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MSC Sinfonia: Venise / Durban, 25 jours hors des habitudes... English translation pending
Bonjour,
Me voila, a nouveau, devant ce clavier les doigts a disposition des méninges... qui le sont beaucoup moins elles, encombrées de souvenirs, de résidus de décalages horaires : une fois dans un sens ... puis dans l' autre... et " re "! ainsi que par l' hésitation sur la meilleure façon de prendre " ce truc " par un bout.
Déjà : - notre chimie interne, qui nous vit, mon épouse et moi, avoir la certitude, " qu' il fallait nous oser " un retour sur nos préférences " de croisières " ... et qui aspira notre décision de passer a autre chose que le Yacht Club. En effets : - 89 jours cumulés au compteur, et encore : 56 en commande : - ce ne sont plus de belles opportunités, c 'est une maison de campagne. - notre goût pour les longues croisières, hors " tour de monde " ... loin des " petits " si longtemps, pencha, alors, nos aspirations, vers les caraïbes, le Brésil, Dubaï, en transat. Mais la : souvent des gros navires ... avec un YC !!! .... et nous ne sommes pas encore assez fort pour nous confisquer une chose, .... et nous la mettre sous le nez.
Auréa sur la classe Musica ne nous inspirant pas, notre découverte de ce " Sinfonia ", vers l' Afrique du Sud allait nous gâter : - Un vieux navire de 14 ans, beaucoup plus petit, ( et c 'est déjà plus long de l' écrire ) pendant 25 jours, avec des escales inconnues ... et " sonnant bien " : Seychelles , Iles Maurice, la Réunion, ... une arrivée a Durban : - la bas, tout en bas, ou, sur le globe terrestre, " on voit bien que l'on doit avoir la tête en bas, les pieds bien collés au sol pour ne pas tomber ...... sur un bureau ? ".. Notre sang ne fit qu 'un tour : ... " on hésita " !
C' était quand même une " sacrée marche "! Un beau YC Préziosa tout neuf, comparé a ce Sinfonia de 2002, ... allongée pour se tasser un peu plus dans les communs. ... 25 jours : - oui, mais si le coup de poker n' était pas bon !!! ...aïe, aïe aïe, je dirais même : pffff ! - Une Suite Auréa, tout a l' avant, ( la toute première ) sous le SPA, au calme, fut l' élément déclencheur. Nous avions notre position de repli, de " retraite sur des positions préparées a l' avance " comme diraient nos meilleurs stratèges.
C' est dans cet esprit que nous arrivons de notre hôtel de Venise, le grand matin.
Je reviens ....
Me voila, a nouveau, devant ce clavier les doigts a disposition des méninges... qui le sont beaucoup moins elles, encombrées de souvenirs, de résidus de décalages horaires : une fois dans un sens ... puis dans l' autre... et " re "! ainsi que par l' hésitation sur la meilleure façon de prendre " ce truc " par un bout.
Déjà : - notre chimie interne, qui nous vit, mon épouse et moi, avoir la certitude, " qu' il fallait nous oser " un retour sur nos préférences " de croisières " ... et qui aspira notre décision de passer a autre chose que le Yacht Club. En effets : - 89 jours cumulés au compteur, et encore : 56 en commande : - ce ne sont plus de belles opportunités, c 'est une maison de campagne. - notre goût pour les longues croisières, hors " tour de monde " ... loin des " petits " si longtemps, pencha, alors, nos aspirations, vers les caraïbes, le Brésil, Dubaï, en transat. Mais la : souvent des gros navires ... avec un YC !!! .... et nous ne sommes pas encore assez fort pour nous confisquer une chose, .... et nous la mettre sous le nez.
Auréa sur la classe Musica ne nous inspirant pas, notre découverte de ce " Sinfonia ", vers l' Afrique du Sud allait nous gâter : - Un vieux navire de 14 ans, beaucoup plus petit, ( et c 'est déjà plus long de l' écrire ) pendant 25 jours, avec des escales inconnues ... et " sonnant bien " : Seychelles , Iles Maurice, la Réunion, ... une arrivée a Durban : - la bas, tout en bas, ou, sur le globe terrestre, " on voit bien que l'on doit avoir la tête en bas, les pieds bien collés au sol pour ne pas tomber ...... sur un bureau ? ".. Notre sang ne fit qu 'un tour : ... " on hésita " !
C' était quand même une " sacrée marche "! Un beau YC Préziosa tout neuf, comparé a ce Sinfonia de 2002, ... allongée pour se tasser un peu plus dans les communs. ... 25 jours : - oui, mais si le coup de poker n' était pas bon !!! ...aïe, aïe aïe, je dirais même : pffff ! - Une Suite Auréa, tout a l' avant, ( la toute première ) sous le SPA, au calme, fut l' élément déclencheur. Nous avions notre position de repli, de " retraite sur des positions préparées a l' avance " comme diraient nos meilleurs stratèges.
C' est dans cet esprit que nous arrivons de notre hôtel de Venise, le grand matin.
Je reviens ....
Torremolinos: excursions pour Séville etc. English translation pending
Bonjour, pouvez vous me guider pour la meilleure endroit sur Torremolinos en Andalousie pour acheter des excursions bon tarif pour les villes de Séville, Grenade et Gibraltar. Je ne sais encore si je vais opter pour la location de voiture et faire moi-même mais je regarde les 2 options. J'allais tout faire par moi-même mais une blessure va probablement m'empêcher de conduire de longue distance!!! :🤪
Nous prévoyons ( si ma blessure ne gâche pas tout) faire Séville, Grenade, Ronda et Gibraltar et le parc El Torcal.
Nous partons 2 personnes pour 14 jours sur Torremolinos le 21 septembre.
Merci
Nous partons 2 personnes pour 14 jours sur Torremolinos le 21 septembre.
Merci
Balade cycladique, entre ciel et mer, entre bleu et blanc English translation pending
Mon escapade dans les îles grecques vient de prendre fin. Un très beau voyage de 18 jours (29 juin- 16 juillet) pour découvrir et admirer quelques perles des Cyclades. Je remercie d’ores et déjà les personnes qui ont répondu à mes questions avant et pendant le voyage, et j’espère que ce retour de ma part sera utile aux futurs voyageurs.
Préparation
J’avais emporté avec moi 3 guides papier sur les Cyclades, dont un Routard de 2011 que je m’étais fait prêté. Ajouté à cela le « Cartoville » et le « Grand week-end à » sur Athènes. Quelques posts sur VF et pas mal de surf sur le web, autant vous dire que j’étais particulièrement équipé.
Vols
Aller et retour avec la compagnie Aegean. Achetés mi-avril enligne sur www.aegean.com
Ferries
3 trajets opérés par Blue Star Ferries (Santorin-Naxos, Naxos-Paros et Paros-Le Pirée), réservés dès février sur le site www.directferries.com
Hébergements
Nous avons eu recours à 5 locations, dénichées sur www.booking.com. Elles nous ont toutes donné satisfaction. J’ai d’ailleurs posté un commentaire plus que positif pour chacune d’entre elles dès mon retour (voir Stéphane, France).
- Marina’s Studios, Perivolos (Santorin) du 29 juin au 2 juillet, soit 3 nuits
- Sweet Home, Karterados (Santorin) du 2 au 4 juillet, soit 2 nuits
- Panormos Hotel (Naxos) du 4 au 9 juillet, soit 5 nuits
- Meletis Studios (Paros) du 9 au 13 juillet, soit 4 nuits
- Hotel Cosmos (Athènes) du 13 au 16 juillet, soit 3 nuits
Concernant Santorin, j’avais opté dès le départ pour une seule location (Sweet Home à Karterados) car parfaitement située pour des visites en étoile sur toute l’île. Mais par manque de disponibilités à nos dates, on a fait un compromis avec une deuxième location sur la côte sud.
Transports
Avec 2 enfants en bas âge et une envie de découvrir les moindres coins et recoins de chacune des îles, la location de voiture s’est finalement imposée comme une évidence. Les 3 agences sollicitées, avec des avis mitigés pour 2 d’entre elles, j’y reviendrai un peu plus loin.
- Santorini Car Hire (Santorin) www.santorinicarhire.com
- Autotour (Naxos) www.naxosrentacar.com
- Chaniotis (Paros) www.parosrentals.gr
Cuisine
La référence tarifaire pour un resto, c’est la salade grecque. Jusqu’à 6,50 € vous mangerez pour un prix raisonnable. Au-delà de 8 €, attendez-vous à une addition salée. Au fur et à mesure du voyage c’est devenu notre repère pour choisir une table.
D’ailleurs, des salades grecques, on a testé pas mal, avec plus ou moins de réussite. On peut faire un repas juste avec ce plat, tellement c’est copieux. Nous avons pris l’habitude, au fil de notre séjour, de commander avec prudence. A plusieurs reprises nous sommes repartis avec des doggy bag.
Contact avec les Grecs
Impression mitigée, je m’explique. Que ce soit avec les commerçants, les restaurateurs ou nos hôtes, les rapports ont globalement été excellents. Sur la route en revanche, c’est la soupe à la grimace. Jamais un remerciement quand vous laissez passer quelqu’un… Le bitume appartient aux locaux et ils ne se privent pas de le faire savoir aux touristes. Après, peut-être que c’est lié à une certaine mentalité insulaire, je ne sais pas… N’ayant pas conduit à Athènes, la comparaison avec le continent est difficile.
Déroulement du séjour
Voici le programme qui fut le notre, je le détaillerai par la suite
- Jour 1 : Vol Marseille-Santorin avec escale d’une heure à Athènes
- Jours 2, 3, 4 et 5 : Visite de Santorin
- Jour 6 : Ferry Santorin-Naxos
- Jours 7, 8, 9 et 10 : Visite de Naxos
- Jour 11 : Ferry Naxos-Paros
- Jours 12 et 13 : Visite de Paros
- Jour 14 : Visite d’Antiparos
- Jour 15 : Ferry Paros-Le Pirée
- Jours 16 et 17 : Visite d’Athènes
- Jour 18 : Vol Athènes-Marseille
Budget
- Chèque e-parking aéroport Marignane : 47 €
- Vols AR : 1755 €
- Excédent bagages : 45 €
- Ferries : 170 €
- Hébergements (17 nuitées) : 915 €
- Locations voiture : 400 €
- Essence : 100 €
- Courses et repas : 965 €
- Pressing : 20 €
- Excursions et visites : 57 €
- Transports Athènes : 86 €
- Total : 4560 € soit 1140 € par personne
Conclusion et conseils
De très beaux coins et paysages sur chacune des 3 îles visitées. Tourisme de masse sur Santorin, ce n’est pas une surprise, mais cela ne nous a pas empêché d’apprécier cette île hors du commun. Et encore, nous c'était une période encore pas trop chargée, sûrement le calme avant la tempête estivale... Ce doit être sûrement plus plaisant de s’y rendre avant ou après l’été, pour profiter des lieux et des plages sans trop de foule.
Sur le bitume, la prudence est de mise. Les routes ne sont pas toujours très larges et la conduite insulaire à la « pousse-toi de là que je passe » vous fera redoubler de vigilance. Au niveau de la signalisation, il est parfois compliqué de trouver la bonne route, surtout à Santorin. Heureusement qu’il n’y en a pas 500.000… Sur Paros, vous pouvez en quelques secondes passer d’une route classique à un chemin de terre. Bien vous renseigner avant de vous y engager, vous pouvez rapidement vous retrouver au fin fond de la montagne… C’est du vécu !!!
N’hésitez pas à questionner les locaux, ils sont assez serviables. Avec un minimum d’anglais et quelques bribes de grec (kalimera, kalispera, efcharisto et palakalo), vous vous en sortirez toujours.
PS : Le voyage plus en détail et les photos suivront…(faudrait déjà qu'elles soit triées 😄)
Stef
Préparation
J’avais emporté avec moi 3 guides papier sur les Cyclades, dont un Routard de 2011 que je m’étais fait prêté. Ajouté à cela le « Cartoville » et le « Grand week-end à » sur Athènes. Quelques posts sur VF et pas mal de surf sur le web, autant vous dire que j’étais particulièrement équipé.
Vols
Aller et retour avec la compagnie Aegean. Achetés mi-avril enligne sur www.aegean.com
Ferries
3 trajets opérés par Blue Star Ferries (Santorin-Naxos, Naxos-Paros et Paros-Le Pirée), réservés dès février sur le site www.directferries.com
Hébergements
Nous avons eu recours à 5 locations, dénichées sur www.booking.com. Elles nous ont toutes donné satisfaction. J’ai d’ailleurs posté un commentaire plus que positif pour chacune d’entre elles dès mon retour (voir Stéphane, France).
- Marina’s Studios, Perivolos (Santorin) du 29 juin au 2 juillet, soit 3 nuits
- Sweet Home, Karterados (Santorin) du 2 au 4 juillet, soit 2 nuits
- Panormos Hotel (Naxos) du 4 au 9 juillet, soit 5 nuits
- Meletis Studios (Paros) du 9 au 13 juillet, soit 4 nuits
- Hotel Cosmos (Athènes) du 13 au 16 juillet, soit 3 nuits
Concernant Santorin, j’avais opté dès le départ pour une seule location (Sweet Home à Karterados) car parfaitement située pour des visites en étoile sur toute l’île. Mais par manque de disponibilités à nos dates, on a fait un compromis avec une deuxième location sur la côte sud.
Transports
Avec 2 enfants en bas âge et une envie de découvrir les moindres coins et recoins de chacune des îles, la location de voiture s’est finalement imposée comme une évidence. Les 3 agences sollicitées, avec des avis mitigés pour 2 d’entre elles, j’y reviendrai un peu plus loin.
- Santorini Car Hire (Santorin) www.santorinicarhire.com
- Autotour (Naxos) www.naxosrentacar.com
- Chaniotis (Paros) www.parosrentals.gr
Cuisine
La référence tarifaire pour un resto, c’est la salade grecque. Jusqu’à 6,50 € vous mangerez pour un prix raisonnable. Au-delà de 8 €, attendez-vous à une addition salée. Au fur et à mesure du voyage c’est devenu notre repère pour choisir une table.
D’ailleurs, des salades grecques, on a testé pas mal, avec plus ou moins de réussite. On peut faire un repas juste avec ce plat, tellement c’est copieux. Nous avons pris l’habitude, au fil de notre séjour, de commander avec prudence. A plusieurs reprises nous sommes repartis avec des doggy bag.
Contact avec les Grecs
Impression mitigée, je m’explique. Que ce soit avec les commerçants, les restaurateurs ou nos hôtes, les rapports ont globalement été excellents. Sur la route en revanche, c’est la soupe à la grimace. Jamais un remerciement quand vous laissez passer quelqu’un… Le bitume appartient aux locaux et ils ne se privent pas de le faire savoir aux touristes. Après, peut-être que c’est lié à une certaine mentalité insulaire, je ne sais pas… N’ayant pas conduit à Athènes, la comparaison avec le continent est difficile.
Déroulement du séjour
Voici le programme qui fut le notre, je le détaillerai par la suite
- Jour 1 : Vol Marseille-Santorin avec escale d’une heure à Athènes
- Jours 2, 3, 4 et 5 : Visite de Santorin
- Jour 6 : Ferry Santorin-Naxos
- Jours 7, 8, 9 et 10 : Visite de Naxos
- Jour 11 : Ferry Naxos-Paros
- Jours 12 et 13 : Visite de Paros
- Jour 14 : Visite d’Antiparos
- Jour 15 : Ferry Paros-Le Pirée
- Jours 16 et 17 : Visite d’Athènes
- Jour 18 : Vol Athènes-Marseille
Budget
- Chèque e-parking aéroport Marignane : 47 €
- Vols AR : 1755 €
- Excédent bagages : 45 €
- Ferries : 170 €
- Hébergements (17 nuitées) : 915 €
- Locations voiture : 400 €
- Essence : 100 €
- Courses et repas : 965 €
- Pressing : 20 €
- Excursions et visites : 57 €
- Transports Athènes : 86 €
- Total : 4560 € soit 1140 € par personne
Conclusion et conseils
De très beaux coins et paysages sur chacune des 3 îles visitées. Tourisme de masse sur Santorin, ce n’est pas une surprise, mais cela ne nous a pas empêché d’apprécier cette île hors du commun. Et encore, nous c'était une période encore pas trop chargée, sûrement le calme avant la tempête estivale... Ce doit être sûrement plus plaisant de s’y rendre avant ou après l’été, pour profiter des lieux et des plages sans trop de foule.
Sur le bitume, la prudence est de mise. Les routes ne sont pas toujours très larges et la conduite insulaire à la « pousse-toi de là que je passe » vous fera redoubler de vigilance. Au niveau de la signalisation, il est parfois compliqué de trouver la bonne route, surtout à Santorin. Heureusement qu’il n’y en a pas 500.000… Sur Paros, vous pouvez en quelques secondes passer d’une route classique à un chemin de terre. Bien vous renseigner avant de vous y engager, vous pouvez rapidement vous retrouver au fin fond de la montagne… C’est du vécu !!!
N’hésitez pas à questionner les locaux, ils sont assez serviables. Avec un minimum d’anglais et quelques bribes de grec (kalimera, kalispera, efcharisto et palakalo), vous vous en sortirez toujours.
PS : Le voyage plus en détail et les photos suivront…(faudrait déjà qu'elles soit triées 😄)
Stef
Circuit au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
J’envisage de faire un circuit de 2 semaines au Cambodge avec ma fille, mais mon programme n’est pas encore défini. C’est la première fois que ma fille voyage en Asie. J’espère que tout se passe bien, sans déception. Donc pourriez-vous me suggérer un itinéraire parfait ainsi que une agence efficace ?
Merci d’avance !
Claire
Merci d’avance !
Claire
Séjour de 2 semaines Kruger - Richards Bay - Drakensberg - Cape Town English translation pending
Bonjour à tous,
De manière très peu originale, je sollicite la sagesse collaborative du forum pour avoir votre avis sur une idée de séjour en Afrique du Sud fin octobre - début novembre pendant 2 grosses semaines.
Les grandes idées derrière l'itinéraire : - Incontournable : voir des animaux :), ce sera le 1er safari pour nous - Envie de faire Cape Town et sa région - Le SE autour de Richards Bay / Sainte Lucie a l'air top : crocos, hippos, snorkeling, etc - Nous sommes aussi amateurs de rando, du coup le Drakensberg a l'air assez sympa - Pas envie de perdre trop de temps sur la route, du coup j'ai parfois privilégié l'avion sur la voiture, et parfois éliminé certaines destinations un peu compliquées pour s'y rendre (le budget n'est pas forcément la contrainte n°1)
Du coup ça donne quelque chose comme ça : J1 : arrivée à Johannesburg et vol dans la foulée pour Hoedspruit + location de voiture J2 : Journée excursion à Blyde Canyon J3 : Entrée dans le Kruger - 1ère journée J4 : 2ème journée Kruger J5 : 3ème journée Kruger (les 3 nuits dans 2-3 camps différents) J6 : Abandon voiture loc à Hoedspruit et vol pour Richards Bay + location de voiture J7 : Journée excursion parc Isimangaliso J8 : 2ème journée autour de Sainte Lucie (boat cruise Lake St Lucia snorkeling @ Cape Vidal, observation baleines, ...) OU parc Hluhluwe-Umfolozi ? J9 : Route vers Drakensberg J10 : Journée excursion Drakensberg J11 : Journée excursion Drakensberg J12 : Route vers Durban, abandon voiture de loc + vol pour Cape Town & location voiture J13-14-15-16 : Cape Town & environs (plages, cap de Bonne Espérance, vignobles, ville Cape Town, observation baleines, cage requins blancs, ...) J17 : retour Paris !
Qu'en pensez-vous ? Est-ce qu'on passe trop vite dans certains coins ? Est-ce que ça vaut le coup de supprimer carrément une étape (ex : Drakensberg) pour passer plus de temps quelque part (ex : autour de Sainte Lucie) ? Est-ce qu'il y a des astuces logistiques que je n'aurais pas vu pour être plus efficace dans les déplacements ?
Merci d'avance pour vos retours précieux :) !
Matthieu.
De manière très peu originale, je sollicite la sagesse collaborative du forum pour avoir votre avis sur une idée de séjour en Afrique du Sud fin octobre - début novembre pendant 2 grosses semaines.
Les grandes idées derrière l'itinéraire : - Incontournable : voir des animaux :), ce sera le 1er safari pour nous - Envie de faire Cape Town et sa région - Le SE autour de Richards Bay / Sainte Lucie a l'air top : crocos, hippos, snorkeling, etc - Nous sommes aussi amateurs de rando, du coup le Drakensberg a l'air assez sympa - Pas envie de perdre trop de temps sur la route, du coup j'ai parfois privilégié l'avion sur la voiture, et parfois éliminé certaines destinations un peu compliquées pour s'y rendre (le budget n'est pas forcément la contrainte n°1)
Du coup ça donne quelque chose comme ça : J1 : arrivée à Johannesburg et vol dans la foulée pour Hoedspruit + location de voiture J2 : Journée excursion à Blyde Canyon J3 : Entrée dans le Kruger - 1ère journée J4 : 2ème journée Kruger J5 : 3ème journée Kruger (les 3 nuits dans 2-3 camps différents) J6 : Abandon voiture loc à Hoedspruit et vol pour Richards Bay + location de voiture J7 : Journée excursion parc Isimangaliso J8 : 2ème journée autour de Sainte Lucie (boat cruise Lake St Lucia snorkeling @ Cape Vidal, observation baleines, ...) OU parc Hluhluwe-Umfolozi ? J9 : Route vers Drakensberg J10 : Journée excursion Drakensberg J11 : Journée excursion Drakensberg J12 : Route vers Durban, abandon voiture de loc + vol pour Cape Town & location voiture J13-14-15-16 : Cape Town & environs (plages, cap de Bonne Espérance, vignobles, ville Cape Town, observation baleines, cage requins blancs, ...) J17 : retour Paris !
Qu'en pensez-vous ? Est-ce qu'on passe trop vite dans certains coins ? Est-ce que ça vaut le coup de supprimer carrément une étape (ex : Drakensberg) pour passer plus de temps quelque part (ex : autour de Sainte Lucie) ? Est-ce qu'il y a des astuces logistiques que je n'aurais pas vu pour être plus efficace dans les déplacements ?
Merci d'avance pour vos retours précieux :) !
Matthieu.
Road trip dans l'Ouest américain avec enfant de 3 ans English translation pending
Bonjour,
Avis aux voyageurs connaissant bien l'ouest americain et aussi aux parents ayant effectué ce périple afin de pouvoir bénéficier de vos précieux conseils qui pourront me conforter dans l'idé d'un road trip génial avec un enfant en bas âge!😅
Pourriez-vous svp me donner votre avis sur le projet de notre séjour dans l'ouest americain pour cet été? Nous partons en couple avec notre petite fille de 3ans 1/2 pendant 29 jours du 09/07 au 06/07 (départ et retour de San Francisco)
Je n'ai réservé que les 1ères nuits à San Francisco (4 nuits) et après nous voudrions gérer jour après jour sur place. Qu'en pensez-vous dans la mesure où nous séjournerons à l'hôtel de préférence avec piscine pour aussi faire plaisir à notre fille en fin de journée sans faire de gros trajets quotidiens? Voici notre idée de projet: - San Francisco (4 jours) - séquoia national parc - death valley/ las Vegas -zion et Brice Canyon -monument valley -grand Canyon -los angeles (2/3 jours) - et remontée de la pacific coast highway pendant une semaine pour se reposer sur les plages californiennes (santa monica, santa Barbara, monterey, carmel, santa cruz
Je voudrais si possible rajouter Yellowstone mais je ne sais pas combien de temps/ jours consacrer pour nos étapes prévues ci-dessus dans la mesure où malheureusement nous ne pourrons pas faire de randonnées avec notre fille! A ce propos, pensez-vous malgré tout qu'une randonnée avec sac à dos pour porter notre fille soit possible et pas trop difficile car notre fille n'est pour l'instant pas une grande mordue de la marche!😅
J'ai préféré enlever de notre parcours Yosemite, le lac Powell, antelope canyon et horseshoe bend mais peut- être est-ce une erreur, qu'en pensez-vous?
Enfin quelle étape prévoir entre Grand Canyon et los angeles qui est pour le coup, un assez long trajet!?
Merci beaucoup pour votre retour et vos éventuels conseils pour finaliser mon road trip qui approche à très grands pas maintenant.
Yasmine
Avis aux voyageurs connaissant bien l'ouest americain et aussi aux parents ayant effectué ce périple afin de pouvoir bénéficier de vos précieux conseils qui pourront me conforter dans l'idé d'un road trip génial avec un enfant en bas âge!😅
Pourriez-vous svp me donner votre avis sur le projet de notre séjour dans l'ouest americain pour cet été? Nous partons en couple avec notre petite fille de 3ans 1/2 pendant 29 jours du 09/07 au 06/07 (départ et retour de San Francisco)
Je n'ai réservé que les 1ères nuits à San Francisco (4 nuits) et après nous voudrions gérer jour après jour sur place. Qu'en pensez-vous dans la mesure où nous séjournerons à l'hôtel de préférence avec piscine pour aussi faire plaisir à notre fille en fin de journée sans faire de gros trajets quotidiens? Voici notre idée de projet: - San Francisco (4 jours) - séquoia national parc - death valley/ las Vegas -zion et Brice Canyon -monument valley -grand Canyon -los angeles (2/3 jours) - et remontée de la pacific coast highway pendant une semaine pour se reposer sur les plages californiennes (santa monica, santa Barbara, monterey, carmel, santa cruz
Je voudrais si possible rajouter Yellowstone mais je ne sais pas combien de temps/ jours consacrer pour nos étapes prévues ci-dessus dans la mesure où malheureusement nous ne pourrons pas faire de randonnées avec notre fille! A ce propos, pensez-vous malgré tout qu'une randonnée avec sac à dos pour porter notre fille soit possible et pas trop difficile car notre fille n'est pour l'instant pas une grande mordue de la marche!😅
J'ai préféré enlever de notre parcours Yosemite, le lac Powell, antelope canyon et horseshoe bend mais peut- être est-ce une erreur, qu'en pensez-vous?
Enfin quelle étape prévoir entre Grand Canyon et los angeles qui est pour le coup, un assez long trajet!?
Merci beaucoup pour votre retour et vos éventuels conseils pour finaliser mon road trip qui approche à très grands pas maintenant.
Yasmine
Voyage à vélo en Birmanie English translation pending
Birmanie 2015.
Patricia aime les teintes fraîches de l'aube, dorées par le soleil levant qui passent rapidement à l'orange mangué du ciel au crépuscule. Mais de concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Des pagodes a perte de vue parsemées dans la luxuriante végétation qu'il faut absolument découvrir depuis le sommet de la pagode Shwesandaw. Un spectacle exceptionnel sillonné de sentiers que l'on parcours à vélo, point d'orgue de ce voyage.Certains préfèrent utiliser les calèches ou plus simplement la randonnée. Pagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, le culte de Bouddha perdure. Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Gubyanki , des quatre Bouddhas du temple de Ananda, et l' incroyable temple de Manuba. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'oeuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Les brumes de l'aube envahissent le paysage, la cité de Padan constitue le berceau de la civilisation bamar, elle n ' a pas traversé les siècles sans encombre, guerres, tremblements de terres, occupations sauvages ont laissé des traces que les restaurations fréquentes n'ont pas complétement masqué. Le site est entourré de champs de culture où les paysants labourent à l' aide d, un char tiré par deux buffles.
Note sur Mandalay.
La circulation se fait à droite lors que paradoxalement les volants de véhicules se trouvent aussi à droite, les dépassements sont périlleux . Le plus grotesque est que la descente des bus se fait au milieu de la chaussée. Le pays prend la nouvelle dénomination Myanmar en 1989. Le pays est sous pression depuis 1960 au mépris des droits de l'homme , 50 ans plus tard les stigmates sont encore perceptibles.
Le changement: Le coca cola est importé depuis 2011 seulement. La musique explose, hip-hop, heavy métal, punks, boys band, la mini jupe succède au sarong. Les centres commerciaux ont remplacé les bazards de rue. Le parc automobile a explosé et les bouchons envahissent les rues. Les promoteurs immobiliers rasent les vieilles bâtisses Victoriennes pour édifier des complexes luxueux.
Mercredi 5 Février 2014. De l'aéroport de Mandalay à Sagaing. Nous ne savons pas lorsque l'avion se pose sur le tarmac que l'aéroport est situé à 48 Km du centre de la ville de Mandalay. Il est 13h30, l'air est moite, il fait environ 30 degrés. Nous nous installons pour le montage des vélos sous le patio à droite de la sortie de l’aéroport et rapidement un attroupement se forme autour de nous. Rapidement nos montures sont prêtes et nous pouvons partir à l’aventure de ce pays inconnu. Nous sommes vite immergés dans l’ambiance du pays en empruntant la belle route à l'ombre de grands acacias qui se dirige vers le nord en direction de Mandalay. Un beau stupa rouge brique bâti sur mamelon domine la plaine. En contrebas dans les champs se déroule le battage de la poids- chiche et du sésame. Chapeau de paille sur la tête et tongs aux pieds sous une chaleur écrasante, des hommes et des femmes travaillent inlassablement dans le brouhaha d’une vieilles machines agricoles. Nous poursuivons notre route, plus loin le goudron cède la place à une piste poussiéreuse qui traverse un parcage de calèches pour mourir brutalement par une pente raide sur la rive d’un bras de l' Ayeyarwady. Un ponton de bois bancal retient un bateau à longue queue chapeauté d’une bâche de camion. Une femme et en train d’y installer sa moto chinoise. Nous tombons au bon moment pour embarquer sur la navette qui en quelques minutes et moyennant trois milles kyats nous expulse sur la rive opposée. La pleine lune éclaire les deux ponts métalliques au-dessus de l' Ayeyarwady qui conduisent à Sagaing. J-Jacques a pris un peu d'avance, Patricia frontale vissée sur le casque suit dans la pénombre à quelques dizaines de mètres. Il apparaît silencieusement sur la gauche de la route, la tête est presque au milieu de la voie alors que l'extrémité de sa queue est encore dans les fourrés, ne laissant peu de place pour l'éviter. J-Jacques perd le contrôle de son vélo et manque comme lui de disparaître dans le fossé. Une bonne douzaine de décimètres de long, une tête pointue et une rayure noire de chaque côté du corps s'effile à trois ou quatre centimètres du bout de sa queue. Notre premier serpent nous décharge un frisson glacial et nous rappelle que le Myanmar est le pays dans le monde qui détient le record peu enivrant du nombre de mort par suite de morsure d’un reptile. La petite route forme une patte d'oie à l’intersection d’Inwa et de Lanzou. La cantine où s'attablent quelques jeunes aux yeux alcoolisés déverse des décibels dans la nuit, nous bifurquons à gauche à la lumière de nos lampes à led et nous enfonçons dans le noir en direction du pont à arcades métalliques qui permet aux véhicules et au train d'enjamber le fleuve. Nous voici à Sagaing, bruyant, désordonné et poussiéreux. En quelques minutes et après deux ou trois renseignements contradictoires nous trouvons l’hôtel Shwe Pyae Sone. Ouf, nous ne dormirons par dehors au plus grand regret de Patricia. S’en suivent les rituels qui confèrent aux baroudeurs un bonheur connu d'eux seuls. Jeudi 6 Février. Sagaing-Mandalay. On a de la peine à s'extraire du lit, décalage horaire ou fatigue physique, le réveil est difficile et le départ tardif. Il nous faut franchir le pont d’Ava en sens inverse pour prendre la route vers Mandalay. Sur l'autre rive une table au milieu de la route permet à 2 ou 3 jeunes de percevoir la taxe de passage, les vélos en sont exemptés. La route s'oriente vers le nord et longe la voie ferrée jusqu'à Amarapura ancienne capitale du pays SHAN et aboutit sur la plage des bateliers en face du fameux « U Bein bridge », la plus grande passerelle en teck du monde, longue de 1200 m et objet des plus célèbres clichés traitant de la Birmanie. Ce pont enjambe le lac Taung Thama en dessinant une élégante courbe qui se perd sur la rive opposée. Nous le traversons en poussant nos vélos émus du privilège qui nous est accordé. De l'autre côté, sur la plage de sable l'accueil touristique est plus significatif. Parking pour les bus- musique-transat-boissons fraîches témoignent de l’attrait des lieux. En quelques coups de pédales nous entrons à Mandalay, ancienne capitale du pays Shan et deuxième ville du pays. Nous traversons le quartier des batteurs où raisonnent les coups de masse qui façonnent les feuilles d'or qui recouvriront les temples puis celui des sculpteurs où la poussières blanche envahit les trottoirs et les rues, d'énormes Bouddhas de marbre blanc s'empilent sur le bord de la route . Nous empruntons la 84th avenue où un rabatteur nous propose de nous conduire à un hôtel sur la 26th rue. L'accueil y est chaleureux, le prix intéressant, nous nous installons à l’ « Ethotel ». Après le repas du soir pris dans une échoppe du quartier, en regagnant notre hôtel nous sommes intrigués par l'activité d'un jeune birman de 25 ans et de son petit frère de 10 ans. Ils fabriquent des tongs à même le trottoir, assis en tailleur. L'ainé enduit de colle néoprène et à pleines mains une semelle de sandale préalablement habillée sur une face par un tissu velouteux. Après séchage sur une clayette il appose une bande de caoutchouc qu’il presse fortement, puis après avoir contrecollé une centaine de paires, il chantourne avec une lame de couteau plantée verticalement dans un rondin de teck l'excédent de caoutchouc sans abîmer ni tâcher le velours. A notre question visant à savoir combien il vend ces tongs, il répond- mille deux cent kyats soit un euros.
Vendredi 7 Fevrier
Visite de Mandalay puis Mandalay -Thazi en train. Nous avons lu que s'il est un endroit inévitable à Mandalay, c'est à coup sur le marché du jade, haut lieu du négoce de pierres semi-précieuses par la communauté chinoise. Annoncé dans les guides sur la 87th avenue. On l'a cherché, on ne l'a jamais trouvé. Nous partons maintenant visiter un des ouvrages essentiels en Birmanie, une pagode. Nous avons choisi la pagode Eindawya située elle aussi dans la 87 th rue en face d'une ruelle bondée d'échoppes religieuses, nous en profitons pour acheter un drapeau bouddhique, qui a la particularité de répéter le couleurs bleu, jaune, rouge , blanc et violet, une fois à l'horizontale et une fois à la verticale. Cette pagode est peu visitée et offre donc la possibilité de profiter des lieux en toute quiétude, la prise de photo est de ce fait facilitée. Elle abrite un très beau bâtiment sur son aile droite destinée à la célébration de mariage religieux. Puis nous enfourchons nos vélos pour se diriger vers le Grand Palais que nous abordons par son accès ouest, celui-ci est interdit aux étrangers et les militaires nous invitent à contourner les remparts pour se présenter par l'accès est. Le Grand palais est entouré d'une fortification et de douves, celles- ci sont très larges, peut-être 70 mètres. Nous longeons les douves jusqu'au pied de la colline de Mandalay. Un pont enjambe les douves à proximité du poste militaire de contrôle. Il faut s’acquitter d'une taxe de visite de 10 USD par personne. La voie d'accès traverse l'épais mur d'enceinte que l’on franchit en poussant son deux-roues, puis une longue allée traverse les pelouses jusqu'au portail d'entrée. Le palais impressionnant par son ampleur. Plus de 40 bâtiments en bois que l 'on choisit d'admirer depuis la tour de guet en grimpant un étrange escalier en spirale puis nous nous rendons a la salle du trône et sa superbe structure pyramidale en filigrane d'or et enfin au musée culturel qui expose les tuniques et le lit à baldaquin du roi Thibaw. La colline est surmontée d'un temple dominant la plaine et le Grand Palais, la vue est imprenable. Nous abordons la montée par l'escalier d'accès situé au sud-est. Cet escalier qui compte près de 500 marches est couvert sur toute sa longueur et traverse plusieurs temples avant d'arriver au sommet où l'on peut admirer une immense statue de bouddhas debout, bras tendu vers la ville, posture représentative extrêmement rare. Nous redescendons par le même escalier afin de récupérer nos chaussures et nos vélos laissés au pied de la colline. Pour respecter notre programme nous devons quitter Mandalay ce soir pour Thazi distant de 150 km. Pour cela nous prenons un billet de train. Thazi n' a pas d’intérêt particulier sauf qu'elle est une ville étape obligatoire lorsqu'on se rend au lac Inlé au départ de Mandalay. Les vélos sont délicatement chargés par le personnel en même temps des balles de cellophane, et de nombreux cartons. Les fauteuils quelque peu vétustes sont recouverts d’un tissu vert, l'assise est un peu molle, les reposes pieds effondrés et les accoudoirs avachis, mais le confort est suffisant si on le compare aux banquettes en bois de classe ordinaire. Le train prend de la vitesse et les passagers sont ballottés comme on peut l'être dans un 2cv sur une piste africaine. Les vendeurs de boissons, biscuits, fruits, cigarettes se succèdent puis un employé de la société des chemins de fer passe prendre les commandes pour le repas. Une quinzaine de minutes plus tard il nous apporte dans des boîtes isothermes du riz frit et un œuf au plat. Vers 20 heures, nous sommes sur le quai de la gare de Thazi. Il fait nuit noire. Frontale sur le casque nous quittons la gare en direction du centre-ville. Face au premier carrefour on aperçoit l'enseigne de Moon Light Guesthouse.
Samedi 7 Février. Thazi-Ye young ma. 81 km à vélo. + 1000 m- Nous quittons Thazi à 7h00 par la route qui conduit au lac Inlé. La température est fraîche et le pédalage est facile malgré un revêtement de chaussée très bosselé. Après 20 km nous faisons halte devant une carrière de concassage, il y en a beaucoup le long de la route. Au loin on devine les carrières d'extraction à flanc de montagne. Les blocs sont transportés par camion jusqu'à ces micro-ateliers de concassage. L’organisation du travail est simple, les jeunes garçons trient les blocs à mains nues et les chargent dans un concasseur à la force des reins et des biceps, il en ressort en contrebas des gravillons de différentes granulométries qui sont "grillés" et triés par des femmes visages protégés de la poussière par un foulard. Des différents tas sont ainsi créés rechargés sur des petits camions seau après seau. Tout cela dans un vacarme assourdissant, une poussière omniprésente et sous un soleil brûlant. Nous poursuivons notre route, croisons de nombreuses charrettes tirées par des bœufs se rendant aux champs. La circulation est faible en cette heure matinale mais à l'intersection avec la route venant Yangoun de nombreux camions font leur apparition. Extrêmement bruyants, polluants, mais courtois, ils ralentissent et s'écartent largement lorsqu'ils passent à notre hauteur. Nous faisons une pause vers 13h30 dans une cantine en bordure de route fréquentée par les routiers. L'accueil est des plus chaleureux, on propose même à Jean-Jacques un peu blême de s'allonger dans la maison. La pente se relève, les virages s’enchaînent, nous prenons de l’altitude, les km défilent et la fatigue se fait sentir. Le paysage sur la plaine apparaît, la végétation de plus en plus dense, bananiers, tecks, hévéas ombragent la route. Nous sommes à 950 m d'altitude, Nous traversons la bourgade de Ye Yaung Ma, au bord de la route se trouve une succession de maisons de bois et de bambou, à la sortie sur notre droite le portail d'accès à un temple est ouvert, nous pénétrons dans la cour pour demander l'hospitalité pour la nuit, les chiens hurlent, un moine sort, descend les marches du temple. Patricia négocie, c'est d'accord nous passerons la nuit aux pieds de Bouddha.
Dimanche 8 février. Ye yuong ma- Maing thauk (Lac Inlé ) 85 km . Les camions ont commencé leur ballet très tôt ce matin et au hurlement des moteurs on a vite compris que l'ascension n'est pas terminée. Nous reprenons notre montée à la fraîche, le soleil se lève à peine sur le massif forestier. En 1 heure nous voici à Kalow, 400 m plus haut. Nous y faisons une pause petit déjeuner. Kalow est une petite ville connue pour ses départs de trek, elle est aussi une ville étape pour les routiers en transit sur la "high land road". Traversée par une rue principale divisée par un terre-plein central borduré de rouge et de blanc, les hôtels y sont nombreux. A la sortie de Kalow, des drapeaux aux couleurs bouddhiques flottent en haut de mâts, des femmes font l'aumône en agitant des écuelles en fer blanc. Les quelques pièces qu''elles contiennent font un bruit de crisette. Un automobiliste ralenti et jette par la fenêtre un billet de 1000 kyats. La route descend et ne tarde pas à s'élever à nouveau pour franchir le col à 1350 m. Nous basculons vers Aungban à travers une pinède pins sylvestres. Dans la plaine la route s'élargie puis apparaît une barrière de péage doublée de ponts bascules. Les véhicules payent une redevance en fonction de leur poids, les recettes sont destinées à la création d'une voie express. Bien sûr les vélos en sont dispensés. Au 20 éme kilomètre, une petite piste de terre rouge se perd dans le paysage sous les yeux d'une immense statue de bouddha debout face à la plaine, sur le mamelon derrière lui s'élève un temple à la pointe dorée. Nous consultons la carte et notre position et concluons que cette piste se dirige vers le lac Inlé. Nous nous y engageons. La piste zigzague dans la végétation aride, monte et descend au gré des ravines, s'approche de stupas puis s'en éloigne jusqu'à une zone boisée de bambou d'une bonne dizaine de mètres de haut qui ombrage un village Shan. Le temps semble s'être arrêté ici. Les chars sont tirés par des bœufs, pas de lampadaire, pas de poteaux électriques, même pas de panneaux solaires. Tout ce qui existe ici est tiré de la forêt. Nous nous arrêtons quelques instants pour savourer ce moment. En quittant la bourgade nous tombons sur une très large piste en construction qui s'oriente vers la route goudronnée située à une dizaine de kilomètre. Nul doute que ce village est voué à la modernisation. Nous laissons cette piste derrière nous pour nous orienter plein est en direction du lac. Nos rencontres aux abords du village se résument à quelques jeunes moines et 3 ou 4 chars à bœufs se rendant au champ. Nous traversons des champs de céréales moissonnées, la piste est roulante et facilite le pédalage et favorise notre vitesse. Nos sacoches sont torturées, ballottent, frappent violement les portes bagages. Plus loin sous un immense arbre qui baigne ses racines dans un trou humide, des hommes se reposent de leurs efforts. Ils viennent on ne sait d'où et vont probablement au village que nous venons de quitter. Suspendu à un balancier est placé une centaine de plateau en osiers soupesant près de 50 kg. Incroyable à la vue de leur petit gabarit. Nous longeons une marre d'eau où un groupe d'homme charge la benne d’un camion, seau à seau. L'intérieur de la benne est recouvert d'une bâche de polyéthylène qui en assure son étanchéité. Puis nous arrivons à un autre village blotti aux pieds de deux collinettes. Le compas nous indique la direction du lac derrière ce village. Il doit y avoir un passage entre les deux mamelons. La piste accède à un temple puis se réduit à un simple chemin piéton montant dans une forêt. Le chemin passe un col et un plateau cultivé puis bascule côté est au travers d'une épaisse végétation. Nous stoppons sur un replat pour admirer la vue embrumée sur le lac. Il est là, 8 km plus bas, entouré par ses montagnes noires. Il nous reste à dévaler 300 m de dénivelée. Un grand moment de vélo, nous n'avons jamais roulé aussi vite en tout terrain avec 15 kg dans des sacoches. La plaine est vouée à l'exploitation de la canne à sucre. Nous remarquons derrière une haie de grand arbre un hangar duquel une haute cheminée crache une fumée noire. Le bruit d'un moteur nous attire. C'est un atelier d'extraction du jus de canne et de fabrication de sucre. Une exploitation familiale. Un four horizontal en brique de 6 mètres de long, supportent 6 marmites fabriquées à partir de fûts métalliques disposées en escalier. Une femme alimente le feu avec la mélasse tandis que deux jeunes garçons broient la canne entre deux rouleaux métalliques entraînés par un moteur. Le père transvase en fonction de la cuisson le jus de canne en ébullition d'un récipient à un autre jusqu'à écrémer avec une passoire la surface de la plus grande et déposer la crème dans un bac. Le contenu de ce bac est ensuite malaxé, refroidi et étendu sur des nattes végétales. Une fois sèche, la pâte s'est transformée en sucre de canne pur. Nous enfourchons nos vélos et traversons les champs de cannes coupées pour retrouver une petite route goudronnée. Nous la suivons vers le sud pendant 1 km puis bifurquons sur une belle piste de terre rouge qui s'éloigne vers une cocoteraie. La rives du lac ne doit pas être très loin. En quelques coups de pédale, et dans un décor paradisiaque où le vert des champs flirte avec le bleu du ciel, où les squelettes des pilotis projettent leurs ombres sur l'eau noire du lac nous voici rendu au bout du chemin. La piste se termine devant une maison en bambous surplombant un canal peu profond dans lequel deux pirogues en cours de chargement se préparent au départ. Une troisième se balance doucement dans un bras d'eau sous les yeux étonnés du piroguier. “Mingalar!“, Can you transport us to a guesthouse? Please. La conversation va durer une bonne demi-heure avant que nous nous mettions d'accord sur la destination et le prix.
Nous embarquons sur la grand pirogue propulsée par un énorme moteur d'engin agricole, les berges verdoyantes du canal défilent à grande vitesse, nous traversons un village sur pilotis, glissons sous des passerelles de bois avant de ralentir pour fendre le matelas de nénuphars qui marque la limite avec les eaux du lac. Le piroguier agît sur le gouvernail pour orienter la prou de son bateau vers le nord - est en direction de Nyaug shwe. Nous faisons une courte pose au village lacustre qui abrite une pagode flottante, juste le temps de traverser la salle des prières, et nous reprenons le large sous le vacarme du «4 temps à explosion ». Le soleil descend lentement sur les crêtes des montagnes offrant une nouvelles profondeur à l'horizon. Les arbres et les maisons jouent aux ombres chinoises, le ballet des pêcheurs Inthas naviguant avec leur rame enroulée à leur jambe offre un spectacle étonnant. Les deux mains libérées, ils manient avec aisance le filet. La masse du « Inlé Ressort » se découpe sur la rive, le piroguier vise la passe marquée par 2 drapeaux jaunes perchés sur de grands bambous qui permet de pénétrer dans un plan d’eau paisible. Nous accostons au luxueux ponton en teck accueillis par un employé en costume. Celui-ci nous accompagne à travers les allées, les massifs de fleurs et de roseaux jusqu' au portique de sortie. Maing Taunk est une bourgade délaissée de la dynamique Nuang Shew, plateforme tournante du tourisme du lac mais à conserver son authenticité. Les chars à bœufs traversent les rues. Les gargotes traditionnelles, véritables sources de revenu familial, entretiennent une ambiance chaleureuse. Après une bière et une salade de tomate des jardins flottants, nous franchissons le portail d'une pagode toute proche pour demander l'asile. Alors que JJ s'aventure dans la grande salle éclairée, Pat et Gérard pousse la porte du foyer des moines pour dialoguer. Malentendu, incompréhension et l'un perd les autres et vice versa. Les alentours d'une pagode ne sont pas bien grands mais suffisant pour s'y perdre. Bref, chacun ira chercher avec succès refuge chez l’habitant. Comme il est de bonne pratique de se retrouver à l'endroit qu'on s'est perdu, il fût aisé de prendre le petit déjeuner tous ensemble le lendemain à 8h.
Lundi 9 Fevrier Maing thauk - Shwe Nyaung (Lac Inlé ) 45 km Nous remontons vers le nord en direction de Nyaung Shew situé à la pointe septentrionale du lac au bout d'un long canal et entouré de rizières, un pont enjambe le canal au-dessus des pirogues multi colores. Nous embarquons sur l'une d'elle pour une visite des villages lacustres et des jardins flottant. Le piroguier nous conduit aussi à une très belle manufacture familiale de soie et à une autre d’artisanat de bijou en argent jouxtant une fabrique de "chéroots". Les visites furent agréables et très intéressantes. Un nouveau spectacle nous est offert par les pécheurs inthas. Nous récupérons nos vélos pour rejoindre Shew Nyaung avant la nuit. Afin d’éviter la grande route directe et trop fréquentée, nous empruntons une petite route passant par Paung Pane. Nous ne croisons que 3 chars à bœufs , quelques touristes à bicyclette et une troupe de .....détenus. Habillé de tunique bleu, marchant au pas rapide et encadré par deux militaires en treillis, le groupe longe le bas-côté de la route. A notre geste reflex de touriste avide de clicher, un militaire écarquille ses paupières et agite son doigt de droite à gauche pour nous interdire de photographier. Vers 18h15, alors que le soleil commence à poindre, nous passons le portique d'une pagode située sur la route du lac. Au bout de l’allée, un vieux triporteur expire ses derniers jours sous une tonnelle de toile. Après une longue hésitation, le moine accepte de nous héberger à condition que nous respections un départ très matinal. La salle des prières nous est ouverte. Nous passons une nouvelle nuit aux pieds de bouddha.
Mardi 11 février Shew yaung-Thazi. 155 km en train. En dix minutes nous sommes à la gare de Shew yaung. A notre arrivée le train est déjà à quai. Il n’y apas de wagon de marchandise, ce qui nous oblige à placer nos vélos entre les fauteuils de la voiture Nous voyageons en «hight class » pour 3000 Kyatts ( 3 Euros). La locomotive diésel emmène ses quatre wagons en crachant un énorme panache de fumée. Après un arrêt à Heho, le train prend de l'altitude. Il peine à gravir les flancs de la montagne, obligé d’effectuer un tour complet en se retournant sur lui-même comme un chat qui se mort la queue. Le paysage des plateaux d'altitude apparait avec ses grands champs de labour et ses haies jaunies par le soleil. Ici la terre se travaille encore avec une herse tirée par des bœufs. La végétation envahie la voie et les branches des arbres viennent fréquemment fouetter les parois des voitures. Il est périlleux de passer la tête par les fenêtres. De temps à autre un employé du train installé entre la motrice et le wagon de tête, penché à l'extérieur tranche avec un coupe-coupe les branches trop agressives. À Augban, quelques paysans se rendant au marché embarquent chargés de paniers remplis de légumes, de gros ballots de tabac et de sacs de pommes de terre qui prennent place à côté du vélo de Patricia. Puis nouvel arrêt à la gare de Kalow grouillant de monde. Un étonnant spectacle nous est offert par les vendeurs en tout genre, épis de maïs, beignets de courgette, noix de coco, riz frit sont proposés aux voyageurs, négociés par les vitres ouvertes. Sous la structure métallique de l’auvent la foule est impatiente. Elle se précipite vers les portes du train, les places sont devenues rares et il faut jouer des coudes pour espérer pouvoir s'assoir par terre. La façade du bâtiment principal ornée de colombages témoigne de la présence au siècle dernier de la colonisation anglaise.
Puis le train traverse l'agglomération de petite maison, point culminant du parcours à 1350 m d’altitude et entame maintenant une longue descente vers la plaine de Meiktila. La voie de chemin de fer pénètre maintenant une jungle intense dévastée par endroit par la sur exploitation du teck et la pratique du brûlis. Le panorama sur les profondes vallées verdoyantes est saisissant. De temps à autre le train stoppe au milieu de nulle part non loin de maisons des peuples Padaung. Le train descend doucement, sa vitesse n’excède pas 20 km/heure. Autant dire que nous avons tout loisir pour admirer le paysage. Le train ballote dans tous les sens au gré des jonctions des rails, les volets métalliques à guillotine maintenus par des petits loqueteaux menacent de se décrocher à chaque soubresaut. Les wagons de l’ « ordinary class » débordent de monde , impliquant les voyageurs à s' installer dans les couloirs des autres voitures. Au environ de Khweyot, le convoi stoppe à nouveau en pleine côte, s'immobilise quelques minutes puis repart en marche arrière. Le chauffeur serait-il descendu sans serrer correctement le frein ? Il s’agit en fait d'une manœuvre visant à effectuer un changement de direction dans un endroit où former une courbe est impossible en raison de la pente importante du terrain. Une centaine de mettre plus bas, un aiguillage renvoie le train dans la bonne direction. A chaque gare, il est possible d'acheter à manger. Les victuailles sont emballées dans des boites en polystyrène, des sacs en plastique ou en papiers. Tous ces emballages se retrouvent au bord des voies. Le train traverse la grande plaine, flirtant avec les rizières asséchées en cette saison. Il peut enfin prendre de la vitesse et franchît péniblement le seuil des 30 kilomètres par heure. A l’horizon les carrières d'extraction cicatrisent la montagne, nous approchons de Thazi. Le train entre en gare après dix heures et demie de voyage. Le soleil se couche à la verticale.
Mercredi 12 février Thazi- Pagan 155 km à vélo, 35 km en taxi brousse.
Il n’y a pas de bus ce matin contrairement à ce que la patronne de la guest-house nous a annoncé, alors nous quittons Thazi à vélo vers 5h00 pour une très longue étape. Le jour n'est pas encore levé. Il est agréable de rouler à la fraiche à cette heure matinale quand la circulation est presque nulle. Nous atteignons Meithkila à 7h15. Le stupa bâti sur l'ile reliée à la berge par une passerelle se reflète sur l'eau noire du lac et la grande pagode Phaung Daw, en forme de barge dont la prou représente un oiseau de la mythologie birmane, le karaweik, sort de la pénombre et semble se détacher du quai. Nous poursuivons la route en direction de Bagan. Le faux plat succède à la plaine et permet d'atteindre à mi-parcours le point culminant de la journée à 600m d’altitude. D’innombrables "sikharas " percent le ciel au-dessus des arbres puis à l'horizon survient la masse sombre du mont Popa perché sur un volcan haut de 1500 métres couvert d’une épaisse forêt. Apres 110 km, saturés de bitume nous cédons à la tentation d'emprunter le chemin longeant un canal ombragé dans l'espoir de retrouver la route une dizaine de kilomètres plus loin. L'imprécision de notre carte et les recommandations d’autochtones nous obligent à rebrousser chemin alourdissant la distance de 15km. Nous sommes le 12 février, jour de la fête de l’Union, nous croisons de nombreux camions surchargés de birmans agitant le drapeau du partie de la démocratie de Aung Saan Suu Kuy . Au bout de 128 km, nous commençons à douter de pouvoir rejoindre Bagan avant la nuit. Nous décidons d'arrêter un camion taxi afin qu'il nous dépose à Taungzin situé à 25km de Bagan. A Taungzin il n'y a pas de guest-house. Sur place nous rencontrons l’instituteur du village qui a la gentillesse d'accepter de nous héberger. Il nous conduit chez lui, nous présente sa famille puis appelle le responsable de la "town ship" afin d’obtenir son avis sur notre venue. L'agent de la « Town ship » se présente, discute avec notre hôte puis téléphone à son chef pour solliciter son accord. Celui-ci arrive instamment. Il nous explique qu'il est impossible de rester chez l’instituteur et utilise son téléphone pour contacter un taxi qui nous conduira gracieusement à Bagan. Nous prenons conscience de notre maladresse et ne voulant causer de tort à personne , nous remercions tout ce beau monde pour leur courtoisie et regagnons Bagan à la force des mollets et à la lumière de nos frontales. Nous trouvons asile à la très sympathique Guest-house « Diamond Lion » à l'entrée de la ville.
Jeudi 13 Février. Visite de Bagan
Au petit matin nous partons visiter le site touristique et archéologique à vélo. Nous faisons la rencontre de Zin Moe Thu, un jeune birman de 16 ans, dégourdi et sympathique. Nous lui demandons de nous guider dans ce labyrinthe et sans se faire prier emprunte le vélo de son oncle et nous amène dans le cadre exceptionnel de la plaine de Bagan sillonnée de sentiers que certains préfèrent découvrir en calèche. Le temple Phya That gyi est de taille impressionnante, on y accède par la grande chapelle sous le regard d'un immense bouddha blanc. De la terrasse, nous découvrons des pagodes à perte de vue parsemées dans une luxuriante végétation Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Sulami, des quatre Bouddhas du temple de Ananda et l’incroyable temple de Dhammayangiy. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'œuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux mérite le kutho et favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Puis Momo, c'est ainsi qu'il souhaite se faire appeler, nous conduit à la pagode Bupaya qui offre un panorama ouvert sur le YARYEARWADDI. De concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Bagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, où le culte de Bouddha perdure. L'heure du coucher de soleil approche et Patricia aime les teintes fraiches de l’aurore dorées par le soleil couchant qui passent rapidement à l'orange mangué . Elle ne veut surtout pas rater ce spectacle point d'orgue de cette visite alors elle repart avec Jean jacques se poster en haut d'une butte pendant que le soleil vient flirter avec les flèches de la pagode de Thatbyinnyu.
Vendredi 14 février Bagan- Magway. 85 km à vélo, 25 km en taxi brousse, 72 Km en pick up escorté Nous quittons la guest house « Diamond lion » vers 8h00. Les touristes sont aussi en selle pour visiter le site exceptionnel entouré de champs de culture où les paysans labourent à l’aide d’un char tiré par deux buffles. Le soleil est bas et les brumes qui envahissent le paysage dégagent une ambiance paisible. La route traverse de grand champ de labour, plate mais très chaotique en raison de sa conception. Le revêtement des routes Birmanes est essentiellement fabriqué avec du béton de bitume, c'est un mélange de grossier gravier et de goudron étalé manuellement et compacté à la « dame » ce qui laisse une surface très irrégulière et traumatisante pour le séant des cycliste au long court. Les palmiers rôniers animent le paysage. Au passage d'un pont sur un affluent de l’Yaryearwadi, à la sortie de Singu, nous croisons Mélissa, une belle espagnole. Sacoches solidement accrochées au porte bagage de son vélo, petit cuissard de triathlète et débardeurs à bretelle, elle nous explique son périple qu'elle a entrepris à Bangkok. Elle voyage seule et se rend à Bagan. Nous échangeons nos mails. Nous arrivons dans une zone verdoyante non loin du cours de l’Yaryaerwadi. Il fait plus frais. Le thermomètre n'est qu’à 35 degrés Nous traversons un guet asséché par un passage bétonné bordé de bittes rouges et blanches marquant les limites de la chaussée lors de crue. Puis la route s'élève doucement dans un massif de collinette désertique où seuls les petits derricks de pompage gesticulent harmonieusement au rythme d'un battement cardiaque. La poussière des chantiers de construction des ponts et le bruit des engins envahissent les petits vallons que traverse la route. Nous arrivons à Chauk au bout de 45 km, ville à l'image de toutes celles que nous avons vu. Il faut changer de rive et passer à l'est du fleuve, pour cela un pont à structure métallique enjambe le lit de l'Yaryearwadi dominant l'immense plan d'eau sur lequel un bateau de croisière navigue lentement à contre-courant vers Mandalay. Nous voilà à Seikpuy, délaissé et excentré des axes routiers. Seikpuy est pour nous le point de passage obligé pour descendre vers Minbu où nous envisageons de prendre un bus pour aller au bord du golfe du Bengale. Il est l'heure de se restaurer et la température passe la barre des 40 degrés. Nous cédons sans résistance à la tentation d'un abri de fortune sous lequel une cantine propose un bol de riz à l'ombre de grands eucalyptus. Pour moins d’un euro, sieste sur une chaise longue en bambou comprise, nous voilà requinqués. La route file vers le sud dans le lit fertile du fleuve. Les champs sont verdoyants. Les chars à bœufs sont chargés de légumes en tout genre. De vieux camions Talan croulant sous des tonnes de sacs d'oignons remontent vers Chaux . La route est ombragée et étroite. Nous assistons à chaque traversée de bourgade à des scènes uniques de la vie: Forgerons, bucherons , cuisinières ...exercent leurs travails peu lucratifs avec passion et assiduité. Ta-nuaug offre ses bananes et ses petits fruits rouges. Gérard nous crois devant lui et accélère le pédalage pour nous rattraper, il s'éloigne sous le tunnel de tilleul. Nous le retrouvons 5 Km plus loin sous une tonnelle de palme. Il est 16h30, l'heure de chercher un refuge pour la nuit. La pagode perchée sur la colline ne peux nous accueillir, alors nous reprenons la route vers Salin. Pas très longtemps car Gérard crève de la route arrière au moment où un taxi brousse nous double. JJ s'égosille pour intercepter le véhicule qui s'éloigne déjà mais l'apprenti accroché sur la plateforme arrière fait stopper le vieux camion. Nous chargeons nos vélos sur la galerie, Patricia s'installe sur les sacs d'oignons, Gérard et Jj sur la galerie. Le taxi ébranle sa carcasse puis démarre poussivement dans le silence....il est propulsé à l'hydrogène ce qui lui confrère un confort relatif. Une batterie de bombes est sanglée derrière la cabine du chauffeur. De là-haut le coucher du soleil sur les rizières et la palmeraie est superbe. Nous franchissons un très long pont métallique dont la voie de roulage est en teck. Les planches chantent à tour de rôle sous les roues du véhicule, suivi par une file de motos zigzaguant entre les fentes des planches. Nous arrivons à Sin Byu Gyun. Les gros sacs d'oignons et de ngiokman sont déchargés devant une boutique. Le voyage se poursuit sans encombre jusqu’à Salin. En ce lendemain de fêtes les animations en ville se poursuivent et la musique grésillante est présente à chaque coin de rue. Le taxi brousse stop devant un établissement disposant de quelques chambres. Il semble que le patron soit déjà au courant de notre venue. Il n'y a plus de chambre disponible à la guest-house de Salin et pas d’autre hébergement semble-t-il dans un rayon de 60 km. Comme le veut la réglementation birmane, le patron a prévenu la « Town ship ». L’officier est déjà là et cherche une solution pour nous loger. Aucune possibilité sur place étant envisageable, il décide de nous rapatrier vers Minbu. Pour cela il fait venir pick-up, charge avec ses hommes nous vélos à l'intérieur et nous informe que nous devons quitter Salin immédiatement. Il est 19h30, le 4X4 démarre avec un policier à son bord, nos vélos solidement attachés et nous trois allongés dans la benne. Il fait nuit, il fait frais, la route est défoncée, on se fait secouer mais on trouve cela marrant. La petite ville de Pwintbuy marque la limite du district et de compétence de la « Town ship » de Salin. Nous sommes donc priés de descendre du pick-up et de remonter dans un autre. Le policier du district de Salin transmet le dossier à celui du district de Nyangan qui nous demande de confirmer notre volonté d'aller à Minbu et nous voilà repartis. La benne de ce pick-up est recouverte d'un matelas plastifié qui nous procure un confort appréciable. Bonnets sur nos têtes, emmitouflés dans nos coupe-vent, nous nous endormons quelques instants. Nous voici à Mimbu, à 60 km de Salin. Nouveau problème, il n'y a pas de guest-house à Minbu ou du moins le chauffeur du pick-up n'en connait pas. Il nous propose alors de rejoindre Magway à 12km, de l'autre côté du Yaryearwady. On n’est pas à ça prêt. Le pick-up emprunte le grand pont métallique et rejoint l'autre rive en une dizaine de minute. Le véhicule stoppe devant la façade éclairée de Rolex Guest-house, il est 23 heures. Ouf, il reste une chambre de libre avec quatre lits pour 15 000 kyats par personne. On s'installe. Patricia, malade n'a qu'une préoccupation, se coucher, alors Gérard et JJ envisagent de sortir manger un plat de riz. Dans le hall de l'hôtel, une jeune fille, sac sur le dos est en train de s'expliquer avec le patron et deux autres personnes. Nous ne comprenons pas très bien le sujet de leur conversation mais nous saisissons que cette jeune et jolie personne est embarrassée. JJ intervient. Elle vient de se faire déposer par un bus et son « chaperon » ne la lâche pas temps qu'elle n'a pas trouvé une chambre. Son chaperon est un employé de la compagnie d'autobus. Nous lui proposons de prendre le lit libre de notre chambre.
Samedi 15 février Magway-Ann 157 km en mini-bus. Patricia est au plus mal ce matin. Une infection des voies respiratoires doublée de température met à plat sa condition physique pourtant hors du commun. Il n’est pas question de rouler à vélo, le profil de l’étape du jour longue de 140 km ressemble à sa courbe de température…. Il faut passer un col à 1300 m avec des portions de route à 14%. La solution du bus s’impose. Nous quittons « Padine station » située sur Pwi Taw Thar Road à 14h00, les trois vélos sur le toit du Toyota. Nous faisons une première halte à la gare routière de Minbu puis le minibus s’enfonce dans la végétation sur une petite route sinueuse. Le chauffeur est un malade du klaxon et appuie à chaque courbe longuement sur l’avertisseur sonore, ça devient insupportable. La route se contorsionne sur elle-même, s’élève doucement jusqu’à un raidillon marqué sur le bas-côté par un stupa. Le véhicule stoppe, le chauffeur descend avec quelques bâtons d’encens à la main et se dirige vers Bouddha. Il dépose un billet dans l’urne et allume les bâtonnets en s’inclinant à plusieurs reprises, les mains jointes contre la poitrine. Rituel des routiers avant le passage d’un col. Le minibus est en surcharge, il peine à gravir la pente. La route domine la forêt puis entrouvre l’horizon du golfe du Bengale. La descente est toute aussi vertigineuse, les freins chauffent et dégagent une odeur peu rassurante. Nous atteignons Ann à 22h30 après 155 kilomètres et 8 heures de voyage. Un villageois nous conduit jusqu’à « Billionnaire guest-house », il s’occupe gentiment des démarches avec les autorités locales. Les chambres sont crasseuses mais l’accueil est chaleureux.
Dimanche 15 février Ann-Taungup 75 km à vélo, 70 km en camion. La brune est tombée sur Ann. Un lourd silence donne une ambiance mystérieuse à cette bourgade. Nous ne l'avons pas vu en arrivant de nuit, nous ne la voyons pas ce matin dans le brouillard. Nous demandons notre route à plusieurs reprises avant de trouver la direction de Thandwe. La route est étroite et capricieuse, elle serpente agilement entre les collinettes qu'elle gravit parfois sans détours. La brume se disperse vers 8h00 pour céder sa place au soleil. Une magnifique vue sur la jungle apparaît alors. Patricia n'est pas au mieux ce matin et le profil accidenté de la route présentant des pentes de plus de 12% présage une journée difficile. Nous sommes à la peine. Au 18 me kilomètre, au pied d'une longue descente un pont permet de franchir la rivière et nous conduit au village de Sakanmaw. Trois poules en débattent avec un serpent au milieu de la route. Le reptile n'a pas le dernier mot. Une maison traditionnelle est en construction devant une ingénieuse installation facilitant le creusement d'un puits. Une grue à balancier en bambou de 6 mètres de haut permet d'extraire du trou les lourdes charges de terre que deux jeunes, armés de pic et de pelle, amoncellent. Nous sommes dans l’état Arakan une subdivision du Myanmar. La jungle est partout, parfois arasée pour laisser place à des cultures, parfois verdoyante recouvrant les villages de tribus ancestrales. La tradition est intacte, les cases sur pilotis sont entièrement en bambous et couvertes de feuilles de bananier. Nous traversons de nombreux chantiers d'entretien de la chaussée exécutés par les femmes, les bas cotés sont empierrés minutieusement avant de recevoir une couche de latérite rouge, plus loin les anciens ponts de bois sont remplacés par de gros ouvrages en béton offrant deux voies de circulation. Des pelles mécaniques élargissent les virages et des poteaux supports de réseaux électriques sont acheminés par camion et disposés à intervalle régulier le long de la route. Puis le mauvais goudron laisse sa place à une piste empierrée. Le pédalage déjà difficile devient pénible. Pendant 10 kilomètres, nous cherchons une trajectoire favorable passant du côté droit au côté gauche ou en utilisant les traces plus roulantes laissées par les petites motos. La température atteint maintenant les 43 degrés, il est nécessaire de s'arrêter pour se protéger du soleil et pour déjeuner. Une petite cantine nous parait agréable. Trois quart d'heure de sieste nous ont été bénéfique. Plus loin, un pont enjambe un plan d’eau, une file de trente moines dorés jalonnent le chemin d'accès à un temple. Au détour du virage suivant, un vieux bus et un camion de transport de troupe (celui-là même qui n'a pu nous embarquer après la pause) sont stationnés devant un grand hangar en toile. Ils sont notre dernière chance de rejoindre Taungup avant la nuit. La négociation avec son propriétaire est rapide. Nous souhaitons utiliser le camion et son propriétaire a besoin de kyats. Les vélos sont ligotés contre la cabine, Pat s'installe à côté du chauffeur, JJ et Gérard montent dans la benne. Le camion s'ébranle, la boite à vitesse craque et nous voilà sur la piste caillouteuse en direction de Taungup. Nous parcourons soixante-dix kilomètres de route défoncée souvent poussiéreuse dans le vacarme des vibrations des ridelles en aciers. La piste passe en crête d'un massif et offre un coucher de soleil à travers le feuillage des grands arbres de la jungle. Chaque franchissement de pont oblige le chauffeur à ralentir, à enclencher la boite à vitesse pour franchir le seuil de la dalle avant de relancer la mécanique qu'il assortie d’un double débrayage. Nous traversons Lamu puis Sabyin pour arriver enfin à la barrière d'octroi marquant l'entrée de la ville de Taungup. La guest house est précaire, les toilettes odorantes et la douche froide mais peu importe, l'important est d'avoir atteint notre ville étape. Lundi 16 février Taungup-N'Gapali. 80 km à vélo. Dès la sortie de Taungup, la route est agréable. Elle serpente en plaine contournant les rizières jaunies par le soleil. Puis la chaussée se dégrade, l'enrobé usé par le passage des camions laisse ressortir la sous couche de cailloux. Le bas-côté gagne du terrain sur la voie à tel point que deux véhicules ne peuvent se croiser sans mordre l'accotement dégageant un important nuage de poussières. De nombreux travaux de réparation sont en cours, exécutés par de jeunes filles vêtues de Tanga, encore en âge d'aller au collège. Elles cassent les cailloux, les rangent méticuleusement un à un pointes vers le haut, puis étalent un mélange de sable et de ciment avant d'enduire au seau un bitume en ébullition. La chaleur du feu de bois mêlée aux résidus de goudron dégage une épaisse fumée noire toxique et puante. Cette fumée remplit leurs poumons d'adolescente et noircit leurs narines qui contrastent avec le blanc du Tanaka qui protège leur visage du soleil. La poussière produite par le passage à vive allure des véhicules et le soleil plombant leurs chapeaux de paille tressée parachèvent des conditions de travail moyenâgeuses. Plus loin, le va et vient des poids lourds et le ballet des pelles mécaniques qui profilent et élargissent la route nous font comprendre que le développement des infrastructures a commencé. Cette petite route paisible laissera bientôt la place à un large ruban d'asphalte qui permettra de relier la capitale Naypyidaw à la station balnéaire de N'Gapali. La côte du Bengale représente un énorme potentiel touristique avec ses nombreuses de plages de sable blanc bordés de cocotiers. Nous nous approchons du littoral, l'air est plus frais et l’iode vient chatouiller nos narines. De nombreux cours d'eau s'écoulent lentement vers le golfe du Bengale. L'intersection de ces rivières avec la route donnent naissance à des villages tous construits sur le même schéma. Les petites maisons de bois ou de bambou sont perchées sur des pilotis afin de se prémunir des inondations et se hisser au niveau de la route. A côté, un petit port de pêche sur une grève de sable à l’aplomb du pont permet de regagner la mer en suivant le cour d’eau. Nous franchissons la barrière de Shwehle à l'entrée du pont sur le Thade, encore 16 miles (26 km) et nous serons à Thandwe. Nous voici dans la cocoteraie, quelques petites traverses de terre quittent le goudron, longent des haies de palmes délimitant le jardin des petites maisons et débouchent sur le sable blanc. La plage est très large d'autant que la mer s'est retirée pour quelques heures. Les villageois s’adonnent à la collecte des coquillages. De cossus bungalows se cachent à l'ombre des palmiers et quelques gargottes de plage se partagent les huit kilomètres de sable. A l'extrémité nord, la masse bétonnée d’un ensemble hôtelier tente de se faire oublier. La plage de N'Gapali est un petit coin de paradis. Nous aurions bien voulu passer la nuit les pieds sur le sable les yeux dans l'eau, mais la conception du bivouac chez le Birman est à la hauteur de son acceptation à l'hébergement. Par respect pour nos hôtes nous prenons une chambre dans une guest-house sous les cocotiers.
Mardi 17 fevrier N'Gapali- Kyeitali. 79 km à vélo. Nous ne voulions pas quitter N'Gapali sans voir Andrew bay. Il faut parcourir 10 Km en longeant de nombreuses échoppes en tout genre, traverser une petite agglomération regroupée au bord d'une très belle route en béton offrant une surface parfaitement lisse, passer devant les luxueux porches d’entrée des «Resorts » noyés sous les cocotiers pour découvrir Andrew bay.
Cet endroit a conservé toute son authenticité. Au milieu de la baie, face à une plage de sable blanc bordée de cocotier flotte une multitude de bateaux de pêche qui se balancent au mouillage, les maisons des pêcheurs perchées sur des béquilles et accrochées à la falaise dominent la mer. De l’autre côté en haut d’une colline un temple abrite un bouddha bien veilleur. Tout est intact, mais ici aussi l'urbanisation est en marche, un grand mur de soutènement délimite l'emprise d'une voie de circulation démesurée. Il faut faire vite, allez voir Andrew bay. Nous quittons le bord de mer pour revenir à Thandwe, point de passage obligé pour descendre vers le sud de la région de l'Arakan. Notre première halte de la journée se fait devant une terrasse ombragée en contre bas de la route d'où s'échappe une musique mélancolique. Sur la façade en natte de palme est suspendue une grande photo d’un couple endimanchée. Voilà une cérémonie de mariage. Patricia descend le petit chemin de terre pour saluer et photographier les mariés. Nous sommes immédiatement invités à se joindre à la fête. Coca-cola, sodas, gâteaux nous sont instantanément servis. Mais il faut reprendre la route, le temps presse car le voyage tire à sa fin. Plus loin c’est le ronronnement d'un moteur et le bruit sourd du tamisage qui nous attirent dans un hangar en bordure de route. Nous entrons dans un atelier de traitement du riz. Une grosse machine entièrement en bois est secouée par une multitude de poulies, de courroies et de transmissions diverses qui activent des tamis, des godets, secouent des entonnoirs et fait subir à la graine de riz un cheminement complexe pour la séparer de sa peau. Après le joli village de Minbuyn en bordure de canal menant à la mer, l'état de la route s'améliore considérablement, le pédalage devient plus efficace et nous en profitons pour parcourir une vingtaine de kilomètres à bonne allure. Le compteur journalier affiche 80 km, il est environ 15 heures. L'heure où nous nous posons la question du couchage. Le dilemme quotidien revient au centre de notre débat. Doit- on poursuivre notre route jusqu'à une ville pour trouver une guest-house, ou cherche-t-on ici un hébergement plus aléatoire en quémandant asile dans une pagode ? A la vue paradisiaque des cocotiers, de la plage et de l'océan que l’on aperçoit en arrière-plan, nous sommes tous d'accord. On reste ici. Un petit sentier descend le talus proche du pont qui franchi l’étang, longe le plan d'eau entre les bambous pour aboutir sur la grève. En quelques minutes, les vélos sont sur le sable gris d'une immense plage d'une bonne vingtaine de kilomètres de long. Gérard est déjà dans l'eau, Patricia poursuit les crabes entre les rochers pendant que JJ se dirige vers la seule maison à l'ombre des cocotiers. Le site est merveilleux. Sur le seuil de la petite case de 10 m² à peine, une femme écosse des tchinés, sorte de fruits en forme de gros haricots contenant 5 ou 6 noyaux enduit d'une pâte ressemblant à de la purée de coings. Elle discute avec une amie fumant un gros chérot. Un peu étonnées à la vue d'un touriste, elle propose rapidement l'hospitalité en tendant un tchiné. Une conversation de sourd à l'aide des mains s'en suit. Maddyway appelle son fils d'une douzaine d'année et lui demande de monter chercher une noix de coco en témoignage de bienvenue. Le gamin lève les yeux vers la cime des arbres pour détecter une coque mûre, s’approche d'un tronc qu’il enroule de ses petits bras et en répétant une série de poussées sur ses pieds bien en appuis sur le bois, il se retrouve rapidement à 10 m du sol. Epatant. Il faut faire profiter du spectacle aux copains restés sur la plage. Patricia et Gérard arrivent et le petit bout de chou répète sa prestation sous nos yeux incrédules. Du haut du cocotier, il laisse tomber 3 grosses noix vertes et glisse le long du tronc. En 4 Coups de machette il décapite une noix et nous offre le rafraichissent liquide. De l'autre côté de la marre, sur la berge surélevée se trouve une autre maison. C'est la cantine que nous avons vu en arrivant, à côté du pont. Nous envisageons d'aller y manger ce soir. Nous ne pouvons résister à l'envie de planter la tente sur la plage. Nous demandons à Madyway si cela est possible. C’est sans poser de question qu'elle nous donne son accord. Le bivouac est prêt, le bois est ramassé, nous pouvons aller manger dans la gargote. Mais pour cela il nous faut un guide pour traverser la marre sur une cinquantaine de mètres car bien que peu profonde il est nécessaire de suivre un cheminement précis pour éviter de disparaitre dans un trou d'eau ou de s'envaser jusqu’à la taille. L’aller se fait dans la pénombre, le retour dans l'obscurité. Nous finissons la soirée assis sur un vieil arbre refoulé par les marées devant un feu de noix de coco.
Mercredi 18 fevrier Kyeitali- Satthwa. 79 km à vélo. L'état de la route est toujours aussi déplorable. Les plantations d'hévéas font leurs apparitions. Juste le temps de faire quelques kilomètres et nous quittons le goudron pour nous enfiler dans une petite piste qui pénètre dans la cocoteraie. Nous sommes à la recherche d'un village de pécheurs donc nous avons aperçus les embarcations au mouillage depuis notre dernier bivouac. La cocoteraie est habitée et maillée de pistes bordées de barricades végétales. Rapidement nous nous nous trouvons sur une belle plage de sable en partie encombrée de clayette sur lesquelles sèchent du poisson et des petits calamars. Un bateau de pêche vient de rentrer, sa prou est posée sur la grève. Un homme assis sur le sable maintient une corde en tension pendant que des jeunes gens tout en muscle, organisés par paires déchargent de lourds paniers de poissons, l'eau jusqu'à la taille. Pendu à un balancier posé sur l'épaule les paniers sont portés deux à deux jusqu’à une case où ils sont triés et préparés. Nous sommes en plein rêve immergés dans un autre monde où la vie est organisée sur les bases de la communauté et de l'entraide. Les enfants s'amusent et gambadent sans contrainte, les femmes cuisinent au feu de bois et partagent les préparations avec qui le veux. Les paniers de poissons circulent de case en case et chacun prend la quantité qui lui convient. Nous sommes invités au tour du feu d'une femme qui prépare du riz. Elle a le visage marqué par une dépigmentation de la peau, le tour de sa bouche est blanchi comme l'est le maquillage d’un clown. Elle passe par pudeur régulièrement sa main devant son visage. Deux hommes se joignent à nous, l'un deux tiens à la main une belle langoustine fraiche et la pose sur la braise. Les poissons, les crevettes et les calamars affluent et dégagent une odeur appétissante. Le thé nous est servi dans une chope qui tourne de bouche en bouche. Ils rient devant notre hésitation à manger la tête des poissons. Les enfants sont assis par terre au tour de nous et posent volontiers devant notre appareil photo. Ils connaissent le numérique, certains hommes portent le smart phone à la taille de leur longhi. Nous ne restons que deux heures en leur compagnie mais deux heures inoubliables. Nous reprenons notre route en direction de Gwa. En milieu de journée la température atteint 48 degrés. Nos pneus laissent parfois leurs empruntes dans l'asphalte rendue liquide par le soleil. Patricia s'arrête pour prendre une photo, sa chaussure reste collée à la route. La route rentre dans les terres pendant quelques kilomètres puis une frange de cocotiers apparait, nous sommes à nouveau en bordure de l'océan. Nous roulons sur une piste défoncée, nos sacoches ballottent à chaque trou au risque de se décrocher. A mi journée nous arrivons sur une plage de sable blanc parsemée de roches noires qui immergent des eaux. La plage est immense, nous sommes presque seuls sur la plage. Un birmans vient à notre rencontre pour nous inviter chez lui. Nous dégustons une noix de coco et repartons aussi tôt. Voilà Satthwa, posé en bordure d'une rivière que franchit un grand pont en béton, en dessous sur une pirogue un pêcheur agite sa palangrotte en quête de poisson. A la sortie du pont, une coopérative de pêche récence ses prises et les conditionne pour la vente, les hommes et les femmes sont assis sur des tabourets de plastique, tranchent de gros thon, en retirent les arrêtes et les disposent dans des bassines de sel. Nous achetons une demie carcasse pour notre barbecue du soir. Nous traversons une nouvelle bourgade où nous achetons des tomates et du riz déjà cuit. Nous débouchons à l'extrémité d'une gigantesque plage masquée jusque-là par les cocotiers. La route s’éloigne du littoral par une corniche puis disparait dans la mangrove en direction de Gwa. Pour profiter encore un peu de l'océan Indien nous restons sur cette plage. Nous nous dissimulons derrière la végétation, face à la mer et installons nos tentes qu'à la nuit tombée. La plage est desserte, les premières habitations se situent à 500 mètres environ, seul un petit restaurant au pied de la falaise peux s'apercevoir de notre présence. Nous pouvons allumer le feu pour cuisiner notre poisson en toute quiétude. Les vagues bercent notre sommeil.
Jeudi 19 Février. Satthwa- Gwa 25 km de vélo puis Gwa - Yangoon en bus 250 km. Les mollusques dessinent des arabesques sur le sable et le soleil tarde à apparaitre au-dessus des cocotiers. Nous trainons un peu avant de plier le camp le temps d'apprécier cet endroit magique. Les fesses ressentent les premiers symptômes liés aux heures de selle et à l'état de la route. La circulation est vraiment faible le long de la côte du golfe du Bengale, sur 25 km nous avons vu 4 voitures, 8 taxis-brousse, une dizaine de motos et 4 Trickshaws. Nous arrivons à Gwa en fin de matinée, les maisons sont dispersées dans la palmeraie et de petits commerces bordent la route. Gwa se situe à l'embouchure d’un fleuve du même nom et on y trouve une activité de pêche et de commerce fluvial. La marée est basse ce qui nous permet de pédaler sur le sable jusqu'aux rives vaseuses et de revenir vers la ville en slalomant entre les maisons d'un village Moken, ethnie appelée aussi "gitan de la mer". Leurs maisons sur pilotis se retrouvent à plus de 2 mètres du sable laissant au sol un tas d’immondice puant. Les jours ont défilé à vitesse grand V depuis notre arrivée au Myanmar à tel point que nous ne connaissons pas exactement la date du jour. Nous devons regagner Yangoon avant samedi. Cette dernière étape se fera en bus. Nous prenons nos billets pour celui de 18 heures au bureau de la compagnie de Gwa. La route parcourue de nuit est longue et pénible avec de nombreuses zones de travaux. Les kilomètres de voies non revêtues et un brouillard intense lors de la traversée de la plaine de l' Yaryearwaddy n’ont pas facilité la tâche du chauffeur. Il nous faudra huit heures pour parcourir les 280 kilomètres qui séparent Gwa de Yangoon. A trois heures du matin, nous trouvons refuge dans la salle d'attente délabrée de la compagnie de transport à la gare routière de Yangoo. Nous attendons le levé du jour pour découvrir cette ville qui fut la capitale du pays jusqu'en 2005.
Vendredi 20 février Visite de Yangoo. La gare routière se situe à 25 km du centre de Yangoon, la ville est bâtie dans la plaine, la route est plate et droite, de plus les récents travaux d'aménagement ont permis de réaliser des chaussées en béton de grande qualité. Nous retrouvons avec aisance le plaisir de pédaler. Nous choisissons l’hôtel « white house » dans la 32 éme rue, proche de la pagode de Sule Paya qui marque le centre de la partie historique de Yangoon. Dans ces quartiers populaires, musulmans, catholiques et bouddhistes viennent en harmonie. D'ailleurs sur la place de la pagode se trouvent face à face une mosquée et une église. On appelle aussi ce secteur le quartier chinois. Nous sommes le 20 février 2015, date du nouvel an chinois. Le temple situé dans Sule Pagoda road est en pleine effervescence et prépare le défilé de la dance du dragon et du lion prévue pendant 4 jours. Notre découverte de la ville commence par la visite de la pagode Shewdagon qui signifie " dragon d'or", l'un des plus grands temple de Birmanie. Les bouddhistes s'y rendent à la tombée de la nuit pour prier ou discuter en toute liberté. Le stupa central couvert de 700 kg d'or est monumental. Le lendemain matin nous rendons en rickshaw sur les quais du Myitmaka, l'un des deux fleuves qui arrosent Yangoon. Le cours d'eau est très boueux et un fort courant rend la navigation des "hgnets" très difficiles. Ces bateaux dont la poupe est en forme de queue d'hirondelle assurent la liaison avec Dalat, un bidon ville sur la rive opposée où vivent 200 000 personnes. Trois bateaux de transport maritime sont en cours de chargement. Nous nous asseyons sur des chaises, au milieu du ponton utilisé par les «dockers» pour acheminer les marchandises. Les allers et venues entre les camions et le bateau sont incessants. Ces bonhommes de petit gabarit, secs comme des haricots, la peau brulée par le soleil, partiellement protégés par des tee-shirts trop grands et déchirés déchargent des sacs de riz deux à deux. Leurs jambes croulent sous la charge mais le pas est rapide. Sur le retour, ils apportent jusqu'au navire divers objets tels que chaises en plastique, sac de pommes de terre ou carton de fournitures automobiles.
Patricia aime les teintes fraîches de l'aube, dorées par le soleil levant qui passent rapidement à l'orange mangué du ciel au crépuscule. Mais de concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Des pagodes a perte de vue parsemées dans la luxuriante végétation qu'il faut absolument découvrir depuis le sommet de la pagode Shwesandaw. Un spectacle exceptionnel sillonné de sentiers que l'on parcours à vélo, point d'orgue de ce voyage.Certains préfèrent utiliser les calèches ou plus simplement la randonnée. Pagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, le culte de Bouddha perdure. Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Gubyanki , des quatre Bouddhas du temple de Ananda, et l' incroyable temple de Manuba. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'oeuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Les brumes de l'aube envahissent le paysage, la cité de Padan constitue le berceau de la civilisation bamar, elle n ' a pas traversé les siècles sans encombre, guerres, tremblements de terres, occupations sauvages ont laissé des traces que les restaurations fréquentes n'ont pas complétement masqué. Le site est entourré de champs de culture où les paysants labourent à l' aide d, un char tiré par deux buffles.
Note sur Mandalay.
La circulation se fait à droite lors que paradoxalement les volants de véhicules se trouvent aussi à droite, les dépassements sont périlleux . Le plus grotesque est que la descente des bus se fait au milieu de la chaussée. Le pays prend la nouvelle dénomination Myanmar en 1989. Le pays est sous pression depuis 1960 au mépris des droits de l'homme , 50 ans plus tard les stigmates sont encore perceptibles.
Le changement: Le coca cola est importé depuis 2011 seulement. La musique explose, hip-hop, heavy métal, punks, boys band, la mini jupe succède au sarong. Les centres commerciaux ont remplacé les bazards de rue. Le parc automobile a explosé et les bouchons envahissent les rues. Les promoteurs immobiliers rasent les vieilles bâtisses Victoriennes pour édifier des complexes luxueux.
Mercredi 5 Février 2014. De l'aéroport de Mandalay à Sagaing. Nous ne savons pas lorsque l'avion se pose sur le tarmac que l'aéroport est situé à 48 Km du centre de la ville de Mandalay. Il est 13h30, l'air est moite, il fait environ 30 degrés. Nous nous installons pour le montage des vélos sous le patio à droite de la sortie de l’aéroport et rapidement un attroupement se forme autour de nous. Rapidement nos montures sont prêtes et nous pouvons partir à l’aventure de ce pays inconnu. Nous sommes vite immergés dans l’ambiance du pays en empruntant la belle route à l'ombre de grands acacias qui se dirige vers le nord en direction de Mandalay. Un beau stupa rouge brique bâti sur mamelon domine la plaine. En contrebas dans les champs se déroule le battage de la poids- chiche et du sésame. Chapeau de paille sur la tête et tongs aux pieds sous une chaleur écrasante, des hommes et des femmes travaillent inlassablement dans le brouhaha d’une vieilles machines agricoles. Nous poursuivons notre route, plus loin le goudron cède la place à une piste poussiéreuse qui traverse un parcage de calèches pour mourir brutalement par une pente raide sur la rive d’un bras de l' Ayeyarwady. Un ponton de bois bancal retient un bateau à longue queue chapeauté d’une bâche de camion. Une femme et en train d’y installer sa moto chinoise. Nous tombons au bon moment pour embarquer sur la navette qui en quelques minutes et moyennant trois milles kyats nous expulse sur la rive opposée. La pleine lune éclaire les deux ponts métalliques au-dessus de l' Ayeyarwady qui conduisent à Sagaing. J-Jacques a pris un peu d'avance, Patricia frontale vissée sur le casque suit dans la pénombre à quelques dizaines de mètres. Il apparaît silencieusement sur la gauche de la route, la tête est presque au milieu de la voie alors que l'extrémité de sa queue est encore dans les fourrés, ne laissant peu de place pour l'éviter. J-Jacques perd le contrôle de son vélo et manque comme lui de disparaître dans le fossé. Une bonne douzaine de décimètres de long, une tête pointue et une rayure noire de chaque côté du corps s'effile à trois ou quatre centimètres du bout de sa queue. Notre premier serpent nous décharge un frisson glacial et nous rappelle que le Myanmar est le pays dans le monde qui détient le record peu enivrant du nombre de mort par suite de morsure d’un reptile. La petite route forme une patte d'oie à l’intersection d’Inwa et de Lanzou. La cantine où s'attablent quelques jeunes aux yeux alcoolisés déverse des décibels dans la nuit, nous bifurquons à gauche à la lumière de nos lampes à led et nous enfonçons dans le noir en direction du pont à arcades métalliques qui permet aux véhicules et au train d'enjamber le fleuve. Nous voici à Sagaing, bruyant, désordonné et poussiéreux. En quelques minutes et après deux ou trois renseignements contradictoires nous trouvons l’hôtel Shwe Pyae Sone. Ouf, nous ne dormirons par dehors au plus grand regret de Patricia. S’en suivent les rituels qui confèrent aux baroudeurs un bonheur connu d'eux seuls. Jeudi 6 Février. Sagaing-Mandalay. On a de la peine à s'extraire du lit, décalage horaire ou fatigue physique, le réveil est difficile et le départ tardif. Il nous faut franchir le pont d’Ava en sens inverse pour prendre la route vers Mandalay. Sur l'autre rive une table au milieu de la route permet à 2 ou 3 jeunes de percevoir la taxe de passage, les vélos en sont exemptés. La route s'oriente vers le nord et longe la voie ferrée jusqu'à Amarapura ancienne capitale du pays SHAN et aboutit sur la plage des bateliers en face du fameux « U Bein bridge », la plus grande passerelle en teck du monde, longue de 1200 m et objet des plus célèbres clichés traitant de la Birmanie. Ce pont enjambe le lac Taung Thama en dessinant une élégante courbe qui se perd sur la rive opposée. Nous le traversons en poussant nos vélos émus du privilège qui nous est accordé. De l'autre côté, sur la plage de sable l'accueil touristique est plus significatif. Parking pour les bus- musique-transat-boissons fraîches témoignent de l’attrait des lieux. En quelques coups de pédales nous entrons à Mandalay, ancienne capitale du pays Shan et deuxième ville du pays. Nous traversons le quartier des batteurs où raisonnent les coups de masse qui façonnent les feuilles d'or qui recouvriront les temples puis celui des sculpteurs où la poussières blanche envahit les trottoirs et les rues, d'énormes Bouddhas de marbre blanc s'empilent sur le bord de la route . Nous empruntons la 84th avenue où un rabatteur nous propose de nous conduire à un hôtel sur la 26th rue. L'accueil y est chaleureux, le prix intéressant, nous nous installons à l’ « Ethotel ». Après le repas du soir pris dans une échoppe du quartier, en regagnant notre hôtel nous sommes intrigués par l'activité d'un jeune birman de 25 ans et de son petit frère de 10 ans. Ils fabriquent des tongs à même le trottoir, assis en tailleur. L'ainé enduit de colle néoprène et à pleines mains une semelle de sandale préalablement habillée sur une face par un tissu velouteux. Après séchage sur une clayette il appose une bande de caoutchouc qu’il presse fortement, puis après avoir contrecollé une centaine de paires, il chantourne avec une lame de couteau plantée verticalement dans un rondin de teck l'excédent de caoutchouc sans abîmer ni tâcher le velours. A notre question visant à savoir combien il vend ces tongs, il répond- mille deux cent kyats soit un euros.
Vendredi 7 Fevrier
Visite de Mandalay puis Mandalay -Thazi en train. Nous avons lu que s'il est un endroit inévitable à Mandalay, c'est à coup sur le marché du jade, haut lieu du négoce de pierres semi-précieuses par la communauté chinoise. Annoncé dans les guides sur la 87th avenue. On l'a cherché, on ne l'a jamais trouvé. Nous partons maintenant visiter un des ouvrages essentiels en Birmanie, une pagode. Nous avons choisi la pagode Eindawya située elle aussi dans la 87 th rue en face d'une ruelle bondée d'échoppes religieuses, nous en profitons pour acheter un drapeau bouddhique, qui a la particularité de répéter le couleurs bleu, jaune, rouge , blanc et violet, une fois à l'horizontale et une fois à la verticale. Cette pagode est peu visitée et offre donc la possibilité de profiter des lieux en toute quiétude, la prise de photo est de ce fait facilitée. Elle abrite un très beau bâtiment sur son aile droite destinée à la célébration de mariage religieux. Puis nous enfourchons nos vélos pour se diriger vers le Grand Palais que nous abordons par son accès ouest, celui-ci est interdit aux étrangers et les militaires nous invitent à contourner les remparts pour se présenter par l'accès est. Le Grand palais est entouré d'une fortification et de douves, celles- ci sont très larges, peut-être 70 mètres. Nous longeons les douves jusqu'au pied de la colline de Mandalay. Un pont enjambe les douves à proximité du poste militaire de contrôle. Il faut s’acquitter d'une taxe de visite de 10 USD par personne. La voie d'accès traverse l'épais mur d'enceinte que l’on franchit en poussant son deux-roues, puis une longue allée traverse les pelouses jusqu'au portail d'entrée. Le palais impressionnant par son ampleur. Plus de 40 bâtiments en bois que l 'on choisit d'admirer depuis la tour de guet en grimpant un étrange escalier en spirale puis nous nous rendons a la salle du trône et sa superbe structure pyramidale en filigrane d'or et enfin au musée culturel qui expose les tuniques et le lit à baldaquin du roi Thibaw. La colline est surmontée d'un temple dominant la plaine et le Grand Palais, la vue est imprenable. Nous abordons la montée par l'escalier d'accès situé au sud-est. Cet escalier qui compte près de 500 marches est couvert sur toute sa longueur et traverse plusieurs temples avant d'arriver au sommet où l'on peut admirer une immense statue de bouddhas debout, bras tendu vers la ville, posture représentative extrêmement rare. Nous redescendons par le même escalier afin de récupérer nos chaussures et nos vélos laissés au pied de la colline. Pour respecter notre programme nous devons quitter Mandalay ce soir pour Thazi distant de 150 km. Pour cela nous prenons un billet de train. Thazi n' a pas d’intérêt particulier sauf qu'elle est une ville étape obligatoire lorsqu'on se rend au lac Inlé au départ de Mandalay. Les vélos sont délicatement chargés par le personnel en même temps des balles de cellophane, et de nombreux cartons. Les fauteuils quelque peu vétustes sont recouverts d’un tissu vert, l'assise est un peu molle, les reposes pieds effondrés et les accoudoirs avachis, mais le confort est suffisant si on le compare aux banquettes en bois de classe ordinaire. Le train prend de la vitesse et les passagers sont ballottés comme on peut l'être dans un 2cv sur une piste africaine. Les vendeurs de boissons, biscuits, fruits, cigarettes se succèdent puis un employé de la société des chemins de fer passe prendre les commandes pour le repas. Une quinzaine de minutes plus tard il nous apporte dans des boîtes isothermes du riz frit et un œuf au plat. Vers 20 heures, nous sommes sur le quai de la gare de Thazi. Il fait nuit noire. Frontale sur le casque nous quittons la gare en direction du centre-ville. Face au premier carrefour on aperçoit l'enseigne de Moon Light Guesthouse.
Samedi 7 Février. Thazi-Ye young ma. 81 km à vélo. + 1000 m- Nous quittons Thazi à 7h00 par la route qui conduit au lac Inlé. La température est fraîche et le pédalage est facile malgré un revêtement de chaussée très bosselé. Après 20 km nous faisons halte devant une carrière de concassage, il y en a beaucoup le long de la route. Au loin on devine les carrières d'extraction à flanc de montagne. Les blocs sont transportés par camion jusqu'à ces micro-ateliers de concassage. L’organisation du travail est simple, les jeunes garçons trient les blocs à mains nues et les chargent dans un concasseur à la force des reins et des biceps, il en ressort en contrebas des gravillons de différentes granulométries qui sont "grillés" et triés par des femmes visages protégés de la poussière par un foulard. Des différents tas sont ainsi créés rechargés sur des petits camions seau après seau. Tout cela dans un vacarme assourdissant, une poussière omniprésente et sous un soleil brûlant. Nous poursuivons notre route, croisons de nombreuses charrettes tirées par des bœufs se rendant aux champs. La circulation est faible en cette heure matinale mais à l'intersection avec la route venant Yangoun de nombreux camions font leur apparition. Extrêmement bruyants, polluants, mais courtois, ils ralentissent et s'écartent largement lorsqu'ils passent à notre hauteur. Nous faisons une pause vers 13h30 dans une cantine en bordure de route fréquentée par les routiers. L'accueil est des plus chaleureux, on propose même à Jean-Jacques un peu blême de s'allonger dans la maison. La pente se relève, les virages s’enchaînent, nous prenons de l’altitude, les km défilent et la fatigue se fait sentir. Le paysage sur la plaine apparaît, la végétation de plus en plus dense, bananiers, tecks, hévéas ombragent la route. Nous sommes à 950 m d'altitude, Nous traversons la bourgade de Ye Yaung Ma, au bord de la route se trouve une succession de maisons de bois et de bambou, à la sortie sur notre droite le portail d'accès à un temple est ouvert, nous pénétrons dans la cour pour demander l'hospitalité pour la nuit, les chiens hurlent, un moine sort, descend les marches du temple. Patricia négocie, c'est d'accord nous passerons la nuit aux pieds de Bouddha.
Dimanche 8 février. Ye yuong ma- Maing thauk (Lac Inlé ) 85 km . Les camions ont commencé leur ballet très tôt ce matin et au hurlement des moteurs on a vite compris que l'ascension n'est pas terminée. Nous reprenons notre montée à la fraîche, le soleil se lève à peine sur le massif forestier. En 1 heure nous voici à Kalow, 400 m plus haut. Nous y faisons une pause petit déjeuner. Kalow est une petite ville connue pour ses départs de trek, elle est aussi une ville étape pour les routiers en transit sur la "high land road". Traversée par une rue principale divisée par un terre-plein central borduré de rouge et de blanc, les hôtels y sont nombreux. A la sortie de Kalow, des drapeaux aux couleurs bouddhiques flottent en haut de mâts, des femmes font l'aumône en agitant des écuelles en fer blanc. Les quelques pièces qu''elles contiennent font un bruit de crisette. Un automobiliste ralenti et jette par la fenêtre un billet de 1000 kyats. La route descend et ne tarde pas à s'élever à nouveau pour franchir le col à 1350 m. Nous basculons vers Aungban à travers une pinède pins sylvestres. Dans la plaine la route s'élargie puis apparaît une barrière de péage doublée de ponts bascules. Les véhicules payent une redevance en fonction de leur poids, les recettes sont destinées à la création d'une voie express. Bien sûr les vélos en sont dispensés. Au 20 éme kilomètre, une petite piste de terre rouge se perd dans le paysage sous les yeux d'une immense statue de bouddha debout face à la plaine, sur le mamelon derrière lui s'élève un temple à la pointe dorée. Nous consultons la carte et notre position et concluons que cette piste se dirige vers le lac Inlé. Nous nous y engageons. La piste zigzague dans la végétation aride, monte et descend au gré des ravines, s'approche de stupas puis s'en éloigne jusqu'à une zone boisée de bambou d'une bonne dizaine de mètres de haut qui ombrage un village Shan. Le temps semble s'être arrêté ici. Les chars sont tirés par des bœufs, pas de lampadaire, pas de poteaux électriques, même pas de panneaux solaires. Tout ce qui existe ici est tiré de la forêt. Nous nous arrêtons quelques instants pour savourer ce moment. En quittant la bourgade nous tombons sur une très large piste en construction qui s'oriente vers la route goudronnée située à une dizaine de kilomètre. Nul doute que ce village est voué à la modernisation. Nous laissons cette piste derrière nous pour nous orienter plein est en direction du lac. Nos rencontres aux abords du village se résument à quelques jeunes moines et 3 ou 4 chars à bœufs se rendant au champ. Nous traversons des champs de céréales moissonnées, la piste est roulante et facilite le pédalage et favorise notre vitesse. Nos sacoches sont torturées, ballottent, frappent violement les portes bagages. Plus loin sous un immense arbre qui baigne ses racines dans un trou humide, des hommes se reposent de leurs efforts. Ils viennent on ne sait d'où et vont probablement au village que nous venons de quitter. Suspendu à un balancier est placé une centaine de plateau en osiers soupesant près de 50 kg. Incroyable à la vue de leur petit gabarit. Nous longeons une marre d'eau où un groupe d'homme charge la benne d’un camion, seau à seau. L'intérieur de la benne est recouvert d'une bâche de polyéthylène qui en assure son étanchéité. Puis nous arrivons à un autre village blotti aux pieds de deux collinettes. Le compas nous indique la direction du lac derrière ce village. Il doit y avoir un passage entre les deux mamelons. La piste accède à un temple puis se réduit à un simple chemin piéton montant dans une forêt. Le chemin passe un col et un plateau cultivé puis bascule côté est au travers d'une épaisse végétation. Nous stoppons sur un replat pour admirer la vue embrumée sur le lac. Il est là, 8 km plus bas, entouré par ses montagnes noires. Il nous reste à dévaler 300 m de dénivelée. Un grand moment de vélo, nous n'avons jamais roulé aussi vite en tout terrain avec 15 kg dans des sacoches. La plaine est vouée à l'exploitation de la canne à sucre. Nous remarquons derrière une haie de grand arbre un hangar duquel une haute cheminée crache une fumée noire. Le bruit d'un moteur nous attire. C'est un atelier d'extraction du jus de canne et de fabrication de sucre. Une exploitation familiale. Un four horizontal en brique de 6 mètres de long, supportent 6 marmites fabriquées à partir de fûts métalliques disposées en escalier. Une femme alimente le feu avec la mélasse tandis que deux jeunes garçons broient la canne entre deux rouleaux métalliques entraînés par un moteur. Le père transvase en fonction de la cuisson le jus de canne en ébullition d'un récipient à un autre jusqu'à écrémer avec une passoire la surface de la plus grande et déposer la crème dans un bac. Le contenu de ce bac est ensuite malaxé, refroidi et étendu sur des nattes végétales. Une fois sèche, la pâte s'est transformée en sucre de canne pur. Nous enfourchons nos vélos et traversons les champs de cannes coupées pour retrouver une petite route goudronnée. Nous la suivons vers le sud pendant 1 km puis bifurquons sur une belle piste de terre rouge qui s'éloigne vers une cocoteraie. La rives du lac ne doit pas être très loin. En quelques coups de pédale, et dans un décor paradisiaque où le vert des champs flirte avec le bleu du ciel, où les squelettes des pilotis projettent leurs ombres sur l'eau noire du lac nous voici rendu au bout du chemin. La piste se termine devant une maison en bambous surplombant un canal peu profond dans lequel deux pirogues en cours de chargement se préparent au départ. Une troisième se balance doucement dans un bras d'eau sous les yeux étonnés du piroguier. “Mingalar!“, Can you transport us to a guesthouse? Please. La conversation va durer une bonne demi-heure avant que nous nous mettions d'accord sur la destination et le prix.
Nous embarquons sur la grand pirogue propulsée par un énorme moteur d'engin agricole, les berges verdoyantes du canal défilent à grande vitesse, nous traversons un village sur pilotis, glissons sous des passerelles de bois avant de ralentir pour fendre le matelas de nénuphars qui marque la limite avec les eaux du lac. Le piroguier agît sur le gouvernail pour orienter la prou de son bateau vers le nord - est en direction de Nyaug shwe. Nous faisons une courte pose au village lacustre qui abrite une pagode flottante, juste le temps de traverser la salle des prières, et nous reprenons le large sous le vacarme du «4 temps à explosion ». Le soleil descend lentement sur les crêtes des montagnes offrant une nouvelles profondeur à l'horizon. Les arbres et les maisons jouent aux ombres chinoises, le ballet des pêcheurs Inthas naviguant avec leur rame enroulée à leur jambe offre un spectacle étonnant. Les deux mains libérées, ils manient avec aisance le filet. La masse du « Inlé Ressort » se découpe sur la rive, le piroguier vise la passe marquée par 2 drapeaux jaunes perchés sur de grands bambous qui permet de pénétrer dans un plan d’eau paisible. Nous accostons au luxueux ponton en teck accueillis par un employé en costume. Celui-ci nous accompagne à travers les allées, les massifs de fleurs et de roseaux jusqu' au portique de sortie. Maing Taunk est une bourgade délaissée de la dynamique Nuang Shew, plateforme tournante du tourisme du lac mais à conserver son authenticité. Les chars à bœufs traversent les rues. Les gargotes traditionnelles, véritables sources de revenu familial, entretiennent une ambiance chaleureuse. Après une bière et une salade de tomate des jardins flottants, nous franchissons le portail d'une pagode toute proche pour demander l'asile. Alors que JJ s'aventure dans la grande salle éclairée, Pat et Gérard pousse la porte du foyer des moines pour dialoguer. Malentendu, incompréhension et l'un perd les autres et vice versa. Les alentours d'une pagode ne sont pas bien grands mais suffisant pour s'y perdre. Bref, chacun ira chercher avec succès refuge chez l’habitant. Comme il est de bonne pratique de se retrouver à l'endroit qu'on s'est perdu, il fût aisé de prendre le petit déjeuner tous ensemble le lendemain à 8h.
Lundi 9 Fevrier Maing thauk - Shwe Nyaung (Lac Inlé ) 45 km Nous remontons vers le nord en direction de Nyaung Shew situé à la pointe septentrionale du lac au bout d'un long canal et entouré de rizières, un pont enjambe le canal au-dessus des pirogues multi colores. Nous embarquons sur l'une d'elle pour une visite des villages lacustres et des jardins flottant. Le piroguier nous conduit aussi à une très belle manufacture familiale de soie et à une autre d’artisanat de bijou en argent jouxtant une fabrique de "chéroots". Les visites furent agréables et très intéressantes. Un nouveau spectacle nous est offert par les pécheurs inthas. Nous récupérons nos vélos pour rejoindre Shew Nyaung avant la nuit. Afin d’éviter la grande route directe et trop fréquentée, nous empruntons une petite route passant par Paung Pane. Nous ne croisons que 3 chars à bœufs , quelques touristes à bicyclette et une troupe de .....détenus. Habillé de tunique bleu, marchant au pas rapide et encadré par deux militaires en treillis, le groupe longe le bas-côté de la route. A notre geste reflex de touriste avide de clicher, un militaire écarquille ses paupières et agite son doigt de droite à gauche pour nous interdire de photographier. Vers 18h15, alors que le soleil commence à poindre, nous passons le portique d'une pagode située sur la route du lac. Au bout de l’allée, un vieux triporteur expire ses derniers jours sous une tonnelle de toile. Après une longue hésitation, le moine accepte de nous héberger à condition que nous respections un départ très matinal. La salle des prières nous est ouverte. Nous passons une nouvelle nuit aux pieds de bouddha.
Mardi 11 février Shew yaung-Thazi. 155 km en train. En dix minutes nous sommes à la gare de Shew yaung. A notre arrivée le train est déjà à quai. Il n’y apas de wagon de marchandise, ce qui nous oblige à placer nos vélos entre les fauteuils de la voiture Nous voyageons en «hight class » pour 3000 Kyatts ( 3 Euros). La locomotive diésel emmène ses quatre wagons en crachant un énorme panache de fumée. Après un arrêt à Heho, le train prend de l'altitude. Il peine à gravir les flancs de la montagne, obligé d’effectuer un tour complet en se retournant sur lui-même comme un chat qui se mort la queue. Le paysage des plateaux d'altitude apparait avec ses grands champs de labour et ses haies jaunies par le soleil. Ici la terre se travaille encore avec une herse tirée par des bœufs. La végétation envahie la voie et les branches des arbres viennent fréquemment fouetter les parois des voitures. Il est périlleux de passer la tête par les fenêtres. De temps à autre un employé du train installé entre la motrice et le wagon de tête, penché à l'extérieur tranche avec un coupe-coupe les branches trop agressives. À Augban, quelques paysans se rendant au marché embarquent chargés de paniers remplis de légumes, de gros ballots de tabac et de sacs de pommes de terre qui prennent place à côté du vélo de Patricia. Puis nouvel arrêt à la gare de Kalow grouillant de monde. Un étonnant spectacle nous est offert par les vendeurs en tout genre, épis de maïs, beignets de courgette, noix de coco, riz frit sont proposés aux voyageurs, négociés par les vitres ouvertes. Sous la structure métallique de l’auvent la foule est impatiente. Elle se précipite vers les portes du train, les places sont devenues rares et il faut jouer des coudes pour espérer pouvoir s'assoir par terre. La façade du bâtiment principal ornée de colombages témoigne de la présence au siècle dernier de la colonisation anglaise.
Puis le train traverse l'agglomération de petite maison, point culminant du parcours à 1350 m d’altitude et entame maintenant une longue descente vers la plaine de Meiktila. La voie de chemin de fer pénètre maintenant une jungle intense dévastée par endroit par la sur exploitation du teck et la pratique du brûlis. Le panorama sur les profondes vallées verdoyantes est saisissant. De temps à autre le train stoppe au milieu de nulle part non loin de maisons des peuples Padaung. Le train descend doucement, sa vitesse n’excède pas 20 km/heure. Autant dire que nous avons tout loisir pour admirer le paysage. Le train ballote dans tous les sens au gré des jonctions des rails, les volets métalliques à guillotine maintenus par des petits loqueteaux menacent de se décrocher à chaque soubresaut. Les wagons de l’ « ordinary class » débordent de monde , impliquant les voyageurs à s' installer dans les couloirs des autres voitures. Au environ de Khweyot, le convoi stoppe à nouveau en pleine côte, s'immobilise quelques minutes puis repart en marche arrière. Le chauffeur serait-il descendu sans serrer correctement le frein ? Il s’agit en fait d'une manœuvre visant à effectuer un changement de direction dans un endroit où former une courbe est impossible en raison de la pente importante du terrain. Une centaine de mettre plus bas, un aiguillage renvoie le train dans la bonne direction. A chaque gare, il est possible d'acheter à manger. Les victuailles sont emballées dans des boites en polystyrène, des sacs en plastique ou en papiers. Tous ces emballages se retrouvent au bord des voies. Le train traverse la grande plaine, flirtant avec les rizières asséchées en cette saison. Il peut enfin prendre de la vitesse et franchît péniblement le seuil des 30 kilomètres par heure. A l’horizon les carrières d'extraction cicatrisent la montagne, nous approchons de Thazi. Le train entre en gare après dix heures et demie de voyage. Le soleil se couche à la verticale.
Mercredi 12 février Thazi- Pagan 155 km à vélo, 35 km en taxi brousse.
Il n’y a pas de bus ce matin contrairement à ce que la patronne de la guest-house nous a annoncé, alors nous quittons Thazi à vélo vers 5h00 pour une très longue étape. Le jour n'est pas encore levé. Il est agréable de rouler à la fraiche à cette heure matinale quand la circulation est presque nulle. Nous atteignons Meithkila à 7h15. Le stupa bâti sur l'ile reliée à la berge par une passerelle se reflète sur l'eau noire du lac et la grande pagode Phaung Daw, en forme de barge dont la prou représente un oiseau de la mythologie birmane, le karaweik, sort de la pénombre et semble se détacher du quai. Nous poursuivons la route en direction de Bagan. Le faux plat succède à la plaine et permet d'atteindre à mi-parcours le point culminant de la journée à 600m d’altitude. D’innombrables "sikharas " percent le ciel au-dessus des arbres puis à l'horizon survient la masse sombre du mont Popa perché sur un volcan haut de 1500 métres couvert d’une épaisse forêt. Apres 110 km, saturés de bitume nous cédons à la tentation d'emprunter le chemin longeant un canal ombragé dans l'espoir de retrouver la route une dizaine de kilomètres plus loin. L'imprécision de notre carte et les recommandations d’autochtones nous obligent à rebrousser chemin alourdissant la distance de 15km. Nous sommes le 12 février, jour de la fête de l’Union, nous croisons de nombreux camions surchargés de birmans agitant le drapeau du partie de la démocratie de Aung Saan Suu Kuy . Au bout de 128 km, nous commençons à douter de pouvoir rejoindre Bagan avant la nuit. Nous décidons d'arrêter un camion taxi afin qu'il nous dépose à Taungzin situé à 25km de Bagan. A Taungzin il n'y a pas de guest-house. Sur place nous rencontrons l’instituteur du village qui a la gentillesse d'accepter de nous héberger. Il nous conduit chez lui, nous présente sa famille puis appelle le responsable de la "town ship" afin d’obtenir son avis sur notre venue. L'agent de la « Town ship » se présente, discute avec notre hôte puis téléphone à son chef pour solliciter son accord. Celui-ci arrive instamment. Il nous explique qu'il est impossible de rester chez l’instituteur et utilise son téléphone pour contacter un taxi qui nous conduira gracieusement à Bagan. Nous prenons conscience de notre maladresse et ne voulant causer de tort à personne , nous remercions tout ce beau monde pour leur courtoisie et regagnons Bagan à la force des mollets et à la lumière de nos frontales. Nous trouvons asile à la très sympathique Guest-house « Diamond Lion » à l'entrée de la ville.
Jeudi 13 Février. Visite de Bagan
Au petit matin nous partons visiter le site touristique et archéologique à vélo. Nous faisons la rencontre de Zin Moe Thu, un jeune birman de 16 ans, dégourdi et sympathique. Nous lui demandons de nous guider dans ce labyrinthe et sans se faire prier emprunte le vélo de son oncle et nous amène dans le cadre exceptionnel de la plaine de Bagan sillonnée de sentiers que certains préfèrent découvrir en calèche. Le temple Phya That gyi est de taille impressionnante, on y accède par la grande chapelle sous le regard d'un immense bouddha blanc. De la terrasse, nous découvrons des pagodes à perte de vue parsemées dans une luxuriante végétation Nous partons maintenant à la découverte des fresques du temple de Sulami, des quatre Bouddhas du temple de Ananda et l’incroyable temple de Dhammayangiy. Fascinant peuple birman qui a su entretenir et reconstruire ces chefs d'œuvre pendant des siècles. Normal quand on sait que restaurer un lieu religieux mérite le kutho et favorise la vénérable incarnation. Un temple en ruine est une offense. Puis Momo, c'est ainsi qu'il souhaite se faire appeler, nous conduit à la pagode Bupaya qui offre un panorama ouvert sur le YARYEARWADDI. De concert nous reconnaissons sans concession que Bagan mérite son inscription future au patrimoine mondiale de l'Unesco. Bagan est aussi un site archéologique hors du commun où la vie spirituelle ne s'est jamais arrêtée, où le culte de Bouddha perdure. L'heure du coucher de soleil approche et Patricia aime les teintes fraiches de l’aurore dorées par le soleil couchant qui passent rapidement à l'orange mangué . Elle ne veut surtout pas rater ce spectacle point d'orgue de cette visite alors elle repart avec Jean jacques se poster en haut d'une butte pendant que le soleil vient flirter avec les flèches de la pagode de Thatbyinnyu.
Vendredi 14 février Bagan- Magway. 85 km à vélo, 25 km en taxi brousse, 72 Km en pick up escorté Nous quittons la guest house « Diamond lion » vers 8h00. Les touristes sont aussi en selle pour visiter le site exceptionnel entouré de champs de culture où les paysans labourent à l’aide d’un char tiré par deux buffles. Le soleil est bas et les brumes qui envahissent le paysage dégagent une ambiance paisible. La route traverse de grand champ de labour, plate mais très chaotique en raison de sa conception. Le revêtement des routes Birmanes est essentiellement fabriqué avec du béton de bitume, c'est un mélange de grossier gravier et de goudron étalé manuellement et compacté à la « dame » ce qui laisse une surface très irrégulière et traumatisante pour le séant des cycliste au long court. Les palmiers rôniers animent le paysage. Au passage d'un pont sur un affluent de l’Yaryearwadi, à la sortie de Singu, nous croisons Mélissa, une belle espagnole. Sacoches solidement accrochées au porte bagage de son vélo, petit cuissard de triathlète et débardeurs à bretelle, elle nous explique son périple qu'elle a entrepris à Bangkok. Elle voyage seule et se rend à Bagan. Nous échangeons nos mails. Nous arrivons dans une zone verdoyante non loin du cours de l’Yaryaerwadi. Il fait plus frais. Le thermomètre n'est qu’à 35 degrés Nous traversons un guet asséché par un passage bétonné bordé de bittes rouges et blanches marquant les limites de la chaussée lors de crue. Puis la route s'élève doucement dans un massif de collinette désertique où seuls les petits derricks de pompage gesticulent harmonieusement au rythme d'un battement cardiaque. La poussière des chantiers de construction des ponts et le bruit des engins envahissent les petits vallons que traverse la route. Nous arrivons à Chauk au bout de 45 km, ville à l'image de toutes celles que nous avons vu. Il faut changer de rive et passer à l'est du fleuve, pour cela un pont à structure métallique enjambe le lit de l'Yaryearwadi dominant l'immense plan d'eau sur lequel un bateau de croisière navigue lentement à contre-courant vers Mandalay. Nous voilà à Seikpuy, délaissé et excentré des axes routiers. Seikpuy est pour nous le point de passage obligé pour descendre vers Minbu où nous envisageons de prendre un bus pour aller au bord du golfe du Bengale. Il est l'heure de se restaurer et la température passe la barre des 40 degrés. Nous cédons sans résistance à la tentation d'un abri de fortune sous lequel une cantine propose un bol de riz à l'ombre de grands eucalyptus. Pour moins d’un euro, sieste sur une chaise longue en bambou comprise, nous voilà requinqués. La route file vers le sud dans le lit fertile du fleuve. Les champs sont verdoyants. Les chars à bœufs sont chargés de légumes en tout genre. De vieux camions Talan croulant sous des tonnes de sacs d'oignons remontent vers Chaux . La route est ombragée et étroite. Nous assistons à chaque traversée de bourgade à des scènes uniques de la vie: Forgerons, bucherons , cuisinières ...exercent leurs travails peu lucratifs avec passion et assiduité. Ta-nuaug offre ses bananes et ses petits fruits rouges. Gérard nous crois devant lui et accélère le pédalage pour nous rattraper, il s'éloigne sous le tunnel de tilleul. Nous le retrouvons 5 Km plus loin sous une tonnelle de palme. Il est 16h30, l'heure de chercher un refuge pour la nuit. La pagode perchée sur la colline ne peux nous accueillir, alors nous reprenons la route vers Salin. Pas très longtemps car Gérard crève de la route arrière au moment où un taxi brousse nous double. JJ s'égosille pour intercepter le véhicule qui s'éloigne déjà mais l'apprenti accroché sur la plateforme arrière fait stopper le vieux camion. Nous chargeons nos vélos sur la galerie, Patricia s'installe sur les sacs d'oignons, Gérard et Jj sur la galerie. Le taxi ébranle sa carcasse puis démarre poussivement dans le silence....il est propulsé à l'hydrogène ce qui lui confrère un confort relatif. Une batterie de bombes est sanglée derrière la cabine du chauffeur. De là-haut le coucher du soleil sur les rizières et la palmeraie est superbe. Nous franchissons un très long pont métallique dont la voie de roulage est en teck. Les planches chantent à tour de rôle sous les roues du véhicule, suivi par une file de motos zigzaguant entre les fentes des planches. Nous arrivons à Sin Byu Gyun. Les gros sacs d'oignons et de ngiokman sont déchargés devant une boutique. Le voyage se poursuit sans encombre jusqu’à Salin. En ce lendemain de fêtes les animations en ville se poursuivent et la musique grésillante est présente à chaque coin de rue. Le taxi brousse stop devant un établissement disposant de quelques chambres. Il semble que le patron soit déjà au courant de notre venue. Il n'y a plus de chambre disponible à la guest-house de Salin et pas d’autre hébergement semble-t-il dans un rayon de 60 km. Comme le veut la réglementation birmane, le patron a prévenu la « Town ship ». L’officier est déjà là et cherche une solution pour nous loger. Aucune possibilité sur place étant envisageable, il décide de nous rapatrier vers Minbu. Pour cela il fait venir pick-up, charge avec ses hommes nous vélos à l'intérieur et nous informe que nous devons quitter Salin immédiatement. Il est 19h30, le 4X4 démarre avec un policier à son bord, nos vélos solidement attachés et nous trois allongés dans la benne. Il fait nuit, il fait frais, la route est défoncée, on se fait secouer mais on trouve cela marrant. La petite ville de Pwintbuy marque la limite du district et de compétence de la « Town ship » de Salin. Nous sommes donc priés de descendre du pick-up et de remonter dans un autre. Le policier du district de Salin transmet le dossier à celui du district de Nyangan qui nous demande de confirmer notre volonté d'aller à Minbu et nous voilà repartis. La benne de ce pick-up est recouverte d'un matelas plastifié qui nous procure un confort appréciable. Bonnets sur nos têtes, emmitouflés dans nos coupe-vent, nous nous endormons quelques instants. Nous voici à Mimbu, à 60 km de Salin. Nouveau problème, il n'y a pas de guest-house à Minbu ou du moins le chauffeur du pick-up n'en connait pas. Il nous propose alors de rejoindre Magway à 12km, de l'autre côté du Yaryearwady. On n’est pas à ça prêt. Le pick-up emprunte le grand pont métallique et rejoint l'autre rive en une dizaine de minute. Le véhicule stoppe devant la façade éclairée de Rolex Guest-house, il est 23 heures. Ouf, il reste une chambre de libre avec quatre lits pour 15 000 kyats par personne. On s'installe. Patricia, malade n'a qu'une préoccupation, se coucher, alors Gérard et JJ envisagent de sortir manger un plat de riz. Dans le hall de l'hôtel, une jeune fille, sac sur le dos est en train de s'expliquer avec le patron et deux autres personnes. Nous ne comprenons pas très bien le sujet de leur conversation mais nous saisissons que cette jeune et jolie personne est embarrassée. JJ intervient. Elle vient de se faire déposer par un bus et son « chaperon » ne la lâche pas temps qu'elle n'a pas trouvé une chambre. Son chaperon est un employé de la compagnie d'autobus. Nous lui proposons de prendre le lit libre de notre chambre.
Samedi 15 février Magway-Ann 157 km en mini-bus. Patricia est au plus mal ce matin. Une infection des voies respiratoires doublée de température met à plat sa condition physique pourtant hors du commun. Il n’est pas question de rouler à vélo, le profil de l’étape du jour longue de 140 km ressemble à sa courbe de température…. Il faut passer un col à 1300 m avec des portions de route à 14%. La solution du bus s’impose. Nous quittons « Padine station » située sur Pwi Taw Thar Road à 14h00, les trois vélos sur le toit du Toyota. Nous faisons une première halte à la gare routière de Minbu puis le minibus s’enfonce dans la végétation sur une petite route sinueuse. Le chauffeur est un malade du klaxon et appuie à chaque courbe longuement sur l’avertisseur sonore, ça devient insupportable. La route se contorsionne sur elle-même, s’élève doucement jusqu’à un raidillon marqué sur le bas-côté par un stupa. Le véhicule stoppe, le chauffeur descend avec quelques bâtons d’encens à la main et se dirige vers Bouddha. Il dépose un billet dans l’urne et allume les bâtonnets en s’inclinant à plusieurs reprises, les mains jointes contre la poitrine. Rituel des routiers avant le passage d’un col. Le minibus est en surcharge, il peine à gravir la pente. La route domine la forêt puis entrouvre l’horizon du golfe du Bengale. La descente est toute aussi vertigineuse, les freins chauffent et dégagent une odeur peu rassurante. Nous atteignons Ann à 22h30 après 155 kilomètres et 8 heures de voyage. Un villageois nous conduit jusqu’à « Billionnaire guest-house », il s’occupe gentiment des démarches avec les autorités locales. Les chambres sont crasseuses mais l’accueil est chaleureux.
Dimanche 15 février Ann-Taungup 75 km à vélo, 70 km en camion. La brune est tombée sur Ann. Un lourd silence donne une ambiance mystérieuse à cette bourgade. Nous ne l'avons pas vu en arrivant de nuit, nous ne la voyons pas ce matin dans le brouillard. Nous demandons notre route à plusieurs reprises avant de trouver la direction de Thandwe. La route est étroite et capricieuse, elle serpente agilement entre les collinettes qu'elle gravit parfois sans détours. La brume se disperse vers 8h00 pour céder sa place au soleil. Une magnifique vue sur la jungle apparaît alors. Patricia n'est pas au mieux ce matin et le profil accidenté de la route présentant des pentes de plus de 12% présage une journée difficile. Nous sommes à la peine. Au 18 me kilomètre, au pied d'une longue descente un pont permet de franchir la rivière et nous conduit au village de Sakanmaw. Trois poules en débattent avec un serpent au milieu de la route. Le reptile n'a pas le dernier mot. Une maison traditionnelle est en construction devant une ingénieuse installation facilitant le creusement d'un puits. Une grue à balancier en bambou de 6 mètres de haut permet d'extraire du trou les lourdes charges de terre que deux jeunes, armés de pic et de pelle, amoncellent. Nous sommes dans l’état Arakan une subdivision du Myanmar. La jungle est partout, parfois arasée pour laisser place à des cultures, parfois verdoyante recouvrant les villages de tribus ancestrales. La tradition est intacte, les cases sur pilotis sont entièrement en bambous et couvertes de feuilles de bananier. Nous traversons de nombreux chantiers d'entretien de la chaussée exécutés par les femmes, les bas cotés sont empierrés minutieusement avant de recevoir une couche de latérite rouge, plus loin les anciens ponts de bois sont remplacés par de gros ouvrages en béton offrant deux voies de circulation. Des pelles mécaniques élargissent les virages et des poteaux supports de réseaux électriques sont acheminés par camion et disposés à intervalle régulier le long de la route. Puis le mauvais goudron laisse sa place à une piste empierrée. Le pédalage déjà difficile devient pénible. Pendant 10 kilomètres, nous cherchons une trajectoire favorable passant du côté droit au côté gauche ou en utilisant les traces plus roulantes laissées par les petites motos. La température atteint maintenant les 43 degrés, il est nécessaire de s'arrêter pour se protéger du soleil et pour déjeuner. Une petite cantine nous parait agréable. Trois quart d'heure de sieste nous ont été bénéfique. Plus loin, un pont enjambe un plan d’eau, une file de trente moines dorés jalonnent le chemin d'accès à un temple. Au détour du virage suivant, un vieux bus et un camion de transport de troupe (celui-là même qui n'a pu nous embarquer après la pause) sont stationnés devant un grand hangar en toile. Ils sont notre dernière chance de rejoindre Taungup avant la nuit. La négociation avec son propriétaire est rapide. Nous souhaitons utiliser le camion et son propriétaire a besoin de kyats. Les vélos sont ligotés contre la cabine, Pat s'installe à côté du chauffeur, JJ et Gérard montent dans la benne. Le camion s'ébranle, la boite à vitesse craque et nous voilà sur la piste caillouteuse en direction de Taungup. Nous parcourons soixante-dix kilomètres de route défoncée souvent poussiéreuse dans le vacarme des vibrations des ridelles en aciers. La piste passe en crête d'un massif et offre un coucher de soleil à travers le feuillage des grands arbres de la jungle. Chaque franchissement de pont oblige le chauffeur à ralentir, à enclencher la boite à vitesse pour franchir le seuil de la dalle avant de relancer la mécanique qu'il assortie d’un double débrayage. Nous traversons Lamu puis Sabyin pour arriver enfin à la barrière d'octroi marquant l'entrée de la ville de Taungup. La guest house est précaire, les toilettes odorantes et la douche froide mais peu importe, l'important est d'avoir atteint notre ville étape. Lundi 16 février Taungup-N'Gapali. 80 km à vélo. Dès la sortie de Taungup, la route est agréable. Elle serpente en plaine contournant les rizières jaunies par le soleil. Puis la chaussée se dégrade, l'enrobé usé par le passage des camions laisse ressortir la sous couche de cailloux. Le bas-côté gagne du terrain sur la voie à tel point que deux véhicules ne peuvent se croiser sans mordre l'accotement dégageant un important nuage de poussières. De nombreux travaux de réparation sont en cours, exécutés par de jeunes filles vêtues de Tanga, encore en âge d'aller au collège. Elles cassent les cailloux, les rangent méticuleusement un à un pointes vers le haut, puis étalent un mélange de sable et de ciment avant d'enduire au seau un bitume en ébullition. La chaleur du feu de bois mêlée aux résidus de goudron dégage une épaisse fumée noire toxique et puante. Cette fumée remplit leurs poumons d'adolescente et noircit leurs narines qui contrastent avec le blanc du Tanaka qui protège leur visage du soleil. La poussière produite par le passage à vive allure des véhicules et le soleil plombant leurs chapeaux de paille tressée parachèvent des conditions de travail moyenâgeuses. Plus loin, le va et vient des poids lourds et le ballet des pelles mécaniques qui profilent et élargissent la route nous font comprendre que le développement des infrastructures a commencé. Cette petite route paisible laissera bientôt la place à un large ruban d'asphalte qui permettra de relier la capitale Naypyidaw à la station balnéaire de N'Gapali. La côte du Bengale représente un énorme potentiel touristique avec ses nombreuses de plages de sable blanc bordés de cocotiers. Nous nous approchons du littoral, l'air est plus frais et l’iode vient chatouiller nos narines. De nombreux cours d'eau s'écoulent lentement vers le golfe du Bengale. L'intersection de ces rivières avec la route donnent naissance à des villages tous construits sur le même schéma. Les petites maisons de bois ou de bambou sont perchées sur des pilotis afin de se prémunir des inondations et se hisser au niveau de la route. A côté, un petit port de pêche sur une grève de sable à l’aplomb du pont permet de regagner la mer en suivant le cour d’eau. Nous franchissons la barrière de Shwehle à l'entrée du pont sur le Thade, encore 16 miles (26 km) et nous serons à Thandwe. Nous voici dans la cocoteraie, quelques petites traverses de terre quittent le goudron, longent des haies de palmes délimitant le jardin des petites maisons et débouchent sur le sable blanc. La plage est très large d'autant que la mer s'est retirée pour quelques heures. Les villageois s’adonnent à la collecte des coquillages. De cossus bungalows se cachent à l'ombre des palmiers et quelques gargottes de plage se partagent les huit kilomètres de sable. A l'extrémité nord, la masse bétonnée d’un ensemble hôtelier tente de se faire oublier. La plage de N'Gapali est un petit coin de paradis. Nous aurions bien voulu passer la nuit les pieds sur le sable les yeux dans l'eau, mais la conception du bivouac chez le Birman est à la hauteur de son acceptation à l'hébergement. Par respect pour nos hôtes nous prenons une chambre dans une guest-house sous les cocotiers.
Mardi 17 fevrier N'Gapali- Kyeitali. 79 km à vélo. Nous ne voulions pas quitter N'Gapali sans voir Andrew bay. Il faut parcourir 10 Km en longeant de nombreuses échoppes en tout genre, traverser une petite agglomération regroupée au bord d'une très belle route en béton offrant une surface parfaitement lisse, passer devant les luxueux porches d’entrée des «Resorts » noyés sous les cocotiers pour découvrir Andrew bay.
Cet endroit a conservé toute son authenticité. Au milieu de la baie, face à une plage de sable blanc bordée de cocotier flotte une multitude de bateaux de pêche qui se balancent au mouillage, les maisons des pêcheurs perchées sur des béquilles et accrochées à la falaise dominent la mer. De l’autre côté en haut d’une colline un temple abrite un bouddha bien veilleur. Tout est intact, mais ici aussi l'urbanisation est en marche, un grand mur de soutènement délimite l'emprise d'une voie de circulation démesurée. Il faut faire vite, allez voir Andrew bay. Nous quittons le bord de mer pour revenir à Thandwe, point de passage obligé pour descendre vers le sud de la région de l'Arakan. Notre première halte de la journée se fait devant une terrasse ombragée en contre bas de la route d'où s'échappe une musique mélancolique. Sur la façade en natte de palme est suspendue une grande photo d’un couple endimanchée. Voilà une cérémonie de mariage. Patricia descend le petit chemin de terre pour saluer et photographier les mariés. Nous sommes immédiatement invités à se joindre à la fête. Coca-cola, sodas, gâteaux nous sont instantanément servis. Mais il faut reprendre la route, le temps presse car le voyage tire à sa fin. Plus loin c’est le ronronnement d'un moteur et le bruit sourd du tamisage qui nous attirent dans un hangar en bordure de route. Nous entrons dans un atelier de traitement du riz. Une grosse machine entièrement en bois est secouée par une multitude de poulies, de courroies et de transmissions diverses qui activent des tamis, des godets, secouent des entonnoirs et fait subir à la graine de riz un cheminement complexe pour la séparer de sa peau. Après le joli village de Minbuyn en bordure de canal menant à la mer, l'état de la route s'améliore considérablement, le pédalage devient plus efficace et nous en profitons pour parcourir une vingtaine de kilomètres à bonne allure. Le compteur journalier affiche 80 km, il est environ 15 heures. L'heure où nous nous posons la question du couchage. Le dilemme quotidien revient au centre de notre débat. Doit- on poursuivre notre route jusqu'à une ville pour trouver une guest-house, ou cherche-t-on ici un hébergement plus aléatoire en quémandant asile dans une pagode ? A la vue paradisiaque des cocotiers, de la plage et de l'océan que l’on aperçoit en arrière-plan, nous sommes tous d'accord. On reste ici. Un petit sentier descend le talus proche du pont qui franchi l’étang, longe le plan d'eau entre les bambous pour aboutir sur la grève. En quelques minutes, les vélos sont sur le sable gris d'une immense plage d'une bonne vingtaine de kilomètres de long. Gérard est déjà dans l'eau, Patricia poursuit les crabes entre les rochers pendant que JJ se dirige vers la seule maison à l'ombre des cocotiers. Le site est merveilleux. Sur le seuil de la petite case de 10 m² à peine, une femme écosse des tchinés, sorte de fruits en forme de gros haricots contenant 5 ou 6 noyaux enduit d'une pâte ressemblant à de la purée de coings. Elle discute avec une amie fumant un gros chérot. Un peu étonnées à la vue d'un touriste, elle propose rapidement l'hospitalité en tendant un tchiné. Une conversation de sourd à l'aide des mains s'en suit. Maddyway appelle son fils d'une douzaine d'année et lui demande de monter chercher une noix de coco en témoignage de bienvenue. Le gamin lève les yeux vers la cime des arbres pour détecter une coque mûre, s’approche d'un tronc qu’il enroule de ses petits bras et en répétant une série de poussées sur ses pieds bien en appuis sur le bois, il se retrouve rapidement à 10 m du sol. Epatant. Il faut faire profiter du spectacle aux copains restés sur la plage. Patricia et Gérard arrivent et le petit bout de chou répète sa prestation sous nos yeux incrédules. Du haut du cocotier, il laisse tomber 3 grosses noix vertes et glisse le long du tronc. En 4 Coups de machette il décapite une noix et nous offre le rafraichissent liquide. De l'autre côté de la marre, sur la berge surélevée se trouve une autre maison. C'est la cantine que nous avons vu en arrivant, à côté du pont. Nous envisageons d'aller y manger ce soir. Nous ne pouvons résister à l'envie de planter la tente sur la plage. Nous demandons à Madyway si cela est possible. C’est sans poser de question qu'elle nous donne son accord. Le bivouac est prêt, le bois est ramassé, nous pouvons aller manger dans la gargote. Mais pour cela il nous faut un guide pour traverser la marre sur une cinquantaine de mètres car bien que peu profonde il est nécessaire de suivre un cheminement précis pour éviter de disparaitre dans un trou d'eau ou de s'envaser jusqu’à la taille. L’aller se fait dans la pénombre, le retour dans l'obscurité. Nous finissons la soirée assis sur un vieil arbre refoulé par les marées devant un feu de noix de coco.
Mercredi 18 fevrier Kyeitali- Satthwa. 79 km à vélo. L'état de la route est toujours aussi déplorable. Les plantations d'hévéas font leurs apparitions. Juste le temps de faire quelques kilomètres et nous quittons le goudron pour nous enfiler dans une petite piste qui pénètre dans la cocoteraie. Nous sommes à la recherche d'un village de pécheurs donc nous avons aperçus les embarcations au mouillage depuis notre dernier bivouac. La cocoteraie est habitée et maillée de pistes bordées de barricades végétales. Rapidement nous nous nous trouvons sur une belle plage de sable en partie encombrée de clayette sur lesquelles sèchent du poisson et des petits calamars. Un bateau de pêche vient de rentrer, sa prou est posée sur la grève. Un homme assis sur le sable maintient une corde en tension pendant que des jeunes gens tout en muscle, organisés par paires déchargent de lourds paniers de poissons, l'eau jusqu'à la taille. Pendu à un balancier posé sur l'épaule les paniers sont portés deux à deux jusqu’à une case où ils sont triés et préparés. Nous sommes en plein rêve immergés dans un autre monde où la vie est organisée sur les bases de la communauté et de l'entraide. Les enfants s'amusent et gambadent sans contrainte, les femmes cuisinent au feu de bois et partagent les préparations avec qui le veux. Les paniers de poissons circulent de case en case et chacun prend la quantité qui lui convient. Nous sommes invités au tour du feu d'une femme qui prépare du riz. Elle a le visage marqué par une dépigmentation de la peau, le tour de sa bouche est blanchi comme l'est le maquillage d’un clown. Elle passe par pudeur régulièrement sa main devant son visage. Deux hommes se joignent à nous, l'un deux tiens à la main une belle langoustine fraiche et la pose sur la braise. Les poissons, les crevettes et les calamars affluent et dégagent une odeur appétissante. Le thé nous est servi dans une chope qui tourne de bouche en bouche. Ils rient devant notre hésitation à manger la tête des poissons. Les enfants sont assis par terre au tour de nous et posent volontiers devant notre appareil photo. Ils connaissent le numérique, certains hommes portent le smart phone à la taille de leur longhi. Nous ne restons que deux heures en leur compagnie mais deux heures inoubliables. Nous reprenons notre route en direction de Gwa. En milieu de journée la température atteint 48 degrés. Nos pneus laissent parfois leurs empruntes dans l'asphalte rendue liquide par le soleil. Patricia s'arrête pour prendre une photo, sa chaussure reste collée à la route. La route rentre dans les terres pendant quelques kilomètres puis une frange de cocotiers apparait, nous sommes à nouveau en bordure de l'océan. Nous roulons sur une piste défoncée, nos sacoches ballottent à chaque trou au risque de se décrocher. A mi journée nous arrivons sur une plage de sable blanc parsemée de roches noires qui immergent des eaux. La plage est immense, nous sommes presque seuls sur la plage. Un birmans vient à notre rencontre pour nous inviter chez lui. Nous dégustons une noix de coco et repartons aussi tôt. Voilà Satthwa, posé en bordure d'une rivière que franchit un grand pont en béton, en dessous sur une pirogue un pêcheur agite sa palangrotte en quête de poisson. A la sortie du pont, une coopérative de pêche récence ses prises et les conditionne pour la vente, les hommes et les femmes sont assis sur des tabourets de plastique, tranchent de gros thon, en retirent les arrêtes et les disposent dans des bassines de sel. Nous achetons une demie carcasse pour notre barbecue du soir. Nous traversons une nouvelle bourgade où nous achetons des tomates et du riz déjà cuit. Nous débouchons à l'extrémité d'une gigantesque plage masquée jusque-là par les cocotiers. La route s’éloigne du littoral par une corniche puis disparait dans la mangrove en direction de Gwa. Pour profiter encore un peu de l'océan Indien nous restons sur cette plage. Nous nous dissimulons derrière la végétation, face à la mer et installons nos tentes qu'à la nuit tombée. La plage est desserte, les premières habitations se situent à 500 mètres environ, seul un petit restaurant au pied de la falaise peux s'apercevoir de notre présence. Nous pouvons allumer le feu pour cuisiner notre poisson en toute quiétude. Les vagues bercent notre sommeil.
Jeudi 19 Février. Satthwa- Gwa 25 km de vélo puis Gwa - Yangoon en bus 250 km. Les mollusques dessinent des arabesques sur le sable et le soleil tarde à apparaitre au-dessus des cocotiers. Nous trainons un peu avant de plier le camp le temps d'apprécier cet endroit magique. Les fesses ressentent les premiers symptômes liés aux heures de selle et à l'état de la route. La circulation est vraiment faible le long de la côte du golfe du Bengale, sur 25 km nous avons vu 4 voitures, 8 taxis-brousse, une dizaine de motos et 4 Trickshaws. Nous arrivons à Gwa en fin de matinée, les maisons sont dispersées dans la palmeraie et de petits commerces bordent la route. Gwa se situe à l'embouchure d’un fleuve du même nom et on y trouve une activité de pêche et de commerce fluvial. La marée est basse ce qui nous permet de pédaler sur le sable jusqu'aux rives vaseuses et de revenir vers la ville en slalomant entre les maisons d'un village Moken, ethnie appelée aussi "gitan de la mer". Leurs maisons sur pilotis se retrouvent à plus de 2 mètres du sable laissant au sol un tas d’immondice puant. Les jours ont défilé à vitesse grand V depuis notre arrivée au Myanmar à tel point que nous ne connaissons pas exactement la date du jour. Nous devons regagner Yangoon avant samedi. Cette dernière étape se fera en bus. Nous prenons nos billets pour celui de 18 heures au bureau de la compagnie de Gwa. La route parcourue de nuit est longue et pénible avec de nombreuses zones de travaux. Les kilomètres de voies non revêtues et un brouillard intense lors de la traversée de la plaine de l' Yaryearwaddy n’ont pas facilité la tâche du chauffeur. Il nous faudra huit heures pour parcourir les 280 kilomètres qui séparent Gwa de Yangoon. A trois heures du matin, nous trouvons refuge dans la salle d'attente délabrée de la compagnie de transport à la gare routière de Yangoo. Nous attendons le levé du jour pour découvrir cette ville qui fut la capitale du pays jusqu'en 2005.
Vendredi 20 février Visite de Yangoo. La gare routière se situe à 25 km du centre de Yangoon, la ville est bâtie dans la plaine, la route est plate et droite, de plus les récents travaux d'aménagement ont permis de réaliser des chaussées en béton de grande qualité. Nous retrouvons avec aisance le plaisir de pédaler. Nous choisissons l’hôtel « white house » dans la 32 éme rue, proche de la pagode de Sule Paya qui marque le centre de la partie historique de Yangoon. Dans ces quartiers populaires, musulmans, catholiques et bouddhistes viennent en harmonie. D'ailleurs sur la place de la pagode se trouvent face à face une mosquée et une église. On appelle aussi ce secteur le quartier chinois. Nous sommes le 20 février 2015, date du nouvel an chinois. Le temple situé dans Sule Pagoda road est en pleine effervescence et prépare le défilé de la dance du dragon et du lion prévue pendant 4 jours. Notre découverte de la ville commence par la visite de la pagode Shewdagon qui signifie " dragon d'or", l'un des plus grands temple de Birmanie. Les bouddhistes s'y rendent à la tombée de la nuit pour prier ou discuter en toute liberté. Le stupa central couvert de 700 kg d'or est monumental. Le lendemain matin nous rendons en rickshaw sur les quais du Myitmaka, l'un des deux fleuves qui arrosent Yangoon. Le cours d'eau est très boueux et un fort courant rend la navigation des "hgnets" très difficiles. Ces bateaux dont la poupe est en forme de queue d'hirondelle assurent la liaison avec Dalat, un bidon ville sur la rive opposée où vivent 200 000 personnes. Trois bateaux de transport maritime sont en cours de chargement. Nous nous asseyons sur des chaises, au milieu du ponton utilisé par les «dockers» pour acheminer les marchandises. Les allers et venues entre les camions et le bateau sont incessants. Ces bonhommes de petit gabarit, secs comme des haricots, la peau brulée par le soleil, partiellement protégés par des tee-shirts trop grands et déchirés déchargent des sacs de riz deux à deux. Leurs jambes croulent sous la charge mais le pas est rapide. Sur le retour, ils apportent jusqu'au navire divers objets tels que chaises en plastique, sac de pommes de terre ou carton de fournitures automobiles.
Balade autour du Bassin d'Arcachon, du Cap Ferret à la Dune du Pilat English translation pending
La Pointe du Cap Ferret et la Dune du Pilat marquent les deux extrémités de l'entrée du Bassin d'Arcachon, à vol d'oiseau (marin) ces deux lieux ne sont séparés que d'environ quatre kilomètres.
Mais pour relier ces deux sites, je vous convie à emprunter un trajet beaucoup plus long … celui qui longe les rivages du bassin. C'est assurément le meilleur moyen de découvrir les différents aspects et surtout le charme des bords de cette petite mer intérieure.
Les sentiers et les routes nous feront ainsi cheminer de plages en dunes, de marais en près salés et de ports en villages.
Je fréquente et apprécie l'atmosphère unique du Bassin d'Arcachon depuis de nombreuses années, en période estivale mais également à d'autres saisons et souvent avec mon appareil photo à portée de mains … vous l'avez compris, le récit sera donc abondamment illustré.
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C’est ici que commence la balade, plus précisément sur la Presqu’île du Cap Ferret. Admirez ce panorama, sans aucun doute un des plus beaux du Bassin d'Arcachon : en toile de fond trône la célèbre Dune du Pilat, la plus haute montagne de sable d’Europe dont le sommet tutoie les 110 mètres. Rien que ça ! Et puis il y a ce plan d'eau, il s'étend entre les deux rives de l’entrée du Bassin , de belles eaux bleues animées en permanence par de forts courants. A marée montante les eaux salées de l’Océan Atlantique viennent à la rencontre des eaux douces de la Leyre (le cours d’eau qui est à l’origine de la formation du Bassin). Et Inversement, à marée descendante, la petite mer intérieure se vide en se diluant parmi les eaux océaniques. Quelques centaines de mètres plus loin, on parvient à La Pointe. Un nom de lieu qui à défaut d’être original signifie parfaitement où l’on se situe … C’est donc l’extrémité de la Presqu’île du Cap Ferret, la fin des terres (enfin des dunes de sable), une langue de terre sablonneuse coincée entre le paisible Bassin et les tumultes de l’Atlantique. L’avancée de sable est léchée, brassée, grignotée ou attaquée (selon la météo du moment) par des courants et des vagues qui s’entrecroisent.

Les vagues, certains en profitent, par temps calme, pour les surfer en bord de plage. Oh, la jolie « gamelle » … avec la planche qui s’envole ! J’ai été chanceux ce jour-là pour saisir ce mouvement, d’autant que c’était ma première prise photo et finalement la meilleure de la série. A vrai dire, la plupart des gens qui arrivent en ce lieu focalise leur regard vers la Dune du Pilat, on ne peut la rater. Elle est haute bien sûr (on l'a dit déjà) mais d’ici on remarque également qu’elle est large, elle s’étend en effet sur environ trois kilomètres de côte. Parmi les petits groupes de visiteurs /spectateurs, il y a toujours un connaisseur qui semble renseigner les autres, son index pointant le banc de sable d’Arguin ou encore l’ourlet blanc posé sur l’horizon formé par les vagues des « passes ». Ces fameuses passes, entre océan et bassin, avec leurs courants anarchiques si difficiles à naviguer pour les marins, ils sont d'ailleurs très redoutées par les pêcheurs locaux. Quant aux très nombreux plaisanciers du Bassin d’Arcachon, par prudence (et raison), ils sont rares à s’y aventurer et restent plus sagement sur les eaux bien plus calmes de leur mer intérieure. Pour vous faire partager le superbe panorama dont on bénéficie depuis La Pointe, je pourrai vous montrer une photo prise en été avec des vacanciers étendus en nombre sur cette plage … mais non, je préfère vous proposer une vue plus nature capturée au printemps. Le vent venait de balayer une partie des nuages chargés de pluie et commençait à faire sécher l’étendue de sable en donnant cet original aspect au graphisme particulièrement photogénique. Le relief du sable de La Pointe jusqu’à celui de la Dune du Pilat était ainsi souligné. Une belle atmosphère à partager, main dans la main et cheveux au vent en humant l’air iodé.

Indissociables des paysages des plages océanes, les blockhaus datant de la dernière guerre sont ici toujours présents … mais pour combien de temps encore ? Peu à peu, les assauts des vagues et des tempêtes les font disparaître. Sapés sur leur base, ils basculent et sont engloutis ensuite dans les sables mouvants. Et dire qu’ils ont résisté aux bombardements mais s’effacent maintenant par la seule action de l’érosion marine, la nature au final sait rependre ces droits ! Bien sûr, personne ne s’en plaindra car il faut reconnaître que ces carcasses de béton armé (c’est le cas de le dire !) ne sont pas vraiment esthétiques … sauf quand des artistes les embellissent avec leur tags très colorés, histoire de donner un peu de gaîté à ces symboles guerriers.


Voici une photo pleine de contrastes entre l’insouciance de ce farniente au soleil vécu par cette personne allongée sur le sable et l’arrière plan constitué par ce témoignage austère de la folie des guerres. Il n’y a pas que les blockhaus qui se trouvent emporté par l’érosion marine, parfois, lors des grandes marées et des tempêtes d’équinoxes, ce sont les dunes ainsi que des pans entiers de sable qui se trouvent happés par les flots.


Mais comme en témoigne cette photo, la puissance des vagues, ses remous et sa frange d'écume agitée de bulles deviennent en été une véritable source de plaisirs. Des baignades bienfaisantes qui s'apparentent à des séances de jacuzzi iodé, on ne peut imaginer plus naturel. Voici une autre image, bien plus paisible avec ces fleurs de dunes. Cela peut paraître surprenant, sur ce sol de sable balayé par les embruns salés, les liserons de dune parviennent à fleurir et apportent au printemps quelques jolies touches colorées.


Depuis le cordon dunaire qui longe l’océan mais également depuis une grande partie de cette extrémité de la Presqu’île, il attire immanquablement le regard des promeneurs. Normal, avec sa colonne blanche et rouge il domine un océan de verdure de ces 57 mètres de hauteur. Je veux évoquer ici le Phare du Cap Ferret. Sa situation est un peu particulière car au pied de ce phare, il n’y a ni port avec des alignements de bateaux de pêche ni une ambiance sonore faite de cris d’oiseaux marins mais juste le silence d’une agréable pinède. Même si ce n’est pas sa fonction première, le phare du Cap est un lieu de visite qu’il ne faut pas manquer, le panorama dont on bénéficie depuis sa lanterne est tout simplement à couper le souffle. Pour en profiter il faut bien sûr gravir les 248 marches de l’escalier en colimaçon, c’est seulement après cet effort que la récompense vous est offerte. Une vue panoramique s’étendant de l’ Océan Atlantique à la Dune du Pilat en balayant des yeux également la Pointe et les vagues qui l’assaillent.


Après ce travelling et l'observation de ce voilier et de ce kakak qui atteignent la pointe de sable, l’attention se porte maintenant vers la conche du Mimbeau, la presqu’île … de la Presqu’île du Cap Ferret. C’est cette langue de sable d’environ huit cents mètres située entre le Bassin et le village des pêcheurs du Ferret. Cette tour n’est pas seulement un remarquable belvédère pour admirer le paysage, c’est avant tout un phare dont le faisceau lumineux (un éclat rouge toutes les 5 secondes) est visible la nuit en mer jusqu’à 50 kilomètres. Depuis 1995, il est entièrement automatisé.

Il faut attendre le crépuscule pour voir sa lanterne s’allumer et pour observer le mouvement circulaire de son faisceau rouge. Lorsque l’atmosphère est un peu brumeuse, il est d’autant mieux visible. L’artifice de cette longue pose photo le montre ainsi en double !

Depuis des années, il attire régulièrement mon objectif photo … je possède donc une longue série de vues de ce phare pris ainsi sous plusieurs angles et en toutes les saisons. En voici un aperçu.

La tour verticale qui se noie parmi les troncs des pins ou encore en partie masquée par les mimosas fleuris en fin d’hiver.

Le phare vu depuis le Bassin avec une pinasse posée sur le sable … à marée basse. Une autre fois, j’ai capturé ce ciel rougeoyant lors d’un coucher de soleil, comme si la luminosité et cette teinte annonçaient la couleur … celle du faisceau lumineux pas encore allumé.

On le voit très distinctement depuis le sommet du phare, juste en contrebas du phare, au bord de la Conche du Mimbeau … le village des pêcheurs (et des ostréiculteurs) constitue l’étape suivante de ma balade. Un alignement de cabanes en bois au charme simple et quelques terrasses invitant à la dégustation de la spécialité locale, les fameuses huîtres. Il faut se laisser tenter, les huîtres sont à apprécier sur place avec un coup d’œil splendide sur le Bassin, la presqu’île du Mimbeau et la dune du Pilat (superbe à marée haute et sous les rayons d’un soleil de fin d’après-midi).

Les cabanes des ostréiculteurs ne sont pas toutes teinte bois. Certaines arborent des teintes jaune, rouge, blanche ou encore des ouvertures bleues, comme celle-ci, la « 70 ». Il en est de même pour les coloris des « Pinasses », les embarcations typiques du Bassin : allure effilée et fond plat particulièrement adaptés à la navigation et aux rivages du Bassin.

J’ai un penchant pour celle-ci avec sa coque rouge (et ses reflets), une belle harmonie avec le sommet du phare. Teinte orangée, L’ « Orange à mer » me plaît bien aussi … pas seulement pour le jeu de mot de son nom, amusant et bien trouvé !


Mais la plus originale est certainement cette pinasse aux couleurs rasta … des teintes et une évocation très cool mais il faut le reconnaître pas vraiment dans l’atmosphère habituelle du Ferret ; ici, les résidents secondaires ou les estivants sont plutôt tendance chic et arborent une décontraction … mesurée.
La suite …… message suivant -->

C’est ici que commence la balade, plus précisément sur la Presqu’île du Cap Ferret. Admirez ce panorama, sans aucun doute un des plus beaux du Bassin d'Arcachon : en toile de fond trône la célèbre Dune du Pilat, la plus haute montagne de sable d’Europe dont le sommet tutoie les 110 mètres. Rien que ça ! Et puis il y a ce plan d'eau, il s'étend entre les deux rives de l’entrée du Bassin , de belles eaux bleues animées en permanence par de forts courants. A marée montante les eaux salées de l’Océan Atlantique viennent à la rencontre des eaux douces de la Leyre (le cours d’eau qui est à l’origine de la formation du Bassin). Et Inversement, à marée descendante, la petite mer intérieure se vide en se diluant parmi les eaux océaniques. Quelques centaines de mètres plus loin, on parvient à La Pointe. Un nom de lieu qui à défaut d’être original signifie parfaitement où l’on se situe … C’est donc l’extrémité de la Presqu’île du Cap Ferret, la fin des terres (enfin des dunes de sable), une langue de terre sablonneuse coincée entre le paisible Bassin et les tumultes de l’Atlantique. L’avancée de sable est léchée, brassée, grignotée ou attaquée (selon la météo du moment) par des courants et des vagues qui s’entrecroisent.

Les vagues, certains en profitent, par temps calme, pour les surfer en bord de plage. Oh, la jolie « gamelle » … avec la planche qui s’envole ! J’ai été chanceux ce jour-là pour saisir ce mouvement, d’autant que c’était ma première prise photo et finalement la meilleure de la série. A vrai dire, la plupart des gens qui arrivent en ce lieu focalise leur regard vers la Dune du Pilat, on ne peut la rater. Elle est haute bien sûr (on l'a dit déjà) mais d’ici on remarque également qu’elle est large, elle s’étend en effet sur environ trois kilomètres de côte. Parmi les petits groupes de visiteurs /spectateurs, il y a toujours un connaisseur qui semble renseigner les autres, son index pointant le banc de sable d’Arguin ou encore l’ourlet blanc posé sur l’horizon formé par les vagues des « passes ». Ces fameuses passes, entre océan et bassin, avec leurs courants anarchiques si difficiles à naviguer pour les marins, ils sont d'ailleurs très redoutées par les pêcheurs locaux. Quant aux très nombreux plaisanciers du Bassin d’Arcachon, par prudence (et raison), ils sont rares à s’y aventurer et restent plus sagement sur les eaux bien plus calmes de leur mer intérieure. Pour vous faire partager le superbe panorama dont on bénéficie depuis La Pointe, je pourrai vous montrer une photo prise en été avec des vacanciers étendus en nombre sur cette plage … mais non, je préfère vous proposer une vue plus nature capturée au printemps. Le vent venait de balayer une partie des nuages chargés de pluie et commençait à faire sécher l’étendue de sable en donnant cet original aspect au graphisme particulièrement photogénique. Le relief du sable de La Pointe jusqu’à celui de la Dune du Pilat était ainsi souligné. Une belle atmosphère à partager, main dans la main et cheveux au vent en humant l’air iodé.

Indissociables des paysages des plages océanes, les blockhaus datant de la dernière guerre sont ici toujours présents … mais pour combien de temps encore ? Peu à peu, les assauts des vagues et des tempêtes les font disparaître. Sapés sur leur base, ils basculent et sont engloutis ensuite dans les sables mouvants. Et dire qu’ils ont résisté aux bombardements mais s’effacent maintenant par la seule action de l’érosion marine, la nature au final sait rependre ces droits ! Bien sûr, personne ne s’en plaindra car il faut reconnaître que ces carcasses de béton armé (c’est le cas de le dire !) ne sont pas vraiment esthétiques … sauf quand des artistes les embellissent avec leur tags très colorés, histoire de donner un peu de gaîté à ces symboles guerriers.


Voici une photo pleine de contrastes entre l’insouciance de ce farniente au soleil vécu par cette personne allongée sur le sable et l’arrière plan constitué par ce témoignage austère de la folie des guerres. Il n’y a pas que les blockhaus qui se trouvent emporté par l’érosion marine, parfois, lors des grandes marées et des tempêtes d’équinoxes, ce sont les dunes ainsi que des pans entiers de sable qui se trouvent happés par les flots.


Mais comme en témoigne cette photo, la puissance des vagues, ses remous et sa frange d'écume agitée de bulles deviennent en été une véritable source de plaisirs. Des baignades bienfaisantes qui s'apparentent à des séances de jacuzzi iodé, on ne peut imaginer plus naturel. Voici une autre image, bien plus paisible avec ces fleurs de dunes. Cela peut paraître surprenant, sur ce sol de sable balayé par les embruns salés, les liserons de dune parviennent à fleurir et apportent au printemps quelques jolies touches colorées.


Depuis le cordon dunaire qui longe l’océan mais également depuis une grande partie de cette extrémité de la Presqu’île, il attire immanquablement le regard des promeneurs. Normal, avec sa colonne blanche et rouge il domine un océan de verdure de ces 57 mètres de hauteur. Je veux évoquer ici le Phare du Cap Ferret. Sa situation est un peu particulière car au pied de ce phare, il n’y a ni port avec des alignements de bateaux de pêche ni une ambiance sonore faite de cris d’oiseaux marins mais juste le silence d’une agréable pinède. Même si ce n’est pas sa fonction première, le phare du Cap est un lieu de visite qu’il ne faut pas manquer, le panorama dont on bénéficie depuis sa lanterne est tout simplement à couper le souffle. Pour en profiter il faut bien sûr gravir les 248 marches de l’escalier en colimaçon, c’est seulement après cet effort que la récompense vous est offerte. Une vue panoramique s’étendant de l’ Océan Atlantique à la Dune du Pilat en balayant des yeux également la Pointe et les vagues qui l’assaillent.


Après ce travelling et l'observation de ce voilier et de ce kakak qui atteignent la pointe de sable, l’attention se porte maintenant vers la conche du Mimbeau, la presqu’île … de la Presqu’île du Cap Ferret. C’est cette langue de sable d’environ huit cents mètres située entre le Bassin et le village des pêcheurs du Ferret. Cette tour n’est pas seulement un remarquable belvédère pour admirer le paysage, c’est avant tout un phare dont le faisceau lumineux (un éclat rouge toutes les 5 secondes) est visible la nuit en mer jusqu’à 50 kilomètres. Depuis 1995, il est entièrement automatisé.

Il faut attendre le crépuscule pour voir sa lanterne s’allumer et pour observer le mouvement circulaire de son faisceau rouge. Lorsque l’atmosphère est un peu brumeuse, il est d’autant mieux visible. L’artifice de cette longue pose photo le montre ainsi en double !

Depuis des années, il attire régulièrement mon objectif photo … je possède donc une longue série de vues de ce phare pris ainsi sous plusieurs angles et en toutes les saisons. En voici un aperçu.

La tour verticale qui se noie parmi les troncs des pins ou encore en partie masquée par les mimosas fleuris en fin d’hiver.

Le phare vu depuis le Bassin avec une pinasse posée sur le sable … à marée basse. Une autre fois, j’ai capturé ce ciel rougeoyant lors d’un coucher de soleil, comme si la luminosité et cette teinte annonçaient la couleur … celle du faisceau lumineux pas encore allumé.

On le voit très distinctement depuis le sommet du phare, juste en contrebas du phare, au bord de la Conche du Mimbeau … le village des pêcheurs (et des ostréiculteurs) constitue l’étape suivante de ma balade. Un alignement de cabanes en bois au charme simple et quelques terrasses invitant à la dégustation de la spécialité locale, les fameuses huîtres. Il faut se laisser tenter, les huîtres sont à apprécier sur place avec un coup d’œil splendide sur le Bassin, la presqu’île du Mimbeau et la dune du Pilat (superbe à marée haute et sous les rayons d’un soleil de fin d’après-midi).

Les cabanes des ostréiculteurs ne sont pas toutes teinte bois. Certaines arborent des teintes jaune, rouge, blanche ou encore des ouvertures bleues, comme celle-ci, la « 70 ». Il en est de même pour les coloris des « Pinasses », les embarcations typiques du Bassin : allure effilée et fond plat particulièrement adaptés à la navigation et aux rivages du Bassin.

J’ai un penchant pour celle-ci avec sa coque rouge (et ses reflets), une belle harmonie avec le sommet du phare. Teinte orangée, L’ « Orange à mer » me plaît bien aussi … pas seulement pour le jeu de mot de son nom, amusant et bien trouvé !


Mais la plus originale est certainement cette pinasse aux couleurs rasta … des teintes et une évocation très cool mais il faut le reconnaître pas vraiment dans l’atmosphère habituelle du Ferret ; ici, les résidents secondaires ou les estivants sont plutôt tendance chic et arborent une décontraction … mesurée.
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Du KTP à Cape Town English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer une partie de mon voyage pour août 2017, oui je sais ça laisse de la marge 😉
Je cale un peut sur la suite du voyage après le Namaqua.
Pour le moment ça donne ça :
J1 - Arrivé à Upington en fin de journée par avion logement sur place J2 - Course et direction le KTP J3 - KTP J4 - KTP J5 - KTP - Depart Augrabies Falls J6 - Augrabies Falls J7 - Aubrabies Falls - Namaqua J8 - Namaqua
Et après descente sur Cape Town, dans mon idée la descente devrais ce faire sur J9/J10/J11 arrivé à Cape Town on peut si il le faut rajouter un J12 mais pas plus
Une fois a Cape Town après avoir changé de voiture, j'irais à Hermanus 2 jours et si il me reste du temps à Cape Town pour se balader dans les environs
Donc si quelqu'un a des idées d'itinéraire je suis preneur 😛
Je suis en train de préparer une partie de mon voyage pour août 2017, oui je sais ça laisse de la marge 😉
Je cale un peut sur la suite du voyage après le Namaqua.
Pour le moment ça donne ça :
J1 - Arrivé à Upington en fin de journée par avion logement sur place J2 - Course et direction le KTP J3 - KTP J4 - KTP J5 - KTP - Depart Augrabies Falls J6 - Augrabies Falls J7 - Aubrabies Falls - Namaqua J8 - Namaqua
Et après descente sur Cape Town, dans mon idée la descente devrais ce faire sur J9/J10/J11 arrivé à Cape Town on peut si il le faut rajouter un J12 mais pas plus
Une fois a Cape Town après avoir changé de voiture, j'irais à Hermanus 2 jours et si il me reste du temps à Cape Town pour se balader dans les environs
Donc si quelqu'un a des idées d'itinéraire je suis preneur 😛
Andalousie en famille au mois de juillet English translation pending
Bonjour 🙂,
J'aimerais partir l'été prochain "en juillet 2016" avec ma petite famille "ma femme et mes 2 filles de 18 ans et 12 ans" en Andalousie pour une durée d'environ 10 à 15 jours max.
Nous prendrions l'avion de Lyon direction Séville. (ensuite location de voiture pour se déplacer)
Si vous pouviez me donner des idées de visite dans cette région ?
Faut il mieux séjourner dans des hôtels ou réserver des appartements ?
Merci pour toutes vos idées.
23 jours en Australie septembre 2015 English translation pending
Après plusieurs voyages aux States (voir mes comptes rendus précédents), cette année nous décidons d’aller voir les kangourous….. CHEZ EUX !!! Comme à chaque fois, cela fait déjà plus de 10 comptes rendu de séjours que je mets en ligne (malheureusement blogmongénie a été supprimé sans préavis me spoliant de mes autres articles sur la toile !!il ne reste plus que kazeo, devenu à son tour eklablog), mon but est de renseigner au mieux les futurs candidats au voyage et pas d’étaler publiquement ma vie privée. Je n’oblige personne à penser ou percevoir les choses comme moi. Je connais maintenant l’utilité quasi indispensable des blogs pour préparer sérieusement un voyage avec des avis impartiaux et non intéressés financièrement parlant s’entend (ent ant end …phrase un peu longue, je sais, mais je me soigne !!).😉
Seulement voilà, l’Australie c’est quatorze fois la taille de la France, et nos vacances ne sont malheureusement pas extensibles, alors première étape: définir la zone de nos pérégrinations. Nous partirons en Septembre, et il faut aussi tenir compte des paramètres météo, car les saisons sont décalées dans l’hémisphère Sud, ce sera là bas le tout début du Printemps.
Pour notre première visite dans cette île continent nous allons tenter de rester sur les fondamentaux, sachant que des liaisons aériennes intérieures seront inévitables. Et c’est là que je rencontre mes premières difficultés dans mes préparatifs car les comparateurs internet sont souvent limités dans le nombre de vols à planifier. Sur le trajet, une escale est obligatoire durant les 17000 kms qui nous séparent de Sydney, qui sera notre ville d’arrivée. Chaque compagnie à sa ville « fétiche », Qantas, l’ Australienne est « associée » avec emirates, l’escale est Dubaï, mais avec d’autres, on a aussi la possibilité de choisir Bangkok, Kuala lumpur, Pékin, Shangaï, Singapour, Ho chi minh ou bien encore Hong kong. Autant dire qu’on a le choix dans l’embarras !!. Ce sera pour nous au final Hong kong avec Cathay pacific.
Attention, cette compagnie, comme d'autres d'ailleurs, autorise 20 kgs par valise en soute et seulement 7 en cabine contre par exemple 23 et 12 avec air france, ce détail me stressera quand même un peu, même si à l'enregistrement l'hôtesse me confiera qu'il y a une tolérance en principe appliquée !! je conseillerai quand même le pèse bagage qui lui ne pèse pas lourd.
Sachez que les propositions de vols sur les comparateurs vont de 22 heures pour les plus courts avec une escale, jusqu’à 39 heures avec 2 voir 3 arrêts !!!!!!
De plus, pour l'hébergement en hôtels, les quelques consultations faites sur le net laissaient apparaître certaines difficultés pour trouver des chambres pour trois avec deux vrais lits et non pas des chambres pour deux dans laquelle on rajoute un lit d'appoint, ou avec un canapé soit disant lit!!(remember New York et les in cons pétants de LOOK VOYAGE (et oui 3 ans après j’ai toujours la hargne contre ces escrocs …)
N’ayant pas suffisamment de temps à consacrer à l’élaboration de ce projet pharaonique (heu non pardon on va pas en Egypte !) alors disons vers cette destination inconnue, je décide de faire appel aux professionnels afin de nous proposer par devis les vols, hôtels et locations de véhicules en leur faisant part de nos desiderata voire exigences évidemment.
Ainsi je sollicite 3 agences annoncées comme »spécialisées » à savoir Légendes Australiennes à Nantes, Voyageurs du Monde (basée à Bruxelles) et e.australie à Paris. Rapidement j’écarterai les Belges, trop chers pour nous. Concernant e.australie, dans un premier temps une compagnie aérienne nous est imposée sans autre choix possible soit disant, puis après plusieurs contacts insistants, mon interlocutrice dédiée me dit que toutes les compagnies sont possibles, contredisant ses premières propositions ce qui ne met pas forcément en confiance. Après plusieurs ajustements du devis, nous étions toutefois prêts à signer, lorsque qu’au dernier moment pour des raisons ignorées et non expliquées (dommage), le vol retour proposé initialement est modifié, avec un vol intérieur en plus jusqu’à Perth (ville non prévue au programme), rajoutant ainsi une escale supplémentaire. Pour éviter cela, 500 euros par personne en supplément sont demandés, pas question……. Je tiens à préciser que notre interlocutrice dont je tairais le prénom, faisait déjà l’objet de certaines critiques sur les forums spécialisés, quant à ses méthodes !!!...peu orthodoxes……
Donc….. On décide de s’engager avec LEGENDES AUSTRALIENNES que nous recommandons vivement car ils ont été sérieux, compétents et attentifs avant, pendant et après le voyage.VRAIMENT UNE BONNE NOTE …Merci à David P…..et ses collègues, là j’hésite pas à donner le prénom…… car il le VAUT BIEN comme dirait heu… je sais pas c ki tellement il y en a eu….
Le programme finalisé sera donc le suivant : 5 nuits à SYDNEY transfert en avion vers Ayers rocks pour 4 nuits dans le centre rouge avec un 4X4 depuis Alice springs vol pour rejoindre Melbourne pour 2 nuits envol vers la Tasmanie pour 4 nuits avec un véhicule de location sur place (il semble que l'on ne puisse pas rejoindre cette île avec un véhicule de location en ferry!!) depuis Launceston, vol pour Melbourne et rejoindre directement en véhicule la Great Ocean Road (GOR) pour 3 nuits avec le même véhicule ferry pour Kangaroo island et 2 nuits, retour vers Adélaïde pour une courte nuit et vol pour Hong Kong avec comme on dit « un stop » de 3 nuits !!! cerise on the cake.
SYDNEY :
Départ de Roissy CDG le 31 Aout à 13h15. Sachant que le tabac est hors de prix, je veux acheter deux cartouches de sucettes à cancer avant de partir, mais on m'informe gentiment que l'on ne peut importer en Australie que 50..........cigarettes, je laisse tomber. Pour ceux qui sont concernés, sur place la paquet rendu anonyme et stocké dans des placards ou derrière des rideaux à l’abri des regards des potentielles futures victimes de ce fléau est vendu à 17 euros le paquet de 20, par contre certaines marques vendent par parquet de 50 un peu moins cher si vous avez de grandes poches évidemment, (fin de la parenthèse dédiée aux détracteurs qui confondent fumeurs et terroristes, on connait l’inefficacité de ces mesures merci à nos différentes ministres de la santé qui font la même chose ou presque en France) Le boeing triple 7 est plein, après 12 heures de vol , petite pause de 2 heures à Hong kong, où 7h00 heure locale, les boutiques de l’aéroport sont encore fermées. Pour les 9h00 du vol suivant vers Sydney, quelques rangées vides s'offrent avant décollage aux passagers les plus rapides qui souhaitent s'allonger sur les banquettes pour dormir un peu. A Sydney, peu après 17h30 (plus 9 h00 par rapport à la France) il fait 12° et déjà nuit, et le lieu de rendez vous indiqué pour notre transfert en limousine (inclus) vers l'hôtel n'est pas celui prévu par le transporteur, résultat, ce n'est qu'après 30 minutes de recherches (et d’appels téléphoniques hors de prix sur répondeur) que l'on parvient à mettre la main sur notre chauffeur d'origine libanaise qui était là à l'heure mais pas au bon endroit. Bref ... L'hôtel Cambridge, réservé pour 5 nuits est récent mais un peu excentré au Nord du centre névralgique de la ville en plein quartier gay, autant dire que les établissements de nuit se passeront de nous. La chambre est correcte avec deux vrais lits pour nous trois. On tente tout de même de se restaurer de façon un peu plus consistante que dans l'avion, mais l'unique restaurant où l'on tente notre chance ne sert plus au delà de 21h00, on se rabat chez hungry jack qui sera notre seul fast food du séjour. Bien calés et le taux de cholestérol bien remonté, (holala si les ministres voient ça !!je vais me faire dis puter) allez vite au dodo pour être en forme et ATTAQUER enfin réellement nos vacances. 2eme jour : notre voyagiste nous a réservé les billets pour le captain cruise, croisière hop on hop off day pass (ouf!) en résumé durant la journée, vous visitez toute la très belle baie de Sydney en descendant où et quand vous voulez tout au long du trajet et des différents arrêts.(bah oui vous allez pas sauter dans l'eau!) C'est bien pratique. En fonction des heures, les navettes ne s'arrêtent pas forcément toutes aux mêmes endroits, à Watson bay, par exemple on descend pour prendre la suivante qui nous déposera à Manly, quartier situé au bout de la baie, véritable station balnéaire très agréable, cependant le ciel un peu chargé a démotivé les adeptes de la glisse en ce début de saison, peu de surfeur … Ne voyant pas de revendeur TELSTRA, on souscrit un forfait 90 minutes à 40 dollars chez vodaphone. Erreur, en effet je confirme ce que j'avais lu avant de partir et ce que j'aurai du suivre, cet opérateur a une couverture médiocre du territoire, nous devrons avoir recours très fréquemment aux très nombreuses cabines téléphoniques telstra en parfait état de fonctionnement et finalement pas très chères, ici ni tag ni dégradation, ça change... J'avais, à ce sujet, changé juste avant de partir mes euros au taux apparemment sympa de 1,52, alors qu'en moins d'un an, le dollar américain était passé de 1,38 à 1,11 rendant ainsi les USA moins attractifs. Merci à l’Europe et ses eurodéputés à 13000 euros par mois qui légifèrent quand ils sont présents, sur la puissance des aspirateurs notamment. !!! Bon stop aux détails, continuons le périple.... Après un bon filet de Barramundi en terrasse au fish and ships il est temps de reprendre la mer. Impatients de voir koalas et autres diables de tasmanie, on décide de s'arrêter au zoo taroonga pour 114 aud dont un ticket au tarif étudiant (le télésiège est fermé pour travaux). ERREUR, car ces petites bêtes en captivité dorment cachées toute la journée, il faut être présent aux heures fixes de nourrissage, ce qui, évidemment n'est pas notre cas, alors lion, tigre, girafe et éléphants BOF....... On regagne notre hôtel à 20h00 après une première journée de 12h00, avec la fatigue du voyage ça commence fort. Première impression: nous sommes stupéfaits par la très forte proportion d'origine asiatique de la population, on s'est même demandé si on s'était pas trompé d'aéroport à l'atterrissage !!!! Impression confirmée, puisque durant notre séjour, le premier ministre qui s'apprêtait à signer une nouvelle convention d'immigration avec la Chine a été débarqué de ses fonctions. Des affiches publiques 4X3 critiquant sa position l'accusaient de préférer les asiatiques aux Australiens!!!! Les petits déjeuners buffet inclus du Cambridge sont parfaits. Pour notre deuxième journée, on investit 120 dollars dans les billets du sydney explorer sightseeing bus valables 24h00, selon nous c'est un moyen idéal pour visiter à un tarif raisonnable. Achetés en fin de matinée, ils nous permettront d'effectuer le second circuit le lendemain matin. On fait un arrêt à la tower sydney, d'où la vue à 360° sur la ville est intéressante, cependant les tarifs de ces « attractions » sont toujours un peu prohibitifs, comme à mon habitude, j'avais quand même déniché un coupon à 20% de réduc dans l’un des nombreux prospectus du hall de l'hôtel. On se rend ensuite au plus grand marché aux poissons de l'hémisphère sud et ça vaut le détour, si comme moi vous raffolez des produits de la mer, le spectacle des étals multicolores bien ordonnés est éblouissant (c'est pas mal dit ça!!!ndlr) 😉 On peut manger sur place des produits extra frais et c'est quand même mieux qu’au macdo !! On poursuit avec le joli mais luxueux centre commercial au sein du vieux queen victoria building, le quartier the rocks avec une belle vue sur le harbor bridge et les jardins botaniques avec le mrs Macquiries point (soleil de face à 17h00, pas bon pour les photos ça!!) Coucher de soleil sur le célèbre opéra, déjà photographié sous toutes les coutures bien sur. Chez Coles, on achète de quoi picniquer en chambre, un peu de repos et d'économie ne feront pas de mal. Troisième jour, il pleut jusqu'à 9h00 mais le ciel s'éclaircira progressivement, on fait la ligne bleue du bus, qui dessert les beaux quartiers avec villas superbes sur la baie (vaucluse, rose bay, double bay). Arrêt à Bondi plage, célèbre pour ses surfeurs, là aussi absents malgré les belles vagues pleines d’écume (enfin les pros parlent de « spots »), par contre les travaux pré-estivaux sont nombreux. Au retour, on visite l’aquarium pour 96 aud (avec encore des coupons magiques à -20%), cependant c’est un peu décevant , deux tunnels permettent d’observer requins et dugongs on aperçoit un et un seul platypus, au final BOF aussi. (cela n’engage que moi comme d’habitude) Via le pyrmont bridge on rejoint le centre commercial moderne, pour nos achats compulsifs de souvenirs qui viendront s’entasser avec ceux des années précédentes. D’ailleurs j’en profite pour m’offrir un chapeau en cuir dit »crocodile dundee » car je ne veux pas, comme cela s’est déjà produit par le passé, remettre au lendemain l’achat inutile que je peux faire le jour même. (apparté: dans une autre vie, l'acteur était peintre sur le harbor bridge d'après ce que j'ai lu). Je prends un made in australia (regardez bien l’étiquette car les vendeurs chinois sont sournois, on a tenté de me vendre un made in pakistan!!)) De marque Barmah avec cinq vraies dents de croco (avec certificats !!) et un contour bracelet en cuir épais à tout de même 115 $ (prix constatés ultérieurement environ 130 à 140 aud) il y a moins cher avec seulement 3 dents et un contour support de dents plus fin à 80 aud….. c’est les vacances tout de même, j’ai bien le droit de me faire un p’tit KDO….( La marque Akubra, Australienne aussi, est un peu moins distribuée et un peu plus chère). Confrontés à ce gouffre financier dans le budget, ce soir ce sera encore picnic dans la chambre, acheté cette fois chez woolworth et pi tant pi…. Au petit dej, j’ai pris l’habitude des tartines au végémite. Cette pâte noire, énergisante , pleine de vitamine B est infecte, mangée seule, mais mélangée au miel ça passe et comme les militaires australiens en ont dans leurs rations, c’est forcément bon pour la santé…(HA elles sont contentes là hein ?) Pour ce dernier jour à Sydney, l’agence nous a réservé une excursion aux blues mountains parmi les nombreuses propositions existantes. C’est avec sydneyboutique que nous allons passer la journée. Prise en charge à l’hôtel en minibus avec un chauffeur âgé, anglophone mais très sympa et jovial. On ramasse 2 touristes anglais et première pause matinale au featherdale wildlife park
où l’on se fait caresser par les koalas (euh non c’est l’inverse en fait) et l’on nourrit les nombreux wallabies, les cartes mémoires chauffent dur. On poursuit par 2 petites promenades forestières, les cascades Katoomba et évidemment arrêt au point de vue sur les trois sœurs (pics rocheux) et au touristique Waradah aboriginal centre, où deux « vrais faux »aborigènes nous exposent brièvement leur culture entre deux coups de didgeridoo.
Le repas se fait au restau jameson house, tenu par des jeunes français adeptes du programme vacances travail (très nombreux en Australie) où l’on regoute le fameux barramundi, poisson exclusivement local. Au retour, petite pause à Leura, village rétro bobo sans grand interêt. Depuis le stade Olympique on rejoint circular quay en ferry omnibus avec de nombreux arrêts et de très nombreux passagers. L'air est frais....
Selon notre guide, l’immobilier est très cher à Sydney, beaucoup de gens y travaillent, beaucoup moins y habitent.
LE CENTRE ROUGE
Envol pour Ayers Rock et le centre rouge désertique du pays. A 7h00 coup de fil en chambre de la société chargée de nous transporter à l’aéroport, pour décaler l’heure de prise en charge, on passe de 8h00 initialement prévu à 7h30, méthode cavalière peu respectueuse de la clientèle. L’aéroport domestique en ce dimanche est très fréquenté mais l’enregistrement va vite, le boeing 737 de virgin australia à l’équipement sommaire est plein, après tout de même 3h00 de vol (je vous l’avais dit c’est grand l’Australie !) notre 4X4 toyota prado blanc rutilant sous le soleil nous attend sur le parking. Il faudrait presque un escabeau pour monter dedans ! Volant à droite et conduite à gauche, boîte auto heureusement y aura déjà ça de moins à gérer, quand on sait que plus d’une fois j’ai mis les essuies glace au lieu du clignotant…. 😠 On rejoint assez vite l’un des rares hôtel du secteur, le outback pioneer au pied du célébrissime rocher ULURU. Il s’appelait avant AYERS Rock, du nom de l’immigré Anglais, élu 7 fois premier ministre et qui avait permis les expéditions à l’origine de sa découverte au XIX°. L’entrée du site est à 25$/pers. En attendant l’heure fatidique du coucher de soleil, on fait un bout de promenade sur le kuniya walk jusqu’au waterhole (trou d’eau pour ceux qui comprennent pas mon anglais courant). Attention, si vous choisissez de rester un certain temps dans ce secteur pour l’explorer sérieusement et pédestrement, je vous conseillerai peut être l’achat d’un filet anti mouche proposé partout. Le mettre par-dessus ou en dessous votre chapeau, casquette ou seul sur la tête comme les femmes asiatiques car……les nuées d’insectes volants deviennent très très vite insupportables et il y en a partout, et puis après tout, LE LOOK APICULTEUR a du charme…. Ensuite on rejoint le site dédié coucher de soleil, où il faut se frayer un chemin et surtout trouver une place pour garer le camion, certains fans n’hésitent pas à déballer table et fauteuils, pic nic et champagne pour assister au spectacle,
d’autres montent sur le toit des bagnoles, faudrait pas exagérer non plus. C’est beau mais quand même. Une autochtone fêtarde me traitera même de « lovely french » lorsque j’accepterai de prendre en photo son groupe d’assoiffés: Une connaisseuse……
Pour le dîner deux restos et pas plus, on choisit le plus populaire où l’on fait cuire soi même sa pitance sur une plancha non nettoyée par les clients précédents….
A ce propos, partout dans le pays presque toutes les aires de repos sont équipées d'une ou plusieurs planchas électriques fixes à disposition des adeptes du BBQ.
Le confort de notre chambre à l'outback est appréciable.
Demain, lever tôt, pour assister à 6h50…… Bah au lever de soleil évidemment depuis un autre point dédié, (le TALINGU NYAKUNYTJATU, atchoum !) Entre le soir et le matin, rien que le rocher seul, ce sera 70 photos… des fois qu’on en loupe une !! Vive le numérique! (et évidemment je ne vous donnerai pas le nombre de photos avec nous aussi dessus!!)
Ensuite direction Kata Tjuta, autre chaîne rocheuse contrastant aussi avec la platitude du désert.
On « randonne » sur la première partie de la valley of the wind (KARU) puis on s’aventure dans la walpa gorge, sous le soleil y a pas à dire c’est joli. Mais c’est pas le tout, on doit rejoindre Kings canyons et le Watarrka NP à 250 kms, alors hop à bord du camion. Et n’oubliez pas de faire le plein, car il n’y a que deux stations sur le trajet :curtin springs et kings creek : à chaque fois, une miniminisuperette, un mini restaurant et quelques hébergements rustiques ET PUIS C’EST TOUT, ici c’est camping et les Australiens, adeptes, ont tout à bord du vieux 4X4 poussiéreux. Nous on s’en fout, le réservoir du camion contient 87 litres.( le prix du litre de super est à 2,09$ et 1,38 en moyenne ailleurs)
A l’arrivée, promenade jusqu’à kathleen springs (trou d’eau). Le kings canyon resort est correct, on mange un hamburger de chameau à la cantine de l’outback BBQ, avec en fond sonore, un musicien country retraité depuis longtemps. (longues tables communes et bancs)
DODO car le lendemain c’est un cruel dilemne.. En effet pour rejoindre notre étape du soir à Glen Helen, soit c’est 280 kms via la piste « mereenie loop » de 160 kms, soit on contourne par le bitume mais là c’est pas moins de 700 kms !!! et deux avis différents (c’est mieux qu’un) nous déconseillent très fortement la mereenie loop ( payante à 5 $, histoire d’enregistrer les coordonnées des aventuriers en partance pour faciliter les recherches au cas où?) très difficile parait il, alors tant pis on va rouler. Je tente quand même sur quelques kms, un raccourci possible par la piste ernest giles road, mais mes deux passagères m’intiment de renoncer au bout de quelques kms, alors demi tour et roulons….

Têtu, avant d’arriver, je veux quand même savoir ce que c’est que faire du 4X4, alors on prend la palm valley, cul de sac de 40 kms AR et là : bah je fais pas le fier et encore moins le malin: rochers, trous, sable, novice, je suis obligé de consulter rapidement le mode d’emploi pour savoir comment franchir au mieux ces différents obstacles sans rester coinçé, on risque pas l’excès de vitesse, et je sais pas pourquoi mais malgré la clim je TRANSPIRE BEAUCOUP !!!! bref …maintenant on en rigole. A l’issue, sains et saufs, le camion aussi, on prend la piste de 43 kms, et il en reste encore 72 autres bitumés pour atteindre le glen helen gorge and resort…. C’est l’unique hôtel du coin, rustique et spartiate, il y a bien sur un camping, mais pas de superette et obligation de dîner à l’unique resto (en réservant) et sans pouvoir choisir l’heure, c’est plein… Au menu à la carte uniquement, une page pour les entrées et les plats et 4 pages pour les vins, tout est dit, ou plutôt écrit… Pas de petit dej inclus, comme dans presque toutes nos étapes, dommage, car sur place c’est 25 $ minimum par personne, ça ferait beaucoup au final. Départ 7h30 car avant de rejoindre Alice springs (la capitale du désert à 140 kms) il y a plusieurs promenades au sein du West Macdonnell national park ( pas plus d’une heure chacune sans forcer). On commence par Redbank gorge (un petit peu difficile, avec un sentier mal balisé et des rochers un peu partout), puis Ochre pits, Ellery creek bighole
, stanley chasm (sentier « privé » payant à 10$ à faire vers midi avec le soleil de plomb à l’aplomb !!) et Simpsons gap, tout cela vaut le coup d’œil Omer!
Arrivée début d’après midi à Alice springs où après 1700 kms parcourus, je rencontre mon premier feu tricolore et les premiers policemen. Ici les nombreux groupes d’aborigènes, visiblement marginaux, errent dans le tout petit centre ville. Les hommes ont un faciès très particulier, par contre les jeunes enfants sont magnifiques et les parents en profitent pour quémander une piécette aux rares photographes.
Via internet (et viator, filiale de tripadvisor apparemment) j’avais réservé une promenade coucher de soleil à dos de camel (sans filtre) chez Pyndan tracks (18 kms au sud ouest d’alice springs)Nous sommes une dizaine, deux par bête, attachée entre elles, telle une caravane du désert, ça dure environ 1h00 et cette expérience exotique est très sympa.
Sachez que depuis qu’ils ne sont plus utilisés pour les divers travaux et transports, et qu’ils ont été relâchés dans la nature, il y aurait en Australie plus d’un million de dromadaires.
Pour la petite histoire, celui qui marchait derrière moi s’est blessé au naseau, et pour essuyer le sang dégoulinant, il n’a pas trouvé d’autre kleenex que… le dos de ma veste, résultat à l’arrivée, notre guide me donnera 50$ pour le nettoyage remboursant presque le prix du billet, alors que les dégâts étaient quand même superficiels. MERKI pour le geste.
MELBOURNE depuis le tout petit aéroport d’Alice springs (2 portes en tout pour arrivées départs avec accès aux avions à pied sur le tarmac) 2 heures de vol pour rejoindre Melbourne en milieu d’après midi avec qantas. Là notre chauffeur est à l’heure et à l’arrivée avec une pancarte nominative comme cela aurait dû être le cas à chaque fois, l’hôtel ibis est tout près du superbe marché victoria.
Pour cette fin de journée on se contente de papillonner dans le centre de cette ville ressemblant à une ville européenne avec des habitants à l’inverse de Sydney qui se rapprocherait plus d’une ville US avec les habitations en périphérie.
Le petit déjeuner buffet inclus du lendemain n’offre ni jambon ni fromage mais du riz cantonais et de la soupe miso, population locale oblige.
On commence notre unique journée découverte par le marché victoria et ça vaut vraiment le coup, outre les beaux étals de produits alimentaires qui ne nous concernent pas, il y a aussi tout le panel des souvenirs types à des prix défiant tout ce que l’on a pu voir au cours du séjour, et encore plus intéressants si vous achetez plusieurs produits identiques pour gâter tous vos proches. Par 2,4,6 ou plus, pendules, tee shirts, stylos, porte clefs, casquettes, peluches sont presque à – 50%, idéal pour les cadeaux.
Pour profiter au plus vite du maximum, on prend les tickets à 10$ du melbourne visitor shuttle
(il faut payer en pièces à la borne de l’un des 13 arrêts) c’est pratique, c’est le chauffeur qui fait les commentaires. Le centre commercial harbour town est grand et beau mais les prix sont moins attractifs qu’au marché pour les souvenirs en tout cas. On rejoint la belle marina où l’on prend encore un bon fish and ships, puis garden fitzroy, et la jetée le long de yerra river, belle vue au 88° étage de la tour eureka qui ne déroge pas à mon commentaire précédent.
Pour le dîner, réservé avant départ, toujours avec viator, c’est le colonialtramcar. Repas complet à bord d’un vieux tram circulant de nuit en ville (apéritif, plat, dessert et boissons à volonté très correct pour 60$ par tête c’est aussi un bon souvenir sympa, réservation obligatoire, y a vraiment du monde et la plupart habillé sur « leur 31 » sans être guindé)
Séjour express un peu court dans cette ville que nous avons beaucoup aimé, ET PAS SEULEMENT POUR LES BOISSONS A VOLONTE DU TRAM !!!!!! à bon entendeur ( ou lecteur)
LA TASMANIE
Une nouvelle fois, un message à la réception nous avertit gentiment que la prise en charge de royal coach limousine sera à 8h55 au lieu de 9h30 encore merci, de plus le mini bus est trop petit pour le nombre de clients « à ramasser », les valises sont stockées sur une banquette, d’autres tassées tombent au sol avant fermeture forçée du coffre et notre driver dépose tout le monde au même endroit sans tenir compte des différents halls de départ, car ici à melbourne l’aéroport c’est pas alice springs….. Le vol qantas ne dure pas bien longtemps, et l’on prend rapidement possession de notre toyota pulsar sedan, japonaise qui comme celles déjà eues les autres années, a les charnières du coffre particulièrement mal foutues, empêchant inexorablement son chargement aisé, tant elles prennent de la place à l’intérieur….bravo les cerveaux nippons… Vu le planning insuffisamment étudié de ma part avant le départ, on est contraint d’aller directement vers la péninsule de tasmanie pour voir différents sites comme Port arthur. Contrairement à ce que l’on pourrait naïvement croire ce n’est pas une ville mais un ancien bagne dont l’accès est payant à 35 $, vu notre heure tardive d’arrivée à 16h15, la promenade en bateau ne se fait plus !!et la caissière voyant notre embarras nous fait payer que 2 billets à 18$, encore MERKI... En réalité ce ne sont que des ruines, et à part la visite de la maison bien conservée du chef de la garnison, y a pas grand-chose à voir, selon nous encore une fois.

Ensuite on fait à la va vite les différents points de vue photos, proches les uns des autres: devil’s kitchen, tasman arch, blowhole, pirates bay, il fait beau et c’est beau mais sans plus. De nuit à 18h00, on gagne notre hôtel d’hobart, le west point, c’est un immense hôtel casino excentré, ce jour là, plein à craquer avec séminaires et mariages hindous qui monopolisaient l’accès du hall et les ascenseurs. On dîne au fish and ships à Elisabeth street avec difficulté pour se garer, en résumé on ne verra rien d’hobart dommage peut être… précision, le soit disant intéressant marché de Salamanca n’a lieu que le samedi matin. Après le dîner, au retour je ne résisterai pas à la tentation du casino, et me ferai plumer de 15 malheureux $ à une sorte de roue de la fortune aux règles ultra simples spéciales débutants ( et pigeons). Dimanche 13 Septembre, 8h00, départ vers le mont field NP et la belle route le long de la Tyenna river, quand on arrive le visitor center est encore fermé, obligés, si on est honnête, de mettre notre obole dans une boîte en remplissant un ticket à 2 souches, un dans la boite et un sur le tableau de bord (24$/jour/voiture). Puis direction les belles russels falls à 20 mns de marche facile, on apercevra furtivement un opossum matinal, au dessus l’accès aux horseshoes falls demande un peu de grimpette, à l’issue un bon café au bar enfin ouvert et achats de peluches pour mon adolescente majeure que je ne veux pas voir grandir !!! snif snif. Ensuite arrêt à Richmond avec le plus vieux pont du pays (1825), ses vieilles maisons géorgiennes et ses sandwichs que nous dégusterons avec modération peu avant Orford au bord de la Prosser river. Arrivée à Bicheno pour 2 nuits, soit une de trop, c’est un vrai bled, 2 boutiques fermées dimanche et Lundi (pas de bol) et une superette qui ferme à 17h00 heureusement ! Notre chambre au best western n’a pas de vue sur mer dommage. Pour l’instant la seule wildlife vue sur l’île, ce sont des troupeaux immenses de moutons et de vaches, et ….. des cadavres tous les kms de wallabies écrasés sur les bas côtés qui font le bonheur des corbeaux charognards biens dodus. Au sealife center restaurant, l’un des 2 ouverts sur 3, on se prend un copieux plateau de fruits de mer chaud et froid pour 2 avec notamment des huîtres bien charnues et iodées. Sur le chemin du retour on croise des pinguinos en randonnée nocturne dans les fourrés c’est CHOUETTE . Aujourdh’uy on a eu entre 23 et 26° sous un beau ciel bleu ensoleillé : inespéré. Ici, comme partout à travers le pays, la récupération d'eau de pluie n'est pas une utopie, nombre de maisons sont équipées d'une , voir deux citernes gigantesques et bien visibles.
Après la grasse matinée, départ à 8h45, pour le parc Freycinet (accès 24$ par voiture) Pause à Coles bay, tout petit, et puis promenade d’environ 1h15 AR vers wineglass bay (la baie du verre de vin !)
,
y a du monde, c’est beau, sur le parking au retour un wallabi croque une carotte offerte par de jeunes asiatiques photographes (pléonasme?) malgré l’interdiction de nourrir la faune.
Pauses photos obligatoires à honeymoon bay, richardsons beach, sleepy bay et cap tourville.
Après avoir vérifié l’heure de nourrissage des fameux diables (15h30) on se dirige au east naturworld park, où nous serons les 3 seuls visiteurs et c’est très bien ainsi. On fait mumuse avec les gentils wallabies gourmands, notre guide nous explique tout sur ces pauvres diables emblèmes nationaux
à la durée de vie très limitée à cause notamment d’une maladie incurable, et en plus elle confie momentanément dans les bras de « ma fifille » un jeune woombat adorable, les cartes mémoire ont fini de fondre…
On dîne au resto attenant à l’hôtel, plein, ici aussi on commande et paie à l’avance au comptoir avant d’être servi à table, il y a une mini salle de jeux avec machines à sous et des écrans géants avec tirage en direct du keno local toutes les 2 minutes.
Ce matin, il fait 9°, pour rejoindre st helens à 75 kms seulement, on décide d’explorer un peu le centre de l’île : Campbell town avec son pont de pierre de 1838, puis Avoca, Fingal, St Marys, Scamander que des bleds. On dépasse l’étape pour voir Binalong bay et bay of fires , avec ses rochers colorés d’algues séchées devenues orange. Il a plu presque toute la journée, mais cela ne stoppe pas les aventuriers que nous sommes…Alors on marche jusqu’aux saint columbia falls, les plus hautes de Tasmanie, puis sous la pluie battante on affronte le chemin boueux et forestier jusqu’aux « halls falls » c’est long et évidemment on croise personne. Mais on emporte chacun un petit souvenir que l’on découvre une fois repartis en voiture :ça nous gratte au niveau des chevilles et des mollets c’est quoi DONC ?.... ET BIEN DES PETITES SANGSUES PARTOUT, chaussures, chaussettes pantalons et peaux, parano collective…. Je vous en reparle si je peux dans quelques mois…. 😎
Dernier jour sur l’île, direction Launceston, mais avant on s’arrête au « shop in the bush » capharnaüm vendant du neuf et de l’occas tenu par une gentille mamie, en pleine fôret c’est attrayant. Via Scottsdale, bridgport et george town (pas terrible), puis le batman bridge suspendu on arrive au cataract cliff gorge .
C’est la seule attraction de cette ville étendue, partiellement à flancs de colline. Moyennant 12$/personne on peut prendre le télésiège surplombant le site puis effectuer quelques petites promenades avec de belles vues , mais c’est quand même plus une destination familiale dominicale et locale (ale ale ale QUOI ? De la bière ? Où ça?)
Nous sommes très chaleureusement accueillis à l’hôtel comfort inn coach house près du centre ville, pas vraiment dédié au tourisme, pour le dîner on préfère le hallam’s waterfood avec encore un plateau de fruits de mer chaud et froid, assez cher(en tout 185$) plutôt que le stillwater plébiscité par certains guides mais proposant peu de produits de la mer au menu.
GREAT OCEAN ROAD (GOR)
A l’aéroport où nous arrivons bien sur en avance on nous annonce l’annulation de notre vol qantas de 10h40 pour Melbourne et nous sommes redirigés sur le Jetstar de 10h15 quand l’informatique le permettra, angoisse de courte durée. Du coup on arrive un peu en avance à l’agence Hertz, débordée, après les formalités il faut attendre que la voiture tout juste restituée soit prête, au final on perd du temps et pourtant la route est longue avant d’attaquer réellement la GOR. Là attention, en quittant l’aéroport ne vous trompez pas de route soyez vigilant (GPS ou demandez conseil au loueur) car les accès proches de melbourne sont payants via portiques automatiques et il parait que ça coûte. J’aurai dû être un peu plus attentif au devis et demander une étape plus proche vers apollay bay par exemple car vu la distance à parcourir et l’heure d’arrivée à melbourne, on a 280 kms à faire (en théorie mais 345 réellement faits avec les détours de « curieux ») et ça roule pas forcément très bien. Du coup on zappe un peu certains sites possiblement intéressants comme turquay et bells beach (spot de surf mondialement réputé) et Apollo bay où l’on fait un passage rapide, à 17h30 tout est fermé. Le cap Otway, cul de sac de 21 kms payant pour voir le plus ancien phare du pays aurait peut être valu le détour.
Par contre, avant apollo bay, à grey river road près de kenneth river il n’était pas question de louper l' arrêt obligatoire: koalas à profusion en pleine nature, à condition de lever la tête et chercher dans les eucalyptus, et surtout si vous écartez les bras, en moins de 10 secondes vous êtes un perchoir à perroquets multicolores même sans rien leur offrir à manger, les nouvelles cartes mémoire commencent à fondre. 10 kms plus loin c’est erskine falls toutes proches du parking, ensuite jusqu’à port campbell c’est 90 kms de route sinueuse loin de l’océan, cette portion devrait plutôt se nommer « great forest road ». Le motel best western great ocean road motor inn (atchoum) est architecturalement parlant sympa, tout en bois mais il faut la voiture pour aller dîner au seul resto ouvert de ce bled le « 12 rocks » où pour 105$ avec 2 boissons c’est pas trop mal.
Il a plu toute la nuit et pour rejoindre Robe en théorie, encore, c’est 375 kms mais on en fera 470 , toujours par soif de curiosité. Alors pas de temps à perdre, on attaque entre les éclaircies et en rebroussant chemin, les 12 apôtres
dépassés la veille au soir. Ils ne sont plus en réalité que 8 à cause de l’érosion maritime (2 cms par an au pied). Belles photos, mais encore beaucoup trop qu’il faudra trier au retour. Puis tous les autres points de vue assez proches dans le désordre, london bridge devenu arch après l’écroulement d’un morceau, (isolant 2 touristes sauvés par les secours) loch and gorge, the grotto (après Peterborough bay of island), en 1h30 tout est fait.
La fin de la GOR est à Warrnambool, ville animée avec commerces, peu avant on a acheté nos sandwichs au magasin cheese world face à la fabrique.
On fait une pause à logans beach point d’observation des baleines, mais ça doit pas être le bon moment, après un 10 eme perdu à chaque œil à scruter l’horizon: rien à voir.
On tente d’explorer le parc gratuit de tower hill mais toujours pas de wildlife dans les parages.
Port Fairy vaut une pause photo le long du chenal.
Mont gambier est une grande ville et l’on monte voir le lac bleu, réservoir naturel d’eau douce dans le cratère d’un volcan éteint (pas étonnant avec toute cette eau !!) 😏
A 14h30, retour brutal sur terre, on a encore 300 kms à faire, on arrive à 17h30 car ici y un décalage horaire de moins 30 mns.
A Robe, près de la plage, il parait que l’on peut aussi voir des dauphins, mais là encore ils doivent être ailleurs.
Après un quiproquo sur l’emplacement de notre BandB, le propriétaire nous rejoint et nous accompagne jusqu’à notre cottage victoria, maison typique individuelle entièrement équipée, et rien que pour nous. Pour le petit dej le frigo est plein (pain de mie, œufs, bacon, jus de fruit, lait confiture) c’est top, incredible (in english please) bon d’accord faudra faire la vaisselle mais quand même. On dîne juste à coté dans l’un des rares resto de ce bled (aussi) c’est plein.
350 kms nous séparent de Victor harbour, l’étape du soir. On zappe Grampians qui aurait nécessité une journée de plus. Peu avant Kingston, une tribu entière de wallabies regardent passer les voitures au bord de la route, chez nous les vaches regardent passer les trains parait il, chacun son truc. En tout cas un coup de warning sur le bas côté, le temps d’immortaliser tout ça. A peine plus loin, je suis ému par deux émeus émouvants qui se meuvent dans les broussailles. Au coorong NP on tente la promenade d’observation des pélicans, mais fo un zoom pour voir les vols et envols collectifs. Par contre pas besoin pour admirer furtivement un énorme kangourou qui s’enfuit au milieu des arbustes, c’est notre jour faune sauvage.
Au bord du lac Albert, à Méningie on engloutit nos sandwichs en observant avec attention l’unique pélican qui accepte de poser devant les objectifs. Il fait beau et 23 degrés, mais 24 ressentis, j’en suis sur !! (j’adore cette nouvelle marotte débile de nos présentateurs météo)
Victor harbour est très étendu, enfin une ville, c’est Samedi et c’est la fête années 50 avec orchestres, concours de voitures américaines rutilantes et habits d’époque, CHOUETTE, non je l'ai déjà dit, allez HIBOU.
le train à vapeur cockle train (ou steamrange) ne fonctionne pas aujourdh’uy, tant pis, on se rabat sur l’autre attraction locale, le horse tram qui relie granite island à 9$ l’AR et un samedi jour de fête, et bien à 15h30 c’est déjà le dernier trajet possible.
Notre hotel golf Mac cracken country club est loin du centre ville et pas à la hauteur de ses prétentions selon nous, la propreté laisse à désirer. Pour le repas du soir, on se prend trois bons gros hamburgers au bistrot de l’hôtel victor sur l’esplanade pour 48$ ! c’est plein et animé.
KANGAROO ISLAND
Malgré les avis controversés, on a décidé d’y aller faire un tour, comme ça on saura. Seulement 60 kms séparent victor Harbour de Cap jervis, l’embarcadère du ferry. Notre voyagiste a tout fait pour nous prévenir, il y a 2 jours que notre départ de 10h00 était supprimé et reporté à 12h00, heureusement car patienter sur place aurait été long, y a rien, je dirai même moins que rien…. Pour me stationner à bord, je suis encore une fois pas très fier, car les voitures sont garées au millimètre près pour en mettre le plus possible. La traversée de 13 kms jusqu’à Penneshaw dure 45 mns, au cours desquelles je perds encore 1/10 eme à chaque œil pour essayer de voir des accompagnateurs marins, en vain. Cette île de 145 kms de long sur 60 maxi de large compte environ 6000 habitants dont un tiers à Kingscote « la capitale » autant dire que c’est désert. A peine arrivés, on doit rejoindre l’extrémité et le parc flinders chase. donc pour optimiser cette visite express de 2 nuits, il faut bien planifier les choses à voir et à faire. On achète nos sandwichs à l’arrivée et pas trop de choix…. Compte tenu de ces paramètres, nous empruntons quand même une piste pour accéder à la honey farm clifford’s, avec son merveilleux miel issu d’abeilles Italiennes de Ligurie( 1884), on prend un kilo moitié Mallee moitié spring mix, tant pis pour les valoches, il est trop bon. Pour éviter les kms superflus, on emprunte diverses autres pistes sablonneuses pour rallier notre visite suivante, c’est seal bay et sa plage remplie de lions de mer et autres otaries ou bien étaient-ce des phoques ? en tout cas ce qui est sûr, c’est que c’est un piège à touristes très cher. Il faut débourser 16$ par personne pour arpenter le boardwalk en bois d’environ 300 mètres (avec interdiction de s'en écarter) jusqu'à la plateforme d'observation. Là on aperçoit d'inertes mammifères somnolant au soleil gratuitement EUX. Par contre, si on accepte de payer 33$ par tête avec un guide, on a le droit à un point de vue global mieux placé et surtout d’aller sur le sable approcher les plus éveillés. Pour nous, franchement c’est à éviter, surtout que l’on verra beaucoup mieux plus tard et gratuitement !!. Ensuite à Vivonne bay , aucun pingouin à l’horizon, par contre en route bocou de kangourous dans la nature. A hauson bay wildlife sanctuary on paie 7,5$ par personne pour essayer à nouveau de dénicher des koalas avides d’eucalyptus et quelques kangourous, mais finalement sous la pluie en plus, c’est pas forcément incontournable. Le island wilderness retreat avant l’entrée payante de flinders chase a le monopole de l’hébergement, repas au nicolas baudin restaurant (avec réservation) assez corrects…. Le petit dej inclus ne propose pas « de chaud » c’est moyen.
On arrive à 8h50 à l’entrée payante de flinders chase (33$), la femme du visitor center croit bon de sortir nous informer comme c’est écrit sur la porte que ça ouvre à 9h00, pourquoi, présente, n’a-t-elle pas ouvert de suite en voyant les gens attendre ??? parce qu’ici aussi les employés semblent être très attachés à leurs précieux horaires de travail, je l’ai constaté à plusieurs reprises à travers le pays, bien ou pas je ne juge pas mais j’ai le droit de penser ce que je pense… Donc, à nouveau, en tant qu’étrangers honnêtes, comme ceux de chez nous, on met notre droit d’entrée à 33 $ dans la petite boîboîte extérieure. Sous de faibles éclaircies ensoleillées, on commence par remarquable rocks, rochers étrangement découpés posés sur un promontoire lui aussi rocheux.
Allez y tôt, car après à mon avis, impossible de faire des photos sans bipède et tout le monde n'a pas photoshop.
Ensuite cap du couédic avec son phare et surtout Admirals arch, et là, quantité d’otaries et lions de mer en totale liberté, les nombreux petits font mumuse dans les piscines naturelles en attendant la marée haute, d’autres plus audacieux se lancent dans la houle sous l’arche protectrice, c’est à voir, incontestablement.
Après une pause achat au visitor center ouvert, on se dirige vers le nord et stockes bay (3 baraques) là n’hésitez pas à rejoindre la plage de sable blanc à travers le court et très étroit chemin escarpé entre les roches vous ne serez pas déçus.(à droite en faisant face à la mer lorsque vous atteignez le bout du bout ).
On rejoint Parndana, ridiculement petit, mais où en l’espace de quelques minutes on verra surgir de nulle part moults véhicules venant retirer leurs courriers en poste »restante »et faire menus achats dans les 2 boutiques aux rayons à moitié vides (heu non pardon à moitié pleins).
On tente émeu bay où y a rien à voir et emeu bay lavander (pour acheter de la lavande) mais cette exploitation, visiblement tenue par des homosexuels, vue les drapeaux fièrement dressés indiquant l’emplacement, est fermée le lundi et le mardi, dommage, j’aurai tellement voulu leur prouver mon amour….. pour la lavande… 😛
On s’arrête au magasin « beehive » bien plaçé touristiquement parlant, où le miel est plus cher évidemment, mais on en prend quand même 500 gr de plus pour goûter bien sûr...
Arrivée à Kingscote, 3 boutiques, 3 ,4 restos, et 2 bottles shops ( pour acheter bières, vins ou alcools). Je fonce à l’agence sealink pour modifier notre heure de ferry du lendemain
Et j’obtiens 8h30 au lieu de 14h30 parce que nous avons envie de voir Adélaïde, plutôt que patienter inutilement sur kangaroo !!. avec un départ d’ici vers 7h00 du mat , mon interlocutrice n’a de cesse de me recommander de conduire très prudemment à cette heure matinale afin d’éviter d’envoyer au paradis à coups de parechocs d’innocents wallabies.
L’unique attraction du bled c’est le nourrissage des pélicans à 17h00 précises chaque jour.
Un intermittent du spectacle au discours bien rodé, nous présente durant 30 mns ses amis sauvages quasiment apprivoisés par la régularité des horaires, un show naturel artificiellement orchestré..MOYENNEMENT BOF.. 🙁
On mange au resto de notre hôtel Aurora zone, une fois de plus pas trop le choix…
Départ matinal, et donc petit déjeuner rapide au buffet à peine garni vu l’heure. 50 mns pour rejoindre l’embarcadère de Penneshaw et quelques dauphins aperçus durant la traversée. Sur la route vers Adélaïde ( 110 kms environ) que l’on atteint vers 12h00, des hordes de kangourous scrutaient les voitures. A central market, on achète nos derniers souvenirs Australiens, puis on arpente bundle street, piétonne et commerçante.
On dîne correctement au pub de l’hôtel mistral avant de regagner notre bel apparthotel breakfree , à 10 mns à pied de bundle, dans le quartier des bars à « sheesha », sex shops et autres salons de massage !!
Je comprends maintenant pourquoi très peu de tour opérator évoque Adélaïde, de ce que l'on a vu, cela semble effectivement assez moyen.
HONG KONG
Notre avion est à 6h25, alors départ pour l’aéroport situé à 20 kms à 4h30 !!arrivée 4h50 et dépôt des clefs de la voiture de loc dans une boite à lettre hertz. Ensuite c’est 50 mn de queue pour l’enregistrement, car ici y a 2 comptoirs pour les prolos en classe éco et 5 pour les autres…… Premier contrôle de sécurité, et avec ma tête de terroriste en puissance, j’ai en plus le droit au test aléatoire de recherche d’explosif avec le « nez électronique » !. Après cela, ne vous précipitez pas comme nous à acheter une bouteille d’eau, car il y a un second contrôle où on vous la confisque, ou plutôt on vous la vole en toute impunité, j’ai failli aller la vider aux chiottes… euh pardon aux toilettes😄 Bien sûr, là aussi j’ai le privilège de devoir subir la cabine body scan, y a pas à dire ils ont du flair. Il y a 9h00 de vol, et deux heures de décalage en moins, on arrive en début d’après midi. On a quitté l’Australie avec 12°, ici il fait 32 et humide. Pas question d’emprunter les transports en commun avec nos bagages étrangement de plus en plus lourds, alors aucune hésitation, taxi. Ici ils sont de trois couleurs différentes, une pour chaque secteur desservi, c’est bien organisé, et pas d’attente. Il est aussi clairement indiqué de prendre les coordonnées du chauffeur, dont la carte « d’accréditation » avec photo est collée sur le tableau de bord, en cas de litige. Le mode de calcul de la course est assez complexe, nombre de bagages (qui généralement ne rentrent pas dans le coffre qui reste ouvert tenu par un sandow), prise en charge fixe de 16$HK pour les 2 premiers kms ensuite ça tourne tous les 200m, de plus le péage du tunnel est à votre charge, enfin bref pour faire plus simple le trajet aéroport- kowloon nord de 40 mns nous a coûté 240$HK (soit au taux de 1euro = 8,52 $HK achetés avant de partir moins de 30 euros pour trois), je ne connais pas les tarifs en France mais cela ne m’a pas paru trop cher. Du coup on les utilisera beaucoup, notamment pour regagner le soir notre apparthotel ovolo west kowloon (avec petit dej), bien équipé mais excentré. N’oubliez pas de prendre un plan en chinois pour leur indiquer votre destination, parce que sinon….. ça se complique un peu. Aussitôt notre cargaison déposée et les tenues légères enfilées pour la première fois, on fonce à la découverte de ce petit bout de Chine (depuis 1997) et ses 6 millions d’habitants (dont 2 sur Kowloon). On parvient difficilement (je lis et j’écris pourtant couramment le mandarin, mais je ne le parle pas !! lol)😏 à rejoindre Nathan road le poumon de ce quartier, et les nôtres de poumons vont souffrir car y a quand même pas mal de pollution. Une circulation incroyablement intense, d’innombrables taxis et bus à étage, tous de marque Wolkswagen tellement ils polluent. Beaucoup d’habitants hypocondriaques ou pas, portent un masque. Pour traverser cette avenue à 4 voies, il faut emprunter des souterrains. Les échoppes plus ou moins grandes et « rangées » proposant des remèdes médicinaux traditionnels sont nombreuses, tout comme les luxueuses bijouteries,
aux personnels tirés à quatre épingles. Leurs vitrines regorgent de bijoux massifs en or lui aussi.(subtilité?) 🤪
Concernant l’électronique, n’ayant pas de besoin particulier, je ne m’y intéresserai pas. J’ai lu avant de partir des avis divergents sur les éventuelles bonnes affaires, rappelez vous le vendeur chinois est sournois, et aime les copies. Le long de cette avenue, tous les 10 mètres, d’autres, plus musulmans que bouddhistes, vous accrochent sans vergogne pour vous proposer montres ou vêtements en cuir, à la longue c’est pénible. Fo dire que les potentiels pigeons Occidentaux ne sont pas nombreux, on se sent même un peu seuls et souvent observés, mais pas trop de travers quand même.
On passe au ladies market, spécial touristes, concentré et à l’étroit aux pieds des tours modernes ou pas…..
Le long des trottoirs, si de l’eau vous fouette le visage, ce n’est pas une douce pluie rafraîchissante, mais la condensation des innombrables clim suspendues au dessus de la chaussée.
Les gigantesques échafaudages en bambou attachés avec de la tresse plairaient beaucoup à notre inspection du travail. Ici pas de chômage dans le bâtiment, les chantiers sont permanents
On atteint péniblement le bout au bord de la baie, face à l’île Victoria, et avenue of stars avec au sol, comme à Hollywood, les palmaires des vedettes locales et la statue de la supervedette : Bruce lee.
Ne sachant pas dans quelle gargouille aller ingurgiter miasmes et microbes on choisit à proximité une pizzéria rassurante car à 20h00 il faut revenir pour :
Assister à la symphonie des lumières. Musique, lasers et enseignes lumineuses des grattes ciel, plus les ferrys illuminés, les reflets sur l’eau, c’est beau, et ça attire du monde.
Le retour se fait en taxi pour 60$HK, on en peut plus.
Journée Big bus, on prend les tickets 48h00 deluxe tour à 480$/personne (55 euros) incluant les trois différents circuits, un A/R en ferry, le tram pour victoria peak et un petit tour en sampan à Aberdeen, une fois de plus, selon nous, c’est vraiment intéressant. On commence par le ferry, (toutes les dix minutes environ, la traversée est très courte) ils sont authentiques et pas tout jeunes, l’immersion est totale.(10 millions de passagers annuels, malgré le métro) Le circuit rouge nous dépose au peak tram. Notre ticket nous dispense de faire la queue « normale » en serpentin, mais à cette heure il n’y a pas trop affluence, ce qui n’est pas le cas en fin d’après midi pour voir la baie illuminée. En effet au somment, la vue est vraiment belle, même si la pollution est perceptible.
A l’arrivée du tram, il y a bien sur une boutique de souvenirs, et ils ne sont pas si chers que ça, de ce que l’on trouvera après, il s’agit d’une chaine de magasins « élégant tang dynasty » il y en a au moins un autre au 54,64 nathan road. La galerie commerciale présente peu d’intérêt, après avoir fini de remplir les cartes mémoires, on redescend pour faire le circuit vert qui nous conduit via de petites routes escarpées de l’autre côté de l’île vers les quartiers chics et résidentiels de repulse et stanley. Au retour on fait notre petite promenade en sampan au milieu des dernières habitations flottantes d’Aberdeen, on passe devant le jumbo floating restaurant à l’architecture typique, mais…. On passe aussi derrière, côté cuisine et là subitement notre appétit est coupé…………
On reprend le ferry au coucher de soleil et c’est beau (comme disait Coluche dans un de ses sketchs : une photo du lever et une du coucher) et on cherche un restau. On tente un beau avec belle devanture, mais l’accès conduit au sous sol dans une salle sans fenêtre. A peine assis on nous amène du thé et plusieurs coupelles remplies de victuailles sans avoir rien commander, devant notre interrogation, on nous fait comprendre que c’est obligatoire, et pas gratuit. Comme ce type de surprise, justement, n’est pas notre tasse de thé, on dégage. Trop guindé pour nous, on préfère un vrai petit bouiboui un peu plus loin au sein de la populasse, mais le canard rôti n’a plus que la peau et les os ( qui à déjà mangé la chair ???) heureusement il reste la sauce et le riz !!!!! 😠
On remonte tranquille vers notre hôtel pour digérer via le marché de nuit de temple street puis
TAXI et DODO avant de profiter de notre dernier jour de vacances snif snif.
On retourne au ladies market où on achète en vrac des clés USB 32GO en forme de petits personnages ou autres à 100$HK les 10, comme prévisible, aucune ne fonctionnera au retour, certaines sont même vides de tout électronique : le vendeur chinois est sournois. Au marché aux poissons, les vivants hein, ceux pour aquarium, et ben pareil, au retour aucun ne nagera…… Au marché au jade, n’étant ni connaisseur, ni amateur on achète une babiole pour la forme, inutile de vous dire que je ne vais même pas essayer de savoir si c’est du vrai. On reprend le star ferry, tant pis pour le budget (2$ le ticket soit……17 cents d’euros) et on finit le circuit rouge avec le golden Bauhinia square (fleur emblème de la ville figurant aussi sur le drapeau), on emprunte l’escalator géant qui permet de gravir une partie de la colline, puis on traîne à travers les ruelles en pente avec leurs petits commerces de proximité. Beaucoup plus d’occidentaux de ce côté ci. Comme à San francisco pour les cables cars, les habitants se sont opposés à la disparition des jolis trams à étage. On retraverse la baie pour la dernière fois, et comme le conseille le guide du routard, on se rend pour manger au 3 Hau fook street chez caterking dim sum shop (ouf !) et là sur photos on choisit un grand assortiment de mets locaux pour un prix dérisoire, on finira donc sur une bonne touche culinaire. Nous conseillons vraiment à ceux qui le peuvent cette pause asiatique, dépaysante et cosmopolite. Le lendemain matin à 7h00, le taxi commandé pour l’aéroport nous prend à l’hôtel c’est donc un peu plus cher 280$ . Une heure de formalités plus tard (le nom de jeune fille du passeport ne figurant pas sur le billet d'avion fait tiquer le sens policier des fonctionnaires zélés), on peut dépenser le peu de monnaie qui nous reste en souvenirs.
Dans 12h00 nos vacances seront définitivement terminées, et le retour sera sûrement brutal. C’était encore un beau voyage mais épuisant. Nous qui connaissons surtout les USA, la comparaison était tentante mais injustifiée. En effet, l’Australie, cette île, géographiquement éloignée, semble naturellement protégée du reste du monde. Les habitants semblent peu stressés, sereins mais conscients de leur qualité de vie qu’ils entendent bien conserver. La faible densité de population renforce certainement la notion d’indépendance d’où probablement l’éviction du premier ministre qui s’apprêtait à accueillir plus de migrants chinois, déjà très nombreux. Cependant, durant notre présence, la crise Européenne avec l’afflux des migrants syriens mobilisait l’ensemble des médias, et l’Australie a accepté de participer à l’effort de prise en charge. N’oublions pas que ce pays a payé un lourd tribu lors de la seconde guerre mondiale et a récemment subi, lui aussi, des actes terroristes. Ainsi nous pensons raisonnablement que cette destination de voyage est, pour le moment en tout cas, réellement attractive, cette douceur de vivre, cette nature vierge, cette faune sauvage, autant de points d’intérêts réellement motivants, pour inciter à découvrir les autres régions à l’occasion d’un éventuel autre voyage qui sait ?. Si vous avez réussi à lire la totalité de cette longue bafouille, voire en plusieurs fois, je vous en remercie et si vous avez des questions, comme les fois précédentes n'hésitez pas à me contacter. Et pour celles et ceux qui seraient intéressés, un petit diaporama est visible sur youtube: www.youtube.com/watch?v=Wl5SSCaIP64 Merci et à bientôt DJ93
Sachez que les propositions de vols sur les comparateurs vont de 22 heures pour les plus courts avec une escale, jusqu’à 39 heures avec 2 voir 3 arrêts !!!!!!
De plus, pour l'hébergement en hôtels, les quelques consultations faites sur le net laissaient apparaître certaines difficultés pour trouver des chambres pour trois avec deux vrais lits et non pas des chambres pour deux dans laquelle on rajoute un lit d'appoint, ou avec un canapé soit disant lit!!(remember New York et les in cons pétants de LOOK VOYAGE (et oui 3 ans après j’ai toujours la hargne contre ces escrocs …)
N’ayant pas suffisamment de temps à consacrer à l’élaboration de ce projet pharaonique (heu non pardon on va pas en Egypte !) alors disons vers cette destination inconnue, je décide de faire appel aux professionnels afin de nous proposer par devis les vols, hôtels et locations de véhicules en leur faisant part de nos desiderata voire exigences évidemment.
Ainsi je sollicite 3 agences annoncées comme »spécialisées » à savoir Légendes Australiennes à Nantes, Voyageurs du Monde (basée à Bruxelles) et e.australie à Paris. Rapidement j’écarterai les Belges, trop chers pour nous. Concernant e.australie, dans un premier temps une compagnie aérienne nous est imposée sans autre choix possible soit disant, puis après plusieurs contacts insistants, mon interlocutrice dédiée me dit que toutes les compagnies sont possibles, contredisant ses premières propositions ce qui ne met pas forcément en confiance. Après plusieurs ajustements du devis, nous étions toutefois prêts à signer, lorsque qu’au dernier moment pour des raisons ignorées et non expliquées (dommage), le vol retour proposé initialement est modifié, avec un vol intérieur en plus jusqu’à Perth (ville non prévue au programme), rajoutant ainsi une escale supplémentaire. Pour éviter cela, 500 euros par personne en supplément sont demandés, pas question……. Je tiens à préciser que notre interlocutrice dont je tairais le prénom, faisait déjà l’objet de certaines critiques sur les forums spécialisés, quant à ses méthodes !!!...peu orthodoxes……
Donc….. On décide de s’engager avec LEGENDES AUSTRALIENNES que nous recommandons vivement car ils ont été sérieux, compétents et attentifs avant, pendant et après le voyage.VRAIMENT UNE BONNE NOTE …Merci à David P…..et ses collègues, là j’hésite pas à donner le prénom…… car il le VAUT BIEN comme dirait heu… je sais pas c ki tellement il y en a eu….Le programme finalisé sera donc le suivant : 5 nuits à SYDNEY transfert en avion vers Ayers rocks pour 4 nuits dans le centre rouge avec un 4X4 depuis Alice springs vol pour rejoindre Melbourne pour 2 nuits envol vers la Tasmanie pour 4 nuits avec un véhicule de location sur place (il semble que l'on ne puisse pas rejoindre cette île avec un véhicule de location en ferry!!) depuis Launceston, vol pour Melbourne et rejoindre directement en véhicule la Great Ocean Road (GOR) pour 3 nuits avec le même véhicule ferry pour Kangaroo island et 2 nuits, retour vers Adélaïde pour une courte nuit et vol pour Hong Kong avec comme on dit « un stop » de 3 nuits !!! cerise on the cake.
SYDNEY :
Départ de Roissy CDG le 31 Aout à 13h15. Sachant que le tabac est hors de prix, je veux acheter deux cartouches de sucettes à cancer avant de partir, mais on m'informe gentiment que l'on ne peut importer en Australie que 50..........cigarettes, je laisse tomber. Pour ceux qui sont concernés, sur place la paquet rendu anonyme et stocké dans des placards ou derrière des rideaux à l’abri des regards des potentielles futures victimes de ce fléau est vendu à 17 euros le paquet de 20, par contre certaines marques vendent par parquet de 50 un peu moins cher si vous avez de grandes poches évidemment, (fin de la parenthèse dédiée aux détracteurs qui confondent fumeurs et terroristes, on connait l’inefficacité de ces mesures merci à nos différentes ministres de la santé qui font la même chose ou presque en France) Le boeing triple 7 est plein, après 12 heures de vol , petite pause de 2 heures à Hong kong, où 7h00 heure locale, les boutiques de l’aéroport sont encore fermées. Pour les 9h00 du vol suivant vers Sydney, quelques rangées vides s'offrent avant décollage aux passagers les plus rapides qui souhaitent s'allonger sur les banquettes pour dormir un peu. A Sydney, peu après 17h30 (plus 9 h00 par rapport à la France) il fait 12° et déjà nuit, et le lieu de rendez vous indiqué pour notre transfert en limousine (inclus) vers l'hôtel n'est pas celui prévu par le transporteur, résultat, ce n'est qu'après 30 minutes de recherches (et d’appels téléphoniques hors de prix sur répondeur) que l'on parvient à mettre la main sur notre chauffeur d'origine libanaise qui était là à l'heure mais pas au bon endroit. Bref ... L'hôtel Cambridge, réservé pour 5 nuits est récent mais un peu excentré au Nord du centre névralgique de la ville en plein quartier gay, autant dire que les établissements de nuit se passeront de nous. La chambre est correcte avec deux vrais lits pour nous trois. On tente tout de même de se restaurer de façon un peu plus consistante que dans l'avion, mais l'unique restaurant où l'on tente notre chance ne sert plus au delà de 21h00, on se rabat chez hungry jack qui sera notre seul fast food du séjour. Bien calés et le taux de cholestérol bien remonté, (holala si les ministres voient ça !!je vais me faire dis puter) allez vite au dodo pour être en forme et ATTAQUER enfin réellement nos vacances. 2eme jour : notre voyagiste nous a réservé les billets pour le captain cruise, croisière hop on hop off day pass (ouf!) en résumé durant la journée, vous visitez toute la très belle baie de Sydney en descendant où et quand vous voulez tout au long du trajet et des différents arrêts.(bah oui vous allez pas sauter dans l'eau!) C'est bien pratique. En fonction des heures, les navettes ne s'arrêtent pas forcément toutes aux mêmes endroits, à Watson bay, par exemple on descend pour prendre la suivante qui nous déposera à Manly, quartier situé au bout de la baie, véritable station balnéaire très agréable, cependant le ciel un peu chargé a démotivé les adeptes de la glisse en ce début de saison, peu de surfeur … Ne voyant pas de revendeur TELSTRA, on souscrit un forfait 90 minutes à 40 dollars chez vodaphone. Erreur, en effet je confirme ce que j'avais lu avant de partir et ce que j'aurai du suivre, cet opérateur a une couverture médiocre du territoire, nous devrons avoir recours très fréquemment aux très nombreuses cabines téléphoniques telstra en parfait état de fonctionnement et finalement pas très chères, ici ni tag ni dégradation, ça change... J'avais, à ce sujet, changé juste avant de partir mes euros au taux apparemment sympa de 1,52, alors qu'en moins d'un an, le dollar américain était passé de 1,38 à 1,11 rendant ainsi les USA moins attractifs. Merci à l’Europe et ses eurodéputés à 13000 euros par mois qui légifèrent quand ils sont présents, sur la puissance des aspirateurs notamment. !!! Bon stop aux détails, continuons le périple.... Après un bon filet de Barramundi en terrasse au fish and ships il est temps de reprendre la mer. Impatients de voir koalas et autres diables de tasmanie, on décide de s'arrêter au zoo taroonga pour 114 aud dont un ticket au tarif étudiant (le télésiège est fermé pour travaux). ERREUR, car ces petites bêtes en captivité dorment cachées toute la journée, il faut être présent aux heures fixes de nourrissage, ce qui, évidemment n'est pas notre cas, alors lion, tigre, girafe et éléphants BOF....... On regagne notre hôtel à 20h00 après une première journée de 12h00, avec la fatigue du voyage ça commence fort. Première impression: nous sommes stupéfaits par la très forte proportion d'origine asiatique de la population, on s'est même demandé si on s'était pas trompé d'aéroport à l'atterrissage !!!! Impression confirmée, puisque durant notre séjour, le premier ministre qui s'apprêtait à signer une nouvelle convention d'immigration avec la Chine a été débarqué de ses fonctions. Des affiches publiques 4X3 critiquant sa position l'accusaient de préférer les asiatiques aux Australiens!!!! Les petits déjeuners buffet inclus du Cambridge sont parfaits. Pour notre deuxième journée, on investit 120 dollars dans les billets du sydney explorer sightseeing bus valables 24h00, selon nous c'est un moyen idéal pour visiter à un tarif raisonnable. Achetés en fin de matinée, ils nous permettront d'effectuer le second circuit le lendemain matin. On fait un arrêt à la tower sydney, d'où la vue à 360° sur la ville est intéressante, cependant les tarifs de ces « attractions » sont toujours un peu prohibitifs, comme à mon habitude, j'avais quand même déniché un coupon à 20% de réduc dans l’un des nombreux prospectus du hall de l'hôtel. On se rend ensuite au plus grand marché aux poissons de l'hémisphère sud et ça vaut le détour, si comme moi vous raffolez des produits de la mer, le spectacle des étals multicolores bien ordonnés est éblouissant (c'est pas mal dit ça!!!ndlr) 😉 On peut manger sur place des produits extra frais et c'est quand même mieux qu’au macdo !! On poursuit avec le joli mais luxueux centre commercial au sein du vieux queen victoria building, le quartier the rocks avec une belle vue sur le harbor bridge et les jardins botaniques avec le mrs Macquiries point (soleil de face à 17h00, pas bon pour les photos ça!!) Coucher de soleil sur le célèbre opéra, déjà photographié sous toutes les coutures bien sur. Chez Coles, on achète de quoi picniquer en chambre, un peu de repos et d'économie ne feront pas de mal. Troisième jour, il pleut jusqu'à 9h00 mais le ciel s'éclaircira progressivement, on fait la ligne bleue du bus, qui dessert les beaux quartiers avec villas superbes sur la baie (vaucluse, rose bay, double bay). Arrêt à Bondi plage, célèbre pour ses surfeurs, là aussi absents malgré les belles vagues pleines d’écume (enfin les pros parlent de « spots »), par contre les travaux pré-estivaux sont nombreux. Au retour, on visite l’aquarium pour 96 aud (avec encore des coupons magiques à -20%), cependant c’est un peu décevant , deux tunnels permettent d’observer requins et dugongs on aperçoit un et un seul platypus, au final BOF aussi. (cela n’engage que moi comme d’habitude) Via le pyrmont bridge on rejoint le centre commercial moderne, pour nos achats compulsifs de souvenirs qui viendront s’entasser avec ceux des années précédentes. D’ailleurs j’en profite pour m’offrir un chapeau en cuir dit »crocodile dundee » car je ne veux pas, comme cela s’est déjà produit par le passé, remettre au lendemain l’achat inutile que je peux faire le jour même. (apparté: dans une autre vie, l'acteur était peintre sur le harbor bridge d'après ce que j'ai lu). Je prends un made in australia (regardez bien l’étiquette car les vendeurs chinois sont sournois, on a tenté de me vendre un made in pakistan!!)) De marque Barmah avec cinq vraies dents de croco (avec certificats !!) et un contour bracelet en cuir épais à tout de même 115 $ (prix constatés ultérieurement environ 130 à 140 aud) il y a moins cher avec seulement 3 dents et un contour support de dents plus fin à 80 aud….. c’est les vacances tout de même, j’ai bien le droit de me faire un p’tit KDO….( La marque Akubra, Australienne aussi, est un peu moins distribuée et un peu plus chère). Confrontés à ce gouffre financier dans le budget, ce soir ce sera encore picnic dans la chambre, acheté cette fois chez woolworth et pi tant pi…. Au petit dej, j’ai pris l’habitude des tartines au végémite. Cette pâte noire, énergisante , pleine de vitamine B est infecte, mangée seule, mais mélangée au miel ça passe et comme les militaires australiens en ont dans leurs rations, c’est forcément bon pour la santé…(HA elles sont contentes là hein ?) Pour ce dernier jour à Sydney, l’agence nous a réservé une excursion aux blues mountains parmi les nombreuses propositions existantes. C’est avec sydneyboutique que nous allons passer la journée. Prise en charge à l’hôtel en minibus avec un chauffeur âgé, anglophone mais très sympa et jovial. On ramasse 2 touristes anglais et première pause matinale au featherdale wildlife park
où l’on se fait caresser par les koalas (euh non c’est l’inverse en fait) et l’on nourrit les nombreux wallabies, les cartes mémoires chauffent dur. On poursuit par 2 petites promenades forestières, les cascades Katoomba et évidemment arrêt au point de vue sur les trois sœurs (pics rocheux) et au touristique Waradah aboriginal centre, où deux « vrais faux »aborigènes nous exposent brièvement leur culture entre deux coups de didgeridoo.
Le repas se fait au restau jameson house, tenu par des jeunes français adeptes du programme vacances travail (très nombreux en Australie) où l’on regoute le fameux barramundi, poisson exclusivement local. Au retour, petite pause à Leura, village rétro bobo sans grand interêt. Depuis le stade Olympique on rejoint circular quay en ferry omnibus avec de nombreux arrêts et de très nombreux passagers. L'air est frais....
Selon notre guide, l’immobilier est très cher à Sydney, beaucoup de gens y travaillent, beaucoup moins y habitent.LE CENTRE ROUGE
Envol pour Ayers Rock et le centre rouge désertique du pays. A 7h00 coup de fil en chambre de la société chargée de nous transporter à l’aéroport, pour décaler l’heure de prise en charge, on passe de 8h00 initialement prévu à 7h30, méthode cavalière peu respectueuse de la clientèle. L’aéroport domestique en ce dimanche est très fréquenté mais l’enregistrement va vite, le boeing 737 de virgin australia à l’équipement sommaire est plein, après tout de même 3h00 de vol (je vous l’avais dit c’est grand l’Australie !) notre 4X4 toyota prado blanc rutilant sous le soleil nous attend sur le parking. Il faudrait presque un escabeau pour monter dedans ! Volant à droite et conduite à gauche, boîte auto heureusement y aura déjà ça de moins à gérer, quand on sait que plus d’une fois j’ai mis les essuies glace au lieu du clignotant…. 😠 On rejoint assez vite l’un des rares hôtel du secteur, le outback pioneer au pied du célébrissime rocher ULURU. Il s’appelait avant AYERS Rock, du nom de l’immigré Anglais, élu 7 fois premier ministre et qui avait permis les expéditions à l’origine de sa découverte au XIX°. L’entrée du site est à 25$/pers. En attendant l’heure fatidique du coucher de soleil, on fait un bout de promenade sur le kuniya walk jusqu’au waterhole (trou d’eau pour ceux qui comprennent pas mon anglais courant). Attention, si vous choisissez de rester un certain temps dans ce secteur pour l’explorer sérieusement et pédestrement, je vous conseillerai peut être l’achat d’un filet anti mouche proposé partout. Le mettre par-dessus ou en dessous votre chapeau, casquette ou seul sur la tête comme les femmes asiatiques car……les nuées d’insectes volants deviennent très très vite insupportables et il y en a partout, et puis après tout, LE LOOK APICULTEUR a du charme…. Ensuite on rejoint le site dédié coucher de soleil, où il faut se frayer un chemin et surtout trouver une place pour garer le camion, certains fans n’hésitent pas à déballer table et fauteuils, pic nic et champagne pour assister au spectacle,
d’autres montent sur le toit des bagnoles, faudrait pas exagérer non plus. C’est beau mais quand même. Une autochtone fêtarde me traitera même de « lovely french » lorsque j’accepterai de prendre en photo son groupe d’assoiffés: Une connaisseuse……
Pour le dîner deux restos et pas plus, on choisit le plus populaire où l’on fait cuire soi même sa pitance sur une plancha non nettoyée par les clients précédents….
A ce propos, partout dans le pays presque toutes les aires de repos sont équipées d'une ou plusieurs planchas électriques fixes à disposition des adeptes du BBQ.
Le confort de notre chambre à l'outback est appréciable.
Demain, lever tôt, pour assister à 6h50…… Bah au lever de soleil évidemment depuis un autre point dédié, (le TALINGU NYAKUNYTJATU, atchoum !) Entre le soir et le matin, rien que le rocher seul, ce sera 70 photos… des fois qu’on en loupe une !! Vive le numérique! (et évidemment je ne vous donnerai pas le nombre de photos avec nous aussi dessus!!)
Ensuite direction Kata Tjuta, autre chaîne rocheuse contrastant aussi avec la platitude du désert.
On « randonne » sur la première partie de la valley of the wind (KARU) puis on s’aventure dans la walpa gorge, sous le soleil y a pas à dire c’est joli. Mais c’est pas le tout, on doit rejoindre Kings canyons et le Watarrka NP à 250 kms, alors hop à bord du camion. Et n’oubliez pas de faire le plein, car il n’y a que deux stations sur le trajet :curtin springs et kings creek : à chaque fois, une miniminisuperette, un mini restaurant et quelques hébergements rustiques ET PUIS C’EST TOUT, ici c’est camping et les Australiens, adeptes, ont tout à bord du vieux 4X4 poussiéreux. Nous on s’en fout, le réservoir du camion contient 87 litres.( le prix du litre de super est à 2,09$ et 1,38 en moyenne ailleurs)
A l’arrivée, promenade jusqu’à kathleen springs (trou d’eau). Le kings canyon resort est correct, on mange un hamburger de chameau à la cantine de l’outback BBQ, avec en fond sonore, un musicien country retraité depuis longtemps. (longues tables communes et bancs)
DODO car le lendemain c’est un cruel dilemne.. En effet pour rejoindre notre étape du soir à Glen Helen, soit c’est 280 kms via la piste « mereenie loop » de 160 kms, soit on contourne par le bitume mais là c’est pas moins de 700 kms !!! et deux avis différents (c’est mieux qu’un) nous déconseillent très fortement la mereenie loop ( payante à 5 $, histoire d’enregistrer les coordonnées des aventuriers en partance pour faciliter les recherches au cas où?) très difficile parait il, alors tant pis on va rouler. Je tente quand même sur quelques kms, un raccourci possible par la piste ernest giles road, mais mes deux passagères m’intiment de renoncer au bout de quelques kms, alors demi tour et roulons….

Têtu, avant d’arriver, je veux quand même savoir ce que c’est que faire du 4X4, alors on prend la palm valley, cul de sac de 40 kms AR et là : bah je fais pas le fier et encore moins le malin: rochers, trous, sable, novice, je suis obligé de consulter rapidement le mode d’emploi pour savoir comment franchir au mieux ces différents obstacles sans rester coinçé, on risque pas l’excès de vitesse, et je sais pas pourquoi mais malgré la clim je TRANSPIRE BEAUCOUP !!!! bref …maintenant on en rigole. A l’issue, sains et saufs, le camion aussi, on prend la piste de 43 kms, et il en reste encore 72 autres bitumés pour atteindre le glen helen gorge and resort…. C’est l’unique hôtel du coin, rustique et spartiate, il y a bien sur un camping, mais pas de superette et obligation de dîner à l’unique resto (en réservant) et sans pouvoir choisir l’heure, c’est plein… Au menu à la carte uniquement, une page pour les entrées et les plats et 4 pages pour les vins, tout est dit, ou plutôt écrit… Pas de petit dej inclus, comme dans presque toutes nos étapes, dommage, car sur place c’est 25 $ minimum par personne, ça ferait beaucoup au final. Départ 7h30 car avant de rejoindre Alice springs (la capitale du désert à 140 kms) il y a plusieurs promenades au sein du West Macdonnell national park ( pas plus d’une heure chacune sans forcer). On commence par Redbank gorge (un petit peu difficile, avec un sentier mal balisé et des rochers un peu partout), puis Ochre pits, Ellery creek bighole
, stanley chasm (sentier « privé » payant à 10$ à faire vers midi avec le soleil de plomb à l’aplomb !!) et Simpsons gap, tout cela vaut le coup d’œil Omer!
Arrivée début d’après midi à Alice springs où après 1700 kms parcourus, je rencontre mon premier feu tricolore et les premiers policemen. Ici les nombreux groupes d’aborigènes, visiblement marginaux, errent dans le tout petit centre ville. Les hommes ont un faciès très particulier, par contre les jeunes enfants sont magnifiques et les parents en profitent pour quémander une piécette aux rares photographes.
Via internet (et viator, filiale de tripadvisor apparemment) j’avais réservé une promenade coucher de soleil à dos de camel (sans filtre) chez Pyndan tracks (18 kms au sud ouest d’alice springs)Nous sommes une dizaine, deux par bête, attachée entre elles, telle une caravane du désert, ça dure environ 1h00 et cette expérience exotique est très sympa.
Sachez que depuis qu’ils ne sont plus utilisés pour les divers travaux et transports, et qu’ils ont été relâchés dans la nature, il y aurait en Australie plus d’un million de dromadaires.
Pour la petite histoire, celui qui marchait derrière moi s’est blessé au naseau, et pour essuyer le sang dégoulinant, il n’a pas trouvé d’autre kleenex que… le dos de ma veste, résultat à l’arrivée, notre guide me donnera 50$ pour le nettoyage remboursant presque le prix du billet, alors que les dégâts étaient quand même superficiels. MERKI pour le geste.MELBOURNE depuis le tout petit aéroport d’Alice springs (2 portes en tout pour arrivées départs avec accès aux avions à pied sur le tarmac) 2 heures de vol pour rejoindre Melbourne en milieu d’après midi avec qantas. Là notre chauffeur est à l’heure et à l’arrivée avec une pancarte nominative comme cela aurait dû être le cas à chaque fois, l’hôtel ibis est tout près du superbe marché victoria.
Pour cette fin de journée on se contente de papillonner dans le centre de cette ville ressemblant à une ville européenne avec des habitants à l’inverse de Sydney qui se rapprocherait plus d’une ville US avec les habitations en périphérie.
Le petit déjeuner buffet inclus du lendemain n’offre ni jambon ni fromage mais du riz cantonais et de la soupe miso, population locale oblige.
On commence notre unique journée découverte par le marché victoria et ça vaut vraiment le coup, outre les beaux étals de produits alimentaires qui ne nous concernent pas, il y a aussi tout le panel des souvenirs types à des prix défiant tout ce que l’on a pu voir au cours du séjour, et encore plus intéressants si vous achetez plusieurs produits identiques pour gâter tous vos proches. Par 2,4,6 ou plus, pendules, tee shirts, stylos, porte clefs, casquettes, peluches sont presque à – 50%, idéal pour les cadeaux.
Pour profiter au plus vite du maximum, on prend les tickets à 10$ du melbourne visitor shuttle
(il faut payer en pièces à la borne de l’un des 13 arrêts) c’est pratique, c’est le chauffeur qui fait les commentaires. Le centre commercial harbour town est grand et beau mais les prix sont moins attractifs qu’au marché pour les souvenirs en tout cas. On rejoint la belle marina où l’on prend encore un bon fish and ships, puis garden fitzroy, et la jetée le long de yerra river, belle vue au 88° étage de la tour eureka qui ne déroge pas à mon commentaire précédent.
Pour le dîner, réservé avant départ, toujours avec viator, c’est le colonialtramcar. Repas complet à bord d’un vieux tram circulant de nuit en ville (apéritif, plat, dessert et boissons à volonté très correct pour 60$ par tête c’est aussi un bon souvenir sympa, réservation obligatoire, y a vraiment du monde et la plupart habillé sur « leur 31 » sans être guindé)
Séjour express un peu court dans cette ville que nous avons beaucoup aimé, ET PAS SEULEMENT POUR LES BOISSONS A VOLONTE DU TRAM !!!!!! à bon entendeur ( ou lecteur)LA TASMANIE
Une nouvelle fois, un message à la réception nous avertit gentiment que la prise en charge de royal coach limousine sera à 8h55 au lieu de 9h30 encore merci, de plus le mini bus est trop petit pour le nombre de clients « à ramasser », les valises sont stockées sur une banquette, d’autres tassées tombent au sol avant fermeture forçée du coffre et notre driver dépose tout le monde au même endroit sans tenir compte des différents halls de départ, car ici à melbourne l’aéroport c’est pas alice springs….. Le vol qantas ne dure pas bien longtemps, et l’on prend rapidement possession de notre toyota pulsar sedan, japonaise qui comme celles déjà eues les autres années, a les charnières du coffre particulièrement mal foutues, empêchant inexorablement son chargement aisé, tant elles prennent de la place à l’intérieur….bravo les cerveaux nippons… Vu le planning insuffisamment étudié de ma part avant le départ, on est contraint d’aller directement vers la péninsule de tasmanie pour voir différents sites comme Port arthur. Contrairement à ce que l’on pourrait naïvement croire ce n’est pas une ville mais un ancien bagne dont l’accès est payant à 35 $, vu notre heure tardive d’arrivée à 16h15, la promenade en bateau ne se fait plus !!et la caissière voyant notre embarras nous fait payer que 2 billets à 18$, encore MERKI... En réalité ce ne sont que des ruines, et à part la visite de la maison bien conservée du chef de la garnison, y a pas grand-chose à voir, selon nous encore une fois.

Ensuite on fait à la va vite les différents points de vue photos, proches les uns des autres: devil’s kitchen, tasman arch, blowhole, pirates bay, il fait beau et c’est beau mais sans plus. De nuit à 18h00, on gagne notre hôtel d’hobart, le west point, c’est un immense hôtel casino excentré, ce jour là, plein à craquer avec séminaires et mariages hindous qui monopolisaient l’accès du hall et les ascenseurs. On dîne au fish and ships à Elisabeth street avec difficulté pour se garer, en résumé on ne verra rien d’hobart dommage peut être… précision, le soit disant intéressant marché de Salamanca n’a lieu que le samedi matin. Après le dîner, au retour je ne résisterai pas à la tentation du casino, et me ferai plumer de 15 malheureux $ à une sorte de roue de la fortune aux règles ultra simples spéciales débutants ( et pigeons). Dimanche 13 Septembre, 8h00, départ vers le mont field NP et la belle route le long de la Tyenna river, quand on arrive le visitor center est encore fermé, obligés, si on est honnête, de mettre notre obole dans une boîte en remplissant un ticket à 2 souches, un dans la boite et un sur le tableau de bord (24$/jour/voiture). Puis direction les belles russels falls à 20 mns de marche facile, on apercevra furtivement un opossum matinal, au dessus l’accès aux horseshoes falls demande un peu de grimpette, à l’issue un bon café au bar enfin ouvert et achats de peluches pour mon adolescente majeure que je ne veux pas voir grandir !!! snif snif. Ensuite arrêt à Richmond avec le plus vieux pont du pays (1825), ses vieilles maisons géorgiennes et ses sandwichs que nous dégusterons avec modération peu avant Orford au bord de la Prosser river. Arrivée à Bicheno pour 2 nuits, soit une de trop, c’est un vrai bled, 2 boutiques fermées dimanche et Lundi (pas de bol) et une superette qui ferme à 17h00 heureusement ! Notre chambre au best western n’a pas de vue sur mer dommage. Pour l’instant la seule wildlife vue sur l’île, ce sont des troupeaux immenses de moutons et de vaches, et ….. des cadavres tous les kms de wallabies écrasés sur les bas côtés qui font le bonheur des corbeaux charognards biens dodus. Au sealife center restaurant, l’un des 2 ouverts sur 3, on se prend un copieux plateau de fruits de mer chaud et froid pour 2 avec notamment des huîtres bien charnues et iodées. Sur le chemin du retour on croise des pinguinos en randonnée nocturne dans les fourrés c’est CHOUETTE . Aujourdh’uy on a eu entre 23 et 26° sous un beau ciel bleu ensoleillé : inespéré. Ici, comme partout à travers le pays, la récupération d'eau de pluie n'est pas une utopie, nombre de maisons sont équipées d'une , voir deux citernes gigantesques et bien visibles.
Après la grasse matinée, départ à 8h45, pour le parc Freycinet (accès 24$ par voiture) Pause à Coles bay, tout petit, et puis promenade d’environ 1h15 AR vers wineglass bay (la baie du verre de vin !)
,
y a du monde, c’est beau, sur le parking au retour un wallabi croque une carotte offerte par de jeunes asiatiques photographes (pléonasme?) malgré l’interdiction de nourrir la faune.
Pauses photos obligatoires à honeymoon bay, richardsons beach, sleepy bay et cap tourville.
Après avoir vérifié l’heure de nourrissage des fameux diables (15h30) on se dirige au east naturworld park, où nous serons les 3 seuls visiteurs et c’est très bien ainsi. On fait mumuse avec les gentils wallabies gourmands, notre guide nous explique tout sur ces pauvres diables emblèmes nationaux
à la durée de vie très limitée à cause notamment d’une maladie incurable, et en plus elle confie momentanément dans les bras de « ma fifille » un jeune woombat adorable, les cartes mémoire ont fini de fondre…
On dîne au resto attenant à l’hôtel, plein, ici aussi on commande et paie à l’avance au comptoir avant d’être servi à table, il y a une mini salle de jeux avec machines à sous et des écrans géants avec tirage en direct du keno local toutes les 2 minutes.Ce matin, il fait 9°, pour rejoindre st helens à 75 kms seulement, on décide d’explorer un peu le centre de l’île : Campbell town avec son pont de pierre de 1838, puis Avoca, Fingal, St Marys, Scamander que des bleds. On dépasse l’étape pour voir Binalong bay et bay of fires , avec ses rochers colorés d’algues séchées devenues orange. Il a plu presque toute la journée, mais cela ne stoppe pas les aventuriers que nous sommes…Alors on marche jusqu’aux saint columbia falls, les plus hautes de Tasmanie, puis sous la pluie battante on affronte le chemin boueux et forestier jusqu’aux « halls falls » c’est long et évidemment on croise personne. Mais on emporte chacun un petit souvenir que l’on découvre une fois repartis en voiture :ça nous gratte au niveau des chevilles et des mollets c’est quoi DONC ?.... ET BIEN DES PETITES SANGSUES PARTOUT, chaussures, chaussettes pantalons et peaux, parano collective…. Je vous en reparle si je peux dans quelques mois…. 😎
Dernier jour sur l’île, direction Launceston, mais avant on s’arrête au « shop in the bush » capharnaüm vendant du neuf et de l’occas tenu par une gentille mamie, en pleine fôret c’est attrayant. Via Scottsdale, bridgport et george town (pas terrible), puis le batman bridge suspendu on arrive au cataract cliff gorge .
C’est la seule attraction de cette ville étendue, partiellement à flancs de colline. Moyennant 12$/personne on peut prendre le télésiège surplombant le site puis effectuer quelques petites promenades avec de belles vues , mais c’est quand même plus une destination familiale dominicale et locale (ale ale ale QUOI ? De la bière ? Où ça?)
Nous sommes très chaleureusement accueillis à l’hôtel comfort inn coach house près du centre ville, pas vraiment dédié au tourisme, pour le dîner on préfère le hallam’s waterfood avec encore un plateau de fruits de mer chaud et froid, assez cher(en tout 185$) plutôt que le stillwater plébiscité par certains guides mais proposant peu de produits de la mer au menu.GREAT OCEAN ROAD (GOR)
A l’aéroport où nous arrivons bien sur en avance on nous annonce l’annulation de notre vol qantas de 10h40 pour Melbourne et nous sommes redirigés sur le Jetstar de 10h15 quand l’informatique le permettra, angoisse de courte durée. Du coup on arrive un peu en avance à l’agence Hertz, débordée, après les formalités il faut attendre que la voiture tout juste restituée soit prête, au final on perd du temps et pourtant la route est longue avant d’attaquer réellement la GOR. Là attention, en quittant l’aéroport ne vous trompez pas de route soyez vigilant (GPS ou demandez conseil au loueur) car les accès proches de melbourne sont payants via portiques automatiques et il parait que ça coûte. J’aurai dû être un peu plus attentif au devis et demander une étape plus proche vers apollay bay par exemple car vu la distance à parcourir et l’heure d’arrivée à melbourne, on a 280 kms à faire (en théorie mais 345 réellement faits avec les détours de « curieux ») et ça roule pas forcément très bien. Du coup on zappe un peu certains sites possiblement intéressants comme turquay et bells beach (spot de surf mondialement réputé) et Apollo bay où l’on fait un passage rapide, à 17h30 tout est fermé. Le cap Otway, cul de sac de 21 kms payant pour voir le plus ancien phare du pays aurait peut être valu le détour.
Par contre, avant apollo bay, à grey river road près de kenneth river il n’était pas question de louper l' arrêt obligatoire: koalas à profusion en pleine nature, à condition de lever la tête et chercher dans les eucalyptus, et surtout si vous écartez les bras, en moins de 10 secondes vous êtes un perchoir à perroquets multicolores même sans rien leur offrir à manger, les nouvelles cartes mémoire commencent à fondre. 10 kms plus loin c’est erskine falls toutes proches du parking, ensuite jusqu’à port campbell c’est 90 kms de route sinueuse loin de l’océan, cette portion devrait plutôt se nommer « great forest road ». Le motel best western great ocean road motor inn (atchoum) est architecturalement parlant sympa, tout en bois mais il faut la voiture pour aller dîner au seul resto ouvert de ce bled le « 12 rocks » où pour 105$ avec 2 boissons c’est pas trop mal.
Il a plu toute la nuit et pour rejoindre Robe en théorie, encore, c’est 375 kms mais on en fera 470 , toujours par soif de curiosité. Alors pas de temps à perdre, on attaque entre les éclaircies et en rebroussant chemin, les 12 apôtres
dépassés la veille au soir. Ils ne sont plus en réalité que 8 à cause de l’érosion maritime (2 cms par an au pied). Belles photos, mais encore beaucoup trop qu’il faudra trier au retour. Puis tous les autres points de vue assez proches dans le désordre, london bridge devenu arch après l’écroulement d’un morceau, (isolant 2 touristes sauvés par les secours) loch and gorge, the grotto (après Peterborough bay of island), en 1h30 tout est fait.
La fin de la GOR est à Warrnambool, ville animée avec commerces, peu avant on a acheté nos sandwichs au magasin cheese world face à la fabrique.
On fait une pause à logans beach point d’observation des baleines, mais ça doit pas être le bon moment, après un 10 eme perdu à chaque œil à scruter l’horizon: rien à voir.
On tente d’explorer le parc gratuit de tower hill mais toujours pas de wildlife dans les parages.
Port Fairy vaut une pause photo le long du chenal.
Mont gambier est une grande ville et l’on monte voir le lac bleu, réservoir naturel d’eau douce dans le cratère d’un volcan éteint (pas étonnant avec toute cette eau !!) 😏
A 14h30, retour brutal sur terre, on a encore 300 kms à faire, on arrive à 17h30 car ici y un décalage horaire de moins 30 mns.
A Robe, près de la plage, il parait que l’on peut aussi voir des dauphins, mais là encore ils doivent être ailleurs.
Après un quiproquo sur l’emplacement de notre BandB, le propriétaire nous rejoint et nous accompagne jusqu’à notre cottage victoria, maison typique individuelle entièrement équipée, et rien que pour nous. Pour le petit dej le frigo est plein (pain de mie, œufs, bacon, jus de fruit, lait confiture) c’est top, incredible (in english please) bon d’accord faudra faire la vaisselle mais quand même. On dîne juste à coté dans l’un des rares resto de ce bled (aussi) c’est plein.350 kms nous séparent de Victor harbour, l’étape du soir. On zappe Grampians qui aurait nécessité une journée de plus. Peu avant Kingston, une tribu entière de wallabies regardent passer les voitures au bord de la route, chez nous les vaches regardent passer les trains parait il, chacun son truc. En tout cas un coup de warning sur le bas côté, le temps d’immortaliser tout ça. A peine plus loin, je suis ému par deux émeus émouvants qui se meuvent dans les broussailles. Au coorong NP on tente la promenade d’observation des pélicans, mais fo un zoom pour voir les vols et envols collectifs. Par contre pas besoin pour admirer furtivement un énorme kangourou qui s’enfuit au milieu des arbustes, c’est notre jour faune sauvage.
Au bord du lac Albert, à Méningie on engloutit nos sandwichs en observant avec attention l’unique pélican qui accepte de poser devant les objectifs. Il fait beau et 23 degrés, mais 24 ressentis, j’en suis sur !! (j’adore cette nouvelle marotte débile de nos présentateurs météo)
Victor harbour est très étendu, enfin une ville, c’est Samedi et c’est la fête années 50 avec orchestres, concours de voitures américaines rutilantes et habits d’époque, CHOUETTE, non je l'ai déjà dit, allez HIBOU.
le train à vapeur cockle train (ou steamrange) ne fonctionne pas aujourdh’uy, tant pis, on se rabat sur l’autre attraction locale, le horse tram qui relie granite island à 9$ l’AR et un samedi jour de fête, et bien à 15h30 c’est déjà le dernier trajet possible.
Notre hotel golf Mac cracken country club est loin du centre ville et pas à la hauteur de ses prétentions selon nous, la propreté laisse à désirer. Pour le repas du soir, on se prend trois bons gros hamburgers au bistrot de l’hôtel victor sur l’esplanade pour 48$ ! c’est plein et animé.KANGAROO ISLAND
Malgré les avis controversés, on a décidé d’y aller faire un tour, comme ça on saura. Seulement 60 kms séparent victor Harbour de Cap jervis, l’embarcadère du ferry. Notre voyagiste a tout fait pour nous prévenir, il y a 2 jours que notre départ de 10h00 était supprimé et reporté à 12h00, heureusement car patienter sur place aurait été long, y a rien, je dirai même moins que rien…. Pour me stationner à bord, je suis encore une fois pas très fier, car les voitures sont garées au millimètre près pour en mettre le plus possible. La traversée de 13 kms jusqu’à Penneshaw dure 45 mns, au cours desquelles je perds encore 1/10 eme à chaque œil pour essayer de voir des accompagnateurs marins, en vain. Cette île de 145 kms de long sur 60 maxi de large compte environ 6000 habitants dont un tiers à Kingscote « la capitale » autant dire que c’est désert. A peine arrivés, on doit rejoindre l’extrémité et le parc flinders chase. donc pour optimiser cette visite express de 2 nuits, il faut bien planifier les choses à voir et à faire. On achète nos sandwichs à l’arrivée et pas trop de choix…. Compte tenu de ces paramètres, nous empruntons quand même une piste pour accéder à la honey farm clifford’s, avec son merveilleux miel issu d’abeilles Italiennes de Ligurie( 1884), on prend un kilo moitié Mallee moitié spring mix, tant pis pour les valoches, il est trop bon. Pour éviter les kms superflus, on emprunte diverses autres pistes sablonneuses pour rallier notre visite suivante, c’est seal bay et sa plage remplie de lions de mer et autres otaries ou bien étaient-ce des phoques ? en tout cas ce qui est sûr, c’est que c’est un piège à touristes très cher. Il faut débourser 16$ par personne pour arpenter le boardwalk en bois d’environ 300 mètres (avec interdiction de s'en écarter) jusqu'à la plateforme d'observation. Là on aperçoit d'inertes mammifères somnolant au soleil gratuitement EUX. Par contre, si on accepte de payer 33$ par tête avec un guide, on a le droit à un point de vue global mieux placé et surtout d’aller sur le sable approcher les plus éveillés. Pour nous, franchement c’est à éviter, surtout que l’on verra beaucoup mieux plus tard et gratuitement !!. Ensuite à Vivonne bay , aucun pingouin à l’horizon, par contre en route bocou de kangourous dans la nature. A hauson bay wildlife sanctuary on paie 7,5$ par personne pour essayer à nouveau de dénicher des koalas avides d’eucalyptus et quelques kangourous, mais finalement sous la pluie en plus, c’est pas forcément incontournable. Le island wilderness retreat avant l’entrée payante de flinders chase a le monopole de l’hébergement, repas au nicolas baudin restaurant (avec réservation) assez corrects…. Le petit dej inclus ne propose pas « de chaud » c’est moyen.
On arrive à 8h50 à l’entrée payante de flinders chase (33$), la femme du visitor center croit bon de sortir nous informer comme c’est écrit sur la porte que ça ouvre à 9h00, pourquoi, présente, n’a-t-elle pas ouvert de suite en voyant les gens attendre ??? parce qu’ici aussi les employés semblent être très attachés à leurs précieux horaires de travail, je l’ai constaté à plusieurs reprises à travers le pays, bien ou pas je ne juge pas mais j’ai le droit de penser ce que je pense… Donc, à nouveau, en tant qu’étrangers honnêtes, comme ceux de chez nous, on met notre droit d’entrée à 33 $ dans la petite boîboîte extérieure. Sous de faibles éclaircies ensoleillées, on commence par remarquable rocks, rochers étrangement découpés posés sur un promontoire lui aussi rocheux.
Allez y tôt, car après à mon avis, impossible de faire des photos sans bipède et tout le monde n'a pas photoshop.
Ensuite cap du couédic avec son phare et surtout Admirals arch, et là, quantité d’otaries et lions de mer en totale liberté, les nombreux petits font mumuse dans les piscines naturelles en attendant la marée haute, d’autres plus audacieux se lancent dans la houle sous l’arche protectrice, c’est à voir, incontestablement.
Après une pause achat au visitor center ouvert, on se dirige vers le nord et stockes bay (3 baraques) là n’hésitez pas à rejoindre la plage de sable blanc à travers le court et très étroit chemin escarpé entre les roches vous ne serez pas déçus.(à droite en faisant face à la mer lorsque vous atteignez le bout du bout ).
On rejoint Parndana, ridiculement petit, mais où en l’espace de quelques minutes on verra surgir de nulle part moults véhicules venant retirer leurs courriers en poste »restante »et faire menus achats dans les 2 boutiques aux rayons à moitié vides (heu non pardon à moitié pleins).
On tente émeu bay où y a rien à voir et emeu bay lavander (pour acheter de la lavande) mais cette exploitation, visiblement tenue par des homosexuels, vue les drapeaux fièrement dressés indiquant l’emplacement, est fermée le lundi et le mardi, dommage, j’aurai tellement voulu leur prouver mon amour….. pour la lavande… 😛
On s’arrête au magasin « beehive » bien plaçé touristiquement parlant, où le miel est plus cher évidemment, mais on en prend quand même 500 gr de plus pour goûter bien sûr...
Arrivée à Kingscote, 3 boutiques, 3 ,4 restos, et 2 bottles shops ( pour acheter bières, vins ou alcools). Je fonce à l’agence sealink pour modifier notre heure de ferry du lendemain
Et j’obtiens 8h30 au lieu de 14h30 parce que nous avons envie de voir Adélaïde, plutôt que patienter inutilement sur kangaroo !!. avec un départ d’ici vers 7h00 du mat , mon interlocutrice n’a de cesse de me recommander de conduire très prudemment à cette heure matinale afin d’éviter d’envoyer au paradis à coups de parechocs d’innocents wallabies.
L’unique attraction du bled c’est le nourrissage des pélicans à 17h00 précises chaque jour.
Un intermittent du spectacle au discours bien rodé, nous présente durant 30 mns ses amis sauvages quasiment apprivoisés par la régularité des horaires, un show naturel artificiellement orchestré..MOYENNEMENT BOF.. 🙁
On mange au resto de notre hôtel Aurora zone, une fois de plus pas trop le choix…Départ matinal, et donc petit déjeuner rapide au buffet à peine garni vu l’heure. 50 mns pour rejoindre l’embarcadère de Penneshaw et quelques dauphins aperçus durant la traversée. Sur la route vers Adélaïde ( 110 kms environ) que l’on atteint vers 12h00, des hordes de kangourous scrutaient les voitures. A central market, on achète nos derniers souvenirs Australiens, puis on arpente bundle street, piétonne et commerçante.
On dîne correctement au pub de l’hôtel mistral avant de regagner notre bel apparthotel breakfree , à 10 mns à pied de bundle, dans le quartier des bars à « sheesha », sex shops et autres salons de massage !!
Je comprends maintenant pourquoi très peu de tour opérator évoque Adélaïde, de ce que l'on a vu, cela semble effectivement assez moyen.HONG KONG
Notre avion est à 6h25, alors départ pour l’aéroport situé à 20 kms à 4h30 !!arrivée 4h50 et dépôt des clefs de la voiture de loc dans une boite à lettre hertz. Ensuite c’est 50 mn de queue pour l’enregistrement, car ici y a 2 comptoirs pour les prolos en classe éco et 5 pour les autres…… Premier contrôle de sécurité, et avec ma tête de terroriste en puissance, j’ai en plus le droit au test aléatoire de recherche d’explosif avec le « nez électronique » !. Après cela, ne vous précipitez pas comme nous à acheter une bouteille d’eau, car il y a un second contrôle où on vous la confisque, ou plutôt on vous la vole en toute impunité, j’ai failli aller la vider aux chiottes… euh pardon aux toilettes😄 Bien sûr, là aussi j’ai le privilège de devoir subir la cabine body scan, y a pas à dire ils ont du flair. Il y a 9h00 de vol, et deux heures de décalage en moins, on arrive en début d’après midi. On a quitté l’Australie avec 12°, ici il fait 32 et humide. Pas question d’emprunter les transports en commun avec nos bagages étrangement de plus en plus lourds, alors aucune hésitation, taxi. Ici ils sont de trois couleurs différentes, une pour chaque secteur desservi, c’est bien organisé, et pas d’attente. Il est aussi clairement indiqué de prendre les coordonnées du chauffeur, dont la carte « d’accréditation » avec photo est collée sur le tableau de bord, en cas de litige. Le mode de calcul de la course est assez complexe, nombre de bagages (qui généralement ne rentrent pas dans le coffre qui reste ouvert tenu par un sandow), prise en charge fixe de 16$HK pour les 2 premiers kms ensuite ça tourne tous les 200m, de plus le péage du tunnel est à votre charge, enfin bref pour faire plus simple le trajet aéroport- kowloon nord de 40 mns nous a coûté 240$HK (soit au taux de 1euro = 8,52 $HK achetés avant de partir moins de 30 euros pour trois), je ne connais pas les tarifs en France mais cela ne m’a pas paru trop cher. Du coup on les utilisera beaucoup, notamment pour regagner le soir notre apparthotel ovolo west kowloon (avec petit dej), bien équipé mais excentré. N’oubliez pas de prendre un plan en chinois pour leur indiquer votre destination, parce que sinon….. ça se complique un peu. Aussitôt notre cargaison déposée et les tenues légères enfilées pour la première fois, on fonce à la découverte de ce petit bout de Chine (depuis 1997) et ses 6 millions d’habitants (dont 2 sur Kowloon). On parvient difficilement (je lis et j’écris pourtant couramment le mandarin, mais je ne le parle pas !! lol)😏 à rejoindre Nathan road le poumon de ce quartier, et les nôtres de poumons vont souffrir car y a quand même pas mal de pollution. Une circulation incroyablement intense, d’innombrables taxis et bus à étage, tous de marque Wolkswagen tellement ils polluent. Beaucoup d’habitants hypocondriaques ou pas, portent un masque. Pour traverser cette avenue à 4 voies, il faut emprunter des souterrains. Les échoppes plus ou moins grandes et « rangées » proposant des remèdes médicinaux traditionnels sont nombreuses, tout comme les luxueuses bijouteries,
aux personnels tirés à quatre épingles. Leurs vitrines regorgent de bijoux massifs en or lui aussi.(subtilité?) 🤪
Concernant l’électronique, n’ayant pas de besoin particulier, je ne m’y intéresserai pas. J’ai lu avant de partir des avis divergents sur les éventuelles bonnes affaires, rappelez vous le vendeur chinois est sournois, et aime les copies. Le long de cette avenue, tous les 10 mètres, d’autres, plus musulmans que bouddhistes, vous accrochent sans vergogne pour vous proposer montres ou vêtements en cuir, à la longue c’est pénible. Fo dire que les potentiels pigeons Occidentaux ne sont pas nombreux, on se sent même un peu seuls et souvent observés, mais pas trop de travers quand même.
On passe au ladies market, spécial touristes, concentré et à l’étroit aux pieds des tours modernes ou pas…..
Le long des trottoirs, si de l’eau vous fouette le visage, ce n’est pas une douce pluie rafraîchissante, mais la condensation des innombrables clim suspendues au dessus de la chaussée.
Les gigantesques échafaudages en bambou attachés avec de la tresse plairaient beaucoup à notre inspection du travail. Ici pas de chômage dans le bâtiment, les chantiers sont permanents
On atteint péniblement le bout au bord de la baie, face à l’île Victoria, et avenue of stars avec au sol, comme à Hollywood, les palmaires des vedettes locales et la statue de la supervedette : Bruce lee.
Ne sachant pas dans quelle gargouille aller ingurgiter miasmes et microbes on choisit à proximité une pizzéria rassurante car à 20h00 il faut revenir pour :
Assister à la symphonie des lumières. Musique, lasers et enseignes lumineuses des grattes ciel, plus les ferrys illuminés, les reflets sur l’eau, c’est beau, et ça attire du monde.
Le retour se fait en taxi pour 60$HK, on en peut plus.Journée Big bus, on prend les tickets 48h00 deluxe tour à 480$/personne (55 euros) incluant les trois différents circuits, un A/R en ferry, le tram pour victoria peak et un petit tour en sampan à Aberdeen, une fois de plus, selon nous, c’est vraiment intéressant. On commence par le ferry, (toutes les dix minutes environ, la traversée est très courte) ils sont authentiques et pas tout jeunes, l’immersion est totale.(10 millions de passagers annuels, malgré le métro) Le circuit rouge nous dépose au peak tram. Notre ticket nous dispense de faire la queue « normale » en serpentin, mais à cette heure il n’y a pas trop affluence, ce qui n’est pas le cas en fin d’après midi pour voir la baie illuminée. En effet au somment, la vue est vraiment belle, même si la pollution est perceptible.
A l’arrivée du tram, il y a bien sur une boutique de souvenirs, et ils ne sont pas si chers que ça, de ce que l’on trouvera après, il s’agit d’une chaine de magasins « élégant tang dynasty » il y en a au moins un autre au 54,64 nathan road. La galerie commerciale présente peu d’intérêt, après avoir fini de remplir les cartes mémoires, on redescend pour faire le circuit vert qui nous conduit via de petites routes escarpées de l’autre côté de l’île vers les quartiers chics et résidentiels de repulse et stanley. Au retour on fait notre petite promenade en sampan au milieu des dernières habitations flottantes d’Aberdeen, on passe devant le jumbo floating restaurant à l’architecture typique, mais…. On passe aussi derrière, côté cuisine et là subitement notre appétit est coupé…………
On reprend le ferry au coucher de soleil et c’est beau (comme disait Coluche dans un de ses sketchs : une photo du lever et une du coucher) et on cherche un restau. On tente un beau avec belle devanture, mais l’accès conduit au sous sol dans une salle sans fenêtre. A peine assis on nous amène du thé et plusieurs coupelles remplies de victuailles sans avoir rien commander, devant notre interrogation, on nous fait comprendre que c’est obligatoire, et pas gratuit. Comme ce type de surprise, justement, n’est pas notre tasse de thé, on dégage. Trop guindé pour nous, on préfère un vrai petit bouiboui un peu plus loin au sein de la populasse, mais le canard rôti n’a plus que la peau et les os ( qui à déjà mangé la chair ???) heureusement il reste la sauce et le riz !!!!! 😠
On remonte tranquille vers notre hôtel pour digérer via le marché de nuit de temple street puisTAXI et DODO avant de profiter de notre dernier jour de vacances snif snif.
On retourne au ladies market où on achète en vrac des clés USB 32GO en forme de petits personnages ou autres à 100$HK les 10, comme prévisible, aucune ne fonctionnera au retour, certaines sont même vides de tout électronique : le vendeur chinois est sournois. Au marché aux poissons, les vivants hein, ceux pour aquarium, et ben pareil, au retour aucun ne nagera…… Au marché au jade, n’étant ni connaisseur, ni amateur on achète une babiole pour la forme, inutile de vous dire que je ne vais même pas essayer de savoir si c’est du vrai. On reprend le star ferry, tant pis pour le budget (2$ le ticket soit……17 cents d’euros) et on finit le circuit rouge avec le golden Bauhinia square (fleur emblème de la ville figurant aussi sur le drapeau), on emprunte l’escalator géant qui permet de gravir une partie de la colline, puis on traîne à travers les ruelles en pente avec leurs petits commerces de proximité. Beaucoup plus d’occidentaux de ce côté ci. Comme à San francisco pour les cables cars, les habitants se sont opposés à la disparition des jolis trams à étage. On retraverse la baie pour la dernière fois, et comme le conseille le guide du routard, on se rend pour manger au 3 Hau fook street chez caterking dim sum shop (ouf !) et là sur photos on choisit un grand assortiment de mets locaux pour un prix dérisoire, on finira donc sur une bonne touche culinaire. Nous conseillons vraiment à ceux qui le peuvent cette pause asiatique, dépaysante et cosmopolite. Le lendemain matin à 7h00, le taxi commandé pour l’aéroport nous prend à l’hôtel c’est donc un peu plus cher 280$ . Une heure de formalités plus tard (le nom de jeune fille du passeport ne figurant pas sur le billet d'avion fait tiquer le sens policier des fonctionnaires zélés), on peut dépenser le peu de monnaie qui nous reste en souvenirs.
Dans 12h00 nos vacances seront définitivement terminées, et le retour sera sûrement brutal. C’était encore un beau voyage mais épuisant. Nous qui connaissons surtout les USA, la comparaison était tentante mais injustifiée. En effet, l’Australie, cette île, géographiquement éloignée, semble naturellement protégée du reste du monde. Les habitants semblent peu stressés, sereins mais conscients de leur qualité de vie qu’ils entendent bien conserver. La faible densité de population renforce certainement la notion d’indépendance d’où probablement l’éviction du premier ministre qui s’apprêtait à accueillir plus de migrants chinois, déjà très nombreux. Cependant, durant notre présence, la crise Européenne avec l’afflux des migrants syriens mobilisait l’ensemble des médias, et l’Australie a accepté de participer à l’effort de prise en charge. N’oublions pas que ce pays a payé un lourd tribu lors de la seconde guerre mondiale et a récemment subi, lui aussi, des actes terroristes. Ainsi nous pensons raisonnablement que cette destination de voyage est, pour le moment en tout cas, réellement attractive, cette douceur de vivre, cette nature vierge, cette faune sauvage, autant de points d’intérêts réellement motivants, pour inciter à découvrir les autres régions à l’occasion d’un éventuel autre voyage qui sait ?. Si vous avez réussi à lire la totalité de cette longue bafouille, voire en plusieurs fois, je vous en remercie et si vous avez des questions, comme les fois précédentes n'hésitez pas à me contacter. Et pour celles et ceux qui seraient intéressés, un petit diaporama est visible sur youtube: www.youtube.com/watch?v=Wl5SSCaIP64 Merci et à bientôt DJ93
1 mois en Indonésie juillet 2016 (avec 2 enfants) English translation pending
Je copie/colle mon message qui vient d'un autre post dont le titre n'est plus d'actualité.
Bonjour Je reviens à vous chers forumistes! Ca y est la décision est prise, les billets achetés! Nous partons donc 26 jours pleins à Bali. Aller retour Denpasar. Je suis en train de préparer le voyage car je pense qu'à certains endroits il faudra réserver bien à l'avance, sachant que nous serons 4 (2 adultes + 2 enfants 6 et 9 ans) J'ai plein de questions, merci d'avance si vous avez la gentillesse d'y répondre!
1) nous voulons faire au minimum 1 volcan. Le plus pratique aurait été le mont batur car sur place... Mais j'ai lu que la montée était difficile pour les enfants... Est ce bien le cas? Pouvons nous y aller de journée car plus prudent qu'à 3h du mat avec une frontale?? Sinon je pensais aller sur Java, pour les monts Bromo et Kawa Ijen. Est ce facile de partir 2/ 3 jours de Bali pour aller sur Java? Est ce qu'il faut prendre un tour organisé ou facile de se débrouiller seul? De quelle ville est ce le plus facile de trouver bus et autres pour s'y rendre?
2)On pensait rester 10 jours environ à Bali: Ubud et rizières, les montagnes de Munduk, quelques temples (lesquels sont à privilégier?). Est ce que le nord est vraiment "à faire" si on reste peu de temps? J'ai entendu parler de Lovina, ça me plairait mais courser les dauphins avec en bateau me dégoûte un peu... Est ce vraiment cela?? Parce que quand même des dauphins..... C'est juste un joli rêve! Est ce qu'on oublie des coins incontournables?
3) Comme dit plus haut, on a vécu un rêve éveillé aux perhentians pour la beauté des plages, la multitude de poissons.... quelles plages sont vraiment magnifiques? (sable blanc, baignade, snorkeling...) Nous pensons naviguer le reste du temps sur Lombok et les Gili peut etre. Y a t il d'autres iles vraiment sympa ?
4) J'ai lu qu'il y avait une croisière Lombok jusqu'à Flores. Ca a l'air bien mais j'ai peur de manquer de temps. qu'en pensez vous? Vaut il mieux rester sur lombok et découvrir l'île plus tranquillement?
5) On m'a parlé des iles Togian en Sulawesi. Est ce qu'on "perdrait" beaucoup de temps en transport? J'ai l'impression que oui....
Désolée pour ce grand message, les questions fusent dans ma tête et les images avec ! Merci! Marion
Bonjour Je reviens à vous chers forumistes! Ca y est la décision est prise, les billets achetés! Nous partons donc 26 jours pleins à Bali. Aller retour Denpasar. Je suis en train de préparer le voyage car je pense qu'à certains endroits il faudra réserver bien à l'avance, sachant que nous serons 4 (2 adultes + 2 enfants 6 et 9 ans) J'ai plein de questions, merci d'avance si vous avez la gentillesse d'y répondre!
1) nous voulons faire au minimum 1 volcan. Le plus pratique aurait été le mont batur car sur place... Mais j'ai lu que la montée était difficile pour les enfants... Est ce bien le cas? Pouvons nous y aller de journée car plus prudent qu'à 3h du mat avec une frontale?? Sinon je pensais aller sur Java, pour les monts Bromo et Kawa Ijen. Est ce facile de partir 2/ 3 jours de Bali pour aller sur Java? Est ce qu'il faut prendre un tour organisé ou facile de se débrouiller seul? De quelle ville est ce le plus facile de trouver bus et autres pour s'y rendre?
2)On pensait rester 10 jours environ à Bali: Ubud et rizières, les montagnes de Munduk, quelques temples (lesquels sont à privilégier?). Est ce que le nord est vraiment "à faire" si on reste peu de temps? J'ai entendu parler de Lovina, ça me plairait mais courser les dauphins avec en bateau me dégoûte un peu... Est ce vraiment cela?? Parce que quand même des dauphins..... C'est juste un joli rêve! Est ce qu'on oublie des coins incontournables?
3) Comme dit plus haut, on a vécu un rêve éveillé aux perhentians pour la beauté des plages, la multitude de poissons.... quelles plages sont vraiment magnifiques? (sable blanc, baignade, snorkeling...) Nous pensons naviguer le reste du temps sur Lombok et les Gili peut etre. Y a t il d'autres iles vraiment sympa ?
4) J'ai lu qu'il y avait une croisière Lombok jusqu'à Flores. Ca a l'air bien mais j'ai peur de manquer de temps. qu'en pensez vous? Vaut il mieux rester sur lombok et découvrir l'île plus tranquillement?
5) On m'a parlé des iles Togian en Sulawesi. Est ce qu'on "perdrait" beaucoup de temps en transport? J'ai l'impression que oui....
Désolée pour ce grand message, les questions fusent dans ma tête et les images avec ! Merci! Marion
Croisière "Couleurs des Tropiques" English translation pending
Bonjour,
Dans 3 mois, ce sera le départ pour notre seconde croisière au soleil (et oui quand on y a goûté, on ne peut plus sans passer 😉 ) du 24 au 31 janvier 2016. Croisière "Couleurs des Tropiques" à bord du Costa Magica avec pour escales: • Tobago • Grenade • Barbade • Sainte Lucie • Martinique • Guadeloupe
Nous connaissons le bateau mais, hormis la guadeloupe et la martinique, nous ne connaissons pas les escales... Tous vos avis, conseils, astuces, bons plans et incontournables sont les bienvenus 😄!!!
Merci.
Bérangère
Dans 3 mois, ce sera le départ pour notre seconde croisière au soleil (et oui quand on y a goûté, on ne peut plus sans passer 😉 ) du 24 au 31 janvier 2016. Croisière "Couleurs des Tropiques" à bord du Costa Magica avec pour escales: • Tobago • Grenade • Barbade • Sainte Lucie • Martinique • Guadeloupe
Nous connaissons le bateau mais, hormis la guadeloupe et la martinique, nous ne connaissons pas les escales... Tous vos avis, conseils, astuces, bons plans et incontournables sont les bienvenus 😄!!!
Merci.
Bérangère
Premier road-trip en famille dans l'Ouest américain et escapade à New-York English translation pending
FABULEUX ! Nous sommes revenus depuis presque 3 semaines et si nous devions qualifier en un mot ce voyage, c'est ce terme qui viendrait en premier... Suivi de FANTASTIQUE, INOUBLIABLE, EXCEPTIONNEL...et ce, pour nous 4, Daniel mon mari, nos deux adolescentes Marie 17 ans, Clémence 15 ans et moi Babeth !
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Circuit Floride en famille - été 2016 English translation pending
Bonjour, voici le circuit qu'on a prévu pour partir en famille en juillet 2016 (2 enfants, 10 et 14 ans)
je n'ai pas encore choisi parmi ces hôtels
pouvez vous me donner vos avis et conseils? grand merci
Jour 1- mardi 05/07/16
MIAMI – FORT LAUDERDALE (50 km)
Best Western Plus Oceanside (7.8)
1180 Seabreeze Boulevard, Fort Lauderdale Beach, FL 33316 Fort Lauderdale (Florida)
Arrivée Miami Airport 18h
FORT LAUDERDALE
Jour 2 – mercredi 06/07/16
FORT LAUDERDALE – COCOA BEACH (290 km)
Beach Place Guesthouses (9.5 - 152€)
1445 South Atlantic Avenue, FL 32931 Cocoa Beach (Florida)
Hilton Cocoa Beach Oceanfront (8.3 - 132 €)
1550 North Atlantic Avenue, FL 32931-3268 Cocoa Beach (Florida)
FORT LAUDERDALE
Las Olas Bvd Fort Lauderdale (watertaxi)
Jungle Queen River Boat
COCOA BEACH
Cocoa Beach Pier
Cocoa Village (vieille ville)
Jour 3 – jeudi 7/07/16
COCOA BEACH – ORLANDO (192 km)
Comfort Suites Maingate East (8.6 – 93 €) 17’ Univ 12’WD
2775 Florida Plaza Boulevard, Disney World Area, FL 34746 Kissimmee (Florida)
Quality Suites Lake Buena Vista near Walt Disney World (8.7 – 140 €) 11’ Univ 14’WD
8200 Palm Parkway, Lake Buena Vista, FL 32836 Orlando (Florida)
Kennedy Space Center
ORLANDO
Jour 4 – vendredi 08/07/16
ORLANDO : Universal Islands of Adventure
Jour 5 – samedi 09/07/16
ORLANDO : Disney Animal Kingdom
Jour 6 – dimanche 10/07/16
ORLANDO – SARASOTA (204 km)
Sandcastle Resort at Lido Beach (7.6 – 156 €)
1540 Ben Franklin Drive, FL 34236 Sarasota (Florida)
Tropical Beach Resorts - Sarasota (8.8 – 182 €)
6717 Sara Sea Circle, Siesta Key, FL 34242 Sarasota (Florida)
TARPON SPRINGS (village grec)
TAMPA (Ybor City, cigare)
SARASOTA (Jungle garden, Siesta Beach, Coquina Beach, Ringling Circus Museum)
Jour 7 – lundi 11/07/16
SARASOTA – FORT MYERS BEACH (114 km)
Dolphin Inn (80 €)
6555 Estero Boulevard, FL 33931 Fort Myers Beach (Florida)
Outrigger Beach Resort (8.1 – 110 €)
6200 Estero Boulevard, FL 33931 Fort Myers Beach (FLorida)
SANIBEL ISLAND/CAPTIVA
(plage Bowman’s beach, JN Ding Darling Wildlife Refuge, Wildlife drive, Indigo trail, Calusa Shell Mound trail)
FORT MYERS BEACH
Jour 8 – mardi 12/07/16
FORT MYERS BEACH (repos)
Jour 9 – mercredi 13/07/16
FORT MYERS BEACH - NAPLES (55 km)
Cove Inn on Naples Bay (8.9 – 110 €)
900 Broad Avenue South, FL 34102 Naples (Florida)
Naples Bay Resort and Marina (9.1 – 208€)
1500 5th Avenue South, FL 34102 Naples (Florida)
Ramada Naples (8.2)
1100 Tamiami Trail North, FL 34102 Naples (Florida)
FORT MYERS BEACH
Lovers Key (Carl E. Johnson SP)
Maison Edison/Ford
NAPLES
Naples Pier
Jour 10 – jeudi 14/07/16
NAPLES – KEY LARGO (226 km)
Holiday Inn Key Largo (7.7 – 149€)
99701 Overseas Highway, FL 33037 Key Largo (Florida)
EVERGLADES NP (Alligator Farm, Captain Doug, Trails, Shark Valley)
Jour 11 – vendredi 15/07/16
KEY LARGO – KEY WEST (156 km)
Truman Hotel (9.1 – 173 €) Centre ville
611 Truman Avenue, Duval, FL 33040 Key West (Florida)
DoubleTree by Hilton Grand Key Resort (8 – 201 €) (en dehors de la ville)
3990 South Roosevelt Boulevard, FL 33040 Key West (Florida)
Key Largo (John Pennekamp Coral Refuge SP) - Snorkeling
Islamorada
Big Pine/ Lower Keys (Bahia Honda SP, Blue Hole)
KEY WEST
Jour 12 – samedi 16/07/16
KEY WEST
Duval Street, Mallory Square, Cigar factory, Southernmost point, City bus, Key West Cemetry, Hemingway Home and museaum, Hotel la Concha (vue)
Jour 13 – dimanche 17/07/16
KEY WEST – MIAMI BEACH (270 km)
Pestana South Beach Hotel
1817 James Avenue, South Beach, FL 33139 Miami Beach (Florida)
Dorchester Hotel & Suites
1850 Collins Avenue, South Beach, FL 33139 Miami Beach (Florida)
Newport Beachside Hotel & Resort
16701 Collins Avenue, FL 33160 Sunny Isles Beach (Florida)
Marathon (Dolphin Research Center)
MIAMI BEACH
Jour 14 – lundi 18/07/16
MIAMI BEACH
Art Deco, Ocean Drive, Little Havana, Boardwalk
Départ vers BXL 19h55
je n'ai pas encore choisi parmi ces hôtels
pouvez vous me donner vos avis et conseils? grand merci
Jour 1- mardi 05/07/16
MIAMI – FORT LAUDERDALE (50 km)
Best Western Plus Oceanside (7.8)
1180 Seabreeze Boulevard, Fort Lauderdale Beach, FL 33316 Fort Lauderdale (Florida)
Arrivée Miami Airport 18h
FORT LAUDERDALE
Jour 2 – mercredi 06/07/16
FORT LAUDERDALE – COCOA BEACH (290 km)
Beach Place Guesthouses (9.5 - 152€)
1445 South Atlantic Avenue, FL 32931 Cocoa Beach (Florida)
Hilton Cocoa Beach Oceanfront (8.3 - 132 €)
1550 North Atlantic Avenue, FL 32931-3268 Cocoa Beach (Florida)
FORT LAUDERDALE
Las Olas Bvd Fort Lauderdale (watertaxi)
Jungle Queen River Boat
COCOA BEACH
Cocoa Beach Pier
Cocoa Village (vieille ville)
Jour 3 – jeudi 7/07/16
COCOA BEACH – ORLANDO (192 km)
Comfort Suites Maingate East (8.6 – 93 €) 17’ Univ 12’WD
2775 Florida Plaza Boulevard, Disney World Area, FL 34746 Kissimmee (Florida)
Quality Suites Lake Buena Vista near Walt Disney World (8.7 – 140 €) 11’ Univ 14’WD
8200 Palm Parkway, Lake Buena Vista, FL 32836 Orlando (Florida)
Kennedy Space Center
ORLANDO
Jour 4 – vendredi 08/07/16
ORLANDO : Universal Islands of Adventure
Jour 5 – samedi 09/07/16
ORLANDO : Disney Animal Kingdom
Jour 6 – dimanche 10/07/16
ORLANDO – SARASOTA (204 km)
Sandcastle Resort at Lido Beach (7.6 – 156 €)
1540 Ben Franklin Drive, FL 34236 Sarasota (Florida)
Tropical Beach Resorts - Sarasota (8.8 – 182 €)
6717 Sara Sea Circle, Siesta Key, FL 34242 Sarasota (Florida)
TARPON SPRINGS (village grec)
TAMPA (Ybor City, cigare)
SARASOTA (Jungle garden, Siesta Beach, Coquina Beach, Ringling Circus Museum)
Jour 7 – lundi 11/07/16
SARASOTA – FORT MYERS BEACH (114 km)
Dolphin Inn (80 €)
6555 Estero Boulevard, FL 33931 Fort Myers Beach (Florida)
Outrigger Beach Resort (8.1 – 110 €)
6200 Estero Boulevard, FL 33931 Fort Myers Beach (FLorida)
SANIBEL ISLAND/CAPTIVA
(plage Bowman’s beach, JN Ding Darling Wildlife Refuge, Wildlife drive, Indigo trail, Calusa Shell Mound trail)
FORT MYERS BEACH
Jour 8 – mardi 12/07/16
FORT MYERS BEACH (repos)
Jour 9 – mercredi 13/07/16
FORT MYERS BEACH - NAPLES (55 km)
Cove Inn on Naples Bay (8.9 – 110 €)
900 Broad Avenue South, FL 34102 Naples (Florida)
Naples Bay Resort and Marina (9.1 – 208€)
1500 5th Avenue South, FL 34102 Naples (Florida)
Ramada Naples (8.2)
1100 Tamiami Trail North, FL 34102 Naples (Florida)
FORT MYERS BEACH
Lovers Key (Carl E. Johnson SP)
Maison Edison/Ford
NAPLES
Naples Pier
Jour 10 – jeudi 14/07/16
NAPLES – KEY LARGO (226 km)
Holiday Inn Key Largo (7.7 – 149€)
99701 Overseas Highway, FL 33037 Key Largo (Florida)
EVERGLADES NP (Alligator Farm, Captain Doug, Trails, Shark Valley)
Jour 11 – vendredi 15/07/16
KEY LARGO – KEY WEST (156 km)
Truman Hotel (9.1 – 173 €) Centre ville
611 Truman Avenue, Duval, FL 33040 Key West (Florida)
DoubleTree by Hilton Grand Key Resort (8 – 201 €) (en dehors de la ville)
3990 South Roosevelt Boulevard, FL 33040 Key West (Florida)
Key Largo (John Pennekamp Coral Refuge SP) - Snorkeling
Islamorada
Big Pine/ Lower Keys (Bahia Honda SP, Blue Hole)
KEY WEST
Jour 12 – samedi 16/07/16
KEY WEST
Duval Street, Mallory Square, Cigar factory, Southernmost point, City bus, Key West Cemetry, Hemingway Home and museaum, Hotel la Concha (vue)
Jour 13 – dimanche 17/07/16
KEY WEST – MIAMI BEACH (270 km)
Pestana South Beach Hotel
1817 James Avenue, South Beach, FL 33139 Miami Beach (Florida)
Dorchester Hotel & Suites
1850 Collins Avenue, South Beach, FL 33139 Miami Beach (Florida)
Newport Beachside Hotel & Resort
16701 Collins Avenue, FL 33160 Sunny Isles Beach (Florida)
Marathon (Dolphin Research Center)
MIAMI BEACH
Jour 14 – lundi 18/07/16
MIAMI BEACH
Art Deco, Ocean Drive, Little Havana, Boardwalk
Départ vers BXL 19h55
À savoir avant de choisir de partir au Sri Lanka English translation pending
Ce pays regorgeant de parcs naturels et sites archéologiques classés par l'UNESCO peut faire rêver. Mais la réalité n' est pas aussi idyllique que la carte postale qu'on voudrait bien s'en faire.
1) les transports en commun ne sont pas hyper pratiques et faire son trip en bag pack relève parfois du casse tête ( Arugam Bay par exemple est difficile d'accès )
Du coup les guides papier et agences sur place recommandent les taxi à 50€/jour (qu'il faut bien entendu loger tout le long du parcours et car on ne vous le dit pas!)
2) Le prix des parcs, sites et musées est exorbitant (compter 15 a 30$ par personnes pour mrs parcs à quoi il faut ajouter le prix de la jeep. Entre 3 et 4000 rp les musées qui ne présentent pas toujours un grand intérêt.
3) Le pays est extrêmement bruyant et la majeure partie des villes sont construites le long de la route (pas très charmant) et obligent à tout faire en tuktuk ou taxi. Ambiance pollution garantie.
4) Côté respect de la nature: Peut mieux faire. Les locaux jettent leurs déchets partout, (même dans le jardin botanique de Kandy). C'est dommage pour une aussi belle faune et flore.
5) Enfin, ce qui d'après moi est le plus décevant c'est agressivité de la population locale. Apprêtez-vous à être harceler à longueur de journée:tous voudrons vous vendre quelque chose ou vous soutirer quelques euros. Tout se négocie chichement. La force de vente est partout (au restaurant on vous amène des plats en plus que vous n'avez pas commandés, on vous proposera des articles supplémentaires sans relâche dans les boutiques, on vous suivra sur de longs mètres dans la rue... Jusqu'à la porte de votre guest house ça nous est arrivé à Habanera, Siguiyria et Kandy par exemple )
Clou final : Gare aux arnaques dans les marchés!! Surtout celui de Kandy (l'un des seul du pays à être organisé en petites boutiques sur étages et regorgeant de souvenirs et batiks).
On vous fera le coup du guide francophone qui après vous avoir amadoué en dénonçant la manière dont les "autres" vendeurs nous arnaques (comble de l'ironie) vous fera payer parfois jusqu'à 3fois le prix pratiqué en magasin!!! Préférer les boutiques du centre-ville de Kandy.
**Les négociations quotidiennes en tout genre finissent par user et polluer le voyage.**
En somme ce pays est pour les baroudeurs avisés ou les routards fortunés qui ne compteront pas leurs sous... Amateur de calme et de nature passez votre chemin.
J'aurais aimé qu'on me préviennent avant. Je suis en vacances pour 3semaines avec ma compagne et au bout de 10jours nous sommes vraiment désillusionnés. 😢
2) Le prix des parcs, sites et musées est exorbitant (compter 15 a 30$ par personnes pour mrs parcs à quoi il faut ajouter le prix de la jeep. Entre 3 et 4000 rp les musées qui ne présentent pas toujours un grand intérêt.
3) Le pays est extrêmement bruyant et la majeure partie des villes sont construites le long de la route (pas très charmant) et obligent à tout faire en tuktuk ou taxi. Ambiance pollution garantie.
4) Côté respect de la nature: Peut mieux faire. Les locaux jettent leurs déchets partout, (même dans le jardin botanique de Kandy). C'est dommage pour une aussi belle faune et flore.
5) Enfin, ce qui d'après moi est le plus décevant c'est agressivité de la population locale. Apprêtez-vous à être harceler à longueur de journée:tous voudrons vous vendre quelque chose ou vous soutirer quelques euros. Tout se négocie chichement. La force de vente est partout (au restaurant on vous amène des plats en plus que vous n'avez pas commandés, on vous proposera des articles supplémentaires sans relâche dans les boutiques, on vous suivra sur de longs mètres dans la rue... Jusqu'à la porte de votre guest house ça nous est arrivé à Habanera, Siguiyria et Kandy par exemple )
Clou final : Gare aux arnaques dans les marchés!! Surtout celui de Kandy (l'un des seul du pays à être organisé en petites boutiques sur étages et regorgeant de souvenirs et batiks).
On vous fera le coup du guide francophone qui après vous avoir amadoué en dénonçant la manière dont les "autres" vendeurs nous arnaques (comble de l'ironie) vous fera payer parfois jusqu'à 3fois le prix pratiqué en magasin!!! Préférer les boutiques du centre-ville de Kandy.
**Les négociations quotidiennes en tout genre finissent par user et polluer le voyage.**
En somme ce pays est pour les baroudeurs avisés ou les routards fortunés qui ne compteront pas leurs sous... Amateur de calme et de nature passez votre chemin.
J'aurais aimé qu'on me préviennent avant. Je suis en vacances pour 3semaines avec ma compagne et au bout de 10jours nous sommes vraiment désillusionnés. 😢
Je vous invite à découvrir la Turquie English translation pending
Nous revenons tout juste d'un circuit de 16 jours en Turquie.
Régions visitées: Istanbul, La Cappadoce, Konya, Aspendos, Antalya, Saklikent, Fethiye, Hiérapolis, Pamukkale, Ephèse, Kusadasi, Pergame et Bursa.
Je vous présente donc le résumé de notre périple, le tout agrémenté de vidéos afin de vous faire découvrir les beautés naturelles qu'offre ce merveilleux pays.
Il est également possible de visionner directement les vidéos à partir de ce lien: www.youtube.com/...Byb2ZfQdQfjaI4onD5D0
JOUR 1: MONTRÉAL - ISTANBUL
Nous sommes partis de Montréal sur les ailes d'Air Canada à destination d'Istanbul via Toronto. La durée du vol de Toronto à Istanbul est de 10 heures. Au retour, la durée du vol est de 11 heures pour ce même trajet.
JOUR 2: ISTANBUL
Dès notre arrivée, notre groupe a été accueilli par un guide local francophone et nous nous sommes dirigés vers l'hôtel Centrum qui sera notre site d'hébergement à Istanbul.
Cet hôtel est situé au coeur du quartier historique et les principaux attraits sont accessibles à pied. Les chambres sont plutôt petites, mais propres et les lit sont confortables.
Comme nous avions l'après-midi libre, mon conjoint et moi sommes partis rapidement à la découverte d'Istanbul.
Istanbul est une ville unique au monde car elle est bâtie sur deux continents, soit l'Europe et l'Asie. La Corne d’Or, une voix maritime qui s'enfonce vers le terres depuis le Bosphore, sépare la vieille ville de la nouvelle ville avec les quartiers de Péra et de Galata.
En premier lieu, nous avons été flâner dans le port d'Eminönü. Le secteur est bondé de marchands et de touristes. Nous avons une très belle vue de la Tour de Galata qui surplomble le quartier du même nom.
Plusieurs vendeurs offrent des forfaits pour effectuer une croisière en bateau sur le Bosphore. Les bateaux sont remplis à pleine capacité. C'est une attraction très prisée.
En ce qui nous concerne, nous prendrons le car ferry, à la fin de notre séjour, pour effectuer cette croisière. J'en discuterai plus tard.
Nous avons donc entrepris de traverser le pont de Galata pour nous rendre dans le quartier du même nom. Le pont de Galata est très animé: de nombreux pêcheurs y tendent leurs lignes à toute heure du jour, il y a une multitude de promeneurs et les bateaux naviguent sur le Bosphore.
Ce pont possède un étage inférieur. On y retrouve d'excellents restaurants. Bien sûr, lors de votre passage, vous risquez d'être sollicités de part et d'autre par les serveurs qui vous inviteront gentiment à vous asseoir à une table.
Directement sur ce pont, nous avons un excellent point de vue du quartier historique d'Istanbul. On se croirait dans un conte des milles et une nuit: les magnifiques mosquées composent le paysage.
A la sortie du pont, dans le quartier de Galata, il y a plusieurs petits kiosques qui offrent différentes espèces de poissons frais. Vous pouvez même acheter ce poisson et vous présenter dans un petit resto à proximité et ils le feront cuire pour vous.
Nous avons déambulé dans le quartier de Galata et désirions monter au sommet de la Tour de Galata, mais la filée était tellement longue que nous avons remis ce projet à plus tard.
Nous sommes retournés dans le quartier d'Eminönü et sommes allés visiter la Mosquée Neuve (Yeni Camii). Cette mosquée impériale ottomane est située à proximité du bazar égyptien, célèbre bazar aux épices, et elle a été inaugurée en 1665.
A l’extérieur de la Mosquée Neuve, on y retrouve une multitude de coupoles et semi-coupoles. Deux minarets composés chacun de trois balcons surplombent la Mosquée. Derrière la mosquée, il y a un petit parc et une magnifique fontaine.
Nous sommes allés faire une promenade dans le Grand Bazar (Kapali Çarsi) qui est d'ailleurs l'un des plus grands bazars au monde. Il possède au-delà de 4000 boutiques étalées le long de 58 rues intérieures accessibles par 18 portes. Il est préférable de s'y rendre en semaine car la fin de semaine, une marée humaine déferle en ces lieux...
Par la suite, nous avons été visiter une autre mosquée, soit la mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii), construite entre 1550 et 1557. Celle-ci est considérée comme étant la plus belle mosquée impériale d'Istanbul. On retrouve une fontaine d'ablutions au centre de la cour.
De plus, cette mosquée est située sur une colline et nous avons un magnifique panorama de la Corne d'Or.
Nous sommes retournés à l'hôtel et sur notre parcours, nous avons pu voir la gare de Sirkeci. Sa façade extérieure est de couleur rose. Cette ancienne gare a accueilli jadis le célèbre train Orient-Express dont elle a été le terminus de 1895 à 1977.
Le souper de cette première journée à Istanbul était inclus dans notre forfait. Nous avons eu l'opportunité d'avoir un souper à la carte à notre hôtel et c'était vraiment très bien.
JOUR 3 - ISTANBUL
Nous avons pris le petit déjeuner à l'hôtel. La salle à manger est située au dernier étage de l'édifice et nous avons une vue partielle sur le Bosphore. Le petit déjeuner est servi sous forme de buffet et il est très varié.
En matinée, tout le groupe est parti à pied de l'hôtel en direction de la basilique Sainte Sophie. A notre arrivée, nous constatons qu'il y a déjà des centaines de personnes qui attendent pour visiter la basilique.
Heureusement, notre guide a déjà les billets en sa possession et nous pouvons entrer immédiatement dans l'enceinte de la basilique.
La basilique Sainte-Sophie (Hagia Sophia) est une ancienne église chrétienne. Elle a été construite en 532 pour remplacer l'ancienne basilique qui avait été incendiée. Elle est devenue par la suite une mosquée en 1453. En 1934, elle est devenue un musée.
Il va sans dire qu'elle a subi de nombreuses réparations, mais elle est néanmoins considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture byzantine.
Les plus hautes colonnes atteignent au moins 20 mètres et elles sont constituées entre autres de granite et de marbre. Plusieurs mosaïques ornent la basilique.
Mon conjoint et moi sommes allés ensuite visiter la citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı), surnommée également le Palais englouti. Elle est située à proximité de la basilique Sainte Sophie. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 20 TL par personne.
Il s'agit d'une énorme citerne souterraine de 138 m de long par 64,6 m de large construite par Constantin et restaurée par Justinien en 542 avec l'aide de 7000 esclaves. Son nom provient du fait qu'elle se trouvait sous la cour d'une basilique.
La citerne est composée de 336 colonnes de marbre. Les murs extérieurs font 4 mètres d'épaisseur. Au fond de la citerne, on y retrouve deux têtes de Medusa qui soutiennent des colonnes.
Des plates-formes ont été aménagées afin de nous permettre de nous promener au milieu des colonnes. Nous sommes évidemment dans la pénombre. L'endroit est frais et calme et une ambiance mystique y règne.
Un petit studio de photographie a été érigé et il est possible de se faire photographier en habits d'époque. Nous avons donc immortalisé notre passage dans la citerne Basilique de cette façon.
A proximité se trouve la Mosquée Bleue qui est composée de six minarets. Elle a été construite entre 1609 et 1916. L'entrée est gratuite et c'est une des mosquées les plus visitées d'Istanbul. Son nom provient de la lumière bleutée qui émane des faïences d'Iznik qui tapissent les murs intérieurs.
Nous sommes éblouis dès que l'on entre dans la cour intérieure de la Mosquée. Une merveille architecturale. Au centre de cette cour, on y retrouve une maquette de cette mosquée ainsi qu'une fontaine destinée aux ablutions.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment somptueux. La partie centrale, qui est réservée à la prière, n'est pas accessible aux touristes.
Nous sommes allés par la suite dans le quartier Galata pour nous rendre au sommet de la Tour de Galata. Une file d'attente est déjà formée. Tant pis! Nous attendrons car nous n'aurons certainement pas l'occasion d'y retourner. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 25 TL par personne.
La Tour de Galata est une construction médiévale. Elle a d'abord fait office de poste d'observation. Ensuite, elle a servi de prison sous le règne du sultan Soliman le Magnifique, puis de tour d'observation astrologique sous le règne du sultan Murad III.
Elle a été ouverte au public en 1960. On y retrouve un café, un restaurant et même une discothèque dans la partie supérieure de la tour.
Un tout petit ascenseur nous amène tout au haut de la tour. Étant donné que le balcon extérieur est assez étroit, un nombre maximum de personnes est permis et lorsqu'il est atteint, nous devons attendre que le groupe diminue avant de pouvoir y accéder.
Du haut de cette tour, nous avons un magnifique panorama à 360°. Le point de vue est tout simplement époustouflant. Istanbul se déploie sous nos yeux, tant du côté européen qu'asiatique. On peut apercevoir toutes les mosquées ainsi que le Bosphore, la mer de Marmara ainsi que la Corne d'Or .
Toute de suite après avoir redescendu de la tour, nous nous sommes dirigés rapidement vers le port d' d'Eminönü. Nous voulons faire la croisière sur le Bosphore et le car-ferry quitte le quai à 14h30. Nous avions environ une demi-heure pour effectuer le trajet entre la tour de Galata et la billetterie du car-ferry.
Nous sommes arrivés juste à temps pour acheter nos billets (12 TL par personne) pour la croisière d'une durée de 2 heures. Nous avons opté pour le car-ferry car le tarif est beaucoup moins élevé que la majorité des autres croisiéristes (j'avais effectué plusieurs recherches sur ce sujet).
Nous aurions préféré faire la longue croisière qui fait l'aller-retour entre Eminönü et Anadolu Kadagi. Cependant, cette croisière part du port d' d'Eminönü à 10h30 et cette heure de départ entrait en conflit avec certaines visites prévues dans le circuit. Nous aurions pu ainsi nous rendre à une forteresse qui offre un merveilleux panorama et avoir l'opportunité de voir le Bosphore se jeter dans la Mer Noire.
Je vous recommande cette croisière. On retrouve sur les rives du Bosphore des palais, des châteaux et d'anciennes résidences d'été. Le prix est très accessible et cette croisière vous offre un moment de détente et une vue imprenable sur les rives européenne et asiatique du Bosphore.
Et peut-être aurez vous la chance comme nous d'observer les dauphins...
JOUR 4 - ISTANBUL - URGUP
Nous sommes partis très tôt le matin en direction de l'aéroport international Sabiha Gökçen situé sur la rive asiatique du Bosphore. Au lieu de faire le trajet vers la Cappadoce en autobus, nous prendrons l'avion, ce qui nous permettra d'économiser beaucoup de temps.
La compagnie d'aviation Pegasus a eu une excellente idée. Ce sont des enfants qui nous expliquent les règles de sécurité dans une courte vidéo. Nous avons été très amusés et surtout attentifs. En voici un aperçu:
En Cappadoce, à la sortie de l'aéroport, la vue est saisissante. Une chaîne de montagnes aux flancs enneigés s'étale sous nos yeux.
L'autobus nous attend. Le trajet est d'environ 1 heure pour nous rendre à notre hôtel situé à Ürgüp.
Le paysage est totalement différent. Ici, place aux grandes vallées verdoyantes. La route devient ensuite de plus en plus sinueuse et les vallées s'estompent pour faire place aux montagnes rocheuses. Plus on s'approche d'Ürgüp, plus le paysage devient lunaire. C'est le dépaysement total.
Nous devions loger à l'hôtel Selcuklu Evi Cave, un hôtel offrant des chambres troglodytes. Finalement, nous avons été avisés que nous logerions plutôt à l'hôtel Burcu Kaya, un hôtel beaucoup moins typique.
Après un rafraîchissement de bienvenue, le temps de déposer nos valises dans nos chambres, nous sommes repartis en autobus en direction de la vallée de Soganli.
Nous nous sommes arrêtés au restaurant Soğanlı Cappadocia pour prendre le repas du midi. Des tables sont installées dans une cour extérieure. Le lieu est vraiment enchanteur. Nos hôtes étaient très sympathiques. Nous avons mangé un copieux repas et le tout était vraiment délicieux. Jugez-en par vous-même :
La vallée de Soganli se trouve à proximité du restaurant. Nous avons entrepris une randonnée dans cette vallée. Celle-ci mérite le détour pour la beauté de ses paysages et ses églises rupestres décorées de fresques datant des IX et XI siècles.
Cette vallée a été formée par l'activité volcanique de la région. On y retrouve des cônes de tuf (roche formée de lave, cendre et boue).
Le trajet que nous avons entrepris est facile et monte tout doucement au sommet de la montagne. Nous avons une vue imprenable sur toute la vallée. C'est vraiment un endroit magnifique qui d'ailleurs n'est pas très fréquenté par les touristes.
Notre promenade s'est terminée au petit village de Soganli. C'est l'endroit idéal pour acheter entre autres, à prix très modique, les magnifiques petites poupées fabriquées par les femmes du village.
Juste avant le retour à notre hôtel, nous avons été invités à prendre le thé et un léger goûter dans une ancienne maison grecque à Mustafapasa.
La vidéo suivante vous montre d'autres magnifiques paysages que l'on retrouve dans la région d'Ürgüp.
JOUR 5 - LA CAPPADOCE
Le jour tant attendu. La météo s'annonce idéale pour la randonnée en montgolfière. Nous avons été réveillés très tôt ce matin et un membre de la compagnie Urgup Balloons est venu nous chercher pour nous amener tout d'abord à leur bureau.
Un léger goûter est offert ainsi que jus, thé et café. L'enregistrement de chacun des participants est effectué et on nous informe des consignes de sécurité. Nous sommes divisés en groupes d'environ 20 passagers et chaque groupe est identifié par une couleur.
Chaque membre du groupe est alors appelé à se présenter vers un responsable et nous prenons la route en direction de l'endroit où s'effectuera l'envolée.
La randonnée en montgolfière dure environ 1 heure et elle est effectuée aux petites heures du matin afin d'avoir la meilleure visibilité possible. Lorsque le soleil s'élève dans les airs, la lumière s'intensifie et il devient de plus en plus difficile d'observer le relief.
A notre arrivée, le site est en pleine effervescence. Plusieurs groupes sont déjà sur place et nous pouvons assister à la préparation des montgolfières. La préparation est d'une durée de 15 à 20 minutes.
L'instant présent est tout simplement féérique! Tous ces ballons multicolores qui prennent leur envol dans un environnement que l'on qualifierait de lunaire, et ce, dans le silence le plus total.
C'est à notre tour d'embarquer dans la nacelle et de nous laisser bercer au gré des commandes du pilote. C'est en s'élevant dans le ciel que nous découvrons un paysage étrange et spectaculaire qui est unique au monde
La Cappadoce est un lieu de vastes pleines, de montagnes et de volcans éteints et elle est devenue célèbre à cause de ses formations rocheuses insolites que l'on surnomme "cheminées de fée".
L'éruption de trois volcans situés dans cette région a contribué à la formation de ce paysage étrange. Les dépôts de cendre, de lave et de basalte des volcans ont façonné le paysage d'aujourd'hui. Les tremblements de terre et les effets de l'érosion ont contribué à former les vallées et les "cheminées de fées"
La roche en-dessous de la couche supérieure de basalte étant extrêmement malléable, il a été facile pour les communautés de la sculpter et ainsi faire leur maison dans les piliers de roche et dans le sol. Encore aujourd'hui, plusieurs exemples de ce type de maisons, églises et villes entières abondent en Cappadoce.
Lors de notre passage, le prix de cette randonnée était de 150 euros. Excellent rapport qualité-prix. C'est l'activité à faire lorsque vous vous rendez en Cappadoce. C'est l'expérience d'une vie!
De retour au sol, une coupe de champagne est servie à chacun et il est possible d'acheter des photos qui ont été prises sur place avant l'envolée. Un certificat de vol est également remis à chacun des participants.
Je vous invite à visionner les quatre vidéos de notre envolée en montgolfière. Nous avons survolé un grand territoire et le paysage est différent d'une région à l'autre.
Nous sommes repartis en direction de l'hôtel pour prendre le petit déjeuner. Peu de temps après, nous quittions l'hôtel pour nous diriger cette fois-ci vers le Canyon d'Ihlara.
Le chemin pour se rendre jusqu'à cette destination nous fait découvrir une chaîne de montagnes majestueuses dont les sommets sont encore enneigés et à certains endroits, il est possible de découvrir de charmants villages nichés au pied de cette chaîne de montagnes.
Il est pratiquement impossible de détacher nos yeux de ce magnifique panorama. On ne veut rien manquer!
Le canyon d'Ihlara s'est formé suite à plusieurs éruptions volcaniques. La rivière Melendiz coule au creux de celui-ci. C'est le long de cette rivière que nous effectuerons une ballade d'environ 2 heures.
Un escalier, aménagé dans la falaise, permet de descendre directement dans le canyon.
Tout au long de notre parcours, nous découvrons des églises rupestres dont la construction remonte au IVe siècle, des habitations creusées dans la montagne ainsi que des pigeonniers.
Le parcours est facile et il est agréable de se promener sur le sentier aménagé au bord de l'eau. En cette journée, le site n'est pas très achalandé.
A la fin de notre promenade, nous avons pris le repas du midi dans un petit restaurant situé le long de la rivière. Un lieu apaisant avant d'entreprendre à nouveau la route vers notre prochaine destination.
Nous reprenons la route en direction de Kaymakli, l'une des nombreuses villes souterraines de la région. Le guide local nous met en garde: les passages sont très étroits, certaines pièces sont assez restreintes et la visite se fait dans un sens. Il n'est pas possible de retourner sur nos pas dans le cas où nous ne serions pas très à l'aise dans ces passages souterrains.
Ayant un petit côté claustrophobe (j'arrive tout de même à me contrôler lorsque j'argumente avec l'autre moi), je sens l'hésitation qui me tiraille. Je ne suis d'ailleurs pas la seule du groupe à hésiter à se promener dans les dédales de cette ville souterraine.
Finalement, j'ai tenté l'expérience et ce fut très enrichissant et j'étais bien fière de moi à la sortie de cette ville souterraine.
Les pièces sont très bien aérées et éclairées et il y a des indications qui nous permettent de suivre le parcours qui nous amènera à coup sûr vers la sortie.
Il est vrai que certains passages sont très étroits et qu'il faut s'accroupir pour y passer, mais ceux-ci sont de courte durée. Alors, on se dépêche de les traverser afin d'arriver à la pièce suivante.
Cette cité a été creusée par des habitants désirant se protéger contre d'éventuelles invasions. Elle s'étend sur plusieurs kilomètres et comporte huit étages. Il y a un système d'aération par cheminées et un système d'arrivée et d'évacuation de l'eau.
Notre prochaine destination: Uchisar, un village troglodyte de la Cappadoce. Ce village est reconnu par son rocher visible à plusieurs kilomètres et qui, à 1300 mètres, est le point le plus haut de la Cappadoce.
Il semblerait que la création des abris que l'on retrouve dans ce rocher a débuté aux alentours de 1500 ans avant Jésus-Christ. Cette montagne a servi de refuge à plusieurs peuples persécutés.
La forteresse est composée de plusieurs pièces reliées entre elles par un réseau de galeries se déployant sur vingt étages, ce qui en fait un vrai labyrinthe.
Par la suite, nous avons effectué un court arrêt au belvédère Salkim Tepesi pour admirer un autre paysage de la Cappadoce.
Le panorama est encore tout aussi éblouissant: un village entouré de centaines de cheminées de fée, le tout au pied d'un volcan enneigé. Essayez de visualiser le tout dans votre tête.
En fait, regardez plutôt la vidéo suivante qui vous permettra de découvrir cette magnifique région.
Ensuite, nous nous arrêtons à Pasabag, la Vallée des Moines. Le paysage est vraiment spectaculaire. Plusieurs cheminées de fée coiffées de leurs chapeaux s'élèvent devant nous et nous font penser à un rassemblement de sorcières. J'oserais même avancer que c'est ici que l'on a pu observer les plus belles cheminées de fée.
Tous ces paysages féériques façonnent notre imaginaire!
Le soir venu, le souper a été servi sous forme de barbecue champêtre à l'hôtel Selcuklu Evi Cave.
JOUR 6 - LA CAPPADOCE
Nous allons visiter les églises troglodytes de Gorëme qui font la renommée de cette région. Chacune d'entre elles possède un charme particulier.
Ce vaste musée en plein air est le site le plus touristique de la région.
On y retrouve de nombreuses églises dont les fresques se sont très bien conservées. Vous devrez me croire sur parole 😉 car la prise de photographies à l'intérieur des églises est interdite.
Les plus anciennes peintures remontent probablement au VIIe siècle et les plus récentes au 12e siècle.
Nous avons été ensuite visiter un marchand de tapis à Avanos. Ces tapis sont fabriqués à la main. En premier lieu, nous avons eu des explications sur les différentes étapes de fabrication de ces tapis.
Ensuite, nous avons eu une courte démonstration sur la fabrication de fils de soie à partir de cocons.
Nous avons également été invités à assister à une démonstration de différents tapis et nous avons reçu des informations sur les différentes techniques utilisées.
Les tapis sont tous plus beaux les uns que les autres et sont d'excellente qualité. Le coût de ces tapis est certes très élevé. Cependant, il est possible de discuter d'un mode de paiement.
Je vous invite à visionner la vidéo suivante si vous désirez obtenir toutes les informations pertinentes que nous avons eues lors de notre visite chez ce marchand de tapis.
Nous avons mangé au restaurant Bizim EV, un restaurant typique d'Avanos, et puis nous nous sommes dirigés ensuite vers le vieux village de Cavusin.
Cavusin est situé au coeur de la Cappadoce, Il s'agit d'un village troglodyte bâti dans une colline qui a été abandonné dans les années 50 à cause de l'érosion qui avait abimé plusieurs vieilles demeures. On y retrouve de nombreuses cavités creusées ici et là dans la roche. Lors de notre visite, des hommes s'affairaient à restaurer ce site.
Le ciel était couvert durant notre visite, mais cela a rendu le paysage encore plus dramatique.
Nous avons visité quelques habitations et nous avons marché en direction du canyon situé derrière le village. Le paysage nous émerveille encore une fois.
Nous sommes montés au haut de la colline afin d'avoir une vue panoramique de 360° du village et de toute la région avoisinante. Cavusin est un lieu historique et mérite le détour car il n'est pas envahi par les touristes comme certains sites de la Cappadoce.
Une autre belle découverte nous attend. La Vallée des Pigeons, un canyon qui relie Uchisar à Gorëme. Cette vallée comporte une multitude de pigeonniers creusés dans la roche.
Déjà, à notre arrivée, des centaines de pigeons virevoltent à nos pieds. Nous avons un magnifique point de vue du village troglodyte d'Uchisar. On se croirait dans un monde imaginaire, tant cela nous paraît tellement irréel.
Je suis descendue, avec quelques membres du groupe, au creux du canyon et nous avons entrepris une courte marche afin d'en découvrir un peu plus sur ce lieu. Sur ce sentier, peu de personnes s'y aventurent. L'endroit est calme et serein.
J'ai une petite anecdote à vous raconter. Après avoir remonté au sommet, j'avais le goût de prendre quelques photos d'un autre point de vue avant de repartir avec le groupe. Il y avait un petit promontoire que je devais descendre pour y accéder. Donc, pour m'y rendre, j'ai sauté.
Mais pour revenir, j'ai dû mettre mes mains au sol pour m'aider à remonter. Disons que j'avais une main plutôt graisseuse lorsque j'ai réussi à remonter. Imaginez la merde qu'il y avait sur le sol avec ces centaines de pigeons qui se dandinaient autour de nous... Heureusement qu'il y avait une source d'eau et du savon à proximité pour me nettoyer les mains!
A proximité, il y avait une bijouterie. Cette visite n'était pas prévue à notre itinéraire, mais le guide nous a offert de nous y rendre. De très beaux bijoux y sont présentés. En ce qui nous concerne, nous n'avons fait que regarder.
Le soir venu, nous avons participé à une excursion facultative (40 euros par personne, boissons incluses). Nous sommes allés voir un spectacle folklorique.
Nous avons tout d'abord assisté à un spectacle de baladi. Il n'y avait qu'une seule danseuse. Je n'ai pas de grandes connaissances dans le domaine, mais je pense que son spectacle était excellent, rythmé et amusant.
Voici deux courtes vidéos qui démontrent ses talents:
Il y avait également un groupe de danseurs traditionnels. Ils étaient vraiment talentueux. J'aimerais bien posséder leur agilité et leur vitalité.
Leurs prouesses sont toutefois beaucoup plus remarquables dans cette seconde vidéo. A ne pas manquer!
JOUR 7 - LA CAPPADOCE - KONYA
Ce matin, nous quittons la magnifique Cappadoce. Cependant, un dernier regard s'impose avant de la quitter définitivement. Nous avons effectué une courte visite de la Vallée de Devrent qui se situe dans le parc national de Gorëme.
L'érosion a sculpté les rochers et certaines cheminées de fée ont la forme d'animaux. Une d'entre elles ressemble à un chameau.
A cet endroit, nous avons même aperçu un renard qui gambadait sur le flanc d'une colline.
J'aurais bien aimer visiter cet endroit au coucher du soleil. Les couleurs et les formes des rochers doivent être hallucinantes à la tombée du jour.
Nous avons fait un arrêt dans un atelier de poterie artisanale, une entreprise familiale. Nous avons assisté à une démonstration. L'artisan était d'ailleurs très habile. Ensuite, nous avons visité leur boutique. Les produits offerts étaient très colorés, d'une grande beauté et d'excellente qualité.
De la Cappadoce à Konya, nous avons parcouru environ 330 km en autobus. En cours de route, nous nous sommes arrêtés au Lac Salé (Tuz Gölü), le second plus grand lac salé de la Turquie.
D'une superficie de 80 km de long par 50 km de large, ce lac est très peu profond (1 à 2 mètres). Il subvient aux deux tiers des besoins de sel du pays.
En été, l'eau s'évapore complètement et laisse un dépôt de sel d'une épaisseur moyenne de 30 cm. Les jours précédant notre visite, il y avait eu beaucoup de pluie. Alors, le sel s'était dissous dans l'eau suite à ces précipitations. Nous n'avons pas pu observer cette épaisse couche de sel.
Cependant, les eaux du lac avaient une teinte rosée causée par la haute teneur en sel et la présence de micro-organismes. Un beau paysage à contempler.
La couleur rosée du lac est cependant beaucoup plus évidente sur les photos apparaissant dans la vidéo suivante.
Nous sommes arrivés à Konya vers 17h00. Nous sommes allés sur la colline d'Aladdin pour visiter la mosquée du même nom. Cependant, elle était en restauration. Le temps de prendre quelques photos de l'extérieur de la mosquée et nous avons donc rebroussé chemin.
Nous avons plutôt effectué une promenade dans le parc situé à proximité de la mosquée. Le parc dégage un climat de sérénité. Des gens de tous les âges le fréquentent.
Il y a beaucoup d'arbres qui rendent le parc ombragé, ce qui fait que celui-ci est l'endroit idéal pour se reposer, discuter entre amis ou tout simplement admirer les centaines de fleurs multicolores disposées ici et là qui embellissent naturellement le parc.
Nous avons logé à l'hôtel Bera, un hôtel moderne de Konya. Nous avons obtenu une belle grande suite. On ne sert aucun alcool dans cet hôtel. Nous avions été avisés de ce fait. Donc, nous avions prévu le coup. Nous avions acheté des bouteilles de vin lors de notre passage dans la Cappadoce. Nous avons donc pu boire discrètement du vin directement dans notre chambre.
JOUR 8 - KONYA - ASPENDOS - ANTALYA
Après le petit déjeuner, nous sommes partis en direction d'Antalya, donc 300 kilomètres à parcourir. Durant le trajet, nous avons encore eu le privilège d'observer de magnifiques paysages.
Nous avons traversé une belle chaîne de montagnes dont les sommets étaient encore enneigés. Plusieurs petites maisons multicolores au pied de ces montagnes et de belles mosquées composaient également le décor.
Nous avons visité le théâtre romain d'Aspendos, situé à environ 45 km d'Antalya. Ce théâtre a été érigé par l'architecte Zénon au IIe siècle avant Jésus-Christ et aujourd'hui, il est encore très bien conservé. Il peut contenir plus de 15 000 places.
Le théâtre est célèbre pour son acoustique. Plusieurs concerts y sont présentés.
Nous sommes arrivés à Antalya en fin d'après-midi. Nous avons fait une courte visite aux chutes Düden. Du haut des falaises, à une hauteur de 45 mètres, ces chutes se jettent directement dans la Méditerranée. Le spectacle est magnifique.
Il est possible de prendre un bateau au vieux port pour se rendre au pied des chutes. C'est ce que nous désirions faire mon conjoint et moi. Étant donné l'heure tardive à laquelle nous sommes arrivés à Antalya, ce projet n'a pu être réalisé.
Par la suite, nous avons été amenés à l'hôtel Best Western Khan. Cet hôtel est situé près du quartier historique. Donc, il est facile de visiter à pied tous les attraits touristiques de cette magnifique ville.
Si jamais vous séjourné à cet hôtel, je vous suggère de prendre l'ascenseur jusqu'au dernier étage. De cet étage, vous avez une vue panoramique de 360° de toute la région.
Antalya est une grande ville touristique du sud de la Turquie. Elle est considérée comme étant l'une des stations balnéaires les plus fréquentées au monde.
Le quartier historique est situé sur le flanc d'une falaise. Au bas de cette falaise, se trouve l'ancien port. Le quartier du vieux port est le centre touristique de la ville. On y retrouve des restaurants, des hôtels, des boutiques et un bazar.
Il y a un ascenseur, dont l'accès est gratuit, qui assure la descente vers le vieux port ainsi que la remontée. Sinon, il faut utiliser les marches.
Nous nous sommes rendus à pied à la plage de Konyaalti qui est située à l'ouest d'Antalya. C'est une longue plage de galet. En arrière-plan, la chaîne de montagnes rend le panorama vraiment époustouflant.
Il y a une belle promenade le long de la Méditerranée et plusieurs parcs y sont aménagés.
Nous aurions aimé séjourner un peu plus longtemps à Antalya car la région avoisinante offre une multitude d'attractions touristiques vraiment intéressantes (chutes, plages, ruines, sites archéologiques, etc.) .
JOUR 9: ANTALYA - SAKLIKENT - FETHIYE
Nous avons quitté Antalya pour nous rendre aux gorges de Saklikent. La route pour s'y rendre offre encore une fois un panorama magnifique. De belles grandes vallées entourées de montagnes.
On ne veut pas fermer nos yeux même si parfois la fatigue nous tenaille car on veut tellement immortaliser ses belles images dans notre tête.
Les gorges de Saklikent ont une profondeur de 300 mètres et une longueur de 18 km.
Une promenade d'environ 90 minutes avait été prévue dans ce canyon. Cependant, étant donné la crue récente des eaux qui rendait la randonnée trop périlleuse, selon le guide, cette promenade n'a pas eu lieu.
Cependant, nous avons pu tout de même en visiter une petite partie en empruntant la passerelle qui longe le canyon.
Au bout de la passerelle, le site est aménagé et on y retrouve des tables de pique-nique. Juste en face, de l'autre côté de la rive, il y a une petite cascade.
Le canyon est vraiment impressionnant et la beauté des lieux est vraiment saisissante.
On peut également y faire du rafting, du kayak ou descendre la rivière sur un tube pneumatique.
Nous avons dîné à cet endroit, confortablement assis sur des petits matelas installés par terre sur le bord de l'eau.
Un très bel environnement pour relaxer avant d'entreprendre la route à nouveau pour nous rendre à Fethiye.
La ville de Fethiye se situe au fond d'une magnifique baie au sud-ouest de la Turquie. C'est une destination très fréquentée en été.
Au-dessus de la ville, il y a plusieurs tombeaux qui ont été creusés dans les parois de la montagne. Ils sont très facile à repérer lorsque l'on se promène dans certaines ruelles de la ville.
Des marches ont été installées dans la colline pour accéder de plus près à certains de ces tombeaux. Nous nous y sommes rendus. Lorsque le gardien est présent, au bas de ces marches, des frais de 5 TL sont exigés.
Le tombeau le plus connu est celui d'Amyntas. Il date du 4e siècle avant Jésus-Christ. C'est le plus grand et le plus élevé des tombeaux de cette falaise, ce qui dénote la notoriété d'Amyntas. D'ailleurs, c'est le seul tombeau qui est accessible.
Plusieurs autres tombeaux sont regroupés à proximité du tombeau d'Amyntas. Des tombes lyciennes sont également dispersées au milieu de certaines rues.
Le panorama est splendide du haut de ces marches car nous avons une superbe vue de la baie de Fethiye.
La ville se situe dans un cadre montagneux. Nous avons donc emprunté quelques rues qui nous ont amenés au haut de la falaise. Quelques plateformes ont été érigées ici et là le long du parcours afin d'avoir une vue panoramique de la région.
D'ailleurs, il est possible d'apercevoir le théâtre Telmessos qui date du 2e siècle avant Jésus-Christ. Il est actuellement en restauration.
Une belle promenade a été érigée long de la mer. Nous nous y sommes baladés. Plusieurs fontaines et monuments sont érigés tout le long du parcours. On y retrouve également plusieurs bars et restaurants.
Nous avons également pu voir une tortue dans la mer aux abords de la promenade. Quelqu'un tentait de la nourrir.
JOUR 10: FETHIYE - BALADE EN BATEAU
Fethiye est le départ d'excursions vers les îles de la mer Égée. Après le petit déjeuner, nous sommes embarqués sur un bateau pour y découvrir les douze îles avoisinantes ainsi que les baies et criques environnantes.
Les seules personnes à bord du bateau étaient les membres de notre groupe et les membres de l'équipage. Tout le bateau pour notre seul groupe: wow !
Une belle journée passée en mer. D'ailleurs, la mer était très calme. Nous sommes débarqués sur deux îles pour explorer les environs.
Sur la première, nous avons escaladé une colline. La vue que nous avions du haut de cette colline était vraiment remarquable. Nous pouvions apercevoir, entre autres, les îles avoisinantes encerclées par les eaux turquoises.
Nous avons entrepris une petite balade sur la seconde île. Le paysage était tout autant pittoresque.
Une image vaut mille mots. Alors, je vous invite à visionner la vidéo suivante pour découvrir cette escapade en mer.
JOUR 11: FETHIYE - HIÉRAPOLIS - PAMUKKALE
Hiérapolis et Pamukkale sont tous les deux inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Après le petit déjeuner, nous avons pris la route vers Pamukkale (230 km). Nous avons dîné dans un charmant restaurant typique face au site de Pamukkale. Disons que la vue qui s'offrait devant nous était tout simplement grandiose. Le repas que l'on nous a servi était vraiment excellent.
Nous avons d'abord visité la ville thermale antique de Hiérapolis qui est voisine du site de Pamukkale. Celle ville aurait été construite à la fin du 2e siècle avant Jésus-Christ. Les romains étaient très nombreux à fréquenter cet endroit car ils connaissaient les nombreuses propriétés curatives des eaux. D'ailleurs, la piscine thermale est toujours exploitée.
Elle a été baptisée "piscine de Cléopâtre" par Marc-Antoine en l'honneur de cette dernière qui s'y était baignée une fois et aurait fait venir cette eau jusqu'à Rome ensuite, par convois. L'eau est naturellement chaude à 36 °C et par endroit très pétillante. Elle serait censée rajeunir et guérir certaines maladies ou infections. (Source wikipedia).
Nous avons entrepris une promenade sur le site qui est localisé dans une belle grande vallée. L'endroit est vraiment magnifique.
Nous nous sommes rendus jusqu'au théâtre qui a été construit sur le flanc d'une colline. Il est vraiment imposant. Son architecture est composée de chapiteaux, colonnes, statues des divinités et, à leurs pieds, des murets sculptés représentant des scènes de la mythologie d'Apollon et d'Artémis.
Devant le théâtre se trouvent les vestiges du Temple d'Apollon. Construit sur une faille géologique, il communiquait avec le Plutonium, c'est-à-dire le sanctuaire de Pluton, dieu des Enfers. Ce sanctuaire jouissait d'une grande notoriété, puisque plusieurs auteurs latins, dont Strabon, nous le décrivent. Il s'agit pourtant d'une caverne de petite dimension. Mais elle dégageait des gaz suffocants qui s'évaporaient des flots d'eau chaude qui y coulaient et qui étaient censés être envoyés par Pluton. Une vaste zone, devant l'entrée, était interdite d'accès. Dans les temps anciens, des prêtres castrés y conduisaient des animaux, qui y mouraient. Selon Pline l'Ancien, eux-mêmes y pénétraient, et le fait qu'ils en sortaient vivants les faisaient passer pour des miraculés, favorisés des dieux, ce qui leur conférait un grand prestige. Il s'agissait sans doute de gaz plus lourds que l'air, qui affectaient seulement les petits animaux, plus proches du sol. (Source wikipedia).
Nous n'avons visité qu'une infime partie de cette ville antique puisque plusieurs autres vestiges et une multitude de monuments sont dispersés dans la vallée.
Le ciel s'est ennuagé et une averse de pluie est tombée. Nous nous sommes abrités quelques instants et avons entrepris la visite du parc de Pamukkale (châtau de coton en turc).
Lorsque nous sommes arrivés dans la petite ville de Pamukkale, nous sommes tombés immédiatement sous le charme de cette montagne d'un blanc immaculé.
Cette blancheur est due à la forte teneur en calcaire de l'eau qui provient des roches qui surplombent le site.
Comment se produit la solidification du calcaire sur les roches? Le site comporte 17 sources. Certaines d'entre elles ont une température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels minéraux et de gaz carbonique. Ce dioxyde de carbone, en se libérant dans l'air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l'eau, lequel se dépose, sous forme pâteuse, sur les flancs de la colline et durcit ensuite lors de l'évaporation de l'eau. (Source wikipedia).
Ce phénomène naturel laisse des couches blanches sur la pierre, ce qui donne à la montagne une apparence de forteresse de coton ou d’une chute d’eau gelée. (Source wikipedia).
Notre guide local nous a tout d'abord amené dans une section où les travertins étaient complètement asséchés. Ces travertins, qui comportent des impuretés, sont plutôt de différentes couleurs: beige, gris, marron, voire jaunâtre.
Malgré le vide et malgré l'absence de cette eau turquoise, le paysage est totalement spectaculaire. Tout semble figé dans le temps. Sur certains travertins, les dépôts calcaires nous font penser à d'immenses glaçons.
Nous sommes arrivés par la suite dans le secteur plus touristique du site. Dans ce secteur, les vasques sont remplies d'une belle eau couleur turquoise. Le guide local nous laisse environ 45 minutes pour explorer la région. C'est trop peu pour un site d'une telle ampleur.
Nous avons donc enlevé nos chaussures, tel qu'exigé par les autorités. Il faut marcher pieds nus si l'on désire se promener le long de ces belles terrasses naturelles formées par le calcaire. Il est même possible de se baigner dans certains bassins qui sont plus profonds.
Aujourd'hui, le débit des sources est maintenant contrôlé pour assurer la meilleure répartition possible du ruissellement et des dépôts de calcaire afin que l’ensemble des bassins gardent leur blancheur.
Nous sommes donc repartis avec le groupe en direction de l'hôtel Tripolis qui est situé non loin de ce parc naturel.
Nous avons pris possession de notre chambre et comme le soleil était de nouveau présent dans le ciel, que la montagne blanche offrait un panorama splendide sous le soleil et que nous n'avions pas eu l'opportunité de visiter l'entièreté du site, mon conjoint et moi y sommes retournés à pied.
Nous avons donc à nouveau payé notre droit d'entrée (25 TL par personne) au guichet situé au pied de la montagne.
Nous sommes montés jusqu'au haut de la falaise en prenant tout notre temps. Nous avons été émerveillés par toutes ces terrasses d'un blanc immaculé et tous ces bassins remplis d'une eau turquoise laiteuse. De plus, y marcher pieds nus offrait une expérience sensorielle vraiment plaisante.
Le coucher du soleil se fait face à la montagne, ce qui rend le site tout simplement enchanteur.
Je vous conseillerais de visiter ce parc en fin de journée car il y a beaucoup moins de touristes et la lumière du jour est beaucoup plus propice.
JOUR 12: PAMUKKALE - EPHESE - KUSADASI
Ephèse est l'une des plus anciennes et importantes cités grecques d'Asie Mineure. Elle aurait été fondée vers le 10e siècle avant Jésus-Christ.
Ce vaste site archéologique, très fréquenté par les touristes, nous permet de revivre le passé tant certains vestiges sont encore bien présents.
Nous avons débuté notre visite par le grand théâtre. Il a été construit au 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a été agrandi à maintes reprises pendant l'époque romaine. Il pouvait accueillir 24 000 spectateurs.
L'avenue de marbre a été restaurée au 5e siècle et elle est considérée comme l'une des plus grandes avenues antiques les mieux conservées.
Sur cette avenue, on y retrouve une empreinte de pied et le buste d'une femme. Notre guide nous a informé que ces dessins indiquaient la direction d'une maison close. L'écartement des doigts indiquerait que la maison était la 4ème sur la gauche. Au milieu se trouve un trou qui correspond par son diamètre à une pièce et, par sa profondeur, au nombre de pièces. Vous aviez ainsi le tarif de ces dames.
Situé à proximité de la Bibliothèque de Celsus, l'agora inférieur est un quadrilatère qui comportait de nombreuses boutiques.
La Bibliothèque de Celsus fut construite en l'an 117. Elle était l'un des plus importantes bibliothèques de l'époque. Sa façade est une merveille architecturale. Elle repose sur un podium de neuf marches et est composée de deux séries de colonnes superposées.
Sur cette façade, on retrouve également des statues qui représentent des vertus chères à Celsus, soit la sagesse, l'intelligence, le jugement et la science.
La rue des Courètes débute au Prytanée et s'achève à la Bibliothèque de Celsus.
En fait, les Courètes étaient des prêtres qui, à chaque printemps, quittaient le Prytanée, traversaient la rue des Courètes pour se rendre à Ortygia afin d'y célébrer la plus grande déesse d'Ephèse, c'est à dire Artémis.
La partie centrale de la rue était destinée aux chars et les deux parties latérales réservées aux piétons. Recouvertes d'une toiture, elles abritaient des boutiques et magasins.
En remontant la rue, à partir de la Bibliothèque de Celsus, on peut admirer les "Maisons de la Pente", les thermes de Scholastikia, le temple D'Hadrien, la fontaine de Trajan ainsi que la porte d'Héraclès.
Les Maisons de la Pente, érigées sur plusieurs terrasses, étaient les demeures riches de l'époque. Ces maisons comportaient plusieurs étages et elles ont été habitées du 1er au 7e siècle.
Les thermes de Scholastikia sont des bains publics qui datent du 1er siècle. Ils ont été agrandis au 4è siècle grâce aux largesses d'une riche chrétienne du nom de Mme Scholastikia.
Le temple d'Hadrien est un superbe monument de la rue des Courètes. Il a été érigé en l'honneur de l'empereur Hadrien qui a visité Éphèse à maintes reprises. Ce temple possède une élégante façade composée de 4 colonnes surmontées d'une voûte sur laquelle on retrouve le buste de Tykhé, déesse de la ville. Au-dessus de la porte, on y retrouve également un buste de jeune fille représentant la Méduse.
La fontaine de Trajan est un monument à deux étages qui a été construit au 2e siècle en l'honneur de l'empereur. Cette fontaine possédait deux bassins dont celui du devant était réservé pour les passants et celui de derrière recevait les eaux du canal.
La porte d'Héraclès représente ce héro vêtu de la peau du lion de Némée.
A proximité, se trouve l'odéon, un édifice en demi-cercle qui est adossé à une petite colline. Il a été construit au 2e siècle et était utilisé pour les réunions et les concerts. Il pouvait contenir jusqu'à 1400 personnes. A cette époque, il était recouvert d'un toit à charpente de bois.
Nous sommes revenus sur nos pas pour retourner vers la sortie. Cependant, nous avons fait un petit détour vers l'Église de la Vierge Marie. Construite vers le 5e siècle, , elle a été considérée comme cathédrale jusqu'au 7e siècle où elle fut détruite. Elle servait encore de cimetière jusqu'au Moyen-âge.
Par la suite, nous sommes allés visiter le Temple d'Artémis, l'un des plus importants sanctuaires d'Artémis, déesse grecque de la chasse. Ce temple servait à la fois de place de marché et de lieu de culte de la déesse Artémis.
Ce temple fut érigé du milieu du 8e siècle au milieu du 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a la particularité d'avoir été détruit sept fois en dix siècles.
Le Temple d'Artémis a d'ailleurs été déjà proclamé comme faisant partie des "Sept merveilles du monde".
Aujourd'hui, il n'en reste que quelques ruines. D'ailleurs, une seule colonne est encore en place sur le site. Cependant, les restes d'autres colonnes peuvent être vus au British Museum et au musée d'Éphèse.
Nous avons également visité le charmant petit village de Sirince qui est niché dans les collines. Entouré de vignes et d'oliviers, ce petit village, abritant 600 âmes durant la basse saison, est réputé entre autres pour ses vins de fruits, huiles d'olive et vinaigre de grenade. Il est très fréquenté durant la saison touristique.
Nous avons arpenté les petites rues sinueuses pavées de vieilles pierres pour nous rendre dans les hauteurs du village. Nous pouvions ainsi avoir une vue panoramique de ce magnifique lieu.
Une dame s'est approchée de nous et nous a invité à visiter sa petite maison. Nous avons accepté l'offre et nous avons également acheté une belle broderie.
Nous avons finalement atteint notre destination finale pour aujourd'hui: Kusadasi. Nous avons logé à l'hôtel Kismet. Nous avons obtenu une belle grande chambre dotée de deux balcons avec vue partielle sur la baie de Kusadasi.
Cet hôtel, qui est très bien situé, est unique de par son histoire. La reine d'Angleterre, Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, et plusieurs autres grandes personnalités de ce monde y ont déjà séjourné.
La terrasse du restaurant offre une vue magnifique sur les voiliers de la marina.
Nous sommes partis à pied vers la ville. Kusadasi, située sur les bords de la mer Égée, était, à l'époque, un petit village de pêcheurs. Aujourd'hui, elle est devenue l'une des plus célèbres stations balnéaires de la Turquie.
Nous avons d'abord fait un arrêt à la plage pour faire une toute petite trempette dans la mer Égée. Notre ballade s'est poursuivie sur la belle promenade érigée le long de la mer.
Nous nous sommes dirigés vers un quai où est installé un monument représenté par une main entrouverte, d'un blanc immaculé, d'où plusieurs oiseaux s'envolent. Ce monument signifie la paix et l'espoir.
Un autre monument sied également sur cette promenade, soit le monument d'Ataturk et de la jeunesse qui représente également la paix et l'espoir.
Près du port, on retrouve le caravansérail qui a été construit à l'époque de l'Empire ottoman en 1619. Le caravansérail fut construit en pierre avec un plan rectangulaire à deux étages, au milieu d'un jardin. Le bâtiment a été restauré en 1966 et est aujourd'hui transformé en hôtel.
En fin de journée, plusieurs personnes se rassemblent au bord de la mer pour observer le merveilleux coucher du soleil.
JOUR 13: KUSADASI - PERGAME - BURSA
En début de matinée, en longeant la côte de la mer Égée, nous nous sommes dirigés vers Pergame, l'une des grandes villes de la civilisation hellénistique avec Alexandrie. Son peuplement remonte aussi loin qu'au 8e siècle avant Jésus-Christ.
Nous avons visité l'Asclépieion, non dérivant d'Asclipéios, dieu grec de la médecine. Ce sanctuaire était un centre thérapeutique symbolisé par l'image des serpents.
A l'époque, on arrivait au sanctuaire depuis Pergame par une voie sacrée, la Via Tecta. Aujourd'hui, il ne reste qu'une petite partie de cette voie.
D'une manière générale, les malades arrivaient par la Voie Sacrée en marchant pieds nus. Ils avaient la conviction que chaque pas fait en direction du sanctuaire les rapprochait de la guérison.
Lorsque les malades franchissaient l'enceinte du sanctuaire, déjà ils ressentaient les effets psychologiques bénéfiques de leur conviction.
Une fois lavés et purifiés, les malades entraient dans un tunnel souterrain, appelé cryptoportique, qui les menait jusqu’au Télesphore.
Le Télesphore était un bâtiment circulaire de deux étages. Aujourd'hui, le second étage a disparu, mais le premier étage est bien conservé. Des lits avaient été installés pour les malades.
Les malades priaient jusqu'à ce qu'ils s'endorment. Lorsqu'ils se réveillaient, les médecins venaient interpréter leurs rêves.
Les méthodes de traitement utilisées consistaient, entre autres, à des bains de boue, des bains d'eau thermale, des massages, des médicaments fabriqués à base de plantes et des jeux.
Un théâtre de 3500 places avait été érigé. Les malades venaient y écouter de la musique et des spectacles car cela faisait partie des méthodes thérapeutiques utilisées.
Nous sommes partis par la suite en direction de l'hôtel Baia situé à Bursa. Cet hôtel est situé dans un quartier industriel. Nous aurions préféré une hôtel directement dans le quartier historique de Bursa.
JOUR 14: BURSA - ISTANBUL
Toujours à Bursa, nous avons tout d'abord visité la Grande Mosquée qui fut érigée entre 1396 et 1399. Cette mosquée a été restaurée plusieurs fois car elle a subi des invasions, séismes et incendies.
Cette mosquée est couverte de 20 coupoles et la partie supérieure de la coupole située au centre est en verre. Au bas de cette coupole, se trouve une fontaine avec robinets et jet d'eau pour les ablutions.
Sur les murs intérieurs, on y retrouve 192 inscriptions datant des 19e et 20e siècles rédigés par les meilleurs calligraphes ottomans de l'époque.
Nous sommes ensuite aller visiter la Mosquée Verte. Elle a été érigée aux alentours de 1419. Sa façade est en marbre blanc. Elle doit son nom à ses superbes faïences vertes qui recouvrent les murs intérieurs.
Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le Mausolée Vert, situé à proximité de la Mosquée Verte. Il a été érigé en 1421. Il se distingue également par ses faïences turquoises qui recouvrent les murs extérieurs.
Le Mausolée Vert contient le sarcophage du Sultan Mehmet ainsi que sept autres tombes appartenant à des membres de sa famille.
Par la suite, nous avons entrepris une petite ballade dans les ruelles où se trouve le bazar de Bursa. Le site est très animé et un festival de couleurs et d'odeurs nous attend. Les fruits et légumes frais côtoient les épices, les noix, les pâtisseries, etc. Ça ouvre franchement l'appétit!
Après la visite du marché, nous sommes retournés à Istanbul. Nous avons embarqué à bord du grand Car Ferry qui traverse la mer de Marmara, ce qui nous a permis de passer rapidement de la rive asiatique vers la rive européenne de la Turquie et ainsi éviter l'intense circulation des abord de la grande mégalopole de 20 millions d'habitants.
Nous sommes arrivés dans le quartier historique d'Istanbul en fin d'après-midi. Le temps de porter nos valises dans la chambre de notre hôtel à Istanbul, nous sommes aussitôt repartis.
Nous avons décidé de prendre le tramway à partir de la station Sultanahmet afin de nous rendre jusqu'à la station Kabatas afin d'aller découvrir un autre secteur d'Istanbul.
Nous devons nous procurer un jeton au coût de 1 TL dans les installations qui sont localisées près des stations de tramway et ensuite insérer ce jeton dans une fente prévue à cet effet près du tourniquet de sécurité afin d'accéder à la section d'embarquement.
Notre guide nous avait mentionné que nous pouvions prendre n'importe lequel des tramways qui s'arrêtait à la station Sultanahmet pour nous rendre à destination de Kabatas.
Donc, nous décidons d'embarquer dans le premier tramway qui s'arrête en face de nous. C'est indiqué "Eminönü" à l'avant du tramway. Évidemment, un petit doute s'installe dans notre esprit. En me faufilant dans le tramway, je sens une main monter le long de mon postérieur. C'est un homme qui est debout à l'entrée du tramway et je le dévisage d'un air surpris. Il ne bronche pas...
Nous nous empressons de nous asseoir sur deux sièges encore disponibles et le tramway repart. Il s'arrête à la station d'Eminönü. Plusieurs personnes sortent, d'autres entrent. Le tramway repart, mais en direction inverse. Nous éclatons de rire car nous venons de comprendre que le tramway retourne vers la station Sultanahmet, notre station de départ.
Nous débarquons au premier arrêt que fait le tramway car nous savons qu'il y a une centre d'information touristique à proximité. Le préposé parle très bien français, ce qui facilite nos échanges. Cet homme nous indique que l'on doit prendre le tramway T1, ce que nous nous empressons de faire à l'arrivée de ce celui-ci.
Tel que prévu, nous sommes sortis à la station de Kabatas et nous nous sommes dirigés vers la mosquée Dolmabahçe située dans le quartier de Besiktas aux abord du Bosphore.
Sa construction a débuté en 1851 et elle a été inaugurée en 1855. Elle ne possède qu'un seul dôme et elle est réputée pour ses deux minarets inspirés du style corinthien.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment magnifique. On y retrouve plusieurs fenêtres qui laissent pénétrer le soleil, ce qui rend l'endroit lumineux. Les détails architecturaux sont spectaculaires. On se croirait dans un palais. Elle fait partie de l'une des plus belles mosquées que nous avons eu le privilège de visiter à Istanbul.
Ensuite, nous avons poursuivi notre route vers la splendide Tour de l'Horloge, tout près du Palais de Dolmabahçe. Celle-ci a été construite en 1895 Cette tour, de style néobaroque ottoman, est d'une hauteur de 27 mètres et possède quatre étages.
Il ne nous a pas été possible de visiter l'intérieur du Palais de Dolmabahçe car nous sommes arrivés trop tard.
Cependant, je peux vous assurer que nous avons été éblouis par la somptuosité des abords de celui-ci qui d'ailleurs est le plus grand palais de la Turquie.
Ce palais a été construit au 19e siècle. Il comprend 285 pièces toutes aussi luxueuses les une que les autres.
L'histoire raconte que ce palais a été construit tout juste après l'incendie de Pera qui détruisit plusieurs ambassades étrangères. Les pays décidèrent de reconstruire de grandes demeures fastueuses. Un sultan qui habitait le vieux palais de Topkapi, pris de jalousie, fit ériger le Palais de Dolmabahçe.
Nous avons jeté un petit coup d'oeil par le trou de la serrure de la porte d'entrée et nous avons pu apercevoir une belle fontaine face à la majestueuse façade du palais.
La première partie de cette vidéo vous présente la Mosquée, la Tour de l'Horloge et le Palais de Dolmabahçe. La seconde partie vous donne un petit aperçu du quartier où se trouve la Tour de Galata.
Lorsque nous avons repris le tramway pour retourner à l'hôtel Centrum, nous avons été témoins d'un vol à la tire.
Nous avions été avisés de faire attention aux pickpockets qui sont nombreux à Istanbul, mais ne pensions jamais y assister en direct.
Lorsque le tramway est arrivé et que la porte s'est entrouverte, la foule s'est amassée pour pénétrer à l'intérieur. Nous tentions d'entrer dans le tramway, mais un homme devant nous se tenait délibérément sur le bord de la porte et il ne bougeait pas. Nous tentions de le pousser pour qu'il avance, mais il résistait et demeurait en place. Nous avons dû le contourner pour entrer dans le tramway.
Nous nous sommes assis. Mon conjoint continuait d'observer cet homme car son comportement semblait anormal. Habituellement, les gens se précipitent rapidement dans le tramway afin d'avoir une place.
Ce jeune homme se tenait toujours dans la porte d'entrée du tramway et il observait plutôt les gens qui sortaient par la porte située de l'autre côté du tramway.
Dans le temps de le dire, il a passé sa main sur la poche arrière d'un pantalon d'un homme qui quittait le tramway. Il a subtilisé le portefeuille de cet homme sans que ce dernier ne s'en aperçoive.
Dès lors, il a brusquement quitté le tramway. Les portes se sont refermées et nous l'avons aperçu à l'extérieur. Il a mis ses verres fumés et nous l'avons perdu de vue quelques instants. Il devait travailler avec des acolytes car juste avant que le tramway ne reparte, nous l'avons vu revenir à l'endroit initial.
Cet événement s'est déroulé si rapidement que nous n'avons même pas eu le temps de réagir.
C'est à cet instant que je me suis rappelée l'homme qui m'avait touché le postérieur lors de notre première escapade en tramway. Son attitude était la même. Il avait probablement tâté le terrain... Heureusement, mes poches arrières sont toujours vides.
Le soir même, nous sommes allés manger dans un restaurant. Un homme, assis à une table près de nous, cherchait nerveusement son portefeuille dans ses poches et puis dans son sac à dos. Il a même regardé sous la table. Il s'est empressé de se rendre à la salle de bain, croyant l'avoir oublié à cet endroit. Il ne l'a pas retrouvé. Peut-être a-t-il été lui aussi victime du vol à la tire.
JOUR 15: ISTANBUL
En matinée, nous avons effectué la visite du palais de Topkapi qui a été l'ancienne demeure de sultans entre les 15e et 19e siècles. Plus de 4000 personnes habitaient dans ce palais.
Les sultans l'abandonnèrent au 19e siècle pour habiter dans le palais de Dolmabahçe. En 1921, ce palais a été transformé en musée.
Le site domine le Bosphore, la mer de Marmara et la Corne d'Or et il est constitué de plusieurs bâtiments disposés autour de quatre cours intérieures.
Lorsque nous franchissons la porte Impériale, nous pénétrons dans la première cour qui est entourée de hauts murs. C'est la plus grande cour. On y retrouve l'église Ste-Irène qui a été érigée au 4e siècle.
Par la suite, nous passons sous la porte du Salut pour entrer dans la deuxième cour. Dans les anciennes cuisines, on y retrouve une superbe collection de porcelaines.
Juste à côté, se trouve le Divan Impérial qui était la salle où se réunissaient les membres du conseil de l'Empire.
L'entrée du harem est également située dans cette cour. Il se composait de longs corridors et de 400 chambres. C'était la résidence privée du sultan et il y vivait entouré de sa mère, ses soeurs, ses épouses ainsi que ses concubines.
Aujourd'hui, il n'y a qu'une infime partie du harem qui peut être visitée.
On pénètre dans la troisième cour par la porte de la Félicité. Cette cour était réservée au sultan et à son entourage.
Au centre de cette cour est érigée la bibliothèque Enderûn qui est recouverte de marbre à l'extérieur. On y retrouve également l'école du palais, le pavillon des audiences, la salle des reliques et les salles du trésor.
La salle des reliques conserve les reliques du Prophète Mahomet, i.e. manteau, poils de barbe...
Les salles du trésor présentent la plus belle et la plus riche collection du monde entier. Nous pouvons y découvrir des pierres précieuses et semi-précieuses, des trônes incrustés de pierres précieuses, le poignard de Topkapi, une collection de diamants ainsi qu'une énorme émeraude de 3 kg. Plusieurs autres objets précieux ayant appartenu aux sultans sont également présentés dans ces salles.
La quatrième cour est composée de pavillons, kiosques, jardins et terrasses. A l'origine, ceux-ci faisaient partie de la troisième cour. Elle faisait office de lieu de repos des sultans.
Tout de suite après la visite du palais de Topkapi, nous sommes allés prendre la navette gratuite pour nous rendre à l'aquarium de Florya. L'arrêt se trouve près de l'immense fontaine située entre la Basilique Ste-Sophie et la Mosquée Bleue.
L'autobus est facilement repérable car elle est identifiée aux couleurs de l'aquarium. La durée du trajet est d'environ 45 minutes pour l'aller et le retour. Elle peut varier dépendamment de la densité de la circulation.
Cet aquarium est considéré comme étant le plus grand aquarium thématique au monde. Réparti sur deux étages, il possède 16 sections thématiques ainsi qu'une forêt tropicale qui représentent les régions qui vont de la Mer Noire à l'Océan Pacifique.
Les thèmes abordés sont les suivants: Istanbul (Bosphore, Mer de Marmara), Mer Noire, Détroit des Dardanelles, Mer Égée, Canal de Suez, Mer Rouge, Réchauffement climatique, Mer Méditerranée, Détroit de Gibraltar, Atlantique Est (épave de bateau), Mid-Atlantique, Atlantique Ouest, Canal de Panama, Océan Pacifique, Nautilus (sous-marin) et la forêt amazonienne.
On y retrouve environ 1500 espèces représentées par 15 000 créatures terrestres et maritimes qui sont toutes aussi intéressantes les unes que les autres.
Ces créatures vivent dans des conditions semblables à celles de leur habitat naturel.
Moyennant un coût supplémentaire, il est même possible d'assister à un film présenté dans des salles de cinéma 5D. Plusieurs titres sont à l'affiche. Nous pouvons ressentir les effets de l'eau, du vent et du brouillard.
L'aquarium possède une très belle boutique, trois cafétérias ainsi qu'un restaurant avec vue sur la mer.
Le prix de base pour un adulte est de 42 TL. Il y a également des tarifs spéciaux pour les étudiants, les personnes âgées, les familles, les groupes, etc.
Des forfaits sont également offerts pour ceux qui désirent assister à un film présenté dans une des salles de cinéma 5D, le prix débutant à 45 TL pour un adulte.
Si vous désirez des informations supplémentaires, cet aquarium possède un site web.
Je ne vous cacherai pas que j'ai un faible pour les créatures aquatiques. Lorsqu'un aquarium est érigé dans une ville que nous visitons, nous tentons d'aller le visiter dans la mesure du possible.
Celui-ci nous a vraiment charmé. Les bassins sont d'une propreté exemplaire et plusieurs sont entourés de magnifiques décors.
On y retrouve même un long tunnel de verre où il est possible d'observer plusieurs espèces de vie marine.
J'aime bien les raies et j'ai été gâtée à souhait car il y en avait plusieurs qui se déplaçaient tout autour de nous ou venaient tout simplement à notre rencontre.
La circulation automobile peut être parfois très dense à Istanbul. Lorsque nous avons repris la navette à partir de l'aquarium en direction du centre historique d'Istanbul, nous avons d'ailleurs pu le constater de visu.
Par ce beau dimanche après-midi, les gens envahissent les parcs situés tout le long de la mer. Ce qui est ahurissant à voir, ce sont les voitures agglutinées les unes aux autres, stationnées sans ordre précis, à l'horizontale, à la verticale, et ce, sur plusieurs rangées.
Certaines sont carrément dans le parc, d'autres sur le trottoir, d'autres sont stationnées mi-trottoir mi-route et il y a bien sûr celles qui bloquent la route...
J'imagine que le propriétaire de la petite voiture coincée de long en large par plusieurs véhicules doit attendre que tout ce beau monde quitte avant de pouvoir le faire à son tour.
De retour dans le quartier historique, nous nous sommes arrêtés à un petit kiosque de crème glacée. Je me suis laissée prendre au jeu du chat et de la souris...
Pour tout vous dire, le marchand fait son petit numéro. Il a un talent fou pour faire apparaître ou disparaître à volonté les cornets qu'il étale devant nous.
Quant à la texture de la crème glacée, elle est douce et crémeuse et, en même temps, élastique comme du caramel.
Ma propre expérience est présentée dans la vidéo qui suit et je me suis amusée à filmer les réactions de certains autres clients (vidéos suivantes).
JOUR 16
Nous quittons la Turquie la tête pleine de merveilleux souvenirs. La Turquie a beaucoup à offrir tant au niveau historique que géographique.
Les monuments et les paysages sont à couper le souffle. C'est un pays aux multiples facettes et son peuple est très chaleureux.
Ce fut un immense privilège de découvrir ce magnifique pays des mille et une nuits.
Régions visitées: Istanbul, La Cappadoce, Konya, Aspendos, Antalya, Saklikent, Fethiye, Hiérapolis, Pamukkale, Ephèse, Kusadasi, Pergame et Bursa.
Je vous présente donc le résumé de notre périple, le tout agrémenté de vidéos afin de vous faire découvrir les beautés naturelles qu'offre ce merveilleux pays.
Il est également possible de visionner directement les vidéos à partir de ce lien: www.youtube.com/...Byb2ZfQdQfjaI4onD5D0
JOUR 1: MONTRÉAL - ISTANBUL
Nous sommes partis de Montréal sur les ailes d'Air Canada à destination d'Istanbul via Toronto. La durée du vol de Toronto à Istanbul est de 10 heures. Au retour, la durée du vol est de 11 heures pour ce même trajet.
JOUR 2: ISTANBUL
Dès notre arrivée, notre groupe a été accueilli par un guide local francophone et nous nous sommes dirigés vers l'hôtel Centrum qui sera notre site d'hébergement à Istanbul.
Cet hôtel est situé au coeur du quartier historique et les principaux attraits sont accessibles à pied. Les chambres sont plutôt petites, mais propres et les lit sont confortables.
Comme nous avions l'après-midi libre, mon conjoint et moi sommes partis rapidement à la découverte d'Istanbul.
Istanbul est une ville unique au monde car elle est bâtie sur deux continents, soit l'Europe et l'Asie. La Corne d’Or, une voix maritime qui s'enfonce vers le terres depuis le Bosphore, sépare la vieille ville de la nouvelle ville avec les quartiers de Péra et de Galata.
En premier lieu, nous avons été flâner dans le port d'Eminönü. Le secteur est bondé de marchands et de touristes. Nous avons une très belle vue de la Tour de Galata qui surplomble le quartier du même nom.
Plusieurs vendeurs offrent des forfaits pour effectuer une croisière en bateau sur le Bosphore. Les bateaux sont remplis à pleine capacité. C'est une attraction très prisée.
En ce qui nous concerne, nous prendrons le car ferry, à la fin de notre séjour, pour effectuer cette croisière. J'en discuterai plus tard.
Nous avons donc entrepris de traverser le pont de Galata pour nous rendre dans le quartier du même nom. Le pont de Galata est très animé: de nombreux pêcheurs y tendent leurs lignes à toute heure du jour, il y a une multitude de promeneurs et les bateaux naviguent sur le Bosphore.
Ce pont possède un étage inférieur. On y retrouve d'excellents restaurants. Bien sûr, lors de votre passage, vous risquez d'être sollicités de part et d'autre par les serveurs qui vous inviteront gentiment à vous asseoir à une table.
Directement sur ce pont, nous avons un excellent point de vue du quartier historique d'Istanbul. On se croirait dans un conte des milles et une nuit: les magnifiques mosquées composent le paysage.
A la sortie du pont, dans le quartier de Galata, il y a plusieurs petits kiosques qui offrent différentes espèces de poissons frais. Vous pouvez même acheter ce poisson et vous présenter dans un petit resto à proximité et ils le feront cuire pour vous.
Nous avons déambulé dans le quartier de Galata et désirions monter au sommet de la Tour de Galata, mais la filée était tellement longue que nous avons remis ce projet à plus tard.
Nous sommes retournés dans le quartier d'Eminönü et sommes allés visiter la Mosquée Neuve (Yeni Camii). Cette mosquée impériale ottomane est située à proximité du bazar égyptien, célèbre bazar aux épices, et elle a été inaugurée en 1665.
A l’extérieur de la Mosquée Neuve, on y retrouve une multitude de coupoles et semi-coupoles. Deux minarets composés chacun de trois balcons surplombent la Mosquée. Derrière la mosquée, il y a un petit parc et une magnifique fontaine.
Nous sommes allés faire une promenade dans le Grand Bazar (Kapali Çarsi) qui est d'ailleurs l'un des plus grands bazars au monde. Il possède au-delà de 4000 boutiques étalées le long de 58 rues intérieures accessibles par 18 portes. Il est préférable de s'y rendre en semaine car la fin de semaine, une marée humaine déferle en ces lieux...
Par la suite, nous avons été visiter une autre mosquée, soit la mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii), construite entre 1550 et 1557. Celle-ci est considérée comme étant la plus belle mosquée impériale d'Istanbul. On retrouve une fontaine d'ablutions au centre de la cour.
De plus, cette mosquée est située sur une colline et nous avons un magnifique panorama de la Corne d'Or.
Nous sommes retournés à l'hôtel et sur notre parcours, nous avons pu voir la gare de Sirkeci. Sa façade extérieure est de couleur rose. Cette ancienne gare a accueilli jadis le célèbre train Orient-Express dont elle a été le terminus de 1895 à 1977.
Le souper de cette première journée à Istanbul était inclus dans notre forfait. Nous avons eu l'opportunité d'avoir un souper à la carte à notre hôtel et c'était vraiment très bien.
JOUR 3 - ISTANBUL
Nous avons pris le petit déjeuner à l'hôtel. La salle à manger est située au dernier étage de l'édifice et nous avons une vue partielle sur le Bosphore. Le petit déjeuner est servi sous forme de buffet et il est très varié.
En matinée, tout le groupe est parti à pied de l'hôtel en direction de la basilique Sainte Sophie. A notre arrivée, nous constatons qu'il y a déjà des centaines de personnes qui attendent pour visiter la basilique.
Heureusement, notre guide a déjà les billets en sa possession et nous pouvons entrer immédiatement dans l'enceinte de la basilique.
La basilique Sainte-Sophie (Hagia Sophia) est une ancienne église chrétienne. Elle a été construite en 532 pour remplacer l'ancienne basilique qui avait été incendiée. Elle est devenue par la suite une mosquée en 1453. En 1934, elle est devenue un musée.
Il va sans dire qu'elle a subi de nombreuses réparations, mais elle est néanmoins considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture byzantine.
Les plus hautes colonnes atteignent au moins 20 mètres et elles sont constituées entre autres de granite et de marbre. Plusieurs mosaïques ornent la basilique.
Mon conjoint et moi sommes allés ensuite visiter la citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı), surnommée également le Palais englouti. Elle est située à proximité de la basilique Sainte Sophie. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 20 TL par personne.
Il s'agit d'une énorme citerne souterraine de 138 m de long par 64,6 m de large construite par Constantin et restaurée par Justinien en 542 avec l'aide de 7000 esclaves. Son nom provient du fait qu'elle se trouvait sous la cour d'une basilique.
La citerne est composée de 336 colonnes de marbre. Les murs extérieurs font 4 mètres d'épaisseur. Au fond de la citerne, on y retrouve deux têtes de Medusa qui soutiennent des colonnes.
Des plates-formes ont été aménagées afin de nous permettre de nous promener au milieu des colonnes. Nous sommes évidemment dans la pénombre. L'endroit est frais et calme et une ambiance mystique y règne.
Un petit studio de photographie a été érigé et il est possible de se faire photographier en habits d'époque. Nous avons donc immortalisé notre passage dans la citerne Basilique de cette façon.
A proximité se trouve la Mosquée Bleue qui est composée de six minarets. Elle a été construite entre 1609 et 1916. L'entrée est gratuite et c'est une des mosquées les plus visitées d'Istanbul. Son nom provient de la lumière bleutée qui émane des faïences d'Iznik qui tapissent les murs intérieurs.
Nous sommes éblouis dès que l'on entre dans la cour intérieure de la Mosquée. Une merveille architecturale. Au centre de cette cour, on y retrouve une maquette de cette mosquée ainsi qu'une fontaine destinée aux ablutions.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment somptueux. La partie centrale, qui est réservée à la prière, n'est pas accessible aux touristes.
Nous sommes allés par la suite dans le quartier Galata pour nous rendre au sommet de la Tour de Galata. Une file d'attente est déjà formée. Tant pis! Nous attendrons car nous n'aurons certainement pas l'occasion d'y retourner. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 25 TL par personne.
La Tour de Galata est une construction médiévale. Elle a d'abord fait office de poste d'observation. Ensuite, elle a servi de prison sous le règne du sultan Soliman le Magnifique, puis de tour d'observation astrologique sous le règne du sultan Murad III.
Elle a été ouverte au public en 1960. On y retrouve un café, un restaurant et même une discothèque dans la partie supérieure de la tour.
Un tout petit ascenseur nous amène tout au haut de la tour. Étant donné que le balcon extérieur est assez étroit, un nombre maximum de personnes est permis et lorsqu'il est atteint, nous devons attendre que le groupe diminue avant de pouvoir y accéder.
Du haut de cette tour, nous avons un magnifique panorama à 360°. Le point de vue est tout simplement époustouflant. Istanbul se déploie sous nos yeux, tant du côté européen qu'asiatique. On peut apercevoir toutes les mosquées ainsi que le Bosphore, la mer de Marmara ainsi que la Corne d'Or .
Toute de suite après avoir redescendu de la tour, nous nous sommes dirigés rapidement vers le port d' d'Eminönü. Nous voulons faire la croisière sur le Bosphore et le car-ferry quitte le quai à 14h30. Nous avions environ une demi-heure pour effectuer le trajet entre la tour de Galata et la billetterie du car-ferry.
Nous sommes arrivés juste à temps pour acheter nos billets (12 TL par personne) pour la croisière d'une durée de 2 heures. Nous avons opté pour le car-ferry car le tarif est beaucoup moins élevé que la majorité des autres croisiéristes (j'avais effectué plusieurs recherches sur ce sujet).
Nous aurions préféré faire la longue croisière qui fait l'aller-retour entre Eminönü et Anadolu Kadagi. Cependant, cette croisière part du port d' d'Eminönü à 10h30 et cette heure de départ entrait en conflit avec certaines visites prévues dans le circuit. Nous aurions pu ainsi nous rendre à une forteresse qui offre un merveilleux panorama et avoir l'opportunité de voir le Bosphore se jeter dans la Mer Noire.
Je vous recommande cette croisière. On retrouve sur les rives du Bosphore des palais, des châteaux et d'anciennes résidences d'été. Le prix est très accessible et cette croisière vous offre un moment de détente et une vue imprenable sur les rives européenne et asiatique du Bosphore.
Et peut-être aurez vous la chance comme nous d'observer les dauphins...
JOUR 4 - ISTANBUL - URGUP
Nous sommes partis très tôt le matin en direction de l'aéroport international Sabiha Gökçen situé sur la rive asiatique du Bosphore. Au lieu de faire le trajet vers la Cappadoce en autobus, nous prendrons l'avion, ce qui nous permettra d'économiser beaucoup de temps.
La compagnie d'aviation Pegasus a eu une excellente idée. Ce sont des enfants qui nous expliquent les règles de sécurité dans une courte vidéo. Nous avons été très amusés et surtout attentifs. En voici un aperçu:
En Cappadoce, à la sortie de l'aéroport, la vue est saisissante. Une chaîne de montagnes aux flancs enneigés s'étale sous nos yeux.
L'autobus nous attend. Le trajet est d'environ 1 heure pour nous rendre à notre hôtel situé à Ürgüp.
Le paysage est totalement différent. Ici, place aux grandes vallées verdoyantes. La route devient ensuite de plus en plus sinueuse et les vallées s'estompent pour faire place aux montagnes rocheuses. Plus on s'approche d'Ürgüp, plus le paysage devient lunaire. C'est le dépaysement total.
Nous devions loger à l'hôtel Selcuklu Evi Cave, un hôtel offrant des chambres troglodytes. Finalement, nous avons été avisés que nous logerions plutôt à l'hôtel Burcu Kaya, un hôtel beaucoup moins typique.
Après un rafraîchissement de bienvenue, le temps de déposer nos valises dans nos chambres, nous sommes repartis en autobus en direction de la vallée de Soganli.
Nous nous sommes arrêtés au restaurant Soğanlı Cappadocia pour prendre le repas du midi. Des tables sont installées dans une cour extérieure. Le lieu est vraiment enchanteur. Nos hôtes étaient très sympathiques. Nous avons mangé un copieux repas et le tout était vraiment délicieux. Jugez-en par vous-même :
La vallée de Soganli se trouve à proximité du restaurant. Nous avons entrepris une randonnée dans cette vallée. Celle-ci mérite le détour pour la beauté de ses paysages et ses églises rupestres décorées de fresques datant des IX et XI siècles.
Cette vallée a été formée par l'activité volcanique de la région. On y retrouve des cônes de tuf (roche formée de lave, cendre et boue).
Le trajet que nous avons entrepris est facile et monte tout doucement au sommet de la montagne. Nous avons une vue imprenable sur toute la vallée. C'est vraiment un endroit magnifique qui d'ailleurs n'est pas très fréquenté par les touristes.
Notre promenade s'est terminée au petit village de Soganli. C'est l'endroit idéal pour acheter entre autres, à prix très modique, les magnifiques petites poupées fabriquées par les femmes du village.
Juste avant le retour à notre hôtel, nous avons été invités à prendre le thé et un léger goûter dans une ancienne maison grecque à Mustafapasa.
La vidéo suivante vous montre d'autres magnifiques paysages que l'on retrouve dans la région d'Ürgüp.
JOUR 5 - LA CAPPADOCE
Le jour tant attendu. La météo s'annonce idéale pour la randonnée en montgolfière. Nous avons été réveillés très tôt ce matin et un membre de la compagnie Urgup Balloons est venu nous chercher pour nous amener tout d'abord à leur bureau.
Un léger goûter est offert ainsi que jus, thé et café. L'enregistrement de chacun des participants est effectué et on nous informe des consignes de sécurité. Nous sommes divisés en groupes d'environ 20 passagers et chaque groupe est identifié par une couleur.
Chaque membre du groupe est alors appelé à se présenter vers un responsable et nous prenons la route en direction de l'endroit où s'effectuera l'envolée.
La randonnée en montgolfière dure environ 1 heure et elle est effectuée aux petites heures du matin afin d'avoir la meilleure visibilité possible. Lorsque le soleil s'élève dans les airs, la lumière s'intensifie et il devient de plus en plus difficile d'observer le relief.
A notre arrivée, le site est en pleine effervescence. Plusieurs groupes sont déjà sur place et nous pouvons assister à la préparation des montgolfières. La préparation est d'une durée de 15 à 20 minutes.
L'instant présent est tout simplement féérique! Tous ces ballons multicolores qui prennent leur envol dans un environnement que l'on qualifierait de lunaire, et ce, dans le silence le plus total.
C'est à notre tour d'embarquer dans la nacelle et de nous laisser bercer au gré des commandes du pilote. C'est en s'élevant dans le ciel que nous découvrons un paysage étrange et spectaculaire qui est unique au monde
La Cappadoce est un lieu de vastes pleines, de montagnes et de volcans éteints et elle est devenue célèbre à cause de ses formations rocheuses insolites que l'on surnomme "cheminées de fée".
L'éruption de trois volcans situés dans cette région a contribué à la formation de ce paysage étrange. Les dépôts de cendre, de lave et de basalte des volcans ont façonné le paysage d'aujourd'hui. Les tremblements de terre et les effets de l'érosion ont contribué à former les vallées et les "cheminées de fées"
La roche en-dessous de la couche supérieure de basalte étant extrêmement malléable, il a été facile pour les communautés de la sculpter et ainsi faire leur maison dans les piliers de roche et dans le sol. Encore aujourd'hui, plusieurs exemples de ce type de maisons, églises et villes entières abondent en Cappadoce.
Lors de notre passage, le prix de cette randonnée était de 150 euros. Excellent rapport qualité-prix. C'est l'activité à faire lorsque vous vous rendez en Cappadoce. C'est l'expérience d'une vie!
De retour au sol, une coupe de champagne est servie à chacun et il est possible d'acheter des photos qui ont été prises sur place avant l'envolée. Un certificat de vol est également remis à chacun des participants.
Je vous invite à visionner les quatre vidéos de notre envolée en montgolfière. Nous avons survolé un grand territoire et le paysage est différent d'une région à l'autre.
Nous sommes repartis en direction de l'hôtel pour prendre le petit déjeuner. Peu de temps après, nous quittions l'hôtel pour nous diriger cette fois-ci vers le Canyon d'Ihlara.
Le chemin pour se rendre jusqu'à cette destination nous fait découvrir une chaîne de montagnes majestueuses dont les sommets sont encore enneigés et à certains endroits, il est possible de découvrir de charmants villages nichés au pied de cette chaîne de montagnes.
Il est pratiquement impossible de détacher nos yeux de ce magnifique panorama. On ne veut rien manquer!
Le canyon d'Ihlara s'est formé suite à plusieurs éruptions volcaniques. La rivière Melendiz coule au creux de celui-ci. C'est le long de cette rivière que nous effectuerons une ballade d'environ 2 heures.
Un escalier, aménagé dans la falaise, permet de descendre directement dans le canyon.
Tout au long de notre parcours, nous découvrons des églises rupestres dont la construction remonte au IVe siècle, des habitations creusées dans la montagne ainsi que des pigeonniers.
Le parcours est facile et il est agréable de se promener sur le sentier aménagé au bord de l'eau. En cette journée, le site n'est pas très achalandé.
A la fin de notre promenade, nous avons pris le repas du midi dans un petit restaurant situé le long de la rivière. Un lieu apaisant avant d'entreprendre à nouveau la route vers notre prochaine destination.
Nous reprenons la route en direction de Kaymakli, l'une des nombreuses villes souterraines de la région. Le guide local nous met en garde: les passages sont très étroits, certaines pièces sont assez restreintes et la visite se fait dans un sens. Il n'est pas possible de retourner sur nos pas dans le cas où nous ne serions pas très à l'aise dans ces passages souterrains.
Ayant un petit côté claustrophobe (j'arrive tout de même à me contrôler lorsque j'argumente avec l'autre moi), je sens l'hésitation qui me tiraille. Je ne suis d'ailleurs pas la seule du groupe à hésiter à se promener dans les dédales de cette ville souterraine.
Finalement, j'ai tenté l'expérience et ce fut très enrichissant et j'étais bien fière de moi à la sortie de cette ville souterraine.
Les pièces sont très bien aérées et éclairées et il y a des indications qui nous permettent de suivre le parcours qui nous amènera à coup sûr vers la sortie.
Il est vrai que certains passages sont très étroits et qu'il faut s'accroupir pour y passer, mais ceux-ci sont de courte durée. Alors, on se dépêche de les traverser afin d'arriver à la pièce suivante.
Cette cité a été creusée par des habitants désirant se protéger contre d'éventuelles invasions. Elle s'étend sur plusieurs kilomètres et comporte huit étages. Il y a un système d'aération par cheminées et un système d'arrivée et d'évacuation de l'eau.
Notre prochaine destination: Uchisar, un village troglodyte de la Cappadoce. Ce village est reconnu par son rocher visible à plusieurs kilomètres et qui, à 1300 mètres, est le point le plus haut de la Cappadoce.
Il semblerait que la création des abris que l'on retrouve dans ce rocher a débuté aux alentours de 1500 ans avant Jésus-Christ. Cette montagne a servi de refuge à plusieurs peuples persécutés.
La forteresse est composée de plusieurs pièces reliées entre elles par un réseau de galeries se déployant sur vingt étages, ce qui en fait un vrai labyrinthe.
Par la suite, nous avons effectué un court arrêt au belvédère Salkim Tepesi pour admirer un autre paysage de la Cappadoce.
Le panorama est encore tout aussi éblouissant: un village entouré de centaines de cheminées de fée, le tout au pied d'un volcan enneigé. Essayez de visualiser le tout dans votre tête.
En fait, regardez plutôt la vidéo suivante qui vous permettra de découvrir cette magnifique région.
Ensuite, nous nous arrêtons à Pasabag, la Vallée des Moines. Le paysage est vraiment spectaculaire. Plusieurs cheminées de fée coiffées de leurs chapeaux s'élèvent devant nous et nous font penser à un rassemblement de sorcières. J'oserais même avancer que c'est ici que l'on a pu observer les plus belles cheminées de fée.
Tous ces paysages féériques façonnent notre imaginaire!
Le soir venu, le souper a été servi sous forme de barbecue champêtre à l'hôtel Selcuklu Evi Cave.
JOUR 6 - LA CAPPADOCE
Nous allons visiter les églises troglodytes de Gorëme qui font la renommée de cette région. Chacune d'entre elles possède un charme particulier.
Ce vaste musée en plein air est le site le plus touristique de la région.
On y retrouve de nombreuses églises dont les fresques se sont très bien conservées. Vous devrez me croire sur parole 😉 car la prise de photographies à l'intérieur des églises est interdite.
Les plus anciennes peintures remontent probablement au VIIe siècle et les plus récentes au 12e siècle.
Nous avons été ensuite visiter un marchand de tapis à Avanos. Ces tapis sont fabriqués à la main. En premier lieu, nous avons eu des explications sur les différentes étapes de fabrication de ces tapis.
Ensuite, nous avons eu une courte démonstration sur la fabrication de fils de soie à partir de cocons.
Nous avons également été invités à assister à une démonstration de différents tapis et nous avons reçu des informations sur les différentes techniques utilisées.
Les tapis sont tous plus beaux les uns que les autres et sont d'excellente qualité. Le coût de ces tapis est certes très élevé. Cependant, il est possible de discuter d'un mode de paiement.
Je vous invite à visionner la vidéo suivante si vous désirez obtenir toutes les informations pertinentes que nous avons eues lors de notre visite chez ce marchand de tapis.
Nous avons mangé au restaurant Bizim EV, un restaurant typique d'Avanos, et puis nous nous sommes dirigés ensuite vers le vieux village de Cavusin.
Cavusin est situé au coeur de la Cappadoce, Il s'agit d'un village troglodyte bâti dans une colline qui a été abandonné dans les années 50 à cause de l'érosion qui avait abimé plusieurs vieilles demeures. On y retrouve de nombreuses cavités creusées ici et là dans la roche. Lors de notre visite, des hommes s'affairaient à restaurer ce site.
Le ciel était couvert durant notre visite, mais cela a rendu le paysage encore plus dramatique.
Nous avons visité quelques habitations et nous avons marché en direction du canyon situé derrière le village. Le paysage nous émerveille encore une fois.
Nous sommes montés au haut de la colline afin d'avoir une vue panoramique de 360° du village et de toute la région avoisinante. Cavusin est un lieu historique et mérite le détour car il n'est pas envahi par les touristes comme certains sites de la Cappadoce.
Une autre belle découverte nous attend. La Vallée des Pigeons, un canyon qui relie Uchisar à Gorëme. Cette vallée comporte une multitude de pigeonniers creusés dans la roche.
Déjà, à notre arrivée, des centaines de pigeons virevoltent à nos pieds. Nous avons un magnifique point de vue du village troglodyte d'Uchisar. On se croirait dans un monde imaginaire, tant cela nous paraît tellement irréel.
Je suis descendue, avec quelques membres du groupe, au creux du canyon et nous avons entrepris une courte marche afin d'en découvrir un peu plus sur ce lieu. Sur ce sentier, peu de personnes s'y aventurent. L'endroit est calme et serein.
J'ai une petite anecdote à vous raconter. Après avoir remonté au sommet, j'avais le goût de prendre quelques photos d'un autre point de vue avant de repartir avec le groupe. Il y avait un petit promontoire que je devais descendre pour y accéder. Donc, pour m'y rendre, j'ai sauté.
Mais pour revenir, j'ai dû mettre mes mains au sol pour m'aider à remonter. Disons que j'avais une main plutôt graisseuse lorsque j'ai réussi à remonter. Imaginez la merde qu'il y avait sur le sol avec ces centaines de pigeons qui se dandinaient autour de nous... Heureusement qu'il y avait une source d'eau et du savon à proximité pour me nettoyer les mains!
A proximité, il y avait une bijouterie. Cette visite n'était pas prévue à notre itinéraire, mais le guide nous a offert de nous y rendre. De très beaux bijoux y sont présentés. En ce qui nous concerne, nous n'avons fait que regarder.
Le soir venu, nous avons participé à une excursion facultative (40 euros par personne, boissons incluses). Nous sommes allés voir un spectacle folklorique.
Nous avons tout d'abord assisté à un spectacle de baladi. Il n'y avait qu'une seule danseuse. Je n'ai pas de grandes connaissances dans le domaine, mais je pense que son spectacle était excellent, rythmé et amusant.
Voici deux courtes vidéos qui démontrent ses talents:
Il y avait également un groupe de danseurs traditionnels. Ils étaient vraiment talentueux. J'aimerais bien posséder leur agilité et leur vitalité.
Leurs prouesses sont toutefois beaucoup plus remarquables dans cette seconde vidéo. A ne pas manquer!
JOUR 7 - LA CAPPADOCE - KONYA
Ce matin, nous quittons la magnifique Cappadoce. Cependant, un dernier regard s'impose avant de la quitter définitivement. Nous avons effectué une courte visite de la Vallée de Devrent qui se situe dans le parc national de Gorëme.
L'érosion a sculpté les rochers et certaines cheminées de fée ont la forme d'animaux. Une d'entre elles ressemble à un chameau.
A cet endroit, nous avons même aperçu un renard qui gambadait sur le flanc d'une colline.
J'aurais bien aimer visiter cet endroit au coucher du soleil. Les couleurs et les formes des rochers doivent être hallucinantes à la tombée du jour.
Nous avons fait un arrêt dans un atelier de poterie artisanale, une entreprise familiale. Nous avons assisté à une démonstration. L'artisan était d'ailleurs très habile. Ensuite, nous avons visité leur boutique. Les produits offerts étaient très colorés, d'une grande beauté et d'excellente qualité.
De la Cappadoce à Konya, nous avons parcouru environ 330 km en autobus. En cours de route, nous nous sommes arrêtés au Lac Salé (Tuz Gölü), le second plus grand lac salé de la Turquie.
D'une superficie de 80 km de long par 50 km de large, ce lac est très peu profond (1 à 2 mètres). Il subvient aux deux tiers des besoins de sel du pays.
En été, l'eau s'évapore complètement et laisse un dépôt de sel d'une épaisseur moyenne de 30 cm. Les jours précédant notre visite, il y avait eu beaucoup de pluie. Alors, le sel s'était dissous dans l'eau suite à ces précipitations. Nous n'avons pas pu observer cette épaisse couche de sel.
Cependant, les eaux du lac avaient une teinte rosée causée par la haute teneur en sel et la présence de micro-organismes. Un beau paysage à contempler.
La couleur rosée du lac est cependant beaucoup plus évidente sur les photos apparaissant dans la vidéo suivante.
Nous sommes arrivés à Konya vers 17h00. Nous sommes allés sur la colline d'Aladdin pour visiter la mosquée du même nom. Cependant, elle était en restauration. Le temps de prendre quelques photos de l'extérieur de la mosquée et nous avons donc rebroussé chemin.
Nous avons plutôt effectué une promenade dans le parc situé à proximité de la mosquée. Le parc dégage un climat de sérénité. Des gens de tous les âges le fréquentent.
Il y a beaucoup d'arbres qui rendent le parc ombragé, ce qui fait que celui-ci est l'endroit idéal pour se reposer, discuter entre amis ou tout simplement admirer les centaines de fleurs multicolores disposées ici et là qui embellissent naturellement le parc.
Nous avons logé à l'hôtel Bera, un hôtel moderne de Konya. Nous avons obtenu une belle grande suite. On ne sert aucun alcool dans cet hôtel. Nous avions été avisés de ce fait. Donc, nous avions prévu le coup. Nous avions acheté des bouteilles de vin lors de notre passage dans la Cappadoce. Nous avons donc pu boire discrètement du vin directement dans notre chambre.
JOUR 8 - KONYA - ASPENDOS - ANTALYA
Après le petit déjeuner, nous sommes partis en direction d'Antalya, donc 300 kilomètres à parcourir. Durant le trajet, nous avons encore eu le privilège d'observer de magnifiques paysages.
Nous avons traversé une belle chaîne de montagnes dont les sommets étaient encore enneigés. Plusieurs petites maisons multicolores au pied de ces montagnes et de belles mosquées composaient également le décor.
Nous avons visité le théâtre romain d'Aspendos, situé à environ 45 km d'Antalya. Ce théâtre a été érigé par l'architecte Zénon au IIe siècle avant Jésus-Christ et aujourd'hui, il est encore très bien conservé. Il peut contenir plus de 15 000 places.
Le théâtre est célèbre pour son acoustique. Plusieurs concerts y sont présentés.
Nous sommes arrivés à Antalya en fin d'après-midi. Nous avons fait une courte visite aux chutes Düden. Du haut des falaises, à une hauteur de 45 mètres, ces chutes se jettent directement dans la Méditerranée. Le spectacle est magnifique.
Il est possible de prendre un bateau au vieux port pour se rendre au pied des chutes. C'est ce que nous désirions faire mon conjoint et moi. Étant donné l'heure tardive à laquelle nous sommes arrivés à Antalya, ce projet n'a pu être réalisé.
Par la suite, nous avons été amenés à l'hôtel Best Western Khan. Cet hôtel est situé près du quartier historique. Donc, il est facile de visiter à pied tous les attraits touristiques de cette magnifique ville.
Si jamais vous séjourné à cet hôtel, je vous suggère de prendre l'ascenseur jusqu'au dernier étage. De cet étage, vous avez une vue panoramique de 360° de toute la région.
Antalya est une grande ville touristique du sud de la Turquie. Elle est considérée comme étant l'une des stations balnéaires les plus fréquentées au monde.
Le quartier historique est situé sur le flanc d'une falaise. Au bas de cette falaise, se trouve l'ancien port. Le quartier du vieux port est le centre touristique de la ville. On y retrouve des restaurants, des hôtels, des boutiques et un bazar.
Il y a un ascenseur, dont l'accès est gratuit, qui assure la descente vers le vieux port ainsi que la remontée. Sinon, il faut utiliser les marches.
Nous nous sommes rendus à pied à la plage de Konyaalti qui est située à l'ouest d'Antalya. C'est une longue plage de galet. En arrière-plan, la chaîne de montagnes rend le panorama vraiment époustouflant.
Il y a une belle promenade le long de la Méditerranée et plusieurs parcs y sont aménagés.
Nous aurions aimé séjourner un peu plus longtemps à Antalya car la région avoisinante offre une multitude d'attractions touristiques vraiment intéressantes (chutes, plages, ruines, sites archéologiques, etc.) .
JOUR 9: ANTALYA - SAKLIKENT - FETHIYE
Nous avons quitté Antalya pour nous rendre aux gorges de Saklikent. La route pour s'y rendre offre encore une fois un panorama magnifique. De belles grandes vallées entourées de montagnes.
On ne veut pas fermer nos yeux même si parfois la fatigue nous tenaille car on veut tellement immortaliser ses belles images dans notre tête.
Les gorges de Saklikent ont une profondeur de 300 mètres et une longueur de 18 km.
Une promenade d'environ 90 minutes avait été prévue dans ce canyon. Cependant, étant donné la crue récente des eaux qui rendait la randonnée trop périlleuse, selon le guide, cette promenade n'a pas eu lieu.
Cependant, nous avons pu tout de même en visiter une petite partie en empruntant la passerelle qui longe le canyon.
Au bout de la passerelle, le site est aménagé et on y retrouve des tables de pique-nique. Juste en face, de l'autre côté de la rive, il y a une petite cascade.
Le canyon est vraiment impressionnant et la beauté des lieux est vraiment saisissante.
On peut également y faire du rafting, du kayak ou descendre la rivière sur un tube pneumatique.
Nous avons dîné à cet endroit, confortablement assis sur des petits matelas installés par terre sur le bord de l'eau.
Un très bel environnement pour relaxer avant d'entreprendre la route à nouveau pour nous rendre à Fethiye.
La ville de Fethiye se situe au fond d'une magnifique baie au sud-ouest de la Turquie. C'est une destination très fréquentée en été.
Au-dessus de la ville, il y a plusieurs tombeaux qui ont été creusés dans les parois de la montagne. Ils sont très facile à repérer lorsque l'on se promène dans certaines ruelles de la ville.
Des marches ont été installées dans la colline pour accéder de plus près à certains de ces tombeaux. Nous nous y sommes rendus. Lorsque le gardien est présent, au bas de ces marches, des frais de 5 TL sont exigés.
Le tombeau le plus connu est celui d'Amyntas. Il date du 4e siècle avant Jésus-Christ. C'est le plus grand et le plus élevé des tombeaux de cette falaise, ce qui dénote la notoriété d'Amyntas. D'ailleurs, c'est le seul tombeau qui est accessible.
Plusieurs autres tombeaux sont regroupés à proximité du tombeau d'Amyntas. Des tombes lyciennes sont également dispersées au milieu de certaines rues.
Le panorama est splendide du haut de ces marches car nous avons une superbe vue de la baie de Fethiye.
La ville se situe dans un cadre montagneux. Nous avons donc emprunté quelques rues qui nous ont amenés au haut de la falaise. Quelques plateformes ont été érigées ici et là le long du parcours afin d'avoir une vue panoramique de la région.
D'ailleurs, il est possible d'apercevoir le théâtre Telmessos qui date du 2e siècle avant Jésus-Christ. Il est actuellement en restauration.
Une belle promenade a été érigée long de la mer. Nous nous y sommes baladés. Plusieurs fontaines et monuments sont érigés tout le long du parcours. On y retrouve également plusieurs bars et restaurants.
Nous avons également pu voir une tortue dans la mer aux abords de la promenade. Quelqu'un tentait de la nourrir.
JOUR 10: FETHIYE - BALADE EN BATEAU
Fethiye est le départ d'excursions vers les îles de la mer Égée. Après le petit déjeuner, nous sommes embarqués sur un bateau pour y découvrir les douze îles avoisinantes ainsi que les baies et criques environnantes.
Les seules personnes à bord du bateau étaient les membres de notre groupe et les membres de l'équipage. Tout le bateau pour notre seul groupe: wow !
Une belle journée passée en mer. D'ailleurs, la mer était très calme. Nous sommes débarqués sur deux îles pour explorer les environs.
Sur la première, nous avons escaladé une colline. La vue que nous avions du haut de cette colline était vraiment remarquable. Nous pouvions apercevoir, entre autres, les îles avoisinantes encerclées par les eaux turquoises.
Nous avons entrepris une petite balade sur la seconde île. Le paysage était tout autant pittoresque.
Une image vaut mille mots. Alors, je vous invite à visionner la vidéo suivante pour découvrir cette escapade en mer.
JOUR 11: FETHIYE - HIÉRAPOLIS - PAMUKKALE
Hiérapolis et Pamukkale sont tous les deux inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Après le petit déjeuner, nous avons pris la route vers Pamukkale (230 km). Nous avons dîné dans un charmant restaurant typique face au site de Pamukkale. Disons que la vue qui s'offrait devant nous était tout simplement grandiose. Le repas que l'on nous a servi était vraiment excellent.
Nous avons d'abord visité la ville thermale antique de Hiérapolis qui est voisine du site de Pamukkale. Celle ville aurait été construite à la fin du 2e siècle avant Jésus-Christ. Les romains étaient très nombreux à fréquenter cet endroit car ils connaissaient les nombreuses propriétés curatives des eaux. D'ailleurs, la piscine thermale est toujours exploitée.
Elle a été baptisée "piscine de Cléopâtre" par Marc-Antoine en l'honneur de cette dernière qui s'y était baignée une fois et aurait fait venir cette eau jusqu'à Rome ensuite, par convois. L'eau est naturellement chaude à 36 °C et par endroit très pétillante. Elle serait censée rajeunir et guérir certaines maladies ou infections. (Source wikipedia).
Nous avons entrepris une promenade sur le site qui est localisé dans une belle grande vallée. L'endroit est vraiment magnifique.
Nous nous sommes rendus jusqu'au théâtre qui a été construit sur le flanc d'une colline. Il est vraiment imposant. Son architecture est composée de chapiteaux, colonnes, statues des divinités et, à leurs pieds, des murets sculptés représentant des scènes de la mythologie d'Apollon et d'Artémis.
Devant le théâtre se trouvent les vestiges du Temple d'Apollon. Construit sur une faille géologique, il communiquait avec le Plutonium, c'est-à-dire le sanctuaire de Pluton, dieu des Enfers. Ce sanctuaire jouissait d'une grande notoriété, puisque plusieurs auteurs latins, dont Strabon, nous le décrivent. Il s'agit pourtant d'une caverne de petite dimension. Mais elle dégageait des gaz suffocants qui s'évaporaient des flots d'eau chaude qui y coulaient et qui étaient censés être envoyés par Pluton. Une vaste zone, devant l'entrée, était interdite d'accès. Dans les temps anciens, des prêtres castrés y conduisaient des animaux, qui y mouraient. Selon Pline l'Ancien, eux-mêmes y pénétraient, et le fait qu'ils en sortaient vivants les faisaient passer pour des miraculés, favorisés des dieux, ce qui leur conférait un grand prestige. Il s'agissait sans doute de gaz plus lourds que l'air, qui affectaient seulement les petits animaux, plus proches du sol. (Source wikipedia).
Nous n'avons visité qu'une infime partie de cette ville antique puisque plusieurs autres vestiges et une multitude de monuments sont dispersés dans la vallée.
Le ciel s'est ennuagé et une averse de pluie est tombée. Nous nous sommes abrités quelques instants et avons entrepris la visite du parc de Pamukkale (châtau de coton en turc).
Lorsque nous sommes arrivés dans la petite ville de Pamukkale, nous sommes tombés immédiatement sous le charme de cette montagne d'un blanc immaculé.
Cette blancheur est due à la forte teneur en calcaire de l'eau qui provient des roches qui surplombent le site.
Comment se produit la solidification du calcaire sur les roches? Le site comporte 17 sources. Certaines d'entre elles ont une température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels minéraux et de gaz carbonique. Ce dioxyde de carbone, en se libérant dans l'air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l'eau, lequel se dépose, sous forme pâteuse, sur les flancs de la colline et durcit ensuite lors de l'évaporation de l'eau. (Source wikipedia).
Ce phénomène naturel laisse des couches blanches sur la pierre, ce qui donne à la montagne une apparence de forteresse de coton ou d’une chute d’eau gelée. (Source wikipedia).
Notre guide local nous a tout d'abord amené dans une section où les travertins étaient complètement asséchés. Ces travertins, qui comportent des impuretés, sont plutôt de différentes couleurs: beige, gris, marron, voire jaunâtre.
Malgré le vide et malgré l'absence de cette eau turquoise, le paysage est totalement spectaculaire. Tout semble figé dans le temps. Sur certains travertins, les dépôts calcaires nous font penser à d'immenses glaçons.
Nous sommes arrivés par la suite dans le secteur plus touristique du site. Dans ce secteur, les vasques sont remplies d'une belle eau couleur turquoise. Le guide local nous laisse environ 45 minutes pour explorer la région. C'est trop peu pour un site d'une telle ampleur.
Nous avons donc enlevé nos chaussures, tel qu'exigé par les autorités. Il faut marcher pieds nus si l'on désire se promener le long de ces belles terrasses naturelles formées par le calcaire. Il est même possible de se baigner dans certains bassins qui sont plus profonds.
Aujourd'hui, le débit des sources est maintenant contrôlé pour assurer la meilleure répartition possible du ruissellement et des dépôts de calcaire afin que l’ensemble des bassins gardent leur blancheur.
Nous sommes donc repartis avec le groupe en direction de l'hôtel Tripolis qui est situé non loin de ce parc naturel.
Nous avons pris possession de notre chambre et comme le soleil était de nouveau présent dans le ciel, que la montagne blanche offrait un panorama splendide sous le soleil et que nous n'avions pas eu l'opportunité de visiter l'entièreté du site, mon conjoint et moi y sommes retournés à pied.
Nous avons donc à nouveau payé notre droit d'entrée (25 TL par personne) au guichet situé au pied de la montagne.
Nous sommes montés jusqu'au haut de la falaise en prenant tout notre temps. Nous avons été émerveillés par toutes ces terrasses d'un blanc immaculé et tous ces bassins remplis d'une eau turquoise laiteuse. De plus, y marcher pieds nus offrait une expérience sensorielle vraiment plaisante.
Le coucher du soleil se fait face à la montagne, ce qui rend le site tout simplement enchanteur.
Je vous conseillerais de visiter ce parc en fin de journée car il y a beaucoup moins de touristes et la lumière du jour est beaucoup plus propice.
JOUR 12: PAMUKKALE - EPHESE - KUSADASI
Ephèse est l'une des plus anciennes et importantes cités grecques d'Asie Mineure. Elle aurait été fondée vers le 10e siècle avant Jésus-Christ.
Ce vaste site archéologique, très fréquenté par les touristes, nous permet de revivre le passé tant certains vestiges sont encore bien présents.
Nous avons débuté notre visite par le grand théâtre. Il a été construit au 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a été agrandi à maintes reprises pendant l'époque romaine. Il pouvait accueillir 24 000 spectateurs.
L'avenue de marbre a été restaurée au 5e siècle et elle est considérée comme l'une des plus grandes avenues antiques les mieux conservées.
Sur cette avenue, on y retrouve une empreinte de pied et le buste d'une femme. Notre guide nous a informé que ces dessins indiquaient la direction d'une maison close. L'écartement des doigts indiquerait que la maison était la 4ème sur la gauche. Au milieu se trouve un trou qui correspond par son diamètre à une pièce et, par sa profondeur, au nombre de pièces. Vous aviez ainsi le tarif de ces dames.
Situé à proximité de la Bibliothèque de Celsus, l'agora inférieur est un quadrilatère qui comportait de nombreuses boutiques.
La Bibliothèque de Celsus fut construite en l'an 117. Elle était l'un des plus importantes bibliothèques de l'époque. Sa façade est une merveille architecturale. Elle repose sur un podium de neuf marches et est composée de deux séries de colonnes superposées.
Sur cette façade, on retrouve également des statues qui représentent des vertus chères à Celsus, soit la sagesse, l'intelligence, le jugement et la science.
La rue des Courètes débute au Prytanée et s'achève à la Bibliothèque de Celsus.
En fait, les Courètes étaient des prêtres qui, à chaque printemps, quittaient le Prytanée, traversaient la rue des Courètes pour se rendre à Ortygia afin d'y célébrer la plus grande déesse d'Ephèse, c'est à dire Artémis.
La partie centrale de la rue était destinée aux chars et les deux parties latérales réservées aux piétons. Recouvertes d'une toiture, elles abritaient des boutiques et magasins.
En remontant la rue, à partir de la Bibliothèque de Celsus, on peut admirer les "Maisons de la Pente", les thermes de Scholastikia, le temple D'Hadrien, la fontaine de Trajan ainsi que la porte d'Héraclès.
Les Maisons de la Pente, érigées sur plusieurs terrasses, étaient les demeures riches de l'époque. Ces maisons comportaient plusieurs étages et elles ont été habitées du 1er au 7e siècle.
Les thermes de Scholastikia sont des bains publics qui datent du 1er siècle. Ils ont été agrandis au 4è siècle grâce aux largesses d'une riche chrétienne du nom de Mme Scholastikia.
Le temple d'Hadrien est un superbe monument de la rue des Courètes. Il a été érigé en l'honneur de l'empereur Hadrien qui a visité Éphèse à maintes reprises. Ce temple possède une élégante façade composée de 4 colonnes surmontées d'une voûte sur laquelle on retrouve le buste de Tykhé, déesse de la ville. Au-dessus de la porte, on y retrouve également un buste de jeune fille représentant la Méduse.
La fontaine de Trajan est un monument à deux étages qui a été construit au 2e siècle en l'honneur de l'empereur. Cette fontaine possédait deux bassins dont celui du devant était réservé pour les passants et celui de derrière recevait les eaux du canal.
La porte d'Héraclès représente ce héro vêtu de la peau du lion de Némée.
A proximité, se trouve l'odéon, un édifice en demi-cercle qui est adossé à une petite colline. Il a été construit au 2e siècle et était utilisé pour les réunions et les concerts. Il pouvait contenir jusqu'à 1400 personnes. A cette époque, il était recouvert d'un toit à charpente de bois.
Nous sommes revenus sur nos pas pour retourner vers la sortie. Cependant, nous avons fait un petit détour vers l'Église de la Vierge Marie. Construite vers le 5e siècle, , elle a été considérée comme cathédrale jusqu'au 7e siècle où elle fut détruite. Elle servait encore de cimetière jusqu'au Moyen-âge.
Par la suite, nous sommes allés visiter le Temple d'Artémis, l'un des plus importants sanctuaires d'Artémis, déesse grecque de la chasse. Ce temple servait à la fois de place de marché et de lieu de culte de la déesse Artémis.
Ce temple fut érigé du milieu du 8e siècle au milieu du 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a la particularité d'avoir été détruit sept fois en dix siècles.
Le Temple d'Artémis a d'ailleurs été déjà proclamé comme faisant partie des "Sept merveilles du monde".
Aujourd'hui, il n'en reste que quelques ruines. D'ailleurs, une seule colonne est encore en place sur le site. Cependant, les restes d'autres colonnes peuvent être vus au British Museum et au musée d'Éphèse.
Nous avons également visité le charmant petit village de Sirince qui est niché dans les collines. Entouré de vignes et d'oliviers, ce petit village, abritant 600 âmes durant la basse saison, est réputé entre autres pour ses vins de fruits, huiles d'olive et vinaigre de grenade. Il est très fréquenté durant la saison touristique.
Nous avons arpenté les petites rues sinueuses pavées de vieilles pierres pour nous rendre dans les hauteurs du village. Nous pouvions ainsi avoir une vue panoramique de ce magnifique lieu.
Une dame s'est approchée de nous et nous a invité à visiter sa petite maison. Nous avons accepté l'offre et nous avons également acheté une belle broderie.
Nous avons finalement atteint notre destination finale pour aujourd'hui: Kusadasi. Nous avons logé à l'hôtel Kismet. Nous avons obtenu une belle grande chambre dotée de deux balcons avec vue partielle sur la baie de Kusadasi.
Cet hôtel, qui est très bien situé, est unique de par son histoire. La reine d'Angleterre, Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, et plusieurs autres grandes personnalités de ce monde y ont déjà séjourné.
La terrasse du restaurant offre une vue magnifique sur les voiliers de la marina.
Nous sommes partis à pied vers la ville. Kusadasi, située sur les bords de la mer Égée, était, à l'époque, un petit village de pêcheurs. Aujourd'hui, elle est devenue l'une des plus célèbres stations balnéaires de la Turquie.
Nous avons d'abord fait un arrêt à la plage pour faire une toute petite trempette dans la mer Égée. Notre ballade s'est poursuivie sur la belle promenade érigée le long de la mer.
Nous nous sommes dirigés vers un quai où est installé un monument représenté par une main entrouverte, d'un blanc immaculé, d'où plusieurs oiseaux s'envolent. Ce monument signifie la paix et l'espoir.
Un autre monument sied également sur cette promenade, soit le monument d'Ataturk et de la jeunesse qui représente également la paix et l'espoir.
Près du port, on retrouve le caravansérail qui a été construit à l'époque de l'Empire ottoman en 1619. Le caravansérail fut construit en pierre avec un plan rectangulaire à deux étages, au milieu d'un jardin. Le bâtiment a été restauré en 1966 et est aujourd'hui transformé en hôtel.
En fin de journée, plusieurs personnes se rassemblent au bord de la mer pour observer le merveilleux coucher du soleil.
JOUR 13: KUSADASI - PERGAME - BURSA
En début de matinée, en longeant la côte de la mer Égée, nous nous sommes dirigés vers Pergame, l'une des grandes villes de la civilisation hellénistique avec Alexandrie. Son peuplement remonte aussi loin qu'au 8e siècle avant Jésus-Christ.
Nous avons visité l'Asclépieion, non dérivant d'Asclipéios, dieu grec de la médecine. Ce sanctuaire était un centre thérapeutique symbolisé par l'image des serpents.
A l'époque, on arrivait au sanctuaire depuis Pergame par une voie sacrée, la Via Tecta. Aujourd'hui, il ne reste qu'une petite partie de cette voie.
D'une manière générale, les malades arrivaient par la Voie Sacrée en marchant pieds nus. Ils avaient la conviction que chaque pas fait en direction du sanctuaire les rapprochait de la guérison.
Lorsque les malades franchissaient l'enceinte du sanctuaire, déjà ils ressentaient les effets psychologiques bénéfiques de leur conviction.
Une fois lavés et purifiés, les malades entraient dans un tunnel souterrain, appelé cryptoportique, qui les menait jusqu’au Télesphore.
Le Télesphore était un bâtiment circulaire de deux étages. Aujourd'hui, le second étage a disparu, mais le premier étage est bien conservé. Des lits avaient été installés pour les malades.
Les malades priaient jusqu'à ce qu'ils s'endorment. Lorsqu'ils se réveillaient, les médecins venaient interpréter leurs rêves.
Les méthodes de traitement utilisées consistaient, entre autres, à des bains de boue, des bains d'eau thermale, des massages, des médicaments fabriqués à base de plantes et des jeux.
Un théâtre de 3500 places avait été érigé. Les malades venaient y écouter de la musique et des spectacles car cela faisait partie des méthodes thérapeutiques utilisées.
Nous sommes partis par la suite en direction de l'hôtel Baia situé à Bursa. Cet hôtel est situé dans un quartier industriel. Nous aurions préféré une hôtel directement dans le quartier historique de Bursa.
JOUR 14: BURSA - ISTANBUL
Toujours à Bursa, nous avons tout d'abord visité la Grande Mosquée qui fut érigée entre 1396 et 1399. Cette mosquée a été restaurée plusieurs fois car elle a subi des invasions, séismes et incendies.
Cette mosquée est couverte de 20 coupoles et la partie supérieure de la coupole située au centre est en verre. Au bas de cette coupole, se trouve une fontaine avec robinets et jet d'eau pour les ablutions.
Sur les murs intérieurs, on y retrouve 192 inscriptions datant des 19e et 20e siècles rédigés par les meilleurs calligraphes ottomans de l'époque.
Nous sommes ensuite aller visiter la Mosquée Verte. Elle a été érigée aux alentours de 1419. Sa façade est en marbre blanc. Elle doit son nom à ses superbes faïences vertes qui recouvrent les murs intérieurs.
Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le Mausolée Vert, situé à proximité de la Mosquée Verte. Il a été érigé en 1421. Il se distingue également par ses faïences turquoises qui recouvrent les murs extérieurs.
Le Mausolée Vert contient le sarcophage du Sultan Mehmet ainsi que sept autres tombes appartenant à des membres de sa famille.
Par la suite, nous avons entrepris une petite ballade dans les ruelles où se trouve le bazar de Bursa. Le site est très animé et un festival de couleurs et d'odeurs nous attend. Les fruits et légumes frais côtoient les épices, les noix, les pâtisseries, etc. Ça ouvre franchement l'appétit!
Après la visite du marché, nous sommes retournés à Istanbul. Nous avons embarqué à bord du grand Car Ferry qui traverse la mer de Marmara, ce qui nous a permis de passer rapidement de la rive asiatique vers la rive européenne de la Turquie et ainsi éviter l'intense circulation des abord de la grande mégalopole de 20 millions d'habitants.
Nous sommes arrivés dans le quartier historique d'Istanbul en fin d'après-midi. Le temps de porter nos valises dans la chambre de notre hôtel à Istanbul, nous sommes aussitôt repartis.
Nous avons décidé de prendre le tramway à partir de la station Sultanahmet afin de nous rendre jusqu'à la station Kabatas afin d'aller découvrir un autre secteur d'Istanbul.
Nous devons nous procurer un jeton au coût de 1 TL dans les installations qui sont localisées près des stations de tramway et ensuite insérer ce jeton dans une fente prévue à cet effet près du tourniquet de sécurité afin d'accéder à la section d'embarquement.
Notre guide nous avait mentionné que nous pouvions prendre n'importe lequel des tramways qui s'arrêtait à la station Sultanahmet pour nous rendre à destination de Kabatas.
Donc, nous décidons d'embarquer dans le premier tramway qui s'arrête en face de nous. C'est indiqué "Eminönü" à l'avant du tramway. Évidemment, un petit doute s'installe dans notre esprit. En me faufilant dans le tramway, je sens une main monter le long de mon postérieur. C'est un homme qui est debout à l'entrée du tramway et je le dévisage d'un air surpris. Il ne bronche pas...
Nous nous empressons de nous asseoir sur deux sièges encore disponibles et le tramway repart. Il s'arrête à la station d'Eminönü. Plusieurs personnes sortent, d'autres entrent. Le tramway repart, mais en direction inverse. Nous éclatons de rire car nous venons de comprendre que le tramway retourne vers la station Sultanahmet, notre station de départ.
Nous débarquons au premier arrêt que fait le tramway car nous savons qu'il y a une centre d'information touristique à proximité. Le préposé parle très bien français, ce qui facilite nos échanges. Cet homme nous indique que l'on doit prendre le tramway T1, ce que nous nous empressons de faire à l'arrivée de ce celui-ci.
Tel que prévu, nous sommes sortis à la station de Kabatas et nous nous sommes dirigés vers la mosquée Dolmabahçe située dans le quartier de Besiktas aux abord du Bosphore.
Sa construction a débuté en 1851 et elle a été inaugurée en 1855. Elle ne possède qu'un seul dôme et elle est réputée pour ses deux minarets inspirés du style corinthien.
L'intérieur de cette mosquée est vraiment magnifique. On y retrouve plusieurs fenêtres qui laissent pénétrer le soleil, ce qui rend l'endroit lumineux. Les détails architecturaux sont spectaculaires. On se croirait dans un palais. Elle fait partie de l'une des plus belles mosquées que nous avons eu le privilège de visiter à Istanbul.
Ensuite, nous avons poursuivi notre route vers la splendide Tour de l'Horloge, tout près du Palais de Dolmabahçe. Celle-ci a été construite en 1895 Cette tour, de style néobaroque ottoman, est d'une hauteur de 27 mètres et possède quatre étages.
Il ne nous a pas été possible de visiter l'intérieur du Palais de Dolmabahçe car nous sommes arrivés trop tard.
Cependant, je peux vous assurer que nous avons été éblouis par la somptuosité des abords de celui-ci qui d'ailleurs est le plus grand palais de la Turquie.
Ce palais a été construit au 19e siècle. Il comprend 285 pièces toutes aussi luxueuses les une que les autres.
L'histoire raconte que ce palais a été construit tout juste après l'incendie de Pera qui détruisit plusieurs ambassades étrangères. Les pays décidèrent de reconstruire de grandes demeures fastueuses. Un sultan qui habitait le vieux palais de Topkapi, pris de jalousie, fit ériger le Palais de Dolmabahçe.
Nous avons jeté un petit coup d'oeil par le trou de la serrure de la porte d'entrée et nous avons pu apercevoir une belle fontaine face à la majestueuse façade du palais.
La première partie de cette vidéo vous présente la Mosquée, la Tour de l'Horloge et le Palais de Dolmabahçe. La seconde partie vous donne un petit aperçu du quartier où se trouve la Tour de Galata.
Lorsque nous avons repris le tramway pour retourner à l'hôtel Centrum, nous avons été témoins d'un vol à la tire.
Nous avions été avisés de faire attention aux pickpockets qui sont nombreux à Istanbul, mais ne pensions jamais y assister en direct.
Lorsque le tramway est arrivé et que la porte s'est entrouverte, la foule s'est amassée pour pénétrer à l'intérieur. Nous tentions d'entrer dans le tramway, mais un homme devant nous se tenait délibérément sur le bord de la porte et il ne bougeait pas. Nous tentions de le pousser pour qu'il avance, mais il résistait et demeurait en place. Nous avons dû le contourner pour entrer dans le tramway.
Nous nous sommes assis. Mon conjoint continuait d'observer cet homme car son comportement semblait anormal. Habituellement, les gens se précipitent rapidement dans le tramway afin d'avoir une place.
Ce jeune homme se tenait toujours dans la porte d'entrée du tramway et il observait plutôt les gens qui sortaient par la porte située de l'autre côté du tramway.
Dans le temps de le dire, il a passé sa main sur la poche arrière d'un pantalon d'un homme qui quittait le tramway. Il a subtilisé le portefeuille de cet homme sans que ce dernier ne s'en aperçoive.
Dès lors, il a brusquement quitté le tramway. Les portes se sont refermées et nous l'avons aperçu à l'extérieur. Il a mis ses verres fumés et nous l'avons perdu de vue quelques instants. Il devait travailler avec des acolytes car juste avant que le tramway ne reparte, nous l'avons vu revenir à l'endroit initial.
Cet événement s'est déroulé si rapidement que nous n'avons même pas eu le temps de réagir.
C'est à cet instant que je me suis rappelée l'homme qui m'avait touché le postérieur lors de notre première escapade en tramway. Son attitude était la même. Il avait probablement tâté le terrain... Heureusement, mes poches arrières sont toujours vides.
Le soir même, nous sommes allés manger dans un restaurant. Un homme, assis à une table près de nous, cherchait nerveusement son portefeuille dans ses poches et puis dans son sac à dos. Il a même regardé sous la table. Il s'est empressé de se rendre à la salle de bain, croyant l'avoir oublié à cet endroit. Il ne l'a pas retrouvé. Peut-être a-t-il été lui aussi victime du vol à la tire.
JOUR 15: ISTANBUL
En matinée, nous avons effectué la visite du palais de Topkapi qui a été l'ancienne demeure de sultans entre les 15e et 19e siècles. Plus de 4000 personnes habitaient dans ce palais.
Les sultans l'abandonnèrent au 19e siècle pour habiter dans le palais de Dolmabahçe. En 1921, ce palais a été transformé en musée.
Le site domine le Bosphore, la mer de Marmara et la Corne d'Or et il est constitué de plusieurs bâtiments disposés autour de quatre cours intérieures.
Lorsque nous franchissons la porte Impériale, nous pénétrons dans la première cour qui est entourée de hauts murs. C'est la plus grande cour. On y retrouve l'église Ste-Irène qui a été érigée au 4e siècle.
Par la suite, nous passons sous la porte du Salut pour entrer dans la deuxième cour. Dans les anciennes cuisines, on y retrouve une superbe collection de porcelaines.
Juste à côté, se trouve le Divan Impérial qui était la salle où se réunissaient les membres du conseil de l'Empire.
L'entrée du harem est également située dans cette cour. Il se composait de longs corridors et de 400 chambres. C'était la résidence privée du sultan et il y vivait entouré de sa mère, ses soeurs, ses épouses ainsi que ses concubines.
Aujourd'hui, il n'y a qu'une infime partie du harem qui peut être visitée.
On pénètre dans la troisième cour par la porte de la Félicité. Cette cour était réservée au sultan et à son entourage.
Au centre de cette cour est érigée la bibliothèque Enderûn qui est recouverte de marbre à l'extérieur. On y retrouve également l'école du palais, le pavillon des audiences, la salle des reliques et les salles du trésor.
La salle des reliques conserve les reliques du Prophète Mahomet, i.e. manteau, poils de barbe...
Les salles du trésor présentent la plus belle et la plus riche collection du monde entier. Nous pouvons y découvrir des pierres précieuses et semi-précieuses, des trônes incrustés de pierres précieuses, le poignard de Topkapi, une collection de diamants ainsi qu'une énorme émeraude de 3 kg. Plusieurs autres objets précieux ayant appartenu aux sultans sont également présentés dans ces salles.
La quatrième cour est composée de pavillons, kiosques, jardins et terrasses. A l'origine, ceux-ci faisaient partie de la troisième cour. Elle faisait office de lieu de repos des sultans.
Tout de suite après la visite du palais de Topkapi, nous sommes allés prendre la navette gratuite pour nous rendre à l'aquarium de Florya. L'arrêt se trouve près de l'immense fontaine située entre la Basilique Ste-Sophie et la Mosquée Bleue.
L'autobus est facilement repérable car elle est identifiée aux couleurs de l'aquarium. La durée du trajet est d'environ 45 minutes pour l'aller et le retour. Elle peut varier dépendamment de la densité de la circulation.
Cet aquarium est considéré comme étant le plus grand aquarium thématique au monde. Réparti sur deux étages, il possède 16 sections thématiques ainsi qu'une forêt tropicale qui représentent les régions qui vont de la Mer Noire à l'Océan Pacifique.
Les thèmes abordés sont les suivants: Istanbul (Bosphore, Mer de Marmara), Mer Noire, Détroit des Dardanelles, Mer Égée, Canal de Suez, Mer Rouge, Réchauffement climatique, Mer Méditerranée, Détroit de Gibraltar, Atlantique Est (épave de bateau), Mid-Atlantique, Atlantique Ouest, Canal de Panama, Océan Pacifique, Nautilus (sous-marin) et la forêt amazonienne.
On y retrouve environ 1500 espèces représentées par 15 000 créatures terrestres et maritimes qui sont toutes aussi intéressantes les unes que les autres.
Ces créatures vivent dans des conditions semblables à celles de leur habitat naturel.
Moyennant un coût supplémentaire, il est même possible d'assister à un film présenté dans des salles de cinéma 5D. Plusieurs titres sont à l'affiche. Nous pouvons ressentir les effets de l'eau, du vent et du brouillard.
L'aquarium possède une très belle boutique, trois cafétérias ainsi qu'un restaurant avec vue sur la mer.
Le prix de base pour un adulte est de 42 TL. Il y a également des tarifs spéciaux pour les étudiants, les personnes âgées, les familles, les groupes, etc.
Des forfaits sont également offerts pour ceux qui désirent assister à un film présenté dans une des salles de cinéma 5D, le prix débutant à 45 TL pour un adulte.
Si vous désirez des informations supplémentaires, cet aquarium possède un site web.
Je ne vous cacherai pas que j'ai un faible pour les créatures aquatiques. Lorsqu'un aquarium est érigé dans une ville que nous visitons, nous tentons d'aller le visiter dans la mesure du possible.
Celui-ci nous a vraiment charmé. Les bassins sont d'une propreté exemplaire et plusieurs sont entourés de magnifiques décors.
On y retrouve même un long tunnel de verre où il est possible d'observer plusieurs espèces de vie marine.
J'aime bien les raies et j'ai été gâtée à souhait car il y en avait plusieurs qui se déplaçaient tout autour de nous ou venaient tout simplement à notre rencontre.
La circulation automobile peut être parfois très dense à Istanbul. Lorsque nous avons repris la navette à partir de l'aquarium en direction du centre historique d'Istanbul, nous avons d'ailleurs pu le constater de visu.
Par ce beau dimanche après-midi, les gens envahissent les parcs situés tout le long de la mer. Ce qui est ahurissant à voir, ce sont les voitures agglutinées les unes aux autres, stationnées sans ordre précis, à l'horizontale, à la verticale, et ce, sur plusieurs rangées.
Certaines sont carrément dans le parc, d'autres sur le trottoir, d'autres sont stationnées mi-trottoir mi-route et il y a bien sûr celles qui bloquent la route...
J'imagine que le propriétaire de la petite voiture coincée de long en large par plusieurs véhicules doit attendre que tout ce beau monde quitte avant de pouvoir le faire à son tour.
De retour dans le quartier historique, nous nous sommes arrêtés à un petit kiosque de crème glacée. Je me suis laissée prendre au jeu du chat et de la souris...
Pour tout vous dire, le marchand fait son petit numéro. Il a un talent fou pour faire apparaître ou disparaître à volonté les cornets qu'il étale devant nous.
Quant à la texture de la crème glacée, elle est douce et crémeuse et, en même temps, élastique comme du caramel.
Ma propre expérience est présentée dans la vidéo qui suit et je me suis amusée à filmer les réactions de certains autres clients (vidéos suivantes).
JOUR 16
Nous quittons la Turquie la tête pleine de merveilleux souvenirs. La Turquie a beaucoup à offrir tant au niveau historique que géographique.
Les monuments et les paysages sont à couper le souffle. C'est un pays aux multiples facettes et son peuple est très chaleureux.
Ce fut un immense privilège de découvrir ce magnifique pays des mille et une nuits.
3 semaines en famille dans l'ouest des USA English translation pending
Ayant bénéficié de tant de témoignages sur ce forum pour préparer notre voyage, c’est avec plaisir que je m’assieds (tardivement) à mon tour pour témoigner de notre expérience.
En août 2013, nous sommes partis en famille (couple + 3 ados) pour un périple de 22 jours dans l’ouest des USA. Ce fut un voyage fantastique, trop court comme toujours.
La première étape fut de définir un itinéraire. Le choix est difficile tant il y a à voir et à faire.
Nous avons opté pour un vol multi-destination qui nous a permis de commencer notre voyage à Los Angeles pour le terminer à Las Vegas. En réservant nos billets d’avion près d’un an à l’avance nous avons déjà économisé quelques centaines d’euros. On nous avait conseillé de faire l’escale en Europe plutôt qu’aux USA pour éviter de devoir récupérer ses bagages lors de l’escale. Mais notre vol faisait étape à NY et franchement, tout va très vite, est très bien organisé et ce n’est pas un souci de refaire le checking lors de l’étape. Pour ceux qui en ont l’occasion, n’hésitez pas à partir un mois pour en profiter pleinement ou alors à scinder ce voyage en 2 : la Californie d’une part, les parcs nationaux d’autre part. Vous ne le regretterez pas.
Pour les hôtels, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Etant à 5, nous avons privilégiés les chambres familiales. Une belle économie sur le budget car en optant pour une chambre double + 1 rollaway bed (lit supplémentaire), nous ne devions payer qu’une chambre au lieu de 2. Il faut savoir que les lits doubles aux USA sont très larges (souvent 1m60/1m80) et qu’on trouve 2 lits doubles dans une chambre double. Pour 5, il ne reste qu’à y ajouter un lit d’appoint (rollawaybed) pour 10 à 15$ la nuit et le tour est joué. La plupart des hôtels proposent cette solution. Sur Booking.com, nous pouvions chaque fois vérifier la taille des lits, de la chambre et la possibilité d’y rajouter un lit d’appoint. Ce fut très simple à réserver et en cas de doute, nous envoyions un mail directement à l’hôtel pour nous en assurer. Tout s’est toujours bien passé. Cette économie nous a permis de nous faire plaisir aussi en optant pour un hôtel de catégorie supérieure. Si en Californie la piscine n’est pas indispensable (il ne fait pas si chaud au bord de l’océan), dans l’intérieur du pays, elle était incontournable, surtout pour nos 3 ados.
Nos différentes étapes furent au final : Los Angeles / San Simeon / San Francisco / Yosemite / Death Valley / Las Vegas / Zion / Bryce / Moab / Monument Valley / Lake Powell / Grand Canyon / Las Vegas soit au total 3800 km. Certains jours les étapes furent plus longues mais jamais cela ne nous a paru trop long car la route est souvent magnifique et l’on ne cesse d’admirer le paysage. Les enfants étaient munis de leur DS, i-pod, … et n’ont pas vu les km défiler.
Nous avons loué une voiture type Chrysler Dodge, 7 places (réservée à l’avance) que nous avons récupérée dès notre arrivée à l’aéroport de Los Angeles. Un 4x4 n’est pas nécessaire pour visiter les parcs à moins que vous ne souhaitiez absolument partir à l’aventure sur des pistes hors des sentiers battus. Même en réservant la voiture à l’avance, il nous a fallu attendre un certain temps avant de la récupérer. Attention, même en ayant tout réservé et défini à l’avance, au comptoir ils ne manqueront pas de vous proposer des assurances et services supplémentaires. Ils essayeront aussi de vous convaincre de prendre une catégorie supérieure. Ne vous laissez pas avoir, ils sont très forts. Avec le décalage horaire, il était déjà très tard (ou très tôt) et nous étions bien fatigués. Une fois la voiture récupérée, nous avons pris la direction de l’hôtel. Il n’était que 9h00 du soir pour les américains mais 6h00 du matin pour nous. Donc sans nous attarder nous avons plongés sous nos draps. Grâce à cela, dès notre réveil 08h00 heure locale, nous étions en pleine forme et n’avons pas souffert du décalage horaire.
Pour gagner du temps sur notre programme du lendemain, nous avions réservé un hôtel à Hollywood. A côté du Hollywood Bld et tout près d’Universal Studio. Nous trouvons cette solution idéale car Los Angeles est immense et on passe vite des heures à traverser la ville. Notre hôtel était parfait, proximité, chambre familiale, petit déj. inclus et piscine.
Jour 1 : Universal Studio, Hollywood Bld et Griffith Observatory. Une journée qui s’annonce bien remplie. Le soleil brille, nous sommes vacances, tout va bien. Pour gagner du temps, avant notre départ, nous avons acheté des Pass « Front of line » sur internet. C’est beaucoup plus cher qu’une entrée simple mais a l’immense avantage de nous éviter les files dans le parc. Comme notre planning est serré ce n’est pas négligeable. Universal Studio est sans surprise, un parc d’attraction, comme tous les parcs d’attractions version USA, très bien organisé avec des shows rôdés et des animateurs super entraînés. Universal Studio n’est pas trop grand et axé sur le cinéma et les grosses productions américaines. Très sympa pour ceux qui aiment les parcs d’attractions et les films ou séries made in USA. Un plongeon direct dans l’American way of life et les coulisses du cinéma. A 15h00, nous aurons terminé tout le parc et ses nombreuses attractions, ce qui nous laisse le temps d’aller nous balader sur Hollywood Bld (à côté de l’hôtel) avant notre soirée prévue au Griffith Observatory. La ballade sur Holywood Bld répond à toutes nos attentes. On est au cœur d’Hollywood, dans ce lieu que l’on a vu 100 fois à la télé ou au cinéma. Du pur folklore, un lieu mythique, des sosies de stars de tous les côtés, des étoiles au sol, des magasins de folies, … nos enfants ne savent plus où regarder, quelle étoile prendre en photo, dans quelles empreintes plonger leurs mains. Welcome in USA.
Pour terminer la journée, après un petit plongeon dans la piscine de l’hôtel, on nous avait vivement recommandé de monter jusqu’au Griffith Observatory qui offre plusieurs avantages : on est juste en face des fameuses lettres « Hollywood » (photos incontournables), il y a chaque jour des projections de film sur l’espace à ne pas rater (nous sommes arrivés juste trop tard et l’avons raté !) et surtout il y a une vue imprenable sur Los Angeles. Vous arrivez en fin d’après-midi, prenez vos photos, allez voir le film et en sortant la nuit est tombée et vous découvrez un Los Angeles tout illuminé, nouvelle séance de photos. Il y a aussi moyen de manger sur place mais avant 19h00. Pour une première journée de vacances USA, nous en avons déjà des choses à raconter.
Jour 2 : Beverly Hill, Santa Monica, Santa Barbara, Hearst Castle En route pour San Simeon (étape intermédiaire vers San Francisco) par la Highway 1 (route qui longe la côte). Avant de quitter Los Angeles, nous avons prévu de faire un tour du côté de Beverly Hill et Rodeo Drive, la fameuse rue des magasins chics fréquentée par les stars. Les enfants rêvent bien sûr d’en croiser l’une ou l’autre (espoir déçu). Après ce passage obligé qu’on est content d’avoir vu pour enfin voir en vrai ce qu’on a tant de fois aperçu à la télé ou au ciné …, nous prenons la direction de la côte pour découvrir les fameuses plages de Californie, Santa Monica, Santa Barbara, … Chacune de ses plages à son intérêt mais nous manquions de temps pour tout faire et avons dû consentir quelques sacrifices. Mieux vaut prévoir un jour de plus pour mieux profiter de Los Angeles et de ses alentours. A Santa Monica, immense plage de sable fin avec son pier et son parc d’attractions vintage, ses life guards et leurs cabines typiques que l’on voit dans Malibu. C’est aussi la fin de la route 66.
Santa Barbara, jolie petite ville balnéaire en bord de mer qui mérite plus qu’une pause sandwich. Là aussi, possibilité de faire une croisière en mer pour observer les baleines.
Venice et Malibu que nous avons dû passer faute de temps mais à partir desquelles il est possible de louer des vélos pour parcourir la côte. Nous aurions bien aimé nous imprégner des lieux par ce biais. Nous avons aussi fait l’impasse du Getty Center et de la Getty Villa par manque de temps. Donc prévoyez 2 jours pleins pour LA et ses alentours.
La route vers San Francisco peut se faire soit par l’autoroute (+ rapide mais à l’intérieur des terres) soit par la Highway 1 qui longe la côte. La route est dégagée, on y circule très bien et on bénéficie de la vue tout le long du trajet. Cette option est donc vivement recommandée. Bon à savoir, vu la proximité de l’océan, tôt le matin il y a beaucoup de brume et la vue est bouchée par endroit. En cours de journée, le brouillard se lève et la vue est dégagée.
Nous avions prévu de visiter Hearst Castle en cours de route et avons donc réservé un motel à San Simeon. Hôtel sans intérêt mais correct, proche d’Hearst Castle et à proximité de Piedras Blancas où une colonie d’éléphants de mer a pris possession de la plage. On peut les approcher de tout près et c’est vraiment amusant de les observer. Autre possibilité pour la nuit : Cambria, c’est là que nous avons soupé. Tout petit mais plus charmant que San Simeon qui consiste plus en un rassemblement de quelques motels en bord de route. Hearst Castle est à l’image même de la folie américaine, délirant, mégalomaniaque et kitchissime. Pour le visiter mieux vaut réserver son tour à l’avance sur internet. Il y a plusieurs tours possibles et des visites toutes les 1 /2 heures mais c’est vite rempli. Comme toujours aux USA tout est très bien organisé et on ne perd pas de temps.
Jour 3 : Piedras blancas, Carmel, Monterey, San Francisco Nous commençons la journée par le bord de mer où nous prenons le temps d’observer ces fameux éléphants de mer qui ont pris possession de la plage. Nous sommes à quelques mètres d’eux à peine et c’est très amusants de les voir évoluer. Après une petite demi-heure, nous reprenons la route direction San Francisco. Toujours en longeant la côte par la 1, nous avons prévu une halte à Carmel pour visiter le Monastère et la petite ville, pleine de charme dont le maire a longtemps été Clint Eastwood. Cette petite cité balnéaire mérite qu’on prenne le temps de s’y balader. Elle a un charme fou et dénote totalement par rapport aux grandes villes américaines que nous allons traverser (LA, LV, SF). Après Carmel, nous faisons halte à Monterey pour nous promener sur le Pier et visiter son aquarium, le plus grand du monde. Noir de monde mais certaines sections (méduses entre autres) méritent vraiment le détour. Pour aller de Carmel à Monterey il ne faut pas hésiter à emprunter la 17 Miles Drive par la côte (route privée qui longe la côte et traverse des propriétés privées haut de gamme). Après cette visite aquatique, nous reprenons la route pour San Francisco où nous avons rendez-vous avec deux familles d’amis qui, par le plus grand des hasards, se retrouvent aussi à SF ce jour-là. Nous passons la soirée tous ensemble pour dès le lendemain, chacun reprendre notre route de notre côté.
Jour 4, 5 et 6 matin : San Francisco et ses classiques : Alcatraz, Pier 39, Golden gate, Cable car, China town, Alamo Square, Fisherman’s wharf, Ghirardelli Square, Nob Hill, Lombard Street, Japanese Tea Garden, Sausalito (en vélo), 49 miles scenic drive. Je ne m’étends pas sur le sujet car il est déjà largement commenté ailleurs mais tous ces lieux en valent la peine et nous plongent dans une ambiance unique. Durant trois jours, nous avons laissé la voiture dans le parking de l’hôtel et avons circulé à pied, en tram ou en cable car. D’où l’intérêt de choisir un hôtel avec parking (gratuit si possible) car cela coute vite très très cher. Ca monte très fort et même s’il ne fait pas si chaud à SF, on a vite chaud lorsqu’on arpente ses rues. Pour le reste, nous avons eu froid à SF, mieux vaut le savoir, au bord de l’océan il ne fait pas toujours chaud. Mieux vaut prévoir un pantalon, un polar et un coupe-vent. Pour Alcatraz, nous avions également réservé nos places à l’avance via internet. Je crois que sans cela, il est impossible d’avoir des places. Les places se réservent 90 jours à l’avance. Bloquez votre agenda si vous voulez avoir le choix du jour et de l’heure. J’avais lu qu’il valait mieux prendre la première visite de la journée pour éviter la foule c’est ce que nous avons fait mais je ne sais pas s’il y a tant de monde durant la journée. En tout cas, la visite en vaut vraiment la peine et les audio guides en toutes langues sont très bien faits. Une ville à taille humaine, la plus européenne dit-on mais très américaine tout de même. Et à nouveau cette joie d’être plongé en plein film. On connaît cette ville de l’avoir tant de fois vue au cinéma ou à la télé mais y être, c’est encore autre chose. Les rues qui montent et descendent, le cable car, les maisons en bois de toutes les couleurs, la vue sur la baie et bien sûr … le Golden Gate. Lorsque nous y étions avait aussi lieu l’America’s Cup où l’on peut admirer les voiliers filer sur l’eau. Une ville à ne pas rayer de son parcours. Bien entendu, avec nos ados de filles, nous n’avons pas échappé à une séance de shopping dans la rue commerçante principale. C’est ça aussi les vacances et puis c’est toujours sympa de découvrir des enseignes que l’on ne connait pas. Pendant ce temps mon fils a entrainé mon mari au musée mécanique, la plus grande collection d’automates. Il y est retourné 2 fois et en parle encore. Que des vieilles machines à sous, de tous les styles, témoins d’une époque mais très ludiques aussi car on peut encore y jouer. 2 jours et demi ou 3 jours sont bien pour visiter SF. J’ai l’impression d’avoir vu ce que nous souhaitions voir et pour une fois nous ne repartons pas frustrés d’être passé à côté de quelque chose.
Jour 6 suite : Yosemite NP En fin de matinée nous quittons SF pour nous rendre au Yosemite. Comme nous nous éloignons de l’océan, les nuages s’estompent pour laisser la place au ciel bleu et la température augmente radicalement. Puisque nous en avons le temps, nous avons prévu de descendre jusqu’à l’entrée sud « Mariposa » afin de déjà nous balader fin d’après-midi de ce côté pour découvrir les fameux séquoias géants. De cette façon, nous pourrons consacrer la journée du lendemain à la partie centrale du parc via la Tioga Road. Arrivée dans notre hôtel qui est un ancien ranch à proximité de l’entrée du parc. Chouette endroit, rempli d’histoire qui mérite de s’y poser un instant pour savourer le cadre et s’imprégner de l’atmosphère. Mais nous, à peine arrivés, nous partons à la rencontre des séquoias. Super ballade durant laquelle nous croisons une biche et son faon pas farouche du tout. Il y a des écureuils de tous les côtés aussi. Cela monte ferme durant la ballade mais une fois arrivés au sommet les enfants sont contents de profiter du cadre. Après la descente du retour, plongeon dans la piscine de l‘hôtel et souper sympa dans le restau ambiance cow-boy. Pour les parcs nationaux, si vous prévoyez d’en visiter 4 ou plus durant votre voyage, surtout acheté le pass annuel qui coûte le prix de 4 entrées et est valable dans la majorité des parcs durant un an. Vous pourrez donc même le donner à des amis qui prévoient d’y aller à votre retour.
Jour 7 : Yosemite NP Nous avons rendez-vous avec des amis canadiens qui nous ont rejoints spécialement. Notre fille avait séjourné chez eux durant 3 mois et nous avions accueilli leur fille chez nous 3 mois durant également. C’était une surprise pour notre fille et ce fut un bonheur de profiter de leurs retrouvailles. Nous passerons les deux prochains jours ensemble en toute complicité. C’est donc ensemble que nous partons pour le cœur du parc. Le site est merveilleux, les Alpes en plus beau et en plus grand. Très bien organisé comme toujours. On peut donc découvrir les différents points de vue en voiture ou en navette mais aussi bien sûr opter pour la randonnée. Il y a un grand choix de ballades, de durées et de difficultés variées, convenant pour toutes les exigences. Nous avons fait une sacrée ballade ! Une montée infernale qui remonte une rivière pour arriver au sommet d’une cascade impressionnante. Heureusement au départ de la cascade (donc tout en haut), des bassins naturels nous permettent de nous baigner dans cette eau très rafraîchissante. La descente se fera sans aucune difficulté.
Après cette ballade, nous poursuivons notre traversée du parc en voiture, en faisant halte à certains points de vue. Il serait possible de faire d’autres ballades en restant un jour de plus. Mais nous avons prévu de passer la nuit à Bridgeport à la sortie Est du parc et continuons donc notre route. La sortie du parc se fait sous le coucher du soleil qui donne de magnifiques reflets colorés au paysage. Je ne peux m’arrêter de prendre des photos à travers la vitre de la voiture tellement c’est beau et que j’ai envie de saisir chaque instant.
A la sortie du parc, nous faisons face à Mono Lake. Comme le soir est tombé et que nous repasserons demain par ici, nous ferons une halte à ce moment-là. Nous prenons la direction de notre hôtel à Bridgeport pour nous rapprocher de notre visite de Body prévue le lendemain matin. Nous logeons dans un petit hôtel qui nous fait penser à la petite maison dans la prairie ou au Holly Hobbie de Sarah Kay pour ceux qui ont connu cette époque : petit rideaux à fleurs, chambres sous le toit, lit en fer forgé, … Possibilité de manger sur place ce qui nous arrange grandement en cette fin de journée où nous sommes contents de nous asseoir.
Jour 8 : Body, Mono Lake, Death Valley Départ pour Body, cette ville fantôme à ne pas manquer qui vous plonge dans l’ambiance western des chercheurs d’or. Sur place, des rangers bénévoles, passionnés du site, sont là pour vous renseigner et répondre à toutes vos questions. Il y règne une ambiance particulière car la ville a été abandonnée et on a l’impression de se trouver en plein Lucky Lucke. L’école, l’église, la prison, les maisons, l’épicerie, les vieilles voitures, la mine abandonnée, … pendant une bonne heure, on est plongé dans un autre siècle.
En quittant Body, nous partons en direction de la Death Valley Sur la route, nous repassons devant Mono Lake. C’est l’occasion de s’y arrêter pour prendre le temps de s’y balader et admirer les sculptures de sel et de calcaires façonnées par le temps.
Et puis, route pour la Death Valley. Nous avons quelques km à avaler. Nous avons réservé un des deux hôtels situé au cœur du désert et en profitons pleinement. Mieux vaut ne pas avoir de pensées écologiques en y résidant mais c’est un sérieux plus pour découvrir ce merveilleux désert. On nous a prévenus, il fait caniculaire. Les enfants nous demandent de photographier le tableau de bord qui indique la température à chaque nouveau degré franchi. En arrivant dans le parc venant de Yosemite, nous passons par un premier point d’arrêt recommandé : sand dunes (brèves pause photos). Il fait très chaud donc tout se fait en voiture et les haltes sont brèves vu la chaleur. Nous nous installons avec bonheur à l’hôtel où nous nous précipitons vers la piscine pour un premier bain tiède. Compte tenu de la température extérieure l’eau doit avoir près de 35° mais comme il en fait presque 15 de plus en dehors, elle reste relativement rafraichissante. Après ce plongeon bienfaisant, nous nous dirigeons vers un autre point de vue pas trop loin de l’hôtel et recommandé au coucher du soleil : Zabriski. C’est incroyable comme ce désert recèle des coins si différents les uns des autres. Nous commençons à peine à le découvrir mais nous réjouissons de ce que la journée de demain nous réservera. Après le coucher du soleil, nous rentrons à l’hôtel pour y souper et allons nous coucher.
Jour 9 : Death valley, Las Vegas Le lendemain matin après un petit déjeuner copieux, nous nous mettons en route pour découvrir les points de vue renseignés : Bad Water, Artist’s Drive, Dante’s view. Au passage nous faisons un stop à Golden Canyon car sur notre route. Sympa aussi mais il faisait si chaud que nous n’avons pas été voir très loin. Chaque lieu est différent du précédent et tous sont impressionnants. En fin de matinée, nous avons vu ce que nous voulions voir et il est temps de quitter les lieux car la chaleur devient très élevée. Arrivée en fin d’après-midi et repartir en fin de matinée, me semble être le bon timing pour éviter les grosses chaleurs de l’après-midi.
La Death Valley est notre dernière étape en Californie. Cet état mérite vraiment le voyage car il offre à la fois les villes mythiques (Los Angeles et San Francisco), la côte et ses richesses et des parcs incroyables (Yosemite et Death Valley). Il y a aussi pour ceux qui le souhaitent la Napa Valley (grande productrice de vins) et bien d’autres parcs mais qui sont moins incontournables que les deux sus-mentionnés. Au Sud de Los Angeles, il est possible aussi de découvrir San Diego, à la frontière mexicaine et donc très influencée par la culture hispanique. Nous n’avions pas le temps d’y aller mais si on décide de prendre un peu plus de temps en Californie, je pense qu’elle mérite le détour. On peut même décider d’y arriver ou d’en repartir. Nous nous dirigeons à présent vers la région des parcs en marquant une pause à Las Vegas. Bonjour le contraste !
La première étape fut de définir un itinéraire. Le choix est difficile tant il y a à voir et à faire.
Nous avons opté pour un vol multi-destination qui nous a permis de commencer notre voyage à Los Angeles pour le terminer à Las Vegas. En réservant nos billets d’avion près d’un an à l’avance nous avons déjà économisé quelques centaines d’euros. On nous avait conseillé de faire l’escale en Europe plutôt qu’aux USA pour éviter de devoir récupérer ses bagages lors de l’escale. Mais notre vol faisait étape à NY et franchement, tout va très vite, est très bien organisé et ce n’est pas un souci de refaire le checking lors de l’étape. Pour ceux qui en ont l’occasion, n’hésitez pas à partir un mois pour en profiter pleinement ou alors à scinder ce voyage en 2 : la Californie d’une part, les parcs nationaux d’autre part. Vous ne le regretterez pas.
Pour les hôtels, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Etant à 5, nous avons privilégiés les chambres familiales. Une belle économie sur le budget car en optant pour une chambre double + 1 rollaway bed (lit supplémentaire), nous ne devions payer qu’une chambre au lieu de 2. Il faut savoir que les lits doubles aux USA sont très larges (souvent 1m60/1m80) et qu’on trouve 2 lits doubles dans une chambre double. Pour 5, il ne reste qu’à y ajouter un lit d’appoint (rollawaybed) pour 10 à 15$ la nuit et le tour est joué. La plupart des hôtels proposent cette solution. Sur Booking.com, nous pouvions chaque fois vérifier la taille des lits, de la chambre et la possibilité d’y rajouter un lit d’appoint. Ce fut très simple à réserver et en cas de doute, nous envoyions un mail directement à l’hôtel pour nous en assurer. Tout s’est toujours bien passé. Cette économie nous a permis de nous faire plaisir aussi en optant pour un hôtel de catégorie supérieure. Si en Californie la piscine n’est pas indispensable (il ne fait pas si chaud au bord de l’océan), dans l’intérieur du pays, elle était incontournable, surtout pour nos 3 ados.
Nos différentes étapes furent au final : Los Angeles / San Simeon / San Francisco / Yosemite / Death Valley / Las Vegas / Zion / Bryce / Moab / Monument Valley / Lake Powell / Grand Canyon / Las Vegas soit au total 3800 km. Certains jours les étapes furent plus longues mais jamais cela ne nous a paru trop long car la route est souvent magnifique et l’on ne cesse d’admirer le paysage. Les enfants étaient munis de leur DS, i-pod, … et n’ont pas vu les km défiler.
Nous avons loué une voiture type Chrysler Dodge, 7 places (réservée à l’avance) que nous avons récupérée dès notre arrivée à l’aéroport de Los Angeles. Un 4x4 n’est pas nécessaire pour visiter les parcs à moins que vous ne souhaitiez absolument partir à l’aventure sur des pistes hors des sentiers battus. Même en réservant la voiture à l’avance, il nous a fallu attendre un certain temps avant de la récupérer. Attention, même en ayant tout réservé et défini à l’avance, au comptoir ils ne manqueront pas de vous proposer des assurances et services supplémentaires. Ils essayeront aussi de vous convaincre de prendre une catégorie supérieure. Ne vous laissez pas avoir, ils sont très forts. Avec le décalage horaire, il était déjà très tard (ou très tôt) et nous étions bien fatigués. Une fois la voiture récupérée, nous avons pris la direction de l’hôtel. Il n’était que 9h00 du soir pour les américains mais 6h00 du matin pour nous. Donc sans nous attarder nous avons plongés sous nos draps. Grâce à cela, dès notre réveil 08h00 heure locale, nous étions en pleine forme et n’avons pas souffert du décalage horaire.
Pour gagner du temps sur notre programme du lendemain, nous avions réservé un hôtel à Hollywood. A côté du Hollywood Bld et tout près d’Universal Studio. Nous trouvons cette solution idéale car Los Angeles est immense et on passe vite des heures à traverser la ville. Notre hôtel était parfait, proximité, chambre familiale, petit déj. inclus et piscine.
Jour 1 : Universal Studio, Hollywood Bld et Griffith Observatory. Une journée qui s’annonce bien remplie. Le soleil brille, nous sommes vacances, tout va bien. Pour gagner du temps, avant notre départ, nous avons acheté des Pass « Front of line » sur internet. C’est beaucoup plus cher qu’une entrée simple mais a l’immense avantage de nous éviter les files dans le parc. Comme notre planning est serré ce n’est pas négligeable. Universal Studio est sans surprise, un parc d’attraction, comme tous les parcs d’attractions version USA, très bien organisé avec des shows rôdés et des animateurs super entraînés. Universal Studio n’est pas trop grand et axé sur le cinéma et les grosses productions américaines. Très sympa pour ceux qui aiment les parcs d’attractions et les films ou séries made in USA. Un plongeon direct dans l’American way of life et les coulisses du cinéma. A 15h00, nous aurons terminé tout le parc et ses nombreuses attractions, ce qui nous laisse le temps d’aller nous balader sur Hollywood Bld (à côté de l’hôtel) avant notre soirée prévue au Griffith Observatory. La ballade sur Holywood Bld répond à toutes nos attentes. On est au cœur d’Hollywood, dans ce lieu que l’on a vu 100 fois à la télé ou au cinéma. Du pur folklore, un lieu mythique, des sosies de stars de tous les côtés, des étoiles au sol, des magasins de folies, … nos enfants ne savent plus où regarder, quelle étoile prendre en photo, dans quelles empreintes plonger leurs mains. Welcome in USA.
Pour terminer la journée, après un petit plongeon dans la piscine de l’hôtel, on nous avait vivement recommandé de monter jusqu’au Griffith Observatory qui offre plusieurs avantages : on est juste en face des fameuses lettres « Hollywood » (photos incontournables), il y a chaque jour des projections de film sur l’espace à ne pas rater (nous sommes arrivés juste trop tard et l’avons raté !) et surtout il y a une vue imprenable sur Los Angeles. Vous arrivez en fin d’après-midi, prenez vos photos, allez voir le film et en sortant la nuit est tombée et vous découvrez un Los Angeles tout illuminé, nouvelle séance de photos. Il y a aussi moyen de manger sur place mais avant 19h00. Pour une première journée de vacances USA, nous en avons déjà des choses à raconter.
Jour 2 : Beverly Hill, Santa Monica, Santa Barbara, Hearst Castle En route pour San Simeon (étape intermédiaire vers San Francisco) par la Highway 1 (route qui longe la côte). Avant de quitter Los Angeles, nous avons prévu de faire un tour du côté de Beverly Hill et Rodeo Drive, la fameuse rue des magasins chics fréquentée par les stars. Les enfants rêvent bien sûr d’en croiser l’une ou l’autre (espoir déçu). Après ce passage obligé qu’on est content d’avoir vu pour enfin voir en vrai ce qu’on a tant de fois aperçu à la télé ou au ciné …, nous prenons la direction de la côte pour découvrir les fameuses plages de Californie, Santa Monica, Santa Barbara, … Chacune de ses plages à son intérêt mais nous manquions de temps pour tout faire et avons dû consentir quelques sacrifices. Mieux vaut prévoir un jour de plus pour mieux profiter de Los Angeles et de ses alentours. A Santa Monica, immense plage de sable fin avec son pier et son parc d’attractions vintage, ses life guards et leurs cabines typiques que l’on voit dans Malibu. C’est aussi la fin de la route 66.
Santa Barbara, jolie petite ville balnéaire en bord de mer qui mérite plus qu’une pause sandwich. Là aussi, possibilité de faire une croisière en mer pour observer les baleines.
Venice et Malibu que nous avons dû passer faute de temps mais à partir desquelles il est possible de louer des vélos pour parcourir la côte. Nous aurions bien aimé nous imprégner des lieux par ce biais. Nous avons aussi fait l’impasse du Getty Center et de la Getty Villa par manque de temps. Donc prévoyez 2 jours pleins pour LA et ses alentours.
La route vers San Francisco peut se faire soit par l’autoroute (+ rapide mais à l’intérieur des terres) soit par la Highway 1 qui longe la côte. La route est dégagée, on y circule très bien et on bénéficie de la vue tout le long du trajet. Cette option est donc vivement recommandée. Bon à savoir, vu la proximité de l’océan, tôt le matin il y a beaucoup de brume et la vue est bouchée par endroit. En cours de journée, le brouillard se lève et la vue est dégagée.
Nous avions prévu de visiter Hearst Castle en cours de route et avons donc réservé un motel à San Simeon. Hôtel sans intérêt mais correct, proche d’Hearst Castle et à proximité de Piedras Blancas où une colonie d’éléphants de mer a pris possession de la plage. On peut les approcher de tout près et c’est vraiment amusant de les observer. Autre possibilité pour la nuit : Cambria, c’est là que nous avons soupé. Tout petit mais plus charmant que San Simeon qui consiste plus en un rassemblement de quelques motels en bord de route. Hearst Castle est à l’image même de la folie américaine, délirant, mégalomaniaque et kitchissime. Pour le visiter mieux vaut réserver son tour à l’avance sur internet. Il y a plusieurs tours possibles et des visites toutes les 1 /2 heures mais c’est vite rempli. Comme toujours aux USA tout est très bien organisé et on ne perd pas de temps.
Jour 3 : Piedras blancas, Carmel, Monterey, San Francisco Nous commençons la journée par le bord de mer où nous prenons le temps d’observer ces fameux éléphants de mer qui ont pris possession de la plage. Nous sommes à quelques mètres d’eux à peine et c’est très amusants de les voir évoluer. Après une petite demi-heure, nous reprenons la route direction San Francisco. Toujours en longeant la côte par la 1, nous avons prévu une halte à Carmel pour visiter le Monastère et la petite ville, pleine de charme dont le maire a longtemps été Clint Eastwood. Cette petite cité balnéaire mérite qu’on prenne le temps de s’y balader. Elle a un charme fou et dénote totalement par rapport aux grandes villes américaines que nous allons traverser (LA, LV, SF). Après Carmel, nous faisons halte à Monterey pour nous promener sur le Pier et visiter son aquarium, le plus grand du monde. Noir de monde mais certaines sections (méduses entre autres) méritent vraiment le détour. Pour aller de Carmel à Monterey il ne faut pas hésiter à emprunter la 17 Miles Drive par la côte (route privée qui longe la côte et traverse des propriétés privées haut de gamme). Après cette visite aquatique, nous reprenons la route pour San Francisco où nous avons rendez-vous avec deux familles d’amis qui, par le plus grand des hasards, se retrouvent aussi à SF ce jour-là. Nous passons la soirée tous ensemble pour dès le lendemain, chacun reprendre notre route de notre côté.
Jour 4, 5 et 6 matin : San Francisco et ses classiques : Alcatraz, Pier 39, Golden gate, Cable car, China town, Alamo Square, Fisherman’s wharf, Ghirardelli Square, Nob Hill, Lombard Street, Japanese Tea Garden, Sausalito (en vélo), 49 miles scenic drive. Je ne m’étends pas sur le sujet car il est déjà largement commenté ailleurs mais tous ces lieux en valent la peine et nous plongent dans une ambiance unique. Durant trois jours, nous avons laissé la voiture dans le parking de l’hôtel et avons circulé à pied, en tram ou en cable car. D’où l’intérêt de choisir un hôtel avec parking (gratuit si possible) car cela coute vite très très cher. Ca monte très fort et même s’il ne fait pas si chaud à SF, on a vite chaud lorsqu’on arpente ses rues. Pour le reste, nous avons eu froid à SF, mieux vaut le savoir, au bord de l’océan il ne fait pas toujours chaud. Mieux vaut prévoir un pantalon, un polar et un coupe-vent. Pour Alcatraz, nous avions également réservé nos places à l’avance via internet. Je crois que sans cela, il est impossible d’avoir des places. Les places se réservent 90 jours à l’avance. Bloquez votre agenda si vous voulez avoir le choix du jour et de l’heure. J’avais lu qu’il valait mieux prendre la première visite de la journée pour éviter la foule c’est ce que nous avons fait mais je ne sais pas s’il y a tant de monde durant la journée. En tout cas, la visite en vaut vraiment la peine et les audio guides en toutes langues sont très bien faits. Une ville à taille humaine, la plus européenne dit-on mais très américaine tout de même. Et à nouveau cette joie d’être plongé en plein film. On connaît cette ville de l’avoir tant de fois vue au cinéma ou à la télé mais y être, c’est encore autre chose. Les rues qui montent et descendent, le cable car, les maisons en bois de toutes les couleurs, la vue sur la baie et bien sûr … le Golden Gate. Lorsque nous y étions avait aussi lieu l’America’s Cup où l’on peut admirer les voiliers filer sur l’eau. Une ville à ne pas rayer de son parcours. Bien entendu, avec nos ados de filles, nous n’avons pas échappé à une séance de shopping dans la rue commerçante principale. C’est ça aussi les vacances et puis c’est toujours sympa de découvrir des enseignes que l’on ne connait pas. Pendant ce temps mon fils a entrainé mon mari au musée mécanique, la plus grande collection d’automates. Il y est retourné 2 fois et en parle encore. Que des vieilles machines à sous, de tous les styles, témoins d’une époque mais très ludiques aussi car on peut encore y jouer. 2 jours et demi ou 3 jours sont bien pour visiter SF. J’ai l’impression d’avoir vu ce que nous souhaitions voir et pour une fois nous ne repartons pas frustrés d’être passé à côté de quelque chose.
Jour 6 suite : Yosemite NP En fin de matinée nous quittons SF pour nous rendre au Yosemite. Comme nous nous éloignons de l’océan, les nuages s’estompent pour laisser la place au ciel bleu et la température augmente radicalement. Puisque nous en avons le temps, nous avons prévu de descendre jusqu’à l’entrée sud « Mariposa » afin de déjà nous balader fin d’après-midi de ce côté pour découvrir les fameux séquoias géants. De cette façon, nous pourrons consacrer la journée du lendemain à la partie centrale du parc via la Tioga Road. Arrivée dans notre hôtel qui est un ancien ranch à proximité de l’entrée du parc. Chouette endroit, rempli d’histoire qui mérite de s’y poser un instant pour savourer le cadre et s’imprégner de l’atmosphère. Mais nous, à peine arrivés, nous partons à la rencontre des séquoias. Super ballade durant laquelle nous croisons une biche et son faon pas farouche du tout. Il y a des écureuils de tous les côtés aussi. Cela monte ferme durant la ballade mais une fois arrivés au sommet les enfants sont contents de profiter du cadre. Après la descente du retour, plongeon dans la piscine de l‘hôtel et souper sympa dans le restau ambiance cow-boy. Pour les parcs nationaux, si vous prévoyez d’en visiter 4 ou plus durant votre voyage, surtout acheté le pass annuel qui coûte le prix de 4 entrées et est valable dans la majorité des parcs durant un an. Vous pourrez donc même le donner à des amis qui prévoient d’y aller à votre retour.
Jour 7 : Yosemite NP Nous avons rendez-vous avec des amis canadiens qui nous ont rejoints spécialement. Notre fille avait séjourné chez eux durant 3 mois et nous avions accueilli leur fille chez nous 3 mois durant également. C’était une surprise pour notre fille et ce fut un bonheur de profiter de leurs retrouvailles. Nous passerons les deux prochains jours ensemble en toute complicité. C’est donc ensemble que nous partons pour le cœur du parc. Le site est merveilleux, les Alpes en plus beau et en plus grand. Très bien organisé comme toujours. On peut donc découvrir les différents points de vue en voiture ou en navette mais aussi bien sûr opter pour la randonnée. Il y a un grand choix de ballades, de durées et de difficultés variées, convenant pour toutes les exigences. Nous avons fait une sacrée ballade ! Une montée infernale qui remonte une rivière pour arriver au sommet d’une cascade impressionnante. Heureusement au départ de la cascade (donc tout en haut), des bassins naturels nous permettent de nous baigner dans cette eau très rafraîchissante. La descente se fera sans aucune difficulté.
Après cette ballade, nous poursuivons notre traversée du parc en voiture, en faisant halte à certains points de vue. Il serait possible de faire d’autres ballades en restant un jour de plus. Mais nous avons prévu de passer la nuit à Bridgeport à la sortie Est du parc et continuons donc notre route. La sortie du parc se fait sous le coucher du soleil qui donne de magnifiques reflets colorés au paysage. Je ne peux m’arrêter de prendre des photos à travers la vitre de la voiture tellement c’est beau et que j’ai envie de saisir chaque instant.
A la sortie du parc, nous faisons face à Mono Lake. Comme le soir est tombé et que nous repasserons demain par ici, nous ferons une halte à ce moment-là. Nous prenons la direction de notre hôtel à Bridgeport pour nous rapprocher de notre visite de Body prévue le lendemain matin. Nous logeons dans un petit hôtel qui nous fait penser à la petite maison dans la prairie ou au Holly Hobbie de Sarah Kay pour ceux qui ont connu cette époque : petit rideaux à fleurs, chambres sous le toit, lit en fer forgé, … Possibilité de manger sur place ce qui nous arrange grandement en cette fin de journée où nous sommes contents de nous asseoir.
Jour 8 : Body, Mono Lake, Death Valley Départ pour Body, cette ville fantôme à ne pas manquer qui vous plonge dans l’ambiance western des chercheurs d’or. Sur place, des rangers bénévoles, passionnés du site, sont là pour vous renseigner et répondre à toutes vos questions. Il y règne une ambiance particulière car la ville a été abandonnée et on a l’impression de se trouver en plein Lucky Lucke. L’école, l’église, la prison, les maisons, l’épicerie, les vieilles voitures, la mine abandonnée, … pendant une bonne heure, on est plongé dans un autre siècle.
En quittant Body, nous partons en direction de la Death Valley Sur la route, nous repassons devant Mono Lake. C’est l’occasion de s’y arrêter pour prendre le temps de s’y balader et admirer les sculptures de sel et de calcaires façonnées par le temps.
Et puis, route pour la Death Valley. Nous avons quelques km à avaler. Nous avons réservé un des deux hôtels situé au cœur du désert et en profitons pleinement. Mieux vaut ne pas avoir de pensées écologiques en y résidant mais c’est un sérieux plus pour découvrir ce merveilleux désert. On nous a prévenus, il fait caniculaire. Les enfants nous demandent de photographier le tableau de bord qui indique la température à chaque nouveau degré franchi. En arrivant dans le parc venant de Yosemite, nous passons par un premier point d’arrêt recommandé : sand dunes (brèves pause photos). Il fait très chaud donc tout se fait en voiture et les haltes sont brèves vu la chaleur. Nous nous installons avec bonheur à l’hôtel où nous nous précipitons vers la piscine pour un premier bain tiède. Compte tenu de la température extérieure l’eau doit avoir près de 35° mais comme il en fait presque 15 de plus en dehors, elle reste relativement rafraichissante. Après ce plongeon bienfaisant, nous nous dirigeons vers un autre point de vue pas trop loin de l’hôtel et recommandé au coucher du soleil : Zabriski. C’est incroyable comme ce désert recèle des coins si différents les uns des autres. Nous commençons à peine à le découvrir mais nous réjouissons de ce que la journée de demain nous réservera. Après le coucher du soleil, nous rentrons à l’hôtel pour y souper et allons nous coucher.
Jour 9 : Death valley, Las Vegas Le lendemain matin après un petit déjeuner copieux, nous nous mettons en route pour découvrir les points de vue renseignés : Bad Water, Artist’s Drive, Dante’s view. Au passage nous faisons un stop à Golden Canyon car sur notre route. Sympa aussi mais il faisait si chaud que nous n’avons pas été voir très loin. Chaque lieu est différent du précédent et tous sont impressionnants. En fin de matinée, nous avons vu ce que nous voulions voir et il est temps de quitter les lieux car la chaleur devient très élevée. Arrivée en fin d’après-midi et repartir en fin de matinée, me semble être le bon timing pour éviter les grosses chaleurs de l’après-midi.
La Death Valley est notre dernière étape en Californie. Cet état mérite vraiment le voyage car il offre à la fois les villes mythiques (Los Angeles et San Francisco), la côte et ses richesses et des parcs incroyables (Yosemite et Death Valley). Il y a aussi pour ceux qui le souhaitent la Napa Valley (grande productrice de vins) et bien d’autres parcs mais qui sont moins incontournables que les deux sus-mentionnés. Au Sud de Los Angeles, il est possible aussi de découvrir San Diego, à la frontière mexicaine et donc très influencée par la culture hispanique. Nous n’avions pas le temps d’y aller mais si on décide de prendre un peu plus de temps en Californie, je pense qu’elle mérite le détour. On peut même décider d’y arriver ou d’en repartir. Nous nous dirigeons à présent vers la région des parcs en marquant une pause à Las Vegas. Bonjour le contraste !
Retour sur un beau voyage (Californie - Panama – Floride - Louisiane) English translation pending
Salut à tous,
Cette fois, c’est notre tour … , notre tour d’essayer d’apporter un (petit) plus au forum, notre tour d’apporter un petit retour d’expérience sur notre récent voyage de ce début 2015 en Amérique Centrale et du Nord. Ce n’est que justice d’apporter notre pierre après avoir été glaner des infos précieuses sur le site à l’occasion de la préparation de nos voyages précédents. Si, à l’époque, la vie professionnelle active ne nous laissait guère l’occasion faire un retour sur l’expérience acquise lors de ces voyages, il en va un peu différemment maintenant …
1) Nous …
Tous deux jeunes retraités dans la soixantaine naissante après une vie professionnelle active, affamés de découvertes et de voyages. Les enfants ont quitté le nid depuis quelques années et volent de leurs propres ailes et les 3 petits-fils poussent en taille (mais pas encore assez en sagesse).

2) Notre projet …
Si nous voyageons fréquemment en Europe (en moto de préférence, en city trip, en croisière ou en séjours divers), nous sommes également passionnés par l’Amérique du Nord (Canada et USA) où nous avons déjà fait une série de voyages touristiques sur une période de 35 ans, … notre premier voyage vers les USA datant en effet de 1980 …
Aux USA, comme au Canada, on se sent bien …, on s’y est toujours bien senti et on y a toujours été bien accueilli …
Cette fois, nous avons voulu y retourner en janvier 2015 : - pour quitter la morosité hivernale de nos régions durant cette période - pour flâner un peu au soleil en terre déjà largement connue … et ce sera donc la Californie du sud … et Las Vegas - pour découvrir une partie des USA que nous ne connaissions pas encore (à savoir la Floride et la Louisiane).
Le cahier des charges est donc clair : Repos et récupération en Californie (+ Las Vegas) et découverte des attraits essentiels de la Floride et de la Louisiane.
Ces deux pôles étant fort distants, voire assez incompatibles, un trait d’union entre eux s’imposait …
C’est là qu’un coup de chance s’est produit, à savoir la découverte de l’existence de croisières entre Los Angeles et Miami via le passage du Canal de Panama à cette époque de l’année.
Cette opportunité nous convenait parfaitement puisqu’elle faisait un lien « direct » entre Los Angeles et Miami, tout en nous permettant de faire une croisière et de découvrir très (trop) rapidement et très (trop) superficiellement malheureusement, des images du Mexique, du Costa Rica, de Colombie et de traverser le Canal de Panama.
Tenant compte que nous ne voulions pas dépasser les deux mois d’absence, notre calendrier fût donc le suivant de mi janvier à mi mars 2015 :
- deux semaines relax et cool en terrains connus en Californie - deux semaines de croisière entre Los Angeles et Miami en musardant le long de la riviera mexicaine avant de passer le canal de Panama - trois grosses semaines de découverte de la Floride et de la Louisiane
3) L’organisation et la préparation du voyage
Avant d’en arriver au récit de notre escapade, je me propose d’insister un peu plus largement que d’habitude sur la préparation et l’organisation de ce voyage. Expliquer un peu notre fonctionnement dans la préparation et la logistique peut peut-être aider à faciliter la réflexion de futurs nouveaux voyageurs.
Quand on est « jeune voyageur » avant que l’expérience (et les ans) ne vienne, il est précieux d’avoir l’éclairage de la manière dont d’autres s’y prennent. C’est dans cet esprit que j’ai développé un peu plus (voire trop) NOTRE fonctionnement. Que les vétérans du forum nous pardonnent …
La réussite d’un grand voyage est, pour nous, d’abord liée à la qualité de sa préparation et de son organisation avant départ.
Pour nous, la préparation fait partie intégrante du plaisir du voyage. Les 6 mois qui précèdent un tel parcours se passent à le préparer, à le mâcher, à y penser, à en rêver, à le peaufiner, à maltraiter internet, les guides, notre forum bien aimé, bref … c’est presque la plus belle phase du projet … et on se demanderait bien parfois, juste avant de partir, s’il est bien nécessaire de décoller, tant on l’a déjà fait de fois dans sa tête, ce voyage … (et aussi parfois parce qu’on a un peu peur d’être, parfois, déçus …)
Avertissement : Attention, ce qui sera mentionné dans la suite constitue « My Practices » et non « The Best Practices ». Autrement dit, il s’agit de nos pratiques convenant à notre personnalité et à notre mode de fonctionnement, sans autre prétention.
Et puis, quand même … comme le signale le sage adage « Chacun fait son lit comme il veut se coucher … ».
Micy
Cette fois, c’est notre tour … , notre tour d’essayer d’apporter un (petit) plus au forum, notre tour d’apporter un petit retour d’expérience sur notre récent voyage de ce début 2015 en Amérique Centrale et du Nord. Ce n’est que justice d’apporter notre pierre après avoir été glaner des infos précieuses sur le site à l’occasion de la préparation de nos voyages précédents. Si, à l’époque, la vie professionnelle active ne nous laissait guère l’occasion faire un retour sur l’expérience acquise lors de ces voyages, il en va un peu différemment maintenant …
1) Nous …
Tous deux jeunes retraités dans la soixantaine naissante après une vie professionnelle active, affamés de découvertes et de voyages. Les enfants ont quitté le nid depuis quelques années et volent de leurs propres ailes et les 3 petits-fils poussent en taille (mais pas encore assez en sagesse).

2) Notre projet …
Si nous voyageons fréquemment en Europe (en moto de préférence, en city trip, en croisière ou en séjours divers), nous sommes également passionnés par l’Amérique du Nord (Canada et USA) où nous avons déjà fait une série de voyages touristiques sur une période de 35 ans, … notre premier voyage vers les USA datant en effet de 1980 …
Aux USA, comme au Canada, on se sent bien …, on s’y est toujours bien senti et on y a toujours été bien accueilli …
Cette fois, nous avons voulu y retourner en janvier 2015 : - pour quitter la morosité hivernale de nos régions durant cette période - pour flâner un peu au soleil en terre déjà largement connue … et ce sera donc la Californie du sud … et Las Vegas - pour découvrir une partie des USA que nous ne connaissions pas encore (à savoir la Floride et la Louisiane).
Le cahier des charges est donc clair : Repos et récupération en Californie (+ Las Vegas) et découverte des attraits essentiels de la Floride et de la Louisiane.
Ces deux pôles étant fort distants, voire assez incompatibles, un trait d’union entre eux s’imposait …
C’est là qu’un coup de chance s’est produit, à savoir la découverte de l’existence de croisières entre Los Angeles et Miami via le passage du Canal de Panama à cette époque de l’année.
Cette opportunité nous convenait parfaitement puisqu’elle faisait un lien « direct » entre Los Angeles et Miami, tout en nous permettant de faire une croisière et de découvrir très (trop) rapidement et très (trop) superficiellement malheureusement, des images du Mexique, du Costa Rica, de Colombie et de traverser le Canal de Panama.
Tenant compte que nous ne voulions pas dépasser les deux mois d’absence, notre calendrier fût donc le suivant de mi janvier à mi mars 2015 :
- deux semaines relax et cool en terrains connus en Californie - deux semaines de croisière entre Los Angeles et Miami en musardant le long de la riviera mexicaine avant de passer le canal de Panama - trois grosses semaines de découverte de la Floride et de la Louisiane
3) L’organisation et la préparation du voyage
Avant d’en arriver au récit de notre escapade, je me propose d’insister un peu plus largement que d’habitude sur la préparation et l’organisation de ce voyage. Expliquer un peu notre fonctionnement dans la préparation et la logistique peut peut-être aider à faciliter la réflexion de futurs nouveaux voyageurs.
Quand on est « jeune voyageur » avant que l’expérience (et les ans) ne vienne, il est précieux d’avoir l’éclairage de la manière dont d’autres s’y prennent. C’est dans cet esprit que j’ai développé un peu plus (voire trop) NOTRE fonctionnement. Que les vétérans du forum nous pardonnent …
La réussite d’un grand voyage est, pour nous, d’abord liée à la qualité de sa préparation et de son organisation avant départ.
Pour nous, la préparation fait partie intégrante du plaisir du voyage. Les 6 mois qui précèdent un tel parcours se passent à le préparer, à le mâcher, à y penser, à en rêver, à le peaufiner, à maltraiter internet, les guides, notre forum bien aimé, bref … c’est presque la plus belle phase du projet … et on se demanderait bien parfois, juste avant de partir, s’il est bien nécessaire de décoller, tant on l’a déjà fait de fois dans sa tête, ce voyage … (et aussi parfois parce qu’on a un peu peur d’être, parfois, déçus …)
Avertissement : Attention, ce qui sera mentionné dans la suite constitue « My Practices » et non « The Best Practices ». Autrement dit, il s’agit de nos pratiques convenant à notre personnalité et à notre mode de fonctionnement, sans autre prétention.
Et puis, quand même … comme le signale le sage adage « Chacun fait son lit comme il veut se coucher … ».
Micy
Retour de croisière en Amérique du Sud sur le Celebrity Infinity English translation pending
Bonjour,
De retour de notre croisière avec Celebrity, de Buenos-Aires à Valparaiso, comme à mon habitude, je m'apprêtais à commencer un petit CR, pour évoquer ce périple en Amérique du Sud, mais compte tenu des événements dramatiques, qui viennent d'endeuiller le monde de la croisière, je n'ai pas le coeur pour l'instant de raconter notre voyage, alors que d'autres sont dans la peine...
Peut-être dans quelques temps...
Jean-Marie
Quelle île choisir en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
je lis depuis pas mal de temps tous les posts sur la Thailande et j'avoue que je commence à être dépitée ...
Je pars en Thailande 15 jours fin juillet/début août, et comme tout le monde je me pose la question de quelle île choisir ...Je pense faire surtout le Nord mais j'aimerai quand même passer 2/3 jours sur une île.
J'ai récemment acheter le Lonely Planet et à l'écouter tout est beau et rose quelle différence entre ce bouquin et ce forum !!! Pourquoi ?!!
J'essais de trouver une île qui est super bétonnée ... Si vous avez des idées je suis preneuse !
Bonne journée Elisa
J'ai récemment acheter le Lonely Planet et à l'écouter tout est beau et rose quelle différence entre ce bouquin et ce forum !!! Pourquoi ?!!
J'essais de trouver une île qui est super bétonnée ... Si vous avez des idées je suis preneuse !
Bonne journée Elisa
23 nuits en Birmanie: le débrief... et les images! English translation pending
Il faut aussi savoir donner pour recevoir...
Pour monter mon voyage (vol sec) en Birmanie, j'ai largement puisé dans ce forum. Alors, à mon tour de verser ma pierre à l'édifice et de vous conter mon expérience (forcément personnelle).
N'hésitez pas , si vous avez des questions, à poursuivre la discussion ( pas trop de privé pour que tout le monde en profite ...)
Le PARCOURS : pompé sur ce site et des agences locales compréhensives, il etait tout à fait classique :
Arrivée YANGON from Genève via Pékin (Air China pour le prix mais je déconseille...) 3NUITS GH Thanlwin 45USD/nuit : Auberge de jeunesse un peu à l'écart du tumulte du centre ville, avec 3 chambres privatives. Ambiance très conviviale, le propriétaire est un français qui nous aidera beaucoup dans nos visites.
GOLDEN ROCK par bus Winexpress ( très local) 5h 1NUIT Bagwa theiddhi hotel 35USD : la touche folklo du voyage, hôtel occupé essentiellement par des pèlerins, chambre propre avec sdb commune irréprochable. Très pratique parce que tout à côté du départ des camions pour Golden rock.
MAWLAMYINE par bus win express ( encore plus local celui-là) 5h 2NUITS CINDERELLA HOTEL 60USD/N : très cher pour la ville mais équivalent 5 étoiles. iPad privé lors du séjour, terrasse pour le pdj, le grand luxe !
MANDALAY par bus de nuit first class 13h ( pas de problème) 3NUITS YADANARDON HOTEL 55USD/N : acceuil impeccable, chambre propre et classique. Le plus ici : la terrasse au sommet , ou prendre ses repas avec concert le soir, vue imprenable sur l'ambiance de Mandalay
BAGAN par minibus 19places OK express 5h ( pratique parce que dépose hôtel ) 4NUITS KADAY AUNG HOTEL 35 puis 55USD/N : compromis idéal sur le site de Bagan, proche des temples et plus calme que dans la ville. Je déconseille les chambres de luxe (35usd) au confort trop juste. Préférez les " suites" , clim plus efficace, sdb plus grande, terrasse privative. Bon point pour la piscine de l'hôtel, appréciable après la chaleur des visites.
KALAW par minivan 10 places (la compagnie m'échappe...) 6H 1NUIT NATURE LAND HOTEL 2 30USD/N : un peu ( trop) excentré du centre du village ( 10 min à pied). Mais rapport qualité / prix imbattable, avec des chambres/ bungalows très propre. Ne pas hésiter à demander des couvertures supplémentaires, on est à Kalaw, les nuits sont fraîches.... TRECK INLE par agence Ever Smile et mon guide Jewel 1 NUIT
INLE LAKE 3NUITS LA MAISON BIRMANE 70USD/N : bon, tarif un poil élevé pour le site mais zéro défaut pour cet hôtel tout proche de l'embarcadère. Très calme, service impeccable.
NGAPALI par avion Air KBZ 130usd/pers ( Aie!) 4NUITS BAYVIEW BEACH RESORT 140USD/N : la, on explose carrément les budgets mais le jeu en vaut la chandelle. Zéro défaut ici, tant sur les prestations que sur l'accueil. Les propriétaires sont Franco/Suisse et se mettent en quatre pour vous satisfaire. Transats directement sur le sable de la plage, sous les palmiers et paradoxalement c'est le seul à NGapali !
YANGON par avion Golden Myanmar Airlines ( 60USD/p) 1NUIT GRAND UNITED 2 DOWNTOWN 70USD/N: ici aussi, le plus est la terrasse au 10eme . Pour le reste, le moins bon de nos hôtels, réservé la veille de notre départ. Tenu par des Chinois, l'accueil est sommaire et les chambres petites et bruyantes. Très bon emplacement au centre du quartier chinois, l'ambiance est tres electrique le soir.
Quelques réponses aux questions fréquentes vues ici :
Oubliez vos dollars, tout bureau de change prendra vos Euros. A Yangon et Mandalay, ils ont vérifiés le parfait état, à Bagan, il s'en foutait. Privilégiez les 100€ ( meilleur change). J'avais pris des dollars pour payer les hotels en cash dollars mais le Kyat leur va aussi bien ....
Les transports ( bus, avion, taxi..) sont fiables , les aéroports folklo mais les avions neufs. Pour le sud, mloins de touristes donc des bus un peu moins top (bien que mon Moulmein/Mandalay était correct) En ville, privilégiez le taxi, ils conduisent comme des malades et le vélo peut vite devenir dangereux... Taxis de rue doivent étre toujours négociés (un peu), ils ont tendance à appuyer de 1 ou 2 dollars la course ( je parle en dollars mais c'est pour éviter les 000 , sachant que 1USD= 1000K) .
Petit tour d'Horizon :
YANGON : Premier pas en Birmanie, arrivée 1H du matin, le choc est rude... Yangon est une ville énorme, grouillante, bruyante, aux mille odeurs (de gaz d'échappement) et aux mille saveurs . Le lonely embarqué a fait son oeuvre, les sites sont magnifiques. Dormir en dehors du centre ( inya lake) peut etre une bonne option pour souffler le soir. Mais la dernière nuit à Downtown fut aussi magique (marché de nuit...). Privilégier le taxi au coup par coup , de toutes façons, il y en a partout !!! Nous avons beaucoup aimé le Scott Market, pour concentrer les achats, c'est génial (marchandage obligatoire) et l'ambiance est extra. Un seul regret, ne pas avoir eu le temps d'emprunter un moment le circular train (juste aperçu et ça donne envie..)

GOLDEN ROCK : Départ à 6h, arrivée 14h, dormi à Kinpun. Un des moments forts de notre voyage, on aime ou on aime pas mais vous êtes en mode immersion à 100%. L'hotelier parle 3 mots d'anglais, les restos n'ont pas de carte en Anglais, ce lieu est un pélerinage pour les Birmans et l'ambiance y est extraordinaire, dix "européens" pour 3000 birmans . L'accès en camion est pittoresque, le site est immense et le coucher de soleil magique .Une nuit suffit pour visiter l'après-midi et repartir le lendemain matin
MAWLAMYINE:
Ici aussi vous serez plongé au coeur de la Birmanie. Peu de tourisme, mais une ville ex-coloniale à l'ambiance endormie mais qui peut aussi grouiller dès le matin vers le port. Un grand moment : la visite du cimetière chrétien (conseillé par le lonely) avec des tombes du 19è ... Les pagodes sont sublimes également au sunset. On se déplace à pied, la ville n'est pas grande.

MANDALAY : Après une nuit dans le bus, merci au Yadanardon hotel de nous faire le check-in à 8h30, pour une fin de nuit réparatrice... Mandalay est beaucoup plus étendue que Yangon pour ses visites. Nous logions au centre, pratique pour la visite des sites "intra-muros". Par contre, beaucoup plus difficile de trouver des taxis, ou alors moto-taxis, surtout le soir sur des petits trajets. Je conseille la visite en taxi privé ( 35USD/J jusqu'à 20h) qui a l'avantage de vous promener et vous attendre sur les sites plus éloignés. Un jour minimum, deux confortable. Bien le briefer pour qu'il évite de vous ballader de workshop en workshop ...(coordonnées en mp). Il n'y a pas à proprement parler de "centre-ville" à Mandalay mais la ville est plus calme que Yangon. Pour les sites, nous avons fait les principaux, j'ai préféré U-bein Bridge le matin que le soir (trop de monde)
BAGAN : THE PLACE TO GO
Ben oui, quoi .... Les blasés vous diront j'ai préféré Angkor, ou Sokoukai, moi je dis: Magique ! Nyang U est une ruche, Old Bagan le mieux placé mais le plus cher, New Bagan ( à 10 min en e-bike...) le bon compromis . Notre hôtel avait une piscine et croyez moi, elle a servi ! Le site est magnifique, nous y étions au plus fort de la saison (début janvier) mais c'est tellement grand que, hormis sur les sites majeurs aux heures cruciales (Sunrise et sunset), il y a de la place pour tous. Calèche, vélo, e-bike, taxi, tout est à votre disposition pour visiter ce site immense. Le vélo est sympa si vous sortez des routes goudronnées pour vous promener (seuls !) dans les champs ( attention les crevaisons). Le bon compromis reste l'e-bike, rapide et pas fatigant ( 9USD par jour pour un gros modèle 2 places). Si vous avez le temps, la croisière ( de 14h au sunset) vers la pagode sur la montagne (20 USD par bateau privé) est intéressante pour une coupure dans vos visites. Et bougez-vous pour assister à un lever de soleil depuis une des pagodes accessibles en hauteur, la vue avec les mongolfières est géante !! ( pour gagnants au loto, c'est 300usd pour grimper dedans le ballon).
KALAW :
Après Bagan, Kalaw est un choc. Petit village perché dans les montagnes, ce sera déjà un choc thermique ! Ici, le matin, les Birmlans vous acceuillent avec le bonnet et les gants et c'est pas du chiqué ! Mais la ville est sympa pour une halte avant "le" treck ! Une nuit, mais pas plus ...
TRECK KALAW-INLE: Initialement prévu sur trois jours/deux nuits, un impondérable nous le fera faire sur deux jours/1 nuit. Et honnétement, sans regret. Mon treck, réservé à l'agence ever smile ( 35 USD all included) sera sauvé parce que mes co-randonneurs ( nous étions 9 pour un treck privé..) s'avéreront être des birmans en voyage touristique et donc, l'échange sera plus qu'intéréssant. Si ça avait été des chinois ou des norvégiens, l'ambiance n'aurait pas été la même. Le treck en lui-même n'est pas difficile, peu de dénivelé mais une trentaine de Km à marcher (quand même). Pas d'impro, ici tout est réglé, calibré, timé .... les points de ralliement sont les mêmes pour tous, amateurs de vrais trecks, fuyez ! Mais j'ai aimé les paysages, les rencontres avec les montagnards, la nuit (gelé!) chez l'habitant avec mes 7 birmans voyageurs....
INLE :
Le site est magique également, le départ du bateau (que vous aurez booké la veille) au petit matin a quelque chose de féerique ... Beaucoup de monde ici aussi , et on commence à trouver la horde de chinois qui débarquent (avec difficulté) des bâteaux un peu envahissante parfois. Le marché pour notre part avait lieu à Nampan ( sud du lac) et a tenu toutes ses promesses (combat de coq furtif compris). Heureusement, j'avais réservé un bâteau hors agence et notre batelier a su nous montrer des choses plus authentiques ( tea time chez lui, rencontre avec son ami pécheur, pas le singe à l'entrée du lac...). Pour les photographes, ne pas manquer coucher du soleil et amenez des chips pour les Aigrettes !)
Et si vous avez un peu de temps, l'excursion ( 2h de taxi à l'aller, 50USD, essayez de partager) jusqu'au village de Pindaya vaut le coup , les bouddhas dans la grotte sont une curiosité à voir ! Et si vous n'avez pas fait le treck, la "route" passe par de petits villages de montagnes et offre de magnifiques panoramas.

NGAPALI: La touche Honeymoon de notre voyage ! Vous l'avez vu plus haut, on a explosé le budget pour Ngapali ... Et sans regret parce qu'au final, le Bayview (très bien classé tripadvisor) est un des plus beaux hôtels de la plage . déjà grace à ses palmiers, finalement pas si nombreux sur cette immense plage et parce qu'il est l'un des rares à avoir l'accès direct (sans pontons) à la mer. Ici, pas grand chose à voir, si ce n'est , malgré la haute ( ??) saison, une plage quasi-déserte toute la journée ... Alors, on se laisse aller à une douce farniente l'après-midi, après une courte promenade en vélo (fourni par l'hotel) à l'un ou l'autre des petits villages et ports qui jouxtent la zone hotelière... A ne pas manquer : quittez la quiètude de votre hôtel le soir pour les (quelques) restos seaside, poissons, crevettes géantes et langoustes fraîches grillés sont à tomber par terre !!!!

Voilà, mon ressenti pour ces sites que j'ai pu voir. La Birmanie est un pays magnifique, très sécuritaire, et les gens sont d'une gentillesse incroyable, ils s'intéresseent à vous autant que vous vous intéressez à eux ... Le contact est parfois compliqué, barrière de la langue dès que vous quittez les endroits touristiques, mais les regards sont toujours bienveillants... Je ne saurais que trop vous conseiller d'y aller, j'espère qu'ils prendront le virage du tourisme sans sortie de route ( à voir les grues partout, on craint que non ...) mais on trouve là-bas des gens vrais, à la philosophie de vie incroyable en dépit de leur dénuement.
Merci de m'avoir lu, n'hésitez pas si vous avez des questions, j'essayerais de vous apporter mon vécu là-bas. Ps: j'ai déjà mis ce résumé mais je me suis aperçu qu'il n'était pas dan sla bonne rubrique ... Alors, profitez des photos ...
Le PARCOURS : pompé sur ce site et des agences locales compréhensives, il etait tout à fait classique :
Arrivée YANGON from Genève via Pékin (Air China pour le prix mais je déconseille...) 3NUITS GH Thanlwin 45USD/nuit : Auberge de jeunesse un peu à l'écart du tumulte du centre ville, avec 3 chambres privatives. Ambiance très conviviale, le propriétaire est un français qui nous aidera beaucoup dans nos visites.
GOLDEN ROCK par bus Winexpress ( très local) 5h 1NUIT Bagwa theiddhi hotel 35USD : la touche folklo du voyage, hôtel occupé essentiellement par des pèlerins, chambre propre avec sdb commune irréprochable. Très pratique parce que tout à côté du départ des camions pour Golden rock.
MAWLAMYINE par bus win express ( encore plus local celui-là) 5h 2NUITS CINDERELLA HOTEL 60USD/N : très cher pour la ville mais équivalent 5 étoiles. iPad privé lors du séjour, terrasse pour le pdj, le grand luxe !
MANDALAY par bus de nuit first class 13h ( pas de problème) 3NUITS YADANARDON HOTEL 55USD/N : acceuil impeccable, chambre propre et classique. Le plus ici : la terrasse au sommet , ou prendre ses repas avec concert le soir, vue imprenable sur l'ambiance de Mandalay
BAGAN par minibus 19places OK express 5h ( pratique parce que dépose hôtel ) 4NUITS KADAY AUNG HOTEL 35 puis 55USD/N : compromis idéal sur le site de Bagan, proche des temples et plus calme que dans la ville. Je déconseille les chambres de luxe (35usd) au confort trop juste. Préférez les " suites" , clim plus efficace, sdb plus grande, terrasse privative. Bon point pour la piscine de l'hôtel, appréciable après la chaleur des visites.
KALAW par minivan 10 places (la compagnie m'échappe...) 6H 1NUIT NATURE LAND HOTEL 2 30USD/N : un peu ( trop) excentré du centre du village ( 10 min à pied). Mais rapport qualité / prix imbattable, avec des chambres/ bungalows très propre. Ne pas hésiter à demander des couvertures supplémentaires, on est à Kalaw, les nuits sont fraîches.... TRECK INLE par agence Ever Smile et mon guide Jewel 1 NUIT
INLE LAKE 3NUITS LA MAISON BIRMANE 70USD/N : bon, tarif un poil élevé pour le site mais zéro défaut pour cet hôtel tout proche de l'embarcadère. Très calme, service impeccable.
NGAPALI par avion Air KBZ 130usd/pers ( Aie!) 4NUITS BAYVIEW BEACH RESORT 140USD/N : la, on explose carrément les budgets mais le jeu en vaut la chandelle. Zéro défaut ici, tant sur les prestations que sur l'accueil. Les propriétaires sont Franco/Suisse et se mettent en quatre pour vous satisfaire. Transats directement sur le sable de la plage, sous les palmiers et paradoxalement c'est le seul à NGapali !
YANGON par avion Golden Myanmar Airlines ( 60USD/p) 1NUIT GRAND UNITED 2 DOWNTOWN 70USD/N: ici aussi, le plus est la terrasse au 10eme . Pour le reste, le moins bon de nos hôtels, réservé la veille de notre départ. Tenu par des Chinois, l'accueil est sommaire et les chambres petites et bruyantes. Très bon emplacement au centre du quartier chinois, l'ambiance est tres electrique le soir.
Quelques réponses aux questions fréquentes vues ici :
Oubliez vos dollars, tout bureau de change prendra vos Euros. A Yangon et Mandalay, ils ont vérifiés le parfait état, à Bagan, il s'en foutait. Privilégiez les 100€ ( meilleur change). J'avais pris des dollars pour payer les hotels en cash dollars mais le Kyat leur va aussi bien ....
Les transports ( bus, avion, taxi..) sont fiables , les aéroports folklo mais les avions neufs. Pour le sud, mloins de touristes donc des bus un peu moins top (bien que mon Moulmein/Mandalay était correct) En ville, privilégiez le taxi, ils conduisent comme des malades et le vélo peut vite devenir dangereux... Taxis de rue doivent étre toujours négociés (un peu), ils ont tendance à appuyer de 1 ou 2 dollars la course ( je parle en dollars mais c'est pour éviter les 000 , sachant que 1USD= 1000K) .
Petit tour d'Horizon :
YANGON : Premier pas en Birmanie, arrivée 1H du matin, le choc est rude... Yangon est une ville énorme, grouillante, bruyante, aux mille odeurs (de gaz d'échappement) et aux mille saveurs . Le lonely embarqué a fait son oeuvre, les sites sont magnifiques. Dormir en dehors du centre ( inya lake) peut etre une bonne option pour souffler le soir. Mais la dernière nuit à Downtown fut aussi magique (marché de nuit...). Privilégier le taxi au coup par coup , de toutes façons, il y en a partout !!! Nous avons beaucoup aimé le Scott Market, pour concentrer les achats, c'est génial (marchandage obligatoire) et l'ambiance est extra. Un seul regret, ne pas avoir eu le temps d'emprunter un moment le circular train (juste aperçu et ça donne envie..)

GOLDEN ROCK : Départ à 6h, arrivée 14h, dormi à Kinpun. Un des moments forts de notre voyage, on aime ou on aime pas mais vous êtes en mode immersion à 100%. L'hotelier parle 3 mots d'anglais, les restos n'ont pas de carte en Anglais, ce lieu est un pélerinage pour les Birmans et l'ambiance y est extraordinaire, dix "européens" pour 3000 birmans . L'accès en camion est pittoresque, le site est immense et le coucher de soleil magique .Une nuit suffit pour visiter l'après-midi et repartir le lendemain matin
MAWLAMYINE:Ici aussi vous serez plongé au coeur de la Birmanie. Peu de tourisme, mais une ville ex-coloniale à l'ambiance endormie mais qui peut aussi grouiller dès le matin vers le port. Un grand moment : la visite du cimetière chrétien (conseillé par le lonely) avec des tombes du 19è ... Les pagodes sont sublimes également au sunset. On se déplace à pied, la ville n'est pas grande.

MANDALAY : Après une nuit dans le bus, merci au Yadanardon hotel de nous faire le check-in à 8h30, pour une fin de nuit réparatrice... Mandalay est beaucoup plus étendue que Yangon pour ses visites. Nous logions au centre, pratique pour la visite des sites "intra-muros". Par contre, beaucoup plus difficile de trouver des taxis, ou alors moto-taxis, surtout le soir sur des petits trajets. Je conseille la visite en taxi privé ( 35USD/J jusqu'à 20h) qui a l'avantage de vous promener et vous attendre sur les sites plus éloignés. Un jour minimum, deux confortable. Bien le briefer pour qu'il évite de vous ballader de workshop en workshop ...(coordonnées en mp). Il n'y a pas à proprement parler de "centre-ville" à Mandalay mais la ville est plus calme que Yangon. Pour les sites, nous avons fait les principaux, j'ai préféré U-bein Bridge le matin que le soir (trop de monde)
BAGAN : THE PLACE TO GOBen oui, quoi .... Les blasés vous diront j'ai préféré Angkor, ou Sokoukai, moi je dis: Magique ! Nyang U est une ruche, Old Bagan le mieux placé mais le plus cher, New Bagan ( à 10 min en e-bike...) le bon compromis . Notre hôtel avait une piscine et croyez moi, elle a servi ! Le site est magnifique, nous y étions au plus fort de la saison (début janvier) mais c'est tellement grand que, hormis sur les sites majeurs aux heures cruciales (Sunrise et sunset), il y a de la place pour tous. Calèche, vélo, e-bike, taxi, tout est à votre disposition pour visiter ce site immense. Le vélo est sympa si vous sortez des routes goudronnées pour vous promener (seuls !) dans les champs ( attention les crevaisons). Le bon compromis reste l'e-bike, rapide et pas fatigant ( 9USD par jour pour un gros modèle 2 places). Si vous avez le temps, la croisière ( de 14h au sunset) vers la pagode sur la montagne (20 USD par bateau privé) est intéressante pour une coupure dans vos visites. Et bougez-vous pour assister à un lever de soleil depuis une des pagodes accessibles en hauteur, la vue avec les mongolfières est géante !! ( pour gagnants au loto, c'est 300usd pour grimper dedans le ballon).
KALAW :
Après Bagan, Kalaw est un choc. Petit village perché dans les montagnes, ce sera déjà un choc thermique ! Ici, le matin, les Birmlans vous acceuillent avec le bonnet et les gants et c'est pas du chiqué ! Mais la ville est sympa pour une halte avant "le" treck ! Une nuit, mais pas plus ...TRECK KALAW-INLE: Initialement prévu sur trois jours/deux nuits, un impondérable nous le fera faire sur deux jours/1 nuit. Et honnétement, sans regret. Mon treck, réservé à l'agence ever smile ( 35 USD all included) sera sauvé parce que mes co-randonneurs ( nous étions 9 pour un treck privé..) s'avéreront être des birmans en voyage touristique et donc, l'échange sera plus qu'intéréssant. Si ça avait été des chinois ou des norvégiens, l'ambiance n'aurait pas été la même. Le treck en lui-même n'est pas difficile, peu de dénivelé mais une trentaine de Km à marcher (quand même). Pas d'impro, ici tout est réglé, calibré, timé .... les points de ralliement sont les mêmes pour tous, amateurs de vrais trecks, fuyez ! Mais j'ai aimé les paysages, les rencontres avec les montagnards, la nuit (gelé!) chez l'habitant avec mes 7 birmans voyageurs....
INLE :Le site est magique également, le départ du bateau (que vous aurez booké la veille) au petit matin a quelque chose de féerique ... Beaucoup de monde ici aussi , et on commence à trouver la horde de chinois qui débarquent (avec difficulté) des bâteaux un peu envahissante parfois. Le marché pour notre part avait lieu à Nampan ( sud du lac) et a tenu toutes ses promesses (combat de coq furtif compris). Heureusement, j'avais réservé un bâteau hors agence et notre batelier a su nous montrer des choses plus authentiques ( tea time chez lui, rencontre avec son ami pécheur, pas le singe à l'entrée du lac...). Pour les photographes, ne pas manquer coucher du soleil et amenez des chips pour les Aigrettes !)
Et si vous avez un peu de temps, l'excursion ( 2h de taxi à l'aller, 50USD, essayez de partager) jusqu'au village de Pindaya vaut le coup , les bouddhas dans la grotte sont une curiosité à voir ! Et si vous n'avez pas fait le treck, la "route" passe par de petits villages de montagnes et offre de magnifiques panoramas.

NGAPALI: La touche Honeymoon de notre voyage ! Vous l'avez vu plus haut, on a explosé le budget pour Ngapali ... Et sans regret parce qu'au final, le Bayview (très bien classé tripadvisor) est un des plus beaux hôtels de la plage . déjà grace à ses palmiers, finalement pas si nombreux sur cette immense plage et parce qu'il est l'un des rares à avoir l'accès direct (sans pontons) à la mer. Ici, pas grand chose à voir, si ce n'est , malgré la haute ( ??) saison, une plage quasi-déserte toute la journée ... Alors, on se laisse aller à une douce farniente l'après-midi, après une courte promenade en vélo (fourni par l'hotel) à l'un ou l'autre des petits villages et ports qui jouxtent la zone hotelière... A ne pas manquer : quittez la quiètude de votre hôtel le soir pour les (quelques) restos seaside, poissons, crevettes géantes et langoustes fraîches grillés sont à tomber par terre !!!!

Voilà, mon ressenti pour ces sites que j'ai pu voir. La Birmanie est un pays magnifique, très sécuritaire, et les gens sont d'une gentillesse incroyable, ils s'intéresseent à vous autant que vous vous intéressez à eux ... Le contact est parfois compliqué, barrière de la langue dès que vous quittez les endroits touristiques, mais les regards sont toujours bienveillants... Je ne saurais que trop vous conseiller d'y aller, j'espère qu'ils prendront le virage du tourisme sans sortie de route ( à voir les grues partout, on craint que non ...) mais on trouve là-bas des gens vrais, à la philosophie de vie incroyable en dépit de leur dénuement.
Merci de m'avoir lu, n'hésitez pas si vous avez des questions, j'essayerais de vous apporter mon vécu là-bas. Ps: j'ai déjà mis ce résumé mais je me suis aperçu qu'il n'était pas dan sla bonne rubrique ... Alors, profitez des photos ...
De retour de voyage en sac à dos au Sri lanka English translation pending
Bonjour à tous,
Tout d'abord je voulais remercier toutes les personnes qui m'ont aidée grâce à leurs témoignages à préparer mon voyage, je viens tout naturellement à mon tour vous faire part de mon "périple" et ainsi aider d'autres personnes qui souhaitent découvrir ce merveilleux pays.
Je me suis rendue au Sri Lanka avec ma fille de 19 ans en sac à dos du 30 décembre 2014 au 12 janvier 2015.
Nous avons pris la SAUDIA AIRLINE (Compagnie d'Arabie Saoudite) avec escale à Djeddah. Rien à redire, avion ponctuel, hôtesses agréables, sièges spacieux et confortables, repas bon et copieux (vous avez même le choix entre deux plats), écrans individuels avec films en français...).
Après avoir lu de nombreux témoignages sur le regard insistants des sri lankais sur les femmes étrangères, je suis partie avec quelques a priori. Effectivement on vous regarde énormément de haut en bas de bas en haut (les hommes un peu plus c'est vrai) mais c'est tout le monde, y compris les femmes et les enfants, il suffit de leur sourire pour qu'ensuite la plupart du temps vous ayez droit aussi à un large sourire ! Le sri lankais est très curieux, il veut savoir d'où vous venez, ou vous allez et avec qui vous voyagez, lol ! Mais cela reste bon enfant...
Concernant les prises de courant, pas besoin d'adaptateur, il suffit d'avoir un stylo ! la prise sri lankaise se présente sous forme de 3 trous en triangle avec un tout petit interrupteur en haut à gauche. il suffit de mettre cet interrupteur hors tension de mettre un stylo dans le trou du haut et de brancher en même temps votre chargeur, sèche cheveux... ressortir le stylo et allumer l'interrupteur et ô miracle ça marche !
Nous avons pris que des bus locaux, prix dérisoire (moins d'un euro pour des trajets plus ou moins longs, bien demandé le prix avant de monter et demander confirmation aux personnes à l'intérieur, cela évite les mauvaises surprises au moment de payer) et l'on est essentiellement qu'avec des sri lankais donc c'est cool ! Il faut savoir que le pays est très bien desservi en bus et qu'il y a des départs fréquents vers toutes les destinations. Par contre les chauffeurs de bus conduisent très très vite même en montagne donc pour ceux qui sont malades prévoir ce qu'il faut ! Toujours demander à mettre les sacs dans la soute du bus sinon on risque de vous faire payer une place pour les bagages.
Nous avions réservé à l'avance les deux premiers hôtels mais pas d'inquiétude, il ya des Guest et hôtels partout, des personnes vous sollicitent systématiquement à la sortie du bus.
Attention le soleil tape très très fort ! Petit conseil pour les dames : prévoyez des tampons, il n'y en a pas ou très peu au Sri lanka !
Voici notre itinéraire :
Jour 1 : Aeroport/Sigiriya - Il faut être patient pour récupérer ses bagages ! Le change n'est pas très avantageux, (1 e = 155 rps alors que partout ailleurs 1e = 160 rps) ms ca dépanne pour commencer ! Nous avons négocié un taxi pour nous avancer sur Kurunegala (2800 rps) car la circulation est lente dans le pays et nous voulions arriver avant la nuit et ensuite un bus jusqu' à la jonction Polonnaruwa/Siggiriya (a env 9 km à la sortie de Dambulla). Nous avons logé au Lakmini Lodge (3000 rps avec petit dej), chambre convenable, personnel agréable et vue magnifique sur le Rocher du Lion. Attention aux moustiques !!!
Jour 2 : Sigiryia/Dambulla - Départ de bonne heure (il fait chaud), entrée 25 e (c'est cher !!!) mais la montée du rocher vaut le coup et la vue en haut fantastique, il faut compter env 2h AR en prenant son temps. Nous avons pris un tuc tuc jusqu'à Dambulla (1000 rps) pour visiter le temple troglodyte (10 e l'entrée), prévoir des chaussettes car il faut se déchausser et de quoi se couvrir les jambes et les épaules ! Le site vaut le coup mais il faut monter bcp de marches avant d'y arriver. Consigne gratuite pour les sacs a dos à la caisse. Puis bus jusqu'à Kandy logement a St brigdet GH un petit paradis (3000 rps la nuit chambre avec balcon et 500 rps le pdj) JE RECOMMANDE !!!
Jour 3 et 4 - Kandy A faire : Visite du marché, aller au Muslin Hotel pour dégustation de Kotthu roti, à ne pas manquer le jardin botanique (une merveille ! 1250 rps, prendre le bus direction Peradeniya), tour du lac et visite de plusieurs temples dont le Temple de la Dent ( 1000 rps), y aller vers 18h30 pour la prière, très beau moment. Nous avons ADORE cette ville, malgré le bruit, le monde, il y règne une atmosphère spéciale !
Jour 5 - Nuwara ella/haputale Magnifique trajet en bus dans la montagne au milieu des plantations de thé et des cascades (le trajet en train valait le coup mais suite au mauvais temps juste avant notre arrivée les voies ferrées ont été endommagées). Halte a Nuwara Ella dite "la petite Angleterre", agréable village a près de 2000 m d'altitude. Puis trajet jusqu'à Haputale via bandarawela (Importante Station de bus), bus bondé et le chauffeur roule très vite ! Arrivée à Haputale, petit village de moyenne montagne (1500 m), principalement habitée par les Tamouls, ca caille vite le soir donc prévoir pull, blouson...Royal Top rest in (2500 rps avec petit déj), en plein centre, chambre un peu "glauque", on avait heureusement prévu des draps de soie, personnel adorable et leur rice & curry très bon .
Jour 6 - Ella Départ en bus vers Ella (changement à Bandarawela), petit village assez touristique par rapport à Haputale (et donc plus cher), les alentours sont magnifiques, ballades dans les plantations de thé, et ascension du Little Adam's peack (le sentier à prendre est à droite juste après le Ella Flower Garden), panorama à couper le souffle ! Les chutes de rawana, impressionantes ! Visite de l'usine Lipton (Dambatene tea factory), tuc tuc 1000 rps AR depuis Haputale
Jour 7 et 8 - Mirissa Long trajet en bus jusqu'à la côte sud (plus de 5h !). Mirissa, sympathique station balnéaire certes beaucoup moins authentique que dans les terres. Nombreux bars et restos sur la plage, bonne animation. Bord de mer agréable, peu agité (idéale pour les enfants), longue plage magnifique. Adana Beach Resort (5500 rps avec pdj vue mer avec grosse négociation), chambre spacieuse et confortable, accueil sympathique, bord de mer (route à traverser)
Jour 9 et 10 - Hikkaduwa Déception, station balnéaire envahie par les russes (tout est traduit en russe !), très chères (n achetez pas vos souvenirs la bas !) très peu de plages, c'est sale et la mer est agitée. Red Lobster (4300 rps avec pdj négocié), chambre spacieuse mais hôtel et alentour très bruyant, bonne nourriture. Location de scoot 1000 rps (prendre le permis international) A voir Galle surtout la ville fortifiée, ballade sur les remparts, il ya un petit marchand d'épices et thé au détail, très pratique pour ramener des petites quantités Visite d'un centre de sauvetage de tortues juste avant Bentota (env 500 rps), instructif et bonne action grâce à votre ticket d 'entrée.
jour 11 et 12 - Negombo Ville très animée et pas mal de touristes car près de l'aéroport. Sea Joy à Négombo Beach (2000 rps avec pdj négocié), chambre simple, vieillote, eau froide, nourriture très bonne. A faire le marché aux poissons (âmes sensibles aux odeurs s'abstenir !), la plage est agréable mais sale, ballade et sunset en compagnie des locaux.
Nous avons, par manque de temps, du zapper pas mal d'endroits mais 12 jours c'est très peu car il ya énormément de ballades, visites à faire. En espérant que cela puisse vous aider...
N'hésitez pas si vous avez des questions, je reste à votre disposition
Laure
Tout d'abord je voulais remercier toutes les personnes qui m'ont aidée grâce à leurs témoignages à préparer mon voyage, je viens tout naturellement à mon tour vous faire part de mon "périple" et ainsi aider d'autres personnes qui souhaitent découvrir ce merveilleux pays.
Je me suis rendue au Sri Lanka avec ma fille de 19 ans en sac à dos du 30 décembre 2014 au 12 janvier 2015.
Nous avons pris la SAUDIA AIRLINE (Compagnie d'Arabie Saoudite) avec escale à Djeddah. Rien à redire, avion ponctuel, hôtesses agréables, sièges spacieux et confortables, repas bon et copieux (vous avez même le choix entre deux plats), écrans individuels avec films en français...).
Après avoir lu de nombreux témoignages sur le regard insistants des sri lankais sur les femmes étrangères, je suis partie avec quelques a priori. Effectivement on vous regarde énormément de haut en bas de bas en haut (les hommes un peu plus c'est vrai) mais c'est tout le monde, y compris les femmes et les enfants, il suffit de leur sourire pour qu'ensuite la plupart du temps vous ayez droit aussi à un large sourire ! Le sri lankais est très curieux, il veut savoir d'où vous venez, ou vous allez et avec qui vous voyagez, lol ! Mais cela reste bon enfant...
Concernant les prises de courant, pas besoin d'adaptateur, il suffit d'avoir un stylo ! la prise sri lankaise se présente sous forme de 3 trous en triangle avec un tout petit interrupteur en haut à gauche. il suffit de mettre cet interrupteur hors tension de mettre un stylo dans le trou du haut et de brancher en même temps votre chargeur, sèche cheveux... ressortir le stylo et allumer l'interrupteur et ô miracle ça marche !
Nous avons pris que des bus locaux, prix dérisoire (moins d'un euro pour des trajets plus ou moins longs, bien demandé le prix avant de monter et demander confirmation aux personnes à l'intérieur, cela évite les mauvaises surprises au moment de payer) et l'on est essentiellement qu'avec des sri lankais donc c'est cool ! Il faut savoir que le pays est très bien desservi en bus et qu'il y a des départs fréquents vers toutes les destinations. Par contre les chauffeurs de bus conduisent très très vite même en montagne donc pour ceux qui sont malades prévoir ce qu'il faut ! Toujours demander à mettre les sacs dans la soute du bus sinon on risque de vous faire payer une place pour les bagages.
Nous avions réservé à l'avance les deux premiers hôtels mais pas d'inquiétude, il ya des Guest et hôtels partout, des personnes vous sollicitent systématiquement à la sortie du bus.
Attention le soleil tape très très fort ! Petit conseil pour les dames : prévoyez des tampons, il n'y en a pas ou très peu au Sri lanka !
Voici notre itinéraire :
Jour 1 : Aeroport/Sigiriya - Il faut être patient pour récupérer ses bagages ! Le change n'est pas très avantageux, (1 e = 155 rps alors que partout ailleurs 1e = 160 rps) ms ca dépanne pour commencer ! Nous avons négocié un taxi pour nous avancer sur Kurunegala (2800 rps) car la circulation est lente dans le pays et nous voulions arriver avant la nuit et ensuite un bus jusqu' à la jonction Polonnaruwa/Siggiriya (a env 9 km à la sortie de Dambulla). Nous avons logé au Lakmini Lodge (3000 rps avec petit dej), chambre convenable, personnel agréable et vue magnifique sur le Rocher du Lion. Attention aux moustiques !!!
Jour 2 : Sigiryia/Dambulla - Départ de bonne heure (il fait chaud), entrée 25 e (c'est cher !!!) mais la montée du rocher vaut le coup et la vue en haut fantastique, il faut compter env 2h AR en prenant son temps. Nous avons pris un tuc tuc jusqu'à Dambulla (1000 rps) pour visiter le temple troglodyte (10 e l'entrée), prévoir des chaussettes car il faut se déchausser et de quoi se couvrir les jambes et les épaules ! Le site vaut le coup mais il faut monter bcp de marches avant d'y arriver. Consigne gratuite pour les sacs a dos à la caisse. Puis bus jusqu'à Kandy logement a St brigdet GH un petit paradis (3000 rps la nuit chambre avec balcon et 500 rps le pdj) JE RECOMMANDE !!!
Jour 3 et 4 - Kandy A faire : Visite du marché, aller au Muslin Hotel pour dégustation de Kotthu roti, à ne pas manquer le jardin botanique (une merveille ! 1250 rps, prendre le bus direction Peradeniya), tour du lac et visite de plusieurs temples dont le Temple de la Dent ( 1000 rps), y aller vers 18h30 pour la prière, très beau moment. Nous avons ADORE cette ville, malgré le bruit, le monde, il y règne une atmosphère spéciale !
Jour 5 - Nuwara ella/haputale Magnifique trajet en bus dans la montagne au milieu des plantations de thé et des cascades (le trajet en train valait le coup mais suite au mauvais temps juste avant notre arrivée les voies ferrées ont été endommagées). Halte a Nuwara Ella dite "la petite Angleterre", agréable village a près de 2000 m d'altitude. Puis trajet jusqu'à Haputale via bandarawela (Importante Station de bus), bus bondé et le chauffeur roule très vite ! Arrivée à Haputale, petit village de moyenne montagne (1500 m), principalement habitée par les Tamouls, ca caille vite le soir donc prévoir pull, blouson...Royal Top rest in (2500 rps avec petit déj), en plein centre, chambre un peu "glauque", on avait heureusement prévu des draps de soie, personnel adorable et leur rice & curry très bon .
Jour 6 - Ella Départ en bus vers Ella (changement à Bandarawela), petit village assez touristique par rapport à Haputale (et donc plus cher), les alentours sont magnifiques, ballades dans les plantations de thé, et ascension du Little Adam's peack (le sentier à prendre est à droite juste après le Ella Flower Garden), panorama à couper le souffle ! Les chutes de rawana, impressionantes ! Visite de l'usine Lipton (Dambatene tea factory), tuc tuc 1000 rps AR depuis Haputale
Jour 7 et 8 - Mirissa Long trajet en bus jusqu'à la côte sud (plus de 5h !). Mirissa, sympathique station balnéaire certes beaucoup moins authentique que dans les terres. Nombreux bars et restos sur la plage, bonne animation. Bord de mer agréable, peu agité (idéale pour les enfants), longue plage magnifique. Adana Beach Resort (5500 rps avec pdj vue mer avec grosse négociation), chambre spacieuse et confortable, accueil sympathique, bord de mer (route à traverser)
Jour 9 et 10 - Hikkaduwa Déception, station balnéaire envahie par les russes (tout est traduit en russe !), très chères (n achetez pas vos souvenirs la bas !) très peu de plages, c'est sale et la mer est agitée. Red Lobster (4300 rps avec pdj négocié), chambre spacieuse mais hôtel et alentour très bruyant, bonne nourriture. Location de scoot 1000 rps (prendre le permis international) A voir Galle surtout la ville fortifiée, ballade sur les remparts, il ya un petit marchand d'épices et thé au détail, très pratique pour ramener des petites quantités Visite d'un centre de sauvetage de tortues juste avant Bentota (env 500 rps), instructif et bonne action grâce à votre ticket d 'entrée.
jour 11 et 12 - Negombo Ville très animée et pas mal de touristes car près de l'aéroport. Sea Joy à Négombo Beach (2000 rps avec pdj négocié), chambre simple, vieillote, eau froide, nourriture très bonne. A faire le marché aux poissons (âmes sensibles aux odeurs s'abstenir !), la plage est agréable mais sale, ballade et sunset en compagnie des locaux.
Nous avons, par manque de temps, du zapper pas mal d'endroits mais 12 jours c'est très peu car il ya énormément de ballades, visites à faire. En espérant que cela puisse vous aider...
N'hésitez pas si vous avez des questions, je reste à votre disposition
Laure
Passages de frontières English translation pending
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?
Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

Premiers pas dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous !
Et un nouveau carnet au compteur de Voyage Forum ! Avec un peu de retard, je souhaitais vous parler de notre 1er voyage dans l’Ouest Américain, tellement chéri et attendu ! Un voyage intense qui restera dans nos mémoires, ça c’est certain ! 17 jours soutenus, et nous n’avons qu’une envie : repartir très très vite ! 😉
Je souhaitais tout d’abord remercier les membres du forum, pour leurs précieuses informations et tous leurs conseils. Et dire qu’il y a trois ans, je ne connaissais presque rien de cette région des Etats-Unis. Mais à force de recherches et de lecture, j’ai découvert Bryce, Zion, Antelope Canyon, Monument Valley… Bref, sans vous ce voyage n’aurait pas été si riche de découvertes ! Alors un grand MERCI 🙂
Malheureusement, je n’aurai pas le temps d’écrire un carnet de voyage complet et détaillé au jour le jour. J’ai décidé à la place d’écrire de petits résumés de nos impressions concernant les différents parcs et villes. Cela fait déjà 4 mois que nous sommes rentrés, et je n’ai même pas eu le temps d'écrire et poster ce carnet. Heureusement que j’avais tenu un petit notebook au fil du voyage, ça aide! Je profite donc des vacances de Noël pour m'atteler à la tache.
Pour résumer la situation, nous sommes deux étudiants de 21 et 23 ans, originaires d’Arras. Après 3 ans de jobs d’été et d’économies, nous sommes enfin partis à l’aventure ! En décembre 2013, je tombe sur une promo à peine croyable: vol multidestinations Paris>SF (escale à Dallas) et LA>Paris (escale à NY), en plein mois d'août, à seulement 600€/personne TTC!!! Sur le site d'Iberia, mais vols opérés par AA. Nous avons sauté sur l'occasion: une belle économie de faite!
Nous sommes partis du 12 août au 28 août 2014, et nous avons fait les « classiques » : San Francisco, Los Angeles, Las Vegas, Valley of Fire, Zion National Park (juste la Canyon Overlook Trail), Bryce Canyon, Page, Monument Valley, Grand Canyon. Un timing un peu serré et chargé, certes, mais la location de voiture nous a coûté très cher à cause de la taxe jeunes conducteurs, du coup on a dû se limiter en temps. Nous en étions conscients, mais on s’est dit qu’on reviendrait dans quelques années, quand on aurait plus de 25 ans, pour approfondir les parcs visités et découvrir encore plus de choses (notamment Yellowstone et Moab). Même si c’était court et fatiguant (il faut le dire, on est rentrés lessivés), c’était génial, et nous en gardons de supers souvenirs !

Une partie du voyage a été effectuée en bus (Megabus), pour les trajets SF-LA et LA-LV : ça s’est très bien passé, les bus ont toujours été à l’heure (voire en avance), ils sont très confortables et il y a le WiFi. C’est une solution économique pour éviter la taxe jeune conducteur de 25$/jour. Bien entendu il faut réserver les billets à l’avance pour les avoir à de très bons prix, sinon ça ne vaut pas le coup, et autant louer une voiture. Quand nous sommes allés chercher notre voiture (à LV) pour faire le tour des parcs, nous nous sommes sentis tellement, tellement libres ! Un vrai bonheur. Rien de comparable avec les transports en commun et Megabus! Mais bon, dans l'ensemble, nous nous en sommes très bien sortis à SF et à LA sans voiture, on n'a pas à se plaindre.
Petit aparté : Bastien s’est fait fouillé juste avant de monter dans l’avion à Paris (les agents l’ont pris à part lorsque nous étions dans la passerelle), ils lui ont demandé d’allumer tous ses appareils électroniques. Heureusement que nous les avions chargés. Juste pour info !
SAN FRANCISCO (12 août - 17 août)
Hôtel : The Grant Hotel : une solution économique à SF. Prix raisonnables, mais on a le minimum (un lit et une SDB). Pas de micro-ondes, ni de frigo. Situé dans le quartier de Chinatown. Vieillot mais propre.
Nous sommes restés 4 jours à SF, dont 3 jours à visiter la ville (nous sommes allés à Sausalito & Muir Woods le 4ème jour). Qu’est-ce qu’on a marché ! C’était les 1ers jours, alors nous étions encore plein d’énergie haha…
La première matinée sur place, nous faisons les « classiques » (Lombard St, Fisherman’s Wharf…). Un peu déçus par Lombard St. Trop de monde. Nous mangeons le midi sur Fisherman, et scrutons le Golden Gate Bridge. Il paraît si proche. Sur un coup de tête, on décide d’y aller. A pied. « Il n’est pas si loin, on y sera vite ! », « Au pire, on prendra un bus sur la route ». Oui bien sûr… Effet d’optique certainement, le pont est bien plus loin que prévu ! 3,7 miles nous dira Google Maps le soir même. Et aucun bus à l’horizon. La ballade est longue mais… géniale. Un des meilleurs moments du voyage, selon moi. L’aller-retour nous prendra l’après-midi complet. Nous longeons la plage, nous nous arrêtons souvent pour shooter le pont mythique. Il fait très beau, et le vent n’est pas trop frais. Nous prenons de très belles photos, la vue est magnifique ! Problème : le soleil commence à taper, mais à cause du vent, nous ne sentons rien… Et nous reviendrons rouges écrevisse à l’hôtel ! Premier jour, et déjà des coups de soleil, ça commence bien. Malgré cela, une des meilleures journées du séjour !


Les 2 autres jours, nous ferons Mission, Golden Gate Park, Filbert Street, Coit Tower, Chinatown, Alamo Square (où une des Painted Ladies est en rénovation… Pas mal les échafaudages sur les photos !), Upper Haight, Alcatraz (de nuit). Concernant Alcatraz, on a apprécié la visite, mais "sans plus". Ce n'est pas la chose qu'on aura le plus envie de refaire quand on reviendra! On a eu largement le temps de bien profiter de la ville et de voir beaucoup de quartiers, tout en prenant notre temps. Nous avons tout fait à pied, en cable car, en bus (pour aller au Golden Gate Park) et en métro (pour aller à Mission). C’est tout à fait faisable, la ville est bien desservie, et notre hôtel était assez bien placé pour rejoindre la plupart des incontournables à pied.

Le dernier jour, nous nous rendons à Sausalito en bus, mais nous n’y restons pas très longtemps, et prenons la navette pour Muir Woods. Nous avons adoré le parc. L’inconvénient, c’est le monde. Les séquoias géants sont impressionnants, ça vaut vraiment le détour si on a un jour « en trop » à SF ! Nous sommes revenus en traversant le GG Bridge à pied: beaucoup de vent mais à faire!

A venir: Los Angeles
Et un nouveau carnet au compteur de Voyage Forum ! Avec un peu de retard, je souhaitais vous parler de notre 1er voyage dans l’Ouest Américain, tellement chéri et attendu ! Un voyage intense qui restera dans nos mémoires, ça c’est certain ! 17 jours soutenus, et nous n’avons qu’une envie : repartir très très vite ! 😉
Je souhaitais tout d’abord remercier les membres du forum, pour leurs précieuses informations et tous leurs conseils. Et dire qu’il y a trois ans, je ne connaissais presque rien de cette région des Etats-Unis. Mais à force de recherches et de lecture, j’ai découvert Bryce, Zion, Antelope Canyon, Monument Valley… Bref, sans vous ce voyage n’aurait pas été si riche de découvertes ! Alors un grand MERCI 🙂
Malheureusement, je n’aurai pas le temps d’écrire un carnet de voyage complet et détaillé au jour le jour. J’ai décidé à la place d’écrire de petits résumés de nos impressions concernant les différents parcs et villes. Cela fait déjà 4 mois que nous sommes rentrés, et je n’ai même pas eu le temps d'écrire et poster ce carnet. Heureusement que j’avais tenu un petit notebook au fil du voyage, ça aide! Je profite donc des vacances de Noël pour m'atteler à la tache.
Pour résumer la situation, nous sommes deux étudiants de 21 et 23 ans, originaires d’Arras. Après 3 ans de jobs d’été et d’économies, nous sommes enfin partis à l’aventure ! En décembre 2013, je tombe sur une promo à peine croyable: vol multidestinations Paris>SF (escale à Dallas) et LA>Paris (escale à NY), en plein mois d'août, à seulement 600€/personne TTC!!! Sur le site d'Iberia, mais vols opérés par AA. Nous avons sauté sur l'occasion: une belle économie de faite!
Nous sommes partis du 12 août au 28 août 2014, et nous avons fait les « classiques » : San Francisco, Los Angeles, Las Vegas, Valley of Fire, Zion National Park (juste la Canyon Overlook Trail), Bryce Canyon, Page, Monument Valley, Grand Canyon. Un timing un peu serré et chargé, certes, mais la location de voiture nous a coûté très cher à cause de la taxe jeunes conducteurs, du coup on a dû se limiter en temps. Nous en étions conscients, mais on s’est dit qu’on reviendrait dans quelques années, quand on aurait plus de 25 ans, pour approfondir les parcs visités et découvrir encore plus de choses (notamment Yellowstone et Moab). Même si c’était court et fatiguant (il faut le dire, on est rentrés lessivés), c’était génial, et nous en gardons de supers souvenirs !

Une partie du voyage a été effectuée en bus (Megabus), pour les trajets SF-LA et LA-LV : ça s’est très bien passé, les bus ont toujours été à l’heure (voire en avance), ils sont très confortables et il y a le WiFi. C’est une solution économique pour éviter la taxe jeune conducteur de 25$/jour. Bien entendu il faut réserver les billets à l’avance pour les avoir à de très bons prix, sinon ça ne vaut pas le coup, et autant louer une voiture. Quand nous sommes allés chercher notre voiture (à LV) pour faire le tour des parcs, nous nous sommes sentis tellement, tellement libres ! Un vrai bonheur. Rien de comparable avec les transports en commun et Megabus! Mais bon, dans l'ensemble, nous nous en sommes très bien sortis à SF et à LA sans voiture, on n'a pas à se plaindre.
Petit aparté : Bastien s’est fait fouillé juste avant de monter dans l’avion à Paris (les agents l’ont pris à part lorsque nous étions dans la passerelle), ils lui ont demandé d’allumer tous ses appareils électroniques. Heureusement que nous les avions chargés. Juste pour info !
SAN FRANCISCO (12 août - 17 août)
Hôtel : The Grant Hotel : une solution économique à SF. Prix raisonnables, mais on a le minimum (un lit et une SDB). Pas de micro-ondes, ni de frigo. Situé dans le quartier de Chinatown. Vieillot mais propre.
Nous sommes restés 4 jours à SF, dont 3 jours à visiter la ville (nous sommes allés à Sausalito & Muir Woods le 4ème jour). Qu’est-ce qu’on a marché ! C’était les 1ers jours, alors nous étions encore plein d’énergie haha…
La première matinée sur place, nous faisons les « classiques » (Lombard St, Fisherman’s Wharf…). Un peu déçus par Lombard St. Trop de monde. Nous mangeons le midi sur Fisherman, et scrutons le Golden Gate Bridge. Il paraît si proche. Sur un coup de tête, on décide d’y aller. A pied. « Il n’est pas si loin, on y sera vite ! », « Au pire, on prendra un bus sur la route ». Oui bien sûr… Effet d’optique certainement, le pont est bien plus loin que prévu ! 3,7 miles nous dira Google Maps le soir même. Et aucun bus à l’horizon. La ballade est longue mais… géniale. Un des meilleurs moments du voyage, selon moi. L’aller-retour nous prendra l’après-midi complet. Nous longeons la plage, nous nous arrêtons souvent pour shooter le pont mythique. Il fait très beau, et le vent n’est pas trop frais. Nous prenons de très belles photos, la vue est magnifique ! Problème : le soleil commence à taper, mais à cause du vent, nous ne sentons rien… Et nous reviendrons rouges écrevisse à l’hôtel ! Premier jour, et déjà des coups de soleil, ça commence bien. Malgré cela, une des meilleures journées du séjour !


Les 2 autres jours, nous ferons Mission, Golden Gate Park, Filbert Street, Coit Tower, Chinatown, Alamo Square (où une des Painted Ladies est en rénovation… Pas mal les échafaudages sur les photos !), Upper Haight, Alcatraz (de nuit). Concernant Alcatraz, on a apprécié la visite, mais "sans plus". Ce n'est pas la chose qu'on aura le plus envie de refaire quand on reviendra! On a eu largement le temps de bien profiter de la ville et de voir beaucoup de quartiers, tout en prenant notre temps. Nous avons tout fait à pied, en cable car, en bus (pour aller au Golden Gate Park) et en métro (pour aller à Mission). C’est tout à fait faisable, la ville est bien desservie, et notre hôtel était assez bien placé pour rejoindre la plupart des incontournables à pied.

Le dernier jour, nous nous rendons à Sausalito en bus, mais nous n’y restons pas très longtemps, et prenons la navette pour Muir Woods. Nous avons adoré le parc. L’inconvénient, c’est le monde. Les séquoias géants sont impressionnants, ça vaut vraiment le détour si on a un jour « en trop » à SF ! Nous sommes revenus en traversant le GG Bridge à pied: beaucoup de vent mais à faire!

A venir: Los Angeles
Safari et plongée en Tanzanie English translation pending
Avec ses réserves animalières parmi les plus prestigieuses du continent africain, avec ses côtes poissonneuses aux fonds sous-marins exceptionnels, la Tanzanie a plus d'une corde à son arc. Voici le récit de notre voyage de 12 jours alliant safari et plongée.
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de quelques photos.
Bonne découverte ! 😉
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Présentation
Une fois n'est pas coutume : voici un projet dont nous avons confié la presque totalité de la préparation à un tour-opérateur. Nous en avons juste ébauché la trame et indiqué quelques critères, c'est tout !
En ce début d'automne, nous cherchions avant tout une destination où Hervé puisse pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux chaudes (et pas comme en Norvège en combinaison étanche !) mais pas une destination exclusivement tournée vers cette activité. Il fallait qu'on puisse y faire autre chose aussi !
A cette saison, l'océan Indien nous semblait le plus indiqué. Mais nous avions déjà pas mal écumé Maurice, Madagascar, Réunion, Seychelles...
Mais jamais la Tanzanie... alors pourquoi pas ?
Né en 1964 de la fusion du territoire du Tanganyika et de l'archipel de Zanzibar, le pays possède des atouts considérables à la fois côté terre et côté mer.
En effet, les îles de l'archipel de Zanzibar, Mafia et Pemba sont réputées pour leurs fonds sous-marins préservés et poissonneux.
Après renseignement, nous avons opté pour l'île de Mafia, au cœur de la plus grande réserve marine de Tanzanie, et prévu d'y consacrer six jours.
Depuis notre voyage en Namibie, nous avions envie de retourner en Afrique. La Tanzanie abrite les plus grandes et les plus prestigieuses réserves animalières du continent. C'est l'occasion !
Mais ici pas ou peu de self-drive, le pays a fait le choix de développer le tourisme sur la base de safaris privatifs ou en petits groupes. C'est donc pour un safari à deux avec chauffeur-guide que nous optons et cela pour six jours supplémentaires.
Quant aux parcs, nous retenons les parcs classiques du Nord tanzanien : Manyara, Serengeti, Ngorongoro et Tarangire.
Pour concrétiser ce projet, nous nous sommes tournés vers trois opérateurs français, deux spécialisés en safari et un spécialisé en plongée. Nous avons finalement choisi le projet de l'agence Ultramarina - plus abouti en matière de plongée - et dont les choix d'hébergement de la partie safari correspondaient mieux à nos attentes.
Sur place, l'agence réceptive est Ranger Safaris. L'hébergement se fera dans de très beaux lodges ou camps.
Une fois n'est pas coutume : nous allons pouvoir aborder ce voyage, l'esprit vierge de toute image, et nous laisser surprendre par chaque découverte !
Un mois avant notre départ, alors que nous venons de finaliser nos réservations, une information va pourtant venir tempérer notre enthousiasme. Fin septembre, le gouvernement français ajoute onze pays dont la Tanzanie à sa liste des Etats dans lesquels les Français sont appelés à la "plus grande prudence", ce qui ne va pas rassurer nos familles. Ce n'est néanmoins pas un motif suffisant pour annuler le voyage, prévu très loin des zones réellement déconseillées (frontières avec le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo).
Afin de rassurer nos proches et nous tenir au courant de toute information, nous nous inscrivons sur le fil de sécurité Ariane.
Malgré ces contrariétés, nous décidons de rester zen, impatients de retrouver la magie de la savane africaine et les couleurs de l'océan Indien.
Le voyage et l'arrivée en Tanzanie J1 : Lundi 3 novembre 2014
Il n'existe pas de vol direct entre la France et la Tanzanie. Parmi plusieurs possibilités, nous avons opté pour le plan de vol des compagnies Air France – KLM : Paris – Amsterdam – Kilimandjaro avec retour Dar Es Salam – Amsterdam – Paris. Comme nous prendrons des vols intérieurs entre le nord de la Tanzanie et l'île de Mafia puis entre Mafia et Dar Es Salam, le poids des bagages sur ces vols est limité à 15 kilos par personne, bagages à main compris. Des sacs souples sont fortement recommandés. En raison de cette limitation et bien qu'ayant droit à deux bagages de 23 kg chacun sur le vol international, nous avons prévu de voyager légers, sans ordinateur portable, sans GPS mais avec tout notre matériel de plongée, notamment pour Hervé combinaison et gilet.
La balance au comptoir d'enregistrement Air France indique 14 kg pour le sac de plongée et 10 pour le sac de vêtements. En y ajoutant le poids de nos bagages à main, nous sommes dans les clous.
Le vol Air France Paris – Amsterdam de 7 h 15 est le premier de la journée. A Amsterdam, notre temps de correspondance est de 80 minutes, ce qui devrait être largement suffisant s'il n'y a aucun contretemps, la durée normale nécessaire étant estimée à cinquante minutes. Mais voilà qu'Air France annonce un premier retard de quinze minutes pour demande de supplément de ménage de la cabine. De quinze minutes en quinze minutes, l'appareil part finalement avec cinquante minutes de retard. Il atterrit à 9 heures et met encore un quart d'heure de plus pour rejoindre sa place de stationnement. On ronge notre frein tout en trépignant d'impatience. A l'extinction du signal lumineux, on bondit du siège afin d'être parmi les premiers à quitter l'appareil.
Il nous reste alors moins d'une heure avant le décollage du vol international. C'est la course ! Nous piquons un sprint à travers l'aérogare. Passage aux contrôles douaniers puis aux contrôles de sécurité, nous arrivons hors d'haleine à la porte d'embarquement à destination de Kilimandjaro. Les voyageurs sont déjà en train d'embarquer, nous arrivons juste à temps. Ouf !
Nous pouvons enfin nous relaxer sur ce vol de 9 heures à destination de l'aéroport international du Kilimandjaro.
Hervé a eu la bonne idée de nous commander des repas végétariens sauf qu'il a dû se tromper en indiquant "végétariens stricts, sans œuf sans fromage sans lait". Autant dire que c'est léger et tristounet comme repas. Le seul avantage, c'est qu'on est servis avant tout le monde. Mais après on louche avec envie sur les plateaux richement garnis de nos voisins. Heureusement qu'il nous reste quelques gourmandises dans nos bagages pour tenir le coup !
Quelques films, quelques siestes et une collation végétarienne plus tard, il est déjà 21 heures quand nous arrivons à destination. Pour espérer apercevoir le Kilimandjaro, il faudra revenir !
A peine sur le tarmac, nous nous emplissons de cette douceur africaine avant de revenir à des formalités plus terre à terre.
Sous douane, nous sommes accueillis par un représentant accrédité par notre agence, chargé de nous faire établir nos visas (50 USD par personne payables en espèces). Entre nous, on n'avait pas vraiment besoin de lui mais il faut bien justifier le recours à une agence. Le passage à l'immigration est sérieux : photographie, empreintes main droite, pouce droit, main gauche, pouce gauche… on se croirait presque aux USA. Mais la file est bien plus fluide qu'aux States, la récupération des bagages immédiate. Tout est plié en une demi-heure. Efficace, la Tanzanie !
Le chauffeur de Ranger Safaris (pas le chauffeur du safari car lui on ne le rencontrera que demain) – celui chargé de nous conduire à notre hôtel à Arusha – nous attend à l'extérieur de l'aéroport. L'ombre du point culminant de l'Afrique plane au-dessus de nos têtes alors que nous faisons route vers Arusha et son Coffee Lodge qui, comme l'indique son nom, est situé au milieu d'une plantation de café.
Il fait nuit. Nous n'avons guère l'opportunité de profiter de l'environnement mais nous devinons, en le traversant, un très beau jardin dans lequel sont répartis une trentaine de bungalows.
Nous découvrons notre chambre, très vaste, à la décoration chaude et raffinée dans laquelle nous nous installons avec bonheur après cette longue journée. Demain briefing à 8 h 30 !

Premières rencontres sur la route vers le lac Manyara J2 : Mardi 4 novembre 2014
Un petit déjeuner matinal nous laisse tout le loisir de profiter encore un peu du superbe jardin de l'hôtel avant le départ pour cette courte étape entre Arusha et le lac Manyara (120 km, moins de 2 heures).
A 8 h 30 nous avons rendez-vous avec Julius. Non, ce n'est toujours pas notre chauffeur, lui on le rencontrera juste après. Julius est un représentant de la compagnie "Ranger Safaris" chargé de récapituler avec nous le déroulement du voyage. Entre nous, on aurait pu s'en passer mais il faut bien justifier le recours à une agence.
Après ce petit débriefing, voici enfin Daniel, un Rasta dynamique et jovial, au volant de son véhicule, un Toyota Landcruiser rallongé, pouvant accueillir jusqu'à 7 passagers, équipé d'une glacière électrique et d'un toit ouvrant panoramique. A deux, nous y serons très l'aise !
Ça y est, le voyage peut commencer.
Daniel parle très bien le français, mais aussi l'italien et l'espagnol, en plus de l'anglais et du swahili, la langue officielle du pays. Il s'empresse immédiatement de nous enseigner quelques fondamentaux de sa langue : karibu = bienvenue, jumbo = bonjour et asante = merci. En échange, nous lui apprendrons pendant le voyage trois mots qui l'amuseront beaucoup et qu'il notera soigneusement sur son téléphone portable : parigot, péquenot et… vitiligo !
Mais revenons au sujet !
Nous quittons bientôt les plantations de café de la région d'Arusha dominées par la fière silhouette du mont Meru (4500 mètres) pour des paysages plus arides et plus désolés sur lesquels se détache ça et là l'alignement de quelques modestes huttes Masaï. Seules les ombrelles des acacias apportent une touche verdoyante à ce décor poussiéreux.
Au bout d'une heure, à hauteur de Makuyuni, nous prenons définitivement la direction du lac Manyara. Daniel nous pr��cise qu'à partir de là et bien qu'en dehors de tout parc national nous pourrions commencer à voir des animaux. Propos immédiatement confirmé par l'apparition d'une girafe à la robe particulièrement ouvragée, attirée par les pousses tendres de ces acacias.
La destination finale n'est plus très loin. Les falaises du Rift sont visibles alors que nous atteignons le village de Mtowa-Mbu
A la sortie du hameau, nous laissons sur notre gauche l'entrée du parc national pour nous diriger d'abord vers notre lodge. La route sinueuse part alors à l'assaut du Rift, 500 mètres de dénivelé, pour accéder dans un virage en épingle à cheveux à une point de vue général sur le lac Manyara et au-delà sur les terres de culture qui l'entourent. La découverte du parc sera au programme de cet après-midi.
En attendant, nous sommes accueillis très chaleureusement à l'Escarpment Lodge où serviette humide et verre de Ginger Ale nous attendent à la descente de notre camion. En guise de préambule, Yolande la manager nous met au courant des pratiques qui auront cours dans la quasi-totalité des hébergements de notre parcours : on ne se déplace pas tout seuls dans l'enceinte du lodge, une fois la nuit tombée. La propriété est ouverte à son extrémité sur le parc national, il arrive donc que des animaux potentiellement dangereux y pénètrent. C'est noté !
La découverte de notre bungalow, planté au bord de l'escarpement, nous laisse sans voix ! C'est tout simplement magnifique !
Mais avant de découvrir, on l'espère, les grands animaux plus tard dans l'après-midi, en voilà déjà d'autres, plus petits et plus inoffensifs… quoique !
Une femelle Agame lézardant sur les planches Un scorpion d'eau avec lequel nous avons partagé le bain ! Gloups !
Le déjeuner est l'occasion de tester le steak de bœuf tanzanien, excellent, car ici on ne mange manifestement pas de gibier (game food). Un repas copieux à l'issue duquel on ferait bien une sieste sauf que Daniel nous attend pour notre premier… game drive ! Alors Manyara, nous voilà ! La suite en… page suivante.
Vue sur le lac Manyara
Premier safari au parc national du lac Manyara J2 (suite)
Le parc national du lac Manyara se présente sous forme d'une langue de terre d'une quarantaine de kilomètres de long, inscrite entre le tombant du Rift et les eaux saumâtres du lac. Nous l'abordons par la porte Nord.
Cette partie du parc est l'habitat idéal des babouins, à savoir une forêt à la végétation dense, d'où dépassent de grands arbres tels que acajous et figuiers géants, mais aussi acacias ombrelle et palmiers prisés par d'autres espèces.
Il devrait donc y avoir du monde !D'ailleurs, ils ne tardent pas à se montrer.
L'occasion est idéale pour tirer le portrait à ce singe vervet, un petit singe de couleur gris-brun, reconnaissable à sa face noire cerclée de blanc.
Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont les babouins qui créent l'événement, mettant en scène leurs relations familiales de façon absolument touchante.
A la sortie de la forêt, place à une vaste plaine herbeuse où paissent tranquillement impalas, gnous, zèbres et phacochères.
La piste qui la traverse mène à la mare aux hippopotames où, surprise, il est possible de quitter son véhicule. C'est l'occasion de se dégourdir les jambes et pour Daniel de faire quelques acrobaties.
Depuis cette passerelle en bois, on est assuré d'apercevoir des hippopotames, fidèles des lieux. Ils ne sont pas loin, faisant bon ménage avec les autres herbivores.
Mais cette grande zone humide est aussi un paradis pour les oiseaux (380 espèces dans le parc)
Mais alors que nous abordons la boucle de retour vers l'entrée, en passant à nouveau dans la forêt, je m'écrie tout d'un coup : "Stooop, des éléphants". Hervé rit en douce car en Namibie il m'était arrivé de prendre le dos gris d'un bœuf pour celui d'un éléphant. "Non, je vous assure, j'ai vraiment vu des éléphants" protestai-je !
Effectivement, en faisant marche arrière, nous distinguons, ça et là, dans les taillis touffus, une trompe, une queue, un dos. A force de tendre le cou pour les apercevoir, on en aurait presque un torticolis alors qu'il suffisait de poursuivre un peu pour trouver tout un troupeau de pachydermes en plein milieu de la piste.
Une juste revanche sur la Namibie où les éléphants se sont fait désirer pendant tout notre séjour !
Ils nous font une belle prestation entre intimidations et reculades.
Avec cette rencontre, nous sommes comblés et satisfaits de cette première journée de safari. Certes, nous n'avons pas vu la lionne couchée sur une branche d'acacia, image emblématique du parc, mais parmi les animaux du Big Five (éléphant, lion, léopard, rhinocéros, buffle) nous avons déjà mis le plus gros à notre actif.
Il reste alors à rentrer au lodge pour profiter de la fin de l'après-midi sur la terrasse avant un coucher de soleil flamboyant... absolument magique !
Une première journée très riche et très intense ! Demain route vers le plus ancien et le plus populaire des parcs tanzaniens, le fameux Serengeti !
Famille de babouins
En passant par la région du N'Gorongoro et le pays masaï J3 : Mercredi 5 novembre 2014
En attendant que le soleil se lève, la savane se teinte de rouge sang avant de retrouver sa blondeur sous l'effet des premiers rayons.
Aujourd'hui, en plus du trajet jusqu'au parc national de Serengeti, notre programme prévoit d'enchaîner avec un safari. Bref, une journée continue que nous devrions juste interrompre, le temps d'un pique-nique. Alors pas de temps à perdre, à 8 heures, Daniel démarre le Land.
Jaracandas et flamboyants ornent le bord de la route qui sinue entre terres rouges et vallons fertiles pendant la trentaine de kilomètres qui nous séparent de la région du N'Gorongoro.
Incorporée initialement au parc national du Serengeti, à sa création en 1951, la région en a été soustraite en 1959 suite au conflit opposant les autorités du parc aux résidents masaï. Elle jouit désormais, sous le nom de N'Gorongoro Conservation Area, d'un statut particulier qui permet la cohabitation de la faune sauvage et de l'élevage pastoral. Cette aire protégée regroupe un certain nombre de sommets dépassant les 3 000 mètres ainsi qu'une série de cratères dont le plus connu de tous, le cratère du N'Gorongoro, qui abrite une faune exceptionnelle. Son exploration est prévue dans quelques jours, aujourd'hui nous sommes seulement de passage.
Mais même dans ce cas, tout véhicule et tout voyageur (même local) est soumis au paiement d'un droit de passage. Daniel effectue les formalités pour nous à la porte de Lodoare.
A partir de ce point, la route devient piste gravillonnée, parfois tôle ondulée, et s'élève péniblement jusqu'aux lèvres du cratère à travers une forêt primaire d'arbres fantomatiques flanqués de barbes de lichen et de plantes épiphytes.
A l'issue de la montée, à plus de 2 000 mètres d'altitude, la vue sur la cuvette du N'Gorongoro est grandiose. 2560
Tout en perdant de l'altitude, nous poursuivons vers l'ouest dans des paysages brûlés par le soleil, jalonnés de villages masaï, formés de cases rondes de branchages et de pisé.
La vie traditionnelle masaï s'organise autour du bétail. Tous les matins, c'est le même rituel : il faut conduire les bêtes vers les pâturages et les points d'eau. C'est ainsi que se forment de longs chapelets de bétail, poussés devant eux par des pasteurs élégamment vêtus de toge rouge vif ou bleu roi.
Sur le bord de la route, ces jeunes gens nous font signe. Leurs visages peints indiquent qu'ils ont été circoncis, rite de passage à l'âge adulte.
Entre N'Gorongoro et Serengeti, nous nous écartons momentanément de la piste pour faire un saut jusqu'aux gorges d'Olduvai et son musée où a été retrouvé le plus ancien fossile humain, connu sous le nom de Homo habilis. C'est l'occasion d'une pause, la gorge est jolie mais la visite pas vraiment incontournable.
Bon an, mal an, nous atteignons l'entrée du parc national du Serengeti vers 13 heures. La butte de Naabi Hill est le passage obligé de tous les véhicules pour les formalités, pour la pause déjeuner et pour la vue depuis le sommet de la butte.
Tout autour de cette ruche humaine rôdent aussi quelques opportunistes : Lézard Agame… vorace ! Merle métallique… gourmand ! et marabout… nettoyeur !
Du point de vue de Naabi Hill, nous contemplons la plaine sans fin du Serengeti en attendant d'y être vraiment dans quelques instants. RDV en page suivante.
Jeunes Masaï
Serengeti : un épisode de la migration des gnous ? J3 (suite)
Grande comme le territoire de la Belgique, cette vaste étendue du Serengeti, filant à perte de vue vers l'horizon bleu, n'est pas une morne plaine pour autant. De ci de là, on y trouve des amoncellements de rochers granitiques aux formes rondes, les kopjes, comme autant d'îlots flottant sur cet océan d'herbe.
C'est aussi une des plus prestigieuses réserves animalières du monde. C'est ce que nous sommes d'ailleurs venus vérifier.
Déjà, au bord de la piste principale et à intervalle régulier, quelques ambassadeurs ont l'air de poser pour le voyageur. Fier Bubale Girafe espiègle Outardes Kori pressées
Après quelques kilomètres, Daniel quitte la piste principale, nous pouvons enfin ouvrir le toit et profiter de la vue panoramique.
Derrière ces collines apparaissant à l'horizon se trouve notre camp du soir. Mais en attendant de le rejoindre, nous avons quelques heures devant nous pour sillonner les pistes alentour à la recherche des animaux.
Nous ne tardons pas à en croiser des milliers, cavalant dans la poussière. Un stop d'une heure n'a pas suffi à tous les voir défiler.
Serait-ce le début de la Grande Migration ?
Curieusement, ils migrent du sud vers le nord alors qu'ils devraient faire le contraire, à cette période de l'année. Sans doute un peu déboussolés, ils suivent peut-être les pluies qui tombent localement par ci par là, leur prodiguant de nouveaux pâturages.
Une rencontre impressionnante et inattendue qui marquera nos esprits !
Tiens, ceux-là n'ont pas l'air d'être concernés par le mouvement précédent !
Nous poursuivons vers le pied de la colline quand tout d'un coup, Daniel est averti par sa radio de la présence d'un léopard. Changement radical de direction, on file à toute allure vers l'endroit indiqué.
"Là, m'écriai-je, je vois quelque chose dans l'herbe."
Ce n'est pas (encore) le léopard, mais avec ces oreilles et sa bouille caractéristiques, oui, vous l'aurez reconnu…
En effet, c'est un serval, je suis contente de ma trouvaille, car c'est un animal qu'on observe rarement de jour.
Quant au léopard, nous le trouverons plus classiquement couché sur une branche, sur un arbre aussi photogénique que lui.
Magnifique…
Après une aussi belle prise (de vue) qui nous vaut d'accrocher un nouveau membre du Big Five à notre tableau de chasse (photographique), nous décidons d'en rester là. Secoués dans notre 4 x 4 depuis 8 heures ce matin, vivement le camp !
Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, accueillis comme à l'accoutumée avec serviettes humides (indispensables après une telle journée) et verre de bienvenue. Accueil efficace et prévenant.
Adossé au Moru Kopjes, avec vue sur la plaine, Pioneer Camp se compose d'une dizaine de grandes tentes individuelles, très confortables, toutes équipées de salle de bains, à la décoration d'influence "out of Africa". Une expérience et des sensations qui s'annoncent uniques au cœur de la savane !
Ce soir, après le dîner pris lui aussi sous une grande tente, parmi la quinzaine d'hôtes présents, nous sommes trois couples de Français à nous retrouver autour d'un feu de camp à bavarder de voyages jusque tard dans la soirée.
Quand on nous raccompagne, car ici non plus on ne se déplace pas seuls la nuit, quelques gros buffles ont déjà pris leurs quartiers autour de nos tentes.
Espérons que la nuit sera paisible...
Demain, journée entière consacrée au Serengeti suivie d'une deuxième nuit au "camp des pionniers".
Migration des gnous ?
Serengeti : à la recherche des lions mais pas seulement J4 : Jeudi 6 novembre 2014
Toute la nuit, la respiration bruyante et le piétinement des buffles ont rythmé notre sommeil. Une expérience qu'on n'est pas prêts d'oublier !
Alors que les premiers rayons inondent d'une douce lumière les kopjes derrière le camp, nous sommes déjà prêts pour un nouveau safari.
Le pique-nique est dans la boîte. A 7 h 30 nous levons le camp pour une journée entière consacrée au Serengeti. L'objectif de Daniel est de nous montrer des lions, mais toute autre rencontre sera bienvenue.
D'ailleurs, dès la sortie du camp, une scène insolite retient notre attention. Un mâle impala compte le nombre de ses admiratrices. Il n'est pas peu fier de son harem !
Dans le but de voir des lions, Daniel commence par longer les berges de la rivière. Bientôt, un premier indice lui donnera raison. Les prédateurs ne sont sans doute pas loin !
En réalité, ce sont des prédatrices, trois belles lionnes couchées sous un arbre ! Elles ont dû chasser toute la nuit.
Au bout d'un moment, elles sortent de leur torpeur. Les yeux dans les yeux ! Tout en se léchant les babines et en montrant leurs crocs !
L'une d'elles tente un peu d'exercice. . Ho hisse !
Pff, trop dur, elle laisse tomber.
Sur ces entrefaites, nous poursuivons vers d'autres horizons, espérant encore d'autres moments d'une même intensité.
Plus loin, une autruche nous fait son cinéma… … alors qu'une hyène cherche une charogne à se mettre sous la dent. … et qu'un phacochère s'active, crinière au vent.
Au beau milieu de la mare, les hippopotames macèrent à l'abri du soleil par cette belle et chaude journée.
Soudain, la radio grésille, un guépard est signalé dans les parages. Nous n'allons pas rater l'occasion. Le voici, imperturbable à l'ombre d'un buisson.
Enfin, alors que nous sommes en route vers notre pause de la mi-journée, voilà que le roi Lion daigne lui aussi nous montrer le bout de son nez, mais juste le bout de son nez, guère plus.
Maintenant cap sur le Visitor Center de Seronera pour un pique-nique bien mérité après avoir sillonné les pistes pendant plus de cinq heures. Suite du safari en page suivante.
Lionnes dans le Serengeti

Serengeti : des lionnes entre autres J4 : suite
Après notre pause au Visitor Center de Seronera, le seul endroit dans les alentours où l'on puisse quitter la voiture, nous reprenons tout doucement le chemin du retour, non sans quelques détours, au gré des rencontres.
D'abord toute une troupe de pachydermes. Les plus gourmands se concentrent autour des arbres à fièvre (acacias) dont ils raffolent de l'écorce jaune. Quant aux plus jeunes, ils passent leur temps à chahuter et à jouer à saute-mouton, ou plutôt à saute-éléphant en l'occurrence ! 3015 En repassant devant l'arbre des lionnes, celles-ci sont toujours là et n'ont guère changé de position. Elles ont néanmoins dû bouger dans la journée, ramenant près d'elle un bout de leur casse-croûte. Elles sont plus que repues !
Avec ces magnifiques cornes et son regard de velours, ce cobe mérite un portrait.
Enfin, alors que nous sommes sur le point de rentrer au camp, un dernier arrêt est motivé par la vue de ces petits animaux très rigolos que nous n'avions jamais vus jusqu'à présent : une famille d'otocyons. Un petit air de Maitre Yoda ?
Daniel a tenu ses objectifs. Dans la liste des Big Five, nous pouvons désormais cocher la case des lions. Il nous reste le rhinocéros et le buffle à valider, mais aux dires de Daniel, nous devrions trouver notre bonheur demain dans le cratère du N'Gorongoro.
En attendant, c'est avec plaisir que nous retrouvons notre camp au cœur de la savane.
A la tombée de la nuit, impalas, gnous et buffles encerclent les lieux. La nuit risque d'être sonore !
Lionne repue !
Dans le cratère du N'Gorongoro J5 : Vendredi 7 novembre 2014
La nuit a été épique et notre sommeil sans cesse interrompu par le grognement entêtant des gnous. Nous avons sursauté à chacune de leurs cavalcades, de leurs bousculades ou de leurs accélérations, redoutant à chaque instant qu'ils ne trébuchent sur les piquets de la tente.
Ce n'est qu'au petit matin que la savane a retrouvé son calme alors que pour nous, c'est déjà l'heure de quitter le camp au terme d'une expérience mémorable.
Cap sur N'Gorongoro avec cette fois-ci un safari au cœur de son cratère.
Mais pour l'atteindre, il faut d'abord refaire en sens inverse une partie du trajet déjà parcouru il y deux jours, et pas le plus agréable, car notre circuit n'est pas une boucle mais un aller-retour, ou presque. Dommage que notre agence ne nous ait pas proposé un circuit un peu différent avec retour en avion directement depuis l'aérodrome du Serengeti.
Au bout de trois heures de cahots sur une piste inconfortable et poussiéreuse, nous voici enfin à la porte Ouest du parc.
Le cirque du N'Gorongoro, communément appelé cratère, est en réalité une caldeira, c'est-à-dire une dépression d'origine volcanique causée par l'effondrement de la partie centrale d'un volcan il y a 2,5 millions d'années. Avec sa vingtaine de kilomètres de diamètre, elle passe pour être la plus grande et la plus belle du monde. On y dénombre quelques 25 000 grands mammifères.
De boucle en boucle, sur 600 mètres de dénivelé, entre aloès et euphorbes candélabres, la route offre des points de vue spectaculaires sur les étendues du cratère.
Au loin on repère les taches sombres des grands troupeaux. Chaque virage nous rapproche des gnous, zèbres, gazelles, buffles…
Depuis les hauteurs, on pourrait avoir l'impression qu'il s'agit d'une vaste zone désertique. Pas du tout ! Les nombreux cours d'eau qui dévalent les pentes méridionales du cratère alimentent lacs et marécages.
Les marais de Mandusi hébergent une troupe d'hippopotames, plus d'une centaine paraît-il. Apparemment, ils ne craignent pas la promiscuité !
Ceux de Goringor attirent les oiseaux, notamment les flamants roses, mais aussi des buffles et autres herbivores trouvant sur les berges de l'herbe tendre et verte.
Enfin, les sources du Ngoitokikok sont le lieu de rendez-vous que se donnent les guides à l'heure du déjeuner. C'est donc là que nous nous rendons pour notre pause de la mi-journée.
Mais juste avant, alertés par leur radio, tous les véhicules affluent, comme un seul homme, vers un point à peine visible : un rhinocéros noir, perdu dans un océan d'herbe. La rencontre n'a pas le goût d'exclusivité qu'avait celle faite en Namibie en plein milieu du Damaraland en dehors de tout parc et de toute réserve, mais quand on sait qu'on n'en compte plus que 19 ici, on peut s'estimer heureux d'avoir pu en apercevoir un. Le rhinocéros fait aujourd'hui l'objet d'une protection vigilante.
Maintenant, poursuivons vers le seul endroit dans le cratère où il est permis de descendre de son véhicule. Néanmoins, le pique-nique doit être pris à l'intérieur de la voiture car l'endroit est hanté de rapaces qui ont pris l'habitude de dérober la nourriture des pique-niqueurs jusque dans leur main, entraînant quelques accidents. C'est seulement après avoir mangé que l'on peut faire un petit tour sur les bords du plan d'eau.
Dans le cratère du N'Gorongoro
Du N'Gorongoro à Karatu J5 suite
Ce qui nous a frappés depuis notre arrivée dans le N'Gorongoro, c'est la taille des troupeaux. Mais on a aussi eu l'occasion d'observer quelques individus dans le détail. Petit florilège au fil de notre parcours !
Après avoir sillonné les pistes en long, en large et en travers, il est temps de nous diriger vers la porte Est du parc pour la sortie. Mais d'abord, au sud du lac Magadi, le passage par un îlot forestier nous vaut une dernière rencontre avec les buffles à l'abri d'un merveilleux bouquet d'acacias xanthophloea.
Puis kwaheri (au revoir) N'Gorongoro.
En prenant de la hauteur, nous laissons derrière nous la flaque blanche du lac salé et les vastes étendues de la caldeira.
Une fois sortis du cratère, notre hébergement est encore à une trentaine de kilomètres, à proximité de la petite ville de Karatu, en plein milieu d'une plantation, dans un environnement luxuriant.
La propriétaire nous donne le choix parmi les deux chambres communicantes de la demeure appelée "Plantation House" et nous laisse même les deux salles de bains à disposition, au cas où... C'est trop, mais bien agréable. J Encore un hébergement class et cosy à souhait !
A noter qu'ici on peut se promener en toute liberté dans la propriété, même à la nuit tombée. Les seuls félins qu'on risque de rencontrer sont inoffensifs !
Au terme de cette journée dans le N'Gorongoro, après avoir vu des buffles en pagaille et un des seuls rhinocéros du cratère, notre liste des Big Five est maintenant complète. Il reste demain le parc national de Tarangire à visiter. Ce ne sera que du bonus !
Vue sur le cratère du N'Gorongoro
Tarangire : des baobabs et des éléphants J6 : Samedi 8 novembre 2014
C'est sur un tapis mauve de pétales de jacarandas que nous quittons la plantation de Karatu à destination du parc national de Tarangire.
Le trajet jusqu'à l'entrée du parc prend presque trois heures et repasse par une portion d'itinéraire déjà emprunté précédemment, de Karatu à Makuyuni, en passant à proximité du lac Manyara et en traversant comme à l'aller le petit village de Mto wa Mbu.
Dans ce dernier, Daniel nous propose une variante : traverser le village à pied pendant qu'il ira nous attendre à la sortie. Une excellente idée qui nous donne l'occasion de faire un peu de marche, de capter quelques scènes de la vie locale et de faire quelques achats au passage.
Un peu avant 11 heures, nous atteignons la porte d'entrée du parc. Ancien terrain de chasse déclaré parc national en 1970, Tarangire présente, sur 2600 km2, une diversité végétale étonnante où dominent le baobab, l'arbre à saucisses et l'acacia tortilis.
Pendant que Daniel règle les formalités, nous allons immédiatement nous mesurer au premier des arbres cités, l'emblématique baobab.
Ce n'est encore que le début d'une longue série d'arbres géants qui rivalisent de beauté dans des paysages fabuleux.
L'arbre à saucisses est lui aussi majestueux !
Côté animaux, le parc est réputé pour abriter une grande population d'éléphants. Ils ont principalement investi le lit de la rivière, on les aperçoit surtout de loin. Néanmoins, de temps à autre, certains croisent notre route pour notre plus grande joie.
En dehors des éléphants, d'autres rencontres insolites vont marquer cette matinée. Singes vervet joueurs ! Mangouste décontractée ! Dik-dik tout menu ! Python grimpeur !
Mais Tarangire est aussi le domaine de la mouche tsé-tsé. Même si ses piqures sont aujourd'hui sans danger pour l'homme, elles ne sont pas moins douloureuses, un peu comme des piqures de taons. En plus, il fait très chaud aujourd'hui. C'est donc avec plaisir et soulagement que nous accueillons une pause piscine et un déjeuner au Sopa Lodge.
Ainsi ragaillardis, c'est reparti jusqu'au coucher de soleil… en page suivante !
Tarangire National Park

Tarangire… au coucher du soleil J6 suite
Tarangire est aussi beaucoup moins fréquenté que les autres parcs nationaux du Nord tanzanien. Effectivement, depuis ce matin, nous avons croisé plus d'éléphants que de véhicules.
En cette fin d'après-midi, la présence des pachydermes ne fait que renforcer la beauté du décor entre les couleurs de la terre et celles du ciel. Une palette et une harmonie parfaites !
Ici pas d'éléphant mais cette euphorbe candélabre est un sujet photographique à part entière.
Tiens, un attroupement. Y a-t-il quelque chose à voir ? En levant la tête, un léopard nous nargue en tirant la langue avant de sombrer à nouveau dans ses rêves.
Pour nous, il est temps de sortir du parc, il est déjà 17 heures. Daniel nous annonce encore trois quarts d'heure de route pour rejoindre notre hébergement, ce qui devrait nous faire arriver juste à temps pour le coucher de soleil.
Un dernier baobab sur la route ? Pas vraiment le dernier ! Il y en a encore bien d'autres, tout au long de la piste complètement improbable qui serpente entre acacias et baobabs, en plein milieu de nulle part.
Comme prévu, le soleil est sur le point de se coucher. Hâtons-nous !
La conception du camp, niché dans les baobabs, est pour le moins originale. Il s'agit de 20 tree-houses sur pilotis perchées à plusieurs mètres du sol. Certaines sont même construites autour des baobabs.
L'intérieur chaleureux et confortable dépasse nos attentes !
La terrasse est le lieu idéal pour assister au coucher de soleil. On s'installe dans nos rocking-chairs et on en prend plein les yeux. Le spectacle est éblouissant, à l'image de cette journée haute en couleurs qui restera le coup de cœur de notre séjour.
Pendant ce temps, une troupe de cobes a investi le point d'eau où une multitude de grenouilles se sont mises à croasser en chœur. La nuit promet d'être animée.
Coucher de soleil à Tarangire

De Arusha à Mafia, la journée de tous les transferts J7 : Dimanche 9 novembre 2014
En dehors de quelques piétinements de cobes, la nuit a été calme mais ce matin, c'est le bourdonnement assourdissant d'un essaim de guêpes qui fait office de réveille-matin.
Départ de bonne heure pour rallier Arusha : 3 heures de route en tout.
Cette journée marque la fin de notre safari dont on peut déjà dire qu'il a été en tout point réussi que ce soit par la qualité exceptionnelle des hébergements, la variété des paysages, les rencontres animalières intenses ainsi que l'attention et la gentillesse de notre chauffeur.
Côté météo, il a fait très beau et chaud (autour de 30 degrés) et nous sommes toujours passés entre les gouttes bien qu'étant au début de la petite saison des pluies. Mais ce n'est pas pour autant la fin du voyage, nous amorçons en fin de matinée le deuxième volet du séjour, avec six jours supplémentaires sur l'île de Mafia.
Notre vol de Arusha à Mafia est d'ailleurs un voyage à part entière. Avec une escale à Zanzibar et un changement d'appareil à Dar es-Salam, c'est une traversée d'une bonne partie du pays que nous nous apprêtons à entreprendre. Départ de Arusha à 12 h 15. Arrivée à Mafia à 15 h 30.
Peu après le décollage de Arusha, dans un petit avion d'une douzaine de places de la compagnie Coastal Aviation.
La côte et l'océan Indien sont en vue Survol d'un banc de sable Atterrissage imminent à Zanzibar Et re… décollage presque immédiat après avoir embarqué deux passagers supplémentaires.
A Dar es-Salam, après un court transit, on repart à bord d'un autre appareil pour notre destination finale, Mafia.
Une vingtaine de kilomètres au large de l'estuaire de la rivière Rififi qui s'échappe de la réserve de Selous, l'archipel de Mafia est beaucoup moins touristique que son voisin Zanzibar.
Parmi un certain nombre d'îles, d'îlots et de bancs de sable, la plus grande d'entre elles, Mafia, 50 kilomètres de long et 15 kilomètres de large, est entourée d'une barrière de corail. Plus de la moitié des côtes de l'archipel a été classée en réserve marine.
Côté végétation, rien à voir avec les savanes du continent. C'est une île tropicale où les palmiers côtoient mangrove et forêt humide. 40 000 habitants répartis sur 24 villages vivent sur les différentes îles (Mafia, Jubondi, Chole, Juani). Ils tirent leurs ressources de la pêche et de l'agriculture. Ils sont principalement musulmans.
Pour notre séjour, nous avons opté pour une petite structure de sept bungalows en bord de mer, au sein de la réserve marine : Pole Pole Bungalows.
Accueil efficace et attentionné de la part d'Anne, la manager (Française de surcroit), prête à se mettre en quatre pour nous rendre le séjour inoubliable et… il le sera 🙂
Pole Pole signifie "doucement, doucement" en swahili. Ce sera notre devise pour les six jours à venir.
Plage île de Mafia
Pole Pole : l'hôtel et son environnement J8 à 12 : Du lundi 10 au vendredi 14 novembre 2014
Nous avons souvent eu la chance d'être surclassés dans les hébergements. C'est à nouveau le cas cette fois-ci puisque sur sept bungalows dont cinq doubles et deux familiaux, nous héritons d'un familial, en outre le mieux situé en surplomb de l'océan.
Avec deux chambres, un patio, une terrasse et une adorable petite tonnelle, nous avons de quoi nous étaler ! L'entrée dans le patio, au fond la tonnelle ! La vue sur le patio et l'entrée, depuis la tonnelle. La chambre simple, mais joliment décorée dans des matériaux locaux. Sur la terrasse un lit zanzibari invitant au farniente !
L'ensemble est situé dans un jardin tropical luxuriant où dominent des espèces tels que cocotiers, manguiers et autres arbres fruitiers (fruits de la passion, noix de cajou). Ils attirent quantité d'oiseaux, de papillons et de petits reptiles ainsi qu'une colonie d'écureuils à l'origine de joyeuses cavalcades jusque sous la charpente de notre habitation.
L'hôtel possède aussi son propre jardin potager bio, comprenant laitues, tomates, melons d'eau, poivrons et différentes herbes et épices. Profitons-en immédiatement pour louer la cuisine, excellente et raffinée, essentiellement à base de poissons et de produits de la mer, une combinaison de différentes traditions culinaires assortie d'une touche italienne, propriétaire italien oblige. Un régal !
Sur ce, il est temps d'explorer un peu les environs. A partir de la plage, on peut longer le littoral vers l'ouest. C'est parti !
Le sentier se fraie un passage dans d'épaisses mangroves, régulièrement interrompues par quelques fenêtres donnant sur l'océan où seules les frêles embarcations locales se glissent discrètement.
Ces mangroves constituent des habitats et des nurserys importants pour les espèces juvéniles de poissons et de crustacés.
Un bout de plage entre le Pole Pole et son voisin Kinasi Lodge abrite un mini chantier naval où quelques pêcheurs sont en train de redonner des couleurs à leur cher Habibi, leur bateau chéri.
On pourrait ainsi continuer pendant des kilomètres mais nous, on n'ira pas plus loin que cet énorme baobab.
De retour au point de départ (la plage de Pole Pole), si on poursuit vers l'est, on arrive au bout d'une petite dizaine de minutes, au Mafia Lodge qui abrite aussi un centre de plongée , Mafia Lodge Diving Center, chargé d'organiser les activités pour le compte de Pole Pole.
En effet, une excursion par jour en bateau dans la baie de Chole est incluse dans notre forfait. En outre, Hervé, lui, a pris un forfait comprenant huit plongées.
Nous sommes donc impatients de savoir comment tout ceci va pouvoir s'articuler. Manifestement, c'est un peu plus compliqué que prévu.
Dans la mangrove

Excursions dans la baie de Chole
De nos précédents voyages vers des destinations de plongée, nous avions l'habitude d'organiser nos activités de la manière suivante : Hervé partait en général le matin pour deux plongées successives, ce qui le faisait revenir en début d'après-midi. Nous avions ensuite tout l'après-midi pour être ensemble.
Or, ici, en raison de marées importantes, découvrant la baie sur plusieurs centaines de mètres devant notre hôtel, toutes les activités, que ce soit la plongée ou les autres excursions en mer, sont tributaires de ces horaires.
Pour Hervé, selon les jours, la plongée pourra (devra) se faire à l'extérieur ou à l'intérieur de la baie. Elle pourra aussi bien débuter à 7 heures qu'à midi. La plupart du temps, les sorties plongée ne seront pas compatibles avec les autres excursions en mer, ce qui signifie que nous serons parfois séparés une bonne partie de la journée.
Sur l'ensemble de notre séjour, les excursions incluses ont été les suivantes : snorkeling (2x), Chole Island Tour, Marimbani Sandbank ainsi qu'une croisière dans la baie au coucher de soleil.
Snorkeling
Une première fois à Coral Garden en compagnie de Cristina et Anders, un couple suédois de Göteborg et la deuxième fois, j'ai eu droit à une sortie en exclusivité à Small Rock. Mon retour en compagnie de mon équipage. Bien entourée, non ?
Chole Island Tour
Chole est l'île la plus proche de Mafia. Nous sommes quatre à bord, encadrés par trois hommes d'équipage : Anders et Cristina de Göteborg, Isabelle de Genève et moi. La visite commence par quelques sites historiques : ruines de bâtiments construits par les Arabes au XIème siècle, et d'autres par les Allemands au XIXème siècle, vestiges de la prison et du marché datant de la période de l'esclavage.
La balade se poursuit dans une forêt de baobabs et d'arbres fruitiers géants abritant la plus grande colonie de chauves-souris frugivores du pays.
Enfin, après être passés dans le village où la population vit toujours sans eau douce ni électricité, nous terminons la visite au seul bar de l'île situé sur la seule plage donnant vers l'ouest où nous sommes aux premières loges pour assister au coucher de soleil sur Mafia.
Marimbani Sandbank
Marimbani est un magnifique banc de sable apparaissant lentement à marée basse et disparaissant complètement à marée haute. C'est en plus un fantastique site de pique-nique. Quand, en outre, la sortie permet de réunir plongeurs et non-plongeurs, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un moment inoubliable.
Pourtant, la journée commence sous des nuages menaçants.
Pour l'instant, peu importe puisque nous commençons par mettre la tête sous l'eau. En effet, la sortie débute par une séance de plongée pour les plongeurs (Casimir, Jean Georges et Hervé) et du snorkeling pour Sonja et moi. Cap sur Coral Garden !
A la surface ou par douze mètres de fond, le jardin de corail est une merveille où le ballet des poissons magnifie la beauté du récif.
Mais il faut effectivement être au fond pour pouvoir saisir davantage de détails, notamment ce discret poisson-feuille préférant se fondre dans son milieu… … où la délicatesse du manteau de ce bénitier.
Pendant ce temps, le ciel a retrouvé sa limpidité et c'est sur une mer d'huile que nous faisons maintenant route vers le fameux banc de sable.
Pendant que l'équipage s'active pour préparer le barbecue et dresser la table, je reste à barboter au bord de l'eau.
Après avoir fait honneur au bon plat de poisson (snapper = vivaneau), une dernière balade sur ce banc éphémère et encore une nième baignade. A cette heure, il fait meilleur dans l'eau.
Le retour se fait à la voile, une façon de mieux expérimenter la devise locale… "pole pole" .
Une journée formidable… tout simplement !
Sur le banc de sable de Marimbani

Plongées à Mafia Compte-rendu fait par Hervé
Mes plongées à Mafia ont été une très bonne surprise aussi bien par la qualité que la densité des coraux et des poissons. Il faut dire que c'est une réserve où la pêche n'est autorisée que pour de très petits bateaux et seulement à la ligne. J'ai vu aussi quelques rares apnéistes locaux avec un fusil harpon.
Concernant les coraux, ils sont très variés et en excellente santé. Leur densité est parfois impressionnante. Pas de zone morte du tout, pas d'algues. Cette bonne santé du récif est dûe à plusieurs facteurs : peu d'hôtels sur l'île, peu de population locale et aucune activité industrielle. Les côtes sont largement occupées par des mangroves et l'île est à une vingtaine de kilomètres au large des côtes africaines. Il y a très peu de bateaux à moteur et les bateaux de plongée ne jettent pas l'ancre, les plongées étant toutes des dérivantes, avec des courants très variables.
Autre fait surprenant : la visibilité comme la qualité et la quantité de la faune sont aussi bonnes à l'intérieur comme à l'extérieur du lagon. Dans l'ensemble la visibilité varie entre 15 et 30 mètres, du moins en cette saison.
Les moniteurs, au nombre de cinq, parlent tous plusieurs langues et sont tous très cool.
Les plongées durent au minimum 45 minutes. Si un membre de la palanquée est un peu juste en air, il remonte avec la bouée du moniteur, les autres pouvant poursuivre leur exploration. C'est très appréciable de pouvoir être assuré de faire toute sa plongée. Une plongée du bord entre 6 et 10 mètres de profondeur à la recherche de petits animacules ("Nudibranches City) et d'un gros banc de carangues a même duré 90 minutes, en binôme avec le moniteur.
Quatre plongeurs au maximum par palanquée et en général de niveau comparable. Le club ayant plusieurs bateaux, nous n'avons jamais été plus de 12 par bateau, ce qui laisse largement toute la place nécessaire à bord. Les briefings sont clairs, ni trop longs ni trop courts. Pas encore de Nitrox mais c'est en projet, paraît-il.
Les poissons sont peu farouches ce qui permet de les approcher de près. Une de mes plus belles rencontres fut avec une Loche d'au moins 50kg ou peut être 100 qui venait droit sur moi et qui m'a frôlé en passant, en pleine eau, sans dévier de sa route.
Ma plongée favorite a été celle faite sur le site de Coral Island en compagnie du moniteur et d'un couple de Français, moniteurs de plongée à Mayotte. Plongée "carrée" à 27 mètres de 60 minutes avec une bouteille de 12 litres. Paysages fabuleux, calme et sérénité, innombrables poissons dont certains rares, champs de coraux magnifiques disposés avec une harmonie incroyable, exemple de ce que la nature sait faire quant on la laisse s'exprimer pleinement, beaucoup d'émotions.
En un mot, un moment exceptionnel, sans doute une de mes plus belles ambiances de plongée, toutes destinations confondues. En plus, c'était ma 400ème.
Bref, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à plonger à Mafia.
Fonds sous-marins Mafia
Croisière au coucher du soleil
C'est notre dernière soirée au Pole Pole et à cette occasion Anne la manager nous a prévu une croisière au coucher du soleil. Elle s'est aussi arrangée pour que nous soyons les seuls à bord du bateau ;-) Comme l'hôtel est orienté vers l'est, le seul moyen pour assister au spectacle du soleil couchant est de s'éloigner un peu de la côte en bateau afin de faire face à l'ouest. C'est parti !
Une fois à distance de la plage, l'équipage hisse les voiles. C'est dans un silence religieux que l'embarcation glisse sur l'océan.
Bientôt le ciel commence à se teinter d'une douce lumière.
Le bateau s'approche de l'île voisine de Juani et s'immobilise à proximité de ces îlots rocheux, lieu de ralliement pour la nuit de quantité d'aigrettes.
C'est le moment de trinquer et d'apprécier le jus des noix de coco fraîches que nous avions commandées.
Encore un peu de patience avant que le ciel ne s'embrase et que le soleil, tel un ballon de feu, ne glisse vers l'horizon.
Au moment où il disparaît, nous assistons, incrédules, à un phénomène rare, l'apparition fugitive d'un rayon vert. L'histoire du rayon vert n'est donc pas un canular mais bien un véritable phénomène optique.
Une fois le soleil couché, nous reprenons la mer alors que le ciel se pare de teintes allant de l'orangé au violet en passant par le rose et le mauve.
La nuit est déjà tombée quand nous accostons sur la plage. Là une autre surprise nous attend : Anne a fait dresser pour nous une table sur le sable en bord de mer, pour un dîner en tête à tête à la lueur des bougies et sous la voûte étoilée.
Une chouette initiative pour une fin de séjour toute en émotion !
Coucher du soleil sur Mafia
Le mot de la fin
Impressions générales
Ce voyage court mais alliant deux pôles d'attractivité différents (safari et plongée) a été particulièrement dépaysant. Nous avons vraiment eu l'impression de faire deux voyages en un.
La partie safari (cinq jours pleins) a été intense et nous a permis de découvrir une grande concentration d'animaux en très peu de temps. Les puristes prétendront sans doute que quatre parcs ou réserves en cinq/six jours, c'est trop. C'est également ce que nous craignions mais au final nous aurions bien du mal à en éliminer un a postériori tellement ils sont tous singuliers.
D'abord, trois d'entre eux (Manyara, N'Gorongoro et Serengeti) se concentrent sur le même axe routier. Il serait donc difficile d'en éliminer un. Leur enchaînement permet une montée en puissance dans l'approche de la faune. Tarangire est un peu plus excentré par rapport aux trois précédents mais rien que ses paysages avec ses arbres géants et sa terre rouge valent le déplacement. Il a en plus l'avantage d'être le moins fréquenté des parcs du Nord.
A propos de fréquentation, c'est dans le cratère du N'Gorongoro qu'elle est la plus élevée avec un pic en fin de matinée. La végétation rase la rend encore plus flagrante.
Si on devait comparer avec la Namibie, je dirais que cette dernière se prête mieux à un voyage plus long, axé sur une découverte plus diversifiée du pays alors que la Tanzanie a surtout mis l'accent sur l'aspect safari, plus adapté à un court séjour. Dans l'objectif de ce voyage, le safari convenait donc parfaitement bien et nous a donné entière satisfaction.
Le seul petit reproche que nous pourrions faire à notre agence de voyages serait de ne pas nous avoir proposé un enchaînement un peu différent des parcs qui nous aurait fait finir au Serengeti d'où nous aurions pu revenir en avion au point de départ.
Le fait de ne pas conduire nous même ne nous a pas réellement manqué. Pour une si courte durée, c'était au contraire un avantage, notre attention étant entièrement dirigée vers les animaux et les paysages. Néanmoins, self drivers inconditionnels s'abstenir !
En revanche, ce qui nous a réellement manqué, c'est de ne pas pouvoir randonner. C'est pourquoi, si c'était à refaire, nous intègrerions sans doute un walking safari.
La partie séjour/plongée a été une excellente surprise puisque nous avons trouvé à Mafia une destination de plongée hors pair, avec un parc marin protégé et un récif en excellente santé, très bien préservé. Sans parler de l'hébergement au Pole Pole où confidentialité, charme et convivialité riment avec sens de l'accueil et disponibilité.
Mafia reste d'ores et déjà une destination de plongée à retenir pour un futur voyage qui pourrait être complété par les parcs du Sud tanzanien (Ruaha et Selous ?). Une idée à creuser ;-)
Un mot sur les hébergements
Sur ce point, rien à redire. La sélection de notre agence a été parfaite, aucune fausse note. Je ne reviens pas sur l'hôtel à Mafia, le Pole Pole, déjà largement encensé plus haut ;-)
A propos des hébergements pendant le safari : - le plus original du point de vue architectural : Tarangire Tree Top - le plus original du point de vue de l'ambiance"out of Africa" : Serengeti Pioneer Camp - le plus accueillant : Escarpement Lodge à égalité avec le Pole Pole. - plus classiques mais très bien aussi : Coffee Lodge et Plantation Lodge
Remerciements
A notre chauffeur Daniel, efficace, toujours de bonne humeur, excellent guide et conducteur. A Anne, manager du Pole Pole pour toutes ses petites attentions. Nous espérons la revoir dans le futur et pourquoi pas au Mozambique où elle a pris ses fonctions depuis peu dans un resort de l'archipel des Quirimbas. Encore une idée de séjour/plongée à creuser qui pourrait également se combiner avec les parcs du Sud tanzanien J
Bibliographie/webographie
Comme nous n'avions quasiment pas préparé ce voyage, le seul guide dont je me suis servie (surtout après coup) est celui fourni par l'agence : Guide Mondeos "Kenya, Tanzanie et Zanzibar"
Je tiens néanmoins à signaler l'excellent site Internet de B.L. très complet et bien illustré. Une mine d'informations. http://safari-tanzanie.net/
Un dernier mot ?
Une belle destination qui suscite… l'envie d'y retourner !
Poisson empereur juvénile
FIN 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de quelques photos.
Bonne découverte ! 😉
............................................................................................................................................................Présentation
Une fois n'est pas coutume : voici un projet dont nous avons confié la presque totalité de la préparation à un tour-opérateur. Nous en avons juste ébauché la trame et indiqué quelques critères, c'est tout !
En ce début d'automne, nous cherchions avant tout une destination où Hervé puisse pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux chaudes (et pas comme en Norvège en combinaison étanche !) mais pas une destination exclusivement tournée vers cette activité. Il fallait qu'on puisse y faire autre chose aussi !
A cette saison, l'océan Indien nous semblait le plus indiqué. Mais nous avions déjà pas mal écumé Maurice, Madagascar, Réunion, Seychelles...
Mais jamais la Tanzanie... alors pourquoi pas ?
Né en 1964 de la fusion du territoire du Tanganyika et de l'archipel de Zanzibar, le pays possède des atouts considérables à la fois côté terre et côté mer.
En effet, les îles de l'archipel de Zanzibar, Mafia et Pemba sont réputées pour leurs fonds sous-marins préservés et poissonneux.
Après renseignement, nous avons opté pour l'île de Mafia, au cœur de la plus grande réserve marine de Tanzanie, et prévu d'y consacrer six jours.
Depuis notre voyage en Namibie, nous avions envie de retourner en Afrique. La Tanzanie abrite les plus grandes et les plus prestigieuses réserves animalières du continent. C'est l'occasion !
Mais ici pas ou peu de self-drive, le pays a fait le choix de développer le tourisme sur la base de safaris privatifs ou en petits groupes. C'est donc pour un safari à deux avec chauffeur-guide que nous optons et cela pour six jours supplémentaires.
Quant aux parcs, nous retenons les parcs classiques du Nord tanzanien : Manyara, Serengeti, Ngorongoro et Tarangire.
Pour concrétiser ce projet, nous nous sommes tournés vers trois opérateurs français, deux spécialisés en safari et un spécialisé en plongée. Nous avons finalement choisi le projet de l'agence Ultramarina - plus abouti en matière de plongée - et dont les choix d'hébergement de la partie safari correspondaient mieux à nos attentes.
Sur place, l'agence réceptive est Ranger Safaris. L'hébergement se fera dans de très beaux lodges ou camps.
Une fois n'est pas coutume : nous allons pouvoir aborder ce voyage, l'esprit vierge de toute image, et nous laisser surprendre par chaque découverte !
Un mois avant notre départ, alors que nous venons de finaliser nos réservations, une information va pourtant venir tempérer notre enthousiasme. Fin septembre, le gouvernement français ajoute onze pays dont la Tanzanie à sa liste des Etats dans lesquels les Français sont appelés à la "plus grande prudence", ce qui ne va pas rassurer nos familles. Ce n'est néanmoins pas un motif suffisant pour annuler le voyage, prévu très loin des zones réellement déconseillées (frontières avec le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo).
Afin de rassurer nos proches et nous tenir au courant de toute information, nous nous inscrivons sur le fil de sécurité Ariane.
Malgré ces contrariétés, nous décidons de rester zen, impatients de retrouver la magie de la savane africaine et les couleurs de l'océan Indien.
Le voyage et l'arrivée en Tanzanie J1 : Lundi 3 novembre 2014
Il n'existe pas de vol direct entre la France et la Tanzanie. Parmi plusieurs possibilités, nous avons opté pour le plan de vol des compagnies Air France – KLM : Paris – Amsterdam – Kilimandjaro avec retour Dar Es Salam – Amsterdam – Paris. Comme nous prendrons des vols intérieurs entre le nord de la Tanzanie et l'île de Mafia puis entre Mafia et Dar Es Salam, le poids des bagages sur ces vols est limité à 15 kilos par personne, bagages à main compris. Des sacs souples sont fortement recommandés. En raison de cette limitation et bien qu'ayant droit à deux bagages de 23 kg chacun sur le vol international, nous avons prévu de voyager légers, sans ordinateur portable, sans GPS mais avec tout notre matériel de plongée, notamment pour Hervé combinaison et gilet.
La balance au comptoir d'enregistrement Air France indique 14 kg pour le sac de plongée et 10 pour le sac de vêtements. En y ajoutant le poids de nos bagages à main, nous sommes dans les clous.
Le vol Air France Paris – Amsterdam de 7 h 15 est le premier de la journée. A Amsterdam, notre temps de correspondance est de 80 minutes, ce qui devrait être largement suffisant s'il n'y a aucun contretemps, la durée normale nécessaire étant estimée à cinquante minutes. Mais voilà qu'Air France annonce un premier retard de quinze minutes pour demande de supplément de ménage de la cabine. De quinze minutes en quinze minutes, l'appareil part finalement avec cinquante minutes de retard. Il atterrit à 9 heures et met encore un quart d'heure de plus pour rejoindre sa place de stationnement. On ronge notre frein tout en trépignant d'impatience. A l'extinction du signal lumineux, on bondit du siège afin d'être parmi les premiers à quitter l'appareil.
Il nous reste alors moins d'une heure avant le décollage du vol international. C'est la course ! Nous piquons un sprint à travers l'aérogare. Passage aux contrôles douaniers puis aux contrôles de sécurité, nous arrivons hors d'haleine à la porte d'embarquement à destination de Kilimandjaro. Les voyageurs sont déjà en train d'embarquer, nous arrivons juste à temps. Ouf !
Nous pouvons enfin nous relaxer sur ce vol de 9 heures à destination de l'aéroport international du Kilimandjaro.
Hervé a eu la bonne idée de nous commander des repas végétariens sauf qu'il a dû se tromper en indiquant "végétariens stricts, sans œuf sans fromage sans lait". Autant dire que c'est léger et tristounet comme repas. Le seul avantage, c'est qu'on est servis avant tout le monde. Mais après on louche avec envie sur les plateaux richement garnis de nos voisins. Heureusement qu'il nous reste quelques gourmandises dans nos bagages pour tenir le coup !
Quelques films, quelques siestes et une collation végétarienne plus tard, il est déjà 21 heures quand nous arrivons à destination. Pour espérer apercevoir le Kilimandjaro, il faudra revenir !
A peine sur le tarmac, nous nous emplissons de cette douceur africaine avant de revenir à des formalités plus terre à terre.
Sous douane, nous sommes accueillis par un représentant accrédité par notre agence, chargé de nous faire établir nos visas (50 USD par personne payables en espèces). Entre nous, on n'avait pas vraiment besoin de lui mais il faut bien justifier le recours à une agence. Le passage à l'immigration est sérieux : photographie, empreintes main droite, pouce droit, main gauche, pouce gauche… on se croirait presque aux USA. Mais la file est bien plus fluide qu'aux States, la récupération des bagages immédiate. Tout est plié en une demi-heure. Efficace, la Tanzanie !
Le chauffeur de Ranger Safaris (pas le chauffeur du safari car lui on ne le rencontrera que demain) – celui chargé de nous conduire à notre hôtel à Arusha – nous attend à l'extérieur de l'aéroport. L'ombre du point culminant de l'Afrique plane au-dessus de nos têtes alors que nous faisons route vers Arusha et son Coffee Lodge qui, comme l'indique son nom, est situé au milieu d'une plantation de café.
Il fait nuit. Nous n'avons guère l'opportunité de profiter de l'environnement mais nous devinons, en le traversant, un très beau jardin dans lequel sont répartis une trentaine de bungalows.
Nous découvrons notre chambre, très vaste, à la décoration chaude et raffinée dans laquelle nous nous installons avec bonheur après cette longue journée. Demain briefing à 8 h 30 !

Premières rencontres sur la route vers le lac Manyara J2 : Mardi 4 novembre 2014
Un petit déjeuner matinal nous laisse tout le loisir de profiter encore un peu du superbe jardin de l'hôtel avant le départ pour cette courte étape entre Arusha et le lac Manyara (120 km, moins de 2 heures).
A 8 h 30 nous avons rendez-vous avec Julius. Non, ce n'est toujours pas notre chauffeur, lui on le rencontrera juste après. Julius est un représentant de la compagnie "Ranger Safaris" chargé de récapituler avec nous le déroulement du voyage. Entre nous, on aurait pu s'en passer mais il faut bien justifier le recours à une agence.
Après ce petit débriefing, voici enfin Daniel, un Rasta dynamique et jovial, au volant de son véhicule, un Toyota Landcruiser rallongé, pouvant accueillir jusqu'à 7 passagers, équipé d'une glacière électrique et d'un toit ouvrant panoramique. A deux, nous y serons très l'aise !
Ça y est, le voyage peut commencer.
Daniel parle très bien le français, mais aussi l'italien et l'espagnol, en plus de l'anglais et du swahili, la langue officielle du pays. Il s'empresse immédiatement de nous enseigner quelques fondamentaux de sa langue : karibu = bienvenue, jumbo = bonjour et asante = merci. En échange, nous lui apprendrons pendant le voyage trois mots qui l'amuseront beaucoup et qu'il notera soigneusement sur son téléphone portable : parigot, péquenot et… vitiligo !
Mais revenons au sujet !
Nous quittons bientôt les plantations de café de la région d'Arusha dominées par la fière silhouette du mont Meru (4500 mètres) pour des paysages plus arides et plus désolés sur lesquels se détache ça et là l'alignement de quelques modestes huttes Masaï. Seules les ombrelles des acacias apportent une touche verdoyante à ce décor poussiéreux.
Au bout d'une heure, à hauteur de Makuyuni, nous prenons définitivement la direction du lac Manyara. Daniel nous pr��cise qu'à partir de là et bien qu'en dehors de tout parc national nous pourrions commencer à voir des animaux. Propos immédiatement confirmé par l'apparition d'une girafe à la robe particulièrement ouvragée, attirée par les pousses tendres de ces acacias.
La destination finale n'est plus très loin. Les falaises du Rift sont visibles alors que nous atteignons le village de Mtowa-Mbu
A la sortie du hameau, nous laissons sur notre gauche l'entrée du parc national pour nous diriger d'abord vers notre lodge. La route sinueuse part alors à l'assaut du Rift, 500 mètres de dénivelé, pour accéder dans un virage en épingle à cheveux à une point de vue général sur le lac Manyara et au-delà sur les terres de culture qui l'entourent. La découverte du parc sera au programme de cet après-midi.
En attendant, nous sommes accueillis très chaleureusement à l'Escarpment Lodge où serviette humide et verre de Ginger Ale nous attendent à la descente de notre camion. En guise de préambule, Yolande la manager nous met au courant des pratiques qui auront cours dans la quasi-totalité des hébergements de notre parcours : on ne se déplace pas tout seuls dans l'enceinte du lodge, une fois la nuit tombée. La propriété est ouverte à son extrémité sur le parc national, il arrive donc que des animaux potentiellement dangereux y pénètrent. C'est noté !
La découverte de notre bungalow, planté au bord de l'escarpement, nous laisse sans voix ! C'est tout simplement magnifique !
Mais avant de découvrir, on l'espère, les grands animaux plus tard dans l'après-midi, en voilà déjà d'autres, plus petits et plus inoffensifs… quoique !
Une femelle Agame lézardant sur les planches Un scorpion d'eau avec lequel nous avons partagé le bain ! Gloups !
Le déjeuner est l'occasion de tester le steak de bœuf tanzanien, excellent, car ici on ne mange manifestement pas de gibier (game food). Un repas copieux à l'issue duquel on ferait bien une sieste sauf que Daniel nous attend pour notre premier… game drive ! Alors Manyara, nous voilà ! La suite en… page suivante.
Vue sur le lac Manyara

Premier safari au parc national du lac Manyara J2 (suite)
Le parc national du lac Manyara se présente sous forme d'une langue de terre d'une quarantaine de kilomètres de long, inscrite entre le tombant du Rift et les eaux saumâtres du lac. Nous l'abordons par la porte Nord.
Cette partie du parc est l'habitat idéal des babouins, à savoir une forêt à la végétation dense, d'où dépassent de grands arbres tels que acajous et figuiers géants, mais aussi acacias ombrelle et palmiers prisés par d'autres espèces.
Il devrait donc y avoir du monde !D'ailleurs, ils ne tardent pas à se montrer.
L'occasion est idéale pour tirer le portrait à ce singe vervet, un petit singe de couleur gris-brun, reconnaissable à sa face noire cerclée de blanc.
Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont les babouins qui créent l'événement, mettant en scène leurs relations familiales de façon absolument touchante.
A la sortie de la forêt, place à une vaste plaine herbeuse où paissent tranquillement impalas, gnous, zèbres et phacochères.
La piste qui la traverse mène à la mare aux hippopotames où, surprise, il est possible de quitter son véhicule. C'est l'occasion de se dégourdir les jambes et pour Daniel de faire quelques acrobaties.
Depuis cette passerelle en bois, on est assuré d'apercevoir des hippopotames, fidèles des lieux. Ils ne sont pas loin, faisant bon ménage avec les autres herbivores.
Mais cette grande zone humide est aussi un paradis pour les oiseaux (380 espèces dans le parc)
Mais alors que nous abordons la boucle de retour vers l'entrée, en passant à nouveau dans la forêt, je m'écrie tout d'un coup : "Stooop, des éléphants". Hervé rit en douce car en Namibie il m'était arrivé de prendre le dos gris d'un bœuf pour celui d'un éléphant. "Non, je vous assure, j'ai vraiment vu des éléphants" protestai-je !
Effectivement, en faisant marche arrière, nous distinguons, ça et là, dans les taillis touffus, une trompe, une queue, un dos. A force de tendre le cou pour les apercevoir, on en aurait presque un torticolis alors qu'il suffisait de poursuivre un peu pour trouver tout un troupeau de pachydermes en plein milieu de la piste.
Une juste revanche sur la Namibie où les éléphants se sont fait désirer pendant tout notre séjour !
Ils nous font une belle prestation entre intimidations et reculades.
Avec cette rencontre, nous sommes comblés et satisfaits de cette première journée de safari. Certes, nous n'avons pas vu la lionne couchée sur une branche d'acacia, image emblématique du parc, mais parmi les animaux du Big Five (éléphant, lion, léopard, rhinocéros, buffle) nous avons déjà mis le plus gros à notre actif.
Il reste alors à rentrer au lodge pour profiter de la fin de l'après-midi sur la terrasse avant un coucher de soleil flamboyant... absolument magique !
Une première journée très riche et très intense ! Demain route vers le plus ancien et le plus populaire des parcs tanzaniens, le fameux Serengeti !
Famille de babouins

En passant par la région du N'Gorongoro et le pays masaï J3 : Mercredi 5 novembre 2014
En attendant que le soleil se lève, la savane se teinte de rouge sang avant de retrouver sa blondeur sous l'effet des premiers rayons.
Aujourd'hui, en plus du trajet jusqu'au parc national de Serengeti, notre programme prévoit d'enchaîner avec un safari. Bref, une journée continue que nous devrions juste interrompre, le temps d'un pique-nique. Alors pas de temps à perdre, à 8 heures, Daniel démarre le Land.
Jaracandas et flamboyants ornent le bord de la route qui sinue entre terres rouges et vallons fertiles pendant la trentaine de kilomètres qui nous séparent de la région du N'Gorongoro.
Incorporée initialement au parc national du Serengeti, à sa création en 1951, la région en a été soustraite en 1959 suite au conflit opposant les autorités du parc aux résidents masaï. Elle jouit désormais, sous le nom de N'Gorongoro Conservation Area, d'un statut particulier qui permet la cohabitation de la faune sauvage et de l'élevage pastoral. Cette aire protégée regroupe un certain nombre de sommets dépassant les 3 000 mètres ainsi qu'une série de cratères dont le plus connu de tous, le cratère du N'Gorongoro, qui abrite une faune exceptionnelle. Son exploration est prévue dans quelques jours, aujourd'hui nous sommes seulement de passage.
Mais même dans ce cas, tout véhicule et tout voyageur (même local) est soumis au paiement d'un droit de passage. Daniel effectue les formalités pour nous à la porte de Lodoare.
A partir de ce point, la route devient piste gravillonnée, parfois tôle ondulée, et s'élève péniblement jusqu'aux lèvres du cratère à travers une forêt primaire d'arbres fantomatiques flanqués de barbes de lichen et de plantes épiphytes.
A l'issue de la montée, à plus de 2 000 mètres d'altitude, la vue sur la cuvette du N'Gorongoro est grandiose. 2560
Tout en perdant de l'altitude, nous poursuivons vers l'ouest dans des paysages brûlés par le soleil, jalonnés de villages masaï, formés de cases rondes de branchages et de pisé.
La vie traditionnelle masaï s'organise autour du bétail. Tous les matins, c'est le même rituel : il faut conduire les bêtes vers les pâturages et les points d'eau. C'est ainsi que se forment de longs chapelets de bétail, poussés devant eux par des pasteurs élégamment vêtus de toge rouge vif ou bleu roi.
Sur le bord de la route, ces jeunes gens nous font signe. Leurs visages peints indiquent qu'ils ont été circoncis, rite de passage à l'âge adulte.
Entre N'Gorongoro et Serengeti, nous nous écartons momentanément de la piste pour faire un saut jusqu'aux gorges d'Olduvai et son musée où a été retrouvé le plus ancien fossile humain, connu sous le nom de Homo habilis. C'est l'occasion d'une pause, la gorge est jolie mais la visite pas vraiment incontournable.
Bon an, mal an, nous atteignons l'entrée du parc national du Serengeti vers 13 heures. La butte de Naabi Hill est le passage obligé de tous les véhicules pour les formalités, pour la pause déjeuner et pour la vue depuis le sommet de la butte.
Tout autour de cette ruche humaine rôdent aussi quelques opportunistes : Lézard Agame… vorace ! Merle métallique… gourmand ! et marabout… nettoyeur !
Du point de vue de Naabi Hill, nous contemplons la plaine sans fin du Serengeti en attendant d'y être vraiment dans quelques instants. RDV en page suivante.
Jeunes Masaï

Serengeti : un épisode de la migration des gnous ? J3 (suite)
Grande comme le territoire de la Belgique, cette vaste étendue du Serengeti, filant à perte de vue vers l'horizon bleu, n'est pas une morne plaine pour autant. De ci de là, on y trouve des amoncellements de rochers granitiques aux formes rondes, les kopjes, comme autant d'îlots flottant sur cet océan d'herbe.
C'est aussi une des plus prestigieuses réserves animalières du monde. C'est ce que nous sommes d'ailleurs venus vérifier.
Déjà, au bord de la piste principale et à intervalle régulier, quelques ambassadeurs ont l'air de poser pour le voyageur. Fier Bubale Girafe espiègle Outardes Kori pressées
Après quelques kilomètres, Daniel quitte la piste principale, nous pouvons enfin ouvrir le toit et profiter de la vue panoramique.
Derrière ces collines apparaissant à l'horizon se trouve notre camp du soir. Mais en attendant de le rejoindre, nous avons quelques heures devant nous pour sillonner les pistes alentour à la recherche des animaux.
Nous ne tardons pas à en croiser des milliers, cavalant dans la poussière. Un stop d'une heure n'a pas suffi à tous les voir défiler.
Serait-ce le début de la Grande Migration ?
Curieusement, ils migrent du sud vers le nord alors qu'ils devraient faire le contraire, à cette période de l'année. Sans doute un peu déboussolés, ils suivent peut-être les pluies qui tombent localement par ci par là, leur prodiguant de nouveaux pâturages.
Une rencontre impressionnante et inattendue qui marquera nos esprits !
Tiens, ceux-là n'ont pas l'air d'être concernés par le mouvement précédent !
Nous poursuivons vers le pied de la colline quand tout d'un coup, Daniel est averti par sa radio de la présence d'un léopard. Changement radical de direction, on file à toute allure vers l'endroit indiqué.
"Là, m'écriai-je, je vois quelque chose dans l'herbe."
Ce n'est pas (encore) le léopard, mais avec ces oreilles et sa bouille caractéristiques, oui, vous l'aurez reconnu…
En effet, c'est un serval, je suis contente de ma trouvaille, car c'est un animal qu'on observe rarement de jour.
Quant au léopard, nous le trouverons plus classiquement couché sur une branche, sur un arbre aussi photogénique que lui.
Magnifique…
Après une aussi belle prise (de vue) qui nous vaut d'accrocher un nouveau membre du Big Five à notre tableau de chasse (photographique), nous décidons d'en rester là. Secoués dans notre 4 x 4 depuis 8 heures ce matin, vivement le camp !
Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, accueillis comme à l'accoutumée avec serviettes humides (indispensables après une telle journée) et verre de bienvenue. Accueil efficace et prévenant.
Adossé au Moru Kopjes, avec vue sur la plaine, Pioneer Camp se compose d'une dizaine de grandes tentes individuelles, très confortables, toutes équipées de salle de bains, à la décoration d'influence "out of Africa". Une expérience et des sensations qui s'annoncent uniques au cœur de la savane !
Ce soir, après le dîner pris lui aussi sous une grande tente, parmi la quinzaine d'hôtes présents, nous sommes trois couples de Français à nous retrouver autour d'un feu de camp à bavarder de voyages jusque tard dans la soirée.
Quand on nous raccompagne, car ici non plus on ne se déplace pas seuls la nuit, quelques gros buffles ont déjà pris leurs quartiers autour de nos tentes.
Espérons que la nuit sera paisible...
Demain, journée entière consacrée au Serengeti suivie d'une deuxième nuit au "camp des pionniers".
Migration des gnous ?

Serengeti : à la recherche des lions mais pas seulement J4 : Jeudi 6 novembre 2014
Toute la nuit, la respiration bruyante et le piétinement des buffles ont rythmé notre sommeil. Une expérience qu'on n'est pas prêts d'oublier !
Alors que les premiers rayons inondent d'une douce lumière les kopjes derrière le camp, nous sommes déjà prêts pour un nouveau safari.
Le pique-nique est dans la boîte. A 7 h 30 nous levons le camp pour une journée entière consacrée au Serengeti. L'objectif de Daniel est de nous montrer des lions, mais toute autre rencontre sera bienvenue.
D'ailleurs, dès la sortie du camp, une scène insolite retient notre attention. Un mâle impala compte le nombre de ses admiratrices. Il n'est pas peu fier de son harem !
Dans le but de voir des lions, Daniel commence par longer les berges de la rivière. Bientôt, un premier indice lui donnera raison. Les prédateurs ne sont sans doute pas loin !
En réalité, ce sont des prédatrices, trois belles lionnes couchées sous un arbre ! Elles ont dû chasser toute la nuit.
Au bout d'un moment, elles sortent de leur torpeur. Les yeux dans les yeux ! Tout en se léchant les babines et en montrant leurs crocs !
L'une d'elles tente un peu d'exercice. . Ho hisse !
Pff, trop dur, elle laisse tomber.
Sur ces entrefaites, nous poursuivons vers d'autres horizons, espérant encore d'autres moments d'une même intensité.
Plus loin, une autruche nous fait son cinéma… … alors qu'une hyène cherche une charogne à se mettre sous la dent. … et qu'un phacochère s'active, crinière au vent.
Au beau milieu de la mare, les hippopotames macèrent à l'abri du soleil par cette belle et chaude journée.
Soudain, la radio grésille, un guépard est signalé dans les parages. Nous n'allons pas rater l'occasion. Le voici, imperturbable à l'ombre d'un buisson.
Enfin, alors que nous sommes en route vers notre pause de la mi-journée, voilà que le roi Lion daigne lui aussi nous montrer le bout de son nez, mais juste le bout de son nez, guère plus.
Maintenant cap sur le Visitor Center de Seronera pour un pique-nique bien mérité après avoir sillonné les pistes pendant plus de cinq heures. Suite du safari en page suivante.
Lionnes dans le Serengeti

Serengeti : des lionnes entre autres J4 : suite
Après notre pause au Visitor Center de Seronera, le seul endroit dans les alentours où l'on puisse quitter la voiture, nous reprenons tout doucement le chemin du retour, non sans quelques détours, au gré des rencontres.
D'abord toute une troupe de pachydermes. Les plus gourmands se concentrent autour des arbres à fièvre (acacias) dont ils raffolent de l'écorce jaune. Quant aux plus jeunes, ils passent leur temps à chahuter et à jouer à saute-mouton, ou plutôt à saute-éléphant en l'occurrence ! 3015 En repassant devant l'arbre des lionnes, celles-ci sont toujours là et n'ont guère changé de position. Elles ont néanmoins dû bouger dans la journée, ramenant près d'elle un bout de leur casse-croûte. Elles sont plus que repues !
Avec ces magnifiques cornes et son regard de velours, ce cobe mérite un portrait.
Enfin, alors que nous sommes sur le point de rentrer au camp, un dernier arrêt est motivé par la vue de ces petits animaux très rigolos que nous n'avions jamais vus jusqu'à présent : une famille d'otocyons. Un petit air de Maitre Yoda ?
Daniel a tenu ses objectifs. Dans la liste des Big Five, nous pouvons désormais cocher la case des lions. Il nous reste le rhinocéros et le buffle à valider, mais aux dires de Daniel, nous devrions trouver notre bonheur demain dans le cratère du N'Gorongoro.
En attendant, c'est avec plaisir que nous retrouvons notre camp au cœur de la savane.
A la tombée de la nuit, impalas, gnous et buffles encerclent les lieux. La nuit risque d'être sonore !
Lionne repue !

Dans le cratère du N'Gorongoro J5 : Vendredi 7 novembre 2014
La nuit a été épique et notre sommeil sans cesse interrompu par le grognement entêtant des gnous. Nous avons sursauté à chacune de leurs cavalcades, de leurs bousculades ou de leurs accélérations, redoutant à chaque instant qu'ils ne trébuchent sur les piquets de la tente.
Ce n'est qu'au petit matin que la savane a retrouvé son calme alors que pour nous, c'est déjà l'heure de quitter le camp au terme d'une expérience mémorable.
Cap sur N'Gorongoro avec cette fois-ci un safari au cœur de son cratère.
Mais pour l'atteindre, il faut d'abord refaire en sens inverse une partie du trajet déjà parcouru il y deux jours, et pas le plus agréable, car notre circuit n'est pas une boucle mais un aller-retour, ou presque. Dommage que notre agence ne nous ait pas proposé un circuit un peu différent avec retour en avion directement depuis l'aérodrome du Serengeti.
Au bout de trois heures de cahots sur une piste inconfortable et poussiéreuse, nous voici enfin à la porte Ouest du parc.
Le cirque du N'Gorongoro, communément appelé cratère, est en réalité une caldeira, c'est-à-dire une dépression d'origine volcanique causée par l'effondrement de la partie centrale d'un volcan il y a 2,5 millions d'années. Avec sa vingtaine de kilomètres de diamètre, elle passe pour être la plus grande et la plus belle du monde. On y dénombre quelques 25 000 grands mammifères.
De boucle en boucle, sur 600 mètres de dénivelé, entre aloès et euphorbes candélabres, la route offre des points de vue spectaculaires sur les étendues du cratère.
Au loin on repère les taches sombres des grands troupeaux. Chaque virage nous rapproche des gnous, zèbres, gazelles, buffles…
Depuis les hauteurs, on pourrait avoir l'impression qu'il s'agit d'une vaste zone désertique. Pas du tout ! Les nombreux cours d'eau qui dévalent les pentes méridionales du cratère alimentent lacs et marécages.
Les marais de Mandusi hébergent une troupe d'hippopotames, plus d'une centaine paraît-il. Apparemment, ils ne craignent pas la promiscuité !
Ceux de Goringor attirent les oiseaux, notamment les flamants roses, mais aussi des buffles et autres herbivores trouvant sur les berges de l'herbe tendre et verte.
Enfin, les sources du Ngoitokikok sont le lieu de rendez-vous que se donnent les guides à l'heure du déjeuner. C'est donc là que nous nous rendons pour notre pause de la mi-journée.
Mais juste avant, alertés par leur radio, tous les véhicules affluent, comme un seul homme, vers un point à peine visible : un rhinocéros noir, perdu dans un océan d'herbe. La rencontre n'a pas le goût d'exclusivité qu'avait celle faite en Namibie en plein milieu du Damaraland en dehors de tout parc et de toute réserve, mais quand on sait qu'on n'en compte plus que 19 ici, on peut s'estimer heureux d'avoir pu en apercevoir un. Le rhinocéros fait aujourd'hui l'objet d'une protection vigilante.
Maintenant, poursuivons vers le seul endroit dans le cratère où il est permis de descendre de son véhicule. Néanmoins, le pique-nique doit être pris à l'intérieur de la voiture car l'endroit est hanté de rapaces qui ont pris l'habitude de dérober la nourriture des pique-niqueurs jusque dans leur main, entraînant quelques accidents. C'est seulement après avoir mangé que l'on peut faire un petit tour sur les bords du plan d'eau.
Dans le cratère du N'Gorongoro

Du N'Gorongoro à Karatu J5 suite
Ce qui nous a frappés depuis notre arrivée dans le N'Gorongoro, c'est la taille des troupeaux. Mais on a aussi eu l'occasion d'observer quelques individus dans le détail. Petit florilège au fil de notre parcours !
Après avoir sillonné les pistes en long, en large et en travers, il est temps de nous diriger vers la porte Est du parc pour la sortie. Mais d'abord, au sud du lac Magadi, le passage par un îlot forestier nous vaut une dernière rencontre avec les buffles à l'abri d'un merveilleux bouquet d'acacias xanthophloea.
Puis kwaheri (au revoir) N'Gorongoro.
En prenant de la hauteur, nous laissons derrière nous la flaque blanche du lac salé et les vastes étendues de la caldeira.
Une fois sortis du cratère, notre hébergement est encore à une trentaine de kilomètres, à proximité de la petite ville de Karatu, en plein milieu d'une plantation, dans un environnement luxuriant.
La propriétaire nous donne le choix parmi les deux chambres communicantes de la demeure appelée "Plantation House" et nous laisse même les deux salles de bains à disposition, au cas où... C'est trop, mais bien agréable. J Encore un hébergement class et cosy à souhait !
A noter qu'ici on peut se promener en toute liberté dans la propriété, même à la nuit tombée. Les seuls félins qu'on risque de rencontrer sont inoffensifs !
Au terme de cette journée dans le N'Gorongoro, après avoir vu des buffles en pagaille et un des seuls rhinocéros du cratère, notre liste des Big Five est maintenant complète. Il reste demain le parc national de Tarangire à visiter. Ce ne sera que du bonus !
Vue sur le cratère du N'Gorongoro

Tarangire : des baobabs et des éléphants J6 : Samedi 8 novembre 2014
C'est sur un tapis mauve de pétales de jacarandas que nous quittons la plantation de Karatu à destination du parc national de Tarangire.
Le trajet jusqu'à l'entrée du parc prend presque trois heures et repasse par une portion d'itinéraire déjà emprunté précédemment, de Karatu à Makuyuni, en passant à proximité du lac Manyara et en traversant comme à l'aller le petit village de Mto wa Mbu.
Dans ce dernier, Daniel nous propose une variante : traverser le village à pied pendant qu'il ira nous attendre à la sortie. Une excellente idée qui nous donne l'occasion de faire un peu de marche, de capter quelques scènes de la vie locale et de faire quelques achats au passage.
Un peu avant 11 heures, nous atteignons la porte d'entrée du parc. Ancien terrain de chasse déclaré parc national en 1970, Tarangire présente, sur 2600 km2, une diversité végétale étonnante où dominent le baobab, l'arbre à saucisses et l'acacia tortilis.
Pendant que Daniel règle les formalités, nous allons immédiatement nous mesurer au premier des arbres cités, l'emblématique baobab.
Ce n'est encore que le début d'une longue série d'arbres géants qui rivalisent de beauté dans des paysages fabuleux.
L'arbre à saucisses est lui aussi majestueux !
Côté animaux, le parc est réputé pour abriter une grande population d'éléphants. Ils ont principalement investi le lit de la rivière, on les aperçoit surtout de loin. Néanmoins, de temps à autre, certains croisent notre route pour notre plus grande joie.
En dehors des éléphants, d'autres rencontres insolites vont marquer cette matinée. Singes vervet joueurs ! Mangouste décontractée ! Dik-dik tout menu ! Python grimpeur !
Mais Tarangire est aussi le domaine de la mouche tsé-tsé. Même si ses piqures sont aujourd'hui sans danger pour l'homme, elles ne sont pas moins douloureuses, un peu comme des piqures de taons. En plus, il fait très chaud aujourd'hui. C'est donc avec plaisir et soulagement que nous accueillons une pause piscine et un déjeuner au Sopa Lodge.
Ainsi ragaillardis, c'est reparti jusqu'au coucher de soleil… en page suivante !
Tarangire National Park

Tarangire… au coucher du soleil J6 suite
Tarangire est aussi beaucoup moins fréquenté que les autres parcs nationaux du Nord tanzanien. Effectivement, depuis ce matin, nous avons croisé plus d'éléphants que de véhicules.
En cette fin d'après-midi, la présence des pachydermes ne fait que renforcer la beauté du décor entre les couleurs de la terre et celles du ciel. Une palette et une harmonie parfaites !
Ici pas d'éléphant mais cette euphorbe candélabre est un sujet photographique à part entière.
Tiens, un attroupement. Y a-t-il quelque chose à voir ? En levant la tête, un léopard nous nargue en tirant la langue avant de sombrer à nouveau dans ses rêves.
Pour nous, il est temps de sortir du parc, il est déjà 17 heures. Daniel nous annonce encore trois quarts d'heure de route pour rejoindre notre hébergement, ce qui devrait nous faire arriver juste à temps pour le coucher de soleil.
Un dernier baobab sur la route ? Pas vraiment le dernier ! Il y en a encore bien d'autres, tout au long de la piste complètement improbable qui serpente entre acacias et baobabs, en plein milieu de nulle part.
Comme prévu, le soleil est sur le point de se coucher. Hâtons-nous !
La conception du camp, niché dans les baobabs, est pour le moins originale. Il s'agit de 20 tree-houses sur pilotis perchées à plusieurs mètres du sol. Certaines sont même construites autour des baobabs.
L'intérieur chaleureux et confortable dépasse nos attentes !
La terrasse est le lieu idéal pour assister au coucher de soleil. On s'installe dans nos rocking-chairs et on en prend plein les yeux. Le spectacle est éblouissant, à l'image de cette journée haute en couleurs qui restera le coup de cœur de notre séjour.
Pendant ce temps, une troupe de cobes a investi le point d'eau où une multitude de grenouilles se sont mises à croasser en chœur. La nuit promet d'être animée.
Coucher de soleil à Tarangire

De Arusha à Mafia, la journée de tous les transferts J7 : Dimanche 9 novembre 2014
En dehors de quelques piétinements de cobes, la nuit a été calme mais ce matin, c'est le bourdonnement assourdissant d'un essaim de guêpes qui fait office de réveille-matin.
Départ de bonne heure pour rallier Arusha : 3 heures de route en tout.
Cette journée marque la fin de notre safari dont on peut déjà dire qu'il a été en tout point réussi que ce soit par la qualité exceptionnelle des hébergements, la variété des paysages, les rencontres animalières intenses ainsi que l'attention et la gentillesse de notre chauffeur.
Côté météo, il a fait très beau et chaud (autour de 30 degrés) et nous sommes toujours passés entre les gouttes bien qu'étant au début de la petite saison des pluies. Mais ce n'est pas pour autant la fin du voyage, nous amorçons en fin de matinée le deuxième volet du séjour, avec six jours supplémentaires sur l'île de Mafia.
Notre vol de Arusha à Mafia est d'ailleurs un voyage à part entière. Avec une escale à Zanzibar et un changement d'appareil à Dar es-Salam, c'est une traversée d'une bonne partie du pays que nous nous apprêtons à entreprendre. Départ de Arusha à 12 h 15. Arrivée à Mafia à 15 h 30.
Peu après le décollage de Arusha, dans un petit avion d'une douzaine de places de la compagnie Coastal Aviation.
La côte et l'océan Indien sont en vue Survol d'un banc de sable Atterrissage imminent à Zanzibar Et re… décollage presque immédiat après avoir embarqué deux passagers supplémentaires.
A Dar es-Salam, après un court transit, on repart à bord d'un autre appareil pour notre destination finale, Mafia.
Une vingtaine de kilomètres au large de l'estuaire de la rivière Rififi qui s'échappe de la réserve de Selous, l'archipel de Mafia est beaucoup moins touristique que son voisin Zanzibar.
Parmi un certain nombre d'îles, d'îlots et de bancs de sable, la plus grande d'entre elles, Mafia, 50 kilomètres de long et 15 kilomètres de large, est entourée d'une barrière de corail. Plus de la moitié des côtes de l'archipel a été classée en réserve marine.
Côté végétation, rien à voir avec les savanes du continent. C'est une île tropicale où les palmiers côtoient mangrove et forêt humide. 40 000 habitants répartis sur 24 villages vivent sur les différentes îles (Mafia, Jubondi, Chole, Juani). Ils tirent leurs ressources de la pêche et de l'agriculture. Ils sont principalement musulmans.
Pour notre séjour, nous avons opté pour une petite structure de sept bungalows en bord de mer, au sein de la réserve marine : Pole Pole Bungalows.
Accueil efficace et attentionné de la part d'Anne, la manager (Française de surcroit), prête à se mettre en quatre pour nous rendre le séjour inoubliable et… il le sera 🙂
Pole Pole signifie "doucement, doucement" en swahili. Ce sera notre devise pour les six jours à venir.
Plage île de Mafia

Pole Pole : l'hôtel et son environnement J8 à 12 : Du lundi 10 au vendredi 14 novembre 2014
Nous avons souvent eu la chance d'être surclassés dans les hébergements. C'est à nouveau le cas cette fois-ci puisque sur sept bungalows dont cinq doubles et deux familiaux, nous héritons d'un familial, en outre le mieux situé en surplomb de l'océan.
Avec deux chambres, un patio, une terrasse et une adorable petite tonnelle, nous avons de quoi nous étaler ! L'entrée dans le patio, au fond la tonnelle ! La vue sur le patio et l'entrée, depuis la tonnelle. La chambre simple, mais joliment décorée dans des matériaux locaux. Sur la terrasse un lit zanzibari invitant au farniente !
L'ensemble est situé dans un jardin tropical luxuriant où dominent des espèces tels que cocotiers, manguiers et autres arbres fruitiers (fruits de la passion, noix de cajou). Ils attirent quantité d'oiseaux, de papillons et de petits reptiles ainsi qu'une colonie d'écureuils à l'origine de joyeuses cavalcades jusque sous la charpente de notre habitation.
L'hôtel possède aussi son propre jardin potager bio, comprenant laitues, tomates, melons d'eau, poivrons et différentes herbes et épices. Profitons-en immédiatement pour louer la cuisine, excellente et raffinée, essentiellement à base de poissons et de produits de la mer, une combinaison de différentes traditions culinaires assortie d'une touche italienne, propriétaire italien oblige. Un régal !
Sur ce, il est temps d'explorer un peu les environs. A partir de la plage, on peut longer le littoral vers l'ouest. C'est parti !
Le sentier se fraie un passage dans d'épaisses mangroves, régulièrement interrompues par quelques fenêtres donnant sur l'océan où seules les frêles embarcations locales se glissent discrètement.
Ces mangroves constituent des habitats et des nurserys importants pour les espèces juvéniles de poissons et de crustacés.
Un bout de plage entre le Pole Pole et son voisin Kinasi Lodge abrite un mini chantier naval où quelques pêcheurs sont en train de redonner des couleurs à leur cher Habibi, leur bateau chéri.
On pourrait ainsi continuer pendant des kilomètres mais nous, on n'ira pas plus loin que cet énorme baobab.
De retour au point de départ (la plage de Pole Pole), si on poursuit vers l'est, on arrive au bout d'une petite dizaine de minutes, au Mafia Lodge qui abrite aussi un centre de plongée , Mafia Lodge Diving Center, chargé d'organiser les activités pour le compte de Pole Pole.
En effet, une excursion par jour en bateau dans la baie de Chole est incluse dans notre forfait. En outre, Hervé, lui, a pris un forfait comprenant huit plongées.
Nous sommes donc impatients de savoir comment tout ceci va pouvoir s'articuler. Manifestement, c'est un peu plus compliqué que prévu.
Dans la mangrove

Excursions dans la baie de Chole
De nos précédents voyages vers des destinations de plongée, nous avions l'habitude d'organiser nos activités de la manière suivante : Hervé partait en général le matin pour deux plongées successives, ce qui le faisait revenir en début d'après-midi. Nous avions ensuite tout l'après-midi pour être ensemble.
Or, ici, en raison de marées importantes, découvrant la baie sur plusieurs centaines de mètres devant notre hôtel, toutes les activités, que ce soit la plongée ou les autres excursions en mer, sont tributaires de ces horaires.
Pour Hervé, selon les jours, la plongée pourra (devra) se faire à l'extérieur ou à l'intérieur de la baie. Elle pourra aussi bien débuter à 7 heures qu'à midi. La plupart du temps, les sorties plongée ne seront pas compatibles avec les autres excursions en mer, ce qui signifie que nous serons parfois séparés une bonne partie de la journée.
Sur l'ensemble de notre séjour, les excursions incluses ont été les suivantes : snorkeling (2x), Chole Island Tour, Marimbani Sandbank ainsi qu'une croisière dans la baie au coucher de soleil.
Snorkeling
Une première fois à Coral Garden en compagnie de Cristina et Anders, un couple suédois de Göteborg et la deuxième fois, j'ai eu droit à une sortie en exclusivité à Small Rock. Mon retour en compagnie de mon équipage. Bien entourée, non ?
Chole Island Tour
Chole est l'île la plus proche de Mafia. Nous sommes quatre à bord, encadrés par trois hommes d'équipage : Anders et Cristina de Göteborg, Isabelle de Genève et moi. La visite commence par quelques sites historiques : ruines de bâtiments construits par les Arabes au XIème siècle, et d'autres par les Allemands au XIXème siècle, vestiges de la prison et du marché datant de la période de l'esclavage.
La balade se poursuit dans une forêt de baobabs et d'arbres fruitiers géants abritant la plus grande colonie de chauves-souris frugivores du pays.
Enfin, après être passés dans le village où la population vit toujours sans eau douce ni électricité, nous terminons la visite au seul bar de l'île situé sur la seule plage donnant vers l'ouest où nous sommes aux premières loges pour assister au coucher de soleil sur Mafia.
Marimbani Sandbank
Marimbani est un magnifique banc de sable apparaissant lentement à marée basse et disparaissant complètement à marée haute. C'est en plus un fantastique site de pique-nique. Quand, en outre, la sortie permet de réunir plongeurs et non-plongeurs, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un moment inoubliable.
Pourtant, la journée commence sous des nuages menaçants.
Pour l'instant, peu importe puisque nous commençons par mettre la tête sous l'eau. En effet, la sortie débute par une séance de plongée pour les plongeurs (Casimir, Jean Georges et Hervé) et du snorkeling pour Sonja et moi. Cap sur Coral Garden !
A la surface ou par douze mètres de fond, le jardin de corail est une merveille où le ballet des poissons magnifie la beauté du récif.
Mais il faut effectivement être au fond pour pouvoir saisir davantage de détails, notamment ce discret poisson-feuille préférant se fondre dans son milieu… … où la délicatesse du manteau de ce bénitier.
Pendant ce temps, le ciel a retrouvé sa limpidité et c'est sur une mer d'huile que nous faisons maintenant route vers le fameux banc de sable.
Pendant que l'équipage s'active pour préparer le barbecue et dresser la table, je reste à barboter au bord de l'eau.
Après avoir fait honneur au bon plat de poisson (snapper = vivaneau), une dernière balade sur ce banc éphémère et encore une nième baignade. A cette heure, il fait meilleur dans l'eau.
Le retour se fait à la voile, une façon de mieux expérimenter la devise locale… "pole pole" .
Une journée formidable… tout simplement !
Sur le banc de sable de Marimbani

Plongées à Mafia Compte-rendu fait par Hervé
Mes plongées à Mafia ont été une très bonne surprise aussi bien par la qualité que la densité des coraux et des poissons. Il faut dire que c'est une réserve où la pêche n'est autorisée que pour de très petits bateaux et seulement à la ligne. J'ai vu aussi quelques rares apnéistes locaux avec un fusil harpon.
Concernant les coraux, ils sont très variés et en excellente santé. Leur densité est parfois impressionnante. Pas de zone morte du tout, pas d'algues. Cette bonne santé du récif est dûe à plusieurs facteurs : peu d'hôtels sur l'île, peu de population locale et aucune activité industrielle. Les côtes sont largement occupées par des mangroves et l'île est à une vingtaine de kilomètres au large des côtes africaines. Il y a très peu de bateaux à moteur et les bateaux de plongée ne jettent pas l'ancre, les plongées étant toutes des dérivantes, avec des courants très variables.
Autre fait surprenant : la visibilité comme la qualité et la quantité de la faune sont aussi bonnes à l'intérieur comme à l'extérieur du lagon. Dans l'ensemble la visibilité varie entre 15 et 30 mètres, du moins en cette saison.
Les moniteurs, au nombre de cinq, parlent tous plusieurs langues et sont tous très cool.
Les plongées durent au minimum 45 minutes. Si un membre de la palanquée est un peu juste en air, il remonte avec la bouée du moniteur, les autres pouvant poursuivre leur exploration. C'est très appréciable de pouvoir être assuré de faire toute sa plongée. Une plongée du bord entre 6 et 10 mètres de profondeur à la recherche de petits animacules ("Nudibranches City) et d'un gros banc de carangues a même duré 90 minutes, en binôme avec le moniteur.
Quatre plongeurs au maximum par palanquée et en général de niveau comparable. Le club ayant plusieurs bateaux, nous n'avons jamais été plus de 12 par bateau, ce qui laisse largement toute la place nécessaire à bord. Les briefings sont clairs, ni trop longs ni trop courts. Pas encore de Nitrox mais c'est en projet, paraît-il.
Les poissons sont peu farouches ce qui permet de les approcher de près. Une de mes plus belles rencontres fut avec une Loche d'au moins 50kg ou peut être 100 qui venait droit sur moi et qui m'a frôlé en passant, en pleine eau, sans dévier de sa route.
Ma plongée favorite a été celle faite sur le site de Coral Island en compagnie du moniteur et d'un couple de Français, moniteurs de plongée à Mayotte. Plongée "carrée" à 27 mètres de 60 minutes avec une bouteille de 12 litres. Paysages fabuleux, calme et sérénité, innombrables poissons dont certains rares, champs de coraux magnifiques disposés avec une harmonie incroyable, exemple de ce que la nature sait faire quant on la laisse s'exprimer pleinement, beaucoup d'émotions.
En un mot, un moment exceptionnel, sans doute une de mes plus belles ambiances de plongée, toutes destinations confondues. En plus, c'était ma 400ème.
Bref, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à plonger à Mafia.
Fonds sous-marins Mafia

Croisière au coucher du soleil
C'est notre dernière soirée au Pole Pole et à cette occasion Anne la manager nous a prévu une croisière au coucher du soleil. Elle s'est aussi arrangée pour que nous soyons les seuls à bord du bateau ;-) Comme l'hôtel est orienté vers l'est, le seul moyen pour assister au spectacle du soleil couchant est de s'éloigner un peu de la côte en bateau afin de faire face à l'ouest. C'est parti !
Une fois à distance de la plage, l'équipage hisse les voiles. C'est dans un silence religieux que l'embarcation glisse sur l'océan.
Bientôt le ciel commence à se teinter d'une douce lumière.
Le bateau s'approche de l'île voisine de Juani et s'immobilise à proximité de ces îlots rocheux, lieu de ralliement pour la nuit de quantité d'aigrettes.
C'est le moment de trinquer et d'apprécier le jus des noix de coco fraîches que nous avions commandées.
Encore un peu de patience avant que le ciel ne s'embrase et que le soleil, tel un ballon de feu, ne glisse vers l'horizon.
Au moment où il disparaît, nous assistons, incrédules, à un phénomène rare, l'apparition fugitive d'un rayon vert. L'histoire du rayon vert n'est donc pas un canular mais bien un véritable phénomène optique.
Une fois le soleil couché, nous reprenons la mer alors que le ciel se pare de teintes allant de l'orangé au violet en passant par le rose et le mauve.
La nuit est déjà tombée quand nous accostons sur la plage. Là une autre surprise nous attend : Anne a fait dresser pour nous une table sur le sable en bord de mer, pour un dîner en tête à tête à la lueur des bougies et sous la voûte étoilée.
Une chouette initiative pour une fin de séjour toute en émotion !
Coucher du soleil sur Mafia

Le mot de la fin
Impressions générales
Ce voyage court mais alliant deux pôles d'attractivité différents (safari et plongée) a été particulièrement dépaysant. Nous avons vraiment eu l'impression de faire deux voyages en un.
La partie safari (cinq jours pleins) a été intense et nous a permis de découvrir une grande concentration d'animaux en très peu de temps. Les puristes prétendront sans doute que quatre parcs ou réserves en cinq/six jours, c'est trop. C'est également ce que nous craignions mais au final nous aurions bien du mal à en éliminer un a postériori tellement ils sont tous singuliers.
D'abord, trois d'entre eux (Manyara, N'Gorongoro et Serengeti) se concentrent sur le même axe routier. Il serait donc difficile d'en éliminer un. Leur enchaînement permet une montée en puissance dans l'approche de la faune. Tarangire est un peu plus excentré par rapport aux trois précédents mais rien que ses paysages avec ses arbres géants et sa terre rouge valent le déplacement. Il a en plus l'avantage d'être le moins fréquenté des parcs du Nord.
A propos de fréquentation, c'est dans le cratère du N'Gorongoro qu'elle est la plus élevée avec un pic en fin de matinée. La végétation rase la rend encore plus flagrante.
Si on devait comparer avec la Namibie, je dirais que cette dernière se prête mieux à un voyage plus long, axé sur une découverte plus diversifiée du pays alors que la Tanzanie a surtout mis l'accent sur l'aspect safari, plus adapté à un court séjour. Dans l'objectif de ce voyage, le safari convenait donc parfaitement bien et nous a donné entière satisfaction.
Le seul petit reproche que nous pourrions faire à notre agence de voyages serait de ne pas nous avoir proposé un enchaînement un peu différent des parcs qui nous aurait fait finir au Serengeti d'où nous aurions pu revenir en avion au point de départ.
Le fait de ne pas conduire nous même ne nous a pas réellement manqué. Pour une si courte durée, c'était au contraire un avantage, notre attention étant entièrement dirigée vers les animaux et les paysages. Néanmoins, self drivers inconditionnels s'abstenir !
En revanche, ce qui nous a réellement manqué, c'est de ne pas pouvoir randonner. C'est pourquoi, si c'était à refaire, nous intègrerions sans doute un walking safari.
La partie séjour/plongée a été une excellente surprise puisque nous avons trouvé à Mafia une destination de plongée hors pair, avec un parc marin protégé et un récif en excellente santé, très bien préservé. Sans parler de l'hébergement au Pole Pole où confidentialité, charme et convivialité riment avec sens de l'accueil et disponibilité.
Mafia reste d'ores et déjà une destination de plongée à retenir pour un futur voyage qui pourrait être complété par les parcs du Sud tanzanien (Ruaha et Selous ?). Une idée à creuser ;-)
Un mot sur les hébergements
Sur ce point, rien à redire. La sélection de notre agence a été parfaite, aucune fausse note. Je ne reviens pas sur l'hôtel à Mafia, le Pole Pole, déjà largement encensé plus haut ;-)
A propos des hébergements pendant le safari : - le plus original du point de vue architectural : Tarangire Tree Top - le plus original du point de vue de l'ambiance"out of Africa" : Serengeti Pioneer Camp - le plus accueillant : Escarpement Lodge à égalité avec le Pole Pole. - plus classiques mais très bien aussi : Coffee Lodge et Plantation Lodge
Remerciements
A notre chauffeur Daniel, efficace, toujours de bonne humeur, excellent guide et conducteur. A Anne, manager du Pole Pole pour toutes ses petites attentions. Nous espérons la revoir dans le futur et pourquoi pas au Mozambique où elle a pris ses fonctions depuis peu dans un resort de l'archipel des Quirimbas. Encore une idée de séjour/plongée à creuser qui pourrait également se combiner avec les parcs du Sud tanzanien J
Bibliographie/webographie
Comme nous n'avions quasiment pas préparé ce voyage, le seul guide dont je me suis servie (surtout après coup) est celui fourni par l'agence : Guide Mondeos "Kenya, Tanzanie et Zanzibar"
Je tiens néanmoins à signaler l'excellent site Internet de B.L. très complet et bien illustré. Une mine d'informations. http://safari-tanzanie.net/
Un dernier mot ?
Une belle destination qui suscite… l'envie d'y retourner !
Poisson empereur juvénile

FIN 😉
Le Maroc pour les nuls! English translation pending
Bonjour a tous,
Je rentre d'un voyage de trois mois en camion amménagé au Maroc. Durant les préparatifs de mon voyage j'avais lu un trés grand nombre de "bétises" au sujet de ce pays et j'aimerai a présent remettre un maximum de choses a leurs place. J'avais moi meme un trés gros a priori sur le Maroc et m'attendais au pire.
J'ai l'habitute de faire part de mes expériences de voyage pour qu'elles puissent servir pour les suivants, mais pour le Maroc j'ai envie d'en faire un peu plus. Je vais tenter de rassembler un maximum d'infos pratiques sur le Maroc, d'exprimer mon ressenti pendant et aprés le voyage, de détruire les mauvais "on dit" qui ruinent la réputation de ce pays et d'expliquer pourquoi "on" en pense du mal.
Tout d'abord un exemple frapant "d'aneries" que l'on entend sur VF: Voici le lien vers ma premiere discution voyage forum ou je voulais me renseigner sur le Maroc pour préparer mon road trip de 2010-2011.Ce post m'a fait retarder mon voyage de trois ans.
===> http://voyageforum.com/...rite-maroc-d3861576/ <===
Un autre exemple de discution peu constructive avec de belles affirmations bien fausses (bien entendu pas tout) http://voyageforum.com/...amping-car-d3788684/
Bon des comme sa y'en a des milliers, désolé sa tombe sur celle la...
On pourra aussi trouver des informations oficielles qui paraissent alarmantes comme sur le site d'informations aux touristes Canadiens qui nous explique que le Maroc est un pays de térroristes ou les enlevements ne sont pas rares et ou il est dangeureux de se faire offrir de la nourriture.... http://voyage.gc.ca/destinations/marocQUI SUIS JE???? Je suis un jeune homme de 28ans, je voyage seul avec mon mercedes sprinter 216cdi, non 4X4. J'ai passé trois mois au Maroc de Fevrier a Mai 2014. EN AUCUN CAS JE PRETEND AVOIR TUT COMPRIS SUR LE MAROC, c'est mon premier passage dans ce pays qui est compliqué de part sont histoire ancienne ou récente, sa taille et son éclectisme.Il est possible qu'il y ai des erreurs d'interprétations dans le texte qui va suivre et j'espere ne pas etre jugé (ou insulté) pour une phrase mal tournée, une mauvaise analise ou si je dis une connerie. Je n'ai clairement pas exploré tout le Maroc, et les informations données ne sont pas valables pour le Sahara occidental.
Je ne suis pas un touriste mais un voyageur: Le touriste voit ce qu'il est venu voir, le voyageur voit ce qu'il y a a voir....
J'adapte le plus souvent mon mode de vie au pays dans lequel je voyage, j'essais d'apprendre la langue, de manger local, de vivre avec les locaux, de comprendre leur mode de vie, d'avoir un maximum de bonnes expériences, de rammener avec moi des bonnes idées...
Je voyage depuis 6 ans et j'aime éviter les endroits trop "classiques", ainsi je fréquente rarement les villes équipées d'un aéroport international qui sont des déverssoirs a touristes tous frais et faciles a berner.Aprés de longues hésitations je desciderais de ne pas me rendre au "désert" (surpeuplé) et je n'irais pas a Agadir ni a Marrakech.
Je suis passionné de montagnes et connais bien les pyrénnées que j'ai tréverssées plusieures fois.
2004==>15 jours de voyage organisé en Egypte (17 ans) 2008==> deux mois sur l'ile de la Réunion, hebergé chez un homme qui y vit depuis dix ans. 2009==> Road trip des parcs nationaux d'Espagne (compagnion Voyage forum) 2010==> Tour de la Corse et de la Sardaigne (Compagnions voyage forum) ==> Traversée des Pyrénnées a pied en autonomie (trois semaines) 2011==> Traversée des Pyrénnées et des Alpes jusqu'en Suisse 2012==> Un mois dans le nord de l'italie en Camion 2013==> Trois mois road trip tour de la mer adriatique en camion ( Slovenie, Croatie, Bosnie, Montenegro, Albanie, Grece, Italie) 2014==> SDF depuis Janvier, un mois en Espagne, trois au Maroc, un mois au Portugal, prépare un trip sportif de trois mois dans les Pyrénnées et les Alpes (Alpi, rando, canyons, escalade)
J'aimerais si possible que ce post soit complété par les gens qui savent! Tout au long du texte je poserais quelques questions auquelles je n'ai pas les réponses.ETAT D'ESPRIT A LA FIN DU SEJOURJ'ai été émmerveillé par mon séjour au Maroc.Je quitte le pays ravi, heureux, j'ai rencontré beaucoup de gens.Dans l'ensemble j'ai été plus qu'agréablement surprit sur a peu prés tous les sujets. La lecture des forums et mes quelques recherches m'avaient préparées au pire pour le Maroc. C'est au final un pays sûr, acceuillant, enrichissant, agréable, ensoleillé, varié... La plupart des gens se méprennent completement sur le Maroc, se laissent berner par ce qu'ils voient sur les cartes postales. NON le Maroc ce n'est pas que des dunes de sables et l'ACMI et les talibans ne sont pas majoritaires. Quand j'ai dit a mon entourage que j'allais au Maroc ils n'ont pas compris... Mais que va tu faire la bas? y'a que du sable et des chameaux!!!!!? (oui je sais des dromadaires) Ouvrez donc une carte du Maroc et contemplez la taille du désert, il est ridicule. Le Maroc est donc un pays particulierement montagneux trés agréable pour qui aime les gros tas de cailloux.
Les gens sont chaleureux dans l'ensemble, il vous sera facile de faire de belles rencontres, de découvrir vite et beaucoup. Le Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie, de culture, de climat suivant la région ou l'on se trouve.
On pourrais croire en lisant cet article que beaucoup de choses sont mal ou vont mal au Maroc mais c'est bien le contraire. Mon article parait trés péssimiste mais je trouvais important de mettre l'accent sur les difficultées ou les choses surprenantes. JE SUIS REVENU CHANGé DE MON VOYAGE AU MAROC COMME AUCUN AUTRE VOYAGE.J'Y REPARTIRAIS DéS L'ANNEE PROCHAINE.JE SUIS TOMBé AMOUREUX.SENSIBILITé DE CHACUNSJe pense qu'un voyage au Maroc peut etre ressentit de maniere trés trés différentes par deux personnes. Je ne conseille pas le Maroc comme premier voyage, meme si j'ai rencontré des jeunes qui quittaient pour la premiere fois la maison des parents et qui passaient de trés bons moments au Maroc. C'est un pays exigeant, vous serez souvent solicités, la solitude est rare pour les gens comme moi qui ne fréquentent pas les hotels, vous serez rarement seuls. Ce qui pour certains ne seront que des petites solicitations seront vécues commes de réelles agréssions pour des esprits plus faibles ou seulement si c'est pas le bon jour. Toujours on vous arretera pour entamer la discution, vous proposer d'acheter tel ou tel objet, de venir voir dans telle maison ou boutique, on vous posera des questions sur votre vie(souvent les memes ce qui peut etre lassant quand c'est a 1OOemme fois de la journée)ON M'AVAIS DIT QUE...... Au Maroc il n'y a que du sable et des chameaux ==> FAUXLe Maroc est un pays particulierement Montagneux avec quatres grandes chaines de montagnes. Le rif au nord le long de la mediterannée, que je ne connais pas mais qui est trés beau et idéal pour les randonnées. Le moyen atlas, froid en hiver, recouvert de lacs et de forets, un lieu grandiose a ne pas manquer. Le haut Atlas avec des pics a plus de 4000m , térrain de jeux idéal et tellement beau. L'anti atlas, beaucoup plus arride, ou il devient difficile de trouver de l'eau, les chemins sont moins biens tracés, les treks seuls de plusieurs jours deviennent de vraies missions. Entre le haut atlas et le Sahara c'est l'Hammada qui dommine: un désert de roches a perte de vue percé de quelques oasis et palmeraies.L'animal le plus présent est bien le DROMADAIRE et non le chameau. Surprise j'ai croisé des dromadaires dans les montagnes a 3000m d'altitude parfois, ce n'est donc pas un animal que l'on croise seulement dans le désert. Au Maroc il n'y a pas de femmes dans la rue et elles sont toutes voilées ==> FauxJ'ai été extremement surpris de la diversité culturelle de ce pays.J'ai été frappé a mon entrée dans le pays par l'occidentalisation massive qu'on subit les villes du Nord comme Tétouan.Les couples se montrent et s'enlassent librement, sa se bécotte sur les bancs publiques, les plages sont recouvertes de parasols qui abritent des couplent qui roucoulent a la tombée de la nuit a la lumiere d'une bougie.( Trés vrai dans les cités balnéaires du Nord, totalement faux dans d'autres région)
Des groupes de jeunes femmes dans la rue, clairement pas toutes voilées.LES GRANDES DIFFERENCESLe Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie et de culture suivant la région ou l'on se trouve.J'ai été surpris de constater de telles disparitées. On pourra ainsi croiser des gens trés pauvres, parfois exploités qui vivent dans des conditions difficiles, tout en croisant le meme jour des marocains roulant dans de magnifiques 4X4 hors de prix.Les Marocains qui ont de l'argent ne sont pas majoritaires mais on les voit bien notement dans les zones comme Oukaimeden, Ourika, Ifrane.Le week end les zones touristiques dites chics sont envahies par les "riches" marocains.J'en profiterais a ce moment pour dire que les commercants Marocains préferent les touristes étranger aux touristes Marocains qui selon leur dires sont bruillants, difficiles en négociation, rarement respectueux du lieu...(Peu etre les touristes occidentaux sont mieux pour les affaires?)
Sur le point de vue religieux vous pourrez rencontrer des gens trés pratiquants d'autres pas du tout praticants. Je n'ai jamais rencontré de personnes insistantes au sujet de la religion, jamais on a éssayé de me convaincre que Allah est meilleur que les autres.Il est en revanche délicat de se revendiquer athé(e).Les Marocains auront du mal a comprendre que vous ne croyez en rien, vous etes alors un etre perdu.On vous demandera a l'ocasion si vous croyez vous aussi a un dieu unique, il vaut mieux répondre oui pour éviter une complexe discution.
Les femmes, Ha! les femmes...J'aime le coté mystérieux du voile. Suivant les régions vous pourrez etre confronté a tout.Des jeunes femmes sans voile au coté de femmes entierement camoufflées en ville.Des régions isolées ou toutes les femmes portent un voile, fuient votre regard, s'ennervent si vous avez le malheur de leur dire bonjour(Ait Mansour). Dans la région d'imilchil pourtant trés reculée on pourra constater la surprenante présence de femmes au térrasses des café avec les hommes...J'ai aussi été recu dans des familles ou j'ai mangé seul avec les hommes et ou les femmes etaient apelées pour débarasser ou nous ammener le thé, déroutant. J'ai tout aussi bien assisté a des moments de complicité en public meme dans les coins reculés ou les femmes chamaillaient gentillement leurs hommes en se moquant d'eux en public pour telle ou telle raison.L'HYPOCRISIE AU MAROC (sujet qui fache...) Aie aie aie! comment exprimer mes idées sans choquer? Au Maroc c'est bien connu, on est pratiquant, on ne se drogue pas, on ne consomme pas d'alcool, on ne couche pas avant le mariage.... Tout du moins on fait bonne figure devant la famille....
J'ai rencontré trés peu de monde vraiment pratiquant, j'ai meme rencontré des gens qui exprimaient leur dégout de la religion ou du pouvoir.J'ai rencontré des jeunes des villes avec des idées a l'occidentale, qui ont des groupes de musiques qui dénoncent ce qui va de travers dans le pays.
L'alcool est de consomation courante! Partout vous trouverez des bouteilles de verres cassées dans les forets et dérriere les maisons.Vous croiserez souvent des rassemblements de voitures de gens qui viennent picoler a la tombée de la nuit dans un lieu(lieux a éviter d'ailleur a cause de la police qui patrouille), qui restent une heure ou deux puis s'en vont. Peu de temps aprés un patrouille de police passera vérifier que personne ne reste la.Sa se fait a la vue et au su de tous mais on "se voile" la face.Trés fréquement on pourra vous demander si vous avez de l'alcool a partager, si vous pouvez payer le parking avec des bieres, si vous avez du whisky a vendre. L'alcool est distillé un peu partout en clandestin, ils font de la Mariah, alcool de dattes ou de figues plutot trés fort et rarement bon.Le principe consiste a aller acheter de la Mariah et de boire cul sec chacuns sont tour dans le meme verre jusqu'a la fin de la bouteille. Atention!! J'ai rencontré peu de Marocains qui savent boire! Et pourtant j'ai eu l'ocasion de partager nombre d'apéros, parfois meme avec des hommes en uniforme....!!!!
La consomation de drogue est asser forte, il est fréquent de rencontrer des gens plus ou moins jeunes qui fumment. En ville vous détecterais parfois dans le sillage d'un homme ditubant des relents chimiques qui correspondent a la colle ou autres produit que la personne sniffe a longeur de journée.Ces gens sont rarements méchants mais trés trés lourds si ils vous abordent.Il est casiment imposible de comprendre se qu'ils vous disent, d'éviter la pluie de postillons et la discution fini souvent par dégénerer. A Tétouan j'ai fait la rencontre d'une femme trés pauvre, maman d'un gamin de un an et enceinte de 8mois qui sniffait de la colle devant moi.Choquant.
La prostitution! Hé bhé celle la j'y avait pas pensé avant d'aller au Maroc!!! Elle se présente sous plusieurs formes. D'un coté on pourra trouver dans certaines villes (Marrakech pour celles que sa interesse) de jeunes hommes marocains qui proposent leurs services aux Europeenes de la quarantaine et plus.... Dans la région de Azrou et d'ain leu au moment de me garer sur des parkings de trés charmantes jeunes femmes(18-20ans) sont venues me proposer de venir faire un tour dans mon camion ou "qu'on aille ensemble". J'ai dans une autre région été hébergé chez un homme trés pratiquant que l'on voyait toujours a la priere mais qui recevait une ou deux jeunes femmes a l'ocasion.Le gel durex play qui trainait a l'entrée de sa chambre devait donc servir a sa!!
Et la j'enchaine naturellement sur les propositions de mariages , qui pour moi, quand elles sont annoncées par la famille s'apparentent a de la prostitution.(Peu etre que je n'ai ici pas bien compris les coutumes du pays??)Si vous etes un homme seul, de tout age, on vous proposera souvent de vous marier.Des exemples valent parfois mieux que de longues explications.Dans la vallée derriere Ourika en direction d'oukaimeden deux jeunes femmes seules que j'ai a peine croisées ont immédiatement demandées aux retraités avec qui j'etais alors si je voulais me marrier. Dans la région de taliouine une femme avec quatre filles chez qui j'etais pour boire le thé ma proposé de choisir "celle que je voulais", "meme celle la la plus jeune si tu veux"(12 ou 13 ans).Erf "mais j'ai trente ans moi!!" , "c'est pas grave".... Je me suis retrouvé une ou deux fois dans des situations trés génantes chez des familles ou les gens insistent devant la fille: "elle regarde elle est belle, épouse la!!"
J'ai en revanche rencontré nombre de couples mixtes, marriés par amour qui vivaient de grand moment de sincérité et de complicités. Il ne faut pas penser en mal chaque fois que vous voyez un couple mixte.LE TROC AU MAROCLa sujet trés interessant!! Des commercants vous proposerons souvent de troquer plutot que d'acheter quand vous expliquez que vous ne voulez pas rentrer dans la boutique car vous n'avez pas d'argent.C'est souvent une maniere détournée d'entamer les négociations sur un article mais a la fin on vous demandera souvent de rajouter un peu d'argent finalement. Mais le troc est un réel art de vivre au Maroc qui se pratique plus ou moins suivant les régions (dificile de faire du troc avec un commercant dans la médina de Fes) En revanche sa sera une solution magique dans beaucoup de cas. Le troc évite souvent de longues négociations des prix.
Au Maroc des objets obsoletes chez nous ont toujours de la valeur, ainsi si vous avez de la place voila une liste ce choses qui pourronts etres échangés voir revendus. Tout ce qui est vieil électonique a beaucoup de chance de trouver preneur.Vieille hifi, radios réveils (peuvent etres donnés car beaucoup de gens dans les montagnes écoutent la radio sur des postes a bout de force), tous types de téléphones portables sont trés recherchés, les TV gros cul, les téléphones fixes type duo ou trio que l'on avait chez nous il y a pas si longtemps que sa. Les vélos. Les pneux et tout type de pieces de voiture ( attention les douanes aiment pas sa) Les outils, Vieil électroportatif. Tout objet aillant un rapport avec le FC Barcelone ou Madrid, les Marocains adorant le foot( de simples cartes postales de Barcelone peuvent faire un super cadeau pour un pti d'une famille sympa) Les vetements, chaussures. On aura une préférence pour les vetements chaud car le Maroc est un pays froid (oui vous avez bien lu).De simples bleu de travail sont géniaux a troquer(on nous les donnes en Europe)"Le Maroc est un pays froid ou le soleil est chaud"
Attention aux propositions de troc contre de l'alcool ou du shit, vous allez vous retrouver dans des galleres...CHOSES DIFFICILES A TROUVER AU MAROCIl y a enormement de choses de la vie courante Francaise que l'on ne trouve au Maroc, voici quelques exemples. Le Tabac a rouler!!!! (Trés difficile a trouver et pas bon) Le fromage meme si c'est trouvable dans certaines régions.Pour les Marocains le fromage c'est en fait la vache qui rit que l'on trouve jusqu'au fin fond du pays. (Au Maroc fromage=vache qui rit) Des planches... Les cartes de rando! .........Dans les grandes surfaces type Marjane il est possible de trouver des produits a base de porc.J'imagine que cela s'adresse aux étrangers résidents au Maroc pour une longue période ou aux touristes accros qui ne peuvent s'en passer.Les prix sont surrement élevés.LES CHIENS \TRAITEMENT DES ANIMAUXSe n'est surement pas une légende vu que beaucoup de monde met en garde contre les dangeureuses meutes de chiens qui attaquent les touristes pour les dévorer.... Je n'ai de mon coté jamais rencontré de chiens méchants au Maroc.Tous les animaux ont particulierement peur de l'homme qui les maltraite a coup de batons et de pierres. Les chiens dangeureux sont immédiatement tués par la population.Si vous campez en sauvage vous aurez partout des chiens qui viennent trainer a distance de pierres autour de vous, la plupart sont trés craintifs et adorables. Ils veulent seulement vos restes de nouriture et ces chiens restent parfois toute la nuit a surveiller le camion ou votre campement contre un petit bout de pain.J'en ai eu jusqu'a six ou sept avec moi pendant quelques jours a certains endroits. Dans tous les cas au moindre doute le seul fait de se pencher pour ramasser un cailloux les fera fuir (il y a des cailloux partout au Maroc), si sur un sentier vous croisez une bete douteuse, prenez une pierre et foncez, vous n'aurez pas de problemes. Il est tout de meme probable de rencontrer des chiens sauvages en meute qui peuvent etres agréssifs. A savoir, le chien n'est pas considéré comme un animal de compagnie car dans la religion musulmane il est interdit de séjour a l'interieur de la maison.
Pour les amoureux des animaux, le Maroc sera peu etre une épreuve. J'ai vu des enfants lancer de gros galets sur "leurs" chiens pour s'amuser.Les anes sont batés de facons hasardeuses et ont de vilaines bléssures, on les fait avancer a grand coup de baton et de pierres dans les pattes.Rares sont les animaux en bonne santé et le concept d'animaux de compagnie n'existe pas.Ceux qui ont un chien ou un ane, c'est un outil, pas un animal.Les moutons sont chargés sur des anes ou des galeries de camions sans ménagement, le pire a voir etant le moment ou il faut balancer les moutons de la gallerie pour les faire descendre....
On évitera a tout prix toute attractions touristiques incluant des animaux!!!!! Les serpents que l'on vous met sur l'épaule ou qui dansent sur de la flute ont les crochets arrachés a la pince multiprise.Les singes sont maltraités et extremements malheureux, les dromadaires "a photos" sont parqués la nuits dans des sous sols de maisons et passent la journée attachés a un piquet sur un parking! Ces animaux sont rarements en bonne santé et, en dehors des dromadaires, meurent en quelques mois et sont remplacés.Ils renforcent le braconage (singes et serpents). Alors oui on va me dire qu'il faut bien que ces gens vivent, qu'ils ont que l'exploitation des animaux pour survivre.A vous de voir. Gardez en tete que ce singe que vous prenez en photo est extrait de sa foret natale pour passer sa vie a monter sur les épaules des touristes et prendre des coups de batons jusqu'a que mort s'en suive. En trois mois au Maroc les animaux bien traités que j'ai vu et qui recevaient de l'amour se comptent sur les doigts d'une main.
Je ne peux pas parler des dromadaires promenes couillons du désert ou je ne suis pas allé mais je présume que leur existance n'est pas plus heureuse biens qu'ils sont surement un peu mieux traités car de leur santé dépend les revenus de leurs proprios.LE HAMMAMC'est une expérience a ne pas rater au Maroc!!!!Vous DEVEZ aller au Hammam! On demmandera dans les petites villes a se faire indiquer le Hammam traditionnel(==> demandez le Hammam bildi).Evitez les hammams a touristes des hotels et compagnies qui pratiquent des prix abusés et qui vont souvent avec le pack massage et bien etre.Un coup a se ruiner. Le Hammam coute entre 10 et 12DH.Parfois un ou deux DH plus cher pour les femmes qui y restent plus longtemps et utilisent donc plus d'eau. Rendez vous au hammam avec un petit cabas ou sac a dos contenant une serviette, des sous vetements de rechange, vos affaires de toilette et pour les mieux équipés votre savon noir et votre gant de crin.Ces deux derniers sont toujours en vente au hammam meme ou a l'épicerie d'en face.On les trouve au moins cher au souk. A l'entrée du hammam il y a un guichet pour payer et un vestiaire ou vous vous déshabillez(gardez le slip) et laissez votre sac.Aucun probleme de sécurité ou de vol dans les sacs, il en va de la réputation du hammam, et le guichetier veille. Prenez un ou deux seaux et une coupelle, entrez dans les salles du hammam.Vous trouverez des robinets d'eau chaude et d'autre d'eau froide, faite votre mélange, trouvez un endroit qui vous convient, nettoyez le en y vidant un seau d'eau froide, asseyez vous et observez comment font les autres qui rentrent et copiez les. On évitera le hammam un jeudi soir ou un vendredi matin, moments de grandes affluences avant la grande priere du vendredi. N'avez pas peur de l'inconnu.Je suis allé la premiere fois au hammam sans aucune information, les gens rigolent un peu en vous voyant chercher les robinets ou parce que vous etes un peu perdu mais l'ambiance est trés sympa, toujours quelqu'un vous aidera si vous avez un doute, on vous montrera comment faire. Souvent un homme se proposera pour vous aider a vous laver le dos, acceptez si vous etes sur que l'homme est aussi un client et qu'il est dans le hammam depuis un bon moment comme vous, sinon il se peux que sa soit un employé du hammam qui vous facturera le massage! Si un client vient vous proposer de vous laver le dos attendez vous a un gommage rigoureux et parfois un peu rapeux, proposez lui la meme en échange.C'est tout a fait naturel pour les gens seuls de s'entre aider. J'ai été impréssionné par les "massages payants" qui s'apparentent a des étirements extremement vigoureux ou le client est alongé au sol et que le "tortionnaire" le pli dans tous les sens et lui tire sur les membres... Vous trouverez toujours a l'entrée du hammam des toilettes, et souvent des lavabos pour se raser. Vous pouvez y faire tout ce que vous faites dans votre salle de bain classique mais ici la salle de bain est collective.
Coté femmes le rituel est le meme.Les filles emportent souvent en plus un petit carré de lino ou le tabouret a se mettre sous les fesses pour éviter mycoses et problemes de se genre.Les femmes sont en culotte ou nues.Les enfants de moins de 7 ans vont avec les femmes.C'est un des rare lieux de liberté sans hommes ou elles peuvent dire se qu'elles veulent, sa papote, sa fait beaucoup de bruit, sa chante et sa danse si vous avez de la chance.Au dire des copines, un pur moment de bonheur a ne rater sous aucuns pretexte. Les femmes restent deux a trois heures au Hammam.
On notera tout de meme que le Hammam est un des drames écologique du Maroc.La consommation de bois est impréssionante sans parler des quelques 5000l d'eau par jour et par Hammam.LE STOP AU MAROCL'autostop est une pratique courante au Maroc.La majorité de la population ne possede pas de voiture personelle.Les autostoppeurs se concentrent a la sortie des villes et des villages et indiquent la direction qu'ils souhaitent prendre du bout de l'index.J'ai pris un trés grand nombre d'autostopeurs pendant mon séjour (une grosse centaine) sans jamais avoir un seul soucis.Je pense qu'il n'y a aucuns dangers dans la pratique.C'est souvent une occasion de faire de trés belles rencontres et d'avoir des discutions interessantes quand c'est possible. On evitera de prendre des autostopeurs dans le rif car ils voudrons forcement vous ammener a la ferme acheter du kif et qu'ils peuvent éventuellement en transporter.On évite de prendre les gens qui marchent en sens inversse et qui changent de sens en vous voyant arriver(attrape touristes).On se méfiera des autostoppeurs sur la route du tizi'n test qui est un endroit connu de faux autostoppeurs qui attendent le touriste pour le ramener a la boutique de tapis du cousin.On se méfiera des gens en panne au bord de la route et qui vous demandent de les déposer a un endroit (souvent on vous ammene chez un cousin qui vend des tapis).On ne prend jamais des enfants en stop(moins de 15ans environ).Si un groupe d'ados fait du stop et que vous vous arretez ils voudrons tous monter, meme si ils sont dix... J'ai pris énormement d'adolescents en stop qui se déplacent le vendredi et dimanche aprés midi pour aller ou rentrer de l'internat.Certains font parfois 100km pour aller a l'école. Partout et souvent au milieu de nulle part vous aurez un vieu qui déboule au bord de la route pour aller au village suivant. Les autostoppeurs sont toujours trés respectueux, ne touchent a rien dans le camion, vous apprennent des choses, vous indiquent les bonnes routes.N'ayez pas peur de prendre les gens, ce sont de bonnes expériences. Les autostoppeurs ne sont pas des filous, meme si vous ne savez pas vraiment ou vous etes ils vous indiquerons la bonne route avant de descendre si ils partent de l'autre coté a un croisement.Ils pourraient en profiter pour se faire ammener jusqu'a leur village mais jamais un autostopeur ne m'a mentis.J'ai souvent eu des remerciements chaleureux.A l'ocasion(surtout quand vous prenez un couple) l'homme vous proposera un petit billet équivalent au prix du taxi, que j'ai toujours refusé, en revanche on m'a trés souvent laissé des fruits et des légumes ou des herbes pour le thé.Une bonne occasion de découvrir des choses. J'ai une fois ou deux pris des femmes seules en stop, sans problemes.LA POLICE, LES CONTROLES ROUTIERSDés vos premiers km vous serez surpris par la trés forte présence policiere sur les routes Marocaines. A presque toute les entrées de villes et de villages, et parfois meme au milieu de nulle part vous tomberez sur un check point de la police.ATENTION ceux ci sont presque a tous les coups équipés d'un radar: une grosse jumelle sur trépied mais la vitesse ne reste pas inscrite a l'interieur comme en France pour que le policier vous prouve votre infraction. La police est souvent trés bien cachée dans les buissons, souvent sur les terre pleins centraux.
Aux entrées de villes et de villages il s'agit souvent d'un simple control au facies.Les flics disposent des plots et des herses au milieu de la route.Arretez vous au niveau du panneau stop police et attendez que l'on vous fasse signe d'avancer.Dans le cas des panneaux "ralentir gendarmerie" passez au pas.On vous fera la plupart du temps signe d'avancer et de filer. Si la police entame la discution avec vous c'est souvent une franche partie de rigolade.Ils veulent savoir si vous allez bien, si vous aimez le Maroc, ou vous allez, si c'est la premiere fois que vous venez....Sur les dizaines de controles que j'ai subit en trois mois, jamais on ne m'a demandé mes papiers (sauf six fois en 50km au alentours de Tanger le premier jour!!) JAMAIS je dis bien jamais un policier ne m'a demandé de l'argent! La corruption est faible dans le nord du Maroc et vous n'avez pas besoin de sortir un billet a chaque fois que vous vous faites arreté.J'ai rencontré des idiots qui distribuais leur billets a chaque control, c'est vous le propleme!!!!! Une fois je suis tombé sur un policier tatillon qui m'a demandé les papiers, puis les gilets et les triangles, puis l'extincteur... Dépité de voir que j'avais tout il a fini par me demandé directement si j'avais pas un paquet de cigarette a lui donner.Surpris je lui ai ris au nez et je suis parti, sans autres soucis.
Astuce si vous etes préssé: Il y a deux type de policiers au controles, ceux qui vous demandent les papiers et qui restent a coté de vous (incorruptibles) et ceux qui vous demandent les papiers et qui s'éloignent un peu pour vous laisser le temps de glisser un billet.50 dh dans la carte grise et vous repartez tout de suite, mais a quoi bon? On a le temps en vacance non???
AIE!!! On vous annonce que vous avez été prix en eccés de vitesse, et c'est une histoire qui va vous couter un peu cher... Surtout on ne s'énerve pas!!! Meme si on est sur que l'on etait pas en eccés de vitesse, on explique que l'on a un limitateur de vitesse, ou que l'on avait la vitesse du GPS sous les yeux et qu'il doit y avoir une érreur.On tente de faire rigoler le flic en lui disant que les allemands leurs ont vendu des radars défectueux....En prenant le temps de discuter il y a toujours moyen de s'en sortir sans payer.Une bouteille peux souvent vous faire éviter une amende a plusieurs centaines de Dh. Une amie s'est fait arrétée deux fois en eccés de vitesse.Les deux fois elle est repartie sans rien payer ni rien donner. Il suffit d'etre sympa, de ne pas avoir peur de perdre beaucoup de temps, d'expliquer que vous avez pas une tunes (difficile avec un CC a 100 000 boules), de dire que c'est la fin des vacances et que vous etes sur vos derniers DH donc que vous pouvez pas payer, dire que vous avez pas de carte bleue.Avec de l'imagination et le sourire sa passe souvent bien. Dans tous les cas au Maroc on respecte TOUJOURS a limite de vitesse!!!! Sa évite beaucoup de problemes!! 40km\h a l'approche des villes et des ronds points trés important!!! Oubliez pas la police est partout!!
Les marocains ont peur de la police qui les traite de facon arbitraire.Un controle de police est souvent un moment fastidieu pour un Marocain, bien plus que pour un touriste.Y'a qu'a voir la tete des Marocains quand un flic leur demmande de se ranger sur le coté... On voit bien qu'ils redoutent de se faire accuser d'une infraction qu'ils n'ont pas commise et que sa va etre la galere.
Pas vu de filles dans la police, et vous??BOITES MAILS PIRATEES!!Durant tout mon séjour au Maroc ma boite mails a subit de trés nombreuses attaques et SPAM.Si vous vous connectez depuis des spots wifi vous recevrez tous les jours des tentatives d'hameconages qui consistent a tenter de récupérer vos codes d'acces et données personnelles.Méfiez vous particulierement de tous les expéditeurs inconnus et de toutes demandes originales.La technique classique etant un mail ressemblant en tous point a ceux oficiels (hotmail, votre banque....)vous annoncant que votre compte va etre périmé ou que pour des raisons de sécurité vous devez inscrire ou modifier votre code personnel.Méfiance!!COMMENT SE RENDRE AU MAROC???Les Ferrys:
Il est possible qu'il y ai un interet a faire la traversée un vendredi, notement le retour (Dimanche Marocain) afin d'avoir moins de monde a la douane.
Plusieures possibilitées existent pour passer au Maroc:
Departs: Barcelone Sète Algeciras
Arrivée: Tanger Med Ceuta
Tanger Med est le tout nouveau port de Tanger, il est situé 22km de la ville.
Je suis entré par Tanger et ressorti par ceutat et je ne saurait dire quelle douane j'ai préféré.
Pour info:
1\Achat billet et chargement dans bateau douane comprise a Algésira m'a pris 20min.Douanier espagnols, pas de fouille. 2\Douane marocaine a Tanger m'a pris trois heures, Pas de fouille mais c'est trés mal organisé et on nous ballade.
3\Passage maroc\ceuta, 20min de papiers avec les douaniers marocain et une rapide recherche de clandestin par les espagnols 4\Achat billet et chargement dans bateau a Ceuta ma pris 1 grosse heure de fouille par plusieurs barrages des douanes espagnoles.
ATENTION a la conduite a Ceuta!!La c'est des malades pour de vrai!J'ai failli avoir plusieurs accrochages, c'est mal foutu, on comprend rien ou on va, c'est mal indiqué et sa conduit mal. Amen!
Pour mon prochain voyage je passerai par ceuta a l'aller et au retour sa m'a tout de meme paru plus simple. Je pense aussi que dans la majorité des cas la sortie du territoire est plus aisée que l'entrée.
A l'arrivée dans le port de Tanger Med:
1\Si vous etes en camping car pas de soucis, des agents vous feront suivre les autres campings car vers les portiques de la douane.(plus précisement a droite au rond point)
2\Si vous etes en fourgon sans fenetres vous allez etres dirrigés vers le parking des "importations" et la c'est le bordel pour s'en sortir.Tout faire pour suivre un camping car.Revendiquez direct que vous etes un simple touriste si sa se voit pas franchement a votre véhicule.
3\Si vous etes en voiture pas de soucis on vous guidera au bon endroit(sauf si vous avez 400kg d'affaires sur le toit)POUR RENTRER AU MAROC, QUELS PAPIERS???Pour entrer sur le territoire Marocain il vous faudra présenter a la douane un passeport valable 6mois et 3 mois aprés la sortie.Le sujet a été maintes fois débatu ici et ailleur.Moi je ne traversserai pas l'espagne avec juste ma carte d'identité, peu de chance de passer la douane meme si sa se fesait avant et qu'il doit toujours y avoir moyen en bataillant un bon coup.
Et la bagnole alors? Une fois sur le sol Marocain a la sortie du port, a la douane:
recuperez dés le premier guichet le papier d'importation de véhicule==>demandez le!!!! on vous laisse passer sans vous le donner et aprés c'est le Bor..l!!! Ce papier est bel et bien gratuit mais des gens viendrons vous le proposer pour quelques Dh bien avant le guichet pretextant que sa fait gagner du temps.Ne vous inquietez pas du temps vous allez en avoir.Ce papier c'est le fameux d16Ter.
Remplissez ce papier pas facilement déchiffrable.Finalement j'ai demandé de l'aide a un de ces fameux vendeur de papier et lui ai filé une clope.(Radin!)
On retiendra qu'un camping car peux rester sur le térritoire 6mois et qu'une voiture ou un camion sans fenetre ne pourra rester que trois mois par an de facon continue ou non.
Petite QUESTION: si je passe trois mois avec mon véhicule (camion sans fenetres!!!!!!) au Maroc de janvier a fin mars et que je reviens avec le meme véhicule en mai, vont'il s'en appercevoir? Comment ceci est controlé? vont-il me bloquer l'entrée au térritoire? (au pire je prend ma scie sauteuse et un hublot de machine a laver et j'ouvre une fenetre devant le bureau de douane :D )
Voici le lien officiel qui explique tout: http://www.douane.gov.ma/...ouane.gov.ma/d16ter/
Pour les campingcaristes prenez soin de vérifier la date limite de sortie que l'on vous écrit sur le papier a l'entrée au Maroc. Le delais doit etre de six mois.Ainsi pour les CC désirant rester plus de trois mois ils devrons faire renouveler leur autorisation d'entrée.Pas celle du CC, celle des humains!
ATENTION!!! quand vous quittez le Maroc on vous donne un des exemplaire du formulaire d'importation du véhicule avec la date de SORTIE du territoire. Si vous revenez au Maroc avec le meme véhicule je vous conseille de revenir avec ce papier.Il peut arriver que la sortie de votre véhicule ne soit pas enregistrée informatiquement et vous vous retrouvez donc a vouloir rentrer au Maroc avec un véhicule qui pour les douaniers n'en ai jamais sorti.Situation bordelique.Donc gardez vos papier d'importation\exportation dans votre véhicule!
QUE PEUT ON IMPORTER\ EXPORTER LEGALEMENT AU MAROC ET EN QUELLES QUANTITE???Les importations douaniere, lien des choseorter 400g de tabac ou 200cigarettes, 1litre de vin et 1litre d'alcool fort.
Je vous invite a chercher quelques posts sur le sujet si vous avez l'intention de rammener en europe de gros objets comme des tapis ou de vous les faire envoyer en europe. Pensez aux droits de douanes.
douane.gouv.fr douane.gouv.ma
QUESTION(bete): Peut-on importer du porc en masse? Je suis rentré avec une caisse de 20kg de paté, jambon , saucisses... Qu'auraient dit les douaniers si ils avaient vu sa?LES CHOSES BONNES A SAVOIRLe prix du gazoil est fixe dans toutes les stations de la plus petite a la plus grande.La qualité du Gazoil est bonne(tout du moins correcte), j'ai meme été surpris parfois par ma plus faible consommation au Maroc que en Europe.Six mois aprés mon retour je n'ai constaté aucuns soucis sur le camion.
Obtenir de l'argent au Maroc, Le change, les retraits: (fevrier, Mars 2014)
Les retraits en devises coutent généralement autour de 3%, et les frais sont souvent plafonnés autour de 3 ou 4 euros par retraits. Les paiements par carte (quand c'est possible) coutent généralement autour de 3% aussi et les frais sont plafonnés entre 6 et 10 euros par paiement. Tout ceci dépend évidement de votre banque Les frais de changes sont autour de 3% (taux internet=>11,27 \ taux western 10,95 ==0,32dh par euro ==> 3,2% ) HUMMMMMMM j'ai un doute sur mon calcul...
QUESTION: POUR VOUS QUEL EST LA MEILLEURE ATTITUDE A ADOPTER AVEC L'ARGENT? QUOI UTILISER??
Donc le mieux est de retirer de grosses sommes au distributeurs auto, le probleme c'est que moi je n'aime pas engager ma carte dans ces machines la a l'étranger, si elle est avalée, c'est partie les galeres!!! Au passage on ne retire jamais de l'argent une veille de week end ou de jour férier, on fait en sorte que la banque soit ouverte, au cas ou.... J'ai donc retiré mon argent en France avant de partir et suis parti avec une envelloppe de liquide.J'ai pratiqué le change dans les bureaux Western union a quelques occasions, Mais la meilleure chose a été tout simplement dés le début du voyage de rencontrer des Marocains aisés qui vont en voyage en Europe et qui aivaient besoin d'euros.On a fait le change entre nous au taux internet et hop dans le cul les banques!!!!
Au moment de l'achat du billet de ferry en Espagne on vous proposera surement de vous faire une peu de change, sa m'a paru surprenant quand on sait que l'importation et l'exportation de devises Marocaine est interdite.De plus je soupsonne le taux de change d'etre trés mauvais.
QUESTION: Que se passe t'il si la douane vous surprend avec 10 000dh dans votre véhicule au moment de rentrer dans le pays?? Est ce que sa les interesse vraiment de chercher sa? Est ce qu'il arrive tout simplement que des vehicules de touristes soient fouillées en profondeur?
Taux internet ==>11,27dh pour 1euro (debut Mars)2014 Taux bureau de change port Tanger ==>10,94dh pour 1euro (18 fevrier) Taux western union et banques par la suite ==>10,96 a 11dh 1euro (Avril, mai )
Dés votre sortie du port vous trouverez des bureaux de change, souvent dans des préfabriqués.Je pense qu'il vaut mieux y changer une petite somme et chercher mieux ailleur.MARRAKECH==> Arnakech!!!!!!??A lala!!! Marrakech trés trés vaste sujet de discorde entre foromeur! Ceux qui ont adorés, ceux qui ont détestés
Dans l'esprit de la plupart des gens, Maroc = Marrakech. Franchement, si vous voulez vivre une expérience autentique, évitez Marrakech. C'est le repaire à touristes style Club Med, et vous serez considérés comme une vache à lait. Si vous voulez voir une belle médina, celle de Fès la ville sainte aux centaines de mosquées et bourrée d'artisans (cuir, etc...) est suffisante. Vous avez vu une médina, vous les avez toutes vues. Exception faite peut-être de l'image d'Epinal de la place Djema el-Fna à la nuit tombante (à Marrakech, donc), qui peut valoir le coup si vous êtes prêt à subir les assauts incessants des rabatteurs.
On trouvera tout de meme de trés nombreux posts sur VF de gens qui ont adorés Marrakesh, qui y ont vécu des expériences extraordinaires, qui ont sus explorer la médina et découvrir ses trésors cachés.OU ET COMENT TROUVER DE L'ALCOOLL'alcool se trouve en vente libre au Maroc notement dans les grandes surfaces Marjane meme si régulierement on nous annonce que Marjane retire définitivement l'alcool de ses rayons. (Intox?, Pub déguisée?) Dans ces grandes surfaces vous trouverez un rayon spécial alcool avec sa caisse réservée ou les bouteilles seront dissimulées dans des sacs plastiques noirs. L'acool y est cher, comme partout au Maroc. Une bouteille bas de gamme de vin vous coutera au minimum 5euros et les premiers prix "buvables" en wiskies, vodka et rhum sera de 20euros. De plus dans toutes les villes moyennes vous trouverez en vous renseignant de petites superettes spécial alcool aux prix similaires. L'alcool n'est donc pas dificile a trouver au Maroc. Dans les endroits isolés il y a toujours quelqu'un qui connait un plan pour aller chercher de la Marhia chez un particulier. Vous pouvez tomber sur un super apéro ou sur une super galere...... On notera tout de meme que la consomation d'alcool peux éventuellement choquer au Maroc et qu'il sera convenable de cacher un minimum les bouteilles en évitant de les laisser posées sur la table et a la vue de tous. Cela vous évitera en plus d'avoir d'éventuels profiteurs qui viennent se greffer a l'apéro. J'ai souvent vu des shibanis peu respectueux etalant leurs bouteilles de vin sur la table devant le CC ou ne pas etre discret en allant aux poubelles)
Au niveau du vin rouge j'ai apprécié le boulaouane et le val d'argan.Juste comme sa en passant.TELEPHONE, INTERNETIl parait que le plus économique est d'acheter des cartes telephonique et de trouver une cabine.
Les indicatifs de telephones: 00212 de la France vers le Maroc, 0033 le classique vers la France
Deux ou trois opérateurs se partagent le marché. J'ai acheté une Sim et une clef 3G Maroc telecom, et j'en ai été content. Une carte Sim coute 20Dh, une recharge 50Dh permet de telephoner 20minutes vers la France (portable). Une recharge 50Dh nationale me permetait d'avoir acces a internet avec mon telephone.(pour les accros) 555==> Menu pour changer de langue 550==> En court 580==> connaitre le montant rechargé
La clef 3G coute 200Dh a l'achat(premier mois internet compris) puis une recharge de 100Dh permet de recharcher pour un mois d'internet en illimité (pas de limite de Go).Le reseau de telecommunication est bon au Maroc, il y a des antennes a coté de chaque village et internet avec la clef 3G fonctionne parfaitement du moment que l'on a une antenne dans le champ de vision.JOURS DES SOUKSSouvent le nom des villes vous indique le jour du souk. Ainsi une ville comprenant le mot Tnine dans son nom aura son souk le lundi. On notera que l'école du village est fermée le jour du souk pour permetre aux enfants d'aider la famille, et les enfants seront donc a l'école le dimanche.
jours lyamate
lundi tnine (Tnine de l'ourika) mardi tlate mercredi larbaae (souk el arba du rharb) jeudi lakhmisse vendredi jamaa samedi sabte dimanche lhadde
Voici a présent une liste des jours de souk en fonction de région et des villes: Merci a Larazou du site casa-trotter!!!!
http://www.casa-trotter.com/...-du-maroc-t3387.h... Cette liste est vitale pour organiser ses semaines!!!!!!BUDGET AU MAROC, LISTE DE PRIXPain rond (petit\grand) 1 a 2 Dh Carte Sim 20 Dh Puis recharge==> 50Dh=20min vers la france Camping (camping car) 35 a 70 Dh Thé (ds les petits café) 5 Dh jusqu'a 20Dh dans les hotels Chbakias ==>Ortographe svp?? 20 a 30 Dh\Kg (Patisseries au miel a ne pas rater) café 5 a 7 Dh Huile d'olive 40 Dh le litre Bouteille eau 1,5L 5 a 10 Dh Bidon eau 5L 11 Dh Petite fiolle pour le Khôl 5 Dh Hammam 10 a 12 Dh Gazoil 9,2 puis 9,4 Dh 1\2 poulet cru 20 Dh Grande pierre a affuter 15 Dh Boite plastique atlas(1L,2L,5L) 5 , 10 , 20 Dh Vous comprendrez sur place, plat Tajine simple (petit, M, G) 15 , 18 , 20 Dh Babouches simples 50 Dh Sandales cuir 30 Dh Babouches tout terrain 70 Dh (Avec une semelle en pneu) baton réglisse 1 Dh baton brosse a dent 1 Dh (Petite branche qui sert a enlever le tartre ) Cyber café 4 DH heure Bassine carré plastique (10X40) 15 Dh Lait 8 a 10 Dh\Litre Jus orange 10 a 16 Dh\litre meme prix dans le frigo ou non Oeuf 1 Dh parfois 5Dh les 6 Confiture 830g valencia 18 Dh Oranges 3 a 4 dh\kilo pierre d'alun 15 Dh\kg !!!!!!! viande Hachée 80 Dh\Kg Cotellettes d'agneau 90 Dh\Kg !! repas tajine centre ville 20 a 50 Dh (pour 1 personne mettre 40Dh Maxi) Lacets 4 DH la paire Tasse alu 5 a 8 Dh suivant taille Olives 20 a 25 Dh\Kg Dattes 20 a 25 Dh\Kg Yahourt 2ou3 Dh Boites maquereau, sardine 4 a 8 Dh Sucre (pain 2kg) 11 Dh Cordonnier 10 Dh\paire pour recoudre chaussures de montagne, 1\2h de travail) Reparation crevaison_Meche 20 Dh (Pour le camion) _rustine 50 a 70 Dh (Pour le camion) Khôl (maquillage) 5 Dh la fiolle telesiege Oukaimeden 25 Dh A\R Forfait ski journée 50 Dh (Oukaimeden)
En 90jours au Maroc j'ai dépensé quelques 13 600 Dirhams qui se répartissent plus ou moins de la facon suivante:
Gazoil: 4600 Bouffe, restaux, pain, eau, cafés, thé: 3600 Auberges, campings 1125 Parkings 340 Visites et divers 2000 Telephone, internet 340
Je tiens a préciser ici que j'ai constaté une legere augmentation des prix dans les superettes en fonction de ma tenue vestimentaire.Si vous vous pointez en short ou avec une trop forte dégaine de touriste il est possible que vos courses vous coutent quelques dirhams de plus.
Souvent les gens demandent quel est le budget a prévoir pour le Maroc!! C'est une question imposible! Tout dépend de votre style de vacances!! On pourra prendre en compte quelques exemples
Restau trés simple type Tajine\thé 25 a 50 dh Nuit en auberge 200 dh Nuit chez l'habitant 100 dh Auberge 250 dhHygiene: Entre logique et psychoseLes recommandations d'hygiene sont rabachées sur internet et le routard, parfois de facons exagérées. On fera bien entendu la nuance entre un touriste de passage 10 jours et un voyageur expérimenté, au niveau de la tourista le malheureux touriste aura toute les raisons de s'en méfier bien plus.
J'ai fait attention a boire principalement de l'eau en bidon lors des 15 premiers jours de mon voyage, mais j'ai trés frequement consommé de l'eau du robinet que sa soit au restaurant ou chez les locaux.J'ai consommé de l'eau du robinet dés mon deuxieme repas du soir au Maroc. Je n'ai évité aucuns légumes ni fruits, jamais refusé une salade. En revanche j'ai pris grand soin de laver abondement toute la viande que j'achetais. (poulet ou steack coupé au hachoir douteux), présence de mouches sur la viande exposée. JAMAIS je dis bien jamais je n'ai été malade.
On se méfiera des dattes qui contiennent de curieux petits vers.(qui n'ont pas de gout je vous rassure....) Je conseille de les ouvrir toutes en deux avant de les manger. On m'a parlé a plusieures reprises d'un vers a dattes qui s'instalerais dans les intestins et qui pose de gros problemes, quelqu'un a t'il plus d'infos a ce sujet?des expériences, du vécu?
J'en profite pour placer un petit lien qui explique les précautions a prendre envers les tatouages au Hénné: http://www.danger-sante.org/tatouage-dessin-henne/LISTE DES ARNAQUES CONNUESIl faut bien comprendre que en trois mois au Maroc je n'ai eu le sentiment de me faire arnaquer que une seule fois et des dizaines de miliers de voyageurs profitent de ce pays sans voir l'ombre d'une arnaque. Payer trop cher car on a mal négocié un prix ce n'est pas une arnaque!!!!!! Sa fait parti du pays, de la coutume Le Maroc n'est pas un pays de voleurs, c'est un pays avec quelques filous ou malins qui tentent d'abuser de touristes mal renseignés ou naifs.Ceci est vrais dans beaucoup de pays et peux vous couter bien plus cher en Europe ou ailleur... L'arnaque n'a pas la meme dimension au Maroc, si vous payez 50dh de plus un article dites vous bien que c'est 5euros et que les vraies arnaques vécues en france ou en europe vous font rarement perdre que 5e!!!!
Pour ma part: 3mois dans les Balkans (Bosnie, Albanie...), camion dévalisé le dernier jour....a Marseille
3mois au Maroc, Grand sentiment de sécurité pour mon camion, surveillé par des gardiens en ville et parfois abandonné chez des gens rencontrés le jour meme dans des endroits parfaitement isolés.Pour exemple j'ai laissé mon camion 5jours dans la cour de l'école de Tislit sous la surveillance des villageois et 4 jours chez un type dans les gorges du M'goun.
dés mes premiers jours au Portugal pendant le retour, un type rentre dans notre camion par la porte latérale sur un parking de plage pendant que je rangeais le coffre.Vol de deux passeports et deux porte monnaie d'amies qui descendais au Maroc(fin des vacances)
Et la petite derniere pour la route qui ne fait plus partie des arnaques mais, que penser de l'Italie aprés avoir découvert le cadavre d'un homme battu a mort sur la cote amalfitaine? Quelqu'un a déja trouvé un homme battu a mort au Maroc????
Tout sa pour dire que c'est précisement dans les pays ou l'on pense ne rien craindre qu'il nous arrive les bricoles. Les pays qui ont mauvaise réputation sont souvent passionants, vous ne devez pas avoir peur de voyager, ne vous contentez pas des classiques touristiques.
Voici une liste de petites histoires entendues sa et la, sont-elles toujours toutes d'actualités?
==>prix des ferrys retours (mauvaise classe de vehicule donc surplus, vous payez un A\R et au retour on vous demande 200e de plus) ==>vols a laraché, (Medina de Fes un homme a tenté d'arracher le telephone d'une amie) ==>fausses pannes ==>faux stopeurs ==>des attaques de boites mails recevant des messages tentant de vous escroquer vos données personelles.(Je recois sur ma boite mail des tentatives d'hameconnage toute les semaines depuis six mois....fausses factures impayées d'EDF, heureusement je suis SDF donc je ne peux pas avoir de factures impayées, Nombreux faux messages de ma banque....) ==>policier vous demandant de l'argent ou un paquet de clope car vous n'avez pas d'extincteur ou pas les bon pneus pour rouler sur cette route ou pour tout autre raison louche. ==>IMPORTANT. De nombreux gites d'étape, de restaurants ou d'auberges s'apellent PRESQUE pareil qu'un proche concurent sité dans le guide du routard ou autre guide.On a vite fait de se tromper et de pas dormir la ou on avait prévu de dormir.
Pour ma part je ne suis jamais tombé sur un faux auto stoppeur, on ne m'a jamais rien volé, je n'ai jamais vu de fausses pannes.COMMENT CHOISIR UN BON GUIDEVous pouvez avoir recours a un guide dans deux ou trois situations différentes: ==>Le treck en montagne ==>La visite d'une médina, d'un monument ==>Vous ammener dans un lieu a voir proche d'un village
Pour le treck en montagne la question ne se pose pas, il vous faut obligatoirement un guide oficiel d'un bureau des guides.J'ai vu notement au Toubkal des gens arriver avec des ados de Marrakesh qui avaient peu etre vu moins de montagnes que leurs touristes.Pas de piolet, utilisation approximative des crampons, pas de conseils utiles, presse le touriste au sommet, aucunes anecdotes a raconter.De plus un mauvais guide en profitera pour vous plumer sur le taxi, la mule, le refuge et une petite boutique de cailloux en repartant (ce qui arrive aussi avec des vrais guides qui se font un extra^^)
Pour visiter une médina ou un monument vous avez deux choix: un guide officiel et un guide "a l'arrache" Le guide oficiel est souvent compétent et peut avoir pleins de choses a vous raconter et vous faire découvrir. Le guide "a l'arache" est moins cher et peut s'averer tout aussi bon, ou minable.... double tranchant.
Pour vous ammener dans un lieux a voir proche d'un village ou vous montrer un départ de rando ou un chemin pour vous faire gagner un peu de temps plutot que de chercher soit meme des gamins du village se proposerons toujours.
Une chose indispensable est de bien faire attention au niveau de Francais de son guide.Pour moi hors de question de partir en montagne avec un mec avec qui je ne pourrais que peu communiquer.Les incompréhensions seront fréquentes, le guide pourra moins vous raconter d'anecdotes.Ceci vaut aussi pour le guide de médina ou de site archéologique ou monument meme si c'est moins important. Cette situation pourra entrainer des confusions sur les modalités de votre treck.
Je pense ainsi qu'il est trés important de choisir son guide sur place, la ou vous voulez faire la visite et le treck. Totalement innutile de choisir son guide pour le désert ou le toubkal a Marrakesh.Une fois sur place vous trouverez toujours des millions de gens qui voudrons vous guider, qui connaitrons mieux la région qui aurons de meilleurs moyens techniques ou logistiques et qui ne seront pas plus cher.
Au passage exélent bureau des guides a Imlil au départ du Toubkal.Carte en vente, renseignements meme si vous dites carte sur table que vous ne voulais pas de guide mais juste des infos.Un vrai bureau des guides competant.SALAIRE MINIMUM AU MAROC? Comparatif france et niveau de vie quand vous donnez 100DHDans le privé, le revenu minimal s'établira à 222€ par mois au 1er juillet 2014 et à 233€ un an plus tard. Dans le public il s'établira dès le 1er juillet 2014 à 272€.
Pour plus d'infos et de détails consultez la deuxieme partie de ce wiki: http://fr.wikipedia.org/...rofessionnel_garanti
Comparaison salaire moyen France\Maroc MAROC 272e X 11,08 = 3014 dirham 100dirham = un trentieme du salaire FRANCE 1133e X 11,08 = 12553 dirham 100dirham = un centvingtieme du salaire En gros quand vous donnez 100Dirham a quelqu'un qui vous héberge (environ 10e) c'est comme si vous donniez 40 euros a quelqu'un qui vous heberge en France.Quand vous donnez ou que vous payez un service réflechissez bien a ce que sa représente comme somme par rapport au niveau de vie du pays de votre interlocuteur.LA QUALITE ET LES CHINOISERIESSujet qui m'a grandement surpris. On trouve enormement de chinoiseries importées au Maroc, Il est carrement difficile de faire ses courses (non alimentaires) en achetant que du made in maroc. Au passage je déconseille toute utilisation de détendeurs ou tuyaux gaz acheté au souk voir au Maroc en général. Matériel de mauvaise qualité et dangereux.Une amie a foutu deux fois le feu suite a un détendeur défectueux.
Sans tomber dans la psychose: http://www.lavieeco.com/...1-blesses-30745.html Je répete bien je ne met pas en cause les bouteilles de gaz au Maroc (bien qu'elles tirent franchement la gueule)mais les détendeurs bas de gamme made in china. J'ai rammené 3 bouteilles de gaz pleines du Maroc (butagaz 2,9Kg)dans mon camion sans qu'elles fuient ou explosent.Je les ai utilisées entierement et les ai meme échangées contre des neuves dans mon magasin habituel en france.Le type du magasin a tout de meme été surpris de la tete des bouteilles toutes déformées. J'ai trouvé sur VF quelques posts qui mettent en doute la qualité du gaz au Maroc.Il encrasserait les systemes tels que les frigos et les chauffages genre TRUMA et autre.Moi je n'ai que une gaziniere classique et elle n'a pas vue la différence :pLA SECURITE AU MAROC, LES SOUKS , LES GRANDES VILLESLe sujet a été débattu trop de fois et seme le doute dans la tete de gens. Vous n'etes pas en danger au Maroc!!
Les villes europeennes sont toute autant risquées en ce qui concerne les pickpockets et vols a l'arraché. Vous n'etes pas plus en danger sur la route au Maroc que ailleur, car vous faite atention a votre véhicule et roulez prudement car vous etes loin de chez vous.Les routes sont en bon état et vite nétoyées suite aux orages.Une route reste rarement bloquée plus de quelques heures car les locaux ont besoin de circuler.Ils sont pas en vacance eux! Le vol contre des touristes est trés severement puni au Maroc. Dans les villages et lieux isolés tout le monde se connait, tout se voit, tout se sait.On ne vole pas un touriste (car relion, famille, police)
Bien sur on va nous raconter tout en tas de vrais vécus de vols, bien sur tous n'auront pas été des touristes idiots qui n'ont pas pris de précautions.Je pense juste que sa aurait pu arriver partout ailleur dans le monde.
(une liste des points noirs pourrait etre interessante pour localiser les lieux ou il y a le plus de vols au Maroc) (Quelqu'un de motivé pour chercher sa?)
On se renseignera sur les évenements récents avant de se lancer a l'assaut du désert tout de meme! ====> http://www.diplomatie.gouv.fr/...ar-pays/maroc-1... <========
Si vous etes dans une région isolé vous pouvez dormir ou vous voulez sans etre embété par la police, en revanche en ville et proche des lieux touristiques si vous ne vous massez pas avec les autres camping car vous pourrez etre réveillé par la police locale ou civile.On vous expliquera que vous etes en danger, qu'il faut dormir proche des autres.Si la police vous propose de vous emmener au camping car c'est "dangereux ici" dites que vous gerez votre sécurité tout seul.Le long de la cote vers essaouira c'est des coutumes trés fréquentes d'arrangement entre la police et les camping. La Police n'aime pas avoir un camping car seul dans un coin visible (pas le bon parking en ville) car si ces touristes ont un soucis sa leur fera du boulot et des soucis avec les chefs.Il ne faut pas que des touristes aient des problemes dans leur district sinon ils se font taper sur les doigts.C'est pour sa que l'on vous surveille autant.
Une petite astuce simple qui limitera les galleres en cas de vol: Scanner tous vos documents important et se les envoyer par mail (Carte grise, passport, carte identité, assurance...) Si vous etes parano : Avoir un faux portefeuille avec une vieille car bleue et quelques billets, a donner en cas d'agression.
Je rapelle ici que le numero de la police est le 19, et que celui de la gendarmerie est le 17. Une police civile existe et se présente parfois sous la forme de 5 ou 6 types en civil dans un 4X4 (m'on fait peur ces cons) En cas de soucis dans le centre ville ou un souk ne pas hésiter a faire apelle a la police touristique.Tous les faux guides et les emmerdeurs en ont trés peur.
EVITEZ le plus posible d'avoir affaire a la police ou aux gendarmes, vous allez perdre du temps....ORGANISATION DE TRECKS EN SOLO, TROUVER DES CARTES DE RANDO AU MAROC.Organiser des trecks et randonner seul au Maroc dans les montagnes n'est absolument pas impensable pour toute personne expérimenté. Cela reste bien entendu tout aussi dangeureux que dans toutes les autres montagnes du monde, meme si au Maroc on a le sentiment d'etre un peu moins seul.Partout dans les montagnes vous trouverais des bergers avec leurs troupeaux(les bergers ne quittent pas leurs moutons des yeux de toute la journée), des abris ou cabanes, des cueilleurs en tout genre.
Neanmoins tout treck merite un bon équipement, le blouson, les gants, le bonnet se revelent parfois indispensable. J'ai un souvenir dans la region du M'goun a avoir 35 degres a Bou Thrarar a 4heures de l'aprés midi et avoir une tempete de neige deux heures plus tard au col a 3000m d'altitude, mon blouson m'a sauvé la vie. De plus lors de mon ascension du Toubkal, un jour de grand vent la température resentie etait bien en dessous des -10 a 4000m (Avril) Je vous conseille de vous munir de cartes de randonnées en France avant votre départ car sur place celle ci sont casiment introuvables.Tout au mieux on vous proposera des photocopies de photocopies ou de prendre en photo une carte sur un mur.... J'ai pour ma part été contraint de partir en treck avec des photos de cartes et des croquis faits sur des calepins avec l'aide de marocains.Hasardeux mais faisable!
En se rendant directement a Rabat à la division de la cartographie, 31 avenue Moulay Al Hassan, Rabat Chellah, Maroc. Tel : (212) 70 53 11 / 70 51 91, Fax : (212) 70 58 85.
Aparement le vieux campeur de Toulouse disposerai de cartes du Maroc, donc il doit etre envisageable d'en faire venir dans les autres vieux campeurs de France.
Pour la région du Toubkal je conseille la carte Jbel Toubkal au 1/50 000 (Édition 1994) disponible au bureau des guides à Imlil.C'est un des rares endroits ou l'on peux trouver une carte potable (de 70 a 100dh suivant la tete).Version en Espagnol
VOILA LA BIBLE pour tous voyageur autonome au Maroc: Des cartes de randonnées sur tout le Maroc! Dire que si peu de monde savait que sa existe!!!! Atention ces cartes ne sont pas toutes jeunes.
http://jemecasseausoleil.blogspot.fr/...cartes-d...LISTE DES GRANDS SITES DE RANDO AU MAROCGTAM (Grande Traversée de l'Atlas Marocain) http://www.trekmag.com/...e-atlas-agouti-imlil http://www.martinpierre.fr/...ks-afrique/gtam.html
MGOUN (Deuxieme sommet du Maroc) TOUBKAL (Premier sommet du Maroc) Pour tous ceux qui veulent faire un treck magnifique et a ne pas manquer:Le grand tour du Toubkal par le lac d'ifni. http://www.camptocamp.org/...ms-depuis-oukameiden Voila la base d'un magnifique treck a pofiner.
Le toubkal est un sommet "parc d'attraction" comme je les apelles.J'y ai vu le meilleur comme le pire, et c'est dans le pire que j'ai vu le...pire!! Trop de gens se contentent de faire l'ascention classique en arrivant tout droit de Marrakech et repartent deux jours aprés.Le Toubkal est accessible seul et sans guide pour les gens aillant l'habitude de la montagne, c'est une immense autoroute a touristes de imlil jusqu'au refuge avec tous les 500M une échoppe qui vend du jus d'orange ou quelques ravitaillements.Impossible de se perdre!Le deuxieme partie du refuge au sommet est plus technique et necessite une bonne forme physique mais sans passages perilleux.ETAT DES ROUTES ET COMPORTEMENT DES USAGERS.Au Maroc les routes sont en général en bon etat.J'ai meme été surpris par les grands axes qui sont vraiment parfaits.
Les difficultées se trouvent sur les petites routes, en cas de grosse pluie ou d'orage les rivieres débordent et traversent les routes en formant des tas de graviers.Ceux ci peuvent bloquer la route quelques heures mais les locaux ont besoin de se déplasser et déblayent souvent bien vite la route.Les services publics se déplacent vite en cas de gros éboulis et déblayent le tout a la pelleteuse en quelques heures.
En revanche le comportement de certain autres usagers peut etre dangereux.Je siterai par exemple les taxis et les bus sur les grands axes qui vous doublent a fond pour finalement s'arreter 100m devant vous, puis repartent, vous redoublent comme des fous et ainsi de suite. Un taxi peut s'arreter d'un coup pour prendre quelqu'un sans regarder qui le suit.atention.
En ville pas de priorité au rond poind si le trafic est chargé.Moi j'adopte la technique a "l'Albanaise": Ne pas regarder les autres et rouler.Si les autres savent que vous les avez vu vous avez perdu.Si les autres pensent que vous les avez pas vu ils font atention a vous.
Si vous avez déja conduit en Albanie, en Bosnie, en ville en Italie, en grece ou en Inde, la conduite au Maroc ne vous posera pas de problemes.
On se méfiera des dos d'anes non annoncés qui font de belles surprises tout comme les trous et nids de poule en bord de route qui peuvent s'averer mauvais.Comme dans les autres pays il suffit de regarder ou l'on met les roues.
Il n'y a pas de brigands de grands chemins au Maroc, pas de barrages a la western avec prise d'assaut du Camping car...
Depuis 2010 le Maroc a un nouveau code de la route qui a mis en place un permis a 24 points ainsi que les alcootests. Le port de la ceinture en voiture et du casque en moto est obligatoire pour tous les passagers meme si se n'est absolument pas respecté.Je suis passé une ou deux fois devant la police sans ceinture sans que sa pose probleme; ne pas trop jouer tout de meme, si vous tombez mal sa va vous couter du temps et de l'argent.
Sur les petites routes de campagne les panneaux sont souvent dans un seul sens aux croisements, roulez doucement, tordez le coup, sa vous évitera de vous perdre.
J'insiste sur le fait que le routard ou autres guides exagerent completement sur l'état des route et les dangers au Maroc.
La carte MICHELIN meriterait une grosse remise a niveau. Beaucoup d'érreures sur cette carte: des routes qui sont en fait des pistes, des pistes qui sont en fait des routes....Rien ne vaut de prendre ses infos auprés des locaux. Une liste des rectifications de la carte pourrait etre bien utile!LA LANGUE!!Je ne vais pas me lancer dans des listes de vocabulaire inbuvable mais au Maroc plus que partout ailleur sa sera un immense avantage pour vous de parler un minimum le darija (arabe dialectal).J'ai souvent entendu des gens se vanter de venir au Maroc depuis plusieurs années et avoir une prononciation honteuse.
Le salamalek, rituel pour se saluer est indispensable pour tout: (en gros, j'ai écris en phonétique)
-Salam alekoum -Le bess (sa va??) -berer (sa va!!) -Koulshi mzien rolla (tout va bien mon frere)
Aprendre un minimun a compter et le nom de quelques légumes vous aidera grandement.
Evitez de passer pour des cons, aprenez peu mais aprenez bien.
L'essentiel:
afak : S'il te plait... Kahwa : Café (Be halib==>au lait) Baraka : Stop Flouss : argent L'ma : l'eau Roubz : Le pain Chouilla: un peu Zouine : beau (zouina, belle) ( a dire a tous ceux qui vous montre leur maison ou la photo des enfants^^ Balek : Pousse toi N'dek : attention tu vas faire une bétise Choukrane: Merci bzef : beaucoup ou? : fine limene : droite lisere : gauche Shouff : regarde Bad mani: laisse moi dar : maison safi : sa sufit Baraka : arete yhé : oui la : non Tsaor : photo Coulshi : tout Kayn : il y a Ma kayn : il y a pas halib : le lait
Avec cette liste d'esentiel on peux s'en sortir trés longtemps. Par la suit savoir compter, les jours de la semaine, les légumes......
Je répete bien que j'ai écris a ma facon et que le darija est a approfondir un peu si sa vous interesse notement les différentes facons d'écrire et de prononcer le "R"
Si vous voulez devenir des betes: http://www.speakmoroccan.com/fr/vocabulaire/CONCLUSIONJe ne m'engage en aucuns cas pour assurer que toutes les informations données dans cet article sont bonnes, des erreurs se sont surement glissées et je ne pourais pas etre tenu responsable en cas d'incident.Toutes les infos sont données a titre indicatif et a adapter suivant le resenti de chacuns.(Notement pour la partie rando seul au Maroc)
J'ESSAI DE FAIRE EN SORTE DE GARDER CE POST MODIFIABLE POUR POUVOIR CORRIGER TOUTES LES ERREURS QUE VOUS ME SIGNALEREZ (bien entendu je ne parle pas des fautes "d'ortograf" qui sont légion dans ma prose) De plus je vais essayer de completer cet article au fur et a mesure.
Ce texte est totalement libre et vous pouvez l'utiliser complet ou en partie sur votre site du moment que vous sitiez la source avec un lien hyper texte pour que l'article d'origine puisse etre consulté et ne pas sortir une phrase de son contexte.
Au revoir
Je rentre d'un voyage de trois mois en camion amménagé au Maroc. Durant les préparatifs de mon voyage j'avais lu un trés grand nombre de "bétises" au sujet de ce pays et j'aimerai a présent remettre un maximum de choses a leurs place. J'avais moi meme un trés gros a priori sur le Maroc et m'attendais au pire.
J'ai l'habitute de faire part de mes expériences de voyage pour qu'elles puissent servir pour les suivants, mais pour le Maroc j'ai envie d'en faire un peu plus. Je vais tenter de rassembler un maximum d'infos pratiques sur le Maroc, d'exprimer mon ressenti pendant et aprés le voyage, de détruire les mauvais "on dit" qui ruinent la réputation de ce pays et d'expliquer pourquoi "on" en pense du mal.
Tout d'abord un exemple frapant "d'aneries" que l'on entend sur VF: Voici le lien vers ma premiere discution voyage forum ou je voulais me renseigner sur le Maroc pour préparer mon road trip de 2010-2011.Ce post m'a fait retarder mon voyage de trois ans.
===> http://voyageforum.com/...rite-maroc-d3861576/ <===
Un autre exemple de discution peu constructive avec de belles affirmations bien fausses (bien entendu pas tout) http://voyageforum.com/...amping-car-d3788684/
Bon des comme sa y'en a des milliers, désolé sa tombe sur celle la...
On pourra aussi trouver des informations oficielles qui paraissent alarmantes comme sur le site d'informations aux touristes Canadiens qui nous explique que le Maroc est un pays de térroristes ou les enlevements ne sont pas rares et ou il est dangeureux de se faire offrir de la nourriture.... http://voyage.gc.ca/destinations/marocQUI SUIS JE???? Je suis un jeune homme de 28ans, je voyage seul avec mon mercedes sprinter 216cdi, non 4X4. J'ai passé trois mois au Maroc de Fevrier a Mai 2014. EN AUCUN CAS JE PRETEND AVOIR TUT COMPRIS SUR LE MAROC, c'est mon premier passage dans ce pays qui est compliqué de part sont histoire ancienne ou récente, sa taille et son éclectisme.Il est possible qu'il y ai des erreurs d'interprétations dans le texte qui va suivre et j'espere ne pas etre jugé (ou insulté) pour une phrase mal tournée, une mauvaise analise ou si je dis une connerie. Je n'ai clairement pas exploré tout le Maroc, et les informations données ne sont pas valables pour le Sahara occidental.
Je ne suis pas un touriste mais un voyageur: Le touriste voit ce qu'il est venu voir, le voyageur voit ce qu'il y a a voir....
J'adapte le plus souvent mon mode de vie au pays dans lequel je voyage, j'essais d'apprendre la langue, de manger local, de vivre avec les locaux, de comprendre leur mode de vie, d'avoir un maximum de bonnes expériences, de rammener avec moi des bonnes idées...
Je voyage depuis 6 ans et j'aime éviter les endroits trop "classiques", ainsi je fréquente rarement les villes équipées d'un aéroport international qui sont des déverssoirs a touristes tous frais et faciles a berner.Aprés de longues hésitations je desciderais de ne pas me rendre au "désert" (surpeuplé) et je n'irais pas a Agadir ni a Marrakech.
Je suis passionné de montagnes et connais bien les pyrénnées que j'ai tréverssées plusieures fois.
2004==>15 jours de voyage organisé en Egypte (17 ans) 2008==> deux mois sur l'ile de la Réunion, hebergé chez un homme qui y vit depuis dix ans. 2009==> Road trip des parcs nationaux d'Espagne (compagnion Voyage forum) 2010==> Tour de la Corse et de la Sardaigne (Compagnions voyage forum) ==> Traversée des Pyrénnées a pied en autonomie (trois semaines) 2011==> Traversée des Pyrénnées et des Alpes jusqu'en Suisse 2012==> Un mois dans le nord de l'italie en Camion 2013==> Trois mois road trip tour de la mer adriatique en camion ( Slovenie, Croatie, Bosnie, Montenegro, Albanie, Grece, Italie) 2014==> SDF depuis Janvier, un mois en Espagne, trois au Maroc, un mois au Portugal, prépare un trip sportif de trois mois dans les Pyrénnées et les Alpes (Alpi, rando, canyons, escalade)
J'aimerais si possible que ce post soit complété par les gens qui savent! Tout au long du texte je poserais quelques questions auquelles je n'ai pas les réponses.ETAT D'ESPRIT A LA FIN DU SEJOURJ'ai été émmerveillé par mon séjour au Maroc.Je quitte le pays ravi, heureux, j'ai rencontré beaucoup de gens.Dans l'ensemble j'ai été plus qu'agréablement surprit sur a peu prés tous les sujets. La lecture des forums et mes quelques recherches m'avaient préparées au pire pour le Maroc. C'est au final un pays sûr, acceuillant, enrichissant, agréable, ensoleillé, varié... La plupart des gens se méprennent completement sur le Maroc, se laissent berner par ce qu'ils voient sur les cartes postales. NON le Maroc ce n'est pas que des dunes de sables et l'ACMI et les talibans ne sont pas majoritaires. Quand j'ai dit a mon entourage que j'allais au Maroc ils n'ont pas compris... Mais que va tu faire la bas? y'a que du sable et des chameaux!!!!!? (oui je sais des dromadaires) Ouvrez donc une carte du Maroc et contemplez la taille du désert, il est ridicule. Le Maroc est donc un pays particulierement montagneux trés agréable pour qui aime les gros tas de cailloux.
Les gens sont chaleureux dans l'ensemble, il vous sera facile de faire de belles rencontres, de découvrir vite et beaucoup. Le Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie, de culture, de climat suivant la région ou l'on se trouve.
On pourrais croire en lisant cet article que beaucoup de choses sont mal ou vont mal au Maroc mais c'est bien le contraire. Mon article parait trés péssimiste mais je trouvais important de mettre l'accent sur les difficultées ou les choses surprenantes. JE SUIS REVENU CHANGé DE MON VOYAGE AU MAROC COMME AUCUN AUTRE VOYAGE.J'Y REPARTIRAIS DéS L'ANNEE PROCHAINE.JE SUIS TOMBé AMOUREUX.SENSIBILITé DE CHACUNSJe pense qu'un voyage au Maroc peut etre ressentit de maniere trés trés différentes par deux personnes. Je ne conseille pas le Maroc comme premier voyage, meme si j'ai rencontré des jeunes qui quittaient pour la premiere fois la maison des parents et qui passaient de trés bons moments au Maroc. C'est un pays exigeant, vous serez souvent solicités, la solitude est rare pour les gens comme moi qui ne fréquentent pas les hotels, vous serez rarement seuls. Ce qui pour certains ne seront que des petites solicitations seront vécues commes de réelles agréssions pour des esprits plus faibles ou seulement si c'est pas le bon jour. Toujours on vous arretera pour entamer la discution, vous proposer d'acheter tel ou tel objet, de venir voir dans telle maison ou boutique, on vous posera des questions sur votre vie(souvent les memes ce qui peut etre lassant quand c'est a 1OOemme fois de la journée)ON M'AVAIS DIT QUE...... Au Maroc il n'y a que du sable et des chameaux ==> FAUXLe Maroc est un pays particulierement Montagneux avec quatres grandes chaines de montagnes. Le rif au nord le long de la mediterannée, que je ne connais pas mais qui est trés beau et idéal pour les randonnées. Le moyen atlas, froid en hiver, recouvert de lacs et de forets, un lieu grandiose a ne pas manquer. Le haut Atlas avec des pics a plus de 4000m , térrain de jeux idéal et tellement beau. L'anti atlas, beaucoup plus arride, ou il devient difficile de trouver de l'eau, les chemins sont moins biens tracés, les treks seuls de plusieurs jours deviennent de vraies missions. Entre le haut atlas et le Sahara c'est l'Hammada qui dommine: un désert de roches a perte de vue percé de quelques oasis et palmeraies.L'animal le plus présent est bien le DROMADAIRE et non le chameau. Surprise j'ai croisé des dromadaires dans les montagnes a 3000m d'altitude parfois, ce n'est donc pas un animal que l'on croise seulement dans le désert. Au Maroc il n'y a pas de femmes dans la rue et elles sont toutes voilées ==> FauxJ'ai été extremement surpris de la diversité culturelle de ce pays.J'ai été frappé a mon entrée dans le pays par l'occidentalisation massive qu'on subit les villes du Nord comme Tétouan.Les couples se montrent et s'enlassent librement, sa se bécotte sur les bancs publiques, les plages sont recouvertes de parasols qui abritent des couplent qui roucoulent a la tombée de la nuit a la lumiere d'une bougie.( Trés vrai dans les cités balnéaires du Nord, totalement faux dans d'autres région)
Des groupes de jeunes femmes dans la rue, clairement pas toutes voilées.LES GRANDES DIFFERENCESLe Maroc est un trés grand pays ou l'on se confrontera donc a de grandes différences de mode de vie et de culture suivant la région ou l'on se trouve.J'ai été surpris de constater de telles disparitées. On pourra ainsi croiser des gens trés pauvres, parfois exploités qui vivent dans des conditions difficiles, tout en croisant le meme jour des marocains roulant dans de magnifiques 4X4 hors de prix.Les Marocains qui ont de l'argent ne sont pas majoritaires mais on les voit bien notement dans les zones comme Oukaimeden, Ourika, Ifrane.Le week end les zones touristiques dites chics sont envahies par les "riches" marocains.J'en profiterais a ce moment pour dire que les commercants Marocains préferent les touristes étranger aux touristes Marocains qui selon leur dires sont bruillants, difficiles en négociation, rarement respectueux du lieu...(Peu etre les touristes occidentaux sont mieux pour les affaires?)
Sur le point de vue religieux vous pourrez rencontrer des gens trés pratiquants d'autres pas du tout praticants. Je n'ai jamais rencontré de personnes insistantes au sujet de la religion, jamais on a éssayé de me convaincre que Allah est meilleur que les autres.Il est en revanche délicat de se revendiquer athé(e).Les Marocains auront du mal a comprendre que vous ne croyez en rien, vous etes alors un etre perdu.On vous demandera a l'ocasion si vous croyez vous aussi a un dieu unique, il vaut mieux répondre oui pour éviter une complexe discution.
Les femmes, Ha! les femmes...J'aime le coté mystérieux du voile. Suivant les régions vous pourrez etre confronté a tout.Des jeunes femmes sans voile au coté de femmes entierement camoufflées en ville.Des régions isolées ou toutes les femmes portent un voile, fuient votre regard, s'ennervent si vous avez le malheur de leur dire bonjour(Ait Mansour). Dans la région d'imilchil pourtant trés reculée on pourra constater la surprenante présence de femmes au térrasses des café avec les hommes...J'ai aussi été recu dans des familles ou j'ai mangé seul avec les hommes et ou les femmes etaient apelées pour débarasser ou nous ammener le thé, déroutant. J'ai tout aussi bien assisté a des moments de complicité en public meme dans les coins reculés ou les femmes chamaillaient gentillement leurs hommes en se moquant d'eux en public pour telle ou telle raison.L'HYPOCRISIE AU MAROC (sujet qui fache...) Aie aie aie! comment exprimer mes idées sans choquer? Au Maroc c'est bien connu, on est pratiquant, on ne se drogue pas, on ne consomme pas d'alcool, on ne couche pas avant le mariage.... Tout du moins on fait bonne figure devant la famille....
J'ai rencontré trés peu de monde vraiment pratiquant, j'ai meme rencontré des gens qui exprimaient leur dégout de la religion ou du pouvoir.J'ai rencontré des jeunes des villes avec des idées a l'occidentale, qui ont des groupes de musiques qui dénoncent ce qui va de travers dans le pays.
L'alcool est de consomation courante! Partout vous trouverez des bouteilles de verres cassées dans les forets et dérriere les maisons.Vous croiserez souvent des rassemblements de voitures de gens qui viennent picoler a la tombée de la nuit dans un lieu(lieux a éviter d'ailleur a cause de la police qui patrouille), qui restent une heure ou deux puis s'en vont. Peu de temps aprés un patrouille de police passera vérifier que personne ne reste la.Sa se fait a la vue et au su de tous mais on "se voile" la face.Trés fréquement on pourra vous demander si vous avez de l'alcool a partager, si vous pouvez payer le parking avec des bieres, si vous avez du whisky a vendre. L'alcool est distillé un peu partout en clandestin, ils font de la Mariah, alcool de dattes ou de figues plutot trés fort et rarement bon.Le principe consiste a aller acheter de la Mariah et de boire cul sec chacuns sont tour dans le meme verre jusqu'a la fin de la bouteille. Atention!! J'ai rencontré peu de Marocains qui savent boire! Et pourtant j'ai eu l'ocasion de partager nombre d'apéros, parfois meme avec des hommes en uniforme....!!!!
La consomation de drogue est asser forte, il est fréquent de rencontrer des gens plus ou moins jeunes qui fumment. En ville vous détecterais parfois dans le sillage d'un homme ditubant des relents chimiques qui correspondent a la colle ou autres produit que la personne sniffe a longeur de journée.Ces gens sont rarements méchants mais trés trés lourds si ils vous abordent.Il est casiment imposible de comprendre se qu'ils vous disent, d'éviter la pluie de postillons et la discution fini souvent par dégénerer. A Tétouan j'ai fait la rencontre d'une femme trés pauvre, maman d'un gamin de un an et enceinte de 8mois qui sniffait de la colle devant moi.Choquant.
La prostitution! Hé bhé celle la j'y avait pas pensé avant d'aller au Maroc!!! Elle se présente sous plusieurs formes. D'un coté on pourra trouver dans certaines villes (Marrakech pour celles que sa interesse) de jeunes hommes marocains qui proposent leurs services aux Europeenes de la quarantaine et plus.... Dans la région de Azrou et d'ain leu au moment de me garer sur des parkings de trés charmantes jeunes femmes(18-20ans) sont venues me proposer de venir faire un tour dans mon camion ou "qu'on aille ensemble". J'ai dans une autre région été hébergé chez un homme trés pratiquant que l'on voyait toujours a la priere mais qui recevait une ou deux jeunes femmes a l'ocasion.Le gel durex play qui trainait a l'entrée de sa chambre devait donc servir a sa!!
Et la j'enchaine naturellement sur les propositions de mariages , qui pour moi, quand elles sont annoncées par la famille s'apparentent a de la prostitution.(Peu etre que je n'ai ici pas bien compris les coutumes du pays??)Si vous etes un homme seul, de tout age, on vous proposera souvent de vous marier.Des exemples valent parfois mieux que de longues explications.Dans la vallée derriere Ourika en direction d'oukaimeden deux jeunes femmes seules que j'ai a peine croisées ont immédiatement demandées aux retraités avec qui j'etais alors si je voulais me marrier. Dans la région de taliouine une femme avec quatre filles chez qui j'etais pour boire le thé ma proposé de choisir "celle que je voulais", "meme celle la la plus jeune si tu veux"(12 ou 13 ans).Erf "mais j'ai trente ans moi!!" , "c'est pas grave".... Je me suis retrouvé une ou deux fois dans des situations trés génantes chez des familles ou les gens insistent devant la fille: "elle regarde elle est belle, épouse la!!"
J'ai en revanche rencontré nombre de couples mixtes, marriés par amour qui vivaient de grand moment de sincérité et de complicités. Il ne faut pas penser en mal chaque fois que vous voyez un couple mixte.LE TROC AU MAROCLa sujet trés interessant!! Des commercants vous proposerons souvent de troquer plutot que d'acheter quand vous expliquez que vous ne voulez pas rentrer dans la boutique car vous n'avez pas d'argent.C'est souvent une maniere détournée d'entamer les négociations sur un article mais a la fin on vous demandera souvent de rajouter un peu d'argent finalement. Mais le troc est un réel art de vivre au Maroc qui se pratique plus ou moins suivant les régions (dificile de faire du troc avec un commercant dans la médina de Fes) En revanche sa sera une solution magique dans beaucoup de cas. Le troc évite souvent de longues négociations des prix.
Au Maroc des objets obsoletes chez nous ont toujours de la valeur, ainsi si vous avez de la place voila une liste ce choses qui pourronts etres échangés voir revendus. Tout ce qui est vieil électonique a beaucoup de chance de trouver preneur.Vieille hifi, radios réveils (peuvent etres donnés car beaucoup de gens dans les montagnes écoutent la radio sur des postes a bout de force), tous types de téléphones portables sont trés recherchés, les TV gros cul, les téléphones fixes type duo ou trio que l'on avait chez nous il y a pas si longtemps que sa. Les vélos. Les pneux et tout type de pieces de voiture ( attention les douanes aiment pas sa) Les outils, Vieil électroportatif. Tout objet aillant un rapport avec le FC Barcelone ou Madrid, les Marocains adorant le foot( de simples cartes postales de Barcelone peuvent faire un super cadeau pour un pti d'une famille sympa) Les vetements, chaussures. On aura une préférence pour les vetements chaud car le Maroc est un pays froid (oui vous avez bien lu).De simples bleu de travail sont géniaux a troquer(on nous les donnes en Europe)"Le Maroc est un pays froid ou le soleil est chaud"
Attention aux propositions de troc contre de l'alcool ou du shit, vous allez vous retrouver dans des galleres...CHOSES DIFFICILES A TROUVER AU MAROCIl y a enormement de choses de la vie courante Francaise que l'on ne trouve au Maroc, voici quelques exemples. Le Tabac a rouler!!!! (Trés difficile a trouver et pas bon) Le fromage meme si c'est trouvable dans certaines régions.Pour les Marocains le fromage c'est en fait la vache qui rit que l'on trouve jusqu'au fin fond du pays. (Au Maroc fromage=vache qui rit) Des planches... Les cartes de rando! .........Dans les grandes surfaces type Marjane il est possible de trouver des produits a base de porc.J'imagine que cela s'adresse aux étrangers résidents au Maroc pour une longue période ou aux touristes accros qui ne peuvent s'en passer.Les prix sont surrement élevés.LES CHIENS \TRAITEMENT DES ANIMAUXSe n'est surement pas une légende vu que beaucoup de monde met en garde contre les dangeureuses meutes de chiens qui attaquent les touristes pour les dévorer.... Je n'ai de mon coté jamais rencontré de chiens méchants au Maroc.Tous les animaux ont particulierement peur de l'homme qui les maltraite a coup de batons et de pierres. Les chiens dangeureux sont immédiatement tués par la population.Si vous campez en sauvage vous aurez partout des chiens qui viennent trainer a distance de pierres autour de vous, la plupart sont trés craintifs et adorables. Ils veulent seulement vos restes de nouriture et ces chiens restent parfois toute la nuit a surveiller le camion ou votre campement contre un petit bout de pain.J'en ai eu jusqu'a six ou sept avec moi pendant quelques jours a certains endroits. Dans tous les cas au moindre doute le seul fait de se pencher pour ramasser un cailloux les fera fuir (il y a des cailloux partout au Maroc), si sur un sentier vous croisez une bete douteuse, prenez une pierre et foncez, vous n'aurez pas de problemes. Il est tout de meme probable de rencontrer des chiens sauvages en meute qui peuvent etres agréssifs. A savoir, le chien n'est pas considéré comme un animal de compagnie car dans la religion musulmane il est interdit de séjour a l'interieur de la maison.
Pour les amoureux des animaux, le Maroc sera peu etre une épreuve. J'ai vu des enfants lancer de gros galets sur "leurs" chiens pour s'amuser.Les anes sont batés de facons hasardeuses et ont de vilaines bléssures, on les fait avancer a grand coup de baton et de pierres dans les pattes.Rares sont les animaux en bonne santé et le concept d'animaux de compagnie n'existe pas.Ceux qui ont un chien ou un ane, c'est un outil, pas un animal.Les moutons sont chargés sur des anes ou des galeries de camions sans ménagement, le pire a voir etant le moment ou il faut balancer les moutons de la gallerie pour les faire descendre....
On évitera a tout prix toute attractions touristiques incluant des animaux!!!!! Les serpents que l'on vous met sur l'épaule ou qui dansent sur de la flute ont les crochets arrachés a la pince multiprise.Les singes sont maltraités et extremements malheureux, les dromadaires "a photos" sont parqués la nuits dans des sous sols de maisons et passent la journée attachés a un piquet sur un parking! Ces animaux sont rarements en bonne santé et, en dehors des dromadaires, meurent en quelques mois et sont remplacés.Ils renforcent le braconage (singes et serpents). Alors oui on va me dire qu'il faut bien que ces gens vivent, qu'ils ont que l'exploitation des animaux pour survivre.A vous de voir. Gardez en tete que ce singe que vous prenez en photo est extrait de sa foret natale pour passer sa vie a monter sur les épaules des touristes et prendre des coups de batons jusqu'a que mort s'en suive. En trois mois au Maroc les animaux bien traités que j'ai vu et qui recevaient de l'amour se comptent sur les doigts d'une main.
Je ne peux pas parler des dromadaires promenes couillons du désert ou je ne suis pas allé mais je présume que leur existance n'est pas plus heureuse biens qu'ils sont surement un peu mieux traités car de leur santé dépend les revenus de leurs proprios.LE HAMMAMC'est une expérience a ne pas rater au Maroc!!!!Vous DEVEZ aller au Hammam! On demmandera dans les petites villes a se faire indiquer le Hammam traditionnel(==> demandez le Hammam bildi).Evitez les hammams a touristes des hotels et compagnies qui pratiquent des prix abusés et qui vont souvent avec le pack massage et bien etre.Un coup a se ruiner. Le Hammam coute entre 10 et 12DH.Parfois un ou deux DH plus cher pour les femmes qui y restent plus longtemps et utilisent donc plus d'eau. Rendez vous au hammam avec un petit cabas ou sac a dos contenant une serviette, des sous vetements de rechange, vos affaires de toilette et pour les mieux équipés votre savon noir et votre gant de crin.Ces deux derniers sont toujours en vente au hammam meme ou a l'épicerie d'en face.On les trouve au moins cher au souk. A l'entrée du hammam il y a un guichet pour payer et un vestiaire ou vous vous déshabillez(gardez le slip) et laissez votre sac.Aucun probleme de sécurité ou de vol dans les sacs, il en va de la réputation du hammam, et le guichetier veille. Prenez un ou deux seaux et une coupelle, entrez dans les salles du hammam.Vous trouverez des robinets d'eau chaude et d'autre d'eau froide, faite votre mélange, trouvez un endroit qui vous convient, nettoyez le en y vidant un seau d'eau froide, asseyez vous et observez comment font les autres qui rentrent et copiez les. On évitera le hammam un jeudi soir ou un vendredi matin, moments de grandes affluences avant la grande priere du vendredi. N'avez pas peur de l'inconnu.Je suis allé la premiere fois au hammam sans aucune information, les gens rigolent un peu en vous voyant chercher les robinets ou parce que vous etes un peu perdu mais l'ambiance est trés sympa, toujours quelqu'un vous aidera si vous avez un doute, on vous montrera comment faire. Souvent un homme se proposera pour vous aider a vous laver le dos, acceptez si vous etes sur que l'homme est aussi un client et qu'il est dans le hammam depuis un bon moment comme vous, sinon il se peux que sa soit un employé du hammam qui vous facturera le massage! Si un client vient vous proposer de vous laver le dos attendez vous a un gommage rigoureux et parfois un peu rapeux, proposez lui la meme en échange.C'est tout a fait naturel pour les gens seuls de s'entre aider. J'ai été impréssionné par les "massages payants" qui s'apparentent a des étirements extremement vigoureux ou le client est alongé au sol et que le "tortionnaire" le pli dans tous les sens et lui tire sur les membres... Vous trouverez toujours a l'entrée du hammam des toilettes, et souvent des lavabos pour se raser. Vous pouvez y faire tout ce que vous faites dans votre salle de bain classique mais ici la salle de bain est collective.
Coté femmes le rituel est le meme.Les filles emportent souvent en plus un petit carré de lino ou le tabouret a se mettre sous les fesses pour éviter mycoses et problemes de se genre.Les femmes sont en culotte ou nues.Les enfants de moins de 7 ans vont avec les femmes.C'est un des rare lieux de liberté sans hommes ou elles peuvent dire se qu'elles veulent, sa papote, sa fait beaucoup de bruit, sa chante et sa danse si vous avez de la chance.Au dire des copines, un pur moment de bonheur a ne rater sous aucuns pretexte. Les femmes restent deux a trois heures au Hammam.
On notera tout de meme que le Hammam est un des drames écologique du Maroc.La consommation de bois est impréssionante sans parler des quelques 5000l d'eau par jour et par Hammam.LE STOP AU MAROCL'autostop est une pratique courante au Maroc.La majorité de la population ne possede pas de voiture personelle.Les autostoppeurs se concentrent a la sortie des villes et des villages et indiquent la direction qu'ils souhaitent prendre du bout de l'index.J'ai pris un trés grand nombre d'autostopeurs pendant mon séjour (une grosse centaine) sans jamais avoir un seul soucis.Je pense qu'il n'y a aucuns dangers dans la pratique.C'est souvent une occasion de faire de trés belles rencontres et d'avoir des discutions interessantes quand c'est possible. On evitera de prendre des autostopeurs dans le rif car ils voudrons forcement vous ammener a la ferme acheter du kif et qu'ils peuvent éventuellement en transporter.On évite de prendre les gens qui marchent en sens inversse et qui changent de sens en vous voyant arriver(attrape touristes).On se méfiera des autostoppeurs sur la route du tizi'n test qui est un endroit connu de faux autostoppeurs qui attendent le touriste pour le ramener a la boutique de tapis du cousin.On se méfiera des gens en panne au bord de la route et qui vous demandent de les déposer a un endroit (souvent on vous ammene chez un cousin qui vend des tapis).On ne prend jamais des enfants en stop(moins de 15ans environ).Si un groupe d'ados fait du stop et que vous vous arretez ils voudrons tous monter, meme si ils sont dix... J'ai pris énormement d'adolescents en stop qui se déplacent le vendredi et dimanche aprés midi pour aller ou rentrer de l'internat.Certains font parfois 100km pour aller a l'école. Partout et souvent au milieu de nulle part vous aurez un vieu qui déboule au bord de la route pour aller au village suivant. Les autostoppeurs sont toujours trés respectueux, ne touchent a rien dans le camion, vous apprennent des choses, vous indiquent les bonnes routes.N'ayez pas peur de prendre les gens, ce sont de bonnes expériences. Les autostoppeurs ne sont pas des filous, meme si vous ne savez pas vraiment ou vous etes ils vous indiquerons la bonne route avant de descendre si ils partent de l'autre coté a un croisement.Ils pourraient en profiter pour se faire ammener jusqu'a leur village mais jamais un autostopeur ne m'a mentis.J'ai souvent eu des remerciements chaleureux.A l'ocasion(surtout quand vous prenez un couple) l'homme vous proposera un petit billet équivalent au prix du taxi, que j'ai toujours refusé, en revanche on m'a trés souvent laissé des fruits et des légumes ou des herbes pour le thé.Une bonne occasion de découvrir des choses. J'ai une fois ou deux pris des femmes seules en stop, sans problemes.LA POLICE, LES CONTROLES ROUTIERSDés vos premiers km vous serez surpris par la trés forte présence policiere sur les routes Marocaines. A presque toute les entrées de villes et de villages, et parfois meme au milieu de nulle part vous tomberez sur un check point de la police.ATENTION ceux ci sont presque a tous les coups équipés d'un radar: une grosse jumelle sur trépied mais la vitesse ne reste pas inscrite a l'interieur comme en France pour que le policier vous prouve votre infraction. La police est souvent trés bien cachée dans les buissons, souvent sur les terre pleins centraux.
Aux entrées de villes et de villages il s'agit souvent d'un simple control au facies.Les flics disposent des plots et des herses au milieu de la route.Arretez vous au niveau du panneau stop police et attendez que l'on vous fasse signe d'avancer.Dans le cas des panneaux "ralentir gendarmerie" passez au pas.On vous fera la plupart du temps signe d'avancer et de filer. Si la police entame la discution avec vous c'est souvent une franche partie de rigolade.Ils veulent savoir si vous allez bien, si vous aimez le Maroc, ou vous allez, si c'est la premiere fois que vous venez....Sur les dizaines de controles que j'ai subit en trois mois, jamais on ne m'a demandé mes papiers (sauf six fois en 50km au alentours de Tanger le premier jour!!) JAMAIS je dis bien jamais un policier ne m'a demandé de l'argent! La corruption est faible dans le nord du Maroc et vous n'avez pas besoin de sortir un billet a chaque fois que vous vous faites arreté.J'ai rencontré des idiots qui distribuais leur billets a chaque control, c'est vous le propleme!!!!! Une fois je suis tombé sur un policier tatillon qui m'a demandé les papiers, puis les gilets et les triangles, puis l'extincteur... Dépité de voir que j'avais tout il a fini par me demandé directement si j'avais pas un paquet de cigarette a lui donner.Surpris je lui ai ris au nez et je suis parti, sans autres soucis.
Astuce si vous etes préssé: Il y a deux type de policiers au controles, ceux qui vous demandent les papiers et qui restent a coté de vous (incorruptibles) et ceux qui vous demandent les papiers et qui s'éloignent un peu pour vous laisser le temps de glisser un billet.50 dh dans la carte grise et vous repartez tout de suite, mais a quoi bon? On a le temps en vacance non???
AIE!!! On vous annonce que vous avez été prix en eccés de vitesse, et c'est une histoire qui va vous couter un peu cher... Surtout on ne s'énerve pas!!! Meme si on est sur que l'on etait pas en eccés de vitesse, on explique que l'on a un limitateur de vitesse, ou que l'on avait la vitesse du GPS sous les yeux et qu'il doit y avoir une érreur.On tente de faire rigoler le flic en lui disant que les allemands leurs ont vendu des radars défectueux....En prenant le temps de discuter il y a toujours moyen de s'en sortir sans payer.Une bouteille peux souvent vous faire éviter une amende a plusieurs centaines de Dh. Une amie s'est fait arrétée deux fois en eccés de vitesse.Les deux fois elle est repartie sans rien payer ni rien donner. Il suffit d'etre sympa, de ne pas avoir peur de perdre beaucoup de temps, d'expliquer que vous avez pas une tunes (difficile avec un CC a 100 000 boules), de dire que c'est la fin des vacances et que vous etes sur vos derniers DH donc que vous pouvez pas payer, dire que vous avez pas de carte bleue.Avec de l'imagination et le sourire sa passe souvent bien. Dans tous les cas au Maroc on respecte TOUJOURS a limite de vitesse!!!! Sa évite beaucoup de problemes!! 40km\h a l'approche des villes et des ronds points trés important!!! Oubliez pas la police est partout!!
Les marocains ont peur de la police qui les traite de facon arbitraire.Un controle de police est souvent un moment fastidieu pour un Marocain, bien plus que pour un touriste.Y'a qu'a voir la tete des Marocains quand un flic leur demmande de se ranger sur le coté... On voit bien qu'ils redoutent de se faire accuser d'une infraction qu'ils n'ont pas commise et que sa va etre la galere.
Pas vu de filles dans la police, et vous??BOITES MAILS PIRATEES!!Durant tout mon séjour au Maroc ma boite mails a subit de trés nombreuses attaques et SPAM.Si vous vous connectez depuis des spots wifi vous recevrez tous les jours des tentatives d'hameconages qui consistent a tenter de récupérer vos codes d'acces et données personnelles.Méfiez vous particulierement de tous les expéditeurs inconnus et de toutes demandes originales.La technique classique etant un mail ressemblant en tous point a ceux oficiels (hotmail, votre banque....)vous annoncant que votre compte va etre périmé ou que pour des raisons de sécurité vous devez inscrire ou modifier votre code personnel.Méfiance!!COMMENT SE RENDRE AU MAROC???Les Ferrys:
Il est possible qu'il y ai un interet a faire la traversée un vendredi, notement le retour (Dimanche Marocain) afin d'avoir moins de monde a la douane.
Plusieures possibilitées existent pour passer au Maroc:
Departs: Barcelone Sète Algeciras
Arrivée: Tanger Med Ceuta
Tanger Med est le tout nouveau port de Tanger, il est situé 22km de la ville.
Je suis entré par Tanger et ressorti par ceutat et je ne saurait dire quelle douane j'ai préféré.
Pour info:
1\Achat billet et chargement dans bateau douane comprise a Algésira m'a pris 20min.Douanier espagnols, pas de fouille. 2\Douane marocaine a Tanger m'a pris trois heures, Pas de fouille mais c'est trés mal organisé et on nous ballade.
3\Passage maroc\ceuta, 20min de papiers avec les douaniers marocain et une rapide recherche de clandestin par les espagnols 4\Achat billet et chargement dans bateau a Ceuta ma pris 1 grosse heure de fouille par plusieurs barrages des douanes espagnoles.
ATENTION a la conduite a Ceuta!!La c'est des malades pour de vrai!J'ai failli avoir plusieurs accrochages, c'est mal foutu, on comprend rien ou on va, c'est mal indiqué et sa conduit mal. Amen!
Pour mon prochain voyage je passerai par ceuta a l'aller et au retour sa m'a tout de meme paru plus simple. Je pense aussi que dans la majorité des cas la sortie du territoire est plus aisée que l'entrée.
A l'arrivée dans le port de Tanger Med:
1\Si vous etes en camping car pas de soucis, des agents vous feront suivre les autres campings car vers les portiques de la douane.(plus précisement a droite au rond point)
2\Si vous etes en fourgon sans fenetres vous allez etres dirrigés vers le parking des "importations" et la c'est le bordel pour s'en sortir.Tout faire pour suivre un camping car.Revendiquez direct que vous etes un simple touriste si sa se voit pas franchement a votre véhicule.
3\Si vous etes en voiture pas de soucis on vous guidera au bon endroit(sauf si vous avez 400kg d'affaires sur le toit)POUR RENTRER AU MAROC, QUELS PAPIERS???Pour entrer sur le territoire Marocain il vous faudra présenter a la douane un passeport valable 6mois et 3 mois aprés la sortie.Le sujet a été maintes fois débatu ici et ailleur.Moi je ne traversserai pas l'espagne avec juste ma carte d'identité, peu de chance de passer la douane meme si sa se fesait avant et qu'il doit toujours y avoir moyen en bataillant un bon coup.
Et la bagnole alors? Une fois sur le sol Marocain a la sortie du port, a la douane:
recuperez dés le premier guichet le papier d'importation de véhicule==>demandez le!!!! on vous laisse passer sans vous le donner et aprés c'est le Bor..l!!! Ce papier est bel et bien gratuit mais des gens viendrons vous le proposer pour quelques Dh bien avant le guichet pretextant que sa fait gagner du temps.Ne vous inquietez pas du temps vous allez en avoir.Ce papier c'est le fameux d16Ter.
Remplissez ce papier pas facilement déchiffrable.Finalement j'ai demandé de l'aide a un de ces fameux vendeur de papier et lui ai filé une clope.(Radin!)
On retiendra qu'un camping car peux rester sur le térritoire 6mois et qu'une voiture ou un camion sans fenetre ne pourra rester que trois mois par an de facon continue ou non.
Petite QUESTION: si je passe trois mois avec mon véhicule (camion sans fenetres!!!!!!) au Maroc de janvier a fin mars et que je reviens avec le meme véhicule en mai, vont'il s'en appercevoir? Comment ceci est controlé? vont-il me bloquer l'entrée au térritoire? (au pire je prend ma scie sauteuse et un hublot de machine a laver et j'ouvre une fenetre devant le bureau de douane :D )
Voici le lien officiel qui explique tout: http://www.douane.gov.ma/...ouane.gov.ma/d16ter/
Pour les campingcaristes prenez soin de vérifier la date limite de sortie que l'on vous écrit sur le papier a l'entrée au Maroc. Le delais doit etre de six mois.Ainsi pour les CC désirant rester plus de trois mois ils devrons faire renouveler leur autorisation d'entrée.Pas celle du CC, celle des humains!
ATENTION!!! quand vous quittez le Maroc on vous donne un des exemplaire du formulaire d'importation du véhicule avec la date de SORTIE du territoire. Si vous revenez au Maroc avec le meme véhicule je vous conseille de revenir avec ce papier.Il peut arriver que la sortie de votre véhicule ne soit pas enregistrée informatiquement et vous vous retrouvez donc a vouloir rentrer au Maroc avec un véhicule qui pour les douaniers n'en ai jamais sorti.Situation bordelique.Donc gardez vos papier d'importation\exportation dans votre véhicule!
QUE PEUT ON IMPORTER\ EXPORTER LEGALEMENT AU MAROC ET EN QUELLES QUANTITE???Les importations douaniere, lien des choseorter 400g de tabac ou 200cigarettes, 1litre de vin et 1litre d'alcool fort.
Je vous invite a chercher quelques posts sur le sujet si vous avez l'intention de rammener en europe de gros objets comme des tapis ou de vous les faire envoyer en europe. Pensez aux droits de douanes.
douane.gouv.fr douane.gouv.ma
QUESTION(bete): Peut-on importer du porc en masse? Je suis rentré avec une caisse de 20kg de paté, jambon , saucisses... Qu'auraient dit les douaniers si ils avaient vu sa?LES CHOSES BONNES A SAVOIRLe prix du gazoil est fixe dans toutes les stations de la plus petite a la plus grande.La qualité du Gazoil est bonne(tout du moins correcte), j'ai meme été surpris parfois par ma plus faible consommation au Maroc que en Europe.Six mois aprés mon retour je n'ai constaté aucuns soucis sur le camion.
Obtenir de l'argent au Maroc, Le change, les retraits: (fevrier, Mars 2014)
Les retraits en devises coutent généralement autour de 3%, et les frais sont souvent plafonnés autour de 3 ou 4 euros par retraits. Les paiements par carte (quand c'est possible) coutent généralement autour de 3% aussi et les frais sont plafonnés entre 6 et 10 euros par paiement. Tout ceci dépend évidement de votre banque Les frais de changes sont autour de 3% (taux internet=>11,27 \ taux western 10,95 ==0,32dh par euro ==> 3,2% ) HUMMMMMMM j'ai un doute sur mon calcul...
QUESTION: POUR VOUS QUEL EST LA MEILLEURE ATTITUDE A ADOPTER AVEC L'ARGENT? QUOI UTILISER??
Donc le mieux est de retirer de grosses sommes au distributeurs auto, le probleme c'est que moi je n'aime pas engager ma carte dans ces machines la a l'étranger, si elle est avalée, c'est partie les galeres!!! Au passage on ne retire jamais de l'argent une veille de week end ou de jour férier, on fait en sorte que la banque soit ouverte, au cas ou.... J'ai donc retiré mon argent en France avant de partir et suis parti avec une envelloppe de liquide.J'ai pratiqué le change dans les bureaux Western union a quelques occasions, Mais la meilleure chose a été tout simplement dés le début du voyage de rencontrer des Marocains aisés qui vont en voyage en Europe et qui aivaient besoin d'euros.On a fait le change entre nous au taux internet et hop dans le cul les banques!!!!
Au moment de l'achat du billet de ferry en Espagne on vous proposera surement de vous faire une peu de change, sa m'a paru surprenant quand on sait que l'importation et l'exportation de devises Marocaine est interdite.De plus je soupsonne le taux de change d'etre trés mauvais.
QUESTION: Que se passe t'il si la douane vous surprend avec 10 000dh dans votre véhicule au moment de rentrer dans le pays?? Est ce que sa les interesse vraiment de chercher sa? Est ce qu'il arrive tout simplement que des vehicules de touristes soient fouillées en profondeur?
Taux internet ==>11,27dh pour 1euro (debut Mars)2014 Taux bureau de change port Tanger ==>10,94dh pour 1euro (18 fevrier) Taux western union et banques par la suite ==>10,96 a 11dh 1euro (Avril, mai )
Dés votre sortie du port vous trouverez des bureaux de change, souvent dans des préfabriqués.Je pense qu'il vaut mieux y changer une petite somme et chercher mieux ailleur.MARRAKECH==> Arnakech!!!!!!??A lala!!! Marrakech trés trés vaste sujet de discorde entre foromeur! Ceux qui ont adorés, ceux qui ont détestés
Dans l'esprit de la plupart des gens, Maroc = Marrakech. Franchement, si vous voulez vivre une expérience autentique, évitez Marrakech. C'est le repaire à touristes style Club Med, et vous serez considérés comme une vache à lait. Si vous voulez voir une belle médina, celle de Fès la ville sainte aux centaines de mosquées et bourrée d'artisans (cuir, etc...) est suffisante. Vous avez vu une médina, vous les avez toutes vues. Exception faite peut-être de l'image d'Epinal de la place Djema el-Fna à la nuit tombante (à Marrakech, donc), qui peut valoir le coup si vous êtes prêt à subir les assauts incessants des rabatteurs.
On trouvera tout de meme de trés nombreux posts sur VF de gens qui ont adorés Marrakesh, qui y ont vécu des expériences extraordinaires, qui ont sus explorer la médina et découvrir ses trésors cachés.OU ET COMENT TROUVER DE L'ALCOOLL'alcool se trouve en vente libre au Maroc notement dans les grandes surfaces Marjane meme si régulierement on nous annonce que Marjane retire définitivement l'alcool de ses rayons. (Intox?, Pub déguisée?) Dans ces grandes surfaces vous trouverez un rayon spécial alcool avec sa caisse réservée ou les bouteilles seront dissimulées dans des sacs plastiques noirs. L'acool y est cher, comme partout au Maroc. Une bouteille bas de gamme de vin vous coutera au minimum 5euros et les premiers prix "buvables" en wiskies, vodka et rhum sera de 20euros. De plus dans toutes les villes moyennes vous trouverez en vous renseignant de petites superettes spécial alcool aux prix similaires. L'alcool n'est donc pas dificile a trouver au Maroc. Dans les endroits isolés il y a toujours quelqu'un qui connait un plan pour aller chercher de la Marhia chez un particulier. Vous pouvez tomber sur un super apéro ou sur une super galere...... On notera tout de meme que la consomation d'alcool peux éventuellement choquer au Maroc et qu'il sera convenable de cacher un minimum les bouteilles en évitant de les laisser posées sur la table et a la vue de tous. Cela vous évitera en plus d'avoir d'éventuels profiteurs qui viennent se greffer a l'apéro. J'ai souvent vu des shibanis peu respectueux etalant leurs bouteilles de vin sur la table devant le CC ou ne pas etre discret en allant aux poubelles)
Au niveau du vin rouge j'ai apprécié le boulaouane et le val d'argan.Juste comme sa en passant.TELEPHONE, INTERNETIl parait que le plus économique est d'acheter des cartes telephonique et de trouver une cabine.
Les indicatifs de telephones: 00212 de la France vers le Maroc, 0033 le classique vers la France
Deux ou trois opérateurs se partagent le marché. J'ai acheté une Sim et une clef 3G Maroc telecom, et j'en ai été content. Une carte Sim coute 20Dh, une recharge 50Dh permet de telephoner 20minutes vers la France (portable). Une recharge 50Dh nationale me permetait d'avoir acces a internet avec mon telephone.(pour les accros) 555==> Menu pour changer de langue 550==> En court 580==> connaitre le montant rechargé
La clef 3G coute 200Dh a l'achat(premier mois internet compris) puis une recharge de 100Dh permet de recharcher pour un mois d'internet en illimité (pas de limite de Go).Le reseau de telecommunication est bon au Maroc, il y a des antennes a coté de chaque village et internet avec la clef 3G fonctionne parfaitement du moment que l'on a une antenne dans le champ de vision.JOURS DES SOUKSSouvent le nom des villes vous indique le jour du souk. Ainsi une ville comprenant le mot Tnine dans son nom aura son souk le lundi. On notera que l'école du village est fermée le jour du souk pour permetre aux enfants d'aider la famille, et les enfants seront donc a l'école le dimanche.
jours lyamate
lundi tnine (Tnine de l'ourika) mardi tlate mercredi larbaae (souk el arba du rharb) jeudi lakhmisse vendredi jamaa samedi sabte dimanche lhadde
Voici a présent une liste des jours de souk en fonction de région et des villes: Merci a Larazou du site casa-trotter!!!!
http://www.casa-trotter.com/...-du-maroc-t3387.h... Cette liste est vitale pour organiser ses semaines!!!!!!BUDGET AU MAROC, LISTE DE PRIXPain rond (petit\grand) 1 a 2 Dh Carte Sim 20 Dh Puis recharge==> 50Dh=20min vers la france Camping (camping car) 35 a 70 Dh Thé (ds les petits café) 5 Dh jusqu'a 20Dh dans les hotels Chbakias ==>Ortographe svp?? 20 a 30 Dh\Kg (Patisseries au miel a ne pas rater) café 5 a 7 Dh Huile d'olive 40 Dh le litre Bouteille eau 1,5L 5 a 10 Dh Bidon eau 5L 11 Dh Petite fiolle pour le Khôl 5 Dh Hammam 10 a 12 Dh Gazoil 9,2 puis 9,4 Dh 1\2 poulet cru 20 Dh Grande pierre a affuter 15 Dh Boite plastique atlas(1L,2L,5L) 5 , 10 , 20 Dh Vous comprendrez sur place, plat Tajine simple (petit, M, G) 15 , 18 , 20 Dh Babouches simples 50 Dh Sandales cuir 30 Dh Babouches tout terrain 70 Dh (Avec une semelle en pneu) baton réglisse 1 Dh baton brosse a dent 1 Dh (Petite branche qui sert a enlever le tartre ) Cyber café 4 DH heure Bassine carré plastique (10X40) 15 Dh Lait 8 a 10 Dh\Litre Jus orange 10 a 16 Dh\litre meme prix dans le frigo ou non Oeuf 1 Dh parfois 5Dh les 6 Confiture 830g valencia 18 Dh Oranges 3 a 4 dh\kilo pierre d'alun 15 Dh\kg !!!!!!! viande Hachée 80 Dh\Kg Cotellettes d'agneau 90 Dh\Kg !! repas tajine centre ville 20 a 50 Dh (pour 1 personne mettre 40Dh Maxi) Lacets 4 DH la paire Tasse alu 5 a 8 Dh suivant taille Olives 20 a 25 Dh\Kg Dattes 20 a 25 Dh\Kg Yahourt 2ou3 Dh Boites maquereau, sardine 4 a 8 Dh Sucre (pain 2kg) 11 Dh Cordonnier 10 Dh\paire pour recoudre chaussures de montagne, 1\2h de travail) Reparation crevaison_Meche 20 Dh (Pour le camion) _rustine 50 a 70 Dh (Pour le camion) Khôl (maquillage) 5 Dh la fiolle telesiege Oukaimeden 25 Dh A\R Forfait ski journée 50 Dh (Oukaimeden)
En 90jours au Maroc j'ai dépensé quelques 13 600 Dirhams qui se répartissent plus ou moins de la facon suivante:
Gazoil: 4600 Bouffe, restaux, pain, eau, cafés, thé: 3600 Auberges, campings 1125 Parkings 340 Visites et divers 2000 Telephone, internet 340
Je tiens a préciser ici que j'ai constaté une legere augmentation des prix dans les superettes en fonction de ma tenue vestimentaire.Si vous vous pointez en short ou avec une trop forte dégaine de touriste il est possible que vos courses vous coutent quelques dirhams de plus.
Souvent les gens demandent quel est le budget a prévoir pour le Maroc!! C'est une question imposible! Tout dépend de votre style de vacances!! On pourra prendre en compte quelques exemples
Restau trés simple type Tajine\thé 25 a 50 dh Nuit en auberge 200 dh Nuit chez l'habitant 100 dh Auberge 250 dhHygiene: Entre logique et psychoseLes recommandations d'hygiene sont rabachées sur internet et le routard, parfois de facons exagérées. On fera bien entendu la nuance entre un touriste de passage 10 jours et un voyageur expérimenté, au niveau de la tourista le malheureux touriste aura toute les raisons de s'en méfier bien plus.
J'ai fait attention a boire principalement de l'eau en bidon lors des 15 premiers jours de mon voyage, mais j'ai trés frequement consommé de l'eau du robinet que sa soit au restaurant ou chez les locaux.J'ai consommé de l'eau du robinet dés mon deuxieme repas du soir au Maroc. Je n'ai évité aucuns légumes ni fruits, jamais refusé une salade. En revanche j'ai pris grand soin de laver abondement toute la viande que j'achetais. (poulet ou steack coupé au hachoir douteux), présence de mouches sur la viande exposée. JAMAIS je dis bien jamais je n'ai été malade.
On se méfiera des dattes qui contiennent de curieux petits vers.(qui n'ont pas de gout je vous rassure....) Je conseille de les ouvrir toutes en deux avant de les manger. On m'a parlé a plusieures reprises d'un vers a dattes qui s'instalerais dans les intestins et qui pose de gros problemes, quelqu'un a t'il plus d'infos a ce sujet?des expériences, du vécu?
J'en profite pour placer un petit lien qui explique les précautions a prendre envers les tatouages au Hénné: http://www.danger-sante.org/tatouage-dessin-henne/LISTE DES ARNAQUES CONNUESIl faut bien comprendre que en trois mois au Maroc je n'ai eu le sentiment de me faire arnaquer que une seule fois et des dizaines de miliers de voyageurs profitent de ce pays sans voir l'ombre d'une arnaque. Payer trop cher car on a mal négocié un prix ce n'est pas une arnaque!!!!!! Sa fait parti du pays, de la coutume Le Maroc n'est pas un pays de voleurs, c'est un pays avec quelques filous ou malins qui tentent d'abuser de touristes mal renseignés ou naifs.Ceci est vrais dans beaucoup de pays et peux vous couter bien plus cher en Europe ou ailleur... L'arnaque n'a pas la meme dimension au Maroc, si vous payez 50dh de plus un article dites vous bien que c'est 5euros et que les vraies arnaques vécues en france ou en europe vous font rarement perdre que 5e!!!!
Pour ma part: 3mois dans les Balkans (Bosnie, Albanie...), camion dévalisé le dernier jour....a Marseille
3mois au Maroc, Grand sentiment de sécurité pour mon camion, surveillé par des gardiens en ville et parfois abandonné chez des gens rencontrés le jour meme dans des endroits parfaitement isolés.Pour exemple j'ai laissé mon camion 5jours dans la cour de l'école de Tislit sous la surveillance des villageois et 4 jours chez un type dans les gorges du M'goun.
dés mes premiers jours au Portugal pendant le retour, un type rentre dans notre camion par la porte latérale sur un parking de plage pendant que je rangeais le coffre.Vol de deux passeports et deux porte monnaie d'amies qui descendais au Maroc(fin des vacances)
Et la petite derniere pour la route qui ne fait plus partie des arnaques mais, que penser de l'Italie aprés avoir découvert le cadavre d'un homme battu a mort sur la cote amalfitaine? Quelqu'un a déja trouvé un homme battu a mort au Maroc????
Tout sa pour dire que c'est précisement dans les pays ou l'on pense ne rien craindre qu'il nous arrive les bricoles. Les pays qui ont mauvaise réputation sont souvent passionants, vous ne devez pas avoir peur de voyager, ne vous contentez pas des classiques touristiques.
Voici une liste de petites histoires entendues sa et la, sont-elles toujours toutes d'actualités?
==>prix des ferrys retours (mauvaise classe de vehicule donc surplus, vous payez un A\R et au retour on vous demande 200e de plus) ==>vols a laraché, (Medina de Fes un homme a tenté d'arracher le telephone d'une amie) ==>fausses pannes ==>faux stopeurs ==>des attaques de boites mails recevant des messages tentant de vous escroquer vos données personelles.(Je recois sur ma boite mail des tentatives d'hameconnage toute les semaines depuis six mois....fausses factures impayées d'EDF, heureusement je suis SDF donc je ne peux pas avoir de factures impayées, Nombreux faux messages de ma banque....) ==>policier vous demandant de l'argent ou un paquet de clope car vous n'avez pas d'extincteur ou pas les bon pneus pour rouler sur cette route ou pour tout autre raison louche. ==>IMPORTANT. De nombreux gites d'étape, de restaurants ou d'auberges s'apellent PRESQUE pareil qu'un proche concurent sité dans le guide du routard ou autre guide.On a vite fait de se tromper et de pas dormir la ou on avait prévu de dormir.
Pour ma part je ne suis jamais tombé sur un faux auto stoppeur, on ne m'a jamais rien volé, je n'ai jamais vu de fausses pannes.COMMENT CHOISIR UN BON GUIDEVous pouvez avoir recours a un guide dans deux ou trois situations différentes: ==>Le treck en montagne ==>La visite d'une médina, d'un monument ==>Vous ammener dans un lieu a voir proche d'un village
Pour le treck en montagne la question ne se pose pas, il vous faut obligatoirement un guide oficiel d'un bureau des guides.J'ai vu notement au Toubkal des gens arriver avec des ados de Marrakesh qui avaient peu etre vu moins de montagnes que leurs touristes.Pas de piolet, utilisation approximative des crampons, pas de conseils utiles, presse le touriste au sommet, aucunes anecdotes a raconter.De plus un mauvais guide en profitera pour vous plumer sur le taxi, la mule, le refuge et une petite boutique de cailloux en repartant (ce qui arrive aussi avec des vrais guides qui se font un extra^^)
Pour visiter une médina ou un monument vous avez deux choix: un guide officiel et un guide "a l'arrache" Le guide oficiel est souvent compétent et peut avoir pleins de choses a vous raconter et vous faire découvrir. Le guide "a l'arache" est moins cher et peut s'averer tout aussi bon, ou minable.... double tranchant.
Pour vous ammener dans un lieux a voir proche d'un village ou vous montrer un départ de rando ou un chemin pour vous faire gagner un peu de temps plutot que de chercher soit meme des gamins du village se proposerons toujours.
Une chose indispensable est de bien faire attention au niveau de Francais de son guide.Pour moi hors de question de partir en montagne avec un mec avec qui je ne pourrais que peu communiquer.Les incompréhensions seront fréquentes, le guide pourra moins vous raconter d'anecdotes.Ceci vaut aussi pour le guide de médina ou de site archéologique ou monument meme si c'est moins important. Cette situation pourra entrainer des confusions sur les modalités de votre treck.
Je pense ainsi qu'il est trés important de choisir son guide sur place, la ou vous voulez faire la visite et le treck. Totalement innutile de choisir son guide pour le désert ou le toubkal a Marrakesh.Une fois sur place vous trouverez toujours des millions de gens qui voudrons vous guider, qui connaitrons mieux la région qui aurons de meilleurs moyens techniques ou logistiques et qui ne seront pas plus cher.
Au passage exélent bureau des guides a Imlil au départ du Toubkal.Carte en vente, renseignements meme si vous dites carte sur table que vous ne voulais pas de guide mais juste des infos.Un vrai bureau des guides competant.SALAIRE MINIMUM AU MAROC? Comparatif france et niveau de vie quand vous donnez 100DHDans le privé, le revenu minimal s'établira à 222€ par mois au 1er juillet 2014 et à 233€ un an plus tard. Dans le public il s'établira dès le 1er juillet 2014 à 272€.
Pour plus d'infos et de détails consultez la deuxieme partie de ce wiki: http://fr.wikipedia.org/...rofessionnel_garanti
Comparaison salaire moyen France\Maroc MAROC 272e X 11,08 = 3014 dirham 100dirham = un trentieme du salaire FRANCE 1133e X 11,08 = 12553 dirham 100dirham = un centvingtieme du salaire En gros quand vous donnez 100Dirham a quelqu'un qui vous héberge (environ 10e) c'est comme si vous donniez 40 euros a quelqu'un qui vous heberge en France.Quand vous donnez ou que vous payez un service réflechissez bien a ce que sa représente comme somme par rapport au niveau de vie du pays de votre interlocuteur.LA QUALITE ET LES CHINOISERIESSujet qui m'a grandement surpris. On trouve enormement de chinoiseries importées au Maroc, Il est carrement difficile de faire ses courses (non alimentaires) en achetant que du made in maroc. Au passage je déconseille toute utilisation de détendeurs ou tuyaux gaz acheté au souk voir au Maroc en général. Matériel de mauvaise qualité et dangereux.Une amie a foutu deux fois le feu suite a un détendeur défectueux.
Sans tomber dans la psychose: http://www.lavieeco.com/...1-blesses-30745.html Je répete bien je ne met pas en cause les bouteilles de gaz au Maroc (bien qu'elles tirent franchement la gueule)mais les détendeurs bas de gamme made in china. J'ai rammené 3 bouteilles de gaz pleines du Maroc (butagaz 2,9Kg)dans mon camion sans qu'elles fuient ou explosent.Je les ai utilisées entierement et les ai meme échangées contre des neuves dans mon magasin habituel en france.Le type du magasin a tout de meme été surpris de la tete des bouteilles toutes déformées. J'ai trouvé sur VF quelques posts qui mettent en doute la qualité du gaz au Maroc.Il encrasserait les systemes tels que les frigos et les chauffages genre TRUMA et autre.Moi je n'ai que une gaziniere classique et elle n'a pas vue la différence :pLA SECURITE AU MAROC, LES SOUKS , LES GRANDES VILLESLe sujet a été débattu trop de fois et seme le doute dans la tete de gens. Vous n'etes pas en danger au Maroc!!
Les villes europeennes sont toute autant risquées en ce qui concerne les pickpockets et vols a l'arraché. Vous n'etes pas plus en danger sur la route au Maroc que ailleur, car vous faite atention a votre véhicule et roulez prudement car vous etes loin de chez vous.Les routes sont en bon état et vite nétoyées suite aux orages.Une route reste rarement bloquée plus de quelques heures car les locaux ont besoin de circuler.Ils sont pas en vacance eux! Le vol contre des touristes est trés severement puni au Maroc. Dans les villages et lieux isolés tout le monde se connait, tout se voit, tout se sait.On ne vole pas un touriste (car relion, famille, police)
Bien sur on va nous raconter tout en tas de vrais vécus de vols, bien sur tous n'auront pas été des touristes idiots qui n'ont pas pris de précautions.Je pense juste que sa aurait pu arriver partout ailleur dans le monde.
(une liste des points noirs pourrait etre interessante pour localiser les lieux ou il y a le plus de vols au Maroc) (Quelqu'un de motivé pour chercher sa?)
On se renseignera sur les évenements récents avant de se lancer a l'assaut du désert tout de meme! ====> http://www.diplomatie.gouv.fr/...ar-pays/maroc-1... <========
Si vous etes dans une région isolé vous pouvez dormir ou vous voulez sans etre embété par la police, en revanche en ville et proche des lieux touristiques si vous ne vous massez pas avec les autres camping car vous pourrez etre réveillé par la police locale ou civile.On vous expliquera que vous etes en danger, qu'il faut dormir proche des autres.Si la police vous propose de vous emmener au camping car c'est "dangereux ici" dites que vous gerez votre sécurité tout seul.Le long de la cote vers essaouira c'est des coutumes trés fréquentes d'arrangement entre la police et les camping. La Police n'aime pas avoir un camping car seul dans un coin visible (pas le bon parking en ville) car si ces touristes ont un soucis sa leur fera du boulot et des soucis avec les chefs.Il ne faut pas que des touristes aient des problemes dans leur district sinon ils se font taper sur les doigts.C'est pour sa que l'on vous surveille autant.
Une petite astuce simple qui limitera les galleres en cas de vol: Scanner tous vos documents important et se les envoyer par mail (Carte grise, passport, carte identité, assurance...) Si vous etes parano : Avoir un faux portefeuille avec une vieille car bleue et quelques billets, a donner en cas d'agression.
Je rapelle ici que le numero de la police est le 19, et que celui de la gendarmerie est le 17. Une police civile existe et se présente parfois sous la forme de 5 ou 6 types en civil dans un 4X4 (m'on fait peur ces cons) En cas de soucis dans le centre ville ou un souk ne pas hésiter a faire apelle a la police touristique.Tous les faux guides et les emmerdeurs en ont trés peur.
EVITEZ le plus posible d'avoir affaire a la police ou aux gendarmes, vous allez perdre du temps....ORGANISATION DE TRECKS EN SOLO, TROUVER DES CARTES DE RANDO AU MAROC.Organiser des trecks et randonner seul au Maroc dans les montagnes n'est absolument pas impensable pour toute personne expérimenté. Cela reste bien entendu tout aussi dangeureux que dans toutes les autres montagnes du monde, meme si au Maroc on a le sentiment d'etre un peu moins seul.Partout dans les montagnes vous trouverais des bergers avec leurs troupeaux(les bergers ne quittent pas leurs moutons des yeux de toute la journée), des abris ou cabanes, des cueilleurs en tout genre.
Neanmoins tout treck merite un bon équipement, le blouson, les gants, le bonnet se revelent parfois indispensable. J'ai un souvenir dans la region du M'goun a avoir 35 degres a Bou Thrarar a 4heures de l'aprés midi et avoir une tempete de neige deux heures plus tard au col a 3000m d'altitude, mon blouson m'a sauvé la vie. De plus lors de mon ascension du Toubkal, un jour de grand vent la température resentie etait bien en dessous des -10 a 4000m (Avril) Je vous conseille de vous munir de cartes de randonnées en France avant votre départ car sur place celle ci sont casiment introuvables.Tout au mieux on vous proposera des photocopies de photocopies ou de prendre en photo une carte sur un mur.... J'ai pour ma part été contraint de partir en treck avec des photos de cartes et des croquis faits sur des calepins avec l'aide de marocains.Hasardeux mais faisable!
En se rendant directement a Rabat à la division de la cartographie, 31 avenue Moulay Al Hassan, Rabat Chellah, Maroc. Tel : (212) 70 53 11 / 70 51 91, Fax : (212) 70 58 85.
Aparement le vieux campeur de Toulouse disposerai de cartes du Maroc, donc il doit etre envisageable d'en faire venir dans les autres vieux campeurs de France.
Pour la région du Toubkal je conseille la carte Jbel Toubkal au 1/50 000 (Édition 1994) disponible au bureau des guides à Imlil.C'est un des rares endroits ou l'on peux trouver une carte potable (de 70 a 100dh suivant la tete).Version en Espagnol
VOILA LA BIBLE pour tous voyageur autonome au Maroc: Des cartes de randonnées sur tout le Maroc! Dire que si peu de monde savait que sa existe!!!! Atention ces cartes ne sont pas toutes jeunes.
http://jemecasseausoleil.blogspot.fr/...cartes-d...LISTE DES GRANDS SITES DE RANDO AU MAROCGTAM (Grande Traversée de l'Atlas Marocain) http://www.trekmag.com/...e-atlas-agouti-imlil http://www.martinpierre.fr/...ks-afrique/gtam.html
MGOUN (Deuxieme sommet du Maroc) TOUBKAL (Premier sommet du Maroc) Pour tous ceux qui veulent faire un treck magnifique et a ne pas manquer:Le grand tour du Toubkal par le lac d'ifni. http://www.camptocamp.org/...ms-depuis-oukameiden Voila la base d'un magnifique treck a pofiner.
Le toubkal est un sommet "parc d'attraction" comme je les apelles.J'y ai vu le meilleur comme le pire, et c'est dans le pire que j'ai vu le...pire!! Trop de gens se contentent de faire l'ascention classique en arrivant tout droit de Marrakech et repartent deux jours aprés.Le Toubkal est accessible seul et sans guide pour les gens aillant l'habitude de la montagne, c'est une immense autoroute a touristes de imlil jusqu'au refuge avec tous les 500M une échoppe qui vend du jus d'orange ou quelques ravitaillements.Impossible de se perdre!Le deuxieme partie du refuge au sommet est plus technique et necessite une bonne forme physique mais sans passages perilleux.ETAT DES ROUTES ET COMPORTEMENT DES USAGERS.Au Maroc les routes sont en général en bon etat.J'ai meme été surpris par les grands axes qui sont vraiment parfaits.
Les difficultées se trouvent sur les petites routes, en cas de grosse pluie ou d'orage les rivieres débordent et traversent les routes en formant des tas de graviers.Ceux ci peuvent bloquer la route quelques heures mais les locaux ont besoin de se déplasser et déblayent souvent bien vite la route.Les services publics se déplacent vite en cas de gros éboulis et déblayent le tout a la pelleteuse en quelques heures.
En revanche le comportement de certain autres usagers peut etre dangereux.Je siterai par exemple les taxis et les bus sur les grands axes qui vous doublent a fond pour finalement s'arreter 100m devant vous, puis repartent, vous redoublent comme des fous et ainsi de suite. Un taxi peut s'arreter d'un coup pour prendre quelqu'un sans regarder qui le suit.atention.
En ville pas de priorité au rond poind si le trafic est chargé.Moi j'adopte la technique a "l'Albanaise": Ne pas regarder les autres et rouler.Si les autres savent que vous les avez vu vous avez perdu.Si les autres pensent que vous les avez pas vu ils font atention a vous.
Si vous avez déja conduit en Albanie, en Bosnie, en ville en Italie, en grece ou en Inde, la conduite au Maroc ne vous posera pas de problemes.
On se méfiera des dos d'anes non annoncés qui font de belles surprises tout comme les trous et nids de poule en bord de route qui peuvent s'averer mauvais.Comme dans les autres pays il suffit de regarder ou l'on met les roues.
Il n'y a pas de brigands de grands chemins au Maroc, pas de barrages a la western avec prise d'assaut du Camping car...
Depuis 2010 le Maroc a un nouveau code de la route qui a mis en place un permis a 24 points ainsi que les alcootests. Le port de la ceinture en voiture et du casque en moto est obligatoire pour tous les passagers meme si se n'est absolument pas respecté.Je suis passé une ou deux fois devant la police sans ceinture sans que sa pose probleme; ne pas trop jouer tout de meme, si vous tombez mal sa va vous couter du temps et de l'argent.
Sur les petites routes de campagne les panneaux sont souvent dans un seul sens aux croisements, roulez doucement, tordez le coup, sa vous évitera de vous perdre.
J'insiste sur le fait que le routard ou autres guides exagerent completement sur l'état des route et les dangers au Maroc.
La carte MICHELIN meriterait une grosse remise a niveau. Beaucoup d'érreures sur cette carte: des routes qui sont en fait des pistes, des pistes qui sont en fait des routes....Rien ne vaut de prendre ses infos auprés des locaux. Une liste des rectifications de la carte pourrait etre bien utile!LA LANGUE!!Je ne vais pas me lancer dans des listes de vocabulaire inbuvable mais au Maroc plus que partout ailleur sa sera un immense avantage pour vous de parler un minimum le darija (arabe dialectal).J'ai souvent entendu des gens se vanter de venir au Maroc depuis plusieurs années et avoir une prononciation honteuse.
Le salamalek, rituel pour se saluer est indispensable pour tout: (en gros, j'ai écris en phonétique)
-Salam alekoum -Le bess (sa va??) -berer (sa va!!) -Koulshi mzien rolla (tout va bien mon frere)
Aprendre un minimun a compter et le nom de quelques légumes vous aidera grandement.
Evitez de passer pour des cons, aprenez peu mais aprenez bien.
L'essentiel:
afak : S'il te plait... Kahwa : Café (Be halib==>au lait) Baraka : Stop Flouss : argent L'ma : l'eau Roubz : Le pain Chouilla: un peu Zouine : beau (zouina, belle) ( a dire a tous ceux qui vous montre leur maison ou la photo des enfants^^ Balek : Pousse toi N'dek : attention tu vas faire une bétise Choukrane: Merci bzef : beaucoup ou? : fine limene : droite lisere : gauche Shouff : regarde Bad mani: laisse moi dar : maison safi : sa sufit Baraka : arete yhé : oui la : non Tsaor : photo Coulshi : tout Kayn : il y a Ma kayn : il y a pas halib : le lait
Avec cette liste d'esentiel on peux s'en sortir trés longtemps. Par la suit savoir compter, les jours de la semaine, les légumes......
Je répete bien que j'ai écris a ma facon et que le darija est a approfondir un peu si sa vous interesse notement les différentes facons d'écrire et de prononcer le "R"
Si vous voulez devenir des betes: http://www.speakmoroccan.com/fr/vocabulaire/CONCLUSIONJe ne m'engage en aucuns cas pour assurer que toutes les informations données dans cet article sont bonnes, des erreurs se sont surement glissées et je ne pourais pas etre tenu responsable en cas d'incident.Toutes les infos sont données a titre indicatif et a adapter suivant le resenti de chacuns.(Notement pour la partie rando seul au Maroc)
J'ESSAI DE FAIRE EN SORTE DE GARDER CE POST MODIFIABLE POUR POUVOIR CORRIGER TOUTES LES ERREURS QUE VOUS ME SIGNALEREZ (bien entendu je ne parle pas des fautes "d'ortograf" qui sont légion dans ma prose) De plus je vais essayer de completer cet article au fur et a mesure.
Ce texte est totalement libre et vous pouvez l'utiliser complet ou en partie sur votre site du moment que vous sitiez la source avec un lien hyper texte pour que l'article d'origine puisse etre consulté et ne pas sortir une phrase de son contexte.
Au revoir
Chauffeur à Cuba English translation pending
En janvier/février 2014, nous avons fait un très joli périple de 5 semaines à Cuba avec un chauffeur qui nous est devenu un ami. Comme nous avons pu pas mal discuter avec d'autres, nous avons constaté que beaucoup de personnes auraient préféré voyager de cette façon car cela nous est revenu moins cher que la plupart a payé pour une voiture de location. Nous avions des idées de ce que nous voulions faire et lui, il nous a conseillés et montré pleins de choses et cela a été parfait pour nous. Jamais il nous a imposé quoi que ce soit, mais il était toujours là pour nous aider dans notre choix aussi des casas. Il est professeur de formation et a donc beaucoup de connaissance. Sa voiture est une vieille américaine sans clim. et il ne parle pas beaucoup d'anglais. Des amis à nous l'ont entre-temps également engagé et ils ne parlent pas anglais. Ils ont dit que cela n'avait jamais été un problème et leur voyage avait été une réussite grâce à lui.
Si jamais ça peut aider quelqu'un ou intéresser, je vous donne volontiers ses coordonnés.
Maevita
Paris-Isan de Paris à l'Isan! English translation pending
Bonjour et bienvenue dans le carnet de voyage de Paris-Isan !
Apres une vie de voyages, voici un peu plus d'un an que j'ai posé mon sac dans ce coin du Nord-Est de la Thaïlande -
A travers ce carnet je vous conterais mon expérience de cette région - mon arrivée, mes premiers pas, mon village, mes coup de cœur, mes rencontres et ce pourquoi au final j'y reste...
N’hésitez pas a me questionner sur tout ce pourrait vous aider a franchir le pas et venir visiter l'Isan!
Bienvenue en Isan -
JC /NONTAYA
Circuit en Nouvelle-Angleterre English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voudrions faire un circuit de 15 jours début juillet au départ de Montréal et faire donc une boucle en descendant vers la Nouvelle Angleterre.
J'ai beaucoup de mal à trouver des infos sur cette région .. hier j'ai acheté à la Fnac (J'habite en France) le routard côte est mais il n'est vraiment pas complet ..
Arrivée Montréal 2 nuits puis Québec 1 nuit et descendre vers le parc Acadie (faut il faire une halte ?) - longer la côte jusqu'à Boston puis remonter (par le Vermont ?) mais à partir de là je suis perdue ..
Pouvez vous m'indiquer les étapes à ne pas manquer pour ces 6 états que représente la Nouvelle Angleterre ? nous adorons la nature ... le Vermont a l'air d'être très joli
Et dernière question svp : en camping car, ce circuit est il possible ? nous repartirions de Montréal également
Merci beaucoup de m'aider Isabelle
Nous voudrions faire un circuit de 15 jours début juillet au départ de Montréal et faire donc une boucle en descendant vers la Nouvelle Angleterre.
J'ai beaucoup de mal à trouver des infos sur cette région .. hier j'ai acheté à la Fnac (J'habite en France) le routard côte est mais il n'est vraiment pas complet ..
Arrivée Montréal 2 nuits puis Québec 1 nuit et descendre vers le parc Acadie (faut il faire une halte ?) - longer la côte jusqu'à Boston puis remonter (par le Vermont ?) mais à partir de là je suis perdue ..
Pouvez vous m'indiquer les étapes à ne pas manquer pour ces 6 états que représente la Nouvelle Angleterre ? nous adorons la nature ... le Vermont a l'air d'être très joli
Et dernière question svp : en camping car, ce circuit est il possible ? nous repartirions de Montréal également
Merci beaucoup de m'aider Isabelle