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Randonnée en Corse en famille English translation pending
by Leptcha12 · 2010-04-20 · 6 replies
Bonjour,

nous souhaitons partir fin juillet randonnée en Corse avec nos deux enfants (5ans et demi et 9 ans et demi). J'ai vu différents sentiers comme les mare monti et mare a mare. Le GR 20 me semble inabordable avec nos 2 loustics. je suis preneuse de tous les renseignements possibles. Nous souhaitons partir de Marseille (eh oui il en faut) sans voiture (eh oui ça existe)😛, donc sur place nous souhaiterions voyager en bus et à pattes. Merci de me renseigner sur la praticabilité de ses différents sites, les logements, le ravitaillement...je pense qu'au départ on se fera une semaine de camping (bungalow) ou de gîte. Merci d'avance A+ Leptcha
Australie, une vie de mouton English translation pending
by Marcom64 · 2010-04-13 · 4 replies
Bientôt commencera ma grande aventure Australienne !!! C'est le plus grand défi que je me suis lancée dans ma vie ! Partir seule, sans connaitre personne, dans un continent ou je ne suis jamais allée, s en trop bien parler la langue, sans logement ou travaille qui m attend on pourrait crier (ou bêler) au fou ! lol. C'est pas faut, mais pour moi c'est ce qui s appelle l'aventure ! Dans un monde ou beaucoup de choses sont décidé d avance et ou nous somme un peut des moutons de la vie (souvent malgré nous mais pas toujours)! Je suis content d'essayer, de réaliser un de mes rêves de partir vers l inconnue (pour moi) avant plus tard de rentrer dans le rang et de suivre le troupeau? De trouver ma colline, mon prêt, mon coin d herbes préféré et de mi installé? Mais pour l'instant je veux vivre, découvrir et expérimenté la vie, ma vie ! Comme ca le jour ou arrivera le temps de la stabilité je serai serein, heureux, fier, prêt et surtout je me donnerai le luxe (si je le peut) de choisir ou, quand et comment ca arivera en effet j aimerai m' instaler par envie et non par devoir ou obligation (enfants, copine, travaille, famille etc...)!!! Et c est vrai qu’il est naturellement tellement plus rassurant de faire comme tous le monde du moins comme la majorité des personnes ! On a le sentiment de bien faire, d être sur le bon chemin de suivre une voie toute tracée et on ce dit (y en a même qui ce dise rien lol ils font parce que c est comme ca point !) si tous le monde fait comme ca c est qu’il y a bien une raison!Et ce n’est pas les milliers d années d histoires qui nous ferons pensée le contraire ! Mais chacun a ca façon et chacun a son rythme !!! Profitons de l enseignement de nos ancien et de notre expérience personnelle pour nous faire notre propre idée de la vie de notre vie ! N avons-nous pas tendance à oublier que le but n est t il pas tous simplement d être heureux ? En tous cas c est ce que moi je pence mais là je m égare ! Revenons à nos moutons (hihi) !!!Mais bon ce n est pas encore a l ordre du jour (la stabiliter) pour moi donc…J en profite pour vivre, travailler, m épanouir dans la ville, le pays, le continent qui me donne envies ou me fait tout simplement rêver ! Jusqu’ au jour ou je trouverai une bergerie ou je veuille y rester pour longtemps et ou je pourrais me sentir heureux dans une vie de mouton !
Combien de temps pour visiter le parc national de Skaftafell? (Islande) English translation pending
by Toopil · 2010-04-03 · 7 replies
Voilà c'est une question que je me pose depuis quelques temps déjà. Pour faire le parc national de Skaftafell, je dispose d'une journée, mais je voulais savoir si un après-midi suffisait ou si la journée était déjà bien remplie rien qu'avec Skaftafell.
Ascension du M'Goun au Maroc English translation pending
by Hubertus · 2010-02-14 · 4 replies
Bonjour, Suis au Maroc en mars et aimerais tenter l'ascension du M'Goun : est-ce possible à partir du secteur de Skoura et quelqu'un a-t-il un topo ou des renseignements sur cette voie ? D'autre part, est-ce envisageable en cette période (les agences ne programmant le M'Goun qu'à partir de mai !) et quelles sont les conditions météo et de neige en mars dans l'Atlas ? Merci d'avance pour vos renseignements (si quelqu'un est intéressé.....), Hubert
Avis sur randonnées en Corse en septembre? English translation pending
by Djinylou · 2009-08-20 · 5 replies
bonjour,

En corse au mois de Septembre et aimant marcher, j'ai sorti quelques idées de randos indiqué sur le net. J'aimerais cependant votre avis:

- Pour voir des pozzines, faut il préférer la rando pozzines du plateau du coscione ou la randonnée aux bergeries des pozzi et pozzi du Renoso????

- Pour les lacs, faut il préférer la rando pour le lec Créno ou celle qui va aux lacs de Mélo et Capitello?

- Que penser de la cascade de la radule et de la balade autour de l'étang D'Urbinu????

Merci de votre aide....

A bientôt
Itinéraires de randonnées en Corse English translation pending
by Evf · 2009-06-18 · 2 replies
Bonjour a tous,

j'aimerais avoir l'avis des experts des randos en Corse. J'ai 2 itineraires semblables mais qui varie un peu, j'aimerais vos avis sur le plus interessant (paysage, nombre de randonneurs, etc ..).

1 itineraire : Corte - sega - camping tuani - pietra piena - manganu - Ciotulu di i mori - Evisa - Ota - Serriera - Osani - Galeria (de la reprendre le bus jusque calvi puis le train jusque corte pour reprendre ma voiture (qui reste dans un camping a la ferme)

2é itineraire : corte - sega - Manganu - Ciotulu - Tuarelli - Galeria - Osani - Serriera - Ota - Evisa - Verghio (prendre le bus jsuque corte)

Je prefere le premier itineraire car il nous permet de voire la restonica et l'etape Pietra piena.

Mais le retour me parait plus compliquer et de plus l'etape Petra Piena me fait un peu peur ... Nous n'avons pas d'expereince de la montagne (on dit que 2000 m en corse equivaut a + de 2500 m dans les alpes. De plus d'apres mes lectures bcp de passage dangereux sur cette etape Mais dans le dernier compte rendu j'ai pu lire qu'il y avait une variante bcp moins dangereuse.. mais je la retrouve nulle part.

D'un autre cote, de sega a Manganu il parait aussi que c'est magnifique ... mais le passage entre ciotulu et tuarelli reste un mystere pour moi (paysage, difficulte, temps de marches ? )

Donc voila, normalement ce sera l'un de ses 2 itineraires sauf si vous me proposer d'autre idees ...

merci bcp
Trek au Ladakh: Lamayuru-Chilling ou vallée de la Markha? English translation pending
by LeBleuet · 2009-06-04 · 7 replies
Nous avons 7 jours pour faire un trek au Ladakh. J'hésite entre le trek Lamayuru-Chilling versus celui de la vallée de la Markha soit de Spitok à Hemis. Lequel me conseiller vous? J'aurais bien aimé faire la traversée du Zanskar mais pas assez de temps...Est ce possible de coucher dans des lodges (genre Népal) ou c'est la tente à chaque soir.

Merci Stéphane
Tour du Queyras en randonnée: vos retours d'expériences? English translation pending
by B3r3n · 2009-03-30 · 6 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je me prépare une petite randonnée pour le début des vacances d'été, voire dés fin juin : le Tour du Queyras.

Habitant Nice, j'envisage même de partir de Larche vers le nord où je vois plein de lacs (mon péché mignon) qui m'emmèneront jusqu'à Maljassiet d'où je pourrais rejoindre GR5 et GR58.

Je souhaiterais des retours d'expérience sur le Tour du Queyras (le plus vert et avec le plus de Lacs possibles plutôt que du minéral) ainsi que du transport pour aller de Nice à Larche en transport en commun.

En plus, toute personne qui désire faire cette petite sortie de concert est la ou le bienvenu(e). Attention, je suis un gros marcheur 😛

Merci d'avance.
Je n'ai rien préparé pour mon voyage en Thaïlande! English translation pending
by Moucham · 2009-03-11 · 52 replies
Bonjour, Je commence à m'inquiéter. En effet, je pars pour 17 jours sur place en thailande et j'ai absolument rien préparé hormis mes billets et mon guide du routard ! j'arrive à 18h45 vendredi et je repars le 30 mars au soir. Devant les multiples infos, je pense ne rien programmer du tout et me laisser porter par les envies et opportunités. Cela peut-il sembler raisonnable pour un pays comme la thailande ? J'ai déjà fait cela dans d'autres pays mais la thailande me semble assez difficile pour ce type d'approche. Avis rassurant ? Merci
Sentier de Corte à l'île Rousse (Corse) English translation pending
by Evf · 2009-02-16 · 8 replies
Bonjour,

en me renseignant sur les randos itinerante en corse, je suis tombe sur la carte ign sur le sentier de corte a l'ile rousse. Sur le net quasi aucune information sur ce sentier. Ce qu'il voudrait dire tres peu frequente donc tres bien. Mais est il en altitude, difficile, beau (enfin je suppose que oui vu que toute l'ile est ravissante) Donc voila, je vous remercie d'avance pour vos reponses. Merci
Tempête et chemin cathare mars 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-09-23 · 5 replies
Chemin cathare mars 2007

Voyage au pays des citadelles du vertige

Après bien des contretemps je suis enfin parti pour cette randonnée dans les contreforts pyrénéens au pays des vignobles et des châteaux perchés en haut de pics rocheux.

Lundi matin départ en train direction le sud. Cela me remémore mes escapades passées, en particulier la traversée des Pyrénées. Le temps n'est pas franchement beau et les prévisions très pessimistes. Après un hiver particulièrement doux, je me dis que cela va être un balade de plaisir dans une nature clémente. Eh bien non, juste avant que le train ne commence à freiner en approchant de Port la Nouvelle, une pluie particulièrement violente accompagnée d'un vent proche de la bourrasque semble me dire que le chemin cathare ce n'est pas forcément gagné. Le train stoppe, je cours sur le quai et me précipite à l’abri. J'en profite pour me préparer à partir dans la tourmente en espérant que l'intensité de la pluie veuille bien diminuer. A ces moments, on se demande ce que l'on fait, là, seul à vouloir prendre le chemin. Mais bien vite, dès que l'action s'engage, les incertitudes s'estompent, et on se retrouve à lutter contre les intempéries et ainsi le voyage commence. Je suis toujours surpris de voir avec quelle vitesse le corps puis l'esprit s'adaptent aux conditions. Très rapidement la volonté n'est plus tendue que vers la première étape à accomplir. Cette petite ville balnéaire et industrielle ne présente pas beaucoup de charme, tout du moins la partie que j'en ai traversée. Une fois en périphérie de l'agglomération je trouve les premières indications du chemin. Nous sommes bien en France, partout fleurissent signes et inscriptions de contestations en tous genres. Les panneaux indicateurs du chemin cathare sont badigeonnés à la peinture noire, la protestation fait rage contre les éoliennes, contre la ligne à haute tension et même contre Zoé. Qui est-elle?

Le chemin s'élève vers l'ouest, le vent de face est très violent et irrégulier. Je suis en pleine giboulées de Mars. La nature s'épanouit de toutes parts, fleurs et buissons de la garrigue. Ce ciel de contraste, dû au défilement de nuages à grande vitesse, associé à l'éclat donné par la pluie renforce l'intensité des couleurs. Le mauvais temps n'a pas que de mauvais côtés. Le panorama s'élargit à la mer et aux grands étangs côtiers. La marche est très agréable et le rythme soutenu. J'arrive à une longue ligne d'éoliennes. Un grand panneau explicatif donne à qui prend le temps de le lire une multitude d'informations à caractère économique et technique. J'apprends en particulier que ce type d'installation est automatisé à l'extrême. La machine régule sa mise en marche en fonction de la vitesse du vent, jusqu'à se mettre à l'arrêt à partir d'une vitesse supérieure à 90km/h. Toujours ce vent qui souffle en bourrasques et de face. J'ai l'impression d'être en permanence en train de monter.

Le village de Roquefort des Corbières est atteint. Manifestement nous sommes en pleine région viticole. Au détour d'une rue cohabitent sur un même support trois indications: cave, école maternelle et crèche. Je vois que l'on ne perd pas de temps pour l'éducation du consommateur. Au sortir de cette petite commune, à l'abri d'un mur de pierres sèches bordant un champ en jachère, bien protégé du vent je fais ma première halte. Le soleil se glisse entre les nuages et me prodigue une chaleur généreuse. La route est encore longue ce soir et la nuit tombe relativement tôt, donc debout et en route.

Dès que ma tête dépasse du muret, le vent se rappelle à moi. Le chemin monte et descend en serpentant à travers une multitude de collines. De toute évidence, le temps n'incite pas à la promenade, en plus de quinze kilomètres je n'ai toujours vu personne. Pour être précis, personne qui marche, car les vignerons courbés sous les rafales de vent s'affairent dans leurs vignobles. Ce qui est extraordinaire dans cette région des Corbières, c'est l'utilisation de toute surface relativement plate. La vigne a réellement sculpté le paysage des petits vallons enserrés au milieu de ces collines. Les grains se succèdent. Venant de l'ouest, la direction vers laquelle je me dirige, ils ne me surprennent pas. En effet, la couleur du ciel est un signe annonciateur qui en fonction de l'intensité du gris est un bon baromètre quand à la densité des gouttes. Je longe une crête dans un véritable déchaînement de vent. Un effet venturi est créé au collet par lequel l'itinéraire se faufile. J'en ai le souffle coupé. Deux ou trois virages dans une descente raide et je suis à l'abri. Que tout semble paisible subitement. Au fond une route vicinale déroule son ruban sombre puis, en face un nouveau vallon se dirige vers l'ouest. Là-bas dans le lointain le ciel est franchement noir. Il est 17h30. Il me reste à parcourir un peu moins de dix kilomètres avant l'étape escomptée. Vais-je être épargné par la tourmente? On verra bien. Je fonce. La descente jusqu'à la route est interminable, une multitude de zigzagues à niveau.



Enfin j'attaque la combe, elle s'enfonce vraiment dans le gros mauvais temps. Des gouttes énormes commencent à ponctuer la terre claire de grosses taches sombres, bientôt remplacées par une neige lourde et mouillée. Le vent est tellement puissant qu'en me protégeant derrière un arbuste, je suis épargné par les flocons qui partent presque à l'horizontale. Cependant, ce n'est pas une situation d'avenir, donc je m'arc-boute et fais front aux éléments déchaînés et repars. Au détour du chemin une bergerie, elle est vraiment la bienvenue , je m'y précipite. Elle est jonchée de paille. Qu'il fait bon s'y allonger en regardant à quelques mètres les éléments en furie . De toute évidence, ce coup-ci cela semble sérieux. Vais-je passer la nuit dans ce lieu? L'idée ne m'en est pas désagréable, bien au contraire. Cependant, la seule chose qui me gêne, c'est le manque d'eau et manifestement je n'en vois pas, malgré tout ce qui tombe. Je sors ma tente, l'étale au sol y pose mon sac de couchage, et me laisse aller dans sa douce chaleur. Après une bonne vingtaine de minutes les chutes du Niagara commencent à se tarir. L'ombre fait place à un rayon de soleil d'abord timide puis conquérant. Que la nature est belle dans ses excès. J'hésite entre rester et partir, dans quatre ou cinq kilomètres se trouve un village, Durban. Puis le soleil par son insistance me tire de mon indécision et m'invite à tout replier. En effet, ce n'est pas une promesse de dupe, le bleu au ciel se maintient. Encore quelques collines au sommet desquelles Éole essaie de me barrer la route et voilà mon village. Pour ce soir si possible pas de camping. Un hôtel au pied du premier château de l'itinéraire m'ouvre gentiment sa porte. A part quelques ouvriers employés par la commune je suis seul.

Après une bonne nuit, le seuil de l'hôtel franchi, de nouveau le vent m'attaque brutalement. Aucune accalmie n'est attendue ni pour aujourd'hui ni pour les jours prochains. Le château en ruine domine le petit bourg. Le temps est particulièrement menaçant et les premiers flocons de neige ne tardent pas à faire leur apparition. D'un pas alerte je rejoins le château. De ces conditions adverses naît un vif plaisir de la marche. Montées et descentes se succèdent dans ce relief très mouvementé des Corbières. Alternent aussi en fonction de l'orientation les zones de calme et de furie. Les points hauts sont particulièrement décoiffants. J'en éprouve une réelle difficulté à respirer face au vent. Après quelques heures de marche vivifiante apparaît le château d'Aguilar. Un peu plus tard en fin d'après-midi j'arrive au village de Tuchan. Par une petite route raide en lacets mon étape de la journée s'achève dans un adorable gîte perché, duquel une magnifique vue porte jusqu'à la frontière espagnole. De ce lieu j'embrasse d'un seul regard les trois premières étapes de la traversée des Pyrénées. Bien évidemment je suis le seul client. L'hôtesse, très sympathique, sans doute intriguée par un randonneur à cette époque et dans ces conditions, par sécurité demande à une amie de venir passer la soirée avec elle. Tout au long de la nuit le vent mugira inlassablement au gré de bourrasques rageuses. Le repas et le petit déjeuner sont excellents, tout particulièrement les confitures faites maison, dont je me gave à satiété en puisant dans de gros pots de verre.

Au matin le temps est dégagé, mais le vent toujours violent. Troisième jour de marche à être secoué dans tous les sens. J'en viendrais presque à regretter que le vent tombe, tellement les sensations procurées sont fortes. Mais je ne serai pas déçu car la tourmente va aller crescendo au cours des deux jours à venir. Le sentier surplombe la route qui conduit à Padern. Il s'engage dans une gorge où le vent s'engouffre en créant un effet venturi particulièrement puissant . L'impression ressentie sur le visage est semblable à celle que l'on éprouve lancé à pleine vitesse en moto sans casque, les lunettes sont indispensables si l'on veut garder les yeux ouverts. C'est tellement étonnant que cela me fait rire. L'équilibre est parfois compromis par les coups de boutoir de la bise. Mais pour les deux jours suivants je ne suis pas au bout de mes surprises, car les expériences à venir seront inimaginables.

Juste avant le village un joli pont, puis un peu après une étonnante publicité vantant le Terroir du Vertige. L'arrivée au centre de ce petit bourg est impressionnante. Un château en ruine domine du haut de sa falaise les maisons tassées sous les assauts de la tempête. Une épicerie-débit de boissons me permet une halte au calme. La tenancière, très expressive, me décrit toutes les sortes de voyageurs qui s'arrêtent chez elle. Son café fait dans une belle cafetière en verre est excellent et j'en consomme immodérément. Après une heure très agréable au cours de laquelle j'apprends beaucoup de choses au sujet de ce pays de contrastes, il est temps de retourner dans la grande soufflerie.

Un chemin très raide me conduit en quelques virages au château. Mais son accès est interdit car il est menacé d'effondrement. L'ambiance est austère et, l'absence de tout être humain dans cette tempête renforce la sensation d'éloignement. En effet, depuis ce matin je n'ai pas croisé une seule personne. Le panorama s'élargit. Des falaises saupoudrées de neige renforcent la sévérité du paysage. Je m'arrête pour faire une photo et je repars en sens inverse sans m'en rendre compte. Ce n'est que quelques dizaines de mètres plus loin, qu'un détail caractéristique me fait réaliser que je marche sur mes pas. Être soumis en permanence à ce vent très violent finit par altérer le jugement.



La neige adhère par plaques au chemin dans les petits creux, à découvert elle est balayée. Une fois un collet dépassé, la citadelle de Quéribus se révèle au regard dans toute sa puissance carrée. Que ce spectacle est grandiose dans ce paysage mis en exergue par des éléments véritablement en furie. Par une marche sur un vaste plateau je m'approche de cette forteresse, qui se révèle de plus en plus impressionnante au fur et à mesure que la distance diminue. Je débouche sur la route et le petit parking permettant aux visiteurs de venir en véhicule.

Aujourd'hui aucune voiture. Le guichet délivrant les billets est déserté, donc la visite sera gratuite. Rapidement je parcours l'étroit sentier menant au pied des remparts. L'escalier conduisant devant la porte d'entrée est complètement verglacé. Je me tiens vigoureusement à la rampe. Le vent devient tellement violent que je suis obligé de ramper afin de pouvoir progresser. Son intensité atteint son paroxysme au point d'entrée. Je dois mobiliser toute mon énergie pour ne pas renoncer. Je n'ai jamais ressenti une telle sensation, cela me ferait presque peur.

Le passage sous la clef de voûte est franchement incroyable, l'esprit des Cathares se déchaîne pour me rejeter. Sitôt à l'intérieur un phénomène stupéfiant se produit. Alors que je lutte pour ne pas être précipité vers le bas dans cet escalier verglacé, brutalement sans aucune transition un vent inverse me propulse vers le haut. Vraiment inimaginable, maintenant je suis poussé et je me demande si je ne risque pas d'être éjecté par dessus les remparts qui par endroits ne sont pas très hauts au-dessus des marches. Je trouve refuge dans un petit recoin et reprends mes esprits. Le haut du château me domine encore de plusieurs dizaines de mètres le long de cette lame rocheuse qui subit la fureur des éléments. Est-il raisonnable de continuer? Mais pris par l'envoûtement du lieu et la fascination de la tempête je suis inexorablement attiré. En rampant je m'élève, un peu inquiet cependant. J'essaie de coller au sol, m'aplatir au maximum, faire corps avec la pierre de l'escalier pour diminuer la pression de l'air. A ma gauche un peu avant l'édifice sommital, une pièce voûtée se présente. Je m'y réfugie. L'agression de cette bourrasque en furie prend fin comme par enchantement, j'avais l'impression de ne plus pouvoir y échapper, en quelque sorte d'en être le prisonnier. Que le changement est brutal. Je peux me mettre debout sans être bousculé en tous sens. Le hurlement de la tempête est vraiment stupéfiant. Les phénomènes aérologiques autour des remparts créent des dépressions et j'ai l'impression d'entendre une grosse pompe qui tourne à vide. Les murs semblent trembler, agités d'une vibration entrant en résonance avec les coups de boutoir de la tourmente. Je m'allonge et écoute longuement ce concert offert par la nature. Se gravent en moi des émotions que je ne suis pas prêt d'oublier. Une fois de plus l'endroit serait idéal pour passer une nuit de grandes sensations. Mais je n'ai pas d'eau, il reste quelques heures de jour et cette envie d'aller plus loin qui ne me lâche jamais.

Mobilisant mon courage, je retourne dans la grande soufflerie et rejoins l'entrée de la tour sommitale. J'en remonte l'escalier en colimaçon et débouche sur la terrasse qui domine les environs. La vision est pour le moins époustouflante, d'une réelle sauvagerie. De grosses nuées poussées par un très rapide flux d'ouest défilent et percutent la forteresse à une vitesse ahurissante. Pour sortir sur l'esplanade particulièrement exposée, je me colle littéralement au mur. Une fois arrivé à l'extrémité, je m'accroche à la roche du parapet pour faire une photo puis replonge le long de la muraille.

Il me faut maintenant quitter ce lieu magique sans succomber à un mauvais sortilège. La descente est très impressionnante, car la sensation d'être emporté et précipité au bas de la paroi est encore plus forte qu'à la montée. Arrivé devant la porte du château, je me méfie de l'inversion des courants d'air constatée auparavant. En effet je peine à m'approcher du porche comme si l'on voulait me retenir à l'intérieur, et dès que je l'ai franchi je suis violemment éjecté dans l'escalier verglacé. Heureusement je me tiens encore très fermement à la rampe.



Je parcours la sente ramenant à la route. Je viens de vivre une expérience unique. Sur le bitume quelques centaines de mètres plus loin, alors que je continue mon chemin vers l'ouest, un couple d'Anglais monte. L'homme me demande: Is it windy on top? Je lui réponds:Yes, it's terrific, worse than in Waterloo!

Mon humour ne doit pas être très bon, en tout cas pas anglais car cela ne le fait même pas sourire à moins que mon accent lui soit incompréhensible?

Je poursuis en direction de Duilnac où je compte dormir. Je distingue très nettement le village de Cucugnan, celui du curé, petit tertre juste éclairé par un rayon de soleil. En face sur une falaise s'étire la forteresse de Peyrepertuse. Elle est si bien intégrée au décor que l'on discerne difficilement ses différentes murailles des parois qui la soutiennent. Enfin j'atteins mon point de chute pour la nuit, le gîte communal. Pas un restaurant n'est ouvert. Après avoir arpenté dans la bise les rues du village, je rentre avec l'intention de me préparer une bonne soupe-purée. Un couple de retraités en reconnaissance pour un groupe d'amis est installé dans la salle à manger. Nous passons une soirée agréable à siroter leur cubitainer de rouge des Corbières.

Quatrième jour de tempête, aube de début du monde et couche nuageuse épaisse, un jour menaçant se lève. Il fait très sombre et le vent rugit toujours. Dans un air glacial je traverse le village désert, et poursuis face à l'ouest contre la tempête. La journée s'annonce prometteuse en émotions. Derrière moi dans le lointain se dresse la silhouette sombre et trapue de Quéribus, perchée au sommet de son rocher.

Que cette vision est impressionnante par ce matin sans lumière! La neige est plus présente, les sommets sont accrochés par de gros nuages lourds et noirs, et le vent hurle de plus belle. Penché je lutte pour progresser. A plusieurs reprises je suis bloqué par une bourrasque et même à deux reprises jeté au sol. Je n'avais jamais connu cela. Cependant, mon corps et mon esprit se sont complètement adaptés depuis quatre jours, et je me sens formidablement bien dans ce lieu et ces conditions, qui semblent si hostiles. La couche de neige atteint plusieurs centimètres. Parfois de la masse nuageuse inquiétante un rayon de soleil perce.

La combinaison étrange de cette lumière intense et ponctuelle avec la neige et la pénombre ambiante fait resplendir les couleurs de la végétation par touches fugaces, en particulier des lichens jaunes vifs qui colonisent nombre d'arbres.

Je traverse deux villages, proches l'un de l'autre. Ils sont déserts, leurs rues sont parcourues par une bise glaciale et mordante, de grandes plaques de verglas ne demandent qu'à provoquer une chute, et toujours pas âme qui vive. Les habitations semblent abandonnées, chacun se terrant chez lui. L'impression de désolation est accentuée par le fait que je ne vois aucune cheminée fumer. Peut-être les turbulences sont-elles trop fortes pour que les panaches de fumée puissent se former?

Je continue par la route en direction de Bugarach distant d'une dizaine de kilomètres. L'ambiance est franchement hivernale, tout est blanc. Les parois rocheuses lorsqu'elles se découvrent provisoirement sont complètement plâtrées.

Je croise deux chevaux qui piétinent leur prairie enneigée, je leur gratte le bout du museau et poursuis ma route, plié face aux assauts de la neige et du vent. Et dire que je pensais venir faire une balade dans le midi donc dans la chaleur. Mais dans le fond c'est bien mieux comme cela.

L'après-midi est bien entamée et déjà la lumière est crépusculaire, pourvu que je trouve un point de chute, car la tente cette nuit ça risque d'être sportif. Je fais le point à l'abri relatif d'un mur. Déplier la carte est un véritable problème, ajuster les lunettes de vue avec la neige en est un autre. Heureusement que la topographie du lieu est sans difficulté. Une fois dans le village de Bugarach, je repère le gîte et il est ouvert.

Je vais passer une soirée des plus étonnantes avec un être pour le moins habité par des pensées qui me sont étrangères. Il me racontera une multitude d'histoires d'esprits frappeurs et autres extra-terrestres, plus invraisemblables les unes que les autres, la CIA aurait répertorié quarante huit espèces différentes d'êtres venant des étoiles. Il m'en décrit certaines. Je suis vraiment replongé dans les aventures de David Vincent, feuilleton télévisuel de ma jeunesse, et comme je l'écoute avec attention et curiosité, il va marquer une pause me regarder et me déclarer: « manifestement vous semblez en savoir plus que vous voulez bien le dire». Je le fixe dubitatif, réprimant un fou rire sans rien laisser transparaître, et me contente d'un «ah bon!» laconique. Ferais-je partie des Men in black?

Le lendemain le temps s'est radouci, la neige a été remplacée par une pluie forte. L'envie de continuer dans ces conditions ne soulève pas mon enthousiasme. Mon narrateur de la nuit est lyonnais, et ce matin il rentre chez lui. Je lui demande s'il peut m'emmener. Il me laisse à la gare de Vienne. Durant les quelques heures du trajet il me contera encore une foule d'histoires complètement folles, manifestement tous les Terriens n'habitent pas la même planète.

Ces quatre jours sur un bout du chemin cathare me laisseront un souvenir fort par les émotions connues au contact des éléments déchaînés et de l'immense bien-être que l'on peut éprouver dans ces conditions adverses lorsqu'on se sent tout naturellement à sa place.

Légende des photos: 1)vignes et nuages 2)Padern 3)Prieuré de Molhet au-dessus de Padern 4)Quéribus 5) entrée de la forteresse 6)sommet de la forteresse

8)Quéribus 9)Cucugnan 10)aube à Duilnac 11)Quéribus 12)journée prometteuse 13)Peyrepertuse 14)jeu de lumière 15)rue verglacée 16) Pech de Bugarach
Hôtel, climat et visites à Agadir lors des vacances de la Toussaint? English translation pending
by Luna2 · 2008-09-10 · 12 replies
Bonsoir,

Je prévois de me rendre à Agadir lors des vacances de la Toussaint : quelqu'un pourrait-il me renseigner sur le climat et les visites à ne pas manquer ? De plus, quelqu'un aurait-il des infos sur l'hôtel Ramada Almohades ?

Merci beaucoup
Compte rendu de cinq jours de randonnée de Sospel à Saint-Dalmas - Valdeblore (France) English translation pending
by Ulysse06 · 2008-08-12 · 3 replies
bonjour à tous😉, voilà un résumé de cinq jours de marche.... tout d'abord, je n'ai pu faute de temps éffectuer mes huit jours comme je l'avais prévu... donc cinq jours c'était pas mal.. Avant tout je voulais saluer "rando alp"😛 car ses fiches sont bien.... puis respect....

Donc mon itiniraire à commencé de sospel pour finir à st delmas valdeblore en 4 jours et demi..... pour résumer j' étais trop chargé (20 kg avec tente et sac de couchage) et je m'étais rendu compte que le départ matinal est vraiment important

1er jour ; le départ s'annonce pas terrible, en retard sur l'horaire prévue, je décide de partir en bas du sentier en remontant la place du village vers 10 h 30 ... le départ s'annonce plutot sympa, car c'est une voie vtt ... et puis les choses se corsent trés vites; je m'habitue aux poids.... je traverse une multitude de pins et de touffes de lavandes, car il fait trés chaud... il faut atteindre l"Authion pour l'unique point d'eau.... je perd ma gourde entre temps, je la retrouve, je marche au final 2h de plus mais la vue est belle car nous sommes en "balcon" à un certain moment.... puis enfin les mélezes, j'atteins difficilement la ferme d'Authion.. heureusement un fromager sympa m'offre un verre et m'indique la route... pour demain matin... le sentier est marqué par de nombreuses ruine de guerres ce qui attriste un peu le paysage...

2ème jour; bien réveillé, le fromager m'indique un raccourci pour couper à travers champs, pour éviter la route départementale, mais ça commence plutot raide pour atteindre la baisse des trois communes, la baisse st véran..... Une pause vers 12 h pour atteindre le pas du diable; là j'apperçois un adolescent de douze ans qui me précèdent le pas avec son père.... fatigué en haut du sommet, je mange vers 14h.... le soleil tape fort.... il porte bien son nom, ensuite je descend pas trés bien, puis à intersection avec le pas de l'arpette, je décide de piquer une tete dans le lac des "merveilles"... puis j'arrive vers 16h aux refuges... fatigué, je décide de manger au refuge.... plutot copieux et chaleureux, le refuge offre quand meme un certain confort...

3ème jour; pour réveiller, rien de mieux q'une douche foide🤪 vers 6h 30, je déjeune rapidement, car je sais que ma journée va etre difficile; refuges des merveilles jusqu'à la madonne de fenestre... passant par le refuge de nice.... aprés les peintures rupestres, nous ne faisons que passer des éboulis, le paysage est lunaire, plutot minéral.... je ne vois pas l'intéret du passage des "merveilles". aprés un premier col, je descend la baisse valmasque.... pour rejoindre le pas de la fous vers le refuge de nice;frontière vers la vallée de Gordelasque... l'ascension est pas mal avec des passages de névés...puis la descente fait ressentir quelques douleurs aux pieds.... j'arrive vers 13 h aux refuge, plutot mal, car je me tate pour repartir... Aprés une halte au refuge et une sieste, je repars vers 15h 30...puis la montée du mont colomb, me fait réfléchir mais après avoir rempli ma gourde d'eau fraiche, je repars, je rencontre des jeunes qui font le trajet vers Sospel.... la descente, toujours ses éboulis, me font souffrir, car les ampoules approchent..... au final, j'arrive vers 19 h 30..... le menu toujours copieux, soupe à l'oignon, poulet basquaise pates.... le soir; réparation d'ampoule.....

4ème jour; ah que le réveil est douloureux!! le sac toujours lourd.... je pars mais tard, je me dis le plus dur est fait; donc, je rejoinds le boréon par le pas des ladres;la montée est agréable;au sommet il ya une bifurcation vers le balcon du Gélas! mais bon, je n'ai pas beaucoup le temps.... on aperçoit le lac de Trécolpas à la decente, puis jusqu'au refuge de Cougourde et la cascade jusqu'aux boréon... Ici la nature est plus acceuillante; de nombreux rododheindrons🏴‍☠️, les chardons, puis les fougères...on ressent une atmosphère très familliale... vers 13 h une pause s'impose, près du boréon, on tourne à droite pour rejoindre, la route de salèse..... des jeunes m'expliquent leur itinéraire en sens inverse... puis le sentier nous emmène vers une immense foret de mélèzes, ; longeant la casquade.... tout à l'ombre plutot agréable....une dernière remontée vers le col des cerises, mais nous nous engageons en descente vers Salèse.... à ce moment, je panique car je ne retrouve plus mon chemin....mais je reconnais la vallée du boréon et son lac de barrage... puis la pluie!!! je remonte enfin salèse mais je suis sur un route.... je retrouve enfin le GR, puis la dernière remontée vers les vacheries du collet est pénible.... je n'ai plus d'eau et le seul point est un tuyeau sur le chemin à notre droite; deux randonneuses m'indiquent 2 h de marche... il est 5 h j'arrive plutot vers 19h30...... je plante ma tente vers une bergerie.. j'ai un peu froid, pour mon dernier soir, je décide d'allumer un feu... mais proprement prés d'un feu établi .... je m'endors pas trés rassuré car aucun campeurs.....

5ème jour. Debout vers 6h, je décide d'en finir, je savoure prés d'un lac mon dernier petit déjeuner.... je repère la dernière balise avant de monter le col de barn... Le GR suit une route forestière en meme temps... je crois l'endroit le plus sympa apès Sospel; dommage que les ampoules viennent gacher ma journée... le type qui gardait la bergerie m'indique 1h 15 de marche si bon marcheur, la balise;2h.. résultat, j'y suis en 2h et quart.. on remonte une foret de mélèzes, puis une prairie, toujours avec une cascade...le sentier est bien entretenue, avec des peintures visibles.... on arrive aux dernier plateau d'éboulis.... mais en zic zac régulier cette fois ci....... finalement, je retrouve la montée longue, mais pas difficile .... à la descente on aperçoit le lac "gros" puis on appercoit de jolis paturages occupés par des moutons..... la descente vers valdeblore est en plusieurs plateaux; la plus longue; 3h du col..... la chaleur revient, les pommes de pins, les essences se font ressentir... ainsi que la résine.... j'apercois la vallée de la commune de Valdeblore, de la colmiane et Rimplas... ça tourne puis, j'apperçois Valdeblore ou il faut traverser quelques chalets et la route, et enfin un restaurant... je commande vers 13h 30.....😉
Randonnée en Corse en septembre English translation pending
by Pandapamalin · 2008-08-03 · 6 replies
Bonjour, je vais partir avec ma copine début septembre (3 semaines du 06 au 28) pour éprouver les montagnes corses. Y a t il encore beacoup de monde en refuge et camping à ce moment de l'année? Je sais qu'il est interdit de faire du camping sauvage mais est-ce quand meme possible de poser sa tente dans un coin tranquille? Je pense arriver en bateau a Calvi, et partir de Calenzana pour le Mare et Monti mais ne pas le faire en entier en récupérant le Mare a Mare Nord à Evisa jusqu'à Corte. A Calacuccia j'aimerai poser les sacs (dans le camping ou dans un gite) pour faire une rando d'un jour peut etre Le Monte Cinto ou la Scala de Santa Regina (d'autres idées sympas ou conseils?). Pareil à Corte un jour de rando avec retour à Corte (la Vallée de la Restonica...??) et jour de visite de la ville. Quand pensez vous? Les paysages traversés valent-ils le détour ou est-il préférable de prendre le GR20 et de rattraper la Mare a Mare prés d'Albertacce? Est-il possible de doubler certaines étapes (on peut faire 25km ou un peu plus avec dénivellé +1000m) ? Le probléme de ce parcours c'est qu'il prend environ 12jours et j'aurai voulu passer le reste du temps tranquilou au bord de la plage dans un petit village (peut etrePorto Pollo ou proche de Bonifacco) mais que j'aurai également voulu faire un tour dans l'Alta Rocca (genre Mare a Mare sud)...

Avez des conseils??? Bon dimanche!
S'installer dans une île du Pacifique English translation pending
by Elcaprio · 2008-04-27 · 13 replies
Bonsoir à tous,

nous sommes un groupe de 4 amis français (métropole) et nous désirons nous installer dans les îles (Nouvelle-Calédonie, Polynésie...dans le pacifique) d'ici 2-3 ans pour créer un cybercafé/petite auberge/bar sympa (et oui tout ça en même temps!!!). J'ai été voir sur différents site mais je n'ai trouvé que très peu de réponse aux questions que nous nous posons tout d'abord parce que les sites de voyages ne vantent que les mérites de ces iles et ensuite parce que je m'y retrouve difficilement sur le site de la chambre du commerce.

_Y a t il une demande dans le genre d'entreprise que nous voulons créer ou du moins pouvons nous avoir l'assurance de pouvoir vivre de notre commerce?

_quelles sont les démarches a suivre pour créer notre entreprise ou tout simplement préparer notre arrivée?

_pensez-vous qu'un tel commerce (ou même nous !) arriverai à s'intégrer ?

_dans quelle partie du territoire est-il préférable que nous nous installions? sachant que nous souhaitons vivre une vie tranquille sans vouloir faire "du fric a tout prix" et être un minimum a l'écart des trop grandes villes sans pour autant en être trop éloignés (et oui difficile avec sa!)

j'espère que vous pourrez nous aidez à trouver les réponses à nos questions

cordialement, 4 grands rêveurs....
Informations sur le trek de la traversée de l'Atlas marocain au mois d'août? English translation pending
by Easytibo · 2008-03-09 · 12 replies
bonjour à tous je veux faire une partie de la traversée de l'Atlas marocain au mois d'aout 2008 avec un ami et je cherche des infos sur ce trek. est-il possible de le faire en autonomie, sans guide, ni muletier (éternel probleme des budgets serrés!)? est-il facile de se repérer sur les sentiers, est-il facile de dormir chez l'habitant, est-il nécessaire de prendre une tente, peut-on trouver facilement à se ravitailler dans les villages, faut-il de tres bonnes chaussures de marche...? Alors, sii quelqu'un a déja fait cette expérience, je suis preneur pour les infos, les anecdotes et autres bons plans.

Merci d'avance

Thibault
Recherche ferme laitière proche de Montréal English translation pending
by Maggilou · 2008-01-31 · 11 replies
Bonjour, Je souhaite venir au canada dans le courant de l'année soit mi juillet soit début septembre. Après un voyage organisé de 10 jours nous souhaiterions avec mon mari pouvoir continuer la visite du pays par une ferme laitière exploitant des vaches. En effet mon mari est agriculteur en france (il a 20 vaches laitières), il souhaiterais particulièrement assisté à la traite et voir le mode d'élevage existant au canada, voir participer si possible aux travaux de la ferme. Notre voyage organisé se termine à MONTREAL, nous faisons une extension de 4 jours. Existe t'il des exploitations agricole proche de MONTREAL (- de 3h de route) prêtes à nous ouvrir leur porte ? Existe t'il des guides touristique sur ce sujet, voir des circuits touristiques nous conduisant à travers plusieurs exploitations agricoles ? Peut on trouver un hébergement sur place ? En ce cas comment fait on pour réserver dans l'établissement ? peut on passer par une agence de voyage ? Existe t'il des sites internet mettant en relation des habitants pour être hébergé dans une ferme chez l'habitant ? Quelles sont les possibilité d'hébergement sur place ? Pouvez vous me donner de bonnes adresses pour avoir tous ces renseignements au Canada ? En consultant internet et le site gitesetaubergesdupassant.com j'ai trouver une ferme qui pourait correspondre à nos critères mais elle se trouve à RIMOUSKI soit à plus de 6 heures de Montréal, quel serait le moyen de transport le plus rapide entre MONTREAL et RIMOUSKI ? J'espère que vous pourrait répondre le plus précisément à mes questions au fins d'organiser au mieux mon voyage chez vous. Dans l'espoir de vous lire J'habite à CHAZELLES SUR LYON en FRANCE
Emploi à Londres English translation pending
by Laure57 · 2007-11-10 · 6 replies
Salut à tous!!! Je suis actuellement en DUT TC et je termine mon année en décembre. J'ai donc décidé de profité du reste de l'année pour partir à l'étranger..Londre si possible!! Mais sur le net c la jungle pour trouvé un truc sympa qui garanti un boulot, un logement.. les boulots de filles aupair ne m'interess pa du tout du fait que je n'ai aucune expérience avec les enfants et que je ne suis pas trop a l'aise avec..🏴‍☠️ Je ne souhaite pas partir avec une assoc du type : globalgap, club telli..à mon gout bcp trop cher 😕 est-ce ke quelqu'un a un meilleur moyen? Et si quelqu'un aurait la mm idée que moi faites moi signe...

Merci d'avance ++
Séjour moitié "routard" au Maroc en février-mars English translation pending
by Lavalise · 2007-09-20 · 6 replies
je remercie les membres qui m'ont aidé à apprécier mon séjour à Marrakech, ce printemps.

je souhaite repartir en février mars, mais pour un circuit dans le sud, moitié "routard", mais pas trop, moitié organisé pour aller sur des pistes et en montagne.

J'espère avoir d'aussi bons conseils et de suggestions que la dernière fois.
Maroc: le squat d’une étable English translation pending
by Leflâneur · 2007-06-26 · 3 replies
Toute la journée nous avons marché sous un beau ciel bleu parcouru par de gros ballots de coton immaculé, en route comme nous vers d'autres destinées. La météo revient à la hauteur de nos espérances.

Ce matin nous avons quitté Zawiat Ahensal pour un retour sur Anergui. Après quelques hésitations entre les trois itinéraires possibles, nous choisissons de traverser le Kousser, mais cette fois ci en remontant vers le nord par la trace muletière longeant la frange Est du plateau. Elle permet de rejoindre Batli en deux jours.

Depuis ce hameau, l'accès à la vallée et à Ayt Boulmane par Tizi n'Dari ne sera qu'une formalité de moins de deux heures. En attendant nous sommes à Imidal, petit groupe de bergeries sur une pente ensoleillée et en bordure d'un miraculeux filet d'eau sortit d'on ne sait quelle faille de cette vaste étendue minérale.

L'endroit semble désert, non pas abandonné, mais inoccupé momentanément. De belles cultures d'orge, des cadenas aux portes et des crottes de mulet sur les chemins d'accès aux bergeries témoignent de l'activité ponctuelle du secteur. Les étables-écuries ne sont pas fermées. Armé de la rudimentaire et traditionnelle balayette en palmier nain trouvée dans l'enclos, Jacky transforme l'une d'elles en une très présentable chambre pour la nuit. A 2000 mètres en ce début mai, celles-ci sont encore fraîches, il me faut patienter encore un peu pour les bivouacs sous les étoiles. Pendant que Jacky s'active aux menues tâches ménagères je m'occupe de Rantanplan. Ce soir, ô! confort suprême, notre mulet-compagnon-porteur aura droit aussi à sa petite chambre particulière à quelques mètres de la nôtre et d'une autre bergerie … d'où un couple nous observe.

Assis, silencieux et immobiles sur une pierre plate à l'entrée de leur bergerie ils ne semblent pas s'inquiéter outre mesure des allées et venues des deux roumis autour des étables de leurs voisins absents. Depuis combien de temps sommes-nous ainsi discrètement observés ? Voilà bientôt une heure que nous vaquons aux rituelles occupations de chaque milieu d'après midi, installation du camp pour la nuit, soins du porteur, approvisionnement d'eau, toilette sommaire ou complète si la quantité d'eau le permet…, et nous ne les avions pas remarqués ! Ils ne doivent pas être dehors depuis longtemps. Peut-être les avons nous sortis d'une sieste d'amoureux ?

Je fais un petit geste de la main et m'approche avec mon plus beau sourire aux lèvres. La femme n'y est pas sensible, preuve qu'il n'est pas infaillible. Elle disparaît à l'intérieur de leur abri. L'homme se lève pour les salutations d'usage. Mon sobre vocabulaire tamazight suffit pour comprendre que nous pouvons passer la nuit ici sans inquiétude.

Nous prenons les devants et proposons la traditionelle invitation au thé. L'eau chauffe déjà sur notre camping gaz. Pour ne pas être en reste l'homme s'éclipse un instant et revient avec un beau bouquet de menthe fraîchement coupée et une poignée d'amandes et noix. Nous l'épatons par notre maîtrise dans la confection du breuvage, digne selon lui du numéro un des maîtres du thé. La qualité de notre huile d'olive dans laquelle il trempe subtilement les morceaux de galette d'orge semble aussi à la hauteur. "Allah ighlif " notre hôte prend congé avec la formule consacrée.

A la tombée de la nuit il réapparaît, un gros pain lourd et chaud dans une main et un bidon d'agho (petit lait) dans l'autre. La sollicitude de ces montagnards envers l'étranger est toujours à la hauteur de leur légendaire hospitalité ! Le petit lait caillé est servi en apéritif de notre souper lyophilisé. Aujourd'hui, c'est sauté de veau marengo aux pâtes. Nous proposons comme il se doit le partage de ce qui doit lui sembler une bien curieuse pitance tant la première bouchée de notre invité est prudente. Mais toute nourriture se mange, car envoyée par Dieu… Bissmillah ! les suivantes seront plus volontaires et dans un beau rot sonore le gaillard nous fait part de sa satisfaction. Nous servons comme il se doit le thé-digestif, échangeons le pain contre deux oranges, deux portions de " vache qui rit ", le fond de mon paquet de Samson et quelques feuilles à rouler.

Baraka Allah illikoum (...?...) Timzin n'ouasserdoun.", Mohammed nous remercie, mais l'échange ne doit pas lui sembler équitable. J'ai saisi deux mots au vol à la fin de sa phrase et me doute qu'il ne va pas tarder à revenir. En effet, quelques minutes plus tard alors que nous fumons sous les étoiles notre petit sibsi du soir, il vient nous livrer deux belles rations d'orge. Une pour ce soir et une au petit déjeuner, insiste-t-il avant de s'en retourner vers sa compagne que nous n'avons pas revu depuis sa furtive apparition de tout à l'heure.

Dans la douceur de cette soirée printanière, la lune assistera à une des rares parties de scrabble gagnée contre Jacky depuis le début de notre aventure atlastique. Il lui en coûtera l'enjeu de la partie pendant que je noircis ces quelques lignes. Une préparation un peu fastidieuse: de quoi remplir le sibsi pour la route de demain. Un soir de mai. Etape à Imidal
Je cherche Alfredo du NH Krystal à Cuba English translation pending
by Bandolera · 2007-05-11 · 12 replies
Bonjour,

Est-ce que quelqu'un qui revient dernièrement du NH Krystal peut m'informer si Alfredo Espinoza travaille toujours au gym de cet hôtel. Ou mieux encore, si quelqu'un a l'intention d'y aller sous peu...pourriez-vous m'informer lors de votre retour, s'il y travaille toujours. Si oui, l'informer que Suzanne souhaite de ces nouvelles.

Merci,
Légende des cartes de randonnée IGN English translation pending
by Cairn · 2007-03-13 · 13 replies
J'étais entrain de faire une petite recherche sur Géoportail, et je me suis aperçu qu'il y avait un grand nombre d'informations que je n'arrivais pas à lire.

Comme par exemple le plus jaune ? le triangle bleu ou rouge ? le rectangle rouge ? le cercle bleu ?



En faite je cherchais des sources d'eau, et le cercle bleu (mais le fin, pas le gros) au dessus de la croix jaune (du bas), c'est bien une source ? Mais je ne me souvient plus la différence entre le cercle bleu et le mot "Font." (à coté du rectangle rouge sur la crête) ?

Avez vous un site ou un fichier avec toutes les légendes des cartes de rando de l'IGN ? Parceque j'ai cherché sur Géoportail et sur le site de l'IGN, mais je n'ai rien trouvé de concluant (et juste fait une petite recherche rapide sous Google)
Parcourir le chemin Cathare de Port-La Nouvelle à Foix en une semaine English translation pending
by Lucbertrand · 2007-02-01 · 6 replies
Bonjour, en février j'ai l'intention de parcourir le chemin cathare de Port-la Nouvelle à Foix en une semaine, et peut-être de partir de Narbonne en suivant le Rhône et les étangs jusqu'à Port-la Nouvelle pour commencer. L'intention étant outre le plaisir de la marche en hiver, d'essayer de m'imprégner de l'esprit de ses hommes qui refusèrent pour la plupart même sur le bûcher d'abjurer leur foi. J'ai l'intention de bivouaquer si possible dans des lieux chargés d'histoire, sans toutefois aller contre différents interdits justifiés pour le maintien des sites. De plus selon les conditions, mon manque de courage pourrait facilement m'amener à rechercher des points de chute noctures plus doux, gîtes ou hôtels. Je suis preneur de tout conseil information ou vécu intéressant à la rencontre des cathares. MERCI Luc
Circuit en 4x4 en Libye English translation pending
by Grimp · 2007-01-10 · 14 replies
Bonjour aux voyageurs,

Nous projetons avec 6 copains de faire un circuit 4X4 en Libye courant mars/ avril et je suis à la recherche d'informations concernant : la durée conseillée sur place le coût par personne avec quelles prestations + cout aproximatif du vol les agences françaises ou lybiennes qui vous ont plu les coins conseillés

à tous ceux qui ont déjà vécu cette super expérience, d'avance merci pour vos retours

Sophie
Anergui, jour de souk (Maroc) English translation pending
by Scourtoi · 2006-10-17 · 15 replies
Le sept septembre était un jeudi. A Anergui le souk battait son plein.🙂 Voici quelques souvenirs éparpillés... Sam

* * *

Aujourd’hui, jour de souk. Tous les jeudis. Je retrouve mes amis Avec du thé et des galettes. Le petit café au coin Domine la place entière. La terre battue et les cailloux Se sont mêlés aux eaux de pluie. Nous nous agglutinons A l'abri des rafales. Les rires et les salutations Pleuvent Entre les familles réunies. Joyeux microcosme bigarré, Trop petit pour s’y perdre. Je cherche Moha des yeux. La foule est dense. Nous partons ce soir vers Kousser. Je l’aperçois au fond du souk, Où sont vendus les animaux. Moutons, chèvres, mulets, ânes… Les transactions sont graves. Les regards sont sévères. Un vieillard me vend sa chèvre. Une petite chèvre noiraude. Aussi sèche que le vieux. Même regard lumineux, Même barbiche. Et je retrouve enfin Moha, Sa peau usée, Ses vastes sourires, Ses yeux couleur de braise. Il ne parle que tamazight. Ni français, ni arabe. Pour ce qui est de rire, Les gestes suffisent. Nous faisons quelques achats. Du pain, de l’huile, Des pommes de terre et des tomates, Des oignons, Des épices multicolores, Des bougies, du thé, du sucre, Un bon quartier de viande, Des sardines et du fromage. Tout ce qu’il faut pour vivre bien. Fatima et Aïcha sont là, Toujours secrètement aguicheuses. J’aime le souk. Cette manière de parler A tous ceux que l’on croise. Manière de se rencontrer, De vivre l’unité du clan. Et puis le thé, Versé de haut, Est toujours partagé. Je quitte le petit café Les bras chargés de provisions. J’évite à grandes enjambées Les flaques sur le chemin. Entre les maisons de terre crue, Je ne ressens plus les regards. Je suis ici chez moi. Si je veux faire partie du clan ? Libre à moi d’y entrer. Déroutante liberté, Tout seul et venant de loin. Liberté O combien légère Lorsque l’on s’en saisit.

* * *

Départ après le souk. Charger la mule, Et suivre le chemin Entre les amas caillouteux Et les pans de la terre. Les crêtes ensanglantées Se sont dressées verticales. La lessive d’une famille Sèche encore sur les arbustes. Des fillettes me regardent. Une heure de marche encore, Un pont dans les jardins, Et puis Aït Boulmane Blotti au fond de la vallée. Au-delà, les hauts plateaux. Pour le moment, Les maisons s’empilent hésitantes Autour d’un grenier millénaire. Des provisions sur six étages Pour le prochain hiver. Sur le chemin vers le col, Ali nous ouvre sa porte. Il est un oncle de Moha. Nous l’aidons rapidement A pousser quelques chèvres Dans le fond de la cour. Et puis les nattes sont étalées Sur le toit de la bergerie. Le pain encore chaud nous accueille, Les dattes, le thé, L’huile et les arachides. La lune, silencieuse, Glisse au dessus des crêtes. Pleine. Unique. Les reliefs se dessinent Bleutés par les ténèbres. Plus bas dans les jardins, Le murmure d’un tamtam. Celui du bendir qui se lève, Honoré par les cieux. Enfin, le couscous est servi. Sec et pimenté. La faim est assouvie. Je plonge alors dans la nuit, Seul, Ne comprenant pas un mot Des conversations autour de moi.

* * *

Un son de flûte résonne encore Sur le rocher d’Aït Boulmane Avec une douleur dans le corps De la terre des Imazighen.

* * *
Visite de deux/trois jours à Chartres et environs (France) English translation pending
by BelleEtoile · 2006-09-24 · 5 replies
Bonjour,

Nous aimerions visiter Chartres pour un voyage de 2 ou 3 jours (une journée à Chartres). Y-a-t-il des environs interessants à visiter? Nous connaissons déjà la Normandie (l'Eure et le Calvados). Qu'y a-il à voir plus bas ou plus à l'est? Y-a-il des étapes sympas (B&B, Hotels ou restaurants?)

Merci de votre aide. Je voudrais fêter nos 20 ans dignement!!!
Chambres d'hôtes et visites du sud-est de la France English translation pending
by Astrolane · 2006-08-15 · 16 replies
Bonjour,

Nous voulons visiter le sud-est de la France sur une semaine, mais en faisant plutôt l'arrière pays. On nous a indiqué les villes d'EZE, de MENTON, de ROQUEBRUNE, qu'en est-il de ces villes ? Quelles sont les spécialitées ? Sachant que nous voulons découvrir les produits locaux et ne pas passer des journées sur la plage. Nous recherchons notamment des bons plans pour des chambres d'hotes dans cette région. Merci de nous éclairer var nous ne connaissons pas beaucoup cette région et ces charmes.

@+ 😉
Petites scènes chez Khella... (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2006-06-20 · 5 replies
Le plat est énorme. Plus de soixante dix centimètres de diamètre. Taillé dans la masse d’un tronc de noyer. Trois agrafes en ferraille tenues par des clous de fer à mulet préviennent l'aggravation de la fente, témoin du grand âge de l’ustensile. Un puits creusé au milieu du pil-pil est rempli de beurre fondu épicé au piment rouge. On forme une boulette avec les doigts que l’on trempe dans le puits. Chichement en ce qui me concerne. Je connais les dégâts provoqués sur un organisme non coutumier de ce régime.

Nous sommes, la famille Berriche et moi, parmi les premiers arrivés. Huit hommes autour du plat. Quatre attendent leur tour. Le thé avant, après. Beaucoup. Le technicien de la commune, invité lui aussi, rend service, fixe et règle la parabole qui trône devant la façade de la maison. Le support est noyé dans un tonneau rempli de pierres et de ciment. Bougera plus une fois sec ! La télé fonctionne. Le lecteur DVD tout neuf posé sur son carton et protégé de la poussière par son emballage plastique dont on a découpé la façade, m’apparaît incongru dans cette habitation qui ne verra jamais l’électricité promise pour l’été sur la place du souk. Mais la plaque solaire suffit pour la lumière froide de l’ampoule basse consommation et cette liaison satellite en noir et blanc avec l’autre monde.

D’autres invités arrivent. Revient le plat de tamkhchart. Les thés n’ont pas cessé. La pièce s’emplit peu à peu. Beaucoup de métisses et de noirs descendants des esclaves affranchis des Ayt Sokhmane. J’en reconnais certains, certaines. Des adolescentes aujourd’hui mariées. Mères. Des hommes rencontrés au hasard de mes virées sur leurs terres. D’autres avec lesquels j’ai voyagé. Les barbes sont plus blanches. La lueur dans les yeux et le sourire toujours présents. Arrive le fquih du quartier de la zawia et suivent ses incantations. Le technicien, chemise à carreaux de bûcheron canadien, casquette neuve, rouge, estampillé du sigle d’une certaine confédération de travailleurs, attend patiemment la fin des prières avant de zapper à tout va. Rabgha baille devant les informations d’une chaîne saoudienne. Tout le monde regarde mais peu d’hommes comprennent l’arabe classique. Aucune femme. Je suis pour le petit Saïd une plus grande curiosité que la boite à images. Il ne me quitte pas des yeux, me sourit timidement chaque fois que nos regards se croisent.

La télé m'incommode. Discrètement je quitte le tapis pour un caillou devant la maison. Les nuages anthracite qui se matin ont arrosé la vallée, bâchent Mourik, enlèvent tout relief aux falaises, mais ici à Aguerd, la lumière a la pureté et la limpidité de la lumière d’après orage. J’ose deux photos du toit de la bergerie devenu salon de causeries animées entre les femmes aux robes et foulards chamarrés.

Trois générations dans la cour. Nordine du haut de ses quatre ans commande une petite troupe de chasseurs de poules. Il court après le coq tandis que son unité cherche à encercler la volaille qui s’éparpille, caquette bruyamment, bat des ailes frénétiquement pour franchir le muret de l’enclos où elle espère trouver protection. Le sourcier, beau-père de Saïd Ou Ighlif, me salue chaleureusement. Rabgha, la vieille, la deuxième femme de « tontonkhribouch » croît toujours que je maîtrise sa langue, parle beaucoup. Trop. Je comprends que je me fais gentiment houspiller pour n’être pas encore passé chez les Oukhribouch. Passe un chat noir derrière le plateau à thé ou se sont posés les verres vides, repris des verres pleins. L’homme au bonnet vert choisit deux éclats de genévrier et ravive le feu sous le tonneau. C’est qu’il faut beaucoup d’eau pour le thé. Et des braises… car le pil-pil c’était comme notre apéro, pour faire patienter avant les plats de semoule et les tagines dont je perçois les arômes épicés qui s’échappent de la petite cuisine séparée du reste de l’habitation. La femme du forgeron est là aussi, avec sa dernière fille, métisse, grâce et beauté adolescente promise pour les mariages d’automne. Après le moussem. Après les récoltes, quand les comptes de la saison permettront de déterminer le nombre d’invités. Ses yeux noirs en amande se détournent au croisement des miens. La codification et les normes comportementales l'exigent. L’envie est forte de lever mon appareil photo en sa direction. La décence me l’interdit.

On m’appelle. Je m’étais éloigné. Lavage des mains avant de rentrer. Une place se fait pour moi dans un cercle en attente d’un des plats communs où d’autres convives auront déjà fait leur trou. Il arrive en glissant, tiré sur la nappe en plastique qui protège les tapis sur lesquels nous mangeons la semoule assis en tailleur. Les boulettes dansent dans le creux de la main. Les grains collent entre les doigts qu’il faut lécher longuement pour nettoyer. Chacun avale sa part. Vite. Sans parler. Les plats repartent. Les femmes et les enfants attendent dehors sur l’argile blanche du toit de la bergerie. Dans la chambre, sur les tapis, les cercles des hommes restent formés. Les tagines et le pain suivent rapidement. Bismillah. Brahim rompt ces derniers et répartit les morceaux autour du plat. Les pommes de terre brûlent les doigts teintés du jaune et rouge des épices de la sauce. Un délice que ces galettes à la farine d’orge et de blé mélangés, cuites à la braise et encore tièdes. Je repense à cette agence de trekking que j’ai vu débarquer la semaine dernière au gîte avec ses pains blancs achetés à Marrakech! Comment ces agences ne mesurent-elles pas l’absurde, le grotesque – j’essaie de rester correct ! – de telles pratiques ? Et aussi le manque de considération, à la fois envers leurs clients à qui elles donnent du mauvais pain ramolli par une journée dans un sac plastique, et aussi envers le gîte qui pourrait fournir ce pain et qu’elles privent d’une rentrée supplémentaire, et non superflue, des quelques Dirhams payés dans la boulangerie en ville. Le morceau de viande reste intact au milieu du plat jusqu’à la dernière bouchée de pommes de terre. Brahim, encore lui partage. Sept bouchées. Une chacun. La mienne est sans os, choisie pour l’étranger. Bismillah. Lave-mains, savon, prières. Les mouches visitent quelques miettes sur les tapis, défient les lois de la gravité sur la cordelette entre deux poutres. Les hommes sortent. Le repas est fini. Je retrouve la lumière de l’après midi.

L’orge est moissonné à Aguerd. Le blé finit de mûrir, attend son heure. Un mulet bande. Désir inassouvi. Une poule escalade un muret de pierres, les poussins s’essayent. Echec. Passent entre les cailloux maladroitement. Les hommes d’un coté, les femmes de l’autre. Toujours. Et les enfants qui jouent, qui courent. Un homme harnache son mulet. Des femmes empaquettent leur progéniture. Bossues, elles saluent et prennent leur chemin. Khella est heureux. Nous fêtions le baptême de son dernier enfant.

Mai 2006Vallée d’Anergui – Atlas marocain
France ou Belgique pour un petit séjour? English translation pending
by Fafa21 · 2006-06-09 · 11 replies
bonjour a tous, j'ai un serieux dillemne a resoudre....j'ai donc besoin d'avis de voyageurs!

je voudrais offrir a mon ami un petit sejour (3jours 2 nuits), histoire de visiter, de se détendre et de reposer des esprits échauffés.....par le stress et la fatigue.....mais sans trop se fatiguer car beaucoup de travail apres le voyage.

alors voila, j'hésite entre la bourgogne(route des grands vins) et une ville européenne(bruges, amsterdam...).

sachant q'on a 27 ans, sans enfant.

merci d'avance les amis
Suggestion de randonnée 7-10 jours dans les Alpes? English translation pending
by Colabidou · 2006-05-01 · 12 replies
Bonjour à tous! Nous avions le tour du Cervin en tête mais apparemment il y a pas mal de passage par des remontées mécaniques, et ça nous rebute un peu... Auriez-vous des idées de rando, pour une grosse semaine dans les alpes cet été, le plus loin possible de la civilisation? Ou connaitriez vous des sites où nous pourrions nous renseigner (désolé, je n'y connais pas grand-chose...)? Merci d'avance!

PS: ah oui, je précise quand même que nous sommes quatres jeunes étudiants en pleine forme😉

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