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Thaïlande - le retour English translation pending
- -- (Voir "Plongee a koh Tao" pour raccorder les wagons !) --
3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle. Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.
Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.
Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok ! J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.
Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon. Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...
A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.
Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas. Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.
Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...
Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher. Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄 Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".
Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
3 janvier 2005 : 2 ans ont passe et me voici donc, tout guilleret avec Khryz a mes cotes, devant le guichet de Gulf Air a Roissy Charles de Gaulle. Le monsieur a l'air embete parceqe je n'ai pas de billet de retour. Je lui explique que, restant moins d'un mois en Thailande, je n'ai pas besoin de visa touristique mais ca n'a pas l'air de le satisfaire. Tout a l'air en passe de s'arranger lorsque, subitement, nous remarquons que "4 Juin 2004" comme date d'expiration de mon passeport ca n'est pas un bon chiffre. Khryz rigole (elle n'a pas tout capte) et je m'affole.
Pour faire court, nous sommes donc alles a la consigne a bagages de l'aeroport, puis nous sommes retournes chez moi pour me faire ouvrir un dossier de demande de passeport a la mairie ; munis de ce viatique, de deux photos et d'un timbre fiscal nous avons ensuite file a la sous prefecture du raincy ou le-dit document m'a ete remis en trente minutes chronos -- suivant une procedure d'urgence qui me ravit encore a chaque fois que j'y pense ; 3H a poireauter dans un cabinet medical pour se faire delivrer de faux certificats medicaux au cas ou tout foirerait et ou il faudrait que nous trouvions une bonne excuse a servir a la compagnie d'assurance (apparemment la negligence qui me caracterise n'est pas une bonne excuse) puis dodo. Le lendemain, lever a 06H00 direction l'aeroport : Mise sur liste d'attente, deroutage sur Bahrein au lieu de l'escale a Abu Dhabi et 200 euros d'amende pour pouvoir monter dans l'avion. Oui c'est moi qui est tout paye, faut bien assumer ses conneries.
Bref, 23H plus tard, nous voila a Bangkok ! J'ai beau ne pas particulierment gouter cette ville polluee et surpeuplee, j'etais quand meme bien content d'y etre enfin ! Et me voila a saouler Khryz pendant tout le trajet jusqu'a Khao San Road avec des details qui me semblaient tous sur le coup de premiere importance mais qui bizarrement ne m'ont laisse aucun souvenir 48H plus tard... L'excitation sans doute.
Arrivee a Khao San, on flane un peu dans les Sois adjacents pour denicher une guest house pas chere. Mais je savais deja pertinemment laquelle je voulais : Ma VS Guest House avec son arbre au milieu du salon et ses japonais defonces tout autour. De l'arbre, pas du salon. Honnetement, ce n'etait pas la plus pimpante (sic) et il m'a fallu batailler ferme pour vendre a Khryz la piaule cellule de prison sans insonorisation, les salles de bain collectives sans eau chaude et les seaux en guise de chasse d'eau. Mais pour 2 euros par personne et par nuit ca vaut vraiment le coup, surtout a Bangkok. Et puis c'est tellement typique : chaque meuble laque, chaque autel, chaque paire de tongs laissee a l'entree vous rappellent immanquablement que vous etes en Asie...
A Khao San il y avait ces derniers jours une petite ambiance de World Trade Center avec des grands panneaux sur lesquels on avait accroche les noms et les photos des milliers de touristes morts ou disparus. Dans cette contemplation, les mots vous manquent.
Dans le salon de la guest House on a rencontre Al, un hollandais qui parle 8 ou 9 langues, routard au long cours comme beaucoup. Il nous a fait visiter un petit peu : On est alles jusqu'au debarcadere le plus proche sur le Chao Praya, on y a vu un joli fort du 18eme siecle que Khryz a mitraille (les photos suivront) et aussi un concert de rock Thaie intitule "Help the South" pour les victimes du Tsunami. Grande affluence et ambiance de fete bizarrement. Avons rencontre la-bas 2 indiens francophones et une coreenne. Sympas. Ensuite, nous sommes revenus manger des fallafels - grippe aviaire oblige - avec Al qui s'est revele un petit peu saoulant, du genre 'bougez pas, moi j'connais la vie", un vrai sac a conneries en fait : Il avait visiblement mal digere le petit precis de linguistique comparee de Saussure et a remonte tout le fil des mutations du larynx jusqu'a l'epoque ou les hommes avaient "un regime hyper-proteine parcequ'ils bouffaient tous les oeufs de dinosaures". Ce qui a bien sur cause leur extinction. No comment.
Hier, nous sommes alles jusqu'au Chao Praya et avons emprunte un Bus Boat jusqu'au Wat Pho, un grand ensemble de temples pas tres loin du palais royal. Des buddhas par centaines, dont un particulirement impressionnant : represente en position allongee, il fait approximativement 6M de haut pour 46M de long ! Le tout dore a l'or fin comme il se doit...
Khryz a deja craque pour 4 pantalons, des tongs, un sac, des lunettes et une memory card pour son appareil photo. Faut pas la contrarier, ca a l'air de lui faire plaisir : "T'as vu combien ca coute ca ?? C'est pas cher dis-donc, hein ?". Et honnetement, non, c'est pas cher. Au MBK, le grand magasin de Bangkok ou nous avons trouve sa carte memoire, je me suis fait couper les tifs et raser la barbe ; c'est rigolo de voir une thaie s'eclater sur ta barbe. Le systeme pileux thailandais etant ce qu'il est, c'etait pour elle un plaisir rare a savourer ! 😄 Ce qui est moins plaisant en revanche, c'est quand, au retour du grand magasin, ton conducteur de tuk-tuk te fait un remake de la "fureur de vivre" en conduisant en sens inverse sur 400M pour doubler les bouchons. A la fin, il rigole, pouces leves, l'air de dire : "Meme pas morts !".
Voila. C'est a peu pres tout pour le moment. Je vous donne RdV dans 72H ou on passera de James Dean a Elvis. Mais si, rappelez vous : Youkoulele et guirlandes autour du cou....
3 weeks in Bali in 2025
We’ve read it all about Bali: mass tourism, non-stop parties, ferry disasters, the kingdom of “Instagrammers,” pollution, “Bali belly”... But luckily, this island isn’t just about Kuta’s beaches and the Lempuyang Temple.
Sure, it’s not as exotic or off-the-beaten-path as other Indonesian islands (the Moluccas, Timor, Flores...), but we spent 3 weeks there and loved it!
Our (planned) itinerary in 7 stops: - Ubud (4 nights) - Sidemen (2 nights) - Gili Meno (3 nights) - Amed (2 nights) - Pemuteran (4 nights) - Munduk (2 nights) - Jatiluwih (2 nights)

We booked our accommodations in advance, and for the rest (drivers, activities...), we took it day by day with help from the homestays (making sure to contact them a few days ahead via WhatsApp).
In the end, it’s an “easy” destination, very affordable, and one that’s managed to keep a certain authenticity.

Sure, it’s not as exotic or off-the-beaten-path as other Indonesian islands (the Moluccas, Timor, Flores...), but we spent 3 weeks there and loved it!
Our (planned) itinerary in 7 stops: - Ubud (4 nights) - Sidemen (2 nights) - Gili Meno (3 nights) - Amed (2 nights) - Pemuteran (4 nights) - Munduk (2 nights) - Jatiluwih (2 nights)

We booked our accommodations in advance, and for the rest (drivers, activities...), we took it day by day with help from the homestays (making sure to contact them a few days ahead via WhatsApp).
In the end, it’s an “easy” destination, very affordable, and one that’s managed to keep a certain authenticity.

Inside South Africa
Inside South Africa
The Burst Hose. The passenger is so impatient to arrive that the coachman whips a horse that barely tolerates the mistreatment. I can tell she’s gearing up for a kick, and suddenly, at full gallop, she stops responding. If I press the spur, she cuts out but accepts a half-pressed pedal. She pulled this stunt last year, right in the middle of the Kalahari Desert, and I can guess the trick: she blew a hose! An hour at a slow trot brings us to a Ford garage. A workshop manager, as sullen as he is efficient, has the necessary parts removed to reach the hose, then announces he doesn’t have the spare part and will need a week to get it. I suggest taking advantage of the access to make a temporary repair on the tear, but he refuses, arguing the pressure is so high that the patch would give way immediately—"It’s not a Testarossa, after all!" After reassembly, he refuses to charge us anything and advises us to head to the next town, 200 kilometers away—off we go for another four hours. Semi-trailers overtake us without mercy; I’m reminded of *Duel*. At the Land Rover dealership, we learn the part will take two working days to arrive, and it’s Thursday. I decide to have the hose delivered to the house without wheels—I’ll change it myself. Five hours later, climbing the pass in first gear, we reach the object of her desires. * Hide and Seek In Brittany, my neighbor is a taciturn, touchy fisherman. He’s anchored his old boat in the middle of the estuary that separates two departments and uses it as a storage space. It’s a jumble of nets, buoys, and traps. The old wooden vessel is falling apart, and the hull’s paint is nothing but a distant memory—so much so that the Maritime Affairs Directorate of his department orders him to remove it or repaint it. Asterix also runs a restaurant on the harbor, where he treats customers to his catch. One Sunday afternoon, we see him loading cooks, servers, and dishwashers armed with rollers, brushes, and paint cans into dinghies. Off they go for two hours of slapdash painting and laughter. Once the starboard side is done, everyone returns to prepare for the evening service. The port side will wait until the Maritime Affairs Directorate from the other department reacts. This story came back to me when I got home: the side visible from the road had been repainted, but the other side was left as is. * The Blonde, the Red, the White, and the Black Many workers are paid at the end of each week, but alcohol sales for takeaway are banned on Saturdays and Sundays. So, on Friday nights, the bars are packed, and liquor stores never empty—of people who are already full. Their limited means reduce them to cheap, harsh wines or bland beers. Yet, they still end up wasted.
* Seven In mainland France, you can easily raise seven sheep per hectare. In the Great Karoo, it takes seven hectares of sparse but tasty vegetation to feed just one sheep. Not to mention the energy spent moving around. Add to that the fact that a French sheep produces about one and a half lambs per year, while here, between droughts and jackals, it’s closer to 0.7, and you’ll understand why, with a 7,000-hectare farm—the local basic unit—a South African farmer’s income barely exceeds that of a farm a hundred times smaller in Brittany. This weekend, the annual agricultural show is taking place at the fairgrounds. Some come from far away, so a procession of pickups, trailers, and trucks loaded with sheep makes its way up the main street: we’re definitely in the Karoo. I expected a competition of lean, wiry ascetics, able to pass on traits useful to the environment, but I suspect these bodybuilder show animals don’t just graze on the bush and are doped with alfalfa. Besides, I caught a dealer red-handed with a bag of pellets. * They’re Not Dolls Ken is a professional hunting guide, working independently. When it’s not hunting season, he goes fishing for clients, mainly in the United States. He says Trump’s election—whom he slightly resembles, though younger—would be good for his business, but he doesn’t like Trump, nor, it seems, his clients much. He wanted to be a farmer, but in the post-apartheid context, taking over a farm was a gamble. His wife, who’s more beautiful than Barbie and Melania, silently agrees. * Neighbors That’s the problem with women: their *it girl* side. Within a year of her moving in, we got two new neighbors. One on the other side of the track, the other half an hour away (here, that’s *next door*). One only travels at the controls of his black helicopter, the other aboard his private Boeing 737. The first is a very wealthy farmer from the northeast of the country who’s expanding into the Karoo. He just bought two non-contiguous farms of 6,000 hectares each. I still don’t know what the owner of the farm in between is thinking. The newcomer plans to create a wildlife reserve for breeding purposes; our future neighbors will be giraffes, rhinos, and antelopes, including rare species like the Sable. They say he’s a man in a hurry, determined: when the municipality dragged its feet on his request to refurbish the public track that serves as our border, he just went ahead and did it himself. It was a historic farm, crossed by paths leading to other farms, home to a pond full of birds where water from the mountain ends up after the villagers have taken their share. That’s where the golf course I was about to become the 29th member of was located. Now, it’s all closed off, fenced, and lined with monumental gates. The Wild West in the Western Cape. Is it because his name ends in ‘-ski’ that rumors link him to Slavic mafias and advise against crossing him? The same rumors say he’s involved in the uranium market—well, there’s uranium in the Karoo’s subsoil. The second neighbor is a Saudi prince who just bought a modestly sized farm—3,500 hectares—but don’t think he’s a minor prince. He paid four and a half times the market price to get it! The farm had been in the same family for two centuries, and the owners refused to even consider selling. The prince’s agent—money, in this case, black gold—kept coming back every week despite repeated refusals, finally saying his client wanted this farm at any price. A price they were asked to set. And that’s how you sell your ancestors’ graves. There are plenty of huge farms for sale here, but the prince was looking for a property where he wouldn’t see any roads, tracks, or other houses or farms. He’ll come a few days a year to hunt. However, he’s annoyed: the runway at the nearest airport, two hours away, isn’t long enough for his private jet, so he’ll have to land in Cape Town, like me, and endure nearly two hours by helicopter. That’s how it goes in South Africa. I’d be curious to know what Julius Malema, leader of the EFF (Economic Freedom Fighters), who advocates the Zimbabwean model of land redistribution, thinks about it.
* Biko The autobiography of a journalist and politician of European descent, South African, is published this week. In 1977, this rookie got her editor’s permission to investigate the death in detention of black leader Steve Biko. The apartheid regime’s political police claimed he had died from a hunger strike. The bold young woman discovered that the medical examiners reported a slightly overweight corpse, and later, it was revealed that Biko had died from abuse, if not torture. Under pressure after publishing her investigation, Helen Zille, disillusioned, gave up journalism and turned to politics. She is one of the white South Africans who fought against apartheid, and it’s reassuring that some people have a conscience that transcends class or race. *
You Have the Watches... …we have the time. Anyone who’s worked with Africans knows this response they occasionally throw at us. Willem, the inconsistent gardener, couldn’t stand the observation: running around the place at top speed, even with a pitchfork over his shoulder, wasn’t getting the job done. So Jan replaced him. We share the same first name—no doubt we’ll accomplish great things. He’s known to be reliable, meaning he shows up for work, and he only speaks Afrikaans. We communicate like at the circus: thumbs up, thumbs down. Jan has the build of a bushman but the bone structure and features of a mixed-race person—multiple mixes. He’s a sprite, always moving, sometimes without purpose or destination (the journey is the path). I lose sight of him—it’s not exactly a virgin forest—and he reappears elsewhere, busy. Jan doesn’t understand wasted water—he must think the same of us trying to cultivate the desert. He’s a gardener like I’m a violinist, virtuosos of playback. After a very light lunch, he lies down on the ground in the shadow of the stables and falls asleep. If his arrival time in the morning is variable, it’s never before the agreed hour, but his departure time is unchanging: it’s 3 PM, no matter what. No point trying to fool him; he can count and shows me the fancy watch eating up his thin wrist. * Colours Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift. A bestiary? A herbarium? No, the colors offered by the country’s top paint manufacturer. All the shades of the continent from an armchair. * Pets She loves three mastiffs, a meter tall at the withers. Is it for their beauty? Their breed? Their deterrent power, because knowing these beasts exist, no one would dare enter her property without an invitation? A bit of all that, probably. She won’t say. She loves pets but likes other people’s less, especially the poor ones. So, she actively participates in the campaign to sterilize dogs and cats in the neighboring township. Just think, the poor things can’t afford to feed or care for them, meaning they can’t ensure them a decent life. She and others justify the pets section of the local mini-supermarket. Whether your pet is a puppy, adult, or mature, whether it likes fish or prefers beef (no one thought of a dog-based reference from the township?), you’ll find your happiness. While you order, many locals will only have access to the parking lot to beg. * Democracy in Africa
What would Tocqueville say about Democracy in America this fall? After the father, we had the son; after the husband, and by default, we might get the wife. No one else, really? Let’s not talk about France and its current vaudeville. A Ivorian academic believes African peoples aren’t ready for "Western-style" democracy (caricatured as a free T-shirt buying a vote). Does he know the same is true elsewhere, where many voters vote not for a vision, a project, or convictions, but to protect their own interests? Here in South Africa, national elections were held recently, confirming the ANC’s decline in favor of the Democratic Alliance (DA). Historically (since the end of apartheid) seen as the party of whites (who make up less than 10% of the population), it has managed to rally those disillusioned by the clientelism, incompetence, and corruption of Mandela’s unworthy heirs. The DA now governs five of the country’s six largest cities. In the neighboring township, long after the vote ended, ANC and DA T-shirt wearers cross paths courteously. Today, it’s different. The DA’s national leader is holding a rally in a vacant lot. A few hundred people are there, including a good third of children, three-quarters of them ragged. Not an ANC T-shirt in sight amid the smoke of braais and deafening music. Fewer than ten pale faces: the journalist I’m driving, a local official, and activists. A small convoy of limousines arrives—just four, fewer than any of President Zuma’s offspring’s private stables. The crowd stirs, flags wave, and ululations ring out. Mmusi Maimane is a light-skinned mixed-race man, towering over the assembly, which he gently parts, joining in the dances and posing for selfies. He’ll give his speech, half in English, half in Afrikaans, perched on a truck platform—the meeting’s cost must be bearable for taxpayers. A mediocre populist orator, no doubt, but skilled. Two hours later, in the evening, another gathering. This time in a historic town property. A hundred and fifty people, casual chic, all white except for three mixed-race individuals... and the DA President. A Rotary Club vibe: everyone the town has in terms of farmers, shopkeepers, and entrepreneurs has paid their dues to honor Mmusi Maimane’s visit. His admirers see him as a new Mandela or compare him to Obama; his opponents think he’s being manipulated, and his detractors call him a traitor. He’s under forty, intelligent, and his wife is white. The chance he’ll become President of South Africa isn’t zero. * Posh Port Out, Starboard Home. Sonja, who walks the desert at dawn, calls one of her acquaintances posh, meaning snobbish. She’s got a sharp tongue. Wealthy English people (not the ones sent to Australia as convicts one-way) traveling to India would book their cabin on the port side on the way out and starboard on the way back. That way, they had a view of the coast throughout the journey instead of the ocean’s emptiness—whatever Kersauzon says. I didn’t know that by choosing my seat on the plane, depending on the route and time, so the sun lights up the landscape instead of blinding me, I was being posh. * Cosmopolitan Wine Tasting A pale lookalike of Jacob Zuma, a painter teaching his art in Europe; an Antwerp writer in South Africa; a desert gardener with a surfer look; an Irishwoman teaching yoga in the Karoo; an Afrikaner passionate about world history; another, our host, up to his neck in wine; and two French observers—observed observers. Conversations flow, then bottles, just before some hosts leave. Recurring corruption scandals involving President Zuma and his inner circle. A Chenin Blanc. Napoleon, who could have changed the course of South African history. An unwooded Chardonnay. The snake, a puff adder, one found in her garden. A Sauvignon Blanc. The kudu hit by a car at the village exit, which didn’t survive. A Pinotage. The bloody Anglo-Boer War. A Shiraz named Down to Earth. * Little Patagonia A story of pressure or depression, temperature differentials, or perhaps an age-old war between the elements—almost every day at the end of the afternoon, as if tucking in, the wind rushes down the mountain and gives a free haircut. When it falls, you don’t know where, and you hope it hurt itself and won’t get back up. I’m going to build a mast on the house, hoist the sails, trim them, and sail across the desert—it will remember the sea. *
Meeting in the township.

Since a cover is needed (in black and white)...
The Burst Hose. The passenger is so impatient to arrive that the coachman whips a horse that barely tolerates the mistreatment. I can tell she’s gearing up for a kick, and suddenly, at full gallop, she stops responding. If I press the spur, she cuts out but accepts a half-pressed pedal. She pulled this stunt last year, right in the middle of the Kalahari Desert, and I can guess the trick: she blew a hose! An hour at a slow trot brings us to a Ford garage. A workshop manager, as sullen as he is efficient, has the necessary parts removed to reach the hose, then announces he doesn’t have the spare part and will need a week to get it. I suggest taking advantage of the access to make a temporary repair on the tear, but he refuses, arguing the pressure is so high that the patch would give way immediately—"It’s not a Testarossa, after all!" After reassembly, he refuses to charge us anything and advises us to head to the next town, 200 kilometers away—off we go for another four hours. Semi-trailers overtake us without mercy; I’m reminded of *Duel*. At the Land Rover dealership, we learn the part will take two working days to arrive, and it’s Thursday. I decide to have the hose delivered to the house without wheels—I’ll change it myself. Five hours later, climbing the pass in first gear, we reach the object of her desires. * Hide and Seek In Brittany, my neighbor is a taciturn, touchy fisherman. He’s anchored his old boat in the middle of the estuary that separates two departments and uses it as a storage space. It’s a jumble of nets, buoys, and traps. The old wooden vessel is falling apart, and the hull’s paint is nothing but a distant memory—so much so that the Maritime Affairs Directorate of his department orders him to remove it or repaint it. Asterix also runs a restaurant on the harbor, where he treats customers to his catch. One Sunday afternoon, we see him loading cooks, servers, and dishwashers armed with rollers, brushes, and paint cans into dinghies. Off they go for two hours of slapdash painting and laughter. Once the starboard side is done, everyone returns to prepare for the evening service. The port side will wait until the Maritime Affairs Directorate from the other department reacts. This story came back to me when I got home: the side visible from the road had been repainted, but the other side was left as is. * The Blonde, the Red, the White, and the Black Many workers are paid at the end of each week, but alcohol sales for takeaway are banned on Saturdays and Sundays. So, on Friday nights, the bars are packed, and liquor stores never empty—of people who are already full. Their limited means reduce them to cheap, harsh wines or bland beers. Yet, they still end up wasted.
* Seven In mainland France, you can easily raise seven sheep per hectare. In the Great Karoo, it takes seven hectares of sparse but tasty vegetation to feed just one sheep. Not to mention the energy spent moving around. Add to that the fact that a French sheep produces about one and a half lambs per year, while here, between droughts and jackals, it’s closer to 0.7, and you’ll understand why, with a 7,000-hectare farm—the local basic unit—a South African farmer’s income barely exceeds that of a farm a hundred times smaller in Brittany. This weekend, the annual agricultural show is taking place at the fairgrounds. Some come from far away, so a procession of pickups, trailers, and trucks loaded with sheep makes its way up the main street: we’re definitely in the Karoo. I expected a competition of lean, wiry ascetics, able to pass on traits useful to the environment, but I suspect these bodybuilder show animals don’t just graze on the bush and are doped with alfalfa. Besides, I caught a dealer red-handed with a bag of pellets. * They’re Not Dolls Ken is a professional hunting guide, working independently. When it’s not hunting season, he goes fishing for clients, mainly in the United States. He says Trump’s election—whom he slightly resembles, though younger—would be good for his business, but he doesn’t like Trump, nor, it seems, his clients much. He wanted to be a farmer, but in the post-apartheid context, taking over a farm was a gamble. His wife, who’s more beautiful than Barbie and Melania, silently agrees. * Neighbors That’s the problem with women: their *it girl* side. Within a year of her moving in, we got two new neighbors. One on the other side of the track, the other half an hour away (here, that’s *next door*). One only travels at the controls of his black helicopter, the other aboard his private Boeing 737. The first is a very wealthy farmer from the northeast of the country who’s expanding into the Karoo. He just bought two non-contiguous farms of 6,000 hectares each. I still don’t know what the owner of the farm in between is thinking. The newcomer plans to create a wildlife reserve for breeding purposes; our future neighbors will be giraffes, rhinos, and antelopes, including rare species like the Sable. They say he’s a man in a hurry, determined: when the municipality dragged its feet on his request to refurbish the public track that serves as our border, he just went ahead and did it himself. It was a historic farm, crossed by paths leading to other farms, home to a pond full of birds where water from the mountain ends up after the villagers have taken their share. That’s where the golf course I was about to become the 29th member of was located. Now, it’s all closed off, fenced, and lined with monumental gates. The Wild West in the Western Cape. Is it because his name ends in ‘-ski’ that rumors link him to Slavic mafias and advise against crossing him? The same rumors say he’s involved in the uranium market—well, there’s uranium in the Karoo’s subsoil. The second neighbor is a Saudi prince who just bought a modestly sized farm—3,500 hectares—but don’t think he’s a minor prince. He paid four and a half times the market price to get it! The farm had been in the same family for two centuries, and the owners refused to even consider selling. The prince’s agent—money, in this case, black gold—kept coming back every week despite repeated refusals, finally saying his client wanted this farm at any price. A price they were asked to set. And that’s how you sell your ancestors’ graves. There are plenty of huge farms for sale here, but the prince was looking for a property where he wouldn’t see any roads, tracks, or other houses or farms. He’ll come a few days a year to hunt. However, he’s annoyed: the runway at the nearest airport, two hours away, isn’t long enough for his private jet, so he’ll have to land in Cape Town, like me, and endure nearly two hours by helicopter. That’s how it goes in South Africa. I’d be curious to know what Julius Malema, leader of the EFF (Economic Freedom Fighters), who advocates the Zimbabwean model of land redistribution, thinks about it.
* Biko The autobiography of a journalist and politician of European descent, South African, is published this week. In 1977, this rookie got her editor’s permission to investigate the death in detention of black leader Steve Biko. The apartheid regime’s political police claimed he had died from a hunger strike. The bold young woman discovered that the medical examiners reported a slightly overweight corpse, and later, it was revealed that Biko had died from abuse, if not torture. Under pressure after publishing her investigation, Helen Zille, disillusioned, gave up journalism and turned to politics. She is one of the white South Africans who fought against apartheid, and it’s reassuring that some people have a conscience that transcends class or race. *
You Have the Watches... …we have the time. Anyone who’s worked with Africans knows this response they occasionally throw at us. Willem, the inconsistent gardener, couldn’t stand the observation: running around the place at top speed, even with a pitchfork over his shoulder, wasn’t getting the job done. So Jan replaced him. We share the same first name—no doubt we’ll accomplish great things. He’s known to be reliable, meaning he shows up for work, and he only speaks Afrikaans. We communicate like at the circus: thumbs up, thumbs down. Jan has the build of a bushman but the bone structure and features of a mixed-race person—multiple mixes. He’s a sprite, always moving, sometimes without purpose or destination (the journey is the path). I lose sight of him—it’s not exactly a virgin forest—and he reappears elsewhere, busy. Jan doesn’t understand wasted water—he must think the same of us trying to cultivate the desert. He’s a gardener like I’m a violinist, virtuosos of playback. After a very light lunch, he lies down on the ground in the shadow of the stables and falls asleep. If his arrival time in the morning is variable, it’s never before the agreed hour, but his departure time is unchanging: it’s 3 PM, no matter what. No point trying to fool him; he can count and shows me the fancy watch eating up his thin wrist. * Colours Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift. A bestiary? A herbarium? No, the colors offered by the country’s top paint manufacturer. All the shades of the continent from an armchair. * Pets She loves three mastiffs, a meter tall at the withers. Is it for their beauty? Their breed? Their deterrent power, because knowing these beasts exist, no one would dare enter her property without an invitation? A bit of all that, probably. She won’t say. She loves pets but likes other people’s less, especially the poor ones. So, she actively participates in the campaign to sterilize dogs and cats in the neighboring township. Just think, the poor things can’t afford to feed or care for them, meaning they can’t ensure them a decent life. She and others justify the pets section of the local mini-supermarket. Whether your pet is a puppy, adult, or mature, whether it likes fish or prefers beef (no one thought of a dog-based reference from the township?), you’ll find your happiness. While you order, many locals will only have access to the parking lot to beg. * Democracy in Africa
What would Tocqueville say about Democracy in America this fall? After the father, we had the son; after the husband, and by default, we might get the wife. No one else, really? Let’s not talk about France and its current vaudeville. A Ivorian academic believes African peoples aren’t ready for "Western-style" democracy (caricatured as a free T-shirt buying a vote). Does he know the same is true elsewhere, where many voters vote not for a vision, a project, or convictions, but to protect their own interests? Here in South Africa, national elections were held recently, confirming the ANC’s decline in favor of the Democratic Alliance (DA). Historically (since the end of apartheid) seen as the party of whites (who make up less than 10% of the population), it has managed to rally those disillusioned by the clientelism, incompetence, and corruption of Mandela’s unworthy heirs. The DA now governs five of the country’s six largest cities. In the neighboring township, long after the vote ended, ANC and DA T-shirt wearers cross paths courteously. Today, it’s different. The DA’s national leader is holding a rally in a vacant lot. A few hundred people are there, including a good third of children, three-quarters of them ragged. Not an ANC T-shirt in sight amid the smoke of braais and deafening music. Fewer than ten pale faces: the journalist I’m driving, a local official, and activists. A small convoy of limousines arrives—just four, fewer than any of President Zuma’s offspring’s private stables. The crowd stirs, flags wave, and ululations ring out. Mmusi Maimane is a light-skinned mixed-race man, towering over the assembly, which he gently parts, joining in the dances and posing for selfies. He’ll give his speech, half in English, half in Afrikaans, perched on a truck platform—the meeting’s cost must be bearable for taxpayers. A mediocre populist orator, no doubt, but skilled. Two hours later, in the evening, another gathering. This time in a historic town property. A hundred and fifty people, casual chic, all white except for three mixed-race individuals... and the DA President. A Rotary Club vibe: everyone the town has in terms of farmers, shopkeepers, and entrepreneurs has paid their dues to honor Mmusi Maimane’s visit. His admirers see him as a new Mandela or compare him to Obama; his opponents think he’s being manipulated, and his detractors call him a traitor. He’s under forty, intelligent, and his wife is white. The chance he’ll become President of South Africa isn’t zero. * Posh Port Out, Starboard Home. Sonja, who walks the desert at dawn, calls one of her acquaintances posh, meaning snobbish. She’s got a sharp tongue. Wealthy English people (not the ones sent to Australia as convicts one-way) traveling to India would book their cabin on the port side on the way out and starboard on the way back. That way, they had a view of the coast throughout the journey instead of the ocean’s emptiness—whatever Kersauzon says. I didn’t know that by choosing my seat on the plane, depending on the route and time, so the sun lights up the landscape instead of blinding me, I was being posh. * Cosmopolitan Wine Tasting A pale lookalike of Jacob Zuma, a painter teaching his art in Europe; an Antwerp writer in South Africa; a desert gardener with a surfer look; an Irishwoman teaching yoga in the Karoo; an Afrikaner passionate about world history; another, our host, up to his neck in wine; and two French observers—observed observers. Conversations flow, then bottles, just before some hosts leave. Recurring corruption scandals involving President Zuma and his inner circle. A Chenin Blanc. Napoleon, who could have changed the course of South African history. An unwooded Chardonnay. The snake, a puff adder, one found in her garden. A Sauvignon Blanc. The kudu hit by a car at the village exit, which didn’t survive. A Pinotage. The bloody Anglo-Boer War. A Shiraz named Down to Earth. * Little Patagonia A story of pressure or depression, temperature differentials, or perhaps an age-old war between the elements—almost every day at the end of the afternoon, as if tucking in, the wind rushes down the mountain and gives a free haircut. When it falls, you don’t know where, and you hope it hurt itself and won’t get back up. I’m going to build a mast on the house, hoist the sails, trim them, and sail across the desert—it will remember the sea. *
Meeting in the township.
Since a cover is needed (in black and white)...
Partir en voiture au Sénégal en ce moment English translation pending
bonjour ,
j'ai prévu de de faire Tanger / Dakar par la route côtière en voiture; je dois prendre le ferry Sète/Tanger lundi 21/01 pour arriver à Dakar vers le 30/01; Compte tenu du contexte actuel au Mali, j'ai téléphoné aux ambassades de Mauritanie et du Maroc en France; coté Mauritanie: - les postes frontières sur la route sont ouverts; - la frontière avec le Mali est fermée. - pas plus d'infos. Maroc: - pas d'info si ce n'est "c'est à vous de prendre vos responsabilités";
y-a-t-il quelqu'un sur la route en ce moment qui pourrait me donner des infos concrètes ?
PS: l'auberge Sahara à NKC que j'ai contactée hier soir m'a répondu qu'il n'y avait pas de problème (Mali à 2000 kms)
zouvir
j'ai prévu de de faire Tanger / Dakar par la route côtière en voiture; je dois prendre le ferry Sète/Tanger lundi 21/01 pour arriver à Dakar vers le 30/01; Compte tenu du contexte actuel au Mali, j'ai téléphoné aux ambassades de Mauritanie et du Maroc en France; coté Mauritanie: - les postes frontières sur la route sont ouverts; - la frontière avec le Mali est fermée. - pas plus d'infos. Maroc: - pas d'info si ce n'est "c'est à vous de prendre vos responsabilités";
y-a-t-il quelqu'un sur la route en ce moment qui pourrait me donner des infos concrètes ?
PS: l'auberge Sahara à NKC que j'ai contactée hier soir m'a répondu qu'il n'y avait pas de problème (Mali à 2000 kms)
zouvir
La France qui souffre... English translation pending
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre...
Une pâtisserie à la vitrine alléchante...
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
From Bangkok to Krabi, Thailand by Car!
This first trip of 2025 will have the taste of Asia.
More precisely, Thailand!
It’s not my first time—I’ve often traveled across Southeast Asia between 2000 and 2015. (This travel journal, for example...)
But it’ll be my partner’s first steps in this part of the world.
The itinerary we’ve chosen will alternate between familiar sights for me and new discoveries for both of us.
I’ll get to see how the country has changed in 20 years—and what’s stayed the same!
We were torn between the north and the south of the kingdom. Fears of smoke from slash-and-burn farming and a desire to relax on the sand tipped the scales toward the south...
What if we rented a car?
I think driving in sprawling Bangkok would be a bit ambitious, so we’ll only book our vehicle from Hua Hin to return it in Surat Thani.
Other transportation will range from tuk-tuks to overnight trains and ride-hailing services.
And of course, the plane!
I’d love to travel from Auvergne to Bangkok by road, but 15 days wouldn’t be enough...
Plus, the current geopolitical situation isn’t exactly favorable...
So, once again, we’ll be stuck for hours in the less-than-comfortable economy class of Qatar Airways.
The arrival time was on schedule, entry formalities were quick, and all our luggage made it.
We left Lyon in wind and cold—now we’re breathing in the warm, humid air of กรุงเทพมหานคร.
To reach our hotel, we first took the metro, which dropped us off in the city center in about 30 minutes for the incredible price of 1.18 €.
A few taps on the GRAB app, and we booked a ride-hailing service for the last few kilometers.
We waited a while for our driver due to insane traffic in the area, but once in the 4x4, we were at our lodging in no time.
We chose this small hotel for its riverside location, tranquility, and price.
It’ll do the job perfectly—the only downside is the weak breakfast.
The room is inviting, and we collapse onto the bed for a well-deserved short nap.
Wake-up call in an hour for our first visits!
See you soon...

More precisely, Thailand!
It’s not my first time—I’ve often traveled across Southeast Asia between 2000 and 2015. (This travel journal, for example...)
But it’ll be my partner’s first steps in this part of the world.
The itinerary we’ve chosen will alternate between familiar sights for me and new discoveries for both of us.
I’ll get to see how the country has changed in 20 years—and what’s stayed the same!
We were torn between the north and the south of the kingdom. Fears of smoke from slash-and-burn farming and a desire to relax on the sand tipped the scales toward the south...
What if we rented a car?
I think driving in sprawling Bangkok would be a bit ambitious, so we’ll only book our vehicle from Hua Hin to return it in Surat Thani.
Other transportation will range from tuk-tuks to overnight trains and ride-hailing services.
And of course, the plane!
I’d love to travel from Auvergne to Bangkok by road, but 15 days wouldn’t be enough...
Plus, the current geopolitical situation isn’t exactly favorable...
So, once again, we’ll be stuck for hours in the less-than-comfortable economy class of Qatar Airways.
The arrival time was on schedule, entry formalities were quick, and all our luggage made it.
We left Lyon in wind and cold—now we’re breathing in the warm, humid air of กรุงเทพมหานคร.
To reach our hotel, we first took the metro, which dropped us off in the city center in about 30 minutes for the incredible price of 1.18 €.
A few taps on the GRAB app, and we booked a ride-hailing service for the last few kilometers.
We waited a while for our driver due to insane traffic in the area, but once in the 4x4, we were at our lodging in no time.
We chose this small hotel for its riverside location, tranquility, and price.
It’ll do the job perfectly—the only downside is the weak breakfast.
The room is inviting, and we collapse onto the bed for a well-deserved short nap.
Wake-up call in an hour for our first visits!
See you soon...

La façon dont nous voyageons ne s'est-elle pas modifiée par notre activité sur les réseaux sociaux? English translation pending
Bonjour,
Suite aux réflexions posées sur mon premier grand voyage (qui se termine d'ici 15 jours) mais aussi après la lecture d'un article partagé sur fb, je me pose énormément de questions sur la façon dont nous voyageons, dont notre "génération" voyage. Ne voyage-t-elle pas pour faire sensation sur Instagram ?
Je pense qu'il y a du juste là-dedans mais également du faux, car il restera toujours des voyageurs, des aventuriers qui partent à la découverte du monde pour leur propre expérience, leur propre bien-être et non pas pour s'exposer sur Internet.
Le vrai là-dedans est que de plus en plus de jeunes voyageurs voyagent pour faire des photos sensationnelles, montrer une vie "trop cool", parce que le voyage est devenu une mode.
Est-ce que j'en fais partie ? Est-ce que vous en faites partie ?
Je dois vous avouer qu'avant de partir je ne me posais même pas la question, je suis partie pour voyager, pour découvrir le monde, pour trouver des réponses, des questionnements. Puis petit à petit je me suis laissée prendre au jeu des "belles photos instagram" parce que j'ai commencé à suivre de plus en plus de voyageurs sur cette plateforme. Mais désormais je me demande à quoi tout ça rime ?
Cette nouvelle façon de voyager s'empare de bcp personnes et modifie notre rapport au monde, notre façon de le voir et de le vivre.
J'avais simplement envie d'ouvrir une telle discussion, de partager avec certains mes réflexions et opinions. N'hésitez pas à me donner votre avis, sans jugement, sans critique et sans pression. Je ne souhaite pas faire polémique mais je pense que c'est une discussion actuelle et j'avais envie d'avoir des opinions.
Merci ! A bientôt
J'avais simplement envie d'ouvrir une telle discussion, de partager avec certains mes réflexions et opinions. N'hésitez pas à me donner votre avis, sans jugement, sans critique et sans pression. Je ne souhaite pas faire polémique mais je pense que c'est une discussion actuelle et j'avais envie d'avoir des opinions.
Merci ! A bientôt
Le Haut-commissaire de l'ONU (HCR) appelle la Thaïlande à renoncer à expulser 4,000 Hmongs au Laos English translation pending
Le HCR appelle la Thaïlande à renoncer à expulser 4.000 Hmongs au Laos
GENEVE - Le Haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés Antonio Guterres a appelé jeudi les autorités thaïlandaises à renoncer à leur projet d'expulsion au Laos de 4.000 Hmongs réfugiés dans des camps du nord-est du pays.
M. Guterres demande dans un communiqué au "gouvernement de Thaïlande de stopper son plan de retour involontaire au Laos de quelque 4.000 Hmongs laotiens", conformément à un accord signé entre les deux pays.
"Selon les lois internationales, la Thaïlande a la responsabilité et l'obligation de s'assurer que le retour d'une personne reconnue comme réfugiée ou ayant besoin d'une protection internationale se fait sur une base strictement volontaire", a-t-il insisté.
Le contraire, a-t-il prévenu, "mettrait non seulement en danger la protection des réfugiés mais constituerait un très mauvais exemple international".
Le Premier ministre thaïlandais a confirmé jeudi que le pays s'apprêtait à expulser ces 4.000 réfugiés Hmongs au Laos "au moment approprié". Des diplomates avaient indiqué il y a quelques jours que Bangkok prévoyait de le faire d'ici la fin de l'année.
Le Premier ministre Abhisit Vejjajiva a confirmé sa volonté d'honorer l'accord avec Vientiane sans toutefois évoquer la date du 31 décembre.
Des milliers de Hmongs, une ethnie minoritaire d'Asie du Sud-Est, vivent pour certains depuis plus de 30 ans dans des camps de réfugiés dans le nord-est de la Thaïlande, où ils ont demandé l'asile politique par crainte de persécutions s'ils retournent au Laos.
Une partie des Hmongs s'était ralliée aux Américains contre les communistes pendant la guerre du Vietnam et avait ensuite fui le régime de Vientiane.
Le Laos nie systématiquement les accusations de persécutions tandis que la Thaïlande affirme que ces Hmongs sont tous des réfugiés économiques.
Parmi les 4.000 visés, 158 ayant un statut de réfugié sont détenus dans une prison de Nong Kai (nord-est), tandis qu'un autre groupe plus important se trouve dans le camp de Huay Nam Khao près de Petchabun (centre) où le HCR n'a pas accès, déplore encore son responsable.
Le projet de Bangkok a suscité de vives réactions de la communauté internationale. Neuf sénateurs américains ont écrit la semaine dernière à Abhisit pour lui faire part de leur inquiétude, en dénonçant le "manque de transparence" des autorités dans le "filtrage" pour séparer les réfugiés politiques des réfugiés purement économiques.
"Indubitablement, beaucoup (de réfugiés) ont des craintes fondées de persécution s'il retournent au Laos", a réagi de son côté la directrice adjointe d'Amnesty international en Asie-Pacifique, Donna Guest.
"Nous savons que des gens qui ont déjà été renvoyés ont été torturés ou ont disparu", a-t-elle ajouté.
(©AFP / 24 décembre 2009 15h33)
Récifs et merveilles de... Palau English translation pending
C'est à l'autre bout du monde, en plein coeur de l'Océanie, que nous sommes allés découvrir l'archipel de Palau, peu évoqué, mais pourtant réputé pour ses sites de plongée exceptionnels et ses paysages terrestres à nuls autres pareils.
Vous trouverez le récit de notre séjour avec photos, cartes et quelques courtes vidéo en suivant ce lien...
sites.google.com/...abuleuxvoyagespalau/
Ci-dessous la version-texte accompagnée d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

============================================================================ Présentation
Petit archipel de la Micronésie perdu entre la mer des Philippines et l'océan Pacifique, la république des Palaos (ou Palau en anglais) est un pays dont on parle peu dans les cours de géographie.
Indépendantes depuis 1994, les Palaos comptent plus de 500 îles disposées le long d'un axe nord-sud.
Seules quelques-unes sont habitées. La plus grande île, Babeldaob, abrite la capitale administrative et l’aéroport international. Elle est reliée par un pont à Koror, un ensemble d'îles reliées elles aussi par des ponts ou des digues. C'est là que vit la moitié de la population du pays.
Plus au sud, on trouve les Rock Islands, Carp et Pelleliu, où se concentre la majorité des sites de plongée.
Car si la destination reste peu connue du voyageur lambda, elle évoque en revanche le paradis pour les mordus de plongée sous-marine, ce qui n'a pas manqué d'attirer notre attention.
Avec ses eaux à 28 °C toute l'année, Palau abrite une grande variété d'espèces sous-marines.
Parmi les curiosités naturelles les plus remarquables : * Les Rock Islands, ces îlots calcaires surgissant des eaux cristallines tels des champignons et inscrits depuis 2012 au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Tout autour de ces îles, des sites de plongée mondialement connus parmi lesquels Blue Corner, German Channel et d'autres * le Jellyfish Lake, ce lac unique au monde, rempli de méduses et dans lequel on peut nager sans protection.
Bref, plongée et snorkeling constituent les objectifs principaux de ce séjour de 15 jours.
Du 28 février au 14 mars 2016 avec, au retour, une journée et une nuit passées à Tokyo.
Pour en profiter un maximum et être au plus près des différents sites de plongée, nous avons choisi de scinder le séjour en deux, 6 jours à Carp et 6 jours à Koror.

Paris – Londres – Tokyo - Koror, un très long voyage
Quand nous décollons de Paris-Orly à 13 h 50 ce dimanche 28 février (alors que avons déjà quitté notre domicile trois heures auparavant), nous savons qu'un très long voyage nous attend.
D'abord un saut de puce jusqu'à Londres (cool !) suivi de quatre heures d'escale (pas cool !).
En fin de soirée, nous enchaînons avec une longue nuit en vol vers Tokyo, douze heures d'affilée dont heureusement quatre à cinq heures à dormir. Avec le miracle du décalage horaire, il est déjà le milieu d'après-midi (15 h 30) quand nous atterrissons au pays du soleil levant. Nous n'avons pour ainsi dire pas vu passer la journée de ce 29 février.
Si le passage à l'immigration ne prend pas plus de cinq minutes, nos valises vont nous être livrées parmi les toutes dernières, après plus d'une heure, ce qui va sérieusement entamer les quatre heures d'escale dont nous disposons pour changer d'aéroport.
Le timing est serré : arrivée à 15 h 30 à Haneda, récupération de nos bagages à 16 h 30, bus de 16 h 10 raté ! Le suivant est à 17 h 20, il mettra plus d'une heure et demie à rallier l'aéroport de Narita où nous arrivons à 19 heures, in extremis avant la fermeture de l'enregistrement. Décollage à 20 h 10.
Ouf, on a eu chaud dans tous les sens du terme, à la fois parce qu'il fait 16 degrés à Tokyo en cette fin d'après-midi (déjà le printemps ?) et parce que cette course contre la montre nous a donné quelques sueurs.
Tout est bien qui finit bien. Koror n'est plus qu'à cinq heures de vol. Détendons-nous !
A une heure du matin, la destination finale est atteinte, enfin… presque !
Cette première nuit, ou plutôt ce qu'il en reste, nous la passons à l'hôtel West Plaza, un nom pompeux pour un hébergement basique et sans charme. Il est 2 heures du matin et à 7 h 45 nous avons rendez-vous sur le port, heureusement juste à côté, pour notre transfert en bateau vers l'île de Carp. Alors seulement nos vacances pourront véritablement commencer.
En attendant, nous tentons de nous assoupir malgré le bruit assourdissant du climatiseur. Vingt-huit heures se sont écoulées depuis notre départ de Paris.
Carp Island Resort, l'hôtel et son environnement
En cette matinée du 1er mars, nous voilà enfin en route vers notre destination de vacances, l'île de Carp située à 45 kilomètres environ au sud de Koror.
C'est l'occasion d'un premier passage à proximité des Rock Islands, ces îlots calcaires d'origine volcanique de la forme de champignons entourés de lagons couleur turquoise et de récifs coralliens.
Au bout d'une heure, nous débarquons à Carp Island. Le dépaysement est total. 28 degrés dans l'air et dans l'eau, c'est le bonheur !
Carp est une petite île en forme d'étoile, recouverte d'une jungle impénétrable et bordée de belles plages de sable blanc. Seule l'extrémité d'une des branches de l'étoile est occupée par le resort.
L'établissement propose une douzaine de cottages avec sanitaires privés ainsi qu'une "dive house" (dortoirs avec sanitaires partagés extérieurs) répartis dans un jardin de cocotiers.
Notre cottage est un Seaside Cottage, avec une petite terrasse et une grande baie vitrée donnant sur la plage Ouest.
Si l'extérieur est plutôt sympa, l'aménagement intérieur est spartiate et vieillot. Les sanitaires, certes privés, sont sur le palier du bungalow, c à d qu'il faut sortir de la chambre pour accéder à la salle de bains.
Pas de climatisation, juste un ventilateur. Pas d'eau douce, de l'eau saumâtre aux robinets mais des bonbonnes d'eau à disposition gratuitement pour boire au restaurant.
Ce n'est pas vraiment une surprise car tous les sites Internet décrivant cet hôtel signalent son côté "simple et un peu ancien". On s'y attendait donc un peu.
Alors si nous l'avons choisi malgré tout, c'est pour son environnement naturel exceptionnel entre palmiers, sable blanc, mangrove et forêt tropicale.
Pour avoir une idée de la densité de la végétation sur le reste de l'île, il faut suivre le "Jungle Trail" qui, en 30 à 40 minutes, nous mène à la pointe nord à travers une mangrove luxuriante peuplée d'arbres géants jusqu'à une jolie petite plage.
En chemin, une curiosité étonnante, une grosse meule de pierre percée d'un trou en son centre. C'est une monnaie de pierre qui fait partie du système monétaire de l'île de Yap, située pourtant à 400 kilomètres de Palau.
Ces monnaies de pierre ont été réalisées en aragonite, une variété de carbonate de calcium qui curieusement n'existe pas à Yap. Le principe était donc le suivant : quelques habitants de Yap étaient envoyés par leur chef de village à Palau. Ils y prélevaient l'aragonite et taillaient sur place ces roues de pierre. Elles étaient ensuite ramenées à Yap au bout d'un voyage de cinq jours en haute mer. Les plus petites pièces servaient aux échanges de tous les jours, les plus grandes à des transactions plus importantes.
Certaines pièces pouvaient atteindre plus de 3 mètres de diamètre, 500 cm d'épaisseur et peser plus de 4 tonnes.
En raison de leur taille et poids, les plus grandes pièces restaient en général à la même place en changeant de propriétaire. Seul leur emplacement était transmis oralement d'un acquéreur à l'autre.
Il est ainsi fait mention d'une famille de Yap, très riche, uniquement parce qu'elle détenait une grande pierre tombée au fond de l'eau pendant son transport.
Depuis lors, les roues de pierre ont conservé certaines fonctions monétaires de nos jours, parallèlement au dollar américain qui est devenu la monnaie de l'île.
Après cette brève digression, revenons-en à l'île de Carp et à son à son principal atout, sa situation à moins d'une demi-heure des principaux sites de plongée.
Ce sera par conséquent notre activité principale et l'objet du chapitre suivant.
Un des innombrables îlots des Rock Islands
Sur la plage de Carp Island
Plongées autour de l'île de Carp : German Channel, Blue Holes et Blue Corner
Les journées se déroulent toujours de la même façon. A 7 heures, la cloche annonce que le petit déjeuner est servi. Ici pas d'étalement des horaires de repas, ils se prennent à heure fixe. Comme le départ en plongée n'a lieu qu'à 9 h 30, on a ensuite le temps de flâner, voire de se recoucher ;-)
Le centre de plongée occupe une aile du bâtiment principal. Trois ou quatre moniteurs y officient selon le nombre de plongeurs : Mike et Beau, guides palauans et un ou deux guides japonais.
Sur l'ensemble de la semaine, les plongeurs sont principalement japonais mais il y a aussi quelques Européens : Suisses, Suédois et un couple de Français, propriétaires d'un centre de plongée en Corse. C'est principalement avec ces derniers qu'Hervé va faire équipe, encadrés par le guide Beau, très cool. En général entre 5 et 12 plongeurs (suivant les jours).
Pour pratiquer les activités sous-marines (plongée ou snorkeling), un permis est nécessaire, valable dix jours.
9 h 30, départ du bateau. Première plongée vers 10 h /10 h 30. Durée 1 heure. Ensuite déplacement du bateau vers un endroit abrité ou en direction du deuxième site de plongée de la journée. Déjeuner à bord du bateau sous forme d'un bento (boîte japonaise). Deuxième plongée vers 12 h 30. Durée 1 heure. Vers 14 heures, retour à l'hôtel.
Quant à moi, je suis la seule non-plongeuse à bord mais j'ai droit à toutes les attentions afin que je puisse profiter autant que les plongeurs des merveilles du récif.
Une fois que les plongeurs quittent le bateau, le marin m'indique le meilleur endroit où pratiquer le snorkeling et me suit avec l'embarcation. Régulièrement, il s'approche pour me demander si tout va bien.
Je parcours alors le récif et me régale du spectacle. Ici des poisson-perroquets en train de grignoter du corail, là des poissons-clowns se réfugiant dans les anémones, plus loin des Platax ondulant en couple, à côté des poissons-coffres frétillant de la queue. Je garde toujours un œil sur le Baliste Titan, particulièrement agressif. Je suis une tortue qui va respirer en surface. Je sursaute à l'apparition d'un requin à pointe noire ou blanche. Je suis impressionnée par la taille des Napoléons. Je suis émerveillée par l'élégance du Baliste clown ou celle du Gaterin.
Pendant ce temps, les plongeurs sont au fond et voici plus de détails sur les sites qu'ils fréquentent.
German Channel Durant l'occupation allemande, un canal a été creusé en 1908 afin d'exploiter le phosphate (guano). Visible sur la photo aérienne ci-jointe, il fait près d'un kilomètre de long sur 20 mètres de large.
C'est à l'extrémité ouest du canal que se font en général les plongées de réadaptation, par 15 mètres de fond. On peut espérer y voir des raies mantas mais elles ne sont pas toujours présentes. Ce jour-là, en tout cas, il n'y en avait pas. Mais quelques jours plus tard, lors d'un de nos passages en bateau, nous en verrons une par transparence tout près de la surface. Au final une première plongée assez statique.
Blue Holes Ce sont quatre cheminées verticales qui s'ouvrent sur le haut du récif. L'entrée par le haut ne peut se faire qu'à marée haute. On accède alors à une caverne, grande comme une cathédrale, profonde de 25 mètres.
Blue Corner Comme son nom l'indique, il s'agit du coin d'un plateau triangulaire à 15 mètres de fond, entouré d'un tombant de 330 mètres. En raison de courants souvent violents, l'endroit est prisé des pélagiques : requins, thons, barracudas, carangues… Et quand il y a du gros, il y a également des plus petits : bancs de vivaneaux…
De manière générale, toutes les plongées sont dérivantes, les courants étant trop forts pour revenir "sur ses pas".
Afin de profiter du spectacle, les plongeurs pratiquent le "hooking"
Bref, Blue Corner est indiscutablement le plus beau site de plongée de Palau.
Blue Hole
Barracudas à queue noire
Les autres sites de plongée autour de Carp Island
Virgin Blue Hole/Turtle Cove Magnifique tombant garni de coraux mous et durs. Un festival de couleurs !
Fairyland/New Drop Off Deux tombants se rejoignent pour créer une pointe dramatique, avant de plonger vers les abysses.
Big Drop Off/ German Drop Off C'est la plongée sur tombant préférée de Jacques Cousteau. Ces plongées font le plaisir des amateurs de gros et aussi tous ceux intéressés par l'observation de micro-organismes.
Ngmelis Wall/Turtle Wall C'est le royaume des tortues. Même moi, depuis la surface, j'en ai vu une dizaine ce jour-là.
En conclusion, plonger dans un tel décor, au milieu d'une faune abondante, parmi des coraux en excellente santé et de quantité de poissons de toutes les couleurs a été un enchantement et source d'un grand bien-être.
Après 7 jours passés à Carp et 12 plongées à notre actif, notre séjour se poursuit à Koror par 5 journées (6 nuits) supplémentaires. Encore de belles images à venir.
Gobie nain sur antipathaires

Poisson clown et Anémone magnifique (c'est son nom !)
Koror Island, séjour au Palau Pacific Resort
Changement de décor en arrivant à Koror ! Pour ces 6 nuits supplémentaires, nous avons voulu compenser l'aspect rudimentaire de notre hébergement précédent à Carp Island en réservant ici la meilleure adresse de l'île et finir ainsi notre séjour en beauté.
Situé sur l'île de Ngerkebesang, à dix minutes du centre-ville, l'hôtel de 160 chambres est entouré d'un parc tropical de 25 hectares.
Dès l'entrée, le ton est donné, l'ensemble est autrement plus classe. L'architecture mélange le style traditionnel de Palau avec une belle réception et un style plus classique pour les habitations.
Côté chambre, c'est également le jour et la nuit avec ce que nous avions précédemment à Carp. Une chambre spacieuse et très confortable, décorée avec beaucoup de goût. Nous apprécions !
Le décor est soigné jusque dans les moindres détails. Rien ne manque : air conditionné, ventilateur, minibar, télé, téléphone, WIFI, terrasse ou balcon.
Deux restaurants et deux bars complètent l'ensemble. Ici le "Coconut Terrace" où sont servis le petit déjeuner ainsi que le dîner sous forme de buffets à thème, différent tous les jours : cuisine italienne, traditionnelle de Palau, asiatique, américaine, produits de la mer…
Juste à côté la piscine et le jacuzzi, pour se détendre après une journée d'excursion intense.
Reflets dans le bassin au petit matin…
ou au soleil couchant…
C'est aussi ce moment-là que nous choisissons pour grimper sur une petite colline surplombant la plage afin de mettre dans la boîte la meilleure vue sur le complexe.
Alors que le soleil plonge dans les eaux du Pacifique, les nuages se parent de teintes rosées.
A la nuit tombée, les éclairages électriques subliment l'ensemble et lui donnent une note festive.
C'est dans cette atmosphère que nous nous apprêtons à dîner. A plus !
Au Palau Pacific Resort
Balade et snorkeling à partir de l'hôtel
L'inconvénient d'un bel hébergement, c'est qu'on n'a pas trop envie de le quitter ou du moins on a davantage envie d'en profiter.
Précisons aussi que notre hôtel est le seul de Palau à être doté d'une plage de sable blanc, naturelle et propice à la baignade, ainsi que d'un récif de corail juste devant.
C'est pourquoi, Hervé n'ira plonger que deux journées sur les cinq, les trois autres jours étant dédiés à des excursions et aux activités sur place.
Par conséquent, aujourd'hui, détente, chaise longue, lecture mais aussi un peu d'exercice physique pour ne pas perdre la main ;-)
C'est parti pour explorer le "house reef".
Je rappelle que nous sommes uniquement équipés de palmes, masque, tuba et que nous évoluons dans 1 à 3 mètres d'eau.
Hormis toute la faune habituelle, un petit couple de poissons papillons a bien voulu poser pour nous.
Quelques coups de palme plus loin, nous tombons sur un secteur particulièrement riche en bénitiers géants, aux couleurs étonnantes, la plupart dans les tons bleus/verts fluo.
Encore plus loin, quelques étoiles de mer remarquables.
Mais la rencontre la plus inattendue est celle avec ce cobra de mer - tricot rayé (Laticauda colubrina) ondulant entre deux eaux.
Pour info, son venin est extrêmement puissant, parfois mortel mais il n'attaque (un plongeur) que s'il est importuné.
Dans la vidéo ci-dessous, on voit qu'il va respirer à la surface. Si d'aventure un nageur se trouvait, à ce moment-là, nez à nez avec lui, le serpent pourrait se sentir menacé et réagir. Brrr !
Bref, ce récif-maison nous a réservé quelques belles surprises, preuves que même en PMT on trouve son bonheur ici.
L'hôtel est également doté d'un "Nature Trail", l'occasion d'aller nous dégourdir les jambes entre deux baignades. Côté météo, il fait globalement beau et chaud (autour de 30 °C) avec quelques averses courtes et localisées.
La balade commence dans le jardin d'orchidées avec quelques belles pièces. Puis grimpe dans les hauteurs… .. jusqu'à un point de vue.
Parmi la végétation omniprésente, cette plante (Osmoxylon oliveri) retient notre attention, notamment ses fruits qui nous rappellent les sucettes rondes de notre enfance piquées dans leur présentoir.
Après ce petit tour à pied, piquer une tête est impérieux. Piscine ou océan ? Les deux, bien entendu !
Bénitier géant
Cobra de mer tricot rayé
De Milky Way à Jellyfish Lake, une belle journée d'excursion
Toujours pas de plongée bouteille pour Hervé aujourd'hui. En revanche, pour tous les deux, une journée d'excursion vers le fameux lac aux méduses mais… pas seulement ! D'autres curiosités naturelles sont à l'ordre du jour.
Nous avons confié l'organisation de cette sortie à Impac Tours qui nous a proposé de la compléter par un petit tour en kayak. Ok pour le kayak, bien que nous n'ayons pas vraiment compris à quel moment et à quel endroit nous pratiquerions cette activité. On verra bien !
L'excursion est bien rodée. L'opérateur vient nous chercher à notre hôtel pour nous conduire à l'embarcadère à Koror où plusieurs bateaux sont en partance.
Nous sommes une quinzaine dans notre bateau, majoritairement des Coréens qui seront pris en charge par un guide compatriote ainsi que trois Américains et nous, guidés par un Paluan parlant anglais.
C'est parti pour le premier point d'intérêt appelé Milky Way. Un rapport avec la constellation stellaire ? Non, mais plutôt avec la couleur laiteuse de ses eaux.
Cette couleur s'explique par la présence au fond du lagon de kaolin, une argile blanche à laquelle on prête des vertus thérapeutiques.
Pour en faire l'expérience, l'un des guides plonge au fond de l'eau, retire un seau de cette boue laiteuse qu'il tamise. La pâte est alors prête à être enduite sur nos visages et nos corps. Le rinçage se fait après un saut dans l'eau chaude du lagon.
Tout le monde se prête au jeu dans une ambiance bon enfant d'autant que cette crème est censée produire un rajeunissement de dix ans.
Voyons voir le résultat sur Hervé ! Bon, ce n'est pas gagné… mais l'expérience est agréable et le prétexte amusant !
Après ce spa naturel, tout le monde reprend sa place à bord du bateau pour une nouvelle destination.
Quand nous approchons d'un ponton flottant couvert de kayaks, nous comprenons que c'est là que nous allons pratiquer cette activité.
Nous voilà prêts à pagayer, accompagnés d'une touriste américaine et du guide paluan. Quelques autres kayakistes, conduits par un guide coréen, nous suivront un peu plus tard. Un dernier groupe, ayant choisi le snorkeling au lieu du kayaking, sera transporté pendant ce temps vers un spot adapté. Tout le monde se retrouvera à midi.
Nous longeons à main droite les parois abruptes et impénétrables couverts de forêt qui bordent ce lac marin jusqu'à une plage de sable blanc, déserte…
Puis à main gauche nous revenons tout doucement vers notre point de départ, après une petite incursion vers un lagon secret, clos par une voûte rocheuse.
L'eau y est claire comme du cristal, on se croirait sous la surface.
Le guide nous indique qu'ici nous pourrions déjà apercevoir, en avant-première, l'une ou l'autre méduse.
Bingo, en voilà une !
C'est une cousine de celles qui peuplent le Jellyfish Lake.
A ce propos, quand est-ce qu'on y va ? Pas tout de suite !
Pour l'instant c'est l'heure du pique-nique sur l'une des nombreuses plages qui constellent les Rock Islands. Celle-ci est tout simplement paradisiaque !
Après cette pause, nous prenons enfin la direction du Jellyfish Lake, un lac marin dans lequel on peut nager au milieu des méduses, sans protection.
En réalité, Palau compte plus d'une soixantaine de lacs de ce type mais seul celui-ci est accessible aux touristes.
L'endroit est strictement protégé et contrôlé et un permis exigé. La plongée bouteille y est interdite.
Le bateau nous laisse au débarcadère de la réserve naturelle. On rejoint ensuite le lac après une petite montée dans une épaisse jungle suivie d'une descente raide jusqu'à un ponton sur sa rive.
Une fois équipés, nous palmons jusqu' à l'extrémité opposée du lac.
D'abord très dispersées, les méduses se font de plus en plus nombreuses au fur et à mesure de notre avancée.
Un mot sur ces créatures : il s'agit de méduses principalement de type Mastigias (Golden Jellyfish). Elles ont migré de l'océan vers le lac par l'intermédiaire de tunnels il y a plusieurs millions d'années. Avec le temps, ces cavités se sont bouchées, les méduses se trouvant alors piégées dans les eaux du lac. Sans prédateurs naturels, elles ont perdu tous leurs pouvoirs urticants et sont devenues inoffensives.
Nager en leur compagnie est par conséquent sans danger et leur contact velouté est plutôt agréable.
A l'extrémité du lac, leur masse est si compacte qu'il devient difficile de se frayer un passage dans cette nuée de créatures gélatineuses et fragiles.
L'expérience est étonnante et c'est indiscutablement le clou de la journée.
Pourtant celle-ci n'est pas tout à fait terminée.
Le bateau marquera encore deux autres arrêts. Hélas, le photographe, non prévoyant, a rempli sa carte mémoire et n'a plus de quoi immortaliser la séance de snorkeling qui suit ni l'arche rocheuse, la plus célèbre des Rock Islands.
Heureusement, nous immortaliserons l'arche depuis le ciel quelques jours plus tard !
C'est sur cette vue que se termine cette excursion qui nous a fait découvrir quelques-uns des plus beaux sites naturels de Palau. Vraiment une excellente journée !
Plage dans les Rock Islands
Jellyfish Lake
Le meilleur des plongées à partir de Koror
En choisissant deux lieux de séjour différents, Hervé espérait multiplier ses chances de plonger sur des sites différents, les uns proches de Carp, les autres proches de Koror.
Or force est de constater que tous les centres de plongée de l'archipel se rendent sur les mêmes sites ou presque, en tout cas sur les plus prestigieux, les plus plébiscités par les plongeurs, avec un inconvénient d'importance, une durée de déplacement d'une heure à l'aller et autant au retour depuis Koror.
C'est en partie pour cette raison qu'une fois à Koror la plongée n'a plus été une priorité. En outre, avec douze plongées, notre plongeur commençait à avoir son compte.
Il a néanmoins encore fait grimper le compteur jusqu'à 17 plongées, soit cinq séances de plus, réparties sur deux journées.
Pour ce faire il a fait appel le premier jour à un prestataire extérieur à l'hôtel : Sam's Tours, un centre certes très professionnel, mais qui par sa structure s'apparente davantage à une usine, à la fois par la taille des ses locaux, le nombre de bateaux et de plongeurs. Sous l'eau, tout le monde se suit à la queue leu leu et à fond de train. Pas le temps de musarder ou de flâner ! Hervé aimant bien prendre son temps n'a guère apprécié ce mode de fonctionnement.
Le deuxième jour, il a pu plonger avec le club installé dans notre hôtel (complet la fois précédente), Splash Dive Center. Il a eu la chance d'être en petit comité, accompagné seulement par deux Japonaises, monitrices de plongée dans leur pays, et deux guides paluans.
Nous avons retenu le meilleur de ces deux journées de plongées faites sur des sites déjà connus (New Drop Off, Blue Corner, Turtle Cove) et sur un inédit (Chandelier Cave).
Prêts pour le spectacle ?
Encore un peu de patience… En coulisse, on s'occupe des derniers réglages du décor.
Lumière bleutée pour la scène de Chandelier Cave.
Dernier coup de projecteur sur ces ornements qui, telles des chandelles renversées, habillent le plafond.
Les spectateurs sont en place. Extinction des lumières.
Gros plan sur quelques accessoires dignes des plus célèbres revues de cabaret ;-)
D'ailleurs, les danseuses sont prêtes à entrer en scène…
… pour exécuter un ballet bien orchestré.
Avant de quitter la scène, les interprètes ne manquent pas de se tourner vers leurs spectateurs.
Elles cèdent ensuite la place à une joyeuse troupe de demoiselles qui se lancent dans une ronde endiablée.
Puis, c'est au tour du clown de faire son numéro. Mais le timide Amphiprion est mort de trac, caché derrière le rideau protecteur de l'anémone magnifique.
Alors c'est un quatuor coloré qui prend le relais. A une remise des prix, ceux-là rafleraient sans aucun doute une distinction pour l'originalité de leurs costumes.
Mais rapidement les requins leur volent la vedette et par leur charisme hypnotisent leur public. poster requins.
Les spectateurs enthousiastes réclament une une prolongation.
Alors, avant que les lumières ne s'éteignent définitivement, assistons à une dernière farandole… pour le plaisir !
Voilà, c'est la fin de nos explorations sous-marines, mais pas encore de nos explorations tout court. Depuis les airs, l'archipel ne demande qu'à nous émerveiller. Rendez-vous très vite en page suivante !
Chandelier Cave
Poissons pyramides
Les Rock Islands vues du ciel, survol en Cessna
Pour cette dernière journée à Palau, nous avons souhaité prendre un peu de hauteur et contempler l'archipel depuis le ciel.
Pour le réaliser, nous choisissons l'opérateur Smile Air et retenons parmi trois différentes formules, celle intitulée "Down to Seventy Islands". Durée 30 minutes.
Nous voici, posant devant le petit avion Cessna de quatre places dont le pilote (mais nous ne serons que tous les deux, et le pilote, bien entendu ;-)
Comme avant n'importe quel vol, nous devons prendre connaissance des consignes de sécurité puis après ce petit briefing, fixons les gilets de sauvetage, contenus dans une sorte de sac banane, autour de notre taille. Le pilote nous assure qu'aucun de ses clients n'a jamais eu à les activer. Espérons que ce sera encore le cas aujourd'hui, d'autant que l'appareil n'a pas de… porte !
Moi, à l'arrière, je suis un peu protégée mais Hervé est installé à côté du vide. Ça fait un sacré effet !
Le pilote met les gaz. Dès que le bel oiseau s'élève dans les airs, les premières appréhensions cèdent la place à la fascination alors que les premières merveilles de l'archipel se dévoilent sous nos yeux.
Nous sommes immédiatement frappés par le bleu turquoise des récifs coralliens qui, telle une dentelle ajourée, nappe le bleu saphir de l'océan.
Nous voilà à hauteur de Milky Way, dont on reconnaît la couleur laiteuse. Pas plus gros qu'une tête d'épingle, on distingue un bateau déjà sur place.
On poursuit notre survol, toujours impressionnés par ces dégradés de bleus qui tranchent ici avec le blanc immaculé d'un petit banc de sable.
Niché dans son écrin de verdure, c'est maintenant le Jellyfish Lake qui s'étend à nos pieds. On distingue nettement le débarcadère, le ponton et une sorte d'antenne au milieu du lac.
Plus loin, cette entaille rectiligne ne passe pas inaperçue, c'est le canal de German Channel que nous empruntions tous les jours pour aller plonger depuis Carp Island.
Encore d'autres îlots photogéniques entourés de leurs auréoles de corail.
Pas très loin de l'île de Carp, l'avion amorce un demi-tour. Nous sommes maintenant à moitié route et n'allons pas tarder à croiser le site majeur de ce tour.
Avec leur forme très caractéristique, tels des bouquets de verdure serrés et bien taillés émergeant de l'océan, voici Ngerukewid Islands, plus connues sous l'appellation Seventy Islands. Ces îlots faisant partie des Rock Islands sont classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le pilote nous gratifie d'un 360° sur l'aile afin de nous permettre d'admirer le site sous tous les angles. La vue est absolument fabuleuse !
Ensuite, l'avion prend tranquillement la direction de Koror ce qui signifie que la fin … (de l'excursion, hein !) est proche. Il reste néanmoins encore quelques curiosités à voir ou à revoir.
Ici nous immortalisons l'arche naturelle devant laquelle nous avions fait un arrêt quelques jours auparavant.
Enfin, avant de prendre définitivement la direction de l'aéroport, nous avons la surprise de découvrir notre hôtel : le Palau Pacific avec sa plage de sable blanc, son récif de corail et le parc entourant l'hôtel.
Toutes les bonnes choses ayant une fin, au bout de trente minutes, le petit Cessna revient se poser avec délicatesse sur le tarmac de l'aéroport.
Nos mines réjouies ne laissent pas de doute sur notre degré de satisfaction.
Contempler d'en haut tous ces sites devenus familiers au fil des jours a été une expérience inoubliable qui clôt en apothéose ce séjour à Palau !
Notre voyage n'est pas pour autant tout à fait terminé. La compagnie japonaise JAL, en modifiant son plan de vol, nous a offert l'opportunité de nous arrêter une journée dans la capitale japonaise. En passant d'un pays de 20 000 habitants à une ville de plus de 13 millions d'habitants, le choc risque d'être rude !
Îlots vus du ciel


Une journée à Tokyo, dans l'effervescence de Shibuya
Faire un stop d'une journée à Tokyo n'était pas prévu au moment où nous avons acheté nos billets d'avion, même si l'idée nous avait traversé l'esprit. Nous devions donc enchaîner les vols Koror – Tokyo et Tokyo – Paris dans la journée du 13 mars.
Mais quelques jours avant notre départ, la compagnie JAL annule le vol Tokyo-Paris le 13 et nous reporte sur le vol du lendemain. Nous négocions alors la prise en charge de notre nuit d'hôtel à Tokyo. Demande acceptée.
Cette journée commence donc très tôt. Réveil à 1 h 30 du matin, navette vers l'aéroport à 2 heures, vol à 5 heures. En arrivant à Tokyo Narita, la fatigue se fait déjà sentir alors qu'il n'est que 9 heures du matin.
Pour rallier notre hébergement situé à Tennozu Isle, nous avons le choix entre train + métro ou le bus de la compagnie Limousine qui a l'avantage de nous déposer au pied de notre hôtel. Nous optons sans hésiter pour le bus même si le prochain départ n'est qu'à 10 h 45.
La circulation sur l'autoroute est fluide en ce dimanche. Les 75 kilomètres sont parcourus en une petite heure mais une fois dans le quartier, le bus dessert d'abord plusieurs autres hôtels, le nôtre est le dernier.
Il est donc plus de midi quand nous atteignons le Dai-ichi Hotel. La chambre n'étant pas prête, nous laissons nos bagages à la réception pour filer directement vers le centre de la capitale et son fameux quartier de Shibuya.
Je vous passe les détails sur nos errements pour nous repérer dans le métro mais, grâce à l'aide de plusieurs personnes très serviables, nous avons fini par trouver la bonne direction. Ouf !
Le plan du métro donne une idée de sa complexité !
Une fois à Shibuya, trouver comment sortir de cette gare tentaculaire n'a pas été une mince affaire. Il paraît que chaque gare compte une bonne vingtaine de sorties, mais nous avons eu bien du mal à en trouver une.
Nous n'étions d'ailleurs pas les seuls dans ce cas, interpelés au passage par un couple québécois dans la même galère.
Au final nous débouchons pile en face de Shibuya Crossing, ce qui ne peut mieux tomber. Derrière les baies vitrées de la gare, nous assistons amusés et impressionnés au ballet des piétons sur le carrefour.
En effet, Shibuya Crossing est cet immense croisement où les feux pour les piétons passent tous au vert en même temps. La foule massée sur les trottoirs se lance alors dans la traversée du passage dans un chaos organisé dans la plus grande civilité, une des grandes qualités des Japonais.
A l'extérieur, nous ne nous attendions pas à autant de bruit : voitures, affiches clignotantes, publicités tonitruantes, le Times Square new-yorkais fait pâle figure à côté. En ce dimanche, l'activité bat son plein, les rues sont noires de monde.
Le choc est rude après un séjour dans des îles qu'on pourrait qualifier de désertes au regard du tumulte régnant dans ce quartier.
Pour nous remettre, rien de mieux qu'un bon déjeuner d'autant qu'il est déjà presque 14 heures. Au hasard des rues, nous nous laissons tenter par un restaurant thaïlandais (le comble !), caché dans un sous-sol, à l'ambiance zen et intime.
Nous voilà d'attaque pour continuer à arpenter les grandes artères environnantes, bordées de grands magasins dont quelques enseignes internationales nous rappellent que le monde de l'économie est petit. Même si nous sommes dimanche, tous les commerces sont ouverts et les consommateurs se pressent pour acheter.
Au fil des rues, nous tombons sur une place couverte de stands qui vendent toutes sortes de spécialités. Sous des chapiteaux ou en plein air, à même de simples bancs, beaucoup de Tokyoïtes se sustentent dans une ambiance de kermesse ou de fête foraine. Dommage que nous ayons déjà déjeuné !
Une fois passés sous ce vieux Tori qui marque l'entrée du parc Yoyogi-koen, nous retrouvons un peu de la légendaire sérénité japonaise. Mais le calme est de courte durée. 1491 De fil en aiguille, nous arrivons à Omotesando où nous faisons face à une marée humaine. Une manif ? Non, pas du tout, tout simplement l'animation normale dans une rue connue pour ses boutiques de mode et ses enseignes de luxe.
Impressionnés par le flot de passants, nous bifurquons dans une petite rue piétonne perpendiculaire où nous espérions échapper à cette pression. Ce qui nous surprend avant tout, c'est l'embrouillamini de fils électriques apparents. Nous avions vu cela à La Paz mais dans une ville ultra-moderne comme Tokyo, c'est surprenant ! C'est ce qu'on appelle sans doute une ville branchée. ;-)
Mais si nous pensions échapper au monde, c'est raté. Nous tombons bientôt dans la petite rue, la plus fréquentée du quartier, Takeshita Street.
Quand on parle de rue noire de monde…
On y trouve toutes sortes de magasins aux devantures colorées, notamment ces boutiques rose bonbon, prisées par les gourmands et gourmandes, vendant des crêpes fourrées de crème chantilly. S'il n'y avait pas autant de queue, nous nous serions sans doute laissés tenter !
La rue Takeshita nous amène tout droit à la gare de Harujuku qui tombe à point nommé. Après quatre heures de déambulation dans la trépidante mégapole (et levés depuis 1 h 30 du matin), nous en avons plein les pieds et la tête qui tourne.
Pourtant, nous ferons encore un peu de marche entre la gare de Shinagawa et l'hôtel.
Alors une fois rentrés, à part une boisson tirée du minibar sirotée devant la vue depuis notre chambre au 27ème étage, nous ne demandons pas notre reste. Avant 20 heures nous dormons comme des bébés !
C'est sur ce panorama nocturne que se terminent notre passage express à Tokyo et notre voyage tout court. Le lendemain, la JAL nous ramènera à Paris qui, plus que jamais, nous fait l'effet d'un village à côté de la gigantesque capitale japonaise.
Vue depuis notre hôtel à Tennozu Isle
Le mot de la fin
A propos de Palau...
Hervé souhaitait une destination où la plongée occupe une place prépondérante. Il a été servi ! Avec dix-sept plongées à son actif, il a eu l'occasion d'assouvir sa passion et a eu son compte pour quelques mois.
Quant à moi, j'espérais pouvoir me faire plaisir en snorkeling, ce qui a été le cas. J'ai d'autant plus apprécié que j'ai pu me joindre aux mêmes sorties que les plongeurs.
Même si cette destination est surtout orientée vers plongée, nous n'avons pas fait que ça : l'excursion au lac des méduses et le survol des îles en avion ont été des expériences inoubliables.
Du côté des hébergements, le Palau Pacific Resort a été conforme à nos attentes. Quant à Carp Island, sa situation au coeur des Rock Islands a été parfaite. On a néanmoins déploré la vétusté de ses installations. Un effort de modernisation et de décoration serait bienvenu.
Côté plongée, l'organisation à Carp a été parfaite, conviviale voire familiale et personnalisée en fonction des souhaits des clients. Les guides sont très attentifs et dévoués. Malheureusement le snorkeling n'est pas possible depuis la plage.
En revanche, à Koror, le bilan des plongées est plus contrasté. On y trouve à la fois des grands centres du type Sam's Tours où l'activité est relativement formatée et industrielle et des centres à taille plus humaine comme Splash où l'activité se pratique en petit comité, à la carte ou presque. Un autre inconvénient des plongées depuis Koror : la distance pour se rendre sur site nécessite deux heures de bateau aller retour. Le snorkeling est possible devant la plage du Palau Pacific Hotel.
Malgré ces quelques réserves, nous avons été enchantés par notre séjour et par l'immersion dans un milieu sous-marin intact, riche et préservé. Dommage que cette destination soit si éloignée !
A propos de Tokyo et du Japon...
Le Japon ne faisait pas partie de nos "must-see". Nous pensions que ce transit de quelques heures à Tokyo nous ferait peut-être changer d'avis et placer le Japon en tête de liste. En réalité, ce très court passage n'a rien changé à nos plans et la destination n'a pas évolué dans notre classement. Nous irons sans doute un jour, peut-être avec une option davantage tournée vers la nature, mais pour l'instant visiter le Japon n'est toujours pas une priorité.
Bibliographie/webographie
Ce voyage n'a pas nécessité beaucoup de préparation. Nous nous sommes adaptés aux possibilités sur place. En dehors de quelques guides papier (tous en anglais) dans lesquels je n'ai pas jugé utile d'investir, voici quelques sites qui peuvent renseigner sur la destination et la plongée en particulier.
* Un fil de discussion sur VoyageForum qui date déjà un peu mais qui est régulièrement réactivé. On le doit à Ariane F. qui a été la seule française monitrice de plongée à avoir travaillé à Palau et plus particulièrement à Carp Island (il y a quelques années). voyageforum.com/...iter-palau-d2607266/
* Pristine Paradise Palau, le site de l'office de tourisme de Palau pristineparadisepalau.com/index.php
* Les pages de l'opérateur Fish and Fins décrivant avec précision les sites de plongée : www.fishnfins.com/v2/en/dive-sites.html
*Un compte-rendu sur le forum Plongeur.com www.plongeur.com/forums/showpost.php?p=10......
* Les pages du Lonely Planet consacrées aux Palaos : www.lonelyplanet.fr/...nie-pacifique/palaos
En quelques mots…
Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette destination un… fabuleux voyage !

FIN
Vous trouverez le récit de notre séjour avec photos, cartes et quelques courtes vidéo en suivant ce lien...
sites.google.com/...abuleuxvoyagespalau/
Ci-dessous la version-texte accompagnée d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

============================================================================ Présentation
Petit archipel de la Micronésie perdu entre la mer des Philippines et l'océan Pacifique, la république des Palaos (ou Palau en anglais) est un pays dont on parle peu dans les cours de géographie.
Indépendantes depuis 1994, les Palaos comptent plus de 500 îles disposées le long d'un axe nord-sud.
Seules quelques-unes sont habitées. La plus grande île, Babeldaob, abrite la capitale administrative et l’aéroport international. Elle est reliée par un pont à Koror, un ensemble d'îles reliées elles aussi par des ponts ou des digues. C'est là que vit la moitié de la population du pays.
Plus au sud, on trouve les Rock Islands, Carp et Pelleliu, où se concentre la majorité des sites de plongée.
Car si la destination reste peu connue du voyageur lambda, elle évoque en revanche le paradis pour les mordus de plongée sous-marine, ce qui n'a pas manqué d'attirer notre attention.
Avec ses eaux à 28 °C toute l'année, Palau abrite une grande variété d'espèces sous-marines.
Parmi les curiosités naturelles les plus remarquables : * Les Rock Islands, ces îlots calcaires surgissant des eaux cristallines tels des champignons et inscrits depuis 2012 au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Tout autour de ces îles, des sites de plongée mondialement connus parmi lesquels Blue Corner, German Channel et d'autres * le Jellyfish Lake, ce lac unique au monde, rempli de méduses et dans lequel on peut nager sans protection.
Bref, plongée et snorkeling constituent les objectifs principaux de ce séjour de 15 jours.
Du 28 février au 14 mars 2016 avec, au retour, une journée et une nuit passées à Tokyo.
Pour en profiter un maximum et être au plus près des différents sites de plongée, nous avons choisi de scinder le séjour en deux, 6 jours à Carp et 6 jours à Koror.

Paris – Londres – Tokyo - Koror, un très long voyage
Quand nous décollons de Paris-Orly à 13 h 50 ce dimanche 28 février (alors que avons déjà quitté notre domicile trois heures auparavant), nous savons qu'un très long voyage nous attend.
D'abord un saut de puce jusqu'à Londres (cool !) suivi de quatre heures d'escale (pas cool !).
En fin de soirée, nous enchaînons avec une longue nuit en vol vers Tokyo, douze heures d'affilée dont heureusement quatre à cinq heures à dormir. Avec le miracle du décalage horaire, il est déjà le milieu d'après-midi (15 h 30) quand nous atterrissons au pays du soleil levant. Nous n'avons pour ainsi dire pas vu passer la journée de ce 29 février.
Si le passage à l'immigration ne prend pas plus de cinq minutes, nos valises vont nous être livrées parmi les toutes dernières, après plus d'une heure, ce qui va sérieusement entamer les quatre heures d'escale dont nous disposons pour changer d'aéroport.
Le timing est serré : arrivée à 15 h 30 à Haneda, récupération de nos bagages à 16 h 30, bus de 16 h 10 raté ! Le suivant est à 17 h 20, il mettra plus d'une heure et demie à rallier l'aéroport de Narita où nous arrivons à 19 heures, in extremis avant la fermeture de l'enregistrement. Décollage à 20 h 10.
Ouf, on a eu chaud dans tous les sens du terme, à la fois parce qu'il fait 16 degrés à Tokyo en cette fin d'après-midi (déjà le printemps ?) et parce que cette course contre la montre nous a donné quelques sueurs.
Tout est bien qui finit bien. Koror n'est plus qu'à cinq heures de vol. Détendons-nous !
A une heure du matin, la destination finale est atteinte, enfin… presque !
Cette première nuit, ou plutôt ce qu'il en reste, nous la passons à l'hôtel West Plaza, un nom pompeux pour un hébergement basique et sans charme. Il est 2 heures du matin et à 7 h 45 nous avons rendez-vous sur le port, heureusement juste à côté, pour notre transfert en bateau vers l'île de Carp. Alors seulement nos vacances pourront véritablement commencer.
En attendant, nous tentons de nous assoupir malgré le bruit assourdissant du climatiseur. Vingt-huit heures se sont écoulées depuis notre départ de Paris.
Carp Island Resort, l'hôtel et son environnement
En cette matinée du 1er mars, nous voilà enfin en route vers notre destination de vacances, l'île de Carp située à 45 kilomètres environ au sud de Koror.
C'est l'occasion d'un premier passage à proximité des Rock Islands, ces îlots calcaires d'origine volcanique de la forme de champignons entourés de lagons couleur turquoise et de récifs coralliens.
Au bout d'une heure, nous débarquons à Carp Island. Le dépaysement est total. 28 degrés dans l'air et dans l'eau, c'est le bonheur !
Carp est une petite île en forme d'étoile, recouverte d'une jungle impénétrable et bordée de belles plages de sable blanc. Seule l'extrémité d'une des branches de l'étoile est occupée par le resort.
L'établissement propose une douzaine de cottages avec sanitaires privés ainsi qu'une "dive house" (dortoirs avec sanitaires partagés extérieurs) répartis dans un jardin de cocotiers.
Notre cottage est un Seaside Cottage, avec une petite terrasse et une grande baie vitrée donnant sur la plage Ouest.
Si l'extérieur est plutôt sympa, l'aménagement intérieur est spartiate et vieillot. Les sanitaires, certes privés, sont sur le palier du bungalow, c à d qu'il faut sortir de la chambre pour accéder à la salle de bains.
Pas de climatisation, juste un ventilateur. Pas d'eau douce, de l'eau saumâtre aux robinets mais des bonbonnes d'eau à disposition gratuitement pour boire au restaurant.
Ce n'est pas vraiment une surprise car tous les sites Internet décrivant cet hôtel signalent son côté "simple et un peu ancien". On s'y attendait donc un peu.
Alors si nous l'avons choisi malgré tout, c'est pour son environnement naturel exceptionnel entre palmiers, sable blanc, mangrove et forêt tropicale.
Pour avoir une idée de la densité de la végétation sur le reste de l'île, il faut suivre le "Jungle Trail" qui, en 30 à 40 minutes, nous mène à la pointe nord à travers une mangrove luxuriante peuplée d'arbres géants jusqu'à une jolie petite plage.
En chemin, une curiosité étonnante, une grosse meule de pierre percée d'un trou en son centre. C'est une monnaie de pierre qui fait partie du système monétaire de l'île de Yap, située pourtant à 400 kilomètres de Palau.
Ces monnaies de pierre ont été réalisées en aragonite, une variété de carbonate de calcium qui curieusement n'existe pas à Yap. Le principe était donc le suivant : quelques habitants de Yap étaient envoyés par leur chef de village à Palau. Ils y prélevaient l'aragonite et taillaient sur place ces roues de pierre. Elles étaient ensuite ramenées à Yap au bout d'un voyage de cinq jours en haute mer. Les plus petites pièces servaient aux échanges de tous les jours, les plus grandes à des transactions plus importantes.
Certaines pièces pouvaient atteindre plus de 3 mètres de diamètre, 500 cm d'épaisseur et peser plus de 4 tonnes.
En raison de leur taille et poids, les plus grandes pièces restaient en général à la même place en changeant de propriétaire. Seul leur emplacement était transmis oralement d'un acquéreur à l'autre.
Il est ainsi fait mention d'une famille de Yap, très riche, uniquement parce qu'elle détenait une grande pierre tombée au fond de l'eau pendant son transport.
Depuis lors, les roues de pierre ont conservé certaines fonctions monétaires de nos jours, parallèlement au dollar américain qui est devenu la monnaie de l'île.
Après cette brève digression, revenons-en à l'île de Carp et à son à son principal atout, sa situation à moins d'une demi-heure des principaux sites de plongée.
Ce sera par conséquent notre activité principale et l'objet du chapitre suivant.
Un des innombrables îlots des Rock Islands

Sur la plage de Carp Island

Plongées autour de l'île de Carp : German Channel, Blue Holes et Blue Corner
Les journées se déroulent toujours de la même façon. A 7 heures, la cloche annonce que le petit déjeuner est servi. Ici pas d'étalement des horaires de repas, ils se prennent à heure fixe. Comme le départ en plongée n'a lieu qu'à 9 h 30, on a ensuite le temps de flâner, voire de se recoucher ;-)
Le centre de plongée occupe une aile du bâtiment principal. Trois ou quatre moniteurs y officient selon le nombre de plongeurs : Mike et Beau, guides palauans et un ou deux guides japonais.
Sur l'ensemble de la semaine, les plongeurs sont principalement japonais mais il y a aussi quelques Européens : Suisses, Suédois et un couple de Français, propriétaires d'un centre de plongée en Corse. C'est principalement avec ces derniers qu'Hervé va faire équipe, encadrés par le guide Beau, très cool. En général entre 5 et 12 plongeurs (suivant les jours).
Pour pratiquer les activités sous-marines (plongée ou snorkeling), un permis est nécessaire, valable dix jours.
9 h 30, départ du bateau. Première plongée vers 10 h /10 h 30. Durée 1 heure. Ensuite déplacement du bateau vers un endroit abrité ou en direction du deuxième site de plongée de la journée. Déjeuner à bord du bateau sous forme d'un bento (boîte japonaise). Deuxième plongée vers 12 h 30. Durée 1 heure. Vers 14 heures, retour à l'hôtel.
Quant à moi, je suis la seule non-plongeuse à bord mais j'ai droit à toutes les attentions afin que je puisse profiter autant que les plongeurs des merveilles du récif.
Une fois que les plongeurs quittent le bateau, le marin m'indique le meilleur endroit où pratiquer le snorkeling et me suit avec l'embarcation. Régulièrement, il s'approche pour me demander si tout va bien.
Je parcours alors le récif et me régale du spectacle. Ici des poisson-perroquets en train de grignoter du corail, là des poissons-clowns se réfugiant dans les anémones, plus loin des Platax ondulant en couple, à côté des poissons-coffres frétillant de la queue. Je garde toujours un œil sur le Baliste Titan, particulièrement agressif. Je suis une tortue qui va respirer en surface. Je sursaute à l'apparition d'un requin à pointe noire ou blanche. Je suis impressionnée par la taille des Napoléons. Je suis émerveillée par l'élégance du Baliste clown ou celle du Gaterin.
Pendant ce temps, les plongeurs sont au fond et voici plus de détails sur les sites qu'ils fréquentent.
German Channel Durant l'occupation allemande, un canal a été creusé en 1908 afin d'exploiter le phosphate (guano). Visible sur la photo aérienne ci-jointe, il fait près d'un kilomètre de long sur 20 mètres de large.
C'est à l'extrémité ouest du canal que se font en général les plongées de réadaptation, par 15 mètres de fond. On peut espérer y voir des raies mantas mais elles ne sont pas toujours présentes. Ce jour-là, en tout cas, il n'y en avait pas. Mais quelques jours plus tard, lors d'un de nos passages en bateau, nous en verrons une par transparence tout près de la surface. Au final une première plongée assez statique.
Blue Holes Ce sont quatre cheminées verticales qui s'ouvrent sur le haut du récif. L'entrée par le haut ne peut se faire qu'à marée haute. On accède alors à une caverne, grande comme une cathédrale, profonde de 25 mètres.
Blue Corner Comme son nom l'indique, il s'agit du coin d'un plateau triangulaire à 15 mètres de fond, entouré d'un tombant de 330 mètres. En raison de courants souvent violents, l'endroit est prisé des pélagiques : requins, thons, barracudas, carangues… Et quand il y a du gros, il y a également des plus petits : bancs de vivaneaux…
De manière générale, toutes les plongées sont dérivantes, les courants étant trop forts pour revenir "sur ses pas".
Afin de profiter du spectacle, les plongeurs pratiquent le "hooking"
Bref, Blue Corner est indiscutablement le plus beau site de plongée de Palau.
Blue Hole

Barracudas à queue noire

Les autres sites de plongée autour de Carp Island
Virgin Blue Hole/Turtle Cove Magnifique tombant garni de coraux mous et durs. Un festival de couleurs !
Fairyland/New Drop Off Deux tombants se rejoignent pour créer une pointe dramatique, avant de plonger vers les abysses.
Big Drop Off/ German Drop Off C'est la plongée sur tombant préférée de Jacques Cousteau. Ces plongées font le plaisir des amateurs de gros et aussi tous ceux intéressés par l'observation de micro-organismes.
Ngmelis Wall/Turtle Wall C'est le royaume des tortues. Même moi, depuis la surface, j'en ai vu une dizaine ce jour-là.
En conclusion, plonger dans un tel décor, au milieu d'une faune abondante, parmi des coraux en excellente santé et de quantité de poissons de toutes les couleurs a été un enchantement et source d'un grand bien-être.
Après 7 jours passés à Carp et 12 plongées à notre actif, notre séjour se poursuit à Koror par 5 journées (6 nuits) supplémentaires. Encore de belles images à venir.
Gobie nain sur antipathaires

Poisson clown et Anémone magnifique (c'est son nom !)

Koror Island, séjour au Palau Pacific Resort
Changement de décor en arrivant à Koror ! Pour ces 6 nuits supplémentaires, nous avons voulu compenser l'aspect rudimentaire de notre hébergement précédent à Carp Island en réservant ici la meilleure adresse de l'île et finir ainsi notre séjour en beauté.
Situé sur l'île de Ngerkebesang, à dix minutes du centre-ville, l'hôtel de 160 chambres est entouré d'un parc tropical de 25 hectares.
Dès l'entrée, le ton est donné, l'ensemble est autrement plus classe. L'architecture mélange le style traditionnel de Palau avec une belle réception et un style plus classique pour les habitations.
Côté chambre, c'est également le jour et la nuit avec ce que nous avions précédemment à Carp. Une chambre spacieuse et très confortable, décorée avec beaucoup de goût. Nous apprécions !
Le décor est soigné jusque dans les moindres détails. Rien ne manque : air conditionné, ventilateur, minibar, télé, téléphone, WIFI, terrasse ou balcon.
Deux restaurants et deux bars complètent l'ensemble. Ici le "Coconut Terrace" où sont servis le petit déjeuner ainsi que le dîner sous forme de buffets à thème, différent tous les jours : cuisine italienne, traditionnelle de Palau, asiatique, américaine, produits de la mer…
Juste à côté la piscine et le jacuzzi, pour se détendre après une journée d'excursion intense.
Reflets dans le bassin au petit matin…
ou au soleil couchant…
C'est aussi ce moment-là que nous choisissons pour grimper sur une petite colline surplombant la plage afin de mettre dans la boîte la meilleure vue sur le complexe.
Alors que le soleil plonge dans les eaux du Pacifique, les nuages se parent de teintes rosées.
A la nuit tombée, les éclairages électriques subliment l'ensemble et lui donnent une note festive.
C'est dans cette atmosphère que nous nous apprêtons à dîner. A plus !
Au Palau Pacific Resort

Balade et snorkeling à partir de l'hôtel
L'inconvénient d'un bel hébergement, c'est qu'on n'a pas trop envie de le quitter ou du moins on a davantage envie d'en profiter.
Précisons aussi que notre hôtel est le seul de Palau à être doté d'une plage de sable blanc, naturelle et propice à la baignade, ainsi que d'un récif de corail juste devant.
C'est pourquoi, Hervé n'ira plonger que deux journées sur les cinq, les trois autres jours étant dédiés à des excursions et aux activités sur place.
Par conséquent, aujourd'hui, détente, chaise longue, lecture mais aussi un peu d'exercice physique pour ne pas perdre la main ;-)
C'est parti pour explorer le "house reef".
Je rappelle que nous sommes uniquement équipés de palmes, masque, tuba et que nous évoluons dans 1 à 3 mètres d'eau.
Hormis toute la faune habituelle, un petit couple de poissons papillons a bien voulu poser pour nous.
Quelques coups de palme plus loin, nous tombons sur un secteur particulièrement riche en bénitiers géants, aux couleurs étonnantes, la plupart dans les tons bleus/verts fluo.
Encore plus loin, quelques étoiles de mer remarquables.
Mais la rencontre la plus inattendue est celle avec ce cobra de mer - tricot rayé (Laticauda colubrina) ondulant entre deux eaux.
Pour info, son venin est extrêmement puissant, parfois mortel mais il n'attaque (un plongeur) que s'il est importuné.
Dans la vidéo ci-dessous, on voit qu'il va respirer à la surface. Si d'aventure un nageur se trouvait, à ce moment-là, nez à nez avec lui, le serpent pourrait se sentir menacé et réagir. Brrr !
Bref, ce récif-maison nous a réservé quelques belles surprises, preuves que même en PMT on trouve son bonheur ici.
L'hôtel est également doté d'un "Nature Trail", l'occasion d'aller nous dégourdir les jambes entre deux baignades. Côté météo, il fait globalement beau et chaud (autour de 30 °C) avec quelques averses courtes et localisées.
La balade commence dans le jardin d'orchidées avec quelques belles pièces. Puis grimpe dans les hauteurs… .. jusqu'à un point de vue.
Parmi la végétation omniprésente, cette plante (Osmoxylon oliveri) retient notre attention, notamment ses fruits qui nous rappellent les sucettes rondes de notre enfance piquées dans leur présentoir.
Après ce petit tour à pied, piquer une tête est impérieux. Piscine ou océan ? Les deux, bien entendu !
Bénitier géant

Cobra de mer tricot rayé

De Milky Way à Jellyfish Lake, une belle journée d'excursion
Toujours pas de plongée bouteille pour Hervé aujourd'hui. En revanche, pour tous les deux, une journée d'excursion vers le fameux lac aux méduses mais… pas seulement ! D'autres curiosités naturelles sont à l'ordre du jour.
Nous avons confié l'organisation de cette sortie à Impac Tours qui nous a proposé de la compléter par un petit tour en kayak. Ok pour le kayak, bien que nous n'ayons pas vraiment compris à quel moment et à quel endroit nous pratiquerions cette activité. On verra bien !
L'excursion est bien rodée. L'opérateur vient nous chercher à notre hôtel pour nous conduire à l'embarcadère à Koror où plusieurs bateaux sont en partance.
Nous sommes une quinzaine dans notre bateau, majoritairement des Coréens qui seront pris en charge par un guide compatriote ainsi que trois Américains et nous, guidés par un Paluan parlant anglais.
C'est parti pour le premier point d'intérêt appelé Milky Way. Un rapport avec la constellation stellaire ? Non, mais plutôt avec la couleur laiteuse de ses eaux.
Cette couleur s'explique par la présence au fond du lagon de kaolin, une argile blanche à laquelle on prête des vertus thérapeutiques.
Pour en faire l'expérience, l'un des guides plonge au fond de l'eau, retire un seau de cette boue laiteuse qu'il tamise. La pâte est alors prête à être enduite sur nos visages et nos corps. Le rinçage se fait après un saut dans l'eau chaude du lagon.
Tout le monde se prête au jeu dans une ambiance bon enfant d'autant que cette crème est censée produire un rajeunissement de dix ans.
Voyons voir le résultat sur Hervé ! Bon, ce n'est pas gagné… mais l'expérience est agréable et le prétexte amusant !
Après ce spa naturel, tout le monde reprend sa place à bord du bateau pour une nouvelle destination.
Quand nous approchons d'un ponton flottant couvert de kayaks, nous comprenons que c'est là que nous allons pratiquer cette activité.
Nous voilà prêts à pagayer, accompagnés d'une touriste américaine et du guide paluan. Quelques autres kayakistes, conduits par un guide coréen, nous suivront un peu plus tard. Un dernier groupe, ayant choisi le snorkeling au lieu du kayaking, sera transporté pendant ce temps vers un spot adapté. Tout le monde se retrouvera à midi.
Nous longeons à main droite les parois abruptes et impénétrables couverts de forêt qui bordent ce lac marin jusqu'à une plage de sable blanc, déserte…
Puis à main gauche nous revenons tout doucement vers notre point de départ, après une petite incursion vers un lagon secret, clos par une voûte rocheuse.
L'eau y est claire comme du cristal, on se croirait sous la surface.
Le guide nous indique qu'ici nous pourrions déjà apercevoir, en avant-première, l'une ou l'autre méduse.
Bingo, en voilà une !
C'est une cousine de celles qui peuplent le Jellyfish Lake.
A ce propos, quand est-ce qu'on y va ? Pas tout de suite !
Pour l'instant c'est l'heure du pique-nique sur l'une des nombreuses plages qui constellent les Rock Islands. Celle-ci est tout simplement paradisiaque !
Après cette pause, nous prenons enfin la direction du Jellyfish Lake, un lac marin dans lequel on peut nager au milieu des méduses, sans protection.
En réalité, Palau compte plus d'une soixantaine de lacs de ce type mais seul celui-ci est accessible aux touristes.
L'endroit est strictement protégé et contrôlé et un permis exigé. La plongée bouteille y est interdite.
Le bateau nous laisse au débarcadère de la réserve naturelle. On rejoint ensuite le lac après une petite montée dans une épaisse jungle suivie d'une descente raide jusqu'à un ponton sur sa rive.
Une fois équipés, nous palmons jusqu' à l'extrémité opposée du lac.
D'abord très dispersées, les méduses se font de plus en plus nombreuses au fur et à mesure de notre avancée.
Un mot sur ces créatures : il s'agit de méduses principalement de type Mastigias (Golden Jellyfish). Elles ont migré de l'océan vers le lac par l'intermédiaire de tunnels il y a plusieurs millions d'années. Avec le temps, ces cavités se sont bouchées, les méduses se trouvant alors piégées dans les eaux du lac. Sans prédateurs naturels, elles ont perdu tous leurs pouvoirs urticants et sont devenues inoffensives.
Nager en leur compagnie est par conséquent sans danger et leur contact velouté est plutôt agréable.
A l'extrémité du lac, leur masse est si compacte qu'il devient difficile de se frayer un passage dans cette nuée de créatures gélatineuses et fragiles.
L'expérience est étonnante et c'est indiscutablement le clou de la journée.
Pourtant celle-ci n'est pas tout à fait terminée.
Le bateau marquera encore deux autres arrêts. Hélas, le photographe, non prévoyant, a rempli sa carte mémoire et n'a plus de quoi immortaliser la séance de snorkeling qui suit ni l'arche rocheuse, la plus célèbre des Rock Islands.
Heureusement, nous immortaliserons l'arche depuis le ciel quelques jours plus tard !
C'est sur cette vue que se termine cette excursion qui nous a fait découvrir quelques-uns des plus beaux sites naturels de Palau. Vraiment une excellente journée !
Plage dans les Rock Islands

Jellyfish Lake

Le meilleur des plongées à partir de Koror
En choisissant deux lieux de séjour différents, Hervé espérait multiplier ses chances de plonger sur des sites différents, les uns proches de Carp, les autres proches de Koror.
Or force est de constater que tous les centres de plongée de l'archipel se rendent sur les mêmes sites ou presque, en tout cas sur les plus prestigieux, les plus plébiscités par les plongeurs, avec un inconvénient d'importance, une durée de déplacement d'une heure à l'aller et autant au retour depuis Koror.
C'est en partie pour cette raison qu'une fois à Koror la plongée n'a plus été une priorité. En outre, avec douze plongées, notre plongeur commençait à avoir son compte.
Il a néanmoins encore fait grimper le compteur jusqu'à 17 plongées, soit cinq séances de plus, réparties sur deux journées.
Pour ce faire il a fait appel le premier jour à un prestataire extérieur à l'hôtel : Sam's Tours, un centre certes très professionnel, mais qui par sa structure s'apparente davantage à une usine, à la fois par la taille des ses locaux, le nombre de bateaux et de plongeurs. Sous l'eau, tout le monde se suit à la queue leu leu et à fond de train. Pas le temps de musarder ou de flâner ! Hervé aimant bien prendre son temps n'a guère apprécié ce mode de fonctionnement.
Le deuxième jour, il a pu plonger avec le club installé dans notre hôtel (complet la fois précédente), Splash Dive Center. Il a eu la chance d'être en petit comité, accompagné seulement par deux Japonaises, monitrices de plongée dans leur pays, et deux guides paluans.
Nous avons retenu le meilleur de ces deux journées de plongées faites sur des sites déjà connus (New Drop Off, Blue Corner, Turtle Cove) et sur un inédit (Chandelier Cave).
Prêts pour le spectacle ?
Encore un peu de patience… En coulisse, on s'occupe des derniers réglages du décor.
Lumière bleutée pour la scène de Chandelier Cave.
Dernier coup de projecteur sur ces ornements qui, telles des chandelles renversées, habillent le plafond.
Les spectateurs sont en place. Extinction des lumières.
Gros plan sur quelques accessoires dignes des plus célèbres revues de cabaret ;-)
D'ailleurs, les danseuses sont prêtes à entrer en scène…
… pour exécuter un ballet bien orchestré.
Avant de quitter la scène, les interprètes ne manquent pas de se tourner vers leurs spectateurs.
Elles cèdent ensuite la place à une joyeuse troupe de demoiselles qui se lancent dans une ronde endiablée.
Puis, c'est au tour du clown de faire son numéro. Mais le timide Amphiprion est mort de trac, caché derrière le rideau protecteur de l'anémone magnifique.
Alors c'est un quatuor coloré qui prend le relais. A une remise des prix, ceux-là rafleraient sans aucun doute une distinction pour l'originalité de leurs costumes.
Mais rapidement les requins leur volent la vedette et par leur charisme hypnotisent leur public. poster requins.
Les spectateurs enthousiastes réclament une une prolongation.
Alors, avant que les lumières ne s'éteignent définitivement, assistons à une dernière farandole… pour le plaisir !
Voilà, c'est la fin de nos explorations sous-marines, mais pas encore de nos explorations tout court. Depuis les airs, l'archipel ne demande qu'à nous émerveiller. Rendez-vous très vite en page suivante !
Chandelier Cave

Poissons pyramides

Les Rock Islands vues du ciel, survol en Cessna
Pour cette dernière journée à Palau, nous avons souhaité prendre un peu de hauteur et contempler l'archipel depuis le ciel.
Pour le réaliser, nous choisissons l'opérateur Smile Air et retenons parmi trois différentes formules, celle intitulée "Down to Seventy Islands". Durée 30 minutes.
Nous voici, posant devant le petit avion Cessna de quatre places dont le pilote (mais nous ne serons que tous les deux, et le pilote, bien entendu ;-)
Comme avant n'importe quel vol, nous devons prendre connaissance des consignes de sécurité puis après ce petit briefing, fixons les gilets de sauvetage, contenus dans une sorte de sac banane, autour de notre taille. Le pilote nous assure qu'aucun de ses clients n'a jamais eu à les activer. Espérons que ce sera encore le cas aujourd'hui, d'autant que l'appareil n'a pas de… porte !
Moi, à l'arrière, je suis un peu protégée mais Hervé est installé à côté du vide. Ça fait un sacré effet !
Le pilote met les gaz. Dès que le bel oiseau s'élève dans les airs, les premières appréhensions cèdent la place à la fascination alors que les premières merveilles de l'archipel se dévoilent sous nos yeux.
Nous sommes immédiatement frappés par le bleu turquoise des récifs coralliens qui, telle une dentelle ajourée, nappe le bleu saphir de l'océan.
Nous voilà à hauteur de Milky Way, dont on reconnaît la couleur laiteuse. Pas plus gros qu'une tête d'épingle, on distingue un bateau déjà sur place.
On poursuit notre survol, toujours impressionnés par ces dégradés de bleus qui tranchent ici avec le blanc immaculé d'un petit banc de sable.
Niché dans son écrin de verdure, c'est maintenant le Jellyfish Lake qui s'étend à nos pieds. On distingue nettement le débarcadère, le ponton et une sorte d'antenne au milieu du lac.
Plus loin, cette entaille rectiligne ne passe pas inaperçue, c'est le canal de German Channel que nous empruntions tous les jours pour aller plonger depuis Carp Island.
Encore d'autres îlots photogéniques entourés de leurs auréoles de corail.
Pas très loin de l'île de Carp, l'avion amorce un demi-tour. Nous sommes maintenant à moitié route et n'allons pas tarder à croiser le site majeur de ce tour.
Avec leur forme très caractéristique, tels des bouquets de verdure serrés et bien taillés émergeant de l'océan, voici Ngerukewid Islands, plus connues sous l'appellation Seventy Islands. Ces îlots faisant partie des Rock Islands sont classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le pilote nous gratifie d'un 360° sur l'aile afin de nous permettre d'admirer le site sous tous les angles. La vue est absolument fabuleuse !
Ensuite, l'avion prend tranquillement la direction de Koror ce qui signifie que la fin … (de l'excursion, hein !) est proche. Il reste néanmoins encore quelques curiosités à voir ou à revoir.
Ici nous immortalisons l'arche naturelle devant laquelle nous avions fait un arrêt quelques jours auparavant.
Enfin, avant de prendre définitivement la direction de l'aéroport, nous avons la surprise de découvrir notre hôtel : le Palau Pacific avec sa plage de sable blanc, son récif de corail et le parc entourant l'hôtel.
Toutes les bonnes choses ayant une fin, au bout de trente minutes, le petit Cessna revient se poser avec délicatesse sur le tarmac de l'aéroport.
Nos mines réjouies ne laissent pas de doute sur notre degré de satisfaction.
Contempler d'en haut tous ces sites devenus familiers au fil des jours a été une expérience inoubliable qui clôt en apothéose ce séjour à Palau !
Notre voyage n'est pas pour autant tout à fait terminé. La compagnie japonaise JAL, en modifiant son plan de vol, nous a offert l'opportunité de nous arrêter une journée dans la capitale japonaise. En passant d'un pays de 20 000 habitants à une ville de plus de 13 millions d'habitants, le choc risque d'être rude !
Îlots vus du ciel


Une journée à Tokyo, dans l'effervescence de Shibuya
Faire un stop d'une journée à Tokyo n'était pas prévu au moment où nous avons acheté nos billets d'avion, même si l'idée nous avait traversé l'esprit. Nous devions donc enchaîner les vols Koror – Tokyo et Tokyo – Paris dans la journée du 13 mars.
Mais quelques jours avant notre départ, la compagnie JAL annule le vol Tokyo-Paris le 13 et nous reporte sur le vol du lendemain. Nous négocions alors la prise en charge de notre nuit d'hôtel à Tokyo. Demande acceptée.
Cette journée commence donc très tôt. Réveil à 1 h 30 du matin, navette vers l'aéroport à 2 heures, vol à 5 heures. En arrivant à Tokyo Narita, la fatigue se fait déjà sentir alors qu'il n'est que 9 heures du matin.
Pour rallier notre hébergement situé à Tennozu Isle, nous avons le choix entre train + métro ou le bus de la compagnie Limousine qui a l'avantage de nous déposer au pied de notre hôtel. Nous optons sans hésiter pour le bus même si le prochain départ n'est qu'à 10 h 45.
La circulation sur l'autoroute est fluide en ce dimanche. Les 75 kilomètres sont parcourus en une petite heure mais une fois dans le quartier, le bus dessert d'abord plusieurs autres hôtels, le nôtre est le dernier.
Il est donc plus de midi quand nous atteignons le Dai-ichi Hotel. La chambre n'étant pas prête, nous laissons nos bagages à la réception pour filer directement vers le centre de la capitale et son fameux quartier de Shibuya.
Je vous passe les détails sur nos errements pour nous repérer dans le métro mais, grâce à l'aide de plusieurs personnes très serviables, nous avons fini par trouver la bonne direction. Ouf !
Le plan du métro donne une idée de sa complexité !
Une fois à Shibuya, trouver comment sortir de cette gare tentaculaire n'a pas été une mince affaire. Il paraît que chaque gare compte une bonne vingtaine de sorties, mais nous avons eu bien du mal à en trouver une.
Nous n'étions d'ailleurs pas les seuls dans ce cas, interpelés au passage par un couple québécois dans la même galère.
Au final nous débouchons pile en face de Shibuya Crossing, ce qui ne peut mieux tomber. Derrière les baies vitrées de la gare, nous assistons amusés et impressionnés au ballet des piétons sur le carrefour.
En effet, Shibuya Crossing est cet immense croisement où les feux pour les piétons passent tous au vert en même temps. La foule massée sur les trottoirs se lance alors dans la traversée du passage dans un chaos organisé dans la plus grande civilité, une des grandes qualités des Japonais.
A l'extérieur, nous ne nous attendions pas à autant de bruit : voitures, affiches clignotantes, publicités tonitruantes, le Times Square new-yorkais fait pâle figure à côté. En ce dimanche, l'activité bat son plein, les rues sont noires de monde.
Le choc est rude après un séjour dans des îles qu'on pourrait qualifier de désertes au regard du tumulte régnant dans ce quartier.
Pour nous remettre, rien de mieux qu'un bon déjeuner d'autant qu'il est déjà presque 14 heures. Au hasard des rues, nous nous laissons tenter par un restaurant thaïlandais (le comble !), caché dans un sous-sol, à l'ambiance zen et intime.
Nous voilà d'attaque pour continuer à arpenter les grandes artères environnantes, bordées de grands magasins dont quelques enseignes internationales nous rappellent que le monde de l'économie est petit. Même si nous sommes dimanche, tous les commerces sont ouverts et les consommateurs se pressent pour acheter.
Au fil des rues, nous tombons sur une place couverte de stands qui vendent toutes sortes de spécialités. Sous des chapiteaux ou en plein air, à même de simples bancs, beaucoup de Tokyoïtes se sustentent dans une ambiance de kermesse ou de fête foraine. Dommage que nous ayons déjà déjeuné !
Une fois passés sous ce vieux Tori qui marque l'entrée du parc Yoyogi-koen, nous retrouvons un peu de la légendaire sérénité japonaise. Mais le calme est de courte durée. 1491 De fil en aiguille, nous arrivons à Omotesando où nous faisons face à une marée humaine. Une manif ? Non, pas du tout, tout simplement l'animation normale dans une rue connue pour ses boutiques de mode et ses enseignes de luxe.
Impressionnés par le flot de passants, nous bifurquons dans une petite rue piétonne perpendiculaire où nous espérions échapper à cette pression. Ce qui nous surprend avant tout, c'est l'embrouillamini de fils électriques apparents. Nous avions vu cela à La Paz mais dans une ville ultra-moderne comme Tokyo, c'est surprenant ! C'est ce qu'on appelle sans doute une ville branchée. ;-)
Mais si nous pensions échapper au monde, c'est raté. Nous tombons bientôt dans la petite rue, la plus fréquentée du quartier, Takeshita Street.
Quand on parle de rue noire de monde…
On y trouve toutes sortes de magasins aux devantures colorées, notamment ces boutiques rose bonbon, prisées par les gourmands et gourmandes, vendant des crêpes fourrées de crème chantilly. S'il n'y avait pas autant de queue, nous nous serions sans doute laissés tenter !
La rue Takeshita nous amène tout droit à la gare de Harujuku qui tombe à point nommé. Après quatre heures de déambulation dans la trépidante mégapole (et levés depuis 1 h 30 du matin), nous en avons plein les pieds et la tête qui tourne.
Pourtant, nous ferons encore un peu de marche entre la gare de Shinagawa et l'hôtel.
Alors une fois rentrés, à part une boisson tirée du minibar sirotée devant la vue depuis notre chambre au 27ème étage, nous ne demandons pas notre reste. Avant 20 heures nous dormons comme des bébés !
C'est sur ce panorama nocturne que se terminent notre passage express à Tokyo et notre voyage tout court. Le lendemain, la JAL nous ramènera à Paris qui, plus que jamais, nous fait l'effet d'un village à côté de la gigantesque capitale japonaise.
Vue depuis notre hôtel à Tennozu Isle

Le mot de la fin
A propos de Palau...
Hervé souhaitait une destination où la plongée occupe une place prépondérante. Il a été servi ! Avec dix-sept plongées à son actif, il a eu l'occasion d'assouvir sa passion et a eu son compte pour quelques mois.
Quant à moi, j'espérais pouvoir me faire plaisir en snorkeling, ce qui a été le cas. J'ai d'autant plus apprécié que j'ai pu me joindre aux mêmes sorties que les plongeurs.
Même si cette destination est surtout orientée vers plongée, nous n'avons pas fait que ça : l'excursion au lac des méduses et le survol des îles en avion ont été des expériences inoubliables.
Du côté des hébergements, le Palau Pacific Resort a été conforme à nos attentes. Quant à Carp Island, sa situation au coeur des Rock Islands a été parfaite. On a néanmoins déploré la vétusté de ses installations. Un effort de modernisation et de décoration serait bienvenu.
Côté plongée, l'organisation à Carp a été parfaite, conviviale voire familiale et personnalisée en fonction des souhaits des clients. Les guides sont très attentifs et dévoués. Malheureusement le snorkeling n'est pas possible depuis la plage.
En revanche, à Koror, le bilan des plongées est plus contrasté. On y trouve à la fois des grands centres du type Sam's Tours où l'activité est relativement formatée et industrielle et des centres à taille plus humaine comme Splash où l'activité se pratique en petit comité, à la carte ou presque. Un autre inconvénient des plongées depuis Koror : la distance pour se rendre sur site nécessite deux heures de bateau aller retour. Le snorkeling est possible devant la plage du Palau Pacific Hotel.
Malgré ces quelques réserves, nous avons été enchantés par notre séjour et par l'immersion dans un milieu sous-marin intact, riche et préservé. Dommage que cette destination soit si éloignée !
A propos de Tokyo et du Japon...
Le Japon ne faisait pas partie de nos "must-see". Nous pensions que ce transit de quelques heures à Tokyo nous ferait peut-être changer d'avis et placer le Japon en tête de liste. En réalité, ce très court passage n'a rien changé à nos plans et la destination n'a pas évolué dans notre classement. Nous irons sans doute un jour, peut-être avec une option davantage tournée vers la nature, mais pour l'instant visiter le Japon n'est toujours pas une priorité.
Bibliographie/webographie
Ce voyage n'a pas nécessité beaucoup de préparation. Nous nous sommes adaptés aux possibilités sur place. En dehors de quelques guides papier (tous en anglais) dans lesquels je n'ai pas jugé utile d'investir, voici quelques sites qui peuvent renseigner sur la destination et la plongée en particulier.
* Un fil de discussion sur VoyageForum qui date déjà un peu mais qui est régulièrement réactivé. On le doit à Ariane F. qui a été la seule française monitrice de plongée à avoir travaillé à Palau et plus particulièrement à Carp Island (il y a quelques années). voyageforum.com/...iter-palau-d2607266/
* Pristine Paradise Palau, le site de l'office de tourisme de Palau pristineparadisepalau.com/index.php
* Les pages de l'opérateur Fish and Fins décrivant avec précision les sites de plongée : www.fishnfins.com/v2/en/dive-sites.html
*Un compte-rendu sur le forum Plongeur.com www.plongeur.com/forums/showpost.php?p=10......
* Les pages du Lonely Planet consacrées aux Palaos : www.lonelyplanet.fr/...nie-pacifique/palaos
En quelques mots…
Tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette destination un… fabuleux voyage !

FIN
Safari et plongée en Tanzanie English translation pending
Avec ses réserves animalières parmi les plus prestigieuses du continent africain, avec ses côtes poissonneuses aux fonds sous-marins exceptionnels, la Tanzanie a plus d'une corde à son arc. Voici le récit de notre voyage de 12 jours alliant safari et plongée.
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de quelques photos.
Bonne découverte ! 😉
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Présentation
Une fois n'est pas coutume : voici un projet dont nous avons confié la presque totalité de la préparation à un tour-opérateur. Nous en avons juste ébauché la trame et indiqué quelques critères, c'est tout !
En ce début d'automne, nous cherchions avant tout une destination où Hervé puisse pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux chaudes (et pas comme en Norvège en combinaison étanche !) mais pas une destination exclusivement tournée vers cette activité. Il fallait qu'on puisse y faire autre chose aussi !
A cette saison, l'océan Indien nous semblait le plus indiqué. Mais nous avions déjà pas mal écumé Maurice, Madagascar, Réunion, Seychelles...
Mais jamais la Tanzanie... alors pourquoi pas ?
Né en 1964 de la fusion du territoire du Tanganyika et de l'archipel de Zanzibar, le pays possède des atouts considérables à la fois côté terre et côté mer.
En effet, les îles de l'archipel de Zanzibar, Mafia et Pemba sont réputées pour leurs fonds sous-marins préservés et poissonneux.
Après renseignement, nous avons opté pour l'île de Mafia, au cœur de la plus grande réserve marine de Tanzanie, et prévu d'y consacrer six jours.
Depuis notre voyage en Namibie, nous avions envie de retourner en Afrique. La Tanzanie abrite les plus grandes et les plus prestigieuses réserves animalières du continent. C'est l'occasion !
Mais ici pas ou peu de self-drive, le pays a fait le choix de développer le tourisme sur la base de safaris privatifs ou en petits groupes. C'est donc pour un safari à deux avec chauffeur-guide que nous optons et cela pour six jours supplémentaires.
Quant aux parcs, nous retenons les parcs classiques du Nord tanzanien : Manyara, Serengeti, Ngorongoro et Tarangire.
Pour concrétiser ce projet, nous nous sommes tournés vers trois opérateurs français, deux spécialisés en safari et un spécialisé en plongée. Nous avons finalement choisi le projet de l'agence Ultramarina - plus abouti en matière de plongée - et dont les choix d'hébergement de la partie safari correspondaient mieux à nos attentes.
Sur place, l'agence réceptive est Ranger Safaris. L'hébergement se fera dans de très beaux lodges ou camps.
Une fois n'est pas coutume : nous allons pouvoir aborder ce voyage, l'esprit vierge de toute image, et nous laisser surprendre par chaque découverte !
Un mois avant notre départ, alors que nous venons de finaliser nos réservations, une information va pourtant venir tempérer notre enthousiasme. Fin septembre, le gouvernement français ajoute onze pays dont la Tanzanie à sa liste des Etats dans lesquels les Français sont appelés à la "plus grande prudence", ce qui ne va pas rassurer nos familles. Ce n'est néanmoins pas un motif suffisant pour annuler le voyage, prévu très loin des zones réellement déconseillées (frontières avec le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo).
Afin de rassurer nos proches et nous tenir au courant de toute information, nous nous inscrivons sur le fil de sécurité Ariane.
Malgré ces contrariétés, nous décidons de rester zen, impatients de retrouver la magie de la savane africaine et les couleurs de l'océan Indien.
Le voyage et l'arrivée en Tanzanie J1 : Lundi 3 novembre 2014
Il n'existe pas de vol direct entre la France et la Tanzanie. Parmi plusieurs possibilités, nous avons opté pour le plan de vol des compagnies Air France – KLM : Paris – Amsterdam – Kilimandjaro avec retour Dar Es Salam – Amsterdam – Paris. Comme nous prendrons des vols intérieurs entre le nord de la Tanzanie et l'île de Mafia puis entre Mafia et Dar Es Salam, le poids des bagages sur ces vols est limité à 15 kilos par personne, bagages à main compris. Des sacs souples sont fortement recommandés. En raison de cette limitation et bien qu'ayant droit à deux bagages de 23 kg chacun sur le vol international, nous avons prévu de voyager légers, sans ordinateur portable, sans GPS mais avec tout notre matériel de plongée, notamment pour Hervé combinaison et gilet.
La balance au comptoir d'enregistrement Air France indique 14 kg pour le sac de plongée et 10 pour le sac de vêtements. En y ajoutant le poids de nos bagages à main, nous sommes dans les clous.
Le vol Air France Paris – Amsterdam de 7 h 15 est le premier de la journée. A Amsterdam, notre temps de correspondance est de 80 minutes, ce qui devrait être largement suffisant s'il n'y a aucun contretemps, la durée normale nécessaire étant estimée à cinquante minutes. Mais voilà qu'Air France annonce un premier retard de quinze minutes pour demande de supplément de ménage de la cabine. De quinze minutes en quinze minutes, l'appareil part finalement avec cinquante minutes de retard. Il atterrit à 9 heures et met encore un quart d'heure de plus pour rejoindre sa place de stationnement. On ronge notre frein tout en trépignant d'impatience. A l'extinction du signal lumineux, on bondit du siège afin d'être parmi les premiers à quitter l'appareil.
Il nous reste alors moins d'une heure avant le décollage du vol international. C'est la course ! Nous piquons un sprint à travers l'aérogare. Passage aux contrôles douaniers puis aux contrôles de sécurité, nous arrivons hors d'haleine à la porte d'embarquement à destination de Kilimandjaro. Les voyageurs sont déjà en train d'embarquer, nous arrivons juste à temps. Ouf !
Nous pouvons enfin nous relaxer sur ce vol de 9 heures à destination de l'aéroport international du Kilimandjaro.
Hervé a eu la bonne idée de nous commander des repas végétariens sauf qu'il a dû se tromper en indiquant "végétariens stricts, sans œuf sans fromage sans lait". Autant dire que c'est léger et tristounet comme repas. Le seul avantage, c'est qu'on est servis avant tout le monde. Mais après on louche avec envie sur les plateaux richement garnis de nos voisins. Heureusement qu'il nous reste quelques gourmandises dans nos bagages pour tenir le coup !
Quelques films, quelques siestes et une collation végétarienne plus tard, il est déjà 21 heures quand nous arrivons à destination. Pour espérer apercevoir le Kilimandjaro, il faudra revenir !
A peine sur le tarmac, nous nous emplissons de cette douceur africaine avant de revenir à des formalités plus terre à terre.
Sous douane, nous sommes accueillis par un représentant accrédité par notre agence, chargé de nous faire établir nos visas (50 USD par personne payables en espèces). Entre nous, on n'avait pas vraiment besoin de lui mais il faut bien justifier le recours à une agence. Le passage à l'immigration est sérieux : photographie, empreintes main droite, pouce droit, main gauche, pouce gauche… on se croirait presque aux USA. Mais la file est bien plus fluide qu'aux States, la récupération des bagages immédiate. Tout est plié en une demi-heure. Efficace, la Tanzanie !
Le chauffeur de Ranger Safaris (pas le chauffeur du safari car lui on ne le rencontrera que demain) – celui chargé de nous conduire à notre hôtel à Arusha – nous attend à l'extérieur de l'aéroport. L'ombre du point culminant de l'Afrique plane au-dessus de nos têtes alors que nous faisons route vers Arusha et son Coffee Lodge qui, comme l'indique son nom, est situé au milieu d'une plantation de café.
Il fait nuit. Nous n'avons guère l'opportunité de profiter de l'environnement mais nous devinons, en le traversant, un très beau jardin dans lequel sont répartis une trentaine de bungalows.
Nous découvrons notre chambre, très vaste, à la décoration chaude et raffinée dans laquelle nous nous installons avec bonheur après cette longue journée. Demain briefing à 8 h 30 !

Premières rencontres sur la route vers le lac Manyara J2 : Mardi 4 novembre 2014
Un petit déjeuner matinal nous laisse tout le loisir de profiter encore un peu du superbe jardin de l'hôtel avant le départ pour cette courte étape entre Arusha et le lac Manyara (120 km, moins de 2 heures).
A 8 h 30 nous avons rendez-vous avec Julius. Non, ce n'est toujours pas notre chauffeur, lui on le rencontrera juste après. Julius est un représentant de la compagnie "Ranger Safaris" chargé de récapituler avec nous le déroulement du voyage. Entre nous, on aurait pu s'en passer mais il faut bien justifier le recours à une agence.
Après ce petit débriefing, voici enfin Daniel, un Rasta dynamique et jovial, au volant de son véhicule, un Toyota Landcruiser rallongé, pouvant accueillir jusqu'à 7 passagers, équipé d'une glacière électrique et d'un toit ouvrant panoramique. A deux, nous y serons très l'aise !
Ça y est, le voyage peut commencer.
Daniel parle très bien le français, mais aussi l'italien et l'espagnol, en plus de l'anglais et du swahili, la langue officielle du pays. Il s'empresse immédiatement de nous enseigner quelques fondamentaux de sa langue : karibu = bienvenue, jumbo = bonjour et asante = merci. En échange, nous lui apprendrons pendant le voyage trois mots qui l'amuseront beaucoup et qu'il notera soigneusement sur son téléphone portable : parigot, péquenot et… vitiligo !
Mais revenons au sujet !
Nous quittons bientôt les plantations de café de la région d'Arusha dominées par la fière silhouette du mont Meru (4500 mètres) pour des paysages plus arides et plus désolés sur lesquels se détache ça et là l'alignement de quelques modestes huttes Masaï. Seules les ombrelles des acacias apportent une touche verdoyante à ce décor poussiéreux.
Au bout d'une heure, à hauteur de Makuyuni, nous prenons définitivement la direction du lac Manyara. Daniel nous précise qu'à partir de là et bien qu'en dehors de tout parc national nous pourrions commencer à voir des animaux. Propos immédiatement confirmé par l'apparition d'une girafe à la robe particulièrement ouvragée, attirée par les pousses tendres de ces acacias.
La destination finale n'est plus très loin. Les falaises du Rift sont visibles alors que nous atteignons le village de Mtowa-Mbu
A la sortie du hameau, nous laissons sur notre gauche l'entrée du parc national pour nous diriger d'abord vers notre lodge. La route sinueuse part alors à l'assaut du Rift, 500 mètres de dénivelé, pour accéder dans un virage en épingle à cheveux à une point de vue général sur le lac Manyara et au-delà sur les terres de culture qui l'entourent. La découverte du parc sera au programme de cet après-midi.
En attendant, nous sommes accueillis très chaleureusement à l'Escarpment Lodge où serviette humide et verre de Ginger Ale nous attendent à la descente de notre camion. En guise de préambule, Yolande la manager nous met au courant des pratiques qui auront cours dans la quasi-totalité des hébergements de notre parcours : on ne se déplace pas tout seuls dans l'enceinte du lodge, une fois la nuit tombée. La propriété est ouverte à son extrémité sur le parc national, il arrive donc que des animaux potentiellement dangereux y pénètrent. C'est noté !
La découverte de notre bungalow, planté au bord de l'escarpement, nous laisse sans voix ! C'est tout simplement magnifique !
Mais avant de découvrir, on l'espère, les grands animaux plus tard dans l'après-midi, en voilà déjà d'autres, plus petits et plus inoffensifs… quoique !
Une femelle Agame lézardant sur les planches Un scorpion d'eau avec lequel nous avons partagé le bain ! Gloups !
Le déjeuner est l'occasion de tester le steak de bœuf tanzanien, excellent, car ici on ne mange manifestement pas de gibier (game food). Un repas copieux à l'issue duquel on ferait bien une sieste sauf que Daniel nous attend pour notre premier… game drive ! Alors Manyara, nous voilà ! La suite en… page suivante.
Vue sur le lac Manyara
Premier safari au parc national du lac Manyara J2 (suite)
Le parc national du lac Manyara se présente sous forme d'une langue de terre d'une quarantaine de kilomètres de long, inscrite entre le tombant du Rift et les eaux saumâtres du lac. Nous l'abordons par la porte Nord.
Cette partie du parc est l'habitat idéal des babouins, à savoir une forêt à la végétation dense, d'où dépassent de grands arbres tels que acajous et figuiers géants, mais aussi acacias ombrelle et palmiers prisés par d'autres espèces.
Il devrait donc y avoir du monde !D'ailleurs, ils ne tardent pas à se montrer.
L'occasion est idéale pour tirer le portrait à ce singe vervet, un petit singe de couleur gris-brun, reconnaissable à sa face noire cerclée de blanc.
Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont les babouins qui créent l'événement, mettant en scène leurs relations familiales de façon absolument touchante.
A la sortie de la forêt, place à une vaste plaine herbeuse où paissent tranquillement impalas, gnous, zèbres et phacochères.
La piste qui la traverse mène à la mare aux hippopotames où, surprise, il est possible de quitter son véhicule. C'est l'occasion de se dégourdir les jambes et pour Daniel de faire quelques acrobaties.
Depuis cette passerelle en bois, on est assuré d'apercevoir des hippopotames, fidèles des lieux. Ils ne sont pas loin, faisant bon ménage avec les autres herbivores.
Mais cette grande zone humide est aussi un paradis pour les oiseaux (380 espèces dans le parc)
Mais alors que nous abordons la boucle de retour vers l'entrée, en passant à nouveau dans la forêt, je m'écrie tout d'un coup : "Stooop, des éléphants". Hervé rit en douce car en Namibie il m'était arrivé de prendre le dos gris d'un bœuf pour celui d'un éléphant. "Non, je vous assure, j'ai vraiment vu des éléphants" protestai-je !
Effectivement, en faisant marche arrière, nous distinguons, ça et là, dans les taillis touffus, une trompe, une queue, un dos. A force de tendre le cou pour les apercevoir, on en aurait presque un torticolis alors qu'il suffisait de poursuivre un peu pour trouver tout un troupeau de pachydermes en plein milieu de la piste.
Une juste revanche sur la Namibie où les éléphants se sont fait désirer pendant tout notre séjour !
Ils nous font une belle prestation entre intimidations et reculades.
Avec cette rencontre, nous sommes comblés et satisfaits de cette première journée de safari. Certes, nous n'avons pas vu la lionne couchée sur une branche d'acacia, image emblématique du parc, mais parmi les animaux du Big Five (éléphant, lion, léopard, rhinocéros, buffle) nous avons déjà mis le plus gros à notre actif.
Il reste alors à rentrer au lodge pour profiter de la fin de l'après-midi sur la terrasse avant un coucher de soleil flamboyant... absolument magique !
Une première journée très riche et très intense ! Demain route vers le plus ancien et le plus populaire des parcs tanzaniens, le fameux Serengeti !
Famille de babouins
En passant par la région du N'Gorongoro et le pays masaï J3 : Mercredi 5 novembre 2014
En attendant que le soleil se lève, la savane se teinte de rouge sang avant de retrouver sa blondeur sous l'effet des premiers rayons.
Aujourd'hui, en plus du trajet jusqu'au parc national de Serengeti, notre programme prévoit d'enchaîner avec un safari. Bref, une journée continue que nous devrions juste interrompre, le temps d'un pique-nique. Alors pas de temps à perdre, à 8 heures, Daniel démarre le Land.
Jaracandas et flamboyants ornent le bord de la route qui sinue entre terres rouges et vallons fertiles pendant la trentaine de kilomètres qui nous séparent de la région du N'Gorongoro.
Incorporée initialement au parc national du Serengeti, à sa création en 1951, la région en a été soustraite en 1959 suite au conflit opposant les autorités du parc aux résidents masaï. Elle jouit désormais, sous le nom de N'Gorongoro Conservation Area, d'un statut particulier qui permet la cohabitation de la faune sauvage et de l'élevage pastoral. Cette aire protégée regroupe un certain nombre de sommets dépassant les 3 000 mètres ainsi qu'une série de cratères dont le plus connu de tous, le cratère du N'Gorongoro, qui abrite une faune exceptionnelle. Son exploration est prévue dans quelques jours, aujourd'hui nous sommes seulement de passage.
Mais même dans ce cas, tout véhicule et tout voyageur (même local) est soumis au paiement d'un droit de passage. Daniel effectue les formalités pour nous à la porte de Lodoare.
A partir de ce point, la route devient piste gravillonnée, parfois tôle ondulée, et s'élève péniblement jusqu'aux lèvres du cratère à travers une forêt primaire d'arbres fantomatiques flanqués de barbes de lichen et de plantes épiphytes.
A l'issue de la montée, à plus de 2 000 mètres d'altitude, la vue sur la cuvette du N'Gorongoro est grandiose. 2560
Tout en perdant de l'altitude, nous poursuivons vers l'ouest dans des paysages brûlés par le soleil, jalonnés de villages masaï, formés de cases rondes de branchages et de pisé.
La vie traditionnelle masaï s'organise autour du bétail. Tous les matins, c'est le même rituel : il faut conduire les bêtes vers les pâturages et les points d'eau. C'est ainsi que se forment de longs chapelets de bétail, poussés devant eux par des pasteurs élégamment vêtus de toge rouge vif ou bleu roi.
Sur le bord de la route, ces jeunes gens nous font signe. Leurs visages peints indiquent qu'ils ont été circoncis, rite de passage à l'âge adulte.
Entre N'Gorongoro et Serengeti, nous nous écartons momentanément de la piste pour faire un saut jusqu'aux gorges d'Olduvai et son musée où a été retrouvé le plus ancien fossile humain, connu sous le nom de Homo habilis. C'est l'occasion d'une pause, la gorge est jolie mais la visite pas vraiment incontournable.
Bon an, mal an, nous atteignons l'entrée du parc national du Serengeti vers 13 heures. La butte de Naabi Hill est le passage obligé de tous les véhicules pour les formalités, pour la pause déjeuner et pour la vue depuis le sommet de la butte.
Tout autour de cette ruche humaine rôdent aussi quelques opportunistes : Lézard Agame… vorace ! Merle métallique… gourmand ! et marabout… nettoyeur !
Du point de vue de Naabi Hill, nous contemplons la plaine sans fin du Serengeti en attendant d'y être vraiment dans quelques instants. RDV en page suivante.
Jeunes Masaï
Serengeti : un épisode de la migration des gnous ? J3 (suite)
Grande comme le territoire de la Belgique, cette vaste étendue du Serengeti, filant à perte de vue vers l'horizon bleu, n'est pas une morne plaine pour autant. De ci de là, on y trouve des amoncellements de rochers granitiques aux formes rondes, les kopjes, comme autant d'îlots flottant sur cet océan d'herbe.
C'est aussi une des plus prestigieuses réserves animalières du monde. C'est ce que nous sommes d'ailleurs venus vérifier.
Déjà, au bord de la piste principale et à intervalle régulier, quelques ambassadeurs ont l'air de poser pour le voyageur. Fier Bubale Girafe espiègle Outardes Kori pressées
Après quelques kilomètres, Daniel quitte la piste principale, nous pouvons enfin ouvrir le toit et profiter de la vue panoramique.
Derrière ces collines apparaissant à l'horizon se trouve notre camp du soir. Mais en attendant de le rejoindre, nous avons quelques heures devant nous pour sillonner les pistes alentour à la recherche des animaux.
Nous ne tardons pas à en croiser des milliers, cavalant dans la poussière. Un stop d'une heure n'a pas suffi à tous les voir défiler.
Serait-ce le début de la Grande Migration ?
Curieusement, ils migrent du sud vers le nord alors qu'ils devraient faire le contraire, à cette période de l'année. Sans doute un peu déboussolés, ils suivent peut-être les pluies qui tombent localement par ci par là, leur prodiguant de nouveaux pâturages.
Une rencontre impressionnante et inattendue qui marquera nos esprits !
Tiens, ceux-là n'ont pas l'air d'être concernés par le mouvement précédent !
Nous poursuivons vers le pied de la colline quand tout d'un coup, Daniel est averti par sa radio de la présence d'un léopard. Changement radical de direction, on file à toute allure vers l'endroit indiqué.
"Là, m'écriai-je, je vois quelque chose dans l'herbe."
Ce n'est pas (encore) le léopard, mais avec ces oreilles et sa bouille caractéristiques, oui, vous l'aurez reconnu…
En effet, c'est un serval, je suis contente de ma trouvaille, car c'est un animal qu'on observe rarement de jour.
Quant au léopard, nous le trouverons plus classiquement couché sur une branche, sur un arbre aussi photogénique que lui.
Magnifique…
Après une aussi belle prise (de vue) qui nous vaut d'accrocher un nouveau membre du Big Five à notre tableau de chasse (photographique), nous décidons d'en rester là. Secoués dans notre 4 x 4 depuis 8 heures ce matin, vivement le camp !
Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, accueillis comme à l'accoutumée avec serviettes humides (indispensables après une telle journée) et verre de bienvenue. Accueil efficace et prévenant.
Adossé au Moru Kopjes, avec vue sur la plaine, Pioneer Camp se compose d'une dizaine de grandes tentes individuelles, très confortables, toutes équipées de salle de bains, à la décoration d'influence "out of Africa". Une expérience et des sensations qui s'annoncent uniques au cœur de la savane !
Ce soir, après le dîner pris lui aussi sous une grande tente, parmi la quinzaine d'hôtes présents, nous sommes trois couples de Français à nous retrouver autour d'un feu de camp à bavarder de voyages jusque tard dans la soirée.
Quand on nous raccompagne, car ici non plus on ne se déplace pas seuls la nuit, quelques gros buffles ont déjà pris leurs quartiers autour de nos tentes.
Espérons que la nuit sera paisible...
Demain, journée entière consacrée au Serengeti suivie d'une deuxième nuit au "camp des pionniers".
Migration des gnous ?
Serengeti : à la recherche des lions mais pas seulement J4 : Jeudi 6 novembre 2014
Toute la nuit, la respiration bruyante et le piétinement des buffles ont rythmé notre sommeil. Une expérience qu'on n'est pas prêts d'oublier !
Alors que les premiers rayons inondent d'une douce lumière les kopjes derrière le camp, nous sommes déjà prêts pour un nouveau safari.
Le pique-nique est dans la boîte. A 7 h 30 nous levons le camp pour une journée entière consacrée au Serengeti. L'objectif de Daniel est de nous montrer des lions, mais toute autre rencontre sera bienvenue.
D'ailleurs, dès la sortie du camp, une scène insolite retient notre attention. Un mâle impala compte le nombre de ses admiratrices. Il n'est pas peu fier de son harem !
Dans le but de voir des lions, Daniel commence par longer les berges de la rivière. Bientôt, un premier indice lui donnera raison. Les prédateurs ne sont sans doute pas loin !
En réalité, ce sont des prédatrices, trois belles lionnes couchées sous un arbre ! Elles ont dû chasser toute la nuit.
Au bout d'un moment, elles sortent de leur torpeur. Les yeux dans les yeux ! Tout en se léchant les babines et en montrant leurs crocs !
L'une d'elles tente un peu d'exercice. . Ho hisse !
Pff, trop dur, elle laisse tomber.
Sur ces entrefaites, nous poursuivons vers d'autres horizons, espérant encore d'autres moments d'une même intensité.
Plus loin, une autruche nous fait son cinéma… … alors qu'une hyène cherche une charogne à se mettre sous la dent. … et qu'un phacochère s'active, crinière au vent.
Au beau milieu de la mare, les hippopotames macèrent à l'abri du soleil par cette belle et chaude journée.
Soudain, la radio grésille, un guépard est signalé dans les parages. Nous n'allons pas rater l'occasion. Le voici, imperturbable à l'ombre d'un buisson.
Enfin, alors que nous sommes en route vers notre pause de la mi-journée, voilà que le roi Lion daigne lui aussi nous montrer le bout de son nez, mais juste le bout de son nez, guère plus.
Maintenant cap sur le Visitor Center de Seronera pour un pique-nique bien mérité après avoir sillonné les pistes pendant plus de cinq heures. Suite du safari en page suivante.
Lionnes dans le Serengeti

Serengeti : des lionnes entre autres J4 : suite
Après notre pause au Visitor Center de Seronera, le seul endroit dans les alentours où l'on puisse quitter la voiture, nous reprenons tout doucement le chemin du retour, non sans quelques détours, au gré des rencontres.
D'abord toute une troupe de pachydermes. Les plus gourmands se concentrent autour des arbres à fièvre (acacias) dont ils raffolent de l'écorce jaune. Quant aux plus jeunes, ils passent leur temps à chahuter et à jouer à saute-mouton, ou plutôt à saute-éléphant en l'occurrence ! 3015 En repassant devant l'arbre des lionnes, celles-ci sont toujours là et n'ont guère changé de position. Elles ont néanmoins dû bouger dans la journée, ramenant près d'elle un bout de leur casse-croûte. Elles sont plus que repues !
Avec ces magnifiques cornes et son regard de velours, ce cobe mérite un portrait.
Enfin, alors que nous sommes sur le point de rentrer au camp, un dernier arrêt est motivé par la vue de ces petits animaux très rigolos que nous n'avions jamais vus jusqu'à présent : une famille d'otocyons. Un petit air de Maitre Yoda ?
Daniel a tenu ses objectifs. Dans la liste des Big Five, nous pouvons désormais cocher la case des lions. Il nous reste le rhinocéros et le buffle à valider, mais aux dires de Daniel, nous devrions trouver notre bonheur demain dans le cratère du N'Gorongoro.
En attendant, c'est avec plaisir que nous retrouvons notre camp au cœur de la savane.
A la tombée de la nuit, impalas, gnous et buffles encerclent les lieux. La nuit risque d'être sonore !
Lionne repue !
Dans le cratère du N'Gorongoro J5 : Vendredi 7 novembre 2014
La nuit a été épique et notre sommeil sans cesse interrompu par le grognement entêtant des gnous. Nous avons sursauté à chacune de leurs cavalcades, de leurs bousculades ou de leurs accélérations, redoutant à chaque instant qu'ils ne trébuchent sur les piquets de la tente.
Ce n'est qu'au petit matin que la savane a retrouvé son calme alors que pour nous, c'est déjà l'heure de quitter le camp au terme d'une expérience mémorable.
Cap sur N'Gorongoro avec cette fois-ci un safari au cœur de son cratère.
Mais pour l'atteindre, il faut d'abord refaire en sens inverse une partie du trajet déjà parcouru il y deux jours, et pas le plus agréable, car notre circuit n'est pas une boucle mais un aller-retour, ou presque. Dommage que notre agence ne nous ait pas proposé un circuit un peu différent avec retour en avion directement depuis l'aérodrome du Serengeti.
Au bout de trois heures de cahots sur une piste inconfortable et poussiéreuse, nous voici enfin à la porte Ouest du parc.
Le cirque du N'Gorongoro, communément appelé cratère, est en réalité une caldeira, c'est-à-dire une dépression d'origine volcanique causée par l'effondrement de la partie centrale d'un volcan il y a 2,5 millions d'années. Avec sa vingtaine de kilomètres de diamètre, elle passe pour être la plus grande et la plus belle du monde. On y dénombre quelques 25 000 grands mammifères.
De boucle en boucle, sur 600 mètres de dénivelé, entre aloès et euphorbes candélabres, la route offre des points de vue spectaculaires sur les étendues du cratère.
Au loin on repère les taches sombres des grands troupeaux. Chaque virage nous rapproche des gnous, zèbres, gazelles, buffles…
Depuis les hauteurs, on pourrait avoir l'impression qu'il s'agit d'une vaste zone désertique. Pas du tout ! Les nombreux cours d'eau qui dévalent les pentes méridionales du cratère alimentent lacs et marécages.
Les marais de Mandusi hébergent une troupe d'hippopotames, plus d'une centaine paraît-il. Apparemment, ils ne craignent pas la promiscuité !
Ceux de Goringor attirent les oiseaux, notamment les flamants roses, mais aussi des buffles et autres herbivores trouvant sur les berges de l'herbe tendre et verte.
Enfin, les sources du Ngoitokikok sont le lieu de rendez-vous que se donnent les guides à l'heure du déjeuner. C'est donc là que nous nous rendons pour notre pause de la mi-journée.
Mais juste avant, alertés par leur radio, tous les véhicules affluent, comme un seul homme, vers un point à peine visible : un rhinocéros noir, perdu dans un océan d'herbe. La rencontre n'a pas le goût d'exclusivité qu'avait celle faite en Namibie en plein milieu du Damaraland en dehors de tout parc et de toute réserve, mais quand on sait qu'on n'en compte plus que 19 ici, on peut s'estimer heureux d'avoir pu en apercevoir un. Le rhinocéros fait aujourd'hui l'objet d'une protection vigilante.
Maintenant, poursuivons vers le seul endroit dans le cratère où il est permis de descendre de son véhicule. Néanmoins, le pique-nique doit être pris à l'intérieur de la voiture car l'endroit est hanté de rapaces qui ont pris l'habitude de dérober la nourriture des pique-niqueurs jusque dans leur main, entraînant quelques accidents. C'est seulement après avoir mangé que l'on peut faire un petit tour sur les bords du plan d'eau.
Dans le cratère du N'Gorongoro
Du N'Gorongoro à Karatu J5 suite
Ce qui nous a frappés depuis notre arrivée dans le N'Gorongoro, c'est la taille des troupeaux. Mais on a aussi eu l'occasion d'observer quelques individus dans le détail. Petit florilège au fil de notre parcours !
Après avoir sillonné les pistes en long, en large et en travers, il est temps de nous diriger vers la porte Est du parc pour la sortie. Mais d'abord, au sud du lac Magadi, le passage par un îlot forestier nous vaut une dernière rencontre avec les buffles à l'abri d'un merveilleux bouquet d'acacias xanthophloea.
Puis kwaheri (au revoir) N'Gorongoro.
En prenant de la hauteur, nous laissons derrière nous la flaque blanche du lac salé et les vastes étendues de la caldeira.
Une fois sortis du cratère, notre hébergement est encore à une trentaine de kilomètres, à proximité de la petite ville de Karatu, en plein milieu d'une plantation, dans un environnement luxuriant.
La propriétaire nous donne le choix parmi les deux chambres communicantes de la demeure appelée "Plantation House" et nous laisse même les deux salles de bains à disposition, au cas où... C'est trop, mais bien agréable. J Encore un hébergement class et cosy à souhait !
A noter qu'ici on peut se promener en toute liberté dans la propriété, même à la nuit tombée. Les seuls félins qu'on risque de rencontrer sont inoffensifs !
Au terme de cette journée dans le N'Gorongoro, après avoir vu des buffles en pagaille et un des seuls rhinocéros du cratère, notre liste des Big Five est maintenant complète. Il reste demain le parc national de Tarangire à visiter. Ce ne sera que du bonus !
Vue sur le cratère du N'Gorongoro
Tarangire : des baobabs et des éléphants J6 : Samedi 8 novembre 2014
C'est sur un tapis mauve de pétales de jacarandas que nous quittons la plantation de Karatu à destination du parc national de Tarangire.
Le trajet jusqu'à l'entrée du parc prend presque trois heures et repasse par une portion d'itinéraire déjà emprunté précédemment, de Karatu à Makuyuni, en passant à proximité du lac Manyara et en traversant comme à l'aller le petit village de Mto wa Mbu.
Dans ce dernier, Daniel nous propose une variante : traverser le village à pied pendant qu'il ira nous attendre à la sortie. Une excellente idée qui nous donne l'occasion de faire un peu de marche, de capter quelques scènes de la vie locale et de faire quelques achats au passage.
Un peu avant 11 heures, nous atteignons la porte d'entrée du parc. Ancien terrain de chasse déclaré parc national en 1970, Tarangire présente, sur 2600 km2, une diversité végétale étonnante où dominent le baobab, l'arbre à saucisses et l'acacia tortilis.
Pendant que Daniel règle les formalités, nous allons immédiatement nous mesurer au premier des arbres cités, l'emblématique baobab.
Ce n'est encore que le début d'une longue série d'arbres géants qui rivalisent de beauté dans des paysages fabuleux.
L'arbre à saucisses est lui aussi majestueux !
Côté animaux, le parc est réputé pour abriter une grande population d'éléphants. Ils ont principalement investi le lit de la rivière, on les aperçoit surtout de loin. Néanmoins, de temps à autre, certains croisent notre route pour notre plus grande joie.
En dehors des éléphants, d'autres rencontres insolites vont marquer cette matinée. Singes vervet joueurs ! Mangouste décontractée ! Dik-dik tout menu ! Python grimpeur !
Mais Tarangire est aussi le domaine de la mouche tsé-tsé. Même si ses piqures sont aujourd'hui sans danger pour l'homme, elles ne sont pas moins douloureuses, un peu comme des piqures de taons. En plus, il fait très chaud aujourd'hui. C'est donc avec plaisir et soulagement que nous accueillons une pause piscine et un déjeuner au Sopa Lodge.
Ainsi ragaillardis, c'est reparti jusqu'au coucher de soleil… en page suivante !
Tarangire National Park

Tarangire… au coucher du soleil J6 suite
Tarangire est aussi beaucoup moins fréquenté que les autres parcs nationaux du Nord tanzanien. Effectivement, depuis ce matin, nous avons croisé plus d'éléphants que de véhicules.
En cette fin d'après-midi, la présence des pachydermes ne fait que renforcer la beauté du décor entre les couleurs de la terre et celles du ciel. Une palette et une harmonie parfaites !
Ici pas d'éléphant mais cette euphorbe candélabre est un sujet photographique à part entière.
Tiens, un attroupement. Y a-t-il quelque chose à voir ? En levant la tête, un léopard nous nargue en tirant la langue avant de sombrer à nouveau dans ses rêves.
Pour nous, il est temps de sortir du parc, il est déjà 17 heures. Daniel nous annonce encore trois quarts d'heure de route pour rejoindre notre hébergement, ce qui devrait nous faire arriver juste à temps pour le coucher de soleil.
Un dernier baobab sur la route ? Pas vraiment le dernier ! Il y en a encore bien d'autres, tout au long de la piste complètement improbable qui serpente entre acacias et baobabs, en plein milieu de nulle part.
Comme prévu, le soleil est sur le point de se coucher. Hâtons-nous !
La conception du camp, niché dans les baobabs, est pour le moins originale. Il s'agit de 20 tree-houses sur pilotis perchées à plusieurs mètres du sol. Certaines sont même construites autour des baobabs.
L'intérieur chaleureux et confortable dépasse nos attentes !
La terrasse est le lieu idéal pour assister au coucher de soleil. On s'installe dans nos rocking-chairs et on en prend plein les yeux. Le spectacle est éblouissant, à l'image de cette journée haute en couleurs qui restera le coup de cœur de notre séjour.
Pendant ce temps, une troupe de cobes a investi le point d'eau où une multitude de grenouilles se sont mises à croasser en chœur. La nuit promet d'être animée.
Coucher de soleil à Tarangire

De Arusha à Mafia, la journée de tous les transferts J7 : Dimanche 9 novembre 2014
En dehors de quelques piétinements de cobes, la nuit a été calme mais ce matin, c'est le bourdonnement assourdissant d'un essaim de guêpes qui fait office de réveille-matin.
Départ de bonne heure pour rallier Arusha : 3 heures de route en tout.
Cette journée marque la fin de notre safari dont on peut déjà dire qu'il a été en tout point réussi que ce soit par la qualité exceptionnelle des hébergements, la variété des paysages, les rencontres animalières intenses ainsi que l'attention et la gentillesse de notre chauffeur.
Côté météo, il a fait très beau et chaud (autour de 30 degrés) et nous sommes toujours passés entre les gouttes bien qu'étant au début de la petite saison des pluies. Mais ce n'est pas pour autant la fin du voyage, nous amorçons en fin de matinée le deuxième volet du séjour, avec six jours supplémentaires sur l'île de Mafia.
Notre vol de Arusha à Mafia est d'ailleurs un voyage à part entière. Avec une escale à Zanzibar et un changement d'appareil à Dar es-Salam, c'est une traversée d'une bonne partie du pays que nous nous apprêtons à entreprendre. Départ de Arusha à 12 h 15. Arrivée à Mafia à 15 h 30.
Peu après le décollage de Arusha, dans un petit avion d'une douzaine de places de la compagnie Coastal Aviation.
La côte et l'océan Indien sont en vue Survol d'un banc de sable Atterrissage imminent à Zanzibar Et re… décollage presque immédiat après avoir embarqué deux passagers supplémentaires.
A Dar es-Salam, après un court transit, on repart à bord d'un autre appareil pour notre destination finale, Mafia.
Une vingtaine de kilomètres au large de l'estuaire de la rivière Rififi qui s'échappe de la réserve de Selous, l'archipel de Mafia est beaucoup moins touristique que son voisin Zanzibar.
Parmi un certain nombre d'îles, d'îlots et de bancs de sable, la plus grande d'entre elles, Mafia, 50 kilomètres de long et 15 kilomètres de large, est entourée d'une barrière de corail. Plus de la moitié des côtes de l'archipel a été classée en réserve marine.
Côté végétation, rien à voir avec les savanes du continent. C'est une île tropicale où les palmiers côtoient mangrove et forêt humide. 40 000 habitants répartis sur 24 villages vivent sur les différentes îles (Mafia, Jubondi, Chole, Juani). Ils tirent leurs ressources de la pêche et de l'agriculture. Ils sont principalement musulmans.
Pour notre séjour, nous avons opté pour une petite structure de sept bungalows en bord de mer, au sein de la réserve marine : Pole Pole Bungalows.
Accueil efficace et attentionné de la part d'Anne, la manager (Française de surcroit), prête à se mettre en quatre pour nous rendre le séjour inoubliable et… il le sera 🙂
Pole Pole signifie "doucement, doucement" en swahili. Ce sera notre devise pour les six jours à venir.
Plage île de Mafia
Pole Pole : l'hôtel et son environnement J8 à 12 : Du lundi 10 au vendredi 14 novembre 2014
Nous avons souvent eu la chance d'être surclassés dans les hébergements. C'est à nouveau le cas cette fois-ci puisque sur sept bungalows dont cinq doubles et deux familiaux, nous héritons d'un familial, en outre le mieux situé en surplomb de l'océan.
Avec deux chambres, un patio, une terrasse et une adorable petite tonnelle, nous avons de quoi nous étaler ! L'entrée dans le patio, au fond la tonnelle ! La vue sur le patio et l'entrée, depuis la tonnelle. La chambre simple, mais joliment décorée dans des matériaux locaux. Sur la terrasse un lit zanzibari invitant au farniente !
L'ensemble est situé dans un jardin tropical luxuriant où dominent des espèces tels que cocotiers, manguiers et autres arbres fruitiers (fruits de la passion, noix de cajou). Ils attirent quantité d'oiseaux, de papillons et de petits reptiles ainsi qu'une colonie d'écureuils à l'origine de joyeuses cavalcades jusque sous la charpente de notre habitation.
L'hôtel possède aussi son propre jardin potager bio, comprenant laitues, tomates, melons d'eau, poivrons et différentes herbes et épices. Profitons-en immédiatement pour louer la cuisine, excellente et raffinée, essentiellement à base de poissons et de produits de la mer, une combinaison de différentes traditions culinaires assortie d'une touche italienne, propriétaire italien oblige. Un régal !
Sur ce, il est temps d'explorer un peu les environs. A partir de la plage, on peut longer le littoral vers l'ouest. C'est parti !
Le sentier se fraie un passage dans d'épaisses mangroves, régulièrement interrompues par quelques fenêtres donnant sur l'océan où seules les frêles embarcations locales se glissent discrètement.
Ces mangroves constituent des habitats et des nurserys importants pour les espèces juvéniles de poissons et de crustacés.
Un bout de plage entre le Pole Pole et son voisin Kinasi Lodge abrite un mini chantier naval où quelques pêcheurs sont en train de redonner des couleurs à leur cher Habibi, leur bateau chéri.
On pourrait ainsi continuer pendant des kilomètres mais nous, on n'ira pas plus loin que cet énorme baobab.
De retour au point de départ (la plage de Pole Pole), si on poursuit vers l'est, on arrive au bout d'une petite dizaine de minutes, au Mafia Lodge qui abrite aussi un centre de plongée , Mafia Lodge Diving Center, chargé d'organiser les activités pour le compte de Pole Pole.
En effet, une excursion par jour en bateau dans la baie de Chole est incluse dans notre forfait. En outre, Hervé, lui, a pris un forfait comprenant huit plongées.
Nous sommes donc impatients de savoir comment tout ceci va pouvoir s'articuler. Manifestement, c'est un peu plus compliqué que prévu.
Dans la mangrove

Excursions dans la baie de Chole
De nos précédents voyages vers des destinations de plongée, nous avions l'habitude d'organiser nos activités de la manière suivante : Hervé partait en général le matin pour deux plongées successives, ce qui le faisait revenir en début d'après-midi. Nous avions ensuite tout l'après-midi pour être ensemble.
Or, ici, en raison de marées importantes, découvrant la baie sur plusieurs centaines de mètres devant notre hôtel, toutes les activités, que ce soit la plongée ou les autres excursions en mer, sont tributaires de ces horaires.
Pour Hervé, selon les jours, la plongée pourra (devra) se faire à l'extérieur ou à l'intérieur de la baie. Elle pourra aussi bien débuter à 7 heures qu'à midi. La plupart du temps, les sorties plongée ne seront pas compatibles avec les autres excursions en mer, ce qui signifie que nous serons parfois séparés une bonne partie de la journée.
Sur l'ensemble de notre séjour, les excursions incluses ont été les suivantes : snorkeling (2x), Chole Island Tour, Marimbani Sandbank ainsi qu'une croisière dans la baie au coucher de soleil.
Snorkeling
Une première fois à Coral Garden en compagnie de Cristina et Anders, un couple suédois de Göteborg et la deuxième fois, j'ai eu droit à une sortie en exclusivité à Small Rock. Mon retour en compagnie de mon équipage. Bien entourée, non ?
Chole Island Tour
Chole est l'île la plus proche de Mafia. Nous sommes quatre à bord, encadrés par trois hommes d'équipage : Anders et Cristina de Göteborg, Isabelle de Genève et moi. La visite commence par quelques sites historiques : ruines de bâtiments construits par les Arabes au XIème siècle, et d'autres par les Allemands au XIXème siècle, vestiges de la prison et du marché datant de la période de l'esclavage.
La balade se poursuit dans une forêt de baobabs et d'arbres fruitiers géants abritant la plus grande colonie de chauves-souris frugivores du pays.
Enfin, après être passés dans le village où la population vit toujours sans eau douce ni électricité, nous terminons la visite au seul bar de l'île situé sur la seule plage donnant vers l'ouest où nous sommes aux premières loges pour assister au coucher de soleil sur Mafia.
Marimbani Sandbank
Marimbani est un magnifique banc de sable apparaissant lentement à marée basse et disparaissant complètement à marée haute. C'est en plus un fantastique site de pique-nique. Quand, en outre, la sortie permet de réunir plongeurs et non-plongeurs, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un moment inoubliable.
Pourtant, la journée commence sous des nuages menaçants.
Pour l'instant, peu importe puisque nous commençons par mettre la tête sous l'eau. En effet, la sortie débute par une séance de plongée pour les plongeurs (Casimir, Jean Georges et Hervé) et du snorkeling pour Sonja et moi. Cap sur Coral Garden !
A la surface ou par douze mètres de fond, le jardin de corail est une merveille où le ballet des poissons magnifie la beauté du récif.
Mais il faut effectivement être au fond pour pouvoir saisir davantage de détails, notamment ce discret poisson-feuille préférant se fondre dans son milieu… … où la délicatesse du manteau de ce bénitier.
Pendant ce temps, le ciel a retrouvé sa limpidité et c'est sur une mer d'huile que nous faisons maintenant route vers le fameux banc de sable.
Pendant que l'équipage s'active pour préparer le barbecue et dresser la table, je reste à barboter au bord de l'eau.
Après avoir fait honneur au bon plat de poisson (snapper = vivaneau), une dernière balade sur ce banc éphémère et encore une nième baignade. A cette heure, il fait meilleur dans l'eau.
Le retour se fait à la voile, une façon de mieux expérimenter la devise locale… "pole pole" .
Une journée formidable… tout simplement !
Sur le banc de sable de Marimbani

Plongées à Mafia Compte-rendu fait par Hervé
Mes plongées à Mafia ont été une très bonne surprise aussi bien par la qualité que la densité des coraux et des poissons. Il faut dire que c'est une réserve où la pêche n'est autorisée que pour de très petits bateaux et seulement à la ligne. J'ai vu aussi quelques rares apnéistes locaux avec un fusil harpon.
Concernant les coraux, ils sont très variés et en excellente santé. Leur densité est parfois impressionnante. Pas de zone morte du tout, pas d'algues. Cette bonne santé du récif est dûe à plusieurs facteurs : peu d'hôtels sur l'île, peu de population locale et aucune activité industrielle. Les côtes sont largement occupées par des mangroves et l'île est à une vingtaine de kilomètres au large des côtes africaines. Il y a très peu de bateaux à moteur et les bateaux de plongée ne jettent pas l'ancre, les plongées étant toutes des dérivantes, avec des courants très variables.
Autre fait surprenant : la visibilité comme la qualité et la quantité de la faune sont aussi bonnes à l'intérieur comme à l'extérieur du lagon. Dans l'ensemble la visibilité varie entre 15 et 30 mètres, du moins en cette saison.
Les moniteurs, au nombre de cinq, parlent tous plusieurs langues et sont tous très cool.
Les plongées durent au minimum 45 minutes. Si un membre de la palanquée est un peu juste en air, il remonte avec la bouée du moniteur, les autres pouvant poursuivre leur exploration. C'est très appréciable de pouvoir être assuré de faire toute sa plongée. Une plongée du bord entre 6 et 10 mètres de profondeur à la recherche de petits animacules ("Nudibranches City) et d'un gros banc de carangues a même duré 90 minutes, en binôme avec le moniteur.
Quatre plongeurs au maximum par palanquée et en général de niveau comparable. Le club ayant plusieurs bateaux, nous n'avons jamais été plus de 12 par bateau, ce qui laisse largement toute la place nécessaire à bord. Les briefings sont clairs, ni trop longs ni trop courts. Pas encore de Nitrox mais c'est en projet, paraît-il.
Les poissons sont peu farouches ce qui permet de les approcher de près. Une de mes plus belles rencontres fut avec une Loche d'au moins 50kg ou peut être 100 qui venait droit sur moi et qui m'a frôlé en passant, en pleine eau, sans dévier de sa route.
Ma plongée favorite a été celle faite sur le site de Coral Island en compagnie du moniteur et d'un couple de Français, moniteurs de plongée à Mayotte. Plongée "carrée" à 27 mètres de 60 minutes avec une bouteille de 12 litres. Paysages fabuleux, calme et sérénité, innombrables poissons dont certains rares, champs de coraux magnifiques disposés avec une harmonie incroyable, exemple de ce que la nature sait faire quant on la laisse s'exprimer pleinement, beaucoup d'émotions.
En un mot, un moment exceptionnel, sans doute une de mes plus belles ambiances de plongée, toutes destinations confondues. En plus, c'était ma 400ème.
Bref, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à plonger à Mafia.
Fonds sous-marins Mafia
Croisière au coucher du soleil
C'est notre dernière soirée au Pole Pole et à cette occasion Anne la manager nous a prévu une croisière au coucher du soleil. Elle s'est aussi arrangée pour que nous soyons les seuls à bord du bateau ;-) Comme l'hôtel est orienté vers l'est, le seul moyen pour assister au spectacle du soleil couchant est de s'éloigner un peu de la côte en bateau afin de faire face à l'ouest. C'est parti !
Une fois à distance de la plage, l'équipage hisse les voiles. C'est dans un silence religieux que l'embarcation glisse sur l'océan.
Bientôt le ciel commence à se teinter d'une douce lumière.
Le bateau s'approche de l'île voisine de Juani et s'immobilise à proximité de ces îlots rocheux, lieu de ralliement pour la nuit de quantité d'aigrettes.
C'est le moment de trinquer et d'apprécier le jus des noix de coco fraîches que nous avions commandées.
Encore un peu de patience avant que le ciel ne s'embrase et que le soleil, tel un ballon de feu, ne glisse vers l'horizon.
Au moment où il disparaît, nous assistons, incrédules, à un phénomène rare, l'apparition fugitive d'un rayon vert. L'histoire du rayon vert n'est donc pas un canular mais bien un véritable phénomène optique.
Une fois le soleil couché, nous reprenons la mer alors que le ciel se pare de teintes allant de l'orangé au violet en passant par le rose et le mauve.
La nuit est déjà tombée quand nous accostons sur la plage. Là une autre surprise nous attend : Anne a fait dresser pour nous une table sur le sable en bord de mer, pour un dîner en tête à tête à la lueur des bougies et sous la voûte étoilée.
Une chouette initiative pour une fin de séjour toute en émotion !
Coucher du soleil sur Mafia
Le mot de la fin
Impressions générales
Ce voyage court mais alliant deux pôles d'attractivité différents (safari et plongée) a été particulièrement dépaysant. Nous avons vraiment eu l'impression de faire deux voyages en un.
La partie safari (cinq jours pleins) a été intense et nous a permis de découvrir une grande concentration d'animaux en très peu de temps. Les puristes prétendront sans doute que quatre parcs ou réserves en cinq/six jours, c'est trop. C'est également ce que nous craignions mais au final nous aurions bien du mal à en éliminer un a postériori tellement ils sont tous singuliers.
D'abord, trois d'entre eux (Manyara, N'Gorongoro et Serengeti) se concentrent sur le même axe routier. Il serait donc difficile d'en éliminer un. Leur enchaînement permet une montée en puissance dans l'approche de la faune. Tarangire est un peu plus excentré par rapport aux trois précédents mais rien que ses paysages avec ses arbres géants et sa terre rouge valent le déplacement. Il a en plus l'avantage d'être le moins fréquenté des parcs du Nord.
A propos de fréquentation, c'est dans le cratère du N'Gorongoro qu'elle est la plus élevée avec un pic en fin de matinée. La végétation rase la rend encore plus flagrante.
Si on devait comparer avec la Namibie, je dirais que cette dernière se prête mieux à un voyage plus long, axé sur une découverte plus diversifiée du pays alors que la Tanzanie a surtout mis l'accent sur l'aspect safari, plus adapté à un court séjour. Dans l'objectif de ce voyage, le safari convenait donc parfaitement bien et nous a donné entière satisfaction.
Le seul petit reproche que nous pourrions faire à notre agence de voyages serait de ne pas nous avoir proposé un enchaînement un peu différent des parcs qui nous aurait fait finir au Serengeti d'où nous aurions pu revenir en avion au point de départ.
Le fait de ne pas conduire nous même ne nous a pas réellement manqué. Pour une si courte durée, c'était au contraire un avantage, notre attention étant entièrement dirigée vers les animaux et les paysages. Néanmoins, self drivers inconditionnels s'abstenir !
En revanche, ce qui nous a réellement manqué, c'est de ne pas pouvoir randonner. C'est pourquoi, si c'était à refaire, nous intègrerions sans doute un walking safari.
La partie séjour/plongée a été une excellente surprise puisque nous avons trouvé à Mafia une destination de plongée hors pair, avec un parc marin protégé et un récif en excellente santé, très bien préservé. Sans parler de l'hébergement au Pole Pole où confidentialité, charme et convivialité riment avec sens de l'accueil et disponibilité.
Mafia reste d'ores et déjà une destination de plongée à retenir pour un futur voyage qui pourrait être complété par les parcs du Sud tanzanien (Ruaha et Selous ?). Une idée à creuser ;-)
Un mot sur les hébergements
Sur ce point, rien à redire. La sélection de notre agence a été parfaite, aucune fausse note. Je ne reviens pas sur l'hôtel à Mafia, le Pole Pole, déjà largement encensé plus haut ;-)
A propos des hébergements pendant le safari : - le plus original du point de vue architectural : Tarangire Tree Top - le plus original du point de vue de l'ambiance"out of Africa" : Serengeti Pioneer Camp - le plus accueillant : Escarpement Lodge à égalité avec le Pole Pole. - plus classiques mais très bien aussi : Coffee Lodge et Plantation Lodge
Remerciements
A notre chauffeur Daniel, efficace, toujours de bonne humeur, excellent guide et conducteur. A Anne, manager du Pole Pole pour toutes ses petites attentions. Nous espérons la revoir dans le futur et pourquoi pas au Mozambique où elle a pris ses fonctions depuis peu dans un resort de l'archipel des Quirimbas. Encore une idée de séjour/plongée à creuser qui pourrait également se combiner avec les parcs du Sud tanzanien J
Bibliographie/webographie
Comme nous n'avions quasiment pas préparé ce voyage, le seul guide dont je me suis servie (surtout après coup) est celui fourni par l'agence : Guide Mondeos "Kenya, Tanzanie et Zanzibar"
Je tiens néanmoins à signaler l'excellent site Internet de B.L. très complet et bien illustré. Une mine d'informations. http://safari-tanzanie.net/
Un dernier mot ?
Une belle destination qui suscite… l'envie d'y retourner !
Poisson empereur juvénile
FIN 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de quelques photos.
Bonne découverte ! 😉
............................................................................................................................................................Présentation
Une fois n'est pas coutume : voici un projet dont nous avons confié la presque totalité de la préparation à un tour-opérateur. Nous en avons juste ébauché la trame et indiqué quelques critères, c'est tout !
En ce début d'automne, nous cherchions avant tout une destination où Hervé puisse pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux chaudes (et pas comme en Norvège en combinaison étanche !) mais pas une destination exclusivement tournée vers cette activité. Il fallait qu'on puisse y faire autre chose aussi !
A cette saison, l'océan Indien nous semblait le plus indiqué. Mais nous avions déjà pas mal écumé Maurice, Madagascar, Réunion, Seychelles...
Mais jamais la Tanzanie... alors pourquoi pas ?
Né en 1964 de la fusion du territoire du Tanganyika et de l'archipel de Zanzibar, le pays possède des atouts considérables à la fois côté terre et côté mer.
En effet, les îles de l'archipel de Zanzibar, Mafia et Pemba sont réputées pour leurs fonds sous-marins préservés et poissonneux.
Après renseignement, nous avons opté pour l'île de Mafia, au cœur de la plus grande réserve marine de Tanzanie, et prévu d'y consacrer six jours.
Depuis notre voyage en Namibie, nous avions envie de retourner en Afrique. La Tanzanie abrite les plus grandes et les plus prestigieuses réserves animalières du continent. C'est l'occasion !
Mais ici pas ou peu de self-drive, le pays a fait le choix de développer le tourisme sur la base de safaris privatifs ou en petits groupes. C'est donc pour un safari à deux avec chauffeur-guide que nous optons et cela pour six jours supplémentaires.
Quant aux parcs, nous retenons les parcs classiques du Nord tanzanien : Manyara, Serengeti, Ngorongoro et Tarangire.
Pour concrétiser ce projet, nous nous sommes tournés vers trois opérateurs français, deux spécialisés en safari et un spécialisé en plongée. Nous avons finalement choisi le projet de l'agence Ultramarina - plus abouti en matière de plongée - et dont les choix d'hébergement de la partie safari correspondaient mieux à nos attentes.
Sur place, l'agence réceptive est Ranger Safaris. L'hébergement se fera dans de très beaux lodges ou camps.
Une fois n'est pas coutume : nous allons pouvoir aborder ce voyage, l'esprit vierge de toute image, et nous laisser surprendre par chaque découverte !
Un mois avant notre départ, alors que nous venons de finaliser nos réservations, une information va pourtant venir tempérer notre enthousiasme. Fin septembre, le gouvernement français ajoute onze pays dont la Tanzanie à sa liste des Etats dans lesquels les Français sont appelés à la "plus grande prudence", ce qui ne va pas rassurer nos familles. Ce n'est néanmoins pas un motif suffisant pour annuler le voyage, prévu très loin des zones réellement déconseillées (frontières avec le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo).
Afin de rassurer nos proches et nous tenir au courant de toute information, nous nous inscrivons sur le fil de sécurité Ariane.
Malgré ces contrariétés, nous décidons de rester zen, impatients de retrouver la magie de la savane africaine et les couleurs de l'océan Indien.
Le voyage et l'arrivée en Tanzanie J1 : Lundi 3 novembre 2014
Il n'existe pas de vol direct entre la France et la Tanzanie. Parmi plusieurs possibilités, nous avons opté pour le plan de vol des compagnies Air France – KLM : Paris – Amsterdam – Kilimandjaro avec retour Dar Es Salam – Amsterdam – Paris. Comme nous prendrons des vols intérieurs entre le nord de la Tanzanie et l'île de Mafia puis entre Mafia et Dar Es Salam, le poids des bagages sur ces vols est limité à 15 kilos par personne, bagages à main compris. Des sacs souples sont fortement recommandés. En raison de cette limitation et bien qu'ayant droit à deux bagages de 23 kg chacun sur le vol international, nous avons prévu de voyager légers, sans ordinateur portable, sans GPS mais avec tout notre matériel de plongée, notamment pour Hervé combinaison et gilet.
La balance au comptoir d'enregistrement Air France indique 14 kg pour le sac de plongée et 10 pour le sac de vêtements. En y ajoutant le poids de nos bagages à main, nous sommes dans les clous.
Le vol Air France Paris – Amsterdam de 7 h 15 est le premier de la journée. A Amsterdam, notre temps de correspondance est de 80 minutes, ce qui devrait être largement suffisant s'il n'y a aucun contretemps, la durée normale nécessaire étant estimée à cinquante minutes. Mais voilà qu'Air France annonce un premier retard de quinze minutes pour demande de supplément de ménage de la cabine. De quinze minutes en quinze minutes, l'appareil part finalement avec cinquante minutes de retard. Il atterrit à 9 heures et met encore un quart d'heure de plus pour rejoindre sa place de stationnement. On ronge notre frein tout en trépignant d'impatience. A l'extinction du signal lumineux, on bondit du siège afin d'être parmi les premiers à quitter l'appareil.
Il nous reste alors moins d'une heure avant le décollage du vol international. C'est la course ! Nous piquons un sprint à travers l'aérogare. Passage aux contrôles douaniers puis aux contrôles de sécurité, nous arrivons hors d'haleine à la porte d'embarquement à destination de Kilimandjaro. Les voyageurs sont déjà en train d'embarquer, nous arrivons juste à temps. Ouf !
Nous pouvons enfin nous relaxer sur ce vol de 9 heures à destination de l'aéroport international du Kilimandjaro.
Hervé a eu la bonne idée de nous commander des repas végétariens sauf qu'il a dû se tromper en indiquant "végétariens stricts, sans œuf sans fromage sans lait". Autant dire que c'est léger et tristounet comme repas. Le seul avantage, c'est qu'on est servis avant tout le monde. Mais après on louche avec envie sur les plateaux richement garnis de nos voisins. Heureusement qu'il nous reste quelques gourmandises dans nos bagages pour tenir le coup !
Quelques films, quelques siestes et une collation végétarienne plus tard, il est déjà 21 heures quand nous arrivons à destination. Pour espérer apercevoir le Kilimandjaro, il faudra revenir !
A peine sur le tarmac, nous nous emplissons de cette douceur africaine avant de revenir à des formalités plus terre à terre.
Sous douane, nous sommes accueillis par un représentant accrédité par notre agence, chargé de nous faire établir nos visas (50 USD par personne payables en espèces). Entre nous, on n'avait pas vraiment besoin de lui mais il faut bien justifier le recours à une agence. Le passage à l'immigration est sérieux : photographie, empreintes main droite, pouce droit, main gauche, pouce gauche… on se croirait presque aux USA. Mais la file est bien plus fluide qu'aux States, la récupération des bagages immédiate. Tout est plié en une demi-heure. Efficace, la Tanzanie !
Le chauffeur de Ranger Safaris (pas le chauffeur du safari car lui on ne le rencontrera que demain) – celui chargé de nous conduire à notre hôtel à Arusha – nous attend à l'extérieur de l'aéroport. L'ombre du point culminant de l'Afrique plane au-dessus de nos têtes alors que nous faisons route vers Arusha et son Coffee Lodge qui, comme l'indique son nom, est situé au milieu d'une plantation de café.
Il fait nuit. Nous n'avons guère l'opportunité de profiter de l'environnement mais nous devinons, en le traversant, un très beau jardin dans lequel sont répartis une trentaine de bungalows.
Nous découvrons notre chambre, très vaste, à la décoration chaude et raffinée dans laquelle nous nous installons avec bonheur après cette longue journée. Demain briefing à 8 h 30 !

Premières rencontres sur la route vers le lac Manyara J2 : Mardi 4 novembre 2014
Un petit déjeuner matinal nous laisse tout le loisir de profiter encore un peu du superbe jardin de l'hôtel avant le départ pour cette courte étape entre Arusha et le lac Manyara (120 km, moins de 2 heures).
A 8 h 30 nous avons rendez-vous avec Julius. Non, ce n'est toujours pas notre chauffeur, lui on le rencontrera juste après. Julius est un représentant de la compagnie "Ranger Safaris" chargé de récapituler avec nous le déroulement du voyage. Entre nous, on aurait pu s'en passer mais il faut bien justifier le recours à une agence.
Après ce petit débriefing, voici enfin Daniel, un Rasta dynamique et jovial, au volant de son véhicule, un Toyota Landcruiser rallongé, pouvant accueillir jusqu'à 7 passagers, équipé d'une glacière électrique et d'un toit ouvrant panoramique. A deux, nous y serons très l'aise !
Ça y est, le voyage peut commencer.
Daniel parle très bien le français, mais aussi l'italien et l'espagnol, en plus de l'anglais et du swahili, la langue officielle du pays. Il s'empresse immédiatement de nous enseigner quelques fondamentaux de sa langue : karibu = bienvenue, jumbo = bonjour et asante = merci. En échange, nous lui apprendrons pendant le voyage trois mots qui l'amuseront beaucoup et qu'il notera soigneusement sur son téléphone portable : parigot, péquenot et… vitiligo !
Mais revenons au sujet !
Nous quittons bientôt les plantations de café de la région d'Arusha dominées par la fière silhouette du mont Meru (4500 mètres) pour des paysages plus arides et plus désolés sur lesquels se détache ça et là l'alignement de quelques modestes huttes Masaï. Seules les ombrelles des acacias apportent une touche verdoyante à ce décor poussiéreux.
Au bout d'une heure, à hauteur de Makuyuni, nous prenons définitivement la direction du lac Manyara. Daniel nous précise qu'à partir de là et bien qu'en dehors de tout parc national nous pourrions commencer à voir des animaux. Propos immédiatement confirmé par l'apparition d'une girafe à la robe particulièrement ouvragée, attirée par les pousses tendres de ces acacias.
La destination finale n'est plus très loin. Les falaises du Rift sont visibles alors que nous atteignons le village de Mtowa-Mbu
A la sortie du hameau, nous laissons sur notre gauche l'entrée du parc national pour nous diriger d'abord vers notre lodge. La route sinueuse part alors à l'assaut du Rift, 500 mètres de dénivelé, pour accéder dans un virage en épingle à cheveux à une point de vue général sur le lac Manyara et au-delà sur les terres de culture qui l'entourent. La découverte du parc sera au programme de cet après-midi.
En attendant, nous sommes accueillis très chaleureusement à l'Escarpment Lodge où serviette humide et verre de Ginger Ale nous attendent à la descente de notre camion. En guise de préambule, Yolande la manager nous met au courant des pratiques qui auront cours dans la quasi-totalité des hébergements de notre parcours : on ne se déplace pas tout seuls dans l'enceinte du lodge, une fois la nuit tombée. La propriété est ouverte à son extrémité sur le parc national, il arrive donc que des animaux potentiellement dangereux y pénètrent. C'est noté !
La découverte de notre bungalow, planté au bord de l'escarpement, nous laisse sans voix ! C'est tout simplement magnifique !
Mais avant de découvrir, on l'espère, les grands animaux plus tard dans l'après-midi, en voilà déjà d'autres, plus petits et plus inoffensifs… quoique !
Une femelle Agame lézardant sur les planches Un scorpion d'eau avec lequel nous avons partagé le bain ! Gloups !
Le déjeuner est l'occasion de tester le steak de bœuf tanzanien, excellent, car ici on ne mange manifestement pas de gibier (game food). Un repas copieux à l'issue duquel on ferait bien une sieste sauf que Daniel nous attend pour notre premier… game drive ! Alors Manyara, nous voilà ! La suite en… page suivante.
Vue sur le lac Manyara

Premier safari au parc national du lac Manyara J2 (suite)
Le parc national du lac Manyara se présente sous forme d'une langue de terre d'une quarantaine de kilomètres de long, inscrite entre le tombant du Rift et les eaux saumâtres du lac. Nous l'abordons par la porte Nord.
Cette partie du parc est l'habitat idéal des babouins, à savoir une forêt à la végétation dense, d'où dépassent de grands arbres tels que acajous et figuiers géants, mais aussi acacias ombrelle et palmiers prisés par d'autres espèces.
Il devrait donc y avoir du monde !D'ailleurs, ils ne tardent pas à se montrer.
L'occasion est idéale pour tirer le portrait à ce singe vervet, un petit singe de couleur gris-brun, reconnaissable à sa face noire cerclée de blanc.
Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont les babouins qui créent l'événement, mettant en scène leurs relations familiales de façon absolument touchante.
A la sortie de la forêt, place à une vaste plaine herbeuse où paissent tranquillement impalas, gnous, zèbres et phacochères.
La piste qui la traverse mène à la mare aux hippopotames où, surprise, il est possible de quitter son véhicule. C'est l'occasion de se dégourdir les jambes et pour Daniel de faire quelques acrobaties.
Depuis cette passerelle en bois, on est assuré d'apercevoir des hippopotames, fidèles des lieux. Ils ne sont pas loin, faisant bon ménage avec les autres herbivores.
Mais cette grande zone humide est aussi un paradis pour les oiseaux (380 espèces dans le parc)
Mais alors que nous abordons la boucle de retour vers l'entrée, en passant à nouveau dans la forêt, je m'écrie tout d'un coup : "Stooop, des éléphants". Hervé rit en douce car en Namibie il m'était arrivé de prendre le dos gris d'un bœuf pour celui d'un éléphant. "Non, je vous assure, j'ai vraiment vu des éléphants" protestai-je !
Effectivement, en faisant marche arrière, nous distinguons, ça et là, dans les taillis touffus, une trompe, une queue, un dos. A force de tendre le cou pour les apercevoir, on en aurait presque un torticolis alors qu'il suffisait de poursuivre un peu pour trouver tout un troupeau de pachydermes en plein milieu de la piste.
Une juste revanche sur la Namibie où les éléphants se sont fait désirer pendant tout notre séjour !
Ils nous font une belle prestation entre intimidations et reculades.
Avec cette rencontre, nous sommes comblés et satisfaits de cette première journée de safari. Certes, nous n'avons pas vu la lionne couchée sur une branche d'acacia, image emblématique du parc, mais parmi les animaux du Big Five (éléphant, lion, léopard, rhinocéros, buffle) nous avons déjà mis le plus gros à notre actif.
Il reste alors à rentrer au lodge pour profiter de la fin de l'après-midi sur la terrasse avant un coucher de soleil flamboyant... absolument magique !
Une première journée très riche et très intense ! Demain route vers le plus ancien et le plus populaire des parcs tanzaniens, le fameux Serengeti !
Famille de babouins

En passant par la région du N'Gorongoro et le pays masaï J3 : Mercredi 5 novembre 2014
En attendant que le soleil se lève, la savane se teinte de rouge sang avant de retrouver sa blondeur sous l'effet des premiers rayons.
Aujourd'hui, en plus du trajet jusqu'au parc national de Serengeti, notre programme prévoit d'enchaîner avec un safari. Bref, une journée continue que nous devrions juste interrompre, le temps d'un pique-nique. Alors pas de temps à perdre, à 8 heures, Daniel démarre le Land.
Jaracandas et flamboyants ornent le bord de la route qui sinue entre terres rouges et vallons fertiles pendant la trentaine de kilomètres qui nous séparent de la région du N'Gorongoro.
Incorporée initialement au parc national du Serengeti, à sa création en 1951, la région en a été soustraite en 1959 suite au conflit opposant les autorités du parc aux résidents masaï. Elle jouit désormais, sous le nom de N'Gorongoro Conservation Area, d'un statut particulier qui permet la cohabitation de la faune sauvage et de l'élevage pastoral. Cette aire protégée regroupe un certain nombre de sommets dépassant les 3 000 mètres ainsi qu'une série de cratères dont le plus connu de tous, le cratère du N'Gorongoro, qui abrite une faune exceptionnelle. Son exploration est prévue dans quelques jours, aujourd'hui nous sommes seulement de passage.
Mais même dans ce cas, tout véhicule et tout voyageur (même local) est soumis au paiement d'un droit de passage. Daniel effectue les formalités pour nous à la porte de Lodoare.
A partir de ce point, la route devient piste gravillonnée, parfois tôle ondulée, et s'élève péniblement jusqu'aux lèvres du cratère à travers une forêt primaire d'arbres fantomatiques flanqués de barbes de lichen et de plantes épiphytes.
A l'issue de la montée, à plus de 2 000 mètres d'altitude, la vue sur la cuvette du N'Gorongoro est grandiose. 2560
Tout en perdant de l'altitude, nous poursuivons vers l'ouest dans des paysages brûlés par le soleil, jalonnés de villages masaï, formés de cases rondes de branchages et de pisé.
La vie traditionnelle masaï s'organise autour du bétail. Tous les matins, c'est le même rituel : il faut conduire les bêtes vers les pâturages et les points d'eau. C'est ainsi que se forment de longs chapelets de bétail, poussés devant eux par des pasteurs élégamment vêtus de toge rouge vif ou bleu roi.
Sur le bord de la route, ces jeunes gens nous font signe. Leurs visages peints indiquent qu'ils ont été circoncis, rite de passage à l'âge adulte.
Entre N'Gorongoro et Serengeti, nous nous écartons momentanément de la piste pour faire un saut jusqu'aux gorges d'Olduvai et son musée où a été retrouvé le plus ancien fossile humain, connu sous le nom de Homo habilis. C'est l'occasion d'une pause, la gorge est jolie mais la visite pas vraiment incontournable.
Bon an, mal an, nous atteignons l'entrée du parc national du Serengeti vers 13 heures. La butte de Naabi Hill est le passage obligé de tous les véhicules pour les formalités, pour la pause déjeuner et pour la vue depuis le sommet de la butte.
Tout autour de cette ruche humaine rôdent aussi quelques opportunistes : Lézard Agame… vorace ! Merle métallique… gourmand ! et marabout… nettoyeur !
Du point de vue de Naabi Hill, nous contemplons la plaine sans fin du Serengeti en attendant d'y être vraiment dans quelques instants. RDV en page suivante.
Jeunes Masaï

Serengeti : un épisode de la migration des gnous ? J3 (suite)
Grande comme le territoire de la Belgique, cette vaste étendue du Serengeti, filant à perte de vue vers l'horizon bleu, n'est pas une morne plaine pour autant. De ci de là, on y trouve des amoncellements de rochers granitiques aux formes rondes, les kopjes, comme autant d'îlots flottant sur cet océan d'herbe.
C'est aussi une des plus prestigieuses réserves animalières du monde. C'est ce que nous sommes d'ailleurs venus vérifier.
Déjà, au bord de la piste principale et à intervalle régulier, quelques ambassadeurs ont l'air de poser pour le voyageur. Fier Bubale Girafe espiègle Outardes Kori pressées
Après quelques kilomètres, Daniel quitte la piste principale, nous pouvons enfin ouvrir le toit et profiter de la vue panoramique.
Derrière ces collines apparaissant à l'horizon se trouve notre camp du soir. Mais en attendant de le rejoindre, nous avons quelques heures devant nous pour sillonner les pistes alentour à la recherche des animaux.
Nous ne tardons pas à en croiser des milliers, cavalant dans la poussière. Un stop d'une heure n'a pas suffi à tous les voir défiler.
Serait-ce le début de la Grande Migration ?
Curieusement, ils migrent du sud vers le nord alors qu'ils devraient faire le contraire, à cette période de l'année. Sans doute un peu déboussolés, ils suivent peut-être les pluies qui tombent localement par ci par là, leur prodiguant de nouveaux pâturages.
Une rencontre impressionnante et inattendue qui marquera nos esprits !
Tiens, ceux-là n'ont pas l'air d'être concernés par le mouvement précédent !
Nous poursuivons vers le pied de la colline quand tout d'un coup, Daniel est averti par sa radio de la présence d'un léopard. Changement radical de direction, on file à toute allure vers l'endroit indiqué.
"Là, m'écriai-je, je vois quelque chose dans l'herbe."
Ce n'est pas (encore) le léopard, mais avec ces oreilles et sa bouille caractéristiques, oui, vous l'aurez reconnu…
En effet, c'est un serval, je suis contente de ma trouvaille, car c'est un animal qu'on observe rarement de jour.
Quant au léopard, nous le trouverons plus classiquement couché sur une branche, sur un arbre aussi photogénique que lui.
Magnifique…
Après une aussi belle prise (de vue) qui nous vaut d'accrocher un nouveau membre du Big Five à notre tableau de chasse (photographique), nous décidons d'en rester là. Secoués dans notre 4 x 4 depuis 8 heures ce matin, vivement le camp !
Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, accueillis comme à l'accoutumée avec serviettes humides (indispensables après une telle journée) et verre de bienvenue. Accueil efficace et prévenant.
Adossé au Moru Kopjes, avec vue sur la plaine, Pioneer Camp se compose d'une dizaine de grandes tentes individuelles, très confortables, toutes équipées de salle de bains, à la décoration d'influence "out of Africa". Une expérience et des sensations qui s'annoncent uniques au cœur de la savane !
Ce soir, après le dîner pris lui aussi sous une grande tente, parmi la quinzaine d'hôtes présents, nous sommes trois couples de Français à nous retrouver autour d'un feu de camp à bavarder de voyages jusque tard dans la soirée.
Quand on nous raccompagne, car ici non plus on ne se déplace pas seuls la nuit, quelques gros buffles ont déjà pris leurs quartiers autour de nos tentes.
Espérons que la nuit sera paisible...
Demain, journée entière consacrée au Serengeti suivie d'une deuxième nuit au "camp des pionniers".
Migration des gnous ?

Serengeti : à la recherche des lions mais pas seulement J4 : Jeudi 6 novembre 2014
Toute la nuit, la respiration bruyante et le piétinement des buffles ont rythmé notre sommeil. Une expérience qu'on n'est pas prêts d'oublier !
Alors que les premiers rayons inondent d'une douce lumière les kopjes derrière le camp, nous sommes déjà prêts pour un nouveau safari.
Le pique-nique est dans la boîte. A 7 h 30 nous levons le camp pour une journée entière consacrée au Serengeti. L'objectif de Daniel est de nous montrer des lions, mais toute autre rencontre sera bienvenue.
D'ailleurs, dès la sortie du camp, une scène insolite retient notre attention. Un mâle impala compte le nombre de ses admiratrices. Il n'est pas peu fier de son harem !
Dans le but de voir des lions, Daniel commence par longer les berges de la rivière. Bientôt, un premier indice lui donnera raison. Les prédateurs ne sont sans doute pas loin !
En réalité, ce sont des prédatrices, trois belles lionnes couchées sous un arbre ! Elles ont dû chasser toute la nuit.
Au bout d'un moment, elles sortent de leur torpeur. Les yeux dans les yeux ! Tout en se léchant les babines et en montrant leurs crocs !
L'une d'elles tente un peu d'exercice. . Ho hisse !
Pff, trop dur, elle laisse tomber.
Sur ces entrefaites, nous poursuivons vers d'autres horizons, espérant encore d'autres moments d'une même intensité.
Plus loin, une autruche nous fait son cinéma… … alors qu'une hyène cherche une charogne à se mettre sous la dent. … et qu'un phacochère s'active, crinière au vent.
Au beau milieu de la mare, les hippopotames macèrent à l'abri du soleil par cette belle et chaude journée.
Soudain, la radio grésille, un guépard est signalé dans les parages. Nous n'allons pas rater l'occasion. Le voici, imperturbable à l'ombre d'un buisson.
Enfin, alors que nous sommes en route vers notre pause de la mi-journée, voilà que le roi Lion daigne lui aussi nous montrer le bout de son nez, mais juste le bout de son nez, guère plus.
Maintenant cap sur le Visitor Center de Seronera pour un pique-nique bien mérité après avoir sillonné les pistes pendant plus de cinq heures. Suite du safari en page suivante.
Lionnes dans le Serengeti

Serengeti : des lionnes entre autres J4 : suite
Après notre pause au Visitor Center de Seronera, le seul endroit dans les alentours où l'on puisse quitter la voiture, nous reprenons tout doucement le chemin du retour, non sans quelques détours, au gré des rencontres.
D'abord toute une troupe de pachydermes. Les plus gourmands se concentrent autour des arbres à fièvre (acacias) dont ils raffolent de l'écorce jaune. Quant aux plus jeunes, ils passent leur temps à chahuter et à jouer à saute-mouton, ou plutôt à saute-éléphant en l'occurrence ! 3015 En repassant devant l'arbre des lionnes, celles-ci sont toujours là et n'ont guère changé de position. Elles ont néanmoins dû bouger dans la journée, ramenant près d'elle un bout de leur casse-croûte. Elles sont plus que repues !
Avec ces magnifiques cornes et son regard de velours, ce cobe mérite un portrait.
Enfin, alors que nous sommes sur le point de rentrer au camp, un dernier arrêt est motivé par la vue de ces petits animaux très rigolos que nous n'avions jamais vus jusqu'à présent : une famille d'otocyons. Un petit air de Maitre Yoda ?
Daniel a tenu ses objectifs. Dans la liste des Big Five, nous pouvons désormais cocher la case des lions. Il nous reste le rhinocéros et le buffle à valider, mais aux dires de Daniel, nous devrions trouver notre bonheur demain dans le cratère du N'Gorongoro.
En attendant, c'est avec plaisir que nous retrouvons notre camp au cœur de la savane.
A la tombée de la nuit, impalas, gnous et buffles encerclent les lieux. La nuit risque d'être sonore !
Lionne repue !

Dans le cratère du N'Gorongoro J5 : Vendredi 7 novembre 2014
La nuit a été épique et notre sommeil sans cesse interrompu par le grognement entêtant des gnous. Nous avons sursauté à chacune de leurs cavalcades, de leurs bousculades ou de leurs accélérations, redoutant à chaque instant qu'ils ne trébuchent sur les piquets de la tente.
Ce n'est qu'au petit matin que la savane a retrouvé son calme alors que pour nous, c'est déjà l'heure de quitter le camp au terme d'une expérience mémorable.
Cap sur N'Gorongoro avec cette fois-ci un safari au cœur de son cratère.
Mais pour l'atteindre, il faut d'abord refaire en sens inverse une partie du trajet déjà parcouru il y deux jours, et pas le plus agréable, car notre circuit n'est pas une boucle mais un aller-retour, ou presque. Dommage que notre agence ne nous ait pas proposé un circuit un peu différent avec retour en avion directement depuis l'aérodrome du Serengeti.
Au bout de trois heures de cahots sur une piste inconfortable et poussiéreuse, nous voici enfin à la porte Ouest du parc.
Le cirque du N'Gorongoro, communément appelé cratère, est en réalité une caldeira, c'est-à-dire une dépression d'origine volcanique causée par l'effondrement de la partie centrale d'un volcan il y a 2,5 millions d'années. Avec sa vingtaine de kilomètres de diamètre, elle passe pour être la plus grande et la plus belle du monde. On y dénombre quelques 25 000 grands mammifères.
De boucle en boucle, sur 600 mètres de dénivelé, entre aloès et euphorbes candélabres, la route offre des points de vue spectaculaires sur les étendues du cratère.
Au loin on repère les taches sombres des grands troupeaux. Chaque virage nous rapproche des gnous, zèbres, gazelles, buffles…
Depuis les hauteurs, on pourrait avoir l'impression qu'il s'agit d'une vaste zone désertique. Pas du tout ! Les nombreux cours d'eau qui dévalent les pentes méridionales du cratère alimentent lacs et marécages.
Les marais de Mandusi hébergent une troupe d'hippopotames, plus d'une centaine paraît-il. Apparemment, ils ne craignent pas la promiscuité !
Ceux de Goringor attirent les oiseaux, notamment les flamants roses, mais aussi des buffles et autres herbivores trouvant sur les berges de l'herbe tendre et verte.
Enfin, les sources du Ngoitokikok sont le lieu de rendez-vous que se donnent les guides à l'heure du déjeuner. C'est donc là que nous nous rendons pour notre pause de la mi-journée.
Mais juste avant, alertés par leur radio, tous les véhicules affluent, comme un seul homme, vers un point à peine visible : un rhinocéros noir, perdu dans un océan d'herbe. La rencontre n'a pas le goût d'exclusivité qu'avait celle faite en Namibie en plein milieu du Damaraland en dehors de tout parc et de toute réserve, mais quand on sait qu'on n'en compte plus que 19 ici, on peut s'estimer heureux d'avoir pu en apercevoir un. Le rhinocéros fait aujourd'hui l'objet d'une protection vigilante.
Maintenant, poursuivons vers le seul endroit dans le cratère où il est permis de descendre de son véhicule. Néanmoins, le pique-nique doit être pris à l'intérieur de la voiture car l'endroit est hanté de rapaces qui ont pris l'habitude de dérober la nourriture des pique-niqueurs jusque dans leur main, entraînant quelques accidents. C'est seulement après avoir mangé que l'on peut faire un petit tour sur les bords du plan d'eau.
Dans le cratère du N'Gorongoro

Du N'Gorongoro à Karatu J5 suite
Ce qui nous a frappés depuis notre arrivée dans le N'Gorongoro, c'est la taille des troupeaux. Mais on a aussi eu l'occasion d'observer quelques individus dans le détail. Petit florilège au fil de notre parcours !
Après avoir sillonné les pistes en long, en large et en travers, il est temps de nous diriger vers la porte Est du parc pour la sortie. Mais d'abord, au sud du lac Magadi, le passage par un îlot forestier nous vaut une dernière rencontre avec les buffles à l'abri d'un merveilleux bouquet d'acacias xanthophloea.
Puis kwaheri (au revoir) N'Gorongoro.
En prenant de la hauteur, nous laissons derrière nous la flaque blanche du lac salé et les vastes étendues de la caldeira.
Une fois sortis du cratère, notre hébergement est encore à une trentaine de kilomètres, à proximité de la petite ville de Karatu, en plein milieu d'une plantation, dans un environnement luxuriant.
La propriétaire nous donne le choix parmi les deux chambres communicantes de la demeure appelée "Plantation House" et nous laisse même les deux salles de bains à disposition, au cas où... C'est trop, mais bien agréable. J Encore un hébergement class et cosy à souhait !
A noter qu'ici on peut se promener en toute liberté dans la propriété, même à la nuit tombée. Les seuls félins qu'on risque de rencontrer sont inoffensifs !
Au terme de cette journée dans le N'Gorongoro, après avoir vu des buffles en pagaille et un des seuls rhinocéros du cratère, notre liste des Big Five est maintenant complète. Il reste demain le parc national de Tarangire à visiter. Ce ne sera que du bonus !
Vue sur le cratère du N'Gorongoro

Tarangire : des baobabs et des éléphants J6 : Samedi 8 novembre 2014
C'est sur un tapis mauve de pétales de jacarandas que nous quittons la plantation de Karatu à destination du parc national de Tarangire.
Le trajet jusqu'à l'entrée du parc prend presque trois heures et repasse par une portion d'itinéraire déjà emprunté précédemment, de Karatu à Makuyuni, en passant à proximité du lac Manyara et en traversant comme à l'aller le petit village de Mto wa Mbu.
Dans ce dernier, Daniel nous propose une variante : traverser le village à pied pendant qu'il ira nous attendre à la sortie. Une excellente idée qui nous donne l'occasion de faire un peu de marche, de capter quelques scènes de la vie locale et de faire quelques achats au passage.
Un peu avant 11 heures, nous atteignons la porte d'entrée du parc. Ancien terrain de chasse déclaré parc national en 1970, Tarangire présente, sur 2600 km2, une diversité végétale étonnante où dominent le baobab, l'arbre à saucisses et l'acacia tortilis.
Pendant que Daniel règle les formalités, nous allons immédiatement nous mesurer au premier des arbres cités, l'emblématique baobab.
Ce n'est encore que le début d'une longue série d'arbres géants qui rivalisent de beauté dans des paysages fabuleux.
L'arbre à saucisses est lui aussi majestueux !
Côté animaux, le parc est réputé pour abriter une grande population d'éléphants. Ils ont principalement investi le lit de la rivière, on les aperçoit surtout de loin. Néanmoins, de temps à autre, certains croisent notre route pour notre plus grande joie.
En dehors des éléphants, d'autres rencontres insolites vont marquer cette matinée. Singes vervet joueurs ! Mangouste décontractée ! Dik-dik tout menu ! Python grimpeur !
Mais Tarangire est aussi le domaine de la mouche tsé-tsé. Même si ses piqures sont aujourd'hui sans danger pour l'homme, elles ne sont pas moins douloureuses, un peu comme des piqures de taons. En plus, il fait très chaud aujourd'hui. C'est donc avec plaisir et soulagement que nous accueillons une pause piscine et un déjeuner au Sopa Lodge.
Ainsi ragaillardis, c'est reparti jusqu'au coucher de soleil… en page suivante !
Tarangire National Park

Tarangire… au coucher du soleil J6 suite
Tarangire est aussi beaucoup moins fréquenté que les autres parcs nationaux du Nord tanzanien. Effectivement, depuis ce matin, nous avons croisé plus d'éléphants que de véhicules.
En cette fin d'après-midi, la présence des pachydermes ne fait que renforcer la beauté du décor entre les couleurs de la terre et celles du ciel. Une palette et une harmonie parfaites !
Ici pas d'éléphant mais cette euphorbe candélabre est un sujet photographique à part entière.
Tiens, un attroupement. Y a-t-il quelque chose à voir ? En levant la tête, un léopard nous nargue en tirant la langue avant de sombrer à nouveau dans ses rêves.
Pour nous, il est temps de sortir du parc, il est déjà 17 heures. Daniel nous annonce encore trois quarts d'heure de route pour rejoindre notre hébergement, ce qui devrait nous faire arriver juste à temps pour le coucher de soleil.
Un dernier baobab sur la route ? Pas vraiment le dernier ! Il y en a encore bien d'autres, tout au long de la piste complètement improbable qui serpente entre acacias et baobabs, en plein milieu de nulle part.
Comme prévu, le soleil est sur le point de se coucher. Hâtons-nous !
La conception du camp, niché dans les baobabs, est pour le moins originale. Il s'agit de 20 tree-houses sur pilotis perchées à plusieurs mètres du sol. Certaines sont même construites autour des baobabs.
L'intérieur chaleureux et confortable dépasse nos attentes !
La terrasse est le lieu idéal pour assister au coucher de soleil. On s'installe dans nos rocking-chairs et on en prend plein les yeux. Le spectacle est éblouissant, à l'image de cette journée haute en couleurs qui restera le coup de cœur de notre séjour.
Pendant ce temps, une troupe de cobes a investi le point d'eau où une multitude de grenouilles se sont mises à croasser en chœur. La nuit promet d'être animée.
Coucher de soleil à Tarangire

De Arusha à Mafia, la journée de tous les transferts J7 : Dimanche 9 novembre 2014
En dehors de quelques piétinements de cobes, la nuit a été calme mais ce matin, c'est le bourdonnement assourdissant d'un essaim de guêpes qui fait office de réveille-matin.
Départ de bonne heure pour rallier Arusha : 3 heures de route en tout.
Cette journée marque la fin de notre safari dont on peut déjà dire qu'il a été en tout point réussi que ce soit par la qualité exceptionnelle des hébergements, la variété des paysages, les rencontres animalières intenses ainsi que l'attention et la gentillesse de notre chauffeur.
Côté météo, il a fait très beau et chaud (autour de 30 degrés) et nous sommes toujours passés entre les gouttes bien qu'étant au début de la petite saison des pluies. Mais ce n'est pas pour autant la fin du voyage, nous amorçons en fin de matinée le deuxième volet du séjour, avec six jours supplémentaires sur l'île de Mafia.
Notre vol de Arusha à Mafia est d'ailleurs un voyage à part entière. Avec une escale à Zanzibar et un changement d'appareil à Dar es-Salam, c'est une traversée d'une bonne partie du pays que nous nous apprêtons à entreprendre. Départ de Arusha à 12 h 15. Arrivée à Mafia à 15 h 30.
Peu après le décollage de Arusha, dans un petit avion d'une douzaine de places de la compagnie Coastal Aviation.
La côte et l'océan Indien sont en vue Survol d'un banc de sable Atterrissage imminent à Zanzibar Et re… décollage presque immédiat après avoir embarqué deux passagers supplémentaires.
A Dar es-Salam, après un court transit, on repart à bord d'un autre appareil pour notre destination finale, Mafia.
Une vingtaine de kilomètres au large de l'estuaire de la rivière Rififi qui s'échappe de la réserve de Selous, l'archipel de Mafia est beaucoup moins touristique que son voisin Zanzibar.
Parmi un certain nombre d'îles, d'îlots et de bancs de sable, la plus grande d'entre elles, Mafia, 50 kilomètres de long et 15 kilomètres de large, est entourée d'une barrière de corail. Plus de la moitié des côtes de l'archipel a été classée en réserve marine.
Côté végétation, rien à voir avec les savanes du continent. C'est une île tropicale où les palmiers côtoient mangrove et forêt humide. 40 000 habitants répartis sur 24 villages vivent sur les différentes îles (Mafia, Jubondi, Chole, Juani). Ils tirent leurs ressources de la pêche et de l'agriculture. Ils sont principalement musulmans.
Pour notre séjour, nous avons opté pour une petite structure de sept bungalows en bord de mer, au sein de la réserve marine : Pole Pole Bungalows.
Accueil efficace et attentionné de la part d'Anne, la manager (Française de surcroit), prête à se mettre en quatre pour nous rendre le séjour inoubliable et… il le sera 🙂
Pole Pole signifie "doucement, doucement" en swahili. Ce sera notre devise pour les six jours à venir.
Plage île de Mafia

Pole Pole : l'hôtel et son environnement J8 à 12 : Du lundi 10 au vendredi 14 novembre 2014
Nous avons souvent eu la chance d'être surclassés dans les hébergements. C'est à nouveau le cas cette fois-ci puisque sur sept bungalows dont cinq doubles et deux familiaux, nous héritons d'un familial, en outre le mieux situé en surplomb de l'océan.
Avec deux chambres, un patio, une terrasse et une adorable petite tonnelle, nous avons de quoi nous étaler ! L'entrée dans le patio, au fond la tonnelle ! La vue sur le patio et l'entrée, depuis la tonnelle. La chambre simple, mais joliment décorée dans des matériaux locaux. Sur la terrasse un lit zanzibari invitant au farniente !
L'ensemble est situé dans un jardin tropical luxuriant où dominent des espèces tels que cocotiers, manguiers et autres arbres fruitiers (fruits de la passion, noix de cajou). Ils attirent quantité d'oiseaux, de papillons et de petits reptiles ainsi qu'une colonie d'écureuils à l'origine de joyeuses cavalcades jusque sous la charpente de notre habitation.
L'hôtel possède aussi son propre jardin potager bio, comprenant laitues, tomates, melons d'eau, poivrons et différentes herbes et épices. Profitons-en immédiatement pour louer la cuisine, excellente et raffinée, essentiellement à base de poissons et de produits de la mer, une combinaison de différentes traditions culinaires assortie d'une touche italienne, propriétaire italien oblige. Un régal !
Sur ce, il est temps d'explorer un peu les environs. A partir de la plage, on peut longer le littoral vers l'ouest. C'est parti !
Le sentier se fraie un passage dans d'épaisses mangroves, régulièrement interrompues par quelques fenêtres donnant sur l'océan où seules les frêles embarcations locales se glissent discrètement.
Ces mangroves constituent des habitats et des nurserys importants pour les espèces juvéniles de poissons et de crustacés.
Un bout de plage entre le Pole Pole et son voisin Kinasi Lodge abrite un mini chantier naval où quelques pêcheurs sont en train de redonner des couleurs à leur cher Habibi, leur bateau chéri.
On pourrait ainsi continuer pendant des kilomètres mais nous, on n'ira pas plus loin que cet énorme baobab.
De retour au point de départ (la plage de Pole Pole), si on poursuit vers l'est, on arrive au bout d'une petite dizaine de minutes, au Mafia Lodge qui abrite aussi un centre de plongée , Mafia Lodge Diving Center, chargé d'organiser les activités pour le compte de Pole Pole.
En effet, une excursion par jour en bateau dans la baie de Chole est incluse dans notre forfait. En outre, Hervé, lui, a pris un forfait comprenant huit plongées.
Nous sommes donc impatients de savoir comment tout ceci va pouvoir s'articuler. Manifestement, c'est un peu plus compliqué que prévu.
Dans la mangrove

Excursions dans la baie de Chole
De nos précédents voyages vers des destinations de plongée, nous avions l'habitude d'organiser nos activités de la manière suivante : Hervé partait en général le matin pour deux plongées successives, ce qui le faisait revenir en début d'après-midi. Nous avions ensuite tout l'après-midi pour être ensemble.
Or, ici, en raison de marées importantes, découvrant la baie sur plusieurs centaines de mètres devant notre hôtel, toutes les activités, que ce soit la plongée ou les autres excursions en mer, sont tributaires de ces horaires.
Pour Hervé, selon les jours, la plongée pourra (devra) se faire à l'extérieur ou à l'intérieur de la baie. Elle pourra aussi bien débuter à 7 heures qu'à midi. La plupart du temps, les sorties plongée ne seront pas compatibles avec les autres excursions en mer, ce qui signifie que nous serons parfois séparés une bonne partie de la journée.
Sur l'ensemble de notre séjour, les excursions incluses ont été les suivantes : snorkeling (2x), Chole Island Tour, Marimbani Sandbank ainsi qu'une croisière dans la baie au coucher de soleil.
Snorkeling
Une première fois à Coral Garden en compagnie de Cristina et Anders, un couple suédois de Göteborg et la deuxième fois, j'ai eu droit à une sortie en exclusivité à Small Rock. Mon retour en compagnie de mon équipage. Bien entourée, non ?
Chole Island Tour
Chole est l'île la plus proche de Mafia. Nous sommes quatre à bord, encadrés par trois hommes d'équipage : Anders et Cristina de Göteborg, Isabelle de Genève et moi. La visite commence par quelques sites historiques : ruines de bâtiments construits par les Arabes au XIème siècle, et d'autres par les Allemands au XIXème siècle, vestiges de la prison et du marché datant de la période de l'esclavage.
La balade se poursuit dans une forêt de baobabs et d'arbres fruitiers géants abritant la plus grande colonie de chauves-souris frugivores du pays.
Enfin, après être passés dans le village où la population vit toujours sans eau douce ni électricité, nous terminons la visite au seul bar de l'île situé sur la seule plage donnant vers l'ouest où nous sommes aux premières loges pour assister au coucher de soleil sur Mafia.
Marimbani Sandbank
Marimbani est un magnifique banc de sable apparaissant lentement à marée basse et disparaissant complètement à marée haute. C'est en plus un fantastique site de pique-nique. Quand, en outre, la sortie permet de réunir plongeurs et non-plongeurs, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un moment inoubliable.
Pourtant, la journée commence sous des nuages menaçants.
Pour l'instant, peu importe puisque nous commençons par mettre la tête sous l'eau. En effet, la sortie débute par une séance de plongée pour les plongeurs (Casimir, Jean Georges et Hervé) et du snorkeling pour Sonja et moi. Cap sur Coral Garden !
A la surface ou par douze mètres de fond, le jardin de corail est une merveille où le ballet des poissons magnifie la beauté du récif.
Mais il faut effectivement être au fond pour pouvoir saisir davantage de détails, notamment ce discret poisson-feuille préférant se fondre dans son milieu… … où la délicatesse du manteau de ce bénitier.
Pendant ce temps, le ciel a retrouvé sa limpidité et c'est sur une mer d'huile que nous faisons maintenant route vers le fameux banc de sable.
Pendant que l'équipage s'active pour préparer le barbecue et dresser la table, je reste à barboter au bord de l'eau.
Après avoir fait honneur au bon plat de poisson (snapper = vivaneau), une dernière balade sur ce banc éphémère et encore une nième baignade. A cette heure, il fait meilleur dans l'eau.
Le retour se fait à la voile, une façon de mieux expérimenter la devise locale… "pole pole" .
Une journée formidable… tout simplement !
Sur le banc de sable de Marimbani

Plongées à Mafia Compte-rendu fait par Hervé
Mes plongées à Mafia ont été une très bonne surprise aussi bien par la qualité que la densité des coraux et des poissons. Il faut dire que c'est une réserve où la pêche n'est autorisée que pour de très petits bateaux et seulement à la ligne. J'ai vu aussi quelques rares apnéistes locaux avec un fusil harpon.
Concernant les coraux, ils sont très variés et en excellente santé. Leur densité est parfois impressionnante. Pas de zone morte du tout, pas d'algues. Cette bonne santé du récif est dûe à plusieurs facteurs : peu d'hôtels sur l'île, peu de population locale et aucune activité industrielle. Les côtes sont largement occupées par des mangroves et l'île est à une vingtaine de kilomètres au large des côtes africaines. Il y a très peu de bateaux à moteur et les bateaux de plongée ne jettent pas l'ancre, les plongées étant toutes des dérivantes, avec des courants très variables.
Autre fait surprenant : la visibilité comme la qualité et la quantité de la faune sont aussi bonnes à l'intérieur comme à l'extérieur du lagon. Dans l'ensemble la visibilité varie entre 15 et 30 mètres, du moins en cette saison.
Les moniteurs, au nombre de cinq, parlent tous plusieurs langues et sont tous très cool.
Les plongées durent au minimum 45 minutes. Si un membre de la palanquée est un peu juste en air, il remonte avec la bouée du moniteur, les autres pouvant poursuivre leur exploration. C'est très appréciable de pouvoir être assuré de faire toute sa plongée. Une plongée du bord entre 6 et 10 mètres de profondeur à la recherche de petits animacules ("Nudibranches City) et d'un gros banc de carangues a même duré 90 minutes, en binôme avec le moniteur.
Quatre plongeurs au maximum par palanquée et en général de niveau comparable. Le club ayant plusieurs bateaux, nous n'avons jamais été plus de 12 par bateau, ce qui laisse largement toute la place nécessaire à bord. Les briefings sont clairs, ni trop longs ni trop courts. Pas encore de Nitrox mais c'est en projet, paraît-il.
Les poissons sont peu farouches ce qui permet de les approcher de près. Une de mes plus belles rencontres fut avec une Loche d'au moins 50kg ou peut être 100 qui venait droit sur moi et qui m'a frôlé en passant, en pleine eau, sans dévier de sa route.
Ma plongée favorite a été celle faite sur le site de Coral Island en compagnie du moniteur et d'un couple de Français, moniteurs de plongée à Mayotte. Plongée "carrée" à 27 mètres de 60 minutes avec une bouteille de 12 litres. Paysages fabuleux, calme et sérénité, innombrables poissons dont certains rares, champs de coraux magnifiques disposés avec une harmonie incroyable, exemple de ce que la nature sait faire quant on la laisse s'exprimer pleinement, beaucoup d'émotions.
En un mot, un moment exceptionnel, sans doute une de mes plus belles ambiances de plongée, toutes destinations confondues. En plus, c'était ma 400ème.
Bref, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à plonger à Mafia.
Fonds sous-marins Mafia

Croisière au coucher du soleil
C'est notre dernière soirée au Pole Pole et à cette occasion Anne la manager nous a prévu une croisière au coucher du soleil. Elle s'est aussi arrangée pour que nous soyons les seuls à bord du bateau ;-) Comme l'hôtel est orienté vers l'est, le seul moyen pour assister au spectacle du soleil couchant est de s'éloigner un peu de la côte en bateau afin de faire face à l'ouest. C'est parti !
Une fois à distance de la plage, l'équipage hisse les voiles. C'est dans un silence religieux que l'embarcation glisse sur l'océan.
Bientôt le ciel commence à se teinter d'une douce lumière.
Le bateau s'approche de l'île voisine de Juani et s'immobilise à proximité de ces îlots rocheux, lieu de ralliement pour la nuit de quantité d'aigrettes.
C'est le moment de trinquer et d'apprécier le jus des noix de coco fraîches que nous avions commandées.
Encore un peu de patience avant que le ciel ne s'embrase et que le soleil, tel un ballon de feu, ne glisse vers l'horizon.
Au moment où il disparaît, nous assistons, incrédules, à un phénomène rare, l'apparition fugitive d'un rayon vert. L'histoire du rayon vert n'est donc pas un canular mais bien un véritable phénomène optique.
Une fois le soleil couché, nous reprenons la mer alors que le ciel se pare de teintes allant de l'orangé au violet en passant par le rose et le mauve.
La nuit est déjà tombée quand nous accostons sur la plage. Là une autre surprise nous attend : Anne a fait dresser pour nous une table sur le sable en bord de mer, pour un dîner en tête à tête à la lueur des bougies et sous la voûte étoilée.
Une chouette initiative pour une fin de séjour toute en émotion !
Coucher du soleil sur Mafia

Le mot de la fin
Impressions générales
Ce voyage court mais alliant deux pôles d'attractivité différents (safari et plongée) a été particulièrement dépaysant. Nous avons vraiment eu l'impression de faire deux voyages en un.
La partie safari (cinq jours pleins) a été intense et nous a permis de découvrir une grande concentration d'animaux en très peu de temps. Les puristes prétendront sans doute que quatre parcs ou réserves en cinq/six jours, c'est trop. C'est également ce que nous craignions mais au final nous aurions bien du mal à en éliminer un a postériori tellement ils sont tous singuliers.
D'abord, trois d'entre eux (Manyara, N'Gorongoro et Serengeti) se concentrent sur le même axe routier. Il serait donc difficile d'en éliminer un. Leur enchaînement permet une montée en puissance dans l'approche de la faune. Tarangire est un peu plus excentré par rapport aux trois précédents mais rien que ses paysages avec ses arbres géants et sa terre rouge valent le déplacement. Il a en plus l'avantage d'être le moins fréquenté des parcs du Nord.
A propos de fréquentation, c'est dans le cratère du N'Gorongoro qu'elle est la plus élevée avec un pic en fin de matinée. La végétation rase la rend encore plus flagrante.
Si on devait comparer avec la Namibie, je dirais que cette dernière se prête mieux à un voyage plus long, axé sur une découverte plus diversifiée du pays alors que la Tanzanie a surtout mis l'accent sur l'aspect safari, plus adapté à un court séjour. Dans l'objectif de ce voyage, le safari convenait donc parfaitement bien et nous a donné entière satisfaction.
Le seul petit reproche que nous pourrions faire à notre agence de voyages serait de ne pas nous avoir proposé un enchaînement un peu différent des parcs qui nous aurait fait finir au Serengeti d'où nous aurions pu revenir en avion au point de départ.
Le fait de ne pas conduire nous même ne nous a pas réellement manqué. Pour une si courte durée, c'était au contraire un avantage, notre attention étant entièrement dirigée vers les animaux et les paysages. Néanmoins, self drivers inconditionnels s'abstenir !
En revanche, ce qui nous a réellement manqué, c'est de ne pas pouvoir randonner. C'est pourquoi, si c'était à refaire, nous intègrerions sans doute un walking safari.
La partie séjour/plongée a été une excellente surprise puisque nous avons trouvé à Mafia une destination de plongée hors pair, avec un parc marin protégé et un récif en excellente santé, très bien préservé. Sans parler de l'hébergement au Pole Pole où confidentialité, charme et convivialité riment avec sens de l'accueil et disponibilité.
Mafia reste d'ores et déjà une destination de plongée à retenir pour un futur voyage qui pourrait être complété par les parcs du Sud tanzanien (Ruaha et Selous ?). Une idée à creuser ;-)
Un mot sur les hébergements
Sur ce point, rien à redire. La sélection de notre agence a été parfaite, aucune fausse note. Je ne reviens pas sur l'hôtel à Mafia, le Pole Pole, déjà largement encensé plus haut ;-)
A propos des hébergements pendant le safari : - le plus original du point de vue architectural : Tarangire Tree Top - le plus original du point de vue de l'ambiance"out of Africa" : Serengeti Pioneer Camp - le plus accueillant : Escarpement Lodge à égalité avec le Pole Pole. - plus classiques mais très bien aussi : Coffee Lodge et Plantation Lodge
Remerciements
A notre chauffeur Daniel, efficace, toujours de bonne humeur, excellent guide et conducteur. A Anne, manager du Pole Pole pour toutes ses petites attentions. Nous espérons la revoir dans le futur et pourquoi pas au Mozambique où elle a pris ses fonctions depuis peu dans un resort de l'archipel des Quirimbas. Encore une idée de séjour/plongée à creuser qui pourrait également se combiner avec les parcs du Sud tanzanien J
Bibliographie/webographie
Comme nous n'avions quasiment pas préparé ce voyage, le seul guide dont je me suis servie (surtout après coup) est celui fourni par l'agence : Guide Mondeos "Kenya, Tanzanie et Zanzibar"
Je tiens néanmoins à signaler l'excellent site Internet de B.L. très complet et bien illustré. Une mine d'informations. http://safari-tanzanie.net/
Un dernier mot ?
Une belle destination qui suscite… l'envie d'y retourner !
Poisson empereur juvénile

FIN 😉
Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve English translation pending
Du 4 au 23 août 2013, nous avons visité une petite partie du Vietnam. Hanoi, Nghia Lo, Tu Le, Mu Cang Chai, Sapa, Bac Ha, baie d'Halong, Tam Coc et la baie d'Halong terrestre, Hué, Hoi An, telles ont été nos étapes.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !

Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.









Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.

et qui dit animation, dit habitation !!!

Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.

Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,

... et de ci, de là des... « Apple store » !!!

Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.




On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !

Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.









Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.

et qui dit animation, dit habitation !!!

Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.

Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,

... et de ci, de là des... « Apple store » !!!

Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.




On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
Bons plans pour logement au Mali? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars à deux au Mali la dernière semaine de juillet et les deux premières semaines d'aout. Pendant ces trois semaines, j'espère passer par (dans un ordre encore à définir) : Bamako Ségou Djenné Sévaré (ou Mopti), Sangha et petite promenade dans le pays Dogon Sikasso et peut être Sangaré Rien de bien original donc, mais j'aurais souhaité avoir quelques adresses en plus que celles figurant dans le Petit Futé. Si vous avez des bons plans (pas cher et propre) en missions/auberges/chambres d'hotes pour ces escales, n'hésitez pas à les poster ici.
Si en plus vous connaissiez des guides compétents et sympas pour le Pays Dogon en partant de Sévaré ou alors Mopti, je suis preneur aussi.
En espérant que ça puisse aussi servir à d'autres et en vous remerciant d'avance.
Je pars à deux au Mali la dernière semaine de juillet et les deux premières semaines d'aout. Pendant ces trois semaines, j'espère passer par (dans un ordre encore à définir) : Bamako Ségou Djenné Sévaré (ou Mopti), Sangha et petite promenade dans le pays Dogon Sikasso et peut être Sangaré Rien de bien original donc, mais j'aurais souhaité avoir quelques adresses en plus que celles figurant dans le Petit Futé. Si vous avez des bons plans (pas cher et propre) en missions/auberges/chambres d'hotes pour ces escales, n'hésitez pas à les poster ici.
Si en plus vous connaissiez des guides compétents et sympas pour le Pays Dogon en partant de Sévaré ou alors Mopti, je suis preneur aussi.
En espérant que ça puisse aussi servir à d'autres et en vous remerciant d'avance.
Safari en Tanzanie English translation pending
Bonjour à tous,
nous sommes un couple âgés de 25 ans chacun et projetons un voyage en Tanzanie en septembre prochain de 2 à 3 semaines selon le coût, au cœur des grands parcs du Nord nous sommes en contact avec Corto Safari qui semble une valeur sûre d'après ce que j'ai pu lire à droite à gauche Jai émis deux exigences : - pouvoir profiter pleinement de chaque parc sans être au pas de course - pouvoir vivre une rencontre àvec un village Masai sans tomber dans la mise en scène touristique
voici le premier projet d'itinéraire qui m'est propose :
JOUR 1 : Arrivée à l’aéroport de Kilimandjaro – Nuit Villa Luna JOUR 2 : Route pour l’ouest du Kilimandjaro. Rencontre populations Maasai – Nuit Maasai Lodge JOUR 3 : Route pour Manyara. Marche jusqu’au lac avec un guide Maasai. Apéro au bord du lac Manyara – Nuit Oremiti Lodge JOUR 4 : Safari dans le parc de Manyara – Nuit Oremiti Lodge JOUR 5 : Safari dans le parc de Tarangire - Nuit Oremiti Lodge JOUR 6 : Safari dans le cratère du Ngorongoro – Nuit Ngorongoro Serena Lodge JOUR 7 : Safari en route vers la région centre du Serengeti – Nuit Serengeti Center Tented Camp JOUR 8 : Route vers le nord du Serengeti – Nuit Mara Tented Camp JOUR 9 : Safari migration à Mara – Nuit Mara Tented Camp JOUR 10 : Retour vers la région centre de Seronera – Nuit Serengeti Center Tented Camp JOUR 11 : Route vers Natron. Marche jusqu’aux cascades de Ngaresero – Nuit Lake Natron Camp JOUR 12 : Marche jusqu’aux bords du lac Natron au lever du soleil. Retour vers Manyara – Nuit Oremiti Lodge JOUR 13 : Transfert à l’aéroport de Kilimandjaro pour votre vol de retour
Votre avis sur cet itinéraire nous serait très précieux, Certains ont-ils vécu l'expérience du Masai lodge ? Est ce une expérience authentique sans tomber dans la mise en scène ou le jeu de rôle ? côcernant les parcs le Tarangire et Ngorôgoro me semblent explorés un peu trop rapidement Quant à la fin de séjour dans le région du lac Natron est-ce vraiment bien également ?
Merxi d'avance !
nous sommes un couple âgés de 25 ans chacun et projetons un voyage en Tanzanie en septembre prochain de 2 à 3 semaines selon le coût, au cœur des grands parcs du Nord nous sommes en contact avec Corto Safari qui semble une valeur sûre d'après ce que j'ai pu lire à droite à gauche Jai émis deux exigences : - pouvoir profiter pleinement de chaque parc sans être au pas de course - pouvoir vivre une rencontre àvec un village Masai sans tomber dans la mise en scène touristique
voici le premier projet d'itinéraire qui m'est propose :
JOUR 1 : Arrivée à l’aéroport de Kilimandjaro – Nuit Villa Luna JOUR 2 : Route pour l’ouest du Kilimandjaro. Rencontre populations Maasai – Nuit Maasai Lodge JOUR 3 : Route pour Manyara. Marche jusqu’au lac avec un guide Maasai. Apéro au bord du lac Manyara – Nuit Oremiti Lodge JOUR 4 : Safari dans le parc de Manyara – Nuit Oremiti Lodge JOUR 5 : Safari dans le parc de Tarangire - Nuit Oremiti Lodge JOUR 6 : Safari dans le cratère du Ngorongoro – Nuit Ngorongoro Serena Lodge JOUR 7 : Safari en route vers la région centre du Serengeti – Nuit Serengeti Center Tented Camp JOUR 8 : Route vers le nord du Serengeti – Nuit Mara Tented Camp JOUR 9 : Safari migration à Mara – Nuit Mara Tented Camp JOUR 10 : Retour vers la région centre de Seronera – Nuit Serengeti Center Tented Camp JOUR 11 : Route vers Natron. Marche jusqu’aux cascades de Ngaresero – Nuit Lake Natron Camp JOUR 12 : Marche jusqu’aux bords du lac Natron au lever du soleil. Retour vers Manyara – Nuit Oremiti Lodge JOUR 13 : Transfert à l’aéroport de Kilimandjaro pour votre vol de retour
Votre avis sur cet itinéraire nous serait très précieux, Certains ont-ils vécu l'expérience du Masai lodge ? Est ce une expérience authentique sans tomber dans la mise en scène ou le jeu de rôle ? côcernant les parcs le Tarangire et Ngorôgoro me semblent explorés un peu trop rapidement Quant à la fin de séjour dans le région du lac Natron est-ce vraiment bien également ?
Merxi d'avance !
Itinéraire en Namibie, aux chutes Victoria et au Botswana du 17 septembre au 11 octobre 2009 English translation pending
Bonsoir la compagnie !
Voici notre itinéraire, du 17 septembre au 11 octobre: tout commentaire bienvenu !!!
17 sept: départ Nice par BA, pour Jburg et Windhoek, via Londres (merci Air Namibia: vol direct supprimé
)
18 sept: Arrivée Windhoek 14h, récupération du véhicule (Toy Condor mini camper), nuit à Rehoboth (Oanaob lake)
19 sept: En route direction Helmeringhausen puis D707, nuit Koïmasis (camping)
20 sept: On profite un peu du lieu, puis direction Sesriem, nuit Betesda camp
21 sept: Les dunes, le canyon de Sesriem, classique...., nuit Agama Camp
22 sept: Route tranquille vers Walvis Bay (petit détour par Spreetshoogte ou Gamsberg Pass pour le coup d'oeil), nuit Loubser's Bet B, ou Spindrift
23 Sept: Excursion mer + Sandwich harbour (Mola mola), nuit idem
24 Sept: Direction Spitzkoppe par hanties bay (détour Cape Cross?), nuit Spitzkoppe rest camp
25 Sept: Petite étape jusqu'au Brandberg, nuit White Lady (camping)
26 sept: Twyfelfontein, nuit Aba Huab (camping)
27 sept: Warmquelle, nuit Ongongo camp et sa "natural swimming pool" !
28 sept: Warmquelle - Opuwo, nuit Opuwo country lodge (camping)
29 sept: Longue étape vers Ondangwa, nuit Nakambale camp (huttes)
30 sept: Route vers Rundu pour rejoindre la bande de Caprivi, nuit Tambuti Lodge (dans un vrai lit !)
1 Octobre: Bagani/Popa Falls, nuit Ngepi
2 Octobre: Ngepi bis (à nous le mokoro et le game drive !)
3 octobre: Kongola, nuit Kwando camp
du 4 au 6 octobre: Kasane, nuit Torolodge ou Chobe game lodge (camping), sundowner cruise, game drive et Vic falls le 6
7 Oct: Kasane - Maun
8 et 9 Oct: aux environs de Maun, survol du delta et excursion à définir...
10 Oct: départ maun, nuit Gobabis
11 oct: retour windhoek, et bye bye Namibia....
Les plus courtes étapes nous permettront de profiter du paysage et de nous balader sans trop "speeder" (visites peintures rupestres, Elephant drive White lady....) Les plus longues, c'est pour changer de coin (Opuwo - Caprivi, ça fait une trotte!) Initialement on avait 2 jours de plus, mais il a fallu raccourcir, because les affaires... dommage, ça fait un peu short à la fin, mais de toute façon, après c'est le budget qui suit plus! Bon, zen pensez koi?
Voici notre itinéraire, du 17 septembre au 11 octobre: tout commentaire bienvenu !!!

17 sept: départ Nice par BA, pour Jburg et Windhoek, via Londres (merci Air Namibia: vol direct supprimé
)
18 sept: Arrivée Windhoek 14h, récupération du véhicule (Toy Condor mini camper), nuit à Rehoboth (Oanaob lake)
19 sept: En route direction Helmeringhausen puis D707, nuit Koïmasis (camping)
20 sept: On profite un peu du lieu, puis direction Sesriem, nuit Betesda camp
21 sept: Les dunes, le canyon de Sesriem, classique...., nuit Agama Camp
22 sept: Route tranquille vers Walvis Bay (petit détour par Spreetshoogte ou Gamsberg Pass pour le coup d'oeil), nuit Loubser's Bet B, ou Spindrift
23 Sept: Excursion mer + Sandwich harbour (Mola mola), nuit idem
24 Sept: Direction Spitzkoppe par hanties bay (détour Cape Cross?), nuit Spitzkoppe rest camp
25 Sept: Petite étape jusqu'au Brandberg, nuit White Lady (camping)
26 sept: Twyfelfontein, nuit Aba Huab (camping)
27 sept: Warmquelle, nuit Ongongo camp et sa "natural swimming pool" !
28 sept: Warmquelle - Opuwo, nuit Opuwo country lodge (camping)
29 sept: Longue étape vers Ondangwa, nuit Nakambale camp (huttes)
30 sept: Route vers Rundu pour rejoindre la bande de Caprivi, nuit Tambuti Lodge (dans un vrai lit !)
1 Octobre: Bagani/Popa Falls, nuit Ngepi
2 Octobre: Ngepi bis (à nous le mokoro et le game drive !)
3 octobre: Kongola, nuit Kwando camp
du 4 au 6 octobre: Kasane, nuit Torolodge ou Chobe game lodge (camping), sundowner cruise, game drive et Vic falls le 6
7 Oct: Kasane - Maun
8 et 9 Oct: aux environs de Maun, survol du delta et excursion à définir...
10 Oct: départ maun, nuit Gobabis
11 oct: retour windhoek, et bye bye Namibia....
Les plus courtes étapes nous permettront de profiter du paysage et de nous balader sans trop "speeder" (visites peintures rupestres, Elephant drive White lady....) Les plus longues, c'est pour changer de coin (Opuwo - Caprivi, ça fait une trotte!) Initialement on avait 2 jours de plus, mais il a fallu raccourcir, because les affaires... dommage, ça fait un peu short à la fin, mais de toute façon, après c'est le budget qui suit plus! Bon, zen pensez koi?

Indonésie: les merveilles de Java, Flores et Komodo English translation pending
Bonjour à tous,
D'habitude, je sévis plutôt dans la rubrique "Indonésie" de VF, où il y a beaucoup d'interrogations. Mais aujourd'hui, pour changer, je vais essayer de synthétiser dans ce carnet de voyage toutes les infos que je donne habituellement.
En général, la première question qu'on se pose avant de partir là-bas, c'est lesquelles des 17.000 îles et îlots du pays faut-il choisir ? Pour une première découverte de l'Indonésie, et après avoir longuement pensé nous rendre sur Sulawesi, nous avons finalement tranché en choisissant Java puis Flores, et un peu Bali pour terminer.
Pourquoi ce choix ? J'ai pris trois guides et j'ai épluché les forums, puis j'ai fait une liste des plus beaux sites indonésiens selon ces différentes sources : l'île où ces merveilles sont les plus "concentrées" est Java, qui se trouve également être la moins chère pour les billets d'avion (nous sommes 4 quand même : Marie ma femme, et nos fils Victor 10 ans et Arthur 8 ans).
Quant à Flores, notre but en y allant est double. D'une part, sortir des sentiers battus : elle s'y prête bien car elle est plus reculée. En effet, les touristes se contentent généralement de faire le triptyque Java-Bali-Lombok mais poussent rarement plus loin. D'autre part, Flores est bordée à l'ouest par le Parc marin de Komodo, réputé sublime.
Enfin, nous prévoyons deux jours de battement en fin de séjour, histoire de ne pas rater notre avion pour la France en cas d'imprévu, au départ de Denpasar : ce sera l'occasion de jeter un œil sur Bali, réputée mais sur-fréquentée paraît-il en juillet.

En résumé, notre programme (qui variera finalement une fois sur place à cause des impondérables) est donc le suivant :
Java : temples et volcans (8 jours) Parc marin de Komodo : croisière d'île en île, dragons, villages de pêcheurs etc. (3 jours) Flores : la moitié ouest de l'île puis le volcan Kelimutu et les villages du peuple Lio (5 jours) L'îlot de Kanawa dans le parc de Komodo (8 jours) Bali (2 jours)
A ce programme s'ajoutent un jour par-ci un jour par-là, en guise de transitions et de trajets, pour un total d'à peu près un mois.
LES TEMPLES : BOROBUDUR ET PRAMBANAN
Sitôt sortis de l'aéroport de Yogya (prononcer Djodja), les chauffeurs de taxis, officiels ou pas, nous tombent dessus. Nous en choisissons un qui a l'air sympa et contrairement à bien des pays, les autres n'insistent pas.
Il nous emmène à Borobudur où nous avons réservé deux chambres longtemps à l'avance dans le fameux Manohara Hotel : situé dans l'enceinte du temple de Borobudur, il permet à un nombre limité de privilégiés, à savoir tous ses clients, d'y accéder avant le lever du jour, alors que le gros des visiteurs doit attendre l'ouverture du site à 9 heures pour y entrer.
Il est minuit et après une trentaine d'heures passées dans les avions et les aéroports, sans compter la fatigue due au décalage horaire, nous allons enfin pouvoir dormir un peu. Mais quatre heures seulement, car le réveil est prévu très tôt afin de ne pas rater le spectacle du lever de soleil sur le temple.
BOROBUDUR LE BOUDDHISTE

C'est donc à l'état de zombies et avec nos frontales que, après la sonnerie de ce fichu réveil, nous prenons le chemin du temple depuis l'hôtel. Nous en montons les marches abruptes et arrivons à son sommet. Il y a un peu de monde mais pas trop. Petit à petit, le soleil va se lever et nous laisser un souvenir impérissable.

L'édifice, qui est le plus grand temple bouddhiste de la planète, est cerné par des volcans majestueux et domine palmiers et rizières. A ses pieds, on aperçoit la végétation exotique nappée de brume. Deux impressionnants volcans terminent ce paysage, et c'est exactement entre eux deux que le soleil va se lever.

Les sculptures du temple se dessinent d'abord en ombres chinoises avant de prendre une teinte orangée sous les premiers rayons du soleil.

Mais ce qui nous surprend le plus, c'est l'ambiance quasi- mystique qui règne là-haut. Le paysage est en effet sublimé par le calme ambiant, car contrairement à bien d'autres sites touristiques, ici chacun respecte scrupuleusement ce lieu sacré, et chuchote donc. Quelques bouddhistes chantent sereinement, ce qui achève de rendre le moment inoubliable.

A bientôt onze et neuf ans, Victor et Arthur sont éblouis par le spectacle auquel ils viennent d'assister. Toutefois, leur estomac ne leur fait pas oublier que nous nous sommes levés très tôt sans manger. Aussi, taraudés par la faim, ils demandent à rentrer à l'hôtel pour le petit déjeuner.
PRAMBANAN L'HINDOUISTE

Tout comme Borobudur non loin duquel il est situé, le temple de Prambanan est classé par l'UNESCO au patrimoine de l'humanité. Ce temple hindouiste, merveille de l'art javanais du IXe siècle, nous impressionne par la délicatesse de ses nombreuses sculptures.

Le site est assez vaste et nous prenons le temps de le visiter malgré la forte chaleur qui nous accable.
La lumière dure de la mi-journée ne le rend pas aussi féérique que Borobudur, que nous avons eu la chance de pouvoir visiter dès les premiers rayons du soleil.

De plus, l'heure de notre visite n'étant pas aussi indue que celle à laquelle nous avons découvert Borobudur, il y a du coup nettement plus de monde.
Mais le site reste agréable car ce n'est pas non plus la grande foule. Nous passons le reste de l'après-midi à déambuler tranquillement au milieu des vestiges de ce superbe temple.

Au final, Prambanan est impressionnant. Mais le lever du soleil sur Borobudur et la nature qui l'entoure est tellement beau que si c'était à refaire, nous visiterions Prambanan en premier et Borobudur en second, le lendemain au lever du soleil.

La veille, le courant était bien passé avec le chauffeur que nous avions rencontré à l'aéroport de Yogya et qui nous avait emmenés à Borobudur. Avant de le quitter, nous lui avions donc proposé de poursuivre la route ensemble quand nous aurions terminé la visite de Borobudur, ce qu'il avait accepté.
C'est donc lui qui vient de nous faire découvrir Prambanan, et qui va nous emmener jusqu'à la ville de Solo. Nous aimons bien voyager de cette manière, conduits en voiture par un local. Ça nous permet de faire les trajets tout en discutant : le chauffeur nous explique plein de choses intéressantes sur son pays, que cela concerne l'aspect touristique (les sites visités etc.) ou l'aspect pratique (la vie quotidienne avec sa famille...).
Le reste du temps, nous prenons généralement les moyens de transports locaux : trains, bus, tuks-tuks etc, grâce auxquels nous nous sentons en immersion dans le pays.

La route entre Yogya et Solo est très fréquentée, par des voitures et des deux-roues qui conduisent évidemment n'importe comment. A plusieurs reprises tout au long du trajet, nous devons d'ailleurs calmer les ardeurs de notre ami javanais au volant car il conduit lui aussi à l'indonésienne. Or, nous avons prévu d'arriver entiers à Solo ! Ce qui sera finalement le cas à la fin de la journée.
Une fois n'est pas coutume, nous allons dormir non pas dans un hôtel local mais à l'hôtel Ibis de Solo, histoire de se reposer enfin un peu après l'interminable voyage depuis la France, le décalage horaire et la longue journée de découvertes que nous venons de vivre. En plus, Victor et Arthur vont pouvoir se délasser un peu dans la petite piscine de l'hôtel. On dormira à la roots une autre fois...
Le lendemain, après une bonne nuit de récupération, nous prenons le train pour Malang. Le voyage dure six heures que nous mettons à profit à la fois pour découvrir les paysages et nous reposer.
La bonne surprise, c'est que le train n'est pas bondé. La mauvaise, c'est qu'en revenant des toilettes situées à quelques mètres seulement de nous, Victor nous informe que la porte du train à côté de laquelle il vient juste de passer est grande ouverte ! Nous vérifions et en effet, n'importe qui pourrait tomber là, alors que le train roule vite.

Juste avant d'arriver, les hauts-parleurs crachent un message que nous croyons vaguement comprendre : il y aurait plusieurs gares à Malang, mais nous ne savons pas à laquelle nous sommes censés descendre. C'est ennuyeux car nous avons rendez-vous à la gare avec un chauffeur qui nous a été conseillé par une amie depuis la France, nous ne voulons donc pas le rater. Nous demandons de l'aide aux autres passagers, qui nous expliquent avec un sourire permanent que notre gare, c'est la deuxième. Nous les remercions chaleureusement car nous avions prévu de descendre à la première !
Une fois arrivés, nous rencontrons notre nouveau chauffeur, Slamet. Lui aussi est incroyablement souriant, comme tous les locaux que nous avons rencontrés depuis hier. Cette délicieuse particularité indonésienne se vérifiera sans exception pendant un mois, jusqu'à la fin de notre séjour.
Voilà pour les temples de Java. Si vous avez eu le courage de tout lire jusque-là, alors bravo et merci ! Les volcans javanais, puis Flores et Komodo vont suivre rapidement, ainsi que toutes les infos pratiques pour ceux que ça pourrait intéresser...
Vidéo (2 mn) : volcans, temples, petits villages de pêcheurs, îles paradisiaques : l'Indonésie dans toute sa splendeur en vidéo (2 mn) ...
D'habitude, je sévis plutôt dans la rubrique "Indonésie" de VF, où il y a beaucoup d'interrogations. Mais aujourd'hui, pour changer, je vais essayer de synthétiser dans ce carnet de voyage toutes les infos que je donne habituellement.
En général, la première question qu'on se pose avant de partir là-bas, c'est lesquelles des 17.000 îles et îlots du pays faut-il choisir ? Pour une première découverte de l'Indonésie, et après avoir longuement pensé nous rendre sur Sulawesi, nous avons finalement tranché en choisissant Java puis Flores, et un peu Bali pour terminer.
Pourquoi ce choix ? J'ai pris trois guides et j'ai épluché les forums, puis j'ai fait une liste des plus beaux sites indonésiens selon ces différentes sources : l'île où ces merveilles sont les plus "concentrées" est Java, qui se trouve également être la moins chère pour les billets d'avion (nous sommes 4 quand même : Marie ma femme, et nos fils Victor 10 ans et Arthur 8 ans).
Quant à Flores, notre but en y allant est double. D'une part, sortir des sentiers battus : elle s'y prête bien car elle est plus reculée. En effet, les touristes se contentent généralement de faire le triptyque Java-Bali-Lombok mais poussent rarement plus loin. D'autre part, Flores est bordée à l'ouest par le Parc marin de Komodo, réputé sublime.
Enfin, nous prévoyons deux jours de battement en fin de séjour, histoire de ne pas rater notre avion pour la France en cas d'imprévu, au départ de Denpasar : ce sera l'occasion de jeter un œil sur Bali, réputée mais sur-fréquentée paraît-il en juillet.

En résumé, notre programme (qui variera finalement une fois sur place à cause des impondérables) est donc le suivant :
Java : temples et volcans (8 jours) Parc marin de Komodo : croisière d'île en île, dragons, villages de pêcheurs etc. (3 jours) Flores : la moitié ouest de l'île puis le volcan Kelimutu et les villages du peuple Lio (5 jours) L'îlot de Kanawa dans le parc de Komodo (8 jours) Bali (2 jours)
A ce programme s'ajoutent un jour par-ci un jour par-là, en guise de transitions et de trajets, pour un total d'à peu près un mois.
LES TEMPLES : BOROBUDUR ET PRAMBANAN
Sitôt sortis de l'aéroport de Yogya (prononcer Djodja), les chauffeurs de taxis, officiels ou pas, nous tombent dessus. Nous en choisissons un qui a l'air sympa et contrairement à bien des pays, les autres n'insistent pas.
Il nous emmène à Borobudur où nous avons réservé deux chambres longtemps à l'avance dans le fameux Manohara Hotel : situé dans l'enceinte du temple de Borobudur, il permet à un nombre limité de privilégiés, à savoir tous ses clients, d'y accéder avant le lever du jour, alors que le gros des visiteurs doit attendre l'ouverture du site à 9 heures pour y entrer.
Il est minuit et après une trentaine d'heures passées dans les avions et les aéroports, sans compter la fatigue due au décalage horaire, nous allons enfin pouvoir dormir un peu. Mais quatre heures seulement, car le réveil est prévu très tôt afin de ne pas rater le spectacle du lever de soleil sur le temple.
BOROBUDUR LE BOUDDHISTE

C'est donc à l'état de zombies et avec nos frontales que, après la sonnerie de ce fichu réveil, nous prenons le chemin du temple depuis l'hôtel. Nous en montons les marches abruptes et arrivons à son sommet. Il y a un peu de monde mais pas trop. Petit à petit, le soleil va se lever et nous laisser un souvenir impérissable.

L'édifice, qui est le plus grand temple bouddhiste de la planète, est cerné par des volcans majestueux et domine palmiers et rizières. A ses pieds, on aperçoit la végétation exotique nappée de brume. Deux impressionnants volcans terminent ce paysage, et c'est exactement entre eux deux que le soleil va se lever.

Les sculptures du temple se dessinent d'abord en ombres chinoises avant de prendre une teinte orangée sous les premiers rayons du soleil.

Mais ce qui nous surprend le plus, c'est l'ambiance quasi- mystique qui règne là-haut. Le paysage est en effet sublimé par le calme ambiant, car contrairement à bien d'autres sites touristiques, ici chacun respecte scrupuleusement ce lieu sacré, et chuchote donc. Quelques bouddhistes chantent sereinement, ce qui achève de rendre le moment inoubliable.

A bientôt onze et neuf ans, Victor et Arthur sont éblouis par le spectacle auquel ils viennent d'assister. Toutefois, leur estomac ne leur fait pas oublier que nous nous sommes levés très tôt sans manger. Aussi, taraudés par la faim, ils demandent à rentrer à l'hôtel pour le petit déjeuner.

PRAMBANAN L'HINDOUISTE

Tout comme Borobudur non loin duquel il est situé, le temple de Prambanan est classé par l'UNESCO au patrimoine de l'humanité. Ce temple hindouiste, merveille de l'art javanais du IXe siècle, nous impressionne par la délicatesse de ses nombreuses sculptures.

Le site est assez vaste et nous prenons le temps de le visiter malgré la forte chaleur qui nous accable.
La lumière dure de la mi-journée ne le rend pas aussi féérique que Borobudur, que nous avons eu la chance de pouvoir visiter dès les premiers rayons du soleil.

De plus, l'heure de notre visite n'étant pas aussi indue que celle à laquelle nous avons découvert Borobudur, il y a du coup nettement plus de monde.
Mais le site reste agréable car ce n'est pas non plus la grande foule. Nous passons le reste de l'après-midi à déambuler tranquillement au milieu des vestiges de ce superbe temple.

Au final, Prambanan est impressionnant. Mais le lever du soleil sur Borobudur et la nature qui l'entoure est tellement beau que si c'était à refaire, nous visiterions Prambanan en premier et Borobudur en second, le lendemain au lever du soleil.

La veille, le courant était bien passé avec le chauffeur que nous avions rencontré à l'aéroport de Yogya et qui nous avait emmenés à Borobudur. Avant de le quitter, nous lui avions donc proposé de poursuivre la route ensemble quand nous aurions terminé la visite de Borobudur, ce qu'il avait accepté.
C'est donc lui qui vient de nous faire découvrir Prambanan, et qui va nous emmener jusqu'à la ville de Solo. Nous aimons bien voyager de cette manière, conduits en voiture par un local. Ça nous permet de faire les trajets tout en discutant : le chauffeur nous explique plein de choses intéressantes sur son pays, que cela concerne l'aspect touristique (les sites visités etc.) ou l'aspect pratique (la vie quotidienne avec sa famille...).
Le reste du temps, nous prenons généralement les moyens de transports locaux : trains, bus, tuks-tuks etc, grâce auxquels nous nous sentons en immersion dans le pays.

La route entre Yogya et Solo est très fréquentée, par des voitures et des deux-roues qui conduisent évidemment n'importe comment. A plusieurs reprises tout au long du trajet, nous devons d'ailleurs calmer les ardeurs de notre ami javanais au volant car il conduit lui aussi à l'indonésienne. Or, nous avons prévu d'arriver entiers à Solo ! Ce qui sera finalement le cas à la fin de la journée.
Une fois n'est pas coutume, nous allons dormir non pas dans un hôtel local mais à l'hôtel Ibis de Solo, histoire de se reposer enfin un peu après l'interminable voyage depuis la France, le décalage horaire et la longue journée de découvertes que nous venons de vivre. En plus, Victor et Arthur vont pouvoir se délasser un peu dans la petite piscine de l'hôtel. On dormira à la roots une autre fois...
Le lendemain, après une bonne nuit de récupération, nous prenons le train pour Malang. Le voyage dure six heures que nous mettons à profit à la fois pour découvrir les paysages et nous reposer.
La bonne surprise, c'est que le train n'est pas bondé. La mauvaise, c'est qu'en revenant des toilettes situées à quelques mètres seulement de nous, Victor nous informe que la porte du train à côté de laquelle il vient juste de passer est grande ouverte ! Nous vérifions et en effet, n'importe qui pourrait tomber là, alors que le train roule vite.

Juste avant d'arriver, les hauts-parleurs crachent un message que nous croyons vaguement comprendre : il y aurait plusieurs gares à Malang, mais nous ne savons pas à laquelle nous sommes censés descendre. C'est ennuyeux car nous avons rendez-vous à la gare avec un chauffeur qui nous a été conseillé par une amie depuis la France, nous ne voulons donc pas le rater. Nous demandons de l'aide aux autres passagers, qui nous expliquent avec un sourire permanent que notre gare, c'est la deuxième. Nous les remercions chaleureusement car nous avions prévu de descendre à la première !
Une fois arrivés, nous rencontrons notre nouveau chauffeur, Slamet. Lui aussi est incroyablement souriant, comme tous les locaux que nous avons rencontrés depuis hier. Cette délicieuse particularité indonésienne se vérifiera sans exception pendant un mois, jusqu'à la fin de notre séjour.
Voilà pour les temples de Java. Si vous avez eu le courage de tout lire jusque-là, alors bravo et merci ! Les volcans javanais, puis Flores et Komodo vont suivre rapidement, ainsi que toutes les infos pratiques pour ceux que ça pourrait intéresser...
Vidéo (2 mn) : volcans, temples, petits villages de pêcheurs, îles paradisiaques : l'Indonésie dans toute sa splendeur en vidéo (2 mn) ...
Projet autotour personnel parcs et villes ouest USA English translation pending
Ce forum est riche d'enseignement et tirer profit des expériences diverses qui s'y expriment.
Notre projet se résume succinctement aux visites suivantes : San Francisco, Yosemite, Sequoia, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce Canyon, Lac Powel, Monument Valley, Grand Canyon, Joshua, Los Angeles, San Francisco, en 3 semaines.
Celà pourrait se passer du 23/3 au 13/4 : certains d'entre vous ont-ils eu l'expérience de cette période et qu'en pensent-ils. Merci d'avance
Retour du Mali: synthèse de quatre semaines English translation pending
Salut,
Nous avons voyagé en couple au Mali de fin juillet à fin août, et nous voudrions vous faire part de notre périple, d’un point de vue pratique, à la manière de Gerpy dans ce post : http://voyageforum.com/v.f?post=688183 Nous avons imprimé son post et l'avons emmené avec nous, il nous a servi quelques fois. En espérant que celui-ci puisse aussi vous servir !
Tout d'abord quelques conseils d'ordre général :
Argent : change : il est difficile de changer de l’argent au Mali. Si vous êtes en rade, voyez avec les hôtels. Nous avons changé avec un taux de 1€ pour 640 CFA, mais en fait les touristes qu’on rencontraient ont changé à 1€ pour 650 CFA. carte bleue : un distributeur à Bko, vous pourrez aussi retirer à Mopti avec un système d’empreinte : vérifiez que votre carte est en relief (pour les numéros). Quelques fois, ça ne marche pas, sans raison précise, ou vous ne pourrez retirer que 150 €, le banquier vous disant que le compte est bloqué. Bref, essayez de ne pas compter dessus. nous avons été surpris par le coût de la vie : c’est bien plus cher qu’en Asie ou en Amérique centrale. Alors que je vivais avec 250 € par mois en Inde, 350 € en thaïlande, il faut compter au minimum 450 € au Mali (sans compter les 300 € qu‘on s‘est fait piquer dans notre sac à Hombori). Et encore, de tous les touristes rencontrés nous sommes les seuls à avoir dépensé aussi peu. En général, pour un voyage « routard », compter 650 € par mois, à quoi il faut encore rajouter les souvenirs.
Santé : paludisme : le Mali est une zone 2 de résistance du Plasmodium, donc il faut de la Savarine ou de la Malarone.Nous avions emporté une moustiquaire, qui nous a peu servie dans les hôtels : la plupart en ont. Néanmoins, certaines comportent des trous, et la moustiquaire est indispensable lorque l’on dort dans les villages. répulsif : nous avions du 5/5, mais qui ne semble pas très efficace au Mali. Préférez Insect Ecran. prenez de l’Imodium (lopéramide = anti-diarrhéique) en quantité. si vous avez besoin de médicaments, vous pouvez en trouver dans les pharmacies. Néanmoins, demandez toujours un médicaments « de marque » (par exemple Augmentin au lieu de amoxi-acide clavulanique), les autres viennent les plus souvent du Nigeria et ne comportent pas de principe actif ( = c’est du sucre ou de la farine !) le mieux est donc d’emportez tout ce dont vous aurez besoin. voici le minimum : lopéramide contre la diarrhée Arnica montana 9 CH, ou quelques doses : 5 granules (ou une dose) en cas de choc (évite les bleus et surtout la douleur) à prendre immédiatement. Apis mellifica 9 CH : 5 granules si vous vous faites piquer par une guêpe, un scorpion, etc... Paracétamol (antalgique)
Vous pouvez aussi acheter des médicaments dans les pharmacies avant de partir dans la brousse, les gens des villages sont complètement démunis et vous en demanderont. Les plus nécessaires sont les antalgiques et les antibiotiques. !!! Mais ne donnez jamais rien si vous n’avez pas de connaissance médicale !!! Et prudence avec les bébés !
Rabatteurs Quand vous arrivez à une gare routière, ne demandez pas où se trouve le guichet pour telle destination. Demandez directement au guichetier. Si un malien s’interpose entre vous et le guichetier, dites que vous ne connaissez pas cette personne. Sinon vous aurez une majoration du prix du billet, qui comprendra la commission pour le rabatteur. A priori, si personne ne connaît votre destination avant que vous ne preniez le billet, vous ne devriez pas avoir de problème. Pareil pour les taxis, le temps que vous traversiez la rue un malien se mettra entre vous et le taxi pour toucher une commission : dites que vous ne le connaissez pas.
Bus Évitez la compagnie Bittar : les bus sont lents, et les employés peu sympathiques. (je viens de découvrir ce post qui en dit plus long : http://voyageforum.com/v.f?post=1241060; ! )
Livres Les maliens, même les plus érudits, ne lisent jamais : leur culture est orale. Vous ne trouverez aucun roman au Mali, sauf dans de rares hôtels, mais ne comptez pas dessus, et peut-être à Bamako. Nous avons fait toutes les librairies de Mopti, et à part des manuels scolaires (et une improbable étude sur l’agriculture malienne) et un livre en néerlandais nous n’avons trouvé aucun roman. Vous trouverez des magazines au cybercafé de la Venise à Mopti, dont des mots fléchés, etc… et une excellente revue hebdomadaire qui s’appelle Jeune Afrique, qui traite de l’actualité africaine. Passionnante !
Internet : Il y a des cybercafés dans les grandes villes du mali, et les plus petites comme Bandiagara. Si la connexion est lente, vous paierez 1500 CFA par heure. Paradoxalement, si c’est plus rapide, c’est moins cher : Entre 500 et 1000 CFA / h
Photos Vous pourrez sauvegarder vos photos sur CD à Mopti et (probablement) Bamako. Les gens sont à peu près indifférents au fait que vous les preniez en photos, mais le Mali n’est pas un zoo non plus…
Arnaques dont nous avons été victimes (ou pas) payer deux fois la chambre : quand nous avons dormi chez l'habitant à Djenné, en partant le lendemain matin la maison était vide. Nous avons décidé de trouver une chambre dans un hôtel et de revenir payer plus tard. Un malien (connu ? inconnu ? difficile à dire, au sortir du lit rien ne ressemble plus à un malien qu'un autre malien :))nous a abordé devant la maison en nous demandant de payer. Nous donnons les 4000 CFA comme convenu. Puis dans la matinée le malien qui nous avait emmené dans sa famille nous a retrouvé à l'hôtel, en nous demandant les sous pour la nuit... nous lui avons expliqué l'affaire, il parut sincèrement énervé que nous nous soyons fait escroqué. Il a mis tout ses amis sur le coup pour retrouver celui qui nous avais pris les sous le matin, sans succès. On a du repayer la nuit. Étaient-ils de mèche ? Nous ne saurons jamais. Nous avons payé un guide à Bamako pour la journée du lendemain à Siby, le forfait comprenait le guidage, la jeep, les repas, la nuit. Après avoir passé une demi journée aux alentours de Siby (au lieu de la journée prévue), il nous lâché dans une auberge, en "oubliant" de payer la nuit... Et de nous rembourser quelques milliers de CFA qu'il nous devait ! Il se fait appeler "Manu Chao", et le gérant de l'auberge nous a avoué avoir déjà eu affaire à lui pour une raison similaire. Quant à son ami ""Bozo, guide réputé, lui aussi nous devait des sous, qu'il ne nous a jamais remboursé. Et il n'hésite pas à faire payer 200 € par jour ses "parents adoptifs" (généreux belges qui lui ont payé sa scolarité) pour les emmener à Siby en jeep... Bref, si vous les croisez, évitez-les ! une autre arnaque répandue qu'on nous a rapportée : un homme vous aborde dans la rue, vous parle de Genève (ou une autre ville européenne), vous dit qu'il y habite, en vous citant des noms de rues que vous connaissez, et vous explique qu'il doit se faire envoyer de l'argent par Western Union : il vous montre un reçu de la banque, tout à fait authentique semble t-il, et il ne lui manque qu'un code pour pouvoir retirer de l'argent. Malheureusement il est fauché et ne peut pas appeler sa famille en suisse pour qu'elle lui communique le numéro. Il vous demande donc de l'accompagner dans une cabine téléphonique, téléphone en Suisse, vous dit des chiffres à noter sur le reçu Western union et vous payez la communication. Puis allez ensemble à la banque, qui est fermée, vous demande encore des sous pour sa nuit d'hôtel ou autre chose, et RDV demain pour qu'il vous rembourse avec l'argent reçu. Sauf que : il fait semblant de téléphoner en suisse, il est malien, et en 3 heures de temps vous lui donner 20 000 CFA sans douter un seul instant de sa bonne foi. Et vous ne le reverrez sans doute jamais. Des touristes pas du tout crédules se sont fait avoir, alors méfiez-vous !
Guide de voyage : nous avions le routard, qui ne nous a vraiment pas plu : Aucun plan de ville (excepté Bamako), des infos périmées, peu de villes traitées. Apparemment le petit futé est plus apprécié, mais les hôtels les moins chers n'y sont pas tous répertoriés. Le Lonely planet contient plus de plans de ville.
Notre Trajet :
Bamako : A notre arrivée à l’aéroport, des faux taximen se sont jetés sur nous pour nous emmener dans un hôtel. Dites que vous avez réservé, négociez ferme (compter 4000-5000 pour aller à Badalabougou), et éviter les faux taxis : vous serez bons pour écouter les conseils avisés d’un faux guide qui essaiera de vous planifier votre voyage pour le mois pour des prix exorbitants. Le notre, voyant notre peu d’empressement à satisfaire ses demandes, nous a donné RDV pour le surlendemain à l’auberge : impossible de s’en défaire le jour dit, il voulait absolument qu’on lui donne des sous, et nous culpabilisait de ne rien faire pour lui(« j’ai dépensé de l’essence pour venir vous voir, vous m’aviez donné RDV, vous devez me donner un petit quelque chose ») ! Nous avons logé à l’auberge Jatiguiya, quartier Badalabougou, rue 108. Très sympa, calme, une grande cour ombragée. On peut dormir sur le toit même quand il pleut, pour 2500 CFA, chambre à 7000, il y a aussi un dortoir. Il y a un petit resto juste à côté, mais l’hygiène des plats est parfois douteuse. Nous avons aussi dormi à la mission catholique dans le centre, il y a peu de lits et c’est entre 4000 et 5000 CFA en dortoir. Il vaut mieux réserver à l’avance. Le resto en face est cher pour a qualité servie, il vaut mieux manger dans la rue. Nous avons aussi testé l’hôtel Séguéré, à Torokorobougou. Pour 12000 CFA, on a eu droit à une chambre aux draps propres, mais qui sentait le moisi, et à côté des sanitaires. La patronne n’est pas franchement gentille, nous avons été bien déçu. Il y a une piscine, un jardin agréable, et du pain grillé au petit dèj, mais ceci ne compense pas la mauvaise impression que cet hôtel nous a laissé. Les taxis à Bamako coûtent cher, compter 1000-1500 CFA pour faire le trajet Badalabougou-centre ville. Il vaut mieux prendre les Sotrama, ces minibus verts qui sillonnent la ville. Repérez un arrêt (il y en a beaucoup), et dites où vous voulez allez, on vous indiquera lequel prendre. Prix : 125 ou 150 CFA par trajet. Nous avons testé le snack-bar Amandine, c'est moyen, mais ça fait du bien de manger un copieux cheeseburger après un mois de riz-spaguetti-tô ! Les restaurant la Méditerranéenne et la Pirogue ne fonctionne plus (la Pirogue a brûlé semble t-il)
Djenné : Pour y aller, prendre un bus depuis Bamako, descendre au carrefour de Djenné (comptez 10 heures de route, et non pas 5 comme annoncé...) puis prendre un taxi brousse jusqu’à Djenné. Vous paierez une taxe touristique au carrefour de 1000 (ou 1500 ?) CFA. Évitez d’arriver le dimanche soir, tous les hôtels sont pleins, le marché ayant lieu le lendemain. Nous avons dormi chez l’habitant le premier soir, car tout était complet, puis à Kita Kourou (6000 CFA la double ventilée). Les guides, charretiers et autres vendeurs de colliers sont omniprésents dans tous les hôtels, et très envahissants ! La ville pue les eaux usées. Les toilettes à l'étage sont typiques de la ville, de plus on ne peut pas mettre d'eau du fait des maisons en banco et c'est vraiment dommage : ça empeste ! jusque dans les chambres des hôtels ! Pour avoir une idée des prix des guides, des charrettes, etc… il faut passer à l’office de tourisme, le monsieur qui s’en occupe est honnête et de bon conseil. La mosquée ne se visite pas si vous n’êtes pas musulman, mais le fils du muezzin peut passer outre l’interdiction moyennant finance, seulement en 2007 parait-il… Le restaurant le Fleuve, en bas de la rue principale, indiqué dans tous les guides, nous a laissé un mauvais souvenir : presque 2 heures d’attente, pour des plats pas vraiment bons, avec en prime des scarabées dans les frites ! N’hésitez pas à vous perdre dans les petites rues, c’est très joli. Au final, nous avons passé 3 jours à Djenné et on a bien aimé.
Nous avons ensuite pris un guide pour rejoindre Mopti par la campagne, en charrette, puis en pinasse, pendant 3 jours. Trajet : Djenné - Manga (via Gagna) - Kouakourou, puis Mopti en pinasse publique, pas très confortable. Les berges du Niger sont jolies, mais sans plus. Par contre la campagne et la traversée des villages est vraiment belle. Cela nous a coûté 110 000 CFA pour 3 personnes, pour 3 jours, tout compris, visite de Djenné inclue. Nous avons aussi apporté des noix de kola (2500 CFA le kilo maximum). En trois jours nous en avons donné 250g tout au plus.
Sévaré : Nous avons dormi à l'hôtel Via-Via, sur le toit pour 3000 CFA/personne. Hôtel classe, mais le toit est une dalle peu accueillante, les 3000 CFA n'étaient pas vraiment justifiés. Il se situe juste à côté de la gare routière. Cybercafé à la Sotelma, rapide et pas cher. Sévaré n'a aucun charme, c'est un carrefour pour Bandiagara sur la route bko-gao.
Bandiagara et pays dogon : le pont sur la route Sévaré - Bandiagara a été emporté par une crue en juin, les travaux de réparation tardent un peu. Du coup, il faut prendre un premier taxi brousse jusqu'au pont, traverser la rivière (à pied, en charrette ou en pirogue, selon la hauteur d'eau et l'envie de se mouiller les pieds ou non), puis reprendre un taxi après le pont. Les taxi ne partent que lorsqu'ils sont pleins, et le premier était une 404 (9 places), le second un mini bus (20 places) : nous avons attendu 2 heures après le pont, à l'ombre d'un manguier, qu'il y ait suffisamment de clients pour que le taxi veuille bien partir... Nous avons logé à l'auberge Kansaye, à 15min à pied de l'hôtel de la Falaise. 3000 CFA sur le toit, 8000 la double. La vue sur la rivière est splendide. l'hôtel le Village est à 4000 CFA la double, moins joli. hôtel la Falaise est plus cher, dortoir à 4000 je crois, on y a dormi à 2500/pers en négociant. Il abrite l'association des guides, demandez Baba Napo, c'est le responsable, il vous trouvera un guide pour le pays dogon pour pas cher. On mange très bien dans la rue, pour 250 CFA le plat ! Demandez du "niébé", sorte de flageolets ("cho" en bambara), ou du fonio, une céréale succulente !
Nous sommes partis 5 jours dans le pays dogon à 13500 CFA/ jour / personne, tout compris (dont l'aller retour en jeep à la falaise). Ce n'est pas cher, mais la communication avec le guide était limitée, et il ne nous a rien appris sur les coutumes des dogons. Nous avons fait Djiguibombo --> Sangha. Certaines journées étaient vraiment longues, 4 h de marche le matin, et 2 h le soir. Repartir après être resté qq heures à flâner, alors qu'il fait encore chaud, c'est parfois vraiment dur ! En tout cas, c'est vraiment joli, notamment la vue depuis Begnemato. Nous avons goûté la bière de mil à Begnemato : elle a un fort goût de fumée, on a laissé notre guide finir le litre 1/2 avec ses amis dogons. Des touristes ont payé pour voir une cérémonie des masques, nous devions y assister, mais les danseurs nous demandaient 10000 CFA par personne, et cela nous faisait trop cher. Nous avions apporté des noix de kola (ne les payez pas plus de 2500 CFA le kilo), mais au final nous ne les avons jamais sorties. Peut-être faut-il en emporter avec soi, mais je ne pense pas qu'il faille en prendre plus de 500 g.
Douentza : A 2 heures de Mopti en minibus. Essayez plutôt de prendre un bus pour Gao et de descendre à Douentza : nous avons attendu 6 heures que le minibus se remplisse, si vous n'y allez pas un jour de marché, vous serez probablement les seuls à vouloir vous y rendre. Arrivés tard le soir, on s'est laissé guider jusqu'au campement Hogon, calme, sympathique. Le proprio est charmant, bavard et serviable. Pour manger dans la rue, c'est un peu problématique : vous trouverez des petits snacks près de la gare routière, mais ce n'est pas franchement bon. Si vous prenez une omelette, demandez-la expressement non huileuse...
Hombori : A 2 heures de Douentza, entre 1000 et 2000 CFA le trajet. nous avons dormi chez M. Lélélé, dans une paillote (4000 CFA à deux). Son auberge est charmante, mais le proprio m'a laissé une drôle d'impression : on le sentait faux et hypocrite. Il n'est pas du tout apprécié par les autres gérants des hôtels. En plus on s'est fait piquer 300 euros à Hombori, et on a des doutes sur le voleur... On mange très bien et pas trop cher au campement, à deux pas. Nous avons pris un guide pour faire 3 jours de rando autour de Hombori (8000CFA/pers/j tout compris, difficile de faire mieux): Hombori - main de Fatma - Kelmé - Hombori, avec la via ferrata qui monte au sommet du mont hombori (simplissime, peu de gaz, peu athlétique, sauf si vous vous prenez la pluie/tempête comme nous...la descente ressemblait à une patinoire...). Notre guide Amadou Bocoum est très sympa, il l'un des deux seuls habilités à faire la via ferrata, il est aussi grimpeur : il y a de nombreuses voies d'escalade à la main de Fatma (Salvador, espagnol marié à une malienne, en ouvert plus de 110 !), et quelques unes sur le mont Hombori. Pour la via ferrata, il est possible de louer des baudriers et des longes. Pour la grimpe, il vaut mieux apporter son matos, mais il est possible d'en louer, exceptés les chaussons. Pour repartir sur Mopti, il faut se poster tôt le matin (6h30) au bord du goudron et arrêter les bus qui passent. Certains sont déjà pleins.
Mopti : L'hébergement à Mopti est cher. L'hôtel Y'a pas de problème est le plus connu, tous les touristes qu'on a rencontré étaient allés dormir là-bas. Et c'est vrai qu'il est pas mal, avec une piscine. Dodo sur le toit pour 3500 CFA, le dortoir est à 4500, les chambres plus onéreuses. Mais les guides et piroguiers sont parfois un peu envahissants. L'un des meilleurs guides que nous ayons rencontré s'appelle Baba Cissé, frère de "feu Dramane Cissé, un jeune talent du pays prématurément disparu" 'd'après un guide sur la Mali fait par des maliens). Ancien gérant du Tam-Tam café. Il parle un français excellent, est très gentil, sensible, et semble compétent. Il vous renseignera sur à peu près tout. Nous avons fait deux heures de pirogue au coucher du soleil, c'est vraiment joli. Nous avons demandé de ne pas visiter les villages, du coup on a fait 2 heures pleines sur la pirogue. Comptez 1500-2000 CFA / pers / heure. La pâtisserie le Dogon, en face du cyber la Venise, est bonne, notamment leur crème pâtissière. Nous avons préféré y aller le matin, présumant que les pâtisseries ayant passé la journée à la chaleur seraient un peu moins digestes le soir ;) Le cybercafé de la Venise est très lent, cher, et le proprio est antipathique. Il y en a un autre, un peu plus au nord dans la même rue avec une connexion rapide, et moins cher. Le marché de l'artisanat, provisoirement installé au bout de la digue (vers le bar le Bozo), n'est pas comme on pourrait s'y attendre un lieu où travaillent des artisans, mais un marché pour touristes. Insupportable ! Par contre le marché aux poissons qui se tient juste à côté est très vivant. Goûtez sans peur au poisson fumé (entre 300 et 600CFA le poisson selon la taille), mais ne mangez pas la peau ;)
Ségou : A 6 heures de Mopti en bus. Contrairement à ce que racontait Gerpy, il y a TOUJOURS de la place à la mission catholique ! Avec plus de 70 lits, vous n'auriez vraiment pas de chance si c'était effectivement plein. Par contre le gardien, de mèche avec votre guide, vous dira que c'est plein, pour que vous preniez une chambre ailleurs, et toucher ainsi une petite commission... Le malien qui nous a gentiment guidé jusque là-bas fut fort vexé que nous découvrions le pot aux roses (je suis discrètement allé faire le tour de la propriété, et beaucoup de chambres et dortoirs étaient libres...), et nous a demandé des sous en contrepartie, arguant qu'il ne nous avait pas guidé gratuitement. Une vive altercation eut lieu entre nous, heureusement qu'il y avait d'autres maliens autour pour le calmer ! Vous pourrez manger pour pas cher en face de la Sotelma ("cafétéria" ), et boire du yaourt (lait caillé sucré en sachet) en face du terrain de foot. Nous avons mangé à l'hôtel de l'esplanade, derrière la marché, au bord du Niger. La carpe grillée aux bananes plantains est excellente, et copieuse. Comptez entre 2000 et 4000 CFA pour un plat. Mais ça vaut le coup. Peut-être aurez-vous la chance d'apercevoir comme nous des milliers (!) de chauves-souris à la tombée de la nuit descendant le Niger (pour aller où ?). Nous avons aussi mangé à l'hôtel Djoliba, cher et pas top. Les taxis coûtent 500 CFA la course. Le change d'euros est problématique à Ségou : seule la BNDA change les euros, à la sortie de la ville, mais le responsable est rarement là, ou malade. Le plus simple est de changer dans les hôtels, 1€ pour 640 CFA. Pas grand chose à faire à Ségou, à part visiter les villages de potiers, mais nous étions à la fin de notre voyage, nous avions déjà vu pas mal de choses au Mali et on nous a déconseillé de le faire : aucune nouveauté pour nous.
Siby : petit village à 1h30 de route de Bko en sotrama (1000 CFA), nous avons profité d'une jeep payée par des touristes fortunés pour aller voir l'arche de Kamadjan (bof bof) et une cascade où on peut se baigner, à 15 bornes de Siby : l'endroit est sympathique, on y serait bien resté la journée. Malheureusement, il est impossible d'y accéder sans véhicule motorisé (jeep ou mobylette), ou alors en charrette depuis Siby, avec un arrêt pour la nuit dans un village à mi-chemin de la cascade. Nous avons dormi chez Douala Dawara, à l'entrée du village sur la gauche (il enlève le panneau pendant la saison des pluies, pour ne pas que la peinture parte :)). Demandez, tout le monde le connait. Cela vous coûtera 2500 CFA la paillote (deux places). Il peut vous fournir à manger pour quelques CFA (plats locaux). Nous sommes aussi allés manger au campement Kamadjan, c'est un peu cher et pas très bon. On peut faire de l'escalade dans le coin (cotations du 4 au 8b), l'association des guides (à côté du campement kamadjan) vous renseignera. Le responsable à été formé en France, et possède un bon niveau. Matos à louer sur place. Il y aussi une via ferrata et une via corda.
Voilà, bon voyage à vous.
Julien et Sylvie
Nous avons voyagé en couple au Mali de fin juillet à fin août, et nous voudrions vous faire part de notre périple, d’un point de vue pratique, à la manière de Gerpy dans ce post : http://voyageforum.com/v.f?post=688183 Nous avons imprimé son post et l'avons emmené avec nous, il nous a servi quelques fois. En espérant que celui-ci puisse aussi vous servir !
Tout d'abord quelques conseils d'ordre général :
Argent : change : il est difficile de changer de l’argent au Mali. Si vous êtes en rade, voyez avec les hôtels. Nous avons changé avec un taux de 1€ pour 640 CFA, mais en fait les touristes qu’on rencontraient ont changé à 1€ pour 650 CFA. carte bleue : un distributeur à Bko, vous pourrez aussi retirer à Mopti avec un système d’empreinte : vérifiez que votre carte est en relief (pour les numéros). Quelques fois, ça ne marche pas, sans raison précise, ou vous ne pourrez retirer que 150 €, le banquier vous disant que le compte est bloqué. Bref, essayez de ne pas compter dessus. nous avons été surpris par le coût de la vie : c’est bien plus cher qu’en Asie ou en Amérique centrale. Alors que je vivais avec 250 € par mois en Inde, 350 € en thaïlande, il faut compter au minimum 450 € au Mali (sans compter les 300 € qu‘on s‘est fait piquer dans notre sac à Hombori). Et encore, de tous les touristes rencontrés nous sommes les seuls à avoir dépensé aussi peu. En général, pour un voyage « routard », compter 650 € par mois, à quoi il faut encore rajouter les souvenirs.
Santé : paludisme : le Mali est une zone 2 de résistance du Plasmodium, donc il faut de la Savarine ou de la Malarone.Nous avions emporté une moustiquaire, qui nous a peu servie dans les hôtels : la plupart en ont. Néanmoins, certaines comportent des trous, et la moustiquaire est indispensable lorque l’on dort dans les villages. répulsif : nous avions du 5/5, mais qui ne semble pas très efficace au Mali. Préférez Insect Ecran. prenez de l’Imodium (lopéramide = anti-diarrhéique) en quantité. si vous avez besoin de médicaments, vous pouvez en trouver dans les pharmacies. Néanmoins, demandez toujours un médicaments « de marque » (par exemple Augmentin au lieu de amoxi-acide clavulanique), les autres viennent les plus souvent du Nigeria et ne comportent pas de principe actif ( = c’est du sucre ou de la farine !) le mieux est donc d’emportez tout ce dont vous aurez besoin. voici le minimum : lopéramide contre la diarrhée Arnica montana 9 CH, ou quelques doses : 5 granules (ou une dose) en cas de choc (évite les bleus et surtout la douleur) à prendre immédiatement. Apis mellifica 9 CH : 5 granules si vous vous faites piquer par une guêpe, un scorpion, etc... Paracétamol (antalgique)
Vous pouvez aussi acheter des médicaments dans les pharmacies avant de partir dans la brousse, les gens des villages sont complètement démunis et vous en demanderont. Les plus nécessaires sont les antalgiques et les antibiotiques. !!! Mais ne donnez jamais rien si vous n’avez pas de connaissance médicale !!! Et prudence avec les bébés !
Rabatteurs Quand vous arrivez à une gare routière, ne demandez pas où se trouve le guichet pour telle destination. Demandez directement au guichetier. Si un malien s’interpose entre vous et le guichetier, dites que vous ne connaissez pas cette personne. Sinon vous aurez une majoration du prix du billet, qui comprendra la commission pour le rabatteur. A priori, si personne ne connaît votre destination avant que vous ne preniez le billet, vous ne devriez pas avoir de problème. Pareil pour les taxis, le temps que vous traversiez la rue un malien se mettra entre vous et le taxi pour toucher une commission : dites que vous ne le connaissez pas.
Bus Évitez la compagnie Bittar : les bus sont lents, et les employés peu sympathiques. (je viens de découvrir ce post qui en dit plus long : http://voyageforum.com/v.f?post=1241060; ! )
Livres Les maliens, même les plus érudits, ne lisent jamais : leur culture est orale. Vous ne trouverez aucun roman au Mali, sauf dans de rares hôtels, mais ne comptez pas dessus, et peut-être à Bamako. Nous avons fait toutes les librairies de Mopti, et à part des manuels scolaires (et une improbable étude sur l’agriculture malienne) et un livre en néerlandais nous n’avons trouvé aucun roman. Vous trouverez des magazines au cybercafé de la Venise à Mopti, dont des mots fléchés, etc… et une excellente revue hebdomadaire qui s’appelle Jeune Afrique, qui traite de l’actualité africaine. Passionnante !
Internet : Il y a des cybercafés dans les grandes villes du mali, et les plus petites comme Bandiagara. Si la connexion est lente, vous paierez 1500 CFA par heure. Paradoxalement, si c’est plus rapide, c’est moins cher : Entre 500 et 1000 CFA / h
Photos Vous pourrez sauvegarder vos photos sur CD à Mopti et (probablement) Bamako. Les gens sont à peu près indifférents au fait que vous les preniez en photos, mais le Mali n’est pas un zoo non plus…
Arnaques dont nous avons été victimes (ou pas) payer deux fois la chambre : quand nous avons dormi chez l'habitant à Djenné, en partant le lendemain matin la maison était vide. Nous avons décidé de trouver une chambre dans un hôtel et de revenir payer plus tard. Un malien (connu ? inconnu ? difficile à dire, au sortir du lit rien ne ressemble plus à un malien qu'un autre malien :))nous a abordé devant la maison en nous demandant de payer. Nous donnons les 4000 CFA comme convenu. Puis dans la matinée le malien qui nous avait emmené dans sa famille nous a retrouvé à l'hôtel, en nous demandant les sous pour la nuit... nous lui avons expliqué l'affaire, il parut sincèrement énervé que nous nous soyons fait escroqué. Il a mis tout ses amis sur le coup pour retrouver celui qui nous avais pris les sous le matin, sans succès. On a du repayer la nuit. Étaient-ils de mèche ? Nous ne saurons jamais. Nous avons payé un guide à Bamako pour la journée du lendemain à Siby, le forfait comprenait le guidage, la jeep, les repas, la nuit. Après avoir passé une demi journée aux alentours de Siby (au lieu de la journée prévue), il nous lâché dans une auberge, en "oubliant" de payer la nuit... Et de nous rembourser quelques milliers de CFA qu'il nous devait ! Il se fait appeler "Manu Chao", et le gérant de l'auberge nous a avoué avoir déjà eu affaire à lui pour une raison similaire. Quant à son ami ""Bozo, guide réputé, lui aussi nous devait des sous, qu'il ne nous a jamais remboursé. Et il n'hésite pas à faire payer 200 € par jour ses "parents adoptifs" (généreux belges qui lui ont payé sa scolarité) pour les emmener à Siby en jeep... Bref, si vous les croisez, évitez-les ! une autre arnaque répandue qu'on nous a rapportée : un homme vous aborde dans la rue, vous parle de Genève (ou une autre ville européenne), vous dit qu'il y habite, en vous citant des noms de rues que vous connaissez, et vous explique qu'il doit se faire envoyer de l'argent par Western Union : il vous montre un reçu de la banque, tout à fait authentique semble t-il, et il ne lui manque qu'un code pour pouvoir retirer de l'argent. Malheureusement il est fauché et ne peut pas appeler sa famille en suisse pour qu'elle lui communique le numéro. Il vous demande donc de l'accompagner dans une cabine téléphonique, téléphone en Suisse, vous dit des chiffres à noter sur le reçu Western union et vous payez la communication. Puis allez ensemble à la banque, qui est fermée, vous demande encore des sous pour sa nuit d'hôtel ou autre chose, et RDV demain pour qu'il vous rembourse avec l'argent reçu. Sauf que : il fait semblant de téléphoner en suisse, il est malien, et en 3 heures de temps vous lui donner 20 000 CFA sans douter un seul instant de sa bonne foi. Et vous ne le reverrez sans doute jamais. Des touristes pas du tout crédules se sont fait avoir, alors méfiez-vous !
Guide de voyage : nous avions le routard, qui ne nous a vraiment pas plu : Aucun plan de ville (excepté Bamako), des infos périmées, peu de villes traitées. Apparemment le petit futé est plus apprécié, mais les hôtels les moins chers n'y sont pas tous répertoriés. Le Lonely planet contient plus de plans de ville.
Notre Trajet :
Bamako : A notre arrivée à l’aéroport, des faux taximen se sont jetés sur nous pour nous emmener dans un hôtel. Dites que vous avez réservé, négociez ferme (compter 4000-5000 pour aller à Badalabougou), et éviter les faux taxis : vous serez bons pour écouter les conseils avisés d’un faux guide qui essaiera de vous planifier votre voyage pour le mois pour des prix exorbitants. Le notre, voyant notre peu d’empressement à satisfaire ses demandes, nous a donné RDV pour le surlendemain à l’auberge : impossible de s’en défaire le jour dit, il voulait absolument qu’on lui donne des sous, et nous culpabilisait de ne rien faire pour lui(« j’ai dépensé de l’essence pour venir vous voir, vous m’aviez donné RDV, vous devez me donner un petit quelque chose ») ! Nous avons logé à l’auberge Jatiguiya, quartier Badalabougou, rue 108. Très sympa, calme, une grande cour ombragée. On peut dormir sur le toit même quand il pleut, pour 2500 CFA, chambre à 7000, il y a aussi un dortoir. Il y a un petit resto juste à côté, mais l’hygiène des plats est parfois douteuse. Nous avons aussi dormi à la mission catholique dans le centre, il y a peu de lits et c’est entre 4000 et 5000 CFA en dortoir. Il vaut mieux réserver à l’avance. Le resto en face est cher pour a qualité servie, il vaut mieux manger dans la rue. Nous avons aussi testé l’hôtel Séguéré, à Torokorobougou. Pour 12000 CFA, on a eu droit à une chambre aux draps propres, mais qui sentait le moisi, et à côté des sanitaires. La patronne n’est pas franchement gentille, nous avons été bien déçu. Il y a une piscine, un jardin agréable, et du pain grillé au petit dèj, mais ceci ne compense pas la mauvaise impression que cet hôtel nous a laissé. Les taxis à Bamako coûtent cher, compter 1000-1500 CFA pour faire le trajet Badalabougou-centre ville. Il vaut mieux prendre les Sotrama, ces minibus verts qui sillonnent la ville. Repérez un arrêt (il y en a beaucoup), et dites où vous voulez allez, on vous indiquera lequel prendre. Prix : 125 ou 150 CFA par trajet. Nous avons testé le snack-bar Amandine, c'est moyen, mais ça fait du bien de manger un copieux cheeseburger après un mois de riz-spaguetti-tô ! Les restaurant la Méditerranéenne et la Pirogue ne fonctionne plus (la Pirogue a brûlé semble t-il)
Djenné : Pour y aller, prendre un bus depuis Bamako, descendre au carrefour de Djenné (comptez 10 heures de route, et non pas 5 comme annoncé...) puis prendre un taxi brousse jusqu’à Djenné. Vous paierez une taxe touristique au carrefour de 1000 (ou 1500 ?) CFA. Évitez d’arriver le dimanche soir, tous les hôtels sont pleins, le marché ayant lieu le lendemain. Nous avons dormi chez l’habitant le premier soir, car tout était complet, puis à Kita Kourou (6000 CFA la double ventilée). Les guides, charretiers et autres vendeurs de colliers sont omniprésents dans tous les hôtels, et très envahissants ! La ville pue les eaux usées. Les toilettes à l'étage sont typiques de la ville, de plus on ne peut pas mettre d'eau du fait des maisons en banco et c'est vraiment dommage : ça empeste ! jusque dans les chambres des hôtels ! Pour avoir une idée des prix des guides, des charrettes, etc… il faut passer à l’office de tourisme, le monsieur qui s’en occupe est honnête et de bon conseil. La mosquée ne se visite pas si vous n’êtes pas musulman, mais le fils du muezzin peut passer outre l’interdiction moyennant finance, seulement en 2007 parait-il… Le restaurant le Fleuve, en bas de la rue principale, indiqué dans tous les guides, nous a laissé un mauvais souvenir : presque 2 heures d’attente, pour des plats pas vraiment bons, avec en prime des scarabées dans les frites ! N’hésitez pas à vous perdre dans les petites rues, c’est très joli. Au final, nous avons passé 3 jours à Djenné et on a bien aimé.
Nous avons ensuite pris un guide pour rejoindre Mopti par la campagne, en charrette, puis en pinasse, pendant 3 jours. Trajet : Djenné - Manga (via Gagna) - Kouakourou, puis Mopti en pinasse publique, pas très confortable. Les berges du Niger sont jolies, mais sans plus. Par contre la campagne et la traversée des villages est vraiment belle. Cela nous a coûté 110 000 CFA pour 3 personnes, pour 3 jours, tout compris, visite de Djenné inclue. Nous avons aussi apporté des noix de kola (2500 CFA le kilo maximum). En trois jours nous en avons donné 250g tout au plus.
Sévaré : Nous avons dormi à l'hôtel Via-Via, sur le toit pour 3000 CFA/personne. Hôtel classe, mais le toit est une dalle peu accueillante, les 3000 CFA n'étaient pas vraiment justifiés. Il se situe juste à côté de la gare routière. Cybercafé à la Sotelma, rapide et pas cher. Sévaré n'a aucun charme, c'est un carrefour pour Bandiagara sur la route bko-gao.
Bandiagara et pays dogon : le pont sur la route Sévaré - Bandiagara a été emporté par une crue en juin, les travaux de réparation tardent un peu. Du coup, il faut prendre un premier taxi brousse jusqu'au pont, traverser la rivière (à pied, en charrette ou en pirogue, selon la hauteur d'eau et l'envie de se mouiller les pieds ou non), puis reprendre un taxi après le pont. Les taxi ne partent que lorsqu'ils sont pleins, et le premier était une 404 (9 places), le second un mini bus (20 places) : nous avons attendu 2 heures après le pont, à l'ombre d'un manguier, qu'il y ait suffisamment de clients pour que le taxi veuille bien partir... Nous avons logé à l'auberge Kansaye, à 15min à pied de l'hôtel de la Falaise. 3000 CFA sur le toit, 8000 la double. La vue sur la rivière est splendide. l'hôtel le Village est à 4000 CFA la double, moins joli. hôtel la Falaise est plus cher, dortoir à 4000 je crois, on y a dormi à 2500/pers en négociant. Il abrite l'association des guides, demandez Baba Napo, c'est le responsable, il vous trouvera un guide pour le pays dogon pour pas cher. On mange très bien dans la rue, pour 250 CFA le plat ! Demandez du "niébé", sorte de flageolets ("cho" en bambara), ou du fonio, une céréale succulente !
Nous sommes partis 5 jours dans le pays dogon à 13500 CFA/ jour / personne, tout compris (dont l'aller retour en jeep à la falaise). Ce n'est pas cher, mais la communication avec le guide était limitée, et il ne nous a rien appris sur les coutumes des dogons. Nous avons fait Djiguibombo --> Sangha. Certaines journées étaient vraiment longues, 4 h de marche le matin, et 2 h le soir. Repartir après être resté qq heures à flâner, alors qu'il fait encore chaud, c'est parfois vraiment dur ! En tout cas, c'est vraiment joli, notamment la vue depuis Begnemato. Nous avons goûté la bière de mil à Begnemato : elle a un fort goût de fumée, on a laissé notre guide finir le litre 1/2 avec ses amis dogons. Des touristes ont payé pour voir une cérémonie des masques, nous devions y assister, mais les danseurs nous demandaient 10000 CFA par personne, et cela nous faisait trop cher. Nous avions apporté des noix de kola (ne les payez pas plus de 2500 CFA le kilo), mais au final nous ne les avons jamais sorties. Peut-être faut-il en emporter avec soi, mais je ne pense pas qu'il faille en prendre plus de 500 g.
Douentza : A 2 heures de Mopti en minibus. Essayez plutôt de prendre un bus pour Gao et de descendre à Douentza : nous avons attendu 6 heures que le minibus se remplisse, si vous n'y allez pas un jour de marché, vous serez probablement les seuls à vouloir vous y rendre. Arrivés tard le soir, on s'est laissé guider jusqu'au campement Hogon, calme, sympathique. Le proprio est charmant, bavard et serviable. Pour manger dans la rue, c'est un peu problématique : vous trouverez des petits snacks près de la gare routière, mais ce n'est pas franchement bon. Si vous prenez une omelette, demandez-la expressement non huileuse...
Hombori : A 2 heures de Douentza, entre 1000 et 2000 CFA le trajet. nous avons dormi chez M. Lélélé, dans une paillote (4000 CFA à deux). Son auberge est charmante, mais le proprio m'a laissé une drôle d'impression : on le sentait faux et hypocrite. Il n'est pas du tout apprécié par les autres gérants des hôtels. En plus on s'est fait piquer 300 euros à Hombori, et on a des doutes sur le voleur... On mange très bien et pas trop cher au campement, à deux pas. Nous avons pris un guide pour faire 3 jours de rando autour de Hombori (8000CFA/pers/j tout compris, difficile de faire mieux): Hombori - main de Fatma - Kelmé - Hombori, avec la via ferrata qui monte au sommet du mont hombori (simplissime, peu de gaz, peu athlétique, sauf si vous vous prenez la pluie/tempête comme nous...la descente ressemblait à une patinoire...). Notre guide Amadou Bocoum est très sympa, il l'un des deux seuls habilités à faire la via ferrata, il est aussi grimpeur : il y a de nombreuses voies d'escalade à la main de Fatma (Salvador, espagnol marié à une malienne, en ouvert plus de 110 !), et quelques unes sur le mont Hombori. Pour la via ferrata, il est possible de louer des baudriers et des longes. Pour la grimpe, il vaut mieux apporter son matos, mais il est possible d'en louer, exceptés les chaussons. Pour repartir sur Mopti, il faut se poster tôt le matin (6h30) au bord du goudron et arrêter les bus qui passent. Certains sont déjà pleins.
Mopti : L'hébergement à Mopti est cher. L'hôtel Y'a pas de problème est le plus connu, tous les touristes qu'on a rencontré étaient allés dormir là-bas. Et c'est vrai qu'il est pas mal, avec une piscine. Dodo sur le toit pour 3500 CFA, le dortoir est à 4500, les chambres plus onéreuses. Mais les guides et piroguiers sont parfois un peu envahissants. L'un des meilleurs guides que nous ayons rencontré s'appelle Baba Cissé, frère de "feu Dramane Cissé, un jeune talent du pays prématurément disparu" 'd'après un guide sur la Mali fait par des maliens). Ancien gérant du Tam-Tam café. Il parle un français excellent, est très gentil, sensible, et semble compétent. Il vous renseignera sur à peu près tout. Nous avons fait deux heures de pirogue au coucher du soleil, c'est vraiment joli. Nous avons demandé de ne pas visiter les villages, du coup on a fait 2 heures pleines sur la pirogue. Comptez 1500-2000 CFA / pers / heure. La pâtisserie le Dogon, en face du cyber la Venise, est bonne, notamment leur crème pâtissière. Nous avons préféré y aller le matin, présumant que les pâtisseries ayant passé la journée à la chaleur seraient un peu moins digestes le soir ;) Le cybercafé de la Venise est très lent, cher, et le proprio est antipathique. Il y en a un autre, un peu plus au nord dans la même rue avec une connexion rapide, et moins cher. Le marché de l'artisanat, provisoirement installé au bout de la digue (vers le bar le Bozo), n'est pas comme on pourrait s'y attendre un lieu où travaillent des artisans, mais un marché pour touristes. Insupportable ! Par contre le marché aux poissons qui se tient juste à côté est très vivant. Goûtez sans peur au poisson fumé (entre 300 et 600CFA le poisson selon la taille), mais ne mangez pas la peau ;)
Ségou : A 6 heures de Mopti en bus. Contrairement à ce que racontait Gerpy, il y a TOUJOURS de la place à la mission catholique ! Avec plus de 70 lits, vous n'auriez vraiment pas de chance si c'était effectivement plein. Par contre le gardien, de mèche avec votre guide, vous dira que c'est plein, pour que vous preniez une chambre ailleurs, et toucher ainsi une petite commission... Le malien qui nous a gentiment guidé jusque là-bas fut fort vexé que nous découvrions le pot aux roses (je suis discrètement allé faire le tour de la propriété, et beaucoup de chambres et dortoirs étaient libres...), et nous a demandé des sous en contrepartie, arguant qu'il ne nous avait pas guidé gratuitement. Une vive altercation eut lieu entre nous, heureusement qu'il y avait d'autres maliens autour pour le calmer ! Vous pourrez manger pour pas cher en face de la Sotelma ("cafétéria" ), et boire du yaourt (lait caillé sucré en sachet) en face du terrain de foot. Nous avons mangé à l'hôtel de l'esplanade, derrière la marché, au bord du Niger. La carpe grillée aux bananes plantains est excellente, et copieuse. Comptez entre 2000 et 4000 CFA pour un plat. Mais ça vaut le coup. Peut-être aurez-vous la chance d'apercevoir comme nous des milliers (!) de chauves-souris à la tombée de la nuit descendant le Niger (pour aller où ?). Nous avons aussi mangé à l'hôtel Djoliba, cher et pas top. Les taxis coûtent 500 CFA la course. Le change d'euros est problématique à Ségou : seule la BNDA change les euros, à la sortie de la ville, mais le responsable est rarement là, ou malade. Le plus simple est de changer dans les hôtels, 1€ pour 640 CFA. Pas grand chose à faire à Ségou, à part visiter les villages de potiers, mais nous étions à la fin de notre voyage, nous avions déjà vu pas mal de choses au Mali et on nous a déconseillé de le faire : aucune nouveauté pour nous.
Siby : petit village à 1h30 de route de Bko en sotrama (1000 CFA), nous avons profité d'une jeep payée par des touristes fortunés pour aller voir l'arche de Kamadjan (bof bof) et une cascade où on peut se baigner, à 15 bornes de Siby : l'endroit est sympathique, on y serait bien resté la journée. Malheureusement, il est impossible d'y accéder sans véhicule motorisé (jeep ou mobylette), ou alors en charrette depuis Siby, avec un arrêt pour la nuit dans un village à mi-chemin de la cascade. Nous avons dormi chez Douala Dawara, à l'entrée du village sur la gauche (il enlève le panneau pendant la saison des pluies, pour ne pas que la peinture parte :)). Demandez, tout le monde le connait. Cela vous coûtera 2500 CFA la paillote (deux places). Il peut vous fournir à manger pour quelques CFA (plats locaux). Nous sommes aussi allés manger au campement Kamadjan, c'est un peu cher et pas très bon. On peut faire de l'escalade dans le coin (cotations du 4 au 8b), l'association des guides (à côté du campement kamadjan) vous renseignera. Le responsable à été formé en France, et possède un bon niveau. Matos à louer sur place. Il y aussi une via ferrata et une via corda.
Voilà, bon voyage à vous.
Julien et Sylvie
Séjour en famille à la résidence Mercure Diamant (Martinique) English translation pending
Ca y est, la décision est prise, nous partons fin avril en martinique avec nos deux enfants de 7 et 9 ans.
nous avons réservé une formule hoteliere au mercure diamant en hebergement seul et voiture de location.
nous voulons vraiment faire découvrir cette ile (que nous avions déjà visitée, quand nous étions jeunes et sans enfants) à nos fils de façon intelligente. Essayer de sortir des sentiers battus et d'éviter les hordes de touristes. Nous voulons qu'ils comprennent la culture, la gastronomie etc ..... pas qu'ils croient connaitre un pays en n'ayant vu que la piscine de l'hotel.
y a t il donc des gens ici qui y sont allés récemment et qui pourraient nous donner des tuyaus.
les choses à visiter sympa, les bonnes petites adresses de petits restaus (car notre budget est assez limité) et biensûr les pièges à éviter (ces choses à priori superbes sur les brochures mais nulles, en définitive)
J'aimerai aussi avoir des plans pour un baptême de plongée pour mon fils de 9ans. Qui nage très bien et adorerait essayer (il a déjà tenté une fois en piscine); je sais que les clubs ne sont souvent pas équipés pour des "petites crevettes" comme lui.
Voilà, j'attends donc toutes vos idées et conseils pour que cette semaine soit une semaine de rêve pour nous tous.
Amitiés !
nous avons réservé une formule hoteliere au mercure diamant en hebergement seul et voiture de location.
nous voulons vraiment faire découvrir cette ile (que nous avions déjà visitée, quand nous étions jeunes et sans enfants) à nos fils de façon intelligente. Essayer de sortir des sentiers battus et d'éviter les hordes de touristes. Nous voulons qu'ils comprennent la culture, la gastronomie etc ..... pas qu'ils croient connaitre un pays en n'ayant vu que la piscine de l'hotel.
y a t il donc des gens ici qui y sont allés récemment et qui pourraient nous donner des tuyaus.
les choses à visiter sympa, les bonnes petites adresses de petits restaus (car notre budget est assez limité) et biensûr les pièges à éviter (ces choses à priori superbes sur les brochures mais nulles, en définitive)
J'aimerai aussi avoir des plans pour un baptême de plongée pour mon fils de 9ans. Qui nage très bien et adorerait essayer (il a déjà tenté une fois en piscine); je sais que les clubs ne sont souvent pas équipés pour des "petites crevettes" comme lui.
Voilà, j'attends donc toutes vos idées et conseils pour que cette semaine soit une semaine de rêve pour nous tous.
Amitiés !
Carnet de voyage: 3 semaines en Malaisie péninsulaire (août) English translation pending
Bonjour à tous,
Grâce à ce forum et à ses contributeurs avisés que je remercie vivement (Lepiaf, Croquignol, Yellowmop, Leyann, Isa et Benji..…) ainsi qu’à nos longues recherches, nous avons pu réaliser un magnifique séjour de 3 semaines en Malaisie péninsulaire au mois d’août dernier. Nous étions en couple avec nos 2 enfants de 12 et 15 ans.
Je compile ici nos sentiments et points de vue, ainsi que notre circuit.
Je vous invite à découvrir le détail jour par jour, lieu par lieu, toutes nos photos, ainsi que les avis sur les différents hébergements sur notre blog :
http://www.deloinenlarge.com/...euille-de-route....
De ce premier lien vous accéder à la feuille de route, vous pouvez ensuite accéder au détail.
Nous nous sommes régalés aussi bien dans la préparation, que dans le voyage lui-même, et la restitution sous forme de carnet de voyage est toujours un grand moment.
Nous sommes à disposition pour répondre à toutes vos questions, juste retour des choses sur un forum :)
Bien à vous et bons préparatifs à tous ! 🙂 Fabrice
http://www.deloinenlarge.com/p/tous-nos-voyages....
-- 3 semaines en août 2014Kuala LumpuCameron HighlandsMalacca - (Mersing)TiomanCheratingPerhentian BesarKota BharuIntroduction
Après plusieurs mois de préparation nous chargeons enfin nos sacs dans la voiture en direction de l'aéroport de Nice. Il est 10h30 ce jeudi 10 juillet.
Quelques semaines d'hésitation ont été nécessaires avant d'arriver au programme définitif, chacun a pu donner son avis. Il a donc fallu concilier les envies de tous et logique de déplacement, et nous avons trouvé un bon compromis mêlant culture, découverte de la faune et flore (marine aussi !), beaux paysages et farniente sous les cocotiers. Le voyage est donc en 2 parties : - la première moitié au rythme plus soutenu : Kuala Lumpur, Cameron Highlands, Melaka, jusqu’au premiers jours sur Tioman - La seconde moitié plus cool avec la fin du séjour à Tioman, Cherating et Perhentian Besar (peut-être un dernier stop d'une nuit sur Kota Bharu). Côté hébergement, comme à notre habitude on varie les plaisirs : auberges de jeunesse, petites guesthouses, hôtels de charme, hôtels tout simples pour les nuits de transit, chalets de plage sur les îles... Côté déplacement, une fois n'est pas coutume nous préférons les transports en commun sur la première partie du séjour. Les réseaux sont très développés et les bus donnés pour confortables. De plus les prix défient toute concurrence. Nous prendrons le taxi quand nous voudrons gagner du temps, et terminerons par un vol intérieur Air Asia en fin de séjour. Pour les bagages, on laisse tomber nos confortables valises à roulettes pour de plus pratiques sacs à dos. Chacun le sien !
Sentiments et conclusion
Premier voyage si loin, tous les quatre, en mode “sac à dos”. Un voyage superbe et varié qui nous a permis d’approcher cette culture malaisienne où le pluralisme et la tolérance règnent, tout du moins en apparence. Le gouvernement actuel penche vers la préférence nationale, au profit des “vrais” malais... Mais c’est ce multi-culturalisme, on l’a vu, qui fait la richesse du pays. Mosquées, temples hindous, et temples chinois se côtoient, parfois séparés de quelques mètres. Côtes sublimes et fonds marins superbes, très poissonneux. Iles tropicales paradisiaques où il fait bon se prélasser sur le sable blanc ou doré, qu’il est bon d’arpenter au cœur de jungles épaisses et forêts primaires. Mais aussi un pays où la nature se débat face à une humanité colonisatrice, parfois admirative et consciente, souvent irresponsable. Un pays facile à visiter, où les déplacements sont faciles et où les prix restent faibles pour nos moyens occidentaux. Un voyage réussi, qui restera dans nos mémoires.
Nos coups de cœur 😎A KL : Madras Lane, Jalan Alor et les Tours PetronasDans les Cameron Highlands : les plantations de thé dans la lumière mordorée d’une fin de journée, les balades dans la forêt d’altitudeA Malacca : Chinatown et ses beaux temples, et surtout notre mamie de la villa SentosaTioman dans son ensemble, elle nous a conquis car magnifique et encore sauvage (sa jungle, ses criques paradisiaques), et surtout car elle abrite encore une vie localeLes sorties sublimes en bateau sur Tioman (Coral Island) et dans les Perhentian (Pulau Rawa)Turtle beach sur Perhentian BesarLes sourires et la cuisine de rue au marché de nuit de Kota Bharu, l’explosion de couleurs et d’odeurs de son marché centralLa gentillesse malaisienneLa facilité des déplacements en bus, en taxi, en avionLa faune et flore terrestres et sous-marinesLes moins 😕Les petites villes des Camerons Highlands, horriblesLes champs de palmiers à huile qui ont grignoté une partie du paysage et surtout la forêtLes Perhentian pourtant sublimes, mais avec un léger bémol : pas de vie locale, exclusivement consacrées au tourisme donc les rapports humains ne sont pas les mêmes (même si, pour rester objectif, on est loin de voir des côtes défigurées et peuplées d’êtres avides !!)Cherating : sans aucun intérêt, même si nous avons fait des activités sympa.Globalement si certains quartiers sont agréables et réservent de belles surprises, nous n’avons pas trouvé les villes particulièrement belles…--
HébergementsKL : Sahabat Guesthouse **Cameron Highlands/ Tanah Rata : Orchid Lodge ***Malacca : Puri Hotel **Mersing : Riverside hotel *Tioman : Bamboo hill chalets ****Cherating : Tanjung Inn ***Perhentian Besar : Abdul’s chalets ****Kota Bharu : Crystal Lodge **Les “*” correspondent à un classement personnel, rien à voir avec les étoiles d’un classement officiel :)
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Programme
Jours 1 et 2 : Introduction au voyage et arrivée à Kuala LumpurVoyage vers Kuala Lumpur (Emirates depuis Nice)Première soirée en Malaisie : Jalan AlorJour 3 : Plongée dans Kuala LumpurChinatownMerdeka SquareLittle IndiaBatu CavesKampung BaruPetronas Tower (by night)Jour 4 : De Kuala Lumpur aux Cameron HighlandsBerjaya Times SquareTrajet en bus vers les Cameron HighlandsArrivée et installation à Tanah RataJour 5 : Cameron Highlands, plantations de thé et jungle trekPaysages des plantations de théMossy ForestRandonnée par le 9A trail jusqu'à Boh Tea PlantationJour 6 : Cameron Highlands puis route vers MalaccaBoh Tea PlantationRoute (bus) vers MalaccaMalacca by nightJour 7 : Découverte de MalaccaJalan Tun Tan Cheng Lock (Baba - Nyonya Heritage)Jalan Hang Jebat (Jonker street)Kampung Morten et la villa SentosaQuartier HollandaisResto Pak PutraJour 8 : Malacca toujours, puis route vers MersingJalan Tokong Emas : harmonie des 3 cultesWah Aik shoemakerZheng He tea houseBus vers Mersing en fin de journéeJour 9 : De Mersing à Tioman - Bienvenue au paradis !Traversée Mersing - Tioman (ABC)Arrivée au Bamboo HillBalade et baignade à Panuba beachApéro tropical :)Jour 10 : Tioman - Jungle trek vers Monkey Bay, TekekJungle trek Berus Bay - Monkey BaySnorkeling dans une crique, seuls au mondeTraversée agitée vers TekekBalade superbe au soleil couchant, de Tekek l'authentique à ABC...Jour 11 : Tioman - De Coral Island à Malang Rock, snorkeling et plages de rêve... En bateau...Coral Island (Pulau Tulai) : tour de l’île, plages de rêve et snorkelingSalangMalang Rock au coucher de soleilJour 12 : Tioman - Jungle trek vers JuaraRandonnée dans la jungle : serpents, singes et arbres mystiquesBaie de JuaraSuperbe coucher de soleil depuis la pointe sud d'ABCJour 13 : Tioman - Tour de l'île mémorable par la cascade d'AsahTour de l'île en bateauDéjeuner sur JuaraOrage à la cascade AsahRengis IslandJour 14 : De Tioman aux lucioles de CheratingFerry depuis TiomanArrivée (taxi) et premiers pas à CheratingLucioles de la rivière CheratingJour 15 : Cherating - Découverte de la mangrove et batikBalade en bateau dans la mangrove (serpents...)Déjeuner à KemamanStage de batikJour 16 : En route pour les Perhentian, et premières bulles sur BesarDe Cherating à Perhentian Besar (taxi)Arrivée à Abdul's Chalets au sud de BesarBeau snorkeling et coucher de soleil Jour 17 : Perhentian Besar - Jungle trek Flora bay et plage du PIRJungle trekFlora BayPlage et criques du Perhentian Island ResortSnorkeling : tortues et requinJour 18 : Perhentian Besar - Snorkeling et Discovery Scuba Diving 1/2Snorkeling sur love beachDiscovery Scuba Diving (1/2) avec Universal DiversJour 19 - Perhentian Besar - De Turtle beach à Pulau Rawa, du rêve à la tempêteMatinée sur Turtle Beach - Perhentian BesarAprès-midi en bateau…Pulau SerengehPulau RawaDîner et orage au WatercoloursJours 20 et 21 : Perhentian Besar - Balade, derniers bains et arrivée à l'authentique Kota BharuBalade et baignade sur KecilPlongéeRetour à Turtle Beach sur BesarArrivée (taxi) à Kota Baru et superbe marché de nuitJour 22 : Temples de Tumpat - marché central de Kota Bharu - Retour en France et conclusionLes temples de Tumpat : Wat Phothivihan, Wat Matchinmaram, Wat Phikulyai, Wat Pikulthong, Wat MaisuwankiriLe marché central de Kota BharuVol intérieur vers KL (Air Asia) et retour en France
Grâce à ce forum et à ses contributeurs avisés que je remercie vivement (Lepiaf, Croquignol, Yellowmop, Leyann, Isa et Benji..…) ainsi qu’à nos longues recherches, nous avons pu réaliser un magnifique séjour de 3 semaines en Malaisie péninsulaire au mois d’août dernier. Nous étions en couple avec nos 2 enfants de 12 et 15 ans.
Je compile ici nos sentiments et points de vue, ainsi que notre circuit.
Je vous invite à découvrir le détail jour par jour, lieu par lieu, toutes nos photos, ainsi que les avis sur les différents hébergements sur notre blog :
http://www.deloinenlarge.com/...euille-de-route....
De ce premier lien vous accéder à la feuille de route, vous pouvez ensuite accéder au détail.
Nous nous sommes régalés aussi bien dans la préparation, que dans le voyage lui-même, et la restitution sous forme de carnet de voyage est toujours un grand moment.
Nous sommes à disposition pour répondre à toutes vos questions, juste retour des choses sur un forum :)
Bien à vous et bons préparatifs à tous ! 🙂 Fabrice
http://www.deloinenlarge.com/p/tous-nos-voyages....
-- 3 semaines en août 2014Kuala LumpuCameron HighlandsMalacca - (Mersing)TiomanCheratingPerhentian BesarKota BharuIntroduction
Après plusieurs mois de préparation nous chargeons enfin nos sacs dans la voiture en direction de l'aéroport de Nice. Il est 10h30 ce jeudi 10 juillet.
Quelques semaines d'hésitation ont été nécessaires avant d'arriver au programme définitif, chacun a pu donner son avis. Il a donc fallu concilier les envies de tous et logique de déplacement, et nous avons trouvé un bon compromis mêlant culture, découverte de la faune et flore (marine aussi !), beaux paysages et farniente sous les cocotiers. Le voyage est donc en 2 parties : - la première moitié au rythme plus soutenu : Kuala Lumpur, Cameron Highlands, Melaka, jusqu’au premiers jours sur Tioman - La seconde moitié plus cool avec la fin du séjour à Tioman, Cherating et Perhentian Besar (peut-être un dernier stop d'une nuit sur Kota Bharu). Côté hébergement, comme à notre habitude on varie les plaisirs : auberges de jeunesse, petites guesthouses, hôtels de charme, hôtels tout simples pour les nuits de transit, chalets de plage sur les îles... Côté déplacement, une fois n'est pas coutume nous préférons les transports en commun sur la première partie du séjour. Les réseaux sont très développés et les bus donnés pour confortables. De plus les prix défient toute concurrence. Nous prendrons le taxi quand nous voudrons gagner du temps, et terminerons par un vol intérieur Air Asia en fin de séjour. Pour les bagages, on laisse tomber nos confortables valises à roulettes pour de plus pratiques sacs à dos. Chacun le sien !
Sentiments et conclusion
Premier voyage si loin, tous les quatre, en mode “sac à dos”. Un voyage superbe et varié qui nous a permis d’approcher cette culture malaisienne où le pluralisme et la tolérance règnent, tout du moins en apparence. Le gouvernement actuel penche vers la préférence nationale, au profit des “vrais” malais... Mais c’est ce multi-culturalisme, on l’a vu, qui fait la richesse du pays. Mosquées, temples hindous, et temples chinois se côtoient, parfois séparés de quelques mètres. Côtes sublimes et fonds marins superbes, très poissonneux. Iles tropicales paradisiaques où il fait bon se prélasser sur le sable blanc ou doré, qu’il est bon d’arpenter au cœur de jungles épaisses et forêts primaires. Mais aussi un pays où la nature se débat face à une humanité colonisatrice, parfois admirative et consciente, souvent irresponsable. Un pays facile à visiter, où les déplacements sont faciles et où les prix restent faibles pour nos moyens occidentaux. Un voyage réussi, qui restera dans nos mémoires.
Nos coups de cœur 😎A KL : Madras Lane, Jalan Alor et les Tours PetronasDans les Cameron Highlands : les plantations de thé dans la lumière mordorée d’une fin de journée, les balades dans la forêt d’altitudeA Malacca : Chinatown et ses beaux temples, et surtout notre mamie de la villa SentosaTioman dans son ensemble, elle nous a conquis car magnifique et encore sauvage (sa jungle, ses criques paradisiaques), et surtout car elle abrite encore une vie localeLes sorties sublimes en bateau sur Tioman (Coral Island) et dans les Perhentian (Pulau Rawa)Turtle beach sur Perhentian BesarLes sourires et la cuisine de rue au marché de nuit de Kota Bharu, l’explosion de couleurs et d’odeurs de son marché centralLa gentillesse malaisienneLa facilité des déplacements en bus, en taxi, en avionLa faune et flore terrestres et sous-marinesLes moins 😕Les petites villes des Camerons Highlands, horriblesLes champs de palmiers à huile qui ont grignoté une partie du paysage et surtout la forêtLes Perhentian pourtant sublimes, mais avec un léger bémol : pas de vie locale, exclusivement consacrées au tourisme donc les rapports humains ne sont pas les mêmes (même si, pour rester objectif, on est loin de voir des côtes défigurées et peuplées d’êtres avides !!)Cherating : sans aucun intérêt, même si nous avons fait des activités sympa.Globalement si certains quartiers sont agréables et réservent de belles surprises, nous n’avons pas trouvé les villes particulièrement belles…--
HébergementsKL : Sahabat Guesthouse **Cameron Highlands/ Tanah Rata : Orchid Lodge ***Malacca : Puri Hotel **Mersing : Riverside hotel *Tioman : Bamboo hill chalets ****Cherating : Tanjung Inn ***Perhentian Besar : Abdul’s chalets ****Kota Bharu : Crystal Lodge **Les “*” correspondent à un classement personnel, rien à voir avec les étoiles d’un classement officiel :)
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Programme
Jours 1 et 2 : Introduction au voyage et arrivée à Kuala LumpurVoyage vers Kuala Lumpur (Emirates depuis Nice)Première soirée en Malaisie : Jalan AlorJour 3 : Plongée dans Kuala LumpurChinatownMerdeka SquareLittle IndiaBatu CavesKampung BaruPetronas Tower (by night)Jour 4 : De Kuala Lumpur aux Cameron HighlandsBerjaya Times SquareTrajet en bus vers les Cameron HighlandsArrivée et installation à Tanah RataJour 5 : Cameron Highlands, plantations de thé et jungle trekPaysages des plantations de théMossy ForestRandonnée par le 9A trail jusqu'à Boh Tea PlantationJour 6 : Cameron Highlands puis route vers MalaccaBoh Tea PlantationRoute (bus) vers MalaccaMalacca by nightJour 7 : Découverte de MalaccaJalan Tun Tan Cheng Lock (Baba - Nyonya Heritage)Jalan Hang Jebat (Jonker street)Kampung Morten et la villa SentosaQuartier HollandaisResto Pak PutraJour 8 : Malacca toujours, puis route vers MersingJalan Tokong Emas : harmonie des 3 cultesWah Aik shoemakerZheng He tea houseBus vers Mersing en fin de journéeJour 9 : De Mersing à Tioman - Bienvenue au paradis !Traversée Mersing - Tioman (ABC)Arrivée au Bamboo HillBalade et baignade à Panuba beachApéro tropical :)Jour 10 : Tioman - Jungle trek vers Monkey Bay, TekekJungle trek Berus Bay - Monkey BaySnorkeling dans une crique, seuls au mondeTraversée agitée vers TekekBalade superbe au soleil couchant, de Tekek l'authentique à ABC...Jour 11 : Tioman - De Coral Island à Malang Rock, snorkeling et plages de rêve... En bateau...Coral Island (Pulau Tulai) : tour de l’île, plages de rêve et snorkelingSalangMalang Rock au coucher de soleilJour 12 : Tioman - Jungle trek vers JuaraRandonnée dans la jungle : serpents, singes et arbres mystiquesBaie de JuaraSuperbe coucher de soleil depuis la pointe sud d'ABCJour 13 : Tioman - Tour de l'île mémorable par la cascade d'AsahTour de l'île en bateauDéjeuner sur JuaraOrage à la cascade AsahRengis IslandJour 14 : De Tioman aux lucioles de CheratingFerry depuis TiomanArrivée (taxi) et premiers pas à CheratingLucioles de la rivière CheratingJour 15 : Cherating - Découverte de la mangrove et batikBalade en bateau dans la mangrove (serpents...)Déjeuner à KemamanStage de batikJour 16 : En route pour les Perhentian, et premières bulles sur BesarDe Cherating à Perhentian Besar (taxi)Arrivée à Abdul's Chalets au sud de BesarBeau snorkeling et coucher de soleil Jour 17 : Perhentian Besar - Jungle trek Flora bay et plage du PIRJungle trekFlora BayPlage et criques du Perhentian Island ResortSnorkeling : tortues et requinJour 18 : Perhentian Besar - Snorkeling et Discovery Scuba Diving 1/2Snorkeling sur love beachDiscovery Scuba Diving (1/2) avec Universal DiversJour 19 - Perhentian Besar - De Turtle beach à Pulau Rawa, du rêve à la tempêteMatinée sur Turtle Beach - Perhentian BesarAprès-midi en bateau…Pulau SerengehPulau RawaDîner et orage au WatercoloursJours 20 et 21 : Perhentian Besar - Balade, derniers bains et arrivée à l'authentique Kota BharuBalade et baignade sur KecilPlongéeRetour à Turtle Beach sur BesarArrivée (taxi) à Kota Baru et superbe marché de nuitJour 22 : Temples de Tumpat - marché central de Kota Bharu - Retour en France et conclusionLes temples de Tumpat : Wat Phothivihan, Wat Matchinmaram, Wat Phikulyai, Wat Pikulthong, Wat MaisuwankiriLe marché central de Kota BharuVol intérieur vers KL (Air Asia) et retour en France
Le Burkina Faso en mission solidaire English translation pending
Une rencontre de hasard à Paris et quelques mois plus tard, me voilà dans un avion pour Ouagadougou. C'est mon premier voyage en Afrique noire et je suis attendue le lendemain matin à Koudougou pour une mission d'alphabétisation auprès de jeunes filles âgées de 15 à 21 ans.
Après une nuit dans une guest-house pour routards de la capitale dont je ne verrai rien, je me rends à la gare routière pour prendre le bus de ligne pour Koudougou. Premier contact avec l'Afrique, la chaleur, le bruit, les odeurs, les couleurs, tout cela m'agresse et me ravit à la fois: je sais que je vais vivre une belle expérience...
Je m'installe dans le bus avec mon MP3 pour passer le temps. Précaution inutile, le chauffeur met la musique à fond (de la musique africaine bien sûr) pendant les 3 heures que dure le trajet. Le bus n'a pas d'amortisseurs, la route est mauvaise, il n'y a pas de clim, le soleil cogne à travers les vitres qui ne s'ouvrent pas, les sièges sont en skaï, je suis contente d'arriver à destination !
Un correspondant doit venir me chercher pour m'amener à mon hébergement, je l'attends donc, il me reconnaîtra facilement: je suis la seule blanche. Enfin il arrive à scooter et c'est parti pour la traversée de la ville, le logement étant excentré dans les faubourgs, il faut quitter la rue principale, la seule goudronnée, pour emprunter une piste de poussière rouge. A notre arrivée à la "villa des blancs" les trois autres bénévoles arrivés quelques jours auparavant m'attendent pour prendre l'apéro, nous formerons une sympathique petite équipe durant trois semaines.
Après le déjeuner je sors faire une balade dans le quartier, vêtue pour la circonstance: vêtements légers et tongs. Première erreur ! il n'y a pas de ramassage des ordures et les détritus jonchent la rue: emballages, canettes, morceaux de ferraille... Les déchets organiques disparaissent immédiatement dans l'estomac des cochons tandis que les sacs plastiques s'envolent dans les arbres.
Je remets mes chaussures fermées et au détour d'une rue je vois une femme devant sa maison, en train de remuer un liquide marron dans un chaudron. Je m'approche, elle prend une petite calebasse, la trempe dans le chaudron et me la tend: ça a le goût du cidre fermier, tiède. Ce doit être meilleur frais, c'est le "dolo", la bière locale.

Dès le lendemain matin après vérification de nos vélos, nous partons à l'autre bout de la ville, à l'Action Sociale, où la responsable nous accueille et nous présente nos élèves et les locaux qui se résument à deux petites pièces surchauffées. L'une est la salle de classe, l'autre l'atelier de couture. Les jeunes filles alternent couture et école par demi-journées. Faute de place et parce qu'elles ne sont pas toutes du même niveau, les leçons se font aussi dehors sur des vieilles planches recouvertes de draps, dans la cour qui sert aussi accessoirement de toilettes...


Je vais passer là deux semaines, apportant ma modeste contribution, ma petite goutte d'eau pour faire en sorte que ces jeunes filles non scolarisées puissent obtenir leur certificat d'études, qu'elles aient un métier, leur indépendance financière, peut-être la liberté de choisir leur vie de femme, tout un programme !
Elles sont pourtant bien mal parties dans la vie, Monique, Delphine, Marie-Claire, Claudine, Catherine, Mathilde et Assetta qui s'agrippe à mes vêtements, pauvre petite ! elle était inconsolable quand nous sommes partis, pensant que c'était de sa faute...
Mais comme elles sont joyeuses, toujours prêtes à rire, à chanter, à danser, et coquettes ! avec des fleurs et des noeuds dans leurs cheveux qu'elles se coiffent mutuellement pendant leur temps de repos. Je leur prête mon appareil photo, c'est la fête ! la batterie est déchargée en quelques minutes, je garderai la plupart des photos, elles sont tellement touchantes !

Et comme elles sont motivées ! et heureuses d'apprendre, de montrer qu'elles savent, de m'apprendre aussi des choses sur leur pays. Elles me donnent autant sinon plus que moi.
Puisqu'elles apprennent la couture, je leur demande de me confectionner une robe, elles sont ravies ! Je passe donc au marché pour acheter du tissu. De loin les étoffes sont chatoyantes mais en m'approchant je comprends que ça ne va pas être facile de trouver ce que je cherche. Il me faut éviter les tissus avec des inscriptions "Alleluhia", "Jésus notre sauveur" et autres "Marie pleine de grâce", ceux qui célèbrent la fête de l'Indépendance, les grands coeurs "je t'aime" pas faciles à porter au bureau (nous sommes en février, bientôt la St Valentin) ainsi que les cocotiers, crocodiles, éléphants etc...
Enfin je trouve ! malheureusement le commerçant est un grossiste qui refuse de me vendre les trois petits mètres dont j'ai besoin. Grrrr... mais comme il ne lui reste plus qu'un rouleau de trois mètres, je lui propose: "j'achète tout !" et il est d'accord.... tout est une question de vocabulaire. Je repars avec mon beau tissu, reste à choisir le modèle avec la responsable qui me montre des modèles. Un boubou ? non. Les épaules ornées de volants ? non. Une jupe longue ? non plus. Rien ne va, je voudrais une robe courte, pour porter l'été, à Paris. Aïe, ça ne se fait pas ici de montrer ses jambes. Bon, elle accepte une coupe au genou, même légèrement en-dessous, sinon ça fait "robe de minuit" (robe de prostituée). Finalement elle est très belle ma robe !
Chaque soir, sur le chemin du retour, nos vélos s'arrêtent tous seuls au Maxijus; quelques tables bancales, des chaises sous un auvent et des jus de fruits maison servis dans des bouteilles en verre réutilisables, simplement rincées en les plongeant dans un bidon d'eau... nous n'avons pas été malades. Les jus sont vraiment bons et la pause bien appréciée avant de rentrer à la maison où nous attendent les deux sympathiques gardiens qui se relaient jour et nuit et notre belle cuisinière au rire si communicatif.
Sur notre trajet nous passons devant la gare et un jour la curiosité nous pousse à y entrer. Je suis amusée de lire le panneau des horaires avec un seul train quotidien, arrivée "probable" à 21h50. Et sur celui des tarifs, billet pour Abidjan plein tarif = 24000 CFA, demi-tarif = 14000 CFA

Le dernier jour je me rends au marché avec deux autres bénévoles pour acheter un poulet rôti et quelques fruits. Le marchand nous demande de revenir un peu plus tard car les poulets ne sont pas cuits. En effet, ils gisent là, morts et plumés, dans le caniveau en plein soleil. Les camions qui passent à quelques centimètres les recouvrent de poussière rouge. Il paraît que si la viande est bien cuite on ne risque rien.

En attendant, nous allons acheter nos fruits et lorsque nous voyons un étal bien achalandé, nous décidons de tout acheter à la même personne, pour gagner du temps. Quelle erreur ! les autres femmes, jalouses, se mettent à hurler, à se disputer dans leur dialecte local, un attroupement se forme et il faut menacer d'appeler la police pour qu'elles se calment. Nous prenons nos fruits sans récupérer la monnaie, tant pis, le poulet est cuit et nous repartons.
En route, un petit crochet par l' "Ampoule Rouge", le lupanar du coin. Le jour, c'est plus ou moins un bar près de la voie ferrée. Les deux bénévoles masculins qui m'accompagnent me charrient un peu: "ils vont peut-être te recruter !" mais je ne crains rien avec mon gabarit de 50kg, comme l'atteste l'enseigne du lieu, ils aiment les rondeurs.
Notre mission tire à sa fin, le pot de départ est émouvant, sur la table, quelques verres de soda et quelques gâteaux secs, puis chacun repart vers sa vie, nous reverrons-nous ?
Je l'espère, d'ici quelques années, j'ai envie de savoir ce que sont devenues mes filles. Je pense à elles de temps en temps en relisant la belle lettre qu'elles m'ont laissée.

Après une nuit dans une guest-house pour routards de la capitale dont je ne verrai rien, je me rends à la gare routière pour prendre le bus de ligne pour Koudougou. Premier contact avec l'Afrique, la chaleur, le bruit, les odeurs, les couleurs, tout cela m'agresse et me ravit à la fois: je sais que je vais vivre une belle expérience...
Je m'installe dans le bus avec mon MP3 pour passer le temps. Précaution inutile, le chauffeur met la musique à fond (de la musique africaine bien sûr) pendant les 3 heures que dure le trajet. Le bus n'a pas d'amortisseurs, la route est mauvaise, il n'y a pas de clim, le soleil cogne à travers les vitres qui ne s'ouvrent pas, les sièges sont en skaï, je suis contente d'arriver à destination !
Un correspondant doit venir me chercher pour m'amener à mon hébergement, je l'attends donc, il me reconnaîtra facilement: je suis la seule blanche. Enfin il arrive à scooter et c'est parti pour la traversée de la ville, le logement étant excentré dans les faubourgs, il faut quitter la rue principale, la seule goudronnée, pour emprunter une piste de poussière rouge. A notre arrivée à la "villa des blancs" les trois autres bénévoles arrivés quelques jours auparavant m'attendent pour prendre l'apéro, nous formerons une sympathique petite équipe durant trois semaines.
Après le déjeuner je sors faire une balade dans le quartier, vêtue pour la circonstance: vêtements légers et tongs. Première erreur ! il n'y a pas de ramassage des ordures et les détritus jonchent la rue: emballages, canettes, morceaux de ferraille... Les déchets organiques disparaissent immédiatement dans l'estomac des cochons tandis que les sacs plastiques s'envolent dans les arbres.
Je remets mes chaussures fermées et au détour d'une rue je vois une femme devant sa maison, en train de remuer un liquide marron dans un chaudron. Je m'approche, elle prend une petite calebasse, la trempe dans le chaudron et me la tend: ça a le goût du cidre fermier, tiède. Ce doit être meilleur frais, c'est le "dolo", la bière locale.

Dès le lendemain matin après vérification de nos vélos, nous partons à l'autre bout de la ville, à l'Action Sociale, où la responsable nous accueille et nous présente nos élèves et les locaux qui se résument à deux petites pièces surchauffées. L'une est la salle de classe, l'autre l'atelier de couture. Les jeunes filles alternent couture et école par demi-journées. Faute de place et parce qu'elles ne sont pas toutes du même niveau, les leçons se font aussi dehors sur des vieilles planches recouvertes de draps, dans la cour qui sert aussi accessoirement de toilettes...


Je vais passer là deux semaines, apportant ma modeste contribution, ma petite goutte d'eau pour faire en sorte que ces jeunes filles non scolarisées puissent obtenir leur certificat d'études, qu'elles aient un métier, leur indépendance financière, peut-être la liberté de choisir leur vie de femme, tout un programme !
Elles sont pourtant bien mal parties dans la vie, Monique, Delphine, Marie-Claire, Claudine, Catherine, Mathilde et Assetta qui s'agrippe à mes vêtements, pauvre petite ! elle était inconsolable quand nous sommes partis, pensant que c'était de sa faute...
Mais comme elles sont joyeuses, toujours prêtes à rire, à chanter, à danser, et coquettes ! avec des fleurs et des noeuds dans leurs cheveux qu'elles se coiffent mutuellement pendant leur temps de repos. Je leur prête mon appareil photo, c'est la fête ! la batterie est déchargée en quelques minutes, je garderai la plupart des photos, elles sont tellement touchantes !

Et comme elles sont motivées ! et heureuses d'apprendre, de montrer qu'elles savent, de m'apprendre aussi des choses sur leur pays. Elles me donnent autant sinon plus que moi.
Puisqu'elles apprennent la couture, je leur demande de me confectionner une robe, elles sont ravies ! Je passe donc au marché pour acheter du tissu. De loin les étoffes sont chatoyantes mais en m'approchant je comprends que ça ne va pas être facile de trouver ce que je cherche. Il me faut éviter les tissus avec des inscriptions "Alleluhia", "Jésus notre sauveur" et autres "Marie pleine de grâce", ceux qui célèbrent la fête de l'Indépendance, les grands coeurs "je t'aime" pas faciles à porter au bureau (nous sommes en février, bientôt la St Valentin) ainsi que les cocotiers, crocodiles, éléphants etc...
Enfin je trouve ! malheureusement le commerçant est un grossiste qui refuse de me vendre les trois petits mètres dont j'ai besoin. Grrrr... mais comme il ne lui reste plus qu'un rouleau de trois mètres, je lui propose: "j'achète tout !" et il est d'accord.... tout est une question de vocabulaire. Je repars avec mon beau tissu, reste à choisir le modèle avec la responsable qui me montre des modèles. Un boubou ? non. Les épaules ornées de volants ? non. Une jupe longue ? non plus. Rien ne va, je voudrais une robe courte, pour porter l'été, à Paris. Aïe, ça ne se fait pas ici de montrer ses jambes. Bon, elle accepte une coupe au genou, même légèrement en-dessous, sinon ça fait "robe de minuit" (robe de prostituée). Finalement elle est très belle ma robe !
Chaque soir, sur le chemin du retour, nos vélos s'arrêtent tous seuls au Maxijus; quelques tables bancales, des chaises sous un auvent et des jus de fruits maison servis dans des bouteilles en verre réutilisables, simplement rincées en les plongeant dans un bidon d'eau... nous n'avons pas été malades. Les jus sont vraiment bons et la pause bien appréciée avant de rentrer à la maison où nous attendent les deux sympathiques gardiens qui se relaient jour et nuit et notre belle cuisinière au rire si communicatif.
Sur notre trajet nous passons devant la gare et un jour la curiosité nous pousse à y entrer. Je suis amusée de lire le panneau des horaires avec un seul train quotidien, arrivée "probable" à 21h50. Et sur celui des tarifs, billet pour Abidjan plein tarif = 24000 CFA, demi-tarif = 14000 CFA

Le dernier jour je me rends au marché avec deux autres bénévoles pour acheter un poulet rôti et quelques fruits. Le marchand nous demande de revenir un peu plus tard car les poulets ne sont pas cuits. En effet, ils gisent là, morts et plumés, dans le caniveau en plein soleil. Les camions qui passent à quelques centimètres les recouvrent de poussière rouge. Il paraît que si la viande est bien cuite on ne risque rien.

En attendant, nous allons acheter nos fruits et lorsque nous voyons un étal bien achalandé, nous décidons de tout acheter à la même personne, pour gagner du temps. Quelle erreur ! les autres femmes, jalouses, se mettent à hurler, à se disputer dans leur dialecte local, un attroupement se forme et il faut menacer d'appeler la police pour qu'elles se calment. Nous prenons nos fruits sans récupérer la monnaie, tant pis, le poulet est cuit et nous repartons.
En route, un petit crochet par l' "Ampoule Rouge", le lupanar du coin. Le jour, c'est plus ou moins un bar près de la voie ferrée. Les deux bénévoles masculins qui m'accompagnent me charrient un peu: "ils vont peut-être te recruter !" mais je ne crains rien avec mon gabarit de 50kg, comme l'atteste l'enseigne du lieu, ils aiment les rondeurs.
Notre mission tire à sa fin, le pot de départ est émouvant, sur la table, quelques verres de soda et quelques gâteaux secs, puis chacun repart vers sa vie, nous reverrons-nous ?Je l'espère, d'ici quelques années, j'ai envie de savoir ce que sont devenues mes filles. Je pense à elles de temps en temps en relisant la belle lettre qu'elles m'ont laissée.

Grève chez Ryanair: 600 vols concernés English translation pending
Grève chez Ryanair: 600 vols concernés Les 25 et 26 juillet prochains, quelque 100'000 personnes seront touchées par la grève de la compagnie aérienne à bas coût irlandaise.
La compagnie aérienne irlandaise à bas coût Ryanair a annoncé mercredi l'annulation de 600 vols en Europe les 25 et 26 juillet, en raison d'une grève des personnels de cabine en Espagne, Portugal et Belgique. Ces annulations vont toucher un total de 100'000 passagers sur les deux jours, selon la compagnie. Appel à la grève lancé Début juillet, cinq syndicats ont lancé un appel à la grève pour les personnels de cabine de Ryanair en Belgique, Espagne, Portugal et Italie. Dans ce dernier pays, la compagnie s'attend en revanche à ce que son activité se déroule «comme prévu», a indiqué un porte-parole de Ryanair. Ryanair dit avoir offert aux 100'000 passagers affectés «la possibilité d'être réaffectés sur un vol alternatif opérant dans les sept jours avant ou après les 25 et 26 juillet». Les clients «pourront aussi recevoir le remboursement complet de leurs billets».
La compagnie aérienne irlandaise à bas coût Ryanair a annoncé mercredi l'annulation de 600 vols en Europe les 25 et 26 juillet, en raison d'une grève des personnels de cabine en Espagne, Portugal et Belgique. Ces annulations vont toucher un total de 100'000 passagers sur les deux jours, selon la compagnie. Appel à la grève lancé Début juillet, cinq syndicats ont lancé un appel à la grève pour les personnels de cabine de Ryanair en Belgique, Espagne, Portugal et Italie. Dans ce dernier pays, la compagnie s'attend en revanche à ce que son activité se déroule «comme prévu», a indiqué un porte-parole de Ryanair. Ryanair dit avoir offert aux 100'000 passagers affectés «la possibilité d'être réaffectés sur un vol alternatif opérant dans les sept jours avant ou après les 25 et 26 juillet». Les clients «pourront aussi recevoir le remboursement complet de leurs billets».
USA 2022 Road Trip
During our first road trip across the United States, we covered 23,000 km and crossed 28 states in 53 days.
Originally, we had planned to drive Route 66 all the way to Oatman in Arizona and visit various national parks in the American West over a two-month period.
This itinerary was planned before our departure, and all the relevant information had been gathered to stick to the schedule.
Everything went so smoothly that we finished visiting the national parks well ahead of our planned return date.
It helped that having a bed, a portable toilet, and a cooler in our vehicle gave us some autonomy since we didn’t have to worry about accommodation.
So, we decided to extend our road trip to the cities of Nashville and Memphis in Tennessee.
We then headed to Louisiana to visit Baton Rouge and New Orleans.
We crossed Mississippi and Alabama before driving along Florida’s west coast all the way to Key West.
We returned via Florida’s east coast and then crossed the eastern U.S. states to get back to Quebec through the Jackman border crossing in Maine.
So, I invite you to keep reading this long recap, which will let you discover the different attractions we visited throughout this amazing journey.
Videos are included throughout the recap. Click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
Route 66 - Illinois & Missouri Route 66 - St. Louis (Missouri) - Gateway Arch National Park Route 66 - Cuba (Missouri) - City Murals Route 66 - Springfield (Missouri) - Fantastic Caverns Route 66 - Kansas & Oklahoma Route 66 - Texas & Arizona Route 66 - Texas - The Stations of the Cross in Groom Route 66 - Texas - Panhandle - VW Slug Bug Ranch Texas - Palo Duro Canyon State Park - Juniper Trails Texas - Palo Duro Canyon State Park - The Lighthouse Trail Route 66 - Texas - Amarillo - Cadillac Ranch Route 66 - New Mexico - Santa Rosa Blue Hole New Mexico - Bandelier National Monument - Alcove House Trail via Main Loop Trail New Mexico - Bandelier National Monument - Tsankawi Ruins Trail New Mexico - White Rock Overlook Route 66 - New Mexico - Albuquerque - Old Town New Mexico - White Sands National Park New Mexico - White Sands National Park - Dune Life Nature Trail New Mexico - White Sands National Park - Playa Trail New Mexico - White Sands National Park - Interdune Boardwalk New Mexico - Gila Cliff Dwellings National Monument New Mexico - Grants - Ice Cave & Bandera Volcano New Mexico - Gallup - Pyramide Rock Trail & Church Rock Trail Arizona - Holbrook - Painted Desert Arizona - Petrified Forest National Park - Puerco Pueblo & Newspaper Rock Viewpoint Arizona - Petrified Forest National Park - Blue Mesa Arizona - Petrified Forest National Park - The Teepees, Agate Bridge & Jasper Forest Overlook Arizona - Petrified Forest National Park - Crystal Forest Trail Arizona - Petrified Forest National Park - Giant Logs Trail Arizona - Winslow - Two Guns Ghost Town Arizona - Cameron - Little Colorado River Gorge Overlooks Arizona - Grand Canyon National Park - Shoshone Point Trail Arizona - Grand Canyon National Park - Desert View Drive Arizona - Grand Canyon National Park - Rim Route (Orange) & Village Route (Blue) Arizona - Grand Canyon National Park - Hermit Route (Red Line) Route 66 - Arizona - Historic Town of Oatman Arizona - Bullhead City Community Park Nevada - Red Rock Canyon - Calico I & II & Sandstone Quarry Nevada - Red Rock Canyon - Willow Springs Nevada - Red Rock Canyon Lookouts Nevada - Valley of Fire State Park - White Domes Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Seven Wonders Trail, Pink Canyon, Fire Wave Nevada - Valley of Fire State Park - Rainbow Vista Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Mouse's Tank Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Rock Formations Nevada - Valley of Fire State Park - Scenic Routes Nevada - Cathedral Gorge State Park - Slot Canyons Nevada - Cathedral Gorge State Park - Eagle Point & Miller Point Utah - Bryce Canyon National Park - Mossy Cave & Tropic Ditch Waterfall Trail Utah - Bryce Canyon National Park - Scenic Drive Utah - Zion National Park - Pa'rus Trail Utah - Zion National Park - Sand Bench Trail Utah - Zion National Park - Emerald Pools Trail Utah - Zion National Park - West Rim Trail (Trail connecting to Angels Landing) Utah - Zion National Park - Riverside Walk Utah - Zion National Park - Court of The Patriarchs & Big Bend Utah - Zion National Park - Mount Carmel Highway Scenic Drive Utah - Kanab - Jackson Flat Reservoir Utah - Toadstools Trail in Grand Staircase-Escalante National Monument Arizona - Page - Glen Canyon Dam Overlook Arizona - Page - Glen Canyon National Recreation Area Arizona - Page - Horseshoe Bend Overlook Arizona - Page - Upper Antelope Canyon Arizona - Page - Navajo Canyon Boat Tour at Lake Powell Arizona - Page - Antelope Canyon X Arizona - Canyon de Chelly National Monument - Chelly Canyon Arizona - Canyon de Chelly National Monument - Canyon del Muerto Arizona - Monument Valley Navajo Tribal Park Utah - Mexican Hat Utah - Mexican Hat - Goosenecks State Park Utah - Mexican Hat - Valley of the Gods Utah - The Moki Dugway Scenic Backway Utah - Blanding - Natural Bridges National Monument Utah - Lake Powell - Hite Crossing Bridge Utah - Lake Powell - Glen Canyon National Recreation Area - Hite Overlook Utah - Capitol Reef National Park - Chimney Rock Loop Trail Utah - Capitol Reef National Park - Hickman Bridge Trail Utah - Capitol Reef National Park - Grand Wash Trail Utah - Capitol Reef National Park - Sunset Point Trail Utah - Capitol Reef National Park - Goosenecks Trail Utah - Capitol Reef National Park - Viewpoints - Fruita Area Utah - Capitol Reef National Park - Viewpoints - Scenic Drive Utah - Capitol Reef National Park - Cassidy Arch Trail Utah - Capitol Reef National Park - On the way to Capitol Gorge Trailhead Utah - Capitol Reef National Park - Capitol Gorge Trailhead Utah - Monroe - Mystic Hot Springs Utah - Scenic Overlooks on UT-24, UT-119 & I-70 Utah - Arches National Park - Park Avenue Trail Utah - Arches National Park - Courthouse Towers Section's Viewpoints Utah - Arches National Park - Balanced Rock, Pothole Arch, Ham Rock & Garden of Eden Utah - Arches National Park - Double Arch Trail, Cove Arch, Cove of Caves & Panorama Point Utah - Arches National Park - Windows Loop & Turret Arch Trail Utah - Arches National Park - Delicate Arch Trail Utah - Arches National Park - Upper Delicate Arch Viewpoint Trail Utah - Arches National Park - Fiery Furnace Section - Viewpoints Utah - Arches National Park - Sand Dune Arch Trail Utah - Arches National Park - Skyline Arch Trail Utah - Arches National Park - Devils Garden Trail Utah - Dead Horse Point State Park - West Rim Trail Utah - Dead Horse Point State Park - East Rim Trail Utah - Moab - Utah State Route 279 (Potash Road) Utah - Moab - Shafer Trail - Potash Evaporation Ponds Utah - Moab - Potash Road Dinosaur Tracks and Petroglyphs Utah - Moab - Potash Road - Corona, Bowtie & Pinto Arches Trail Utah - Moab - Potash Road - Wall Street Climbing Area Utah - Moab - Kane Springs Road Utah - Moab - Kane Springs Road - Side By Side Adventure Utah - Moab - Kane Springs Road to Moab Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Mesa Arch Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Aztec Butte Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Whale Rock Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Upheaval Dome Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Grand View Point Overlook Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - White Rim Overlook Trail Utah - Canyonlands National Park - Island in the Sky - Overlooks Utah - Moab - Wilson Arch Utah - Monticello - Newspaper Rock State Historical Monument Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Road Side Ruin Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Cave Spring Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Pothole Point Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Big Spring Canyon Overlook Trail Utah - Canyonlands National Park - The Needles - Overlooks Colorado - Mesa Verde National Park - Mesa Top Ruins Road Colorado - Mesa Verde National Park - Chapin Mesa Road Colorado - Mesa Verde National Park - Mesa Top Loop Colorado - Mesa Verde National Park - Wetherill Mesa Road Colorado - Great Sand Dunes National Park Colorado - Mosca - Zapata Falls Colorado - Colorado Springs - Garden of the Gods Colorado - Black Canyon of the Gunnison National Park Colorado - Gunnison - Curecanti National Recreation Area Colorado - Gunnison - Blue Mesa Dam & Reservoir Colorado - Lake Pueblo State Park (Pueblo Reservoir) Kentucky - Mayfield, 5 months after an EF4 tornado Tennessee - Nashville - Downtown Walking Tour Tennessee - Graceland Mansion - Home of Elvis Presley Tennessee - Graceland - Lisa Marie & Hound Dog II Jets Tennessee - Graceland - Elvis Presley Automobile Museum & Exhibits Tennessee - Exploring Memphis Louisiana - Exploring Baton Rouge Louisiana - Exploring Lafayette Louisiana - Exploring Houma Louisiana - New Orleans - French Quarter Tour Louisiana - New Orleans - Garden District Tour Louisiana - New Orleans - Creole Queen Mississippi River Cruise Florida - Clearwater Beach Florida - Sanibel Island - Bowman's Beach Florida - Siesta Key Beach Florida - Captiva Island - Turner Beach Florida - Key Largo - Sunset Florida - Key West - Smathers Beach Florida - Miami Beach - Art Deco District Florida - Miami Beach South Carolina - Myrtle Beach Virginia - Virginia Beach Maine - Scarborough - Pine Point Beach
Originally, we had planned to drive Route 66 all the way to Oatman in Arizona and visit various national parks in the American West over a two-month period.
This itinerary was planned before our departure, and all the relevant information had been gathered to stick to the schedule.
Everything went so smoothly that we finished visiting the national parks well ahead of our planned return date.
It helped that having a bed, a portable toilet, and a cooler in our vehicle gave us some autonomy since we didn’t have to worry about accommodation.
So, we decided to extend our road trip to the cities of Nashville and Memphis in Tennessee.
We then headed to Louisiana to visit Baton Rouge and New Orleans.
We crossed Mississippi and Alabama before driving along Florida’s west coast all the way to Key West.
We returned via Florida’s east coast and then crossed the eastern U.S. states to get back to Quebec through the Jackman border crossing in Maine.
So, I invite you to keep reading this long recap, which will let you discover the different attractions we visited throughout this amazing journey.
Videos are included throughout the recap. Click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
Route 66 - Illinois & Missouri Route 66 - St. Louis (Missouri) - Gateway Arch National Park Route 66 - Cuba (Missouri) - City Murals Route 66 - Springfield (Missouri) - Fantastic Caverns Route 66 - Kansas & Oklahoma Route 66 - Texas & Arizona Route 66 - Texas - The Stations of the Cross in Groom Route 66 - Texas - Panhandle - VW Slug Bug Ranch Texas - Palo Duro Canyon State Park - Juniper Trails Texas - Palo Duro Canyon State Park - The Lighthouse Trail Route 66 - Texas - Amarillo - Cadillac Ranch Route 66 - New Mexico - Santa Rosa Blue Hole New Mexico - Bandelier National Monument - Alcove House Trail via Main Loop Trail New Mexico - Bandelier National Monument - Tsankawi Ruins Trail New Mexico - White Rock Overlook Route 66 - New Mexico - Albuquerque - Old Town New Mexico - White Sands National Park New Mexico - White Sands National Park - Dune Life Nature Trail New Mexico - White Sands National Park - Playa Trail New Mexico - White Sands National Park - Interdune Boardwalk New Mexico - 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Calico I & II & Sandstone Quarry Nevada - Red Rock Canyon - Willow Springs Nevada - Red Rock Canyon Lookouts Nevada - Valley of Fire State Park - White Domes Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Seven Wonders Trail, Pink Canyon, Fire Wave Nevada - Valley of Fire State Park - Rainbow Vista Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Mouse's Tank Trail Nevada - Valley of Fire State Park - Rock Formations Nevada - Valley of Fire State Park - Scenic Routes Nevada - Cathedral Gorge State Park - Slot Canyons Nevada - Cathedral Gorge State Park - Eagle Point & Miller Point Utah - Bryce Canyon National Park - Mossy Cave & Tropic Ditch Waterfall Trail Utah - Bryce Canyon National Park - Scenic Drive Utah - Zion National Park - Pa'rus Trail Utah - Zion National Park - Sand Bench Trail Utah - Zion National Park - Emerald Pools Trail Utah - Zion National Park - West Rim Trail (Trail connecting to Angels Landing) Utah - Zion National Park - Riverside Walk Utah - Zion National Park - Court of The Patriarchs & Big Bend Utah - 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Voyage 10 jours au Maroc English translation pending
Bonjour,
J'ai envie depuis longtemps de visité le désert marocain et je me suis décidé à partir début octobre (à deux). Seulement je ne connais pas du tout le coin et je souhaiterais l'avis de personnes connaissant cette partie du pays concernant le circuit que j'ai en tête :)
Je pense arriver à l'aéroport de Marrakech, visiter la ville une journée et filer vers Ourzazate par la N9 en passant par l'Aït ben Haddou et l'oasis de Fint. Ensuite je prévois d'aller visiter les gorges du Dadès et continuer après vers Merzouga (N10 puis N12) pour faire une journée de balade en chameau avec bivouac dans les tentes berbères.
Seulement après, j'hésite sur le chemin à prendre. Soit je rebrousse chemin en rejoignant Ourzazate par la N9 et N12 (histoire de prendre une autre route) et je retourne à Marrakech. Autre solution, je remonte vers Fès (N13 et N8) ce qui me permettrais de voir davantage du pays (le Ziz en autre). Dernière option (celle que je préfèrerais), je remonte encore par la N13 mais je bifurque vers l'ouest pour rejoindre Marrakech en m'arrêtant du coté des chutes d'Ouzoud
Seulement je me demande si cela ne fera pas trop de route avec la dernière solution... Et selon vous combien de temps faudrait-il que je m'arrête à chaque étapes? Et connaissez-vous d'autres endroits sympa qui serait sur le trajet que je prévois de faire? Des conseils, bonnes adresses :) ?
Merci par avance à ceux qui m'aideront à préparer mon voyage :)
J'ai envie depuis longtemps de visité le désert marocain et je me suis décidé à partir début octobre (à deux). Seulement je ne connais pas du tout le coin et je souhaiterais l'avis de personnes connaissant cette partie du pays concernant le circuit que j'ai en tête :)
Je pense arriver à l'aéroport de Marrakech, visiter la ville une journée et filer vers Ourzazate par la N9 en passant par l'Aït ben Haddou et l'oasis de Fint. Ensuite je prévois d'aller visiter les gorges du Dadès et continuer après vers Merzouga (N10 puis N12) pour faire une journée de balade en chameau avec bivouac dans les tentes berbères.
Seulement après, j'hésite sur le chemin à prendre. Soit je rebrousse chemin en rejoignant Ourzazate par la N9 et N12 (histoire de prendre une autre route) et je retourne à Marrakech. Autre solution, je remonte vers Fès (N13 et N8) ce qui me permettrais de voir davantage du pays (le Ziz en autre). Dernière option (celle que je préfèrerais), je remonte encore par la N13 mais je bifurque vers l'ouest pour rejoindre Marrakech en m'arrêtant du coté des chutes d'Ouzoud
Seulement je me demande si cela ne fera pas trop de route avec la dernière solution... Et selon vous combien de temps faudrait-il que je m'arrête à chaque étapes? Et connaissez-vous d'autres endroits sympa qui serait sur le trajet que je prévois de faire? Des conseils, bonnes adresses :) ?
Merci par avance à ceux qui m'aideront à préparer mon voyage :)
Prix bus de nuit Lima-Arequipa English translation pending
Bonjour
Je voudrais juste connaître le prix d'un bus de nuit Lima-Arequipa car j'ai parcouru le forum et ai rencontré des réponses très diverses mais toutes inférieures à ce que je trouve sur ce site : http://www.cruzdelsur.com.pe/ (36 dollars environ)
Quelqu'un aurait une indication (en gros) fiable du genre "moins de 20 usd", ou "entre 20 et 30" ou "plus de 30" svp?
Un grand merci
So
Je voudrais juste connaître le prix d'un bus de nuit Lima-Arequipa car j'ai parcouru le forum et ai rencontré des réponses très diverses mais toutes inférieures à ce que je trouve sur ce site : http://www.cruzdelsur.com.pe/ (36 dollars environ)
Quelqu'un aurait une indication (en gros) fiable du genre "moins de 20 usd", ou "entre 20 et 30" ou "plus de 30" svp?
Un grand merci
So
Avez-vous changé votre rapport aux voyages à cause du Covid? English translation pending
Bonsoir à tous,
Etant en train de réfléchir à d'éventuels futurs voyages, je me heurte bien sûr à la situation de la crise sanitaire.
Cela a-t-il affecté votre façon de voyager et prévoir vos voyages ?
Là par ex, je regarde les destinations où le masque n'est pas obligatoire à l'extérieur, où il n'y a pas (trop) de risque de quarantaine, etc.
Mais aussi les conditions d'annulations/report selon les pays.
Je vois qu'Airbnb ne remboursera pas les voyageurs en cas de confinement ou quarantaine. C'est donc la course aux logement flexibles, il y en a peu... pour l'avion cela dépend de la compagnie.
Mon prochain voyage prévu et payé, c'est avec Wizz Air pour la Pologne. Pas de remboursement (sauf si vol annulé bien sûr) mais les prix étant faibles, je prends le risque ! L'hébergement est annulable également.
Ces paramètres influent sur le choix des futurs destinations.
Et vous, comment procédez-vous ?
Etant en train de réfléchir à d'éventuels futurs voyages, je me heurte bien sûr à la situation de la crise sanitaire.
Cela a-t-il affecté votre façon de voyager et prévoir vos voyages ?
Là par ex, je regarde les destinations où le masque n'est pas obligatoire à l'extérieur, où il n'y a pas (trop) de risque de quarantaine, etc.
Mais aussi les conditions d'annulations/report selon les pays.
Je vois qu'Airbnb ne remboursera pas les voyageurs en cas de confinement ou quarantaine. C'est donc la course aux logement flexibles, il y en a peu... pour l'avion cela dépend de la compagnie.
Mon prochain voyage prévu et payé, c'est avec Wizz Air pour la Pologne. Pas de remboursement (sauf si vol annulé bien sûr) mais les prix étant faibles, je prends le risque ! L'hébergement est annulable également.
Ces paramètres influent sur le choix des futurs destinations.
Et vous, comment procédez-vous ?
Beaucoup d'araignées en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
je serai en Thailande en décembre et janvier prochain. J'ai peur seulement de poser la question, mais je le fais : y a-t-il beaucoup d'araignées en Thailande, car je suis arachnophobe (vous n'imaginez même pas à quel point) ... Quelques personnes ont déjà posé la question sur ce forum ou sur d'autres, mais les réponses ne sont pas évidentes. Beaucoup disent qu'ils n'en ont jamais vu, d'autres qu'il y en a absolument PARTOUT ! C'est ce qui me fait un peu peur en fait ... Pouvez-vous me dire quelle est votre expérience par rapport à cela ? Et où les retrouve-t-on généralement ? Y-a-t-il des endroits spécifiques à éviter ?
Merciiii
je serai en Thailande en décembre et janvier prochain. J'ai peur seulement de poser la question, mais je le fais : y a-t-il beaucoup d'araignées en Thailande, car je suis arachnophobe (vous n'imaginez même pas à quel point) ... Quelques personnes ont déjà posé la question sur ce forum ou sur d'autres, mais les réponses ne sont pas évidentes. Beaucoup disent qu'ils n'en ont jamais vu, d'autres qu'il y en a absolument PARTOUT ! C'est ce qui me fait un peu peur en fait ... Pouvez-vous me dire quelle est votre expérience par rapport à cela ? Et où les retrouve-t-on généralement ? Y-a-t-il des endroits spécifiques à éviter ?
Merciiii
Arnaques à éviter en Tunisie? English translation pending
salut !
je pars en tunisie ( hammamet ) cet été et je souhaiterais savoir les arnaques les plus courantes à éviter sur les touristes ?
merci
a+😉
je pars en tunisie ( hammamet ) cet été et je souhaiterais savoir les arnaques les plus courantes à éviter sur les touristes ?
merci
a+😉
Randonnée à pied de Collioure à Cadaqués (Espagne): qui a fait? English translation pending
SAlut à tous
Je cherche des conseils pour faire Collioure - Cadaques en randonnée pedestre au mois de juillet.
Je souhaiterais savoir si certains d'entre vous l'ont déjà tenté et si oui selon quelle organisation : herbegement ? circuit ? coût ? bons plans ?Merci pour vos conseils
Primicita
Je cherche des conseils pour faire Collioure - Cadaques en randonnée pedestre au mois de juillet.
Je souhaiterais savoir si certains d'entre vous l'ont déjà tenté et si oui selon quelle organisation : herbegement ? circuit ? coût ? bons plans ?Merci pour vos conseils
Primicita
Road trip en Isaan English translation pending
Bonjour à tous,
Je voyage en Asie du Sud est de novembre à mars cet année avec ma compagne et mon frère, et nous prévoyons de louer une voiture pour parcourir l’isaan pour une durée de 3semaines environ. On a déjà visité le pays 3semaines l'année dernière mais en restant sur les sentiers battus (BKK Sukhothai CM et koh chang principalement).
J’ai 26 ans et je conduis depuis mes 18 ans en France (2 et 4 roues) je suis de nature prudent et patient mais n’ai ni l’experience de la conduite en Asie ni celle de la conduite à gauche.
Nous pensions atterir à Bangkok, y rester 2 jours avant de louer une voiture à Suvarnabhumi et la rendre a Chiang Mai après les 3 semaines.
Je lis souvent que sans expérience de la conduite en Thaïlande c’est une très mauvaise idée mais si on ne se lance pas comment l’acquerir ?
Qu’en pensez vous ? Est ce une bonne idée de louer à BKK où la circulation est réputée particulièrement archaïque ? Ou est ce que je devrai par exemple monter en 1er lieu à Chiang Mai et la louer la bas pour faire le chemin dans l’autre sens?
Merci d’avance pour vos avis!
Je voyage en Asie du Sud est de novembre à mars cet année avec ma compagne et mon frère, et nous prévoyons de louer une voiture pour parcourir l’isaan pour une durée de 3semaines environ. On a déjà visité le pays 3semaines l'année dernière mais en restant sur les sentiers battus (BKK Sukhothai CM et koh chang principalement).
J’ai 26 ans et je conduis depuis mes 18 ans en France (2 et 4 roues) je suis de nature prudent et patient mais n’ai ni l’experience de la conduite en Asie ni celle de la conduite à gauche.
Nous pensions atterir à Bangkok, y rester 2 jours avant de louer une voiture à Suvarnabhumi et la rendre a Chiang Mai après les 3 semaines.
Je lis souvent que sans expérience de la conduite en Thaïlande c’est une très mauvaise idée mais si on ne se lance pas comment l’acquerir ?
Qu’en pensez vous ? Est ce une bonne idée de louer à BKK où la circulation est réputée particulièrement archaïque ? Ou est ce que je devrai par exemple monter en 1er lieu à Chiang Mai et la louer la bas pour faire le chemin dans l’autre sens?
Merci d’avance pour vos avis!
Voyage à pied de Whitehorse à Fairbanks durant 1 mois (Alaska) English translation pending
Bonjour à tous !
Je me présente je suis jeune, rêveur et j'adore la nature. Je voudrais partir 1 mois au Nord-Ouest du canada , mon périple commencerait à Whitehorse dans le yukon pour poursuivre jusqu'à Fairbanks et rallier le "magic bus", et ensuite faire le retour de nouveau à pied.
Sur la route je voudrais visiter quelques parcs nationaux je ne sais pas encore lesquelles , peut-être que je le ferais au feeling aussi.
J'aimerais avoir des conseils sur les campings , si possibilité de faire du camping sauvage, sur les logements à petit prix. Mon but étant d'éviter un maximum le logement autre que le camping. Il y a 947km entre WhiteHorse et Fairbanks, evidemment je pense faire un peu de d'Autostop et peut etre prendre un bus ou deux pour m'économiser un peu quand même, si quelqu'un a des infos la dessus je suis preneur :)
Le soucis majeur je pense sera la nourriture et de préparer mon sac pour prendre ce qu'il faut tout en minimisant le poids de mon sac. Je suis preneur d'informations de toute sorte !! Etant pêcheur je compte acheter le permis pêche pour 35$ et ainsi me procurer quelques repas lors de mes campings sauvages. Le plus dur sera de prévoir des provisions assez pour quelques jours et assez de place pour vêtements et tente et matos de camping.
Ah oui ! le vol Bruxelles- Whitehorse étant à 1400 euros, j'aimerais à avoir le moin de frais possible sur place, combien penseriez-vous que je dois prévoir tout en prévoient une sécurité en cas de pépin ?
Voila merci d'avance !! 😉
Je me présente je suis jeune, rêveur et j'adore la nature. Je voudrais partir 1 mois au Nord-Ouest du canada , mon périple commencerait à Whitehorse dans le yukon pour poursuivre jusqu'à Fairbanks et rallier le "magic bus", et ensuite faire le retour de nouveau à pied.
Sur la route je voudrais visiter quelques parcs nationaux je ne sais pas encore lesquelles , peut-être que je le ferais au feeling aussi.
J'aimerais avoir des conseils sur les campings , si possibilité de faire du camping sauvage, sur les logements à petit prix. Mon but étant d'éviter un maximum le logement autre que le camping. Il y a 947km entre WhiteHorse et Fairbanks, evidemment je pense faire un peu de d'Autostop et peut etre prendre un bus ou deux pour m'économiser un peu quand même, si quelqu'un a des infos la dessus je suis preneur :)
Le soucis majeur je pense sera la nourriture et de préparer mon sac pour prendre ce qu'il faut tout en minimisant le poids de mon sac. Je suis preneur d'informations de toute sorte !! Etant pêcheur je compte acheter le permis pêche pour 35$ et ainsi me procurer quelques repas lors de mes campings sauvages. Le plus dur sera de prévoir des provisions assez pour quelques jours et assez de place pour vêtements et tente et matos de camping.
Ah oui ! le vol Bruxelles- Whitehorse étant à 1400 euros, j'aimerais à avoir le moin de frais possible sur place, combien penseriez-vous que je dois prévoir tout en prévoient une sécurité en cas de pépin ?
Voila merci d'avance !! 😉