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Découvrir la Nouvelle-Zélande en van English translation pending
by Clochette175 · 2017-05-23 · 87 replies
23 mai 2017 Nous sommes rentrés hier d'un voyage de 4 semaines en Nouvelle-Zélande, des images plein la tête, mais pas encore les mots pour décrire tout ce que nous avons vu et ressenti. Tout est encore si frais, et pourtant déjà si loin...

Comme d'habitude, ce forum m'a largement aidée à préparer ce voyage, mais paradoxalement, j'ai trouvé peu de carnets de voyage sur cette destination. Or, je lis toujours avec beaucoup d'intérêt les carnets d'autres voyageurs, et j'admire le temps qu'ils consacrent à partager leur vécu et leurs avis. Alors modestement, je vais tenter d'apporter ma petite pierre à l'édifice. C'est la première fois que je me lance, lors de nos précédents voyages (surtout aux Etats-Unis) je ne pensais rien apporter de bien nouveau ou original. Cette fois, je franchis le pas, peut-être ce compte-rendu pourra-t-il en aider certains dans leur préparation ou donner à d'autres le goût d'aller se balader en Terre du Milieu ! Je ne prétends pas à l'exhaustivité, ce sera simplement notre expérience et nos impressions. 🙂

Petite présentation rapide : nous sommes un couple de trentenaires adorant voyager, pas vraiment de grands randonneurs, mais pas tentés non plus par les tours organisés, un peu feignasses sur les bords 😄, mais toujours partants pour la découverte !
Votre avis sur la France English translation pending
by Lucbertrand · 2017-05-19 · 513 replies
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur? Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges. Au plaisir de vous lire Luc
Retour d'un mois au Vietnam English translation pending
by Mariespagne · 2017-05-18 · 6 replies
Bonjour, Comme à mon habitude, un récit suivra dans les prochains jours. Mais, je voulais d'abord donner une première impression sur mon séjour d'un mois du sud au nord. J'ai d'abord passé trois nuits à SAIGON dans un charmant petit hôtel au calme dans une petite rue, pas loin pourtant de l'agitation. Ensuite, je suis passée par une agence pour faire le Delta du Mekong ( 4 nuits ) avec une dame guide francophone formidable ; ensuite, l'agence m'a organisé mon transfert de CAN THO à DANANG par avion où un chauffeur m'attendait pour me conduire à HOI AN où j'ai séjourné trois nuits et me suis débrouillée seule. Après, un chauffeur de l'agence m'a conduit à HUE et là j'ai eu un guide francophone une journée. J'ai passé deux nuits à Hué. L'agence m'a organisé un vol pour HANOI et ensuite organisé ma croisière de deux nuits à la baie d'Halong (sans guide francophone malheureusement). Ensuite, j'ai continué avec une petite agence à taille humaine d'Hanoi pour faire la montagne nord-est avec un guide francophone. Je n'ai pas été contente de ce guide qui tient également un hôtel à Tam Coc (Toan). Il a voulu tout miser sur l'argent. J'ai été très déçue et le responsable de l'agence l'était tout autant que moi ne sachant que faire pour moi vu que ce n'était pas ce guide qui était prévu au départ mais bien le responsable de l'agence lui-même (suite à un accident, il n'a pas pu). J'ai ensuite visiter HANOI par moi-même durant trois nuits. Mes conclusions sur le VIETNAM: C'est un pays aux paysages magnifiques et magiques mais je n'y retournerai jamais. Je n'aime pas la mentalité surtout dans le nord. LEUR MENTALITE: tu as de l'argent pour venir alors dépense et ne regarde pas au prix....Ils me l'ont dit à plusieurs reprises. Le récit détaillé suivra sous peu. MARIE
Profondeur de discussion avec les Thaïlandais: comment faites-vous? English translation pending
by SuisseChris · 2017-05-14 · 174 replies
Bonjour à tous,

J'explore et apprend à connaitre la Thaïlande dans le but de m'expatrier un jour.

Il y a quelque chose que je n'arrive pas à résoudre.

J'ai des conversations avec des Thaïs, provenant de différents milieux. A ce jour, et à une exception près, je n'ai pas réussi à avoir une discussion "abstraite" ou "philosophique". Ils sont assez terre à terre et ne semblent pas appréhender les contextes abstraits. De même, ils ont de la difficulté à prendre de la hauteur ou du recul pour parler d'une situation.

Hors, c'est quelque chose que je souhaiterai garder une fois installé au PDS.

A vous, qui vivez depuis un moment un Thaïlande, comment avez-vous résolu ce "problème" ? Pour autant que l'on considère cela comme un problème.

Au plaisir de vous lire.
Ma traversée de la Chine en 30 jours, du Sud vers le Nord English translation pending
by Denis007 · 2017-04-21 · 84 replies
Bonjour à tous et toutes.

Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...

Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!

Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....

Jeudi 2 Juin:

Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.

Je suis content.

J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....

Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!

Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....

J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...

Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...

Mon œil!!

Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....

Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!

Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!

Que demande le peuple?

Un lit....

Vendredi 3 Juin

Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.

Un rat!!!!

Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.



Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.

Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.

Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.

Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!

Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...

Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.

La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!

C'est un bus local et ça se voit...



Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!

Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...

Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!

Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!

A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.

Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.

Et là, j'ai cru que j'allais vomir...

Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...

Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!

P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!

Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!

Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!

Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!

Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.

Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.

Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!



Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.

Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!

Samedi 4 Juin

Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.

Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.

La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!



Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.



Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.



Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".

On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".

Soit 20 euros pour 3 cafés...

On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!



Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...

La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.



J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.

Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...

Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...

Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!

Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!







Cherche à réunir des retraité(e)s ou seniors style routard(e)s English translation pending
by Abélios · 2017-04-13 · 1045 replies
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s

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Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité (e)s style Routard (e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Nous sommes nombreux sur ce forum à correspondre depuis plusieurs années. J'avais posté un message similaire qui est devenu une véritable discussion et à permis des super rencontres et des voyages collectifs. Beaucoup se reconnaîtront (je ne vais pas les nommer, ils sont trop nombreux) et j'espère qu'ils vont à nouveau apporter leur contribution Cette nouvelle discussion s'adresse à celles et à ceux qui conçoivent le voyage en transports locaux (quelque fois taxis ou loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier (éres). Personnellement je n'attends que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.

Cordialement

Didier
Raja Ampat: compte-rendu détaillé, infos pratiques et... beaucoup d'émotions English translation pending
by Sunhae · 2017-03-04 · 23 replies
1ere partie :

Longtemps on en a rêvé. Longtemps on se l'est interdit. La Papouasie. Trop loin, trop cher, trop aventureux. Et puis un jour l'envie dépasse la peur sur la balance, et le coeur s'emballe si fort que plus rien ne sert à l'arrêter

On se fout alors soudainement du " Mais pourquoi pas la Thaïlande à la place ?" du docteur consulté avant. Celui-la même qui nous a prescrit une pharmacopée à traiter un pays entier. On se fout soudainement de la malaria, de la dengue, des hydrozoaires et de la multitude de parasites qui nous attendent forcément au rendez-vous dixit les éminents savants. On se fout de la distance, des moustiques, de la chaleur, de l'inconfort et même presque au passage des dangers de cette jungle si redoutable, l'une des plus intacte de notre planète, cet écosystème situé juste sous l'equateur qui bruisse d'une telle multitude d'animaux qu'elle en devient une musique, . Et par dessus tout on se fout de notre présumée incapacité à nous adapter à ce peuple, l'un des plus sauvages et coupés du monde qui soit. Comme nous présumions mal à ce sujet.

Car vous savez quoi ?

Cent fois, mille fois et même un trillion de fois, nous avons eu raison de partir à la rencontre de ces hommes.. Les êtres les plus chaleureux, solidaires et généreux que je n'ai jamais rencontré. Hommes, femmes et enfants ne semblent avoir qu'un seul objectif : vivre exclusivement tournés vers l'essentiel. Cet essentiel tient en peu de mots : Chaque jour bien manger, se protéger des dangers environnants, se respecter et se consoler mutuellement. Toujours et inlassablement. Célébrer la vie enfin à tout moment, au coeur de la jungle ou sur une pirogue avec chants, danses et musiques quotidiennes. Car ils l'ont bien compris, comme le disait un lointain blanc (Jean Giono) ; " La vie est un fruit et notre rôle est de le manger ". A nous pales occidentaux, oserai-je le dire ? Ce peuple a apprit le bonheur. Les pages qui vont suivre relatent mon expérience d'enseignante dans le village de Sapokrenk, île de Waigeo, notre découverte de l'archipel et de ses extraordinaires habitants, ainsi que la plongée de James mon mari, mon meilleur ami à la vie comme en voyage. Il comporte aussi un maximum d'infos pratiques, utiles je l'espere à d'autres qui un jour feraient eux aussi le grand saut...

Et puis entre les lignes, tout ce que je n'ai pas pu traduire avec mes mots blancs d'occidentale si impropres, toute l'affection et l'immense reconnaissance que je porte à ce peuple papou qui m'a accueilli comme l'une des leurs, jusqu'à me faire oublier ma couleur de peau.

Ce compte-rendu tout entier est dédié à Papa Olfam. Papa Olfam ne sait ni lire ni écrire. Il ne sait même pas son âge. Mais je sais que dans son village du bout du monde, quelqu'un lui lira mes lignes dans sa langue et ça me rend heureuse. En mémoire des animaux sauvages qu'il me fit découvrir dans la jungle en pleine nuit après les avoir cherché longtemps pour moi. Pour m'avoir fait découvrir son monde et tout fait pour que je m'y sente bien. Pour sa multitude de connaissances qui se foutent bien d'un livre ou d'un crayon. Pour cet inoubliable tour de pirogue impromptu, pour avoir sans cesse voulu me protéger et pour m'avoir traité comme la reine que je ne suis pas.

Papa Olfam m'a donné deux oiseaux de paradis sculptés de ses mains avant mon départ. Un pour que j'ai du plaisir à me souvenir, et un autre qui puisse me demander à l'avenir de revenir. Je tiendrais ma promesse à ton oiseau Papa Olfam, je reviendrai.
Carnet de voyage au sud du Maroc English translation pending
by Daming · 2017-02-23 · 161 replies
Bonjour,

Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.

Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.

Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka

Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.

Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.

Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.

Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.

Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.

On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages. Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor. Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.



La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes. La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route. Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.

Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.

A suivre...
Peru-Bolivia 2017: A Month in the Andes
by Montagnard74 · 2017-02-08 · 141 replies
Here we go...

It’s been almost a month since we got back, and my head is still over there... Just like every time... For my own sake, I know travel journals are useful for travelers planning a trip to a country. But selfishly, they’re also helpful for me—to put the final stone on each journey and revisit it from time to time, just for the memories...

So, this trip won’t be any different, and I invite you to follow along on our Andean adventure, from Lima to the Southern Lipez, from December 16, 2016, to January 14, 2017. It’s a chronological journal because I don’t know how to approach it any other way. It doesn’t hold any absolute truths—just my experiences and feelings, which are obviously personal and not objective!

But if it inspires you to visit these magical countries (and I assume you’re already interested if you’re here) or gives you a couple of tips, then I’ll consider it a win!

So, let’s hit the road for the land of wide-open spaces!

Coup de foudre... début d'un grand amour (Inde) English translation pending
by Macripa13 · 2017-02-08 · 7 replies
Objet: Impressions 1 ère partie Calcutta

Nous sommes le 2 janvier et cela fait maintenant 8 jours que j'ai pris contact avec ce pays pour le moins surprenant ..... Ce ne fut pas un coup de foudre ni une attirance mais pas non plus une répulsion comme certains m'en avaient avertie ... Le premier contact avec Calcutta fut aride , abrupt , brutal même ...tte cette misère , ce bruit , cette foule , cette crasse , ces ordures qui envahissent les rues , ces klaksons permanents et stridents , toute cette cacophonie même , vous agressent en premier lieu ...

Puis il faut se mettre en retrait , observer , ne plus se laisser envahir , ne pas porter de jugement , ne pas essayer de comparer avec ce que l'on connaît ... Il faut se laisser porter , imprégner , voire même séduire si toutefois ce terme peut s'appliquer à une ville comme Calcutta ...

Et là , on découvre la gentillesse qui irradie sur les visages , ..on se sent accueilli , accepté , souvent ils viennent vers vous pour aider si on semble égaré ou désemparé ...je pense qu'ils sont fiers que nous , touristes étrangers venions de si loin visiter leur pays ...ils semblent flattés de l'intérêt porté à leur culture ....ils semblent curieux de connaître le pays d'où nous venons et nous sommes souvent sollicités pour poser avec eux .....car ils ont des portables !!!!! L'opposition entre le modernisme galopant et l'absence du minimum vital observé chez ceux qui dorment ds la rue , ds leur charrette ou autres endroits plus surprenants les uns que les autres est terrible ...

Il faut maintenant parler de la foule , compacte , si dense à certains endroits qu'il est difficile de se frayer un chemin ...la jawaharlal nehru road , qui longe le parc maidan est une rue ayant un côté couvert par des sortes d'arcades où les magasins se succèdent les uns aux autres ....nous sommes tous , nous les étrangers des clients potentiels , riches évidemment , qui sommes là pour acheter ...il est impossible de regarder ou de sembler s'intéresser à quoique ce soit sans être cerner par une nuée de rabatteurs qui veulent vous entraîner vers leur échoppe qui est la meilleure puisque c'est elle qui pratique les meilleursprix ...c'est tout simplement insupportable et on se croirait ds les souks du Maghreb ou pire ceux de Turquie ..

Il faut parler aussi des rues qui ressemblent à un dépotoir ......comme ds toute l'Inde les poubelles sont inexistantes et ts les détritus biodégradables , sacs en papier , canettes , ....jonchent les rues , les trottoirs les caniveaux et il est difficile d'avancer en les évitant ...mais bon ce qui est triste c'est que nous finissons par nous y habituer ...non pas ne plus les voir mais les ignorer ....that's India nous a dit un jour une indienne rencontrée au cours d'une visite de temple et qui nous avait gentiment offert des que l'on trempe ds une coupelle pleine de sauce ...qd j'ai eu terminée je cherchais des yeux qqchose qui ressemblât à une poubelle ...elle me l'a pris des mains et l'a lancé derrière elle en disant " that's India "!!!!!!! Une exception toutefois ...les gares ....ont des poubelles et personne ne songerait à y jeter un papier par terre ...ils sont donc capables d'un peu de discipline ....pourquoi ne pas prolonger cette expérience à un plus grand domaine ????? Il faut parler du bruit permanent , strident qd il s'agit des klaksons , à tel point que souvent on regrette de ne pas avoir de boules quies !!!!!

On ne peut aborder Calcutta sans parler de la misère ....contrairement à la saleté des rues les indiens sont très propres ...les points d'eau sont pris d'assaut pour se laver , pour laver le linge , souvent un change , pas plus que cela ...mais la propreté est le mot d'ordre ....malgré tout , à plusieurs reprises , j'ai été frappé par le manque d'intimité qui leur tient lieu de salle de bain ....mon coeur s'est serré à la vue d'une femme qui , yeux baissés , comme si cela la rendait invisible , se contorsionnait pour se laver sans perdre sa dignité , cela au bord d'un trottoir entre des piétons indifférents et le flot continu des voitures ....

Près de l'hôtel de la rue sudder, à deux pas du parc Maidan qui ressemble désormais à un champ de détritus , je me suis faite une " copine de trottoir " , jeune encore , les dents de devant manquantes, elle demandait qqes roupies en échange d'une décoration des mains au henné ....le dernier jour , après m'être perdue en plein Calcutta , désemparée et désespérée je me suis assise sur le bord du trottoir , ne pouvant retenir mes larmes , moi pauvre petite fille riche avec mes pbs existentiels ...et c'est elle qui , oubliant ses propres conditions de survie , m'a consolée ....j'avais presque honte de me laisser aller ....c'est moi qui aurait du la consoler de son existence misérable dont elle n'avait aucune chance de se sortir .....le monde est ainsi fait...les riches se plaignent d'un rien et les pauvres subissent leur sort stoïquement sans se plaindre ....

Le pire me semble t'il , ce sont les mendiants .....comment résister et pourtant nous n'avons pas le choix car si l'on donne à un , de nombreux autres surgissent de nulle part et de partout , car l'étranger est la proie idéale guettée et .....aussitôt harcelée ....ce qui est le plus dur c'est devoir leur refuser car qqes roupies cela représente tellement pour eux et tellement peu pour nous ...

il reste encore qqes beaux monuments datant de l'époque où les anglais étaient les " rois " .. St John ´S Church entouré de son beau parc , , le Victoria mémorial , au bout du parc Maidan , la St paul's cathedral, et aussi park street cemetery qui fut le cimetière européen et qui garde le souvenir de tant de familles décimées ..par la guerre ....preuve les nombreuses tombes de jeunes soldats ...., par la maladie , le climat et les épidémies responsables d'une mortalité infantile importante ....preuve les nombreuses tombes d'enfants morts en bas âge.....

On ne peut quitter Calcutta sans parler de ses moyens de transport ....le métro et sa ligne unique d'une propreté qui peut faire honte à notre Metro parisien ....

Les bus que l'on prend au vol qd on a la chance d'en voir passer un où il reste encore qqes places ...et le tramway anti diluvien ( 1905 ) mais tjs d'actualité et incontournable !!!!!

J'ai quitté Calcutta pensant " une fois cela suffit " ....

Et en y repensant je me dis que j'ai encore tant de choses à voir ....la maison de mère teresa , revoir mes copines de trottoirs qui seront tjs au même endroit et que j'aurai plaisir à retrouver ....essayer de trouver enfin des tenues adéquates que je n'ai pas réussi à dénicher en trois jours et ..peut être une excursion aux sunderbans afin d'apercevoir peut être un ..tigre royal .....

Impressions 2ème partie Bubaneshwar

Pour quitter Calcutta et rejoindre bhubaneswar , la ville à la multitude de temples , nous avons pris un train de nuit , couchettes avec draps , couvertures et oreillers ...rien à dire ....un confort digne des couchettes françaises ...le bruit en plus !!!!! Des vendeurs ne cessent de passer et repasser pour vendre des biscuits , des plats tout préparés (biryanij )du Chail , des " pani bottle " ceci en un ballet incessant .....bon on ne risque pas de mourir de faim ou de soif , c'est déjà ça !!!'!!

Le train arrivant tôt et la date de réservation de la chambre d'hôtel étant erronée , il a fallu trouver un autre hôtel et attendre que la chambre soit prête ....

Nous nous sommes installés en attendant devant un petit kiosque pour " petit déjeuner " de Chail et de biscuits ....qqes indiens et indiennes faisaient de même sans doute une habitude matinale de se retrouver et de discuter de tout et de rien ....comme en France au comptoir des bistrots ....rapidement les trois indiennes présentes se sont enhardies et sont venues nous entourer pour essayer de communiquer ...de quel pays venons nous ....puis les portables dégainés , des photos ont été prises, nom et tel échangés , l'une d'elle m'a demandé si j'étais sur "WhatsApp " ??!?!?? ma stupéfaction fut à son comble en apprenant que ce moyen de communication était connu d'une indienne du bout du monde et ignorée d'une parisienne " sensée être au courant des dernières trouvailles de la technologie !!!!!! Well, cela grignote peu à peu mon ego encore trop développé à mon goût ....

Puis une nouvelle venue , Betty , jeune et jolie , s'est joint à notre groupe ...elle semblait en admiration devant moi !!!! Là mon ego s'est un peu regonflé, dommage !!!!!!ma peau blanche et les cheveux bouclés et décolorés semblaient la subjuguer !!!! Et dire que nous , occidentales faisons des efforts inouïs pour acquérir un teint caramel au détriment de notre santé et que les indiennes rêvent d'avoir la blancheur de notre peau .....mais pour les cheveux elles ne se font pas encore décolorer comme les japonaises ...j'ai eu l'occasion de visiter le Japon il y a qqes mois , ...et à ma gdre surprise les japonaise brunes font désormais partie de la légende .......elles sont rouquines , châtain plus ou moins foncé voire blondes ...étonnant ....

Chambre rejointe , et organisation mise au point par mon compagnon de voyage ( organisateur hors pair il faut le reconnaître ...lui , qui m'avait demandé un jour si je pouvais oublier mon ancien métier , n'a heureusement pas oublié le sien !!!!!)

nous avons démarré notre première journée ds l'Odisha par la visite d'un temple mythique ´le temple du soleil" à konarak dédié au dieu du soleil Surya et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco ......

Une des merveille architecturale .de l'Inde .....

imaginez un immense charriot " emprunté par le dieu Surya tous les jours pour traverser le ciel de l'aube jusqu'au crépuscule " ( ça c'est la mythologie !!!!) douze paires de roues sculptées ( les douze mois de l'année ) et sur les rayons diverses scènes dont de nombreuses érotiques .....

un toit à trois gradins et à chaque niveau des sculptures ...cette partie centrale du charriot était un lieu d'assemblée ....

Trois statues du dieu Surya grandeur nature , situées de façon à ce qu'elles soient éclairées successivement à différents moments de la journée , à l'aube , au Zénith et au crépuscule....

Des bas reliefs fabuleusement sculptées de personnages ´faisant partie de scènes de cour , courtisanes , danseurs , musiciens , animaux ...et en bas une frise continue de 700 éléphants ...( selon mon guide car je ne les ai pas comptés !!!!)et toujours et encore des scènes érotiques représentant "l'énergie vitale ".........

Et avant d'arriver à cette partie du temple , un édifice appelée salle de danses ...et tout autour de merveilleux éléphants sculptés ....

Extraordinaire !!!!!le tout conservé ds un état exceptionnel , sachant qu'il a été bâti au XII e siècle ....ne pas oublier que le " charriot " est resté de nombreux siècles enfoui sous le sable et qu'il n'a été dégagé qu'au XXe siècle ......

Des scènes tellement érotiques qu'à la fin de la visite je serai bien rentrée directement à 'hôtel pour mettre en pratique ttes les suggestions évoquées sur les murs de cette merveille ...

Autre chose de très curieux .... Je me suis faite fréquemment arrêtée ds ma visite par de gentilles petites indiennes afin de poser en famille .....seule avec elle , ou avec le père , la mère , la grand mère ....ces séances photos m'ont bcp amusée les premières fois mais , devant leur répétition , ont fini par me lasser ...surtout en voyant la tête de mon guide s'allonger ....qd je lui ai faire part de ma lassitude il m'a répondu sur un ton rogue " eh bien tu n'as qu' à dire non !!!!

Le pb est : qd on est sollicité avec autant de gentillesse , il est difficile de refuser ...et puis de ttes façons je ne sais pas dire non....

Encore éblouis par ttes ces merveilles , et après un déjeuner plus que frugal ( mais on n'est pas là pour ça !!!) nous sommes allés faire un tour sur la plage ...dommage je n'avais pas de maillot ...j'ai dû me contenter de longer la plage sur le sable mouillé ( le bas du pantalon aussi !!!) et nous sommes arrivés au bout ...là des barques de pêcheurs commençaient à rentrer et des femmes achevaient de récupérer les qqes sardines encore coincées ds les filets ...des gamins jouaient autour et venaient quémander qqes piécettes au cas où ...en haut de la plage les cabanes de pêcheurs étaient visibles ...eux au moins avaient un toit et n'avaient de nombreux kms à parcourir pour aller travailler !!!! Nouvelles scènes de la vie indienne ..mais je n'étais pas arrivée au bout de mes surprises ...

Rentrés à l'hôtel nous nous sommes mis en quête d'un endroit pour dîner ....nous avons arpentés les rues ...le long d'une des rues principales , des dizaines de magasins de chaussures se succédaient .....cela me parut disproportionné ...Bhubaneswar ne me paraissait pas mériter un tel déballage ...ou alors encore une découverte surprenante ......les indiens partageaient ma passion des chaussures !!!!!

De retour à l'hôtel une dispute a éclaté et mon voyage en Inde a failli s'arrêter là !!!!!!

Mais bon nous sommes des adultes et nous attendrons le retour pour régler nos comptes !!!!

Donc le lendemain , direction l'office du tourisme pour une visite guidée de la ville et de ses temples ....

La ville ? Rien de bien particulier si ce n'est les caractéristiques habituelles ...la pollution sonore ( les klaksons y contribuent bcp ) , la saleté des rues qui ressemblent toutes à un dépotoir mais ce qui est étonnant c'est que les indiens balaient devant leur porte (au sens propre et peut être aussi au sens figuré !!!!) et il y a ça et là des petits tas d'ordures qui seront peut être ramassés un jour !?!?!?!) , le danger qui nous guette à chaque instant ....on risque sa vie en marchant le long des rues qui n'ont pas toutes un trottoir ou en traversant .....that's india !!!!

La visite commence par un bâtiment assez étonnant ...le Dhauli, un stupa bouddhique blanc au sommet d'un monticule dominant les rizières ...., érigé ds les années 80 par les japonais et inauguré par le dalaï lama en personne ..en 1985 , il est situé sur l'emplacement de la bataille sanglante de kalinga , remportée par l'empereur Ashoka en 260 av jc..il a fini par prendre conscience de l'inutilité de ses conquêtes et donc des massacres et s'est convertit au bouddhisme , entraînant les siens ds la paix ....

Avec ses antennes qui se dressent , terminées par des sortes de soucoupes , on dirait une soucoupe volante !!!!!mais l'effet de surprise passé on grimpe la volée de marchés menant au temple lui même et tout autour des panneaux sculptés sur la vie de bouddha, entrecoupés de statue de bouddha grandeur nature dont une couchée et une debout ainsi que la déesse ?????

C'est assez surprenant car on ne s'attend pas à voir un tel monument ds ce genre d'endroit mais il doit se tailler un franc succès si on considère le nombre d'échoppes qui vendent à boire ( de délicieux sirops de canne à sucre écrasées sous nos yeux par des machines dont la roue tourne actionnée par une manivelle ...le jus est recueilli au bout et avec un peu de citron vert c'est très rafraîchissant ....) c'est fou le nombre de petits boulots répartis le long des routes ou des rues ds des échoppes ou à même le trottoir ....je me demande comment tout ce petit monde arrive à s'entendre car la concurrence est dure et surtout , à en vivre ....

Puis qqes petits temples très bien conservés , tous bâtis sur le même modèle ... Une tour carrée dont le sommet s'effile ou deul au dessus de la cella où est conservée l'image de la divinité ...et à côté un bâtiment plus plat et plus large ou salle d'assemblée coiffé d'un toit en forme de pyramide ....ceci pdt que les indiens avaient droit à la visite du roi du temple selon certains le Lingaraja temple .....vexés !!! Nous n'avons pas daignés aller l'apercevoir du haut de la plate forme réservée aux étrangers ...

Ensuite la merveille des merveilles le Mukteshwar temple un bijou ds ts les sens du terme : un portail ou torana avec des sculptures féminines langoureuses et expressives , au nord et au sud des fenêtres en forme de diamant cernées par des singes , la salle intérieure avec le plafond finement sculpté , les murs avec des niches qui semblent être des écrins pour des statues de toute beauté , un toit en forme de fleur de lotus et partout toujours et encore des sculptures plus belles les unes que les autres .....le temps nous était malheureusement compté , sinon je crois que nous y serions encore !!!!! et à côté un autre temple plus petit mais avec une extraordinaire sculpture de Ganesh peinte en ...rouge ...superbe ds ces atours royaux ...il faut dire que j'ai une affection tte particulière pour ce dieu à la tête d'éléphant .....

Après un rapide déjeuner composé de samossas et autres beignets ....nous avons eu souvent l'occasion de nous en régaler et n'avons jamais été déçus ....ils ne sentent pas l'huile de vidange comme les Nems et autres chinoiseries des petits traiteurs parisiens ....

L'après miidi, nous sommes allés rendre visite au roi du zoo " le ou plutôt les tigres blancs " impressionnant , royal ..je n'aimerais pas me trouver nez à nez avec sa majesté au cours d'une promenade en forêt ....et puis aussi les panthères .....c'est vrai que sa fourrure est belle !!!!que de massacres commis pour le plaisir de certaines .....et puis la girafe qu'elle est sympathique avec son long cou et sa petite tête rieuse ....et quelle langue ...longue , fine et noire pour aller attraper les jeunes pousses inaccessibles ....on dirait presque la langue d'un caméléon ....

En fin de compte je n'aime pas trop les zoos car je ne pense pas que ce soit la place des animaux ......un tigre que l'on voit aller et venir à l'air de s'ennuyer fort ....mais je dois avouer que j'y ai pris , malgré tout , bcp de plaisir et que je ne manquerai pas d'y accompagner mes petits enfants lors de leur prochaine visite à Paris ..

Ah j'oubliais ....les grottes de Udayagiri percées ds la pierre , au 1er siècle pour y accueillir des moines venant y faire retraite ...mais à part la chambre de la reine a deux étages richement sculptée , je n'ai pu voir qu'une autre grotte gardée par deux éléphants et qqes autres mais peu sculptées ....c'était la fin de l'après midi et la nuit tombe vite en Inde ...voilà donc un exemple de journée bien remplie ....

Des merveilles plein les yeux, ils ne nous restent plus qu'à trouver un restaurant ...indien .....pour y déguster des plats ......indiens ....ce n'est que le 5 e jour et je boirai bien un bon verre de Bordeaux ..par exemple ...la France a du bon !!!!!

Impressions 3eme partie odisha chez Léon

Nouveau. voyage en couchettes indiennes ....mais cette fois à la dure ...la couchette de base sans literie ....heureusement j'ai prévu ...un oreiller. gonflable muji , acheté en prévision d'un éventuel manque de confort sur le chemin de Compostelle , va améliorer mon ordinaire !!!! Un brouhaha du à la présence de plusieurs étudiants envahit le wagon . Un début d'altercation entre mon guide ( de voyage , pas spirituel !!!! ) et un étudiant bruyant et un peu trop sur de lui , fini par ramener un peu de calme et je finis par m'endormir ..à la dure c'est le terme qui convient ..il y a trois ventilateurs au plafond du compartiment ...tous plus noirs les uns que les autres ...couleurs identiques des interrupteurs !!!!! La vitre ne ferme pas complètement et j'ai un courant d'air en permanence sur le visage puis le froid se propage rapidement sur le reste de ma petite personne déjà gelée et endolorie ...le bonheur !!!!mais je suis allongée ...alors pourquoi se plaindre !!!!au milieu de la nuit , en plein sommeil nous sommes réveillés en sursaut par une voix furibonde .....on ne comprend pas un traite mot mais on saisit rapidement qu'un monsieur flanquée de Mme et de ses nombreux paquets , n'est pas content et est prêt à nous virer manu militari de la couchette qu'il croit être la sienne ...explications , excuses , réconciliations , serrage de pognes ( qd même on est entre gens bien élevés ) et le silence revient ... Fin de nuit sans pbs et réveil matinal par un vendeur de chail ....

Nous poursuivons notre séjour à Gougouda , petit village de l'orissa , où un australien , Léon tient depuis une dizaine d'années une guest house , digne de ce nom .....son chauffeur nous attend à la gare de Kakiriguma et les retrouvailles avec mon guide sont des plus chaleureuses , celui ci ayant séjourné à plusieurs reprises chez Léon ...

Le but étant de profiter de qqes jours de repos et de retourner apporter des photos aux habitants d'un village voisin ...en effet , mon ami base l'essentiel de ses voyages sur les relations humaines et les échanges et j'aurai l'occasion d'en découvrir l'intensité et la richesse ......ces moments d'échange sont , jusqu'à présent les plus beaux moments vécus ds ce pays ....c'est alors que je me suis rendue compte qu'après moult hésitations , j'avais eu raison de m'obstiner et de partir. ....une petite voix me dictait ce voyage ....je suis très intuitive et me trompe rarement ....et comme disait la rose du petit prince " il faut bien supporter qqes chenilles si on veut voir les papillons "!!!!!alors faisant fi des pbs personnels , j'ai écouté mon intuition et je suis partie ...et de jour en jour la beauté et la diversité des rencontres me confortent ds ma décision ....

Donc la guest house ....une maison en L avec , au milieu une salle , séjour et à manger et une cuisine vitrée où chacun peut aller demander un chail , un café , un jus de fruit à tout moment de la journée ...plusieurs femmes du village y travaillent , l'équipe est dirigée de main de maître par Rita et supervisée par Léon... La cuisine est savoureuse mais non indienne . La décoration est sobre , de bon goût ( du moins tel que je le conçois ) et le plafond de la salle est recouvert d'une multitude de saris de coton dont les couleurs jaillissent joyeusement et se mêlent en toute liberté et harmonie .... Les premiers jours ont été un peu difficiles car si , je me débrouille en anglais, j'ai bcp de mal à le comprendre ..qd un non anglophone le parle avec un accent aussi pourri que le mien , ça va ...mais une canadienne , un australien ou un indien !!!! C'est une autre histoire ....heureusement il y avait Fabienne une bruxelloise avec la quelle j'ai bcp échangé et comme mon guide m'a gentiment dit qu'il n'était pas mon traducteur !!!! , J'étais souvent larguée lors des conversations autour de la table ..... (depuis il me traduit qd même qd je semble ne pas comprendre !!!) L'après midi , visite du village qui est un village de potiers ...nous avons vu les potiers travailler et je sais comment boucher un trou qd un récipient a eu un loupé lors de sa fabrication ... Retrouvailles un peu distantes au début puis plus chaleureuses ...j'observais n'osant pas prendre de photos ...si je sentais une réticence , je m'abstenais comprenant leur réserve et leur pudeur ...puis progressivement les gens sortaient sur le pas de leur porte et les enfants s'approchaient ....un premier vrai contact pour moi , augurant de nombreux autres .....je prenais mes marques .... Le lendemain , accompagné des deux canadiennes , picnic et sac à dos nous partions en randonnée à travers les rizières pour rejoindre plusieurs villages , dont celui des photos ...

C'était le jour de l'an et notre passage était salué par un échange de " moua bassa " ou happy new year ...qd nous arrivâmes au village , nous fûmes accueillis à bras ouverts et sitôt les photos distribuées , les villageois s'enhardirent et se mirent à poser , ayant pris goût à être le centre d'attraction ...Mon ami a une technique infaillible pour séduire et apprivoiser les gens ...il les prend en photo et après il leur montre ....et ça marche ... C'était très émouvant de voir les fillettes poser ds leur jolie robe , les mamans amener leur bébé , un jeune homme a voulu poser avec moi , un autre jeune homme infirme dont le visage s'est illuminé de joie devant l'intérêt que l'on lui portait qd P me l'a présenté : deux étrangers qui venaient vers lui pour le saluer !!! Je dois reconnaître que P à du talent pour communiquer et faire passer amitié et chaleur humaine ( pourquoi avec moi ça bloque ...souvent ?!?!? ) Puis au bout d'une heure nous sommes repartis , avons traversé une autre village , chrétien celui ci avec une petite églises blanche et une simple croix sur la façade .. Après un rapide picnic nous avons escalader une " collinette " et arrivés en haut il fallait bien redescendre ..pas de sentier..que des buissons d'épineux ...inconsciente et courageuse je me suis élancée ..presqu'une heure de descente au milieu des ronces ...pantalon court et un chemisier à manches courtes !!!!!j'entendais l'une des deux canadiennes qui pestait après son amie ( celle qui avait eu cette idée géniale ) "fuck idea " ...je suis arrivée en bas furieuse et ensanglantée ..en plus , début de gastro le matin , la fatigue et l'irritation se faisant sentir , je trainais la patte et des idées un peu noires ...à tel point qu'ayant rattrapée la troupe , j'ai lancé d'un ton acerbe à Suzanne " Why you walk so quickly , you have to take a train ?" Le lendemain nous devions allés en ville pour préparer la suite du voyage ( sans internet on ne peut pas faire grand chose si ce n'est se remettre entre les mains du hasard ...et alors c'est 6 mois qu'il faudrait rester !!!) , je suggérais à P de faire développer les photos et d'aller les donner avant notre départ ...sitôt dit , sitôt fait ... Koraput ? Ville indienne , rien à dire de plus ....retour en bus et en attendant qqes scènes photographiées ...curiosité des indiens ....je suis souvent dévisagée , qqes fois des jeunes hommes m'abordent pour me demander " where country ?" , et éventuellement demander " un selfy " , des jeunes filles rient sous cape (l'âge bête sévit aussi en Inde ?!?!?!) ..la misère est moins présente qu'à Calcutta ...serait ce parce que la solidarité fonctionne mieux ds des villes moins grdes ou ( et ) que la campagne étant proche , les gens ont de quoi je survivre ? un contact évidemment autre que ds les villages ... Retour en bus ...luxueux par rapport à la majorité du parc des bus indiens !!!! A nouveau soirée anglophone !!! En plus je me sens fiévreuse ...bonne excuse pour quitter la table et aller écrire ds mon lit ...

C'est devant le peu de dialogue avec mon compagnon que j'ai décidé de transcrire mes impressions , un journal en qqe sorte , et de l'envoyer , par épisodes à mes ami(e)s les plus cher(e)s.....je pense que c'est la meilleure idée que j'ai eu depuis bien longtemps ... Le soir au dîner , renouvellement des convives ...départ de 4 anglophones dont les deux canadiennes ( ouf ..) c'est vrai qu'avec les autres il est bcp plus avenant ...j'ai tjs dit qu'il valait mieux être son amie que sa petite amie ...impression confirmée par le voyage ) et arrivée d'un couple de francophones suisses ( bien fait ! avec lFabienne la Belge et un autre français , nous sommes en majorité et les anglophones se taisent !!!) Mme est malade et renseignement pris il s'agirait d'une gastro ....après vérification de son traitement avec son mari , je complète avec du spasfon et 1 h après elle apparaissait à table ..l'incrédulité de certain devant ma compétence professionnelle à fait place à un début de reconnaissance ...il en aura fallu du temps ...heureusement que , malgré les conseils , je n'ai pas oublié mon ancien métier!!!! La Suissesse , Claudia est en fait une mexicaine ...blonde !!!! Avec des ongles d'or faire pâlir d'envie ts les félins de la jungle indienne ...très bavarde et drôle nous sympathisons immédiatement ....les cartes changent de main !!!!en plus ils vivent à Martigny petite localité du Valais que je connais ...lorsque nous allions skier à Verbier ... Soirée sympa ...confidences ...les apparences sont souvent trompeuses ...ce couple apparemment uni et sans pbs a subi il y a qqes années , une épreuve dont bcp ne se remettent pas ...la vie nous réserve parfois de sacrées surprises ....je pense que nous choisissons nos épreuves et que , malgré les aides pour les surmonter , il faut souvent avoir la foi pour continuer à croire en la vie ... Le lendemain matin livraison des photos ....à notre arrivée au village , chacun était en train de vaquer à ses occupations .....ds des tenues " de tous les jours " ... Quel bonheur de voir leur visage s'éclairer à la vue des photos ...chacun a fait sa propre distribution et rapidement un " chef " a pris la direction des opérations pour la répartition ...puis nous les avons vu disparaître les uns après les autres et réapparaître ds leur tenue de fête pour prendre à nouveau la pose ...pdt plus d'une heure nous avons joué les photographes professionnels pour le plus grd plaisir de nos modèles ...les mamans habillaient les bébés et les tenaient à bout de bras devant l'objectif , les gamines souvent très jolies faisaient concurrence à Kate Moss ...où avaient elles appris à poser ainsi ...ce ne sont pourtant pas les magasines de mode s'empilent sur les tables du village ....il n'y a pas de table !!!!! un homme d'une cinquantaine d'années (?) a voulu lui aussi prendre la pose ....étonnant .....une femme m'a entraîné chez elle ( une pièce sans fenêtre , un sol en terre battu , ds un coin qqes ustensiles de cuisine , et au fond une autre pièce plus petite avec un lit unique ...qqes étagères peintes en rose ...c'est tout ) et pourtant ces gens ont l'air heureux ...une fois la glace brisée ils sont souriants , chaleureux et cherchent à communiquer par tous les moyens ...je suis rentrée ds son jeu , j'avais envie de lui faire plaisir ....pour elle ce sera un jour particulier dont elle se souviendra mais pour moi aussi ...devant cette chaleur communicative j'ai pensé " que c'est bon de donner sans rien attendre en échange ...elle a posé , puis sa fille , qui revenait sans cesse , puis son fils ....puis un couple âgé m'a entraîné derrière une maison ds une cour ou il y avait un grand arbre et j'ai du prendre la photo avec l'arbre ...en pied !!!! Je ne sais pas ce que cet arbre représentait pour eux mais il paraissait très important .... Peut être le lieu de leur premier baiser ....d'amoureux ...car s'il y a bcp de mariages arrangés , je pense qu'il y a aussi des mariages d'amour ...ou des couples qui tombent amoureux une fois mariés comme c'était le d'Awesh notre guide d'hier ... Beaucoup d'émotion donc , une belle émotion non polluée ....beaucoup de sourires , de chaleur , de joie , il n'est pas nécessaire de parler la même langue pour échanger ...l'amour est un langage universel et ces moments passés en leur cie me l'a confirmé .....encore faut il que les protagonistes aient envie d'en donner et d'en recevoir ... A cette occasion j'ai vu mon guide sous un autre jour ..il avait l'air tellement heureux lui aussi de donner .....j'ai pensé : ce voyage me permet de voir d'autres facettes de cet homme que je trouve souvent si dur ...malheureusement ces instants de communion ne nous ont fondamentement changés...nous avons tjs la même difficulté à échanger ...dommage .... Puis retour au bercail pour la dernière soirée ....nous n'avons pas eu le même échange avec Claudia car les hommes s'en sont mêlés ...mais je vais télécharger "WhatsApp " et nous pourrons nous parler .... Et je n'aurai plus rien à envier à la jeune indienne rencontrée puisque , moi aussi , j'aurai "WhatsApp "!!!!!!! Adieu matinal le lendemain ....j'ai été généreuse avec " les filles "car elles le méritent et sur le pas de la porte Léon m'a crié " come with yours friends " du moins c'est ce que j'ai compris ?!?!?!? L'accent australien ?!?!?!? Mais Qui sait ?

Impressions 4eme partie 2 jours ds les environs de Jagdalpur

Après avoir quitté la guest house de Léon , nous avons pris un train qui nous a mené en qqes heures de la gare de Kakiriguma à celle d'une autre gdre ville indienne , Jagdalpur mais situé ds un autre état , le chhasttisgarh , district de Bastar......A l'arrivée , la nuée habituelle de conducteur de tuc tuc et discussion habituelle pour faire baisser le prix qui est fixé , bien sûr , à la tête du client ...en gros , plus notre peau est claire , plus le prix est élevé !!!!!installation ds notre " superbe " hôtel typiquement indien "le rainbaw hôtel " , tout un programme ...

Chambre correcte ..il faut savoir que la plupart du temps il n'y a qu'un drap de dessous , en général trop petit .....et que nous devons nous contenter d'une couverture ...j'ai bien mon" sac à viande " (en soie !!!'tjs pour améliorer l'ordinaire du chemin de Compostelle ) mais je n'ai pas trop envie de me retrouver ligotée comme un saussisson...il fait trop chaud ... Mais tout est ds la salle de bains !!!!! Un wc ( ici à la turque il y a intérêt à bien viser si on ne veut pas s'arroser les pieds et mettre des chaussures pour faire pipi la nuit ) un robinet est à la disposition des amateurs pour se rincer à l'indienne ( après on est trempé ...on fait comment ?) mais un membre du personnel est revenu nous apporter deux rouleaux de PQ se doutant bien qu'on ne tarderait pas à en demander ...ah ces européens !!!!! A côté un lavabo ...d'époque incertaine ...comme la couleur !!!! Et en face un pommeau de douche qui gicle jusqu'au dessus du lavabo mais pas sur moi ....et un seau avec un petit récipient pour se laver à l'indienne ...en fin de compte je m'y suis mise et cela me rappelle mon enfance qd ma mère nous lavait sur l'évier , debout ds une cuvette ... Ah par contre , miracle , il y a internet...et ça marche ....mais pas ds la chambre !!!! il faut descendre à la réception et se faire dévorer par les moustiques avant que , découragée je remonte ds la chambre m'enduire d'insect écran ....le monde n'est pas parfait !!!!!! Le programme est la visite guidée des villages tribaux des environs ...notre guide Awesh arrive tout sourire ....il parle un anglais assez compréhensible pour que j'en comprenne les 3/4 ... La journée commence bien ... Notre chauffeur arrive et arrêt ds un premier village ...au passage il nous explique , les traditions , les arbres ( ici cocotiers , bananiers , arbres à teck , cachous (?) se succèdent et se découpent sur la terre rouge ....les paysages sont très beaux ).... Les " allées" ou chemins et même les lopins de terre sont entourés de grosse plaques qui ressemblent à de l'ardoise mais plus brunes ou rouges ...elles sont fichées à même le sol et déterminent ainsi le territoire de chacun ....des meules de foin comme celles de nos campagnes ds les années 50 ou 60 ( maintenant ce ne sont plus des meules mais des rouleaux ) , des faux en bois avec une extrémité en métal coupante , En levant la tête nous apercevons ds les arbres des sortes de grosses cruches en terre accrochées ..elles sont destinées à recueillir le suc qui s'écoule des branches sectionnées ...le matin c'est un jus de fruit et au fur et à mesure que s'écoule la journée, la fermentation se fait et le soir si on en boit ...on roule sous la table ... Enfin par terre car il n'y a tjs pas de table !!!!!!! La première maison où nous nous sommes arrêtés était la maison d'un forgeron ...pas tour à fait désintéressé , car ils fabriquaient de petits objets en métal doré qui étaient à vendre !!! Évidemment !!! Aux touristes !!! C.-à-d. NOUS !!!!!!'mais c'étaient joli ...et ils étaient charmants ......donc nous avons un peu craqué....( mais pas trop car c'était un peu lourd ..et un vol intérieur se profilait à l'horizon avec un poids de bagage limité ...) .et puis c'est artisanal et cela leur permet de vivre ... P à son habitude a pris des photos ....avec l'autorisation du guide ....et moi j'étais plus réservée ...en effet je trouve que , rentrer chez les gens , même si c'est pour la bonne cause et les prendre en photo , est un peu comme violer leur intimité ....cela me gêne et je pense qu'ils sont peut être aussi gênés mais n'osent pas trop le montrer ....donc je reste un peu distante tout en leur souriant ...P est plus à l'aise mais cela fait aussi de nombreuses années qu'il vient en Inde ...il en a le mode d'emploi !!!

Il faut savoir que nous étions ds une zone ou la majorité de la population est animiste Donc en voyant des vaches se promener nonchalamment sur la route ( comme toutes les vaches indiennes d'ailleurs !!!). Je lui ai demandé si ces tribus les mangeaient ...il m'a répondu " officiellement non mais en réalité oui " un bon sujet à méditer " la tolérance " entre les différentes religions ...... Deuxième village ...encore des choses à vendre mais cette fois ci il m'a présenté au " chamane " Il n'y a pas forcément un chamane par village ..il communique avec les esprits de la nature , des morts , des gens malades ......il possède des pouvoirs ?!?!?! de guérison , je pense que c'est plus en rapport avec le psychisme , et comme bcp de choses sont liées au psychisme ....alors on peut penser qu'il a bcp de pouvoirs ...certains diront qu'il suffit d'y croire ...soit ...ça serait un peu comme un effet placebo ?!?!? À voir ....en tout cas , moi je crois que " l'au delà existe et que nous y séjournons entre deux vies ....alors des " esprits " pourquoi pas ...qui nous " possèdent " pourquoi pas et " nous font du mal " pourquoi pas ...il y a bien des prêtres exorcistes ....tout cela doit appartenir au même monde ...il n'y a que la façon de l'appréhender qui diffère .....il y avait un petit temple avec une porte joliment décorée ...comme je paraissais intéressée ils me l'ont ouvert et j'ai eu le droit d'y pénétrer , de regarder l'autel ...sans prendre de photo ...évidemment ... Puis ils nous apporté des objets artisanaux à vendre ....il faut être patient car qd on demande " How much " ils ne répondent pas. '.il faut réitérer la question , attendre la réponse , discuter pour le fun et le principe ( moi je n'aime pas trop discuter car je pense qu'un travail artisanal se paie et , fausse idée , qu'ils ont besoin d'argent , mais par contre je n'aime avoir l'impression d'être prise pour une " touriste " !!!!!!!!!!!j'ai acheté un espèce de bandeau qu'ils s'attachent sur le front lors de leurs danses " initiatiques "(?) , "traditionnelles "me parait plus juste ..... Puis un autre village ...avec encore un chamane ....nous sommes rentrés ds la cour d'une maison , pris encore qqes photos ....le chamane était en train de réparer une sorte de tambour allongé , un groupe de femmes étaient allongées au centre et des enfants jouaient autour d'elles ..peu d'hommes ...où étaient ils ??? et le guide m'a pris en aparté pour me dire " on va attendre un peu , il nous prépare une surprise " ...nous sommes ressortis , avons vu une partie de la population disparaître et , bientôt réapparaître ayant revêtus , les femmes , une douzaine , des saris oranges ainsi qu'un bandeau de la même couleur, qui leur ceignait le tour de la tête .....les hommes avaient un " dhoti" court orange également , étaient torse nu et portait une coiffe : deux cornes de buffle diverses décorations et le même bandeau orné de coquillages que j'avais acheté , des plumes de coq surmontaient tout cela ...tout ce petit monde portaient des colliers et divers bijoux .. Puis ils se sont mis à tourner en dansant , les hommes tapaient sur leur tambour en scandant des onomatopées ( du moins pour moi ) , les femmes chantaient ...cela ressemblaient plutôt à des litanies '.....La surprise était de taille car ce spectacle était offert , spontané et ce n'en était que plus émouvant ....pour nous ....incroyable cette générosité et ce désir de partager .....ils nous ont donné ce qu'ils avaient de mieux à nous offrir et ça , c'est inoubliable .. Ensuite nous sommes à nouveau rentrés ds la cour pour assister à une " consultatation " du chamane ....il s'agissait d'un homme qui avait visiblement mal au foie ..le chamane a fait brûler un os de bœuf et , à travers un linge , il a appliqué l'os brûlant sur la région malade ...dommage je ne connaîtrai pas le résultat de son intervention .... Il faut préciser que notre guide connaissait tout le monde ds ts les villages ...il nous à emmené ds les plus accessibles pour lui , je pense ...il a tenu à me préciser que nous avions tjs eu P et moi une attitude respectueuse ....tout en leur portant de l'intérêt ...attitude qui a été appréciée ...la preuve ... Puis un marché ....ah ces marchés indiens !!!! Colorés, vivants , diversifiés ...c'est l'occasion de rencontrer diverses tribus que l'on peut reconnaître à leurs traits ( nez plus ou moins épatés , peaux plus ou moins foncées mais assez foncées en général ) , à leurs bijoux ( percing de nez le plus souvent, bilatéral et qqfois assez volumineux , ) colliers rigides autour du cou .....je n'ai jamais une telle diversité de légumes ....ttes sortes , ceux que nous connaissons et bien d'autres...comme ils n'ont pas de balance , ils sont répartis en divers petits tas de taille à peu près identique ( ils ont bien droit à une marge d'erreur !!!) en général les femmes sont assises devant , certaines ont un plastique au dessus de la tête ( les plus riches ? Les plus importantes ? ) d'autres non ...elles sont en plein soleil ...et il tape ...en plus ce n'est pas comme chez nous a 13 h ils ne plient pas bagages ...ils sont là , immobiles ou presque tte la journée ....leur clients viennent à pied pour la plupart ....pieds nus ...les femmes repartent avec leurs achats ds un sac ou un panier , posé sur leur tête ....cette habitude de tout porter ainsi sur la tête , leur donne un port de reines ...car ce sont des reines ....les reines de leur famille , du village , du pays ....elles font souvent plusieurs kms à pied pour aller chercher de l'eau potable qu'elles rapportent ds des jarres en inox.(!!!!!!eh oui ) sur leur tête ....j'ai vu des pompes ds les villages mais je pense que l'eau ne doit pas être potable ... Et aussi des stands d'objets utilitaires ( peignes et brosses en plastique , piles ......des marchands de saris , d'écharpes , de robes à froufrous , galons , volants ds des couleurs plus flashies les unes que les autres , en synthétique ( on n'arrête pas le progrès !!!!mais c'est vrai qu'ils n'ont pas de fer à repasser ) UN VRAI RÉGAL ...que du bonheur pour la bourge parisienne que je suis !!!!!et aussi des stands de bracelets ...en plastique ....de ttes les couleurs ... Et au fond ....la zone des alcoolos .....hommes , femmes sont concernés ...attention je ne dis pas que tous les indiens picolent !!!!! Mais ce doit être à peu près comme chez nous ...et peut être un peu plus ds les campagnes et les jours de fête ....donc es femmes vendent des alcools forts , de riz ( genre saké ) et autres ....ds des bouteilles de bière récupérées ........tjs assises par terre et imperturbables .....

De retour à l'hôtel , épuisés mais ravis nous sommes allés dîner au restaurant de l'hôtel ...et ....... Qui étaient là pour nous accueillir ????? Les canadiennes ...mes copines !!!!! Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un sursaut de recul et de m'exclamer oh non !!!( l'ont elles perçu ??? Je ne sais pas mais elles ont été plutôt sympas avec moi ..mais peut être suis je parano comme semble le penser mon cher guide !!!!) j'ai donc fait contre mauvaise fortune bon coeur( encore une soirée en anglais ...) , j'ai accroché un sourire à ma face et cela s'est plutôt bien passé ...sauf qu'en partant , Suzanne ( encore elle ) a pris P ds ses bras et l'a embrassé en l'appelant " chéri " ( ou P chéri ou mon chéri ???? peut être est ce une attitude normale des anglo- canadiennes envers les hommes !!!! Ou c'est peut être encore ma paranoïa galopante qui m'a joué un tour !!!!!)

Le lendemain re guide , re marchés, mais cette fois accompagnés du psychiatre italien qui paraissait comme moi intéressé par le chamanisme ...nous avons un peu échangé avec mon anglais pourri mais ..il était malade et préférait garder sa fièvre et sa toux que se soigner alors qu'il avait du Zithromax, antibio miracle pour les débuts d'infections pulmonaires ....ah ces hommes !!!!!italiens ou français ils sont bien tous pareils ...s'ils sont malades , ils gémissent mais se soigner les font passer pour des femmelettes !!!! Autre village autre visite ..mais cette fois avec un événement marquant ...une femme avait les yeux très rouges et les paupières très gonflées ...elle se passait un chiffon sec et sale ....P et moi l'avions remarqué...je lui ai parlé d'allergie ...j'avais ce qu'il fallait ds ma valise et ( avec son accord ) je lui ai donné 4 cps en faisant intervenir le guide pour la traduction....puis ( pour une fois !!!) de connivence P lui a donné une petite serviette de toilette pour faire des compresses d'eau froide .....normalement si elle a bien suivi nos conseils cela devait être terminé en 48 h ....c'est peut être mon ego qui a parlé mais je me suis sentie heureuse d'avoir été utile .....(?!?!?!) Voilà retour au bercail , dîner au même restaurant ( sans les canadiennes cette fois ...ouf !!!!!) et au lit pour lever à 5 h du mat ...car nous avions un avion à prendre ....une grève avait été annoncée ds l'orissa et à 7 h les frontières seraient fermées jusqu'à ??????? Nous devions donc être sortis de l'orissa au plus tard à 7 h ....That's India !!!!!! Mais la nuit fut mouvementée et le sommeil léger car ds un hôtel Indien , il est pratiquement impossible de s'endormir avant 1 h du mat car les portes .claquent , les gens crient , les bruits de robinetterie ....tout cela concourent à un repos bien mérité !!!!!!!

Impressions 5 ème partie 3 jours à mamallipuram .

Cet épisode va commencer avec notre départ dès potron minet (5 h du mat )de notre hôtel indien ....tout est calme et silencieux ....ds le hall de l'hôtel . deux silhouettes allongées sur des matelas jaillissent de dessous les couvertures ...ce sont les réceptionnistes qui dorment , à pied d'œuvre pour les clients matinaux .....pour sortir , l'un d'eux a dû réveiller le gardien qui sommeillait sur le trottoir devant l'hôtel ..ensuite il a fallu nous ouvrir une grille sur le côté ... Nous ne risquions pas de partir sans payer....le taxi avait un peu du retard....source de stress....enfin il arrive et nous partons ...moins d'une heure trente pour franchir la frontière , il ne s'agit pas de traîner .....même s'il fait nuit , je ne perds pas une miette du spectacle qui se déroule sous mes yeux .....ça et là , des braseros sont allumés le long de la route et éclairent des silhouettes engoncées ds des couvertures ...nous sommes en moyenne montagne et les nuits sont fraîches ...je suppose que ce sont des gens qui passent leur nuit dehors ????? J'ai beau écarquillé les yeux je n'arrive pas trop à distinguer le paysage ...puis l'obscurité est moins pénétrante et nous traversons des villes et des villages , déjà un peu animés malgré l'heure matinale ...j'ai même vu ds la nuit au bord de la route , la silhouette d'une femme , sa cruche en inox sur la tête ....quel courage ...certains me diront ..oui mais elle n'a pas le choix et ne se demande pas si elle doit y aller ou non ...mais malgré tout je suis admirative .., d'autres silhouettes se profilent sur le bas côté ...toutes emmitouflées ds de grosses couvertures ...le jour est à peine levé et déjà toute la " fourmilière " est au travail ....notre conducteur est habile avec son klakson ( pousse toi de là , c'est ma route et j'arrive !!!!!) pour se faufiler entre camions , voitures et deux roues ..qd ce ne sont pas les piétons qui traversent sans regarder.....malgré tout je préfère regarder le paysage plutôt que la route ...je veux bien mourir mais je n'ai pas envie de me retrouver ds un hôpital indien !!!! nous arrivons au poste frontière déjà encombré de camions , de voitures , de deux roues , de troupeaux de vaches ....notre chauffeur est expérimenté et semble vouloir se faire pardonner son retard de ce matin .....et à 6h 55 à ma montre .....Nous passons la frontière ..youpiiiiiiiiii nous sommes en Andhra Pradesh .... Nous continuons à descendre .....et surprise !!!!!! La route est rapidement encombrée par d'énormes troupeaux de vaches ( indiennes avec des cornes ..à propos pourquoi les nôtres n'ont pas de corne ? Renseignement pris , on coupe ou on brûle les cornes de nos vaches pour les traire , les transporter ...alors que les vaches indiennes " sacrées " sont à l'état brut ....merci Google ...même en Inde il est là !!!!!) Donc d'immenses troupeaux ...entre cinquante et cent bêtes par troupeau , menées par des vachers au bâton d'or ...ça coure , ça galope mais ça obéit et ça se range ... Il y en a de plus en plus ..à tel point que je me demande si c'est la transhumance ? Non ce serait plutôt un marché ...mais autant de têtes de bétail ? Vont elles trouver ttes un acquéreur ? Et après il faut qu'elles remontent ? Étrange !!!!! Aux alentours de 10 h , nous arrivons à destination , Visakhapatnam où nous devons prendre notre avion à 15 h pour Chennai ....comme nous avons du temps nous allons faire un tour au pied du temple ....mais c'est un temple moderne sans grd intérêt pour les touristes ..il y a une espèce de dortoir pour les pèlerins et je vois plusieurs personnes dont le crâne rasé est recouvert par une sorte d'emplâtre d'argile ?? Puis en contre bas , un très beau jardin et un panneau sur la grille " centre de médecine ayurvedique ....connaissant un peu leur technique de soins , je me suis demandé si ce n'était pas des malades en traitement ...

Après un vol sans histoire , et sans peur ...j'adore prendre l'avion je m'y sens ds mon élément ...sans doute en rapport avec mon enfance où très jeunes , mon grand père nous emmenait faire un tour ds des jodels ou cesnas..... Re taxi qui nous attendait à la gare ...traversée de Chennai , ville inondée il y a moins d'un mois ...et le plus surprenant ...il n'y a pas de trace apparente ...et pourtant j'avais regardé le peu de reportages sur internet .....ils avaient de l'eau au moins jusqu'à la taille .... arrivée à mamallipuram , petite ville très touristique , au bord du golf du Bengale avec de très beaux temples .....et oh surprise ..la Guest house est en bordure de plage , notre chambre au rez de chaussée avec une petite terrasse donnant sur la plage ....le bonheur ..un rêve ...je remercie chaleureusement P pour cette bonne idée ..et je reconnais son organisation sans faille ... Tout est bien ds le meilleur des mondes .... En plus mamallipuram est une jolie petite ville avec des maisons très colorées ..ainsi les tas d'ordures sont plus acceptables ....ce qui m'étonne c'est que je finis par ne plus les voir !!!!!il ne faut pas s'arrêter à ça ...l'Inde c'est autre chose ...c'est une culture fabuleuse , une spiritualité présente à chaque instant , une histoire d'une richesse étonnante , des gens d'une gentillesse infinie .... Les échoppes ..il ne faut pas oublier de parler des échoppes ..au début je me demandais ce qu'on pouvait bien y trouver ..et en fin de compte , on y trouve l'essentiel ....c'est un super marché en réduction et cela fait vivre un nombre inouï de personnes ...car les indiens sont les rois des petits boulots ....j'ai même vu sur un marché un réparateur de transistor avec son fer à souder et son petit feu !!! Ce sont les rois de la réparation et de la récupération ...si seulement on pouvait prendre exemple sur eux ...

Nous étions à mamallipuram pour rencontrer un indien Diva que P avait connu lors de précédent voyage ....il y a 3 ans je crois ...Diva tenait le restaurant sur le toit de l'hôtel et avait pour projet d'avenir d'ouvrir un café philosophique où les gens pourraient se rencontrer , échanger , en dégustant qqes mets indiens.....qd j'ai rencontré P , il m'avait parlé de diva et des ses idées et m'avait fait part de son admiration pour cet indien hors du commun .... Diva appartient à la caste des intouchables , est extrêmement sympathique , a le regard malin , respire la joie de vivre , parle un français plus que correct quoiqu'un peu rapide avec un accent indien ...qqfois je dois le faire répéter ....mais quel bonheur après ts ces anglophones ....donc dîner d'arrivée avec Diva qui nous explique son projet , ou plutôt ses projets ...car en plus du café philo ( un peu plus ds le sud à tiruvanamalai où sa famille possédait du terrain ( il nous a expliqué que c'est une région où il y a bcp d'ashrams donc de personnes susceptibles d'être intéressés par son café ....ce terrain vendu lui a permis d'acheter son propre terrain ) P était étonné que des intouchables puissent être propriétaires .....il nous a expliqué qu'au moment de la partition de l'Inde , le gouvernement avait donné des terres , qui ensuite étaient restées ds les familles .. Diva nous a expliqué qu'il avait réfléchi à sa vie , qu'il s'était trompé de route et que désormais il écoutait la voie de son coeur ....depuis il est devenu végétarien , ne boit plus du tout d'alcool ....bien ...j'aime bcp cette démarche ...de plus il nous explique cela d'un ton tellement joyeux et tellement sincère qu'on ne peut que penser qu'il est sur le bon chemin ...et peut être emprunterai je même ....

Le lendemain visite du célèbre bas relief " la descente du Gange ou Bagiratha.s penance ..il y a au centre une fissure naturelle symbolisant le Gange descendu du ciel ..de part et d'autres d'extraordinaires sculptures racontant cette mythologie ...on y retrouve des créatures célestes ( Shiva ...) semi célestes , des ascèses , des animaux ....à droite de majestueux éléphants .....ce bas relief 27m par 9 m ) est la preuve de la dextérité des sculpteurs de cette époque ( VII ème siècle ) à droite une petite sculpture représentant des singes en train de s'épouiller... Ce bas relief est à la base d'un énorme rocher sur lequel noeud pouvons monter ...Ds un premier temps , m'étant retrouvée seule car n'ayant pas trouvé l'entrée de tout le monde où P m'attendait ( lui avait emprunté le raccourci par les rochers ) et ne mesurant pas l'ampleur du site , je fais donc un tour , visite un petit temple , prend qqes photos ...je décide de redescendre et d'attendre ....en vain ...Hôtel ..personne , retour...personne ...et en fin de compte ....drame .... j'ai eu la chance de retourner sur le site avec Diva qui m'a fait une visite guidée complète ....Nous sommes même monté en haut du phare pour avoir le panorama sur la ville et sur le site ...et c'est vrai que , vu d'en haut le rocher à la forme d'un éléphant ....alors il m'a dit " ne t'en fait pas tu as perdu P mais tu m'as trouvé moi .... Et j'ai eu le meilleur des guides ....de plus comme je crois à la réincarnation , nous avons pu parler de nos croyances .il m'a donné un éclairage supplémentaire sur la religion hindouiste que je ne connais pas bien mais que je découvre progressivement ....et j'ai fait une expérience extraordinairement ....dangereuse !!!! Pour rechercher P , Diva m'a emmené à travers la ville , sur ....son scooter ......j'ai cru ma dernière heure arrivée à chaque instant .....klakson bloqué , il slalomait à travers les voitures , les Tuk Turks, les bus et les deux roues ...en plus c'est une position très inconfortable ....je me demande comment font les indiennes installées à l'arrière en amazone et en tongs !!!!!!!! Qd il n'y a pas un enfant avec ..... L'après midi , explication , réconciliation ( enfin presque !!!!) et visite du superbe temple en bord de mer le " shore temple " dédié à Vishnu , auquel ont été rajouté deux sanctuaires dédiés à Shiva ...à l'intérieur un Vishnu allongé ( au moins taille humaine ) et un lingam poli à seize facettes .une merveille ...et tout autour une ceinture de " nandis " ( nandi est un taureau qui est , entre autre la monture de Shiva ) allongés ...tout cela ayant parfaitement résisté au temps ...fabuleux !!!!! Quel pays extraordinaire et tellement chargé d'histoire que tte une vie suffirait à peine à en faire le tour ..surtout en commençant à la retraite ...

Le Lendemain en route pour Thirukazhukundram ...pour la visite d'un temple en haut d'une colline que finalement nous n'avons pas grimpée pour cause de chaleur ...

Le soir était consacré à un dîner chez Diva , préparé par une amie à lui , cuisinière de son métier et qui doit reprendre du service à l'ouverture de sa paillote sur le toit de sa maison ...une femme d'une gentillesse et d'une générosité comme je n'en ai jamais vu , un coeur débordant d'amour pour les autres ...chaque fois que je la voyais , elle me décorait les cheveux avec des fleurs de jasmin tressées elle même ....un amour ds tous les sens du terme ... Elle nous avait préparé un curry de poisson , succulent ....en plus elle rit tout le temps ....Diva et elle se sont bien trouvés pour ouvrir leur restaurant sur le toit ....nous avons passé une partie de la soirée à discuter de la réincarnation , des 7 vies des Hindous .... et aussi , de l'amour à partager et à donner , de la nature à respecter ...bref des valeurs universelles et qui peuvent être appliquées par tous que l'on soit hindouiste catho ou autre ....

Quelles belles rencontres ...rien que pour cela je ne regrette pas tout ce voyage .... Demain départ pour pondicherry , ex comptoir français .... P a l'intention de prendre une journée sabbatique , lundi ..j'en profiterai pour visiter Pondicherry dont nous avons déjà fait le tour en arrivant ....merci P , demain je serai en terrain connu ....

Impressions 6 ème partie pondicherry 2, jours et dem

Donc dimanche , arrivée à Pondicherry en début d'après midi et premier contact avec l'ex comptoir français ...où l'influence française se fait encore sentir ...d'abord parce qu'une partie de, la population parle la langue de Molière ....

Une longue promenade de 3 kms en front de mer avec , encore qqes belles demeures....qqes rues en arrière , un canal presqu'asséché( un filet d'eau nauséabonde enrichi de détritus y coule encore ) sépare l'ex partie européenne de la ville tamoule. La différence se fait tout de suite sentir .....ds la partie européenne de belles demeures ...qqes unes encore luxueuses , balcons , grille en fer forgé , couleurs pimpantes .....un parc ombragé avec , au centre , un pavillon blanc ....Indiens et européens se retrouvent pour prendre le frais ......ça et là qqes maisons auraient besoin d'être restaurées mais les rues sont presque propres et silencieuses !!!!!une très belle église Notre dame des anges ....avec un chemin de croix de tte beauté ....j'ai d'ailleurs photographié ttes les stations une par une .... En face l'hôpital St Joseph ...encore l'influence francaise et catholique .....les rues , ombragées par de beaux arbres qui amènent un peu de fraîcheur , sont un peu moins défoncées qu'ailleurs ...ds les villes indiennes il est impossible de marcher le nez en l'air car on risque de tomber ds un trou à chaque instant ..... Des plaques bleues ( comme à Paris ) avec des noms français ....rue Dumas , rue du bazar s'y Laurent , rue de la marine .....rappellent elles aussi , qu'il n'y a pas si longtemps , les français étaient encore là ( 1956 à peine soixante ans ) ...devant le palais du lieutenant gouverneur ( ancienne demeure du gouverneur de l'époque Francois Dupleix 1742 - 1754 ) , des policiers , tout de blanc vêtu , ont conservé le képi rouge ....ils ont d'ailleurs fière allure ds leur beaux uniformes ...ne passe pas qui veut et j'ai du expliqué que je voulais simplement prendre des photos ..... Sur le front de mer , à l'heure du déjeuner des familles indiennes pique niquent sur le trottoir d'en face , ombragé et les mères donnent la becquée à leur progéniture , pourtant déjà un peu grande !!!!!! Il n'est sans doute pas évident vers 5 6 ans de faire des boulettes avec la main droite seule et une assiette en équilibre !!!!! Hier soir nous avons dîner ds un restaurant indien , nous avons mangé des "dosais " sorte de crêpes ( les sœurs de nos crêpes bretonnes ) fourrées de diverses choses , servies avec deux ou trois sauces ...eh bien j'ai mis ma main gauche sous la table ( j'avais commencé à m'en servir car manger une crêpe avec une cuillère relève de la prestidigitation !!!et une indienne à la table d'à côté m'a foudroyé du regard ...je voudrais bien la voir en France avec des couverts à poissons !!!!) et j'ai mangé ma crêpe avec les doigts et je m'en suis fort bien sortie ...et j'y ai pris bcp de plaisir !!!!!

En passant devant un centre qui s'occupe d'enfants en difficultés , un jeune indien en est sorti pour me faire visiter le centre ....une gdre salle avec qqes tables où étaient assises des femmes qui attendaient ??? Il m'a expliqué qu'il n'était pas question d'argent mais de fournir stylos et cahiers aux enfants pauvres ....tout de suite je lui ai proposé d'aller en acheter ....mais comme je voulais continuer ma route vers le quartier des pêcheurs ....il m'a dit que cela pouvait attendre et m'a accompagné ...en m'expliquant qu'il n'y avait pas seulement des pêcheurs mais aussi des artisans ( menuisiers , ...) et aussi bcp d'étrangers ( français , anglais , , , , ) il m'a montré des temples , non ouverts à cette heure ci puis tout en marchant , nous sommes arrivés chez lui ....une maison plutôt spacieuse , à étages avec , ds le séjour , un canapé et une télévision devant laquelle sa mère était installée ....( peut être regardait elle " les feux de l'amour façon Bollywood ?!?!? ) . Après nous nous être saluées , elle a disparu ds la cuisine et est revenue avec une assiette de riz , de légumes et de viande , une cuillère et je n'ai pas eu le choix ...obtempérer et me régaler tout en la remerciant ...mais elle avait l'air de trouver cela normal !!!! Il m'a été expliqué qu'il ne fallait pas dire merci , car rendre service était considéré comme un devoir ( duty ) ....Quelle hospitalité et quelle générosité ...son fils Jagan a partagé mon repas , sa mère ayant déjà déjeuné ....puis tout fier , il m'a montré les cartes reçues de ses différentes rencontres et amis français , italiens et autres ..il faut signaler que ce jeune homme de trente ans m'a expliqué qu'il était allé à l'école de l'alliance francaise ( il parlait un français plus que correct )...il regardait TV 5 monde en français et qd il ne comprenait pas un mot il l'écrivait sur le mur à côté de la télé pour en avoir une explication ultérieure ...je me suis fait un plaisir de lui donner le sens d'un certain nombre de mots à son grd contentement ...un détail ...il parlait le tamoul , le français , l'anglais , l'espagnol et un peu l'hindi et l'italien .....j'étais stupéfaite de voir avec quelle facilité un jeune homme travaillant ds un restaurant , avait réussi à apprendre 4 langues et à les parler presque couramment ...puis nous avons pris des photos avec sa maman et je leur ai promis de leur envoyer , sitôt rentrée à Paris .... Nous sommes monté sur la terrasse agréablement ombragée par un manguier car il voulait fumer une cigarette ( en Inde , les cigarettes s'achètent à l'unité , par trois ou par dix ...et il y a les mêmes inscriptions " qui font peur " que chez nous...mais il n'y a pas de "pousse à la consommation "....comme pour les médicaments ....j'ai acheté des vitamines ...le pharmacien a sorti une grosse boîte , difficile à caser ds une valise déjà bourrée mais ...ouf , il m'en a sorti une plaquette de dix ...bravo !!!! ) Nous sommes repartis visiter la fabrique de papier de sri aurobindo, ..j'ai eu droit à une visite en règle ..j'ai vu comment le papier était trempé ds différentes bains ds lesquels on ajoutait des traces de peinture en suspension et qui donnaient ces impressions " cachemire " tellement jolies .... Il y avait un autre frère à la maison et le troisième était parti travailler en Indonésie . Je pense que cette famille appartenait à la nouvelle classe moyenne indienne ... Puis je voulais visiter l'ashram de Sri Aurobindo ....en chemin il a rencontré une jeune et jolie allemande qu'il m'a présenté et devant le peu d'enthousiasme à l'idée de l'accompagner ds la soirée , boire de la bière , il a changé son fusil d'épaule et a pensé qu'avec l'allemande , il avait plus de chance de s'encanailler !!!! En plus je récupérais ma liberté , ce qui n'était pas pour me déplaire .... Au centre de la cour ombragée et très fleurie de l'ashram se trouve le mémorial de Sri Aurobindo et de la mère ....sur la surface , deux compositions de fleurs fraîches changées , je pense , tous les jours ...les gens défilent de façon ininterrompue et certains se recueillent avec une grde ferveur ... Puis je suis aller traîner ds la ville indienne ( tamoule ) à la recherche de Pashminas ...non trouvés sauf ds une boutique près de la cathédrale mais à des prix prohibitifs .....sans doute m'ont t'ils prise pour une américaine !!!! La cathédrale ...assez étonnante blanche et rouge comme un gâteau à la crème !!! Mais assez jolie , de beaux vitraux colorés reflétaient le soleil et tte l'église était illuminée ....à la sortie deux nantais avec leur guide ....nous avons un peu parlé ..le guide tamoul m'a expliqué qu'il faisait partie d'une fondation qui voulait ouvrir un centre de médecine ayurvedique , accessible à tous......des indiens les plus modestes aux étrangers , qui désiraient s'y faire soigner ...je suis un peu renseignée et ce genre de médecine qui considère l'homme ds son ensemble n'est pas pour me déplaire , bien au contraire !!!!!j'ai même vu sur le front de mer un centre d'homeopathie hollistique de ......sri aurobindo ...décidément , même mort il occupe une sacrée place .....( en face de l'ashram il y a même une poste Sri Aurobindo !!!!) Le soir une fête " alcoolisée " à la bière était prévue avec le groupe et j'ai été aussitôt conviée , invitation déclinée car il était plus de 5 h et je marchais depuis 11 h ..la fatigue commençait à se faire sentir ..et puis partir en goguette avec un groupe de nantais .....pourquoi pas mais j'ai préféré mes rencontres indiennes plus riches ... De retour à la guest house je les ai vu passer ds leur minicar ...ils m'ont klaksonné pour me joindre à eux mais mon courage déclinait de minute en minute ...et je n'avais qu'une hâte ....rentrer m'allonger sur la terrasse si agréable et rythmée par les appels à la prière car nous logeons ds un quartier musulman .....et ça ne me déplaît pas... Le matin réveillée à 7 h , je suis montée sur la terrasse et , allongée sur une chaise longue , j'ai entendu s'élever ds le silence , des chants d'église ...insolite et magique ....j'aime ces multitudes de confessions qui semblent cohabiter sans aucune difficulté .....certains pays pourraient bien en prendre exemple .... Épuisée mais ravie , je suis rentrée profiter de la jolie terrasse sur le toit de la guest house .....

Hier en arrivant , nous avons visité le marché couvert ..immense marché par lequel doit transiter une partie de la nourriture de la ville ....la partie légumes avec tjs autant de variétés ......qui se mêlent en une symphonie de formes et de couleurs comme seule la nature en a le secret ....les fruits nombreux et aussi variés , la zone de la pêche avec poisons , crustacés , crevettes .....plus ou moins préparés ..dommage que personne n'ait eu l'idée d'un endroit de cuisson et de dégustation sur place .....puis les poulets enfermés ds des cages ...il faut espérer qu'ils auront eu le loisir de courir avant leur séquestration .... Puis la zone textile avec encore , comme partout en Inde cette multitude de coloris qui , jamais , ne se heurtent .....puis des stands d'objets utilitaires en plastique tjs colorés ( la couleur occupe une grde place en Inde à tous les niveaux et cela m'enchante.....) , puis les ustensiles de cuisine , puis les pigments joliment colorés (encore !!!!) dont on retrouve les couleurs sur les murs des maisons et aussi , sur les dessins devant les pas de porte ....j'ai même vu un stand de boîtes " Tupperware " avec des couleurs bien plus vives et éclatantes que celle que nous trouvons en France ...serait ce une fabrication spéciale indienne ?!?!?!

Aujourd'hui , dernier jour à Pondicherry......ce matin nous prenons un petit déjeuner mi français mi anglais sur une terrasse à mi étage ...plusieurs françaises en transit sont installées et discutent .....d'éventuelles missions humanitaires , de circuits à travers le tamil nadu ....l'une d'elle parle de cavalaire où elle a vécu 30 ans ...mon attention est attirée par ce nom familier ..et je lui dis que je connais , car mon ex mari y est médecin ....exclamation qd je lui donne son nom ..elle le connaît très bien ainsi que mes enfants , car son mari est musicien et animait le remariage de Patrick !!!!!! Comme la vie nous réserve d'agréables surprises !!!! Décidément j'aurais fait des rencontres étonnantes au cours de ce voyage ..... Nous sommes retournés nous balader en ville , au marché et avons déjeuné sur le front de mer ....la vie passe paisiblement ds cette partie de la ville où le temps semble resté en suspens ......

Ce soir , car de nuit et départ pour Madurai et son pongal festival .....

Envoyé de mImpressions 7 ème partie Madurai Nous avons quittés Pondicherry ...pour moi un peu à regret pour plusieurs raisons 1 c'est une ville où bcp de monde parle encore français et où il est facile de se repérer 2 la partie francaise de cette ville n'est pas très représentative de l'Inde ... Elle est moins sale . Le front de mer est plus calme , plus élégant ...j'ai même trouvé le 1er vrai glacier de ce pays ....( il existe un autre petit coin de France à deux pas , ds une boulangerie pâtisserie française située ds le quartier tamoule....où nous avons dégusté une ...tarte au citron ...délicieuse ....) c'est un détail mais qui peut avoir son importance qd on se trouve si loin des siens et isolée affectivement ...le blues peut vous guetter et alors un petit rien suffit à vous faire retrouver le moral ....une plaque bleue , un sourire , un signe de la main comme une reconnaissance ...(et en cela , les indiens n'en dont pas avare ), des français sympas avec qui on peut échanger à la sortie d'une église ...... Moins bruyante aussi ...il y a moins de circulation donc moins de klaksons ...moins dangereuse ....je dois dire que risquer sa vie à chaque instant en traversant la rue est un petit jeu qui devient vite épuisant et excédant ..... 3 j'ai rencontré au moment de notre départ des gens que j'aurais aimé connaître plus longtemps......peut être certain(e) s çroiseront ils à nouveau ma route ????

Donc car de nuit pour arriver à madurai à 4 h du mat ....dur dur dur la vie de routarde ... Découverte de la ville le matin après avoir peu dormi ......

Découverte un peu vasouillarde. à cause du manque de sommeil ... Ville indienne habituelle .....opposition entre le modernisme galopant ....ses pubs , ses enseignes , ses néons , ses deux roues innombrables et leurs klaksons incessants et le reste .....les trottoirs défoncés , le bruit , les détritus , les caniveaux qui n'en sont pas .....les rabatteurs qui vous harcèlent pour vous emmener ds leur magasin , les marchands ambulants de cartes postales ( eh oui il est interdit de photographier ds le temple ) de colliers , de bracelets et autres pacotilles .... Bref le piège à touristes en bonne et due forme ... Mais on lève les yeux et on croise un regard bienveillant ...des enfants se retournent en agitant la main et font " hi " et sourient ...d'autres encore veulent se faire prendre en photos avec ou sans vous ...c'est pour le souvenir ....d'autres vous disent " welcome " en vous croisant , d'autres demandent " where Country do you come from'?" Et qd on répond " France " ils y ont très souvent un cousin ou ami ou y ont vécu eux mêmes ..à Lyon , Marseille ...ce matin un rabatteur m'a dit avoir vécu 2 ans à Cergy pontoise ...mais la vie est chère et les gens peu souriants ...on peut difficilement le contredire ...

Nous avons visité le temple " le Minakshi temple " ....interdiction de prendre des photos ...car c'est un temple en activité ...consacré à Minakshi (déesse aux yeux de poisson ) avatar de Parvati , femme de Shiva ....il est rare qu'un temple soit consacré à une déesse ...il y a deux sanctuaires , un pour chaque dieux et les hindous viennent s'y marier ou s'y purifier ...c'est un des lieux saints les plus fréquentés .... Il y a 4 " gopurams " ou portes à chaque points cardinaux d'une hauteur de plus de 50 m , avec une base en granit et décorés de personnages divers ( divinités , monstres , personnages de la mythologie ..) en stuc multicolore ...tous les soirs Shiva sous la forme de Dundareshvara est transporté d'un sanctuaire à un autre où se trouve son lit .....au centre le bassin aux lotus ...en fait il n'y en a qu'un ...des galeries ...des colonnes décorées de poissons , emblème de son épouse ....et ça et là des " lingams" , " des Ganesh " et de nombreux pèlerins venus se recueillir et se purifier ... Sans doute un peu comme nous , qd nous allons en pèlerinage à Chartres ou à Vezelay ou ds d'autres lieux saints ....... Je trouve que ttes les religions ont ceci en commun : aider les humains ( du moins les croyants ) à mieux vivre notre vie terrestre et espérer une vie future meilleure ...peu importe que l'on prie Jésus . Mahomet , Shiva , vichnu , Ganesh ......le " Div" comme me disait Diva , est le même au bout du compte et en cela , je suis bien d'accord avec lui.. On ne peut pas venir en Inde sans parler des échoppes ....il y en a partout ...ds les villes , sur les trottoirs , le long des routes de façon presqu' ininterrompue ... il y a les échoppes qui vendent de tout ...de l'eau " pani bottle " ( maintenant " tani bottle "tamil Nadu oblige !!!!) , des sodas , des fruits , des gâteaux secs , des sachets de shampoing , de lessive , des savons , des bonbons pour les enfants ...tout cela est suspendu comme autant de guirlandes multicolores..... il y a les échoppes qui vendent de la nourriture ...des beignets de toutes sortes ........la plupart du temps samossas , pomme de terre , beignets sucrés .... il y a les échoppes qui servent du chail , ce thé noir épicé ( en principe ! ) au lait très sucré , du café ( en fait un café au lait aussi sucré mais pas mauvais ) ...sur la planche qui sert de devanture , de nombreux bocaux remplis de gâteaux secs , qqfois à la crème... et aussi , des vendeurs de jus de canne à sucre pressé frais (???) Deux roues avec une manivelle qui actionne deux cylindres entre lesquelles sont écrasées les cannes ... Bref des tas de petits boulots qui emploient et font vivre une bonne partie de la population .... Bcp de gens vont pieds nus ....ils n'ont pas l'air d'avoir de difficultés pour se déplacer au milieu des cailloux , des gravats et des détritus ....j'ose à peine imaginer l'épaisseur de leur couche cornée plantaire s'ils se déplacent ainsi depuis l'enfance ..... Autre source d'étonnement ...l'habillement des hommes ....les plus âgés portent des "dhotis " sorte de tissu replié...... Les hommes d'âge moyen ou même les plus jeunes le portent long et souvent je les vois le replier comme si c'était gênant !!!! Hier nous avons pris un car pour aller à Rameshwara , île reliée au continent par un pont qui ressemble à celui de l'île de ré....sur cette île , que je pensais idyllique ( ds mes fantasmes ) se trouve un temple le Ramanathaswamy temple que l'on repère de loin grâce à sa couleur ....jaune vif !!!!temple consacré à Shiva , abrite un lingam de légende ( lingam installé par rama héros du ramayana) C'est un important lieu de pèlerinage ...c'est l'un des quatre lieus de pèlerinage les plus importants de l'Inde ..on appelle " Rameshwara , la Varanasi du sud ..... De très beaux et très longs corridors , l'un fait un km avec ses 500 colonnes richement sculptées .....des gardiens !!!! ( Tous un peu ventripotents !!!) garnissent les sommets des colonnes . Le tout est peint en jaune et les sculptures ainsi que les rosaces du plafond sont , elles , peintes de couleurs vives ....c'est un ensemble impressionnant ... Le temple possède 36 puits dont 22 à l'intérieur .....les pèlerins passent successivement d'un puit à l'autre et se font arroser donc bénir 22 fois... Cela correspond à une purification et Le dernier serait un puit avec de l'eau du Gange et une bénédiction spéciale de Shiva ....certains repartaient avec des bouteilles remplies d'eau ....cela n'est pas sans me rappeler nos pèlerinages , Lourdes peut être ... Même dévotion , même ferveur même si la croyance est différente .... Voilà nous étions ravis d'avoir assister à cette cérémonie ...nous les avons suivis presque tout du long et j'avoue que cette ferveur m'a laissé un peu pantoise .... En Inde il y aurait bcp d'ondes positives ...sans doute grâce à la croyance immense de tte cette population qui pourtant , a souvent bien des difficultés pour assurer leur survie ou même leur vie tout simplement ... Il était question que nous passions la nuit ds un hôtel réservé au bord de la plage ....j'étais ravie ......mais ....changement de programme ...nous avons repris le car pour Madurai .....dommage ......

Impressions Inde 8 ème partie Madurai

Aujourd'hui nous sommes le 16 janvier et c'est le 2eme jour du festival Pongal, autrement dit la fête des moissons ...il dure 4 jours ....et est très fêté ds le sud du pays , le tamil nadu ..... depuis notre arrivée à l'aéroport c.-à-d. Il y a deux jours , nous voyons le long des routes , des cannes à sucre coupées et mises à la disposition de ceux qui en ont besoin ..j'ai vu une grd mère repartir en traînant sa canne ( à sucre !!!) derrière elle , il y en a qui les ramène en équilibre sur leur mobylette ....bref chacun se débrouille comme il peut mais fêtera Pongal selon la tradition .... Le premier jour , les indiens ( je dis indiens et non pas hindous car c'est une fête païenne même si souvent des cérémonies au temple sont étroitement mêlées ) commencent par décorer le seuil de leur maison avec toutes sortes de rosaces qui pour eux ont une signification ....le contour est dessiné avec de la farine de riz puis le plus souvent l'intérieur du dessin est complété avec des pigments aux couleurs éclatantes ....le résultat vaut le coup d'œil, ...ils rivalisent d'imagination et de talent pour faire éclater leur joie de vivre jusque sur le seuil de leur maison .....déjà , pour le jour de l'an nous avions assisté à l'explosion de ces dessins colorés ...le soir du 31 , nous étions allés nous promener ds le village voisin de chez Leon , nous avions aperçu les artistes à l'œuvre en pleine nuit à la lueur de leur lumière de seuil, , accroupi et dessinant pour que la surprise soit totale au réveil du village .... Aujourd'hui nous devons aller fêter Pongal ds un village à une vingtaine de kms de Madurai .....le deuxième jour traditionnellement Pongal se fête en cuisinant ds un nouveau pot en terre , un mélange de riz , de lait , de sucre de la canne et d'épices comme du curcuma et du gingembre ....c'est délicieux c'est distribué à tout le monde et j'en même vu distribué devant le temple et pas seulement en offrande aux dieux ....

Nous sommes partis ds un car un peu brinquebalant !!!! Alors avec en plus , les routes défoncées , les dos d'ânes , leur façon de conduire à coups de klaksons et de coups de frein brusques , les deux roues qui se faufilent et leur piquent la priorité , une gastro déclarée cette nuit et pas bien consolidée ( plus un moral un peu hésitant ...) le voyage a été un peu difficile ...mais bon c'était ça ou rester au fond de mon lit ...et je ne suis pas venue si loin pour rester au lit ....il faut noter que c'était organisé par l'office du tourisme donc ils devaient toucher une compensation ...eh bien nous avons été reçu comme des rois , un collier de fleurs à la descente du car ( œillets d'Inde jaunes , jasmin et autres fleurs rouges dont je ne connais pas le nom ...) on nous a oint le front avec de la poudre rouge , puis de le jaune d'or ...ensuite petite cérémonie d'accueil avec discours en anglais ( avec l'accent tamoul en plus !!!!!) et nous nous sommes dirigés vers la placette où les villageois s'étaient exprimés en dessinant de superbes rosaces comme on en avait déjà vu à plusieurs reprises .... Puis nous sommes rentrés ds une enceinte au fond de laquelle il y avait le temple et une salle " des fêtes " .. De chaque côté il y avait divers stands où ils avaient exposés leurs divers talents artisanaux ....peintures , travaux sur cuir (silhouettes découpées et peintes ...très joli mais un peu cher!!!! ....) , éléphants peints et dessinés sur de la toile , une association de femmes de Madurai pour la " Green earth " etc ......Puis un spectacle de danses traditionnels ...deux femmes vêtues de saris oranges , des grelots aux mains et aux chevilles , des hommes montés sur des échasses ...deux étant caparaçonnés de maquettes de chevaux de couleurs vives , un troisième en pantalon rouge , grimé et monté sur d'immenses échasses qui ressemblait à un gamin grandi trop vite , puis un dernier en culottes courtes et bouffantes et qui dansait avec un pot sur la tête .....je sais qu'il s'agit d'une danse traditionnelle tamoule ....des touristes ont été invités à se joindre à eux ..puis des jeux ...dont un consistait à taper sur un pot en terre suspendu et à le casser avec un bâton ...les yeux bandés évidemment !!!!!! Puis visite du temple ....de très belles statues en bois peintes ds le " vestibule " (????) aux colonnes rouges et blanches ...et la cérémonie d'offrandes et de prières par le braman qui nous a ensuite symboliquement enduit le front avec de la farine de riz ... Ensuite un repas était prévu ...servi ds la salle des fêtes sur des feuilles de bananier ...un peu de riz au lait sucré tradition de Pongal nous avait déjà était servi en apéro !!! Cette fois ci , deux variétés de riz cuisinés avec différentes épices ...une purée de légumes (????) un morceau de canne à sucre qu'il faut croquer pour en extraire le jus ( je préfère qd ce sont les machines qui font le travail ...) , un morceau de qqchose qui ressemblait à du radis noir , et deux beignets de pomme de terre ( ?????) voilà un vrai gueuleton partagés entre villageois et touristes ... Et aussi ...ce qui me fait le plus craquer en Inde ? ....les enfants ...qui viennent spontanément vers vous .....where do you come from ? What Is your name? Ils sont souriants , charmants , attendrissants , communiquent facilement , vous font des signes amicaux , serrent la main car ils savent que c'est notre façon de dire bonjour et au revoir ....les enfants à eux seuls valent largement le voyage ..... Puis retour à Madurai ds l'autocar " tape cul " ...il ne faut pas avoir des pbs de cervicales pour voyager en Inde car la conduite , la vétusté de la plupart des véhicules et les dos d'âne ( triples à certains endroits ) se chargent de vous les arranger !!!! Ou alors voyager avec son kiné !!!! Et le soir à la tombée de la nuit , petit tour autour du temple et son activité nocturne , ses pèlerins ( des hommes facilement reconnaissables à leur dhoti noir , leur colliers de perles et leurs médailles , bien évidemment pieds nus ) , ses marchands ambulants ...vendeurs de cartes postales ( ils ont le beau rôle étant donné qu'il est interdit de photographier ds le temple ) et de plans de la ville , petite grd mère qui vend ses barrettes de couleurs , les marchands de ceintures , de crécelles , de barbes à papa (enfermée ds de petits sachets ) , vendeuse de bracelets de pied avec grelots ( avec ça on ressemble à une bohémienne mais c'est vrai que les gitans viennent d'Inde ...) , gamins et gamines qui proposent des colliers .....plus toutes les boutiques de " bondieuseries indiennes " !!!! : portraits de Ganesh ( c'est le numéro un au hit parade ...) en couleurs et ds ttes les tailles , lampes à huile de ttes formes , boutiques de saris , de tissus qui permet de se rhabiller pour peu cher et en qqes heures .....( ds un temple désaffecté , il y a des marchands de tissu et des couturiers et , en une heure ou deux , ils sont capables de vous faire le pantalon ou la tunique de vos rêves sur mesure et pour un prix défiant toute concurrence ....) Bref une activité qui se ralentit la nuit peut être et jusque vers 10 h du matin mais qui ne semble jamais être totalement arrêtée .... Le lendemain matin , troisième jour du festival , fête des bovins , des vachers et des bergers ...à cette occasion les cornes des vaches sont peintes et j'en ai même vu avec des couronnes de fleurs autour du cou !!!normalement des lâchers de buffles ont lieu ds les villages ( les vachers doivent aller chercher un petit sac de pièces entre les cornes de la vache et ....sans les bras !!!!! ) mais cette année , le gouvernement les a interdit .... Nous partons à la recherche d'un petit déjeuner ...et au détour d'une rue , une animation inhabituelle pour cette heure ci ....en remontant la rue ...un cortège ....avec des femmes , des enfants un pot sur la tête ( comme le danseur du village ) ...bref des gens qui fêtent ...sans doute ....Pongal ...à leur façon ...car il n'y a pas de bétail !!!! Entraînés par cette effervescence , nous remontons le cortège et y sommes d'autorité intégrés .... On nous offre à boire un lait rose parfumé ...une femme me prend par les épaules et m'entraîne avec elle en souriant et en scandant des " onomatopées " qui , pour elle doivent signifier qqchose mais pour moi ???? Nous finissons par arriver à un temple où nous assistons à la cérémonie des offrandes au dieu Shiva ....une vieille femme est assise à l'entrée du temple , fait frire des galettes et nous en offre une ...nous restons encore un petit moment ....des tables et chaises sont installées , nous les laissons à leurs agapes et partons discrètement , heureux d'avoir pu partager ce moment de fête avec eux ... Voilà comment sont les indiens ...tjs prêts à partager .... Le soir , à la recherche d'un restaurant , nous repassons devant l'endroit de la fête ...cette fois ci , il y avait un spectacle avec chanteurs du cru ......un Luis Mariano indien ....des jeunes filles qui avaient repris des succès étrangers pour les mettre au goût indien ......cela nous a amusé et du coup l'ambiance était meilleure ....

Demain départ pour le Sri Lanka ..une nouvelle aventure ...
Lumière d'automne au cœur du Southwest English translation pending
by Lol64 · 2017-01-11 · 341 replies
Hello à tous,

Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...

Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.

· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici

Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇

Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.

Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail

Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Sierras, canyons et déserts du nord de l'Espagne (mais pas seulement!) English translation pending
by Krikri6792 · 2016-12-17 · 85 replies
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.

Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/

Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/

Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂

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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.

En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.

Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.

Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.

De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.

Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.

En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.

Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.

En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.

Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse

J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016

7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !

Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.

C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.

En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.

Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !

Le lendemain…

Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.

Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.

Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.

Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.

D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.

Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.

Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.

Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.

Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.

Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !

C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.

Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.

Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !

Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.

Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas

J3 : Mardi 15 novembre 2016

Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !

En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.

La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !

Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.

Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !

Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.

Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.

Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !

A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.

Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.

Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.

Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.

Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)

Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.

Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.

L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).

A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.

Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.

Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.

Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes

Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.

Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.

Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.

Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto

J4 : Mercredi 16 septembre 2016

Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.

Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.

Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.

Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.

Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.

A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.

Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.

Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.

D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.

Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.

Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.

De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.

Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.

12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.

Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.

Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)

Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.

D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.

La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.

Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.

En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.

De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.

En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.

Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !

Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.

Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.

Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.

Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.

Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.

Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.

Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar

J5 : Jeudi 17 novembre 2016

Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.

Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.

Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)

Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.

A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.

Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.

Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !

Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.

Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.

D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.

Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.

Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.

Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.

Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.

Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.

Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.

C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.

Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.

De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.

Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !

Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.

Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.

Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.

C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.

De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.

Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.

Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.

Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.

La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero

J6 : Vendredi 18 novembre 2016

Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.

Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.

Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.

Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.

Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.

Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.

Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.

Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.

En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.

Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.

Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.

Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.

C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.

En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.

Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.

Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.

Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.

Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !

La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.

Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.

Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).

Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin

J7 : Samedi 19 novembre 2017

Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.

Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.

En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.

Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.

Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.

Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.

Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.

Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.

Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?

Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.

Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !

A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.

Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…

Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.

Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.

Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.

Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.

Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.

Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,

puis à proximité du dolmen de Losa Mora,

enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.

Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.

Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.

A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.

Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.

Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles

J8 : Dimanche 20 novembre 2016

Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.

En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.

Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.

Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.

Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.

La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.

Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.

C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.

Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.

Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !

Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.

C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.

Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.

Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.

Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !

Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.

Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.

Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.

Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !

C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.

Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.

A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !

Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.

Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.

Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.

A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !

Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.

Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.

Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.

Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.

Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville

J9 : Lundi 21 novembre 2016

Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.

Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…

Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.

En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.

Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.

Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.

Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.

Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.

A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.

Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.

Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.



De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu

J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016

On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.

Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.

Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.

Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.

Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.

Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.

Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.

Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.

Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Le lendemain…

Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.

Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.

Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.

A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.

Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.

C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.

Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.

Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.

Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.

Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.

Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.

Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.

Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.

Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie

J12 : Jeudi 24 novembre 2016

La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.

Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.

En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.

Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)

Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.

Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !

Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.

On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.

L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.

En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.

Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.

Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.

Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.

Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.

C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.

Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)

Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).

Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.

Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.

Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.

Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.

Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.

Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.

Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz

J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016

Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !

Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.

A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).

Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.

J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.

En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.

Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.

La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.

Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.

Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.

Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.

Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !

Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.

En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.

Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Le lendemain…

La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.

Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.

L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.

Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.

Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.

C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.

Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.

Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.

Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.

Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.

Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin

Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !

La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.

Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.

Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.

Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !

Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !

Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.

Bibliographie/webographie

Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)

Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :

Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,

Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,

Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,

Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,

Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,

Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.

Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂

Romarin

FIN
Un mois au Laos avec "Les Gros Sacs"! C'est reparti pour un tour! English translation pending
by Lesgrossacs · 2016-12-15 · 41 replies
Hello les voyageurs :)

Les Gros Sacs sont de retour, accrochez vos ceintures 😛

Après notre carnet de voyage "3 semaines au Myanmar avec Les Gros Sacs", nous remettons le couvert avec le Laos cette fois-ci.

Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos donc, et nous sommes actuellement au Cambodge

Le contexte : - Du 4 novembre au 3 décembre 2016 - En couple - 4ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂 - Notre blog si par hasard notre style vous plait : www.lesgrossacs.com - Et si vous aimez les photos, notre instagram : @lesgrossacs - Et tant qu'on y est, si vous voulez rigolez un peu tous les jours, notre page Facebook

Sommaire du carnet : - Descendre le Mékong depuis la frontière Thaïlande/Laos jusqu'à Luang Prabang - Luang Prabang - La Plaine des Jarres (Phonsavan) - Vientiane (pendant le festival That Luang) - Vang Vieng - La boucle de Thakhek en scooter - Le plateau des Bolovens en scooter - Les 4000 îles (Don Khone pour nous) - Traverser la frontière entre Laos et Cambodge (sans payer de bakchich !) - Le bilan (en chiffre et en lettres) - La vidéo - Vos critiques et insultes 😉

Allez c'est parti :)
Avec les enfants dans la fournaise de l’Ouest: un voyage en juillet 2016 aux USA English translation pending
by Daniel1200 · 2016-11-12 · 185 replies
Avant toute chose, je tiens à remercier les participants de VoyageForum qui postent régulièrement dans la rubrique Etats-Unis. Je ne vais pas tenter de tous les énumérer, je serais sûr d’en oublier! C’est grâce à vous que j’ai trouvé ces lieux intéressants, qui sortent un peu des sentiers battus. Je vous rend hommage avec ce carnet et j’espère qu’il inspirera d’autres à aller découvrir cette superbe région.

Aussi, veuillez m’excuser d’avance pour mes tournures de phrases bizarres et autres fautes de français. Je ne suis pas très doué avec les mots; je préfère écrire avec la lumière :-)

Pour les présentations, nous sommes 4: ma femme, nos 2 filles de 8 et 11 ans, et moi-même. Nous sommes des citadins, mais on aime beaucoup la nature… enfin, moi surtout! Ma femme et les filles aiment bien les villes et le shopping; il en faut donc pour tout le monde. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais prévu que des randos dans des sites de rêve, de préférence tôt le matin ou tard le soir pour prendre de magnifiques photos. Je suis fan de photo, et surtout de paysages.

En juillet 2015, nous avons réalisé un vieux rêve: parcourir quelques parcs nationaux de l’ouest des USA en camping car (appelé RV là-bas). Ne cherchez pas le carnet, il n’a pas encore été écrit…

Au retour de ce voyage (nous avions fait les grands classiques), nous étions tellement tous enchantés par ces beautés de la nature, qu’il fallait absolument retourner pour voir d’autres choses. Mais comme le budget n’est pas illimité (surtout pour les vols à 4 pendant les vacances d’été), j’avais mis ce projet de côté, en attendant de remplir la tirelire.

Pour l’été 2016, on s’était dit qu’on resterait en Europe. Mais secrètement, je regardais régulièrement pour des billets d’avion bon marché pour les Etats-Unis. L’an dernier on était arrivé/parti de San Francisco (via Istanbul avec Turkish Airlines), donc je visais une autre ville cette fois. Et un beau jour d’avril, voilà que je tombe sur une offre qu’on ne refuse pas: 430€ pour Las Vegas en juillet. Le seul souci: il faut partir de Francfort. Après (brève) discussion, on réserve. Petit conseil d’ailleurs: si vous trouvez ce genre de prix, foncez! L’offre n’était plus disponible 3 jours plus tard.

Et là c’est le stress! On a moins de 3 mois pour tout planifier (j’aime bien savoir ou on va, et être sûr d’avoir un hôtel). Camping car ou pas camping car? Choix difficile; tout le monde avait bien aimé le camping car, mais c’est quand même très contraignant pour les emplacements. On ne peut pas s’arrêter n’importe où; et les réservations de campings, c’est comme les hôtels dans les parcs: ça part très rapidement. Je vérifie quelques campings dans Yellowstone: tous complets. Pareil dans Bryce Canyon. Bon, voilà, le choix par défaut est fait: pas de camping car cette année.

Du coup je me dis qu’on pourrait bien louer un 4x4 et faire des pistes. Visiter des lieux hors des sentiers battus. En lisant les carnets et les sites webs, je note des endroits sympas à voir… mais il y en a tellement! Il faut faire des choix. Ma femme voudrait aller à Yellowstone. Je regarde sur la carte, mais c’est bien loin de Las Vegas! Sans compter qu’elle veut aussi aller à San Diego… le grand-écart quoi :-) On n’a pas 3 mois sur place, seulement un peu moins de 3 semaines… les choix sont cornéliens…

Le parcours final ressemble à une boucle dans le sens des aiguilles d’une montre. Au programme:

-Las Vegas -Kanarra Creek -Bryce Canyon NP -Willis Creek -Hole In the Rock Road -Burr Trail Road -Strike Valley Overlook -Cathedral Valley -Capitol Reef NP -Little Wild Horse -Goblin Valley SP -Arches NP -Canyonlands NP -Dead Horse Point SP -Sedona -Imperial Sand Dunes -San Diego -Knott’s Berry Farm -Las Vegas

..ça c’était le programme initial. On verra que la réalité sera légèrement différente 😉

Je vous mets une petite photo pour patienter. Une classique, mais qui demande de se lever tôt en été.

Récit de 26 jours en Namibie jusqu'aux chutes Victoria - octobre 2016 English translation pending
by Titechoz31 · 2016-11-08 · 142 replies
Bonjour à tous,

J’ai beaucoup écumé le forum depuis plus d’un an pour la préparation de notre voyage en Namibie et nous sommes rentrés il y a quelques jours.

Ce premier voyage en Afrique (tout court) a été une vraie claque et un vrai coup de cœur. Il y a des moments comme ça dans la vie où tout parait simple et évident et ce fut le cas de ce voyage. Les paysages, les animaux, mais aussi et surtout les gens ! Tout nous a emballés. Je vais essayer de partager comme il se doit notre expérience tout en donnant quelques infos utiles aux gens qui souhaitent découvrir bientôt ce magnifique pays.

Pour cadrer un peu nous sommes partis du 6 octobre au 31 octobre à 2. Le périple grossier (je détaillerai plus loin) est sur la carte.

Nous avons loué une voiture 4x4 double cabine et tente sur le toit loué chez Classic Car Rental sur les conseils de Franck et Jacomo sur le forum. Nous avons rendu le 4x4 à Kasane. Sur la voiture je n’ai RIEN à dire. Tout était parfait ! Les pneus sont des vrais pneus 4x4 y compris pour les 2 roues de secours, le rangement à l’arrière est hyper intelligent, et on ne regrette ABSOLUMENT PAS le double cabine car tout ce qu’on laissait à l’arrière est accessible en conduisant (en-cas, appareil photo, caméra, …) et dans un mode camping ça aide à être plus efficace dans la gestion du quotidien. Je crève le suspense tout de suite, pas de galère avec TOTO (c’est le nom que nous avons donné à la voiture). Il nous a emmenés partout, dans les terrains les plus accidentés, et sans rechigner ! 0 crevaison et 0 ensablement ! (bon mon homme est bon conducteur en montagne et la piste c’était du gâteau apparemment et le sable il a stressé mais toujours géré)

Bilan financier en rentrant : 3300€/personne tout inclus (c’est la somme des dépenses des comptes bancaires, frais bancaires inclus, avec un billet d’avion en multidestination et 22h de trajet au maximum, à 900€). J’essaierai de détailler un peu les dépenses mais j’avoue qu’on n’a pas beaucoup gardé de traces…. Pas donné comme voyage il est vrai mais on ne s’est rien refusé (hormis des survols).

Pour ceux qui connaissent, je pense que vous l’aurez compris avec la carte mais nous sommes passés par Tourmaline pour le gros des réservations. Je n’ai que des compliments à faire sur Tourmaline qui est resté hyper disponible avant le départ (c’est Carole qui m’a aidé à tout organiser), avec un super bon briefing d’accueil et disponible également à la fin du voyage pour gérer la remise du véhicule puisque TOTO notre fidèle destrier était encore à Kasane quand nous sommes partis, le chauffeur ayant visiblement eu de retard. Je commence tout doucement le carnet car nous n’avons pas fini de « vider » les photos. Et bien oui, plus de 50 Go de photos/vidéo…. Ça commence à faire !

Jeudi 6 octobre – Vendredi 7 Octobre Nous voici donc le 6 octobre dernier, tout excités d’arriver ENFIN au jour du départ (premier voyage que nous préparons avec AUTANT d’avance et pour lequel tout est plus ou moins « calé »). Décollage vers 19h de Nice. Deux escales plus loin, arrivés à Windhoek à 15h le 7 octobre.

Le dernier vol Johannesburg-Windhoek a été bien sympa. Beaucoup de turbulences mais les Sud Africains, dont une équipe de rugby locale qui venait à Windhoek pour un tournoi, a bien détendu l’atmosphère, CA Y EST on est déjà conquis !!! Mais petite déception… le tournoi c’est demain soir… (samedi pour ceux qui suivent) et demain soir, nous aurons déjà quitté Windhoek… ben vi c’est ça aussi le problème de tout prévoir à l’avance -) Enfin bon c’est pas bien grave.

On met un temps certain ou un certain temps à passer le contrôle de douane puis nous sommes accueillis par un employé de Classic Car Rental (dont le nom m’échappe…. Zut !) adorable. On prend le temps de retirer au distributeur un premier pécule pour le voyage et GO ! Sur la route, on ne croise qu’un seul babouin mais on dévore déjà tout des yeux et on pose plein de questions. On finit par arriver à Londiningi Guesthouse et on se pose dans notre chambre. Après ces 20h passées dans l’avion, je suis la première à passer sous la douche. Puis apéro : première Windhoek pour mon homme et premier Savanna pour moi. Il fait bon, mais pas assez chaud pour se baigner dans la piscine à 18h !

Arrive le moment du repas. Nous avions réservé le dîner pour ce premier soir. On se régale. Carpaccio de springbok, steak de koudou et dessert décoré avec soin !! On sympathise avec un couple de Belges d’une soixantaine d’année qui vient en Namibie tous les ans. Lui est un peu guide pour ses connaissances et avec le bouche à oreille, ils arrivent à être en Namibie 1 à 2 mois par an (LA CHANCE !!). Nathalie s’assoit avec nous et tous les 3 nous parlent avec passion de la Namibie, de sa population, de sa nature époustouflante pendant plus d’une heure. Un bel échange.

Mais la fatigue se fait sentir et il est temps de regagner nos pénates. Pour une fois, dans un vrai lit. Ca n’arrivera pas souvent donc on profite !!
Je vous invite à découvrir Tenerife English translation pending
by Pinacoladada · 2016-11-07 · 30 replies
Bonjour,

Nous avons opté pour les Îles Canaries (Espagne) pour notre voyage de mai 2016, plus précisément l'île de Tenerife. Il y avait quelque temps déjà que nous avions cette destination en vue. Alors, lorsque American Airlines a offert un forfait vol+hôtel à un prix très intéressant, nous avons sauté sur l'occasion.

J'ai eu amplement de temps pour effectuer des recherches afin de découvrir les nombreux attraits touristiques de Tenerife et ainsi préparer une itinéraire complet et détaillé avec l'application Google Maps.

Nous sommes donc partis de Montréal le 14 mai 2016 pour un séjour de deux semaines. Notre vol n'était cependant pas direct. Nous avons eu 2 escales, soit une à New-York et une à Madrid. Tenerife est la plus grande île de l'archipel des Îles Canaries. Il y a deux aéroports sur cette île, un au nord et l'autre au sud. Nous avons atterri au nord de Tenerife en milieu d'avant-midi.

Nous avons récupéré notre voiture de location directement à l'aéroport auprès de la compagnie CICAR. Nous avions effectué une réservation au préalable. Service courtois et prise de possession très rapide.

Donc, après plusieurs heures de vol et une nuit blanche, quoi de mieux pour contrer le décalage horaire que d'entreprendre une belle randonnée au sommet de la Montaña de Guaza.

JOUR 1

Des vidéos sont insérées dans le texte. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

1. Montaña de Guaza

Coordonn��es: 28°02'32.0"N 16°42'28.5"W

La Montaña de Guaza, d'une hauteur d'environ 400 m, est située dans la région de Los Cristianos, au sud de l'île. Différents sentiers mènent à son sommet. Celui que nous avons entrepris était plutôt rocailleux.

La vue d'en haut est tout à fait formidable. Nous avons une vue panoramique du littoral composé de multiples plages (Los Cristianos, Las Americas, etc.). L'eau de la mer est tellement limpide que nous pouvons apercevoir les fonds marins du haut de cette montagne.

De multiples cônes volcaniques parsèment également le paysage, lui donnant plutôt un air mystérieux.

2. Plages d'Arona

Par la suite, nous avons décidé d'aller faire une randonnée sur la promenade longeant le littoral afin de découvrir les différentes plages de la région d'Arona. Aucun besoin de prendre la voiture pour nous y rendre, l'entrée de la promenade se trouvant à proximité de la Montaña de Guaza

La plage de Los Tarajales est située dans un endroit un peu moins fréquenté et on y retrouve de nombreux transats et parasols. Il faut dire cependant que sur une certaine section de cette plage, l'entrée à la mer est plutôt hasardeuse dû à la présence d'une multitude de gros cailloux.

La longue plage de sable blanc de Los Cristianos est vraiment superbe. On y retrouve toutes les commodités (toilettes, douches, location de transats et parasols). A cet endroit, la mer est très calme. C'est une plage très fréquentée.

Tout de suite après le port de Los Cristianos se trouve la plage de Las Vistas. Elle n'a rien a envier à sa voisine. Elle est tout aussi magnifique et est également très animée.

La plage El Camison est plus petite que les précédentes, mais tout aussi belle. En fait, il s'agit d'une succession de plages séparées par des rochers qui forment un brise-lames.

Par la suite, la promenade borde la mer sur une certaine distance et nous amène vers la plage Honda. Celle-ci est fréquentée surtout par les surfeurs. Il y a justement des écoles de surf qui proposent des cours et qui offrent la location d'équipement.

La plage de Troya en fait est composée de deux plages de sable blond qui ont d'ailleurs obtenu le pavillon bleu (qualité de l'eau et installations). Il y a plusieurs chaises longues et palapas. On retrouve dans ce secteur une multitude de restaurants, bars et plusieurs activités de loisirs y sont offertes.

Las Americas est une station balnéaire très animée. C'est l'endroit idéal pour faire la fête 24h/24. On y retrouve une multitude de restaurants, boutiques, bars, discothèques. Pour ceux qui préfèrent la tranquillité, rien n'empêche d'y passer la journée et loger plutôt dans un secteur plus approprié.

3. Hotel Catalonia Oro Negro

Coordonnées: 28°03'49.4"N 16°43'37.4"W

Cet hôtel est très bien situé, à proximité de la plage, des restaurants, boutiques, supermarché et de l'accès à l'autoroute.

Le stationnement est situé de l'autre côté de la rue, face à l'hôtel. Il est presque toujours rempli à pleine capacité. Cependant, même si nous revenions à l'hôtel en fin de journée, il nous a toujours été possible de trouver un espace de stationnement, sauf à une occasion où nous avons dû nous stationner dans une rue avoisinante.

L'ameublement de notre chambre est plutôt minimaliste et le matelas du lit est dur, donc plutôt inconfortable. Bon, on s'y fait tout de même! Nous avons un grand balcon et nous avons une vue partielle sur la mer.

Plusieurs commodités sont présentes dans notre chambre: wifi, coffre-fort numérique ($), frigo, téléphone, TV, climatisation.

L'hôtel offre le plan en demi-pension, mais nous ne l'avons pas pris, étant donné la présence dans le secteur de nombreux restaurants (asiatique, indien, italien, steak house, etc.) qui offraient des menus à un coût vraiment intéressant.

Cependant, à quelques reprises, nous avons pris le petit déjeuner et le repas du soir, les deux sous forme de buffet, et le tout était varié et succulent. Le personnel était vraiment sympathique.

On y retrouve également une piscine entourée de plusieurs chaises longues et parasols. Nous ne l'avons pas utilisée puisque nous partions très tôt le matin et arrivions en début de soirée, le temps de prendre une douche, un apéro et le repas du soir.

Il y a également une salle de gym avec plusieurs appareils en excellent état.

Le bar de l'hôtel est très fréquenté. Des spectacles variés y sont présentés chaque soir.

Voici un aperçu de cet hôtel:

Travel Journal: In the Land of Vikings, Fjords, and Sheep
by Minibou37 · 2016-11-06 · 57 replies
Hello everyone,

As usual, I’m posting a new travel journal about our trip to Norway last September. This one will span several months, with a day-by-day account of our adventure. I won’t be posting many photos on the forum (the publishing rules have become even more complicated since my last journal), but you can find all the shots on my blog (address in my signature).

We’ve just returned from a truly extraordinary, unforgettable trip. Planning this trip wasn’t easy, and I’ll admit I struggled to decide on the itinerary… Should we take the Hurtigruten all the way from the south to the north? But a whole trip by boat didn’t really appeal to us. Or focus on the south in the fjord region? But that would mean missing out on the Lofoten Islands… In the end, we chose to concentrate on southern Norway, exploring the coast and fjords, while including a stop in Oslo and mixing train, boat, and car travel. I also opted for a trip where we’d drive less than in previous years (1,650 km compared to 2,000 km in Portugal and 3,800 km in the American West), but we’d still move around a bit and do some hikes. Here’s the itinerary we followed:



This trip was absolutely amazing and introduced us to so many things we’d never seen or done before—fjords, a night on a boat, glaciers, stave churches, snow in summer (…and the high cost of living!).

If we had to sum up our top highlights, here’s our top 3: Mr.:

the variety of landscapes the colors, especially the colors of the water—from crystal clear to light blue and turquoise in some spots eating good fish

Mrs.:

the roads: the ones in the area we explored were truly stunning Geirangerfjord, especially in the late afternoon, when it was quiet and free of cruise ships the Trolltunga hike: a challenging trek and a little personal achievement for us

What we liked less:

the sometimes inconsistent signage on hikes the cost of living (everything costs money, and even food is expensive) the tunnels: there are so many, and they’re not much fun (except for one with a roundabout inside…!)

That’s it for this first summary/overview, and I can already tell that choosing photos is going to be tough!!! Here’s a little preview of what we discovered:



To see the photos in full size on my blog: check it out here
Concours Photo du mois de novembre 2016: "Oh qu'il est mignon!" English translation pending
by Vazyvite · 2016-11-01 · 121 replies
Bonjour,

Le 77ème concours est ouvert !

Alors que je demandais au déjeuner une idée à Mauricette, elle me propose "La poussette dans le Monde". 😮 Bon, je me dis de suite que c'était une mauvaise initiative. Il faut savoir que nous sommes Pépé et Mémé depuis Juillet 😎 et qu'elle reçoit des photos de bébé tous les jours depuis 3 mois !

Et d'un coup ... L'illumination ... Mais c'est bien sûr, élargissons le cadre : Les bébés !



Définition pour ne pas dévier du bidule : Un bébé doit avoir moins de 36 mois. En cas de doute, je demanderai une attestation des parents ou un acte de naissance 😛

Pour le reste, à vous de jouer. L'idée du bébé doit être flagrante, ce qui vaut pour une poussette même si on ne voit pas le bébé par exemple. On est sur un forum de voyage donc on se fiche de la photo du bébé de votre neveu dans son youpala au milieu du jardin de son pavillon à Limoges.

On va enlever les femmes enceintes également. Trop tôt !

Règlement : Blablabla ... 3 photos maxi et numérotées. Pour le reste, je suis seul maître après ... non AVANT Dieu ... et je fais ce que je veux, si ça me chante. OK ?

Dépôt des photos jusqu'au Mercredi 23 Novembre Minuit ( Méridien de Bordeaux 😛 ) Les votes seront du Jeudi 24/11 au Mardi 29 Novembre 2016 Minuit.

Pour papoter et les photos hors concours, c'est sur le fil BLABLABLA ... Et pour le diaporama, C'EST ICI ...
Préparation d'un trip "de Yellowstone à Los Angeles" English translation pending
by Bullus · 2016-09-13 · 91 replies
Piqués par le virus après un 1er voyage en famille dans l'ouest en 2014 (carnet pour ceux que ça intéresse ici : http://voyageforum.com/discussion/retour-3-semaines-dans-wild-wild-west-d6689140-4/) , ça y est : On y retourne en août 2017 😉😉

Cette fois, je suis un peu à la bourre au niveau préparation... et j'ai le désagréable sentiment de devoir me dépêcher car les logements à proximité du Yellowstone sont déjà quasi full !

Pour m'aider, je me tourne donc rapidement vers vous, chère communauté d'amoureux de l'ouest ;0)

Voici l'idée de départ (départ début août 2017, voyage de 21 jours avec un enfant de 11 ans). Si vous ne trouvez ni Zion, ni Bryce, ni Grand canyon, ni Monument valley, ... dans notre projet de voyage, c'est parce qu'on les a tous faits en 2014. On se concentre sur la nouveauté :

J1 : Arrivée par un vol BXL-Salt Lake City-Cody. Soirée à Cody

J2 : Départ pour Yellowstone par l'entrée est. Dodo à Roosevelt Lodge

J3 : Zone de Mammoth Hot springs. Dodo à Gardiner, juste à l'entrée nord

J4 : Descente jusqu'à la zone de Old Faithfull Dodo Là

J5 : Visite de la zone Old faithfull 2ème nuit à Old Faithfull

J6 : Zone West thumb, Lewis falls et ce qu'il reste à voir côté old faithfull On quitte Yellowstone par la route sud. Nuit à proximité de Grand Teton, mais je ne sais pas trop où.

J7 : Grand teton & Jenny lake Nuit je ne sais pas où, entre Jenny lake et Flaming gorge reservoir (2h/2h30 de route max) : Boulder ? Rock springs ?

J8 : Flaming gorge area Nuit à Vernal

J9 : Dinosaur National Monument Nuit à Grand Junction

J10 : Arrivée à Moab. Journée Repos

J11 : Arches 2ème nuit à Moab

J12 : Canyonlands Dormir où ? Sachant que l'objectif suivant est red canyon, à côté de Bryce et qu'on ne peut pas imposer 4h de route au fiston qui a une fâcheuse tendance à être malade en voiture... ;0( Qu'est-ce qu'il y a à faire sur la route entre ces 2 points ?

J13 : Journée Hotel-Piscine à Panguitch

J14 : Red canyon Nuit à Cedar City

J15 : Kanarra creek Nuit à St Georges

J16 : Las Vegas dodo là

J17 : Las Vegas dodo là

J18 : Las Vegas matin + Death valley : nuit dans le parc

J19 : Death Valley de grand matin

J20 : Los Angeles/santa Monica : quelque chose à nous proposer sur cette longue route entre Death valley et Los angeles ??

J21 : Los angeles + Départ avion

Merci de me donner votre avis, vos conseils et idées pour faire de ce brouillon un beau projet 😛

Enfin, j'ai deux questions sur le yellowstone : - J'ai lu qu'il faut grimper pour avoir une vue sympa sur grand prismatic et que des travaux étaient en cours pour aménager cela. En attendant, il serait impossible de le voir correctement. Une idée de la durée des ces travaux ?

- J'ai bien compris qu'en août on sera loin d'être seul dans le parc. A quel point est-ce la folie ? On a fait le Grand Canyon en août et, franchement, en se mettant en route vers 7h du matin, on l'a vécu très tranquillement, sans ressentir la foule. C'est jouable comme ça aussi au Yellowstone ?
On n'a pas aimé l'Islande English translation pending
by Gobo69 · 2016-09-05 · 198 replies
Ce qui compte ce n'est pas la destination mais le voyage dit-on et pourtant... Après quelque pays parcourus, nous voilà en Islande. Pays de glace, soufré, pays de mes rêves. Un pays rude, c'est vrai. 3 semaines le temps de s'imprégner réellement n'auront pas suffi. Et puis là, la déception...la première raison, c'est bien sur le tourisme de masse et ses dérives. Comment échapper à ces foules d'aoutiens venus cliquer sur un appareil dont ils n'utiliseront probablement que très rarement ces instants capturés. Je me pose la question à maintes reprises. En rentrant je tombe sur un reportage intitulé "l'islande destination phare en europe" (http://www.francetvinfo.fr/decouverte/vacances/lislande-destination-phare-en-europe_1795406.html). S'échapper, parcourir des chemins inconnus, voila la seule issue, au prix de maintes efforts. L'accueil des islandais me surprend. J'ai en tête une belle anecdote. Fin d'AM, nous roulons en quête d'une brasserie locale que le LP nous décrit. On arrive harassés, un peu perdus et là une dame sort de l'entrepot, ouvre la porte à toute volée et nous hurle véritablement et simplement "CLOSED" et referme sa porte sans attendre son reste. Surpris, je me dis : quel peuple !! Difficile de généraliser mais quand même... Et puis que dire des prix exorbitants pratiqués par les gentils islandais. La faute à la crise nous dit-on. Oui sans doute mais on est quand même de belles vaches à lait. On se reprend car un voyage quoi qu'on en dise c'est toujours bien. Ces paysages grandioses, terre de glaces, pays de mes rêves, plus si sûr. Je retournerai sans doute à Yellowstone ou à Lanzarote car ces payasages lunaires me fascinent mais sans doute plus chez les vikings. Bien à vous Arnaud
Tours et détours de Denver à Las Vegas – août 2016 English translation pending
by Alanay · 2016-08-28 · 193 replies
Bonjour à tous !

Eté 2016 : destination le sud ouest américain ! D’un premier séjour en Août 2010, nous gardions des souvenirs de grands espaces, de paysages aux couleurs et formes inhabituels, d’un sentiment de plénitude dans cette nature à la fois sauvage et reposante. San Francisco, Yosemite puis Moab et ses parcs Arches et Canyonlands, Valley of the Gods et Monument Valley, Betatakin, le lac Powell, Grand Canyon Nord, Zion, Bryce, Capitol Reef… un rêve éveillé avec en prime, grande chance du débutant, l’obtention des permis pour Coyote Buttes North et South.

2016 : il était temps d’y retourner ! Merci à toutes les belles plumes et photographes qui ont toujours maintenu ma curiosité en éveil. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer notre parcours.

Cette année, nous partons à 4 avec notre fille de 19 ans et son frère de 16 ans ; notre aîné s’investit dans un job d’étudiant d’été.



Notre circuit s’est organisé autour des points suivants :

· Arrivée à Denver et passer quelques jours chez nos amis américains, · Y retrouver notre fille qui viendra de Dallas · Découvrir le Colorado vert versus les Rockies rouge · Faire une randonnée mythique (enfin pour nous !) sur 2 jours : descente au fond du Grand Canyon · Visiter Mesa Verde. · S'aventurer sur quelques sites moins courus · Finir par quelques jours à Las Vegas dont nous gardons un bon souvenir datant de 2003.

Denver / Las Vegas, c’est 750 miles selon Google… nous en ferons 3.130 ! Un peu plus de 5.000 km qui nous ont menés dans des régions aux paysages, souvent désertiques, mais néanmoins très différents.

Ces tours et détours nous conduiront ainsi :

J2 à J4 : Denver et ses environs J5 : Great Sand Dunes, un premier détour … qui le vaut bien ! : ici et là J6 : Après cette descente au sud, cap toute vers le nord ouest du Colorado ! : Leadville (CO) J7: Gleenwood Springs - Mais où est passé le soleil ? J8: Colorado National Monument : une belle randonnée aux pieds des pitons rocheux J9 : De Colorado NM à Black Canyon of the Gunnison : la course contre la montre : ici et là et enfin là J 10 : De Black Canyon of the Gunnison à Durango : une route de toute beauté J 11 : Mesa Verde : de l’aube (ou presque) au « Twilight photography tour » J 12 : Un détour par le Nouveau-Mexique et l’aventure du wilderness J 13 : De la solitude de De-Na-Zin aux chinoiseries de Bisti Badlands J14 - De Farmington au Canyon de Chelly : une journée de transition et de repos.

· Painted Desert / Petrified Forest (AZ) · Sedona (AZ) · Blue Canyon et Coal Mine Canyon (AZ) · Lake Mead (NV) · Valley of Fire (NV) · Las Vegas (NV)



Avant de commencer le récit, quelques mots sur le logement, la voiture et tout le fatras électronique.

Pour le logement, nous avons alterné hôtels et camping. De celui-ci, nous n’avions que de vieux souvenirs de Guides / Louveteaux, avec les lourdes tentes triangulaires et les patates plantées sur les piquets centraux pour prévenir de la foudre ! Puis, plus récemment, (été 2012) nous avions apprécié le camping plus confortable avec tentes sur le toit du 4x4 et frigo dans le coffre, en Namibie. Pour cet été, l’option Camping s’est imposée… progressivement !

Une nuit au fond du Grand Canyon (et initialement envisagées mais non concrétisées faute de disponibilités, 2 autres à Havasupai) … c’était un bon prétexte pour s’équiper a minima. Merci aux conseils judicieux d’Orionide. Au final, 8 nuits de camping, notre investissement est largement rentabilisé et ce fut, pour certaines, nos soirées les plus épiques… j’y reviendrai ! Pour les 14 nuits d’hôtels, j’ai réservé avec Hotels.com. Facilité de la réservation ou de l’annulation (et oui, souvent femme varie ! ...), paiement possible en euros à la réservation, nuit gratuite après en avoir « consommé » 10) et prix qui m’ont paru plus compétitifs que ceux du concurrent Booking.com

Pour la voiture, … On a un peu m…é ! D’abord une réservation tardive, puis un changement dans les dates donc une nouvelle réservation encore plus tardive. Ensuite, une grande déconvenue à Denver, lors de notre arrivée tardive (21h), Dollar nous informe ne plus avoir dans la catégorie réservée « Jeep Grand Cherokee ou similaire » qu’une berline avec garde au sol basse. And what else ? Nothing ! Ah si, un mini van, tip top pour famille nombreuse et/ou chargée de bagages !

Ah non, ça ne va pas le faire, je vois toutes mes belles pistes se dérober sous mes pieds, toutes mes belles images s’effacer, … Ah non, ça ne peut pas se faire ! MonChéri va faire un tour sur le parking et revient souriant : une Nissan Armada semble n’attendre que nous ! Madame Dollar est également toute souriante : c’est un véhicule de la gamme supérieure qu’elle nous propose avec un supplément de 75$ par jour…

Ah non, ça ne va pas le faire, je vois mon compte en banque passer au rouge, de futures plâtrées de pâtes à avaler pendant des mois à la rentrée, …. Ah non, ça ne peut pas se faire ! C’est donc avec mon plus beau sourire que je demande à Madame Dollar un prix plus raisonnable : et hop, le surclassement passe à 25$ par jour… encore un effort Madame Dollar et nous concluons à 23$ par jour et le second conducteur (moi, au cas d’espèces) offert. Non merci, pas d’assurances supplémentaires, elles sont déjà prises, Madame Dollar !

Nous voilà sur le parking avec les clés de ce beau Nissan blanc. On ouvre les portes, le coffre, … Nouvelle déconvenue : c’est une voiture ou une poubelle qu’on a loué ? Ah non, Madame Dollar, je suis fatiguée et j’en oublie les doux mots de Shakespeare. Mais voilà, Monsieur Dollar vitupérant sur sa collègue qui a osé louer une voiture à peine restituée alors même que sa sœur quasi jumelle patiente gentiment quelques mètres plus loin. Au final, c’est donc une Nissan Armada grise, avec 35.000 miles au compteur que nous aurons.

Disons-le tout de suite : parfait ! Il nous a mené partout, confortablement et sans ennuis. Petit souci au retour, à Las Vegas, l’Additional Driver nous a été facturé 325 $ alors qu’il avait été convenu qu’il était offert. J’ai pu obtenir de suite une remise de 250 $... restent 75$ à récupérer !

Rétrospectivement à la lecture des carnets récents, je constate que la flotte automobile des loueurs se restreint alors même que nous avons croisé, sur les routes et dans les parcs, tant de pick up et autres 4x4 conduits par les autochtones. Etrange ! Pour le fatras électronique, … entre les chargeurs, l’adaptateur et la multi-prise, le volume et le poids (en bagage à mains of course) se font vite sentir. Trois objets se sont avérés fort utiles :

Une multi-prise combinant 4 prises électriques et 6 ports USB : Une batterie externe permettant de recharger en pleine journée, un ou plusieurs téléphones et le Garmin Un convertisseur, plus lourd, à brancher sur l’allume-cigare pour recharger les batteries d’appareils photos.

Enfin, les applications :

· Maps.me, application gratuite, qui est un bon complément de Tom-Tom et qui, oh surprise, géolocalise également les trails des parcs voire même ceux du wilderness. · Maps 3D, application à moins de 5 euros, qui offre une très belle prestation de GPS de randonnée. Un merci tout spécial à Laure (Lol64) qui avec une infinie patience m’a expliqué les subtilités de cette appli. Un merci également à Gilles (Gill2012New) qui m’a adressé de nombreux tracés.

Ah dernier point, pas souvent évoqué sur VF : inutile d’emmener une garde robe étayée : il y a des laveries (lessiveuses + séche-linges) dans tous les hôtels et dans de nombreux campings et les américains sont hyper cools : tong et shorts sont acceptés partout.

Place au carnet !
Andalousie à Noël English translation pending
by Caco80 · 2016-08-27 · 9 replies
je prépare un séjour en Andalousie pour Noel 2016 et je souhaiterais savoir dans quelle ville il faut séjourner? Je voudrais visiter Séville Cadix Malaga..... Est ce que la région est touristique à cette période Est ce que l on trouvera facilement des restos ouverts ? Quelqu'un connait-il un hotel ayant des chambres familiales à Malaga ou Séville; merci à l avance pour vos réponses;
Rome ou Séville en février avec 2 enfants English translation pending
by Pussy13 · 2016-08-24 · 24 replies
Bonjour

Nous envisageons un voyage d'une semaine en Février 2017, nous sommes une famille avec 2 enfants, n'aimant pas tellement le ski nous préférons visiter des villes pour les vacances d'hiver, de préférence pas trop froides. L'année dernière c'était Naples nous avons adoré, l'année d'avant Lisbonne, pareil. Cette année , nous hésitons beaucoup entre Rome et l'Andalousie : " Seville- Cordoue et Grenade" 5 jours Séville en passant 1 journée à Cordoue et 2 jours à Grenade. Quelle destination me conseillez vous pour cette période ? je sais que les deux sont très différentes mais elles m'attirent. Ceci dit , en Février le climat n'est peut-être pas id��al, un peu de froid ce n'est pas trop dérangeant pour nous , un peu de crachin ça passe, mais de grosses pluies non. Merci de me faire part de vos éventuelles expériences et de vos conseils.

Merci
De Seattle à Los Angeles: carnet d'un voyage en famille le long du Pacifique (ou presque), été 2016 English translation pending
by Lena38 · 2016-08-22 · 234 replies
Allez je me lance dans la rédaction du carnet de nos vacances ! En préambule, je voudrais remercier tous ceux sur ce forum qui m'ont aidée à préparer ce voyage et qui ont si gentiment et patiemment répondu à toutes les questions que je me posais pendant son organisation ! C'est grâce à eux que ce périple a été une réussite ! Petite présentation des voyageurs d'abord : De droite à gauche, entre Bob le minion et Gru : P. mon mari, L. 15 ans, M. 17 ans (si si, la petite tête au chapeau tout derrière !), T. 12 ans et moi ! Nous souhaitions faire un grand voyage aux Etats-Unis avec nos enfants et j'imaginais que cela se ferait plutôt à l'été 2017, lorsque nous aurions enfin fini de rembourser notre maison. Mais à l'automne dernier, nous avons réalisé que notre fille allait passer le bac en 2017, puis enchaînerait sur des études et que donc l'été 2016 serait certainement le dernier où cela serait facile d'organiser des vacances en famille au complet. Alors zou, on casse la tirelire et à nous les Usa ! La décision du grand voyage prise, il a fallu déterminer le parcours. J'avais le vieux rêve de descendre le long du Pacifique par la route 101/1, les enfants voulaient voir Seattle pour la Space Needle (à force de la voir en fond d'écran sur leur ordi 😏) et pour se rendre sur les terres de leur chanteur préféré, Macklemore, ils souhaitaient aller à San Francisco parce que San Francisco et à Los Angeles pour les studios Universal, et mon mari, accommodant comme toujours était d'accord pour tout. De plus, une de nos belles-soeurs vit à Los Angeles et cela nous donnait enfin une occasion de lui rendre visite. Le trajet était trouvé !

Voici au jour le jour nos nuitées : - Du 11/07 au 14/07 Seattle - 14/07 - 15/07 Port Angeles - 15/07 - 17/07 La Push - 17/07 - 19/07 Ilwaco - 19/07 - 21/07 Portland - 21/07 - 23/07 Bend - 23/07 - 24/07 White city - 24/07 - 25/07 Eureka - 25/07 - 26/07 Mendocino - 26/07 - 29/07 San Francisco - 29/07 - 31/07 Pacific Grove (Monterey) - 31/07 - 01/08 Morro Bay - 01/08 - 02/08 Santa Barbara - 02/08 - 04/08 Los Angeles

Nous sommes rentrés depuis un peu plus de quinze jours maintenant, et je vis encore ce voyage. J'essaie de faire un bilan, de définir ce qui m'a le plus étonnée, le plus marquée, et c'est difficile parce que tout se bouscule dans ma tête et que nous avons vécu tant de chose pendant ces 24 jours ! J'espère que raconter au jour le jour ce voyage en reprenant les notes prises chaque soir va m'aider à faire le tri... En tout cas, nous avons fait un séjour inoubliable, tous les jours l'un d'entre nous y fait référence... et j'ai déjà envie de repartir ! Pour ce qui est de la logistique et de l'organisation matérielle : - billets d'avion pris chez Air France en novembre. Vols multidestinations Paris-Seattle et Los Angeles-Paris, opérés à l'aller par Delta Airlines et au retour par Air France. 6500 euros pour nous 5 (4 prix adultes et 1 jeune), j'ai privilégié les vols directs. Les vols se sont bien passés, malgré du retard au départ à chaque fois. - voiture réservée en janvier chez Alamo. Catégorie Dodge Gran Caravan. Grâce à un lien donné par un forumeur (je suis désolée, je ne sais plus qui exactement, en tout cas merci infiniment encore !), j'obtiens une réduction de 10 %, le conducteur additionnel gratuit et la possibilité de rendre le réservoir d'essence vide. Nous aurons une Toyota Sienna, parfaite pour nous 5 et nos 5 valises. - nuits en hôtels uniquement, quasiment tous réservés via booking.com. Aucun souci concernant les réservations. A 5 personnes nécessitant un couchage adulte, j'ai dû la plupart du temps réserver deux chambres séparées. Il y a également eu des fois où nous étions dans un seul logement, avec deux chambres et parfois une cuisine. - repas pris le plus souvent sous forme de pique-nique le midi et au restaurant le soir. Restaurants souvent fast-food, nous ne sommes pas de grands gastronomes, et nos 3 ados étaient ravis de toute façon. T. s'est même lancé le challenge de manger le plus de hamburgers possibles pendant le séjour, et est arrivé à 13 ! La plupart des petits déjeuners ont été pris à l'hôtel. - les billets pour la majorité des attractions prévues ont été pris à l'avance, pour bénéficier de prix intéressants (Universal studios à 85 $) et de places disponibles (Alcatraz). Ils avaient été offert comme cadeaux de Noël en avance aux enfants par leurs grands-parents. Pour ceux que ça intéresserait, au total ce voyage nous a coûté presque 18000 euros pour nous 5.

Dans le prochain message, notre arrivée à Seattle ! (ici )

"Moins de touristes mais des touristes qui payent plus" pour la Tanzanie English translation pending
by VoyageForum · 2016-07-08 · 43 replies
Le gouvernement tanzanien vient d'instaurer une nouvelle taxe de 18% sur les services touristiques incluant notamment les entrées dans les parcs, les excursions, les locations de voiture, etc. Comme indiqué par le Ministre du Tourisme tanzanien, le but est d'avoir "moins de touristes mais des touristes qui payent plus". Lire la suite...
Une petite virée dans l'Ouest américain (juin 2016) English translation pending
by JMPe · 2016-06-30 · 191 replies
Liens directs : * Great Sand Dunes NP (1ère partie) * Great Sand Dunes NP (2ème partie) * Tent Rocks * White Sands NP (1ère partie) * White Sands NP (2ème partie) * El Malpais et Window Rock * Hoodoos vers Gallup et Pinedale, Window Rock et Venus Needle * Ruines et pictogrammes * Burnham badlands * Crow canyon * Valley of Dreams (1ère partie) * Valley of Dreams (2ème partie) * Valley of Dreams (3ème partie) et Angel Peak badlands * Recapture Pocket * Hovenweep NM et ruines de Tower House * House on Fire et D… H… ruins * Capitol Reef NP et Cathedral Valley * Cathedral Valley (suite) * Little Wild Horse canyon * Arches NP * Arches NP (suite) et Secret Spire * Delta pool * Route 128 et Cisco * Crystal Mill * Maroon Bells et Denver

Vendredi 10 juin

C'est encore reparti !

Notre dernier séjour dans l'ouest américain nous a tellement enchanté et nous avons encore tellement de trésors à y découvrir que nous n'avons pas pu résister longtemps. Après deux semaines hivernales à la fin de l'année dernière (ici), nous sommes en partance pour notre septième séjour dans le grand ouest. En cumulé nous avons déjà passé six mois dans ces contrées que nous adorons, mais plus nous y allons, plus la liste des sites que nous souhaitons découvrir s'allonge (près de 130 avant de démarrer ce voyage !). Sans compter tout ce que nous souhaiterions revoir. Autant dire que nous avons bien l'intention d'y revenir encore et encore !

Comme pour nos derniers séjours, nous n'avons pas de parcours préétabli. Aucun hôtel n'est réservé, il y a juste une voiture qui nous attend à l'aéroport de Denver. Cela nous permettra de nous adapter au mieux aux conditions climatiques (de plus en plus incertaines dans la région depuis ces dernières années) et de nous organiser au gré de nos envies. Même pas peur de ne pas trouver de quoi nous loger puisque nous emportons notre petite tente. Nous n'aurons donc aucune contrainte et aucun impératif. Bref, la liberté totale !

L'idée générale, si le temps s'y prête, c'est de profiter de notre arrivée et de notre départ de Denver pour visiter quelques sites au Colorado, le gros de notre séjour devant se partager entre le Nouveau-Mexique et le sud-est de l'Utah. L'objectif est de visiter principalement des sites que nous ne connaissons pas encore.

C'est la première fois que nous rejoignons les USA par Denver (via Londres). A notre arrivée, vers 17h30, nous ne retrouvons donc pas le sentiment d'être un peu chez nous comme lorsque nous atterrissons à Las Vegas, notre porte d'entrée habituelle. Les formalités s'enchaînent à un bon rythme : contrôle automatisé du passeport, immigration, récupération des bagages et douane. Tout cela en moins d'une heure, c'est plutôt très bien.

Il faut maintenant aller prendre possession de notre voiture. La personne qui s’occupe de nous est vraiment très sympa, mais quand le contrat de location arrive, il y a un surcoût de 160$. La préposé ne nous a rien demandé mais nous a tout de même rajouté d'office une assurance complémentaire. Malgré toutes ses tentatives, nous refusons et étonnamment, elle devient d'un seul coup beaucoup moins sympa avec nous.

C'est la première fois que cela nous arrive. D'habitude on nous propose ce type d'assurance avec plus ou moins d'insistance, mais la rajouter sur le contrat sans en parler, c'est une première et c'est presque du vol. Réflexion faite, ce n'est pas presque du vol, c'est du vol ! Surtout que si on ne fait pas attention, on ne se rend compte de rien. On signe le contrat et comme on a laissé une empreinte de carte bancaire, on se retrouve avec un débit imprévu. C'est imparable. Cette arnaque qui a échoué avec nous, mais qui doit cependant souvent fonctionner, nous est arrivé avec Alamo, mais méfiez-vous, ils sont loin d'être les seuls à procéder ainsi.

Les formalités administratives étant réglées, direction le parking où il y a une petite dizaine de SUV de notre catégorie. Notre choix s'arrête sur une Jeep Patriot. Cette voiture n'est pas très grande, mais dispose d'une transmission 4x4 et d'une garde au sol correcte. Les pneus sont neufs et un peu moins typés « route » que sur les autres SUV. Cette Jeep n’a pas l'air mal et nous sommes plutôt satisfaits de notre choix. Nous verrons bien son comportement lorsque la première piste sérieuse se présentera.



Nous quittons l'aéroport et nous effectuons un stop dans la banlieue de Denver, pour notre traditionnel arrêt ravitaillement dans un immense supermarché Wallmart ouvert 24h/24. Une glacière, un peu de matériel pour le camping, des réserves d'eau, ... Trois heures après avoir touché le sol américain nous sommes fin prêts pour débuter nos vacances. Nous décidons de rouler un peu, histoire de gagner du temps sur la journée de demain. Après une heure de route (plein sud) et une petite pause dîner dans un Taco Bell, la fatigue nous rattrape et nous nous arrêtons dans un motel le long de l'autoroute. Il est 23h (7h du matin heure française) et malgré l'intense circulation sur l'autoroute nous nous endormons en à peine quelques minutes.
Partir seul en Ukraine et Biélorussie English translation pending
by Nairdhov · 2016-06-23 · 48 replies
Bonjour à tous. j'ai actuellement 21 ans, je souhaite partir quelques semaines en Ukraine et en Biélorussie dans 2 ans. je me prépare un peu à l'avance mais je ne sais pas si c'est une bonne idée le fait d'aller seul. je ne connais personne sur place.

de plus, je connais le russe (apprentissage volontaire, j'ai du niveau "lycée") grâce à ma.passion sur les pays de l'ex urss... mais j'ai du mal à communiquer car je suis sourd appareillé. j'ai du mal à entendre et comprendre l'anglais , langues étrangères. .. mais j'arrive bien à parler le russe avec des fautes d'accent. ..

je sais que la Biélorussie semble plus aisée que l'Ukraine sauf qu'il faudrait une visa, contrairement à l'Ukraine. je souhaite aller à kiev, lviv, les carpates, pripiat ( oui ça semble fou...) et puis je verrai pour au dessus. je ne poserai pas mon pied à la Crimée et au République de donestsk c'est quand même dommage

je suis déjà alle en République tchèque seul à 18 ans j'ai pu me débrouille et essaye de m'éloigne de la capitale car les campagnes m'intéressent le plus.

je voudrai vos témoignages et conseils sur le fait de voyager en ukraine.
Botswana - Itinéraire de deux enfants gâtés English translation pending
by Rennais52 · 2016-06-04 · 85 replies
Bonjour à tous!

Ayant à de nombreuses occasions utilisé le forum pour préparer nos voyages, je vais essayer d'apporter une modeste contribution via un carnet sur une destination peu prisée des français...

Introduction

Sam Lion : Etant donné que tu vas être confronté à pas mal de choses que tu ne connais pas… tu vas faire semblant de les connaître… et le meilleur moyen de faire croire que tu connais tout, c’est de JAMAIS avoir l’air étonné. T’as compris ? Parce que toi, tu as souvent l’air étonné… ton défaut. Tu vois ? Bon, on va faire un petit test… je vais te dire deux trois choses étonnantes comme ça, mais qui devront pas t’étonner...

Quiconque ayant vu ce film se souvient certes de dialogues mythiques comme celui-ci, mais aussi des paysages époustouflants de l'Afrique australe (Zimbabwe) qui donnent envie, comme Sam Lion, de se présenter face au roi de la savane.

L'idée de faire un Safari n'était pourtant pas une priorité nous concernant...mais notre position a doucement évoluée... En 2013, on a la chance de découvrir les Galapagos, et on prend un plaisir fou à contempler la faune et la flore de ces îles merveilleuses. En 2014, en Inde, on a le souffle coupé lorsque l'on a la chance de croiser 2 tigres au parc Ranthambore.

On prend conscience que la rencontre avec la nature nous plaît énormément. En 2016 c'est décidé, ce sera l'Afrique!

Préparation

Novembre 2015: Soyons clairs, le Botswana nous était globalement inconnu avant de commencer à planifier le voyage. On a commencé à regarder pour le Kenya, la Tanzanie...mais en parcourant les forums, un petit pays a commencé à nous faire de l’œil...

Petit souci, ce pays n'est clairement pas donné. Deuxième souci, madame veut toujours une partie plage.

Un célèbre site de bons plans voyage résout nos problèmes avec un Vol Ethiad Paris - Johannesburg / Johannesburg - Mahé / Mahé - Paris pour moins de 650 € / personne. En plus, si certains lodges sont hors de prix, il est possible de louer un 4x4 avec tentes sur le toit, solution "beaucoup moins chère"! Nickel!

On a évidemment beaucoup hésité car:

Jamais conduit de 4x4 / on a pas de voiture - On lit tout et son contraire sur la difficulté des pistes (les retours dépendent certainement de la saison à laquelle les gens sont partis...) Aucune expérience en mécanique Peu d'expérience du camping Aucune expérience du Bush - Les camps étant ouverts, c'est pas forcément hyper rassurant.

Finalement après avoir lu des dizaines et des dizaines de sujets de forum en français et en anglais on s'est lancé, car tout ça avait aussi un côté excitant! Etait-ce raisonnable ? difficile à dire. Nous n'avons eu aucun soucis donc on serait tentés de dire oui...mais chacun se fera sa propre idée, et il y a d'autres solutions dans les mêmes prix. A-t-on trouvé l'expérience géniale ? Clairement!!!

Pour l'organisation sur place, on a fait appel à une agence, Africa Coeur Safaris recommandée par Emma78 du forum. On n'a clairement pas regretté notre choix...tout a été impeccable et Olivier et Cécile ont clairement grandement contribué à rendre ce voyage exceptionnel. Fin décembre, tout est calé!

Programme et itinéraire

On part sur un itinéraire "classique". Ce sera 10 jours, du 16 au 25 mai:

J1: Chobe river cruise - Chobe river cottages J2: Victoria Falls - Chobe river cottages J3: Game Drive Chobe - Chobe river cottages J4: Self Drive - ihaha J5: Self Drive - Savuti J6: Self Drive - Savuti J7: Self Drive - Third bridge J8: Self Drive - Third bridge J9: Self Drive - Thamalakane River lodge J10: Survol Okavango - Thamalakane River lodge

A suivre...
Mésaventure en hôtel à Fénérive Est (Madagascar) English translation pending
by Kmsprodution · 2016-05-27 · 102 replies
Salut les amis du forum.

Ce n'est pas dans mes habitude de faire ce genre de poste, mais là. . . . C'est trop.

Durant note périple à Madagascar, pour des raisons professionnelles, nous avons fait un grand saut dans l'est du pays et plus précisément à Fenerive Est.

Il y avait dans la ville une foire qui à fait qu'il y avait du peuple et il nous à été assez difficile de prouver un hôtel dans le centre ville, ne disposant pas de véhicule pour aller en dehors.

En cherchant bien, nous avons trouver un truc du non de Le Choix, mais nous n'en avions pas ; Le choix, vu que c'est le dernier disponible. Prix de chambre : 30 000Ar Pas de télé. Pas d'eau chaude. Seul plus : le Wifi . . ..

Dès le départ, rien ne se présente bien. . . .

La soit disant proprio nous reçoit comme de la merde et fait sa mégère en prenant de haut lors de la resa l'après midi (16h00), car mon épouse est Malgache, mais d'une autre ethnie qu'elle.

Notre arrivé à 20h00 le personnel est de meilleur humeur et nous reçois bien.

Mais le problème c'est que les chambres qui nous sont réservées, sont calamiteuse. Dans un piteux état.

Le lit qui craque dès que l'on bouge dessus.

Insonorisation des chambres, totalement inexistante : de notre chambre, tout ce qui se dit à l'accueil ou dans la chambre voisine et au dehors est entendu très clairement (Ronflement, bavardage, rires, drague, musique, etc. .. )

Nous avons un bébé de 07 mois qui tarde à trouver le sommeil, mais le petit est courageux et ne pleure pas. .. .

Quand à nous les parents nous ne retrouvons le marchant de sable que sur les coups de minuit, une que fois la proprio ait finit de draguer les ""Blanc"" qui s'étaient attarder au resto.

La chambre :

Pas de nettoyage dans un pays avec autant de sable au sol. De la poussière partout. Des draps troués. Le matelas ayant passer les moments les plus pénible de sa vie et est rester quand même voir l'avenir. . .. .😠 sur le lit.

Des nids de guêpes dans les coins des murs. Un plafond avec des traces de fuites du toit et des mures qui montres bien les coulées d'eau.

Je ne vous parle même pas de dessous des lits sous lesquels je ne placerait pas un cochon, car il mourrait étouffé (mauvais traitement aux animaux).

La douche avec des traces sur les murs, . Le robinet du lavabo avec des traces de calcaire, on dirait qu'il est pétrifier dans le temps. . .. Les traces de rouille sur le lavabo laisse bien à deviner de la qualité du robinet Fuite d'eau au niveau du lavabo.

Le truc qui recouvrait la table est un moreau de linoléum (Plastique pour le sol) de très mauvais gout.

Une fois que j'ai voulu prendre ma douche, je vais au lavabo pour me laver le visage, et à la première ouverture du robinet, j'ai le bouton dans la main et un jet d'eau qui remonte au visage, le truc est cassé.

Je fait appeler la proprio qui, pas contente fait fermé l'eau de toute la section et ne cesse de dire à tout ceux qui lui demandent pourquoi il n'y à pas d'eau que c'est de notre faute. Elle le dit et le répète tout fort pour que mon épouse puisse l'entendre, et ce 10 fois dans la soirée.

Minuit : Enfin le calme et on peut dormir un peut. . ..

Le courant est coupé à cette même heure et reste juste une petite LBC qui fonctionne sur un circuit parallèle.

Pas très longtemps (pour dormir), car à 05h30 un vieux véhicule 4x4 diesel se met en branle devant notre chambre et cela dure 15 bonnes minute avant son départ.

06h00 - C'est le garage de mécanique qui ouvre ses portes devant notre chambre toujours. . .. Un 4x4 à un problème de roue. . . Les clés et autre coups de marteau finissent par réveiller bébé. . .. . .

De plus ces gens dont l'un d'eux est employé de l'hôtel, n'ont de cesses de nous critiquer et de dire que nous avons cassé le robinet et avons bloqué l'hôtel. Je ne dis toujours rien. . . ..

Mais quand à 08h00 la proprio revient dire à des clients que c'est à cause de nous ce problème. . .. Mon sang ne fait qu'un tour et je lui ai fait part de mes 4 vérités. . Et ce devant tout le monde (clients et employés). La salope, sans s'excuser nous dis que le réparateur fera la réparation de suite et pas plus tard. . Comme si nous voulions que cela se fasse plus tard. . ..

08h30 : le plombier est là et effectue la réparation en constatant l'état déplorable du robinet. Réparation effectuer en 10mn avec un truc neuf.

09h00 un autre véhicule en réparation au même lieu (devant notre porte). . .. . 😠😠😠 . . .Je vais me fâche. . . Mais je reste calme et fait regarder ça au bébé et les mécanos sont plus ennuyés que moi. . .MDR (Jaune)

En voyant les photos, cous comprendrez ce que je veux dire. . ..

Le garage à fermé ses portes à 10h30. . .. Nous n'avons pas eu Le Choix. . .. .Mais plus jamais là! ! ! ! !

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