Results for "Kampong+Thom+et+hébergement+|+8+>+187"
1614 results found.
Visiting Sumba in Indonesia
Hi there!
We’re a group of 4 heading to Indonesia in April. We’d like to visit Sumba and could use some info on the island and the connections between Flores and Sumba—either by plane or ferry. Is it easy to find accommodations, and how’s the safety? Does anyone know a good guide?
Cherche ONG au Laos, Vietnam, Cambodge, pour une étude/conception d'un outil de coordination English translation pending
Bonjour,
Je m'appelle Ton-Trong est je suis d'origine vietnamienne ;) et je repars pour un voyage de 3 mois en Asie du Sud-est. J'aimerais joindre l'utile à l'agréable alors ... Après un voyage initiatique de plus d'un an l'an passé, on a décidé de monter avec ma compagne une association dans le but d'aider les ONG de terrain à trouver les ressources humaines et matérielles pour l'implémentation de leurs projets en Asie. Un détail sur notre site web ( bientôt fini ;) ) : www.host-ngo.org Voici un bref descriptif dans nos statuts et notre mission:
HOST (Humanitarian Open Source Touch’) est une association à but non lucratif qui a
pour mission de promouvoir les échanges de compétences et de ressources entre les différents protagonistes solidaires grâce à l’utilisation d’une plateforme de travail collaboratif Web grace à l'utilisation de logiciels open source ou libres.
D’une part, afin de permettre aux organisations à but non lucratif de trouver des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires pour l’implémentation de leurs projets.
D’autre part, en proposant ainsi à toute personne physique et morale l’opportunité de s’impliquer humainement et matériellement en mettant à contribution ses moyens et connaissances professionnelles au profit de projets sociaux et solidaires.
Enfin, de créer un outil communautaire moderne, interactif et intuitif pour une coordination pertinente et transparente des actions de solidarité et de développement.
De même, la passerelle HOST pourrait être amenée à servir de tremplin à d’autres actions solidaires sous toutes autres formes d’expressions (communication, TV, artistique, formation …) pour véhiculer l’esprit d’initiative et d’implication volontaire sur ce qui touche de près ou de loin aux valeurs universelles ainsi qu’aux droits de l’homme.
Elle a aussi pour objectif de présenter, diffuser, promouvoir et aider toutes autres initiatives solidaires sous toutes ses formes d’expressions, qui respectent les dispositions inscrites dans la charte éthique de l’association et qui ne sont pas contraires à l’ordre public et aux bonnes mœurs, (art. 6 du code civil) ...
Donc nous partons début Février 2009 à la rencontre d'ONG qui travaillent au Laos, Vietnam, Cambodge, Thaïlande pour essayer d'identifier leurs besoins et permettre d'envoyer �� notre petite équipe de développement les informations sur leurs méthodes et outils de travail, leur besoin en ressource et compétence pour les traduire en tâches et fonctionnalités utiles à travers cette plate-forme de travail collaborative de coordination. Pour cela nous aimerions donc pouvoir rencontrer des ONG qui seraient volontaires et qui souhaiteraient participer à cette étude :).
Voilà si vous connaissez des personnes ou des contacts dans les ONG susceptibles de nous aider ce sera avec un grand plaisir et puis ce sera une grande aide pour les gens qui se battent aujourd'hui pour le bien d'autrui sans forcément avoir énormément les moyens.
N'hésitez pas à nous joindre par mail et puis si notre aventure vous intéresse, pourquoi pas nous rejoindre sur notre plate-forme de travail et nous aider à concrétiser ce projet grâce à vos compétences :)
Merci, c'est un peu long à lire alors encore merci de m'avoir lu :) (contact: program.host ( at ) gmail.com )
Bonne année du buffle ...
Je m'appelle Ton-Trong est je suis d'origine vietnamienne ;) et je repars pour un voyage de 3 mois en Asie du Sud-est. J'aimerais joindre l'utile à l'agréable alors ... Après un voyage initiatique de plus d'un an l'an passé, on a décidé de monter avec ma compagne une association dans le but d'aider les ONG de terrain à trouver les ressources humaines et matérielles pour l'implémentation de leurs projets en Asie. Un détail sur notre site web ( bientôt fini ;) ) : www.host-ngo.org Voici un bref descriptif dans nos statuts et notre mission:
HOST (Humanitarian Open Source Touch’) est une association à but non lucratif qui a
pour mission de promouvoir les échanges de compétences et de ressources entre les différents protagonistes solidaires grâce à l’utilisation d’une plateforme de travail collaboratif Web grace à l'utilisation de logiciels open source ou libres.
D’une part, afin de permettre aux organisations à but non lucratif de trouver des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires pour l’implémentation de leurs projets.
D’autre part, en proposant ainsi à toute personne physique et morale l’opportunité de s’impliquer humainement et matériellement en mettant à contribution ses moyens et connaissances professionnelles au profit de projets sociaux et solidaires.
Enfin, de créer un outil communautaire moderne, interactif et intuitif pour une coordination pertinente et transparente des actions de solidarité et de développement.
De même, la passerelle HOST pourrait être amenée à servir de tremplin à d’autres actions solidaires sous toutes autres formes d’expressions (communication, TV, artistique, formation …) pour véhiculer l’esprit d’initiative et d’implication volontaire sur ce qui touche de près ou de loin aux valeurs universelles ainsi qu’aux droits de l’homme.
Elle a aussi pour objectif de présenter, diffuser, promouvoir et aider toutes autres initiatives solidaires sous toutes ses formes d’expressions, qui respectent les dispositions inscrites dans la charte éthique de l’association et qui ne sont pas contraires à l’ordre public et aux bonnes mœurs, (art. 6 du code civil) ...
Donc nous partons début Février 2009 à la rencontre d'ONG qui travaillent au Laos, Vietnam, Cambodge, Thaïlande pour essayer d'identifier leurs besoins et permettre d'envoyer �� notre petite équipe de développement les informations sur leurs méthodes et outils de travail, leur besoin en ressource et compétence pour les traduire en tâches et fonctionnalités utiles à travers cette plate-forme de travail collaborative de coordination. Pour cela nous aimerions donc pouvoir rencontrer des ONG qui seraient volontaires et qui souhaiteraient participer à cette étude :).
Voilà si vous connaissez des personnes ou des contacts dans les ONG susceptibles de nous aider ce sera avec un grand plaisir et puis ce sera une grande aide pour les gens qui se battent aujourd'hui pour le bien d'autrui sans forcément avoir énormément les moyens.
N'hésitez pas à nous joindre par mail et puis si notre aventure vous intéresse, pourquoi pas nous rejoindre sur notre plate-forme de travail et nous aider à concrétiser ce projet grâce à vos compétences :)
Merci, c'est un peu long à lire alors encore merci de m'avoir lu :) (contact: program.host ( at ) gmail.com )
Bonne année du buffle ...
Projet de voyage en Albanie en camping-car English translation pending
Bonjour à tous
Je prévois d'aller en mai prochain en Albanie avec mon camping-car. Trajet aller en suivant le côte Dalmate depuis Trieste et trajet retour en passant par l'intérieur, Belgrade et Ljubliana (quid du Kosovo ?). Je serais intéressé par toute information pratique me permettant de préparer mon voyage, en particulier les possibilités de stationnement en Albanie, Monténégro et Serbie, et surtout les possibilités de vidange des eaux usées et WC, et de réapprovisionnement en eau propre.
Merci beaucoup
Je prévois d'aller en mai prochain en Albanie avec mon camping-car. Trajet aller en suivant le côte Dalmate depuis Trieste et trajet retour en passant par l'intérieur, Belgrade et Ljubliana (quid du Kosovo ?). Je serais intéressé par toute information pratique me permettant de préparer mon voyage, en particulier les possibilités de stationnement en Albanie, Monténégro et Serbie, et surtout les possibilités de vidange des eaux usées et WC, et de réapprovisionnement en eau propre.
Merci beaucoup
Vietnam, Cambodge, Laos et Thaïlande de mars à juin: dans quel ordre faire le voyage? English translation pending
Bonjour,
Voilà, je pars début mars pour une durée de quatre mois en Asie du Sud-Est. Au programme Vietnam, Cambodge, Laos et Thaïlande.
Je comptais le faire dans cet ordre, partant du Nord du Vietnam, puis descendant au sud, passage Cambodge, puis remontée vers le Laos, et enfin la Thaïlande (où je suis déjà allé, et ça m'arrange de finir par là pour revoir des amis). En plus, avec un peu de chance, je peux tout faire par la route.
J'ai commencé à lire un peu sur ce forum les infos météo, et j'ai l'impression que l'ordre n'est peut-être pas génial. Je ferais peut-être mieux de faire d'abord le Cambodge et le Sud du Vietmam, puis de remonter vers le nord (avec la température), et enfin Laos et Thäïlande.
Si j'ai bien compris, le thermomètre commence à monter début mars, en commençant par le sud, et va monter jusqu'à fin avril. Donc de toutes façons, je peux pas échapper complètement aux grosses chaleurs (humides)...
Qu'en pensez-vous ? avez-vous des suggestions ? Merci d'avance.
Voilà, je pars début mars pour une durée de quatre mois en Asie du Sud-Est. Au programme Vietnam, Cambodge, Laos et Thaïlande.
Je comptais le faire dans cet ordre, partant du Nord du Vietnam, puis descendant au sud, passage Cambodge, puis remontée vers le Laos, et enfin la Thaïlande (où je suis déjà allé, et ça m'arrange de finir par là pour revoir des amis). En plus, avec un peu de chance, je peux tout faire par la route.
J'ai commencé à lire un peu sur ce forum les infos météo, et j'ai l'impression que l'ordre n'est peut-être pas génial. Je ferais peut-être mieux de faire d'abord le Cambodge et le Sud du Vietmam, puis de remonter vers le nord (avec la température), et enfin Laos et Thäïlande.
Si j'ai bien compris, le thermomètre commence à monter début mars, en commençant par le sud, et va monter jusqu'à fin avril. Donc de toutes façons, je peux pas échapper complètement aux grosses chaleurs (humides)...
Qu'en pensez-vous ? avez-vous des suggestions ? Merci d'avance.
Israël-Palestine: les islamistes indonésiens se mobilisent (Indonésie) English translation pending
Un p'tit texte envoyé par un copain et qui me donne selon l'humeur envie de rire ou pleurer:
GAZA • En Indonésie, les islamistes se mobilisent "Le Front de défense de l'islam (FPI) et le Front de libération de Gaza du département de Poso, dans les Célèbes, viennent d'ouvrir un bureau d'inscription pour les volontaires désireux de partir aider les Palestiniens à combattre l'agression militaire israélienne", rapporte le site de l'hebdomadaire Tempo. "On leur fait bien comprendre qu'ils doivent être prêts à ne jamais revoir leur mère patrie", souligne-t-il. Depuis une semaine, trente-six volontaires se sont déjà inscrits, affirmant vouloir mener le djihad en Palestine. Le coordinateur du FPI de Poso, Sugianto Kaimudin, explique que c'est un devoir pour chaque musulman. Il rappelle également que l'usage d'armes sophistiquées dans les combats ne fait pas peur aux volontaires qui, avant leur départ, sont sélectionnés d'après leurs capacités mentales et physiques.
Ils avaient fait le coup pour l'Afghanistan si mes souvenirs sont bons... le gouvernement les avait prévenu qu'ils seraient déchus de leur nationalité indonésdienne s'ils partaient là-bas!! Entre parenthèse, cette fascination du musulman indo de base pour le monde arabo-musulman est un peu malsaine: toujours prêts à bouger pour le moindre conflit là-bas, parfois sans savoir le moins du monde ce qui se passe vraiment (ces débiles du FPI ont même pris la défense de "frère Saddam")... alors que l'inverse n'est pas vrai...
GAZA • En Indonésie, les islamistes se mobilisent "Le Front de défense de l'islam (FPI) et le Front de libération de Gaza du département de Poso, dans les Célèbes, viennent d'ouvrir un bureau d'inscription pour les volontaires désireux de partir aider les Palestiniens à combattre l'agression militaire israélienne", rapporte le site de l'hebdomadaire Tempo. "On leur fait bien comprendre qu'ils doivent être prêts à ne jamais revoir leur mère patrie", souligne-t-il. Depuis une semaine, trente-six volontaires se sont déjà inscrits, affirmant vouloir mener le djihad en Palestine. Le coordinateur du FPI de Poso, Sugianto Kaimudin, explique que c'est un devoir pour chaque musulman. Il rappelle également que l'usage d'armes sophistiquées dans les combats ne fait pas peur aux volontaires qui, avant leur départ, sont sélectionnés d'après leurs capacités mentales et physiques.
Ils avaient fait le coup pour l'Afghanistan si mes souvenirs sont bons... le gouvernement les avait prévenu qu'ils seraient déchus de leur nationalité indonésdienne s'ils partaient là-bas!! Entre parenthèse, cette fascination du musulman indo de base pour le monde arabo-musulman est un peu malsaine: toujours prêts à bouger pour le moindre conflit là-bas, parfois sans savoir le moins du monde ce qui se passe vraiment (ces débiles du FPI ont même pris la défense de "frère Saddam")... alors que l'inverse n'est pas vrai...
Effectuer un "jungle trek" en Malaisie avec un enfant de 4 ans? English translation pending
Bonjour,
Nous serons en Malaisie de la mi février jusqu 'à la première semaine de mars et il me semble dommage d'aller en Malaisie sans avoir une petite expérience de la "jungle"! Je vois beaucoup d'endroits où on peut l'expérimenter alors je voulais avoir vos avis. Nous serons avec notre fils qui a 4 ans, marche bien et est assez curieux mais qui a quand même ses peurs et ses fatigues. Je n'ose pas imaginer la tête qu 'il va faire s'il se retrouve nez à nez avec un gros varan d'1 m par exemple 🤪 Je vois beaucoup de possibilités d'avoir une expérience de la jungle alors je voulais savoir laquelle était la meilleure et la plus adaptée aux petits enfants de 4 ans: le FRIM (faisable en une journée depuis KL), le parc national de Bako près de Kuching, les Cameron Highlands ? Des retours d'expériences sur ces trois endroits seront les bienvenus!
Nous allons passer un peu de temps à KL, aller à Malacca, aux Cameron Highlands, sur une plage (Langkawi ou Pulau Pangkor? ou une autre?), et aurons trois jours pleins à Kuching. A KL, le parc des orchidées et des papillons semblent incontournables pour les enfants et nous allons sans doute y faire un saut.
D'autres sugestions d'endroits sympas où aller ?
Merci beaucoup d'avance!
Nous serons en Malaisie de la mi février jusqu 'à la première semaine de mars et il me semble dommage d'aller en Malaisie sans avoir une petite expérience de la "jungle"! Je vois beaucoup d'endroits où on peut l'expérimenter alors je voulais avoir vos avis. Nous serons avec notre fils qui a 4 ans, marche bien et est assez curieux mais qui a quand même ses peurs et ses fatigues. Je n'ose pas imaginer la tête qu 'il va faire s'il se retrouve nez à nez avec un gros varan d'1 m par exemple 🤪 Je vois beaucoup de possibilités d'avoir une expérience de la jungle alors je voulais savoir laquelle était la meilleure et la plus adaptée aux petits enfants de 4 ans: le FRIM (faisable en une journée depuis KL), le parc national de Bako près de Kuching, les Cameron Highlands ? Des retours d'expériences sur ces trois endroits seront les bienvenus!
Nous allons passer un peu de temps à KL, aller à Malacca, aux Cameron Highlands, sur une plage (Langkawi ou Pulau Pangkor? ou une autre?), et aurons trois jours pleins à Kuching. A KL, le parc des orchidées et des papillons semblent incontournables pour les enfants et nous allons sans doute y faire un saut.
D'autres sugestions d'endroits sympas où aller ?
Merci beaucoup d'avance!
Transport Phnom Penh-Kep et logement? English translation pending
J aimerai bien passer quelques jours à Kep à la fin de mon sejour au Cambodge
Comment m'y rendre depuis Phnom Penh ?
Connaissez vous des lieux d'hebergements sympa ?
Et autres bons plans ?
merci de votre aide
Apprendre le bahasa Indonesia English translation pending
Il y a déjà quelques post d'ouverts sur le sujet, mais j'ai l'idée d'ouvrir cette conversation pour réunir toutes les personnes qui souhaitent apprendre l'Indonésien, celles qui le parlent déjà, celles qui débutent ou la communauté indonésienne du forum pour réunir nos connaissance et s'aider dans l'apprentissage de la langue !
Peso j'apprends avec la méthode Assimil qui est très bien faite mais évidemment ce n'est pas le bahasa que les indonésiens emploient dans la vie de tous les jours. J'ai montré les leçons à une amie indo qui m'a dit qu'elle n'employait que rarement le langage de la méthode Assimil.
Donc ici ce serait bien d'avoir un peu tout le monde qui parle indonésien pour pouvoir comparer et progresser ! Le bahasa "soutenu" et "littéraire", celui qu'on parle dans les rues, entre amis, l'argot, le langage familier... lain lain :)
Bon moi j'en suis à la 25e leçon d'Assimil (au début quoi !) mais je parle un peu avec des amis ou connaissances sur le net. Rarement en réel sauf quand je suis dans le pays, c'est là évidemment qu'on progresse le + !
A vos claviers :)🙂
Peso j'apprends avec la méthode Assimil qui est très bien faite mais évidemment ce n'est pas le bahasa que les indonésiens emploient dans la vie de tous les jours. J'ai montré les leçons à une amie indo qui m'a dit qu'elle n'employait que rarement le langage de la méthode Assimil.
Donc ici ce serait bien d'avoir un peu tout le monde qui parle indonésien pour pouvoir comparer et progresser ! Le bahasa "soutenu" et "littéraire", celui qu'on parle dans les rues, entre amis, l'argot, le langage familier... lain lain :)
Bon moi j'en suis à la 25e leçon d'Assimil (au début quoi !) mais je parle un peu avec des amis ou connaissances sur le net. Rarement en réel sauf quand je suis dans le pays, c'est là évidemment qu'on progresse le + !
A vos claviers :)🙂
Serpents de Thaïlande English translation pending
Bonjour je recherche des infos avec photos sur toutes les sortes de serpents que l'on peut trouver en Thailande...j'en ai eu un enorme ce matin dans le jardin et j'aurais bien aimé savoir a quel genre de danger j'ai été exposé ! brrr 😐
Bonne journée.....
Temps de trajet entre Battambang et Phnom Penh en bateau? (Cambodge) English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
Je prépare 2 mois au Laos puis au Cambodge. Grace à vos réflexions judicieuses tout se passe très bien !
Nous ferons Siem Reap-Battambang en bateau (pas mal d'avis ravis sur VF), un jour de flaneries à Battambang et environs, puis le lendemain bus jusqu'à Phnom Penh.
Combien de temps dure le trajet de BT à PP ? Est-ce que les bus partent suffisamment tot de Battambang, pour permettre une fois arrivés à PP d'attrapper le bac vers Koh Dach ? Ce qui me permettrait d'éviter la guest à PP et de profiter plus lontemps des hamacs là-bas 😉 ... On dit que Mékong Express ne ferait plus le trajet ?
A peu près combien de kms à partir du pont japonais de PP pour aller à l'embarcadère ? Un avis sur un prix raisonnable de tuktuk, compte tenu des diverses augmentations récentes ?
Merci d'avance. A +
Je prépare 2 mois au Laos puis au Cambodge. Grace à vos réflexions judicieuses tout se passe très bien !
Nous ferons Siem Reap-Battambang en bateau (pas mal d'avis ravis sur VF), un jour de flaneries à Battambang et environs, puis le lendemain bus jusqu'à Phnom Penh.
Combien de temps dure le trajet de BT à PP ? Est-ce que les bus partent suffisamment tot de Battambang, pour permettre une fois arrivés à PP d'attrapper le bac vers Koh Dach ? Ce qui me permettrait d'éviter la guest à PP et de profiter plus lontemps des hamacs là-bas 😉 ... On dit que Mékong Express ne ferait plus le trajet ?
A peu près combien de kms à partir du pont japonais de PP pour aller à l'embarcadère ? Un avis sur un prix raisonnable de tuktuk, compte tenu des diverses augmentations récentes ?
Merci d'avance. A +
Guest house à Kep et Kampot (Cambodge) English translation pending
Je viens de passer quelques jours à Kep et Kampot qui est une région du Cambodge plutôt agréable (bord de mer + pas mal de choses à voir dans la cmpagne).
A kep, je suis restée plusieurs nuits au REGA qui vient juste d'ouvrir. C'est joli, très propre, la cuisine est bonne et l'accueil sympa. De plus, la GH est située à 100 mètres de l'ambarcadère pour aller à l'ile du lapin (très jolie pour y passer une journée et s'y baigner). Enfin, REGA met à disposition des clients des vélos pour les ballades dans la campagne.
Par contre à Kampot, j'ai été plutôt déçue par Mealy Chenda. Je connaissais leur GH de Sianhoukville qui était super, mais visiblement ce ne sont plus les mêmes proprios, du moins à Kampot. J'ai essayé de trouver autre chose, mais il n'y a visiblement pas un choix extraordinaire.
Tarif d'un guide à Siem Reap? English translation pending
bonjours, je prévois de prendre le guide kosal pour visiter les temples d'angkor durant 3 jours: jour 1: grand circuit jour 2: petit circuit jour 3: beng mealea, phnom kulen
j'aimerai savoir si vous savez le tarif pour ses 3 jours, le véhicule et-il compris dans le prix? de quel heure a quel heure est il disponible?
merci de vos réponses!!!🙂
j'aimerai savoir si vous savez le tarif pour ses 3 jours, le véhicule et-il compris dans le prix? de quel heure a quel heure est il disponible?
merci de vos réponses!!!🙂
Partir pour enfin se connaître... English translation pending
Bonjour,
Je suis une jeune femme de 28 ans et j'ai toujours rêvé dans mon coeur de partir à l'aventure, découvrir autrechose, d'autres gens et me découvrir moi-même. La vie a fait que je jusqu'à aujourd'hui je n'avais jamais été célibataire donc j'ai toujours remis ce rêve à plus tard...Pas facile de partir quand on construit une relation à 2... Aujourd'hui je suis "libre" et sens que je passe vraiment un cap de ma vie, j'aimerais avoir le courage de partir pour me ressourcer, sortir de ce train-train que la société nous impose et enfin repousser mes propres limites...Et pourtant ce n'est pas évident!! Si certains d'entres vous sont passer par le même genre de situation et ont eu la force de passer le cap et de partir à l'aventure, merci de partager votre expérience avec moi, ça m'encouragera certainement à faire le saut!!! Merci!
Je suis une jeune femme de 28 ans et j'ai toujours rêvé dans mon coeur de partir à l'aventure, découvrir autrechose, d'autres gens et me découvrir moi-même. La vie a fait que je jusqu'à aujourd'hui je n'avais jamais été célibataire donc j'ai toujours remis ce rêve à plus tard...Pas facile de partir quand on construit une relation à 2... Aujourd'hui je suis "libre" et sens que je passe vraiment un cap de ma vie, j'aimerais avoir le courage de partir pour me ressourcer, sortir de ce train-train que la société nous impose et enfin repousser mes propres limites...Et pourtant ce n'est pas évident!! Si certains d'entres vous sont passer par le même genre de situation et ont eu la force de passer le cap et de partir à l'aventure, merci de partager votre expérience avec moi, ça m'encouragera certainement à faire le saut!!! Merci!
Voyage au Cambodge en blog English translation pending
je viens de mettre en ligne blog sur voyages au cambodge . il y a 4 pages, j'espere que vous trouverez ordre chronologique
http://cambodgeblog.aliceblogs.fr/blog
"Hello Mister Loïc": Photos et vidéos de Lombok, Indonésie English translation pending
"Hello Mister Loïc" (photos et vidéos de Lombok)
(merci aux modérateurs de laisser mon titre original: "Hello Mister" est à Lombok ce que "Mabuhay" est aux Philippines et "Hello Mister Loïc" c'est justement toute la symbolique de ce carnet)
Préambule Après la
L’après midi passe entre rires, retrouvailles et distribution de cadeaux. Rumaji n’en revient pas de toutes ces photos, il faut dire que c’était le but recherché. Il me montre également les changements dans sa maison : un nouveau lit (chouette !), et surtout une cuisine et une salle de bains qu’il vient juste de terminer juste avant que j’arrive. Plus besoin de traverser tout le village pour aller se laver chez papa-maman ou chez leur voisine Ida.
Le soir arrive. On entend de la musique chez le voisin, la télé gueule à tout va alors on s’invite. Nous ne sommes pas les seuls…

Première nuit chez Rumaji. Toujours aussi difficile de dormir, les chiens errants ayant décidé de se battre juste devant la maison. On a beau les chasser avec des pierres, ils reviennent. Ils se calment au lever du jour pour laisser la place au coq qui prend le relai… Bah, dans quelques jours, je pense que je serai tellement crevé que je dormirai mieux….
Allons faire un tour à l’école du village. Rumawe, le frère de Rumaji, a repris des études à la fac pour être instit, pour l’instant il est stagiaire.
Mon « ndai cambai cambai », trouvé sur internet, et qui veut dire « no problem » en Sasak a marqué les enfants et ils le répètent sans cesse :

Rumaji me prend en photo dans la salle des profs

A côté de l’école, le gouvernement a décidé de construire un lycée. Pour cela, le gouvernement n’emploie pas d’ouvriers, n’a pas recours à la sous-traitance, il embauche tout simplement les gens du village, et pour être sûr qu’il y ait du travail pour tous, chacun travaille sur le chantier à tour de rôle et est rémunéré à la semaine.

La météo n’est pas extraordinaire, le ciel est assez gris, le temps est peu propice à la photo. Il pleut, il pleut, il pleut ! Nous sommes bloqués par la pluie, ou plutôt par la boue ! Les chemins sont impraticables…

Mais ce n’est pas grave, je m’y attendais de toutes façons. Alors je vis mes journées au rythme de la population locale… c'est-à-dire profiter tranquillement du temps qui passe:
Ici l’éternel sujet de la peau blanche, chacun étant en admiration devant la peau de l’autre…

Là, c’est une petite distribution de photos dans le village voisin.

Ou bien séance photos chez Rumaji

Ou dehors avec les gamins

Ou encore à faire les cons sur la bruga (abri sous lequel les Sasak passent la majeure partie de leur temps)

Je ne suis jamais seul Vous remarquerez 1/ que les Sasak sont très démonstratifs quand ils apprécient quelqu'un, ici je suis avec le voisin de Rumaji 2/ que Rumaji a accroché au mur les photos et planisphère que je lui avais envoyés par la poste l'année dernière 🙂


La pluie se calme. Avec mon p'tit frère, nous décidons d’aller voir ses langoustes. Délicieux moment, Rumaji est un vrai comédien. (Si quelqu'un arrive à remettre les vidéos dans le bon sens, sans avoir de décalage entre le son et l'image, je suis preneur... Désolé pour le torticolis sur certains passages...🤪)

Un autre délicieux moment : la préparation des langoustes, et une discussion sur les ressources mondiales en énergie !

Ce soir il y a un festival de musique locale. Un groupe est venu de Lombok-Est.


Il y a aussi un concours de danse mené par des danseuses qui désignent de jeunes volontaires pour tenter de les séduire par des danses qui font oublier que nous sommes dans le pays le plus musulman du monde !


Les jours passent... Aujourd’hui il y a un mariage chez des voisins. Tout le monde a reçu son petit carton d’invitation, y compris le mien, personnalisé à mon nom. Les mariages, c’est aussi l’occasion de pratiquer les traditions ancestrales, telles que la circoncision. Rumaji a tout filmé mais je vous épargnerai de la vidéo…
Et puis bien entendu on nous invite à manger – aie aie aie, toujours aussi pimentée, la cuisine à Lombok !

Voila les mariés

On se demande si c’est moi ou si ce sont les mariés qui sont le plus remarqués… En tout cas le marié fait tout pour se retenir de se marrer. Vous remarquerez que les invités n’ont pas besoin de se prendre la tête avec le paraître : ici pas de costard-cravate…

Et puis en fin de mariage, c’est une longue série de poignées de mains

Tiens, et si je me mariais moi aussi ?

Depuis quelques jours, Rumaji est couvert de boutons. « C’est mon allergie qui revient » « Et ça revient souvent ? » « Non, la dernière fois c’était en août, quand tu étais là » « Ah, ben alors tu dois être allergique à moi ! » « Non, je suis allergique comme mon père. C’est lorsque je mange certains trucs. L’année dernière, le médecin a dit à mon père que pour se soigner, il fallait qu’il mange du poulpe tous les jours. Comme il est allergique au poulpe, il en a mangé, mangé, mangé, l’allergie est montée à son maximum puis elle a disparu tout d’un coup. Depuis il est guéri. Il faudrait que je fasse pareil mais j’ai un peu peur… » « Je n’ai rien contre la médecine traditionnelle mais en attendant, on va aller en ville acheter des médicaments, ce sera déjà pas mal » Et hop, en scooter. Le dispensaire est à une vingtaine de kilomètres. En route, nous nous arrêtons à ce qu’on pourrait appeler chez nous une sous-préfecture. Avant de venir à Lombok, j’avais téléphoné à Rumaji pour lui dire de préparer les documents pour qu’il se fasse une carte d’identité, en prévision de notre grand voyage de juin prochain sur les îles de Sumbawa, Florès et peut-être Sumba, car j’en ai marre de payer une amende (ou plutôt un bakchich) à chaque contrôle de police parce qu'il est "sans-papiers"... Pas de file d’attente, Rumaji ressort au bout de quelques minutes avec une belle carte d’identité plastifiée avec son prénom, son statut matrimonial, son métier (pêcheur) et sa religion… mais je ne vois nulle part un nom de famille ! ça ne doit pas être trop important ici…
Nous arrivons donc au dispensaire. Beaucoup de monde, et bien sûr tous les yeux sont braqués sur le touriste. Je demande au médecin s’il y a beaucoup de cas de malaria. « Oui, plein » « Gloups… Heu, Rumaji, tu es vraiment sûr que dans ton village il n’y a aucun cas de malaria ? » « Zéro » « J’espère bien car je n’ai pas pris mon traitement ! » Le médecin nous remet une ordonnance et nous voici à la pharmacie. 2-3 minutes de conversation et mon Rumaji repart avec le n° de téléphone de la pharmacienne… trop facile !
Bon allez, on rentre à la maison. Je ressors la caméra, qui, après cette prise de vue, tombera en panne pendant plusieurs jours

Aujourd’hui vendredi, jour de prière. Tous les hommes du village se rendent à la mosquée. Pendant ce temps je reste avec les femmes et les enfants.



Pourtant, peu après, je suis rejoint par Mohammed, tandis que d’autres courent vers la mosquée car ils sont à la bourre. « Qu’est ce que tu fais là ? La prière a commencé ! » « santi, santi… je vais y aller, tout à l’heure… » « tu as l’air d’avoir vachement envie » Il finit enfin par y aller… 2 minutes avant la fin. Une fois la prière terminée, je raconte l’épisode Mohammed à Rumaji « Pas de problème. La prière n’est pas obligatoire » « Et si on ne fait pas la prière, on n’a pas de problème avec ses voisins et le qu’en-dira-t’on ? » « Non, pas avec les voisins, juste avec Dieu ! C’est comme chez vous en Europe, des touristes m’ont dit que vous étiez nombreux à ne pas aller à l’Eglise. Chez nous c’est pareil, on prie quand on en a envie »
C’est donc eux les musulmans intégristes de Lombok dont parlent tout le temps les Balinais…

Les habitants retournent tout naturellement à leurs occupations, comme ici la culture des algues.

Ou la préparation des filets de pêche

La météo s’améliore chaque jour. Nous allons pouvoir rejouer un peu aux touristes comme l’an dernier. Je veux retourner à Kuta pour rencontrer Pierre, un Français qui vit là-bas, afin de rencontrer l’auteur de ce blog que je dévore assidûment chaque jour lorsque je suis en France. Grâce à lui, j’ai ma dose quotidienne de Lombok, même si parfois la piqûre est un peu douloureuse lorsqu’on a droit au bulletin météo ou à quelques photos prises au bord de plages désertes, surtout lorsqu’on est soi-même au boulot… Bref très sympa, il nous invite au resto Rumaji et moi, puis nous passons l’après-midi à discuter de ce choix de vie, au milieu du chantier que sera sa future maison, une magnifique demeure avec une vue hollywoodienne sur toute la baie de Kuta. Je repars de chez Pierre en me disant que mon propre rêve n’est pas si irréaliste que cela. Merci Pierre.
Nous voici au marché de Kuta. Jaloux des photos du blog de MisterThib, il fallait que je prenne ma revanche ;-)


Bien pratique ce marché, on peut même se faire ausculter par un « médecin » qui essaye ensuite de vous refourguer n’importe quoi, comme par exemple des pilules ayant les mêmes propriétés que le viagra...

« Djigidgidgidjik bagus ! » me dit-elle sans aucune retenue
Décidément ces Sasak n'ont pas tant d'interdits religieux on dirait !
Petit arrêt miam avec un nouvel ami rencontré la veille au soir et qui va nous emmener voir des chutes d’eau chez lui.

Heureusement que j’ai dit « zéro chili » car j’ai encore une fois la langue en feu… Rumaji adore se moquer de moi lorsque je commence à faire le loup de Tex Avery...
Je suis curieux de voir ces chutes d’eau, d’autant que d’après la patronne de notre hôtel, il n’y a jamais eu de chutes d’eau à Kuta.
En route ! J’adopte la coutume locale qui consiste à monter à 3 sur un scooter. Ah que j’aime ces moments où je me sens si loin de notre France ultra-sécuritaire ! Désormais je n’ai plus un Sasak à dos mais bel et bien une paire de Sasak-oches ! 😏
Nous voici arrivés mais il faut encore faire 1km à pieds à travers les champs

Puis remonter la rivière

Mais qu’est-ce qu’elle m’a raconté, l’hôtelière, y’a bien une cascade ici ! En fait, en raison des pluies abondantes de ces derniers jours, la chute d’eau s’est formée. Mais en fait elle se forme rarement, certaines années elle est à peine visible.

Et que ça saute !

Rumaji découvre la thalasso. Il faut dire que par chez lui, c���est bien trop sec pour qu’il y ait des chutes d’eau.

Notre nouvel ami (j’ai oublié son nom) nous propose d’aller prendre le café chez lui. Nous rebroussons donc chemin et arrivons dans une petite maison au toit de paille. Il m’explique qu’il vient de commencer un travail de serveur dans le restaurant où nous l’avons rencontré, et qu’il est payé... 6€ par mois, en attendant de faire ses preuves. Ensuite, son salaire devrait doubler chaque mois. Mais en juin prochain, il a décidé de s’expatrier 2 ans au Brunei, afin de mieux gagner sa vie.
Pendant que nous sirotons ce « kopi-Lombok », un jeune Sasak arrive, essouflé et transpirant. Il s’appelle Yeks. « On m’a dit qu’il y a avait un touriste ici alors je me suis dépêché pour venir. Je veux devenir guide alors je souhaite pratiquer mon anglais avec toi ». « Ndai Cambai Cambai » (no problem), lui dis-je en Sasak. Ce Ndai Cambai Cambai, il fait mouche à tous les coups : un touriste qui parle Indonésien c’est déjà rare, alors un qui parle le Sasak ! « J’habite en haut de cette colline. Si tu veux on monte, tu auras une belle vue sur Kuta » J’accepte, ça me permettra de comparer avec la vue dont bénéficie ce chanceux de Pierre à quelques kilomètres de là.
Nous voici arrivés. Il est très fier d’avoir réussi à faire monter un touriste jusque là (le tout premier) et me présente à sa maman, admirative de voir son fiston discuter naturellement en anglais avec moi. Et puis comme il n'y a jamais un touriste dans le coin (nous ne sommes pourtant qu'à 2 km de Kuta...) ça lui permet de pratiquer un peu son anglais sans avoir besoin de se rendre sur la plage de Kuta.

Bon, la vue depuis la terrasse de Pierre est nettement mieux. Pour se consoler, il y a plein de cocotiers alors Yeks va m’en chercher une.

Yeks veut aller à l’Université mais il m’explique qu’il faut qu’il attende que son buffle soit suffisamment gros pour pouvoir en tirer un bon prix. Ses parents misent tout ce qu’ils possèdent dans l’avenir de leur fils. Avant de se quitter, Yeks veut absolument mon n° de téléphone pour m’appeler le jour où il sera guide. En attendant, j’ai pris le sien : si vous êtes sur Kuta, et souhaiter vous écarter des sentiers battus où vous ne croiserez aucun touriste, et tout ça à 2-3 kms de Kuta, pourquoi ne pas faire appel à notre apprenti guide ? (tel 087865092881)
Il nous reste un peu de temps alors je propose à Rumaji de retourner sur la belle plage de Tanjung Ann, histoire de compléter les photos de mon site car la lumière est bonne. Bien qu'ayant déjà été sur cette plage, il accepte bien volontiers d'y retourner car tout comme moi, il adore les plages désertes.

Quelle différence avec août dernier, tout est blanc, bleu et vert


De retour à Kuta Lombok, nous assistons à un spectacle de combat Sasak au bâton


A Kuta, nous croisons enfin quelques touristes, ça fait une semaine que je n’en avais pas vu un ! Comme l’année dernière, Rumaji se précipite sur eux et leur pose plein de questions, comme à ce Vincent (Rumaji n’arrive pas à prononcer son prénom: "Baaasooo Baaasoooo"... "non, VIN-CENT... VINCENT" 😎) qui, comme moi l'année dernière, a fui cette horreur de Kuta Bali.
Comme je suis parti pratiquement sans aucun vêtement de rechange, j’en profite pour en acheter quelques-uns. Je négocie un pantalon, un T-shirt Lombok pour moi et un T-shirt Bintang pour mon petit frère. J’aime pas trop faire la pub pour de la bière, je trouve que ça fait lourdingue (genre supporter de football…) mais le rouge va super-bien à Rumaji, et il faut qu'il soit tout beau pour le Bau Nyale... Tout ça pour 8 euros. Vous comprendrez pourquoi il est donc judicieux de partir en formule ultra light lorsqu’on part en Indonésie !
Oui, le Bau Nyale vient de commencer. Le Bau Nyale c’est le plus grand festival Sasak de l’année. C’est une longue tradition, voici les explications de Rumaji : un jour, la déesse Putri Mandalika, tellement triste de ne pouvoir choisir l’un ou l’autre de ses prétendants qui se battaient pour elle, s’est jetée à la mer du haut d’une falaise. Depuis, chaque année, pendant 2 jours que les Sasak déterminent grâce à la position des astres, ses cheveux réapparaissent dans l’océan, sous forme de vers marin. C’est un phénomène naturel très curieux, pendant ces 2 jours, et juste pendant 2 heures, très tôt le matin, la mer se remplit de ces vers marins, puis ils disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés. Pendant ces 2 heures, les Sasak les ramassent avec des épuisettes pour… les manger ! C’est assez immonde comme bestiole, et franchement rien que la vue de ces horreurs vertes me donne la nausée… beurk, je ne pourrai jamais être candidat à Fear Factor !
Il y a 2 Bau Nyale : un à Kuta, mentionné dans les guides, et un autre, beaucoup plus important, un peu plus à l’Est. Rumaji ne veut rater sous aucun prétexte le Bau Nyale et nous quittons donc Kuta pour rejoindre Lombok Est. Le temps est splendide, et, enfin, alors que je ne l’ai jamais aussi bien vu, même en saison sèche, le Volcan Rinjani est libéré de sa gangue habituelle de nuages.

Pour se rendre au Bau Nyale, c’est plutôt folklo (ma caméra a décidé de fonctionner à nouveau, alors pour une fois je laisse le guidon à mon petit frère… caméra embarquée ! Avec les pluies de ces derniers jours, les chemins sont particulièrement défoncés…)

Et pourtant, des milliers et des milliers de Sasak se rendent au Bau Nyale et la circulation est dense, ça me change de l’été où nous ne croisons absolument personne dans le coin.

En chemin, nous en profitons pour nous arrêter dans un charmant petit village que je ne connaissais pas.




Je demande à Rumaji s’il peut se renseigner, plus tard, s’il y a encore des terrains à vendre dans le coin. Je dis encore car Lombok est actuellement le théâtre de toutes les spéculations. L’aéroport international devrait être achevé d’ici 2010 (selon les rumeurs, confirmées par internet), et il devrait avoir 2 fois la capacité de celui de Bali… Je ne sais pas ce que deviendra ce petit coin isolé, loin de tout, mais une chose est sûre, c’est que si j’achète un terrain maintenant, il y a peu de risques que je me prenne un bouillon. Et puis j’aime tellement cet endroit… l’aimerais-je autant après 2010 ??
Sous une bruga, j’aperçois un Sasak avec une sorte de guitare. Allons-y ! La prise de vue est difficile en raison du contraste entre la lumière très forte et l’ombre de la bruga et leur peau très sombre…

Nous voici arrivés au Bau Nyale. Rumaji me dit qu’il n’y a pas grand monde pour l’instant (heu... moi ça me suffit), ce soir la plage sera complètement remplie.

Quel contraste avec l’été dernier !

Je suis un peu déçu du Bau Nyale. Les traditions se perdent… Certes, les Sasak continuent à ramasser le Nyale

Et on peut prendre quelques clichés marrants… à défaut d’être réussis !

Mais le Bau Nyale est désormais devenu avant toute chose un immense champ de drague pour les jeunes Sasak. Pendant les 4 jours de festivités, les interdits religieux tombent un peu et les relations filles-garçons sont plus faciles. Je comprends maintenant pourquoi mon Rumaji aime tant le Bau Nyale…. (Au passage, notre séducteur Sasak cherche une petite copine française, alors pour lui rendre service, et bien que ce soit contraire à mes principes, il m'a demandé de diffuser ses coordonnées à toute jeune demoiselle souhaitant visiter sa belle région... et + si affinités 😉)

Avec ma peau blanche, je n’ai pas beaucoup d’efforts à faire pour trouver une volontaire…

Mais je vous rassure, ce sont justes quelques gamineries, histoire de discuter un peu et de prendre quelques photos…
Par contre, pas un seul touriste. Je n’étais pas forcément très à l’aise, seul touriste parmi ces milliers de Sasak (si, j’en ai aperçu 2 du haut d’une falaise, c’est tout)… alors je ne lâche pas Rumaji d’une semelle…
Rentrons à la maison. J’adore ce petit village. Je suis presque un habitant maintenant, je peux photographier et filmer librement, et, sachant que je reviens en juin, on n’arrête pas de me demander des photos. Je suis obligé parfois de dire « photos finies ! » Mais qu'il est agréable de voyager dans des contrées ou les habitants vous demandent une photo et non un euro...

Mon « no problem » en langue Sasak a toujours autant de succès chez les enfants

J’en profite pour trinquer avec Papa Rumaji, qui me propose d’acheter le bout de terrain à côté de chez lui afin d’y construire ma future maison.

1000€ le terrain et 10000€ pour construire une maison très correcte… pourquoi pas ? Mais j’aurai peut-être du mal à la louer car elle est un peu trop entourée de voisins et beaucoup de touristes sont aussi demandeurs de calme… A voir ! Mais en tout cas l’investissement n’est pas insurmontable, et, même si c’est risqué (l’acte de propriété sera à son nom, comme la loi Indonésienne le préconise), en définitive je risque quoi ? Le prix d’une voiture…
Ce soir, je pars à la pêche au filet avec mon frère Rumawe (ben oui, c’est le frère de Rumaji, donc c’est mon frère et je suis « Uncle Loïc » pour ses deux filles Paulina et Paulini… vous saisissez ?)

Le lendemain matin, Rumawe retourne chercher les filets qu’il a posés la veille. Bonne pioche ! Il ramène plein de poissons. Pas besoin d’aller au marché, la vente se fait directement au bateau.

Et le Mont Rinjani qui offre encore le même spectacle !


Nous allons pouvoir nous régaler, pour le petit déjeuner, d’un festin de poissons. Mais avant, il faut aussi régaler les langoustes ! Rumaji découpe donc des poissons en petits dés.

Et nous partons ensemble les distribuer à ses langoustes (Petite pause Rumaji-Rinjani en passant. « Lolo surtout n’oublies pas de me ramener mes photos en juin ! »)


Au passage il vérifie leur état de santé. N’oublions pas que c’est son gagne-pain !

Et nous croisons Papa qui revient de sa récolte d’algues

Qu’il faut ensuite décharger pour les faire sécher au soleil

Comme la belle-sœur de Rumaji vient d’accoucher, Air (la femme de Rumaji) est à la maternité et donc, pour une fois, c’est Rumaji qui cuisine, encouragé par Herna, la fille du voisin, qui m’aime beaucoup !

Il y a trop à manger… « Tu sais, Rumaji, depuis que je te connais, je mange chez moi en France du poisson et du riz presque tous les jours » « Et moi, depuis que je te connais, je mange davantage de légumes ! »
Pendant que je fais une petite grasse matinée, Rumaji en profite pour faire les photos de famille. Voici ses 2 nièces jumelles, Paulina et Paulini, ses progrès en photo sont largement visibles.


La météo étant toujours de la partie, je décide de faire le programme que j’avais promis à Rumaji (comme tout Capricorne qui se respecte, il a une immense soif de dévouvertes!): il s'agit d'aller explorer ces petites îles au Nord Est de Lombok. Elles sont au pied du Rinjani, donc le risque de pluie est important, mais au pire, nous ferons demi-tour…

En route pour Gili Sulat ! Vous remarquerez que Rumaji a mon appareil autour du cou car il aime de plus en plus son nouveau hobby de photographe… J’essaye de lui apprendre à cadrer mieux, à ne pas bouger… déjà il a bien pigé qu’il fallait toujours avoir le soleil dans le dos pour avoir de plus belles couleurs.

Gili Sulat n’a rien d’extraordinaire mais bon, l’excursion est sympa quand même. Elle me permet en outre de tester mon appareil photo de plongée, mais la photographie sous-marine, c’est tout un art… Et comme celle que j’avais prises à Socotra, elles sont plutôt nulles, surtout au niveau des couleurs qui, sauf peut-être 2-3 photos, ne rendent vraiment rien du tout. Ça vient de moi ou de l’appareil ? Plus tard, lorsque je le montrerai à un vendeur à Hong-Kong, il me dira que c’est juste un jouet pour enfants… et d’essayer de me refourguer un nouvel appareil à 800€ tout de même ! J’ai un doute, tout de même, mon Sealife n’a pas l’air d’être si mal mais bon…


Rumaji veut avoir une photo de lui sous l'eau (bien, chef!)

Retour à la maison (encore !). Nous passons par des petites routes qui traversent d’innombrables villages Sasak. C’est Ubud, le trafic et les boutiques à souvenir en moins (dommage que le temps soit couvert)

C’est fou ce que 20 petits kms peuvent changer la météo du tout au tout. Alors qu’il pleut 20km au Nord, ici grand soleil. Je croise le voisin de Rumaji (j’ai oublié son prénom), le papa de Herna … Il part « jarring » (pêcher au filet)

Nous avons encore les photos des jeunes mariés à distribuer. Nous les avions croisés par hasard l’année dernière. Ils sont dans le village voisin, nous partons à pieds à leur recherche car ce village n'est accessible qu'à pieds.

Les jeunes mariés ne sont pas là, probablement partis travailler, alors on remet les photos à la voisine

Il faut dire qu’il y a beaucoup de travail en ce moment dans les champs, car la saison des pluies (très marquée cette année) rend les terres fertiles

Au retour, nous traversons quelques jolis terrains, malheureusement déjà vendus… tant pis pour moi !

Pour me consoler, j’admire la vue sur les pêcheurs au travail

La veille de mon départ, le soleil a bien entendu décidé de me narguer, alors Rumaji et moi, toujours avides de découvertes, décidons de partir encore explorer des endroits proches de chez lui, que ni lui ni moi ne connaissons, et qui bien entendu ne sont traités dans aucun guide.
En route, nous rattrapons ses voisins. On raconte des conneries, mais même sans parler indonésien, je pense que vous comprendrez le thème général de la conversation…

Nous arrivons encore dans un charmant village bordé d’une plage de sable blanc. Dommage qu’on soit déjà en fin d’après-midi, la lumière n’est pas excellente.


Laissez vous bercer par le mouvement des vagues….

Je laisse à mon Capricorne-rêveur de petit frère le soin de terminer ce carnet de voyage...

Lolo le Capricorne
Préambule Après la

L’après midi passe entre rires, retrouvailles et distribution de cadeaux. Rumaji n’en revient pas de toutes ces photos, il faut dire que c’était le but recherché. Il me montre également les changements dans sa maison : un nouveau lit (chouette !), et surtout une cuisine et une salle de bains qu’il vient juste de terminer juste avant que j’arrive. Plus besoin de traverser tout le village pour aller se laver chez papa-maman ou chez leur voisine Ida.
Le soir arrive. On entend de la musique chez le voisin, la télé gueule à tout va alors on s’invite. Nous ne sommes pas les seuls…

Première nuit chez Rumaji. Toujours aussi difficile de dormir, les chiens errants ayant décidé de se battre juste devant la maison. On a beau les chasser avec des pierres, ils reviennent. Ils se calment au lever du jour pour laisser la place au coq qui prend le relai… Bah, dans quelques jours, je pense que je serai tellement crevé que je dormirai mieux….
Allons faire un tour à l’école du village. Rumawe, le frère de Rumaji, a repris des études à la fac pour être instit, pour l’instant il est stagiaire.
Mon « ndai cambai cambai », trouvé sur internet, et qui veut dire « no problem » en Sasak a marqué les enfants et ils le répètent sans cesse :

Rumaji me prend en photo dans la salle des profs

A côté de l’école, le gouvernement a décidé de construire un lycée. Pour cela, le gouvernement n’emploie pas d’ouvriers, n’a pas recours à la sous-traitance, il embauche tout simplement les gens du village, et pour être sûr qu’il y ait du travail pour tous, chacun travaille sur le chantier à tour de rôle et est rémunéré à la semaine.

La météo n’est pas extraordinaire, le ciel est assez gris, le temps est peu propice à la photo. Il pleut, il pleut, il pleut ! Nous sommes bloqués par la pluie, ou plutôt par la boue ! Les chemins sont impraticables…

Mais ce n’est pas grave, je m’y attendais de toutes façons. Alors je vis mes journées au rythme de la population locale… c'est-à-dire profiter tranquillement du temps qui passe:
Ici l’éternel sujet de la peau blanche, chacun étant en admiration devant la peau de l’autre…

Là, c’est une petite distribution de photos dans le village voisin.

Ou bien séance photos chez Rumaji

Ou dehors avec les gamins

Ou encore à faire les cons sur la bruga (abri sous lequel les Sasak passent la majeure partie de leur temps)

Je ne suis jamais seul Vous remarquerez 1/ que les Sasak sont très démonstratifs quand ils apprécient quelqu'un, ici je suis avec le voisin de Rumaji 2/ que Rumaji a accroché au mur les photos et planisphère que je lui avais envoyés par la poste l'année dernière 🙂


La pluie se calme. Avec mon p'tit frère, nous décidons d’aller voir ses langoustes. Délicieux moment, Rumaji est un vrai comédien. (Si quelqu'un arrive à remettre les vidéos dans le bon sens, sans avoir de décalage entre le son et l'image, je suis preneur... Désolé pour le torticolis sur certains passages...🤪)

Un autre délicieux moment : la préparation des langoustes, et une discussion sur les ressources mondiales en énergie !

Ce soir il y a un festival de musique locale. Un groupe est venu de Lombok-Est.


Il y a aussi un concours de danse mené par des danseuses qui désignent de jeunes volontaires pour tenter de les séduire par des danses qui font oublier que nous sommes dans le pays le plus musulman du monde !


Les jours passent... Aujourd’hui il y a un mariage chez des voisins. Tout le monde a reçu son petit carton d’invitation, y compris le mien, personnalisé à mon nom. Les mariages, c’est aussi l’occasion de pratiquer les traditions ancestrales, telles que la circoncision. Rumaji a tout filmé mais je vous épargnerai de la vidéo…
Et puis bien entendu on nous invite à manger – aie aie aie, toujours aussi pimentée, la cuisine à Lombok !

Voila les mariés

On se demande si c’est moi ou si ce sont les mariés qui sont le plus remarqués… En tout cas le marié fait tout pour se retenir de se marrer. Vous remarquerez que les invités n’ont pas besoin de se prendre la tête avec le paraître : ici pas de costard-cravate…

Et puis en fin de mariage, c’est une longue série de poignées de mains

Tiens, et si je me mariais moi aussi ?

Depuis quelques jours, Rumaji est couvert de boutons. « C’est mon allergie qui revient » « Et ça revient souvent ? » « Non, la dernière fois c’était en août, quand tu étais là » « Ah, ben alors tu dois être allergique à moi ! » « Non, je suis allergique comme mon père. C’est lorsque je mange certains trucs. L’année dernière, le médecin a dit à mon père que pour se soigner, il fallait qu’il mange du poulpe tous les jours. Comme il est allergique au poulpe, il en a mangé, mangé, mangé, l’allergie est montée à son maximum puis elle a disparu tout d’un coup. Depuis il est guéri. Il faudrait que je fasse pareil mais j’ai un peu peur… » « Je n’ai rien contre la médecine traditionnelle mais en attendant, on va aller en ville acheter des médicaments, ce sera déjà pas mal » Et hop, en scooter. Le dispensaire est à une vingtaine de kilomètres. En route, nous nous arrêtons à ce qu’on pourrait appeler chez nous une sous-préfecture. Avant de venir à Lombok, j’avais téléphoné à Rumaji pour lui dire de préparer les documents pour qu’il se fasse une carte d’identité, en prévision de notre grand voyage de juin prochain sur les îles de Sumbawa, Florès et peut-être Sumba, car j’en ai marre de payer une amende (ou plutôt un bakchich) à chaque contrôle de police parce qu'il est "sans-papiers"... Pas de file d’attente, Rumaji ressort au bout de quelques minutes avec une belle carte d’identité plastifiée avec son prénom, son statut matrimonial, son métier (pêcheur) et sa religion… mais je ne vois nulle part un nom de famille ! ça ne doit pas être trop important ici…
Nous arrivons donc au dispensaire. Beaucoup de monde, et bien sûr tous les yeux sont braqués sur le touriste. Je demande au médecin s’il y a beaucoup de cas de malaria. « Oui, plein » « Gloups… Heu, Rumaji, tu es vraiment sûr que dans ton village il n’y a aucun cas de malaria ? » « Zéro » « J’espère bien car je n’ai pas pris mon traitement ! » Le médecin nous remet une ordonnance et nous voici à la pharmacie. 2-3 minutes de conversation et mon Rumaji repart avec le n° de téléphone de la pharmacienne… trop facile !
Bon allez, on rentre à la maison. Je ressors la caméra, qui, après cette prise de vue, tombera en panne pendant plusieurs jours


Aujourd’hui vendredi, jour de prière. Tous les hommes du village se rendent à la mosquée. Pendant ce temps je reste avec les femmes et les enfants.



Pourtant, peu après, je suis rejoint par Mohammed, tandis que d’autres courent vers la mosquée car ils sont à la bourre. « Qu’est ce que tu fais là ? La prière a commencé ! » « santi, santi… je vais y aller, tout à l’heure… » « tu as l’air d’avoir vachement envie » Il finit enfin par y aller… 2 minutes avant la fin. Une fois la prière terminée, je raconte l’épisode Mohammed à Rumaji « Pas de problème. La prière n’est pas obligatoire » « Et si on ne fait pas la prière, on n’a pas de problème avec ses voisins et le qu’en-dira-t’on ? » « Non, pas avec les voisins, juste avec Dieu ! C’est comme chez vous en Europe, des touristes m’ont dit que vous étiez nombreux à ne pas aller à l’Eglise. Chez nous c’est pareil, on prie quand on en a envie »
C’est donc eux les musulmans intégristes de Lombok dont parlent tout le temps les Balinais…

Les habitants retournent tout naturellement à leurs occupations, comme ici la culture des algues.

Ou la préparation des filets de pêche

La météo s’améliore chaque jour. Nous allons pouvoir rejouer un peu aux touristes comme l’an dernier. Je veux retourner à Kuta pour rencontrer Pierre, un Français qui vit là-bas, afin de rencontrer l’auteur de ce blog que je dévore assidûment chaque jour lorsque je suis en France. Grâce à lui, j’ai ma dose quotidienne de Lombok, même si parfois la piqûre est un peu douloureuse lorsqu’on a droit au bulletin météo ou à quelques photos prises au bord de plages désertes, surtout lorsqu’on est soi-même au boulot… Bref très sympa, il nous invite au resto Rumaji et moi, puis nous passons l’après-midi à discuter de ce choix de vie, au milieu du chantier que sera sa future maison, une magnifique demeure avec une vue hollywoodienne sur toute la baie de Kuta. Je repars de chez Pierre en me disant que mon propre rêve n’est pas si irréaliste que cela. Merci Pierre.
Nous voici au marché de Kuta. Jaloux des photos du blog de MisterThib, il fallait que je prenne ma revanche ;-)


Bien pratique ce marché, on peut même se faire ausculter par un « médecin » qui essaye ensuite de vous refourguer n’importe quoi, comme par exemple des pilules ayant les mêmes propriétés que le viagra...

« Djigidgidgidjik bagus ! » me dit-elle sans aucune retenue
Décidément ces Sasak n'ont pas tant d'interdits religieux on dirait !
Petit arrêt miam avec un nouvel ami rencontré la veille au soir et qui va nous emmener voir des chutes d’eau chez lui.

Heureusement que j’ai dit « zéro chili » car j’ai encore une fois la langue en feu… Rumaji adore se moquer de moi lorsque je commence à faire le loup de Tex Avery...
Je suis curieux de voir ces chutes d’eau, d’autant que d’après la patronne de notre hôtel, il n’y a jamais eu de chutes d’eau à Kuta.
En route ! J’adopte la coutume locale qui consiste à monter à 3 sur un scooter. Ah que j’aime ces moments où je me sens si loin de notre France ultra-sécuritaire ! Désormais je n’ai plus un Sasak à dos mais bel et bien une paire de Sasak-oches ! 😏
Nous voici arrivés mais il faut encore faire 1km à pieds à travers les champs

Puis remonter la rivière

Mais qu’est-ce qu’elle m’a raconté, l’hôtelière, y’a bien une cascade ici ! En fait, en raison des pluies abondantes de ces derniers jours, la chute d’eau s’est formée. Mais en fait elle se forme rarement, certaines années elle est à peine visible.

Et que ça saute !

Rumaji découvre la thalasso. Il faut dire que par chez lui, c���est bien trop sec pour qu’il y ait des chutes d’eau.

Notre nouvel ami (j’ai oublié son nom) nous propose d’aller prendre le café chez lui. Nous rebroussons donc chemin et arrivons dans une petite maison au toit de paille. Il m’explique qu’il vient de commencer un travail de serveur dans le restaurant où nous l’avons rencontré, et qu’il est payé... 6€ par mois, en attendant de faire ses preuves. Ensuite, son salaire devrait doubler chaque mois. Mais en juin prochain, il a décidé de s’expatrier 2 ans au Brunei, afin de mieux gagner sa vie.
Pendant que nous sirotons ce « kopi-Lombok », un jeune Sasak arrive, essouflé et transpirant. Il s’appelle Yeks. « On m’a dit qu’il y a avait un touriste ici alors je me suis dépêché pour venir. Je veux devenir guide alors je souhaite pratiquer mon anglais avec toi ». « Ndai Cambai Cambai » (no problem), lui dis-je en Sasak. Ce Ndai Cambai Cambai, il fait mouche à tous les coups : un touriste qui parle Indonésien c’est déjà rare, alors un qui parle le Sasak ! « J’habite en haut de cette colline. Si tu veux on monte, tu auras une belle vue sur Kuta » J’accepte, ça me permettra de comparer avec la vue dont bénéficie ce chanceux de Pierre à quelques kilomètres de là.
Nous voici arrivés. Il est très fier d’avoir réussi à faire monter un touriste jusque là (le tout premier) et me présente à sa maman, admirative de voir son fiston discuter naturellement en anglais avec moi. Et puis comme il n'y a jamais un touriste dans le coin (nous ne sommes pourtant qu'à 2 km de Kuta...) ça lui permet de pratiquer un peu son anglais sans avoir besoin de se rendre sur la plage de Kuta.

Bon, la vue depuis la terrasse de Pierre est nettement mieux. Pour se consoler, il y a plein de cocotiers alors Yeks va m’en chercher une.

Yeks veut aller à l’Université mais il m’explique qu’il faut qu’il attende que son buffle soit suffisamment gros pour pouvoir en tirer un bon prix. Ses parents misent tout ce qu’ils possèdent dans l’avenir de leur fils. Avant de se quitter, Yeks veut absolument mon n° de téléphone pour m’appeler le jour où il sera guide. En attendant, j’ai pris le sien : si vous êtes sur Kuta, et souhaiter vous écarter des sentiers battus où vous ne croiserez aucun touriste, et tout ça à 2-3 kms de Kuta, pourquoi ne pas faire appel à notre apprenti guide ? (tel 087865092881)
Il nous reste un peu de temps alors je propose à Rumaji de retourner sur la belle plage de Tanjung Ann, histoire de compléter les photos de mon site car la lumière est bonne. Bien qu'ayant déjà été sur cette plage, il accepte bien volontiers d'y retourner car tout comme moi, il adore les plages désertes.

Quelle différence avec août dernier, tout est blanc, bleu et vert


De retour à Kuta Lombok, nous assistons à un spectacle de combat Sasak au bâton


A Kuta, nous croisons enfin quelques touristes, ça fait une semaine que je n’en avais pas vu un ! Comme l’année dernière, Rumaji se précipite sur eux et leur pose plein de questions, comme à ce Vincent (Rumaji n’arrive pas à prononcer son prénom: "Baaasooo Baaasoooo"... "non, VIN-CENT... VINCENT" 😎) qui, comme moi l'année dernière, a fui cette horreur de Kuta Bali.
Comme je suis parti pratiquement sans aucun vêtement de rechange, j’en profite pour en acheter quelques-uns. Je négocie un pantalon, un T-shirt Lombok pour moi et un T-shirt Bintang pour mon petit frère. J’aime pas trop faire la pub pour de la bière, je trouve que ça fait lourdingue (genre supporter de football…) mais le rouge va super-bien à Rumaji, et il faut qu'il soit tout beau pour le Bau Nyale... Tout ça pour 8 euros. Vous comprendrez pourquoi il est donc judicieux de partir en formule ultra light lorsqu’on part en Indonésie !
Oui, le Bau Nyale vient de commencer. Le Bau Nyale c’est le plus grand festival Sasak de l’année. C’est une longue tradition, voici les explications de Rumaji : un jour, la déesse Putri Mandalika, tellement triste de ne pouvoir choisir l’un ou l’autre de ses prétendants qui se battaient pour elle, s’est jetée à la mer du haut d’une falaise. Depuis, chaque année, pendant 2 jours que les Sasak déterminent grâce à la position des astres, ses cheveux réapparaissent dans l’océan, sous forme de vers marin. C’est un phénomène naturel très curieux, pendant ces 2 jours, et juste pendant 2 heures, très tôt le matin, la mer se remplit de ces vers marins, puis ils disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés. Pendant ces 2 heures, les Sasak les ramassent avec des épuisettes pour… les manger ! C’est assez immonde comme bestiole, et franchement rien que la vue de ces horreurs vertes me donne la nausée… beurk, je ne pourrai jamais être candidat à Fear Factor !
Il y a 2 Bau Nyale : un à Kuta, mentionné dans les guides, et un autre, beaucoup plus important, un peu plus à l’Est. Rumaji ne veut rater sous aucun prétexte le Bau Nyale et nous quittons donc Kuta pour rejoindre Lombok Est. Le temps est splendide, et, enfin, alors que je ne l’ai jamais aussi bien vu, même en saison sèche, le Volcan Rinjani est libéré de sa gangue habituelle de nuages.

Pour se rendre au Bau Nyale, c’est plutôt folklo (ma caméra a décidé de fonctionner à nouveau, alors pour une fois je laisse le guidon à mon petit frère… caméra embarquée ! Avec les pluies de ces derniers jours, les chemins sont particulièrement défoncés…)

Et pourtant, des milliers et des milliers de Sasak se rendent au Bau Nyale et la circulation est dense, ça me change de l’été où nous ne croisons absolument personne dans le coin.

En chemin, nous en profitons pour nous arrêter dans un charmant petit village que je ne connaissais pas.




Je demande à Rumaji s’il peut se renseigner, plus tard, s’il y a encore des terrains à vendre dans le coin. Je dis encore car Lombok est actuellement le théâtre de toutes les spéculations. L’aéroport international devrait être achevé d’ici 2010 (selon les rumeurs, confirmées par internet), et il devrait avoir 2 fois la capacité de celui de Bali… Je ne sais pas ce que deviendra ce petit coin isolé, loin de tout, mais une chose est sûre, c’est que si j’achète un terrain maintenant, il y a peu de risques que je me prenne un bouillon. Et puis j’aime tellement cet endroit… l’aimerais-je autant après 2010 ??
Sous une bruga, j’aperçois un Sasak avec une sorte de guitare. Allons-y ! La prise de vue est difficile en raison du contraste entre la lumière très forte et l’ombre de la bruga et leur peau très sombre…

Nous voici arrivés au Bau Nyale. Rumaji me dit qu’il n’y a pas grand monde pour l’instant (heu... moi ça me suffit), ce soir la plage sera complètement remplie.

Quel contraste avec l’été dernier !

Je suis un peu déçu du Bau Nyale. Les traditions se perdent… Certes, les Sasak continuent à ramasser le Nyale

Et on peut prendre quelques clichés marrants… à défaut d’être réussis !

Mais le Bau Nyale est désormais devenu avant toute chose un immense champ de drague pour les jeunes Sasak. Pendant les 4 jours de festivités, les interdits religieux tombent un peu et les relations filles-garçons sont plus faciles. Je comprends maintenant pourquoi mon Rumaji aime tant le Bau Nyale…. (Au passage, notre séducteur Sasak cherche une petite copine française, alors pour lui rendre service, et bien que ce soit contraire à mes principes, il m'a demandé de diffuser ses coordonnées à toute jeune demoiselle souhaitant visiter sa belle région... et + si affinités 😉)

Avec ma peau blanche, je n’ai pas beaucoup d’efforts à faire pour trouver une volontaire…

Mais je vous rassure, ce sont justes quelques gamineries, histoire de discuter un peu et de prendre quelques photos…
Par contre, pas un seul touriste. Je n’étais pas forcément très à l’aise, seul touriste parmi ces milliers de Sasak (si, j’en ai aperçu 2 du haut d’une falaise, c’est tout)… alors je ne lâche pas Rumaji d’une semelle…
Rentrons à la maison. J’adore ce petit village. Je suis presque un habitant maintenant, je peux photographier et filmer librement, et, sachant que je reviens en juin, on n’arrête pas de me demander des photos. Je suis obligé parfois de dire « photos finies ! » Mais qu'il est agréable de voyager dans des contrées ou les habitants vous demandent une photo et non un euro...

Mon « no problem » en langue Sasak a toujours autant de succès chez les enfants

J’en profite pour trinquer avec Papa Rumaji, qui me propose d’acheter le bout de terrain à côté de chez lui afin d’y construire ma future maison.

1000€ le terrain et 10000€ pour construire une maison très correcte… pourquoi pas ? Mais j’aurai peut-être du mal à la louer car elle est un peu trop entourée de voisins et beaucoup de touristes sont aussi demandeurs de calme… A voir ! Mais en tout cas l’investissement n’est pas insurmontable, et, même si c’est risqué (l’acte de propriété sera à son nom, comme la loi Indonésienne le préconise), en définitive je risque quoi ? Le prix d’une voiture…
Ce soir, je pars à la pêche au filet avec mon frère Rumawe (ben oui, c’est le frère de Rumaji, donc c’est mon frère et je suis « Uncle Loïc » pour ses deux filles Paulina et Paulini… vous saisissez ?)

Le lendemain matin, Rumawe retourne chercher les filets qu’il a posés la veille. Bonne pioche ! Il ramène plein de poissons. Pas besoin d’aller au marché, la vente se fait directement au bateau.

Et le Mont Rinjani qui offre encore le même spectacle !


Nous allons pouvoir nous régaler, pour le petit déjeuner, d’un festin de poissons. Mais avant, il faut aussi régaler les langoustes ! Rumaji découpe donc des poissons en petits dés.

Et nous partons ensemble les distribuer à ses langoustes (Petite pause Rumaji-Rinjani en passant. « Lolo surtout n’oublies pas de me ramener mes photos en juin ! »)


Au passage il vérifie leur état de santé. N’oublions pas que c’est son gagne-pain !

Et nous croisons Papa qui revient de sa récolte d’algues

Qu’il faut ensuite décharger pour les faire sécher au soleil

Comme la belle-sœur de Rumaji vient d’accoucher, Air (la femme de Rumaji) est à la maternité et donc, pour une fois, c’est Rumaji qui cuisine, encouragé par Herna, la fille du voisin, qui m’aime beaucoup !

Il y a trop à manger… « Tu sais, Rumaji, depuis que je te connais, je mange chez moi en France du poisson et du riz presque tous les jours » « Et moi, depuis que je te connais, je mange davantage de légumes ! »
Pendant que je fais une petite grasse matinée, Rumaji en profite pour faire les photos de famille. Voici ses 2 nièces jumelles, Paulina et Paulini, ses progrès en photo sont largement visibles.


La météo étant toujours de la partie, je décide de faire le programme que j’avais promis à Rumaji (comme tout Capricorne qui se respecte, il a une immense soif de dévouvertes!): il s'agit d'aller explorer ces petites îles au Nord Est de Lombok. Elles sont au pied du Rinjani, donc le risque de pluie est important, mais au pire, nous ferons demi-tour…

En route pour Gili Sulat ! Vous remarquerez que Rumaji a mon appareil autour du cou car il aime de plus en plus son nouveau hobby de photographe… J’essaye de lui apprendre à cadrer mieux, à ne pas bouger… déjà il a bien pigé qu’il fallait toujours avoir le soleil dans le dos pour avoir de plus belles couleurs.

Gili Sulat n’a rien d’extraordinaire mais bon, l’excursion est sympa quand même. Elle me permet en outre de tester mon appareil photo de plongée, mais la photographie sous-marine, c’est tout un art… Et comme celle que j’avais prises à Socotra, elles sont plutôt nulles, surtout au niveau des couleurs qui, sauf peut-être 2-3 photos, ne rendent vraiment rien du tout. Ça vient de moi ou de l’appareil ? Plus tard, lorsque je le montrerai à un vendeur à Hong-Kong, il me dira que c’est juste un jouet pour enfants… et d’essayer de me refourguer un nouvel appareil à 800€ tout de même ! J’ai un doute, tout de même, mon Sealife n’a pas l’air d’être si mal mais bon…


Rumaji veut avoir une photo de lui sous l'eau (bien, chef!)

Retour à la maison (encore !). Nous passons par des petites routes qui traversent d’innombrables villages Sasak. C’est Ubud, le trafic et les boutiques à souvenir en moins (dommage que le temps soit couvert)

C’est fou ce que 20 petits kms peuvent changer la météo du tout au tout. Alors qu’il pleut 20km au Nord, ici grand soleil. Je croise le voisin de Rumaji (j’ai oublié son prénom), le papa de Herna … Il part « jarring » (pêcher au filet)

Nous avons encore les photos des jeunes mariés à distribuer. Nous les avions croisés par hasard l’année dernière. Ils sont dans le village voisin, nous partons à pieds à leur recherche car ce village n'est accessible qu'à pieds.

Les jeunes mariés ne sont pas là, probablement partis travailler, alors on remet les photos à la voisine

Il faut dire qu’il y a beaucoup de travail en ce moment dans les champs, car la saison des pluies (très marquée cette année) rend les terres fertiles

Au retour, nous traversons quelques jolis terrains, malheureusement déjà vendus… tant pis pour moi !

Pour me consoler, j’admire la vue sur les pêcheurs au travail

La veille de mon départ, le soleil a bien entendu décidé de me narguer, alors Rumaji et moi, toujours avides de découvertes, décidons de partir encore explorer des endroits proches de chez lui, que ni lui ni moi ne connaissons, et qui bien entendu ne sont traités dans aucun guide.
En route, nous rattrapons ses voisins. On raconte des conneries, mais même sans parler indonésien, je pense que vous comprendrez le thème général de la conversation…

Nous arrivons encore dans un charmant village bordé d’une plage de sable blanc. Dommage qu’on soit déjà en fin d’après-midi, la lumière n’est pas excellente.


Laissez vous bercer par le mouvement des vagues….

Je laisse à mon Capricorne-rêveur de petit frère le soin de terminer ce carnet de voyage...

Lolo le Capricorne
Acronymes en indonésien English translation pending
Voilà, tout est dans le titre. N'importe quel(s) acronyme(s), en vrac, avec ou sans jeu de mots...
On va allonger la liste progressivement...
Je commence: WARTEL: Warung Telpon WARNET: Warung Internet PUSKESMAS: Pusat Kesehatan Masyarakat POLRI: Polisi Republik Indonesia BAHENOL (sens premier: belle, sexy), mais aussi: Badan hébat, otak nol (lol, trop fort celui-là...)
Allez, au suivant...
On va allonger la liste progressivement...
Je commence: WARTEL: Warung Telpon WARNET: Warung Internet PUSKESMAS: Pusat Kesehatan Masyarakat POLRI: Polisi Republik Indonesia BAHENOL (sens premier: belle, sexy), mais aussi: Badan hébat, otak nol (lol, trop fort celui-là...)
Allez, au suivant...
Adresses à Phnom Penh? English translation pending
salut a vous, je serai fin mars au cambodge a phnom penh pour connaitre un peu mieux la ville. Connaissez vous des associations qui y vivent et qui s'occupent d'enfant ou des gens ? connaissez vous des centres de massages ouvert aux étrangers? Connaissez vous des endroits ou on parle francais; sans que ce soit un regroupement de francais, mais un mélange de personnes. Merci pour toutes vos infos.......
Connaissez vous " la kratie "? Est ce que cela vaut le coup d'aller y faire un tour ?
Dans quel sens voyager à Bornéo? English translation pending
Bonjour !
Nous partons à Bornéo du 27 février au 15 mars. Pour l'instant, nous n'avons réservé que les billets pour Kuala Lumpur.
J'avais prévu ce programme : Kuching et environs (parc Bako, maisons longues, marché du dimanche, orang-outans), puis vol jusqu'à Sandakan, Kinabatangan river (Uncle Tan) et enfin Semporna, avec séjour sur Mabul Island et plongée, retour Tawau-KL.
Petit problème : nous sommes obligés de passer une nuit à Kota Kinabalu, les vols ne s'enchaînant pas bien, ce qui nous fait perdre une précieuse journée. 😕 L'alternative : faire le voyage en sens inverse, les vols s'enchaînant un peu mieux. Mais nous raterions le marché du dimanche à Kuching.
Avez-vous un avis à ce sujet ? Merci de votre aide !
Charlotte
Nous partons à Bornéo du 27 février au 15 mars. Pour l'instant, nous n'avons réservé que les billets pour Kuala Lumpur.
J'avais prévu ce programme : Kuching et environs (parc Bako, maisons longues, marché du dimanche, orang-outans), puis vol jusqu'à Sandakan, Kinabatangan river (Uncle Tan) et enfin Semporna, avec séjour sur Mabul Island et plongée, retour Tawau-KL.
Petit problème : nous sommes obligés de passer une nuit à Kota Kinabalu, les vols ne s'enchaînant pas bien, ce qui nous fait perdre une précieuse journée. 😕 L'alternative : faire le voyage en sens inverse, les vols s'enchaînant un peu mieux. Mais nous raterions le marché du dimanche à Kuching.
Avez-vous un avis à ce sujet ? Merci de votre aide !
Charlotte
Thaïlande et Birmanie (deuxième partie) English translation pending
Hello,
En décembre 2007 et janvier 2008 je suis aller en Birmanie en passant évidement par la Thaïlande. Lors de ce voyage, j'ai pris quelques notes que je vais vous livrer ici en plusieurs parties afin de ne pas faire un post beaucoup trop long.La première partie, du 14 au 19 décembre concerne la Thaïlande ou j'ai du rester un peu plus longtemps que prévu à cause de mon visa pour la Birmanie. --> ICI La deuxième partie, du 20 au 26 décembre concerne la Birmanie de Yangoon à Mandalay. La troisième partie, du 27 décembre au 2 janvier concerne la Birmanie de Mandalay au lac Inlé --> ICI La dernière partie du 3 janvier au 8 janvier concerne la Birmanie puis un petit bout de la Thaïlande. --> ICI Bonne lecture et d'avance merci pour vos commentaires, c'est toujours agréable et encourageant.
Yvan
20 décembre 2007 - Départ pour Yangoon (Birmanie)

3h30, c’est tôt pour un réveil en vacances. Je commence une nouvelle journée et, sur Khaosan road, certains n’ont pas fini leur journée de la veille. Petite surprise à l’aéroport, j’ai 3 kilo de trop. Mes fringues d’hiver me coute 500THB. Petit déjeuner car j’ai quand même un peu de mal ce matin et c’est 300THB. En 15 minutes dans l’aéroport j’ai dépensé plus que 2 nuits de mon hôtel sur Khaosan road. Il faut dire qu’il était vraiment pas cher. A l’arrivée, nous somme le seul avion sur l’aéroport. La douane ne pose aucun problème. La première chose frappante est que presque tous le monde porte le longyi, une sorte de drap fin noué autour de la taille. Aussi bien les femmes que les hommes.
En sortant de l’aéroport un gars d’un gh se propose de me déposer a la gh mother land 2. Je l’avais note et j’accepte. Avec moi se trouve Dieter un allemand d’une 50aine d’année qui vie en Australie et Phil en anglais d’un 30aine d’années qui vie en Norvège. Dieter pense rester au Myanmar pendant un ou deux mois et phil au moins 4 mois. Autant dire que j’ai l’air ridicule avec mon mois de vacances. Pour Dieter, cela fait 3 ans qu’il est parti de l’Australie pour sillonner le monde, 2 mois par ci, 2 mois par la. Phil, lui trouve un job de prof d’anglais pour pouvoir rester a un endroit puis rentre en Norvège de temps en temps.
Une fois a la guesthouse ils decident de partager une chambre, 5usd chacun. La mienne est a 9usd mais avec une salle de bain et de l’eau chaude. Petit déjeuner en terrasse ou l’on fait le tour du monde et surtout l’Asie en mangeant. Tantôt le Népal, tantôt le Tibet, le Cambodge, le Laos… C’est extra.
Après le petit déjeuner, phil pars se reposer et je pars avec Dieter pour une première découverte de Yangoon. Dieter passe son temps a dire que Yangoon ressemble a l’inde il y a 30 ans. J’étais a peine ne. Mais cette ville a un vrai charme et vie a un rythme tres lent. Les tuk tuk de bangkok font place a des vélos side car, les taxis flashy sont de vielles toyota blanche. Par endroit on retrouve de vieux bâtiments coloniaux, a d’autres des répliques d’architecture vietnamienne ou de grands buildings fraichement sortis de terre dans le style de ceux que l’on peux voir a pékin. Il y a très peu de trafic, c’est super agréable. Nous déambulons comme ça près de 2 heures un peu au gré du vent et de routes barrées par la police soit disant parce que le fleuve a débordè, en fait c’est la rue ou se trouve Ang San Su Kyi en résidence surveillée. Finalement, nous nous arrêtons au milieu de la rue pour manger un morceau. Personne ne parle un mot d’anglais mais on arrive a nous faire comprendre. Un des gars qui mange cherche a nous marier avec les femmes qui sont la, ça fait rire tous le monde. Les quelques photos que nous prenons font aussi rire tous le monde. La star ensuite était une toute petite fille d’un an a peine, le spectacle s’est arrêté lorsqu’elle a fait pipi sur la table. Il faut dire que dans ce restaurant il n’y a qu’une grande planche de bois carre qui fait office de table et en même temps de présentoir pour la nourriture toute prête. Juste derrière, une cuisine assez sommaire se résumant a deux casseroles brulante sur du charbon a même le sol. Ce repas nous aura coute 800kts chacun et ce fut un grand moment.
Nous poursuivons notre balade et arrivons a la paya botatoung, une des 3 pagodes de yangoon ou seraient conserve des cheveux du bouddha. Elle a des cotés très kitch et d’autres plus classique et l’ensemble est d’une extrême beauté. Il est possible d’aller a l’intérieur du shedi. Il est complètement sculpte d’or et chaque pièce contient des bouddhas ou des représentations des pagodes du pays. L’entrée est payante, dieter décide de rester dehors. Finalement, je le retrouve a l’intérieur sans avoir payé.
Nous continuons notre chemin a travers Yangoon. Nous prenons un café qui est très agréable et poursuivons. Régulièrement nous sommes interpelés par des hello ou de mini discussions en anglais. En poursuivant, nous arrivons au jardin mahabandoola en passant devant l’ambassade indienne dans un magnifique bâtiment de début 1900. L’entrée du parc est payante (1500kts), nous trouvons ça trop cher et le prix tombe a 300kts. Nous contournons le parc et arrivons devant la paya sule.
L’entrée n’est plus payante mais il faut faire une donation. Ce que l’on veut mais pas moins de 1000kts. La paya sule se trouve au milieu d’un rond point, elle est légèrement surélevée. Elle aussi abrite un cheveu de bouddha. Elle est vraiment très très jolie. A l’intérieur, il y a de l’or partout, du carrelage au sol… Par endroit des gens prient, a d’autres des moines brules de l’encens… Je retrouve phil a l’intérieur puis nous rejoignons Dieter qui nous attends dehors.
Dans le quartier nous essayons de faire du change au marche noir a cause des taux prohibitifs des banques. Pour ça ce n’est pas bien dur car nous sommes accostes régulièrement. Nous négocions le taux et arrivons a 1300kts pour un usd contre 1220 a l’hôtel. Le gars nous emmène dans une petite boutique d’une petite ruelle qui semble pas très safe. Pour moi, le gars compte les billets, ça semble correct et je lui donne 100usd. Puis je recompte et m’aperçoit qu’il en manque. Lui recompte par dizaine et saute volontairement une dizaine. Du coup pris un peu au dépourvu par ma réaction il rajoute les billets manquant et me demande a nouveau 100usd. Petite panique en lui expliquant que je lui ai déjà donné car il ne veut pas me croire. Le gars que nous avons croisé intervient et lui demande de bien vérifier, finalement un peu énervé c’est bon mais ça met mal a l’aise.
Nous continuons notre balade jusqu’au marche bogyoke. Un gars nous interpelle pour faire du change, il est super marrant, il chante, danse dans la rue, joue avec ses lunettes de soleil mais devient vite collant. Un autre apprenant que je parle français me dit en français que je suis mal rasé. Il se marre et tous le monde avec. Pour la peine, je ne me rase plus jusqu’à ce que je rentre… Dieter est fatigué et nous abandonne ici. Nous continuons notre balade ou le vent nous emmène avec des hello et des mini discussion pendant notre chemin. Nous nous arrêtons manger près d’un temple hindou a nouveau au bord de la route. Cette fois la dame parle très bien anglais et ça nous coutera 600kts. Ensuite nous avons une discussion avec un moine qui nous parle de football français, c’est marrant. Et c’est surprenant comme les gens viennent facilement vers vous. Je propose a phil d’aller a la swedagon pagoda demain a 6h du matin sachant qu’il y a 45 minutes a pied. Il est partant, c’est cool mais je pense que j’y serai aller seul de toute façon.
Une fois a l’hotel Dieter nous annonce qu’il est partant aussi puis la reception nous dit qu’a cette heure se sera gratuit. Mauvaise nouvelle pour cette fin de journee, il semble qu’il manque 40000kts a Dieter. Je refais le compte, chez moi c’est bon mais c’est rageant. Finalement pendant cette superbe journee nous n’avons vu aucun europeen et j’aurai depense 10usd dont 9 pour la chambre.
21 décembre 2007 - L'émouvante pagode Shwedagon

Il est 5h30 et je monte dans un taxi avec phil. Dieter a préféré rester coucher. Le tarif est de 2000 kiats. Notre taxi roule doucement, la limitation est de 30 km/h puis la route est pleine de trou. Nous sommes au pied de la porte est à 6h. Il fait encore nuit, la pagode est illuminée et d’où je suis elle est vraiment impressionnante. Juste ou le taxi nous a déposé il y a un magnifique temple qui semble flotter sur l’eau.
En remontant vers la pagode, deux très jeunes filles nous accostent. Elles doivent avoir entre 6 et 8 ans. Elles nous offrent deux sacs en plastique pour que l’on puisse mettre nos chaussures. On essai de faire un peu les idiots pour les amuser et l’on reçoit des millions de sourires en échange.
La porte est vraiment fabuleuse, elle est complètement couverte d’un toit en or, l’intérieur est constitué de centaines de colonnes en or, les murs sont bordeaux très foncé avec des motifs en or et des fresques sculptées représentant des scènes de la vie de bouddha.
Une fois en haut et à l’intérieur de la pagode je suis subjugué par la vision que j’ai sous les yeux. Tout est soit en or soit couvert de blanc. Autour du gigantesque stuppa principal visible depuis presque partout dans yangoon, il y en a plein de plus petit en or hébergeant des statues de bouddha et contenant le symbole d’une planète et un animal. Cela correspond aux jours de naissances. Autour de la pagode mais sur l’extérieur, il y a plein de temples contenant des bouddhas plus ou moins grands et plus ou moins nombreux. Entre ces deux parties, c’est un espace de carrelage ou les gens marchent en priant ou en discutant. Le cœur de la vie de Yangoon semble être ici.
Des gens se prosterne pour prier, d’autres marchent en priant, des gens discutent dans un coin par ci, par là, des enfants jouent. C’est incroyable. On ne peut rester insensible en venant ici. Doucement, le soleil se lève et ses couleurs renforce la beauté de ce lieux magique.
En marchant, nous sommes accostés par des moines qui souhaitent juste discuter en anglais. Ils nous invitent à nous assoir avec eux dans l’un des nombreux petits temples qu’il y a tout autour de la pagode. En tout nous resterons 4 heures dans la pagode avec une seule envie en ce qui me concerne, revenir.
Kipling écrivait, “un mystère doré… Une belle et miroitante merveille”, c’est bien plus que ça pour moi.
Nous redescendons par la porte est, et au milieu de l’escalier, ou se trouve une route, nous faisons le tour à pied. Juste à coté, il y a un petit parc avec un temple qui se reflète au milieu de son lac. Au bout du parc, la porte est fermé et il y a un mini camp militaire qui surveille l’avenue qui vient de la ville, celle ou a eu lieu les manifestations de septembre. Dès que les militaires nous ont vu, ils nous ont demandé de partir en nous indiquons de manière très autoritaire l’autre porte que nous pouvions utiliser.
Tout au long de cette longue route que nous avons tristement pu voir à la télévision et qui mène au centre ville, nous apercevons des militaires armés positionnés derrière le portail des maisons. Cela donne une impression bien étrange.
Nous arrivons en ville par la station de trai de Pha Yar road. De là, nous rejoignons tranquillement l’hôtel. La température s’élève très vite et la relative fraicheur de ce matin est bien loin.
Breakfast à l’hôtel ou nous retrouvons Peter qui vient de se lever. Avec toute cette marche et ce réveil bien matinal, je me pose et me réveil vers 14 heures.
Avec Phil, nous décidons d’aller manger un morceau tandis que Peter nous attends à l’hôtel. Sur la route, pas très loin de l’hôtel, il y a une femme qui fait cuire des samosa et des sortes de spring rolls. On en profite pour tester et s’assoir dans un café improvisé au milieu de la rue avec un thé Birmans. C’est que l’on appel un tea shop ici. Habituellement je ne bois pas de thé mais le thé birmans est tout simplement fabuleux, c’est une sorte de thé au lait avec du lait concentré.
Pendant notre pause, un camion benne s’arrête et un homme est presque jeté à terre. Il est emmené de force par 5 ou 6 personnes au fond de la boutique qui se trouve derrière nous. Un homme en ressort 10 minutes plus tard dans une tenue de policier vraiment impressionnante. En fait de boutique, il s’agit d’un poste des forces de police et tous les gens avec qui nous discutons depuis 20 minutes sont tous policiers. Deux policiers sortent à nouveau et enfourchent deux magnifiques VTT flambant neuf tandis qu’un énorme 4*4 jaune de star américaine passe à coté de nous. Ces étranges de voir ça ici quand on sait que la majorité des gens se déplace à pied faute de moyen. C’est étrange également ce que j’ai ressenti à ce moment là, en pensant aux évènements de septembre aux moines que j’ai rencontré ce matin et ces gens en face de moi qui ont l’air si agréable et pacifique, peut-être étaient ils face à face pendant les évènements j’ai du mal à l’imaginer et j’en suis mal à l’aise. Nos thés sont offerts et nous retournons à l’hôtel retrouver Peter.
Il est déjà parti et nous prenons un taxi pour aller voir le grand bouddha couché. Il est vraiment impressionnant avec ses presque 60 mètres de long et 15 mètres de haut. Il semble récent de part sa couleur blanche et sa texture brillante. Il est recouvert d’un drap qui donne l’impression d’être en or et des franges qui semble être en diamands.
Tout autour du bouddha recouvert par une sorte de hangar pas très joli, il y a une mini ville monastère ou des milliers de moines semble vivre. Nous quittons ce bouddha en traversant cette petite ville à l’intérieur de Yangoon pour retourner à la Swedagon Pagoda.
Une fois sur place c’est toujours aussi grandiose. Après avoir fait une fois le tour, nous sommes invité à nous assoir parmi 2 moines et leurs 4 élèves et seront rapidement rejoins par 4 autres jeunes filles également étudiantes. Tous parlent très bien anglais et nous discutons de tout et de rien sans jamais refaire le monde, surtout pas. De temps en temps deux nouvelles personnes s’invitent juste pour écouter et repartent 5 minutes après parfois même en déplaçant nos hôtes pour mieux écouter, c’est étrange. Les principales questions que nous avons droit concernent les études en Europe, le football, la vie en Europe, nos occupations, pourquoi nous sommes célibataires, etc. Une question étrange m’a été posé par une jeune étudiante, qu’elle est la différence entre une simple amie et l’amour. Je n’ai pas vraiment su quoi répondre tellement j’étais étonné par cette question. La nuit tombe et nous continuons nos discussions, nos éclats de rires, nos échanges de sourires, c’est tout simplement magique. Je n’ai jamais rencontré un endroit qui dégage autant de positivité et de bien être. Il est maintenant 21 heures et cela fait 4 heures que nous discutons.
En repartant, nous prenons un bus qui va à Paya Sule, 100 kiats à deux. Un homme retiens la porte qui sinon s’ouvrirai toute seule. Par endroit des fils dépassent, il n’y a plus de vitres aux fenêtres, tous semble pouvoir se briser instantanément mais c’est extra.
Une fois à Paya Sule nous reprenons le chemin de la veille et mangeons au même endroit que la veille, dans un restaurant de rue assis sur des chaises en plastique de maternelle près du temple hindoue. La femme qui tient le restaurant nous raconte un peu sa vie, que sont marie est chinois, qu’elle est birmanes et qu’elle a 3 enfants. Régulièrement autour de nous un très jeune garçon nous apporte du thé chinois. Elle nous explique que ces deux parents sont morts et qu’elle s’occupe de lui. C’est touchant et triste, malgré tout il ne reste pas une seconde sans sourire à tous le monde.
Cette journée fait sans doute partie des journées qui m’ont le plus marquée dans ma vie. Je crois que je pourrais rester dans cette pagode pendant toute la durée de mon séjour.
22 décembre 2007 - Le peuple le plus attachant du monde (Yangoon)

Aujourd’hui est une journée calme ou je me repose et réfléchi à ce que je pourrais faire ensuite. Partir sur Mandalay aujourd’hui m’est impossible car les bus sont pleins. Eventuellement, je pourrai aller au rocher d’or et revenir par Bago mais le prix me semble élevé même si l’on m’a proposé de partager un taxi. Une autre possibilité est d’aller à Ngwe Saung (une plage de l’ouest de Yangoon) avant de partir sur Mandalay pour le 26 décembre. Bref, je suis indécis, il y a tellement de chose à voir et à faire.
Je pars me balader à nouveau dans les rues de Yangoon. Je mange avec Phil qui lui pars sur Mandalay dans l’après-midi avec un couple d’américain. Nous mangeons comme d’habitude dans un petit restaurant improvisé dans la rue. C’est vraiment très agréable ces endroits. Toute la vie semble se trouver ici. Notre présence attire toujours pleins de gens qui veulent juste discuter en anglais ou aider la serveuse qui ne parle pas toujours bien anglais. Les plats, en fonction des restaurants sont sensiblement les même, du riz et du moutons, du boeuf, du poisson ou du porc cuit en curry plus ou moins épicé en fonction de l’endroit ou l’on se trouve et peut-être aussi de la proximité avec le temple Hindoue. Par endroit, il est possible de trouver des nouilles faites en soupes ou à la mode thaïlandaise, Pad Thai. Lorsque l’on a choisit ou simplement montré du doigt ce que l’on souhaite manger, il suffit de s’assoir autour d’une petite table sur des tabourets en plastique de maternelle. Là, il y a toujours un gamin adorable qui vient déposer une tasse ainsi qu’une théière de thé chinois lorsque celle-ci n’est pas déjà sur la table. Puis une jeune femme ravissante vous apporte une assiette de riz, une petite assiette de légume, une sorte de soupe et finalement ce que vous avez choisit. Le petit garçon vient souvent vérifier qu’il y a du thé en vous échangeant quelques sourires. Puis la jeune femme vient s’assurer que vous ne manquer de rien et vous propose à chaque fois un peu plus de riz. Pendant ce temps, les taxi roulent doucement autour de vous, les vélos side car passent tout prêt et de nombreuses personnes s’arrêtent pour vous saluer. C’est simple, magique est vraiment attachant.Ici, il flotte quelques sentiments étranges, la population semble être indienne d’apparence mais Laotienne ou Cambodgienne dans leurs façon de vivre. Ce mélange est divin.
Après manger, j’abandonne Phil qui va prendre le bus pour Mandalay. je rencontre Dieter en ville. Il est avec un moine chez qui il a passé la matinée très à l’écart de la ville. Je leur explique que je cherche des livres sur l’histoire de la Birmanie. Le moine se propose de venir avec moi pour m’aider à trouver ce livre. Dieter quand à lui, retourne à l’hôtel pour se reposer. Me voici à marcher avec ce moine dans les rues de Yangoon jusqu’à une boutique qui se trouve dans le centre ville (n°100 de la 37ème rue). Pendant le trajet nous parlons de chose et d’autre et je lui retourne systématiquement toutes les questions qu’il me pose. J’apprends ainsi qu’il a 37 ans, un frère et une sœur et qu’il vit dans ce monastère depuis l’age de 4 ans. J’aimerai lui poser plein de question mais je ne veux pas le mettre dans l’embarras.
Nous passons devant un très grand et joli bâtiment qui me fait penser à une ambassade des années 1920. Ce qui est étrange c’est que ce bâtiment semble être complètement à l’abandon et, malgré les grilles d’origine assez imposante, ce bâtiment est entouré d’un très gros grillage de barbelé qui n’apparait pas très ancien. Autour de ce bâtiment, la ville semble comme vide.
Plus loin, la vie reprend avec ses boutiques, les pinces servant de boites aux lettres qui pendent depuis les balcons et les vendeurs ambulants un peu partout. La boutique de livre se trouvent dans la 37ème rue. C’est marrant car il y a des livres entassés partout mais j’ai l’impression d’entrer dans une sorte de librairie des années 50. Ici, il y a pratiquement que de vieux livres ou des livres reconstitués en photocopie avec des très épaisses couvertures. Un seul livre attire vraiment mon attention, mais il est composé de 5 grands volumes qu’il me sera impossible de transporter. En sortant de la boutique, je laisse le moine continuer son chemin vers la pagode Shwedagon.
En fin de journée, je pars manger dans la rue avec Dieter. A l’emplacement ou nous sommes nous assistons aux mêmes instants que le midi, c’est toujours aussi formidable. Au milieu du repas, une jeune femme s’approche de moi avec un bébé, il me fait bonjour de la main puis elle l’approche de moi pour qu’il me fasse un bisou sur les joues puis sur la bouche. Ensuite il m’envoi plein de bisous avec la main. C’est tellement émouvant que j’en ai les larmes au yeux.
Pour finir cette journée, nous prenons un thé birmans, fabuleux puis rentre et me couche à l’hôtel avec de nombreux instants fabuleux gravés à jamais dans ma tête.
23 décembre 2007 - Une journée très calme (Yangoon)

Finalement, aujourd’hui je n’ai rien fais de spécial. Aller à Bago me semblait un peu long avec le risque de ne pas y voir grand chose. J’essaierai d’y aller lors de mon retour à Yangoon début janvier. Résultat, je me suis couché super tard et ça fait un grand bien. Quelques discussions à l’hôtel avec des voyageurs et particulièrement sur le Laos et le Myanmar. En effet, je discute avec Laurence, une française qui va aller au Laos et qui a raté son bus pour Bago, puis un québécois qui est déjà venu plusieurs fois au myanmar.
En fin de journée, je retourne à la pagode Shwedagon. Cet endroit est toujours aussi magique même si aujourd’hui quelques groupes organisés de touristes se sont visiblement donné rendez-vous. Je discute à nouveau avec des moines et l’un d’eux s’amuse avec mon appareil photo. Il semble vraiment apprécier la photographie et vu comme il utilise mon appareil il semble déjà a guéri à sa manipulation.
Je rentre à pied à l’hôtel la nuit tombé, c’est géant. Je retourne manger près de la 54ème rue et près du temple Hindoue. Ce soir je n’ai pas très faim même si je n’ai rien mangéde la journée. Peut-être un coup de blue lié à mon départ de Yangoon demain matin.
24 décembre 2007 - Un gout de plage (Chaung Tha)

Réveil à 4 heure du matin un peu difficile. Je pars avec Dieter et un couple de russes en direction de Chaung Tha une petite plage à l’ouest de Yangoon. La station de bus se trouve à une bonne heure de Yangoon. Le bus est plutôt étrange voir insalubre. Il semble venir de Chine mais à déjà du servir pendant très longtemps. Les fils pendent de partout, certaines vitres sont fêlés. Une télévision a été placé au milieu un peu à la va vite et beaucoup de gens se cognent dessus. Il fait très froid, les gens viennent de partout.
Le bus pars 30 minutes en avance. Je suis au premier rang juste à coté de la porte qui reste ouverte. Régulièrement pendant le trajet, tout en roulant, un gars sors la tête par cette porte qui reste ouverte, pour annoncer notre passage et faire écarter les véhicules. A chaque fois qu’il fait ça, je reçois du vent frais qui est très désagréable. Pendant le trajet, le Karaoké joue à tue tête et avec l’état de la route il saute régulièrement.
Le jour se lève doucement sur la campagne de Yangoon et laisse apparaitre les rizières et les bosqués de palmier qui baigne dans une brume matinal très épaisse. Le spectacle est splendide.
Par moment, le bus s’arrête comme pour aller payer un péage, je pense qu’il s’agit du changement d’état. En sortant de Yangoon, la police demande à voir nos passeports. La route est horrible, le bus donne l’impression d’aller à toute vitesse, à la limite de se disloquer. Lorsqu’il passe les ponts un peu surélevés, il donne l’impression de décoller des quatre roues et se repose en faisant cinq rebonds avant de continuer sa route.
Au bout d’une heure, il s’arrête pour prendre quelqu’un en uniforme qui attend sur le bord de la route dans le siège d’un tri-shaw. Cette personne s’assied à l’avant à la place d’un des membres de notre équipage étrange. A partir de là, notre bus va beaucoup plus doucement mais je ne peux savoir s’il s’agit d’une coïncidence.
Après 4 heures de route plus difficile que ce que j’ai connu en Inde, notre bus arrive à Pathein dans le delta de l’Ayeyarwadi, nous sommes à 220 kilomètres de Yangoon. Beaucoup de personnes descendent ici et nous poursuivons sur une piste en terre jalonnée de ponts en bois assez sommaire. Lors d’un passage rapide d’un de ses ponts, le bus atterri trop fort et percute le sol avec une grande violence. Tous l’équipage descend pour faire le tour du véhicule. La roue de secours placée sous l’avant du véhicule a amorti le choc mais elle est complètement détruite et dans une position qui nous empêche de continuer. L’équipage s’occupe à l’enlever pour la mettre à l’arrière et le chauffeur s’amuse avec le klaxon qui se trouve juste en dessous du bus ou un membre de l’équipage essai une réparation de fortune.
Pendant cette petite pause forcée, nous sommes au beau milieu de pleins de rizières. Le décor ressemble beaucoup aux environs de Kompong Cham au Cambodge avec une terre beaucoup moins rouge. En continuant, nous croisons de nombreux bus ayant crevé, je croise les doigts car nous n’avons plus de roue de secours. Très vite le décor change et se transforme en montagne. La piste en terre devient très sinueuse et prend des pentes très impressionnantes. Les ponts que l’on franchi semble ne pas pouvoir résister au poids de notre bus mais ça passe. Les croisements d’autres bus sont impressionnant et lors des virages le bus semble chasser et vouloir partir dans le décor. En ligne droite, la terre parait tellement glissante que le bas coté nous attire tous le temps, le chauffeur corrige sans cesse et le bus se balance de gauche à droite en permanence.
Deux heures et des milliers de ponts et de virages plus tard, nous arrivons à Chaung Tha. Le premier arrêt du bus se fait au Shwe Hin Twa hôtel. Il est indiqué dans mon guide et nous arrivons à négocier une chambre à 5USD. C’est une sorte de bungalow assez sympathique mais ça ne casse pas des briques. Je pars avec Dieter me balader sur la plage. C’est marrant, cette plage n’est pas très grande, plein de petits bungalow qui lui font face et, au milieu sur le sable, il y a un temple avec son stuppa. Au bout de la plage, il y a un petit village ravissant. Tout y est fait de bois et une grande partie sur pilotis. Par endroit, il y a des cochons qui trainent, à d’autres du poisson qui sèche, des gamins qui jouent dans la boue. Au bout de ce village, il y a une des nombreuses rivières qui se jette dans la mer d’Andaman. A cette endroit, se trouve quelques vieux bateaux de pêcheurs échoués et attendant la prochaine marée.
Le temps m’étant malheureusement compté, je décide de repartir demain matin. J’abandonne Dieter dans ce charmant village pour aller réserver mon ticket de bus et aller m’assoir sur la plage pour assister au coucher de soleil. Assis sur cette jolie plage de sable fin, je peux voir de toutes petites iles pas très loin du large dont White Sand qui ressemble à un gros banc de sable avec quelques palmiers au milieu. Tout autour de moi, des palmiers se recourbent comme pour saluer la mer. L’eau n’est pas très transparente puis avec la marée elle est un peu éloigné du bord mais l’ensemble est ravissant. J’enlève mes tong que je prend à la main pour aller marcher dans l’eau avant que le soleil se couche.
Nous sommes le 24 décembre et le soleil que je vois juste en face de moi doit être juste au dessus de la France, j’aime beaucoup cette sensation, l’impression que le sable et l’eau qui roulent sous mes pieds m’emmènent dans un rêve qui ressemble à l’idée que l’on peut se faire du paradis sur terre. A ce moment là, une énorme sensation de bien être m’envahis et j’ai une pensée pour ces gens restés à Paris pour passer noël en famille souvent à contre-cœur.
Le soleil se couche et je m’asseoi sur le sable pour le regarder lentement descendre sur l’horizon. Je pense à ces gens qui vivent ici, aux livres que j’ai lu, à certaines images que j’ai vu à Yangoon. Tout semble si calme et si paisible ici…
Pour manger j’emmène Dieter dans ce qui ressemble à la petite ville de Chaung Tha. Saturant un peu du riz en curry, je prends des gambas grillés. Le budget n’est pas le même que d’habitude mais c’est divin. Certains enfants en vendent sur des batonnets sur la plage.
Après ce petit repas, nous retournons marcher sur la plage. Chaung Tha n’est pas un endroit pour touristes étrangers. Ici, il n’y a que des Birmans de Yangoon. Sur la plage, les vendeurs ambulant vendent des mini feux d’artifices que l’on voit partir d’un peu partout sur la plage.
Aujourd’hui, c’est la pleine lune est également le début de la full moon party à Koh Pha Ngan en Thaïlande. Ici, tout est extrêmement calme. Nous croisons des jeunes qui improvise une montgolfière avec un simple sac en plastique et du fil de fer qui maintiens un bout de bois. Ils allument avec une bougie et la laisse s’envoler en frappant des mains. Cette montgolfière va rejoindre le temps de quelques instants les dizaines d’autres qui sont déjà dans le ciel très clair avec la lune dans le fond.
Nous quittons la plage pour rejoindre le bungalow et discuter une dernière fois de nos expériences de voyage. Juste à coté de nous 3 Birmans sont en vacances pour quelques jours. Nous échangeons un peu d’alcool local, de moules un peu épicé et discutons de la région. Le froid de la nuit s’est bien installé et je vais me coucher.
25 décembre 2007 - De Chaung Tha à Mandalay (Mandalay)

Réveil à 5h30 largement passé avec un petit déjeuner sur la terrasse du bungalow pour ne pas réveiller Dieter. A 6 heures, je suis devant l’hôtel à attendre mon bus dans une sorte de tea shop sur le bord de la route. Plusieurs personnes m’interroge pour savoir d’où je viens et ou je vais puis pour m’indiquer quel bus prendre. Un gars de l’hôtel vient me voir et nous discutons en anglais et un tout petit peu en français pendant près d’une demi-heure.
Un bus s’arrête, ce n’est pas le mien mais il y a un espagnol avec qui je discute des plages des environs. Pour lui, l’intérêt de Chaung Tha est le charmant petit village, l’intérêt de Ngwe Saung est sa superbe plage mais malheureusement avec rien autour.
Finalement, mon bus arrive vers 7 heures et donc avec une heure de retard. L’équipage et le bus sont exactement les même que la veille et me sourit en me voyant. le trajet est tout aussi chaotique que la veille.
Sur la piste par endroit je pouvais voir des enfants casser des cailloux avec des outils assez sommaire puis transporter ces gravats sur leurs têtes dans des paniers de rotin pour venir les verser dans un trou creusé préalablement par des femmes. Ils étaient tous enveloppés dans des sortes de chiffons avec les visage couvert d’une espèce de crème solaire jaune qu’ils appellent le Tanaka. Recouvert de la sorte, cette crème sur le visage, ces pierres sur la tête et un regard vide vers le bus donnait l’impression de voir des fantômes surveillés par un contremaitre. Ici, cela s’appel le Town Act. et le Village Act. qui permet de réquisitionner des gens pour les travaux publique.
Nous arrivons à Yangoon à 14 heures. De là, je demande à un taxi de m’emmener directement à l’aéroport pour essayer de prendre un avion pour Mandalay. En sortant du taxi, j’ai droit aux habituelles question, d’ou je viens, comment je m’appel et ou je vais. A force, je ne sais plus si c’est un interrogatoire ou une simple courtoisie. Il doit y avoir des deux et de toute façon, il m’est impossible de faire la différence tellement tous ces gens sont agréable. Je précise que je souhaite aller à Mandalay mais que je n’ai pas de billet. Un gars me demande de le suivre me disant que le dernier vol est à 15h30 et que l’on a le temps de prendre un billet puis d’aller à l’embarquement. Un autre prend mon sac et me voici quelques minutes plus tard dans un bureau assez livide avec une femme pas très souriante qui me prépare mon billet. Quelques minutes après, je me retrouve dans la salle d’embarquement tout en ayant passer la douane. L’avion que je prends est un avion à hélice bizarrement immatriculé en France.
A 17h30, je me retrouve à Mandalay à observer un magnifique couché de soleil depuis l’aéroport puis le taxi. Le taxi est très cher ici mais le choix est lui aussi limité. Sur le trajet, j’ai un premier aperçu de Mandalay. C’est bien différent de Yangoon. par endroit, il y a des magasins à l’européenne, le trafic semble beaucoup plus dense, les constructions à étages aussi et la ville parait énorme à coté de Yangoon.
Mon hôtel est la Royal Guest House sur la 25ème rue, entre la 82ème et la 83ème. Pour se repérer ici c’est très simple, les routes est-ouest sont numérotée jusqu’à 40 du nord vers le sud et les routes nord-sud de 60 à 80 de l’est vers l’ouest. Une fois à l’hôtel, la nuit est tombée et je décide d’aller jusqu’au marché de nuit qui se trouve juste à coté en passant par la tour de la cloche, comme dans les villes indiennes.
Ce marché est marrant, au début il y a des mini-boutiques qui vendent des cartes ou des films X, c’est étrange. Plus loin, plein d’étalages de chose en vrac, des films, des poster, des ceintures, des chaussures, le tout mélangé avec des petits restaurants de rue. Tout au bout, il y a de vrai boutiques fermées à cette heure et dans le noir complet. J’y ai rencontré un gonfleur de pneu. Sur son petit stand, il a 2 pompes à main et regonfle tous ce qui peut se regonfler. Je m’arrête pour manger une soupe de nouille avec des œufs et du poissons qui est vraiment délicieuse. Sur mon retour, je regarde ces moines emmitouflés qui fouillent sur les étalages du marchés. Leurs tenues et leurs apparences me fait penser à la fillette afghane de Steeve McCurry.
En rentrant, un gars se fixe devant moi, me barrant la route, me posant les questions habituelles mais sur un ton bien inhabituelle. Il finit par me serrer la main gauche pendant plus de 10 secondes puis se décalle tout en maintenant ma main, en regardant le bout de la rue et en me disant “Good day”. Ça met plutôt mal à l’aise.
A l’hôtel, je découvre que Laurence que j’ai croisé à Yangoon et Nicole que j’ai croisé sur un forum voyage sont là. Il semble que Laurence veuille partager un taxi pour Amapura, donc se sera probablement mon programme de demain.
26 décembre 2007 - Amarapura, Sagaing et Inwa (Mandalay)

Petit déjeuner à 7h30 ou je croise Nicole. Nous discutons quelques instants sur ce que nous avons déjà fait jusqu’à maintenant. Vers 8h, je croise Christine. Décidément il n’y a que des français ici. Jusqu’à un membre de l’hôtel qui apprend le français depuis 4 mois. Il se débrouille extrêmement bien. Nous retrouvons Laurence puis partageons à 3 un taxi pour Amarapura. Nicole pars car elle est attendue. 15USD de taxi pour une balade d’une journée dans un tout petit pick-up Mazda bleue d’au moins 40 ans.
En sortant de Mandalay, nous apercevons la colline de Sagaing de l’autre coté de l’Ayayarwadi. C’est très impressionnant, elle est recouverte de stuppa blanc avec le sommet en or. Il y en a même derrière nous, c’est hallucinant.
Nous traversons le pont d’Awa qui semble bien récent. Juste à coté, il y a un deuxième pont, tout aussi récent. Notre chauffeur nous dépose à un endroit qui nous évite de payer le droit d’entrée de 3USD. En haut d’un très long escalier recouvert d’un toit en bois, de scène de bouddha peintes et bordé de banc, nous arrivons près d’un grand stuppa au milieu du temple en haut de la colline. La vue d’ici est fabuleuse. Nous surplombons le fleuve avec à droite les deux ponts et, tout autour des stuppa à perte de vue. Chaque minuscule colline contient son stuppa blanc et or.
Le temple ou nous sommes est très agréable, . Il contient un grand hall avec un énorme Bouddha blanc et or typique du Myanmar ainsi qu’une sorte de cour intérieur. Tout autour de cet ensemble il y a de grands balcons qui donnent tous sur des vues splendides. La plaine est recouverte d’une légère brume qui rend l’ambiance un peu mystérieuse.
Une fois redescendu nous rejoignons Inwa avec notre taxi. Pour aller à Inwa, il faut prendre un petit férie, ou plutôt une grosse barque avec un moteur comme ceux de la chao praya à Bangkok, cette sorte d’hélice que le chauffeur balade à l’arrière du bateau. Le tarif n’est pas négociable, c’est 3000 kiats. De part et d’autres de l’embarcadère, des gamins parlant français veulent nous vendre plein de truc. De l’autre coté, il faut prendre une carriole avec un cheval. Notre chauffeur nous ayant annoncé 3000 kiats, malgré un panneau qui annonce 4000 kiats, nous tenons tête et partons à pied. Très vite une carriole nous rattrape et accepte à 3000 kiats.
Nous voici donc partie à 3 dans cette carriole. Le décor est fantastique et bien différent de la ville de Mandalay. Nous traversons quelques petits villages fabriquant des carrioles puis des rizières bordées de palmiers. Le riz à déjà été enlevé et les rizières reflètent le ciel, les palmiers et les pagodes. Nous nous arrêtons sur les ruines d’un ancien temple non prévu au programme. En fait, en passant devant, nous demandons à notre chauffeur de s’arrêter. Ce temple est composé de 5 stuppas en briques dont le plus grand se trouve au centre.
Plus loin nous visitons un autre temple dans le même style. Ce dernier contient une sorte de bâtiment avec des colonnes intérieures et un grand bouddha en pierres. il y a un second bouddha identique plus loin au pied du stuppa du centre. Près de ce temple des femmes travail à couper du bambou et confectionnent des tissages qui serviront aux habitations. La campagne tout autour est vraiment fabuleuse et d’un cadre extraordinaire.
Ensuite nous visitons le monastère Bagawaw. Il est fait entièrement en teck et sur pilotis. Par moment, je me pince les doigts de pieds entre les lattes mais cette construction est fascinante. Actuellement, elle héberge plus vraiment de moines mais une école de très jeunes enfants dont quelques moines.
En continuant dans les rizières nous arrivons à la tour de la cloche. Cette tour est complètement bancale mais l’accès au sommet est facile. Le premier escalier est presque horizontal. Le deuxième escalier est plus raide, pas droit et avec une rambarde comportant seulement quelques barreaux. De toute façon c’est tellement bancale que cette rambarde ne sert plus à grand chose. Le troisième escalier est à l’intérieur et ressemble plus à une échelle. Après les deux premiers escaliers il y a des balcons en bois qui entourent la tour. Après le 3ème escalier c’est le sommet couvert d’un toit en bois rappelant certains style vietnamien comme la cité interdite de Hué. Une fois en haut, quelques jeunes semble jouer au poker, c’est très marrant. D’en haut, la vue est à nouveau splendide. Cette tour se trouve à l’intérieur de remparts en brique rouge qui faisait partis d’un ancien palais.
Notre dernier point de visite à Inwa est le monastère de Maha Aung Mye Bon Zan. Il est bien différent de tous ce que l’on a pu voir jusque là. Il est en pierre, d’apparence jaune, sur plusieurs niveau et avec des sculptures partout. Les portes intérieures sont en teck et fonctionnent toutes. La manipulation de ces portes crée un bruit dans le temple qui est extra-ordinaire. Au bout du monastère, il y a quelques stuppa récent. Comme le précédent, ce monastère semble vide.
Après cette visite, nous quittons l’ile d’Inwa et mangeons un morceau avant de rejoindre Amarapura. L’intérêt d’Amarapura réside dans le pont d’U bein qui est en teck et fait 1, 2 kilomètre de long en deux morceaux formant un V sur le lac. De part et d’autre, il y a des pêcheurs, des éleveurs de canard et des champs en train d’être préparés. Au loin, il y a toujours ces stuppa blanc qui se reflètent dans le lac depuis leur petite colline. Bien que moins impressionnant que le pont en bambou de Kratie au Cambodge, celui-ci est beaucoup plus grand et imposant. Dessus circule des familles en balades, des moines, des gens qui font du taï chi, d’autres qui se reposent sur les bancs.
Après le pont, il y a la pagode de Tokyauktaw. Au milieu de cette pagode se trouve un grand bouddha birmans et tout autour dans des alcôves une quinzaine de bouddha alignés sur 2 ranger regardent le grand bouddha du centre.
En revenant vers le pont, il y a un autre temple assez bizarre car il semble représenter différents éléments d’autres temples comme le rocher d’or. Avec le temps qui tourne très vite, nous arrivons juste trop tard pour le coucher de soleil. En remontant le pont nous contemplons la couleur magique de l’après coucher de soleil.
Avec le retour à la Royal Guesthouse on se reprend la polution et la poussière en plein visage. A la Guesthouse, nous retrouvons Nicole. Avec Laurence, nous tentons de réserver un bus de nuit pour allerà Bagan dès demain soir. Finalement, nous partons tous les 4 faire un tour au marché de nuit. J’en profite pour acheter des tongs car les miennes ont lâchées. Sur un des restaurants de rue, une femme fait cuire des crèpes avec oeufs et tomates. Personne n’a vraiment faim mais finalement tous le monde en mangera sauf Laurence qui ne se sens pas très bien. Pendant le repas les gens du coin sont surpris de nous voir et je discute des plus belles plages birmanes carte à l’appui avec quelqu’un du coin qui s’installe à coté de nous.
En rentrant, je leur demande de regarder les mini-stands de l’entrée du marché. Surprise d’abord, puis éclats de rires, il s’agit de sex-toys.
A SUIVRE...
En décembre 2007 et janvier 2008 je suis aller en Birmanie en passant évidement par la Thaïlande. Lors de ce voyage, j'ai pris quelques notes que je vais vous livrer ici en plusieurs parties afin de ne pas faire un post beaucoup trop long.La première partie, du 14 au 19 décembre concerne la Thaïlande ou j'ai du rester un peu plus longtemps que prévu à cause de mon visa pour la Birmanie. --> ICI La deuxième partie, du 20 au 26 décembre concerne la Birmanie de Yangoon à Mandalay. La troisième partie, du 27 décembre au 2 janvier concerne la Birmanie de Mandalay au lac Inlé --> ICI La dernière partie du 3 janvier au 8 janvier concerne la Birmanie puis un petit bout de la Thaïlande. --> ICI Bonne lecture et d'avance merci pour vos commentaires, c'est toujours agréable et encourageant.
Yvan
20 décembre 2007 - Départ pour Yangoon (Birmanie)

3h30, c’est tôt pour un réveil en vacances. Je commence une nouvelle journée et, sur Khaosan road, certains n’ont pas fini leur journée de la veille. Petite surprise à l’aéroport, j’ai 3 kilo de trop. Mes fringues d’hiver me coute 500THB. Petit déjeuner car j’ai quand même un peu de mal ce matin et c’est 300THB. En 15 minutes dans l’aéroport j’ai dépensé plus que 2 nuits de mon hôtel sur Khaosan road. Il faut dire qu’il était vraiment pas cher. A l’arrivée, nous somme le seul avion sur l’aéroport. La douane ne pose aucun problème. La première chose frappante est que presque tous le monde porte le longyi, une sorte de drap fin noué autour de la taille. Aussi bien les femmes que les hommes.
En sortant de l’aéroport un gars d’un gh se propose de me déposer a la gh mother land 2. Je l’avais note et j’accepte. Avec moi se trouve Dieter un allemand d’une 50aine d’année qui vie en Australie et Phil en anglais d’un 30aine d’années qui vie en Norvège. Dieter pense rester au Myanmar pendant un ou deux mois et phil au moins 4 mois. Autant dire que j’ai l’air ridicule avec mon mois de vacances. Pour Dieter, cela fait 3 ans qu’il est parti de l’Australie pour sillonner le monde, 2 mois par ci, 2 mois par la. Phil, lui trouve un job de prof d’anglais pour pouvoir rester a un endroit puis rentre en Norvège de temps en temps.
Une fois a la guesthouse ils decident de partager une chambre, 5usd chacun. La mienne est a 9usd mais avec une salle de bain et de l’eau chaude. Petit déjeuner en terrasse ou l’on fait le tour du monde et surtout l’Asie en mangeant. Tantôt le Népal, tantôt le Tibet, le Cambodge, le Laos… C’est extra.
Après le petit déjeuner, phil pars se reposer et je pars avec Dieter pour une première découverte de Yangoon. Dieter passe son temps a dire que Yangoon ressemble a l’inde il y a 30 ans. J’étais a peine ne. Mais cette ville a un vrai charme et vie a un rythme tres lent. Les tuk tuk de bangkok font place a des vélos side car, les taxis flashy sont de vielles toyota blanche. Par endroit on retrouve de vieux bâtiments coloniaux, a d’autres des répliques d’architecture vietnamienne ou de grands buildings fraichement sortis de terre dans le style de ceux que l’on peux voir a pékin. Il y a très peu de trafic, c’est super agréable. Nous déambulons comme ça près de 2 heures un peu au gré du vent et de routes barrées par la police soit disant parce que le fleuve a débordè, en fait c’est la rue ou se trouve Ang San Su Kyi en résidence surveillée. Finalement, nous nous arrêtons au milieu de la rue pour manger un morceau. Personne ne parle un mot d’anglais mais on arrive a nous faire comprendre. Un des gars qui mange cherche a nous marier avec les femmes qui sont la, ça fait rire tous le monde. Les quelques photos que nous prenons font aussi rire tous le monde. La star ensuite était une toute petite fille d’un an a peine, le spectacle s’est arrêté lorsqu’elle a fait pipi sur la table. Il faut dire que dans ce restaurant il n’y a qu’une grande planche de bois carre qui fait office de table et en même temps de présentoir pour la nourriture toute prête. Juste derrière, une cuisine assez sommaire se résumant a deux casseroles brulante sur du charbon a même le sol. Ce repas nous aura coute 800kts chacun et ce fut un grand moment.
Nous poursuivons notre balade et arrivons a la paya botatoung, une des 3 pagodes de yangoon ou seraient conserve des cheveux du bouddha. Elle a des cotés très kitch et d’autres plus classique et l’ensemble est d’une extrême beauté. Il est possible d’aller a l’intérieur du shedi. Il est complètement sculpte d’or et chaque pièce contient des bouddhas ou des représentations des pagodes du pays. L’entrée est payante, dieter décide de rester dehors. Finalement, je le retrouve a l’intérieur sans avoir payé.
Nous continuons notre chemin a travers Yangoon. Nous prenons un café qui est très agréable et poursuivons. Régulièrement nous sommes interpelés par des hello ou de mini discussions en anglais. En poursuivant, nous arrivons au jardin mahabandoola en passant devant l’ambassade indienne dans un magnifique bâtiment de début 1900. L’entrée du parc est payante (1500kts), nous trouvons ça trop cher et le prix tombe a 300kts. Nous contournons le parc et arrivons devant la paya sule.
L’entrée n’est plus payante mais il faut faire une donation. Ce que l’on veut mais pas moins de 1000kts. La paya sule se trouve au milieu d’un rond point, elle est légèrement surélevée. Elle aussi abrite un cheveu de bouddha. Elle est vraiment très très jolie. A l’intérieur, il y a de l’or partout, du carrelage au sol… Par endroit des gens prient, a d’autres des moines brules de l’encens… Je retrouve phil a l’intérieur puis nous rejoignons Dieter qui nous attends dehors.
Dans le quartier nous essayons de faire du change au marche noir a cause des taux prohibitifs des banques. Pour ça ce n’est pas bien dur car nous sommes accostes régulièrement. Nous négocions le taux et arrivons a 1300kts pour un usd contre 1220 a l’hôtel. Le gars nous emmène dans une petite boutique d’une petite ruelle qui semble pas très safe. Pour moi, le gars compte les billets, ça semble correct et je lui donne 100usd. Puis je recompte et m’aperçoit qu’il en manque. Lui recompte par dizaine et saute volontairement une dizaine. Du coup pris un peu au dépourvu par ma réaction il rajoute les billets manquant et me demande a nouveau 100usd. Petite panique en lui expliquant que je lui ai déjà donné car il ne veut pas me croire. Le gars que nous avons croisé intervient et lui demande de bien vérifier, finalement un peu énervé c’est bon mais ça met mal a l’aise.
Nous continuons notre balade jusqu’au marche bogyoke. Un gars nous interpelle pour faire du change, il est super marrant, il chante, danse dans la rue, joue avec ses lunettes de soleil mais devient vite collant. Un autre apprenant que je parle français me dit en français que je suis mal rasé. Il se marre et tous le monde avec. Pour la peine, je ne me rase plus jusqu’à ce que je rentre… Dieter est fatigué et nous abandonne ici. Nous continuons notre balade ou le vent nous emmène avec des hello et des mini discussion pendant notre chemin. Nous nous arrêtons manger près d’un temple hindou a nouveau au bord de la route. Cette fois la dame parle très bien anglais et ça nous coutera 600kts. Ensuite nous avons une discussion avec un moine qui nous parle de football français, c’est marrant. Et c’est surprenant comme les gens viennent facilement vers vous. Je propose a phil d’aller a la swedagon pagoda demain a 6h du matin sachant qu’il y a 45 minutes a pied. Il est partant, c’est cool mais je pense que j’y serai aller seul de toute façon.
Une fois a l’hotel Dieter nous annonce qu’il est partant aussi puis la reception nous dit qu’a cette heure se sera gratuit. Mauvaise nouvelle pour cette fin de journee, il semble qu’il manque 40000kts a Dieter. Je refais le compte, chez moi c’est bon mais c’est rageant. Finalement pendant cette superbe journee nous n’avons vu aucun europeen et j’aurai depense 10usd dont 9 pour la chambre.
21 décembre 2007 - L'émouvante pagode Shwedagon

Il est 5h30 et je monte dans un taxi avec phil. Dieter a préféré rester coucher. Le tarif est de 2000 kiats. Notre taxi roule doucement, la limitation est de 30 km/h puis la route est pleine de trou. Nous sommes au pied de la porte est à 6h. Il fait encore nuit, la pagode est illuminée et d’où je suis elle est vraiment impressionnante. Juste ou le taxi nous a déposé il y a un magnifique temple qui semble flotter sur l’eau.
En remontant vers la pagode, deux très jeunes filles nous accostent. Elles doivent avoir entre 6 et 8 ans. Elles nous offrent deux sacs en plastique pour que l’on puisse mettre nos chaussures. On essai de faire un peu les idiots pour les amuser et l’on reçoit des millions de sourires en échange.
La porte est vraiment fabuleuse, elle est complètement couverte d’un toit en or, l’intérieur est constitué de centaines de colonnes en or, les murs sont bordeaux très foncé avec des motifs en or et des fresques sculptées représentant des scènes de la vie de bouddha.
Une fois en haut et à l’intérieur de la pagode je suis subjugué par la vision que j’ai sous les yeux. Tout est soit en or soit couvert de blanc. Autour du gigantesque stuppa principal visible depuis presque partout dans yangoon, il y en a plein de plus petit en or hébergeant des statues de bouddha et contenant le symbole d’une planète et un animal. Cela correspond aux jours de naissances. Autour de la pagode mais sur l’extérieur, il y a plein de temples contenant des bouddhas plus ou moins grands et plus ou moins nombreux. Entre ces deux parties, c’est un espace de carrelage ou les gens marchent en priant ou en discutant. Le cœur de la vie de Yangoon semble être ici.
Des gens se prosterne pour prier, d’autres marchent en priant, des gens discutent dans un coin par ci, par là, des enfants jouent. C’est incroyable. On ne peut rester insensible en venant ici. Doucement, le soleil se lève et ses couleurs renforce la beauté de ce lieux magique.
En marchant, nous sommes accostés par des moines qui souhaitent juste discuter en anglais. Ils nous invitent à nous assoir avec eux dans l’un des nombreux petits temples qu’il y a tout autour de la pagode. En tout nous resterons 4 heures dans la pagode avec une seule envie en ce qui me concerne, revenir.
Kipling écrivait, “un mystère doré… Une belle et miroitante merveille”, c’est bien plus que ça pour moi.
Nous redescendons par la porte est, et au milieu de l’escalier, ou se trouve une route, nous faisons le tour à pied. Juste à coté, il y a un petit parc avec un temple qui se reflète au milieu de son lac. Au bout du parc, la porte est fermé et il y a un mini camp militaire qui surveille l’avenue qui vient de la ville, celle ou a eu lieu les manifestations de septembre. Dès que les militaires nous ont vu, ils nous ont demandé de partir en nous indiquons de manière très autoritaire l’autre porte que nous pouvions utiliser.
Tout au long de cette longue route que nous avons tristement pu voir à la télévision et qui mène au centre ville, nous apercevons des militaires armés positionnés derrière le portail des maisons. Cela donne une impression bien étrange.
Nous arrivons en ville par la station de trai de Pha Yar road. De là, nous rejoignons tranquillement l’hôtel. La température s’élève très vite et la relative fraicheur de ce matin est bien loin.
Breakfast à l’hôtel ou nous retrouvons Peter qui vient de se lever. Avec toute cette marche et ce réveil bien matinal, je me pose et me réveil vers 14 heures.
Avec Phil, nous décidons d’aller manger un morceau tandis que Peter nous attends à l’hôtel. Sur la route, pas très loin de l’hôtel, il y a une femme qui fait cuire des samosa et des sortes de spring rolls. On en profite pour tester et s’assoir dans un café improvisé au milieu de la rue avec un thé Birmans. C’est que l’on appel un tea shop ici. Habituellement je ne bois pas de thé mais le thé birmans est tout simplement fabuleux, c’est une sorte de thé au lait avec du lait concentré.
Pendant notre pause, un camion benne s’arrête et un homme est presque jeté à terre. Il est emmené de force par 5 ou 6 personnes au fond de la boutique qui se trouve derrière nous. Un homme en ressort 10 minutes plus tard dans une tenue de policier vraiment impressionnante. En fait de boutique, il s’agit d’un poste des forces de police et tous les gens avec qui nous discutons depuis 20 minutes sont tous policiers. Deux policiers sortent à nouveau et enfourchent deux magnifiques VTT flambant neuf tandis qu’un énorme 4*4 jaune de star américaine passe à coté de nous. Ces étranges de voir ça ici quand on sait que la majorité des gens se déplace à pied faute de moyen. C’est étrange également ce que j’ai ressenti à ce moment là, en pensant aux évènements de septembre aux moines que j’ai rencontré ce matin et ces gens en face de moi qui ont l’air si agréable et pacifique, peut-être étaient ils face à face pendant les évènements j’ai du mal à l’imaginer et j’en suis mal à l’aise. Nos thés sont offerts et nous retournons à l’hôtel retrouver Peter.
Il est déjà parti et nous prenons un taxi pour aller voir le grand bouddha couché. Il est vraiment impressionnant avec ses presque 60 mètres de long et 15 mètres de haut. Il semble récent de part sa couleur blanche et sa texture brillante. Il est recouvert d’un drap qui donne l’impression d’être en or et des franges qui semble être en diamands.
Tout autour du bouddha recouvert par une sorte de hangar pas très joli, il y a une mini ville monastère ou des milliers de moines semble vivre. Nous quittons ce bouddha en traversant cette petite ville à l’intérieur de Yangoon pour retourner à la Swedagon Pagoda.
Une fois sur place c’est toujours aussi grandiose. Après avoir fait une fois le tour, nous sommes invité à nous assoir parmi 2 moines et leurs 4 élèves et seront rapidement rejoins par 4 autres jeunes filles également étudiantes. Tous parlent très bien anglais et nous discutons de tout et de rien sans jamais refaire le monde, surtout pas. De temps en temps deux nouvelles personnes s’invitent juste pour écouter et repartent 5 minutes après parfois même en déplaçant nos hôtes pour mieux écouter, c’est étrange. Les principales questions que nous avons droit concernent les études en Europe, le football, la vie en Europe, nos occupations, pourquoi nous sommes célibataires, etc. Une question étrange m’a été posé par une jeune étudiante, qu’elle est la différence entre une simple amie et l’amour. Je n’ai pas vraiment su quoi répondre tellement j’étais étonné par cette question. La nuit tombe et nous continuons nos discussions, nos éclats de rires, nos échanges de sourires, c’est tout simplement magique. Je n’ai jamais rencontré un endroit qui dégage autant de positivité et de bien être. Il est maintenant 21 heures et cela fait 4 heures que nous discutons.
En repartant, nous prenons un bus qui va à Paya Sule, 100 kiats à deux. Un homme retiens la porte qui sinon s’ouvrirai toute seule. Par endroit des fils dépassent, il n’y a plus de vitres aux fenêtres, tous semble pouvoir se briser instantanément mais c’est extra.
Une fois à Paya Sule nous reprenons le chemin de la veille et mangeons au même endroit que la veille, dans un restaurant de rue assis sur des chaises en plastique de maternelle près du temple hindoue. La femme qui tient le restaurant nous raconte un peu sa vie, que sont marie est chinois, qu’elle est birmanes et qu’elle a 3 enfants. Régulièrement autour de nous un très jeune garçon nous apporte du thé chinois. Elle nous explique que ces deux parents sont morts et qu’elle s’occupe de lui. C’est touchant et triste, malgré tout il ne reste pas une seconde sans sourire à tous le monde.
Cette journée fait sans doute partie des journées qui m’ont le plus marquée dans ma vie. Je crois que je pourrais rester dans cette pagode pendant toute la durée de mon séjour.
22 décembre 2007 - Le peuple le plus attachant du monde (Yangoon)

Aujourd’hui est une journée calme ou je me repose et réfléchi à ce que je pourrais faire ensuite. Partir sur Mandalay aujourd’hui m’est impossible car les bus sont pleins. Eventuellement, je pourrai aller au rocher d’or et revenir par Bago mais le prix me semble élevé même si l’on m’a proposé de partager un taxi. Une autre possibilité est d’aller à Ngwe Saung (une plage de l’ouest de Yangoon) avant de partir sur Mandalay pour le 26 décembre. Bref, je suis indécis, il y a tellement de chose à voir et à faire.
Je pars me balader à nouveau dans les rues de Yangoon. Je mange avec Phil qui lui pars sur Mandalay dans l’après-midi avec un couple d’américain. Nous mangeons comme d’habitude dans un petit restaurant improvisé dans la rue. C’est vraiment très agréable ces endroits. Toute la vie semble se trouver ici. Notre présence attire toujours pleins de gens qui veulent juste discuter en anglais ou aider la serveuse qui ne parle pas toujours bien anglais. Les plats, en fonction des restaurants sont sensiblement les même, du riz et du moutons, du boeuf, du poisson ou du porc cuit en curry plus ou moins épicé en fonction de l’endroit ou l’on se trouve et peut-être aussi de la proximité avec le temple Hindoue. Par endroit, il est possible de trouver des nouilles faites en soupes ou à la mode thaïlandaise, Pad Thai. Lorsque l’on a choisit ou simplement montré du doigt ce que l’on souhaite manger, il suffit de s’assoir autour d’une petite table sur des tabourets en plastique de maternelle. Là, il y a toujours un gamin adorable qui vient déposer une tasse ainsi qu’une théière de thé chinois lorsque celle-ci n’est pas déjà sur la table. Puis une jeune femme ravissante vous apporte une assiette de riz, une petite assiette de légume, une sorte de soupe et finalement ce que vous avez choisit. Le petit garçon vient souvent vérifier qu’il y a du thé en vous échangeant quelques sourires. Puis la jeune femme vient s’assurer que vous ne manquer de rien et vous propose à chaque fois un peu plus de riz. Pendant ce temps, les taxi roulent doucement autour de vous, les vélos side car passent tout prêt et de nombreuses personnes s’arrêtent pour vous saluer. C’est simple, magique est vraiment attachant.Ici, il flotte quelques sentiments étranges, la population semble être indienne d’apparence mais Laotienne ou Cambodgienne dans leurs façon de vivre. Ce mélange est divin.
Après manger, j’abandonne Phil qui va prendre le bus pour Mandalay. je rencontre Dieter en ville. Il est avec un moine chez qui il a passé la matinée très à l’écart de la ville. Je leur explique que je cherche des livres sur l’histoire de la Birmanie. Le moine se propose de venir avec moi pour m’aider à trouver ce livre. Dieter quand à lui, retourne à l’hôtel pour se reposer. Me voici à marcher avec ce moine dans les rues de Yangoon jusqu’à une boutique qui se trouve dans le centre ville (n°100 de la 37ème rue). Pendant le trajet nous parlons de chose et d’autre et je lui retourne systématiquement toutes les questions qu’il me pose. J’apprends ainsi qu’il a 37 ans, un frère et une sœur et qu’il vit dans ce monastère depuis l’age de 4 ans. J’aimerai lui poser plein de question mais je ne veux pas le mettre dans l’embarras.
Nous passons devant un très grand et joli bâtiment qui me fait penser à une ambassade des années 1920. Ce qui est étrange c’est que ce bâtiment semble être complètement à l’abandon et, malgré les grilles d’origine assez imposante, ce bâtiment est entouré d’un très gros grillage de barbelé qui n’apparait pas très ancien. Autour de ce bâtiment, la ville semble comme vide.
Plus loin, la vie reprend avec ses boutiques, les pinces servant de boites aux lettres qui pendent depuis les balcons et les vendeurs ambulants un peu partout. La boutique de livre se trouvent dans la 37ème rue. C’est marrant car il y a des livres entassés partout mais j’ai l’impression d’entrer dans une sorte de librairie des années 50. Ici, il y a pratiquement que de vieux livres ou des livres reconstitués en photocopie avec des très épaisses couvertures. Un seul livre attire vraiment mon attention, mais il est composé de 5 grands volumes qu’il me sera impossible de transporter. En sortant de la boutique, je laisse le moine continuer son chemin vers la pagode Shwedagon.
En fin de journée, je pars manger dans la rue avec Dieter. A l’emplacement ou nous sommes nous assistons aux mêmes instants que le midi, c’est toujours aussi formidable. Au milieu du repas, une jeune femme s’approche de moi avec un bébé, il me fait bonjour de la main puis elle l’approche de moi pour qu’il me fasse un bisou sur les joues puis sur la bouche. Ensuite il m’envoi plein de bisous avec la main. C’est tellement émouvant que j’en ai les larmes au yeux.
Pour finir cette journée, nous prenons un thé birmans, fabuleux puis rentre et me couche à l’hôtel avec de nombreux instants fabuleux gravés à jamais dans ma tête.
23 décembre 2007 - Une journée très calme (Yangoon)

Finalement, aujourd’hui je n’ai rien fais de spécial. Aller à Bago me semblait un peu long avec le risque de ne pas y voir grand chose. J’essaierai d’y aller lors de mon retour à Yangoon début janvier. Résultat, je me suis couché super tard et ça fait un grand bien. Quelques discussions à l’hôtel avec des voyageurs et particulièrement sur le Laos et le Myanmar. En effet, je discute avec Laurence, une française qui va aller au Laos et qui a raté son bus pour Bago, puis un québécois qui est déjà venu plusieurs fois au myanmar.
En fin de journée, je retourne à la pagode Shwedagon. Cet endroit est toujours aussi magique même si aujourd’hui quelques groupes organisés de touristes se sont visiblement donné rendez-vous. Je discute à nouveau avec des moines et l’un d’eux s’amuse avec mon appareil photo. Il semble vraiment apprécier la photographie et vu comme il utilise mon appareil il semble déjà a guéri à sa manipulation.
Je rentre à pied à l’hôtel la nuit tombé, c’est géant. Je retourne manger près de la 54ème rue et près du temple Hindoue. Ce soir je n’ai pas très faim même si je n’ai rien mangéde la journée. Peut-être un coup de blue lié à mon départ de Yangoon demain matin.
24 décembre 2007 - Un gout de plage (Chaung Tha)

Réveil à 4 heure du matin un peu difficile. Je pars avec Dieter et un couple de russes en direction de Chaung Tha une petite plage à l’ouest de Yangoon. La station de bus se trouve à une bonne heure de Yangoon. Le bus est plutôt étrange voir insalubre. Il semble venir de Chine mais à déjà du servir pendant très longtemps. Les fils pendent de partout, certaines vitres sont fêlés. Une télévision a été placé au milieu un peu à la va vite et beaucoup de gens se cognent dessus. Il fait très froid, les gens viennent de partout.
Le bus pars 30 minutes en avance. Je suis au premier rang juste à coté de la porte qui reste ouverte. Régulièrement pendant le trajet, tout en roulant, un gars sors la tête par cette porte qui reste ouverte, pour annoncer notre passage et faire écarter les véhicules. A chaque fois qu’il fait ça, je reçois du vent frais qui est très désagréable. Pendant le trajet, le Karaoké joue à tue tête et avec l’état de la route il saute régulièrement.
Le jour se lève doucement sur la campagne de Yangoon et laisse apparaitre les rizières et les bosqués de palmier qui baigne dans une brume matinal très épaisse. Le spectacle est splendide.
Par moment, le bus s’arrête comme pour aller payer un péage, je pense qu’il s’agit du changement d’état. En sortant de Yangoon, la police demande à voir nos passeports. La route est horrible, le bus donne l’impression d’aller à toute vitesse, à la limite de se disloquer. Lorsqu’il passe les ponts un peu surélevés, il donne l’impression de décoller des quatre roues et se repose en faisant cinq rebonds avant de continuer sa route.
Au bout d’une heure, il s’arrête pour prendre quelqu’un en uniforme qui attend sur le bord de la route dans le siège d’un tri-shaw. Cette personne s’assied à l’avant à la place d’un des membres de notre équipage étrange. A partir de là, notre bus va beaucoup plus doucement mais je ne peux savoir s’il s’agit d’une coïncidence.
Après 4 heures de route plus difficile que ce que j’ai connu en Inde, notre bus arrive à Pathein dans le delta de l’Ayeyarwadi, nous sommes à 220 kilomètres de Yangoon. Beaucoup de personnes descendent ici et nous poursuivons sur une piste en terre jalonnée de ponts en bois assez sommaire. Lors d’un passage rapide d’un de ses ponts, le bus atterri trop fort et percute le sol avec une grande violence. Tous l’équipage descend pour faire le tour du véhicule. La roue de secours placée sous l’avant du véhicule a amorti le choc mais elle est complètement détruite et dans une position qui nous empêche de continuer. L’équipage s’occupe à l’enlever pour la mettre à l’arrière et le chauffeur s’amuse avec le klaxon qui se trouve juste en dessous du bus ou un membre de l’équipage essai une réparation de fortune.
Pendant cette petite pause forcée, nous sommes au beau milieu de pleins de rizières. Le décor ressemble beaucoup aux environs de Kompong Cham au Cambodge avec une terre beaucoup moins rouge. En continuant, nous croisons de nombreux bus ayant crevé, je croise les doigts car nous n’avons plus de roue de secours. Très vite le décor change et se transforme en montagne. La piste en terre devient très sinueuse et prend des pentes très impressionnantes. Les ponts que l’on franchi semble ne pas pouvoir résister au poids de notre bus mais ça passe. Les croisements d’autres bus sont impressionnant et lors des virages le bus semble chasser et vouloir partir dans le décor. En ligne droite, la terre parait tellement glissante que le bas coté nous attire tous le temps, le chauffeur corrige sans cesse et le bus se balance de gauche à droite en permanence.
Deux heures et des milliers de ponts et de virages plus tard, nous arrivons à Chaung Tha. Le premier arrêt du bus se fait au Shwe Hin Twa hôtel. Il est indiqué dans mon guide et nous arrivons à négocier une chambre à 5USD. C’est une sorte de bungalow assez sympathique mais ça ne casse pas des briques. Je pars avec Dieter me balader sur la plage. C’est marrant, cette plage n’est pas très grande, plein de petits bungalow qui lui font face et, au milieu sur le sable, il y a un temple avec son stuppa. Au bout de la plage, il y a un petit village ravissant. Tout y est fait de bois et une grande partie sur pilotis. Par endroit, il y a des cochons qui trainent, à d’autres du poisson qui sèche, des gamins qui jouent dans la boue. Au bout de ce village, il y a une des nombreuses rivières qui se jette dans la mer d’Andaman. A cette endroit, se trouve quelques vieux bateaux de pêcheurs échoués et attendant la prochaine marée.
Le temps m’étant malheureusement compté, je décide de repartir demain matin. J’abandonne Dieter dans ce charmant village pour aller réserver mon ticket de bus et aller m’assoir sur la plage pour assister au coucher de soleil. Assis sur cette jolie plage de sable fin, je peux voir de toutes petites iles pas très loin du large dont White Sand qui ressemble à un gros banc de sable avec quelques palmiers au milieu. Tout autour de moi, des palmiers se recourbent comme pour saluer la mer. L’eau n’est pas très transparente puis avec la marée elle est un peu éloigné du bord mais l’ensemble est ravissant. J’enlève mes tong que je prend à la main pour aller marcher dans l’eau avant que le soleil se couche.
Nous sommes le 24 décembre et le soleil que je vois juste en face de moi doit être juste au dessus de la France, j’aime beaucoup cette sensation, l’impression que le sable et l’eau qui roulent sous mes pieds m’emmènent dans un rêve qui ressemble à l’idée que l’on peut se faire du paradis sur terre. A ce moment là, une énorme sensation de bien être m’envahis et j’ai une pensée pour ces gens restés à Paris pour passer noël en famille souvent à contre-cœur.
Le soleil se couche et je m’asseoi sur le sable pour le regarder lentement descendre sur l’horizon. Je pense à ces gens qui vivent ici, aux livres que j’ai lu, à certaines images que j’ai vu à Yangoon. Tout semble si calme et si paisible ici…
Pour manger j’emmène Dieter dans ce qui ressemble à la petite ville de Chaung Tha. Saturant un peu du riz en curry, je prends des gambas grillés. Le budget n’est pas le même que d’habitude mais c’est divin. Certains enfants en vendent sur des batonnets sur la plage.
Après ce petit repas, nous retournons marcher sur la plage. Chaung Tha n’est pas un endroit pour touristes étrangers. Ici, il n’y a que des Birmans de Yangoon. Sur la plage, les vendeurs ambulant vendent des mini feux d’artifices que l’on voit partir d’un peu partout sur la plage.
Aujourd’hui, c’est la pleine lune est également le début de la full moon party à Koh Pha Ngan en Thaïlande. Ici, tout est extrêmement calme. Nous croisons des jeunes qui improvise une montgolfière avec un simple sac en plastique et du fil de fer qui maintiens un bout de bois. Ils allument avec une bougie et la laisse s’envoler en frappant des mains. Cette montgolfière va rejoindre le temps de quelques instants les dizaines d’autres qui sont déjà dans le ciel très clair avec la lune dans le fond.
Nous quittons la plage pour rejoindre le bungalow et discuter une dernière fois de nos expériences de voyage. Juste à coté de nous 3 Birmans sont en vacances pour quelques jours. Nous échangeons un peu d’alcool local, de moules un peu épicé et discutons de la région. Le froid de la nuit s’est bien installé et je vais me coucher.
25 décembre 2007 - De Chaung Tha à Mandalay (Mandalay)

Réveil à 5h30 largement passé avec un petit déjeuner sur la terrasse du bungalow pour ne pas réveiller Dieter. A 6 heures, je suis devant l’hôtel à attendre mon bus dans une sorte de tea shop sur le bord de la route. Plusieurs personnes m’interroge pour savoir d’où je viens et ou je vais puis pour m’indiquer quel bus prendre. Un gars de l’hôtel vient me voir et nous discutons en anglais et un tout petit peu en français pendant près d’une demi-heure.
Un bus s’arrête, ce n’est pas le mien mais il y a un espagnol avec qui je discute des plages des environs. Pour lui, l’intérêt de Chaung Tha est le charmant petit village, l’intérêt de Ngwe Saung est sa superbe plage mais malheureusement avec rien autour.
Finalement, mon bus arrive vers 7 heures et donc avec une heure de retard. L’équipage et le bus sont exactement les même que la veille et me sourit en me voyant. le trajet est tout aussi chaotique que la veille.
Sur la piste par endroit je pouvais voir des enfants casser des cailloux avec des outils assez sommaire puis transporter ces gravats sur leurs têtes dans des paniers de rotin pour venir les verser dans un trou creusé préalablement par des femmes. Ils étaient tous enveloppés dans des sortes de chiffons avec les visage couvert d’une espèce de crème solaire jaune qu’ils appellent le Tanaka. Recouvert de la sorte, cette crème sur le visage, ces pierres sur la tête et un regard vide vers le bus donnait l’impression de voir des fantômes surveillés par un contremaitre. Ici, cela s’appel le Town Act. et le Village Act. qui permet de réquisitionner des gens pour les travaux publique.
Nous arrivons à Yangoon à 14 heures. De là, je demande à un taxi de m’emmener directement à l’aéroport pour essayer de prendre un avion pour Mandalay. En sortant du taxi, j’ai droit aux habituelles question, d’ou je viens, comment je m’appel et ou je vais. A force, je ne sais plus si c’est un interrogatoire ou une simple courtoisie. Il doit y avoir des deux et de toute façon, il m’est impossible de faire la différence tellement tous ces gens sont agréable. Je précise que je souhaite aller à Mandalay mais que je n’ai pas de billet. Un gars me demande de le suivre me disant que le dernier vol est à 15h30 et que l’on a le temps de prendre un billet puis d’aller à l’embarquement. Un autre prend mon sac et me voici quelques minutes plus tard dans un bureau assez livide avec une femme pas très souriante qui me prépare mon billet. Quelques minutes après, je me retrouve dans la salle d’embarquement tout en ayant passer la douane. L’avion que je prends est un avion à hélice bizarrement immatriculé en France.
A 17h30, je me retrouve à Mandalay à observer un magnifique couché de soleil depuis l’aéroport puis le taxi. Le taxi est très cher ici mais le choix est lui aussi limité. Sur le trajet, j’ai un premier aperçu de Mandalay. C’est bien différent de Yangoon. par endroit, il y a des magasins à l’européenne, le trafic semble beaucoup plus dense, les constructions à étages aussi et la ville parait énorme à coté de Yangoon.
Mon hôtel est la Royal Guest House sur la 25ème rue, entre la 82ème et la 83ème. Pour se repérer ici c’est très simple, les routes est-ouest sont numérotée jusqu’à 40 du nord vers le sud et les routes nord-sud de 60 à 80 de l’est vers l’ouest. Une fois à l’hôtel, la nuit est tombée et je décide d’aller jusqu’au marché de nuit qui se trouve juste à coté en passant par la tour de la cloche, comme dans les villes indiennes.
Ce marché est marrant, au début il y a des mini-boutiques qui vendent des cartes ou des films X, c’est étrange. Plus loin, plein d’étalages de chose en vrac, des films, des poster, des ceintures, des chaussures, le tout mélangé avec des petits restaurants de rue. Tout au bout, il y a de vrai boutiques fermées à cette heure et dans le noir complet. J’y ai rencontré un gonfleur de pneu. Sur son petit stand, il a 2 pompes à main et regonfle tous ce qui peut se regonfler. Je m’arrête pour manger une soupe de nouille avec des œufs et du poissons qui est vraiment délicieuse. Sur mon retour, je regarde ces moines emmitouflés qui fouillent sur les étalages du marchés. Leurs tenues et leurs apparences me fait penser à la fillette afghane de Steeve McCurry.
En rentrant, un gars se fixe devant moi, me barrant la route, me posant les questions habituelles mais sur un ton bien inhabituelle. Il finit par me serrer la main gauche pendant plus de 10 secondes puis se décalle tout en maintenant ma main, en regardant le bout de la rue et en me disant “Good day”. Ça met plutôt mal à l’aise.
A l’hôtel, je découvre que Laurence que j’ai croisé à Yangoon et Nicole que j’ai croisé sur un forum voyage sont là. Il semble que Laurence veuille partager un taxi pour Amapura, donc se sera probablement mon programme de demain.
26 décembre 2007 - Amarapura, Sagaing et Inwa (Mandalay)

Petit déjeuner à 7h30 ou je croise Nicole. Nous discutons quelques instants sur ce que nous avons déjà fait jusqu’à maintenant. Vers 8h, je croise Christine. Décidément il n’y a que des français ici. Jusqu’à un membre de l’hôtel qui apprend le français depuis 4 mois. Il se débrouille extrêmement bien. Nous retrouvons Laurence puis partageons à 3 un taxi pour Amarapura. Nicole pars car elle est attendue. 15USD de taxi pour une balade d’une journée dans un tout petit pick-up Mazda bleue d’au moins 40 ans.
En sortant de Mandalay, nous apercevons la colline de Sagaing de l’autre coté de l’Ayayarwadi. C’est très impressionnant, elle est recouverte de stuppa blanc avec le sommet en or. Il y en a même derrière nous, c’est hallucinant.
Nous traversons le pont d’Awa qui semble bien récent. Juste à coté, il y a un deuxième pont, tout aussi récent. Notre chauffeur nous dépose à un endroit qui nous évite de payer le droit d’entrée de 3USD. En haut d’un très long escalier recouvert d’un toit en bois, de scène de bouddha peintes et bordé de banc, nous arrivons près d’un grand stuppa au milieu du temple en haut de la colline. La vue d’ici est fabuleuse. Nous surplombons le fleuve avec à droite les deux ponts et, tout autour des stuppa à perte de vue. Chaque minuscule colline contient son stuppa blanc et or.
Le temple ou nous sommes est très agréable, . Il contient un grand hall avec un énorme Bouddha blanc et or typique du Myanmar ainsi qu’une sorte de cour intérieur. Tout autour de cet ensemble il y a de grands balcons qui donnent tous sur des vues splendides. La plaine est recouverte d’une légère brume qui rend l’ambiance un peu mystérieuse.
Une fois redescendu nous rejoignons Inwa avec notre taxi. Pour aller à Inwa, il faut prendre un petit férie, ou plutôt une grosse barque avec un moteur comme ceux de la chao praya à Bangkok, cette sorte d’hélice que le chauffeur balade à l’arrière du bateau. Le tarif n’est pas négociable, c’est 3000 kiats. De part et d’autres de l’embarcadère, des gamins parlant français veulent nous vendre plein de truc. De l’autre coté, il faut prendre une carriole avec un cheval. Notre chauffeur nous ayant annoncé 3000 kiats, malgré un panneau qui annonce 4000 kiats, nous tenons tête et partons à pied. Très vite une carriole nous rattrape et accepte à 3000 kiats.
Nous voici donc partie à 3 dans cette carriole. Le décor est fantastique et bien différent de la ville de Mandalay. Nous traversons quelques petits villages fabriquant des carrioles puis des rizières bordées de palmiers. Le riz à déjà été enlevé et les rizières reflètent le ciel, les palmiers et les pagodes. Nous nous arrêtons sur les ruines d’un ancien temple non prévu au programme. En fait, en passant devant, nous demandons à notre chauffeur de s’arrêter. Ce temple est composé de 5 stuppas en briques dont le plus grand se trouve au centre.
Plus loin nous visitons un autre temple dans le même style. Ce dernier contient une sorte de bâtiment avec des colonnes intérieures et un grand bouddha en pierres. il y a un second bouddha identique plus loin au pied du stuppa du centre. Près de ce temple des femmes travail à couper du bambou et confectionnent des tissages qui serviront aux habitations. La campagne tout autour est vraiment fabuleuse et d’un cadre extraordinaire.
Ensuite nous visitons le monastère Bagawaw. Il est fait entièrement en teck et sur pilotis. Par moment, je me pince les doigts de pieds entre les lattes mais cette construction est fascinante. Actuellement, elle héberge plus vraiment de moines mais une école de très jeunes enfants dont quelques moines.
En continuant dans les rizières nous arrivons à la tour de la cloche. Cette tour est complètement bancale mais l’accès au sommet est facile. Le premier escalier est presque horizontal. Le deuxième escalier est plus raide, pas droit et avec une rambarde comportant seulement quelques barreaux. De toute façon c’est tellement bancale que cette rambarde ne sert plus à grand chose. Le troisième escalier est à l’intérieur et ressemble plus à une échelle. Après les deux premiers escaliers il y a des balcons en bois qui entourent la tour. Après le 3ème escalier c’est le sommet couvert d’un toit en bois rappelant certains style vietnamien comme la cité interdite de Hué. Une fois en haut, quelques jeunes semble jouer au poker, c’est très marrant. D’en haut, la vue est à nouveau splendide. Cette tour se trouve à l’intérieur de remparts en brique rouge qui faisait partis d’un ancien palais.
Notre dernier point de visite à Inwa est le monastère de Maha Aung Mye Bon Zan. Il est bien différent de tous ce que l’on a pu voir jusque là. Il est en pierre, d’apparence jaune, sur plusieurs niveau et avec des sculptures partout. Les portes intérieures sont en teck et fonctionnent toutes. La manipulation de ces portes crée un bruit dans le temple qui est extra-ordinaire. Au bout du monastère, il y a quelques stuppa récent. Comme le précédent, ce monastère semble vide.
Après cette visite, nous quittons l’ile d’Inwa et mangeons un morceau avant de rejoindre Amarapura. L’intérêt d’Amarapura réside dans le pont d’U bein qui est en teck et fait 1, 2 kilomètre de long en deux morceaux formant un V sur le lac. De part et d’autre, il y a des pêcheurs, des éleveurs de canard et des champs en train d’être préparés. Au loin, il y a toujours ces stuppa blanc qui se reflètent dans le lac depuis leur petite colline. Bien que moins impressionnant que le pont en bambou de Kratie au Cambodge, celui-ci est beaucoup plus grand et imposant. Dessus circule des familles en balades, des moines, des gens qui font du taï chi, d’autres qui se reposent sur les bancs.
Après le pont, il y a la pagode de Tokyauktaw. Au milieu de cette pagode se trouve un grand bouddha birmans et tout autour dans des alcôves une quinzaine de bouddha alignés sur 2 ranger regardent le grand bouddha du centre.
En revenant vers le pont, il y a un autre temple assez bizarre car il semble représenter différents éléments d’autres temples comme le rocher d’or. Avec le temps qui tourne très vite, nous arrivons juste trop tard pour le coucher de soleil. En remontant le pont nous contemplons la couleur magique de l’après coucher de soleil.
Avec le retour à la Royal Guesthouse on se reprend la polution et la poussière en plein visage. A la Guesthouse, nous retrouvons Nicole. Avec Laurence, nous tentons de réserver un bus de nuit pour allerà Bagan dès demain soir. Finalement, nous partons tous les 4 faire un tour au marché de nuit. J’en profite pour acheter des tongs car les miennes ont lâchées. Sur un des restaurants de rue, une femme fait cuire des crèpes avec oeufs et tomates. Personne n’a vraiment faim mais finalement tous le monde en mangera sauf Laurence qui ne se sens pas très bien. Pendant le repas les gens du coin sont surpris de nous voir et je discute des plus belles plages birmanes carte à l’appui avec quelqu’un du coin qui s’installe à coté de nous.
En rentrant, je leur demande de regarder les mini-stands de l’entrée du marché. Surprise d’abord, puis éclats de rires, il s’agit de sex-toys.
A SUIVRE...
Retour de Sihanoukville au Cambodge English translation pending
salut a tous,
je suis rentré de mon périple et suis à la disposition des membres qui veulent des infos sur sihanoukville que j'ai parcouru de fond en comble à moto !
a part cela, tout s'est bien déroulé à PP et BKK bon séjour !
quand à ma mission, tout va bien et s'est très bien passé ( pour ceux qui sont au courant, pour les autres, tant pis ....)
je suis rentré de mon périple et suis à la disposition des membres qui veulent des infos sur sihanoukville que j'ai parcouru de fond en comble à moto !
a part cela, tout s'est bien déroulé à PP et BKK bon séjour !
quand à ma mission, tout va bien et s'est très bien passé ( pour ceux qui sont au courant, pour les autres, tant pis ....)
Vivre en Indonésie English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'ai lu sur ce forum, récemment, pas mal de messages de gens qui rêvaient de s'installer en Indonésie après quelques voyages là-bas ou un bref séjour... Beaucoup d'expatriés, d'ex-expatriés ou de voyageurs au long cours leur ont répondu de ne pas se faire trop d'illusions, que la vie là-bas n'avait rien d'un rêve, etc... Ce avec quoi je suis plutôt d'accord!! Mais je ne me sens pas pour autant grand chose en commun avec une étudiante ayant séjourné là-bas un an à Bali, ou avec un expat de Jakarta... Je dis ça sans aucun mépris, mais disons qu'une expérience ne fait pas l'autre.
J'aimerais, s'il y a suffisamment de gens intéressés, que ce sujet nous serve à échanger à propos de notre expérience un peu plus poussée de l'Indonésie. A priori, donc, ce sujet ne s'adresse pas aux routards, mais aux gens qui à défaut de connaître le pays parfaitement (comment cela serait-il possible??? Si un type vous affirme qu'il connait parfaitement l'Indonésie, ne l'écoutez pas, il se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude!), ont un peu approfondi la question de "habiter là-bas, y vivre pour de vrai"... Nous pourrions aborder, pour nous présenter, la question 1) de notre statut là-bas, du cadre dans lequel nous sommes partis (je suis très curieux de toutes ces histoires de visa, combines... etc), du boulot, de la date et de la durée des séjours... Puis celle de 2) nos expériences positives et négatives, de l'analyse que nous en faisons, avec le recul... Et enfin, essayer de répondre à cette question que nous posent souvent les locaux "Lebih enak mana, Perancis atau Indonesia?"... soit en VF, à peu près: "Il est plus agréable de vivre où, en France ou ici?"... Voilà, si ça vous motive... Qui se lance???
J'aimerais, s'il y a suffisamment de gens intéressés, que ce sujet nous serve à échanger à propos de notre expérience un peu plus poussée de l'Indonésie. A priori, donc, ce sujet ne s'adresse pas aux routards, mais aux gens qui à défaut de connaître le pays parfaitement (comment cela serait-il possible??? Si un type vous affirme qu'il connait parfaitement l'Indonésie, ne l'écoutez pas, il se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude!), ont un peu approfondi la question de "habiter là-bas, y vivre pour de vrai"... Nous pourrions aborder, pour nous présenter, la question 1) de notre statut là-bas, du cadre dans lequel nous sommes partis (je suis très curieux de toutes ces histoires de visa, combines... etc), du boulot, de la date et de la durée des séjours... Puis celle de 2) nos expériences positives et négatives, de l'analyse que nous en faisons, avec le recul... Et enfin, essayer de répondre à cette question que nous posent souvent les locaux "Lebih enak mana, Perancis atau Indonesia?"... soit en VF, à peu près: "Il est plus agréable de vivre où, en France ou ici?"... Voilà, si ça vous motive... Qui se lance???
Malaisie: budget à quatre (deux enfants) au Sarawak et au Sabah? English translation pending
Salut quel est le budjet chambre familial de base sans luxe juste propre et accueil sympa!!!
Merci beaucoup
Merci beaucoup
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abord�� par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abord�� par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Retour de Malaisie... English translation pending
Quel beau pays!
Juste quelques mots pour remercier tous ceux qui nous ont donnés des tuyaux pour cette destination, Yann pour ses superbes carnets qui ont accentués notre envie d'y aller, lepiaf, kalkan, michelde, voirmonde elodieparis et oranghutan ainsi que unuox2 et georgesnl pour le " bahasa ", merci à tous ! 🙂
Superbe voyage, une faune et une flore extraordinnaire et surtout une population + qu'adorable, des sourires comme s'il en pleuvaient !
nous pouvons maintenant nous aussi faire partager nos " connaissances " à ceux qui désirent y aller, nous sommes allés sur la cote est ainsi que Bornéo et quelques jours à Singapour et Melaka.
Voilà, à +
Cambodge vue par la presse hexagonale English translation pending
Hummm, je ne suis pas un fan du figaro mais parfois ils savent mettrent les points surt les I et en bon francais.
C'est le cas pour le Cambodge avec ce "Far East khmer" ou Samdech HS en prend pour ce qu'il vaut... un arriviste, une crapule, un danger public
Les Chinois aussi, j'avais pour ma part analyser de la meme maniere le "don " de 600 millions de $ au cambodge par la Chine l'an passe...
Un bemol toutefois, ils pourraient au Figaro etre moins dythirambiques sur les chiffres... 15 millions de Khgmers, etc... tss, tss, tss tout comme le possible role futur de Sihamoni... complet delire.
Enfin un article qui donne une vision assez realiste des rapport de force en ce royaume de clowens et de son avenir... enfin s'il existe.
Karolus
C'est le cas pour le Cambodge avec ce "Far East khmer" ou Samdech HS en prend pour ce qu'il vaut... un arriviste, une crapule, un danger public
Les Chinois aussi, j'avais pour ma part analyser de la meme maniere le "don " de 600 millions de $ au cambodge par la Chine l'an passe...
Un bemol toutefois, ils pourraient au Figaro etre moins dythirambiques sur les chiffres... 15 millions de Khgmers, etc... tss, tss, tss tout comme le possible role futur de Sihamoni... complet delire.
Enfin un article qui donne une vision assez realiste des rapport de force en ce royaume de clowens et de son avenir... enfin s'il existe.
Karolus
Billets d'avion sur un site English translation pending
Bonjour
J'aimerais témoigner d'une arnaque qui m'est arrivé 😉 avec le site E Dreams (site espagnol)
J'ai achété un billet d'avion qui ne m'est parvenu que 15 jours aprés le débit immédiat de ma carte bleue. Impossible de se faire rembourser, le billet en express avec Fed express mais au bout de 15 jours et je n'ai pas pu utiliser le billet.
Je les avais appelé plusieurs fois à mes frais mais l'accueil etait lapidaire et non professionnel.
Mefiez vous de ce site !
J'ai achété un billet d'avion qui ne m'est parvenu que 15 jours aprés le débit immédiat de ma carte bleue. Impossible de se faire rembourser, le billet en express avec Fed express mais au bout de 15 jours et je n'ai pas pu utiliser le billet.
Je les avais appelé plusieurs fois à mes frais mais l'accueil etait lapidaire et non professionnel.
Mefiez vous de ce site !
Quatre séniors préparent un voyage au Cambodge et au Laos pour novembre 2007 English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage au Cambodge et au Laos pour novembre 2007, j'ai lu beaucoup de "posts" et surtout les magnifiques carnets de voyage d'Alan, de Hialle, de yangguizi, de leclosdurenard, et d'autres aussi, alors je voudrais bien savoir si ce que j'ai prévu tient la route, je ne parle ici que de conseils pratiques mais par la suite j'aimerais beaucoup avoir des discussions bien sûr, je sais que vous allez répondre que je ne reste pas assez longtemps ou que je devrais aller voir telle ou telle chose mais il faut bien commencer et je ne suis pas sûre qu'il faille absolument "tout" voir.
Nous sommes donc 4, nous arrivons à Bangkok le 31 octobre.
nous voudrions rejoindre le Cambodge par voie terrestre, alors train ou bus?
et où prend-t-on le bus ?
ensuite de Poipet à Battambang, un taxi (avez-vous idée du prix à peu près?) deux jours sur place: hôtel le Royal, sauf si vous en avez un autre.
puis bateau de Battambang à Siem Reap :ce qu'à écrit yangguizi me laisse
perplexe, n'y a t'il pas un bateau un peu plus sûr? tout le monde dit que le trajet est vraiment superbe.
puis une semaine à Siem Reap, j'ai choisi la Noria, est-ce un bon choix? nous prendrons Kosal s'il est libre bien sûr, je voudrais savoir combien de temps à l'avance il faut lui écrire .
puis Phnom Penh, en bus par Mékong express, trois jours au moins, pour l'hôtel je ne sais pas encore, j'attends vos suggestions, j'avais pensé au Boddhi tree mais il y en a trois et je ne sais lequel choisir.
Ensuite nous voudrions rejoindre la frontière laotienne, mais j'ai lu tellement de choses contradictoires que je ne sais plus ce qu'il faut faire, peut-on la rejoindre dans la journée et aller à Don Khong au Laos sans qu'il fasse nuit noire au vaut-il mieux s'arrêter à Kratie par exemple? on pourrait louer un minibus ou un taxi.est-ce que les hôtels font çà et est-ce fiable?.
J'aimerais aussi savoir qui est loran dont parle hialle et que propose-t'il ? nous n'avons pas l'occasion cette fois-ci d'aller dans les villes balnéaires, ni dans les provinces de l'est . Je vous remercie par avance de toute l'aide que vous m'apporterez.
J'aimerais aussi savoir qui est loran dont parle hialle et que propose-t'il ? nous n'avons pas l'occasion cette fois-ci d'aller dans les villes balnéaires, ni dans les provinces de l'est . Je vous remercie par avance de toute l'aide que vous m'apporterez.
Dix jours au Laos ou Sihanoukville (Cambodge)? English translation pending
bonjour,
un mois en mai en Asie du SE, commencant par samui, finissant par BKK. entre ça...10 jours...soit au Laos, Soit Cambodge sur Sihanoukville et ses plages et iles environnantes.
un faible pour le laos que je ne connais pas...mais ou aller en 10 jours, sachant que je veux arriver par avion de BKK et repartir par avion pour BKK. (soit thai airways, soit bangkok airways....ça importe peu, j ai la carte fidelite pour les 2 et ca me fait des miles :)
si Laos, que faire ? commencer par Luang prapang, Ventiane ...et combien de jours, et tenter d aller au sud ?
merci de vos suggestions.
un mois en mai en Asie du SE, commencant par samui, finissant par BKK. entre ça...10 jours...soit au Laos, Soit Cambodge sur Sihanoukville et ses plages et iles environnantes.
un faible pour le laos que je ne connais pas...mais ou aller en 10 jours, sachant que je veux arriver par avion de BKK et repartir par avion pour BKK. (soit thai airways, soit bangkok airways....ça importe peu, j ai la carte fidelite pour les 2 et ca me fait des miles :)
si Laos, que faire ? commencer par Luang prapang, Ventiane ...et combien de jours, et tenter d aller au sud ?
merci de vos suggestions.
Shopping particulier en Malaisie English translation pending
Bonjour à tous,
Je me rends en juillet en Malaisie, pour un petit parcours tourisme - visite - détente. Je vais venir par le train ou le bus de Bangkok et gagner Georgetown puis Kuala Lumpur et mallaca (ce sont les très grandes lignes : toutes les suggestions de visite ou d'étape sont les bienvenues). Je dois boucler le trajet entre le 30 juin et le 19 juillet, date à laquelle je dois être de retour à Bangkok.
Ma question porte sur un type de shopping particulier : je suis collectionneur de couteaux et de lames traditionnelle. Il me parait impensable de partir en malaisie et de ne pas chercher à revenir avec un kriss de bonne qualité, voir une ou deux lames en provenance des pays voisins (entre la malaisie, les philippines et l'indonésie, il doit bien y avoir une trentaine de lames traditionnelles différentes dans cette région du monde).
Est ce que quelqu'un sur le forum aurait un bon plan pour des kriss de qualité dans une ville située grosso modo sur mon parcours ?
Merci d'avance.
Antoine
Je me rends en juillet en Malaisie, pour un petit parcours tourisme - visite - détente. Je vais venir par le train ou le bus de Bangkok et gagner Georgetown puis Kuala Lumpur et mallaca (ce sont les très grandes lignes : toutes les suggestions de visite ou d'étape sont les bienvenues). Je dois boucler le trajet entre le 30 juin et le 19 juillet, date à laquelle je dois être de retour à Bangkok.
Ma question porte sur un type de shopping particulier : je suis collectionneur de couteaux et de lames traditionnelle. Il me parait impensable de partir en malaisie et de ne pas chercher à revenir avec un kriss de bonne qualité, voir une ou deux lames en provenance des pays voisins (entre la malaisie, les philippines et l'indonésie, il doit bien y avoir une trentaine de lames traditionnelles différentes dans cette région du monde).
Est ce que quelqu'un sur le forum aurait un bon plan pour des kriss de qualité dans une ville située grosso modo sur mon parcours ?
Merci d'avance.
Antoine
Séjour à Pai ou Chiang Mai? English translation pending
bonjour
je pars pour la première fois 2 semaines en Thailande dans 8 jours!! je pense rester 6 jours dans le Nord, mais je me demande s'il est mieux de loger à Pai ou Chiang Mai pour explorer la région. Je me dis que Pai serait peu etre plus dépaysant (plus de nature et j'aimerais bien loger en bungalow ou dans une maison typique en tek avec jardins ou plein de verdure). Et puis peut etre que je trouverais mes repères plus facilement et plus vite à Pai?! et à l'inverse d'être un peu perdue à Chiang mai. En même temps tout le monde a l'air de dire que Chiang Mai est incontournable (j'y arriverai par le train de nuit d'ailleurs). Ce qui m'intéresse: pouvoir découvrir toute la région en petite moto (petits villages...), essayer un massage, me gaver de petits plats thai, faire un tour à dos d'éléphant... Que me conseillez vous?
Merci
Carine
je pars pour la première fois 2 semaines en Thailande dans 8 jours!! je pense rester 6 jours dans le Nord, mais je me demande s'il est mieux de loger à Pai ou Chiang Mai pour explorer la région. Je me dis que Pai serait peu etre plus dépaysant (plus de nature et j'aimerais bien loger en bungalow ou dans une maison typique en tek avec jardins ou plein de verdure). Et puis peut etre que je trouverais mes repères plus facilement et plus vite à Pai?! et à l'inverse d'être un peu perdue à Chiang mai. En même temps tout le monde a l'air de dire que Chiang Mai est incontournable (j'y arriverai par le train de nuit d'ailleurs). Ce qui m'intéresse: pouvoir découvrir toute la région en petite moto (petits villages...), essayer un massage, me gaver de petits plats thai, faire un tour à dos d'éléphant... Que me conseillez vous?
Merci
Carine