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Km par jour? English translation pending
Bonjour,
En regardant différents messages sur les randonnées à vélo (type canal du midi), je remarque que les distances journalières ne me semblent pas très élevées (50-80km/jours).
Etant un novice absolu dans ces voyages, quels sont les éléments qui faussent ma vision des choses ?
Mon profil : 20km/jour, vitesse moyenne 30km/h, et régulièrement 50km dans la journée (faut bien sortir de la ville pour se baigner 😎, donc saccoche bien remplies), 29 ans grand et lourd (1, 92 / 98kg).
En regardant différents messages sur les randonnées à vélo (type canal du midi), je remarque que les distances journalières ne me semblent pas très élevées (50-80km/jours).
Etant un novice absolu dans ces voyages, quels sont les éléments qui faussent ma vision des choses ?
Mon profil : 20km/jour, vitesse moyenne 30km/h, et régulièrement 50km dans la journée (faut bien sortir de la ville pour se baigner 😎, donc saccoche bien remplies), 29 ans grand et lourd (1, 92 / 98kg).
Combien sommes-nous à préparer un tour du monde? English translation pending
Bonjour à Tous,
Comme nombreux d’entre vous ici, je prépare un Tour du Monde, en lisant les différents forums, je constate que nous sommes vraiment beaucoup à partir dans les 12 prochains mois, alors ce serait sympa de recenser tous les projets de tour du monde en préparation, en donnant quelques infos,
Je me lance :
Dates de départ...................................env 15 janvier 2006 Nombres de mois, années....................env 2 ans En solo, duo, voir plus ........................solo Continent par ordre de passage ..........Asie, Océanie, Amérique du Sud et Centrale, Afrique Premier pays ......................................Inde Dernier pays ......................................Israel Nombre de vols prévus ......................entre 12 et 20 Site Web de votre tour .......................oui en construction
Et le LIEU incontournable de votre tour : ( si vous arrivez à répondre )
Voila pour moi, j’attend vos merveilleux projets ....
Mpolo57
« Il arriva à la croisée de 2 chemins, et là il décida d’aller là où il n’allait pas «
Comme nombreux d’entre vous ici, je prépare un Tour du Monde, en lisant les différents forums, je constate que nous sommes vraiment beaucoup à partir dans les 12 prochains mois, alors ce serait sympa de recenser tous les projets de tour du monde en préparation, en donnant quelques infos,
Je me lance :
Dates de départ...................................env 15 janvier 2006 Nombres de mois, années....................env 2 ans En solo, duo, voir plus ........................solo Continent par ordre de passage ..........Asie, Océanie, Amérique du Sud et Centrale, Afrique Premier pays ......................................Inde Dernier pays ......................................Israel Nombre de vols prévus ......................entre 12 et 20 Site Web de votre tour .......................oui en construction
Et le LIEU incontournable de votre tour : ( si vous arrivez à répondre )
Voila pour moi, j’attend vos merveilleux projets ....
Mpolo57
« Il arriva à la croisée de 2 chemins, et là il décida d’aller là où il n’allait pas «
Conseils pour 15 jours au Québec? English translation pending
Bonjour! Me voilà de nouveaux, je suis espagnole et je part pour 15 jour au Canada en Septembre, j'ai regardé sur internet, j'ai lu plusiuer fois le "routard", bref... plus je regarde moins je sais ou aller, 15 jour ça passe vite et la seule chose dont je suis sure c'est la zone de Tadoussac et la ville de Quebec. Je vous demande conseil car je voudrais voir surtout de la nature et je ne sais plus ou aller: le parc Algonquin, la Verendry... bref quels parcs vale plus la peine? ou il ya a-t-il plus de faune? Quand au Indiens il parait que la visite des Hurons n'est pas terrible. Mais les Inuits ça fait loingt et je n'ai que 15 jours. Qu'est ce que vous en dites?
Excusez moi et merci de votre patience.
Bonne journée
Marga🙂
Tour de l'Europe 2007-2008 English translation pending
Bonjour je m'appelle Marie-Eve et je voudrais partir pour le tour de l'europe en 2007-2008 en vélo ! je commence mes recherches sur le sujets auriex-vous des infos sur l'itinéraire, le choix de vélo, accessoires, etc. tout ce qui pourrais toucher ce voyage. Je pars seul ou accompagner et je ne sais pas ma date de retour. Merci d'avance🙂
Votre avis sur les matelas auto-gonflants Therm-A-Rest English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais des avis d'utilisateurs des matelas auto-gonflants Therm-A-Rest... Ça a l'air d'être une merveille côté confort, mais y a-t-il des points négatifs ? Sont-ils vraiment solides, ou on risque de les percer et de se retrouver au sol au bout de quelques nuits ?
Je penchais pour une version "de base", parce je ne fais pas tant de randonnées que ça et ne veux pas investir des centaines de dollars/euros. La "trek and trail" version longue (je ne suis pas convaincue par la version courte) pèse quand même presque 1kg... Ça en vaut vraiment la peine ?
Enfin, ici au Canada, on la trouve vers 42euros... Je serai bientôt en France, croyez-vous que je la trouverai moins chère là-bas ?
Merci pour vos conseils !
Tilde.
NB: Ah, dernière question : il y a vraiment une différence avec les autres marques de matelas auto-gonflants ?? Merci !
Je voudrais des avis d'utilisateurs des matelas auto-gonflants Therm-A-Rest... Ça a l'air d'être une merveille côté confort, mais y a-t-il des points négatifs ? Sont-ils vraiment solides, ou on risque de les percer et de se retrouver au sol au bout de quelques nuits ?
Je penchais pour une version "de base", parce je ne fais pas tant de randonnées que ça et ne veux pas investir des centaines de dollars/euros. La "trek and trail" version longue (je ne suis pas convaincue par la version courte) pèse quand même presque 1kg... Ça en vaut vraiment la peine ?
Enfin, ici au Canada, on la trouve vers 42euros... Je serai bientôt en France, croyez-vous que je la trouverai moins chère là-bas ?
Merci pour vos conseils !
Tilde.
NB: Ah, dernière question : il y a vraiment une différence avec les autres marques de matelas auto-gonflants ?? Merci !
Juillet en Bolivie et au Pérou (Titicaca- Choqueqirao) English translation pending
Je pars le 2 juillet pour La Paz, je souhaiterais savoir tout ce qui est bon à savoir ;-)
Quels sont les sites incontournables, par ou aller ??? Je suis interessée par le Titicaca, et Choqueqirao... Quelqu'un a-t-il fait cela ????
Je reprends l'avion le 25 juillet à Lima, je sais que c'est court, c'est pour cela que tout vos tuyaux sont les bienvenus !!!
Merci !
Quels sont les sites incontournables, par ou aller ??? Je suis interessée par le Titicaca, et Choqueqirao... Quelqu'un a-t-il fait cela ????
Je reprends l'avion le 25 juillet à Lima, je sais que c'est court, c'est pour cela que tout vos tuyaux sont les bienvenus !!!
Merci !
Remorque Cyclone de Radical Design: mon retour d'expérience English translation pending
Bonjour,
De retour de 4 jours d’un trajet La Rochelle / Sables d’Olonnes / Pouzauge / Parthenay / Poitiers. Le jeu était d’éviter un maximum les grands axes de circulation et de choisir systématiquement les chemins vicinaux et autres toutes petites routes perdues du bocage. L’aspect kilométrique ne comptait pas.
Le but : tester la remorque Radical Design dont j’ai fait l’acquisition il y a quelques semaines, dans des conditions « opérationnelles » identiques à ce que seront des randos plus longues (France / proche Europe) à venir.
Cette remorque remplace 2 portes bagages AV / AR et 5 sacoches pour des raisons de limitation de volume et de praticité de transport. Le poids total tracté (remorque + contenu) était de 24, 5 kg. C’est beaucoup mais c’était aussi volontaire. Dans l’avenir, je reverrai certains objets et contenants pour gagner 2 à 3 kg. Cela m’a permis de voyager en totale autonomie (hébergement / nourriture du soir / petit déjeuner) et aussi dans un relatif confort, toujours bienvenue à la fin de 7 heures de route !
Voici donc mon avis personnel (qui ne sera peut-être pas celui de quelqu’un d’autre) tiré de 4 jours sur un parcours venté (!) et vallonné, à raison de 100 à 110 km quotidiens :
AVANTAGES :
- Volume : la capacité totale interne est de 100 litres, c’est franchement énorme mais j’ai quand même trouvé le moyen de les utiliser. Il suffit dêtre organisé avec les affaires rangées dans des petites housses Nylon correspondantes à un usage particulier. On trouve tout très vite.
- Compacité : une fois fermé, le sac est « clean », pas de bazar qui dépasse de tous les côtés. Une housse étanche avec coutures thermosoudées est disponible pour recouvrir intégralement la remorque (option payante) car le Cordura 1000 est perméable à la pluie battante à longue.
- Stabilité : le centre de gravité est très bas, la remorque est profilée donc très stable et offre une prise au vent de face et latérale très réduite par rapport aux sacoches.
- Confort de roulement : à ma grande surprise, le silence est total, au point que dans certains cas, je me suis surpris à vérifier si la remorque était toujours là ! Sur du plat une fois lancé, on l’oublie complètement.
- Praticité : les roues et le timon se démontent en quelques instants, on peut porter le « sac » à l’épaule grâce à la bretelle, où passer les roues en position « caddie » pour un remorquage à la main (voir photos sur le site de Radical). Lors d'un transport en train (TER), on peut accrocher verticalement le vélo dans le local prévu à cet effet, et poser la remorque debout à côté. Chose difficilement réalisable avec 5 sacoches lorsqu'on est seul ! Idem sur le quai d'une gare où dans une rue, le vélo tenu par la potence dans une main, la remorque en position "caddie" dans l'autre et le tour est joué en moins d'une minute.
- Accrochage /décrochage hyper rapide : pas plus de 5 secondes, remorque chargée ou pas. Aucune influence sur le cadre, quelque soit la position de la remorque par rapport au vélo, contrairement à la BOB.
- Qualité : tout respire la qualité : choix des matériaux, coutures, assemblages du châssis, système d’accroche, roues. C’est fait de manière quasi artisanale par cette PME en Hollande, on est loin des produits de masse Made in China.
INCONVENIENTS :
- Petits détails à revoir : dès l’examen à l’ouverture du carton, j’ai trouvé des choses qui clochent. Le fond par exemple, est simplement constitué de la double toile Cordura « tendue » sur le châssis en aluminium. Ce qui fait que la charge « bombe » l’ensemble vers le bas, ça m’a inquiété. J’ai résolu le problème en découpant un panneau en carton-mousse rigide à la forme du châssis, que j’ai ensuite glissé entre les deux toiles, en appui sur le cadre. Pour 350 gr en plus, l’avantage est considérable. La housse (option payante) n’est pas fournie avec un cordon de serrage, donc lorsque la remorque n’est pas complètement chargée, elle a tendance à flotter au vent et donc à passer dans les rayons. J’ai du insérer un élastique (pour piquets de tente) pour remédier au problème.Il y a de petites entretoises sur l'axe des roues (bout de tube plastique) qui se perdent très facilement lorsque ces dernières sont démontées. Malgré les avertissements d'un ami (merci Arnaud !) j'ai trouvé le moyen d'en perdre une dès la descente du train, ce qui m'a obligé à un bricolage de fortune avant dêtre dépanné par un garagiste à l'aide d'un vieux bout de tuyau d'arrosage... Pour le prix, Radical pourrait en fournir un petit stock de rechange.
- Traction : c’est clair, en montée, il y a une sensation d’être « tiré en arrière » par rapport à un vélo compact avec porte-bagages classiques.
- Prix : chacun ses moyens mais à 410 Euros prix catalogue et hors port (je me suis rapproché d’un autre participant du Forum qui souhaitait la même pour grouper nos achats et heureusement bénéficier d’une réduction), c’est un investissement très conséquent, qu’il faut faire –à mon avis- dans l’optique d’une utilisation sur de nombreuses années à venir.
- Usage limité hors goudron : on peut sans problème utiliser des petits chemins roulants, à condition que le sol ne soit pas trop meuble et que la surface de roulage face un minimum de 90 cm de large. Par contre, ce n’est pas fait pour du « single » monotrace comme une BOB.
COMPORTEMENT ROUTIER :
C’était mon inquiétude, j’ai lu tout et n’importe quoi au sujet des remorques 2 roues donc j’avais hâte de tester par moi-même.
- sur le plat : sans vent et sauf au démarrage, franchement la remorque s’oublie au bout de quelques instants. Les manœuvres se font bien plus facilement qu’avec un vélo chargé de bagages. On peut sans problème donner un coup de guidon pour éviter un obstacle au dernier moment sans risquer de se prendre une gamelle (je suis tombé plusieurs fois dans le passé dans ces conditions) à cause du poids et de l’inertie sur le cadre. La stabilité au vent latérale est exemplaire. Vitesse moyenne de 20 / 22 km/h.
- En montée : c’est clair, la remorque se fait sentir. Je suis un cycliste moyen (sorties VTT 2 fois par semaine), le résultat sur une petite côte est une moyenne de 12 à 14 km /heure, sur une « bosse » raide, je suis tombé à 8 km/h, voir moins (c’était en fin de journée…). Il faut mouliner un maximum, un peu comme sur un VTT tout suspendu. Par contre, pour le passage d’un petit « coup de cul », il est tout à fait possible de se mettre quelques instants en danseuse, chose impossible avec un vélo chargé (casse gueule au possible et risque d’abîmer le cadre).
- En descente : c’est vraiment le fun ! Chargée, la remorque est très stable et permet de la vitesse sans aucun risque (relatif). Mon record est de 62 km/h, le système d’accroche au vélo permet des prises d’angles fortement inclinés dans les virages, tout en contrôlant parfaitement le vélo entre les jambes (ce qui était très dangereux voir impossible à ces vitesses avec les sacoches).
CONCLUSION : bien que de courte durée, je pense avoir exploré un maximum les possibilités de cette remorque (hormis la haute montagne mais ce n’est pas non plus mon objectif). Sans compter le facteur « attractivité » : clairement, c’est un équipement qui attire l’attention des badauds comme de certains autres cyclistes randonneurs (les moule-burnes / mollets rasés concentrés sur leur compteur ne daignent même pas vous accorder un regard, mais ça on a l’habitude..). J’ai eu droit à mon lot d’exclamations étonnées et de questions... Si vous êtes du genre névrosé et renfermé sur vous-même, ce n’est peut être pas l’équipement qu’il vous faut !
Bref, je ne regrette vraiment pas cet achat et j’espère qu’il m’accompagnera loin et longtemps !
Site du fabricant :

h


http://img147.echo.cx/img147/8397/cimg12056zd.jpg (système de béquille "maison" que j'utilise depuis plusieurs années. 3 sections de piquets de tente en fibre de verre, un vieil embout en caoutchouc de Camelbak pour empêcher de glisser du point d'appui, elle se positionne à volonté selon la nature du terrain, se déplie d'un seul geste du poignet façon " Daredevil " 😉 et ne prend aucune place repliée en 3 dans la pochette latérale du sac à dos. Le poids est bien sur minime.)
@+
B&R
De retour de 4 jours d’un trajet La Rochelle / Sables d’Olonnes / Pouzauge / Parthenay / Poitiers. Le jeu était d’éviter un maximum les grands axes de circulation et de choisir systématiquement les chemins vicinaux et autres toutes petites routes perdues du bocage. L’aspect kilométrique ne comptait pas.
Le but : tester la remorque Radical Design dont j’ai fait l’acquisition il y a quelques semaines, dans des conditions « opérationnelles » identiques à ce que seront des randos plus longues (France / proche Europe) à venir.
Cette remorque remplace 2 portes bagages AV / AR et 5 sacoches pour des raisons de limitation de volume et de praticité de transport. Le poids total tracté (remorque + contenu) était de 24, 5 kg. C’est beaucoup mais c’était aussi volontaire. Dans l’avenir, je reverrai certains objets et contenants pour gagner 2 à 3 kg. Cela m’a permis de voyager en totale autonomie (hébergement / nourriture du soir / petit déjeuner) et aussi dans un relatif confort, toujours bienvenue à la fin de 7 heures de route !
Voici donc mon avis personnel (qui ne sera peut-être pas celui de quelqu’un d’autre) tiré de 4 jours sur un parcours venté (!) et vallonné, à raison de 100 à 110 km quotidiens :
AVANTAGES :
- Volume : la capacité totale interne est de 100 litres, c’est franchement énorme mais j’ai quand même trouvé le moyen de les utiliser. Il suffit dêtre organisé avec les affaires rangées dans des petites housses Nylon correspondantes à un usage particulier. On trouve tout très vite.
- Compacité : une fois fermé, le sac est « clean », pas de bazar qui dépasse de tous les côtés. Une housse étanche avec coutures thermosoudées est disponible pour recouvrir intégralement la remorque (option payante) car le Cordura 1000 est perméable à la pluie battante à longue.
- Stabilité : le centre de gravité est très bas, la remorque est profilée donc très stable et offre une prise au vent de face et latérale très réduite par rapport aux sacoches.
- Confort de roulement : à ma grande surprise, le silence est total, au point que dans certains cas, je me suis surpris à vérifier si la remorque était toujours là ! Sur du plat une fois lancé, on l’oublie complètement.
- Praticité : les roues et le timon se démontent en quelques instants, on peut porter le « sac » à l’épaule grâce à la bretelle, où passer les roues en position « caddie » pour un remorquage à la main (voir photos sur le site de Radical). Lors d'un transport en train (TER), on peut accrocher verticalement le vélo dans le local prévu à cet effet, et poser la remorque debout à côté. Chose difficilement réalisable avec 5 sacoches lorsqu'on est seul ! Idem sur le quai d'une gare où dans une rue, le vélo tenu par la potence dans une main, la remorque en position "caddie" dans l'autre et le tour est joué en moins d'une minute.
- Accrochage /décrochage hyper rapide : pas plus de 5 secondes, remorque chargée ou pas. Aucune influence sur le cadre, quelque soit la position de la remorque par rapport au vélo, contrairement à la BOB.
- Qualité : tout respire la qualité : choix des matériaux, coutures, assemblages du châssis, système d’accroche, roues. C’est fait de manière quasi artisanale par cette PME en Hollande, on est loin des produits de masse Made in China.
INCONVENIENTS :
- Petits détails à revoir : dès l’examen à l’ouverture du carton, j’ai trouvé des choses qui clochent. Le fond par exemple, est simplement constitué de la double toile Cordura « tendue » sur le châssis en aluminium. Ce qui fait que la charge « bombe » l’ensemble vers le bas, ça m’a inquiété. J’ai résolu le problème en découpant un panneau en carton-mousse rigide à la forme du châssis, que j’ai ensuite glissé entre les deux toiles, en appui sur le cadre. Pour 350 gr en plus, l’avantage est considérable. La housse (option payante) n’est pas fournie avec un cordon de serrage, donc lorsque la remorque n’est pas complètement chargée, elle a tendance à flotter au vent et donc à passer dans les rayons. J’ai du insérer un élastique (pour piquets de tente) pour remédier au problème.Il y a de petites entretoises sur l'axe des roues (bout de tube plastique) qui se perdent très facilement lorsque ces dernières sont démontées. Malgré les avertissements d'un ami (merci Arnaud !) j'ai trouvé le moyen d'en perdre une dès la descente du train, ce qui m'a obligé à un bricolage de fortune avant dêtre dépanné par un garagiste à l'aide d'un vieux bout de tuyau d'arrosage... Pour le prix, Radical pourrait en fournir un petit stock de rechange.
- Traction : c’est clair, en montée, il y a une sensation d’être « tiré en arrière » par rapport à un vélo compact avec porte-bagages classiques.
- Prix : chacun ses moyens mais à 410 Euros prix catalogue et hors port (je me suis rapproché d’un autre participant du Forum qui souhaitait la même pour grouper nos achats et heureusement bénéficier d’une réduction), c’est un investissement très conséquent, qu’il faut faire –à mon avis- dans l’optique d’une utilisation sur de nombreuses années à venir.
- Usage limité hors goudron : on peut sans problème utiliser des petits chemins roulants, à condition que le sol ne soit pas trop meuble et que la surface de roulage face un minimum de 90 cm de large. Par contre, ce n’est pas fait pour du « single » monotrace comme une BOB.
COMPORTEMENT ROUTIER :
C’était mon inquiétude, j’ai lu tout et n’importe quoi au sujet des remorques 2 roues donc j’avais hâte de tester par moi-même.
- sur le plat : sans vent et sauf au démarrage, franchement la remorque s’oublie au bout de quelques instants. Les manœuvres se font bien plus facilement qu’avec un vélo chargé de bagages. On peut sans problème donner un coup de guidon pour éviter un obstacle au dernier moment sans risquer de se prendre une gamelle (je suis tombé plusieurs fois dans le passé dans ces conditions) à cause du poids et de l’inertie sur le cadre. La stabilité au vent latérale est exemplaire. Vitesse moyenne de 20 / 22 km/h.
- En montée : c’est clair, la remorque se fait sentir. Je suis un cycliste moyen (sorties VTT 2 fois par semaine), le résultat sur une petite côte est une moyenne de 12 à 14 km /heure, sur une « bosse » raide, je suis tombé à 8 km/h, voir moins (c’était en fin de journée…). Il faut mouliner un maximum, un peu comme sur un VTT tout suspendu. Par contre, pour le passage d’un petit « coup de cul », il est tout à fait possible de se mettre quelques instants en danseuse, chose impossible avec un vélo chargé (casse gueule au possible et risque d’abîmer le cadre).
- En descente : c’est vraiment le fun ! Chargée, la remorque est très stable et permet de la vitesse sans aucun risque (relatif). Mon record est de 62 km/h, le système d’accroche au vélo permet des prises d’angles fortement inclinés dans les virages, tout en contrôlant parfaitement le vélo entre les jambes (ce qui était très dangereux voir impossible à ces vitesses avec les sacoches).
CONCLUSION : bien que de courte durée, je pense avoir exploré un maximum les possibilités de cette remorque (hormis la haute montagne mais ce n’est pas non plus mon objectif). Sans compter le facteur « attractivité » : clairement, c’est un équipement qui attire l’attention des badauds comme de certains autres cyclistes randonneurs (les moule-burnes / mollets rasés concentrés sur leur compteur ne daignent même pas vous accorder un regard, mais ça on a l’habitude..). J’ai eu droit à mon lot d’exclamations étonnées et de questions... Si vous êtes du genre névrosé et renfermé sur vous-même, ce n’est peut être pas l’équipement qu’il vous faut !
Bref, je ne regrette vraiment pas cet achat et j’espère qu’il m’accompagnera loin et longtemps !
Site du fabricant :


h



http://img147.echo.cx/img147/8397/cimg12056zd.jpg (système de béquille "maison" que j'utilise depuis plusieurs années. 3 sections de piquets de tente en fibre de verre, un vieil embout en caoutchouc de Camelbak pour empêcher de glisser du point d'appui, elle se positionne à volonté selon la nature du terrain, se déplie d'un seul geste du poignet façon " Daredevil " 😉 et ne prend aucune place repliée en 3 dans la pochette latérale du sac à dos. Le poids est bien sur minime.)
@+
B&R
remorque: question de mécanique English translation pending
bonjour bonjour,
Je me suis dis, qu'en ce bel apres midi, vous vous ennuyez peut etre, alors que moi, je m'embete à faire un rapport sur les remorques de vélo🤪...
Aussi, j'ai besoin de vous. Auriez un raisonnement scientifique qui expliquerait que une remorque accrochée à l'axe de la roue (bob) soit moins difficile à tirer qu'une remorque accroché à la tige de selle? Disons que c'est l'imprssion que ca me laisse, mais à mes profs, va falloir plus que de l'intuition pour l'expliquer.😛 Je pense que ca a rapport avec l'abaissement du centre de gravité et tout le tintouin...
Voilà, merci à vous, cyclocampeur scientifique à vos heure perdues🙂. Ca m'aiderais beaucoupbeaucoup, parce que là, je rame un petit peu🏴☠️ avec ce #1!?? de rapport !
Bonne apres midi à tous ! et bon voyage à tous les veinards qui sont en vacances
Je me suis dis, qu'en ce bel apres midi, vous vous ennuyez peut etre, alors que moi, je m'embete à faire un rapport sur les remorques de vélo🤪...
Aussi, j'ai besoin de vous. Auriez un raisonnement scientifique qui expliquerait que une remorque accrochée à l'axe de la roue (bob) soit moins difficile à tirer qu'une remorque accroché à la tige de selle? Disons que c'est l'imprssion que ca me laisse, mais à mes profs, va falloir plus que de l'intuition pour l'expliquer.😛 Je pense que ca a rapport avec l'abaissement du centre de gravité et tout le tintouin...
Voilà, merci à vous, cyclocampeur scientifique à vos heure perdues🙂. Ca m'aiderais beaucoupbeaucoup, parce que là, je rame un petit peu🏴☠️ avec ce #1!?? de rapport !
Bonne apres midi à tous ! et bon voyage à tous les veinards qui sont en vacances
Réunion: besoin de conseils English translation pending
Aidezzzzz moi : 🙁 SVPPPPPPPPPPP
C trop dur de se faire un autotour avec les billes suivantes :
🙂 Séjour de 9 jours.
🙂 Loger à La Possession la plupart du temps (appartement sur place)
🙂 2 nuits souhaitées en chambres d'hotes
🙂 Visites souhaitées : Le cirque de Cilaos, Le cirque de Salazie, Hell Bourg, La rivière de Langevin, le Piton de la Fournaise (Je pense que c le principal, non?) : en 3/4 jours
🙂 Aller à la plage la moitié du séjour
MERCI DU FOND DU COEUR
C trop dur de se faire un autotour avec les billes suivantes :
🙂 Séjour de 9 jours.
🙂 Loger à La Possession la plupart du temps (appartement sur place)
🙂 2 nuits souhaitées en chambres d'hotes
🙂 Visites souhaitées : Le cirque de Cilaos, Le cirque de Salazie, Hell Bourg, La rivière de Langevin, le Piton de la Fournaise (Je pense que c le principal, non?) : en 3/4 jours
🙂 Aller à la plage la moitié du séjour
MERCI DU FOND DU COEUR
Voyage au Sénégal English translation pending
bonjour,
je viens de m'inscrire sur le forum et je suis à la recherche d'informations sur les voyages au Sénégal.
j'aimerais savoir si il est possible de partir au Séné gal avec un vol sec et de pouvoir louer une voiture ou prendre le bus afin de visiter le pays.
je voulais savoir si parmi vous ceratins ont opté pour ce style de voyages et pourrait m'aider à budgétiser le mien. je compte partir pour deux semaines avec mon ami et comme de nombreux étudiants, le budget est serré.
j'espère que j'aurais quelques réponses
julie
je viens de m'inscrire sur le forum et je suis à la recherche d'informations sur les voyages au Sénégal.
j'aimerais savoir si il est possible de partir au Séné gal avec un vol sec et de pouvoir louer une voiture ou prendre le bus afin de visiter le pays.
je voulais savoir si parmi vous ceratins ont opté pour ce style de voyages et pourrait m'aider à budgétiser le mien. je compte partir pour deux semaines avec mon ami et comme de nombreux étudiants, le budget est serré.
j'espère que j'aurais quelques réponses
julie
Népal: situation actuelle (février 2005) English translation pending
des nouvelles de notre guide...un peu trop officielle à mon avis! pas de nouvelles de journalistes . Mais il ne faut pas effrayer les touristes. L'agence n'est pas pour notre départ. Je vous joint le message:Le gouvernement a fait ca pour pas donner l'occassion de partir les
> ex-ministres et d'autre politiciens plus the corrupted person La vie etait
> normale et tranquille . Maintenat, tout est en ordre et la vie continue
> normalement . Nous avons moin de nouvelle des actions maoists . Les maoists
> voulaient dioaloguer directement avec le roi, j'espere que avec la
> situation actuel ( il n'y pas de premier ministre, c'est le roi directement
> qui controle tous ), le dialogue va commencer bientot
>
> Sincerement, on sens plus de securite a Kathmandu et l'administre commence
> a functioner plus rapide que avant, corrution est un peu controler
> .......... On ne sais pas jusqu'a quand !!!!!!!
>
> Le discour fait par le roi est tres tres correcte mais maintenant, il faut
> voir en action . Il a dit qu'il est toujour fidele en democratie et monarcie
> constitutionelle . Il a promis la paix complete en 3 ans et egalement
> gouvernment elu . Il y a quand meme pas mal de gens qui apprecie l'action du
> roi . C'est vrai, c'est contre la democratie mais depuis 1991, le pays
> n'etait pas en bonne voie et democratie n'etait pas bine utilise par des
> leders politiques, c'est la resulta actuel..Le medias sont completement
> controler pour 3 mois Le portable ne function pas encore
>
> Sincerement en ce moment, pour les nepalais, democratie n'est pas en
> priorite, plus important le paix et pouvoir travailler / vivre tranquillment
> .. Plus en plus de jeunes partent du pays donc moin des bras au Nepal Donc,
> le peuple sont assez optimiste Tous les associations touristique ( Nepal
> Mountainnering Association ), Trekking Agents Association et Nepal Travel
> Agents Association aussi apprecie le roi.......Il y a aucun menifestation a
> Kathmandu et ailleur, c'est strictement interdit......
>
Banlieue de Cotonou English translation pending
Bonjour,
Est-ce que quelqu'un connaît la ville de Godomé (mi-chemin entre Cotonou et Abomey) ? On a un projet associatif en Afrique de l'ouest et une asso nous propose de nous arrêter là, mais on voyage en couple avec deux enfants (3 et 5 ans) et on voudrait éviter les grosses villes, les banlieues, les endroits un peu craignos...
Si vouds avez des infos sur le coin, dites le nous...
Madagascar à vélo English translation pending
Bonjour,
Je pars �� Madagascar 4 semaines du 1er au 28 juillet 2005 pour traverser l'île en vélo. Je ne suis pas un fana de solitude donc si une ou plusieurs personnes veulent se joindre à moi, ce sera avec plaisir. Je n'ai pas d'itinéraires précis même si tana-tuléar est une classique (mais d'autres trajets sont possibles).
J'emporte la tente, donc l'hôtel c'est en dernier recours, je pédale bien mais je ne suis pas un furieux du kilométrage.
une dernière chose, au 23 janvier, j'ai trouvé des billets à 830€ (!!), mais je doute que ça dure longtemps...
A+
Chris
Je pars �� Madagascar 4 semaines du 1er au 28 juillet 2005 pour traverser l'île en vélo. Je ne suis pas un fana de solitude donc si une ou plusieurs personnes veulent se joindre à moi, ce sera avec plaisir. Je n'ai pas d'itinéraires précis même si tana-tuléar est une classique (mais d'autres trajets sont possibles).
J'emporte la tente, donc l'hôtel c'est en dernier recours, je pédale bien mais je ne suis pas un furieux du kilométrage.
une dernière chose, au 23 janvier, j'ai trouvé des billets à 830€ (!!), mais je doute que ça dure longtemps...
A+
Chris
Climat à Madagascar en mars avril? English translation pending
Bonsoir,
Je souhaite me rendre une semaine sur l'ile de sainte marie avec ma femme fin mars début avril. D'après les guides il devrait y pleuvoir constamment à cette période. Quelqu'un qui aurait été sur cette ile à cette période peut-il me confirmer ou me rassurer un peu sur un ensoleillement possible avant que je ne commande mon séjour.
Merci
Je souhaite me rendre une semaine sur l'ile de sainte marie avec ma femme fin mars début avril. D'après les guides il devrait y pleuvoir constamment à cette période. Quelqu'un qui aurait été sur cette ile à cette période peut-il me confirmer ou me rassurer un peu sur un ensoleillement possible avant que je ne commande mon séjour.
Merci
Egypte à vélo English translation pending
Il me trotte un projet en tete, plutot pour l'hiver prochain : remonter le nil en vélo du caire à abbou simbel.
Il semble qu'un piste longe le nil sur toute la route, ce qui est parfait.
Je ne sais pas en revanche si le projet est réalisable en terme de sécurité.
Si quelqu'un a des infos sur le parcours, a déjà pensé à cette idée, ou connait un peu l'Egypte, n'hésitez pas à me faire part de vos infos
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Il semble qu'un piste longe le nil sur toute la route, ce qui est parfait.
Je ne sais pas en revanche si le projet est réalisable en terme de sécurité.
Si quelqu'un a des infos sur le parcours, a déjà pensé à cette idée, ou connait un peu l'Egypte, n'hésitez pas à me faire part de vos infos
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Pour tous ceux qui doutent encore English translation pending
Bonjour, je m’appelle K. J’ai 23 ans, je suis flammande, j’ai vécu mes 22 premières années à Gand. Je viens de finir mes études d’assistante sociale. Depuis l’enfance, j’ai toujours eu un rêve très fort, celui de partir faire un tour du monde. Déjà, j’ai eu la chance de partir avec des amis en Inde à 18 ans, puis à New York, au Sénégal, et dans de nombreux pays d’Europe. Cette fois, pour mettre mon rêve à éxecution, il me fallait de l’argent, beaucoup d’argent. Je n’en avais pas. La force d’un rêve a ceci d’incroyable qu’elle vous donne une volonté de fer. J’ai accepté de travailler des mois et des mois, 15 heures par jour, 6 jours par semaines en haute saison, comme serveuse dans un restaurant dans ma ville, à Gand. Double avantage : pas trop mal payé, si on compte les pourboires, et pas le temps de dépenser quoique ce soit, vu le nombre d’heures que je passais à travailler.
J’ai réalisé mon rêve. Je vais vous le conter, à présent.
Tout commence à Gand, bien sûr. Nous sommes en début décembre 2003. Ca commence mal. Mon amoureux brésilien, qui devait me rejoindre en Afrique pour les fêtes ne pourra pas venir, son grand père est au plus mal, or, c’est un dieu pour lui. Il veut rester à ses côtés jusqu’à la fin. Je suis très triste, de plus, je suis un peu malade. Je fais mon sac à la dernière minute. H-zéro. Décollage.
J’atterris à Johannesburg, de là, j’enchaine directement pour un bus jusqu’à une autre ville, plus près du Bostwana. Je suis extrêmement fatiguée. Dans la ville touristique oú je finis par arriver, il n’y a qu’un hotel abordable, mais complet. Tous les autres hotels sont à 200 dollars la nuit. Un homme énorme, d’une grosseur que je n’avais encore jamais vu, me propose de partager sa chambre d’hotel. Bizarrement, j’accepte, il m’inspire confiance. Il s’avère que c’est un imam, en lutte féroce contre les barons de la drogue, pour protéger les enfants des rues, qui, au lieu d’aller à l’école, préfèrent travailler pour ces pourris, qui les payent plus ou moins. Il a récemment brûlé vif un de ces barons, sur la place publique d’une petite ville pour donner l’exemple. Il mène sa guerre à sa manière. Dans la soirée, il sent le besoin de se confier. Il me dit qu’il est encore puceau à 35 ans. Il ne parvient pas à oublier la fille qui l’avait laissé losqu’il avait 14 ans. Bienvenue dans un nouveau monde. Ca y est, le voyage a vraiment commencé.
Namibie, un bar. Avec une amie et deux garçons, nous rencontrons deux mecs. L’un est ingénieur, l’autre est pilote d’helicoptère. Ils nous draguent ouvertement, mais nous jouons le jeu, juste pour les 15 minutes de semi-voltige en hélico. C’est extra. Nous les remercions ensuite, gentilment, mais sans leur donner tout ce qu’ils espéraient...
Au Mozambique, après quelques jours à faire du snorkelling (masque et tuba), je finis par voir non pas un, mais plusieurs groupes, de requins-baleines, qui restent sous moi pendant un quart d’heure. Je les contemple, en extase, il y en a partout.
L’Afrique. C’est magique. Tu es dans un bus, sur une route, et tu vois des éléphants et des girafes tout autour. Comme les photos qu’on se fait de cette partie sauvage de l’Afrique. J’irai ainsi jusqu’aux chutes Victoria.
Maintenant, je suis en Malaisie pour quelques jours. Je fais tous mes visas pour la suite.
Alors, la suite, ça commence par l’Ouzbekistan. Tashkent, Samarcande, Bouchara. Un pays magnifique, oú les seuls touristes sont des groupes russes ou japonais, et oú les habitants sont incroyables. Des inviations à boire du thé, ou de la vodka, ou les deux, parfois même mélangés, fusent de partout. La fusion de l’hospitalité légendaire des russes et de celle, sacrée, des musulmans. Les gens sont merveilleux.
Je passe ensuite au Kirghistan. C’est encore plus fou. Climat surprenant, à cause de l’immense lac d’Issi Kul, hospitalité indescriptible, cols enneigés, abîmes vertigineuses, histoires de stop dans les montagnes, sur des routes glissantes avec des camions qui ne contrôlent rien, et des voitures qu’il faut pousser au milieu de tout ça. Mais c’est bon, la voiture est sous le signe d’Allah. Mon plus beau souvenir restera celui-ci : je marche dans les montagnes, seule. Un berger à cheval me siffle du haut d’une colline, pour m’appeler. Puis il arrive avec son troupeau, ses moutons et ses chiens. Je ne parle pas un mot de kirghiz, ni de russe. Mais comme toujours, ici, les gens sont avides de parler avec les étrangers. Nous parlons avec le langage universel des mains, et par les yeux. Il m’invite à monter sur son cheval, avec lui. Une fois encore, je n’ai pas peur. Je suis en pleine confiance. Nous nous promenons toute la journée, sans pouvoir communiquer autrement que par le silence et les gestes. Il m’amène ensuite dans son village. Me présente à sa famille, et aux autres habitants. Puis, lorsque je quitte le village, je suis déjà loin, et j’entends sa voix qui crie mon nom. K. ! Je me retourne : il est là-bas, à la sortie du village, sur une colline, sur son cheval fringuant, et il me fait signe de la main. Au loin, ce ne sont que des collines et des montagnes à perte de vue. C’est trop. Je verse une larme. C’est trop comme dans un film.
Il y aura aussi cette journée du 14 avril, jour de mon anniversaire. Le plus bel anniversaire de ma vie. Il n’y a pas de bus pour passer le col vers la Chine. Je fais du stop. Trouve un pick-up, marchande, puis une fois le prix arrêté, voyage des heures dans ce pick up, avec des gens adorables, qui parlent tout le temps avec moi (nous parvenons à nous comprendre, tant nous sommes motivés pour communiquer), qui me payent tout, quand bien même le marchandage fut très rude. Arrivé en Chine, le soir, au premier hotel, on m’offre un coca, sans savoir que c’est mon anniversaire.
La Chine. Tout un monde. Difficile. Les gens sont très rudes. Seules les minorités comme les musulmans de cette partie de la Chine, ou plus tard, les tibetains, seront serviables avec moi. Les chinois de souche ne m’aident presque jamais. Mais la Chine me présente sa culture si riche tout le long du parcours. Je la traverse en train durant 2 jours, assise sur un banc en bois, ça va. Je visite la Grande Muraille, Pekin, Shanghaï, et plein d’autres villes. J’y passe six semaines. C’est très court, mais c’est mieux que rien. La fin est un peu dure, la frontière avec le Pakistan, via la route la plus haute du monde (ce fameux col à 5500 m), est fermée. Trop de neige encore ? Problèmes politiques ? Je ne sais pas. Toujours est-il que je dois attendre une semaine, essayant tous les jours de passer, arrivant au point de me décourager. Finalement, le septième jour est le bon, nous empruntons la fameuse Karakorum highway. Lorsque nous descendons du côté Pakistanais, j’entre de nouveau dans un monde totalement différent. C’est le coucher du soleil. Donc la prière du soir. De tous côtés, des immenses massifs enneigés, majestueux. L’echoe mystique de l’appel du muezzin ricoche sur ces vertigineuses parois. Je ne peux m’empêcher d’avoir un frisson qui me parcourt toute l’échine. C’est éternel, c’est pur, c’est magnifique. Je pleure.
La Pakistan. Quel pays ! Les gens sont encore plus hospitaliers. A tout bout de champ, on me paye les transports en bus, la nourriture, des boissons. Et si je refuse, c’est terrible. Ils s’offusquent trop. Pour eux, c’est un honneur de pouvoir inviter un étranger. Que je sois femme ou pas, cela n’a aucune importance. La partie sud est aussi hospitalière, mais plus à cheval sur le tchador. J’en achète un, et ça passe alors très bien. Les pakistanais sont bien beaux. Et je retrouve la cuisine indo-pakistanaise de mon premier voyage, en Inde, il y a cinq ans.
Ensuite, c’est Myamar. Les gens sont tout aussi incroyables, dans ce pays difficile. Difficile pour eux, sans doute. Mais pas pour moi. Tout se passe à merveille.
Trois jours en Thailande, le temps de prendre l’avion à Bangkok, direction : l’Australie.
L’Australie... Encore tout un monde. Totalement différent. Je retiens le snorkelling dans la barrière de coraux, magnifique, et la rencontre de Cristina, reine du désert. Un travesti aux mollets en béton, errant dans tout le désert d’Australie, en vélo, trainant cinq wagons derrière son vélo. Dans un des wagons, un chien. Dans un autre, un lavabo, dans un autre, un immense réchaud. Tout ça peint de couleurs flashy. Nous sympatisons, et elle est très heureuse de recevoir enfin un peu de chaleur humaine et d’affection. Elle pleure lorsque nous nous séparons.
Etape logique qui suit : la Nouvelle Zélande. Au programme, chute libre (100 dollars le saut de 45 secondes en tandem au dessus de paysages dignes du Seigneur des Anneaux), et saut à l’elastique dans le site le plus haut du monde, d’un pont situé 250 m au dessus du sol, qui fermera quelques semaines plus tard pour causes de mauvaises conditions de sécurité. Tiens, j’ai eu de la chance, sur ce coup là. Sur ce couplà...
De Wellington, je prends un autre avion. C’est à La Havane que je descends. Cuba. Un grand moment aussi. La musique est réllement partout, ce n’est pas qu’un mythe. Le seul problème, c’est que j’ai l’impression d’être un porte monnaie ambulant. Un très bon souvenir, dans un train, je rencontre un joli cubain. C’était un train de nuit... Ce genre d’aventures fait partie intégrante des voyages. J’en garde un souvenir inoubliable.
Ensuite, c’est le Mexique. Teotihuacan, magnifique (qui dirait le contraire ?), puis deux amies me rejoignent pour deux semaines. Nous devons faire vite pour tracer à Guatemala city, d’oú repart leur vol. Nous visitons un coin reculé du Chiapas. Un guide sous champignons nous mène visiter un site perdu dans la jungle. Sur le chemin, il se jette sur l’une de nous trois. Il commence à vouloir la violer. Je sors mon grand couteau, sûre qu’à trois, nous sommes plus fortes que lui. Pendant ce temps là, lui et mon autre amie ont roulé au sol, dans la lutte. Je mets la lame sous la gorge du guide, et lui conseille de s’arrêter là. Il obtempère, et s’excuse piteusement. Nous l’obligeons à nous reconduire au village, sur les nerfs, très méfiantes. Il nous guide de nouveau. Mais dès la première maison, nous nous ruons vers le propriétaire, pour qu’il nous aide, lui disant que nous nous sommes fait agresser. Il s’en fout, il nous dit que le prochain bus passe demain, à cinq heures. La maison d’après, c’est pire : il nous dit de passer la nuit dans sa maison (isolée aussi, nous n’avons absolument aucune confiance en lui), puis nous demande 50 pesos pour nous indiquer la route vers le village. Nous nous scandalisons, disant que c’est incroyable de profiter de la situation auprès de gens en détresse qui viennent de se faire agresser, mais il s’en fout. Il nous amène dans sa super voiture (c’est un directeur d’agence de voyage locale, plein d’argent). Trois minutes plus tard, nous reconnaissons le village. Trois minutes ! 50 pesos. Je remontre les dents, il me réponds que ce n’est pas son problème si nous sommes incapables de nous orienter dans ce coin. Je vis là, pour le moment, le plus mauvaise expérience de mon voyage. Non pas l’agression en elle-même, oú je suis plutôt fière de moi d’avoir géré l’affaire, mais des suites. Enfin, c’est le Chiapas... c’est un autre monde.
Il y a ensuite le Guatemala, magnifique. Au centre du pays, nous passons dans un village juste après une attaque de pirates de la route. Je vois un mec ensanglanté qui s’est pris une balle. Notre bus attendend le camion coca cola pour passer plus loin. En effet, les camions coca cola, qui livrent rien de plus que des bouteilles de soda, sont toujours escortés de deux mercenaires. Nous passons sans problèmes, dans un brouhaha de prières dans le bus, à cause d’une illuminée qui offre Dieu à tous les gens qui montent dans le bus, et qui chante à tue-tête à ce moment dangereux. Bien évidemment, elle sera convaincu après que c’est grâce à ses prières que nous n’aurons pas été attaqués.
Le Salvador vient ensuite. Il m’enchante. J’adore les gens, et le pays.
Je traverse le Honduras sans m’arêter, puis arrive au Nicaragua. Les montagnes m’accueillent quelques jours, dans le centre du pays, et je m’y promène, rêveuse. Les paysages sont magnifiques. J’arrive ensuite à Granada, puis je découvre Masaya, et son volcan, et son marché. J’achète enfin un hamac. Je rencontre un charmant français d’origine russe, S., qui me fait découvrir plein de fruits inconnus, qui me parle du transsibérien, et me refait penser à tout ce que j’ai vécu là-bas, en Asie Centrale. Il me redonne envie d’aller visiter la Russie, que j’ai pu entrevoir dans ses pays limitrophes. Je suis très attirée par ce pays. Je lui dis qu’il doit m’emmener avec lui la prochaine fois qu’il y retournera. Nous passons la journée à nous raconter nos voyages, dans des paysages de rêve : le mirador de Catarina, au dessus du lac Apoyo, et le coucher de soleil, à Masaya, au dessus du lac éponyme. Le courant passe bien. Bien sûr, le soir, il cherche à aller plus loin, mais je ne veux pas. J’ai eu mon content d’histoires sans lendemain. Je préfère ne pas souiller cette pure journée. J’espère qu’on se reverra sur ma route. Il m’a dit qu’il comptait aller jusqu’en Argentine. Peut-être nous y reverrons nous là-bas. En attendant, je dois prendre un bus, et ça m’excite. Oui, après onze mois de voyage, je suis encore à chaque fois impatiente de me lever le matin, de refaire mon sac, chaque jour plus chargé, d’aller à la gare routière, et de prendre un bus vers un nouvel endroit. Je ne suis pas fatiguée. J’aime trop les voyages pour ça.
Je devais rentrer en décembre, mais je vais changer mon billet d’avion. Je ne rentrerai à Gand qu’en juin prochain. J’ai envie de rester longtemps en Amérique du Sud, que je compte atteindre dans quelques semaines. J’ai envie de m’y poser, d’y travailler, et d’écrire.
Ces onze premiers mois de voyage furent absolument merveilleux. J’ai fait des milliers de rencontres, découvert des centaines de cultures différentes, pleuré dans des paysages inhumains, vécu des aventures riches en émotions. Juste parce que depuis que je suis toute petite, j’ai ce rêve. J’ai travaillé dur pour le réaliser. Mais je ne regretterai jamais. Au contraire, je veux toujours voyager plus, et profiter de la vie, et visiter notre monde, qui est si beau, comme je disais encore hier à S. Lorsque nous étions assis tous les deux dans l’herbe, face au lac Masaya et au volcan qui crachait sa haute colonne de fumée soufrée, voilant le soleil rougi et bas sur l’horizon.
Oui, notre monde est si beau.
Elle a raison. Je le dis toujours, moi aussi, que notre monde est si beau. Et les rencontres qu’on y fait. J’ai reconstitué le parcours de K. A partir de tout ce qu’elle m’a raconté, en un peu plus de 24 heures. Son histoire m’a tellement impressioné par la foi et la bonne étoile de son héroïne que d’une part, j’ai retenu absolument tout ce qu’elle m’a dit, chose rarissime chez moi, et d’autre part, je me suis senti obligé de l’écrire. Je la livre en prime time sur VF, pour vous, pour prouver que quand on a un rêve, il faut le réaliser, et qu'on peut le réaliser. Alors, ceux qui hésitent encore, j’espère que ce message aura su vous convaincre définitivement. Sautez !
J’ai réalisé mon rêve. Je vais vous le conter, à présent.
Tout commence à Gand, bien sûr. Nous sommes en début décembre 2003. Ca commence mal. Mon amoureux brésilien, qui devait me rejoindre en Afrique pour les fêtes ne pourra pas venir, son grand père est au plus mal, or, c’est un dieu pour lui. Il veut rester à ses côtés jusqu’à la fin. Je suis très triste, de plus, je suis un peu malade. Je fais mon sac à la dernière minute. H-zéro. Décollage.
J’atterris à Johannesburg, de là, j’enchaine directement pour un bus jusqu’à une autre ville, plus près du Bostwana. Je suis extrêmement fatiguée. Dans la ville touristique oú je finis par arriver, il n’y a qu’un hotel abordable, mais complet. Tous les autres hotels sont à 200 dollars la nuit. Un homme énorme, d’une grosseur que je n’avais encore jamais vu, me propose de partager sa chambre d’hotel. Bizarrement, j’accepte, il m’inspire confiance. Il s’avère que c’est un imam, en lutte féroce contre les barons de la drogue, pour protéger les enfants des rues, qui, au lieu d’aller à l’école, préfèrent travailler pour ces pourris, qui les payent plus ou moins. Il a récemment brûlé vif un de ces barons, sur la place publique d’une petite ville pour donner l’exemple. Il mène sa guerre à sa manière. Dans la soirée, il sent le besoin de se confier. Il me dit qu’il est encore puceau à 35 ans. Il ne parvient pas à oublier la fille qui l’avait laissé losqu’il avait 14 ans. Bienvenue dans un nouveau monde. Ca y est, le voyage a vraiment commencé.
Namibie, un bar. Avec une amie et deux garçons, nous rencontrons deux mecs. L’un est ingénieur, l’autre est pilote d’helicoptère. Ils nous draguent ouvertement, mais nous jouons le jeu, juste pour les 15 minutes de semi-voltige en hélico. C’est extra. Nous les remercions ensuite, gentilment, mais sans leur donner tout ce qu’ils espéraient...
Au Mozambique, après quelques jours à faire du snorkelling (masque et tuba), je finis par voir non pas un, mais plusieurs groupes, de requins-baleines, qui restent sous moi pendant un quart d’heure. Je les contemple, en extase, il y en a partout.
L’Afrique. C’est magique. Tu es dans un bus, sur une route, et tu vois des éléphants et des girafes tout autour. Comme les photos qu’on se fait de cette partie sauvage de l’Afrique. J’irai ainsi jusqu’aux chutes Victoria.
Maintenant, je suis en Malaisie pour quelques jours. Je fais tous mes visas pour la suite.
Alors, la suite, ça commence par l’Ouzbekistan. Tashkent, Samarcande, Bouchara. Un pays magnifique, oú les seuls touristes sont des groupes russes ou japonais, et oú les habitants sont incroyables. Des inviations à boire du thé, ou de la vodka, ou les deux, parfois même mélangés, fusent de partout. La fusion de l’hospitalité légendaire des russes et de celle, sacrée, des musulmans. Les gens sont merveilleux.
Je passe ensuite au Kirghistan. C’est encore plus fou. Climat surprenant, à cause de l’immense lac d’Issi Kul, hospitalité indescriptible, cols enneigés, abîmes vertigineuses, histoires de stop dans les montagnes, sur des routes glissantes avec des camions qui ne contrôlent rien, et des voitures qu’il faut pousser au milieu de tout ça. Mais c’est bon, la voiture est sous le signe d’Allah. Mon plus beau souvenir restera celui-ci : je marche dans les montagnes, seule. Un berger à cheval me siffle du haut d’une colline, pour m’appeler. Puis il arrive avec son troupeau, ses moutons et ses chiens. Je ne parle pas un mot de kirghiz, ni de russe. Mais comme toujours, ici, les gens sont avides de parler avec les étrangers. Nous parlons avec le langage universel des mains, et par les yeux. Il m’invite à monter sur son cheval, avec lui. Une fois encore, je n’ai pas peur. Je suis en pleine confiance. Nous nous promenons toute la journée, sans pouvoir communiquer autrement que par le silence et les gestes. Il m’amène ensuite dans son village. Me présente à sa famille, et aux autres habitants. Puis, lorsque je quitte le village, je suis déjà loin, et j’entends sa voix qui crie mon nom. K. ! Je me retourne : il est là-bas, à la sortie du village, sur une colline, sur son cheval fringuant, et il me fait signe de la main. Au loin, ce ne sont que des collines et des montagnes à perte de vue. C’est trop. Je verse une larme. C’est trop comme dans un film.
Il y aura aussi cette journée du 14 avril, jour de mon anniversaire. Le plus bel anniversaire de ma vie. Il n’y a pas de bus pour passer le col vers la Chine. Je fais du stop. Trouve un pick-up, marchande, puis une fois le prix arrêté, voyage des heures dans ce pick up, avec des gens adorables, qui parlent tout le temps avec moi (nous parvenons à nous comprendre, tant nous sommes motivés pour communiquer), qui me payent tout, quand bien même le marchandage fut très rude. Arrivé en Chine, le soir, au premier hotel, on m’offre un coca, sans savoir que c’est mon anniversaire.
La Chine. Tout un monde. Difficile. Les gens sont très rudes. Seules les minorités comme les musulmans de cette partie de la Chine, ou plus tard, les tibetains, seront serviables avec moi. Les chinois de souche ne m’aident presque jamais. Mais la Chine me présente sa culture si riche tout le long du parcours. Je la traverse en train durant 2 jours, assise sur un banc en bois, ça va. Je visite la Grande Muraille, Pekin, Shanghaï, et plein d’autres villes. J’y passe six semaines. C’est très court, mais c’est mieux que rien. La fin est un peu dure, la frontière avec le Pakistan, via la route la plus haute du monde (ce fameux col à 5500 m), est fermée. Trop de neige encore ? Problèmes politiques ? Je ne sais pas. Toujours est-il que je dois attendre une semaine, essayant tous les jours de passer, arrivant au point de me décourager. Finalement, le septième jour est le bon, nous empruntons la fameuse Karakorum highway. Lorsque nous descendons du côté Pakistanais, j’entre de nouveau dans un monde totalement différent. C’est le coucher du soleil. Donc la prière du soir. De tous côtés, des immenses massifs enneigés, majestueux. L’echoe mystique de l’appel du muezzin ricoche sur ces vertigineuses parois. Je ne peux m’empêcher d’avoir un frisson qui me parcourt toute l’échine. C’est éternel, c’est pur, c’est magnifique. Je pleure.
La Pakistan. Quel pays ! Les gens sont encore plus hospitaliers. A tout bout de champ, on me paye les transports en bus, la nourriture, des boissons. Et si je refuse, c’est terrible. Ils s’offusquent trop. Pour eux, c’est un honneur de pouvoir inviter un étranger. Que je sois femme ou pas, cela n’a aucune importance. La partie sud est aussi hospitalière, mais plus à cheval sur le tchador. J’en achète un, et ça passe alors très bien. Les pakistanais sont bien beaux. Et je retrouve la cuisine indo-pakistanaise de mon premier voyage, en Inde, il y a cinq ans.
Ensuite, c’est Myamar. Les gens sont tout aussi incroyables, dans ce pays difficile. Difficile pour eux, sans doute. Mais pas pour moi. Tout se passe à merveille.
Trois jours en Thailande, le temps de prendre l’avion à Bangkok, direction : l’Australie.
L’Australie... Encore tout un monde. Totalement différent. Je retiens le snorkelling dans la barrière de coraux, magnifique, et la rencontre de Cristina, reine du désert. Un travesti aux mollets en béton, errant dans tout le désert d’Australie, en vélo, trainant cinq wagons derrière son vélo. Dans un des wagons, un chien. Dans un autre, un lavabo, dans un autre, un immense réchaud. Tout ça peint de couleurs flashy. Nous sympatisons, et elle est très heureuse de recevoir enfin un peu de chaleur humaine et d’affection. Elle pleure lorsque nous nous séparons.
Etape logique qui suit : la Nouvelle Zélande. Au programme, chute libre (100 dollars le saut de 45 secondes en tandem au dessus de paysages dignes du Seigneur des Anneaux), et saut à l’elastique dans le site le plus haut du monde, d’un pont situé 250 m au dessus du sol, qui fermera quelques semaines plus tard pour causes de mauvaises conditions de sécurité. Tiens, j’ai eu de la chance, sur ce coup là. Sur ce couplà...
De Wellington, je prends un autre avion. C’est à La Havane que je descends. Cuba. Un grand moment aussi. La musique est réllement partout, ce n’est pas qu’un mythe. Le seul problème, c’est que j’ai l’impression d’être un porte monnaie ambulant. Un très bon souvenir, dans un train, je rencontre un joli cubain. C’était un train de nuit... Ce genre d’aventures fait partie intégrante des voyages. J’en garde un souvenir inoubliable.
Ensuite, c’est le Mexique. Teotihuacan, magnifique (qui dirait le contraire ?), puis deux amies me rejoignent pour deux semaines. Nous devons faire vite pour tracer à Guatemala city, d’oú repart leur vol. Nous visitons un coin reculé du Chiapas. Un guide sous champignons nous mène visiter un site perdu dans la jungle. Sur le chemin, il se jette sur l’une de nous trois. Il commence à vouloir la violer. Je sors mon grand couteau, sûre qu’à trois, nous sommes plus fortes que lui. Pendant ce temps là, lui et mon autre amie ont roulé au sol, dans la lutte. Je mets la lame sous la gorge du guide, et lui conseille de s’arrêter là. Il obtempère, et s’excuse piteusement. Nous l’obligeons à nous reconduire au village, sur les nerfs, très méfiantes. Il nous guide de nouveau. Mais dès la première maison, nous nous ruons vers le propriétaire, pour qu’il nous aide, lui disant que nous nous sommes fait agresser. Il s’en fout, il nous dit que le prochain bus passe demain, à cinq heures. La maison d’après, c’est pire : il nous dit de passer la nuit dans sa maison (isolée aussi, nous n’avons absolument aucune confiance en lui), puis nous demande 50 pesos pour nous indiquer la route vers le village. Nous nous scandalisons, disant que c’est incroyable de profiter de la situation auprès de gens en détresse qui viennent de se faire agresser, mais il s’en fout. Il nous amène dans sa super voiture (c’est un directeur d’agence de voyage locale, plein d’argent). Trois minutes plus tard, nous reconnaissons le village. Trois minutes ! 50 pesos. Je remontre les dents, il me réponds que ce n’est pas son problème si nous sommes incapables de nous orienter dans ce coin. Je vis là, pour le moment, le plus mauvaise expérience de mon voyage. Non pas l’agression en elle-même, oú je suis plutôt fière de moi d’avoir géré l’affaire, mais des suites. Enfin, c’est le Chiapas... c’est un autre monde.
Il y a ensuite le Guatemala, magnifique. Au centre du pays, nous passons dans un village juste après une attaque de pirates de la route. Je vois un mec ensanglanté qui s’est pris une balle. Notre bus attendend le camion coca cola pour passer plus loin. En effet, les camions coca cola, qui livrent rien de plus que des bouteilles de soda, sont toujours escortés de deux mercenaires. Nous passons sans problèmes, dans un brouhaha de prières dans le bus, à cause d’une illuminée qui offre Dieu à tous les gens qui montent dans le bus, et qui chante à tue-tête à ce moment dangereux. Bien évidemment, elle sera convaincu après que c’est grâce à ses prières que nous n’aurons pas été attaqués.
Le Salvador vient ensuite. Il m’enchante. J’adore les gens, et le pays.
Je traverse le Honduras sans m’arêter, puis arrive au Nicaragua. Les montagnes m’accueillent quelques jours, dans le centre du pays, et je m’y promène, rêveuse. Les paysages sont magnifiques. J’arrive ensuite à Granada, puis je découvre Masaya, et son volcan, et son marché. J’achète enfin un hamac. Je rencontre un charmant français d’origine russe, S., qui me fait découvrir plein de fruits inconnus, qui me parle du transsibérien, et me refait penser à tout ce que j’ai vécu là-bas, en Asie Centrale. Il me redonne envie d’aller visiter la Russie, que j’ai pu entrevoir dans ses pays limitrophes. Je suis très attirée par ce pays. Je lui dis qu’il doit m’emmener avec lui la prochaine fois qu’il y retournera. Nous passons la journée à nous raconter nos voyages, dans des paysages de rêve : le mirador de Catarina, au dessus du lac Apoyo, et le coucher de soleil, à Masaya, au dessus du lac éponyme. Le courant passe bien. Bien sûr, le soir, il cherche à aller plus loin, mais je ne veux pas. J’ai eu mon content d’histoires sans lendemain. Je préfère ne pas souiller cette pure journée. J’espère qu’on se reverra sur ma route. Il m’a dit qu’il comptait aller jusqu’en Argentine. Peut-être nous y reverrons nous là-bas. En attendant, je dois prendre un bus, et ça m’excite. Oui, après onze mois de voyage, je suis encore à chaque fois impatiente de me lever le matin, de refaire mon sac, chaque jour plus chargé, d’aller à la gare routière, et de prendre un bus vers un nouvel endroit. Je ne suis pas fatiguée. J’aime trop les voyages pour ça.
Je devais rentrer en décembre, mais je vais changer mon billet d’avion. Je ne rentrerai à Gand qu’en juin prochain. J’ai envie de rester longtemps en Amérique du Sud, que je compte atteindre dans quelques semaines. J’ai envie de m’y poser, d’y travailler, et d’écrire.
Ces onze premiers mois de voyage furent absolument merveilleux. J’ai fait des milliers de rencontres, découvert des centaines de cultures différentes, pleuré dans des paysages inhumains, vécu des aventures riches en émotions. Juste parce que depuis que je suis toute petite, j’ai ce rêve. J’ai travaillé dur pour le réaliser. Mais je ne regretterai jamais. Au contraire, je veux toujours voyager plus, et profiter de la vie, et visiter notre monde, qui est si beau, comme je disais encore hier à S. Lorsque nous étions assis tous les deux dans l’herbe, face au lac Masaya et au volcan qui crachait sa haute colonne de fumée soufrée, voilant le soleil rougi et bas sur l’horizon.
Oui, notre monde est si beau.
Elle a raison. Je le dis toujours, moi aussi, que notre monde est si beau. Et les rencontres qu’on y fait. J’ai reconstitué le parcours de K. A partir de tout ce qu’elle m’a raconté, en un peu plus de 24 heures. Son histoire m’a tellement impressioné par la foi et la bonne étoile de son héroïne que d’une part, j’ai retenu absolument tout ce qu’elle m’a dit, chose rarissime chez moi, et d’autre part, je me suis senti obligé de l’écrire. Je la livre en prime time sur VF, pour vous, pour prouver que quand on a un rêve, il faut le réaliser, et qu'on peut le réaliser. Alors, ceux qui hésitent encore, j’espère que ce message aura su vous convaincre définitivement. Sautez !
Votre ville préférée en Amérique du Nord? English translation pending
😉Salut...C'est quoi votre ville préférée ???? Moi c'est Los Angeles
Retour de Cortecito (hôtel Alisios Bavaro Beach) English translation pending
🙂Dimanche 17/10/2004:
Départ Orly sud à 12h20 - Arrivée Punta Cana 15h30 locale. Et déjà une surprenante impression en regardant par le hublot, le paysage n'a pas l'air saccagé par le passage du cyclone en arrivant sur Punta Cana l'aéroport est superbe avec ses toits recouverts de paille. On descend sur la piste et vite vite on enlève la veste .. la chaleur humide nous fait activer le pas vers l'intérieur ..au passage : une petite photo avec de jolies républicaines en tenue folklorique pour nous accueillir..on récupère nos bagages et on a hâte d'arriver à l'hôtel
Roberto notre représentant SWITCH nous interpelle pour nous guider vers le bus dans lequel nous ne serons pas nombreux étant donné que nous avons préféré une petite structure (80 chambres) plutôt qu’un grand complexe, pour y trouver une ambiance familiale et plus conviviale. En route, il nous explique que la plupart des gens d’ici conduisent sans permis ni assurance (d’où l’intérêt d’éviter la location) on roule où on peut!! à droite à gauche et au milieu afin d’éviter les trous des routes, et les gua-gua (bus) sont équipés d’énormes pare-buffles.. le personnel de l’Alisios Bavaro Beach nous accueille en musique faisant une haie d’honneur en chantant et dansant .. puis le traditionnel cocktail de bienvenue, la découverte des lieux, la piscine, la plage et déjà une multitude de projets pour les jours à venir. Le cyclone Jeanne a traumatisé bien des touristes et ceci a pour conséquences des annulations de voyages. Du fait, nous ne serons qu’une quinzaine dans cet hôtel durant notre séjour autant dire qu’il y a plus de personnel que de clients et tous sont aux petits soins pour satisfaire les vacanciers (pendant la tempête, notre hôtel a été sollicité pour des clients venus des grands hôtels qui avaient subi beaucoup plus de dégâts) évidemment on comprend qu’il n’y aura qu’un seul restaurant ouvert mais il nous servira des repas très différents chaque jour, afin de bénéficier des mêmes variétés (italiennes mexicaines vietnamien..) mais toujours dans le même cadre.. pas de quoi râler !! et puis on est en vacances c’est l’essentiel !!
😉Lundi 18/10/2004:
La plage est à deux pas et toutes sortes d’activités y sont proposées volley, fléchettes, lancer d’anneaux, pédalos, kayac, bouée banane tractée, massages, le tout agrémenté de « vitaminas » . En longeant la plage on découvre les autres complexes et le charme des petites boutiques colorées jusqu’à Cortécito .. Ici tout se marchande.. tableaux naïfs, sculptures, tee-shirts, cigarettes, boissons Les Dominicains ne sont pas agressifs mais ils nous sollicitent constamment. « Ola Ola !! » Tous prétendent avoir un cousin de Bordeaux Toulouse Marseille ou Paris, peu importe !! Dès que l’on pénètre dans les cases, c’est le petit collier cadeau pour chacun et il faut prendre son temps car le prix varie et peut descendre jusqu’à trois fois moins qu’au départ. Notre première soirée se termine avec déjà de belles marques de bronzage, un bon repas et une soirée « Bingo » mi-espagnol mi-français et anglais. Bref, on se débrouille !!
😎Mardi 19/10/2004:
Ce matin nous décidons de sortir avec Lucia qui fait partie du Staff de l’hôtel elle nous accompagnera pour faciliter nos déplacements nos achats et nos dialogues avec les Dominicains. Nous prenons le gua-gua pour Higüey ville incontournable puisque c’est le carrefour pour se rendre dans les autres villes et là : fous-rire, étonnement, stupéfaction, garantis !! Tout nous laisse bouche bée. Peu avant d’y arriver, le bus ralenti lorsque nous traversons un petit village, les gens sont entassés des deux côtés de la rue principale. Hommes femmes et enfants regardent tous vers le haut ..Le jour de notre arrivée, Roberto nous avait expliqué que 70% des habitants ne payaient pas l’électricité ils la volent en se greffant sur les piquets déjà en place et c’est d’ailleurs la raison de cette multitude de fils entrelacés à chaque coin des rues.. Quelques instants après Lucia nous explique qu’un homme s’était électrocuté en se raccordant sur le pylône (chose très fréquente chez eux !!) Nous continuons en passant devant une série de cases en bois devant lesquelles pendent toutes sortes de viandes séchées on nous parle également de viande canine plus foncée qui resterait une tradition chez les personnes âgées pour leur petit déjeuner (humm !!!) En se rapprochant d’Higüey on aperçoit la Basilique d’Altagracia d’une surprenante architecture puis nous rentrons dans la ville… Rien n’est semblable à nos habitudes les habitations, les gens, leur façon de se déplacer, parfois jusqu’à 5 sur des motos-taxi, les remontées des gaz d’échappement les klaxons, les petits cireurs de chaussures qui emboîtent nos pas. Nous quittons le gua-gua pour visiter la basilique puis nous marchons dans les rues bondées de véhicules en tout genre, pour nous enfoncer dans les ruelles où tout se vend : viandes légumes articles divers. Une foule de gamins nous suit pour demander un pesos mais sans agressivité
C’est une journée fatigante mais qui méritait d’être vécue pour comprendre et connaître l’ambiance locale des Dominicains dans leur vie de tous les jours en ville.
L’après-midi c’est en taxi que nous nous rendons à Macao sur une plage encore sauvage où seuls quelques quads de touristes accèdent aisément car la route est en terre battue, on commence à constater la violence de Jeanne car tout n’est pas encore réparé dans ce secteur, des pylônes électriques jonchent le sol des cocotiers sont avachis, le paysage a été lourdement frappé parfois les champs ne sont que marécages..
Il est vrai que l’armée a été réquisitionnée pour venir en aide aux complexes hôteliers en priorité mais c’est en s’enfonçant dans les terres que l’on constate les réels dégâts
😮Mercredi 20/10/2004:
7h00 petit déjeuner et nous partons pour notre première excursion. Un bus climatisé vient nous chercher devant l’hôtel et nous récupérons les touristes des autres complexes pour 1h30 environ de route. Nous arrivons à Bayahibe dans le sud est de l’île L’accompagnateur nous fait monter dans une barque pour rejoindre un catamaran plus en retrait et déjà l’équipage nous offre las vitaminas (cuba libre ou rhum et coca) Nous partons sous le soleil pour 1h30 à bord de ce magnifique bateau longeant les côtes qui foisonnent de milliers de cocotiers l’eau est une gigantesque palette de bleu ciel, outremer en passant par des turquoises et bleu marine, une merveilleuse carte postale qui prend vie avec tout ce qu’elle nous apporte de poissons volants, d’oiseaux et le sublime ballet d’une famille de dauphins qui partagent un instant notre traversée sans oublier une petite averse tropicale pour nous rafraîchir avant d’accoster sur cette île paradisiaque qu’est Saona, une île préservée de toute construction qui n’accueille les vacanciers que l’espace d’une journée. Plus une minute à perdre et chacun va trouver son arbre pour la photo de vacances, des transats sont à la disposition des touristes et nous nous empressons de nager dans les eaux claires et chaudes de la Mer des Caraïbes
Bientôt les bonnes odeurs de poissons grillés, viandes riz et légumes nous attirent et nous déjeunons sur des tables en bois disposées sous les cocotiers… nous ne restons pas plus de trois heures sur l’île car il nous reste du trajet, d’ailleurs comment tenir plus longuement sur ce sable blanc comme un linge avec le soleil !!
C’est à bord d’un petit bateau rapide. (pratiquement un hors-bord) que nous retournons en passant dans les mangroves. Nous allons poursuivre et nous émerveiller devant une étoile de mer, jeter quelques miettes de pain et voir surgir des poissons multicolores à fleur d’eau, saluer une famille de pélicans et nous arrêter dans une piscine naturelle pour y nager encore un peu sans oublier les habituelles vitaminas servies dans l’eau, enfin nous regagnons la plage d’embarquement où nous attendent les bouteilles de rhum portant notre photo prise sur le catamaran en compagnie d’un corsaire ! Le retour en bus clôturera cette magnifique journée d’excursion qui restera un point fort de notre séjour.
😛Jeudi 21/10/2004:
Aujourd’hui, c’est à pieds que nous décidons de nous rendre jusqu’à Cortecito pour quelques achats
Les taxis-motos nous proposent tous leurs services surpris de nous voir longer la route en file indienne sous cette chaleur..
Nous sommes d’ailleurs les seuls à marcher … quelques Dominicains travaillant sur une construction nous regardent étonnés mais nous sommes motivés et cela nous fait faire un peu de sport, alors nous poursuivons jusqu’à Bavaro.
Il fait une chaleur de plomb quand nous arrivons et nous sommes tenus de marchander même pour les boissons. Pendant que les uns cherchent des souvenirs d’autres se font tresser les cheveux. Ensuite nous reprenons le gua-gua (maintenant on connaît bien !) pour rentrer à l’hôtel. Les coiffures nous ont pris du temps et il est déjà 14h30 mais le cuistot sympa nous sert néanmoins le déjeuner.
C’est une après-midi détente autour de la piscine entrecoupée de tournois de ping-pong et water-polo pour finir par de bons cocktails préparés en musique par notre serveur Emilio.
La journée du lendemain ne s’annonce pas de tout repos et nous n’hésitons pas à regagner nos chambres relativement de bonne heure pour des vacanciers !!
🤪Vendredi 22/10/2004:
Et voilà, quand on change d’endroit, qui plus est lorsque l’eau n’est pas potable, il faut éviter de manger des légumes crus sans quoi on subit ce que les Dominicains nomment « La turista » et on passe généralement la journée sur les toilettes !! pas génial mais ce jour là on s’est inscrit pour une autre excursion alors on avale tout ce qui peut calmer les brûlures et on part tout de même.
Départ en bus comme pour Saona et nous partons par Bavaro pour récupérer les autres vacanciers. En pénétrant dans les grandes allées du dernier hôtel le Sirenis, (déjà plus retiré), on constate les dégâts du cyclone sur les accotements puis le bus s’engage dans un chemin en terre battue qui traverse de grandes plaines marécageuses. Les pluies tropicales ont rempli le sentier qui prend des allures de rivières par endroits. La traversée de villages beaucoup plus endommagés nous fait prendre conscience des conditions de vie très précaires. Par moment des ponts ont été littéralement arrachés en leur milieu et le car est tenu de passer par des chemins de fortune où nous rencontrons les habitants au creux des rivières, les uns nettoyant leur linge d’autres leur vaisselle ou encore leur mobylette tout comme dans le Gange !
Nous quittons le bus pour nous installer dans des camions safari et notre périple débute par l’ascension d’une montagne pour bénéficier d’un splendide point de vue, Cordillera Oriental et Lagunas Redonda y Limon puis nous redescendons pour voir un vieil homme fabriquer la mamajuana à partir du riz, et une dégustation clôture la visite.
Nous repartons dans les camions pour assister à une simulation de combat de coqs
Secoués sur les sentiers battus sous une pluie beaucoup plus dense que l’averse tropicale les camions traversent une foret de cocotiers, une magnifique demeure se dresse au milieu d’une belle clairière, des chevaux nous attendent à l’abri sous l’appentis et un grand préau fait office de restaurant en plein air d’où émanent les senteurs de cuisine locale.
Après s’être restaurés, nous traversons ce jardin verdoyant pour rejoindre le second préau sous une pluie incessante et nous allons tenter de rouler un cigare de nos propres mains sous l’œil rieur du spécialiste et terminer notre halte par l’achat d’un souvenir La suite du programme se déroule soit en camion soit à cheval malgré la pluie pour rejoindre la plage puis traverser le lac en pirogue. Après cette longue journée éprouvante et le retour en car sur les routes cahoteuses un repos est bien mérité !!
😊Samedi 23/10/2004:
Ce matin nous prenons les VTT de l’hôtel et partons sur les trous et bosses de la petite route en direction de Bavaro. Nous avions promis à notre petite coiffeuse Dominicaine, de lui apporter quelques cadeaux avant notre départ : Habits, crème de soin et maquillage la ravissent !
Ensuite c’est l’éternel marchandage (minimum une demi-heure) pour nos derniers achats dans les boutiques de souvenirs.
Après 10 kilomètres à vélo la piscine de l’hôtel est la bienvenue!
L’après-midi, nous longeons la plage et rien n’est meilleur qu’un bain dans une eau chaude sous une petite averse tropicale, chemin faisant nous découvrons les autres hôtels grand standing qui bordent le rivage, nous décidons de ne pas retourner sur nos pas mais de contourner pour rentrer par le chemin de terre dans la forêt de cocotiers, à mi-parcours les pluies ont noyé une longueur du chemin et pas question de nous aventurer sur les accotements !! c’est presque l’épreuve d’immunité Kho-Lanta : de la flotte douteuse à mi-mollets et un long chemin qui borde l’hôtel Mélia Caribe Tropical au bout duquel nous retrouvons la route principale, puis l’entrée majestueuse.
Pas d’hésitation on entre pour visiter.
Environ 3 kilomètres après, c’est la découverte des allées principales, des jardins somptueux, des flamants roses près d’un kiosque où se célèbre un mariage en plein air ! Nous arrivons enfin devant la piscine hors normes et ne pouvons résister à la tentation de prendre un bain incognito avant de rejoindre notre hôtel qui bien que plus sobre est largement plus convivial.
Nos deux premières excursions nous font bénéficier d’une remise par SWITCH ce qui nous permet de nous octroyer une dernière soirée pour clôturer avec délice notre séjour en République Dominicaine.
Le taxi vient nous chercher devant l’hôtel direction le restaurant «Langostas del Caribe» à Cortecito . Les pieds dans le sable au bord de l’eau sous des paillotes, chacun de nous se voit servir dans son assiette une langouste qui ne pèse pas moins d’un kilo !! Un régal
😕Dimanche 24/10/2004:
C’est le dernier matin. Avant de partir tout le personnel de l’hôtel est présent et nous salue avec des embrassades et des chansons
Le mini bus nous emmène vers l’Aéroport de La Romana.
C’est le départ !
Malgré quelques difficultés pour s’exprimer en espagnol, les éternelles conversions (pésos dollars euros) et l’eau non potable, nous avons passé une très belle semaine de vacances et conseillons l’hôtel Alisios Bavaro à tous ceux qui comme nous préfèrent une ambiance plus familiale et conviviale, le personnel est vraiment soucieux du bien être de ses clients.
😏😏😏Un grand merci pour notre partenaire SWITCH et ses représentants. Rien n’est laissé au hasard du premier au dernier jour de nos vacances.
Départ Orly sud à 12h20 - Arrivée Punta Cana 15h30 locale. Et déjà une surprenante impression en regardant par le hublot, le paysage n'a pas l'air saccagé par le passage du cyclone en arrivant sur Punta Cana l'aéroport est superbe avec ses toits recouverts de paille. On descend sur la piste et vite vite on enlève la veste .. la chaleur humide nous fait activer le pas vers l'intérieur ..au passage : une petite photo avec de jolies républicaines en tenue folklorique pour nous accueillir..on récupère nos bagages et on a hâte d'arriver à l'hôtel
Roberto notre représentant SWITCH nous interpelle pour nous guider vers le bus dans lequel nous ne serons pas nombreux étant donné que nous avons préféré une petite structure (80 chambres) plutôt qu’un grand complexe, pour y trouver une ambiance familiale et plus conviviale. En route, il nous explique que la plupart des gens d’ici conduisent sans permis ni assurance (d’où l’intérêt d’éviter la location) on roule où on peut!! à droite à gauche et au milieu afin d’éviter les trous des routes, et les gua-gua (bus) sont équipés d’énormes pare-buffles.. le personnel de l’Alisios Bavaro Beach nous accueille en musique faisant une haie d’honneur en chantant et dansant .. puis le traditionnel cocktail de bienvenue, la découverte des lieux, la piscine, la plage et déjà une multitude de projets pour les jours à venir. Le cyclone Jeanne a traumatisé bien des touristes et ceci a pour conséquences des annulations de voyages. Du fait, nous ne serons qu’une quinzaine dans cet hôtel durant notre séjour autant dire qu’il y a plus de personnel que de clients et tous sont aux petits soins pour satisfaire les vacanciers (pendant la tempête, notre hôtel a été sollicité pour des clients venus des grands hôtels qui avaient subi beaucoup plus de dégâts) évidemment on comprend qu’il n’y aura qu’un seul restaurant ouvert mais il nous servira des repas très différents chaque jour, afin de bénéficier des mêmes variétés (italiennes mexicaines vietnamien..) mais toujours dans le même cadre.. pas de quoi râler !! et puis on est en vacances c’est l’essentiel !!
😉Lundi 18/10/2004:
La plage est à deux pas et toutes sortes d’activités y sont proposées volley, fléchettes, lancer d’anneaux, pédalos, kayac, bouée banane tractée, massages, le tout agrémenté de « vitaminas » . En longeant la plage on découvre les autres complexes et le charme des petites boutiques colorées jusqu’à Cortécito .. Ici tout se marchande.. tableaux naïfs, sculptures, tee-shirts, cigarettes, boissons Les Dominicains ne sont pas agressifs mais ils nous sollicitent constamment. « Ola Ola !! » Tous prétendent avoir un cousin de Bordeaux Toulouse Marseille ou Paris, peu importe !! Dès que l’on pénètre dans les cases, c’est le petit collier cadeau pour chacun et il faut prendre son temps car le prix varie et peut descendre jusqu’à trois fois moins qu’au départ. Notre première soirée se termine avec déjà de belles marques de bronzage, un bon repas et une soirée « Bingo » mi-espagnol mi-français et anglais. Bref, on se débrouille !!
😎Mardi 19/10/2004:
Ce matin nous décidons de sortir avec Lucia qui fait partie du Staff de l’hôtel elle nous accompagnera pour faciliter nos déplacements nos achats et nos dialogues avec les Dominicains. Nous prenons le gua-gua pour Higüey ville incontournable puisque c’est le carrefour pour se rendre dans les autres villes et là : fous-rire, étonnement, stupéfaction, garantis !! Tout nous laisse bouche bée. Peu avant d’y arriver, le bus ralenti lorsque nous traversons un petit village, les gens sont entassés des deux côtés de la rue principale. Hommes femmes et enfants regardent tous vers le haut ..Le jour de notre arrivée, Roberto nous avait expliqué que 70% des habitants ne payaient pas l’électricité ils la volent en se greffant sur les piquets déjà en place et c’est d’ailleurs la raison de cette multitude de fils entrelacés à chaque coin des rues.. Quelques instants après Lucia nous explique qu’un homme s’était électrocuté en se raccordant sur le pylône (chose très fréquente chez eux !!) Nous continuons en passant devant une série de cases en bois devant lesquelles pendent toutes sortes de viandes séchées on nous parle également de viande canine plus foncée qui resterait une tradition chez les personnes âgées pour leur petit déjeuner (humm !!!) En se rapprochant d’Higüey on aperçoit la Basilique d’Altagracia d’une surprenante architecture puis nous rentrons dans la ville… Rien n’est semblable à nos habitudes les habitations, les gens, leur façon de se déplacer, parfois jusqu’à 5 sur des motos-taxi, les remontées des gaz d’échappement les klaxons, les petits cireurs de chaussures qui emboîtent nos pas. Nous quittons le gua-gua pour visiter la basilique puis nous marchons dans les rues bondées de véhicules en tout genre, pour nous enfoncer dans les ruelles où tout se vend : viandes légumes articles divers. Une foule de gamins nous suit pour demander un pesos mais sans agressivité
C’est une journée fatigante mais qui méritait d’être vécue pour comprendre et connaître l’ambiance locale des Dominicains dans leur vie de tous les jours en ville.
L’après-midi c’est en taxi que nous nous rendons à Macao sur une plage encore sauvage où seuls quelques quads de touristes accèdent aisément car la route est en terre battue, on commence à constater la violence de Jeanne car tout n’est pas encore réparé dans ce secteur, des pylônes électriques jonchent le sol des cocotiers sont avachis, le paysage a été lourdement frappé parfois les champs ne sont que marécages..
Il est vrai que l’armée a été réquisitionnée pour venir en aide aux complexes hôteliers en priorité mais c’est en s’enfonçant dans les terres que l’on constate les réels dégâts
😮Mercredi 20/10/2004:
7h00 petit déjeuner et nous partons pour notre première excursion. Un bus climatisé vient nous chercher devant l’hôtel et nous récupérons les touristes des autres complexes pour 1h30 environ de route. Nous arrivons à Bayahibe dans le sud est de l’île L’accompagnateur nous fait monter dans une barque pour rejoindre un catamaran plus en retrait et déjà l’équipage nous offre las vitaminas (cuba libre ou rhum et coca) Nous partons sous le soleil pour 1h30 à bord de ce magnifique bateau longeant les côtes qui foisonnent de milliers de cocotiers l’eau est une gigantesque palette de bleu ciel, outremer en passant par des turquoises et bleu marine, une merveilleuse carte postale qui prend vie avec tout ce qu’elle nous apporte de poissons volants, d’oiseaux et le sublime ballet d’une famille de dauphins qui partagent un instant notre traversée sans oublier une petite averse tropicale pour nous rafraîchir avant d’accoster sur cette île paradisiaque qu’est Saona, une île préservée de toute construction qui n’accueille les vacanciers que l’espace d’une journée. Plus une minute à perdre et chacun va trouver son arbre pour la photo de vacances, des transats sont à la disposition des touristes et nous nous empressons de nager dans les eaux claires et chaudes de la Mer des Caraïbes
Bientôt les bonnes odeurs de poissons grillés, viandes riz et légumes nous attirent et nous déjeunons sur des tables en bois disposées sous les cocotiers… nous ne restons pas plus de trois heures sur l’île car il nous reste du trajet, d’ailleurs comment tenir plus longuement sur ce sable blanc comme un linge avec le soleil !!
C’est à bord d’un petit bateau rapide. (pratiquement un hors-bord) que nous retournons en passant dans les mangroves. Nous allons poursuivre et nous émerveiller devant une étoile de mer, jeter quelques miettes de pain et voir surgir des poissons multicolores à fleur d’eau, saluer une famille de pélicans et nous arrêter dans une piscine naturelle pour y nager encore un peu sans oublier les habituelles vitaminas servies dans l’eau, enfin nous regagnons la plage d’embarquement où nous attendent les bouteilles de rhum portant notre photo prise sur le catamaran en compagnie d’un corsaire ! Le retour en bus clôturera cette magnifique journée d’excursion qui restera un point fort de notre séjour.
😛Jeudi 21/10/2004:
Aujourd’hui, c’est à pieds que nous décidons de nous rendre jusqu’à Cortecito pour quelques achats
Les taxis-motos nous proposent tous leurs services surpris de nous voir longer la route en file indienne sous cette chaleur..
Nous sommes d’ailleurs les seuls à marcher … quelques Dominicains travaillant sur une construction nous regardent étonnés mais nous sommes motivés et cela nous fait faire un peu de sport, alors nous poursuivons jusqu’à Bavaro.
Il fait une chaleur de plomb quand nous arrivons et nous sommes tenus de marchander même pour les boissons. Pendant que les uns cherchent des souvenirs d’autres se font tresser les cheveux. Ensuite nous reprenons le gua-gua (maintenant on connaît bien !) pour rentrer à l’hôtel. Les coiffures nous ont pris du temps et il est déjà 14h30 mais le cuistot sympa nous sert néanmoins le déjeuner.
C’est une après-midi détente autour de la piscine entrecoupée de tournois de ping-pong et water-polo pour finir par de bons cocktails préparés en musique par notre serveur Emilio.
La journée du lendemain ne s’annonce pas de tout repos et nous n’hésitons pas à regagner nos chambres relativement de bonne heure pour des vacanciers !!
🤪Vendredi 22/10/2004:
Et voilà, quand on change d’endroit, qui plus est lorsque l’eau n’est pas potable, il faut éviter de manger des légumes crus sans quoi on subit ce que les Dominicains nomment « La turista » et on passe généralement la journée sur les toilettes !! pas génial mais ce jour là on s’est inscrit pour une autre excursion alors on avale tout ce qui peut calmer les brûlures et on part tout de même.
Départ en bus comme pour Saona et nous partons par Bavaro pour récupérer les autres vacanciers. En pénétrant dans les grandes allées du dernier hôtel le Sirenis, (déjà plus retiré), on constate les dégâts du cyclone sur les accotements puis le bus s’engage dans un chemin en terre battue qui traverse de grandes plaines marécageuses. Les pluies tropicales ont rempli le sentier qui prend des allures de rivières par endroits. La traversée de villages beaucoup plus endommagés nous fait prendre conscience des conditions de vie très précaires. Par moment des ponts ont été littéralement arrachés en leur milieu et le car est tenu de passer par des chemins de fortune où nous rencontrons les habitants au creux des rivières, les uns nettoyant leur linge d’autres leur vaisselle ou encore leur mobylette tout comme dans le Gange !
Nous quittons le bus pour nous installer dans des camions safari et notre périple débute par l’ascension d’une montagne pour bénéficier d’un splendide point de vue, Cordillera Oriental et Lagunas Redonda y Limon puis nous redescendons pour voir un vieil homme fabriquer la mamajuana à partir du riz, et une dégustation clôture la visite.
Nous repartons dans les camions pour assister à une simulation de combat de coqs
Secoués sur les sentiers battus sous une pluie beaucoup plus dense que l’averse tropicale les camions traversent une foret de cocotiers, une magnifique demeure se dresse au milieu d’une belle clairière, des chevaux nous attendent à l’abri sous l’appentis et un grand préau fait office de restaurant en plein air d’où émanent les senteurs de cuisine locale.
Après s’être restaurés, nous traversons ce jardin verdoyant pour rejoindre le second préau sous une pluie incessante et nous allons tenter de rouler un cigare de nos propres mains sous l’œil rieur du spécialiste et terminer notre halte par l’achat d’un souvenir La suite du programme se déroule soit en camion soit à cheval malgré la pluie pour rejoindre la plage puis traverser le lac en pirogue. Après cette longue journée éprouvante et le retour en car sur les routes cahoteuses un repos est bien mérité !!
😊Samedi 23/10/2004:
Ce matin nous prenons les VTT de l’hôtel et partons sur les trous et bosses de la petite route en direction de Bavaro. Nous avions promis à notre petite coiffeuse Dominicaine, de lui apporter quelques cadeaux avant notre départ : Habits, crème de soin et maquillage la ravissent !
Ensuite c’est l’éternel marchandage (minimum une demi-heure) pour nos derniers achats dans les boutiques de souvenirs.
Après 10 kilomètres à vélo la piscine de l’hôtel est la bienvenue!
L’après-midi, nous longeons la plage et rien n’est meilleur qu’un bain dans une eau chaude sous une petite averse tropicale, chemin faisant nous découvrons les autres hôtels grand standing qui bordent le rivage, nous décidons de ne pas retourner sur nos pas mais de contourner pour rentrer par le chemin de terre dans la forêt de cocotiers, à mi-parcours les pluies ont noyé une longueur du chemin et pas question de nous aventurer sur les accotements !! c’est presque l’épreuve d’immunité Kho-Lanta : de la flotte douteuse à mi-mollets et un long chemin qui borde l’hôtel Mélia Caribe Tropical au bout duquel nous retrouvons la route principale, puis l’entrée majestueuse.
Pas d’hésitation on entre pour visiter.
Environ 3 kilomètres après, c’est la découverte des allées principales, des jardins somptueux, des flamants roses près d’un kiosque où se célèbre un mariage en plein air ! Nous arrivons enfin devant la piscine hors normes et ne pouvons résister à la tentation de prendre un bain incognito avant de rejoindre notre hôtel qui bien que plus sobre est largement plus convivial.
Nos deux premières excursions nous font bénéficier d’une remise par SWITCH ce qui nous permet de nous octroyer une dernière soirée pour clôturer avec délice notre séjour en République Dominicaine.
Le taxi vient nous chercher devant l’hôtel direction le restaurant «Langostas del Caribe» à Cortecito . Les pieds dans le sable au bord de l’eau sous des paillotes, chacun de nous se voit servir dans son assiette une langouste qui ne pèse pas moins d’un kilo !! Un régal
😕Dimanche 24/10/2004:
C’est le dernier matin. Avant de partir tout le personnel de l’hôtel est présent et nous salue avec des embrassades et des chansons
Le mini bus nous emmène vers l’Aéroport de La Romana.
C’est le départ !
Malgré quelques difficultés pour s’exprimer en espagnol, les éternelles conversions (pésos dollars euros) et l’eau non potable, nous avons passé une très belle semaine de vacances et conseillons l’hôtel Alisios Bavaro à tous ceux qui comme nous préfèrent une ambiance plus familiale et conviviale, le personnel est vraiment soucieux du bien être de ses clients.
😏😏😏Un grand merci pour notre partenaire SWITCH et ses représentants. Rien n’est laissé au hasard du premier au dernier jour de nos vacances.
Nostalgie indochinoise- Vietnam et Cambodge - 1 English translation pending
Paris-Saïgon (Ho Chi Minh-Ville)
Sous l'immense verrière de l'aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, une énorme explosion retentit, faisant trembler sols et vitres... Un bagage abandonné vient d'être proprement pulvérisé par les services de sécurité. Incident ordinaire en ces lieux sensibles où le moindre sac oublié par son propriétaire n'a qu'une très courte durée de vie.
Nous meublons l'attente du vol Air-France pour Saïgon en allant déjeuner à la Brasserie Flo du terminal F. Agréable manière de passer les quelques heures en savourant une choucroute bien française, avant l'aventure indochinoise que nous avons choisie en cet automne de l'an 2000.
Déception lorsqu'on nous délivre nos cartes d'embarquement : rangée de sièges n° 43 ! Tout à l'arrière du gros Boeing 777-200... Les passagers sont comprimés dans l'énorme zinc comme sardines en boîte. Une jeune femme très enceinte est assise près de nous, sans égard particulier pour son état : c'est la zone de l'avion la plus exposée aux turbulences. Et turbulences il y a, tout au long de l'interminable vol sans escale jusqu'à Singapour. Nous traversons des tempêtes qui brassent le Jumbo-jet comme un fétu de paille. Le personnel de bord ne brille pas par sa courtoisie. Le steward daigne nous servir, du haut de sa grandeur, quelques plateaux-repas sans le moindre sourire. Il faut insister longuement pour obtenir un verre d'eau. "Vous devriez louer un avion privé" nous dit ce malappris à qui nous marquons notre mécontentement d'être si mal accueillis.
Courte escale à Singapour, dans l'aéroport éclaboussant de luxe, le plus beau d'Asie, où nous dégustons un succulent café dans la zone-transit. Au lever du soleil, voici la terre indochinoise noyée sous les flots du Mékong qui ont envahi la plaine qui miroite comme un lac immense. Comprimés pendant des heures dans l'espace étriqué de la classe Canigou, les passagers posent enfin le pied sur la terre ferme. Derrière le guichet d'accueil, les préposés à la vérification des passeports et visas ont tous une mine sévère et peu engageante... Ils scrutent attentivement chaque étranger et tamponnent comme à regret les documents dont il ne faudra se séparer à aucun prix : cette demande de visa qu'il a fallu remplir pour l'obtenir, et qu'il faudra présenter à nouveau au moment du retour en France...
Un taxi nous dépose à l'hôtel Saïgon-Prince, établissement touristique de belle allure sur le boulevard Nguyen-Hue, quartier des affaires de cette ville cosmopolite que tous les français continuent de nommer Saïgon, malgré le vilain nom "Ho-Chi-Minh-Ville" de la réunification... L'arrivée sur le sol vietnamien n'est pas dépaysant : il règne dans ce pays une atmosphère de France d'autrefois qui a laissé une profonde empreinte sur ses habitants. Dans le hall imposant du palace, on remarque surtout des clients japonais.
Confortable et silencieuse, la vaste chambre donne sur une cour intérieure, à l'écart des bruits de la circulation très dense sur le boulevard.
L'Agence Vietnam-Tourist nous a été fermement recommandée pour organiser notre séjour. C'est un organisme d'état (le pays est sous le régime "communiste-libéral") et son directeur francophone établit un plan de visites selon nos désirs, qui suivent de près ses conseils appuyés. Cette ville active, grouillante et surpeuplée est consacrée en premier lieu aux affaires et au commerce tout azimut. Malgré trente années de guerre meurtrière, le Vietnam se relève du cauchemar à une vitesse vertigineuse, grâce au courage et au dynamisme exceptionnel de la population. A maintes reprises, nous allons voir des preuves tangibles de la grande force de vie qui s'exprime à travers le pays.
Parfum de cuisine française, au "Bistro Augustin", le patron est vietnamien, mais il a séjourné en Bretagne de longues années. A nous le filet de porc à la moutarde, le bar grillé et la crème brûlée ! Tout est délicieux, servi par une mignonne jeune fille au fin minois de porcelaine. C'est sûr : on va revenir souvent chez Augustin pour d'autres agapes.
On marche avec plaisir sur les larges trottoirs des avenues dont certaines portent l'ancien nom colonial avec la nouvelle dénomination. L'ex-rue Catinat a été rebaptisée Dong Khol. Seules trois rues gardent encore leur nom d'origine: rue Pasteur, rue Calmette et rue Yersin. A noter que ce sont trois scientifiques-bienfaiteurs de l'humanité ayant inventé des vaccins contre des maladies redoutables.
Les monuments officiels de Saïgon sont des vestiges intacts construits par les français entre 1900 et 1908. L'Hôtel de Ville, pâtisserie de stuc rose et blanc, colonnettes et frises rococo, ferme la perspective de l'avenue Nguyen-Hue. Il faut braver le joyeux désordre des innombrables engins à deux roues qui sillonnent en rangs serrés les grandes artères. Le directeur de l'agence nous a donné ce conseil : "Vous traversez, sans courir ni vous arrêter, les conducteurs vous évitent et vous ne risquez rien !"... Facile à dire, mais il faut garder tout son sang-froid pour se lancer dans ce magma en mouvement perpétuel environné de vapeurs d'essence.
Nous pouvons témoigner de l'efficacité de la méthode, puisque nous reviendrons sains et saufs d'un audacieux périple de 30 jours. Autre recommandation : se méfier des nombreux pickpockets qui sévissent autour de l'hôtel. Et pas plus tard que ce premier soir, quand nous allons à pied au restaurant, de l'autre côté de l'avenue, mon compagnon est abordé et serré de près par deux gus, dans l'intention manifeste de lui piquer sa sacoche. Mais l'homme a déjà été piégé, à Istanbul, par de semblables individus, et il repousse l'assaut en gueulant si fort que les gars s'enfuient sans insister ! Que dit-on ? "Seul le fou tombe deux fois dans le même piège..."
Demain, destination : le delta du Mékong, le fleuve jaune dont nous avons aperçu de l'avion les méandres débordant sur la campagne inondée...
Sous l'immense verrière de l'aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, une énorme explosion retentit, faisant trembler sols et vitres... Un bagage abandonné vient d'être proprement pulvérisé par les services de sécurité. Incident ordinaire en ces lieux sensibles où le moindre sac oublié par son propriétaire n'a qu'une très courte durée de vie.
Nous meublons l'attente du vol Air-France pour Saïgon en allant déjeuner à la Brasserie Flo du terminal F. Agréable manière de passer les quelques heures en savourant une choucroute bien française, avant l'aventure indochinoise que nous avons choisie en cet automne de l'an 2000.
Déception lorsqu'on nous délivre nos cartes d'embarquement : rangée de sièges n° 43 ! Tout à l'arrière du gros Boeing 777-200... Les passagers sont comprimés dans l'énorme zinc comme sardines en boîte. Une jeune femme très enceinte est assise près de nous, sans égard particulier pour son état : c'est la zone de l'avion la plus exposée aux turbulences. Et turbulences il y a, tout au long de l'interminable vol sans escale jusqu'à Singapour. Nous traversons des tempêtes qui brassent le Jumbo-jet comme un fétu de paille. Le personnel de bord ne brille pas par sa courtoisie. Le steward daigne nous servir, du haut de sa grandeur, quelques plateaux-repas sans le moindre sourire. Il faut insister longuement pour obtenir un verre d'eau. "Vous devriez louer un avion privé" nous dit ce malappris à qui nous marquons notre mécontentement d'être si mal accueillis.
Courte escale à Singapour, dans l'aéroport éclaboussant de luxe, le plus beau d'Asie, où nous dégustons un succulent café dans la zone-transit. Au lever du soleil, voici la terre indochinoise noyée sous les flots du Mékong qui ont envahi la plaine qui miroite comme un lac immense. Comprimés pendant des heures dans l'espace étriqué de la classe Canigou, les passagers posent enfin le pied sur la terre ferme. Derrière le guichet d'accueil, les préposés à la vérification des passeports et visas ont tous une mine sévère et peu engageante... Ils scrutent attentivement chaque étranger et tamponnent comme à regret les documents dont il ne faudra se séparer à aucun prix : cette demande de visa qu'il a fallu remplir pour l'obtenir, et qu'il faudra présenter à nouveau au moment du retour en France...
Un taxi nous dépose à l'hôtel Saïgon-Prince, établissement touristique de belle allure sur le boulevard Nguyen-Hue, quartier des affaires de cette ville cosmopolite que tous les français continuent de nommer Saïgon, malgré le vilain nom "Ho-Chi-Minh-Ville" de la réunification... L'arrivée sur le sol vietnamien n'est pas dépaysant : il règne dans ce pays une atmosphère de France d'autrefois qui a laissé une profonde empreinte sur ses habitants. Dans le hall imposant du palace, on remarque surtout des clients japonais.
Confortable et silencieuse, la vaste chambre donne sur une cour intérieure, à l'écart des bruits de la circulation très dense sur le boulevard.
L'Agence Vietnam-Tourist nous a été fermement recommandée pour organiser notre séjour. C'est un organisme d'état (le pays est sous le régime "communiste-libéral") et son directeur francophone établit un plan de visites selon nos désirs, qui suivent de près ses conseils appuyés. Cette ville active, grouillante et surpeuplée est consacrée en premier lieu aux affaires et au commerce tout azimut. Malgré trente années de guerre meurtrière, le Vietnam se relève du cauchemar à une vitesse vertigineuse, grâce au courage et au dynamisme exceptionnel de la population. A maintes reprises, nous allons voir des preuves tangibles de la grande force de vie qui s'exprime à travers le pays.
Parfum de cuisine française, au "Bistro Augustin", le patron est vietnamien, mais il a séjourné en Bretagne de longues années. A nous le filet de porc à la moutarde, le bar grillé et la crème brûlée ! Tout est délicieux, servi par une mignonne jeune fille au fin minois de porcelaine. C'est sûr : on va revenir souvent chez Augustin pour d'autres agapes.
On marche avec plaisir sur les larges trottoirs des avenues dont certaines portent l'ancien nom colonial avec la nouvelle dénomination. L'ex-rue Catinat a été rebaptisée Dong Khol. Seules trois rues gardent encore leur nom d'origine: rue Pasteur, rue Calmette et rue Yersin. A noter que ce sont trois scientifiques-bienfaiteurs de l'humanité ayant inventé des vaccins contre des maladies redoutables.
Les monuments officiels de Saïgon sont des vestiges intacts construits par les français entre 1900 et 1908. L'Hôtel de Ville, pâtisserie de stuc rose et blanc, colonnettes et frises rococo, ferme la perspective de l'avenue Nguyen-Hue. Il faut braver le joyeux désordre des innombrables engins à deux roues qui sillonnent en rangs serrés les grandes artères. Le directeur de l'agence nous a donné ce conseil : "Vous traversez, sans courir ni vous arrêter, les conducteurs vous évitent et vous ne risquez rien !"... Facile à dire, mais il faut garder tout son sang-froid pour se lancer dans ce magma en mouvement perpétuel environné de vapeurs d'essence.
Nous pouvons témoigner de l'efficacité de la méthode, puisque nous reviendrons sains et saufs d'un audacieux périple de 30 jours. Autre recommandation : se méfier des nombreux pickpockets qui sévissent autour de l'hôtel. Et pas plus tard que ce premier soir, quand nous allons à pied au restaurant, de l'autre côté de l'avenue, mon compagnon est abordé et serré de près par deux gus, dans l'intention manifeste de lui piquer sa sacoche. Mais l'homme a déjà été piégé, à Istanbul, par de semblables individus, et il repousse l'assaut en gueulant si fort que les gars s'enfuient sans insister ! Que dit-on ? "Seul le fou tombe deux fois dans le même piège..."
Demain, destination : le delta du Mékong, le fleuve jaune dont nous avons aperçu de l'avion les méandres débordant sur la campagne inondée...
Nice, acte IIII: dimanche 17 octobre 2004 English translation pending
Bonjour 🙂
Comme il existe des membres VF en or massifs, que j'ai les clefs de l'appart' d'un ami et comme j'ai reçu un incroyable accueil lors de mon petit séjour dans le sud au mois d'aout, je ne résiste pas, je redescends! Je pense y aller du 8 au 18. Le 16 au soir, Alan rentre du Cambodge, ca vous irait une petite rencontre le dimanche 17 octobre? Allé, dites oui!!! Bisatous!
Comme il existe des membres VF en or massifs, que j'ai les clefs de l'appart' d'un ami et comme j'ai reçu un incroyable accueil lors de mon petit séjour dans le sud au mois d'aout, je ne résiste pas, je redescends! Je pense y aller du 8 au 18. Le 16 au soir, Alan rentre du Cambodge, ca vous irait une petite rencontre le dimanche 17 octobre? Allé, dites oui!!! Bisatous!
En direct d'Inde - Acte I (Rajasthan & Delhi) English translation pending
Namaste,
Ca y est me voila a Delhi... je vais faire bref pour profiter au maximum de tout ca...
juste une impression : arrivee tardive hier soir, toutes ces vaches sur la route vu du taxi, et encore plus nombreux, les rickshaws wallahs qui dorment dans leur gagne pain... Et la ce matin, decouvrir la vie grouillante des rues de Delhi.... le pied !
Bisous a vous tous, A bientot
Modification de Novembre 2005 : J'ai rajouté à la fin de la discussion, l'intégrale du récit, avec accents, après correction des fautes et suppression des codes diverses apparus dans les cyber-cafés indiens... cela perd de son charme mais pour ceux qui le découvre maintenant c'est plus agréable à lire... Pour ceux qui seraient interressés, je viens de publier l'intégrale de mon carnet de route illustré des croquis & aquarelles faits sur le vif... (visible ici)
Ca y est me voila a Delhi... je vais faire bref pour profiter au maximum de tout ca...
juste une impression : arrivee tardive hier soir, toutes ces vaches sur la route vu du taxi, et encore plus nombreux, les rickshaws wallahs qui dorment dans leur gagne pain... Et la ce matin, decouvrir la vie grouillante des rues de Delhi.... le pied !
Bisous a vous tous, A bientot
Modification de Novembre 2005 : J'ai rajouté à la fin de la discussion, l'intégrale du récit, avec accents, après correction des fautes et suppression des codes diverses apparus dans les cyber-cafés indiens... cela perd de son charme mais pour ceux qui le découvre maintenant c'est plus agréable à lire... Pour ceux qui seraient interressés, je viens de publier l'intégrale de mon carnet de route illustré des croquis & aquarelles faits sur le vif... (visible ici)
Remorque vélo pour voyager avec bébé English translation pending
Bonjour,
Nous avons un petit garçon de 6 mois et souhaitons voyager avec lui à vélo.
Nous souhaitons avoir des retours d'expérience de parents ayant trimbalé leur enfant comme ça (sur de longs parcours). à partir de quel âge y avez-vous mis votre enfant, et avez-vous prévu un adaptateur pour un bébé qui ne tient pas encore bien assis ? votre remorque comporte-t-elle des amortisseurs, pour diminuer les vibrations ? est-ce mieux que l'ouverture regarde face ou dos à la route (poussières)? remorque tout tissu (légèreté) ou coque plastique (plus sécuritaire ?) ? quelle est la marque/modèle de votre remorque et à quel prix avez-vous déniché votre merveille ? quels inconvénients avez-vous noté : par temps de pluie, par grosses chaleurs... BB s'est-il ennuyé, et combien de temps rouliez-vous par jour ?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Nous avons un petit garçon de 6 mois et souhaitons voyager avec lui à vélo.
Nous souhaitons avoir des retours d'expérience de parents ayant trimbalé leur enfant comme ça (sur de longs parcours). à partir de quel âge y avez-vous mis votre enfant, et avez-vous prévu un adaptateur pour un bébé qui ne tient pas encore bien assis ? votre remorque comporte-t-elle des amortisseurs, pour diminuer les vibrations ? est-ce mieux que l'ouverture regarde face ou dos à la route (poussières)? remorque tout tissu (légèreté) ou coque plastique (plus sécuritaire ?) ? quelle est la marque/modèle de votre remorque et à quel prix avez-vous déniché votre merveille ? quels inconvénients avez-vous noté : par temps de pluie, par grosses chaleurs... BB s'est-il ennuyé, et combien de temps rouliez-vous par jour ?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Cafards, rats lézards et autres z'amis... vos rencontres English translation pending
Pour faire suite à l’excellent post d’Alan(http://voyageforum.com/voyage/indonesie_terreur_sumatra_D73106/) nous narrant le terrible siège qu’il a dû subir, je vous propose de collecter ici toutes vos rencontres d’infortune avec la faune locale.
Y êtes-vous sensible ou etes-vous capable de dormi du sommeil du juste dans un wagon grouillant de blattes ? Devenez-vous absolument hystérique à la simple vue d’un lézard ou d’un insecte… Racontez nous vos anecdotes…
Pour ma part je ne m’explique toujours pas comment j’ai pu autant de fois me rendre en Asie avec une telle peur de la Blatte. Par bonheur, les rencontres malheureuse furent plutôt rares, mais épiques !
21 heures / Krabi / Thaïlande
Nous devons passer la nuit dans cette charmante guest house avant de prendre le bateau pour les îles. C’est rustique, mais agréable. Nos bungalows sont blottis au fonds d’une épaisse végétation.
De retour de dîner nous trouvons une adorable chienne rachitique allaitant son petit sur le perron de notre porte. J’ai toujours penser que nous pourrions nous préoccuper des animaux quant tous les enfants vivront dans des conditions décentes… Mais je n’ai jamais réussit à l’appliquer. Ma femme et moi-même cherchons dans notre sac ce qui pourrai remplir ce frêle estomac. L’animal est adorable et son petit nous fend le cœur… Il sont maintenant repus… Et commencent à somnoler… Nous allons faire de même.
Nous rentrons nous coucher le cœur allégé par ce spectacle.
le ventilo est resté allumé la veille et j’ai encore attrapé froid. La fièvre monte doucement… la toux aussi. Je me relève prendre une aspirine. J’allume la lumière à tâtons et porte la main à ma trousse de toilette.
Quelque chose à bougé… Là juste derrière le gel douche.
J’ai à peine eut le temps de le voir. C’est derrière le flacon j’en suis certain ! Je ne bouge plus… Ma femme s’est assoupie… Et je ne peux pas sortir de la salle de bain sans en avoir le cœur net. Je ne bouge toujours pas et scrute très attentivement tout autour de moi. Je sens des fourmillements me parcourir le dos… Je ne dois pas céder à la panique… La présence éventuelle de cet insecte m’interdit d’ouvrir la bouche. Je respire fortement par le nez.
Je prend ma brosse à dent pour manipuler la bouteille de savon liquide… L’instrument est court, mais je n’ai rien d’autre à ma portée. Il bouge ! s’en est un… Il est monstrueux… 4 cm… Peut être 5… Il agite doucement ses antennes et son corps marront noir strillé d'une carapace à l'aspect huileux, semble prêt à se glisser dans n'importe quel trou crasseux... Je suis tétanisé… Je sort doucement en ne quittant pas cette horreur du regard. Si je ferme la porte… J’aurai le sentiment d’être en sécurité. Mais un autre occupe le cadre de la porte de la salle de bain! L'idée que cette rencontre n'est pas fortuite, mais que le lieu est un repert grouillant m'angoisse! Je suis cerné.
Si je ferme la porte je l’écrase… Pour bien des gens c’est une occasion inespérée de se libérer de l’occupant… Pour moi c’est un traumatisme supplémentaire… La simple idée du bruit de cette carcasse explosant pour libérer une pulpe immonde, infestée de milliers d’œuf prêt à éclore… Impossible !
Je suis en sueur et je tousse, la fièvre monte d’un cran… Je n’ai plus le choix. Ma virilité va encore en prendre un coup, mais il faut que je réveille ma femme… Elle seule pourra me sortir de cette antichambre de la psychose qui me guette. A peine 2 mios que nous sommes marriés, et déja minable... Ca promet. Mon cœur… Hommmpff Y’a des cafards Où…. Rrrhh Dans la salle d’eau Bon bah dors, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? ? ? Tu veux pas aller fermer la porte de la salle d’eau ? Ohhh tu m’emmerde avec tes bestioles elles vont pas te bouffer…Je retourne apeuré devant la porte de la salle de bain…L’occupant de la porte a disparu… Je souffle et ferme la porte…
Mais les éléments sont contre moi… C’est un mauvais film… La porte ne se ferme pas. Elle se rouvre paresseusement à chaque fois que je la renvoi dans ses gons. Je cherche une solution en la tenant. une ficelle… Mais je n’ai rien pour l’accrocher… Une chaise… Mais la porte s’ouvre sur l’intérieur de la salle de bain, il faudrait la bloquer de l’intérieur… C’est impossible. Voilà 5 min. que je tiens cette porte qui est mon unique rempart contre la crise de panique. Ma femme se lève sans rien dire… L’air furieuse… Je vais peut être passer un mauvais quart d’heure, mais le simple sentiment d’être moins seul me redonne du courage. Elle Prend un bout de ficelle. Rapproche une lourde chaise et accroche la poignée de la porte au dossier de la chaise.. Cela semble tenir…
Je suis fébrile et des frissons me parcours le corps… Je n’en pouvais plus… Je tente de m’endormir la bouche fermée… Je les imaginent rampant sur moi à la recherche de n’importe quelle cavité corporelle pour s’y loger et pondre… Au moins Alien vous offre une chance de mourir avant d’être parasité.
La nuit se passe et l’aube apporte son flot de lumière rassurante… Ces misérables insectes inoffensifs ne sont plus qu’une idée lointaine… Seule ma femme est là pour se souvenir… "Mais t’es vraiment pas bien ! Qu’est-ce qui t’a prit de faire un foin pareil pour un cafard…"…
Y êtes-vous sensible ou etes-vous capable de dormi du sommeil du juste dans un wagon grouillant de blattes ? Devenez-vous absolument hystérique à la simple vue d’un lézard ou d’un insecte… Racontez nous vos anecdotes…
Pour ma part je ne m’explique toujours pas comment j’ai pu autant de fois me rendre en Asie avec une telle peur de la Blatte. Par bonheur, les rencontres malheureuse furent plutôt rares, mais épiques !
21 heures / Krabi / Thaïlande
Nous devons passer la nuit dans cette charmante guest house avant de prendre le bateau pour les îles. C’est rustique, mais agréable. Nos bungalows sont blottis au fonds d’une épaisse végétation.
De retour de dîner nous trouvons une adorable chienne rachitique allaitant son petit sur le perron de notre porte. J’ai toujours penser que nous pourrions nous préoccuper des animaux quant tous les enfants vivront dans des conditions décentes… Mais je n’ai jamais réussit à l’appliquer. Ma femme et moi-même cherchons dans notre sac ce qui pourrai remplir ce frêle estomac. L’animal est adorable et son petit nous fend le cœur… Il sont maintenant repus… Et commencent à somnoler… Nous allons faire de même.
Nous rentrons nous coucher le cœur allégé par ce spectacle.
le ventilo est resté allumé la veille et j’ai encore attrapé froid. La fièvre monte doucement… la toux aussi. Je me relève prendre une aspirine. J’allume la lumière à tâtons et porte la main à ma trousse de toilette.
Quelque chose à bougé… Là juste derrière le gel douche.
J’ai à peine eut le temps de le voir. C’est derrière le flacon j’en suis certain ! Je ne bouge plus… Ma femme s’est assoupie… Et je ne peux pas sortir de la salle de bain sans en avoir le cœur net. Je ne bouge toujours pas et scrute très attentivement tout autour de moi. Je sens des fourmillements me parcourir le dos… Je ne dois pas céder à la panique… La présence éventuelle de cet insecte m’interdit d’ouvrir la bouche. Je respire fortement par le nez.
Je prend ma brosse à dent pour manipuler la bouteille de savon liquide… L’instrument est court, mais je n’ai rien d’autre à ma portée. Il bouge ! s’en est un… Il est monstrueux… 4 cm… Peut être 5… Il agite doucement ses antennes et son corps marront noir strillé d'une carapace à l'aspect huileux, semble prêt à se glisser dans n'importe quel trou crasseux... Je suis tétanisé… Je sort doucement en ne quittant pas cette horreur du regard. Si je ferme la porte… J’aurai le sentiment d’être en sécurité. Mais un autre occupe le cadre de la porte de la salle de bain! L'idée que cette rencontre n'est pas fortuite, mais que le lieu est un repert grouillant m'angoisse! Je suis cerné.
Si je ferme la porte je l’écrase… Pour bien des gens c’est une occasion inespérée de se libérer de l’occupant… Pour moi c’est un traumatisme supplémentaire… La simple idée du bruit de cette carcasse explosant pour libérer une pulpe immonde, infestée de milliers d’œuf prêt à éclore… Impossible !
Je suis en sueur et je tousse, la fièvre monte d’un cran… Je n’ai plus le choix. Ma virilité va encore en prendre un coup, mais il faut que je réveille ma femme… Elle seule pourra me sortir de cette antichambre de la psychose qui me guette. A peine 2 mios que nous sommes marriés, et déja minable... Ca promet. Mon cœur… Hommmpff Y’a des cafards Où…. Rrrhh Dans la salle d’eau Bon bah dors, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? ? ? Tu veux pas aller fermer la porte de la salle d’eau ? Ohhh tu m’emmerde avec tes bestioles elles vont pas te bouffer…Je retourne apeuré devant la porte de la salle de bain…L’occupant de la porte a disparu… Je souffle et ferme la porte…
Mais les éléments sont contre moi… C’est un mauvais film… La porte ne se ferme pas. Elle se rouvre paresseusement à chaque fois que je la renvoi dans ses gons. Je cherche une solution en la tenant. une ficelle… Mais je n’ai rien pour l’accrocher… Une chaise… Mais la porte s’ouvre sur l’intérieur de la salle de bain, il faudrait la bloquer de l’intérieur… C’est impossible. Voilà 5 min. que je tiens cette porte qui est mon unique rempart contre la crise de panique. Ma femme se lève sans rien dire… L’air furieuse… Je vais peut être passer un mauvais quart d’heure, mais le simple sentiment d’être moins seul me redonne du courage. Elle Prend un bout de ficelle. Rapproche une lourde chaise et accroche la poignée de la porte au dossier de la chaise.. Cela semble tenir…
Je suis fébrile et des frissons me parcours le corps… Je n’en pouvais plus… Je tente de m’endormir la bouche fermée… Je les imaginent rampant sur moi à la recherche de n’importe quelle cavité corporelle pour s’y loger et pondre… Au moins Alien vous offre une chance de mourir avant d’être parasité.
La nuit se passe et l’aube apporte son flot de lumière rassurante… Ces misérables insectes inoffensifs ne sont plus qu’une idée lointaine… Seule ma femme est là pour se souvenir… "Mais t’es vraiment pas bien ! Qu’est-ce qui t’a prit de faire un foin pareil pour un cafard…"…
Qui a la plus belle photo sur son profil? English translation pending
à part moi bien evidemment 😛
Le Rocher d'OR à KYAIKHTIYO en Birmanie 🙂
Le Rocher d'OR à KYAIKHTIYO en Birmanie 🙂
Islande: la peur, l'émotion, le plaisir... (suite) English translation pending
Une sensation étrange, à la frontière de la peur et du plaisir … Un peu comme quand on était enfants et qu’on « jouait à se faire peur » en surgissant au coin d’un mur (bouhhhh !) devant l’autre terrifié … Terrifié, mais grisé de plaisir, avec un cri d’effroi qui se transforme en éclat de rire de soulagement !
Pour ceux qui n’ont pas lu le début, ça se passe en Islande en juillet 2003, et c’est ici http://voyageforum.com/v.f?post=66886#66886 Mais ce n'est pas indispensable d'avoir lu la première partie).
Aujourd’hui, on se réveille tôt ... avec cette impression bizarre qu'on a, dans le demi-sommeil, quand on sait que ça va être une journée importante. Cette journée, nous y pensons depuis longtemps. Nous l’avons préparée depuis des semaines, sur les cartes détaillées de la région mais aussi en prenant conseil auprès d’autres voyageurs.
Aujourd’hui nous traversons le Fjallabak (littéralement ça veut dire « derrière les montagnes »), sans doute la région la plus sauvage d’Islande.
Ici, sur une trentaine de kilomètres, la croûte terrestre s’entr'ouvre, comme sur une miche de pain bien cuit. Les plaques continentales Europe et Amérique s’écartent un peu chaque jour de part et d’autre du « rift ». L'incroyable machine tectonique de la planète, qui fonctionne en secret au fond de l’Atlantique, se montre au grand jour …
Pourquoi et comment les hommes ont un jour envisagé de tracer une piste dans cet univers ? Non seulement elle passe en plein sur le « rift » d’Eldgjá (en islandais « la faille du feu »), mais elle se faufile aussi entre deux immenses volcans coiffés de calottes glaciaires, le Vatnajökull et le Mýrdalsjökull.
Ici on comprend la devise de ce pays : « Ís og eldur » … la glace et le feu !
La piste d’Eldgjá est réservée aux 4x4 et n’est ouverte que quelques semaines par an. Certaines années, elle n’ouvre que vers la mi-juillet et est à nouveau fermée dès la mi-août.
En démarrant, l’excitation monte d’un cran … Excitation, peur ou plaisir ? Excitation, peur et plaisir ? Vous connaissez cette étrange sensation, n’est ce pas ?
C’est un peu comme au début d’une nouvelle histoire d’amour, pour un premier rendez-vous, quand ça tourbillonne dans la tête, quand on est tout excité et effrayé à la fois, et qu’il ne s’est encore rien passé … (Vous trouvez la comparaison un peu bête ... ? bon, ça ne fait rien ... excusez-moi).
On laisse derrière nous le camp de Landmannalaugar, ses ruisseaux d'eau chaude fumants dans les prairies glacées, ses montagnes de rhyolite aux couleurs folles. Si tout va bien, ce soir nous devrions déboucher sur la côte Sud de l’Islande, à 70 kilomètres d'ici à peine, près du petit village de Kirkjubæjarklaustur ( oupssss !) où nous sommes attendus dans une ferme pour notre hébergement.
A peine quelques minutes et nous voici dans un monde étrange : la piste s’insinue entre des montagnes nues, couvertes de cendres d’un beau noir mat, et striées de coulures jaune fluo.
Le contraste est irréel, on dirait qu’un géant armé d’un Stabilo s’est défoulé par ici ! Il n’y a pas de végétation et ces grandes stries jaunes sont des mousses, la seule vie qui parvient à s’accrocher.
Il n’y a plus personne maintenant. On descend de la voiture et on se regarde avec des yeux ronds et un sourire d'enfant gourmand ... Le ciel est gris ardoise, il fait froid mais nous sommes bien équipés.
Petite randonnée à pied, voyage dans l’espace mais aussi dans le temps : ici, dans ce décor de création du monde, c’est le quaternaire, l’époque périglaciaire … les paysages sont en construction. Si le créateur avait eu un panneau « chantier » il l’aurait mis ici !
On surplombe la vallée de la Skaftá. Sur des centaines de mètres de large, la rivière se divise en innombrables chenaux qui divaguent parmi des îles de gravier. Il y a 80 000 ans, la vallée de la Garonne, de l’Isère ou de la Durance ont sans doute été comme ça … On est ici entre deux grands glaciers, c’est l’été et la fonte est maximale, l’eau est partout ! Que d'eau ... que d'eau ... !
Cette eau, il va falloir la voir de près ... Retour à la voiture, la piste descend en lacets très raides vers la rivière. On descend lentement, tout au frein-moteur. Les traces s'arrêtent face à la berge : premier passage à gué, assez large mais apparemment tranquille. Arrêt et reconnaissance : l'eau est claire, peu profonde, le courant est faible, et on voit bien à quel endroit les traces de pneus ressortent de l'autre côté.
On enclenche le levier en 4WD-Low et on traverse cahin-caha, tout doucement, de l'eau jusqu'à mi-hauteur des roues. Chacun regarde devant soi, attentif aux moindres sensations ... Sourires de connivence quand notre petite Suzuki Jimny aborde la rive d'en face, dégoulinante mais sereine ! Merci Jimny !
On a pris de l'altitude. Maintenant la piste se glisse entre des volcans pointus aux sommets encore couverts de névés. On n'arrête pas de monter et de descendre pour passer d'une vallée à l'autre. En quelques kilomètres, on franchit comme ça trois autres gués, assez comparables au premier.
Mais nous voici en bas d'une nouvelle descente et là, manifestement, c'est différent : la rivière est nettement plus grosse, le lit est encombré de blocs et il y a pas mal de courant.
On se regarde en biais, sourire un peu crispé ... ouh là là ... !
Arrêt sur la berge, là où les traces plongent dans l'eau. Sous un petit crachin froid, on descend de la voiture pour se faire une idée des lieux. Il n'y a personne mais en longeant la rive on voit que des voitures sont passées à plusieurs endroits différents, il y a quatre ou cinq points d'entrée sur 40 mètres de large, et on ne voit pas très bien où tout cela ressort.
Perplexité ...
Mais que c'est beau ! Le ciel a maintenant des couleurs irréelles, un gris d'acier, avec ça et là des fontaines de lumière qui trouent les nuages et tombent vers le sol.
A quelques kilomètres vers l'amont de la rivière, une grosse masse de nuages plus sombres s'est crevée, on voit de loin les rideaux de pluie qui dégringolent. En Islande, le ciel est souvent changeant et mobile, comme ça. Les islandais, qui aiment bien les proverbes et qui ne manquent pas d'humour, disent « Si vous n'êtes pas contents du temps qu'il fait, attendez cinq minutes ! ». C'est souvent vrai.
Dans cet endroit du bout du monde, il y a un grand panneau jaune, le panneau explicatif que l'on trouve en Islande devant tous les gués importants.
En islandais et en anglais, une liste de conseils parmi lesquels celui-ci, particulièrement savoureux : « Warning ! Tire tracks don't tell the entire story ! » (Attention ! Les traces de pneus ne racontent pas toute l'histoire !).
En effet, si on se fie aux traces laissées par certains 4x4 monstrueux (courants en Islande), qui ont une garde au sol de 70 cm et des roues de camion crantées, on risque d’avoir des surprises car ceux-là passent à peu près n'importe où !
Un autre conseil du panneau nous dit : « Is somebody watching while you cross ? » (Y a t-il quelqu'un qui vous regarde traverser ?) ... effectivement, en voilà une idée qu'elle est bonne ! !
Seulement voilà : le problème, c'est justement qu'il n'y a personne ... Tout en continuant nos investigations, on laisse passer un bon quart d'heure mais toujours pas la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre ...
Autre recommandation du panneau jaune : « Probe the crossing yourself » (Testez le passage vous-même ... sous-entendu : à pied). Effectivement, c'est le plus tentant pour la sécurité ! ... au moins on saurait où on va ...
Sauf qu'il y a un autre célèbre proverbe islandais en forme de boutade qui dit « En Islande, nous avons deux sortes de rivières : les rivières à quatre degrés ... et les rivières à moins de quatre degrés ! ».
On essaye bien de s'avancer un peu sur les blocs qui encombrent la rive pour voir comment est fait le passage à certains endroits, mais à défaut d'avoir des cuissardes, les pieds et les mollets se tétanisent en quelques secondes !
Passons sur les deux derniers conseils « Use a safety line » et « Wear warm clothing in bright colors » ... un cable de sécurité ? Nous n'en avons pas, et de toute façon, s'accrocher à quoi ? Et puis il faudrait d'abord traverser (à pied) pour l'accrocher en face !
Quant aux vêtements chauds ... c'est une évidence et nous les avons, merci ! ... et enfin « des vêtements de couleurs vives » ??? ... là, franchement, on ne voit pas trop pourquoi ??? ... serait-ce pour retrouver plus facilement les corps ??? (non, allez, on plaisante, là ... !).
Bon, on sent bien qu'il va falloir décider quelque chose ... on se regarde en riant un peu jaune !
Il est maintenant quatre heures de l'après-midi, nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres du but, soit on passe et on continue vers Eldgjá, soit on fait demi-tour ici et alors on a un long trajet à faire à l'envers (en repassant les premiers gués) puis on devra contourner les montagnes par l'Ouest pour arriver à notre ferme ... à plus d'heure ! ! ! (et on n'aura jamais vu Eldgjá, « la faille du feu », le rift, la balafre de la planète ... ça fait râler, quand même !).
Oupssss ! à l'heure du choix, de nouveau la petite sensation ... Peur et excitation ... excitation et plaisir ... ?
Nos enfants sont adultes à présent, mais quand ils étaient petits, on leur disait souvent qu'il fallait parfois oser enfreindre quelques limites ... que si les hommes n'avaient jamais eu un tout petit grain de folie, s'ils n'étaient jamais sortis de la caverne, s'ils n'étaient jamais allés voir ce qu'il y avait « de l'autre côté de la montagne », l'humanité n'aurait sans doute pas évolué comme elle l'a fait !
Avec eux (en voyage notamment) une phrase célèbre était « Et si on essayait de ... » ou bien « Et si on allait ... ». Un panneau « route barrée » : et si on essayait quand même ? à pied, peut-être ? Une zone interdite ? son attrait était décuplé ! Tout cela avec prudence et raison bien sûr, mais que de souvenirs sur ce thème ! ! ! (... mais pourquoi je vous raconte ça, moi ??? bon, passons !)
Vous l'avez compris ... on se regarde : on sait maintenant qu'on va passer ! Bien d'autres l'ont fait avant nous, ça devrait aller ! En plus, le temps qui passe n'arrange rien : on sait que la fonte des glaces est plus importante en fin de journée et comme il a plu en amont, cette rivière ne peut que grossir dans les heures qui viennent.
On a déterminé le « meilleur » point d'entrée et (autant que faire se peut) la meilleure trajectoire, un peu en diagonale dans le sens du courant, et on voit à peu près où on ressortira de l'autre côté.
On monte dans la voiture ... Les portières claquent ... Oupssss ! ça fait comme une petite tension dans le bas-ventre en rallumant le moteur ... vous voyez ce que je veux dire ?
Peur-plaisir ... Plaisir-peur ... ? !
Le levier est enclenché sur « 4WD-Low », premier tour de roue tout doucement et ... splatch ! C'est parti ... au pas, mais moteur à haut régime pour ne pas risquer de caler ...
Apparemment ça ne commence pas trop mal. On se concentre sur les sensations : évaluation en temps réel à chaque tour de roue car il ne faut pas trop traîner là-dedans … Du bouillon, des trous, des gros cailloux sous les roues, du bouillon, des trous encore, une drôle d'impression très fugace de ne voir que de l'eau devant et sur les deux côtés, on avance cahin-caha, en se dandinant ... Les deux-tiers sont faits maintenant, un dernier bloc à éviter ... et voici la rive d’en face, les roues avant accrochent sur les galets, les roues arrière poussent fort, et hop ! Vive le sec !
Et là ... pas besoin de vous faire un dessin ! c’est la décompression primaire, le bonheur animal, l’éclat de rire nerveux et libérateur …
Mais vous y trompez pas : ce qui nous habite à ce moment-là, ce n’est pas l’esprit de conquête, bien au contraire ! Nous n’avons rien vaincu … rien surmonté ... Elle nous a laissés passer, c'est tout ! Humilité et respect …
On continue tout doucement, à quinze à l’heure, la piste est facile maintenant, elle serpente dans un paysage de cendres noires qui alternent avec des coulées de lave couvertes de mousses.
Un peu plus loin, au niveau du volcan Tindafjall, on redescend dans la vallée de la Skaftá. Impression curieuse car, vu d’ici, on dirait qu’il n’y a plus de piste. En fait, une fois en bas, on réalise que la piste emprunte carrément le lit de la rivière sur quelques centaines de mètres !
Ici, il n’y a plus de gués : les gués sont partout ! La rivière s’est tellement étalée et divisée en multiples chenaux qu’elle occupe tout le fond de la vallée, d’un bord à l’autre. Heureusement, grâce à cet étalement, l'eau n’est pas profonde, vingt à trente centimètres tout au plus, mais lors des crues la rivière s'est déplacée un peu partout dans le fond de la vallée et a créé cet univers de chenaux et de bancs de graviers à perte de vue ...
Des tronçons de piste on été abandonnés parce qu’ils aboutissaient alors à des eaux trop profondes, d’autres voies ont été improvisées par des 4x4 un peu au feeling … Il y a des traces partout !
« Tire tracks don't tell the entire story ! » ... Perplexité …
On sort de la voiture et on se perche debout sur le bas de caisse pour essayer de voir un peu plus loin et d’y comprendre quelque chose. Finalement, avec prudence, au pas et en « 4WD-Low », tout se passe bien. On passe d’un banc de gravier à un autre, puis on ressort et on refait le point sur la meilleure trajectoire en direction du banc de gravier suivant … et ainsi de suite. Notre Jimny, dégoulinante mais vaillante, nous fait descendre la rivière !
Retour au sec, et au détour d’un virage, devant nous s’ouvre enfin Eldgjá « la faille du feu », la plus grande fissure éruptive de la planète, béante, longue de trente kilomètres !
Ici, sous nos yeux, le « rift » qui fend le fond de l’Atlantique apparaît au grand jour.
Devant nous, un incroyable décor pour l’opéra de la terre, à gauche la plaque Amérique, à droite la plaque Europe … La grande balafre de la croûte terrestre dont les lèvres s’écartent inexorablement, de quelques centimètres par an.
Aucune vie, la tectonique à l’état brut et rien d’autre ! L’émotion nous saisit … frisson ... nous ne sommes que des poussières, ici ! Avons-nous le droit d’être invités à la cérémonie de la création du monde ? Humilité, crainte, respect …
Un chemin secondaire s’engage dans la faille. On se regarde : ... « Et si …. … … ? » … On décide de le suivre pour aller voir la cascade d’Ófærufoss, mentionnée sur la carte, à deux ou trois kilomètres.
Les traces, dans les scories noires, s’insinuent entre les lèvres de la faille, séparées par une cinquantaine de mètres. On avance tout doucement, on est émus, on ne parle pas …
Mais au bout de quelques centaines de mètres, on butte sur une rivière cette fois vraiment trop grosse pour être franchie à gué, en tout cas pas aujourd'hui, il y a trop d’eau, trop de courant, ce n’est même pas la peine de l’envisager ! Il est cinq heures de l'après-midi, il a plu, le débit doit être au maximum.
Il n'y a absolument personne. Demi-tour sans aucune hésitation et sans regrets. Nous ne verrons pas Ófærufoss. Nous sommes venus jusqu’ici pour rendre hommage à la nature, c’est de bonne grâce que nous acceptons qu’elle ne nous laisse pas aller plus loin …
On se contente d’une belle ballade à pied dans la faille, impression d’être sur la fermeture-éclair de la terre. L’écho de nos pas se répercute sur les parois. On ramasse quelques pierres montées du manteau en fusion de l’écorce terrestre : elles sont noires ou brunes, torsadées comme de la guimauve et truffées de bulles …
Retour à la piste principale, il fait froid, il se fait tard … A regret, il faut partir et quitter ce lieu où la terre enfante d’elle-même.
Contact, moteur … Eldgjá : nous n’oublierons jamais …
Encore plusieurs gués (mineurs) à franchir et nous voici enfin au camp d’Holaskjól. Une cabane en bois qui sert de refuge et trois petites tentes-igloo, perdues dans le froid et l’humidité. Ce sont de jeunes « trekkeuses » qui vont partir demain à pied vers Landmannalaugar. Mmmouais ... faut vraiment aimer le camping ! ! !
On nous a dit qu’à partir d’ici la piste serait plus facile, c’est donc une halte carrément festive qu’on s’octroie devant la cabane, avec un bon thé chaud, biscuits, figues sèches (de Nice) et chocolat noir ! Sans doute les émotions d’Eldgjá avaient provoqué un petit déficit en magnésium, non ?
En effet après le camp d’Holaskjól, tout est nettement plus simple. On descend tranquillement des montagnes de Skaftartunga jusqu’à la route principale (la route n°1 qui fait le tour de l’Islande). Ici se trouve le désert de l’Eldhraun (« la lave du feu »), la plus vaste coulée de lave d’Islande, et une des plus grandes du monde.
La ferme d’Hunkubakkar, où nous sommes attendus ce soir, n’est qu’à trois kilomètres d’ici, juste avant le hameau de Kirkjubæjarklaustur … (oui, vous avez raison, c’est le pays des noms imprononçables !).
A la ferme, le jeune couple qui nous accueille a des prénoms vraiment pas possibles : Hörður (pour l’homme) et Ragnaheiðhur (pour la jeune femme). Accueil chaleureux ! Il fait doux dans leur maison, c’est même surchauffé comme souvent en Islande, Ragnaheiðhur est en T-shirt. Elle nous donne la clef d’un petit bungalow indépendant, juste à côté de chez eux. C'est parfait, il y a une chambre, une petite salle de bains et même un coin-kitchenette bien équipé.
Notre Jimny, complètement couverte de boue grise, est garée devant la porte. On est assez fatigués, mais tout est bien … Détente, repos, soupe bien chaude et le délicieux skyr (fromage blanc islandais) en guise de dessert.
La douche géothermique (à l’odeur de soufre) est un plaisir total : elle nous rappelle que c'est la terre qui nous chauffe, comme partout en Islande.
Comme toutes les maisons islandaises, notre cabanon n’a pas de volets, et dehors le soleil refait son apparition. C’est une nuit de juillet, une « nuit » arctique, lumineuse et froide.
Et puis dodo ... Sous la couette, pendant un moment, les images et les émotions de la journée font la farandole dans nos têtes ... puis elles se diluent progressivement dans le sommeil.
Peur, émotions et plaisir … une journée dans notre vie, inoubliable à jamais.
Chris
Pour ceux qui n’ont pas lu le début, ça se passe en Islande en juillet 2003, et c’est ici http://voyageforum.com/v.f?post=66886#66886 Mais ce n'est pas indispensable d'avoir lu la première partie).
Aujourd’hui, on se réveille tôt ... avec cette impression bizarre qu'on a, dans le demi-sommeil, quand on sait que ça va être une journée importante. Cette journée, nous y pensons depuis longtemps. Nous l’avons préparée depuis des semaines, sur les cartes détaillées de la région mais aussi en prenant conseil auprès d’autres voyageurs.
Aujourd’hui nous traversons le Fjallabak (littéralement ça veut dire « derrière les montagnes »), sans doute la région la plus sauvage d’Islande.
Ici, sur une trentaine de kilomètres, la croûte terrestre s’entr'ouvre, comme sur une miche de pain bien cuit. Les plaques continentales Europe et Amérique s’écartent un peu chaque jour de part et d’autre du « rift ». L'incroyable machine tectonique de la planète, qui fonctionne en secret au fond de l’Atlantique, se montre au grand jour …
Pourquoi et comment les hommes ont un jour envisagé de tracer une piste dans cet univers ? Non seulement elle passe en plein sur le « rift » d’Eldgjá (en islandais « la faille du feu »), mais elle se faufile aussi entre deux immenses volcans coiffés de calottes glaciaires, le Vatnajökull et le Mýrdalsjökull.
Ici on comprend la devise de ce pays : « Ís og eldur » … la glace et le feu !
La piste d’Eldgjá est réservée aux 4x4 et n’est ouverte que quelques semaines par an. Certaines années, elle n’ouvre que vers la mi-juillet et est à nouveau fermée dès la mi-août.
En démarrant, l’excitation monte d’un cran … Excitation, peur ou plaisir ? Excitation, peur et plaisir ? Vous connaissez cette étrange sensation, n’est ce pas ?
C’est un peu comme au début d’une nouvelle histoire d’amour, pour un premier rendez-vous, quand ça tourbillonne dans la tête, quand on est tout excité et effrayé à la fois, et qu’il ne s’est encore rien passé … (Vous trouvez la comparaison un peu bête ... ? bon, ça ne fait rien ... excusez-moi).
On laisse derrière nous le camp de Landmannalaugar, ses ruisseaux d'eau chaude fumants dans les prairies glacées, ses montagnes de rhyolite aux couleurs folles. Si tout va bien, ce soir nous devrions déboucher sur la côte Sud de l’Islande, à 70 kilomètres d'ici à peine, près du petit village de Kirkjubæjarklaustur ( oupssss !) où nous sommes attendus dans une ferme pour notre hébergement.
A peine quelques minutes et nous voici dans un monde étrange : la piste s’insinue entre des montagnes nues, couvertes de cendres d’un beau noir mat, et striées de coulures jaune fluo.
Le contraste est irréel, on dirait qu’un géant armé d’un Stabilo s’est défoulé par ici ! Il n’y a pas de végétation et ces grandes stries jaunes sont des mousses, la seule vie qui parvient à s’accrocher.
Il n’y a plus personne maintenant. On descend de la voiture et on se regarde avec des yeux ronds et un sourire d'enfant gourmand ... Le ciel est gris ardoise, il fait froid mais nous sommes bien équipés.
Petite randonnée à pied, voyage dans l’espace mais aussi dans le temps : ici, dans ce décor de création du monde, c’est le quaternaire, l’époque périglaciaire … les paysages sont en construction. Si le créateur avait eu un panneau « chantier » il l’aurait mis ici !
On surplombe la vallée de la Skaftá. Sur des centaines de mètres de large, la rivière se divise en innombrables chenaux qui divaguent parmi des îles de gravier. Il y a 80 000 ans, la vallée de la Garonne, de l’Isère ou de la Durance ont sans doute été comme ça … On est ici entre deux grands glaciers, c’est l’été et la fonte est maximale, l’eau est partout ! Que d'eau ... que d'eau ... !
Cette eau, il va falloir la voir de près ... Retour à la voiture, la piste descend en lacets très raides vers la rivière. On descend lentement, tout au frein-moteur. Les traces s'arrêtent face à la berge : premier passage à gué, assez large mais apparemment tranquille. Arrêt et reconnaissance : l'eau est claire, peu profonde, le courant est faible, et on voit bien à quel endroit les traces de pneus ressortent de l'autre côté.
On enclenche le levier en 4WD-Low et on traverse cahin-caha, tout doucement, de l'eau jusqu'à mi-hauteur des roues. Chacun regarde devant soi, attentif aux moindres sensations ... Sourires de connivence quand notre petite Suzuki Jimny aborde la rive d'en face, dégoulinante mais sereine ! Merci Jimny !
On a pris de l'altitude. Maintenant la piste se glisse entre des volcans pointus aux sommets encore couverts de névés. On n'arrête pas de monter et de descendre pour passer d'une vallée à l'autre. En quelques kilomètres, on franchit comme ça trois autres gués, assez comparables au premier.
Mais nous voici en bas d'une nouvelle descente et là, manifestement, c'est différent : la rivière est nettement plus grosse, le lit est encombré de blocs et il y a pas mal de courant.
On se regarde en biais, sourire un peu crispé ... ouh là là ... !
Arrêt sur la berge, là où les traces plongent dans l'eau. Sous un petit crachin froid, on descend de la voiture pour se faire une idée des lieux. Il n'y a personne mais en longeant la rive on voit que des voitures sont passées à plusieurs endroits différents, il y a quatre ou cinq points d'entrée sur 40 mètres de large, et on ne voit pas très bien où tout cela ressort.
Perplexité ...
Mais que c'est beau ! Le ciel a maintenant des couleurs irréelles, un gris d'acier, avec ça et là des fontaines de lumière qui trouent les nuages et tombent vers le sol.
A quelques kilomètres vers l'amont de la rivière, une grosse masse de nuages plus sombres s'est crevée, on voit de loin les rideaux de pluie qui dégringolent. En Islande, le ciel est souvent changeant et mobile, comme ça. Les islandais, qui aiment bien les proverbes et qui ne manquent pas d'humour, disent « Si vous n'êtes pas contents du temps qu'il fait, attendez cinq minutes ! ». C'est souvent vrai.
Dans cet endroit du bout du monde, il y a un grand panneau jaune, le panneau explicatif que l'on trouve en Islande devant tous les gués importants.
En islandais et en anglais, une liste de conseils parmi lesquels celui-ci, particulièrement savoureux : « Warning ! Tire tracks don't tell the entire story ! » (Attention ! Les traces de pneus ne racontent pas toute l'histoire !).
En effet, si on se fie aux traces laissées par certains 4x4 monstrueux (courants en Islande), qui ont une garde au sol de 70 cm et des roues de camion crantées, on risque d’avoir des surprises car ceux-là passent à peu près n'importe où !
Un autre conseil du panneau nous dit : « Is somebody watching while you cross ? » (Y a t-il quelqu'un qui vous regarde traverser ?) ... effectivement, en voilà une idée qu'elle est bonne ! !
Seulement voilà : le problème, c'est justement qu'il n'y a personne ... Tout en continuant nos investigations, on laisse passer un bon quart d'heure mais toujours pas la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre ...
Autre recommandation du panneau jaune : « Probe the crossing yourself » (Testez le passage vous-même ... sous-entendu : à pied). Effectivement, c'est le plus tentant pour la sécurité ! ... au moins on saurait où on va ...
Sauf qu'il y a un autre célèbre proverbe islandais en forme de boutade qui dit « En Islande, nous avons deux sortes de rivières : les rivières à quatre degrés ... et les rivières à moins de quatre degrés ! ».
On essaye bien de s'avancer un peu sur les blocs qui encombrent la rive pour voir comment est fait le passage à certains endroits, mais à défaut d'avoir des cuissardes, les pieds et les mollets se tétanisent en quelques secondes !
Passons sur les deux derniers conseils « Use a safety line » et « Wear warm clothing in bright colors » ... un cable de sécurité ? Nous n'en avons pas, et de toute façon, s'accrocher à quoi ? Et puis il faudrait d'abord traverser (à pied) pour l'accrocher en face !
Quant aux vêtements chauds ... c'est une évidence et nous les avons, merci ! ... et enfin « des vêtements de couleurs vives » ??? ... là, franchement, on ne voit pas trop pourquoi ??? ... serait-ce pour retrouver plus facilement les corps ??? (non, allez, on plaisante, là ... !).
Bon, on sent bien qu'il va falloir décider quelque chose ... on se regarde en riant un peu jaune !
Il est maintenant quatre heures de l'après-midi, nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres du but, soit on passe et on continue vers Eldgjá, soit on fait demi-tour ici et alors on a un long trajet à faire à l'envers (en repassant les premiers gués) puis on devra contourner les montagnes par l'Ouest pour arriver à notre ferme ... à plus d'heure ! ! ! (et on n'aura jamais vu Eldgjá, « la faille du feu », le rift, la balafre de la planète ... ça fait râler, quand même !).
Oupssss ! à l'heure du choix, de nouveau la petite sensation ... Peur et excitation ... excitation et plaisir ... ?
Nos enfants sont adultes à présent, mais quand ils étaient petits, on leur disait souvent qu'il fallait parfois oser enfreindre quelques limites ... que si les hommes n'avaient jamais eu un tout petit grain de folie, s'ils n'étaient jamais sortis de la caverne, s'ils n'étaient jamais allés voir ce qu'il y avait « de l'autre côté de la montagne », l'humanité n'aurait sans doute pas évolué comme elle l'a fait !
Avec eux (en voyage notamment) une phrase célèbre était « Et si on essayait de ... » ou bien « Et si on allait ... ». Un panneau « route barrée » : et si on essayait quand même ? à pied, peut-être ? Une zone interdite ? son attrait était décuplé ! Tout cela avec prudence et raison bien sûr, mais que de souvenirs sur ce thème ! ! ! (... mais pourquoi je vous raconte ça, moi ??? bon, passons !)
Vous l'avez compris ... on se regarde : on sait maintenant qu'on va passer ! Bien d'autres l'ont fait avant nous, ça devrait aller ! En plus, le temps qui passe n'arrange rien : on sait que la fonte des glaces est plus importante en fin de journée et comme il a plu en amont, cette rivière ne peut que grossir dans les heures qui viennent.
On a déterminé le « meilleur » point d'entrée et (autant que faire se peut) la meilleure trajectoire, un peu en diagonale dans le sens du courant, et on voit à peu près où on ressortira de l'autre côté.
On monte dans la voiture ... Les portières claquent ... Oupssss ! ça fait comme une petite tension dans le bas-ventre en rallumant le moteur ... vous voyez ce que je veux dire ?
Peur-plaisir ... Plaisir-peur ... ? !
Le levier est enclenché sur « 4WD-Low », premier tour de roue tout doucement et ... splatch ! C'est parti ... au pas, mais moteur à haut régime pour ne pas risquer de caler ...
Apparemment ça ne commence pas trop mal. On se concentre sur les sensations : évaluation en temps réel à chaque tour de roue car il ne faut pas trop traîner là-dedans … Du bouillon, des trous, des gros cailloux sous les roues, du bouillon, des trous encore, une drôle d'impression très fugace de ne voir que de l'eau devant et sur les deux côtés, on avance cahin-caha, en se dandinant ... Les deux-tiers sont faits maintenant, un dernier bloc à éviter ... et voici la rive d’en face, les roues avant accrochent sur les galets, les roues arrière poussent fort, et hop ! Vive le sec !
Et là ... pas besoin de vous faire un dessin ! c’est la décompression primaire, le bonheur animal, l’éclat de rire nerveux et libérateur …
Mais vous y trompez pas : ce qui nous habite à ce moment-là, ce n’est pas l’esprit de conquête, bien au contraire ! Nous n’avons rien vaincu … rien surmonté ... Elle nous a laissés passer, c'est tout ! Humilité et respect …
On continue tout doucement, à quinze à l’heure, la piste est facile maintenant, elle serpente dans un paysage de cendres noires qui alternent avec des coulées de lave couvertes de mousses.
Un peu plus loin, au niveau du volcan Tindafjall, on redescend dans la vallée de la Skaftá. Impression curieuse car, vu d’ici, on dirait qu’il n’y a plus de piste. En fait, une fois en bas, on réalise que la piste emprunte carrément le lit de la rivière sur quelques centaines de mètres !
Ici, il n’y a plus de gués : les gués sont partout ! La rivière s’est tellement étalée et divisée en multiples chenaux qu’elle occupe tout le fond de la vallée, d’un bord à l’autre. Heureusement, grâce à cet étalement, l'eau n’est pas profonde, vingt à trente centimètres tout au plus, mais lors des crues la rivière s'est déplacée un peu partout dans le fond de la vallée et a créé cet univers de chenaux et de bancs de graviers à perte de vue ...
Des tronçons de piste on été abandonnés parce qu’ils aboutissaient alors à des eaux trop profondes, d’autres voies ont été improvisées par des 4x4 un peu au feeling … Il y a des traces partout !
« Tire tracks don't tell the entire story ! » ... Perplexité …
On sort de la voiture et on se perche debout sur le bas de caisse pour essayer de voir un peu plus loin et d’y comprendre quelque chose. Finalement, avec prudence, au pas et en « 4WD-Low », tout se passe bien. On passe d’un banc de gravier à un autre, puis on ressort et on refait le point sur la meilleure trajectoire en direction du banc de gravier suivant … et ainsi de suite. Notre Jimny, dégoulinante mais vaillante, nous fait descendre la rivière !
Retour au sec, et au détour d’un virage, devant nous s’ouvre enfin Eldgjá « la faille du feu », la plus grande fissure éruptive de la planète, béante, longue de trente kilomètres !
Ici, sous nos yeux, le « rift » qui fend le fond de l’Atlantique apparaît au grand jour.
Devant nous, un incroyable décor pour l’opéra de la terre, à gauche la plaque Amérique, à droite la plaque Europe … La grande balafre de la croûte terrestre dont les lèvres s’écartent inexorablement, de quelques centimètres par an.
Aucune vie, la tectonique à l’état brut et rien d’autre ! L’émotion nous saisit … frisson ... nous ne sommes que des poussières, ici ! Avons-nous le droit d’être invités à la cérémonie de la création du monde ? Humilité, crainte, respect …
Un chemin secondaire s’engage dans la faille. On se regarde : ... « Et si …. … … ? » … On décide de le suivre pour aller voir la cascade d’Ófærufoss, mentionnée sur la carte, à deux ou trois kilomètres.
Les traces, dans les scories noires, s’insinuent entre les lèvres de la faille, séparées par une cinquantaine de mètres. On avance tout doucement, on est émus, on ne parle pas …
Mais au bout de quelques centaines de mètres, on butte sur une rivière cette fois vraiment trop grosse pour être franchie à gué, en tout cas pas aujourd'hui, il y a trop d’eau, trop de courant, ce n’est même pas la peine de l’envisager ! Il est cinq heures de l'après-midi, il a plu, le débit doit être au maximum.
Il n'y a absolument personne. Demi-tour sans aucune hésitation et sans regrets. Nous ne verrons pas Ófærufoss. Nous sommes venus jusqu’ici pour rendre hommage à la nature, c’est de bonne grâce que nous acceptons qu’elle ne nous laisse pas aller plus loin …
On se contente d’une belle ballade à pied dans la faille, impression d’être sur la fermeture-éclair de la terre. L’écho de nos pas se répercute sur les parois. On ramasse quelques pierres montées du manteau en fusion de l’écorce terrestre : elles sont noires ou brunes, torsadées comme de la guimauve et truffées de bulles …
Retour à la piste principale, il fait froid, il se fait tard … A regret, il faut partir et quitter ce lieu où la terre enfante d’elle-même.
Contact, moteur … Eldgjá : nous n’oublierons jamais …
Encore plusieurs gués (mineurs) à franchir et nous voici enfin au camp d’Holaskjól. Une cabane en bois qui sert de refuge et trois petites tentes-igloo, perdues dans le froid et l’humidité. Ce sont de jeunes « trekkeuses » qui vont partir demain à pied vers Landmannalaugar. Mmmouais ... faut vraiment aimer le camping ! ! !
On nous a dit qu’à partir d’ici la piste serait plus facile, c’est donc une halte carrément festive qu’on s’octroie devant la cabane, avec un bon thé chaud, biscuits, figues sèches (de Nice) et chocolat noir ! Sans doute les émotions d’Eldgjá avaient provoqué un petit déficit en magnésium, non ?
En effet après le camp d’Holaskjól, tout est nettement plus simple. On descend tranquillement des montagnes de Skaftartunga jusqu’à la route principale (la route n°1 qui fait le tour de l’Islande). Ici se trouve le désert de l’Eldhraun (« la lave du feu »), la plus vaste coulée de lave d’Islande, et une des plus grandes du monde.
La ferme d’Hunkubakkar, où nous sommes attendus ce soir, n’est qu’à trois kilomètres d’ici, juste avant le hameau de Kirkjubæjarklaustur … (oui, vous avez raison, c’est le pays des noms imprononçables !).
A la ferme, le jeune couple qui nous accueille a des prénoms vraiment pas possibles : Hörður (pour l’homme) et Ragnaheiðhur (pour la jeune femme). Accueil chaleureux ! Il fait doux dans leur maison, c’est même surchauffé comme souvent en Islande, Ragnaheiðhur est en T-shirt. Elle nous donne la clef d’un petit bungalow indépendant, juste à côté de chez eux. C'est parfait, il y a une chambre, une petite salle de bains et même un coin-kitchenette bien équipé.
Notre Jimny, complètement couverte de boue grise, est garée devant la porte. On est assez fatigués, mais tout est bien … Détente, repos, soupe bien chaude et le délicieux skyr (fromage blanc islandais) en guise de dessert.
La douche géothermique (à l’odeur de soufre) est un plaisir total : elle nous rappelle que c'est la terre qui nous chauffe, comme partout en Islande.
Comme toutes les maisons islandaises, notre cabanon n’a pas de volets, et dehors le soleil refait son apparition. C’est une nuit de juillet, une « nuit » arctique, lumineuse et froide.
Et puis dodo ... Sous la couette, pendant un moment, les images et les émotions de la journée font la farandole dans nos têtes ... puis elles se diluent progressivement dans le sommeil.
Peur, émotions et plaisir … une journée dans notre vie, inoubliable à jamais.
Chris
Weekend Voyage Forum dans les Alpes: 24 au 26 septembre 2004 English translation pending
Salut les forumiens! 🙂
Après plusieurs rencontres géniales avec des forumiens Lyonnais, quelques hésitations tout de même et la bénédiction de François, l’administrateur du site, je me lance… Je précise, pour éviter les confusions, qu’il s’agit d’une organisation « made in moi » et non pas Voyage-réseau.
J’ai la possibilité d’avoir un chalet pouvant accueillir 30 personnes en Savoie (à côté des Saisies), la Participation Aux Frais pour 2 nuits (vendredi + samedi) sera de 12 euros par personne. Attention : afin de simplifier les comptes, ce tarif sera unique, même si certains choisissent de rester 1 seule nuit ! Nous devons être 20 au minimum pour que le week-end se réalise et tout bénéfice sera reversé à Voyageforum.
INSCRIPTIONS 
Pour me faciliter l’organisation, s’inscrire impérativement avant le 5 septembre (voir encadré plus bas).
Dès le 6 septembre (et si nous sommes au moins 20), j’enverrai un email à chaque participant en indiquant mon adresse pour m’envoyer le chèque correspondant. Un plan d’accès au chalet + mon n° de portable seront envoyés par email dès réception du paiement.
La liste des participants est ici : http://focalserv.univ-lyon1.fr/fiche_sciences.php?REF=382 elle permet à chacun de savoir qui vient, contactez vous entre vous pour les covoiturages. Cette page sera mise à jour régulièrement (je squatte le serveur php du boulot, faites pas attention…
)
Pour s’inscrire, me fournir en message privé : pseudo voyageforum + ville de résidence + nb de personnes accompagnantes (1 ou 2, pas plus ! priorité aux membres de voyageforum !!), + moyen de locomotion utilisé + nom du plat emporté (cf. + bas) + EMAIL (ce dernier ne sera pas publié dans le tableau mais me sera INDISPENSABLE pour envoyer une info à tout le monde à la fois).
IMPORTANT : PHILOSOPHIE DU WEEK END 
J’organise ce week-end dans le but d’échanger des expériences, de se rencontrer, de passer un bon week-end tranquille entre voyageurs et découvreurs du Monde, comme on l’a déjà fait lors de super soirées à Lyon notamment.
Je suis farouchement contre l’utilisation de paradis artificiels sachant que notre Planète Terre nous offre tant de paradis naturels ! Ce week-end ne sera donc pas un lieu pour se déchirer à l’alcool ou la drogue... Désolé pour ce manque de tolérance, je préfère renoncer à l’organisation d’un tel week-end plutôt que d’avoir à supporter ce genre de comportement, d’autant plus que j’ai versé 700 euros pour la caution du chalet… Encore une fois, désolé de faire le rabat-joie, mais ce n’est pas négociable. 😛
QUE FAUT-IL EMMENER ? 
Bouffe : l’excellent principe de la soirée du 10/6 à Lyon peut être dupliqué ici : chacun amène une spécialité de son choix, préparée pour 4/5 personnes. Afin de savoir quoi préparer, la liste des plats prévus sera écrite dans le tableau des inscrits. Evidemment on ne goûtera pas à tout le même jour ! (le chalet a un grand frigo). Prévoir en plus : son propre petit-déjeuner + les boissons (alcool en quantité raisonnable donc…) + des aliments faciles à trimbaler pour pique-niquer les midis.
Matériel, emmener également : verres, assiettes et couverts en plastique (disons une dizaine par personne pour être tranquille), draps (le chalet ne fournit que des couvertures), matos de sport (en fonction de l’activité choisie – cf. ci-dessous)
DEROULEMENT 
Il y aura du monde pour vous accueillir au chalet à partir du vendredi 18h en principe (en fait, faudra que je désigne un volontaire...)
Ceux qui veulent proposer des activités pour le samedi ou le dimanche sont les bienvenus : rando, escalade, VTT, farniente, etc… Comme je ne peux pas m’occuper de tout, chaque personne qui proposera une activité devra gérer son propre groupe . Il faut donc proposer des choses bien concrètes ! Les propositions d'activité seront également reprises sur http://focalserv.univ-lyon1.fr/fiche_sciences.php?REF=382
En conséquence, le plus simple est d’adopter la formule pique nique le midi (samedi + dimanche) et repas au chalet le soir (vendredi + samedi) – sauf intempéries… 😕
NB : il faudra consacrer une bonne heure au nettoyage du chalet le dimanche matin avant d’aller en pique-nique !🤪
Voilà j’espère que je n’ai rien oublié. Çà fait un peu directif mais il faut un minimum d’organisation si on veut réussir le week-end ! 🙂
Après plusieurs rencontres géniales avec des forumiens Lyonnais, quelques hésitations tout de même et la bénédiction de François, l’administrateur du site, je me lance… Je précise, pour éviter les confusions, qu’il s’agit d’une organisation « made in moi » et non pas Voyage-réseau.
J’ai la possibilité d’avoir un chalet pouvant accueillir 30 personnes en Savoie (à côté des Saisies), la Participation Aux Frais pour 2 nuits (vendredi + samedi) sera de 12 euros par personne. Attention : afin de simplifier les comptes, ce tarif sera unique, même si certains choisissent de rester 1 seule nuit ! Nous devons être 20 au minimum pour que le week-end se réalise et tout bénéfice sera reversé à Voyageforum.
INSCRIPTIONS 
Pour me faciliter l’organisation, s’inscrire impérativement avant le 5 septembre (voir encadré plus bas).
Dès le 6 septembre (et si nous sommes au moins 20), j’enverrai un email à chaque participant en indiquant mon adresse pour m’envoyer le chèque correspondant. Un plan d’accès au chalet + mon n° de portable seront envoyés par email dès réception du paiement.
La liste des participants est ici : http://focalserv.univ-lyon1.fr/fiche_sciences.php?REF=382 elle permet à chacun de savoir qui vient, contactez vous entre vous pour les covoiturages. Cette page sera mise à jour régulièrement (je squatte le serveur php du boulot, faites pas attention…
)Pour s’inscrire, me fournir en message privé : pseudo voyageforum + ville de résidence + nb de personnes accompagnantes (1 ou 2, pas plus ! priorité aux membres de voyageforum !!), + moyen de locomotion utilisé + nom du plat emporté (cf. + bas) + EMAIL (ce dernier ne sera pas publié dans le tableau mais me sera INDISPENSABLE pour envoyer une info à tout le monde à la fois).
IMPORTANT : PHILOSOPHIE DU WEEK END 
J’organise ce week-end dans le but d’échanger des expériences, de se rencontrer, de passer un bon week-end tranquille entre voyageurs et découvreurs du Monde, comme on l’a déjà fait lors de super soirées à Lyon notamment.
Je suis farouchement contre l’utilisation de paradis artificiels sachant que notre Planète Terre nous offre tant de paradis naturels ! Ce week-end ne sera donc pas un lieu pour se déchirer à l’alcool ou la drogue... Désolé pour ce manque de tolérance, je préfère renoncer à l’organisation d’un tel week-end plutôt que d’avoir à supporter ce genre de comportement, d’autant plus que j’ai versé 700 euros pour la caution du chalet… Encore une fois, désolé de faire le rabat-joie, mais ce n’est pas négociable. 😛
QUE FAUT-IL EMMENER ? 
Bouffe : l’excellent principe de la soirée du 10/6 à Lyon peut être dupliqué ici : chacun amène une spécialité de son choix, préparée pour 4/5 personnes. Afin de savoir quoi préparer, la liste des plats prévus sera écrite dans le tableau des inscrits. Evidemment on ne goûtera pas à tout le même jour ! (le chalet a un grand frigo). Prévoir en plus : son propre petit-déjeuner + les boissons (alcool en quantité raisonnable donc…) + des aliments faciles à trimbaler pour pique-niquer les midis.
Matériel, emmener également : verres, assiettes et couverts en plastique (disons une dizaine par personne pour être tranquille), draps (le chalet ne fournit que des couvertures), matos de sport (en fonction de l’activité choisie – cf. ci-dessous)
DEROULEMENT 
Il y aura du monde pour vous accueillir au chalet à partir du vendredi 18h en principe (en fait, faudra que je désigne un volontaire...)
Ceux qui veulent proposer des activités pour le samedi ou le dimanche sont les bienvenus : rando, escalade, VTT, farniente, etc… Comme je ne peux pas m’occuper de tout, chaque personne qui proposera une activité devra gérer son propre groupe . Il faut donc proposer des choses bien concrètes ! Les propositions d'activité seront également reprises sur http://focalserv.univ-lyon1.fr/fiche_sciences.php?REF=382
En conséquence, le plus simple est d’adopter la formule pique nique le midi (samedi + dimanche) et repas au chalet le soir (vendredi + samedi) – sauf intempéries… 😕
NB : il faudra consacrer une bonne heure au nettoyage du chalet le dimanche matin avant d’aller en pique-nique !🤪
Voilà j’espère que je n’ai rien oublié. Çà fait un peu directif mais il faut un minimum d’organisation si on veut réussir le week-end ! 🙂
Les vacances de M.Hulot English translation pending
Bon alors la c'est un vraie cout de gueule enfin pas trop fort non plus quand même !!!!
Y'en a marre de tous ces gens qui sont payer pour aller voyager, enfin surtous pour partire faire des aventure, genre ce gentil petit N.Hulot ..., bon lui c'est le voyageur, mais genre aventurier, comme tesson, horn, Telmon, Poussin, et tant d'autres !!!, y'as des limite moi aussi je veut faire sa comme métier (sa le fait sur ta déclaration de passeport ou autre métier: Aventurier !!!!!)
Bon voila sa soulage, et vous vous en pensez quoi ???
Philo
Y'en a marre de tous ces gens qui sont payer pour aller voyager, enfin surtous pour partire faire des aventure, genre ce gentil petit N.Hulot ..., bon lui c'est le voyageur, mais genre aventurier, comme tesson, horn, Telmon, Poussin, et tant d'autres !!!, y'as des limite moi aussi je veut faire sa comme métier (sa le fait sur ta déclaration de passeport ou autre métier: Aventurier !!!!!)
Bon voila sa soulage, et vous vous en pensez quoi ???
Philo
Tour du monde comme les autres? English translation pending
Hello,
Bon aller un ptit sujet pour faire réagire les réveur et les autres (qui passe a l'act).
Quand on lit les post de cette partie du forum, presque tous le monde veut fair un tour du monde en avion, en empruntant les chemain balisé des autres routard. Est ce que plus personne n'as plus envie de faire autrement (je sait y'as un forum vélos), mais personne ne parle partire en bateau, voiture, roller, trotinette, mongolfier (bonjour le budget), cloche pied, courant, marchant, en tongues, bon la j'ai plus d'idée.
Il y'as tant de facont de découvrire le monde alors pourquoi le faire en avion ??????
@+
Philo
Bon aller un ptit sujet pour faire réagire les réveur et les autres (qui passe a l'act).
Quand on lit les post de cette partie du forum, presque tous le monde veut fair un tour du monde en avion, en empruntant les chemain balisé des autres routard. Est ce que plus personne n'as plus envie de faire autrement (je sait y'as un forum vélos), mais personne ne parle partire en bateau, voiture, roller, trotinette, mongolfier (bonjour le budget), cloche pied, courant, marchant, en tongues, bon la j'ai plus d'idée.
Il y'as tant de facont de découvrire le monde alors pourquoi le faire en avion ??????
@+
Philo
Shanti India, welcome on board:) English translation pending
Les portes de l'avion s'ouvrent, je respire, hume l'air, mais Goa n'est pas une grande ville aux milles odeurs pas toujours les meilleures.
Il est encore tôt, le temps est délicieux. Après quelques pas sur le bitume de la piste, brûlant de soleil déjà écrasant, me voilà dans la queue pour l'immigration. Bien quatre douaniers vérifient les passeports, le visa, la carte d'arrivée. Je demande à d'autres voyageurs pour partager un taxi vers des plages du sud ou j'ai rendez-vous avec un VFiste et un ami à lui. Sans succès. Le prepaid taxi revient à 357 roupies ( 7 euros) je l'obtiens à 200 rps :)
Me voilà dehors. Je regarde les gens, certains me sourient, je leur en envoie un à mon tour, et ... Waouh, en une fois, les bonnes vibrations, les bonnes énergies reçues de précédents voyages remontent à la surface, comme l'effet d'un massage et me revoilà dans une bulle de bien être, de bonheur total...
Une ambassador blanche arrive, le chauffeur me regarde, je le regarde, hop, direction Benaulim que je ne connais pas.
Je passe les descriptions de villages traversés pour plus tard, j'arrive à la plage, cherche le guest house ou ils se trouvent, et je m'installe à la terrasse.
Cherche après deux suisses, en trouve un! 😎
Commande un banana pineapple milk-shake et un lemon honey pancake, et me voilà à rêver et papoter devant l'Océan. Une heure à peine après être descendue de l'avion... 😎
Le temps de m'installer, retrouver un matelas bossu, une moustiquaire à seulement deux petits trous, une douche "à seau", enfiler mon maillot, et hop! Dans les vagues!!! YIIIIYOUUUUU!!!!!!!! Le bonheur... l'eau est absolument divine...
Je suis restée trois jours sur cette plage, j'étais bien impatiente de repartir sur les routes à l'intérieur du pays. Car la plage cocotier c'est bien beau, mais c'est pas vraiment l'Inde. Donc hop! Ed, un bel hollandais me dépose sur son Enfield toute blanche à la gare des bus de Margao, et me voilà inconfortable dans ce bus bondé. "Which country?" Me demande mon voisin "Belgium" "Atchaa" fait-il en dodelinant la tête. Me voilà en Inde. Le bus saute sur toutes les bosses qu'il voit comme pour s'amuser, et fonce à toute allure bien évidemment. Les banquettes sont dures comme du bois, les deux cm de mousses les recouvrant sont devenus deux mm... Mes fesses n'ont plus l'habitude... Heureusement que je voyage jusqu'a Mangalore en plusieurs étapes, le bus direct ne partant qu'a 16h, je n'avais pas envie de l'attendre, et après 3h dans ce vieux bus pourri, j'arrive à Kumta. Kumta est un petit village tout mignon, sans aucun touriste, tout le monde se concentrent à Gokarna à côté. J'ai trois ou quatre heures d'attente pour le bus de Mangalore, je les passe à déguster, avec plaisir retrouvé, un thali. Ce plat national fait de plusieurs petits pots de différents curry en sauce, riz et chapatis, petit yoghourt ensuite pour apaiser le feu des épices... Mmmh waouh. Je me lèche les doigts. Après un petit chai je passe à la caisse, 17 roupies… : Je me balade dans les chemins du village qui ne mènent nulle part, regarde une vieille femme cueillir des jack fruits dans l'arbre de son petit jardin. Respire le ciel bleu sans nuages, écoute les sons de la nature, oiseaux, criquets, et je ne sais quoi d’autre. A la gare des bus, une musulmane à qui on ne voit que ses yeux et moi nous nous regardons. "Not too hot ?" "No no" me répond elle, les yeux souriants.🙂 Et le bus arrive, je continue la jolie route jusque Mangalore, Hassan et enfin Belur, célèbre pour son joli temple. La route entre Mangalore et Hassan et extraordinaire...(voir j'tiens plus en place http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=44023;page=1;mh=-1;guest=2897325;sb=post_latest_reply;so=ASC posts du 6 avril)
A bientôt 😄
Je suis restée trois jours sur cette plage, j'étais bien impatiente de repartir sur les routes à l'intérieur du pays. Car la plage cocotier c'est bien beau, mais c'est pas vraiment l'Inde. Donc hop! Ed, un bel hollandais me dépose sur son Enfield toute blanche à la gare des bus de Margao, et me voilà inconfortable dans ce bus bondé. "Which country?" Me demande mon voisin "Belgium" "Atchaa" fait-il en dodelinant la tête. Me voilà en Inde. Le bus saute sur toutes les bosses qu'il voit comme pour s'amuser, et fonce à toute allure bien évidemment. Les banquettes sont dures comme du bois, les deux cm de mousses les recouvrant sont devenus deux mm... Mes fesses n'ont plus l'habitude... Heureusement que je voyage jusqu'a Mangalore en plusieurs étapes, le bus direct ne partant qu'a 16h, je n'avais pas envie de l'attendre, et après 3h dans ce vieux bus pourri, j'arrive à Kumta. Kumta est un petit village tout mignon, sans aucun touriste, tout le monde se concentrent à Gokarna à côté. J'ai trois ou quatre heures d'attente pour le bus de Mangalore, je les passe à déguster, avec plaisir retrouvé, un thali. Ce plat national fait de plusieurs petits pots de différents curry en sauce, riz et chapatis, petit yoghourt ensuite pour apaiser le feu des épices... Mmmh waouh. Je me lèche les doigts. Après un petit chai je passe à la caisse, 17 roupies… : Je me balade dans les chemins du village qui ne mènent nulle part, regarde une vieille femme cueillir des jack fruits dans l'arbre de son petit jardin. Respire le ciel bleu sans nuages, écoute les sons de la nature, oiseaux, criquets, et je ne sais quoi d’autre. A la gare des bus, une musulmane à qui on ne voit que ses yeux et moi nous nous regardons. "Not too hot ?" "No no" me répond elle, les yeux souriants.🙂 Et le bus arrive, je continue la jolie route jusque Mangalore, Hassan et enfin Belur, célèbre pour son joli temple. La route entre Mangalore et Hassan et extraordinaire...(voir j'tiens plus en place http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=44023;page=1;mh=-1;guest=2897325;sb=post_latest_reply;so=ASC posts du 6 avril)
A bientôt 😄
Parc du Pantanal et Parc de la Chapada Diamantina (Brésil) English translation pending
🙂Bonjour à tous,
Je prepare actuellement un voyage au Brésil en Juillet.😇
Quelqun'un pourrait il me donner des infos sur le parc du Pantanal et le parc de la Chapada diamantina😎. Je recherche également un endroit sympa où dormir à Rio ( type pas cher et sympa !!! )🤪.
Je recherche également le témoignage de personnes qui auraient déjà routardé au Brésil .
Merci pour vos témoignage et vos meileurs souvenirs du Bresil.
Je prepare actuellement un voyage au Brésil en Juillet.😇
Quelqun'un pourrait il me donner des infos sur le parc du Pantanal et le parc de la Chapada diamantina😎. Je recherche également un endroit sympa où dormir à Rio ( type pas cher et sympa !!! )🤪.
Je recherche également le témoignage de personnes qui auraient déjà routardé au Brésil .
Merci pour vos témoignage et vos meileurs souvenirs du Bresil.