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MSC Opera au départ de Gênes le 21 mars 2020 English translation pending
by Turfiste · 2019-11-11 · 9 replies
Bonjour à toutes et tous

Toutes les observations, expériences, discussions pour cette croisière du 21/03/2020 seront les bienvenues sur l'embarquement, les étapes , le bateau, les excursions Il y a déja 1 discussion ouverte sur la recherche de 4 personnes pour la visite privée de Jérusalem la guide est réservée officiellement

Dans l'attente ( il reste 5 mois ) Amicalement
"Sorry we missed you" de Ken Loach (film anglais) English translation pending
by Kola · 2019-11-01 · 3 replies
Ken Loach, le cinéaste des saines colères et des films qui appuient à l'endroit où la société devenue insensible devrait hurler de douleur et de rage. Le dernier, à voir impérativement en VO, Sorry we missed you, formule chaleureuse à l'empathie trompeuse qui donne au cynisme des airs de sollicitude... alterne les cheminements, les états d'âme, la persévérance impuissante des 4 membres d'une famille de Newcastle.

Itinérants modernes, errants urbanisés, déambulants mécaniques dans une ville hostile qu'ils ne regardent plus, une ville qui se nourrit de leur énergie et de leurs faiblesses. Ces gens là ne voyagent pas ils triment, ralliant un point A à un point B sans lever les yeux de la feuille de route chronométrée qui leur tient lieu de roadbook.

Le film détaille minutieusement l'enfer du dernier kilomètre, ce qui se passe entre une commande passée confortablement derrière son écran et son arrivée dans le temps imparti. De plus en plus vite, de plus en plus court le temps imparti.

Ken Loach décrit sans complaisance les dérives et les excès d'un modèle social et économique. Il ne plaint pas ses personnages, acteurs aussi lumineux qu'inconnus, et ne propose pas non plus de solutions manichéennes.

Le film est poignant mais sans pathos… et surtout il laisse, il devrait laisser, songeur sur le manque d'anticipation, de vision à long terme, l'absence de réflexion et d'intelligence politique qui a permis à ces nouveaux e.commerçants d'imposer partout où ils s'implantent leur propre mode de fonctionnement, soumis à des algorithmes, en s'affranchissant aussi aisément des contraintes, protectrices même si elles le sont de moins en moins, qui régulent le monde du travail.

Mais si cela fonctionne aussi bien c'est aussi à nous qu'ils le doivent… ce que le cinéaste montre avec finesse. Nous, consommateurs pressés qui voudrions ne lever les doigts du clavier que pour aller ouvrir la porte derrière laquelle se tiendra un livreur échevelé et pressé, la tête déjà repartie vers sa prochaine livraison...

Turquie avec enfant et autorisation de sortie de territoire English translation pending
by Jasmine1905 · 2019-05-20 · 19 replies
Bonjour,

J'aimerai partir en vacances en Turquie cet été avec mon fils de 9 ans. je suis séparée de son père. J'aimerai savoir si j'ai besoin de la fameuse AST ?

Mon fils ne porte pas le même nom que moi, il a bien sûr sa carte d'identité et son passeport.

Je vous remercie

Bonne journée
État des routes au Mali English translation pending
by Gordon36000 · 2019-04-29 · 2 replies
Bonjour, Je me propose de partir bientôt à Bamako que j'ai quitté en septembre 2018. La route Bamako-Nioro du sahel était complètement défoncée. Il en était de même pour Gogui-ayoun et disons juqu'à Aleg. De même de la frontière de la Mauritanie jusqu'à l'embranchement de Dakhla (Maroc) la route était en travaux. Pour toutes ces raisons pourrais-je avoir des renseignements assez précis pour les cas précédents cités. Bien cordialement à Tous
Nha Trang 5 ans après mon premier passage English translation pending
by Patrick91230 · 2019-04-21 · 24 replies
Bonjour, Je suis de retour à Nah Trang et la c'est le choc.

Le Béton à mangé plusieurs vieux quartiers ou j'étais venu, une simple rue est devenue une 2 X 3 voies avec pleins d’hôtels 4 et 5 étoiles, il n'y a plus ou presque plus de restaurants de rue. La ville est aux mains des Chinois et Russes, plusieurs charters Russes viennent directement de Moscou tous les jours. Le plus grave est que la ville est rattrapé par les vendeurs de drogue et la prostitution. Aujourd'hui on m'a proposé 5 fois cocaïne et autres drogue et 2 fois de faire venir des prostitués dans mon hôtel. Des hommes en scooter vous font le geste de la fellation pour voir si vous êtes ok. Encore une chose et pas des moindres, le vol à l'arraché qui est un fléau, de même sur la plage, vols à répétitions. C'est devenue une station balnéaire pour petits budgets avec tous les travers qui vont avec.🙁 Le pire est que toute la cote est prise dans cet enfer, même Hoi An avec tous ces hôtels en travaux qui sont abandonnés. Je ne parle même pas de Phu Quoc avec ses plages pleines d'ordures. Hier j'étais à Hanoï et la idem, ils vont raser des vielles villas Française autour du lac pour faire des hôtels de luxe. Au revoir le charme de Hanoï. Béton et encore béton. Pour moi ce sera la dernière fois au Vietnam.😕
Chaussures sur les chemins des Cinque Terre (dès 1er avril 2019) English translation pending
by Mguibentif · 2019-04-16 · 14 replies
Sur les chemins, pas de sandalettes, de mules, de tongs, etc...

Le bon sens voudrait que cela soit évident, mais il vaut peut-être mieux le rappeler et, maintenant, même le sanctionner...

Traduction de l'article à ce propos :

Dans le vademecum de l'excursionniste 2019, sur le site du parc des Cinque Terre, quelques règles simples permettent de profiter en toute sécurité du riche réseau de sentiers du parc.

Quoi de neuf ? Les chaussures ouvertes et / ou les semelles lisses sont interdites, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas équipées d'une semelle de type vibram (antidérapante). Les contrevenants seront punis conformément au paragraphe 2 de l'art. 30 de la loi 392/91 et SS.MM.II.

Sur les sentiers du Parc des Cinque Terre, à partir du 1er avril, il devient obligatoire de porter des chaussures fermées , avec une semelle sculptée et antidérapante, de préférence imperméable et recouvrant la cheville.

La nouvelle s'adresse principalement aux nombreux touristes qui arrivent en Ligurie avec seulement des sandales ou des pantoufles, puis s'aventurent sur les hauteurs. Les splendides Cinque Terre ne sont en effet pas que de la mer, des plages et des eaux cristallines: derrière les villages, de Monterosso à Riomaggiore, se trouve un territoire constitué de vignes en terrasses et de sentiers menant aux collines surplombant la mer.

La mesure est prise car, au cours des dernières années, de nombreux accidents et blessés se sont produits aux Cinque Terre : les touristes portaient des chaussures ouvertes même s’il est vraiment difficile et dangereux de marcher.

Ainsi, à partir du 1er avril 2019, il est interdit de porter des sandales et des pantoufles . Et qui ne respecte pas cette règle risque une amende de 50 à 2500 euros.

À cet égard, le directeur du parc national des Cinque Terre, Patrizio Scarpellini, a déclaré dans une interview accordée au journal La Nazione : «Quiconque vient à nous pense venir à la mer et ne réalise pas que quitter les villes où nous nous trouvons sur des sentiers ayant les mêmes caractéristiques que ceux de la montagne. Ainsi, ils marchent même en pantoufles.

Ceux qui vont dans le Trentin devraient y aller équipés, pas ici. Le parc et les municipalités de Vernazza, Monterosso et Riomaggiore signent un accord-cadre pour la gestion et l'utilisation du réseau de sentiers. Sur la base de l'expérience, nous avons introduit une interdiction claire d'accès pour ceux qui ne possèdent pas de chaussures appropriées. Les semelles ouvertes ou plates sont explicitement interdites ».

Les victimes d'accidents, mais pas devraient être secourus gravement blessés par hélicoptère dans des zones inaccessibles et souvent les opérations de récupération sont extrêmement problématiques, une autre raison pour laquelle il était nécessaire de prendre cette mesure. La disposition vise donc à protéger leur sécurité . Les initiés qui supervisent, s'ils surprennent quelqu'un avec des sandales et des pantoufles, vont bien.

Texte original : www.mentelocale.it/...e-fino-2500-euro.htm
D'Aswan à Khartoum, janvier 2019 English translation pending
by Desandre · 2019-03-26 · 30 replies
Pour éviter de faire 2 fois la route et pour voir Philae que nous n'avions pas visité lors de notre 1ère venue à Aswan en 2011 où nous avions pris une felouque pour descendre le Nil jusque Edfou( génial ) j'ai décidé de remonter le Nil depuis l'Egypte . Ma canne anglaise ayant franchi les contrôles sans trop de Pb nous voici à Asw à l'hôtel Keylani , modeste mais propre . Petit dej modeste également , puis discussion avec un voyagiste local convoqué à ma demande pour organiser notre voyage jusqu'à Wadi-Halfa porte d'entrée au Soudan . J'avais passé un temps fou pour l'organiser depuis la France : en vain. Là en trois coups de cuillère à pot c'était réglé . Le car pour les touristes part à 4h du mat.!!!J'ai jamais été foutu de me lever si tôt sauf urgence ; en fait le car part en convoi militaire . je discute dur et j'apprends qu'il y a un bus local qui part à 8h30 à moitié prix sans convoi adopté ! Puis nous partons à Philae avec Geffrey , un Ecossais rencontré à l_' hôtel . Première surprise une présence policière incroyable avec cabanons de béton tous les 500m et automitrailleuses à l'abri du soleil à côté . Le taxi nous fait passer par la grande digue sans intérêt mais payante . Enfin arrivée au débarcadère (pas un touriste ) où Geffrey marchande comme un fou la traversée et où nous récupérons un espagnol muy sympatico . Philae pour nous seuls ou presque vraiment chouette . Retour à Asw où Geffrey nous propose d'aller en felouque visiter les îles . O.K. remarchandage forcené . La felouque se traine et finit par s'arrêter faute de vent vers l'autre côté du Nil . Pas vu les îles mais nous assistons à un coucher de soleil splendide . Un collègue de nos marins d'eau douce , motorisé , nous remorque jusqu'à la rive . Je hèle un taxi collectif qui nous amène au " Salah ed Din " , repéré dans le petit Fûté , pour nous remettre de nos émotions : excellent et mérité . Retour à l'hôtel tout proche par le souk où en passant j'achète un superbe jean , égyptien garanti .
Quelles îles choisir en Thaïlande? English translation pending
by Cascas · 2018-11-25 · 9 replies
Bonjour à tous, Nous n arrivons pas à nous décider. Peut être que vous pouvez nous éclairer davantage. Nous avons prévu de passer 9 nuits sur une ou des îles. Nous partirons de Chiang Mai nous sommes conscients de la route et du temps à passer pour rejoindre certaines îles. Notre cœur balance toujours entre Koh Samet Koh Chang ou Koh Lipe. En choisissant Koh Samet ou Koh Chang nous avons peur de ne pas en prendre plein les yeux niveau clarté limpidité de l eau. Au vu des photos Koh Lipe les plages ont l air paradisiaques. Mais à priori elle reste une petite île. Qui peut vraiment nous aider à trancher pour info nous partons le 23 janvier. Merci à tous ceux qui liront notre message.
Intérêt de Koh Samui avec enfants? English translation pending
by Ganicos · 2018-08-22 · 8 replies
Bonjour à tous Nous repartons en Thaïlande début février pour 15 jours 4 adultes et 2 enfants 13 et 11 ans nous avions fais il y a deux ans Phuket et Koh Lanta , nous avons adoré KohLanta ainsi que les plages de nayang à Phuket où nous étions. cette année arrivée Bangkok puis ......la est ma question? Nous voulons aller à koh phangan, koh tao, et notre gros doute Koh Samui Pensez vous que Koh Samui vaille le coup? Et à rester combien de temps? Merci à ceux qui veulent bien nous donner leurs avis!!
Récit de voyage - Croatie - avril 2018 English translation pending
by Jordanscam · 2018-08-08 · 13 replies
14/04/2018 - 23h11 : Voilà, arrivées à l’hostel à Zagreb. J. et moi, nous nous sommes retrouvées à CDG à 16h pour prendre notre vol pour Zagreb à 18h30. Arrivées à l’aéroport à 20h20, récupération de la voiture de location et 1ere soirée à Zagreb. Nous ne sortirons pas e soir, trop fatiguées. Nous aurons la journée de demain pour visiter la capitale Croate.

15/04/2018 – 13h40 : Après une bonne nuit au calme, nous voilà parties à 9h à la découverte de la ville. En 1er lieu, recherche d’une boulangerie puis d’un café pour prendre notre petit déjeuner. L’hostel est très proche de la vieille ville et donc du quartier à visiter. Nous commençons notre balade, en chemin pour le petit déj, par la place Zrinjeva, poumon vert qui nous emmène jusqu’à la place Jelacica, qu’ils appellent aussi Main Square. Place centrale avant de monter vers la vieille ville qui se trouve en hauteur.

Après notre pause déjeuner, nous montons avec le funiculaire du coté de Gradec, quartier ouest de la vieille vile. Plusieurs styles de demeures se succèdent, toutes plus magnifiques les unes que les autres, l’église Saint Marc se démarquant avec son toi coloré qui rappelle ceux de Prague.

Nous visitons le musée de la ville de Zagreb qui est vraiment intéressant. Rue Opaticka, pas loin du musée se trouver au n°10, une splendide grille en fer forgé. J’en ai jamais vu une autant travaillée.

Nous descendons par une petite ruelle pour rejoindre Kaptol, quartier Est de la ville.

Nous rencontrons un défilé de soldats qui font leur parade devant la cathédrale. De ce côté, plus de touristes, même si on est loin des foules, ce qui n’est pas pour me déplaire. Nous passons au marché Dolac qui est sur le point de fermer. Nous ne verrons que la partie « extérieure », le marché couvert fermant ses portes. Le temps d’acheter des fruits et légumes locaux pour nos repas de ce midi et ce soir. C’est toujours agréable de palper le poumon d’une ville en passant par son marché.

Pause bien méritée sur Main Square pour manger et prendre le temps d’écrire ces quelques lignes. En tout cas, 1ere impression agréable des Croates. Ils sont souriant, agréables et prêts à vous rendre service faciles au contact et pour beaucoup parlent un excellent anglais. Par contre, l’heure, c’est l’heure. A 13h, les commerces ferment ce dimanche, et même si ils ont encore des sandwichs, ils préfèrent les remballer que vous rouvrir les portes. Idem hier soir. Nous sommes arrivées à 22h à l’hostel. La jeune femme à l’accueil sort du bâtiment, me voit me garer la voiture et sortir les bagages du coffre, elle court au porche et se sauve nous laissant seules devant l’hostel fermé ! Je cherche à téléphoner, çà ne marche pas. Nous commençons à nous inquiéter, puis 5mn plus tard, une nouvelle jeune femme arrive et s’excuse de son retard de 5mn. Elle prenait la relève. Sa collègue n’a pas voulu prendre quelques minutes de son temps pour nous accueillir et a préféré nous laisser dans l’angoisse de trouver porte close !

21h07 – Nous avons repris notre balade en retournant vers la cathédrale, puis J. avait envie d’une pâtisserie mais la fameuse de Zagreb était fermée. Nous sommes allées alors au glacier Sladoded Millenium y déguster un excellent sorbet aux fruits rouges. Nous sommes repartis dans la ville basse pour prendre l’avenue arborée qui mène jusqu’à la gare, avenue fleurie et jonchée de beaux bâtiments et bordée d’immeubles restaurés très séduisants.

Nous avons prolongé jusqu’au très joli jardin botanique. Les immeubles de Zagreb sont vraiment magnifiques et témoignent de la grandeur qu’à pu connaître cette ville. La restauration se fait petit à petit avec beaucoup de goût.

Retour à l’hostel en passent par le supermarché pour se déguster une bonne salade à l’hostel, accompagnée de la bière croate « Karlovacko ». Le patron de l’hostel nous offre gentiment en dessert une pâtisserie locale. Il m’avait déjà ce matin offert un excellent petit café.

Notre visite de Zagreb m’a vraiment charmée et je ne regrette vraiment pas cette 1ere escale. Demain, départ pour Plitvice.
Croisière MSC Preziosa aux Caraïbes, janvier 2019 English translation pending
by Rcoucou · 2018-05-31 · 160 replies
bonjour

profitant de la promotion j'aime la croisière (réduction de 10%) supplémentaire nous avons réservé avec des amis pour le départ du 27 janv 2019

sur le bateau MSC Préziosa le jumeau du Fantasia que nous avons déjà pris en début d'année

ce post permettra de préparer les différentes escales

à Bientôt
Premier grand voyage à vélo: de Montréal jusqu'au Mexique English translation pending
by Paolucci · 2018-05-21 · 3 replies
bonjour, je pars en vélo de Montréal au Mexique mon voyage se terminera à Puerto Escondidos. Je me donne 6mois du 1sept au 1mars. Je vais descendre la côte est des Etats-Unis. Je veux passer au Mexique par le Texas Je me demande quel poste frontalier passer question sécurité. je veux descendre la côte ouest jusqu a Oaxaca Que pensez-vous de mon plan Merci pour tous vos précieux conseils Daniel
Retour de 14 jours dans le nord d'Oman English translation pending
by Rave42 · 2018-04-09 · 2 replies
Le nord d’Oman en 14 jours (15 si on compte l’avion) début mars 2018

Nous voyageons seuls en louant une voiture et prenant des hébergements pas chers, mais corrects. Nous vivons de la façon la plus économique possible.

Prix Ce voyage nous est revenu à 102 euros par personne et par jour tout compris de Mulhouse à Mulhouse. À part l’avion, la plus grande dépense fut la location d’un Toyota Fortuner. Excellent franchisseur, il nous a permis de passer sans problème partout. Un Toyota Prado semble suffisant, peut-être même un Suzuki Vitara. L’essentiel est de pouvoir avoir recours à une boîte courte surtout utilisable dans des descentes d’enfer. La vie n’est pas chère. On trouve facilement des supermarchés pour acheter de quoi manger à midi. Le soir nous mangions dans la rue dans des petits restaurants qui font office de drive et qui sont très prisés des locaux : 3 euros par personne. L’essence n’est pas chère, les stations nombreuses sauf dans le désert.

Routes Elles sont en excellent état. Attention sur les autoroutes limitées à 120km/h, il y a des radars tous les kilomètres. Apparemment la police ne fait pas de contrôle de vitesse. Quant aux pistes, elles sont en bon état mais présentent parfois des déclivités très très importantes. Par contre s’aventurer dans la wadi Abyad est assez hasardeux vu l’épaisseur de galets. Nous n’avons pas vu une goutte de pluie pendant notre séjour. La route du wadi Bani Awf de Bahla à Rustaq est facile et vraiment pittoresque. Aller seul au 1000 nights Camp ne pose pas problème. On roule sur les pistes parallèles à la piste centrale, puis on tourne à gauche en montant sur la dune. C’est fléché et on a toutes les coordonnées sur le « Oman off road ». Conduire dans le sable ne pose pas plus de problème que conduire sur la neige. Il faut rester là où il y a des traces de voiture. C’est un régal de pouvoir se garer sans problème. Il y a de la place et de plus tout est gratuit. À Mascate il y a quelques parcmètres, mais on peut les éviter facilement en se garant devant le marché aux poissons. La signalisation est très souvent défaillante. C’est pourquoi je vous conseille fortement d’acheter dés votre arrivée le « Oman off road » qui vous décrit 35 itinéraires touristiques. Achetez le à l’aéroport. Quand vous êtes devant les boutiques des loueurs de voitures, aller chez WHSmith qui se trouve de l’autre côté de la porte de sortie. Lonely Planet décrit aussi de façon détaillée l’accès à certains sites et c’est bien utile.

Argent Nous n’avons utilisé que des rials. Nous les avons trouvés dans les distributeurs automatiques qui sont présents dans toutes les agglomérations. On peut aussi payer par carte les hôtels et l’essence (ce qui ne vaut pas le coup vu le faible prix). Ce qui est surprenant c’est qu’ils n’utilisent pas le 100ème, mais le millième. Ainsi 10 rials s’affiche 10.000. 1000 baisas font donc un rial.

Population Les gens sont vraiment accueillants. Ils disent bonjour dans la rue, discutent facilement avec vous, vous proposent café et dates et même vous invitent à manger chez eux (cela c’est produit deux fois). Le tout est fait sans arrière-pensée. C’est assez fantastique et on est sidéré, lors du retour, par la froideur des gens qui vous ignorent totalement.

Curiosités touristiques D’abord tout est gratuit ou tout comme (1euro pour visiter la citadelle de Bahla par exemple). Mais attention est ce que cela va durer longtemps ? L’accès au fort de Nizwa (ville touristique par excellence) revient à 10 euros par personne (4 euros pour un omanais) et semble augurer d’un futur plus tourné vers les profits touristiques. Vous pouvez vous passer de cette visite. Pour l’instant peu de tourisme organisé. S’il existe il touche des petits groupes sauf à Mascate où les bateaux de croisière font escale. Un conseil visiter les marchés, les wadis, la grande mosquée à Mascate tôt le matin. Tout est beau et mérite le détour.

Les marchés On peut se débrouiller pour enchaîner : - le souk d’Ibra le mercredi : en réalité un gros marché assez décevant - le souk de Sinaw (Sanaw) le jeudi avec la vente des dromadaires par les bédouins (peu de touristes) - le souk de Nizwa le vendredi avec le marché aux chèvres (beaucoup de touristes) - le souk de Bahla le samedi avec ses chèvres (aucun touriste) En tout cas, il faut arriver tôt pour voir beaucoup d’animaux et peu de touristes.

Les curiosités peu fréquentées Le wadi Hoqain près de Rustaq Le chantier des boutres à Sour. Y accéder par la plage en passant à pied sous le pont suspendu. On entre directement dans le chantier. Si on passe par la rue, on se trouve derrière un mur. Jani Bani Bou Ali avec sa mosquée aux 52 coupoles, son château en ruine et sa vieille ville Le vieil Ibra. Du souk prendre la direction Al Kanatar (fléché). Rester à gauche pour prendre le wadi. On roule un moment et on voit les ruines. Prendre la ruelle pavée. Le wadi qui se trouve derrière la vieille ville de Tanuf direction Al Fara’s Al Ayn et ses tombes antiques. La route qui va de Sint à Ghul Les bains publics de Rustaq « Al Kasfah hot Springs ». C’est fléché, gratuit et très chaud La source chaude Ain-al-Thawarah près de Nakhl. Gratuit, se baigner dans la rivière La plage de Seeb (Sib) entre 16h30 et 17h45 pour voir la pèche à la sardine avec des filets tirés par des pickups Nissan !

Résumé de notre circuit Le nord du pays avec Mascate, Sour, Jalan Bani Bou Ali, Wadi Bahni Khalid, 1000 nights camp, Ibra, Nizwa, Bahla, Rustaq – Mascate. Bien sûr nous avons visité tous les points touristiques sur ce trajet.

Conclusion C’est un très beau pays encore authentique. C’est pour cela qu’il faut se dépêcher d’y aller.
New England (USA) and Motorcycle! English translation pending
by Genevois · 2018-03-18 · 3 replies
Après 4 jours passés à admirer des dizaines de motos, à étudier leurs caractéristiques, à monter dessus sans pouvoir sentir les vibrations du moteur, l'appel de la route commençait à être intenable. Alors aujourd'hui, il était temps. Notre taxi est conduit par un chauffeur originaire du Nigeria. Il connaît assez bien Boston, mais Eaglerider est à Revere, à la sortie nord de la ville. Et là, il connaît beaucoup moins bien. En plus, même avec un GPS, il a de la peine à trouver la bonne sortie et finalement, on se perd un peu. Le gars est gêné et me propose un deal. Vu que la course sera plus longue que prévue, il arrête le compteur et me dit que je ne paierai pas les minutes supplémentaires... Arrivés finalement à bon port, sans trop avoir galéré, il se confond en excuse et veut même nous offrir la course ! Il est pas bien cet homme là ! Ou peut-être qu'il est trop bien justement... Notre Electra nous attend. 10'000 miles au compteur, super état, stage 1, échappements d'enfer et cale-pieds autoroute. Ca nous change de la croûte de Denver. Direction Nord, le long de l'océan, le Maine nous tend sa côte. Un Etat peu connu des Européens et pourtant, il a beaucoup à offrir. Comme toute cette partie Nord-est d'ailleurs, baptisée la Nouvelle-Angleterre. Remarquez qu'on aurait de la peine à l'oublier vu les villes qu'on voit sur les panneau. Ipswich, York, Portsmouth, Dover, la Perfide Albion est bien présente. Un bout de Massachussets que voici le New Hampshire, un Etat qu'il est toujours difficile de placer sur une carte. Mais visiblement ses habitants ont tout compris, eux qui affichent fièrement sur leur plaque de voiture la devise "Live free or die". La côte du NH ne dure que quelques miles, mais quelques miles de plages, le long de Hampton ou Rye. Le peuple est sur le sable, mais dans l'eau, pas grand monde. La peur du great white shark, qui trône en photo ou en jouet dans toutes les boutiques sur les quais ? Sans doute plutôt la froideur de l'Atlantique, peu tempéré si près du nord. Le Maine arrive sans vraiment prévenir. Depuis notre départ de Boston, nous roulons soit sur la US 1 ou la US 1A, celle qui part du Canada et qui arrive tout au bout de de la Floride, bien plus au sud. Ici le spectacle n'est pas dans les paysages, peu spectaculaires bien qu'agréables, mais sur le bord des routes avec des maisons de rêves. Des maisons ? Des demeures oui. En bois, avec des colonnes qui entourent le porche, ou alors en briques, afin de rester fidèle à l'héritage culturel des cousins britanniques. Le point commun reste comme toujours la présence du Stars and Stripes, planté dans la pelouse ou sur le cadre de la porte palière. Notre étape du soir est en vue. Kennebunk, la résidence d'été des Texans qui ont gouverné le pays quelques années durant : Bush père et fils et leur famille. Nous sommes accueillis par Susan, notre hôte Airbnb, dans sa belle maison. Un welcome chaleureux comme toujours aux US. A peine arrivés qu'elle nous dit déjà où aller manger dans le village voisin Kennebunkport, plus facilement appelé KPT. Le Pilot house, un resto-pub où les pêcheurs sont encore acceptés, même en habit de travail, où la cravate et la tenue de soirée ne sont pas de rigueur. Et où les homards et le haddock sont les meilleurs de la ville ajoute-t-elle. Et pas aux prix des riches Bostoniens qui viennent visiter la région. Vendu Susan, on y fonce. Elle avait raison la Susan, une petite terrasse sans prétention et un groupe qui jouait live. Paraîtrait même qu'un des guitariste a fait un jam avec Dire Straits, selon un marin assis à la table voisine. Un endroit comme on les aime, nature, authentique et Susan avait encore une fois raison, le haddock était parfait Tonnerre de Brest ! Ce petit trip dans ce coin des US s'annonce bien. Demain, direction nord vers Bar Harbor et le parc Acadia. Susan nous a déjà dit que demain matin au petit-dej', elle nous dira quelles belles routes prendre. Après avoir précisé que nous aurons d'abord droit à des pancakes aux myrtilles et à la banane ... Elle est bien cette Susan.La Nouvelle-Angleterre. Apres le nom des villes, c'est maintenant au tour de la météo de nous rappeler les origines toutes british de ces terres du nord-est américain. Après les pancakes à la myrtille de Susan, le ciel se couvre et nous inonde d'une bruine bien droite, bien dense, bien humide. Une véritable douche écossaise alors que les prévisions n'annonçaient rien de méchant. 2 bonnes heures d'un rideau de gouttes fines et légères, qui n'ont l'air de rien, mais qui trempe son homme (et sa femme). C'est bien dommage car Ocean Avenue est d'une beauté incroyable. Des demeures au bord d'une côte sauvage et déchiquetée, l'occasion de faire des photos splendides. Enfin, par beau temps on s'entend. Donc pas la. Foutu pour foutu, nous prenons l'interstate 95 nord, histoire d'avancer. Autoroute que nous quittons bien trempés à Portland pour rejoindre le Waterfront, au bord de l'océan. Une jolie petite ville Portland, la deuxième du genre que nous visitons après Portland/Oregon, fondée d'ailleurs par un gars originaire de Portland mais Maine. Tout s'explique. Nous reprenons la US 1, car la pluie se calme et le ciel s'éclaircit. Ici, pas de grands espaces comme dans le Wild Wild West. La densité de population est telle, que les maisons et les petites villes se succèdent. L'océan n'est jamais loin non plus, mais les arbres viennent lécher les bords des grèves, alors même s'il est tout près, on ne le voit que rarement. Les effluves des embruns nous le signalent tout de même, surtout que c'est marée basse. On ne va pas dire que les paysages sont exceptionnels voire même beaux, mais il y a du charme sur ces petites routes bordées de splendides habitations. Et évidemment, plus près de l'eau on roule, plus c'est beau. À partir de Belfast (tiens, tiens...) le ciel bleu nous rend le soleil qu'il avait caché derrière la couche de nuages. Ca embellit rapidement le paysage. Nous continuons de longer cette côte Atlantique splendide, sauvage, déchiquetée et préservée. Pas d'immeubles, de grosses constructions. En bord de mer, les hôtels sont des auberges ou des B&B, semblables aux habitations privées. La Mont Desert Island est en vue, avec sa ville phare : Bar Harbor, haut lieu du tourisme nord-américain. Car il faut dire que le Canada n'est pas très loin et sur les trottoirs bondés, il n'est pas rare d'entendre l'accent chantant de nos cousins québécois. L'endroit est splendide, face à la mer et les petits îlots qui parsèment la baie. Le parc Acadia à son entrée à proximité et Bar Harbor est l'endroit où l'on se pose pour une bière, une glace ou un dessert, après la visite du parc. Et pour ceci, un point commun : la myrtille. Ce fruit est la star du coin. A tel point qu'on le trouve partout. En vente le long des routes, mais aussi dans les pancakes, les glaces, les tartes, les muffins et les habitants de Bar Harbor ont poussé le vice jusqu'à brasser la Bar Harbor Blueberry Ale ! L'autre star, c'est bien sûr le homard, présent partout. Nous en avons mangé à midi, au Sprague ´s à la sortie de Wiscasset. Une petite cantine de bord de route, sans prétention, sauf celle de régaler ses clients avec les fameux Lobster Rolls. Alors ce soir, on change, tout en restant dans les produits de la mer. Ce sera du haddock, comme hier, mais préparé différemment par les cuistots du Chart Room à la sortie de Bar Harbor en direction de Trenton où nous logeons pour la nuit. Une petite terrasse, l'air frais de l'océan, les couleurs du soleil couchant et un bon repas. De quoi être heureux et profiter de l'instant présent. Demain, on visitera le parc Acadia et nous ferons aussi le tour de l'île. Ca tombe bien, le beau est annoncé. A moins que.Waow. S'il ne fallait qu'un mot, ce serait celui-là. Waow. Gros coup de coeur donc pour la Mont Desert Island et le Acadia NP. Nous prenons la route assez tôt le matin pour bénéficier des meilleures couleurs. La Park Loop Road débute juste avant Bar Harbor. Le Ranger qui est au portail nous apprend que ce weekend l'entrée est gratuite dans le parc, au lieu des 20$ habituels pour une moto. Une route qui va rapidement devenir à sens unique pour faire son show. Un peu dans la forêt de pins et de feuillus mais surtout au bord de l'océan. Et les vues sur les rochers et cette mer d'un bleu profond ne laisse pas insensible. Une merveille de la nature, une quiétude, voire même la sérénité incarnée. Un spectacle dont on ne se lasserait pas s'il ne fallait quand même continuer sa route. Cette route donc, qui va nous mener au sommet du Mont Cadillac, d'où la vue sur les îlots et au loin le large est magique. Nous n'en avons pas encore assez, alors nous décidons de faire tout le tour de l'île vers Southwest Harbor, puis Trenton. Grand bien nous a pris, car la topitude continue. Pas de circulation, des routes en super état. Comme c'est bon de rouler sur l'Electra, dans la fraîcheur du matin au bord de l'océan, mais avec un soleil qui permet de rester en t-shirt. Il nous arrive de croiser des gens, faisant un jogging, certains avec un pousse-pousse, d'autres avec leur chien. Et toujours ce signe de la tête ou de la main pour saluer. Que l'on soit à l'ouest ou à l'est, le respect des américains ne change pas. Il nous faut avancer pour rejoindre notre repaire du soir à Bethel, plus à l'ouest de l'Etat, presque à la frontière du New Hampshire, et dans les terres. Ce qui est impressionnant ici, c'est qu'on ne s'arrête jamais de rouler. Pas de feux, pas de ville à traverser, pas de bouchons. Ca roule, encore et encore. Et ces routes du Maine sont magnifiques, à travers les forêts, le long des lacs où des rivières. Car l'eau n'est jamais bien loin. Même qu'à un moment donné, un de ces lacs nous offre son ponton pour une pause. Des gamins jouent dans l'eau et je vais tremper ma main pour jauger la température. Surprise. Contrairement à l'océan qui était ce matin à 14 degrés, le lac est bien tempéré. Ni une ni deux, je me mets en slip et je pique une bonne tête. Le soleil me séchera, même si les parents des gamins en question m'ont gentiment proposé un linge de bain. Bethel est en vue, un petit village tranquille, une belle auberge pour notre nuit. Quel sentiment de liberté sur ces magnifiques routes US, au guidon d'une Electra parfaite. Et quand la radio, branchée sur Classic Rock, nous crache "Dancing in the dark" de Springsteen, le nirvâna n'est pas loin.Bethel se trouve du côté est de la chaîne des Appalaches et dès la sortie de la petite ville, nous voilà déjà dans les collines boisées. Le Mont Washington, plus haut sommet de la côte est des USA, n'est qu'à une trentaine de miles. La US 2 West, puis la NH 16 South et nous voici au pied de la route qui monte au sommet. Comme tout parc géré par l'Etat, il y a un péage et la grimpette vaut 26$ pour deux et la moto. Une route spectaculaire, car étroite et d'une pente qui avoisine parfois les 20% !!!! En plus, pour corser un peu l'affaire, il n'y a pas de muret de sécurité côté vide et une portion de plusieurs centaines de mètres n'est même pas asphaltée. Bref, un bel exercice de style. Le sommet n'est qu'à 1950 mètres environ, mais il y a un vent assez fort et assez frais. Malgré sa faible altitude, le Mont Washington est l'un des endroits au monde où les vents les plus violents soufflent. Surtout lors des tempêtes d'hiver. Un panneau nous apprend qu'en 1934, Eole a été mesuré à 231 mph !!!! Belle brise... Si la montée était déjà sport, la descente est aussi coton, avec la pente et le poids de la moto. La NH 16 South est une belle route qui nous amène à Conway. Une route qui suit une vallée et qui est toute en courbe au milieu du New Hampshire. La région est très boisée et sans doute qu'il faudrait venir ici en automne pour goûter aux couleurs magiques des feuillus qui se déshabillent avant l'hiver. Pas de réelles montagnes, mais de hautes collines, bien rondes, sur lesquelles des pistes de ski ont été tracées à travers les arbres. Le Vermont n'est plus si loin alors que nous remontons la Kancamangas Highway, plus simplement la NH 112 West, qui longe sans cesse une rivière. Nous passons dans ce Vermont dont la capitale est Montpelier, avec un seul "l". Les paysages ne changent pas, toujours vallonnés et boisés, comme chez le voisin. Malgré son statut de capitale de l'Etat, Montpelier est une petite ville dont seul le Capitole lui donne de la grandeur. La VT 100 North nous conduit à Stowe où nous nous posons dans une superbe maison, chez Karen, notre hôte Airbnb d'un soir. Karen et son mari sont un couple de retraités super sympas, qui ont vécu longtemps à l'étranger. JIm a même fait le Vietnam, mais pas en touriste... Un accueil avec un verre de rosé, chaleureux et amical (l'accueil, mais le rosé aussi finalement) comme toujours. Avec l'anecdote du jour : Karen nous demande de bien fermer la porte du garage une fois la moto rentrée, car un ours se balade dans le coin et il ne serait pas mécontent d'aller taper dans les réserves de nourriture de nos hôtes. Elle a même réussi à le prendre en photo, debout sur les pattes arrière, à regarder par la fenêtre de la cuisine ... Et elle nous dit ça en toute décontraction, précisant qu'il y a aussi quelques coyotes, ou plutôt une espèce de loup local, qui viennent parfois vers les habitations. Plutôt une bonne nouvelle ajoute-t-elle, c'est la preuve que la nature vit dans ce coin du Vermont...Stowe se trouve sur la VT 100. Ca tombe bien, car cette route prend son départ près de la frontière canadienne et elle va descendre tout au long du Vermont jusqu'au Massachussets. Et justement, c'est la qu'on va, au Massachussets. Il n'y a donc qu'à la suivre sur 200 miles et le tour est joué ! Une route splendide, qui suit des vallées entre les collines, qui longe des rivières ou des lacs, qui traverse des petites villes charmantes. Le Vermont est un Etat essentiellement rural, sans réelle grande ville, où la nature tient une place importante. Du coup, le tourisme est bien présent et les petites auberges et autres guesthouse sont nombreuses sur le bord des routes. Malgré ses montagnes de faible altitude, l'hiver est rude dans ce coin, de la mi-novembre à la mi-avril avec de la neige, parfois beaucoup de neige, et des températures négatives pendant de long mois. Nous avons d'ailleurs vu plusieurs petites stations de ski, dont les pistes ont été bâties par l'homme à travers les forêts. Une fois encore, les routes sont parfaites et très roulantes. Peu ou pas de circulation, quasi aucun arrêt dû à des feux ou des bouchons, le rêve américain en Electra ! Les maisons en bois se succèdent tout au long de la journée, principalement blanches, parfois rouges ou encore bleues, mais tout le temps splendides, avec leur porche et les fauteuils, leur pelouse parfaitement tondue. Le Canada n'est vraiment pas loin (d'ailleurs Stowe n'était qu'à moins de trois heures de route de Montréal et donc plus près que de Boston) et beaucoup de fermiers vendent leur production de véritable Maple Syrup, traduisez le sirop d'érable. Autre spécialité locale, les ponts couverts en bois. Construits il y a des dizaines d'années, voire plus, les communautés les restaurent et les entretiennent, conscientes qu'il s'agit d'un patrimoine culturel important vu la jeune Histoire américaine. Je ne voudrais pas avoir l'air d'insister, mais ces routes de la Nouvelle-Angleterre sont un régal. Si le paysage est sans doute moins spectaculaire que dans l'Ouest, les routes, elles, sont moins monotones. Pas d'interminables lignes droite et plate, mais des courbes et des virages, des montées et des descentes, le tout dans un sentiment de sécurité absolue. D'ailleurs cela fait 5 jours que nous roulons en t-shirt et si le port du casque n'était pas obligatoire pour les motos de location, il y a fort à parier que nous n'en aurions pas porté ! Ce soir, nous nous posons donc au Massachussets, à Shellburne Falls, célèbre pour son pont fleuri. Un ouvrage pour piétons copieusement bondé de fleurs et de bulbes qui font le bonheur des visiteurs. Peut-être une bonne idée à prendre pour un de nos ponts qui enjambe le Rhône ? Notre logement est perdu dans les bois à 7 miles de la petite ville. Alors que nous nous apprêtons à sortir manger, je demande à notre hôte si nous avons besoin d'une clé pour revenir. Pixie me répond que eux aussi sont de sortie, mais que la maison reste ouverte, nous n'avons pas à nous inquiéter. Mais dites-moi voir, ne sommes-nous pas dans un pays dangereux qui vit avec la peur et l'angoisse sécuritaire ? Confiants, nous laisserons bien sûr nos casques et gants sur la moto pendant notre repas au Blue Rock. Sans souci évidemment. Le Maine, le New Hampshire et aujourd'hui le Vermont. Trois Etats dans lesquels le bonheur a été absolu sur les routes. Demain, dernière traversée du Massachussets pour rejoindre Boston. Car demain soir nous troquons Harley-Davidson contre British Airways ...
Au Ladakh? Et sur une Royal Enfield? Et ouais... English translation pending
by Genevois · 2018-03-16 · 8 replies
Se couper du réseau, du Wifi et du téléphone portable l'espace d'à peine deux semaines. Un bonheur rare sous nos contrées, mais pas en Inde où le réseau est souvent capricieux. Alors c'est au retour que l'histoire se raconte. Avant d'atteindre le Ladakh et le début de notre aventure en deux roues, il faut passer par New Delhi. C'est un A350 flambant neuf de Lufthansa qui nous y conduira. Un service à bord au top, un avion à l'équipement bien pratique (les écrans individuels ont la taille d'un Ipad et le choix des films est impressionnant), je connais une compagnie à croix blanche qui pourrait en prendre de la graine. Dès la sortie de l'aéroport, New Delhi nous agrippe. Une ville tentaculaire et surpeuplée avec ses 16 millions d'âmes, une ville sale et poussiéreuse, une ville bruyante et stressante, une véritable fourmilière humaine sous 43 degrés Celsius. Charmé ? Sans doute pas. Intrigué plutôt, par les contrastes et l'absence des codes qui régissent nos sociétés. Les contrastes : imaginez un mall à l'américaine avec ses boutiques de luxe Dior, Vuitton ou Chanel. A peine 15 minutes de rickshaw plus loin, le bas de l'échelle (enfants y compris) vit dans la rue, dort à même le sol dans une crassitude et un dénuement total. Rajoutez l'enfer de la circulation locale, où les tuk-tuk ont pour règle de ne pas en avoir, où trois voies peuvent accueillir 6 véhicules de front sans souci, où on roule à contre-sens sur certaines grandes avenues et vous aurez une partie du tableau. New Delhi devrait d'ailleurs s'appeler surtout Delhi tout court. Car s'il y a un NEW à Delhi il y a aussi un OLD. Et c'est là, prêt du Fort Rouge et de la grande Mosquée qu'il est fascinant de s'y promener. Les odeurs d'épices (et d'urine aussi parfois), les murs décrépis, les ruelles abritant des ateliers ou des restaurants improvisés d'un autre âge, et surtout le spectacle de la rue et de ses acteurs, tout y est prétexte à ouvrir ses sens. Evidemment, il y a suffisamment à voir dans une telle ville. Comme l'India Gate, un arc de Triomphe à l'indienne où les familles viennent se promener et les enfants se baigner dans l'eau glauque des bassins, comme la gare centrale, véritable ruche où certains attendent à même le sol des trains dont les retards se montent parfois à plus de dix heures, comme le Lodi Garden ou Connaught Place. Les Blancs sont assez peu nombreux et l'Indien est friand de selfie (combien de fois avons-nous dû poser avec des familles ou des jeunes ?) ou de regards tellement appuyés qu'ils peuvent désarçonner. Une journée à l'aller, une journée au retour. Pas de quoi s'imprégner d'une telle mégapole. Nous l'avons survolée, nous ne l'avons pas pénétrée. Delhi (comme l'Inde d'ailleurs) a son fonctionnement qui ne se dévoile pas en si peu de temps. Mais en laissant tomber nos rigides barrières d'Occidentaux, une certaine facette fait déjà surface. A nous de la comprendre. Nous sommes venus faire de la moto au Ladakh, ça vient, ça vient. Mais il était impossible de ne pas évoquer Delhi avant la grosse part du gâteau. Ca vient, ça vient ... Manali. Ce serait une ville complètement anonyme dans l'immensité indienne si elle n'avait deux caractéristiques. Celle d'être la porte d'entrée des voyageurs à destination de la chaîne himalayenne. Située à 2200 mètres sur les premiers contreforts des montagnes, c'est une petite ville de province sans attrait particulier. Sa deuxième caractéristique, moins glorieuse (encore que, cela dépend des goûts de chacun...), il paraît que sa marijuana est d'une excellente qualité. Et l'herbe pousse partout, en sauvage, sans soin particulier. Alors évidemment, cela attire encore l'Occidental pas encore sorti de l'ambiance seventies, avec ces pattes d'ef, ces longs cheveux et son look de vieux junkie. Trekkers/bikers ou individus à la recherche de paradis artificiels, le décor est planté. Manali donc. 500 km au nord de Delhi, à faire en bus vu qu'il n'y a pas d'autre alternative. Mais à l'indienne. A l'aller, pas moins de 14 heures de trajet, de longues minutes à se demander si nous allions y arriver. Les Argentins ont eu Juan-Manuel Fangio, mais aucun doute là-dessus, il aurait tout aussi bien pu être Indien. En Inde, c'est simple. Le plus gros passe avant tout le monde. Alors évidemment, quand on est dans un car (climatisé et confortable), on s'en fout des autres, on force et on passe. Combien de dépassements dans des virages sans visibilité, combien de queue de poissons à des voitures, combien de risque de frontal avec des deux roues ? Trop, beaucoup trop. Il aurait été agréable de s'assoupir, mais impossible. Arrivés enfin à Manali, nous sommes accueillis par Josh, notre guide moto pour les deux prochaines semaines. Josh est Américain et tout comme sur les routes, il a décidé de choisir sa trajectoire. Il bourlingue en Asie, conduit des groupes, vit comme un nomade des temps modernes, sans attache particulière. Un homme généreux et au grand coeur, on y reviendra. Dépose de nos sacs dans un petit hôtel simple mais confortable, nous touchons enfin les montures qui vont nous conduire à travers les incroyables contrées du Ladakh. Malheureusement, la météo n'a pas encore décidé de nous faire bénéficier du ciel bleu, il faudra faire avec de la pluie et du gris. Petite course de prise en main autour de la ville, la Royal Enfield s'avère maniable, légère et facile à piloter. Et tant mieux parce que vu ce qui nous attend... Le lendemain matin, lever tôt pour notre premier jour de route. Pas vraiment le temps de s'adapter, la première montée est pour le col du Rothang qui culmine à 3900 mètres. Bam, d'entrée ! Sur la route aussi, pas de répit. Le Rothang est populaire pour la classe moyenne venue goûter à l'air des montagnes. Equipés de combinaison de ski (...), les Indiens y montent voir la neige, si rare ailleurs dans le pays. Alors ça bouchonne sec. Mais Josh nous montre la voie. On prend les bords de route, on slalome, on se faufile et on passe. Petit arrêt au sommet, mais la météo n'incite pas à traîner là-haut. L'autre versant, ce sera une autre histoire. Si la montée depuis Manali est entièrement asphaltée, là c'est le contraire. Par l'ombre d'un bitume, que de la piste, des trous et de la boue. C'est le début de la séquence Enduro qui va durer 12 jours. Debout sur les cale-pieds, il faut anticiper, choisir sa voie, faire attention de ne pas glisser, doser son freinage et veiller à rester sur la moto. Le tout en évitant les voitures et en ne s'approchant pas trop du bord de route qui n'a aucune protection vers le ravin. Un ravin dans lequel un membre du groupe aura quand même réussi à y balancer sa moto pour une petite dégringolade de 20 mètres. Il continuera comme passager. Direct dans le bain... Mais ce n'est pas fini, loin de là. Plus loin, la pluie et la fonte des neiges font déborder les rivières, alors ce sera deux passages de gués successifs avec la confirmation que l'étanchéité des chaussures laisse à désirer. En fin d'aprem, Jispa et notre étape du premier soir de route est en vue. Petit hôtel local sympa et fonctionnel. On était venu chercher l'Aventure, cela n'a pas mis long à démarrer. Peu d'asphalte, surtout de la piste, l'altitude, on est dans l'Himalaya M'sieur Dames. Avec ces 3900 mètres, le Rothang, bien que populaire vu sa proximité de Manali, fait figure d'apéritif. Dès aujourd'hui, nous allons gentiment grimper pour flirter, et parfois conclure, avec les 5000 mètres ! Au départ de Jispa, la pluie n'a pas vraiment cessé et le ciel est toujours aussi gris. Déprimant, surtout lorsque l'on vient jusqu'ici pour voir les sommets. Mais pas le choix, faut avancer. Vers le BaralachaLa notamment, 4850 mètres bien tassés. Comme si l'altitude ne suffisait pas, le mauvais temps de ces derniers jours a causé quelques dégâts. Ainsi, pendant la montée vers ce premier col, un éboulement de rocher est venu couper la route. Dans ce coin du monde, la nature ne fait pas les choses à moitié. L'éboulement en question est large de plusieurs centaines de mètres et plus rien ne passe. Il y a bien une pelle mécanique qui tente tant bien que mal de dégager les gros cailloux de la route, mais ce sont surtout des mains qui vont dégager la voie. Une impressionnante file de camions s'est formée et pas question de rester derrière eux. On mettrait des heures à passer. Alors, on dépasse, on resquille, on se la joue motards rebelles. Et on passe devant, première position pour passer dès que la route s'ouvre. Deux bonnes heures d'attente, trois fois rien parfois cela prend plusieurs jours, et la route s'ouvre. On va pouvoir passer mais il y a un prix à payer. Une remontée du torrent sur 2-300 mètres, en essayant de ne plus poser le pied à terre. Raté pour quasi chacun d'entre nous. 4850 mètres atteints au BaralachaLa, et sans effort. Ou presque, car les routes sont toujours aussi ... locales ! On pourrait imaginer que nous sommes les seuls dingos à s'aventurer sur ces pistes en moto, mais que nenni. L'Indien est aussi motard. Il roule évidemment en Enfield, il a des sacoches et un chargement à l'arrière, qu'il recouvre avec une grande bâche en plastique qui protège tout l'arrière de la moto. Et le signe universel des motards, le salut, marche aussi ici. Sauf qu'au lieu de tendre la main, on lève le pouce au-dessus du casque. Pas toujours simple quand on essaie de garder son équilibre sur les pistes. Et ils sont nombreux les motards indiens. Seul ou à deux, mais nombreux. Toujours pas l'ombre d'un ciel bleu (belle formule, comment avoir de l'ombre sans le bleu ...?), le gris prédomine lorsque nous atteignons les alpages de Serchu en fin de journée. Ce soir, pas de chambre, de douche ou de lit confortable. Un camping, tente pour deux, avec un lit surélevé et même une mini salle de bains, mais un froid, on vous dit pas. Il faut dire que nous sommes à 4400 mètres. Un de nous ne se sent pas super bien depuis le début de la journée et là, c'est vraiment pas la joie. Tremblements, perte de contrôle de soi, Josh n'hésite pas bien longtemps. Le MAM, mal aigu des montagnes, frappe fort et met notre ami K.O. Pas le choix, il va falloir le redescendre en "plaine". Décision est prise d'évacuer et Josh se démène pour trouver un 4x4 en pleine nuit (il est 22h00) pour transporter notre compagnon d'infortune. Contre rémunération bien sûr, et c'est parti pour 10 heures de calvaire, sur des pistes, des ravins, des cols, avant d'atteindre la ville de Leh où il y a un hôpital. Josh avait raison, le taux d'oxygène dans le sang était bien descendu, à en être dangereux. Lutter contre le MAM ? Pas vraiment de recette miracle, mais plutôt des recommandations à suivre. Boire 4 à 5 litres d'eau par jour (ce qui a pour effet un gros pipi toutes les 40-50 minutes, nuits y compris) et prendre de l'aspirine en cas de maux de tête. Ca marche ou ça marche pas, mais tout le monde poursuivra le voyage jusqu'au bout. Mais 4 litres d'eau par jour, qu'est-ce que c'est chiant. La nuit à Serchu aura été fraîche, allez disons froide. Mais au matin, belle surprise, le soleil. Et des couleurs, enfin. Mais ça, c'est pour la suite ! Enfin. Au réveil, nous trouvons ce que nous étions venus chercher ici. Du ciel bleu, des paysages, de l'émotion. Au programme du jour, nos premiers 5000. Un baptême que nous pouvons appréhender, surtout après le départ d'un de nos camarades pour cause d'altitude. Les couleurs ont changé, on pourrait même dire que les couleurs sont apparues tant tout était gris jusqu'à maintenant. Des couleurs incroyables, un bleu de ciel qui n'existe pas chez nous (normal, vu la différence d'atmosphère), des montagnes aux nuances naturelles, bref, le moral remonte aussi haut que les cols que nous allons franchir. C'est aussi depuis là que nous allons commencer à croiser de nombreux convois militaires. D'ailleurs, plus nous approchons de Leh, la ville principale du Ladakh, plus la présence des forces indiennes sera importante. Avec souvent des slogans le long des garnisons ravivant le sentiment nationaliste. "One Nation Only", "We serve India", "Our Army for our People", quelques exemples à la gloire des soldats indiens. Il faut dire que le Ladakh fait frontière avec la Chine, dont les visions expansionnistes ne sont pas qu'un leurre, et surtout avec le voisin pakistanais, ennemi héréditaire depuis la création des deux nations. Une sorte de volcan qui paraît endormi mais dont le cratère peut exploser à tout moment délivrant un déluge de feu. Alors l'armée indienne montre ses crocs, sans doute dans un esprit préventif. Bref, nous ne nous sentons pas concernés du tout, sauf quand il faut dépasser les nombreux camions qui rejoignent leur base. Peu d'espace pour croiser ou dépasser, il faut souvent étirer notre propre convoi pour passer ces obstacles. Mais heureusement les chauffeurs sont très compréhensifs avec les motards et aucun d'entre-eux n'entrave notre avancée. La route devient rapidement vertigineuse. Ici, le ravin n'est jamais loin et aucune protection ne vient séparer la route du bord. Concentration. Premier 5000, le Lachlung La, avalé avec facilité, comme une formalité. Pourtant, nous sommes déjà plus haut que le toît de l'Europe. Et ce n'est pas fini. Car après avoir suivi une gorge aussi impressionnante que magnifique, la route remonte vers le Tanglang La. Et là, c'est 5300 mètres qui s'affiche. Le soleil qui nous avait fait grâce ce matin a disparu. Vent et brouillard, voilà le programme au sommet. Dommage, il paraît que la vue y était magnifique. Les routes pour franchir ces cols ? Que dire ? Le peu d'asphalte n'est pas suffisamment plat et en bon état. Concentration toujours et encore. Sinon, et bien c'est de la piste, avec trous, ornières et autres joyeusetés. Les motos souffrent, mais elles tiennent le coup, comme les pilotes. En fin d'après-midi, nous atteignons le petit village de Lato, où une petite Guest House nous attend. Nous sommes à plus de 4000 mètres, mais pourtant la demeure n'a pas de chauffage. Malgré son confort rudimentaire, encore une nuit à dormir habillé ! Le lendemain, direction Leh, la ville principale du Ladakh. Une petite gorge aussi splendide qu'impressionnante nous amène le long du fleuve Indus que nous allons remonter en direction de la ville. Mais en route, Josh nous amène au plus grand monastère de la région, à Hemis. Une bâtisse superbe qui surplombe un village et où les moines régissent la vie quotidienne. Josh est passionné de bouddhisme et ses explications nous permettent de comprendre le fonctionnement du monastère et des différentes fresques qui ornent les murs des salles de prière. Leh est en vue. Une autre ville poussiéreuse et sale, repaire des trekkeurs et autres touristes qui visitent la région. L'occasion de refaire le plein de courses et d'effectuer quelque achats d'artisanat local. Une ville sans charme particulier, mais qui n'est pas désagréable à visiter. Il faut dire qu'après quelques jours de pistes et de camp, un peu de confort citadin ne fera pas de mal. Notre hôtel est à 300-400 mètres du centre, lit confortable et eau chaude, le vrai luxe. Mais Leh, c'est surtout le départ du Khardung La, le plus haut col carrossable du monde à 5600 mètres, et dont l'autre versant donne au Nord sur la Nubra Valley, direction la Chine. Leh et le Khardung La. Ca mérite clairement un chapitre à part entière, alors à bientôt. Il fait beau depuis plusieurs jours maintenant. Et cela tombe bien, car nous sommes à la moitié du parcours et notre corps est désormais acclimaté aux hautes altitude. Nous arrivons donc à Leh, principale ville du Ladakh, qui affiche gentiment ses 3500 mètres d'altitude. Imaginez une ville indienne, poussiéreuse et animée, avec des peupliers et de la végétation. Leh est aussi une ville de garnisons, avec de nombreux bâtiments militaires. Venir ici par la route depuis Manali nécessite près de 500 kilomètres, de nombreux cols et pistes. Alors Leh a aussi son aéroport, qui permet de désenclaver la ville du reste du monde durant l'hiver, lorsque les voies terrestres sont impraticables. Cela fait déjà plusieurs jours que le type des gens a changé. Ici, on pourrait se croire au Tibet ou dans une contrée chinoise. Les yeux sont bridés, le teint moins foncé que les Indiens rencontrés plus au sud de Manali. Ici, c'est un peuple de montagnards, qui s'est adapté aux rudes conditions de la vie au coeur de l'Himalaya. Le centre de Leh est piéton, avec ses restos qui proposent un Wifi lent et improbable, avec ses échoppes d'artisanat local dont les célèbres pashminas, avec ses agences de voyage qui affichent trekking-billets divers-permis pour les passages de check point-etc... Quelques femmes vendent aussi des légumes sur les bords de trottoir. Josh la connaît bien cette ville. Alors il nous amène dans cette petite échoppe qui vend des abricots séchés et sucrés comme nulle part, ses jus de fruit et ses confitures. Il nous présente aussi à Rajesh, le barbier, qui va s'occuper des poils ornant nos joues, finissant le travail par un massage du visage et des épaules. Un barbier qui travaille dans quelques mètres carrés, avec des fauteuils d'un âge révolu pour nous. Un parfait décor local. Une ville ordinaire en somme, si elle n'était à 3500 mètres d'altitude. Une ville pleine de chiens aussi. Des chiens qui se prélassent au soleil, au milieu des touristes et passants, indifférents au passage des deux pattes. Les ladakhis ne semblent pas leur donner une affection particulière, mais aucune agressivité non plus. Mais Leh, c'est surtout le point de départ du Khardung La, le col carrossable le plus haut du monde à 5600 mètres ! En gros, motos, voitures et camions au sommet du Kilimandjaro. La plat de résistance, le point culminant (dans tous les sens du terme), un mélange d'excitation et d'angoisse aussi. La route démarre à la sortie de la ville, prenant gentiment mais sûrement de l'altitude pour un dénivelé final de plus de 2000 mètres. Asphaltée, elle est suffisamment large pour croiser deux véhicules, mais assez étroite pour devoir garder sa concentration. Les conducteurs locaux ont une très fâcheuse tendance à couper les virages et à avoir le pied assez lourd sur le champignon. La limite de la neige est bien plus haute et elle se découpe sur le bleu d'un ciel sans nuage. Les camions militaires circulent en convoi, sans doute en route pour la Nubra Valley sur l'autre versant du col. Pas si facile de les dépasser et lorsque c'est possible, il faut surtout ne pas oublier l'obligatoire coup de klaxon pour attirer l'attention des chauffeurs. Après une trentaine de kilomètres de virages, de courbes sur une belle route, le dernier tronçon arrive. Et là, c'est clairement une autre histoire. Du bitume, on passe à la terre, la boue, la neige, voire la glace à l'ombre, les trous et les ornières. Les dix derniers kilomètres vont être sportifs. L'attention et la concentration redoublent, il faut garder l'oeil droit devant pour choisir la meilleure trajectoire pour ne pas être chahuté. D'un autre côté, cela évite de trop regarder le ravin qui borde la voie... Les croisements et dépassements deviennent plus difficile, le rythme se ralentit. Mais le sommet du col apparaît. On y est ! Le col le plus haut du monde pour les véhicules. 5600 mètres, on y est !!!! Notre guide nous a avertis. Pas question de rester plus de 30 minutes à cette altitude. L'effet sur chacun est assez imprévisible et si certains n'ont rien senti, d'autres, comme moi, ont vu l'équilibre se faire précaire avec un léger tournis. C'est qu'il faut redescendre en moto, dans les mêmes conditions difficiles. Et pas question d'être déconcentré. Nous faisons les photos d'usage, nous nous émerveillons du spectacle, nous profitons de l'instant présent. Mais Josh vient nous chercher. "Chalow, Chalow" (phonétique), ce qui veut dire "on y va, on y va" dans le coin. La descente n'est pas plus facile que la montée et si nous contrôlons la partie en terre par une vitesse et une trajectoire adaptée, dès l'asphalte ce n'est pas moins dangereux. Les taxis/bus locaux montent comme des dingues et ne laissent que peu de place pour passer. Chaque sortie de virage où la visibilité est réduite est périlleuse, le klaxon donne à fond pour prévenir et nous rasons les bords pour éviter les risques de collision frontale. Retour à Leh. Avec peut-être la satisfaction du devoir accompli. Monter si haut en moto, par une route mythique. Une Aventure avec un grand A, le sentiment d'avoir vécu une expérience unique. Un souvenir gravé à jamais. Même si nous avons sans doute vécu le moment fort du voyage, demain nous mettons cap à l'est, sur le lac de Tsomoriri, un endroit oublié des tours opérateurs. Quelque chose me dit que l'eau y est froide... mais vous lirez ça plus tard ... Avant d'aborder cette nouvelle étape qui va nous conduire à l'incroyable lac Tsomoriri, il y a une petite excursion près de Leh dont il faut parler. A 30 km à l'Ouest de la ville, en prenant la route principale, un point de vue est spécialement magnifique. Là où deux vallées se retrouvent pour que leur rivière respective n'en fasse plus qu'une. En effet, près de Nyemo, le Zanskar vient se jeter dans l'Indus. La vallée du Zanskar, un fantasme de bon nombre d'explorateurs, une vallée pas tout à fait ouverte car la route ne la pénètre toujours pas complètement. Josh nous en parle avec passion, il rêve de la parcourir en moto. Selon lui, c'est pour bientôt, des travaux s'activent pour la rendre accessible. Petit détour par la Nyemo House pour un succulent repas et nous rentrons sur Leh. Bon, l'étape du jour maintenant, direction l'Est et la frontière du Tibet. Pour sortir de Leh, nous prenons la route principale qui longe l'Indus. Une circulation assez dense pour la région, avec les codes locaux. En gros, les camions/bus ont priorité sur tout le monde, les vans sur les voitures et les motos, puis les voitures sur les motos. Vous voyez le topo ? En gros, il faut vraiment faire attention, car cela arrive un peu de tous les côtés. Aller au lac n'est pas compliqué, c'est juste long puisqu'il nous faudra plus de 8 heures pour faire les 200 km qui nous séparent de Leh. A Upshi, la route principale pour Manali nous quitte et la circulation diminue drastiquement. Le paysage se fait aussi plus sauvage avec une gorge qui continue de suivre l'Indus, dans la poussière vu que la route n'est plus bitumée. A Mahé Bridge, cela se resserre encore, car la piste devient plus étroite. C'est la seule route pour atteindre le fameux lac, au coeur d'une des régions les plus isolées du Ladakh. Ici peu de villages, mais surtout des nomades. 2-3 tentes isolées (qu'on imagine sans grand confort, notamment l'eau et l'électricité), un 4x4, des chèvres ou des bovidés. Et rien d'autre. Une sorte de dénuement quasi total, une vie solitaire et sans doute très rude sur ces hauts plateaux. Le paysage est juste splendide et il nous arrive de quitter la piste caillouteuse pour rouler sur les plateaux mi-herbeux, mi-sableux. Avant d'atteindre le Tsomoriri, voici déjà le petit lac de Kisgar. Un bleu profond qui contraste parfaitement avec la terre et le sable. Un paysage d'une beauté exceptionnelle, où à part nos pétrolettes, aucun bruit ne vient perturber la calme. Seul le vent se permet un aparté. Evidemment, nous nous devons de stopper à plusieurs endroits pour immortaliser l'endroit. Les derniers kilomètres avant Tsomoriri sont toujours aussi peu roulants. Le soleil commence déjà à disparaître derrière certaines montagnes lorsque nous arrivons au village de Korzok. Un village de bout du monde, au bout de cette piste qui n'ira pas plus loin. Encore 2-3 km après le village, dans les cailloux, et nous voilà au bord du lac. Et évidemment ce qui devait arriver arriva. 10 mâles remplis de testostérone (surtout après une semaine), au bord d'un lac à l'eau limpide. "Et maintenant, baignade !". Encore un de ces défis insensés... Nous sommes à 4700 mètres, peu de chance que l'eau avoisine les 20 degrés ... Mais peu importe, la moitié du groupe la moins sage se retrouve rapidement en slip sur la berge de galets. Et là, il ne faut pas trop réfléchir, mais courir, se lancer, plonger, subir le choc thermique. 1-2-3 on y va. Mon Dieu qu'elle est gelée, 5-6 degrés maximum. Le sang fouette la peau, mais nous sommes transcendés par ce coup de folie, tous hilares dans ce coin perdu du globe, dans une eau glacée à 4700 mètres. Heureusement, il reste un peu de soleil pour nous sécher. Avant de regagner notre campement, nous profitons des derniers instants de soleil, simplement assis sur un caillou à contempler ce paysage serein. Sérénité, c'était l'intitulé du jour. Il n'y a pas de mot plus parfait pour décrire cet endroit magique. Pour la nuit, un campement à la hauteur de tous les autres. Moquette dans la tente, un petit espace pour les toilettes privatifs, une vue à couper le souffle. Josh organise un petit apéro avant le repas du soir, nous aurons droit à notre golette de whisky ce soir, avec un morceau de fromage. Le bonheur se contente parfois de choses simples, nous avons une fâcheuse tendance à l'oublier... Au petit matin, le soleil se lève pile en face de nos tentes et nous avons le temps d'aller faire un tour dans ce village. Les toits plats sont garnis de paille et de bouses, sans doute pour isoler du froid. Derrière notre campement, un berger conduit son troupeau dans un pierrier et une pente respectables. Une vie loin des trépidations occidentales, rythmées par le soleil et les saisons. Mais que font-ils en hiver, lorsque la neige recouvrent tout ? Aujourd'hui, petite étape, nous reprenons la route du retour sur Manali, mais nous ne roulerons que 4 heures, d'où notre départ tardif du camp de Tsomoriri. Direction Tsokar, le grand lac salé. Mais ça, ça sera pour la prochaine fois. Ca y est, cette fois ça tire vraiment sur la fin du voyage. Manali n'est plus qu'à deux nuits (et quelques cols) de route. En quittant notre campement, nous croisons rapidement un petit village où il y a une grande école. Cet établissement est principalement consacré aux populations nomades des environs qui y placent leurs enfants pendant qu'ils continuent leur vie itinérante. L'école n'est donc pas qu'une école, mais aussi un lieu de vie puisque les enfants y dorment, y passent des semaines, voire des mois sans voir leurs parents. C'est là que Josh décident de s'arrêter pour y distribuer les divers cadeaux que nous avons amenés (stylos, cahiers, etc...). Première surprise, les enfants sont tous en uniforme, égaux devant la classe. Un grand terrain de sport, poussiéreux et pas forcément plat, se trouve devant le bâtiment. Alors Josh sort son ballon de foot américain et nous commençons à nous faire des passes. Les enfants sont motivés et très intéressés par notre visite. Certains nous attirent dans les classes pour y voir ce qu'ils apprennent. Ici pas de tableau noir, les cours sont inscrits directement sur les murs ou sur de grandes affiches. Un grand moment de partage, d'échanges et d'humanité. La route reprend, sous un grand soleil, traversant des paysages toujours aussi somptueux. Arrêt au campement de Thukje, au bord du lac salé de Tsokar. Un lac dans lequel il n'y a plus vraiment d'eau, mais une grande plaine asséchée qui va attirer une partie de notre groupe, ceux qui n'en n'ont pas encore eu assez et qui veulent un supplément de moto en conditions spéciales. Une bonne nuit plus tard et ce sera la dernière étape. La route est désormais la même qu'à l'aller à la grande différence prêt que les nuages ont laissé la place à un ciel lumineux. Depuis le début de notre voyage, nous voyons régulièrement des femmes et des hommes travailler sur le bord des routes, à rendre les pistes carrossables en cassant des cailloux à la main, sans réels outils. Josh nous explique que ce sont souvent des ouvriers venant du Népal voisin, troquant une misère insupportable contre une autre misère plus acceptable. Leur boulot est un vrai travail de forçat. Aller chercher des gros cailloux, à la main, dans le lit des rivières ou dans les pentes des montagnes, les ramener en bord de route (toujours à la main) et en faire des gravillons qui recouvriront les voies. Pas de confort (ils vivent dans des tentes directement au bord de la route), pas d'outils, des heures à fournir des efforts physiques par tous les temps, le tout pour un salaire ridicule (mais meilleur que dans leur pays). Les femmes travaillent parfois avec un bambin dans leur dos et les enfants les plus grands restent au bord de route, à regarder passer les véhicules. C'est à eux que nous destinerons nos surplus de fruits secs, de barres de céréales et autres nourriture qui pour nous ne sont que des "friandises" améliorant un ordinaire déjà bien riche. Vous vous souvenez du défi du lac ? Et bien voilà qu'on remet ça, mais dans une cascade cette fois (ben quoi, faut bien briser la routine non ?). En fait, alors que nous roulons tranquillement, nous apercevons un groupe d'Indiens qui se douchent (savon y compris), sous l'eau d'une cascade qui dévale de la montagne directement sur la route. Nouveau challenge et nous voilà rapidement encore une fois en slip. Et sous l'eau évidemment. Une eau qui n'est pas plus tempérée que celle du lac. Grands moments de rire et photo de groupe avec nos compagnons du moment. A la montée du Rotang, deux camions bloquent la route qui n'est pas assez large pour permettre un croisement. L'un d'entre eux fera une marche arrière impressionnante d'habileté, entre ravin et flanc de montagne afin de permettre au bouchon qui s'était formé de se résorber. Manali est presque à portée de vue, la boucle va se boucler. 12 jours d'Aventure, mais il en reste une encore : rentrer sur Delhi avec le car... Nous allons bientôt quitter notre guide et ami Josh, Atul le mécano aussi souriant qu'efficace et ces contrées si belles. Peut-être faudra-t-il parler de l'organisation, de l'agence Vintage Rides, histoire de finir de convaincre ceux qui se sentiraient une âme de voyageur intrépide au coeur de l'Himalaya ?
Traversée à vélo du Sahara occidental English translation pending
by Thomax24 · 2017-12-05 · 8 replies
Bonjour à tous!

Après de longues années à m'abreuver de belles lectures sur ce forum, je vous sollicite pour quelques compléments d'information pour une traversée du Sahara occidental, à vélo, sur laquelle je souhaite partir à la fin du mois.

Je pense atterrir à Agadir pour rejoindre Tarfaya avec un bus de l'ONCF. -Pensez vous qu'il est aisé de placer son vélo et ses bagages en soute?

Depuis Tarfaya, je descendrai en vélo via la route littorale N1 pour aller, dans l'idéal, jusqu'à la frontière Mauritanienne. De mes lectures, les points de ravitaillement semblent assez réguliers, tous les 100km environ, le vent en ce moment est lui aussi plutôt enclin à me pousser vers le sud. -Quelles sont sur cet itinéraire les meilleurs options à privilégier pour passer la nuit? J'aurai tout le matériel pour bivouaquer, est-ce sécu de dormir à la sauvage en bord de route (qu'en est-il de la présence de mines?) ou vaut-il mieux se restreindre à trouver un coin où dormir à proximité de campements, stations service, postes de police?

Concernant le retour à Agadir, j'aimerais pour des questions de temps et de vent trouver un/des bus ou faire du stop auprès de fourgons ou camions pour remonter au Nord. -Des bus effectuent ils la liaison depuis le sud du Sahara Occidental (Guerguerat) ou est il préférable que je m'arrête à la dernière station service (Bir Gandouz)? Est-il facile de trouver un véhicule en stop/bakchich pour me remonter au Nord?

Si cette option est trop complexe, j'envisage de m'arrêter à Dakhla pour trouver peut être plus facilement un transport et remonter. -Des lignes de bus circulent elles vers le Nord depuis Dakhla?

Enfin, tous les avis, conseils, retours d'expérience des personnes ayant déjà traversé le Sahara Occidental à vélo me seront très précieux 😉

Je vous remercie d'avance!
Retour d'expérience d'un mois au Cambodge English translation pending
by Fifi40 · 2017-11-25 · 8 replies
Bonjour, En fait nous sommes en route pour 3 mois en Asie. Tout le mois de novembre au Cambodge, décembre dans le Nord de la thaïlande et janvier au sri Lanka. Après 1 mois au Cambodge voici nos impressions sur ce pays surprenant. Arrivée à Siem Reap le 31 octobre après un vol Paris/Bangkok avec la Thaï très bien et un Bangkok/ Siem Reap bien, avec Bangkok airways. Nous avions décidé de prendre notre temps donc 1 samaine à Siem Reap nous a semblé correct. On vient ici pour Angkor évidemment et après coup voici les conseils qui nous semblent utiles. Deux jours pour Angkor c'est suffisant et il vaut mieux commencer par le grand circuit mais à l'envers (sens inverse des aiguilles d'une montre!) car vous commencerez par les temples les plus anciens (9ème siècle) pour progressivement avancer dans le temps et apprécier les différentes méthodes et matériaux de construction. Voilà pour le premier jour. Deuxième jour, le petit circuit mais démarrage pour Angkor à 06h30 pour les couleurs. Débuter par la porte Est. Très important pour éviter l'invasion chinoise qui déboule à 09h par la porte Ouest. Quand vous finnissez la visite vous ne faites que les croiser! Ouf! Sinon je vous promets que c'est infernal. Conseil important pour le chauffeur de tuktuk: bien choisir! Ah! oui mais comment? Nous vous conseillons Sunly qui nous a guidé durant 4 jours et ce fut super. Il est prudent, souriant et pratique des tarifs plus que raisonnables (après négication bien sûr!) Voici ses coordonnées: tél: +85512336001 ou + 85586861129 email: sunlysat@gmail.com Pour le logement nous éions chez Phalla à "Orientation lodge" sur Sok San road. Super accueil et belle piscine bien agréable après les journée chaudes et bien remplies. Troisième jour, Sunly nous emmène à Kampong Khleang à 40kms de Siem reap. Super visite en bateau des villages sur pilotis et flottant. Visiter Siem Reap en véloest plutôt sympa et ne pas rater le National Angkor Museum qui est vraiment un complément de la visite des temples. Je ne peux m'empêcher de vous parler d'un artiste français, Philippe Brousseau, qui fabrique des oeuvres d'art en papier mâché. Bluffant et très beau. De plus il explique bien son travail. Son atelier boutique se trouve au A25 Vithey Charles de Gaulle, c'est sur la gauche après le Sofitel et ça s'appelle: JAVAY ART. Très bon resto à Siem Reap: Le Viroth's Ensuite ce fut Battambang. A faire en bus ou en bateau selon le budget et l'envie car les avis divergent. Le "Battambang Resort" est un endroit magnifique et resto d'enfer! Balade en vélo dans la campagne alentour où l'on découvre la vie quotidienne des cambodgiens ainsi qu'un village de pêcheurs musulmans authentique. Ne pas rater Phnom Sampeu pour le temple sur la colline dominant cette belle région de rizières et la sortie des chauve souris que vomit carrément la falaise vers 18h et ce pendant 40 minutes! Estimation: 7 millions de bestioles! Impressionnant. Après, ce fut Phnom Penh que nous avions décidé de faire entièrement à pied durant 5 jours. Pollution, circulation infernale mais ville intéressante. Marchés, palais royal, pagodes, S-21 etc .... Très bon resto: Chiang mai riverside le long du quai. Etape suivante Kampot et Kep. Plus calme, beaucoup plus calme et jolie plage propre à Kep ainsi que le marché aux crabes et la dégustation du fameux crabe au poivre vert chez KIMLY (institution locale!). Très chouette hotel resto à Kampot: Le "Greenhouse", tenu par un jeune lyonnais au cambodge depuis 12 ans. très bien situé sur un méandre de la rivière. La dernière partie du séjour au Cambodge se fait à Koh Rong Samloem, petite île au large de Sihanouk Ville. île très sympa mais malheureusement très sale (plastique, canettes etc......) Par contre plage paradisiaque qui se mérite car accessible uniquement à pied ou en bateau (trop cher !!!). Une heure et demi de marche le long des plages puis traversée de la baie (eau jusqu'aux genoux) et enfin 35mn de traversée de jungle bien balisée en blanc sur les arbres pour arriver à "Clearwater Bay" et ce au départ de M'Pai dans le Nord de l'île. Resto sur place.Si vous emmenez un sac complet de détritus ( plastiques, canettes etc ....) au resto, c'est une bière gratos!!!!! Deux bons restos à M'Pai: Fishing Hook et Sunset bungalows. Pour le logement, sans hésitation: Rob's Canyon; adresse mail: beachhousecambodia.com Si vous avez des questions n'hésitez surtout pas! Le partage c'est ce qu'il y a de plus beau! Philippe
Retour du Pacifica Norvège jusqu'au cap Nord English translation pending
by Vsylvie · 2017-06-13 · 159 replies
Bonjour tout le monde !! me voici revenue d'une croisière sur costa pacifica partie de hambourg jusqu'au cap nord

Petites "généralités" : pourquoi la norvège ? il y a deux ans, alors que nous étions fâchés contre costa, nous avons essayé MSC partis sur le sinfonia, nous avions passé 3 escales en norvège, et même si le temps n'avait pas été de la partie, je rêvais d'y revenir, avec plus d'escales, et plus longues ...

bref depuis la nouvelle carte de fidélité, et la nouvelle politique "suite" de costa, je me suis réconciliée avec cette compagnie... et je ne le regrette toujours pas ...

l'année dernière j'ai donc réservé une suite "classique", et pour organiser une rencontre, pap et Mme PAP se sont rajoutés ...(bon ils ont pris leur propre cabine hein !!!😉 )après des années d'échanges nous allions enfin nous rencontrer...

grâce à la carte club diamanté, à notre unique croisière de 2016 bookée in extrémiste, et celle de mars, j'ai pu grâce à un savant mic mac d'annulation et de rereservation et de temps passé chez le conseillé de croisière du magica en mars, passer de cabine suite "normale" à une suite samsara avec une très jolie économie de surcroit !!

nous aurons donc la cabine 1018 située à l'avant, et qui est à moins de 20 mètres d'un pont extérieur situé tout à l'avant (bon réservé normalement au personnel, mais utilisé par quelque passagers dont moi 😊) c'est un véritable plus surtout en norvège, car il permet de passer très rapidement de bâbord à tribord, ce qui est génial lors des navigations en norvège .... le bateau :

nous connaissions déjà le pacifica, donc pas de surprise... mais bon de toute façon, ils sont à peu près tous taillés dans le même modèle (du moins dans la disposition) étant en suite nous avions donc le restaurant blue moon réservé pour nous ce restaurant est un véritable plus pour la croisière horaires libres petits déjeuner : bon la j'ai regretté des horaires un peu "restreint" au moins pour les jours de mer, j'aurai aimé un accueil jusqu'à 9H30 au lieu de 9H .... un petit buffet avec produits salés, fruits, fruits secs, yaourt, fromage etc etc cartes sur la table avec grand choix de plats chauds serveurs qui passent très régulièrement pour la commande de boissons jus de fruits pressés, thé café et pour des viennoiseries pains confitures miel dispo sur la table presse en toutes les langues disponibles etc le midi : en général accueil de 12H à 13H30 horaires libres, buffet de hors d'oeuvres fromage et fruits dispo carte normale et toujours dispo filet de boeuf ou gambas

soir : je ne sais plus les horaires mais libres en arrivées ... la maitre d'hôtel repère vite les habitudes, et nous place toujours à la même table avec le même serveur, qui lui aussi repère nos habitudes, ainsi, plus besoin de demander pour les boissons, il se tiendra prêt chaque soir, avec les bonnes bouteilles !! à disposition, le menu du soir de "tout le bateau" le menu du chef, dispo pour ce restaurant et pour les diamants qui ont une partie réservée au "grand restaurant" et toujours filet de boeuf ou gambas si on ne trouve pas notre bonheur !!

le restaurant est calme, le service est plus rapide qu'au restaurant normal, et le fait qu''il n'y ai pas de service, mais qu'on y retrouve quand même nos habitudes quelque soit l'heure on on se présente, (mais qui reste dans une zone de Une DEMI HEURE, de battement, voir 45 min ) est vraiment bien nous y prendrons tous nos repas du soir avec pap et mme pap, ce qui a entrainé des discussions jusque souvent la fermeture... Mais bon à notre décharge, les allemands très nombreux sur cette croisière, mangent tôt, et nous n'arrivions que rarement avant 20 h30

le self, je dirai egal à lui même, lorsque j'y allais en retour d'excursion, je me faisais souvent une assiette que je remontais en cabine pour être tranquille

Comme d'habitude je ne vous parlerai pas des animations, car je ne les pratique pas ..

les spectacles: j'en ai très peu vu mais contrairement aux deux dernières croisières, il y avait des personnes qui contrôlaient les places réservées aux diamants et au suites, ce qui est très bien, car sur le magica et le favolosa il n'y en avait pas, et du coup ces places étaient prisent d'assaut comme avant la on pouvait arriver que quelque minutes avant le spectacle et avoir une place bon je 'ai fait le jongleur .... spectacle qui se veut humoristique, fait par un français je pense, vu l'absence d'accent, mais qui était un peu lourd ..... le début d'un autre le tenor, mais je suis partie rapidement ...

par contre un soir, il était annoncé une magicienne, n'étant qu'à moitié motivée, je me suis présentée 10 min en retard, (je suis allée au pont 5 ou je ne dérangerais personne) et ben pas de magicienne ! mais un duo d'acrobates qui ont fait un spectacle absolument merveilleux !! j'ai vraiment eu les boules, car de un, j'avais raté le début et de deux, je n'étais pas très bien placée, (sur les tabourets de bars tout en haut !!! ) le lendemain, la même magicienne était de nouveau annoncé dans le today en passant j'ai regardé, : c'était un spectacle avec les chanteurs et danseurs du bateau !! 🏴‍☠️ bref c'est le dernier soir qu'elle a décidé de se produire !!

finalement le soir, comme costa ne sait plus faire de desserts dignes de ce nom, nous finissions la soirée à la chocolaterie avec les paps !

sur cette croisière, il y a eu un élément très perturbant, c'était l'absence de "nuit" d'ailleurs je vais faire une lettre de réclamation auprès de costa, car j'ai acheté une croisière de 11 nuits 12 jours, mais je n'ai eu au final que 2nuits ET 3 jours !!!!!! 😄😄😄😄😮😮😮 si il n'y avait pas eu la course des aiguilles sur les montres et les réveils, pour nous rappeler l'heure de nous coucher après avoir essayé en vain de calfeutrer nos fenêtres, nous aurions erré sur le bateau jusqu'à épuisement ... c'est d'ailleurs ce que beaucoup faisaient !! en effet très souvent, impossible de trouver une place à la chocolaterie vers 22H30 !! ni dans les autres bars d'ailleurs !! tous semblaient pris d'assaut pas une foule errant les yeux hagards refusant de se coucher avec un soleil aussi haut dans le ciel .... cette foule se retrouvait aussi à minuit sur les ponts extérieurs à se prendre en photo ou prendre le réveil en photo avec le soleil de minuit en arrière plan ....

le spa : il est disposé de la manière que je préfère, donc pas de problème, les salles et le jaccuzi étaient d'une température convenable et comme costa ne pratique pas la nudité comme msc, il n'y avait pas de festival de fesses et autres avec des allemands qui ne savent pas lire l'heure .... et heureusement, car les allemands étaient en majorité numéraire.... pas trop d'italiens non plus, du coup pas de cris et de conversations haut perchées .... par contre, bizarrement, au "stand thé" pas de petites tasses !! il devait y en avoir 5/6, à peine, ce qui fait que toute la croisière j'ai du verser mon thé dans les verres en plastique réservés pour l'eau ! bof... ça n'a quand même pas le même "charme" ...les buveurs de thé comprendront surement ce que je veux dire ....

voilà pour les généralités, je vais faire ensuite les escales dès que j'aurai chargé les photos, les photos les photos.... je ne sais pas encore combien j'en ai fait, mais ............ je me suis lâchée !!!! 😮difficile de resister et de ne pas mitrailler pour essayer de ramener un petit "bout" de ses merveilleux paysages qui me feront rêver encore quelque temps !!
Coup de foudre... début d'un grand amour (Inde) English translation pending
by Macripa13 · 2017-02-08 · 7 replies
Objet: Impressions 1 ère partie Calcutta

Nous sommes le 2 janvier et cela fait maintenant 8 jours que j'ai pris contact avec ce pays pour le moins surprenant ..... Ce ne fut pas un coup de foudre ni une attirance mais pas non plus une répulsion comme certains m'en avaient avertie ... Le premier contact avec Calcutta fut aride , abrupt , brutal même ...tte cette misère , ce bruit , cette foule , cette crasse , ces ordures qui envahissent les rues , ces klaksons permanents et stridents , toute cette cacophonie même , vous agressent en premier lieu ...

Puis il faut se mettre en retrait , observer , ne plus se laisser envahir , ne pas porter de jugement , ne pas essayer de comparer avec ce que l'on connaît ... Il faut se laisser porter , imprégner , voire même séduire si toutefois ce terme peut s'appliquer à une ville comme Calcutta ...

Et là , on découvre la gentillesse qui irradie sur les visages , ..on se sent accueilli , accepté , souvent ils viennent vers vous pour aider si on semble égaré ou désemparé ...je pense qu'ils sont fiers que nous , touristes étrangers venions de si loin visiter leur pays ...ils semblent flattés de l'intérêt porté à leur culture ....ils semblent curieux de connaître le pays d'où nous venons et nous sommes souvent sollicités pour poser avec eux .....car ils ont des portables !!!!! L'opposition entre le modernisme galopant et l'absence du minimum vital observé chez ceux qui dorment ds la rue , ds leur charrette ou autres endroits plus surprenants les uns que les autres est terrible ...

Il faut maintenant parler de la foule , compacte , si dense à certains endroits qu'il est difficile de se frayer un chemin ...la jawaharlal nehru road , qui longe le parc maidan est une rue ayant un côté couvert par des sortes d'arcades où les magasins se succèdent les uns aux autres ....nous sommes tous , nous les étrangers des clients potentiels , riches évidemment , qui sommes là pour acheter ...il est impossible de regarder ou de sembler s'intéresser à quoique ce soit sans être cerner par une nuée de rabatteurs qui veulent vous entraîner vers leur échoppe qui est la meilleure puisque c'est elle qui pratique les meilleursprix ...c'est tout simplement insupportable et on se croirait ds les souks du Maghreb ou pire ceux de Turquie ..

Il faut parler aussi des rues qui ressemblent à un dépotoir ......comme ds toute l'Inde les poubelles sont inexistantes et ts les détritus biodégradables , sacs en papier , canettes , ....jonchent les rues , les trottoirs les caniveaux et il est difficile d'avancer en les évitant ...mais bon ce qui est triste c'est que nous finissons par nous y habituer ...non pas ne plus les voir mais les ignorer ....that's India nous a dit un jour une indienne rencontrée au cours d'une visite de temple et qui nous avait gentiment offert des que l'on trempe ds une coupelle pleine de sauce ...qd j'ai eu terminée je cherchais des yeux qqchose qui ressemblât à une poubelle ...elle me l'a pris des mains et l'a lancé derrière elle en disant " that's India "!!!!!!! Une exception toutefois ...les gares ....ont des poubelles et personne ne songerait à y jeter un papier par terre ...ils sont donc capables d'un peu de discipline ....pourquoi ne pas prolonger cette expérience à un plus grand domaine ????? Il faut parler du bruit permanent , strident qd il s'agit des klaksons , à tel point que souvent on regrette de ne pas avoir de boules quies !!!!!

On ne peut aborder Calcutta sans parler de la misère ....contrairement à la saleté des rues les indiens sont très propres ...les points d'eau sont pris d'assaut pour se laver , pour laver le linge , souvent un change , pas plus que cela ...mais la propreté est le mot d'ordre ....malgré tout , à plusieurs reprises , j'ai été frappé par le manque d'intimité qui leur tient lieu de salle de bain ....mon coeur s'est serré à la vue d'une femme qui , yeux baissés , comme si cela la rendait invisible , se contorsionnait pour se laver sans perdre sa dignité , cela au bord d'un trottoir entre des piétons indifférents et le flot continu des voitures ....

Près de l'hôtel de la rue sudder, à deux pas du parc Maidan qui ressemble désormais à un champ de détritus , je me suis faite une " copine de trottoir " , jeune encore , les dents de devant manquantes, elle demandait qqes roupies en échange d'une décoration des mains au henné ....le dernier jour , après m'être perdue en plein Calcutta , désemparée et désespérée je me suis assise sur le bord du trottoir , ne pouvant retenir mes larmes , moi pauvre petite fille riche avec mes pbs existentiels ...et c'est elle qui , oubliant ses propres conditions de survie , m'a consolée ....j'avais presque honte de me laisser aller ....c'est moi qui aurait du la consoler de son existence misérable dont elle n'avait aucune chance de se sortir .....le monde est ainsi fait...les riches se plaignent d'un rien et les pauvres subissent leur sort stoïquement sans se plaindre ....

Le pire me semble t'il , ce sont les mendiants .....comment résister et pourtant nous n'avons pas le choix car si l'on donne à un , de nombreux autres surgissent de nulle part et de partout , car l'étranger est la proie idéale guettée et .....aussitôt harcelée ....ce qui est le plus dur c'est devoir leur refuser car qqes roupies cela représente tellement pour eux et tellement peu pour nous ...

il reste encore qqes beaux monuments datant de l'époque où les anglais étaient les " rois " .. St John ´S Church entouré de son beau parc , , le Victoria mémorial , au bout du parc Maidan , la St paul's cathedral, et aussi park street cemetery qui fut le cimetière européen et qui garde le souvenir de tant de familles décimées ..par la guerre ....preuve les nombreuses tombes de jeunes soldats ...., par la maladie , le climat et les épidémies responsables d'une mortalité infantile importante ....preuve les nombreuses tombes d'enfants morts en bas âge.....

On ne peut quitter Calcutta sans parler de ses moyens de transport ....le métro et sa ligne unique d'une propreté qui peut faire honte à notre Metro parisien ....

Les bus que l'on prend au vol qd on a la chance d'en voir passer un où il reste encore qqes places ...et le tramway anti diluvien ( 1905 ) mais tjs d'actualité et incontournable !!!!!

J'ai quitté Calcutta pensant " une fois cela suffit " ....

Et en y repensant je me dis que j'ai encore tant de choses à voir ....la maison de mère teresa , revoir mes copines de trottoirs qui seront tjs au même endroit et que j'aurai plaisir à retrouver ....essayer de trouver enfin des tenues adéquates que je n'ai pas réussi à dénicher en trois jours et ..peut être une excursion aux sunderbans afin d'apercevoir peut être un ..tigre royal .....

Impressions 2ème partie Bubaneshwar

Pour quitter Calcutta et rejoindre bhubaneswar , la ville à la multitude de temples , nous avons pris un train de nuit , couchettes avec draps , couvertures et oreillers ...rien à dire ....un confort digne des couchettes françaises ...le bruit en plus !!!!! Des vendeurs ne cessent de passer et repasser pour vendre des biscuits , des plats tout préparés (biryanij )du Chail , des " pani bottle " ceci en un ballet incessant .....bon on ne risque pas de mourir de faim ou de soif , c'est déjà ça !!!'!!

Le train arrivant tôt et la date de réservation de la chambre d'hôtel étant erronée , il a fallu trouver un autre hôtel et attendre que la chambre soit prête ....

Nous nous sommes installés en attendant devant un petit kiosque pour " petit déjeuner " de Chail et de biscuits ....qqes indiens et indiennes faisaient de même sans doute une habitude matinale de se retrouver et de discuter de tout et de rien ....comme en France au comptoir des bistrots ....rapidement les trois indiennes présentes se sont enhardies et sont venues nous entourer pour essayer de communiquer ...de quel pays venons nous ....puis les portables dégainés , des photos ont été prises, nom et tel échangés , l'une d'elle m'a demandé si j'étais sur "WhatsApp " ??!?!?? ma stupéfaction fut à son comble en apprenant que ce moyen de communication était connu d'une indienne du bout du monde et ignorée d'une parisienne " sensée être au courant des dernières trouvailles de la technologie !!!!!! Well, cela grignote peu à peu mon ego encore trop développé à mon goût ....

Puis une nouvelle venue , Betty , jeune et jolie , s'est joint à notre groupe ...elle semblait en admiration devant moi !!!! Là mon ego s'est un peu regonflé, dommage !!!!!!ma peau blanche et les cheveux bouclés et décolorés semblaient la subjuguer !!!! Et dire que nous , occidentales faisons des efforts inouïs pour acquérir un teint caramel au détriment de notre santé et que les indiennes rêvent d'avoir la blancheur de notre peau .....mais pour les cheveux elles ne se font pas encore décolorer comme les japonaises ...j'ai eu l'occasion de visiter le Japon il y a qqes mois , ...et à ma gdre surprise les japonaise brunes font désormais partie de la légende .......elles sont rouquines , châtain plus ou moins foncé voire blondes ...étonnant ....

Chambre rejointe , et organisation mise au point par mon compagnon de voyage ( organisateur hors pair il faut le reconnaître ...lui , qui m'avait demandé un jour si je pouvais oublier mon ancien métier , n'a heureusement pas oublié le sien !!!!!)

nous avons démarré notre première journée ds l'Odisha par la visite d'un temple mythique ´le temple du soleil" à konarak dédié au dieu du soleil Surya et inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco ......

Une des merveille architecturale .de l'Inde .....

imaginez un immense charriot " emprunté par le dieu Surya tous les jours pour traverser le ciel de l'aube jusqu'au crépuscule " ( ça c'est la mythologie !!!!) douze paires de roues sculptées ( les douze mois de l'année ) et sur les rayons diverses scènes dont de nombreuses érotiques .....

un toit à trois gradins et à chaque niveau des sculptures ...cette partie centrale du charriot était un lieu d'assemblée ....

Trois statues du dieu Surya grandeur nature , situées de façon à ce qu'elles soient éclairées successivement à différents moments de la journée , à l'aube , au Zénith et au crépuscule....

Des bas reliefs fabuleusement sculptées de personnages ´faisant partie de scènes de cour , courtisanes , danseurs , musiciens , animaux ...et en bas une frise continue de 700 éléphants ...( selon mon guide car je ne les ai pas comptés !!!!)et toujours et encore des scènes érotiques représentant "l'énergie vitale ".........

Et avant d'arriver à cette partie du temple , un édifice appelée salle de danses ...et tout autour de merveilleux éléphants sculptés ....

Extraordinaire !!!!!le tout conservé ds un état exceptionnel , sachant qu'il a été bâti au XII e siècle ....ne pas oublier que le " charriot " est resté de nombreux siècles enfoui sous le sable et qu'il n'a été dégagé qu'au XXe siècle ......

Des scènes tellement érotiques qu'à la fin de la visite je serai bien rentrée directement à 'hôtel pour mettre en pratique ttes les suggestions évoquées sur les murs de cette merveille ...

Autre chose de très curieux .... Je me suis faite fréquemment arrêtée ds ma visite par de gentilles petites indiennes afin de poser en famille .....seule avec elle , ou avec le père , la mère , la grand mère ....ces séances photos m'ont bcp amusée les premières fois mais , devant leur répétition , ont fini par me lasser ...surtout en voyant la tête de mon guide s'allonger ....qd je lui ai faire part de ma lassitude il m'a répondu sur un ton rogue " eh bien tu n'as qu' à dire non !!!!

Le pb est : qd on est sollicité avec autant de gentillesse , il est difficile de refuser ...et puis de ttes façons je ne sais pas dire non....

Encore éblouis par ttes ces merveilles , et après un déjeuner plus que frugal ( mais on n'est pas là pour ça !!!) nous sommes allés faire un tour sur la plage ...dommage je n'avais pas de maillot ...j'ai dû me contenter de longer la plage sur le sable mouillé ( le bas du pantalon aussi !!!) et nous sommes arrivés au bout ...là des barques de pêcheurs commençaient à rentrer et des femmes achevaient de récupérer les qqes sardines encore coincées ds les filets ...des gamins jouaient autour et venaient quémander qqes piécettes au cas où ...en haut de la plage les cabanes de pêcheurs étaient visibles ...eux au moins avaient un toit et n'avaient de nombreux kms à parcourir pour aller travailler !!!! Nouvelles scènes de la vie indienne ..mais je n'étais pas arrivée au bout de mes surprises ...

Rentrés à l'hôtel nous nous sommes mis en quête d'un endroit pour dîner ....nous avons arpentés les rues ...le long d'une des rues principales , des dizaines de magasins de chaussures se succédaient .....cela me parut disproportionné ...Bhubaneswar ne me paraissait pas mériter un tel déballage ...ou alors encore une découverte surprenante ......les indiens partageaient ma passion des chaussures !!!!!

De retour à l'hôtel une dispute a éclaté et mon voyage en Inde a failli s'arrêter là !!!!!!

Mais bon nous sommes des adultes et nous attendrons le retour pour régler nos comptes !!!!

Donc le lendemain , direction l'office du tourisme pour une visite guidée de la ville et de ses temples ....

La ville ? Rien de bien particulier si ce n'est les caractéristiques habituelles ...la pollution sonore ( les klaksons y contribuent bcp ) , la saleté des rues qui ressemblent toutes à un dépotoir mais ce qui est étonnant c'est que les indiens balaient devant leur porte (au sens propre et peut être aussi au sens figuré !!!!) et il y a ça et là des petits tas d'ordures qui seront peut être ramassés un jour !?!?!?!) , le danger qui nous guette à chaque instant ....on risque sa vie en marchant le long des rues qui n'ont pas toutes un trottoir ou en traversant .....that's india !!!!

La visite commence par un bâtiment assez étonnant ...le Dhauli, un stupa bouddhique blanc au sommet d'un monticule dominant les rizières ...., érigé ds les années 80 par les japonais et inauguré par le dalaï lama en personne ..en 1985 , il est situé sur l'emplacement de la bataille sanglante de kalinga , remportée par l'empereur Ashoka en 260 av jc..il a fini par prendre conscience de l'inutilité de ses conquêtes et donc des massacres et s'est convertit au bouddhisme , entraînant les siens ds la paix ....

Avec ses antennes qui se dressent , terminées par des sortes de soucoupes , on dirait une soucoupe volante !!!!!mais l'effet de surprise passé on grimpe la volée de marchés menant au temple lui même et tout autour des panneaux sculptés sur la vie de bouddha, entrecoupés de statue de bouddha grandeur nature dont une couchée et une debout ainsi que la déesse ?????

C'est assez surprenant car on ne s'attend pas à voir un tel monument ds ce genre d'endroit mais il doit se tailler un franc succès si on considère le nombre d'échoppes qui vendent à boire ( de délicieux sirops de canne à sucre écrasées sous nos yeux par des machines dont la roue tourne actionnée par une manivelle ...le jus est recueilli au bout et avec un peu de citron vert c'est très rafraîchissant ....) c'est fou le nombre de petits boulots répartis le long des routes ou des rues ds des échoppes ou à même le trottoir ....je me demande comment tout ce petit monde arrive à s'entendre car la concurrence est dure et surtout , à en vivre ....

Puis qqes petits temples très bien conservés , tous bâtis sur le même modèle ... Une tour carrée dont le sommet s'effile ou deul au dessus de la cella où est conservée l'image de la divinité ...et à côté un bâtiment plus plat et plus large ou salle d'assemblée coiffé d'un toit en forme de pyramide ....ceci pdt que les indiens avaient droit à la visite du roi du temple selon certains le Lingaraja temple .....vexés !!! Nous n'avons pas daignés aller l'apercevoir du haut de la plate forme réservée aux étrangers ...

Ensuite la merveille des merveilles le Mukteshwar temple un bijou ds ts les sens du terme : un portail ou torana avec des sculptures féminines langoureuses et expressives , au nord et au sud des fenêtres en forme de diamant cernées par des singes , la salle intérieure avec le plafond finement sculpté , les murs avec des niches qui semblent être des écrins pour des statues de toute beauté , un toit en forme de fleur de lotus et partout toujours et encore des sculptures plus belles les unes que les autres .....le temps nous était malheureusement compté , sinon je crois que nous y serions encore !!!!! et à côté un autre temple plus petit mais avec une extraordinaire sculpture de Ganesh peinte en ...rouge ...superbe ds ces atours royaux ...il faut dire que j'ai une affection tte particulière pour ce dieu à la tête d'éléphant .....

Après un rapide déjeuner composé de samossas et autres beignets ....nous avons eu souvent l'occasion de nous en régaler et n'avons jamais été déçus ....ils ne sentent pas l'huile de vidange comme les Nems et autres chinoiseries des petits traiteurs parisiens ....

L'après miidi, nous sommes allés rendre visite au roi du zoo " le ou plutôt les tigres blancs " impressionnant , royal ..je n'aimerais pas me trouver nez à nez avec sa majesté au cours d'une promenade en forêt ....et puis aussi les panthères .....c'est vrai que sa fourrure est belle !!!!que de massacres commis pour le plaisir de certaines .....et puis la girafe qu'elle est sympathique avec son long cou et sa petite tête rieuse ....et quelle langue ...longue , fine et noire pour aller attraper les jeunes pousses inaccessibles ....on dirait presque la langue d'un caméléon ....

En fin de compte je n'aime pas trop les zoos car je ne pense pas que ce soit la place des animaux ......un tigre que l'on voit aller et venir à l'air de s'ennuyer fort ....mais je dois avouer que j'y ai pris , malgré tout , bcp de plaisir et que je ne manquerai pas d'y accompagner mes petits enfants lors de leur prochaine visite à Paris ..

Ah j'oubliais ....les grottes de Udayagiri percées ds la pierre , au 1er siècle pour y accueillir des moines venant y faire retraite ...mais à part la chambre de la reine a deux étages richement sculptée , je n'ai pu voir qu'une autre grotte gardée par deux éléphants et qqes autres mais peu sculptées ....c'était la fin de l'après midi et la nuit tombe vite en Inde ...voilà donc un exemple de journée bien remplie ....

Des merveilles plein les yeux, ils ne nous restent plus qu'à trouver un restaurant ...indien .....pour y déguster des plats ......indiens ....ce n'est que le 5 e jour et je boirai bien un bon verre de Bordeaux ..par exemple ...la France a du bon !!!!!

Impressions 3eme partie odisha chez Léon

Nouveau. voyage en couchettes indiennes ....mais cette fois à la dure ...la couchette de base sans literie ....heureusement j'ai prévu ...un oreiller. gonflable muji , acheté en prévision d'un éventuel manque de confort sur le chemin de Compostelle , va améliorer mon ordinaire !!!! Un brouhaha du à la présence de plusieurs étudiants envahit le wagon . Un début d'altercation entre mon guide ( de voyage , pas spirituel !!!! ) et un étudiant bruyant et un peu trop sur de lui , fini par ramener un peu de calme et je finis par m'endormir ..à la dure c'est le terme qui convient ..il y a trois ventilateurs au plafond du compartiment ...tous plus noirs les uns que les autres ...couleurs identiques des interrupteurs !!!!! La vitre ne ferme pas complètement et j'ai un courant d'air en permanence sur le visage puis le froid se propage rapidement sur le reste de ma petite personne déjà gelée et endolorie ...le bonheur !!!!mais je suis allongée ...alors pourquoi se plaindre !!!!au milieu de la nuit , en plein sommeil nous sommes réveillés en sursaut par une voix furibonde .....on ne comprend pas un traite mot mais on saisit rapidement qu'un monsieur flanquée de Mme et de ses nombreux paquets , n'est pas content et est prêt à nous virer manu militari de la couchette qu'il croit être la sienne ...explications , excuses , réconciliations , serrage de pognes ( qd même on est entre gens bien élevés ) et le silence revient ... Fin de nuit sans pbs et réveil matinal par un vendeur de chail ....

Nous poursuivons notre séjour à Gougouda , petit village de l'orissa , où un australien , Léon tient depuis une dizaine d'années une guest house , digne de ce nom .....son chauffeur nous attend à la gare de Kakiriguma et les retrouvailles avec mon guide sont des plus chaleureuses , celui ci ayant séjourné à plusieurs reprises chez Léon ...

Le but étant de profiter de qqes jours de repos et de retourner apporter des photos aux habitants d'un village voisin ...en effet , mon ami base l'essentiel de ses voyages sur les relations humaines et les échanges et j'aurai l'occasion d'en découvrir l'intensité et la richesse ......ces moments d'échange sont , jusqu'à présent les plus beaux moments vécus ds ce pays ....c'est alors que je me suis rendue compte qu'après moult hésitations , j'avais eu raison de m'obstiner et de partir. ....une petite voix me dictait ce voyage ....je suis très intuitive et me trompe rarement ....et comme disait la rose du petit prince " il faut bien supporter qqes chenilles si on veut voir les papillons "!!!!!alors faisant fi des pbs personnels , j'ai écouté mon intuition et je suis partie ...et de jour en jour la beauté et la diversité des rencontres me confortent ds ma décision ....

Donc la guest house ....une maison en L avec , au milieu une salle , séjour et à manger et une cuisine vitrée où chacun peut aller demander un chail , un café , un jus de fruit à tout moment de la journée ...plusieurs femmes du village y travaillent , l'équipe est dirigée de main de maître par Rita et supervisée par Léon... La cuisine est savoureuse mais non indienne . La décoration est sobre , de bon goût ( du moins tel que je le conçois ) et le plafond de la salle est recouvert d'une multitude de saris de coton dont les couleurs jaillissent joyeusement et se mêlent en toute liberté et harmonie .... Les premiers jours ont été un peu difficiles car si , je me débrouille en anglais, j'ai bcp de mal à le comprendre ..qd un non anglophone le parle avec un accent aussi pourri que le mien , ça va ...mais une canadienne , un australien ou un indien !!!! C'est une autre histoire ....heureusement il y avait Fabienne une bruxelloise avec la quelle j'ai bcp échangé et comme mon guide m'a gentiment dit qu'il n'était pas mon traducteur !!!! , J'étais souvent larguée lors des conversations autour de la table ..... (depuis il me traduit qd même qd je semble ne pas comprendre !!!) L'après midi , visite du village qui est un village de potiers ...nous avons vu les potiers travailler et je sais comment boucher un trou qd un récipient a eu un loupé lors de sa fabrication ... Retrouvailles un peu distantes au début puis plus chaleureuses ...j'observais n'osant pas prendre de photos ...si je sentais une réticence , je m'abstenais comprenant leur réserve et leur pudeur ...puis progressivement les gens sortaient sur le pas de leur porte et les enfants s'approchaient ....un premier vrai contact pour moi , augurant de nombreux autres .....je prenais mes marques .... Le lendemain , accompagné des deux canadiennes , picnic et sac à dos nous partions en randonnée à travers les rizières pour rejoindre plusieurs villages , dont celui des photos ...

C'était le jour de l'an et notre passage était salué par un échange de " moua bassa " ou happy new year ...qd nous arrivâmes au village , nous fûmes accueillis à bras ouverts et sitôt les photos distribuées , les villageois s'enhardirent et se mirent à poser , ayant pris goût à être le centre d'attraction ...Mon ami a une technique infaillible pour séduire et apprivoiser les gens ...il les prend en photo et après il leur montre ....et ça marche ... C'était très émouvant de voir les fillettes poser ds leur jolie robe , les mamans amener leur bébé , un jeune homme a voulu poser avec moi , un autre jeune homme infirme dont le visage s'est illuminé de joie devant l'intérêt que l'on lui portait qd P me l'a présenté : deux étrangers qui venaient vers lui pour le saluer !!! Je dois reconnaître que P à du talent pour communiquer et faire passer amitié et chaleur humaine ( pourquoi avec moi ça bloque ...souvent ?!?!? ) Puis au bout d'une heure nous sommes repartis , avons traversé une autre village , chrétien celui ci avec une petite églises blanche et une simple croix sur la façade .. Après un rapide picnic nous avons escalader une " collinette " et arrivés en haut il fallait bien redescendre ..pas de sentier..que des buissons d'épineux ...inconsciente et courageuse je me suis élancée ..presqu'une heure de descente au milieu des ronces ...pantalon court et un chemisier à manches courtes !!!!!j'entendais l'une des deux canadiennes qui pestait après son amie ( celle qui avait eu cette idée géniale ) "fuck idea " ...je suis arrivée en bas furieuse et ensanglantée ..en plus , début de gastro le matin , la fatigue et l'irritation se faisant sentir , je trainais la patte et des idées un peu noires ...à tel point qu'ayant rattrapée la troupe , j'ai lancé d'un ton acerbe à Suzanne " Why you walk so quickly , you have to take a train ?" Le lendemain nous devions allés en ville pour préparer la suite du voyage ( sans internet on ne peut pas faire grand chose si ce n'est se remettre entre les mains du hasard ...et alors c'est 6 mois qu'il faudrait rester !!!) , je suggérais à P de faire développer les photos et d'aller les donner avant notre départ ...sitôt dit , sitôt fait ... Koraput ? Ville indienne , rien à dire de plus ....retour en bus et en attendant qqes scènes photographiées ...curiosité des indiens ....je suis souvent dévisagée , qqes fois des jeunes hommes m'abordent pour me demander " where country ?" , et éventuellement demander " un selfy " , des jeunes filles rient sous cape (l'âge bête sévit aussi en Inde ?!?!?!) ..la misère est moins présente qu'à Calcutta ...serait ce parce que la solidarité fonctionne mieux ds des villes moins grdes ou ( et ) que la campagne étant proche , les gens ont de quoi je survivre ? un contact évidemment autre que ds les villages ... Retour en bus ...luxueux par rapport à la majorité du parc des bus indiens !!!! A nouveau soirée anglophone !!! En plus je me sens fiévreuse ...bonne excuse pour quitter la table et aller écrire ds mon lit ...

C'est devant le peu de dialogue avec mon compagnon que j'ai décidé de transcrire mes impressions , un journal en qqe sorte , et de l'envoyer , par épisodes à mes ami(e)s les plus cher(e)s.....je pense que c'est la meilleure idée que j'ai eu depuis bien longtemps ... Le soir au dîner , renouvellement des convives ...départ de 4 anglophones dont les deux canadiennes ( ouf ..) c'est vrai qu'avec les autres il est bcp plus avenant ...j'ai tjs dit qu'il valait mieux être son amie que sa petite amie ...impression confirmée par le voyage ) et arrivée d'un couple de francophones suisses ( bien fait ! avec lFabienne la Belge et un autre français , nous sommes en majorité et les anglophones se taisent !!!) Mme est malade et renseignement pris il s'agirait d'une gastro ....après vérification de son traitement avec son mari , je complète avec du spasfon et 1 h après elle apparaissait à table ..l'incrédulité de certain devant ma compétence professionnelle à fait place à un début de reconnaissance ...il en aura fallu du temps ...heureusement que , malgré les conseils , je n'ai pas oublié mon ancien métier!!!! La Suissesse , Claudia est en fait une mexicaine ...blonde !!!! Avec des ongles d'or faire pâlir d'envie ts les félins de la jungle indienne ...très bavarde et drôle nous sympathisons immédiatement ....les cartes changent de main !!!!en plus ils vivent à Martigny petite localité du Valais que je connais ...lorsque nous allions skier à Verbier ... Soirée sympa ...confidences ...les apparences sont souvent trompeuses ...ce couple apparemment uni et sans pbs a subi il y a qqes années , une épreuve dont bcp ne se remettent pas ...la vie nous réserve parfois de sacrées surprises ....je pense que nous choisissons nos épreuves et que , malgré les aides pour les surmonter , il faut souvent avoir la foi pour continuer à croire en la vie ... Le lendemain matin livraison des photos ....à notre arrivée au village , chacun était en train de vaquer à ses occupations .....ds des tenues " de tous les jours " ... Quel bonheur de voir leur visage s'éclairer à la vue des photos ...chacun a fait sa propre distribution et rapidement un " chef " a pris la direction des opérations pour la répartition ...puis nous les avons vu disparaître les uns après les autres et réapparaître ds leur tenue de fête pour prendre à nouveau la pose ...pdt plus d'une heure nous avons joué les photographes professionnels pour le plus grd plaisir de nos modèles ...les mamans habillaient les bébés et les tenaient à bout de bras devant l'objectif , les gamines souvent très jolies faisaient concurrence à Kate Moss ...où avaient elles appris à poser ainsi ...ce ne sont pourtant pas les magasines de mode s'empilent sur les tables du village ....il n'y a pas de table !!!!! un homme d'une cinquantaine d'années (?) a voulu lui aussi prendre la pose ....étonnant .....une femme m'a entraîné chez elle ( une pièce sans fenêtre , un sol en terre battu , ds un coin qqes ustensiles de cuisine , et au fond une autre pièce plus petite avec un lit unique ...qqes étagères peintes en rose ...c'est tout ) et pourtant ces gens ont l'air heureux ...une fois la glace brisée ils sont souriants , chaleureux et cherchent à communiquer par tous les moyens ...je suis rentrée ds son jeu , j'avais envie de lui faire plaisir ....pour elle ce sera un jour particulier dont elle se souviendra mais pour moi aussi ...devant cette chaleur communicative j'ai pensé " que c'est bon de donner sans rien attendre en échange ...elle a posé , puis sa fille , qui revenait sans cesse , puis son fils ....puis un couple âgé m'a entraîné derrière une maison ds une cour ou il y avait un grand arbre et j'ai du prendre la photo avec l'arbre ...en pied !!!! Je ne sais pas ce que cet arbre représentait pour eux mais il paraissait très important .... Peut être le lieu de leur premier baiser ....d'amoureux ...car s'il y a bcp de mariages arrangés , je pense qu'il y a aussi des mariages d'amour ...ou des couples qui tombent amoureux une fois mariés comme c'était le d'Awesh notre guide d'hier ... Beaucoup d'émotion donc , une belle émotion non polluée ....beaucoup de sourires , de chaleur , de joie , il n'est pas nécessaire de parler la même langue pour échanger ...l'amour est un langage universel et ces moments passés en leur cie me l'a confirmé .....encore faut il que les protagonistes aient envie d'en donner et d'en recevoir ... A cette occasion j'ai vu mon guide sous un autre jour ..il avait l'air tellement heureux lui aussi de donner .....j'ai pensé : ce voyage me permet de voir d'autres facettes de cet homme que je trouve souvent si dur ...malheureusement ces instants de communion ne nous ont fondamentement changés...nous avons tjs la même difficulté à échanger ...dommage .... Puis retour au bercail pour la dernière soirée ....nous n'avons pas eu le même échange avec Claudia car les hommes s'en sont mêlés ...mais je vais télécharger "WhatsApp " et nous pourrons nous parler .... Et je n'aurai plus rien à envier à la jeune indienne rencontrée puisque , moi aussi , j'aurai "WhatsApp "!!!!!!! Adieu matinal le lendemain ....j'ai été généreuse avec " les filles "car elles le méritent et sur le pas de la porte Léon m'a crié " come with yours friends " du moins c'est ce que j'ai compris ?!?!?!? L'accent australien ?!?!?!? Mais Qui sait ?

Impressions 4eme partie 2 jours ds les environs de Jagdalpur

Après avoir quitté la guest house de Léon , nous avons pris un train qui nous a mené en qqes heures de la gare de Kakiriguma à celle d'une autre gdre ville indienne , Jagdalpur mais situé ds un autre état , le chhasttisgarh , district de Bastar......A l'arrivée , la nuée habituelle de conducteur de tuc tuc et discussion habituelle pour faire baisser le prix qui est fixé , bien sûr , à la tête du client ...en gros , plus notre peau est claire , plus le prix est élevé !!!!!installation ds notre " superbe " hôtel typiquement indien "le rainbaw hôtel " , tout un programme ...

Chambre correcte ..il faut savoir que la plupart du temps il n'y a qu'un drap de dessous , en général trop petit .....et que nous devons nous contenter d'une couverture ...j'ai bien mon" sac à viande " (en soie !!!'tjs pour améliorer l'ordinaire du chemin de Compostelle ) mais je n'ai pas trop envie de me retrouver ligotée comme un saussisson...il fait trop chaud ... Mais tout est ds la salle de bains !!!!! Un wc ( ici à la turque il y a intérêt à bien viser si on ne veut pas s'arroser les pieds et mettre des chaussures pour faire pipi la nuit ) un robinet est à la disposition des amateurs pour se rincer à l'indienne ( après on est trempé ...on fait comment ?) mais un membre du personnel est revenu nous apporter deux rouleaux de PQ se doutant bien qu'on ne tarderait pas à en demander ...ah ces européens !!!!! A côté un lavabo ...d'époque incertaine ...comme la couleur !!!! Et en face un pommeau de douche qui gicle jusqu'au dessus du lavabo mais pas sur moi ....et un seau avec un petit récipient pour se laver à l'indienne ...en fin de compte je m'y suis mise et cela me rappelle mon enfance qd ma mère nous lavait sur l'évier , debout ds une cuvette ... Ah par contre , miracle , il y a internet...et ça marche ....mais pas ds la chambre !!!! il faut descendre à la réception et se faire dévorer par les moustiques avant que , découragée je remonte ds la chambre m'enduire d'insect écran ....le monde n'est pas parfait !!!!!! Le programme est la visite guidée des villages tribaux des environs ...notre guide Awesh arrive tout sourire ....il parle un anglais assez compréhensible pour que j'en comprenne les 3/4 ... La journée commence bien ... Notre chauffeur arrive et arrêt ds un premier village ...au passage il nous explique , les traditions , les arbres ( ici cocotiers , bananiers , arbres à teck , cachous (?) se succèdent et se découpent sur la terre rouge ....les paysages sont très beaux ).... Les " allées" ou chemins et même les lopins de terre sont entourés de grosse plaques qui ressemblent à de l'ardoise mais plus brunes ou rouges ...elles sont fichées à même le sol et déterminent ainsi le territoire de chacun ....des meules de foin comme celles de nos campagnes ds les années 50 ou 60 ( maintenant ce ne sont plus des meules mais des rouleaux ) , des faux en bois avec une extrémité en métal coupante , En levant la tête nous apercevons ds les arbres des sortes de grosses cruches en terre accrochées ..elles sont destinées à recueillir le suc qui s'écoule des branches sectionnées ...le matin c'est un jus de fruit et au fur et à mesure que s'écoule la journée, la fermentation se fait et le soir si on en boit ...on roule sous la table ... Enfin par terre car il n'y a tjs pas de table !!!!!!! La première maison où nous nous sommes arrêtés était la maison d'un forgeron ...pas tour à fait désintéressé , car ils fabriquaient de petits objets en métal doré qui étaient à vendre !!! Évidemment !!! Aux touristes !!! C.-à-d. NOUS !!!!!!'mais c'étaient joli ...et ils étaient charmants ......donc nous avons un peu craqué....( mais pas trop car c'était un peu lourd ..et un vol intérieur se profilait à l'horizon avec un poids de bagage limité ...) .et puis c'est artisanal et cela leur permet de vivre ... P à son habitude a pris des photos ....avec l'autorisation du guide ....et moi j'étais plus réservée ...en effet je trouve que , rentrer chez les gens , même si c'est pour la bonne cause et les prendre en photo , est un peu comme violer leur intimité ....cela me gêne et je pense qu'ils sont peut être aussi gênés mais n'osent pas trop le montrer ....donc je reste un peu distante tout en leur souriant ...P est plus à l'aise mais cela fait aussi de nombreuses années qu'il vient en Inde ...il en a le mode d'emploi !!!

Il faut savoir que nous étions ds une zone ou la majorité de la population est animiste Donc en voyant des vaches se promener nonchalamment sur la route ( comme toutes les vaches indiennes d'ailleurs !!!). Je lui ai demandé si ces tribus les mangeaient ...il m'a répondu " officiellement non mais en réalité oui " un bon sujet à méditer " la tolérance " entre les différentes religions ...... Deuxième village ...encore des choses à vendre mais cette fois ci il m'a présenté au " chamane " Il n'y a pas forcément un chamane par village ..il communique avec les esprits de la nature , des morts , des gens malades ......il possède des pouvoirs ?!?!?! de guérison , je pense que c'est plus en rapport avec le psychisme , et comme bcp de choses sont liées au psychisme ....alors on peut penser qu'il a bcp de pouvoirs ...certains diront qu'il suffit d'y croire ...soit ...ça serait un peu comme un effet placebo ?!?!? À voir ....en tout cas , moi je crois que " l'au delà existe et que nous y séjournons entre deux vies ....alors des " esprits " pourquoi pas ...qui nous " possèdent " pourquoi pas et " nous font du mal " pourquoi pas ...il y a bien des prêtres exorcistes ....tout cela doit appartenir au même monde ...il n'y a que la façon de l'appréhender qui diffère .....il y avait un petit temple avec une porte joliment décorée ...comme je paraissais intéressée ils me l'ont ouvert et j'ai eu le droit d'y pénétrer , de regarder l'autel ...sans prendre de photo ...évidemment ... Puis ils nous apporté des objets artisanaux à vendre ....il faut être patient car qd on demande " How much " ils ne répondent pas. '.il faut réitérer la question , attendre la réponse , discuter pour le fun et le principe ( moi je n'aime pas trop discuter car je pense qu'un travail artisanal se paie et , fausse idée , qu'ils ont besoin d'argent , mais par contre je n'aime avoir l'impression d'être prise pour une " touriste " !!!!!!!!!!!j'ai acheté un espèce de bandeau qu'ils s'attachent sur le front lors de leurs danses " initiatiques "(?) , "traditionnelles "me parait plus juste ..... Puis un autre village ...avec encore un chamane ....nous sommes rentrés ds la cour d'une maison , pris encore qqes photos ....le chamane était en train de réparer une sorte de tambour allongé , un groupe de femmes étaient allongées au centre et des enfants jouaient autour d'elles ..peu d'hommes ...où étaient ils ??? et le guide m'a pris en aparté pour me dire " on va attendre un peu , il nous prépare une surprise " ...nous sommes ressortis , avons vu une partie de la population disparaître et , bientôt réapparaître ayant revêtus , les femmes , une douzaine , des saris oranges ainsi qu'un bandeau de la même couleur, qui leur ceignait le tour de la tête .....les hommes avaient un " dhoti" court orange également , étaient torse nu et portait une coiffe : deux cornes de buffle diverses décorations et le même bandeau orné de coquillages que j'avais acheté , des plumes de coq surmontaient tout cela ...tout ce petit monde portaient des colliers et divers bijoux .. Puis ils se sont mis à tourner en dansant , les hommes tapaient sur leur tambour en scandant des onomatopées ( du moins pour moi ) , les femmes chantaient ...cela ressemblaient plutôt à des litanies '.....La surprise était de taille car ce spectacle était offert , spontané et ce n'en était que plus émouvant ....pour nous ....incroyable cette générosité et ce désir de partager .....ils nous ont donné ce qu'ils avaient de mieux à nous offrir et ça , c'est inoubliable .. Ensuite nous sommes à nouveau rentrés ds la cour pour assister à une " consultatation " du chamane ....il s'agissait d'un homme qui avait visiblement mal au foie ..le chamane a fait brûler un os de bœuf et , à travers un linge , il a appliqué l'os brûlant sur la région malade ...dommage je ne connaîtrai pas le résultat de son intervention .... Il faut préciser que notre guide connaissait tout le monde ds ts les villages ...il nous à emmené ds les plus accessibles pour lui , je pense ...il a tenu à me préciser que nous avions tjs eu P et moi une attitude respectueuse ....tout en leur portant de l'intérêt ...attitude qui a été appréciée ...la preuve ... Puis un marché ....ah ces marchés indiens !!!! Colorés, vivants , diversifiés ...c'est l'occasion de rencontrer diverses tribus que l'on peut reconnaître à leurs traits ( nez plus ou moins épatés , peaux plus ou moins foncées mais assez foncées en général ) , à leurs bijoux ( percing de nez le plus souvent, bilatéral et qqfois assez volumineux , ) colliers rigides autour du cou .....je n'ai jamais une telle diversité de légumes ....ttes sortes , ceux que nous connaissons et bien d'autres...comme ils n'ont pas de balance , ils sont répartis en divers petits tas de taille à peu près identique ( ils ont bien droit à une marge d'erreur !!!) en général les femmes sont assises devant , certaines ont un plastique au dessus de la tête ( les plus riches ? Les plus importantes ? ) d'autres non ...elles sont en plein soleil ...et il tape ...en plus ce n'est pas comme chez nous a 13 h ils ne plient pas bagages ...ils sont là , immobiles ou presque tte la journée ....leur clients viennent à pied pour la plupart ....pieds nus ...les femmes repartent avec leurs achats ds un sac ou un panier , posé sur leur tête ....cette habitude de tout porter ainsi sur la tête , leur donne un port de reines ...car ce sont des reines ....les reines de leur famille , du village , du pays ....elles font souvent plusieurs kms à pied pour aller chercher de l'eau potable qu'elles rapportent ds des jarres en inox.(!!!!!!eh oui ) sur leur tête ....j'ai vu des pompes ds les villages mais je pense que l'eau ne doit pas être potable ... Et aussi des stands d'objets utilitaires ( peignes et brosses en plastique , piles ......des marchands de saris , d'écharpes , de robes à froufrous , galons , volants ds des couleurs plus flashies les unes que les autres , en synthétique ( on n'arrête pas le progrès !!!!mais c'est vrai qu'ils n'ont pas de fer à repasser ) UN VRAI RÉGAL ...que du bonheur pour la bourge parisienne que je suis !!!!!et aussi des stands de bracelets ...en plastique ....de ttes les couleurs ... Et au fond ....la zone des alcoolos .....hommes , femmes sont concernés ...attention je ne dis pas que tous les indiens picolent !!!!! Mais ce doit être à peu près comme chez nous ...et peut être un peu plus ds les campagnes et les jours de fête ....donc es femmes vendent des alcools forts , de riz ( genre saké ) et autres ....ds des bouteilles de bière récupérées ........tjs assises par terre et imperturbables .....

De retour à l'hôtel , épuisés mais ravis nous sommes allés dîner au restaurant de l'hôtel ...et ....... Qui étaient là pour nous accueillir ????? Les canadiennes ...mes copines !!!!! Je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un sursaut de recul et de m'exclamer oh non !!!( l'ont elles perçu ??? Je ne sais pas mais elles ont été plutôt sympas avec moi ..mais peut être suis je parano comme semble le penser mon cher guide !!!!) j'ai donc fait contre mauvaise fortune bon coeur( encore une soirée en anglais ...) , j'ai accroché un sourire à ma face et cela s'est plutôt bien passé ...sauf qu'en partant , Suzanne ( encore elle ) a pris P ds ses bras et l'a embrassé en l'appelant " chéri " ( ou P chéri ou mon chéri ???? peut être est ce une attitude normale des anglo- canadiennes envers les hommes !!!! Ou c'est peut être encore ma paranoïa galopante qui m'a joué un tour !!!!!)

Le lendemain re guide , re marchés, mais cette fois accompagnés du psychiatre italien qui paraissait comme moi intéressé par le chamanisme ...nous avons un peu échangé avec mon anglais pourri mais ..il était malade et préférait garder sa fièvre et sa toux que se soigner alors qu'il avait du Zithromax, antibio miracle pour les débuts d'infections pulmonaires ....ah ces hommes !!!!!italiens ou français ils sont bien tous pareils ...s'ils sont malades , ils gémissent mais se soigner les font passer pour des femmelettes !!!! Autre village autre visite ..mais cette fois avec un événement marquant ...une femme avait les yeux très rouges et les paupières très gonflées ...elle se passait un chiffon sec et sale ....P et moi l'avions remarqué...je lui ai parlé d'allergie ...j'avais ce qu'il fallait ds ma valise et ( avec son accord ) je lui ai donné 4 cps en faisant intervenir le guide pour la traduction....puis ( pour une fois !!!) de connivence P lui a donné une petite serviette de toilette pour faire des compresses d'eau froide .....normalement si elle a bien suivi nos conseils cela devait être terminé en 48 h ....c'est peut être mon ego qui a parlé mais je me suis sentie heureuse d'avoir été utile .....(?!?!?!) Voilà retour au bercail , dîner au même restaurant ( sans les canadiennes cette fois ...ouf !!!!!) et au lit pour lever à 5 h du mat ...car nous avions un avion à prendre ....une grève avait été annoncée ds l'orissa et à 7 h les frontières seraient fermées jusqu'à ??????? Nous devions donc être sortis de l'orissa au plus tard à 7 h ....That's India !!!!!! Mais la nuit fut mouvementée et le sommeil léger car ds un hôtel Indien , il est pratiquement impossible de s'endormir avant 1 h du mat car les portes .claquent , les gens crient , les bruits de robinetterie ....tout cela concourent à un repos bien mérité !!!!!!!

Impressions 5 ème partie 3 jours à mamallipuram .

Cet épisode va commencer avec notre départ dès potron minet (5 h du mat )de notre hôtel indien ....tout est calme et silencieux ....ds le hall de l'hôtel . deux silhouettes allongées sur des matelas jaillissent de dessous les couvertures ...ce sont les réceptionnistes qui dorment , à pied d'œuvre pour les clients matinaux .....pour sortir , l'un d'eux a dû réveiller le gardien qui sommeillait sur le trottoir devant l'hôtel ..ensuite il a fallu nous ouvrir une grille sur le côté ... Nous ne risquions pas de partir sans payer....le taxi avait un peu du retard....source de stress....enfin il arrive et nous partons ...moins d'une heure trente pour franchir la frontière , il ne s'agit pas de traîner .....même s'il fait nuit , je ne perds pas une miette du spectacle qui se déroule sous mes yeux .....ça et là , des braseros sont allumés le long de la route et éclairent des silhouettes engoncées ds des couvertures ...nous sommes en moyenne montagne et les nuits sont fraîches ...je suppose que ce sont des gens qui passent leur nuit dehors ????? J'ai beau écarquillé les yeux je n'arrive pas trop à distinguer le paysage ...puis l'obscurité est moins pénétrante et nous traversons des villes et des villages , déjà un peu animés malgré l'heure matinale ...j'ai même vu ds la nuit au bord de la route , la silhouette d'une femme , sa cruche en inox sur la tête ....quel courage ...certains me diront ..oui mais elle n'a pas le choix et ne se demande pas si elle doit y aller ou non ...mais malgré tout je suis admirative .., d'autres silhouettes se profilent sur le bas côté ...toutes emmitouflées ds de grosses couvertures ...le jour est à peine levé et déjà toute la " fourmilière " est au travail ....notre conducteur est habile avec son klakson ( pousse toi de là , c'est ma route et j'arrive !!!!!) pour se faufiler entre camions , voitures et deux roues ..qd ce ne sont pas les piétons qui traversent sans regarder.....malgré tout je préfère regarder le paysage plutôt que la route ...je veux bien mourir mais je n'ai pas envie de me retrouver ds un hôpital indien !!!! nous arrivons au poste frontière déjà encombré de camions , de voitures , de deux roues , de troupeaux de vaches ....notre chauffeur est expérimenté et semble vouloir se faire pardonner son retard de ce matin .....et à 6h 55 à ma montre .....Nous passons la frontière ..youpiiiiiiiiii nous sommes en Andhra Pradesh .... Nous continuons à descendre .....et surprise !!!!!! La route est rapidement encombrée par d'énormes troupeaux de vaches ( indiennes avec des cornes ..à propos pourquoi les nôtres n'ont pas de corne ? Renseignement pris , on coupe ou on brûle les cornes de nos vaches pour les traire , les transporter ...alors que les vaches indiennes " sacrées " sont à l'état brut ....merci Google ...même en Inde il est là !!!!!) Donc d'immenses troupeaux ...entre cinquante et cent bêtes par troupeau , menées par des vachers au bâton d'or ...ça coure , ça galope mais ça obéit et ça se range ... Il y en a de plus en plus ..à tel point que je me demande si c'est la transhumance ? Non ce serait plutôt un marché ...mais autant de têtes de bétail ? Vont elles trouver ttes un acquéreur ? Et après il faut qu'elles remontent ? Étrange !!!!! Aux alentours de 10 h , nous arrivons à destination , Visakhapatnam où nous devons prendre notre avion à 15 h pour Chennai ....comme nous avons du temps nous allons faire un tour au pied du temple ....mais c'est un temple moderne sans grd intérêt pour les touristes ..il y a une espèce de dortoir pour les pèlerins et je vois plusieurs personnes dont le crâne rasé est recouvert par une sorte d'emplâtre d'argile ?? Puis en contre bas , un très beau jardin et un panneau sur la grille " centre de médecine ayurvedique ....connaissant un peu leur technique de soins , je me suis demandé si ce n'était pas des malades en traitement ...

Après un vol sans histoire , et sans peur ...j'adore prendre l'avion je m'y sens ds mon élément ...sans doute en rapport avec mon enfance où très jeunes , mon grand père nous emmenait faire un tour ds des jodels ou cesnas..... Re taxi qui nous attendait à la gare ...traversée de Chennai , ville inondée il y a moins d'un mois ...et le plus surprenant ...il n'y a pas de trace apparente ...et pourtant j'avais regardé le peu de reportages sur internet .....ils avaient de l'eau au moins jusqu'à la taille .... arrivée à mamallipuram , petite ville très touristique , au bord du golf du Bengale avec de très beaux temples .....et oh surprise ..la Guest house est en bordure de plage , notre chambre au rez de chaussée avec une petite terrasse donnant sur la plage ....le bonheur ..un rêve ...je remercie chaleureusement P pour cette bonne idée ..et je reconnais son organisation sans faille ... Tout est bien ds le meilleur des mondes .... En plus mamallipuram est une jolie petite ville avec des maisons très colorées ..ainsi les tas d'ordures sont plus acceptables ....ce qui m'étonne c'est que je finis par ne plus les voir !!!!!il ne faut pas s'arrêter à ça ...l'Inde c'est autre chose ...c'est une culture fabuleuse , une spiritualité présente à chaque instant , une histoire d'une richesse étonnante , des gens d'une gentillesse infinie .... Les échoppes ..il ne faut pas oublier de parler des échoppes ..au début je me demandais ce qu'on pouvait bien y trouver ..et en fin de compte , on y trouve l'essentiel ....c'est un super marché en réduction et cela fait vivre un nombre inouï de personnes ...car les indiens sont les rois des petits boulots ....j'ai même vu sur un marché un réparateur de transistor avec son fer à souder et son petit feu !!! Ce sont les rois de la réparation et de la récupération ...si seulement on pouvait prendre exemple sur eux ...

Nous étions à mamallipuram pour rencontrer un indien Diva que P avait connu lors de précédent voyage ....il y a 3 ans je crois ...Diva tenait le restaurant sur le toit de l'hôtel et avait pour projet d'avenir d'ouvrir un café philosophique où les gens pourraient se rencontrer , échanger , en dégustant qqes mets indiens.....qd j'ai rencontré P , il m'avait parlé de diva et des ses idées et m'avait fait part de son admiration pour cet indien hors du commun .... Diva appartient à la caste des intouchables , est extrêmement sympathique , a le regard malin , respire la joie de vivre , parle un français plus que correct quoiqu'un peu rapide avec un accent indien ...qqfois je dois le faire répéter ....mais quel bonheur après ts ces anglophones ....donc dîner d'arrivée avec Diva qui nous explique son projet , ou plutôt ses projets ...car en plus du café philo ( un peu plus ds le sud à tiruvanamalai où sa famille possédait du terrain ( il nous a expliqué que c'est une région où il y a bcp d'ashrams donc de personnes susceptibles d'être intéressés par son café ....ce terrain vendu lui a permis d'acheter son propre terrain ) P était étonné que des intouchables puissent être propriétaires .....il nous a expliqué qu'au moment de la partition de l'Inde , le gouvernement avait donné des terres , qui ensuite étaient restées ds les familles .. Diva nous a expliqué qu'il avait réfléchi à sa vie , qu'il s'était trompé de route et que désormais il écoutait la voie de son coeur ....depuis il est devenu végétarien , ne boit plus du tout d'alcool ....bien ...j'aime bcp cette démarche ...de plus il nous explique cela d'un ton tellement joyeux et tellement sincère qu'on ne peut que penser qu'il est sur le bon chemin ...et peut être emprunterai je même ....

Le lendemain visite du célèbre bas relief " la descente du Gange ou Bagiratha.s penance ..il y a au centre une fissure naturelle symbolisant le Gange descendu du ciel ..de part et d'autres d'extraordinaires sculptures racontant cette mythologie ...on y retrouve des créatures célestes ( Shiva ...) semi célestes , des ascèses , des animaux ....à droite de majestueux éléphants .....ce bas relief 27m par 9 m ) est la preuve de la dextérité des sculpteurs de cette époque ( VII ème siècle ) à droite une petite sculpture représentant des singes en train de s'épouiller... Ce bas relief est à la base d'un énorme rocher sur lequel noeud pouvons monter ...Ds un premier temps , m'étant retrouvée seule car n'ayant pas trouvé l'entrée de tout le monde où P m'attendait ( lui avait emprunté le raccourci par les rochers ) et ne mesurant pas l'ampleur du site , je fais donc un tour , visite un petit temple , prend qqes photos ...je décide de redescendre et d'attendre ....en vain ...Hôtel ..personne , retour...personne ...et en fin de compte ....drame .... j'ai eu la chance de retourner sur le site avec Diva qui m'a fait une visite guidée complète ....Nous sommes même monté en haut du phare pour avoir le panorama sur la ville et sur le site ...et c'est vrai que , vu d'en haut le rocher à la forme d'un éléphant ....alors il m'a dit " ne t'en fait pas tu as perdu P mais tu m'as trouvé moi .... Et j'ai eu le meilleur des guides ....de plus comme je crois à la réincarnation , nous avons pu parler de nos croyances .il m'a donné un éclairage supplémentaire sur la religion hindouiste que je ne connais pas bien mais que je découvre progressivement ....et j'ai fait une expérience extraordinairement ....dangereuse !!!! Pour rechercher P , Diva m'a emmené à travers la ville , sur ....son scooter ......j'ai cru ma dernière heure arrivée à chaque instant .....klakson bloqué , il slalomait à travers les voitures , les Tuk Turks, les bus et les deux roues ...en plus c'est une position très inconfortable ....je me demande comment font les indiennes installées à l'arrière en amazone et en tongs !!!!!!!! Qd il n'y a pas un enfant avec ..... L'après midi , explication , réconciliation ( enfin presque !!!!) et visite du superbe temple en bord de mer le " shore temple " dédié à Vishnu , auquel ont été rajouté deux sanctuaires dédiés à Shiva ...à l'intérieur un Vishnu allongé ( au moins taille humaine ) et un lingam poli à seize facettes .une merveille ...et tout autour une ceinture de " nandis " ( nandi est un taureau qui est , entre autre la monture de Shiva ) allongés ...tout cela ayant parfaitement résisté au temps ...fabuleux !!!!! Quel pays extraordinaire et tellement chargé d'histoire que tte une vie suffirait à peine à en faire le tour ..surtout en commençant à la retraite ...

Le Lendemain en route pour Thirukazhukundram ...pour la visite d'un temple en haut d'une colline que finalement nous n'avons pas grimpée pour cause de chaleur ...

Le soir était consacré à un dîner chez Diva , préparé par une amie à lui , cuisinière de son métier et qui doit reprendre du service à l'ouverture de sa paillote sur le toit de sa maison ...une femme d'une gentillesse et d'une générosité comme je n'en ai jamais vu , un coeur débordant d'amour pour les autres ...chaque fois que je la voyais , elle me décorait les cheveux avec des fleurs de jasmin tressées elle même ....un amour ds tous les sens du terme ... Elle nous avait préparé un curry de poisson , succulent ....en plus elle rit tout le temps ....Diva et elle se sont bien trouvés pour ouvrir leur restaurant sur le toit ....nous avons passé une partie de la soirée à discuter de la réincarnation , des 7 vies des Hindous .... et aussi , de l'amour à partager et à donner , de la nature à respecter ...bref des valeurs universelles et qui peuvent être appliquées par tous que l'on soit hindouiste catho ou autre ....

Quelles belles rencontres ...rien que pour cela je ne regrette pas tout ce voyage .... Demain départ pour pondicherry , ex comptoir français .... P a l'intention de prendre une journée sabbatique , lundi ..j'en profiterai pour visiter Pondicherry dont nous avons déjà fait le tour en arrivant ....merci P , demain je serai en terrain connu ....

Impressions 6 ème partie pondicherry 2, jours et dem

Donc dimanche , arrivée à Pondicherry en début d'après midi et premier contact avec l'ex comptoir français ...où l'influence française se fait encore sentir ...d'abord parce qu'une partie de, la population parle la langue de Molière ....

Une longue promenade de 3 kms en front de mer avec , encore qqes belles demeures....qqes rues en arrière , un canal presqu'asséché( un filet d'eau nauséabonde enrichi de détritus y coule encore ) sépare l'ex partie européenne de la ville tamoule. La différence se fait tout de suite sentir .....ds la partie européenne de belles demeures ...qqes unes encore luxueuses , balcons , grille en fer forgé , couleurs pimpantes .....un parc ombragé avec , au centre , un pavillon blanc ....Indiens et européens se retrouvent pour prendre le frais ......ça et là qqes maisons auraient besoin d'être restaurées mais les rues sont presque propres et silencieuses !!!!!une très belle église Notre dame des anges ....avec un chemin de croix de tte beauté ....j'ai d'ailleurs photographié ttes les stations une par une .... En face l'hôpital St Joseph ...encore l'influence francaise et catholique .....les rues , ombragées par de beaux arbres qui amènent un peu de fraîcheur , sont un peu moins défoncées qu'ailleurs ...ds les villes indiennes il est impossible de marcher le nez en l'air car on risque de tomber ds un trou à chaque instant ..... Des plaques bleues ( comme à Paris ) avec des noms français ....rue Dumas , rue du bazar s'y Laurent , rue de la marine .....rappellent elles aussi , qu'il n'y a pas si longtemps , les français étaient encore là ( 1956 à peine soixante ans ) ...devant le palais du lieutenant gouverneur ( ancienne demeure du gouverneur de l'époque Francois Dupleix 1742 - 1754 ) , des policiers , tout de blanc vêtu , ont conservé le képi rouge ....ils ont d'ailleurs fière allure ds leur beaux uniformes ...ne passe pas qui veut et j'ai du expliqué que je voulais simplement prendre des photos ..... Sur le front de mer , à l'heure du déjeuner des familles indiennes pique niquent sur le trottoir d'en face , ombragé et les mères donnent la becquée à leur progéniture , pourtant déjà un peu grande !!!!!! Il n'est sans doute pas évident vers 5 6 ans de faire des boulettes avec la main droite seule et une assiette en équilibre !!!!! Hier soir nous avons dîner ds un restaurant indien , nous avons mangé des "dosais " sorte de crêpes ( les sœurs de nos crêpes bretonnes ) fourrées de diverses choses , servies avec deux ou trois sauces ...eh bien j'ai mis ma main gauche sous la table ( j'avais commencé à m'en servir car manger une crêpe avec une cuillère relève de la prestidigitation !!!et une indienne à la table d'à côté m'a foudroyé du regard ...je voudrais bien la voir en France avec des couverts à poissons !!!!) et j'ai mangé ma crêpe avec les doigts et je m'en suis fort bien sortie ...et j'y ai pris bcp de plaisir !!!!!

En passant devant un centre qui s'occupe d'enfants en difficultés , un jeune indien en est sorti pour me faire visiter le centre ....une gdre salle avec qqes tables où étaient assises des femmes qui attendaient ??? Il m'a expliqué qu'il n'était pas question d'argent mais de fournir stylos et cahiers aux enfants pauvres ....tout de suite je lui ai proposé d'aller en acheter ....mais comme je voulais continuer ma route vers le quartier des pêcheurs ....il m'a dit que cela pouvait attendre et m'a accompagné ...en m'expliquant qu'il n'y avait pas seulement des pêcheurs mais aussi des artisans ( menuisiers , ...) et aussi bcp d'étrangers ( français , anglais , , , , ) il m'a montré des temples , non ouverts à cette heure ci puis tout en marchant , nous sommes arrivés chez lui ....une maison plutôt spacieuse , à étages avec , ds le séjour , un canapé et une télévision devant laquelle sa mère était installée ....( peut être regardait elle " les feux de l'amour façon Bollywood ?!?!? ) . Après nous nous être saluées , elle a disparu ds la cuisine et est revenue avec une assiette de riz , de légumes et de viande , une cuillère et je n'ai pas eu le choix ...obtempérer et me régaler tout en la remerciant ...mais elle avait l'air de trouver cela normal !!!! Il m'a été expliqué qu'il ne fallait pas dire merci , car rendre service était considéré comme un devoir ( duty ) ....Quelle hospitalité et quelle générosité ...son fils Jagan a partagé mon repas , sa mère ayant déjà déjeuné ....puis tout fier , il m'a montré les cartes reçues de ses différentes rencontres et amis français , italiens et autres ..il faut signaler que ce jeune homme de trente ans m'a expliqué qu'il était allé à l'école de l'alliance francaise ( il parlait un français plus que correct )...il regardait TV 5 monde en français et qd il ne comprenait pas un mot il l'écrivait sur le mur à côté de la télé pour en avoir une explication ultérieure ...je me suis fait un plaisir de lui donner le sens d'un certain nombre de mots à son grd contentement ...un détail ...il parlait le tamoul , le français , l'anglais , l'espagnol et un peu l'hindi et l'italien .....j'étais stupéfaite de voir avec quelle facilité un jeune homme travaillant ds un restaurant , avait réussi à apprendre 4 langues et à les parler presque couramment ...puis nous avons pris des photos avec sa maman et je leur ai promis de leur envoyer , sitôt rentrée à Paris .... Nous sommes monté sur la terrasse agréablement ombragée par un manguier car il voulait fumer une cigarette ( en Inde , les cigarettes s'achètent à l'unité , par trois ou par dix ...et il y a les mêmes inscriptions " qui font peur " que chez nous...mais il n'y a pas de "pousse à la consommation "....comme pour les médicaments ....j'ai acheté des vitamines ...le pharmacien a sorti une grosse boîte , difficile à caser ds une valise déjà bourrée mais ...ouf , il m'en a sorti une plaquette de dix ...bravo !!!! ) Nous sommes repartis visiter la fabrique de papier de sri aurobindo, ..j'ai eu droit à une visite en règle ..j'ai vu comment le papier était trempé ds différentes bains ds lesquels on ajoutait des traces de peinture en suspension et qui donnaient ces impressions " cachemire " tellement jolies .... Il y avait un autre frère à la maison et le troisième était parti travailler en Indonésie . Je pense que cette famille appartenait à la nouvelle classe moyenne indienne ... Puis je voulais visiter l'ashram de Sri Aurobindo ....en chemin il a rencontré une jeune et jolie allemande qu'il m'a présenté et devant le peu d'enthousiasme à l'idée de l'accompagner ds la soirée , boire de la bière , il a changé son fusil d'épaule et a pensé qu'avec l'allemande , il avait plus de chance de s'encanailler !!!! En plus je récupérais ma liberté , ce qui n'était pas pour me déplaire .... Au centre de la cour ombragée et très fleurie de l'ashram se trouve le mémorial de Sri Aurobindo et de la mère ....sur la surface , deux compositions de fleurs fraîches changées , je pense , tous les jours ...les gens défilent de façon ininterrompue et certains se recueillent avec une grde ferveur ... Puis je suis aller traîner ds la ville indienne ( tamoule ) à la recherche de Pashminas ...non trouvés sauf ds une boutique près de la cathédrale mais à des prix prohibitifs .....sans doute m'ont t'ils prise pour une américaine !!!! La cathédrale ...assez étonnante blanche et rouge comme un gâteau à la crème !!! Mais assez jolie , de beaux vitraux colorés reflétaient le soleil et tte l'église était illuminée ....à la sortie deux nantais avec leur guide ....nous avons un peu parlé ..le guide tamoul m'a expliqué qu'il faisait partie d'une fondation qui voulait ouvrir un centre de médecine ayurvedique , accessible à tous......des indiens les plus modestes aux étrangers , qui désiraient s'y faire soigner ...je suis un peu renseignée et ce genre de médecine qui considère l'homme ds son ensemble n'est pas pour me déplaire , bien au contraire !!!!!j'ai même vu sur le front de mer un centre d'homeopathie hollistique de ......sri aurobindo ...décidément , même mort il occupe une sacrée place .....( en face de l'ashram il y a même une poste Sri Aurobindo !!!!) Le soir une fête " alcoolisée " à la bière était prévue avec le groupe et j'ai été aussitôt conviée , invitation déclinée car il était plus de 5 h et je marchais depuis 11 h ..la fatigue commençait à se faire sentir ..et puis partir en goguette avec un groupe de nantais .....pourquoi pas mais j'ai préféré mes rencontres indiennes plus riches ... De retour à la guest house je les ai vu passer ds leur minicar ...ils m'ont klaksonné pour me joindre à eux mais mon courage déclinait de minute en minute ...et je n'avais qu'une hâte ....rentrer m'allonger sur la terrasse si agréable et rythmée par les appels à la prière car nous logeons ds un quartier musulman .....et ça ne me déplaît pas... Le matin réveillée à 7 h , je suis montée sur la terrasse et , allongée sur une chaise longue , j'ai entendu s'élever ds le silence , des chants d'église ...insolite et magique ....j'aime ces multitudes de confessions qui semblent cohabiter sans aucune difficulté .....certains pays pourraient bien en prendre exemple .... Épuisée mais ravie , je suis rentrée profiter de la jolie terrasse sur le toit de la guest house .....

Hier en arrivant , nous avons visité le marché couvert ..immense marché par lequel doit transiter une partie de la nourriture de la ville ....la partie légumes avec tjs autant de variétés ......qui se mêlent en une symphonie de formes et de couleurs comme seule la nature en a le secret ....les fruits nombreux et aussi variés , la zone de la pêche avec poisons , crustacés , crevettes .....plus ou moins préparés ..dommage que personne n'ait eu l'idée d'un endroit de cuisson et de dégustation sur place .....puis les poulets enfermés ds des cages ...il faut espérer qu'ils auront eu le loisir de courir avant leur séquestration .... Puis la zone textile avec encore , comme partout en Inde cette multitude de coloris qui , jamais , ne se heurtent .....puis des stands d'objets utilitaires en plastique tjs colorés ( la couleur occupe une grde place en Inde à tous les niveaux et cela m'enchante.....) , puis les ustensiles de cuisine , puis les pigments joliment colorés (encore !!!!) dont on retrouve les couleurs sur les murs des maisons et aussi , sur les dessins devant les pas de porte ....j'ai même vu un stand de boîtes " Tupperware " avec des couleurs bien plus vives et éclatantes que celle que nous trouvons en France ...serait ce une fabrication spéciale indienne ?!?!?!

Aujourd'hui , dernier jour à Pondicherry......ce matin nous prenons un petit déjeuner mi français mi anglais sur une terrasse à mi étage ...plusieurs françaises en transit sont installées et discutent .....d'éventuelles missions humanitaires , de circuits à travers le tamil nadu ....l'une d'elle parle de cavalaire où elle a vécu 30 ans ...mon attention est attirée par ce nom familier ..et je lui dis que je connais , car mon ex mari y est médecin ....exclamation qd je lui donne son nom ..elle le connaît très bien ainsi que mes enfants , car son mari est musicien et animait le remariage de Patrick !!!!!! Comme la vie nous réserve d'agréables surprises !!!! Décidément j'aurais fait des rencontres étonnantes au cours de ce voyage ..... Nous sommes retournés nous balader en ville , au marché et avons déjeuné sur le front de mer ....la vie passe paisiblement ds cette partie de la ville où le temps semble resté en suspens ......

Ce soir , car de nuit et départ pour Madurai et son pongal festival .....

Envoyé de mImpressions 7 ème partie Madurai Nous avons quittés Pondicherry ...pour moi un peu à regret pour plusieurs raisons 1 c'est une ville où bcp de monde parle encore français et où il est facile de se repérer 2 la partie francaise de cette ville n'est pas très représentative de l'Inde ... Elle est moins sale . Le front de mer est plus calme , plus élégant ...j'ai même trouvé le 1er vrai glacier de ce pays ....( il existe un autre petit coin de France à deux pas , ds une boulangerie pâtisserie française située ds le quartier tamoule....où nous avons dégusté une ...tarte au citron ...délicieuse ....) c'est un détail mais qui peut avoir son importance qd on se trouve si loin des siens et isolée affectivement ...le blues peut vous guetter et alors un petit rien suffit à vous faire retrouver le moral ....une plaque bleue , un sourire , un signe de la main comme une reconnaissance ...(et en cela , les indiens n'en dont pas avare ), des français sympas avec qui on peut échanger à la sortie d'une église ...... Moins bruyante aussi ...il y a moins de circulation donc moins de klaksons ...moins dangereuse ....je dois dire que risquer sa vie à chaque instant en traversant la rue est un petit jeu qui devient vite épuisant et excédant ..... 3 j'ai rencontré au moment de notre départ des gens que j'aurais aimé connaître plus longtemps......peut être certain(e) s çroiseront ils à nouveau ma route ????

Donc car de nuit pour arriver à madurai à 4 h du mat ....dur dur dur la vie de routarde ... Découverte de la ville le matin après avoir peu dormi ......

Découverte un peu vasouillarde. à cause du manque de sommeil ... Ville indienne habituelle .....opposition entre le modernisme galopant ....ses pubs , ses enseignes , ses néons , ses deux roues innombrables et leurs klaksons incessants et le reste .....les trottoirs défoncés , le bruit , les détritus , les caniveaux qui n'en sont pas .....les rabatteurs qui vous harcèlent pour vous emmener ds leur magasin , les marchands ambulants de cartes postales ( eh oui il est interdit de photographier ds le temple ) de colliers , de bracelets et autres pacotilles .... Bref le piège à touristes en bonne et due forme ... Mais on lève les yeux et on croise un regard bienveillant ...des enfants se retournent en agitant la main et font " hi " et sourient ...d'autres encore veulent se faire prendre en photos avec ou sans vous ...c'est pour le souvenir ....d'autres vous disent " welcome " en vous croisant , d'autres demandent " where Country do you come from'?" Et qd on répond " France " ils y ont très souvent un cousin ou ami ou y ont vécu eux mêmes ..à Lyon , Marseille ...ce matin un rabatteur m'a dit avoir vécu 2 ans à Cergy pontoise ...mais la vie est chère et les gens peu souriants ...on peut difficilement le contredire ...

Nous avons visité le temple " le Minakshi temple " ....interdiction de prendre des photos ...car c'est un temple en activité ...consacré à Minakshi (déesse aux yeux de poisson ) avatar de Parvati , femme de Shiva ....il est rare qu'un temple soit consacré à une déesse ...il y a deux sanctuaires , un pour chaque dieux et les hindous viennent s'y marier ou s'y purifier ...c'est un des lieux saints les plus fréquentés .... Il y a 4 " gopurams " ou portes à chaque points cardinaux d'une hauteur de plus de 50 m , avec une base en granit et décorés de personnages divers ( divinités , monstres , personnages de la mythologie ..) en stuc multicolore ...tous les soirs Shiva sous la forme de Dundareshvara est transporté d'un sanctuaire à un autre où se trouve son lit .....au centre le bassin aux lotus ...en fait il n'y en a qu'un ...des galeries ...des colonnes décorées de poissons , emblème de son épouse ....et ça et là des " lingams" , " des Ganesh " et de nombreux pèlerins venus se recueillir et se purifier ... Sans doute un peu comme nous , qd nous allons en pèlerinage à Chartres ou à Vezelay ou ds d'autres lieux saints ....... Je trouve que ttes les religions ont ceci en commun : aider les humains ( du moins les croyants ) à mieux vivre notre vie terrestre et espérer une vie future meilleure ...peu importe que l'on prie Jésus . Mahomet , Shiva , vichnu , Ganesh ......le " Div" comme me disait Diva , est le même au bout du compte et en cela , je suis bien d'accord avec lui.. On ne peut pas venir en Inde sans parler des échoppes ....il y en a partout ...ds les villes , sur les trottoirs , le long des routes de façon presqu' ininterrompue ... il y a les échoppes qui vendent de tout ...de l'eau " pani bottle " ( maintenant " tani bottle "tamil Nadu oblige !!!!) , des sodas , des fruits , des gâteaux secs , des sachets de shampoing , de lessive , des savons , des bonbons pour les enfants ...tout cela est suspendu comme autant de guirlandes multicolores..... il y a les échoppes qui vendent de la nourriture ...des beignets de toutes sortes ........la plupart du temps samossas , pomme de terre , beignets sucrés .... il y a les échoppes qui servent du chail , ce thé noir épicé ( en principe ! ) au lait très sucré , du café ( en fait un café au lait aussi sucré mais pas mauvais ) ...sur la planche qui sert de devanture , de nombreux bocaux remplis de gâteaux secs , qqfois à la crème... et aussi , des vendeurs de jus de canne à sucre pressé frais (???) Deux roues avec une manivelle qui actionne deux cylindres entre lesquelles sont écrasées les cannes ... Bref des tas de petits boulots qui emploient et font vivre une bonne partie de la population .... Bcp de gens vont pieds nus ....ils n'ont pas l'air d'avoir de difficultés pour se déplacer au milieu des cailloux , des gravats et des détritus ....j'ose à peine imaginer l'épaisseur de leur couche cornée plantaire s'ils se déplacent ainsi depuis l'enfance ..... Autre source d'étonnement ...l'habillement des hommes ....les plus âgés portent des "dhotis " sorte de tissu replié...... Les hommes d'âge moyen ou même les plus jeunes le portent long et souvent je les vois le replier comme si c'était gênant !!!! Hier nous avons pris un car pour aller à Rameshwara , île reliée au continent par un pont qui ressemble à celui de l'île de ré....sur cette île , que je pensais idyllique ( ds mes fantasmes ) se trouve un temple le Ramanathaswamy temple que l'on repère de loin grâce à sa couleur ....jaune vif !!!!temple consacré à Shiva , abrite un lingam de légende ( lingam installé par rama héros du ramayana) C'est un important lieu de pèlerinage ...c'est l'un des quatre lieus de pèlerinage les plus importants de l'Inde ..on appelle " Rameshwara , la Varanasi du sud ..... De très beaux et très longs corridors , l'un fait un km avec ses 500 colonnes richement sculptées .....des gardiens !!!! ( Tous un peu ventripotents !!!) garnissent les sommets des colonnes . Le tout est peint en jaune et les sculptures ainsi que les rosaces du plafond sont , elles , peintes de couleurs vives ....c'est un ensemble impressionnant ... Le temple possède 36 puits dont 22 à l'intérieur .....les pèlerins passent successivement d'un puit à l'autre et se font arroser donc bénir 22 fois... Cela correspond à une purification et Le dernier serait un puit avec de l'eau du Gange et une bénédiction spéciale de Shiva ....certains repartaient avec des bouteilles remplies d'eau ....cela n'est pas sans me rappeler nos pèlerinages , Lourdes peut être ... Même dévotion , même ferveur même si la croyance est différente .... Voilà nous étions ravis d'avoir assister à cette cérémonie ...nous les avons suivis presque tout du long et j'avoue que cette ferveur m'a laissé un peu pantoise .... En Inde il y aurait bcp d'ondes positives ...sans doute grâce à la croyance immense de tte cette population qui pourtant , a souvent bien des difficultés pour assurer leur survie ou même leur vie tout simplement ... Il était question que nous passions la nuit ds un hôtel réservé au bord de la plage ....j'étais ravie ......mais ....changement de programme ...nous avons repris le car pour Madurai .....dommage ......

Impressions Inde 8 ème partie Madurai

Aujourd'hui nous sommes le 16 janvier et c'est le 2eme jour du festival Pongal, autrement dit la fête des moissons ...il dure 4 jours ....et est très fêté ds le sud du pays , le tamil nadu ..... depuis notre arrivée à l'aéroport c.-à-d. Il y a deux jours , nous voyons le long des routes , des cannes à sucre coupées et mises à la disposition de ceux qui en ont besoin ..j'ai vu une grd mère repartir en traînant sa canne ( à sucre !!!) derrière elle , il y en a qui les ramène en équilibre sur leur mobylette ....bref chacun se débrouille comme il peut mais fêtera Pongal selon la tradition .... Le premier jour , les indiens ( je dis indiens et non pas hindous car c'est une fête païenne même si souvent des cérémonies au temple sont étroitement mêlées ) commencent par décorer le seuil de leur maison avec toutes sortes de rosaces qui pour eux ont une signification ....le contour est dessiné avec de la farine de riz puis le plus souvent l'intérieur du dessin est complété avec des pigments aux couleurs éclatantes ....le résultat vaut le coup d'œil, ...ils rivalisent d'imagination et de talent pour faire éclater leur joie de vivre jusque sur le seuil de leur maison .....déjà , pour le jour de l'an nous avions assisté à l'explosion de ces dessins colorés ...le soir du 31 , nous étions allés nous promener ds le village voisin de chez Leon , nous avions aperçu les artistes à l'œuvre en pleine nuit à la lueur de leur lumière de seuil, , accroupi et dessinant pour que la surprise soit totale au réveil du village .... Aujourd'hui nous devons aller fêter Pongal ds un village à une vingtaine de kms de Madurai .....le deuxième jour traditionnellement Pongal se fête en cuisinant ds un nouveau pot en terre , un mélange de riz , de lait , de sucre de la canne et d'épices comme du curcuma et du gingembre ....c'est délicieux c'est distribué à tout le monde et j'en même vu distribué devant le temple et pas seulement en offrande aux dieux ....

Nous sommes partis ds un car un peu brinquebalant !!!! Alors avec en plus , les routes défoncées , les dos d'ânes , leur façon de conduire à coups de klaksons et de coups de frein brusques , les deux roues qui se faufilent et leur piquent la priorité , une gastro déclarée cette nuit et pas bien consolidée ( plus un moral un peu hésitant ...) le voyage a été un peu difficile ...mais bon c'était ça ou rester au fond de mon lit ...et je ne suis pas venue si loin pour rester au lit ....il faut noter que c'était organisé par l'office du tourisme donc ils devaient toucher une compensation ...eh bien nous avons été reçu comme des rois , un collier de fleurs à la descente du car ( œillets d'Inde jaunes , jasmin et autres fleurs rouges dont je ne connais pas le nom ...) on nous a oint le front avec de la poudre rouge , puis de le jaune d'or ...ensuite petite cérémonie d'accueil avec discours en anglais ( avec l'accent tamoul en plus !!!!!) et nous nous sommes dirigés vers la placette où les villageois s'étaient exprimés en dessinant de superbes rosaces comme on en avait déjà vu à plusieurs reprises .... Puis nous sommes rentrés ds une enceinte au fond de laquelle il y avait le temple et une salle " des fêtes " .. De chaque côté il y avait divers stands où ils avaient exposés leurs divers talents artisanaux ....peintures , travaux sur cuir (silhouettes découpées et peintes ...très joli mais un peu cher!!!! ....) , éléphants peints et dessinés sur de la toile , une association de femmes de Madurai pour la " Green earth " etc ......Puis un spectacle de danses traditionnels ...deux femmes vêtues de saris oranges , des grelots aux mains et aux chevilles , des hommes montés sur des échasses ...deux étant caparaçonnés de maquettes de chevaux de couleurs vives , un troisième en pantalon rouge , grimé et monté sur d'immenses échasses qui ressemblait à un gamin grandi trop vite , puis un dernier en culottes courtes et bouffantes et qui dansait avec un pot sur la tête .....je sais qu'il s'agit d'une danse traditionnelle tamoule ....des touristes ont été invités à se joindre à eux ..puis des jeux ...dont un consistait à taper sur un pot en terre suspendu et à le casser avec un bâton ...les yeux bandés évidemment !!!!!! Puis visite du temple ....de très belles statues en bois peintes ds le " vestibule " (????) aux colonnes rouges et blanches ...et la cérémonie d'offrandes et de prières par le braman qui nous a ensuite symboliquement enduit le front avec de la farine de riz ... Ensuite un repas était prévu ...servi ds la salle des fêtes sur des feuilles de bananier ...un peu de riz au lait sucré tradition de Pongal nous avait déjà était servi en apéro !!! Cette fois ci , deux variétés de riz cuisinés avec différentes épices ...une purée de légumes (????) un morceau de canne à sucre qu'il faut croquer pour en extraire le jus ( je préfère qd ce sont les machines qui font le travail ...) , un morceau de qqchose qui ressemblait à du radis noir , et deux beignets de pomme de terre ( ?????) voilà un vrai gueuleton partagés entre villageois et touristes ... Et aussi ...ce qui me fait le plus craquer en Inde ? ....les enfants ...qui viennent spontanément vers vous .....where do you come from ? What Is your name? Ils sont souriants , charmants , attendrissants , communiquent facilement , vous font des signes amicaux , serrent la main car ils savent que c'est notre façon de dire bonjour et au revoir ....les enfants à eux seuls valent largement le voyage ..... Puis retour à Madurai ds l'autocar " tape cul " ...il ne faut pas avoir des pbs de cervicales pour voyager en Inde car la conduite , la vétusté de la plupart des véhicules et les dos d'âne ( triples à certains endroits ) se chargent de vous les arranger !!!! Ou alors voyager avec son kiné !!!! Et le soir à la tombée de la nuit , petit tour autour du temple et son activité nocturne , ses pèlerins ( des hommes facilement reconnaissables à leur dhoti noir , leur colliers de perles et leurs médailles , bien évidemment pieds nus ) , ses marchands ambulants ...vendeurs de cartes postales ( ils ont le beau rôle étant donné qu'il est interdit de photographier ds le temple ) et de plans de la ville , petite grd mère qui vend ses barrettes de couleurs , les marchands de ceintures , de crécelles , de barbes à papa (enfermée ds de petits sachets ) , vendeuse de bracelets de pied avec grelots ( avec ça on ressemble à une bohémienne mais c'est vrai que les gitans viennent d'Inde ...) , gamins et gamines qui proposent des colliers .....plus toutes les boutiques de " bondieuseries indiennes " !!!! : portraits de Ganesh ( c'est le numéro un au hit parade ...) en couleurs et ds ttes les tailles , lampes à huile de ttes formes , boutiques de saris , de tissus qui permet de se rhabiller pour peu cher et en qqes heures .....( ds un temple désaffecté , il y a des marchands de tissu et des couturiers et , en une heure ou deux , ils sont capables de vous faire le pantalon ou la tunique de vos rêves sur mesure et pour un prix défiant toute concurrence ....) Bref une activité qui se ralentit la nuit peut être et jusque vers 10 h du matin mais qui ne semble jamais être totalement arrêtée .... Le lendemain matin , troisième jour du festival , fête des bovins , des vachers et des bergers ...à cette occasion les cornes des vaches sont peintes et j'en ai même vu avec des couronnes de fleurs autour du cou !!!normalement des lâchers de buffles ont lieu ds les villages ( les vachers doivent aller chercher un petit sac de pièces entre les cornes de la vache et ....sans les bras !!!!! ) mais cette année , le gouvernement les a interdit .... Nous partons à la recherche d'un petit déjeuner ...et au détour d'une rue , une animation inhabituelle pour cette heure ci ....en remontant la rue ...un cortège ....avec des femmes , des enfants un pot sur la tête ( comme le danseur du village ) ...bref des gens qui fêtent ...sans doute ....Pongal ...à leur façon ...car il n'y a pas de bétail !!!! Entraînés par cette effervescence , nous remontons le cortège et y sommes d'autorité intégrés .... On nous offre à boire un lait rose parfumé ...une femme me prend par les épaules et m'entraîne avec elle en souriant et en scandant des " onomatopées " qui , pour elle doivent signifier qqchose mais pour moi ???? Nous finissons par arriver à un temple où nous assistons à la cérémonie des offrandes au dieu Shiva ....une vieille femme est assise à l'entrée du temple , fait frire des galettes et nous en offre une ...nous restons encore un petit moment ....des tables et chaises sont installées , nous les laissons à leurs agapes et partons discrètement , heureux d'avoir pu partager ce moment de fête avec eux ... Voilà comment sont les indiens ...tjs prêts à partager .... Le soir , à la recherche d'un restaurant , nous repassons devant l'endroit de la fête ...cette fois ci , il y avait un spectacle avec chanteurs du cru ......un Luis Mariano indien ....des jeunes filles qui avaient repris des succès étrangers pour les mettre au goût indien ......cela nous a amusé et du coup l'ambiance était meilleure ....

Demain départ pour le Sri Lanka ..une nouvelle aventure ...
Point de chute pour visiter le golfe de Porto: Evisa ou Piana English translation pending
by Zorlack · 2017-01-14 · 5 replies
Bonjour à tous,

Cette année, c'est décidé, nous partirons passer les vacances d'été en Corse ! Nous avons déjà "bouclé" (si l'on peut dire !) la seconde partie (6 nuits) du séjour, avec un point de chute à Sant'Antonino pour pouvoir rayonner vers Calvi, Forêt et cirque de Bonifato et sa rivière la Figarella, Vallée du fango / Galeria, région du Ghjunsani.

Pour la première partie de notre séjour (ça sera la première fois), nous souhaitons visiter la région du Golfe de Porto, avec notamment les fameuses calanques de Piana + réserve de Scandola + éventuellement capo rosso, mais aussi la forêt d'Aïtone et gorges de la spelunca.

Nous n'arrivons pas à nous décider pour notre point de chute : Piana ou Evisa ? La plupart des hébergements n'étant plus disponibles, il faut nous dépêcher de réserver (c'est que la Corse est très prisée !). D'un côté, Evisa a l'air charmant, et la porte d'entrée idéale apparemment pour la forêt d'Aïtone, mais d'un autre côté, j'avoue que la vue et la proximité des calanques (notamment pour pouvoir bénéficier des couchers de soleil) nous tente également. Nous ne savons pas trop quoi penser de toutes les infos lues sur les forums ou blogs, disant que la route de Piana est très encombrée en août, et que cela pourrait être "pénible" (je mets des guillemets car je ne trouve pas d'autres mots) de rentrer tous les jours "à la maison". Y a t-il un choix "évident" entre loger à Piana ou Evisa ? Avez-vous un avis à nous donner ?

Je ne sais pas si l'info est importante ou non, mais nous voyagerons avec notre choupinou, qui aura 19 mois en août.

Si vous pouvez nous aider... ce serait très chouette :) Par avance, merci à vous ! Bonne journée,
Le développement au Cambodge English translation pending
by Minihotesse · 2016-11-03 · 3 replies
Bonjour à tous les forumeurs,

J'ai visité le Cambodge en 2012. Mon mari et moi gardons un souvenir nostalgique du pays. Cependant je lis beaucoup d'articles sur le net sur le développement rapide du Cambodge. Est-ce un paradis perdu ? Nous avons un peu peur d'y retourner et d'être déçus.

J'ai l'impression que Sihanoukville a beaucoup changé... Kampot a l'air d'avoir quintuplé son nombre d'infrastructures. Quid de la province de Battambang ?

Où en est-on des espaces "préservés".

Je vous remercie pour les retours que vous me ferez !
Carnet de voyage: 19 jours dans les Pays Baltes English translation pending
by Skarf · 2016-09-04 · 8 replies
Durant deux semaines et demie, un ami et moi avons voyagé au travers des trois pays baltes. À travers ce petit carnet, j’aimerais partager avec vous ce que l’on a vu, aimé (ou pas) et aussi quelques photos. J’espère qu’il vous plaira !

Samedi 30 juillet 2016 :

Le grand départ approche. On nous dépose en voiture à l’aéroport de Bruxelles Sud (Charleroi) pour que nous puissions prendre notre vol vers la capitale de la Lituanie, Vilnius, seule ville déjà visitée des pays baltes pour ma part. Nous enregistrons nos bagages, on patiente gentiment dans cet aéroport exigu et peu intéressant, on fait la file à la porte d’embarquement et nous voilà parti de la pluvieuse Belgique vers la non moins pluvieuse Lituanie.

On atterrit aux alentours de vingt heures, l’aéroport est petit et nombreux vieux coucous sont posés sur la piste. On descend de l’appareil, récupère nos bagages et nous dirigeons vers la gare des bus. On monte dans l’un d’eux, et première surprise, le billet de bus ressemble à s’y méprendre à un ticket de caisse et il faut le composter dans un bidule en fer pour trouer grossièrement le billet. Le trajet se passe et l’on arrive près de la gare. Après un trajet facile, on arrive près de la magnifique porte de l’Aube faisant jonction entre le quartier de la gare pas fort réjouissant (hormis la gare même) et la superbe vieille ville. Notre auberge se trouve quelques mètres plus bas, on y rentre et on s’y installe, le personnel semble aimable.

(Cathédrale de Vilnius)

Bien entendu, la faim se fait ressentir, on décide dès lors de se promener. Je me souvenais encore d’un restaurant (ou plutôt une chaine de restaurants) appelé « La Crêpe » sur la principale « Perspective » de la ville. On traverse la ville et le monde présent dans les rues est assez frappant. Lors de ma première visite en avril 2014, il n’y avait pas une âme dans les rues, et ici des tas de gens se pressent dans les bars et les restaurants plus élégamment habillés les uns que les autres. Sur la place principale de la ville se dresse majestueusement l’immense palais grand-ducal et la cathédrale de Vilnius joliment éclairée, pour l’ambiance il y a une dizaine de joueurs de djembés assis sur les marches près d’une grande statue. On s’enfonce dans l’avenue principale de Vilnius bordées de restaurants étrangers, boutiques de luxe et autres ersatz de Starbucks, on passe devant le théâtre et on s’installe à la terrasse du « La Crêpe ». Au menu, ce sera soupe froide à la betterave et crêpe de pommes de terre au saumon (gras mais vachement bon). Après un tel repas savoureux, rien de tel que de s’installer dans une taverne balte de la vieille ville et de boire un brandy local. De là, un retour vers l’auberge s’impose. Il est minuit, on va se coucher.

Dimanche 31 juillet :

Le réveil est rude : de la fenêtre du dortoir de l’auberge, nous entendons la messe donnée à la porte de l’Aube, celle-ci commence tôt, rassemble une foule conséquente de croyants et résonne dans toute la rue. On se prépare et on se met en route, il fait assez beau (ce qui sera plus rare dans le reste du voyage) et on se dirige encore une fois vers la place de la cathédrale, cette fois-ci en prenant notre temps à bien regarder les détails de la rue pourfendant en deux la vieille ville. Églises orthodoxes russes et catholiques se dressent régulièrement des deux côtés de la route, plus belles les unes que les autres, suivi de la Mairie et ses colonnes. Viens ensuite la rue du château dans laquelle on s’arrête pour y prendre le café et le petit-déjeuner.



(Porte de l'Aube)

(Porte d'une église dans la rue principale de la vieille ville)

(Mairie de Vilnius)

Après cette pause, nous décidons de visiter la cathédrale, il y a du monde (dimanche oblige), mais nous pouvons faire le tour à notre aise. Sobre et blanc, l’intérieur de cette bâtisse est impressionnant, notamment la chapelle.

(Cathédrale de Vilnius et Palais grand-ducal)

Nous sortons et faisons le tour, on passe devant la colline du château mais ce n’est pas ce monticule-là qui attire notre attention, mais bien l’autre colline importante de la ville, celle des trois croix. Ces trois croix symboliseraient les trois premiers prêtres venus christianiser le peuple lituanien (dernier peuple païen d’Europe), comme vous l’imaginez cela ne s’est pas bien passé pour eux et ils ont éventuellement fini par mourir. Ces trois croix sont présentes depuis longtemps mais elles ont été détruites à de maintes reprises durant l’occupation de l’URSS. Bref, après une ascension à travers les bois, on arrive sur ladite colline offrant une vue très sympathique de la ville dans son ensemble. Les trois croix en elles-mêmes mériteraient presque un petit coup de peinture mais il n’empêche qu’elles sont impressionnantes.

(Vue de la colline aux croix)

(Les... croix)

Après avoir admiré la vue, on redescend par une multitude de marches en bois (parfois pas très stables) et l’on arrive dans l’immense parc de la ville, on se promène du « mauvais côté » de la rivière et croisons le chemin du quartier d’Uzupis apparemment peuplé d’artistes en tout genre ayant déclaré l’indépendance (juste pour rire) de ce morceau de ville coupé du reste de l’agglomération par la rivière Vilnia. On passe juste sur la place principale avec le fameux ange pour ensuite s’installer à une terrasse pour se désaltérer.



(Ange d'Uzupis)

Direction ensuite la très belle église Sainte-Anne et ses briques rouges, puis celle d’un restaurant dans la rue principale. Nous prenons le premier venu, un établissement aux allures de pièges à touristes mais dont les prix affichés sur la carte nous convainquent quand même. Un serveur dans un costume ‘’traditionnel’’ nous installe, on choisit nos plats et l’on commande les spécialités : soupe aux champignons servie dans un bol en pain et les zeppelins, sortes de pommes de terre gélifiées farcies à la viande, pas mal du tout.

(Église Sainte-Anne)

Après un repas si copieux et une chaleur étonnante, on décide de remonter à l’auberge pour se reposer un peu. Après une petite sieste, nous redescendons en ville, un bar pas très loin de l’auberge propose des narguilés, on en essaye un, à notre surprise, l’eau est remplie de fruits coupés en morceaux.

Après cette énième pause, nous nous remettons en marche en explorant la vieille ville, on tombe ainsi nez à nez avec le palais présidentiel et de belles rues étroites aux maisons couleur pastel.

(Rue de Vilnius)

(Le palais présidentiel)

(En face du palais présidentiel)

Après avoir flâné et découvert quelques églises et l’unique synagogue, on se dirige à nouveau vers la perspective Gédiminas pour se sustenter (vacances caloriques, que voulez-vous), on terminera la soirée à l’auberge accompagnés de quelques bières locales et de discussions animées avec un Irlandais rencontré dans la salle commune.

(Soirée tombante devant la cathédrale...)

(Statues du théâtre de Vilnius: le drame, la comédie et la tragédie)
Itinéraire le plus court à vélo Hanoi - Phu Tho English translation pending
by Benmeu77 · 2016-07-26 · 7 replies
J’espère recevoir une réponse précise sur ce forum. Je n’ai pas arrivé à chercher l’info pour l’itinéraire le plus court pour mon voyage à vélo à Phu Tho depuis Hanoi. Qui pourrait me suggérer une solution ? Bien cordialement.
Transcanadienne ouest du Yukon English translation pending
by Inuvik · 2016-05-28 · 7 replies
Bonjour a vous tous , amis des chemins du monde! qui à des infos précises sur la transcanadienne, et notamment la partie ouest , yukon, ??MERCI
Merveilleuse Afrique du Sud, 3 semaines dans les parcs English translation pending
by Rjulie95 · 2015-08-30 · 159 replies
Certains l'attende avec impatience, comme j'adore lire les carnets des autres, il était hors de question de ne pas en poster un.

Je posterais le début de chaque article avec une photo, le reste se passera sur mon site web. Les commentaires seront donc postés sur le forum.

Par contre mon sens de la narration n'est vraiment pas terrible, c'est le moins que l'on puisse dire. Donc pas trop de blabla et place surtout aux photos

Allez on démarre 🙂
Snorkeling et vêtements au Vietnam English translation pending
by Martinoche · 2015-06-04 · 38 replies
Bonsoir à tous est il possible de faire du snorkeling au mois de juillet au Vietnam ou est ce vraiment pas la bonne période, autre petite question peut on porter sans offusquer un bermuda et des tee shirt épaules dénudées je n ai pas osé le faire ni en Inde, ni en Birmanie et j ai eu très chaud 😊
La fréquentation des voies vertes et véloroute en France en 2014 English translation pending
by Amarok88 · 2015-05-30 · 15 replies
Bonjour, A consulter le rapport sur la fréquentation des voies vertes et véloroutes de France en 2014. 7 itinéraires particulièrement analysés : EV1, EV4, EV6, EV17, V51, V53, V63 Intéressant...
Compte rendu MSC Armonia Palma, Malte, Sicile, Italie English translation pending
by Vive84 · 2015-05-06 · 30 replies
Bonjour à tous 🙂 Comme promis, voici quelques renseignements concernant notre croisière sur le MSC Armonia du 26 avril au 3 mai 2015. L'embarquement à Marseille est rapide et très bien organisé. Nos valises étaient devant la porte dès notre montée sur le bateau. Nous étions en cabine intérieure (la cabine était plus petite que sur les MSC Splendida et Préziosa) Nous étions 4 et nous manquions vraiment de place ! ..... 😕 Les points positifs : comme sur le Splendida et le Préziosa, le bateau est très propre, le personnel extrêmement agréable et à nos petits soins, la nourriture, excellente (rien à dire, que ce soit au restau ou à la cafet'). Les spectacles sont de qualité. Ambiance conviviale. Les points négatifs : Suite à l'agrandissement du bateau, certaines choses posent problème : il y a seulement 2 petits jacuzzis qui sont..... inaccessibles ! ( à moins de se tenir debout à côté en espérant que quelqu'un veuille bien laisser sa place....) La piscine est petite (et l'eau très froide.) 🤪 Au théâtre, il y a une rangée de canapés et à la même hauteur devant, une rangée de fauteuils. Vous n'y voyez strictement rien si vous êtes sur les canapés avec du monde sur les fauteuils. Attention ! le théâtre n'étant plus assez grand pour accueillir tout le monde, il y a maintenant 3 représentations au lieu de 2, et il faut s'inscrire sur le créneau horaire choisi à l'aide d'écrans tactiles qui se trouvent à divers endroits sur le bateau, sinon, on ne vous laisse pas entrer au théâtre ! 🙁 Pour les escales, il y a beaucoup d'attente pour descendre et monter du bateau. Enfin, c'est notre avis personnel, mais nous avons trouvé que le bateau bougeait beaucoup.... j 'ai été malade lors de la journée en mer, mon époux le lendemain soir et des personnes autour de nous également, alors que la mer n'était pas spécialement très agitée...... Concernant la nouvelle version du bateau, l'aquapark pour les enfants est très beau et ludique. Pour le reste du bateau, il est bien entretenu mais malgré tout est vieillissant (déco, moquettes....) la disco est moderne et très jolie. Voilà notre ressenti sur l'Armonia. Les escales : Palma : La visite de la ville se fait très facilement. A la sortie du port, des bus attendent pour nous conduire au centre ville. (payant) La Valette : la visite de la ville est accessible à pied. C'est une très belle ville ! Messine : Nous avions déjà fait Taormine il y a 2 ans en louant une voiture (ce que je vous conseille) nous nous sommes donc promenés dans Messine. Ne pas rater l'horloge à 12h00 sur la place ! Salerne : c'est la seule excursion que nous avons prise avec le bateau pour aller à Pompeï, c'était très intéressant ! nos 2 (grands) enfants sont restés sur Salerne. Une navette gratuite vous amène du port à la ville. La Spézia : nous avons voulu visiter les 5 terres en train...... le temps n'était pas super et tous les croisiéristes qui avaient pris l'excursion MSC et qui devaient se rendre aux 5 terres en bateau ont pris.... le train ! du coup, c'était une foule énorme ! nous avons perdu un temps fou pour rentrer et sortir des gares (nous étions les uns sur les autres...) et avons pu visiter seulement 2 villages "rapidement". C'est dommage car c'est magnifique ! Et voilà ! concernant le débarquement, super organisation, pas d'attente, rien à dire ! Je pense avoir été le plus juste possible concernant notre ressenti. Nous avons passé une très bonne croisière. Je reste à votre disposition si vous avez des questions. Bons préparatifs à vous tous ! 😉 Sylvie

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