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Voyage sur 2 compagnies différentes pour la Réunion: bagages en soute English translation pending
by Ikiwie · 2016-06-06 · 6 replies
Bonjour, Pourriez-vous m'éclaircir sur le nombre de kilos de bagages en soute lorsque l'on voyage sur 2 compagnies différentes (correspondance) ?

Je m'explique, je prépare mon voyage pour l’île de la Réunion avec un départ depuis Toulouse (navette Air France) puis Paris-Réunion (Air Austral).

Lors de ma conversation téléphonique, au moment de la confirmation de l’achat des billets en février, la chargée de clientèle de l'agence m’avait indiqué les conditions de voyage à savoir une valise en soute de 23kg sur Air Asutral. Elle m’avait mise en garde quant à la différence de poids de bagages en soute de 3 kg avec la navette Air France depuis Toulouse (20kg pour cette compagnie). De ce fait, soit j’acceptais de perdre 3 kg de bagages ou soit je payais la différence de kilos à Air France. Bien évidemment, je me serais tenu à 20kg sur les deux vols.

Surprise, en recevant mon billet électronique, je constate que je peux bénéficier de 46kg de bagages en soute pour ce vol A/R Paris-Réunion. Etant donné que je pars de Toulouse, et que l’une des compagnies assurant la navette est Air France, je suis donc lésée du fait de ces disparités de conditions de voyages. Est-ce que je peux bénéficier de ces 46kg depuis mon départ de Toulouse via la navette sans avoir à payer de supplément ? Puisque ces kilos sont inclus dans le prix de mon billet pour la Réunion ?

Je dois préciser que l’agence de voyage n’a pas été de très bon conseil, car si j’avais eu cette information lors de l’achat de mon billet, j’aurai pu prendre les dispositions en conséquence bien avant l’approche de mon voyage.

J'ai adressé un mail à Air Austral, je suis dans l'attente d'une réponse de leur part.

Merci pour votre aide.
Malaisie pendant le Ramadan English translation pending
by CindyDioz · 2016-06-04 · 13 replies
Bonjour à tous, Je pars très prochainement en voyage (du 20 juin au 5 juillet) et plusieurs questions se pose à nous. Pour tout vous dire, au départ nous devions (mon conjoint et moi) partir au Sri Lanka, nous avons nos billets Toulouse/Colombo. Simplement avec les intempéries de ces derniers jours nous pensons plutôt reprendre un vol à Colombo pour la Malaisie. (Si vous n'avez pas suivi, le Sri Lanka a été touché par de très fortes inondations, glissement de terrain et route dégradées... partir à un autre moment sera sans doute plus approprié pour découvrir la beauté du pays).

Bref, donc nous irons certainement en Malaisie, simplement nous tombons piles au moment du ramadan, qui est cette année du 6 juin au 6 juillet. L'activité est-elle ralenti ? Pourrons nous profiter au maximum de notre voyage, ou vaut-il mieux voir ailleurs ? Depuis février, le coté Bornéo est très déconseillé voir interdit je crois (site diplomatie.gouv). Donc nous n'irons pas sur cette partie de la Malaisie.

D'ailleurs, si vous avez des conseils d'itinéraire je suis à l'écoute !

Merci beaucoup pour vos réponses. Belle journée,

Cindy
Ouibus en France à éviter English translation pending
by Nlopin · 2016-06-02 · 9 replies
Bonjour,

Je mets en garde tous les voyageurs qui seraient tenter par un voyage en bus en france avec ouibus. J'ai fait le tour du monde il y a 5 ans et donc pris de nombreux bus à l'étranger et jamais jamais je n'ai connu une telle expérience. 31 mai - départ de limoges pour toulouse, arrivée du car avec déjà 1h de retard. Pas d'excuses et pas d'explication du chauffeur pour informer sur le retard. Chaufeur assez désagréable par ailleurs, mais là c'est peut être subjectif. Donc pas d'info. Au check in le chauffeur nous informe que le bus ne va pas à toulouse mais que nous rejoindrons notre car un peu à la sortie de limoges et ainsi nous ferons l'échange. Une fois assis changement de programme nous allons plus à la sortie de limoges nous allons à chateauroux car notre car a vraiment du retard. Chateauroux est à 1h30 de limoges. Le chauffeur nous a fait attendre sur une zone industrielle dans le froid et la pluie et avec rien aux alentours pour nous restaurer!!!! Je voyageais avec un enfant et j'ai demandé au chauffeur d'appeler son chauffeur l'autorisation de nous rapprocher de la gare de chateauroux, car nous n'avions rien à faire à chateauroux vu que nous allions à toulouse!!! 1 h d'attente plus tard nous redémarrons pour vierzon, pas du tout dans la direction de toulous voire même à l'opposé!!! Incroyable son GPS devient fou ou quoi???? Il est presque 20h nous sommes dans le car depuis 16h30 et nous nous dirigeons à l'opposé de toulouse!!! Aux abords d'orléans nous effectuons le changement de bus pour revenir à limoges, nous faisons face à des personnes désagréables, à ce moment nous n'étions rien et nous étions pris en otage. Le changement s'est fait en plus au milieu des voies de circulation, zone très dangereuse et non sécurisée. Auparavant le chauffeur s'est fait viré par le personnel de maintenance de l'autoroute car il stationnait sur une zone interdite et très dangereuse- entrée de péage!!!! Une fois le bus reparti, pas d'essence, nous avons chercher pendant une heure une station d'essence. Incroyable!!!! Et personne au poste de controle à Paris pour trouver sur mappy une station ouverte. Ils n'ont pas internet ou quoi!!!! Retour à limoges à 23h45, voyageant avec un enfant j'ai interrompu mon voyage à limoges et décidé de reporter mon voyage au lendemain. Dans beaucoup de pays plus pauvres économiquement que la France le voyage en car ne pose aucun problème. Ouibus est une filiale de la SNCF, l'incompétence et le manque de respect des voyageurs doit être un objectif de la SNCF!!!! J'ai pris ouibus car vu les grèves annoncées à la SNCF, et pour avoir connu de nombreux mouvements de grèves, j'ai préféré tenté une nouvelle expérience. Nous aurions pu être une cible facile d'ailleurs dans un pays en état d'urgence!!!! Un seul mot ne prenez pas Ouibus, ils sont très mal organisés.
Voyage de 3 semaines en Thaïlande English translation pending
by Sarahbds · 2016-05-30 · 13 replies
Bonjour,

Voilà je viens de me décider à partir seule en Thaïlande cet été, soit dans un peu plus d'un mois. J'ai 24 ans et j'ai déjà mes billet Toulouse-Bangkok pour du 9 au 31 juillet et c'est mon premier voyage toute seule. J'appréhende un peu ce voyage, même si ce pays m'attire énormément et que j'ai déjà de nombreux échos positif sur la Thaïlande pour voyager seule. Je ne veux pas trop réserver d'hôtels à part pour la première et deuxième nuits afin d'être libre d'aller où et quand je le souhaite par la suite mais je me dis également que 3 semaines ça passe quand même assez vite et qu'il faudrait que je me fasse une petite feuille de route... Que me conseilleriez-vous de faire en 3 semaines ? Des conseils quand on est une femme seule ? D'autres personnes partent-elles à cette même période ? :)

Je suis preneuse de tous conseils !!! :)
Bagage cabine La Navette Air France + bagagerie English translation pending
by Extra87 · 2016-05-10 · 8 replies
Bonjour,

Nouveau sur le forum je suis un voyageur occasionnel qui n'y connait pas grand chose et qui a soif d'apprendre et de découvrir.

Vendredi départ pour un weekend en amoureux à Paris depuis Toulouse. Nous avons choisit AF pour le vol A/R vers Paris. Nous aurons chacun un bagage cabine pour le weekend. Petit problème, malgré que nous ayons tous les 2 dépasser les 20 ans, nous ne pouvons nous séparer de nos peluches préféré pour dormir😊. Le transport d'un petit chien en peluche et d'un petit ours en bagage cabine peut-il poser problème au moment du passage aux contrôles de sécurité à l'aéroport ? Je pose la question car nous ne voudrions pas être obliger de laisser nos fidèles compagnon en peluche à l'aéroport (que ce soit à Toulouse ou à Paris).

Dernière question, les hôtels ibis Style possède t-il un service de bagagerie ? En effet nous arrivons assez tôt le matin (avant leur de dispo de la chambre) et nous repartons en fin d'après midi.

Merci d'avance pour vos réponses.

Cordialement,
Premier voyage à vélo Paris - Marseille English translation pending
by Gustav · 2016-03-22 · 22 replies
Bonjour à tous, je pense partir à vélo pendant le mois de juillet en partant de paris pour aller nord puis redescendre jusqu'à Toulouse puis rejoindre Marseille. Voila mes questions :

-A votre avis combien de temps pour faire ce voyage si je fais minimum 3h/Jours de vélo?

-Comment recharger mon téléphone ainsi que mon enceinte? (j'avais pensé a utiliser un panneau solaire et une dynamo dans le moyeu)

-Où dormir?

-Quel est le minimum matériel à prendre?

Merci pour d'avance pour vos réponses. Gus
Circuit en famille côte ouest des États-Unis août 2016 (Phoenix - Los Angeles) English translation pending
by Frax001 · 2016-03-20 · 9 replies
Bonjour à tous, Déjà merci pour toutes les infos déjà trouvées sur le site ! Je vous soumets mon projet pour Août 2016: 19 jours du 03 au 21 août, nous partons à 5 avec nos 3 grands (19, 17 et16 ans). Les billets sont pris : Toulouse-Phoenix à l'aller et Los Angeles-Toulouse pour le retour. Mon programme: J1- arrivée Phoenix 19h00 J2- PHOENIX - SEDONA en passant par Apache Trail 5h00/343km ! J3- SEDONA - GRAND CANYON 2h00/182km J4- GRAND CANYON- MONUMENT VALLEY - MEXICAN HAT 3h30/300km J5- MEXICAN HAT - MOAB. 2h30/225km J6- MOAB - BRYCE CANYON (en passant par l'UT 128). 5h20/501km J7- BRYCE CANYON - PAGE 2h45/250km J8- PAGE J9- PAGE - LAS VEGAS. 4h20/440km J10- LAS VEGAS - MAMMOTH LAKES. 5h30/540km J11- MAMMOTH LAKES - YOSEMITE (Tuolumne Meadows). En passant par Tioga Road 1h40/100km J12- YOSEMITE J13- YOSEMITE -SAN FRANCISCO 5h55/429km J14- SF J15- SF J16- SF - Étape sur la côte ( à déterminer ) J17- Étape sur la côte - LOS ANGELES J18- LA J19- LA. Départ 15h30.

Ouf ! Je suis conscient que ça fait bcp de voiture et km mais on veut tout voir ;) ( j'ai déjà éliminer des visites !! Si si !) On ne prévoit pas de longues ballades à pied (grands ados, chaleur, ) mais couper la route par des petites escapades ! Quelques questions: 1- réalisable ?? 2- privilégier 3 nuits SF ou LA ? 3- réservation hôtels : n'ayant pas nos dates avant et sachant que certains lieux sont sûrement complets, des bons plans ? ( sites de réservation ? ...

Merci pour vos remarques et vos conseils à venir François
Itinéraire 15 jours au Québec English translation pending
by Gary66 · 2016-02-21 · 4 replies
Bonjour à tous, Je vous soumets un itinéraire pour un séjour de 15 jours dans la Belle Province. C'est un premier jet et je compte sur vous pour m'aider à le peaufiner. 🙂 Les billets sont achetés : départ de Toulouse le 13 septembre -> Montréal -> retour le 28 septembre 2016.

Arrivée aéroport Montréal le 13/9 vers 14h30 1 – Montréal – St Mathieu du Lac (2 jours : 13 et 14) 2- St Mathieu – Québec (2 jours : 15 et 16) 3- Québec – Baie St Paul (2 jours : 17 et 18) 4- Baie St Paul – Bergeronnes (2 jours : 19 et 20) 5- Bergeronnes – Les Escoumins – Trois Pistoles variante : Bergeronnes - Forestville – Rimouski 6- Rimouski – parc du Bic (2 jours : 21 et 22) 7- Parc du Bic – Rivière du Loup (1 jour : 23) 8- Rivière du Loup – St Jean Port Joli (1 jour : 24) 9- St Jean Port Joli – Pierreville ( ou Nicolet) (1 jour : 25) 10- Pierreville (Nicolet) – Montréal (2 jours : 26 et 27) Retour en France le 28/9 vers 21h30 Merci de m'indiquer vos suggestions, s'il faut modifier certaines étapes, bref tout ce qui vous vient à l'esprit !!! Bon dimanche à tous. Au plaisir de vous lire.
Réserver billets d'avion Los Angeles English translation pending
by Vic3166 · 2016-02-06 · 11 replies
Bonjour,

Je vais faire un circuit dans l'ouest de 3 semaines en août 2016. Nous sommes 3 (2 adultes + 1 ado 17 ans). Arrivée et départ des USA: Los Angeles. Pensez-vous qu'il faille réserver les billets d'avion dès à présent (3700 € environ au départ de Toulouse AR) ou je dois attendre (d'éventuelles!) promos? Quel site me conseillez-vous pour le vol? quelle compagnie?

Merci d'avance😉

Véro
Tarif avion France-Réunion-Maurice English translation pending
by Benji1801 · 2016-01-25 · 6 replies
Bonsoir,

Nous nous marions début juillet 2016 et nous sommes en train de chercher où partir en voyage de noces pour juillet/août. Pour l'instant, le combiné "2 semaines Réunion + 1 semaine Maurice" nous tente pas mal. Nous avons trouvé des billets :

Toulouse -> Réunion Réunion -> Maurice Maurice -> Toulouse

pour 1300€ par personne, est-ce raisonnable à cette période ? Je trouve ça très cher...

Nous ferions les 2 premières semaines à visiter l'île de la Réunion, trek dans Mafat... puis repos sur l'île Maurice.

Merci pour vos réponses.
Outils et pièces détachées pour vélo cyclo-randonnée / Eurasie, 2 ans English translation pending
by Luffytolosa · 2016-01-17 · 14 replies
bonjour à tous!

Je viens à vous pour demander conseil sur les outils et pièces détachées nécessaires pour notre voyage à vélo.

Nous partons dans quelques mois pour une traversée de l' Eurasie sur une durée d' environ 2 ans :

- Départ de Toulouse, Europe du nord, Russie, Mongolie, Chine, Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande, Malaisie, Bangladesh, Népal, Inde, Kirghizstan, Ouzbékistan, Turkménistan, Iran, Turquie, Europe du sud.

Nous partirons avec 2 vélos cyclo-randonnée achetés sur le site il y a presque 3 ans. Si quelqu'un est parti au long cours avec ce vélo ça peut aider! 😉

J'attends donc vos remarques et conseils sur le matos de réparation indispensable à embarquer avec nous pour ce périple.

Merci de m'avoir lu!
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes... English translation pending
by Etchelecou · 2015-12-15 · 11 replies
Un tour dans l'Anti-Atlas J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout. Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr



Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).

Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m

Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m

Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la mont��e des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m

Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !

Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
Hébergement France et Espagne English translation pending
by MélanieR · 2015-11-17 · 3 replies
Bonjour :)

Je compte faire un voyage avec mon copain du 16 au 29 février prochain, en France et Espagne.

Voici notre itinéraire: Paris Toulouse Carcasonne Narbonne Barcelone Valence Madrid

Nous prévoyons coucher dans les auberges jeunesse ou autres endroits pas cher (mais qui sont bien situés). Avez-vous des suggestions pour ces villes ?

Merci à l'avance :) Mélanie
Prix des billets pour l'Amérique du Sud English translation pending
by Pandapédale · 2015-11-02 · 5 replies
Bonjour,

Une petite question avant d'acheter nos billets d'avion, pour savoir si le tarif est correct. Nous voulons faire un vol Toulouse-Lima, et un retour 5 mois après Santiago du Chili-Toulouse. Le tarif que nous trouvons en ce moment est de 950 euros par adulte.

Combien avez-vous payé pour faire ce genre de trajets ? Savez-vous s'il vaut mieux attendre 3 mois avant le départ, ou si ça ne change pas forcément grand chose au prix ?

Merci de vos réponses.
Lufthansa le mythe s'effondre! English translation pending
by Vincent31 · 2015-10-21 · 30 replies
🙁🙁

Bonjour,

Aprés 5 jours d'attente de nos bagages (vélos) à Reykjavik, nous pensions pouvoir obtenir un remboursement de nos frais d'attente pour un vol depuis Toulouse via Munich. Enfin c'est ce que tout le monde nous disait. Nous avions évidement payé le supplément vélo et emballé comme il se doit dans un carton approprié. Au retour, nous avons ouvert un dossier litige envoyé par mail et en recommandé tous les justificatifs au service litige customer.relations@lufthansa.com. Je vous passe les détails mais je tiens à signaler que la compagnie Lufthansa n'est absolument pas professionnelle et à l'image de sa réputation. Lufthansa ne répond absolument pas aux messages par écrit, ils se contentent de chuchoter des messages inaudibles sur votre répondeur sans laisser la moindre trace écrite et attendent que vous vous lassiez de relancer. Quand par hasard vous les avez au téléphone , Lufthansa essaye de gagner du temps, tantôt ils ne peuvent pas ouvrir vos document pdf, tantôt il manque votre rib (iban), bref ils jouent la montre. Lufthansa n'hésite pas à vous annoncer que tout est ok et que le remboursement va avoir lieu, ils vous donnent même le montant, puis se ravisent le lendemain avec un nouveau message ( toujours quasi inaudible) et revoit le montant à la baisse. Le tout bien sur en Anglais à chaque fois, heureusement nous parlons Anglais. Bref, nous allons prendre des mesures juridiques par principe et ne lâcherons pas l'affaire cela fait bientôt 2 mois que nous sommes en procédure contre Lufthansa . Je ne vous parle même pas du call center Lufthansa qui botte carrément en touche vers leurs collègues virtuels et insaisissables du service litige. Nous sommes vous l'aurez compris très déçu par la compagnie Lufthansa et mettons en garde tous les voyageurs qui auront des réclamations à faire contre elle que l'affaire demande beaucoup de temps et d'énergie ce qui est scandaleux d'une ne compagnie ne se revendiquant pas comme un low cost. Nous allons saisir les associations de consommateurs UFC que choisr (indemnit'air) et faire circuler l'info un maximum sur les réseaux sociaux et auprès des agences de voyage pour que ceci prenne fin. N'hésitez pas à partager notre expérience.

Amicalement Florence et Vincent
Vol affrété par MSC, départ le 19 décembre English translation pending
by Bdqn · 2015-09-28 · 8 replies
Bonjour à tous,

Ca y est, j'ai mes horaires de vol pour le départ du 19/12. Donc pour nous ce sera un départ à 7h15 de Toulouse arrivée CDG à 8h45 puis départ CDG à 13h30 arrivée Fort de France à 17h20. Vol affrété par MSC. Si quelqu'un est capable de me dire quelle sera la compagnie aérienne qui fera ce vol, je suis preneuse car je n'ai rien trouvé sur le site aéroports de Paris. Mon agence m'a juste communiqué les horaires sans me donner la compagnie. Pour l'instant, personne d'inscrit pour ce départ sur le forum, chose que je trouve étrange car si MSC affrète un vol pour l'occasion, il doit quand même y avoir du monde !
China Southern Airlines: vol Paris Siem Reap, transit Baiyun: visas? English translation pending
by Jopegros · 2015-09-22 · 1 reply
Bonjour Je viens de prendre les billets pour notre voyage au Cambodge Je me pose des questions quand aux formalités administratives, notre vol par de: Toulouse puis Paris - Baiyun- Siem Reap. Le retour : Phnompen- Baiyun- Paris- Toulouse. hors mi les passeports quel visa ou quels visas doit on s'appropriés sachant que les vols sont assurés par China Southern Airline. En ce qui concerne la demande de visa quel est l'organisme le plus adéquat Y a t'il d'autres démarches a effectuer. Merci d'avance Jo
USA: Itinéraire bis août 2016 English translation pending
by Nerick31 · 2015-09-21 · 2 replies
Bonjour, Encore merci pour vos conseils, Jai donc modifié mon circuit et je peux rajouter un ou deux jours mais je ne sais pas ou ? J’attends voscommentaires pour encore l’affiner. Je vous remercie par avance Eric J1:Trajet Toulouse-paris- losAngeles J2 : Journée : Los Angeles. J3 : Matin : Los Angeles - Route 66 – Nuit : Kigman J4 : Kingman- Grand Canyon - Nuit :Red father lodge J5 : Grand Canyon - Monument Valley - Nuit : Goulding's Lodge J6 : Monument Valley - Page - Nuit : Page J7 : Page - Bryce Canyon - Nuit Bryce Canyon : Best Western Plus Ruby's Inn J8 : Bryce Canyon - Zion - Nuit : QualityInn & Suites Montclair J9 : Zion - Valley Of Fire – Las Vegas J10 : Las Vegas J11 : Las Vegas - Death Valley - Nuit Furnace Creek J12 : Death Valley - Bodie - Mono Lake - Nuit Lee Vining J13 : Lee Vining - Yosemite - Nuit : Cedar lodge J14 : Yosemite - SF J15 et J16: Journée :San Francisco J17 : Matin : San Francisco. APM : Trajet en avion.Retour en France
Vol Marseille - Bangkok: compagnies aériennes intéressantes? English translation pending
by Nochebuena · 2015-09-17 · 7 replies
bonjour, je souhaite faire marseille- bangkok AR du 28/02 au 20/03 en partant de Montpellier.

quels sont les vols et compagnies intéressantes au départ De Marseille ? une période pour réserver , des promos ?

merci de vos infos 🙂
Escale aéroport Canton Baiyun English translation pending
by Jopegros · 2015-09-15 · 5 replies
Bonjour Nous prévoyons un voyage au Cambodge, au vue des prix et des temps de voyage notre vol qui semble le plus approprié serait: Toulouse-Charles de gaulle- Baiyoun-Siem Reap Lors de l'escale a Baiyun nous aurons 2H15 pour changer de vol avec la même compagnie (China airline). Y a t'il une ou plusieurs voyageurs du Forum qui a déjà effectué ce type de vol?, le temps de l'escale est il raisonnable?, quels sont les papiers administratifs a avoir pour l'escale en chine et surtout doit on passer par la douane en transit. Pour arranger le tout nous ne parlons pas chinois et très peu l'anglais🙁. Et ouion cumule😕. Merci d'avance pour votre aide. JO.
Vols pas chers sud France - Martinique en janvier English translation pending
by Yellowmop · 2015-08-30 · 18 replies
B🙂njour camarades de VF,

Je recherche, pour ma nièce, un billet A/R économique sur la 2ème quinzaine de janv 2016 (si possible avec temps de vols pas trop longs) pour la Martinique (FdF) au départ du Sud de la France/Métropole (Lyon?Marseille?Toulouse?..).J'ai checké sur skyscanner, pour l'heure vols longs à partir de 650 euros 🤪 avec AF.

Sur la 2ème moitié de janv, ce tarif vous semble-t-il "améliorable"/battable? Vers quelles Cies aériennes se tourner pour obtenir possiblement de meilleurs prix? Existent-ils des low-cost sur cette destination?

Merci de votre attention et, à l'avance, aide.

Cdlt,

Yell😉wmop.
Itinéraire La Rochelle - Pise English translation pending
by Céd17 · 2015-08-25 · 4 replies
Bonjour à tous Nous envisageons les 15 premiers jours de juillet 2016 un voyage à Bibbona près de Pise en Italie en voiture et j hésite entre 2 itinéraires proposés par via michelin . Par Chambéry puis le tunnel de Frejus ou par Toulouse , Montpellier, Monaco puis l'Italie.Quelle est d'aprés vous le plus simple et agréable sachant qu'ils ont le même temps et le même coût. Merci
Taxi ou navette depuis l'aéroport d'Alger: espèces en euros English translation pending
by F1 · 2015-08-22 · 5 replies
Salut,

Est-ce que, à l'aéroport d'Alger, les conducteurs de bus ou les conducteurs de bus acceptent la monnaie en euros avant que je change les euros en dinars algériens dans une capitale de l'Algérie?

Cordialement,

F1
Billet d'avion pour l'Inde avec un retour différent English translation pending
by Beatamaria · 2015-08-14 · 25 replies
Bonjour,

Ce sera notre 6e voyage en Inde en janvier 2016 et j'avoue que je n'ai toujours pas compris comment acheter un billet d'avion avec un retour d'une ville différente, concrètement, Toulouse - Chennai et Mumbay - Toulouse? Je sais qu'on peut le faire en achetant deux billets aller simple mais, enfin, le prix est le double !!! Comment font tous les voyageurs qui se baladent pendant longtemps dans les pays différents et qui NE FONT PAS la "boucle" pour revenir à la ville de l'arrivée?

Nous achetons d'habitude nos billets sur le site de bourse des vols et je n'ai pas trouvé d'option pour un retour différent....

Evidemment, il y a le train et c'est ce qu'on fait toujours, mais le train Mumbay - Chennai, c'est quand même assez long et on perdrait trop de temps....

Merci pour vos réponses,

Béata
MSC Musica départ Kiel 30 avril 2016 (Danemark, Suède, Estonie, Russie et Finlande) English translation pending
by Gsnc65 · 2015-08-08 · 6 replies
Bonjour, Voilà c'est fait croisière réservée Autant la méditerranée n'à presque plus aucun de secret pour nous, l'Europe du Nord nous ne connaissons pas . Je vais donc avoir besoin d'aide, toutes vos infos seront les bienvenues. Merci par avance Sandra
Une heure d'escale à l'aéroport de Munich English translation pending
by Papaludo · 2015-07-17 · 4 replies
Bonsoir,

En provenance de Delhi le 18 septembre, nous atterrissons à 5 h 30 avec Lufthansa, et nous reprenons un vol avec Lufthansa à 6 h30 pour Toulouse.

Croyez vous que ce soit jouable, en sachant que l'achat du billet était un Toulouse - Delhi aller-retour. Si des fois on rate la correspondance, que se passe t-il ?

Merci de votre aide.

Daniel
Itinéraire au Cambodge pour 4 semaines English translation pending
by EricNath · 2015-07-10 · 4 replies
Bonjour,

Nous partons avec un couple d'amis au Cambodge pendant 4 semaines du 7 novembre au 6 décembre 2015.

Nous avons avec le guide du Routard et le Lonely imaginé un itinéraire :

07-11 : Départ Toulouse via Bangkok, 08-11 : Arrivé à Siem reap en fin de journée, 09-11 : Siem reap, 10-11 : Siem reap, 11-11 : Siem reap, 12-11 : Trajet en bateau Siem reap / Battambang, 13-11 : Battambang, 14-11 : Battambang, 15-11 : Battambang, 16-11 : Trajet en bus pour Phnom Pen, 17-11 : Phnom Pen, 18-11 : Phnom Pen, 19-11 : Phnom Pen, 20-11 : Tuc tuc pour Koh Dach (ile de la soie), 21-11 : Koh Dach, 22-11 : Trajet pour Kompong Cham, 23-11 : Kompong Cham, 24-11 : Kompong Cham, 25-11 : Trajet pour Kratie, 26-11 : Kratie, 27-11 : Kratie, 28-11 : Trajet en mini-bus pour Kampot via Phom pen, 29-11 : Sud cambodge (Kampot, Kep, Sihanoukville, iles), 30-11 : Sud cambodge (Kampot, Kep, Sihanoukville, iles), 01-12 : Sud cambodge (Kampot, Kep, Sihanoukville, iles), 02-12 : Sud cambodge (Kampot, Kep, Sihanoukville, iles), 03-12 : Trajet Phom pen, 04-12 : Trajet avion pour bangkok, 05-12 : Avion pour Toulouse.

Que pensez vous de cet itinéraire ?

sachant que nous connaissons déjà le site d’Angkor, mais que nous avons prévu d'y revenir 1 journée.

Merci de votre aide,

Eric
Transfert d'Orly à Roissy vendredi matin en 4 heures English translation pending
by Gabbyla · 2015-07-08 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je sais qu'il existe plusieurs sujets similaires à celui-ci mais avant de me décider, je préfère quand même exposer mon cas.

Je dois faire Toulouse-Montréal la semaine prochaine le 17/07, donc un vendredi.

Parmi les billets possibles chez Air France (ce sont des billets prime d'où le fait de ne regarder que AF), celui qui me tente le plus au niveau des horaires me fait arriver à Orly à 9h55 et repartir de Roissy à 14h10. Cela me laisserait en gros 4h pour récupérer mes bagages, prendre le car Air France qui me semble à priori le moyen le plus simple de rejoindre Roissy puis réenregistrer mes bagages à Roissy pour le vol pour Montréal.

J'ai lu plusieurs sujets sur des correspondances similaires en 3h qui semblaient vraiment très justes. Est-ce qu'avec 4h, cela jouable ou est-ce également très risqué?

Les deux points que je ne connais pas du tout sont notamment le temps pour récupérer les bagages à Orly et la circulation le vendredi matin vers 11h, heure probable à laquelle je prendrais la navette si je choisis ce vol.

Merci à tous ceux qui pourront m'apporter témoignages ou conseils sur le sujet.
Circuit France-Espagne-Portugal English translation pending
by Maollone · 2015-06-20 · 1 reply
Bonjour à tous,

Nous partons le 18 Juillet prochain pour 3 semaines dans notre Van équipé, avec deux enfants de 4 et 8 ans. Depart de Toulouse. Nos envies : de belles plages au calme pour surfer en paix, des escurcions dans les parcs pour marcher, des îles, de petits villages de pécheurs...

Auriez vous des conseils en tout genre ? Des adresses ?

Merci à tous Bien à vous

Guillaume et Maylis
Premier voyage vélo en solo English translation pending
by ElviraMN · 2015-06-11 · 3 replies
Bonjour, Par des tournants de la vie j'envisage de partir toute seule, jusqu'à présent j'étais accompagnée de quelqu'un maîtrisant le côté plus technique du voyage. J'ai très envie de partir, mais cela me fait un peu peur quand même. L'idée est de garder le projet qu'on avait imaginé à deux, à savoir: départ de Toulouse via le Canal jusqu'à la Méditerranée, puis rallier avec la Viarhona jusqu'à Genève. Étape final jusqu'à Lyon. Puis le train. Je suis au courant du mauvais état du Canal après la Haute Garonne mais je ne suis pas sûre de m'aventurer dans une route parallèle, donc peut-être je devrais prévoir des étapes plus courtes? Comment voyez vous le trajet entre la fin du Canal et la Viarhona? Et puis, question un peu bête mais j'en suis obligée par madame l'Ignorance, à part le nécessaire pour réparer une chambre à air ou les arceaux de la tente, quels outils serait-il judicieux d'amener? Merci de votre temps, Elvira

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