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Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya English translation pending
Bonjour à tous!
Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).
Fin juillet, il est temps de se décider.
Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.
JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.
Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.
Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.
C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).
Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.
Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.
Et après ? Affaire à suivre😉.
L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.
« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse
Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).
Fin juillet, il est temps de se décider.
Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.
JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.
Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.
Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.
C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).
Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.

Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.

Et après ? Affaire à suivre😉.
L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.
« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse
Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Itinéraire 15 jours au Maroc English translation pending
Bonsoir,
Nous avons l'intention cet été d'aller au Maroc avec ma fille qui aura 22 ans. Elle veut Voir - des paysages - de l'eau - rivières ou cascades- la mer sans forcement jouer à l'escalope - des montagnes + ifrane - le desert!!!!!!!! - les villes Marakeck, Ouarzazate, Casa, Rabat/Salé, Meknes, Fes, .. - manger dans des boui-bouis en médina ... ma fille est végétarienne mais on devrait trouver - Aller chez le coiffeur en médina..... se faire des trucs de filles ....mais en fin de voyage
Arrivée casa ou rabat- mais je sais que casa est plus pratique - je pensais un retour le 11 aout
Marrakech direct en train de jour pour profiter du paysage sinon on dors sur place et on profite de la soirée 1 jour et demi voir 2 jours - jardin majorelle et visite de la ville - pas de courses ouarzazate 1 journée et retour sur marrakech on aimerait repartir de nuit en direction de Fes(en train)
FES - Volubilis, Moulay Yacoub ou sidi Harazem, Ifrane + amis+medina Meknes : visite + famille+médina Casablanca : visite +medina - mosquée car non musulmanes c'est la seule que l'on peut visiter Rabat - visite + famille+médina.. mais j'aimerais passer le 10 Aout à salé afin d' y fêter mon demi siècle
Voila mais là je ne sais plus faire pour m'organiser afin de ne pas décevoir ma fille pour son premier voyage au Maroc ..... Ma fille est organisée, elle bouge et en un jour dans une ville d'Europe elle profite au max
A préciser j'ai oublié la langue et je pense que nous bougerons sac au dos ..plus pratique.
merci de votre lecture et conseils ps : pour la location de voiture elle aura 2 ans et demi de permis .. peut-elle conduire car elle est vraiment chiante quand je suis au volant !
Bien à vous
A
Nous avons l'intention cet été d'aller au Maroc avec ma fille qui aura 22 ans. Elle veut Voir - des paysages - de l'eau - rivières ou cascades- la mer sans forcement jouer à l'escalope - des montagnes + ifrane - le desert!!!!!!!! - les villes Marakeck, Ouarzazate, Casa, Rabat/Salé, Meknes, Fes, .. - manger dans des boui-bouis en médina ... ma fille est végétarienne mais on devrait trouver - Aller chez le coiffeur en médina..... se faire des trucs de filles ....mais en fin de voyage
Arrivée casa ou rabat- mais je sais que casa est plus pratique - je pensais un retour le 11 aout
Marrakech direct en train de jour pour profiter du paysage sinon on dors sur place et on profite de la soirée 1 jour et demi voir 2 jours - jardin majorelle et visite de la ville - pas de courses ouarzazate 1 journée et retour sur marrakech on aimerait repartir de nuit en direction de Fes(en train)
FES - Volubilis, Moulay Yacoub ou sidi Harazem, Ifrane + amis+medina Meknes : visite + famille+médina Casablanca : visite +medina - mosquée car non musulmanes c'est la seule que l'on peut visiter Rabat - visite + famille+médina.. mais j'aimerais passer le 10 Aout à salé afin d' y fêter mon demi siècle
Voila mais là je ne sais plus faire pour m'organiser afin de ne pas décevoir ma fille pour son premier voyage au Maroc ..... Ma fille est organisée, elle bouge et en un jour dans une ville d'Europe elle profite au max
A préciser j'ai oublié la langue et je pense que nous bougerons sac au dos ..plus pratique.
merci de votre lecture et conseils ps : pour la location de voiture elle aura 2 ans et demi de permis .. peut-elle conduire car elle est vraiment chiante quand je suis au volant !
Bien à vous
A
La Toscane... mais pas que...! English translation pending
Bonjour M'sieurs-Dames,
Comme je suis devenu grand-père au début du mois de Juillet, mon épouse Mauricette pour les fans qui me suivent 😛, a décrété que nous étions en alerte de niveau 5 et il était hors de question de s'éloigner de ma fille à plus de 30mn en cas de guerre nucléaire, tremblement de terre ou un bouton sur les fesses en gros !
Pendant ce temps-là, je tente de préparer un petit circuit en Italie avec sur une dizaine de jours. Nous avions visité la Toscane en 2013 et au retour, j'avais cherché les endroits ratés dont j'avais vu des photos mais pas trouvé sur place ... ou par manque de temps.
Je pars donc avec des cartes, des itinéraires Google Maps et une volonté farouche de ramener des photos de tous ces lieux. J'ai aussi envisagé de régler la paix dans le Monde ... mais ça ne rentre pas dans le planning.
Bref, nous partons de Bordeaux pour une journée bidon jusqu'à Menton à la frontière italienne. Nous sommes le Dimanche 28 Août, le soleil brille et les touristes rentrent chez eux. Youpi !

Comme je suis devenu grand-père au début du mois de Juillet, mon épouse Mauricette pour les fans qui me suivent 😛, a décrété que nous étions en alerte de niveau 5 et il était hors de question de s'éloigner de ma fille à plus de 30mn en cas de guerre nucléaire, tremblement de terre ou un bouton sur les fesses en gros !
Pendant ce temps-là, je tente de préparer un petit circuit en Italie avec sur une dizaine de jours. Nous avions visité la Toscane en 2013 et au retour, j'avais cherché les endroits ratés dont j'avais vu des photos mais pas trouvé sur place ... ou par manque de temps.
Je pars donc avec des cartes, des itinéraires Google Maps et une volonté farouche de ramener des photos de tous ces lieux. J'ai aussi envisagé de régler la paix dans le Monde ... mais ça ne rentre pas dans le planning.
Bref, nous partons de Bordeaux pour une journée bidon jusqu'à Menton à la frontière italienne. Nous sommes le Dimanche 28 Août, le soleil brille et les touristes rentrent chez eux. Youpi !

Insécurité à Madagascar English translation pending
Bonjour,
j'aimerais beaucoup avoir l'avis des internautes concernant l'insécurité à Madagascar. La situation semble-t-elle s'améliorer ou s'aggraver ? Je pense à l'insécurité qui existe pour les malgaches et aussi pour les touristes . Cette insécurité est-elle un frein pour le développement du tourisme ? Comment l'endiguer ? Autant de questions que je me pose .
Four-Week Journey Through Southern Thailand and Angkor
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people. So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom. That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver. Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.

At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.

That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people. So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom. That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver. Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.

At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.

That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Balade cubaine... en six étapes English translation pending
Plus grande île des Antilles, Cuba s’étend sur 1200 kilomètres d’Est en Ouest c’est même un archipel vous affirme avec une certaine fierté les cubains, effectivement les côtes sont bordées de nombreuses îles et îlots …
Aussi, n’évoquer Cuba qu’en seulement six étapes peut paraître un peu restrictif, c’est certain ! Mais ce sont là les lieux que j’ai eu l’occasion de découvrir lors d’un récent voyage. Des étapes certes classiques pour tous les voyageurs qui abordent pour une première visite l’île cubaine.

Une balade qui à travers ce récit illustré vous emmène des étonnantes mogotes de la vallée de Viñales à la découverte du patrimoine et de l’atmosphère de la capitale La Havane et également de Trinidad … sans oublier, bien entendu, le superbe littoral et ses paradisiaques plages de sable blanc.
C’est par un des paysages parmi les plus spectaculaires de l’île que débute ce voyage. Pas par une vue du littoral ou celle d’une superbe plage de sable blond comme l’on pourrait s’y attendre, mais par un panorama rural de l’intérieur de l’île. La vallée de Viñales, à l’ouest de Cuba, impressionne d’abord par sa beauté et ensuite par son originalité, nous sommes au pays des fameuses mogotes.

Les mogotes ? Comme certains d’entre vous, je ne connaissais pas ce terme avant ce périple. Alors voici quelques explications … Les mogotes désignent ces formations géologiques à l’aspect de collines calcaires au sommet arrondi et couvert de végétation. Depuis ce belvédère, la vue s’étend sur toute la vallée jusqu’aux contreforts au relief émoussé de la Sierra de los Organos. Les mogotes sont disséminées parmi cette plaine fertile où la terre brun-rouge est si propice à la culture du très renommé tabac cubain. Il faut un peu d’imagination pour comprendre la formation d’un tel paysage : à l’époque jurassique, l’ensemble de cette vallée n’était qu’un réseau de grottes dont les parties supérieures se sont progressivement effondrées laissant ainsi comme seul relief les mogotes. Ce type de paysage n’est pas sans évoquer celui, plus connu, de la Baie d’Halong au Vietnam … en effet, sur le plan géomorphologique il y a une certaine ressemblance, sauf qu’ici, la mer s’est retirée depuis bien longtemps.
Le sous-sol de cette région a lui aussi été façonné au fil du temps par la lente érosion, sa découverte ne manque pas d’intérêt. Nous voici à l’entrée d’une des plus grandes grottes de la vallée. Si elle a été appelée Grotte de l’Indien, c’est que l’histoire locale rapporte que les premiers habitants, les Indiens Guanahatabeys, s’y étaient réfugiés lors de l’invasion de l’île par les colons espagnols.

A l’intérieur, on chemine d’abord entre des parois rocheuses hérissées de pierres acérées en se faufilant entre les nombreuses stalagmites. La balade s’effectue le plus souvent le « nez en l’air » afin d’observer les encore plus nombreux stalactites. Durant la saison sèche, seuls les tons verts recouvrant certaines concrétions évoquent la forte humidité du lieu. Quant à la rivière souterraine, on l’aborde après 300 mètres de parcours, elle donne lieu à une plaisante promenade en barque qui laisse le loisir de contempler la gigantesque voûte supérieure de la grotte …. jusqu’à ce que l’on soit ébloui par la forte luminosité extérieure marquant la sortie du souterrain.

L’arbre est un des emblèmes du pays, il faut reconnaître que l’on en voit partout dans la vallée de Viñales (et ailleurs également). Ces palmiers ont belle allure avec leur tronc rectiligne à l’écorce claire et leur panache de palmes vertes. Ce ne sont pas des palmiers communs mais des palmiers royaux … Une espèce « royale » à Cuba, le pays de la Revolución et du Socialisme version Castro, on pourrait ironiser !

Une visite à ne pas rater lorsqu’on se balade dans cette étonnante vallée, pas très loin de la grotte de l’Indien, une fresque immense a pour support les rochers d’une colline. Que les silhouettes humaines paraissent minuscules en comparaison de la taille des représentations colorées peintes à même la paroi de pierre. Une monumentale fresque qui s’étend sur 120 mètres de hauteur pour 180 de large, rien que ça ! Le thème ? L’évolution biologique de la région depuis la préhistoire allant des dinosaures aux humains symbolisés par ces géants rouges.

Viñales est le nom de la vallée mais c’est aussi le nom d’une petite ville à l’atmosphère typique des bourgades rurales de Cuba. Une avenue centrale bordée de maisons aux teintes chatoyantes, un alignement de colonnes le long des boutiques et des marchands ambulants proposant aux passants de beaux ananas et des goyaves … Les villageois vaquent à leurs occupations, discutent ou tout simplement se reposent à l’ombre devant leur maison. Ici, des enfants se déplacent en vélo, plus loin c’est une calèche à cheval qui passe là, une vielle voiture rouge lourdement chargée tourne au coin de la rue. Sur la place principale trône une église au clocher blanc et à l’ombre des arbres, je rencontre ce cubain, assis sur un banc, fumant tranquillement un gros cigare … Muchas gracias Señor d’accepter que je vous prenne en photo !

Le tabac, les cigares … un savoir faire, une spécialité, surtout une ressource économique et une vraie fierté pour les Cubains. Le tabac est une des principales cultures de la région devant celle de la canne à sucre. La plante nécessite beaucoup d’attention et de travail manuel de la part des agriculteurs, la culture est peu mécanisée. Ici, dans les champs, on aperçoit régulièrement des cultivateurs labourant leurs champs à l’aide de charrues tractées par des bœufs, une vision qui évoque pour nous les images des campagnes d’antan … Voyons de plus près ce célèbre tabac lors d’une pause entre Viñales et La Havane.


Au milieu d’un champ, nous pénétrons dans un séchoir à tabac où sont suspendues, bien alignées, les feuilles récoltées … on est encore bien loin du produit fini, le cigare cubain de qualité supérieure. Ensuite le travail de mains expertes entre en œuvre, les étapes se succèdent : tri des feuilles, écotage afin de retirer la nervure centrale, puis confection de la tripe, l’intérieur du cigare. L’ultime étape conditionne grandement la qualité, à savoir la lente combustion, l’arôme et le goût, elle consiste en l’enroulage. L’expérience du doigté est à ce stade indispensable pour un roulage accompagné d’une bonne pression de la cape enveloppant le précieux cigare …
Les autres étapes du voyage sont à suivre dans les messages suivant … Prochaine étape La Havane.

Une balade qui à travers ce récit illustré vous emmène des étonnantes mogotes de la vallée de Viñales à la découverte du patrimoine et de l’atmosphère de la capitale La Havane et également de Trinidad … sans oublier, bien entendu, le superbe littoral et ses paradisiaques plages de sable blanc.
C’est par un des paysages parmi les plus spectaculaires de l’île que débute ce voyage. Pas par une vue du littoral ou celle d’une superbe plage de sable blond comme l’on pourrait s’y attendre, mais par un panorama rural de l’intérieur de l’île. La vallée de Viñales, à l’ouest de Cuba, impressionne d’abord par sa beauté et ensuite par son originalité, nous sommes au pays des fameuses mogotes.

Les mogotes ? Comme certains d’entre vous, je ne connaissais pas ce terme avant ce périple. Alors voici quelques explications … Les mogotes désignent ces formations géologiques à l’aspect de collines calcaires au sommet arrondi et couvert de végétation. Depuis ce belvédère, la vue s’étend sur toute la vallée jusqu’aux contreforts au relief émoussé de la Sierra de los Organos. Les mogotes sont disséminées parmi cette plaine fertile où la terre brun-rouge est si propice à la culture du très renommé tabac cubain. Il faut un peu d’imagination pour comprendre la formation d’un tel paysage : à l’époque jurassique, l’ensemble de cette vallée n’était qu’un réseau de grottes dont les parties supérieures se sont progressivement effondrées laissant ainsi comme seul relief les mogotes. Ce type de paysage n’est pas sans évoquer celui, plus connu, de la Baie d’Halong au Vietnam … en effet, sur le plan géomorphologique il y a une certaine ressemblance, sauf qu’ici, la mer s’est retirée depuis bien longtemps.
Le sous-sol de cette région a lui aussi été façonné au fil du temps par la lente érosion, sa découverte ne manque pas d’intérêt. Nous voici à l’entrée d’une des plus grandes grottes de la vallée. Si elle a été appelée Grotte de l’Indien, c’est que l’histoire locale rapporte que les premiers habitants, les Indiens Guanahatabeys, s’y étaient réfugiés lors de l’invasion de l’île par les colons espagnols.

A l’intérieur, on chemine d’abord entre des parois rocheuses hérissées de pierres acérées en se faufilant entre les nombreuses stalagmites. La balade s’effectue le plus souvent le « nez en l’air » afin d’observer les encore plus nombreux stalactites. Durant la saison sèche, seuls les tons verts recouvrant certaines concrétions évoquent la forte humidité du lieu. Quant à la rivière souterraine, on l’aborde après 300 mètres de parcours, elle donne lieu à une plaisante promenade en barque qui laisse le loisir de contempler la gigantesque voûte supérieure de la grotte …. jusqu’à ce que l’on soit ébloui par la forte luminosité extérieure marquant la sortie du souterrain.

L’arbre est un des emblèmes du pays, il faut reconnaître que l’on en voit partout dans la vallée de Viñales (et ailleurs également). Ces palmiers ont belle allure avec leur tronc rectiligne à l’écorce claire et leur panache de palmes vertes. Ce ne sont pas des palmiers communs mais des palmiers royaux … Une espèce « royale » à Cuba, le pays de la Revolución et du Socialisme version Castro, on pourrait ironiser !

Une visite à ne pas rater lorsqu’on se balade dans cette étonnante vallée, pas très loin de la grotte de l’Indien, une fresque immense a pour support les rochers d’une colline. Que les silhouettes humaines paraissent minuscules en comparaison de la taille des représentations colorées peintes à même la paroi de pierre. Une monumentale fresque qui s’étend sur 120 mètres de hauteur pour 180 de large, rien que ça ! Le thème ? L’évolution biologique de la région depuis la préhistoire allant des dinosaures aux humains symbolisés par ces géants rouges.

Viñales est le nom de la vallée mais c’est aussi le nom d’une petite ville à l’atmosphère typique des bourgades rurales de Cuba. Une avenue centrale bordée de maisons aux teintes chatoyantes, un alignement de colonnes le long des boutiques et des marchands ambulants proposant aux passants de beaux ananas et des goyaves … Les villageois vaquent à leurs occupations, discutent ou tout simplement se reposent à l’ombre devant leur maison. Ici, des enfants se déplacent en vélo, plus loin c’est une calèche à cheval qui passe là, une vielle voiture rouge lourdement chargée tourne au coin de la rue. Sur la place principale trône une église au clocher blanc et à l’ombre des arbres, je rencontre ce cubain, assis sur un banc, fumant tranquillement un gros cigare … Muchas gracias Señor d’accepter que je vous prenne en photo !

Le tabac, les cigares … un savoir faire, une spécialité, surtout une ressource économique et une vraie fierté pour les Cubains. Le tabac est une des principales cultures de la région devant celle de la canne à sucre. La plante nécessite beaucoup d’attention et de travail manuel de la part des agriculteurs, la culture est peu mécanisée. Ici, dans les champs, on aperçoit régulièrement des cultivateurs labourant leurs champs à l’aide de charrues tractées par des bœufs, une vision qui évoque pour nous les images des campagnes d’antan … Voyons de plus près ce célèbre tabac lors d’une pause entre Viñales et La Havane.


Au milieu d’un champ, nous pénétrons dans un séchoir à tabac où sont suspendues, bien alignées, les feuilles récoltées … on est encore bien loin du produit fini, le cigare cubain de qualité supérieure. Ensuite le travail de mains expertes entre en œuvre, les étapes se succèdent : tri des feuilles, écotage afin de retirer la nervure centrale, puis confection de la tripe, l’intérieur du cigare. L’ultime étape conditionne grandement la qualité, à savoir la lente combustion, l’arôme et le goût, elle consiste en l’enroulage. L’expérience du doigté est à ce stade indispensable pour un roulage accompagné d’une bonne pression de la cape enveloppant le précieux cigare …
Les autres étapes du voyage sont à suivre dans les messages suivant … Prochaine étape La Havane.
Trajet Delhi - Varanasi - Kathmandu English translation pending
Bonjour,
Nous partons fin décembre 2011 pour 2 semaines en Inde et 10 jours au Népal
Nous réservons le même chauffeur que nous avions eu l’année dernière pour la visite du Rajasthan. Voici ce que j’ai programmé :
28/12 Départ de Paris le soir
29/12 Arrivé Delhi le matin – (visites non faites l’année dernière Temple Lotus et temple de Laxmi narayan) - départ direct pour Mathura – nuit à Mathura
30/12 Visite de Mathura (temples naissance Krisna) et Vrindravan (temples) – nuit à Mathura
31/12 Départ pour Deeg – Bharatpur (réserve naturelle d’oiseaux) – Dholpur (nous zappons Agra déjà fait l’année dernière) – Gwalior – Nuit à Gwalior
01/01 Départ pour Sonagir (temples Jaïns) – Datia – Jhansi – Orchha – Khajuraho – nuit à Khajuraho
02/01 Visite Khajuraho (temple Lakshmana – Satna (Cathédrale Saint Vincent de Paul) – Allahabad – Nuit à Allahabad
03/01 Visite Allahabad - Nuit à Allahabad
04/01 Départ pour Varanasi – Nuit à Varanasi
05/01 Visite Varanasi – Ramnagar – Nuit à Varanasi
06/01 Visite Varanasi – Sarnath– Nuit à Varanasi
07/01 Départ pour Gaya - Bodhgaya - Surjata – Nuit à Bodhgaya
08/01 Visite Bodhgaya – Nuit à Bodhgaya
09/01 Visite Bodhgaya – Nuit à Bodhgaya
10/01 Visite Bodhgaya – Départ le soir en voiture pour Patna - Birganj (Frontière Népalaise) Changement de chauffeur pour Kathmandu
11/01 Arrivée à Kathmandu à Boudhnath (les visites se feront selon l’envie)
20/01 Retour à Paris
Qu’en pensez-vous ? Est-ce que le voyage en voiture pour le Népal est faisable ?
Nous ne pourrons pas visiter certains forts et palaces car problèmes de genoux, trop d’escaliers.
Nous recherchons des hôtels avec le confort mais pas luxueux. Au moins douche et WC dans la chambre.
Merci pour vos suggestions.
Joëlle
Nous partons fin décembre 2011 pour 2 semaines en Inde et 10 jours au Népal
Nous réservons le même chauffeur que nous avions eu l’année dernière pour la visite du Rajasthan. Voici ce que j’ai programmé :
28/12 Départ de Paris le soir
29/12 Arrivé Delhi le matin – (visites non faites l’année dernière Temple Lotus et temple de Laxmi narayan) - départ direct pour Mathura – nuit à Mathura
30/12 Visite de Mathura (temples naissance Krisna) et Vrindravan (temples) – nuit à Mathura
31/12 Départ pour Deeg – Bharatpur (réserve naturelle d’oiseaux) – Dholpur (nous zappons Agra déjà fait l’année dernière) – Gwalior – Nuit à Gwalior
01/01 Départ pour Sonagir (temples Jaïns) – Datia – Jhansi – Orchha – Khajuraho – nuit à Khajuraho
02/01 Visite Khajuraho (temple Lakshmana – Satna (Cathédrale Saint Vincent de Paul) – Allahabad – Nuit à Allahabad
03/01 Visite Allahabad - Nuit à Allahabad
04/01 Départ pour Varanasi – Nuit à Varanasi
05/01 Visite Varanasi – Ramnagar – Nuit à Varanasi
06/01 Visite Varanasi – Sarnath– Nuit à Varanasi
07/01 Départ pour Gaya - Bodhgaya - Surjata – Nuit à Bodhgaya
08/01 Visite Bodhgaya – Nuit à Bodhgaya
09/01 Visite Bodhgaya – Nuit à Bodhgaya
10/01 Visite Bodhgaya – Départ le soir en voiture pour Patna - Birganj (Frontière Népalaise) Changement de chauffeur pour Kathmandu
11/01 Arrivée à Kathmandu à Boudhnath (les visites se feront selon l’envie)
20/01 Retour à Paris
Qu’en pensez-vous ? Est-ce que le voyage en voiture pour le Népal est faisable ?
Nous ne pourrons pas visiter certains forts et palaces car problèmes de genoux, trop d’escaliers.
Nous recherchons des hôtels avec le confort mais pas luxueux. Au moins douche et WC dans la chambre.
Merci pour vos suggestions.
Joëlle
Dunhuang: ne pas payer pour Mingsha Shan, c'est gratuit la nature! (Chine) English translation pending
Voyage à Dubaï en août: hôtel, activités...? English translation pending
Bonjour!
Je suis en train de planifier un voyage a Dubaï début aout.
Après avoir cherché sur le forum il me reste quelques questions en suspens...
Premièrement pour le choix de l'hôtel. J'ai un budget de 100 euros par nuits maximum. Je ne suis pas particulièrement intéresse par la plage même si je compte quand même y faire un tour. J'hesites donc entre le quartier de Bur Dubai et Diera. Si vous avez donc des établissements a me conseiller je suis preneur.
Ensuite pour les activités. J'ai lu dans d'autres posts qu'il y avait pas mal de choses a faire, mais comment et ou s'y inscrire? A l'hôtel? Dans les mall? Des agences? J'ai peur de me faire avoir... Je suis tenté par la ballade en 4x4 dans le désert, un tour en hélicoptère si je trouve pas trop cher, et la visites des principaux buildings (emirates, burj al arab, burj Dubaï, ...) d'ailleurs faut-il réserver?
Et au niveau budget repas, peux-on trouver a manger pour pas cher?
Il me reste une question, au sujet des transports, j'ai lu que les hôtels renvoient souvent sur des taxis non officiels, donc plus chers. Comment les différencier? Et pour les bus et métros? Existe-il des forfaits au jour ou a la semaine?
Merci d'avance pour vos réponses. Thomas.
Premièrement pour le choix de l'hôtel. J'ai un budget de 100 euros par nuits maximum. Je ne suis pas particulièrement intéresse par la plage même si je compte quand même y faire un tour. J'hesites donc entre le quartier de Bur Dubai et Diera. Si vous avez donc des établissements a me conseiller je suis preneur.
Ensuite pour les activités. J'ai lu dans d'autres posts qu'il y avait pas mal de choses a faire, mais comment et ou s'y inscrire? A l'hôtel? Dans les mall? Des agences? J'ai peur de me faire avoir... Je suis tenté par la ballade en 4x4 dans le désert, un tour en hélicoptère si je trouve pas trop cher, et la visites des principaux buildings (emirates, burj al arab, burj Dubaï, ...) d'ailleurs faut-il réserver?
Et au niveau budget repas, peux-on trouver a manger pour pas cher?
Il me reste une question, au sujet des transports, j'ai lu que les hôtels renvoient souvent sur des taxis non officiels, donc plus chers. Comment les différencier? Et pour les bus et métros? Existe-il des forfaits au jour ou a la semaine?
Merci d'avance pour vos réponses. Thomas.
Appareils photo versus destinations? (tour du monde) English translation pending
Bonjour!
Mon nom est Pascal et je désire faire le tour du monde d'ici peu. Je possède un appareil photo réflex numérique et j'adore prendre des photos de toute sorte. Ma question était à savoir s'il vous est déjà arrivé d'aller à des destinations dans le monde que vous vous fesiez regarder bizarrement en sortant votre gros appareil photo? Je suis concient qu'à des endroits que je visiterai, les gens crève de faim et qu'ils sont prêts à tout pour survivre. J'aimerais que vous me contiez des anecdotes à propos de vos prises de photos du genre (bris ou vol de votre appareil, dévisagé par les gens, menaces etc.)
En fait je pose cette question car je me demande s'il n'est pas mieux d'apporter un appareil plus discret lorsque que je suis entouré de gens et sortir mon appareil reflex numérique quand je suis moins à la vue?!
Merci pour votre temps! Pascal
En fait je pose cette question car je me demande s'il n'est pas mieux d'apporter un appareil plus discret lorsque que je suis entouré de gens et sortir mon appareil reflex numérique quand je suis moins à la vue?!
Merci pour votre temps! Pascal
Tourist Trophy 2010 (île de Man) English translation pending
Bonjour à tous,
Quelques années déjà que l'envie d'aller voir un TT nous traverse la tête. C'est décidé, ça sera pour 2010.
Cependant audelà du simple aspect financier, c'est toute une logistique de voyage qui est à mettre en place. Par conséquent, si l'un ou l'une d'entre vous a déjà fait ce périple, je suis preneur du retour sur expérience ou de simples conseils. Que cela soit sur le choix des moyens utilisés (tunnel ou ferry 2 fois), du logement (B&B ou camping) ou des endroits où il est préférable d'aller une fois sur l'île de Man.
Ah j'oubliais, si vous souhaitez vous joindre à nous, c'est avec plaisir🙂
Merci d'avance
Quelques années déjà que l'envie d'aller voir un TT nous traverse la tête. C'est décidé, ça sera pour 2010.
Cependant audelà du simple aspect financier, c'est toute une logistique de voyage qui est à mettre en place. Par conséquent, si l'un ou l'une d'entre vous a déjà fait ce périple, je suis preneur du retour sur expérience ou de simples conseils. Que cela soit sur le choix des moyens utilisés (tunnel ou ferry 2 fois), du logement (B&B ou camping) ou des endroits où il est préférable d'aller une fois sur l'île de Man.
Ah j'oubliais, si vous souhaitez vous joindre à nous, c'est avec plaisir🙂
Merci d'avance
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers, USA (1ère partie) English translation pending
Les aventures de Grisemote dans l’Ouest Canadien (1ère partie)
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
5 semaines sous la tente, en juillet 2008, avec nos enfants âgés de: 13, 12 et 8 ans! Tout d'abord, avant de débuter la narration, nous nous devons de remercier tous ceux qui ont pris le temps de nous répondre et celles qui ont eu la gentillesse de me faire parvenir leurs guides, cartes, voire atlas! Kashtin, Calou192, mlefèvre, Vinny, Vilcanota, notre grand spécialiste de la région et tous les autres, merci à vous tous!🙂 Texte: Gilles Plançon Photos: Gilles et Sylvie Cela a commencé de façon maintenant presque traditionnelle, un soir de novembre pluvieux, lors de la présentation des vœux familiaux pour les vacances : « Cette année, nous irons au pays des ours, de la forêt et des montagnes. Certes, l’endroit est infesté de moustiques tenaces, les ours abiment régulièrement et sans distinction les touristes et les locaux, le soir le froid mord les doigts de pieds, voire plus (montagne oblige), la probabilité de rencontrer de la pluie est de 100 %, mais en revanche, on y trouve le meilleur sirop d’érable, la forêt sauvage sur des milliers de kilomètres où pullulent les fameux ours, les paysages sont à couper le souffle (que l’on a moins d’ailleurs en altitude) et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, c’est le territoire des glaciers qui fondent à vu d’œil et qui auront certainement disparus dans quelques années. » Devant tant d’arguments et de détermination de la part de Grisemote et l’assurance d’une organisation impeccable inspirée par les meilleurs conseils du forum, aucun des co-aventuriers n’a osé remettre en doute ce choix forcement judicieux, tout juste une question fut posée à voix basse : « Tenaces comment les moustiques ? »
L'itinéraire tel qu'il était prévu: (nous l'avons quasiment respecté) Les temps de route et kilomètres sont quand même à vérifier, je m'étais aidée d'un site canadien qui donnait les temps de parcours! S 5 juillet Arrivée Calgary nuit Sandman hotel – aéroport D 6 juillet visite Calgary nuit Sandman hotel – aéroport L 7 juillet stampede nuit Sandman hotel – aéroport M 8 juillet Route vers Drumheller (badlands) (138 km) Visite du musée de paléontologie (on n’a pas eu le temps !)– route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) camping de dinosaur M 9 juillet Dinosaur Park - route Glacier Park (environ 300 km) camping de Ste Mary J 10 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road camping de fish river V 11 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road retour et route vers Many glacier Swiftcurrent motor inn S 12 juillet Glacier Park – Many glacier Grinell glacier trail camping de Many Glacier D 13 juillet Glacier Park – Many glacier cracker lake trail camping de Many Glacier L 14 juillet Waterton Lakes National Park Camping townsite M 15 juillet Waterton Lakes National Park Crypt lake Camping townsite M 16 juillet Waterton – Lake Louise 4h17 camping de Lake Louise J 17 juillet Lake Louise camping de Lake Louise V 18 juillet lac Moraine camping de Lake Louise S 19juillet Parc National de Yoho (chutes de takakkaw + emerald lake) camping de Lake Louise D 20 juillet Jasper (Route des glaciers) Camping Wilson creek L 21 juillet Glacier Athabasca (départ 10h40) Route vers Jasper (environ 110 km) + chutes Athabasca camping Wapiti M 22 juillet Jasper (Lac Maligne) camping Wapiti M 23 juillet Jasper (Mont Edith Cavell) camping Wapiti J 24 juillet Jasper– Beaumont Provincial Park (environ 500 km – 5h30) camping Beaumont Provincial Park V 25 juillet Beaumont Provincial Park – Ksan (300 km – 4h00 ?) Ksan campground S 26 juillet Ksan – Stewart nuit à Meziadin Lake D 27 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge L 28 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge M 29 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) Pacific Inn M 30 juillet Route Ferry Départ 7h30 – arrivée 22h30 North Shore Inn J 31 juillet Orques Telegraph Cove (13 heures) – Camping Telegraph Cove Resort V 1 août Telegraph Cove – Tofino (environ 450 km – 5 h00) - Forêt de Cathedral Grove Camping Greenpoint S 2 août Pacific Rim - Ucluelet Camping Greenpoint D 3 août Pacific Rim – Tofino Camping Greenpoint L 4 août Tofino (baleines – ours noirs ?) Camping Greenpoint M 5 août Route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver (12h55) Plaza Hotel M 6 août Vancouver Plaza Hotel J 7 août Vancouver Plaza Hotel V 8 août Départ avion
TOTAL DE KILOMETRES EFFECTUES : 5496 KM

L’enregistrement de nos 100 kilos de bagages, constitués essentiellement de 2 tentes, de matériel de camping et vestimentaire pour affronter la chaleur et surtout le froid et la pluie, fut une formalité. Les 2 heures de retard pour cause de grève des bagagistes fut l’occasion d’arpenter le terminal 1 de Roissy qui n’a décidément aucun charme. Nous finissons par décoller de Roissy sous une pluie battante devant le museau pointu toujours au vent du vieux concorde. Bien qu’ayant pris nos réservations par internet 6 mois avant, nous avons mal choisi l’emplacement de nos sièges, sur l’aile. Pas grave me direz vous, pour voir la mer d’en haut, une place en vaut bien une autre. Oui, mais entre l’Europe et le Canada, il y a le Groenland, terre vierge minérale et neigeuse, aux eaux bleutées pigmentées d’icebergs et aux canyons profonds. Un des derniers sanctuaires vierge de trace humaine où la main de l’homme n’a jamais mit le pied comme dirait les Dupont. C’est donc à la limite du torticolis que nous entrapercevons très frustrés tout cela. L’espace temps ne se dilate pas mais les aiguilles de nos montres ont du mal à avancer puisque nous rattrapons le soleil. Qui dit retard au décollage, dit généralement retard à l’arrivée, ce qui signifie pour nous concrètement une correspondance ratée à Toronto. Nos premiers échanges en anglais avec le responsable de l’enregistrement nous apprendront 2 choses : c’est qu’ils ne parlent pas français (je les croyais bilingues) et qu’il est désolé, que tout cela est bien regrettable mais que pour partir avant 20h00(4 heures d’attente) il faudra apprendre à voler. En revanche, si on décidait de rester, il nous offrait le repas du soir (10$ par personnes ce qui représente un gros sandwich dans un aéroport !) Après une deuxième errance de plusieurs heures au milieu de l’architecture un poil plus accueillante que celle de Roissy et un vol sans histoire de plus de 4 heures, nous atterrissons enfin à Calgary après pas loin de 24 heures de voyage porte à porte tout compris. 8 heures de décalage horaire auront quand même fini par triompher du soleil. Nous récupérons sans encombre nos 10 bagages, trouvons facilement Alamo, notre loueur de voiture qui nous remet notre grosse Dodge « Grand Caravan », spacieuse à souhait et nous arrivons exténués à l’hôtel … pour dormir, dormir, dormir. Il est minuit heure locale (journée de 32 heures).
Calgary : ils sont fous ces cowboys !

Robin qui avait bien dormi dans l’avion est en pleine forme dès 7h00 du matin. Un plouf dans la piscine de l’hôtel, bien plus tard pour les autres et nous voilà d’attaque pour une visite de Calgary.


La conduite de notre grosse voiture automatique s’avère rapidement très simple (grosse pour nous, car ici nous sommes dans la norme). Idem pour les routes. Le système est relativement évident à condition d’avoir une boussole dans la tête, puisque les routes se désignent par la direction cardinale (comme aux USA). Le GPS aide bien de temps en temps quand même. Calgary est une ville plutôt agréable, vide pour un dimanche (mais tout le monde est à l'heure du Stampede) et organisée à la façon américaine avec ses avenues et ses streets. Pas simple de se perdre dans ces conditions. Heureusement qu’il y a des sens uniques pour mettre un poil de piment dans l’affaire. Dans la 10ème rue nous faisons du shopping (enfin quelque chose d’ouvert).

Thibaud et Robin s’achètent de magnifiques chapeaux de cowboy, qui n’ont ici rien de folklorique. La mode tourne autour du Jean de marque (Wrangler ou l’équivalent) santiags et chapeau. On trouve le paradis des vendeurs de Santiags vraiment attrayants et pas trop cher (entre 150 et 200 $). Nous n’en retrouverons pas ailleurs sauf à Vancouver mais d’un tout autre prix – avis aux amateurs.

Après un déjeuner bof et cher dans un coin assez connu, suivi de la recherche d’un point imprenable sur toute la ville finalement assez banal, nous rentrons à l’hôtel pour récupérer.
Notre journée Cowboy commence de bonne heure le lendemain pour être dans les premiers au Stampede. C’est au volant de notre maxi chevaux vapeur que nous arrivons au galop au temple national du Rodéo. À 9h45, nous n’avons aucun mal à nous garer près de l’entrée. L’intérieur ressemble à la foire du trône et à la foire de Paris suivant que l’on aime l’action ou le shopping. Côté attractions il faut reconnaître qu’il y a ce qu’il faut, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le rodéo. Côté shopping, il y en a pour tous les goûts pour être aux couleurs locales : chapeau, chemise, Jean, … de tout sauf des Santiags (que j’avais décidé d’acheter en m’attendant à avoir un grand choix). La grande variété de cuisine dans de multiples gargotes de fortune permet toutes les folies, à condition d’avoir une bourse bien remplie. Sinon, c’est sandwich pour tout le monde, viande-cheddar. Pour nous c’est exotique.



Les rodéos se déroulent dans un immense bâtiment à ciel ouvert sur la partie centrale. Que de monde, que de vendeurs de frites, de glaces, de bières, pop corn et les fameux fifty-fifty (loterie) qui chauffent la salle, passent et repassent dans les rangs. Cela met une animation certaine avant le show, mais le malheur c’est que c’est permanent. Prendre une photo devient alors un vrai casse-tête. Il faut viser entre les têtes des vendeurs de tout poil.



Contrairement à nos corridas où le taureau sort en général à l’état de carpette amputé des oreilles et de sa queue, ici le cheval ou le taureau n’a rien à craindre pour sa vie. Tout juste peut il hennir ou meugler un peu plus aigue, car pour lui faire faire des bons de cabri la méthode est simple, lui coincer ses bijoux de famille avec une sangle ! (charmant). Pour le cowboy qui est au dessus en revanche, c’est la corde raide au dessus du vide et sans filet. Si la colonne vertébrale résiste aux à-coups de sa monture, si sa nuque ne se brise pas tant il est ballotté comme une poupée de chiffons dans la gueule d’un jeune chien, il a la quasi certitude d’être jeté à terre sèchement et le plus critique, peut se faire piétiner.

Dangereux ? à peine, entend-on. Ce sont des hommes, des vrais. L’acteur principal en piste est de toute façon entouré d’hommes à pieds et à cheval pour détourner la bête folle de rage et l’empêcher de s’en prendre à celui qui est au sol et qui souvent peine à se relever. Meuhh non, c’est pô dangereux le truc.

En tout ca, c’est pas pire que la roulette russe. Sauf que pour nous, alors qu’un orage d’anthologie s’est abattu sur le « stade », le pov p’tit gars qui était en course sous des trombes d’eau à ce moment là s’est pris un grand coup de sabot du taureau qui a pris tout son élan … sur le crane ! Il parait qu’il n’est pas mort … en tout cas, il était plutôt calme sur la civière en sortant. Comme le public du coup.




Après les courses de carrioles (chuckwagons), assez spectaculaires aussi d’ailleurs, nous assistons au grand show du soir.






Là aussi, rien à voir avec le rodéo mais super bien fait, avec une bonne cinquantaine d’artistes sur scène parfois, des tableaux colorés qui se succèdent, la participation du Groupe KISS ou des sosies (toujours perché sur des talons hauts) couronné d’un splendide feu d’artifice. A la fin, même les pétards les plus violents n’ont pas réussi à empêcher les plus jeunes d’entre nous de s’endormir …



Les badlands, le repère des moustiques voraces Avec un titre encourageant pareil pour le coin, on ne voit pas comment cela pourrait bien se passer. Et pourtant, le détour vaut la peine. La route vers Drumheller est monotone dans les vastes plaines céréalières de l’Alberta.


Les Badlands sont facilement reconnaissables : émergeant des champs, elles forment des sortes de monticules pelés arrondis aux couleurs et à la texture si particulières. Comme l’affleurement des « roches » date d’environ 70 Millions d’années, il n’aura échappé à personne que cela correspond à la pleine période de feu les dinosaures, dont les restent sont particulièrement bien conservés dans cette structure géologique, d’où le doux nom de Dinosaurland.


Un passage dans le secteur de Drumheller nous montrera ce que nous verrons mieux ensuite, même si ce n’est pas désagréable. Le dinosaure géant de Drumheller est un gentil attrape touriste qui n’a pas d’intérêt particulier à mon sens.



espiègles chiens de prairie!

L’arrivée au camping duDinosaur Provincial Park à l’heure fatidique du coucher du soleil nous permis de faire notre première offrande au pays des moustiques. Grisemote, innocemment en short, alla juste nous inscrire au guichet (bouclé par des moustiquaires) 2 minutes, pas plus. Le sacrifice fut de courte durée mais intense. Pour le montage des tentes, nous sommes passés à l’offensive avec les bombes anti moustiques locales très efficaces. Heureusement que les moustiques sont tous programmés de la même façon, une fois la nuit tombés, ils sont moins virulents.
Nous nous inscrivons le lendemain à un des nombreux trails proposés avec une ranger fort sympathique (obligatoire car le secteur est protégé) : "Fossil Safari" étant hélas complet car très prisé par les Canadiens, nous ferons "Coulee Hike". Nous avons remonté une rivière quasi à sec au milieu d’un paysage un poil lunaire. Bien connu pour ses squelettes de dinosaures, il n’est pas difficile de trouver des traces antédiluviennes qu’il est naturellement interdit de ramener chez soi. Les os fossilisés, des huitres et autres marques de vie sont monnaie courante sur certains secteurs. Sous un soleil de plomb, les 3 bonnes heures de marches furent plutôt agréables. Le retour en car pour finir la boucle nous montrera des paysages surprenants que nous aurions aimé voir aussi. Au final, le lit de notre rivière n’était peut être pas le plus caractéristique …

Le tout vaut le détour même si on n’est pas des admirateurs inconditionnels de débris de dinos, au moins pour le paysage franchement atypique.

Nous partons dans la foulée pour le parc des glaciers dans la partie USA du voyage. Nous quittons les mornes plaines pour des reliefs accentués qui donnent tout de suite l’impression de respirer plus profondément.


Le passage à la frontière américaine est toujours une petite épreuve. « Bon, les enfants, on ne chahute pas, on ne dit rien et on reste tranquille, Ok ? ». Quelques formulaires, des photos et des empreintes plus tard (vous avez dit tatillons ?), nous entrons aux USA, atteignons sans encombre le camping de Sainte Mary, plutôt primitif, comme le précédent et testons les moustiques locaux : rien à voir avec la veille, des amateurs vous dis-je ! Malgré l’altitude, nous nous endormons dans un air tiède (une quinzaine de degrés), sans avoir eu le plaisir de profiter de la vue tant les paupières sont lourdes.

Going-to-the-sun road : première foulée de montagne

Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier cette magnifique route de montagne qui serpente le long des monts avec en contrebas le lac Mac Donald bleu azur. Rien que les cars de touristes locaux que l’on croise ont une « gueule » qui donne envie d’y monter.

L’heure devient grave : après avoir fait tant de kilomètres en avions et voiture, il faut chausser les crampons et se mouvoir par notre propre énergie. Les troupes tiendront elles ?
Lac Sainte Mary
Le chemin enchanteur qui longe le lac nous amène au travers une belle forêt de résineux jusqu’à Virginia et Ste Mary falls,
en passant par Baring falls et Sun point nature trail».



De retour après nos 12 premiers kilomètres, les estomacs sont vides, mais le niveau de nos batteries reste correct. L’entrainement durant toute l’année dans les monts du Beaujolais, pour être en forme, a bien servi à quelque chose. Nous passons le col de la "Logan pass" ou subsiste de grandes plaques de neiges,

faisons connaissance avec une chèvre des montagnes (mountain goat) assez joueuse



et des mouflons (big horn sheeps), puis nous basculons dans l’autre vallée pour aller camper.


Très beau lac aux eaux calmes, les emplacements sont hospitaliers et permettent de faire notre premier feu. Sous un ciel bien dégagé, le sommeil fut profond. La montagne, ça vous gagne.
lac Mac Donald
Le lendemain, les mollets sont un peu raides au départ de notre second trek pas très long, toujours dans cette partie de vallée : « Avalanche creek » en passant par « hide to the cedars (environ 8 kilomètres) : belle forêt aux majestueux troncs solidement enracinés, torrent avenant et au bout de la course, un très beau lac où il fait bon pique-niquer.




Le passage de retour à nouveau par la "Logan-pass" nous permet de reprendre en photo nos chèvres des montagnes top-modèles qui posent pour les touristes. Nous redescendons vers Sainte Mary et partons dans la foulée à Many glacier où nous attend un motor INN (le camping étant premier arrivé-premier servi, nous avions peur de ne pas y être à temps).




Enfin un lit douillet, de quoi laver le linge et prendre une douche. Le diner au restaurant local fut particulièrement apprécié : de très grandes pizzas bonnes et bon marché, dans un cadre très agréable et serein. A conseiller vivement. Elle n'est pas dure à trouver, il n'y en a qu'une.
Many glacier : le paradis du randonneur

Debout assez tôt pour prendre un emplacement au camping du coin qui ne se réserve pas. Deux motards canadiens en partance, joviaux et résolument enchantés par leur emplacement nous ont convaincu d’adopter leur place. La décision ne fut pas difficile à prendre. Sous quelques arbres pour protéger du soleil ou de la pluie, en face de monts de toute beauté et à quelques mètres d’un torrent gazouillant avec allégresse, que demander de mieux.
Ceci dit, nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Grisemote, qui n’a jamais montré jusqu’au Canada un attachement particulier pour les randonnées en montagne sur notre continent, piaffe d’impatience d’en découdre avec les chemins pentus du coin. L’heure n’est pas à la contemplation mais à l’action. Nous optons pour le chemin vers "Iceberg Lake" - 14km. Les mollets à peine remis de la veille, grincent de nouveau les premiers kilomètres, avant de donner leur meilleur rendement. Le soleil décide de remédier à nos teints palots du départ. Verra ou verra pas d’ours ? (une des explications à l’engouement suspect de Grisemote pour la montagne ?). Les gens du cru sont en tout cas pratiquement tous équipés d’un bâton et d’une bombe à ours (qui produit du poivre à destination des truffes chercheuses).




Certains utilisent une technique préventive forte agaçante à la longue pour indiquer aux ours leur présence. Ils crient bien fort des prénoms au hasard toutes les quinze secondes. Je ne sais pas pour les ours, mais je confirme qu’en tout cas ça marche sur les humains : on fait tout pour s’éloigner au plus vite. Chemin enchanteur, qui traverse des forêts, des torrents et des zones vertes mais assez arides pour arriver bien plus haut à un lac dont le nom en dit long sur la température de l’eau: "Iceberg Lake". Je ne dis pas qu’une petite baignade ne nous aurait pas détendus à mi parcours, mais franchement, les glaçons, je les préfère à l’apéritif que dans le bain. Rien que de tremper les pieds une minute est un vrai supplice.



Le retour fut plus mouvementé. Robin, petit galopin, s'est épris d'un bâton aux qualités à priori exceptionnelles et qui est devenu vite indispensable. Or, lors d'un arrêt contemplatif, le dit bâton a été oublié. Quelques kilomètres plus tard, s'en apercevant, son propriétaire décide de son propre chef de revenir le chercher, tout seul au milieu des ours ... 20 bonnes minutes plus tard de remontée pour le rattraper et des échanges verbaux que l'on pourrait qualifier de vifs, ont permis de retrouver le sens correct de la marche. Pour atténuer la déception de la perte de l'objet si précieux, un jeune daim curieux et pas farouche est descendu sur le chemin nous rendre visite à quelques centimètres. Sympa le "Mule Deer".



Bien des kilomètres plus tard et beaucoup de salive dépensée pour les plus bavards d’entre nous (voire intarissables), nous regagnons le campement. Des amateurs chevronnés, à l’aide de puissants télescopes ont repéré des ours sur les flans de montagne. Enfin, on va pouvoir LES voir. Mouuui ! Des tâches sombres en mouvement laisseront un je ne sais quoi de frustration sur nos premières bêtes. Nous ne les compterons pas. Du coup, le premier qui verra une truffe (donc d’assez près) accompagnée des poils qui vont autour, se verra gratifié d’une glace de son choix. Vu la récompense, la motivation est sans faille !


Le lendemain, il faut toujours reconduire une équipe qui gagne (même si elle commence à ronchonner pour tous ces kilomètres de marche). Nous partons à nouveau arpenter les cailloux du Grinnell Glacier Trail (18km).

Le parcours est aussi beau que la veille avec cependant un hic : le chemin est fermé avant la destination pour cause de forte pente encore enneigée, donc dangereuse. A tout inconvénient il y a un bon côté. Nous rentrerons plus tôt au camping goûter la saveur exquise du farniente au son de la douce musique de notre voisin le torrent.




Après le repas au feu de bois, nous repartons vers le "Fish Creek" au niveau d'un lac où généralement on peut admirer des élans aux dernières lueurs du jour. Après une bonne demie heure d'attente à chasser les moustiques (c'est leur heure), nous nous en retournons bredouilles. Il parait que quelques minutes après notre départ, un moose mâle est venu en représentation pour ceux qui sont restés. Les stars choisissent leur public ! Et toujours pas d’ours à notre tableau de chasse … Grisemote n’en dort pas de la nuit ! Et si la source était tarie ?

Waterton : le camping au milieu du lac

Aux aurores, Grisemote retourne à Fish creek pour voir les ablutions des élans du matin. Leur réveil n'avait pas dû sonner ce jour-là. Nous quittons un des endroits les plus sympas du voyage pour retourner au Canada dans un des joyaux des rocheuses : Waterton

La douane dans ce sens est plus accueillante et rapide. Arrivés à destination en fin de matinée après deux bonnes heures de route tranquilles au milieu des monts, nous décidons de visiter la région par la route.

Un arrêt à Red Rock Canyon (boucle de 700 mètres), rando très prisée car très aisée, nous permettra de faire une rencontre inattendue. Ce canyon, peu profond à notre niveau est cependant d’une grande beauté avec des eaux limpides qui coulent sur une roche blanche et ocre.

Les champs couverts de fleurs qui longent cette crevasse nous invitent à la photo.

«- Maman, il y a des ours Mais oui, mais oui, attends cinq minutes» répond Grisemote allongée dans l’herbe en faisant le point avec son appareil photo sur une petite fleur. C’est comme cela que Robin gagna sa première glace. Ils étaient là, à environ trente mètres! Une mère et ses deux petits, gambadant joyeusement dans les hautes herbes.

Grâce à l’entrainement que nous avions suivi avant de venir, nous savions exactement ce qu’il ne fallait pas faire : courir, tourner le dos aux fauves ou les surprendre. Pour la surprise, ce fut l’inverse, il est fort à parier, vu le terrain découvert, que les ours nous avaient vu bien avant nous. Sans aucune animosité de leur part, nous sommes restés à distance respectable (mais pas très loin quand même) à les regarder.


Comme le canyon était assez fréquenté, la nouvelle se rependit comme une trainée de poudre. Bientôt dix, vingt, trente personnes se sont agglutinées sur le chemin, s’approchant de plus en plus. Un groupe de Chinois aux appareils photos de faible portée (petits zooms – sans arrière pensée), s’est approché à moins de vingt mètres de la mère. Aïe, Aïe, il va y avoir du steak si cela continu. Que nenni, visiblement bien nourris et d’humeur placide, les ours ont simplement continué leur chemin sans plus de trouble.
Aller au pays des cowboys sans faire du canasson, c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou comme manger un repas canadien sans cheddar… L’occasion est belle à Waterton, dans un cadre particulièrement vert et agréable. Les premières minutes, le long de la route ressemblent à un promène touriste. Mais très rapidement les choses se corsent. Nous traversons le gué d’un torrent, attaquons des montées à fortes pentes, trottons au milieu de la prairie et des forêts.

Les chevaux fument de transpiration. Les selles de cowboys sont vraiment accueillantes et font vite la différence avec ce que nous avons connu en France où au bout d’une heure les fesses sont tannées et les mollets limés par le poil dru. Après deux bonnes heures de balade, nous regagnons le ranch à la fois enchantés du parcours et contents de remettre les pieds par terre, bien que les premières minutes notre démarche les jambes en arc de cercle n’était pas des plus élégantes. Si c’était à refaire, nous sauterions en selle immédiatement…

Le camping de Waterton est à la fois ombragé, bien équipé et fort plaisant au bout de ce que l’on pourrait appeler une sorte de presqu’ile. Caractéristique principale, le camp est envahit de petits écureuils effrontés qui assurent un spectacle permanent.

Avec nos deux tentes canadiennes nous passons presque pour des martiens. On trouve bien sûr de grands campings cars, mais comme cela n’est pas suffisant pour certains, on peut admirer des cars équipés comme camping car. Mais comme cela n’est pas suffisant, les cars ont certaines parois qui s’écartent à l’arrêt pour agrandir l’espace. Mais comme cela n’est pas suffisant et pas trop pratique pour aller en ville, on y accroche derrière un petit 4x4 (petit en effet par rapport au car, mais respectable quand même, faut ce qu’il faut). Bref, une autre culture. Un charmant monsieur près de notre emplacement (qui nous enfumera une demi-heure heure le matin suivant pour faire chauffer son attelage) m’explique que c’est vraiment spacieux, ce dont je ne doutais pas, et que si un enfant en plein trajet a une envie de prendre une douche, ou de se dégourdir les jambes, il n’y a pas de problème. Bon, le fait qu’il voyageait en couple uniquement et que pour faire un footing ou prendre une douche on a toujours la possibilité d’attendre un peu, force est de constater que sous le label de camping on ne parlait pas de la même chose. Seuls hics à l’affaire, le tout est une hérésie écologique et plus pragmatiquement c’est un gouffre à essence qui commençait à l’inquiéter au prix de l’essence d’alors (juillet 08, l’essence était au plus haut – 1, 4 $).

Après une douce nuit réparatrice, nous nous levons tôt pour LA journée balade. six mois d’entrainement pour être en mesure d’assurer sur ce parcours sélectif : Crypt Lake Trail

Départ en bateau, seul moyen d’accès.


18 kilomètres avec 700 m de dénivelé et surtout retour en bateau à 17h30 impérativement sinon il en coûte encore une bonne dizaine de kilomètres de nage pour regagner sa tente. Dès le départ du trail nous prenons une variante vers une chute d’eau. Comme nous n’avions pas tilté sur le fait que nous pouvions rejoindre le chemin principal à partir des chutes (belles mais nous en verrons d’autres), l’aller retour nous a ajouté trois kilomètres. Le chemin est à la hauteur de nos espérances. Forte pente, forêt aux grands conifères, puis terrain franchement rocailleux se succèdent.

La mi-parcours est marquée par de très belles chutes d’eau que nous verrons ensuite d’en haut.


Les derniers kilomètres sont plus sportifs avec la traversée d’une zone à pic suivie d’un tunnel. Lac enchanteur au milieu d’un décor enneigé.

Les jambes restent alertes mais il reste encore toute la descente à effectuer. Comme tout cela semblait bien facile, la pluie s’en est mêlée. Les belles giboulées durant le retour n’ont pas entamé notre détermination et c’est sous le soleil retrouvé et après être repassés par nos chutes du départ (très belles sous l’angle de la descente), que nous sommes arrivés au ponton une bonne demie heure en avance. Les muscles n’ont pas trop soufferts après les 22 kilomètres parcourus, mais il ne fallut pas ce soir là insister beaucoup pour que chacun retrouve son duvet.

Lac Louise
Grosse route pour rejoindre le camping du lac Louise : 4h30 entre forêts et monts qui sont maintenant notre quotidien. De quoi remplir nos cartes mémoire assurément en tous cas.





à suivre bientôt: Lac Louise, Jasper et en route vers la pointe de l'Alaska et l'île de Vancouver!

Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
5 semaines sous la tente, en juillet 2008, avec nos enfants âgés de: 13, 12 et 8 ans! Tout d'abord, avant de débuter la narration, nous nous devons de remercier tous ceux qui ont pris le temps de nous répondre et celles qui ont eu la gentillesse de me faire parvenir leurs guides, cartes, voire atlas! Kashtin, Calou192, mlefèvre, Vinny, Vilcanota, notre grand spécialiste de la région et tous les autres, merci à vous tous!🙂 Texte: Gilles Plançon Photos: Gilles et Sylvie Cela a commencé de façon maintenant presque traditionnelle, un soir de novembre pluvieux, lors de la présentation des vœux familiaux pour les vacances : « Cette année, nous irons au pays des ours, de la forêt et des montagnes. Certes, l’endroit est infesté de moustiques tenaces, les ours abiment régulièrement et sans distinction les touristes et les locaux, le soir le froid mord les doigts de pieds, voire plus (montagne oblige), la probabilité de rencontrer de la pluie est de 100 %, mais en revanche, on y trouve le meilleur sirop d’érable, la forêt sauvage sur des milliers de kilomètres où pullulent les fameux ours, les paysages sont à couper le souffle (que l’on a moins d’ailleurs en altitude) et pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus, c’est le territoire des glaciers qui fondent à vu d’œil et qui auront certainement disparus dans quelques années. » Devant tant d’arguments et de détermination de la part de Grisemote et l’assurance d’une organisation impeccable inspirée par les meilleurs conseils du forum, aucun des co-aventuriers n’a osé remettre en doute ce choix forcement judicieux, tout juste une question fut posée à voix basse : « Tenaces comment les moustiques ? »
L'itinéraire tel qu'il était prévu: (nous l'avons quasiment respecté) Les temps de route et kilomètres sont quand même à vérifier, je m'étais aidée d'un site canadien qui donnait les temps de parcours! S 5 juillet Arrivée Calgary nuit Sandman hotel – aéroport D 6 juillet visite Calgary nuit Sandman hotel – aéroport L 7 juillet stampede nuit Sandman hotel – aéroport M 8 juillet Route vers Drumheller (badlands) (138 km) Visite du musée de paléontologie (on n’a pas eu le temps !)– route vers Dinosaur Park (138 km – 1h 23) camping de dinosaur M 9 juillet Dinosaur Park - route Glacier Park (environ 300 km) camping de Ste Mary J 10 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road camping de fish river V 11 juillet Glacier Park – Going-to-the-sun-road retour et route vers Many glacier Swiftcurrent motor inn S 12 juillet Glacier Park – Many glacier Grinell glacier trail camping de Many Glacier D 13 juillet Glacier Park – Many glacier cracker lake trail camping de Many Glacier L 14 juillet Waterton Lakes National Park Camping townsite M 15 juillet Waterton Lakes National Park Crypt lake Camping townsite M 16 juillet Waterton – Lake Louise 4h17 camping de Lake Louise J 17 juillet Lake Louise camping de Lake Louise V 18 juillet lac Moraine camping de Lake Louise S 19juillet Parc National de Yoho (chutes de takakkaw + emerald lake) camping de Lake Louise D 20 juillet Jasper (Route des glaciers) Camping Wilson creek L 21 juillet Glacier Athabasca (départ 10h40) Route vers Jasper (environ 110 km) + chutes Athabasca camping Wapiti M 22 juillet Jasper (Lac Maligne) camping Wapiti M 23 juillet Jasper (Mont Edith Cavell) camping Wapiti J 24 juillet Jasper– Beaumont Provincial Park (environ 500 km – 5h30) camping Beaumont Provincial Park V 25 juillet Beaumont Provincial Park – Ksan (300 km – 4h00 ?) Ksan campground S 26 juillet Ksan – Stewart nuit à Meziadin Lake D 27 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge L 28 juillet Alaska Stewart Mountain Lodge M 29 juillet Stewart – Prince Rupert (463 km – 4h 59min) Pacific Inn M 30 juillet Route Ferry Départ 7h30 – arrivée 22h30 North Shore Inn J 31 juillet Orques Telegraph Cove (13 heures) – Camping Telegraph Cove Resort V 1 août Telegraph Cove – Tofino (environ 450 km – 5 h00) - Forêt de Cathedral Grove Camping Greenpoint S 2 août Pacific Rim - Ucluelet Camping Greenpoint D 3 août Pacific Rim – Tofino Camping Greenpoint L 4 août Tofino (baleines – ours noirs ?) Camping Greenpoint M 5 août Route Tofino – Nanaimo (2 heures39) – ferry pour Vancouver (12h55) Plaza Hotel M 6 août Vancouver Plaza Hotel J 7 août Vancouver Plaza Hotel V 8 août Départ avion
TOTAL DE KILOMETRES EFFECTUES : 5496 KM

L’enregistrement de nos 100 kilos de bagages, constitués essentiellement de 2 tentes, de matériel de camping et vestimentaire pour affronter la chaleur et surtout le froid et la pluie, fut une formalité. Les 2 heures de retard pour cause de grève des bagagistes fut l’occasion d’arpenter le terminal 1 de Roissy qui n’a décidément aucun charme. Nous finissons par décoller de Roissy sous une pluie battante devant le museau pointu toujours au vent du vieux concorde. Bien qu’ayant pris nos réservations par internet 6 mois avant, nous avons mal choisi l’emplacement de nos sièges, sur l’aile. Pas grave me direz vous, pour voir la mer d’en haut, une place en vaut bien une autre. Oui, mais entre l’Europe et le Canada, il y a le Groenland, terre vierge minérale et neigeuse, aux eaux bleutées pigmentées d’icebergs et aux canyons profonds. Un des derniers sanctuaires vierge de trace humaine où la main de l’homme n’a jamais mit le pied comme dirait les Dupont. C’est donc à la limite du torticolis que nous entrapercevons très frustrés tout cela. L’espace temps ne se dilate pas mais les aiguilles de nos montres ont du mal à avancer puisque nous rattrapons le soleil. Qui dit retard au décollage, dit généralement retard à l’arrivée, ce qui signifie pour nous concrètement une correspondance ratée à Toronto. Nos premiers échanges en anglais avec le responsable de l’enregistrement nous apprendront 2 choses : c’est qu’ils ne parlent pas français (je les croyais bilingues) et qu’il est désolé, que tout cela est bien regrettable mais que pour partir avant 20h00(4 heures d’attente) il faudra apprendre à voler. En revanche, si on décidait de rester, il nous offrait le repas du soir (10$ par personnes ce qui représente un gros sandwich dans un aéroport !) Après une deuxième errance de plusieurs heures au milieu de l’architecture un poil plus accueillante que celle de Roissy et un vol sans histoire de plus de 4 heures, nous atterrissons enfin à Calgary après pas loin de 24 heures de voyage porte à porte tout compris. 8 heures de décalage horaire auront quand même fini par triompher du soleil. Nous récupérons sans encombre nos 10 bagages, trouvons facilement Alamo, notre loueur de voiture qui nous remet notre grosse Dodge « Grand Caravan », spacieuse à souhait et nous arrivons exténués à l’hôtel … pour dormir, dormir, dormir. Il est minuit heure locale (journée de 32 heures).
Calgary : ils sont fous ces cowboys !

Robin qui avait bien dormi dans l’avion est en pleine forme dès 7h00 du matin. Un plouf dans la piscine de l’hôtel, bien plus tard pour les autres et nous voilà d’attaque pour une visite de Calgary.


La conduite de notre grosse voiture automatique s’avère rapidement très simple (grosse pour nous, car ici nous sommes dans la norme). Idem pour les routes. Le système est relativement évident à condition d’avoir une boussole dans la tête, puisque les routes se désignent par la direction cardinale (comme aux USA). Le GPS aide bien de temps en temps quand même. Calgary est une ville plutôt agréable, vide pour un dimanche (mais tout le monde est à l'heure du Stampede) et organisée à la façon américaine avec ses avenues et ses streets. Pas simple de se perdre dans ces conditions. Heureusement qu’il y a des sens uniques pour mettre un poil de piment dans l’affaire. Dans la 10ème rue nous faisons du shopping (enfin quelque chose d’ouvert).

Thibaud et Robin s’achètent de magnifiques chapeaux de cowboy, qui n’ont ici rien de folklorique. La mode tourne autour du Jean de marque (Wrangler ou l’équivalent) santiags et chapeau. On trouve le paradis des vendeurs de Santiags vraiment attrayants et pas trop cher (entre 150 et 200 $). Nous n’en retrouverons pas ailleurs sauf à Vancouver mais d’un tout autre prix – avis aux amateurs.

Après un déjeuner bof et cher dans un coin assez connu, suivi de la recherche d’un point imprenable sur toute la ville finalement assez banal, nous rentrons à l’hôtel pour récupérer.
Notre journée Cowboy commence de bonne heure le lendemain pour être dans les premiers au Stampede. C’est au volant de notre maxi chevaux vapeur que nous arrivons au galop au temple national du Rodéo. À 9h45, nous n’avons aucun mal à nous garer près de l’entrée. L’intérieur ressemble à la foire du trône et à la foire de Paris suivant que l’on aime l’action ou le shopping. Côté attractions il faut reconnaître qu’il y a ce qu’il faut, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec le rodéo. Côté shopping, il y en a pour tous les goûts pour être aux couleurs locales : chapeau, chemise, Jean, … de tout sauf des Santiags (que j’avais décidé d’acheter en m’attendant à avoir un grand choix). La grande variété de cuisine dans de multiples gargotes de fortune permet toutes les folies, à condition d’avoir une bourse bien remplie. Sinon, c’est sandwich pour tout le monde, viande-cheddar. Pour nous c’est exotique.



Les rodéos se déroulent dans un immense bâtiment à ciel ouvert sur la partie centrale. Que de monde, que de vendeurs de frites, de glaces, de bières, pop corn et les fameux fifty-fifty (loterie) qui chauffent la salle, passent et repassent dans les rangs. Cela met une animation certaine avant le show, mais le malheur c’est que c’est permanent. Prendre une photo devient alors un vrai casse-tête. Il faut viser entre les têtes des vendeurs de tout poil.



Contrairement à nos corridas où le taureau sort en général à l’état de carpette amputé des oreilles et de sa queue, ici le cheval ou le taureau n’a rien à craindre pour sa vie. Tout juste peut il hennir ou meugler un peu plus aigue, car pour lui faire faire des bons de cabri la méthode est simple, lui coincer ses bijoux de famille avec une sangle ! (charmant). Pour le cowboy qui est au dessus en revanche, c’est la corde raide au dessus du vide et sans filet. Si la colonne vertébrale résiste aux à-coups de sa monture, si sa nuque ne se brise pas tant il est ballotté comme une poupée de chiffons dans la gueule d’un jeune chien, il a la quasi certitude d’être jeté à terre sèchement et le plus critique, peut se faire piétiner.

Dangereux ? à peine, entend-on. Ce sont des hommes, des vrais. L’acteur principal en piste est de toute façon entouré d’hommes à pieds et à cheval pour détourner la bête folle de rage et l’empêcher de s’en prendre à celui qui est au sol et qui souvent peine à se relever. Meuhh non, c’est pô dangereux le truc.

En tout ca, c’est pas pire que la roulette russe. Sauf que pour nous, alors qu’un orage d’anthologie s’est abattu sur le « stade », le pov p’tit gars qui était en course sous des trombes d’eau à ce moment là s’est pris un grand coup de sabot du taureau qui a pris tout son élan … sur le crane ! Il parait qu’il n’est pas mort … en tout cas, il était plutôt calme sur la civière en sortant. Comme le public du coup.




Après les courses de carrioles (chuckwagons), assez spectaculaires aussi d’ailleurs, nous assistons au grand show du soir.






Là aussi, rien à voir avec le rodéo mais super bien fait, avec une bonne cinquantaine d’artistes sur scène parfois, des tableaux colorés qui se succèdent, la participation du Groupe KISS ou des sosies (toujours perché sur des talons hauts) couronné d’un splendide feu d’artifice. A la fin, même les pétards les plus violents n’ont pas réussi à empêcher les plus jeunes d’entre nous de s’endormir …



Les badlands, le repère des moustiques voraces Avec un titre encourageant pareil pour le coin, on ne voit pas comment cela pourrait bien se passer. Et pourtant, le détour vaut la peine. La route vers Drumheller est monotone dans les vastes plaines céréalières de l’Alberta.


Les Badlands sont facilement reconnaissables : émergeant des champs, elles forment des sortes de monticules pelés arrondis aux couleurs et à la texture si particulières. Comme l’affleurement des « roches » date d’environ 70 Millions d’années, il n’aura échappé à personne que cela correspond à la pleine période de feu les dinosaures, dont les restent sont particulièrement bien conservés dans cette structure géologique, d’où le doux nom de Dinosaurland.


Un passage dans le secteur de Drumheller nous montrera ce que nous verrons mieux ensuite, même si ce n’est pas désagréable. Le dinosaure géant de Drumheller est un gentil attrape touriste qui n’a pas d’intérêt particulier à mon sens.



espiègles chiens de prairie!
L’arrivée au camping duDinosaur Provincial Park à l’heure fatidique du coucher du soleil nous permis de faire notre première offrande au pays des moustiques. Grisemote, innocemment en short, alla juste nous inscrire au guichet (bouclé par des moustiquaires) 2 minutes, pas plus. Le sacrifice fut de courte durée mais intense. Pour le montage des tentes, nous sommes passés à l’offensive avec les bombes anti moustiques locales très efficaces. Heureusement que les moustiques sont tous programmés de la même façon, une fois la nuit tombés, ils sont moins virulents.
Nous nous inscrivons le lendemain à un des nombreux trails proposés avec une ranger fort sympathique (obligatoire car le secteur est protégé) : "Fossil Safari" étant hélas complet car très prisé par les Canadiens, nous ferons "Coulee Hike". Nous avons remonté une rivière quasi à sec au milieu d’un paysage un poil lunaire. Bien connu pour ses squelettes de dinosaures, il n’est pas difficile de trouver des traces antédiluviennes qu’il est naturellement interdit de ramener chez soi. Les os fossilisés, des huitres et autres marques de vie sont monnaie courante sur certains secteurs. Sous un soleil de plomb, les 3 bonnes heures de marches furent plutôt agréables. Le retour en car pour finir la boucle nous montrera des paysages surprenants que nous aurions aimé voir aussi. Au final, le lit de notre rivière n’était peut être pas le plus caractéristique …

Le tout vaut le détour même si on n’est pas des admirateurs inconditionnels de débris de dinos, au moins pour le paysage franchement atypique.

Nous partons dans la foulée pour le parc des glaciers dans la partie USA du voyage. Nous quittons les mornes plaines pour des reliefs accentués qui donnent tout de suite l’impression de respirer plus profondément.


Le passage à la frontière américaine est toujours une petite épreuve. « Bon, les enfants, on ne chahute pas, on ne dit rien et on reste tranquille, Ok ? ». Quelques formulaires, des photos et des empreintes plus tard (vous avez dit tatillons ?), nous entrons aux USA, atteignons sans encombre le camping de Sainte Mary, plutôt primitif, comme le précédent et testons les moustiques locaux : rien à voir avec la veille, des amateurs vous dis-je ! Malgré l’altitude, nous nous endormons dans un air tiède (une quinzaine de degrés), sans avoir eu le plaisir de profiter de la vue tant les paupières sont lourdes.

Going-to-the-sun road : première foulée de montagne

Il faudrait être bien difficile pour ne pas apprécier cette magnifique route de montagne qui serpente le long des monts avec en contrebas le lac Mac Donald bleu azur. Rien que les cars de touristes locaux que l’on croise ont une « gueule » qui donne envie d’y monter.

L’heure devient grave : après avoir fait tant de kilomètres en avions et voiture, il faut chausser les crampons et se mouvoir par notre propre énergie. Les troupes tiendront elles ?
Lac Sainte MaryLe chemin enchanteur qui longe le lac nous amène au travers une belle forêt de résineux jusqu’à Virginia et Ste Mary falls,
en passant par Baring falls et Sun point nature trail».




De retour après nos 12 premiers kilomètres, les estomacs sont vides, mais le niveau de nos batteries reste correct. L’entrainement durant toute l’année dans les monts du Beaujolais, pour être en forme, a bien servi à quelque chose. Nous passons le col de la "Logan pass" ou subsiste de grandes plaques de neiges,

faisons connaissance avec une chèvre des montagnes (mountain goat) assez joueuse



et des mouflons (big horn sheeps), puis nous basculons dans l’autre vallée pour aller camper.


Très beau lac aux eaux calmes, les emplacements sont hospitaliers et permettent de faire notre premier feu. Sous un ciel bien dégagé, le sommeil fut profond. La montagne, ça vous gagne.
lac Mac DonaldLe lendemain, les mollets sont un peu raides au départ de notre second trek pas très long, toujours dans cette partie de vallée : « Avalanche creek » en passant par « hide to the cedars (environ 8 kilomètres) : belle forêt aux majestueux troncs solidement enracinés, torrent avenant et au bout de la course, un très beau lac où il fait bon pique-niquer.




Le passage de retour à nouveau par la "Logan-pass" nous permet de reprendre en photo nos chèvres des montagnes top-modèles qui posent pour les touristes. Nous redescendons vers Sainte Mary et partons dans la foulée à Many glacier où nous attend un motor INN (le camping étant premier arrivé-premier servi, nous avions peur de ne pas y être à temps).




Enfin un lit douillet, de quoi laver le linge et prendre une douche. Le diner au restaurant local fut particulièrement apprécié : de très grandes pizzas bonnes et bon marché, dans un cadre très agréable et serein. A conseiller vivement. Elle n'est pas dure à trouver, il n'y en a qu'une.
Many glacier : le paradis du randonneur

Debout assez tôt pour prendre un emplacement au camping du coin qui ne se réserve pas. Deux motards canadiens en partance, joviaux et résolument enchantés par leur emplacement nous ont convaincu d’adopter leur place. La décision ne fut pas difficile à prendre. Sous quelques arbres pour protéger du soleil ou de la pluie, en face de monts de toute beauté et à quelques mètres d’un torrent gazouillant avec allégresse, que demander de mieux.
Ceci dit, nous ne sommes pas là pour faire de la figuration. Grisemote, qui n’a jamais montré jusqu’au Canada un attachement particulier pour les randonnées en montagne sur notre continent, piaffe d’impatience d’en découdre avec les chemins pentus du coin. L’heure n’est pas à la contemplation mais à l’action. Nous optons pour le chemin vers "Iceberg Lake" - 14km. Les mollets à peine remis de la veille, grincent de nouveau les premiers kilomètres, avant de donner leur meilleur rendement. Le soleil décide de remédier à nos teints palots du départ. Verra ou verra pas d’ours ? (une des explications à l’engouement suspect de Grisemote pour la montagne ?). Les gens du cru sont en tout cas pratiquement tous équipés d’un bâton et d’une bombe à ours (qui produit du poivre à destination des truffes chercheuses).




Certains utilisent une technique préventive forte agaçante à la longue pour indiquer aux ours leur présence. Ils crient bien fort des prénoms au hasard toutes les quinze secondes. Je ne sais pas pour les ours, mais je confirme qu’en tout cas ça marche sur les humains : on fait tout pour s’éloigner au plus vite. Chemin enchanteur, qui traverse des forêts, des torrents et des zones vertes mais assez arides pour arriver bien plus haut à un lac dont le nom en dit long sur la température de l’eau: "Iceberg Lake". Je ne dis pas qu’une petite baignade ne nous aurait pas détendus à mi parcours, mais franchement, les glaçons, je les préfère à l’apéritif que dans le bain. Rien que de tremper les pieds une minute est un vrai supplice.



Le retour fut plus mouvementé. Robin, petit galopin, s'est épris d'un bâton aux qualités à priori exceptionnelles et qui est devenu vite indispensable. Or, lors d'un arrêt contemplatif, le dit bâton a été oublié. Quelques kilomètres plus tard, s'en apercevant, son propriétaire décide de son propre chef de revenir le chercher, tout seul au milieu des ours ... 20 bonnes minutes plus tard de remontée pour le rattraper et des échanges verbaux que l'on pourrait qualifier de vifs, ont permis de retrouver le sens correct de la marche. Pour atténuer la déception de la perte de l'objet si précieux, un jeune daim curieux et pas farouche est descendu sur le chemin nous rendre visite à quelques centimètres. Sympa le "Mule Deer".



Bien des kilomètres plus tard et beaucoup de salive dépensée pour les plus bavards d’entre nous (voire intarissables), nous regagnons le campement. Des amateurs chevronnés, à l’aide de puissants télescopes ont repéré des ours sur les flans de montagne. Enfin, on va pouvoir LES voir. Mouuui ! Des tâches sombres en mouvement laisseront un je ne sais quoi de frustration sur nos premières bêtes. Nous ne les compterons pas. Du coup, le premier qui verra une truffe (donc d’assez près) accompagnée des poils qui vont autour, se verra gratifié d’une glace de son choix. Vu la récompense, la motivation est sans faille !


Le lendemain, il faut toujours reconduire une équipe qui gagne (même si elle commence à ronchonner pour tous ces kilomètres de marche). Nous partons à nouveau arpenter les cailloux du Grinnell Glacier Trail (18km).

Le parcours est aussi beau que la veille avec cependant un hic : le chemin est fermé avant la destination pour cause de forte pente encore enneigée, donc dangereuse. A tout inconvénient il y a un bon côté. Nous rentrerons plus tôt au camping goûter la saveur exquise du farniente au son de la douce musique de notre voisin le torrent.




Après le repas au feu de bois, nous repartons vers le "Fish Creek" au niveau d'un lac où généralement on peut admirer des élans aux dernières lueurs du jour. Après une bonne demie heure d'attente à chasser les moustiques (c'est leur heure), nous nous en retournons bredouilles. Il parait que quelques minutes après notre départ, un moose mâle est venu en représentation pour ceux qui sont restés. Les stars choisissent leur public ! Et toujours pas d’ours à notre tableau de chasse … Grisemote n’en dort pas de la nuit ! Et si la source était tarie ?

Waterton : le camping au milieu du lac

Aux aurores, Grisemote retourne à Fish creek pour voir les ablutions des élans du matin. Leur réveil n'avait pas dû sonner ce jour-là. Nous quittons un des endroits les plus sympas du voyage pour retourner au Canada dans un des joyaux des rocheuses : Waterton

La douane dans ce sens est plus accueillante et rapide. Arrivés à destination en fin de matinée après deux bonnes heures de route tranquilles au milieu des monts, nous décidons de visiter la région par la route.

Un arrêt à Red Rock Canyon (boucle de 700 mètres), rando très prisée car très aisée, nous permettra de faire une rencontre inattendue. Ce canyon, peu profond à notre niveau est cependant d’une grande beauté avec des eaux limpides qui coulent sur une roche blanche et ocre.

Les champs couverts de fleurs qui longent cette crevasse nous invitent à la photo.

«- Maman, il y a des ours Mais oui, mais oui, attends cinq minutes» répond Grisemote allongée dans l’herbe en faisant le point avec son appareil photo sur une petite fleur. C’est comme cela que Robin gagna sa première glace. Ils étaient là, à environ trente mètres! Une mère et ses deux petits, gambadant joyeusement dans les hautes herbes.

Grâce à l’entrainement que nous avions suivi avant de venir, nous savions exactement ce qu’il ne fallait pas faire : courir, tourner le dos aux fauves ou les surprendre. Pour la surprise, ce fut l’inverse, il est fort à parier, vu le terrain découvert, que les ours nous avaient vu bien avant nous. Sans aucune animosité de leur part, nous sommes restés à distance respectable (mais pas très loin quand même) à les regarder.


Comme le canyon était assez fréquenté, la nouvelle se rependit comme une trainée de poudre. Bientôt dix, vingt, trente personnes se sont agglutinées sur le chemin, s’approchant de plus en plus. Un groupe de Chinois aux appareils photos de faible portée (petits zooms – sans arrière pensée), s’est approché à moins de vingt mètres de la mère. Aïe, Aïe, il va y avoir du steak si cela continu. Que nenni, visiblement bien nourris et d’humeur placide, les ours ont simplement continué leur chemin sans plus de trouble.
Aller au pays des cowboys sans faire du canasson, c’est comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel ou comme manger un repas canadien sans cheddar… L’occasion est belle à Waterton, dans un cadre particulièrement vert et agréable. Les premières minutes, le long de la route ressemblent à un promène touriste. Mais très rapidement les choses se corsent. Nous traversons le gué d’un torrent, attaquons des montées à fortes pentes, trottons au milieu de la prairie et des forêts.

Les chevaux fument de transpiration. Les selles de cowboys sont vraiment accueillantes et font vite la différence avec ce que nous avons connu en France où au bout d’une heure les fesses sont tannées et les mollets limés par le poil dru. Après deux bonnes heures de balade, nous regagnons le ranch à la fois enchantés du parcours et contents de remettre les pieds par terre, bien que les premières minutes notre démarche les jambes en arc de cercle n’était pas des plus élégantes. Si c’était à refaire, nous sauterions en selle immédiatement…

Le camping de Waterton est à la fois ombragé, bien équipé et fort plaisant au bout de ce que l’on pourrait appeler une sorte de presqu’ile. Caractéristique principale, le camp est envahit de petits écureuils effrontés qui assurent un spectacle permanent.

Avec nos deux tentes canadiennes nous passons presque pour des martiens. On trouve bien sûr de grands campings cars, mais comme cela n’est pas suffisant pour certains, on peut admirer des cars équipés comme camping car. Mais comme cela n’est pas suffisant, les cars ont certaines parois qui s’écartent à l’arrêt pour agrandir l’espace. Mais comme cela n’est pas suffisant et pas trop pratique pour aller en ville, on y accroche derrière un petit 4x4 (petit en effet par rapport au car, mais respectable quand même, faut ce qu’il faut). Bref, une autre culture. Un charmant monsieur près de notre emplacement (qui nous enfumera une demi-heure heure le matin suivant pour faire chauffer son attelage) m’explique que c’est vraiment spacieux, ce dont je ne doutais pas, et que si un enfant en plein trajet a une envie de prendre une douche, ou de se dégourdir les jambes, il n’y a pas de problème. Bon, le fait qu’il voyageait en couple uniquement et que pour faire un footing ou prendre une douche on a toujours la possibilité d’attendre un peu, force est de constater que sous le label de camping on ne parlait pas de la même chose. Seuls hics à l’affaire, le tout est une hérésie écologique et plus pragmatiquement c’est un gouffre à essence qui commençait à l’inquiéter au prix de l’essence d’alors (juillet 08, l’essence était au plus haut – 1, 4 $).

Après une douce nuit réparatrice, nous nous levons tôt pour LA journée balade. six mois d’entrainement pour être en mesure d’assurer sur ce parcours sélectif : Crypt Lake Trail

Départ en bateau, seul moyen d’accès.


18 kilomètres avec 700 m de dénivelé et surtout retour en bateau à 17h30 impérativement sinon il en coûte encore une bonne dizaine de kilomètres de nage pour regagner sa tente. Dès le départ du trail nous prenons une variante vers une chute d’eau. Comme nous n’avions pas tilté sur le fait que nous pouvions rejoindre le chemin principal à partir des chutes (belles mais nous en verrons d’autres), l’aller retour nous a ajouté trois kilomètres. Le chemin est à la hauteur de nos espérances. Forte pente, forêt aux grands conifères, puis terrain franchement rocailleux se succèdent.

La mi-parcours est marquée par de très belles chutes d’eau que nous verrons ensuite d’en haut.


Les derniers kilomètres sont plus sportifs avec la traversée d’une zone à pic suivie d’un tunnel. Lac enchanteur au milieu d’un décor enneigé.

Les jambes restent alertes mais il reste encore toute la descente à effectuer. Comme tout cela semblait bien facile, la pluie s’en est mêlée. Les belles giboulées durant le retour n’ont pas entamé notre détermination et c’est sous le soleil retrouvé et après être repassés par nos chutes du départ (très belles sous l’angle de la descente), que nous sommes arrivés au ponton une bonne demie heure en avance. Les muscles n’ont pas trop soufferts après les 22 kilomètres parcourus, mais il ne fallut pas ce soir là insister beaucoup pour que chacun retrouve son duvet.

Lac Louise
Grosse route pour rejoindre le camping du lac Louise : 4h30 entre forêts et monts qui sont maintenant notre quotidien. De quoi remplir nos cartes mémoire assurément en tous cas.





à suivre bientôt: Lac Louise, Jasper et en route vers la pointe de l'Alaska et l'île de Vancouver!

Pour accéder à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939
Le "périple des héros" dans l'Ouest américain (2/2) English translation pending
Re,
Voici la suite du carnet de voyage dont le début se trouve ici : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/
Day 5 : LAS VEGAS & VALLEY OF FIRE, Mercredi 18 Mars 2009
Seule semi grasse matinée du voyage, indispensable. Lever donc à 11h30. Un passage par le "all you can eat" du Luxor, énorme buffet brunch/lunch de qualité correcte pour 19$. Bien pour se restaurer et tenir jusqu'au soir. Tous les hôtels de Vegas proposent ce type de formule bien pratique.
N'étant pas palpité par Las Vegas de jour, j'avais prévu un aller retour à Valley of Fire situé à 80km de la ville. On ne pouvait pas le caser sur notre dernier jour de voyage pourtant sur notre boucle, ça me paraissait trop long. Et je pense que c'était un bon choix parce qu'on a pu profiter de Valley of Fire comme peu de gens je pense. Généralement cette étape n'est pas identifiée ou alors elle saute au profit d'autres plus connues, Valley of Fire n'est même pas dans le guide du routard. Et puis tout le monde n'y passe pas les même 4h sur place avec un ciel aussi bleu. On a tous les trois adoré ce "state park".
Pauses et escalades de rocailles de feu :



Puis fin d'après midi, promenade dans le Canyon de pétroglyphes où les indiens se réfugiaient des envahisseurs blancs. Ces dessins naïfs aux penchants préhistoriques étaient censés les protéger des mauvais esprits. La majorité est réalisée en faisant bruler la pierre autour du dessin que l'on souhaite faire apparaître.
La lumière est pâle et une fraîcheur agréable nous entoure à ce moment dans ce chemin d’un étroit canyon d'1km de long et qui se termine par un petit réservoir d'eau naturel. Les pétroglyphes :

Après une heure dans ce canyon, il est 18h et nous repartons sans savoir qu'on était proche de rater le plus beau du parc au coucher de soleil : une portion de la route laisse apparaître des roches rosées multicolores. Je pense que c'est mon plus grand émerveillement de la semaine devant une paroi rocheuse. Les photos un peu sombres et ne retranscrivent d'ailleurs pas parfaitement le régal visuel du coucher de soleil sur Valley of Fire. La dernière photo est prise depuis la rainbow view avec comme son nom l'indique une vue de rochers aux couleurs arc en ciel : dans le fond les rayons du soleil révèlent une palette géniale, du blanc crème, du jaune, de l’orange, des roses, du rouge. Ca brille, c'est fou!



Il est 18h30, le soleil est déjà derrière les montagnes et la lumière disparaît rapidement, je regrette presque de n'avoir pas eu une heure de plus pour cet enchantement visuel. Allez hop, on est reparti! Il nous faut rentrer sur Vegas où Mo arrive en avion à 20h30 depuis San Francisco…
A l'approche de la ville, il fait nuit. Le concert de lumières de ville après le concert des roches. Il est 19h30, on décide de se tenter les outlets repérés la veille. Ca nous laisse donc 30min pour faire les outlets, qui dit mieux? Le GPS est utile dans ce type d'occasion, on ne perd pas une minute, on rejoint la zone et on enchaîne deux magasins. Je n'ai jamais essayé autant de fringues en aussi peu de temps! On dévalisera Banana Republic tous les trois.
21h, retour au Luxor pour notre seconde nuit à Vegas, mais cette fois-ci nous sommes 4. Et ouep! Le Mo est là! Et quand le Mo est là et que le "là" désigne "Las Vegas", ça signifie qu'on va passer une soirée mouvementée…
On enchainera plusieurs bars, une première boite dite "burlesque" le 40 deuce où l'entrée nous avait été offerte, puis un verre à "The Hotel" un bar cocktail branché lounge au 22ème étage de Mandalay Bay. Puis un tour en limousine, il suffit de demander aux concierges et ils vous envoient à leur nom là où vous souhaitiez déjà aller avec leur limousine gratuite.


Tout ce qui s'est passé à Vegas ne sera pas décrit ici, le dicton est "What happens in Vegas stays in Vegas". La nuit se terminera à 5h du matin au casino. Cette fois-ci on a beau être totalement à l'ouest, on s’essaie au jeu et on a raison. A la boule (mini roulette de 36 cases), chacun met de 20$ à 40$. Guigs et Cams n'ont rapidement plus rien, je ressors avec 80€ et surtout Mo avec 450$ ! En 20 min à la table et deux coups sur son numéro 29 il repartira pour la première fois de Vegas en positif, sympa sa fin de soirée !
A 5h30 on est dans notre chambre avec les donuts et le café à l'eau (du café américain en somme). Endormis à 6h, nous n'aurons qu'une seule heure de sommeil avant le départ du lendemain vers Grand Canyon. Aïe, ça fait mal.
Day 6 : LAS VEGAS -> GRAND CANYON
Lever 7h. Rude mais ça passe encore. Mo comprend alors le rythme de déglingués qu'on s'impose depuis quelques jours mais ne rechignera jamais à l'épouser à son tour. J’aime parler d’ « épouser » et de Mo dans la même phrase. On décolle et on s'arrête sur la route au starbucks pour un petit déjeuner rapide. Passage par Hooverdam, le grand barrage qui alimente Vegas et même plus globalement la Californie. Pas le temps de trainer, une simple pause, de toute façon on n'était pas spécialement tentés… La route entre Vegas et Grand Canyon est longue, on arrive sur place sans avoir trainé vers 14h.
Premier contact avec Grand Canyon à Mather Point. Là nous ne sommes pas seuls. On a vu pire mais c'est quand même touristique et ça tranche avec les paysages désertiques de Death Valley. Le Grand Canyon, tu tombes dessus et tu te demandes si c'est réel tellement c'est immense. On dirait plus une vaste fresque. Je pense qu’il est impossible de se rendre compte du gigantisme de ce lieu depuis la rim, il faudrait descendre pour le côtoyer dans ses entrailles. Mais nous n'avons malheureusement pas plus le temps de descendre voir le colorado (un jour de descente et un autre de remontée) que de faire un tour en hélicoptère. Dommage, mais pas grave on y retournera. Et le spectacle est quand même étonnant.

On finit les spots du centre puis on se dirige à l'ouest sur Hermit Road. Nous ne marcherons que très peu, préférant alterner les différents spots en prenant les navettes d'un point à un autre. Trop fatigués et un peu limités en temps aussi. Nous faisons des pauses à Maricopa point, Hopi point, Mohave point puis Pima point tout au bout où nous regarderons le coucher de soleil n'ayant pas le temps de retourner sur Yavapaï. Le spot que j'ai préféré, ne me demandez pas pourquoi, c'est mohave point. Une belle vue avec deux courbes de falaises bien dessinées et les méandres du Colorado.

Après le coucher de soleil, retour avec la dernière navette de 19h au Maswick Lodge pour le diner et pour gagner un repos bien mérité…
Day 7 : GRAND CANYON -> MONUMENT VALLEY -> PAGE
Réveil 5h15, pas de spot prédéfini à l'avance pour le sunrise, on galère d'abord un peu trop à l'est puis finalement on revient un peu en retard au sunrise sur Yavapai… original!


Les couleurs sont bien plus belles que la veille où le ciel était chargé. Toujours la même impression de grandeur majestueuse et en même temps le sentiment de ne pas apprécier à sa juste valeur la création de la nature.
Retour pour un petit déjeuner à la cafétéria du Maswik, pas terrible. Puis on repart définitivement vers l'est pour enchaîner les différents spots restants de south rim. J'avais en mémoire de bons commentaires de Yaki Point, on décide donc de ne pas le zapper (on ne peut pas faire tous les points et je n'en voyais pas l'intérêt non plus). Sauf que je ne savais pas qu'on n'accédait pas à Yaki point en voiture par la route. Il faut prendre une navette depuis le centre. Nous avons donc laissé la Ford et marché sur une route de bitume jusque rejoindre la rim. Belle vue bien sûr puis demi-tour à pied et on repart en voiture vers la sortie est de grand Canyon sur la Desert View Drive. On fera des pauses encore à Grand View Point et Moran Point.
Puis nous descendons d'altitude direction Monument Valley. Un arrêt sur le début du Grand Canyon (qu'on longe en le remontant) pour acheter quelques bijoux navajo. Du moins présentés comme tels. J'y achète un collier indien, à la base pas du tout pour moi évidemment mais qui finalement me plait bien et que je garderai toute la journée, en bon vieux touriste. J’y achète aussi une jolie voiture, juste pour frimer :

Le trajet assez long nous laisse le temps d'un somme hormis pour le conducteur bien sûr. Encore qu'avec l'automatique et le système de régulation de vitesse le conducteur est plus là pour faire joli qu'autre chose, il n'y a personne sur la route (Cams tu es donc un mec joli). Puis enfin, s'offrent à nous les paysages des Westerns tant attendus :

Nous arrivons à 15h30 au début du "circuit" voiture qui parcourt Monument Valley et nous dépose devant ses différents points de vue. C'est un chemin mouvementé mais agréable : poussiéreux, les couleurs sont extra, je ne regrette pas qu'on ait chargé à ce point le programme de la journée pour pouvoir y passer. Les célèbres buttes East Mitten Butte, West Mitten Butte et Merrick Butte :

Puis les autres points de vue, à commencer par le John Ford's point. En regardant de près la photo, on voit que John Wayne et son cheval sont remplacés par une petite navajo toute mignonne et vêtue de rose :




Puis le coucher de soleil, admirable, depuis le point de départ du circuit que nous avons rejoint pour l'occasion :

Le ciel est sombre, c’est l’heure non pas d’investir l’hôtel, hey non hein on n’est pas là pour glander… mais l’heure de repartir vers Page. Seule solution imaginée pour faire tous ces sites en aussi peu de temps.
Arrivée sur Page à 20h30 au Bashful Bob’s Motel. La route a été beaucoup plus rapide qu’indiqué sur googlemaps, à savoir 1h de moins. Tant mieux, on arrive avant 23h ! Ce motel m’avait été recommandé par un ami qui a fait le voyage l’année dernière. Et son propriétaire, Bob, est apparemment aussi ami avec Philippe Schuler dont la renommée sur VF n’est plus à faire. On ne pouvait pas se tromper... Et évidemment on a été séduit par l’accueil chaleureux, aussi bien de Bob que de Rick, son fils. Bob nous offre des stylos souvenir Bashful Bob’s Motel, il avait déjà préparé la clé sur la porte au cas où nous arriverions plus tard. Rick nous donne quelques conseils restaurant sur Page et nous conduit à notre chambre. Plutôt qu’une chambre c’est un appartement, style américain d’antan, plutôt confortable néanmoins, et typique ! On est ravi par l’endroit surtout vu le mini prix ! Trente minutes plus tard, Rick débarque avec 4 bières, cadeau de bienvenue de Bob. Extra. Merci.
Le soir pour diner, on souhaitait aller au restaurant Fiesta Mexicana, apparemment de qualité (routard et Rick), mais à 20h40 c’est fermé. On dinera finalement au Ken’s Old West, dans une ambiance sympa, sous des airs de musique country et une cuisine honnête. Coucher minuit.
Day 8 : PAGE -> BRYCE
Lever difficile à 5h45 et départ à 6h. On a décidé qu’on se doucherait plus tard pour dormir un peu le matin. Mais on a quand même un sunrise à faire sur Horseshoe Bend. Avec du recul ce site est extra mais je pense qu’on peut y aller à n’importe quelle heure de la journée et l’apprécier correctement. La lumière était même un peu décevante par rapport à la représentation que j’en avais sur des photos croisées sur Internet. Mais ne faisons pas les difficiles, le lever tôt et les 20min de marche depuis la route pour rejoindre cette anse formée et investie par le Colorado en valaient bien la peine :


Après un dernier passage par chez Bob, décollage au centre de Page pour le petit déjeuner. On aura un peu plus de temps que d’habitude puisque nous attendons le départ pour la visite d’Antelope Canyon qui se fait à 11h30. Ce site se visite via les Navajos puisqu’il se situe tout près dans leur territoire. On embarque sur leurs énormes 4x4, une quinzaine de personnes. On est 4, et il y a 4 autres 4x4 identiques avec nous à cette heure là. Il n’est pas 4heures, non ça se visite au zénith. Bref, j’ai pété une durite… tout comme le 4x4.... C’est une navajo qui conduit l’engin, et après avoir calé 12 fois au départ puis s’être enlisés au milieu de la piste qui mène à Antelope, un autre 4x4 vient nous chercher et nous amène à l’entrée du site.

On m’avait mis en garde sur la nécessité d’avoir du beau temps sinon on risquait d’être déçus. Le ciel est pas mal nuageux, je suis perplexe mais de toute façon j’avais déjà réservé avant de partir. J’avais misé sur le « on aura de la chance ». Et même si le ciel n’était pas d’un bleu pur, il y avait suffisamment de lumière et de soleil qui infiltraient le canyon pour profiter de la beauté du site. La preuve en image même si ces photos sont vues et revues :




Sans trépied et avec nos piteux appareils photo, elles relèvent un peu du miracle :

Cams n’a pas été touché par la grâce divine car il tenait l’appareil. Tant pis pour lui !
Départ 13h30 après un passage par un supermarché pour choper des sandwichs. Direction Bryce Canyon, une des dernières merveilles de l’ouest à découvrir cette année ! Le temps se couvre sur la route, dommage parce que sur le chemin il y a Red Canyon qui semblait sympa et pour lequel on ne s’arrêtera que quelques minutes prendre une seule photo. Ca nous change ! De toute façon nous ne pouvons trainer, on doit atteindre Bryce avant le coucher de soleil. Quelle glande !
On arrive sur Bryce, les bords de route enneigés, on est remonté en altitude. Fairyland Point est fermé, on trace directement vers les spots du centre pour enchaîner rapidement et dans le froid Bryce Point, Inspiration Point puis finalement Sunset Point pour le coucher de soleil. On est frigorifiés mais le décor est extra. A une échelle plus humaine, plus palpables que les reliefs du Grand Canyon, les formations rocheuses dentelées sont encore un peu enneigées :



On rentre à notre hôtel, le Best Western Rub'ys inn. Un saut rapide dans la piscine avec Cams pendant que les autres reprennent quelques forces. Un saut, parce que comme chaque jour le restaurant ferme tôt, ici à 21h et on ne peut pas trainer…
Je m’endors ce soir là à 1h. J’ai fait un tour sur internet avec le WIFI de l’hôtel, pour donner quelques news, puis faire un tour sur VF et y donner quelques retours à chaud. Envie de partager, c’est déjà notre dernier soir de la boucle des canyons.
Day 9 : BRYCE -> ZION -> LAS VEGAS
Dernier jour, ultime effort de lever, 5h, pour le sunrise sur Bryce Canyon. Je suis prêt, j’attends les derniers à la voiture, quand je reçois un message de ma voisine du dessous en France dont l’appartement se remplit d’eau. Inondation à l’appart pendant mon absence, bonne idée ! J’ai passé 1h à régler le problème en envoyant quelqu’un à ma place mais à Bryce le réseau est facultatif, on ne peut pas téléphoner sans carte prépayée, je n’arrive pas à joindre grand monde… Ca fera donc un bon speed et stress du matin, le genre de truc qui coupe pas mal les jambes… et puis évidemment le sunrise, j’en ai privé mes compères de voyage…
On sera à Sunrise Point (on ne s’est pas foulé sur le choix des spots à Bryce) à 7h15 au lieu de 6h30. La lumière y est quand même encore superbe puisque les rayons sont toujours obliques. Ce matin il fait un temps extra, les paysages sont plus enchantants encore que la veille.


On enchaine les spots situés plus loin sur la route qui longe le canyon, dans l'ordre : Swamp Canyon et Fairview point que j’ai trouvés « moyens » après le spectacle de sunset/sunrise point, puis Natural Bridge, Agua Canyon et enfin Rainbow point.


Il fait vraiment froid et on retournera pour finir à sunset point avec un petit tour à pied. Froid, fatigue et péripéties du matin ne me donnent pas la motivation pour faire une vraie marche, ce sera pour une autre année parce que notre seul petit tour était déjà bien beau.

Nous repartons plus tôt que prévu de Bryce, vers 10h30, direction Zion. Le temps se charge et la route … ben je n’en sais rien de la route puisque je dors. Réveil sur Zion où on stoppe la voiture avant la traversée du tunnel. Encore peu de monde sur Zion, ce n’est pas la pleine saison et le temps est maussade. Nous n’avons d’ailleurs croisés que très peu de français ou étrangers sur les différents sites du voyage, seulement quelques américains.
Petite promenade d’une heure sur le Canyon Trail. Les paysages de Zion ne sont pas vraiment mis en valeur par le temps mais le parc offre une toute autre ambiance, les montagnes sont arrondies, les lignes plus courbées. J’aime bien l’ambiance globale qui s’en dégage.



On reprend la voiture, direction le cœur de Zion, plus au nord ouest. En été cette partie n’est accessible qu’en navette mais on est en Mars et on peut donc s’y rendre par nos propres moyens. On s’arrête au pied du principal trail, un cours d’eau passe à côté de nous, une cascade, et un coup de grêle inattendu ! J’ai beaucoup aimé cet instant particulier. La pluie et la grêle offrent un ressenti fort en ce lieux.


Nous repartirons de Zion après une courte pause dans un magasin de minéraux, vers 14h30. Direction Las Vegas. Etant un peu avance sur notre planning nous faisons un passage par le vieux Vegas. Il nous a d’ailleurs bien plus emballé que le strip. Les casinos y sont nettement moins modernes, les extravagances moins présentes, le quartier fait plus cheap mais plus typique. Vegas Baby !



On se prend un dernier verre ensembles façon « Happy Hour » à 2$ le cocktail, ce soir nos chemins divergeront pour quelques jours. On sort du bar pour voir le spectacle son et lumière, instauré pour redonner des couleurs à ce quartier de la ville complètement délaissé pour le strip et ses hôtels luxueux :

Spectacle énorme, m’enfin c’est pas forcément ma tasse de thé… j’aimais bien les paysages de Bryce ce matin ! Allez hop, en voiture pour l’aéroport de Vegas. On décollera avec Mo pour rentrer travailler à San Francisco la semaine suivante. Avec le dernier vol de la journée à 21h55 (Virgin America), nous aurons encore une fois profité jusqu’au dernier moment possible avec nos contraintes élevées. Guigs et Cams ont droit à quelques jours bonus à San Diego et Los Angeles, ils remonteront sur San Francisco en fin de semaine pour qu’on y passe les quelques derniers jours ensembles, voyageant cette fois-ci au gré des bars et autres boites de la ville.
Conclusions…
Le rythme très élevé me faisait un peu peur avant de partir mais il a finalement été assez facile à suivre. Il y avait même là un côté excitant, comme une sorte d’aventure commune avec mes trois potes. Et puis les quelques épisodes improvisés nous ont régalés. Je ne conseille pas à tout le monde de le faire dans ces conditions mais c’est largement possible et ça peut même être une excellente aventure.
On n’aura pas non plus pu faire Yosemite Park et au début j’étais un peu déçu… mais quand je vois la beauté de Mono Lake et le plaisir qu’on a eu à faire Death Valley dans des conditions climatiques raisonnables, je me dis qu’on a eu nos plaisirs à nous, que la nature nous a rendu ses joyaux avec les spécificités de la saison. Dans la même journée à 4h d’intervalle, faire une randonnée dans la neige puis dans les dunes de sable blanc avec 30 degrés d’écart était par exemple une expérience insolite et inoubliable.
Des moments formidables avec trois personnes extra, de bons fous rires, quelques foutages de gueules bien distillés … un accueil et des services agréables ... une palette de paysages magnifiques, un voyage calme sans touriste, des routes merveilleuses qui font des trajets un plaisir unique, un temps quasiment parfait et même des gains au casino… c’était idéal.
Cette région du monde nous est apparue si belle qu’on peut la visiter tout le long de l’année, en y puisant des plaisirs différents : lumières, températures, neige, faune, flore... Il n’y a pas une mais cent façons de la découvrir, en privilégiant les villes ou les grand espaces, en s’attardant sur la côte, en rallongeant les randonnées ou en favorisant les vues d’ensemble, voire en s’accordant des vues du ciel pour les plus fortunés…
J'y retournerai avec grand plaisir dans une formule plus "sauvage", plus improvisée, et surtout plus longue. Certains sites ont été survolés et renferment des promenades et des trésors merveilleux, et il reste encore beaucoup de parcs et de curiosités naturelles à visiter.
J’en garde vraiment déjà de très beaux souvenirs et ne peux que vous conseiller d’y aller à votre tour… D’ici là, comme un vieil américain qu’on a croisé le long du voyage, je vous dis tout naturellement : « Have a good Life ».
Voici la suite du carnet de voyage dont le début se trouve ici : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/
Day 5 : LAS VEGAS & VALLEY OF FIRE, Mercredi 18 Mars 2009
Seule semi grasse matinée du voyage, indispensable. Lever donc à 11h30. Un passage par le "all you can eat" du Luxor, énorme buffet brunch/lunch de qualité correcte pour 19$. Bien pour se restaurer et tenir jusqu'au soir. Tous les hôtels de Vegas proposent ce type de formule bien pratique.
N'étant pas palpité par Las Vegas de jour, j'avais prévu un aller retour à Valley of Fire situé à 80km de la ville. On ne pouvait pas le caser sur notre dernier jour de voyage pourtant sur notre boucle, ça me paraissait trop long. Et je pense que c'était un bon choix parce qu'on a pu profiter de Valley of Fire comme peu de gens je pense. Généralement cette étape n'est pas identifiée ou alors elle saute au profit d'autres plus connues, Valley of Fire n'est même pas dans le guide du routard. Et puis tout le monde n'y passe pas les même 4h sur place avec un ciel aussi bleu. On a tous les trois adoré ce "state park".
Pauses et escalades de rocailles de feu :



Puis fin d'après midi, promenade dans le Canyon de pétroglyphes où les indiens se réfugiaient des envahisseurs blancs. Ces dessins naïfs aux penchants préhistoriques étaient censés les protéger des mauvais esprits. La majorité est réalisée en faisant bruler la pierre autour du dessin que l'on souhaite faire apparaître.
La lumière est pâle et une fraîcheur agréable nous entoure à ce moment dans ce chemin d’un étroit canyon d'1km de long et qui se termine par un petit réservoir d'eau naturel. Les pétroglyphes :

Après une heure dans ce canyon, il est 18h et nous repartons sans savoir qu'on était proche de rater le plus beau du parc au coucher de soleil : une portion de la route laisse apparaître des roches rosées multicolores. Je pense que c'est mon plus grand émerveillement de la semaine devant une paroi rocheuse. Les photos un peu sombres et ne retranscrivent d'ailleurs pas parfaitement le régal visuel du coucher de soleil sur Valley of Fire. La dernière photo est prise depuis la rainbow view avec comme son nom l'indique une vue de rochers aux couleurs arc en ciel : dans le fond les rayons du soleil révèlent une palette géniale, du blanc crème, du jaune, de l’orange, des roses, du rouge. Ca brille, c'est fou!



Il est 18h30, le soleil est déjà derrière les montagnes et la lumière disparaît rapidement, je regrette presque de n'avoir pas eu une heure de plus pour cet enchantement visuel. Allez hop, on est reparti! Il nous faut rentrer sur Vegas où Mo arrive en avion à 20h30 depuis San Francisco…
A l'approche de la ville, il fait nuit. Le concert de lumières de ville après le concert des roches. Il est 19h30, on décide de se tenter les outlets repérés la veille. Ca nous laisse donc 30min pour faire les outlets, qui dit mieux? Le GPS est utile dans ce type d'occasion, on ne perd pas une minute, on rejoint la zone et on enchaîne deux magasins. Je n'ai jamais essayé autant de fringues en aussi peu de temps! On dévalisera Banana Republic tous les trois.
21h, retour au Luxor pour notre seconde nuit à Vegas, mais cette fois-ci nous sommes 4. Et ouep! Le Mo est là! Et quand le Mo est là et que le "là" désigne "Las Vegas", ça signifie qu'on va passer une soirée mouvementée…
On enchainera plusieurs bars, une première boite dite "burlesque" le 40 deuce où l'entrée nous avait été offerte, puis un verre à "The Hotel" un bar cocktail branché lounge au 22ème étage de Mandalay Bay. Puis un tour en limousine, il suffit de demander aux concierges et ils vous envoient à leur nom là où vous souhaitiez déjà aller avec leur limousine gratuite.


Tout ce qui s'est passé à Vegas ne sera pas décrit ici, le dicton est "What happens in Vegas stays in Vegas". La nuit se terminera à 5h du matin au casino. Cette fois-ci on a beau être totalement à l'ouest, on s’essaie au jeu et on a raison. A la boule (mini roulette de 36 cases), chacun met de 20$ à 40$. Guigs et Cams n'ont rapidement plus rien, je ressors avec 80€ et surtout Mo avec 450$ ! En 20 min à la table et deux coups sur son numéro 29 il repartira pour la première fois de Vegas en positif, sympa sa fin de soirée !
A 5h30 on est dans notre chambre avec les donuts et le café à l'eau (du café américain en somme). Endormis à 6h, nous n'aurons qu'une seule heure de sommeil avant le départ du lendemain vers Grand Canyon. Aïe, ça fait mal.
Day 6 : LAS VEGAS -> GRAND CANYON
Lever 7h. Rude mais ça passe encore. Mo comprend alors le rythme de déglingués qu'on s'impose depuis quelques jours mais ne rechignera jamais à l'épouser à son tour. J’aime parler d’ « épouser » et de Mo dans la même phrase. On décolle et on s'arrête sur la route au starbucks pour un petit déjeuner rapide. Passage par Hooverdam, le grand barrage qui alimente Vegas et même plus globalement la Californie. Pas le temps de trainer, une simple pause, de toute façon on n'était pas spécialement tentés… La route entre Vegas et Grand Canyon est longue, on arrive sur place sans avoir trainé vers 14h.
Premier contact avec Grand Canyon à Mather Point. Là nous ne sommes pas seuls. On a vu pire mais c'est quand même touristique et ça tranche avec les paysages désertiques de Death Valley. Le Grand Canyon, tu tombes dessus et tu te demandes si c'est réel tellement c'est immense. On dirait plus une vaste fresque. Je pense qu’il est impossible de se rendre compte du gigantisme de ce lieu depuis la rim, il faudrait descendre pour le côtoyer dans ses entrailles. Mais nous n'avons malheureusement pas plus le temps de descendre voir le colorado (un jour de descente et un autre de remontée) que de faire un tour en hélicoptère. Dommage, mais pas grave on y retournera. Et le spectacle est quand même étonnant.

On finit les spots du centre puis on se dirige à l'ouest sur Hermit Road. Nous ne marcherons que très peu, préférant alterner les différents spots en prenant les navettes d'un point à un autre. Trop fatigués et un peu limités en temps aussi. Nous faisons des pauses à Maricopa point, Hopi point, Mohave point puis Pima point tout au bout où nous regarderons le coucher de soleil n'ayant pas le temps de retourner sur Yavapaï. Le spot que j'ai préféré, ne me demandez pas pourquoi, c'est mohave point. Une belle vue avec deux courbes de falaises bien dessinées et les méandres du Colorado.

Après le coucher de soleil, retour avec la dernière navette de 19h au Maswick Lodge pour le diner et pour gagner un repos bien mérité…
Day 7 : GRAND CANYON -> MONUMENT VALLEY -> PAGE
Réveil 5h15, pas de spot prédéfini à l'avance pour le sunrise, on galère d'abord un peu trop à l'est puis finalement on revient un peu en retard au sunrise sur Yavapai… original!


Les couleurs sont bien plus belles que la veille où le ciel était chargé. Toujours la même impression de grandeur majestueuse et en même temps le sentiment de ne pas apprécier à sa juste valeur la création de la nature.
Retour pour un petit déjeuner à la cafétéria du Maswik, pas terrible. Puis on repart définitivement vers l'est pour enchaîner les différents spots restants de south rim. J'avais en mémoire de bons commentaires de Yaki Point, on décide donc de ne pas le zapper (on ne peut pas faire tous les points et je n'en voyais pas l'intérêt non plus). Sauf que je ne savais pas qu'on n'accédait pas à Yaki point en voiture par la route. Il faut prendre une navette depuis le centre. Nous avons donc laissé la Ford et marché sur une route de bitume jusque rejoindre la rim. Belle vue bien sûr puis demi-tour à pied et on repart en voiture vers la sortie est de grand Canyon sur la Desert View Drive. On fera des pauses encore à Grand View Point et Moran Point.
Puis nous descendons d'altitude direction Monument Valley. Un arrêt sur le début du Grand Canyon (qu'on longe en le remontant) pour acheter quelques bijoux navajo. Du moins présentés comme tels. J'y achète un collier indien, à la base pas du tout pour moi évidemment mais qui finalement me plait bien et que je garderai toute la journée, en bon vieux touriste. J’y achète aussi une jolie voiture, juste pour frimer :

Le trajet assez long nous laisse le temps d'un somme hormis pour le conducteur bien sûr. Encore qu'avec l'automatique et le système de régulation de vitesse le conducteur est plus là pour faire joli qu'autre chose, il n'y a personne sur la route (Cams tu es donc un mec joli). Puis enfin, s'offrent à nous les paysages des Westerns tant attendus :

Nous arrivons à 15h30 au début du "circuit" voiture qui parcourt Monument Valley et nous dépose devant ses différents points de vue. C'est un chemin mouvementé mais agréable : poussiéreux, les couleurs sont extra, je ne regrette pas qu'on ait chargé à ce point le programme de la journée pour pouvoir y passer. Les célèbres buttes East Mitten Butte, West Mitten Butte et Merrick Butte :

Puis les autres points de vue, à commencer par le John Ford's point. En regardant de près la photo, on voit que John Wayne et son cheval sont remplacés par une petite navajo toute mignonne et vêtue de rose :




Puis le coucher de soleil, admirable, depuis le point de départ du circuit que nous avons rejoint pour l'occasion :

Le ciel est sombre, c’est l’heure non pas d’investir l’hôtel, hey non hein on n’est pas là pour glander… mais l’heure de repartir vers Page. Seule solution imaginée pour faire tous ces sites en aussi peu de temps.
Arrivée sur Page à 20h30 au Bashful Bob’s Motel. La route a été beaucoup plus rapide qu’indiqué sur googlemaps, à savoir 1h de moins. Tant mieux, on arrive avant 23h ! Ce motel m’avait été recommandé par un ami qui a fait le voyage l’année dernière. Et son propriétaire, Bob, est apparemment aussi ami avec Philippe Schuler dont la renommée sur VF n’est plus à faire. On ne pouvait pas se tromper... Et évidemment on a été séduit par l’accueil chaleureux, aussi bien de Bob que de Rick, son fils. Bob nous offre des stylos souvenir Bashful Bob’s Motel, il avait déjà préparé la clé sur la porte au cas où nous arriverions plus tard. Rick nous donne quelques conseils restaurant sur Page et nous conduit à notre chambre. Plutôt qu’une chambre c’est un appartement, style américain d’antan, plutôt confortable néanmoins, et typique ! On est ravi par l’endroit surtout vu le mini prix ! Trente minutes plus tard, Rick débarque avec 4 bières, cadeau de bienvenue de Bob. Extra. Merci.
Le soir pour diner, on souhaitait aller au restaurant Fiesta Mexicana, apparemment de qualité (routard et Rick), mais à 20h40 c’est fermé. On dinera finalement au Ken’s Old West, dans une ambiance sympa, sous des airs de musique country et une cuisine honnête. Coucher minuit.
Day 8 : PAGE -> BRYCE
Lever difficile à 5h45 et départ à 6h. On a décidé qu’on se doucherait plus tard pour dormir un peu le matin. Mais on a quand même un sunrise à faire sur Horseshoe Bend. Avec du recul ce site est extra mais je pense qu’on peut y aller à n’importe quelle heure de la journée et l’apprécier correctement. La lumière était même un peu décevante par rapport à la représentation que j’en avais sur des photos croisées sur Internet. Mais ne faisons pas les difficiles, le lever tôt et les 20min de marche depuis la route pour rejoindre cette anse formée et investie par le Colorado en valaient bien la peine :


Après un dernier passage par chez Bob, décollage au centre de Page pour le petit déjeuner. On aura un peu plus de temps que d’habitude puisque nous attendons le départ pour la visite d’Antelope Canyon qui se fait à 11h30. Ce site se visite via les Navajos puisqu’il se situe tout près dans leur territoire. On embarque sur leurs énormes 4x4, une quinzaine de personnes. On est 4, et il y a 4 autres 4x4 identiques avec nous à cette heure là. Il n’est pas 4heures, non ça se visite au zénith. Bref, j’ai pété une durite… tout comme le 4x4.... C’est une navajo qui conduit l’engin, et après avoir calé 12 fois au départ puis s’être enlisés au milieu de la piste qui mène à Antelope, un autre 4x4 vient nous chercher et nous amène à l’entrée du site.

On m’avait mis en garde sur la nécessité d’avoir du beau temps sinon on risquait d’être déçus. Le ciel est pas mal nuageux, je suis perplexe mais de toute façon j’avais déjà réservé avant de partir. J’avais misé sur le « on aura de la chance ». Et même si le ciel n’était pas d’un bleu pur, il y avait suffisamment de lumière et de soleil qui infiltraient le canyon pour profiter de la beauté du site. La preuve en image même si ces photos sont vues et revues :




Sans trépied et avec nos piteux appareils photo, elles relèvent un peu du miracle :

Cams n’a pas été touché par la grâce divine car il tenait l’appareil. Tant pis pour lui !
Départ 13h30 après un passage par un supermarché pour choper des sandwichs. Direction Bryce Canyon, une des dernières merveilles de l’ouest à découvrir cette année ! Le temps se couvre sur la route, dommage parce que sur le chemin il y a Red Canyon qui semblait sympa et pour lequel on ne s’arrêtera que quelques minutes prendre une seule photo. Ca nous change ! De toute façon nous ne pouvons trainer, on doit atteindre Bryce avant le coucher de soleil. Quelle glande !
On arrive sur Bryce, les bords de route enneigés, on est remonté en altitude. Fairyland Point est fermé, on trace directement vers les spots du centre pour enchaîner rapidement et dans le froid Bryce Point, Inspiration Point puis finalement Sunset Point pour le coucher de soleil. On est frigorifiés mais le décor est extra. A une échelle plus humaine, plus palpables que les reliefs du Grand Canyon, les formations rocheuses dentelées sont encore un peu enneigées :



On rentre à notre hôtel, le Best Western Rub'ys inn. Un saut rapide dans la piscine avec Cams pendant que les autres reprennent quelques forces. Un saut, parce que comme chaque jour le restaurant ferme tôt, ici à 21h et on ne peut pas trainer…
Je m’endors ce soir là à 1h. J’ai fait un tour sur internet avec le WIFI de l’hôtel, pour donner quelques news, puis faire un tour sur VF et y donner quelques retours à chaud. Envie de partager, c’est déjà notre dernier soir de la boucle des canyons.
Day 9 : BRYCE -> ZION -> LAS VEGAS
Dernier jour, ultime effort de lever, 5h, pour le sunrise sur Bryce Canyon. Je suis prêt, j’attends les derniers à la voiture, quand je reçois un message de ma voisine du dessous en France dont l’appartement se remplit d’eau. Inondation à l’appart pendant mon absence, bonne idée ! J’ai passé 1h à régler le problème en envoyant quelqu’un à ma place mais à Bryce le réseau est facultatif, on ne peut pas téléphoner sans carte prépayée, je n’arrive pas à joindre grand monde… Ca fera donc un bon speed et stress du matin, le genre de truc qui coupe pas mal les jambes… et puis évidemment le sunrise, j’en ai privé mes compères de voyage…
On sera à Sunrise Point (on ne s’est pas foulé sur le choix des spots à Bryce) à 7h15 au lieu de 6h30. La lumière y est quand même encore superbe puisque les rayons sont toujours obliques. Ce matin il fait un temps extra, les paysages sont plus enchantants encore que la veille.


On enchaine les spots situés plus loin sur la route qui longe le canyon, dans l'ordre : Swamp Canyon et Fairview point que j’ai trouvés « moyens » après le spectacle de sunset/sunrise point, puis Natural Bridge, Agua Canyon et enfin Rainbow point.


Il fait vraiment froid et on retournera pour finir à sunset point avec un petit tour à pied. Froid, fatigue et péripéties du matin ne me donnent pas la motivation pour faire une vraie marche, ce sera pour une autre année parce que notre seul petit tour était déjà bien beau.

Nous repartons plus tôt que prévu de Bryce, vers 10h30, direction Zion. Le temps se charge et la route … ben je n’en sais rien de la route puisque je dors. Réveil sur Zion où on stoppe la voiture avant la traversée du tunnel. Encore peu de monde sur Zion, ce n’est pas la pleine saison et le temps est maussade. Nous n’avons d’ailleurs croisés que très peu de français ou étrangers sur les différents sites du voyage, seulement quelques américains.
Petite promenade d’une heure sur le Canyon Trail. Les paysages de Zion ne sont pas vraiment mis en valeur par le temps mais le parc offre une toute autre ambiance, les montagnes sont arrondies, les lignes plus courbées. J’aime bien l’ambiance globale qui s’en dégage.



On reprend la voiture, direction le cœur de Zion, plus au nord ouest. En été cette partie n’est accessible qu’en navette mais on est en Mars et on peut donc s’y rendre par nos propres moyens. On s’arrête au pied du principal trail, un cours d’eau passe à côté de nous, une cascade, et un coup de grêle inattendu ! J’ai beaucoup aimé cet instant particulier. La pluie et la grêle offrent un ressenti fort en ce lieux.


Nous repartirons de Zion après une courte pause dans un magasin de minéraux, vers 14h30. Direction Las Vegas. Etant un peu avance sur notre planning nous faisons un passage par le vieux Vegas. Il nous a d’ailleurs bien plus emballé que le strip. Les casinos y sont nettement moins modernes, les extravagances moins présentes, le quartier fait plus cheap mais plus typique. Vegas Baby !



On se prend un dernier verre ensembles façon « Happy Hour » à 2$ le cocktail, ce soir nos chemins divergeront pour quelques jours. On sort du bar pour voir le spectacle son et lumière, instauré pour redonner des couleurs à ce quartier de la ville complètement délaissé pour le strip et ses hôtels luxueux :

Spectacle énorme, m’enfin c’est pas forcément ma tasse de thé… j’aimais bien les paysages de Bryce ce matin ! Allez hop, en voiture pour l’aéroport de Vegas. On décollera avec Mo pour rentrer travailler à San Francisco la semaine suivante. Avec le dernier vol de la journée à 21h55 (Virgin America), nous aurons encore une fois profité jusqu’au dernier moment possible avec nos contraintes élevées. Guigs et Cams ont droit à quelques jours bonus à San Diego et Los Angeles, ils remonteront sur San Francisco en fin de semaine pour qu’on y passe les quelques derniers jours ensembles, voyageant cette fois-ci au gré des bars et autres boites de la ville.
Conclusions…
Le rythme très élevé me faisait un peu peur avant de partir mais il a finalement été assez facile à suivre. Il y avait même là un côté excitant, comme une sorte d’aventure commune avec mes trois potes. Et puis les quelques épisodes improvisés nous ont régalés. Je ne conseille pas à tout le monde de le faire dans ces conditions mais c’est largement possible et ça peut même être une excellente aventure.
On n’aura pas non plus pu faire Yosemite Park et au début j’étais un peu déçu… mais quand je vois la beauté de Mono Lake et le plaisir qu’on a eu à faire Death Valley dans des conditions climatiques raisonnables, je me dis qu’on a eu nos plaisirs à nous, que la nature nous a rendu ses joyaux avec les spécificités de la saison. Dans la même journée à 4h d’intervalle, faire une randonnée dans la neige puis dans les dunes de sable blanc avec 30 degrés d’écart était par exemple une expérience insolite et inoubliable.
Des moments formidables avec trois personnes extra, de bons fous rires, quelques foutages de gueules bien distillés … un accueil et des services agréables ... une palette de paysages magnifiques, un voyage calme sans touriste, des routes merveilleuses qui font des trajets un plaisir unique, un temps quasiment parfait et même des gains au casino… c’était idéal.
Cette région du monde nous est apparue si belle qu’on peut la visiter tout le long de l’année, en y puisant des plaisirs différents : lumières, températures, neige, faune, flore... Il n’y a pas une mais cent façons de la découvrir, en privilégiant les villes ou les grand espaces, en s’attardant sur la côte, en rallongeant les randonnées ou en favorisant les vues d’ensemble, voire en s’accordant des vues du ciel pour les plus fortunés…
J'y retournerai avec grand plaisir dans une formule plus "sauvage", plus improvisée, et surtout plus longue. Certains sites ont été survolés et renferment des promenades et des trésors merveilleux, et il reste encore beaucoup de parcs et de curiosités naturelles à visiter.
J’en garde vraiment déjà de très beaux souvenirs et ne peux que vous conseiller d’y aller à votre tour… D’ici là, comme un vieil américain qu’on a croisé le long du voyage, je vous dis tout naturellement : « Have a good Life ».
Itinéraire... II: l'Albanie English translation pending
II. L'Albanie
Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.
Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai
!) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ?
Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends
qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas.
Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais !
En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !
J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.
On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪
Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...
En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.
Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !
Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...)
.
On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !
Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.
On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !
On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !
On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.
On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !
On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.
On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.
Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.
On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).
Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !
Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.
Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...
On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.
On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.
L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.
On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.
La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.
On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !
Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.
Deuxième jour en Albanie
Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.
Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !
De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.
On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !
Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.
Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.
Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).
Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...
Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze
!
Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.
On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.
Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.
Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !
Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...
On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.
Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.
Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !
L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...
On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.
Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !
Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.
Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.
Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.
On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.
De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise
.
On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.
Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.
Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.
On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !
On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !
La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.
En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !
On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...
Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''
On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎
Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.
La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???
Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...
Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.
On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !
je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.
Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment !

Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴☠️
Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!
On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !
On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!
Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴☠️
Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !
On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !
la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.
je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...
On rentre à l'hotel et on se couche !
demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...
Troisième jour en Albanie
On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.
Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !
je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !
je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.
C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !
On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.
La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.
Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.
On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.
c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !
Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).
A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...
Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.
cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !
D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !
La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!
la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.
Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?
Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)
Conclusion sur l'Albanie :
3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !
Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.
Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?
J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !
Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂
L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.
CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...
Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !
Passons en Macédoine ! 🙂
Ben
Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.
Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai
!) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ?
Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends
qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas.
Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais !
En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.
On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪
Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...
En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.
Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !
Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...)
.On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !
Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.
On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !
On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !
On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.
On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !
On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.
On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.
Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.
On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).
Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !
Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.
Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...
On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.
On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.
L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.
On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.
La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.
On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !
Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.
Deuxième jour en Albanie
Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.
Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !
De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.
On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !
Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.
Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.
Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).
Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...
Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze
!
Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.
Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.
Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !
Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...
On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.
Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.
Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !
L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...
On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.
Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !
Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.
Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.
Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.
On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.
De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise
.On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.
Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.
Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.
On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !
On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !
La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.
En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !
On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...
Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''
On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎
Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.
La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???
Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...
Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.
On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !
je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.
Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment !


Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴☠️Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!
On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !
On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!
Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴☠️
Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !
On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !
la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.
je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...
On rentre à l'hotel et on se couche !
demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...
Troisième jour en Albanie
On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.
Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !
je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !
je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.
C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !
On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.
La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.
Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.
On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.
c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !
Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).
A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...
Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.
cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !
D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !
La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!
la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.
Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?
Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)
Conclusion sur l'Albanie :
3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !
Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.
Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?
J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !
Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂
L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.
CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...
Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !
Passons en Macédoine ! 🙂
Ben
Surclassement chez Air France? English translation pending
bonjour à tous,
est ce qu'il y a des bons plans pour se faire surclasser chez Air France sur des vols comme Paris - Fort de France par exemple ??? Merci pour vos réponses
est ce qu'il y a des bons plans pour se faire surclasser chez Air France sur des vols comme Paris - Fort de France par exemple ??? Merci pour vos réponses
La quiétude des cimetières English translation pending
Je ne voyage jamais sans faire une visite de politesse aux cimetières qui émaillent les endroits que je visite. J'y passe du temps, me laisse guider par les allées tracées aux cordeaux ou me fraye un passage dans le fouillis des végétaux. Au coeur des villes ou des villages, le long de sentes en campagne ou en bordure de route, dans leur écrin de forêts, lovés dans le sable des plages, abandonnés ou amoureusement entretenus, chacun à son atmosphère et nous parlent de ceux qui restent, les vivants.
Je les prends en photos depuis peu. Voici quelques clichés estoniens. Souvent difficile à débusquer, en plein coeur des forêts, aux deux visages, le minimalisme luthérien cohabitant avec l'exhubérance orthodoxe.
J'aimerai faire une balade paisible dans les cimetières d'ici et là-bas.
Je les prends en photos depuis peu. Voici quelques clichés estoniens. Souvent difficile à débusquer, en plein coeur des forêts, aux deux visages, le minimalisme luthérien cohabitant avec l'exhubérance orthodoxe.
J'aimerai faire une balade paisible dans les cimetières d'ici et là-bas.
Aéroport international de El Catey à Samana (République Dominicaine) English translation pending
J'écris ici toutes les infos que j'ai glané sur d'autres sites et forum.
Les photos :


Localisation sur Google map ici : on voit un petit bout de la piste d'aterrissage (sûrement en construction à l'époque de la photo) Selon d'autres forums l'inauguration de cet Aéroport a eu lieu hier avec l'atterissage d'un avion de LTU puis de condor (voir photo), apparement LTU a une rotation tous les lundis à partir de maintenant et Condor une rotation tous les lundi depuis Bâle à ~350€.
Par contre sur le site de Star Airlines, toujours aucunes nouvelles...
Pour les bilingues français-espagnols, je les laisse nous commenter cet article. ici
En tout cas au vu de cet article (ici), dépêchons-nous, dépêchons-nous !!!!
Les photos :


Localisation sur Google map ici : on voit un petit bout de la piste d'aterrissage (sûrement en construction à l'époque de la photo) Selon d'autres forums l'inauguration de cet Aéroport a eu lieu hier avec l'atterissage d'un avion de LTU puis de condor (voir photo), apparement LTU a une rotation tous les lundis à partir de maintenant et Condor une rotation tous les lundi depuis Bâle à ~350€.
Par contre sur le site de Star Airlines, toujours aucunes nouvelles...
Pour les bilingues français-espagnols, je les laisse nous commenter cet article. ici
En tout cas au vu de cet article (ici), dépêchons-nous, dépêchons-nous !!!!
Martine and DD in Colorado and Utah
Hello everyone! 🙂
So many silent months, and now Voyage Forum is accessible again. That’s cool because we can pick up our discussions for our mutual enjoyment.
I hope everyone is doing well and that you’ve been able to take some great trips, whether to the USA or elsewhere.
In September 2020, we had planned a round trip to explore Colorado, but unfortunately, a nasty virus messed up our plans, closing borders and keeping us stuck at home. Luckily for us, canceling the car, flights, and accommodations didn’t cost us a thing—everything was refunded.
In 2023, a loop from Las Vegas let us revisit places we’d seen in 2017 and discover new ones, this time spending more time at each stop with some lovely hikes.
In 2024, we finally revisited the 2020 plan, and I’ll start with that.
However, unforeseen circumstances mean I have much less time than before, so I’ll keep my trip reports shorter (ha ha ha—you’ll have less of my prose to endure).
Another change: for those who remember the "Gang of Four crazy sixty-somethings," it was just DD and me this time. Our dear Mimi and Maumau left the Var to focus on raising horses and can’t leave their little green paradise to join us anymore. We were unfortunately much tamer without them.
We traveled from September 11 to October 3.
The itinerary

Day 1: Flight Marseille-Paris-Denver, then Manitou Springs (133 km) Day 2: Manitou Springs (49 km) Day 3: Cripple Creek (104 km) Day 4: Salida (254 km) Day 5: Great Sand Dunes (231 km) Day 6: Durango (283 km) Day 7: Durango (Durango-Silverton train) Day 8: Ouray (121 km) Day 9: Ouray (Perimeter Trail hike) Day 10: Cortez (213 km) Day 11: Cortez (Mesa Verde National Park, 134 km) Day 12: Monticello (268 km, detour to Chesler Park) Day 13: Moab (171 km, Delicate Arch) Day 14: Moab (98 km, Fisher Towers) Day 15: Moab (171 km, Canyonlands) Day 16: Fruita (210 km, Colorado National Monument) Day 17: Crested Butte (224 km via Kebler Pass) Day 18: Crested Butte (57 km) Day 19: Glenwood Springs (150 km) Day 20: Glenwood Springs (118 km, Rifle State Park) Day 21: Georgetown (258 km via Independence Pass) Day 22: Denver (123 km), then return flight
We speak very little English. We spent 21 nights there and covered a 3,400 km loop by car and 160 km on foot (we’re still trying to hike while we’re in shape) from Denver in September 2024. We wanted this road trip to help us explore Colorado a bit more—we’d only spent 6 nights there in 2019—and to see it during the fall foliage season. We also wanted to return to Utah (we love Moab) to enjoy its red rocks, which we adore.
In the prices you see (some in euros, others in dollars), I’ve included bank fees and exchange charges. The flights, car, and parking were paid by credit card when we booked in February. Usually, we book around November, but some obligations kept us from doing it earlier. We downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app on our phone, which saved us time at immigration.
📊 **Budget: just under 8,500 € for both of us, all included**
📊 **Flights** Marseille-Paris (CDG)-Denver: 2,152 € for both of us, with one checked bag each
📊 **ESTA and America the Beautiful Pass** The ones from our 2023 road trip were still valid
📊 **Parking at Marseille airport: 122 €**
📊 **Car: Nissan Rogue (the French X-Trail) from Hertz: 1,165 €** By booking through Air France (and earning miles), we got a 15% discount. Hertz offers a free Hertz Gold Plus Rewards program, which gives us priority counter service.
📊 **Accommodation: 3,050 €** We stayed in motels and hotels of various ranges (from 100 € to 270 € per night, depending on the city), all booked through Hotels.com or Booking. Booking sometimes offers cheaper rates if you book via the "Booking mobile" app. We also got some preferential rates thanks to our Genius 2 status. Out of 21 nights, only one place didn’t include breakfast.
📊 **Other expenses (activities booked by credit card before leaving)** Durango-Silverton train: 210 € (we booked the enclosed vintage coach in March) Mesa Verde: Balcony House: 15.15 € (booked 14 days before the visit) Timed-entry passes for Arches National Park: 6 € for 3 days (booked June 1 for September entries via http://récreation.gov/). We booked three different days to play with the weather.
📊 **Supplementary insurance with AVA: 204 €** (due to our age 😅 and the high cost of medical consultations in the USA)
📊 **Cash: 1,540 €** We left with 1,000 € exchanged before departure and made two withdrawals (500 $ and 200 $). This cash was used to pay for: - Evening restaurants and tips (between 70 $ and 95 $ for two meals and two drinks) - Two state parks: Dead Horse State Park (20 $) and Rifle State Park (10 $) - The Monarch Pass gondola (24 $) - Midday picnics - Gas (slightly cheaper with cash): 204 $ for 3,400 km - Personal souvenirs and little treats.
Like in our previous road trips, we didn’t rent a GPS. We used the offline GPS app Here We Go, for which we’d downloaded maps of Colorado and Utah from France, as well as a new offline app called Organic Maps as a backup—though we didn’t end up needing it.
❤️❤️❤️ **Highlights (there are so many!)** 📍 The stunning landscapes of Colorado, especially with the fall colors 📍 A step back in time at the old farm in Florissant Fossil Beds National Monument 📍 The prairies of Cripple Creek and the mining remnants of the Vindicator Trail 📍 The cheeky chipmunks in the ghost town of St. Elmo 📍 Great Sand Dunes and its soft sand 📍 The steam train between Durango and Silverton: we’re glad we chose the round-trip because it rained heavily on the way there, but we got to enjoy the scenery on the way back when the sun came out 📍 The unexpected meet-up with Michèle from the group outside a restaurant in Durango 📍 The hot springs in Ouray 📍 Mesa Verde and its still-vibrant past 📍 The red rocks of Moab and Delicate Arch at sunset 📍 The lace-like Fisher Towers and the view from the end of the trail 📍 The gorgeous Route 128 leading to Colorado National Monument—small, easy to visit, and so beautiful 📍 The colors of the fabulous Kebler Pass, Crested Butte, and especially the hike through the golden aspens (Lower and Upper Loop) 📍 The waterfalls at Rifle State Park 📍 The tundra of Independence Pass 📍 The Halloween decorations in Georgetown and Idaho Springs
😞😞 **Flops (there are very few!)** 📍 The viewpoints we missed because they weren’t well-marked or we didn’t see the signs 📍 The closure of some hiking trails (Hanging Lake and parts of Canyonlands) and the Sal Mountain Loop road, which kept us from accessing it 📍😢 The Chesler Park hike we had to cut short due to poor time management—180 km between our stop in Cortez meant we didn’t arrive until 10:30 AM, way too late for a 17 km hike.
Hope this helps! Have a great evening, everyone, and see you soon! 😊
The itinerary

Day 1: Flight Marseille-Paris-Denver, then Manitou Springs (133 km) Day 2: Manitou Springs (49 km) Day 3: Cripple Creek (104 km) Day 4: Salida (254 km) Day 5: Great Sand Dunes (231 km) Day 6: Durango (283 km) Day 7: Durango (Durango-Silverton train) Day 8: Ouray (121 km) Day 9: Ouray (Perimeter Trail hike) Day 10: Cortez (213 km) Day 11: Cortez (Mesa Verde National Park, 134 km) Day 12: Monticello (268 km, detour to Chesler Park) Day 13: Moab (171 km, Delicate Arch) Day 14: Moab (98 km, Fisher Towers) Day 15: Moab (171 km, Canyonlands) Day 16: Fruita (210 km, Colorado National Monument) Day 17: Crested Butte (224 km via Kebler Pass) Day 18: Crested Butte (57 km) Day 19: Glenwood Springs (150 km) Day 20: Glenwood Springs (118 km, Rifle State Park) Day 21: Georgetown (258 km via Independence Pass) Day 22: Denver (123 km), then return flight
We speak very little English. We spent 21 nights there and covered a 3,400 km loop by car and 160 km on foot (we’re still trying to hike while we’re in shape) from Denver in September 2024. We wanted this road trip to help us explore Colorado a bit more—we’d only spent 6 nights there in 2019—and to see it during the fall foliage season. We also wanted to return to Utah (we love Moab) to enjoy its red rocks, which we adore.
In the prices you see (some in euros, others in dollars), I’ve included bank fees and exchange charges. The flights, car, and parking were paid by credit card when we booked in February. Usually, we book around November, but some obligations kept us from doing it earlier. We downloaded the MPC (Mobile Passport Control) app on our phone, which saved us time at immigration.
📊 **Budget: just under 8,500 € for both of us, all included**
📊 **Flights** Marseille-Paris (CDG)-Denver: 2,152 € for both of us, with one checked bag each
📊 **ESTA and America the Beautiful Pass** The ones from our 2023 road trip were still valid
📊 **Parking at Marseille airport: 122 €**
📊 **Car: Nissan Rogue (the French X-Trail) from Hertz: 1,165 €** By booking through Air France (and earning miles), we got a 15% discount. Hertz offers a free Hertz Gold Plus Rewards program, which gives us priority counter service.
📊 **Accommodation: 3,050 €** We stayed in motels and hotels of various ranges (from 100 € to 270 € per night, depending on the city), all booked through Hotels.com or Booking. Booking sometimes offers cheaper rates if you book via the "Booking mobile" app. We also got some preferential rates thanks to our Genius 2 status. Out of 21 nights, only one place didn’t include breakfast.
📊 **Other expenses (activities booked by credit card before leaving)** Durango-Silverton train: 210 € (we booked the enclosed vintage coach in March) Mesa Verde: Balcony House: 15.15 € (booked 14 days before the visit) Timed-entry passes for Arches National Park: 6 € for 3 days (booked June 1 for September entries via http://récreation.gov/). We booked three different days to play with the weather.
📊 **Supplementary insurance with AVA: 204 €** (due to our age 😅 and the high cost of medical consultations in the USA)
📊 **Cash: 1,540 €** We left with 1,000 € exchanged before departure and made two withdrawals (500 $ and 200 $). This cash was used to pay for: - Evening restaurants and tips (between 70 $ and 95 $ for two meals and two drinks) - Two state parks: Dead Horse State Park (20 $) and Rifle State Park (10 $) - The Monarch Pass gondola (24 $) - Midday picnics - Gas (slightly cheaper with cash): 204 $ for 3,400 km - Personal souvenirs and little treats.
Like in our previous road trips, we didn’t rent a GPS. We used the offline GPS app Here We Go, for which we’d downloaded maps of Colorado and Utah from France, as well as a new offline app called Organic Maps as a backup—though we didn’t end up needing it.
❤️❤️❤️ **Highlights (there are so many!)** 📍 The stunning landscapes of Colorado, especially with the fall colors 📍 A step back in time at the old farm in Florissant Fossil Beds National Monument 📍 The prairies of Cripple Creek and the mining remnants of the Vindicator Trail 📍 The cheeky chipmunks in the ghost town of St. Elmo 📍 Great Sand Dunes and its soft sand 📍 The steam train between Durango and Silverton: we’re glad we chose the round-trip because it rained heavily on the way there, but we got to enjoy the scenery on the way back when the sun came out 📍 The unexpected meet-up with Michèle from the group outside a restaurant in Durango 📍 The hot springs in Ouray 📍 Mesa Verde and its still-vibrant past 📍 The red rocks of Moab and Delicate Arch at sunset 📍 The lace-like Fisher Towers and the view from the end of the trail 📍 The gorgeous Route 128 leading to Colorado National Monument—small, easy to visit, and so beautiful 📍 The colors of the fabulous Kebler Pass, Crested Butte, and especially the hike through the golden aspens (Lower and Upper Loop) 📍 The waterfalls at Rifle State Park 📍 The tundra of Independence Pass 📍 The Halloween decorations in Georgetown and Idaho Springs
😞😞 **Flops (there are very few!)** 📍 The viewpoints we missed because they weren’t well-marked or we didn’t see the signs 📍 The closure of some hiking trails (Hanging Lake and parts of Canyonlands) and the Sal Mountain Loop road, which kept us from accessing it 📍😢 The Chesler Park hike we had to cut short due to poor time management—180 km between our stop in Cortez meant we didn’t arrive until 10:30 AM, way too late for a 17 km hike.
Hope this helps! Have a great evening, everyone, and see you soon! 😊
Voyage du West Bengal à Varanasi en passant par Bodhgaya English translation pending
Atteints par le virus "Inde" depuis notre premier voyage en 2013 , (seulement😮 ! ), nous y revoilà pour un 8° séjour ( du 14 au 28 janvier 2020).
Cette fois-ci notre périple nous amènera de Calcutta à Varanasi en passant par des petits villages du Westbengal et par Bodhgaya..
Nous prendrons ensuite notre vol de retour de Delhi à Nice .
Je me lance enfin pour rédiger mon premier cahier de voyage en remerciant aux passage tous ceux et celles qui ont alimenté ce forum en postant carnets, photos et commentaires, fort utiles à la préparation d'un voyage. Je demande d'avance un peu d'indulgence concernant ce récit, où quelques fautes vont peut-être s'immiscer par ci par là car, même si je vis en France depuis longtemps, ma langue maternelle reste l'allemand. Vous voilà prévenus 🙂!
Notre séjour débute à Kolkata ou nous resterons 2 jours entiers. Nous logeons dans un petit hôtel de College street . Le personnel est très sympathique et très serviable, notre chambre très propre, que demander de plus? Certes , c'est bruyant côté rue mais l'avantage d'un petit balcon nous permet d'observer tout le trafic d'en bas. Celui -ci ne s'arrête guère même pendant la nuit...Ceci dit, nous dormons très bien, le voyage a été long !


Vue du balcon de l'hôtel

Je me lance enfin pour rédiger mon premier cahier de voyage en remerciant aux passage tous ceux et celles qui ont alimenté ce forum en postant carnets, photos et commentaires, fort utiles à la préparation d'un voyage. Je demande d'avance un peu d'indulgence concernant ce récit, où quelques fautes vont peut-être s'immiscer par ci par là car, même si je vis en France depuis longtemps, ma langue maternelle reste l'allemand. Vous voilà prévenus 🙂!
Notre séjour débute à Kolkata ou nous resterons 2 jours entiers. Nous logeons dans un petit hôtel de College street . Le personnel est très sympathique et très serviable, notre chambre très propre, que demander de plus? Certes , c'est bruyant côté rue mais l'avantage d'un petit balcon nous permet d'observer tout le trafic d'en bas. Celui -ci ne s'arrête guère même pendant la nuit...Ceci dit, nous dormons très bien, le voyage a été long !


Vue du balcon de l'hôtel
Périple 11 jours dans l'Ouest américain en juin English translation pending
Bonjour,
C'est la première fois que j'organise un si long voyage dans son intégralité et je dois dire que je commence à douter de notre périple. Nous partons à 5 (2 couples et 1 ado de 16 ans, autant dire 5 adultes, ce qui n'arrange pas pour la location des hébergements 😄) pendant 21 jours pour un périple dans l'ouest américain, du 9 au 30 juin 2020, avec arrivée et départ de San Francisco (Les billets sont déjà achetés). Nous comptons profiter des balades dans chaque parc sans pour autant faire de grosses randonnées.
J'ai établi un projet de notre voyage mais je dois dire que je ne sais pas s'il est cohérent. Aussi je viens demander l'avis et l'expérience de personnes qui l'ont déja fait. Pouvez vous me dire ce que vous en pensez?
J 1 (09/06) : SF (arrivée en fin de journée) J 2 (10/06) : SF J 3 (11/06) : SF J 4 (12/06) : SF à LA J 5 (13/06) : LA Universal studio J 6 (14/06) : Visite LA à Barstow (Calico) J 7 (15/06) : Barstow à Williams J 8 (16/06) : Williams à Grand canyon (visite 1J) et nuit à Tusayan J 9 (17/06) : Hélico à Tusayan à Monument Valley (nuit tipis ou Kayenta) J 10 (18/06) : Visite Monument Valley et nuit à Kayenta J 11 (19/06) : Kayenta à Bryce Canyon (visite AM selon délai de route) et nuit à Bryce Canyon J 12 (20/06) : Bryce Canyon (visite) J 13 (21/06) : Bryce Canyon (visite M) à Springdale J 14 (22/06) : Visite parc Zion J 15 (23/06) : Visite parc Zion à Las Vegas J 16 (24/06) : LV (visite matin) à Beatty (nuit) J 17 (25/06) : Death valley (visite) à Lone Pine J 18 (26/06) : Lone Pine à Sequoia Park (visite AM et nuit) J 19 (27/06) : Visite Sequoia Park à Fresno ou Oakhurst J 20 (28/06) : Fresno ou Oakhurst à Yosémite (visite et nuit) J 21 (29/06) : Visite Yosémite à Mariposa ou Merced (nuit) J 22 (30/06) : Mariposa ou Merced à Aéroport SF
Les jours en rouge sont ceux où on hésite avec J 10 (18/06) : Visite MV et nuit à Kanab J 11 (19/06) : Kanab à Bryce Canyon (visite) et nuit à Bryce Canyon
Le trajet Beatty - LV est court je sais mais on préférait visiter Monument Valley en début de matinée pour ensuite prendre la route dans l'après midi pour Lone Pine Pour le coup avec le 2ème trajet, nous avons le jour 12 sans rien que l'on pourrait rajouter ailleurs.
Si vous avez d'autres idées, je suis preneuse .
Enfin, savez vous comment cela fonctionne pour le pass pour 5 personnes car je sais qu'il est prévu pour 1 véhicule et 4 personnes?
Merci à tous pour votre aide.
C'est la première fois que j'organise un si long voyage dans son intégralité et je dois dire que je commence à douter de notre périple. Nous partons à 5 (2 couples et 1 ado de 16 ans, autant dire 5 adultes, ce qui n'arrange pas pour la location des hébergements 😄) pendant 21 jours pour un périple dans l'ouest américain, du 9 au 30 juin 2020, avec arrivée et départ de San Francisco (Les billets sont déjà achetés). Nous comptons profiter des balades dans chaque parc sans pour autant faire de grosses randonnées.
J'ai établi un projet de notre voyage mais je dois dire que je ne sais pas s'il est cohérent. Aussi je viens demander l'avis et l'expérience de personnes qui l'ont déja fait. Pouvez vous me dire ce que vous en pensez?
J 1 (09/06) : SF (arrivée en fin de journée) J 2 (10/06) : SF J 3 (11/06) : SF J 4 (12/06) : SF à LA J 5 (13/06) : LA Universal studio J 6 (14/06) : Visite LA à Barstow (Calico) J 7 (15/06) : Barstow à Williams J 8 (16/06) : Williams à Grand canyon (visite 1J) et nuit à Tusayan J 9 (17/06) : Hélico à Tusayan à Monument Valley (nuit tipis ou Kayenta) J 10 (18/06) : Visite Monument Valley et nuit à Kayenta J 11 (19/06) : Kayenta à Bryce Canyon (visite AM selon délai de route) et nuit à Bryce Canyon J 12 (20/06) : Bryce Canyon (visite) J 13 (21/06) : Bryce Canyon (visite M) à Springdale J 14 (22/06) : Visite parc Zion J 15 (23/06) : Visite parc Zion à Las Vegas J 16 (24/06) : LV (visite matin) à Beatty (nuit) J 17 (25/06) : Death valley (visite) à Lone Pine J 18 (26/06) : Lone Pine à Sequoia Park (visite AM et nuit) J 19 (27/06) : Visite Sequoia Park à Fresno ou Oakhurst J 20 (28/06) : Fresno ou Oakhurst à Yosémite (visite et nuit) J 21 (29/06) : Visite Yosémite à Mariposa ou Merced (nuit) J 22 (30/06) : Mariposa ou Merced à Aéroport SF
Les jours en rouge sont ceux où on hésite avec J 10 (18/06) : Visite MV et nuit à Kanab J 11 (19/06) : Kanab à Bryce Canyon (visite) et nuit à Bryce Canyon
Le trajet Beatty - LV est court je sais mais on préférait visiter Monument Valley en début de matinée pour ensuite prendre la route dans l'après midi pour Lone Pine Pour le coup avec le 2ème trajet, nous avons le jour 12 sans rien que l'on pourrait rajouter ailleurs.
Si vous avez d'autres idées, je suis preneuse .
Enfin, savez vous comment cela fonctionne pour le pass pour 5 personnes car je sais qu'il est prévu pour 1 véhicule et 4 personnes?
Merci à tous pour votre aide.
Six jours à Budapest en décembre 2011 (récit complet) English translation pending
Pour une fois, ce jeudi 8 décembre 2011, il n' a pas fallu se lever trop tôt, pour se rendre à l'aéroport de Lyon St Exupéry, notre vol ne partant qu' à 9 heures.

On a survolé les Alpes, car notre vol pour Budapest, n'était pas direct...


Il a fallu prendre notre avion pour Budapest à MUNICH.

Mais le voyage a été rapide avec un atterrissage à BUDAPEST vers 12h30 /13h00.
Depuis l'aéroport nous avons rejoint le centre ville de Budapest en métro.

Et la première chose que nous avons fait, cela a été de rejoindre notre hôtel, l'Hôtel Thomas, pas très loin d'une bouche de métro.


Nous sommes partis par la suite à la découverte du quartier où se trouvait notre hôtel.

Nous sommes passés devant le Central Market Hall, superbe halle couverte en architecture métallique type Baltard ou l'on trouve à la fois toutes les denrées alimentaires fraiches , et des restaurants pour manger. Ce lieu pas très loin de notre hôtel nous servira de lieu de restauration à plusieurs reprises.

Nous enjambons ce pont au dessus du Danube, pour nous rendre dans le jardin de la Citadelle, qui nous offrira une belle vue sur Budapest.




Il n'est que 15h30/16H00 mais en décembre le soleil se couche rapidement.

En regagnant notre hôtel , nous passons devant l'entrée des bains Gellert.
Le plus fameux bain thermal et bain médical de la capitale,
Cette fois, nous rentrons dans le marché couvert, le lieu est magnifique.


Et c'est au premier étage de cette halle, que nous trouvons de quoi nous restaurer.

On a survolé les Alpes, car notre vol pour Budapest, n'était pas direct...


Il a fallu prendre notre avion pour Budapest à MUNICH.

Mais le voyage a été rapide avec un atterrissage à BUDAPEST vers 12h30 /13h00.
Depuis l'aéroport nous avons rejoint le centre ville de Budapest en métro.
Et la première chose que nous avons fait, cela a été de rejoindre notre hôtel, l'Hôtel Thomas, pas très loin d'une bouche de métro.


Nous sommes partis par la suite à la découverte du quartier où se trouvait notre hôtel.

Nous sommes passés devant le Central Market Hall, superbe halle couverte en architecture métallique type Baltard ou l'on trouve à la fois toutes les denrées alimentaires fraiches , et des restaurants pour manger. Ce lieu pas très loin de notre hôtel nous servira de lieu de restauration à plusieurs reprises.

Nous enjambons ce pont au dessus du Danube, pour nous rendre dans le jardin de la Citadelle, qui nous offrira une belle vue sur Budapest.




Il n'est que 15h30/16H00 mais en décembre le soleil se couche rapidement.

En regagnant notre hôtel , nous passons devant l'entrée des bains Gellert.
Le plus fameux bain thermal et bain médical de la capitale,
Cette fois, nous rentrons dans le marché couvert, le lieu est magnifique.

Et c'est au premier étage de cette halle, que nous trouvons de quoi nous restaurer.

Projet de parcours pour 2 semaines en Floride English translation pending
Bonjour
après avoir épluché nombreux posts et blogs , j'ai élaboré la trame de notre futur parcours durant 2 semaines du 17 fév au 3 mars 2018 en Floride et j'aimerais bien avoir des avis avertis !
Pourquoi la Floride ? (projet décidé après le passage d'Irma !)
Tout simplement parce qu'on voulait aller en Martinique , et que les billets d'avion étaient beaucoup trop chers , alors que j'ai trouvé des "barcelone Miami " direct pour 445 € par personne . Alors voilà , nous revoilà aux states , les billets sont achetés , reste à finaliser le parcours et trouver les hotels à prix abordable et c'est là que le bât blesse 😠
J'ai même envisagé d'emmener tout l'équipement de camping comme l'on fait l'été dans l'ouest américain ou le canada mais pour à peine 2 semaines , j'ai abandonné l'idée...
La solution airbnb n'est pas intéressante quand on ne reste que 2 ou 3 nuits par endroit car il y a systématiquement plus de 100€ de frais de ménage, service, taxes qui se rajoutent et rendent la formule plus chère que les hotels.
Nous partons à 4 avec 2 ados de 15 et 16 ans ce qui explique certains choix de lieux et activités 😉 J1 avion Barcelone Miami , lovation voiture , nuit à Florida City
J2 visite Everglades , toutes les ballades à pied jusqu'à Flamingo, nuit à Florida City
J3 Florida City - Naples : visite shark valley , airboat ?? à everglades city ? visite du pier et ville nuit à Naples si je trouve quelque chose d'abordable
J4 Naples - Fort meyers beach : visite de Sanibel et captiva , du lover key SP en fin d'AM
J5 : Fort-Meyers beach - Tampa : visite Sarasota , Fort de Soto SP , saint Petersburg (pas de musée Dali, on habite à coté de Figueres !). Ybor City en soirée
J6: Bush Gardens nuit Tampa
J7: Tampa- Ocala : visite Clearwater (honeymoon, Caladesi ?) , Tarpon springs J8 : Ocala -Saint Augustine : kayak à Silver springs en matinée, visite Saint Augustine
J9 : Saint-Augustine -Cocoa beach : visite Daytona beach , Merrit island SP J 10: Cocoa beach- Orlando : visite du Kennedy Space Center , nuit à Orlando J 11 : Seaworld , nuit à Orlando
J12 : Outlets , match NBA Orlando -Toronto (ce qui a généré tout le programme !) , nuit Orlando
J13 : Orlando- Miami beach nuit au James Hotel SoBe (réservé car parking) avec visite au passage Palm beach , Fort Lauderdale
J14 : visite Miami
J15 retour avion à 18h
Comme vous l'avez remarqué après longue réflexion, je n'ai pas inclus les Keys pour plusieurs raisons : le timing idéal pour y aller aurait été au début (on est tenu par la date du match NBA J12 le 28 février). Or le début ça tombe un WE prolongé américain (washington Birthday le 18 et 19 février). Les prix à Key West et même Marathon , c'est de la folie , sans compter le monde sur la route. De plus ça plairait plus aux parents qu'aux ados , on trouvera du sable blanc ailleurs....
mes interrogations sont surtout sur la cote ouest : 1 nuit à Naples , 1 nuit à Fort Meyers beach ou 2 nuits au même endroit (bonita springs ?)
Plus au nord , logement à Tampa près de Bush Gardens ou à Clearwater ? (pas le même budget !)
merci pour vos remarques Timlulu
Nous partons à 4 avec 2 ados de 15 et 16 ans ce qui explique certains choix de lieux et activités 😉 J1 avion Barcelone Miami , lovation voiture , nuit à Florida City
J2 visite Everglades , toutes les ballades à pied jusqu'à Flamingo, nuit à Florida City
J3 Florida City - Naples : visite shark valley , airboat ?? à everglades city ? visite du pier et ville nuit à Naples si je trouve quelque chose d'abordable
J4 Naples - Fort meyers beach : visite de Sanibel et captiva , du lover key SP en fin d'AM
J5 : Fort-Meyers beach - Tampa : visite Sarasota , Fort de Soto SP , saint Petersburg (pas de musée Dali, on habite à coté de Figueres !). Ybor City en soirée
J6: Bush Gardens nuit Tampa
J7: Tampa- Ocala : visite Clearwater (honeymoon, Caladesi ?) , Tarpon springs J8 : Ocala -Saint Augustine : kayak à Silver springs en matinée, visite Saint Augustine
J9 : Saint-Augustine -Cocoa beach : visite Daytona beach , Merrit island SP J 10: Cocoa beach- Orlando : visite du Kennedy Space Center , nuit à Orlando J 11 : Seaworld , nuit à Orlando
J12 : Outlets , match NBA Orlando -Toronto (ce qui a généré tout le programme !) , nuit Orlando
J13 : Orlando- Miami beach nuit au James Hotel SoBe (réservé car parking) avec visite au passage Palm beach , Fort Lauderdale
J14 : visite Miami
J15 retour avion à 18h
Comme vous l'avez remarqué après longue réflexion, je n'ai pas inclus les Keys pour plusieurs raisons : le timing idéal pour y aller aurait été au début (on est tenu par la date du match NBA J12 le 28 février). Or le début ça tombe un WE prolongé américain (washington Birthday le 18 et 19 février). Les prix à Key West et même Marathon , c'est de la folie , sans compter le monde sur la route. De plus ça plairait plus aux parents qu'aux ados , on trouvera du sable blanc ailleurs....
mes interrogations sont surtout sur la cote ouest : 1 nuit à Naples , 1 nuit à Fort Meyers beach ou 2 nuits au même endroit (bonita springs ?)
Plus au nord , logement à Tampa près de Bush Gardens ou à Clearwater ? (pas le même budget !)
merci pour vos remarques Timlulu
Tour de France à vélo seul English translation pending
Salut à tous,
Je souhaite réaliser un semi tour de France à Vélo cet été, pour une durée d'environ 2 mois, seule et en complète autonomie (camping sauvage à chaque fois que possible). J'ai un peu d'endurance mais je ne pratique pas le vélo de manière régulière...
Quelques questions tout d'abord concernant le matériel:
- Je ne pense prendre que 2 sacoches arrières de 20L et éventuellement une petite sacoche de guidon. Pensez vous que cela suffit pour y loger une tente, un tapis de sol, un jetboil, un duvet, qlqs vêtements, kit de réparation, de quoi se ravitallier ?
- Quel vélo me conseillez vous ? Plutôt vtc ou vélo de route?
Concernant le trajet:
- faut il acheter toutes les cartes avant de partir ou les acheter au fur et à mesure?
- Voyez vous l'utilité d'un compteur de vélo?
- le tour de France dans le sens horaire ou plutôt anti horaire (j'ai lu des avis contradictoires concernant les vents)
Et puis je suis preneuse de toutes vos expériences/conseils que vous auriez à partager !
Merci par avance :)
Quelle tente pour un voyage à trois? (Écosse en juin) English translation pending
Bonjour !
Je recherche une tente pour un voyage en Ecosse au mois de Juin, étant donné que celle que j'ai actuellement est décédée suite à un peu trop de vent 🙁. Nous aurions besoin d'une tente trois personnes plus sacs à dos, pour un budget max de 60€. j'ai trouvé deux modèles qui semblent être pas trop mauvais : - www.decathlon.fr/...bleu-id_8293541.html - http://www.campz.fr/385289.html
Qu'en pensez vous ? Avez vous d'autres modèles de meilleure qualité ? Merci d'avance ! :)
Ukoolele
Je recherche une tente pour un voyage en Ecosse au mois de Juin, étant donné que celle que j'ai actuellement est décédée suite à un peu trop de vent 🙁. Nous aurions besoin d'une tente trois personnes plus sacs à dos, pour un budget max de 60€. j'ai trouvé deux modèles qui semblent être pas trop mauvais : - www.decathlon.fr/...bleu-id_8293541.html - http://www.campz.fr/385289.html
Qu'en pensez vous ? Avez vous d'autres modèles de meilleure qualité ? Merci d'avance ! :)
Ukoolele
Mariage franco-algérien English translation pending
Bonjour, 🙂
Je suis française, adulte, pas de double nationalité, je vis en France, en Bretagne. J'ai rencontré un ami algérien, adulte, sans double nationalité, qui vit en Algérie, en Oranie.
Nous souhaiterions nous marier, mais apparemment , ça semble difficile, ou peut-être même impossible. Je ne sais pas.
Puisque tout passe maintenant par Internet et RdV.
Je suis déjà allée le voir en Algérie en février 2014. Moi, pas de problèmes pour y aller, puisque j'avais l'assurance voiture qui m'assurait question assurance rapatriement sanitaire, obligatoire maintenant. Seulement, lui n'a pas de voiture, donc pas il ne peut avoir cette assurance.
Nous souhaiterions vivre en France. Il faudrait qu'il puisse y venir.
Mais grand mais, je sais très bien qu'il faut ne pas risquer l'OQTF.
En allant sur les sites des Consulats de France en Algérie, Oran ou Alger, et de l'Ambassade , j'ai bien vu où ils disent de s'adresser.
Les assurances, ils proposent plusieurs compagnies d'assurance Voyage. Mais? Mystère question tarifs et conditions. Alors voilà.
Grandes questions:
- Comment faire?
- Quoi faire?
1/ pour qu'il puisse venir en France
2/ pour nous marier? En Algérie ou en France. En Algérie, d’après ce que j'ai lu ici, un mariage paraît plus possible. Mais peut-être pas évident ni rapide non plus.
Et aussi, comment pourrait-il venir en France, sans risque d' OQTF.
Merci d'avance pour vos réponses. Celles de ceux ou celles pour qui au moins l'une des possibilités ont vraiment marché.🙂
Ce qui serait bien peut-être dans un premier temps, c'est que lui puisse venir en France, sur un visa court séjour (90 jours ou 1 mois).
Je suis française, adulte, pas de double nationalité, je vis en France, en Bretagne. J'ai rencontré un ami algérien, adulte, sans double nationalité, qui vit en Algérie, en Oranie.
Nous souhaiterions nous marier, mais apparemment , ça semble difficile, ou peut-être même impossible. Je ne sais pas.
Puisque tout passe maintenant par Internet et RdV.
Je suis déjà allée le voir en Algérie en février 2014. Moi, pas de problèmes pour y aller, puisque j'avais l'assurance voiture qui m'assurait question assurance rapatriement sanitaire, obligatoire maintenant. Seulement, lui n'a pas de voiture, donc pas il ne peut avoir cette assurance.
Nous souhaiterions vivre en France. Il faudrait qu'il puisse y venir.
Mais grand mais, je sais très bien qu'il faut ne pas risquer l'OQTF.
En allant sur les sites des Consulats de France en Algérie, Oran ou Alger, et de l'Ambassade , j'ai bien vu où ils disent de s'adresser.
Les assurances, ils proposent plusieurs compagnies d'assurance Voyage. Mais? Mystère question tarifs et conditions. Alors voilà.
Grandes questions:
- Comment faire?
- Quoi faire?
1/ pour qu'il puisse venir en France
2/ pour nous marier? En Algérie ou en France. En Algérie, d’après ce que j'ai lu ici, un mariage paraît plus possible. Mais peut-être pas évident ni rapide non plus.
Et aussi, comment pourrait-il venir en France, sans risque d' OQTF.
Merci d'avance pour vos réponses. Celles de ceux ou celles pour qui au moins l'une des possibilités ont vraiment marché.🙂
Ce qui serait bien peut-être dans un premier temps, c'est que lui puisse venir en France, sur un visa court séjour (90 jours ou 1 mois).
Des roches rouges de Piana aux... falaises blanches de Bonifacio (Corse) English translation pending
Pour notre septième séjour en Corse, nous avons choisi de revisiter quelques-uns des lieux les plus emblématiques, des Calanche de Piana jusqu'aux falaises de Bonifacio en passant par le golfe de Valinco. Voici le récit de ces dix jours sur l'île de Beauté...
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/retourencorse
Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos.
...........................................................................................................................................................
Présentation
Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.
Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.
Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !
D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.
Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.
Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.
D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.
C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.
Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.
Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.
Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?

Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu
J1 : Lundi 28 avril 2014
Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.
Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.
80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.
A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.
Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.
En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.
Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.
Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.
Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.
Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !
Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.
L'une d'entre elles a été rénovée récemment.
Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.
Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…
Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.
Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.
Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.
Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.
Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.
Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.
C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.
La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.
Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !
Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !
Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km
Tour génoise du Capu Rossu
Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues
J2 : Mardi 29 avril 2014
La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.
Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.
Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.
Altitude de départ : 480 mètres.
A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !
A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !
Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.
A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).
Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.
En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".
En voici quelques spécimens :
De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.
Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.
Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.
Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !
A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !
Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.
Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.
D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus
Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)
Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.
Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)
Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.
Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.
En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.
Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.
Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.
Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.
Distance parcourue dans la journée : 23 km
Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu
De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana
J3 : Mercredi 30 avril 2014
Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.
Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.
Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.
Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.
En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :
La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !
Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.
Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.
Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.
Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.
Eureka, ça ne peut être que là !
Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.
Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.
Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.
Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.
A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.
Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.
Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.
De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)
Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).
Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.
Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.
La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.
Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.
Le Château fort

Premier mai au Capu di Muru
J4 : Jeudi 1er mai 2014
Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.
Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.
Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.
Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !
Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.
Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.
Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.
Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.
Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.
Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.
Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.
Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?
Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.
Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !
Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.
Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.
Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !
Des moules ? Pas vraiment !
En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.
Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.
En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.
Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.
Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !
En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.
Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !
Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).
Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).
Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km
Près du Capu di Muru
De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral
J5 : Vendredi 2 mai 2014
Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.
En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.
Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.
Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.
Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.
Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)
Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.
Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)
A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.
Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.
Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?
Ou bien celui-là ?
En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !
Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.
Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.
Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.
A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.
Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.
Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.
Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.
Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.
Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.
Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !
En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.
Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.
Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km
Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca
L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria
J6 : Samedi 3 mai 2014
Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.
Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.
Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.
Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.
Altitude de départ : 470 mètres.
Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.
La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.
Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.
Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.
Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.
Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.
Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.
D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.
A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !
Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.
Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.
Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.
Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.
Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.
C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.
Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.
Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.
Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !
Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)
A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.
En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.
Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.
Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !
Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.
Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.
Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.
Un chêne taillé par le vent !
Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !
Enfin ce magnifique chêne-liège !
C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)
Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km
L'Uomo di Cagna
Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio
J7 : Dimanche 4 mai 2014
Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.
Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.
C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.
A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.
Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.
Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.
Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.
Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.
Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.
Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.
Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.
Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.
Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.
Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.
Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !
Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.
C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.
Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.
Une cité à ne pas manquer !
Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.
Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.
A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.
Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.
Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.
Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.
Sur le sentier des Bruzzi
Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio
J8 : Lundi 5 mai 2014
Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.
Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.
Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.
Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.
Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.
Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.
Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.
Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.
Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.
La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.
C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.
Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.
Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.
Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.
Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.
On se bouscule presque au sommet !
Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".
Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.
Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.
La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.
Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.
Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.
Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.
Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.
Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)
Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.
Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.
Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !
Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km
Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)
Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato
Mardi 6 mai 2014
Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.
Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.
C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.
Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.
Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.
Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !
Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.
Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !
Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.
Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !
La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.
Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !
Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !
Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.
En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !
Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.
Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.
En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.
Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.
On se croirait presque en été !
On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km
Plage de St Antoine (Bonifacio)
Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio
J10 : Mercredi 7 mai 2014
Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.
Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !
Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.
Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.
Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.
En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.
Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.
Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .
Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.
Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.
A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !
En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.
De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)
La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.
Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !
Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km
Sur la pointe de Campomoro

Le mot de la fin
Impressions générales
Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !
Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.
Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.
Nos coups de cœur
Tout, tout, tout !
Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !
Un regret ?
Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.
Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)
A propos du véhicule, de l'itinéraire
Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.
La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.
A propos des hébergements
Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.
Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.
En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.
Ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages :
Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.
Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.
Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.
Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.
Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.
Un dernier mot…
Quand est-ce qu'on y retourne ?
En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Astérolides maritimes
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/retourencorse
Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos.
...........................................................................................................................................................Présentation
Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.
Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.
Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !
D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.
Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.
Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.
D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.
C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.
Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.
Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.
Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?

Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu
J1 : Lundi 28 avril 2014
Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.
Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.
80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.
A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.
Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.
En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.
Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.
Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.
Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.
Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !
Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.
L'une d'entre elles a été rénovée récemment.
Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.
Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…
Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.
Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.
Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.
Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.
Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.
Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.
C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.
La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.
Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !
Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !
Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km
Tour génoise du Capu Rossu

Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues
J2 : Mardi 29 avril 2014
La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.
Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.
Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.
Altitude de départ : 480 mètres.
A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !
A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !
Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.
A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).
Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.
En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".
En voici quelques spécimens :
De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.
Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.
Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.
Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !
A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !
Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.
Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.
D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus
Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)
Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.
Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)
Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.
Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.
En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.
Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.
Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.
Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.
Distance parcourue dans la journée : 23 km
Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu

De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana
J3 : Mercredi 30 avril 2014
Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.
Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.
Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.
Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.
En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :
La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !
Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.
Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.
Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.
Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.
Eureka, ça ne peut être que là !
Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.
Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.
Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.
Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.
A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.
Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.
Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.
De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)
Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).
Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.
Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.
La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.
Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.
Le Château fort

Premier mai au Capu di Muru
J4 : Jeudi 1er mai 2014
Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.
Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.
Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.
Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !
Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.
Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.
Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.
Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.
Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.
Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.
Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.
Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?
Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.
Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !
Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.
Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.
Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !
Des moules ? Pas vraiment !
En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.
Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.
En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.
Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.
Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !
En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.
Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !
Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).
Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).
Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km
Près du Capu di Muru

De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral
J5 : Vendredi 2 mai 2014
Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.
En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.
Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.
Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.
Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.
Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)
Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.
Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)
A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.
Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.
Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?
Ou bien celui-là ?
En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !
Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.
Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.
Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.
A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.
Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.
Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.
Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.
Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.
Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.
Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !
En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.
Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.
Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km
Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca

L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria
J6 : Samedi 3 mai 2014
Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.
Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.
Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.
Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.
Altitude de départ : 470 mètres.
Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.
La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.
Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.
Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.
Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.
Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.
Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.
D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.
A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !
Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.
Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.
Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.
Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.
Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.
C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.
Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.
Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.
Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !
Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)
A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.
En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.
Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.
Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !
Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.
Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.
Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.
Un chêne taillé par le vent !
Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !
Enfin ce magnifique chêne-liège !
C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)
Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km
L'Uomo di Cagna

Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio
J7 : Dimanche 4 mai 2014
Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.
Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.
C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.
A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.
Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.
Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.
Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.
Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.
Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.
Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.
Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.
Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.
Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.
Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.
Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !
Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.
C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.
Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.
Une cité à ne pas manquer !
Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.
Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.
A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.
Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.
Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.
Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.
Sur le sentier des Bruzzi

Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio
J8 : Lundi 5 mai 2014
Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.
Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.
Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.
Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.
Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.
Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.
Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.
Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.
Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.
La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.
C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.
Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.
Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.
Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.
Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.
On se bouscule presque au sommet !
Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".
Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.
Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.
La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.
Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.
Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.
Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.
Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.
Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)
Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.
Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.
Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !
Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km
Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)

Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato
Mardi 6 mai 2014
Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.
Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.
C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.
Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.
Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.
Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !
Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.
Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !
Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.
Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !
La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.
Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !
Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !
Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.
En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !
Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.
Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.
En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.
Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.
On se croirait presque en été !
On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !
Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km
Plage de St Antoine (Bonifacio)

Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio
J10 : Mercredi 7 mai 2014
Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.
Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !
Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.
Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.
Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.
En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.
Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.
Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .
Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.
Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.
A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !
En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.
De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)
La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.
Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !
Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.
Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km
Sur la pointe de Campomoro

Le mot de la fin
Impressions générales
Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !
Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.
Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.
Nos coups de cœur
Tout, tout, tout !
Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !
Un regret ?
Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.
Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)
A propos du véhicule, de l'itinéraire
Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.
La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.
A propos des hébergements
Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.
Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.
En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.
Ouvrages et sites Internet utiles
Ouvrages :
Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.
Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.
Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.
Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.
Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.
Un dernier mot…
Quand est-ce qu'on y retourne ?
En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Astérolides maritimes

Thaïlande 3 semaines cet été avec 6 ados (10 à 17 ans) English translation pending
Nous partons du 17 juillet au 8 aout 4 adultes et 6 enfants plutôt ados et pour certains vraiment ronchons. on ne veut donc pas se battre à les trainer dans des visites sans fin où ils vont faire la tête mais on veut quand même essayer de leur montrer des coins authentiques. Or de question de vivre dans des hôtels avec télé et wifi sinon on va les retrouver scotchés à l'écran. Notre projet c'est, arrivée à Bangkok le 17 à 8h, on voulait réserver un hôtel avant de partir pour pouvoir se poser le premier jour sans avoir à courir; si vous avez des adresses pas trop chères (on est 10!!!) je suis preneuse.
Ensuite trajet Bangkok/Chiang Mai en train de nuit, il parait que c'est typique et ça économise une nuit d’hôtel. on pense rester à Chiang Mai 5/6 jours et se balader autour à la journée: les avis sur les guest house sont tellement variables et les sites d'avis tellement peu fiables que je compte plutôt sur le bouche à oreille pour trouver un lieu convivial mais pas trop isolé pour permettre à nos ados de bouger un peu dans la ville sans avoir les parents sur le dos.
Après on souhaite rejoindre le sud vers Kho Pha Ngan : 2 options, en avion CM/BKK BKK/Ko Samui ou en sauts de puce pour faire des haltes dans des endroits à voir sur le trajet puis 5/6 jours au moins pour se poser a priori Kho Pha Ngan semble etre l'ile qui permet d'allier plages calmes et un peu d'animation pour les soirées de nos jeunes. Je rêve d'un bungalow sur la plage et d'un hamac et pleins de petits restaus délicieux et pas trop chers, ça mange à cet âge !!!! Ensuite retour vers Bangkok au moins 3 jours, maintenant que le calme à l'air revenu, tourisme et shopping avant le retour.
Si vous avez des adresses sympa, des lieux à ne pas manquer, des astuces je suis preneuse ainsi que pour les hébergements parce ce que vu notre nombre il faut quand même qu'on prenne quelques contacts avant le départ au risque de subir une mutinerie si on leur fait faire 3 fois le tour de la ville avec leur sac sur le dos (deal de départ chacun porte ses affaires: s'ils veulent apporter le gel, le sèche-cheveux et 3 paires de chaussures c'est leur problème!!!).
Merci d'avance pour vos idées.
Oiseaux de l'île Maurice English translation pending
Bonjour,
J'ai longtemps profité des conseils prodigués sur ce forum, et ayant finalement eu l'opportunité de voyager, je partage à mon tour un fragment de l'expérience que j'ai vécue.
Voilà quelques photos que j'ai ramené d'un séjour de 7 jours sur l'ile au début octobre. Je vous épargne les images de plages, de paysages ou de marchés déjà vues maintes fois pour aborder un sujet qui me tient plus à coeur: les oiseaux.
Ce n'est qu'un bref aperçu de l'avifaune de l'île, le voyage n'avait pas un vocation ornithologique, mais j'en ai tout de même profité pour faire quelques escapades très tôt le matin.
Bulbul orphée, appelé Condé par les locaux:
Zostérops des Mascareignes, la sous-espèce locale:
Astrild ondulé:
Le fameux Tisserin gendarme (une femelle):
Le Foudi rouge (en mue):
Ces premiers sont relativement courants, ils ont tous été photographiés dans les alentours de Tamarin où je résidais.
Ceux qui suivent sont endémiques et plus rares, tous ont été photographiés dans la forêt de Rivière Noire.
La Perruche de Maurice (une femelle)
Le Pigeon rose. Je l'ai photographié en liberté, mais à voir ces bagues, il est probablement issu du programme de ré-introduction qui vise à sauver l'espèce, extrêmement menacée.
Le Bulbul de Maurice, il n'en resterait que 600 couples environ.
Et enfin, le Foudi de Maurice. Apparemment, ils ne vivent que dans cette forêt et leur nombre ne dépasserait pas les 250 individus.
Voilà, ça n'est qu'un petit extrait j'ai encore d'autres espèces en stock, mais j'espère que vous apprécierez 🙂 ça a été une belle parenthèse pour moi, et c'est une destination que je recommande vivement.
Bulbul orphée, appelé Condé par les locaux:

Zostérops des Mascareignes, la sous-espèce locale:

Astrild ondulé:

Le fameux Tisserin gendarme (une femelle):

Le Foudi rouge (en mue):

Ces premiers sont relativement courants, ils ont tous été photographiés dans les alentours de Tamarin où je résidais.
Ceux qui suivent sont endémiques et plus rares, tous ont été photographiés dans la forêt de Rivière Noire.
La Perruche de Maurice (une femelle)

Le Pigeon rose. Je l'ai photographié en liberté, mais à voir ces bagues, il est probablement issu du programme de ré-introduction qui vise à sauver l'espèce, extrêmement menacée.

Le Bulbul de Maurice, il n'en resterait que 600 couples environ.

Et enfin, le Foudi de Maurice. Apparemment, ils ne vivent que dans cette forêt et leur nombre ne dépasserait pas les 250 individus.

Voilà, ça n'est qu'un petit extrait j'ai encore d'autres espèces en stock, mais j'espère que vous apprécierez 🙂 ça a été une belle parenthèse pour moi, et c'est une destination que je recommande vivement.
Quel VTC pour du vélocamping? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons pour projet avec des amis de longer la côte Atlantique en août, et en vélo. Nous partirions des Sables d'Olonne et rejoindrions Bayonne/Biarritz en suivant la Velodyssée. L'idée est de faire du camping et donc de tout transporter sur nos vélos. C'est la première fois que j'entreprends un tel voyage, et comme je n'avais plus de vélo, j'ai décidé d'investir dans un vélo neuf. Enfin, quand je dis 'investir', il faut savoir que je ne roule pas sur l'or, et que je me limite donc à 300€.
Samedi dernier, j'ai opté pour un B'twin Original 5+ de chez Décathlon http://www.decathlon.fr/vtc-original-5-edition-limitee-id_8205227.html. Comme il était déjà partiellement équipé et en promo (250€), je me suis dit que c'était un bon compromis.
Seulement voilà, je me le suis déjà fait voler, lundi après-midi (poisse, quand tu nous tiens...). Je dois donc en racheter un, mais j'ai cru entendre par ci par là que les B'twin n'était finalement pas les meilleures options.
Que me conseilleriez-vous ? Les autres grandes enseignes proposent : http://www.intersport.fr/e-commerce/control/product/~category_id=VEVC0001/~product_id=2252889 http://www.go-sport.com/sport/cycle/vtc-crossroad-4-2/f-73000030401-mb0000001x5.html avec lesquels j'hésitais. Sont-ils mieux ? Ou bien devrais-je me diriger vers autre chose encore ?
Merci de vos avis, Agathe
Nous avons pour projet avec des amis de longer la côte Atlantique en août, et en vélo. Nous partirions des Sables d'Olonne et rejoindrions Bayonne/Biarritz en suivant la Velodyssée. L'idée est de faire du camping et donc de tout transporter sur nos vélos. C'est la première fois que j'entreprends un tel voyage, et comme je n'avais plus de vélo, j'ai décidé d'investir dans un vélo neuf. Enfin, quand je dis 'investir', il faut savoir que je ne roule pas sur l'or, et que je me limite donc à 300€.
Samedi dernier, j'ai opté pour un B'twin Original 5+ de chez Décathlon http://www.decathlon.fr/vtc-original-5-edition-limitee-id_8205227.html. Comme il était déjà partiellement équipé et en promo (250€), je me suis dit que c'était un bon compromis.
Seulement voilà, je me le suis déjà fait voler, lundi après-midi (poisse, quand tu nous tiens...). Je dois donc en racheter un, mais j'ai cru entendre par ci par là que les B'twin n'était finalement pas les meilleures options.
Que me conseilleriez-vous ? Les autres grandes enseignes proposent : http://www.intersport.fr/e-commerce/control/product/~category_id=VEVC0001/~product_id=2252889 http://www.go-sport.com/sport/cycle/vtc-crossroad-4-2/f-73000030401-mb0000001x5.html avec lesquels j'hésitais. Sont-ils mieux ? Ou bien devrais-je me diriger vers autre chose encore ?
Merci de vos avis, Agathe
Compte rendu d'une croisière sur le MSC Armonia (Venise, Ancone, Kotor, Corfou, Santorin, Argostoli et Dubrovnik) en mai 2013 English translation pending
Bonsoir,
Nouvelle croisière achevée, nouveau compte-rendu à donner.
Au progamme de cette nouvelle croisière, la découverte du MSC Armonia et de nouvelles escales : Venise, Ancone, Kotor, Corfou, Santorin, Argostoli, Dubrovnik et retour Venise.
Comme nous étions seuls à l'époque du forum à prendre cette croisière, j'ai regroupé les différentes informations recueillies ici ou ailleurs pour préparer cette croisière dans ce topic :
http://voyageforum.com/forum/croisiere_croatie_montenegro_msc_armonia_en_juin_D5953561/
Je ne ferai pas aussi détaillé que ce que je faisais jusqu'à présent car j'ai moins de temps malheureusement à y consacrer dorénavant.
Bonne lecture
Catherine
Nouvelle croisière achevée, nouveau compte-rendu à donner.
Au progamme de cette nouvelle croisière, la découverte du MSC Armonia et de nouvelles escales : Venise, Ancone, Kotor, Corfou, Santorin, Argostoli, Dubrovnik et retour Venise.
Comme nous étions seuls à l'époque du forum à prendre cette croisière, j'ai regroupé les différentes informations recueillies ici ou ailleurs pour préparer cette croisière dans ce topic :
http://voyageforum.com/forum/croisiere_croatie_montenegro_msc_armonia_en_juin_D5953561/
Je ne ferai pas aussi détaillé que ce que je faisais jusqu'à présent car j'ai moins de temps malheureusement à y consacrer dorénavant.
Bonne lecture
Catherine