Search VoyageForum
FR
Avis itinéraire sud Maroc English translation pending
by ToniDK · 2016-02-22 · 42 replies
Bonsoir, Je pars avec un pote du 21/03 au 3/04 dans le sud du Maroc, j'aurai souhaité avoir des avis sur l'itinéraire envisagé; l'idée étant d'être assez flexible tout en s'assurant de ne pas partir sur des étapes infaisables en termes de temps et/ou kilomètres... 21/03: arrivée à 22h à Marrakech, nuit à côté de l'aeroport 22/03: on récupère une voiture de location puis route jusqu'à Ouarzazate (via la N9, Tisselday) et nuit sur place 23/03: route vers la vallée du Draa et nuit à Zagora 24/03: route jusqu'à Mhamid > nuit dans le désert 25/03: départ de Mhamid, nuit à Agdz 26/03: route de Agdz à Skoura, nuit à Skoura 27/03: Visite de Skoura + environs et route jusqu'à Boumalne du Dadès et nuit dans cette ville 28/03: route de Boumalne jusqu'à... M'semnir? Aït Marghad? l'objectif étant de voir les gorges du Dades puis demi-tour et retour à Skoura pour y passer la nuit 29/03: De Skoura à Ouarzazate en faisant un crochet à Aït Ben Haddou et Telouet puis nuit à Ouarzazate 30/03: route de Ouarzazate à Marrakech via la R307 et dépose de la voiture à Marrakech. Nuit à Marrakech et visite de la ville jusqu'au 3/04.

Pourriez-vous me dire si ce premier jet de programme est faisable (pas trop ambitieux?)? Jusqu'où aller dans les gorges du Dades (journée du 28/03), j'ai un peu de mal à y voir clair... Pour ce qui est de la voiture, 4x4 indispensable ou une voiture type Logan (j'ai lu que plusieurs personnes en avait loué une)? Enfin pour ce qui est de l'hébergement, hormis la première nuit à côté de l'aéroport et les derniers jours à Marrakech, nous pensons aviser et réserver 'au jour le jour", est-ce faisable pour un budget disons de 15/20€ par nuit par personne en général (hors nuit dans le désert par exemple)?

D'avance merci pour toutes les réponses et compléments que vous pourriez apporter! Bonne soirée!
Choisir l'Isan pour 2 semaines? English translation pending
by SuisseChris · 2015-12-22 · 63 replies
Hello,

Je vais partir pour la 6ème fois en Thaïlande mi-mars, pour un court voyage de 2 semaines.

Je souhaiterai avoir votre avis sur une visite de l'Isan. Je dois avouer qu'un doute m'habite et voici pourquoi.

Lors d'un de mes périples, je me suis retrouvé à Chayaphum, puis Nong bua deng. Je ne connaissais rien de ces endroits, et pour vous dire la vérité, je m'y suis un peu embêté.... Je pensais bien qu'il n'y aurait pas les mêmes services que dans une station balnéaire du sud, mais là, il n'y avait quasiment pas de service du tout. Par exemple, celui qui arrive à trouver un taxi, un tuk tuk ou n'importe quoi dans le même genre à Nong Bua deng après 20h est bien plus fort que moi. On sait que les Thais ne sont pas tous allé à Oxford apprendre l'anglais. Mais là bas, c'est une prouesse d'en trouver un qui parle anglais. Moi et mes 10 mots de Thai, on ne faisait pas les malins...

Donc voilà, j'ai 2 semaines à passer en Thaïlande et je me demandais si j'avais une image biaisée de l'Isan parce que je me suis retrouvé dans un endroit (trou?) un peu trop perdu, ou si il valait la peine de prendre du temps pour visiter cette région.

Si votre réponse est oui, alors proposez-moi des coins qui valent la peine d'être vus. Ce que j'aime : Beaux paysages, des activités de touriste (plages, parcs (genre Sukothai), marchés, musées, temples qui valent la peine d'être vu, bars pour rigoler le soir).

Si votre réponse est non, bah c'est pas pô grave ! Il est normal qu'on ne trouve pas de service touristique dans une région qui ne l'est pas (c'est la même chose dans mon pays). D'ailleurs si un touriste se retrouvait coincé dans mon village un soir après 20h, je le plaindrai !

D'avance merci pour votre réponse.
Itinéraire de 19 jours en Floride, été 2016 (en famille) English translation pending
by Busterbel · 2015-12-14 · 100 replies
Bonjour à tous, j'aimerais avoir votre avis concernant mon itinéraire pour un circuit en Floride du 28/6 eu 16/7/2016 avec famille (2 ad. + 2 enfants 14 & 11 ans). Nous arrivons donc à Orlando le 28 juin (arrivée à l'aéroport de Sanford) et retour de Miami le 16 juillet.

J1 - mardi 28 juin 2016 - Arrivée à 12h Orlando (4 nuits) J2 - mercredi 29 juin 2016 - Orlando Visite Parc Universal J3 - jeudi 30 juin 2016 - Orlando Visite Parc J4 - vendredi 1 juillet 2016 - Orlando Cape Canaveral / Cocoa Beach J5 - samedi 2 juillet 2016 - Orlando-Sarasota (3nuits) J6 - dimanche 3 juillet 2016 - Sarasota J7 - lundi 4 juillet 2016 - Sarasota J8 - mardi 5 juillet 2016 - Sarasota-Naples (3 nuits) J9 - mercredi 6 juillet 2016 - Naples J10 - jeudi 7 juillet 2016 - Naples J11 - vendredi 8 juillet 2016 - Naples-Everglades (1 nuit) J12 - samedi 9 juillet 2016 - Everglades City-Florida City (1 nuit) au lieu de Key Largo (visit Outlet Shop) J13 - dimanche 10 juillet 2016 - Florida City-Key West (3 nuits) J14 - lundi 11 juillet 2016 - Key West J15 - mardi 12 juillet 2016 - Key West J16 - mercredi 13 juillet 2016 - Key West-Miami Beach (3 nuits) J17 - jeudi 14 juillet 2016 - Miami Beach J18 - vendredi 15 juillet 2016 - Miami Beach J19 - samedi 16 juillet 2016 - Retour vers BXL Total 19 Jours / 18 nuits

Que pensez-vous de ce circuit ?Que pensez-vous de s'arrêter 1 nuit à Everglades City en venant de Naples ? Est-ce intéressant de rester une nuit à Everlades City en venant de Naples (60km de trajet) ou c'est préférable de partir tôt le matin de Naples, aller à Everglades City (60km de trajet et 1h de route), visiter les Everglades et puis, repartir vers Key Largo (175km avec +/- 2h de route) et gagner 1 jour dans les keys ??Est-ce intéressant de s'arrêter une nuit à Key Largo en venant de Everglade City ou passer une nuit de plus à Key West (4 nuits au lieu de 3 nuits) ?J'hésite sur une partie du trajet. Que choisiriez-vous et pourquoi, la raison ? Everglade City (1 nuit) - Key Largo (1 nuit pour couper le trajet vers key west) et Key West 3 nuits ou Everglade City (1 nuit) - Key Largo (0 nuit) et Key West 4 nuits ou Everglade City (0 nuit) - Key Largo (1 nuit pour couper le trajet vers key west) et Key West 4 nuitsQue conseillez-vous comme hôtel à Miami (South Beach) avec un bon rapport/qualité prix et bonne situation ?Si vous avez la moindre remarque, n'hésitez pas. Merci d'avance de votre collaboration.
Octobre 2014, première fois dans l'Ouest américain English translation pending
by Mach85 · 2015-10-05 · 80 replies
Présentation

Moi, c’est Christophe, bientôt 33 ans, Vendéen, je suis développeur informatique dans le jeu-vidéo. Il y a un an jour pour jour, le 05 Octobre 2014, je partais pour mon premier vrai voyage à l'étranger : 3 semaines dans l'ouest des Etats-Unis ! En voici l’histoire.

Les Préparations

L’aventure commença en Mars/Avril 2014 ou l’envie me prend de partir, faire un break, me changer les idées. Je décide donc de réaliser un rêve que j’ai depuis longtemps, faire un tour aux Etats-Unis et plus particulièrement l’Est, New-York/Washington/Miami. Je n’ai personne pour m’accompagner, c’est la première fois que je m’organise un voyage, je commence donc à regarder ce que propose internet, circuits organisés, tarifs etc…

Mais cela ne me convient pas puis je commence à regarder les blogs pour avoir plus d’infos et découvre qu’il existe des sites/forums qui proposent de placer des annonces pour rencontrer d’autres personnes ayant les même projets. C’est à ce moment que je découvre le site du routard, voyage-forum et d’autres. Peu de personnes proposent l’Est alors je réponds à des annonces pour l’Ouest puis poste la mienne, très vite je rentre en contact avec une dizaine de personnes dont deux sortent très vite du lot, Alexandre et Yoann qui veulent eux aussi faire un road trip dans l’ouest.

Après plusieurs mails et sessions Skype nous nous rencontrons une journée à Bordeaux fin juin, nous discutons, apprenons à nous connaître, parlons des lieux à visiter etc… Nous sommes tous les trois ok pour partir ensemble, je propose un éventuel quatrième compagnon afin d’alléger les prix, ils sont d’accord. Je remis alors une annonce et répondu à d’autres et une personne accepte très vite de nous accompagner : Olivia. Elle prévoit un plus long voyage mais sera sur la côte ouest sur la même période.

Nous continuons nos échanges, préparons un trajet etc… Puis Alexandre se désiste pour des raisons personnelles. Olivia, Yoann et moi décidons alors de rechercher un remplaçant, et rencontrons Séverine. A ce moment-là nous cherchons et réservons les logements, la voiture, les billets d’avions. Mais à une semaine du départ, elle nous annonce qu’elle ne pourra venir, elle a une blessure au pied qui l’oblige à avoir des béquilles, elle ne pourra pas conduire et ne veut pas nous ralentir. Nous serons donc au final que trois et cela ne sera pas plus mal.

Le Trajet

Pour le parcours nous avons décidé de laisser faire nos envies et selon les événements prévus ou imprévus et surtout par rapport aux dates que nous avons fixé, en effet nous avons réservé uniquement dans les grandes villes.

- 05 : Maison – Nantes – Paris – San Francisco - 06-07-08 : San Francisco - 09 : San Francisco – Oakhurst - 10 : Yosemite – Mammoth Lakes - 11 : Mammoth Lakes – Death Valley – Las Vegas - 12 : Las Vegas - 13 : Las Vegas – Springdale - 14 : Zion - Hatch - 15 : Bryce Canyon – Page - 16 : Lac Powell - 17 : Antelope Canyon – Mexican Hat - 18 : Monument Valley – Four Corner – Monticello - 19 : Canyon Land – Moab - 20 : Arches – Flagstaff - 21 : Grand Canyon – Williams - 22 : Williams – Seligman – Bagdad Cafe – Los Angeles - 23/24 : Los Angeles - 25/26 : Los Angeles – Paris – Nantes – Maison

Le départ

Le 05 Octobre 2014, c’est le jour du départ, je me lève très tôt, l’aéroport de Nantes est à une heure de route, c’est ma sœur et mon beau-frère qui m’amène et je dois y être pour 6 H du matin, l’avion décollant à 8 H direction Paris Charles de Gaulle. C’est la première fois que je prends l'avion. Je suis ravi, mais la sensation d'oreilles bouchées après le décollage me perturbe, qu'est-ce qu'il se passe ? Rien de bien méchant me dit ma voisine de siège, c'est l'altitude, il faut juste bailler ou faire sembler et les oreilles se débouchent. Premier point positif, je n'ai pas peur de l'avion et j'aime plutôt ça. Arrivé à Paris, j'attends Yoann, qui lui arrive de Bordeaux une heure après moi, puis nous nous rendons à la porte d’embarquement de notre prochain vol, Il me guide car il connaît déjà et nous patientons calmement. Puis l’heure est enfin arrivé, nous montons à bord du plus gros avion actuellement en circulation : l’A380.



Tout se passe bien, l’avion part à l’heure, pour m’occuper je commence à regarder ce que propose l’écran devant moi, jeux, films, le plan de vol et même une vue de l’avion en vol.



Les repas sont bons, je ferme les yeux pour me reposer mais je n’arrive pas à dormir. Puis je regarde de temps à autre à travers le hublot et là que dire, c’est magnifique, nous sommes au-dessus de l’Islande avec ses montagnes enneigées.



Après 11 heures de vol, le commandant de bord indique qu’il commence la descente, je ne lâche plus le hublot et regarde admirativement les paysages que nous survolons. Des grandes étendues désertiques, des montagnes, des lacs, des villes et puis La Ville : San Francisco et son fameux Golden Gates. Merveilleux, ça y’est enfin j’arrive.





L’atterrissage se passe très bien, nous passons l’immigration assez rapidement, récupérons nos bagages et voilà nous sortons de l’aéroport pour fouler le sol américain, la première fois pour moi, que du bonheur.



A suivre ...
Carnet de voyage Israël 2015 English translation pending
by Suedois · 2015-08-23 · 128 replies
Bonjour tutti !!

Je rentre d'Israel et je vais débuter un carnet de voyage pour ce pays.

Inutile de préciser qu'il serait souhaitable d'éviter les polémiques politiques d'un coté comme de l'autre. Restons géographiquement et culturellement corrects.

C'est mon 10ème séjour. Huit pour le tourisme et deux pour le travail.

En été, et notamment cette année, les températures sont relativement élevées. Il convient d'être prudent pour les promenades... Chapeau et eau ...

L'idéale saison est Avril/Mai, là où Israel est tout vert.

On trouve, outre les Israéliens et les Arabes, de Cisjordanie ou d'Israel, de nombreuses communautés.

Les Druzes du Golan et du Carmel;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Druzes Les Samaritains d'Holon et du Mont Gazirim; https://fr.wikipedia.org/wiki/Samaritains Les Circassiens de la région du Kinnereth; http://www.terredisrael.com/...t.php?id=5&tb... Des Chrétiens, des Juifs pratiquants ou athée, des Russes buveurs de vodka...

Bref, un patchwork conséquent.

La photo :

Pour les photos, ne pas oublier de respecter les interdictions.

En raison d'un accident de sport qui a bloqué mon épaule droite durant 6 semaines, je n'ai pas pu faire trop d'images cette année. Donc, je pomperai dans mes archives.

Le matériel photo utilisé :

Nikon D 50. D90. D 7000. Et cette année, en complément, un Sony compact de 20 mo pixels. Hyper pratique.

Traitement d'images CS5 et Ligthroom.

Compagnie aérienne :

Aprés un essai avec une compagnie tchèque, je suis revenu vers EL AL. Un peu plus cher mais vol direct de Marseille vers Tel Aviv. Et retour also.

Voiture de location :

Là aussi des essais et au final on reprendra Budget. Cette année, j'ai tenté CalAuto...Une cata...Shuttle à attendre sur Ben Gourion, patience au bureau ... Pour info : Posé le 30 Juillet 2015 à 15h00 sur BG, arrivée sur Jérusalem à 20h00 !!!! Une vraie galére pour sortir de cet aiport, sauf si vous n'avez qu'un bagage à main et que l'on vous attends.

Les Contrôles :

Au départ de Marseille, soyez au moins 2h30 avant le décollage. Questions habituelles. Ce n'est pas ici que l'on vous empechera d'embarquer.

A l'arrivée, passage rapide sur un appareil, si vous avez un passeport biométrique, qui vous délivre un ticket d'entrée à conserver. Plus de tampons. Là, vous pouvez avoir la surprise d'être acceuilli par la sécurité pour des questions. Au retour Idem. Contrôle rapide et ensuite passage au biométrique. Sauf si vous avez fait des bétises avant.

Les agents de sécurité sont totalement dépourvus d'humour. Donc attention au comportement.

La conduite automobile en Israel :

Une horreur !!! Prenez garde devant, derriére, et sur les cotés ! Le danger vient de partout ! Des fous furieux vous dis-je ! Seul point positif, il est difficile de se perdre dans ce pays. Tous les panneaux sont en anglais, arabe et hébreu. Avec un smartphone et une bonne appli GPS, tout va bien. Une carte routiére n'est pas superflue. Police de la route invisible. Quand ils sont là, ils dressent des PV. Attention aussi aux radars fixes et mobiles.

La nourriture :

Tout est petit en Israel sauf la bouffe. Dans tous les hotels, le breakfast est compris. Un vrai repas.

Il n'y a pas d'heures pour manger. Vous pouvez trouver tout ce que vous voulez partout dans le pays pour cher et pour pas cher. Du Falafel au resto de classe sur Tel Aviv, ou à la boutique de Houmous dans la vieille ville de Jérusalem.

Trois incontournables, pas de luxe mais pantagruéliques :

Jaffo : Docteur Shakshoukah, un must pour ce plat typique. Akko : Houmous Saïd, dans le souk. Plein du matin au soir. Calories au programme, pas cher en plus. Hadera : Shipudei Olga, viande grillée et autres folies.

Pour Pâques, il n'y a pas de pain. La galette azyme..bof..😎

Quand aux repas de Shabbat... En regle générale, il y a de la nourriture pour le double de personnes présentes.

L'argent :

Cette année, l'euro a pris une sévere baffe. Du coup, tout a augmenté. Sans compter les prix qui ont sensiblement progressé dans le pays.

Pour le change, je passe toujours par la banque Hapoalim située dans Ben Gourion à l'arrivée et ensuite change dans les officines selon les conseils des locaux.

Les villes à éviter :

A éviter ou bien dénuées d'intérêt. Il y en a peu en fait. Sans rire😉, pour ma part, j'évite les cités ou je suis certain de trouver des français en vacances. Ashdod (Pour faire plaisir à un résident, je mettrai simplement : bof ... ) et Netanya (rebof...). Eilat qui ressemble à une ville de la côte d'azur. Tel Aviv en semaine en raison de sa circulation et surtout depuis le 2 Aout et pour 3 ans, à cause des travaux du tramway. L'idéal de Tel Aviv ? Un samedi de Shabbat pour dévorer une Shakshoukah en bord de mer.
La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour English translation pending
by Chamadou · 2015-08-17 · 118 replies
Bonjour à tous,

Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.

Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.

Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?

Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.

Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.

Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo

Christian
Retour d'un voyage au Laos et en Thaïlande du 2 au 27 mars 2015 English translation pending
by Michel35 · 2015-08-17 · 14 replies
Bonjour à tous,

Cela fait plusieurs années que je glane des conseils, pose et réponds à des questions (avec ma faible expérience) sur « voyageforum ». Alors, juste retour des choses, pour ce voyage, j'ai décidé de vous faire partager mon vécu, mes impressions, mes sentiments... Je veux ce feedback le plus pratique possible.

C'est la quatrième fois que je vais en Thaïlande. L'idée est d'aller à Luang Prabang au Laos (en avion de Bangkok) et de redescendre vers la Cité des Anges en car ou en train en traversant l'Isan du nord au sud.

Le séjour s'est fait du 2 mars au 27 mars 2015. Période chaude, très chaude (c'est pour cela que j'y vais pendant cette période).

Le lundi 2 mars 2015 Vol Paris CDG Terminal 1 à Doha avec un décollage de Paris à 21h00 avec Qatar Airways.

Mon billet d'avion pour la Thaïlande a été réservé, le 22 juillet 2014, sur le site de Qatar Airways pour 512,30 €. Les horaires, à l’aller et au retour, et la durée d’escale me conviennent tout à fait (correspondance train-avion et pas de nuit d'hôtel à Paris à l'aller comme au retour). Je suis partisan des vols avec escale. Pour moi, la durée idéale de l'escale est entre deux et trois heures. Moins de deux heures, je n'ai pas le temps de me dégourdir les jambes, et au-delà de trois heures, je trouve cela trop long. J'ai vu des billets, par la suite, à 422 €, via Bravofly (+frais de réservation ?) avec Jet Airways avec des durées entre 15 et 16 heures (vol + escale). A essayer ?! C'est la première fois que je vole avec Qatar Airways (après avoir volé avec Emirates, deux fois, et Oman Air, une fois), je poursuis avec une compagnie du golfe persique.

Impressions Qatar Airways : Vol en Airbus A340-600 pour le tronçon Paris-Doha. Pas de problème sur la ponctualité départ à l'heure et arrivée en avance avec 45 minutes d'avance à Doha (prévue à 5h30). Repas moyen, tout comme pour la programmation des films et le système de divertissement Oryx de Qatar Airways (je m'attendais à mieux).

Par contre, personnel navigant est souriant, à l'écoute et attentif aux passagers. A ce stade, je déconseille de voler avec Qatar (ou plus précisément en A340 avec Qatar) et je choisirai, à refaire, je choisirai Emirates ou Oman Air.

Le mardi 3 mars 2015 : Bangkok

Aéroport de Doha à Hamad International Airport est neuf, très propre et très bien fléché. Moins « tape à l'œil » et moins grand que celui de Dubaï mais beaucoup plus grand que celui de Mascate à Oman (plus intime).

Vol en 777-300ER. Décollage à 8h35 (à l'heure) de Doha. Arrivée à Bangkok Survarnabhumi à 18h45 (à l'heure). En comparaison, au vol Paris-Doha : Rien à voir. Programmation du divertissement : Super. Nourriture : Super. Confort : Beaucoup mieux mais bruyant.

Douane à l'aéroport de Bangkok Suvarnabhumi : Nombreux « guichets » ouverts. Beaucoup de monde mais très rapide. Une photo, un tampon, récupération des bagages et en route pour l'hôtel.

Nuit d'hôtel : « Sinsuvarn Airport Suite ». Prix : 16,35 € / nuit (sans petit déjeuner) Service de navette gratuite de l'aéroport à l'hôtel et hôtel à l'aéroport. Service parfait, ponctuel et rapide.

Hôtel très propre, accueil très sympathique, un verre offert à l'arrivée. Chambre avec balcon. L'hôtel n'est pas loin du centre commercial Paseo Mall (cela permet de faire des achats, manger, se promener...).

Premier repas du séjour en Thaïlande pour 80 bahts.

Du mercredi 4 mars au lundi 9 mars : Luang Prabang Mon billet d'avion pour Luang Prabang a été réservé, le 29 juillet 2014, sur le site Budget Air pour 161,92 € (frais de réservation inclus). Deux compagnies aériennes desservent Luang Prabang au départ de Bangkok (aéroport Suvarnabhumi) : Lao Airlines et Bangkok Airways (pas d'Air Asia ou de Nok Air sur ce tronçon). Mon choix s'est porté sur la moins chère : Lao Airlines.

Le mercredi 4 mars : Décollage de Bangkok Survarnabhumi à 10h15 et arrivée à Luang Prabang à 12h05. Vol en ATR 72 sans aucun souci. Avion propre, personnel navigant, deux hôtesses, agréables et souriantes.

Petit en-cas pendant le vol (pas terrible).

Visa à l'arrivée (prix 30$ + 1$ « visa fee ») et passage de la douane en une demi-heure montre en main. Prévoir une photo pour le visa.

A la sortie de l'aéroport, pas de panique, un ATM vous attend sur la gauche, ainsi que les chauffeurs de tuk-tuk qui sont là vous mener à votre GH pour un ou deux dollars selon votre capacité à négocier. Petit conseil, laisser partir la « meute » et patientez et quand la masse et les plus « agressifs » sont partis lancez-vous avec le sourire. J'ai payé 1$ et on a bien rigolé pendant la négociation (très rapide) et le trajet.

Nuit d'hôtel : « Villa Luang Sokxay ». Prix : 81,85 € / 5 nuits (sans petit déjeuner) Petite GH très simple. Chambre propre. Le personnel est super sympathique et très arrangeant avec de bons conseils. Très calme malgré la proximité des pubs à proximité (tous ferment vers les 23h00).

Promenade à pied pour tâter l'ambiance laotienne et prendre mes marques. Premier repas au Laos sur une terrasse longeant le Mékong. Repas bon avec une très belle vue.

Après avoir bien bu et bien mangé, petite promenade direction la Nam Khan (affluent du Mékong).

Passage de la passerelle en bambou (qui ne se passe qu'à pied) pour 7000 kips et direction Ban Xieng Leck, petit village de tisseurs de soie (mais ça je ne le sais pas encore), d'ailleurs je ne sais du tout où je vais (mais j'y vais, c'est mon aventure à moi, mon Koh Lanta).

Je conseille, d'ailleurs, de télécharger une application GPS sur votre smartphone (si vous en avez un). Personnellement, j'utilise MAPS.ME quand je suis à pied et SYGIC en voiture ou scooter. Je télécharge les cartes gratuitement (100% gratuit pour MAPS) via l'application Android et sur place je n'ai pas besoin de connexion internet pour l'utiliser, juste un GPS. Possibilité de préparer et de mettre des favoris avec les coordonnées GPS en France et de les utiliser sur place lors du séjour. Sur place, je mets mon hôtel en favoris et comme ça, ben, … je ne me perds pas. Pas bête ?!

MAPS Les + : totalement gratuit et de nombreuses cartes, Les - : pas de son

SYGIC : Les + : très bonnes cartes et assez jolie (en particulier en ville avec la 3D), très précises, très bon pour le guidage routier car son (possibilité d'utiliser le GPS avec une oreillette en scooter). Les - : Payant (mais SYGIC fait souvent des promos), catalogue de cartes moins bien fournit que MAPS.

Le jeudi 5 mars : Ce matin, location d'un vélo (10 000 kips la journée) auprès de la GH avec comme objectif de se promener dans le centre historique de Luang Prabang (ville classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO) et de faire les différents Wat (pas tous, il y en a beaucoup trop). Cette promenade peut se faire à pied, mais si comme moi on est un feignant, le vélo est une bonne option. Il permet, en plus, d'avaler plus de kms sans trop se fatiguer (le terrain est relativement plat).

Le programme du jour : Mont Phousi avec au sommet le That Phu Si et Wat Tham Si (entrée : 20 000 kips) Wat Xieng Thong (entrée : 20 000 kips) Wat Maï (entrée : 10 000 kips) Wat Sop Sickharam (entrée : gratuit) Wat Sensoukharam (entrée : gratuit) Wat Aham (entrée : gratuit) Palais royal (entrée : 30 000 kips)

Mon conseil est de terminer par, mon avis n'engage que moi, la plus belle des pagodes : Wat Xieng Thong.

En plus, en fin d'après-midi, il est très agréable de se reposer au « parc » ou la Nam Khan et le Mékong se rejoignent. Que du bonheur.

Malgré mon vélo, à la fin de la journée, j'en avais plein les pattes et, même si j'adore me promener dans les Wat, le dernier (Wat Aham) je l'ai « torché » en 10 minutes. Donc, en faire moins dans la journée ou sur plusieurs jours.

Le vendredi 6 mars : Le matin, levé avant le soleil pour assister au Tak Bat, cérémonie de l'offrande faite par les fidèles aux moines. Ceux-ci sortent tous en même temps peu avant le lever du soleil. J'y ai assisté au niveau de Wat Maï. C'était relativement calme. Pas trop de touristes et assez respectueux de la cérémonie.

Après cela, prise en main de mon destrier pour la journée. La location du scooter pour la journée au prix de 150 000 kips (un peu cher, j'ai dû me faire un peu, voir beaucoup, gruger). Au programme, le site de Kouang Si Waterfalls (entrée : 20 000 kips). La route se fait super bien. La distance entre Luang Prabang et Kouang Si est de 30 kms. Par contre, là ça monte. La route est belle, très bien entretenue et la direction de Kouang Si est bien indiquée. Aucun problème pour faire cette excursion en scooter (pas besoin de GPS). Sur place, il y a un parking (payant : 2 000 kips pour un scooter – 1 000 pour un vélo).

Le site super sympa. Les cascades et les paliers sont très, très beaux (peut-être un peu moins beaux que ceux d'Erawan près de Kanchanaburi). On peut s'y baigner, pique-niquer, se promener. C'est très agréable, mais très touristiques. Il y a un centre de protection des ours d'Asie. Ce n'est pas un zoo. Le but est de sensibiliser et d'informer le visiteur.

Le samedi 7 mars : Aujourd'hui, l'objectif est d'aller à la grotte de Pak Ou. La difficulté, et je m'en rends compte de suite, je suis seul et on me demande 400 000 kips pour un bateau pour moi tout seul. J'opte pour “m’incruster” dans un groupe. Je rencontre un petit groupe d'une dizaine d'Allemands qui m'ont l'air bien sympathiques (et ils le seront). Alors, je leur demande s'il est possible que je vienne avec eux en payant ma part (j'ai fait allemand première langue donc “no problemo”). Ils acceptent et le prix payé est de 40 000 kips pour le trajet aller-retour. Alors, en voiture Simone bateau Fernand. Le trajet est sympa et dure entre 1h30 et 2h00 selon le sens du courant. La grotte, ou plutôt, les grottes sont payantes. L'entrée est de 20 000 kips. Une petite préférence pour la seconde un peu plus haut (celle avec la porte).

De retour à Luang Prabang, il est vers 14h00, il commence à faire faim et très chaud. Je pars à la recherche de mon repas. Je vois un restaurant, “Le Banneton” pour ne pas le cité, et tout de suite l'eau me monte à la bouche en lisant leur menu. Mon choix : Salade composée et tartine. Le cadre est très joli avec une ambiance colonialo-tek. Mais assez cher tout de même. Mais Dieu que c'est bon. Belle salle, personnel au petit soin, bon repas, ...Ils font de la pâtisserie, du pain, des petits plats typiquement français (tartine, salade, ...).

Le soir, promenade au Night Market. Très touristique mais bonne ambiance, de nombreux produits (vêtements, électronique, accessoires) pas cher (moins cher qu'en Thaïlande, je trouve) avec beaucoup, beaucoup de contrefaçons. Donc, attention à la douane si vous vous laissez tenter.

Le dimanche 8 mars : Aujourd'hui, c'est la journée de la femme qui se fête aussi au Laos. Promenade en vélo en longeant la Nam Khan dans la campagne. Je vois un panneau annonçant la tombe de Henri Mouhot. L'année dernière, je suis allé à Siem Reap pour voir le site d'Angkor découvert au XIXème siècle par...Henri Mouhot. Alors, je me dis je vais voir à quoi cela ressemble. Et bien franchement, on ne peut pas dire que cela attire du monde et qu'elle soit bien entretenue. Une tombe, une statue d'éléphant, une de Henri Mouhot et...c'est tout. L'avantage : on est seul, pas embêté par les touristes chinois et pas de problème pour prendre des photos.

Midi approche. J'entends de la musique. Youppi !!! Une fête. Je m'oriente vers celle-ci. Sur les bords de la rivière, une cabane à frites poissons, des tables, des salas, bref tout pour manger à l'ombre des arbres, une sono, un micro, de la musique. Les gens se retrouvent là pour pique-niquer, chanter, se baigner, manger et occasionnellement boire une bière.

Petite sieste et re-vélo. Sur la route, des hangars avec juste un toit. De la musique, des rires, des cris, ...KÉCÉCÉ ??? Je vais voir. Un boulodrome à faire pâlir des Marseillais. Ils jouent à la pétanque !!! Héritage français. Je suis français, j'aime bien jouer à la pétanque. Je peux jouer ? Daï daï ! Résultat : match perdu et une Lao Beer enfilée. Très bonne ambiance.

Du lundi 9 mars au jeudi 12 mars : Vang Vieng

Le lundi 9 mars :

Aujourd'hui, direction Vang Vieng (VV) en bus VIP réservé la veille auprès de ma GH. Prix 105 000 kips + commission pour la GH. Le coupon est à échanger à la gare routière contre le ticket. Inclus dans le prix : le repas. Départ à 9h30. Très beaux paysages, bus un peu vieillot, repas typique lao.

A la gare routière de VV, une meute de tuk-tuk vous attend et là pas de négociation. C'est 20 000 kips par personne. Point barre sinon tu marches.

J'ai réservé à la « Jammee Guesthouse ». Prix : 41,82 € / 3 nuits (avec petit déjeuner mais pas vu la moindre trace et pas demandé non plus). Les plus : Hôtel très propre, grande chambre, petite terrasse, emplacement un peu en retrait du centre bruyant et backpakers. Les moins : personnel distant.

Je me suis posé beaucoup de questions concernant VV par rapport à ce que j'avais lu sur le net : drogue, beuverie, ... Stop ou pas stop ? J'ai décidé de m'y arrêter et franchement je ne regrette pas. Même s'il y a de quoi faire le c.. (alcool, tubing, quad, ...) cela reste vraiment une belle destination. Libre à vous de faire...ou pas. De beaux paysages, de belles grottes, ambiance sympa le soir pour prendre une bière. Je recommande quand même.

Le mardi 10 mars : Aujourd'hui, rebelote. Location de vélo auprès d'un loueur proche de la GH (20 000 kips pour deux jours) et direction Tham Poukham cave et le mont Pha Ngeun. Grosse erreur de ma part, mais je ne le saurai que ce soir (mes fesses et mes jambes m'en parlent encore). Le vélo que j'ai loué est un vélo de ville et, après quelques kilomètres, je regrette déjà de ne pas avoir pris de VTT. La route est très sympa à faire, assez plate (malgré quelques petites montées) mais en vélo de ville sans vitesse et avec cette grosse chaleur, c'est l'enfer.

Le blue lagon ?! Une jolie mare blue avec des poissons. Sans plus. Ne pas y aller que pour ça. Par contre, la grotte franchement sympa à faire en prenant ces précautions. Pour y accéder, ça monte dure mais ça vaut le coup. Les Lao montent en tongs !!!

Ne pas se perdre car elle très grande et tu es seul au monde à l'intérieur dès que tu passes le bouddha couché. Perso, j'ai poussé un peu à l'intérieur mais toujours en ligne droite et avec une lampe de poche (possibilité d'en louer une à l'entrée pour 10 000 kips).

Le mercredi 11 mars : Cette journée sera tranquille. Promenade dans la campagne en vélo au gré des envies. A gauche, puis à droite et re à gauche, ...à un rythme très, très tranquille. Prise de photo, découverte, rafraîchissements, réservation du billet de bus pour Vientiane avec la compagnie Sout Chai.

Du jeudi 12 mars au dimanche 15 mars : Vientiane

Le jeudi 12 mars : Départ à 9h30 pour Vientiane en mini bus. Par contre, je ne retrouve pas mon ticket (perdu) alors pour le prix, faudra chercher sur le net. Sout Chai est une bonne compagnie de transport privé que je recommande. Service, véhicule récent, propre, eau et repas compris.

Nuit d'hôtel : « Vientiane Star Hotel ». Prix : 41,55 € / 3 nuits (avec petit déjeuner) Très bon hôtel en plein centre de Vientiane, chambre très propre avec TV câblée. Personnel très serviable et de bons conseils pour visiter la ville. Seul petit hic pour certains, les douches et les toilettes sont communes. Je ne sais pas s'ils proposent des chambres avec une salle d'eau privée. A creuser.

Le vendredi 13 mars et le samedi 14 mars : Visites classiques de Si Sa Ket (5 000 kips), Ho Phra Keo, Cop visitor center, Patuxai, Phra Tatluang museum (prix d'entrée : 5 000 kips), musée historique de l'armée populaire lao (un peu excentré tout de même)... Tout peut se faire à pied à partir du moment où marcher ne fait pas peur. Par contre, avec des enfants, prenez des touks-touks pour vous déplacer d'un site à l'autre.

Une activité que j'ai beaucoup aimée, c'est aller sur les bords du Mékong le soir (à partir de 17h00) pour me promener, voir le coucher du soleil, regarder les gens faire des séances de sports collectifs et flâner au marché de nuit.

En bref, Vientiane n'est pas la ville qui, pour moi, reste dans les mémoires. Pas de coup de cœur. Deux jours sont, à mon avis, nettement suffisant pour en faire le tour.

Demain, direction la Thaïlande.

Du dimanche 15 mars au mercredi 18 mars : Nong Khaï

Le dimanche 15 mars : Le transport de Vientiane à Nong Khai se fera en bus de la gare routière. Le prix du trajet est de 15 000 kips et les départs sont à 7h30, 9h30, 12h40, 14h30, 15h30 et 18h00.

Arrivée à la frontière, tout le monde descend du bus, paie son droit de sortie (10 000 kips), passe les contrôles, petit tampon par-ci (sortie Laos) et petit tampon par-là (entrée Thaïlande) et on remonte dans le bus qui vous attend de l'autre côté et direction Nong Khai.

Nuit d'hôtel : « The Rim Riverside Hotel ». Prix : 50,37 € / 3 nuits (sans petit déjeuner) Super petite Guest House. Super propre avec vue sur le Mékong. La GH a uniquement trois chambres. Très bien situé entre l'hôpital et le fleuve. Le propriétaire parle très, très bien anglais et est très serviable (comme sa femme mais pas pour l'anglais).

Salakaeoku (donation pour les étrangers de 20 bahts). J'ai adoré me promener dans ce « parc ». Les statues sont très belles, de la très petite à la très grande. Quand je m'y suis rendu, il y avait une multitude de femmes d'un certain âge, toutes habillées en blanc, venues faire des offrandes, se recueillir, ...

Après Salakaeoku, direction (à pieds) Wat Pho Chai. C'est une très belle pagode, très calme bien qu'en centre-ville.

Tout autour, comme souvent en Thaïlande, il y a de nombreux stands pour manger, boire une boisson fraîche ou manger une glace.

Sur le chemin du retour, je cherche un barbier. Chose faite très facilement et pour 40 bahts : rasage, tonte cheveux et massage de crane.

De retour à la GH, je me renseigne pour aller demain à Wat Phu Tok en scooter. Même si sur le papier, la distance est de, à peu près, 180 kms (ça fait quand même 360 kms aller-retour). Le patron de GH ne me conseille pas d'y aller en scooter et il me propose de me servir de chauffeur le lendemain moyennant 2 500 bahts pour le pick-up pour la journée. Rendez-vous pris.

Le lundi 16 mars 2015 : Direction donc Wat Phu Tok. Cordonnées GPS : 18.131446, 103.882088 C'est un site vraiment à faire par son originalité et le paysage quand on est sommet. Le site est plus impressionnant que dangereux. C'est très bien entretenu et sauf à faire le c.., il n'y a pas de problème de sécurité. J'ai adoré.

Le mardi 17 mars 2015 : Aujourd'hui, je loue un scooter auprès de ma GH (200 bahts la journée) et direction Phu Phrabat Historical Park à 65 km de Nong Khai. L'entrée du parc est de 100 bahts. Coordonnées GPS : 17.731382, 102.358071 Ce parc est superbe, calme, bien entretenu, bien fléché. Les rochers sont très impressionnants. La vue au sommet est superbe.

La route se fait très bien en scooter avec le GPS et l'oreillette. La route est belle et je conseille de partir le matin, très tôt, pour voir les ouvriers agricoles se rendre au travail sur leur « Kubota » ou l'arrière des camions. Arrêtez-vous pour « discuter » avec les planteurs de tabac, n'hésitez pas. Ils sont très accueillants et tout aussi curieux que vous et heureux de vous expliquer leur travail. Personnellement, on m'a même proposé une cigarette et on a tenté de m'expliquer le séchage des feuilles (rien compris mais beau moment avec des rires).

Du mercredi 18 mars au vendredi 20 mars : Udon Thani

Le mercredi 18 mars : Ce matin, je quitte Nong Khai pour me rendre à Udon Thani à 60-70 kms. Je ferai le trajet en train. Départ prévu à 13h03 et arrivée à 13h44 pour un prix de 11 bahts en 3ème classe. Et chose étonnante pour la Thaïlande, le train est à l'heure (départ comme arrivée). Je suis adepte des voyages en train en Thaïlande pour les petites distances car ils permettent de prendre son temps, de voir du paysage, d'échanger avec les gens, se sourire, ...

Nuit d'hôtel : « City Inn ». Prix : 32,26 € / 2 nuits (sans petit déjeuner) L'hôtel se situe dans une petite rue perpendiculaire de l'avenue Prajak Sillapakom entre la gare ferroviaire (à 500 m) et le central Plazza (à 300 m). L'hôtel, en lui-même, est très propre. Les chambres sont assez petites mais fonctionnelles. La rue est assez calme malgré les grossistes alimentaires qui la bordent et les bus de la gare routière (à 200 m).

Je trouve l'emplacement vraiment bien, assez central même si un peu excentré du Parc Prajak.

Cet après-midi, je me rends au Central Plazza pour y passer une partie de la journée au calme et surtout au frais. J'en profiterai pour acheter un maillot de football d'une équipe pour 690 bahts. Mon cadeau. C'est un très grand centre commercial, avec tous les services qu'on retrouve dans ceux de Thaïlande : banques, téléphonie, bowling, cinéma, et shops, shops, ...

En fin d'après-midi, je me rends au temple chinois de Chao Pu-Ya (derrière la gare ferroviaire). Son musée (gratuit), dédié à la communauté chinoise d'Udon Thani au RdC et à Confucius l'étage n-1 est superbe. Très bien fait, ludique avec un superbe éclairage qui met en valeur les pièces exposées. Puis, à la tombée de la nuit, direction la pagode et le parc. L'éclairage est fantastique. Faire le tour du lac en prenant le temps de laisser le temps prendre son temps.

Le jeudi 19 mars :

Aujourd'hui, rien de particulier au programme, si ce n'est me perdre dans Udon et finir au parc Prajak. Je me promène dans Udon Thani, tourne à gauche, puis à droite, vais tout droit, et...j'arrive en fin d'après-midi au parc. Je vois les canards, fais le tour du lac et finis par un superbe massage des pieds à la nuit tombante sur les bords du lac. Simplement fantastique.

Du vendredi 20 mars au dimanche 22 mars : Khon Kaen

Le vendredi 20 mars : Ce matin, je quitte Udon pour Khon Kaen (à une centaine de km au sud). Le transport : le train en 3ème classe pour 25 bahts.

Nuit d'hôtel : « Bann Vor Sumongkol Services Apartment ». Prix : 21,04 € / 2 nuits (sans petit déjeuner) Hôtel encore une fois très propre et bien placé avec un tarif très intéressant. Je me rends, pour louer un scooter, chez 191 carrent sur conseil de la personne de l'hôtel (3/33 Prachasumran rd. près de l'hôtel Pullman). Location du scooter pour deux jours à 400 bahts (prix classique). Par contre, et c'était la première fois pour moi en Thaïlande, le loueur m'a demandé mon permis de conduire français et il a fait une copie de mon permis de conduire international, complété un contrat et demandé une caution de 1 000,00 bahts (qui m'a été rendu au retour du scooter).

La paperasse complétée, je me dirige vers le King Cobra Village (Ban Khok Sa-nga) à Sai Mun à une soixantaine de kilomètres de Khon Kaen. Cela se fait très bien en scooter avec le GPS. L'entrée est gratuite pour assister au show mais une (voir deux ou trois) participation(s) est (sont) sollicitée(s) pour spectateurs en cours de spectacle. Personnellement, j'ai bien aimé même si je ne comprends pas les blagues avec le cobra mis dans le survêtement des messieurs, mais je pense savoir autour de quoi elles devaient tourner. Coordonnées GPS : 16.700953, 102.927977

Le samedi 21 mars : Ce matin, je me rends vers le barrage d'Ubolratana. J'ai été un peu déçu par ce site. Sûrement du fait du temps (petite pluie fine) et du fait que j'ai eu la flemme de monter voir le bouddha couché.

Puis, direction, Nam Phong NP quand le soleil est apparu.

Coordonnées GPS : 16.624263, 102.571322 L'entrée coûte 20 bahts par personne et 20 bahts pour le scooter. Vraiment sympa à faire pour ces formations rocheuses. Pas de monde, je devais être le seul dans le parc !? Ce n'est sûrement pas le plus parc de Thaïlande, mais si vous avez le temps et/ou ne savez pas quoi faire, pourquoi pas, mais ne faites pas de détour pour y aller.

Du dimanche 22 mars au jeudi 26 mars : Nakhon Ratchasima

Le dimanche 22 mars : Trajet en train de Khon Kaen à Nakhon Ratchassima. Départ à 8h01 et arrivée à 11h15 (3ème classe pour 38 bahts).

Nuit d'hôtel : « K.H.Chaophaya Inn ». Prix : 51,44 € / 4 nuits (sans petit déjeuner) Grand hôtel très impersonnel (usine) mais propre et vraiment pas loin du centre historique de Nakhon Ratchassima et des réjouissances qui vont avoir lieu en l'honneur de Ya-Mo.

Ce soir commencent les festivités en l'honneur de Thao Suranari (Ya Mo) et elles dureront jusqu'au 3 avril. D'après Wikipédia, Thao Suranari est une héroïne thaïlandaise connue localement sous le nom de Ya Mo. Celle qui portait le titre de Khunying Mo était l'épouse du gouverneur adjoint de Nakhon Ratchasima ; en 1826, elle prit la tête de la résistance contre l'invasion de l'armée de Vientiane. Après la bataille, le Roi Rama III éleva Khunying Mo au titre de Thao Suranari. Chaque année du 22-23 mars au 3 avril, une fête commémore le courage de cette héroïne, et la population rend régulièrement hommage à sa statue haute de 1,85 m en invoquant sa bénédiction. Ce soir, les danseuses répètent la chorégraphie pour demain, jour J. Mais la ferveur est déjà bien palpable et la tension monte.

Ce soir, spectacle son et lumière retraçant les événements qui rendirent célèbrent Thao Suranari. Très beau spectacle avec nombreux figurants, des effets spéciaux, des explosions, un feu d'artifice. Deux heures de très grand spectacle à la Robert Hossein.

Le lundi 23 mars : Ce matin, je pars vers la gare routière Bus terminal 2. Attention, à Nakhon Ratchasima, il y a deux gares routières. Une pour les destinations « locales » (Bus terminal 2 - route Mattraphap à côté de l'hôpital Ste Mary) et une pour les destinations plus « lointaines » (Bus terminal 1 – route Burin) pour aller vers Bangkok par exemple (d'après ce que j'ai compris).

Le prix du billet pour aller à Phimai est de l'ordre de 50 bahts pour 60 kms et à peine une heure de route. Au programme, le parc historique de Phimai et Sai Ngam (Banyan Tree).

Le parc historique de Phimai est un « petit » Angkor Wat situé en plein centre-ville de Phimai. Le prix d'entrée est de 100 bahts.

Après avoir fait l'année dernière, le site d'Angkor, j'ai beaucoup aimé me promener à Phimai même s'il ne faut pas s'attendre à la même chose. A Phimai, le site très (trop) bien entretenu, les bordures sont coupées au cordeau, pas une feuille morte et surtout en plein centre-ville. Angkor, ben...c'est tout simplement magnifique par ces temples, son cadre, sa nature, son ambiance...

Après le site de Phimai, je me rends à pieds vers Sai Ngam situé à, à peu près, deux kms du centre-ville. Je me promène à l'ombre des racines d'un banian. La promenade est très agréable et à l'heure du repas (c'est toujours l'heure du repas en Thaïlande), on peut se restaurer dans un restaurant situé juste en face de la pure Issan food. Très bon restaurant avec une ambiance très sanouk.

J'ai beaucoup aimé la petite ville de Phimai, sa douceur de vivre, son calme, ... Je conseille même d'y rester une nuit.

En fin d'après-midi, retour à Korat et ça commence : défilés des écoles, associations, clubs, guildes... Puis, c'est au tour des dames en tenues traditionnelles d'entrée dans la danse. Après direction le carré historique où la fête se poursuit avec des stands de jeux de fête foraine (chamboule tout, tire au bouchon, pêche, ...), des stands de vendeurs de rue, de la croix rouge, de la police touristique (même s'il n'y a pas beaucoup de touristes étrangers), de l'école d'infirmières... Une ambiance super sympa, festive, bon enfant, ... Des scènes sont réparties dans la vieille ville où des artistes se produisent. Cela va du rock au molam en passant par du théâtre traditionnel thaï. Des matchs de boxe thaïe au stade couvert, des concerts, des spectacles, ...

Et les gens qui n'en finissent pas de rendre hommage à la stature de Ya Mo située à la porte Chumphon (encens, fleurs de lotus, feuille d'or, prière, bénédiction de moines, une mae chi (?) en transe qui mâche du bétel et le recrache sur les fidèles, dans les porte-monnaie).

Et ce sera comme cela tous les soirs jusqu'à mon départ pour Bangkok. Un vrai régal. J'ai beaucoup aimé cette fête et je la recommande vivement.

Le jeudi 26 mars : Bangkok Ce matin à 6h00, je suis à la gare routière de Bus terminal 1 pour me rendre à Bangkok. Prix du billet : 209 bahts (si je me souviens bien) et 4 heures de route (+ les bouchons à l'approche de Bangkok). Arrivé à Mochit, je prends le bus pour 6 bahts et direction le premier arrêt de BTS pour me rendre vers mon hôtel.

Nuit d'hôtel : « Muangphol Mansion ». Prix : 24,08 € / nuit (sans petit déjeuner) Hôtel à deux pas du BTS, du MBK pour le shopping et de la maison de Jim Thompson. Idéalement placé et pas cher pour Bangkok, cet hôtel à un gros inconvénient : il est trop proche du BTS (QUEL BRUIT!!!). Si vous comptez y dormir : à éviter.

Donc, je commence ma journée à Bangkok en visitant la maison de Jim Thompson (à 450 m de mon hôtel). Prix d'entrée : 100 bahts et visite en français à 11h40 (peut-être d'autre l'après-midi). C'est la première fois que je fais cette visite. Pour moi, et ça n'engage que moi, ce n'est pas un incontournable. La maison est très belle, les pièces exposées aussi mais on ne peut pas prendre de photos de l'intérieur. Il y pour moi d'autres visites à faire quand on se rend pour la première fois à Bangkok.

Après-midi shopping au MBK à 350 m de l'hôtel.

Le vendredi 27 mars Départ de l'hôtel vers les 21 heures en BTS pour rejoindre Phaya Thai et prendre le rail link pour l'aéroport. Option à favoriser quand on est seul car beaucoup moins onéreux et plus rapide que le taxi.

Départ de Bangkok à 1h40 et arrivée à Doha à 4h55. Départ de Doha à 8h05 et arrivée à Paris à 13h10. Aucun retard. Vol Doha à Paris en A380. Un régal tant pour la taille de l'écran du service de divertissement, la nourriture et le silence. Qatar Airways : oui mais en A380 (évitez l'A340).

Un très, très gros coup de cœur pour l'Issan, ses paysages, la gentillesse de ses gens, sa gastronomie, sa culture. C'est une région où je sais que je retournerai. Peut-être sur un axe Nakhon Ratchassima-Surin-Ubon Ratchatani. Voilà pour finir mon récit de voyage qui a pour but d'aider, d'orienter les futurs voyageurs. Si besoin, n'hésitez pas à me contacter, je vous répondrai avec plaisir.
Circuit de 3 semaines dans l'Ouest américain English translation pending
by Marielle69 · 2015-07-31 · 154 replies
Bonjour,

Cela fait une semaine que nous sommes revenus de notre périple américain et j'ai toujours du mal à revenir sur terre. Alors peut-être qu'en mettant par écrit tous mes beaux souvenirs, je revivrai un peu notre voyage ?? Nous, c'est Nico (mon mari, 40 ans cette année), mes 2 filles (13 et bientôt 9 ans) et moi, 43 ans. Nous ne sommes pas du tout de grands voyageurs internationaux préférant bien connaître la France (enfin, nous ne pensions pas l'être, mais notre voyage nous a tellement plu que nous reverrons sûrement nos prochaines destinations 😉). Mais cette année, Nico fête donc ses 40 ans, et nous allons aussi fêter nos 10 ans de mariage. Alors, c'est l'année où tout est permis. La décision est donc prise l'année dernière de nous lancer dans ce voyage (après avoir fait une estimation de notre budget). Une grande mission m'attend donc : lire tous vos carnets, vos conseils... Je prends des notes de tous les côtés, lis aussi les conseils "hôtels" sur tripadvisor et commence à mettre en place le circuit. Avec vos récits et vos photos, j'ai déjà l'impression de voyager avant l'heure : MERCI !

Nous prenons nos billets d'avion en novembre et "offrons" le voyage aux filles à Noël. Elles n'en reviennent pas (elles pensaient que si nous ne partions pas au ski cette année, c'était pour refaire la cuisine :-)). Quelle surprise pour elles ! Elles sont ravies et les larmes de joie ne sont pas loin.

Voici notre circuit : Dimanche 5 juillet : Lyon -> Francfort -> Los Angeles Lundi 6 juillet : Los Angeles Mardi 7 juillet : Los Angeles -> Kingman Merc. 8 juillet : Kingman -> Grand Canyon Jeudi 9 juillet : Grand Canyon -> Page Vendredi 10 juillet : Page -> Monument Valley Samedi 11 juillet : Monument Valley -> Moab Dimanche 12 juillet : Moab Lundi 13 juillet : Moab -> Bryce Canyon Mardi 14 juillet : Bryce canyon Merc. 15 juillet : Bryce canyon -> Las Vegas Jeudi 16 juillet : Las Vegas Vendredi 17 juillet : Las Vegas -> Death Valley Samedi 18 juillet : Death Valley -> Lee Vining Dimanche 19 juillet : Lee Vining -> Yosemite (El Portal) Lundi 20 juillet : Yosemite Park Mardi 21 juillet : El Portal -> San Francisco Merc. 22 juillet : San Francisco Jeudi 23 juillet : San Francisco -> Francfort -> Lyon

Nous avons essayé de faite un circuit pur tous les goûts (nature et rando pour les grands) et quelques villes pour les plus jeunes (même si elles ont aussi adoré les parcs et les grands espaces). Des coups de cœur, de l'émerveillement, des choses moins bien mais toujours des surprises et un retour avec des étoiles plein les yeux (au moins autant que sur le drapeau US) : voilà ce qui pourrait résumer notre voyage. Les détails dans les prochaines messages...
Madagascar souhaite ouvrir son ciel aux compagnies étrangères English translation pending
by VoyageForum · 2015-07-17 · 107 replies
Afin d'accroitre la desserte de l'île, le gouvernement malgache songe fortement à ouvrir son accès aux transporteurs étrangers. Y compris même sur les vols intérieurs, monopole d'Air Madagascar dont la grève qui dure depuis plusieurs semaines a déjà bien plombé un secteur du tourisme qui n'avait pas besoin de cela. Lire la suite...
Un mois dans l'Ouest et le Nord-Ouest américain en famille English translation pending
by Korriganelgv · 2015-07-14 · 119 replies
Bonjour à tous !

Après avoir parcouru de nombreux carnets de voyage ici-même, grâce auxquels j'ai pu préparer notre propre périple selon nos envies et nos possibilités, à mon tour de partager notre voyage ! Nous n'y lirez rien que vous ne puissiez trouver sur ce merveilleux forum et aucune info que les passionnés de l'Ouest américain (à qui je tire mon chapeau pour leurs précieuses informations et leur réactivité) n'auraient su vous donner, mais simplement un petit moment de vie sur les routes ensoleillées (ou non !) de cette région fascinante.

Je vous écris aujourd'hui de Lander, dans le Wyoming. Nous sommes arrivés à Los Angeles le 4 juillet dernier, j'essaierai de mettre à jour notre carnet au fur et à mesure (je sais pertinemment que je ne pourrai malheureusement pas le faire à notre retour...).

Bonne lecture ! Et encore merci à tous ceux qui font vivre ce forum, sans qui notre roadtrip n'aurait vu le jour.
Trois semaines dans l'Ouest... que du bonheur English translation pending
by Sanguine · 2015-06-20 · 159 replies
Voici dix jours que nous sommes rentrés et je me remets à peine. Dur dur de retrouver la vie quotidienne, de revenir à la réalité. sans compter bien sur, le décalage horaire... Mais j'ai envie de vous faire partager notre voyage, même si pour les plus acharnés d'entre vous il est sans doute, très banal! Le début de l'histoire.... Il y a deux ou trois ans, une "amie" Facebook poste sur son mur, des photos et des vidéos de leur voyage dans l'Ouest. Et là, je suis émerveillée, époustouflée par les grands espaces et la beauté des paysages, j'ai très envie de les découvrir à mon tour. Petit à petit, je rallie mon mari et nous commençons à regarder des catalogues, acheter des guides; Nous sommes souvent, voire toujours partis seuls, mais là il rechigne un peu, trop loin, trop grand, trop de kilomètres. Je ne conduis pas en voyage et il me dit que s'il conduit il ne profite pas... Nous commençons de regarder du côté des voyages organisés. Mais trouver le voyage de nos rêves et rester dans des prix abordables s'avère très compliqué. Au final nous n'en sélectionnons que deux, les "moins pires" dirons nous. 😏 Nous sommes en juillet 2014. En août nous partons au Canada en voyage "organisé" un peu spécial car à la carte, organisé par la chorale à laquelle j'appartiens. Et je parle de notre projet à une de nos meilleures amies. Très intéressée, elle nous donne sa réponse très vite, c'est oui. Et elle est prête à conduire... A trois c'est déjà plus facile. Je commence alors à établir un circuit, et je viens le poster sur ce forum.(je n'arrive pas à mettre le lien, pas grave!)

Et petit à petit, grâce à vos conseils, notre projet s'est concrétisé.

Il me faut remercier tous ceux qui m'ont aidée; Istat, Bastinj, Jpg13, Pong, Caussat, pardon à ceux que j'oublie. Merci aussi pour vos nombreux carnets de voyage, que j'ai lus avec beaucoup d'attention, sans toutefois intervenir😕 Tout particulièrement ceux de Laure et Minibou37, entre autres.

Bon j’arrête mon bavardage et je commence la description:

Les participants: Mon mari ( Milou) et moi (65 et 60 ans), notre amie Monique et une amie à elle, Marie Christine. Le budget: Billets d'avion: 935 € par personne, Air France, Paris Los Angeles, San Francisco Paris, deux vols directs. Hôtels et appartements: 3992 € pour 4 personnes, des hôtels de toutes catégories et deux appartements, un à Los Angeles, l'autre à San Francisco Location de voiture: Dodge Journey louée chez Alamo: 871,89 € Essence: 305 €, 4775 km parcourus. Nous n'avons pas fait le détail des autres frais mais tout compris le voyage nous revient à moins de 3000 € par personne. Le midi nous pique-niquions, souvent une salade et des fruits frais, le soir c'était restau, assez simple. La plupart des petits déj étaient compris, sinon nous le prenions à l'appartement ou dans notre chambre.

Le circuit:

Jour 1 : (jeudi 21 mai) Paris Los-Angelès Jour 2 : (vendredi 22 mai)Los Angeles Jour 3 : (samedi 23 mai)Los Angeles → Kingman ( 533 km) Route 66 Jour 4 : (dimanche 24 mai) Kingman → Grand Canyon (262 km) Jour 5 : (lundi 25 mai) Tusayan → Page (230 km) Lake Powel Jour 6 : (mardi 26 mai) Page → Goulding (198 km) Antelope Canyon, Monument Valley Jour 7 : (mercredi 27 mai) Goulding → Cortez (231 km) Meza Verde Jour 8 : (jeudi 28 mai) Cortez → Moab (185 km) Canyonlands Jour 9 : (vendredi 29 mai) Moab , Arches Jour 10 : (samedi 30 mai) Moab → Torrey(251 km) Capitol Reef Jour 11 : (dimanche 31 mai) Torrey → Kanab (254 km) Bryce Canyon Jour 12 : (lundi 1 juin) Kanab → Sprindale (73 km) Zion Park Jour 13 : (mardi 2 juin) Springdale → Las Vegas (271 km) Jour 14 : (mercredi 3 juin) Las Vegas Jour 15 : (jeudi 4 juin) Las Vegas → Furnace Creek (236 km) Jour 16 : (vendredi 5 juin) Furnace Creek → Lee Vining (430 km) Jour 17 : (samedi 6 juin) Lee Vining → Groveland (147 km) Jour 18 : (dimanche 7 juin) Groveland → San Francisco (225 km) Jour 19 : (lundi 8 juin) San Francisco Jour 20 : (mardi 9 juin) San Francisco → Paris Jour 21 : (mercredi 10 juin) Paris :

Nous avons fait quelques jolies randonnées, que j'essaierai de détailler plus tard.

Dans l'ensemble tout s'est très bien passé, la météo a été de notre côté, pas trop chaud à Death Valley (juste 39 degrés 😎) et de la pluie à Yosémite et Capitol Reef, mais juste l'après midi; Nos top: Grand Canyon, Monument Valley, Bryce Canyon... Mais aucune deception. Il nous a manqué un jour à San-Francisco et nous sommes arrivés trop tard à Lee Vining pour aller à Bodie.

Voici pour le début, il faut maintenant que je cherche pour insérer des photos 😉
Bangladesh en juillet août English translation pending
by Lul · 2015-06-13 · 14 replies
Bonjour, Il y a quelques comptes-rendus de voyageurs revenant du Bangladesh, mais aucun ne concerne les mois de juillet et août. Donc ma question est : la période de mousson est-elle si terrible pour qu'un voyageur n'ose y poser ses sandales ? Luc
Floride: voyage familial, avril 2016 English translation pending
by Moodee69 · 2015-06-02 · 38 replies
Oyé oyé peuple voyage-forumien nous venons ici relater officiellement l’ébauche (bien avancée il est vrai) de notre périple familial en terre de l’oncle Sam ! 😉

Nous partirons à 4 pour ce voyage en avril 2016 en Floride. (Nous les parents, ainsi que nos 2 grandes filles qui seront âgées de 9 ans)

Notre voyage va s’axer sur plusieurs points (le but n’étant pas de faire absolument tout ce qui est possible mais de profiter) - Découverte de la Floride et plus largement de la culture américaine (c'est notre première fois aux Staït's!) - Parc d’attractions pour nous 4 - Nage avec des dauphins pour madame - Assister à un match NBA pour moi 😎😎 - Plages (Sanibel nous voilà !!!) - et…. Outleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeetttt !!!! (Bagage supplémentaire déjà prévu dans le billet retour 😛)

Après avoir lu, relu, imprimé, barré, coché, fantasmé, rigolé etc… les différents posts de ce site on a établi le programme suivant articulé autour de la villa loué à Kissimmee (Orlando) Départ le 07/04/16

Jour 1 : Départ de Lyon 10h50 – Arrivée Miami 17h40 (Prise de la voiture) et direction hôtel proche de l’aéroport pour dodo) - Hotel Ramada Miami Springs 2 étoiles Jour 2 : Miami airport – Keys (Marathon) Jour 3 : Keys (Marathon) Jour 4 : Départ de Keys (Marathon) -> Florida City – Hotel Super 8 Florida Cty Homestead Jour 5 : Florida City -> Naples Jour 6 : Naples -> Sanibel Jour 7 : Sanibel - Location de vélos pour ballades Jour 8 : Sanibel -> Sarasota Jour 9 : Sarasota -> Orlando (Kissimmee) Jour 10 : Orlando – Parc Universal 1 – Rassemblement voiture ancienne le soir sur Kissimmee Jour 11 : Orlando – Repos – Outlet (ou aller /retour Tampa/Clearwater) Jour 12 : Orlando – Parc aquatique Jour 13 : Orlando – Parc Universal 2 (partie Harry Potter) Jour 14 : Orlando – Repos visite Orlando centre Jour 15 : Orlando – Palm Beach – Hotel Best Western Palm Beach Lakes Jour 16 : Palm Beach - Miami Jour 17 : Miami Jour 18 : Miami Départ 20h30 Jour 19 : Arrivée Lyon 14h25

Infos diverses Location de voiture : bsp autos Réservation logements : hotels.com + airbnb Réservation billets parc attractions :
http://www.officialticketcenter.com/ Réservations billet match de basket : http://www.superbillets.com/basketball-nba.aspx

Questions Que pensez-vous de notre programme ? Des avis sur bsp pour la location de voiture ? Quelqu’un a-t-il déjà été voir un match de basket a l’Amway Arena d’Orlando ? Connaissez-vous des terrains de baskets extérieurs a Kissimmee ou Orlando afin de me « frotter » aux joueurs locaux (à mon humble niveau)? Quel endroit est plus propice pour une nage avec des dauphins ?

On compte bien sur faire de l’aéroglisseur, visiter l’hôpital des tortues, une ferme d’alligators etc…

On a beau avoir mis de l’argent de côté depuis 5 ans pour s’offrir ce voyage… Certains endroits de Floride picotent franchement niveau tarifs !! pfiouuu 🤪

Cordialement,

Thierry
Trois semaines au Gujarat puis Rajasthan, Amritsar, Mac Leod Ganj et Haridwar English translation pending
by Yan55 · 2015-04-24 · 42 replies
Dans le cadre d'un voyage de deux mois en Inde, qui nous a conduit du Karnataka jusqu'à l'Himachal Pradesh, nous avons passé trois semaines au Gujarat, destination peu touristique et donc ne faisant pas l'objet d'autant de commentaires que d'autres. Pour préparer notre tour du Gujarat, je me suis beaucoup aidé des carnets de voyage postés sur ce forum et, à mon tour, j'ai envie de vous faire partager un peu de notre périple. Nous avons toujours utilisé les bus publics et je dois dire que, même si toutes les inscriptions sont faites en alphabet gujarati, nous n'avons jamais eu de mal à trouver le bon bus, les gens sont très serviables et toujours prêts à aider les étrangers même s'ils ne parlent souvent que quelques mots d'anglais. Nous n'avons rencontré que très peu de touristes étrangers et nous étions vraiment sujets de curiosité pour les locaux qui voulaient tous nous prendre en photo! Voici donc, étape par étape, le déroulé de notre voyage AHMEDABAD :

-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?

Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!

-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.



Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.



dans les profondeurs du puits



derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée

Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.

En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense. Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.

PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.

Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !

Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.





Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...





comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !

-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...









les nonnes jaïnes



cricket dans la rue

En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !



LITTLE RANN OF KUTCH :

-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.

A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).



-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.











Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.

La suite quelques articles plus loin...
Bienvenue au Maroc: découvrez mon pays en photos! English translation pending
by Sally23 · 2015-04-24 · 201 replies
Je veux partager avec vous , chers voyageurs , quelques merveilles de mon pays. Question de vous aider à mieux découvrir ce que vous ignorez de ce Joli pays dont je suis fière d'appartenir . BONNE VISITE . Chaque commentaire sera consacré à une ville ou région particulière. Je publierai , chaque fois que j'aurai le temps , quelques photos pour le plaisir de vos yeux.

N'hésitez pas à demander n'importe quelle information . Je ne connais pas tout certes, mais je ferai de mon mieux pour vous éclaircir les idées.
Circuit Ouest américain et Hawaï English translation pending
by Ciciekiri · 2015-04-16 · 20 replies
Bonjour à tous et à toutes, Avec mon compagnon nous avons décidé de faire un circuit individuel dans l'Ouest Americain cet été pendant 3 semaines. Voici notre programme: jour 1- Vol vers phoenix jour 2- grand canyon avec survol en hélicoptère jour 3- monument valley jour 4-Bryce canyon (halte à Kanab) avec balade à cheval à bryce canyon jour 5,6,7-Las Vegas (caesar palace et deux spectacle: O et david copperfield) jour 9-death valley (on pense prendre la ghost town route) jour 10-mammoth lakes jour 11-yosemite jour12,13,14-san francisco (avec visite alcatraz, japanese tea garden....) jour15-San luis obispo (mais arret à monterey pour excursion en mer pour voir les baleines et route panoramique cotière) jour 16,17,18,19-Los angeles (arrêt à Solvang avant d'arriver à hollywood où se trouve notre hotel, 1 jour à universal studio, 1 jour à six flags, 1 jour de visite) jour 20, 21,22,23- Hawaii jour 24-vol retour

Voila pour Hawaii, nous y serons donc 3 journées pleines. Nous pensions visiter pearl harbor et bishop museum le jour 1, diamond head et hanauma bay le jour 2 et le foaster botanicol garden le jour 3

Nous aurons un véhicule personnel de location pour toutes les étapes (de manière à éviter les bus et les contraintes d'horaire notamment)

Avez vous quelques idées de visite pour Hawaii? quelque chose à nous conseiller (resto, animation, activité ect)

Merci :)
Compte rendu de 2 croisières en Asie (Malaisie, Thaïlande, Vietnam), RCCL, 12 jours, Mariner of the Seas du 6 au 18 février 2015 English translation pending
by Reglisse68 · 2015-03-08 · 15 replies
Voici le compte rendu d'une croisière à bord du Mariner of the Seas (compagnie Royal Caribbean), effectuée du 6 au 18 février 2015 (deux croisières consécutives 5 jours + 7 jours) au départ de Singapour. Les escales sont les suivantes : - SINGAPOUR (Malaisie) - KUALA LUMPOUR (Malaisie) - LANGKAWI (Malaisie) - PHUKET (Thaïlande) - SINGAPOUR (Malaisie) - BANGKOK (Thaïlande) - HÔ-CHI-MINH (Vietnam) Pour obtenir des plans ou des cartes des lieux visités j’ai souvent utilisé Google Earth qui permet d’avoir des vues aériennes ou effectué des recherches dans Google en tapant « plan et le nom du lieu ». Le site Tripomatic est aussi très intéressant pour avoir des plans et voir les activités à faire sur place.

Le compte rendu est organisé par partie : précisions sur l'avant croisière, détails de toutes les escales, précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), précisions sur la fin de croisière et le retour. Compte tenu de la distance entre les ports et les lieux à voir, contrairement à d’habitude, nous avons souvent acheté des excursions à bord du bateau pour une question de sécurité au niveau des temps de trajets.

PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE

Départ le 5 février à 11h50 depuis l’aéroport de Frankfort (Allemagne). Vol direct effectué par la Singapour Airlines en A380 sans aucun problème. Cette compagnie est géniale, ils pensent à tout : oreiller, couette, écouteurs, des bons repas, des encas gratuits, des boissons gratuites… Parking réservé en avance sur le site internet de l’aéroport, payé 80€ contre 160€ (en promotion) en parking couvert à 10 minutes en marchant des terminaux. Il existe un parking spécial vacances qui se situe à 25 minutes avec une navette, parking non couvert alors vu la saison et l’heure du vol retour (20h30) on a joué la tranquillité ! Sans compter qu’avec la promotion finalement il n’y avait que 20€ d’écart.

Arrivée à Singapour vers 7h le lendemain, décalage horaire oblige. Nous avons effectué le trajet entre l’aéroport et le bateau en métro. Changi airport ligne 3, Stop au deuxième arrêt « Tanah Merah », prendre la direction « joo koon » ou « jurong east ». Stop à l’arrêt « Raffles place », prendre le métro 5 direction Marina south pier. En tout il y a deux changements. On a pris le métro à l’heure de pointe et même avec 3 valises, ça passe ! Bon j’avoue il ne faut pas être large… mais les Singapouriens sont civilisés, chacun attend son tour, si le métro est plein ils attendent. Il faut juste penser à ne pas garder son sac sur le dos (il y a des petits dessins pour expliquer que le but n’est pas d’assommer son voisin !), ni à mâcher un chewing-gum (interdit par la loi) ! … Les tickets sont à acheter à des bornes automatiques, c’est très simple à utiliser, la seule chose c’est qu’ils n’acceptent pas les billets de 5 donc il faut faire de la monnaie. Arrivés à la station Marina south pier, il suffit de suivre le petit chemin bétonné (et un peu cabossé !) couvert pour arriver jusqu’au bateau. Il faut compter 15 minutes en marchant tranquillement avec 3 valises. Pour les curieux voici l’adresse du port : MARINA BAY CRUISE CENTER SINGAPORE (MBCCS) 61 Marina Coastal Drive, Singapore. On peut voir sur google maps ou google earth à quoi cela ressemble du coup. Nous sommes arrivés au port à 9h, et nous avons pu déposer nos valises au premier étage à 9h15 (alors qu’en théorie c’est 11h si on essaye au niveau du rez-de-chaussée où arrivent les bus). Vu que l’enregistrement ne commence qu’à 11h nous avons fait le choix d’aller visiter les jardins « gardens by the bay » situés à 25 minutes de marche du port puis de s’enregistrer après. Vous avez le temps d’aller au bateau et de repartir visiter les jardins, bien sûr il ne faut pas oublier de regarder l’heure de temps en temps ! Toujours pour les curieux voici l’adresse du jardin : 18 Marina Gardens Drive Singapore 018953. Concernant les jardins, l’entrée est gratuite. Les deux serres sont payantes, il faut compter 28$ singapouriens par personne. Il y a deux serres immenses, une basée sur les fleurs et l’autre plutôt sur la forêt, les deux sont intéressantes. Il faut compter au moins 45 minutes par serre. En tout nous sommes restés 3h30 dans le jardin à déambuler, c’est vraiment sympa. On est aussi monté dans un des arbres géants pour marcher sur une passerelle pour avoir une vue superbe sur les jardins et la ville (c’est 5$ en plus par personne…). Pour les frileux, prévoir un petit pull pour la serre de la forêt ! Retour au bateau après 25 minutes de marche sous le soleil (trajet aller sous la pluie !). Retour au bâtiment pour s’enregistrer. Enregistrement très rapide, bon en tant que membres platinum on passe en priorité… c’est un droit mais on se sent un peu coupable quand même ! Arrivée à bord du bateau, les passeports sont confisqués… cela fait bizarre mais c’est la procédure normale.

16h30 départ du bateau !

LES ESCALES

🙂KUALA LUMPUR 8h00 - 17h00 Le bateau est amarré à Port Klang, c’est à environ 1h de bus de Kuala Lumpur. météo : chaud et beau ! Compte tenu de la distance entre le port et la ville, nous avons opté pour la prudence… Nous avons acheté l’excursion « Batu caves and city expérience ». D’une manière générale l’excursion est vraiment bien surtout qu’on a eu du temps pour visiter (bon toujours moins que par nous-même mais bon par défaut…) Il faut compter 1h30 de bus pour se rendre aux grottes sacrées. Le site en lui-même est très coloré, peuplé, dépaysant et sale… ! Beaucoup de monde ce jour-là car c’était un moment de pèlerinage, du coup c’est un lieu vivant, on est dans l’ambiance, c’est vraiment bien si on arrive à faire abstraction de la saleté (bouteilles plastiques, déchets…) et des odeurs ! Il y a un marché non alimentaire juste à côté fréquenté par des locaux. Direction ensuite l’usine Royal Selangor, c’est une usine où l’étain est travaillé d’une façon design et moderne, le résultat est bluffant. Nous avons ensuite effectué un arrêt photo devant les tours Petronas sublimes ! Puis direction un restaurant buffet, très bien garni, propre, appétissant. Nous sommes ensuite montés à la KL tower pour avoir une vue sur la ville et sur les tours Petronas du coup : parfait. Fin de l’excursion dans le square de l’indépendance, bon là ce n’est pas le plus intéressant, on a plutôt regardé les bâtiments autour que le square en lui-même. Retour au bateau vers 16h30.

bilan de notre journée à terre : Très belle journée même si on est toujours un peu frustré de suivre le « troupeau » dans les excursions, contrairement à d’habitude.

🙂LANGKAWI 8h00 – 18h00 Le bateau est à quai au sud de l’ile près de la plage Pentai Tengah. météo : ensoleillé et chaud ! Avant le départ nous avions fait le choix de visiter les mangroves avec la société « dev’s adventure tours». Nous avions réservé l’excursion « boat trip mangrove » et payé en avance. Le point de rendez-vous n’est pas le port mais l’entrée d’un hôtel (Resorts World Langkawi) situé à 5 minutes à pied, rdv à 8h45. Après quelques minutes d’attente, le chauffeur est arrivé avec sa liste de passagers et on est monté dans un mini bus en direction du début de la promenade dans les mangroves. Arrivés sur place, il y a beaucoup de bus mais finalement on passe devant tout le monde et on s’est retrouvé à 10 dans le bateau, les autres étaient bien plus serrés. Les places à l’arrière près du pilote sont sympas, elles permettent de ne pas tourner la tête dans tous les sens pour voir les deux côtés de la mangrove. Le guide était parfait, souriant et passionné par la nature. Le pilote repérait les animaux et s’approchait doucement pour nous montrer les serpents, les oiseaux… On a fait un arrêt dans une grotte pour voir les chauves-souris et les singes. Puis balade dans les mangroves pour voir les aigles et la mangrove en elle-même. Arrêt plage dans une plage totalement isolée, belle mais l’eau était trouble à cause du temps. Arrêt repas dans un restaurant flottant (cuisine locale excellente, surtout ne pas demander épicé sinon le bouillon est impossible à finir … et même à commencer !). A côté du restaurant on a visité une petite ferme d’élevage en 15 minutes, rien de transcendant mais cela permet de voir quelques poissons d’un peu plus près… Retour dans le bateau puis au bus. Nous avons demandé au chauffeur de nous déposer à la plage Pentai Tengah plutôt qu’au point de départ près du port. Arrivée à la plage vers 15h30. La plage est très belle, vraiment peu peuplée, l’eau propre et chaude. Nous avons profité de la plage pendant 30 minutes puis on a ensuite marché le long de la route (sur le trottoir) pendant 25 minutes pour revenir au bateau.

bilan de notre journée à terre : Superbe journée, tout était parfait, les mangroves, le restaurant, le guide, la plage… ! Aucun regret ! A la rigueur on aurait ou rester un peu plus longtemps à la plage… c’est vraiment pour trouver quelque chose à redire…

🙂PHUKET 7h00 - 20h00 Le bateau jette l’ancre dans la baie de Patong (merci google earth !). Des navettes font le trajet jusqu’au nord de la plage de Patong. météo : superbe soleil ! Pas humide du tout pour une fois. Amateurs de plongée nous avions réservé une excursion sur le bateau pour aller aux iles Phi-phi. Le nom de l’excursion est « Island Hopping and Snorkeling at Phi Phi Island ». Les personnes ayant acheté des excursions sortent du bateau et montent dans la navette avant les autres. Après 30 minutes de bus et avoir traversé la ville de Phuket nous sommes arrivés à la plage de départ. Il y avait au moins 30 speed boat… heureusement que tous ne vont pas au même endroit ! La mer était agitée, les moteurs avaient des difficultés à démarrer, une des trois hélices étaient bloquées dans les cordes des bateaux voisins… Anxieux s’abstenir ! Sans compter qu’une fois en pleine mer, il y avait tellement de vagues que de l’eau rentrait de temps en temps par l’avant du bateau, c’est impressionnant et terrifiant… Nous étions assis tout à l’arrière dos aux moteurs et vraiment c’est la meilleure place pour éviter de percuter le voisin à chaque fois que la coque du bateau rebondit contre les vagues. Il y avait des enfants à bords et ils avaient vraiment peur, nous déconseillons fortement cette excursions avec des enfants si la mer est agitée. Nous avons mis une heure pour arriver jusqu’à la célèbre plage utilisée pour le film « The Beach », elle est sublime, mais très peuplée forcément ! C’était juste un arrêt photo d’ailleurs, cela suffisait. Nous avons ensuite repris le bateau pour aller faire du snorkeling mais la mer étant agitée nous n’avons pas plongé au meilleur endroit… Le fond est très abimé, on constate encore les ravages du tsunami, les poissons sont beaux (ils viennent grâce au pain !) et colorés. Direction une ile pour aller manger dans un restaurant buffet, cuisine locale excellente, peu variée mais vraiment très bon et avec une vue juste magnifique… 1h plus tard le guide nous explique que suite aux conditions météorologiques nous ne pouvons pas aller à Bamboo Island donc nous avons été sur une ile privée, très peu fréquentée du coup, juste sublime… L’eau est chaude, le soleil n’en parlons pas : juste le paradis ! 1h plus tard, retour au speed boat, et direction le point de départ. Heureusement le retour était moins agité. Retour au bateau par le bus. En sortant du bus nous avons marché (peu ou pas de trottoir et beaucoup de circulation…) en direction de la plage de Patong histoire de se promener. Après 15 minutes de marche nous nous sommes posés sur la plage principale (pas celle près du Novotel, certes très calme comme j’avais pu trouver sur des sites internet, très calme mais très odorante car près des égouts !). La plage est propre, l’eau aussi et on voit le fond. La plage est fréquentée par un peu tout le monde : quelques familles, beaucoup de couples (hétéro et gays), quelques papy et mami… En journée cela reste familiale apparemment. On a pris un petit bain puis quelques minutes de bronzette, juste histoire de sécher les maillots, puis retour au bateau.

bilan de la journée : Une journée qui a commencé par une traversée angoissante mais qui finalement a été géniale ! On recommande cette excursion en tout cas. Le guide était vraiment bien, il nous a même bien fait rigoler car avant de monter dans le speed boat il nous a répété au moins 10 fois d’aller aux toilettes ! Un peu moins drôle en revanche, un des 4 bateaux affrété par la Royal Carribean a fait demi-tour, quelques minutes après le départ, suite à la demande de quelques passagers à bord du speed boat qui étaient terrifiés…excursion annulée...

🙂SINGAPOUR 8H00 – 16H30 Le bateau est amarré dans le nouveau port de croisière (voir plus haut pour l’adresse). météo : ensoleillé et chaud !

Profitant d’effectuer deux croisières consécutives, pendant que tout le monde descend du bateau tristement, nous on a visité la ville par nous-même. Direction le quartier indien via le métro, c’est facile et à 9h nous étions dans ce quartier. Le but était de voir le temple Sri Veeramakaliamman (gratuit). Très beau temple, lieu de culte oblige, il faut se déchausser pour rentrer et cela est bien normal (j’avoue j’étais heureuse d’avoir des chaussettes pour l’hygiène… et la chaleur car le sol est brulant !). Par respect, il faut penser à avoir les épaules et les genoux couverts, dans certains temples ils prêtent (contre quelques billets) des paréos. Nous avons ensuite marché en direction de Arabe street pour voir la mosquée du Sultan qui manque de chance était en travaux. On a pu voir la mosquée tout de même mais avec des échafaudages c’est forcément moins beau. Entre le temple et la mosquée nous avons déambulé dans des petites boutiques, toutes achalandées pour le nouvel an chinois, c’était vraiment très coloré : rouge et jaune à l’honneur ! Extrêmement dépaysant… Nous avons ensuite repris le métro à l’arrêt Buggis en direction de Chinatown, pour celui-là impossible de se tromper, Buggis et Chinatown sont les deux bouts de la même ligne de métro. Après 10 minutes de trajet nous voici dans Chinatown ou plus exactement dans le centre commercial situé au-dessus de l’arrêt de métro ! Et là difficile de trouver la sortie… Je suppose que là avoir un smartphone doit aider pour savoir si on doit aller à gauche ou à droite, nous on a utilisé une carte et repérer les noms des rues (bien indiqués !)… Nous avons visité la mosquée Jamae (bleue), puis toujours sur la même rue, nous avons visité le temple Sri Mariamman, le plus vieux temple hindou de Singapour. Des petits stands attirent notre attention juste à côté du temple, il s’agit du marché chinois, ou plutôt du marché pour touristes mais bon c’est toujours amusant de déambuler un peu et voir ce que certains sont capables d’acheter… ! Nous sommes ensuite rentrés dans le temple de la relique de la dent de Bouddha, l’intérieur est superbe tout comme l’extérieur d’ailleurs. Nous traversons la rue pour rejoindre le maxwell food center, le lieu de restauration le plus typique de Chinatown. Nous cherchons d'abord deux places de libre (chose pas forcément facile, elles sont souvent réservées avec un sac à main, un smartphone ou même un porte-monnaie, difficilement concevable dans notre pays… !) puis nous allons chercher à manger. Cela ne revient pas cher du tout, nous avons pris un plat pour 2 dans une grande barquette, j’ai suivi les conseils d’un habitué pour faire mon choix et c’était excellent et local. De mémoire 5$ singapouriens… 4 euros à peu près ! Après ce bon repas nous avons marché en direction du marché chinois vu le matin pour avoir un peu de wifi gratuit et voir rapidement nos mails (une urgence… pff !). Après cette courte pause, retour à la découverte de Singapour et visite du temple chinois Thian Hock Keng, un très beau temple. Nous avons ensuite traversé le quartier des affaires puis nous avons marché jusqu’au Merlion. Très touristique mais incontournable ! Le point de vue est beau, on voit bien l’ensemble de la marina, le pont à double hélice… Au départ nous avions prévu de faire le tour de la marina à pieds mais nous avons finalement choisi de revenir sur nos pas puis de retourner au bateau tranquillement pour 15h.

bilan de la journée : Superbe journée, c’est vrai que par soi-même on voit bien plus de choses… ! Le plaisir de manger local est un plus non négligeable.

🙂BANGKOK 12H00 – … Le bateau est amarré dans le port de Laem Chabang. C’est à 30 minutes de Pattaya (vers le sud) et à 1h45 de Bangkok (vers le nord). météo : très ensoleillé et chaud !

Par manque d’information nous avions pris le risque de descendre du bateau sans rien de prévu… ! Une première pour nous, toujours assez organisé je dois bien avouer. Le bateau proposait des transferts jusqu’à Pattaya mais assez cher. Finalement nous avons trouvé un transfert dans le terminal du port : départ 13h, retour 20h, 12$US par personne soit 24 pour nous 2 (le prix d’une personne par le bateau). Le lieu de dépôt et de rendez-vous pour le trajet retour est un immense centre commercial situé en plein cœur de Pattaya (Mike shopping mall). Notre but était de visiter le jardin Nong noch tropical garden situé au sud de Pattaya. On a donc déambulé un peu à la recherche d’une agence de taxi, on a d’abord regardé les stands dans la grande rue mais entre ceux qui dorment assis derrière le stand et ceux qui continuent à pianoter sur leur smartphone on a choisi de s’enfoncer un peu dans les ruelles. En prenant la première rue perpendiculaire au Mike shopping mall on a trouvé une petite agence pour se rendre au jardin. Le chauffeur attend sur place autant de temps qu’on veut, c’est vraiment pratique. Après conversion le trajet nous a couté 18€ pour 2 en sachant qu’il faut 45 minutes aller et pareil au retour, ce n’est pas loin mais c’est embouteillé ! Le chauffeur s’occupe de payer l’entrée au jardin (1000 bath pour 2) puis nous a déposé devant l’entrée principale quelques centaines de mètres plus loin. Le jardin est magnifique ! Il y a des plantes tropicales partout, et plus surprenant, des animaux en plâtre peints à la main (certains d’entre eux étaient en cours de peinture justement !)… c’est vraiment superbe ! Il y a aussi quelques belles voitures de courses… (ne pas rester trop longtemps dans ce bâtiment à cause de la climatisation !). On est resté 2h30, en prenant notre temps même si par habitude on marche toujours assez vite. Il y a des passerelles partout ce qui permet de voir le jardin avec de la hauteur, excellente idée ! Cette sortie est parfaite avec des enfants… Il y a aussi des animaux (genre zoo) et des lions avec qui on peut prendre la pose… bof ça c’est moins chouette (surtout pour les animaux…). Pareil, on peut faire un tour d’éléphant… Retour à Pattaya en taxi vers 18h. Nous avons un peu marché dans la rue qui longe la plage et dans la grande rue parallèle. Toujours le même constat : des hommes européens passés la soixantaine avec des thaïlandaises attablés au bar… Beaucoup moins intéressant que le jardin ! Par contre si vous aimez les massages des pieds (juste des pieds !) ou manger des brochettes au milieu de la rue, on en trouve un peu partout… ! Une rue longeant le Mike shopping mall est originale, c’est la rue des tatoueurs et des peintres, vraiment sympa ! Nous avons fait un peu de shopping et pris un verre avant de repartir à 20h avec le bus en direction du bateau… Le soir je pense qu’il vaut mieux éviter d’y rester avec des enfants…

bilan de la journée : Une belle journée pour nous qui n’avions rien de prévu ! Et côté budget, à 2 entre le bus, le taxi, le jardin, environ 60€ donc vraiment pas cher…

🙂BANGKOK … – 19h00 Le bateau est amarré dans le port de Laem Chabang. C’est à 30 minutes de Pattaya (vers le sud) et à 1h45 de Bangkok (vers le nord). météo : très ensoleillé et chaud !

Souhaitant découvrir le site d’Ayutthaya, plutôt que la ville en elle-même, à 2h de route du port, nous avons acheté une excursion au bateau : « A Day At UNESCO World Heritage Site of Ayutthaya ». Nous avons visité le Bang Pa In Summer Palace of King Rama V, c’est un joli palais chinois construit dans un parc pour le roi, pas très grand mais on se balade en golfette, c’est vraiment fainéant… ! On serait encore plus rapide à pied vu l’embouteillage… Direction ensuite le site d’Ayutthaya où nous avons vu deux temples (en briques) distincts : Wat Chai Wattanaram et Wat Mahathat. Les deux temples sont très beaux même si les sites sont finalement petits. On s’attendait à voir une immense plaine en pleine nature avec des monuments par ci par là… et non pas du tout, en fait il y a des habitations un peu partout autour des temples, pas juste à côté mais à 100 mètres… A défaut d’Angkor… (excursion proposée par le bateau en 3 jours et 2 nuits mais à un prix… !) C’est tout de même quelque chose à voir ! On a aussi eu le droit de faire un tour d'éléphant… Le buffet n’était pas terrible ce jour-là.

bilan de la journée : Au départ un peu déçu, le palais c’est sympa mais nous on voulait voir des ruines ! On a vu les ruines un peu plus tard, c’est vraiment beau mais il ne faut pas s’imaginer que c’est quelque chose d’immense et en pleine nature… Aucun regret quand même, nous n’avons vraiment pas ça chez nous !

🙂HO CHI MINH 7h00 - 19h00 Le bateau est amarré dans le port de Phu My. C’est à 1h30 minutes de la ville d’Ho Chi Minh en bus. météo : ensoleillé et chaud !

Souhaitant découvrir la ville et vu le nombre de kilomètres nous séparant du port… nous avons acheté l’excursion « Ho Chi Minh city Highlights ». En résumé nous avons vu : le musée d'histoire du Vietnam, la cathédrale Notre Dame, la Poste, le palais de la réunification, le temple Thien Hau et une fabrique de laque. Buffet pris au Novotel d’Ho Chi Minh, très bon mais franchement pas très local ! L’excursion a commencé par quelques longues minutes de bus… On observe les rizières, les paysages puis subitement des gratte-ciels ! Le contraste est fort. L’accès à la ville se fait par une nouvelle voie rapide, interdite à presque tous les véhicules sauf bus, voitures et camions (le panneau d’interdiction vaut le détour)… On commence le tour par le musée historique, assez classique mais l’avantage c’est que les explications sont écrites en français ! Même si le guide est très intéressant, pour une fois on lit les panneaux… Dès la sortie du bus, des vendeurs nous sautent dessus, le guide conseille d’être ferme, soit c’est oui soit c’est non… Logique ! Le petit détail amusant c’est que les vendeurs sont en scooter et ils vous suivent presque toute la journée à tous les arrêts. Nous avons ensuite été visité le palais, la visite est libre, le guide donne une heure de rendez-vous, ceux qui veulent suivre le guide le font, les autres font par eux-mêmes. On peut voir les différentes salles du palais, y compris le bunker ou la salle de projection, c’est intéressant et les explications sont en anglais mais toujours courtes et compréhensibles. Direction ensuite la cathédrale (vue de l’extérieur) et la Poste, beau bâtiment si on arrive à accéder à l’intérieur (beaucoup de monde !). Direction ensuite le Novotel pour prendre le repas, et faire un peu de shopping (10 minutes !) dans une boutique de vêtement juste en face. Retour dans le bus pour visiter la fabrique de laque. Le côté visite se fait en 5 minutes, une courte traversée d’un sommaire atelier avec des ouvriers de chaque côté et des tableaux expliquant les différentes étapes du procédés de laque. Ensuite on a le droit (pendant 45 minutes) de déambuler dans l’immense boutique pour faire du shopping. Nous avons tout de même apprécié de voir certains artisans travailler, on doute cependant que tout ce qui est dans la boutique soit fait par la petite dizaine d’ouvriers présents ce jour-là…Les 45 minutes passent rapidement car la boutique est grande et les œuvres sont belles à regarder même si on ne souhaite pas acheter. Les prix sont en dong et en dollar US. Nous avons acheté deux petits pots en laque et nous avons payé en dollar US. Puis retour dans le bus en direction du temple Thien Hau… Nous avons eu de la chance car nous sommes arrivés en pleine répétition pour le nouvel an chinois, en plus du temple qui vaut le détour, nous avons vu les jeunes adultes manier les dragons colorés en sautant, dansant…le tout en musique c’est magnifique ! Il faut juste supporter l’odeur de l’encens, c’est presque irrespirable ! Retour au bateau où des petites boutiques sont présentes sur le quai. On peut acheter des tee-shirts de marque, les 2 à 25$ US ou de montres de luxe à 50$...le tout contrefait bien entendu (attention aux douanes au retour). Et les mêmes petits pots en laque… bon pas au même prix qu’en boutique mais bon il n’y a pas de tampon dessus… et la qualité n’est pas la même.

bilan de la journée : Des deux roues partout… heureusement qu’ils ne sont pas tous en voiture ! Une journée intéressante et riche culturellement, bon toujours au pas de course…. A mon avis, tout ce qu’on a vu peut se voir sans excursion car de nombreux sites sont dans le même secteur, après il faut oser prendre le risque car le trajet est long entre le port et la ville…

PRECISIONS SUR LE FAIT D’ENCHAINER DEUX CROISIERES

Lors de la réservation des deux croisières nous n’avons pas pu réserver la même cabine pour les deux semaines (5 jours puis 7 jours) pour une question financière.

Nous avons réservé les deux croisières directement sur le site américain de la compagnie et pas le site français. Le mardi soir on a fait nos valises et on les a laissées, dans la cabine, le matin du débarquement vers 8h. On s’est arrangé avec le garçon de cabine et nos valises ont étés montées dans la nouvelle cabine, après nettoyage, alors que nous étions en train de visiter Singapour. Le mercredi matin, pendant que la plupart des personnes quittent le navire, nous avions rendez-vous dans une petite salle pour récupérer nos nouvelles sea pass et nos passeports. Un petit conseil, il faut se placer tout devant pour que les 2 personnes qui s’occupent des papiers s’occupent de vous en priorité sinon la procédure peut durer longtemps ! Les sea pass de la première semaine sont confisquées (on les récupère le lendemain dans la cabine si on désire les garder comme nous pour l’album photo) et il faut donc dire au personnel lorsqu’on sort du bateau « back to back ». Nous sommes descendus du bateau puis nous avons traversé le hall où sont entreposés les bagages et passé la douane sans attendre (file spéciale « sans bagage »). Le soir on est passé directement à l’immigration (pas besoin de s’enregistrer à nouveau).

DETAILS SUR LE BATEAU

Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner (une fois car à Pattaya nous sommes rentrés trop tard pour manger dans la salle du restaurant !) La nourriture est variée mais pas toujours adaptée à des palais français (notamment au niveau des desserts). Très beau point de vue, rien à dire côté hygiène ni côté service. Par contre il n’y a toujours pas de pâte à tartiner au chocolat (on l’emporte avec nous dans les valises. On a nos petites habitudes… En 8 croisières personne ne nous a jamais rien dit…) - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs (sauf 1) ! Alors là on a un peu compliqué la vie du personnel à l’entrée… Avec plus de 90% d’asiatique à bord, on a été placé sur une table de 8 avec 2 Anglais, 2 Finlandais et 2 Norvégiens … Vu notre niveau d’anglais nous avons demandé une table pour 2, et nous l’avons eu dans une toute petite salle, très intime et très calme ! Le lendemain nous avons sympathisé avec des Français habitant le Brésil et finalement le soir nous avons demandé une table pour 5, qu’on a eu… Lors de la deuxième croisière nous avons été le premier soir avec 2 Français juste à l’entrée du restaurant sur une table légèrement en hauteur (cela donne l’impression que tout le monde vous regarde, une horreur…) puis finalement nous avons encore changé de table pour se retrouver en tête à tête dans un endroit bien plus calme du restaurant, un pont plus haut… Alors là, j’avoue on a fait les pénibles pour les changements de tables (le petit côté français qui ressort sans doute…) et ils ont été sympa à chaque fois ! Les repas sont toujours très bons, la viande excellente, les accompagnements aussi… Ne pas hésiter à demander 2 entrées, elles ne sont pas très copieuses. - le Johnny rockets : testé plusieurs fois. En fait on paie 5.95$ par personne et on peut manger tout ce que l’on veut. Les hamburgers sont très bons, les frites et les oignons frits aussi. Le super sundae au chocolat… miam, un délice aussi ! Heureusement qu’on marche beaucoup dans la journée et qu’on ne prend presque jamais les ascenseurs… ! Il y a juste un détail qui nous a fait sourire, le personnel asiatique ne « colle » pas par rapport à l’ambiance américaine… !

Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même mais là nous avons privilégié la sécurité par rapport à la distance entre le port et les choses à voir… D’autant que dans certains ports les taxis ne rentrent pas et les ports de commerce ne sont pas petits. Il est même déconseillé d’être un piéton au milieu des conteneurs et des camions. D’une manière générale les excursions sont de bonne qualité, tous les guides étaient vraiment intéressants et l’anglais était compréhensible (même pour nous !). Le côté négatif c’est le fait d’avoir toujours l’impression d’être minuté… et le prix !

Côté spectacles ... Nous n’avons vu que 2 spectacles pour plusieurs raisons. La première c’est qu’en mangeant au deuxième service (20h45) le spectacle est souvent proposé avant le repas (pas toujours), heure à laquelle nous sommes souvent sur le pont à buller ou simplement à regarder la mer… La deuxième raison c’est simplement qu’après une journée bien pleine on a souvent juste envie de se mettre sous la couette ! Nous avons vu deux spectacles : des chanteurs (parfait) et le deuxième c’était un couple d’acrobate qui a fait la nouvelle star (parfait aussi !)… Nous avons aussi participé à une soirée dansante : twist, rock… très sympa pour enchainer quelques pas pendant 30 minutes avant d’aller au lit ! Animateur super. Plutôt pour les enfants nous avons pu apercevoir des personnages de Dreamworks : Julian, Alex et Gloria (Madagascar), Fiona et le chat botté (Shrek) et Po (Kung Fu Panda)… Ils font un show à l’américaine tous ensemble dans la promenade du bateau en fin d ‘après-midi, une fois par croisière.

Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! Apparemment pas très facile … - patinoire : pas tenté (on ne préfère pas faire les 13h30 d’avion du retour avec une jambe dans le plâtre !) - piste de marche et course : très empruntée même quand il fait chaud… - piscine du solarium : testé et approuvé - jacuzzi : très beau et très grand mais pas testé car un peu « dégouté » par des habitudes culturelles trop différentes des nôtres… Certaines personnes se baignent entièrement habillées (souvent originaires d’Inde) et le problème c’est qu’on ne sait pas si les vêtements ont été portés toute la journée avant de finir dans le jacuzzi… - mini golf : testé pour le côté fun, cela détend et le parcours est en excellent état !

Le bateau en lui-même... en vrac ! Bateau plutôt grand mais il n’y a pas d’espace vraiment grand (sauf la promenade), on se sent un peu à l’étroit parfois. On voit que le bateau n’est pas tout jeune, les fonds de tiroirs sont usés, il y a de la rouille au fond de la piscine du solarium… D’une manière générale il n’y a rien à redire mais ce sont plus des petits détails. Nous avons regretté le fait qu’il n’y a pas d’endroit pour se poser tout à l’arrière du bateau (sauf tout en haut quand on trouve une chaise longue) et au Windjammer). Sur l’Oasis of the Seas, il y a un pont inférieur où on peut se poser sur des chaises juste pour voir la mer (pont utilisé par les coureurs et les marcheurs), sur le Splendour of the Seas on peut voir la mer en se posant dans un grand salon… Petit regret mais c’est vrai que c’est quand même dommage quand on est sur un bateau. Nous avons observé un changement concernant l’utilisation des serviettes de bain sur ce bateau, elles sont maintenant en libre-service, plus besoin de la sea pass pour les obtenir. Au premier abord, on se dit chouette… Mais au deuxième pas du tout… En fait la plupart des gens prennent des serviettes et les abandonnent sur les transats soit pour réserver la place (interdit en théorie, comme les enfants dans les jacuzzis… !) soit par pure fainéantise (c’est vrai que le bac à serviettes sales est loin !). Du coup, les jours en mer, il est parfois difficile de trouver une place, même si du personnel fait le tour, de temps en temps, autour de la piscine (pas sur le pont du dessus) pour retirer les serviettes qui semblent abandonnées…

DEBARQUEMENT En tant que membres platinum, nous avons pu sortir très vite du bateau et reprendre le métro pour se rendre à l’aéroport (après avoir récupéré les passeports !).

VOL RETOUR Effectué sur Singapore Airlines comme à l’aller, rien à redire, juste parfait. Surtout que sur une rangée de 3, nous n’étions que 2 donc j’ai pu dormir sur mon mari en position allongée et vice-versa, c’est appréciable !

Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !

😉Un petit coucou spécial à nos amis du Brésil : merci pour cette semaine passée en votre agréable compagnie ! Au plaisir de se revoir un jour, en France ou au Brésil. Obrigado !

😉Bien le bonjour à un couple de Français habitant l’île de la Réunion avec qui nous avons pris plaisir à partager une journée en mer et un bon burger. Peut-être à bientôt ! Au fait pour le trajet du bateau, il était visible sur la chaine 40 depuis la télévision de la cabine… Information utile pour la prochaine croisière !

40 jours en Asie du Sud-Est English translation pending
by Loungeclaus · 2015-03-03 · 28 replies
Salut, je pars en couple cet été, je voulais vous faire part de mon itinéraire (18 juin au 28 juillet), histoire d'avoir vos avis/conseils..

Genève - Bangkok : arrivée 19 juin

2 jours dans la capitale (je connais déjà, pas ma copine mais je saurai lui montrer l'essentiel)

21 juin au soir : Bangkok - Siem Reap (cambodge) On passera 3 jours pour découvrir tous les sites d'Angkor et visiter les environs. Cela nous donnera une idée de la culture du Cambodge (afin de savoir si nous y retournerons avec plus de jours le prochain été)

24 juin : Siem Reap - Ho chi minh ville (vietnam) Cette fois-ci visite de la ville, sa culture, spécialités culinaires, ses environs etc. (pareil, ça nous donnera peut-être envie pour la prochaine fois pour plus de temps)

28 juin : Ho chi minh ville - Kuala lumpur (Malaisie) également la première fois dans ce pays. Visite brève de la ville, spécialités culinaires, puis tour en quad pour 1 demi journée.

30 juin : Kuala Lumpur - Bali (Indonésie) (billet encore non pris) Déjà venu une fois (avec un ami). 1 jours à Kuta beach pour apprendre le surf puis 2-3 jours à Ubud pour les palmiers les rizières, la détente a côté de la rivière... 2-3 jours optionnels si l'envie nous prend de faire un petit tour de Bali en scooter

~ 5 juillet : Bali - Lombok (Gili Meno ou une autre île de Lombok) 3 jours pour terminer notre formation PADI open water (préalablement commencée à Genève, restera plus que la partie dans l'eau en milieu naturel)

~8 juillet : Gili Meno - Lombok (kota Mataram) - OPTIONEL 3 jours à Lombok : location d'un scooter pour arpenter toute l'île, à la recherche de plages paradisiaques (palmiers + sable blanc) désertes

~ 11 juillet : Lombok - Flores (Labuan Bajo) 4-5 jours depuis Labuan Bajo pour faire de la plongée (s'améliorer à plonger surtout, car nous auront peut-etre 3-4 plongées à notre actif) à Komodo, ses environs, visiter Pulau Rintja (il paraît mieux que komodo) ainsi que des petites îles autour.

~ 16 juillet : on hésite à : - partir pour les îles de Taka Bonerate (sud de sulawesi) pour le reste du temps afin d'apprécier les îles et la plongée - retourner en Thailande pour aller sur Koh Lipe (mais peur du mauvais temps puisque c'est la saison des pluies) le reste du séjour, avant de revenir à Bangkok 2 jours avant le départ - On ne sait pas trop, on constate que le temps passera trop vite, surtout que nous aurions voulu rester plus de temps au soleil sur une belle plage afin de bronzer et se faire masser comme des bons gros touristes ;) - mais il y a une excuse - on a travaillé dur le restant de l'année :p

Ce qu'on ADORE : les massages, le soleil, les belles îles sans une foule de touristes, la nature luxuriante.

Je suis en train de regarder si nous allons modifier notre réservation pour rallonger de 10 jours le voyage. Bon autre critère que vous ne savez pas, c'est notre premier voyage en couple (avec ma copine), on ne sait jamais comme ça se présentera pas vrai ;)
Chauffeur à Flores English translation pending
by Olivier75015 · 2015-02-01 · 79 replies
Bonjour,

Nous partons à Flores 12 jours en août prochain et avons pour itinéraire Maumere jusqu' à Labuhan Bajo en passant par Moni le premier jour pour le Kelimutu puis Ende, Ryung , Bajava, Ruteng et anfin Labuhan. En lisant le forum j ai cru comprendre que les transports publics par bus ou car étaient un peu "galère" donc une solution pourrait être une location avec chauffeur.

Donc nous recherchons un (ou plusieurs chauffeurs de ville en ville ) pour cet itinéraire. Merci de vos recommandations et expérience et une idée du prix ( sur MP si vous le souhaitez).

Nous sommes deux adultes + bagages légers. Merci de votre aide.

Mina et Olivier
Compte rendu croisière Independence of the Seas du 14 au 21 décembre 2014 English translation pending
by Mahane71 · 2015-01-10 · 8 replies
Bonjour tout le monde !

Voila maintenant quelques semaines que nous sommes rentrés de notre croisière sur l'Independence of the seas du 14 au 21 décembre, comme toujours voici donc un petit compte rendu de notre voyage....bonne lecture a tous 😛

Itinéraire : - Fort Lauderdale, Floride - En mer - George Town, Iles Caïmans - Falmouth, Jamaique - Labadee, Haiti - En mer - Fort Lauderdale

Tout d'abord notre voyage a commencé avec quelques péripéties....Ayant réservé de moi-même les vols 8 mois avant le départ sur un célébre site de réservation nous avions choisit d'arriver la veille pour pouvoir profiter de Miami. J'avais donc réservé des billets faisant Lyon/Lisbonne puis Lisbonne/Miami avec la TAP Portugal. Sauf que....SURPRISE une semaine avant notre départ je recoit un mail m'annoncant que notre vol était annulé et qu'il nous proposait à la place un vol partant le lendemain du jour prévu ce qui nous faisait arriver à Miami le dimanche à 23h (alors que notre bateau partait de Fort Lauderdale à 17h....). Grosse panique donc !! Après avoir passé des heures au téléphone avec le site de réservation la seul solution qui s'offre à nous est d'annuler les billets et de nous faire rembourser.......sous 3 mois !!!! Pas le choix nous choisissons cette option et nous nous ruons sur internet afin de retrouver 2 autres billets...bien entendu les tarifs à une semaine du départ sont bien différent de ceux il y a 8 mois et n'entre absolument dans notre budget ("budget" que nous n'avons pas d'ailleurs vu que le remboursement ne sera fait que dans plusieurs mois...). Après s'être creusé la tête tout le weekend et à 5 jours du départ nous décidons de modifier tous nos plan et réservons des billets au moins cher qui nous ferons faire : - Lyon - Madrid * une nuit à Madrid - Madrid - New York - New York - Orlando ..

Vendredi 12 Décembre Nous voila donc au jour J...Bagages chargés nous prenons la voiture durection Lyon (à environ 2h de route). Arrivé à Lyon nous déposons la voiture au parking de l'ibis (gratuité négocié grace à mon travail) et prenons la navette qui nous emmène jusqu'à l'aéroport...enregistrement des valises, contrôle de sécurité et nous voila près à embarquer pour notre premier vol. Petit avions de Air Iberia qui nous emmenera à Madrid ou nous passerons lan uit à l'hôtel Ibis.

Samedi 13 Décembre Après un réveil en douceur nous nous préparons à prendre notre premier avion de la journée qui nous emmène à New York...Après de treeeees long contrôle de sécurité tout sa sans un mot de français nous nous installons dans un avion d'American Airlines très vieux...sans écran...et ou il fait très froid....aïe aïe aïe les 8h et des poussières vont être longue....Le vol se passe a peu près bien et nous voici arrivé à JFK ou nous passerons dans de multiple contrôle de sécurité...Nous sommes aux Etats-Unis et sa se sent...ce dernier vol de la journée se passera sans encombre et nous atteignons enfin notre destination ORLANDO. Il fait quasi nuit et nous devons récupérer notre voiture de location chez AVIS (Ford Mustang cabriolet avec gps pour 50€) pour faire les 2h de route qui nous sépare de notre hôtel pour ce soir à Fort Pierce. (Hotel Fairfield Inn & Suites à 65 € chambre et petit déjeuner, travaillant dans l'hôtellerie et connaissant les prix chez nous je ne m'attendais pas à une si belle surprise, hôtel parfait !).

Dimanche 14 Décembre Les vacances commencent aujourd'hui....nous reprenons notre voiture direction Miami ou nous allons passons le début de notre journée...les routes sont superbes, la conduite facile et Miami SPLENDIDE. Nous avons réservé une excursion au port de Miami en bateau hyper rapide pour voir de la mer la ville et les villa de stars, excursion au top ! Nous continuons en voiture sur Ocean Drive, Miami beach et nous promenons dans les rues avant de rejoindre l'aéroport de Fort Lauderdale ou nous devons rendre la voiture. De l'aeroport nous prenons un taxi qui nous coutera 20$ (une navette gratuite existe mais impossible a trouver...) pour le port ou nous attends l'Independence of the Seas (IOS). L'embarquement se fait tres rapidement et nous rejoignons notre cabine au pont 6 - 6620 - grande cabine balcon absolument parfaite. Après un rapide tour du bateau nous allons diner (taéble pour 2 à l'heure que nous souhaitons grace au My Time). Le repas est très bon mais nous sommes epuisé donc ce soir se sera dodo....

Lundi 15 Décembre Nous passons aujourd'hui la journée en mer, de quoi nous laisser le temps de visiter le bateau qui est IMMENSE, la royal promenade avec bar a pizza, café, boutique et juste magnifique. Nous profiterons de la piscine et surtout des jacuzzy suspendu réservé aux adultes presque tout l'après midi. Nous défaisons nos valises et achetons un forait royal replenish qui nous permets de prendre toutes les boissons non alcoolisées à volonté. Nous réservons egalement depuis la télévsion de notre cabine les excursions que nous voulons faire (d'habitude nous ne prenons pas d'excursion avec le bateau mais cette année dur dur de trouver des info pour se débrouiller de nous même)

Mardi 16 Décembre Nous voici arrivé à George Town. (8h-16h) Notre excursion débute à 10h, nous devons sortir du bateau et trouver le guide avec sa pancarte sur le port....et là je dois dire que niveau organisation royal caribbean n'est pas au top...nous avons mis un temps fou à trouver le guide car une fois sur le port vous êtes envahi de locaux qui vous proposes des excursions...au bout de plusieurs demande nous trouvons enfin notre guide et partons pour le village de Hell et la ferme aux tortues. L'arrêt à Hell n'a vraiement aucun interet...juste un arrêt ou se trouve de gros rocher noir, relief certe étrange et joli à photographier mais aucunes explications du guide... La ferme aux tortues est par contre à mon avis un excusion à faire vraiment, vous pouvez porter les tortues, les "caresser" et nager avec elles dans un grand bassin ou l'on vous pretera masque et tuba.

Mercredi 17 Décembre Arrivé à Falmouth. (7h - 15h) Au réveil mauvaise surprise le ciel est gris, presque noir....nous avons réservé une excursion pour nager avec les dauphins et faire dunn's river falls. Nous allons cette fois nous rassembler dans le grand théatre du bateau et attendons l'heure de partir. Le trajet se fera en bus sous la pluie jusqu'au dauphins. Nous avions choisit le forfait moyens qui nous permets de rentrer dans l'eau avec les dauphins de le caresser le faire sauter et lui faire un bisous, l'endroit est plutot joli il est composé de la partie dauphin mais aussi d'une partie avec des raies et des requins que nous pouvons observer. C'est un petit village de pirates avec des boutiques, nous mangerons sur lap lage un repas prévu avec la sortie, très bon et accompagné de musqiue de la jamaique. Après manger nous nous dirigons vers la sortie du parc sous une fine pluie, nous nous arretons dans un petit endroit ou une personne vous fait entrer dans un petit enclos grillagé ou pleins de petits oiseaux multicolores se posent sur vous (pour les photos c'est super). Nous reprenons donc le bus pour environ 5 min de trajet jusqu'à dunn's river falls et la, la poisse il pleut à saut...l'excursion est vraiement super vous remonter les chutes accompagn�� ou non d'un guide c'est très fun mais nous notre plaisir à quand même été gaché par cette pluie torrentiel qui à rendu l'eau des chutes encore plus froide et les courant plus rapide...je pense qu'avec un beau soleil cette excursion est vraiment incontournable.

Jeudi 18 décembre Arrivé à Labadee. (10h-17) Labadee est un bout d'île privatisé par royal caribbean, le soleil est aujourd'hui au rendez vous il fait pas loin de 40 degré et les paysages sont superbes ! Vous trouverez sur l'ile plein d'activité pour tout les gout, jet ski, tyrolienne, canoe, plongé, plage...nous nous voulions faire l'excursion en jet ski mais elle nous a été refusé car nous ne parlions pas courament anglais....nus avons donc profité de de la plage et de l'île, le tour à pied se fait en à peu près 1h.

Vendredi 19 décembre Dernier jour denotre croisière, en mer. Nous en prifterons pour se reposer au jaccuzy, se reposer vers le simultateur de surf en regardant les autres faire de belles chutes ! nous avons fait les magasin et avons flaner sur le bateau toutes la journée puis nous avons préparé nos valises pour notre depart le lendemain....

Samedi 20 décembre La croisière est finie ! Nous sortons du bateau à 7h30 avec nos valises et prenons cette fois la navette qui nous amène à l'aeroport pour reprendre une voiture de lcoation (chevrolet cruz avec GPS). Nous consacrerons lnotre matinée à faire les magasins au Dolphin Mall de Miami (très frustrant d'ailleurs car il faudrait une journée entière !) puis nous reprenons la route car 4h nous sépare d'Orlando ou nous reprendrons l'avion en fin de journée.... ..

Voila voila j'ai surement oublié plein de choses dnc n'hésitez pas si vous avez besoin de réponse...Dans l'ensemble voici les bons et mauvais points de ces vacances :

Bon : - Les locations de voitures aux USA sont très simplifié et tres bien organisé, la conduite y est également très simple mais GPS obligatoire si vous ne connaissez pas le coin... - le bateau IOS est vraiment somptueux, nous n'avons pas profité des spectacles et animations mais ils sont nombreux. Vous ne vous ennuyez jamais malgré les journée en mer nous n'avons jamais passé 1min à ne rien faire...mini golf, magasins, piscine, jaccuzy, surf, escalade.... - le forfait royal replenish est très interessant amorti pour nous dès le matin avec 2 oranges pressés et un cocktail - la nourriture sur le bateau est très bonne, beaucoup de choix restaurant ou buffet.

Mauvais : - après avoir fait plusieurs croisière et voyage nous ne pension pas trouver aussi peu depersonne parlant notre langue lors de cette semaine...du début à la fin de Madrid à la fin de la croisière personne ne parle français, si vous ne parlez pas un mot d'anglais armez vous de patience car toutes les explications autant aéroport, que télé à bord (une seul chaine francaise repassant en boucle 3 épisodes de serie toute la semaine), qu'excursion absolument TOUT est en anglais...

Je joindrais plus tard quelques photos illustrant mon recit 😛
Croisière costa neoRomantica: excursions English translation pending
by Marie62232 · 2014-12-27 · 81 replies
Mon mari et moi, partons en croisère le 29 janvier 2015 sur le costa néoromantica. Nous faisons les escales suivantes : savone (italie), naples (italie), kalamata (grèce), nauplie (grèce), volos (grèce), athènes/le pirée (grèce), trapani(sicile). Pourriez vous me donner des bons plans d'excursions et de visites? merci d'avance
Du Michigan à New York English translation pending
by Estren · 2014-12-09 · 13 replies
Tout d'abord, un grand bonjour à tous ! Vous ne me connaissez pas, mais je vous lis depuis quelques semaines, étant en plein préparatifs d'un séjour dans l'Ouest Américain en mai 2015. Vos messages et carnets de voyages sont des mines d'or de renseignements et conseils importants et fort pertinents. Je vous en remercie beaucoup, et risque sûrement de vous demander des conseils dans un avenir certainement proche 😉 Je me présente donc : Agnès, la cinquantaine toute neuve, mariée, 3 grands enfants. J'avais juré (pourquoi ????) que je n'irai jamais aux USA, que la France me suffisait largement.....et me voici en pleine préparation d'un 2è voyage là-bas. Merci à ma fille (Maïlys, 20 ans en 2012) qui elle rêve depuis toujours des États Unis (pourquoi ????) et est partie en août 2012 pour un séjour d'un an comme au pair dans une famille du Michigan. "Vous viendrez me voir ?" "Bien sûr !" Nous avons donc tenu notre promesse, je suis tombée dans la marmite (comprendre : j'ai adoré les USA et ne pense qu'à y retourner depuis...) et voici le récit de mon séjour avec ma fille n°2 (Auriane, 17 ans) durant les vacances de Noël 2012. Mon mari n'a pas pu nous accompagner, faute de vacances, il y est allé à Pâques.

Dimanche 23 décembre 2012

Brest-Paris Enregistrement des bagages à Brest, qui nous suivront jusqu'à Detroit. On ne s'en occupe pas à Paris, ni à Amsterdam. En cas dans l'avion, thé + croissant. Paris-Amsterdam 3 heures d'attente à Paris. C'est long ! Derniers SMS à la famille et aux amis. En cas dans l'avion, petits gâteaux apéro + jus d'orange. Amsterdam-Detroit Embarquement à l'aéroport. Rien n'est expliqué. Tout est dit en anglais (et mon anglais est basique, quand à celui de ma fille ....) Certaines personnes sont assises, d'autres debout, en file d'attente. On se met derrière, à la file. Un homme en uniforme vient nous chercher, vérifie nos papiers (passeport, esta) et écrit sur nos billets OK. J'en suis ravie ! Puis on attend...ils appellent les n° de rang, enfin certains. On finit par entrer dans l'avion et on s'installe. Siège avec tablette tactile, jeux, films, suivi du voyage, musique. Casque perso. On a faim, on ne sait pas quand sera servi le repas. Enfin il arrive, ça fait un moment que ça sentait bon ! Panini, glaçe, boisson. On a survolé le Groenland, c'était très joli, on a bien vu les glaces et les crevasses. Arrivée à Detroit 17h15 (23h15 heure Française) Le passage à l'immigration est très long, nous sommes beaucoup d'étrangers. Nous passons ensemble, Auriane et moi, elle est mineure, il n'est pas question que je la laisse seule passer l'imigration. Prise des empreintes, photo, "Vous venez pourquoi ?" "Vacances." "Bonnes vacances, bon séjour aux USA" et c'est parti. On ne savait pas sur quel tapis étaient nos bagages....On les trouve finalement sur le tapis n°7 (Auriane attendait au n°2 au cas où et moi entre le 7 et le 8...) On se dirige vers la sortie, ne sachant pas si Maïlys est là, ni où....Et en haut de l'escalator, elle est là ! Gros bisous, Melissa (la host Mum de MaÏlys) est là aussi, hug. Melissa prend ma valise, direction sa voiture. Elle nous emmène à l'agence Dollar, pour récupérer la voiture de location (réservée par internet de France). Super sympa, elle lit le contrat, me dit OK, vous pouvez signer, donne son n° de téléphone perso en cas de problème. Génial ! On la suit jusqu'à l'hôtel, pareil, elle gère pour moi avec le gars de l'accueil, puis elle part chez elle. Je ramènerai Maïlys plus tard. Donc hôtel Sheraton Detroit Novi, chambre 711, 7è étage. Le luxe ! Super chambre, super lit ! (j'y pense encore parfois !) Matelas très épais, ferme, avec surmatelas moelleux, 2 oreillers par personne, très gros, moelleux, lit king size, donc très large. (j'ai profité d'une offre très intéressante sur V-n--e, les 6 nuits pour le prix d'1 1/2, petits déjeuners compris) On s'est installées puis nous sommes allées manger au Kerby's Koney Island, près de l'hôtel. Maïlys a pris des frites (French Fries), Auriane un hot dog et moi un chili avec des frites. Nous avons ramené Maïlys chez elle, puis nous sommes rentrées, Auriane et moi, à l'hôtel (Merci le GPS ! ) et dodo !
Voyage Johannesburg - Botswana - chutes Victoria - Namibie - Cape Town English translation pending
by Diamina · 2014-11-17 · 1149 replies
Bonjour à tous,

J'habite en Martinique, donc à 8h d'avion de Paris. Et Paris se trouve à au moins 11h d'avion de Johannesburg. Je pense dormir une nuit à Paris pour récupérer, à l'aller et au retour. Donc, aller à Johannesburg, c'est partir de Martinique le jour J, arriver à Paris, en j+1, dormir à Paris, repartir de Paris en j+2 et arriver à Johannesburg en J+3. Et je ne parle même pas du coût financier!!!!!

Et ça ce n'est que l'aller. Vous multiplier ça par 2 et vous comprendrez que je ne ferai pas de voyages en Afrique australe souvent. A vrai dire, j'en ferai un l'an prochain, je l'espère, peut-être un deuxième dans longtemps, mais pas plus!!!

Du coup, j'ai concocté un projet de voyage de 32 jours qui commence à Johannesbourg, car c'est un symbole très fort de la lutte contre l'apartheid, avec Soweto et le musée de l'apartheid et qui se termine à Cape town, par rapport à Robben island. Bref, si j'ai voulu venir en Afrique c'est par rapport à Mandela.

Donc, au départ, je ne devais aller qu'en Afrique du sud. En septembre 2013, c'était une évidence qu'en aout 2014 j'irais en Afrique du sud. On rajoutait un ou deux parcs animaliers, puisqu'entre temps j'avais appris qu'on pouvait voir des animaux en liberté là-bas et puis voilà. Ma vision de voyage était très simple, sur 3 semaines, emballés, c'était pesés!! Puis pour des raisons de santé, je n'ai pas pu partir. Donc, pour 2015, nouveau projet.

Entre temps, de petits lutins, tous plus machiavéliques les uns que les autres, se sont évertués à me parler de la Namibie, me mettre sous le nez des carnets de la Namibie. J'ignorais son existence jusqu'alors. J'ai tenu 1 an, supportant le supplice des images de paysages désertiques tous plus beaux les uns que les autres, les promesses de paysages enchanteurs, de rencontres animalières à couper le souffle.

Mais, en 2013, je revenais des hauts plateaux andins, et notamment du sud lipez et du salar d'uyuni, et des paysages plus beaux que ceux là, j'étais sure qu'il n'y en avaient pas. D'ailleurs, je suppose que Max va finir par le reconnaitre. Bref, j'étais immunisée contre tout ça. Puis plus le temps passait, plus les souvenirs vivaces du sud lipez s'estompaient, et plus les photos de Namibie prenaient de l'importance. L'effet du vaccin s'estompait, et les signes de la maladie revenaient: désir de voir des paysages désertiques!!!!

Par dessus tout ça est venu se greffer que les rencontres animalières étaient les plus extraordinaires au parc Chobe, qui a l'inestimable avantage d'être pas très loin des chutes victoria, ce qui me permettrait de compléter ma liste des chutes les plus connues, iguazu, niagara, puis victoria. Aller au fish river canyon, me permettrait de découvrir le cousin du grand canyon des Etats-Unis que je connais déjà. Enfin, passer au namaqualand à partir de mi- aout me donnerait des chances de le voir fleuri.

Voilà planté le décor du pourquoi? Pourquoi tant de jours? Pourquoi tant de lieux aussi éloignés? Pourquoi je commence par le nord, et pourquoi je finis par le sud.

Maintenant, va falloir s'occuper du comment? Comment relier tous ces points? Voiture? Quel loueur? Quel véhicule? Avion? Quel(s) aéroport (s)?

Quand? Quand partir, quand revenir? Pour les dates de mes vacances, j'ai 2 impératifs: ne pas partir avant début juillet et revenir fin aout au plus tard: je suis prof!

Où? Ou dormir? Où manger? Hébergements: camper?, en tente sur le toit, en tente au sol, en camping car, en bushcamper? Tout hébergement en dur? Mix camping, hébergement en dur? En sachant que camper pour moi c'est juste pour diminuer la facture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.

Combien? Budget? Combien prévoir? Quel Nombre de jour minimum sans avoir à courir entre 2 points? 32 jours sur place avec départ d'Afrique au plus tard le 25/08 pour que je sois rentrée chez moi le 28/08 pour souffler avant la rentrée?

Dernière chose, concernant le froid, vu que ce sera l'hiver en Afrique austral, il se trouve que dans les hauts plateaux andins situés dans mon autre hémisphère sud, j'ai dormi dans des chambres non chauffées en hiver austral à plus de 4000m d'altitude, où la température était entre 1°C et 5°C la nuit dans la chambre.

Bien, j'ai suffisamment écrit pour un premier post. J'ai parasité pas mal de carnets et de posts avant d'ouvrir le mien, et je remercie infiniment tous ceux qui se reconnaitront et qui ont été bienveillants à mon égard, alors je vous en pris, lâchez-vous, c'est parti pour la fiesta. Brain stormers à vos marques, prêt, partez!!!!!

A plus.
Retour d'Iran, août 2014 English translation pending
by Morticans · 2014-09-09 · 16 replies
Bonjour,

Un petit compte-rendu de trois semaines en Iran en août / septembre 2014.

* Vol : Paris => Téhéran avec Turkish Airlines via Istanbul, j'avais déjà mon visa obtenu à l'ambassade d'Iran à Paris sans aucuns problèmes avec un numéro d'autorisation obtenu avec Touran Zamin en 3 jours !

* Guides de voyage utilisés : Lonely Planet 2012 et Bradt 2014

* Itinéraire : J1 : Téhéran (arrivée 2h45 du matin) : Passage à l'immigration sans appel ou contrôle de l'hôtel, rien de particulier comme dans n'importe que autre pays. J2 : Téhéran J3 : Qom J4 : Kashan J5 : Kashan J6 : Ispahan J7 : Ispahan J8 : Ispahan J9 : Chiraz J10 : Chiraz J11 : Chiraz + Persepolis J12 : Téhéran J13 : Tabriz J14 : Tabriz J15 : Tabriz J16 : Téhéran J17 : Téhéran J18 : Téhéran J19 : Téhéran => Paris (Départ 7h20)

1/ Téhéran Hôtel : Kayyam Hotel sur Amir Kabir St, près du Firouzeh Hôtel et de la place Emam Khomeini (
http://www.hotelkhayyam.com/) Chambre avec deux à trois lits à 600 000 RI / nuit. L'hôtel est correct mais il peut faire très chaud selon les chambres, la clim n'a pas la même puissance et est parfois coupée pendant la nuit et la journée... Il y a un perroquet dans le hall qui parle quelques mots de Farsi. Le personnel est vraiment sympa et aidant pour les démarches. Le transfert pour l'aéroport est à 600 000 RI (on paye l'aller - retour d'un employé de l'hôtel).

Visites : Azadi Tower ; Musée du Tapis (150 000 RI) ; Musée National (150 000 RI) ; Musée du Verre et de la Céramique (150 000 ou 100 000 RI me souvient plus) ; Ancienne ambassade américaine ; Bazar ; Palais du Golestan (500 000 RI pour l'ensemble des 7 sites ou achat des tickets possible de chaque site à choisir à l'entrée) ; Jameh Bazar le vendredi matin dans un parking près de Istanbul Cross (référence dans le guide Lonely Planet).

Change : Près d'Istanbul Cross et de Ferdowsi Square, taux à environ 41 000 RI

2/ Qom Transport : Bus pour Qom 50 000 RI de mémoire, peut être plus depuis Terminal Jonub.

Hôtel : Pas de souvenir du nom, c'était notre seule très mauvaise expérience du voyage. Nous avons essayé 7 hôtels qui étaient tous pleins (Negin Hotel, Etminan Hotel...). Au bout d'un moment, un homme nous voyant avec les sacs, nous a proposé de nous indiquer des hôtels qui auraient des chambres de libres. Le premier hôtel, l'employé ne parlait pas anglais et nous a demandé 6 millions de Rials pour une chambre de 20 m2 avec 4 lits simples, nous avons refusé et nous avons eu du mal à partir de cet hôtel, ils essayaient de nous retenir à tout prix. Au second hôtel nous avons eu une chambre avec 3 lits simples, une cuisine aménagée pour 2,3 millions de Rial pour une nuit. N'ayant pas d'autres alternatives et usé d'avoir fait 8 hôtels, nous avons accepté et c'est là où l'iranien rencontré dans la rue qui nous a indiqué les deux hôtels a demandé à être payé 1 million de RI pour ça. Nous avons refusé et avons tenté de négocier à la baisse cette commission, ils ont donc appelés d'autres iraniens qui ne parlaient pas anglais. Ils ont appelé un homme au téléphone qui parlait anglais, qui nous a dit que nous devions le payer parce qu'ils nous avait indiqué des hôtels, que tous les hôtels étaient pleins et chers. Même en tentant de partir, ils se sont montré un peu menaçant dans le regard et la posture on va dire. C'était notre 3ème jour en Iran, cela me paraissait compliqué de réclamer notre argent déjà versé pour l'hôtel et tenter d'appeler la police... On a donc payé 2,3 millions de rials pour la chambre + 1 million de rials pour la commission. C'est notre seule expérience négative avec des iraniens pendant le voyage.

Visites : Tombeau de Fatemeh - Hazrat Masumeh

3/ Kashan Transport : Bus pour Kashan 70 000 RI de mémoire, depuis le rond-point Haftdad.

Hôtel : Sayyeh Hôtel tout près de l'entrée du bazar, bonne adresse et bonne situation, le personnel est vraiment accommodant dans les démarches (résa d'hôtel, informations...). 475 000 RI pour une chambre avec deux lits simples et petit déj, propreté et état de la chambre correcte.

Visites : Bazaar avec notamment le magnifique caravanserai Khan Amin al-Dowleh Timche que l'on peut admirer pendant des heures. Selon moi, le plus beau caravanserai vu pendant le voyage. Masjed Agha Bozorg ; Madraseh Mir Ahmad ; Maison traditionnelles : Khan-e Abbasian ; Khan-e Ameriha ; Khan-e Tabatabei (100 000 RI par maison). Nous avons eu plusieurs propositions pour aller visiter le village d'Abyaneh, nous ne l'avons pas fait faute de temps, mais si c'était à refaire je pense que ça vaut vraiment le coup.

4/ Ispahan Transport : Bus pour Ispahan pas de souvenir du prix depuis le terminal principal de Kashan.

Hôtel : Amir Kabir Hôtel sur Chahar Bagh Avenue près du stade : 600 000 par nuit pour une chambre avec deux lits simples (chambre OK, mais douches et toilettes en commun pas d'une propreté super). Le meilleur hôtel du voyage pour rencontrer d'autres voyageurs ou des iraniens de passage. Le personnel est très très aimable et accommodant pour les résas de bus, d'hôtel. Possibilité de faire laver son linge à 40 000 ou 50 000 RI par kg.

Visites : Place Naghsh-e Jahan Mosquée du vendredi Mosquée du Shah Palais Ali Qapu Bazar Park Sahid Rajaj Park Pont Pol-e Si-o-Seh (rivière asséchée en été) Pour les prix des sites payants ça va de 50 000 RI à 150 000 RI de mémoire.

Change sur Sepah Street à un taux de 41300 RI.

5/ Chiraz Transport : Bus pour Chiraz de nuit à 275 000 RI, depuis Kaveh Terminal vers 23h.

Hôtel : Anvari Hôtel sur Anvari Street, 700 000 RI par nuit pour une chambre double, peut être la chambre la plus propre et la plus pratique du voyage. Ils organisent des tours vers Persepolis et les tombes Rostam et Rajab pour 1 million de rial pour un chauffeur A/R. Mais aussi pour Pasargade et Bavanat mais je ne me souviens plus du prix.

Visites : Arg-e Karim Khan (150 000 RI) Masjed-e Vakil (50 000 RI) Masjed-e Nasir al Molk (50 000 RI) Tombe d'Hafez (100 000 RI) Jahan Nam Park (100 000 RI) Bagh-e Eram (150 000 RI)

Change : sur Zand boulevard après la citadelle près de la passerelle avec un taux à 41200 RI.

6/ Persepolis Tarif : 150 000 RI pour Persépolis et 100 000 RI pour les tombes Naqsh-e Rostam

7/ Tabriz Transport : Bus pour Tabriz depuis Téhéran Azadi Terminal près de la tour Azadi, Métro Meydan-e Azadi à 275 000 RI vers 22h.

Hôtel : Sapid Hôtel sur Imam Khomeini street à 400 000 par nuit pour une chambre avec 3 lits simples + 40 000 RI par douche, chambre passable avec aucune isolation sur la rue et le couloir. La propreté de la douche et des toilettes communes laissent à désirer, une forte odeur d'urine est constante ! Les employés parlent difficilement l'anglais.

Visites : Bazar Mosquée bleue (100 000 RI) Arg-e Tabriz Park Golestan

Le sentiment global sur le pays est un accueil et un sentiment de sécurité total même à 23h le soir à Téhéran dans les rues du sud Téhéran. Selon moi, l'hospitalité et l'accueil des iraniens est du même niveau que celui des libanais (ex : se faire offrir des glaces et du thé par des inconnus au terminal de bus, des "welcome to Iran" tous les jours, des iraniens qui vous arrêtent pour vous demander votre avis sur l'Iran, vous proposer leur numéro de portable en cas de problème ou de l'aide lorsque l'on regarde le plan ou que l'on semble chercher quelque chose. Aucun contrôle de passeport ou autre par un policier ou un membre de l'armée, ils sont plutôt à vous souhaiter la bienvenue en Iran. Nous avons rencontré un portugais qui portait un short et à qui la police ne lui avait rien dit à Téhéran...

* Les conseils aux voyageurs que je pourrais donner : - Apprendre les mots, phrases de base et les chiffres en Farsi, cela peut être bien aidant surtout pour les chiffres dans les stations de bus ou pour négocier les prix au bazar ; - Avoir un guide de conversation Farsi - Anglais, permet de montrer en Farsi ce que l'on cherche ou l'on a besoin ; - Faire réserver l'hôtel de la prochaine ville par l'hôtel dans lequel vous êtes car les numéros de téléphone dans le guide de voyage ne sont plus à jour (indicatifs changent constamment), demander à se faire écrire l'adresse en Farsi sur un papier pour le taxi au cas où - Manger un dizzi au restaurant (sorte de ragout de mouton à écraser avec un pilon) - Aller au Mausolée Shah Cheragh à Chiraz à l'heure de la prière du soir (vers 20h) pour une ambiance unique, le fait de ne pas pouvoir prendre de photo permet de profiter intensément du moment !

Khoda Hâfez

Bastien
Pacific Northwest Motorcycle Trip English translation pending
by Genevois · 2014-08-21 · 70 replies
Comment faire pour ne pas repartir sur les routes US lorsqu'on est un passionné de grands espaces, de moto et d'évasion ? Si rouler en Europe, pour des escapades plus ou moins longues, plus ou moins loin, suffit déjà à notre bonheur, goûter au bitume US a une toute autre saveur.

Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.

Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.

Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.

Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.

Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.

L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.

Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...

Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
L'Ouest américain (une 3ème fois) English translation pending
by Ellobo · 2014-08-18 · 22 replies
Salut à tous. A peine rentré et je lance un nouveau carnet sur l’ouest des Etats Unis : Il n’y a rien d’original, car tout a été dit ou presque, mais peut être il y aura pour certains une ou deux informations sur des lieux moins connus. Dans les remerciements, il faut surtout citer ITAT et son site qui est une mine pour préparer. Sinon, comme c’est le 3ème voyage, pas trop difficile à organiser. Les conditions du voyage : Venir voir mon fils en stage à Reno, avec les 4 grands parents (78 de moyenne d âge : c’est là le défi !!!) pour qui c’est le premier voyage aux USA. Donc voir (oui revoir pour nous) les grands classiques et insérer deux ou trois trucs pas vus. Le parcours : Classique au départ, avec nécessité d’être à Las Vegas le 3 août pour récupérer ma fille et arriver un vendredi à Reno. Comme dans tous mes carnets, il n’y a pas de photos(moi c'est film), j’essaie plutôt de donner des infos. Pour avoir avec les photos, c'est ici Jeudi 24 juillet : Départ matinal de Lyon. Vol vers Francfort, escale de 5H puis vol vers Los Angeles avec la Lufhtansa. TB, du classique, mais pas de surprise : ce n’est pas un cliché ! L’immigration se passe très bien (40 min), puis la récupération des bagages (3 min), puis les douanes (10 min : le champagne dans les bagages est passé !!!) Navette Alamo à la sortie et bien sur la classique récupération du véhicule !! Faut-il en parler et dire des généralités ? Cela a été à l’image de ce qui est souvent dit à droite ou à gauche. Là aussi du classique, accueil aimable jusqu’à ce que je refuse les assurances . Quand même une info : J’avais commandé un van 12 pl avec possibilité d’enlever la dernière rangée de sièges. J’ai eu un van 15 places sans pouvoir mettre les bagages. Un peu énervé car du coup pas facile de ranger les bagages malgré la place !!! Branchement du Garmin avec une petite appréhension au niveau de la carte que j’avais acheté en France, mais aucun souci. Check in en espagnol à l’hôtel. Rapides courses pour le petit déjeuner du lendemain matin et la glacière , un plouf dans la piscine et dodo à 10h après une journée de 31h !! Salut à tous. A peine rentré et je lance un nouveau carnet sur l’ouest des Etats Unis : Il n’y a rien d’original, car tout a été dit ou presque, mais peut être il y aura pour certains une ou deux informations sur des lieux moins connus. Dans les remerciements, il faut surtout citer ITAT et son site qui est une mine pour préparer. Sinon, comme c’est le 3ème voyage, pas trop difficile à organiser. Les conditions du voyage : Venir voir mon fils en stage à Reno, avec les grands parents (78 de moyenne d âge : c’est là le défi !!!) pour qui c’est le premier voyage aux USA. Donc voir (oui revoir pour nous) les grands classiques et insérer deux ou trois trucs pas vus. Le parcours : Classique au départ, avec nécessité d’être à Las Vegas le 3 août pour récupérer ma fille et arriver un vendredi à Reno. Comme dans tous mes carnets, il n’y a pas de photos, j’essaie plutôt de donner des infos.

Vendredi 25 juillet : Hôtel à Coral Sands Motel (près de Hollywood Boulevard) : Assez basique. L’accueil est sympa, les chambres sont bof, mais pour une nuit d’arrivée il va bien. A noter un supermarché juste à côté, ce qui est très pratique pour l’achat des premières courses. Il est donc super bien placé. Bien sur, le lever est très matinal, et donc le petit déjeuner au bord de la piscine est bien agréable. On commence par le walk of fame. Un petit mot pour se garer tout près. C’est dur. Il y a des parkings payants très chers ou alors le long de certains trottoirs et il faut payer en donnant le numéro de la place de parking !! Nous avons fait cela et finalement c’était pas mal. Que ce soit le Walk of fame ou les empreintes devant le Chinese Theater, on ne peut pas dire que c’est beau, mais c’est très symbolique. Le petit clin d’œil au cinéma passé, direction Rodéo Dr et les boutiques de stars. Ensuite un tour de Beverly Hills à la découverte de maisons de personnalités, puis un arrêt photo à la Spadena House, très curieuse. Ensuite direction Griffith Observatory que nous ne connaissons pas. Je ne pensais pas trouver autant de monde là haut. Des voitures stationnées pratiquement tout le long de la montée me font dire qu’il sera impossible à se garer au parking du haut. Je tente et trouve facilement une place car en fait il y a beaucoup de rotation. La vue est à couper le souffle, même s’il y a une légère brume sur la ville. On voit le panneau Hollywood d’une autre perspective. Ensuite route vers Barstow, prochaine étape pour la nuit. Il est 14h30, je pense que c’est bon pour les bouchons. Aïe Aïe Aïe. Nous mettrons 4h, là où j’avais espéré 2h. Autant dire qu’à l’arrivée, une douche, un repas chez Coco’s (très classique américain) et dodo.

Point positif du jour : Le Griffith Observatory Point négatif du jour : Le bouchon pour sortir de LA.
Des Minions de Los Angeles aux colibris de Tucson, 3 semaines en famille English translation pending
by Pboulard · 2014-08-15 · 170 replies
Hello,

Après avoir profité et aussi continuer à profiter des carnets de voyages des autres, je me lance dans l'exercise. Me voilà donc pour vous faire le récit de nos 19 jours de péripéties dans le pays de l’Oncle Sam au mois d'avril 2014. On a opté pour un voyage voiture/hôtel, où tout a été réservé par nous-même. Nous étions 2 adultes et 2 petits monstres de 13 et 10 ans.

L'itinéraire Après plusieurs remaniements, l’itinéraire (presque) définitif a été fixé début août 2013, ce qui a permis de réserver les hôtels de notre premier choix sans aucun problème. Au final, nous avons parcouru 3’600km. Nous avons volontairement zappé San Francisco, Yosemite, Arches préférant limiter le nombre de km par jour et le temps passé dans la voiture pour plutôt le consacrer aux ballades et se donner le temps de profiter un maximum de endroits que nous avions la chance voir.

Ce que nous avons eu l'occasion de voir

J1 - Le départ Vol Bruxelles - Londres - Los Angeles Walk of Fame; Chinese Theatre

J2 - Los Angeles Hollywood Sign; Universal Studios

J3&J4 - Death Valley 🙂 Randsburg Ghost Town Mosaic Canyon; Mesquite Sand Dunes; Zabriskie Point; Dante’s view; Golden Canyon; Artist Drive; Badwater

J5 - Las Vegas Ballade dans les casinos

J6 - Valley-of-Fire 🙂🙂🙂

J7&J8 - Zion & Bryce Canyon Emerald Pools Canyon Overlook Trail 🙂 Navajo Loop & Queen’s Garden 🙂🙂

J9&10 - Grand Staircase Escalante NM & Kodachrome Basin Hole-in-the-Rock: Devil’s Garden, Peek-a-Boo & Spooky 🙂 Cottonwood Canyon Road 🙂: Grosvenor Arch, Cottonwood Narrows Kodachrome Basin SP

J11 - Kanab, Vermillion Cliffs Little Hollywood Museum Wire Pass & Buckskin Gulch 🙂🙂 Toadstool Hoodoos

J12 - Page Rafting sur la Colorado River Horseshoe Bend

J13 - Monument Valley

J14 - Hopiland Coal Mine Canyon 🙂🙂 Dawa Park Hopi Village

J15 - Grand Canyon

J16&17 - Williams & Sedona Williams Sedona 🙂🙂🙂

J18&19 - Tucson Saguaro West NP 🙂 Old Tucson Studios 🙂 Mission San Xavier Del Bac Sonora Desert Museum

avec un petit résumé en images

et l'itinéraire sur une carte (extrait de notre roadbook)

Le budget

Le budget total: 9'400€ (hors shopping: kdos, souvenirs, vêtements). Je m’étais fixé une limite de 10’000€... je crois que c’est la 1ere fois que je suis en-dessous du budget fixé pour les vacances😇

Avion: 3'394€ (Vols réservés en direct chez British Airways) - Billets: 3'212€ - Réservation sièges: 168€ (si moi je ne suis pas très grande, Mr fait son 1m93 et aime avoir un minimum de place pour ses jambes pour les vols longs-courriers) - Connection WiFi sur le vol Londres-LA: 14€

Voiture: 1’080€ - SUV Full Size; type Chevrolet Tahoe Location : 732,31€ (toutes les assurances incluses, y compris bris de vitres et pneus) - avec 15% de réduction Essence : 475$ (pour 3'600km - le monstre consommait environ 13L/100km )

Hôtel: (dans les parcs quand c'était possible) 2'185€ soit 120€ / nuit On a choisit des hôtels qui nous plaisaient (enfin surtout à moi 😉). On aurait pu limiter les dépenses de ce poste mais pour nous des vacances réussies incluent un cadre agréable pour passer la nuit.

Repas: 1'900$ soit 25$ / personne / jour (petits déjeuners, les restos, les courses pour le picnic) En général, c’était picnic à midi et resto le soir (on a fait aussi 4 ou 5 fois un fast-food)

Budget total activités/visites: 1'220 € Billets d'entrée pour: Universal Studios, Old Tucson Studios, Sonora Desert Museum Entrées pour les parcs: Pass "America the Beautiful", Valley-of-Fire, Monument Valley Activités: Rafting sur le Colorado , Pink Jeep Tour à Sedona, Soirée astronomie à Tucson, Visite guidée Hopiland
Road-trip en Roumanie (6 520 km) English translation pending
by Podfokeur · 2014-06-25 · 18 replies
Bonjour

Sans aucune prétention, ci-dessous mon récit ( un peu long) au jour le jour de mon road-trip de 6520km en Roumanie.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir

Bonne lecture

Xav

SAMEDI 31 MAI

C'est le grand jour. Direction la Roumanie. Cette 1ère journée devrait normalement me conduire à Zagreb. Je dis normalement car je n'ai pas encore décidé de la route que je vais prendre après Trieste. Mais j'aimerais revoir Zagreb que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage de 3 semaines en Croatie pendant l'été 2013.

Je quitte donc Meribel vers 10h30. Je dois encore acheter un peu de nourriture à Moutiers. Puis je fais le plein d'essence et j'en profite pour vérifier la pression des pneus.

Direction Bourg Saint Maurice et le col du Petit Saint Bernard. Il n'est pas loin de midi je fais un dernier arrêt en France pour me restaurer. Je ne suis pas fan, mais un Mac Do fera bien l'affaire. Je passe la frontière Franco-Italienne. Il y a encore des murs de neige impressionnants. Certains frisent les 4 mètres de haut. La descente sur la vallée d'Aoste est très jolie, très alpine. Pour une fois, je décide de prendre la nationale, au moins jusqu'à Yvrea. Ça n'a pas été un choix très judicieux car je prends beaucoup de retard et Zagreb est encore à 800km. Je vais y arriver tard. Mais c'est aussi ça les voyages, prendre le temps de vivre.

Après un petit cafouillage à Yvrea, me voilà sur l'autoroute . On voit moins de choses mais c'est tout de même plus reposant pour les longs trajets. En un peu moins d'une heure je me retrouve à Milan et allégé de 10,60€ ! Maintenant c'est tout droit jusqu'au territoire Slovène. Trieste enfin, je m'acquitte des 29,30€ de péage et je file en direction de la frontière Italo-Slovène. Il est un peu plus de 20h00 quand je la franchis. Je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le trajet du retour ( 30,00€) Maintenant je continue ma route vers Zagreb via Ljubljana. Il me reste environ 220km. Vers 22h00 à la frontière Sloveno- Croate je prends la voie des camions et ça me vaut 800m de marche arrière pour reprendre la bonne file. Pas top sur l'autoroute ! Il est 22h30. Je suis arrivé à bon port et je retrouve vite mes repères dans cette jolie ville. Un petit tour rapide dans le centre de Zagreb et je me couche car demain ce sont 700km qui m'attendent.

DIMANCHE 1 JUIN

Le réveil sonne à 8h00 mais je me réveille à 9h00. Je me plonge dans les cartes et les itinéraires. À Zagreb il y a du wifi gratuit dans tout le centre touristique. Bien utile pour les routards. 9h30, je daigne sortir de mon duvet, m'habiller et j'avale un morceau avant de reprendre la route. Il est 10h00 quand je décolle enfin. À mon grand étonnement, je sors de Zagreb avec beaucoup de facilité. Afin d'éviter de faire du change Euro/Kuna, je prends la nationale jusqu'à la frontière Croato-Hongroise. Il est un peu plus de 12h00 quand j'y arrive. Dans un Algeco de l'autre côté de l'autoroute je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le retour ( 19,00€). Vraiment pas chère pour 1400km A/R. J'atteins Budapest en un peu plus de 2h. Je n'ai pas fait de change Euro/Forint et donc je ne peux pas faire le plein en Hongrie. Je vous l'accorde il me passe dans la tête des idées un peu saugrenues parfois. Clairement je n'avais pas envie de me retrouver avec en poche des Euros, des Kunas, des Forints et des Lei. Enfin toujours est-il que je vais être très content de voir la frontière pour faire du change Euros / Lei et faire le plein de gazole. La voilà la Roumanie!! Après 1650km, m'y voici. Une fois la douane passée, je suis rapidement mis dans le bain. À peine arrêté à la 1ère station essence pour changer de l'argent, faire le plein et acheter la rovignieta que déjà 5 ou 6 gamins viennent me réclamer des Euros ou une vignette d'autoroute Hongroise, Autrichienne, Slovène qu'ils revendront, je suppose, à la sauvette. Compte tenu de l'insistance dont il font preuve, je remonte dans la voiture et je vais 1km plus loin. Impossible de trouver un panneau dans Satu Mare qui m'indique la direction de Baia Mare. Je sors la boussole et je me dirige au Nord-Est et je finis par trouver ce que je cherche, la route 19. Après une bonne soixantaine de km de routes défoncées en direction de Sapanta, je rends les armes et je me gare près d'une vieille station essence/ bar/ restaurant. J'y passe là ma 1ère nuit en Roumanie.

LUNDI 2 JUIN

Il est 7h00 quand j'ouvre un œil, 7h30 quand je sors de mon sac de couchage et je décolle en direction de Sighetu Marmatiei vers 8h00. Il fait 14 degrés, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Très vite j'arrive à Sapanta pour visiter le cimetière joyeux. Toutes les stèles sont décorées d'une très jolie croix bleue en bois sculptée, représentant la profession du défunt ou les causes de son décès. En bruit de fond, dans l'église attenante, un prêtre récite sur un ton laconique, des prières. Je poursuis ma route vers la vallée de la Marei et du Cosaului, plus précisément dans les villages de Desesti puis Budesti où sont bâties des églises entièrement en bois. L'architecture est vraiment remarquable. Toutes les 2 figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO et se dressent au milieu d'un cimetière délabré. L'une est petite et ressemble plus à une chapelle, l'autre est beaucoup plus imposante. L'ambiance qui y règne est à chaque fois particulière. Ironie du sort, en redescendant à pied de l'église de Desesti, je vois un Renault Master où il est marqué " Boulangerie-Pâtisserie". Ces 2 seuls mots me font écarquiller les yeux et je finis de lire le reste " Famille Gandi - Courchevel 1850 ". Un véhicule Français, de la Savoie et de la commune où je vis. Simplement incroyable ! J'essaye de savoir à qui appartient ce véhicule et un homme m'interpelle en Roumain. Je lui dis que je suis Français et là une femme, qui attend son bus et qui m'entend parler Français , vient se mêler à la conversation et sert d'interprète car elle parle un Français très convenable. Lui me dit qu'il fait les 5 mois de saison d'hiver à Courchevel et elle, elle me dit qu'elle a appris le Français à l'école car jusqu'il y a très peu de temps c'était la 1ère langue qu'il fallait apprendre après le Roumain. Bref les échanges se poursuivent... une rencontre et une conversation très intéressante qui se termine par l'arrivée du bus que doit prendre la dame. C'est exactement ce que j'aime dans le voyage, des rencontres inattendues. Sur la route pour revenir à Sighetu Marmariei je croise de nombreux et magnifiques portails en bois massif sculptés. Paradoxalement les maisons sont moins jolies. Un casse croute vite avalé et je file visiter l'ancienne prison et musée des victimes du Communisme et de la Résistance de 1945 à 1989. J'y consacre 2h45 pour bien comprendre les rouages du bulldozer Communiste. Tout y est très bien expliqué, il y a une brochure en Français et une jeune femme à l'accueil parle très bien le Français. Le lieu en lui même mais surtout certaines pièces de la prison font bien ressentir l'atmosphère qui devait y régner. Je reprends ma route en me dirigeant dans la vallée de l'Izei et plus précisément à Barsana où je trouve un endroit pour passer la nuit. Enfin si on ne me déloge pas dans la soirée car je ne sais pas si c'est privé ou public. Il est 21h00, je regarde la carte et le guide du Routard pour la journée de demain, un homme s'approche de la voiture et commence à me parler en Franco-Romano- Italo- Anglais. Il s'appelle Joan et il a 68ans. Nous discutons pendant plus d'une heure sur nos vies respectives et sur les avantages et les inconvénients de la vie en Roumanie, en France et en Italie où il a travaillé en tant que jardinier pendant 5ans. La discussion se ponctue de fou-rires car nous sommes obligés de mimer ou de dessiner les mots que nous ne savons pas dire dans l'une des 4 langues. Il aurait voulu que je rentre ma voiture sur son terrain pour y passer la nuit mais son portail n'a jamais été fini et donc il ne s'ouvre pas. Il s'excuse plusieurs fois et nous nous souhaitons bonne nuit et à demain.



Mardi 3 juin

A 8h15 après une nuit bien froide, je suis réveillé par Joan qui frappe à ma vitre. Il me demande si j'ai bien dormi et il s'en va. Je mange un morceau et 30 minutes plus tard je revois Joan débarquer avec son frère qui parle un peu le Français. Il me dit que j'aurais dû dormir chez lui. S'en suis une discussion sur mon voyage ainsi que quelques fou-rires sur ma prononciation des villages Roumains et je reprends ma route dans la vallée de l'Izei en direction de Poienile Izei vers 9h30. À la sortie de Barsana, je tombe sur un grand monastère entièrement fait en bois. C'est un havre de paix très bien entretenu, très fleuri, où s'activent ça et là quelques bonnes sœur. Ce site est lui aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le guide du Routard indique une route de traverse pour rejoindre Pioenile Izei, évidemment je m'empresse de la prendre pour fuir les sentiers battus. Je ne suis pas déçu du voyage ! La route se transforme en piste puis à certains endroits en chemin 4x4. Trop tard, je suis engagé et il n'y a aucun endroit pour faire demi-tour. J'arrive bon gré malgré à la fameuse église en bois qui elle aussi est au patrimoine de l'UNESCO. La description du guide du Routard fait mention " d'une petite église en bois au milieu d'un cimetière verdoyant ". Je dirais plutôt une petite église en bois au milieu d'une jungle d'où surgissent quelques croix rouillées et stèles en pierre. Elle semble abandonnée là au milieu de rien car au centre du village une grande église plus moderne a été bâtie. Elle a évidemment beaucoup moins de charme. Je ne sais pas pourquoi, je me sens bien dans cet endroit. Dans tous les villages que je traverse, les gens sont occupés à travailler dans les champs. En ce moment c'est la période des foins. Partout où je passe, les gens s'arrêtent de travailler et ils me regardent passer. Je crois que les touristes viennent rarement s'aventurer dans ces endroits. Et pour cause, les routes sont scabreuses mais vraiment il vaut la peine de se perdre dans les petites vallées du Maramures. Puisque ce n'est pas très loin de ma route, je fais un crochet par Botiza. Ce village est connu pour sa fabrication de tapis de laine colorés par des teintes naturelles. Il faut passer sous un énorme portique en bois sculpté pour rentrer dans le village, il doit faire au moins 5m de haut. J'ai remarqué que tous les villageois qui passaient devant une église ( il y en a 3 ! ) se signe de la croix à 1,2 ou 3 reprises. Je pense que c'est partout pareil mais c'est la 1ère fois que je m'en aperçois. Sur les conseils du guide du Routard je vais à Ieud. Mis à part l'église en bois qui date de 1364 et qui est la plus vieille de la région du Maramures, il n'y a rien d'autres d'attrayant. Je passe à travers champs pour rejoindre Viseu de Jos et donc la route principale. Mon dos et mes amortisseurs se réjouissent de retrouver une route digne de ce nom. Je fais le plein à la petite bourgade de Viseu de Sus car ensuite il n'y a plus rien pour les prochains 100km. Petite anecdote amusante, dans la ville de Viseu de Sus, il est indiqué " BORSA 9km ", c'est ma direction donc je continue ma route. Au bout d'une vingtaine de minutes, j'aperçois le panneau d'entrée de Borsa sans jamais être sorti de la ville précédente. En effet, j'ai remarqué que la vie se concentre principalement aux abords de la seule route bitumée qui traverse une ville ou un village. À tel point que des petits villages de 500 habitants peuvent faire 4,5,6km de long et ainsi toucher le village suivant. Ce qui a pour conséquence aussi de devoir toujours rouler à 50km/h ( vitesse maximale autorisée en agglomération). Je commence l'ascension du col de Prislop. À la moitié de la montée, le temps se gâte sérieusement. Des ruisseaux coulent sur la route. Juste avant le sommet je croise un berger avec au moins une centaines de moutons. Il est là, impassible sur le bord de la route alors qu'il pleut des cordes et que la température a chuté à 7 degrés ( elle était de 22 en milieu de journée). Il paraît qu'au col, la vue est imprenable sur les montagnes du parc national du Rodnei. Je n'en distingue que des ombres dans le brouillard. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a un monastère perché là au milieu de nulle part. Il ressemble plus à un château de conte de fées qu'à un édifice religieux. À noter que le col de Prislop est le carrefour des régions du Maramures, de la Bucovina et de la Transylvannia. Je continue ma route et descend sur Carlibaba. La route est pleine de trous, certains sont si gros que si je n'étais pas vigilant je pourrais y laisser le train avant . L'endroit est sauvage. Pas âme qui vive. Je me régale. Tout le long de la route, il y a des tas gigantesques de grumes devant lesquels sont garés des camions prêts à les emmener. Dans des coins de forêt, il y a des jolies roulottes en bois servant de maisons aux bûcherons travaillant dans le secteur. Ils sont là en exil pour quelques semaines ou mois. J'atteins enfin Carlibaba, les 1ers 500m ressemble à s'y méprendre à un décor de western. Tout y est. Les maisons en planche avec une terrasse couverte sur l'avant, les clôtures en bois autour des maisons, les parcs à vache en rondin fin, les ponts en bois etc... Ici c'est LA matière 1ere pour tout faire ! Je rattrappe la route principale et je file à 100km/h ( ça change des 30 habituels) vers Fundu Moldovei où j'ai repéré un camping sur le guide du Routard. Douche chaude, lessive, internet pour rassurer les proches et du silence. Un bel endroit pour se requinquer.



MERCREDI 4 JUIN

C'est sous un soleil radieux que débute ma 1ère journée en Bucovina. Ce matin le réveil est tardif ( 9h00) les 200km d'hier dont 180km sur routes défoncées ont eu raison de moi. Je consulte la carte et le guide du Routard avant de partir. Tous le monastères du secteur sont au patrimoine mondial de l'UNESCO ( 5 ). Pour le moment je ne fais pas d'overdose d'églises et monastères car chaque édifice est différent par son environnement, sa décoration, son architecture etc... Mon hôte me dit que la route sera bien meilleur que celle d'hier au col de Prislop ( ça me parait difficile de faire pire) ! Je prends la route en direction de Vatra Moldovitei où je visite le Monastère Moldovita. C'est en fait une grosse église recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de fresques religieuses. Ce qui lui donne un aspect très particulier c'est son toit qui déborde d'au moins 2m. Le tout entouré par un mur d'enceinte épais de 4m environ. Je reprends la route en direction de Sucevita. Elle est bordée d'un petit torrent de montagne, d'alpages, de vaches en liberté, de forêts de sapins, de maisons en bois clôturées par des jolies barrières en bois elles aussi. Avec le soleil qui est de la partie, ça donne un avant goût de ce que peut être le paradis ! La forteresse monastique de Sucevita est très imposante, elle renferme une église entièrement peinte comme précédemment. Les lieux sont très bien entretenues et les peintures murales très bien conservées. Je fais une petite pause à Radauti pour changer de l'argent et me restaurer avec des sortes de beignets fourrés, l'un aux champignons et l'autre à la crème pâtissière. Je flâne ensuite dans les rues et sur le marché de cette petite bourgade bien vivante. Au moment de repartir, j'assiste à une procession religieuse en pleine rue, Je m'approche pour prendre des photos et je comprends qu'il s'agit en fait d'un enterrement ( gloups!). Cette petite pause me fait du bien car j'ai encore 3 monastères à visiter et je risque de friser l'overdose. Je reprends la route vers Arbore pour voir un énième édifice mais je suis très déçu et je repars dans les 5 minutes qui suivent. Les remparts sont... En fait il n'y en a plus, les peintures extérieures sont délavées par le soleil, les peintures intérieures tombent par plaque et on ne distingue plus grand chose et le jardin qui entoure l'église est quasi en friche. L'endroit n'avait aucune âme et pourtant il est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Et dire que j'ai fait 12km de piste pour ça... Je vais maintenant en direction d'un site où se trouve 2 forteresses monastiques ( seulement 10km les séparent). Le monastère d'Humorului et celui de Voronet. L'un a mal vieilli et l'autre et très bien conservé. L'un est désert et l'autre est bondé ( 3 bus et beaucoup de marchands). Les 2 sont entretenus par des religieuses qui s'acharnent à conserver une âme à ces lieux. Les édifices religieux que j'ai vu ces dernières 48h sont tous magnifiques ( excepté Arbore ). Ils ont tous un attrait particulier par le fait qu'ils ont été construits il y a 6 ou 7 siècles et avec des moyens techniques très rudimentaires. Moi qui ne suis pas du tout intéressé par le milieu religieux, j'ai beaucoup apprécié les différentes visites que j'ai pu faire car j'ai été bluffé par les prouesses architecturales et artistiques. Pour finir, ma préférence va tout de même vers les églises en bois du Maramures car elles sont très discrètes ( j'étais toujours seul lors des visites) et je suis resté en admiration devant de si grandes constructions entièrement en bois. Me voilà maintenant dans ma voiture, la tête repue de monastères et d'églises en tout genre. Je choisis la facilité et je retourne donc dans le camping de la veille, 40km en arrière. Il est calme, abordable, propre et les propriétaires, Hollandais, ne sont pas avares en recommandations. Et, cerise sur le gâteau, j'ai eu un verre de schnaps à la poire à mon arrivée. Petit remontant qui est fait par Monsieur avec les poires du camping. Tout juste 55 degrés... Ah il me fallait bien ça !!

JEUDI 5 JUIN

Il est 7h30 quand j'ouvre les yeux, le ciel est couvert, pas d'averses pour le moment. Étant donné qu'aujourd'hui je change de région, je vais surtout rouler et très peu visiter donc je me permets de partir à 10h45. Les montagnes font place aux grandes plaines. Je file à vive allure au beau milieu d'hectares de champs de blé, de maïs, de pommes de terre, de soja et aussi de nombreux vergers. Ici la machine a remplacé l'homme. Fini les fenaisons et les cultures tout à la main comme dans les montagnes du Bucovina et du Maramures. Rien d'intéressant à voir par ici donc je passe Gura Humorului, Falticeni et Targu Neamt et me voilà maintenant dans la région de la Moldavie. Je fais très rapidement les 130km qui me séparent du monastère de Neamt. C'est en réalité une université orthodoxe. Le lieu est particulier car mis à part l'église, tout est moderne. J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un campus plus que dans un monastère. Drôle d'endroit. Les peintures qui décorent l'édifice sont en parfait état, il me semble même que ça a été restauré. La vivacité des couleurs donnent de la gaieté à cette église. Il se met à pleuvoir donc je reprends la route vers le 2ème et dernier monastère de la journée, Secu. Juste avant de sortir de l'enceinte, 3 prêtres orthodoxes passent devant ma voiture, je les salue mais ils se dirigent vers un bâtiment et ne tournent pas la tête pour me répondre. Ils sont habillés avec des grandes soutanes noires et un couvre chef plat, propre à cette religion, une bonne partie du visage est enfoui dans une épaisse barbe poivre et sel. Paraît-il qu'il y aurait plus de 50 monastères dans le secteur, pour ma part je me contente des 2 seuls qui sont sur ma route, j'ai eu largement mon compte hier. Perplexe, c'est le mot qui me vient tout de suite à l'esprit pour qualifier mon sentiment à la sortie de Secu. C'est une forteresse monastique massive. Tellement massive que les remparts servent de logement pour les moines qui y vivent. Il y a 2 boutiques de souvenirs et de babioles comme dans les autres endroits mais ici ils ne sont résolument pas tourné vers le tourisme. Un peu partout, des moines prient en tenant un livre à la main mais personne ne me regarde. Histoire d'ajouter un peu d'austérité au lieu, si tant est qu'il en ait besoin, l'intérieur de l'église n'est éclairé que par des bougies si bien que je ne vois pas les peintures au plafond et surtout je ne vois pas les 2 moines à genoux dans un coin entrain de prier. Évidemment j'ai sursauté quand l'un des 2 a tourné une page de son livre. Tant que j'y suis, je vais finir de noircir le tableau, une grande partie du hall d'entrée de l'église est peint par une représentation de l'enfer, beaucoup de flammes, de têtes coupées, de personnages qui brûlent et de diables. Seul sur le parking, seul dans le monastère, qu'est ce que j'ai fait ?! Bin...je suis parti ! Je fais route vers Poiana Largului et j'arrive au lac de Montelui. Le paysage est nettement moins plat, le lieu est très joli, très sauvage, la forêt pousse jusque sur les berges. Il y a très peu d'habitations autour. Je le longe pendant une trentaine de kilomètres en faisant quelques arrêts pour profiter de la vue. Je me mets en quête de trouver un endroit où passer la nuit et quelques kilomètres plus loin j'aperçois un panneau Port Bicaz, je me dis " chouette, je vais passer la nuit au bord de l'eau". Quelle déception en voyant le fameux port... C'est une espèce de complexe touristique avec 2 boutiques de souvenirs, 1 restaurant, 1 "camping" en bungalow, 1 hôtel flottant miteux et 3 pédalos qui se battent en duel. C'est vieillot et certaines choses ne sont pas finies. Il y a aussi quelques habitations flottantes. Le lieu ne m'inspire pas et je continue en direction du lac Rosul où là j'ai la ferme intention de mettre un terme à ma journée. Avant d'y arriver, je passe dans les magnifiques gorges du Bicaz. Elles sont courtes mais le passage est impressionnant. C'est très étroit et au dessus de ma tête, les falaises touchent le ciel. C'est rempli de bus, de touristes et de boutiques à babioles. Impossible de s'arrêter mais l'endroit est vraiment joli et vaut le détour. À peine quelques kilomètres de plus et j'arrive au lac Rosul qui se trouve dans un parc national dont je n'ai jamais pu obtenir le nom. Malgré tout le lieu est dénaturé par 3 complexes hôteliers et une multitude de boutiques à babioles. Je m'achète un Kurto-skalacs, une sorte de pâte à brioche enroulée sur une grosse broche sur laquelle ils y mettent de la cassonade ou de la vergeoise avec des petits éclats de noisettes, le tout cuit au dessus de la braise. Ça donne une délicieuse gourmandise en forme de tube d'une bonne trentaine de cm et qui me fait les yeux doux à chaque fois que je la regarde. C'est bien cuit et croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Maintenant il pleut assez fort et la température est tombée à 11 degrés, je suis en altitude et par expérience je sais que la nuit on peut encore perdre quelques degrés. Je décide donc de descendre un peu et de trouver un petit chemin pour me cacher dans la forêt. Avant de partir, je vois un panneau indiquant la présence d'ours dans le secteur. Mon plan tombe encore à l'eau. Direction Gheorgeni en Transylvanie et j'aviserai sur place. Ce fut vite fait, la ville est délabré, vraiment rien de convenable pour se poser confortablement. Tampis, je poursuis vers Miercurea Ciuac et je m'arrêterai dans dans un chemin en plein champs. Faut-il encore trouver un chemin... Rien de rien, que des pâturages, des champs et des petites forêts. Jusqu'au moment où j'aperçois une piste convenable, je m'y engage, je fais 800m et miracle, une sorte d'élargissement. Parfait ça me convient. En pleine nature et près d'une toute petite colline couverte par une forêt de résineux, je vais être très bien pour la nuit. À peine 5 minutes que je suis là et déjà une 1ère voiture qui passe avec des gens qui me dévisagent ( tsiganes ). Puis une deuxième, puis un tracteur, un vélo un piéton, une autre voiture... Pour la tranquillité c'est loupé. Je remonte en voiture et je vais voir ce qu'il y a derrière cette colline... Un village... Avec des constructions faites de bric et de broc. Ok j'ai compris, ce n'est pas encore l'endroit de rêve où je passerai la nuit. Il me reste 2 solutions, trouver un autre chemin ou faire les 38km restants vers Miercurea Ciuc, il est 20h30et c'est donc la 2ème option que je choisis. La ville en elle même n'a rien d'attirant et je jette mon dévolu sur un Motel très bon marché mais très propre et pas vieillot. Sentiment bizarre dans ma chambre d'hôtel, je repense à tous ces beaux endroits que j'ai traversé dans le Maramures et en Bucovina, ici c'est déjà bien différent, moins authentique.

VENDREDI 6 JUIN

8h00 le réveil sonne mais je fais la sourde oreille. 1ère journée en Transylvanie 10h45 je décolle enfin, direction Rupea, Sighisoara et Bietran. Je vais prendre le temps aujourd'hui car j'ai trop roulé hier. Je vais profiter un peu. Oui mais je sens bien que la route sera la même qu'hier finalement, elle sera bien fade et morne. Toujours les mêmes paysages qui défilent. De la nationale à 100km/h. Non ce n'est pas possible, pas 2 jours de suite, je ne suis pas venu pour ça. Je cherche sur la carte un plan B. Eurêka !!!!! Ça sera un poil plus long mais ça ne pourra pas être pire qu'hier, impossible. Je file donc vers l'Ouest en direction de Vlahita. Il me faut à peine 3km pour sortir de Miercura Ciuc et être déjà en pleine campagne. Je suis maintenant sur des grands plateaux où alternent forêts de résineux, ruisseaux limpides, tourbières et alpages d'herbe rase, je suis au Canada...quelques kilomètres plus loin je croise une charrette remplit de foin, une autre remplit de terre, une Dacia rouillée, des bergers et leurs moutons, en fait non c'est bien en Roumanie que je suis. Maintenant je fais route vers le Sud en direction d'Ocland et le paysage change encore, la route se rétrécie, les trous apparaissent ça et là, le paysage devient beaucoup plus bosselé, par endroits le bitume laisse place à la piste en terre, les champs retrouvent des dimensions humaines. Je me surprends à rouler à 40km/h, même en dehors des villages. Je ne suis plus pressé par une troupe d'excités qui se collent à mon train arrière. Les villages que je traverse sont paisibles, les gens sont assis et discutent devant les maisons, ça sent le fumier, il y a de la bouse de vache sur la route, devant les magasins mix les charrettes sont plus nombreuses que les voitures. Ça me redonne du baume au cœur après les quelques 380km insipides que j'ai fait hier. Cette authenticité c'est exactement pour ça que je suis venu en Roumanie. Je prends même le temps de m'arrêter voir un apiculteur qui me met une combinaison sur le dos pour aller voir ses abeilles. Je lui achète du miel de montagne en partant. Je m'empresse de le goûter puis d'en avaler 5 ou 6 cuillères. Tout ça sent la nature et c'est vivifiant. J'arrive presque à ma 1ère étape quand en pleine campagne je tombe sur un passage à niveau on ne peut plus simpliste, 2 rails et 1 signal lumineux rouge ( presque jamais de barrières en Roumanie). Il y a déjà 3 ou 4 voitures de part et d'autre. Certains ont les portières ouvertes et sont affalés dans leurs sièges et d'autres sont assis dans l'herbe entrain de discuter. En bon occidental que je suis, je laisse le moteur tourner et je vais voir si le train arrive. D'un côté on peut voir à 800m environ et de l'autre à plusieurs kilomètres. Histoire de ne pas paraître con, je coupe quand même mon moteur et j'attends dehors comme tout le monde. L'idée de passer quand même me traverse l'esprit. Au bout de 15 bonnes minutes, un train de marchandises d'un autre âge arrive à la vitesse d'un bon cycliste, 40km/h tout au plus. Tout le monde remonte tranquillement dans sa voiture et reprend son bonhomme de chemin. Je crois qu'aujourd'hui j'ai vraiment fait le bon choix de route. Pour preuve, 80km parcourus pour atteindre Rupea et ma moyenne culmine tout de même à 28km/h !! Rupea c'est une jolie cité féodale fortifiée au pied de laquelle il y a un bourg rural très animé. Il n'y avait aucune information sur le guide du routard mais Daniel ( un français rencontré sur VF qui est marié à une roumaine et qui habite en Roumanie) m'avait conseillé d'y aller. Je ne suis pas déçu, c'est joli, il n'y a aucun touriste et je me fais une balade à l'ombre pour monter jusqu'au fort. Ensuite j'avale les 53km qui me séparent de Sighisoara en une trentaine de minutes. Les paysages traversés sont toujours aussi plaisants. La cité fortifiée de Sighisoara est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je laisse ma voiture au parking qui se trouve en bas et je monte à pied la ruelle qui permet d'y accéder. C'est relativement grand et on se laisse perdre agréablement dans les ruelles pavées. C'est ici qu'est nait Vlad Dracul, qui inspira l'auteur du légendaire et célèbre personnage de Dracula. Néanmoins le site a perdu de son charme car c'est une succession de bars, de glaciers, de restaurants et d'hôtels 4 étoiles. C'est le rendez-vous de la petite bourgeoisie et c'est archi-blindé de touristes. Bof ! En redescendant, les gardiens des parkings sautent sur les touristes pour les faire payer le temps resté et je n'y échappe pas. Oui mais voilà, je ne me suis pas garé sur leurs parkings, je suis allé un peu plus loin. Incrédules et mécontents, ils me regardent partir et marmonnent des jurons.

( CE QUI SUIT A ETE ECRIT LE LENDEMAIN MATIN, SAMEDI 7 JUIN, AVEC LES IDEES PLUS CLAIRES) La dernière étape me conduit à Bietran, petit village coloré et tranquille où une église fortifiée a été construite au 16ème siècle. Je me gare sur la place du village et je me dis que je vais être au top pour passer la nuit, je ne crois pas si bien dire... Je pars à pied en direction de la fortification qui se trouve sur un petit promontoire. Je suis un peu déçu par l'endroit car le site est en réfection, si bien qu'il n'y a que le tour de l'église et sa visite qui sont faisables. On aperçoit néanmoins les tours de guet. L'intérieur de l'église est quelconque, ça sent le vieux, le renfermé et le bois est vermoulu. Le tout a besoin urgemment d'un coup de jeune. Je termine la visite et je redescends dans le village et reviens à ma voiture. J'installe mes petites affaires pour passer la nuit puis comme je l'avais prévu en arrivant sur place, je vais me poser sur une table à l'extérieur avec une bière pour potasser sur la suite de mon parcours. Le choix est rapide, il y a un magasin mix qui fait aussi bar et où il y a l'air d'y avoir des jeunes d'une vingtaine d'années ou alors il y a un petit chalet en bois sur la place du village avec 4 grandes tables en rondins pouvant accueillir 10 personnes chacune. Mon choix se porte sur le 2ème car il y a du monde ( déjà 3 tables pleines ) et aussi parce qu'il y a une fumée alléchante qui s'y dégage, l'ambiance a l'air bon enfant. J'arrive devant le cabanon, toutes les têtes se tournent vers moi et le niveau sonore baisse. Merde je fais un tel effet !! J'apprendrai plus tard dans la soirée par un jeune qui parle anglais que les touristes viennent voir l'église et se sauvent aussi sec. Je commande donc ma bière et je vais m'asseoir à la dernière table de libre. Ici pas de fioritures, on se lève ou on crie pour commander et quand c'est prêt le gars te l'annonce en criant. Je m'affale sur le banc et je commence à siroter ma bière, je n'ai pratiquement pas le temps d'ouvrir mon bouquin que déjà un groupe d'une douzaine de personnes arrivent puis dans la foulée une dizaine d'autres. Le niveau sonore s'élève immédiatement. Ils me demandent si ils peuvent s'asseoir à ma table et j'accepte volontiers ( en même temps c'est la seule table qui reste). Très vite on m'adresse la parole et je réponds par un petit " sunt francez" ( je suis français). Visiblement ça fait son effet car j'entends dans les phrases "francez" à tout va. Ça parle fort, ça rigole, ça rote, ça blague, ça tape dans le dos et surtout ça boit. La terrasse est exclusivement occupée par des hommes allant de 25 à 65ans. Autant dire que l'ambiance est très joviale. 2 gars de ma table se lèvent et vont vers une voiture et ils en reviennent avec 5 ou 6 bouteille d'eau mais remplis d'une boisson couleur Champagne et d'une autre couleur rosé mais plus soutenue. Les plus âgés s'en servent un verre ou plutôt un baquet ( les verres font tout de même 33cl ) et ils le coupent avec du coca. À moi on m'en sert un verre plein et sans coca. Je lève mon verre et je proclame un " noroc " bien viril qui n'a pas manqué de faire rire ma tablée. C'est légèrement pétillant, sucré, pas trop alcoolisé et avec un goût agréable mais que je n'arrive pas à déterminer. Ne comprenant pas le Roumain, impossible de savoir ce que c'est. Un homme arrive avec son synthétiseur et une enceinte, ce qui a ravivé les plus endormis. On rajoute des tables car d'autres hommes viennent se greffer à ce que l'on peut appeler maintenant une fête. 2 tablées commencent à manger et je tends le cou pour voir ce qu'il y a dans les assiettes. Ce sont les célèbres mititei ( petite saucisse de 10cm à base de viande hachée, aillée et aromatisée puis grillée). Ça me va très très bien car je n'ai pas mangé depuis 11h30 et la boisson locale commence à faire son effet. Je passe commande d'une assiette et d'une autre bière. Assiettes et verres en plastique, ici on mange avec les mains, à la bonne franquette, il y a juste 2 cures-dents plantés dans l'une des 2 saucisses et j'ai aussi une bonne poignée de frites. Un jeune de mon âge vient s'asseoir à côté de moi et il commence à me parler en anglais. Je me sens moins isolé et je peux enfin comprendre pourquoi une telle ambiance. Avant ça, un homme à la voie portante et déjà bien éméché vient me voir avec un petit verre et une bouteille de vodka à la main, il me dit en français et en roulant les R, " jé né pou rien faire pour toi mais jé ta souhaité la bienvénoue " et il me tend un verre de vodka plus que plein. Il me fait signe de boire cul sec, ce que je fais après avoir proclamer mon fameux " noroc ". Je reprends la conversation avec le gars qui est assis à côté de moi, il me dit que ce soir c'est la fête car ils viennent de finir un chantier de gaz. Enfin c'est ce que j'ai compris car après 2 baquets de bières, 1 baquet de pétillant de cerises, 1 baquet de pétillant de raisins et 1 verre de vodka, mon anglais est devenu subitement plus aléatoire. Nous continuons un peu la discussion et je les remercie pour cette bonne soirée. Je pars plein de joie à la voiture pour me coucher. Autant dire que je suis très heureux d'être déjà installé pour la nuit car je ne suis pas du tout en état de prendre le volant et en plus en Roumanie c'est tolérance zéro pour l'alcool. Une bien belle journée qui se termine d'une bien belle manière. Non pas parce que j'ai bu plus que de raison mais parce que ça fait du bien de prendre son temps et de voir des gens avec une âme. Avant de m'endormir, je les entends entonner des chants Roumains à capella. Vers 4h00 du matin, les derniers fêtards quittent les lieux bruyamment... De sacrés gaillards ces Roumains.



SAMEDI 7 JUIN

Le réveil est matinal, entre l'église qui sonne tous les 1/4h et les chevaux au petit trot sur le bitume, je ne traîne pas longtemps pour émerger. Je mange un morceau tranquillement et je mets un peu d'ordre dans mes affaires puis je consulte la carte et le programme du jour. Ma 1ère étape doit me conduire à Prejmer et j'y arrive au bout de 2h45. J'ai choisi de passer par le Sud pour profiter des routes de campagne avant de reprendre les grands axes et de voir la ville. Il y a de fortes chances pour que ce soir ce soit moins champêtre qu'hier. C'est ce qui rend les voyages agréables, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aucune routine possible. Une fois sur la nationale, je me laisse filer gentiment, créant derrière moi une longe file de voitures. À 10km de Brasov, je contourne la ville par le Nord-Ouest puis j'arrive à Prejmer. La ville en elle même n'a absolument aucun attrait et est plutôt déserte mais l'église fortifiée vaut vraiment le déplacement. Elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un édifice circulaire massif de 15m de haut sur lequel repose un toit 1 pan incliné vers le centre formant ainsi un début d'entonnoir. Les seules ouvertures donnant vers l'extérieur sont des meurtrières. L'intérieur du cercle est composé de plus de 230 portes numérotées sur 3 niveaux accessibles par un labyrinthe de balcons et d'escaliers. Derrière chaque porte, appartenant à une famille, une pièce plus ou moins grande leurs permettait à l'époque d'y cacher leurs récoltes et de s'y réfugier en cas d'invasion. Il y avait tout le nécessaire pour subsister en étant assiégé, un forgeron, un tisserand, un potier, une école etc... La vie à l'extérieur était installée pour un temps dans cette promiscuité. Au sommet du rempart, sous le toit, une coursive permet de faire le tour complet de l'édifice en ayant une vue par les meurtrières. Certaines pièces sont reliées entre elles créant ainsi plein de passages "secrets". Le centre du cercle est occupé par une imposante église dont les arches sont faites en pierres ou en briques, contrastant ainsi avec le blanc des murs. Vraiment un très bel endroit où il est agréable de flâner et de se perdre d'autant plus si l'on s'y retrouve seul comme j'en ai eu la chance, je le recommande fortement. Je mets maintenant le cap sur Brasov, une ville assez importante de 285 000 habitants, installée au pied d'une montagne sur laquelle dans le dernier tiers il y a BRASOV écrit en grosses lettres blanches, de la même manière qu'HOLLYWOOD aux USA. Un téléphérique permet d'aller au sommet de cette montagne pour contempler la ville et les environs. Rien de particulier à visiter mis à part une église...encore. Là dessus je fais l'impasse. Ici il est plutôt recommandé de battre le pavé tant le centre historique est grand et piéton. C'est LE centre névralgique de la ville. Une très grande place où il y a aujourd'hui un marché et une grande et large rue piétonne où se succèdent des terrasses aux ambiances hétéroclites. Tous les regards sont rivés sur les écrans, finale dame de Roland Garros oblige. Nous sommes samedi et ça grouille de gens mais ça reste tout de même agréable. À 16h00 je m'autorise un petit goûter et je m'achète un placinta cu mere, une spécialité roumaine. De la feuille de brick au dessus et en dessous et au milieu une pomme hachée ( peau, cœur, pépins) aromatisée à la cannelle. Si bien que je me retrouve à cracher discrètement ce que je n'arrive pas à mâcher, élégant ! Une fois avoir fait le centre en long en large et en travers, je me dirige vers ce qui semble être un rallye en pleine ville. Cela fait plus de 3h que j'entends des moteurs pétarader. Il s'agit en fait d'une course de côte où chaque participant part en contre la montre. Je reste là plus d'1h30 à regarder Ferrari, Porsche et autres bolides à 4 roues passer à très vive allure puis je regagne tranquillement ma voiture en passant par des vestiges de ce qu'était avant les remparts de Brasov et je passe également dans un des nombreux parcs de la ville. En allant en direction de ma voiture, je m'aperçois que les autres ont pour la plupart un PV sur le pare brise...ma plaque étrangère les en a visiblement dissuadés et c'est parfait car je n'avait pas pris la peine de prendre un ticket à l'horodateur, je ne m'étais. pas donné ce mal en devinant un peu que je ne craignais pas grand chose. Il se fait tard, je vais quitter la Transylvanie pour y revenir à la fin de mon périple. Il est temps que je me trouve un endroit où dormir aux alentours de Sinaia. La nationale que j'emprunte est agréable et j'arrive rapidement sur place. Nous sommes samedi soir et tout le monde est de sortie et en plus de ça il y a des mariages. Trop d'agitation à mon goût, je reviens sur mes pas et je tente ma chance à Busteni. Là je trouve une petite route sans indication particulière et qui a l'air de partir en forêt. Je crois que ça va me plaire. Je passe devant les dernières maisons et je traverse une petite forêt puis rapidement plus rien et un vaste vallon relativement plat et sans arbres s'ouvre devant moi. C'est encore mieux que ce que j'espérais. La route se transforme vite en piste mais c'est carrossable. Quelle chance ! 1km plus loin, je croise un panneau "attention aux ours", voilà qui finit de me séduire. Soudain, en m'enfonçant dans le vallon, en lisière de forêt, je crie PUTAIN UN OURS !!!! Ça c'est LA bonne surprise du voyage car sans grands espoirs j'avais espéré en voir un mais avec la quasi certitude que ça ne serait pas le cas. J'immortalise l'instant puis il disparaît dans la forêt. Il me faut chercher un endroit où me poser maintenant et je ne vais pas être déçu... 3km plus loin je tombe sur ce que l'on peut appeler le WOODSTOCK du campeur ! Le vallon est désormais plat et les alpages sont envahis de campeurs en tout genre. Ça va du campeur de compétition avec la tente, les chaises, la table, le barbecue à gaz, la glacière électrique...au puriste qui fait griller ces mitetei avec la lame de son couteau et qui dort à la belle étoile. Certains ont mis une clôture électrique autour de leurs tentes pour se protéger des ours. C'est l'anarchie la plus totale, on se pose où on veut et comme on veut. Les barbecues marchent à plein régime. Énormément de campements affichent fièrement leur patriotisme en plantant un drapeau roumain devant leurs tentes. Je trouve tout de même mon coin de verdure et je mange un morceau avant de me glisser dans mon duvet et de m'endormir au son bien désagréable de musiques folkloriques Roumaines crachées par les énormes enceintes de la voiture tuning de mes voisins d'un soir !!



DIMANCHE 8 JUIN

Déjà 1 semaine que j'arpente les routes de Roumanie. Il est 7h30, trop tôt, j'essaye de me rendormir mais le soleil tape et j'ai déjà trop chaud. Et puis surtout, j'ai déjà mon "David Guetta" local ( que j'appelle finalement Dj Carpates) qui s'est remis aux platines de bon matin. Je passe la tête dehors, grand soleil. Mais je rêve ou les hommes aux alentours tournent déjà à la bière !!!! Est ce qu'à un moment ils dorment et s'arrêtent de boire ces Roumains?! Je range mes petites affaires et je prends mon petit déjeuner dans ce que l'on peut appeler une discothèque de plein air. Mon voisin Dj Carpates a un invité, encore un furieux du tuning qui a la bonne idée d'ouvrir les portières et le coffre de sa voiture, de se mettre sur les mêmes ondes radio que Dj Carpates et d'envoyer les watts au maximum. Là clairement c'est tout le vallon qui profite des derniers tubes du moment. Pour le repos je repasserai plus tard, non là ce matin c'est dimanche et il y a une arrivée massive de voitures et je reste juste pour le plaisir de voir ce capharnaüm. On bat des records et je rigole tout seul comme un con dans ma voiture. Tampis je perds ma matinée mais pendant ce temps je potasse mon parcours et je rigole en regardant les gens. C'est bête et méchant, oui mais c'est tellement bon. Comment décrire tout ça sans rien oublier... Sur un vallon plat de 3km environ, vous prenez 500 voitures, 4 fois plus de personnes, des barbecues, des chiens, des tables, des chaises, des tentes, des campeurs, des drapeaux roumains, des randonneurs, des promeneurs, des alpinistes alors qu'il n'y a pas de quoi faire, des gens en maillot de bain, des vétetistes, des mamies avec la canne, des gamins hurlants qui jouent dans l'eau gelée du torrent, de la musique à tous les coins de tentes, de la fumée de barbecue en pagaille, de la poussière soulevée par les voitures et le meilleur pour la fin, du bourgeois en manque d'exotisme alpin dans leurs gros 4x4 de luxe desquels sortent des bécasses à talons qui ont une ceinture en guise de jupe et qui se demandent si c'est le choléra ou la peste qu'elles vont attraper en pique-niquant dans l'herbe, un must, j'adore. Étonnement les lieux sont propres et les gens prennent la peine de mettre leur déchets dans les grosses poubelles prévues à cet effet. Oui mais voilà, l'endroit est peuplé d'ours et une poubelle classique ne résiste pas très longtemps à l'appétit d'un plantigrade. Conséquences, ce qui était propre la veille au soir ne l'est plus le lendemain matin et les ours ont joué les petits Poucet en semant des détritus de la poubelle jusqu'à la lisière de la forêt... Charmant. Un Roumain vient taper causette avec moi mais là ça s'avère compliqué car la seule langue qu'il connait, c'est la sienne. Pas grave, on va trouver une langue commune, le Franmain et le Rouglais. Les 2 lui conviennent et moi aussi. On passe donc 20 minutes à discuter voiture et transport routier, son métier. Bien sympa encore cette rencontre. Depuis le début, je trouve que les gens sont très avenants. Et puis j'ai ai un atout de taille pour engager assez facilement la conversation, ma plaque d'immatriculation. J'ai apposé sur le "F" un stickers de la station de Meribel. Si bien qu'il est impossible de savoir de quel pays je viens, sauf si on connait Meribel évidemment. À 99% c'est l'élément déclencheur pour les rencontres. Déjà 12h30 allez je file à Sinaia pour voir le château de Pelés. Au passage j'arrose copieusement tous mes amis campeurs d'une épaisse poussière ! Paradoxe Roumain, il est marqué à plusieurs reprises "ATTENTION AUX OURS, LAISSEZ LES TRANQUILLES" et " GARDER LES LIEUX PROPRES SOUS PEINE DE POURSUITES" et tout est prévu pour faire le contraire. Ceci dit j'ai quand même beaucoup aimé l'endroit qui, j'ai oublié de le dire, se trouve au pied des monts des Bucegi. 10km plus tard je me retrouve au pied de la longue montée pavée qui mène au château Pelés. Quand je vois l'effervescence dans la ville, je réalise très vite que ça va être blindé. Pas loupé, c'est la queue pour acheter les tickets et pour rentrer dans le château. Une fois mon billet d'entrée en poche, je décide de tenter ma chance pour accéder tout de suite étant donné que je suis seul. Et ça marche, on me colle dans un groupe de Roumains avec un guide et c'est parti. Mais au bout de la 2ème pièces, je les laisse filer car la visite se fait au pas de charge et ça ne me plait pas. Surtout qu'il y a énormément de choses à voir. C'est richement décoré, parfois trop. Les matériaux utilisés sont très nobles voir précieux. C'est vraiment très bien entretenu et on s'imagine aisément comment s'organisait la vie quand tout ça était habité. L'architecture extérieure n'a rien à envier à l'intérieur. Là aussi il y a le souci du détail. Encore un très bel endroit à ne pas louper. Autant j'ai pris mon temps pour monter au château et le visiter, autant là je redescends au pas de course car le ciel est noir et je vois déjà des éclairs au loin. Je regagne vite ma voiture et je démarre en direction de Slanic via Ploeisti. Au bout d'à peine 2 minutes c'est un déluge de pluie et de grêle qui s'abattent sur moi. J'y ai échappé belle sur ce coup là. La route vers Ploeisti est sans intérêt, tout comme la ville d'ailleurs donc je bifurque tout de suite vers Slanic et sa mine de sel que je visiterai demain. Le bourg est petit, sans vie et plutôt tristounet. Il y a là 4 ou 5 immeubles de l'époque communiste, cubiques, gris et sans balcons. Je repère très vite le puits de la mine et je m'installe sur le parking pour la nuit.

LUNDI 9 JUIN

Encore une fois je me fais réveiller par la chaleur qu'il fait déjà à 7h00 du matin dans la voiture. Je me prélasse au soleil, fais un brin de toilette, consulte les cartes et mange un morceau. Encore une fois je prends le temps et je vais même faire un tour dans le village. En réalité ce n'est pas si moche que ça, mis à part ces 5 ou 6 bâtiments de l'époque communiste, le reste est joli. Il y a beaucoup d'arbres et hier soir je n'ai pas vu toutes les petites maisons qui se cachaient. Je reviens à ma voiture et quand je me décide à aller en direction de l'entrée, je prends peur. Il y a déjà beaucoup de voitures et il y a une bonne demi heure de queue à l'entrée. À un jour près j'aurai trouvé porte close car la mine ferme exceptionnellement mardi 10 juin ! Me voilà dans le petit ascenseur où peuvent rentrer 6 personnes bien serrées. La descente dure 90 secondes. Chaque élément en ferraille de la cabine est rongée par le sel. Je suis maintenant à 208m sous terre. Il fait très frais 12 degrés ( toute l'année). Je sors de la cabine et je suis stupéfait, c'est grand, très grand, immense ! Les proportions font peur, je ne m'attendais pas à ça. Il y a environ une dizaine de salles, accessibles au public, reliées par des très larges passages. En tout il y a 8 hectares qu'il est possible d'arpenter et 2,5 hectares fermés au public, les hauteurs sous plafond varie entre 32m et 54m. Les volumes qui ont été extrait de cette mine sont colossaux. Il y a même une croix religieuse lumineuse. Passé cette 1ère impression, je m'avance un peu en pensant qu'il y aurait un guide ou un petit train mais je vois que tout le monde déambule à sa guise alors je fais pareil. Je tombe sur une salle où il y a des structures gonflables pour enfant et des karts à pédales. Ça me surprend un peu mais pourquoi pas. Dans la suivante il y a un bar café et magasin mixt avec tables, chaises etc... Là rien de trop surprenant. Dans une autre, des sculptures avec la pierre de la mine. Nulle part je trouve des informations sur l'extraction du sel, c'est bien dommage car je ne comprends pas où se trouve le sel quand je regarde les murs de cette mine. Ils ressemblent à de la pierre compacte, lissée et où on aperçoit très bien les strates. Ici on y vient en famille, parents, enfants, grands parents, cousins etc... C'est un lieu qui a l'air très apprécié et très fréquenté par les Roumains. Un peu plus loin j'aperçois un petit plan d'eau avec une passerelle qui l'enjambe. Ailleurs un terrain de football. Ici un coin TV avec un grand écran plat. Là un coin repos compartimenté et équipé avec des lits de camps. J'en fais le tour et effectivement des gens se reposent avec une couverture qui les recouvre. C'est déroutant comme endroit. On y fait même son footing ou de la marche sportive. Les gens me regardent l'air interrogatif car ils ne comprennent pas comment je peux tenir avec juste un tee-shirt. Tout le monde sans exception a une veste où au moins un pull. De toute façon, froid ou pas je n'ai pas le choix, mon sweat est dans la voiture. Je me dirige vers l'ascenseur pour repartir et je vois une gravure que j'ai du mal a identifié car la lumière est plutôt faiblarde dans cette mine. Il s'agit en fait d'une représentation d'Usain Bolt, le sprinter, qui fait son fameux geste après chaque course gagnée. Au dessus de lui, il y a "PUMA" inscrit avec le logo de la marque. Je reprends l'ascenseur en étant perplexe sur ce que je viens de voir. Je viens visiter une mine d'extraction de sel et j'ai tout vu sauf ce pour quoi j'étais venu. Revenu à la surface j'aperçois un panneau expliquant brièvement la mine. En fait Slanic est une station balnéaire où l'on vient prendre du bon temps mais aussi soigner des maladies respiratoires. L'air de la mine est , parait-il, très bon pour ça. La pression atmosphérique est constante ( 780 hpa ) et c'est visiblement très bon aussi pour le corps. Il y aussi la possibilité de se baigner dans un lac salé à 1km de là mais je ne l'ai pas testé. Avant de partir je m'achète un kurtos-kalacs. Cette fois ci je vois tout le procédé de fabrication. Délicieux ! Maintenant je mets le cap sur l'extrême Sud de la Moldavie, un endroit peu visité de la Roumanie, Vulcanii- Nairosi, au Nord de Buzau. La route pour y aller est très agréable, je passe dans de nombreux petits villages. Je m'enfonce dans un paysage de collines bien rondes et très verdoyantes et arborées. Difficile de croire qu'ici il y a de l'activité volcanique. Je me gare sur le petit parking et je suis accueilli par le propriétaire, " welcome to muddy land ". Trouvant le cadre vraiment sympa je lui demande tout de suite si jeu peux dormir ici et il accepte sans problème. Ça m'en coûte 5lei et je peux disposer des sanitaires et des tables ombragées mises à disposition. La douche chaude est à 5lei. Parfait tout ça. Maintenant je me dirige vers la zone volcanique par un sentier montant sur une colline. Jusqu'au bout le suspens est entretenu car on ne voit rien, c'est bien vert à des kilomètres à la ronde. Soudain j'aperçois enfin les cônes volcaniques. En fait c'est une zone bien précise qui fait tout au plus 400m de circonférence. Il y a des cônes crachant de la bout à intervalles plus ou moins réguliers ou alors il y a de grosses flaques boueuses glougloutantes ! Ni l'eau ni la boue sont chaudes, ce ne sont que des remontées gazeuses. Les contrastes entre les couleurs sulfurées et le vert des alentours est saisissant. Je suis quasi seul et je profite de l'endroit en me baladant de flaque en flaque et de cône en cône. Déjà 2h30 que je suis ici, je m'y sens vraiment bien tant le calme règne. Je descends au parking et je m'installe pour la nuit. Dommage que demain je doive poursuivre ma route car l'endroit est enchanteur. Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde, une nature préservée, pas de bruit, et tout le nécessaire pour camper confortablement. Il y a même un petit magasin mixt et du wifi gratuit. Je finis cette journée devant un magnifique coucher de soleil et une bonne bière. C'est sûr, ici j'y reviendrai.



MARDI 10 JUIN

J'ai dormi comme un bébé, tellement c'est calme. Je mange un morceau sur l'une des tables ensoleillées puis j'essaye d'organiser via internet mes quelques jours dans le delta. Je me repose au soleil et je me laisse bercer par le son des cigales et des oiseaux. Absolument génial. Je discute avec le propriétaire des lieux, je prends vraiment du bon temps, à tel point que je commence à émettre l'idée de rester une nuit de plus. Il est 12h00 et toujours aucun touriste n'est venu ce matin, je me motive enfin à quitter ce cadre idyllique et je fais route vers Galati via Buzau et Braila, 2 grandes villes sans attraits particuliers. Il y a peu de monde sur la route et les kilomètres défilent dans des paysages de cultures. Au bout de 165km j'arrive à Galati. L'entrée dans la ville est peu accueillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Un amas d'usines croulantes crachent de la fumée peu rassurante. Passé cet endroit, ça grouille de vie dans toutes les rues, il faut dire qu'il y énormément de petits commerces. Pour le moment je n'ai toujours pas vu le fameux Danube. Je cherche mais je ne trouve pas quand enfin j'aperçois le haut d'une péniche. Je trouve une place où me garer et je vais vite me promener sur la Malul Dunarii C'est une large piste cyclable et piétonne sur environ 4 ou 5km, le tout bien arboré et à une dizaine de centimètres du Danube. Il y a aussi une quinzaine de grandes sculptures en ferraille qui bordent la promenade. Malgré les 34 degrés affichés, je décide tout de même d'en parcourir l'intégralité. Il y a très peu de monde, juste quelques joggeurs, cyclistes, promeneurs et patineurs. Vers 18h30 quand le soleil joue à cache cache au milieu des immeubles, les gens affluent. C'est LA balade des gens de Galati et je les comprends. Des cabanons , pour manger sur le pouce, commencent à se monter pour la belle saison. En fin de journée je contacte Quentin un français rencontré grâce à VF et qui un spécialiste du delta. Il va pouvoir me rancarder sur l'endroit. Il me dit de me rendre à Mahmudia, un village à une soixantaine de km au Sud de Tulcea. Là un gars et sa femme m'accueilleront et me feront découvrir le delta en bateau. Et peut être même que je pourrais pêcher ! Je m'installe sur un parking au bord du Danube et je passe la nuit ici.





MERCREDI 11 JUIN

Il est 6h30, un bruit me réveille. Je mets du temps à émerger et de nouveau le même bruit. Ça vient d'une de mes roues, on est entrain de me mettre un sabot !!!! Je bondis hors de mon sac de couchage et je regarde dans les rétros, fausse alerte, ce n'est qu'un balayeur municipal qui tape dans mes roues avec son balai. Le réveil est brutal mais passé cette frayeur, je retombe comme une masse avant d'être réveillé par la chaleur déjà étouffante dans l'habitacle. Il est 8h30 et je m'installe sur le bord du Danube pour le petit déjeuner. Joli cadre. Le Danube doit faire pas loin d'un kilomètre de large là où je me trouve. Difficile de se rendre compte mais c'est très large. Il charrie tout un tas de débris et l'eau est marron. Peu engageant. Des péniches de 100m où peut être plus me passent devant le nez, impressionnantes. Je prends la route pour Mahmudia vers 10h30 en prenant le bac pour traverser le Danube. J'attends 1/4h et je monte à bord. Ma plaque d'immatriculation a encore frappé, on m'interpelle pour savoir d'où je viens et j'échange un peu avec le gars dans un Français Roumain Anglais approximatif. La vue sur l'environnement du fleuve n'est pas mal non plus depuis le bac. Je suis maintenant dans la région de la Dobrogea, la route est agréable, peu de monde, beaucoup de cultures, d'étangs, de marais, de villages. 80km plus au Sud je passe rapidement Tulcea et il me reste 30km pour Mahmudia. Sur la route j'appelle Quentin qui a une maison dans Mahmudia mais qui est reparti en France il y a 2 jours, dommage !!! Il m'indique l'adresse de son ami Vassile qui a un endroit pour m'héberger. Ce sera finalement sa femme qui va m'accueillir car il est dans le delta entrain de pêcher avec un ami et son neveu. On communique difficilement car elle ne parle que le Roumain et le Russe. Elle me montre où je vais dormir puis je file me balader dans le village et sur le bord du Danube qui est à 2 pas. Il fait 28 degrés et il y a beaucoup de vent. Je casse la croute devant le Danube et je vois défiler tous types d'embarcations. Des barques, des hors-bord, un traversier, des pinasses, des canoës-kayaks, des bateaux de croisière plus ou moins grands. Devant moi, hors de l'eau, il y a des barques en bois étanchées avec du goudron liquide appliqué de façon rudimentaire. La vie dans le village est paisible. 1 seule route goudronnée et pas moins de 5 magasins mixt !! Une chose est sûre je ne mourrai pas de faim ici. Je rentre tranquillement chez Vassile et je fais une petite sieste de 30 minutes quand j'entends du bruit dans la pièce principale. Je descends et je suis accueilli à bras ouverts par un homme de 57ans, grand, mince, à l'allure sportive. Il parle un très bon Anglais et la communication est très facile. Il comprends aussi très bien le Français mais ne le parle pas. Immédiatement on parle du delta, c'est LE spécialiste du secteur. Il n'est pas avare d'histoires, de conseils et d'anecdotes sur le delta. Il me fait voir sa pêche du jour. J'ecarquille les yeux quand il me fait voir de nombreux brèmes, des brochets, des sandres et même une carpe et un silure. Aujourd'hui comme il dit, c'était une partie de pêche entre amis. Il y a son ami de toujours qui s'appelle lui aussi Vassile mais que tous appellent Colonel en référence à son grade dans l'armée et il y a aussi son neveu Ivan. Si tôt à table, j'ai droit à un verre de tuica, un alcool de prunes Roumain. Ça doit friser avec les 40 degrés quand même. Vassile, Colonel et Ivan ont faim donc dans la foulée, sa femme met sur la table la ciorba du jour, un excellent bouillon de viande, relevé avec du céleri branche, du persil, de la coriandre et d'autres herbes. C'est excellent, vraiment à tomber. Puis j'ai droit ensuite à une autre spécialité Roumaine, les sarmales. Des feuilles de vigne farcies avec de la polenta et un peu de viande et des légumes, le tout cuit dans un bouillon. Une fois dans l'assiette on y met du yaourt nature dessus. Le plat du pauvre paraît-il... Si tous les pauvres pouvaient manger aussi bon, le monde tournerait mieux ! Il est 19h30, s'en suit une longue discussion ponctuée de franches rigolades avec Vassile, son ami Colonel et Ivan son neveu. On aborde tout un tas de sujets aussi intéressants les uns que les autres. Mon image sur les Roumains et la Roumanie change définitivement. Je dois avouer que j'étais venu avec des à priori et ils ont été balayés par tous les gens que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Nous allons ensuite voir son jardin et sa vigne. Vassile fait un " red red wine" comme il l'appelle, je comprends qu'il doit décaper. Puis nous revenons chez lui et nous discutons encore jusqu'à minuit. Maintenant il est tant de dormir car la journée va être longue demain.

JEUDI 12 JUIN

Je me réveille à 7h00 et je saute du lit pour rejoindre Colonel et Ivan qui sont déjà debout. Au bout d'une heure, ne voyant pas arriver Vassile, je demande à Ivan si il dort encore, il me répond oui et il va dans la foulée le réveiller. Mauvaise nouvelle, Vassile a mal dormi et il a mal à l'estomac. Pas de pêche pour lui aujourd'hui. Il me rassure en me disant que Vassile et Ivan connaissent très bien le secteur et que nous allons partir tous les 3. Mis à part que les 2 ne parlent pas l'Anglais, je ne suis pas inquiet du tout. Avant de partir nous avalons un morceau, ou plutôt un gros morceau. Christina, la femme de Vassile, nous a préparé une grosse assiette avec 3 œufs au plat, des tomates coupées grossièrement, des concombres qui sont en fait des gros cornichons, de la feta mais au lait de vache et non au lait de brebis comme habituellement, et du pain. Le tout arrosé de thé au citron. Autant dire que ça cale un homme. Surtout qu'après elle amène du icré, une sorte de tarama maison préparé avec des œufs de brochet. Tout ça est très bon mais je n'en peux plus. Place aux choses sérieuses, nous chargeons la voiture de tout le matériel, nombreuses cannes, une bourriche, une grosse épuisette, 2 boîtes à appâts, de l'eau et de la nourriture. Nous allons au port de Mahmudia qui est en réalité une petite péniche amarrée sur laquelle se trouve la capitainerie et où sont stationnées plusieurs embarcations dont celle de Vassile. On charge la barque, on va faire le plein de benzina ( essence) puis on descend le Danube à toute vitesse. Ivan a été initié très tôt par son oncle et il est tout à fait apte à partir seul dans méandres du Danube qui a tissé une véritable toile d'araignée. Le fleuve se sépare en 2 bras en amont de Tulcea puis le bras au Sud de sépare une deuxième fois juste en aval de la même ville. Il y a donc bratul Chilia qui par très au Nord et qui fait aussi office de frontière avec l'Ukraine, bratul Sulina qui est quasi tout droit et qui se termine dans la ville du même nom et il y a enfin bratul Sfantu Gheorghe qui est le plus au Sud et qui zigzague beaucoup avant de rejoindre la mer. Mahmudia se trouve sur ce bras et nous naviguons dessus. Ces 3 bras alimentent tout le delta, les rivières, les canaux, les chenaux, les passes, les lacs, les étangs, les ruisseaux, les marais. Il y en a en quantités indénombrables. Cette quantité d'eau crée une biosphère extrêmement riche, si bien qu'elle fait partie du programme de surveillance de l'UNESCO. L'accès y est donc réglementé. On s'enfonce dans ce labyrinthe végétal jusqu'à arriver au lac de Gorgova où nous prenons différents canaux pour voir la faune et la flore environnantes. Il y a vraiment de tout, des hérons, des aigrettes, des ibis noirs, des pélicans, des cormorans, des cygnes, des foulques, des canards, des goéland, des mouettes, des martins pêcheurs, des aigles pêcheurs, des loutres, des castors, des chevaux sauvages, des serpents, des grenouilles et bien d'autres choses. Sous l'eau c'est pareil, il y a une multitude de sortes de poissons dont certains sont endémiques au delta. Aujourd'hui nous sommes venus pour le brochet et la perche, 2 carnassiers très appréciés pour leur délicate chair. Au niveau de la végétation, c'est très riche aussi. Donnant ainsi une multitude de nuances de verts. Nous passons sur un petit lac qui est entièrement recouvert de nénuphars jaunes et blancs, je n'en ai jamais vu autant, c'est impressionnant. Se balader dans le delta c'est mettre ses 5 sens en éveil, la vue pour la faune et la flore, le toucher avec l'eau et les poissons attrapés, l'odorat avec les nombreuses effluves que dégagent le fleuve, les marais et la flore, l'ouïe pour le concert que nous offrent les oiseaux et enfin le goût quand après une partie de pêche on déguste les poissons si bien préparés par Christina et qu'on arrose tout ça d'un petit vin blanc local. Nous choisissons notre plan d'eau et nous nous mettons à pied d'œuvre pour dénicher des beaux spécimens. Déjà 1h30 que nous taquinons les poissons mais rien de rien. Nous changeons d'endroits à de nombreuses reprises mais nous faisons chou blanc. C'est dans le lac de Potcoava, non loin du grand lac de Gorgova que Colonel fait la 1ère prise. 5 autres se suivront, dont 2 à mettre à mon actif. Entre temps nous faisons échouer notre embarquation sur un véritable champs de nénuphars et nous pique-niquons là au beau milieu d'un concert de coassements de grenouilles. Il est 17h30 quand nous plions bagages. Il nous faut 45min de barque pour rejoindre le port de Mahmudia. Je suis seul devant, Colonel derrière moi et Ivan à la barre. Je profite pleinement de ce moment qu'offre la nature. Nous passons par des canaux peu empruntés et donc nous ne croisons personne à part des oiseaux qui se sauvent à notre passage. Une fois chez Vassile, nous vidons les poissons et nous les mettons au congélateur qui est déjà plein à craquer de toutes sortes de poissons. Après une bonne douche nous nous mettons à table devant un véritable festin. Ce soir tout le repas sera fait avec les poissons du delta. Ciorba aux 6 poissons, beignets de brochet, boulettes de chair de silure frites, icre de carpe ( tarama maison), bref il y en a trop et je m'empiffre tant qu'il m'est possible d'en avaler. Quand Christina amène des crêpes à la confiture de coings, c'est le coup de grâce. Après de longues discussions sur la partie de pêche du jour et sur le programme du lendemain, nous allons nous coucher.

VENDREDI 13 JUIN

Il est à peine 8h00 que déjà j'entends que ça parle dans le salon. Je me lève et me mets â table avec les autres. Christina nous amène le petit déjeuner ou plutôt les mêmes assiettes gargantuesques de la veille. Nous partons ensuite dans le delta mais sans Colonel qui doit regagner Constanta dans la journée. Aujourd'hui nous allons pêcher et visiter le lac d'Uzlina et ses environs. Le temps est couvert est nous subissons plusieurs averses toute la matinée. Comme hier, nous attendons que ça veuille bien mordre. Au bout de 2h c'est Vassile qui attrape le 1er brochet. En tout ce seront 3 brochets et 4 perches que nous remontrons à la surface. Le temps s'améliore en ce début d'après- midi et nous en profitions pour enlever nos cirées et faire une pause pique-nique sur la barque. Nous sommes absolument seuls sur ce plan d'eau attenant au lac principal. Il y a quelques pélicans au loin mais sinon c'est le calme le plus complet. Nous décidons de plier le matériel et de rentrer tranquillement vers Mahmudia en empruntant d'autres canaux. C'est très agréable d'être seuls dans ce cadre de verdure sauvage. Une fois à la maison, Ivan s'attelle comme d'habitude à la corvée du nettoyage de la pêche du jour. Après une bonne douche, nous nous mettons à table pour un festin que Christina a mijoté toute l'après-midi. Cette fois ci je ne me fais pas avoir et je goûte tous les plats mais en moins grande quantité. Mon estomac ne supporterait pas une 2ème goinfrerie. Nous finissons la soirée par une longue discussion autour d'un verre de palinka puis je vais me coucher.

SAMEDI 14 JUIN

7h30, je saute du lit car aujourd'hui j'ai un peu de route et j'aimerais ne pas arriver trop tard. Le temps de charger la voiture, d'avaler un dernier petit déjeuner gargantuesque dont Christina a le secret puis je mets en route pour longer le bord de la mer noire. Mais avant je remercie chaleureusement mes hôtes pour leur accueil et Vassile me donne encore quelques endroits à visiter sur ma route vers Constanta. Christina me donne des boulettes de poissons frites que j'avais adoré la veille. Je met le cap vers l'extrémité Sud du delta accessible en voiture, Murighiol. À la sortie de la ville, Il y a un petit plan d'eau où se trouvent toujours des colonies assez importantes d'oies sauvages, d'échassiers, de pélicans etc... Je fais un stop très court car si il n'y a pas de moustiques en journée, ils sont largement remplacés par les taons. Le temps de prendre quelques photos et je cours en direction de ma voiture. Maintenant je continue vers Babadag, Mamaia et Constanta. Du côté gauche de la route, c'est encore le delta et sur la droite ce sont des champs de blé, de mais, de pommes de terre et d'éoliennes !!! Il y en a des centaines. On ne peut pas dire que ça enjolive le paysage. La route est bonne et il y a peu de monde, j'arrive rapidement à Navodari. Là j'aperçois enfin la Mer Noire. Un vieux rêve qui se réalise enfin. Je vais vite déchanter car Navodari touche Mamaia et le littoral est envahi d'immeubles, de résidences et de complexes hôteliers si bien que la mer on ne peut plus la voir. Et puis c'est samedi, il fait beau et les gens de Bucarest sont venus en masse pour passer le week-end au bord de l'eau. Il ne m'en faut pas plus pour mettre les voiles et fuir tout ça. Je me dirige maintenant vers Constanta, mais tout le long de la route c'est la même chose, du béton, du béton et encore du béton. Je me pose tout un tas de questions. Est ce que je vais quand même à Constata? Est ce que ça en vaut vraiment la peine? Et puis le guide du Routard n'indique rien de mirobolant à visiter. Je me dis aussi que l'on ne vient pas ici tous les jours mais à la vue des 1ères usines de Constanta, je préfère ne pas y aller. Je me console en me disant que j'apprécierai davantage la Mer Noire depuis la côte Turque lors d'un prochain voyage. La côte roumaine est tellement restreinte qu'elle a été prise d'assaut par des promoteurs peu regardant sur l'esthétisme. Il est 13h00 et je me demande si je fais toute la route vers Bucarest dès maintenant. Après une petite pause casse-croute dans un village où visiblement toute l'économie tourne autour de la pomme de terre, je me décide à rallier Bucarest aujourd'hui. Je quitte la région de la Dobrogéa pour rentrer à nouveau dans le Muntenie.La route est parallèle à l'autoroute, rien de particulier à voir et je fais très rapidement les 160km qui me séparent de la capitale. Quand un panneau indique " Bucarest 18km " il est difficile de croire que l'on va arriver dans la capitale. A 8km je vois encore des paysans faire brouter leurs vaches sur le bas côté. La route se transforme en double voie et les 1ères zones commerciales font leur apparition. Vient ensuite un boulevard " fortifié" de 3 ou 4 km d'immeubles résidentiels collés les uns au autres. Alternant les façades délabrées, les façades fraîchement ravalées, les façades grises et parfois colorées. L'ensemble est plutôt terne. Comme une grande partie de la ville d'ailleurs. Il y a peu d'indications et j'ai beaucoup de mal à me repérer. Les gens roulent vite, changent brusquement de direction et finalement je me laisse embarquer par le flux de la circulation en me disant que de toute façon je tomberai bien sur un panneau ou un endroit plus touristique. J'aperçois maintenant des bâtiments plus soignés, quelques bars et une population plus jeune. Je décide donc de trouver une place pour me garer. Il me semble que c'est le bon point de départ pour explorer les lieux. Je ne me suis pas trompé, je suis juste au commencement du quartier de Lipscani. C'est le quartier de Bucarest le plus animé. Dans les rues et ruelles se succèdent une multitude de bars branchés, brasseries, restaurants, magasins de souvenirs etc... J'ouvre mon plan de la ville et je décide de voir tout de suite l'ancien palais de Ceausescu. De là où je suis il y a 1km de marche pour s'y rendre. Je laisse de côté le quartier de Lipscani que j'arpenterai tranquillement demain. Quand j'arrive au croisement du boulevard qui passe devant le palais, je suis stupéfait par ce que je vois. Les platanes qui bordent la route me cachent une bonne partie de la masse du bâtiment mais je peux déjà apercevoir sa démesure. Plus j'avance pour me mettre face à lui et plus je découvre ce mastodonte. Je suis maintenant sur la grande place et je vois l'intégralité du palais. C'est quand même fou de faire une construction aussi gigantesque. De plus l'édifice est construit sur une grosse bute et ça lui donne un aspect encore plus imposant et ça assoit sa supériorité sur toute toute la ville et sur les visiteurs qui le contemplent. En voyant ça, on imagine très bien la mégalomanie du couple Ceausescu. En regagnant ma voiture, je passe devant de nombreux bars et tous ce sont mis à l'heure Brésilienne. Les terrasses sont bondées et il y a même un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus de km que prévu initialement et je ne traîne pas à casser la croûte et à me coucher. De plus demain je vais sillonner la ville à pied donc je dois être en forme.



DIMANCHE 15 JUIN

8h30, réveillé par la pluie qui tombe sur la tôle. Déjà ma 2ème semaine en Roumanie qui s'achève. Pensant au temps qu'il fait dehors, je reste au chaud dans mon duvet. Rien que de savoir que je vais parcourir la ville sous la pluie ne m'enchante pas. Je finis quand même par me lever et je mange un morceau. Armé de mon plan je décide de quadriller le centre ville. J'ai déjà en tête les principales choses à voir et je me balade dans les rues au gré du vent. Il pleut moins fort et maintenant c'est un crachin breton qui tombe sans discontinuer. Je ne suis pas vraiment mouillé mais je sens bien que mes affaires sont moites. Bucarest est une ville très particulière, c'est la ville des paradoxes. Se côtoient les très pauvres et les très riches, les bâtiments en ruine et les petits bijoux d'architecture, le gris et le coloré, des églises séculaires et des tours d'acier et de verre, des gens en habits traditionnels et ceux avec la dernière marque à la mode. Bref ici tous les opposés vivent ensemble et ça donne un mélange plutôt surprenant. Hors du quartier de Lipscani , qui est fréquenté par une population de moins de 40ans, la vie a l'air plus difficile, les bâtiments sont gris et parfois le ferraillage du béton est apparent, les enseignes des commerces sont vieillottes et les devantures demandent à être rafraîchies, les gens sont habillés plus simplement et ils portent la tristesse en eux, les voitures sont moins rutilantes. Les longues années de totalitarisme communiste ont laissé des traces indélébiles. La vie peine à reprendre un court normal. Même dans le quartier de Lipscani, il y a des ruines au beau milieu de bars branchés. Il y a même un bâtiment prêt à tomber, soutenus par une structure en acier qui vient obstruer le passage d'une rue piétonne fréquentée. Une chose très appréciable, c'est qu'une grande majorité des rues du quartier de Lipscani soient piétonnes. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans beaucoup de témoignages et récits sur les forums, je n'ai quasiment pas vu de chiens errants, contrairement à des villes comme Sighetu Marmatei et Galati où pullulent des hordes de chiens amochés, crasseux et parfois agressifs. Mis à part les réalisations parfois pharaoniques de Ceausescu et quelques bâtiments ayant survécus à la 1ère et 2ème guerre mondiale puis à 45ans de totalitarisme, il n'y a pas grand chose à voir d'autre. Avec une bonne journée de marche et sans me presser, je pense avoir fait le tour des principaux lieux attrayants. Je cherche maintenant un restaurant où l'on mange des spécialités roumaines. Étant donné que c'est un quartier fréquenté par une population jeune, je n'y trouve que des burgers, pizzas, kebabs etc... Je finis par trouver un restaurant où j'ai du mal à déchiffrer le menu et où les prix sont corrects. Parfait, je m'assois et regarde la carte. Difficile de choisir car tout est marqué en Roumain. Heureusement il y a des photos du plat devant chaque énoncé. Je passe commande d'un plat qui m'a l'air bon et en attendant je regarde dans la rue. En levant la tête je vois marquer sur la devanture le nom du restaurant et à côté en plus petit " restaurant turkish ". Grosse déception. Je mange tout de même un bon petit plat Turc et ensuite je vais sur une place où a été installé un écran géant. Ce soir la France joue contre le Honduras. Je ne suis pas fan de football mais voir un match de l'équipe de France à l'étranger, c'est une expérience que je n'avais jamais vécu. Aujourd'hui qu'il fait froid et pluvieux, il y a plus de monde devant l'écran que pour le match d'hier et où le temps était clément. Je ne suis pas resté assez de longtemps pour voir la réaction des gens lors d'un but de la France mais je sentais beaucoup plus de ferveur que pour le match de la veille. Il y a eu des débuts d'applaudissements et de cris quand la France a failli marquer un but. Depuis le début de ce voyage, je remarque que la France, les Français et la langue Française sont très appréciés par les Roumains. Épuisé par ma longue marche, je file me coucher avant la fin de la 1er mi-temps.

LUNDI 16 JUIN

Il est 7h30 quand j'entends les 1ers Klaxons et la circulation qui s'intensifie. On est lundi et une nouvelle semaine commence. Il y a beaucoup de monde dans Bucarest. Je me mets en route vers 9h00 et à ma grande surprise je sors de la ville très rapidement et en plus sur la bonne route. Malgré la circulation et une pluie battante, tout va bien et je me retrouve sur la nationale 7 pour Pitesti puis Curtea de Arges que j'atteins au bout de 150km de routes plutôt bonnes. Je casse la croûte et je vais me balader dans la ville pour voir notamment 2 jolies églises. Mais cette fois ci je me cantonne à les voir de l'extérieur. Je regarde la carte puis je me remets en piste pour m'attaquer à la Transfagarasan. Une route de montagne paraît-il très jolie qui traverse les Carpates. Sur les conseils de Daniel rencontré sur VF, j'avais inversé mon parcours pour arriver plus tard et être sûr que la route soit ouverte et déneigée. Oui mais en sortant de Curtea de Arges, je vois un panneau indiquant " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Là je suis déçu et je m'arrête pour regarder la carte et trouver un plan B. Une seule route peut me dégager de cette impasse mais puisque je suis là je decide quand même d'aller jusqu'à ce fameux KM104. Au bout de 10km la route rentre dans une gorge et devient très sinueuse. Le plafond nuageux est bas, une bruine tombe et il fait 12 degrés. Le col qui se trouve à 2000m est annoncé à 58km. Je reste un peu perplexe en voyant une telle distance et en sachant que ça va être sinueux et que la route va se dégrader. Quelques kilomètres plus loin j'arrive au barrage Vidraru et au lac du même nom. Je sens que l'on déjà loin de tout. Plus de maisons, presque plus de circulation mis à part les quelques touristes téméraires. Là une tourelle d'une trentaine de mètres permet d'avoir un beau panorama sur l'endroit. Ça se limite à pas grand chose car le brouillard est trop épais. Je traverse le barrage à pied, il y a des cabanons à souvenirs mais ils sont fermés. C'est un peu tristounet ici. Je repars pour le col. Presque tout le monde redescend sauf 6 motos d'Irlandais et 1 voiture de Hongrois. Il se remet à pleuvoir et le temps est peu engageant pour se retrouver perché en altitude. La route reste à plat et serpente en suivant les nombreuses criques du lac. Après 10km j'ai la sensation de ne pas avoir avancé, le barrage est encore juste là à portée de main. Une fois le lac derrière moi, le paysage change, la route s'élève, les alpages et la végétation de montagne apparaissent. Au KM94, encore un panneau " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Bon cette fois ci plus d'espoir pour franchir le col. D'autant plus que je ne croise aucune voiture dans le sens inverse. KM100, toujours pas un brin de neige. Le brouillard est épais et ne me permet pas de voir plus loin que les motos devant moi. D'habitude chez moi je vois les motos monter les cols à plein régime mais là ils sont obligés d'y aller à tâtons tant la visibilité est mauvaise. Je suis un peu démoralisé quand je pense à toute cette route que je vais devoir refaire en sens inverse et sans avoir rien vu au final. Arrivent enfin les fameux KM104 et sa cabana Capra, une sorte de refuge hôtel planté au milieu de rien. C'est fermé apparemment. Les irlandais s'arrêtent, les Hongrois aussi. Il pleut toujours et il ne fait plus que 8,5 degrés, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors donc je continue car finalement la route a l'air ouverte. Le paysage est plus minéral, l'herbe commence à laisser place à des pierriers. La route passe désormais à flan de montagne, il n'y a pas de barrières et donc la sortie de route n'est pas autorisée. Je suis dans l'incertitude de pouvoir arriver en haut car la neige fait son apparition sur les bords et je ne croise toujours pas de véhicule qui descendent. Dans une percée dans le brouillard, j'aperçois en contrebas les motos et la voiture qui se sont remis en marche. J'arrive à un tunnel qui doit faire 500m de long, je le traverse et surprise, je suis enfin au col. Malgré les 7 degrés, la pluie et le brouillard il y a 2 courageux qui vendent du fromage séché dans des panses de brebis et du miel. Je ne vois pas l'intérêt de m'y arrêter car on ne voit strictement rien de rien. C'est bien dommage car je pense que l'endroit est joli. De toute façon je n'ai aucun regret car la météo pour les prochaines 48h est exécrable donc inutile que je dorme sur place pour voir le paysage le lendemain. Un peu surprenant de se retrouver ici alors qu'il y a à peine quelques heures j'étais en plein centre de Bucarest. Je commence la descente vers le petit village en bas de la Transfagarasan, Cartisoara. La revêtement de la route est beaucoup mieux de ce côté. Si d'un côté il m'a fallu faire 85km pour arriver en haut du col, de l'autre côté il me faut 35km pour le descendre. À mi-chemin, le brouillard se dissipe et je peux apercevoir une vaste plaine cultivée qui mène jusqu'à Sibiu. Me voilà à nouveau dans la région de la transylvanie. À Cartisoara, je me mets en quête d'un endroit pour dormir et je trouve mon bonheur quelques kilomètres plus loin. La route à été fatiguante et je ne mets pas longtemps à m'endormir.

MARDI 17 JUIN

J'entends déjà de la vie à l'extérieur, il est 7h30, je me lève tranquillement car aujourd'hui je passe toute la journée à Sibiu qui n'est qu'à 25km. Le temps de casser la croûte tranquillement et j'arrive à Sibiu vers 9h30. Sibiu c'est une agglomération de 160 000 habitant qui s'est construite autour d'un gros bourg fortifié. À l'intérieur les rues et ruelles y sont pavées et de nombreux bâtiments sont classés monuments historiques. J'ai dénombré 5 églises dont 1 cathédrale. Tout est très bien entretenu et les couleurs des façades égayent l'endroit. Dans chaque toit, il y a des lucarnes qui font penser à des yeux bridés qui nous observent. La vie du bourg s'axe autour de 3 places, la plus grande étant Piata Mare puis Piata Mica et enfin Piata Huet. Comme à mon habitude, je parcoure les lieux en long en large et en travers. C'est très agréable de flâner dans cet endroit. Puisque je passe devant la cathédrale et je rentre y faire un tour. À l'entrée est affiché un trombinoscope du diocèse de Roumanie, c'est très amusant de voir tous ces barbus. Vers 12h00 je me dirige vers Piata Cibin, une place à l'extrême Nord Ouest où se déroule chaque jour le grand marché. C'est une place carré avec autour des petits cabanons ressemblant à des Algeco et au centre des longues tables en béton couvertes par des plaques ondulées en plastique. Ça grouille de vie. Viandes, poissons et charcuteries sont vendues dans les petits cabanons et fruits, légumes, fleurs, épices sont vendus au centre. Des femmes vendent aussi des fleurs de tilleul et des bourgeons de sapin. Ça grouille de vie. Il y a des tsiganes reconnaissables à leurs grands chapeaux noirs et à leurs barbes mal rasées qui se baladent sur le marché pour vendre les quelques pantalons qu'ils ont à cheval sur le bras. Ils parlent forts et visiblement ne manquent pas d'arguments pour fourguer leur camelote. Ça marchande, ça rigole, ça hèle le passant, j'aime beaucoup les marchés dans tous les pays où je vais. C'est le poumon d'une ville et c'est plein d'authenticité. Je me restaure dans l'un des 5 cabanons abritant un gratar ( grill ) et je mange bien évidemment des mitetei. En guise de dessert je vais dans un autre cabanon qui vend des pâtisseries. Je me prends un Gogosi cu ceruse, une sorte de beignet en forme de demi lune fourré à la cerise. Le guide du routard indique une très bonne adresse pour manger et je vais repérer l'endroit pour ce soir. C'est en dehors des fortifications et c'est facile à trouver car l'intégralité de la façade est en bois sculpté comme en Bucovina. Ensuite je retourne dans ma voiture et je m'allonge à l'arrière pour rédiger mon carnet de voyage. Il ne me faudra pas 5 minutes pour sombrer dans une longue sieste de 2h. Je me réveille au bruit des gamins qui sortent de l'école. Requinqué, je décide d'aller voir le musée ethnographique à Piata Mica. Il pleut des cordes. Ce musée se trouve dans un bâtiment abritant un patio couvert. J'ai le sentiment de rentrer dans un petit immeuble. Il y a des coursives intérieures et sur certaines, il y a des plantes vertes et sur d'autres du linge qui sèche. Un monsieur d'une soixante d'années m'accueille gentiment et m'amène au guichet pour que je m'acquitte des 5 lei. Puis on monte au 1er étage et il m'ouvre une porte et allume les lumières. C'est certain je suis et serai le seul visiteur de la journée. C'est petit, ça prend la moitié du 1er étage. Il y a tout un tas d'objets bien présentés venant principalement d'Afrique noire mais aussi d'Inde et du moyen-orient. Le monsieur reste avec moi et il m'explique en Roumain l'utilité des principaux objets. Il le sait, je lui ai dit, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il me raconte mais il y tient. La visite du 1er étage se termine par une momie Égyptienne dans un sarcophage ouvert. Impressionnant. Je ne pensais pas que ce serait en Roumanie que je verrai ma 1ère momie. Ensuite il m'emmène à la cave où il y a une exposition temporaire sur les vêtements Roumains d'antan. S'ensuit une discussion en Franco-Roumain et en langage des signes. Nicolae me demande d'où je viens et ce que je fais dans la vie, où je vais en Roumanie, si j'aime son pays etc... J'ai remarqué que les Roumains sont soucieux de savoir si l'on aime leur pays. Ils sont très patriotes et ça se voit au quotidien. Je reprends ma balade et je vais m'acheter encore un Gogosi. Quand on en goûte 1, on en reprend forcément un deuxième. Je me pose sur un banc à peu près sec abrité par un arbre puis je regarde passer les gens. J'aime ce voyeurisme discret car il est révélateur de la vie d'un endroit, d'une région, d'un pays. D'ailleurs je remarque qu'ici et plus que partout ailleurs en Roumanie, tous les gens font le signe de croix en passant devant une église, les jeunes comme les vieux. Il est 19h30, il pleut toujours et j'ai froid, je vais donc me réchauffer dans ce fameux restaurant. Tout comme la façade, l'intérieur est en bois. Ça fait vieille taverne Roumaine. Tous les plateaux de tables sont en bois taillés grossièrement au ciseau à bois. La serveuse me laisse choisir ma place et m'amène la carte. Il n'y a que des spécialités roumaines qui tiennent au corps et ça me va très bien. Je me régale avec une assiette de polenta épaisse, de fromage de vache, de saucisses, de côtes de porc fumées et une bonne bière. Pour digérer ce plat généreux et malgré la pluie, je me promène encore dans les rues de Sibiu avant d'aller me coucher.

MERCREDI 18 JUIN

Réveil matinal encore. Le temps de prendre le petit déjeuner et je me remets au volant en direction de Sebes et Alba Iulia où je dois visiter 2 églises et et des ruines. En arrivant sur place, je ne trouve pas les lieux très accueillants et je préfère passer mon chemin. Je n'avais pas prévu ça au programme donc je fais une pause pour voir ce que je fais. Normalement la suite de mon périple doit m'emmener dans 2 grottes dans les monts Apuseni et demain il est prévu que je quitte le pays. Mais je dois avouer qu'il m'est difficile de partir et j'aimerais rallonger de 24 ou 48h mon séjour. Il y a une chose que je n'avais pas pu faire en début de séjour car les jours d'ouverture ne correspondaient pas avec ma présence sur place, c'est le dernier train à vapeur d'Europe à Vaser. Le souci c'est que depuis Alba Iulia ça me fait faire une remontée vers le Nord jusqu' à la frontière Ukrainienne puis une redescente vers l'Ouest à la frontière Hongroise pour sortir du pays. Je préfère continuer mon programme comme je l'avais prévu et je me laisse une journée de plus pour prendre une décision. Cap vers Abrud au Nord-Ouest. Je sors rapidement de la ville et je me retrouve dans la campagne. Au bout d'une dizaine de kilomètres, il y a un grand portique en bois sculpté annonçant l'arrivée dans les Muntii Apusani. C'est un massif calcaire, confidentiel, austère, très boisé et sauvage qui n'excède pas 1300m d'altitude et où on y trouve encore des loups et des ours. Ici plus que dans le Maramures ou la Bucovina, les habitants ont conservé un mode de vie très pastorale. La route longe une petite rivière et je passe de hameau en hameau. Pour l'amoureux de nature que je suis , c'est un petit coin de paradis. Les routes ne sont pas en très bon état et ça m'oblige à rouler à pas plus de 40km/h. Ça n'a pas d'importance car ça me permet d'apprécier les lieux. J'arrive à Abrud, un petit bourg plein de vie et je trouve un hôtel pour pouvoir prendre une bonne douche car les lingettes ça va un moment. Quand je demande le prix on m'annonce 150 lei. Ils ont dû me prendre pour un américain, je trouve ça très cher pour un simple hôtel de campagne et je continue mon chemin vers Campeni. Apres 15km j'arrive dans ce gros village et j'y trouve aussi un hôtel mais je ne sais pas si il est ouvert ou fermé car je ne trouve personne à l'intérieur. Tant pis je me décide à dormir comme d'habitude dans ma voiture. Je trouve du wifi gratuit et je me pose sur la place principale. Il y a pas mal de vie ici aussi. Étonnement il y a un casino qui fait aussi bar. C'est le rdv de toute la jeunesse pour boire un coup. Tout le monde se connaît ici et je ne passe pas inaperçu. Je me balade dans la rue principale puis je mange un morceau avant de consulter les cartes et mon option pour le train à vapeur de Vaser. Grâce à internet je peux consulter la météo qui sera un élément important dans ma décision. Je me couche indécis.

JEUDI 19 JUIN

Il est 7h00 quand j'entends que ça bouge déjà dans le centre de Campeni. Je prends le petit déjeuner en regardant tout ce petit monde s'affairer. Je consulte la carte, je vais avoir une trentaine de kilomètres pour me rendre à la Ghetarul subteran de Scarisoara. La route est toujours aussi mauvaise mais j'oublie vite ce détail face à la beauté du paysage. Je longe une rivière et de l'autre côté je vois de nombreuses maisons coquettes et des fermettes où des poules, des vaches et des cochons paissent en liberté. Ces habitations ne sont accessibles que par des passages à gué ou des vieux ponts qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. À Girda de Sus un panneau m'indique la grotte est à 10km sur ma droite. Heureusement qu'il n'y a pas de circulation car la route est étroite maintenant. Rapidement je prends de l'altitude sur une pente annoncée à 15%. Pour éviter de faire des virages, la route monte droit dans les champs ! J'ai maintenant un magnifique 360 degrés sur les Muntii Apuseni. Chaque maison, alpage, forêt de sapins et chemin sont délimités par des barrières rustiques en bois. Ça donne beaucoup de cachet au paysage. J'arrive enfin sur le tout petit parking de la grotte, il y a tout au plus 8 voitures. Ici le tourisme est très peu développé et les gens tout comme les paysages sont préservés. Je laisse les quelques maisons derrière moi et je m'enfonce dans la forêt pour 15 minutes de marche. C'est encore une période calme car les quelques tables des vendeurs de souvenirs sont désertes. En haut d'une colline, il y a une guérite en bois pour prendre les tickets et l'entrée de la grotte. Il s'agit en fait d'un trou de 60m de diamètre et de 48m de profondeur qui donne accès à une grotte. On y descend par des escaliers en fer qui tiennent parce qu'il le faut et ça se termine par un escalier très raide en bois et tout de biais. En bas des escaliers, il reste un gros tas de neige de l'hiver qui vient de se terminer, c'est étonnant à cette époque Ayant croisé une bonne quinzaine de personnes sur le chemin, je me retrouve donc seul dans la grotte, c'est très appréciable. Une passerelle en bois permet de faire tout le tour de cette grande salle. A 1ère vue, rien de mirobolant mais quand l'œil s'habitue à l'obscurité, on remarque qu'en fait tout le sol est en glace sale. Et si il faisait 20 degrés à la surface, ici il n'en fait plus que 3 ou 4. À certains endroits l'eau qui ruisselle du plafond forme des très gros cônes de glace de la hauteur de 2 hommes. De part et d'autre de la salle, la glace disparaît dans des cavités sombres. Difficile de comprendre le phénomène car le panneau explicatif à la surface n'est écrit qu'en Roumain. C'est le plus grand glacier souterrain du monde et c'est la seule chose que je sais. En tout cas c'est très surprenant et ça vaut le coup d'oeil. Je regagne ma voiture et finalement 2 femmes se sont installées sur le bord du chemin et vendent des placintha cu branza et du sirop de bourgeons de sapin. Je redescends tranquillement sur Girda de Sus en profitant de la belle vue. Dans le village je vois un restaurant et je m'y arrête. Il y a du monde à l'intérieur malgré la taille du village. Je m'installe donc sur la terrasse et on m'amène la carte que je suis bien incapable de déchiffrer. Apparemment il y a une spécialité maison et ça m'ira très bien. Il faut savoir prendre des risques. Mon plat arrive, aux 1ers abords je suis déçu. Une purée et un "truc" pané. C'est seulement en goûtant que je m'aperçois que la purée est "maison" et que le "truc" pané est en fait une farce avec du choux, du fromage, un peu de champignons, des petits lardons et le blanc d'un œuf dur écrasé, le tout enfermé dans une fine escalope de porc et pané, rien que ça. Un plat de cowboys au prix défiant toute concurrence. Il va sans dire que je déclare forfait pour un dessert. Digestion oblige, une fois au volant, on ne peut pas dire que je sois énervé. Je maintiens mes 40km/h habituels et c'est parfait pour contempler tous les petits hameaux et la nature qui bordent la route pour aller à Stei. Je suis maintenant dans la région de la Crisana. Je suis fatigué, je n'ai plus envie de rouler pour aujourd'hui et je préfère dormir dans ce gros bourg plutôt que dans un hameau près de Pestera Ursilor.

VENDREDI 20 JUIN

Il est encore 7h00 quand j'ouvre les yeux. Décidément ça devient militaire ce voyage. Je mange un morceau et je me dirige vers Chiscau où se trouve Pestera Ursilor ( grotte des ours). Je prends mon temps car je n'ai que 25km à faire et la grotte ouvre à 10h00, je suis largement en avance. Moi qui voulais terminer ce voyage sur une note "rurale", depuis 48h je suis je suis comblé. J'arrive donc sur place, le parking est payant mais au lieu de 5 lei comme annoncé dans le guide du Routard, c'est 10. Jolie majoration. Je vais me garer plus loin dans le village et j'attends l'ouverture. Pour accéder à la grotte, il faut monter pendant 10 minutes sur un chemin bitumé. Les 1ers mètres me font vite comprendre qu'ici c'est l'usine. Il doit y avoir de chaque côté plus d'une cinquantaine de petits vendeurs de babioles. Et ce qui est dommage c'est que tout vient de Chine et 80% n'a rien en rapport avec les lieux. Bon là clairement ça n'aura rien à voir avec ce que j'ai fait hier, en plus un bus vient d'arriver... Une fois mon billet en poche , qui est annoncé à 12lei dans le guide du Routard et qui est en réalité à 20lei ( ici clairement on plume le pigeon! ), je dois attendre dans une salle avec terrasse afin de constituer un groupe assez important pour partir avec un guide. Évidemment on sait faire patienter le client, il y a un bar qui vend des sodas, cafés, chips, bonbons et autres saloperies du genre. Oui je suis un râleur, on est Français ou on ne l'est pas ! Coup de sifflet du guide, on rentre en rang d'oignons dans la grotte en passant un tourniquet. Il fallait s'en douter, je me fais submerger par un tsunami de soixantenaires Roumains. Une fois à l'intérieur, le guide nous fait une petite piqûre de rappel, pas de photos, pas le droit de toucher etc... Tout ce tapage est vite oublié quand on découvre ( enfin) la beauté du site. Sur 50 personnes je suis le seul Français, la visite se fera donc en Roumain. Je me tiens à l'arrière du groupe et j'admire le travail de Dame Nature. Bon pas trop quand même car je n'avais pas vu mais derrière moi il y a un cerbère qui fait le serre file et qui me presse le pas. Eh oui c'est marqué à l'entrée, la visite c'est 45mn et pas une de plus. Parlons un peu de la grotte, après avoir cheminé par un "couloir" d'une quarantaine de mètres dans lequel on aperçoit quelques stalagmites et stalactites et surtout une multitude d'ossements et de crânes d'ours des cavernes, on arrive dans une très grande salle de 8m sous plafond et là c'est un véritable spectacle de formes, de couleurs et de tailles. Le guide explique des choses sûrement intéressantes mais je n'y comprends rien. Voyant que je ne regarde pas l'endroit expliqué par le guide, le serre file s'excite comme une puce avec son laser et le pointe vers une colonne de calcaire. À l'annonce d'un chiffre, tout le groupe fait un "wowww" de stupéfaction. Je me retourne vers le serre file et je lui sors " sunt Francez " ! Là il se détend et comprend mon comportement bizarre. Au bout de 5mn il tente dans un Français très compréhensible de m'expliquer les grandes lignes de l'historique de la grotte et à mon tour de lacher un " wowww" quand il m'annonce que la fameuse colonne s'est faite en 22000 ans environ. La visite continue par une petite salle où en son centre il y a un squelette entier d'ours sur le flanc ( 3m de long et poids estimé à 600kg). Belle bestiole ! La visite terminée, nos vendeurs de babioles sont sur le pied de guerre et nous attendent de pieds fermes. Heureusement j'ai mon pare feu de soixantenaires. Moi je file en douce direction la voiture pour consulter la carte et prendre enfin une décision pour le petit train à vapeur de Vaser. J'essaye de faire un calcul juste et quand apparaît sur ma calculatrice 350km, la décision s'impose d'elle même. La balade en train ce sera pour un prochain séjour en Roumanie. Je savoure ces derniers instants de nature avant de rejoindre Oradea pour ma dernière nuit. Une fois n'est pas coutume je rejoins Oradea, la plus grande ville de Crisana, par une route pleine de nids de poule et d'ornières. Il faut dire que la circulation de camions y est très dense. En arrivant sur place je fais du change pour faire le plein et je me balade dans cette jolie ville qui a un centre doté de très beaux bâtiments et d'une rue piétonne très agréable. Il fait chaud et j'en profite pour me mettre au frais dans une église. 2 prêtres donnent une messe. Je m'assois un bon 1/4h pour écouter leurs jolis chants religieux. Et toujours cette ferveur des Roumains qui à chaque entrée dans une église viennent embrasser un chevalet et un crucifix tout en se signant du signe de croix à plusieurs reprises. Certains prient à genoux, d'autres restent debout et se signent presque frénétiquement, une femme prit à genoux et pleure. Moments intenses et agréables à la fois. J'en ressors apaisé et je continue de flâner en ville. Je cherche désormais un restaurant qui rediffuse le match de la France. Je trouve mon bonheur dans la rue piétonne. Beaucoup se demande qui est ce grand agité qui saute à chaque but et occasion de la France. Ma dernière soirée en Roumanie se termine bien car on a gagné 5-2 contre la Suisse. Maintenant au dodo car demain c'est parti pour 48h sur les routes qui me ramèneront en France.
Tanzanie en "sac à dos" English translation pending
by Camollo · 2014-04-27 · 26 replies
Bonjour,

Nous partons, mon frère et moi, du 10 au 29 juillet 2014 en Tanzanie. Nous souhaitons faire un voyage en indépendant, en utilisant les transports locaux et en découvrant autre chose que les seuls parcs nationaux et leur safari. Devant le peu d'informations glanées ça et là sur ce type de voyage dans ce pays, je viens vers vous pour trouver des réponses à mes questions !

-Nous envisageons d'aller dans les montagnes à Lushoto pour faire quelques petites randonnées, est il possible de le faire sans être accompagné d'un guide ?

- Nous pensons apporter notre tente et camper, d'après les guides, il existe de nombreux camping où l'on peut dormir pour une somme dérisoire. Est ce que cela est réalisable ? Quelle température fait il la nuit au mois de Juillet ? Ou sinon, y a t'il des guesthouse bon marché facile à trouver un peu partout dans le nord du pays ?

- Nous aimerions aller à Tanga et Pangani. Est il sympa de faire de la plongée ou du snorkelling dans la réserve de Maziwe ? Peut on en faire librement où faut il être accompagné / passer par une agence ? Y a t'il des choses sympa à voir dans les environs ? Par exemple, est il envisageable de louer des vélos pour se promener ?

- Est ce qu'il y a une liaison actuellement entre Tanga / Pangani et l'île de Zanzibar ? J'ai lu beaucoup d'infos contradictoires là dessus !

- J'ai bien envie d'aller jusqu'au lac Victoria mais est ce que cela en vaut la peine ?

- Pour le safari, nous passerons évidemment par une agence, nous pensons faire 4 jours de safari, en nous limitant à 1 ou 2 parcs maximum, si vous connaissez des agences que l'on peut contacter, avec qui cela s'est bien passé, je suis preneuse. Ou bien si vous voulez créer / rejoindre un groupe pour partager les frais du safari, pas de problème.

- Je suis avide de tous récits de voyage en sac à dos, réalisé en Tanzanie et de toutes les bonnes adresses de logement / visites sympas !

Merci beaucoup de m'avoir lu ! En attente de vos précieuses réponses !

Camille
Compte rendu de notre croisière aux îles Canaries, Madère et Maroc à bord du MSC ARMONIA English translation pending
by Grandpierreg · 2014-04-10 · 28 replies
Bonjour à tous,

Voici le compte rendu de notre croisière aux îles Canaries, Madère et le Maroc à bord du MSC ARMONIA du 22 février au 7 mars 2014.

Je fais un compte rendu jour par jour illustré de photos. Il faut cliquer sur les photos pour les agrandir. Je détaille parfois un peu trop mais j’espère que notre expérience vous sera utile.

Je suis entré dans le détail concernant la mésaventure que nous avons eu avec GO VOYAGE pour l’achat des billets d’avion. Je comprends que pour certains cela puisse paraître long et ennuyeux mais je vous invite toutefois à lire cette partie de mon compte rendu car c’est vraiment affligeant et intéressant. Il faut s’entre-aider entre membres du forum et c’est pourquoi je vous parle de cette mésaventure.

Cette croisière de 15 jours au départ et à l’arrivée de Las Palmas de Gran Canaria, qui était en fait une succession de deux croisières, avait l’itinéraire suivant :

Las Palmas de Gran Canaria / en mer / Casablanca (2 jours) / Agadir / Arrecife de Lanzarote / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria / San Sebastian de la Gomera / en mer / Funchal (2 jours) / Santa Cruz de La Palma / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria.

Cette croisière a été achetée chez AZUR CROISIERE dont la réputation n’est plus à faire.

Attention ! Quand vous achetez une succession de deux croisières comme nous, faites bien attention de ne pas payer deux fois le jour 8 ! (je veux dire le dernier jour de la première croisière et le premier jour de la deuxième croisière).

Exemple pour notre croisière en cabine extérieure vue totalement dégagée :

Première croisière : Las Palmas de Gran Canaria / en mer / Casablanca (2 jours) / Agadir / Arrecife de Lanzarote / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria Prix : 769 € / personne

Deuxième croisière : Las Palmas de Gran Canaria / San Sebastian de La Gomera / en mer / Funchal (2 jours) / Santa Cruz de la Palma / Santa Cruz de Tenerife / Las Palmas de Gran Canaria Prix : 769 € / personne

Le prix des deux croisières successives n’est pas de 769 € x 2 = 1538 € / personne mais de 1442 € / personne !

Après avoir réservé cette croisière, de nombreuses modifications ont eu lieu :

-La cabine que nous avions réservée a été modifiée. Nous avions réservé une cabine au pont 9, ils nous ont finalement donné une cabine au pont 7. Nous avons été un peu déçus mais il était bien précisé sur le document de réservation que MSC était libre de modifier la cabine réservée initialement par le client. Les prix d’une cabine extérieure vue totalement dégagée étant le même que celui d’une cabine extérieure vue partiellement ou totalement obstruée (ce que personnellement je ne trouve pas normal …), j’ai bien fait attention à ce que la cabine 7131 soit totalement dégagée ce qui fut heureusement le cas.

-L’arrêt à Santa Cruz de Tenerife lors de la deuxième semaine n’était pas prévue initialement. On devait s’arrêter à Puerto del Rosario sur l’île de Fuerteventura.

- Des escales ont été raccourcis, d’autres rallongés …

- L’escale de San Sebastian de la Gomera était initialement prévue un autre jour (lundi de la deuxième semaine et non dimanche de la deuxième semaine) …

Initialement, nous avions réservé une autre croisière de 12 jours presque identique début février sur le COSTA CLASSICA au départ et à l’arrivée de Santa Cruz de Tenerife mais pour raison professionnelle, nous avons été obligés de l’annuler. Nous avons voulu dans un premier temps la réserver pour une autre date mais malheureusement le prix de cette croisière avait sensiblement augmenté depuis notre réservation et de plus elle n’était plus proposée au départ et à l’arrivée de Santa Cruz de Tenerife mais au départ et à l’arrivée de Casablanca, ce qui ne nous arrangeait pas.

Nous avons finalement pu acheter cette croisière à bord du MSC ARMONIA après que MSC est décidé d’annuler les croisières initialement prévues avec ce paquebot en Mer Rouge pour des raisons de sécurité. Il était prévu des escales en Egypte, en Israël ainsi qu’en Jordanie.

Nous avions également réservé notre billet d’avion sur le site de réservation GO VOYAGE (grenouille verte) que je déconseille fortement car ils ont essayé de nous escroquer !

Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour en savoir plus :

http://voyageforum.com/discussion/attention-go-voyages-pratiques-douteuses-d6502901/

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display