Results for "chameaux+ou+méharée+|+6+>+180"
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Image de la France à l'étranger: bien cotée? English translation pending
😉 Une des premières questions que l'on nous pose en voyage c'est " de quel pays es tu ?" Celà semble un paramètre super important pour que l'on nous situe, plus que l'age, le métier, l'état civil etc.. D'après les réactions et commentaires de vos interlocuteurs, avez vous l'impression lors de vos contacts aux 4 coins du monde que la France a une (très) bonne image ?
Liaison entre Louxor et Assouan (Égypte) English translation pending
Bonjour à tous, toujours dans l'organisation de mon voyage en Egypte🙂, j'ai une petite question car là je suis bloquée : Je compte partir de Louxor pour Assouan dans la matinée et j'aimerais m'arreter en chemin au temple d'Esna, Edfou et Kom ombo vu que ces villes se situent sur la route...Je compte 1h de visite pour chaques lieux...mais question est ce que je trouverais un taxi à Louxor qui voudra bien faire ce trajet, surtout que nous on reste à Assouan après!! Je sais qu'il y a un convoi qui part de Louxor pour Assouan mais est ce qu'il s'arretent dans ces villes et est ce que l'on peux prendre qu'un aller???
Merci d'avance pour votre aide, cordialement Eidel
Itinéraire Maroc-Bénin en 4x4: sécurité, routes à éviter? English translation pending
Bonjour, nous sommes nouveau sur le forum et nous préparons un voyage pour le bénin. Nous avons pas mal de questions en suspend :
Tout d'abord, c'est une première pour nous, on part à 4, deux 4x4, tout le mois de janv 2009.
Départ de Sète à Tanger puis Mauritanie, Mali, Burkina et Bénin. Je me fais un peu de soucis pour ce qui est de la sécurité.
J'ai bien compris qu'il faut éviter les voyage de nuit mais dans mes recherches internet il est pas mal question d'attaques par "les coupeurs de route" même en plein jour. J'aime bien les voyages, mais j'ai quand même envie de rentrer entière et pas trop troma !
Alors, si certains font ce même trajet, faites nous signe, surtout si vous l'avez déja fait.
Des astuces, des conseils et des routes a prendre ou a éviter, nous sommes avares de suggestions.
merci d'avance
Nouvel An 2009 à Alger pour deux jeunes filles? English translation pending
bonjour on est deux jeunes filles souhaitant se rendre a alger pour le nouvel an, on cherche des avis et des plans merci beaucoup!!!!
Sans ti-punch au Wadi Rum English translation pending
Petra c'est peut-être très bien, mais je ne suis pas nabatéen moi, j'ai encore de la route à faire!!!
Dans la courte liste des incontournables jordaniens, un nom apparaît tout en bas, si on se réfère à l'ordre chronologique : Le Wadi Rum.
Ca n'est pas très loin de Petra, moins de 100km et c'est ma dernière étape dans ce pays puisque plus au sud, comme dirait Moïse, s'ouvre la Mer Rouge.
Le Wadi Rum a beau ne pas être très loin de Wadi Musa, le seul bus à faire la liaison quand on voyage par ses propres moyens est à 6h du matin et ça c'est sale. A mon réveil, Martha et Jamal sont encore bien trop à leurs rêves pour que je les en tire. Tous les deux retournent sur Amman ce jour mais plus tard, les chanceux. Sur la pointe des pieds, je quitte le dortoir. J'ai juste assez de forces pour attendre le minibus qui nous attrape à l'hotel, et y refermer les yeux. Le trajet ne dure qu'une heure, c'est dommage, j'aurais presque envie que ça dure plus longtemps pour pouvoir vraiment scier du bois comme on fait dans les bandes dessinées. Dans le minibus, entre deux sorties temporaires de sieste, je parle avec un type qui connait déjà son programme pour les deux jours à venir : partir 2 jours dans le désert et faire 2 nuits avec les guides bédouins. Il tente de me convaincre de me joindre à lui pour faire baisser les couts. Moi, mon programme initiale était de me reposer pendant 24h si je trouve un logement et de partir seulement le lendemain vaquer dans le désert avec les bédouins. Je dis à mon accolyte qu'on verra bien une fois arrivés. Qui vivra verra. On me sort de mon sommeil de plomb à l'arrivée au Wadi Rum. A l'extérieur, l'office du tourisme local tient plus de guichet au guide qui attendent le chaland que de centre d'informations. On voit bien qu'ils n'ont pas eu beaucoup de poissons à se mettre sous la dent car dès que la porte du bus s'est ouverte, c'est plus ou moins au plus insistant. En jetant un rapide coup d'oeil aux alentours, je constate que le "village" n'en est pas un et que trouver un hotel même cher ici est une gageure. Ma journée sieste et jus de fruits en humant l'air du désert fout le camp au lieu de monter le camp. Le flamand qui cherchait un compagnon du désert aura eû raison de trouver un guide à l'avance; et comme la vue de payer plein pot un guide dont je ne peux vérifier les états de services ne me satisfait pas, je me joints à lui. Malgré le fait que le guide n'aura pas qu'un seul passager, le tarif reste assez élevé. Plus de 50 euros pour 24h avec 4x4 et nuit sous les étoiles plus 25 euros pour 2 heures de ballade à dos de chameau. Le tarif est à la tête du client. Ah si j'étais une blonde à forte poitrine... Pendant qu'on discute finances, une 3ème laronne se présente. Une petite japonaise d'une vingtaine d'années toute droit débarquée de Tokyo et en Jordanie pour une semaine. Le tarif ne baissera pas pour autant...
La session dans le désert doit débuter par la chevauchée en chameau. On va voir les bêtes se faire atteler. De fières montures, bien plus grandes que des chevaux, heureusement qu'il m'en faut plus pour avoir le vertige!! Dans un coin de l'enclos, un bébé chameau tète sa maman. Il a un an et a presque déjà sa taille adulte. Je me dis que la chamelle a bien du courage de donner naissance à un si grand enfant si sa taille à 1 an approche déjà la taille adulte... En quelques minutes, trois bestiaux sont prêts à être montés, un grand et deux plus petits. Comme mes connaissances du monde animale bien que sommaires sont déjà bien rondelettes, il va de soi que le plus grand des chameaux, surement le dominant, devra passer en premier ensuite suivi par les 2 autres. Il faut donc que je me place discrètement pour que celui-ci soit mien. Tel le perfide serpent, je me glisse de telle façon que banco, j'arrive à mes fins, et effectivement le plus grand passe devant, je n'aurais pas de flamand ou de japonaise dans le champ de vision, simplement le désert.
Le Wadi Rum est un désert plat. On y trouve quelques dunes de sable de couleurs diverses et variées, mais ce qui attire l'attention ici c'est que, comme à Petra, de grandes montagnes sortent de terre, grimpants à pics vers le ciel. Pour la petite histoire, c'est un peu aussi la 2ème maison de Lawrence d'Arabie.
Les chameaux sont lancés à allure modeste, pas de galop car pas de rennes et pas d'étriers, en plus quand on est grimpé dessus, c'est vachement haut. Derrière nous, un petit gamin d'environ 12 ans nous guide de sa voix. Les chameaux de toute façon connaissent le chemin par coeur, on pourrait presque y aller tous seuls. C'est d'ailleurs l'impression que ça donne pour moi, la seule chose dans le champ autre que le désert, c'est l'arrière de la tête de ma bête. La ballade est paisible, le chameau fait des pas immenses qu'il faut accompagner du mieux possible pour ne pas se déplacer une vertèbre. Depuis son dos, on peut voir ses épaules effectuer les vas-et-viens. On devine aussi que malgré son air placide, le chameau a pleins de chevaux sous le capot. Va pas falloir exciter l'animal. La chevauchée est sensée durer 2 heures et comme je n'ai pas pris ma montre, impossible de savoir à quel rythme on va. Seule indication, comme on a pas d'étriers, chaque fois que le chameau fait un pas, on a le sentiment de s'écraser un peu plus l'entre-jambes. Plus on avance donc, plus j'ai l'impression de devoir faire le grand écart. La seule notion de temps que j'ai, c'est qu'au départ tout va bien, et que plus on avance plus j'ai les tendons qui sifflent. Fallait bien trouver un point négatif au fait de grimper la plus grande monture, ceui-ci en est un sacré!!!
Plus loin, alors que les chameaux procèdent sans prévenir à une pause pipi, je me dis que définitivement il serait temps aussi pour nous de faire une pause pour éviter d'avoir à marcher comme John Wayne pour le restant de nos jours. Est-ce que j'interromps tout le monde, ou est-ce que je passe la douleur sous silence? Peut-être du fait de mon éducation chez les bonnes soeurs chez qui on apprend les bonnes manières, je garde le silence et serre les dents. Dans les faits, j'ai bien fait de ne pas demander car 5 minutes plus tard, ça doit faire 2 heures qu'on est parti, il faut mettre pieds à terre. Comme prévu, mes premières foulées post-chameau sont étranges : impossible de rapprocher le pied droit du pied gauche. Mais en quelques pas, tout rentre dans l'ordre. Le petit bonhomme qui nous suivait durant la chevauchée nous donne à chacun à attraper la corde nous reliant à notre chameau. On est maintenant à pieds, détachés les uns des autres et on a pour ainsi dire tous un chameau à la main. La sensation de liberté est incroyable, la bête fait 2 fois ma taille et est docile comme un chiot à qui on donne un su-sucre. Elle marche un mètre derrière moi sans broncher qu'on tourne à gauche, à droite, ou qu'on prenne une photo. Tout le monde a le sourire, le chameau aussi. Cette petite marche où l'on prend le temps de se dégourdir les jambes avec grâce dure un petit 1/4 d'heure, après quoi un pick-up 4X4 quasi flambant neuf arrive à notre hauteur. C'est notre nouvelle monture. Elle est conduite par Atahid avec qui on passera le reste du temps. C'est un bédoin d'une grosse vingtaine d'année, il a un style incroyable dans sa jelabah (orthographe!?!) blanche, un sourire émail diamant, et une nouvelle copine backpacker chaque semaine. La répartition dans le 4X4 est toute simple. Atahid est au volant. Le flamand et la japonaise sont à l'intérieur, à l'arrière. Le braïce qui sent l'appel du grand air est à l'arrière à l'extérieur, affalé sur ses bagages pour rendre le chemin cahoteux confortable. Je ne comprends toujours pas et ça ne vaut pas que pour cette fois-ci pourquoi les touristes sont plus à l'aise à l'étroit sous un toit que les cheveux au vent avec pour seul plafond le ciel du désert ou d'ailleurs. D'ailleurs, autre remarque désobligeante, aucuns de mes 2 "partenaires" n'aura eû la bonne idée de s'assoir à côté d'Atahik, ne serait-ce que par courtoisie... Ainsi soit-il, envole-toi mon Braïce!!!! On passe ainsi une grande partie de l'après-midi en s'arrêtant de temps à autre pour admirer des peintures rupestres, un canyon, une arche naturelle, ou grimper difficilement une haute dune de sable rouge pour la redescendre le plus vite possible avec chute et galipettes à la clé. Le flamand et la japonaise descendant cette même dune comme on va prendre le thé chez la Reine d'Angleterre, le petit doigt levé...
Tout au long de la journée, les paysages fantastiques se succèdent. Où que l'on soit dans ce désert, à 360°, il y a une photo à faire; et les photos sont immancables tant la lumière est belle, tant le sable et les montagnes sont colorés. Tout simplement dantesque!
Vers 16h, alors que le soleil s'approche dangereusement du sommet des montagnes, il est l'heure de rejoindre notre campement. La voiture nous y dépose. Plusieurs tentes sont disposées, la montagne à se dressent à 5 mètres d'elles. Lorsque la montagne, le mur, rejoint le sol, une sorte de rideau est tendu. De l'autre coté, la paroi s'enfonce suffisament pour que notre abri soit établi. 5 à 6 matelas sont posés sur un contrefort rocheux, le sol est plat, il y a plusieurs petites tables, un foyer pour faire un feu, le grand luxe version bedouine. Qui plus est, des toilettes qui serviront et une douche qui ne servira pas sont également disponibles. Atahik nous propose de nous installer et d'aller voir le coucher du soleil, pendant ce temps, lui et un de ces accolytes nous mijoteront une recette bien comme il faut. On marche jusqu'à un endroit idéal pour admirer le spectacle mais le coucher de soleil est plus ou moins gaché par un satané nuage qui obstrue tout le ciel. Le vent aura beau souffler comme c'est pas permis, le nuage, énorme, ne bougera pas. Qu'il en soit ainsi, de toute façon, avec ou sans ciel multicolore, on en a pleins les yeux de cette journée idyllique. A la nuit tombée, on rentre attirés par l'odeur de tomate persillée qui émane de la cuisine. A peine rentrés, la tambouille nous talonne. Nous ne sommes que 5 et il y a de quoi nourrir une armée entière. Quatre assiètes plus tard, j'ai l'estomac qui dit "j'en peux plus". C'est l'heure de profiter du feu de camp. Atahik nous sort un oud (guitare arabe) de derrière les fagots et se met à jouer et à chanter. Ses doigts enchaînent sans fausses notes et à un rythme incroyablement élevé des chansons du cru. Dehors, les nuages ne sont plus et le ciel se pare de milliers d'étoiles. A 19h15, la japonaise tombe de sommeil. A 19h20, le flamand fait une parfaite imitation de la japonaise. Atahik s'arrête de jouer pour ne pas troubler le sommeil de ses hôtes. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas dormir... Faut quand même pas déconner, 19h20, extinction des feux!! Ils m'ont pris pour un chat d'appartement ou quoi?!?
Bibi prend sa musique dans sa poche, un coussin sous le bras et s'en va rejoindre le plafond étoilé. La lune qui n'a que faire des gens qui dorment a vite fait de me rejoindre pour répandre un peu de lumière sur mon after-party. Les étoiles filantes passent à un rythme soutenu à l'inverse du rythme des morceaux écoutés. Tout est calme, pas question de troubler la tranquilité des lieux ainsi que celle de mes neurones. Toutefois, à quelques occasions, les notes de musique s'accélèrent, je me lève, deviens champion d'air-guitare et danse comme un dératé pour un hommage enflammé à cette journée et cette soirée dans le désert. Pour le lendemain matin, j'ai prevenu Atahik qu'il me réveille à 5h pour le levé de soleil, des occasions comme celle-ci ne se présentant pas tous les 4 matins. Le départ du Wadi Rum est pour moi comme pour la japonaise à 6h, le flamand reste lui une journée de plus, le veinard... Un ave Maria et un brossage de dents plus tard, je m'endors sur ma paillasse.
Je suis réveillé le lendemain (mercredi) par Atahik alors que le petit déjeuner trône déjà sur la table. Vérification faite, il est 5h35, c'est con à dire à cause de l'heure mais j'ai trop dormi!! Comme toujours, le flamand et la japonaise prenne un autre chemin que le mien et mette les pieds sous la table. Moi, je me lève et boucle mon sac en moins d'une minute, j'enfile mes adadas, jette mon sac à l'arrière du pick-up et cours littéralement dans la plaine désertique pour compenser les minutes perdues à faire la grasse matinée. J'ignore quelle image ça peut donner, mais il est 5h40 et je cours à perdre haleine dans le désert après le soleil. Je suis rattrapé par la voiture 15 minutes plus tard alors que je cours encore en prenant des photos!!! On me prend au vol, direction le minibus qui descend vers Aqaba à 1h de route. Pas levé depuis 20 minutes, j'ai déjà fait le plein de désert. La japonaise est à l'arrière comme prévu, le flamand est resté au camp et dans ma course folle j'ai oublié de lui dire au revoir pas comme prévu mais presque, je m'installe cheveux au vent comme prévu... A 6h pétantes, c'est la fin au Wadi Rum, le minibus nous prend.
24h dans un endroit comme celui-là, c'est évidemment trop court. Mais d'un autre côté, j'ai profité de chaque seconde comme si c'était la première, ou la dernière, à vous de voir. Quoi qu'il en soit, merci Atahik pour la ballade, la musique, le feu, la cuisine géniale faîte de peu. Merci au chameau pour m'avoir chauffé les adducteurs. Merci au désert pour le reste. Wadi Rum quand tu nous tiens, comme un refrain.
Le Wadi Rum a beau ne pas être très loin de Wadi Musa, le seul bus à faire la liaison quand on voyage par ses propres moyens est à 6h du matin et ça c'est sale. A mon réveil, Martha et Jamal sont encore bien trop à leurs rêves pour que je les en tire. Tous les deux retournent sur Amman ce jour mais plus tard, les chanceux. Sur la pointe des pieds, je quitte le dortoir. J'ai juste assez de forces pour attendre le minibus qui nous attrape à l'hotel, et y refermer les yeux. Le trajet ne dure qu'une heure, c'est dommage, j'aurais presque envie que ça dure plus longtemps pour pouvoir vraiment scier du bois comme on fait dans les bandes dessinées. Dans le minibus, entre deux sorties temporaires de sieste, je parle avec un type qui connait déjà son programme pour les deux jours à venir : partir 2 jours dans le désert et faire 2 nuits avec les guides bédouins. Il tente de me convaincre de me joindre à lui pour faire baisser les couts. Moi, mon programme initiale était de me reposer pendant 24h si je trouve un logement et de partir seulement le lendemain vaquer dans le désert avec les bédouins. Je dis à mon accolyte qu'on verra bien une fois arrivés. Qui vivra verra. On me sort de mon sommeil de plomb à l'arrivée au Wadi Rum. A l'extérieur, l'office du tourisme local tient plus de guichet au guide qui attendent le chaland que de centre d'informations. On voit bien qu'ils n'ont pas eu beaucoup de poissons à se mettre sous la dent car dès que la porte du bus s'est ouverte, c'est plus ou moins au plus insistant. En jetant un rapide coup d'oeil aux alentours, je constate que le "village" n'en est pas un et que trouver un hotel même cher ici est une gageure. Ma journée sieste et jus de fruits en humant l'air du désert fout le camp au lieu de monter le camp. Le flamand qui cherchait un compagnon du désert aura eû raison de trouver un guide à l'avance; et comme la vue de payer plein pot un guide dont je ne peux vérifier les états de services ne me satisfait pas, je me joints à lui. Malgré le fait que le guide n'aura pas qu'un seul passager, le tarif reste assez élevé. Plus de 50 euros pour 24h avec 4x4 et nuit sous les étoiles plus 25 euros pour 2 heures de ballade à dos de chameau. Le tarif est à la tête du client. Ah si j'étais une blonde à forte poitrine... Pendant qu'on discute finances, une 3ème laronne se présente. Une petite japonaise d'une vingtaine d'années toute droit débarquée de Tokyo et en Jordanie pour une semaine. Le tarif ne baissera pas pour autant...
La session dans le désert doit débuter par la chevauchée en chameau. On va voir les bêtes se faire atteler. De fières montures, bien plus grandes que des chevaux, heureusement qu'il m'en faut plus pour avoir le vertige!! Dans un coin de l'enclos, un bébé chameau tète sa maman. Il a un an et a presque déjà sa taille adulte. Je me dis que la chamelle a bien du courage de donner naissance à un si grand enfant si sa taille à 1 an approche déjà la taille adulte... En quelques minutes, trois bestiaux sont prêts à être montés, un grand et deux plus petits. Comme mes connaissances du monde animale bien que sommaires sont déjà bien rondelettes, il va de soi que le plus grand des chameaux, surement le dominant, devra passer en premier ensuite suivi par les 2 autres. Il faut donc que je me place discrètement pour que celui-ci soit mien. Tel le perfide serpent, je me glisse de telle façon que banco, j'arrive à mes fins, et effectivement le plus grand passe devant, je n'aurais pas de flamand ou de japonaise dans le champ de vision, simplement le désert.
Le Wadi Rum est un désert plat. On y trouve quelques dunes de sable de couleurs diverses et variées, mais ce qui attire l'attention ici c'est que, comme à Petra, de grandes montagnes sortent de terre, grimpants à pics vers le ciel. Pour la petite histoire, c'est un peu aussi la 2ème maison de Lawrence d'Arabie.
Les chameaux sont lancés à allure modeste, pas de galop car pas de rennes et pas d'étriers, en plus quand on est grimpé dessus, c'est vachement haut. Derrière nous, un petit gamin d'environ 12 ans nous guide de sa voix. Les chameaux de toute façon connaissent le chemin par coeur, on pourrait presque y aller tous seuls. C'est d'ailleurs l'impression que ça donne pour moi, la seule chose dans le champ autre que le désert, c'est l'arrière de la tête de ma bête. La ballade est paisible, le chameau fait des pas immenses qu'il faut accompagner du mieux possible pour ne pas se déplacer une vertèbre. Depuis son dos, on peut voir ses épaules effectuer les vas-et-viens. On devine aussi que malgré son air placide, le chameau a pleins de chevaux sous le capot. Va pas falloir exciter l'animal. La chevauchée est sensée durer 2 heures et comme je n'ai pas pris ma montre, impossible de savoir à quel rythme on va. Seule indication, comme on a pas d'étriers, chaque fois que le chameau fait un pas, on a le sentiment de s'écraser un peu plus l'entre-jambes. Plus on avance donc, plus j'ai l'impression de devoir faire le grand écart. La seule notion de temps que j'ai, c'est qu'au départ tout va bien, et que plus on avance plus j'ai les tendons qui sifflent. Fallait bien trouver un point négatif au fait de grimper la plus grande monture, ceui-ci en est un sacré!!!
Plus loin, alors que les chameaux procèdent sans prévenir à une pause pipi, je me dis que définitivement il serait temps aussi pour nous de faire une pause pour éviter d'avoir à marcher comme John Wayne pour le restant de nos jours. Est-ce que j'interromps tout le monde, ou est-ce que je passe la douleur sous silence? Peut-être du fait de mon éducation chez les bonnes soeurs chez qui on apprend les bonnes manières, je garde le silence et serre les dents. Dans les faits, j'ai bien fait de ne pas demander car 5 minutes plus tard, ça doit faire 2 heures qu'on est parti, il faut mettre pieds à terre. Comme prévu, mes premières foulées post-chameau sont étranges : impossible de rapprocher le pied droit du pied gauche. Mais en quelques pas, tout rentre dans l'ordre. Le petit bonhomme qui nous suivait durant la chevauchée nous donne à chacun à attraper la corde nous reliant à notre chameau. On est maintenant à pieds, détachés les uns des autres et on a pour ainsi dire tous un chameau à la main. La sensation de liberté est incroyable, la bête fait 2 fois ma taille et est docile comme un chiot à qui on donne un su-sucre. Elle marche un mètre derrière moi sans broncher qu'on tourne à gauche, à droite, ou qu'on prenne une photo. Tout le monde a le sourire, le chameau aussi. Cette petite marche où l'on prend le temps de se dégourdir les jambes avec grâce dure un petit 1/4 d'heure, après quoi un pick-up 4X4 quasi flambant neuf arrive à notre hauteur. C'est notre nouvelle monture. Elle est conduite par Atahid avec qui on passera le reste du temps. C'est un bédoin d'une grosse vingtaine d'année, il a un style incroyable dans sa jelabah (orthographe!?!) blanche, un sourire émail diamant, et une nouvelle copine backpacker chaque semaine. La répartition dans le 4X4 est toute simple. Atahid est au volant. Le flamand et la japonaise sont à l'intérieur, à l'arrière. Le braïce qui sent l'appel du grand air est à l'arrière à l'extérieur, affalé sur ses bagages pour rendre le chemin cahoteux confortable. Je ne comprends toujours pas et ça ne vaut pas que pour cette fois-ci pourquoi les touristes sont plus à l'aise à l'étroit sous un toit que les cheveux au vent avec pour seul plafond le ciel du désert ou d'ailleurs. D'ailleurs, autre remarque désobligeante, aucuns de mes 2 "partenaires" n'aura eû la bonne idée de s'assoir à côté d'Atahik, ne serait-ce que par courtoisie... Ainsi soit-il, envole-toi mon Braïce!!!! On passe ainsi une grande partie de l'après-midi en s'arrêtant de temps à autre pour admirer des peintures rupestres, un canyon, une arche naturelle, ou grimper difficilement une haute dune de sable rouge pour la redescendre le plus vite possible avec chute et galipettes à la clé. Le flamand et la japonaise descendant cette même dune comme on va prendre le thé chez la Reine d'Angleterre, le petit doigt levé...
Tout au long de la journée, les paysages fantastiques se succèdent. Où que l'on soit dans ce désert, à 360°, il y a une photo à faire; et les photos sont immancables tant la lumière est belle, tant le sable et les montagnes sont colorés. Tout simplement dantesque!
Vers 16h, alors que le soleil s'approche dangereusement du sommet des montagnes, il est l'heure de rejoindre notre campement. La voiture nous y dépose. Plusieurs tentes sont disposées, la montagne à se dressent à 5 mètres d'elles. Lorsque la montagne, le mur, rejoint le sol, une sorte de rideau est tendu. De l'autre coté, la paroi s'enfonce suffisament pour que notre abri soit établi. 5 à 6 matelas sont posés sur un contrefort rocheux, le sol est plat, il y a plusieurs petites tables, un foyer pour faire un feu, le grand luxe version bedouine. Qui plus est, des toilettes qui serviront et une douche qui ne servira pas sont également disponibles. Atahik nous propose de nous installer et d'aller voir le coucher du soleil, pendant ce temps, lui et un de ces accolytes nous mijoteront une recette bien comme il faut. On marche jusqu'à un endroit idéal pour admirer le spectacle mais le coucher de soleil est plus ou moins gaché par un satané nuage qui obstrue tout le ciel. Le vent aura beau souffler comme c'est pas permis, le nuage, énorme, ne bougera pas. Qu'il en soit ainsi, de toute façon, avec ou sans ciel multicolore, on en a pleins les yeux de cette journée idyllique. A la nuit tombée, on rentre attirés par l'odeur de tomate persillée qui émane de la cuisine. A peine rentrés, la tambouille nous talonne. Nous ne sommes que 5 et il y a de quoi nourrir une armée entière. Quatre assiètes plus tard, j'ai l'estomac qui dit "j'en peux plus". C'est l'heure de profiter du feu de camp. Atahik nous sort un oud (guitare arabe) de derrière les fagots et se met à jouer et à chanter. Ses doigts enchaînent sans fausses notes et à un rythme incroyablement élevé des chansons du cru. Dehors, les nuages ne sont plus et le ciel se pare de milliers d'étoiles. A 19h15, la japonaise tombe de sommeil. A 19h20, le flamand fait une parfaite imitation de la japonaise. Atahik s'arrête de jouer pour ne pas troubler le sommeil de ses hôtes. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas dormir... Faut quand même pas déconner, 19h20, extinction des feux!! Ils m'ont pris pour un chat d'appartement ou quoi?!?
Bibi prend sa musique dans sa poche, un coussin sous le bras et s'en va rejoindre le plafond étoilé. La lune qui n'a que faire des gens qui dorment a vite fait de me rejoindre pour répandre un peu de lumière sur mon after-party. Les étoiles filantes passent à un rythme soutenu à l'inverse du rythme des morceaux écoutés. Tout est calme, pas question de troubler la tranquilité des lieux ainsi que celle de mes neurones. Toutefois, à quelques occasions, les notes de musique s'accélèrent, je me lève, deviens champion d'air-guitare et danse comme un dératé pour un hommage enflammé à cette journée et cette soirée dans le désert. Pour le lendemain matin, j'ai prevenu Atahik qu'il me réveille à 5h pour le levé de soleil, des occasions comme celle-ci ne se présentant pas tous les 4 matins. Le départ du Wadi Rum est pour moi comme pour la japonaise à 6h, le flamand reste lui une journée de plus, le veinard... Un ave Maria et un brossage de dents plus tard, je m'endors sur ma paillasse.
Je suis réveillé le lendemain (mercredi) par Atahik alors que le petit déjeuner trône déjà sur la table. Vérification faite, il est 5h35, c'est con à dire à cause de l'heure mais j'ai trop dormi!! Comme toujours, le flamand et la japonaise prenne un autre chemin que le mien et mette les pieds sous la table. Moi, je me lève et boucle mon sac en moins d'une minute, j'enfile mes adadas, jette mon sac à l'arrière du pick-up et cours littéralement dans la plaine désertique pour compenser les minutes perdues à faire la grasse matinée. J'ignore quelle image ça peut donner, mais il est 5h40 et je cours à perdre haleine dans le désert après le soleil. Je suis rattrapé par la voiture 15 minutes plus tard alors que je cours encore en prenant des photos!!! On me prend au vol, direction le minibus qui descend vers Aqaba à 1h de route. Pas levé depuis 20 minutes, j'ai déjà fait le plein de désert. La japonaise est à l'arrière comme prévu, le flamand est resté au camp et dans ma course folle j'ai oublié de lui dire au revoir pas comme prévu mais presque, je m'installe cheveux au vent comme prévu... A 6h pétantes, c'est la fin au Wadi Rum, le minibus nous prend.
24h dans un endroit comme celui-là, c'est évidemment trop court. Mais d'un autre côté, j'ai profité de chaque seconde comme si c'était la première, ou la dernière, à vous de voir. Quoi qu'il en soit, merci Atahik pour la ballade, la musique, le feu, la cuisine géniale faîte de peu. Merci au chameau pour m'avoir chauffé les adducteurs. Merci au désert pour le reste. Wadi Rum quand tu nous tiens, comme un refrain.
Premiers pas à Pétra English translation pending
J'ai laissé Amman sans avoir vu grand chose de la ville
mais sans regrets tant la ville semble inaccessible au voyageur pressé et averti.
Tout indiquait de tout façon que les sites dignes d'émerveillement n'y pululent pas.
En plus, la perspective de gagner Petra emporte tout sur son passage.
Pour aller à petra depuis Amman, ça peut sembler un jeu d'enfants. Tous les touristes circulants en Jordanie étants pour le moins obligés de faire la liaison, on peut se dire que des armées de car transitent entre les deux localités et ce, à longueur de journée. Et bien, ce serait comme se mettre le doigt dans l'oeil. Dans les faits, rares sont les visiteurs qui font le chemin en transports publics, tous sont bien trop occupés à suivre un ou plusieurs guides à la fois, bien sagements assis dans des bus climatisés et réservés à l'avance. Pour ceux qui comme moi ne réservent rien et se risquent à de longues heures d'attentes ou à des quiproquos à rallonge, il n'y a que deux minibus par jour et tous les deux partent d'Amman entre 6h30 et 7h du matin. Il convient donc de ne pas le rater sous peine de désillusion pendant 24h.
Le rendez-vous avec Martha et Jamal est à 6h. Plus de crampes de paupières, plus de douleurs derrière les genous, même plus envie de remettre une couche de sommeil, je suis un matinal accompli! Jamal qui partage ma piaule est lui encore du genre à ne pas pouvoir mettre un pied devant l'autre avant 11h du matin, c'est donc à moi qu'il revient maintenant de mettre sa machine en route, qui l'eu cru il y a encore quelques semaines? Quand j'arrive à la réception, le veilleur de nuit dort aussi. Il me revient donc aussi de le réveiller, incroyable!! Théoriquement la mise en place du petit déjeuner de l'hotel est effective dès 6h du matin mais ce matin-là, pour ceux qui prendront le bus de bonne heure, ce sera plutôt à base de biscuits achetés dans une superette. Il est en réalité trop tôt pour tout le monde sauf pour moi.
On attrape un taxi sans soucis, idem pour le minibus pour lequel nous sommes les premiers à attendre. On attrape les sacs qu'on grimpe entre le chauffeur et le siège passager et on s'assoit juste derrière. Les sacs feront un parfait appui pour nos jambes quand le sommeil se fera inévitablement sentir. Tout ce passe comme prévu, les biscuits se suivent jusque dans ma bouche, le sommeil me rattrape tout juste après avoir lancer quelques regards sur la route qui défile. A mesure que l'on descend dans le sud de la Jordanie, le paysage toujours aussi sec dévoile des dénivelés plus impressionnants. Les montagnes alentours ne sont pas forcéments hautes mais sont toutes assez escarpées pour qu'on ai l'impression d'être à 3000m d'altitude. En fait, Amman comme Petra est à environ 600m d'altitude donc on serpente entre les montagnes sans forcément monter ni descendre. Ici et là, on devine le lit d'une rivière, mais peine perdue pour elles, elles ont l'air à sec depuis la nuit des temps.
Le réveil final arrive alors que l'on est à quelques encablures de Petra. Rien autour n'a changé, c'est intriguant. Le village à côté s'appelle Wadi Musa ce qui est aussi le nom de Petra en arabe et, alors qu'on l'aperçoit pour la première fois depuis la route qui en arrivant le surplombe, on ne peut manquer le fait que la montagne prend tout à coup des formes plus alambiquées et torturées. Géologiquement parlant, la différence est frappante, nul doute qu'on est arrivé. Effectivement, quelques tours de roues plus tard, le minibus se stoppe, on est arrivé. Bienvenue à Wadi Musa! Il est 11h du matin et la journée s'annonce radieuse, le soleil brille et le thermomètre approche les 25°, température idéale pour le farniente comme pour la grimpette. Ne reste plus qu'à trouver notre hotel. Comme nous sommes trois, un taxi ne fera pas de mal sachant qu'on peut facilement partager la note. Charge au chauffeur de savoir où se trouve notre nouveau refuge, pas de problèmes pour lui, Wadi Musa est un village à taille humaine et les hotels pas chers se comptent sur les doigts de 3 mains, sachant que sans le savoir nous avons choisi le plus populaire d'entres eux. Nous choisissons la moins chère des propositions proposées à savoir partager un dortoir de 8 lits. Il y a juste assez de place pour nous, 5 lits sont déjà pris. Le temps de poser nos affaires et à l'unanimité nous choisissons d'investir le site de Petra dans la seconde. Je n'ai pas le monopole de l'impatience et ça fait plaisir à voir!!! Le temps d'acheter de quoi manger une fois sur place et de grimper dans un nouveau taxi, nous voilà partis! En 3 minutes et 1 euro, nous voilà déposés devant l'entrée principale. A nouveau 3 options "s'offrent" à nous. Le ticket pour 1 journée à 25 euros. Le ticket pour 2 jours à 30 euros. Le ticket à 35 euros pour 3 jours et plus... Est-ce utile de préciser que le choix n'est pas aussi cornélien qu'il y parait? Le ticket pour 3 jours et plus s'est imposé de lui-même... Comme une évidence...
On pénètre dans Petra par un large chemin. La gauche du chemin est dévoué aux anes, aux chevaux et aux charioles transportants les touristes à mobilité réduit et aux portes-feuilles à rallonge. D'ailleurs, en entrant, impossible de ne pas s'entendre dire "horse?", "charriot?", "I make good prize for you!", "do you understand?". Mais que nenni, quitte à découvrir, autant prendre son temps... Après avoir quittés les hordes de cavaliers, on avance vers les montagnes jusqu'à être entourés par elles. Au bout du chemin à ciel ouvert, on se retrouve face à une paroi dans laquelle émerge une ouverture large de quelques mètres, c'est le Siq. Le Siq est un canyon, une entaille de 1, 2 km de long (1, 2km, tu te rends compte!!!!!!!!?), large de 3 à une quinzaine de mètres, enserrée par 2 parois aux formes voluptueuses hautes de 40 mètres (40 mètres, je me répète mais tu te rends compte!!!!!!?). Il faut environ quinze minutes non-stop pour parcourir le Siq de part en part. Pendant ces 15 minutes, on ne sait où poser le regard tellement les perspectives sont étonnantes, parfois on ne peut apercevoir le ciel au dessus de nos têtes tant le passage est étroit et tant les parois s'inclinent l'une vers l'autre. La hauteur donne le vertige. L'étroitesse peut entraîner la claustrophobie. Chez moi, ça ne provoque que l'émerveillement et c'est déjà beaucoup. En plus, question émerveillement, ce n'est que le début. Le Siq débouche en effet sur le Trésor. Au détour des virages, une silouhette monumentale se laisse entrevoir. On devine une première colonne, une première statue, un fronton. L'image qui trottait dans ma tête depuis des années laisse la place à la réalité du lieu. Chaque pas nous rapprochant de la sortie du Siq nous dévoile un peu plus de la façade exquise. Comme un riff' de guitare qui accouche d'un solo, on quitte le Siq les yeux aimantés par le spectacle de l'entrée magnifique d'une ville 2 fois millénaire. Seul bémol, l'endroit concentre à juste titre tous les touristes que compte la Jordanie. C'est bienvenue à la Foirefouille, ça grouille, ça photographie, ça parle, ça crie sur fond de chameaux et de vendeurs de bouteilles de sables de couleurs représentant la célèbre façade sculptée. Ici les cameliers ont remplacé les cavaliers, sans doute pour des questions de concurrence, de la même façon qu'en cours de maths on apprend qu'on ne peut multiplier des choux et des carottes ou quelque chose comme ça. Il sera temps de s'émerveiller de ce monument dans les jours qui viennent en arrivant par exemple au lever du soleil vu qu'à cette heure, les touristes téléguidés attendent encore qu'un buffet leur soit servi.
On laisse le trésor sur notre gauche pour s'enfoncer encore un peu plus sur le site. De part et d'autre, de nouveaux batiments s'invitent à notre regard, tout épouse la forme des montagnes. Plus avant, un amphithéâtre est taillé d'un seul tenant dans le roc. A vue de nez, de part mon expérience théâtrale de ces dernières semaines, celui-ci doit compter environ 4000 places ce qui est loin d'être ridicule considérant qu'ici tout est creusé dans la paroi! Après avoir passé le théatre, l'espace débouche sur une large vallée. Mais pas question pour les nabatéens de se laisser aller à la paresse, à nouveau des grottes ont été creusées, de nouvelles façades apparaissent, les restes d'un temple surgissent d'une colline, et partout autour de larges montagnes se dressent. Seulement ici, les montagnes ont un profil particulier, elles ne s'articulent pas autour de flancs évasés, elles partent vers le ciel, leurs flancs presques verticaux. Pas question de s'y aventurer aujourd'hui cependant, il est déjà 13h et la route "principale" ne s'arrête pas là. Traverser la vallée prend une bonne heure et on débouche sur le musée de Petra. Pas grand chose à dire et c'est presque tant mieux. Le musée est composé de seulement deux salles qui étallent de rares étagères sur lesquelles tronent vaguement quelques objets de petite taille. C'en est presque étonnant vu la taille du sîte qu'ils n'y exposent que si peu de choses. La visite est rapidement terminée. En quittant le musée, on laisse derrière soi la vallée principale pour s'enfoncer sur une voie nettement plus abrupte. Ca devrait écrémer la masse des touristes car c'est ici un peu comme un entonoir. Seuls les plus à même de grimper peuvent poursuivre l'aventure, les autres n'ont qu'à rebrousser chemin. La voie s'enfonce dans la montagne et remonte le long de celle-ci en suivant des escaliers aux marches inégales que le sable rend glissantes. Les marches se comptent par centaines et nos conversations avec Martha et Jamal s'interrompent rapidement après avoir commencer l'ascension. On grimpe comme ça pendant 45 minutes, c'est long et assez gratifiant. Je me rend compte une nouvelle fois que j'en ai dans le coffre quand après quelques minutes d'effort j'ai déjà distancé mes compagnons d'échappée. Au terme de la montée, suant malgré tout à grosses gouttes, on arrive face à une nouvelle façade ressemblant comme deux gouttes d'eau au Trésor, c'est le Monastère. Ca a la couleur du Trésor, le gout du Trésor, mais ce n'est pas le Trésor. C'est perché tout là-haut et ça fait une énorme différence! De plus la lumière du soleil commence à décroître, exacerbant les couleurs de la montagne. Impossible de rester insensible au spectacle offert par le nabatéens et magnifié par le soleil couchant. Mais le soleil se couchant et notre aller n'étant pas tout à fait terminé, il ne nous reste plus qu'à faire quelques centaines de mètres pour profiter de ce qui s'appelle "the sacrifice point of view", pas besoin de traduire. Le chemin continue de grimper; comme à mon habitude, je ne regarde que mes pieds pour ne lever les yeux qu'une fois l'endroit rêvé atteint. Au juste moment, il est temps de récolter le fruit de mon dur labeur. Le panorama est à tomber à la renverse, sauf que si ici on tombe à la renverse, on atterrit 200 mètres plus bas, au fond d'un gouffre paraissant sans fond. De là-haut, on surplombe la vallée suivante qui n'est que à-pics, parois verticales, et autres perspectives renversantes. De plus, tous les autres grimpeurs sont déjà sur le chemin de la redescente, personne n'a eu l'idée stupide de profiter du coucher de soleil. Là où nous sommes c'est à dire tout en haut de la montagne, le point de plus éloigné de l'entrée principale, se trouve encore un vendeur de souvenirs dans sa boutique branlante. Le type s'appelle Musa, comme l'endroit où nous sommes, Wadi Musa signifiant en arabe "vallée de Musa". Musa est né dans la vallée et est un des rares vendeurs à dormir dans la montagne dans une grotte creusée voilà 2000 ans qui le protège lui et ses deux ânes "Bob Marley" et "Mickael Jackson" des intempéries. Musa nous invite à boire un thé bienvenue d'autant qu'un vent frais souffle et que la chaleur décroit. il nous propose aussi de nous raccompagner personnellement car cette nuit-là musa dort au village en contrebas. Cette proposition est évidemment accompagnée de clameurs de notre part car il devient évident qu'il va faire bientôt nuit et que la descente des marches promet d'être rock n'roll pour ne pas dire plus. On finira d'abord de regarder le coucher de soleil nous sachant dorénavant escortés jusqu'en bas. En partant, Musa attelle "Bob Marley" et nous voilà parti. Le chemin du retour nous ramène devant le Monastère. Et comme on suit Musa, pas de questions à poser. Celui-ci se met subitement à tourner en direction du monastère, on contourne la structure pour se retrouver aux pieds de gros rochers montants le long du Monastère. Ici trône un paneau "No climbing" ou "interdiction de grimper" mais comme Musa commence à grimper, on ne peut rien faire d'autre que de le suivre. De toute façon, j'ai trop envie d'en découvrir davantage pour rester planté là les bras ballants. On commence à grimper, tous en fait sauf Jamal qui ne sent pas trop ce coup-là. Mal lui en a pris. Ce petit bout d'escalade nous mène tout droit sur le toit du monastère. Le moment est privilégié et le mot n'est pas trop fort. La lumière est un peu faible pour les photos mais l'essentiel est ailleurs. Ces deux minutes passées à cet endroit d'ordinaire interdit sont plus qu'un temps fort supplémentaire, nous sommes les derniers sur le sîte et le panorama est épique. Revers de la médaille, comme nous sommes les derniers, il doit bien y avoir une raison. Il est largement temps de lever le camp où on va finir par dormir dans la montagne ce qui ne serait finalement pas pour me déplaire mais bref, on doit y aller.
Alors qu'on commence la descente, le soleil est déjà couché et la lumière approximative. Les premières marches se dévalent car on peut encore deviner là où elles sont placées mais tout le monde sait qu'on y verra bientôt plus rien. Le rythme est élevé et Jamal en retard. Heureusement pour lui, Musa possède une lampe ce qu'on avait pas prévu de prendre du fait qu'on aurait jamais imaginé rentrer après la nuit. Plus on descend et moins on distingue quoi que ce soit. A mi-parcours, on est dans le noir et le rythme s'en ressent. Et là, heuseusement encore, des collègues bédoins de Musa se trouvent encore sur le chemin avec leur âne. Tous ne sont comme nous pas équipés de vision nocturne mais en revanche pourvus de lampes-torches. Chacun d'entre-nous se fait finalement guidé dans l'obscurité par son guide personnel. L'ambiance est excellente et on est rapidement sur le plancher des chameaux (pas de vaches à l'horizon). Notre caravane transite à travers la nuit jusqu'à une sortie annexe, pas le temps de rejoindre la sortie principale, encore à plus d'une heure de marche. On retrouve la route goudronnée qui après les marches fait un bien fou. Malheureusement ou pas, la route est encore bien vallonnée et on arrivera rincés de cette journée éprouvante mais formidable dans le village bédouin vers 19h soi près de 2 heures après le crépuscule.
Musa a été pour nous un guide incroyable et lui dire au revoir sera un déchirement pour tout le monde, grâce lui soit rendu ici. Un taxi plus tard pour faire le trajet entre le village bédouin et Wadi Musa et nous voilà à l'hotel. On partagera le taxi avec une japonnaise fraichement installée au village bédouin qui nous dit qu'elle a du shopping à faire au village. Voilà qui est bien étrange, du shopping au village après 19h? En fait, elle se rend aussi dans notre hotel qui est en fait l'endroit du coin où l'alcool est le moins cher. Ceci explique cela... Mais pour moi, ce soir là, ça n'aura que peu d'incidence, je tombe de fatigue, Martha et Jamal itou. On dîne à l'hotel et bien nous en prend car on sert ici un buffet où l'on mange jusqu'à plus faim. A 19h30, une table de 5 mètres de long est garnie de plats divers et variés. Il y en a vraiment pour tous les gouts et les efforts fournis m'inciteront à remplir quatre fois mon assiette. Comme on dit, quand on aime, on ne compte pas! Pendant le repas, on échaffaude le programme du lendemain. Tout le monde est d'accord pour une tentative de lever avant l'aube pour profiter de Petra avant le flux des visiteurs très nombreux. Le réveil sonnera à 5h40, juste assez tard pour qu'on puisse dormir une huitaine d'heures. Je m'endors comme une pierre qui coule, personne ne ronfle dans le dortoir, c'est toujours ça de pris.
Pour aller à petra depuis Amman, ça peut sembler un jeu d'enfants. Tous les touristes circulants en Jordanie étants pour le moins obligés de faire la liaison, on peut se dire que des armées de car transitent entre les deux localités et ce, à longueur de journée. Et bien, ce serait comme se mettre le doigt dans l'oeil. Dans les faits, rares sont les visiteurs qui font le chemin en transports publics, tous sont bien trop occupés à suivre un ou plusieurs guides à la fois, bien sagements assis dans des bus climatisés et réservés à l'avance. Pour ceux qui comme moi ne réservent rien et se risquent à de longues heures d'attentes ou à des quiproquos à rallonge, il n'y a que deux minibus par jour et tous les deux partent d'Amman entre 6h30 et 7h du matin. Il convient donc de ne pas le rater sous peine de désillusion pendant 24h.
Le rendez-vous avec Martha et Jamal est à 6h. Plus de crampes de paupières, plus de douleurs derrière les genous, même plus envie de remettre une couche de sommeil, je suis un matinal accompli! Jamal qui partage ma piaule est lui encore du genre à ne pas pouvoir mettre un pied devant l'autre avant 11h du matin, c'est donc à moi qu'il revient maintenant de mettre sa machine en route, qui l'eu cru il y a encore quelques semaines? Quand j'arrive à la réception, le veilleur de nuit dort aussi. Il me revient donc aussi de le réveiller, incroyable!! Théoriquement la mise en place du petit déjeuner de l'hotel est effective dès 6h du matin mais ce matin-là, pour ceux qui prendront le bus de bonne heure, ce sera plutôt à base de biscuits achetés dans une superette. Il est en réalité trop tôt pour tout le monde sauf pour moi.
On attrape un taxi sans soucis, idem pour le minibus pour lequel nous sommes les premiers à attendre. On attrape les sacs qu'on grimpe entre le chauffeur et le siège passager et on s'assoit juste derrière. Les sacs feront un parfait appui pour nos jambes quand le sommeil se fera inévitablement sentir. Tout ce passe comme prévu, les biscuits se suivent jusque dans ma bouche, le sommeil me rattrape tout juste après avoir lancer quelques regards sur la route qui défile. A mesure que l'on descend dans le sud de la Jordanie, le paysage toujours aussi sec dévoile des dénivelés plus impressionnants. Les montagnes alentours ne sont pas forcéments hautes mais sont toutes assez escarpées pour qu'on ai l'impression d'être à 3000m d'altitude. En fait, Amman comme Petra est à environ 600m d'altitude donc on serpente entre les montagnes sans forcément monter ni descendre. Ici et là, on devine le lit d'une rivière, mais peine perdue pour elles, elles ont l'air à sec depuis la nuit des temps.
Le réveil final arrive alors que l'on est à quelques encablures de Petra. Rien autour n'a changé, c'est intriguant. Le village à côté s'appelle Wadi Musa ce qui est aussi le nom de Petra en arabe et, alors qu'on l'aperçoit pour la première fois depuis la route qui en arrivant le surplombe, on ne peut manquer le fait que la montagne prend tout à coup des formes plus alambiquées et torturées. Géologiquement parlant, la différence est frappante, nul doute qu'on est arrivé. Effectivement, quelques tours de roues plus tard, le minibus se stoppe, on est arrivé. Bienvenue à Wadi Musa! Il est 11h du matin et la journée s'annonce radieuse, le soleil brille et le thermomètre approche les 25°, température idéale pour le farniente comme pour la grimpette. Ne reste plus qu'à trouver notre hotel. Comme nous sommes trois, un taxi ne fera pas de mal sachant qu'on peut facilement partager la note. Charge au chauffeur de savoir où se trouve notre nouveau refuge, pas de problèmes pour lui, Wadi Musa est un village à taille humaine et les hotels pas chers se comptent sur les doigts de 3 mains, sachant que sans le savoir nous avons choisi le plus populaire d'entres eux. Nous choisissons la moins chère des propositions proposées à savoir partager un dortoir de 8 lits. Il y a juste assez de place pour nous, 5 lits sont déjà pris. Le temps de poser nos affaires et à l'unanimité nous choisissons d'investir le site de Petra dans la seconde. Je n'ai pas le monopole de l'impatience et ça fait plaisir à voir!!! Le temps d'acheter de quoi manger une fois sur place et de grimper dans un nouveau taxi, nous voilà partis! En 3 minutes et 1 euro, nous voilà déposés devant l'entrée principale. A nouveau 3 options "s'offrent" à nous. Le ticket pour 1 journée à 25 euros. Le ticket pour 2 jours à 30 euros. Le ticket à 35 euros pour 3 jours et plus... Est-ce utile de préciser que le choix n'est pas aussi cornélien qu'il y parait? Le ticket pour 3 jours et plus s'est imposé de lui-même... Comme une évidence...
On pénètre dans Petra par un large chemin. La gauche du chemin est dévoué aux anes, aux chevaux et aux charioles transportants les touristes à mobilité réduit et aux portes-feuilles à rallonge. D'ailleurs, en entrant, impossible de ne pas s'entendre dire "horse?", "charriot?", "I make good prize for you!", "do you understand?". Mais que nenni, quitte à découvrir, autant prendre son temps... Après avoir quittés les hordes de cavaliers, on avance vers les montagnes jusqu'à être entourés par elles. Au bout du chemin à ciel ouvert, on se retrouve face à une paroi dans laquelle émerge une ouverture large de quelques mètres, c'est le Siq. Le Siq est un canyon, une entaille de 1, 2 km de long (1, 2km, tu te rends compte!!!!!!!!?), large de 3 à une quinzaine de mètres, enserrée par 2 parois aux formes voluptueuses hautes de 40 mètres (40 mètres, je me répète mais tu te rends compte!!!!!!?). Il faut environ quinze minutes non-stop pour parcourir le Siq de part en part. Pendant ces 15 minutes, on ne sait où poser le regard tellement les perspectives sont étonnantes, parfois on ne peut apercevoir le ciel au dessus de nos têtes tant le passage est étroit et tant les parois s'inclinent l'une vers l'autre. La hauteur donne le vertige. L'étroitesse peut entraîner la claustrophobie. Chez moi, ça ne provoque que l'émerveillement et c'est déjà beaucoup. En plus, question émerveillement, ce n'est que le début. Le Siq débouche en effet sur le Trésor. Au détour des virages, une silouhette monumentale se laisse entrevoir. On devine une première colonne, une première statue, un fronton. L'image qui trottait dans ma tête depuis des années laisse la place à la réalité du lieu. Chaque pas nous rapprochant de la sortie du Siq nous dévoile un peu plus de la façade exquise. Comme un riff' de guitare qui accouche d'un solo, on quitte le Siq les yeux aimantés par le spectacle de l'entrée magnifique d'une ville 2 fois millénaire. Seul bémol, l'endroit concentre à juste titre tous les touristes que compte la Jordanie. C'est bienvenue à la Foirefouille, ça grouille, ça photographie, ça parle, ça crie sur fond de chameaux et de vendeurs de bouteilles de sables de couleurs représentant la célèbre façade sculptée. Ici les cameliers ont remplacé les cavaliers, sans doute pour des questions de concurrence, de la même façon qu'en cours de maths on apprend qu'on ne peut multiplier des choux et des carottes ou quelque chose comme ça. Il sera temps de s'émerveiller de ce monument dans les jours qui viennent en arrivant par exemple au lever du soleil vu qu'à cette heure, les touristes téléguidés attendent encore qu'un buffet leur soit servi.
On laisse le trésor sur notre gauche pour s'enfoncer encore un peu plus sur le site. De part et d'autre, de nouveaux batiments s'invitent à notre regard, tout épouse la forme des montagnes. Plus avant, un amphithéâtre est taillé d'un seul tenant dans le roc. A vue de nez, de part mon expérience théâtrale de ces dernières semaines, celui-ci doit compter environ 4000 places ce qui est loin d'être ridicule considérant qu'ici tout est creusé dans la paroi! Après avoir passé le théatre, l'espace débouche sur une large vallée. Mais pas question pour les nabatéens de se laisser aller à la paresse, à nouveau des grottes ont été creusées, de nouvelles façades apparaissent, les restes d'un temple surgissent d'une colline, et partout autour de larges montagnes se dressent. Seulement ici, les montagnes ont un profil particulier, elles ne s'articulent pas autour de flancs évasés, elles partent vers le ciel, leurs flancs presques verticaux. Pas question de s'y aventurer aujourd'hui cependant, il est déjà 13h et la route "principale" ne s'arrête pas là. Traverser la vallée prend une bonne heure et on débouche sur le musée de Petra. Pas grand chose à dire et c'est presque tant mieux. Le musée est composé de seulement deux salles qui étallent de rares étagères sur lesquelles tronent vaguement quelques objets de petite taille. C'en est presque étonnant vu la taille du sîte qu'ils n'y exposent que si peu de choses. La visite est rapidement terminée. En quittant le musée, on laisse derrière soi la vallée principale pour s'enfoncer sur une voie nettement plus abrupte. Ca devrait écrémer la masse des touristes car c'est ici un peu comme un entonoir. Seuls les plus à même de grimper peuvent poursuivre l'aventure, les autres n'ont qu'à rebrousser chemin. La voie s'enfonce dans la montagne et remonte le long de celle-ci en suivant des escaliers aux marches inégales que le sable rend glissantes. Les marches se comptent par centaines et nos conversations avec Martha et Jamal s'interrompent rapidement après avoir commencer l'ascension. On grimpe comme ça pendant 45 minutes, c'est long et assez gratifiant. Je me rend compte une nouvelle fois que j'en ai dans le coffre quand après quelques minutes d'effort j'ai déjà distancé mes compagnons d'échappée. Au terme de la montée, suant malgré tout à grosses gouttes, on arrive face à une nouvelle façade ressemblant comme deux gouttes d'eau au Trésor, c'est le Monastère. Ca a la couleur du Trésor, le gout du Trésor, mais ce n'est pas le Trésor. C'est perché tout là-haut et ça fait une énorme différence! De plus la lumière du soleil commence à décroître, exacerbant les couleurs de la montagne. Impossible de rester insensible au spectacle offert par le nabatéens et magnifié par le soleil couchant. Mais le soleil se couchant et notre aller n'étant pas tout à fait terminé, il ne nous reste plus qu'à faire quelques centaines de mètres pour profiter de ce qui s'appelle "the sacrifice point of view", pas besoin de traduire. Le chemin continue de grimper; comme à mon habitude, je ne regarde que mes pieds pour ne lever les yeux qu'une fois l'endroit rêvé atteint. Au juste moment, il est temps de récolter le fruit de mon dur labeur. Le panorama est à tomber à la renverse, sauf que si ici on tombe à la renverse, on atterrit 200 mètres plus bas, au fond d'un gouffre paraissant sans fond. De là-haut, on surplombe la vallée suivante qui n'est que à-pics, parois verticales, et autres perspectives renversantes. De plus, tous les autres grimpeurs sont déjà sur le chemin de la redescente, personne n'a eu l'idée stupide de profiter du coucher de soleil. Là où nous sommes c'est à dire tout en haut de la montagne, le point de plus éloigné de l'entrée principale, se trouve encore un vendeur de souvenirs dans sa boutique branlante. Le type s'appelle Musa, comme l'endroit où nous sommes, Wadi Musa signifiant en arabe "vallée de Musa". Musa est né dans la vallée et est un des rares vendeurs à dormir dans la montagne dans une grotte creusée voilà 2000 ans qui le protège lui et ses deux ânes "Bob Marley" et "Mickael Jackson" des intempéries. Musa nous invite à boire un thé bienvenue d'autant qu'un vent frais souffle et que la chaleur décroit. il nous propose aussi de nous raccompagner personnellement car cette nuit-là musa dort au village en contrebas. Cette proposition est évidemment accompagnée de clameurs de notre part car il devient évident qu'il va faire bientôt nuit et que la descente des marches promet d'être rock n'roll pour ne pas dire plus. On finira d'abord de regarder le coucher de soleil nous sachant dorénavant escortés jusqu'en bas. En partant, Musa attelle "Bob Marley" et nous voilà parti. Le chemin du retour nous ramène devant le Monastère. Et comme on suit Musa, pas de questions à poser. Celui-ci se met subitement à tourner en direction du monastère, on contourne la structure pour se retrouver aux pieds de gros rochers montants le long du Monastère. Ici trône un paneau "No climbing" ou "interdiction de grimper" mais comme Musa commence à grimper, on ne peut rien faire d'autre que de le suivre. De toute façon, j'ai trop envie d'en découvrir davantage pour rester planté là les bras ballants. On commence à grimper, tous en fait sauf Jamal qui ne sent pas trop ce coup-là. Mal lui en a pris. Ce petit bout d'escalade nous mène tout droit sur le toit du monastère. Le moment est privilégié et le mot n'est pas trop fort. La lumière est un peu faible pour les photos mais l'essentiel est ailleurs. Ces deux minutes passées à cet endroit d'ordinaire interdit sont plus qu'un temps fort supplémentaire, nous sommes les derniers sur le sîte et le panorama est épique. Revers de la médaille, comme nous sommes les derniers, il doit bien y avoir une raison. Il est largement temps de lever le camp où on va finir par dormir dans la montagne ce qui ne serait finalement pas pour me déplaire mais bref, on doit y aller.
Alors qu'on commence la descente, le soleil est déjà couché et la lumière approximative. Les premières marches se dévalent car on peut encore deviner là où elles sont placées mais tout le monde sait qu'on y verra bientôt plus rien. Le rythme est élevé et Jamal en retard. Heureusement pour lui, Musa possède une lampe ce qu'on avait pas prévu de prendre du fait qu'on aurait jamais imaginé rentrer après la nuit. Plus on descend et moins on distingue quoi que ce soit. A mi-parcours, on est dans le noir et le rythme s'en ressent. Et là, heuseusement encore, des collègues bédoins de Musa se trouvent encore sur le chemin avec leur âne. Tous ne sont comme nous pas équipés de vision nocturne mais en revanche pourvus de lampes-torches. Chacun d'entre-nous se fait finalement guidé dans l'obscurité par son guide personnel. L'ambiance est excellente et on est rapidement sur le plancher des chameaux (pas de vaches à l'horizon). Notre caravane transite à travers la nuit jusqu'à une sortie annexe, pas le temps de rejoindre la sortie principale, encore à plus d'une heure de marche. On retrouve la route goudronnée qui après les marches fait un bien fou. Malheureusement ou pas, la route est encore bien vallonnée et on arrivera rincés de cette journée éprouvante mais formidable dans le village bédouin vers 19h soi près de 2 heures après le crépuscule.
Musa a été pour nous un guide incroyable et lui dire au revoir sera un déchirement pour tout le monde, grâce lui soit rendu ici. Un taxi plus tard pour faire le trajet entre le village bédouin et Wadi Musa et nous voilà à l'hotel. On partagera le taxi avec une japonnaise fraichement installée au village bédouin qui nous dit qu'elle a du shopping à faire au village. Voilà qui est bien étrange, du shopping au village après 19h? En fait, elle se rend aussi dans notre hotel qui est en fait l'endroit du coin où l'alcool est le moins cher. Ceci explique cela... Mais pour moi, ce soir là, ça n'aura que peu d'incidence, je tombe de fatigue, Martha et Jamal itou. On dîne à l'hotel et bien nous en prend car on sert ici un buffet où l'on mange jusqu'à plus faim. A 19h30, une table de 5 mètres de long est garnie de plats divers et variés. Il y en a vraiment pour tous les gouts et les efforts fournis m'inciteront à remplir quatre fois mon assiette. Comme on dit, quand on aime, on ne compte pas! Pendant le repas, on échaffaude le programme du lendemain. Tout le monde est d'accord pour une tentative de lever avant l'aube pour profiter de Petra avant le flux des visiteurs très nombreux. Le réveil sonnera à 5h40, juste assez tard pour qu'on puisse dormir une huitaine d'heures. Je m'endors comme une pierre qui coule, personne ne ronfle dans le dortoir, c'est toujours ça de pris.
Que voir et dessiner en une semaine au Rajasthan? English translation pending
Cette petite question s'adresse à celles et ceux qui connaissent bien l'Inde.
Si vous ne deviez rester qu'une semaine au Rajasthan, dans un voyage assez lent qui vous permettrait de dessiner, quel serait l'endroit qu'il ne faudrait manquer pour rien au monde, selon vous ?
Merci de votre aide.
Merci de votre aide.
Niamey (Niger) - Tripoli (Libye) par la route? English translation pending
onjour à tous,
J'habite à Niamey au Niger. Je cherche à me rendre à Tripoli en Lybie par la route. Si certains baroudeurs ont des indications, je prends, je prends.
Merci à tous par avance et bonne route!
Karim
Vol dans les coffres de sécurité d'hôtel à La Havane English translation pending
Bonjour
Je part à la Havane au mois de novembre. Je me demandais si les coffres de sécurité dans la chambre étaient sécuritaire. 😕Je m'explique, je pars 3 semaines donc beaucoup d'argent liquide avec moi. J'avais l'intention de tout laisser dans le coffre mais l'agente de voyage m'a dit que c'était à déconseiller (vol). Je trouve ça un peu bizarre... Mais bon. J'aimerais bien avoir votre avis.
Merci🙂
Je part à la Havane au mois de novembre. Je me demandais si les coffres de sécurité dans la chambre étaient sécuritaire. 😕Je m'explique, je pars 3 semaines donc beaucoup d'argent liquide avec moi. J'avais l'intention de tout laisser dans le coffre mais l'agente de voyage m'a dit que c'était à déconseiller (vol). Je trouve ça un peu bizarre... Mais bon. J'aimerais bien avoir votre avis.
Merci🙂
Voyager en fauteuil roulant au Mali? English translation pending
Bonjour à tous...
j'ai un ami tétraplégique ultradépendant de plein de choses, à commencer par son fauteuil bien sur! ça fait 15 ans qu'il est handicapé et qu'il voyage par procuration en écoutant ses amis (tous de très grand voyageurs qui plus est!)...
je rêve de l'emmener un jour en voyage...mais n'ai absolument aucune idée des pays qui pourraient assurer sa maintenance...
quelqu'un a-t-il été dans le même cas? auriez vous des idées à me soumettre?
tellement de paramètres rentrent en jeu!! mais je ne veux pas désespérer et garde espoir de pouvoir, un jour, lui faire partager ce rêve....
j'ai un ami tétraplégique ultradépendant de plein de choses, à commencer par son fauteuil bien sur! ça fait 15 ans qu'il est handicapé et qu'il voyage par procuration en écoutant ses amis (tous de très grand voyageurs qui plus est!)...
je rêve de l'emmener un jour en voyage...mais n'ai absolument aucune idée des pays qui pourraient assurer sa maintenance...
quelqu'un a-t-il été dans le même cas? auriez vous des idées à me soumettre?
tellement de paramètres rentrent en jeu!! mais je ne veux pas désespérer et garde espoir de pouvoir, un jour, lui faire partager ce rêve....
Destination Ladakh English translation pending
Depuis le temps qu’on en rêvait … enfin … surtout moi. Louloute (désolée, c’est le surnom de mon homme), n’avait jamais été très tenté par l’Inde, et moi, je voulais y aller depuis des années. Au moins 30 ans. Comme c’est un montagnard, j’ai trouvé la parade au bout de tant d’années. On va au Ladakh. « T’inquiète, c’est l’Inde, mais c’est pas l’Inde. C’est l’Himalaya. Des montagnes, tu n’auras que ça. Et s’il reste du temps, on fera un petit tour au Rajasthan, juste quelques jours ». Le deal est fait, il accepte. Faut dire qu’il n’est pas bien difficile et ça tombe bien. Les billets sont pris longtemps à l’avance, tellement, qu’on en oublierait presque qu’on part. Et le mois de juin arrive vite, alors petit tour sur TD pour trouver de supers tuyaux. C’est à ce moment précis que l’impatience d’y être s’est faite ressentir fortement. Jusque là, cela n’était qu’un rêve. Il devenait réalité. D’entendre parler de Tar, de Rizong, de Chulichan ou de la Nubra plus quelques photos de Chris … ça y est, c’était urgent de partir. Les listes d’affaires à prendre et de choses à faire avant de partir s’allongent.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.
L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.
L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.
Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.
Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.
Premier vol, parfait. De très beaux nuages.
A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin.
On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite.
Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux.
On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement.
Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité.
Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.
Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose.
Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure.
Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.


L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après.
Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle.
Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.Acheter une petite maison typique à Tunis English translation pending
Bonjour,
Je serai à tunis du 25 octobre 2008 au 7 novembre 2008. Je souhaiterais visiter des biens à vendre (budget maximum 60 000 dinars).
Auriez vous des conseils, des contacts sérieux pour m'aider dans ma recherche ?
Merci. * ** Maheila
Je serai à tunis du 25 octobre 2008 au 7 novembre 2008. Je souhaiterais visiter des biens à vendre (budget maximum 60 000 dinars).
Auriez vous des conseils, des contacts sérieux pour m'aider dans ma recherche ?
Merci. * ** Maheila
Premier voyage au Vietnam, hors des sentiers battus English translation pending
Hello à tous !
Voilà, premier je tiens à dire que je trouve l'idée de ce forum vraiment simpa et franchement utile, enfin bref bref 🙂.
Donc voilà, je compte partir au Vietnam avec un pote hors tout programmes touristiques, aller bien loin dans les massifs et collines, enfin bref, le vrai Vietnam quoi !
Voici les question auquel je n'ai pas trouvé de réponse en recherchant : Le tarif aérien : j'ai trouvé des vols en aller simple à 675 € / retour à 905 € (sur Lastminute.com), est-ce intéréssant (mois d'aout). Les vehicules sur place : On a pensé à quasiment acheter des vehicules (2 motos ou une voiture), est-ce plus interessant que la location ? Notre budjet pour un séjour de 3/4 semaines : 600 €/ personne, hors billets, est-ce suffisant ? Peut-on sans trop de risque (pompe à essence, communication, hébergement ...) s'éloigner des grandes villes ? Dernière question, traverser le pays de Hanöi jusqu'à Hô Chi Minh en 3 semaine, faisable ?
Je vous remercie d'avance !
Voilà, premier je tiens à dire que je trouve l'idée de ce forum vraiment simpa et franchement utile, enfin bref bref 🙂.
Donc voilà, je compte partir au Vietnam avec un pote hors tout programmes touristiques, aller bien loin dans les massifs et collines, enfin bref, le vrai Vietnam quoi !
Voici les question auquel je n'ai pas trouvé de réponse en recherchant : Le tarif aérien : j'ai trouvé des vols en aller simple à 675 € / retour à 905 € (sur Lastminute.com), est-ce intéréssant (mois d'aout). Les vehicules sur place : On a pensé à quasiment acheter des vehicules (2 motos ou une voiture), est-ce plus interessant que la location ? Notre budjet pour un séjour de 3/4 semaines : 600 €/ personne, hors billets, est-ce suffisant ? Peut-on sans trop de risque (pompe à essence, communication, hébergement ...) s'éloigner des grandes villes ? Dernière question, traverser le pays de Hanöi jusqu'à Hô Chi Minh en 3 semaine, faisable ?
Je vous remercie d'avance !
Notre séjour en Inde du Nord (partie 1) English translation pending
Séjour du 22 juillet au 12 aout
Voyage sur Finnair (Paris Helsinski Dehli). L’aéroport d’Helsinki est petit moderne et très propre. La Compagnie Finnair est sérieuse, sans fioriture. Les avions à l’aller sont pleins ; il faut dire que faire l’aller retour pour 440 euros c’est presque donné. On profite du temps dont nous disposons pour se faire faire une carte provisoire de fidélité à One World : on ne sait jamais ! L’avenir nous donnera raison. Notre séjour en Inde a été préparé à l’aide d’un TO local (Monuments India Tours) qui s’avèrera très professionnel, pas cher et de bon conseil. 21 jours en hôtel moyen et/ou haut de gamme, une voiture, un chauffeur, les hôtels, les guides francophones à presque toutes les étapes, (et quelques plus : Camel safari, 2 promenades en bateau sur le Gange et canotage sur le lac Pichola à Udaipur la montée en éléphant au fort d’Amber, et 2 vols intérieur Khajurâho-Vârânasî et Vârânasî-Dehli) et mise à disposition d’un téléphone portable pour passer quelques appels en France (sans exagération). Le tout pour 3x740 euros par personne pour 3 adultes. Difficile de faire mieux pour un service d’aussi bonne qualité et avec de telles prestations !! Au total nous sommes plus que satisfaits des services de ce TO (Manu Gaur). A l’arrivée à Delhi à 23h 40, le 22 juillet, nous sommes attendus par Manu Gaur et son chauffeur qui nous conduisent (en ambassador) à l’hôtel Amarya Havelli où nous séjournerons deux jours : havre de paix dans Dehli. Nous y sommes très bien reçus par le couple de propriétaires et un personnel dévoué et aux petits soins. La chambre est jolie et très propre (beaux meubles, décoration soignée), les petits déjeuners copieux (adresse recommandable) et le bruit de la ville est bien loin. 23/07/08 : Un chauffeur et un guide francophone (jeune étudiant qui refusera le pourboire qu’on voulait lui donner et ce sera le seul qui aura un tel comportement durant tout notre séjour) nous font visiter la ville : le Qutub Minar, Dehli Gate, le mausolée de Gandhi, la mosquée Jama Masjid, le parlement et le palais présidentiel. Nous avons un premier aperçu de la circulation et de la conduite en Inde et ce ne sera pas le pire ! Dehli est en plein travaux : aéroport international, métro en vue des jeux du Commonwealth prévus en 2010. Nous changeons 500 euros au tau de 66.5 rs. En raison de la chaleur et de la fatigue du voyage, nous renonçons au fort Rouge (sachant que nous visiterons celui d’Agra).
23/07/08 : départ pour MANDAWA. Le chauffeur s’extirpe de la circulation de Delhi, s’engage sur une autoroute avant de prendre une route « normale » pour ici ! Des ornières, des crevasses (jusqu’à 2 m), nos premières vaches, chiens et cochons qu’il faut éviter et la conduite démentielle de tout ce qui roule (le pire étant les autocars surchargés qui s’octroient tous les droits). Les klaxons hurlent pour se frayer un passage et les piétons restent impassibles, sans aucun mouvement de mauvaise humeur, presque fatalistes. On comprend pourquoi un parcours se mesure en heures et non en kms. La saleté est omniprésente, ce n’est même pas imaginable, les animaux se disputent les ordures. Arrivée à l’hôtel Heritage Mandawa, sorte de haveli (peintures récentes), le personnel est accueillant et aimable. Chambre propre et très correcte, diner (assez bon) et PDJ dans l’hôtel. On visite les anciens Haveli de la ville qui nous déçoivent du fait du manque d’entretien ; dommage cela a du être très beau. Un petit tour dans la rue principale où on découvre la vie dans une petite ville de province, le nombre incroyable d’échoppes. Notre chauffeur constate qu’à la station où il s’est ravitaillé on lui a refilé de l’essence frelatée ou sale ; il est contraint de rentrer à Jaipur et dans la nuit notre TO nous dépêche un nouveau chauffeur et une nouvelle voiture ; ce sera une tata indigo plus neuve mais sans beaucoup de reprise. Le chauffeur est jeune, il conduit très bien, est très poli et toujours ponctuel. Cependant, on constatera à la longue qu’il est bien moins expérimenté que le précédent (recherche de route, des localisations de certains hôtels et il découvrira les villes que nous visiterons dans les trois derniers jours Agra, Gwalior, Khajurâho). De plus son anglais est difficilement compréhensible mais on arrivera toujours à nous comprendre.
24/07/08 : en route pour BIKANER. Au passage on fait un détour vers Fatehpur pour visiter un haveli entièrement restauré par Nadine Le Prince (artiste française -peinture et sculpture- vivant entre la France et Fatehpur). C’est beaucoup plus joli que ceux vu à Mandawa et il s’avère que cette bourgade compte de nombreux havelis peints qui mériteraient un meilleur sort. La route s’avèrera « bonne » jusqu’à Jaisalmer. La verdure disparaît au profit d’un paysage qui hésite entre désert et maigre pâturage sans jamais vouloir choisir. Partout des troupeaux de chèvres gardées par des enfants ou des femmes dont on se demande où ils vivent. Ces femmes étonnent par leur beaux et chatoyants saris (par quel miracle sont-ils toujours propres et aussi seyants). La chaleur devient accablante. Arrivée à Bîkaner, ville sans dessus dessous où pas une rue n’est intacte ; en effet une personnalité est attendue courant août et on refait une beauté à la ville : les routes sont toutes en cours de réfection mais aucune n’est finie ! Comme partout en Inde, les travaux semblent faits de façon anarchique et on commence tout sans rien finir (on aura beaucoup d’autres occasions de le constater) et ce qui devait arrivait arrive, on crève et on change une roue sous 40°C. Un guide francophone nous attend pour une visite de la ville : le Junagart Fort (beau et très intéressant), d’un premier beau temple Jain et une ballade dans la vieille ville et de ses « souks » (épices, légumes variés) en rickshaw avec au passage la découverte des Havelis sculptés qui sont bien conservés. Diner (bon et pas cher) sur la terrasse et nuit au Harasar Haveli. Les chambres sont propres et honnêtes sans plus. En résumé cette ville vaut la visite.
25/07/08 : départ pour JAISALMER. Même type de route que précedement (bonne) et même paysage. On renonce à visiter le temple des rats à Desnoke, on fait un petit détour vers Ramdeora qui possède un temple réputé ; on tombe en plein marché très couleur locale et authentique car le coin n’est pas touristique. Arrivée à Jaisalmer, la ville dorée. Choc visuel que cette ville fortifiée de toute beauté. On sera logé au Killa Bhawan, hôtel situé dans quatre tours de la citadelle en surplomb de l’entrée de la forteresse et qui sera notre coup de cœur du séjour (petite chambre très confortable, vue magnifique sur le fort et la ville, personnel au petit soin, petit déjeuner top pris sur la terrasse, bref que du bonheur). On dinera en ville et au little Tibet dans la forteresse (pas top).
Un guide nous montre des havelis sculptés somptueux, on découvre le Gadi Sagar tank (lac artificiel presque vide plein de poissons chats et d’oiseaux) puis nous assistons au coucher du soleil près des cénotaphes de Bada Bagh. Le second jour nous visiterons la citadelle, ses vieilles rues et ses temples jains ; les Indiens francophones la compare à Carcassonne ! C’est beaucoup plus grand (99 tours) mais moins bien conservé. Dans l’après midi une petite escapade vers Amar Sagar (décevant) et Lodruva où l’on trouve un joli temple Jain. Départ le soir pour un Camel safari. On trouve la première dune à plus de 40 kms de la ville, des chameaux conduits par des enfants nous y mênent. Malheureusement le sable n’est pas beau comme dans le sud Marocain et l’on se retrouve au sommet avec environ 200 personnes, 100 chameaux et les vendeurs qui nous attendent. Seul le soleil n’est pas vraiment au rendez vous. Bref un attrape touriste ! Retour vers le village où nous assistons à des danses folkloriques, spectacle agréable et au moment où on commence à nous servir le repas les premières gouttes de pluie (le guide m’avait, peu de temps auparavant, affirmé qu’il n’avait pas plu depuis 12 mois !) ; C’est un comble ! On doit évacuer dans la bonne humeur sous un préau. Cela ne dure pas et on peut regagner la cour et finir notre repas. Au retour vers la ville on constate que d’autres endroits ont été bien arrosés. On n’y prête pas plus d’attention, mais nous avons tort car cela marque le signe d’un changement de temps qui nous accompagnera jusqu’à la fin de notre séjour.
Voyage sur Finnair (Paris Helsinski Dehli). L’aéroport d’Helsinki est petit moderne et très propre. La Compagnie Finnair est sérieuse, sans fioriture. Les avions à l’aller sont pleins ; il faut dire que faire l’aller retour pour 440 euros c’est presque donné. On profite du temps dont nous disposons pour se faire faire une carte provisoire de fidélité à One World : on ne sait jamais ! L’avenir nous donnera raison. Notre séjour en Inde a été préparé à l’aide d’un TO local (Monuments India Tours) qui s’avèrera très professionnel, pas cher et de bon conseil. 21 jours en hôtel moyen et/ou haut de gamme, une voiture, un chauffeur, les hôtels, les guides francophones à presque toutes les étapes, (et quelques plus : Camel safari, 2 promenades en bateau sur le Gange et canotage sur le lac Pichola à Udaipur la montée en éléphant au fort d’Amber, et 2 vols intérieur Khajurâho-Vârânasî et Vârânasî-Dehli) et mise à disposition d’un téléphone portable pour passer quelques appels en France (sans exagération). Le tout pour 3x740 euros par personne pour 3 adultes. Difficile de faire mieux pour un service d’aussi bonne qualité et avec de telles prestations !! Au total nous sommes plus que satisfaits des services de ce TO (Manu Gaur). A l’arrivée à Delhi à 23h 40, le 22 juillet, nous sommes attendus par Manu Gaur et son chauffeur qui nous conduisent (en ambassador) à l’hôtel Amarya Havelli où nous séjournerons deux jours : havre de paix dans Dehli. Nous y sommes très bien reçus par le couple de propriétaires et un personnel dévoué et aux petits soins. La chambre est jolie et très propre (beaux meubles, décoration soignée), les petits déjeuners copieux (adresse recommandable) et le bruit de la ville est bien loin. 23/07/08 : Un chauffeur et un guide francophone (jeune étudiant qui refusera le pourboire qu’on voulait lui donner et ce sera le seul qui aura un tel comportement durant tout notre séjour) nous font visiter la ville : le Qutub Minar, Dehli Gate, le mausolée de Gandhi, la mosquée Jama Masjid, le parlement et le palais présidentiel. Nous avons un premier aperçu de la circulation et de la conduite en Inde et ce ne sera pas le pire ! Dehli est en plein travaux : aéroport international, métro en vue des jeux du Commonwealth prévus en 2010. Nous changeons 500 euros au tau de 66.5 rs. En raison de la chaleur et de la fatigue du voyage, nous renonçons au fort Rouge (sachant que nous visiterons celui d’Agra).
23/07/08 : départ pour MANDAWA. Le chauffeur s’extirpe de la circulation de Delhi, s’engage sur une autoroute avant de prendre une route « normale » pour ici ! Des ornières, des crevasses (jusqu’à 2 m), nos premières vaches, chiens et cochons qu’il faut éviter et la conduite démentielle de tout ce qui roule (le pire étant les autocars surchargés qui s’octroient tous les droits). Les klaxons hurlent pour se frayer un passage et les piétons restent impassibles, sans aucun mouvement de mauvaise humeur, presque fatalistes. On comprend pourquoi un parcours se mesure en heures et non en kms. La saleté est omniprésente, ce n’est même pas imaginable, les animaux se disputent les ordures. Arrivée à l’hôtel Heritage Mandawa, sorte de haveli (peintures récentes), le personnel est accueillant et aimable. Chambre propre et très correcte, diner (assez bon) et PDJ dans l’hôtel. On visite les anciens Haveli de la ville qui nous déçoivent du fait du manque d’entretien ; dommage cela a du être très beau. Un petit tour dans la rue principale où on découvre la vie dans une petite ville de province, le nombre incroyable d’échoppes. Notre chauffeur constate qu’à la station où il s’est ravitaillé on lui a refilé de l’essence frelatée ou sale ; il est contraint de rentrer à Jaipur et dans la nuit notre TO nous dépêche un nouveau chauffeur et une nouvelle voiture ; ce sera une tata indigo plus neuve mais sans beaucoup de reprise. Le chauffeur est jeune, il conduit très bien, est très poli et toujours ponctuel. Cependant, on constatera à la longue qu’il est bien moins expérimenté que le précédent (recherche de route, des localisations de certains hôtels et il découvrira les villes que nous visiterons dans les trois derniers jours Agra, Gwalior, Khajurâho). De plus son anglais est difficilement compréhensible mais on arrivera toujours à nous comprendre.
24/07/08 : en route pour BIKANER. Au passage on fait un détour vers Fatehpur pour visiter un haveli entièrement restauré par Nadine Le Prince (artiste française -peinture et sculpture- vivant entre la France et Fatehpur). C’est beaucoup plus joli que ceux vu à Mandawa et il s’avère que cette bourgade compte de nombreux havelis peints qui mériteraient un meilleur sort. La route s’avèrera « bonne » jusqu’à Jaisalmer. La verdure disparaît au profit d’un paysage qui hésite entre désert et maigre pâturage sans jamais vouloir choisir. Partout des troupeaux de chèvres gardées par des enfants ou des femmes dont on se demande où ils vivent. Ces femmes étonnent par leur beaux et chatoyants saris (par quel miracle sont-ils toujours propres et aussi seyants). La chaleur devient accablante. Arrivée à Bîkaner, ville sans dessus dessous où pas une rue n’est intacte ; en effet une personnalité est attendue courant août et on refait une beauté à la ville : les routes sont toutes en cours de réfection mais aucune n’est finie ! Comme partout en Inde, les travaux semblent faits de façon anarchique et on commence tout sans rien finir (on aura beaucoup d’autres occasions de le constater) et ce qui devait arrivait arrive, on crève et on change une roue sous 40°C. Un guide francophone nous attend pour une visite de la ville : le Junagart Fort (beau et très intéressant), d’un premier beau temple Jain et une ballade dans la vieille ville et de ses « souks » (épices, légumes variés) en rickshaw avec au passage la découverte des Havelis sculptés qui sont bien conservés. Diner (bon et pas cher) sur la terrasse et nuit au Harasar Haveli. Les chambres sont propres et honnêtes sans plus. En résumé cette ville vaut la visite.
25/07/08 : départ pour JAISALMER. Même type de route que précedement (bonne) et même paysage. On renonce à visiter le temple des rats à Desnoke, on fait un petit détour vers Ramdeora qui possède un temple réputé ; on tombe en plein marché très couleur locale et authentique car le coin n’est pas touristique. Arrivée à Jaisalmer, la ville dorée. Choc visuel que cette ville fortifiée de toute beauté. On sera logé au Killa Bhawan, hôtel situé dans quatre tours de la citadelle en surplomb de l’entrée de la forteresse et qui sera notre coup de cœur du séjour (petite chambre très confortable, vue magnifique sur le fort et la ville, personnel au petit soin, petit déjeuner top pris sur la terrasse, bref que du bonheur). On dinera en ville et au little Tibet dans la forteresse (pas top).
Un guide nous montre des havelis sculptés somptueux, on découvre le Gadi Sagar tank (lac artificiel presque vide plein de poissons chats et d’oiseaux) puis nous assistons au coucher du soleil près des cénotaphes de Bada Bagh. Le second jour nous visiterons la citadelle, ses vieilles rues et ses temples jains ; les Indiens francophones la compare à Carcassonne ! C’est beaucoup plus grand (99 tours) mais moins bien conservé. Dans l’après midi une petite escapade vers Amar Sagar (décevant) et Lodruva où l’on trouve un joli temple Jain. Départ le soir pour un Camel safari. On trouve la première dune à plus de 40 kms de la ville, des chameaux conduits par des enfants nous y mênent. Malheureusement le sable n’est pas beau comme dans le sud Marocain et l’on se retrouve au sommet avec environ 200 personnes, 100 chameaux et les vendeurs qui nous attendent. Seul le soleil n’est pas vraiment au rendez vous. Bref un attrape touriste ! Retour vers le village où nous assistons à des danses folkloriques, spectacle agréable et au moment où on commence à nous servir le repas les premières gouttes de pluie (le guide m’avait, peu de temps auparavant, affirmé qu’il n’avait pas plu depuis 12 mois !) ; C’est un comble ! On doit évacuer dans la bonne humeur sous un préau. Cela ne dure pas et on peut regagner la cour et finir notre repas. Au retour vers la ville on constate que d’autres endroits ont été bien arrosés. On n’y prête pas plus d’attention, mais nous avons tort car cela marque le signe d’un changement de temps qui nous accompagnera jusqu’à la fin de notre séjour.
Hôtel Karthago en Tunisie: adaptateur pour les prises de courant? English translation pending
Slt c la première fois que je m'en vais en Tunisie et je voudrais savoir s'il faut des adaptateurs pour les prises en Tunisie. Je voudrais aussi des avis sur l'Hotel Karthago et sa plage à Djerba.
Merci de me répondre avant le 2 Aôut car je m'en vais ce jour.
Merci d'avance🙂
Pourquoi donc le Rajasthan? English translation pending
Salut!
Je vois dans presque toutes les discussions revenir l'Etat du Rajahstan, j'ai l'impression que tout le monde passe par là-bas, alors ma question est simple: pourquoi?
Y a-t-il des très belles choses à voir à cet endroit de l'Inde en particulier? Est-ce plus facile d'y circuler?
Vous me direz que je pourrais faire une recherche sur internet au lieu de poser des questions bêtes. Je vous répondrai que je suis en mode "grosse flemmarde qui préfère qu'on lui raconte sa vision personnelle de la région" ^^ ;)
Je pars dans 4 mois normalement mais je commence tout juste à me renseigner sur le pays, glup! Faut dire qu'on a décidé de passer par l'Inde cette semaine seulement...
Je vois dans presque toutes les discussions revenir l'Etat du Rajahstan, j'ai l'impression que tout le monde passe par là-bas, alors ma question est simple: pourquoi?
Y a-t-il des très belles choses à voir à cet endroit de l'Inde en particulier? Est-ce plus facile d'y circuler?
Vous me direz que je pourrais faire une recherche sur internet au lieu de poser des questions bêtes. Je vous répondrai que je suis en mode "grosse flemmarde qui préfère qu'on lui raconte sa vision personnelle de la région" ^^ ;)
Je pars dans 4 mois normalement mais je commence tout juste à me renseigner sur le pays, glup! Faut dire qu'on a décidé de passer par l'Inde cette semaine seulement...
Avis sur itinéraire d'un mois Inde du Nord/Népal en octobre English translation pending
Bonjour à tous,
Nous allons passer un mois en balade en Inde et au Népal et on aurait besoin de l'avis de connaisseurs concernant notre itinéraire... Est-il jouable ? Faut-il le revoir à la baisse ? Manque-t-on des choses ? Avez-vous de bonnes adresses etc. Merci pour votre aide, voyageurs !
Inde :
Arrivée le 27 septembre à Delhi, 1 jour, 1 nuit puis train de nuit pour Udaipur.
Udaipur, 2 jours. De là, on trouve un chauffeur pour un parcours de 11 jours dans le Rajasthan (Eklingji, Ranakpur, Jodhpur, Jaipur...) puis Barathpur, Fathepur Sikri et Agra. D'Agra on prendrait un train pour Varanasi. On y resterait 2, 3 jours. Puis bus jusqu'au Népal (Lumbini)
Népal :
De Lumbini, on part passer 2 jours au Chitwan.
Du Chitwan, on part à Kathmandou. On y reste 3 jours (balades dans les environs) 2 jours à Bhaktapur. On part pour Panauti, de là, on marche jusqu'à Dhulikel. Retour à Katmandou et avion jusqu'à Delhi (doit-on acheter le billet en avance depuis la France ?)...
Namasté,
Jules et Amélie
Nous allons passer un mois en balade en Inde et au Népal et on aurait besoin de l'avis de connaisseurs concernant notre itinéraire... Est-il jouable ? Faut-il le revoir à la baisse ? Manque-t-on des choses ? Avez-vous de bonnes adresses etc. Merci pour votre aide, voyageurs !
Inde :
Arrivée le 27 septembre à Delhi, 1 jour, 1 nuit puis train de nuit pour Udaipur.
Udaipur, 2 jours. De là, on trouve un chauffeur pour un parcours de 11 jours dans le Rajasthan (Eklingji, Ranakpur, Jodhpur, Jaipur...) puis Barathpur, Fathepur Sikri et Agra. D'Agra on prendrait un train pour Varanasi. On y resterait 2, 3 jours. Puis bus jusqu'au Népal (Lumbini)
Népal :
De Lumbini, on part passer 2 jours au Chitwan.
Du Chitwan, on part à Kathmandou. On y reste 3 jours (balades dans les environs) 2 jours à Bhaktapur. On part pour Panauti, de là, on marche jusqu'à Dhulikel. Retour à Katmandou et avion jusqu'à Delhi (doit-on acheter le billet en avance depuis la France ?)...
Namasté,
Jules et Amélie
Hôtel Pine Bay Holiday Resort à Kusadasi English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur le site, j'ai lancé une nouvelle discussion hier, mais apparemment je n'ai pas fait tout ce qu'il fallait, parce que je ne la trouve pas !! (eh oui, je suis blonde)🤪
Nous partons le 16 juin avec notre fils de 4 ans à l'Hôtel PINE BAY HOLIDAY RESORT de Kusadasi. J'ai lu que les critiques étaient bonnes mais ma question est essentiellement basée sur le parc aquatique.
Nous avons appris qu'il y aurait un nouveau parc aquatique DANS l'hôtel à partir de cet été.
J'aimerais savoir si vous avez été récemment dans cet hôtel et si le parc est ouvert ou si je me suis fait avoir !
J'ai vu aussi qu'on parlait du parc aquatique Adaland, le connaissez-vous, fait-il partie de l'hôtel lui-même ?
Merci pour vos réponses
Carnet de route Jordanie-Syrie-Israël English translation pending
Bonjour, me voila de retour après un périple de 3 semaines dans cette belle région.
Voici un petit récit de mes aventures jour après jour :
Jour 1 : Envol pour Amman depuis Marseille, correspondance à CDG. Nous avons droit à un A320 pas très confortable quoique neuf d'Air France (la place pour les jambes n'est pas terrible...) Des écrans centraux mais pas de film... Nous arrivons à Amman vers 19h00, nous achetons nos visas : attention pas de distributeur dans le terminal mais un bureau de change...prévoir des espèces. Coût du visa 10 dinars (soit 10€) Nous prenons la voiture dans le hall chez Avis et nous partons pour l'hôtel Al Sufara (40€ le petit appart pour 4) que nous trouvons au bout d'une heure de "galère" ah amman !!! Que du bonheur !!! Le gérant nous a commandé des pizzas, on se sentait pas de sortir...
Jour 2 : Route vers Jerash, visite du site toute la matinée. Places antiques, agoras, théâtres, colonnades temples : c'est immEnse et grandiose !!! Nous mangeons au resto libanais près du site (lebanese house), un délice et assez bon marché : un des meilleurs resto de notre voyage, hmmm le chiche taouk... Nous partons pour Ajlun, chateau des croisés. Un petit chateau sur sa colline assez bien conservé et agréable à visiter. Il fait 25°C, il y a du vent et je viens de m'apercevoir que j'ai pris un énorme coup de soleil sur les bras et les épaule... Que du bonheur... Après la visite, on fait route vers Madaba. On essaie de trouver le site du baptême du Christ près de la frontière israélienne...Après quelques substantiels détours...nous arrivons mais c'est fermé...no comment et vive les panneaux. Arrivée à Madaba, nuit à l'hôtel Myriam (30€ la double et très bon confort)

Jour 3 : Visite des mosaïques de Madaba : superbe !!! Route vers Mont Nebo, beau panorama sur les monts de Judée quoique un peu brumeux. Route ensuite vers la mer morte : flottage garanti : plage 2 bonnes heures pour profiter. Expérience inoubliable (Amman beach 10€ l'entrée par personne) Déjeuner sur place vers 13-14h. Après midi, en route vers Kerak, visite de ce beau château des croisés...mais en pleine tempête de vent... Le soir, route tranquillement vers Petra (wadi musa où nous trouvons notre superbe Hôtel Al anbat) Le prix est passé de 30€ à 60€ et heureusement que j'avais mes mails de réservation. L'hôtel le plus pourri de nous voyage : sale, la salle de bain est inondée, les toilettes fuient, le mobilier est défoncé, brefs évitez...

Jour 4 : Pétra enfin!!! Nous commençons par le Siq (comme tout le monde), nous déambulons dans ce majestueux canyon avant d'arriver au trésor, ce temple grandiose : les qualificatifs ne manquent pas !!! Le site est immense, grandiose, merveilleux, dieu que c'est beau tous ces temples dans la roche, ces montagnes rouges, ces canyons de partout et tous ces chameaux !!! un seul bémol : c'est sale, très sale !!! surtout l'intérieur des temples qui servent de toilettes...no comment ! Après un repas buffet à 12€ pris dans un des resto de Petra nous attaquons la montée vers le monastère. Un autre temple grandiose. Et là délire, un bédouin s'est mis à l'escalader, belle frayeur !!! Nous poussons un peu vers la grande falaise et le point de vue. Après retour vers l'entrée et quelques deux heures de marche. Surprise, il est 17h00 et tous les touristes sont partis, nous sommes presque seuls dans Petra !!! c'est magique !!! Il n'ya que 10 personnes devant le trésor et tout le monde (nous, les 2 anglaises et les 3 mexicaines) attends que la charmante dame voilée qui prend des photos avec son mari depuis 20 minutes devant le temple, se pousse un peu...juste 2 secondes, qu'on puisse prendre le temple sans personne... Non elle ne veut pas...la mexicaine va voir le policier qui lui demande gentillement de se pousser...manifestement elle faisait exprès...!!! Nous retournons avec joie à l'hôtel Al Anbat...toujours aussi pourri...le lit n'a même pas été fait et on a de serviettes neuves...grrr!!!

Jour 5 : Retour à Petra, ça nous avait manqué !!! Nous ne passons pas par le siq, mais par un autre wadi juste sur la droite avant le siq. La ballade est merveilleuse, le canyon très fleuri et très très étroit par moments. Nous débouchons sur les tombes royales (grandiose mais je me répète) Nous attaquons la randonnée qui monte et qui mène vers l'aire de sacrifice. Au sommet de la montagne la vue est spectaculaire, et dans la redescente, de l'autre côté d'autres magnifiques temples nous attendent. Une fois en bas nous allons manger au même resto que la veille, les buffets à volonté sont d'enfer !! cassage de ventre garanti!!! Ensuite nous quittons Petra pour aller vers le wadi Rum Nous arrivons en plein coucher de soleil dans notre campement Beit Ali (vraiment super) : 50€ la nuit pour deux dans un chalet avec la demi pension...là aussi j'avais bien fait de garder mes mails de résa car s'est passé à 55€... On nous arrange le tour dans le wadi rum pour le lendemain.

Jour 6 : Route vers le visitors center où nous attends Slimane. Un gars super. Il nous emmène dans sa jeep et c'est parti !!! Un désert fabuleux, le plus beau que j'ai vu : des dunes rouges, ocres, oranges, jaunes, des montagnes noires, des canyons !!! Déjeuner avec Slimane et son neveu qui nous prend en charge pour l’après midi, visite des arches naturelles, du red canyon...tout est fabuleux (tout ça pour 40€ la journée...à 4) Nous rentrons lessivé au camp

Jour 7 : Route vers Aqaba... Nous louons une heure de petit bateau à fond de verre et Ibrahim nous fait découvrir les fonds marins de la mer rouge et là HORREUR !!! c'est pourri, il ne reste rien, sauf des bouteilles, des sacs plastiques...ils ont dans ce pays pays un vrai problème avec l'environnement. On est bien déçu mais Ibrahim est super cool et on passe quand même un bon moment. L'après midi, on se balade dans Aqaba écrasé par la chaleur terrible... Le soir on s'envole vers Amman, puis correspondance vers Damas. Le fokker 28 de royal jordanian est assez vétuste pour le Aqaba Amman mais l'embraer195 qui fait Amman Damas est tout neuf et très confortable !!! un vrai bonheur cet avion. A damas nous passons l'immigration sans problème, les agents sont très souriants. Dans le hall, on galère pour trouver Europcar, normal, les loueurs ont disparu du hall de l'aéroport...Heureusement, je crois reconnaître mon nom sur la pancarte d'un jeune homme : c'est lui l'agence Europcar !!! Il nous file les clés et on file vers le centre ville. On a trouvé très facilement l'hôtel, sans se perdre pour une fois. Il est 2 heures du mat...une bonne nuit nous attend.

Jour 8 : Direction la vieille ville de Damas. Taxi et c'est parti. Nous visitons la mosquée des Omeyyades, la fameuse. C'est un lieu envoûtant, qui prend les tripes. C'est émouvant de voir tous ces fidèle. Un de mes meilleurs souvenir. Ensuite visite du Palais Al Azem transformé en musée. Très beau et très sympa. Et balade dans les rues et surtout les souks !!!Ma carte est bloqué, j'ai dépassé mon plafond de retrait heureusement que beau papa est là pour me dépanner...c'est pas grave j'attendrai d'être à Palmyre me dis-je... Le souk de Damas est non seulement immense mais en plus magique, ça sent bon l'orient, les épices, les syriens sont juste des amours, tout le monde vient nous parler, on commence à parler de foot, des romains, savon d’Alep, de mariage...des gens fabuleux !!! Le soir route vers Palmyre : 250km, 2 heures sur la route du désert (Irak 210km...ce panneau laisse rêveur...) Nous arrivons à l'hôtel Zénobia, situé au milieu du site, magnifique.

Jour 9 : palmyre...vite j'ai hâte d'y être mais d'abord, il faut retirer des sous...eh ben ce ne sera pas pour cette fois car sachez le il n'y a pas de banque à Palmyre. Heureusement que beau papa avait assez de cash pour payer les 2 nuits d'hôtel, l'essence de la voiture, les repas, les souvenirs et les entrées du site...je vous le dis prévoyez vraiment des espèces !!! Attaquons la visite : pas un chat sur le site, les groupes ne sont pas nombreux...nous déambulons dans les temples, sur le cardo maximus, sur l'agora dans le théâtre. Ce site est fabuleux et immense. Qu'elle belle histoire que celle de la reine Zénobie qui a cru qu'elle était capable de prendre le contrôle de l'empire romain... Le soir après une visite du petit musée, et des tombes, nous montons au château arabe pour voir le soleil couchant illuminer le site. La lumière est fabuleuse !!! Puis voyant les 604 autocars monter avec les groupes, nous redescendons rapidement vers le site. Les colonnes sont rouges et le soleil disparaît dieu que c'est beau !!! Deuxième nuit au super hôtel Zenobia.

Jour 10 : Route vers le crac des chevaliers (on passe par Homs la seule ville sur la route où l'on trouve un distributeur...) Arrivée splendide au crac dans un décor de rêve. Nous apercevons les mont Liban au loin dans le brume. Visite du château, nous nous perdons et nous déambulons dans les douvres, les couloirs secrets, les écuries. On peut aller de partout, rien n'est interdit...mais là aussi, c'est assez sale, dommage. Nous mangeons dans le château où il y a un petit resto vraiment pas cher et super bon. Ensuite en route pour Apamée... Les panneaux dans cette région n'existent pas...c'est l'angoisse...une super idée jailli de mon cerveau, nous avons demandé aux gens rencontré où était Apamée...mais comme ils ne comprenaient rien, je leur ai montré la photo du guide...bonne idée non ? Et ben non en fait parce voyant des colonnes, ils nous indiqué la route de Palmyre... Finalement nous avons découvert que Apamée se dit "Afamia" en arabe et là c'était plus facile. Le site est très beau surtout das le soleil couchant. Les colonnes grises entourées de champs de blé rougeoient. Il ya des bergers et quelques bédouins...encore un beau site. Puis après, vers 19h, route vers Latakia. c'est pas loin, une centaine de kilomètres... mais angoisse !!! l'autoroute Alep Lattakia par où nous devons passer est FERMÉE. Nous faisons donc 4 heures de route dans les montagnes...de nuit au milieu des camions... Nous arrivons lessivés à l'hôtel vers 23h...


Jour 11 : Route vers le château de Saladin, un autre château croisé très beau dans cette verdure. Très fleuri et entouré de pins d’Alep. Un spectacle magnifique. Puis après la visite nous partons vers les villes mortes Al Bara et Sergilla. Nous y arrivons 5 heures plus tard après s'être perdu 40 fois...et oui pas de panneau...On n'a même pas mangé ce midi là...pas de resto dans les villages traversés. Les villes mortes sont très belles surtout Sergilla à ne pas rater. Ensuite route vers Alpe. Nous trouvons l'hôtel tout de suite sans tourner en rond grâce à mon sens inné de l'orientation. Nous allons manger dans un superbe resto du quartier arménien.

Jour 12 : Là c'est the deception, évidemment comme je suis blond j'ai prévu une visite des souks d’Alep un vendredi...qui correspond à notre dimanche...comme tout est fermé, nous nous rabattons sur la citadelle. Nous trouvons quand même quelques boutiques ouvertes pour acheter du savon... Puis route vers Saint Siméon. Le monastère est magnifique et la vue sur l'immensité au nord est prodigieuse. L'après midi nous redescendons vers Damas en passant par Hama et ses norias (moulin à eau). Nous arrivons le soir à Damas.

Jour 13 : Beau papa s'envole pour Marseille et je reste seul avec ma petite chérie. Nous partons pour Bosra. Une heure de route plus tard, nous visitons le magnifique théâtre et le site à côté qui vaut aussi le détour. Déjeuner dans un petit resto sur une terrasse ombragée, vraiment agréable. Restés sur notre fin pour les souks d'Alep, nous fonçons vers Damas et nous allons dilapider les souks. On acheté TOUT !!! Nous rentrons à l'hôtel et nous nous couchons de bonne heure...

Jour 14 : Envol pour Amman et taxi vers la frontière Israélienne (prix fixe 31€ se renseigner dans le hall d'arrivée) Arrivés au pont d'allenby, nous prenons un bus à environ 3€ qui nous conduit vers la frontière Israélienne. Entre les 2 frontières, il y a un no man's land que seul le bus jordanien a le droit de traverser. A la frontière c'est le début de l'aventure, on est préparé au pire (interrogatoire, fouille...) Et ben non !!! Pour ceux que ça intéresse, voici les étape : 1. on vous prend toutes vos valises 2. Vous passez un portique de détecteur de métaux 3. vous passez dans une machine bizarre qui vous envoie des pressions d'air et qui vous prends en photos 4. Vous faites la queue au comptoir d'immigration. L'agent vous pose des questions pendant 4-5 minutes, vous prend vos passeports et vous fait remplir un papier. 5. Vous revenez sur vos pas et attendez dans la grande salle d'attente. 6. un autre agent vient, récupère le document et vous pose encore quelques questions banales sur votre séjour. 7. On vous rend vos passeports, vous retournez au comptoir d’immigration et on vous tamponne le passeport. Nous on a rien demandé, ils nous ont tamponné une feuille à part. 8. Vous récupérez vos bagages 9. Vous êtes sortis, ça a pris 2h30 environ. J'ai été surpris par la gentillesse des agents, que des jeunes, très sympas, souriants...hallucinant, nous qui nous attendions au pire de ce côté là !!! chanceux ? J'avoue qu'ils étaient moins cool avec les palestiniens qui étaient parqués comme du bétail... A la sortie nous prenons un taxi collectif jusqu'à Jérusalem porte de Damas et un autre taxi jusqu'à l'hôtel. Nous nous rendons ensuite dans la vieille ville. Ah le mur des lamentations, le saint sépulcre, les souks. Une soirée magique !!!

Jour 15 : On se lève tôt pour profiter au maximum. Première chose, on se rend sur l'esplanade des mosquées : la queue est longue au moins 1500m et il faut attendre au moins une heure pour y entrer : attention fermeture du site à 11h00 pour la prière. J'ai plaint les pauvres touristes à qui on a interdit l’accès après une heure de queue...Y aller tôt. L'esplanade c’est magique. Un lieu rempli de sérénité, de calme, nous flânons dans les jardins et on observe les fidèles. Ensuite en route pour le tombeau de marie et l'église des nation (très belle). On monte au sommet du mont les oliviers et on profite de la vue superbe sur la vieille ville et le dôme du rocher. Après le repas, chemin de croix. 9 stations suivent la via dolorosa et les 5 dernières se situent dans le st sépulcre. Il y a beaucoup plus de monde que la veille au soir... Après, nous allons faire la ballade des remparts. Très belle vue et reposant car par de monde et silence prodigieux. Nous passons ensuite le début de soirée dans les souks...dilapidation de nos dernières économies...
Jour 16 : On quitte Jérusalem pour l'aéroport de Tel Aviv où l'on récupère la voiture de loc (156 dollars les 4 jours) Route vers Eilat. On passe par le Maktesh Ramon, un cratère magnifique où on passe la journée. Rando...les gens du visitors center sont super gentils. On arrive à Eilat dans un super hôtel, le sunset motel. Très joli chambre et beau jardin. La petite éthiopienne de la réception est vraiment adorable. Soirée à Eilat. C'est à 10km d'aqaba mais rien à voir. Plus de vie, plus de jeunes, on se croit aux Baléares.

Jour 17 : Tôt le matin, randonnée dans le Red Canyon dans les montagnes d'Eilat. Un canyon vraiment fabuleux. Route ensuite vers le parc animalier de Hai Bar. Une sorte de Zoo que l'on visite dans sa propre voiture. On traverse une savane un peu comme dans un safari. On a assisté avec horreur au déjeuner des serpents (pauvres souris)... Nous passons ensuite l'après midi à Coral Beach, le parc national sous marin d'Eilat. Les fonds marins marins n'ont rien à voir avec ceux d'Aqaba, ici tout est propre et bien préservé. Les poissons tropicaux viennent à nos pieds. On est sous le charme.

Jour 18 : Nous quittons Eilat. Nous passons par le parc de Timna où l'on peut voir les piliers de Salomon et le temple égyptien dédié à Hator. Un beau parc mais quelle chaleur !!! Ensuite route vers la mer Morte. On passe par Sodome et la statue de le femme de Loth (qui fuyait la destruction de Sodome et Gomorrhe et qui a été transformée en sel) On séjourne à Ein Boqek une station très vieillotte située dans le bassin sud. Les eaux y sont encore plus saturée en sel. On se fait flotter tout l'après midi. C'est cooool


Jour 19 : Visite du site fameux de Massada : là où les juifs on préféré se suicider plutôt que de tomber sous la coupe des romains. Une belle histoire pour un site fabuleux et qui offre un panorama à couper le souffle. Ensuite c'est Ein Guedi, une gorge dans le désert de Judée avec ses cascades et ses piscines naturelles. Route vers Tel Aviv. On se ballade en soirée dans Jaffa puis on profite un peu de la plage. Demain c'est l'heure de partir, déjà !!!


Jour 20 : Debout à 4h et départ pour l'aéroport. On nous a dit qu'à Tel Aviv Ben Gourion c'est l'enfer. Qu'il faut y être 3 heures avant le vol tellement les contrôles et les fouilles sont sévères...Bilan on est dans la salle d'embarquement 2h30 avant le vol. Les contrôles ont pris 30 minutes...Cette fois les agents étaient de vrais têtes de c... !!! On a trouvé la tactique en fait "no speak english" du coup ils nous on foutu la paix... Le vol était super. Toujours sur Air France et sur le même A320. On a eu droit aux issues de secours, du coup plein de place pour les jambes. Bon petit dej et même un film pour passer le temps. Avec pleins de choses à raconter.
Voilà j'espère vous avoir fait un peu rêver.
Si je dois faire un bilan, je peux dire que les pays arabes visités on été les plus accueillant, c'est leur point fort, de même que les sites grandioses qui s'y trouvent.
Leur point faible c'est le manque de panneau et surtout le problème des détritus !!! Le problème des distributeurs de billets aussi pour la Syrie (prévoir du cash).
L'accueil en Israël n'a pas été si horrible que ça, à tous les check points traversé, les militaires ont été cools, j'ai pas trouvé les israéliens moins agréables que les français...que ce soit dans les hôtel ou les bus...il y a des cons partout. Le pays est propre, tout est bien balisé, les routes sont superbes et la nature très bien préservée. Ça nous a fait pensé aux parc nationaux de l'ouest américain..
En tout cas foncez-y ce sont tous de beaux pays et l'histoire y est passionnante. C'est le berceau de notre humanité.
Jour 1 : Envol pour Amman depuis Marseille, correspondance à CDG. Nous avons droit à un A320 pas très confortable quoique neuf d'Air France (la place pour les jambes n'est pas terrible...) Des écrans centraux mais pas de film... Nous arrivons à Amman vers 19h00, nous achetons nos visas : attention pas de distributeur dans le terminal mais un bureau de change...prévoir des espèces. Coût du visa 10 dinars (soit 10€) Nous prenons la voiture dans le hall chez Avis et nous partons pour l'hôtel Al Sufara (40€ le petit appart pour 4) que nous trouvons au bout d'une heure de "galère" ah amman !!! Que du bonheur !!! Le gérant nous a commandé des pizzas, on se sentait pas de sortir...
Jour 2 : Route vers Jerash, visite du site toute la matinée. Places antiques, agoras, théâtres, colonnades temples : c'est immEnse et grandiose !!! Nous mangeons au resto libanais près du site (lebanese house), un délice et assez bon marché : un des meilleurs resto de notre voyage, hmmm le chiche taouk... Nous partons pour Ajlun, chateau des croisés. Un petit chateau sur sa colline assez bien conservé et agréable à visiter. Il fait 25°C, il y a du vent et je viens de m'apercevoir que j'ai pris un énorme coup de soleil sur les bras et les épaule... Que du bonheur... Après la visite, on fait route vers Madaba. On essaie de trouver le site du baptême du Christ près de la frontière israélienne...Après quelques substantiels détours...nous arrivons mais c'est fermé...no comment et vive les panneaux. Arrivée à Madaba, nuit à l'hôtel Myriam (30€ la double et très bon confort)

Jour 3 : Visite des mosaïques de Madaba : superbe !!! Route vers Mont Nebo, beau panorama sur les monts de Judée quoique un peu brumeux. Route ensuite vers la mer morte : flottage garanti : plage 2 bonnes heures pour profiter. Expérience inoubliable (Amman beach 10€ l'entrée par personne) Déjeuner sur place vers 13-14h. Après midi, en route vers Kerak, visite de ce beau château des croisés...mais en pleine tempête de vent... Le soir, route tranquillement vers Petra (wadi musa où nous trouvons notre superbe Hôtel Al anbat) Le prix est passé de 30€ à 60€ et heureusement que j'avais mes mails de réservation. L'hôtel le plus pourri de nous voyage : sale, la salle de bain est inondée, les toilettes fuient, le mobilier est défoncé, brefs évitez...

Jour 4 : Pétra enfin!!! Nous commençons par le Siq (comme tout le monde), nous déambulons dans ce majestueux canyon avant d'arriver au trésor, ce temple grandiose : les qualificatifs ne manquent pas !!! Le site est immense, grandiose, merveilleux, dieu que c'est beau tous ces temples dans la roche, ces montagnes rouges, ces canyons de partout et tous ces chameaux !!! un seul bémol : c'est sale, très sale !!! surtout l'intérieur des temples qui servent de toilettes...no comment ! Après un repas buffet à 12€ pris dans un des resto de Petra nous attaquons la montée vers le monastère. Un autre temple grandiose. Et là délire, un bédouin s'est mis à l'escalader, belle frayeur !!! Nous poussons un peu vers la grande falaise et le point de vue. Après retour vers l'entrée et quelques deux heures de marche. Surprise, il est 17h00 et tous les touristes sont partis, nous sommes presque seuls dans Petra !!! c'est magique !!! Il n'ya que 10 personnes devant le trésor et tout le monde (nous, les 2 anglaises et les 3 mexicaines) attends que la charmante dame voilée qui prend des photos avec son mari depuis 20 minutes devant le temple, se pousse un peu...juste 2 secondes, qu'on puisse prendre le temple sans personne... Non elle ne veut pas...la mexicaine va voir le policier qui lui demande gentillement de se pousser...manifestement elle faisait exprès...!!! Nous retournons avec joie à l'hôtel Al Anbat...toujours aussi pourri...le lit n'a même pas été fait et on a de serviettes neuves...grrr!!!

Jour 5 : Retour à Petra, ça nous avait manqué !!! Nous ne passons pas par le siq, mais par un autre wadi juste sur la droite avant le siq. La ballade est merveilleuse, le canyon très fleuri et très très étroit par moments. Nous débouchons sur les tombes royales (grandiose mais je me répète) Nous attaquons la randonnée qui monte et qui mène vers l'aire de sacrifice. Au sommet de la montagne la vue est spectaculaire, et dans la redescente, de l'autre côté d'autres magnifiques temples nous attendent. Une fois en bas nous allons manger au même resto que la veille, les buffets à volonté sont d'enfer !! cassage de ventre garanti!!! Ensuite nous quittons Petra pour aller vers le wadi Rum Nous arrivons en plein coucher de soleil dans notre campement Beit Ali (vraiment super) : 50€ la nuit pour deux dans un chalet avec la demi pension...là aussi j'avais bien fait de garder mes mails de résa car s'est passé à 55€... On nous arrange le tour dans le wadi rum pour le lendemain.

Jour 6 : Route vers le visitors center où nous attends Slimane. Un gars super. Il nous emmène dans sa jeep et c'est parti !!! Un désert fabuleux, le plus beau que j'ai vu : des dunes rouges, ocres, oranges, jaunes, des montagnes noires, des canyons !!! Déjeuner avec Slimane et son neveu qui nous prend en charge pour l’après midi, visite des arches naturelles, du red canyon...tout est fabuleux (tout ça pour 40€ la journée...à 4) Nous rentrons lessivé au camp

Jour 7 : Route vers Aqaba... Nous louons une heure de petit bateau à fond de verre et Ibrahim nous fait découvrir les fonds marins de la mer rouge et là HORREUR !!! c'est pourri, il ne reste rien, sauf des bouteilles, des sacs plastiques...ils ont dans ce pays pays un vrai problème avec l'environnement. On est bien déçu mais Ibrahim est super cool et on passe quand même un bon moment. L'après midi, on se balade dans Aqaba écrasé par la chaleur terrible... Le soir on s'envole vers Amman, puis correspondance vers Damas. Le fokker 28 de royal jordanian est assez vétuste pour le Aqaba Amman mais l'embraer195 qui fait Amman Damas est tout neuf et très confortable !!! un vrai bonheur cet avion. A damas nous passons l'immigration sans problème, les agents sont très souriants. Dans le hall, on galère pour trouver Europcar, normal, les loueurs ont disparu du hall de l'aéroport...Heureusement, je crois reconnaître mon nom sur la pancarte d'un jeune homme : c'est lui l'agence Europcar !!! Il nous file les clés et on file vers le centre ville. On a trouvé très facilement l'hôtel, sans se perdre pour une fois. Il est 2 heures du mat...une bonne nuit nous attend.

Jour 8 : Direction la vieille ville de Damas. Taxi et c'est parti. Nous visitons la mosquée des Omeyyades, la fameuse. C'est un lieu envoûtant, qui prend les tripes. C'est émouvant de voir tous ces fidèle. Un de mes meilleurs souvenir. Ensuite visite du Palais Al Azem transformé en musée. Très beau et très sympa. Et balade dans les rues et surtout les souks !!!Ma carte est bloqué, j'ai dépassé mon plafond de retrait heureusement que beau papa est là pour me dépanner...c'est pas grave j'attendrai d'être à Palmyre me dis-je... Le souk de Damas est non seulement immense mais en plus magique, ça sent bon l'orient, les épices, les syriens sont juste des amours, tout le monde vient nous parler, on commence à parler de foot, des romains, savon d’Alep, de mariage...des gens fabuleux !!! Le soir route vers Palmyre : 250km, 2 heures sur la route du désert (Irak 210km...ce panneau laisse rêveur...) Nous arrivons à l'hôtel Zénobia, situé au milieu du site, magnifique.

Jour 9 : palmyre...vite j'ai hâte d'y être mais d'abord, il faut retirer des sous...eh ben ce ne sera pas pour cette fois car sachez le il n'y a pas de banque à Palmyre. Heureusement que beau papa avait assez de cash pour payer les 2 nuits d'hôtel, l'essence de la voiture, les repas, les souvenirs et les entrées du site...je vous le dis prévoyez vraiment des espèces !!! Attaquons la visite : pas un chat sur le site, les groupes ne sont pas nombreux...nous déambulons dans les temples, sur le cardo maximus, sur l'agora dans le théâtre. Ce site est fabuleux et immense. Qu'elle belle histoire que celle de la reine Zénobie qui a cru qu'elle était capable de prendre le contrôle de l'empire romain... Le soir après une visite du petit musée, et des tombes, nous montons au château arabe pour voir le soleil couchant illuminer le site. La lumière est fabuleuse !!! Puis voyant les 604 autocars monter avec les groupes, nous redescendons rapidement vers le site. Les colonnes sont rouges et le soleil disparaît dieu que c'est beau !!! Deuxième nuit au super hôtel Zenobia.

Jour 10 : Route vers le crac des chevaliers (on passe par Homs la seule ville sur la route où l'on trouve un distributeur...) Arrivée splendide au crac dans un décor de rêve. Nous apercevons les mont Liban au loin dans le brume. Visite du château, nous nous perdons et nous déambulons dans les douvres, les couloirs secrets, les écuries. On peut aller de partout, rien n'est interdit...mais là aussi, c'est assez sale, dommage. Nous mangeons dans le château où il y a un petit resto vraiment pas cher et super bon. Ensuite en route pour Apamée... Les panneaux dans cette région n'existent pas...c'est l'angoisse...une super idée jailli de mon cerveau, nous avons demandé aux gens rencontré où était Apamée...mais comme ils ne comprenaient rien, je leur ai montré la photo du guide...bonne idée non ? Et ben non en fait parce voyant des colonnes, ils nous indiqué la route de Palmyre... Finalement nous avons découvert que Apamée se dit "Afamia" en arabe et là c'était plus facile. Le site est très beau surtout das le soleil couchant. Les colonnes grises entourées de champs de blé rougeoient. Il ya des bergers et quelques bédouins...encore un beau site. Puis après, vers 19h, route vers Latakia. c'est pas loin, une centaine de kilomètres... mais angoisse !!! l'autoroute Alep Lattakia par où nous devons passer est FERMÉE. Nous faisons donc 4 heures de route dans les montagnes...de nuit au milieu des camions... Nous arrivons lessivés à l'hôtel vers 23h...


Jour 11 : Route vers le château de Saladin, un autre château croisé très beau dans cette verdure. Très fleuri et entouré de pins d’Alep. Un spectacle magnifique. Puis après la visite nous partons vers les villes mortes Al Bara et Sergilla. Nous y arrivons 5 heures plus tard après s'être perdu 40 fois...et oui pas de panneau...On n'a même pas mangé ce midi là...pas de resto dans les villages traversés. Les villes mortes sont très belles surtout Sergilla à ne pas rater. Ensuite route vers Alpe. Nous trouvons l'hôtel tout de suite sans tourner en rond grâce à mon sens inné de l'orientation. Nous allons manger dans un superbe resto du quartier arménien.

Jour 12 : Là c'est the deception, évidemment comme je suis blond j'ai prévu une visite des souks d’Alep un vendredi...qui correspond à notre dimanche...comme tout est fermé, nous nous rabattons sur la citadelle. Nous trouvons quand même quelques boutiques ouvertes pour acheter du savon... Puis route vers Saint Siméon. Le monastère est magnifique et la vue sur l'immensité au nord est prodigieuse. L'après midi nous redescendons vers Damas en passant par Hama et ses norias (moulin à eau). Nous arrivons le soir à Damas.

Jour 13 : Beau papa s'envole pour Marseille et je reste seul avec ma petite chérie. Nous partons pour Bosra. Une heure de route plus tard, nous visitons le magnifique théâtre et le site à côté qui vaut aussi le détour. Déjeuner dans un petit resto sur une terrasse ombragée, vraiment agréable. Restés sur notre fin pour les souks d'Alep, nous fonçons vers Damas et nous allons dilapider les souks. On acheté TOUT !!! Nous rentrons à l'hôtel et nous nous couchons de bonne heure...

Jour 14 : Envol pour Amman et taxi vers la frontière Israélienne (prix fixe 31€ se renseigner dans le hall d'arrivée) Arrivés au pont d'allenby, nous prenons un bus à environ 3€ qui nous conduit vers la frontière Israélienne. Entre les 2 frontières, il y a un no man's land que seul le bus jordanien a le droit de traverser. A la frontière c'est le début de l'aventure, on est préparé au pire (interrogatoire, fouille...) Et ben non !!! Pour ceux que ça intéresse, voici les étape : 1. on vous prend toutes vos valises 2. Vous passez un portique de détecteur de métaux 3. vous passez dans une machine bizarre qui vous envoie des pressions d'air et qui vous prends en photos 4. Vous faites la queue au comptoir d'immigration. L'agent vous pose des questions pendant 4-5 minutes, vous prend vos passeports et vous fait remplir un papier. 5. Vous revenez sur vos pas et attendez dans la grande salle d'attente. 6. un autre agent vient, récupère le document et vous pose encore quelques questions banales sur votre séjour. 7. On vous rend vos passeports, vous retournez au comptoir d’immigration et on vous tamponne le passeport. Nous on a rien demandé, ils nous ont tamponné une feuille à part. 8. Vous récupérez vos bagages 9. Vous êtes sortis, ça a pris 2h30 environ. J'ai été surpris par la gentillesse des agents, que des jeunes, très sympas, souriants...hallucinant, nous qui nous attendions au pire de ce côté là !!! chanceux ? J'avoue qu'ils étaient moins cool avec les palestiniens qui étaient parqués comme du bétail... A la sortie nous prenons un taxi collectif jusqu'à Jérusalem porte de Damas et un autre taxi jusqu'à l'hôtel. Nous nous rendons ensuite dans la vieille ville. Ah le mur des lamentations, le saint sépulcre, les souks. Une soirée magique !!!

Jour 15 : On se lève tôt pour profiter au maximum. Première chose, on se rend sur l'esplanade des mosquées : la queue est longue au moins 1500m et il faut attendre au moins une heure pour y entrer : attention fermeture du site à 11h00 pour la prière. J'ai plaint les pauvres touristes à qui on a interdit l’accès après une heure de queue...Y aller tôt. L'esplanade c’est magique. Un lieu rempli de sérénité, de calme, nous flânons dans les jardins et on observe les fidèles. Ensuite en route pour le tombeau de marie et l'église des nation (très belle). On monte au sommet du mont les oliviers et on profite de la vue superbe sur la vieille ville et le dôme du rocher. Après le repas, chemin de croix. 9 stations suivent la via dolorosa et les 5 dernières se situent dans le st sépulcre. Il y a beaucoup plus de monde que la veille au soir... Après, nous allons faire la ballade des remparts. Très belle vue et reposant car par de monde et silence prodigieux. Nous passons ensuite le début de soirée dans les souks...dilapidation de nos dernières économies...
Jour 16 : On quitte Jérusalem pour l'aéroport de Tel Aviv où l'on récupère la voiture de loc (156 dollars les 4 jours) Route vers Eilat. On passe par le Maktesh Ramon, un cratère magnifique où on passe la journée. Rando...les gens du visitors center sont super gentils. On arrive à Eilat dans un super hôtel, le sunset motel. Très joli chambre et beau jardin. La petite éthiopienne de la réception est vraiment adorable. Soirée à Eilat. C'est à 10km d'aqaba mais rien à voir. Plus de vie, plus de jeunes, on se croit aux Baléares.

Jour 17 : Tôt le matin, randonnée dans le Red Canyon dans les montagnes d'Eilat. Un canyon vraiment fabuleux. Route ensuite vers le parc animalier de Hai Bar. Une sorte de Zoo que l'on visite dans sa propre voiture. On traverse une savane un peu comme dans un safari. On a assisté avec horreur au déjeuner des serpents (pauvres souris)... Nous passons ensuite l'après midi à Coral Beach, le parc national sous marin d'Eilat. Les fonds marins marins n'ont rien à voir avec ceux d'Aqaba, ici tout est propre et bien préservé. Les poissons tropicaux viennent à nos pieds. On est sous le charme.

Jour 18 : Nous quittons Eilat. Nous passons par le parc de Timna où l'on peut voir les piliers de Salomon et le temple égyptien dédié à Hator. Un beau parc mais quelle chaleur !!! Ensuite route vers la mer Morte. On passe par Sodome et la statue de le femme de Loth (qui fuyait la destruction de Sodome et Gomorrhe et qui a été transformée en sel) On séjourne à Ein Boqek une station très vieillotte située dans le bassin sud. Les eaux y sont encore plus saturée en sel. On se fait flotter tout l'après midi. C'est cooool


Jour 19 : Visite du site fameux de Massada : là où les juifs on préféré se suicider plutôt que de tomber sous la coupe des romains. Une belle histoire pour un site fabuleux et qui offre un panorama à couper le souffle. Ensuite c'est Ein Guedi, une gorge dans le désert de Judée avec ses cascades et ses piscines naturelles. Route vers Tel Aviv. On se ballade en soirée dans Jaffa puis on profite un peu de la plage. Demain c'est l'heure de partir, déjà !!!


Jour 20 : Debout à 4h et départ pour l'aéroport. On nous a dit qu'à Tel Aviv Ben Gourion c'est l'enfer. Qu'il faut y être 3 heures avant le vol tellement les contrôles et les fouilles sont sévères...Bilan on est dans la salle d'embarquement 2h30 avant le vol. Les contrôles ont pris 30 minutes...Cette fois les agents étaient de vrais têtes de c... !!! On a trouvé la tactique en fait "no speak english" du coup ils nous on foutu la paix... Le vol était super. Toujours sur Air France et sur le même A320. On a eu droit aux issues de secours, du coup plein de place pour les jambes. Bon petit dej et même un film pour passer le temps. Avec pleins de choses à raconter.
Voilà j'espère vous avoir fait un peu rêver.
Si je dois faire un bilan, je peux dire que les pays arabes visités on été les plus accueillant, c'est leur point fort, de même que les sites grandioses qui s'y trouvent.
Leur point faible c'est le manque de panneau et surtout le problème des détritus !!! Le problème des distributeurs de billets aussi pour la Syrie (prévoir du cash).
L'accueil en Israël n'a pas été si horrible que ça, à tous les check points traversé, les militaires ont été cools, j'ai pas trouvé les israéliens moins agréables que les français...que ce soit dans les hôtel ou les bus...il y a des cons partout. Le pays est propre, tout est bien balisé, les routes sont superbes et la nature très bien préservée. Ça nous a fait pensé aux parc nationaux de l'ouest américain..
En tout cas foncez-y ce sont tous de beaux pays et l'histoire y est passionnante. C'est le berceau de notre humanité.
Paris-Bamako... à moto English translation pending
Je mets en ligne mon petit recit de voyage du mois de janvier fait avec un pote (+ un 4x4 ... au début) pour ceux que ça aiderait pour franchir le pas...
* *******************************
Ca y est, me voila de retour, douce France pluvieuse et sarkomaniaque, après un petit périple ma foi fort sympathique, dépaysant, riche en enseignements et je pense inoubliable. Moi et mon pote Mathieu avons donc réussi le très relatif exploit d’amener deux Africa Twin de 1990 comptant plus de 90000 km au compteur et somme toute en fin de vie de Paris à Bamako au Mali. Au final, plus de 4500 km dont à peu près 1000 de piste … le tout en 3 semaines. Ci-dessous, un petit aperçu de notre voyage : en vert, l’auto train, bien pratique pour éviter le froid, en bleu le bateau, bien pratique pour éviter de se taper l’Espagne et en rouge, la bécane avec des pointillés pour la Piste avec un grand P (ouuui mosieur)… les étoiles correspondant aux incidents techniques.
http://img128.imageshack.us/img128/9836/trajetwz6.jpg
Mais ne nous énervons pas, chaque chose en son temps, prenez place (ou fuyez !) car cela risque d’être un chouia long…
CHAPITRE 1 : ciao la France salut l’Afrique…
Voila 6 mois que je prépare ce voyage, rendez vous est pris à Sète avec un couple voyageant en vieux Land Rover (super bien équipé) rencontré sur internet. A la base, je devais être le seul motard, mon but étant de ramener ma vieille Africa Twin, inutile ici, dans la famille de ma femme, à Bamako. Oui mais voila, à force de parler de ce voyage, Mathieu a craqué et a récupéré lui aussi une vieille Africa (identique !) utilisée récemment quand on était parti au Maroc. 5 jours avant le départ, nous voici donc deux glands à moto, censés traverser la Mauritanie par la piste, nous les purs ignorants du sable … ma foi qui ne tente rien n’a rien !
Tiens, la Mauritanie, les français assassinés juste avant, le Dakar annulé, les familles paniquées … AAAAh fuyons ce monde surmédiatisé où le moindre fait divers peut prendre des proportions hallucinantes, où le mot Al Qaida est aussi souvent utilisé que le mot Sarkozy … oui décidément fuyons.
Une vidange, des pneus Michelin Désert, quelques outils, des bidons de 20 L à mettre sur le Land et c’est parti !
Le mercredi 9 janvier, on dépose les deux mémères sur l’auto train pour les retrouver le lendemain matin à Avignon. 130 bornes d’autoroute sous la flotte et les pneus Michelin Desert se comportent très bizarrement sur route …. vivement le soleil. On arrive à Sète, on retrouve comme prévu nos deux compagnons de route, le premier contact avec Xavier et Céline est très encourageant même si Xavier a un sourire crispé lorsqu’on évoque l’état de nos grosses : grosse consommation d’huile pour Mathieu, moteur qui tourne comme une patate pour la mienne etcetc… 36 h de bateau, idéal pour se reposer, faire connaissance, se faire ch.ier, bouquiner et le samedi 12, un superbe levée de soleil sur le très encombré détroit de Gibraltar
http://img267.imageshack.us/img267/761/photo1dk5.jpg
On débarque à Tanger, et bizarrement les formalités se passent extrêmement rapidement … à nous l’Afrique !
CHAPITRE 2 : P.utain, le Maroc et le Sahara occidental c’est long !
L’objectif un peu hallucinant est de traverser le Maroc et le Sahara occidental en trois jours … soit plus de 2000 km. Oui oui, à votre service ! On emprunte la toute nouvelle autoroute du roi, les aires de repos sont … typiquement françaises, les jumelles toutes les 50 bornes (oui !) … rien de bien passionnant, calés à un petit 110 km/h (le 4x4 ne dépasse pas les 90), on se goure de sortie après Casablanca, on roule de nuit le but étant d’arriver à Marrakech … mais on est crevé (déjà !) et on dort comme des manouches sur une aire d’autoroute en construction à 80 km au Nord de Marrakech. Le bivouac le plus pourri de l’histoire … pas grave, on se rattrapera !
Le lendemain, Mathieu et moi nous envolons sur des nationales blindées de camion où le dépassement en 4x4 est impossible. On se donne rendez vous sur la côte afin d’avoir un bivouac digne de ce nom… Un plein d’essence, des petites courses (bah ouais on a le temps, ils se traînent avec leur 4x4 !) Mathieu et moi trouvons un lieu où se poser paradisiaque, avec coucher de soleil et tout et tout … petit joint, le soleil se couche mais KESKIBRANLE … allo ? ah vous êtes 50 bornes devant ? ah ? Meeeerde, route de nuit montagneuse, fatigués, on les retrouve et on se pose éreintés au bord d’une falaise … il va falloir qu’on s’attende plus souvent.
Et hop ! réveil militaire bientôt habituel avec le levée du soleil à 6h30 … et il faut bien se faire une raison, on fera pas1200 bornes aujourd’hui !
http://img155.imageshack.us/img155/6888/photo2sk7.jpg
On roule on roule on roule, et le Sahara ouvre ses portes, les virages disparaissent, l’océan se montre par moment, on fait un ptit tour dans le sable mouaais, les contrôles d’identité tous les 80 km, des cinglés en vélo…
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Et un PV … et oui, où que j’aille, il faut toujours que je me prenne un pitain de PV. A chacun de ces fameux contrôles d’identité, où il faut remplir toute un paperasse et dire « non pas de cadeau », il y a un panneau tout pourri écrit « STOP Gendarmerie royale » … moi qui avait enfin trouvé deux virages déboule donc à 110 et ne peut m’arrêter … le flic commence à sortir son baratin, m’offre le thé, m’explique que c’est 400 dirham (40 euros !) … et la mes enfants, c’est le moment de sortir la tactique du merlan frit, testé et approuvé taaaant de fois avec notre chère bleusaille nationale : rester courtois, paraître triste, assumer blablabla … et je m’en tire finalement avec un PV à 100 dirham pour … non port du casque OOOh c’est bon. On dépasse Laayoune, tiens il fait nuit … et on finit par dormir sur le bord de la route, sales et crevés.
6h30, mardi 15 janvier, au programme 650 bornes de ligne droite entrecoupée de contrôles et l’espoir d’un hôtel, d’une douche (oooh une douche), le sans plomb commence à disparaître au profit du super. Les pneus commencent à tirer un peu la tronche, les motos roulent comme des patates donc tout va bien, on passe la dernière ville (militaire) marocaine de Dakhla … et la plus rien, plus de circulation KEDAL, un banc de bitume et des chameaux, le vent souffle fort et recouvre virtuellement le bitume d’un fine couche de sable blanc (c’est beau !).
http://img101.imageshack.us/img101/2617/photo5qr7.jpg
On arrive enfin à l’hôtel, la douche est chaude (AHAHAHAH), la dernière station service marocaine (c’est beaucoup plus cher en Mauritanie) est à cours de gasoil et le Land, rempli à ras bord de ce précieux breuvage, est convoité gentiment par les 15 camions qui attendent le ravitaillement … demain, à nous la Mauritanie et la piste !
CHAPITRE 3 : le sable, le vent et le vent de sable
6h30 comme d’hab, on glandouille une bonne heure à la frontière côté marocain et c’est parti pour ce qui est appelé le « no man’s land ». Ce fameux no man’s land est en fait une piste de 5 km entre la douane marocaine du Sahara occidental et la douane mauritanienne, anciennement minée en bon souvenir de la guerre qui a opposé les deux pays (en fait le Sahara occidental n’est pas reconnu comme marocain par les nations unis et il est revendiqué par les salawi mauritaniens … enfin pour faire simple quoi) il n’y a pas si longtemps. La « légende » veut qu’il est facile de s’y égarer et donc de péter sur une mine … sympa non ? En réalité, c’est du flanc, on voit à vue d’œil la douane mauritanienne, la piste est parfaitement tracée, bref beaucoup de bruit pour plus grand-chose. Allez hop, pour ne pas changer, formalités administratives, on tamponne, on retamponne, on paye, on prend une assurance (bidon ?), on discute, on nous explique que la Mauritanie condamne avec honte l’assassinat des français, qu’on est les bienvenues … tout va bien ! On est désormais en Mauritanie messieurs dames, encore 60 km de bitume et c’est théoriquement parti pour 600 bornes de pistes ensablées le long d’une voie ferrée perdue au milieu du désert, reliant une mine de fer perdue dans le Sahara à Nouadhibou, grosse ville mauritanienne sur l’Atlantique. Le train est gros, très gros, il en passe peut être 2 par jour … mais il a 150 wagons … ce qui en fait un des deux plus grands du monde. Petit village, premier sable mou et … boumbadaboum, Mathieu se vautre, moi j’en ch.ie mais je passe … heu hum on a fait 50 m de sable et on est déjà en sueur. On se pose au tout début de la piste et le train arrive…
http://img120.imageshack.us/img120/7742/photo6of7.jpg
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Quand je vous disais qu’il était balèze. Ah oui au fait, il y a du vent, ça a l’air de rien dit comme ça mais c’est un vent fort … et ya du sable partout donc on BOUFFE DU SABLE et on va en BOUFFER pendant les 10 jours à venir. Ce vent, c’est l’harmattan : L’harmattan est un vent chaud et sec, de direction Nord-Est à Est, en provenance du Sahara.Il souffle de décembre à février sur toute l’Afrique de l'Ouest, du Sahel au Cameroun et au Tchad. Chargé de poussières et de sables (fines particules de 0, 5 à 10 millièmes de centimètres), il peut obscurcir l'athmosphère durant plusieurs jours et il favorise ainsi les épidémies de méningite dans les pays sahéliens. Donc en fait, les paysages de carte postale, c’est dans le kukekette, on voit rien à plus d’1 km et le pire, le PIRE, c’est que les gens la bas disent « ooh aujourd’hui ça va ». Bref, on dégonfle les pneus (~ 1.3), Mathieu et moi nous regardons (« Force et robustesse ») avec une certaine appréhension et c’est parti. Les bords du rail sont composés de sable extrêmement mou et Mathieu et moi décidons donc de rouler entre les rails … hum, ça a l’air dur, mais en fait c’est mou et rempli de bout de métal … en un mot, 600 bornes comme ça, je meure.
Allez hop, je me décide, on est dans le désert, on voulait du sable, alors roulons dans le sable et nous quittons l’affreuse voie de chemin de fer … et c’est pas si mal, même si c’est extrêmement casse gueule. Mathieu élabore la théorie du poids (le cu.l) en arrière façon poudreuse qui marche pas mal … et on fait notre premier ensablement
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Très vite, la confiance arrive, 70/80/90 aaaaah mais c’était donc vrai : dans le sable, en Africa Twin, bourriner tu devras et oooh miracle, la moto flotte, c’est merveilleux, le paysage qui ne donnerait rien sur une photo est impressionnant, le sourire sur les lèvres je pars devant, sors des traces … essaie de revenir derrière eux et BOUM me gaufre à petite vitesse. Pas grave, j’arrive miraculeusement à relever la moto, relève la tête … personne. Je roule 200 m … personne. Je coupe le contact, écoute … rien personne. Hum c’est ballot, j’ai pas d’eau, le téléphone ne capte pas, la piste s’efface avec le vent… la sueur froide arrive. NE PANIQUONS PAS. J’aperçois une tente de chamelier au loin et roule m’y réfugier. L’accueil est merveilleux, ne t’inquiètes pas petit touriste effrayé, tu vas retrouver tes amis, prends d’abord un peu de lait de chamelle sucré (ooooh que c’est bon), un bon thé, détends toi. Moi et les hommes du désert grimpons au sommet d’une dune pour pouvoir capter le réseau, je laisse mon message, mon hôte appelle tous ses potes pour prévenir qu’un touriste est perdu et nous retournons sur la piste pour attendre … et finalement, le cher Land Rover vert arrive (MAMAAAAAN), on est tous soulagé mais on a perdu pas mal de temps. On finit par faire 60 bornes avant la nuit, Mathieu et moi bourrinons entre 70 et 110, un vrai régal, le pied du motard, le kiffe, le vrai. Ouf, bivouac au milieu de nul part, je me suis fait peur mais … tout va bien et il semble bien qu’on soit capable de rouler dans le sable !
6h30 ah et si on faisait un peu de moto ! La journée commence comme elle s’est finie, le GRAND KIFFE, 120 bornes avalées comme si de rien n’était. Nous attaquons une partie beaucoup plus ensablée (dunettes), le vent souffle très fort, on voit rien …4e aah je m’enfonce bon alors fond de 3e aaah fond de 2e … une montée, fond de 1ere ouf ça redescend fond de 2e et hop 15 litres au 100 (25 pour le 4x4). Tiens Mathieu s’arrête, heu ça va ? Ah bah en fait, la moto s’est coupé brutalement et ne redémarre plus… on tapote, on regarde, on lui parle, nan elle redémarre plus… Après plusieurs réflexions, on finit par tester sa pompe à essence (le tout en BOUFFANT du sable) … qui ne marche plus. Et m.erde ! Un pickup répare au loin la voie ferrée et nous leur demandons de nous amener la moto au village (le seul un peu gros sur 500 bornes) à 15 bornes d’ici. La moto de Mathieu est donc sanglée n’importe comment à l’arrière du pick up … la piste jusqu’au village est extrêmement molle, je suis à deux doigts de m’ensabler mais m’en sors en brûlant ma moto (fond de 1ere, gerbe de 10m et on pousse avec les pieds). Une fois arrivé au village, nous sommes crevés, les enfants sont infernaux (AAAH), on passe l’après midi à essayer de trouver une pompe … pour finalement installer une vieille pompe à essence de Land Rover. On essaie de la faire tenir avec du fil de fer, la moto redémarre (et oui !) et Mathieu est chargé d’essayer de nuit, dans un village (donc sable très mou avec plein d’obstacles) sa nouvelle et merveilleuse réparation de manouche. Evidemment, tout ce qu’on arrive à faire c��est 50m laborieux, on voit rien et c’est dangereux, le mec veut qu’on lui paye 50000 ouguiya (la monnaie de la bas que nous appelions zigouigoui) soit 150 euros… en un mot c’est vraiment n’importe quoi. L’essai est repoussé au lendemain et nous passons la nuit chez les gendarmes. Vendredi 18 janvier 6h30, pour changer, l’essai n’est pas concluant et nous devons laisser, la mort dans l’âme, la moto à la gendarmerie (enfin la cabane quoi) du village en n’étant pas sur d’être en mesure de revenir la chercher. Et c’est reparti, mais je suis seul (ce qui ne m’empêche pas de prendre égoïstement mon pied)
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Le GPS indique le prochain waypoint tout droit à 6km … donc je fonce tout droit, en plein dans de vrais dunes, sans trace … et je m’ensable lamentablement. Le 4x4 qui m’a suivi s’ensable aussi sauf que c’est beaucoup plus embêtant, on met plus d’une heure à le désensabler en BOUFFANT du sable comme jamais et on décide d’arrêter les frais et de contourner les dunes. Je suis mort, je suis le Land à distance et … plus rien. J’essaie de redémarrer mais plus rien… aaaah on diagnostique encore une fois une panne de pompe à essence (quelle m.erde cette pompe !) mais cette fois, nulle part ou la laisser et nous la couchons donc à l’abri d’une herbe à chameau, « cachée », en prenant les coordonnées GPS.
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C’est donc avec les deux tocards de motard à l’arrière du Land que nous finissons la journée (en buvant allégrement du rhum pour se consoler) pour finalement arriver à Atar, grosse ville ou nous avons rendez vous avec un autre 4x4 qui connaît bien la Mauritanie. Je suis malade, un peu saoulé et je m’écroule ….
Une bonne nuit de sommeil et hop, pas le temps de se reposer, l’auberge nous propose moyennant 200 euros d’aller chercher les deux bécanes, un Range Rover un peu pourri, une remorque, un mécano, un « pilote » mauritanien et c’est reparti en sens inverse ! Nous disons au revoir à Xavier et Céline qui continuent leur aventure sans nous (c’était le contrat) et on se donne un éventuel rendez vous à l’autre bout de la Mauritanie au cas ou on arriverait à avoir du réseau. Ce dépannage sera hallucinant, le païlote décidant de prendre un raccourci dans les dunes (avé la remorque c’est super pratique), nous ensablant mais on passe quand même ! Hop, on retrouve ma moto grâce au GPS et c’est l’heure du thé et de la prière On la laisse chez des chameliers (thé encore) et on fonce en direction de la moto de Mathieu. On s’arrête dans un petit village (thé) pour la nuit en se faisant allégrement dragué par de jeunes mauritaniennes très aguicheuses (12, 15 ans ?).
6h00 (thé) et on est reparti, on récupère la moto de Mathieu qu’on arrive tant bien que mal à faire rentrer DANS le Range (on défonce l’araignée, on vire la roue avant…), un petit thé et c’est reparti.
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On récupère la remorque, on crève une première fois, notre pilote décide de nouveau de prendre un raccourci qui consistera à mettre 30 minutes (10 tentatives) à monter une pente ensablée à 25 % avec les DEUX motos… on crève une deuxième fois, on bouffe de la poussière, du sable, on boit 12 thés et on arrive exténuer à l’auberge … ouf ! Le lendemain, on arrive tant bien que mal à « réparer » la pompe de Mathieu, on commence à se renseigner pour se faire livrer une pompe…on se repose, on se lave, on visite Atar mais on BOUFFE du sable et puis Atar c’est nul…
Mardi 22 janvier, Joël, le mec qui tient le magasin Honda près d’Athis Mons sur la nationale 7 dit à notre pote chargé de nous sauver : « mais heu les gars, une pompe, ça sert à rien, branchez le tuyau en direct ça devrait marcher » Ah, oooh et bein on essaie et devinez quoi ! Et bah ça marche et ces foutus KONNARDS de rédacteur de manuel technique, ils sont pas foutus de l’écrire AAAAH LES KONS, 4 jours et 200 euros de perdu pour rien !! On décide d’aller faire un essai en partant pour Chinguetti, ville touristique bordée d’immenses dunes à 80 km d’Atar … et au bout de 50 m la pompe de Mathieu relâche … bon cette fois on sait comment faire et c’est reparti. Tiens c’est marrant, pour changer, le vent est étourdissant, on voit rien, on fait une petite pause et … aah bah tiens c’est MARRANT ça aussi, le démarreur de Mathieu ne fonctionne plus. Ne nous énervons pas, ne nous ENERVONS PAS. Poussette et on rentre à l’auberge la queue enter les jambes, bien décidés à quitter cette ville de m.erde le lendemain … ah oui et au passage, le démarreur de Mathieu n’aura plus aucun problème après ça… Une petite photo du camion de nos voisins hippie/junkie/vampires (« Jesus freaks man ») qui ne sortaient en moyenne que 10 minutes par jour…
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CHAPITRE 4 : la renaissance
Mercredi 23 janvier, il nous reste un peu plus d’une semaine pour arriver à Bamako, il est temps de quitter cette région (l’Adrar) qui ne nous aura pas porté chance même si les 400 km de pistes ensablées resteront inoubliables… On part vite, sans prévoir à bouffer, avec 1.5 litre de flotte par personne pour 450 km de banc de bitume dans le désert sans possibilité de ravitailler en essence, une seule ville à traverser, et dans le but de rejoindre Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Nous n’avons aucune idée de l’autonomie de nos mémères sans pompe à essence (a priori les 5 derniers litres ne pourront descendre par gravité) et la moto pèse, avec le bidon de 20 litres plein à ras bord, plus de 300 kg. Ce que nous prenions pour une formalité (du bitume ma foi), va devenir très vite une des plus dures journées de moto de toute ma vie. Le vent souffle extrêmement fort, en rafale et complètement de travers ce qui a pour conséquence une perpétuelle lutte avec la machine … et des pneus qui ne s’usent que d’un côté (un angle constant d’au moins 15 °). A chaque pose, on BOUFFE 50 kg de sable, la moto de Mathieu, posé sur le bas coté pendant une pose pipi, se fait carrément renversé par le vent (c’est pour vous dire sa force). Il fait extrêmement chaud, Mathieu est malade et je me sens de plus en plus desséché. Mais cessons de nous plaindre, un petit hors piste nous offre tout de même de belles dunes.
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Lors de notre propre ravitaillement essence au bout de 230 km (ça devrait passer !), mon bidon trop rempli se déverse sur mon pantalon et dans mes bottes … cool j’avais besoin de ça. Bref, on arrive quasiment en panne d’essence (ça s’est joué à 2 ou 3 km près) à Nouakchott et on se trouve une auberge pour souffler. Je me rends compte que j’ai beaucoup de fièvre, que je suis loin d’avoir assez bu, que mon bide est retourné, que pis.ser me fait mal… en un mot, je suis en complète déshydratation pour la première fois de ma vie et c’est loin d’être une partie de plaisir. 3 litres de flotte plus tard et un repas que je me force à avaler, je m’effondre dans mon lit à 20h30 en me demandant comment je vais faire pour repartir le lendemain.
Le lendemain, grâce matinée 7h00, sur le point de partir (je suis complètement remis … à part mon ventre), on rencontre un jeune couple de suisses, un peu paniqués par l’idée de passer par Aleg, la ville ou les touristes se sont fait descendre et ils nous expliquent qu’ils comptent faire aujourd’hui leur visa pour le Mali… Mathieu et moi regardons la carte et on constate qu’il semble possible de rentrer au Mali par la piste … ce qui implique d’avoir le visa à l’avance… et puis une journée de repos, ça fera du bien. Allez hop, journée avec les suisses (très sympa), visa fait en une heure, on prend même les assurances, on bouquine, on glande et demain, 600 km entre Nouakchott et Kiffa nous attendent le long de la route de l’espoir. Rien à voir avec le précédent tronçon, le vent est beaucoup plus raisonnable, la journée se passe super bien … hormis l’envie pressante de me vider à chaque arrêt ce qui pose parfois problème lors des contrôles de gendarmes. Au matin le paysage est vraiment grandiose avec de magnifiques dunes de sable rouge et les photos prises ne sont pas à la hauteur … donc à vous d’imaginer. On s’arrête à Aleg faire de l’essence, pas de terroriste, pas de Ben Laden, on nous aurait menti ? Pour les nombreux contrôles de police (cadeau, blabla), j’élabore une nouvelle stratégie consistant à ne pas laisser le temps au flic de sortir de sa cabane et de passer à fond de 5 en faisant coucou de la main … On rentre dans Kiffa (j’ai encore du ch.ier - excusez le terme – derrière la cabane des flics) avant la tombée de la nuit, juste le temps de visiter les auberges minables de la ville. Dans celle que l’on choisit, tout est crade, tout est laissé à l’abandon, c’est cher pour ce que c’est, vous ressortez des douches plus sales que vous n’y êtes entré … mais bon, les suisses nous rejoignent, des américains débarquent en limousine venue de Californie, moteur V8 consommant 45 litres au 100 dans le sable
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Le mec du coin nous indique, malgré les avertissements d’un motard portugais qui y avait renoncé, que la piste entre Kiffa (Mauritanie) et Kayes (Mali) est tout à fait faisable… Samedi 26 janvier, on choppe 10 litres de flotte (pas question de refaire la même erreur), on fait les pleins, et c’est parti pour 300 km de piste jusqu’au Mali. La piste alterne entre le facile et le super difficile à savoir piste écroulée et remplacée par du sable profond, mou et labouré. Dans le désert, le sable c’est cool parce que tu n’es pas obligé de rouler dans les traces de 4x4, tu roules à coté, tu a le Sahara pour toi. Ici, la piste est bordée d’arbre et de pierre et il est difficile d’en sortir et je peux vous garantir que les sillons de 40 cm de profondeur de sable c’est épouvantable. 2 méthodes existent sur le marché, la méthode vaillante et courageuse qui consiste à appliquer l’adage « dans le sable, bourriner tu devras » et donc d’arriver à 40 km/h dans les sillons et à essayer de tenir fermement le guidon. Cette première technique est valeureuse … mais vouée à l’échec avec un poids de 320 kg car la roue avant finit invariablement par faire ce qu’elle veut, la garce, et c’est ainsi que je me suis tapée une gaufre assez rapide (30 km/h) juste devant un village, les habitants morts de rire. Passons à la deuxième méthode, celle dite du canard, que je maitrise personnellement très bien, et que Mathieu a eu un peu de mal à accepter (moins noble pfff…) : elle consiste tout simplement à rouler à un très rapide 4 km/h, les pieds grand sortis, c’est moche mais moins casse gueule … et surtout la chute y est moins violente. Le désert se transforme petit à petit en savane (ahahaha conn.ard de vent bye bye), on roule désormais à coté de la piste pour éviter les sillons creusés par les camions … ce qui est extrêmement agréable : petits slaloms dans l’herbe jaune, entre les arbres, le sol est suffisamment dur pour que les motos ne s’enfoncent pas, les points d’eau sont squattés par un nombre de têtes de bétail jamais vu pour moi (2000 bêtes ?).
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A CHAQUE personne croisée, nous demandons notre chemin car en l’absence de carte précise et de point GPS, on risque de se retrouver vite fait au Sénégal … les gens sont vraiment adorables et nous ne nous serons jamais perdus. Nous arrivons le sourire au lèvre à 15 km de Kankossa, dernier gros village mauritanien avant la frontière et … BIENVENUE EN ENFER. OOOOh, 15 km, 2 heures oui messieurs dames, du 7.5 km/h. Le charmant village (pas de photo car trop de sable, de sueur et de chute) est à flanc d’une grosse dune molle de sable rouge. Et oui, la savane praticable sur le côté de la piste c’est fini, maintenant c’est du vicieux, du mou, du moins mou et puis dans les villages les gamins courent partout, la moto chauffe, relever la moto nous faire perdre 1 litre de flotte, 4 chutes pour moi qui n’ai plus de bras. On arrive enfin à dépasser le village et le sable et il est temps de se reposer au milieu des palmiers … nous avons fait 130 km en 5h de moto.
Le lendemain, la journée se passera comme sur des roulettes, pistes beaucoup moins ensablées, passage de la frontière complètement fantôme (aucun poste de contrôle de rien du tout), parfois, on a même le droit à du roulant (ahahaha 110 km/h sur la terre séchée LE PIED) et on décide finalement de dormir à l’ombre d’un baobab à 20 km de Kayes, ville malienne de 80000 habitants tout de même.
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Lundi 28 janvier, on arrive facilement à Kayes par une piste roulante et jouissive … et il est très bizarre de se retrouver dans des bouchons, la pollution et une vie foisonnante. On se trouve un hôtel propre, dans ce pays la bière est enfin de retour (yeeees !), on signale notre entrée sur le territoire (coucou !) à la police malienne et puis on se décide à faire un petite soirée festive, bar, bières (beaucoup) et deux maliennes « légèrement » intéressées viennent discuter avec nous. Ne rien leur offrir (à part de la bière), rester poli, discuter et tout se passe bien. On fera même un petit tour au casino, un peu bourré, une femme prendra littéralement les jetons dans les mains de Mathieu … et lui fera gagner 6000 CFA (8 euros) de quoi se payer une autre bière ! Il nous reste deux jours de route pour arriver idéalement à Bamako mercredi soir et nous décidons donc d’emprunter la piste longeant le fleuve Sénégal jusqu’à Bamako soit 450 km de piste initialement prévu.
Nous avions connu le bitume (beaucoup !), le sable (pas mal surtout dans la bouche), la savane (ouuuui), la terre (bourriner !) … à nous la caillasse, la piste ressemblant parfois à une course vicieuse de trial (pierres grosses comme ma tête dans un montée à 40 %). En un mot, la piste est l’inverse exacte du roulant, les motos hurlent de douleur, le fleuve Sénégal apparaît de temps en temps pour nous réchauffer (Mathieu y fera trempette et apprendra plus tard qu’il est blindé de crocodiles)…
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6 heures de motos non stop et 150 km. Le porte bagage Tourratechmescouilles de Mathieu pète une première fois, puis lâche complètement une deuxième … les bagages frottant la roue, on ne peut plus continuer et heureusement le village de Bafoulabé n’est qu’à 5 km (encore un coup de pot). Comme d’hab, les gens sont adorables, on nous trouve un soudeur et c’est reparti !
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On nous explique qu’il existe une piste très roulante qui va vers Bamako et nos motos nous crient d’opter pour cette solution. Avant la nuit, nous traversons le fleuve (c’est plus le Sénégal) par la seule voie possible, la voie de chemin de fer (on en aura bouffer du chemin de fer !) … sauf qu’on se fait engueuler car le train arrive et il faut donc patienter comme tout le monde (sécurité au top !). La fin du voyage se profile, dernier bivouac (Inch’Allah), et le lendemain, dernier sanglage (interminable !) … et on aperçoit au loin des hippopotames sous l’eau. 80 km à 110 km/h sur une piste je dirais damée (c’est bon !) et hoooo Tourratechmescouilles lâche encore. Atelier soudure numéro 2 et on se fait vraiment plaisir en se prenant pour Peter Hansel et Richard Sainct, à fond les bananes, en faisant le spectacle devant les enfants, en prenant quelques bosses … et on arrive à Kita, ville située à 190 km de goudron de Bamako. Cette fois, c’est presque fini … oui mais non car un petit bruit suspect et TRES désagréable commence à se faire entendre sur ma grosse. On tapote, on lui parle et on roule 40 km … oui mais la c’est plus possible, ma roue arrière est comme vrillée. On regarde et … aaaaah, hum, les roulements de roue arrière sont morts (enfin moi j’y comprenais rien mais Mathieu a tout de suite vu le problème), les bibilles tombent et on est sacrément dans la m.erde. En France, qu’est ce qu’on fait dans ce cas la ? On trouve un magasin Honda et on achète les roulements … oui mais la c’est pas possible donc comme d’habitude, on fait confiance à l’extraordinaire gentillesse des maliens. Cette fois, un mec est carrément prêt à tout pour nous : Mathieu l’emmène sur sa moto (en faisant le spectacle à 140 apparemment) chercher des roulements dans la ville située à 60 bornes d’ici, je n’étais pas la mais le mec secoue toute la ville, fait rouvrir les magasins fermés, parvient à trouver deux roulements (2000 CFA soit la somme astronomique de 3 euros) … et ils reviennent de nuit me retrouver (le tout en évitant un buffle d’extrême justesse). C’est pas fini, il vire le néon qu’il a chez lui (seule lumière) laissant sa famille (sa femme était belle à tomber par terre – comme un paquet de maliennes soit dit au passage- dixit Mathieu) dans le noir complet, le branche sur une batterie et c’est parti pour l’atelier bricolage. Heu bon heu on appellera ça une réparation de manouche (avé tout le village autour), il manque une pièce, les roulements ne conviennent pas exactement et la on vous dit : « bon t’es prêt à faire 130 bornes de nuit ? ». Paniproblème, le mec nous demande … rien, et nous dit « comme ça quand je viendrai en France, on m’aidera ». Nous t’aiderons cher Issa, mais pour ce qui est de la France … attends toi plutôt à des coups de baton. Il est 10h du soir, route de nuit à la fraiche sur une route toute neuve, la grande confiance dans ma roue arrière et on parvient complètement morts à Bamako qui paraît gigantesque de nuit (c’est de loin, la plus grosse ville qu’on est vu depuis qu’on est parti). Je retrouve mon chemin et parvient dans l’eldorado, lits préparés, bouffe à gogo, douches nickel chaudes aaaah.
Nous resterons 2 jours dans ma belle famille, on installe les motos sous une bâche et il est temps de prendre l’avion … 14 h insupportable (la chiasse…) par Royal Air Maroc. La petite aventure est terminée et il est temps de retrouver notre quotidien mais aussi nos potes, nos familles et surtout nos petites femmes.
CONCLUSION : nous avons eu beaucoup de chance mais ce que je retiendrai le plus, c’est l’incroyable gentillesse des centaines de gens que nous avons pu rencontrer et je regrette de ne pas avoir osé les prendre en photo… ouais définitivement, c’est pas la moto, ni les paysages, mais bien les gens, ces différents peuples tous accueillant (surtout dans les villages, hors des grandes villes), charmant, ces femmes grandes gueules et souvent magnifiques (aaaah au Mali c’est quelque chose !) … que de sourires, de gestes et de paroles échangés !
Et puis beaucoup plus terre à terre, je voudrais rendre hommage aux pneus Michelin Desert, qui en bouffé plein la gu.eule … indestructibles, vous en connaissez beaucoup, vous, des pneus capables de rouler 300 km comme ça ?
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… et bien sur, rendre hommage à l’increvable Africa Twin, moteur de tracteur, fait pour durer 1000 ans, partie cycle de Hummer … bref, une moto taillée pour l’Afrique.
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salutations à xavcé du forum (ceux du 4x4) ... on va passer vous voir, promis
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Ca y est, me voila de retour, douce France pluvieuse et sarkomaniaque, après un petit périple ma foi fort sympathique, dépaysant, riche en enseignements et je pense inoubliable. Moi et mon pote Mathieu avons donc réussi le très relatif exploit d’amener deux Africa Twin de 1990 comptant plus de 90000 km au compteur et somme toute en fin de vie de Paris à Bamako au Mali. Au final, plus de 4500 km dont à peu près 1000 de piste … le tout en 3 semaines. Ci-dessous, un petit aperçu de notre voyage : en vert, l’auto train, bien pratique pour éviter le froid, en bleu le bateau, bien pratique pour éviter de se taper l’Espagne et en rouge, la bécane avec des pointillés pour la Piste avec un grand P (ouuui mosieur)… les étoiles correspondant aux incidents techniques.
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Mais ne nous énervons pas, chaque chose en son temps, prenez place (ou fuyez !) car cela risque d’être un chouia long…
CHAPITRE 1 : ciao la France salut l’Afrique…
Voila 6 mois que je prépare ce voyage, rendez vous est pris à Sète avec un couple voyageant en vieux Land Rover (super bien équipé) rencontré sur internet. A la base, je devais être le seul motard, mon but étant de ramener ma vieille Africa Twin, inutile ici, dans la famille de ma femme, à Bamako. Oui mais voila, à force de parler de ce voyage, Mathieu a craqué et a récupéré lui aussi une vieille Africa (identique !) utilisée récemment quand on était parti au Maroc. 5 jours avant le départ, nous voici donc deux glands à moto, censés traverser la Mauritanie par la piste, nous les purs ignorants du sable … ma foi qui ne tente rien n’a rien !
Tiens, la Mauritanie, les français assassinés juste avant, le Dakar annulé, les familles paniquées … AAAAh fuyons ce monde surmédiatisé où le moindre fait divers peut prendre des proportions hallucinantes, où le mot Al Qaida est aussi souvent utilisé que le mot Sarkozy … oui décidément fuyons.
Une vidange, des pneus Michelin Désert, quelques outils, des bidons de 20 L à mettre sur le Land et c’est parti !
Le mercredi 9 janvier, on dépose les deux mémères sur l’auto train pour les retrouver le lendemain matin à Avignon. 130 bornes d’autoroute sous la flotte et les pneus Michelin Desert se comportent très bizarrement sur route …. vivement le soleil. On arrive à Sète, on retrouve comme prévu nos deux compagnons de route, le premier contact avec Xavier et Céline est très encourageant même si Xavier a un sourire crispé lorsqu’on évoque l’état de nos grosses : grosse consommation d’huile pour Mathieu, moteur qui tourne comme une patate pour la mienne etcetc… 36 h de bateau, idéal pour se reposer, faire connaissance, se faire ch.ier, bouquiner et le samedi 12, un superbe levée de soleil sur le très encombré détroit de Gibraltar
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On débarque à Tanger, et bizarrement les formalités se passent extrêmement rapidement … à nous l’Afrique !
CHAPITRE 2 : P.utain, le Maroc et le Sahara occidental c’est long !
L’objectif un peu hallucinant est de traverser le Maroc et le Sahara occidental en trois jours … soit plus de 2000 km. Oui oui, à votre service ! On emprunte la toute nouvelle autoroute du roi, les aires de repos sont … typiquement françaises, les jumelles toutes les 50 bornes (oui !) … rien de bien passionnant, calés à un petit 110 km/h (le 4x4 ne dépasse pas les 90), on se goure de sortie après Casablanca, on roule de nuit le but étant d’arriver à Marrakech … mais on est crevé (déjà !) et on dort comme des manouches sur une aire d’autoroute en construction à 80 km au Nord de Marrakech. Le bivouac le plus pourri de l’histoire … pas grave, on se rattrapera !
Le lendemain, Mathieu et moi nous envolons sur des nationales blindées de camion où le dépassement en 4x4 est impossible. On se donne rendez vous sur la côte afin d’avoir un bivouac digne de ce nom… Un plein d’essence, des petites courses (bah ouais on a le temps, ils se traînent avec leur 4x4 !) Mathieu et moi trouvons un lieu où se poser paradisiaque, avec coucher de soleil et tout et tout … petit joint, le soleil se couche mais KESKIBRANLE … allo ? ah vous êtes 50 bornes devant ? ah ? Meeeerde, route de nuit montagneuse, fatigués, on les retrouve et on se pose éreintés au bord d’une falaise … il va falloir qu’on s’attende plus souvent.
Et hop ! réveil militaire bientôt habituel avec le levée du soleil à 6h30 … et il faut bien se faire une raison, on fera pas1200 bornes aujourd’hui !
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On roule on roule on roule, et le Sahara ouvre ses portes, les virages disparaissent, l’océan se montre par moment, on fait un ptit tour dans le sable mouaais, les contrôles d’identité tous les 80 km, des cinglés en vélo…
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Et un PV … et oui, où que j’aille, il faut toujours que je me prenne un pitain de PV. A chacun de ces fameux contrôles d’identité, où il faut remplir toute un paperasse et dire « non pas de cadeau », il y a un panneau tout pourri écrit « STOP Gendarmerie royale » … moi qui avait enfin trouvé deux virages déboule donc à 110 et ne peut m’arrêter … le flic commence à sortir son baratin, m’offre le thé, m’explique que c’est 400 dirham (40 euros !) … et la mes enfants, c’est le moment de sortir la tactique du merlan frit, testé et approuvé taaaant de fois avec notre chère bleusaille nationale : rester courtois, paraître triste, assumer blablabla … et je m’en tire finalement avec un PV à 100 dirham pour … non port du casque OOOh c’est bon. On dépasse Laayoune, tiens il fait nuit … et on finit par dormir sur le bord de la route, sales et crevés.
6h30, mardi 15 janvier, au programme 650 bornes de ligne droite entrecoupée de contrôles et l’espoir d’un hôtel, d’une douche (oooh une douche), le sans plomb commence à disparaître au profit du super. Les pneus commencent à tirer un peu la tronche, les motos roulent comme des patates donc tout va bien, on passe la dernière ville (militaire) marocaine de Dakhla … et la plus rien, plus de circulation KEDAL, un banc de bitume et des chameaux, le vent souffle fort et recouvre virtuellement le bitume d’un fine couche de sable blanc (c’est beau !).
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On arrive enfin à l’hôtel, la douche est chaude (AHAHAHAH), la dernière station service marocaine (c’est beaucoup plus cher en Mauritanie) est à cours de gasoil et le Land, rempli à ras bord de ce précieux breuvage, est convoité gentiment par les 15 camions qui attendent le ravitaillement … demain, à nous la Mauritanie et la piste !
CHAPITRE 3 : le sable, le vent et le vent de sable
6h30 comme d’hab, on glandouille une bonne heure à la frontière côté marocain et c’est parti pour ce qui est appelé le « no man’s land ». Ce fameux no man’s land est en fait une piste de 5 km entre la douane marocaine du Sahara occidental et la douane mauritanienne, anciennement minée en bon souvenir de la guerre qui a opposé les deux pays (en fait le Sahara occidental n’est pas reconnu comme marocain par les nations unis et il est revendiqué par les salawi mauritaniens … enfin pour faire simple quoi) il n’y a pas si longtemps. La « légende » veut qu’il est facile de s’y égarer et donc de péter sur une mine … sympa non ? En réalité, c’est du flanc, on voit à vue d’œil la douane mauritanienne, la piste est parfaitement tracée, bref beaucoup de bruit pour plus grand-chose. Allez hop, pour ne pas changer, formalités administratives, on tamponne, on retamponne, on paye, on prend une assurance (bidon ?), on discute, on nous explique que la Mauritanie condamne avec honte l’assassinat des français, qu’on est les bienvenues … tout va bien ! On est désormais en Mauritanie messieurs dames, encore 60 km de bitume et c’est théoriquement parti pour 600 bornes de pistes ensablées le long d’une voie ferrée perdue au milieu du désert, reliant une mine de fer perdue dans le Sahara à Nouadhibou, grosse ville mauritanienne sur l’Atlantique. Le train est gros, très gros, il en passe peut être 2 par jour … mais il a 150 wagons … ce qui en fait un des deux plus grands du monde. Petit village, premier sable mou et … boumbadaboum, Mathieu se vautre, moi j’en ch.ie mais je passe … heu hum on a fait 50 m de sable et on est déjà en sueur. On se pose au tout début de la piste et le train arrive…
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Quand je vous disais qu’il était balèze. Ah oui au fait, il y a du vent, ça a l’air de rien dit comme ça mais c’est un vent fort … et ya du sable partout donc on BOUFFE DU SABLE et on va en BOUFFER pendant les 10 jours à venir. Ce vent, c’est l’harmattan : L’harmattan est un vent chaud et sec, de direction Nord-Est à Est, en provenance du Sahara.Il souffle de décembre à février sur toute l’Afrique de l'Ouest, du Sahel au Cameroun et au Tchad. Chargé de poussières et de sables (fines particules de 0, 5 à 10 millièmes de centimètres), il peut obscurcir l'athmosphère durant plusieurs jours et il favorise ainsi les épidémies de méningite dans les pays sahéliens. Donc en fait, les paysages de carte postale, c’est dans le kukekette, on voit rien à plus d’1 km et le pire, le PIRE, c’est que les gens la bas disent « ooh aujourd’hui ça va ». Bref, on dégonfle les pneus (~ 1.3), Mathieu et moi nous regardons (« Force et robustesse ») avec une certaine appréhension et c’est parti. Les bords du rail sont composés de sable extrêmement mou et Mathieu et moi décidons donc de rouler entre les rails … hum, ça a l’air dur, mais en fait c’est mou et rempli de bout de métal … en un mot, 600 bornes comme ça, je meure.
Allez hop, je me décide, on est dans le désert, on voulait du sable, alors roulons dans le sable et nous quittons l’affreuse voie de chemin de fer … et c’est pas si mal, même si c’est extrêmement casse gueule. Mathieu élabore la théorie du poids (le cu.l) en arrière façon poudreuse qui marche pas mal … et on fait notre premier ensablement
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Très vite, la confiance arrive, 70/80/90 aaaaah mais c’était donc vrai : dans le sable, en Africa Twin, bourriner tu devras et oooh miracle, la moto flotte, c’est merveilleux, le paysage qui ne donnerait rien sur une photo est impressionnant, le sourire sur les lèvres je pars devant, sors des traces … essaie de revenir derrière eux et BOUM me gaufre à petite vitesse. Pas grave, j’arrive miraculeusement à relever la moto, relève la tête … personne. Je roule 200 m … personne. Je coupe le contact, écoute … rien personne. Hum c’est ballot, j’ai pas d’eau, le téléphone ne capte pas, la piste s’efface avec le vent… la sueur froide arrive. NE PANIQUONS PAS. J’aperçois une tente de chamelier au loin et roule m’y réfugier. L’accueil est merveilleux, ne t’inquiètes pas petit touriste effrayé, tu vas retrouver tes amis, prends d’abord un peu de lait de chamelle sucré (ooooh que c’est bon), un bon thé, détends toi. Moi et les hommes du désert grimpons au sommet d’une dune pour pouvoir capter le réseau, je laisse mon message, mon hôte appelle tous ses potes pour prévenir qu’un touriste est perdu et nous retournons sur la piste pour attendre … et finalement, le cher Land Rover vert arrive (MAMAAAAAN), on est tous soulagé mais on a perdu pas mal de temps. On finit par faire 60 bornes avant la nuit, Mathieu et moi bourrinons entre 70 et 110, un vrai régal, le pied du motard, le kiffe, le vrai. Ouf, bivouac au milieu de nul part, je me suis fait peur mais … tout va bien et il semble bien qu’on soit capable de rouler dans le sable !
6h30 ah et si on faisait un peu de moto ! La journée commence comme elle s’est finie, le GRAND KIFFE, 120 bornes avalées comme si de rien n’était. Nous attaquons une partie beaucoup plus ensablée (dunettes), le vent souffle très fort, on voit rien …4e aah je m’enfonce bon alors fond de 3e aaah fond de 2e … une montée, fond de 1ere ouf ça redescend fond de 2e et hop 15 litres au 100 (25 pour le 4x4). Tiens Mathieu s’arrête, heu ça va ? Ah bah en fait, la moto s’est coupé brutalement et ne redémarre plus… on tapote, on regarde, on lui parle, nan elle redémarre plus… Après plusieurs réflexions, on finit par tester sa pompe à essence (le tout en BOUFFANT du sable) … qui ne marche plus. Et m.erde ! Un pickup répare au loin la voie ferrée et nous leur demandons de nous amener la moto au village (le seul un peu gros sur 500 bornes) à 15 bornes d’ici. La moto de Mathieu est donc sanglée n’importe comment à l’arrière du pick up … la piste jusqu’au village est extrêmement molle, je suis à deux doigts de m’ensabler mais m’en sors en brûlant ma moto (fond de 1ere, gerbe de 10m et on pousse avec les pieds). Une fois arrivé au village, nous sommes crevés, les enfants sont infernaux (AAAH), on passe l’après midi à essayer de trouver une pompe … pour finalement installer une vieille pompe à essence de Land Rover. On essaie de la faire tenir avec du fil de fer, la moto redémarre (et oui !) et Mathieu est chargé d’essayer de nuit, dans un village (donc sable très mou avec plein d’obstacles) sa nouvelle et merveilleuse réparation de manouche. Evidemment, tout ce qu’on arrive à faire c��est 50m laborieux, on voit rien et c’est dangereux, le mec veut qu’on lui paye 50000 ouguiya (la monnaie de la bas que nous appelions zigouigoui) soit 150 euros… en un mot c’est vraiment n’importe quoi. L’essai est repoussé au lendemain et nous passons la nuit chez les gendarmes. Vendredi 18 janvier 6h30, pour changer, l’essai n’est pas concluant et nous devons laisser, la mort dans l’âme, la moto à la gendarmerie (enfin la cabane quoi) du village en n’étant pas sur d’être en mesure de revenir la chercher. Et c’est reparti, mais je suis seul (ce qui ne m’empêche pas de prendre égoïstement mon pied)
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Le GPS indique le prochain waypoint tout droit à 6km … donc je fonce tout droit, en plein dans de vrais dunes, sans trace … et je m’ensable lamentablement. Le 4x4 qui m’a suivi s’ensable aussi sauf que c’est beaucoup plus embêtant, on met plus d’une heure à le désensabler en BOUFFANT du sable comme jamais et on décide d’arrêter les frais et de contourner les dunes. Je suis mort, je suis le Land à distance et … plus rien. J’essaie de redémarrer mais plus rien… aaaah on diagnostique encore une fois une panne de pompe à essence (quelle m.erde cette pompe !) mais cette fois, nulle part ou la laisser et nous la couchons donc à l’abri d’une herbe à chameau, « cachée », en prenant les coordonnées GPS.
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C’est donc avec les deux tocards de motard à l’arrière du Land que nous finissons la journée (en buvant allégrement du rhum pour se consoler) pour finalement arriver à Atar, grosse ville ou nous avons rendez vous avec un autre 4x4 qui connaît bien la Mauritanie. Je suis malade, un peu saoulé et je m’écroule ….
Une bonne nuit de sommeil et hop, pas le temps de se reposer, l’auberge nous propose moyennant 200 euros d’aller chercher les deux bécanes, un Range Rover un peu pourri, une remorque, un mécano, un « pilote » mauritanien et c’est reparti en sens inverse ! Nous disons au revoir à Xavier et Céline qui continuent leur aventure sans nous (c’était le contrat) et on se donne un éventuel rendez vous à l’autre bout de la Mauritanie au cas ou on arriverait à avoir du réseau. Ce dépannage sera hallucinant, le païlote décidant de prendre un raccourci dans les dunes (avé la remorque c’est super pratique), nous ensablant mais on passe quand même ! Hop, on retrouve ma moto grâce au GPS et c’est l’heure du thé et de la prière On la laisse chez des chameliers (thé encore) et on fonce en direction de la moto de Mathieu. On s’arrête dans un petit village (thé) pour la nuit en se faisant allégrement dragué par de jeunes mauritaniennes très aguicheuses (12, 15 ans ?).
6h00 (thé) et on est reparti, on récupère la moto de Mathieu qu’on arrive tant bien que mal à faire rentrer DANS le Range (on défonce l’araignée, on vire la roue avant…), un petit thé et c’est reparti.
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On récupère la remorque, on crève une première fois, notre pilote décide de nouveau de prendre un raccourci qui consistera à mettre 30 minutes (10 tentatives) à monter une pente ensablée à 25 % avec les DEUX motos… on crève une deuxième fois, on bouffe de la poussière, du sable, on boit 12 thés et on arrive exténuer à l’auberge … ouf ! Le lendemain, on arrive tant bien que mal à « réparer » la pompe de Mathieu, on commence à se renseigner pour se faire livrer une pompe…on se repose, on se lave, on visite Atar mais on BOUFFE du sable et puis Atar c’est nul…
Mardi 22 janvier, Joël, le mec qui tient le magasin Honda près d’Athis Mons sur la nationale 7 dit à notre pote chargé de nous sauver : « mais heu les gars, une pompe, ça sert à rien, branchez le tuyau en direct ça devrait marcher » Ah, oooh et bein on essaie et devinez quoi ! Et bah ça marche et ces foutus KONNARDS de rédacteur de manuel technique, ils sont pas foutus de l’écrire AAAAH LES KONS, 4 jours et 200 euros de perdu pour rien !! On décide d’aller faire un essai en partant pour Chinguetti, ville touristique bordée d’immenses dunes à 80 km d’Atar … et au bout de 50 m la pompe de Mathieu relâche … bon cette fois on sait comment faire et c’est reparti. Tiens c’est marrant, pour changer, le vent est étourdissant, on voit rien, on fait une petite pause et … aah bah tiens c’est MARRANT ça aussi, le démarreur de Mathieu ne fonctionne plus. Ne nous énervons pas, ne nous ENERVONS PAS. Poussette et on rentre à l’auberge la queue enter les jambes, bien décidés à quitter cette ville de m.erde le lendemain … ah oui et au passage, le démarreur de Mathieu n’aura plus aucun problème après ça… Une petite photo du camion de nos voisins hippie/junkie/vampires (« Jesus freaks man ») qui ne sortaient en moyenne que 10 minutes par jour…
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CHAPITRE 4 : la renaissance
Mercredi 23 janvier, il nous reste un peu plus d’une semaine pour arriver à Bamako, il est temps de quitter cette région (l’Adrar) qui ne nous aura pas porté chance même si les 400 km de pistes ensablées resteront inoubliables… On part vite, sans prévoir à bouffer, avec 1.5 litre de flotte par personne pour 450 km de banc de bitume dans le désert sans possibilité de ravitailler en essence, une seule ville à traverser, et dans le but de rejoindre Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Nous n’avons aucune idée de l’autonomie de nos mémères sans pompe à essence (a priori les 5 derniers litres ne pourront descendre par gravité) et la moto pèse, avec le bidon de 20 litres plein à ras bord, plus de 300 kg. Ce que nous prenions pour une formalité (du bitume ma foi), va devenir très vite une des plus dures journées de moto de toute ma vie. Le vent souffle extrêmement fort, en rafale et complètement de travers ce qui a pour conséquence une perpétuelle lutte avec la machine … et des pneus qui ne s’usent que d’un côté (un angle constant d’au moins 15 °). A chaque pose, on BOUFFE 50 kg de sable, la moto de Mathieu, posé sur le bas coté pendant une pose pipi, se fait carrément renversé par le vent (c’est pour vous dire sa force). Il fait extrêmement chaud, Mathieu est malade et je me sens de plus en plus desséché. Mais cessons de nous plaindre, un petit hors piste nous offre tout de même de belles dunes.
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Lors de notre propre ravitaillement essence au bout de 230 km (ça devrait passer !), mon bidon trop rempli se déverse sur mon pantalon et dans mes bottes … cool j’avais besoin de ça. Bref, on arrive quasiment en panne d’essence (ça s’est joué à 2 ou 3 km près) à Nouakchott et on se trouve une auberge pour souffler. Je me rends compte que j’ai beaucoup de fièvre, que je suis loin d’avoir assez bu, que mon bide est retourné, que pis.ser me fait mal… en un mot, je suis en complète déshydratation pour la première fois de ma vie et c’est loin d’être une partie de plaisir. 3 litres de flotte plus tard et un repas que je me force à avaler, je m’effondre dans mon lit à 20h30 en me demandant comment je vais faire pour repartir le lendemain.
Le lendemain, grâce matinée 7h00, sur le point de partir (je suis complètement remis … à part mon ventre), on rencontre un jeune couple de suisses, un peu paniqués par l’idée de passer par Aleg, la ville ou les touristes se sont fait descendre et ils nous expliquent qu’ils comptent faire aujourd’hui leur visa pour le Mali… Mathieu et moi regardons la carte et on constate qu’il semble possible de rentrer au Mali par la piste … ce qui implique d’avoir le visa à l’avance… et puis une journée de repos, ça fera du bien. Allez hop, journée avec les suisses (très sympa), visa fait en une heure, on prend même les assurances, on bouquine, on glande et demain, 600 km entre Nouakchott et Kiffa nous attendent le long de la route de l’espoir. Rien à voir avec le précédent tronçon, le vent est beaucoup plus raisonnable, la journée se passe super bien … hormis l’envie pressante de me vider à chaque arrêt ce qui pose parfois problème lors des contrôles de gendarmes. Au matin le paysage est vraiment grandiose avec de magnifiques dunes de sable rouge et les photos prises ne sont pas à la hauteur … donc à vous d’imaginer. On s’arrête à Aleg faire de l’essence, pas de terroriste, pas de Ben Laden, on nous aurait menti ? Pour les nombreux contrôles de police (cadeau, blabla), j’élabore une nouvelle stratégie consistant à ne pas laisser le temps au flic de sortir de sa cabane et de passer à fond de 5 en faisant coucou de la main … On rentre dans Kiffa (j’ai encore du ch.ier - excusez le terme – derrière la cabane des flics) avant la tombée de la nuit, juste le temps de visiter les auberges minables de la ville. Dans celle que l’on choisit, tout est crade, tout est laissé à l’abandon, c’est cher pour ce que c’est, vous ressortez des douches plus sales que vous n’y êtes entré … mais bon, les suisses nous rejoignent, des américains débarquent en limousine venue de Californie, moteur V8 consommant 45 litres au 100 dans le sable
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Le mec du coin nous indique, malgré les avertissements d’un motard portugais qui y avait renoncé, que la piste entre Kiffa (Mauritanie) et Kayes (Mali) est tout à fait faisable… Samedi 26 janvier, on choppe 10 litres de flotte (pas question de refaire la même erreur), on fait les pleins, et c’est parti pour 300 km de piste jusqu’au Mali. La piste alterne entre le facile et le super difficile à savoir piste écroulée et remplacée par du sable profond, mou et labouré. Dans le désert, le sable c’est cool parce que tu n’es pas obligé de rouler dans les traces de 4x4, tu roules à coté, tu a le Sahara pour toi. Ici, la piste est bordée d’arbre et de pierre et il est difficile d’en sortir et je peux vous garantir que les sillons de 40 cm de profondeur de sable c’est épouvantable. 2 méthodes existent sur le marché, la méthode vaillante et courageuse qui consiste à appliquer l’adage « dans le sable, bourriner tu devras » et donc d’arriver à 40 km/h dans les sillons et à essayer de tenir fermement le guidon. Cette première technique est valeureuse … mais vouée à l’échec avec un poids de 320 kg car la roue avant finit invariablement par faire ce qu’elle veut, la garce, et c’est ainsi que je me suis tapée une gaufre assez rapide (30 km/h) juste devant un village, les habitants morts de rire. Passons à la deuxième méthode, celle dite du canard, que je maitrise personnellement très bien, et que Mathieu a eu un peu de mal à accepter (moins noble pfff…) : elle consiste tout simplement à rouler à un très rapide 4 km/h, les pieds grand sortis, c’est moche mais moins casse gueule … et surtout la chute y est moins violente. Le désert se transforme petit à petit en savane (ahahaha conn.ard de vent bye bye), on roule désormais à coté de la piste pour éviter les sillons creusés par les camions … ce qui est extrêmement agréable : petits slaloms dans l’herbe jaune, entre les arbres, le sol est suffisamment dur pour que les motos ne s’enfoncent pas, les points d’eau sont squattés par un nombre de têtes de bétail jamais vu pour moi (2000 bêtes ?).
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A CHAQUE personne croisée, nous demandons notre chemin car en l’absence de carte précise et de point GPS, on risque de se retrouver vite fait au Sénégal … les gens sont vraiment adorables et nous ne nous serons jamais perdus. Nous arrivons le sourire au lèvre à 15 km de Kankossa, dernier gros village mauritanien avant la frontière et … BIENVENUE EN ENFER. OOOOh, 15 km, 2 heures oui messieurs dames, du 7.5 km/h. Le charmant village (pas de photo car trop de sable, de sueur et de chute) est à flanc d’une grosse dune molle de sable rouge. Et oui, la savane praticable sur le côté de la piste c’est fini, maintenant c’est du vicieux, du mou, du moins mou et puis dans les villages les gamins courent partout, la moto chauffe, relever la moto nous faire perdre 1 litre de flotte, 4 chutes pour moi qui n’ai plus de bras. On arrive enfin à dépasser le village et le sable et il est temps de se reposer au milieu des palmiers … nous avons fait 130 km en 5h de moto.
Le lendemain, la journée se passera comme sur des roulettes, pistes beaucoup moins ensablées, passage de la frontière complètement fantôme (aucun poste de contrôle de rien du tout), parfois, on a même le droit à du roulant (ahahaha 110 km/h sur la terre séchée LE PIED) et on décide finalement de dormir à l’ombre d’un baobab à 20 km de Kayes, ville malienne de 80000 habitants tout de même.
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Lundi 28 janvier, on arrive facilement à Kayes par une piste roulante et jouissive … et il est très bizarre de se retrouver dans des bouchons, la pollution et une vie foisonnante. On se trouve un hôtel propre, dans ce pays la bière est enfin de retour (yeeees !), on signale notre entrée sur le territoire (coucou !) à la police malienne et puis on se décide à faire un petite soirée festive, bar, bières (beaucoup) et deux maliennes « légèrement » intéressées viennent discuter avec nous. Ne rien leur offrir (à part de la bière), rester poli, discuter et tout se passe bien. On fera même un petit tour au casino, un peu bourré, une femme prendra littéralement les jetons dans les mains de Mathieu … et lui fera gagner 6000 CFA (8 euros) de quoi se payer une autre bière ! Il nous reste deux jours de route pour arriver idéalement à Bamako mercredi soir et nous décidons donc d’emprunter la piste longeant le fleuve Sénégal jusqu’à Bamako soit 450 km de piste initialement prévu.
Nous avions connu le bitume (beaucoup !), le sable (pas mal surtout dans la bouche), la savane (ouuuui), la terre (bourriner !) … à nous la caillasse, la piste ressemblant parfois à une course vicieuse de trial (pierres grosses comme ma tête dans un montée à 40 %). En un mot, la piste est l’inverse exacte du roulant, les motos hurlent de douleur, le fleuve Sénégal apparaît de temps en temps pour nous réchauffer (Mathieu y fera trempette et apprendra plus tard qu’il est blindé de crocodiles)…
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6 heures de motos non stop et 150 km. Le porte bagage Tourratechmescouilles de Mathieu pète une première fois, puis lâche complètement une deuxième … les bagages frottant la roue, on ne peut plus continuer et heureusement le village de Bafoulabé n’est qu’à 5 km (encore un coup de pot). Comme d’hab, les gens sont adorables, on nous trouve un soudeur et c’est reparti !
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On nous explique qu’il existe une piste très roulante qui va vers Bamako et nos motos nous crient d’opter pour cette solution. Avant la nuit, nous traversons le fleuve (c’est plus le Sénégal) par la seule voie possible, la voie de chemin de fer (on en aura bouffer du chemin de fer !) … sauf qu’on se fait engueuler car le train arrive et il faut donc patienter comme tout le monde (sécurité au top !). La fin du voyage se profile, dernier bivouac (Inch’Allah), et le lendemain, dernier sanglage (interminable !) … et on aperçoit au loin des hippopotames sous l’eau. 80 km à 110 km/h sur une piste je dirais damée (c’est bon !) et hoooo Tourratechmescouilles lâche encore. Atelier soudure numéro 2 et on se fait vraiment plaisir en se prenant pour Peter Hansel et Richard Sainct, à fond les bananes, en faisant le spectacle devant les enfants, en prenant quelques bosses … et on arrive à Kita, ville située à 190 km de goudron de Bamako. Cette fois, c’est presque fini … oui mais non car un petit bruit suspect et TRES désagréable commence à se faire entendre sur ma grosse. On tapote, on lui parle et on roule 40 km … oui mais la c’est plus possible, ma roue arrière est comme vrillée. On regarde et … aaaaah, hum, les roulements de roue arrière sont morts (enfin moi j’y comprenais rien mais Mathieu a tout de suite vu le problème), les bibilles tombent et on est sacrément dans la m.erde. En France, qu’est ce qu’on fait dans ce cas la ? On trouve un magasin Honda et on achète les roulements … oui mais la c’est pas possible donc comme d’habitude, on fait confiance à l’extraordinaire gentillesse des maliens. Cette fois, un mec est carrément prêt à tout pour nous : Mathieu l’emmène sur sa moto (en faisant le spectacle à 140 apparemment) chercher des roulements dans la ville située à 60 bornes d’ici, je n’étais pas la mais le mec secoue toute la ville, fait rouvrir les magasins fermés, parvient à trouver deux roulements (2000 CFA soit la somme astronomique de 3 euros) … et ils reviennent de nuit me retrouver (le tout en évitant un buffle d’extrême justesse). C’est pas fini, il vire le néon qu’il a chez lui (seule lumière) laissant sa famille (sa femme était belle à tomber par terre – comme un paquet de maliennes soit dit au passage- dixit Mathieu) dans le noir complet, le branche sur une batterie et c’est parti pour l’atelier bricolage. Heu bon heu on appellera ça une réparation de manouche (avé tout le village autour), il manque une pièce, les roulements ne conviennent pas exactement et la on vous dit : « bon t’es prêt à faire 130 bornes de nuit ? ». Paniproblème, le mec nous demande … rien, et nous dit « comme ça quand je viendrai en France, on m’aidera ». Nous t’aiderons cher Issa, mais pour ce qui est de la France … attends toi plutôt à des coups de baton. Il est 10h du soir, route de nuit à la fraiche sur une route toute neuve, la grande confiance dans ma roue arrière et on parvient complètement morts à Bamako qui paraît gigantesque de nuit (c’est de loin, la plus grosse ville qu’on est vu depuis qu’on est parti). Je retrouve mon chemin et parvient dans l’eldorado, lits préparés, bouffe à gogo, douches nickel chaudes aaaah.
Nous resterons 2 jours dans ma belle famille, on installe les motos sous une bâche et il est temps de prendre l’avion … 14 h insupportable (la chiasse…) par Royal Air Maroc. La petite aventure est terminée et il est temps de retrouver notre quotidien mais aussi nos potes, nos familles et surtout nos petites femmes.
CONCLUSION : nous avons eu beaucoup de chance mais ce que je retiendrai le plus, c’est l’incroyable gentillesse des centaines de gens que nous avons pu rencontrer et je regrette de ne pas avoir osé les prendre en photo… ouais définitivement, c’est pas la moto, ni les paysages, mais bien les gens, ces différents peuples tous accueillant (surtout dans les villages, hors des grandes villes), charmant, ces femmes grandes gueules et souvent magnifiques (aaaah au Mali c’est quelque chose !) … que de sourires, de gestes et de paroles échangés !
Et puis beaucoup plus terre à terre, je voudrais rendre hommage aux pneus Michelin Desert, qui en bouffé plein la gu.eule … indestructibles, vous en connaissez beaucoup, vous, des pneus capables de rouler 300 km comme ça ?
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… et bien sur, rendre hommage à l’increvable Africa Twin, moteur de tracteur, fait pour durer 1000 ans, partie cycle de Hummer … bref, une moto taillée pour l’Afrique.
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salutations à xavcé du forum (ceux du 4x4) ... on va passer vous voir, promis
Voyage d'une vingtaine de jours en Mongolie pour l'été 2009 English translation pending
Salut!
Voila, je suis en train de me préparer un voyage en Mongolie pour l'été 2009. Je pense partir une vingtaines de jours en voyage organisé. Le circuit qui m'intéresse le plus c'est la traversée Nord/Sud, histoire de voire un maximum de paysages (montagnes, lacs, desert, step...). Pour moi c'est très important de rencontrer directement les populations locales pour être plonger dans leur environnement.
Voila donc toute réponse sera la bien venue que se soit une expérience à raconter, prendre contact pour le même projet, donner des tuyaux utiles, des conseils...n'importe.
Merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt!
Voila, je suis en train de me préparer un voyage en Mongolie pour l'été 2009. Je pense partir une vingtaines de jours en voyage organisé. Le circuit qui m'intéresse le plus c'est la traversée Nord/Sud, histoire de voire un maximum de paysages (montagnes, lacs, desert, step...). Pour moi c'est très important de rencontrer directement les populations locales pour être plonger dans leur environnement.
Voila donc toute réponse sera la bien venue que se soit une expérience à raconter, prendre contact pour le même projet, donner des tuyaux utiles, des conseils...n'importe.
Merci d'avance pour vos réponses.
A bientôt!
Quelle ville choisir pour un voyage en Égypte? English translation pending
bonjour, je suis interessée par l'egypte comme voyage au mois d'aout avec mon cheri. nous souhaitons partir 14 jours. j'ai trouvé un vol sur nouvelle frontière a 500€ et des hôtel pas cher sur ebooking. mais je ne sais pas quelle ville vaut le detour??? nous aimons le dépaysement, le mouvement (nous avons 25 ans), les plages paradisiaques, les choses à visiter, enfin pleins de choses... la mer est un des critères de selection. quelle ville me conseillez vous? j'attends vos conseils avec impatience...
merci d'avance
merci d'avance
Égypte: concilier plongée, visites et baignades en un séjour? English translation pending
Bonjour
Je souhaite me rendre en Egypte au mois de mai et comme je l'explique dans mon titre, je souhaiterais pratiquer un peu de plongée pour admirer les richesses de la mer Rouge (1 journée max). Par ailleurs, je ne voudrais pas quitter le pays sans avoir visiter au préalable les sites majeurs.
ET, comme je suis de nature plutôt difficile, il m'est difficile de concevoir une journée entière sans baignade...
Sachant que je projette un séjour de 8 jours environ, ma demande est-elle réalisable?
Pourriez vous me conseiller svp merci!!
Circuit au Rajasthan avec un enfant de 3 ans English translation pending
Bonjour,
Un TO propose le circuit individuel (véhicule avec chauffeur) suivant:Delhi-Agra-jaipur-Udaipur-Mumbai sur 10 jours, avec vols intérieurs Jaipur/udaipur et Udaipur/Mumbai, et logement dans les hôtels de la chaine The Oberoi.
Quand je leur ai demandé un devis, la dame de l'agence m'a simplement répondu par mail "votre fille me parait trop petite pour ce type de circuit" et n'a même pas jugé utile de nous fournir de devis.
Sachant que notre fille aura presque 3 ans, que nous vivons au Congo, qu'elle a déjà voyagé en Europe et au Brésil, que nous allons prendre l'avion plutôt que le train sur les longues distances, qu'il ne s'agit pas d'un voyage à la "routarde", pensez-vous que ce voyage soit réellement contre indiqué??? 🤪
Nous envisageons ce voyage la 2ème quinzaine de septembre, le climat est-il vraiment désagréable? Nous vivons au Congo où chaleur et humidité cohabitent au quotidien, j'imagine que ce ne doit pas être pire en Inde...
Merci par avance à toutes celles et ceux qui voudront bien me faire part de leurs expériences!!!
Un TO propose le circuit individuel (véhicule avec chauffeur) suivant:Delhi-Agra-jaipur-Udaipur-Mumbai sur 10 jours, avec vols intérieurs Jaipur/udaipur et Udaipur/Mumbai, et logement dans les hôtels de la chaine The Oberoi.
Quand je leur ai demandé un devis, la dame de l'agence m'a simplement répondu par mail "votre fille me parait trop petite pour ce type de circuit" et n'a même pas jugé utile de nous fournir de devis.
Sachant que notre fille aura presque 3 ans, que nous vivons au Congo, qu'elle a déjà voyagé en Europe et au Brésil, que nous allons prendre l'avion plutôt que le train sur les longues distances, qu'il ne s'agit pas d'un voyage à la "routarde", pensez-vous que ce voyage soit réellement contre indiqué??? 🤪
Nous envisageons ce voyage la 2ème quinzaine de septembre, le climat est-il vraiment désagréable? Nous vivons au Congo où chaleur et humidité cohabitent au quotidien, j'imagine que ce ne doit pas être pire en Inde...
Merci par avance à toutes celles et ceux qui voudront bien me faire part de leurs expériences!!!
Trouver le visa de travail israélien depuis un pays arabe? English translation pending
Bonjour amis du voyageforum.
Je suis en Libye, pays arabe, qui ne reconnait pas l'existence de l'Israel.Mais de par cette Libye, j'ai envie de partir travailler en Israel alors que je ne sais pas a qui m'adresser pour obtenir mon visa israelien.SVp, faites moi parvenir tous les renseignements possibles de travail et de visa pour ce pays.
Merci.
Visite du désert du Taklamakan (Xinjiang, Chine) English translation pending
Je sais que ce n'est pas le bon moment, mais j'ai payé mon billet d'avion en janvier avant les événements du Tibet et je visiterai si possible le Xinjiang dans la première quinzaine d'août. J'ai vu des photos extraordinaires du désert du Taklamakan, mais la question est : comment visite-t-on le désert quand on voyage seul en individuel ? Faut-il passer par une agence de voyage et laquelle ? Et de quelle ville est-ce préférable : Kashgar, Hotan, Urumqi, Turpan ? J'ai vu qu'on peut traverser le désert en bus entre Hotan et Urumqi, mais si le bus ne s'arrête pas près des dunes mais seulement dans des petits centres urbanisés, ça doit être frustrant de faire un tel détour de plusieurs jours pour une vision si fugitive ... Si quelqu'un a vu le désert, merci pour toute info et conseil.
Hôtel Paradisus Rio de Oro et activités à Holguin English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois partir à Holguin au Paradisus Rio de Oro le 20 décembre prochain. J'aimerais beaucoup avoir vos commentaires sur cet hotel. Non pas seulement votre appréciation de l'hôtel, mais également les conseils que vous pouvez me donnez. Je m'explique, je suis allé à Cienfuegos (3 couples ensemble), au Brisas Tridinad del mar il y a deux ans. Le buffet était vraiment attroce et on avait le droit seulement a 1 restaurant à la carte, mais on a appris que si l'un de nous 6 payait pour avoir une langouse pour souper, les 5 autres pouvait l'accompagner au restaurant à la carte. On a appris la dernière journée que l'on pouvait faire du catamaran gratuitement sur le site etc. Bref, si quelqu'un de vous a des conseils pour que l'on passe un agréable voyage et ce dès le début, ce serait vraiment gentil de me le faire savoir.
De plus, je compte faire une activité sur les 7 jours que je serai là-bas...laquelle me conseillez-vous et quels sont les prix? En lisant sur d'autres sites, voici la liste d'activité que j'ai trouvé jusqu'à présent : Locomotur (visite d'un musée, d'une plantation, d'une ferme, d'une forteresse) - Jeep et acuabike (excursion en jeep, viste d'une école et d'une ferme, randonnée de cheval)Pêche en haute mer -Plongée sous-marine -Excursion en catamaran (incluant un moment pour nager avec les dauphins)***Prière de ne pas m'expliquer les conditions de vie misérable des dauphins, j'ai lu énormément sur le sujet, je ne sais pas si je désirerais faire cette activité ou non (vu la situation), mais j'aimerais connaître l'appréciation des gens qui ont fait l'activité tout simplement***
Donc s.v.p vos commentaires seraient grandement appréciés!!
Merci à l'avance
De plus, je compte faire une activité sur les 7 jours que je serai là-bas...laquelle me conseillez-vous et quels sont les prix? En lisant sur d'autres sites, voici la liste d'activité que j'ai trouvé jusqu'à présent : Locomotur (visite d'un musée, d'une plantation, d'une ferme, d'une forteresse) - Jeep et acuabike (excursion en jeep, viste d'une école et d'une ferme, randonnée de cheval)Pêche en haute mer -Plongée sous-marine -Excursion en catamaran (incluant un moment pour nager avec les dauphins)***Prière de ne pas m'expliquer les conditions de vie misérable des dauphins, j'ai lu énormément sur le sujet, je ne sais pas si je désirerais faire cette activité ou non (vu la situation), mais j'aimerais connaître l'appréciation des gens qui ont fait l'activité tout simplement***
Donc s.v.p vos commentaires seraient grandement appréciés!!
Merci à l'avance
Prix d'un safari jeep-chameau à Jaisalmer? (Inde) English translation pending
😉 Salut a tous !
J'ai utilise le moteur de recherche mais je n'ai pas trouve de reponse a ma question.
Voila, je voudrais savoir quel est le prix CORRECT ( apres negociation...) d'un safari jeep+chameau d'une journee ( sans la nuit donc ) a Jaisalmer ? Depart tot le matin et retour apres le repas du soir...
Je suis a Jaisalmer mais je voudrais des references de prix que d'autres avant moi ont reellement paye.
Merci.
Trajet Alger-Ghardaia English translation pending
bonjour à tous,
j'aurai besoin de l'aide de personnes qui connaissent pas ghardaia. en fait, je pars pour un séjour en famille à ghardaia, et j'aimerai avoir des renseignements sur le trajet à prendre, les endroits à ne pas éviter au cours du trajet s'il y'en a et puis des trucs pour garantir un bon séjour une fois arrivés sur les lieux.
qu'y a t-il à visiter à ghardaia? et pour le shopping?
merci d'avance.🙂
qu'y a t-il à visiter à ghardaia? et pour le shopping?
merci d'avance.🙂
Deux semaines passées au Mali English translation pending
Je viens de rentre du MALI il y a quelques jours, quelques impressions de mon séjour de 2 semaines :
J’ai rencontré une population accueillante, hospitaliere, gentille, honnête .
La préparation de mon parcours a été faite sur la base de informations recueillies sur le net et en particulier vos commentaires, merci à la communauté .
J’ai dormi la premiere nuit à l’auberge de Fatime (quartier Balaladougou à BKO), chambre simple mais avec douche incluse, rien d’indiqué en façade : une de mes premieres surprises, accueil génial
Deuxieme nuit dans le bus, car mon plan était de faire Mopti – BKO en vélo que j’ai transporté avec moi dans l’avion, 2 nuits au pays DOGON, c’est réelement la visite à ne pas louper, j’aurais du rester une ou deux journées de plus (si j’avais su …), puis DJENNE ou j’ai rencontré trop de rabatteurs, cette ville est très, peut être trop touristique ce qui fait que l’on est fortement sollicité, mais cela reste relatif comparé au maroc ou c’est 100 fois pire .
Ensuite SAN qui sort des circuits habituels, j’ai aimé beaucoup l’effervescence du centre, car authentique .
Puis Ségou ou je suis arrivé en plein festival auquel je n’ai pas pu participer à la soirée car trop fatigué de ma journée et pour finir la jonction vers BKO sur la rive gauche du fleuve avec pistes en laterite et sable qui m’on donné du fil a retordre, mais c’est là que j’ai decouvert le Mali rural : mon souvenir le plus intense (avec en particulier la rencontre du boulanger de NIAMA entre SEGOU et BKO qui fait un pain d’une exceptionnelle qualité dans des conditions réellement artisanales, à ne manquer sous aucun pretexte si vous passez par là !!)
Retour dans la grouillante BKO avec 2 jours d’avance sur le programme à l’auberge Fatime car je souffrais trop du manque d’eau fraiche (la chaleur est supportable, mais avec de l’eau à 30° à boire cela devient un vrai calvaire)
J’ai vu peu de touristes, en tout cas moins que j’imaginais et surtout des francophones, le niveau de confort était spartiate dans les auberges frequentées, parfois pas d’éclairage donc retour de la bougie car j’avais oublié ma lampe torche, parfois pas de douche donc toilette dans le Niger comme tout le monde, les repas étaient simples et frugaux, je pensais avoir beaucoup de circulation sur l’unique route qui traverse le pays donc un risque supplementaire en vélo, mais finalement je pouvais rouler un quart d’heure ou plus sans rencontrer de voitures ou camions .
Ma plus belle sequence : l’activité du port de SEGOU avec ses « lavandieres », transporteurs de sable, maraichers, pécheurs, etc …
Mon souvenir le plus difficile : BKO et sa pollution, pauvreté, et cour des miracles, mais aucun sentiment d’insecurité !
Ma rencontre la plus sympathique : un jeune Dogon qui m’ a fait visiter son village et alentours sans être interessé (il a bien sur reçu son tip) A ne pas oublier : PQ, lampe torche, serviette de toilette et bien sur Insect Ecran
Bilan = 950 km de vélo, de nombreuses crevaisons, je n’ai jamais autant crevé lors de mes differents voyages, des rencontres inoubliables et images plein la tête.
Je pense que le Mali merite vraiment d’être visité, autant pour ses sites touristiques que pour les qualités humaines de sa population . Allez y !!!!
Gilles
Ma rencontre la plus sympathique : un jeune Dogon qui m’ a fait visiter son village et alentours sans être interessé (il a bien sur reçu son tip) A ne pas oublier : PQ, lampe torche, serviette de toilette et bien sur Insect Ecran
Bilan = 950 km de vélo, de nombreuses crevaisons, je n’ai jamais autant crevé lors de mes differents voyages, des rencontres inoubliables et images plein la tête.
Je pense que le Mali merite vraiment d’être visité, autant pour ses sites touristiques que pour les qualités humaines de sa population . Allez y !!!!
Gilles