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Retour sur quinze jours en Thaïlande avec deux enfants (3 et 7 ans) English translation pending
Après avoir parcouru en long et large le forum pour préparer notre voyage en thailande, je vous fais un "petit" (si j'arrive à faire petit tellement on est encore dedans !) récit de nos 15 jours en famille en Thailande. Un voyage qui nous en a mis pleins les yeux, des images magnifiques et de très belles rencontres.
18 mai : Départ depuis Saint denis vol à 20h. on espère tous pouvoir dormir dans l'avion, bel espoir et courte nuit !!
19 mai : arrivée à BKK, taxi pour aller à notre hotel Rambuttri Village Inn sur KSR, beaucoup l'ont dit, mais effectivement une fois qu'on y est, on se rend compte que ce n'est peut-être pas le coin le plus génial à BKK en famille. Mais bon on a peu passé de temps à l'hotel et la piscine sur le toit nous a quand même bien réconforté de la chaleur. On goute notre premier p'tit dej yaourt-muesli-fruit pour les parents et pancake pour les enfants, pas très thai tout ça ! bateau chayo-pray pour aller se promenet du côté du grand palais, on découvre les rues et mange notre premier Pad Thai, on adore ! On récupère de notre petite nuit
20 mai : bateau pour aller visiter le WAT ARUN, notre premier temple, on est dans le bain, les enfants trouvent ça magnifique. 14h30 on prend le mini-bus (climatisé) devant le royal hotel pour Kanchanburi, trajet sans souci et on se fait déposer devant le Noble Night. La pension est propre, le jardin et le décor joli, la piscine sympa (le toboggan ravi les enfants).
21mai : premier jour de notre périple avec Safarine, on a de la chance le guide prévu n'est pas venu et c'est David en personne qui nous accompagnera toute la journée, on apprécie sa gentillesse et les discussions durant le trajet. Direction les chutes d'Erawan, très sympa, on a adoré les plongeons, les poissons et la descente sous la pluie !! ensuite les sources chaudes et trajet jusqu'au ganesha park
22 mai : notre journée avec les éléphants tant attendu. Les enfants écoutent François consciencieusement..les voilà !! On passera une super journée avec le bain, le nourrissage, la sieste...je crois que les enfants retiendrons bien les montagnes russes du bain dans le lac !!
23 mai : dernier jours du périple avec Safarine, un journée bien bien chargée (marché et temple de Tong Pha Phong, musée, bambou rafting, canoe...). Retour au noble night pour la nuit.
24 mai : départ en bus à 9h pour Ayuthaya, arrivée à la pension vers 13h, long et chaud mais heureusement qu'il y a les ventilateurs dans le bus ! On est à la Pong Tong Mansion, adresse que je recommande chaudement, décor magnifique, accueil chaleureux et conseils pour nos visite. Il faut y aller !! visite en bateau de 3 temples, et pas de marché de nuit pour cause d'orage.
25 mai : visite d'un petit centre de boutiques pour quelques souvenirs avant notre départ en bus pour BKK, 2h de trajet en 2ème classe, dépôt des bagages à la gare et découverte du centre MBK, on se charge de quelques kados...19h on prend le train de nuit pour Surat Tani. C'était le gros questionnement avec des enfants jeunes, mais je le conseille, les couchettes sont super bien faites, le personnel super gentil, nous avons joué, mangé et bien dormi !!
26 mai : transfert avec Lompraya express un peu long jusqu'au bateau et Kho Phan Gan mais vers 11h on arrive à notre hotel Salad Hut (cote nord-ouest) . Super beau, piscine à débordement avec vue sur la plage, personnel adorable..on gardera de cette adresse un merveilleux souvenir car tous ont été charmants avec nous et les enfants, j'ai même pu lire pendant 2 heures dans un hamac pendant qu'une serveuse jouait au train en bois avec ma fille !!
27, 28, 29, 30 mai : plage, plongée, piscine, repos et jeux à KPG, un peu de repos ne fait pas de mal car les enfants sont quand même fatigués d'une première semaine bien chargée. Le salon de massage a côté de l'hôtel est extra !
30 mai : trajet de retour vers BKK : bateau, train de nuit, sans souci, comme l'aller, organisation parfaite. Pour info, il y a une aire de jeux pour enfants pas loin de la gare de Surat Tani, pratique pour les 3h d'attentes avant de prendre le train.
31 mai : arrivée à BKK, visite du Grand palais (les enfants en on pris pleins les yeux), sieste à l'hôtel et dans l'après-midi on va visiter le WAT PO.
1 juin : visite des klongs avec Thuan, avec lequel on a failli rater le rdv (désolé Thuan j'avais complètement oublié la confirmation et pas consulté mes messages en Thailande !!!). la visite nous a enchanté, et nous avons découvert un autre BKK, bien agréable en sa compagnie. Notre fils de 7 ans à beaucoup appris et on en a longuement encore parlé dans l'après-midi. Après la sieste on pars à Bobay pour acheter des vêtements et repas dans un resto super sympa sur les conseils de Thuan (encore merci, c'était super même si on était frustrés de ne pas maitriser la technique de préparation du repas !)
2 juin : dernier jour à BKK (et bien rempli !!), matinée à chinatown, repas au food Hall du Siam Paragon, après-midi à l'aquarium Océan world et on prend un minibus pour nous emmener à l'aéroport vers 21h. Décollage à 00h55 comme prévu, il y en a 2 qui ne le verrons pas, ils dorment déjà !
Les enfants étaient assez fatigués à notre retour de ce beau voyage mais cela en valait le coup. Pas de gros bug pendant le voyage, des erreurs et des tas de solutions. Si cela peut rassurer certains, on a tout le temps pris des tuk-tuk, des bus, des camionnettes, on a mangé dans tous les restos et « gargottes » (c'est d'ailleurs là que nous avons mangé nos meilleurs pad thai), on a gouté des tas d'aliments (ha les bananes frites et les petits beignets !) on a bu des litres de jus de fruit-shake (avec pleins de glace pilée) et personne n'a été malade ni même indisposé. Le contact avec les thaïs a été super, beaucoup de gentillesse et d'aide lorsqu'on cherchait des lieux ou des trajets, beaucoup de sourires et d'attention pour les enfants, surtout pour notre fille qui cherchait à charmer tout le monde !!
Bref comme annoncé sur le forum, la Thailande on y va une fois et on a envie d'y retourner...on y pense déjà car le nord avait quand même l'air bien sympa !!! A dispo pour des questions au besoin...
céline
18 mai : Départ depuis Saint denis vol à 20h. on espère tous pouvoir dormir dans l'avion, bel espoir et courte nuit !!
19 mai : arrivée à BKK, taxi pour aller à notre hotel Rambuttri Village Inn sur KSR, beaucoup l'ont dit, mais effectivement une fois qu'on y est, on se rend compte que ce n'est peut-être pas le coin le plus génial à BKK en famille. Mais bon on a peu passé de temps à l'hotel et la piscine sur le toit nous a quand même bien réconforté de la chaleur. On goute notre premier p'tit dej yaourt-muesli-fruit pour les parents et pancake pour les enfants, pas très thai tout ça ! bateau chayo-pray pour aller se promenet du côté du grand palais, on découvre les rues et mange notre premier Pad Thai, on adore ! On récupère de notre petite nuit
20 mai : bateau pour aller visiter le WAT ARUN, notre premier temple, on est dans le bain, les enfants trouvent ça magnifique. 14h30 on prend le mini-bus (climatisé) devant le royal hotel pour Kanchanburi, trajet sans souci et on se fait déposer devant le Noble Night. La pension est propre, le jardin et le décor joli, la piscine sympa (le toboggan ravi les enfants).
21mai : premier jour de notre périple avec Safarine, on a de la chance le guide prévu n'est pas venu et c'est David en personne qui nous accompagnera toute la journée, on apprécie sa gentillesse et les discussions durant le trajet. Direction les chutes d'Erawan, très sympa, on a adoré les plongeons, les poissons et la descente sous la pluie !! ensuite les sources chaudes et trajet jusqu'au ganesha park
22 mai : notre journée avec les éléphants tant attendu. Les enfants écoutent François consciencieusement..les voilà !! On passera une super journée avec le bain, le nourrissage, la sieste...je crois que les enfants retiendrons bien les montagnes russes du bain dans le lac !!
23 mai : dernier jours du périple avec Safarine, un journée bien bien chargée (marché et temple de Tong Pha Phong, musée, bambou rafting, canoe...). Retour au noble night pour la nuit.
24 mai : départ en bus à 9h pour Ayuthaya, arrivée à la pension vers 13h, long et chaud mais heureusement qu'il y a les ventilateurs dans le bus ! On est à la Pong Tong Mansion, adresse que je recommande chaudement, décor magnifique, accueil chaleureux et conseils pour nos visite. Il faut y aller !! visite en bateau de 3 temples, et pas de marché de nuit pour cause d'orage.
25 mai : visite d'un petit centre de boutiques pour quelques souvenirs avant notre départ en bus pour BKK, 2h de trajet en 2ème classe, dépôt des bagages à la gare et découverte du centre MBK, on se charge de quelques kados...19h on prend le train de nuit pour Surat Tani. C'était le gros questionnement avec des enfants jeunes, mais je le conseille, les couchettes sont super bien faites, le personnel super gentil, nous avons joué, mangé et bien dormi !!
26 mai : transfert avec Lompraya express un peu long jusqu'au bateau et Kho Phan Gan mais vers 11h on arrive à notre hotel Salad Hut (cote nord-ouest) . Super beau, piscine à débordement avec vue sur la plage, personnel adorable..on gardera de cette adresse un merveilleux souvenir car tous ont été charmants avec nous et les enfants, j'ai même pu lire pendant 2 heures dans un hamac pendant qu'une serveuse jouait au train en bois avec ma fille !!
27, 28, 29, 30 mai : plage, plongée, piscine, repos et jeux à KPG, un peu de repos ne fait pas de mal car les enfants sont quand même fatigués d'une première semaine bien chargée. Le salon de massage a côté de l'hôtel est extra !
30 mai : trajet de retour vers BKK : bateau, train de nuit, sans souci, comme l'aller, organisation parfaite. Pour info, il y a une aire de jeux pour enfants pas loin de la gare de Surat Tani, pratique pour les 3h d'attentes avant de prendre le train.
31 mai : arrivée à BKK, visite du Grand palais (les enfants en on pris pleins les yeux), sieste à l'hôtel et dans l'après-midi on va visiter le WAT PO.
1 juin : visite des klongs avec Thuan, avec lequel on a failli rater le rdv (désolé Thuan j'avais complètement oublié la confirmation et pas consulté mes messages en Thailande !!!). la visite nous a enchanté, et nous avons découvert un autre BKK, bien agréable en sa compagnie. Notre fils de 7 ans à beaucoup appris et on en a longuement encore parlé dans l'après-midi. Après la sieste on pars à Bobay pour acheter des vêtements et repas dans un resto super sympa sur les conseils de Thuan (encore merci, c'était super même si on était frustrés de ne pas maitriser la technique de préparation du repas !)
2 juin : dernier jour à BKK (et bien rempli !!), matinée à chinatown, repas au food Hall du Siam Paragon, après-midi à l'aquarium Océan world et on prend un minibus pour nous emmener à l'aéroport vers 21h. Décollage à 00h55 comme prévu, il y en a 2 qui ne le verrons pas, ils dorment déjà !
Les enfants étaient assez fatigués à notre retour de ce beau voyage mais cela en valait le coup. Pas de gros bug pendant le voyage, des erreurs et des tas de solutions. Si cela peut rassurer certains, on a tout le temps pris des tuk-tuk, des bus, des camionnettes, on a mangé dans tous les restos et « gargottes » (c'est d'ailleurs là que nous avons mangé nos meilleurs pad thai), on a gouté des tas d'aliments (ha les bananes frites et les petits beignets !) on a bu des litres de jus de fruit-shake (avec pleins de glace pilée) et personne n'a été malade ni même indisposé. Le contact avec les thaïs a été super, beaucoup de gentillesse et d'aide lorsqu'on cherchait des lieux ou des trajets, beaucoup de sourires et d'attention pour les enfants, surtout pour notre fille qui cherchait à charmer tout le monde !!
Bref comme annoncé sur le forum, la Thailande on y va une fois et on a envie d'y retourner...on y pense déjà car le nord avait quand même l'air bien sympa !!! A dispo pour des questions au besoin...
céline
Tour de France à VTT English translation pending
Bonjour,
Je m'appelle Alexis, j'ai 20 ans, je fais des études dans le sport et je compte faire un tour de France à vélo lors de l'été 2012 ! Cependant je n'est jamais fait se genre de périple et j'aimerai que vous partagiez avec moi votre expérience (pleaaaaase 🙂)
J'ai tout de même lu déjà beaucoup de sujet de se genre sur ce forum mais je voulais créé ce nouveau topic pour en avoir un a moi (ahah 😛)
Je compte partir avec un VTT Rockrider 8.1 (la classe hein 😉) mais en changent les pneus par des pneus plus fin et plus adapté à la route et également installer des portes bagages avant et arrière ! Et justement je n'est encore rien acheter (juste fouiller un peu sur les sites de vélo etc.), alors je voudrai vous demandez votre avis pour acheté quelque chose de relativement bonne qualité pour un coût moindre (parce que j'ai pas beaucoup d'argent ^^)
Mais j'ai encore d'autres incertitudes comme : quelle tente choisir, ou dormir (camping sauvage ou non), ou se doucher, est-ce que je tiendrai physiquement ou encore qu'elle affaire dois-je prendre avec et est-ce que cela va être très lourd, combien de kilomètre par jour je devrai faire ??! (oui je sais je me pose beaucoup de questions lol, mais j'ai pas du tout envie de partir et de revenir après trois jours parce que j'ai pas pensé à tous 😄)
Et aussi je n'est aucune idée de l'itinéraire par lequel je vais passé mais je sais que j'aimerai voir de belle chose pour pouvoir prendre de magnifique photo et que cette aventure soit inoubliable 🙂
Voili voilou (🙂) J’espère que vous m'aiderez à répondre à ces questions.
Merci. Cordialement Alexis
Je m'appelle Alexis, j'ai 20 ans, je fais des études dans le sport et je compte faire un tour de France à vélo lors de l'été 2012 ! Cependant je n'est jamais fait se genre de périple et j'aimerai que vous partagiez avec moi votre expérience (pleaaaaase 🙂)
J'ai tout de même lu déjà beaucoup de sujet de se genre sur ce forum mais je voulais créé ce nouveau topic pour en avoir un a moi (ahah 😛)
Je compte partir avec un VTT Rockrider 8.1 (la classe hein 😉) mais en changent les pneus par des pneus plus fin et plus adapté à la route et également installer des portes bagages avant et arrière ! Et justement je n'est encore rien acheter (juste fouiller un peu sur les sites de vélo etc.), alors je voudrai vous demandez votre avis pour acheté quelque chose de relativement bonne qualité pour un coût moindre (parce que j'ai pas beaucoup d'argent ^^)
Mais j'ai encore d'autres incertitudes comme : quelle tente choisir, ou dormir (camping sauvage ou non), ou se doucher, est-ce que je tiendrai physiquement ou encore qu'elle affaire dois-je prendre avec et est-ce que cela va être très lourd, combien de kilomètre par jour je devrai faire ??! (oui je sais je me pose beaucoup de questions lol, mais j'ai pas du tout envie de partir et de revenir après trois jours parce que j'ai pas pensé à tous 😄)
Et aussi je n'est aucune idée de l'itinéraire par lequel je vais passé mais je sais que j'aimerai voir de belle chose pour pouvoir prendre de magnifique photo et que cette aventure soit inoubliable 🙂
Voili voilou (🙂) J’espère que vous m'aiderez à répondre à ces questions.
Merci. Cordialement Alexis
Croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa le 2 mars 2012 English translation pending
Nous avons réservé la croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa du 2 au 10 mars 2012 avec vol à départ de Paris et embarcation en Guadeloupe. Nous recherchons les expériences d'anciens croisièristes sur ce bateau ou ce circuit pour conseils mais aussi des contacts avec de futurs passagers du Costa Luminosa aux même dates. Nous serons en couple (33 et 35 ans) accompagnés de nos deux enfants de 5 et 8 ans.
Envoyer un véhicule en Afrique du Sud? English translation pending
Nous souhaitons faire partir notre véhicule (equivalent camping car) en Afrique du sud afin de le récupérer la bas pour un periple dans les pays du sud de l Afrique. Sommes à la recherche de compagnies pratiquant ces traversées. Pour l instant nous avons une entreprise ( autotrans) qui nous a fait parvenir un devis avez vous d autres références?
Merci
Merci
De retour d'une superbe croisière Dubaï-Savone sur le Costa Deliziosa English translation pending
Un peu fatiguée par la journée de voyage, je commencerai le compte rendu demain.
Cette croisière a été "quasi" parfaite nous rentrons enchantés en ayant vu des paysages magnifiques, des sites exceptionnels, des dauphins très souvent, un temps idéal et rencontré des gens super. Nous n'avons qu'une hâte repartir fin juillet.
A demain pour le début du récit
Questionnaire Costa English translation pending
Comme je l'ai djà signalé je n'ai jamais fait de croisière à bord des bateaux Costa et pourtant je recois des mails de cette compagnie et ce matin un questionnaire 😕
demandant quelles destinations j'envisage et la surprise il y a parmi d'autres
Egypte Israel
il semblerait que Costa souhaite connaitre les souhaits des passagers en ce qui concerne ces destinations
j'ai joué le jeu et je suis allée jusqu'au bout du questionnaire 😎 pour voir au juste les questions posées. Niveau d'études Profession Nombre de personnes Ils ciblent donc la clientèle selon ces critères 😕
Jusque la je n'ai jamais rien recu de tel venant de chez MSC pourtant nous sommes clients chez eux.
demandant quelles destinations j'envisage et la surprise il y a parmi d'autres
Egypte Israel
il semblerait que Costa souhaite connaitre les souhaits des passagers en ce qui concerne ces destinations
j'ai joué le jeu et je suis allée jusqu'au bout du questionnaire 😎 pour voir au juste les questions posées. Niveau d'études Profession Nombre de personnes Ils ciblent donc la clientèle selon ces critères 😕
Jusque la je n'ai jamais rien recu de tel venant de chez MSC pourtant nous sommes clients chez eux.
Voyageuse au Liban English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
J'ai très envie de découvrir le Liban pour une dizaine de jours et suis en train d'hésiter entre une formule voyage rando "organisée" ou billet d'avion / sac à dos. Ce qui me retient c'est la perception des filles voyageant seules sur place : J'avais eu une expérience très moyenne en Turquie il y a assez longtemps où les rapports s'étaient résumés à soit de la drague soit une indifférence totale, voire un grand mépris pour ma condition de femme, sachant qu'en quelques jours il est difficile d'approfondir et d'aller au delà des premières impressions.
En gros, est-ce que ca peut être agréable de se promener seule dans les souks, de déjeuner seule, ect ? (bien sur pas en mini jupe en terrasse mais les précautions à prendre sont elles très contraignantes ou dans la norme ?)
Avez vous fait l'expérience ?
Si oui vos réponses m'éclaireraient ;-)
A vous lire, merci !
J'ai très envie de découvrir le Liban pour une dizaine de jours et suis en train d'hésiter entre une formule voyage rando "organisée" ou billet d'avion / sac à dos. Ce qui me retient c'est la perception des filles voyageant seules sur place : J'avais eu une expérience très moyenne en Turquie il y a assez longtemps où les rapports s'étaient résumés à soit de la drague soit une indifférence totale, voire un grand mépris pour ma condition de femme, sachant qu'en quelques jours il est difficile d'approfondir et d'aller au delà des premières impressions.
En gros, est-ce que ca peut être agréable de se promener seule dans les souks, de déjeuner seule, ect ? (bien sur pas en mini jupe en terrasse mais les précautions à prendre sont elles très contraignantes ou dans la norme ?)
Avez vous fait l'expérience ?
Si oui vos réponses m'éclaireraient ;-)
A vous lire, merci !
Critiques sur l'hôtel Club Amigo Guardalavaca English translation pending
BILAN
VOYAGE À :GUARDALAVACA
HÔTEL : CLUB AMIGO (3 ***)
DU 27 DÉCEMBRE 2010 AU 9 JANVIER 2011
2 semaines : $1300 par personne (Occupation double) / Départ de Québec
· L’HÔTEL- Aspect physique, infrastructures, commodités, etc. ( 8 / 10):
Grand complexe hôtelier formé de quatre hôtels avec multiples infrastructures auxquelles nous avons libre accès. Environ 700 chambres, de catégories « standard » à « plus luxueuse », dépendamment de la section. Section Guardalavaca (standard), Tropicale (standard +), Bungalow (supérieure), Villa (supérieure +). Situé à proximité de plusieurs petits villages typiques et du village plus « moderne » de Guardalavaca (3000 habitants). Beaux jardins fleuris bien entretenus. Nous étions dans la section Guardalavaca (Exactement comme l’hôtel Club Amigo à Santa-Maria del Mar (Havane) et le club Amigo de Santa-Lucia). Chambre simple, plutôt petite, mais propre et fonctionnelle. Porte patio sans balcon à l’étage, petite terrasse au rez-de-chaussée. Vue éloignée de la mer pour certaines chambres. Coffret de sécurité disponible dans la chambre ($), aucun frigo. Beaucoup d’espaces de rangement. Eau chaude en grande quantité. Nous étions dans la section Bungalow , dans une des quelques suites disponibles: Deux étages, 2 grandes chambres (incluant une avec coin salon). Salon au rez-de-chaussée, cuisine avec frigo, 3 toilettes, 2 douches, 2 balcons, 2 terrasses. Propre, bien décoré, mais rien de luxueux. Cette section de l’hôtel est très bruyante de 20h00 à 23h00 en raison de la scène de spectacles placée au centre des bungalows. Aucune chambre avec vue sur la mer dans cette section. Vue sur l’océan disponible uniquement dans la section Tropicale Chambres plutôt petites plus ou moins bien décorées (sans balcon, à l’exception de seulement quelques chambres avec balcon avec vue partielle sur la mer) et dans la section Villa : Il s’agit de la section la plus récente, plus luxueuse que les autres sections. Chambres assez grandes avec possibilité d’une mini-suite. Balcons et hamacs (plusieurs avec vue sur la mer). Sur les divers sites de l’hôtel : Quatre belles grandes piscines. Aucun spa. Grande quantité de chaises et de parasols autours des piscines. Multitude d’endroits pour s’asseoir, se reposer ou bavarder. Grand hall d’entrée avec nombreux fauteuils (section Tropicale), petit hall d’entrée avec quelques fauteuils (section Bungalow). Petit gymnase avec sauna disponible. Quelques boutiques, un comptoir bancaire et un grand marché d’artisanat (le seul de la région) juste à côté de l’hôtel. Deux terrains de mini-golf, deux courts de tennis, soccer, deux terrains de volley-ball, discothèque de grandeur moyenne (située dans la section Guardalavaca)
· LA PLAGE- Sable, longueur, largeur, eau, etc ( 7.5 / 10) :
Sable fin beige pâle. Plages de l’hôtel : Fréquentées par les touristes et les cubains. Bien entretenues, larges, propres, aucune algue, ni aucune méduse. Très grande quantité de chaises. Aucun vendeur. Très peu de palmiers, mais beaucoup de végétation (principalement des arbres avec de grosses feuilles larges et rondes pas très beaux). Long trottoir bien aménagé le long de la mer (lumières, plantes, fleurs, belvédères). Plusieurs petits bars et restaurants privés offrant « drinks » et des repas à prix populaire. Gauche : Principalement fréquentée par les cubains. Plusieurs « palapas », mais aucune chaise. Limitée par un restaurant panoramique de fruits de mer à dix minutes de marche. Présence d’un escalier de pierres menant au marché aux puces et à des bars, boutiques et restaurants. Deux autres très petites plages « privées», très calmes (pas de musique, ni de Cubains) sont disponibles devant l’hôtel. Droite : Possibilité de marcher 20 minutes jusqu’à un très petit village typique en empruntant le trottoir longeant la mer et par la suite en prenant des petits chemins de terre. Passé le village, possibilité de continuer à explorer la plage sauvage en contournant parfois des récifs de coraux. Eau : Turquoise, fraîche la première semaine, tiède la deuxième. Petites vagues favorisants la pratique de sports nautiques tel que le snorkeling. Belle ambiance en raison de la musique et de l’animation provenant d’un petit bar privé. (aucune animation de l’hôtel sur la plage). Volley-ball organisé par les cubains en après-midi.
· LES RESTAURANTS –Présentation et qualité de la nourriture, variété
( 7.50 / 10) :
Vin àtous les repas dans tous les restaurants. Buffets (3) / Bungalow : Le meilleur des trois.En soirée, terrasse réservée aux clients du « Club Caméléon voyageant avec Nolitour ».Pour le souper, normalement trois choix de viandes grillées (poulet, poisson, filet mignon, porc, dinde et parfois michoui, en plus du buffet standard.
Guardalavaca : Ressemble à celui des Bungalow, mais moins achalandé, plus tranquille mais moins bien décoré. Moins de choix (une seule viande grillée, en plus du buffet standard) Les réchauds fonctionnaient pas quand nous y sommes allés.
Tropicale : Peu de décorations, bruyant. Pas de rôtie le matin.
Dans les trois buffets : Nourriture moyenne dans l’ensemble (à part les bonnes viandes grillées), assez bien présentée.Déserts très ordinaires et répétitifs et variété très limitées de fruits frais. Par contre sélection de bonnes crèmes glacées à tous les jours.
Snack-bar (3) : Bungalow (avec service aux tables) et Tropicale (service au comptoir et aux tables). Dans les deux cas : À air ouvert. Hamburger de porc (pas de burger bœuf) pizza (3 variétés : garnie, fromage, hawaïenne), «poutine aux Bungalow et au tropical. Celui du Tropicale est plus beau et mieux décoré. Villa (« 24 » heures, mais dans la réalité il ferme quelques heures par jour) : Grand et bien décoré. A air ouvert. Plusieurs tables disponibles. Menu varié (burger de porc, frites, hot-dog, très bon poisson grillé et poulet grillé aux légumes, pizza, spaghetti)
A la carte (pour les soupers. Trois restos par chambre par semaine avec réservation). Dans tous les restaurants à la carte, accompagnements répétitifs (riz , pomme de terre mauvais et macédoine)
Bungalow (1) « El furte » (Méditéranéen) Bien décoré mais très petit. Manque d’ambiance, aucune musique. Belle présentation. Service très rapide. Menu limité. Nous avons mangé du filet de poulet à la sauce blanche (moyen, un peu sec et manque de goût)
Tropicale « L’Espada » (International) Mal décoré. Aucune ambiance (sauf un peu de musique. Le seul d’ailleurs à en avoir). Uniformes différents pour les serveurs. Bonne soupe aux crevettes. Filet mignon savoureux. Belle présentation. Service très rapide, avec peu de raffinement.
Villa « Le Benny » (cubain)Nourriture cubaine, mais les gens s’y rendent principalement pour la langouste ($10 supplémentaires). Demandez votre langouste « natural » (le beurre a part) car si non elle baignera dedans. Nous y avons également mangé la brochette aux 3 viandes (poulet, bœuf, crevette). Beaucoup trop cuit. Excellente soupe aux fèves noires et créole (aux légumes, genre bouilli). Très bien décoré (air ouvert). Aucune ambiance, aucune musique, grosses lumières au néon.
Villa (italien) Le soir, la moitié du resto 24 heures est divisé en deux et devient le resto. « Italien ». Ce qui fait que nous avons « L’ambiance » d’un snack-bar avec des touristes ivres morts juste à côté. Il n’a d’italien que le nom et les uniformes des serveurs (ha oui, j’oubliais les nappes). On y retrouve le même spag. qu’au buffet, la même pizza qu’au snack-bar. La soupe minestrone (à la macédoine) est extrêmement salée. Il n’y a pas la moitié des choix offerts au menu. On vous le déconseille vivement.
· LES BARS –Présentation , heure d’ouverture, variété ( 8.25 / 10) :
Sept (7) bars sont disponibles : Un bar 24 heures (au snack-bar des Villas), un dans le hall du Tropicale (jour et soir), un à la discothèque du Guardalavaca (de 23h00 à 2h00) et dans le Hall du Guardalavaca (de 9h00 à 23h00) et un près de la piscine du Bungalow (jour et soir), un dans la piscine du Tropicale et un second au snack-bar (jour) près de la plage. Pour la plupart bien décorés, plusieurs places assises disponibles. Présentation moyenne dans des très petits verres de plastique, bonnes variétés d’alcool (très bon « mojito » bien préparés).
Cartes de présentation des principaux « drinks » dans certains bars. Certains « drinks » colorés et appétissants sont en démonstration à certains bars.
· LE PERSONNEL ET LE SERVICE –Gentillesse, courtoisie, rapidité, efficacité ( 9 / 10) :
Autant aux restaurants qu’aux différents bars, serviettes, ect, le personnel était très jovial et sympathique. Très rapide et efficace, avec ou sans pourboire. Ils adorent quand on leur donne des petits cadeaux au lieu de l’argent, car les cadeaux ils les gardent et l’argent il le partage. Ils nous reconnaissent d’une année à l’autre (même le cuisinier qui prépare les œufs se souvenait que l’on prenait 3 œufs). Le service à la chambre n’est pas meilleur avec ou sans petits cadeaux (il nous manquait souvent du savon et du shampooing. Il fallait le demander).
· LES SPECTACLES ET ANIMATION EN SOIRÉE –Qualité du contenu et des décors, variété, professionnalisme ( 8.25 /10) :
Scène de spectacles à la section Bungalow en plein air avec tables style « bistro ». Suffisamment de places. Un seul décor de base. Beaux costumes. Deux spectacles « typiquement Cubains ». Chaque soir, spectacle en trois parties: (plusieurs sont similaires depuis 4 ans) Orchestre, chanteurs, danseurs professionnels, parade de mode, spectacle aquatique (dans la piscine, à ne pas manquer), jeux et compétitions avec le publique.
Discothèque dans la section Guardalavaca.Assez grande.Ouverte après les spectacles (23h00). Beaucoup de monde, belle ambiance. Musique variée, (latino et internationale). Discothèque privée (La Roca) à 5 minutes de marche de l’hôtel. Ouverte les vendredis et samedis. Prix d’entrée de quelques pesos. Très fréquentée par les touristes et les Cubains. Beaucoup d’ambiance. Musique latino. Beach party : Petit bar privé de la plage : Possibilité de danser les pieds dans le sable, avec jeux de groupe, orchestre et DJ. (un soir semaine). Plage privée « Christophe Colomb » : Orchestre, DJ et vidéo-clips projetés sur écran, pieds nus dans le sable, lumières de fêtes, feu de camp, beaucoup d’ambiance (un soir par semaine).
· L’ANIMATION ET ACTIVITÉS DE JOUR –Présence des animateurs, intérêt à motiver les gens à participer, variété des activités. ( 7.00 / 10 )
Plusieurs activités surtout au Tropicale (volley-ball, water polo, bingo, cours d’espagnol, cours de salsa, mini putt, ect) Animateurs sympathiques. Activités nautiques gratuites, plongée en apnée, incluant tour de 15 à 20 minutes en catamaran (avec guide). Les préposés suggèrent un pourboire lors de la réservation. Multitude de sports gratuits et activités disponibles (mini-golf, volley-ball, basket-ball, bicyclettes neuves. Location de scooter (environ $ 25 pour 24 heures)
· ACTIVITÉS / EXPÉDITIONS –Disponibilité et accessibilité, variété, qualité des équipements. ( 7 /10) :
Plusieurs expéditions offertes par l’hôtel à prix abordables : Catamaran Apnée-safari : Magnifique bateau, bar ouvert, ambiance festive, musique, animation. Superbe resto sur une île « déserte » avec animaux sauvages exotiques en liberté. Cependant, plongée décevante : Eau embrouillée, peu de poissons.
« Activité » gratuite intéressante : Possibilité de visiter plusieurs villages à proximité, à pied, en vélo ou en scooter et les gens nous invitent à visiter leur maison (idéalement prévoir un petit cadeau par politesse). Plus facile si vous parlez espagnol car les villageois ne parlent qu’espagnol.
· SOUVENIRS/ARTISANAT–Variété, prix, facilité à échanger ( 7.5 /10) :
Un seul petit marché aux puces de grandeur moyenne (juste à côté de l’hôtel). Souvenirs variés (changement régulier des artisans qui reviennent aux 2-3 jours). Souvenirs peu dispendieux et plutôt facile à négocier et à faire du « troc » (sauf pour les t-shirts et les drapeaux car ils sont gérés par l’État). Vendeurs très sympathiques qui ne mettent aucune pression (contrairement au Mexique et en République Dominicaine)
· POPULATION LOCALE–Attitude générale et avec les touristes ( 9.5 /10)
Peuple accessible, gentils, sympathique, souriant et chaleureux, peu harcelant. Ils nous saluent en klaxonnant et en nous envoyant la main. Aucun danger pour les femmes seules (même le soir sur la rue)
APPRÉCIATION MOYENNE DU VOYAGE : 7.95 / 10
· REPRÉSENTANT À DESTINATION (François): –Compétences,
disponibilité, présence, courtoisie, efficacité ( 10 / 10)
Séance d’informations extrêmement complète. Respect de son horaire de présences à l’hôtel. Il nous a aidé à régler un petit problème facilement tel que promis, très efficace. Sympathique, soucieux de notre confort.
TEMPÉRATURE –Chaleur, pluie, nuages, vents ( 7 / 10)
Première semaine fraîche et venteuse (vent du nord-est). Si non au thermomètre il aurait fait entre 25 et 29 celsius. Soirées fraîches et venteuses (pantalons longs et veste requis durant la première semaine). Deuxième semaine plus chaude, moins nuageux, moins venteux. En tout, une journée sans soleil et 2 grosses averses de quelques minutes.
CONCLUSION
· Nous avons pour une cinquième fois grandement apprécié notre séjour à cet hôtel et dans cette région de Cuba.
· Même si l'hôtel était très grand, le service était personnalisé et rapide et que les touristes se connaissaient et se parlaient (ambiance conviviale). Pas trop personnes « huppées et chiantes » (contrairement aux hôtels 4 ou 5 étoiles)
· Clientèle de tous âges, beaucoup d’enfants, de jeunes familles et d’ado. Énervés qui se saoulent à longueur de journée (nous étions dans la période des Fêtes). Quelques touristes français, plusieurs Hollandais. grand nombre de Québecois et de Canadiens anglais.
· Nous étions en plein cœur de la campagne cubaine, ce qui nous a permis de redécouvrir la région rurale et la population locale.
· Cuba en général demeure un pays où on se sent en sécurité (jour et nuit, seul ou en groupe). Ce qui n’est pas du tout le cas en République Dominicaine, ni au Mexique.
· La plage de notre hôtel était la plus belle de la région et parmi les plus belles de nos destinations. (À part le fait qu’il n’y avait pas beaucoup de palmiers - encore moins depuis l’ouragan - et qu’elle n’était pas très longue)
· Nous trouvons avantageux le fait d’être situés à 50 minutes de l’aéroport.
· Nous recommandons cette destination qui offre un excellent rapport « qualité / prix ». Nous considérons que cet hôtel mérite plus que 3 *** (au moins 3 ½)
LIEN POUR PHOTOS
www.picturetrail.com/holguin2010
· L’HÔTEL- Aspect physique, infrastructures, commodités, etc. ( 8 / 10):
Grand complexe hôtelier formé de quatre hôtels avec multiples infrastructures auxquelles nous avons libre accès. Environ 700 chambres, de catégories « standard » à « plus luxueuse », dépendamment de la section. Section Guardalavaca (standard), Tropicale (standard +), Bungalow (supérieure), Villa (supérieure +). Situé à proximité de plusieurs petits villages typiques et du village plus « moderne » de Guardalavaca (3000 habitants). Beaux jardins fleuris bien entretenus. Nous étions dans la section Guardalavaca (Exactement comme l’hôtel Club Amigo à Santa-Maria del Mar (Havane) et le club Amigo de Santa-Lucia). Chambre simple, plutôt petite, mais propre et fonctionnelle. Porte patio sans balcon à l’étage, petite terrasse au rez-de-chaussée. Vue éloignée de la mer pour certaines chambres. Coffret de sécurité disponible dans la chambre ($), aucun frigo. Beaucoup d’espaces de rangement. Eau chaude en grande quantité. Nous étions dans la section Bungalow , dans une des quelques suites disponibles: Deux étages, 2 grandes chambres (incluant une avec coin salon). Salon au rez-de-chaussée, cuisine avec frigo, 3 toilettes, 2 douches, 2 balcons, 2 terrasses. Propre, bien décoré, mais rien de luxueux. Cette section de l’hôtel est très bruyante de 20h00 à 23h00 en raison de la scène de spectacles placée au centre des bungalows. Aucune chambre avec vue sur la mer dans cette section. Vue sur l’océan disponible uniquement dans la section Tropicale Chambres plutôt petites plus ou moins bien décorées (sans balcon, à l’exception de seulement quelques chambres avec balcon avec vue partielle sur la mer) et dans la section Villa : Il s’agit de la section la plus récente, plus luxueuse que les autres sections. Chambres assez grandes avec possibilité d’une mini-suite. Balcons et hamacs (plusieurs avec vue sur la mer). Sur les divers sites de l’hôtel : Quatre belles grandes piscines. Aucun spa. Grande quantité de chaises et de parasols autours des piscines. Multitude d’endroits pour s’asseoir, se reposer ou bavarder. Grand hall d’entrée avec nombreux fauteuils (section Tropicale), petit hall d’entrée avec quelques fauteuils (section Bungalow). Petit gymnase avec sauna disponible. Quelques boutiques, un comptoir bancaire et un grand marché d’artisanat (le seul de la région) juste à côté de l’hôtel. Deux terrains de mini-golf, deux courts de tennis, soccer, deux terrains de volley-ball, discothèque de grandeur moyenne (située dans la section Guardalavaca)
· LA PLAGE- Sable, longueur, largeur, eau, etc ( 7.5 / 10) :
Sable fin beige pâle. Plages de l’hôtel : Fréquentées par les touristes et les cubains. Bien entretenues, larges, propres, aucune algue, ni aucune méduse. Très grande quantité de chaises. Aucun vendeur. Très peu de palmiers, mais beaucoup de végétation (principalement des arbres avec de grosses feuilles larges et rondes pas très beaux). Long trottoir bien aménagé le long de la mer (lumières, plantes, fleurs, belvédères). Plusieurs petits bars et restaurants privés offrant « drinks » et des repas à prix populaire. Gauche : Principalement fréquentée par les cubains. Plusieurs « palapas », mais aucune chaise. Limitée par un restaurant panoramique de fruits de mer à dix minutes de marche. Présence d’un escalier de pierres menant au marché aux puces et à des bars, boutiques et restaurants. Deux autres très petites plages « privées», très calmes (pas de musique, ni de Cubains) sont disponibles devant l’hôtel. Droite : Possibilité de marcher 20 minutes jusqu’à un très petit village typique en empruntant le trottoir longeant la mer et par la suite en prenant des petits chemins de terre. Passé le village, possibilité de continuer à explorer la plage sauvage en contournant parfois des récifs de coraux. Eau : Turquoise, fraîche la première semaine, tiède la deuxième. Petites vagues favorisants la pratique de sports nautiques tel que le snorkeling. Belle ambiance en raison de la musique et de l’animation provenant d’un petit bar privé. (aucune animation de l’hôtel sur la plage). Volley-ball organisé par les cubains en après-midi.
· LES RESTAURANTS –Présentation et qualité de la nourriture, variété
( 7.50 / 10) :
Vin àtous les repas dans tous les restaurants. Buffets (3) / Bungalow : Le meilleur des trois.En soirée, terrasse réservée aux clients du « Club Caméléon voyageant avec Nolitour ».Pour le souper, normalement trois choix de viandes grillées (poulet, poisson, filet mignon, porc, dinde et parfois michoui, en plus du buffet standard.
Guardalavaca : Ressemble à celui des Bungalow, mais moins achalandé, plus tranquille mais moins bien décoré. Moins de choix (une seule viande grillée, en plus du buffet standard) Les réchauds fonctionnaient pas quand nous y sommes allés.
Tropicale : Peu de décorations, bruyant. Pas de rôtie le matin.
Dans les trois buffets : Nourriture moyenne dans l’ensemble (à part les bonnes viandes grillées), assez bien présentée.Déserts très ordinaires et répétitifs et variété très limitées de fruits frais. Par contre sélection de bonnes crèmes glacées à tous les jours.
Snack-bar (3) : Bungalow (avec service aux tables) et Tropicale (service au comptoir et aux tables). Dans les deux cas : À air ouvert. Hamburger de porc (pas de burger bœuf) pizza (3 variétés : garnie, fromage, hawaïenne), «poutine aux Bungalow et au tropical. Celui du Tropicale est plus beau et mieux décoré. Villa (« 24 » heures, mais dans la réalité il ferme quelques heures par jour) : Grand et bien décoré. A air ouvert. Plusieurs tables disponibles. Menu varié (burger de porc, frites, hot-dog, très bon poisson grillé et poulet grillé aux légumes, pizza, spaghetti)
A la carte (pour les soupers. Trois restos par chambre par semaine avec réservation). Dans tous les restaurants à la carte, accompagnements répétitifs (riz , pomme de terre mauvais et macédoine)
Bungalow (1) « El furte » (Méditéranéen) Bien décoré mais très petit. Manque d’ambiance, aucune musique. Belle présentation. Service très rapide. Menu limité. Nous avons mangé du filet de poulet à la sauce blanche (moyen, un peu sec et manque de goût)
Tropicale « L’Espada » (International) Mal décoré. Aucune ambiance (sauf un peu de musique. Le seul d’ailleurs à en avoir). Uniformes différents pour les serveurs. Bonne soupe aux crevettes. Filet mignon savoureux. Belle présentation. Service très rapide, avec peu de raffinement.
Villa « Le Benny » (cubain)Nourriture cubaine, mais les gens s’y rendent principalement pour la langouste ($10 supplémentaires). Demandez votre langouste « natural » (le beurre a part) car si non elle baignera dedans. Nous y avons également mangé la brochette aux 3 viandes (poulet, bœuf, crevette). Beaucoup trop cuit. Excellente soupe aux fèves noires et créole (aux légumes, genre bouilli). Très bien décoré (air ouvert). Aucune ambiance, aucune musique, grosses lumières au néon.
Villa (italien) Le soir, la moitié du resto 24 heures est divisé en deux et devient le resto. « Italien ». Ce qui fait que nous avons « L’ambiance » d’un snack-bar avec des touristes ivres morts juste à côté. Il n’a d’italien que le nom et les uniformes des serveurs (ha oui, j’oubliais les nappes). On y retrouve le même spag. qu’au buffet, la même pizza qu’au snack-bar. La soupe minestrone (à la macédoine) est extrêmement salée. Il n’y a pas la moitié des choix offerts au menu. On vous le déconseille vivement.
· LES BARS –Présentation , heure d’ouverture, variété ( 8.25 / 10) :
Sept (7) bars sont disponibles : Un bar 24 heures (au snack-bar des Villas), un dans le hall du Tropicale (jour et soir), un à la discothèque du Guardalavaca (de 23h00 à 2h00) et dans le Hall du Guardalavaca (de 9h00 à 23h00) et un près de la piscine du Bungalow (jour et soir), un dans la piscine du Tropicale et un second au snack-bar (jour) près de la plage. Pour la plupart bien décorés, plusieurs places assises disponibles. Présentation moyenne dans des très petits verres de plastique, bonnes variétés d’alcool (très bon « mojito » bien préparés).
Cartes de présentation des principaux « drinks » dans certains bars. Certains « drinks » colorés et appétissants sont en démonstration à certains bars.
· LE PERSONNEL ET LE SERVICE –Gentillesse, courtoisie, rapidité, efficacité ( 9 / 10) :
Autant aux restaurants qu’aux différents bars, serviettes, ect, le personnel était très jovial et sympathique. Très rapide et efficace, avec ou sans pourboire. Ils adorent quand on leur donne des petits cadeaux au lieu de l’argent, car les cadeaux ils les gardent et l’argent il le partage. Ils nous reconnaissent d’une année à l’autre (même le cuisinier qui prépare les œufs se souvenait que l’on prenait 3 œufs). Le service à la chambre n’est pas meilleur avec ou sans petits cadeaux (il nous manquait souvent du savon et du shampooing. Il fallait le demander).
· LES SPECTACLES ET ANIMATION EN SOIRÉE –Qualité du contenu et des décors, variété, professionnalisme ( 8.25 /10) :
Scène de spectacles à la section Bungalow en plein air avec tables style « bistro ». Suffisamment de places. Un seul décor de base. Beaux costumes. Deux spectacles « typiquement Cubains ». Chaque soir, spectacle en trois parties: (plusieurs sont similaires depuis 4 ans) Orchestre, chanteurs, danseurs professionnels, parade de mode, spectacle aquatique (dans la piscine, à ne pas manquer), jeux et compétitions avec le publique.
Discothèque dans la section Guardalavaca.Assez grande.Ouverte après les spectacles (23h00). Beaucoup de monde, belle ambiance. Musique variée, (latino et internationale). Discothèque privée (La Roca) à 5 minutes de marche de l’hôtel. Ouverte les vendredis et samedis. Prix d’entrée de quelques pesos. Très fréquentée par les touristes et les Cubains. Beaucoup d’ambiance. Musique latino. Beach party : Petit bar privé de la plage : Possibilité de danser les pieds dans le sable, avec jeux de groupe, orchestre et DJ. (un soir semaine). Plage privée « Christophe Colomb » : Orchestre, DJ et vidéo-clips projetés sur écran, pieds nus dans le sable, lumières de fêtes, feu de camp, beaucoup d’ambiance (un soir par semaine).
· L’ANIMATION ET ACTIVITÉS DE JOUR –Présence des animateurs, intérêt à motiver les gens à participer, variété des activités. ( 7.00 / 10 )
Plusieurs activités surtout au Tropicale (volley-ball, water polo, bingo, cours d’espagnol, cours de salsa, mini putt, ect) Animateurs sympathiques. Activités nautiques gratuites, plongée en apnée, incluant tour de 15 à 20 minutes en catamaran (avec guide). Les préposés suggèrent un pourboire lors de la réservation. Multitude de sports gratuits et activités disponibles (mini-golf, volley-ball, basket-ball, bicyclettes neuves. Location de scooter (environ $ 25 pour 24 heures)
· ACTIVITÉS / EXPÉDITIONS –Disponibilité et accessibilité, variété, qualité des équipements. ( 7 /10) :
Plusieurs expéditions offertes par l’hôtel à prix abordables : Catamaran Apnée-safari : Magnifique bateau, bar ouvert, ambiance festive, musique, animation. Superbe resto sur une île « déserte » avec animaux sauvages exotiques en liberté. Cependant, plongée décevante : Eau embrouillée, peu de poissons.
« Activité » gratuite intéressante : Possibilité de visiter plusieurs villages à proximité, à pied, en vélo ou en scooter et les gens nous invitent à visiter leur maison (idéalement prévoir un petit cadeau par politesse). Plus facile si vous parlez espagnol car les villageois ne parlent qu’espagnol.
· SOUVENIRS/ARTISANAT–Variété, prix, facilité à échanger ( 7.5 /10) :
Un seul petit marché aux puces de grandeur moyenne (juste à côté de l’hôtel). Souvenirs variés (changement régulier des artisans qui reviennent aux 2-3 jours). Souvenirs peu dispendieux et plutôt facile à négocier et à faire du « troc » (sauf pour les t-shirts et les drapeaux car ils sont gérés par l’État). Vendeurs très sympathiques qui ne mettent aucune pression (contrairement au Mexique et en République Dominicaine)
· POPULATION LOCALE–Attitude générale et avec les touristes ( 9.5 /10)
Peuple accessible, gentils, sympathique, souriant et chaleureux, peu harcelant. Ils nous saluent en klaxonnant et en nous envoyant la main. Aucun danger pour les femmes seules (même le soir sur la rue)
APPRÉCIATION MOYENNE DU VOYAGE : 7.95 / 10
· REPRÉSENTANT À DESTINATION (François): –Compétences,
disponibilité, présence, courtoisie, efficacité ( 10 / 10)
Séance d’informations extrêmement complète. Respect de son horaire de présences à l’hôtel. Il nous a aidé à régler un petit problème facilement tel que promis, très efficace. Sympathique, soucieux de notre confort.
TEMPÉRATURE –Chaleur, pluie, nuages, vents ( 7 / 10)
Première semaine fraîche et venteuse (vent du nord-est). Si non au thermomètre il aurait fait entre 25 et 29 celsius. Soirées fraîches et venteuses (pantalons longs et veste requis durant la première semaine). Deuxième semaine plus chaude, moins nuageux, moins venteux. En tout, une journée sans soleil et 2 grosses averses de quelques minutes.
CONCLUSION
· Nous avons pour une cinquième fois grandement apprécié notre séjour à cet hôtel et dans cette région de Cuba.
· Même si l'hôtel était très grand, le service était personnalisé et rapide et que les touristes se connaissaient et se parlaient (ambiance conviviale). Pas trop personnes « huppées et chiantes » (contrairement aux hôtels 4 ou 5 étoiles)
· Clientèle de tous âges, beaucoup d’enfants, de jeunes familles et d’ado. Énervés qui se saoulent à longueur de journée (nous étions dans la période des Fêtes). Quelques touristes français, plusieurs Hollandais. grand nombre de Québecois et de Canadiens anglais.
· Nous étions en plein cœur de la campagne cubaine, ce qui nous a permis de redécouvrir la région rurale et la population locale.
· Cuba en général demeure un pays où on se sent en sécurité (jour et nuit, seul ou en groupe). Ce qui n’est pas du tout le cas en République Dominicaine, ni au Mexique.
· La plage de notre hôtel était la plus belle de la région et parmi les plus belles de nos destinations. (À part le fait qu’il n’y avait pas beaucoup de palmiers - encore moins depuis l’ouragan - et qu’elle n’était pas très longue)
· Nous trouvons avantageux le fait d’être situés à 50 minutes de l’aéroport.
· Nous recommandons cette destination qui offre un excellent rapport « qualité / prix ». Nous considérons que cet hôtel mérite plus que 3 *** (au moins 3 ½)
LIEN POUR PHOTOS
www.picturetrail.com/holguin2010
Vos coups de coeur au Vietnam? English translation pending
Tout est dans le titre !
Faites nous partager vos coups de coeur au Vietnam (sites, villes, monuments, paysages, rencontres, adresses, etc. ...), bref, tout ce qui vous as particulièrement plu, ému ou intéressé.
Merci.
Randonneuse au long cours English translation pending
Je roule depuis plus de 15 ans sur une randonneuse acier 700 artisanale Berthoud avec portes bagages, vélo avec lequel j'ai fait des diagonales, Paris Brest et des voyages itinerants. Ma pratique s'orientant plus cyclo, j'envisage de passer sur un 26 pouces avec portes bagages pour de longs periples . Les differents devis demandés chez les artisans prennent l'ascenceur. En effectuant des recherches, j'ai découvert le vélo randonnée Koga.
tout équipé j'arrive a un budjet de 2700 euros avec du xt, moyeux dynamo son, freins magura..
mes questions, le developpement, sur le site en xt 44/32/25 roulant beaucoup avec mon 39 dents, j'ai souci de ne pas retrouver une harmonie dans le pédalage
que pensez vous du cintre type papillon koga selego ?
de plus le cadre est en allu mais classé comme vélo de voyage..
evidemment cela represente un grand changement dans ma facon d'aborder le vélo peut etre, j'ai par moment hesiter avec une randonneuse plus classique en 26 pouces "Perrin" mais la je vois la meme chose que mon Berthoud.
Alors utilisateurs, j'attends vos commentaires en sachant que j'approche des 50 ans et que je me destine a de longues randonnées plutot routieres
mais plus 300 bornes par jour ! 😮
Coûts approximatifs d'un voyage sac à dos en République Dominicaine? English translation pending
Salut,
J'aimerais faire un voyage sac à dos en République Dominicaine d'une durée maximale de deux semaines. Mes questions sont les suivantes: - Est-il possible de dormir dans des auberges ou de louer des chambres dans les différentes villes? Si oui, quel est le prix aproximatif par nuit? - Combien faudrait-il prévoir pour la nourriture par jour? - Est-il facile de voyager de ville en ville, et si oui, par quel(s) moyen(s)? Quel en est le coût? - Avec une durée maximale de deux semaines, et sachant que je suis une mordue des paysages et des villes chaleureuses, quels endroits sont à ne pas manquer?
P.S.: c'est un voyage que je ferais avec mon copain et nous ne sommes vraiment pas capricieux. Moins cher ça nous coûtera, mieux ce sera :) !
Merci!! Virginie
J'aimerais faire un voyage sac à dos en République Dominicaine d'une durée maximale de deux semaines. Mes questions sont les suivantes: - Est-il possible de dormir dans des auberges ou de louer des chambres dans les différentes villes? Si oui, quel est le prix aproximatif par nuit? - Combien faudrait-il prévoir pour la nourriture par jour? - Est-il facile de voyager de ville en ville, et si oui, par quel(s) moyen(s)? Quel en est le coût? - Avec une durée maximale de deux semaines, et sachant que je suis une mordue des paysages et des villes chaleureuses, quels endroits sont à ne pas manquer?
P.S.: c'est un voyage que je ferais avec mon copain et nous ne sommes vraiment pas capricieux. Moins cher ça nous coûtera, mieux ce sera :) !
Merci!! Virginie
Naviguer avec son voilier en flotille, recherchons autres voiliers English translation pending
Nous sommes basés au port de Canet en Roussillon , et naviguons sur unDUFOUR 405 .
Nous recherchons des voiliers pour naviguer sur le bassin méditéranneen .(BALEARES, CORSE et+++++++++++)car nous sommes des jeunes retraités
Abientôt
SUZY JACQUES😉
Croisière "7 capitales, 7 visions d'Europe" sur le Costa Magica en juillet English translation pending
Bonjour,
Costa affrête dès le mois de mai le Costa Magica sur un itinéraraire qui n'est pas sur le catalogue 2011 "7 capitales - 7 visions d'Europe" au départ du Havre. Nous avons réservé pour juillet.
Les escales sont les suivantes Douvres, Amsterdam, Hambourg, Copenhague, Oslo et Edimbourg.
Je souhaiterai que vous me fassiez partager vos expériences lors de ces escales et notamment pour Edimbourg qui est assez rarement cité et Hambourg dont on fait escale deux jours, que peut on y faire .... Par ailleurs à Oslo et Amsterdam, le navire accoste t'il près du centre ville ? Petite question subsidiaire : il y t'il une piscine pour jeunes enfanst sur le Costa Magica ?
Merci d'avance. Bonne journée.
Costa affrête dès le mois de mai le Costa Magica sur un itinéraraire qui n'est pas sur le catalogue 2011 "7 capitales - 7 visions d'Europe" au départ du Havre. Nous avons réservé pour juillet.
Les escales sont les suivantes Douvres, Amsterdam, Hambourg, Copenhague, Oslo et Edimbourg.
Je souhaiterai que vous me fassiez partager vos expériences lors de ces escales et notamment pour Edimbourg qui est assez rarement cité et Hambourg dont on fait escale deux jours, que peut on y faire .... Par ailleurs à Oslo et Amsterdam, le navire accoste t'il près du centre ville ? Petite question subsidiaire : il y t'il une piscine pour jeunes enfanst sur le Costa Magica ?
Merci d'avance. Bonne journée.
Femme seule à Madagascar: quelle région? English translation pending
Bonjour,
Je compte partir à Madagascar le 3 juin 2011 pour 3 semaines. Tout ce que je sais pour l’instant est que je crois dormir à l’hôtel la nuit de mon arrivée le vendredi 4 juin puisque je rentrerai très tard.
Je crois passer le weekend à Tana avec une amie et ensuite partir pour Tamatave le lundi matin pour rendre visite à une autre amie. Je tiens à mentionner que je suis une femme voyageant seule.
Pour le voyage de Tana à Tamatave, je penche vers l’idée de prendre le Taxi-brousse mais je semble comprendre qu’il existe un taxi un peu plus douillet (pour manque d’un meilleur mot) sur cette route?
Bon, donc avec tous ces gens vus, je me dis qu’il me reste 2 semaines pour partir à l’aventure!!J’ai lu beaucoup sur ce forum et l’internet en général en plus de mon bouquin de Lonley Planet. J’ai compris que ce n’est pas beaucoup de temps et qu’il est ridicule de faire la tournée en fou et ne rien voir du voyage.
Bon, j’aboutie finalement à ma question… désolée, je parle beaucoup. Je crois que si je veux avoir un beau voyage, je dois me limiter à un ‘secteur’. Je crois que j’aurai la chance de voir quelques belles plages lors de mon séjour à Tamatave car nous irons probablement à Foulpoint. Qu’elle région pourriez-vous me suggérer? J’aimerais visiter une réserve faunique et surtout voir le côté humain de Madagascar, rencontrer des gens et leur parler si je ne les effraye pas trop 😛 (non, je blague, c'est que je suis lourdement tatouée). Je ne cherche pas à aller super loin mais je ne veux pas stagné trop longtemps non plus dans une ville. J’aime bien les arts, la musique et aimerais bien goûter la cuisine malgache.
Je crois éviter l'Est vu que j'aurai visité un peu et qu'il risque d'y avoir de la pluie.
Je devrai prendre l’avion à Tana alors je m’assurerai de m’y rendre un ou deux jours à l’avance… peut-être retourner chez l’amie…
Bon j’ai pris déjà trop de votre temps et je m’en excuse. Je veux juste être le plus précise possible afin de faciliter les réponses. Merci à l’avance!
Je compte partir à Madagascar le 3 juin 2011 pour 3 semaines. Tout ce que je sais pour l’instant est que je crois dormir à l’hôtel la nuit de mon arrivée le vendredi 4 juin puisque je rentrerai très tard.
Je crois passer le weekend à Tana avec une amie et ensuite partir pour Tamatave le lundi matin pour rendre visite à une autre amie. Je tiens à mentionner que je suis une femme voyageant seule.
Pour le voyage de Tana à Tamatave, je penche vers l’idée de prendre le Taxi-brousse mais je semble comprendre qu’il existe un taxi un peu plus douillet (pour manque d’un meilleur mot) sur cette route?
Bon, donc avec tous ces gens vus, je me dis qu’il me reste 2 semaines pour partir à l’aventure!!J’ai lu beaucoup sur ce forum et l’internet en général en plus de mon bouquin de Lonley Planet. J’ai compris que ce n’est pas beaucoup de temps et qu’il est ridicule de faire la tournée en fou et ne rien voir du voyage.
Bon, j’aboutie finalement à ma question… désolée, je parle beaucoup. Je crois que si je veux avoir un beau voyage, je dois me limiter à un ‘secteur’. Je crois que j’aurai la chance de voir quelques belles plages lors de mon séjour à Tamatave car nous irons probablement à Foulpoint. Qu’elle région pourriez-vous me suggérer? J’aimerais visiter une réserve faunique et surtout voir le côté humain de Madagascar, rencontrer des gens et leur parler si je ne les effraye pas trop 😛 (non, je blague, c'est que je suis lourdement tatouée). Je ne cherche pas à aller super loin mais je ne veux pas stagné trop longtemps non plus dans une ville. J’aime bien les arts, la musique et aimerais bien goûter la cuisine malgache.
Je crois éviter l'Est vu que j'aurai visité un peu et qu'il risque d'y avoir de la pluie.
Je devrai prendre l’avion à Tana alors je m’assurerai de m’y rendre un ou deux jours à l’avance… peut-être retourner chez l’amie…
Bon j’ai pris déjà trop de votre temps et je m’en excuse. Je veux juste être le plus précise possible afin de faciliter les réponses. Merci à l’avance!
Faire l'activité "Saute moutons" à Montréal? English translation pending
"Saute moutons" est le nom de l'attraction de la ville de MONTREAL au départ du vieux port, qui consiste à parcourir les rapides de LACHINE sur un bateau.
Est-ce que parmi les forumeurs, certains connaissent et ont déjà fait cette activité ? Votre avis ?
Je pose les questions pour le pratique de la chos car j'ai regardé le site mais il y a peu d'explications : Est-ce qu'il y a un endroit pour se changer ? ( car après on est, d'après ce que j'ai lu, complètement trempé !)
Est-ce que parmi les forumeurs, certains connaissent et ont déjà fait cette activité ? Votre avis ?
Je pose les questions pour le pratique de la chos car j'ai regardé le site mais il y a peu d'explications : Est-ce qu'il y a un endroit pour se changer ? ( car après on est, d'après ce que j'ai lu, complètement trempé !)
Retour d'une croisière sur le Costa Pacifica du 9 janvier English translation pending
Petites impressions a chaud d' une croisière sur le Costa pacifica du 9 janvier 2011
Très beau parcours
Trop de jours en mer 4 sur un total de 11 jours
Costa aurait pu apporter un petit changement afin d' éviter de débarquer en Israël un samedi et éviter de faire des escales techniques en Égypte obligeant les gens a faire leurs excursions ou a utiliser des prestataires bon vous me direz que je le savais avant de partir
Avertissement aux personnes sensibles au bruit évitez de prendre une cabine au pont 8 car la piscine se situe au dessus et autour se trouvent tables et chaises qui sont manipulées avec une delicatesse toute relative a longueur de journée de 6h a 2h du matin Sinon le bateau est récent mais dans la lignée des bateaux fabriques depuis près de 10 ans sans apporter de modifications notables d' aucune sorte la decoration moins obstentatoire Parlons des petits plus ou moins Prix de la croisière a j-60 divise par deux!!!! Mais les prestations aussi!!!! Si certaines personnes se plaignent des prestations sur MSC il est vrai que c est subjectif alors la nourriture sur Costa n est plus qu une pale copie de l originale année de référence 2003 Puis au fur et a mesure des années les prestations ont baisse pour arriver cette année a son apogée Quelques exemples pratiquement plus de Buffet de minuit et l apothéose Buffet magnifique réduit a de simples décorations quelques fruits et crêpes suzette avec glace Repas de gala aussi n a que le nom Ou est la langouste le foie gras ....et la fameuse omelette norvégienne ....beurk.... Si vous aimez les pâtes vous aimerez Costa Plus de thé dansant autant pour moi une seule fois seulement Quant au personnel parfois très charmant d' autre moins Ne sont pas en nombre suffisant Donc je dirai en conclusion que ce qui m incitera a faire une croisière avec Costa plutôt qu avec un autre armateur sera le prix le circuit le bateau (récent) Pour ne pas entrer dans la polémique et en essayant d' être le plus objectif 6 croisières avec Costa 2 avec MSC Ces deux compagnies se valent chacune ayant des moins et des plus qui font qu au totale ça s annule Allez plus que 12 mois pour la suivante Sinon ma croisière par son parcours a été une réussite Katatruc beau temps Bruno je t ai un peu maudit car j avais le parapluie l imper et les bottes..... Nous avons pris un bus sur le port pour 10 euros pour Olympie Et paye 6 euro pour la visite du site nous pouvions suivre les guides de Costa sans problèmes
Athènes nous avons prix un taxi a 4 pour 85 euros aller retour puis visite de 4 heures des principaux sites mais il semble que d' autres aient négocie a 60 euros nous avons prix un billet d' entrée qui donne droit a accès a plusieurs sites pour 13 euros j ai vraiment apprécier l acropole
Izmir nous avons pris a la sortie du port un car pour 10 euros qui vous fait le tour de la ville on monte et on descend quand on veut mais a part le bazar ou quand on y rentre on ne sait quand on sort nous n avons pas vu grand chose
Haifa petite réunion de famille mais pour 200 euros un taxi vous amène a Jérusalem et vous fait visiter les principaux sites et vous ramène au port a voir pour ma prochaine croisière très beau temps
Port Said Alexandrie excursion avec Costa 122 euros Musée du Caire et les pyramides de gizeh bien long très long fatiguant mais du haut de ces pyramides 40 siècles vous contemplent alors.... Très beau temps
Rome Nous avons pris le train 9 euros bus et métro compris ensuite nous avons visite le Colisée ainsi que le forum et le site archéologique très beau c est vraiment une ville chargée d' histoire et on le ressent le temps a été couvert mais doux .
Vraiment un parcours charge d' histoire Et des civilisations très avancées tellement qu aujourd'hui encore on n en comprend pas tous les mecanisme .
Nous avons pris sur place 2 forfaits eaux 13 bouteilles pour 25 euros 1 forfaits boys and girls de 20 boissons pour 48 euros 1 forfait café 22 boissons plus 3 spéciaux mais il n y avait pas Georges pour 32 euros
En tant que membre du Costa club nous avons eu droit au restaurant blue moon ou nous avons mange l avant veille de notre départ impression mitigée les desserts excellents le reste assez moyen parfois fade parfois pas cuit sinon vous avezla cote de bœuf a deux que je recommande Excellente suivant mon fils Pour conclure faire le bon choix mais pourquoi avoir a le faire tout devrait être de qualité constante
Allez voilà c est terminée J ai aime cette croisière car j avais mon fils unique et non moins préfère avec moi et eu le plaisir de connaitre Véronique et Stephanie mais Costa n est plus ce qu il était (petite larme) Line
Avertissement aux personnes sensibles au bruit évitez de prendre une cabine au pont 8 car la piscine se situe au dessus et autour se trouvent tables et chaises qui sont manipulées avec une delicatesse toute relative a longueur de journée de 6h a 2h du matin Sinon le bateau est récent mais dans la lignée des bateaux fabriques depuis près de 10 ans sans apporter de modifications notables d' aucune sorte la decoration moins obstentatoire Parlons des petits plus ou moins Prix de la croisière a j-60 divise par deux!!!! Mais les prestations aussi!!!! Si certaines personnes se plaignent des prestations sur MSC il est vrai que c est subjectif alors la nourriture sur Costa n est plus qu une pale copie de l originale année de référence 2003 Puis au fur et a mesure des années les prestations ont baisse pour arriver cette année a son apogée Quelques exemples pratiquement plus de Buffet de minuit et l apothéose Buffet magnifique réduit a de simples décorations quelques fruits et crêpes suzette avec glace Repas de gala aussi n a que le nom Ou est la langouste le foie gras ....et la fameuse omelette norvégienne ....beurk.... Si vous aimez les pâtes vous aimerez Costa Plus de thé dansant autant pour moi une seule fois seulement Quant au personnel parfois très charmant d' autre moins Ne sont pas en nombre suffisant Donc je dirai en conclusion que ce qui m incitera a faire une croisière avec Costa plutôt qu avec un autre armateur sera le prix le circuit le bateau (récent) Pour ne pas entrer dans la polémique et en essayant d' être le plus objectif 6 croisières avec Costa 2 avec MSC Ces deux compagnies se valent chacune ayant des moins et des plus qui font qu au totale ça s annule Allez plus que 12 mois pour la suivante Sinon ma croisière par son parcours a été une réussite Katatruc beau temps Bruno je t ai un peu maudit car j avais le parapluie l imper et les bottes..... Nous avons pris un bus sur le port pour 10 euros pour Olympie Et paye 6 euro pour la visite du site nous pouvions suivre les guides de Costa sans problèmes
Athènes nous avons prix un taxi a 4 pour 85 euros aller retour puis visite de 4 heures des principaux sites mais il semble que d' autres aient négocie a 60 euros nous avons prix un billet d' entrée qui donne droit a accès a plusieurs sites pour 13 euros j ai vraiment apprécier l acropole
Izmir nous avons pris a la sortie du port un car pour 10 euros qui vous fait le tour de la ville on monte et on descend quand on veut mais a part le bazar ou quand on y rentre on ne sait quand on sort nous n avons pas vu grand chose
Haifa petite réunion de famille mais pour 200 euros un taxi vous amène a Jérusalem et vous fait visiter les principaux sites et vous ramène au port a voir pour ma prochaine croisière très beau temps
Port Said Alexandrie excursion avec Costa 122 euros Musée du Caire et les pyramides de gizeh bien long très long fatiguant mais du haut de ces pyramides 40 siècles vous contemplent alors.... Très beau temps
Rome Nous avons pris le train 9 euros bus et métro compris ensuite nous avons visite le Colisée ainsi que le forum et le site archéologique très beau c est vraiment une ville chargée d' histoire et on le ressent le temps a été couvert mais doux .
Vraiment un parcours charge d' histoire Et des civilisations très avancées tellement qu aujourd'hui encore on n en comprend pas tous les mecanisme .
Nous avons pris sur place 2 forfaits eaux 13 bouteilles pour 25 euros 1 forfaits boys and girls de 20 boissons pour 48 euros 1 forfait café 22 boissons plus 3 spéciaux mais il n y avait pas Georges pour 32 euros
En tant que membre du Costa club nous avons eu droit au restaurant blue moon ou nous avons mange l avant veille de notre départ impression mitigée les desserts excellents le reste assez moyen parfois fade parfois pas cuit sinon vous avezla cote de bœuf a deux que je recommande Excellente suivant mon fils Pour conclure faire le bon choix mais pourquoi avoir a le faire tout devrait être de qualité constante
Allez voilà c est terminée J ai aime cette croisière car j avais mon fils unique et non moins préfère avec moi et eu le plaisir de connaitre Véronique et Stephanie mais Costa n est plus ce qu il était (petite larme) Line
Achat d'un appartement aux États-Unis English translation pending
bonjour, j'aimerais acheter un appart aux USA, plus précisément a Miami. je recherche des personnes qui ont déjà fais un achats aux USA pour répondre a plusieurs question que je me pose.
En attente de réponse, je vous remercie.
Tour d'Europe en voiture: budget, assurance auto...? English translation pending
bonsoir, je suis nouvelle sur ce forum.
Mon mari et moi comptons faire le tour d'europe ( italie, suisse, allemagne, pays bas, france) en juillet 2011 en voiture à partir de tunis.
pouvez vous m'aider à organiser mon voyage en me proposant un circuit détaillé (même différent de ce que j'ai proposé parceque ce n'est pas définitif), une idée sur le budget, visa, assurance auto...
enfin tout ce que vous pourrez écrire sur ce sujet me serait utile.
merci d'avance
Volontaire deux mois au nord ouest de la Thaïlande English translation pending
VERS CHIANG MAI
C'est le Bankok Express , un vieux train des anne'e 30, je suppose, qui m'a deposé un apres midi a' Chiang Mai apres 16 heures de choo choo choo choo apathiques alternants avec des coups de freins intempestifs a' chaque fois qu'une vache decide de traverser les rails ou le conducteur s'est assoupi dans sa locomotive.
Pas de vitres mais des persiennes metalliques pour se proteger de la pluie ou du soleil, un ventilateur a' vous decoller le toupet, une banquette en simili vert sapin pour mes fesses, des draps propres, une couverture et un coussin pour la nuit. Les toilettes turques en acier sont a' peu pres propres mais il faut sutout etre acrobate pour pouvoir garder la porte close avec une main et avec l'autre se tenir a' un barreau de la fenetre pour ne pas tomber dans la cuvette lors d'un brusque coup de frein inopine' et s'essuyer les fesses avec...rien! Mon doigt peut-etre mais la question existentielle que je me pose a' ce moment: lacher quelle main? la main droite ou la main gauche?
Je m' installe pour la nuit sur la couchette superieur que je prefere car plus intime.
Lorsque je me reveille, au fond de mon champs de vision, la silhouette des montagnes enturbanne'e par une brume matinale defilent imperceptiblement.
Dans l'accordeon qui relie 2 wagons, je fume une cigarette, moment bruyant mais exaltant de sentir l'air frais du matin. Je vois defiler devant moi des carre's soyeux de rizieres, qq temples en bois plutot rustiques, des maisons sur pilotis au milieu d'un champ, des zebus qui broutent paisiblement. Les rails sillonnent une foret dense, a' la vegetation diverse: par-ci par-la' des palmiers hautains et majestueux, les feuilles grasses de bananiers en bouquet, des parasols de papayers, des bambous denses, des acacias gracieux, des grimpants opportunistes a' fleurs mauve (appele'es "gloire du matin" ) qui ne s'ouvrent que pour qq heures, des lotus erige's vers le soleil baignent dans une mare.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
Nombre de coupures en dollars pour vingt-huit jours en Birmanie? English translation pending
Bonsoir,
Je suis en train de calculer le nombre et le choix de coupures $ à prendre pour nos 28 jours en Birmanie.
Nous sommes 2, et j'ai calculé : - hotel maxi 25$ - trek 15$ x 2 personnes x 5 jours - taxes sur les sites 200$ - taxes sorties aéroports 10$ x 2 - taxi aéroports 150$
un total d'environ 1200$ réparti en petites coupures, comme indiqué souvent sur le forum. 30 billets de 1$ 30 billets de 5$ 30 billets de 10$ 7 billets de 100$ Que pensez-vous de cette répartition ???
Les bureaux de change sur Paris, m'ont dit que pour les 100$ pas de problèmes pour des coupures état neuf, mais les petites généralement ils ne pouvaient pas me certifier qu'elles le seraient.
Pouvez-vous me dire si ma répartition pour 2 personnes est bonne, ou si vous feriez autrement. J'emmene également des € pour les avions, et dépenses autres.
Je suis en train de calculer le nombre et le choix de coupures $ à prendre pour nos 28 jours en Birmanie.
Nous sommes 2, et j'ai calculé : - hotel maxi 25$ - trek 15$ x 2 personnes x 5 jours - taxes sur les sites 200$ - taxes sorties aéroports 10$ x 2 - taxi aéroports 150$
un total d'environ 1200$ réparti en petites coupures, comme indiqué souvent sur le forum. 30 billets de 1$ 30 billets de 5$ 30 billets de 10$ 7 billets de 100$ Que pensez-vous de cette répartition ???
Les bureaux de change sur Paris, m'ont dit que pour les 100$ pas de problèmes pour des coupures état neuf, mais les petites généralement ils ne pouvaient pas me certifier qu'elles le seraient.
Pouvez-vous me dire si ma répartition pour 2 personnes est bonne, ou si vous feriez autrement. J'emmene également des € pour les avions, et dépenses autres.
"Concours" photo du mois de décembre 2010: "On nous mène en bateau..." English translation pending
Taritata pouet pouet,
Le 6ème concours international de photo VF est lancé, sur le thème : "On nous mène en bateau..." A prendre au 1er degré, une photo avec des bateaux, ou au second degré...
Règlement :
- 1 photo par personne à poster jusqu'au 24/12. - On vote du 25 au 31/12, tout le monde peut voter, participant ou non, avec un petit commentaire pour expliciter le pourquoi du comment du vote. - Le vainqueur gagne l'immense privilège d'organiser le concours du mois de janvier. - Pour mémoire, les thèmes précédemment abordés sont : Transports du monde , métiers du monde , bleu , prières , scènes de rues du monde.
Pour ne pas encombrer ce post, les commentaires c'est ici : http://voyageforum.com/voyage/F52/v.f?post=3846388;live=1;#3846388
Le 6ème concours international de photo VF est lancé, sur le thème : "On nous mène en bateau..." A prendre au 1er degré, une photo avec des bateaux, ou au second degré...
Règlement :
- 1 photo par personne à poster jusqu'au 24/12. - On vote du 25 au 31/12, tout le monde peut voter, participant ou non, avec un petit commentaire pour expliciter le pourquoi du comment du vote. - Le vainqueur gagne l'immense privilège d'organiser le concours du mois de janvier. - Pour mémoire, les thèmes précédemment abordés sont : Transports du monde , métiers du monde , bleu , prières , scènes de rues du monde.
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Où acheter de la vanille en Inde? English translation pending
J'avais pour habitude d'acheter une excellente vanille à Madikeri dans le Karnataka pour un super rapport qualité/prix. Je pensais éviter de me rendre à Madikéri, cette année, exprès pour y acheter de la vanille, mais il semble que ce ne soit guère facile d'en trouver ailleurs (à un bon prix). Quelqu'un connaîtrait-il un endroit où en trouver ?
Hôtel Be Live Grand Ambar English translation pending
bonjour!
j'ai réservé en mai pour un forfait durant les fêtes (21 décembre 2010 au 4 janvier 2011) et ce, avec le peu d'information que j'ai réussi à trouver. Près de 6 mois après mon achat (au prix dérisoire de 1450$ pour les 2 semaines des fêtes) je ne trouve pas ou très peu d'informations sur cet hotel. Je sais qu'il a changé de nom quelques fois (sun village, oasis ambar bay, etc...) mais à part ça je ne trouve pas de photos récentes, pas d'infos, etc. Quelqu'un a des informations récentes? Un contact direct à l'hotel, etc.
merci à l'avance
desi
Hôtel Arenas Doradas à Varadero English translation pending
Bonjour Est-ce que quelqu'un est allé à l'hotel Arenas Dorada récemment?
Merci
Croisières 5D aux Grenadines via Promovacances English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes, ma copine et moi, presque décidés à réserver la croisières 5D via promovacances pour partir en Novembre ou Décembre prochain pendant une semaine et découvrir ses paysages magnifiques ses couchers de soleil et la bonne ambiance à bord.
Alors voilà, nous savons très bien que nous ne serons pas sur un yacht luxueux et nous n'allons pas nous en plaindre, cependant après avoir parcouru des pages et des pages sur différents forums, j'ai encore quelques questions sur différents aspects. je vais éviter des répéter les mêmes questions j'ai déjà eu pas mal d'infos ;-)Concernant la météo: quelqu'un a-t-il fait la croisière à cette période ? nous savons que c'est encore la saison des ouragans (on assume) mais je parle plus des jours de pluies, est-ce que l'on risque d'avoir 7 jours de pluie d'affilé? Concernant l'organisation via promovacances: - Apparemment la convocation pour le départ pourrait être reçu uniquement 3H avant le départ de l'avion ! - A partir de Paris, depuis quel aéroport part-on en général ? - Y a t-il toujours des escales en France ? - Est-ce qu'à l'arrivée en Martinique le transfert est bien organisé ? Concernant le catamaran: - Nous hésitons vraiment à prendre l'option cabine arrière, d'après ce que j'ai pu lire les cabine arrières sont (un peu) plus grandes, il y a deux hublots donc plus de ventilation possible, on ressent moins la houle, et il y a un "accès privé" sur le pont ou sur l'intérieur en contrepartie on est dérangé par le bruit du moteur ou du poste de pilotage et par certaines odeurs de gas oil. Bref on se sais pas trop...quelqu'un pourrait nous faire part de son experience ? - Est-ce que les cabines sont climatisées ? - Est-ce que le changement des draps et serviettes est vraiment effectué ? - Au niveau du chargement des appareils electriques (appareil photo, téléphone) existe-t-il des prises dans les cabines ? si oui de quel type ? J'ai également vu que plusieurs personnes se plaignaient du dernier jour avec un long temps d'attente entre la fin de la croisière et le départ de l'avion en martinique, n'y a-t-il vraiment rien d'autre à faire que d'attendre pendant 10H ? visites ?
Merci pour toutes vos réponses ! ;-)
Nous sommes, ma copine et moi, presque décidés à réserver la croisières 5D via promovacances pour partir en Novembre ou Décembre prochain pendant une semaine et découvrir ses paysages magnifiques ses couchers de soleil et la bonne ambiance à bord.
Alors voilà, nous savons très bien que nous ne serons pas sur un yacht luxueux et nous n'allons pas nous en plaindre, cependant après avoir parcouru des pages et des pages sur différents forums, j'ai encore quelques questions sur différents aspects. je vais éviter des répéter les mêmes questions j'ai déjà eu pas mal d'infos ;-)Concernant la météo: quelqu'un a-t-il fait la croisière à cette période ? nous savons que c'est encore la saison des ouragans (on assume) mais je parle plus des jours de pluies, est-ce que l'on risque d'avoir 7 jours de pluie d'affilé? Concernant l'organisation via promovacances: - Apparemment la convocation pour le départ pourrait être reçu uniquement 3H avant le départ de l'avion ! - A partir de Paris, depuis quel aéroport part-on en général ? - Y a t-il toujours des escales en France ? - Est-ce qu'à l'arrivée en Martinique le transfert est bien organisé ? Concernant le catamaran: - Nous hésitons vraiment à prendre l'option cabine arrière, d'après ce que j'ai pu lire les cabine arrières sont (un peu) plus grandes, il y a deux hublots donc plus de ventilation possible, on ressent moins la houle, et il y a un "accès privé" sur le pont ou sur l'intérieur en contrepartie on est dérangé par le bruit du moteur ou du poste de pilotage et par certaines odeurs de gas oil. Bref on se sais pas trop...quelqu'un pourrait nous faire part de son experience ? - Est-ce que les cabines sont climatisées ? - Est-ce que le changement des draps et serviettes est vraiment effectué ? - Au niveau du chargement des appareils electriques (appareil photo, téléphone) existe-t-il des prises dans les cabines ? si oui de quel type ? J'ai également vu que plusieurs personnes se plaignaient du dernier jour avec un long temps d'attente entre la fin de la croisière et le départ de l'avion en martinique, n'y a-t-il vraiment rien d'autre à faire que d'attendre pendant 10H ? visites ?
Merci pour toutes vos réponses ! ;-)
Bolivie: Isla del Sol - Copacabana English translation pending
Bonsoir à tous,
Depuis La Paz, et avant de rejoindre Puno au Pérou, j'aimerais aller sur la isla del sol.
Ma question porte sur le ou les meileurs moyens d'y accéder et de visiter.
D'abord, est-ce que Copacabana vaut le coup ? Doit-on y séjourner un nuit avant de se rendre à la isla del sol ? Ou bien depuis La Paz peut-on se rendre directement au ponton d'embarquement ? y a-t-il souvent des bateaux ?
Quelle est la meilleure formule pour en profiter (une nuit sur place ?) l'île est-elle grande, y a-t-il un côté de l'île plus intéressant qu'un autre ?
Ensuite pour rejoindre Puno quelles sont les possibilités ?
Merci beaucoup de me faire part de votre expérience, de ce que vous en avez pensé.
A bientôt
Dominique
Depuis La Paz, et avant de rejoindre Puno au Pérou, j'aimerais aller sur la isla del sol.
Ma question porte sur le ou les meileurs moyens d'y accéder et de visiter.
D'abord, est-ce que Copacabana vaut le coup ? Doit-on y séjourner un nuit avant de se rendre à la isla del sol ? Ou bien depuis La Paz peut-on se rendre directement au ponton d'embarquement ? y a-t-il souvent des bateaux ?
Quelle est la meilleure formule pour en profiter (une nuit sur place ?) l'île est-elle grande, y a-t-il un côté de l'île plus intéressant qu'un autre ?
Ensuite pour rejoindre Puno quelles sont les possibilités ?
Merci beaucoup de me faire part de votre expérience, de ce que vous en avez pensé.
A bientôt
Dominique
Retour du Groenland avec mon sac à dos Osprey Kestrel 48 S/M English translation pending
Salut !
je voudrais vous faire part de mon retour après utilisation de ce sac au Groenland pendant 4 semaines. J'ai parcouru le Artic Circle Trail, de Kangerlussuaq a Sisimiut, en 10 jours, en passant par le village de Sarfannguit, avec une amie. Cela fait une moyenne de 20 km par jour, dans la montagne pour les 4 derniers jours.
Nous avons campé et avions emmené deux réchauds pour pouvoir manger en même temps et aussi un peu par sécurité si l'un ne fonctionnait pas bien. Nous avions 10 jours de bouffe en autonomie... Je ne m'étale pas sur le trek, je ferai un autre post, mais c'est pour vous donner une idée du contenu des sacs.
J'avais acheté en dernière minute le sac Osprey Kestrel 48, en taille S/M car je suis assez petite (1,57 m les bons jours).
Mon sac Deuter 42l qui m'a fidelement servi pendant des annees s'avérait un peu trop petit et son systeme de dos ventilé battait de l'aile
On m'avait beaucoup parlé de la solidité et de la légereté des sacs Osprey, je me suis donc orientée vers cette marque.
Ce sac fait 46l et pas 48l quand on le prend en small, c'est toujours bon a savoir. Je n'en suis pas tout a fait satisfaite, car il ne correspondait pas a ce que j'attendais.
C'est rare d'être satisfait à 100 %, mais là, comme j'hésite à dire que j'en suis satisfaite à 50%, je fais un post.
J'ai envoyé mes impressions à Osprey, qui s'est contenté de me conseiller d'acheter une raincover plus grande (merci Osprey, je n'y aurais pas pensé toute seule). Ils m'ont un peu déçue sur ce coup-là car la raincover n'est qu'un des deux problèmes soulevés, mais bon, ils m'ont répondu, rapidement et de manière personnalisée, c'est déjà pas mal :-)
J'ai listé les bons et les mauvais cotés : voici donc les bons en premier !
il a beaucoup de poches un peu partout ! il est léger (1,6 kg) le dos est très confortable jusqu'à 15 kg de charge le porte-batons à l'avant est bien pensé et peut s'avérer utile pour libérer les mains la ceinture est aisée à serrer et ne se desserre pas en 3 secondes (ni en 3 heures d'ailleurs ) les coutures et la fabrication générale sont solides et soignées
Maintenant, ça se corse, voici les points négatifs : les poches sont nombreuses, mais le tissu ne prévoit pas forcement de l'espace... Si vous voulez caser des trucs petits et plats, c'est ok, si vous avez des objets plus volumineux, ne comptez pas dessus (une fois qu'on le sait, on s'en arrange, mais il y a des choses volumineuses bien pratiques a ranger dans les poches latérales parfois - je suis théinomane, j'aime avoir ma thermos a portée de main... le problème ne s'est pas posé ici car pas de place pour la thermos)
les poches "filet" (une sur chaque cote et une sur le devant du sac) sont faites en tissu élastique et non en filet, je doute donc de la durabilité du matériau.
plus grave : le rabat supérieur du sac est beaucoup trop court. Il lui manque 10 cm au moins. Cela n'alourdirait pas de beaucoup le sac et permettrait de caser plus de volume avec sécurité et accessoirement d'accéder aux 46l promis... les sangles pour attacher ce rabat sont trop écartées sur les cotés pour serrer efficacement ce rabat et donc fermer le sac...
- > total, en début de trek, c'est a dire quand le sac est blindé de bonnes choses, il a l'air à moitié ouvert... Je ne l'ai pas surchargé, il contenait les 46l qu'il promet (voire moins), mais le fait que le rabat soit trop juste et les sangles trop sur le coté font qu'on ne peut pas bien fermer ce sac quand il est rempli, inconvénient majeur d'après moi.
A la fin du trek, lorsque j'étais habituée au sac et qu'il n'était pas aussi plein, le problème s'est posé également. De manière moins flagrante certes, mais quand même. Le rabat trop juste et les sangles trop sur le coté font que le rabat-poche est écrasé et ramené vers le marcheur et non vers l'avant du sac. Il a donc toujours l'air un peu ouvert et vient taquiner la tête du marcheur, c'est un peu gênant à la longue (surtout quand le marcheur est une marcheuse à la chevelure soyeuse élégamment stockée derrière la tête).
Autre point négatif et après je cours râler ailleurs, promis ;-) : J'ai pris ce sac car il avait une raincover integrée, c'est le seul Osprey vendu au vieux campeur avec ce volume qui a une raincover. Cette couverture de pluie est trop petite et manque cruellement de petits crochets pour la faire tenir en place aux 4 coins du sac. Certes j'ai ajoute un matelas sur le dessus du sac, que la raincover n'est pas sensée couvrir, mais même avec "juste" le sac à couvrir, la raincover est trop juste de quelques cm...
Bon, mais ca c'est pas trop grave, je peux acheter une autre raincover (j'aurais juste du m'en apercevoir avant).
Reste ce défaut de conception du sac (rabat trop juste), qui ne permet pas d'après moi de fermer completement le sac, même correctement rempli.
Voici le lien sur lequel vous pourrez voir deux photos qui éclairciront j'espère mon avis sur ce sac (parce que juste à expliquer par écrit, ce n'est pas très parlant) : http://picasaweb.google.fr/julielaptiteolive/SacADosOspreyKestrel48SM# Si vous avez la flemme, je vous ai attaché les deux photos ci-dessous.
Il est conseillé pour des randos a la journée et du voyage itinérant. Je le conseillerais plutôt pour du voyage itinérant tout court sans pluie, car 46l pour une rando à la journée, ca fait beaucoup...
Sur ce, je vous souhaite de belles randos et de beaux voyages... avec du matériel adapté !
Yalena
je voudrais vous faire part de mon retour après utilisation de ce sac au Groenland pendant 4 semaines. J'ai parcouru le Artic Circle Trail, de Kangerlussuaq a Sisimiut, en 10 jours, en passant par le village de Sarfannguit, avec une amie. Cela fait une moyenne de 20 km par jour, dans la montagne pour les 4 derniers jours.
Nous avons campé et avions emmené deux réchauds pour pouvoir manger en même temps et aussi un peu par sécurité si l'un ne fonctionnait pas bien. Nous avions 10 jours de bouffe en autonomie... Je ne m'étale pas sur le trek, je ferai un autre post, mais c'est pour vous donner une idée du contenu des sacs.
J'avais acheté en dernière minute le sac Osprey Kestrel 48, en taille S/M car je suis assez petite (1,57 m les bons jours).
Mon sac Deuter 42l qui m'a fidelement servi pendant des annees s'avérait un peu trop petit et son systeme de dos ventilé battait de l'aile
On m'avait beaucoup parlé de la solidité et de la légereté des sacs Osprey, je me suis donc orientée vers cette marque.
Ce sac fait 46l et pas 48l quand on le prend en small, c'est toujours bon a savoir. Je n'en suis pas tout a fait satisfaite, car il ne correspondait pas a ce que j'attendais.
C'est rare d'être satisfait à 100 %, mais là, comme j'hésite à dire que j'en suis satisfaite à 50%, je fais un post.
J'ai envoyé mes impressions à Osprey, qui s'est contenté de me conseiller d'acheter une raincover plus grande (merci Osprey, je n'y aurais pas pensé toute seule). Ils m'ont un peu déçue sur ce coup-là car la raincover n'est qu'un des deux problèmes soulevés, mais bon, ils m'ont répondu, rapidement et de manière personnalisée, c'est déjà pas mal :-)
J'ai listé les bons et les mauvais cotés : voici donc les bons en premier !
il a beaucoup de poches un peu partout ! il est léger (1,6 kg) le dos est très confortable jusqu'à 15 kg de charge le porte-batons à l'avant est bien pensé et peut s'avérer utile pour libérer les mains la ceinture est aisée à serrer et ne se desserre pas en 3 secondes (ni en 3 heures d'ailleurs ) les coutures et la fabrication générale sont solides et soignées
Maintenant, ça se corse, voici les points négatifs : les poches sont nombreuses, mais le tissu ne prévoit pas forcement de l'espace... Si vous voulez caser des trucs petits et plats, c'est ok, si vous avez des objets plus volumineux, ne comptez pas dessus (une fois qu'on le sait, on s'en arrange, mais il y a des choses volumineuses bien pratiques a ranger dans les poches latérales parfois - je suis théinomane, j'aime avoir ma thermos a portée de main... le problème ne s'est pas posé ici car pas de place pour la thermos)
les poches "filet" (une sur chaque cote et une sur le devant du sac) sont faites en tissu élastique et non en filet, je doute donc de la durabilité du matériau.
plus grave : le rabat supérieur du sac est beaucoup trop court. Il lui manque 10 cm au moins. Cela n'alourdirait pas de beaucoup le sac et permettrait de caser plus de volume avec sécurité et accessoirement d'accéder aux 46l promis... les sangles pour attacher ce rabat sont trop écartées sur les cotés pour serrer efficacement ce rabat et donc fermer le sac...
- > total, en début de trek, c'est a dire quand le sac est blindé de bonnes choses, il a l'air à moitié ouvert... Je ne l'ai pas surchargé, il contenait les 46l qu'il promet (voire moins), mais le fait que le rabat soit trop juste et les sangles trop sur le coté font qu'on ne peut pas bien fermer ce sac quand il est rempli, inconvénient majeur d'après moi.
A la fin du trek, lorsque j'étais habituée au sac et qu'il n'était pas aussi plein, le problème s'est posé également. De manière moins flagrante certes, mais quand même. Le rabat trop juste et les sangles trop sur le coté font que le rabat-poche est écrasé et ramené vers le marcheur et non vers l'avant du sac. Il a donc toujours l'air un peu ouvert et vient taquiner la tête du marcheur, c'est un peu gênant à la longue (surtout quand le marcheur est une marcheuse à la chevelure soyeuse élégamment stockée derrière la tête).
Autre point négatif et après je cours râler ailleurs, promis ;-) : J'ai pris ce sac car il avait une raincover integrée, c'est le seul Osprey vendu au vieux campeur avec ce volume qui a une raincover. Cette couverture de pluie est trop petite et manque cruellement de petits crochets pour la faire tenir en place aux 4 coins du sac. Certes j'ai ajoute un matelas sur le dessus du sac, que la raincover n'est pas sensée couvrir, mais même avec "juste" le sac à couvrir, la raincover est trop juste de quelques cm...
Bon, mais ca c'est pas trop grave, je peux acheter une autre raincover (j'aurais juste du m'en apercevoir avant).
Reste ce défaut de conception du sac (rabat trop juste), qui ne permet pas d'après moi de fermer completement le sac, même correctement rempli.
Voici le lien sur lequel vous pourrez voir deux photos qui éclairciront j'espère mon avis sur ce sac (parce que juste à expliquer par écrit, ce n'est pas très parlant) : http://picasaweb.google.fr/julielaptiteolive/SacADosOspreyKestrel48SM# Si vous avez la flemme, je vous ai attaché les deux photos ci-dessous.
Il est conseillé pour des randos a la journée et du voyage itinérant. Je le conseillerais plutôt pour du voyage itinérant tout court sans pluie, car 46l pour une rando à la journée, ca fait beaucoup...
Sur ce, je vous souhaite de belles randos et de beaux voyages... avec du matériel adapté !
Yalena
Croisière Costa Nice-Savone English translation pending
Note à tous les Costa-croisiéristes français (ou belges, ou suisses), qui vont à NICE en avion ou en train...pour embarquer à Savone :
Moi, je prends ma voiture pour aller à Savone, alors avant de renvoyer mon contrat signé à mon agence, pour ma croisière "retour en terre sainte" du 17 novembre 2011 sur le Costa Pacifica, et juste au moment où j'allais cliquer sur "envoyer", j'ai eu un éclair de génie ! (arf, y en a qui vont dire que j'ai un ego surdimensionné, 😎 mais je plaide non coupable, c'était *juste* un *éclair* ! 😉😎 )
j'ai rappelé ma Conseillère et je lui ai dit : "si on va à Savone en voiture, et qu'on ne choisit aucun transfert vers Savone, ni de Nice-Aéroport, ni de Nice Gare SNCF, y a pas quelque chose à gratter ? 😊 "
"mais oui", m'a-t-elle répondu, "Costa prend en compte ce transfert Aller-retour pour 42 euros par personne. Si vous ne l'utilisez pas, modifiez notre contrat ":
départ Savone au lieu de départ Nice-Savone spécifiez dans les observation que vous allez à Savone en voiture (et éventuellement que vous utiliserez le Parking Costa) et modifiez les sommes en retirant 2 fois 42 soit 84 euros...
Chic ! ce matin, j'ai gagné 84 euros...
Mais ce qui est un peu perfide c'est que
- elle ne me l'avait pas dit 😠 - ce n'est marqué nulle part ni sur le site ni dans les catalogues Costa - sur le site Costa si on réserve ou qu'on simule une réservation, on NE PEUT PAS ne pas choisir de transfert depuis Nice...
enfin voilà, si vous partez de Savone et que vous y allez avec votre voiture (ou à pieds, hein, chacun fait comme il veut...😎 ), dites bien à votrz agence que vous ne prenez pas les transferts autocars et que donc il y a lieu de retirer 42 euros par passagers...
Pour la petite histoire, on notera que si on doit payer 42 euros par passagers pour faire les 2 heures et demie de trajet en car Nice-Savone, les excursions de la demie-journée, avec un guide compétent et souvent intéressant, et qui valent rarement plus de 20 à 25 euros de plus, ben finalement, c'est pas cher... 😄🤪
Moi, je prends ma voiture pour aller à Savone, alors avant de renvoyer mon contrat signé à mon agence, pour ma croisière "retour en terre sainte" du 17 novembre 2011 sur le Costa Pacifica, et juste au moment où j'allais cliquer sur "envoyer", j'ai eu un éclair de génie ! (arf, y en a qui vont dire que j'ai un ego surdimensionné, 😎 mais je plaide non coupable, c'était *juste* un *éclair* ! 😉😎 )
j'ai rappelé ma Conseillère et je lui ai dit : "si on va à Savone en voiture, et qu'on ne choisit aucun transfert vers Savone, ni de Nice-Aéroport, ni de Nice Gare SNCF, y a pas quelque chose à gratter ? 😊 "
"mais oui", m'a-t-elle répondu, "Costa prend en compte ce transfert Aller-retour pour 42 euros par personne. Si vous ne l'utilisez pas, modifiez notre contrat ":
départ Savone au lieu de départ Nice-Savone spécifiez dans les observation que vous allez à Savone en voiture (et éventuellement que vous utiliserez le Parking Costa) et modifiez les sommes en retirant 2 fois 42 soit 84 euros...
Chic ! ce matin, j'ai gagné 84 euros...
Mais ce qui est un peu perfide c'est que
- elle ne me l'avait pas dit 😠 - ce n'est marqué nulle part ni sur le site ni dans les catalogues Costa - sur le site Costa si on réserve ou qu'on simule une réservation, on NE PEUT PAS ne pas choisir de transfert depuis Nice...
enfin voilà, si vous partez de Savone et que vous y allez avec votre voiture (ou à pieds, hein, chacun fait comme il veut...😎 ), dites bien à votrz agence que vous ne prenez pas les transferts autocars et que donc il y a lieu de retirer 42 euros par passagers...
Pour la petite histoire, on notera que si on doit payer 42 euros par passagers pour faire les 2 heures et demie de trajet en car Nice-Savone, les excursions de la demie-journée, avec un guide compétent et souvent intéressant, et qui valent rarement plus de 20 à 25 euros de plus, ben finalement, c'est pas cher... 😄🤪
Calcutta, les Sunderbans, et les îles Andamans English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis à la recherche d'infos sur Calcutta, les sunderbans et les iles andamans ! Nous prévoyons avec ma copine de faire un ptit tour en inde à la fin de l'année. Nous savons déjà, à peu près où on veut aller. J'ai déjà fait un voyage làbas et connais donc un ptit peu.... Par contre je ne connais pas du tout les 3 endroits cités !
J'ai déjà parcouru le forum en quête d'infos, mais il reste encore quelques questions.
Calcutta Toujours les mêmes questions, une guesthouse sympa, pas trop chere ? les lieux à ne pas manquer ? Quelqu'un a déjà fait du couchsurfing sur place ?
Sunderbans Faut-il absolument organiser le trip vers les sunderbans à partir de calcutta ? ou peut-on prendre tout seul un bus pour les rejoindre et voir sur place ? Question logement, j'ai l'impression quand je lis que ce n'est pas la panacée question choix....y a t'il des guesthouse sympa sur place ? Sont-elles dans le parc ? en bordure du parc ? Toujours complètes (Faut-il réserver avant de partir ?) ? Concernant l'accès au parc, combien cela coûte t'il ? Vaut-il mieux prendre un package avec guesthouse et excursion ?
Iles Andamans Alors dans un premier temps, on voulait se rendre, comme beaucoup sur Havelock....ou Neil. Après j'ai commencer à lire dessus.... Est-ce vraiment déjà touristique ? Peut-on quand même être tranquille ? Les sandflies ? vraiment handicapant au quotidien ? on peut tout de même aller se baigner sans se faire bouffer ? Les logements sur place ? j'ai vu quelques nom de guesthouse qui tournent sur les forums.....il y en a combien sur place ? obliger de réserver avant d'y aller ?
Sinon, quelle ile me conseilleriez-vous ? une autre que celles-ci ? Little Andaman ? D'autres moins connus ?
Pour rejoindre Neil ou Havelock, à quelle heure part le bateau de Port Blair ? Il y en a plusieurs par jour ? Idem pour le retour ?
Ca fait beaucoup de question tout ça :D
Merci à tous pour votre aide !!
Je suis à la recherche d'infos sur Calcutta, les sunderbans et les iles andamans ! Nous prévoyons avec ma copine de faire un ptit tour en inde à la fin de l'année. Nous savons déjà, à peu près où on veut aller. J'ai déjà fait un voyage làbas et connais donc un ptit peu.... Par contre je ne connais pas du tout les 3 endroits cités !
J'ai déjà parcouru le forum en quête d'infos, mais il reste encore quelques questions.
Calcutta Toujours les mêmes questions, une guesthouse sympa, pas trop chere ? les lieux à ne pas manquer ? Quelqu'un a déjà fait du couchsurfing sur place ?
Sunderbans Faut-il absolument organiser le trip vers les sunderbans à partir de calcutta ? ou peut-on prendre tout seul un bus pour les rejoindre et voir sur place ? Question logement, j'ai l'impression quand je lis que ce n'est pas la panacée question choix....y a t'il des guesthouse sympa sur place ? Sont-elles dans le parc ? en bordure du parc ? Toujours complètes (Faut-il réserver avant de partir ?) ? Concernant l'accès au parc, combien cela coûte t'il ? Vaut-il mieux prendre un package avec guesthouse et excursion ?
Iles Andamans Alors dans un premier temps, on voulait se rendre, comme beaucoup sur Havelock....ou Neil. Après j'ai commencer à lire dessus.... Est-ce vraiment déjà touristique ? Peut-on quand même être tranquille ? Les sandflies ? vraiment handicapant au quotidien ? on peut tout de même aller se baigner sans se faire bouffer ? Les logements sur place ? j'ai vu quelques nom de guesthouse qui tournent sur les forums.....il y en a combien sur place ? obliger de réserver avant d'y aller ?
Sinon, quelle ile me conseilleriez-vous ? une autre que celles-ci ? Little Andaman ? D'autres moins connus ?
Pour rejoindre Neil ou Havelock, à quelle heure part le bateau de Port Blair ? Il y en a plusieurs par jour ? Idem pour le retour ?
Ca fait beaucoup de question tout ça :D
Merci à tous pour votre aide !!
L'Ouest américain! c'est beau, c'est très beau et c'est possible aussi quand on n'est plus tout jeune English translation pending
Bonsoir,
Nous sommes deux "novices" question voyages. A part quelques voyages professionnels, hyper organisés et quelques courtes échappées, en 18 ans de vie commune, nous ne sommes jamais partis en vacances.
En 2003, mon mari (dit Le Grand) a eu un cancer du pancréas. Il avait 53 ans à ce moment là, moi 48. On croyait notre vie finie. Les années 2003/2004 ont duré longtemps... très longtemps et notre terreur était de voir le cauchemar se terminer, car nous n'avions que peu d'espoir d'un réveil heureux. Pendant qu'il se battait contre cette saloperie, un de nos amis m'a demandé ce qu'il pouvait lui offrir pour lui faire vraiment plaisir. Je lui ai expliqué que le rêve d'enfant du Grand avait été de "voir en vrai les paysages des vrais westerns". Il lui a offert un livre somptueux qui n'a plus quitté sa "table de nuit" d'abord à la clinique, puis à la maison.
En 2005, Il a bénéficié d'une opportunité intéressante pour s'arrêter de travailler en janvier. Le 21 juin 2005 nous nous sommes envolés. Bien entendu, en raison de notre grand âge il n'était pas question de crapahuter en nous mettant dans des situations délicates. Donc le voyage que je vais vous raconter risque fort de décevoir les "aventuriers", quoique...
Nous n'avons rien préparé, nous avons juste réservé une voiture (chez Alamo via Auto Escape) et nos billets d'avion (par Expedia) : Paris-Montréal le 21 juin 2005 Toronto-San Francisco le 11 juillet San Francisco-Montréal le 20 septembre Montréal-Paris le 12 octobre.
Dans nos bagages le Guide vert et le Routard.
Le Grand a été un petit peu scout quand il était gamin, moi je n'ai jamais campé de ma vie et, surtout, je n'ai jamais imaginé que je camperai un jour. Pourtant, la veille du départ nous avons acheté une tente Quechua "On ne sait jamais..."
Après quelques jours au Québec,

le 11 juillet 2005 nous embarquons à Toronto pour San Franscico, c'est la journée des mésaventures. Et ça commence très tôt le matin. Les formalités de police se font directement avant l'embarquement. Nous tombons sur un policier américain qui affiche son nom sur une jolie petite étiquette agrafée sur le revers de sa poche poitrine : A. Di Narco, ça me fait rigoler mais je ne vais rigoler longtemps.
Il épluche nos passeport et la carte sur laquelle on doit tout décrire de nous : "I need an address in San Francisco". Oh, mais nous comprenons bien cher Monsieur, mais nous n'avons pas d'adresse à San Francisco. Nous atterrissons là-bas, nous prenons la voiture de location, dont voici le contrat, et nous partons à l'aventure. "I need an address in San Francisco". On se regarde éberlués. Ben, il ne nous a pas compris. Notre accent peut-être ? On recommence en articulant. "I need an address in San Francisco". Ca a duré au moins 20 minutes. Plus on s'énervait, plus il restait froid comme un zombie. Il a répété de sa voix monocorde "I need an address in San Francisco" une quinzaine de fois, jusqu'à ce que le Grand retourne dans le hall, appelle un hôtel de chaîne et demande à la réception l'adresse de leur hôtel à San Francisco. On écrit avec application l'adresse de cet hôtel où nous ne mettrons jamais les pieds et Monsieur Di Narco toujours aussi "souriant" nous donne le coup de tampon sésame pour nous permettre d'entrer aux Etats-Unis !
Il n'est pas 9 heures du matin, je suis déjà bien énervée par mon pote Di Narco, on a quelques 8 heures à passer dans les aéroports et les avions et je m'aperçois que j'ai oublié d'acheter des cigarettes et de "m'en griller une" avant d'entrer dans l'aéroport. Un paquet de cigarettes dans les boutiques de l'aéroport : 13 $can 😮 et une zone fumeurs infecte. Je sens que la journée va être géniale !
Comme nous n'avons rien préparé, nous choisissons dans l'avion notre première destination. Je propose au Grand de partir vers le nord pour visiter dans un premier temps Redwood National Park, puis nous irons vers Crater Lake.
On atterrit vers 17 heures. On récupère nos sacs de voyage tous sens dessus-dessous, verrous forcés. J'ai pris la précaution de répartir les médocs du Grand dans les trois sacs pour éviter toute catastrophe que ne manquerait pas de provoquer la perte de ses précieux remèdes. Heureusement que j'ai mis avec chaque paquet de gélules une copie de la lettre que son médecin a faite pour ses confrères américains "au cas où", sinon je pense qu'ils nous auraient arrêtés pour nous demander ce que l'on trafiquait LOL ! On va chercher la voiture... je n'ai toujours pas fumé. Sur le parking, pendant que le Grand fait son choix, je m'en allume une avec bonheur. La préposée de l'agence se précipite sur moi, hystérique, ici aussi on n'a pas le droit de fumer 😛. L'heure tourne, le Grand a faim, comme d'hab, j'ai envie de fumer, comme d'hab - enfin... encore plus que d'hab. On file vers le Nord. Objectif : un restau et un p'tit coin où il n'y a pas de panneau "No smoking".
On roule, la circulation est infernale. Je surveille les panneaux de limitation de vitesse et je rappelle à l'ordre Le Grand chaque fois qu'il dépasse le bon niveau sur le compteur. Ce qui l'énerve, puisque tous les autres roulent beaucoup plus vite. Mais je commence une crise de parano qui va me durer deux, trois jours. J'ai une peur bleue que l'on nous arrête pour excès de vitesse et que l'on se retrouve en prison, pour fausse déclaration à notre cher ami Di Narco.
On roule. En consultant la carte, j'ai décidé qu'on allait dormir à Petaluna, parce que le nom me plaît et que pour ce soir c'est bien assez loin. Péage sur le Richmond - San Rafael Bridge. Et qu'est-ce qu'ils ont oublié les deux gros malins ? ... de prendre des dollars à la machine à sous ! Le péage n'accepte ni nos euros, ni les dollars canadiens, ni les cartes Visa. Imaginez le sketch : faire demi tour, à un péage, dans la circulation dense, quand on ne connait pas la voiture et qu'on est passablement énervés, lui parce qu'il a de plus en plus faim, moi parce qu'on n'a toujours pas trouvé, sur cette 🤪 d'autoroute, une aire de repos... Ca commence à me plaire l'Amérique LOL ! On a fini par trouver des sous autochtones, on a eu beaucoup de mal à trouver un restau encore ouvert passé 22 heures et on s'est endormis comme des souches dans le premier motel venu.
Nous n'aurons plus de galère pendant tout notre voyage. On a tout concentré sur le premier jour.
12 juillet
Après quelques achats de première nécessité - glacière, eau, pique-nique - nous passons la première journée à découvrir la cote sur la route 1 entre Salmon Creek et Eureka. Il fait beau, il fait chaud, les paysages sont somptueux. On est heureux.


Notre premier coucher de soleil sur le Pacifique à Humbold bay me met les larmes aux yeux.

On dort à Eureka dans un joli petit motel. On nous avait dit qu'on pouvait "négocier" les prix dans les motels. On n'imaginait pas le faire. Mais quand la charmante réceptioniste nous voit discuter entre nous une fois qu'elle nous a annoncé son prix, d'elle même, elle descend de 65 $ à 40 😏. Le pli est pri. Lorsque que nous arrivons dans un hôtel, Le Grand demande le prix, se tourne vers moi, me dit quelque chose en français, je réponds systématiquement n'importe quoi en faisant "non" de la tête et presque à chaque fois le prix chute de 20 à 30%.
13 juillet
Redwood National Park. Nous découvrons les Visitors centers que nous allons beaucoup fréquenter. Nous prenons notre pass pour les parcs nationaux et pour un tout petit droit de passage le ranger nous explique que nous pouvons aller à Tall Trees Grove. Nous nous acquittons de ce droit et il nous donne la combinaison d'un cadenas. La gentillesse des rangers et des gens en général nous enchante.
Le parc est magique. Un océan vert cotoie le bleu. Les séquoia sont ici, on le découvrira plus tard, moins gros que ceux du Yosemite ou de Sequoia Park mais ils sont immenses. Deux jeunes femmes rangers avec qui nous allons dicuter un bon moment nous expliqueront d'ailleurs que la "bataille des sequoias" entre les parcs est sévère. L'un revendique le plus vieux, l'autre le plus gros, ici, ils ont les plus grands. Avec beaucoup d'humour d'ailleurs, elles nous diront "vous verrez aux USA, c'est toujours "le plus".


La balade à Tall Trees Grove est superbe. Nous marchons tous les deux seuls dans cette immense cathédrale de troncs rouges. La flore est abondante et colorée, en particulier les digitales qui ont du être génétiquement modifiées par les gènes des sequoias. Certaines sont plus grandes que moi - bon ça d'accord, ce n'est pas difficile - mais que le Grand aussi, donc elles font plus de 2 m ! Et je ne parle pas des fougères ! Je crois bien avoir entrevu un ours, mais cela s'est passé si vite... Ai-je rêvé ? Le Grand joue au trappeur et cherche des empreintes d'animaux. Ca marche ! Il repère des traces mais de là à savoir de quel animal il s'agit ? Tout ce qu'il peut dire c'est que ce doit être un gros félin. Un cougar peut être ?
Après un pique nique où de superbes oiseaux bleus tentent de nous piquer nos provisions, nous marchons jusqu'à Lady Bird Johnson Grove. Les séquoias sont un peu moins haut dans cette partie du parc, mais que c'est beau. Ici les sous bois sont envahis de rhododendrons et malgré l'époque tardive, certains sont encore en fleurs. Blanc limpide, jaune citron, rose nacré, rose bonbon, jaune vert. Impossible de choisir "le plus" beau. Ils ont tous un plus.
Nous reprenons notre route vers le nord, toujours en longeant la cote et en nous arrêtant pour admirer certains points. On aperçoit au loin quelques baleines. Direction Crescent City et Point St George. Le ranger, ce matin, nous a dit qu'il fallait voir le coucher du soleil à Point St George. Il avait raison.

Nous sommes deux "novices" question voyages. A part quelques voyages professionnels, hyper organisés et quelques courtes échappées, en 18 ans de vie commune, nous ne sommes jamais partis en vacances.
En 2003, mon mari (dit Le Grand) a eu un cancer du pancréas. Il avait 53 ans à ce moment là, moi 48. On croyait notre vie finie. Les années 2003/2004 ont duré longtemps... très longtemps et notre terreur était de voir le cauchemar se terminer, car nous n'avions que peu d'espoir d'un réveil heureux. Pendant qu'il se battait contre cette saloperie, un de nos amis m'a demandé ce qu'il pouvait lui offrir pour lui faire vraiment plaisir. Je lui ai expliqué que le rêve d'enfant du Grand avait été de "voir en vrai les paysages des vrais westerns". Il lui a offert un livre somptueux qui n'a plus quitté sa "table de nuit" d'abord à la clinique, puis à la maison.
En 2005, Il a bénéficié d'une opportunité intéressante pour s'arrêter de travailler en janvier. Le 21 juin 2005 nous nous sommes envolés. Bien entendu, en raison de notre grand âge il n'était pas question de crapahuter en nous mettant dans des situations délicates. Donc le voyage que je vais vous raconter risque fort de décevoir les "aventuriers", quoique...
Nous n'avons rien préparé, nous avons juste réservé une voiture (chez Alamo via Auto Escape) et nos billets d'avion (par Expedia) : Paris-Montréal le 21 juin 2005 Toronto-San Francisco le 11 juillet San Francisco-Montréal le 20 septembre Montréal-Paris le 12 octobre.
Dans nos bagages le Guide vert et le Routard.
Le Grand a été un petit peu scout quand il était gamin, moi je n'ai jamais campé de ma vie et, surtout, je n'ai jamais imaginé que je camperai un jour. Pourtant, la veille du départ nous avons acheté une tente Quechua "On ne sait jamais..."
Après quelques jours au Québec,

le 11 juillet 2005 nous embarquons à Toronto pour San Franscico, c'est la journée des mésaventures. Et ça commence très tôt le matin. Les formalités de police se font directement avant l'embarquement. Nous tombons sur un policier américain qui affiche son nom sur une jolie petite étiquette agrafée sur le revers de sa poche poitrine : A. Di Narco, ça me fait rigoler mais je ne vais rigoler longtemps.
Il épluche nos passeport et la carte sur laquelle on doit tout décrire de nous : "I need an address in San Francisco". Oh, mais nous comprenons bien cher Monsieur, mais nous n'avons pas d'adresse à San Francisco. Nous atterrissons là-bas, nous prenons la voiture de location, dont voici le contrat, et nous partons à l'aventure. "I need an address in San Francisco". On se regarde éberlués. Ben, il ne nous a pas compris. Notre accent peut-être ? On recommence en articulant. "I need an address in San Francisco". Ca a duré au moins 20 minutes. Plus on s'énervait, plus il restait froid comme un zombie. Il a répété de sa voix monocorde "I need an address in San Francisco" une quinzaine de fois, jusqu'à ce que le Grand retourne dans le hall, appelle un hôtel de chaîne et demande à la réception l'adresse de leur hôtel à San Francisco. On écrit avec application l'adresse de cet hôtel où nous ne mettrons jamais les pieds et Monsieur Di Narco toujours aussi "souriant" nous donne le coup de tampon sésame pour nous permettre d'entrer aux Etats-Unis !
Il n'est pas 9 heures du matin, je suis déjà bien énervée par mon pote Di Narco, on a quelques 8 heures à passer dans les aéroports et les avions et je m'aperçois que j'ai oublié d'acheter des cigarettes et de "m'en griller une" avant d'entrer dans l'aéroport. Un paquet de cigarettes dans les boutiques de l'aéroport : 13 $can 😮 et une zone fumeurs infecte. Je sens que la journée va être géniale !
Comme nous n'avons rien préparé, nous choisissons dans l'avion notre première destination. Je propose au Grand de partir vers le nord pour visiter dans un premier temps Redwood National Park, puis nous irons vers Crater Lake.
On atterrit vers 17 heures. On récupère nos sacs de voyage tous sens dessus-dessous, verrous forcés. J'ai pris la précaution de répartir les médocs du Grand dans les trois sacs pour éviter toute catastrophe que ne manquerait pas de provoquer la perte de ses précieux remèdes. Heureusement que j'ai mis avec chaque paquet de gélules une copie de la lettre que son médecin a faite pour ses confrères américains "au cas où", sinon je pense qu'ils nous auraient arrêtés pour nous demander ce que l'on trafiquait LOL ! On va chercher la voiture... je n'ai toujours pas fumé. Sur le parking, pendant que le Grand fait son choix, je m'en allume une avec bonheur. La préposée de l'agence se précipite sur moi, hystérique, ici aussi on n'a pas le droit de fumer 😛. L'heure tourne, le Grand a faim, comme d'hab, j'ai envie de fumer, comme d'hab - enfin... encore plus que d'hab. On file vers le Nord. Objectif : un restau et un p'tit coin où il n'y a pas de panneau "No smoking".
On roule, la circulation est infernale. Je surveille les panneaux de limitation de vitesse et je rappelle à l'ordre Le Grand chaque fois qu'il dépasse le bon niveau sur le compteur. Ce qui l'énerve, puisque tous les autres roulent beaucoup plus vite. Mais je commence une crise de parano qui va me durer deux, trois jours. J'ai une peur bleue que l'on nous arrête pour excès de vitesse et que l'on se retrouve en prison, pour fausse déclaration à notre cher ami Di Narco.
On roule. En consultant la carte, j'ai décidé qu'on allait dormir à Petaluna, parce que le nom me plaît et que pour ce soir c'est bien assez loin. Péage sur le Richmond - San Rafael Bridge. Et qu'est-ce qu'ils ont oublié les deux gros malins ? ... de prendre des dollars à la machine à sous ! Le péage n'accepte ni nos euros, ni les dollars canadiens, ni les cartes Visa. Imaginez le sketch : faire demi tour, à un péage, dans la circulation dense, quand on ne connait pas la voiture et qu'on est passablement énervés, lui parce qu'il a de plus en plus faim, moi parce qu'on n'a toujours pas trouvé, sur cette 🤪 d'autoroute, une aire de repos... Ca commence à me plaire l'Amérique LOL ! On a fini par trouver des sous autochtones, on a eu beaucoup de mal à trouver un restau encore ouvert passé 22 heures et on s'est endormis comme des souches dans le premier motel venu.
Nous n'aurons plus de galère pendant tout notre voyage. On a tout concentré sur le premier jour.
12 juillet
Après quelques achats de première nécessité - glacière, eau, pique-nique - nous passons la première journée à découvrir la cote sur la route 1 entre Salmon Creek et Eureka. Il fait beau, il fait chaud, les paysages sont somptueux. On est heureux.


Notre premier coucher de soleil sur le Pacifique à Humbold bay me met les larmes aux yeux.

On dort à Eureka dans un joli petit motel. On nous avait dit qu'on pouvait "négocier" les prix dans les motels. On n'imaginait pas le faire. Mais quand la charmante réceptioniste nous voit discuter entre nous une fois qu'elle nous a annoncé son prix, d'elle même, elle descend de 65 $ à 40 😏. Le pli est pri. Lorsque que nous arrivons dans un hôtel, Le Grand demande le prix, se tourne vers moi, me dit quelque chose en français, je réponds systématiquement n'importe quoi en faisant "non" de la tête et presque à chaque fois le prix chute de 20 à 30%.
13 juillet
Redwood National Park. Nous découvrons les Visitors centers que nous allons beaucoup fréquenter. Nous prenons notre pass pour les parcs nationaux et pour un tout petit droit de passage le ranger nous explique que nous pouvons aller à Tall Trees Grove. Nous nous acquittons de ce droit et il nous donne la combinaison d'un cadenas. La gentillesse des rangers et des gens en général nous enchante.
Le parc est magique. Un océan vert cotoie le bleu. Les séquoia sont ici, on le découvrira plus tard, moins gros que ceux du Yosemite ou de Sequoia Park mais ils sont immenses. Deux jeunes femmes rangers avec qui nous allons dicuter un bon moment nous expliqueront d'ailleurs que la "bataille des sequoias" entre les parcs est sévère. L'un revendique le plus vieux, l'autre le plus gros, ici, ils ont les plus grands. Avec beaucoup d'humour d'ailleurs, elles nous diront "vous verrez aux USA, c'est toujours "le plus".


La balade à Tall Trees Grove est superbe. Nous marchons tous les deux seuls dans cette immense cathédrale de troncs rouges. La flore est abondante et colorée, en particulier les digitales qui ont du être génétiquement modifiées par les gènes des sequoias. Certaines sont plus grandes que moi - bon ça d'accord, ce n'est pas difficile - mais que le Grand aussi, donc elles font plus de 2 m ! Et je ne parle pas des fougères ! Je crois bien avoir entrevu un ours, mais cela s'est passé si vite... Ai-je rêvé ? Le Grand joue au trappeur et cherche des empreintes d'animaux. Ca marche ! Il repère des traces mais de là à savoir de quel animal il s'agit ? Tout ce qu'il peut dire c'est que ce doit être un gros félin. Un cougar peut être ?
Après un pique nique où de superbes oiseaux bleus tentent de nous piquer nos provisions, nous marchons jusqu'à Lady Bird Johnson Grove. Les séquoias sont un peu moins haut dans cette partie du parc, mais que c'est beau. Ici les sous bois sont envahis de rhododendrons et malgré l'époque tardive, certains sont encore en fleurs. Blanc limpide, jaune citron, rose nacré, rose bonbon, jaune vert. Impossible de choisir "le plus" beau. Ils ont tous un plus.
Nous reprenons notre route vers le nord, toujours en longeant la cote et en nous arrêtant pour admirer certains points. On aperçoit au loin quelques baleines. Direction Crescent City et Point St George. Le ranger, ce matin, nous a dit qu'il fallait voir le coucher du soleil à Point St George. Il avait raison.
