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Bel hôtel propre avec piscine sur Bali? English translation pending
Bonjour,
Premier voyage à Bali, nous avons parcouru le forum pour trouver des adresses d'hotels. Budget 50-100 $ la nuit. Premier voyage en amoureux, on laisse les enfants aux grands parents !
Nous allons rester 15 jours/13 nuits, en passant 3 nuits à Lombok ( qu'en pensez vous ? )
Nous cherchons des hotels propres, avec piscine, de préférence beaux et reposants mais en aucun cas usine à touristes !
Plage et snorkeling, massages, petite rando, du grand air, des beaux paysages... AVez vous quelques adresses, actualisées 2009, à nous conseiller ?
Merci merci !!
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Merci merci !!
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Improvisation Nomade (7) Inde du Sud English translation pending
Six heures du matin. Eau glaciale. Gros rat passe entre mes pattes. 7h00, départ. La route qui descend de Udhagamandalam (Ooty est le nom anglais) pour la vallée de Coimbatore, est vertigineuse. Le brouillard se dissipe juste à temps pour m’offrir le paysage. La musique du bus, la forêt tropicale, les singes, les Indiens nonchalants. Je suis au cœur du voyage. Il n’y a pas de mot pour décrire le sourire qui se dessine sur mes lèvres à chaque virage, à chaque image. J’ai les yeux grands ouverts sur ce monde que je traverse, courant d’air presque invisible et pourtant plus présent que le bus lui-même, tellement la sensation de saisir la vie dans son moment présent m’émerveille. La vie, la vraie vie, telle qu’elle vaut d’être vécue pour moi, passe dans ce bus qui descend dangereusement dans les vallées abruptes, les forêts profondes, les villes inconnues, les imprévus et les embrouilles diverses.
Nous sommes le 23 décembre. Il fait 34 degrés la nuit sous le ventilo. L’hôtel où nous devions nous retrouver avec Daoud est complet et sans lui. La ville est affreuse. Ma famille pense à moi et moi à elle. Seuls, les moustiques m’accueillent chaleureusement. Ce sont les moustiques du Kerala, minuscules et innombrables à cause des marécages. Dans la nuit, ils s’organisent en escadrilles, tentent des percées sous les draps, violent les traités de paix, résistent aux produits que le charlatan de Mysore m’a vendu une fortune, disparaissent dans la lumière, vous dévorent jusqu’aux mains où ils se posent en kamikazes quand vous êtes debout sur le lit en train de les chasser avec vos chaussures. Nuit affreuse où j’ai perdu la bataille et abandonné mes positions. Ils m’auraient tué en me rendant fou. Yeux gonflés et anéanti, je pars chercher une autre chambre avec mon sac sur le dos dans les rues brûlantes.
De la terrasse d’un petit resto, de l’autre côté d’une rue, j’entends bourdonner mon prénom. Avec un grand sourire, devant son petit déjeuner, Daoud m��a retrouvé. « Alors comment tu vas mon Daoud ? » « Bien, il me dit, malgré une partie de la nuit passée à suffoquer sous mon duvet, sur le quai d’une gare vibrante de moustiques, et après neuf heures debout, dans un wagon de train surpeuplé. Je suis parti hier de Mangalore, une grande ville sur la côte comme celle-ci, pour arriver ici cette nuit. » Pas beaucoup de temps en solitaire mais franchement contents de nous retrouver. Surtout pour les fêtes, bien tristes à passer tout seul. Enfin, on a le sourire et on se raconte nos petites aventures ainsi que les mésaventures qui se transforment comme par magie, avec le bonheur d’en parler ensemble, en heureux souvenirs. Daoud a trouvé un hôtel modeste et m’invite à demeurer près de lui. Ce sera une nuit de Noël où nous serons perdus tous les deux au milieu du monde. Épuisés et maigres, tôt dans la soirée, nous allons nous offrir un véritable vegetable fry rice dans un bouiboui crasseux, au coin de rues aux égouts à ciel ouvert, aux énormes cafards qui traversent les trottoirs et craquent sous les pieds, avant de retrouver les inévitables moustiques pour une nuit étouffante et fiévreuse. Arrivent des amis venus de France
Il n’y a que huit heures d’avion, c’est vrai, et le prix du billet même s’il n’est pas dérisoire permet de venir en Inde… Une semaine. L’organisation devra être précise si les loulous veulent repartir en heure et en temps. Attention aux aléas. Et d’aléas, en voici un de taille : il s’agit du tsunami. En vélo sur les chemins de l’île de Cochin, nous voulons rejoindre la plage. Pour cela il nous faut traverser un bras de mer en bateau et nous rendre sur l’île Vypeen. Sur le quai, les Indiens ne comprennent pas : depuis un moment, le courant emmène les bateaux s’écraser sur le bord… Mais les Indiens, comme à leur habitude, s’expriment d’une façon si nonchalante qu’il n’y pas raison de s’inquiéter. On ne peut pas passer ici alors on passera ailleurs. Il suffit de prendre un bus et de faire le tour par les ponts, entre le cœur de la ville et les différentes îles. Une heure après, notre bus s’élance enfin en direction de la plage. C’est déjà la fin d’après-midi et nous perdons encore du temps : un barrage de police empêche de continuer. Les sirènes rugissent, les ambulances déambulent. Impossible de passer le barrage. Un raz de marée a tout emporté. Nous étions donc sur les routes pendant la catastrophe. Nous n’avons rien vu et rien senti mais avons la chance de ne pas nous être trouvés sur la plage, même si, à l’ouest de l’Inde où nous étions, le tsunami n’a pas fait beaucoup de ravages. C’est seulement plusieurs jours plus tard, alors que nos familles s’inquiètent, que nous recevrons d’innombrables messages sur Internet et que nous apprendrons l’étendue de la catastrophe… Car, tôt le lendemain, nous partons dans l’arrière-pays, celui des cultures de thé et des réserves d’éléphants. Dernière ville à l’est du Karnataka dans les montagnes, Munnar n’entendra pas parler du tsunami avant une semaine. Pendant ce temps, nos deux petits touristes français s’adaptent à leur nouvel environnement. À la descente de l’avion, monter dans un rickshaw, les taxis mobylettes, à fond sur les routes surpeuplées, les a tout de suite mis dans l’ambiance. Ensuite un tsunami puis aujourd’hui les montagnes. L’environnement est plus calme mais quand ils ne se font pas agresser par des singes, ils descendent inconscients vers une maman éléphant avec ses petits en pleine nature sauvage. La maman commence à gronder dangereusement et eux continuent de s’approcher pour la photo. Les Indiens généralement indifférents s’agitent et crient pour que les blancs-becs déguerpissent avant de mourir écrasés dans une furie. On n’est pas au zoo. Pour se promener dans les cultures de thé, à travers les chemins de montagne et de jungle, le mieux est de louer des motos. Avec elles, on s’égare au hasard et on rencontre sur nos chemins des femmes, au dos voûté sous des sacs de jute remplis de feuilles de thé, des bouibouis crasseux sans eau courante et électricité où nous prenons nos repas, des lacs idylliques perdus dans des forêts de santals. Fin d’après-midi, le brouillard monte et s’épaissit, il est temps de rentrer car les nuits sont froides. Et puis ce soir, dans notre chambre d’hôtel, nous recevons des amies françaises que nous venons de retrouver après les avoir rencontrées dans la région d’Hampi, deux jours avant que Daoud ne tombe malade. Donc ce soir, c’est soirée avec blagues, musique et apéro à la française... Enfin, la semaine de vacances passe rapidement et nous sommes le jour de la saint Sylvestre. À 16 heures, je frappe à la chambre N°119 de l’hôtel Pathans à Trissur. Nous sommes arrivés dans une Ambassadeur, une vieille voiture de luxe, louée avec chauffeur. La classe non ? Bonjour Meriem… Champagne ! Torses nus sur la terrasse de notre grande chambre d’hôtel qui surplombe la place principale de la ville, nous fêtons dignement la nouvelle année… et les retrouvailles. À sept heures le matin, nos loulous doivent repartir pour la France. La tête qu’ils devaient avoir… Mais aussi les souvenirs de cette petite semaine en Inde leur resteront à jamais gravés. Lundi matin, ils se retrouveront au travail et, devant leur tasse de café, repartiront encore pour des randonnées en moto dans la jungle. Quelques jours pour oublier... N’a-t-on pas déjà entendu ça quelque part ?
Parabikulam. 5h du matin
Mes yeux s’ouvrent. Je sens de douces caresses sur ma nuque. Je me serre contre son corps et blottis ma tête entre ses seins. Nos mains légères sous la couette encore chaude effleurent la peau. Le jour n’est pas levé. Gaspard frappe à la porte. Arriver ici n’a pas été une mince affaire. Aucune route du Kerala n’y mène. Devions aller dans une ville du Tamil Nadu pour changer de bus encore deux fois et être déposés à un carrefour entre deux pistes où une fois par jour, on peut monter au village par derrière les monts Cardamones, dans la fabuleuse réserve naturelle de plusieurs milliers d’hectares de Parabikulam, étendue entre trois immenses lacs dans les montagnes recouvertes de forêts épaisses. Sans compter sur les barrages des gardes frontières et forestiers, trois en tout, qui nous obligent à payer, à signer des papiers et à passer une nuit avec un garde armé, censé nous protéger... 5h30, les affaires de trekking gavées de morpions sur le dos, nous sortons prendre le thé. Les Indiens se lèvent également dans le petit village aux ruelles de terre battue et aux cabanes en terre cuite recouvertes de branches et de feuilles. Comme chaque matin, la musique du temple inonde le village et la forêt alentour puis les femmes nettoient à grande eau devant leur porte avant de réaliser le taman : œuvre mystique de poudre de craie qui les protégera du mauvais sort pour la journée. Une fois le soleil levé, les vaches, cochons et chèvres traînent, étendus à l’ombre, ici ou là. Au centre du village, sur une place où se termine la route, deux trois échoppes vendent des allumettes et du thé. En contrebas, un lac se cache dans les hautes herbes et s’étend sur plusieurs kilomètres de jungle impénétrable entre les montagnes. Dans la nuit, les bruits de la nature sont authentiques tout comme les insectes. Trois gardes en 4 x 4 se promènent toute la journée avec leur fusil et partagent notre maisonnette durant la nuit. Aucun touriste ne s’aventure jusqu’ici. Six heures, nous partons sur les talons de Gaspard. Son vrai nom tamul est Basquar, le guide improvisé du village devenu très vite notre ami. Il essaiera de tromper l’administration pour passer outre les permissions et les comptes rendus des heures durant lesquelles nous sommes autorisés à nous promener dans la jungle avec lui. La marche est rapide. Nous avons peine à le suivre. À notre droite, s���ouvre la première clairière dans la brume. Les arbres s’élancent dans le ciel et atteignent des hauteurs impressionnantes. Leurs feuilles sont grandes comme mes deux mains, chaque racine large comme un tronc. Des animaux invisibles, surpris, disparaissent dans les profondeurs de la végétation. Monter, descendre à vive allure réchauffe. Sept kilomètres plus tard, alors que le soleil pointe à la cime des arbres les plus hauts et sur les montagnes, nous débouchons au-dessus d’une immense prairie au milieu de la forêt. Dans les hautes herbes ruisselantes, les fientes d’éléphants et de buffles fument encore. Un troupeau de bisons apparaît de l’autre côté à la lisière de la forêt. 7h30, fin de permission. Nous devons déjà repartir. Légèrement frustrés d’avoir tant marché pour si peu de temps, nous prenons le chemin du retour que je me promets de ne pas oublier pour revenir ici un autre matin, encore plus tôt. Un groupe de buffles noirs, que nous surprenons, s’enfuit en arrachant tout sur son passage dans un fracas terrible. Gaspard récapitule l’ensemble de nos découvertes. Arbres, fleurs, feuilles, fruits, herbes et graines dont ils se servent dans leur vie quotidienne. Crocodiles, iguanes, bisons, buffles, éléphants, singes, scorpions, cerfs et daims que nous avons eu la chance d’apercevoir en quelques jours. De retour au village, Gaspard nous emmène à l’école pour nous présenter les professeurs et assister à la répétition d’un spectacle dans lequel joue sa petite fille. Dans la salle de cours, trente paires d’yeux loin d’être intimidées par notre présence, sont regroupées devant nous. Pieds nus, en chemise et en cravate, les enfants s’élancent dans la danse avec fierté. Une chorégraphie digne des films bollywoodiens, dans une musique disco des années 80, version indienne… Quel sourire ont les enfants indiens ! Quelle leçon de simplicité et de modestie, nous prenons dans ce village ! Humbles, ceux qui vivent ici sont rarement descendus à la ville. Une télévision, pour tout le village, leur permet de regarder les étrangetés d’un monde qu’ils ne connaissent pas. Ceux qui les imaginent « arriérés » se trompent. Ils savent autant de choses que nous et même davantage. Ceux qui les imaginent malheureux se trompent aussi. Il n’y a qu’à voir leur bouille et leur sourire de tous les jours. Quelques jeunes ont la curiosité de partir pour les études ou un travail à la ville. Souvent, ils ne reviennent pas, happés par les turbulences du monde. Pourtant, le village est un havre de paix qui sort de l’anarchie de la civilisation. Les choses évoluent plus doucement. D’autres n’ont pas besoin de changer. Un travail tranquille au rythme des saisons. Sachant exactement de quoi sont faites leurs terres et leurs forêts pour les utiliser sans les détruire. Tout ce qui est nécessaire pour vivre existe ici et même l’électricité fournie par les barrages. Une oasis où je serais bien resté plus longtemps. Mais pour nous, demeurer dans une réserve a un tarif et nous devrons bientôt nous jeter de nouveau dans le monde réel. Le dernier matin, je décolle à 5 h et m’enfonce seul dans la forêt et la nuit encore noire. Je ne risque pas de me perdre si j’ai bien enregistré les sept kilomètres qui mènent à la clairière magnifique et digne des grands reportages animaliers. Arbres et animaux dorment encore. Les feuilles sèches se froissent bruyamment sous mes pieds et troublent un silence parfait. Quelque deux cents tigres se baladent dans la réserve. Inconscience, folie sans doute, mais irrésistible. Les animaux de toutes sortes ont peur des hommes. Moi aussi car ils sont plus cruels. Loin de faire le malin cependant, j’ai tendance à me retourner souvent. La cadence qui m’emporte est plus soutenue encore qu’avec le guide. Sortant du sous bois dans une légère éclaircie, deux gros buffles noirs lèvent la tête vers moi. Je m’arrête net et recule doucement sans me retourner. Mais ces gros herbivores continuent leur chemin sans s’affoler. J’attends un peu avant de repartir que mon cœur s’apaise. Il me faut arriver avant le lever du jour à la lisière de cette immense clairière. Le soleil n’est pas encore levé mais il fait jour quand j’y arrive. En y allant seul et plus tôt, j’avais plus de chance de voir d’innombrables animaux et ce fut le cas. Me suis calé sur un tronc et suis resté plus de deux heures devant ce spectacle animalier à la taille réelle. Tout en rentrant tranquillement vers le village, j’imprimais dans ma mémoire les images que j’avais eues sous les yeux. Un bruit de moteur me fit me cacher et le 4 x 4 des gardes armés passa en trombe devant moi… Il y a peu de temps, j’ai compris, grâce à un article de presse international, pourquoi quelque chose nous échappait là-bas. L’article dénonce la culture en masse du cannabis dans cette région. Entre les montagnes, la jungle et les parcs nationaux protégés, des zones immenses ont été défrichées pour cette culture. Ce ne sont pas des villageois mais bien des hommes armés et spécialisés qui s’en occupent. Chargées dans des camions puis acheminées jusqu’aux ports du Karnataka dans des paquebots, des dizaines de milliers de tonnes de cannabis sont produites ici tous les ans et vendues en Europe. Ce commerce est protégé par des personnes haut placées puisque le gouvernement et la communauté internationale, hostiles à cette production, ne font rien. Perso, je ne pouvais pas imaginer une telle mafia lors de mon séjour et je n’ai rien vu, rien entendu, alors que nous avons pas mal tourné autour…
Tamil Nadu
Redescendre dans la civilisation et reprendre la route. Bus après bus, ville après ville. Quelle est notre destination ? Pourquoi pas au hasard d’un village ? Les voyageurs peu attentifs que nous sommes ont des difficultés à reconnaître les changements entre chaque étape. Après tout, une ville indienne en vaut une autre. Les traits que nous reconnaissons sont grossiers. Nous ne sommes même pas capables de différencier les langues qui sont pourtant, partout, différentes. C’est le moment de se poser quelque part tranquillement et d’y rester un peu plus longtemps pour découvrir, au rythme voulu, les petites choses qui font la richesse d’une région. Ne vaut-il pas mieux, en effet, se concentrer sur une partie plus petite plutôt que de survoler les régions comme nous le faisons ? Malheureusement, nous ne trouverons pas ce village où nous arrêter. Nous ne nous attacherons pas à une infime partie de la population qui nous ferait pourtant découvrir véritablement des traits de l’Inde tout entière. Nous continuerons d’être emportés par les flots de ce monde si mouvementé et dense, sans nous en approprier la richesse. La réalité imprègne l’esprit de sensations irremplaçables mais une série de documentaires sur ARTE nous en apprendrait davantage d’un point de vue culturel.
À Coimbatore, ville de deux millions d’habitants, nous sommes agressés par le bruit, la densité de la population et la pollution. Nous serions ravis de retourner dans la montagne mais, dans un quartier proche, une fête religieuse a lieu. Nous avons la chance en tant qu’étrangers, rares à s’égarer par ici à cause du manque d’intérêt touristique, d’être les invités d’honneur. Des centaines de femmes, entourées de musiciens, attendent leur tour pour donner leurs offrandes en échange d’une bénédiction qui consiste à saisir entre ses paumes un peu de chaleur et de fumée d’une bougie tenue par un brahmane. La foi est profonde, la musique lancinante, le temple improvisé de lumières et de couleurs, les offrandes de fleurs et de noix de coco s’entassent devant une représentation barbouillée de Visnou. Dans la rue, une purée de riz écrasé et sucré à la cannelle est distribuée gratuitement ainsi que d’autres mets dont je ne saurais dire la substance. Bientôt, les membres d’une famille nous introduisent chez eux pour nous offrir de nouvelles spécialités et boissons. Nous échangeons alors courtoisies et sourires avec les différentes générations. Sur nos genoux, se glisse le dernier-né. Il est déguisé en fille, comme la plupart des petits garçons en bas âge. Cela permettrait de tromper le mauvais œil. Les filles sont tellement peu de chose en ce bas monde. Pourtant si belles et si gracieuses, à ricaner bêtement entre elles en nous mangeant des yeux… Vite, partons avant de nous retrouver la corde au cou.
De retour à Ooty
Je propose à Daoud et Meriem de remonter sur les hauteurs pour trouver un peu de fraîcheur et de tranquillité. La petite station climatique d’Ooty m’a bien plu et une journée passée entre ses murs et ses montagnes est bien trop vite passée. L’hôtel retiré et discret où j’ai passé la nuit n’a pas bougé. L’endroit leur plait. Le lendemain, nous louons des motos pour commencer les balades aux alentours. Foulard noué sur la tête en guise de casque, nous serpentons les routes lacées, entre les lacs, les cascades, les forêts et les paysages gigantesques qui servent de décors aux films de Bollywood et aux photos de jeunes mariés. Vrai que la région n’a rien à envier aux images des films que nous connaissons dans nos pays et qu’elle renferme nombre de sites exceptionnels encore inconnus de nos projecteurs. Le parc botanique possède quant à lui de magnifiques spécimens dont un tronc de plusieurs milliers d’années. D’ailleurs, la balade montre une diversité botanique importante, sans que je n’en retienne malheureusement un seul nom. À pieds, sur le flanc d’une colline, en périphérie de la ville, nous traversons le taudis d’une tribu originaire de ces montagnes. Anciens bûcherons, éleveurs et chasseurs, les pauvres gens n’ont pas les moyens de bien se loger aujourd’hui dans la ville qui est venue se construire chez eux. Sur les pentes ruisselantes, des enfants déguenillés et morveux glissent sur des sacs en plastiques tirés par de gros chiens aux longs poils vermeils couleurs de la terre. Une semaine est passée de nouveau et il nous faut partir. Ce pays est immense et magnifique. Il n’y a qu’à voir notre itinéraire sur la carte depuis deux mois que nous sommes là. Ridicule ! Et pourtant nous avons déjà vu tant de choses différentes : Bombay, les plages de Goa, les sites historiques des civilisations disparues, les mystères de Mysore, les îles de Cochin, les cultures de thé du Karnataka et les forêts tropicales des parcs nationaux. De nouvelles journées de bus, interminables, serrés sur des sièges en bois, entre les villes poussiéreuses du sud de l’Inde, nous attendent encore. Hoggennakkal
La route devient piste et s’enfonce dans les collines arides à la végétation épineuse, avant de descendre dans une vallée verdoyante écartée des axes routiers. Inconnues des occidentaux, les chutes d’Hoggennakkal sont surtout fréquentées par les citadins de Bangalore qui viennent ici en week-end se détendre. La rivière se partage en mille ruisseaux scintillants dans la végétation luxuriante, se repose dans des piscines naturelles de sable et de pierres polies où sont pratiqués des massages corporels, avant de se jeter littéralement en cascades dans une gorge profonde et de se retirer au loin à travers les champs de coquelicots. Nous aussi, trouvons une piscine privée, rien que pour nous, avec deux arrivées en cascades dans l’eau claire et le fond sableux, d’où nous pouvons plonger. Une journée bien agréable. Plus loin les enfants du village, secs comme des allumettes, gagnent un peu de monnaie en impressionnant les touristes indiens avec un saut de l’ange de plus de quinze mètres de haut. D’autres, moins téméraires, se contentent de jeter leurs filets et de vendre leurs poissons grillés, le soir venu, sur le chemin du retour. Même si on se lave et se baigne dans la rivière, le village, comme tous les villages indiens, y déverse ses poubelles. Les femmes lavent le linge sur les pierres et la mousse glisse lentement dans le courant où les enfants jouent. En remontant la rivière, la nature reprend ses droits et offre un refuge exceptionnel pour un nombre considérable d’oiseaux et d’animaux. Sur une coque en feuilles de bananier tressées, au petit matin, nous traversons les eaux et disparaissons dans la nature. Fini de payer des hôtels, on plante la tente et on joue à Robinson. Le site est fabuleux et, pendant trois jours, des oiseaux inconnus et multicolores chantent autour de nous, pendant qu’on pêche, en caleçon dans la rivière, avec un bout de fil et un bout de banane accroché à l’hameçon. Un Indien nous a donné le tuyau et ça marche. Les poissons exotiques se pêchent à la banane. Par contre, ils sont pleins d’arêtes et le soir, à la lumière du feu, le temps passe rien qu’à les extraire pour les manger. Un après-midi, à l’heure de la sieste, une bande de singes curieux et voleurs se sont approchés discrètement et, des arbres où ils se trouvaient, sont descendus nous prendre nos réserves de pain et de bananes. Bien fâchés mais impuissants il nous a fallu rejoindre la civilisation ou mourir de faim. Le vieux rêve de Robinson terminé net avec en souvenir une photo de trois jeunes maigrichons bien bronzés et fiers devant leurs brochettes de poissons grillés sur des branches de saules.
Bangalore.
Mégalopole hyper-dynamique et branchée, Bangalore rassemble universités et entreprises multinationales du secteur informatique. Dans les bazars de la ville, écrans plats et derniers camescopes numériques se négocient 15 à 20 fois moins chers que sur le marché français. Number one de l’informatique dans le monde et dans plusieurs autres secteurs de science moderne, l’Inde a fait naître une nouvelle population jeune et dynamique de classe moyenne qui représente 200 millions de personnes. Capitalistes et matérialistes, ils consomment, achètent les produits que nous utilisons, copient nos modes de vie, activent le marché du tourisme et bientôt arriveront en France pour prendre des photos de la tour Eiffel. Après les Japonais et les Chinois, viendront les Indiens. Cette évolution est peut-être le symbole de déplacements de richesses vers l’est, enfin seulement pour une maigre partie de la population. En attendant, toutes ces entreprises fleurissent à une vitesse incroyable. Alors qu’un développement anarchique et inconsidéré dans ce pays apportera une pollution catastrophique. Mais comment demander à des pays en voie de développement de limiter leur production et de respecter les lois coûteuses du respect de l’environnement alors qu’en Europe, nous commençons juste à les appliquer et qu’aux Etats-Unis, elles ne sont toujours pas d’actualité. Il n’y a déjà aucun respect de l’environnement en Inde, pas de poubelle dans les rues et les villes surpeuplées évacuent leurs déchets dans les rivières et les océans. Espérons qu’ils ne se jetteront pas dans une consommation abusive, comme la nôtre, et ne reproduiront pas les erreurs que nous avons faites, en développant, en plus, le nucléaire ! Dans le train
Les bus en Inde sont pratiques pour relier les villes entre elles, quand elles ne sont pas trop éloignées. En effet, à toute heure du jour et de la nuit, vous pouvez sauter dans les bus locaux qui ne coûtent rien, à la dernière seconde, quitte à monter sur les genoux des gens. Ou bien, ce sont les gens qui monteront sur vos genoux…dans les chemins tortueux, avec des arrêts à tous les villages sans pour autant que le bus ne désemplisse. Comptez trois heures pour faire 100 km. Pour faire 2.700 km, et ainsi remonter au nord du pays, nous ne prendrons pas le bus. L’express Bangalore Delhi ne met que 38 heures. Deux jours et une nuit pour nous retrouver dans la capitale. Un grand changement mais le temps passe, fin janvier, les deux tiers de notre temps en Inde sont écoulés alors nous voulons tenter de prolonger notre visa à Delhi, chose que nous n’avons pas pu faire en province. Plusieurs kilomètres de long, avec des milliers de personnes, la bête glisse hors de la ville et disparaît dans les plaines desséchées du centre de l’Inde. Il n’y a plus qu’à regarder le spectacle : En ville et à la campagne, c’est une tradition de venir faire sa grosse commission le long de la voie entre amis au petit matin et ce sont des rangées de fesses qui nous regardent, sans gêne. Un peu d’eau avec un carré de savon puis on reculotte le tout avant de faire coucou au train... Les vendeurs de thé passent dans l’allée toute la journée en criant d’une voix tout à fait ordinaire. Dommage que vous n’ayez pas le son ! Ils servent un thé noir au lait avec un mélange d’épices appelé massala dans des gobelets de terre cuite laissant aux lèvres un peu de rouge et que nous cassons ensuite en les jetant sur les rails… D’autres font le va et vient toute la journée entre les gares. Ils vendent les spécialités de leur région dans des assiettes en feuilles tressées, elles aussi jetables ou dans de l’alu et du plastique qui passe également par la fenêtre. Des gamins pouilleux montent dans le train sans billet, nettoient avec un torchon encore plus sale qu’eux sous les sièges et dans les allées, avant de mendier quelques roupies qu’ils seront obligés, bien souvent, de remettre aux contrôleurs... À Hyderabad, un groupe de musulmans pieux s’installe dans notre wagon. Quelques heures plus tard, ils ont construit une véritable forteresse, on ne peut plus close, avec de longs draps tenus par des cordes, où les femmes se dévoileront, à l’abri des regards pour le reste du voyage… À côté de moi, une jeune maman est incroyablement belle... La nuit s’écoule tranquillement sur notre couchette dans le bruit lancinant du frottement des wagons, des ronflements et de la prière de cinq heures. De plus en plus loin derrière moi, tu restes seule sans savoir, encore une fois, si nous allons nous revoir…
Petit grain de poivre
Coincé dans ma dent, Tu secrètes ton parfum, Sucré, salé, Ton venin.
Du bout de ma langue, Je t’effleure, Douce, brûlante, Profane saveur.
A ta sauce, Ma salade, J’ai composé,
Avalé, digéré, Je n’ai plus goût à rien,
Seul dans ce palais Sainte demeure De nos baisers
De l’effronté, le destin, Tes papilles ont scellé.
Nous sommes le 23 décembre. Il fait 34 degrés la nuit sous le ventilo. L’hôtel où nous devions nous retrouver avec Daoud est complet et sans lui. La ville est affreuse. Ma famille pense à moi et moi à elle. Seuls, les moustiques m’accueillent chaleureusement. Ce sont les moustiques du Kerala, minuscules et innombrables à cause des marécages. Dans la nuit, ils s’organisent en escadrilles, tentent des percées sous les draps, violent les traités de paix, résistent aux produits que le charlatan de Mysore m’a vendu une fortune, disparaissent dans la lumière, vous dévorent jusqu’aux mains où ils se posent en kamikazes quand vous êtes debout sur le lit en train de les chasser avec vos chaussures. Nuit affreuse où j’ai perdu la bataille et abandonné mes positions. Ils m’auraient tué en me rendant fou. Yeux gonflés et anéanti, je pars chercher une autre chambre avec mon sac sur le dos dans les rues brûlantes.
De la terrasse d’un petit resto, de l’autre côté d’une rue, j’entends bourdonner mon prénom. Avec un grand sourire, devant son petit déjeuner, Daoud m��a retrouvé. « Alors comment tu vas mon Daoud ? » « Bien, il me dit, malgré une partie de la nuit passée à suffoquer sous mon duvet, sur le quai d’une gare vibrante de moustiques, et après neuf heures debout, dans un wagon de train surpeuplé. Je suis parti hier de Mangalore, une grande ville sur la côte comme celle-ci, pour arriver ici cette nuit. » Pas beaucoup de temps en solitaire mais franchement contents de nous retrouver. Surtout pour les fêtes, bien tristes à passer tout seul. Enfin, on a le sourire et on se raconte nos petites aventures ainsi que les mésaventures qui se transforment comme par magie, avec le bonheur d’en parler ensemble, en heureux souvenirs. Daoud a trouvé un hôtel modeste et m’invite à demeurer près de lui. Ce sera une nuit de Noël où nous serons perdus tous les deux au milieu du monde. Épuisés et maigres, tôt dans la soirée, nous allons nous offrir un véritable vegetable fry rice dans un bouiboui crasseux, au coin de rues aux égouts à ciel ouvert, aux énormes cafards qui traversent les trottoirs et craquent sous les pieds, avant de retrouver les inévitables moustiques pour une nuit étouffante et fiévreuse. Arrivent des amis venus de France
Il n’y a que huit heures d’avion, c’est vrai, et le prix du billet même s’il n’est pas dérisoire permet de venir en Inde… Une semaine. L’organisation devra être précise si les loulous veulent repartir en heure et en temps. Attention aux aléas. Et d’aléas, en voici un de taille : il s’agit du tsunami. En vélo sur les chemins de l’île de Cochin, nous voulons rejoindre la plage. Pour cela il nous faut traverser un bras de mer en bateau et nous rendre sur l’île Vypeen. Sur le quai, les Indiens ne comprennent pas : depuis un moment, le courant emmène les bateaux s’écraser sur le bord… Mais les Indiens, comme à leur habitude, s’expriment d’une façon si nonchalante qu’il n’y pas raison de s’inquiéter. On ne peut pas passer ici alors on passera ailleurs. Il suffit de prendre un bus et de faire le tour par les ponts, entre le cœur de la ville et les différentes îles. Une heure après, notre bus s’élance enfin en direction de la plage. C’est déjà la fin d’après-midi et nous perdons encore du temps : un barrage de police empêche de continuer. Les sirènes rugissent, les ambulances déambulent. Impossible de passer le barrage. Un raz de marée a tout emporté. Nous étions donc sur les routes pendant la catastrophe. Nous n’avons rien vu et rien senti mais avons la chance de ne pas nous être trouvés sur la plage, même si, à l’ouest de l’Inde où nous étions, le tsunami n’a pas fait beaucoup de ravages. C’est seulement plusieurs jours plus tard, alors que nos familles s’inquiètent, que nous recevrons d’innombrables messages sur Internet et que nous apprendrons l’étendue de la catastrophe… Car, tôt le lendemain, nous partons dans l’arrière-pays, celui des cultures de thé et des réserves d’éléphants. Dernière ville à l’est du Karnataka dans les montagnes, Munnar n’entendra pas parler du tsunami avant une semaine. Pendant ce temps, nos deux petits touristes français s’adaptent à leur nouvel environnement. À la descente de l’avion, monter dans un rickshaw, les taxis mobylettes, à fond sur les routes surpeuplées, les a tout de suite mis dans l’ambiance. Ensuite un tsunami puis aujourd’hui les montagnes. L’environnement est plus calme mais quand ils ne se font pas agresser par des singes, ils descendent inconscients vers une maman éléphant avec ses petits en pleine nature sauvage. La maman commence à gronder dangereusement et eux continuent de s’approcher pour la photo. Les Indiens généralement indifférents s’agitent et crient pour que les blancs-becs déguerpissent avant de mourir écrasés dans une furie. On n’est pas au zoo. Pour se promener dans les cultures de thé, à travers les chemins de montagne et de jungle, le mieux est de louer des motos. Avec elles, on s’égare au hasard et on rencontre sur nos chemins des femmes, au dos voûté sous des sacs de jute remplis de feuilles de thé, des bouibouis crasseux sans eau courante et électricité où nous prenons nos repas, des lacs idylliques perdus dans des forêts de santals. Fin d’après-midi, le brouillard monte et s’épaissit, il est temps de rentrer car les nuits sont froides. Et puis ce soir, dans notre chambre d’hôtel, nous recevons des amies françaises que nous venons de retrouver après les avoir rencontrées dans la région d’Hampi, deux jours avant que Daoud ne tombe malade. Donc ce soir, c’est soirée avec blagues, musique et apéro à la française... Enfin, la semaine de vacances passe rapidement et nous sommes le jour de la saint Sylvestre. À 16 heures, je frappe à la chambre N°119 de l’hôtel Pathans à Trissur. Nous sommes arrivés dans une Ambassadeur, une vieille voiture de luxe, louée avec chauffeur. La classe non ? Bonjour Meriem… Champagne ! Torses nus sur la terrasse de notre grande chambre d’hôtel qui surplombe la place principale de la ville, nous fêtons dignement la nouvelle année… et les retrouvailles. À sept heures le matin, nos loulous doivent repartir pour la France. La tête qu’ils devaient avoir… Mais aussi les souvenirs de cette petite semaine en Inde leur resteront à jamais gravés. Lundi matin, ils se retrouveront au travail et, devant leur tasse de café, repartiront encore pour des randonnées en moto dans la jungle. Quelques jours pour oublier... N’a-t-on pas déjà entendu ça quelque part ?
Parabikulam. 5h du matin
Mes yeux s’ouvrent. Je sens de douces caresses sur ma nuque. Je me serre contre son corps et blottis ma tête entre ses seins. Nos mains légères sous la couette encore chaude effleurent la peau. Le jour n’est pas levé. Gaspard frappe à la porte. Arriver ici n’a pas été une mince affaire. Aucune route du Kerala n’y mène. Devions aller dans une ville du Tamil Nadu pour changer de bus encore deux fois et être déposés à un carrefour entre deux pistes où une fois par jour, on peut monter au village par derrière les monts Cardamones, dans la fabuleuse réserve naturelle de plusieurs milliers d’hectares de Parabikulam, étendue entre trois immenses lacs dans les montagnes recouvertes de forêts épaisses. Sans compter sur les barrages des gardes frontières et forestiers, trois en tout, qui nous obligent à payer, à signer des papiers et à passer une nuit avec un garde armé, censé nous protéger... 5h30, les affaires de trekking gavées de morpions sur le dos, nous sortons prendre le thé. Les Indiens se lèvent également dans le petit village aux ruelles de terre battue et aux cabanes en terre cuite recouvertes de branches et de feuilles. Comme chaque matin, la musique du temple inonde le village et la forêt alentour puis les femmes nettoient à grande eau devant leur porte avant de réaliser le taman : œuvre mystique de poudre de craie qui les protégera du mauvais sort pour la journée. Une fois le soleil levé, les vaches, cochons et chèvres traînent, étendus à l’ombre, ici ou là. Au centre du village, sur une place où se termine la route, deux trois échoppes vendent des allumettes et du thé. En contrebas, un lac se cache dans les hautes herbes et s’étend sur plusieurs kilomètres de jungle impénétrable entre les montagnes. Dans la nuit, les bruits de la nature sont authentiques tout comme les insectes. Trois gardes en 4 x 4 se promènent toute la journée avec leur fusil et partagent notre maisonnette durant la nuit. Aucun touriste ne s’aventure jusqu’ici. Six heures, nous partons sur les talons de Gaspard. Son vrai nom tamul est Basquar, le guide improvisé du village devenu très vite notre ami. Il essaiera de tromper l’administration pour passer outre les permissions et les comptes rendus des heures durant lesquelles nous sommes autorisés à nous promener dans la jungle avec lui. La marche est rapide. Nous avons peine à le suivre. À notre droite, s���ouvre la première clairière dans la brume. Les arbres s’élancent dans le ciel et atteignent des hauteurs impressionnantes. Leurs feuilles sont grandes comme mes deux mains, chaque racine large comme un tronc. Des animaux invisibles, surpris, disparaissent dans les profondeurs de la végétation. Monter, descendre à vive allure réchauffe. Sept kilomètres plus tard, alors que le soleil pointe à la cime des arbres les plus hauts et sur les montagnes, nous débouchons au-dessus d’une immense prairie au milieu de la forêt. Dans les hautes herbes ruisselantes, les fientes d’éléphants et de buffles fument encore. Un troupeau de bisons apparaît de l’autre côté à la lisière de la forêt. 7h30, fin de permission. Nous devons déjà repartir. Légèrement frustrés d’avoir tant marché pour si peu de temps, nous prenons le chemin du retour que je me promets de ne pas oublier pour revenir ici un autre matin, encore plus tôt. Un groupe de buffles noirs, que nous surprenons, s’enfuit en arrachant tout sur son passage dans un fracas terrible. Gaspard récapitule l’ensemble de nos découvertes. Arbres, fleurs, feuilles, fruits, herbes et graines dont ils se servent dans leur vie quotidienne. Crocodiles, iguanes, bisons, buffles, éléphants, singes, scorpions, cerfs et daims que nous avons eu la chance d’apercevoir en quelques jours. De retour au village, Gaspard nous emmène à l’école pour nous présenter les professeurs et assister à la répétition d’un spectacle dans lequel joue sa petite fille. Dans la salle de cours, trente paires d’yeux loin d’être intimidées par notre présence, sont regroupées devant nous. Pieds nus, en chemise et en cravate, les enfants s’élancent dans la danse avec fierté. Une chorégraphie digne des films bollywoodiens, dans une musique disco des années 80, version indienne… Quel sourire ont les enfants indiens ! Quelle leçon de simplicité et de modestie, nous prenons dans ce village ! Humbles, ceux qui vivent ici sont rarement descendus à la ville. Une télévision, pour tout le village, leur permet de regarder les étrangetés d’un monde qu’ils ne connaissent pas. Ceux qui les imaginent « arriérés » se trompent. Ils savent autant de choses que nous et même davantage. Ceux qui les imaginent malheureux se trompent aussi. Il n’y a qu’à voir leur bouille et leur sourire de tous les jours. Quelques jeunes ont la curiosité de partir pour les études ou un travail à la ville. Souvent, ils ne reviennent pas, happés par les turbulences du monde. Pourtant, le village est un havre de paix qui sort de l’anarchie de la civilisation. Les choses évoluent plus doucement. D’autres n’ont pas besoin de changer. Un travail tranquille au rythme des saisons. Sachant exactement de quoi sont faites leurs terres et leurs forêts pour les utiliser sans les détruire. Tout ce qui est nécessaire pour vivre existe ici et même l’électricité fournie par les barrages. Une oasis où je serais bien resté plus longtemps. Mais pour nous, demeurer dans une réserve a un tarif et nous devrons bientôt nous jeter de nouveau dans le monde réel. Le dernier matin, je décolle à 5 h et m’enfonce seul dans la forêt et la nuit encore noire. Je ne risque pas de me perdre si j’ai bien enregistré les sept kilomètres qui mènent à la clairière magnifique et digne des grands reportages animaliers. Arbres et animaux dorment encore. Les feuilles sèches se froissent bruyamment sous mes pieds et troublent un silence parfait. Quelque deux cents tigres se baladent dans la réserve. Inconscience, folie sans doute, mais irrésistible. Les animaux de toutes sortes ont peur des hommes. Moi aussi car ils sont plus cruels. Loin de faire le malin cependant, j’ai tendance à me retourner souvent. La cadence qui m’emporte est plus soutenue encore qu’avec le guide. Sortant du sous bois dans une légère éclaircie, deux gros buffles noirs lèvent la tête vers moi. Je m’arrête net et recule doucement sans me retourner. Mais ces gros herbivores continuent leur chemin sans s’affoler. J’attends un peu avant de repartir que mon cœur s’apaise. Il me faut arriver avant le lever du jour à la lisière de cette immense clairière. Le soleil n’est pas encore levé mais il fait jour quand j’y arrive. En y allant seul et plus tôt, j’avais plus de chance de voir d’innombrables animaux et ce fut le cas. Me suis calé sur un tronc et suis resté plus de deux heures devant ce spectacle animalier à la taille réelle. Tout en rentrant tranquillement vers le village, j’imprimais dans ma mémoire les images que j’avais eues sous les yeux. Un bruit de moteur me fit me cacher et le 4 x 4 des gardes armés passa en trombe devant moi… Il y a peu de temps, j’ai compris, grâce à un article de presse international, pourquoi quelque chose nous échappait là-bas. L’article dénonce la culture en masse du cannabis dans cette région. Entre les montagnes, la jungle et les parcs nationaux protégés, des zones immenses ont été défrichées pour cette culture. Ce ne sont pas des villageois mais bien des hommes armés et spécialisés qui s’en occupent. Chargées dans des camions puis acheminées jusqu’aux ports du Karnataka dans des paquebots, des dizaines de milliers de tonnes de cannabis sont produites ici tous les ans et vendues en Europe. Ce commerce est protégé par des personnes haut placées puisque le gouvernement et la communauté internationale, hostiles à cette production, ne font rien. Perso, je ne pouvais pas imaginer une telle mafia lors de mon séjour et je n’ai rien vu, rien entendu, alors que nous avons pas mal tourné autour…
Tamil Nadu
Redescendre dans la civilisation et reprendre la route. Bus après bus, ville après ville. Quelle est notre destination ? Pourquoi pas au hasard d’un village ? Les voyageurs peu attentifs que nous sommes ont des difficultés à reconnaître les changements entre chaque étape. Après tout, une ville indienne en vaut une autre. Les traits que nous reconnaissons sont grossiers. Nous ne sommes même pas capables de différencier les langues qui sont pourtant, partout, différentes. C’est le moment de se poser quelque part tranquillement et d’y rester un peu plus longtemps pour découvrir, au rythme voulu, les petites choses qui font la richesse d’une région. Ne vaut-il pas mieux, en effet, se concentrer sur une partie plus petite plutôt que de survoler les régions comme nous le faisons ? Malheureusement, nous ne trouverons pas ce village où nous arrêter. Nous ne nous attacherons pas à une infime partie de la population qui nous ferait pourtant découvrir véritablement des traits de l’Inde tout entière. Nous continuerons d’être emportés par les flots de ce monde si mouvementé et dense, sans nous en approprier la richesse. La réalité imprègne l’esprit de sensations irremplaçables mais une série de documentaires sur ARTE nous en apprendrait davantage d’un point de vue culturel.
À Coimbatore, ville de deux millions d’habitants, nous sommes agressés par le bruit, la densité de la population et la pollution. Nous serions ravis de retourner dans la montagne mais, dans un quartier proche, une fête religieuse a lieu. Nous avons la chance en tant qu’étrangers, rares à s’égarer par ici à cause du manque d’intérêt touristique, d’être les invités d’honneur. Des centaines de femmes, entourées de musiciens, attendent leur tour pour donner leurs offrandes en échange d’une bénédiction qui consiste à saisir entre ses paumes un peu de chaleur et de fumée d’une bougie tenue par un brahmane. La foi est profonde, la musique lancinante, le temple improvisé de lumières et de couleurs, les offrandes de fleurs et de noix de coco s’entassent devant une représentation barbouillée de Visnou. Dans la rue, une purée de riz écrasé et sucré à la cannelle est distribuée gratuitement ainsi que d’autres mets dont je ne saurais dire la substance. Bientôt, les membres d’une famille nous introduisent chez eux pour nous offrir de nouvelles spécialités et boissons. Nous échangeons alors courtoisies et sourires avec les différentes générations. Sur nos genoux, se glisse le dernier-né. Il est déguisé en fille, comme la plupart des petits garçons en bas âge. Cela permettrait de tromper le mauvais œil. Les filles sont tellement peu de chose en ce bas monde. Pourtant si belles et si gracieuses, à ricaner bêtement entre elles en nous mangeant des yeux… Vite, partons avant de nous retrouver la corde au cou.
De retour à Ooty
Je propose à Daoud et Meriem de remonter sur les hauteurs pour trouver un peu de fraîcheur et de tranquillité. La petite station climatique d’Ooty m’a bien plu et une journée passée entre ses murs et ses montagnes est bien trop vite passée. L’hôtel retiré et discret où j’ai passé la nuit n’a pas bougé. L’endroit leur plait. Le lendemain, nous louons des motos pour commencer les balades aux alentours. Foulard noué sur la tête en guise de casque, nous serpentons les routes lacées, entre les lacs, les cascades, les forêts et les paysages gigantesques qui servent de décors aux films de Bollywood et aux photos de jeunes mariés. Vrai que la région n’a rien à envier aux images des films que nous connaissons dans nos pays et qu’elle renferme nombre de sites exceptionnels encore inconnus de nos projecteurs. Le parc botanique possède quant à lui de magnifiques spécimens dont un tronc de plusieurs milliers d’années. D’ailleurs, la balade montre une diversité botanique importante, sans que je n’en retienne malheureusement un seul nom. À pieds, sur le flanc d’une colline, en périphérie de la ville, nous traversons le taudis d’une tribu originaire de ces montagnes. Anciens bûcherons, éleveurs et chasseurs, les pauvres gens n’ont pas les moyens de bien se loger aujourd’hui dans la ville qui est venue se construire chez eux. Sur les pentes ruisselantes, des enfants déguenillés et morveux glissent sur des sacs en plastiques tirés par de gros chiens aux longs poils vermeils couleurs de la terre. Une semaine est passée de nouveau et il nous faut partir. Ce pays est immense et magnifique. Il n’y a qu’à voir notre itinéraire sur la carte depuis deux mois que nous sommes là. Ridicule ! Et pourtant nous avons déjà vu tant de choses différentes : Bombay, les plages de Goa, les sites historiques des civilisations disparues, les mystères de Mysore, les îles de Cochin, les cultures de thé du Karnataka et les forêts tropicales des parcs nationaux. De nouvelles journées de bus, interminables, serrés sur des sièges en bois, entre les villes poussiéreuses du sud de l’Inde, nous attendent encore. Hoggennakkal
La route devient piste et s’enfonce dans les collines arides à la végétation épineuse, avant de descendre dans une vallée verdoyante écartée des axes routiers. Inconnues des occidentaux, les chutes d’Hoggennakkal sont surtout fréquentées par les citadins de Bangalore qui viennent ici en week-end se détendre. La rivière se partage en mille ruisseaux scintillants dans la végétation luxuriante, se repose dans des piscines naturelles de sable et de pierres polies où sont pratiqués des massages corporels, avant de se jeter littéralement en cascades dans une gorge profonde et de se retirer au loin à travers les champs de coquelicots. Nous aussi, trouvons une piscine privée, rien que pour nous, avec deux arrivées en cascades dans l’eau claire et le fond sableux, d’où nous pouvons plonger. Une journée bien agréable. Plus loin les enfants du village, secs comme des allumettes, gagnent un peu de monnaie en impressionnant les touristes indiens avec un saut de l’ange de plus de quinze mètres de haut. D’autres, moins téméraires, se contentent de jeter leurs filets et de vendre leurs poissons grillés, le soir venu, sur le chemin du retour. Même si on se lave et se baigne dans la rivière, le village, comme tous les villages indiens, y déverse ses poubelles. Les femmes lavent le linge sur les pierres et la mousse glisse lentement dans le courant où les enfants jouent. En remontant la rivière, la nature reprend ses droits et offre un refuge exceptionnel pour un nombre considérable d’oiseaux et d’animaux. Sur une coque en feuilles de bananier tressées, au petit matin, nous traversons les eaux et disparaissons dans la nature. Fini de payer des hôtels, on plante la tente et on joue à Robinson. Le site est fabuleux et, pendant trois jours, des oiseaux inconnus et multicolores chantent autour de nous, pendant qu’on pêche, en caleçon dans la rivière, avec un bout de fil et un bout de banane accroché à l’hameçon. Un Indien nous a donné le tuyau et ça marche. Les poissons exotiques se pêchent à la banane. Par contre, ils sont pleins d’arêtes et le soir, à la lumière du feu, le temps passe rien qu’à les extraire pour les manger. Un après-midi, à l’heure de la sieste, une bande de singes curieux et voleurs se sont approchés discrètement et, des arbres où ils se trouvaient, sont descendus nous prendre nos réserves de pain et de bananes. Bien fâchés mais impuissants il nous a fallu rejoindre la civilisation ou mourir de faim. Le vieux rêve de Robinson terminé net avec en souvenir une photo de trois jeunes maigrichons bien bronzés et fiers devant leurs brochettes de poissons grillés sur des branches de saules.
Bangalore.
Mégalopole hyper-dynamique et branchée, Bangalore rassemble universités et entreprises multinationales du secteur informatique. Dans les bazars de la ville, écrans plats et derniers camescopes numériques se négocient 15 à 20 fois moins chers que sur le marché français. Number one de l’informatique dans le monde et dans plusieurs autres secteurs de science moderne, l’Inde a fait naître une nouvelle population jeune et dynamique de classe moyenne qui représente 200 millions de personnes. Capitalistes et matérialistes, ils consomment, achètent les produits que nous utilisons, copient nos modes de vie, activent le marché du tourisme et bientôt arriveront en France pour prendre des photos de la tour Eiffel. Après les Japonais et les Chinois, viendront les Indiens. Cette évolution est peut-être le symbole de déplacements de richesses vers l’est, enfin seulement pour une maigre partie de la population. En attendant, toutes ces entreprises fleurissent à une vitesse incroyable. Alors qu’un développement anarchique et inconsidéré dans ce pays apportera une pollution catastrophique. Mais comment demander à des pays en voie de développement de limiter leur production et de respecter les lois coûteuses du respect de l’environnement alors qu’en Europe, nous commençons juste à les appliquer et qu’aux Etats-Unis, elles ne sont toujours pas d’actualité. Il n’y a déjà aucun respect de l’environnement en Inde, pas de poubelle dans les rues et les villes surpeuplées évacuent leurs déchets dans les rivières et les océans. Espérons qu’ils ne se jetteront pas dans une consommation abusive, comme la nôtre, et ne reproduiront pas les erreurs que nous avons faites, en développant, en plus, le nucléaire ! Dans le train
Les bus en Inde sont pratiques pour relier les villes entre elles, quand elles ne sont pas trop éloignées. En effet, à toute heure du jour et de la nuit, vous pouvez sauter dans les bus locaux qui ne coûtent rien, à la dernière seconde, quitte à monter sur les genoux des gens. Ou bien, ce sont les gens qui monteront sur vos genoux…dans les chemins tortueux, avec des arrêts à tous les villages sans pour autant que le bus ne désemplisse. Comptez trois heures pour faire 100 km. Pour faire 2.700 km, et ainsi remonter au nord du pays, nous ne prendrons pas le bus. L’express Bangalore Delhi ne met que 38 heures. Deux jours et une nuit pour nous retrouver dans la capitale. Un grand changement mais le temps passe, fin janvier, les deux tiers de notre temps en Inde sont écoulés alors nous voulons tenter de prolonger notre visa à Delhi, chose que nous n’avons pas pu faire en province. Plusieurs kilomètres de long, avec des milliers de personnes, la bête glisse hors de la ville et disparaît dans les plaines desséchées du centre de l’Inde. Il n’y a plus qu’à regarder le spectacle : En ville et à la campagne, c’est une tradition de venir faire sa grosse commission le long de la voie entre amis au petit matin et ce sont des rangées de fesses qui nous regardent, sans gêne. Un peu d’eau avec un carré de savon puis on reculotte le tout avant de faire coucou au train... Les vendeurs de thé passent dans l’allée toute la journée en criant d’une voix tout à fait ordinaire. Dommage que vous n’ayez pas le son ! Ils servent un thé noir au lait avec un mélange d’épices appelé massala dans des gobelets de terre cuite laissant aux lèvres un peu de rouge et que nous cassons ensuite en les jetant sur les rails… D’autres font le va et vient toute la journée entre les gares. Ils vendent les spécialités de leur région dans des assiettes en feuilles tressées, elles aussi jetables ou dans de l’alu et du plastique qui passe également par la fenêtre. Des gamins pouilleux montent dans le train sans billet, nettoient avec un torchon encore plus sale qu’eux sous les sièges et dans les allées, avant de mendier quelques roupies qu’ils seront obligés, bien souvent, de remettre aux contrôleurs... À Hyderabad, un groupe de musulmans pieux s’installe dans notre wagon. Quelques heures plus tard, ils ont construit une véritable forteresse, on ne peut plus close, avec de longs draps tenus par des cordes, où les femmes se dévoileront, à l’abri des regards pour le reste du voyage… À côté de moi, une jeune maman est incroyablement belle... La nuit s’écoule tranquillement sur notre couchette dans le bruit lancinant du frottement des wagons, des ronflements et de la prière de cinq heures. De plus en plus loin derrière moi, tu restes seule sans savoir, encore une fois, si nous allons nous revoir…
Petit grain de poivre
Coincé dans ma dent, Tu secrètes ton parfum, Sucré, salé, Ton venin.
Du bout de ma langue, Je t’effleure, Douce, brûlante, Profane saveur.
A ta sauce, Ma salade, J’ai composé,
Avalé, digéré, Je n’ai plus goût à rien,
Seul dans ce palais Sainte demeure De nos baisers
De l’effronté, le destin, Tes papilles ont scellé.
Carnet de voyage - treize jours à Bali English translation pending
Bonjour à tous !
Je tiens tout d'abord à remercier tous les utilisateurs de notre forum préféré qui par leur participation nous ont permis de bien organiser notre voyage à Bali.
De retour en France, j'espere par ce récit de voyage vous faire profiter de notre expérience et vous aider à preparer votre futur voyage.
Dans les lignes qui vont suivre, je décrirai notre expérience, la façon dont nous avons vecu notre périple. Peut être avez vous vécu les mêmes choses, mais avec un ressenti différent. Notre jugement sur tel ou tel site, n'est pas LA VERITE, mais représente notre vécu.
Bonne lecture pour les courageux qui iront jusqu'à la fin de ce carnet.
Dis moi comment tu voyages, je te dirai qui tu es !
Nous sommes un couple de 43 ans, 2 enfants ados que nous laissons à la maison, nous vivons à la campagne, nous voyageons à l'étranger depuis 6 ans. Nous ne nous définissons pas comme des routards et voyagions jusqu'à présent avec des tours opérateurs. Le contact avec les membres de notre association locale ABM, nous a fait découvrir une autre façon de voyager. Avec les circuits, nous voyons beaucoup de choses merveilleuses, mais nous n'avions pas le temps de nous poser, de faire des rencontres. Le but de notre voyage était de découvrir Bali mais aussi les Balinais.
Allez, assez de blabla, en route !
Avril 2009 :
Réservation du 18/05/09 au 02/06/09 auprès de l'agence de voyage d'une grande enseigne de supermarché (L.....c)
Réservons également 3 nuits d'hotel à Légian, histoire de prendre un peu nos marques avant de nous débrouiller seuls. Prenons aussi le transfert de l'aéroport à l'hotel.
Coût total pour 2 personnes : 1973 euros (1721 + 216 + 36)
Lundi 18 mai :
Véhicule personnel déposé à "Transparc 95" et sommes conduits par leurs soins à l'aéroport (++).
Départ 14h Paris Charles De Gaulle – compagnie "Cathay pacific" (++)
Mardi 19 mai :
Arrivée à Hong Kong à 7h30 (soit après 11h30 de vol)
Départ vers Bali 10h05 – Arrivée à Denpasar 14h50 (soit 4h45 de vol)
Beaucoup d'attente à l'aéroport pour les formalités de police (environ 1h30), finalement nous sortons et récuperons nos bagages qui ont déjà été pris en charge par deux porteurs. Rapidement ils nous dirigent vers la sortie, en nous incitant à faire le change dans l'aéroport, ils nous dirigent vers un guichet de leur choix (certainement vers une bonne copine) puis vers un taxi. Nous refusons de faire le change et de prendre leur taxi. Pour le taxi, nous avions réservé un transfert vers notre hotel. Pour le change, nous refusons car nous les trouvons trop insistant et puis je n'aime pas que l'on me saute sur le poil dès mon arrivée, même pas le temps de respirer ...
Arrivée à notre hotel : All Seasons Légian (+) (72 euros/nuit) chambre spacieuse, clim, bon accueil, piscine correcte, pas d'espace vert.
Effectuons le change dans l'hotel : 1 euro --> 13 200 roupias.
Diner à l'hotel : Trés bon, belles présentations (184 000 rps - 14 euros pour 2)
A l'hotel, premier massage pour Nathalie (++) (massage du cuir chevelu 250 000 rps – 19 euros pour 1 heure)
Mecredi 20 mai :
Petit dej à l'hotel (compris dans le prix de la chambre) puis découverte à pied des environs, Legian, Kuta, Seminyak.
Nous sommes en pleine ville, des kilomètres de boutiques remplies de contrefaçons, tous les 30 mètres un salon de massage, des taxis qui ne cessent de klaxonner pour attirer l'attention des clients, des bars avec beaucoup d'australiens. La bonne station balnéaire pour touristes, bruyante, grouillante de monde mais néanmois la ballade sur le bord de mer est sympa.
Tentons un petit salon de massage dans Kuta et constatons que les prix sont beaucoup moins chèrs qu'à notre hotel (une pédicure et un massage du dos 2 x 30 mn pour 100 000 Rps – 7, 6 euros)
Idem pour les restaurants, déjeuner à Kuta Bali Corner Popies lane II : Nourriture simple et très correcte, restaurant bruyant mais nous sommes à Kuta ... (62 000 Rps – 4, 7 euros pour 2) - Diner à Légian (100 000 Rps).
La plupart du temps, lors de nos 15 jours de voyage nous avons mangé dans des petits restaurants (Warung), la nourriture a toujours été très correcte et les prix minimes.
Pour finir la soirée, je me fais faire un massage à la pierre chaude dans un salon de Légian (1h30 110 000 Rps), difficile de résister à la tentation... Généralement en France je craque en passant devant une boulangerie, mais n'en trouvant pas il me fallait bien succomber à de nouveaux plaisirs
Jeudi 21 mai :
Nous louons un scooter pour la journée (50 000 Rps – 3, 8 euros / pour l'essence 5 000/L – 40 cts d'euros), le loueur me demande mon permis international et me precise qu'il n'y a pas d'assurance. A nous d'être prudents, je sais que ce n'est pas bien de rouler sans assurance, mais nous le louons tout de même. Ils nous donnent également deux casques, qui ont déjà du servir à des dizaines de personnes, mais nous pensons qu'après un bon shampoing nos cheveux ne nous en voudront pas.
Direction le sud de l'ile, ULUWATU situé à 25 kilomètres de notre hotel. Après être sortis de la ville bruyante retrouvons avec plaisir la campagne et le calme, nous nous dirigeons tranquillement sur une petite route vers le temple d'Uluwatu. A notre arrivée, un guide parlant quelques mots de français nous propose ses services pour la visite, surtout selon ses dires afin de nous éviter tous déboires avec les singes voleurs se trouvant aux abords du temple. Après une petite négociation, il nous guide pendant environ une heure pour 80 000 Rps, l'entrée du temple était également payante mais modique (3 000 Rps/pers). Finalement, nous ne regrettons pas la compagnie de ce guide, grace à sa présence nous avons pu faire des photos avec certains singes. Seuls nous n'aurions jamais oser faire des photos avec un singe sur l'épaule et sa compagnie fut plaisante. L'intérieur du temple est réservé aux pratiquants mais il est situé dans un cadre étonnant. A VOIR ! (+++)
Quittons le temple, et nous dirigeons vers la plage de Pantai Uluwatu (++) connue mondialement dans le monde du surf, déjeunons dans un warung entourés de surfeurs avec vue sur la mer, idéal pour les photos de surf (la pratique est réservée aux surfeurs confirmés)
Vendredi 22 mai :
Quittons notre hotel, nous sommes maintenant totalement autonomes et esperons que trouver un lieu de couchage se révelera aussi facile que de trouver un restaurant bon marché.
Wayan, un jeune guide indonésien parlant le français vient nous chercher à 9h00 à l'hotel et doit nous conduire à Ubud, sur le chemin nous lui demandons de nous faire découvir son pays. (contact : wayanbagus78@yahoo.com)
Nous avions contacté Wayan par internet de France grace aux conseils de membres de voyageforum.com, qui avaient été satisfaits de ses services. Nous voici donc partis à bord d'un véhicule confortable, climatisé, conduit par Wayan (30 euros/jour).
Visitons le temple Pura Kehen à Bangli (+), découvrons nos premières rizieres en térrasse à Tagallalang (+++). Wayan nous propose de déjeuner sur le marché de Bangli, ville dont il est originaire, il nous y présente quelques amis.
En milieu d'après midi arrivons à Ubud, demandons à Wayan de nous conseiller un lieu pour dormir. Il nous dirige dans Monkey Forest Road dans un ensemble de petits bungalows "DEWIAYU Accomodation" (tel : 085238361344). Prenons une chambre à 150 000Rps/nuit petit dej inclus, ventillateur, douche chaude, terrasse avec salon de jardin devant le bungalow avec vue sur une végétation luxuriante, calme, très propre, piscine, très bon accueil du personnel. Bonne adresse nous la conseillons (++).
Nous vous conseillons également un petit resto à proximité toujours dans Monkey Forest "Bendi's Restaurant", la cuisine y est très bonne et économique. La patronne est très aimable, le patron met un peu plus de temps à se dérider mais après deux repas nous finissons par y etre réconnus et en faisons notre cantine pendant notre séjour à Ubud.
Samedi 23 mai :
Nouvelle journée avec Wayan, lui demandons de nous conduire vers le lac Batur avec des arrêts découvertes en chemin. Nous souhaitions notamment visiter le temple de Besakih, Wayan ne nous cache pas sa réticence à nous y conduire arguant que l'accueil n'y est pas bon, que les guides locaux sont agressifs. Ayant déjà lu les mêmes genres de propos lors de la préparation de notre voyage, nous décidons de ne pas y aller (c'est peut être le plus beau temple de Bali mais c'est surement pas non plus le Taj Mahal ...). Nous ne pouvons donc vous conseiller sur l'acceuil qui y est réservé aux touristes.
En direction du lac Batur, nous faisons un arrêt au marché de Gianyar (+) (grand marché local, quantité de denrées alimentaires jusqu'alors inconnues de nous), puis nous visitons le temple de Tuta Empul à Tempaksiring avant d'arriver au lac Batur (paysage grandiose malheureusement sous un ciel voilé, le mont batur retenant les nuages ++).
Après le repas visitons le temple Pura Ulun Danu Batur, où dés notre arrivée, nous sommes très mal accueillis par des femmes réclamant une somme exhorbitante pour entrer sur le site, Wahan nous fait discretement comprendre de ne pas s'occuper d'elles (-), visitons les lieux en sa compagnie. A notre sortie, sommes à nouveau pris à partie par le même comité d'accueil (--), cela nous donne un goût de ce que nous aurions pu vivre à Besakih (Wayan est gêné de cette situation, il n'est pas certain qu'il remette les pieds ici de si tôt).
Sur le chemin du retour Wayan nous arrête à Bangli, où il nous conduit à son domicile pour rencontrer son épouse et sa petite fille de 2 ans.
Continuons notre chemin avec un arrêt près du cimetiere de Bangli (superbe vue sur les rizières) puis enfin à la grotte Goa Gadja à Peliatan (+).
Satisfaits de la prestation de Wayan, nous lui demandons ses disponibilités dans les jours à venir pour 3 jours suplémentaires (il ne pourra que 2)
Dimanche 24 mai :
Wayan vient nous chercher à notre hotel – direction Bedugul et le lac Bratan.
Après 1h45 de voiture arrivons à Bedugul, nous arrêtons sur les bords du lac dans un magnifique jardin (++) (cadre très sympa) nous dirigeons ensuite au marché aux fleurs de Bedugul.
Pour le déjeuner Wayan nous conduit à la source chaude de Angseri (++). Un petit site très calme entouré d'une végétation luxuriante, fréquenté principalement par les balinais (possibilité de se baigner mais nous avions oublié les maillots :(
Visite ensuite des sources de Tirta Empul à Tampaksiring (+++), énormément de monde, beaucoup d'hindoux venant se purifier dans les eaux de ce temple, mais aussi des touristes de tout horizon (un peu Lourdes à la mode Balinaise).
Enfin visite du temple Taman Ayun à Mengwi (++) (breve visite car nous sommes pris par une averse :(
Lundi 25 mai :
Découverte du centre d'Ubud à pied (++).
Désireux de goûter une cuisine un peu plus rafinée que dans nos warungs habituels, nous déjeunons au "Lotus café" et goûtons au fameux "Bebek Betutu" (canard fumé) (+) avec vue sur un merveilleux jardin (++).
En fin d'après midi dans un cyber centre faisons la connaissance d'Agung. A 18 ans, elle vient de terminer sa scolarité (publique) et travaille ici en espèrant pouvoir poursuivre ses études. Malheureusement, le coût s'avere trop élevé pour sa famille de paysans. Elle demande a ce que nous l'aidions à augmenter ses revenus. Nous avions prevu le lendemain de faire une visite à pied dans la campagne de Ubud et lui proposant de nous accompagner pour nous servir de guide.
Prenons un verre et un goûter au "Tropical View café" (+++) dans le bas de Monkey forest. Superbe vue sur une rizière, le "lemon crumble cake" avec un "hot orange juice" vaut un aller-retour à Bali – Carrement !
Mardi 26 mai :
8h00 : Agung arrive avec un sourire jusqu'aux oreilles pour nous conduire dans la campagne, qu'elle ne connait pas mais sa compagnie est très plaisante et nous découvrons un peu la vie d'une jeune fille à Bali (+++).
Après 500 m de promenade croisons un serpent, pas agressif mais sur ses gardes et nous faisant bien comprendre qu'il se trouvait ici chez lui (inconscient de ce type de rencontre possible, j'étais parti en sandales ...). La présence de Agung nous permet de nous diriger et de demander notre chemin aux paysans que nous croisons.
La matinée se termine, nous "payons" Agung pour son "travail" ;-) et toujours désireuse d'en faire plus, nous lui confions de l'argent pour l'achat d'un chapeau de paysan. Nous le récupererons en fin d'après midi au cyber.
Déjeuner dans Monkey Forest (derriere le terrain de foot) au "Arie's Warung" (+++, allez y !), nous avons très bien mangé, le patron est génial, il nous donne plein de tuyaux sur la vie à Bali, les visites à faire, du vocabulaire très utile en balinais (non merci, déjà acheté, laisser moi tranquille ...), il est fier de nous montrer son livre d'or avec le message laisser par Lizarazu (le footballeur) en janvier 2005.
Nous voulions un moment de détente en couple dans un super cadre, nous décidons donc d'aller dans un spa réputé (le ubud sari health resort). Le bain de fleurs imaginé dans une petite piscine privative est remplacé par deux baignoires (comme à la maison en plus petites) avec quelques pétales. Les massages sont agréables mais nous ne faisons pas la différence avec ceux déjà reçus. L'accueil est froid, le cadre est sympa mais sans plus... Pour conclure la différence de prix ne vaut pas la prestation : 577 000 Rps – 45 euros pour 2 heures de soins pour deux personnes / en comparaison la veille dans Monkey forest un petit salon (tout aussi sympa avec un meilleur accueil) 1 H de massage pour 2 pers 160 000 Rps.
Dans la soirée assistons à une représentation du "Lelong Dance" à l'Ubud Palace (++). Attention ! Spectacle en plein air heureusement sans pluie, mais elle a été souvent présente en fin de journée durant nos 5 jours à Ubud, comment cela se passe t il quand il pleut ? Le spectacle est-il annulé ? et quand la pluie tombe – ça tombe !). Nous avions réservé les places auprès du responsable des bungalows où nous logions mais tout le monde en vend. Le vendeur reçoit une petite commission donc choisissez votre vendeur (c'est un moyen simple de faire plaisir). Nous les avions acheté à l'avance et aurions préféré en faire profiter Agung.
Mercredi 27 mai :
Départ vers Amed, notre chauffeur habituel Wayan n'était pas disponible. Le gérant de notre lieu d'hébergement nous présente un chauffeur de taxi de sa connaissance. Dewa Putu Adnyana (+) (tel : 081 647 00695) parle anglais, il nous conduit à Amed en nous permettant de découvrir en passant le Taman Gili de Klungung (++), le palais de l'eau (++) et les magnifiques rizières en terasse (+++) de Tirtagangga.
En début d'après midi, sur notre demande afin de trouver un hébergement, il nous conduit au "Bamboo Bali" (++) à Jemeluk (un peu après Amed). Bungalows de 100 000 à 250 000 Rps. Nous en choisissons un à 100 000 – une grande chambre avec 2 grands lits – une moustiquaire – un ventilo – salle de douche avec toilette attenante – eau froide (enfin tiede +/- 25 °) - salon de jardin avec hamac devant le bungalow - ptt dej compris. Restaurant à 10 m – plage à 50 m.
Le secteur est très calme, fini les magasins, les chauffeurs de taxi qui ne cessent de klaxonner ... Attention, prévoir de l'argent, plus de distributeurs d'argent, plus de bureaux de change. Ici : calme, repos, nature, mer...
Jeudi 28 mai :
Aujourd'hui découverte des fonds marins avec masque, tuba et palmes ("Snorkeling" pour les anglophones). Nous les louons au Bamboo Bali (35 000 Rps/jour). Juste en face des bungalows, à quelques mètres du bord, alors que nous avons toujours pieds, nous découvrons les premiers poissons, à 15 m les premiers coraux et les poissons multicolores sont là à 3 metres de fond. MERVEILLEUX ! La mer est bonne, il y a un peu de courant mais il ramène vers la plage, donc pas de danger.
L'après midi, nous louons un scooter et allons jetter un coup d'oeil à Tulamben, peut être irons nous demain plonger pour voir l'épave du Liberty. A notre arrivée, grand parking, nombreux 4*4 de stationnés, les indonésiens gérant le parking nous font de grands signes pour nous attirer. Très touristique comme site ! Pas ce que nous souhaitions, demi-tour et retour à la maison. Nous replongeons en fin de journée à Jemeluk. La marée est basse, il y a entre 1 et 3 mètres d'eau entre nous et les coraux, les poissons sont toujours aussi nombreux et plus près de nous.
Vendredi 29 mai :
Toujours plongée ! Nous nous dirigeons en scooter vers Bunutan. A 8 km de notre bungalow, à Ekapurnama se trouve l'épave d'un navire japonais, il a été coulé près du bord, le site est très calme. Commençons par prendre un petit thé au warung sur le bord de la plage, après avoir fait connaissance nous leur confions nos effets personnels puis allons plonger. Les poissons sont partout, il y a aussi quelques plongeurs en bouteille (ils ne verront rien de plus que nous), l'eau est claire. A droite de l'épave sur plusieurs mètres se trouvent des coraux. Si vous plongez là, mettez vous à l'eau à une cinquantaine de mètres à droite de l'épave (marquée par une bouée) et laissez vous dériver tranquillement vers l'épave, un léger courant vous y conduira. Avant de venir nous n'avions jamais plongé, nous avons hésité pour venir à Amed, mais cela vaut vraiment le coup (enfin, si vous savez nager ...).
Samedi 30 mai :
Wayan vient nous chercher pour nous reconduire vers Kuta et l'aéroport – ça sent la fin des vacances ! (Amed – Legian 35 euros). Il nous laisse au "Legian Beach Bungalow", un français croisé à Amed nous l'avait recommandé. Il ne reste qu'une chambre à 90 000 Rps, pas terrible mais nous ne devons y passer que 2 nuits. Finalement le plan se revelera mauvais (pour nous tout du moins ...). Dans le courant de la nuit, Nathalie tombe malade et il n'y a plus d'eau, les toilettes ne sont plus utilisables :( - cela restera notre seul mauvais souvenir de Bali.
Dimanche 31 mai :
Evidemement changement d'hotel - facilement je trouve une chambre à 200 m – Suri Wathi Beach Hotel (+) (200 000 Rps – clim, eau chaude, piscine, ptt dej, calme)
Retour à Kuta pour les derniers achats, les cadeaux pour les enfants... – la ville est toujours aussi bruyante et pleine de contrefaçons :(
Derniers massages et derniere belle rencontre. Made est très sympa, elle est souriante, son salon (Jf. Sahadewa No. 11 blok 7 Legian Kelok Kuta) est très agréable, accueil personnalisé, ambiance familiale dont nous aurions rapidement pu faire partie. Y aller absolument !
Lundi 1 juin :
Made (du salon de massage) nous trouve un taxi-man de sa connaissance, il nous conduit à l'aéroport pour 60 000 Rps (même trajet que lors de notre arrivée sur l'ile, mais 32 euros de moins ...) et c'est fini.
Remarques :
Conduite à Bali : Oui, les balinais ne savent pas conduire mais c'est normal ils n'apprennent pas. Pas d'auto école, on apprend avec un ami, un parent. Le permis se passe en 10 minutes, après avoir fourni une photo et payé l'autorité qui délivrera le permis. Néanmoins, nous avons trouvé nos chauffeurs assez bons conducteurs et prudents.
Conclusion : Des paysages magnifiques, des balinais souriants et courtois et cette formule de voyage nous offrant une grande liberté dans le timing et le choix des visites.
Un bon voyage mais regrettons de ne pas avoir eu le temps de voir LOMBOK (nous y retournerons donc !)
Je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à vos éventuelles questions.
Amicalement - Pascal
Je tiens tout d'abord à remercier tous les utilisateurs de notre forum préféré qui par leur participation nous ont permis de bien organiser notre voyage à Bali.
De retour en France, j'espere par ce récit de voyage vous faire profiter de notre expérience et vous aider à preparer votre futur voyage.
Dans les lignes qui vont suivre, je décrirai notre expérience, la façon dont nous avons vecu notre périple. Peut être avez vous vécu les mêmes choses, mais avec un ressenti différent. Notre jugement sur tel ou tel site, n'est pas LA VERITE, mais représente notre vécu.
Bonne lecture pour les courageux qui iront jusqu'à la fin de ce carnet.
Dis moi comment tu voyages, je te dirai qui tu es !
Nous sommes un couple de 43 ans, 2 enfants ados que nous laissons à la maison, nous vivons à la campagne, nous voyageons à l'étranger depuis 6 ans. Nous ne nous définissons pas comme des routards et voyagions jusqu'à présent avec des tours opérateurs. Le contact avec les membres de notre association locale ABM, nous a fait découvrir une autre façon de voyager. Avec les circuits, nous voyons beaucoup de choses merveilleuses, mais nous n'avions pas le temps de nous poser, de faire des rencontres. Le but de notre voyage était de découvrir Bali mais aussi les Balinais.
Allez, assez de blabla, en route !
Avril 2009 :
Réservation du 18/05/09 au 02/06/09 auprès de l'agence de voyage d'une grande enseigne de supermarché (L.....c)
Réservons également 3 nuits d'hotel à Légian, histoire de prendre un peu nos marques avant de nous débrouiller seuls. Prenons aussi le transfert de l'aéroport à l'hotel.
Coût total pour 2 personnes : 1973 euros (1721 + 216 + 36)
Lundi 18 mai :
Véhicule personnel déposé à "Transparc 95" et sommes conduits par leurs soins à l'aéroport (++).
Départ 14h Paris Charles De Gaulle – compagnie "Cathay pacific" (++)
Mardi 19 mai :
Arrivée à Hong Kong à 7h30 (soit après 11h30 de vol)
Départ vers Bali 10h05 – Arrivée à Denpasar 14h50 (soit 4h45 de vol)
Beaucoup d'attente à l'aéroport pour les formalités de police (environ 1h30), finalement nous sortons et récuperons nos bagages qui ont déjà été pris en charge par deux porteurs. Rapidement ils nous dirigent vers la sortie, en nous incitant à faire le change dans l'aéroport, ils nous dirigent vers un guichet de leur choix (certainement vers une bonne copine) puis vers un taxi. Nous refusons de faire le change et de prendre leur taxi. Pour le taxi, nous avions réservé un transfert vers notre hotel. Pour le change, nous refusons car nous les trouvons trop insistant et puis je n'aime pas que l'on me saute sur le poil dès mon arrivée, même pas le temps de respirer ...
Arrivée à notre hotel : All Seasons Légian (+) (72 euros/nuit) chambre spacieuse, clim, bon accueil, piscine correcte, pas d'espace vert.
Effectuons le change dans l'hotel : 1 euro --> 13 200 roupias.
Diner à l'hotel : Trés bon, belles présentations (184 000 rps - 14 euros pour 2)
A l'hotel, premier massage pour Nathalie (++) (massage du cuir chevelu 250 000 rps – 19 euros pour 1 heure)
Mecredi 20 mai :
Petit dej à l'hotel (compris dans le prix de la chambre) puis découverte à pied des environs, Legian, Kuta, Seminyak.
Nous sommes en pleine ville, des kilomètres de boutiques remplies de contrefaçons, tous les 30 mètres un salon de massage, des taxis qui ne cessent de klaxonner pour attirer l'attention des clients, des bars avec beaucoup d'australiens. La bonne station balnéaire pour touristes, bruyante, grouillante de monde mais néanmois la ballade sur le bord de mer est sympa.
Tentons un petit salon de massage dans Kuta et constatons que les prix sont beaucoup moins chèrs qu'à notre hotel (une pédicure et un massage du dos 2 x 30 mn pour 100 000 Rps – 7, 6 euros)
Idem pour les restaurants, déjeuner à Kuta Bali Corner Popies lane II : Nourriture simple et très correcte, restaurant bruyant mais nous sommes à Kuta ... (62 000 Rps – 4, 7 euros pour 2) - Diner à Légian (100 000 Rps).
La plupart du temps, lors de nos 15 jours de voyage nous avons mangé dans des petits restaurants (Warung), la nourriture a toujours été très correcte et les prix minimes.
Pour finir la soirée, je me fais faire un massage à la pierre chaude dans un salon de Légian (1h30 110 000 Rps), difficile de résister à la tentation... Généralement en France je craque en passant devant une boulangerie, mais n'en trouvant pas il me fallait bien succomber à de nouveaux plaisirs
Jeudi 21 mai :
Nous louons un scooter pour la journée (50 000 Rps – 3, 8 euros / pour l'essence 5 000/L – 40 cts d'euros), le loueur me demande mon permis international et me precise qu'il n'y a pas d'assurance. A nous d'être prudents, je sais que ce n'est pas bien de rouler sans assurance, mais nous le louons tout de même. Ils nous donnent également deux casques, qui ont déjà du servir à des dizaines de personnes, mais nous pensons qu'après un bon shampoing nos cheveux ne nous en voudront pas.
Direction le sud de l'ile, ULUWATU situé à 25 kilomètres de notre hotel. Après être sortis de la ville bruyante retrouvons avec plaisir la campagne et le calme, nous nous dirigeons tranquillement sur une petite route vers le temple d'Uluwatu. A notre arrivée, un guide parlant quelques mots de français nous propose ses services pour la visite, surtout selon ses dires afin de nous éviter tous déboires avec les singes voleurs se trouvant aux abords du temple. Après une petite négociation, il nous guide pendant environ une heure pour 80 000 Rps, l'entrée du temple était également payante mais modique (3 000 Rps/pers). Finalement, nous ne regrettons pas la compagnie de ce guide, grace à sa présence nous avons pu faire des photos avec certains singes. Seuls nous n'aurions jamais oser faire des photos avec un singe sur l'épaule et sa compagnie fut plaisante. L'intérieur du temple est réservé aux pratiquants mais il est situé dans un cadre étonnant. A VOIR ! (+++)
Quittons le temple, et nous dirigeons vers la plage de Pantai Uluwatu (++) connue mondialement dans le monde du surf, déjeunons dans un warung entourés de surfeurs avec vue sur la mer, idéal pour les photos de surf (la pratique est réservée aux surfeurs confirmés)
Vendredi 22 mai :
Quittons notre hotel, nous sommes maintenant totalement autonomes et esperons que trouver un lieu de couchage se révelera aussi facile que de trouver un restaurant bon marché.
Wayan, un jeune guide indonésien parlant le français vient nous chercher à 9h00 à l'hotel et doit nous conduire à Ubud, sur le chemin nous lui demandons de nous faire découvir son pays. (contact : wayanbagus78@yahoo.com)
Nous avions contacté Wayan par internet de France grace aux conseils de membres de voyageforum.com, qui avaient été satisfaits de ses services. Nous voici donc partis à bord d'un véhicule confortable, climatisé, conduit par Wayan (30 euros/jour).
Visitons le temple Pura Kehen à Bangli (+), découvrons nos premières rizieres en térrasse à Tagallalang (+++). Wayan nous propose de déjeuner sur le marché de Bangli, ville dont il est originaire, il nous y présente quelques amis.
En milieu d'après midi arrivons à Ubud, demandons à Wayan de nous conseiller un lieu pour dormir. Il nous dirige dans Monkey Forest Road dans un ensemble de petits bungalows "DEWIAYU Accomodation" (tel : 085238361344). Prenons une chambre à 150 000Rps/nuit petit dej inclus, ventillateur, douche chaude, terrasse avec salon de jardin devant le bungalow avec vue sur une végétation luxuriante, calme, très propre, piscine, très bon accueil du personnel. Bonne adresse nous la conseillons (++).
Nous vous conseillons également un petit resto à proximité toujours dans Monkey Forest "Bendi's Restaurant", la cuisine y est très bonne et économique. La patronne est très aimable, le patron met un peu plus de temps à se dérider mais après deux repas nous finissons par y etre réconnus et en faisons notre cantine pendant notre séjour à Ubud.
Samedi 23 mai :
Nouvelle journée avec Wayan, lui demandons de nous conduire vers le lac Batur avec des arrêts découvertes en chemin. Nous souhaitions notamment visiter le temple de Besakih, Wayan ne nous cache pas sa réticence à nous y conduire arguant que l'accueil n'y est pas bon, que les guides locaux sont agressifs. Ayant déjà lu les mêmes genres de propos lors de la préparation de notre voyage, nous décidons de ne pas y aller (c'est peut être le plus beau temple de Bali mais c'est surement pas non plus le Taj Mahal ...). Nous ne pouvons donc vous conseiller sur l'acceuil qui y est réservé aux touristes.
En direction du lac Batur, nous faisons un arrêt au marché de Gianyar (+) (grand marché local, quantité de denrées alimentaires jusqu'alors inconnues de nous), puis nous visitons le temple de Tuta Empul à Tempaksiring avant d'arriver au lac Batur (paysage grandiose malheureusement sous un ciel voilé, le mont batur retenant les nuages ++).
Après le repas visitons le temple Pura Ulun Danu Batur, où dés notre arrivée, nous sommes très mal accueillis par des femmes réclamant une somme exhorbitante pour entrer sur le site, Wahan nous fait discretement comprendre de ne pas s'occuper d'elles (-), visitons les lieux en sa compagnie. A notre sortie, sommes à nouveau pris à partie par le même comité d'accueil (--), cela nous donne un goût de ce que nous aurions pu vivre à Besakih (Wayan est gêné de cette situation, il n'est pas certain qu'il remette les pieds ici de si tôt).
Sur le chemin du retour Wayan nous arrête à Bangli, où il nous conduit à son domicile pour rencontrer son épouse et sa petite fille de 2 ans.
Continuons notre chemin avec un arrêt près du cimetiere de Bangli (superbe vue sur les rizières) puis enfin à la grotte Goa Gadja à Peliatan (+).
Satisfaits de la prestation de Wayan, nous lui demandons ses disponibilités dans les jours à venir pour 3 jours suplémentaires (il ne pourra que 2)
Dimanche 24 mai :
Wayan vient nous chercher à notre hotel – direction Bedugul et le lac Bratan.
Après 1h45 de voiture arrivons à Bedugul, nous arrêtons sur les bords du lac dans un magnifique jardin (++) (cadre très sympa) nous dirigeons ensuite au marché aux fleurs de Bedugul.
Pour le déjeuner Wayan nous conduit à la source chaude de Angseri (++). Un petit site très calme entouré d'une végétation luxuriante, fréquenté principalement par les balinais (possibilité de se baigner mais nous avions oublié les maillots :(
Visite ensuite des sources de Tirta Empul à Tampaksiring (+++), énormément de monde, beaucoup d'hindoux venant se purifier dans les eaux de ce temple, mais aussi des touristes de tout horizon (un peu Lourdes à la mode Balinaise).
Enfin visite du temple Taman Ayun à Mengwi (++) (breve visite car nous sommes pris par une averse :(
Lundi 25 mai :
Découverte du centre d'Ubud à pied (++).
Désireux de goûter une cuisine un peu plus rafinée que dans nos warungs habituels, nous déjeunons au "Lotus café" et goûtons au fameux "Bebek Betutu" (canard fumé) (+) avec vue sur un merveilleux jardin (++).
En fin d'après midi dans un cyber centre faisons la connaissance d'Agung. A 18 ans, elle vient de terminer sa scolarité (publique) et travaille ici en espèrant pouvoir poursuivre ses études. Malheureusement, le coût s'avere trop élevé pour sa famille de paysans. Elle demande a ce que nous l'aidions à augmenter ses revenus. Nous avions prevu le lendemain de faire une visite à pied dans la campagne de Ubud et lui proposant de nous accompagner pour nous servir de guide.
Prenons un verre et un goûter au "Tropical View café" (+++) dans le bas de Monkey forest. Superbe vue sur une rizière, le "lemon crumble cake" avec un "hot orange juice" vaut un aller-retour à Bali – Carrement !
Mardi 26 mai :
8h00 : Agung arrive avec un sourire jusqu'aux oreilles pour nous conduire dans la campagne, qu'elle ne connait pas mais sa compagnie est très plaisante et nous découvrons un peu la vie d'une jeune fille à Bali (+++).
Après 500 m de promenade croisons un serpent, pas agressif mais sur ses gardes et nous faisant bien comprendre qu'il se trouvait ici chez lui (inconscient de ce type de rencontre possible, j'étais parti en sandales ...). La présence de Agung nous permet de nous diriger et de demander notre chemin aux paysans que nous croisons.
La matinée se termine, nous "payons" Agung pour son "travail" ;-) et toujours désireuse d'en faire plus, nous lui confions de l'argent pour l'achat d'un chapeau de paysan. Nous le récupererons en fin d'après midi au cyber.
Déjeuner dans Monkey Forest (derriere le terrain de foot) au "Arie's Warung" (+++, allez y !), nous avons très bien mangé, le patron est génial, il nous donne plein de tuyaux sur la vie à Bali, les visites à faire, du vocabulaire très utile en balinais (non merci, déjà acheté, laisser moi tranquille ...), il est fier de nous montrer son livre d'or avec le message laisser par Lizarazu (le footballeur) en janvier 2005.
Nous voulions un moment de détente en couple dans un super cadre, nous décidons donc d'aller dans un spa réputé (le ubud sari health resort). Le bain de fleurs imaginé dans une petite piscine privative est remplacé par deux baignoires (comme à la maison en plus petites) avec quelques pétales. Les massages sont agréables mais nous ne faisons pas la différence avec ceux déjà reçus. L'accueil est froid, le cadre est sympa mais sans plus... Pour conclure la différence de prix ne vaut pas la prestation : 577 000 Rps – 45 euros pour 2 heures de soins pour deux personnes / en comparaison la veille dans Monkey forest un petit salon (tout aussi sympa avec un meilleur accueil) 1 H de massage pour 2 pers 160 000 Rps.
Dans la soirée assistons à une représentation du "Lelong Dance" à l'Ubud Palace (++). Attention ! Spectacle en plein air heureusement sans pluie, mais elle a été souvent présente en fin de journée durant nos 5 jours à Ubud, comment cela se passe t il quand il pleut ? Le spectacle est-il annulé ? et quand la pluie tombe – ça tombe !). Nous avions réservé les places auprès du responsable des bungalows où nous logions mais tout le monde en vend. Le vendeur reçoit une petite commission donc choisissez votre vendeur (c'est un moyen simple de faire plaisir). Nous les avions acheté à l'avance et aurions préféré en faire profiter Agung.
Mercredi 27 mai :
Départ vers Amed, notre chauffeur habituel Wayan n'était pas disponible. Le gérant de notre lieu d'hébergement nous présente un chauffeur de taxi de sa connaissance. Dewa Putu Adnyana (+) (tel : 081 647 00695) parle anglais, il nous conduit à Amed en nous permettant de découvrir en passant le Taman Gili de Klungung (++), le palais de l'eau (++) et les magnifiques rizières en terasse (+++) de Tirtagangga.
En début d'après midi, sur notre demande afin de trouver un hébergement, il nous conduit au "Bamboo Bali" (++) à Jemeluk (un peu après Amed). Bungalows de 100 000 à 250 000 Rps. Nous en choisissons un à 100 000 – une grande chambre avec 2 grands lits – une moustiquaire – un ventilo – salle de douche avec toilette attenante – eau froide (enfin tiede +/- 25 °) - salon de jardin avec hamac devant le bungalow - ptt dej compris. Restaurant à 10 m – plage à 50 m.
Le secteur est très calme, fini les magasins, les chauffeurs de taxi qui ne cessent de klaxonner ... Attention, prévoir de l'argent, plus de distributeurs d'argent, plus de bureaux de change. Ici : calme, repos, nature, mer...
Jeudi 28 mai :
Aujourd'hui découverte des fonds marins avec masque, tuba et palmes ("Snorkeling" pour les anglophones). Nous les louons au Bamboo Bali (35 000 Rps/jour). Juste en face des bungalows, à quelques mètres du bord, alors que nous avons toujours pieds, nous découvrons les premiers poissons, à 15 m les premiers coraux et les poissons multicolores sont là à 3 metres de fond. MERVEILLEUX ! La mer est bonne, il y a un peu de courant mais il ramène vers la plage, donc pas de danger.
L'après midi, nous louons un scooter et allons jetter un coup d'oeil à Tulamben, peut être irons nous demain plonger pour voir l'épave du Liberty. A notre arrivée, grand parking, nombreux 4*4 de stationnés, les indonésiens gérant le parking nous font de grands signes pour nous attirer. Très touristique comme site ! Pas ce que nous souhaitions, demi-tour et retour à la maison. Nous replongeons en fin de journée à Jemeluk. La marée est basse, il y a entre 1 et 3 mètres d'eau entre nous et les coraux, les poissons sont toujours aussi nombreux et plus près de nous.
Vendredi 29 mai :
Toujours plongée ! Nous nous dirigeons en scooter vers Bunutan. A 8 km de notre bungalow, à Ekapurnama se trouve l'épave d'un navire japonais, il a été coulé près du bord, le site est très calme. Commençons par prendre un petit thé au warung sur le bord de la plage, après avoir fait connaissance nous leur confions nos effets personnels puis allons plonger. Les poissons sont partout, il y a aussi quelques plongeurs en bouteille (ils ne verront rien de plus que nous), l'eau est claire. A droite de l'épave sur plusieurs mètres se trouvent des coraux. Si vous plongez là, mettez vous à l'eau à une cinquantaine de mètres à droite de l'épave (marquée par une bouée) et laissez vous dériver tranquillement vers l'épave, un léger courant vous y conduira. Avant de venir nous n'avions jamais plongé, nous avons hésité pour venir à Amed, mais cela vaut vraiment le coup (enfin, si vous savez nager ...).
Samedi 30 mai :
Wayan vient nous chercher pour nous reconduire vers Kuta et l'aéroport – ça sent la fin des vacances ! (Amed – Legian 35 euros). Il nous laisse au "Legian Beach Bungalow", un français croisé à Amed nous l'avait recommandé. Il ne reste qu'une chambre à 90 000 Rps, pas terrible mais nous ne devons y passer que 2 nuits. Finalement le plan se revelera mauvais (pour nous tout du moins ...). Dans le courant de la nuit, Nathalie tombe malade et il n'y a plus d'eau, les toilettes ne sont plus utilisables :( - cela restera notre seul mauvais souvenir de Bali.
Dimanche 31 mai :
Evidemement changement d'hotel - facilement je trouve une chambre à 200 m – Suri Wathi Beach Hotel (+) (200 000 Rps – clim, eau chaude, piscine, ptt dej, calme)
Retour à Kuta pour les derniers achats, les cadeaux pour les enfants... – la ville est toujours aussi bruyante et pleine de contrefaçons :(
Derniers massages et derniere belle rencontre. Made est très sympa, elle est souriante, son salon (Jf. Sahadewa No. 11 blok 7 Legian Kelok Kuta) est très agréable, accueil personnalisé, ambiance familiale dont nous aurions rapidement pu faire partie. Y aller absolument !
Lundi 1 juin :
Made (du salon de massage) nous trouve un taxi-man de sa connaissance, il nous conduit à l'aéroport pour 60 000 Rps (même trajet que lors de notre arrivée sur l'ile, mais 32 euros de moins ...) et c'est fini.
Remarques :
Conduite à Bali : Oui, les balinais ne savent pas conduire mais c'est normal ils n'apprennent pas. Pas d'auto école, on apprend avec un ami, un parent. Le permis se passe en 10 minutes, après avoir fourni une photo et payé l'autorité qui délivrera le permis. Néanmoins, nous avons trouvé nos chauffeurs assez bons conducteurs et prudents.
Conclusion : Des paysages magnifiques, des balinais souriants et courtois et cette formule de voyage nous offrant une grande liberté dans le timing et le choix des visites.
Un bon voyage mais regrettons de ne pas avoir eu le temps de voir LOMBOK (nous y retournerons donc !)
Je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à vos éventuelles questions.
Amicalement - Pascal
Parcours en Indonésie au mois de juillet English translation pending
Bonjour,
Bonjour,
Nous partons en indonésie en juillet, nous arrivons à Jakarta le 7 juillet nous pensions faire le parcours suivant :
jakarta -yogakarta, surabaya de surabaya nous voulons prendre un vol pour- lombok et nous reposer une semaine sur une belle plage tranquillepuis komodo pour les dragons -une île vers komodo mais je ne sais pas laquelle -ensuite Bali -de Bali nous prenons un vol pour Bangkok avant de rentrer en France
pour nous connaître : nous avons l'habitude de voyager, nous ne recherchons pas de repères pour routards, nous voulons avancer tranquillement sans trop courir, faire des randonnées et découvrir des endroits pas trop touristique, (une belle plage tranquille pour se reposer à lombok (je pense que les plages y sont calmes et très jolies ?)
mes questions :que pensez vous de notre parcours ? quels sont les endroits (suivant notre parcours) à ne pas manquer
je cherche :un hôtel à Jakarta, bien situéune plage à lombok et une adresse pour y dormirun guide pour komodoest il possible de voyager seul en iran jaya, comment y aller
et toutes les adresses que vous voudrez bien partager
merci d'avance
Itinéraire de trois semaines à Bali English translation pending
Bonjour,
Comme beaucoup je sollicite votre avis sur un circuit à Bali. Nous serons là bas du 23 mai au 13 juin. Nous souhaitons faire un peu de tout: farniante et snorkeling, visite de temple, randonnées, spectacle de danse et si possible assister à une céremonie. Hors de question pour nous d'enchainer les visites à un rythme endiablé. J'évite les agences de voyage et tours organisés entre autre à cause de ça. Par contre difficile pour moi de faire des choix tant il y a de choses à voir et à faire....et j'ai peur de surcharger mon programme...alors qu'en fait je prefere en faire moins et en profiter plus.
J1 (23/5) arrivée à 21H30 à l'aeroport. Hotel au puri bambu à jimbaran. J2: Même hotel. J3: location d'une voiture avec chauffeur pour ballade le long de la cote ouest de la presqu'ile de bukit, coucher du soleil au temple uluwatu et spectacle de Kecak à 18h. Hotel à Balangan au flower bud ou toujours à jimbaran. (avis?) J4: Depart pour Ubud en bus perama depuis Kuta. J5: Ubud à pied, vélo ou scooter. J6: region autour ubud avec chauffeur guide. J7: transfert vers un hotel de la région de Jaliluwih le matin. rando l'aprem J8: Transfert vers gilimanuk avec chauffeur guide pour arrêt le long de la route. Puis bateau pour java et nuit à Ketapan. J9: Excursion au kawah ijen avec notre chauffeur s'il a accepté de nous conduire à java... sinon, avec l'hotel. Puis retour sur bali: hotel à lovina. J10: Dolphins tour, snorkeling le matin. Location voiture avec chauffeur pour ballade et transfert vers munduk l'apres midi. Nuit Munduk J11: rando munduk. (tour des temples et du lac tamblingan? Ou cascade de tanah barak?) J12: transfert en voiture avec chauffeur vers le mont batur. Nuit au Lakeside cottages à Tayabungkah. J13: ascention du mont batur organisé par notre hotel. repos Nuit idem J14: Puis location voiture avec chauffeur: trajet vers ahmed avec arrets: Besakih, tirgangga. Nuit à Amed. J15: snorkeling le matin. Transfert vers Sidemen . J16: Rando autour de Sidemen. J17. Transfert vers Pabangbai et bateau perama pour les iles gilis. J18 à J20: iles gilis, farniante, snorkeling, tours des iles à pied. J21: bateau pour senggigi le matin. Location d'un scooter l'apres midi. J22 (13/6): avion depart de mataram à 19H
Notre projet vous semble -t-il trop chargé? Si oui, sur quoi faire l'impasse? On va reserver certains hotels depuis la france pour etre certains d'avoir nos guides pour les randos le jour ou nous serons sur place (kawah ijen, munduk, mont batur). Cela va nous laisser peu de marge de maneuvre sur place si nous voulons changer nos plans....A moins que trouver un guide pour randonnées dans ces régions soit extremement facile? (nous n'avons pas envie de passer des heures à chercher et négocier).
Dans l'idéal il nous faudrait un chauffeur guide pour les jours: 6, 8, 9, 10, 12, 14 et 15. Pensez-vous qu'une telle réservation soit possible de la france, les jours n'étant pas continus.... Sinon, trouver un chauffeur pour la journée sur place acceptant non seulement de faire les transferts mais aussi de s'arreter le long de la route pour les sites interessant est-il facilement possible?
Prévoir un départ des iles gilis le dernier jour de notre voyage pour un transfert vers l'aeroport vous semble -t-il risqué? Par exemple risque de rester bloqués sur les iles en cas de mauvais temps?? est ce que cela peut arriver??? Un hotel (karmakayak) me propose le transfert depuis gili trawangan pour 570000Rp (bateau rapide et voiture) . C'est cher mais si c'est le prix de la tranquillité et si cela peut me permettre de "gagner" une journée sur mon programme... qu'en pensez-vous? Merçi
Comme beaucoup je sollicite votre avis sur un circuit à Bali. Nous serons là bas du 23 mai au 13 juin. Nous souhaitons faire un peu de tout: farniante et snorkeling, visite de temple, randonnées, spectacle de danse et si possible assister à une céremonie. Hors de question pour nous d'enchainer les visites à un rythme endiablé. J'évite les agences de voyage et tours organisés entre autre à cause de ça. Par contre difficile pour moi de faire des choix tant il y a de choses à voir et à faire....et j'ai peur de surcharger mon programme...alors qu'en fait je prefere en faire moins et en profiter plus.
J1 (23/5) arrivée à 21H30 à l'aeroport. Hotel au puri bambu à jimbaran. J2: Même hotel. J3: location d'une voiture avec chauffeur pour ballade le long de la cote ouest de la presqu'ile de bukit, coucher du soleil au temple uluwatu et spectacle de Kecak à 18h. Hotel à Balangan au flower bud ou toujours à jimbaran. (avis?) J4: Depart pour Ubud en bus perama depuis Kuta. J5: Ubud à pied, vélo ou scooter. J6: region autour ubud avec chauffeur guide. J7: transfert vers un hotel de la région de Jaliluwih le matin. rando l'aprem J8: Transfert vers gilimanuk avec chauffeur guide pour arrêt le long de la route. Puis bateau pour java et nuit à Ketapan. J9: Excursion au kawah ijen avec notre chauffeur s'il a accepté de nous conduire à java... sinon, avec l'hotel. Puis retour sur bali: hotel à lovina. J10: Dolphins tour, snorkeling le matin. Location voiture avec chauffeur pour ballade et transfert vers munduk l'apres midi. Nuit Munduk J11: rando munduk. (tour des temples et du lac tamblingan? Ou cascade de tanah barak?) J12: transfert en voiture avec chauffeur vers le mont batur. Nuit au Lakeside cottages à Tayabungkah. J13: ascention du mont batur organisé par notre hotel. repos Nuit idem J14: Puis location voiture avec chauffeur: trajet vers ahmed avec arrets: Besakih, tirgangga. Nuit à Amed. J15: snorkeling le matin. Transfert vers Sidemen . J16: Rando autour de Sidemen. J17. Transfert vers Pabangbai et bateau perama pour les iles gilis. J18 à J20: iles gilis, farniante, snorkeling, tours des iles à pied. J21: bateau pour senggigi le matin. Location d'un scooter l'apres midi. J22 (13/6): avion depart de mataram à 19H
Notre projet vous semble -t-il trop chargé? Si oui, sur quoi faire l'impasse? On va reserver certains hotels depuis la france pour etre certains d'avoir nos guides pour les randos le jour ou nous serons sur place (kawah ijen, munduk, mont batur). Cela va nous laisser peu de marge de maneuvre sur place si nous voulons changer nos plans....A moins que trouver un guide pour randonnées dans ces régions soit extremement facile? (nous n'avons pas envie de passer des heures à chercher et négocier).
Dans l'idéal il nous faudrait un chauffeur guide pour les jours: 6, 8, 9, 10, 12, 14 et 15. Pensez-vous qu'une telle réservation soit possible de la france, les jours n'étant pas continus.... Sinon, trouver un chauffeur pour la journée sur place acceptant non seulement de faire les transferts mais aussi de s'arreter le long de la route pour les sites interessant est-il facilement possible?
Prévoir un départ des iles gilis le dernier jour de notre voyage pour un transfert vers l'aeroport vous semble -t-il risqué? Par exemple risque de rester bloqués sur les iles en cas de mauvais temps?? est ce que cela peut arriver??? Un hotel (karmakayak) me propose le transfert depuis gili trawangan pour 570000Rp (bateau rapide et voiture) . C'est cher mais si c'est le prix de la tranquillité et si cela peut me permettre de "gagner" une journée sur mon programme... qu'en pensez-vous? Merçi
Hôtels à Yogyakarta? English translation pending
bonsoir,
pour finir mon voyage en juillet, je pense me poser à Yogyakarta pour 3 jours afin de visiter Pranbanan et borobudur.
Quels hotels me conseillez vous?
Bye
pour finir mon voyage en juillet, je pense me poser à Yogyakarta pour 3 jours afin de visiter Pranbanan et borobudur.
Quels hotels me conseillez vous?
Bye
Bilan des hôtels à Bali, Indonésie English translation pending
En cours de réalisation de notre tour du mmonde de 10 mois, nous aurons passé un mois à Bali et y aurons effectué le tour en nous arrêtant quelques jours seulement dans plusieurs hôtels. Nous pouvons ainsi comparer les prestations de certains d'entre eux.
Attention les prix évoluent très vite. Plus d'info directement sur notre site.
Chaque chambre décrite ci-dessous possède une terrasse avec mobilier (fauteuils, table basse) et étendoir à linge. Le nombre d'étoiles indiqué n'est pas celui officiel, mais reflète l'intérêt que nous y avons porté.
Legian - Sayang Mahal Mertha (*) Petit hôtel à 500 m de la plage dans une ruelle commerçante Petite piscine, restaurant plus cher que ce qui est proposé en ville Chambre double, sdb (baignoire, eau chaude), ac., 4 pt déj. : 240 000 rp / nuit Personnel sympa, sans prétention Internet hyper cher
Ubud - Nick's Pension (***) Bungalow répartis dans un jardin verdoyant autour d'une rivière. Cadre splendide. Centre ville. Personnel attentif. Mobilier en bambou. Thermos de thé apportée chaque matin Restaurant sympa, possibilité de déjeuner sur le bord de la piscine Grande chambre triple, sdb (baignoire, eau chaude), ventilateur, 4 pt déj. : 250 000 rp / nuit
Lovina - Puri Bali Hotel (***) Bungalow traditionnel le long d'une allée, verdoyant. 50 mètres de la plage Somptueuse piscine de 3 bassins communicants de profondeurs différentes. Personnel charmant. Restaurant, petite bibliothèque à disposition Possibilité de se faire servir le thé sur la terrasse du bungalow Internet : possibilité de wifi à prix abordable Petite chambre triple, sde (douche rudimentaire, eau chaude), ventilateur, 4 pt déj. : 170 000 rp / nuit
Amed - Bambou Bali (**) Bungalow répartis à flan de colline, à 20 m de la plage. Vue imprenable. Salle d'eau à ciel ouvert Mobilier de Bambou avec chaise longue sur la terrasse 100 m du centre de plongée sous marine Eco Dive Restaurant, moustiquaire sur lit double Petite chambre triple, sde (douche rudimentaire, eau chaude), ventilateur, 4 pt déj. : 130 000 rp / nuit
Padang Bai - Kerti (**) Granges à riz recyclées en bungalow le long d'une allée face à la plage. Chaque bungalow possède un étage : chambre au 1er, SdB et salon au rdc Restaurant très chouette. Petit déjeuner servi dans le bungalow SdB très grande et propre. Chambre très grande avec de nombreux rangements. Moustiquaires. Grande chambre quadruple, sde (douche, eau chaude), ventilateur, 4 pt déj. : 200 000 rp / nuit
Nusa Lembongan - Bunga Bungalow (-) Petite chambre dans un hôtel tenu par un Français. Restaurant au bord de l'eau sympa, mais chambre plus que rudimentaire. Hamac disponible devant la porte de la chambre. Pas de petit déjeuner compris dans le prix de la chambre. Vitre de la fenêtre fendue. Petite chambre triple, sde (douche rudimentaire, eau froide), vieux ventilateur : 140 000 rp / nuit
Sanur - Diwa Holiday Villa(**) Hôtel de prestation de plus haut de gamme que ce que nous faisions habituellement Frigo, coffre fort, bouilloire, télé et mobilier récent. Propre. Grande chambre avec canapé convertible en plus des deux lits simples disponibles. Bible et coran dans le tiroir Aucun charme. Hôtel resort Restaurant assez cher, 15 minutes de massage offert. Petite piscine pas très confortable Grande chambre twin, sdb (baignoire, eau chaude), ac, 2 pt déj. buffet : 400 000 rp / nuit
Sanur - Ramayana (**) Petit hôtel sans prétention, mais chambre bien. Bénéficie des installations de l'hôtel voisin : restaurant et piscine assez grande. Prix plus intéressant que l'hôtel voisin Situé de l'autre côté de la rue parallèle à la plage. 200m de la plage. Tout proche d'un supermarché. Prix très intéressant par rapport aux nombreux hôtels de bord de plage à plus de $100 la nuit. Grande chambre double, sdb (baignoire, eau chaude), ac, 2 pt déj. : 225 000 rp / nuit
Chaque chambre décrite ci-dessous possède une terrasse avec mobilier (fauteuils, table basse) et étendoir à linge. Le nombre d'étoiles indiqué n'est pas celui officiel, mais reflète l'intérêt que nous y avons porté.
Legian - Sayang Mahal Mertha (*) Petit hôtel à 500 m de la plage dans une ruelle commerçante Petite piscine, restaurant plus cher que ce qui est proposé en ville Chambre double, sdb (baignoire, eau chaude), ac., 4 pt déj. : 240 000 rp / nuit Personnel sympa, sans prétention Internet hyper cher
Ubud - Nick's Pension (***) Bungalow répartis dans un jardin verdoyant autour d'une rivière. Cadre splendide. Centre ville. Personnel attentif. Mobilier en bambou. Thermos de thé apportée chaque matin Restaurant sympa, possibilité de déjeuner sur le bord de la piscine Grande chambre triple, sdb (baignoire, eau chaude), ventilateur, 4 pt déj. : 250 000 rp / nuit
Lovina - Puri Bali Hotel (***) Bungalow traditionnel le long d'une allée, verdoyant. 50 mètres de la plage Somptueuse piscine de 3 bassins communicants de profondeurs différentes. Personnel charmant. Restaurant, petite bibliothèque à disposition Possibilité de se faire servir le thé sur la terrasse du bungalow Internet : possibilité de wifi à prix abordable Petite chambre triple, sde (douche rudimentaire, eau chaude), ventilateur, 4 pt déj. : 170 000 rp / nuit
Amed - Bambou Bali (**) Bungalow répartis à flan de colline, à 20 m de la plage. Vue imprenable. Salle d'eau à ciel ouvert Mobilier de Bambou avec chaise longue sur la terrasse 100 m du centre de plongée sous marine Eco Dive Restaurant, moustiquaire sur lit double Petite chambre triple, sde (douche rudimentaire, eau chaude), ventilateur, 4 pt déj. : 130 000 rp / nuit
Padang Bai - Kerti (**) Granges à riz recyclées en bungalow le long d'une allée face à la plage. Chaque bungalow possède un étage : chambre au 1er, SdB et salon au rdc Restaurant très chouette. Petit déjeuner servi dans le bungalow SdB très grande et propre. Chambre très grande avec de nombreux rangements. Moustiquaires. Grande chambre quadruple, sde (douche, eau chaude), ventilateur, 4 pt déj. : 200 000 rp / nuit
Nusa Lembongan - Bunga Bungalow (-) Petite chambre dans un hôtel tenu par un Français. Restaurant au bord de l'eau sympa, mais chambre plus que rudimentaire. Hamac disponible devant la porte de la chambre. Pas de petit déjeuner compris dans le prix de la chambre. Vitre de la fenêtre fendue. Petite chambre triple, sde (douche rudimentaire, eau froide), vieux ventilateur : 140 000 rp / nuit
Sanur - Diwa Holiday Villa(**) Hôtel de prestation de plus haut de gamme que ce que nous faisions habituellement Frigo, coffre fort, bouilloire, télé et mobilier récent. Propre. Grande chambre avec canapé convertible en plus des deux lits simples disponibles. Bible et coran dans le tiroir Aucun charme. Hôtel resort Restaurant assez cher, 15 minutes de massage offert. Petite piscine pas très confortable Grande chambre twin, sdb (baignoire, eau chaude), ac, 2 pt déj. buffet : 400 000 rp / nuit
Sanur - Ramayana (**) Petit hôtel sans prétention, mais chambre bien. Bénéficie des installations de l'hôtel voisin : restaurant et piscine assez grande. Prix plus intéressant que l'hôtel voisin Situé de l'autre côté de la rue parallèle à la plage. 200m de la plage. Tout proche d'un supermarché. Prix très intéressant par rapport aux nombreux hôtels de bord de plage à plus de $100 la nuit. Grande chambre double, sdb (baignoire, eau chaude), ac, 2 pt déj. : 225 000 rp / nuit
Jeu: trouver la photo! English translation pending
je reponds à la demande de Ben, je remets une photo en jeu, facile, et commence une nouvelle discussion au titre clair ...
Dans quelle ville a été prise cette photo ?
Circuit organisé à Bali English translation pending
nous pensons partir à bali en mai 2009 avec un circuit proposé par BALI tradition des personnes sont-elles passées par cette organisme et quel était le résultat surtout sur les hotels de charme qu'il propose chaque jour plus hotel de repos à la fin pendant 6 jours à sanur Nous avons vu également bali passion ( lequel) merci de me répondre
Avis sur trois semaines de lune de miel à Bali English translation pending
nous partons le 9 septembre pour un voyage de 3 semaines en Indonesie,
nous arrivons a Bali le 10 septembre et l'on repart le1er octobre.
j'etabli un vague plan des places ou l'on se posera, je suis qd meme perdue, je nesais pas si mon plan est faisable et surtout il me reste un trou de qq jours et j' ai vraiment besoin de conseils.
A savoir que l'on veut varier entre plage farniente et decouverte culturelle et aventure, on cherche qqchose de cool et pas trop fatiguant, c'est notre lunede miel qd meme.
donc:
arrivee le 10/9 vers 18h30, heure Bali du 10/9 au 14/9: Nusa Dua, pour glander et se remettre du voyage, et surtt profiter de notre nouveau statut marital, looooool du 15/9 au 18/9: les iles GILI du 19/9 au 21/9: Flores et l'ile du Komodo du 22/9 au 25/9: retour sur Bali mais ou aller? le nord de l'ile, l'est? est ce que le parc ational en vaut la peine?passer qq jours ds les montagnes??? du 26/9 au 30/9: Kuta et ses environs pour le marche et les souvenirs... depart le 1/10 en milieud'apres midi
alors? qu'en pensez vous? soyez sincere quitte a me faire changer tt mon programme pensez vous que je devrais etendre mes sejours a Lombok et Flores et eliminer mon trou du 22 au 25? je ne veuxpas d'un voyagetrop ereintant, ms en mm temps on veut voir un max de choses...
je prends ts les conseils, en ce qui concerne, les dtes, durees, places, endroits a conseiller, a eviter, quoi voir, et quoi faire... je suis ouverte a tout.
merci d'avance a tous!
j'etabli un vague plan des places ou l'on se posera, je suis qd meme perdue, je nesais pas si mon plan est faisable et surtout il me reste un trou de qq jours et j' ai vraiment besoin de conseils.
A savoir que l'on veut varier entre plage farniente et decouverte culturelle et aventure, on cherche qqchose de cool et pas trop fatiguant, c'est notre lunede miel qd meme.
donc:
arrivee le 10/9 vers 18h30, heure Bali du 10/9 au 14/9: Nusa Dua, pour glander et se remettre du voyage, et surtt profiter de notre nouveau statut marital, looooool du 15/9 au 18/9: les iles GILI du 19/9 au 21/9: Flores et l'ile du Komodo du 22/9 au 25/9: retour sur Bali mais ou aller? le nord de l'ile, l'est? est ce que le parc ational en vaut la peine?passer qq jours ds les montagnes??? du 26/9 au 30/9: Kuta et ses environs pour le marche et les souvenirs... depart le 1/10 en milieud'apres midi
alors? qu'en pensez vous? soyez sincere quitte a me faire changer tt mon programme pensez vous que je devrais etendre mes sejours a Lombok et Flores et eliminer mon trou du 22 au 25? je ne veuxpas d'un voyagetrop ereintant, ms en mm temps on veut voir un max de choses...
je prends ts les conseils, en ce qui concerne, les dtes, durees, places, endroits a conseiller, a eviter, quoi voir, et quoi faire... je suis ouverte a tout.
merci d'avance a tous!
Le paradis c'est Bali? English translation pending
je voudrais connaitre le ressenti des gens par rapport a Bali
Bali évoqué un paradis pour mes oreilles et pour la plus part des êtres humains sur cette planéte mais quenini me concernant, c'est sympa mais jamais de la vie je ferais 15000 km pour passer 15 jours la-bas (a moins d etre surfeur)
Bali c'est une immense machine a fric, les paysages sont magnifiques, les rencontres qu on y aura faite vont du meilleur au pire mais y a des coins tellement plus beau en asie et en indonesie aussi j'en suis sure.
j ai adore etre seul et tranquille en moto pour te perdre, te balader... j ai deteste l agressivite d un guide du HPPGB, qui nous aura menacer une pierre a la main
bref, votre avis m interesse .
je rentre de 8 mois de voyage en asie avec mon amie, Bali et Lombok ont ete nos dernieres etapes, on y aura passe 1 mois.
j ai adore etre seul et tranquille en moto pour te perdre, te balader... j ai deteste l agressivite d un guide du HPPGB, qui nous aura menacer une pierre a la main
bref, votre avis m interesse .
je rentre de 8 mois de voyage en asie avec mon amie, Bali et Lombok ont ete nos dernieres etapes, on y aura passe 1 mois.
Bali en famille aux mois de juillet et août English translation pending
Bonjour ! Nous partons en famille avec nos deux enfants de 11 et 14 ans à Bali cet été pour 5 semaines. Génial !!!!!!!!!! Une des questions que l'on se pose est de savoir si on va trouver facilement à s'héberger durant cette période très touristique ! On pense prévoir un hébergement depuis la France pour notre arrivée mais ensuite, on voudrait voir sur place et découvrir l'île au gré de nos envies. On part aussi avec nos planches de surf alors si vous avez des spots à ne pas manquer, n'hésitez pas !Merci
Retour de Bali English translation pending
ça y est on est de retour et que c'est dur !!!!!
nous sommes sous le charme de Bali pour tout : paysages, gastronomie, massages, shopping et gentillesse des balinais nous avons apprecié notre circuit en privé et avions un guide genial, nous avons deja prevu d'y retourner l'été prochain
les points forts furent Ubud et les Gilli
je mettrais qq photos quand j'aurais fait le tri 1200 à trier !!!!!!!!!
nous sommes sous le charme de Bali pour tout : paysages, gastronomie, massages, shopping et gentillesse des balinais nous avons apprecié notre circuit en privé et avions un guide genial, nous avons deja prevu d'y retourner l'été prochain
les points forts furent Ubud et les Gilli
je mettrais qq photos quand j'aurais fait le tri 1200 à trier !!!!!!!!!
Lombok avec des enfants? English translation pending
Voilà, nous avons 3 enfants et rêvons de partir avec eux. Nous avons 2 semaines de vacances mi-mars donc je fabule de voyages.... Nous avons connu la Thailaide (région de Krabi) et j'en rêve encore. Bon on était en couple sans enfants. Mon ami me parle de Lombok en Indonésie, vous qui avez voyagé, vous en pensez quoi avec des enfants?? Thailande? Lombok? Autres?? Ils auraient 14ans, 11ans et le 3ème 20mois.
Merci pour vos conseils!!!!
Vos commentaires sur Bali English translation pending
bonjour,
nous pensions partir en Australie avec ma douce en Aout mais cela semble compromis au niveau budget. On s'oriente vers Bali dont on lit et entend beaucoup de bien.
Nous aimerions partir entre 15 et 20 jours (plutot 20), en aout, et faire un petit road trip autour de l'ile.
J'ai donc, pour commencer, quelques questions de bases (et classiques) : a votre avis quel budget faut il compter ? les guides semblent dire qu'on peut improviser niveau hotel et trouver le jour meme. Qu'en pensez vous ? Est il preferable de reserver de Paris ? pour cette destination avez vous un tour operateur préféré ? ou un spécialisé ? si on veut faire l etour de l'ile on loue une voiture, ou on suit, la encore les guides, en prenant une voiture avec chauffeur ? Et est ce possible pour un road trip enfin quel itineraire preconisez vous pour cette periode
beaucoup de questions certes, mais je sais que vous etes bons :)
merci Raphy
nous pensions partir en Australie avec ma douce en Aout mais cela semble compromis au niveau budget. On s'oriente vers Bali dont on lit et entend beaucoup de bien.
Nous aimerions partir entre 15 et 20 jours (plutot 20), en aout, et faire un petit road trip autour de l'ile.
J'ai donc, pour commencer, quelques questions de bases (et classiques) : a votre avis quel budget faut il compter ? les guides semblent dire qu'on peut improviser niveau hotel et trouver le jour meme. Qu'en pensez vous ? Est il preferable de reserver de Paris ? pour cette destination avez vous un tour operateur préféré ? ou un spécialisé ? si on veut faire l etour de l'ile on loue une voiture, ou on suit, la encore les guides, en prenant une voiture avec chauffeur ? Et est ce possible pour un road trip enfin quel itineraire preconisez vous pour cette periode
beaucoup de questions certes, mais je sais que vous etes bons :)
merci Raphy
Sultanats du Kelantan, de Terengganu (Malaisie) English translation pending
Ce voyage au voisinage du royaume thaïlandais et des myriades d'îles indonésiennes fut bercé dés son origine à l'ombre des pas d'henri fauconnier .
Sans lui, je n'aurais sans doute pas penser à m'imprégner des bastions de la culture traditionnelle malaise.
mais ce voyage n'aurait pas eu la même saveur sans la générosité, le temps offert, les conseils avisés et la gentillesse des vfistes de ce forum .
mes remerciements vont des membres anonymes aux baroudeurs éclairés, yann, alan, lepiaf, marie33 et bien d'autres.
6h50, sur un quai de gare encore endormi, affublés de nos vieux compagnons de voyage à savoir nos éternels sacs à dos, nous entamons notre parcours à destination des terres malaises. Emirates EK 74, compagnie des émirats arabes unis, c'est par un vol des plus agréable que nous rejoignons Dubaï, ville sans passé ni gloire surgît aux portes du désert, écrasant par ses richesses et son orgueil démesuré l'ancien petit village de pêcheurs qui semblait s'être endormi aux pieds des flots du golfe persique. Mais il serait injuste de notre part de snober le plaisir de visionner tels deux enfants émerveillés l'attérissage depuis nos sièges. A nos pieds, Dubaï et ses myriades de lueurs, ville aux ruelles sagement alignées telles un damier gigantesque.Nous arpentons l'aéroport et sa galerie marchande ou le luxe se marit à un chapelet de faux palmiers, à une explosion de fontaines enluminées témoignant d'une soif de vouloir s'inscrire dans le 21éme siècle comme une destination touristique phare. Mais déjà lors de ce vol une rencontre riche, le témoignage d'une vie brisée par le poids de l'histoire. Mr. et me. Nguyen, couple de vietnamiens qui retourne en Asie du sud-Est se confronter à leur terrible passé. Ils nous abreuvent de leur vécu, de leur expérience, celle de l'exil, de la souffrance, des camps de redressement vietcong, de l'arrivée en France dans l'indifférence, le mépris à l'encontre de leurs diplômes, savoir faire . choc de deux mondes différents. Lors de l'exil, aprés être passés dans les camps de redressement, ou l'élimination arbitraire semblait être la devise réeducative, ils foulérent le sol thaïlandais en transit pour la france .Aujourd'hui ils veulent connaître Bangkok, cette ville qui dans leur malheur avait daignée les accueillir . oh, pas un accueil fraternel, non, juste celui de pouvoir se reposer quelques jours avec interdiction de sortir de l'hôtel Nous leur décrivons cette ville tentaculaire, empreinte de modernité et de témoignages d'un passé glorieux. Mr. Nguyen, thanh, laisse échapper dans son regard, son discours parfois haineux, une fissure jamais refermée ; il se montre happé par des souvenirs qui le hantent, ceux des camps, d'une famille éparpillée, d'une vie brisée. Il nous parle de sa vie de biologiste d'avant guerre, de son grade d'officier durant le conflit, de la richesse passée de la famille de sa femme, famille qui détenait la nationalité française depuis cinq génération ce dont elle se montre fière, insistant sur ses origines bourgeoise Saigonaise, une demeure familiale saisie par les autorités locales et récupérée par un apparatchik . Nous nous quittons à Dubaï, eux pour la thaïlande, nous pour la fédération malaise.Le hasard voudra que sur l'île de kapas nous nous lierons d'amitiés avec Lee, vietnamienne de Hanoï, réalisant son master universitaire à terengganu dont le pére n'était autre qu'un ancien ministre communiste aujourd'hui retiré du pouvoir . Le regard de lee sur le vietnam d'aujourd'hui sera bien entendu bien loin des souvenirs de thanh .
Klia, aéroport ultramoderne en terre malaise, c'est par une ligne de tramway intérieure que nous rejoignons le hall des arrivées . Sandrine s'occupe à récupérer nos sacs tandis que je m'affaire à changer des euros en devise locale, les ringgits. Descendus au rez de chaussée, au terminal "stesen bas station", nous embarquons à bord d'un bus local, non pas vert cette fois mais jaune (celles et ceux qui ont eu le courage de lire mon précédent carnet comprendront l'allusion) à destination de Malacca . décidemment, il semblerait que nous soyons affiliés aux bus usés . "le maître des lieux", dont le visage noiraud souligne une lointaine origine tamoule, à la chemise entrebaillée, trempée de sueur, aux mains moites, nous délivre avec un sourire jovial une quantité de tickets dont le total affiche fièrement 2, 40 ringgits ! Soit huit tickets pour 4, 80 ringgits ; autant préciser que la petite monnaie dont je ne disposais pas et des poches grandioses s'imposent. A bord du bus, séduisant mélange ethnique, à l'image des deux jeunes femmes assises en face de nous ; dont l'une porte un jean et tee shirt relevé d'un léger voile de soie bleuté, l'autre, un sari colorié laissant apparaître une peau brune et chevelure d'un noir luisant. Au cours de notre voyage, il en sera toujours ainsi, des tranches sociétales différentes, parfois juxtaposées, parfois mélangées au gré du cours de l'histoire créant un peuple original ou la fierté malaise, le tact commercial chinois, la réserve naturelle des indiens se retrouveront dans le métissage des descendants des baba-nyonya, des chittys . c'est ainsi, que dans le quartier portugais de Malacca "medan portugis", nous avons cotoyés Assan "le taximan" qui affichait avec fierté des origines lusitaniennes mais dont les connaissances linguistiques portugaises étaient en fait....espagnoles! aussi, pour la 1ere et surement dernière fois, je me suis mis à parler et à comprendre la langue portugaise. mais trêve d'histoire et revenons à notre petit bus .... ou Sandrine me fait remarquer qu'une poche de jus noirâtre dégoulinant s'approche insidieusement de nos sacs à dos, désirant les parfumer à la sauce nuoc-mâm Arrêt en gare routière de Sepang, serait-ce en raison de notre présence, mais le chauffeur demande à ce qu'on lui place un rétroviseur ; malheureusement et en dépit de la bonne volonté du mécanicien, aucuns des modéles présentés ne semblera s'adapter. Arrêt sur la chaussée au kampong de Losong, cette fois, on nous demande de changer de bus, pas suffisamment de clients à destination de Serembang. c'est donc en courant avec nos sacs que nous sautons à bord du bus arrêté sur la chaussée Arrêt en gare routière de Serembang, nous achetons nos billets à la compagnie transnational pour Malacca départ prévu à 19h30, couloir 38/39, nous montrons nos billets à l'un des chauffeurs sur les quais de départs, en voici un qui nous accepte pour un départ imminent, son bus n'étant pas rempli. Montés à bord, je notes que les quelques femmes voyagent séparées des hommes..... Soucieux de faire bonne figure, je demandes à Sandrine de s'asseoir avec les femmes, moi avec les hommes de l'autre côté ; c'est avec un regard, comment dire, un peu ... lassé de mes initiatives stupides que Sandrine acquiesce. Nous déclenchons quelques sourires, et un jeune malais, ayant surement pitié du pauvre voyageur que je suis m'indique que nous pouvons voyager ensemble . en fait, ces dames voyageaient entre elles car tout bonnement elles ne connaissaient pas les autres voyageurs !
Malacca sentral, 19h00! nous y sommes, enfin presque, car le terminel se trouve maintenant à 6 kms de la ville, merci lonely! c'est donc épuisés, livides, parfumés d'une odeur musquée que certains nomment sueur que nous posons nos sacs devant la reception de l'hôtel "puri" dans chinatown, qui se prononce en bahasia indonesia et ce n'est pas un gag "pourri!" cette demeure splendide ou nichent des hirondelles aux nids si prisés, serait de style baba-nyonya, d'ailleurs devant tant de charme, nous en restons .....babas!! je sais c'était facile à faire mais bon.. c'est sur cette note que je cesse pour l'instant ce carnet, de toute façon c'est pour l'instant la seule partie que j'avais mise au propre et puis il fait soif! à plus tard mes ami(e)s kalkan
6h50, sur un quai de gare encore endormi, affublés de nos vieux compagnons de voyage à savoir nos éternels sacs à dos, nous entamons notre parcours à destination des terres malaises. Emirates EK 74, compagnie des émirats arabes unis, c'est par un vol des plus agréable que nous rejoignons Dubaï, ville sans passé ni gloire surgît aux portes du désert, écrasant par ses richesses et son orgueil démesuré l'ancien petit village de pêcheurs qui semblait s'être endormi aux pieds des flots du golfe persique. Mais il serait injuste de notre part de snober le plaisir de visionner tels deux enfants émerveillés l'attérissage depuis nos sièges. A nos pieds, Dubaï et ses myriades de lueurs, ville aux ruelles sagement alignées telles un damier gigantesque.Nous arpentons l'aéroport et sa galerie marchande ou le luxe se marit à un chapelet de faux palmiers, à une explosion de fontaines enluminées témoignant d'une soif de vouloir s'inscrire dans le 21éme siècle comme une destination touristique phare. Mais déjà lors de ce vol une rencontre riche, le témoignage d'une vie brisée par le poids de l'histoire. Mr. et me. Nguyen, couple de vietnamiens qui retourne en Asie du sud-Est se confronter à leur terrible passé. Ils nous abreuvent de leur vécu, de leur expérience, celle de l'exil, de la souffrance, des camps de redressement vietcong, de l'arrivée en France dans l'indifférence, le mépris à l'encontre de leurs diplômes, savoir faire . choc de deux mondes différents. Lors de l'exil, aprés être passés dans les camps de redressement, ou l'élimination arbitraire semblait être la devise réeducative, ils foulérent le sol thaïlandais en transit pour la france .Aujourd'hui ils veulent connaître Bangkok, cette ville qui dans leur malheur avait daignée les accueillir . oh, pas un accueil fraternel, non, juste celui de pouvoir se reposer quelques jours avec interdiction de sortir de l'hôtel Nous leur décrivons cette ville tentaculaire, empreinte de modernité et de témoignages d'un passé glorieux. Mr. Nguyen, thanh, laisse échapper dans son regard, son discours parfois haineux, une fissure jamais refermée ; il se montre happé par des souvenirs qui le hantent, ceux des camps, d'une famille éparpillée, d'une vie brisée. Il nous parle de sa vie de biologiste d'avant guerre, de son grade d'officier durant le conflit, de la richesse passée de la famille de sa femme, famille qui détenait la nationalité française depuis cinq génération ce dont elle se montre fière, insistant sur ses origines bourgeoise Saigonaise, une demeure familiale saisie par les autorités locales et récupérée par un apparatchik . Nous nous quittons à Dubaï, eux pour la thaïlande, nous pour la fédération malaise.Le hasard voudra que sur l'île de kapas nous nous lierons d'amitiés avec Lee, vietnamienne de Hanoï, réalisant son master universitaire à terengganu dont le pére n'était autre qu'un ancien ministre communiste aujourd'hui retiré du pouvoir . Le regard de lee sur le vietnam d'aujourd'hui sera bien entendu bien loin des souvenirs de thanh .
Klia, aéroport ultramoderne en terre malaise, c'est par une ligne de tramway intérieure que nous rejoignons le hall des arrivées . Sandrine s'occupe à récupérer nos sacs tandis que je m'affaire à changer des euros en devise locale, les ringgits. Descendus au rez de chaussée, au terminal "stesen bas station", nous embarquons à bord d'un bus local, non pas vert cette fois mais jaune (celles et ceux qui ont eu le courage de lire mon précédent carnet comprendront l'allusion) à destination de Malacca . décidemment, il semblerait que nous soyons affiliés aux bus usés . "le maître des lieux", dont le visage noiraud souligne une lointaine origine tamoule, à la chemise entrebaillée, trempée de sueur, aux mains moites, nous délivre avec un sourire jovial une quantité de tickets dont le total affiche fièrement 2, 40 ringgits ! Soit huit tickets pour 4, 80 ringgits ; autant préciser que la petite monnaie dont je ne disposais pas et des poches grandioses s'imposent. A bord du bus, séduisant mélange ethnique, à l'image des deux jeunes femmes assises en face de nous ; dont l'une porte un jean et tee shirt relevé d'un léger voile de soie bleuté, l'autre, un sari colorié laissant apparaître une peau brune et chevelure d'un noir luisant. Au cours de notre voyage, il en sera toujours ainsi, des tranches sociétales différentes, parfois juxtaposées, parfois mélangées au gré du cours de l'histoire créant un peuple original ou la fierté malaise, le tact commercial chinois, la réserve naturelle des indiens se retrouveront dans le métissage des descendants des baba-nyonya, des chittys . c'est ainsi, que dans le quartier portugais de Malacca "medan portugis", nous avons cotoyés Assan "le taximan" qui affichait avec fierté des origines lusitaniennes mais dont les connaissances linguistiques portugaises étaient en fait....espagnoles! aussi, pour la 1ere et surement dernière fois, je me suis mis à parler et à comprendre la langue portugaise. mais trêve d'histoire et revenons à notre petit bus .... ou Sandrine me fait remarquer qu'une poche de jus noirâtre dégoulinant s'approche insidieusement de nos sacs à dos, désirant les parfumer à la sauce nuoc-mâm Arrêt en gare routière de Sepang, serait-ce en raison de notre présence, mais le chauffeur demande à ce qu'on lui place un rétroviseur ; malheureusement et en dépit de la bonne volonté du mécanicien, aucuns des modéles présentés ne semblera s'adapter. Arrêt sur la chaussée au kampong de Losong, cette fois, on nous demande de changer de bus, pas suffisamment de clients à destination de Serembang. c'est donc en courant avec nos sacs que nous sautons à bord du bus arrêté sur la chaussée Arrêt en gare routière de Serembang, nous achetons nos billets à la compagnie transnational pour Malacca départ prévu à 19h30, couloir 38/39, nous montrons nos billets à l'un des chauffeurs sur les quais de départs, en voici un qui nous accepte pour un départ imminent, son bus n'étant pas rempli. Montés à bord, je notes que les quelques femmes voyagent séparées des hommes..... Soucieux de faire bonne figure, je demandes à Sandrine de s'asseoir avec les femmes, moi avec les hommes de l'autre côté ; c'est avec un regard, comment dire, un peu ... lassé de mes initiatives stupides que Sandrine acquiesce. Nous déclenchons quelques sourires, et un jeune malais, ayant surement pitié du pauvre voyageur que je suis m'indique que nous pouvons voyager ensemble . en fait, ces dames voyageaient entre elles car tout bonnement elles ne connaissaient pas les autres voyageurs !
Malacca sentral, 19h00! nous y sommes, enfin presque, car le terminel se trouve maintenant à 6 kms de la ville, merci lonely! c'est donc épuisés, livides, parfumés d'une odeur musquée que certains nomment sueur que nous posons nos sacs devant la reception de l'hôtel "puri" dans chinatown, qui se prononce en bahasia indonesia et ce n'est pas un gag "pourri!" cette demeure splendide ou nichent des hirondelles aux nids si prisés, serait de style baba-nyonya, d'ailleurs devant tant de charme, nous en restons .....babas!! je sais c'était facile à faire mais bon.. c'est sur cette note que je cesse pour l'instant ce carnet, de toute façon c'est pour l'instant la seule partie que j'avais mise au propre et puis il fait soif! à plus tard mes ami(e)s kalkan
Voyage de Noces à Bali? English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, nous comptons partir en voyage de noces debut juillet mais nous hésitons énormément sur la destination.
Nous aimerions partir en Asie, dans un endroit complétement dépaysant, . Ce qui nous intéresse avant tout ce sont les curiosités naturelles. les paysages grandioses. On nous a parlé d'un circuit de 15 jours à Bali. Qu'en pensez vous. Est ce un endroit paradisiaque?
Merci de nous aider, il serait temps de réserver!
Thems
Voilà, nous comptons partir en voyage de noces debut juillet mais nous hésitons énormément sur la destination.
Nous aimerions partir en Asie, dans un endroit complétement dépaysant, . Ce qui nous intéresse avant tout ce sont les curiosités naturelles. les paysages grandioses. On nous a parlé d'un circuit de 15 jours à Bali. Qu'en pensez vous. Est ce un endroit paradisiaque?
Merci de nous aider, il serait temps de réserver!
Thems
Tamang Heritage Trail en solo (Népal) English translation pending
Bonjour,
Ayant déjà un peu d’expérience de trekking en solo à l'étranger, je compte faire avec ma copine, fin mars, le "Tamang Heritage Trail" sans guide ni porteur :
Voici l'ébauche de notre programme :
J1 -- Syabrubesi - Gatlang J2 -- Gatlang (Journée complète) J3 -- Gatlang - Tatopani J4 -- Tatopani - Nagthali J5 -- Nagthali - Thuman J6 -- Thuman - Brindim J7 -- Brindim - Syabrubesi
Nous comptons prendre notre temps, couper certaines étapes proposées par les tours opérateur, pour mieux profiter des lieux de vie et marcher moins intensément.
1/ Avec une carte locale, l'orientation est elle facile sur ce parcours ? Peut-on se perdre ? Y-a-t il des indications en cours de route ?
2/ Y-a t-il des lodges dans chacun de ses villages (post séisme?) ? Nagthali est-il habité ? Si non, est-il facile de dormir chez l'habitant ?
3/ Comment sont gérés l'eau et l’électricité dans les villages ?
5/ Sans guide, y-a t-il des risques liés à la sécurité sur ce parcours ?
Je suis preneurs de vos retours d’expérience concernant ce trek, notamment pour les trekkeurs qui l'ont effectué sans guide, ainsi que toutes informations utiles ! Je n'ai trouvé que trop peu d'éléments sur les forums, surtout depuis 2015. Je compte bien rédiger un récit précis dès mon retour.
Merci
Ayant déjà un peu d’expérience de trekking en solo à l'étranger, je compte faire avec ma copine, fin mars, le "Tamang Heritage Trail" sans guide ni porteur :
Voici l'ébauche de notre programme :
J1 -- Syabrubesi - Gatlang J2 -- Gatlang (Journée complète) J3 -- Gatlang - Tatopani J4 -- Tatopani - Nagthali J5 -- Nagthali - Thuman J6 -- Thuman - Brindim J7 -- Brindim - Syabrubesi
Nous comptons prendre notre temps, couper certaines étapes proposées par les tours opérateur, pour mieux profiter des lieux de vie et marcher moins intensément.
1/ Avec une carte locale, l'orientation est elle facile sur ce parcours ? Peut-on se perdre ? Y-a-t il des indications en cours de route ?
2/ Y-a t-il des lodges dans chacun de ses villages (post séisme?) ? Nagthali est-il habité ? Si non, est-il facile de dormir chez l'habitant ?
3/ Comment sont gérés l'eau et l’électricité dans les villages ?
5/ Sans guide, y-a t-il des risques liés à la sécurité sur ce parcours ?
Je suis preneurs de vos retours d’expérience concernant ce trek, notamment pour les trekkeurs qui l'ont effectué sans guide, ainsi que toutes informations utiles ! Je n'ai trouvé que trop peu d'éléments sur les forums, surtout depuis 2015. Je compte bien rédiger un récit précis dès mon retour.
Merci
Tamang Heritage Trail Gosainkund English translation pending
Pour ma seconde fois au Nepal (première fois au Annapurna), je m'étais lancer dans l'idée d'aller dans la région sinistré l'année dernière par le tremblement de terre.
La vallée du Langtang étant apparement encore difficillement accessible aux touristes, je me suis lancée sur le Tamang heritage trail enchainé avec le gosainkund. Parce que cela est conseillé et par solidarité pour aidé à relancé (modestement) un peu la dynamique touristique j'ai aussi fait le choix de prendre un guide. Choix qui n'est pas trop d'en mes habitude mais que je ne regrette absolument pas. Je suis passé par l'agence Tamang Randonnée dirigé par Sonam Tamang qui, cerise sur le gateau, parle un très bon français.
Je vous épargnerais un résumé du trek au jour le jour, le decouvrir par vous même sur place sera bien mieux. Sachez en tout cas qu'entre mes 2 éxpériences celle ci à été beaucoup plus authentique, et beaucoup plus proche des locaux grâce à Sonam, qui n'a pas manqué de nous imiscé discretement dans la vie Népalaise. On n'a pas manqués d'apprendre quelques bases de népalais ainsi que quelques chansons locales à chanté le soir accompagné de la guitare tibétaine de Sonam.
Ses quelques lignes pour dire à ceux qui hésiteraient encore à aller au Népal un an après les tremblements, qu'ils ont besoin de vous et n'hésitez pas un prendre un guide l'expérience en sera que meilleur.
pour les curieux le lien de l'agence Tamang Randonnée http://www.trek-nepal.fr/ http://tamang-trek-nepal.com/
Corentin
pour les curieux le lien de l'agence Tamang Randonnée http://www.trek-nepal.fr/ http://tamang-trek-nepal.com/
Corentin
TAAN annonce à nouveau l'interdiction du trekking indépendant au Népal English translation pending
Comme en 2012, TAAN (les agences de trek) annonce a nouveau que le trek sans guide (et sans passer par une agence officielle) va etre interdit au Nepal. Lire par exemple http://www.ndtv.com/article/world/local-guide-must-for-foreign-trekkers-in-nepal-trekking-association-544543 .
En 2012 le gouvernement nepalais n'avait pas suivi ...
Tamang Heritage Trail (Népal): tarif de guide English translation pending
Bonjour,
Je pars les 2 dernières semaines de Mars au Népal et je cherche un trek de 7 à 10 jours. Etant seule, je préfère prendre un guide/porteur mais mon budget est très serré.
J'ai trouvé un bon guide par relation qui me propose ce trek en 8 jours pour 310E tout compris, mais je trouve le tarif élevé ..
Pensez-vous que c'est un tarif acceptable ou est-il possible de trouver un guide moins cher pour ce trek?
Merci d'avance ! 🙂
Je pars les 2 dernières semaines de Mars au Népal et je cherche un trek de 7 à 10 jours. Etant seule, je préfère prendre un guide/porteur mais mon budget est très serré.
J'ai trouvé un bon guide par relation qui me propose ce trek en 8 jours pour 310E tout compris, mais je trouve le tarif élevé ..
Pensez-vous que c'est un tarif acceptable ou est-il possible de trouver un guide moins cher pour ce trek?
Merci d'avance ! 🙂
Tamang trail-Gosain Kund et Helambu en mai-juin 2011 (Népal) English translation pending
Bonour a tous!
Je suis actuellement au Nepal, donc desolee si je n'ai pas pu prendre connaissance de TOUTES les discussions sur le sujet deja aborde maintes fois... Mais en lisant la plupart des topics sur le sujet, j'ai releve quelques bonnes infos deja, alors je vous remercie deja pour m'avoir donne cette idee et un debut d'organisation: Voila, donc je voyage seule, et m'apprete a me diriger vers le Langtang dans 10j (je souhaite prendre le bus de KTM le 21 mai car je dois etre revenue maximum le 7ou le 8juin- avion le 9), pour faire un joli trek, si je me fie a vos nombreux messages: il s'agirait de faire d'abord le TAMANG trail, puis les Lacs sacres du Gosain Kund, et descendre par Helambu trek ou bien, si j'ai le temps et la motiv de dormir chez l'habitant je bifurquerai peut etre hors sentier a partir de Mangengoth (au Sud du col de Thadepati), car mon objectif est de decouvrir le Nepal, le vrai, pas les "villages-lodges"!!! Revenant juste de l'Annapurna Trail, effectue avec guides et porteurs, je voudrais vraiment eviter d'etre a nouveau "trimballee" comme que j'ai ete. Je serais pourtant ravie d'etre accompagnee par un local, car, meme si je travaille mon nepalais, je pense que ca peut etre encore plus riche pour les rencontres, surtout "hors sentier" lorsque je devrais peut etre m'adresser a l'habitant, donc pourquoi pas un guide, mais a condition que celui-ci soit souple dans le programme et l'organisation pour pouvoir faire ce que je veux!!! Mes questions sont donc les suivantes: - En tout, j'ai compte 15j de marche, deux pour le bus, est-ce correct? J'espere cependant pouvoir prendre 2 journees de repos et acclimatation en plus. - Connaisez-vous un guide (pouvant eventuellement m'aider a porter 2-3kgs dans les moments difficiles - mais sinon, je suis plutot en grande forme, et apparemment j'ai pas le mal des montagnes!), qui serait porte sur la nature, et connaissant bien son pays??? Le guide que j'avais pour l'Annapurna etait tres drole, mais ne connaissait pas grand chose a son environnement, et nous a pris pour des vaches a lait en nous emmenant systematiquement chez les copains... donc plus jamais ca!!! - Combien dois-je prevoir par jour pour ce guide? - Puis-je trouver quelqu'un directement sur Dunche ou Syabru, ou me conseillez-vous de m'adresser a une agence sur Katmandou, si oui, la quelle? - Peut etre que d'autre voyageurs cherchent a faire ce trek, ou une partie et serait interesse de se joindre a moi et partager les frais de notre accompagnant??? - Ou puiis-je prendre le bus pour revenir sur Katmandou a la fin de l'Helambu? et ou passe-t-il ensuite pour eventuellement le rattraper "hors sentier" - Evidemment, si certains ont des suggestions... n'hesitez pas!!!
Merci d'avance pour vos reponses, a bientot de vous lire!!! NAMASTE!!!
Je suis actuellement au Nepal, donc desolee si je n'ai pas pu prendre connaissance de TOUTES les discussions sur le sujet deja aborde maintes fois... Mais en lisant la plupart des topics sur le sujet, j'ai releve quelques bonnes infos deja, alors je vous remercie deja pour m'avoir donne cette idee et un debut d'organisation: Voila, donc je voyage seule, et m'apprete a me diriger vers le Langtang dans 10j (je souhaite prendre le bus de KTM le 21 mai car je dois etre revenue maximum le 7ou le 8juin- avion le 9), pour faire un joli trek, si je me fie a vos nombreux messages: il s'agirait de faire d'abord le TAMANG trail, puis les Lacs sacres du Gosain Kund, et descendre par Helambu trek ou bien, si j'ai le temps et la motiv de dormir chez l'habitant je bifurquerai peut etre hors sentier a partir de Mangengoth (au Sud du col de Thadepati), car mon objectif est de decouvrir le Nepal, le vrai, pas les "villages-lodges"!!! Revenant juste de l'Annapurna Trail, effectue avec guides et porteurs, je voudrais vraiment eviter d'etre a nouveau "trimballee" comme que j'ai ete. Je serais pourtant ravie d'etre accompagnee par un local, car, meme si je travaille mon nepalais, je pense que ca peut etre encore plus riche pour les rencontres, surtout "hors sentier" lorsque je devrais peut etre m'adresser a l'habitant, donc pourquoi pas un guide, mais a condition que celui-ci soit souple dans le programme et l'organisation pour pouvoir faire ce que je veux!!! Mes questions sont donc les suivantes: - En tout, j'ai compte 15j de marche, deux pour le bus, est-ce correct? J'espere cependant pouvoir prendre 2 journees de repos et acclimatation en plus. - Connaisez-vous un guide (pouvant eventuellement m'aider a porter 2-3kgs dans les moments difficiles - mais sinon, je suis plutot en grande forme, et apparemment j'ai pas le mal des montagnes!), qui serait porte sur la nature, et connaissant bien son pays??? Le guide que j'avais pour l'Annapurna etait tres drole, mais ne connaissait pas grand chose a son environnement, et nous a pris pour des vaches a lait en nous emmenant systematiquement chez les copains... donc plus jamais ca!!! - Combien dois-je prevoir par jour pour ce guide? - Puis-je trouver quelqu'un directement sur Dunche ou Syabru, ou me conseillez-vous de m'adresser a une agence sur Katmandou, si oui, la quelle? - Peut etre que d'autre voyageurs cherchent a faire ce trek, ou une partie et serait interesse de se joindre a moi et partager les frais de notre accompagnant??? - Ou puiis-je prendre le bus pour revenir sur Katmandou a la fin de l'Helambu? et ou passe-t-il ensuite pour eventuellement le rattraper "hors sentier" - Evidemment, si certains ont des suggestions... n'hesitez pas!!!
Merci d'avance pour vos reponses, a bientot de vous lire!!! NAMASTE!!!
Langtang - Tamang - Gosainkund - Helambu octobre 2016 English translation pending
Bonjour,
Nous venons d’effectuer durant un bon mois une randonnée dans cette partie sinistrée du Népal depuis le tremblement de terre de 2015.
Cette région est de nouveau à même d’accueillir tous types de randonneurs. Pour preuve nous avons effectué ce trek en compagnie de nos enfants de 4 et 7 ans sans guide ni porteurs. Distance moyenne entre chaque étape avec hébergement est de 2h, à l’exception de l’étape Gosaikund-Phedi 3h30. Il y a semble-t-il toujours peu d’info à ce sujet donc voici le bilan des sentiers et des infrastructures rencontrées sur notre parcours :
Tous les chemins sont ouverts :
Le pont entre Thuman et Lingling est repare
Le chemin entre Bamboo et thyulo syabru ne pose pas de difficultés ainsi qu’entre Bamboo et Syabrubesi
Il y a évidemment quelques traversées d’anciens glissement de terrain aménagées en sentier ou l’on ne s’attarde pas mais aucun problème majeur.
Concernant les possibilités hébergements voici le bilan le long de notre itinéraire :
Syabrubesi (nombreuses), Baahun Danda(1), Chilime(4-5), Gotlang(nombreuses), Gongang(3-4), Tatopani(nombreuses), Naghtali(3-4), Thuman(nombreuses), Lingling(1-2), Briddim(nombreuses), Kangjung(5-6), Sherpagaon(4), Rimche(1), Lama Hotel(nombreuses), Riverside-Woodland(2), Ghoratabela(1), Tiangshyap(3-4), Ghumba(2), Langtang(nombreuses), Mundu(3-4), Kiangjim Gompa(nombreuses), Bamboo(3), Pairo(1), Thyulo syabru(nombreuses), , Dursagang(2), Phoprang Danda(2), Sing gompa(4-5), Chalanppati(2), Laurebina(3), Gosaikund(4), Phedi(2), Gopte(1), Tharepati(2), Magingoth(3), Kutumsamg(5-6), Golphu Bhanjyang(2), Chipling (4), Thaku Bhanjyang(1-2), Chisopani(4-5), Mulkharkha(2-3)
Nous ne citons aucune Guest House en particulier par soucis d’équité. Nous avons personnellement favorise les petites structures en dehors des étapes classiques. Peu habitue au Forum, nous avons souhaité dresser ce bilan uniquement pour encourager ceux qui hésitent encore à retourner sur ce classique Népalais! Le tourisme fait encore cruellement défaut aux locaux qui s’efforcent de surmonter ce désastre même si ils semblent déjà privilégiés en comparaison des villages sinistrées en dehors de toute zone touristique. Un peu de travail ne peut que les soutenir de manière positive.
Et bien sûr en bon Français un petit coup de gueule pour finir contre les 20dol de tims censés permettent un suivi des trekkers qui n’a jamais été contrôle et pour les 3400 roupees destinées au parc du Langtang qui n’en a que le nom…. Détritus le long du chemin, aucune information disponible de leur part, ce sont les villageois qui réhabilitent les sentiers alors qu’eux même payent de lourdes taxes pour travailler dans « le parc »…. où va l’argent ?
allez bon trek sebetlilie
Et bien sûr en bon Français un petit coup de gueule pour finir contre les 20dol de tims censés permettent un suivi des trekkers qui n’a jamais été contrôle et pour les 3400 roupees destinées au parc du Langtang qui n’en a que le nom…. Détritus le long du chemin, aucune information disponible de leur part, ce sont les villageois qui réhabilitent les sentiers alors qu’eux même payent de lourdes taxes pour travailler dans « le parc »…. où va l’argent ?
allez bon trek sebetlilie
Abel Tasman Coast Track: du nord au sud? English translation pending
Hello !
Ma femme et moi prevoyons de faire le treck d'Abel Tasman en 5 jours (fevrier 2016). Est il plus judicieux de se faire poser en water taxi a Totaranui puis marcher jusqu a Marahau ou bien faire le circuit "classique" (Marahau-> Toratanui, puis retour en water taxi)???
Merci de vos conseils....on tourne en rond a peser les + et les - ....🤪
Arnaud
Ma femme et moi prevoyons de faire le treck d'Abel Tasman en 5 jours (fevrier 2016). Est il plus judicieux de se faire poser en water taxi a Totaranui puis marcher jusqu a Marahau ou bien faire le circuit "classique" (Marahau-> Toratanui, puis retour en water taxi)???
Merci de vos conseils....on tourne en rond a peser les + et les - ....🤪
Arnaud
Abel Tasman Park English translation pending
Bonjour,
Je me tourne vers vous pour vous demander comment faire pour organiser une traversée sud nord, en février/début mars de ce beau parc SANS CAMPER, NI dormir dans un backpacker fut il flottant. J'ai lu qu'il y a des possibilités de logement "en ville" que l'on peut rejoindre par water taxis.
Quelqu'un(e) a fait ce parcours dans les conditions que j'indique ci dessus ?
Merci de votre retour.
Je me tourne vers vous pour vous demander comment faire pour organiser une traversée sud nord, en février/début mars de ce beau parc SANS CAMPER, NI dormir dans un backpacker fut il flottant. J'ai lu qu'il y a des possibilités de logement "en ville" que l'on peut rejoindre par water taxis.
Quelqu'un(e) a fait ce parcours dans les conditions que j'indique ci dessus ?
Merci de votre retour.
Itinéraire Tamang Héritage - Langtang – Gosaikunda English translation pending
Bonjour a tous,
Je m’apprête a découvrir le Népal a partir du 29 septembre pour environ 3 semaines. Il s'agit d'une première aussi votre avis sur la réalisation du circuit m’intéresse beaucoup. Pour info j'ai 25 ans et compte partir seul (peut être un avec un guide si nécessaire), je cherche a découvrir une culture différente et non a réaliser un exploit sportif:
4 jours a Katmandou, puis trek:
Jr1: Départ tôt le matin de Katmandou pour Syabrubesi en bus local 6/7h de route environ et en longeant villages et rizières, altitude 1450 mètres. Jr2 : Syabrubesi – Gatlang, altitude 2238 mètres, 4/5h de marche.
Jr3: Gatlang – Tatopani, altitude 2607 mètres, 5/6h de marche (baignade en source d’eau chaude naturelle).
Jr4: Tatopani – Nagthali Ghyang, altitude 3165 mètres, 3/4h de marche.
Jr5: Nagthali Ghyang – Briddhim, altitude 2229 mètres, 5/6h de marche.
Jr6: Briddhim – Rimche, altitude 2455 mètres, 5/6h de marche.
Jr7: Rimche – Langtang village, altitude 3330 mètres, 5/6h de marche.
Jr8: Langtang village - Kyanjing Gompa, altitude 3730 mètres, 3/4h de marche. Lovely guest house
Jr9: Journée libre à Kyanjing Gompa – montée jusqu'à Tsergo-Ri/Chharku-Ri 4984 mètres pour acclimatation puis redescente à Kyanjing Gompa) 5/6h de marche.
Jr10: Kyanjing Gompa – Ghoratabela, altitude 2992 mètres, 5/6h de marche.
Jr11: Ghoratabela – Thulo Syabru, altitude 2210 mètres, 6/7h de marche.
Jr12: Thulo Syabru – Shing Gompa, altitude 3484 mètres, 5/6h de marche.
Jr13: Shing Gompa – Gosaikunda, altitude 4380m, 5/6h de marche.
Jr14: Gosaikunda - Laurebinak Pass (4600m) Tharepati, altitude 3600m. 7/8h de marche.
Jr15: Tharepati – Melamchigaon, altitude 2530 mètres, 3/4h de marche.
Jr16 : Melamchigaon – Tarkeghyang, altitude 2740 mètres, 4/5h de marche.
Jr17: Tarkeghyang – Timbu (2 heures de marche) – Katmandou en bus local environ 4/5h de route
1 journée de transport pour Pokhara puis 4 jours dans la région avant d'enchainer sur un long voyage en bus/train vers Delhi pour Diwali.
Mes questions se portent essentiellement sur le trek (j'ai repris un itinéraire propose par une agence): Est-il faisable seul, sans guide, avec une expérience limitée ? J'aimerais le raccourcir de 3 jours et rejoindre Katmandou par bus de jour le plus rapidement après avoir vu Gosaikunda (jour 13); que me suggérez-vous ?
Merci d'avance pour votre aide, Bonne journée,
Antoine
PS: compagnons de voyage bienvenus
Je m’apprête a découvrir le Népal a partir du 29 septembre pour environ 3 semaines. Il s'agit d'une première aussi votre avis sur la réalisation du circuit m’intéresse beaucoup. Pour info j'ai 25 ans et compte partir seul (peut être un avec un guide si nécessaire), je cherche a découvrir une culture différente et non a réaliser un exploit sportif:
4 jours a Katmandou, puis trek:
Jr1: Départ tôt le matin de Katmandou pour Syabrubesi en bus local 6/7h de route environ et en longeant villages et rizières, altitude 1450 mètres. Jr2 : Syabrubesi – Gatlang, altitude 2238 mètres, 4/5h de marche.
Jr3: Gatlang – Tatopani, altitude 2607 mètres, 5/6h de marche (baignade en source d’eau chaude naturelle).
Jr4: Tatopani – Nagthali Ghyang, altitude 3165 mètres, 3/4h de marche.
Jr5: Nagthali Ghyang – Briddhim, altitude 2229 mètres, 5/6h de marche.
Jr6: Briddhim – Rimche, altitude 2455 mètres, 5/6h de marche.
Jr7: Rimche – Langtang village, altitude 3330 mètres, 5/6h de marche.
Jr8: Langtang village - Kyanjing Gompa, altitude 3730 mètres, 3/4h de marche. Lovely guest house
Jr9: Journée libre à Kyanjing Gompa – montée jusqu'à Tsergo-Ri/Chharku-Ri 4984 mètres pour acclimatation puis redescente à Kyanjing Gompa) 5/6h de marche.
Jr10: Kyanjing Gompa – Ghoratabela, altitude 2992 mètres, 5/6h de marche.
Jr11: Ghoratabela – Thulo Syabru, altitude 2210 mètres, 6/7h de marche.
Jr12: Thulo Syabru – Shing Gompa, altitude 3484 mètres, 5/6h de marche.
Jr13: Shing Gompa – Gosaikunda, altitude 4380m, 5/6h de marche.
Jr14: Gosaikunda - Laurebinak Pass (4600m) Tharepati, altitude 3600m. 7/8h de marche.
Jr15: Tharepati – Melamchigaon, altitude 2530 mètres, 3/4h de marche.
Jr16 : Melamchigaon – Tarkeghyang, altitude 2740 mètres, 4/5h de marche.
Jr17: Tarkeghyang – Timbu (2 heures de marche) – Katmandou en bus local environ 4/5h de route
1 journée de transport pour Pokhara puis 4 jours dans la région avant d'enchainer sur un long voyage en bus/train vers Delhi pour Diwali.
Mes questions se portent essentiellement sur le trek (j'ai repris un itinéraire propose par une agence): Est-il faisable seul, sans guide, avec une expérience limitée ? J'aimerais le raccourcir de 3 jours et rejoindre Katmandou par bus de jour le plus rapidement après avoir vu Gosaikunda (jour 13); que me suggérez-vous ?
Merci d'avance pour votre aide, Bonne journée,
Antoine
PS: compagnons de voyage bienvenus
Trek Tamang et Langtang English translation pending
Bonjour,
Mon dernier trek dans le Langtang remonte à 2004 ; on y rencontrait peu de trekkeurs mais une population très ouverte aux échanges avec des lodges simples mais très conviviaux Qu'en est il actuellement? le trek est il plus fréquenté(Tamang, Langtang, Gosainkund) Accessoirement peut on facilement rechargé appareils?
Merci pour vos réponses
Mon dernier trek dans le Langtang remonte à 2004 ; on y rencontrait peu de trekkeurs mais une population très ouverte aux échanges avec des lodges simples mais très conviviaux Qu'en est il actuellement? le trek est il plus fréquenté(Tamang, Langtang, Gosainkund) Accessoirement peut on facilement rechargé appareils?
Merci pour vos réponses
Abel Tasman ou Dunedin / Catlins (Nouvelle-Zélande) English translation pending
Bonjour,
Nous avons 17 jours pleins sur l Ile sud debut avril 2014 et nous louons un motorhome autonome. Nous prevoyons de faire les grands classiques : Akaora, Lake Tekapo, Mount Cook, Wanaka, les Fjords, Arthur Pass + Abel Tasman ou Dunedin/Catlins.
Ayant un bebe de 13 mois et moi enceinte de 5 mois, nous voudrions privilegier quelques endroits et en profiter davantage au lieu de faire tout le tour de l ile sud au pas de course.
Nous hesitons entre le parc Abel Tasman et la region de Dunedin / les Catlins. * Nous habitons en Thailande et avons deja beaucoup voyage en Asie du Sud Est ou les plages et la jungle sont magnifiques. Alors il nous semble que le parc Abel Tasman, bien que tres beau, serait moins depaysant pour nous. * Dunedin / Catlins sont ils des incontournables ? (nous aimons les paysages grandioses et les animaux aussi) Qu en pensez vous ?
Nous voudrions revenir vers Christchurch par Arthur Pass (nous voulons eviter de passer par Blemheim et Kaikoura). Si jamais nous choisissons Abel Tasman, nous serions ensuite obliges de redescendre vers le sud pour acceder a Arthur Pass. * Soit nous reprendrions le meme chemin cotier pour descendre jusqu a Greymouth. * Soit nous emprunterions la route interieure vers Arthur Pass. Cette route interieure vaut elle le coup ou c est mieux de refaire le chemin cotier ?
Enfin, je ne sais pas si mes explications sont assez claires :-)
Merci de vos avis en tout cas.
Nous avons 17 jours pleins sur l Ile sud debut avril 2014 et nous louons un motorhome autonome. Nous prevoyons de faire les grands classiques : Akaora, Lake Tekapo, Mount Cook, Wanaka, les Fjords, Arthur Pass + Abel Tasman ou Dunedin/Catlins.
Ayant un bebe de 13 mois et moi enceinte de 5 mois, nous voudrions privilegier quelques endroits et en profiter davantage au lieu de faire tout le tour de l ile sud au pas de course.
Nous hesitons entre le parc Abel Tasman et la region de Dunedin / les Catlins. * Nous habitons en Thailande et avons deja beaucoup voyage en Asie du Sud Est ou les plages et la jungle sont magnifiques. Alors il nous semble que le parc Abel Tasman, bien que tres beau, serait moins depaysant pour nous. * Dunedin / Catlins sont ils des incontournables ? (nous aimons les paysages grandioses et les animaux aussi) Qu en pensez vous ?
Nous voudrions revenir vers Christchurch par Arthur Pass (nous voulons eviter de passer par Blemheim et Kaikoura). Si jamais nous choisissons Abel Tasman, nous serions ensuite obliges de redescendre vers le sud pour acceder a Arthur Pass. * Soit nous reprendrions le meme chemin cotier pour descendre jusqu a Greymouth. * Soit nous emprunterions la route interieure vers Arthur Pass. Cette route interieure vaut elle le coup ou c est mieux de refaire le chemin cotier ?
Enfin, je ne sais pas si mes explications sont assez claires :-)
Merci de vos avis en tout cas.
Trek Tamang + Langtang English translation pending
Salut,
Voici une idée de trek que l'on a l'intention de faire avec un pote:
1- Syabru bensi – Tatopani ; 5h 2- Tatopani - Lingling ; 7h 3- Lingling - Sherpageon ; 6h 4- Sherpageon - Langtang ; 7h 5- Langtang - Kyanging Gumpa + A/R Glacier ; 2h30 + 4h 6- Montée A/R au Tsergo Ri 5000m ; 6h 7- Kyanging Gumpa - Lama Hotel ; 6h 8- Lama Hotel - Syabru bensi; 3h + KTM 6H
La question est cela est-il possible ou bien faut-il faire une journée en plus sur le Tamang (gatlang) ? Sachant que l'on marche bien est que c'est pas notre première fois au Népal aussi ...
Merci pour vos témoignage et vos conseil
Voici une idée de trek que l'on a l'intention de faire avec un pote:
1- Syabru bensi – Tatopani ; 5h 2- Tatopani - Lingling ; 7h 3- Lingling - Sherpageon ; 6h 4- Sherpageon - Langtang ; 7h 5- Langtang - Kyanging Gumpa + A/R Glacier ; 2h30 + 4h 6- Montée A/R au Tsergo Ri 5000m ; 6h 7- Kyanging Gumpa - Lama Hotel ; 6h 8- Lama Hotel - Syabru bensi; 3h + KTM 6H
La question est cela est-il possible ou bien faut-il faire une journée en plus sur le Tamang (gatlang) ? Sachant que l'on marche bien est que c'est pas notre première fois au Népal aussi ...
Merci pour vos témoignage et vos conseil