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Retour de Tunisie English translation pending
Bonjour à tous,
rentré de voyage en Tunisie -1 semaine- je vous communique mes impressions:
Si l'on excepte Tunis et le Sud qui nous ont été fortement déconseillé lorsque nous avons loué une voiture, nous n'avons eu aucun souci, nous étions à Sousse d'où nous avons rayonné : Kairouan, El Djem, Madhia, Monastir. Les gens sont comme à l'accoutumé, gentils et serviables. L'absence de touristes, quelques Russes et Polonais, a fait baisser encore les prix dans les restaurants et les attractions, et c'est désolant de voir toutes les structures en place mais ...vides.
L'atmosphère générale est triste à Sousse à la médina et en centre ville l'habillement des femmes très strict y contribue fortement.
La zone touristique est contrôlée aux deux extrémités par la police qui est assez agressive (pour les tunisiens, pour les touristes pas de problèmes).
Les gens sont reconnaissants aux touristes d'être venus malgré les informations en Europe et regrettent que tout la Tunisie soit présentée comme problématique alors que seuls quelques endroits posent problème.
Nous vous conseillons vivement de reprendre l'habitude d'aller en vacances en Tunisie pour les gens, la mer, le ciel, les plages et les hôtels qui sont bien entretenus et accueillants.
Seuls les taxis sont à exclure de ces compliments mais ce n'est pas une résultante des évènements, ils ont toujours été ainsi!
Bonnes vacances à tous.
Prévisions d'économies drastiques chez Lufthansa English translation pending
... tout est la !
http://www.wort.lu/...81bce4b0bfac0ef12985
avec entre autre
... suppression de la first sur de nombreuses lignes long-courriers
... gel flotte pour les 3 années a venir
Donne renseignements sur la Floride dont nous rentrons English translation pending
bonjour a tous, ce forum nous a bien aidés à preparer notre voyage en floride du 5 au 18 avril 2012.si quelqu'un a des questions, je suis disponible.nous sommes partis de roissy par air france.avons loué voiture chez alamo puis circuit:miami, key west, islamorada, naples, orlando.a bientot.
Apprentissage du russe avec un budget minimum? English translation pending
Bonsoir a tous !
Je me présente, je m'appelle Tiou, je suis parisien, et j'ai bientôt terminé la première partie de mes études de médecine. Profitant d'une possibilité de faire une pause en sixième année, j'aimerais consacrer une année à l'apprentissage du Russe. C'est pourquoi je vous sollicite tous, communauté VF, pour savoir s'il était possible, de partir avec un budget minimum (et de trouver un travail sur place) ? et vaut il mieux privilégier la Russie ou l'Ukraine ?
En tout cas, je vous remercie d'avance pour toutes les réponses que vous saurez me donner. 🙂
Tiou
L'intérieur de l'Irlande English translation pending
Bonjour à tous chers voyageurs,
Ma copine et moi-même entreprenons un road trip d'un mois en irlande, courrant septembre-octobre.
Nous comptons faire tout le tour de l'irlande en partant du sud est, faire toute la côte est et pour finir à la chausée des géants.
Ma question est donc la suivante:
que me conseilleriez vous comme itinéraire de retour, pour reprendre le ferry à Rosslare? nous souhaiterions jetez un petit coup d'oeil à belfast, mais dublin nous tente moyen... y aurait-il de belles choses à voir à l'intérieur des terres d'Irlande?
dublin vaut-il vraiment le coup?
Merci d'avance pour vos réponses.
shiverstone
Ma copine et moi-même entreprenons un road trip d'un mois en irlande, courrant septembre-octobre.
Nous comptons faire tout le tour de l'irlande en partant du sud est, faire toute la côte est et pour finir à la chausée des géants.
Ma question est donc la suivante:
que me conseilleriez vous comme itinéraire de retour, pour reprendre le ferry à Rosslare? nous souhaiterions jetez un petit coup d'oeil à belfast, mais dublin nous tente moyen... y aurait-il de belles choses à voir à l'intérieur des terres d'Irlande?
dublin vaut-il vraiment le coup?
Merci d'avance pour vos réponses.
shiverstone
Villa Belza à Panglao en deuil! English translation pending
A tous ceux qui sont passé par la Villa Belza à Panglao.
René, (un ancien du forum) de Caminguin , m'informe du décès de Yannick survenu lundi.
Aujourd'hui sa femme Eva et leurs enfants ont versé ses cendres dans la mer.
Paix à ses cendres et toutes mes condoléances à sa femme et sa famille.
J'y avais séjourné en 2009 qq jours avec une amie.
Denis de Davao.
Éthiopie: plus de visa en arrivant à Bolé dès avril 2012 English translation pending
Mauvaise nouvelle 🙁 pour les fanas de l Ethiopie : à compter du 8 avril 2012 plus de visa en arrivant à Bolé
Faudra l'obtenir avant le départ à PARIS 😠
Au Sahara, encore tant de zones méconnues à découvrir! English translation pending
Bonjour
Malgré une situation plutôt compliquée dans l'extrême sud du Sahara (zones frontalières avec le Niger et le Mali), je tiens à attirer l'attention des amoureux et passionnés du Sahara, que tant de régions souvent très méconnues, restent à découvrir en Algérie ! Des sites magnifiques, des paysages grandioses, une population très accueillante, des traditions sauvegardées, ..... Ces destinations s'inscrivent parfaitement dans l'esprit du du tourisme alternatif ! Pour y vivre une partie de l'année en alternance, et connaissant bien la plupart de ces régions, voici la liste pour titiller votre curiosité :
1) Adrar et les environs (Tamentit, Zaouiet Kounta, Oufrane, ...) 2) Timimoun et ses ksours dont certains ne sont jamais visités ! 3) Ghardaia & la vallée du M'Zab (une région très vaste à découvrir) 4) El Golea et les environs 5) El Bayadh et les environs (Albiodh Sidi Cheikh, Brezina, ....) 6) Naâma et les environs (Ain Safra, etc...)
Si vous avez des questions, besoin de photos, des suggestions, des conseils.... n'hésitez pas et contactez moi, je vous répondrez avc plaisir ! Les personnes ayant des souvenirs d'une époque de ces régions, parlez-en !
LILI
Malgré une situation plutôt compliquée dans l'extrême sud du Sahara (zones frontalières avec le Niger et le Mali), je tiens à attirer l'attention des amoureux et passionnés du Sahara, que tant de régions souvent très méconnues, restent à découvrir en Algérie ! Des sites magnifiques, des paysages grandioses, une population très accueillante, des traditions sauvegardées, ..... Ces destinations s'inscrivent parfaitement dans l'esprit du du tourisme alternatif ! Pour y vivre une partie de l'année en alternance, et connaissant bien la plupart de ces régions, voici la liste pour titiller votre curiosité :
1) Adrar et les environs (Tamentit, Zaouiet Kounta, Oufrane, ...) 2) Timimoun et ses ksours dont certains ne sont jamais visités ! 3) Ghardaia & la vallée du M'Zab (une région très vaste à découvrir) 4) El Golea et les environs 5) El Bayadh et les environs (Albiodh Sidi Cheikh, Brezina, ....) 6) Naâma et les environs (Ain Safra, etc...)
Si vous avez des questions, besoin de photos, des suggestions, des conseils.... n'hésitez pas et contactez moi, je vous répondrez avc plaisir ! Les personnes ayant des souvenirs d'une époque de ces régions, parlez-en !
LILI
Cuisine française en Californie: produits acceptés? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je suis toute nouvelle ici, donc j'ai encore un peu de mal pour voir si des sujets ont déjà été abordé, si c'est le cas je m'excuse de prime abord !
Voilà, mon petit ami est marines (US navy), donc je vais le rejoindre à la fin du mois pour qu'on puisse se retrouver et j'aimerai rapporter de quoi cuisiner français pour lui...alors je pense bien que beaucoup de choses sont interdites, mais je me disais que peut être des conserves pourraient être tolérée (genre magret de canard)...que pourriez vous me conseiller? du moins ce que je ne dois surtout pas amener dans mes valises et si oui je peux prendres quelques trucs, quel genre? conserves? des gâteaux peut-être? qu'est ce qui est français et particulièrement apprécié aux états unis?
Merci d'avance pour votre réponse, si vous en avez une à m'apporter ;)
Amicalement
Je suis toute nouvelle ici, donc j'ai encore un peu de mal pour voir si des sujets ont déjà été abordé, si c'est le cas je m'excuse de prime abord !
Voilà, mon petit ami est marines (US navy), donc je vais le rejoindre à la fin du mois pour qu'on puisse se retrouver et j'aimerai rapporter de quoi cuisiner français pour lui...alors je pense bien que beaucoup de choses sont interdites, mais je me disais que peut être des conserves pourraient être tolérée (genre magret de canard)...que pourriez vous me conseiller? du moins ce que je ne dois surtout pas amener dans mes valises et si oui je peux prendres quelques trucs, quel genre? conserves? des gâteaux peut-être? qu'est ce qui est français et particulièrement apprécié aux états unis?
Merci d'avance pour votre réponse, si vous en avez une à m'apporter ;)
Amicalement
À vélo à travers l'Europe English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Faut-il un billet retour pour l'Inde? English translation pending
salut
je suis au nepal et je veux aller en inde sans billet retour. est ce possible? si je passe par la voie terrestre ou par voie aerienne. merci de m aider
je suis au nepal et je veux aller en inde sans billet retour. est ce possible? si je passe par la voie terrestre ou par voie aerienne. merci de m aider
Grave accident de tandem, par un couple canadien en traversée de la Nouvelle-Zélande English translation pending
Ce couple de la région de Vancouver avait traversé le Canada en vélo-tandem en 2010; Hélène et moi les avions hébergé une nuit, et nous avions ensuite roulé avec eux jusqu'à Sorel le lendemain.
Actuellement en traversée de la Nouvelle-Zélande, ils ont lourdement chûté à plus de 85 km le 28 février, avec de très sérieuses blessures.
Voici l'article qui raconte cet accident
http://www.odt.co.nz/news/queenstown-lakes/199464/canadians-hospital-after-crashing-tandem-cycle
Actuellement en traversée de la Nouvelle-Zélande, ils ont lourdement chûté à plus de 85 km le 28 février, avec de très sérieuses blessures.
Voici l'article qui raconte cet accident
http://www.odt.co.nz/news/queenstown-lakes/199464/canadians-hospital-after-crashing-tandem-cycle
Floride en août 2012, passage à Orlando: si un seul parc: lequel faire? English translation pending
Bonsoir,
Je viens de changer le planning de nos vacances et nous nous sommes décidés à partir en Août pour la Floride ( 2 ad et 2 ados de 13 et 17 ans ). Sincèrement nous ne sommes pas fans de parcs ( enfin surtout les
deux parents 😕 ) Pourquoi: nous avons fait plusieurs fois le Disney de Paris ( les enfants étaient un peu plus jeunes ), L'Europa Parc près de Strasbourg, et encore quelques autres à travers la France et la Belgique. En fait c'est triste à dire mais nous sommes un peu blasés. En 2010 nous sommes allés à Los Angeles voir le parc d"Universal Studios" et nous avons tous trouvé ce parc vieillot ( par rapport à d'autres ) et les attractions et les shows eux aussi un peu désuets ( et toute la famille était d'accord sur ce jugement: les enfants et les 2 adultes ) Alors j'hésite à inclure dans notre tour un passage à Orlando et à la rigueur un parc. Je fais appelle à vos expériences personnelles avec des ados: y a't-il UN parc qui se détache plus d'un autre ? Je pensais à un parc plutôt aquatique ( car en Août la lourde chaleur aidant, il sera probablement apprécié, non ? et puis cela doit être plus original par rapport à ce que nous connaissons en Europe ? ) ou vaut-il mieux laisser tomber sachant que nous avons déjà vu celui de Paris et que celui de Los Angeles nous a largement déçu, malgré la recommandation unanime de tous les guides sur L.A. !!! Question délicate je vous l'accorde, mais s'il y a un parc à ne pas rater sous aucun prétexte: dites-le moi 🙂 sinon nous passerons notre chemin sans trop de regrets.
Bon hôtel à Paris? English translation pending
Bonjour,
j'aimerais aller a Paris en le mois de juin.
Pouvez-vous me conseiller un bon/joli/pas cher hotel?
Assez centrique pour pouvoir visiter le plus possible a pied ou en biciclete.
merci
Manuel
merci
Manuel
Réserve Shawmari en Jordanie: jours et heures d'ouverture? English translation pending
Bonjour,
Prochainement nous partons en famille en Jordanie. Nous savons qu'il est possible de voir des Oryx en semi-liberté à la réserve Shawmari située à l'Est d'Amman. Sur internet impossible de trouver la confirmation des jours et heures d'ouverture et surtout de pouvoir réserver une visite avec des guides.
Quelqu'un a t il déjà visité cette réserve ?
Par ailleurs où y a t il possibilité en Jordanie de croiser des animaux ou de les getter pour les photographier ?
Merci,
A bientôt.
Prochainement nous partons en famille en Jordanie. Nous savons qu'il est possible de voir des Oryx en semi-liberté à la réserve Shawmari située à l'Est d'Amman. Sur internet impossible de trouver la confirmation des jours et heures d'ouverture et surtout de pouvoir réserver une visite avec des guides.
Quelqu'un a t il déjà visité cette réserve ?
Par ailleurs où y a t il possibilité en Jordanie de croiser des animaux ou de les getter pour les photographier ?
Merci,
A bientôt.
Newark: centre ville, hôtel? English translation pending
Bonjour, nous allons à NY le 29 décembre avec un vol à escale.Arrivée vers 16 h à Newark.Je souhaite dormir en centre ville de Newark.A cause de la fatigue et du prix des chambres à NY( plus de 200€).
Cela permet de manger simplement en centre ville et de dormir de bonne heure. le lendemain , nous prenons le train. Peut y a t il des choses à faire à Newark.Merci de vos conseils.
😉
Dates du Spring Break 2012 en République Dominicaine? English translation pending
Bonjour,
Connaissez-vous les dates du Spring Break 2012 ?
Je prévois une douzaine de jours à Bayahibe (deuxième semaine d'avril) et je ne souhaiterai pas passer ces quelques jours parmis une horde d'étudiant completement bourrés du matin au soir.
Pensez-vous que Bayahibe soit touché autant que Punta Cana?
Merci pour votre aide.
Annya
Cessation des vols AirAsia pour Kuala Lumpur et Bangkok depuis Paris et Londres English translation pending
Pour info pour ceux qui comptaient sur les vols Low cost de Air Asia pour rejoindre Kuala Lumpur ou Bangkok, il paraitrait que cette compagnie va cesser ces vols au depart de Paris et Londres.
A bon entendeur, bons voyages a tous
Cherche anciens compagnons de route (Algérie entre 1978 et 1982) English translation pending
bonjour, j'ai fait plusieurs voyages en algérie en 1978;79;80;81 et 82, surtout dans le sud et el goléa, j'aimerai retrouver quelques compagnons de ce moment et peut-etre avoir des nouvelles des gens qui tenais le camping dans la rue principale?merci beaucoup, (un petit coup de blues, la nostalgérie....
Sortir le soir à Bangkok, marché de nuit? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais trouver l adresse d un marché de sympa ou les prix sont pas trop fois mille ... pour se promener boire un truc aussi... ha et oui trouver quelques insect frit pour les garçons qui se sont promis d essayer :-)
Je voudrais trouver l adresse d un marché de sympa ou les prix sont pas trop fois mille ... pour se promener boire un truc aussi... ha et oui trouver quelques insect frit pour les garçons qui se sont promis d essayer :-)
Naufrage en Papouasie Nouvelle-Guinée English translation pending
Quatre jours à Berlin, Stockholm ou Venise en février? English translation pending
Bonjour!
J'ai grand besoin de vous pour m'aider à choisir entre Berlin, Stockholm et Venise pour y passer le tout début du mois de février. Le budget étant quasi équivalent entre les trois, j'ai beau retourner la question dans tous les sens, seuls les connaisseurs sauront m'éclairer!
Le cadre est donc celui-ci : - Voyage en couple (mais pas forcément à la recherche de romantisme) - 3 à 4 jours sur place - Nous ne sommes pas trop portés sur les musées et visite de monuments, nous nous contentons en général de les admirer en passant (à l'exception de Berlin où j'aurais à coeur de visiter un mémorial ou musée sur la shoah) - Nous aimons surtout les ambiances, les petits commerces sympathiques, voir la vie des autochtones...
Tout était organisé pour Berlin, mais j'ai peur en cette saison d'être déçue par l'aspect triste et vide de la ville. Stockholm, je ne sais pas si la ville est assez riche en centres d'intérêts à cette époque de l'année pour combler 4jours. Venise, même question que pour Stockholm.
En gros, je sais qu'il y a davantage de choses à voir à Berlin, mais si le cadre est maussade et déprimant, ça perd de son intérêt!
Je vous remercierai BEAUCOUP de m'aider grâce à vos expériences, surtout si vous avez voyagé dans une de ces villes à la meme saison!
A très bientôt (je suis prête à acheter les billets très vite, je suis dans les starting blocs :)
Cabelle
J'ai grand besoin de vous pour m'aider à choisir entre Berlin, Stockholm et Venise pour y passer le tout début du mois de février. Le budget étant quasi équivalent entre les trois, j'ai beau retourner la question dans tous les sens, seuls les connaisseurs sauront m'éclairer!
Le cadre est donc celui-ci : - Voyage en couple (mais pas forcément à la recherche de romantisme) - 3 à 4 jours sur place - Nous ne sommes pas trop portés sur les musées et visite de monuments, nous nous contentons en général de les admirer en passant (à l'exception de Berlin où j'aurais à coeur de visiter un mémorial ou musée sur la shoah) - Nous aimons surtout les ambiances, les petits commerces sympathiques, voir la vie des autochtones...
Tout était organisé pour Berlin, mais j'ai peur en cette saison d'être déçue par l'aspect triste et vide de la ville. Stockholm, je ne sais pas si la ville est assez riche en centres d'intérêts à cette époque de l'année pour combler 4jours. Venise, même question que pour Stockholm.
En gros, je sais qu'il y a davantage de choses à voir à Berlin, mais si le cadre est maussade et déprimant, ça perd de son intérêt!
Je vous remercierai BEAUCOUP de m'aider grâce à vos expériences, surtout si vous avez voyagé dans une de ces villes à la meme saison!
A très bientôt (je suis prête à acheter les billets très vite, je suis dans les starting blocs :)
Cabelle
Hôtel Puerta del Sol Playa El Agua à Margarita English translation pending
J'aimerais avoir des informations si possible sur l'hôtel: Puerta Del Sol, Playa El Aqua,
ainsi que sur la plage de cette hôtel.
merci
merci
Retour de la croisière sur le Costa Serena du 8 au 19 janvier 2012 English translation pending
BONJOURS ,
je suis a votre disposition si vous avez des questions
nous sommes rentré le 19 janvier 2012 d'une magnifique croisiere sur le costa serena.
nous avons fait grece , turquie , israel, italie.
nous avions un forfait extra all inclusive (super forfait!!!)
Ma contre-liste Télérama 2011 English translation pending
Dans le cadre du festival Télérama , une quinzaine de films, qui ont été à l'affiche en 2011 et figurent, selon le magazine, parmi les meilleurs de l'année, sont rediffusés en salles pendant une semaine. Encore une fois, n'étant pas d'accord avec la liste des films sélectionnés, je résente ici ma contre-liste personelle. Hélas, pas de rediffusion en vue pour ces films là!
SOUND OF NOISE de Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson
MEME LA PLUIE de Iciar Bollain
THE TREE OF LIFE de Terrence Malick
MEDIANERAS de Gustavo Taretto
HANNA de Joe Wright
LES DEUX CHEVAUX DE GENGIS KHAN de Byambasuren Davaa
THIS MUST BE THE PLACE de Paolo Sorrentino
LA FEE de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Rémy
WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN de Lynne Ramsay
ANOTHER EARTH de Mike Cahill
POLISSE de Maïwenn
A DANGEROUS METHOD de David Cronenberg
SOUND OF NOISE de Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson
MEME LA PLUIE de Iciar Bollain
THE TREE OF LIFE de Terrence Malick
MEDIANERAS de Gustavo Taretto
HANNA de Joe Wright
LES DEUX CHEVAUX DE GENGIS KHAN de Byambasuren Davaa
THIS MUST BE THE PLACE de Paolo Sorrentino
LA FEE de Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Rémy
WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN de Lynne Ramsay
ANOTHER EARTH de Mike Cahill
POLISSE de Maïwenn
A DANGEROUS METHOD de David Cronenberg
Faire un voyage Vietnam-Cambodge avec cette agence? English translation pending
Début mars nous partons faire un voyage Vietnam-Cambodge (Encens) avec Destination privilège, agence de voyage Leclerc, nous sommes un petit groupe de 8 adultes.
Avez vous quelques conseils.
Merci
Avez vous quelques conseils.
Merci
Costa Concordia: "au nom de tous les miens" English translation pending
Bonsoir à tous,
ceux qui me connaissent un peu savent que j'adore faire connaissance, sur mes croisières, avec les hôtes ou hôtesses francophones, et aussi les responsables Costa-Club, et aussi des officiers - surtout partie "hôtellerie" - ou membres du "staff" de la direction de croisière, pourvu qu'ils soient francophones... Ca déborde souvent le caractère purement professionnel, et ça devient même parfois des conversations à bâtons rompus autour d'un verre, , sur tout et rien, extrêmement agréables... Et je correspond parfois avec eux, après, par internet... On échange des photos, des impressions sur les souvenirs, on parle de leur vie à bord, de mes états d'âme sur "l'évolution" (ou pas ? ) de Costa...
Je ne voulais plus parler du Concordia, mais je vais faire une exception, du fait d'un mail que je viens de recevoir de l'un d'entre eux, qui n'était pas à bord du Concordia, mais qui a suivi heure par heure, via facebook et des échanges avec de nombreux "collègues" qui, eux, étaient à bord...
Il ou elle m'écrit (juste quelques passages, c'est un mail plein d'émotion)
"Je dois vous dire que depuis quelques semaines, je lis votre forum .... j'en ai lu des vertes et des pas mures..."
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J'étais tranquille à la maison, en vacances .... Une collègue m'indiquait il y a quelques jours qu'elle allait embarquer sur le Deliziosa car Frédéric Mathieu a trop de travail ... j'étais presque triste que la Compagnie ne me demande pas à moi..."
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Et puis ce vendredi 13 est arrivé ....je dois dire que j'ai passé beaucoup de temps devant mon ordi à avoir des nouvelles de mes collègues surtout ... Je suis maintenant content(e) de ne pas réembarquer de suite ... j'ai aussi besoin de temps... Je pense que tout va changer pour le marché des croisières et surtout pour nous ... Pour moi, j'avais déjà reçu mon contrat pour le Costa Xxxxxxxx, donc à ce niveau pas de changement, mais avant, je vais profiter de mes vacances.
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Mais je voudrais que vous disiez bien à tous les membres de votre forum, que nous, les membres d'équipage, sommes très en colère face à cette présentation des médias... Avec facebook, on est vraiment relié ...un ancien membre d'équipage, ayant des amis travaillant pour les médias, m'a donné le contact de l'hôte francophone qui était à bord du concordia, peut être avez vous vu ce court extrait hier sur france 2, une interview a aussi été réalisé, je vous met le lien
http://leplus.nouvelobs.com/...e-400-passagers.html
Je vous en prie, "au nom de tous les miens", c'est à dire de tous les personnels en contact avec le public, mettez le sur votre forum, s'il vous plait, pour diverses raisons je ne souhaite ou ne peux participer à ce forum... Les personnels de Costa, en tous cas ceux que je connais, qui croient à leur métier, et qui l'aiment, voudraient vraiment que les gens sachent !
Voilà... ceci n'appelle pas de discussion, c'est juste une *info*, mais qu'il m'a semblé "bien" de transmettre... J'ai effectivement vu cette interview sur France 2, et cet article recadre un peu les choses...
Je ne connais pas cet hôte francophone qui était sur le Concordia... Mais j'aurais plaisir à le rencontrer... 😐
ceux qui me connaissent un peu savent que j'adore faire connaissance, sur mes croisières, avec les hôtes ou hôtesses francophones, et aussi les responsables Costa-Club, et aussi des officiers - surtout partie "hôtellerie" - ou membres du "staff" de la direction de croisière, pourvu qu'ils soient francophones... Ca déborde souvent le caractère purement professionnel, et ça devient même parfois des conversations à bâtons rompus autour d'un verre, , sur tout et rien, extrêmement agréables... Et je correspond parfois avec eux, après, par internet... On échange des photos, des impressions sur les souvenirs, on parle de leur vie à bord, de mes états d'âme sur "l'évolution" (ou pas ? ) de Costa...
Je ne voulais plus parler du Concordia, mais je vais faire une exception, du fait d'un mail que je viens de recevoir de l'un d'entre eux, qui n'était pas à bord du Concordia, mais qui a suivi heure par heure, via facebook et des échanges avec de nombreux "collègues" qui, eux, étaient à bord...
Il ou elle m'écrit (juste quelques passages, c'est un mail plein d'émotion)
"Je dois vous dire que depuis quelques semaines, je lis votre forum .... j'en ai lu des vertes et des pas mures..."
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J'étais tranquille à la maison, en vacances .... Une collègue m'indiquait il y a quelques jours qu'elle allait embarquer sur le Deliziosa car Frédéric Mathieu a trop de travail ... j'étais presque triste que la Compagnie ne me demande pas à moi..."
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Et puis ce vendredi 13 est arrivé ....je dois dire que j'ai passé beaucoup de temps devant mon ordi à avoir des nouvelles de mes collègues surtout ... Je suis maintenant content(e) de ne pas réembarquer de suite ... j'ai aussi besoin de temps... Je pense que tout va changer pour le marché des croisières et surtout pour nous ... Pour moi, j'avais déjà reçu mon contrat pour le Costa Xxxxxxxx, donc à ce niveau pas de changement, mais avant, je vais profiter de mes vacances.
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Mais je voudrais que vous disiez bien à tous les membres de votre forum, que nous, les membres d'équipage, sommes très en colère face à cette présentation des médias... Avec facebook, on est vraiment relié ...un ancien membre d'équipage, ayant des amis travaillant pour les médias, m'a donné le contact de l'hôte francophone qui était à bord du concordia, peut être avez vous vu ce court extrait hier sur france 2, une interview a aussi été réalisé, je vous met le lien
http://leplus.nouvelobs.com/...e-400-passagers.html
Je vous en prie, "au nom de tous les miens", c'est à dire de tous les personnels en contact avec le public, mettez le sur votre forum, s'il vous plait, pour diverses raisons je ne souhaite ou ne peux participer à ce forum... Les personnels de Costa, en tous cas ceux que je connais, qui croient à leur métier, et qui l'aiment, voudraient vraiment que les gens sachent !
Voilà... ceci n'appelle pas de discussion, c'est juste une *info*, mais qu'il m'a semblé "bien" de transmettre... J'ai effectivement vu cette interview sur France 2, et cet article recadre un peu les choses...
Je ne connais pas cet hôte francophone qui était sur le Concordia... Mais j'aurais plaisir à le rencontrer... 😐
Quatre jours à Madrid, idées de bars ou visites? English translation pending
Bonjour,
Je vais passer 4 jours à Madrid à la fin de la semaine (je sais ce n'est pas la meilleur saison..).
Je recherche des adresses/expèrience pour des bars a tapas, bar flamenco, resto.... Concernant les visites je pense rester principalement dans le centre de madrid, et passer une journée à toléde (A/R en train). Hormis les visite incontournable (Prado, retiro...) peut être avez vous des idées??
Merci.
Je vais passer 4 jours à Madrid à la fin de la semaine (je sais ce n'est pas la meilleur saison..).
Je recherche des adresses/expèrience pour des bars a tapas, bar flamenco, resto.... Concernant les visites je pense rester principalement dans le centre de madrid, et passer une journée à toléde (A/R en train). Hormis les visite incontournable (Prado, retiro...) peut être avez vous des idées??
Merci.
Visite dans la Vallée centrale au Costa Rica English translation pending
Bonjour! notre départ approche...😄 Nous irons vers la cote des caraibes en passant par Orosi Turrialba.... avez-vous des suggestions d'excursions et d'hébergement. Si on veut visiter Irazu ou dormir selon vous ??
Aussi est-ce que le parc Braulio Carrillo vaut le détour ?J, ai lu que parfois la route pour s'y rendre est inacessible....
Quel suggestion d, endroits a visiter dans la vallee centrale... C, est mon deuxième séjour et j'ai vu Arenal et Monteverde en passant.
merci !!😏
merci !!😏
J'ai découvert le Terminal 3 à Roissy English translation pending
J'ai découvert le T. 3
Probablement que les gestionnaires de notre bel aéroport, que personne ne nous envie, ne connaissent même pas cette verrue aéroportuaire qui se trouve sur ce qu'ils ont beaucoup de mal à faire passer pour un aéroport à vocation internationale.
Le T 3 a servi de modèle aux concepteurs des entrepôts de DHL puis plus plus tard à ceux du centre de tri postal de Chronopost. Les sommes allouées au concepteur de cet hangar étaient à la mesure du respect que les autorités aéroportuaires de Roissy adressent aux gens aux revenus modestes.
Cela aurait pu faire un entrepôt correct. C'est un aérogare indigne de la plate forme aéroportuaire de Paris.
C'est triste, froid, la discrimination positive y est quasiment insupportable. Un seul distributeur de billet perdu au milieu de tout cela, tous les comptoirs sont en précaire. 5 ou 6 postes proposent de la WI FI gratuite pendant 15 minutes. 1 ou 2 Duty Free occupés par des gens qui s'ennuient au boulot et qui le montre... On est où ? Certainement pas dans un aéroport qui se veut un des plus grand d'Europe. Les navettes qui desservent les hôtels ne s'y arrêtent même pas. Elles s'arrêtent à la station RER ce qui oblige tous les voyageurs à marcher pendant 5-600 mètres. Comment font les handicapés ? Les conducteurs de ces navettes sont des caricatures. Le travail qu'ils font les embête fortement. Ils ne sont pas là pour donner des renseignements. J'ai parfois honte d'être français quand j'entend les conducteurs répondre aux voyageurs étrangers qui leur demande des infos. Pourquoi les gestionnaires de CdG ne font-ils pas des audit qualité des fournisseurs auxquels ils attribuent des concessions ???? Ils se rendraient compte, par exemple , que dans les navettes bus, il y a maintenant une annonce préenregistrée qui avertit la destination prochaine du bus. L'audio de cette annonce est désastreux, il se fait au moment ou le bus s'arrête ( le bruit couvre la voix ) et il n'y a qu' UN MESSAGE.
Si le gars ou la fille qui a supervisé la mise en place de ce service n'a pas été licencié pour faute grave, c'est à désespérer.
Il est vrai que chez AdP le service du client est une notion très abstraite.
Une DRH préhistorique. La promotion y est due à l'ancienneté.
CdG n'a rien à faire de ses clients.
Si on traitait les employés de CdG comme ils traitent leurs clients, ils assigneraient constamment leur employeur aux prudhommes.
Le T 3 a servi de modèle aux concepteurs des entrepôts de DHL puis plus plus tard à ceux du centre de tri postal de Chronopost. Les sommes allouées au concepteur de cet hangar étaient à la mesure du respect que les autorités aéroportuaires de Roissy adressent aux gens aux revenus modestes.
Cela aurait pu faire un entrepôt correct. C'est un aérogare indigne de la plate forme aéroportuaire de Paris.
C'est triste, froid, la discrimination positive y est quasiment insupportable. Un seul distributeur de billet perdu au milieu de tout cela, tous les comptoirs sont en précaire. 5 ou 6 postes proposent de la WI FI gratuite pendant 15 minutes. 1 ou 2 Duty Free occupés par des gens qui s'ennuient au boulot et qui le montre... On est où ? Certainement pas dans un aéroport qui se veut un des plus grand d'Europe. Les navettes qui desservent les hôtels ne s'y arrêtent même pas. Elles s'arrêtent à la station RER ce qui oblige tous les voyageurs à marcher pendant 5-600 mètres. Comment font les handicapés ? Les conducteurs de ces navettes sont des caricatures. Le travail qu'ils font les embête fortement. Ils ne sont pas là pour donner des renseignements. J'ai parfois honte d'être français quand j'entend les conducteurs répondre aux voyageurs étrangers qui leur demande des infos. Pourquoi les gestionnaires de CdG ne font-ils pas des audit qualité des fournisseurs auxquels ils attribuent des concessions ???? Ils se rendraient compte, par exemple , que dans les navettes bus, il y a maintenant une annonce préenregistrée qui avertit la destination prochaine du bus. L'audio de cette annonce est désastreux, il se fait au moment ou le bus s'arrête ( le bruit couvre la voix ) et il n'y a qu' UN MESSAGE.
Si le gars ou la fille qui a supervisé la mise en place de ce service n'a pas été licencié pour faute grave, c'est à désespérer.
Il est vrai que chez AdP le service du client est une notion très abstraite.
Une DRH préhistorique. La promotion y est due à l'ancienneté.
CdG n'a rien à faire de ses clients.
Si on traitait les employés de CdG comme ils traitent leurs clients, ils assigneraient constamment leur employeur aux prudhommes.