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Serpents, araignées et autres dans l'ouest américain English translation pending
Bonjour,
je me pose beaucoup de questions concernant les bestioles que l'on peut rencontrer dans l'ouest américain. j'ai la phobie des serpents et des araignées!!! J'ai pu voir sur des blogs, photos... que l'on pouvait tomber sur ces bêtes! Je me doute bien que cela ne doit pas arriver tout les jours mais quand même et puis se n'est pas les même que chez nous non plus. Alors, en rencontre t-on aussi facilement? Faut-il ne pas avoir de chances? Que peut -on faire pour essaye de ne pas trop les attirer?
Aventure au Costa Rica English translation pending
bonjour , sommes revenus au mois d'août du Vietnam , en sac à dos ... déjà je ne peux que penser au prochain c'est encore loin mais bon !!!
nous aimerions découvrir le Costa Rica , peux être un bout du Panama ... par contre avec mon boulot je suis obligé de prendre 3/4 semaines pendant l'été :-(
si vous avez des blogs , des récits de vacances... une idée de parcours, moyens de locomotion ... ou pourquoi pas en discuter ;-)
contactez moi !!
ps : c'est vraiment première approche même pas encore acheté mon lonely ;-)
Croisière "Magie grecque et orientale" (MSC Preziosa) le 26 avril 2014 English translation pending
bonjour,
j'ouvre ce sujet pour trouver des infos sur cette croisiere au depart de venise
avec comme escales:
Bari
Katakolon
Izmir
Istanbul
Dubrovnik
merci à vous tous
sandra
Blog sur la région Provence-Côte d'Azur English translation pending
Depuis plusieurs mois je développe un blog sur la région Paca. Il compte à ce jour plus de 8 000 photos et des liens vers deux autres blogs, l'un consacré à mon voyage au Maroc en 2012 et l'autre vers un voyage de 3 mois au Sri Lanka entre novembre 2013 et janvier 2014.
J'y transférerai mes photos et raconterai le déroulement de mes journées en y ajoutant un maximum d'infos utiles
N'hésitez pas à m'y laisser des commentaires et suivre mes pérégrinations au Sri Lanka.
Adresse : http://escapadesenpaca.blogspot.fr
Choix d'une île du Sud en Thaïlande (2 jours) English translation pending
Bonjour à tous!
Pour peaufiner mon itinéraire de voyage pour début mars 2014, j'aimerais choisir une île pour la fin du voyage.
J'ai fait des recherches, lu des posts, livres et quelques blogs sur internet mais plus je cherche et plus je suis perdue pour faire un choix car je découvre de nouvelles îles et certains avis sont divergents.
Concernant mes attentes, je ne cherche pas une île déserte, ni une île surpeuplée, un juste milieu me paraît bien pour les commodités tout en ayant la possibilité de se reposer et de visiter l'île. J'aimerais une île avec une superbe plage (je ne rentre pas dans les détails: eau transparente et vue de carte postale seraient le top). Bronzer et se reposer c'est bien mais j'aimerais aussi me baigner (donc eau pas trop froide) et faire du snorkelling (divers poissons et tortues en débutant)/voire de la plongée (mais je n'ai jamais pratiqué). Comme j'aime bien bouger et profiter des paysages, si l'île a des points de vue, des excursions possibles, des ballades et des activités ce serait encore mieux. J'ai envie de faire des excursions sans séjourner sur une île aussi (je compte 2 jours pour 2 endroits différents), de Phuket par exemple (baie de Phang Nga et baie d'Ao Phra Nang).
Je ne veux pas spécialement loger en hôtel, des guesthouses suffiront tout en ayant un aspect pratique, si c'est galère pour se déplacer et y accéder, je vais perdre du temps et de l'énergie. Etant donné le timing serré, je ne peux consacrer que 2 jours pleins (voire 3 suivant mes choix) sur une île. Le temps et l'accès sont donc à prendre en compte. Je passe à Bangkok, Chiang Mai et ensuite j'hésite pour Phuket (pourquoi pas plutôt Krabi ou autre selon l'avion et le choix de l'île). Mon vol retour sera probablement de Bangkok ou Phuket mais je n'ai pas réservé donc pour l'instant rien n'est fixe.
J'ai noté plusieurs îles et j'ai quelques préférences sans réussir à faire un choix qui enveloppe toutes mes envies + l'aspect pratique, si vous avez du temps à consacrer à mon post, je serais ravie d'avoir vos différents avis et expériences 😉
- Ko Samet (mais il y a eu une marée noire cette année il me semble) - Samui (mais me parait trop touristique) - Ko Pha Ngan me plait mais son accès est long s'il faut passer par Samui - Ko Tao pour la plongée - Ko Yao - Ko Muk - Ko Phi Phi me plaît mais est touristique - Ko Lanta pour le côté nature mais long d'accès j'ai l'impression - Kao Lak - îles Similan: ça a l'air joli en photos et très tourné plongée - îles Surin
Merci de m'avoir lue et pour votre participation 🙂
Pour peaufiner mon itinéraire de voyage pour début mars 2014, j'aimerais choisir une île pour la fin du voyage.
J'ai fait des recherches, lu des posts, livres et quelques blogs sur internet mais plus je cherche et plus je suis perdue pour faire un choix car je découvre de nouvelles îles et certains avis sont divergents.
Concernant mes attentes, je ne cherche pas une île déserte, ni une île surpeuplée, un juste milieu me paraît bien pour les commodités tout en ayant la possibilité de se reposer et de visiter l'île. J'aimerais une île avec une superbe plage (je ne rentre pas dans les détails: eau transparente et vue de carte postale seraient le top). Bronzer et se reposer c'est bien mais j'aimerais aussi me baigner (donc eau pas trop froide) et faire du snorkelling (divers poissons et tortues en débutant)/voire de la plongée (mais je n'ai jamais pratiqué). Comme j'aime bien bouger et profiter des paysages, si l'île a des points de vue, des excursions possibles, des ballades et des activités ce serait encore mieux. J'ai envie de faire des excursions sans séjourner sur une île aussi (je compte 2 jours pour 2 endroits différents), de Phuket par exemple (baie de Phang Nga et baie d'Ao Phra Nang).
Je ne veux pas spécialement loger en hôtel, des guesthouses suffiront tout en ayant un aspect pratique, si c'est galère pour se déplacer et y accéder, je vais perdre du temps et de l'énergie. Etant donné le timing serré, je ne peux consacrer que 2 jours pleins (voire 3 suivant mes choix) sur une île. Le temps et l'accès sont donc à prendre en compte. Je passe à Bangkok, Chiang Mai et ensuite j'hésite pour Phuket (pourquoi pas plutôt Krabi ou autre selon l'avion et le choix de l'île). Mon vol retour sera probablement de Bangkok ou Phuket mais je n'ai pas réservé donc pour l'instant rien n'est fixe.
J'ai noté plusieurs îles et j'ai quelques préférences sans réussir à faire un choix qui enveloppe toutes mes envies + l'aspect pratique, si vous avez du temps à consacrer à mon post, je serais ravie d'avoir vos différents avis et expériences 😉
- Ko Samet (mais il y a eu une marée noire cette année il me semble) - Samui (mais me parait trop touristique) - Ko Pha Ngan me plait mais son accès est long s'il faut passer par Samui - Ko Tao pour la plongée - Ko Yao - Ko Muk - Ko Phi Phi me plaît mais est touristique - Ko Lanta pour le côté nature mais long d'accès j'ai l'impression - Kao Lak - îles Similan: ça a l'air joli en photos et très tourné plongée - îles Surin
Merci de m'avoir lue et pour votre participation 🙂
Ouest américain, 20 jours avec 2 enfants (août 2014) English translation pending
Bonjour,
J'ai déjà posté ce message dans "Destination" "Etats-Unis" mais il va aussi bien là car nous voyageons avec 2 enfants.
Depuis un petit moment, je lis pas mal de blogs, comptes rendus de voyages dans l'ouest américain et l'envie de m'y rendre se fait de plus en sentir. J'aimerais donc y aller en août 2014 (pas le choix de partir à cette période car entreprise fermée 3 semaines). Nous sommes 1 famille de 2 adultes et 2 enfants (5 ans 1/2 et 8 ans au moment du voyage).
Différents sites m'ont bien aidé à trouver mon itinéraire "idéal" mais j'aimerais vraiment avoir vos avis dessus et sur les visites prévues en prenant en compte des enfants. Je n'ai pas encore regardé le prix des hôtels, voiture. Concernant les billets d'avions, je pense en avoir pour 1000€/pers mais pensez-vous qu'un budget total de 7000-8000€ soit faisable ? Je serais bien tentée par le camping dans les parcs mais je ne sais pas si c'est faisable avec des enfants et si oui, comment s'organiser.
Je pense avoir poser les principales questions qui me viennent à l'esprit. J'en aurai surement d'autres.
Il est temps de vous présenter mon itinéraire :
DATE DEPART ARRETS PREVUS ARRIVEE DUREE NUIT 03/08/14 PARIS ESCALE SAN FRANCISCO -
04/08/14 SAN FRANCISCO JOURNEE A SF : Twin Peaks, Mission, , Coït Tower, Golden Gate SAN FRANCISCO -
05/08/14 SAN FRANCISCO JOURNEE A SF : Alamo Square, Chinatown, Lombard Street SAN FRANCISCO -
06/08/14 SAN FRANCISCO 9H Arrivée vers 12h30 : Points de vue + Mariposa Grove YOSEMITE 3H30
07/08/14 YOSEMITE 8H Arrivée vers 10h30 à Bodie - Mono lake – Les Dunes à Death Valley DEATH VALLEY 4H30
08/08/14 DEATH VALLEY tôt Zabriskie point – Artist's palet - Devil's golf course - Badwater - Dante's view – Départ pour Las Vegas LAS VEGAS 2H30
09/08/14 LAS VEGAS Visite du Strip LAS VEGAS -
10/08/14 LAS VEGAS Downtown (Freemont Street) – MM'S – Coca Cola LAS VEGAS -
11/08/14 LAS VEGAS 9H Valley of Fire vers 10h – Fire Wave balade 1h – Pic nic à Seven Sisters – Elephant Rock – Départ pour Zion (2h45) ZION 4H
12/08/14 ZION Points de vue en navette – Emerald Pool trail (2h) – Canyon Overlook trail (1h) – départ pour Bryce Canion - coucher de soleil à Sunset Point BRYCE CANYON 1H30
13/08/14 BRYCE CANYON Lever de soleil à sunrise point – Prendre la scenic drive jusqu'à Yovimpa Point puis remonter (navettes gratuites) pour voir les points de vue – Queen's garden trail + Navajo Loop trail (3h) BRYCE CANYON -
14/08/14 BRYCE CANYON 9H Lower Antelope Canyon (2h) – Horseshoe bend (1h30) – Lake Powell PAGE 3H
15/08/14 PAGE 9H Valley Drive (3h) – Wild cat trail (2h) - Point de vue du Visitor Center pour coucher de seoleil sur les Buttes – Nuit à Mexican Hat (1/2h de Monument Valley) MONUMENT VALLEY 2H30
16/08/14 MEXICAN HAT 9H Desert View Point – Desert view drive en voiture jusqu'à Bright Angel Trailhead - Rim trail en navette de Bright Angel Trailhead à Hermit Rests et retour (arrêts aux différents points de vue) – Hopi point pour coucher du soleil GRAND CANYON 3H
17/08/14 GRAND CANYON 9H Trail of Time (1h) - Williams - Seligman NEEDLES 4H sur partie route 66
18/08/14 NEEDLES 9H Bagdad Café à Newberry Springs – Barstow (outlet) LOS ANGELES 4H30 sur partie route 66
19/08/14 LOS ANGELES Visite LOS ANGELES -
20/08/14 LOS ANGELES Visite LOS ANGELES -
21/08/14 LOS ANGELES Visite LOS ANGELES -
22/08/14 LOS ANGELES ESCALE PARIS -
Quelques points me questionnent : 3 jours pleins à Los Angeles, est-ce trop ? Si oui, où pourrais-je rajouter 1 journée ? J'ai lu également qu'il valait mieux éviter les weeks end dans les grandes villes car prix des hôtels + élevés mais que je fasse dans le sens SF-LA ou LA-SF, on dort à Las Vegas le week end. Du coup, j'y pense en écrivant : rajouter 1 j à San Francisco ou 1 j à Yosemite (pour avoir le temps de bien visiter Bodie et Mono Lake) et enlever 1 j à Los Angeles pourrait résoudre ce problème.
Voilà à peu près tout pour le moment.
Merci de m'avoir lue.
J'attends avec impatience vos suggestions.
Emmanuelle
J'ai déjà posté ce message dans "Destination" "Etats-Unis" mais il va aussi bien là car nous voyageons avec 2 enfants.
Depuis un petit moment, je lis pas mal de blogs, comptes rendus de voyages dans l'ouest américain et l'envie de m'y rendre se fait de plus en sentir. J'aimerais donc y aller en août 2014 (pas le choix de partir à cette période car entreprise fermée 3 semaines). Nous sommes 1 famille de 2 adultes et 2 enfants (5 ans 1/2 et 8 ans au moment du voyage).
Différents sites m'ont bien aidé à trouver mon itinéraire "idéal" mais j'aimerais vraiment avoir vos avis dessus et sur les visites prévues en prenant en compte des enfants. Je n'ai pas encore regardé le prix des hôtels, voiture. Concernant les billets d'avions, je pense en avoir pour 1000€/pers mais pensez-vous qu'un budget total de 7000-8000€ soit faisable ? Je serais bien tentée par le camping dans les parcs mais je ne sais pas si c'est faisable avec des enfants et si oui, comment s'organiser.
Je pense avoir poser les principales questions qui me viennent à l'esprit. J'en aurai surement d'autres.
Il est temps de vous présenter mon itinéraire :
DATE DEPART ARRETS PREVUS ARRIVEE DUREE NUIT 03/08/14 PARIS ESCALE SAN FRANCISCO -
04/08/14 SAN FRANCISCO JOURNEE A SF : Twin Peaks, Mission, , Coït Tower, Golden Gate SAN FRANCISCO -
05/08/14 SAN FRANCISCO JOURNEE A SF : Alamo Square, Chinatown, Lombard Street SAN FRANCISCO -
06/08/14 SAN FRANCISCO 9H Arrivée vers 12h30 : Points de vue + Mariposa Grove YOSEMITE 3H30
07/08/14 YOSEMITE 8H Arrivée vers 10h30 à Bodie - Mono lake – Les Dunes à Death Valley DEATH VALLEY 4H30
08/08/14 DEATH VALLEY tôt Zabriskie point – Artist's palet - Devil's golf course - Badwater - Dante's view – Départ pour Las Vegas LAS VEGAS 2H30
09/08/14 LAS VEGAS Visite du Strip LAS VEGAS -
10/08/14 LAS VEGAS Downtown (Freemont Street) – MM'S – Coca Cola LAS VEGAS -
11/08/14 LAS VEGAS 9H Valley of Fire vers 10h – Fire Wave balade 1h – Pic nic à Seven Sisters – Elephant Rock – Départ pour Zion (2h45) ZION 4H
12/08/14 ZION Points de vue en navette – Emerald Pool trail (2h) – Canyon Overlook trail (1h) – départ pour Bryce Canion - coucher de soleil à Sunset Point BRYCE CANYON 1H30
13/08/14 BRYCE CANYON Lever de soleil à sunrise point – Prendre la scenic drive jusqu'à Yovimpa Point puis remonter (navettes gratuites) pour voir les points de vue – Queen's garden trail + Navajo Loop trail (3h) BRYCE CANYON -
14/08/14 BRYCE CANYON 9H Lower Antelope Canyon (2h) – Horseshoe bend (1h30) – Lake Powell PAGE 3H
15/08/14 PAGE 9H Valley Drive (3h) – Wild cat trail (2h) - Point de vue du Visitor Center pour coucher de seoleil sur les Buttes – Nuit à Mexican Hat (1/2h de Monument Valley) MONUMENT VALLEY 2H30
16/08/14 MEXICAN HAT 9H Desert View Point – Desert view drive en voiture jusqu'à Bright Angel Trailhead - Rim trail en navette de Bright Angel Trailhead à Hermit Rests et retour (arrêts aux différents points de vue) – Hopi point pour coucher du soleil GRAND CANYON 3H
17/08/14 GRAND CANYON 9H Trail of Time (1h) - Williams - Seligman NEEDLES 4H sur partie route 66
18/08/14 NEEDLES 9H Bagdad Café à Newberry Springs – Barstow (outlet) LOS ANGELES 4H30 sur partie route 66
19/08/14 LOS ANGELES Visite LOS ANGELES -
20/08/14 LOS ANGELES Visite LOS ANGELES -
21/08/14 LOS ANGELES Visite LOS ANGELES -
22/08/14 LOS ANGELES ESCALE PARIS -
Quelques points me questionnent : 3 jours pleins à Los Angeles, est-ce trop ? Si oui, où pourrais-je rajouter 1 journée ? J'ai lu également qu'il valait mieux éviter les weeks end dans les grandes villes car prix des hôtels + élevés mais que je fasse dans le sens SF-LA ou LA-SF, on dort à Las Vegas le week end. Du coup, j'y pense en écrivant : rajouter 1 j à San Francisco ou 1 j à Yosemite (pour avoir le temps de bien visiter Bodie et Mono Lake) et enlever 1 j à Los Angeles pourrait résoudre ce problème.
Voilà à peu près tout pour le moment.
Merci de m'avoir lue.
J'attends avec impatience vos suggestions.
Emmanuelle
Road Trip autour des États-Unis pendant 54 jours English translation pending
Bonjour à tous,
mes amis et moi avons fait un roadtrip extraordinaire autour des États-Unis l'été dernier et il nous fait plaisir de partager cette expérience avec vous. En effet, lorsque j'en étais à l'étape de la planification, les blogs, les discussions et les carnets de voyage m'ont grandement aider à faire plusieurs découvertes que je voulais absolument intégrer à mon voyage. C'est donc dans l'optique de redonner que nous avons fait un blog tout au long du voyage et que l'on vient juste de finalise, même si nous sommes revenus depuis quelques mois. Nous sommes 3 jeunes de 19-20 ans qui rêvaient à ce voyage depuis notre jeunesse et nous sommes partis de Québec pendant 54 jours, à raison de 23 000 km autour des USA. J'espère que l'on saura inspirer des gens autant que nous avons été inspiré.
Bonne lecture
BLOG: http://2013roadtripusa.blogspot.ca/
Bonne lecture
BLOG: http://2013roadtripusa.blogspot.ca/
2 semaines à Tokyo (2e voyage) English translation pending
Bonjour,
Nous serons les 2 dernières semaines de janvier à Tokyo (13 jours en tout).
Notre précédent voyage était à Kyoto et dans les environs proches (Osaka, Nara et villages surtout) en novembre 2011. Nous avons surtout apprécié le côté Japon ancien (temples, jardins, châteaux, campagne, petites rues de Kyoto avec des maisons en bois, marché, petites boutiques) même à Osaka.
A Tokyo, j'espère pouvoir partager le temps entre moderne et ancien et éventuellement voir un petit quartier (ou village pas trop loin) non touristique. J'aime beaucoup me promener en bateau, s'il y a des petites croisières pas trop chères à Tokyo.
Quels quartiers faudra-t-il privilégier à votre avis?
Nous avons prévu aussi 4 ou 5 escapades à l'extérieur, à choisir entre: Nikko, Kamakura, Hakone, Yokohama (quartier chinois), Takao.
Qu'est-ce qui vaut le plus le coup en hiver?
Merci d'avance pour vos conseils et avis.
Sylvie
Nous serons les 2 dernières semaines de janvier à Tokyo (13 jours en tout).
Notre précédent voyage était à Kyoto et dans les environs proches (Osaka, Nara et villages surtout) en novembre 2011. Nous avons surtout apprécié le côté Japon ancien (temples, jardins, châteaux, campagne, petites rues de Kyoto avec des maisons en bois, marché, petites boutiques) même à Osaka.
A Tokyo, j'espère pouvoir partager le temps entre moderne et ancien et éventuellement voir un petit quartier (ou village pas trop loin) non touristique. J'aime beaucoup me promener en bateau, s'il y a des petites croisières pas trop chères à Tokyo.
Quels quartiers faudra-t-il privilégier à votre avis?
Nous avons prévu aussi 4 ou 5 escapades à l'extérieur, à choisir entre: Nikko, Kamakura, Hakone, Yokohama (quartier chinois), Takao.
Qu'est-ce qui vaut le plus le coup en hiver?
Merci d'avance pour vos conseils et avis.
Sylvie
Acheter un véhicule au Canada pour une traversée des Amériques (panaméricaine) English translation pending
Bonjour à tous !
Avec un ami nous avons projeté de traverser le continent Américain du Nord au Sud en voiture/van, c'est-à-dire de l'Alaska jusqu'au sud de l'Argentine, sur à peu près un an à partir de 2015. Après avoir pas mal regardé les voyages similaires sur pas mal de (très bons) blogs ainsi que les retours d'experience sur l'achat d'une voiture aux US, on s'est rendu compte que pour assurer le véhicule, cela risquait d’être très/trop compliqué... voir pas possible sans la chance (et je n'en ai jamais eu).
Du coup nous avons pensé acheter le véhicule chez nos amis Canadiens plutôt qu'aux États-Unis. Apparemment il faut une adresse fixe pour l'assurance, mais j'ai cru comprendre qu'une adresse d'auberge ou de couchsurfing serait suffisant, pour recevoir un courrier. Savez-vous donc si cela est plus "faisable" (en terme d'achat et assurance) qu'aux USA (l'avantage sera aussi d'avoir plus de choix qu'a Anchorage !) ?
De plus, si cela devait arriver, deuxième question : quid de la durée du VISA de 3 mois max aux Etats-Unis ? Est-ce que le temps passé sur le sol canadien compte dans ces 3 mois, ou est-ce que le chrono s'enclenche au passage de la frontière ?
Merci @ tous :-)
Pierrot
Avec un ami nous avons projeté de traverser le continent Américain du Nord au Sud en voiture/van, c'est-à-dire de l'Alaska jusqu'au sud de l'Argentine, sur à peu près un an à partir de 2015. Après avoir pas mal regardé les voyages similaires sur pas mal de (très bons) blogs ainsi que les retours d'experience sur l'achat d'une voiture aux US, on s'est rendu compte que pour assurer le véhicule, cela risquait d’être très/trop compliqué... voir pas possible sans la chance (et je n'en ai jamais eu).
Du coup nous avons pensé acheter le véhicule chez nos amis Canadiens plutôt qu'aux États-Unis. Apparemment il faut une adresse fixe pour l'assurance, mais j'ai cru comprendre qu'une adresse d'auberge ou de couchsurfing serait suffisant, pour recevoir un courrier. Savez-vous donc si cela est plus "faisable" (en terme d'achat et assurance) qu'aux USA (l'avantage sera aussi d'avoir plus de choix qu'a Anchorage !) ?
De plus, si cela devait arriver, deuxième question : quid de la durée du VISA de 3 mois max aux Etats-Unis ? Est-ce que le temps passé sur le sol canadien compte dans ces 3 mois, ou est-ce que le chrono s'enclenche au passage de la frontière ?
Merci @ tous :-)
Pierrot
Itinéraire 4 semaines en Equateur English translation pending
Bonjour à tous !
Je pars bientôt avec une amie pour 4 semaines en Equateur. Après un mois de recherche et de lecture de tous types de blogs, de guides et d'articles, nous avons fait une ébauche de parcours.
Lieux Activité Lundi 18/11/2013 Quito Voyages - arrivée à 18h05 Mardi 19/11/2013 Quito Vieille ville Mercredi 20/11/2013 Mindo Tyrolienne, papillons, tubbing, balade Jeudi 21/11/2013 Mindo/Quito Retour Quito Vendredi 22/11/2013 Quito Teleferico - volcan rucu pichincha Samedi 23/11/2013 Otavalo Marché Dimanche 24/11/2013 La esperanza Volcan Imbabura et Loma Cubilche Lundi 25/11/2013 Otavalo - Quito Laguna (Cuicocha ou Mojanda) Mardi 26/11/2013 Quito-Amazonie Voyage de jour Mercredi 27/11/2013 Amazonie Jeudi 28/11/2013 Amazonie Vendredi 29/11/2013 Amazonie Samedi 30/11/2013 Amazonie - Lago Agrio Dimanche 01/12/2013 Lago Agrio - Papallacta Termes Lundi 02/12/2013 Latacunga Mardi 03/12/2013 Latacunga Ascension volcan Cotopaxi et parc Mercredi 04/12/2013 Latacunga Ascension volcan Cotopaxi et ballade cheval? Jeudi 05/12/2013 Latacunga boucle de quilotoa Vendredi 06/12/2013 Latacunga boucle de quilotoa Samedi 07/12/2013 Latacunga boucle de quilotoa Dimanche 08/12/2013 Baños VTT descente à Puyo Lundi 09/12/2013 Baños autres activités! Mardi 10/12/2013 Cuenca Mercredi 11/12/2013 Cuenca Jeudi 12/12/2013 Cuenca Vendredi 13/12/2013 Galapagos Samedi 14/12/2013 Galapagos Dimanche 15/12/2013 Galapagos Lundi 16/12/2013 Galapagos Mardi 17/12/2013 Galapagos Mercredi 18/12/2013 Guayaquil ==> Que pensez vous de notre itinéraire? * Allons nous passer à côté d'incontournables? Devrions nous retirer certaines étapes? * Nous avons des doutes sur Mindo? A garder ou à retirer? * Nous n'avions plus le temps pour faire la côté. Est ce vraiment quelque à ne pas rater?
Merci pour vos retours, Lénaïc
Je pars bientôt avec une amie pour 4 semaines en Equateur. Après un mois de recherche et de lecture de tous types de blogs, de guides et d'articles, nous avons fait une ébauche de parcours.
Lieux Activité Lundi 18/11/2013 Quito Voyages - arrivée à 18h05 Mardi 19/11/2013 Quito Vieille ville Mercredi 20/11/2013 Mindo Tyrolienne, papillons, tubbing, balade Jeudi 21/11/2013 Mindo/Quito Retour Quito Vendredi 22/11/2013 Quito Teleferico - volcan rucu pichincha Samedi 23/11/2013 Otavalo Marché Dimanche 24/11/2013 La esperanza Volcan Imbabura et Loma Cubilche Lundi 25/11/2013 Otavalo - Quito Laguna (Cuicocha ou Mojanda) Mardi 26/11/2013 Quito-Amazonie Voyage de jour Mercredi 27/11/2013 Amazonie Jeudi 28/11/2013 Amazonie Vendredi 29/11/2013 Amazonie Samedi 30/11/2013 Amazonie - Lago Agrio Dimanche 01/12/2013 Lago Agrio - Papallacta Termes Lundi 02/12/2013 Latacunga Mardi 03/12/2013 Latacunga Ascension volcan Cotopaxi et parc Mercredi 04/12/2013 Latacunga Ascension volcan Cotopaxi et ballade cheval? Jeudi 05/12/2013 Latacunga boucle de quilotoa Vendredi 06/12/2013 Latacunga boucle de quilotoa Samedi 07/12/2013 Latacunga boucle de quilotoa Dimanche 08/12/2013 Baños VTT descente à Puyo Lundi 09/12/2013 Baños autres activités! Mardi 10/12/2013 Cuenca Mercredi 11/12/2013 Cuenca Jeudi 12/12/2013 Cuenca Vendredi 13/12/2013 Galapagos Samedi 14/12/2013 Galapagos Dimanche 15/12/2013 Galapagos Lundi 16/12/2013 Galapagos Mardi 17/12/2013 Galapagos Mercredi 18/12/2013 Guayaquil ==> Que pensez vous de notre itinéraire? * Allons nous passer à côté d'incontournables? Devrions nous retirer certaines étapes? * Nous avons des doutes sur Mindo? A garder ou à retirer? * Nous n'avions plus le temps pour faire la côté. Est ce vraiment quelque à ne pas rater?
Merci pour vos retours, Lénaïc
Recherche Lefebvre François English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je suis à la recherche de : Monsieur Lefebvre François né à l'hôpital Beaujon, le 13/06/1983 à Clichy Sous-Bois (92) France (prénom de la mère : Marie-Dominique-Colette).
Merci à vous.-
Je suis à la recherche de : Monsieur Lefebvre François né à l'hôpital Beaujon, le 13/06/1983 à Clichy Sous-Bois (92) France (prénom de la mère : Marie-Dominique-Colette).
Merci à vous.-
Des voleurs dans l’hôtel Park & Suits English translation pending
Pour raisons professionnelles, je fais régulièrement le déplacement dans la région Parisienne. Notre bureau étant situé en Seine-Saint-Denis, je me suis logée à l’hôtel Park & Suite à Rosny Sous Bois (http://www.parkandsuites.com/fr/appart-hotel-rosny-sous-bois).
Revenue à l’hôtel le 2 juin, après deux jours d'absence, je découvre ma valise forcée. Mon argent, mon ipad et mon téléphone portable qui y étaient rangés ont été volés. A l'accueil, le réceptionniste m’a demandé d'attendre le retour de la directrice. Il rechignait même à appeler la police pour moi... Même si je connais le français, en tant qu'étrangère, beaucoup de vocabulaire m'échappe encore et je ne suis pas très à l'aise en langage parlé.
Le 3 juin, la directrice a sorti un relevé des ouvertures pour voir si quelqu’un est entré dans ma chambre. Il se trouve que le 2 juin, un membre du personnel du premier étage est rentré dans ma chambre, alors que celle-ci est située au deuxième, hors de sa zone d'intervention.
La directrice prétend qu'on ne peut pas garantir la sécurité de l'hôtel à 100%. Elle a pourtant avoué que ce n'était pas le premier cas de vol. J’ai par ailleurs trouvé une autre victime cet avril: (http://www.tripadvisor.com.tw/Hotel_Review-g226862-d3161898-Reviews-Park_Suites_Elegance_Rosny_Sous_Bois-Rosny_sous_Bois_Seine_Saint_Denis_Ile_de_France.html) Pourquoi n'a-t-elle pas renforcé la sécurité ?
Elle déclare par ailleurs ne rien pouvoir faire en ce qui me concerne. Je n'ai rien pour prouver les faits... Elle consentirait à rembourser ce qui m'a été volé (je dois en présenter les factures, que je n'ai pas, puisque ces papiers sont chez moi, à Taïwan) et refuse tout remplacement de la somme en espèce sans justificatif.
Je n'ai donc plus d'argent et encore quelques jours à passer ici.
En fait, j’ai rencontré des américains, eux aussi, ils ont perdu des choses dans les valises. Je suis vraiment déçue pour cet hôtel. La directrice se décharge totalement de ses responsabilités. Elle sait qu'il y a des problèmes mais n'agit pas en conséquence. Quant aux problèmes que peuvent avoir les clients, elle n'y prête attention qu'à force de répéter.
Revenue à l’hôtel le 2 juin, après deux jours d'absence, je découvre ma valise forcée. Mon argent, mon ipad et mon téléphone portable qui y étaient rangés ont été volés. A l'accueil, le réceptionniste m’a demandé d'attendre le retour de la directrice. Il rechignait même à appeler la police pour moi... Même si je connais le français, en tant qu'étrangère, beaucoup de vocabulaire m'échappe encore et je ne suis pas très à l'aise en langage parlé.
Le 3 juin, la directrice a sorti un relevé des ouvertures pour voir si quelqu’un est entré dans ma chambre. Il se trouve que le 2 juin, un membre du personnel du premier étage est rentré dans ma chambre, alors que celle-ci est située au deuxième, hors de sa zone d'intervention.
La directrice prétend qu'on ne peut pas garantir la sécurité de l'hôtel à 100%. Elle a pourtant avoué que ce n'était pas le premier cas de vol. J’ai par ailleurs trouvé une autre victime cet avril: (http://www.tripadvisor.com.tw/Hotel_Review-g226862-d3161898-Reviews-Park_Suites_Elegance_Rosny_Sous_Bois-Rosny_sous_Bois_Seine_Saint_Denis_Ile_de_France.html) Pourquoi n'a-t-elle pas renforcé la sécurité ?
Elle déclare par ailleurs ne rien pouvoir faire en ce qui me concerne. Je n'ai rien pour prouver les faits... Elle consentirait à rembourser ce qui m'a été volé (je dois en présenter les factures, que je n'ai pas, puisque ces papiers sont chez moi, à Taïwan) et refuse tout remplacement de la somme en espèce sans justificatif.
Je n'ai donc plus d'argent et encore quelques jours à passer ici.
En fait, j’ai rencontré des américains, eux aussi, ils ont perdu des choses dans les valises. Je suis vraiment déçue pour cet hôtel. La directrice se décharge totalement de ses responsabilités. Elle sait qu'il y a des problèmes mais n'agit pas en conséquence. Quant aux problèmes que peuvent avoir les clients, elle n'y prête attention qu'à force de répéter.
Tokyo: idées hors des sentiers battus pour une ancienne tokyoite English translation pending
Bonjour
J’ai habité 7 ans à Tokyo et j’y retourne pour quelques jours 3 ans après être partie. Je pensais avoir vraiment bien profité de Tokyo mais finalement je réalise en lisant des blogs et le forum qu’on ne visite peut être pas autant qu’on le pourrait la ville où l’on habite!
Du coup je veux profiter de notre retour pour aller voir quelques choses sympas que je ne suis jamais allée voir. J’ai fait des recherches et j’ai pensé pour l’instant à Nogogiriyama, Gotoku-ji et le onsen à Odaiba. Qu’en pensez-vous? Avez-vous d’autres idées un peu en dehors des sentiers battus?
Nous serons avec nos enfants (4 ans et 18 mois) donc pas de musées ou autres choses pas trop possibles avec des enfants.
Arigato!
J’ai habité 7 ans à Tokyo et j’y retourne pour quelques jours 3 ans après être partie. Je pensais avoir vraiment bien profité de Tokyo mais finalement je réalise en lisant des blogs et le forum qu’on ne visite peut être pas autant qu’on le pourrait la ville où l’on habite!
Du coup je veux profiter de notre retour pour aller voir quelques choses sympas que je ne suis jamais allée voir. J’ai fait des recherches et j’ai pensé pour l’instant à Nogogiriyama, Gotoku-ji et le onsen à Odaiba. Qu’en pensez-vous? Avez-vous d’autres idées un peu en dehors des sentiers battus?
Nous serons avec nos enfants (4 ans et 18 mois) donc pas de musées ou autres choses pas trop possibles avec des enfants.
Arigato!
Village de M'bodienne au Sénégal English translation pending
😉 Bonjour à tous,
Je souhaite passer mes prochaines vacances d'hiver au sénégal proche du village de m'bodienne...car je connais à peu près tous les coins mais pas celui là...aussi quelqu'un pourrait il me dire si dans ce village on peut trouver des artistes sculpteurs-graveurs sur bois...car mon mari aime particulièrement cet art...et passe beaucoup de son temps de vacances à discuter et acheter auprès des artistes...y a t'il des boutiques d'artisanant...comme un peu partout au sénégal..Quelqu'un peut il me répondre?...Grandement merci par avance😏
Je souhaite passer mes prochaines vacances d'hiver au sénégal proche du village de m'bodienne...car je connais à peu près tous les coins mais pas celui là...aussi quelqu'un pourrait il me dire si dans ce village on peut trouver des artistes sculpteurs-graveurs sur bois...car mon mari aime particulièrement cet art...et passe beaucoup de son temps de vacances à discuter et acheter auprès des artistes...y a t'il des boutiques d'artisanant...comme un peu partout au sénégal..Quelqu'un peut il me répondre?...Grandement merci par avance😏
Rompre son contrat avec Chefs de France en Floride English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous écris pour vous dire que je souhaite intégrer Chefs de France à Disneyworld en Floride l'année prochaine. J'ai lu pas mal de blogs et de discussions sur le sujet. Une petite question : est-il possible de démissionner à tout moment lorsque l'on a un contrat avec Chefs de France ? Je demande ça puisque j'ai vu que le rythme était assez élevé et que la France va peut-être me manquer.
Dans l'attente de votre réponse
Je vous écris pour vous dire que je souhaite intégrer Chefs de France à Disneyworld en Floride l'année prochaine. J'ai lu pas mal de blogs et de discussions sur le sujet. Une petite question : est-il possible de démissionner à tout moment lorsque l'on a un contrat avec Chefs de France ? Je demande ça puisque j'ai vu que le rythme était assez élevé et que la France va peut-être me manquer.
Dans l'attente de votre réponse
Cap Nord à moto en juin-juillet 2014 English translation pending
Bonjours a tous.
Nous ferons le voyage en moto Montauban cap nord et retour fin juin 2014 soit 11000km en 3 semaines . Sur divers forums nous avons trouvé nombre de renseignements, et grâce aux blogs étudiés nous avons une (du moins j'espère) bonne idée de ce qui nous attend.
Nous ne prendrons pas de ferry pour rejoindre la Suède mais traverserons le Danemark. Pour boucler notre itinéraire nous aimerions connaitre la fréquence des ferrys dans les fjords norvégiens notamment pour quitter les iles Lofoten. soit de Lodingen vers Bognes ou de Mokenes vers Bodo.
Merci d'avance.
Remorque Beez English translation pending
Bonjour.
Un retour d'expérience sur cette remorque qui me tente bien?
Merci.
Un retour d'expérience sur cette remorque qui me tente bien?
Merci.
Le sommet des Pays Baltes a-t-il toujours été en Estonie? English translation pending
Cet été, je suis montée au sommet de l’Estonie, le Munamägi à 318m (soit 6m de + que le voisin letton).
Au sommet, une première tour d’observation a été construite en 1890 (tour de gué en bois - style chasseur - de 12m). Une deuxième l’a remplacé en 1925 (tour carrée en bois de 17m) puis une autre en 1939 (briques blanches). Cette dernière a été rehaussée d’un étage (+3,4m) en 1969 et mesure maintenant 29,1m. Cette rehausse a-t-elle été faite pour dépasser la tour du voisin letton ? et ainsi garder le sommet des Pays Baltes en Estonie ?
Bien entendu, je suis allée ensuite au sommet de la Lettonie, le Gaizinkalns à 312m (soit 6m de - que le voisin estonien).
Au sommet juste une pierre gravée. Je ne verrai rien de la tour. Elle a été démolie volontairement le 14 décembre 2012 car elle menaçait sérieusement de s’écrouler. Cette tour de 14 étages était en brique rouge. Quelqu’un en saurait il plus sur cette tour lettone ? Date de construction, hauteur … ?
Y a-t-il eu une rivalité entre les deux pays pour le sommet des Pays Baltes ?
Pour info : sommet de Lituanie, le Aukstojas à 294m. A ma connaissance, il n’y a jamais eu de tour au sommet.
Au sommet, une première tour d’observation a été construite en 1890 (tour de gué en bois - style chasseur - de 12m). Une deuxième l’a remplacé en 1925 (tour carrée en bois de 17m) puis une autre en 1939 (briques blanches). Cette dernière a été rehaussée d’un étage (+3,4m) en 1969 et mesure maintenant 29,1m. Cette rehausse a-t-elle été faite pour dépasser la tour du voisin letton ? et ainsi garder le sommet des Pays Baltes en Estonie ?
Bien entendu, je suis allée ensuite au sommet de la Lettonie, le Gaizinkalns à 312m (soit 6m de - que le voisin estonien).
Au sommet juste une pierre gravée. Je ne verrai rien de la tour. Elle a été démolie volontairement le 14 décembre 2012 car elle menaçait sérieusement de s’écrouler. Cette tour de 14 étages était en brique rouge. Quelqu’un en saurait il plus sur cette tour lettone ? Date de construction, hauteur … ?
Y a-t-il eu une rivalité entre les deux pays pour le sommet des Pays Baltes ?
Pour info : sommet de Lituanie, le Aukstojas à 294m. A ma connaissance, il n’y a jamais eu de tour au sommet.
Hébergement Parc de Khao Sok English translation pending
Bonjour,
Je compte passer une petite semaine en décembre dans le parc de Khao Sok, quelqu'un aurait-il des bonnes adresses, des conseils, des infos, un vécu perso ? J'ai déjà consulté plusieurs blogs, bien qu'ils soient très interréssants, je n'est pas trouvé d'info concrètes Merci d'avance
Je compte passer une petite semaine en décembre dans le parc de Khao Sok, quelqu'un aurait-il des bonnes adresses, des conseils, des infos, un vécu perso ? J'ai déjà consulté plusieurs blogs, bien qu'ils soient très interréssants, je n'est pas trouvé d'info concrètes Merci d'avance
Compte rendu voyage dans le Sud-Ouest américain en famille du 5 au 30 août 2013 English translation pending
Bonjour,
A mon tour de vous faire partager notre voyage dans le sud-ouest américain. Juste retour des choses, après tout ce que nous a apporté le forum dans la préparation de notre voyage ! Un grand merci à tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, réponses nous ont permis de transformer notre rêve en voyage. Je n'ai pas la plume de certains, mais j'espère que ce CR pourra servir à certains.
Nous sommes 2 adultes et 4 enfants (14, 12, 9 et 7 ans). Nous n'étions jamais allés aux USA. Nous avons privilégié les parcs sur les villes en essayant de prendre notre temps pour visiter, et bien sûr s'adapter aux rythmes et envies des enfants.
Notre anglais est moyen ... voir très moyen. Et là, nous avons été agréablement surpris par l'accueil et la bienveillance des américains : comme au deuxième mot ils savaient que l'on est français (🤪), ils parlaient d'eux même lentement, en articulant. Toujours prêt à rendre service. C'est très appréciable.
A mon tour de vous faire partager notre voyage dans le sud-ouest américain. Juste retour des choses, après tout ce que nous a apporté le forum dans la préparation de notre voyage ! Un grand merci à tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, réponses nous ont permis de transformer notre rêve en voyage. Je n'ai pas la plume de certains, mais j'espère que ce CR pourra servir à certains.
Nous sommes 2 adultes et 4 enfants (14, 12, 9 et 7 ans). Nous n'étions jamais allés aux USA. Nous avons privilégié les parcs sur les villes en essayant de prendre notre temps pour visiter, et bien sûr s'adapter aux rythmes et envies des enfants.
Notre anglais est moyen ... voir très moyen. Et là, nous avons été agréablement surpris par l'accueil et la bienveillance des américains : comme au deuxième mot ils savaient que l'on est français (🤪), ils parlaient d'eux même lentement, en articulant. Toujours prêt à rendre service. C'est très appréciable.
Caribe Sol au Playa Costa Verde English translation pending
Bonjour,
Nous irons au Playa Costa Verde en novembre. Réservation avec Caribe Sol avion Canjet. J'aimerais savoir s'il y a des blocs de chambres spécifiques à Caribe Sol et si oui, où sont-elles situées?
Merci.
Nous irons au Playa Costa Verde en novembre. Réservation avec Caribe Sol avion Canjet. J'aimerais savoir s'il y a des blocs de chambres spécifiques à Caribe Sol et si oui, où sont-elles situées?
Merci.
Vingt jours dans l'ouest USA English translation pending
Bonjour nous sommes en train de finaliser notre voyage du printemps 2014 en ouest Américain, les billets sont réservés, la voiture ainsi que 60% des hôtels/motels.
Beaucoup d'informations glanées sur ce forum ainsi que sur des blogs et autres sites.
Auriez vous d'autres infos à ce propos?
Merci
Site ou blog sympa gratuit? English translation pending
Hello,
vous connaissez un joli site ou blog gratuit et un peu original pour mes photos du Ladahk? J'ai déjà emonsite mais je veux le mettre à part.
Merci.
vous connaissez un joli site ou blog gratuit et un peu original pour mes photos du Ladahk? J'ai déjà emonsite mais je veux le mettre à part.
Merci.
Retraite au Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais bientôt prendre ma retraite et je souhaiterai vivre au Cambodge. Je ne suis jamais allé dans ce pays, que me conseillez vous comme site en bord de mer/campagne pas trop cher car j'aimerai dans le futur acheter une petite maison traditionnelle d'environ 70 m2 bois sur piloti (je suis seul). A la retraite je disposerai d'une retraite d'environ 22.000 $ /an (16200 € à ce jour). Connaissez vous des endroits calmes et tranquilles pas trop loins d'une agglomération ? A vous lire, Cordialement 😉
Je vais bientôt prendre ma retraite et je souhaiterai vivre au Cambodge. Je ne suis jamais allé dans ce pays, que me conseillez vous comme site en bord de mer/campagne pas trop cher car j'aimerai dans le futur acheter une petite maison traditionnelle d'environ 70 m2 bois sur piloti (je suis seul). A la retraite je disposerai d'une retraite d'environ 22.000 $ /an (16200 € à ce jour). Connaissez vous des endroits calmes et tranquilles pas trop loins d'une agglomération ? A vous lire, Cordialement 😉
De Soulac sur Mer à Bayonne à VTC English translation pending
Bonjour à tous
Avec un copain nous projetons de descendre le long de l'océan Atlantique de Soulac sur Mer à Bayonne en VTC. Nous souhaiterions avoir des renseignements sur les étapes et les hébergements abordables car pour nous pas question de camper.
D'avance merci.
Bien cordialement.
B.M
Tour d'Asie de 10 mois English translation pending
Bonjour à tous,
Tout d’abord, bravo à vous pour le courage (et non pas la chance) que vous avez de franchir le pas de partir en voyage aussi longtemps. Merci aussi pour vos blogs qui sont des vraies mines d’infos.
Nous avons comme projet de partir durant 10 mois en Asie d’ici 2 ans (j’attends que ma fille de 1 an ait l’âge de voyager et aussi l’argent) Je connais bien l’Asie pour l’avoir parcouru en sac à dos.
J’ai besoin de quelques conseils avisés de votre part.
Voici la liste idéale des pays que je souhaite visiter (cela peut bien évidemment changer) durant ce trip de 10 mois : Thaïlande – Birmanie – Chine – Malaisie – Indonésie – Philippines – Cambodge – Japon – Laos - Sri Lanka ou Inde du Sud.
Nous souhaitons prendre notre temps car nous voyagerons avec un enfant de 3 ans. Je pars du principe que 1 pays = 1 mois sauf pour certains pays (Cambodge – Japon – Laos)
Est-ce que cela vous paraît réalisable ?
L’autre question que j’ai, est quand partir et quel trajet ?
Je voulais commencé par la Thaïlande car plus soft à partir de novembre puis ensuite Cambodge – Laos – Chine… Je souhaite alterner des régions plus dures (Chine – Laos) et des endroits plus farniente.
Merci à vous pour vos conseils précieux 🙂
Tout d’abord, bravo à vous pour le courage (et non pas la chance) que vous avez de franchir le pas de partir en voyage aussi longtemps. Merci aussi pour vos blogs qui sont des vraies mines d’infos.
Nous avons comme projet de partir durant 10 mois en Asie d’ici 2 ans (j’attends que ma fille de 1 an ait l’âge de voyager et aussi l’argent) Je connais bien l’Asie pour l’avoir parcouru en sac à dos.
J’ai besoin de quelques conseils avisés de votre part.
Voici la liste idéale des pays que je souhaite visiter (cela peut bien évidemment changer) durant ce trip de 10 mois : Thaïlande – Birmanie – Chine – Malaisie – Indonésie – Philippines – Cambodge – Japon – Laos - Sri Lanka ou Inde du Sud.
Nous souhaitons prendre notre temps car nous voyagerons avec un enfant de 3 ans. Je pars du principe que 1 pays = 1 mois sauf pour certains pays (Cambodge – Japon – Laos)
Est-ce que cela vous paraît réalisable ?
L’autre question que j’ai, est quand partir et quel trajet ?
Je voulais commencé par la Thaïlande car plus soft à partir de novembre puis ensuite Cambodge – Laos – Chine… Je souhaite alterner des régions plus dures (Chine – Laos) et des endroits plus farniente.
Merci à vous pour vos conseils précieux 🙂
Travailler à Cork sans maîtriser l'anglais English translation pending
Salut à tous 🙂
J'ai pour projet de partir en Irlande, à Cork plus exactement, dès le mois d'octobre 2013. Je pars avec mon copain, et on pense y rester au moins un an.
Niveau travail, j'ai lu pas mal de posts, de blogs, de sites officiels etc, ... et il semblerait qu'il y ait beaucoup d'entreprises qui recrute des agents francophone pour des call centers.
Quels sont les calls center qui "traitent" au mieux ses employés ? Et quel salaire peut-on espérer ? Avec un niveau en anglais très, très basique en anglais, ai-je une chance de trouver un poste ?
J'ai déjà vecu 2 ans à Madrid, et j'ai une années d'expérience dans ce genre d'emplois, j'espère que ça penchera la balance en ma faveur !
Lassée également de faire ce genre de job au téléphone, j'avais pensé chercher du travail en tant que professeur de français. Connaissez-vous des sites, des académies ? J'ai 2 ans d'expérience dans ce domaine, et je pourrais me débrouiller pour avoir des lettres de recommandation.
Il s'agit vraiment de jobs alimentaires qui me permettront de vivre en Irlande et d'apprendre l'anglais. Licenciée en tourisme, mon but final est de travailler dans le tourisme, conception et/ou promotion.
Merci à tous 🙂🙂🙂
J'ai pour projet de partir en Irlande, à Cork plus exactement, dès le mois d'octobre 2013. Je pars avec mon copain, et on pense y rester au moins un an.
Niveau travail, j'ai lu pas mal de posts, de blogs, de sites officiels etc, ... et il semblerait qu'il y ait beaucoup d'entreprises qui recrute des agents francophone pour des call centers.
Quels sont les calls center qui "traitent" au mieux ses employés ? Et quel salaire peut-on espérer ? Avec un niveau en anglais très, très basique en anglais, ai-je une chance de trouver un poste ?
J'ai déjà vecu 2 ans à Madrid, et j'ai une années d'expérience dans ce genre d'emplois, j'espère que ça penchera la balance en ma faveur !
Lassée également de faire ce genre de job au téléphone, j'avais pensé chercher du travail en tant que professeur de français. Connaissez-vous des sites, des académies ? J'ai 2 ans d'expérience dans ce domaine, et je pourrais me débrouiller pour avoir des lettres de recommandation.
Il s'agit vraiment de jobs alimentaires qui me permettront de vivre en Irlande et d'apprendre l'anglais. Licenciée en tourisme, mon but final est de travailler dans le tourisme, conception et/ou promotion.
Merci à tous 🙂🙂🙂
Guide durant le tour du monde English translation pending
Bonjour à tous
On voulait avoir votre avis concernant ce sujet.
On prépare un tour du monde avec départ fin septembre. Nous avons puisé quelques idées sur les différents blogs mais peut-être que vous pourrez nous aider d'avantage.
Comment avez vous fait pour les guides de voyage (genre LP, Guide du routard, Rough guide etc...) durant votre périple?
Nous pensons prendre quelques uns (pour les 2 premiers pays car nous les avons déjà) et en envoyer à des connaissances le long du voyage pour les récupérer en route (nous n'avons pas des millions de contact au bout du monde par contre, cette option nous est donc limitée). De plus nous allons prendre une petite tablette pour éventuellement les télécharger. Nous savons qu'il est possible de les acheter dans les pays qu'on va visiter mais cela n'est-il pas trop galère?
Merci d'avance pour vos réponses
Caro et Jean-Seb carobabassansfrontieres.wordpress.com
On voulait avoir votre avis concernant ce sujet.
On prépare un tour du monde avec départ fin septembre. Nous avons puisé quelques idées sur les différents blogs mais peut-être que vous pourrez nous aider d'avantage.
Comment avez vous fait pour les guides de voyage (genre LP, Guide du routard, Rough guide etc...) durant votre périple?
Nous pensons prendre quelques uns (pour les 2 premiers pays car nous les avons déjà) et en envoyer à des connaissances le long du voyage pour les récupérer en route (nous n'avons pas des millions de contact au bout du monde par contre, cette option nous est donc limitée). De plus nous allons prendre une petite tablette pour éventuellement les télécharger. Nous savons qu'il est possible de les acheter dans les pays qu'on va visiter mais cela n'est-il pas trop galère?
Merci d'avance pour vos réponses
Caro et Jean-Seb carobabassansfrontieres.wordpress.com
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999) English translation pending
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ��a. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
PREMIER TOME, CHAPITRE III
La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ça dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !
Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ��a. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...
(à suivre...)
Safari sous-marin de Exmouth ou Coral Bay? (Australie) English translation pending
Bonjour
nous partons dans 3 semaines sur la côte ouest australienne : camping-car de Perth à Exmouth. Nous nous posons la question suivante :
choisir un tour de Coral bay ou d'Exmouth pour snorkeler et croiser un maximum de créatures marines ?
sans arriver à trancher malgré l'avis du Lonely planet et l'expérience de certains glanée sur divers blogs. Merci d'avance à ceux qui pourront nous donner leur avis argumenté afin que l'on puisse se décider. Bien cordialement.
choisir un tour de Coral bay ou d'Exmouth pour snorkeler et croiser un maximum de créatures marines ?
sans arriver à trancher malgré l'avis du Lonely planet et l'expérience de certains glanée sur divers blogs. Merci d'avance à ceux qui pourront nous donner leur avis argumenté afin que l'on puisse se décider. Bien cordialement.