Results for "Bagnols-sur-Cèze+|+127"
3068 results found.
Sécurité et climat d'insécurité au Burundi English translation pending
Bonjour,
Je prévois partir au Burundi un mois en mars. Je ferai du bénévolat dans les hôpitaux et visiterai le pays. Mais j'ai lu ai entendu dire que la sécurité était incertaine et instable. J'y rejoindrai des gens là bas qui y travaille.
Mais j'aimerais avoir l'opinion de d'autres personnes...
Merci et au plaisir
DouceFolie
Je prévois partir au Burundi un mois en mars. Je ferai du bénévolat dans les hôpitaux et visiterai le pays. Mais j'ai lu ai entendu dire que la sécurité était incertaine et instable. J'y rejoindrai des gens là bas qui y travaille.
Mais j'aimerais avoir l'opinion de d'autres personnes...
Merci et au plaisir
DouceFolie
Des cimes du Lesotho aux abysses d'Aliwal Shoal, un voyage au Sud de l'Afrique English translation pending
On y monte enfin dans cet avion, on y va enfin dans ce pays, depuis le temps que je le prépare ce voyage, c'est pas trop tôt !
Lufthansa , Boeing747 , équipage teutonique peu avenant mais efficace, fauteuils très durs, le cul du Germain est sans doute couvert d'un cuir tanné le rendant totalement insensible à l'appui prolongé et le mettant à l'abri de l'escarre...il n'en va pas de même du mien.
Heureusement Greta et Hilde, si elle ne sont plus toutes jeunes restent très efficaces. C'est un mystère cet équipage, jamais vu une moyenne d'âge aussi élevée sur un vol long courrier, comme si l'avion avait été fourni avec ses hôtesses.
Tout se passe bien et on arrive à l'heure, changement un peu short à Francfort mais ça le fait, tout ça pour 800€ AR, il y a moins cher, mais ces départs le soir avec arrivée le matin me conviennent.
Joburg Joburg Joburg : nous voici !
Personne ne nous attend ? Ha ! Si, là , derrière , un panneau pour nous , le taxi qui doit nous conduire chez bushtrackers
Nous sommes très bien accueillis, nous avons réservé un Hilux 2.5 Toyota, vrai 4x4 mais pas très puissant, suffisant pour passer la plupart des pistes du Lesotho, assez haut pour faire un game drive confortable. Ce n'est pas donné bien sûr : environs 17 000 Rands pour 17 jours de location. je ne regretterai pas ce choix même si nous aurions pu nous en passer et économiser dans les 500 € en choisissant un autre véhicule.
Mais un tel véhicule a des inconvénients outre son prix, il est extrêmement volumineux et assez peu manoeuvrant, de plus ils n'en disposent pas avec vitesse automatique, il faut donc passer les vitesses main gauche, on s'y fait vite mais se faire la main dans une grande ville comme Joburg/Pretoria n'est pas simple...Bien, nous commençons par naviguer dans le quartier pour faire les courses, nous n'avons pas de tente de toit mais nous avons un frigo à bord, ce qui est bien pratique.
Quartier de blancs, quartier blindé, quartier gardé, quartier fliqué, quartier vidéo surveillé, quartier fil de fer barbelé , quartier armé , quartier bien calme pourtant...nous allons au super marché le plus proche et faisons nos courses, des employés vous aident à vous garer à remplir votre coffre, à sortir de votre place , tout ça avec force sourires, c'est agréable.
La pauvreté est là, à chaque carrefour on mendie.
Nous quittons la ville, au sud quelques bidonvilles et des quartiers en dur de petites maisons toutes pareilles qui contrastent avec les quartiers surprotégés.
L'Afrique du Sud est en pleine mutation, les mendiants ne sont pas tous des noirs...
Nous ferons le plein près de Villiers le réservoir fait 150 l et la jauge commence à baisser quand vous en avez consommé 90. L'essence n'est pas chère, moins de 1€ le l mais avec cette bagnole, c'est un budget.
Les paysages de plaine commencent à se hérisser de petites montagnes, puis de plus grandes, nous arrivons à la frontière du Lesotho ( prononcer Lisoutou) à Caledonspoort, nous dormirons à Camelroc guestfarm (chalet 10)

, un endroit très sympathique fréquenté par des familles sudaf en WE. Un bel endroit.
Le confort n'est pas optimal, les chambres sont exigües , la literie moyenne, la cuisine et la salle de bain pas bien grandes non plus mais on y est bien dans cette petite baraque éloignée des autres. Il est intéressant de noter que la petite piste qui conduit à notre logement est tellement défoncée que la plupart des petites voitures 2 roues motrices ne passeraient pas !
Nous verrons des Blesbock et nos premiers oiseaux tisserands, très beaux oiseaux ubiquitaires dans le pays, c'est le printemps, on refait les nids.

Orage et pluies diluviennes dans la nuit
Les propriétaires sont très sympathiques et nous quitterons ce lieu presque à regret.
Mais le Lesotho nous attend.
Le passage de la frontière est simple et rapide, au delà, l'ambiance change, nous arrivons rapidement à Butha Buthe, premier contact avec ces petites villes Basotho et leurs multiples échoppes, beaucoup de monde, circulation très lente, ambiances.
Le Lesotho est sec et les fortes pluies de la veille ont fait du bien, les gens sont heureux, les flaques d'eau sont une réjouissance , ici on souhaite la pluie aux autres comme on leur souhaiterait le bonheur ou la fortune.
Ce pays est avant tout agricole, l'eau y est donc indispensable, pas d'eau , pas de pâturages et les bêtes meurent en nombre, pas d'eau et le maïs ne pousse pas, pas d'eau et pas de papa : cette farine de maïs mélangée à de l'eau bouillante, plat de base du basotho.
Les enfants le mangent dans la rue.
Paysages de plateaux,
nous sommes à 1600 m. Nous nous arrêtons à Leribe au craft center pour acheter quelques lainages mohair locaux de belle qualité, nous prendrons aussi une petite carte papier du pays qui s'avèrera précieuse et plus fiable que T4A.
A Teyateyaneng nous bifurquons à gauche vers Ha Kome caves, non que nous ayons envie de visiter ce lieu qui ne me semble pas très indispensable, mais juste pour quitter cette route principale pas mal fréquentée.
Jusqu'à Ha Kome, la route est magnifique, toute neuve, quand nous prenons la direction sud, c'est une gravel road en assez bon état mais avec quelques passages plus délicats, les pluies provoquent un ravinement qui laisse apparaître la roche sous-jacente, on s'en fout : on a un quaquat' !
Des bergers partout.
Et des villages
Ici, nous devenons beaucoup plus incongrus, exotiques, inhabituels, nous provoquons la curiosité, sourires, saluts, rires des enfants. Bientôt l'heure du picnic arrive et nous nous arrêtons. Rapidement, 2 jeunes bergers arrivent et se plantent à 10 m : ils nous observent.
Je vais les trouver armé de quelques biscuits et d'un coca, ils sont ravis, ils me photographient avec mon propre appareil, je fais de même, échange de bons procédés...
Puis d'autres bergers approchent, encore plus jeunes, distribution générale !
Ca rit, ça parle fort , les chiens s'en mêlent et se battent en eux, les vaches faméliques en profitent pour s'éloigner, un gamin part en courant et en gueulant pour récupérer son troupeau. Nous décidons de partir.
Et je l'ai vu.
Il a fini sa canette et l'a tout simplement jetée par terre, tache rouge obscène dans ce paysage magnifique...que faire, m'arrêter, la ramasser sans rien dire et repartir ? Lui faire la leçon ? Qui suis-je pour ça ? Alors je l'ai laissée par terre, souvenir peu glorieux de mon passage sur cette terre magnifique.
Nous nous éloignons dans la balèze auto, laissant un Lesotho un peu plus sale.
Dans la voiture, il se sent moins à l'aise Otto euh pardon Erwan, un peu comme une femme qui aurait perdu les eaux tôt...Ha!Ha!Ha!
Bon, OK , j'arrête.
Nous rejoignons la route près de Nazareth...Halleluïa !!!
J'ai déjà entendu ce nom là quelque part me dit Fanny...bon sang, c'est une honte me dis-je, mes enfants ne sont même pas baptisés et sont religieusement complètement incultes.
C'est normal, lui dis-je, c'est là qu'est né Boudha.
Boudha est né là au Lesotho ?
C'est pas plutôt Jésus ? Avance Sabine mon épouse qui ne s'est pas contentée de regarder la Bible : elle l'a ouverte !
Ah ! Oui, bien sûr, pas Boudha : Jésus !
Mais il n'est pas né au Lesotho ? Si ? Tente timidement Camille.
Heu, non, en fait il est né à Nazareth en Galilée, et comme ils sont croyants ici, ils ont appelé leur ville Nazareth en l'honneur du Christ...si ça se trouve, il y a aussi une statue de lui quelque part...
Ah! Roma à gauche, je tourne.
De forts belles falaises et une université, nous traversons direction Semonkong, la route est magnifique jusqu'à 40 km du but...ça se corse, la piste est bonne , mais il y a parfois des zones de travaux, la route est en construction ce qui rend parfois l'état de la piste franchement scabreux, la pluie n'a pas arrangé les choses et ça patine, par endroit il faut passer en 4x4.
Nous montons toujours, les paysages se font plus rudes, les villages plus isolés.


Une dame et une enfant font du stop dans la montagne, nous comprenons enfin en voyant une voiture s'arrêter pour d'autres, que ce signe l'index levé n'est pas un salut local, mais bel et bien le signe local de l'auto stoppeur.
En repensant à tous ces gens à qui nous avons bêtement répondu par le même signe, un sourire niais barrant nos visages d'Européens mal dégrossis, le rouge nous monte aux joues...aux moins, ces 2 là profiteront de notre avancée culturelle...elles vont à Semonkong, nous les déposerons au village. le dialogue se fera par signes, elles ne parlent pas du tout l'anglais.
Semonkong est un bled tout moche assez étalé, nous aurons du mal à trouver la "High school" que nous indique la dame et le chemin conduisant au lodge n'est pas fléché, honte suprême pour le grand mâle occidental, je me vois contraint de DEMANDER MON CHEMIN ! Les filles rient sous cape, ça fait longtemps qu'elles ont proposé cette solution, mais mon égo, ma culture, mes gènes , mes ancêtres, mon karma , mon orgueil et mon modjo : bref tout, absolument tout me hurlait qu'il ne fallait pas.
Pourtant je le fis : " excusez moi monsieur, pourriez vous m'indiquer le chemin qui mène au Semonkong lodge s'il vous plaît ? Car voyez vous, je ne le retrouve pas, je suis une larve , un moins que rien , un inutile , un parasite." demandais-je contrit à un local. A ma grande surprise, celui-ci m'indique la route sans me lancer le moindre regard méprisant ni même ironique.
Je retrouve la réception tout seul bien aidé en cela par un énorme panneau : l'homme de tout à l'heure les aura prévenus de mon arrivée et ils ont fait le nécessaire.
Les gros sont souvent des gens avenants, joviaux et accueillants, cet axiome a été battu en brèche par le dessinateur Cabu qui a créé les beaufs à Cabu, espèce de gros moustachus désagréables et , pour tout dire, très cons.
Je me retrouve face à un beauf à Cabu, le patron du Semonkong Lodge. Sa blonde épouse est juste à côté, elle ne dira pas un mot, c'est dommage : elle est francophone et son sympathique mari se montre impatient que nous remplissions les formalités ( N° de passeports, N° d'immatriculation etc...ça prend du temps...).
Bon, je reste détendu afin de nous donner une chance de ne pas gâcher tout notre passage ici, nous devons y rester 2 nuits tout de même...
Merde ! Un beauf à Cabu : ici, à l'autre bout du monde !
Une charmante employée nous conduit à nos Rondavels, ils sont superbes, confortables, aménagés avec goût : une très bonne surprise après cet accueil glacial.

Dakhla ou Altas pour un long week-end English translation pending
Bonjour à tous,
Vivant à Casa, j'hésite entre Dakhla (en avion) et le haut Atlas (train/bus) pour un week end de 3 jours (samedi-lundi) au mois de novembre.
A Dakhla, à part les les activités aquatiques (kite/voile/surf) et la visite de la lagune, est ce facile de faire une excursion dans le désert? Quels sont les autres sites/activités qu'on pourrait visiter/faire à Dakhla et dans la région?
Pour le Haut Atlas, est ce que 3 paraissent trop court, surtout sans voiture? Dois je me contenter des environs de Marrakech? Ouarzazate me parait déjà trop loin...
Si vous avez déjà été dans l'une des 2 régions, je suis preneur de tout conseil,
merci !
Vivant à Casa, j'hésite entre Dakhla (en avion) et le haut Atlas (train/bus) pour un week end de 3 jours (samedi-lundi) au mois de novembre.
A Dakhla, à part les les activités aquatiques (kite/voile/surf) et la visite de la lagune, est ce facile de faire une excursion dans le désert? Quels sont les autres sites/activités qu'on pourrait visiter/faire à Dakhla et dans la région?
Pour le Haut Atlas, est ce que 3 paraissent trop court, surtout sans voiture? Dois je me contenter des environs de Marrakech? Ouarzazate me parait déjà trop loin...
Si vous avez déjà été dans l'une des 2 régions, je suis preneur de tout conseil,
merci !
Nihon ni ikimashita: 3 semaines au Japon en mai 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir usé et abusé des nombreux conseils de ce forum, justice sera rendue! Donc voilà, je me lance et vous fait part de mon expérience: 3 semaines au mois de Mai au pays du soleil levant.
Pourquoi le Japon? Un vieux rêve de gamin, mais aussi, après plusieurs voyages sur le continent américain, l'envie de visiter un pays totalement différent, me sentir "un peu" perdu en fait... Cependant, je suis resté tout de même assez classique dans mon parcours.
On pourrait le décomposer en 5 étapes:
- Etape 1: Hiroshima et Miyajima - Etape 2: Kyoto et Nara - Etape 3: Osaka et Koya-san - Etape 4: Takayama et Gero - Etape 5: Tokyo

Quelques infos à savoir sur ce voyage: - je suis parti avec ma compagne du 04 au 24 mai 2013, - nous avons privilégié le mode backpackers (sacs à dos, auberges de jeunesse et petits restos) afin de communiquer avec d'autres voyageurs et des "locaux" mais aussi afin de nous offrir deux nuits d'"exception" (temple à Koya-san et ryokan à Gero). - Hormis le trajet (un peu long) Koya-san / Takayama, nous n'avons jamais eu l'impression de courir après notre programme. On a toujours pris notre temps... 🙂 - Au mois de mai, Hanami (fête des cerisiers en fleur) est fini mais nous avons eu en contre partie un temps idéal: une stabilité climatique (pas de typhons, séismes et autres risques naturels), 2 jours de pluie (plus du crachin) pour 3 semaines et des températures oscillant entre 21° et 27°, avec un ciel bleu! 😎
A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos.
Après avoir usé et abusé des nombreux conseils de ce forum, justice sera rendue! Donc voilà, je me lance et vous fait part de mon expérience: 3 semaines au mois de Mai au pays du soleil levant.
Pourquoi le Japon? Un vieux rêve de gamin, mais aussi, après plusieurs voyages sur le continent américain, l'envie de visiter un pays totalement différent, me sentir "un peu" perdu en fait... Cependant, je suis resté tout de même assez classique dans mon parcours.
On pourrait le décomposer en 5 étapes:
- Etape 1: Hiroshima et Miyajima - Etape 2: Kyoto et Nara - Etape 3: Osaka et Koya-san - Etape 4: Takayama et Gero - Etape 5: Tokyo

Quelques infos à savoir sur ce voyage: - je suis parti avec ma compagne du 04 au 24 mai 2013, - nous avons privilégié le mode backpackers (sacs à dos, auberges de jeunesse et petits restos) afin de communiquer avec d'autres voyageurs et des "locaux" mais aussi afin de nous offrir deux nuits d'"exception" (temple à Koya-san et ryokan à Gero). - Hormis le trajet (un peu long) Koya-san / Takayama, nous n'avons jamais eu l'impression de courir après notre programme. On a toujours pris notre temps... 🙂 - Au mois de mai, Hanami (fête des cerisiers en fleur) est fini mais nous avons eu en contre partie un temps idéal: une stabilité climatique (pas de typhons, séismes et autres risques naturels), 2 jours de pluie (plus du crachin) pour 3 semaines et des températures oscillant entre 21° et 27°, avec un ciel bleu! 😎
A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos.
Préparation circuit Maroc 2 semaines début avril 2014 English translation pending
Bonjour,
Je prépare un circuit de 2 semaines en voiture dans le sud du Maroc et à Fès. Nous souhaitons voir de beaux paysages, nous arrêter souvent pour faire des photos et des ballades, et donc ne pas passer nos journées dans la voiture. Voici mon premier projet sur lequel j'attends vos avis et conseils. Jours 1 et 2: Marrakech jour 3: récupération de la voiture de location et route vers Ait Benhaddou par Telouet jour 4: Aît Benhaddou Skoura Gorges du Daddés jour 5: route jusqu'à Merzouga pour une nuit sous les étoiles dans le désert jour 5: Merzouga, gorges du Ziz, Midelt jour 6: de Midelt à Fès (début de la visite de Fès) jours 7 et 8: Fès jour 9: de Fès à Meknès (par Volubilis) jour 10: de Meknès aux cascades d'Ouzoud (nuit dans ce secteur) jour 11:route jusqu'à Essaouira jour12: Essaouira jour 13: retour à Marrakech jour 14:départ pour Paris Sur les cartes routières on voit les kilométrages mais pas les temps de trajet. J'ai l'impression que le parcours de Merzouga (au retour du bivouac dans le désert) jusqu'à Fès est trop long pour être fait en une journée, j'ai donc prévu une halte à Midelt. J'attends vos conseils. Une autre option serait d'arriver à Marrakech et de prendre le vol de retour depuis Fès. Je vais voir si le loueur de voiture accepte et à quel prix. Pour les hôtels, j'ai déjà relevé beaucoup d'infos sur le forum. Nous serons 2 ou 3 couples et nous cherchons dans les petites structures, maisons d'hôtes confortables (chambres avec salle de bains et WC privés) pas trop chères. Merci pour votre aide.
Je prépare un circuit de 2 semaines en voiture dans le sud du Maroc et à Fès. Nous souhaitons voir de beaux paysages, nous arrêter souvent pour faire des photos et des ballades, et donc ne pas passer nos journées dans la voiture. Voici mon premier projet sur lequel j'attends vos avis et conseils. Jours 1 et 2: Marrakech jour 3: récupération de la voiture de location et route vers Ait Benhaddou par Telouet jour 4: Aît Benhaddou Skoura Gorges du Daddés jour 5: route jusqu'à Merzouga pour une nuit sous les étoiles dans le désert jour 5: Merzouga, gorges du Ziz, Midelt jour 6: de Midelt à Fès (début de la visite de Fès) jours 7 et 8: Fès jour 9: de Fès à Meknès (par Volubilis) jour 10: de Meknès aux cascades d'Ouzoud (nuit dans ce secteur) jour 11:route jusqu'à Essaouira jour12: Essaouira jour 13: retour à Marrakech jour 14:départ pour Paris Sur les cartes routières on voit les kilométrages mais pas les temps de trajet. J'ai l'impression que le parcours de Merzouga (au retour du bivouac dans le désert) jusqu'à Fès est trop long pour être fait en une journée, j'ai donc prévu une halte à Midelt. J'attends vos conseils. Une autre option serait d'arriver à Marrakech et de prendre le vol de retour depuis Fès. Je vais voir si le loueur de voiture accepte et à quel prix. Pour les hôtels, j'ai déjà relevé beaucoup d'infos sur le forum. Nous serons 2 ou 3 couples et nous cherchons dans les petites structures, maisons d'hôtes confortables (chambres avec salle de bains et WC privés) pas trop chères. Merci pour votre aide.
Travailler pour quelques mois en Australie English translation pending
Bonjour,
Je suis partie pour un an de voyage et souhaite me rendre d'ici quelques semaines en Australie. J'aimerais travailler durant 3 mois pour continuer ensuite ma route. Le problème c'est que je ne parle quasiment pas anglais. Est-ce que je risque d'avoir des difficultés à trouver quelque chose? On me dit aussi que pour quelqu'un ne parlant pas anglais il vaut mieux que je trouve à ramasser des fruits ou à travailler dans les fermes...
Je pense arriver à Melbourne ou Sydney...
Merci pour tous vos avis🙂
Far West 2013: récit, impressions et suggestions English translation pending
Bonjour à tous !
Permettez-moi premièrement une pensée à tous ceux qui sont présentement en voyage aux États-Unis et qui sont aux prises avec le damné «shutdown». Quelle tristesse que de préparer un voyage, de l'anticiper et de se retrouver ainsi le bec à l'eau à conconter des plans B, sinon des plans C et D.
Cela dit, le présent texte relate le voyage que j’ai effectué avec ma copine dans l’Ouest américain du 7 au 28 septembre dernier. En fait, il ne s’agit pas véritablement d’un récit, mais plutôt un amalgame d’impressions, d’opinions, de conseils et de suggestions sur les sites visités, les activités à y pratiquer et la qualité des différents hébergements et restos. J’espère que le tout saura servir à ceux qui envisagent de visiter prochainement ces contrées mythiques.
Quelques infos pratiques pour commencer:
- Voyage en boucle: Arrivée et départ de Salt Lake City
- Les parcs et principaux sites visités (dans l’ordre) :
Grand Teton, Yellowstone, Dinosaur National Monument, Moab (Arches, Dead Horse Point, Canyonlands (Island in the Sky et The Needles), Route 128, Fisher Towers), Goosenecks State Park, Monument Valley, Grand Canyon, Page (Horseshoe Bend et Lake Powell), Zion, Bryce Canyon, Route 12 et CapitolReef
Hébergement en dur, dans les parcs lorsque c’était possible. Le plan initial était de faire du camping pour 6 ou 7 nuits. Nous avons laissé tombé cette idée, qui se serait avérée plus économique, puisque le budget le permettait et parce que nous avons trouvé de la place partout. Pas fâché après coup, considérant la fraîcheur des nuits de septembre dans certains parcs (mentions spéciales à Grand Teton, Yellowstone, Grand Canyon et Bryce)!
Location de voiture via HotWire, prise de possession et retour à l’aéroport de SLC. Les prix proposés par ce site se révèlent, et de loin, les moins élevés (dans mon cas 530$ pour 21 jours). Seul hic : vous ne connaîtrez la compagnie de location avec qui vous ferez affaire qu’une fois la réservation, non-remboursable, complétée. Nous sommes tombés sur Hertz. J’ai été un peu choqué du fait que j’avais réservé un modèle «standard» (Toyota Corolla ou équivalent selon HotWire) et qu’on m’a refilé une Nissan Versa (une «compacte» selon HotWire, mais «Standard» aux dires de Hertz). Parlez-vous les amis! Mais bon, la bagnole était pratiquement neuve (une 2014), alors je n’ai pas fait de chichi… Assez pépère comme voiture (accélération nulle), mais elle nous a trimbalé sur 4500 km sans pépin.
Côté bouffe maintenant. Pour le déjeuner : Fruits, yogourt et tartines préparées dans la chambre d’hôtel, sauf lorsque le petit dèj inclus dans le prix. Dîner : Des sandwichs préparés le matin, crudités, hummus. Souper : Resto, sauf à Moab où nous avions une cuisine complète (le paradis!)
Faire des courses pour le déjeuner / dîner permet de sauver temps et argent et, surtout, de manger plus sainement qu’au resto. Pour le souper, tout dépend si vous disposez d’un semblant de cuisine ou non. En terminant, sachez qu'on ne visite pas l'Ouest américain pour sa gastronomie… Dans les bleds, le fast-food est à l'honneur. Nous sommes toutefois tombé sur de bonnes adresses dont je ferai état plus loin.
JOUR 1 : Salt Lake City / Logan
Arrivés à Salt Lake City à 17h, l’objectif de dormir à Logan était seulement d’entamer un peu la route vers Grand Teton (via la route 89 plutôt que par l’autoroute) et de faire quelques courses en prévision des 3 semaines à venir. Aucun activité particulière donc, si ce n’est qu’il y a Logan un WalMartSupercenter. Bon plan pour faire des provisions et s’équiper à bon prix de trucs utiles pour piqueniquer ou camper (glacière, couverts réutilisables, serviettes, etc.).
Logan, nichée aux pieds des montagnes, n’a aucun attrait particulier. Une «ville-étape» respectable, sans plus.
Dodo au Crystal Inn, réservé via Expedia. Belle grande chambre bien tenue à prix raisonnable (lit king, petit salon, clim), petit dèj très copieux inclus.
JOUR 2 et 3: Grand Teton National Park
Avant-midi de voiture, direction Grand Teton par la route 89. Joli parcours via un canyon à la sortie de Logan, quelques forêts et la campagne de l’Idaho et du Wyoming.
Arrêt à Jackson pour une pause bouffe au Silver Dollar Bar & Grill. Nourriture correcte et bonne carte de bières locales. Ambiance «saloon rencontre bar sportif». La ville est charmante avec son look de Far West d’antan, mais l’ensemble m’est apparu quelque peu artificiel et destiné au tourisme de masse.
Ensuite, direction le parc national de Grand Teton. On ne peut que s’émerveiller devant cette rangée serrée de pitons rocheux déchiquetés qui jaillit littéralement de la plaine environnante. Un détour par la Gros Ventre Road s’impose, pour un cliché de la fameuse grange avec les montagnes en arrière plan et pour observer la faune locale. Nous avons eu droit à un troupeau de bisons et à une harde d’antilopes.
Nous empruntons ensuite la spectaculaire Teton Park Road jusqu’à ColterBay Village où nous avons réservé une «cabin». Confort assez sommaire pour le prix (l’hébergement est relativement cher à Grand Teton), mais le tout est rustique, propre et agréable au final. Oubliez l’insonorisation par contre et espérez ne pas tomber sur un voisin ronfleur…
Côté activités, impossible de s’ennuyer à Grand Teton. Les coups de cœur :
- La randonnée en montagne dans Cascade Canyon (au départ de Jenny Lake, à pieds ou en bateau)
- Le panorama au sommet de Signal Mountain (accessible à pieds ou en voiture)
- Le coucher du soleil à Willow Flats Overlook
- La Teton Park Road au grand complet… spectaculaire
Quelques infos utiles sur Grand Teton :
- Le prix de l’essence peur varier considérablement d’un endroit à l’autre dans le parc, alors gardez l’œil ouvert pour payer moins cher
- Pour les emplettes, les épiceries de Dornan et de ColterBay sont les mieux nanties. Mention spéciale aux délicieux sandwichs préparés sur demande à celle de Dornan
JOUR 4, 5, 6, 7 et 8 : Yellowstone National Park
L’arrivée dans le célèbre parc par l’entrée sud n’a rien de bien spectaculaire, surtout après les époustouflants paysages de Grand Teton. N’ayez crainte, la déception n’est que passagère. Yellowstone se révèle être un monde à part, un endroit unique sur Terre.
Puisque beaucoup de choses ont déjà été écrites et dites sur ce qu’il y a à voir et à faire Yellowstone, je me contenterai d’y aller de quelques conseils, opinions et suggestions qui m’apparaissent utiles.
En ce qui concerne l’hébergement dans le parc :
- Il est vrai qu’il est préférable de réserver tôt, tant la demande est forte. Sachez toutefois que les annulations sont fréquentes, car sans frais jusqu’à 2 jours avant la date prévue d’arrivée. En consultant régulièrement le site internet de Xanterra, vous verrez de nombreuses chambres se libérer comme par magie ! À force de persévérance, j’ai ainsi réussi à réserver des nuitées dans chaque «village» du parc (certaines dans la semaine précédant mon arrivée… j'ai vivre dangereusement)
- Le parc est immense et les distances entre les principaux points d’intérêt sont grandes. Si possible, mieux vaut réserver ses nuitées à différents endroits dans le parc, plutôt que d’opter pour le «camp de base»
L’hébergement testé :
- Lake Lodge & Cabins (1 nuit): Très jolie cabine, mais petite (1 lit double). Pas vraiment de points d’intérêts majeurs dans le secteur du lac, si ce n’est le lac lui-même (splendide miroir multicolore au coucher de soleil). Pour une épicerie digne de ce nom, il faut aller à Fishing Bridge, 2 miles plus loin. Celle du lodge offre un bien pauvre choix de victuailles
- Old Faithful Lodge (2 nuits): Une petite cabine, mais légèrement plus grande que celle de Lake. Par chance nous avons eu droit à l’une des seules (la 114) qui permet d’apercevoir Old Faithful par la fenêtre ! La bouffe de la cafétéria du Lodge est d’une tristesse sans nom. Autres options «resto» au Snow Lodge et au Old Faithful Inn (bonne chance toutefois si pas de réservation). Pour un endroit aussi fréquenté, les 2 épiceries n’offrent pas grand chose à se mettre sous la dent
- Mammoth Hotel & Cabins(1 nuit): La plus belle cabine de toutes, spacieuse (lit king) et relativement moderne. Malheureusement, j’en ai réservé une, sans le savoir, sans salle de bain privée… Ceux qui veulent éviter d’avoir à s’habiller en pleine nuit pour aller se soulager aux toilettes communes ont intérêt à bien vérifier la description de la chambre avant de la réserver ! Souper au fast-food adjacent à l’hôtel. Une prestation encore une fois plus qu’ordinaire…
- Canyon Lodge (1 nuit) : Cabines regroupées en îlots de 4. Correct, de type motel, sauf que l’insonorisation est inexistante. Nous avons mangé à la cafétéria, qui se passe encore une fois de commentaires…
Les activités coup de cœur maintenant :
- Upper Geyser Basin : Un site incontournable qui se résume à beaucoup plus que l’Old Faithful, à sillonner à pieds pour faire la course aux éruptions (les heures d’éruption des geysers «prévisibles» sont disponibles au Visitor Center et dans les lobbys des lodges). Allez marcher le soir, après le coucher du soleil. Vous y serez quasiment seul et l’ambiance est fantomatique !
- Grand PrismaticSpring : Le plus spectaculaire bassin multicolore de Yellowstone se trouve au Midway Geyser Basin. Pour avoir une vue d’ensemble, stationnez-vous au parking du sentier de FairyFalls, situé entre Biscuit Basin et Midway. Empruntez le sentier et après 10 - 15 minutes vous apercevrez un sentier forestier à votre droite. En grimpant la montagne parmi les arbres et les souches, on découvre Grand Prismatic dans toute sa splendeur. Continuez ensuite jusqu’à FairyFalls. Joli sentier facile avec une magnifique chute d’eau à la clé (1h – 1h30 aller-retour).
- Norris Geyser Basin : En particulier le Porcelain Basin, où l'on se croirait littéralement sur une autre planète… Nous n'avons pas eu droit à une éruption (rarissime) du Steam Boat Geyser;
- Mammoth Hot Springs: Pour beaucoup, cet endroit n'est pas des plus spectaculaires. En effet, sauf que l'ensemble du site demeure de toute beauté, avec sa végétation tordue et ses terrasses sculptées par l'eau et le carbonate de calcium;
- Lamar Valley : L'endroit où aller pour faire un «safari» nord-américain. Troupeaux de bisons et de cerfs garantis. Nous avons même pu observer un grizzly étalé de tout son long sur une carcasse de bison. Il la protégeait de la meute de loups tapie dans les bois;
- Grand Canyon de Yellowstone : La démesure. Un canyon profond, vertigineux, multicolore et une chute d'eau parmi les plus belles au monde (Lower Falls, 90 m de haut). Nous avons emprunté la Uncle Tom Trail (un escalier qui descend dans le canyon et à un point de vue sur Lower Falls d'en bas) et ensuite la South Rim Trail jusqu'à Artist Point. La pluie nous a empêché de faire la North Rim Trail, mais nous avons fait les points de vue en voiture en soirée. Bon plan, beaucoup moins de gens!
Jour 9 : Yellowstone / Vernal
Journée sur la route essentiellement, en direction de Moab par la route 191. Rien de bien spectaculaire, une route bien droite qui traverse les bleds et les étendues semi-arides du Wyoming. L’Amérique très «profonde», amusant ! Les paysages deviennent un peu plus spectaculaires du côté de l’Utah, où la route prend de la hauteur. Paysages très jolis du côté de Flaming Gorge.
Arrêt dodo à Vernal donc, une ville pas très jolie. Essentiellement une grosse rue principale bordée de motels / hôtels, de fast-foods et de stations-service. Mais bon, comme il s’agit d’une ville-étape nous ne ferons pas les difficiles !
Hébergement. Comme il s’agissait justement d’une ville-étape, j’ai décidé d’y aller pour pas cher. Le Super 8. La grosse gaffe à 60$. Je sais qu’on ne doit pas s’attendre à la lune d’un Super 8, mais il y a quand même des limites ! La chambre était répugnante… Poussière et crasse sur toutes les surfaces, plancher et tapis crottés, pisse colée sur le plancher et derrière la cuvette des toilettes et j’en passe. À éviter, même mal pris. Payez quelques dollars de plus ailleurs, ce n’est pas les choix qui manquent en ville.
Souper au Café Rico, un des restos coups cœur du voyage (il y en a peu!). De la bonne bouffe mexicaine, à bon prix, préparée devant vous avec des ingrédients frais.
Jour 10 : Vernal / Moab, avec détour au Dinosaur National Monument
Arrêt en matinée au Dinosaur National Monument, situé à deux pas de Vernal. Sympathique exposition sur les dinosaures et nombreux fossiles. Il s’agit également de notre premier aperçu du désert qui nous attend pour les prochaines semaines. Je ne vous dirais pas de faire un détour expressément pour faire cette visite, mais si vous êtes dans le coin, pourquoi pas !
Ensuite, direction Moab, toujours par la 191. Rien qui vaut la peine d'être signalé.
Arrivée à Moab en fin de journée. La ville est fort sympathique et se donne des airs «hippie». Épicerie bio, café équitable, microbrasserie et restos qui offrent des mets qui sortent de l'ordinaire. Tout le monde y trouvera son compte.
Hébergement. Nous avons réservé une maisonnette au Kokopelli Inn Towner (146$ la nuit). Fantastique. Il s'agit d'une petite maison de ville toute équipée: salon, chambre avec lit king et 2 lits double et cuisine complète. Petite terrasse extérieure, spa et BBQ. Le grand luxe quoi! Je conseille vivement.
Voilà donc, la suite bientôt!
Permettez-moi premièrement une pensée à tous ceux qui sont présentement en voyage aux États-Unis et qui sont aux prises avec le damné «shutdown». Quelle tristesse que de préparer un voyage, de l'anticiper et de se retrouver ainsi le bec à l'eau à conconter des plans B, sinon des plans C et D.
Cela dit, le présent texte relate le voyage que j’ai effectué avec ma copine dans l’Ouest américain du 7 au 28 septembre dernier. En fait, il ne s’agit pas véritablement d’un récit, mais plutôt un amalgame d’impressions, d’opinions, de conseils et de suggestions sur les sites visités, les activités à y pratiquer et la qualité des différents hébergements et restos. J’espère que le tout saura servir à ceux qui envisagent de visiter prochainement ces contrées mythiques.
Quelques infos pratiques pour commencer:
- Voyage en boucle: Arrivée et départ de Salt Lake City
- Les parcs et principaux sites visités (dans l’ordre) :
Grand Teton, Yellowstone, Dinosaur National Monument, Moab (Arches, Dead Horse Point, Canyonlands (Island in the Sky et The Needles), Route 128, Fisher Towers), Goosenecks State Park, Monument Valley, Grand Canyon, Page (Horseshoe Bend et Lake Powell), Zion, Bryce Canyon, Route 12 et CapitolReef
Hébergement en dur, dans les parcs lorsque c’était possible. Le plan initial était de faire du camping pour 6 ou 7 nuits. Nous avons laissé tombé cette idée, qui se serait avérée plus économique, puisque le budget le permettait et parce que nous avons trouvé de la place partout. Pas fâché après coup, considérant la fraîcheur des nuits de septembre dans certains parcs (mentions spéciales à Grand Teton, Yellowstone, Grand Canyon et Bryce)!
Location de voiture via HotWire, prise de possession et retour à l’aéroport de SLC. Les prix proposés par ce site se révèlent, et de loin, les moins élevés (dans mon cas 530$ pour 21 jours). Seul hic : vous ne connaîtrez la compagnie de location avec qui vous ferez affaire qu’une fois la réservation, non-remboursable, complétée. Nous sommes tombés sur Hertz. J’ai été un peu choqué du fait que j’avais réservé un modèle «standard» (Toyota Corolla ou équivalent selon HotWire) et qu’on m’a refilé une Nissan Versa (une «compacte» selon HotWire, mais «Standard» aux dires de Hertz). Parlez-vous les amis! Mais bon, la bagnole était pratiquement neuve (une 2014), alors je n’ai pas fait de chichi… Assez pépère comme voiture (accélération nulle), mais elle nous a trimbalé sur 4500 km sans pépin.
Côté bouffe maintenant. Pour le déjeuner : Fruits, yogourt et tartines préparées dans la chambre d’hôtel, sauf lorsque le petit dèj inclus dans le prix. Dîner : Des sandwichs préparés le matin, crudités, hummus. Souper : Resto, sauf à Moab où nous avions une cuisine complète (le paradis!)
Faire des courses pour le déjeuner / dîner permet de sauver temps et argent et, surtout, de manger plus sainement qu’au resto. Pour le souper, tout dépend si vous disposez d’un semblant de cuisine ou non. En terminant, sachez qu'on ne visite pas l'Ouest américain pour sa gastronomie… Dans les bleds, le fast-food est à l'honneur. Nous sommes toutefois tombé sur de bonnes adresses dont je ferai état plus loin.
JOUR 1 : Salt Lake City / Logan
Arrivés à Salt Lake City à 17h, l’objectif de dormir à Logan était seulement d’entamer un peu la route vers Grand Teton (via la route 89 plutôt que par l’autoroute) et de faire quelques courses en prévision des 3 semaines à venir. Aucun activité particulière donc, si ce n’est qu’il y a Logan un WalMartSupercenter. Bon plan pour faire des provisions et s’équiper à bon prix de trucs utiles pour piqueniquer ou camper (glacière, couverts réutilisables, serviettes, etc.).
Logan, nichée aux pieds des montagnes, n’a aucun attrait particulier. Une «ville-étape» respectable, sans plus.
Dodo au Crystal Inn, réservé via Expedia. Belle grande chambre bien tenue à prix raisonnable (lit king, petit salon, clim), petit dèj très copieux inclus.
JOUR 2 et 3: Grand Teton National Park
Avant-midi de voiture, direction Grand Teton par la route 89. Joli parcours via un canyon à la sortie de Logan, quelques forêts et la campagne de l’Idaho et du Wyoming.
Arrêt à Jackson pour une pause bouffe au Silver Dollar Bar & Grill. Nourriture correcte et bonne carte de bières locales. Ambiance «saloon rencontre bar sportif». La ville est charmante avec son look de Far West d’antan, mais l’ensemble m’est apparu quelque peu artificiel et destiné au tourisme de masse.
Ensuite, direction le parc national de Grand Teton. On ne peut que s’émerveiller devant cette rangée serrée de pitons rocheux déchiquetés qui jaillit littéralement de la plaine environnante. Un détour par la Gros Ventre Road s’impose, pour un cliché de la fameuse grange avec les montagnes en arrière plan et pour observer la faune locale. Nous avons eu droit à un troupeau de bisons et à une harde d’antilopes.
Nous empruntons ensuite la spectaculaire Teton Park Road jusqu’à ColterBay Village où nous avons réservé une «cabin». Confort assez sommaire pour le prix (l’hébergement est relativement cher à Grand Teton), mais le tout est rustique, propre et agréable au final. Oubliez l’insonorisation par contre et espérez ne pas tomber sur un voisin ronfleur…
Côté activités, impossible de s’ennuyer à Grand Teton. Les coups de cœur :
- La randonnée en montagne dans Cascade Canyon (au départ de Jenny Lake, à pieds ou en bateau)
- Le panorama au sommet de Signal Mountain (accessible à pieds ou en voiture)
- Le coucher du soleil à Willow Flats Overlook
- La Teton Park Road au grand complet… spectaculaire
Quelques infos utiles sur Grand Teton :
- Le prix de l’essence peur varier considérablement d’un endroit à l’autre dans le parc, alors gardez l’œil ouvert pour payer moins cher
- Pour les emplettes, les épiceries de Dornan et de ColterBay sont les mieux nanties. Mention spéciale aux délicieux sandwichs préparés sur demande à celle de Dornan
JOUR 4, 5, 6, 7 et 8 : Yellowstone National Park
L’arrivée dans le célèbre parc par l’entrée sud n’a rien de bien spectaculaire, surtout après les époustouflants paysages de Grand Teton. N’ayez crainte, la déception n’est que passagère. Yellowstone se révèle être un monde à part, un endroit unique sur Terre.
Puisque beaucoup de choses ont déjà été écrites et dites sur ce qu’il y a à voir et à faire Yellowstone, je me contenterai d’y aller de quelques conseils, opinions et suggestions qui m’apparaissent utiles.
En ce qui concerne l’hébergement dans le parc :
- Il est vrai qu’il est préférable de réserver tôt, tant la demande est forte. Sachez toutefois que les annulations sont fréquentes, car sans frais jusqu’à 2 jours avant la date prévue d’arrivée. En consultant régulièrement le site internet de Xanterra, vous verrez de nombreuses chambres se libérer comme par magie ! À force de persévérance, j’ai ainsi réussi à réserver des nuitées dans chaque «village» du parc (certaines dans la semaine précédant mon arrivée… j'ai vivre dangereusement)
- Le parc est immense et les distances entre les principaux points d’intérêt sont grandes. Si possible, mieux vaut réserver ses nuitées à différents endroits dans le parc, plutôt que d’opter pour le «camp de base»
L’hébergement testé :
- Lake Lodge & Cabins (1 nuit): Très jolie cabine, mais petite (1 lit double). Pas vraiment de points d’intérêts majeurs dans le secteur du lac, si ce n’est le lac lui-même (splendide miroir multicolore au coucher de soleil). Pour une épicerie digne de ce nom, il faut aller à Fishing Bridge, 2 miles plus loin. Celle du lodge offre un bien pauvre choix de victuailles
- Old Faithful Lodge (2 nuits): Une petite cabine, mais légèrement plus grande que celle de Lake. Par chance nous avons eu droit à l’une des seules (la 114) qui permet d’apercevoir Old Faithful par la fenêtre ! La bouffe de la cafétéria du Lodge est d’une tristesse sans nom. Autres options «resto» au Snow Lodge et au Old Faithful Inn (bonne chance toutefois si pas de réservation). Pour un endroit aussi fréquenté, les 2 épiceries n’offrent pas grand chose à se mettre sous la dent
- Mammoth Hotel & Cabins(1 nuit): La plus belle cabine de toutes, spacieuse (lit king) et relativement moderne. Malheureusement, j’en ai réservé une, sans le savoir, sans salle de bain privée… Ceux qui veulent éviter d’avoir à s’habiller en pleine nuit pour aller se soulager aux toilettes communes ont intérêt à bien vérifier la description de la chambre avant de la réserver ! Souper au fast-food adjacent à l’hôtel. Une prestation encore une fois plus qu’ordinaire…
- Canyon Lodge (1 nuit) : Cabines regroupées en îlots de 4. Correct, de type motel, sauf que l’insonorisation est inexistante. Nous avons mangé à la cafétéria, qui se passe encore une fois de commentaires…
Les activités coup de cœur maintenant :
- Upper Geyser Basin : Un site incontournable qui se résume à beaucoup plus que l’Old Faithful, à sillonner à pieds pour faire la course aux éruptions (les heures d’éruption des geysers «prévisibles» sont disponibles au Visitor Center et dans les lobbys des lodges). Allez marcher le soir, après le coucher du soleil. Vous y serez quasiment seul et l’ambiance est fantomatique !
- Grand PrismaticSpring : Le plus spectaculaire bassin multicolore de Yellowstone se trouve au Midway Geyser Basin. Pour avoir une vue d’ensemble, stationnez-vous au parking du sentier de FairyFalls, situé entre Biscuit Basin et Midway. Empruntez le sentier et après 10 - 15 minutes vous apercevrez un sentier forestier à votre droite. En grimpant la montagne parmi les arbres et les souches, on découvre Grand Prismatic dans toute sa splendeur. Continuez ensuite jusqu’à FairyFalls. Joli sentier facile avec une magnifique chute d’eau à la clé (1h – 1h30 aller-retour).
- Norris Geyser Basin : En particulier le Porcelain Basin, où l'on se croirait littéralement sur une autre planète… Nous n'avons pas eu droit à une éruption (rarissime) du Steam Boat Geyser;
- Mammoth Hot Springs: Pour beaucoup, cet endroit n'est pas des plus spectaculaires. En effet, sauf que l'ensemble du site demeure de toute beauté, avec sa végétation tordue et ses terrasses sculptées par l'eau et le carbonate de calcium;
- Lamar Valley : L'endroit où aller pour faire un «safari» nord-américain. Troupeaux de bisons et de cerfs garantis. Nous avons même pu observer un grizzly étalé de tout son long sur une carcasse de bison. Il la protégeait de la meute de loups tapie dans les bois;
- Grand Canyon de Yellowstone : La démesure. Un canyon profond, vertigineux, multicolore et une chute d'eau parmi les plus belles au monde (Lower Falls, 90 m de haut). Nous avons emprunté la Uncle Tom Trail (un escalier qui descend dans le canyon et à un point de vue sur Lower Falls d'en bas) et ensuite la South Rim Trail jusqu'à Artist Point. La pluie nous a empêché de faire la North Rim Trail, mais nous avons fait les points de vue en voiture en soirée. Bon plan, beaucoup moins de gens!
Jour 9 : Yellowstone / Vernal
Journée sur la route essentiellement, en direction de Moab par la route 191. Rien de bien spectaculaire, une route bien droite qui traverse les bleds et les étendues semi-arides du Wyoming. L’Amérique très «profonde», amusant ! Les paysages deviennent un peu plus spectaculaires du côté de l’Utah, où la route prend de la hauteur. Paysages très jolis du côté de Flaming Gorge.
Arrêt dodo à Vernal donc, une ville pas très jolie. Essentiellement une grosse rue principale bordée de motels / hôtels, de fast-foods et de stations-service. Mais bon, comme il s’agit d’une ville-étape nous ne ferons pas les difficiles !
Hébergement. Comme il s’agissait justement d’une ville-étape, j’ai décidé d’y aller pour pas cher. Le Super 8. La grosse gaffe à 60$. Je sais qu’on ne doit pas s’attendre à la lune d’un Super 8, mais il y a quand même des limites ! La chambre était répugnante… Poussière et crasse sur toutes les surfaces, plancher et tapis crottés, pisse colée sur le plancher et derrière la cuvette des toilettes et j’en passe. À éviter, même mal pris. Payez quelques dollars de plus ailleurs, ce n’est pas les choix qui manquent en ville.
Souper au Café Rico, un des restos coups cœur du voyage (il y en a peu!). De la bonne bouffe mexicaine, à bon prix, préparée devant vous avec des ingrédients frais.
Jour 10 : Vernal / Moab, avec détour au Dinosaur National Monument
Arrêt en matinée au Dinosaur National Monument, situé à deux pas de Vernal. Sympathique exposition sur les dinosaures et nombreux fossiles. Il s’agit également de notre premier aperçu du désert qui nous attend pour les prochaines semaines. Je ne vous dirais pas de faire un détour expressément pour faire cette visite, mais si vous êtes dans le coin, pourquoi pas !
Ensuite, direction Moab, toujours par la 191. Rien qui vaut la peine d'être signalé.
Arrivée à Moab en fin de journée. La ville est fort sympathique et se donne des airs «hippie». Épicerie bio, café équitable, microbrasserie et restos qui offrent des mets qui sortent de l'ordinaire. Tout le monde y trouvera son compte.
Hébergement. Nous avons réservé une maisonnette au Kokopelli Inn Towner (146$ la nuit). Fantastique. Il s'agit d'une petite maison de ville toute équipée: salon, chambre avec lit king et 2 lits double et cuisine complète. Petite terrasse extérieure, spa et BBQ. Le grand luxe quoi! Je conseille vivement.
Voilà donc, la suite bientôt!
15-Day Trip Report in Zanzibar
Hey fellow travelers,
As a huge Asia lover, I don’t usually post trip reports here since I find it so easy to get around in those countries (whether online beforehand or on the spot). But after 15 days in Zanzibar, I figured our experience (we’re traveling as a couple) might help some of you.
To sum it up, this island is absolutely stunning but not exactly a walk in the park for independent travelers!
**TRANSPORTATION**
Since we’re not Bill Gates, we have to make choices—especially in Zanzibar, which is way pricier than Asia.
One option was taking the *dalla dalla* (local minibuses) to get around the island, but it was just too complicated for us. For example, going from Nungwi to Matemwe takes half an hour by car but hours by *dalla dalla* because you *have* to go back through the capital!
Taking taxis from one hotel to another didn’t interest us since we see travel as a way to immerse ourselves in the country and get as close to locals as possible (sounds a bit pompous, but I couldn’t find a better way to put it!!).
So, we decided to rent a car to move freely and stop wherever we wanted. If you’re looking for info on the Dolphin Tour, Spice Tour, or Safari Blue… you can skip this part—we didn’t do any of that (I know, it’s a shame, but we can’t do everything, right? 😉). There are agencies everywhere that can organize those for you without any hassle.
Long story short, after some searching, we rented a car from Ally Keys (found on *Le Routard*), a small Toyota 4x4 for $350 for 11 days (we drove about 900 km and spent 80 € on gas).
The roads are basically wide boulevards—just watch out for pedestrians and cyclists constantly. Once you leave Stone Town, though, there’s hardly any traffic.
**The police—quite the love story for us!!** First off, no paranoia needed: police checkpoints stop *every* car, not just the ones with "white" people.
In 11 days of driving around the island, we were stopped… 13 times, no joke!!
Every time, they asked for our international driver’s permit and the Tanzanian permit Ally gave us for free before we left. They were all super friendly and didn’t give us any trouble (a few words in Swahili can help). Except once, when they noticed the insurance had expired *two days* earlier 🤪.
We hadn’t paid attention, and neither had Ally—our bad.
It turned into quite the scene, lasting about 2 hours, but Ally, who we called, negotiated with them. The fine went from $200 down to $20, and Ally even reimbursed us afterward!! Quite the experience, to say the least.
**THE PEOPLE**
Okay, I’ll try to explain our experience *without getting "stoned," please*. I’m not judging anyone—I just want to share what we felt during these 15 days (way too short to really understand, of course).
My go-to motto, "If you smile, they’ll smile back," didn’t really work there. We found the locals weren’t exactly approachable, especially the women.
That said, we *did* meet some genuinely kind and selfless people: one in Stone Town, sometimes in the local eateries where we ate, and with hitchhikers (male and female) we picked up whenever we saw them (the only way we found to share a bit of our "wealth" with them). But overall, I found it *really* tough.
At the same time, it clarified things. Every time someone approached us in a friendly, warm way, they had something to offer (a restaurant, a shop to visit, a snorkeling tour, a taxi…). No issues with them—they were lovely, just like the staff at all the hotels we stayed in.
In Matemwe, we walked through the village every morning and evening for 5 days. I made an effort to smile and say hello every day, morning and night, but even by the end, the best I got was a nod.
We learned a few words in Swahili (hello, how are you…) to break the ice, but it was pretty much a lost cause, with a few exceptions.
Obviously, since I’d never experienced anything like this, I tried to find an explanation—but we were there too briefly to really figure it out. Here are my hypotheses:
- The strong Muslim presence (even little girls wear veils). Maybe they see us white people as "depraved," even though we always dressed modestly.
- Smiling might not be part of their communication style (sounds dumb, but you never know!).
- Maybe there’s some resentment toward white people, which, honestly, I’d totally understand. Let me explain: two worlds share this island without really mixing. 50% of tourists stay in Nungwi and Kendwa, 25% stay in resorts all around the island, 23% go from hotel to hotel by taxi or *dalla dalla*, and maybe 2% travel like we did (totally unscientific stats, obviously).
In 11 days of exploring the island (except Stone Town and the beaches), we *never* saw a white person outside a hotel or taxi (no exaggeration)—never in villages, markets…
Luxury resorts sit right next to villages in extreme poverty (no running water, no electricity, etc.), and the tourism money barely trickles down to locals. It’s enough to make you ashamed of being white—I felt that way more than once!
Anyway, if anyone here knows Zanzibaris well, I’d *love* to hear their perspective.
**PHOTOS**
Given what I just said, you can imagine it wasn’t easy.
The women were the hardest to approach—I gave up on taking their photos after 3 or 4 clear refusals (they’d cover their faces, not angrily, but firmly).
Most men I asked agreed.
With kids, anything goes:
- Some pose for a photo and laugh hysterically when they see themselves.
- Some pose but then demand a dollar, shillings, pens, or even your hair tie if that’s all you’ve got!!
Some happily agree when you ask, while others shout a big "Nooooo" or even threaten to throw rocks at you *before* you’ve even turned on your camera!!
Once again, I put myself in their shoes and watched how "white" people behave. They walk by without a word, raise their camera, snap a shot, and leave without even a wave. When you see yourself in that mirror, it really puts things into perspective!
**STONE TOWN**
Like everyone else, we started our trip in Stone Town—one of the most beautiful cities I’ve ever seen (no exaggeration!). Despite being super touristy, it’s managed to keep its soul, which is pretty rare.
The sea and its *dhows* (boats with triangular sails straight out of another era), colonial buildings everywhere (some renovated, others run-down but still beautiful), narrow alleys with stunning doors (not just in hotels, as I thought), women in colorful veils all over the streets, the call to prayer echoing through the alleys, and, of course, the Darajani Street market—not to be missed if you want even a tiny taste of African life. Pure magic!
The only downside? Quite a few shady guys offering all kinds of services, some of them drug users and a bit unsettling (one even waited for hours outside our hotel after we told him we didn’t need anything). We stayed polite and friendly, and it went fine, but it did create a slightly "sketchy" vibe at times.
For our hotel, we spent the first two nights at Karibu Zanzibar Inn, found online for $65 a night. Right in the heart of the old town, perfect for us—clean, quiet, rooftop terrace for breakfast, welcoming staff. Nothing to complain about, except maybe the price!
For the last two nights before leaving, we found a place on the spot, super well-located, for $45 a night (DM me for details if you’re interested).
We also rented bikes to get around—great for $5 a day per bike.
**MONEY**
Money’s a bit tricky here, I found. Some hotels supposedly only accept dollars (not the ones we stayed in, though), and a lot of prices are listed in that currency. Either way, you can leave your euros at home—several exchange bureaus won’t take them. My advice? Bring enough dollars to avoid credit card fees (you can’t withdraw more than 190 € at a time from ATMs, so you’d pay a fee each time).
For our budget, we spent 800 € per person for 14 days, staying in hotels averaging $45 a night (not easy to find, by the way) and eating often in local eateries (more on that below). Meals in touristy restaurants cost between 6 and 9 € per person, a beer is 2 €, a Coke is 1 €…
Don’t forget, for two people: $100 for visas, $60 for airport-port round-trip taxis, and $160 for Dar-Stone Town round-trip boats.
**FOOD & ACCOMMODATION**
We ate in local restaurants about ten times: chicken or beef skewers with fries or rice for 1.50 € per person. But:
1 – You have to find the "restaurant" that doesn’t look like one (usually a roadside shack).
2 – With a shady spot to sit, which isn’t always possible.
3 – For the squeamish, hygiene conditions are *way* below standard (no fridge, well water used to wash dishes, flies everywhere)!!
We figured if locals eat there, it’s probably a good sign, and honestly, the food was good, and we never got sick.
Plus, it’s the best way to meet Zanzibaris.
Hotels were tough to find under $50. Thankfully, we had the car to scout around (prices in guidebooks had gone up!). We chose to stay 5 days in the north of the island (Matemwe) and 5 days in the south (Jambiani), which let us explore almost the whole island.
We decided that on the spot after checking things out.
In Matemwe, we didn’t overthink it—we stayed at Allykeys Bungalow, whose owner rented us the car! At first, we were a bit wary of his offer, but after checking it out, we loved it. Simple bungalows but with everything we needed, a great setting facing the sea, sun loungers to relax, a restaurant and bar by the water, and—best of all—a very local vibe (about 50 *dhows* leaving for fishing every morning between 5:30 and 6:00, and their return around 1:00 PM with haggling over fish prices on the beach—pure bliss).
Just so you know, it’s pretty noisy (I love the call to prayer, but at 4:30 and 5:30 AM, it’s *early*—especially when it goes on for so long!!), no hot water (just lukewarm), and no Wi-Fi. But for that, there’s a great deal at the Green… at the very north end of the beach. Just by ordering a drink (3 € for a beer, 2 € for a Coke), you can enjoy the Wi-Fi and pool all afternoon. Super friendly welcome at this luxury hotel, even for "bumpkins" like us!!
In Jambiani, we found Pakachi Beach Resort—a dream come true. Listed at over $60 online, they offered us a beachfront bungalow (a big bed downstairs, another upstairs with a sea view and ocean breeze included), a bathroom with hot water, Wi-Fi in common areas, and a pool (low tide is *really* low there!!) for $45 a night. It was so amazing we wondered if they mistook us for *Le Routard* guides since we arrived alone with our car!!
It was also super quiet—only three plugs in use, including ours, which might explain it!!
**THE BEACHES**
Quick rundown:
- The most beautiful aesthetically and for swimming anytime: Kendwa, no question. The downside? Way too many resorts for our taste and no local life. We went for a day before heading back to Matemwe.
- The most tourist-packed: Nungwi, obviously. Not our cup of tea, but I guess it’s great for young people who want to party.
- Best for local life: Matemwe, hands down. The daily fishing returns are a highlight, plus village life, seaweed gatherers, kids on the beach—we *loved* it.
- Best for peace and beauty (but no swimming at low tide): Pongwe, Uroa, Kiwengwa, Jambiani, and a special mention for Dongwe, which we found absolutely gorgeous.
- If you want to feel like you’re in the middle of nowhere but still by the water: Kae Kuu and Unguja Ukuu.
There you go—that’s pretty much everything we saw!
Sorry for the novel. I doubt many of you made it to the end of my "prose." At least no one can say I didn’t share my experience this time 😉.
If you’ve got questions, don’t hesitate.
See you soon, and happy travels!
As a huge Asia lover, I don’t usually post trip reports here since I find it so easy to get around in those countries (whether online beforehand or on the spot). But after 15 days in Zanzibar, I figured our experience (we’re traveling as a couple) might help some of you.
To sum it up, this island is absolutely stunning but not exactly a walk in the park for independent travelers!
**TRANSPORTATION**
Since we’re not Bill Gates, we have to make choices—especially in Zanzibar, which is way pricier than Asia.
One option was taking the *dalla dalla* (local minibuses) to get around the island, but it was just too complicated for us. For example, going from Nungwi to Matemwe takes half an hour by car but hours by *dalla dalla* because you *have* to go back through the capital!
Taking taxis from one hotel to another didn’t interest us since we see travel as a way to immerse ourselves in the country and get as close to locals as possible (sounds a bit pompous, but I couldn’t find a better way to put it!!).
So, we decided to rent a car to move freely and stop wherever we wanted. If you’re looking for info on the Dolphin Tour, Spice Tour, or Safari Blue… you can skip this part—we didn’t do any of that (I know, it’s a shame, but we can’t do everything, right? 😉). There are agencies everywhere that can organize those for you without any hassle.
Long story short, after some searching, we rented a car from Ally Keys (found on *Le Routard*), a small Toyota 4x4 for $350 for 11 days (we drove about 900 km and spent 80 € on gas).
The roads are basically wide boulevards—just watch out for pedestrians and cyclists constantly. Once you leave Stone Town, though, there’s hardly any traffic.
**The police—quite the love story for us!!** First off, no paranoia needed: police checkpoints stop *every* car, not just the ones with "white" people.
In 11 days of driving around the island, we were stopped… 13 times, no joke!!
Every time, they asked for our international driver’s permit and the Tanzanian permit Ally gave us for free before we left. They were all super friendly and didn’t give us any trouble (a few words in Swahili can help). Except once, when they noticed the insurance had expired *two days* earlier 🤪.
We hadn’t paid attention, and neither had Ally—our bad.
It turned into quite the scene, lasting about 2 hours, but Ally, who we called, negotiated with them. The fine went from $200 down to $20, and Ally even reimbursed us afterward!! Quite the experience, to say the least.
**THE PEOPLE**
Okay, I’ll try to explain our experience *without getting "stoned," please*. I’m not judging anyone—I just want to share what we felt during these 15 days (way too short to really understand, of course).
My go-to motto, "If you smile, they’ll smile back," didn’t really work there. We found the locals weren’t exactly approachable, especially the women.
That said, we *did* meet some genuinely kind and selfless people: one in Stone Town, sometimes in the local eateries where we ate, and with hitchhikers (male and female) we picked up whenever we saw them (the only way we found to share a bit of our "wealth" with them). But overall, I found it *really* tough.
At the same time, it clarified things. Every time someone approached us in a friendly, warm way, they had something to offer (a restaurant, a shop to visit, a snorkeling tour, a taxi…). No issues with them—they were lovely, just like the staff at all the hotels we stayed in.
In Matemwe, we walked through the village every morning and evening for 5 days. I made an effort to smile and say hello every day, morning and night, but even by the end, the best I got was a nod.
We learned a few words in Swahili (hello, how are you…) to break the ice, but it was pretty much a lost cause, with a few exceptions.
Obviously, since I’d never experienced anything like this, I tried to find an explanation—but we were there too briefly to really figure it out. Here are my hypotheses:
- The strong Muslim presence (even little girls wear veils). Maybe they see us white people as "depraved," even though we always dressed modestly.
- Smiling might not be part of their communication style (sounds dumb, but you never know!).
- Maybe there’s some resentment toward white people, which, honestly, I’d totally understand. Let me explain: two worlds share this island without really mixing. 50% of tourists stay in Nungwi and Kendwa, 25% stay in resorts all around the island, 23% go from hotel to hotel by taxi or *dalla dalla*, and maybe 2% travel like we did (totally unscientific stats, obviously).
In 11 days of exploring the island (except Stone Town and the beaches), we *never* saw a white person outside a hotel or taxi (no exaggeration)—never in villages, markets…
Luxury resorts sit right next to villages in extreme poverty (no running water, no electricity, etc.), and the tourism money barely trickles down to locals. It’s enough to make you ashamed of being white—I felt that way more than once!
Anyway, if anyone here knows Zanzibaris well, I’d *love* to hear their perspective.
**PHOTOS**
Given what I just said, you can imagine it wasn’t easy.
The women were the hardest to approach—I gave up on taking their photos after 3 or 4 clear refusals (they’d cover their faces, not angrily, but firmly).
Most men I asked agreed.
With kids, anything goes:
- Some pose for a photo and laugh hysterically when they see themselves.
- Some pose but then demand a dollar, shillings, pens, or even your hair tie if that’s all you’ve got!!
Some happily agree when you ask, while others shout a big "Nooooo" or even threaten to throw rocks at you *before* you’ve even turned on your camera!!
Once again, I put myself in their shoes and watched how "white" people behave. They walk by without a word, raise their camera, snap a shot, and leave without even a wave. When you see yourself in that mirror, it really puts things into perspective!
**STONE TOWN**
Like everyone else, we started our trip in Stone Town—one of the most beautiful cities I’ve ever seen (no exaggeration!). Despite being super touristy, it’s managed to keep its soul, which is pretty rare.
The sea and its *dhows* (boats with triangular sails straight out of another era), colonial buildings everywhere (some renovated, others run-down but still beautiful), narrow alleys with stunning doors (not just in hotels, as I thought), women in colorful veils all over the streets, the call to prayer echoing through the alleys, and, of course, the Darajani Street market—not to be missed if you want even a tiny taste of African life. Pure magic!
The only downside? Quite a few shady guys offering all kinds of services, some of them drug users and a bit unsettling (one even waited for hours outside our hotel after we told him we didn’t need anything). We stayed polite and friendly, and it went fine, but it did create a slightly "sketchy" vibe at times.
For our hotel, we spent the first two nights at Karibu Zanzibar Inn, found online for $65 a night. Right in the heart of the old town, perfect for us—clean, quiet, rooftop terrace for breakfast, welcoming staff. Nothing to complain about, except maybe the price!
For the last two nights before leaving, we found a place on the spot, super well-located, for $45 a night (DM me for details if you’re interested).
We also rented bikes to get around—great for $5 a day per bike.
**MONEY**
Money’s a bit tricky here, I found. Some hotels supposedly only accept dollars (not the ones we stayed in, though), and a lot of prices are listed in that currency. Either way, you can leave your euros at home—several exchange bureaus won’t take them. My advice? Bring enough dollars to avoid credit card fees (you can’t withdraw more than 190 € at a time from ATMs, so you’d pay a fee each time).
For our budget, we spent 800 € per person for 14 days, staying in hotels averaging $45 a night (not easy to find, by the way) and eating often in local eateries (more on that below). Meals in touristy restaurants cost between 6 and 9 € per person, a beer is 2 €, a Coke is 1 €…
Don’t forget, for two people: $100 for visas, $60 for airport-port round-trip taxis, and $160 for Dar-Stone Town round-trip boats.
**FOOD & ACCOMMODATION**
We ate in local restaurants about ten times: chicken or beef skewers with fries or rice for 1.50 € per person. But:
1 – You have to find the "restaurant" that doesn’t look like one (usually a roadside shack).
2 – With a shady spot to sit, which isn’t always possible.
3 – For the squeamish, hygiene conditions are *way* below standard (no fridge, well water used to wash dishes, flies everywhere)!!
We figured if locals eat there, it’s probably a good sign, and honestly, the food was good, and we never got sick.
Plus, it’s the best way to meet Zanzibaris.
Hotels were tough to find under $50. Thankfully, we had the car to scout around (prices in guidebooks had gone up!). We chose to stay 5 days in the north of the island (Matemwe) and 5 days in the south (Jambiani), which let us explore almost the whole island.
We decided that on the spot after checking things out.
In Matemwe, we didn’t overthink it—we stayed at Allykeys Bungalow, whose owner rented us the car! At first, we were a bit wary of his offer, but after checking it out, we loved it. Simple bungalows but with everything we needed, a great setting facing the sea, sun loungers to relax, a restaurant and bar by the water, and—best of all—a very local vibe (about 50 *dhows* leaving for fishing every morning between 5:30 and 6:00, and their return around 1:00 PM with haggling over fish prices on the beach—pure bliss).
Just so you know, it’s pretty noisy (I love the call to prayer, but at 4:30 and 5:30 AM, it’s *early*—especially when it goes on for so long!!), no hot water (just lukewarm), and no Wi-Fi. But for that, there’s a great deal at the Green… at the very north end of the beach. Just by ordering a drink (3 € for a beer, 2 € for a Coke), you can enjoy the Wi-Fi and pool all afternoon. Super friendly welcome at this luxury hotel, even for "bumpkins" like us!!
In Jambiani, we found Pakachi Beach Resort—a dream come true. Listed at over $60 online, they offered us a beachfront bungalow (a big bed downstairs, another upstairs with a sea view and ocean breeze included), a bathroom with hot water, Wi-Fi in common areas, and a pool (low tide is *really* low there!!) for $45 a night. It was so amazing we wondered if they mistook us for *Le Routard* guides since we arrived alone with our car!!
It was also super quiet—only three plugs in use, including ours, which might explain it!!
**THE BEACHES**
Quick rundown:
- The most beautiful aesthetically and for swimming anytime: Kendwa, no question. The downside? Way too many resorts for our taste and no local life. We went for a day before heading back to Matemwe.
- The most tourist-packed: Nungwi, obviously. Not our cup of tea, but I guess it’s great for young people who want to party.
- Best for local life: Matemwe, hands down. The daily fishing returns are a highlight, plus village life, seaweed gatherers, kids on the beach—we *loved* it.
- Best for peace and beauty (but no swimming at low tide): Pongwe, Uroa, Kiwengwa, Jambiani, and a special mention for Dongwe, which we found absolutely gorgeous.
- If you want to feel like you’re in the middle of nowhere but still by the water: Kae Kuu and Unguja Ukuu.
There you go—that’s pretty much everything we saw!
Sorry for the novel. I doubt many of you made it to the end of my "prose." At least no one can say I didn’t share my experience this time 😉.
If you’ve got questions, don’t hesitate.
See you soon, and happy travels!
Camping et vélo English translation pending
Les patrons d'un camping dans lequel je me suis arrêtée deux nuits tant il était agréable m'ont demandé de diffuser un questionnaire (tout simple, préparé par eux) sur les attentes des cyclo-campeurs qui vont dans les campings.
J'ai donc mis ce questionnaire sur mon blog et leur transmettrai les résultats. J'envisage aussi de rendre publique une synthèse des résultats, ce qui pourra aider tous les campings à encore mieux accueillir les cyclos itinérants.
Le questionnaire est ici :
http://isabelleetlevelo.20minutes-blogs.fr/archive/2013/09/19/velo-et-camping-un-petit-questionnaire-882029.html
N'hésitez pas à y répondre, même en ajoutant vos propres commentaires. Merci !
(Merci aux non-cyclistes et aux non-campeurs ... de ne pas répondre ...)
Promo Qatar pour réservation avant le 29 septembre! English translation pending
Bonjour,
je vous partage le mail reçu ce matin, promo QATAR jusqu'à - 40% pour toute réservation avant le 29 sept. Valable sur les voyages avant le 25 juin 2041 . Interessant sur L'asie; Thaïlande, hong kong, japon (540/600 euros dans les premiers prix).... A voir si vous pouvez être flexible selon les dates proposées, escales.. Voilà si ça peut en aider certains 😊...
http://www.qatarairways.com/...s.page?CID=EMFR14...
je vous partage le mail reçu ce matin, promo QATAR jusqu'à - 40% pour toute réservation avant le 29 sept. Valable sur les voyages avant le 25 juin 2041 . Interessant sur L'asie; Thaïlande, hong kong, japon (540/600 euros dans les premiers prix).... A voir si vous pouvez être flexible selon les dates proposées, escales.. Voilà si ça peut en aider certains 😊...
http://www.qatarairways.com/...s.page?CID=EMFR14...
Alamo.fr = arnaque? English translation pending
Bonjour à tous 🙂
Je viens régulièrement consulter ce forum mais y ayant toujours trouvé les informations que je cherchais, je n'ai encore jamais rien posté, il est temps de se lancer !
J'ai fait une réservation de voiture sur Alamo.fr, réservation prépayée que j'ai ensuite annulée. Ça fait maintenant plus d'une semaine que j'ai annulé ma réservation et étant donné que je l'ai fait plus de 7 jours avant mon départ, je devrais être remboursée. Or je n'ai reçu aucun remboursement et il m'est absolument IMPOSSIBLE de contacter Alamo.fr : aucune réponse à mes e-mails, j'ai essayé d'appeler les deux numéros mentionnés sur leur site (celui pour les locations aux Etats-Unis, Canada et Amérique Latine et même celui pour les locations en Europe, ne sachant plus quoi faire), il s'avère qu'un des numéros n'existe pas et l'autre est celui d'une société française fabriquant des châssis !!! Bref, j'ai le "léger" sentiment de m'être bien faite arnaquer.
J'aimerais savoir si certains d'entre vous ont vécu une expérience similaire avec Alamo.fr ou encore si vous pensez que j'ai une chance d'être remboursée et si vous auriez alors quelques conseils à me donner….
Merci d'avance pour vos réponses !
Je viens régulièrement consulter ce forum mais y ayant toujours trouvé les informations que je cherchais, je n'ai encore jamais rien posté, il est temps de se lancer !
J'ai fait une réservation de voiture sur Alamo.fr, réservation prépayée que j'ai ensuite annulée. Ça fait maintenant plus d'une semaine que j'ai annulé ma réservation et étant donné que je l'ai fait plus de 7 jours avant mon départ, je devrais être remboursée. Or je n'ai reçu aucun remboursement et il m'est absolument IMPOSSIBLE de contacter Alamo.fr : aucune réponse à mes e-mails, j'ai essayé d'appeler les deux numéros mentionnés sur leur site (celui pour les locations aux Etats-Unis, Canada et Amérique Latine et même celui pour les locations en Europe, ne sachant plus quoi faire), il s'avère qu'un des numéros n'existe pas et l'autre est celui d'une société française fabriquant des châssis !!! Bref, j'ai le "léger" sentiment de m'être bien faite arnaquer.
J'aimerais savoir si certains d'entre vous ont vécu une expérience similaire avec Alamo.fr ou encore si vous pensez que j'ai une chance d'être remboursée et si vous auriez alors quelques conseils à me donner….
Merci d'avance pour vos réponses !
Idée de trek en Tunisie English translation pending
Bonjour à tous
J'envisage de faire une semaine de trek en Tunisie ou au Maroc (Algérie hors budget) en fin décembre, mais n'arrive pas vraiment à me faire une idée précise d'où aller au vu de mes attentes (je ne connais pas du tout l'Afrique du Nord). Il y a une profusion d'avis très détaillés et d'agences sur ce forum et ailleurs, donc au niveau pratique ça n'a pas l'air très compliqué. Me restent 2 interrogations pour choisir la destination:
> Je suis avant tout ornithologue, mon objectif est donc de faire un trek qui passe dans une bonne diversité de paysages / habitats / types de végétation. En clair, je ne veux pas faire 6 jours de désert sableux, ou 6 jours d'erg, ou 6 jours de montagne, mais essayer de varier autant que possible. Quelle région serait la plus adaptée à ce genre d'itinéraire? Plusieurs guides m'ont proposé le désert du Draâ autour de Zagora, mais il semblerait que certaines régions de Tunisie soient plus diversifiées: ??
> A quelle fréquentation touristique dois-je m'attendre dans le désert en fin d'année? Est-ce que c'est vraiment pourri de 4*4 et de groupes où qu'on aille, ou est ce qu'il y a encore moyen de trouver des endroits un peu au calme (avec des guides qui acceptent d'y aller!)
Merci pour vos lumières
MB
J'envisage de faire une semaine de trek en Tunisie ou au Maroc (Algérie hors budget) en fin décembre, mais n'arrive pas vraiment à me faire une idée précise d'où aller au vu de mes attentes (je ne connais pas du tout l'Afrique du Nord). Il y a une profusion d'avis très détaillés et d'agences sur ce forum et ailleurs, donc au niveau pratique ça n'a pas l'air très compliqué. Me restent 2 interrogations pour choisir la destination:
> Je suis avant tout ornithologue, mon objectif est donc de faire un trek qui passe dans une bonne diversité de paysages / habitats / types de végétation. En clair, je ne veux pas faire 6 jours de désert sableux, ou 6 jours d'erg, ou 6 jours de montagne, mais essayer de varier autant que possible. Quelle région serait la plus adaptée à ce genre d'itinéraire? Plusieurs guides m'ont proposé le désert du Draâ autour de Zagora, mais il semblerait que certaines régions de Tunisie soient plus diversifiées: ??
> A quelle fréquentation touristique dois-je m'attendre dans le désert en fin d'année? Est-ce que c'est vraiment pourri de 4*4 et de groupes où qu'on aille, ou est ce qu'il y a encore moyen de trouver des endroits un peu au calme (avec des guides qui acceptent d'y aller!)
Merci pour vos lumières
MB
Visite de Porto en octobre English translation pending
Bonjour
Je vais decouvrir Porto mi Octobre pendant 8 Jours et j'aimerais connaitre le Climat a cette periode ainsi que les choses a visiter urant mon sejour
Merci a vous
Je vais decouvrir Porto mi Octobre pendant 8 Jours et j'aimerais connaitre le Climat a cette periode ainsi que les choses a visiter urant mon sejour
Merci a vous
Chamelier à M'hamid English translation pending
Bonjour.
Toujours en vue d une rando ddébut mars. Je penche pour une mehare de 8 jours au départ de m hamid (j ai déjà fait 7 jours de rando avec chameaux depuis m hamid il y a 10 ans).
Je trouve des prix très élevés sur le net et je voudrais avoir des expériences récentes.
1) combien demande par jour les agences locales de m hamid?
2) les prix réel dur place sont-ils très différents de creux fut nets
2) nous serons 4 donc il faut je pense 1chamelier et 3 dromadaires. Auriez-vous une idée du budget pour 8 jours de rando.
Merci de votre aide
Ps. Tous les liens reçus via ce forum donnent des tarifs bien trop chers
Merci de votre aide
Ps. Tous les liens reçus via ce forum donnent des tarifs bien trop chers
Auckland ou Melbourne English translation pending
Bonjour,
Que me conseillez- vous après un sejour à Sydney: visiter Melbourne ou partir en Nouvelle- Zélande pour passer quelques jours à Auckland ? Quelle est la ville qui propose le plus de belles promenades ? Sont- elles relativement sûres et pratiques au niveau des déplacements ?
Merci d'avance pour vos conseils !
Que me conseillez- vous après un sejour à Sydney: visiter Melbourne ou partir en Nouvelle- Zélande pour passer quelques jours à Auckland ? Quelle est la ville qui propose le plus de belles promenades ? Sont- elles relativement sûres et pratiques au niveau des déplacements ?
Merci d'avance pour vos conseils !
Conduire en République Dominicaine English translation pending
Bonsoir,
Nous allons en République Dominicaine du 17 au 24 août et nous projetons de louer une voiture. Nous avons prévu de passer quelques jours à Boca Chica et à Santo Domingo. Les commentaires sur le web nous laissent perplexe sur la conduite en République Dominicaine (routes en mauvais état, code de la route non respecté, signalisation pratiquement inexistante..). Qu'en est-il vraiment ? Nous voudrions visiter au moins un parc naturel avec des grottes, une fabrique de cigare, aller sur l'une des îles voisines. Pourriez-vous nous donner quelques conseils. @ + tard
Nous allons en République Dominicaine du 17 au 24 août et nous projetons de louer une voiture. Nous avons prévu de passer quelques jours à Boca Chica et à Santo Domingo. Les commentaires sur le web nous laissent perplexe sur la conduite en République Dominicaine (routes en mauvais état, code de la route non respecté, signalisation pratiquement inexistante..). Qu'en est-il vraiment ? Nous voudrions visiter au moins un parc naturel avec des grottes, une fabrique de cigare, aller sur l'une des îles voisines. Pourriez-vous nous donner quelques conseils. @ + tard
Location de voiture à Las Terrenas English translation pending
Bonjour à tous,
Nous souhaitions partagé notre récente expérience lors de nos vacances à Las Terrenas. C'est la troisième année que nous venons. Nous arrivons toujours en fin de journée à l'aéroport de Saint Domingue - Las Americas. Nous récupérons notre voiture que nous louons chez ADA à l'aéroport. Nous prenons donc la route à la tombée de la nuit. Connaissant les dangers que l'on peut rencontrer sur la route, nous faisons très, très attention!!!
Nous n'avons jamais eu d'accident les 2 dernières années. Malheureusement, ce jour-là, nous avons pris un cheval de plein fouet avec l'avant de la voiture. Le cheval a percuté le moteur, a été soulevé sur le capot et le pare-brise et a été propulsé sur l'autre voie où arrivait une autre voiture qu'il a percuté aussi. La voiture est morte mais, par miracle, nous sommes tous sains et saufs, avec nos 3 enfants. Je souhaitais témoigner ici pour remercier le sérieux du loueur. Nous avons tout de suite pu contacter les responsables d'ADA (celui du bureau de Saint-Domingue et celui de Las Terrenas. Ils ont tout géré à distance. Nous avons eu un taxi et la voiture a été remorqué en suivant. Merci à eux pour leur sérieux. La voiture était bien assurée tous risques et nous n'avons que la franchise à notre charge, qui va nous être remboursée puisque nous avions réglé avec une CB premier. Nous étions bien contents de ne pas avoir pris des loueurs "moins professionnels" qui vous proposent des tarifs très alléchants. Vérifiez aussi l'ancienneté des véhicules; pour notre part, heureusement qu'il était récent (DUSTER 7000 km) car le pare-brise était feuilleté donc il ne nous a pas éclaté à la figure (surtout les yeux). Quand rien arrive, c'est bien mais au moindre accident (et ils sont fréquents et peuvent être même dangereux!!!) cela vaut la peine. D'autant plus que quand vous vérifiez bien les assurances et les services, le prix est très compétitifs... J'espère que notre expérience vous servira... On pense toujours que cela n'arrive qu'aux autres... Bonnes vacances à tous.
Ouest américain en 2014 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Nous sommes en préparation d'un voyage de 21 jours en 2014 dans l'Ouest américain. Nous avons deux enfants (13 et 16).
Notre parcours, en gros, prévisionnel : S. Francisco, Sequoia Park, Las Vegas, Zion, Bryce, MOAB (Avec Arches et Canyonland), Monument Valley, Page, Grand Canyon, Los Angeles. Pas de camping, ni de camping-car
Pour ceux qui ont déjà fait ce parcours, je suis preneur de toute astuce, choses à éviter, choses à ne pas oublier....
A priori, nous louerons une voiture au moins à partir de Vegas. Nous nous posons la question sur un vol Fresno-Las Vegas après Sequoia pour éviter 400 kilomètres de route.
Merci d'avance
Nous sommes en préparation d'un voyage de 21 jours en 2014 dans l'Ouest américain. Nous avons deux enfants (13 et 16).
Notre parcours, en gros, prévisionnel : S. Francisco, Sequoia Park, Las Vegas, Zion, Bryce, MOAB (Avec Arches et Canyonland), Monument Valley, Page, Grand Canyon, Los Angeles. Pas de camping, ni de camping-car
Pour ceux qui ont déjà fait ce parcours, je suis preneur de toute astuce, choses à éviter, choses à ne pas oublier....
A priori, nous louerons une voiture au moins à partir de Vegas. Nous nous posons la question sur un vol Fresno-Las Vegas après Sequoia pour éviter 400 kilomètres de route.
Merci d'avance
Voyage dans l'Ouest américain San Francisco-Las Vegas English translation pending
Bonjour,
Souhaitant faire un road trip dans l'ouest américain avec ma petite famille (2 enfants de 5 et 7 ans) en avril 2014, j'ai essayé de faire un planning de ce qui pourrait être fait en prenant exemples sur ce qui existait déjà sur ce forum. Néanmoins, j'ai fait quelque changements pour lesquels je souhaiterai avoir vos avis: faisable, pas faisable, trop rapide....
17/04/2013 Jeudi Paris-San Francisco
18/04/2013 Vendredi San Francisco
19/04/2013 Samedi San francisco
20/04/2013 Dimanche San francisco-Big Sur (Monterey carmel...)
21/04/2013 Lundi Big sur - LA (Venice beach; hollywood…)
22/04/2013 Mardi LA (Universal)
23/04/2013 Mercredi LA - Kingman (Route 66, Calico...)
24/04/2013 Jeudi Kingman - Grand canyon
25/04/2013 Vendredi Grand canyon - Monument valley (Hélicoptère matin)
26/04/2013 Samedi Monument valley - Page
27/04/2013 Dimanche Page Bryce
28/04/2013 Lundi Bryce - Las Vegas (Zion en passant sans randonnée)
29/04/2013 Mardi Las vegas - Death valley
30/04/2013 Mercredi Death Valley - Las vegas (Cirque du soleil)
01/05/2013 Jeudi Las vegas
02/05/2013 Vendredi Las vegas-Paris
Je vous remercie par avance de vos retours et de vos bonnes idées. 😉
Je vous remercie par avance de vos retours et de vos bonnes idées. 😉
Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
Conduire en Afrique du Sud avec un permis français traduit en anglais? English translation pending
Salut,
Y-a-t-il une personne qui a l'experience de conduire une voiture de loc en AFS avec un permis français traduit en anglais SANS permis international ?
Merci
Raf
Je précise que si je pose cette question c'est que je sais que "normalement" il faut un permis international, et que "normalement" celui-ci s'obtient "facilement" en préfecture, mais si je pose la question c'est que je n'ai pas de cette possibilité, à moins de perdre et renoncer à mon permis de polynésie fr. Et je précise qu'en Namibie no problem avec le permis traduit. voilu voilà
Y-a-t-il une personne qui a l'experience de conduire une voiture de loc en AFS avec un permis français traduit en anglais SANS permis international ?
Merci
Raf
Je précise que si je pose cette question c'est que je sais que "normalement" il faut un permis international, et que "normalement" celui-ci s'obtient "facilement" en préfecture, mais si je pose la question c'est que je n'ai pas de cette possibilité, à moins de perdre et renoncer à mon permis de polynésie fr. Et je précise qu'en Namibie no problem avec le permis traduit. voilu voilà
Voyage au Royaume-Uni en août: logement hors de Londres? English translation pending
Bonjour, nous partons cet été en famille (une enfant) et en voiture au UK, bateau jusque Newhaven/ Brighton, côte sud de l'Angleterre, Bristol, Sud du Pays de Galles, puis trois jours à Londres pour Nothing Hill Carnival. Petit budget.
J'ai déjà quelques plans à Londres.
Nous cherconhs surtout des plans logement et des conseils transport (autoroutes, pas autoroutes) dans et autour des villes moyennes: Southampton, Plymouth, Bristol Brighton.
-Les campsites: combien pour une tente et deux adultes/un enfant? Est ce que c'est vraiment moins chers que les hôtels cheap? Faut il acheter une carte d'adhérents? Les hôtels cheap sont-ils glauques, genre Formule 1 en zoning commerciaux? Quel prix?
-Camping sauvage: qui a essayé? Je le pratique sans souci en Bretagne, pareil au UK?
Merci à tous Ced
J'ai déjà quelques plans à Londres.
Nous cherconhs surtout des plans logement et des conseils transport (autoroutes, pas autoroutes) dans et autour des villes moyennes: Southampton, Plymouth, Bristol Brighton.
-Les campsites: combien pour une tente et deux adultes/un enfant? Est ce que c'est vraiment moins chers que les hôtels cheap? Faut il acheter une carte d'adhérents? Les hôtels cheap sont-ils glauques, genre Formule 1 en zoning commerciaux? Quel prix?
-Camping sauvage: qui a essayé? Je le pratique sans souci en Bretagne, pareil au UK?
Merci à tous Ced
Vos astuces de voyage à vélo avec une remorque? English translation pending
Voici une nouvelle discussion de truc et astuce dédié à l'usage des remorques.
Étant donné le succès de la rubrique “Vos astuces de voyage à vélo?“ je propose d'ouvrir celle-ci pour centraliser toutes les infos afin d'équiper et utiliser les remorques et pour ne pas encombrer l'autre discussion.
Quel sont vos améliorations? Accessoires? Astuces de transport? ...?
Trois semaines au Brésil: Lençois Marenhenses English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons au mois d'août 3 semaines au Brésil. Nous allons, entre autres, passer quelques jours entre Sao Luis et Fortalea et aller au Lencois Marenhenses. Nous y sommes déjà allés il y a 10 ans et c'est un de nos plus beaux souvenirs de voyages. J'ai lu que l'été dernier (2012), pas mal de lagunes étaient à sec faute de pluie suffisante.
Quelqu'un sait-il s'il a suffisamment plu cet hiver ? Y a t-il de l'eau dans les lagunes ?
Il y a 10 ans, on avait réservé un pacote complet de Sao Luis à Fortaleza (avec eco adventur tour) . Cette fois-ci, on va se débrouiller nous-mêmes car c'est devenu trop cher (les prix ont méchamment augmenté et le taux de change real/euro est bien moins favorable). J'ai vu que les liaisons Barreirinhas-Parnaiba-Jericoacoara-Fortalea sont faisables en transport locaux mais certains de ces tronçons impliquent de multiples moyens de transport (surtout Barrarinhas-Parnaiba). On voyage avec notre fille de 5 ans donc je n'ai pas trop envie que ça soit trop compliqué. J'ai demandé un devis à Eco Adventur Tour pour certains trajets : Barrerinhas/Parnaiba: R$ 770,00 (per vehicle) Parnaiba/Jeri: R$ 660,00 (per vehicle) C'est over budget pour nous. Quelqu'un sait-il si sur place on peut trouver moins cher ? ou si vous connaissez aussi le prix du trajet entre Jeri et Fortaleza par la plage ?
Merci d'avance.
Nous partons au mois d'août 3 semaines au Brésil. Nous allons, entre autres, passer quelques jours entre Sao Luis et Fortalea et aller au Lencois Marenhenses. Nous y sommes déjà allés il y a 10 ans et c'est un de nos plus beaux souvenirs de voyages. J'ai lu que l'été dernier (2012), pas mal de lagunes étaient à sec faute de pluie suffisante.
Quelqu'un sait-il s'il a suffisamment plu cet hiver ? Y a t-il de l'eau dans les lagunes ?
Il y a 10 ans, on avait réservé un pacote complet de Sao Luis à Fortaleza (avec eco adventur tour) . Cette fois-ci, on va se débrouiller nous-mêmes car c'est devenu trop cher (les prix ont méchamment augmenté et le taux de change real/euro est bien moins favorable). J'ai vu que les liaisons Barreirinhas-Parnaiba-Jericoacoara-Fortalea sont faisables en transport locaux mais certains de ces tronçons impliquent de multiples moyens de transport (surtout Barrarinhas-Parnaiba). On voyage avec notre fille de 5 ans donc je n'ai pas trop envie que ça soit trop compliqué. J'ai demandé un devis à Eco Adventur Tour pour certains trajets : Barrerinhas/Parnaiba: R$ 770,00 (per vehicle) Parnaiba/Jeri: R$ 660,00 (per vehicle) C'est over budget pour nous. Quelqu'un sait-il si sur place on peut trouver moins cher ? ou si vous connaissez aussi le prix du trajet entre Jeri et Fortaleza par la plage ?
Merci d'avance.
Programme de tour du monde English translation pending
Salut à toutes et tous !
Je prépare mon second tour du monde (départ le 21 octobre), et je viens donc vers vous pour avoir un max de contacts (ami ? couchsurfeur ? famille ?), de bons plans (auberge ? resto ?), d’adresses, d’incontournables, de conseils avant de partir sur les routes du monde ... une sorte de petit briefing quoi. En PJ le tracé de mon itinéraire. Voici mon programme (vos remarques sont les bienvenues): Octobre Novembre: Inde (30 jours), Népal (7jours), Décembre : Thailande (quelques jours), Cambodge (5 jours), Laos (5jours), Vietnam (10jours), Chine(12jours), Corée du Sud (6jours), Japon (10jours), Janvier + Février + mi-Mars : Mexique, Cuba, Guatemala, Nicaragua, Costa Rica, Venezuela, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine, Mi Mars + Avril + Mai : Afrique du Sud, Mozambique, Madagascar, Tanzanie, Kenya, Bénin, Togo, Cote d'Ivoire, Sénégal. Si vous avez des amis qui pourraient m’apporter des éléments sur ces voyages c’est encore mieux ! N’hésitez pas si vous avez des questions je suis prêt à répondre. Je vous remercie d’avance de m’aider dans cette tâche … mondiale.
Vous me trouverez sur facebook => Frankito L'explorateur Ou par mail bernard-franck@hotmail.fr Ou sur ce topic
Je prépare mon second tour du monde (départ le 21 octobre), et je viens donc vers vous pour avoir un max de contacts (ami ? couchsurfeur ? famille ?), de bons plans (auberge ? resto ?), d’adresses, d’incontournables, de conseils avant de partir sur les routes du monde ... une sorte de petit briefing quoi. En PJ le tracé de mon itinéraire. Voici mon programme (vos remarques sont les bienvenues): Octobre Novembre: Inde (30 jours), Népal (7jours), Décembre : Thailande (quelques jours), Cambodge (5 jours), Laos (5jours), Vietnam (10jours), Chine(12jours), Corée du Sud (6jours), Japon (10jours), Janvier + Février + mi-Mars : Mexique, Cuba, Guatemala, Nicaragua, Costa Rica, Venezuela, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie, Chili, Argentine, Mi Mars + Avril + Mai : Afrique du Sud, Mozambique, Madagascar, Tanzanie, Kenya, Bénin, Togo, Cote d'Ivoire, Sénégal. Si vous avez des amis qui pourraient m’apporter des éléments sur ces voyages c’est encore mieux ! N’hésitez pas si vous avez des questions je suis prêt à répondre. Je vous remercie d’avance de m’aider dans cette tâche … mondiale.
Vous me trouverez sur facebook => Frankito L'explorateur Ou par mail bernard-franck@hotmail.fr Ou sur ce topic
Un almendron cubain hors normes: une GAZ14 Tchaika English translation pending
il y a des milliers de berlines américaines pré 1958 à Cuba, quelques centaines de cabriolets.... mais il n'y a que trois almendrones RUSSES en état de marche !
l' Union Soviétique, avant la rupture des relations, avait livré une douzaine de ces voitures de luxe (équivalent russe de la Rolls ou Lincoln) à Cuba
j'ai eu la chance de disposer durant une journée de l'un d'entre elles , une des Tchaika du comité central (non blindée donc surement pas une voiture du comandante)
quelques images de cette rencontre unique : l'arrivée au terminal, pour notre vol de retour sur la France, à bord de ce véhicule reste un grand moment !


l' Union Soviétique, avant la rupture des relations, avait livré une douzaine de ces voitures de luxe (équivalent russe de la Rolls ou Lincoln) à Cuba
j'ai eu la chance de disposer durant une journée de l'un d'entre elles , une des Tchaika du comité central (non blindée donc surement pas une voiture du comandante)
quelques images de cette rencontre unique : l'arrivée au terminal, pour notre vol de retour sur la France, à bord de ce véhicule reste un grand moment !


Vacances en septembre: Phuket, Kuala Lumpur ou Bali? English translation pending
Bonjour tout le monde,
nous souhaitons partir en vacances en Asie du Sud-Est...du 30 Août au 15 Septembre...
Je souhaite avoir vos conseils sur les deux itinéraires que j'ai dans la tête :
1er itinéraire : 6 jours à Phuket puis 6 jours à Kuala Lumpur (séjour 2 villes)
2ème itinéraire : 2 jours à Kuala Lumpur puis le reste à Bali (séjour 1 ville mais on profite pour visiter KL aussi car Paris-Bali revient chère (800 EUR) comparé à Paris-KL (600 EUR) puis KL-Bali par Air Asia (55 EUR)).
Quel temps fait-il svp dans ces villes ? Est ce que c'est vraiment gênant d'aller sous la pluie ? Mieux vaut privilégier Bali ou Phuket/Kuala Lumpur ? Surtout que c'est la première fois qu'on part dans cette région...
Merci d'avance pour vos remarques/conseils.
PS : on ne veut pas que de la plage, on aimerait bien visiter les sites historiques/culturels et surtout rencontrer des gens locaux etc...
nous souhaitons partir en vacances en Asie du Sud-Est...du 30 Août au 15 Septembre...
Je souhaite avoir vos conseils sur les deux itinéraires que j'ai dans la tête :
1er itinéraire : 6 jours à Phuket puis 6 jours à Kuala Lumpur (séjour 2 villes)
2ème itinéraire : 2 jours à Kuala Lumpur puis le reste à Bali (séjour 1 ville mais on profite pour visiter KL aussi car Paris-Bali revient chère (800 EUR) comparé à Paris-KL (600 EUR) puis KL-Bali par Air Asia (55 EUR)).
Quel temps fait-il svp dans ces villes ? Est ce que c'est vraiment gênant d'aller sous la pluie ? Mieux vaut privilégier Bali ou Phuket/Kuala Lumpur ? Surtout que c'est la première fois qu'on part dans cette région...
Merci d'avance pour vos remarques/conseils.
PS : on ne veut pas que de la plage, on aimerait bien visiter les sites historiques/culturels et surtout rencontrer des gens locaux etc...
Itinéraire de trois semaines en groupe en Afrique du Sud en août English translation pending
Bonjour, je participe en tant qu'animatrice à une colonie de 3 semaines en Afrique du Sud de mi juillet à début aout.
Nous aurons 3 véhicules (pour 16 personnes) et nous arrivons à Johannesbourg pour repartir au Cap (on compte 19 jours sur place, hors avion.
Nous ne pouvons pas prendre de vol intérieur.
J'ai essayé de planifier un itinéraire, merci de me dire ce que vous en pensez !
J1 : arrivée, découverte de Johannesbourg (muée de l'apartheid) et visite de Soweto (dans un sens ou dans l'autre suivant le lieu de la nuit). Nuit à Soweto ou Joha ?
J2 : route et visite du Blyde River Canyon (nuit au forever resort)
J3 : de bon matin, rallier le parc Kruger puis le visiter (une nuit, à voir suivant les réservations encore possibles)
J4 : visite du parc (sortie côté swaziland), nuit juste au bord du parc.
(niveau budget, soit on passe deux jours dans le kruger, en self drive, soit une seule journée dans le parc avec les rangers, qu'est ce qui est le mieux pour vous?)
J5 : traversée du Swaziland jusqu'à la vallée d'Ezulwini (mini safari dans l'aprem ?)
J6 : route pour santa lucia et hippo tour.Nuit à santa lucia.
J7 : balade de 13km (vue sur un site) à santa lucia + route jusqu'à Durban
j8 : visite de Durban (mosquée, marché indien...)
j9 : route et plage jusqu'à Port st John
j10 : route jusqu'à east london
j11 : route jusqu'à port elizabeth (avec éventuellement addo park si on veut les entendre la nuit ?)
j12 : port elisabeth / mossel bay (avec 2 randos courtes dans park tsitsikamma + jeffreys bay et le surf et plages pour voir els dauphins ?
j13 : mossel bay / outdshorm (visite ferme autruche +spéléo dans les caves connue) / + cap aiguilles et nuit à Hermanus
j14 : balade sur les falaises, excursion en bateau et plage
j 15 : hermanus/ simon's town par la plage de Muizenberg, celle de Boulder beach
j16: simon's town / le cap : via cape point et cap de bonne espérance + chapman route + houth bay village
j 17 : le cap : musée sur robben island + montée à la Table + panorama à la silvermine?
j 18 : le cap : marché aux puces, visite en bus, waterfront, derniers achats...
( a priori on va réserver tous les hébergements depuis la france, donc on pense plutôt prévoir une journée de plus au cap, au cas où...)
beaucoup de route, mais je ne vois pas comment organiser autrement le voyage, sans faire 10h de route d'affilée...
y-a-t-il des activités marquantes que j'ai oublié ?
j'attends vos commentaires, positifs ou négatifs ! Merci d'avance !
j'attends vos commentaires, positifs ou négatifs ! Merci d'avance !
Etats-Unis en juillet/août 2013: location de voiture, motels... English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, je pars avec une amie cet été aux Etats-Unis et je souhaitais avoir quelques informations et surtout, des avis.
Donc, nous nous rejoignons à New York, mi-juillet. Après quelques jours nous partons en train pour Philadelphie et Washington. De là, nous rejoignons la côte ouest en avion. Quelques jours à Los Angeles, où nous aurons loué une voiture, nous partons visiter les terres : Joshua tree, en journée, puis direction Phoenix. Phoenix direction Grand Canyon avec une nuit. Grand Canyon Zion via le Lake Mead, une nuit. Zion direction Las Vegas pour 2 nuits. Puis de Las Vegas, direction la Death Valley, je ne sais pas trop où on stop pour la nuit. De la Death Valley on part pour Yosemite, avec une nuit. Yosemite Sacramento, une nuit. Sacramento San Francisco, pour au moins 4 jours. San Francisco on retourne sur LA via la côte pacifique, en 2 jours je pense. Plusieurs jours à LA, et peut être irons-nous à San Diego ??? De LA, retour à New York en avion.
On a un mois pour tout ça. Donc, je voulais savoir : pour la location de voiture, j'ai pu lire que c'était mieux de louer via internet sur des sites styles locationdevoiture.fr / Alamo. Qu'en pensez-vous ??? Comment ça fonctionne ? La deuxième chose, mon amie, qui a séjourné durant un an à Los Angeles, me dit que ce n'est pas la peine de réserver à l'avance pour l'hébergement (ce sera principalement des Motels). Que pensez-vous de l'itinéraire ? Est-ce réalisable ou serait-il plus judicieux de passer plus de temps dans un parc ?
Merci pour vos conseils. Ceci étant mon premier Post, pardon s'il y a des choses pas claires.
Donc, nous nous rejoignons à New York, mi-juillet. Après quelques jours nous partons en train pour Philadelphie et Washington. De là, nous rejoignons la côte ouest en avion. Quelques jours à Los Angeles, où nous aurons loué une voiture, nous partons visiter les terres : Joshua tree, en journée, puis direction Phoenix. Phoenix direction Grand Canyon avec une nuit. Grand Canyon Zion via le Lake Mead, une nuit. Zion direction Las Vegas pour 2 nuits. Puis de Las Vegas, direction la Death Valley, je ne sais pas trop où on stop pour la nuit. De la Death Valley on part pour Yosemite, avec une nuit. Yosemite Sacramento, une nuit. Sacramento San Francisco, pour au moins 4 jours. San Francisco on retourne sur LA via la côte pacifique, en 2 jours je pense. Plusieurs jours à LA, et peut être irons-nous à San Diego ??? De LA, retour à New York en avion.
On a un mois pour tout ça. Donc, je voulais savoir : pour la location de voiture, j'ai pu lire que c'était mieux de louer via internet sur des sites styles locationdevoiture.fr / Alamo. Qu'en pensez-vous ??? Comment ça fonctionne ? La deuxième chose, mon amie, qui a séjourné durant un an à Los Angeles, me dit que ce n'est pas la peine de réserver à l'avance pour l'hébergement (ce sera principalement des Motels). Que pensez-vous de l'itinéraire ? Est-ce réalisable ou serait-il plus judicieux de passer plus de temps dans un parc ?
Merci pour vos conseils. Ceci étant mon premier Post, pardon s'il y a des choses pas claires.
Un avion Ryanair presque à sec English translation pending
Cette semaine, un avion Ryanair a atterri avec l'équivalent de 10mns de réserve.
Plus d'infos ici : http://www.midilibre.fr/2013/04/24/le-boeing-atterrit-presque-a-sec,684950.php
Plus d'infos ici : http://www.midilibre.fr/2013/04/24/le-boeing-atterrit-presque-a-sec,684950.php