très exploitée aux siècles derniers, pour fabriquer une poudre, me semble-t-il, qui servait à faire du feu. De ce fait elle a quasiment disparu de nombreux endroits, et ne reconquerra ses espaces naturels qu’avec le temps.
Après un repas frugal, nous reprenons notre descente. La plaine qui se déroule à nos pieds est un véritable désert, à la végétation extrêmement clairsemée. A un embranchement de pistes, une fois encore nous nous demandons quelle direction prendre. Après une estimation à la boussole, nous optons sans certitude pour le chemin de droite. Il s’avérera que nous avons fait le bon choix. Nous en aurons confirmation quelques kilomètres plus loin, car nous aurons la chance de rencontrer le seul véhicule que nous croiserons d’ici ce soir.
Nous rejoignons un village. Il est désert, mais pas tout à fait abandonné, car certaines portes possèdent un cadenas. Ces groupes de maisons sans vie jetées à même le désert, dégagent une impression de tristesse et de désolation. Ces régions se désertifient. Je me demande comment il était possible de vivre dans un environnement aussi hostile, chaleur la journée, grand froid la nuit, vent permanent, absence d’eau et de végétation. Après une courte halte auprès de ce qui devait être l’église, nous reprenons la traversée de cette immense plaine dont nous ne voyons pas la fin. Le sol est exécrable, sable et tôle ondulée se liguent pour nous freiner. Le guidon tangue lorsque la roue avant s’enlise dans quelques centimètres de substance instable. Il faut alors appuyer fort sur les pédales pour ne pas être bloqué et il arrive que la roue arrière dérape par manque d’adhérence, et alors c’est à pied qu’il nous faut poursuivre notre chemin.
Enfin se dessine devant nous un petit canyon, qui vient rompre la monotonie de cette immensité plate et sableuse. Une rivière y coule, et tout naturellement la végétation fait son apparition, et avec elle la vie animale. Des troupeaux de lamas et d’alpagas paissent tranquillement dans cette étroite gorge tapissée de verdure et encadrée de grands pans de montagnes arides. Un peu de verdure dispense immédiatement une touche sympathique à l’endroit. Dans cette lumière de fin d’après-midi, aux couleurs pastel, en regardant ces camélidés nonchalants, je me sens pénétré de toute la sérénité du lieu. Je me sens d’autant plus rassuré qu’il y a une rivière, et même si nous devons bivouaquer nous ne manquerons pas d’eau.
Nous sortons de cette gorge par un petit raidillon, puis à nouveau les grandes étendues plates et arides s’offrent à nous. D’après la carte un village se situe quelque part dans ce lointain que l’on discerne comme sans aspérité. Il n’est pas toujours possible de distinguer un groupe de maisons à une dizaine de kilomètres, car elles sont construites avec les matériaux pris sur place. De ce fait les bâtisses jouent un parfait rôle de caméléon.
Enfin la piste amorce une descente, et un peu en contrebas, le village d’Aravilla apparait. Nous le rejoignons avec satisfaction dans l’espoir de trouver un gîte. Il semble désert. Nous l’arpentons à la recherche d’une cabane ouverte. Plusieurs, plus ou moins en ruines, pourraient faire l’affaire pour un bivouac. Après avoir arrêté notre choix, nous constatons qu’il y a une petite maison qui est habitée en bordure du hameau. Il s’agit d’un vieux couple d’Indiens, derniers habitants de ce coin reculé. Nous nous approchons et demandons l’autorisation de nous installer. L’homme nous propose une petite habitation à l’allure de chapelle au confort très rudimentaire. Nous dormirons Alain et moi à même le sol en terre battue. Jean ira se caler derrière l’autel. Mais nous nous y trouvons bien, car nous sommes à l’abri du vent et ces murs en terre sont très calorifuges, donc dans ce petit espace nos corps font rapidement monter la température.
Je pars me promener à travers ce village presque désertifié. Pas un bruit à part le feulement du vent. Les seuls être vivants que je puisse voir, ce sont quelques lamas et alpagas broutant de rares touffes d’herbe. Dans cette immense plaine en regardant bien, on peut distinguer dans un rayon d’une dizaine de kilomètres plusieurs autres petits villages se camouflant aux couleurs du lieu, qui eux aussi semblent avoir perdu toute activité humaine. Parmi cette végétation clairsemée, il y a beaucoup de crottes petites et rondes provenant du bétail local. Au détour d’un léger monticule en bordure de chemin, je découvre une curieuse plante, grosse boule constituée d’une multitude de petits globes épineux de la grosseur d’une fleur de pissenlit montée à graine. Et une fois de plus comme presque tout ce qui se rencontre en ces lieux, la couleur tire sur le brun et l’ocre. En revenant à notre petite chapelle, je passe à proximité du logis de notre vieux couple d’Indiens. Je les vois allongés à même le sol, cherchant à se chauffer aux derniers rayons solaires, qui s’accrochent encore quelque temps au sol, avant de céder brusquement sous les assauts du froid de la nuit. Je me fais tout petit en faisant un détour pour ne pas les déranger, puis je rejoins mes compagnons qui s’affèrent au repas du soir.
Ces points de chute en vue d’un abri pour la nuit, découverts un peu au hasard depuis bientôt trois mois, constituent à mon sens l’un des plus grands attraits du voyage itinérant. Passer une journée à pédaler sans savoir où l’on va pouvoir faire une halte nocturne, se résigner et l’instant d’après espérer, s’imaginer rester dehors sans eau et puis soudainement trouver un havre de paix, qui de plus avec un robinet à proximité, fournissant une eau claire et fraîche. Voilà le vrai plaisir de l’itinérance. Je dois dire qu’en un trimestre d’aventure nous avons toujours trouvé de quoi passer des nuits acceptables. La nuit la plus austère nous sera réservée sur le salar de Coipasa en Bolivie. Il s’agissait d’un coin particulièrement lugubre poussiéreux, venteux, sale et en ruine, la concrétisation de la désolation. Eh bien, même là, une fois installés dans la tente nous avons retrouvé notre petit confort, certes à l’étroit, car pour des raisons de poids, Jean et moi dormions dans la même tente, conçue pour une personne.
La tombée de la nuit sur ce site abandonné des hommes et peut-être aussi des dieux est d’une rare beauté. Sur ces terres de coloris ocre, qui s’étendent à l’infini, surmontées de volcans aux couleurs vives, dont on a du mal à estimer les dimensions, leur altitude approchant les 6000 mètres, la nuit descend en amplifiant les contrastes et en répandant sa palette de teintes fauves. Ces immenses montagnes, qui à première vue ressemblent à des collines démesurées, révèlent dans la lumière déclinante tous leurs reliefs tourmentés. En effet les rayons rasant font naître une multitude d’ombres qui jouxtent les parties encore éclairées et un immense patchwork constitué de brun et de noir se développe sous nos yeux. Le bouquet final se révèle au moment où l’ultime sommet reçoit son dernier rayon de soleil, prélude à l’arrivée des premières étoiles. Ces dernières rapidement vont se multiplier et envahir l’immensité de la voûte céleste en un véritable feu d’artifice. Le spectacle est féérique, car ces régions sont dénuées de toutes lumières parasites et bénéficient d’une atmosphère d’une grande pureté à plus de quatre mille mètres d’altitude. Je reste fasciné devant cette scène d’une nature sauvage. Mais l’hostilité du lieu me ramène à des considérations plus terre à terre, il se met à faire très froid et je suis fatigué à la suite d’un parcours de 68 kilomètres sur des pistes exécrables.
Après une très bonne nuit, calfeutrés dans notre chapelle, le retour du soleil dans un air calme, prodigue sérénité et apaisement à l’endroit, et l’appel du vélo se fait pressant. L’étape de la journée ne devrait pas être très longue. La petite ville frontière de Colchane, où nous terminerons notre périple à travers les parcs et réserves du nord du Chili, se trouve à trente kilomètres. Mais dans ces coins, le kilométrage ne veut rien dire, il suffit d’une petite dose de sable pour que le pronostic soit erroné et les temps de parcours augmentent démesurément.
La piste est toujours aussi mauvaise et nous nous résignons à nous traîner à des vitesses comprises entre cinq et dix kilomètres à l’heure. Même parfois, il nous faut mettre pied à terre et pousser nos vélos. Dans ces situations, nous réalisons qu’ils sont vraiment lourds. En chemin, quelques villages possèdent de magnifiques églises centenaires, illuminant la désolation du lieu d’un charme réel, à la manière de l’espérance que tout chrétien détient au fond de lui. Elles sont plus ou moins entretenues, toujours peintes en blanc et possèdent un clocher massif posé à côté du corps principal de l’édifice.
Au sommet d’une côte, d’un coup l’espace s’agrandit. Sans pouvoir distinguer la cité de Colchane, qui se cache quelque part dans cette immensité, nous pouvons cependant discerner dans le lointain des reflets diffus tirant sur le blanc. Cette teinte laiteuse au ras du sol est annonciatrice du salar de Coipasa, au-delà de la frontière en Bolivie. Nous nous situons au nord de ce désert de sel à une cinquantaine de kilomètres. Les montagnes positionnées sur sa rive sud, sans aucun doute, se dressent à plus de cent kilomètres de notre point d’observation. Ce panorama immense qui jaillit brutalement au détour d’une bosse du chemin, nous fait prendre conscience que nous quittons les parcs chiliens et que bientôt une autre aventure extraordinaire nous attend, la traversée des grands déserts de sel boliviens.
Cette immersion dans cette zone du nord du Chili, nous a surpris par son aspect désertique et sa pauvreté. Après avoir parcouru trois cents kilomètres de pistes au fond de la Bolivie, pays réputé très pauvre, nous nous attendions à trouver des zones occidentalisées, avec quelques infrastructures. En effet, nous en avons vu, même utilisé, mais elles étaient sommaires, avec un confort minimum. D’après ce que j’ai vu, généralement la région est aussi pauvre et plus désolée que celle que nous venions de traverser en Bolivie.
Le vélo est certainement le moyen de locomotion le plus adapté pour pouvoir s’immerger dans ces régions désertes et hostiles pour essayer d’en percer l’âme secrète. Par contre, le voyage à pied doit être très rébarbatif et sans doute plus ennuyeux et je ne le conseille pas pour parcourir ces parcs au nord du Chili. Cependant j’aimerais bien prendre connaissance des sensations de ceux qui l’ont accompli de cette façon.
Nous poursuivons notre descente de l’Amérique du Sud. Après une formidable traversée de Chemins oubliés de Bolivie au sud-ouest du lac Titicaca jusqu’à Samaja, petit village de montagne bolivien, nous envisageons de traverser les parcs naturels du nord du Chili, qui portent les noms suivants, parc de Lauca, Réserves des Vigognes, parc du salar de Surire et parc du volcan Isluga.
Cette succession de parcs nationaux ou naturels semble constituer une immense chaîne de pistes, dont nous ignorons l’état et les dénivelés. Nous ne savons pas si nous y trouverons du ravitaillement. Notre première impression est favorable, le Chili étant un pays occidentalisé, nous ne manquerons pas de trouver des infrastructures touristiques. Tout du moins l’espérons-nous. Cependant dans le doute nous envisageons cinq jours d’autonomie.
Nous quittons la Bolivie et le magnifique village de Sajama. Une route asphaltée succède à la piste sablonneuse après trois cents kilomètres. La première sensation est exquise, plus un seul frottement. Je ressens plus un sentiment de glisse que de roulement. Là-bas à l’ouest une ville que nous prenons à tort pour Lagunas, alors qu’il s’agit de Tembo Quemado. Cela aura son importance. Nous l’atteignons et nous décidons d’y déjeuner. Ensuite, une longue montée nous conduit à la frontière à plus de 4500 mètres d’altitude. Du fait de notre erreur, nous nous trouvons à un poste frontière en pleine nature loin de la dernière ville, et nous effectuons les formalités de sortie de Bolivie et d’entrée au Chili. Mais le hic, impossible d’échanger nos bolivaros. Le douanier chilien nous assure que plus loin il n’y aura pas de problème pour faire du change. Nous constaterons qu’il nous a dit n’importe quoi.
Le contrôle d’entrée au Chili est sévère. La douane fait passer un chien anti-drogue le long de nos vélos. On nous demande de nous délester de nos produits alimentaires frais ou secs. Nous abandonnons nos pommes et nos raisins secs.
La route se déroule le long du majestueux lac de Chungara à 4500 mètres d'altitude, derrière lequel le volcan Parinacota et son voisin dressent leurs silhouettes caractéristiques à plus de 6000 mètres. Nous le longeons sur une bonne dizaine de kilomètres. Le lieu est presque désert, à part quelques gros camions, mais du fait de la route goudronnée, ils nous gratifient seulement de leur gaz d’échappement, et non d’une poussière dense et persistante. La zone est désertique, des sommets pelés aux couleurs vives font face aux deux volcans. Nous progressons sur un immense plateau accidenté, et nous constatons que la nature est la même qu’en Bolivie. L’impression de pays occidentalisé va se révéler inexacte dans cette partie nord du Chili. Ce que nous allons croiser durant cinq jours, ne seront que villages désertés et étendues nues.
Dans un premier temps nous espérons arriver au village de Parinacota, que nous croyons grand. Enfin nous l’atteignons, il s’agit d’une petite bourgade nichée au bord de cet immense lac de Chungara. Nous réalisons que le change ne va pas être facile, et le ravitaillement non plus. Cela me donne un sacré coup au moral. Va-t-il falloir que nous fassions un détour immense pour rejoindre la première ville où trouver un distributeur de billets ? Une auberge nous accueille. Il y fait froid, l’altitude est de 4300 mètres. Nous y rencontrons un couple de jeunes Français qui ont laissé tomber leurs métiers et partent pour un tour du monde. Au cours de ces trois mois d’errance, nous croiserons à plusieurs reprises des couples dans cette situation.
Nos problèmes comme par enchantement et peut-être aussi grâce à la pugnacité de Jean, vont trouver une solution. L’aubergiste nous fera du change et nous vendra du pain et des paquets de spaghettis. Ce sera la base de notre nourriture pour les jours à venir.
Et de plus au matin une minuscule boutique nous vend quelques sucreries. C’est le Pérou ! Nous prenons notre temps, allons demander conseil auprès de l’organisme du parc implanté dans le village. La personne interrogée ne semble pas très bien renseignée et nos questions obtiennent des réponses évasives. Pour un employé de cette structure, l’impression est franchement déplorable. A croire qu’il ne s’est jamais aventuré en dehors de son bureau !
Le village est touristique. Nous discutons avec un groupe de Français, qui se déplace à travers le Chili en 4X4. Nous finissons par prendre la route vers les 11 h du matin. Notre intention est de faire une vingtaine de kilomètres et de trouver un coin de bivouac, ce qui nous avancera pour l’étape du lendemain.
Il nous faut dans un premier temps rejoindre la route goudronnée à partir du village. Après quelques péripéties, nous la suivons sur quelques kilomètres et nous nous engageons sur un chemin, qui est un raccourci permettant de nous faire gagner une vingtaine de kilomètres. Très vite il nous faut peiner contre le sable et le vent. À un carrefour, nous n’avons aucune certitude sur de la direction. Après un temps d’hésitation nous optons en faveur du chemin qui s’avérera le plus court. Nous évoluons dans une immense plaine désertique sans relief, bordée de grands volcans laissant échapper quelques fumerolles. Cette première impression est loin de l’idée que l’on se fait d’un parc national, en pensant par exemple à l’Oisans ou les Ecrins en France. Mais nous sommes venus ici à la recherche d’autre chose, et effectivement cela ressemble à autre chose, bien que la première impression soit de désolation !
Quelques camions soulèvent des nuages de poussière. Mais que font ces monstres à cinq essieux dans ce coin retiré ? Nous découvrirons demain soir, qu’ils participent à l’exploitation du salar de Surire. Pour le moment, nous constatons grâce à un panneau routier miraculeux au milieu de ce désert, que le village de Gualaterie se trouve à quarante kilomètres, le panneau affiche exactement quarante et un. Du fait d’un changement de direction de notre chemin, le vent de ce milieu d’après-midi est bien orienté, nous devrions être en mesure de parcourir cette distance avant la nuit. Nous nous remotivons et abandonnons notre intention de bivouaquer après une vingtaine de kilomètres. En effet, le vent nous pousse et le terrain est plat ou presque. Cependant le revêtement n’est pas terrible, tôle ondulée et sable parfois obligent à mettre pied à terre, car les roues s’enfoncent, et le pédalage devient impossible. Le challenge de rejoindre ce village et son auberge espérée nous donne des ailes et nous traversons ces grandes zones désertiques avec motivation et acharnement.
Vers les dix neuf heures, nous atteignons notre but, petite bourgade au pied du volcan Gualaterie. Le site est austère sous cette bise froide de fin d’après-midi, vaste plaine sans végétation ni relief au pied de cette énorme montagne qui émet des fumeroles. Le gîte est effectivement ouvert, nous poussons un ouf de soulagement, car cela nous évite un bivouac qui se serait sans doute avéré assez inconfortable, pour le moins. L’étape de ce jour aura été de 64 kilomètres, distance respectable, eu égard à notre heure de départ tardive et à l’état de la piste. Mais le vent, qui sur les deux tiers du trajet nous a poussé vigoureusement, a été notre principal allié. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer ce qui se serait passé s’il nous avait été défavorable !
Les conditions de vie sont vraiment rudes dans ces régions. Dès que le soleil a disparu, la température chute rapidement et le vent ajoute à l’austérité ambiante. On nous propose des chambres spacieuses avec une antichambre où nous pouvons laisser nos vélos. C’est toujours appréciable de ne pas avoir à retirer les sacoches, ce qui économise la fatigue due au temps de manutention, de démontage et de remontage.
Nous sommes seuls dans cette auberge tenue par une femme. Elle allume un poêle à côté duquel nous nous blottissons. L’ambiance demeure la même que lors de la traversée des pistes boliviennes effectuée les jours précédents. Seule différence, les prix sont plus élevés mais restent bon marché, même si le montant semble à première vue très élevé, car le change est de 700 pesos chiliens pour 1 euro.
Au matin, après le petit déjeuner dans une salle glaciale, nous nous promenons dans cette petite bourgade en attendant que le garde du parc rejoigne son bureau. En effet, aujourd’hui nous espérons rejoindre le salar de Surire, au bord duquel se trouve un refuge tenu par le parc. Nous espérons obtenir des renseignements, car semble-t-il il n’est pas toujours ouvert. Cela dépend de la présence des gardes. Comme dans tous ces coins retirés de Bolivie et du Chili, une vieille église avec son clocher posé à même le sol attire immédiatement l’attention. Je gravis l’escalier étroit en colimaçon qui conduit à son sommet. Là comme dans chacun des clochers visités, une énorme cloche suspendue à une poutre tordue, sans doute centenaire, trône imposante.
La vue de ce lieu sur la région est étonnante. Une immense plaine désolée, qui par sa monotonie, ne laisse aucun relief particulier, où le regard pourrait s’arrêter. Cependant au-dessus de cette immensité morne, un grand volcan, sur lequel fumeroles et traces de neige se disputent la prédominance, ajoute à la désolation du site. De manière paradoxale, je ne sais plus si je suis dans une région montagneuse ou dans un grand désert aride et lugubre. Pourtant, le ciel est d’une grande pureté et le soleil essaie d’ajouter une touche de gaité, mais rien n’y fait. Ces régions, peut-être trop immenses, où la végétation n’a pas sa place, m’oppressent et me semblent hostiles. Les montagnes, je les imagine en grands pics qui s’élancent, en forêts denses ou alors encore en beaux pâturages verts qui montent à l’assaut des pentes, mais là, cette énorme masse, qui nous domine, ne présente que gigantesques pierriers, qui s’étendent presque à l’infini. Ils viennent mourir ou plutôt se perpétuer dans cette étendue sans repère particulier et qui court bien au-delà de l’horizon. L’attractivité de ces régions réside plus dans leur exotisme que dans l’esthétisme. Voilà les pensées qui m’assaillent dans ce matin frais au beau milieu du parc national de Lauca.
Nous nous dirigeons vers le bureau des gardes, car il commence à y avoir du mouvement. Là nous exposons notre demande. Il nous est répondu qu’il n’y aura aucun problème pour être hébergé au bord du salar de Surire. Nous retournons récupérer nos vélos et partons. L’étape de la journée sera seulement de 52 kilomètres, mais la piste sera terrible, tôle ondulée et sable, comme d’habitude. De plus le trafic de camions sera intense. En effet, l’exploitation du sel bat son plein, et le nuage de poussière est permanent sur cette piste qui conduit au lieu d’extraction. Nous souffrons de ces particules de terre qui nous tapissent les muqueuses. Les camionneurs sont cependant sympathiques et essayent dans la mesure du possible de diminuer cette nuisance. Comme ils font des allers-retours pour charger du sel, nous voyons les mêmes plusieurs fois dans la journée et ils nous font de grands signes.
Mais pour un parc national, ce n’est pas terrible, on a vraiment l’impression de se déplacer dans une immense carrière. Seuls, quelques alpagas de loin en loin ou alors quelques vigognes furtives apportent une touche différente. Vers les treize heures, nous faisons une pause casse-croûte en nous protégeant du vent et de la poussière derrière nos vélos, sur lesquels nous avons fixé des couvertures de survie. La protection est toute relative, mais bien allongé au sol la tête sur mon sac, la position est tenable. Il faut dire que depuis presque trois mois que nous affrontons les différents climats des Andes, nos corps se sont adaptés et nous ne souffrons pas, en dehors de cette poussière qui s’insinue partout.
Le matériel est durement éprouvé par les conditions du chemin. Les vibrations permanentes desserrent les boulons et nous ne prenons pas la peine de vérifier fréquemment nos vélos. Cette négligence entraîne la rupture d’une fixation de mon porte-bagages avant, et il nous faut réparer en plein vent. Mais grâce à l’ingéniosité d’Alain, les travaux seront menés rapidement.
Enfin au sommet d’une butte, le salar nous apparaît. Il ne semble pas très grand, mais nous avons appris à nous méfier de nos perceptions des distances, car le périmètre de ce désert de sel est de 60 kilomètres, ce qui est supérieur par exemple au pourtour du lac du Bourget, plan d’eau de superficie imposante. Nous sommes impatients de nous approcher de cette étendue de sel et de pouvoir y rouler. La déception est vive de constater que toute la surface de ce lac immobile est retournée et grattée du fait de l’exploitation. Nous essayons cependant d’y rouler et faisons quelques photos. Nous sommes sur le premier des trois salars que nous envisageons de traverser, mais c’est le plus petit, le second sera déjà beaucoup plus grand et enfin le dernier Uyuni est tout simplement le plus vaste désert de sel du monde. Mais déjà cette première expérience préfigure les émotions que nous ressentirons au milieu de déserts de sel des centaines de fois plus amples.
Un employé de l’entreprise d’exploitation nous signale que le salar est propriété privée et que nous n’avons pas le droit d’y circuler. Il attire aussi notre attention sur le danger que représente cet endroit, car par secteurs la croûte de sel peut céder sous le poids de la personne qui s’y déplace. Mais il nous dit tout cela sur un ton affable. Il nous explique aussi le cheminement du sel exploité vers les pays étrangers.
Nous reprenons notre chemin vers le refuge qui se trouve encore à huit kilomètres. Avec le vent dans le nez et une piste en état médiocre cela représente encore presque une heure d’efforts soutenus. Enfin nous y sommes. Les vigognes sont protégées, elles ne s’y trompent pas. Par troupeaux elles séjournent dans les environs de ce refuge, sous l’œil des gardes, dont la mission est justement de veiller sur elles.
Pour des problèmes de clés, nous devons attendre dehors dans le froid qui vient rapidement avec le soir. Finalement nous demandons s’il n’est pas possible de se mettre à l’abri car nous commençons à nous geler, n’oublions pas que nous sommes à plus de quatre mille mètres d’altitude. Comme par enchantement, suite à notre demande, les problèmes de clés disparaissent, car la porte du bâtiment que l’on nous réservait n’est pas fermée à clé ! Que faut-il en déduire ? Les problèmes de communication ne sont pas toujours évidents. Cette construction est une espèce de gros baraquement en préfabriqué, constitué de plusieurs pièces. On nous affecte une grande chambre pour tous les trois et une autre pour entreposer nos vélos et nos bagages.
Nous sommes situés quelques dizaines de mètres au-dessus de l’étendue de sel, position de laquelle le regard embrasse une large zone. Pour la première fois nous assistons au coucher de soleil sur cette immensité blanche. Les teintes virent au rose, puis au rouge et s’assombrissent pour se confondre avec le noir de la nuit. Nous sommes sous le charme de ce spectacle extraordinaire. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer et d’extrapoler ce que nous dévoileront les grands déserts de sel boliviens, vers lesquels nous nous dirigeons et que nous atteindrons la semaine prochaine.
Dans le bâtiment principal, nous sommes autorisés à faire notre cuisine. Il y règne une bonne chaleur. En dehors de l’équipe de gardes et d’une scientifique, un couple de Hollandais séjourne en ce lieu. Ils viennent de passer leur journée à photographier le salar et sa faune de flamants roses. Malheureusement ces grands oiseaux ont élu domicile sur le côté opposé du site, et nous n’en verrons pas.
Le lendemain matin, nous attendons les premiers rayons du soleil pour sortir. Le spectacle est magnifique, le sel s’éclaire. La chaleur monte très rapidement dès l’apparition de l’astre du jour. De plus, comme tous les matins, pas un souffle de vent ne perturbe le calme ambiant. Dans ces déserts d’altitude, le contraste est considérable entre le début et la fin du jour. Le vent du soir apporte austérité et hostilité à ces zones perdues. Par contre le lever du jour et le début de matinée diffusent une atmosphère de tranquillité apaisante qui invite à la contemplation des petites troupes de vigognes qui nous environnent. Mais il nous faut songer à partir pour profiter de l’absence de vent afin de parcourir un maximum de kilomètres dans de bonnes conditions.
Nous longeons le salar et arrivons à un embranchement. Un ouvrier d’une équipe travaillant à l’amélioration de la piste nous dit que les deux routes se rejoignent plus loin. Nous passons par le village désert de Surire, mais le chemin se termine en cul-de-sac. Cependant ce détour permet de faire la visite de l’un de ces villages du bout du monde. De plus, comme nous sommes montés légèrement pour atteindre ce hameau, la perspective sur le salar est magnifique. Après avoir fait demi-tour sur un kilomètre, nous hésitons quant au chemin à prendre. Nous distinguons bien dans le lointain le col par lequel nous devons passer. Mais dans cette immense plaine vallonnée qui y conduit, quel est la voie qu’il faut suivre, tout ne semble que sable inconsistant, et le mauvais choix peut se révéler redoutable. D’ailleurs le col en question, est-ce bien l’itinéraire ? Je distingue dans cette direction un nuage de poussière soulevé par un véhicule, preuve qu’il y a bien une piste, donc probablement la notre. Dans ces immenses espaces où la présence humaine est faible et nos cartes très imprécises, nous sommes parfois confrontés à des choix difficiles. Je ne sais si par chance ou du fait de notre sens de l’orientation, mais nous ne ferons pas de grosses erreurs.
La montée vers ce col n’en finit pas. La piste est difficile, l’altitude n’arrête pas de s’élever. L’environnement devient de plus en plus minéral. De grands pans de montagnes en pentes assez douces nous entourent, un peu à la manière de grandes collines désertifiées, sur lesquelles des pierriers aux couleurs multiples se déverseraient. Plus une seule voiture, le lieu est grandiose dans son austérité. Notre altimètre indique plus de 4600 mètres, alors qu’enfin nous atteignons ce que nous pensons enfin être le point le plus élevé. En effet, nous sommes habitués maintenant depuis plusieurs mois à la topographie des Andes, ce qui est particulièrement vrai en particulier au Pérou et en Bolivie. Des pentes douces qui ne semblent jamais se terminer alors que l’on croit avoir atteint le point culminant. Mais lorsqu’on atteint enfin ce fameux point culminant, on réalise qu’il n’est qu’une énième antécime. Le point le plus élevé se dérobe toujours, et pousse parfois au découragement après des montées interminables.
Enfin nous sommes au sommet et nous marquons l’arrêt. Le col, plutôt la vaste zone plate qui en tient lieu ressemble un peu à ces images lunaires que nous avons tous vues, sur lesquelles de grands espaces plats recouverts de grosses pierres éparses s‘étendent jusqu’au pied de reliefs lointains. Contrairement à la lune, il ne s’agit pas dans le cas présent de gigantesques rebords de cratères dus à la chute de quelques gros météorites, mais tout simplement de reliefs volcaniques. La palette de couleurs présentée est vraiment très large, du noir provenant de quelques pierres charbonneuses, en passant par le rouge le vert, pour s’étendre jusqu’à des teintes très claires, le blanc ou le jaune, provenant d’écoulements soufrés. Je ressens en ces lieux une profonde impression de bout du monde.
La vitesse réduite du vélo, en particulier par des pistes difficiles et mal adaptées aux deux roues, seule permet cette pénétration lente dans ce milieu désertique. La lenteur constitue l’élément fondamental, qui laissera à l’esprit le temps de s’adapter à cet environnement, d’où tout naturellement découlera ce plaisir intense de la contemplation de ce panorama d’exception. Venir trop facilement dans un lieu, un peu comme si on ne l’avait pas mérité par l’effort de son corps, ne permet pas d’accéder à cette félicité. Bien évidemment, j’ai conscience d’être un privilégié, qui a la santé et le temps pour réaliser de tels projets. Le temps reste la plus grande richesse dans nos sociétés occidentales en accélération permanente, et non l’argent. Bien sûr, il en faut un minimum, mais le voyage à bas coût est une réalité accessible, nous en faisons la démonstration. Je dirais même que les vrais souvenirs persistants, nous les obtenons au cours de nos expériences rustiques. Les nuits dans des hôtels confortables, ne laissent souvent aucun souvenir, car ce ne sont pas des lieux de rencontre et d’échange, et le dépaysement, source d’intérêt du voyage, y est généralement absent. On va me rétorquer que pour aller si loin, il n’y a que l’avion et le billet il n’est pas gratuit? Certes il faut en tenir compte, mais une fois sur place on vit pour quelques centaines d’euros par mois. Mais à travers ces considérations, je ne veux surtout pas jeter la pierre à ceux qui ont choisi de voyager de façon différente, accompagnés ou motorisés ou dans le confort. Je restitue seulement les états d’âme qui sont les miens et qui dans ces moments m’apportent beaucoup de plaisir.
Nous basculons sur l’autre versant de la montagne et immédiatement la végétation apparait. Il ne s’agit pas de plantes luxuriantes, mais de touffes d’herbe éparses et d’une drôle de plante vert clair. Elle recouvre et enveloppe les grosses pierres à la manière d’une mousse, mais beaucoup plus résistante au toucher. Elle se développe sur de grandes surfaces. Son taux de croissance est lent, elle peut atteindre plusieurs centaines d’années. Elle a été très exploitée aux siècles derniers, pour fabriquer une poudre, me semble-t-il, qui servait à faire du feu. De ce fait elle a quasiment disparu de nombreux endroits, et ne reconquerra ses espaces naturels qu’avec le temps.
Après un repas frugal, nous reprenons notre descente. La plaine qui se déroule à nos pieds est un véritable désert, à la végétation extrêmement clairsemée. A un embranchement de pistes, une fois encore nous nous demandons quelle direction prendre. Après une estimation à la boussole, nous optons sans certitude pour le chemin de droite. Il s’avérera que nous avons fait le bon choix. Nous en aurons confirmation quelques kilomètres plus loin, car nous aurons la chance de rencontrer le seul véhicule que nous croiserons d’ici ce soir.
Nous rejoignons un village. Il est désert, mais pas tout à fait abandonné, car certaines portes possèdent un cadenas. Ces groupes de maisons sans vie jetées à même le désert, dégagent une impression de tristesse et de désolation. Ces régions se désertifient. Je me demande comment il était possible de vivre dans un environnement aussi hostile, chaleur la journée, grand froid la nuit, vent permanent, absence d’eau et de végétation. Après une courte halte auprès de ce qui devait être l’église, nous reprenons la traversée de cette immense plaine dont nous ne voyons pas la fin. Le sol est exécrable, sable et tôle ondulée se liguent pour nous freiner. Le guidon tangue lorsque la roue avant s’enlise dans quelques centimètres de substance instable. Il faut alors appuyer fort sur les pédales pour ne pas être bloqué et il arrive que la roue arrière dérape par manque d’adhérence, et alors c’est à pied qu’il nous faut poursuivre notre chemin.
Enfin se dessine devant nous un petit canyon, qui vient rompre la monotonie de cette immensité plate et sableuse. Une rivière y coule, et tout naturellement la végétation fait son apparition, et avec elle la vie animale. Des troupeaux de lamas et d’alpagas paissent tranquillement dans cette étroite gorge tapissée de verdure et encadrée de grands pans de montagnes arides. Un peu de verdure dispense immédiatement une touche sympathique à l’endroit. Dans cette lumière de fin d’après-midi, aux couleurs pastel, en regardant ces camélidés nonchalants, je me sens pénétré de toute la sérénité du lieu. Je me sens d’autant plus rassuré qu’il y a une rivière, et même si nous devons bivouaquer nous ne manquerons pas d’eau.
Nous sortons de cette gorge par un petit raidillon, puis à nouveau les grandes étendues plates et arides s’offrent à nous. D’après la carte un village se situe quelque part dans ce lointain que l’on discerne comme sans aspérité. Il n’est pas toujours possible de distinguer un groupe de maisons à une dizaine de kilomètres, car elles sont construites avec les matériaux pris sur place. De ce fait les bâtisses jouent un parfait rôle de caméléon.
Enfin la piste amorce une descente, et un peu en contrebas, le village d’Aravilla apparait. Nous le rejoignons avec satisfaction dans l’espoir de trouver un gîte. Il semble désert. Nous l’arpentons à la recherche d’une cabane ouverte. Plusieurs, plus ou moins en ruines, pourraient faire l’affaire pour un bivouac. Après avoir arrêté notre choix, nous constatons qu’il y a une petite maison qui est habitée en bordure du hameau. Il s’agit d’un vieux couple d’Indiens, derniers habitants de ce coin reculé. Nous nous approchons et demandons l’autorisation de nous installer. L’homme nous propose une petite habitation à l’allure de chapelle au confort très rudimentaire. Nous dormirons Alain et moi à même le sol en terre battue. Jean ira se caler derrière l’autel. Mais nous nous y trouvons bien, car nous sommes à l’abri du vent et ces murs en terre sont très calorifuges, donc dans ce petit espace nos corps font rapidement monter la température.
Je pars me promener à travers ce village presque désertifié. Pas un bruit à part le feulement du vent. Les seuls être vivants que je puisse voir, ce sont quelques lamas et alpagas broutant de rares touffes d’herbe. Dans cette immense plaine en regardant bien, on peut distinguer dans un rayon d’une dizaine de kilomètres plusieurs autres petits villages se camouflant aux couleurs du lieu, qui eux aussi semblent avoir perdu toute activité humaine. Parmi cette végétation clairsemée, il y a beaucoup de crottes petites et rondes provenant du bétail local. Au détour d’un léger monticule en bordure de chemin, je découvre une curieuse plante, grosse boule constituée d’une multitude de petits globes épineux de la grosseur d’une fleur de pissenlit montée à graine. Et une fois de plus comme presque tout ce qui se rencontre en ces lieux, la couleur tire sur le brun et l’ocre. En revenant à notre petite chapelle, je passe à proximité du logis de notre vieux couple d’Indiens. Je les vois allongés à même le sol, cherchant à se chauffer aux derniers rayons solaires, qui s’accrochent encore quelque temps au sol, avant de céder brusquement sous les assauts du froid de la nuit. Je me fais tout petit en faisant un détour pour ne pas les déranger, puis je rejoins mes compagnons qui s’affèrent au repas du soir.
Ces points de chute en vue d’un abri pour la nuit, découverts un peu au hasard depuis bientôt trois mois, constituent à mon sens l’un des plus grands attraits du voyage itinérant. Passer une journée à pédaler sans savoir où l’on va pouvoir faire une halte nocturne, se résigner et l’instant d’après espérer, s’imaginer rester dehors sans eau et puis soudainement trouver un havre de paix, qui de plus avec un robinet à proximité, fournissant une eau claire et fraîche. Voilà le vrai plaisir de l’itinérance. Je dois dire qu’en un trimestre d’aventure nous avons toujours trouvé de quoi passer des nuits acceptables. La nuit la plus austère nous sera réservée sur le salar de Coipasa en Bolivie. Il s’agissait d’un coin particulièrement lugubre poussiéreux, venteux, sale et en ruine, la concrétisation de la désolation. Eh bien, même là, une fois installés dans la tente nous avons retrouvé notre petit confort, certes à l’étroit, car pour des raisons de poids, Jean et moi dormions dans la même tente, conçue pour une personne.
La tombée de la nuit sur ce site abandonné des hommes et peut-être aussi des dieux est d’une rare beauté. Sur ces terres de coloris ocre, qui s’étendent à l’infini, surmontées de volcans aux couleurs vives, dont on a du mal à estimer les dimensions, leur altitude approchant les 6000 mètres, la nuit descend en amplifiant les contrastes et en répandant sa palette de teintes fauves. Ces immenses montagnes, qui à première vue ressemblent à des collines démesurées, révèlent dans la lumière déclinante tous leurs reliefs tourmentés. En effet les rayons rasant font naître une multitude d’ombres qui jouxtent les parties encore éclairées et un immense patchwork constitué de brun et de noir se développe sous nos yeux. Le bouquet final se révèle au moment où l’ultime sommet reçoit son dernier rayon de soleil, prélude à l’arrivée des premières étoiles. Ces dernières rapidement vont se multiplier et envahir l’immensité de la voûte céleste en un véritable feu d’artifice. Le spectacle est féérique, car ces régions sont dénuées de toutes lumières parasites et bénéficient d’une atmosphère d’une grande pureté à plus de quatre mille mètres d’altitude. Je reste fasciné devant cette scène d’une nature sauvage. Mais l’hostilité du lieu me ramène à des considérations plus terre à terre, il se met à faire très froid et je suis fatigué à la suite d’un parcours de 68 kilomètres sur des pistes exécrables.
Après une très bonne nuit, calfeutrés dans notre chapelle, le retour du soleil dans un air calme, prodigue sérénité et apaisement à l’endroit, et l’appel du vélo se fait pressant. L’étape de la journée ne devrait pas être très longue. La petite ville frontière de Colchane, où nous terminerons notre périple à travers les parcs et réserves du nord du Chili, se trouve à trente kilomètres. Mais dans ces coins, le kilométrage ne veut rien dire, il suffit d’une petite dose de sable pour que le pronostic soit erroné et les temps de parcours augmentent démesurément.
La piste est toujours aussi mauvaise et nous nous résignons à nous traîner à des vitesses comprises entre cinq et dix kilomètres à l’heure. Même parfois, il nous faut mettre pied à terre et pousser nos vélos. Dans ces situations, nous réalisons qu’ils sont vraiment lourds. En chemin, quelques villages possèdent de magnifiques églises centenaires, illuminant la désolation du lieu d’un charme réel, à la manière de l’espérance que tout chrétien détient au fond de lui. Elles sont plus ou moins entretenues, toujours peintes en blanc et possèdent un clocher massif posé à côté du corps principal de l’édifice.
Au sommet d’une côte, d’un coup l’espace s’agrandit. Sans pouvoir distinguer la cité de Colchane, qui se cache quelque part dans cette immensité, nous pouvons cependant discerner dans le lointain des reflets diffus tirant sur le blanc. Cette teinte laiteuse au ras du sol est annonciatrice du salar de Coipasa, au-delà de la frontière en Bolivie. Nous nous situons au nord de ce désert de sel à une cinquantaine de kilomètres. Les montagnes positionnées sur sa rive sud, sans aucun doute, se dressent à plus de cent kilomètres de notre point d’observation. Ce panorama immense qui jaillit brutalement au détour d’une bosse du chemin, nous fait prendre conscience que nous quittons les parcs chiliens et que bientôt une autre aventure extraordinaire nous attend, la traversée des grands déserts de sel boliviens.
Cette immersion dans cette zone du nord du Chili, nous a surpris par son aspect désertique et sa pauvreté. Après avoir parcouru trois cents kilomètres de pistes au fond de la Bolivie, pays réputé très pauvre, nous nous attendions à trouver des zones occidentalisées, avec quelques infrastructures. En effet, nous en avons vu, même utilisé, mais elles étaient sommaires, avec un confort minimum. D’après ce que j’ai vu, généralement la région est aussi pauvre et plus désolée que celle que nous venions de traverser en Bolivie.
Le vélo est certainement le moyen de locomotion le plus adapté pour pouvoir s’immerger dans ces régions désertes et hostiles pour essayer d’en percer l’âme secrète. Par contre, le voyage à pied doit être très rébarbatif et sans doute plus ennuyeux et je ne le conseille pas pour parcourir ces parcs au nord du Chili. Cependant j’aimerais bien prendre connaissance des sensations de ceux qui l’ont accompli de cette façon.
Appréciation d'un voyage en Égypte: croisière Sekhmet 4 étoiles avec visites English translation pending
POINTS POSITIFS : 🙂
- Du soleil, 30°C le 31 décembre, appréciable, non?
- Visites de nombreux temples et tombeaux entre Louxor et Asouan.
- Connaissances pointues du guide concernant l'égyptologie.
POINTS NEGATIFS : 😠
TRANSPORTS : - Retard sur le vol retour. - Avion inadapté pour un vol supérieur à 5 heures ainsi que très peu d'espace de confort (A320 un peu vieux...).
BATEAU : - Pour une croisière 4 étoiles, la prestation n'était pas du tout à la hauteur. De plus nous sommes restés à quai trois jours à Louxor, deux jours Asouan, pour une croisière… nous ne naviguons pas beaucoup. - La chambre: Propreté laissant à désirer… cafards, pas d'aération, câbles électriques dénudés sortant des murs sans aucun branchements, télévision et téléphone hors service. Serviettes de bains repliés mais non lavées. Notre chambre était située juste à coté du moteur, il nous était impossible de dormir. - Personnels: Non qualifiés et extrêmement impolis. - A quai, vous admirer à moins deux mètres à babord comme à tribord la façade d'un autre ferry. - Animations quasi nulle, même celles indiquées dans le programme ne sont pas toujours respectées. Ambiance ZERO !!! - Nourriture: Non-égyptienne et mauvaise (nous aurions apprécié qu'elle soit locale)
BAKCHICH : On nous demande 55 euros au début du voyage pour le visa + un pourboire obligatoire (pour information le prix du visa à la douane n'est que de 15 dollars). Ensuite, encore et toujours des pourboires. A la fin du voyage surprise !... deux enveloppes nous sont distribuées pour le guide et le personnel du bateau.
EXCURSIONS INCLUSES : - Changement constant des horaires et des jours prévus pour des visites, difficile de s'organiser des plages horaires de liberté hors du groupe. - Manque d'information, sentiment d'infantilisation permanente lors des visites et en général. - Lors de chaque excursion, visite OBLIGATOIRE de magasin "attrape-touriste", de qualité minable, sentiment d'être pris pour des imbéciles !!! (parfumerie, tailleurs de pierre factices, faux papyrus, etc)
EXCURSIONS EN EXTRA : - Excursions hors de prix, 4 à 5 fois plus cher (cf. guide du routard). - Certaines excursions sont des attrapes-touristes (visite d'un village Nubien factice qui a uniquement pour but de nous envoyer chez des commerçants).
GUIDE : - Un guide qualifié concernant l'Egyptologie mais un véritable escroc. Ce guide prend systématiquement des bakchichs sur tous les produits vendus aux touristes dans les boutiques visitées (choisi par lui-même), ainsi que probablement sur les excursions en extra. De plus ce guide est paternaliste, autoritaire et très macho, une HONTE !!!
Impression générale, on nous prend pour des imbéciles et des portes-monnaies !!! 😕
Antoine et Emilie
POINTS NEGATIFS : 😠
TRANSPORTS : - Retard sur le vol retour. - Avion inadapté pour un vol supérieur à 5 heures ainsi que très peu d'espace de confort (A320 un peu vieux...).
BATEAU : - Pour une croisière 4 étoiles, la prestation n'était pas du tout à la hauteur. De plus nous sommes restés à quai trois jours à Louxor, deux jours Asouan, pour une croisière… nous ne naviguons pas beaucoup. - La chambre: Propreté laissant à désirer… cafards, pas d'aération, câbles électriques dénudés sortant des murs sans aucun branchements, télévision et téléphone hors service. Serviettes de bains repliés mais non lavées. Notre chambre était située juste à coté du moteur, il nous était impossible de dormir. - Personnels: Non qualifiés et extrêmement impolis. - A quai, vous admirer à moins deux mètres à babord comme à tribord la façade d'un autre ferry. - Animations quasi nulle, même celles indiquées dans le programme ne sont pas toujours respectées. Ambiance ZERO !!! - Nourriture: Non-égyptienne et mauvaise (nous aurions apprécié qu'elle soit locale)
BAKCHICH : On nous demande 55 euros au début du voyage pour le visa + un pourboire obligatoire (pour information le prix du visa à la douane n'est que de 15 dollars). Ensuite, encore et toujours des pourboires. A la fin du voyage surprise !... deux enveloppes nous sont distribuées pour le guide et le personnel du bateau.
EXCURSIONS INCLUSES : - Changement constant des horaires et des jours prévus pour des visites, difficile de s'organiser des plages horaires de liberté hors du groupe. - Manque d'information, sentiment d'infantilisation permanente lors des visites et en général. - Lors de chaque excursion, visite OBLIGATOIRE de magasin "attrape-touriste", de qualité minable, sentiment d'être pris pour des imbéciles !!! (parfumerie, tailleurs de pierre factices, faux papyrus, etc)
EXCURSIONS EN EXTRA : - Excursions hors de prix, 4 à 5 fois plus cher (cf. guide du routard). - Certaines excursions sont des attrapes-touristes (visite d'un village Nubien factice qui a uniquement pour but de nous envoyer chez des commerçants).
GUIDE : - Un guide qualifié concernant l'Egyptologie mais un véritable escroc. Ce guide prend systématiquement des bakchichs sur tous les produits vendus aux touristes dans les boutiques visitées (choisi par lui-même), ainsi que probablement sur les excursions en extra. De plus ce guide est paternaliste, autoritaire et très macho, une HONTE !!!
Impression générale, on nous prend pour des imbéciles et des portes-monnaies !!! 😕
Antoine et Emilie
Choisir Bali ou les Bahamas pour huit/neuf jours en février ou avril? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir avec mon épouse pour 8 / 9 jours en février 2011 la derniere semaine ou en avril 2011 la troisieme semaine. Notre choix est soit les bahamas ou bali, je ne sais pas quoi choisir. Les bahamas, je sais que la saison est au top, mais pour Bali, j'en ai aucune idée.
Mon épouse souhaite Bali, que me conseillez vous.
Merci par avance.
Traitement anti-paludisme pour le Sri Lanka? English translation pending
Bonjour à tous,
Petites interrogations à 1 semaine du départ.. je pars pour une vingtaine de jours au Sri Lanka et j'étais décidée à ne pas prendre d'anti palu" étant habituée à voyager pas mal en Asie, par exemple Népal je n'avais rien pris et le classement niveau "palu" semblait identique avec le Sri Lanka !
Bref petit doute après m'être rendue chez Pasteur, où évidemment ils m'ont dit "bien sure qu'il faut prendre de la Savarine !"
Pas d'itinéraire précis, juste sac à doc, donc je peux autant allée vers le sud que le nord (pas trop non plus !) l'est ou l'ouest..
La dengue me semble plus présente là bas que le palu.. après je ne suis pas une spécialiste
ce que je sais, c'est qu'il faudra être vigilant..
Bref Oyé Oyé...Y'a t-il quelqu'un là bas, ou qui y soit allé en janvier, qui pourrait m'éclairer ! Me préciser si vraiment il y a des risques, des zones peut être à éviter
et puis je suis à l'écoute aussi si vous avez quelques conseils sympa de visite 🙂
Merci
Petites interrogations à 1 semaine du départ.. je pars pour une vingtaine de jours au Sri Lanka et j'étais décidée à ne pas prendre d'anti palu" étant habituée à voyager pas mal en Asie, par exemple Népal je n'avais rien pris et le classement niveau "palu" semblait identique avec le Sri Lanka !
Bref petit doute après m'être rendue chez Pasteur, où évidemment ils m'ont dit "bien sure qu'il faut prendre de la Savarine !"
Pas d'itinéraire précis, juste sac à doc, donc je peux autant allée vers le sud que le nord (pas trop non plus !) l'est ou l'ouest..
La dengue me semble plus présente là bas que le palu.. après je ne suis pas une spécialiste
ce que je sais, c'est qu'il faudra être vigilant..
Bref Oyé Oyé...Y'a t-il quelqu'un là bas, ou qui y soit allé en janvier, qui pourrait m'éclairer ! Me préciser si vraiment il y a des risques, des zones peut être à éviter
et puis je suis à l'écoute aussi si vous avez quelques conseils sympa de visite 🙂
Merci
Utah: Escalante - Grand Staircase et? English translation pending
Mon fils et son épouse vont partir dans l'Ouest pour 6 semaines en mai.
Ils désirent s'arrête à Caynon Point à l'hôtel Amangiri pour fêter leurs 25 ans de mariage.
Est-ce nos valeureux spartiates, sedonax et autres voyageurs fous de l'Ouest connaissent cet hôtel où ils comptent passer 3, voire 4 nuits, est-ce trop (grand stairecase, escalante et ?).
Ce sont des sportifs aguerris, 6/7 h de marche ne leur font pas peur et ils auront un 4x4, un vrai comme le dit si souvent Sedonax.
Je profite de ce nouveau post pour vous souhaiter
DES JOYEUSES FETES ET UNE BONNE ANNEE 2011
et vous remercier toutes et tous de vos contributions lors de nos voyages dans l'Ouest.
Revil
Ils arriveront de Page où ils feront CBS et avec de la chance CBN.
Ils désirent s'arrête à Caynon Point à l'hôtel Amangiri pour fêter leurs 25 ans de mariage.
Est-ce nos valeureux spartiates, sedonax et autres voyageurs fous de l'Ouest connaissent cet hôtel où ils comptent passer 3, voire 4 nuits, est-ce trop (grand stairecase, escalante et ?).
Ce sont des sportifs aguerris, 6/7 h de marche ne leur font pas peur et ils auront un 4x4, un vrai comme le dit si souvent Sedonax.
Je profite de ce nouveau post pour vous souhaiter
DES JOYEUSES FETES ET UNE BONNE ANNEE 2011
et vous remercier toutes et tous de vos contributions lors de nos voyages dans l'Ouest.
Revil
Ils arriveront de Page où ils feront CBS et avec de la chance CBN.
Copan Ruinas (Honduras) versus Chitchen Itza (Mexique)? English translation pending
Bonjour,
On prévoit un voyage au Honduras en janvier 2011. Je remarque que Copan Ruinas revient souvent comme un "must see". Quand je regarde des photos je trouve que ça ressemble beaucoup à Chitchen Itza. Est-ce que je me trompe? Est-ce que le détour à Copan Ruinas en vaut vraiment la peine quand on a déjà vu Chitzen Itza? Quelqu'un peut me renseigner à ce sujet?
Merci à l'avance de partager votre expérience et vos impressions.
On prévoit un voyage au Honduras en janvier 2011. Je remarque que Copan Ruinas revient souvent comme un "must see". Quand je regarde des photos je trouve que ça ressemble beaucoup à Chitchen Itza. Est-ce que je me trompe? Est-ce que le détour à Copan Ruinas en vaut vraiment la peine quand on a déjà vu Chitzen Itza? Quelqu'un peut me renseigner à ce sujet?
Merci à l'avance de partager votre expérience et vos impressions.
Hôtels à Saïgon? English translation pending
pouvez-vous m'indiquer des hotels à saigon dans la rue De Tham ; nous ne connaissons que l'orient hotel mais il parait qu'il a beaucoup changé merci pour vos réponses
Échange de garde de chiens? English translation pending
Nos amis les chiens (et chats) sont souvent un frein à nos envie de voyages. Je reviens de six mois au Kashmir et en Inde avec ma petite Jack Russel mais que de tracas!
Laisser mes "filles" à des mercenaires? Que nenni! Alors que faire?
Et si on mettait en commun nos besoins et nos offres de garde? Pas de rétribution mais un échange de services.
Par exemple, moi je garde trois mois ton chien et, en échange, toi tu gardes trois mois le mien?
Qu'en pensez-vous? Des propositions? Des idées?
Hôtel Playa Costa Verde le 17 février 2011 English translation pending
bonjour a tous!!!😉
nous sommes 3 couples, de 65 ans a 40 ans.. nous avons réservé pour cette endroit le 17 fév. 2011.
nous aimerions savoir si l'hotel loue des scooter..
nous avons entendu dire qui nous fallais mettre des sandales pour aller se baigner, car parrais t'il qu'il y a beaucoup de coraux.. donc sa blesse les pieds.
si vous avez des réponses a mes questions ou meme des commantaires.. genez vous pas...
on aimes toujours avoir la version des gens qui y sont aller!!
j'ai hate de partir!!!!!😉
Vos retours sur l'école de massage Blue Garden à Chiang Mai? English translation pending
Bonjour,
Qq'un aurait il un retour sur l'école de massage Blue Garden à Chiang Mai ?
Merci
Chemin de Stevenson en juillet 2011: vos témoignages sur ces itinéraires? English translation pending
Ma femme et moi, nous avons fait le chemin de Saint Jacques de Compostelle du Puy à Santiago, en 65 jours cette année.
Au mois de juillet 2011, nous envisageons de faire le Stevenson puis rejoindre Alès et Avignon ou alors rejoindre le GR 700 jusqu'à Saint Gilles.
Nous serions très heureux d'avoir vos témoignages sur ces itinéraires.
Est-il facile de trouvez des gîtes ?
Merci d'avance