Search VoyageForum
FR
Où passer sa retraite, la meilleure formule? English translation pending
by Krisreunion · 2019-12-02 · 16 replies
Entre Madagascar, l'ile Maurice ile Rodrigues ou Le Portugal, la Corse, Grèce ...quel est la meilleure formule pour un retraité avec une très faible retraite dans les 10 ans à venir ?
Îles Saroniques English translation pending
by Boris44600 · 2019-07-12 · 5 replies
Bonjour. Quelle ile choisir parmi celles-ci ? Sachant que j'aime les randonnées, la photographie, les panoramas... et les plages de temps en temps. Merci de vos réponses.
Fuerteventura pour une semaine de découverte English translation pending
by Micrisan · 2019-05-11 · 11 replies
FUERTEVENTURA !!!

Cette île, au départ, ne méritait peut-être pas de s'y attarder plus que cela mais nous, nous avons beaucoup aimé !

Tout d'abord, quelques modestes lignes pour présenter ce magnifique archipel des Canaries composé de 7 îles espagnoles, qui se trouve dans l'Océan Atlantique, au large des côtes du Maroc (environ une centaine de kms pour Fuerteventura).

Fuerteventura, où nous allons séjourner pour la semaine, est la seconde plus grande île, après Ténérife mais l'une des moins peuplée. Toutes les îles sont d'origine volcanique mais chacune a sa propre particularité. Fuerteventura est la plus ancienne d'entre elles (20 millions d'années environ) et sera certainement la première à disparaître. Quant à ses plages, ce sont sans aucun doute les plus belles et les plus grandes de tout l'archipel.

Au début, les îles Canaries furent vraisemblablement peuplées par différentes populations venues d'Afrique du Nord, ensuite par des navigateurs Phéniciens, Egyptiens puis par les Carthaginois et les Romains. Platon y situera les vestiges de l'Atlantide, Juba II, roi de Namibie, fera une description de l'île au 1er siècle avant J.C. et Pline l'Ancien, s'inspirera de cette description et citera 2 des îles : Canaria pour le nombre important de chiens qui vivent à Grande Canarie et l'île Pourpre pour Fuerteventura en raison de sa couleur brune mais celle-ci portera également plusieurs autres noms dont Planaria, Herbania etc...

L'archipel tombe ensuite dans l'oubli et ce ne sera qu'à partir du XIIIe siècle que des aventuriers génois, portugais ou autres marins d'Europe du sud accostant sur l'île de Ténérife y découvriront les Guanches (les enfants du grand volcan) appelés également Majoreros, qui vivaient là depuis longtemps apparemment.

Même s'il y a beaucoup de vent à Fuerteventura, ce n'est pas la traduction de son nom. Fuerteventura s'appelait Fortaventure en français (dans le sens de forte bataille) mots qu'aurait prononcé un aventurier français, Jean de Béthencourt, en arrivant sur ses côtes à des fins de conquête en 1405. Et c'est lui qui lui donnera ainsi son nom actuel que l'Espagne conservera lorsqu'elle en prendra possession en 1424.

-1-

Après un vol matinal très agréable, nous atterrissons à PUERTO DEL ROSARIO, ville principale de FUERTEVENTURA !

Puis nous prenons la navette pour CALETA DES FUSTE que nous avons choisi pour sa situation géographique plutôt centrale. Cette première demi-journée est surtout dédiée à faire connaissance avec l'endroit où nous avons décidé de nous poser pour quelques jours car nous n'avons réservé notre voiture que pour le lendemain. Nous commençons donc par une balade autour de l'hôtel (notre chambre n'étant pas tout à fait prête) puis par le village construit uniquement pour le tourisme, où nous voulons nous restaurer un peu et, en fin d'après-midi, nous poursuivons par le bord de la très grande plage de sable blanc qui jouxte l'hôtel. Il fait très beau mais il y a beaucoup de vent. Il faut s'y habituer, c'est plutôt monnaie courante par ici surtout en cette période !



La plage depuis l'hôtel



Une partie de la plage côté port



La promenade le long de la plage

-2-

Ce matin, nous avons rendez-vous avec notre loueur de voiture.

Belle journée en perspective donc, sauf que le loueur de voiture n'est pas du tout à l'heure pour le rendez-vous (plus d'une heure de retard), que la voiture qu'il nous amène n'est pas celle demandée (twingo au lieu de clio !), qu'elle affiche beaucoup de kilomètres (11300 kms au compteur !!!), qu'elle est franchement sale à l'extérieur comme à l'intérieur et qu'elle a de nombreux coups et autres rayures un peu partout. Nous perdons ainsi toute notre matinée à essayer de résoudre ce problème, sans résultat efficace (évidemment dans ce cas-là, il ne parle ni français, ni même anglais!), sauf qu'il nous propose de nous la changer pour le lendemain…

Bref !

Nous décidons quand même de partir pour le centre de l'île.

Nous prenons la direction de BETANCURIA. De chaque côté de la route c'est très beau. Dommage pour les photos, il y a un voile de brume qui perturbe quelque peu les abords de l'horizon… Mais le soleil est là, accompagné de son grand copain le vent qui ne souffle apparemment pas assez fort pour dégager cette intruse dans le tableau…



Le Cuchillos (625m) depuis la FV20



Sur la FV30

Sur la route, avant BETANCURIA, deux étapes intéressantes pour découvrir un magnifique panorama :

D'abord, un arrêt obligatoire au « mirador de Morro Velosa »! Il faut prendre un chemin sur la gauche sur environ 1 km (cet accès n'est ouvert que pendant les heures d'ouverture du mirador, c'est-à-dire du mardi au samedi entre 10 et 18h). En haut, c'est trop beau ! Mais difficile de rester dehors à cause du vent plutôt violent et… Gla-gla ! Heureusement, c'est très bien aménagé et il y a plein d'explications intéressantes concernant la géologie des lieux à l'intérieur. J'ai lu quelque part que ce mirador avait été conçu par César Manrique, architecte, peintre, sculpteur espagnol du XXe et grand défenseur de la nature de son île Lanzarote. Le panorama est vraiment superbe : on se croirait presque dans un pastel géant tout autour de nous ! Même la brume tenace rajoute une sorte de magie… lunaire au tableau ! C'est un paysage plutôt valonné et désertique et ce n'est pas pour nous déplaire, bien au contraire !





Nauplius sericeus (aster endémique de Fuerteventura)

Autre arrêt inévitable un peu plus loin sur la route : le « mirador Corrales de Guize » où nous trouvons deux immenses statues de Guanches (environ 4,50m de hauteur), les premiers hommes connus des îles. Ces deux statues sont l'oeuvre du sculpteur Emiliano Hernandez et se trouvent, apparemment, sur la ligne « frontière » des deux anciens royaumes. On aurait donc, à droite, le roi de Guize et, à gauche, le roi d'Ayoze.



Les Guanches : signifie « les hommes du grand volcan », nom donné aux premiers hommes des îles canariennes découverts par les premiers conquérants sur Ténérife. C'était un peuple de bergers et de guerriers qui vivait comme les hommes du néolithique et habitaient dans des grottes. Ils étaient connus pour être plutôt grands (au moins 1,80m) et blonds aux yeux bleux ! Au début du XVe siècle, il y avait 2 royaumes guanches (pas forcément les mêmes que sur Ténérife) qui se partageaient l'île : les Ayoze et les Guize, deux frères ennemis. Le roi de Guize régnait sur la partie nord de l'île, Maxorata et celui d'Ayoze sur la partie sud, Jandia. Au début du XVIe , après les massacres et les nombreuses déportations comme esclaves vers l'Europe, les Guanches furent finalement anéantis.

depuis le "mirador Corrales de Guize"

BETANCURIA :

C'est Jean de Bethencourt qui trouva cet endroit idéal, s'y installa en 1405 et lui donna son nom. Ce fut la capitale de l'île jusqu'en 1834. Elle fut mise à sac par les pirates européens ou marocains à plusieurs reprises.

On trouve une place de parking, à l'ombre, le long de la route et c'est à pied que nous montons visiter la partie historique de ce très joli petit village.



Belle église du XVIIe. Elle fut construite au XVe siècle, sur l'ordre de Jean de Béthencourt mais détruite au XVIe lors d'une incursion de pirates puis rebâtie au XVIIe. Seul le clocher est d'origine. Nous n'entrons pas à l'intérieur (fermé) mais remarquons la drôle de gargouille en bois sculpté et l'escalier plutôt raide du campanile (quasi à la verticale!)…

Jolie petite place ombragée avec une belle fontaine. Depuis cet endroit on a une vue originale sur l'église avec, à l'arrière, le sommet du Morro de la Cruz (676m).







Une oasis de verdure à Betancuria

C'est très agréable mais on en a vite fait le tour car c'est plutôt petit.
Croisière Costa et bateaux bloqués au port de la Réunion English translation pending
by Guereau · 2018-11-30 · 4 replies
Bonjour, Habitant L'ile de la réunion, mon ami et moi avions réservé une première croisière dans l'océan indien En effet étant donné les gros problèmes qui se déroule en ce moment sur notre ile, les bateaux bloqués au port, nous avons souhaitez et demander un report de la date qui est à de 2mois du départ, cela nous a été refusé catégoriquement c'est le réglement!!! et nous somme obligés de régler ce voyage plus L'argent avancé ce que je trouve inadmissible surtout pas commercial du tout je voudrais signaler qu'en ce moment ces voyageurs sont bloqués sur l'ile et n'ont aucune aide !!!!ils doivent se débrouillés pour prendre un avion pour rejoindre le bateau à Maurice encore un cout !!!! Nous sommes dégoutés !!!! Nous n'avons qu'une petite retraite et ne pouvons pas payer un voyage effemère surtout qu'il ont le temp de nous remplacer cette pratique est honteuse ne vous laissez pas avoir!!! Peut étre que quelqu'un peut nous renseigner, je vous en remercie d'avance GUEREAU
Plaidoyer pour Catanduanes (Philippines) English translation pending
by Krit · 2018-03-02 · 1 reply
Non, l'île de Catanduanes ne peut rivaliser avec les incontournables des Philippines, ces joyaux; elle ne propose pas d'égales splendeurs. Elle se destine aux voyageurs qui disposent de ce luxe, le temps ou peut-être à ceux qui comme moi, se refusent à alimenter les cohortes exploratrices des fonds marins. Les touristes étrangers ne se pressent pas à Catanduanes, si bien que le personnel de l'office de tourisme de Virac, maladroitement, convie les précieux visiteurs à se faire tirer le portrait... seuls les amateurs de surf se donnent rendez-vous sur les vagues, jugées exceptionnelles, de la plage de Puraran, sur la côte Est. Cette côte ne se livre pas spontanément, la végétation s'oppose durablement à la vue et les rares petites routes transversales, peinent à nous mener vers la mer. Il existe cependant quelques magnifiques mais pour moi peu photogéniques points de vue, comme à Balacay Point, à un peu plus de trente cinq kilomètres de Virac, la grande ville. Je n'irai pas au-delà, les conditions météorologiques se dégradent. Je flânerai plus longuement sur la côte Sud, flanquées de petites plages de sable blond et de villages de pêcheurs. Je la savoure. Cette route de béton aux nombreux virages est avenante, elle se coule entre des falaises, la mer, des villages de pêcheurs, des collines abruptes et des rizières. Elle épouse, au plus près, la côte Ouest. Au guidon de mon scooter, je l'accompagne et la quitterai un peu au-delà de la petite ville de Caramoran, là-bas tout au nord. Au terme d'une piste délicate, je découvrirai une perle, privée, comme il se doit, sous ces latitudes. La petite baie est bordée de sable clair et d'amas rocheux, ses courbes sont parfaites, elle est magnifique. Sous un épais couvert, un hôtel, le Carangyan Beach Resort, déploie une architecture incertaine mais demeure intégré au sein de la cocoteraie.

L'offre hôtelière est vaste à Virac, limitée sur les côtes. J'ai séjourné à l'ARDCI Corporate Inn, grand hôtel aux chambres sombres et minuscules puis au Midtown Inn, établissement très correct de milieu de gamme. Che, la réceptionniste de ce lieu, est en mesure de procurer un scooter, aux clients de passage. Hormis à Virac, San Andres et Caramoran, les stations de carburants sont inexistantes mais il est possible de s'approvisionner, en petits volumes, le long de la route, dans quelques modestes boutiques. Deux lignes de ferries relient Tabaco à San Andres et Virac. La liaison pour Virac, plus longue, longe la côte Sud, en fin de parcours.
Sénégal English translation pending
by Isaraph · 2018-01-15 · 3 replies
Sur la presqu'île du cap vert, un des rares ports naturels du pays, capitale depuis 1958, est une ville jeune, dynamique, animée et nonchalante. Elle grouille de monde (environ deux millions d'habitants), de voitures ; « très classe » ou complètement cabossées, rafistolées de scotch ou de fil de fer, mais protégées de grigris en tout genre, comme la photo d'un marabout qui se balance autour du rétroviseur, ou un collier protecteur sous le volant... Je sillonne les rues à bord d'une de ces carcasses, sous un soleil qui m'écrase, au milieu des fumées des pots d'échappements, des klaxons, dans le brouhaha de la ville....

C'est un petit moment de pause. Il faut dire que l'arrivée à l'aéroport fut digne d'un jour de soldes aux « galeries Lafayette », bousculades, cris, négociation des prix pour les chariots, engueulade, bref plongeon....jusqu'au premier embouteillage où je peux enfin acheter un petit truc à manger aux vendeurs de rues, des noix de cajou, mon pêcher mignon. Un trésor au sein d'un petit sachet de plastique. Dès l'ouverture l'odeur envahie mes narines qui frémissent de désir. Elles sont juste dorées et croustillantes sous la dent. Le temps d'en manger un sachet et me voilà à Pikine.

Sensation étrange que de se sentir chez moi, à 5h d'avion de la maison, dans une famille où je ne comprends pas toujours les discussions, si loin de mes habitudes, de ma culture. A 5h30 réveil en sursaut par le muezzin qui chante le premier appel à la prière. La maison est silencieuse, mot bien étrange quand on parle de l'Afrique. Edmond le petit dernier de la famille nous laisse encore un peu de répit.

Xalel poto-poto la, nooko raaxeh rek lay weyeh. L'enfant c'est de l'argile, il prend toujours la forme qu'on lui donne.

Puis vient le temps de la valse, des biberons, douches, brosses à dents, seaux, bassines, savon, grincements de la porte avec les entrées et sorties des enfants. Le réveil est chaud, moite, collant et grattant. Dehors la vie est toujours là. Elle ne c'est jamais vraiment arrêtée, juste suspendue un court instant sur le petit matin. Puis elle a repris ses droits, sonnante et trébuchante, colorée et forte. Difficile de s'extirper du matelas mousse à « mémoire de forme » sur lequel je dors. Allez, rien de tel qu'un grand pot d'eau froide versé sur la tête pour se réveiller. Mais ce matin j'ai oublié de remplir ma bassine, erreur de débutante et il n'y a pas d'eau, alors il faudra attendre le nescafé du matin pour ouvrir clairement les deux yeux. Un coup de balai, pliée en deux au bout de ce truc en paille et déjà Claire m'appelle, il est l'heure d'aller au marché. Claire est toute fière de se balader avec moi dans ce quartier populaire de la banlieue Dakaroise. Elle s'arrête fréquemment pour des salutations prolongées :

- Nanga dèf ? - Mangi fi rekk - oui ça va bien, merci - inch allah - oui c'est une amie qui vient de France...

Sur les étals ses mains fouillent dans les tomates, les aubergines amères, les racines de manioc ou d'igname...puis c'est au tour du poisson ou du poulet et enfin aux condiments : oignons, ail, piment, ... sans oublier un incontournable dans la cuisine Sénégalaise : le cube maggi ou jumbo pour épicer les viandes et poissons. Sans parler du riz ou plutôt du riz concassé, moins cher, mais qui remplace le mil dans les villes. Le marchandage est de rigueur surtout quand je suis à ses côtés et que le prix double ou triple.... Pendant l'hivernage le marché est très souvent inondé, la boue, les flaques, remplacent les étroites allées. De plus le nettoyage et l'enlèvement des ordures se font de moins en moins régulièrement, les odeurs qui s'en dégagent se mêlent à celles du poisson séché et à l'odeur acre de la viande fraîchement découpée. Ce jour-là, un groupe de femmes chante la tête enserrée d'un tissu rouge, signe de colère et de protestation contre l'insalubrité croissante du marché. Elles réclament ce que leur doit la ville, le nettoyage ! De retour à la maison, avec tout nos petits sachets de plastiques qui vont s'envoler et se ficher dans les branches d'acacia, s'entasser dans les rues, les mangroves...nous préparons le repas. La journée se passe au rythme des corvées de lessive, de nettoyage, mais aussi au rythme des visites de la famille, des amis, des enfants qui vont et viennent. Ceci jusqu'au soir où après le repas nous nous installons avec Claire sur un petit banc dans la rue. Nos bancs bien enfoncés dans le sable devant la porte de la maison, nous discutons toute la soirée de trucs de filles, en écrasant les moustiques qui nous attaquent en cette saison des pluies. La chaleur est toujours aussi présente et nous essayons de nous rafraîchir un peu avec des éventails de paille tressée. Papoter entre femmes est une grande activité africaine vue que les hommes discutent politique, argent, voiture, football... en fait, de tout ce qui n'est pas très réjouissant, entre eux, autour d'un thé (ataya) ! Nous, nous « habillons nos hommes pour l'hiver... » comme seules les femmes savent le faire ! Vous savez sur les chaussettes qui traînent, les « j'ai oublié... ». Nous palabrons aussi de la vie difficile au Sénégal, mais surtout de la condition de la femme très marqué par le poids des traditions.....

Elle me traîne à un mariage, histoire de faire la fête un samedi soir, ...souvenir inoubliable ! La cérémonie commence par la messe à l'église. Notre Dame du Cap Vert est immense mais nous avons du mal à trouver une place assise. Les mariés écoutent attentifs, l'orchestre (tams tams) s'en donne à cœur joie. Ce qi frappe en passant le porche où les portes sont grandes ouvertes, se sont les couleurs. L'église est emplie d'un feu d'artifice de boubous, de robes longues, de tissus chatoyants, de tresses, ....Les Sénégalaises sont belles il n'y pas à tortiller. Elles sont grandes et portent le boubou avec une classe délectable. Sur le parvis de l'église il n'y a pas assez de place pour tout le monde et les photographes ne savent plus ou donner de la tête. Les talons des femmes s'enfoncent dans le sable mais ne change rien à leur digne port de tête. Les mariés s'éclipsent pour faire le tour de leur quartier et saluer tout le monde. Les invités se dirigent alors vers le lieu de la fête. Tout le monde s'assied à une table, pendant que les filles d'honneur servent les boissons. Un grand verre de jus de bouye au lait rempli de glaçons...Nous attendons le retour des mariés devant 2 petits fours. Ils arriveront 3h plus tard....Ils s'installent à leur table et la procession pour les cadeaux commence. La file s'allonge, chacun apporte son présent et félicite les nouveaux mariés. Le bouchon de champagne saute les mariées trinquent et saluent l'assistance en remerciant les amis avant d'ouvrir le bal....enfin...il est 23h. La fête commence...enfin pas tout à fait. Elle a commencé la veille avec de la musique, des boissons dans la maison de la mariée. Puis il y a eu le coiffeur, la maquilleuse, l'habilleuse et surtout les dernières recommandations des proches et des femmes plus âgées. Après la cérémonie officielle la fête continue au domicile de la mariée mais sans elle, car elle est entrée dans la famille de son mari, chez sa belle-mère...une autre vie !

Aujourd'hui nous sommes dimanche, j'ai laissé les enfants toute la soirée à la maison pour assister au mariage. Ils étaient ravis que je « les lâche un peu ». Nous rendons visite à la pouponnière des sœurs franciscaines de Dakar. J'ai plus de 30 kgs de vêtements pour enfants à leur donner. Nous avions fait une collecte avant notre départ avec l'école. Merci aux parents qui ont participé ! Les sœurs accueillent les enfants dès la naissance en général au décès de la maman. Le papa ne peut pas s'en occuper à cause de son travail et s'il n'y a pas une tante ou une grand mère, ils arrivent à la pouponnière jusqu'à l'âge de 2 ans environ. Lorsque l'enfant marche, il est un peu plus autonome, il est donc plus facile à gérer pour les familles. Environ 5% d'entre eux prendront le chemin de l'adoption. 90 enfants gravitent donc dans les locaux de cette pouponnière. Ils viennent de tout le pays, l'équipe donnant la priorité aux familles éloignées. Les enfants sont séparés par âge sur 2 étages. Ils disposent tous d'un berceau. Une salle est réservée aux activités motrices, ou intellectuelles comme la musique... L'équipe est composée d'une dizaine de personne, les stagiaires ainsi que les bénévoles sont toujours les biens venus.
Espagne: Ibiza, au-delà des clichés English translation pending
by Jemaflor · 2017-06-27 · 29 replies
L'île d'Ibiza serait-elle uniquement un lieu dédié à la fiesta et aux noctambules clubbers ? Bien sûr que non ! Car au-delà de ces clichés si souvent mis en avant, cette petite île des Baléares réserve aux visiteurs un incontestable charme … à condition de la sillonner du sud au nord et de long en large (quelques 40 kms sur à peine 20). C'est ce que nous venons de faire, fin mai/début juin, à la découverte de ses côtes déchiquetées entrecoupées de « Cala » aux eaux turquoise, de ses villages aux maisons et aux églises toutes blanches sans oublier ses paysages vallonnés où se côtoient terres rouges et pinèdes verdoyantes … C'est cette Ibiza, entre nature et patrimoine que je me propose de vous faire partager avec ce récit de texte et de photos.

Au pied des superbes falaises ocre rouge de Sa Caleta



Un léger voile de nuages vient de se dissiper et les falaises de Sa Caleta flamboient de toutes leurs jolies teintes chaudes. Il n'y a rien de mieux que les rayons d'un soleil de fin d'après-midi pour valoriser les rochers de cette crique du sud de l'île. Et pour ceux qui souhaitent encore plus de tranquillité, il faut se diriger vers la droite de la plage, longer la paroi verticale en escaladant quelques éboulis rocheux pour atteindre l'autre partie de la calanque, là, on se retrouve presque seul face à la belle bleue.



Si cette calanque est classée au patrimoine de l'Unesco, ce n'est pas pour son côté des plus esthétiques … mais pour témoigner de son histoire. En effet, les Phéniciens avaient élu domicile en ces lieux. Certainement pour son aspect stratégique. Il ne subsiste de cette époque que quelques ruines agencées en murets sur le haut des falaises, d'uniques vestiges d'une cité s'étendant sur 5 ha où auraient vécu près d'un millier de personnes. C'était entre le 8e s. et le 6e s. av. J.-C. Quant au port, il faut l'imaginer … au bas de ses falaises.

Depuis la plage ou depuis le bord de l'escarpement, la vue s'avère splendide. On suppose qu'il doit en être de même depuis la mer. Ces amateurs de kayak qui rasent au plus près les cailloux et les parois de cette calanque ne me contrediraient certainement pas !



Sur une route côtière du nord de l'île, à admirer de vertigineux panoramas

A Ibiza, les routes qui suivent la côte ne sont finalement pas les plus nombreuses. Faire le tour de l'île fait passer par des tronçons sillonnant l'intérieur rejoindre le rivage nécessite alors d'emprunter des routes qui desservent les « Cala », une à une. Aussi, cette petite route du nord de l'île qui longe la côte en la surplombant m'a particulièrement enthousiasmé.



Passé la station (plage/cala/résidences) de Sant Miquel, la route s'élève et laisse déjà apercevoir un splendide panorama. En contrebas, un rocher semble résister à devenir un simple îlot. Un cordon de terre et de sable le relie à l'île mère, mais pour combien de temps encore ? Le ruban de bitume est plutôt étroit, pas facile de se croiser ni de se garer le temps d'admirer l'à-pic. Fort heureusement, il n'y personne en cette belle après-midi. Nous somme ici dans la partie la plus élevée de l'île, les Hauts d'Ibiza où le paysage alentour prend des allures de montagne. Bon, il faut savoir tout de même que le point culminant de l'île n'est que de 475 mètres ! Mais dans les territoires insulaires, le contraste avec le niveau de la mer renforce toujours l'impression d'altitude. Ici, le tracé de la voie épouse celui de la côte, c'est dire qu'il serpente sans cesse parmi une immense pinède. Les pins si nombreux dans ce secteur de l'île ne font-ils pas surnommer parfois Ibiza, « l'île des pins » ?



Tout en bas, un imposant piton rocheux attire le regard comme également la teinte de ce bleu soutenu qui contraste (ou s'harmonise, pourrait-on dire aussi !) avec le vert des pins accrochés au versant. Pour animer la vue, un bateau d'admirateurs contourne le fameux rocher solitaire en faisant des ronds dans l'eau, avec l'écume de son sillage.



D'une calanque à l'autre … à présent apparaît une vue plongeante sur une des plus belle cala de l'île. Cala Benirras, si paisible avec sa longue crique étroite qui entaille la côte. Aucun immeuble disgracieux n'altère la beauté du site … c'est sûr, on va y faire une pause soleil/baignade avant de poursuivre le périple.



Reposé, rafraîchis … et de nouveau au volant. Direction Portinatx, tout au nord de l'île. Je pourrais évoquer les criques et les plages abritées de cette charmante station balnéaire mais honneur à la Punta des Moscater, elle ne passe pas inaperçue.



Un phare et sa colonne zébrée de blanc et noir (52 m) la signale depuis le large mais également depuis la côte. N'est-elle pas coquette cette crique avec son banc de sable, ses embarcations de pêche et cette douce luminosité de début de soirée ? Je vous l'ai bien dit en préambule, à Ibiza il n'y a pas que des lieux pour fêtards mais aussi des panoramas pour les photographes contemplatifs.



Cala, abris et rampes à bateaux

Ils font partie du décor des cala d'Ibiza et plus généralement des îles Baléares, je veux parler des abris à bateaux. Bâtis soit en bois ou souvent en dur, c'est à dire en béton, on les voit alignés et accrochés aux rochers des falaises en bordure des criques … enfin des cala, pour utiliser le nom local.



Et pour accéder à l'eau en vue d'une sortie de pêche côtière, il suffit de faire glisser le bateau sur les simples rampes en bois qui prolongent chaque abris jusqu'à la mer. Au retour, c'est plus physique, puisque les pêcheurs doivent alors faire remonter la pente à leur embarcation, le filin pour les tracter est donc le bienvenu. Ici, un exemple d'un de ces ports de fortune avec celui de la Cala d'Hort avec ses abris, ses rampes d'accès et un bateau … et puis aussi avec sa superbe vue sur les îlots rocheux.



Bon, il faut reconnaître que ces abris à bateaux ne sont pas toujours très esthétiques avec leur aspect bricolé qui sent la débrouille … mais ce bric à brac typique respire au moins l'authenticité.



Autre cala et autre côte mais toujours ces mêmes abris à bateaux. Ici, à l'autre bout de l'île avec une vue de la crique protégée de Pou des Lleo, rochers rouge et plaisante petite plage de sable.



Suite récit … message suivant.
Avril 2017: attention à Bohol English translation pending
by Tohine · 2017-04-11 · 86 replies
C'est une île plutôt touristique et calme d'habitude mais juste en ce moment ça chauffe avec le groupe abusayaf. Comme ils se financent souvent en enlevant des touristes ce n'est pas forcément le meilleur moment pour s'y montrer.
Réussir son court séjour à Tahiti - 16 spots et infos pour découvrir Tahiti en 1 jour English translation pending
by Loic1111 · 2017-03-23 · 39 replies
Habitant l'île et m'étant également trouvé du coté touriste de la force ( c'est pas parti pour s'arranger je vous rassure 😛🤪😎 ) j'ai pu constater 3 choses :

1. L'île peut être déroutante si on y passe très peu de temps : grande, pas forcément adaptée pour le tourisme, ça peut paraitre dingue mais ici c'est tout sauf Hawaï, peu de panneaux ( et tant mieux ça fait le charme ) peu d'indications etc. 2. Louer et faire en autonome peut être hyper chronophage si vous n'êtes pas préparé 3. Beaucoup de gens repartent déçu.

Du coup avec une amie qui est extrêmement attachée à son île ( elle fût Miss Tahiti en 2010 et fait toujours la promotion de la Polynésie au Japon ), on a décidé de faire les touristes et de montrer ce que l'on peut faire en une journée en vous faisant profiter de l'expérience locale que l'on a. On a choisi des sites qui ne demandent pas à être approfondi sur une demi journée ( max une heure par site ) . Vous pouvez bien sûr y passer plus de temps mais on a considéré que en une heure vous avez vu déjà l'essentiel. C'est pour cela par exemple que vous ne trouverez pas dans ce récit "le musée des îles" ou des cascades très enfoncées qui demande une demi à une journée complète de marche ou encore la partie Sud-Est. Ce qui veut dire aussi que ce que vous verrez est la surface du joyau, que je conseille de creuser si vous revenez ou si vous restez longtemps. Mettez vous en plein les yeux avec les lagons et les atolls si vous êtes en mode voyage de noces.

On a également cherché à varier les sites, ainsi en une journée on a montré que c'est possible de : voir des cascades, se baigner dans une source, faire des sites historiques, voir de somptueux panoramas depuis des points de vue accessible en bord de route, profiter d'une des plus belle plage de sable blanc.

Enfin dans les choses déroutantes clairement il n'y a pas de cartes détaillées disponible sur l'île. Quand je dis détaillée c'est vraiment détaillée. En effet si vous devez chercher l'entrée d'une servitude sans panneau, la carte IGN que de toute façon vous n'aurez pas le temps de trouver car elle est dispo que dans une librairie de Papeete, et bien cette fameuse carte sachez quelle ne vous servira à rien. C'est une routière. Du coup je me suis creusé la tête et je me suis appuyé sur les très bonnes cartes du service de l'urbanisme de Polynésie. J'ai fait un atlas sous forme d'ebook de 47 pages avec toutes les cartes détaillées de la journée. Pour ceux qui veulent approfondir le sujet voici les liens :

Lien pour le portail de la Polynésie sur le blog ICI. Lien de ce récit renvoyant vers des articles plus détaillés des spots visités ICI. Les cartes cartes super détaillées ICI.

Nb j'ai mis aussi avec les cartes tous les détails de location de voitures et les infos à savoir à l'aéroport. C'est un sujet récurrent. Là vous avez toutes les infos et toutes les coordonnées des loueurs, du cyber café si vous avez un problème et les téléphones des taxis avec le portable qui centralise.

Début du récit :

De retour en Polynésie il me plait de me remettre dans la peau du voyageur qui a encore tout à découvrir de ce monde magique. Pour ce voyage, Poehere Wilson, qui fût Miss Tahiti en 2010 , nous prend par la main pour un tour de l’île. L’idée est de vous montrer les classiques et quelques petits coins que les locaux affectionnent, le tout en une journée avec des accès très faciles et très variés. On va vous faire goutter un peu à tout : des lieux historiques et culturel, du sauvage en se perdant en quelques minutes dans des vallées à la chasse aux cascades, des petits jardins botaniques, des belvédères pour vous faire de bonnes idées de la taille de l’île, une source d’eau ancestrale, des grottes et pour finir plage et lagon. Et tous ça en une journée en choisissant des spots pas trop éloignés de la route principale.

En voiture !

PAPEETE En traversant Papeete pour nous diriger vers la cote est de l’île, Poehere en profite pour me faire un peu d’histoire sur l’origine du nom. « Pape« en tahitien signifie « eau« et « ete » : « corbeille ». Plusieurs traductions font référence à un paysage en forme de « panier à eau » ou « eau en forme de corbeille » qui se prête bien à un futur port. On prononcera à la descente de l’avion « papé-été », ça sera plus classe que « papèèèteuuux », vous gagnerez ainsi un jour d’acclimatation ( on est tous passé par là … 🤪)

Remontons un peu le temps et profitons en pour nous plonger dans un des chapitres du livre de Daniel Mauer pour mieux situer se quartier qui s’appelait Nanu et qui était « entre l’actuelle cathédrale et Paofai ».

En sortant de Papeete, Poehere me fait la remarque que d’autres noms de villages font référence à l’eau et nous nous dirigeons vers l’un d’eux : Papenoo dont j’affectionne son spot de surf et qui se traduit pour le coup par « eaux convergentes » de « pape », l’eau et « noo », la poupe d’une pirogue qui désignait surement la séparation de la rivière en deux au niveau du village.

LE COIN DE LA COMMUNE D'ARUE Arue est une commune adjacente à Papeete. Nous laissons sur notre gauche le tombeau de Pomaré V ( point n°2 sur carte). Tout ce coin là est intéressant à faire sur une après midi en si attardant. La plage populaire de la pointe de Outu aiai à coté de la sépulture, les autres tombes des Pomaré, la plage de sable noir de la baie de Hunua et le col du Tahara’a (point n°3 sur la carte) peuvent faire l’objet d’une belle balade pour qui veut s’imprégner de l’histoire royale et finir la journée par un beau couché de soleil à la table d’orientation. Pour ceux qui veulent démarrer tôt vous pouvez rajouter à la journée « Arue » la maison de James Norman Hall auteur des « Mutinés de la Bounty ». Après avoir franchi le col du Tahara’a nous nous amusons à tester nos connaissances sur la Pointe Venus (point n°4 sur la carte).



LA POINTE VÉNUS Poehere connait par coeur les dates : "c’est en 1769 lors de l’expédition de James Cook que l’on a donné ce nom à la pointe en l’honneur de l’observation de la planète Vénus". Je complète notre discussion : "en effet le transit de Vénus qui passe devant le soleil était l’occasion de mesurer la distance du soleil à la terre. En observant de différents endroits de la terre le temps de passage de la planète devant l’astre solaire les chercheurs purent ensuite en croisant leurs résultats définir cette distance." La pointe Vénus vaut le coup d’y passer une après midi à la plage. N’y allez pas trop tôt, là-bas le soleil tape fort et il peut faire très chaud. Je n’ai pas assez des doigts de la main pour compter les amis locaux qui se sont pris déjà des mal de tête avec des débuts d’insolation en y allant aux heures fortes. Les points forts de la pointe Vénus : site historique, phare magnifique, très belle plage, spot de surf radical, lieu magique les soirs de ciel dégagé. Papeeno

COTE NORD - PAPENOO On sort de Mahina, la côte est très belle à cet endroit et on passe devant les spots de Orofara, Rocky Point, Papenoo Beach. Cela vaut le coup de s’arrêter pour prendre une photo (point n°5 sur la carte). L’enfilade des spots est en effet sympa à voir. Pour avoir fait cette route à 5h du matin pour aller surfer je peux vous dire que par temps de forte houle il y a des jeux de lumière exceptionnels entre le soleil qui sort de sa tanière et qui vient illuminer les masses de bruine créés par les vagues. Pour les lèves tôt qui sont encore avec leur décalage horaire je ne peux que vous conseiller ce coin à caler avec le lever du soleil. Compter 30 à 40 mn pour y aller depuis le centre de Papeete. Nous franchissons les ponts de la Papenoo, la fameuse pirogue qui sépare les eaux, et laissons derrière nous le spot de surf de l’embouchure que j’affectionne (point n°6 sur la carte).



LES TROIS CASCADES Arrivé à la Pointe Araoro lieu bien connu pour le Trou du Soufleur ( point n°8 sur la carte ) la route passe dans un tunnel. Nous sommes à PK22 et cela forme une petite crique qui correspond à l’estuaire de la Vaipu. C’est là que nous tournons pour nous enfoncer dans la vallée et rejoindre les 3 cascades ( point n°9 sur la carte ). Nous passons au milieu des habitations et nous réveillons quelques poulets endormis qui ont fumés trop de paka.



Première cascade

Nous remontons la vallée, le paysage est bien chamboulé avec les fortes pluies qu'il y a eu. Poehere tout en marchand se confectionne une couronne de végétation ... En terme de culture locale elle est assez impressionnante !

Le site est magique, en l'espace de un quart d'heure si il n'y a personne vous vous retrouvez vite complètement déconnecté. La première cascade est toujours visible de loin, les autres sont parfois fermée si il y a eu de forte pluie qui ont tout arraché. ( Des fois le pont aussi s'arrache 🤪sous la pression de l'eau ! )

Prévoir anti-moustique si vous remontez la vallée.

LA CASCADE DE PAPE'ANA'ANA Stop ! Elle était en retrait de la falaise et nous venons de la dépasser ! Petite marche arrière pour se garer, nous voilà à la cascade de Pape’ana’ana ( point n°9 sur la carte ) située sur la commune d’Hitia’a. Le site se voit facilement depuis la route mais encore ne faut-il pas aller trop vite et ne rêver en regardant la mer de l’autre coté ! C’est un très bel endroit rafraichissant et idéal pour une pose baignade. Cette petite cascade et son bassin sont entretenus par les gens du village qui viennent souvent se baigner. Ça discute, ça rit ! Pour les plus curieux, je vous laisse regarder l’article détaillé avec la vidéo pour admirer les sculptures faites à même la roche dans la cascade.



LA CASCADE DE VAIHI DE FAAONE Quelques kilomètres plus loin nous nous arrêtons sur un petit parking en terre sur la droite. Décidément les cascades s’enchainent dur dans ce coin ! Nous venons d’arriver sur le site de Vaihi ( point n°10 sur la carte ). Nous nous approchons de la cascade qui est double en fin de compte. Poehere me montre les poteaux coupés au raz du sol d’un anciens fare pote, le site a été réaménagé récemment. Apparemment il y a eu pas mal de modifications dont certaines au bulldozer me dit-on. Mais cela a bien repoussé et l’endroit est très joli. N’ayant pas connu le « avant » je ne peux comparer.



Sur la gauche se trouve un petit escalier taillé dans la pierre qui permet de monter jusqu’au niveau des vasques du dessus et se prolonge par un chemin de randonnée. Pose à l’isthme de Taravoa Nous reprenons la route et arrivons à l’isme de Taravao, lieu où Tahiti Nui et Tahiti iti se rejoignent. La route continue soit vers la côte Est pour arriver à Tautira le village de la grand mère de Poehere, soit vers la cote Sud jusqu’à Teahupoo. Nous en profitons pour faire une pose. Vous trouverez si vous avez besoin deux super marchés et quelques restaurants pour votre pose : le restaurant Panda Taravao, Rémy et Loula, Mitirapa Pizza et un célèbre Ma Queue Donald Mc Donald’s.

LE PLATEAU DE TARAVAO Après notre pose à l’isthme, nous attaquons la montée. La route n’est pas facile à trouver : plutôt mal indiquée. En plus avec les fortes pluies des derniers jours un accès est bloqué. C’est ça la Polynésie, on redécouvre les cartes, le sens de l’orientation et tout ne vous tombera pas dans les mains ( pour les râleurs fallait aller à Honolulu ). Si vous êtes un peu perdu demandez votre chemin, les gens du coin vous indiqueront avec grand plaisir le belvédère ( point n°11 sur la carte ). Nous prenons une longue route qui traverse tour à tour des champs avec de belles vaches bretonnes tahitiennes. D’ailleurs savez vous comment on reconnait une vache bretonne d’une vache tahitienne ? La bretonne a une pâquerette sur l’oreille, la tahitienne à une fleur de tiaré La route serpente dans un bois, vous venez de passer en quelques minutes de la forêt tropicale qui surplombait votre itinéraire à un paysage auvergnat ! Dépaysement garantis pour les Polynésiens et contraste saisissant pour les campagnards en mal de pays. Nous laissons à notre droite une grande exploitation agricole. Poehere me dit que ce sont des champs de fruits de la passion.



Enfin nous arrivons au belvédère. Le parking est sur notre droite : seules deux ou trois voitures de locaux sont là. Pour la plus part, des jeunes qui viennent ici pour le coté romantique avec leur copine, ou tout simplement pour venir pique-niquer, prendre le frais et faire la sortie du dimanche. Il y a un fare pote’e pour se mettre à l’ombre et des tables de pique-nique. Mais surtout quel panorama !

LES JARDINS D'EAU DE VAIPAHI Nous passons devant. La balade mérite d’y accorder une demie journée. Une randonnée vous amènera dans une forêt de conifères et vous pourrez également remonter la rivière à la recherche de petites cascades. En mettant les pieds dans cette vallée étroite et enfoncée à partir d’un petit chemin qui bifurque, vous perdrez toutes notions d’espace temps. Amenez des chaussures pour marcher dans l’eau et un peu de monoï anti-moustiques. Les petites cascades s’enchainent. Si vous êtes juste en timing, vous pouvez simplement faire une pause pour profiter des aménagement du site ( toilettes, bancs ) et jeter un oeil à la cascade en bas et au beau jardin botanique. Les jardins se situent PK49.

LA SOURCE VAIMA La première fois que j’étais passé devant cette source c’était un week-end pendant les vacances de noël. L’eau était noire de monde. Les locaux adorent cet endroit apparemment. De loin l’eau ne me paraissait pas forcément propre, et en tous cas c’était trop peuplé à mon goût. Et oui je suis né pas si loin de Tautavel que ça.



Je fais confiance à Poehere et me laisse tenter par un nouvel arrêt. On commence tous les deux à être bien claqué de la journée en voiture mais je lui fait confiance » Loïc, c’est vraiment un endroit qui faut que tu vois. » Ok je m’exécute et franchi les premiers mètres le long de la retenue d’eau. Je m’aperçois de mon erreur d’appréciation. C’est vrai qu’avec le coté bord de route la partie visible du bassin peu paraitre quelconque mais dès qu’on s’avance ça devient magique.

Retour à la maison ... Après s’être rafraichi nous revenons tranquillement vers Punaauia. Malgré que Poehere connaisse par coeur ces sites elle m’avoue ne jamais s’en lasser. Vous verrez en venant ici que les locaux peuvent faire autant les touristes que nous ! D’ailleurs durant cette journée finalement je me rends compte que nous n’avons pas croisé de touristes ! Il y a bien sûr d’autres spots intéressants voir même exceptionnels mais certains peuvent être soumis à des horaires ou requièrent un guide de montagne. Là ce n’était qu’un plat d’entrée pour vous familiariser avec l’île sans miser une demi-journée complète sur un spot.

Bonus 1 : les grottes de Mara’a Nous sommes passés devant sans nous arrêter car il commençait à se faire tard et j’avais déjà des images de ces sites. On en a parlé dans la voiture et ces deux spots peuvent vous permettre de continuer votre journée si vous êtes parti très tôt et avez encore un peu d’énergie. Les quatre grottes de Mara’a sont assez rapides à faire. La première est étonnante : elle est beaucoup plus profonde qu’il n’y parait, il y a une illusion d’optique avec son plafond vouté. La quatrième vous aurez peut-être la chance de voir le petit arc-en-ciel





Bonus 2 : LA PLAGE DE SABLE BLANC ET LE LAGON DE PK18 Toujours dans l’idée de remplir votre journée vous pouvez prendre un bain bien mérité dans le lagon à PK18.

Pensez à prendre un masque : dès que vous vous éloignez du bord c’est l’aquarium ! Faites attention de ne pas vous couper avec le corail et regardez où vous marchez, ce serait dommage de finir la journée sur une mauvaise note. ( préservez le corail = ne marcher pas dessus, ne le cassez pas pour rapporter un souvenir )

PK 18 en s'éloignant de la plage

Pas loin vous avez à PK15 la pension d’Armelle pour manger un poisson cru ou siroter un truc face au coucher de soleil. Elle est pas belle la vie ? Si vous êtes un mercredi ou un vendredi arrêtez vous au Méridien siroter un verre et regarder le spectacle de dance. ( PK 15 également )



Voilà, j'espère que cela vous sera utile. Je sais que beaucoup ne peuvent pas poser 3 mois de vacances et que la Polynésie reste un voyage où souvent beaucoup d'efforts sont mis dedans. Préparez bien votre voyage, laissez vous des temps de repos ( hotel / pension pas loin de la plage ) et hésitez pas à laisser des commentaires ici ou sur le blog, j'en tiens toujours compte pour mes futurs articles pour répondre aux questions que certains se posent sur cette destination exceptionnelle.
Plages du sud-est de la Thaïlande English translation pending
by Alinelebever · 2017-02-17 · 8 replies
je recherche une île ou un endroit tranquille dans le sud est de la thailande et une guesthouse pas trop chère . merci aline
Snorkeling au Cambodge English translation pending
by Plume20 · 2016-11-15 · 2 replies
meilleur ile pour le cambodge pour le snorkelling?
Retour de 10 jours à La Palma, avril 2016 English translation pending
by Thieblemont · 2016-04-17 · 3 replies
Petite île peu connue des français ( mais très appréciée des allemands ) , 1000km de sentiers et des paysages très contrastés sur un espace restreint : un paradis pour les randonneurs . 3 randonnées incontournables : la route des volcans ( refuge du Pilar- los Canarios puis retour en bus et stop ) , la Caldeira de Tarburiente ( montée en taxi 8.5 euros par personne puis essentiellement de la descente ) et les sources de marcos et cordero ( en AR de Los Tilos à la casa del monte) . Chacune nécessite environ 6h de marche ( bon rythme ) et permet d'appréhender des milieux très différents ( forêt de pins , paysages volcaniques: cratères , coulées ... forêt " tropicale " très humide . D'autres très bien aussi : le volcan Ténéguia et les salins de los Canarios , le Pico Bejenado ... ( voir le topoguide de la FFRP ) . Les sentiers sont très bien balisés , les routes ... roulantes , ce qui permet un petit tour à la plage ( ex , Charco verde ) et même une baignade ( l'eau étant à environ 20° ) après la rando . El Paso ( où nous avions loué une petite "finca") est une jolie ville , animée et très bien située , je recommande le petit marché du dimanche à Los Llanos à qq km . Malheureusement depuis la France pas de vols directs , nous sommes donc partis de Barcelone ( parking longue durée très abordable pour la voiture ) avec Vueling et avons loué une voiture sur place . Mais on peut aussi circuler en bus ( nombreux , horaires disponibles dans les gares routières ) . Les " centres de visiteurs ", comme celui de la Caldeira , donnent de très nombreux renseignements et documents mais il vaut mieux parler espagnol ou allemand , à la limite anglais . PS: Pour les amateurs de trail le Reventon et la Transvulcania ...
Koh Chang: plages paradisiaques? English translation pending
by Phildu49 · 2016-02-13 · 6 replies
Bonjour , l'île de Koh Chang est elle une très belle destinations pour profitez de belles plages paradisiaques et en vaut elle le détour ? merci
Randonnée à la Réunion English translation pending
by Leopolddrome · 2016-01-16 · 14 replies
Traversée de l île Sans réservation gîte Juillet août
Tokushima English translation pending
by Papieravion · 2016-01-03 · 3 replies
Dans l'ile de Shikoku Tokushima pour le festival de danses et de chant Awaodori.

Meilleur endroit pour du vélo aux Antilles? English translation pending
by Sophie7 · 2014-01-19 · 2 replies
Bonjour, Je cherche une ile des Antilles ou je pourrais louer un vélo à la semaine et ou il me serait facile de me déplacer (vers les plages ou villages) sans trop de dénivelé.Bienvenue aux suggestions! Merci

Sophie
En Indonésie, le volcan Sinabung est entré en éruption English translation pending
by VoyageForum · 2013-09-19 · 1 reply
Sur l'île de Sumatra, pas loin du touristique lac Toba, le volcan Sinabung est entré en éruption le 17 septembre ce qui a provoqué l'évacuation de près de 10 000 personnes. Lire la suite...
MSC Splendida - décembre 2013 English translation pending
by Lebon974 · 2013-07-02 · 15 replies
Bonjour,

J'habite l'île de La Réunion et je ferai ma première croisière à bord du MSC Splendida le 15 décembre 2013 au départ de Marseille. Je prépare actuellement mon voyage et souhaiterais avoir vos avis pour la vie à bord ainsi que pour les escales. (Marseille, Barcelone, La Goulette, Palerme, Civitavecchia, Gênes).

Vous en remerciant par avance.
Balade cubaine... en six étapes English translation pending
by Jemaflor · 2013-02-10 · 64 replies
Plus grande île des Antilles, Cuba s’étend sur 1200 kilomètres d’Est en Ouest c’est même un archipel vous affirme avec une certaine fierté les cubains, effectivement les côtes sont bordées de nombreuses îles et îlots … Aussi, n’évoquer Cuba qu’en seulement six étapes peut paraître un peu restrictif, c’est certain ! Mais ce sont là les lieux que j’ai eu l’occasion de découvrir lors d’un récent voyage. Des étapes certes classiques pour tous les voyageurs qui abordent pour une première visite l’île cubaine.



Une balade qui à travers ce récit illustré vous emmène des étonnantes mogotes de la vallée de Viñales à la découverte du patrimoine et de l’atmosphère de la capitale La Havane et également de Trinidad … sans oublier, bien entendu, le superbe littoral et ses paradisiaques plages de sable blanc.

C’est par un des paysages parmi les plus spectaculaires de l’île que débute ce voyage. Pas par une vue du littoral ou celle d’une superbe plage de sable blond comme l’on pourrait s’y attendre, mais par un panorama rural de l’intérieur de l’île. La vallée de Viñales, à l’ouest de Cuba, impressionne d’abord par sa beauté et ensuite par son originalité, nous sommes au pays des fameuses mogotes.



Les mogotes ? Comme certains d’entre vous, je ne connaissais pas ce terme avant ce périple. Alors voici quelques explications … Les mogotes désignent ces formations géologiques à l’aspect de collines calcaires au sommet arrondi et couvert de végétation. Depuis ce belvédère, la vue s’étend sur toute la vallée jusqu’aux contreforts au relief émoussé de la Sierra de los Organos. Les mogotes sont disséminées parmi cette plaine fertile où la terre brun-rouge est si propice à la culture du très renommé tabac cubain. Il faut un peu d’imagination pour comprendre la formation d’un tel paysage : à l’époque jurassique, l’ensemble de cette vallée n’était qu’un réseau de grottes dont les parties supérieures se sont progressivement effondrées laissant ainsi comme seul relief les mogotes. Ce type de paysage n’est pas sans évoquer celui, plus connu, de la Baie d’Halong au Vietnam … en effet, sur le plan géomorphologique il y a une certaine ressemblance, sauf qu’ici, la mer s’est retirée depuis bien longtemps.

Le sous-sol de cette région a lui aussi été façonné au fil du temps par la lente érosion, sa découverte ne manque pas d’intérêt. Nous voici à l’entrée d’une des plus grandes grottes de la vallée. Si elle a été appelée Grotte de l’Indien, c’est que l’histoire locale rapporte que les premiers habitants, les Indiens Guanahatabeys, s’y étaient réfugiés lors de l’invasion de l’île par les colons espagnols.



A l’intérieur, on chemine d’abord entre des parois rocheuses hérissées de pierres acérées en se faufilant entre les nombreuses stalagmites. La balade s’effectue le plus souvent le « nez en l’air » afin d’observer les encore plus nombreux stalactites. Durant la saison sèche, seuls les tons verts recouvrant certaines concrétions évoquent la forte humidité du lieu. Quant à la rivière souterraine, on l’aborde après 300 mètres de parcours, elle donne lieu à une plaisante promenade en barque qui laisse le loisir de contempler la gigantesque voûte supérieure de la grotte …. jusqu’à ce que l’on soit ébloui par la forte luminosité extérieure marquant la sortie du souterrain.



L’arbre est un des emblèmes du pays, il faut reconnaître que l’on en voit partout dans la vallée de Viñales (et ailleurs également). Ces palmiers ont belle allure avec leur tronc rectiligne à l’écorce claire et leur panache de palmes vertes. Ce ne sont pas des palmiers communs mais des palmiers royaux … Une espèce « royale » à Cuba, le pays de la Revolución et du Socialisme version Castro, on pourrait ironiser !



Une visite à ne pas rater lorsqu’on se balade dans cette étonnante vallée, pas très loin de la grotte de l’Indien, une fresque immense a pour support les rochers d’une colline. Que les silhouettes humaines paraissent minuscules en comparaison de la taille des représentations colorées peintes à même la paroi de pierre. Une monumentale fresque qui s’étend sur 120 mètres de hauteur pour 180 de large, rien que ça ! Le thème ? L’évolution biologique de la région depuis la préhistoire allant des dinosaures aux humains symbolisés par ces géants rouges.



Viñales est le nom de la vallée mais c’est aussi le nom d’une petite ville à l’atmosphère typique des bourgades rurales de Cuba. Une avenue centrale bordée de maisons aux teintes chatoyantes, un alignement de colonnes le long des boutiques et des marchands ambulants proposant aux passants de beaux ananas et des goyaves … Les villageois vaquent à leurs occupations, discutent ou tout simplement se reposent à l’ombre devant leur maison. Ici, des enfants se déplacent en vélo, plus loin c’est une calèche à cheval qui passe là, une vielle voiture rouge lourdement chargée tourne au coin de la rue. Sur la place principale trône une église au clocher blanc et à l’ombre des arbres, je rencontre ce cubain, assis sur un banc, fumant tranquillement un gros cigare … Muchas gracias Señor d’accepter que je vous prenne en photo !



Le tabac, les cigares … un savoir faire, une spécialité, surtout une ressource économique et une vraie fierté pour les Cubains. Le tabac est une des principales cultures de la région devant celle de la canne à sucre. La plante nécessite beaucoup d’attention et de travail manuel de la part des agriculteurs, la culture est peu mécanisée. Ici, dans les champs, on aperçoit régulièrement des cultivateurs labourant leurs champs à l’aide de charrues tractées par des bœufs, une vision qui évoque pour nous les images des campagnes d’antan … Voyons de plus près ce célèbre tabac lors d’une pause entre Viñales et La Havane.





Au milieu d’un champ, nous pénétrons dans un séchoir à tabac où sont suspendues, bien alignées, les feuilles récoltées … on est encore bien loin du produit fini, le cigare cubain de qualité supérieure. Ensuite le travail de mains expertes entre en œuvre, les étapes se succèdent : tri des feuilles, écotage afin de retirer la nervure centrale, puis confection de la tripe, l’intérieur du cigare. L’ultime étape conditionne grandement la qualité, à savoir la lente combustion, l’arôme et le goût, elle consiste en l’enroulage. L’expérience du doigté est à ce stade indispensable pour un roulage accompagné d’une bonne pression de la cape enveloppant le précieux cigare …

Les autres étapes du voyage sont à suivre dans les messages suivant … Prochaine étape La Havane.
Etats-Unis: Tout au sud de la Floride... escale à Key West English translation pending
by Jemaflor · 2012-11-21 · 11 replies
D’île en île, de route en route et de pont en pont … l’Overseas Higway qui amarre les îles de Floride au reste du continent américain nous a conduit à son terminus * . Mais la découverte ne s’arrête pas là ! L’ultime étape, Key West, nous offre le pittoresque de ses maisons anciennes aux tons pastel, son agréable douceur tropicale, son ambiance festive très « cool » sans oublier ses célèbres couchers de soleil … et bien plus encore !



Au détour d’une intersection, voici enfin une place libre pour garer notre véhicule. Pour le reste de la visite, elle se fera au rythme des pas lors d’une balade pédestre parmi les rues de cette île-cité.

Est-ce le magnétisme du Sud ? En tout cas, le lieu le plus visité de Key West est sans aucun doute la borne marquant le point le plus au sud des Etats-Unis. Est-il vraiment esthétique ce fameux Southernmost Point Continental USA ? Sans plus, avec cette dominante rouge on pourrait presque le confondre de loin avec une canette géante du fameux soda américain ! Assurément le symbole fait recette et on défile ici pour la photo souvenir, incontournable sur cette île du bout de la Floride. Au-delà de l’horizon marin, il y a la « Perle des Caraïbes », le joli surnom touristique donné à Cuba. 90 Miles séparent le rêve américain du rêve socialiste si cher à Fidel Castro et au Che. Deux pays si proches géographiquement et pourtant si éloignés politiquement. Au fait, cela fait combien en kilomètres, 90 Miles ? 144,84 km, exactement.



A certains moments de la journée, l’affluence est telle qu’il faut attendre à la queue leu leu pour se faire prendre en photo par ses proches. Un sourire immortalisé dans la précipitation (ou souvent une sorte de grimace), clic ! clac ! C’est pris ! Des photos souvenirs qui fleuriront ensuite sur les albums de vacances, sur les blogs et parfois sur des récits de voyages comme dans Voyage Forum. Et si je présente dans ce carnet de voyage une photo de la borne sans visiteur, vous imaginez que j’ai moi aussi, sur ma carte mémoire, une photo où j’essaie de sourire à l’objectif. Au sommet de la borne, on peut lire : « The Conch Republic » … What is it ? Une idée un peu farfelue et pas vraiment sérieuse. Serait-elle destinée à faire sourire les touristes ? « La République des conques » (ce sont de gros coquillages). En effet, certains des habitants de Key West ont rêvé un jour, parait-il, de proclamer l’indépendance de leur petit territoire ! Il y a même dans une rue du centre ville un bâtiment officiel où l’on délivre un document, le passeport de la « Conch Republic ». Décidément, je crois qu’ici, on ne se prend pas vraiment au sérieux, humour et insouciance sont de mise. A Key West, on croise une population très hétéroclite, cela va des retraités aux anciens beatniks en passant par les gays … tous ont choisi un jour de poser leurs valises ou leur sac à dos pour rester vivre ici, très loin de la vie trépidante des cités urbanisées.



Histoire de poursuivre le clin d’œil, juste à côté du bâtiment officiel, je remarque une maison où est hissé en façade un drapeau sur lequel sont représentés des paires de tongs … tiens, voici un étendard very funny pour Key West, « la République des tongs », cela conviendrait bien à cette île !

Une île possède toujours son phare. Celui de Key West trône à quelques pas de la borne sud, rue Whitehead. Très élégant avec sa colonne blanche et sa lanterne chapeautée de noir. Construit en 1825, il a subi de lourds dégâts suite au terrible ouragan de 1946. On peut le visiter et gravir les 88 marches afin de bénéficier d’une vue panoramique sur l’ensemble de l’île. Ce phare est devenu de nos jours un musée, il n’est plus en service … son faisceau lumineux ne signale plus aux navires les côtes rocheuses de Key West mais j’imagine que le halo lumineux de cette ville, où la vie nocturne est trépidante, se repère de loin.



Poursuivons la balade le long des rues tracées en angles droits, elles quadrillent toute la cité. Incontestablement la rue la plus animée est Duval Street. Une longue avenue commerçante bordée de boutiques, de cafés, de restaurants, de guesthouses, de galeries d’Art et d’incontournables échoppes proposant aux passants une multitude de souvenirs estampillés Key West …



Aux premières heures de la matinée, le trafic est encore calme, là un cycliste nonchalant, plus loin un scooter plus pressé … Oh , là, là ! ce coq traversant imprudemment la chaussée a bien failli laisser quelques plumes sur le bitume !



Quelques enseignes ne passent pas inaperçues et attirent mon regard. En bon Français, je remarque celle de cette boulangerie pâtisserie au nom exotique (pour les Américains !), « Le croissant de France ». Au pays des hamburgers, il semble que ce soit très chic de goûter au French taste … avec des « viennoiseries » maisons. Mais la spécialité locale, très bien représentée se nomme le Key lime pie. Un succulent dessert, very sweet. En fait, une tarte meringuée au citron vert de Floride. Tout l’art (culinaire) du pâtissier étant de ne pas noyer l’acidité du citron pas un excès de sucre. On se laisse facilement tenter … plusieurs boutiques proposent de délicieuses Key lime pie.



Entrons chez « Kermit’s ». Au vu des étalages, on peut constater que la fameuse spécialité au citron se décline en de nombreux conditionnements. A côté de la tarte traditionnelle, on trouve des confiseries, des biscuits, des sucettes … à la saveur Key lime pie, évidemment !

Avec tous ces commerces et toutes ces attractions pour visiteurs, Duval Street s’avère être le centre touristique de Key West. D’ailleurs, le passage dans l’avenue est un des moments forts du « Conch Tour Train » qui sillonne la ville afin de faire découvrir aux touristes pressés les différentes curiosités et l’histoire de Key West. Pour les amateurs de tour de ville et de visite guidée, il y a également le « Old Town Trolley ». Lui aussi parcoure toutes les demi-heures le centre et les principaux points d’intérêt de Key West, en exactement quatorze étapes.



Afin de découvrir la ville à son propre rythme, rien ne vaut la balade pédestre … Le nez en l’air et le regard curieux, l’essentiel du charme de Key West se dévoile à vos yeux au gré de la promenade. On est vite séduit par la vue de toutes ces coquettes maisons avec leur architecture coloniale britannique. Des « conch-houses » aux murs en bois avec balcons et balustrades en façade. Quant aux teintes, elles sont on ne peut plus variées, du rose bonbon au bleu ciel en passant entre autre par le jaune citron ou encore par le vert amande … Ces cottages constituent d’excellents sujets photographiques, je ne m’en lasse pas … en revanche, il a (presque) toujours un vilain poteau ou bien la présence de fils inesthétiques, ils me qui font hésiter à chaque fois pour choisir le meilleur angle.



Beaucoup d'habitations de Key West sont entourées de splendides jardins tropicaux à la végétation fleurie et parfois exubérante. A l’image de ces cocotiers dont les palmes bruissent sous l’effet des vents marins, dans une autre rue ce sont des imposants banyans qui montent la garde devant cette cossue résidence appelée justement Banyan, du nom de ces hauts arbres tropicaux.

Une des habitations parmi les plus célèbres est située au 907 sur Whitehead Street. Cette belle demeure construite dans la pure tradition architecturale de l’île date de 1851 et a eu comme propriétaire, l’auteur à succès Ernest Hemingway. La visite permet de se plonger dans l’atmosphère où vécu l’écrivain de 1931 à 1961 c’est en ce lieu que fut écrit « Pour qui sonne le glas » ou « Les neiges du Kilimandjaro ».



Je me dirige maintenant vers une autre ancienne demeure de Key West, située au croisement des rues Whitehead et Greene, l’Audubon House. John James Audubon, né en 1785 de parents français, avait deux passions : la peinture et l’ornithologie. On pourrait presque en ajouter une autre, celle pour Key West où il vécu pendant plusieurs années en famille, ici, entre ces murs. On lui doit une œuvre magistrale qui a fait date, l’encyclopédie « Birds of America » une première à l’époque, à la fois œuvre picturale et travail scientifique reconnu. Ce recueil compte 430 peintures représentant les espèces d’oiseaux que l’artiste à observé et dessiné, notamment en Floride.



Seul visiteur au moment où j’entre dans la maison de l’artiste, j’ai la chance d’avoir ensuite une visite avec une guide perso et même avec des commentaires en Français … ce ne sera que plus intéressant. De pièce en pièce, la visite vous fait remonter dans le temps … et monter à l’étage. Même si la maison a subi une rénovation (très réussie), il règne dans cet intérieur une véritable atmosphère d’époque : les parquets craquent sous les pas, la décoration et le mobilier sont d’origine. Quelques peintures de l’artiste ornent comme il se doit les murs, à l’image de ce fameux flamand rose. Audubon lui a semble t-il « cassé » le cou afin de le faire rentrer dans le cadre ! Attenante à la maison et à l’agréable jardin tropical qui l’entoure, une galerie d’Art permet de poursuivre la découverte du talent d’Audubon. Autre lieu chargé d’histoire, à quelques dizaines de mètres, la petite Maison Blanche appelée également la Truman house. L’ancien président américain y séjourna régulièrement dès l’année 1946. Depuis la demeure a été transformé en musée ouvert aux visiteurs.

Comme on le constate, de nombreuses maisons de Key West ont appartenu ou ont vu passé des personnalités plus ou moins célèbres. Aussi, les propriétaires actuels sont fiers de faire partager aux passants un peu de l’histoire de leur demeure. Des plaques apposées sur les façades indiquent quels illustrent personnages y ont séjourné. Une de ces plaques m’a bien fait sourire, elle prend le contre pied de toutes celles vantant l’histoire du lieu. Mais que signale-t-elle ? Que dans cette maison au 1114, en 1897, rien n’est arrivé ... Bravo pour ce trait d’humour !



D’autres occupants personnalisent la décoration de leur pimpantes habitations, ici, un perroquet perché, il ne risque pas de vous parler, il est en bois ! Là, une profusion de fleurs ou ces surprenants cercles, plus loin une palette de teintes très complète … en fait, une boutique de cerfs volants et de voiles de kite.



Au détour d’une rue voilà la mythique Marylin exposée dans une de ses plus célèbres scènes. Jupe virevoltante … elle est ainsi figée en poupée de cire devant le cinéma « Tropic » dont l’architecture typiquement Art Déco vous fait inévitablement penser au quartier historique de South Beach à Miami.



Marcher, se repérer, faire demi-tour, visiter puis ralentir la cadence le temps d’observer une curiosité, faire une pause photo et à nouveau accélérer le pas pour traverser une voie entre le passage de deux motos pressées … la balade touristique devient vite fatigante avec cette chaleur tropicale. La température ambiante oscille autour des 30 °C et celle de la « belle bleue » qui entoure l’île, à combien est elle ? Le bain de mer est sans doute la meilleure solution pour se rafraîchir avant de repartir ensuite de bon pied. Le moment idéal d’aller découvrir le bord de mer. L’avantage d’une ville bâtie sur une petite île est que l’on est jamais très loin d’une plage. Une rue longée et un croisement plus loin, nous voilà au bord de Higgs Beach (côté Océan Atlantique). Même si l’on ne peut pas qualifier cette baie de paradisiaque, les palmiers, le sable fin et les eaux bleues en font un lieu reposant et très appréciable. Après le bain (agréable) je ne me résous pas vraiment à rester étendu sur la plage … Le ponton de bois avançant sur la mer est une invitation à la flânerie. A son extrémité (actuelle) on constate qu’il devait se prolonger autrefois, de vieux poteaux en témoignent, il s font le bonheur des pélicans et autres oiseaux marins qui s’en servent de perchoir. Quant aux ados, ils profitent de ce promontoire pour l’utiliser comme plongeoir, bien que se soit interdit. Et Hop ! Un back jump avant de faire splash et plouf !



Après cette pause plage, retour en ville. A Key West, toutes les rues semblent vous mener vers l’incontournable Duval Street, bien plus animée dans le courant de l’après-midi qu’en début de journée. Empruntons le trottoir opposé à celui parcouru ce matin. Y voit-on beaucoup de différence ? Pas vraiment, il y a également de ce côté, des guesthouses, des boutiques, des bars, des restaurants … j’arrête là l’énumération, ce serait pratiquement la même que celle décrite plus haut dans le texte, juste dans un ordre différent. Tiens, une église blanche éblouissante sous les rayons du soleil, je ne l’avais pas remarqué lors de ma promenade matinale.



Plus je progresse dans Duval Street, plus les piétons sont nombreux jusqu’à former une véritable foule où l’on se bouscule. La rue est ici fermée aux véhicules … enfin aux voitures ! Car c’est le lieu d’un rassemblement de motards avec une concentration étonnante de motos : de rutilantes grosses cylindrées jusqu’aux motos de collections en passant par un alignement de Harley Davidson qui fait l’admiration du public.



Les chromes sont nickels et étincellent sous le soleil, les conversations vont bon train jusque dans les bars et les cafés d’où l’on entend des exclamations et des éclats de rires. Même la musique country ou rock, pourtant poussée à fond, ne parvient pas à couvrir cette joyeuse atmosphère. Tout ici est affaire de look, de l’apparence des motos customisées aux teintes surprenantes jusqu’aux motards, bandanas sur la tête, blousons de cuirs, gros bras et tatouages à foison. Il y a même quelques originaux qui se baladent nonchalamment sur les trottoirs. A l’image de cette motarde qui n’hésite pas à exhiber ses tatouages colorées dessinés sur des parties de son corps considérées habituellement comme discrètes … Une jeune femme aussi dénudée, de dos que de face !



Un autre spectacle se profile à l’horizon, celui là est quotidien et c’est un rendez-vous qu’il ne faut pas manquer lorsqu’on visite Key West, un incontournable du lieu. Le fameux coucher de soleil avec ses rayons qui s’estompent sur les eaux du Golfe du Mexique. Pour admirer la représentation, il faut se diriger vers les quais de Mallory Square. Déjà la foule se presse au bord de l’eau, la meilleure place pour contempler le spectacle.



Le soleil est encore haut dans le ciel, alors que des artistes de rue occupent les badauds, comme de valeureux chauffeurs de salle. Leurs numéros semblent bien rodés et se succèdent … comme ce magicien qui s’enchaîne et se déchaîne devant le public. Jongleurs, cracheurs de feu … à vrai dire, je ne jette qu’un œil distrait à ces animations.

L’artiste que je suis venu admirer brille de tous ces rayons, le soleil nous offre en effet sa douce luminosité qui danse à la surface de l’eau au gré du léger clapot. Il joue à cache-cache avec de gros nuages aux formes généreuses et tant pis s’ils le masquent par moments. Les effets de lumière et de couleurs sont splendides. Voilà qu’un fin liseré rougeoyant redessine maintenant le contour de ces monstrueux nuages alors qu’un voilier entre dans le tableau, voguant paisiblement au large de Sunset Key (le bien nommé).



Les teintes sont changeantes de minute en minute, passant d’un jaune orangé à un rose rouge, maintenant c’est l’ensemble du ciel qui flamboie. La foule est silencieuse, les spectateurs sont conquis. Mais à Key West, la journée ne s’achève pas avec le crépuscule. By night, la petite ville réserve encore bien des découvertes aux visiteurs … Que la fête commence ! __

* Sur la route des Keys … 1er volet du récit de voyage dans les îles du sud de la Floride, de Key Largo à Key West, à voir en suivant ce lien :
http://voyageforum.com/...iles_ponts_D5648471/
Voyagiste avec circuits en petits groupes à Madagascar en 2013? English translation pending
by Jls45 · 2012-07-02 · 25 replies
cette ILE me tente bien pour 2013

Que doit on absolument voir et connaissez vous un bon voyagiste qui réalise des circuits avec pas trop de monde (15 personnes max) a+ jl
Choisir Nusa Lombongan ou Gili Air avec adolescents pour snokerlling? (Bali) English translation pending
by Aimevoyager · 2011-12-16 · 4 replies
quelle est l'ile que vous conseillez avec des ados (pas pour faire la fete😉 !) mais pour faire du snorkeling aprés avoir visité Bali (j'ai lu que les plages ne sont pas ce qu'il y a de + joli à Bali, l'interêt y étant plutot les paysages, la nature, la population...) je voudrai quand m^me leur faire découvrir de belles plages avec de beaux fonds (avec masque et tuba) sans trop de courant quels sont vos avis ?
Climat à Ténérife ou Fuertaventura en février? English translation pending
by Aymilya · 2011-10-09 · 5 replies
Quelle île est la plus appropriée pour un séjour d'une semaine? Je recherche un climat agréable avec baignades en mer si possible. Merci.
Choisir Koh Chang ou Koh Samui? English translation pending
by Rous · 2011-08-03 · 8 replies
bonjour,

mais quel île choisir???? ko chang ou ko samui pourquoi?

MERCI.
Compagnie aérienne pour vol Bacalod-Baguio (Philippines)? English translation pending
by Sipsap · 2011-01-09 · 5 replies
Bonjour,

De l'île de Negros j'aimerais me rendre aux rizières de Banaue/Batad en privilégiant la route de jour en bus à partir de Baguio qui est si jolie. Toutefois j'ai regardé sur plusieurs site de companies aériennes (SEAIR, CEBU Pacific, Philippines airlines) et je ne trouve pas de connexion entre ces 2 aéroports.

Pourriez-vous me dire s'il existe un vol BACALOD-BAGUIO ou si d'office je dois passer par Manille et dans ce cas prendre le bus de nuit vers Banaue?

Merci d'avance pour vos réponses! Laurence
Québec de février à fin juin, incontournables, randonnées, moto-neige...? English translation pending
by Toddincu · 2010-09-29 · 3 replies
Bonjour,

Je quitte mon île (Corse) remplie de soleil et de mer bleue pour une petite immersion dans le froid canadien pendant 5 mois de fevrier a fin juin !

Mon point de chute est Montreal, et j'aimerais decouvrir tout ce que le quebec (voir un peu plus loin ) peut m'offrir ! Sans contrainte de temps, je m'accorde donc 5 mois sabbatique et aimerais vos avis sur les activités incourtournables de cette partie du globe.

- Adepte de randonnées ( GR 20 oblige 😉 ! ), pouvez vous m'indiquez des mini trek d'une semaine, en solitaire ? - des bons plans sortie moto-neige et chien de traineaux ? - des belles rencontres sportives ?

Enfin, tout ce qui fait, pour un neofite, la beauté de cette region .

Merci d'avance A prestu
Location de voiture à Paros (Grèce) English translation pending
by Sylecom · 2010-05-30 · 3 replies
Partant sur l'île de Paros en juillet prochain , je désire louer une voiture . Mais je ne sais pas où m'adresser . Nous sommes 4 adultes et nous arrivons à l'aéroport ; par contre nous voulons la rendre au port de Parikia car nous reprenons le bateau ensuite ; Merci d'avance pour vos réponses

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display