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Premier road-trip en famille dans l'Ouest américain et escapade à New-York English translation pending
FABULEUX ! Nous sommes revenus depuis presque 3 semaines et si nous devions qualifier en un mot ce voyage, c'est ce terme qui viendrait en premier... Suivi de FANTASTIQUE, INOUBLIABLE, EXCEPTIONNEL...et ce, pour nous 4, Daniel mon mari, nos deux adolescentes Marie 17 ans, Clémence 15 ans et moi Babeth !
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Ouest des USA, conseils/astuces et mise en garde pour avoir des vacances tranquilles? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons aux USA, cote ouest au moins d'aout pour 3 semaines. Notre parcours, comprend 3 grandes villes et des parcs nationaux. Los Angeles Las Vegas San Francisco Yosemite Mammoth Lake Lake Powell Monument valley Grand Canyon Bryce Canyon Deeth Valley Needles
Y a t il des conseils/astuces sur ces destinations, comme des mises en garde ?
Par exemple quel quartier éviter à San Francisco ou Los Angeles, quelle route ne pas emprunter, à quelle heure arriver aux hôtels, ce qu'il faut éviter de manger, etc...
La conduite aux USA, les règles de priorités et ce qui diffère de chez nous.
Merci d'avance :)
Nous partons aux USA, cote ouest au moins d'aout pour 3 semaines. Notre parcours, comprend 3 grandes villes et des parcs nationaux. Los Angeles Las Vegas San Francisco Yosemite Mammoth Lake Lake Powell Monument valley Grand Canyon Bryce Canyon Deeth Valley Needles
Y a t il des conseils/astuces sur ces destinations, comme des mises en garde ?
Par exemple quel quartier éviter à San Francisco ou Los Angeles, quelle route ne pas emprunter, à quelle heure arriver aux hôtels, ce qu'il faut éviter de manger, etc...
La conduite aux USA, les règles de priorités et ce qui diffère de chez nous.
Merci d'avance :)
Pluie en juillet en Thaïlande English translation pending
Je voudrais emmener mes petits enfants en Thaïlande en juillet ou août. On me dit qu'il pleut alors beaucoup, trop.
Qu'en est-il ?
merci
Voyage au nord et sur la côte est de l'Ile Rouge English translation pending
Je rentre d’un voyage à Madagascar d‘une durée d’1 mois où j’ai parcouru le NORD et la côte EST : DIEGO / ANTANANARIVO / ANTSIRABE / RANOMAFANA / MANAKARA / MANAJARY / ANDASIBE / TAMATAVE / Île Sainte-Marie, alliant la route et les vols internes Air-Madagascar. Même si la situation politique n’est pas réglée, il n’y pas d’insécurité, à part bien entendu sur TANA où les petits voleurs à la tire sont omniprésents… La prudence est donc de rigueur !
J’ai fait tout mon voyage avec un guide-organisateur Malgache (des amis l’ont découvert sur un Forum et me l’ont recommandé après avoir fait la côte Ouest avec lui), qui n’a rien à envier aux organismes de tourismes, au contraire certains devraient s’en inspirer. Rigueur/bonne humeur/honnêteté/connaissance parfaite de son Pays et des sites intéressants/tarifs très honnêtes pour des prestations de qualité.
J’ai opté pour Air-Madagascar, car c’est une compagnie aérienne de bonne qualité et qui propose tous ses vols domestiques à 50% de réduction (se renseigner à l’avance, car il faut acheter les billets domestiques en même temps que les longs courriers pour bénéficier de la réduction), super intéressant lorsque l’on veut gagner du temps et éviter de tout se refaire par la route, dans un sens bien, mais suffisant !! Les VISAS de courtes durées se font directement à l’aéroport, pas besoin de les faire en France.
Arrivé à Diego par un vol domestique en continuité avec mon vol Paris / Tana, nous (mon épouse et moi) sommes récupérés par la navette de l’hôtel KARTTIFAH (sympa et bien situé). Après visite de la ville en pousse-pousse, nous partons pour visiter le site des Tsingy rouges avec 1 guide et 4x4 (certains taxis 4L vous le proposent, bien moins onéreux, mais attention à l’état du véhicule et aux conditions météo du moment, la prudence reste de mise). A voir pour la beauté du site (où l’on peut pique-niquer). Totalement différent des grands Tsingy de la côte Ouest.
Après 3 jours passés sur Diego, nous levons l’ancre pour RAMENA petit village de pêcheurs. Logés à l’hôtel « la case en falafy », nous sommes installés au 1er étage d’un bungalow avec vue superbe sur la baie de Diego (2e plus grande baie au monde). Par leur intermédiaire nous réservons une journée sur la mer d’émeraude. Journée paradisiaque, site vraiment fabuleux où pour le repas du midi je suis allé avec les piroguiers en pêche sous-marine faire mon marché : poissons et langoustes. Quel plaisir !!
Embarquement pour TANA. Arrivée à l’aéroport d’IVATO. Justin notre guide-organisateur est là pour nous accueillir, direction l’hôtel, prise de contact et calage de notre séjour devant la bière emblématique : THB (three horses beer). Rendez-vous le lendemain matin pour ANTSIRABE, visite de la ville thermale. Direction RANOMAFANA le lendemain, car changement de programme, le train FIANARANTSOA / MANAKARA est en panne sur la voie depuis plusieurs jours. Grosse déception !!! A RANOMAFANA visite de la petite ville, nous ne faisons pas le Parc pour cause de mauvais temps (il pleut souvent et la fraicheur est omniprésente dans cette région, ne pas oublier de prendre vêtements de pluie et vêtements chauds), par contre nous optons pour les bains d’eau naturellement chaude 45° dans une baignoire (propre) qui remonte au temps colonial et pour un massage aux huiles essentielles. Un agréable moment avec nos amis malgaches. Direction MANAKARA (par la route malheureusement et non le train comme prévu), installation dans l’hôtel la Vanille pas celui du centre ville, mais à l’annexe qui se situe à 8 Km au « trou du commissaire ». Lieu très agréable et reposant (on y mange), par contre pas de baignade en mer, car sur la côte EST cela reste dangereux, beaucoup de courant et quelques requins agressifs, aucune comparaison avec la côte OUEST. Le lendemain un guide vient avec sa pirogue nous récupérer à l’hôtel pour passer la journée sur le canal des Pangalanes. Visite commentée du canal, découverte d’une distillerie locale d’huiles essentielles, balade dans les petits villages sur les berges et un repas du midi chez l’habitant dans une case malgache préparé le matin dans la pirogue. Superbe journée avec une équipe très sympathique. Le dernier jour nous avons visité la ville et refait le plein d’Ariary au distributeur (la carte VISA est acceptée partout, mais attention, il n’y a des distributeurs que dans les grandes villes. Il faut être prévoyant, car tout se règle en liquide), puis en avant pour MANANJARY logés à l’hôtel jardin de la mer, situé à l’endroit où le canal rejoint la mer. Belles scènes de vie avec la grande lessive du matin, à voir pour les couleurs et l’animation. Etant en ville un dimanche nous en avons profité pour assister à une messe en malgache dans la cathédrale. Intense ferveur et grande joie de partage avec les malgaches tous endimanchés…. Puis visite des alentours et d’une petite plantation. Retour sur Tananarive par la route.
2 jours passés dans la capitale pour profiter du Zoma (marché du centre-ville) et à gravir les nombreuses marches des célèbres escaliers pour visiter les hauteurs de la ville et déambuler dans les ruelles. Départ vers TAMATAVE « RN 2 ». Halte à ANDASIBE, visite du village plein de charme et promenade dans la réserve pour y découvrir la vedette des lieux, l’INDRI (le plus grand des lémuriens). Poursuite de notre itinéraire vers MANAMBATO, où nous avons logé à l’hôtel les acacias, super site au bord du lac RASOABE, baignade et plage sont au rendez-vous, que du bonheur !!! Arrivés à TAMATAVE, visite de la ville, du marché couvert ou l’on trouve à foison épices et vanille et le soir repas sur la corniche pour déguster les fameuses « Masikita » petites brochettes de zébu, dans une ambiance de rue. Dernière tranche de notre voyage, l’Ile Sainte-Marie. Départ en direction de SOANIERANA-IVONGO (l’embarcadère), mais avec une halte à MAHAMBO à l’hôtel la pirogue, pour bénéficier de la beauté du jardin et profiter d’une journée baignade en compagnie des lémuriens du patron. Sainte-Marie nous y voici, la belle et douce ile des pirates. Nous sommes accueillis au port par la navette de l’hôtel « la baleine » (et qui nous ramènera à l’aéroport pour le retour, tout cela gratuitement), pas très loin du centre-ville. Notre bungalow est au bord de la mer, la baignade n’est pas très aisée. C’est avec le patron et son bateau que nous partons pour une excursion en mer à la découverte des baleines à bosse. Moments de grandes émotions de la voir avec son petit nageant paisiblement en surface à ses côtés et extase garantie devant ses nombreuses figures acrobatiques. Au retour après en avoir eu plein les yeux, halte sur l’ile aux nattes. Site paradisiaque avec ses superbes plages, son intérieur très varié et luxuriant et ses habitants d’une extrême gentillesse. Tout pour plaire, bonheur à l’état pur !!! Retour à l’hôtel avec notre bateau encore tout étourdis de cette formidable journée ….Visite de l’ile en scooter, loué à l’hôtel, dommage de ne pouvoir faire le tour, le réseau routier est limité en goudron et les pistes ne sont pas en très bon état. La date du retour est proche, il nous faut quitter cette ile, où l’on tombe forcement amoureux de ce lieu envoutant. Retour par avion à TANA ou Justin est présent pour nous récupérer. Le lendemain dernier jour, nous faisons quelques visites et passage au marché artisanal de la route de la digue pour y faire des achats de souvenirs. Le soir Justin nous accompagne à l’aéroport d’IVATO, dernière THB ensemble et l’on se quitte le cœur serré. Fin du voyage, retour sur PARIS. Notre voyage a été une réussite totale grâce à notre organisateur « Justin » qui nous a fait parcourir la côte EST en sortant des sentiers battus, pour nous permettre d’aller à la rencontre des malgaches. Son organisation est sans faille : toujours à l’heure (exceptionnel à MADA), toujours présent au moment ou il le fallait en respectant nos instants de liberté et d’une honnêteté absolue. Je vous le conseille fortement, prenez contact avec lui pour organiser votre voyage, vous ne le regretterez pas.
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2 jours passés dans la capitale pour profiter du Zoma (marché du centre-ville) et à gravir les nombreuses marches des célèbres escaliers pour visiter les hauteurs de la ville et déambuler dans les ruelles. Départ vers TAMATAVE « RN 2 ». Halte à ANDASIBE, visite du village plein de charme et promenade dans la réserve pour y découvrir la vedette des lieux, l’INDRI (le plus grand des lémuriens). Poursuite de notre itinéraire vers MANAMBATO, où nous avons logé à l’hôtel les acacias, super site au bord du lac RASOABE, baignade et plage sont au rendez-vous, que du bonheur !!! Arrivés à TAMATAVE, visite de la ville, du marché couvert ou l’on trouve à foison épices et vanille et le soir repas sur la corniche pour déguster les fameuses « Masikita » petites brochettes de zébu, dans une ambiance de rue. Dernière tranche de notre voyage, l’Ile Sainte-Marie. Départ en direction de SOANIERANA-IVONGO (l’embarcadère), mais avec une halte à MAHAMBO à l’hôtel la pirogue, pour bénéficier de la beauté du jardin et profiter d’une journée baignade en compagnie des lémuriens du patron. Sainte-Marie nous y voici, la belle et douce ile des pirates. Nous sommes accueillis au port par la navette de l’hôtel « la baleine » (et qui nous ramènera à l’aéroport pour le retour, tout cela gratuitement), pas très loin du centre-ville. Notre bungalow est au bord de la mer, la baignade n’est pas très aisée. C’est avec le patron et son bateau que nous partons pour une excursion en mer à la découverte des baleines à bosse. Moments de grandes émotions de la voir avec son petit nageant paisiblement en surface à ses côtés et extase garantie devant ses nombreuses figures acrobatiques. Au retour après en avoir eu plein les yeux, halte sur l’ile aux nattes. Site paradisiaque avec ses superbes plages, son intérieur très varié et luxuriant et ses habitants d’une extrême gentillesse. Tout pour plaire, bonheur à l’état pur !!! Retour à l’hôtel avec notre bateau encore tout étourdis de cette formidable journée ….Visite de l’ile en scooter, loué à l’hôtel, dommage de ne pouvoir faire le tour, le réseau routier est limité en goudron et les pistes ne sont pas en très bon état. La date du retour est proche, il nous faut quitter cette ile, où l’on tombe forcement amoureux de ce lieu envoutant. Retour par avion à TANA ou Justin est présent pour nous récupérer. Le lendemain dernier jour, nous faisons quelques visites et passage au marché artisanal de la route de la digue pour y faire des achats de souvenirs. Le soir Justin nous accompagne à l’aéroport d’IVATO, dernière THB ensemble et l’on se quitte le cœur serré. Fin du voyage, retour sur PARIS. Notre voyage a été une réussite totale grâce à notre organisateur « Justin » qui nous a fait parcourir la côte EST en sortant des sentiers battus, pour nous permettre d’aller à la rencontre des malgaches. Son organisation est sans faille : toujours à l’heure (exceptionnel à MADA), toujours présent au moment ou il le fallait en respectant nos instants de liberté et d’une honnêteté absolue. Je vous le conseille fortement, prenez contact avec lui pour organiser votre voyage, vous ne le regretterez pas.
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GR20 Sud en août 2013: avis et conseils? English translation pending
Bonjour ! J'envisage de faire une partie du GR20 la semaine du 15 août prochain (du 10 au 17 août 2013, à 1 ou 2 jours près).
N'ayant jamais fait de randonnée aussi difficile, et ne disposant pas de plus de temps, je me contenterais pour cette fois-ci de la partie sud (j'ai trop la peur du vide pour le Cirque de la Solitude de la partie Nord 😛).
Par contre, j'hésite toujours pour le sens de cette rando : du sud au nord me conviendrait bien puisqu'on aurait le soleil dans le dos, mais vais-je rencontrer du monde qui le fait dans ce sens-là ? Ou alors de faire cette partie-là du nord au sud en partant de Vizzavona...
Venant de Paris, y a-t-il quelqu'un qui pourrait partager son expérience logistique (avions, point d'arrivée / retour, etc) ?
Et y a-t-il quelqu'un qui compte le faire à peu près aux mêmes dates ?
Merci beaucoup 🙂
N'ayant jamais fait de randonnée aussi difficile, et ne disposant pas de plus de temps, je me contenterais pour cette fois-ci de la partie sud (j'ai trop la peur du vide pour le Cirque de la Solitude de la partie Nord 😛).
Par contre, j'hésite toujours pour le sens de cette rando : du sud au nord me conviendrait bien puisqu'on aurait le soleil dans le dos, mais vais-je rencontrer du monde qui le fait dans ce sens-là ? Ou alors de faire cette partie-là du nord au sud en partant de Vizzavona...
Venant de Paris, y a-t-il quelqu'un qui pourrait partager son expérience logistique (avions, point d'arrivée / retour, etc) ?
Et y a-t-il quelqu'un qui compte le faire à peu près aux mêmes dates ?
Merci beaucoup 🙂
Vietnam: les arnaques et le manque de sécurité polluent la baie d'Halong English translation pending
Les normes de sécurité non respectées et les abus commis envers les touristes entachent la réputation de ce lieu hautement touristique. Les autorités veulent réagir.
Lire la suite...
Madagascar: côté mer et... côté terre English translation pending
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka
Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge
Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur
Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !
Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes
Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba
Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva
Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or
Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry
Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia
Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon
L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro
Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7
En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN
Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.
Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.
Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.
La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :
sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/

D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.
Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?
Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.
Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.
Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.
Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.
Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.
Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !
Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !
Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage
J1 : Dimanche 27 mai 2012
Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.
Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.
J2 : Lundi 28 mai 2012
Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.
Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !
Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.
Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.
Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.
Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.
Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.
Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !
Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !
Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation
J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012
L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.
L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.
Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.
C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.
Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.
Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.
A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.
La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.
Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.
Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron
Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !
Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche
Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.
Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.
7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)
8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.
Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.
Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.
Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.
Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.
En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.
Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.
Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)
En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.
Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.
Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.
En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.
Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.
Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.
Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.
Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !
Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.
En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.
La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !
Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel
Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.
Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.
Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.
L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !
Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !
Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.
Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).
Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.
Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.
Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.
Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.
Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.
En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.
De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.
Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.
Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.
Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.
L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.
Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)
Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel
Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.
Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.
En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.
Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.
Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.
Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !
L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…
Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.
Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.
Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.
Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.
Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest
Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.
A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !
La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.
Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.
Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.
Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.
Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.
Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.
Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.
Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.
Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis
Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis
Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...
Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.
Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.
Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.
Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)
Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?
Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.
J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.
Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.
La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.
Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.
Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely
Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.
A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.
Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !
C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !
Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.
Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.
Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !
En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.
C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.
Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !
Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.
Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.
Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.
En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.
Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !
Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.
Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.
Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.
Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.
Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.
Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).
Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.
Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.
Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.
Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7
J9 : Lundi 4 juin 2012
Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !
Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.
Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.
Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.
Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.
Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.
L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !
Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !
Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.
Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.
Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !
Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.
Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.
Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.
Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.
Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.
Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !
J10 : Mardi 10 juin 2012
En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !
Le buffet du petit déjeuner est un régal !
Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.
Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.
Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.
A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.
Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.
Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !
Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !
Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.
La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.
Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.
On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.
En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.
Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !
Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.
Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !
Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.
Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…
Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.
Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !
Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !
Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.
Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.
La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.
Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.
Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum
Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.
Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !
Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.
Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.
Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !
Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.
La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !
Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada
J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.
Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.
Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.
Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).
De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.
Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.
La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".
Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !
Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.
"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).
Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.
La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.
Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.
Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !
En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .
Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.
A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.
Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".
Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !
Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.
Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !
Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry
J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?
En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.
Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.
Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.
Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.
Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.
Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.
Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !
Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.
Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !
Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.
Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.
Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…
Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.
Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.
A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.
Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.
Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.
Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.
Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.
Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…
Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.
Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.
Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.
Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.
Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.
Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !
Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !
Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !
A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.
Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt
J12 (07/06/12)… suite
Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.
C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.
Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus
La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909
Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.
Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !
Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.
Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.
J 13 : Vendredi 8 juin 2012
Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !
Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.
Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.
Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.
Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.
Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !
Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).
Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.
Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.
Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.
Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.
Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.
En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !
Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.
En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.
Ainsi que cette autre… à déterminer !
11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.
Alors en route !
Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.
Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.
Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.
Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.
Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.
A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.
Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !
Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.
La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.
Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.
Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.
La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.
Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !
Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon
J13 (08/06/12)… fin de journée
Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).
Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !
La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.
A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !
Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.
C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.
Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?
Je suis malade toute la nuit.
J14 : Samedi 9 juin 2012
Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !
J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.
Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.
En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.
J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.
Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.
La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…
L'œuvre d'un géant peut-être ?
En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.
Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.
De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.
Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !
250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.
Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.
Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)
Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)
Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.
Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !
Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.
Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.
Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.
Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !
Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium
Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.
A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.
Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.
Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !
Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.
C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.
Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.
J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.
Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro
J15 : Dimanche 10 juin 2012
En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.
Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.
Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.
Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !
L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !
La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.
Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.
Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.
Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.
Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.
Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.
C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.
Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa
11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.
Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.
En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.
D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).
Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.
Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !
Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.
Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !
En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi
Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)
Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !
La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.
Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.
La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.
C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".
Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive
J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.
370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.
Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.
Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.
A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.
8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.
Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !
Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.
10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !
60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.
Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !
Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !
14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.
J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).
Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.
Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !
Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !
J 17 : Mardi 12 juin 2012
Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.
Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.
Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.
C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !
Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.
Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.
Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.
Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.
La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…
L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.
Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !
Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !
Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.
C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.
Sur la Nationale 7

En conclusion...
Impressions générales
Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !
Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.
Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !
Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.
Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !
Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.
Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.
Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !
Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !
Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.
La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.
Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.
Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).
Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.
Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.
La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.
Les hébergements
Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.
Ouvrages et sites Internet utiles
Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012
Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51
"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…
En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉

FIN
Météo en Thaïlande en mars, excursions annulées? English translation pending
Bonjour,
je pars ce dimanche à Bangkok et après deux jours j'irai à phuket.
Selon le météo, il y a beaucoup d'orages et la précipitation est de 60%.🙁
Pouvez- vous me dire si les excursions sont annulé? peut-on nager à la plage et aller au îles?
Recherche bons plans aux Philippines avec enfants (8 et 6 ans) English translation pending
Salut a tous
Nous partons chaque annees moi ( jerem 34 ) , ma femme ( orel 30 ) et nos 2 enfants ( sayann 8 et naya 6 ) en voyage pendant 4 mois du 15 janvier au 15 mai
Nous avons deja visité plusieurs fois la thailande , l inde , bali , la malaisie , gili , le mexique et cette anne nous avons decidé de partir 2 mois aux philippines et puis 2 mois en indo ( raja ampat ) .
Nous sommes TOUS a fond de snorkelling , petit trek , water falls , faraniente , plage idyllique , camping a la robinson crusoe , peche ...
Nous sommes donc a la recherche de bon plan ( Bonne GH , resto , belle plage, crique idylique , bon snork , belle plongée , ile a ne pas manquer ..... ) pour les philipines car vut le nombre d iles , et meme en ayant le lonely planet , on est un peu perdu .
Faut il un visa pour rester 2 mois et suis je obliger de le faire a manille .
Si jamais vous avez des enfants ( ou pas d'ailleur ) et que vous etes aux philippines a cette periode on pourrait aussi pourquoi pas , passer un bout de temps ensemble.
En tout cas , j adore ce forum , meme quand on est pas en voyage on a l esprit qui , lui , voyage . COOL
A bientot , Backpaper ...
Jerem Familly
Nous partons chaque annees moi ( jerem 34 ) , ma femme ( orel 30 ) et nos 2 enfants ( sayann 8 et naya 6 ) en voyage pendant 4 mois du 15 janvier au 15 mai
Nous avons deja visité plusieurs fois la thailande , l inde , bali , la malaisie , gili , le mexique et cette anne nous avons decidé de partir 2 mois aux philippines et puis 2 mois en indo ( raja ampat ) .
Nous sommes TOUS a fond de snorkelling , petit trek , water falls , faraniente , plage idyllique , camping a la robinson crusoe , peche ...
Nous sommes donc a la recherche de bon plan ( Bonne GH , resto , belle plage, crique idylique , bon snork , belle plongée , ile a ne pas manquer ..... ) pour les philipines car vut le nombre d iles , et meme en ayant le lonely planet , on est un peu perdu .
Faut il un visa pour rester 2 mois et suis je obliger de le faire a manille .
Si jamais vous avez des enfants ( ou pas d'ailleur ) et que vous etes aux philippines a cette periode on pourrait aussi pourquoi pas , passer un bout de temps ensemble.
En tout cas , j adore ce forum , meme quand on est pas en voyage on a l esprit qui , lui , voyage . COOL
A bientot , Backpaper ...
Jerem Familly
NW Canada, Alaska et Nord Arizona English translation pending
préambule
L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.
Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.
La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.
Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.
Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================
Notre trajet a été le suivant :
(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :
- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.
===================================================
Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue).
Vol AF CDG-LAX
A l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier.
Huntington Beach
Vol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !
Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle.
Mount Rainier
La réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.
Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.
Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska.
On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).
Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.
En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.
Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, Seattle
Nous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.
Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !
Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.
Seattle waterfront
Notre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito).
Lake Union
Mais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !
Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).
Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.
la transcanadienne
pont flottant de Kelowna
des cultures à perte de vue
vallée de l'Okanagan
Nous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.
Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
L'ensemble de ce voyage a été réalisé par mon épouse et moi-même entre le 27 Juin 2011 et le 11 août 2011.
Les photos proviennent bien, en règle générale, de ce voyage de l'été 2011. Cependant, je ne m'interdis pas d'introduire occasionnellement quelques photos prises lors du voyage précédent assez semblable (2007), lorsqu'elles sont nettement meilleures que celles prises cette année.
La rédaction d'un carnet de voyage est une première pour moi, et probablement une dernière aussi, car je n'envisage pas de me lancer régulièrement dans ce type de récit, pour raison de temps. Mais, si bien des régions du monde font l'objet de nombreuses descriptions sur VoyageForum, bien peu de carnets détaillés existent pour l'Alaska, aussi j'ai souhaité y remédier. J'espère, malgré la qualité médiocre des photos incorporées (limitées chacunes à 100 Ko), donner envie à quelques uns de s'intéresser au grand Nord du continent Américain. Il le mérite bien. Nota (juillet 2013) : les photos dans le corps du texte ont, depuis quelque temps, parfois disparu (merci VF ?) surtout dans la deuxième partie de chaque page ; elles ont alors été remplacées par ... une vignette. Mais il suffit de cliquer sur cette vignette dans le corps du texte pour les retrouver à leur taille normale.
Il s'agit de notre quatrième voyage en Alaska. Nous avons insisté cette fois : - sur les lieux que j'avais le plus appréciés auparavant (négligeant certains endroits pourtant célèbres, comme Denali NP, qui ne nous tentent plus) ; un "Best Of" en quelque sorte. - sur la partie maritime Sud (l' "Inside Passage") que nous ne connaissions pas.
Enfin le voyage se termine par une extension en Arizona, car nous souhaitions retourner une fois de plus à CBN (The Wave) ; nous avons eu en Avril dernier la bonne surprise d'apprendre que nous avions gagné, via la loterie internet, deux permis d'accès au site (très difficile à obtenir), vers la fin de notre séjour Américain. Il nous fallait en profiter. ===================================================
Notre trajet a été le suivant :
(comme le texte est très long et entrecoupé par des commentaires, afin de retrouver un passage plus facilement, j'ai introduit un certain nombre de renvois avec lien vers le texte correspondant : cliquer alors sur les passages en gras dans la table suivante) :
- Vol Lyon-Paris-Los Angeles (voir juste ci-après) - vol pour Seattle - frontière Canadienne - Yoho N.P. - Lac Moraine, Lac Louise, Icefields Parkway (ours) - Jasper, Lac Maligne - Alaska Highway : 1/ traversée de la Colombie Britannique : Dawson Creek, Fort Nelson, généralités sur l'Alaska Highway, Muncho Lake (ours), Liard River Hot Springs, ours sur la route - Alaska Highway (suite) : 2/ entrée dans le Yukon, Watson Lake, Teslin Lake, Whitehorse - généralités sur la ruée vers l'or du Klondike - passage en Alaska, Skagway - retour au Yukon, Whitehorse à nouveau, route vers Dawson City, Dawson City, - Top of the world Highway, passage en Alaska, Tok, Glennallen, passage rapide à Anchorage - route vers Homer, Homer - Journée à Brooks Falls, Katmai NP (ours très nombreux) - péninsule de Kenai, Anchorage - route vers Glennallen et Kenny Lake (pipeline de l'Alaska) - Edgerton Hwy, Kennicott et McCarthy (ours), - route vers le parc de Kluane, passage à nouveau au Yukon, lac de Kluane - Haines Junction, survol des glaciers (Kaskawulsh et South Arm Glacier) - route vers Haines (retour en Alaska) Haines, Chilcoot River (ours) - A PARTIR DE MAINTENANT TRAJETS EN FERRY. Ferry vers Juneau, Juneau, Mendenhall Glacier - Tracy Arm Fjord, Sawyer Glaciers, retour à Juneau (ours) - ferry vers Sitka, Sitka - en route vers Wrangell, passage à Petersburg, Wrangell, vers Anan Creek (ours) - Anan Creek (ours très nombreux) - Ketchikan - retour à Bellingham en ferry, retour à Seattle. - vol vers Las Vegas, route vers Page - The Wave (route défoncée), autour de Page - Secret Canyon - Cottonwood Canyon Road Bryce NP, Red Canyon, Cedar Breaks NM, retour à Las Vegas - Havasupai - Palm Springs, retour à Los Angeles, retour en France.
===================================================
Le vol depuis Lyon vers Paris puis Los Angeles a été parfait (Air France en Affaire, grâce aux miles FlyingBlue).
Vol AF CDG-LAXA l'arrivée nous prenons possession d'une petite voiture Hertz pour quelques heures, car nous devons changer rapidement d'aéroport ; direction John Wayne Airport (SNA) à 40 miles de là, à Santa Ana. Mais nous avons le temps sur le trajet de faire un détour pour nous dégourdir les jambes près de l’océan ; ce sera Huntington Beach, et son sympathique pier.
Huntington BeachVol ensuite vers Seattle avec Southwest Airlines, une compagnie low cost, mais qui fonctionne parfaitement, et au confort très correct. Enregistrement rapide (il n'y a pas de boarding pass avec siège pré-attribué, mais on reçoit un numéro qui signifie l'ordre de pénétration dans l'avion, où chacun choisit à sa guise un des sièges encore disponibles). Bagages gratuits ! Encore un vol sans problème, à l'heure, avec une escale de quelques minutes à Oakland. Tout cela pour environ 50$ ttc par personne !
Peu avant d'atterrir, nous survolons le Mt Rainier, repère mythique de la région de Seattle.
Mount RainierLa réception de la voiture à Seattle sera un moment important, car nous devrons cohabiter un gros mois ensemble, sur plus de 10000 km. Et, outre une consommation raisonnable (le prix de l'essence n'est plus ce qu'il était ; nous l'avons trouvée dans certains coins reculés sensiblement plus chère qu'en France !), il nous fallait une longueur inférieure à 15', pour minimiser le coût de transport sur le ferry. Il fallait aussi qu'elle soit confortable, afin de ménager nos vieilles articulations. Le préposé au comptoir Hertz est compréhensif, efficace et compétent, il assimile nos exigences.
Il nous attribue une Hyundai Elantra. Bonne pioche, elle a été parfaite, à l'aise sur les pistes (faciles) telles que Top Of The World Hwy ou McCarthy Road, et confortable pour les très longs trajets routiers (je dirais que c'est comme une Mégane, en plus confortable. Le toit ouvrant sera un plus très apprécié (surtout par Madame qui a ainsi pu profiter du soleil Arctique, sans faire chuter notre moyenne), car nous avons eu sur la plus grande partie du trajet un temps anormalement beau et ensoleillé. La radio par satellite nous permettra de recevoir des centaines de chaînes, même très loin de toute zone habitée. Prix total payé pour cette voiture en km illimité, pour 1 mois complet : 1 175 US$ ttc, avec toutes les assurances raisonnablement nécessaires.
Petite remarque amusante : nous avons reçu une voiture immatriculée en Floride, et cela nous a attiré beaucoup de sympathie tout au long du parcours, car la Floride, c'est très looooooin de l'Alaska.
On nous a souvent fait confirmer que nous venions bien de Floride, et lorsque nous répondions "non, de France", on nous demandait alors généralement "où est situé cet état ?". Notre réponse habituelle, "encore plus à l'Est que la Floride" les a à peine surpris (l'Américain moyen ne connaît que très mal la géographie).Notre première tâche a été de faire un très gros plein de nourriture et d'outillages de cuisine dans un Safeway et dans un Walmart à proximité de l'aéroport de Seattle, car, pour des raisons d'économie ou de diététique, nous ne mangerons pas très souvent au restaurant.
En fait, tous les midi nous prévoyons un picnic léger et rapide. Et le soir, nous ne fréquenterons les restaurants que de temps à autres, lorsqu'ils amèneront un plus significatif. Car au Canada et en Alaska, les restaurants sont rares dans les zones reculées, et ailleurs ils sont toujours très chers (environ le double de ceux qu'on rencontre dans le SW des USA à qualité comparable) ; ils sont en outre généralement très quelconques ou bourratifs.

De plus, les logements que nous fréquenterons (hôtels-motels-lodges, bungalows, BnB, roadhouses, cabanes, …) nous donneront souvent gratuitement accès à un barbecue (nous comptons bien faire une cure intensive de saumon sauvage grillé) ; et sinon nous aurons parfois une kitchenette, ou au moins un micro-onde disponible ; nous utiliserons une boite spéciale en plastique, très pratique, spécialement conçue pour préparer rapidement et facilement une plâtrée de riz ou de pâtes dans un micro-onde. Il nous a néanmoins fallu trouver des cartouches bleues Camping-Gaz. Et là, mauvaise surprise, elles ne sont plus distribuées aujourd'hui dans les magasins REI de Seattle "pour raison de sûreté" (?) nous explique-t-on (j'aurais plutôt pensé pour raison commerciale). Mais heureusement nous en trouverons rapidement dans un "Big 5" voisin.
Nous passons quelques minutes, pour le fun, au Pike Market de Seattle afin de retrouver l'ambiance inimitable des vendeurs de poissons.

Pike Market, SeattleNous faisons là notre première rencontre du voyage avec les fameux saumons sauvages d'Alaska, à la chair couleur rouge vif, incomparables avec les saumons d'élevage que nous connaissons en Europe.

Lancés par un assistant, ils rejoignent la caisse enregistreuse par dessus les têtes et les étalages pour y être pesés et emballés. Il est vrai (nous pourrons le confirmer plus tard) que les saumons d'Alaska sont bien des champions reconnus pour le saut, par exemple pour remonter une chute. Les poissons volent bas !
Un petit tour express, sur le front de mer près du marché nous permettra de saluer une dernière fois le Mt Rainier, omniprésent dans la ville.
Seattle waterfrontNotre premier picnic se déroulera sur la rive Est du Lac Union, dans une zone un peu rétro et hippie, assez sympa, avec des maisons flottantes (on se croirait au nord se Sausalito).
Lake UnionMais nous ne nous attardons pas, et quittons bien vite la ville, direction Nord, par l'I5. Là, les difficultés commencent. Comme la dernière fois où j'ai emprunté cette autoroute en direction du Canada, elle est complètement engorgée sur 60 miles (la carpool est elle-même saturée). Contrairement à l'idée reçue, la vie ne doit pas être toujours rose dans la région de Seattle !
Nous arrivons enfin au Canada, et dormons à Abbotsford, une cinquantaine de km à l'Est de Vancouver (ville que nous éviterons complètement cette fois).
Le lendemain de bonne heure, nous nous engageons sur la "transcanadienne" direction Est, avant d'obliquer vers Kelowna et la vallée de l'Okanagan (région que nous ne connaissions pas), puis de rejoindre les Rocheuses Canadiennes.
la transcanadienne
pont flottant de Kelowna
des cultures à perte de vue
vallée de l'OkanaganNous n'avons pas vraiment apprécié cette région, pourtant réputée. Certains points de vue sont effectivement très beaux (le fond de la vallée est une succession de jolis lacs très longs), mais la circulation y est pénible, et les villages assez quelconques. La région est fameuse pour ses vergers, et ses fruits ; mais si ces derniers sont bien vendus en grand nombre dans des stands un peu partout au bord de la route, le tarif est dissuasif (bien plus cher qu'en supermarché, bien plus cher qu'en Europe). De plus il est très difficile de trouver à midi un coin sympathique avec tables de picnic.
Heureusement, la belle surprise de la journée sera notre ville étape, Revelstoke, au pied du Parc des Glaciers (le Canadien, pas l'Américain). Nous logeons dans un motel sympathique (Swiss Chalet), genre BnB. Et l'ambiance de ce gros bourg forestier est vraiment plaisante et relaxante : un orchestre de jazz dans un kiosque à musique anime agréablement une soirée bon enfant. Seul bémol, la ville est traversée en permanence par des trains interminables (on a compté 168 wagons), mais cela donne un coté folklorique indéniable.
Déménagement au Mexique en famille English translation pending
Bonjour à tous,
pour être brève, nous envisageons de quitter la pays dans lequel nous vivons depuis maintenant deux ans (le Maroc) pour partir en découvrir un nouveau. Et nous sommes très tentés par le Mexique. Comme nous l'avons fait lors de notre premier voyage, nous souhaiterions avoir quelques témoignages et pistes avant d'envisager concrètement ce déménagement.
Parents de deux bambins adorables de 8 et 2 ans et demi, nous ne pouvons envisager ce voyage comme une aventure sans filet.... et oui :-) Alors, si vous avez fait le grand saut récemment et bien je serais ravie de discuter avec vous de la vie, de l'état d'esprit, des opportunités d'emploi, de l'adaptation des enfants, des contraintes....
Nous en sommes au balbutiements, mais le projet existe bel et bien. J'envisage d'être la première à trouver un emploi pour le départ (je parle espagnol, français et anglais), pour lui le reste se ferra naturellement, comme se fut le cas pour moi au Maroc.
Alors voilà, j'ai hâte de vous lire et d'échanger.
pour être brève, nous envisageons de quitter la pays dans lequel nous vivons depuis maintenant deux ans (le Maroc) pour partir en découvrir un nouveau. Et nous sommes très tentés par le Mexique. Comme nous l'avons fait lors de notre premier voyage, nous souhaiterions avoir quelques témoignages et pistes avant d'envisager concrètement ce déménagement.
Parents de deux bambins adorables de 8 et 2 ans et demi, nous ne pouvons envisager ce voyage comme une aventure sans filet.... et oui :-) Alors, si vous avez fait le grand saut récemment et bien je serais ravie de discuter avec vous de la vie, de l'état d'esprit, des opportunités d'emploi, de l'adaptation des enfants, des contraintes....
Nous en sommes au balbutiements, mais le projet existe bel et bien. J'envisage d'être la première à trouver un emploi pour le départ (je parle espagnol, français et anglais), pour lui le reste se ferra naturellement, comme se fut le cas pour moi au Maroc.
Alors voilà, j'ai hâte de vous lire et d'échanger.
Expatriation à São Paulo (Brésil) English translation pending
Bonjour à tous,
Je précise avant toute chose que le dernier sujet similaire date de plus de 6 mois donc je me suis permis de reposter.
Ceci étant dit, je devrai etre amené à m'expatrier dans le cadre professionnel au Brésil et plus particulièrement à São Paulo d'ici 3 mois. C'est une première pour moi. J'ai tout de même une bonne habitude des voyages car j'ai effectuer quasiment 18 démanégements plus ou moins long (jusqu'à 2 ans) dans les DOM-TOM. Je cherche à obtenir un max d'infos pour ne pas partir la fleur au fusil mais également pour vérifier que les conditions proposées par boite qui devraient m'etre données Lundi sont correctes donc voici les plusieurs points sur lesquels j'aurai des interrogations. (J'ai recherché dans le forum mais globalement les informations ne sont pas toutes jeunes donc je préfère reposer les questions).
Je précise également que j'ai une petite expérience du Brésil. Ma copine est Brésilienne et vit à Brasilia en ce moment. j'ai effectué plusieurs voyages perso là bas en tout 2 mois et mon portugais varie entre débutant et débutant éclairé...
Donc pour les questions :
1/ Quels sont les avantages de signer mon contrat de travail avec la société Mère en France par rapport à la filiale au Brésil? 2/ Quelles sont les formalités que dois prendre en charge ma société pour etre en règle au Brésil? 3/ Est il courant que la société paye déménagement? 4/ Le logement est il généralement payé par la société lors d'expatriation? 5/ De combien sont augmentés les salaires entre salaire en France et salaire au brésil dans le cadre d'expatriation? Est il préférable de se faire payer en Reais ou en euros? 6/ 5400 Reais sont il suffîsants pour vivre à São Paulo logement inclus?
7/ Y a t il des quartiers à privilégier pour habiter à São Paulo? 8/ Est il fréquent que la société qui envoie en expatriation vous impose une durée minimum durant lauelle le salarié ne peut pas quitter la société? 9/ Combien de billet d'avion la société paye en général par an? 10/ Doit on négocier poru avoir une voiture ou vaut mieux privilégier les déplacement en Taxi, bus et métro ? 11/ Niveau Sécurité si on fait un minimum attention São Paulo craint? (cambriolage de l'appart, racket...) Perso dans tous mes voyages au brésil la sécurité n'est pas quelque chose qui m'a effrayé. Excepté de manière très brève à Salvador je n'ai jamais eu le moindre problème. 12/ São Paulo : ville sympa à vivre? excepté les resto sur ce point j'ai bien compris qu'on mange bien là bas... mais je parle en terme activité dans la ville et surtout les alentours...
Voici les quelques questions qui me turlupinent et sur lesquelles j'aimerai bien avoir un avis d'éclairés (personne n'ayant aucune connaissance du Brésil ou de l'expatriation merci de s'abstenir...). J'en aurai surment d'autres une fois que l'on m'aura présenté les conditions de mon expatriation...
Je remercie d'avance en tous cas ceux qui pourront m'apporter quelques avis. Ca me permettra surement de mieux négocier mon contrat et d'éviter certains pièges que d'autres auraient rencontrés.
Dans tous les cas "obrigado e até logo"
P-s : si des personnes qui répondent sont de São Paulo faire signe on pourrait etre amené à se rencontrer autour d'une bonne petite mousse dans les mois à venir ça me ferait une occasion de remercier pour ces conseils précieux ;-)
Je précise avant toute chose que le dernier sujet similaire date de plus de 6 mois donc je me suis permis de reposter.
Ceci étant dit, je devrai etre amené à m'expatrier dans le cadre professionnel au Brésil et plus particulièrement à São Paulo d'ici 3 mois. C'est une première pour moi. J'ai tout de même une bonne habitude des voyages car j'ai effectuer quasiment 18 démanégements plus ou moins long (jusqu'à 2 ans) dans les DOM-TOM. Je cherche à obtenir un max d'infos pour ne pas partir la fleur au fusil mais également pour vérifier que les conditions proposées par boite qui devraient m'etre données Lundi sont correctes donc voici les plusieurs points sur lesquels j'aurai des interrogations. (J'ai recherché dans le forum mais globalement les informations ne sont pas toutes jeunes donc je préfère reposer les questions).
Je précise également que j'ai une petite expérience du Brésil. Ma copine est Brésilienne et vit à Brasilia en ce moment. j'ai effectué plusieurs voyages perso là bas en tout 2 mois et mon portugais varie entre débutant et débutant éclairé...
Donc pour les questions :
1/ Quels sont les avantages de signer mon contrat de travail avec la société Mère en France par rapport à la filiale au Brésil? 2/ Quelles sont les formalités que dois prendre en charge ma société pour etre en règle au Brésil? 3/ Est il courant que la société paye déménagement? 4/ Le logement est il généralement payé par la société lors d'expatriation? 5/ De combien sont augmentés les salaires entre salaire en France et salaire au brésil dans le cadre d'expatriation? Est il préférable de se faire payer en Reais ou en euros? 6/ 5400 Reais sont il suffîsants pour vivre à São Paulo logement inclus?
7/ Y a t il des quartiers à privilégier pour habiter à São Paulo? 8/ Est il fréquent que la société qui envoie en expatriation vous impose une durée minimum durant lauelle le salarié ne peut pas quitter la société? 9/ Combien de billet d'avion la société paye en général par an? 10/ Doit on négocier poru avoir une voiture ou vaut mieux privilégier les déplacement en Taxi, bus et métro ? 11/ Niveau Sécurité si on fait un minimum attention São Paulo craint? (cambriolage de l'appart, racket...) Perso dans tous mes voyages au brésil la sécurité n'est pas quelque chose qui m'a effrayé. Excepté de manière très brève à Salvador je n'ai jamais eu le moindre problème. 12/ São Paulo : ville sympa à vivre? excepté les resto sur ce point j'ai bien compris qu'on mange bien là bas... mais je parle en terme activité dans la ville et surtout les alentours...
Voici les quelques questions qui me turlupinent et sur lesquelles j'aimerai bien avoir un avis d'éclairés (personne n'ayant aucune connaissance du Brésil ou de l'expatriation merci de s'abstenir...). J'en aurai surment d'autres une fois que l'on m'aura présenté les conditions de mon expatriation...
Je remercie d'avance en tous cas ceux qui pourront m'apporter quelques avis. Ca me permettra surement de mieux négocier mon contrat et d'éviter certains pièges que d'autres auraient rencontrés.
Dans tous les cas "obrigado e até logo"
P-s : si des personnes qui répondent sont de São Paulo faire signe on pourrait etre amené à se rencontrer autour d'une bonne petite mousse dans les mois à venir ça me ferait une occasion de remercier pour ces conseils précieux ;-)
Compte rendu de notre croisière "îles et terre du soleil" sur le Costa Luminosa (13-24 octobre 2010) English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un petit retour d'expérience de notre croisière "Iles et terre du soleil" sur le Costa Luminosa au départ de Savone.
Date : 13.10.2010 au 24.10.2010
Cabine : Extérieure avec balcon pont 7
Escales : Barcelone, Casablanca, Arrecife, St Cruz de Tenerife, Funchal, Malaga
Embarquement : Nous sommes allés au port de Savone en voiture. Un emplacement spécifique permet de débarquer les bagages qui sont immédiatement enregistrés et un voiturier prend la voiture en charge. (tarif parking 10 euros / jour à payer d'avance et en espèces) Nous allons ensuite au terminal de croisière à côté du parking pour l'embarquement.
La procédure totale prendra une petite 1/2 heure dans le calme absolu.
La cabine : Cabine extérieure avec balcon standard de chez Costa. Bien agencée et pratique. Le balcon est de même largeur mais nettement plus profond que sur le Serena. Une bonne suprise !
La propreté de la cabine ainsi que le service en cabine seront irréprochables durant toute la croisière .
Gros point négatif : Si l'isolation phonique entre les cabines est bonne, il n'en n'est pas de même avec le couloir. En effet, la moquette posée à même la tôle dans le couloir sans le moindre isolant génère des résonances vraiment désagréables. De plus l'isolation phonique de la porte de cabine est vraiment insuffisante. on entend parfaitement les gens discuter dans les coursives. Je n'avais jamais noté un tel défaut d'isolation phonique sur un autre navire ! Dommage car la nuisance est réelle !
Le Costa Luminosa : Sujet totalement subjectif bien entendu mais nous avons été globalement déçus par le navire que nous avons trouvé plutôt triste et froid (que sobre comme le dit la présentation) avec une décoration redondante et peu variée.
Le navire est étroit et très long et les espaces communs répartis sur les ponts 2 & 3 sont organisés en enfilade. Ce qui signifie qu'il y a du passage dans tous les espaces et dans les bars en particuliers (sauf le piano bar Antares), ce qui nuit à leur intimité. La décoration est identique dans une grande partie du navire avec une utilisation massive du skaï (couleur argenté 😕 ) pour les assises au lieu de tissu, ce qui donne un aspect plutôt froid au navire.
On a parfois l'impression que le navire a été construit un peu à l'économie...
Les espaces extérieurs sont plutôt bien conçus et agréables.
L'espace fitness est bien placé, bien dimensionné , équipé et agréable.
Point très positif : Le Luminosa présente une taille à peine inférieure à celle du Serena pour près 1000 passagers de moins ! Le résultat se ressent immédiatement sur l'ambiance globale à bord. Alors qu'il était à sa capacité maximum, il y a toujours de la place dans ce bateau quelque soit l'endroit. fini la cohue dans les bars, sur les ponts extérieurs et surtout à la cafétéria. Jamais de bousculade ou de foule dans le bateau comme sur le Serena par exemple.
Cela se ressent également sur la qualité du service. Un serveur que nous avions rencontré sur le Serena et qui travaille maintenant sur le luminosa nous a avoué qu'il était beaucoup plus facile et agréable de travailler sur ce dernier en raison du nombre nettement inférieur de passagers.
Là encore, la place utile se ressent sur l'ambiance à bord. Les passagers ne subissant pas la foule sont nettement plus cool et courtois.
Nous avons retrouvé pour la première fois chez Costa, dont les navires sont plutôt sous dimensionnés par rapport au nombre de passagers, cette "fluidité" que l'on ne trouvait jusqu'alors que sur les navires Américains.
Un véritable bonheur durant toute la croisière !
La restauration : Après notre dernière croisière sur le MSC Splendida nous avons retrouvé avec un grand plaisir la qualité de la nourriture Costa avec même de grosses améliorations par rapport à nos précédentes croisières chez Costa.
Ceci concerne surtout le buffet qui était plus limité en choix mais d'une qualité remarquable avec chaque jour un thème de cuisine (spécialités mexicaines, grecques, allemandes...) .
Le dîner servi au restaurant est pour nous exempt de tout reproche. Comment font ils pour servir un tel niveau de prestation pour 2800 personnes ???
Les plages horaires d'ouverture sont larges et bien pensées : Petit déjeuner : 7.00 / 11.30 (selon le lieu) Le petit déjeuner en cabine est une merveille !
Déjeuner : Restaurant : 12.30 /14.00 Buffet :12.00 / 14.30 (spécialités du jour) Grill : 12.00 / 18.00 Pizza : 12.00 / 01.00
Heure du thé : 16.00 / 17.00 A noter un remarquable "thé musical" très cosy servi dans le bar Antares.
La qualité générale de la restauration à bord a été un point fort de notre croisière !
Le service à bord : Là encore, nous avons été enchantés par la qualité générale du service à bord quel qu'il soit. Service en cabine, service dans les bars et restaurants..l'ensemble du personnel est détendu, courtois, souriant, attentif et très professionnel. Certainement le meilleur service de toutes nos croisières Costa.
La propreté du navire est irréprochable !
l'hygiène : Toutes les toilettes du bateau sont pourvues de portes automatiques. Des distributeurs de savon antiseptique sont disposés à l'entrée de tous les restaurants.
Une première pour nous chez Costa et une excellente chose à notre avis.
Animations / spectacles / ambiance :
Animations classiques de la Compagnie avec ses sempiternels Bingo qui remportent toujours un gros succès, Des cours de danse très sympathiques (Salsa, Bolero...) Des cours de langues (Espagnol, Chinois) Et toujours les très discutables jeux dans la salle de bal à toute heure du jour et de la nuit. Il en faut pour tous les goûts.
Notre grosse critique concerne l’animation musicale, certainement la plus médiocre que nous avons vu chez Costa. Pour la première fois, pas d'orchestre dans la salle de bal mais deux duo qui frisaient l'amateurisme et encore, je suis méchant pour les musiciens amateurs. Pour le reste des musiciens "corrects" mais qui ne respectaient pas les horaires et qui faisaient d'interminables pauses. Au résultat, très peu de musique le soir avant le repas et il était quasiment impossible de trouver un endroit pour danser ailleurs que dans la salle de bal. A noter, un excellent groupe hongrois de musique classique (piano, violon).
Pour nous un gros problème d’organisation des créneaux de musique et de qualité des musiciens. Jamais nous n'avions vu cela chez Costa dont c'est plutôt le point fort habituellement. La grosse déception de notre croisière !
Les spectacles étaient de qualité inégale mais mention spéciale pour une très bonne troupe de danseur Russes à bord du navire qui a assuré de belles prestations.
L'ambiance à bord était vraiment très agréable en raison du calme et de la courtoisie générale de la clientèle. Même les Italiens étaient nettement moins bruyants qu'à l'accoutumée 😏 Nous étions hors période scolaire avec peu d'enfants à bord certes, mais avec une clientèle de tous les âges. Je pense que le ratio volume du navire / nombre de passagers y est pour beaucoup.
Escales : Jamais eu le moindre souci lors des débarquements ou embarquements aux escales. Jamais de queue, avec un nombre de postes de contrôle suffisant pour éviter toute cohue.
En résumé, si on rajoute à tout cela que nous avons eu la chance d'avoir une météo exceptionnelle tout au long du voyage, nous avons passé une excellente croisière en dépit d'un bateau finalement tristounet mais dont la froideur a été largement compensée par la qualité de la prestation servie à bord en regard du prix payé.
En espérant que ce petit retour d'expérience, totalement personnel par conséquent fort subjectif bien entendu vous sera utile. 🙂
Voici un petit retour d'expérience de notre croisière "Iles et terre du soleil" sur le Costa Luminosa au départ de Savone.
Date : 13.10.2010 au 24.10.2010
Cabine : Extérieure avec balcon pont 7
Escales : Barcelone, Casablanca, Arrecife, St Cruz de Tenerife, Funchal, Malaga
Embarquement : Nous sommes allés au port de Savone en voiture. Un emplacement spécifique permet de débarquer les bagages qui sont immédiatement enregistrés et un voiturier prend la voiture en charge. (tarif parking 10 euros / jour à payer d'avance et en espèces) Nous allons ensuite au terminal de croisière à côté du parking pour l'embarquement.
La procédure totale prendra une petite 1/2 heure dans le calme absolu.
La cabine : Cabine extérieure avec balcon standard de chez Costa. Bien agencée et pratique. Le balcon est de même largeur mais nettement plus profond que sur le Serena. Une bonne suprise !
La propreté de la cabine ainsi que le service en cabine seront irréprochables durant toute la croisière .
Gros point négatif : Si l'isolation phonique entre les cabines est bonne, il n'en n'est pas de même avec le couloir. En effet, la moquette posée à même la tôle dans le couloir sans le moindre isolant génère des résonances vraiment désagréables. De plus l'isolation phonique de la porte de cabine est vraiment insuffisante. on entend parfaitement les gens discuter dans les coursives. Je n'avais jamais noté un tel défaut d'isolation phonique sur un autre navire ! Dommage car la nuisance est réelle !
Le Costa Luminosa : Sujet totalement subjectif bien entendu mais nous avons été globalement déçus par le navire que nous avons trouvé plutôt triste et froid (que sobre comme le dit la présentation) avec une décoration redondante et peu variée.
Le navire est étroit et très long et les espaces communs répartis sur les ponts 2 & 3 sont organisés en enfilade. Ce qui signifie qu'il y a du passage dans tous les espaces et dans les bars en particuliers (sauf le piano bar Antares), ce qui nuit à leur intimité. La décoration est identique dans une grande partie du navire avec une utilisation massive du skaï (couleur argenté 😕 ) pour les assises au lieu de tissu, ce qui donne un aspect plutôt froid au navire.
On a parfois l'impression que le navire a été construit un peu à l'économie...
Les espaces extérieurs sont plutôt bien conçus et agréables.
L'espace fitness est bien placé, bien dimensionné , équipé et agréable.
Point très positif : Le Luminosa présente une taille à peine inférieure à celle du Serena pour près 1000 passagers de moins ! Le résultat se ressent immédiatement sur l'ambiance globale à bord. Alors qu'il était à sa capacité maximum, il y a toujours de la place dans ce bateau quelque soit l'endroit. fini la cohue dans les bars, sur les ponts extérieurs et surtout à la cafétéria. Jamais de bousculade ou de foule dans le bateau comme sur le Serena par exemple.
Cela se ressent également sur la qualité du service. Un serveur que nous avions rencontré sur le Serena et qui travaille maintenant sur le luminosa nous a avoué qu'il était beaucoup plus facile et agréable de travailler sur ce dernier en raison du nombre nettement inférieur de passagers.
Là encore, la place utile se ressent sur l'ambiance à bord. Les passagers ne subissant pas la foule sont nettement plus cool et courtois.
Nous avons retrouvé pour la première fois chez Costa, dont les navires sont plutôt sous dimensionnés par rapport au nombre de passagers, cette "fluidité" que l'on ne trouvait jusqu'alors que sur les navires Américains.
Un véritable bonheur durant toute la croisière !
La restauration : Après notre dernière croisière sur le MSC Splendida nous avons retrouvé avec un grand plaisir la qualité de la nourriture Costa avec même de grosses améliorations par rapport à nos précédentes croisières chez Costa.
Ceci concerne surtout le buffet qui était plus limité en choix mais d'une qualité remarquable avec chaque jour un thème de cuisine (spécialités mexicaines, grecques, allemandes...) .
Le dîner servi au restaurant est pour nous exempt de tout reproche. Comment font ils pour servir un tel niveau de prestation pour 2800 personnes ???
Les plages horaires d'ouverture sont larges et bien pensées : Petit déjeuner : 7.00 / 11.30 (selon le lieu) Le petit déjeuner en cabine est une merveille !
Déjeuner : Restaurant : 12.30 /14.00 Buffet :12.00 / 14.30 (spécialités du jour) Grill : 12.00 / 18.00 Pizza : 12.00 / 01.00
Heure du thé : 16.00 / 17.00 A noter un remarquable "thé musical" très cosy servi dans le bar Antares.
La qualité générale de la restauration à bord a été un point fort de notre croisière !
Le service à bord : Là encore, nous avons été enchantés par la qualité générale du service à bord quel qu'il soit. Service en cabine, service dans les bars et restaurants..l'ensemble du personnel est détendu, courtois, souriant, attentif et très professionnel. Certainement le meilleur service de toutes nos croisières Costa.
La propreté du navire est irréprochable !
l'hygiène : Toutes les toilettes du bateau sont pourvues de portes automatiques. Des distributeurs de savon antiseptique sont disposés à l'entrée de tous les restaurants.
Une première pour nous chez Costa et une excellente chose à notre avis.
Animations / spectacles / ambiance :
Animations classiques de la Compagnie avec ses sempiternels Bingo qui remportent toujours un gros succès, Des cours de danse très sympathiques (Salsa, Bolero...) Des cours de langues (Espagnol, Chinois) Et toujours les très discutables jeux dans la salle de bal à toute heure du jour et de la nuit. Il en faut pour tous les goûts.
Notre grosse critique concerne l’animation musicale, certainement la plus médiocre que nous avons vu chez Costa. Pour la première fois, pas d'orchestre dans la salle de bal mais deux duo qui frisaient l'amateurisme et encore, je suis méchant pour les musiciens amateurs. Pour le reste des musiciens "corrects" mais qui ne respectaient pas les horaires et qui faisaient d'interminables pauses. Au résultat, très peu de musique le soir avant le repas et il était quasiment impossible de trouver un endroit pour danser ailleurs que dans la salle de bal. A noter, un excellent groupe hongrois de musique classique (piano, violon).
Pour nous un gros problème d’organisation des créneaux de musique et de qualité des musiciens. Jamais nous n'avions vu cela chez Costa dont c'est plutôt le point fort habituellement. La grosse déception de notre croisière !
Les spectacles étaient de qualité inégale mais mention spéciale pour une très bonne troupe de danseur Russes à bord du navire qui a assuré de belles prestations.
L'ambiance à bord était vraiment très agréable en raison du calme et de la courtoisie générale de la clientèle. Même les Italiens étaient nettement moins bruyants qu'à l'accoutumée 😏 Nous étions hors période scolaire avec peu d'enfants à bord certes, mais avec une clientèle de tous les âges. Je pense que le ratio volume du navire / nombre de passagers y est pour beaucoup.
Escales : Jamais eu le moindre souci lors des débarquements ou embarquements aux escales. Jamais de queue, avec un nombre de postes de contrôle suffisant pour éviter toute cohue.
En résumé, si on rajoute à tout cela que nous avons eu la chance d'avoir une météo exceptionnelle tout au long du voyage, nous avons passé une excellente croisière en dépit d'un bateau finalement tristounet mais dont la froideur a été largement compensée par la qualité de la prestation servie à bord en regard du prix payé.
En espérant que ce petit retour d'expérience, totalement personnel par conséquent fort subjectif bien entendu vous sera utile. 🙂
Croisière "États-Unis et Canada" sur le Costa Atlantica English translation pending
J’ai réservée le 13 octobre croisières Etats-Unis et Canada, sur CostaAtlantica, quelqu’un a des renseignements sur les escales, merci d’avance Klari
Voyager à vélo en Sardaigne avec des enfants de 5 et 7 ans? English translation pending
Sujet peu abordé dans les forum, voyager à vélo avec des enfants de 5-7 ans: trop grands pour les remorques, trop petits pour les grandes distances à vélo !!!!!
Nous sommes parents de 3 enfants de 9 ans, 6 ans 1/2 , et 5 ans.
Nous partons en Sardaigne, 10 jours "velo/bivouac" à la toussaint, du nord au sud.
Le grand a son vélo, il nous a suivi dans le massif central, donc pas de soucis.
Mais les deux schtroumpfs ????
Plusieurs solutions me viennent en tête: - 10 jours au chenil...mais s'ils ne s'entendent pas avec les autres bêtes ??? - mettre de l'engrais dans leur bol de nesquik pour qu'ils poussent... trop risqué, risque d'intoxication ! - leur raccourcir les jambes....aucun chirurgien n'a accepté !? - un tandem ou un pino bien sûr, c'est merveilleux, ils participent .... euh 1500/2000€ X2 , faut pas décon....dans un an ou deux ils réclameront leur indépendance ces petits sauvageons.... - la trail gator ou le demi-vélo, mais oui....... et puis une scoliose avant l'adolescence ..... - le followme, une attache de 4kg apparemment stable et solide ... - un siege enfant .....manque de confort incompatibles avec les bagages ???
Chers parents sans grande fortune, comment faites-vous avec vos adorables têtes blondes ????? Mac Giver, si vous parcourez ce forum, aidez moi ???? Bill Gates si vous parcourez ce forum, aidez moi $$$$
Merci à tous pour vos idées. Je vous aime... surtout si vous trouvez une solution !!!
Alexis.
Plusieurs solutions me viennent en tête: - 10 jours au chenil...mais s'ils ne s'entendent pas avec les autres bêtes ??? - mettre de l'engrais dans leur bol de nesquik pour qu'ils poussent... trop risqué, risque d'intoxication ! - leur raccourcir les jambes....aucun chirurgien n'a accepté !? - un tandem ou un pino bien sûr, c'est merveilleux, ils participent .... euh 1500/2000€ X2 , faut pas décon....dans un an ou deux ils réclameront leur indépendance ces petits sauvageons.... - la trail gator ou le demi-vélo, mais oui....... et puis une scoliose avant l'adolescence ..... - le followme, une attache de 4kg apparemment stable et solide ... - un siege enfant .....manque de confort incompatibles avec les bagages ???
Chers parents sans grande fortune, comment faites-vous avec vos adorables têtes blondes ????? Mac Giver, si vous parcourez ce forum, aidez moi ???? Bill Gates si vous parcourez ce forum, aidez moi $$$$
Merci à tous pour vos idées. Je vous aime... surtout si vous trouvez une solution !!!
Alexis.
Mutation à la Réunion pour enseigner English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Ce message s'adresse plutôt aux enseignants, quoique... ;-)
Je prof d'Histoire dans le secondaire et j'envisage de demander ma mutation pour l'ïle l'année prochaine. Ma femme, de son côté est Professeur des écoles et ne dispose pas a priori de suffisamment de points pour obtenir sa mutation. Ma première question : combien de points (le barême) les PE doivent-ils avoir pour avoir leur mut' vers la Réunion ? La seconde : est-il possible de bénéficier d'un Ineat de la Réunion, est-ce facile de l'obtenir ?
Merci !
Je prof d'Histoire dans le secondaire et j'envisage de demander ma mutation pour l'ïle l'année prochaine. Ma femme, de son côté est Professeur des écoles et ne dispose pas a priori de suffisamment de points pour obtenir sa mutation. Ma première question : combien de points (le barême) les PE doivent-ils avoir pour avoir leur mut' vers la Réunion ? La seconde : est-il possible de bénéficier d'un Ineat de la Réunion, est-ce facile de l'obtenir ?
Merci !
S'installer douze mois à Pondichéry English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un couple de retraités et nous envisageons de nous installer plusieurs mois à Pondichéry (de janvier 2009 à janvier 2010). Nous aimerions avoir quelques conseils en ce qui concerne : Les visas : Y a-t-il des astuces pour obtenir un visa d'un an ? Sinon où faut-il le faire refaire ? Au Sri Lanka ? et combien coûte t-il ? Le logement : Nous voudrions louer une petite maison non loin de la mer. Où faut-il s'adresser ? Dans une agence, à des particuliers, a l'alliance française ?
Merci pour vos réponses et vos conseils seront les bienvenus.
Rester c'est exister mais voyager c'est vivre
Nous sommes un couple de retraités et nous envisageons de nous installer plusieurs mois à Pondichéry (de janvier 2009 à janvier 2010). Nous aimerions avoir quelques conseils en ce qui concerne : Les visas : Y a-t-il des astuces pour obtenir un visa d'un an ? Sinon où faut-il le faire refaire ? Au Sri Lanka ? et combien coûte t-il ? Le logement : Nous voudrions louer une petite maison non loin de la mer. Où faut-il s'adresser ? Dans une agence, à des particuliers, a l'alliance française ?
Merci pour vos réponses et vos conseils seront les bienvenus.
Rester c'est exister mais voyager c'est vivre
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...
à vos agendas...!!!😛!!!
Partir à Cuba: style de vie et visites? English translation pending
Bonjour
je souhaiterais partir à cuba pour une durée non définie pour le moment je souhaite avoir des info sur le style de vie, sur les endroi à visiter et ceux à eviter. si je veux partir a cuba c'est surtout pour la salsa car je voudrais me perfectionner mais aussi pour la culture cubaine.
je vous remercie d'avance pour vos réponce
elodie
je souhaiterais partir à cuba pour une durée non définie pour le moment je souhaite avoir des info sur le style de vie, sur les endroi à visiter et ceux à eviter. si je veux partir a cuba c'est surtout pour la salsa car je voudrais me perfectionner mais aussi pour la culture cubaine.
je vous remercie d'avance pour vos réponce
elodie
Prendre sa retraite en Tunisie English translation pending
Bonjour
Nous voulons partir en retraite en Tunisie; quelqu'un pourrait-il me dire comment cela se passe pour la santé ?, les démarches à accomplir, la sécu...
Quels sont les avantages ? : loyers, impôts, niveau de vie...
Est ce plus ou moins sécurisant que le Maroc ?
Enfin vous l'avez compris, je suis preneur de toute info
merci des réponses
Yémen, Djibouti, Érythrée, Somaliland et Éthiopie English translation pending
Ceci est un extrait des mes mails lors de ce dernier voyage ou je raconte mes péripities à ma famille, mes amis.....
je suis arrive en vie, avec trois heures de retard, mais le mec de l hotel que j avais reserver d avance m a attendu. Tres bonne premiere impression, Sanaa est une ville magnifique de nuit. Le yemen reste quand meme destabilisant au premier abord vu que 50% des mecs se prommennent qvec une kalachnikov sous le bras et qu ils ont tous un immense couteau a la ceinture.
jusque la je suis en vie, en esperant que ca dure.
bises dju
Al salam aleikhoum, Ca y est j ai survecu a ma premiere journee au yemen. A 5h du mat je me suis fait reveiller par des hurlement, c etait l appel de la mosquee pour la premiere priere. Ici, les travaileurs n ont aucune excuse s ils sont en retard au boulot, mais bordel, ils peuvent pas s acheter un revei ??????????l(il n y a pas de point d exclamation sur les claviers arabes alors ce sera des point d exclamation). J ai quand meme reussi a me rendormir, mais a 7h, c est le receptionniste qui m a reveille en frappant a ma porte par erreur. J ai donc pris mon petit dejeuner puisque pour la premiere fois de ma vie, j etais reveiller a la bonne heure. A partir de la, je me suis promene dans la vieille ville. Tout le long de ma promenade, j ai pu decouvrir une etrange mutation, tous les hommes ont une joue proeminente. En fait il broute du Khat, une plante ethiopienne qui soit disant donne de l energie. A mon humble avis, ils croient avoir de l energie car ils ne passe leur journee qu a broute assis par terre. Sauf les chauffeur de taxi qui se deplacent assis. C est tres dangeureux car apres avoir brouter pendant une heure ils recrache la bouillie de feuille au sol; le probleme c est que comme ils sont trop plein d energie pour regarder ou ils crachent, il vaut mieux avoir des baskets fermees que des sandales.
La nourriture est a un prix derisoire. Pour cent rials(environ 40 centimes) on a un plat de riz et du thon. Toutes les viandes, poisson qu ils font cuire dans des fours en terre cuites sont tres allechants, le seul probleme c est qu il y a trop de cantine differente pour tout gouter.
la traverse de la ville en taxi coute environ 300 rials( 1euro30)
Les femmes sont tres belles, elles ont des yeux magnifique proteger par des grillages, des mains splendide proteger par des moufles. La place de la femme au yemen est tres particuliere, deja elles ont leurs caisses reserves dans les magasins, le seul soucis c est qu il n y a un vendeur que lors qu il a fini de servir les hommes. Si elles sont entrain de se faire servir et qu un homme arrive, le caissier arrete et vient s occuper du gentilhomme. La galanterie par contre est hallucinante, elles marche devant dans la rue, ainsi si jamais elle font une connerie, l homme n a pas a se retourner pour la frapper. Deux gamines en me croisant m ont dit"hello" et "Hi" et moi par politesse je leur est repondu. Immediatement comme dans un film tout le monde s est arrete dans la rue et les deux hommes les plus pres leur ont courtoisement remis la tete a sa place a grand coup de pied. L avantage de ce pays, c est qu au moins la femme sait rester a sa place. lorsque je me suis presente au hammam par exemple, l heure de sfemmes etant entrain de se finir elles ont obligeement ete expulse pour ne pas me faire trop attendre.
En dehors de ca la barriere de la langue est un tres gros probleme, mais je me debrouille. j espere que tout le monde va bien.
Bises dju...
Sana'a le 16/03/07 à 17h30 Dans 3 heures je quitte ce pays pour djibouti, Avec l esprit ouvert, on doit pouvoir se passionner pour ses gens qui ont une histoire tellement vibrante. Mais la violence et l hypocrisie sous jacente reste un mur dur a franchir. Le systeme de caste aussi developpe qu en inde et un racisme tres particulier font entrevoir toute une societe complexe et profonde. Le paysage a deja ete decrit par les plus grands auteur francais(Kessel, De Montfreyd, Nizan, Deniaux.....) et je n oserais pas m y essayer. Une brev description quand meme : la region de Sanaa situe entre 2400 metre pour la capitale et 3600 pour les hauts pateaux est parsemee par de villlage construit de 300 apres JC a aujourdhui en pierre que les hommes taillent encore a la main. Ses pierres sont poses de telle facont que le ciment, les jointures ne sont pas necsssaire. Ses maisons de trois etages faites pour resister aux pillages des Zaranigs rassemblees au sommet de montagne desertiques trenscendent le ciel bleue et le beige sec du desert. Les adjectifs francais sont trop peu precis pour qualifier l effet de ses paysages sur un occidental, un gringo, un gaijin...
Djibouti le 17/03/07 à 18h15 J'ai foulé hier soir pour la première fois le sol de la Corne. Et je me suis fait arnaqué déja 4 ou cinq fois. Tout d'abord, un hotel pourri et hors de prix, ensuite le change au marché noir de nuit( il n'y a pas de mauvais jeux de mots à double ou triple sens, quoique.....) enfin, les taxis pour qui il faut avoir l'appoint si l'on ne veux pas dire adieux au billet de 1000 ou 2000 francs djiboutiens. Djibouti, je ne parle rais pas beaucoup de la ville, car je ne l ai pas encore vraiment visité mais les rues sont large et coupé au couteau. Depuis hier soir je suis en pleine phase d'adaptation, après 3 ans en asie, je suis sous le choc et complètement hébété par ce continent. Ma façon de voyager est fondamentalement bouleversé; l'asie est sure, honnete, organisé et soumise. Ici, c'est le bordel, l'anarchie, le foutoir, le oai... Tout doit se faire par la force, tout est dangereux, surtout la nuit aux milieux des yankees et des legionnaires en goguette exités par la troisième factions des boubous. On sent un rapport physique a toute chose c'est dur, quand on est habitué a gérer les choses par l'intelect, les paroles alors qu'ici même si on tchatche pendant des heures, c'est peaux contre peaux, toujours tiré d'un coté, attrapé par une main qui ne vous lache pas ou un gamin mendiant qui ne vous lache plus. Ici pas de barrière de la langue puisque tout le monde parle le dollars. Les Yemenites avaient deja gagner dans mon estime la palme asiatique de la faineantise, de la lenteur, et de la nonchalance; ils viennent d'être détronnés par les Djiboutiens qui sont les nouveaux champions galactiques devant les martiens qui n'ont pourtant rien à faire de leurs vies sur Mars. Ici il faut appeller pour avertir qu'on va reserver au restaurant. Ici, un coup de tampon met trois jours, même avec un Bakshish(juste un coup detampon, pas un dossier!!!!!!!). A midi quand j'ai changé d'hotel pour un standing plus que correct, l'enregistrement a pris plus de 20 mins. Le tabac a mis PLUS DE 5 MINUTES pour me vendre un paquet de marlboro, qui était juste à coté de lui alors que j'avais l'appoint.
Demain, je prends une boutre( bateau archaique des pecheurs de perle), mais attendez le meilleur pour la fin, la receptionniste à la vitesse légendaire m'a informé comme un secret que les marins danakil étaient plutot lent et fainéant. Si j'arriveatraverser le golfe de Djibouti(20km) en moins d'une journée, j'espère pouvoirt trouver un véhicule à Obock pourt traverser la frontière Erythréenne jusqu'à Assab.
Bises Dju
Mes amis, a trop vouloir quelque chose, on finit par le trouver, et la attention, soit on est definitivement change, soit on en rigole. Arrive a Djibouti depuis la veille, plutot que de prendre un avion comme tout le monde, ayant appris que la frontiere erythreene etait ouverte, j ai voulu faire le cake marseillais( ou l aventurier belge si vous preferez). La veille de ma traversee, j ai appris que les legionnaires et les "marsoins" netaient pas des tendres et que les soldats bourees n etaient pas tous amicaux. Alors faisant preuve de mon inalterable courage, j ai tourne les talons et change de bar. Au matin, je me suis rendu au port de peche ou j ai negocie mon passage jusqu a Obock sur la barque du Khat. C est a partir de la aue commencent 4 longues heures d attente sous le soleil en attendant d em"barquer" sur ce splendide navire en plastique de 3.5 m de long. Le golf de Djibouti etant relativement calme, je bouquine donc engourdi par les rayons de soleil en ecoutant un peu de jazz. La premiere vague me surprend et je me retrouve trempe et glisse le cul au fond de la barque. Je range le plus vite possible mon precieux walkman et mon bouquin en essayant de les proteger de la flotte. C est ensuite que "le vent se leve" et ne s arretera pas jusqu a Massawa. Deuxieme vague enorme dans la gueule et des creux immense entre 50cm et 1m(moquez vous, mais en barque, on est vraimenty pas a l aise). Le commandant de ce galion, la barbe ruisselante et le sourrire eclatant de l homme en osmose avec sont element joue avec la masse liquide et sa precieuse marchandise a l abris dans des sacs etanches invente un nouveau jeu "mouille le blanc" dont je sui le principal protagoniste. Apres deux ou trois heures de traversee, trempe, brule par le soleil et ronge par le sel, on longe la cote( soit dit entre parenthese : innoubliable : le sable charge en metal et la roche ocre donne a la mer des couleurs allant de turquoise a emeraude en passant par de nombreuses teintes de gris. Je comprends pourquoi Henry de Montfreyd n a jamais pu quitter cette mer et y a laisser son ame) La vue de quelques tanks sur la rive a tout pour me rassurer. Et ces branleurs de militaire francais prenant le bain pete un boulon en voyant un blanc sur la barque des dealers de khat. Le debarque ment de la marchandise sur la dique volcanique se fait aisement, le mien se fait d un pas relativement moins assure. Enfin, Terre, je me sens comme les marins en escale aprtes trois mois de grement. Un pickup me porte au poste de police ou je fait tamponner mon visa de sorti et Allah Wakbar( dieux est grand) un taxi collectif(4x4 toyota) part pour Assab( Erythree). Le jour se couche sur le piste traversant la plaine. La piste, cette immense avenue devient vite invisible suite a la tempete de sable. Le pilote blase(moi mort de trouille) conduit a une vitessede 60 km/h sans visibilite. En pleine nuit, nous nous arretons au milieu du desert plusieurs fois pour livrer aux nomades le Khat et d autres marchandises que l on ne m autorise pas a voir( des armes je penses). Enfin (malheureusement) en pleine nuit, au milieu de quelques cabanes en palmier, harceler par le vent et le sable, le chauffeur me demande de descendre et de le payer. Il me dit que c est ici que j attends ma correspondance pour Assab et il s en va en voiture. Je me retrouve entoure par des dents blanches et les sourrires ne mettent pas particulierement a l aise. Un gamin, du moins ce que j en vois a la lumiere de sa lampe me demande mon passeport et mon visa, je l envoie(pas forcement gentiment, maintenant que j y repense) chier. Il s avere que c est le sous lieutenant du poste frontiere djiboutien de Moulhoule( et oui, ils ont ose donner un nom a ce bouge). Il m explique posement la situation : il faut que j attende qu une voiture(1 tout les 3 jours en moyenne) passe la frontiere et accepte de me prendre comme passager. Il refuse de me laisser dormir dans le casernement arguant que je ne risque rien, puisque c est le desert et qu il n y a personne. Gentiment, il me fournit une paillasse et une couverture me conseillant de dormir a meme le sol en compagnie des charmants gentlemen se defoncant au Khat. Epuise, mes habits plein de sel je dors comme un bebe sur de me reveiller de ce cauchemar ou de ne pas me reveiller du tout. Le soleil me reveil a son lever et j ere dans le desert en cercle concentrique autour de ce vilage de bedouin et decouvre que derriere les plus grandes dunes se trouve la mer. Je prends le the et le cafe avec les militaires et les regarde jouer a la petanque. L officier en charge m expliquela situation : quelques vehicules passent occasionellement, le soucis c est qu ils sont charge de riz et que les syndicats des chauffeurs interdit les passagers eventuels; donc ca va me couter un enorme bakshish. Je leur ments en leur disant que j ai tres peu d argent sur moi. Ni eux ni moi n y croyont. mais bon je ne vais pas leur dire que j ai sur moi l equivalent d une vie de salaire pour l ensemble des militaires ic present( en y repensant, je crois que j ai bien fait). J apprends a manger en me protegeant du vent et du sable et fait la tres desagreable experience de caguer en pleine tempete de sable. Maintenant, imaginez ce que c est de passes de 6h30 du matin a 14h en se disant qu on est impuissant, en terre inconnu, absolument dependant des autres et qu on va sans doute rester ici plus d une demi semaine entoure de militaires qui sont condamne a passer 1 an dans ce no man s land. A 14 heure la situation se debloque avec un vehicule transportant le riz des ONG qu il compte revendre au sultan local. j y embarque pour une somme me parraissan derisoire (2500fr djib). A l arriere du 4x4 parcourant la piste, je me leve admirant le paysage, hurlant ma rage de vivre comme dans tous les films qui ont trop berce ma vie. sauf que dans les films, les heros ne pleurent pas les yeux brules par la poussiere. Je me calfeutre donc du mieux possible. Le desert Dankali est d apres le "lonely planet", Kessel, Rimbaud... l un des desert les plus inhospitalier du monde, entre paysage lunaire( c est un desert volcanique) et piste noire et grise. Le passage de la frontiere se fait sans trop de soucis. Je suis juste un peu effrayer car les militaires de Moulhoule m ont avertit que le Sultan de Rhaitane( un membre de la tribu affar, semi autonome en erythree)interdit a tout less blancs de descendre du vehicule, c est a dire de poser le pied sur son sol. Apres 3 heures de trajet physiquement eprouvant, on pertent lesenormes sacs de riz sur nos epaules et effrayer je vois soudain la camionnette reparttir sans moi, me laissant abandonne dans ce petit village. De rage, de peur, je lui cour apres, m y accroche et saute a l arriere. Tout les villageois se metent a hurler et ne comprenant rien au Tigrenien(language de l ethnie majoritaire de l erythree), je repete comme une litanie, en boucle ce mot magique et liberateur : "Assab, Assab, Assab, Assab....." La voiture s arrete et on me fait physiquement comprendre que je dois descendre. j obeis contreint, la mort dans l ame. Je vois la comionette disparaitre et terifier de revivre mon experience de la veille, je reste assis dans un etat catathonique. En fait le pick up etait juste aller faire le plein d essence et livrer ce qu il n avait pas le droit d importer : le Khat qui en Erytrhree est interdit. A son retour, je m y accroche comme a une bouee et une fois repartit, hurle a nouveau ma joie et ma rage en bravant les elements( les yeux en pleur et imp
je suis arrive en vie, avec trois heures de retard, mais le mec de l hotel que j avais reserver d avance m a attendu. Tres bonne premiere impression, Sanaa est une ville magnifique de nuit. Le yemen reste quand meme destabilisant au premier abord vu que 50% des mecs se prommennent qvec une kalachnikov sous le bras et qu ils ont tous un immense couteau a la ceinture.
jusque la je suis en vie, en esperant que ca dure.
bises dju
Al salam aleikhoum, Ca y est j ai survecu a ma premiere journee au yemen. A 5h du mat je me suis fait reveiller par des hurlement, c etait l appel de la mosquee pour la premiere priere. Ici, les travaileurs n ont aucune excuse s ils sont en retard au boulot, mais bordel, ils peuvent pas s acheter un revei ??????????l(il n y a pas de point d exclamation sur les claviers arabes alors ce sera des point d exclamation). J ai quand meme reussi a me rendormir, mais a 7h, c est le receptionniste qui m a reveille en frappant a ma porte par erreur. J ai donc pris mon petit dejeuner puisque pour la premiere fois de ma vie, j etais reveiller a la bonne heure. A partir de la, je me suis promene dans la vieille ville. Tout le long de ma promenade, j ai pu decouvrir une etrange mutation, tous les hommes ont une joue proeminente. En fait il broute du Khat, une plante ethiopienne qui soit disant donne de l energie. A mon humble avis, ils croient avoir de l energie car ils ne passe leur journee qu a broute assis par terre. Sauf les chauffeur de taxi qui se deplacent assis. C est tres dangeureux car apres avoir brouter pendant une heure ils recrache la bouillie de feuille au sol; le probleme c est que comme ils sont trop plein d energie pour regarder ou ils crachent, il vaut mieux avoir des baskets fermees que des sandales.
La nourriture est a un prix derisoire. Pour cent rials(environ 40 centimes) on a un plat de riz et du thon. Toutes les viandes, poisson qu ils font cuire dans des fours en terre cuites sont tres allechants, le seul probleme c est qu il y a trop de cantine differente pour tout gouter.
la traverse de la ville en taxi coute environ 300 rials( 1euro30)
Les femmes sont tres belles, elles ont des yeux magnifique proteger par des grillages, des mains splendide proteger par des moufles. La place de la femme au yemen est tres particuliere, deja elles ont leurs caisses reserves dans les magasins, le seul soucis c est qu il n y a un vendeur que lors qu il a fini de servir les hommes. Si elles sont entrain de se faire servir et qu un homme arrive, le caissier arrete et vient s occuper du gentilhomme. La galanterie par contre est hallucinante, elles marche devant dans la rue, ainsi si jamais elle font une connerie, l homme n a pas a se retourner pour la frapper. Deux gamines en me croisant m ont dit"hello" et "Hi" et moi par politesse je leur est repondu. Immediatement comme dans un film tout le monde s est arrete dans la rue et les deux hommes les plus pres leur ont courtoisement remis la tete a sa place a grand coup de pied. L avantage de ce pays, c est qu au moins la femme sait rester a sa place. lorsque je me suis presente au hammam par exemple, l heure de sfemmes etant entrain de se finir elles ont obligeement ete expulse pour ne pas me faire trop attendre.
En dehors de ca la barriere de la langue est un tres gros probleme, mais je me debrouille. j espere que tout le monde va bien.
Bises dju...
Sana'a le 16/03/07 à 17h30 Dans 3 heures je quitte ce pays pour djibouti, Avec l esprit ouvert, on doit pouvoir se passionner pour ses gens qui ont une histoire tellement vibrante. Mais la violence et l hypocrisie sous jacente reste un mur dur a franchir. Le systeme de caste aussi developpe qu en inde et un racisme tres particulier font entrevoir toute une societe complexe et profonde. Le paysage a deja ete decrit par les plus grands auteur francais(Kessel, De Montfreyd, Nizan, Deniaux.....) et je n oserais pas m y essayer. Une brev description quand meme : la region de Sanaa situe entre 2400 metre pour la capitale et 3600 pour les hauts pateaux est parsemee par de villlage construit de 300 apres JC a aujourdhui en pierre que les hommes taillent encore a la main. Ses pierres sont poses de telle facont que le ciment, les jointures ne sont pas necsssaire. Ses maisons de trois etages faites pour resister aux pillages des Zaranigs rassemblees au sommet de montagne desertiques trenscendent le ciel bleue et le beige sec du desert. Les adjectifs francais sont trop peu precis pour qualifier l effet de ses paysages sur un occidental, un gringo, un gaijin...
Djibouti le 17/03/07 à 18h15 J'ai foulé hier soir pour la première fois le sol de la Corne. Et je me suis fait arnaqué déja 4 ou cinq fois. Tout d'abord, un hotel pourri et hors de prix, ensuite le change au marché noir de nuit( il n'y a pas de mauvais jeux de mots à double ou triple sens, quoique.....) enfin, les taxis pour qui il faut avoir l'appoint si l'on ne veux pas dire adieux au billet de 1000 ou 2000 francs djiboutiens. Djibouti, je ne parle rais pas beaucoup de la ville, car je ne l ai pas encore vraiment visité mais les rues sont large et coupé au couteau. Depuis hier soir je suis en pleine phase d'adaptation, après 3 ans en asie, je suis sous le choc et complètement hébété par ce continent. Ma façon de voyager est fondamentalement bouleversé; l'asie est sure, honnete, organisé et soumise. Ici, c'est le bordel, l'anarchie, le foutoir, le oai... Tout doit se faire par la force, tout est dangereux, surtout la nuit aux milieux des yankees et des legionnaires en goguette exités par la troisième factions des boubous. On sent un rapport physique a toute chose c'est dur, quand on est habitué a gérer les choses par l'intelect, les paroles alors qu'ici même si on tchatche pendant des heures, c'est peaux contre peaux, toujours tiré d'un coté, attrapé par une main qui ne vous lache pas ou un gamin mendiant qui ne vous lache plus. Ici pas de barrière de la langue puisque tout le monde parle le dollars. Les Yemenites avaient deja gagner dans mon estime la palme asiatique de la faineantise, de la lenteur, et de la nonchalance; ils viennent d'être détronnés par les Djiboutiens qui sont les nouveaux champions galactiques devant les martiens qui n'ont pourtant rien à faire de leurs vies sur Mars. Ici il faut appeller pour avertir qu'on va reserver au restaurant. Ici, un coup de tampon met trois jours, même avec un Bakshish(juste un coup detampon, pas un dossier!!!!!!!). A midi quand j'ai changé d'hotel pour un standing plus que correct, l'enregistrement a pris plus de 20 mins. Le tabac a mis PLUS DE 5 MINUTES pour me vendre un paquet de marlboro, qui était juste à coté de lui alors que j'avais l'appoint.
Demain, je prends une boutre( bateau archaique des pecheurs de perle), mais attendez le meilleur pour la fin, la receptionniste à la vitesse légendaire m'a informé comme un secret que les marins danakil étaient plutot lent et fainéant. Si j'arriveatraverser le golfe de Djibouti(20km) en moins d'une journée, j'espère pouvoirt trouver un véhicule à Obock pourt traverser la frontière Erythréenne jusqu'à Assab.
Bises Dju
Mes amis, a trop vouloir quelque chose, on finit par le trouver, et la attention, soit on est definitivement change, soit on en rigole. Arrive a Djibouti depuis la veille, plutot que de prendre un avion comme tout le monde, ayant appris que la frontiere erythreene etait ouverte, j ai voulu faire le cake marseillais( ou l aventurier belge si vous preferez). La veille de ma traversee, j ai appris que les legionnaires et les "marsoins" netaient pas des tendres et que les soldats bourees n etaient pas tous amicaux. Alors faisant preuve de mon inalterable courage, j ai tourne les talons et change de bar. Au matin, je me suis rendu au port de peche ou j ai negocie mon passage jusqu a Obock sur la barque du Khat. C est a partir de la aue commencent 4 longues heures d attente sous le soleil en attendant d em"barquer" sur ce splendide navire en plastique de 3.5 m de long. Le golf de Djibouti etant relativement calme, je bouquine donc engourdi par les rayons de soleil en ecoutant un peu de jazz. La premiere vague me surprend et je me retrouve trempe et glisse le cul au fond de la barque. Je range le plus vite possible mon precieux walkman et mon bouquin en essayant de les proteger de la flotte. C est ensuite que "le vent se leve" et ne s arretera pas jusqu a Massawa. Deuxieme vague enorme dans la gueule et des creux immense entre 50cm et 1m(moquez vous, mais en barque, on est vraimenty pas a l aise). Le commandant de ce galion, la barbe ruisselante et le sourrire eclatant de l homme en osmose avec sont element joue avec la masse liquide et sa precieuse marchandise a l abris dans des sacs etanches invente un nouveau jeu "mouille le blanc" dont je sui le principal protagoniste. Apres deux ou trois heures de traversee, trempe, brule par le soleil et ronge par le sel, on longe la cote( soit dit entre parenthese : innoubliable : le sable charge en metal et la roche ocre donne a la mer des couleurs allant de turquoise a emeraude en passant par de nombreuses teintes de gris. Je comprends pourquoi Henry de Montfreyd n a jamais pu quitter cette mer et y a laisser son ame) La vue de quelques tanks sur la rive a tout pour me rassurer. Et ces branleurs de militaire francais prenant le bain pete un boulon en voyant un blanc sur la barque des dealers de khat. Le debarque ment de la marchandise sur la dique volcanique se fait aisement, le mien se fait d un pas relativement moins assure. Enfin, Terre, je me sens comme les marins en escale aprtes trois mois de grement. Un pickup me porte au poste de police ou je fait tamponner mon visa de sorti et Allah Wakbar( dieux est grand) un taxi collectif(4x4 toyota) part pour Assab( Erythree). Le jour se couche sur le piste traversant la plaine. La piste, cette immense avenue devient vite invisible suite a la tempete de sable. Le pilote blase(moi mort de trouille) conduit a une vitessede 60 km/h sans visibilite. En pleine nuit, nous nous arretons au milieu du desert plusieurs fois pour livrer aux nomades le Khat et d autres marchandises que l on ne m autorise pas a voir( des armes je penses). Enfin (malheureusement) en pleine nuit, au milieu de quelques cabanes en palmier, harceler par le vent et le sable, le chauffeur me demande de descendre et de le payer. Il me dit que c est ici que j attends ma correspondance pour Assab et il s en va en voiture. Je me retrouve entoure par des dents blanches et les sourrires ne mettent pas particulierement a l aise. Un gamin, du moins ce que j en vois a la lumiere de sa lampe me demande mon passeport et mon visa, je l envoie(pas forcement gentiment, maintenant que j y repense) chier. Il s avere que c est le sous lieutenant du poste frontiere djiboutien de Moulhoule( et oui, ils ont ose donner un nom a ce bouge). Il m explique posement la situation : il faut que j attende qu une voiture(1 tout les 3 jours en moyenne) passe la frontiere et accepte de me prendre comme passager. Il refuse de me laisser dormir dans le casernement arguant que je ne risque rien, puisque c est le desert et qu il n y a personne. Gentiment, il me fournit une paillasse et une couverture me conseillant de dormir a meme le sol en compagnie des charmants gentlemen se defoncant au Khat. Epuise, mes habits plein de sel je dors comme un bebe sur de me reveiller de ce cauchemar ou de ne pas me reveiller du tout. Le soleil me reveil a son lever et j ere dans le desert en cercle concentrique autour de ce vilage de bedouin et decouvre que derriere les plus grandes dunes se trouve la mer. Je prends le the et le cafe avec les militaires et les regarde jouer a la petanque. L officier en charge m expliquela situation : quelques vehicules passent occasionellement, le soucis c est qu ils sont charge de riz et que les syndicats des chauffeurs interdit les passagers eventuels; donc ca va me couter un enorme bakshish. Je leur ments en leur disant que j ai tres peu d argent sur moi. Ni eux ni moi n y croyont. mais bon je ne vais pas leur dire que j ai sur moi l equivalent d une vie de salaire pour l ensemble des militaires ic present( en y repensant, je crois que j ai bien fait). J apprends a manger en me protegeant du vent et du sable et fait la tres desagreable experience de caguer en pleine tempete de sable. Maintenant, imaginez ce que c est de passes de 6h30 du matin a 14h en se disant qu on est impuissant, en terre inconnu, absolument dependant des autres et qu on va sans doute rester ici plus d une demi semaine entoure de militaires qui sont condamne a passer 1 an dans ce no man s land. A 14 heure la situation se debloque avec un vehicule transportant le riz des ONG qu il compte revendre au sultan local. j y embarque pour une somme me parraissan derisoire (2500fr djib). A l arriere du 4x4 parcourant la piste, je me leve admirant le paysage, hurlant ma rage de vivre comme dans tous les films qui ont trop berce ma vie. sauf que dans les films, les heros ne pleurent pas les yeux brules par la poussiere. Je me calfeutre donc du mieux possible. Le desert Dankali est d apres le "lonely planet", Kessel, Rimbaud... l un des desert les plus inhospitalier du monde, entre paysage lunaire( c est un desert volcanique) et piste noire et grise. Le passage de la frontiere se fait sans trop de soucis. Je suis juste un peu effrayer car les militaires de Moulhoule m ont avertit que le Sultan de Rhaitane( un membre de la tribu affar, semi autonome en erythree)interdit a tout less blancs de descendre du vehicule, c est a dire de poser le pied sur son sol. Apres 3 heures de trajet physiquement eprouvant, on pertent lesenormes sacs de riz sur nos epaules et effrayer je vois soudain la camionnette reparttir sans moi, me laissant abandonne dans ce petit village. De rage, de peur, je lui cour apres, m y accroche et saute a l arriere. Tout les villageois se metent a hurler et ne comprenant rien au Tigrenien(language de l ethnie majoritaire de l erythree), je repete comme une litanie, en boucle ce mot magique et liberateur : "Assab, Assab, Assab, Assab....." La voiture s arrete et on me fait physiquement comprendre que je dois descendre. j obeis contreint, la mort dans l ame. Je vois la comionette disparaitre et terifier de revivre mon experience de la veille, je reste assis dans un etat catathonique. En fait le pick up etait juste aller faire le plein d essence et livrer ce qu il n avait pas le droit d importer : le Khat qui en Erytrhree est interdit. A son retour, je m y accroche comme a une bouee et une fois repartit, hurle a nouveau ma joie et ma rage en bravant les elements( les yeux en pleur et imp
Vivre six mois en famille sur une île thaïlandaise English translation pending
bonjour, je souhaite partir d'ici 2 ans avec ma femme et mes 2 enfants sur une ile en thailande. J'ai besoin d'aide car c'est un pays que je ne connait pas. Nous voudrions louer une maison. Nous souhaiterions un coin plutot typique et calme avec toutes les commoditées, propice pour les enfants (nous avons passé l'age de la teuf), pret de belles plages. D'aprés ce que j'ai pu déja lire et voir koh samui et phuket semblent etre les 2 iles les plus appropriées. Quoi que j'ai un peu peur que phuket soit trop luxueux.
J'ai donc besoin de votre aide pour orienter mes recherches. Dabord sur le choix de l'ile, ensuite sur le moyen de si prendre pour louer la maison. Beaucoup disent que c'est mieux de louer directement sur place, mais n'y a t'il pas des sites pour pouvoir déja ce faire une idée. Nous avons un budget logement de 450 à 500 euros par mois sur une durée de 6 mois, d'octobre à mars.
D'avance merci à vous.
A+
Italie du sud et Sicile à Noël 2006 (première partie) English translation pending
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Voici quelques photos d’un voyage en camping car réalisé en famille pendant les vacances de Noël 2006. Le but premier du voyage était la découverte de l’Etna et ce d’autant plus qu’il avait pas mal fait parler de lui ces dernières semaines. Nous avons choisi de descendre rapidement jusqu’en Sicile pour profiter de la semaine de beau temps prévue par la météo. Fred avait réservé un vol de retour au départ de Naples le 1er Janvier pour rentrer … travailler, tandis que je prévoyais de remonter tranquillement avec les enfants (et le chien !)
Samedi 23 décembre Départ en début d’après-midi après l’école. Route sans histoire jusqu’en Toscane, le beau temps est au RDV.
Dimache 24 décembre Nous avons dormi près de San Giminiano

et en profitons pour visiter cet étonnant village toscan,

hérissé de pas moins de 14 tours (sur les 72 autrefois construites, qui symbolisaient la puissance et surtout l’orgueil des familles rivales !)

Nous poursuivons notre descente infernale vers le sud et choisissons de passer Noël au bord de la mer à Praia a Mare (station balnéaire vraiment quelconque), au niveau « du coup de pied de la botte ». L’« autoroute » au sud de Naples jusqu’au détroit de Messine se résume sur environ les deux tiers de sa longueur (environ 500 km !) à une seule voie limitée à 60km/h avec tous les 5 km environ un changement de côté. Visiblement cette autoroute ne sera jamais terminée puisque les travaux semblent avoir commencé depuis de nombreuses années : la Camora doit avoir certainement une responsabilité là-dedans. Autre reflet de l’incurie des pouvoirs publics : la crasse prégnante dès la région de Naples jusqu’en Sicile, on n’en revient pas : pire que la France dans les années 70 ! (Rappelez-vous les décharges sauvages, les lits de rivière poubelle, les bords de route jonchés de cochonneries, les amoncellements d’ordures dans les moindres recoins, les poubelles sous dimensionnées, vomissantes de détritus s’éparpillant à tous les vents…)
Lundi 25 décembre Nous en finissons avec cette interminable autoroute et traversons enfin le détroit de Messine (52 euros A/R pour le camping car et nous 5, un bateau toutes les 20 mn, environ 20 mn de traversée) Nous décidons de profiter du beau temps pour filer vers l’Etna (3323m, qui disparaît tous les jours dans les nuages dès le milieu de la matinée). Nous choisissons son accès nord qui est réputé être le plus sauvage : nous passons Linguaglossa et tentons de monter le plus haut possible. Malgré les chaînes, nous sommes obligés de renoncer 3 km avant Piano Provenzana (1800m), site de départ des rando sur le versant nord de l’Etna. Il a beaucoup neigé la nuit précédente et un garde du parc nous conseille de ne pas aller plus haut car 2 campings cars sont bloqués par la neige, faute de chaînes (il a fallu qu’ils aillent en acheter dans la vallée !) Nous terminons les 3 derniers km à pied mais de là-haut on ne voit rien de plus, on est dans les nuages et la nuit tombe. Le garde nous explique qu’avec les 40 cm de neige qui viennent de tomber il est illusoire d’atteindre les cratères de l’Etna par son versant nord : trop long (nous n’avons pas de skis de rando, seulement 2 paires de raquettes pour 5) Nous passons la nuit au milieu des sapins alourdis par la neige…
Mardi 26 décembre 2ème tentative pour voir l’Etna de plus près, on décide de tenter la deuxième voie d’accès, par la route au-dessus de Zafferana sur le flanc est.

Il fait un temps splendide, on voit le panache de fumée du volcan

et en même temps la mer au loin.

Nous sommes frétillants d’impatience. MAIS, jamais 2 sans 3 : nous croisons des 4X4 qui nous disent qu’il y a trop de neige plus haut sur la route. En effet, même avec les chaînes, ça ne passe toujours pas. Grrr ! L’heure tourne, les voitures sont de plus en plus nombreuses à se hisser sur les pentes de l’Etna. En redescendant nous croisons même un bus de tourisme dont on se demande bien comment il va pouvoir faire demi-tour (l’information n’a pas l’air de très bien passer !). Eh oui, ce 26 décembre est férié en Italie et toute la Sicile veut voir la neige. Les nuages arrivent. On décide d’aller plutôt au bord de la mer qui à vol d’oiseau est toute proche. Au ras du bitume, c’est une autre histoire car toute la côte est de la Sicile est très urbanisée.
On finit par dégotter une plage… dégueu !
En fait la Sicile vient de traverser une longue période de fortes pluies, les rivières sont +/- en crue et rejettent dans la mer tous les déchets ramassés sur leur parcours : ça fait quelques M3 !!! Les régions les plus sales sont celles situées à proximité d’un estuaire. C’est précisément l’estuaire de Simeto au sud de Catane que nous avions choisi dans l’espoir de voir des oiseaux (même pas un goéland !)
Nous décidons d’aller voir Syracuse

dont la vieille ville située sur l’île d’Ortygie

bénéficie d’un emplacement magnifique.

Nous avons apprécié le mélange des beaux hôtels particuliers et des ruelles insalubres recelant un potentiel de réhabilitation extraordinaire.

Cette petite ville nous aura fait voyager de l’époque gréco-romaine jusqu’au baroque flamboyant.
En fin d’après-midi nous repartons pour l’Etna (…) cette fois par la route la plus fréquentée et arrivons sans problème sur le parking près du refuge de Sapienza. Dans ce site magnifique, classé Parc National, nous dormons au milieu des détritus qui font la joie de notre chien qui lui ne fait pas le difficile : le parking est jonché d’emballages de pique-nique, de sacs poubelles et de sacs d’engrais qui ont du servir de luge la veille. Je n’ose pas imaginer l’état du site quand le manteau neigeux dévoilera ses dessous…
Mercredi 27 décembre Grand beau temps encore une fois ! Quelle chance à cette époque de l’année !

A 9h (enfin plutôt 9h30, petit pb technique semble-t-il…), le téléphérique nous emmène à 2500 m (+600 m, 13 euro/pers A/R). Le vent a effacé toutes les traces de la veille et nous commençons la montée vers le cratère accessible aux randonneurs situé à 2900 m. Les raquettes nous sont bien utiles surtout pour tenir sur la neige verglacée et croûtée par le vent.

Les enfants sans raquettes ne s’enfoncent pas trop, mais s'ofrent de belles glissades!

Nous choisissons de quitter le sentier balisé pour nous rapprocher des fumerolles.

La vapeur d'eau émise par le volcan est aussitot sculptée par le vent glacial.


Nous profitons ensuite d’une zone de lave encore chaude sur laquelle la neige n’a pas tenu pour gagner en altitude, le sentier classique étant rendu impraticable par la glace.

Cette récente coulée de lave est très instable et saupoudre d'esthétiques perles de lave noire la neige en aval.

Par cette voie peu orthodoxe nous arrivons finalement à ce fameux cratère, réellement impressionnant.





Le fond de l’air est vraiment très frais et il y a pas mal de vent

mais une fois assis sur la lave encore chaude, à l’abri du vent, il fait vraiment bon.

Nous apercevons plusieurs personnes avec des skis de randonnée mais la glace les empêche de nous rejoindre, hé, hé…

Raquettes (ou mieux, crampons )indispensables donc (les enfants ont eu à faire pas mal d’acrobaties dans certains passages très glacés)

La descente restera leur meilleur souvenir: sur les fesses le long des pentes glacées, sur des centaines de mètres !

Un seul regret : depuis une quinzaine de jours, les éruptions ont cessé et l’Etna a retrouvé un calme relatif.

Prochaine destination : la réserve Naturelle de Zingarro à l’extrême NO de l’île. Nous faisons étape pour la nuit au centre de la Sicile, près d’Enna.
Jeudi 28 décembre Le centre de la Sicile est bien moins urbanisé que ses côtes. Nous traversons une zone de montagnes peu élevées, dont les pentes sont cultivées avec soin, avant de rejoindre la côte Nord de l’île que nous longeons ensuite jusqu’à l’entrée de la réserve de Zingarro (interdite aux chiens, 10 euros pour nous 5) située à qq km à l’ouest du village de Scopello. Un sentier principal de 6 km de long permet de longer la côte vers le NO.

Celui-ci est ponctué de (toutes) petites criques croquignolettes.

Il fait très doux,

quel contraste après notre randonnée d’hier sur l’Etna!

Ici les côtes sont propres !
Nous profitons de la fin de la journée (il fait nuit à 17h !) pour faire un tour dans la petite ville médiévale de Erice située sur un piton rocheux.

De là-haut (750m d’altitude à 5 km de la mer) on distingue les 3 îles Egades et les lagunes qui brillent en contrebas. Une cinquantaine de km plus au sud, nous nous arrêtons à Mozzia au bord d’une autre lagune en face de l’île de Stagione à l’extrême ouest de la Sicile.

Vendredi 29 décembre Nous profitons des premiers rayons du soleil (7h15) au bord de la lagune…

Il s'agit bien de salines...

Puis en route pour le site grec de Selinonte,

majestueusement situé en bord de mer

sur une colline entre deux rivières (aujourd’hui asséchées) sur la partie ouest de la côte sud de l’île.
Cette cité très étendue rivalisait à l’époque avec Athènes.

Elle compta jusqu’à 100000 habitants, c’est dire si le site est vaste.

Nous y avons fait une longue promenade champêtre très agréable. Chose inattendue, les chiens sont autorisés à fouler ces vieilles pierres (bon d’accord, elles en ont vu d’autres). Il faut cependant rester vigilant car notre chien a failli se faire étriper par les gardiens du troupeau de moutons (très décoratif d’ailleurs) qui participe à l’entretien du site. 6 gros chiens blancs magnifiques gardent les bêtes et interdisent toute approche à moins de 300 m d’un chien non tenu en laisse. Une fois notre animal attaché, ils ont regagné tranquillement leur troupeau, ouf !
Nous faisons ensuite un tour (très rapide) dans Sciacca, qualifié par le guide du Louchard de ravissant port de pêche. Ah bon ?!
Il est temps de regagner l’est de la Sicile, nous passons une nouvelle fois la nuit au centre de l’île.
Samedi 30 décembre La visite de Sperlinga est très amusante :

c’est un village incrusté dans la montagne

avec de nombreuses maisons troglodytes et les chats les plus affectueux de toute l’île !

Nous traversons la région montagneuse des Nebrodi, au loin le soleil apparait derrière l'Etna

puis faisons une courte halte à Milazzo dans l’espoir (mince) de trouver un bateau pour faire l’aller retour dans la journée à Stromboli. Impossible, il faudrait passer la nuit sur l’île, en plus il pleut donc on décide de remonter de suite vers Naples. L’autoroute nous parait moins pire qu’à l’aller, on s’habitue…
Dimanche 31 décembre Nous profitons de notre journée d’avance (Fred reprend l’avion demain) pour visiter le site d’Herculanum, située dans les faubourgs de Naples. A l'arrière plan, le profil menaçant du Vésuve.

Le site est contemporain de Pompei, victime de la même éruption en l'an 79.
On y trouve quelques charmants patios


Les habitations y sont plus raffinées et mieux conservées qu'à Pompéi. De plus, le site est très concentré. 2 chiens joueurs et un vieux ballon de foot ajoutent au charme de l’endroit !
Cuisine intégrée art-déco!



La suite dans une deuxième partie. ici : http://voyageforum.com/v.f?post=882590;
Voici quelques photos d’un voyage en camping car réalisé en famille pendant les vacances de Noël 2006. Le but premier du voyage était la découverte de l’Etna et ce d’autant plus qu’il avait pas mal fait parler de lui ces dernières semaines. Nous avons choisi de descendre rapidement jusqu’en Sicile pour profiter de la semaine de beau temps prévue par la météo. Fred avait réservé un vol de retour au départ de Naples le 1er Janvier pour rentrer … travailler, tandis que je prévoyais de remonter tranquillement avec les enfants (et le chien !)
Samedi 23 décembre Départ en début d’après-midi après l’école. Route sans histoire jusqu’en Toscane, le beau temps est au RDV.
Dimache 24 décembre Nous avons dormi près de San Giminiano

et en profitons pour visiter cet étonnant village toscan,

hérissé de pas moins de 14 tours (sur les 72 autrefois construites, qui symbolisaient la puissance et surtout l’orgueil des familles rivales !)

Nous poursuivons notre descente infernale vers le sud et choisissons de passer Noël au bord de la mer à Praia a Mare (station balnéaire vraiment quelconque), au niveau « du coup de pied de la botte ». L’« autoroute » au sud de Naples jusqu’au détroit de Messine se résume sur environ les deux tiers de sa longueur (environ 500 km !) à une seule voie limitée à 60km/h avec tous les 5 km environ un changement de côté. Visiblement cette autoroute ne sera jamais terminée puisque les travaux semblent avoir commencé depuis de nombreuses années : la Camora doit avoir certainement une responsabilité là-dedans. Autre reflet de l’incurie des pouvoirs publics : la crasse prégnante dès la région de Naples jusqu’en Sicile, on n’en revient pas : pire que la France dans les années 70 ! (Rappelez-vous les décharges sauvages, les lits de rivière poubelle, les bords de route jonchés de cochonneries, les amoncellements d’ordures dans les moindres recoins, les poubelles sous dimensionnées, vomissantes de détritus s’éparpillant à tous les vents…)
Lundi 25 décembre Nous en finissons avec cette interminable autoroute et traversons enfin le détroit de Messine (52 euros A/R pour le camping car et nous 5, un bateau toutes les 20 mn, environ 20 mn de traversée) Nous décidons de profiter du beau temps pour filer vers l’Etna (3323m, qui disparaît tous les jours dans les nuages dès le milieu de la matinée). Nous choisissons son accès nord qui est réputé être le plus sauvage : nous passons Linguaglossa et tentons de monter le plus haut possible. Malgré les chaînes, nous sommes obligés de renoncer 3 km avant Piano Provenzana (1800m), site de départ des rando sur le versant nord de l’Etna. Il a beaucoup neigé la nuit précédente et un garde du parc nous conseille de ne pas aller plus haut car 2 campings cars sont bloqués par la neige, faute de chaînes (il a fallu qu’ils aillent en acheter dans la vallée !) Nous terminons les 3 derniers km à pied mais de là-haut on ne voit rien de plus, on est dans les nuages et la nuit tombe. Le garde nous explique qu’avec les 40 cm de neige qui viennent de tomber il est illusoire d’atteindre les cratères de l’Etna par son versant nord : trop long (nous n’avons pas de skis de rando, seulement 2 paires de raquettes pour 5) Nous passons la nuit au milieu des sapins alourdis par la neige…
Mardi 26 décembre 2ème tentative pour voir l’Etna de plus près, on décide de tenter la deuxième voie d’accès, par la route au-dessus de Zafferana sur le flanc est.

Il fait un temps splendide, on voit le panache de fumée du volcan

et en même temps la mer au loin.

Nous sommes frétillants d’impatience. MAIS, jamais 2 sans 3 : nous croisons des 4X4 qui nous disent qu’il y a trop de neige plus haut sur la route. En effet, même avec les chaînes, ça ne passe toujours pas. Grrr ! L’heure tourne, les voitures sont de plus en plus nombreuses à se hisser sur les pentes de l’Etna. En redescendant nous croisons même un bus de tourisme dont on se demande bien comment il va pouvoir faire demi-tour (l’information n’a pas l’air de très bien passer !). Eh oui, ce 26 décembre est férié en Italie et toute la Sicile veut voir la neige. Les nuages arrivent. On décide d’aller plutôt au bord de la mer qui à vol d’oiseau est toute proche. Au ras du bitume, c’est une autre histoire car toute la côte est de la Sicile est très urbanisée.
On finit par dégotter une plage… dégueu !

En fait la Sicile vient de traverser une longue période de fortes pluies, les rivières sont +/- en crue et rejettent dans la mer tous les déchets ramassés sur leur parcours : ça fait quelques M3 !!! Les régions les plus sales sont celles situées à proximité d’un estuaire. C’est précisément l’estuaire de Simeto au sud de Catane que nous avions choisi dans l’espoir de voir des oiseaux (même pas un goéland !)
Nous décidons d’aller voir Syracuse

dont la vieille ville située sur l’île d’Ortygie

bénéficie d’un emplacement magnifique.

Nous avons apprécié le mélange des beaux hôtels particuliers et des ruelles insalubres recelant un potentiel de réhabilitation extraordinaire.

Cette petite ville nous aura fait voyager de l’époque gréco-romaine jusqu’au baroque flamboyant.
En fin d’après-midi nous repartons pour l’Etna (…) cette fois par la route la plus fréquentée et arrivons sans problème sur le parking près du refuge de Sapienza. Dans ce site magnifique, classé Parc National, nous dormons au milieu des détritus qui font la joie de notre chien qui lui ne fait pas le difficile : le parking est jonché d’emballages de pique-nique, de sacs poubelles et de sacs d’engrais qui ont du servir de luge la veille. Je n’ose pas imaginer l’état du site quand le manteau neigeux dévoilera ses dessous…
Mercredi 27 décembre Grand beau temps encore une fois ! Quelle chance à cette époque de l’année !

A 9h (enfin plutôt 9h30, petit pb technique semble-t-il…), le téléphérique nous emmène à 2500 m (+600 m, 13 euro/pers A/R). Le vent a effacé toutes les traces de la veille et nous commençons la montée vers le cratère accessible aux randonneurs situé à 2900 m. Les raquettes nous sont bien utiles surtout pour tenir sur la neige verglacée et croûtée par le vent.

Les enfants sans raquettes ne s’enfoncent pas trop, mais s'ofrent de belles glissades!

Nous choisissons de quitter le sentier balisé pour nous rapprocher des fumerolles.

La vapeur d'eau émise par le volcan est aussitot sculptée par le vent glacial.


Nous profitons ensuite d’une zone de lave encore chaude sur laquelle la neige n’a pas tenu pour gagner en altitude, le sentier classique étant rendu impraticable par la glace.

Cette récente coulée de lave est très instable et saupoudre d'esthétiques perles de lave noire la neige en aval.

Par cette voie peu orthodoxe nous arrivons finalement à ce fameux cratère, réellement impressionnant.





Le fond de l’air est vraiment très frais et il y a pas mal de vent

mais une fois assis sur la lave encore chaude, à l’abri du vent, il fait vraiment bon.

Nous apercevons plusieurs personnes avec des skis de randonnée mais la glace les empêche de nous rejoindre, hé, hé…

Raquettes (ou mieux, crampons )indispensables donc (les enfants ont eu à faire pas mal d’acrobaties dans certains passages très glacés)

La descente restera leur meilleur souvenir: sur les fesses le long des pentes glacées, sur des centaines de mètres !

Un seul regret : depuis une quinzaine de jours, les éruptions ont cessé et l’Etna a retrouvé un calme relatif.

Prochaine destination : la réserve Naturelle de Zingarro à l’extrême NO de l’île. Nous faisons étape pour la nuit au centre de la Sicile, près d’Enna.
Jeudi 28 décembre Le centre de la Sicile est bien moins urbanisé que ses côtes. Nous traversons une zone de montagnes peu élevées, dont les pentes sont cultivées avec soin, avant de rejoindre la côte Nord de l’île que nous longeons ensuite jusqu’à l’entrée de la réserve de Zingarro (interdite aux chiens, 10 euros pour nous 5) située à qq km à l’ouest du village de Scopello. Un sentier principal de 6 km de long permet de longer la côte vers le NO.

Celui-ci est ponctué de (toutes) petites criques croquignolettes.

Il fait très doux,

quel contraste après notre randonnée d’hier sur l’Etna!

Ici les côtes sont propres !
Nous profitons de la fin de la journée (il fait nuit à 17h !) pour faire un tour dans la petite ville médiévale de Erice située sur un piton rocheux.

De là-haut (750m d’altitude à 5 km de la mer) on distingue les 3 îles Egades et les lagunes qui brillent en contrebas. Une cinquantaine de km plus au sud, nous nous arrêtons à Mozzia au bord d’une autre lagune en face de l’île de Stagione à l’extrême ouest de la Sicile.

Vendredi 29 décembre Nous profitons des premiers rayons du soleil (7h15) au bord de la lagune…

Il s'agit bien de salines...

Puis en route pour le site grec de Selinonte,

majestueusement situé en bord de mer

sur une colline entre deux rivières (aujourd’hui asséchées) sur la partie ouest de la côte sud de l’île.
Cette cité très étendue rivalisait à l’époque avec Athènes.

Elle compta jusqu’à 100000 habitants, c’est dire si le site est vaste.

Nous y avons fait une longue promenade champêtre très agréable. Chose inattendue, les chiens sont autorisés à fouler ces vieilles pierres (bon d’accord, elles en ont vu d’autres). Il faut cependant rester vigilant car notre chien a failli se faire étriper par les gardiens du troupeau de moutons (très décoratif d’ailleurs) qui participe à l’entretien du site. 6 gros chiens blancs magnifiques gardent les bêtes et interdisent toute approche à moins de 300 m d’un chien non tenu en laisse. Une fois notre animal attaché, ils ont regagné tranquillement leur troupeau, ouf !
Nous faisons ensuite un tour (très rapide) dans Sciacca, qualifié par le guide du Louchard de ravissant port de pêche. Ah bon ?!
Il est temps de regagner l’est de la Sicile, nous passons une nouvelle fois la nuit au centre de l’île.
Samedi 30 décembre La visite de Sperlinga est très amusante :

c’est un village incrusté dans la montagne

avec de nombreuses maisons troglodytes et les chats les plus affectueux de toute l’île !

Nous traversons la région montagneuse des Nebrodi, au loin le soleil apparait derrière l'Etna

puis faisons une courte halte à Milazzo dans l’espoir (mince) de trouver un bateau pour faire l’aller retour dans la journée à Stromboli. Impossible, il faudrait passer la nuit sur l’île, en plus il pleut donc on décide de remonter de suite vers Naples. L’autoroute nous parait moins pire qu’à l’aller, on s’habitue…
Dimanche 31 décembre Nous profitons de notre journée d’avance (Fred reprend l’avion demain) pour visiter le site d’Herculanum, située dans les faubourgs de Naples. A l'arrière plan, le profil menaçant du Vésuve.

Le site est contemporain de Pompei, victime de la même éruption en l'an 79.
On y trouve quelques charmants patios


Les habitations y sont plus raffinées et mieux conservées qu'à Pompéi. De plus, le site est très concentré. 2 chiens joueurs et un vieux ballon de foot ajoutent au charme de l’endroit !
Cuisine intégrée art-déco!



La suite dans une deuxième partie. ici : http://voyageforum.com/v.f?post=882590;
Différences entre le Mexique et Panama? English translation pending
j'ai l'intention de visiter mexico et panama
peut etre pour m'y intaller définitivement
quelles difference entre ces deux pays
lequel des deux peuples est le plus hospitalier
le moins mercantile
ect...
les inconvénients et les avantages de chacun ?
comment fait on pour se rendre directement de mexico à panama
le plus pratique et le cout ?
merci
Les indigènes English translation pending
Je viens de voir le film Les Indigènes.
Très poignant.
La France n'a pas honoré l'engagement qu'elle a contracté en faisant appel à ses Tirailleurs.
Aujourd'hui le gouvernement redonne un peu d'honneur à l'ensemble des combattants en revalorisant les pensions et Indemnités.
Les militaires condamnaient la mesure de cristallisation des pensions depuis longtemps...dès les lendemains de la guerre d'Algérie en fait...
Bien avant Djamel et ses acolytes...
Mais l'histoire est ces temps-ci...amnésique...
Mieux vaut tard que jamais...
Rappelons que l'OAS et ses membres ont toujours demandé la revalorisation des pensions...et oui l'Histoire est étonnante...
Vos plus beaux paysages English translation pending
Devant le succès de la rubrique "vos plus beaux portraits", et la qualité ainsi que la variété des photos publiées, je me propose d'ouvrir cette rubrique. Je commence avec cette modeste contribution :
Beub
Beub
Photo: votre "best of" 2018 English translation pending
L'année 2018 touche à sa fin. Ayant subi de multiples pressions 😉, je lance cette nouvelle discussion faisant honneur à vos/nos meilleurs clichés de l'année 2018.
Quelques principes: - 10 photos numérotées maximum par membre (le Best Of, le Top 10, la crème de la crème...) postées dans un ou plusieurs messages - Photos prises en vadrouille ou voyage en 2018 - Ce n'est pas un concours (pas de vote) mais un partage de photos pouvant être soumises aux critiques et autres commentaires positifs et négatifs de la communauté 😉.
En répondant à ce message, vous acceptez les conditions générales d'utilisation et le fait que quelqu'un puisse aimer ou pas votre photo 🙂
A vos disques durs !
Quelques principes: - 10 photos numérotées maximum par membre (le Best Of, le Top 10, la crème de la crème...) postées dans un ou plusieurs messages - Photos prises en vadrouille ou voyage en 2018 - Ce n'est pas un concours (pas de vote) mais un partage de photos pouvant être soumises aux critiques et autres commentaires positifs et négatifs de la communauté 😉.
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Escales Costa à Phuket, Langkawi, Penang et Malacca English translation pending
Bonjour
Qu'un peut il me dire comment et où accostent les navires costa lors d'une escale à phuket, langkawi, penang et malacca.
Est ce depuis un embarcadère au pied de chaque ville ou y a t.il une navette costa ?
sur Phuket, y'a t.il une ou des agences sérieuses qui peuvent nous emmener à 4 pour une excursion privée dans la baie de phang Nga ,
Enfin Phuket Town vaut elle vraiment le détour ? Si oui quel est le meilleur moyen de s'y rendre depuis le débarcadère de costa ?
Nous serons en croisière du 27 janvier au 3 fevrier 2018.
Merci à l'avance, et très sincèrement, pour vos réponses.
10 jours en famille entre New York... et Brooklyn... English translation pending
juin 1994 premier voyage à new York en amoureux..
aout 2016 second voyage à New York en amoureux... avec 2 grands ado en sup !!
meme si l'essentiel est toujours là New-York a quand même bien changé... en bien... alors on voulait faire partager à ceux qui en rêve.. car on rêve tous un jour de NY... et bien sûr toute la famille a adoré !
pour les choses pratiques : billets réservés en avril Lyon/Madrid/new york JFK 530€ par personne logement airbnb sur Brooklyn fort greene 1600€ pour 10 nuits rez de chaussée d'un brownstone avec jardinet; moderne , pratique, super équipé, tout neuf, super calme plein de metro commerces resto: IDEAL !! on a choisi Brooklyn par choix parce qu'on en avait entendu que du bien , et je veux bien jouer les vrais touristes, mais pas que.. que je voulais rentrer le soir dans un vrai quartier avec une vraie vie, avec de vraies gens qui vivent là , loin des touristes, du bruit de Manhattan. on a adoré un vrai coup de coeur pour Brooklyn, le quartier assez upper middle class ou le bobo bio commence à etre bien présent mais encore assez mix et vivant . je recommande 100 fois !!! en plus le Brooklyn bridge park à 20mn à pied les metros à 5mn ( au moins 6 lignes qui partent sur Manhattan ) en 20mn à Union square. parfait !
arrivée à New York JFK ( douane et récupération des bagages jamais vue aussi rapide !) on a pris l'airtrain ( on a pris le pass de 10 trajets 25$ alors que l'unité c'est 5$ donc plus rentable pour 4 pour faire l' aller retour ) puis le Metro, pour Brooklyn c'est très pratique et direct. ensuite carte de metro pour une semaine à 31$.
JOUR 1 debout à 5h j'ai en le temps d'aller faire les courses chez les indiens pakistanais du quartier pour le petit dej !! on découvre le quartier, il fait bien chaud (et oui à new york en été il fait chaud... et les 3 premiers jours on a pris l'option humidité en plus, histoire de se sentir dans un hammam et d'etre poisseux toute la journée et d'adopter la coupe afro !! et honnêtement c'etait un peu dur en plus de décallage horaire mais on est à New york et on avance !!) j'avais fait un joli planning avec des couleurs et tout et tout , le premier jour on etait dejà dedans...raté !! en fait j'avais prévu un planning light pour ne pas courir d'un point à un autre mais j'avais complètement zappé le shopping... et avec 2 ado on a eu notre dose !! on a donc fait tous les magasins de sport dès qu'une paire de baskets etait en vitrine c'etait pour nous !!! mais comme les boutiques etaient climatisées on a rien dit et on a pris notre rythme... 500m, une boutique de sport...500m, une boutique de baskets... et on a appris à caller le planning!!! Donc : on est parti à pieds en direction du Brooklyn bridge park en passant par brooklyn heights: magnifique quartier résidentiel avec sublimes maisons dont les plus veinards ont la vue sur la skyline !! tellement chic ...calme cosy...on juste envie de venir vivre là et couler des jours heureux sur sa terrasse un mojito à la main face à Manhattan.... mais nous on est des touristes et on prendra juste 28 photos!! nos ados un sourire jusqu'aux oreilles !!

ensuite pose Shake shack le "mac do" branché new yorkais bobo bio fait à la demande avec son menu pour chiens à 7$ (ça se merite d'etre un chien à NY !!) MAIS abordable ET SUPER BON !!! oui oui oui on recommande !! puis DUMBO le brooklyn bridge, le Jane carousel , le point de vue de Water street... et une vue à couper le souffle, MAGIC !
traversée du pont à pied, tellement mythique !!! on en prend plein les yeux. bien sûr plein de touristes ont eu la meme idée !!.. la fin sous un soleil de plomb !

Financial district ... premiers buildings, début de notre croisade new-yorkaise la tête en l'air ! One world trade district ( il y a 22 ans on était monté en haut des tours jumelles, alors bien sur pour nous ça nous parle, ce lieu est devenu un symbole même pour nos ados. c'est vraiment bien ce qu'ils ont fait un très beau lieu de recueillement plein d'émotion et très symbolique.) on n' a pas fait le musée car trop de queue il faisait très chaud et le décalage horaire commençait à se faire sentir donc on est reparti en direction de Wall street qui franchement ressemble à un décors de cinema tellement c'est devenu sécurisé et aseptisé... et pour finir au bout de Broadway le taureaux en bronze ses cornes et ses cou.... (ça porte bonheur) à partager sur la photo avec un bus de chinois !!
on est rentré... on a fait halte au Stop and shop le supermarché en face du barclay's center.. et moi les supermarchés americains c'est mon disneyland à moi j'adore !!! on s'est de suite rendu compte que le dollar n'etait vraiment plus à notre avantage et que NY etait super cher !!! OUI la bouffe à NY est super chère !!! on etait cuit on s'est mis à la clim pour regarder dirty dancing !!
JOUR 2
Après les infos du jour entre 6 et 8h , en route en métro jusqu'à UNION Square, et là on a découvert 2 choses : le métro new yorkais c'est pas compliqué.. sauf que toutes les lignes ne fonctionnent pas le week end... et que les express ne s'arrêtent pas dans toutes les stations ( c'est un peu une évidence vu que c'est un express)... mais on comprend pas toute suite où il s'arrête.. et ne s'arrête pas... on comprend quand il ne s'arrête pas dans notre station et nous passe sous le nez ...sinon c'est assez simple. ET que le métro est climatisé ... super! genre 20 dégrés ...resuper !!!! MAIS pas les stations !!! genre 45°....moins super... donc Union square très jolie place avec petit marché bio hors de prix mais très sympa au milieu des joueurs d'échec et des écureuils. Montée au dernier étage de la boutique DSW (des chaussures !!) magnifique vue sur la place et première approche de l'EMPIRE STATE BUILDING!! il y a aussi un grand American eagles ... Flatiron Building jolie place avec des tables et chaises à dispo pour profiter de la vue et du spectacle de la rue , pour nous on a eu droit à 2 shooting photos : des enfants pour des fringues visiblement, et une Paris Hilton en tenue de soirée qui a traversé son passage piétons 14 fois !

ensuite autre spectacle à NY : les orages !! parce qu'en été ce sont de grands moments ça rafraichit mais augmente l'effet hammam !!! donc on a couru entre les gouttes, trouvé un resto et fini chez Macy's en vue d'acheter des jeans mais c'est immense mal foutu pas de vendeur, le bazar... bref on n' a rien trouvé ! comme le soleil est revenu on a rejoint la HIGH LINE..bon c'etait samedi on etait pas tout seul mais c'est vraiment un coup de coeur un havre de paix, presque calme dans la verdure on a meme trouvé un coin de pelouse pour profiter. vraiment à faire ! c'est pas très long, il faut compter une bonne heure mais une jolie balade dans un quartier en plein boom. arret au chelsea market (branché, cher plein de resto, plein de touristes, mais je voulais le faire...c'est fait !)

arrêt de la higt line dans meatpacking district (ancien quartier d'abattoirs) tout en voie de restauration super quartier branché ou il fait bon vivre et pleine mutation. West Village :quand j'en aurais marre de Brooklyn et de ma terrasse sur la skyline c'est là que je viendrais m'installer !! j'ai adoré, ma fille a adoré, on a meme trouvé une terrasse pour boire un verre, de jolies petites boutiques , l'immeuble de "Friends" (qui est tout petit en fait !!dixit les ados). il ne faut pas se voiler la face c'est un beau quartier gay friendly pour gens bien propres qui mangent bio de préférence vegan même, c'est la mode à NY... mais de jolies brownstones quartier calme de series télé. j'aurais aimé trainer 2h ici... y revenir... mais voilà je ne suis pas toute seule et la troupe en avait plein les pattes DONC on a pris la ligne D et on est rentré à brooklyn ...sa clim....ses pizzas king size...
JOUR 3 Dimanche... qui dit dimanche à NY dit gospel !!! après recherche sur differents forums, on est resté à Brooklyn dans notre quartier ou la population afro- americaine et surtout dans notre quartier est majoritaire donc nous avons fait le choix d'aller au Brooklyn Tabernacle; grosse congrégation avec site internet écrans géants et immense salle de culte. GENIAL !! 2 services nous avions choisi d'y aller à 9h (puis un à 11H) pas beaucoup de touristes 70% d'afro americains dans leur beaux habits du dimanche qui non seulement vivent la musique mais toutes les paroles du pasteur ..AMEN !! un choeur de 150 personnes d'horizons diverses une ambiance à donner envie d'aller à la messe tous les dimanches ! bien que le sermon un peu long et assez manichéen ait un peu géné mon fils , je conseille vivement , un vrai moment de partage et de grâce.
puis comme il faisait très chaud on a décidé d'aller nous mettre au frais et passer le reste de la journée sur GOVERNORS ISLAND mon coup de coeur du voyage !! une petite ile :ouest de Brooklyn, sud de Manhattan , navette toutes les heures du pier 6 de Brooklyn les week ends seulement ( 2$) et tous les jours de la pointe de Manhattan. déjà l' aménagement des berges de Brooklyn est sublime, le pier 6 tout aussi sublime avec une vue de plus à couper le souffle, on ne peut qu'apprécier encore et encore et encore ...

donc comme c'etait dimanche nous avons donc pris le bateau avec plein de familles juives orthodoxes à la recherche de frais... il faut savoir que NY est la premier ville juive au monde que près de 500000 vivent à Brooklyn en parfaite harmonie avec le reste de la population (mais bien entre eux tout de même !!) que ce sont des juifs orthodoxes très pratiquants et que nous en rencontrons assez peu en France , donc ce fut tout de même un curiosité pour nos enfants ( " en fait Raby Jacob existe ..!" ).... et donc un bon sujet culturel et religieux !!!! les femmes sont couvertes bras jambes +perruque , les hommes vetus en noir pantalon manteau chapeau, chemise blanche et meches de cheveux de chaque coté du visage, et vue la chaleur de la journée.... nous avons donc embarqué avec ces familles nombreuses dont je tiens à noter que les enfants sont très bien élevés, polis et peu bruyants.
donc Governors island ancienne ile militaire désertée oubliée qui renait de ses cendres depuis qq années , et c'est tant mieux !!! un petit bijou de verdure calme air marin, sans voiture avec de magnifiques maisons genre coloniales qui donne l'impression d'être reparti 100 ans en arrière; un havre de paix !!
à notre arrivée des food trucks en tout genre nous attendaient pour le pique nique ( dont la moitié casher bien sur !!) ... de magnifiques pelouses des arbres centenaires n'attendaient que nous ... ET LA VUE !!!
juste époustouflant.... on va bien finir par être blasé un jour quand même....
mais pas aujourd'hui !!
après 200 photos on a loué des vélos, juste une arnaque sachant qu'ils les louent pour 2 heures alors qu'on fait le tour en moins d'une heure et que ça coute une fortune, il vaut mieux utiliser le système de velo en libre service fraichement installé à NY et pas cher du tout dont il y a une station sur Governors. bon à savoir !
mais cette balade est très sympa ça permet de faire tous les chemins , ce dimanche là il y avait un rassemblement de vieux combi WW... le parfait cliché pour un parfait dimanche la statue de la liberté et Manhattan en fond !!
à faire et refaire !!!
au retour on a encore profité de du Brooklyn bridge park entre joueurs de basket, roller, canoé mouettes et ferry... trop beau.
JOUR 4 alors en ce lundi on s'attaque au monstre sacré de NY...tatatammm..roulement de tambour... l' EMPIRE STATE BUILDING !!! départ 8h17 de la maison ..9h on etait devant les caisses ! !il y avait tellement personne que je pensait qu'on se trompait d'entrée !! et quand je dis personne... c'est personne !!! on avait pris de lyon le pass NY explorer ou on paye en fonction du nombre d'attractions qu'on veut faire, on a choisi le pass 5 attractions (444€ à 4 quand meme !!) donc il faut bien choisir les attractions les plus chères pour que se soit rentable. 86 etages plus haut : NY à nos pieds !!! temps magnifique, vent bien frais, on oublie qu'on est à 400m !!! vue jusqu'à l'océan.. PARFAIT !!!

c'est un monstre sacré qu'il faut faire, à n'importe quelle heure de la journée c'est toujours magique !

ensuite la 5eme AVENUE nous attendant et ses boutiques toutes ses boutiques... j'adore la 5eme avenue pour moi la plus belle avenue au monde... ils ont fait le Niketown et nous Tiffany.. la boutique de la NBA... celle desYankee's....toutes ont la clim, merci !!!
Puis Grand Central .. magnifique gare et son plafond étoilé, tellement mythique et vue dans tellement de films.. vue magnifique de l'extérieur sur la Chrysler Building . on a déjeuné en sous sol dans le food court au frais. très bien je conseille.

on est resté dans le quartier visiter : le MOMA musée d'art moderne ... et toujours pas de queue au caisse... (pass) alors on a fait le choix de faire le MOMA plutôt que le MET parce qu'avec 2 grands ado il faut faire un choix culturel et que l'art moderne leur parle plus... sauf que leMOMA était en travaux (le 3etage condamné) donc moins d'oeuvres que prévu , mais des majeures quand même.. mais un peu déçue tout de même .. c'est un beau musée, on avait pris les audio guide et le jardin au milieu des building est un vrai havre de paix après avoir bien piétiné ! et on est rentré... effervescence au Barclay's center ou c'etait soirée catch... et quand on connait le gout des americains pour le catch c'etait rien que sur le trottoir un vrai spectacle qui nous a fait la soirée ! mais on est rentré regarder "hunger games" sous la clim....
JOUR 5
On des enfants... on a vu" la nuit au musée"... on va donc au musée d'histoire naturelle ! (pass) magnifique musée dans l'upper west side (metro direct pris en bas de chez nous). magnifique musée immense avec encore quelques salles vieillottes mais vraiment très chouette , je m'etais dit 2h30 ça sera déjà pas mal... c'est oublié mon fils qui a lu toutes les légendes et étiquettes on est donc resté 4H ! on aime ou pas les animaux empaillés mais rien que pour les décors peint en trompe l'oeil ça vaut le coup !! et la galerie des dinosaures !!
quand on est sorti on etait mort de faim... et grosse erreur on s'est arrété au premier food truck à la sortie du musée le long de central park... cher pas cuit ... on n'a pas été malade... c'est déjà ça !! d'ailleurs grosse déception sur les vendeurs de hot dog... ou sont passés les petits chariots de vendeurs de hot dog ( qui ne vendaient que des hot dog et des bretzel et non pas une carte qui va du burger au tacos au burritos halal...vendu par des pakistanais...) non vraiment je suis déçue ils sont ou les hot dog aux oignons confits avec du chou et de la moutarde à 2$ ??? rendez les nous !!!!! bref on est allé prendre le frais à Central Park.... c'est grand c'est beau il fait frais c'est presque calme.. on se pert un peu... on a rencontré des ecureuils.. des joggers, les chevaux, une mariée au chignon version Marge Simpsons robe meringue en converses turquoise ( le marié etait aussi en converses d'ailleurs ) , des musiciens, des filles au seins nus, des hippies devant le mémorial de john Lennon , Alice au pays de merveilles, des tas de Pokemon et beaucoup de chasseurs de Pokemon, des touristes, des embouteillages de barques, un cours de sabre laser..etc.... je crois qu'on aurait pu y passer la journée en fait !!!!
et on se retrouve devant chez Apple en haut de la 5eme... et prend la 61 avenue en direction du tramway qui est en fait un telephérique pour aller sur Roosevelt Island (gratuit le trajet avec la metrocard).

c'est super de passer entre les immeubles (ma fille qui a le vertige bien moins enchantée) puis longer le Queensboro bridge; on a trouvé ça génial. ma voisine une charmante dame qui habitait à NY depuis 32 ans ne l'avait jamais fait et a du sortir environ 35 "amazing!!!" en 5 mn de traversée!! le nord de l'ile est habité par des immeubles moches et il y avait au sud des hopitaux de quarantaine pour les malades de la varioles en destruction pour faire un beau parc arboré avec un beau point de vue. et vraiment ça vaut le détour surtout en été .. MAIS faites ce que je dis mais pas ce qu'on a fait !!! on y est allé donc en fin d'apres midi avec le soleil plombant la skyline DONC beau contre jour ... ET l'accès à la pointe le mémorial Roosevelt (encore un peu en travaux) est fermé le ...mardi !!! et nous étions mardi !! ce n'était pas indiqué sur le lonely planet ( ils foutent quoi les Guides !!) c'est peut être transitoire vu que les travaux ne sont pas finis, donc à verifier; mais ça va devenir un haut lieu pour les romantiques (y'a rien a faire ) et ceux qui en ont marre du tumulte de manhattan... donc on etait seul avec les écureuils et notre contre jour et moi au bout de ma vie, mes enfants me rassurants "c'est pas grave c'est pour qu'on revienne !!!" mais vraiment la promenade est très sympa.
mais comme on n'etait pas assez fatigués... on a fini le long du Brooklyn bridge park pour le coucher du soleil avec option skyline qui s'allume... rien que ça ca vaut le prix du voyage...

et on a enchainé avec le diner : pizzas chez juliana's pizza à Dumbo au pied du Brooklyn bridge. fondée en 2012 par Patsy Grimaldi le fondateur de la pizzeria GRIMALDI (institution de brooklyn) juste à coté , puis vendue au décès de sa femme (Juliana). mais comme il avait aussi vendu le nom... quand il a voulu remonter son affaire avec l'aide de ses enfants qq années après et il lui a donné le nom de sa femme JULIANA .. (j'ai mes indics sur Brooklyn) et donc ça fait un carton à juste titre car ce sont les meilleures pizzas de Brooklyn... de NY... du monde !!!! bien sur ça se mérite donc un peu d'attente mais ça vaut largement le coup ! une pure merveille tomate fraiche basilic frais et mozzarella qui file !!! et un prix raisonnable (NY quand même !)
JOUR 6
ALLEZ on s'attaque à l'autre monument New- Yorkais ... celui si cher à notre coeur de français... la STATUE DE LA LIBERTE !! billets pris de France (17$ par parsonne donc pas le coup avec le pass) avec bateau à 9h pas d'attente du tout. reaction collegiale "elle est petite en fait !!" bahh voui... enfin plus petite qu'on l'imagine.. en 1994 on etait monté dans la couronne... là on se limitera à la pelouse !
le ciel est bleu, la vue magnifique voilà tout est dit !
on enchaine avec la visite d'Ellis Island , et du musée de l' immigration : vraiment bien avec audio guide, instructif et presque nostalgique, bon je pense qu'il nous nous présente une version quelque peu édulcorée du rêve américain et les migrants mais c'est très bien.
retour à Batterie Park qui est franchement sympa avec le l'air et de la verdure, mais on décide d'aller déjeuner à south street Seaport à pied. c'est très joli, c'est propre, il y a un petit air marin plein de boutiques ça plait beaucoup aux touristes, moins au Lonely planet visiblement.. il y a un food court top nous on mange en terrasse chez Ambroise des sandwiches au crabe :une tuerie !! certes un peu cher mais un délice.
puis direction sous un soleil de plomb CHINATOWN. le trajet à pieds n'est pas vraiment touristiques mais on croise un tournage de film avec la star (qu'on ne connait pas) avec ses bigoudis sur la tête.. comme il faisait super chaud je pense qu'on n'a pas apprécié chinatown à sa juste valeur.. les enfants se sont trouvés TROP dans un autre monde, moi j'aime bien le coté ville dans la ville, ou tout est ecrit en chinois, on s'est perdu dans le petites rues, c'etait sympa pas trop de touristes. pas aussi bien que le chinatown de San francisco mais on ne va pas jouer les blasés snobs...
puis bien sûr on enchaine au coin d'une rue sur Little Italy....et ses touristes... mais c'est joli, sympa et bien clean... Mott street , Mulburry street .
et on enchaine avec SOHO....c'est beau c'est propre avec ses beaux immeubles ses ferroneries , ses façades avec les escaliers de secours exterieurs si NY... il y a 20 ans j'avais adoré ce quartier je me faisais un plaisir de le revoir... et bah raté... adieu les petites boutiques branchées, les galeries d'art, le côté hippie chic... tout est devenu trop chic, trop clean, trop "sex ans the city" !! Chanel Dior toutes les grandes marques françaises sont là donc pour le dépaysement on repassera, je trouve que ce quartier a perdu son âme.. dommage... west village et Greenwich c'est bien mieux ! donc on a repris Broadway ( ahhh broadway avenue et ses 22 km de shopping ..) :un hollister en face d'un immense American eagles à coté d'adidas, un Nike guère plus loin... etc..... et Zacky's ou j'ai trouvé les converses les moins cheres mais qui ferme boutique je crois..
on a fini la journée sur Washington square avec son arc de Triomphe , sa fontaine ou se baignaient des volleyeurs, un petit groupe de musique avec un super saxo, une fille en string (juste en string... il faisait très chaud à sa décharge...) qui vivait la musique... on est à NY et ça ne gêne personne ... en France essayer de mettre les pieds dans la fontaine de la Concorde et vous verrez.. on a fait une petite halte par hasard devant la célèbre "CAGE" ou se jouait bien sur un petit match de basket, à l'amical..en plein NY !
JOUR 7
GRASSE mat' !!!! petit dej Bagels au Bagels delight à coté de la maison... bon on n'a rien compris au fonctionnement de la carte mais c'était très bon et super pas cher. puis en route pour l INTREPID ( intrepid sea air & space museum) pier 86 sur l'Hudson river au niveau d' Hell's kitchen ; autre quartier en plein boom que j'ai découvert et qui m'a beaucoup plu, si je devais loger sur Manhattan je crois que je choisirai un petit appart dans le coin.
donc le musée est un immense porte avion qui a servi seulement pendant 17 ans dans les années 60 audio guide très intéressant et instructif (bien qu'un peu brouillon ) et anciens navigants et marines présents pour tout expliquer sur leur vie à bord, vraiment bien. on a croisé des avions mythiques et même le Concorde. et visite aussi d'un sous marin (le seul endroit ou l'on a fait la queue). un très bon moment .

Time square... et de jour c'est déjà qq chose !! cri du coeur de ma fille: "ça c'est New-York !" et on aimerait juste faire abstraction des milliers d'autres touristes !! alors... on va juste essayer de ne pas se perdre, hein?? !! alors dans mon beau planning je voulais faire top of the rock du Rockfeller Center au coucher du soleil et voir l' Empire state building s'embraser, le must du cliché.... bahh non il s'est mis à pleuvoir !!! et pas qu'un peu... donc on a fait les boutiques m&m's et Cie de Time square avec tous les autres touristes... ami agoraphobe welcome!!! il s'est arreté de pleuvoir mais les nuages sont bien restés donc on s'est baladé; on est allé à Columbus circle puis diner chez virgil's real barbecue, bien noté sur tripadvisor, un bon resto ricain avec ribs, Tbones steack..et des macaronis au fromages.. et du coca au litre... et les écrans de sport... super !
on a donc refait Time Square by night (sinon c'est pas drôle..)entre les écrans geants, les chevaux, les filles à poils, les touristes, le bruit, un parfait échantillon de tout ce que le monde offre de pire et de meilleur ( bien que pour le meilleur il faut être super positif...) mais les enfants ont adoré et rien que pour ça ça valait le coup... ça doit etre une question de d'âge...

puis en route pour le Rockfeller center pour monter au TOP OF THE ROCK by night ( on prend les billets et il nous donne une tranche horaire, c'est très bien fait pour ne pas faire la queue des heures, nous c'etait 22h) ascenseur vitré histoire de bien mettre en condition.. ma fille a eu le vertige (elle n'a du tout aimé!! ) , mon fils limite.... de nuit là haut, en extérieur, c'est vraiment grisant ! cependant grande question de tous les touristes en preparation de leur voyage à NY (moi la premiere) faut il faire TOP of the rock de jour ou de nuit, l'ESB de jour ou de nuit.....??? on fait parfois un peu comme on peut en fonction de la météo du monde.... l'Empire super le matin c'etait top si le temps est dégagé... ou viser la fin de journée ... en fait il faut surtout eviter la brume de chaleur qui plombe toute les couleurs... donc eviter le soleil au zenith qq soit le point de vue... après tout est beau quand on est sur le toit de NY !
alors oui on a une très belle vue , surtout sur l' Empire state building iluminé, mais vraiment je préfère les vues de jour... et même plus: les vues de jour du sol.... ce sont celles qui m'ont provoqué les plus belles émotions. tous les points de vue de la skyline de NY sont tous tellement impressionnants, ces building les pieds dans l'eau.... bref, c'est vraiment à faire et je crois que j'aurais adoré au coucher du soleil, MAIS...... il faut bien revenir pour qq chose !!!

JOUR 8
aujourd'hui on reste à Brooklyn !! matinée shopping : tout est à Brooklyn : baskets, american eagles (ou toute la boutique etait entre - 40 et -60 %), Gap, aeropostale etc, et je passe les boutiques bling de rappeurs comme Jay's !!! shopping indécent ou on n'aura pas assez de nos 8 bras pour tout porter !! dej chez IHOP et ses pancakes..
puis on file vers le sud de Brooklyn en direction de Park Slope très prisé des bobo new yorkais , des français qui vivent outre atlantique Prospect park :the place to be. on comprend car c'est très chouette, branché mais calme, jolies maisons, jolies boutiques , resto bio, beau parc, pas encore trop aseptisé , un endroit ou il fait bon vivre et déjà hors de prix !! à approfondir quand il fera moins chaud !! on prend donc le Metro pour filer à Coney island ..SE BAIGNER !!! Coney island .. comment dire... on aime ...ou pas.... si on est positif on trouve ça pittoresque , américain à souhait , sympathique voir fun... si on est négatif on se dit de suite que ça craint un peu et que le soir ça ne me tenterai que moyennement.... moi j'ai bien aimé , la promenade en bois est très chouette , le sable est blanc, la mer est bonne (pas bien limpide quand même) pas trop de monde un très bon moment quand on veut s'échapper du tumultueux Manhattan. quand on a plus de temps et qu'on veut éviter le coté Amérique profonde populaire et rester dans le jeune beau et branché new yorkais, la jeunesse prend donc le métro pendant 1h et file plus au nord sur Long Island vers JFK les belles plages sauvages de Rockaway beach dans le Queens. ça à l'air très bien mais il faut avoir plus de temps, mais on peu y aller en métro.
on est rentré , rafraichis , prendre notre pizza chez "not ray's pizza"... un peu débordé en ce samedi soir !
JOUR 9
encore Brooklyn !!! le fleamarket de Fort greene... puis à pied jusqu'à WILLIAMSBURG.... on remonte donc Lafayette ave assez chic, belles maisons, très résidentiel, très chouette mais pas de métro... puis on rejoint Lee Avenue et le quartier juif orthodoxe . alors le samedi comme c'est Shabbat, c'est un peu mort , peu de monde dans les rues et magasins fermés, donc mauvaise pioche !! mais on peu se faire une bonne idée tout est écrit en hebreux, on a croisé des hommes en route pour la synagogue avec toque en fourrure etc.. et bus scolaires bien garés par dizaines pour les emmener travailler sur Manhattan .. les autres jours... alors à voir, si on etait venu un autre jour on aurait peut être eu l'impression de jouer les voyeurs... en tout cas un autre monde... puis au détour d'une rue on arrive sur Bedford avenue , welcome in Williamsburg nouveau quartier hipster bobo branché de Brooklyn ! le jour et la nuit entre les 2 quartiers... vive NY !! quartier top ! jolies maisons, petites boutiques (Apple viens d'installer un grand Apple store c'est dire que le quartier prend de l'essor, donc va t il rester aussi charmant et cool... à voir). pour l'instant c'est super branché , du street art à tous les coins de rues . on adore !

on se promène dans tout le quartier mais en ratant surement des tas de trucs , pleins d'entrepots en pleine mutation. on a l'impression de toucher un peu plus le vrai NY. on a rendez vous au Smorgasburg de williamsburg qui se trouve tous les samedis de 10h à 17h au Park de l'east river

voilà tout est dit sur le point de vue (et un de plus !!!)
alors Smorgasburg, concept new yorkais en vogue qui se développe ailleurs aux USA. sorte de grand marché de bouffe en tout genre! une cinquantaines de petites échoppes: du cookie au smoothie, du burger vegan au tacos bio à la brochette de kangourou, tout est bio et homemade !! on pioche à droite à gauche , prix modique, très sympa , jeune et branché dans le parc à la vue de folie... mais comme on est en Amerique tout est bien cadré: une seule entrée , distributeur de billets bien placé et pour ceux qui veulent boire une biere bien fraiche comme le souhaiterait chaque bon français un jour de canicule, il faut avoir 21 ans pour accéder au parc de buveurs d'alcool ( genre parc à chiens, faut être honnête !!) . mais bon nobody's perfect.... mais on se sent tellement à NY ...non Brooklyn, loin du circuit des touristes ... et c'est bien....
donc Williamsburg , (et je pense vraiment qu'il faut pousser jusqu' à Greenpoint plus au nord donc on reviendra...) c'est top mais question transport c'est naze... une seule ligne, la L qui traverse jusqu'à Union square. sinon tu marches ou tu décriptes le réseau bus, si tu trouves un arrêt......
donc pour nos dernières heures on ira sur les traces de Marilyn Monroe dans sa robe blanche et sa grille de métro (souhait de ma fille )..angle 52 east et lexington Ave... mais depuis que Marilyn a montré sa culotte à la terre entière le quartier a été entièrement refait jusqu'aux trottoirs je crois et donc il faut beaucoup d'imagination... même pas une petite plaque commémorative, rien , que dal.... aucun respect !!! donc si vous avez les mêmes envies que ma fille :oubliez... chassez plutot le pokémon !! mais un wallgreen donc on est allé acheter de l'aspirine pour toute la famille comme cadeau souvenir !
et on est rentré en passant par Union faire du shopping et faire nos bagages...
JOUR 10
encore qq heures.... passons les au brooklyn bridge parc et sa sublime promenade encore et toujours... à pied par les beaux quartiers.... dernières photos... au retour arrêt au Shake Shack ( vraiment excellents !!) pour un dernier burger bio, entourés et Beyoncé(s) branchées , de familles sortant de la messes toutes endimanchées, de filles au cheveux bleus, de maman bobo qui allaitent... ohhh comme ça va me manquer toute cette mixité si riche à new-York, cette liberté, cette énergie....
donc après 152 km de bitume new-yorkais plus tard avalés par nos petits pieds, on a fermé les valises , pris le metro... l'airtrain.... et on est rentré .... parce qu'il faut bien un jour....

on s' était dit on reviendra... c'est fait.... la Big Apple a bien changé... en bien... reflet de Sinatra et d' Alicia keys , une vraie ville peut etre pas tout à fait l'Amerique mais tellement envoutante, libre et magique que bien sur on reviendra... encore ....
aout 2016 second voyage à New York en amoureux... avec 2 grands ado en sup !!
meme si l'essentiel est toujours là New-York a quand même bien changé... en bien... alors on voulait faire partager à ceux qui en rêve.. car on rêve tous un jour de NY... et bien sûr toute la famille a adoré !
pour les choses pratiques : billets réservés en avril Lyon/Madrid/new york JFK 530€ par personne logement airbnb sur Brooklyn fort greene 1600€ pour 10 nuits rez de chaussée d'un brownstone avec jardinet; moderne , pratique, super équipé, tout neuf, super calme plein de metro commerces resto: IDEAL !! on a choisi Brooklyn par choix parce qu'on en avait entendu que du bien , et je veux bien jouer les vrais touristes, mais pas que.. que je voulais rentrer le soir dans un vrai quartier avec une vraie vie, avec de vraies gens qui vivent là , loin des touristes, du bruit de Manhattan. on a adoré un vrai coup de coeur pour Brooklyn, le quartier assez upper middle class ou le bobo bio commence à etre bien présent mais encore assez mix et vivant . je recommande 100 fois !!! en plus le Brooklyn bridge park à 20mn à pied les metros à 5mn ( au moins 6 lignes qui partent sur Manhattan ) en 20mn à Union square. parfait !
arrivée à New York JFK ( douane et récupération des bagages jamais vue aussi rapide !) on a pris l'airtrain ( on a pris le pass de 10 trajets 25$ alors que l'unité c'est 5$ donc plus rentable pour 4 pour faire l' aller retour ) puis le Metro, pour Brooklyn c'est très pratique et direct. ensuite carte de metro pour une semaine à 31$.
JOUR 1 debout à 5h j'ai en le temps d'aller faire les courses chez les indiens pakistanais du quartier pour le petit dej !! on découvre le quartier, il fait bien chaud (et oui à new york en été il fait chaud... et les 3 premiers jours on a pris l'option humidité en plus, histoire de se sentir dans un hammam et d'etre poisseux toute la journée et d'adopter la coupe afro !! et honnêtement c'etait un peu dur en plus de décallage horaire mais on est à New york et on avance !!) j'avais fait un joli planning avec des couleurs et tout et tout , le premier jour on etait dejà dedans...raté !! en fait j'avais prévu un planning light pour ne pas courir d'un point à un autre mais j'avais complètement zappé le shopping... et avec 2 ado on a eu notre dose !! on a donc fait tous les magasins de sport dès qu'une paire de baskets etait en vitrine c'etait pour nous !!! mais comme les boutiques etaient climatisées on a rien dit et on a pris notre rythme... 500m, une boutique de sport...500m, une boutique de baskets... et on a appris à caller le planning!!! Donc : on est parti à pieds en direction du Brooklyn bridge park en passant par brooklyn heights: magnifique quartier résidentiel avec sublimes maisons dont les plus veinards ont la vue sur la skyline !! tellement chic ...calme cosy...on juste envie de venir vivre là et couler des jours heureux sur sa terrasse un mojito à la main face à Manhattan.... mais nous on est des touristes et on prendra juste 28 photos!! nos ados un sourire jusqu'aux oreilles !!

ensuite pose Shake shack le "mac do" branché new yorkais bobo bio fait à la demande avec son menu pour chiens à 7$ (ça se merite d'etre un chien à NY !!) MAIS abordable ET SUPER BON !!! oui oui oui on recommande !! puis DUMBO le brooklyn bridge, le Jane carousel , le point de vue de Water street... et une vue à couper le souffle, MAGIC !

traversée du pont à pied, tellement mythique !!! on en prend plein les yeux. bien sûr plein de touristes ont eu la meme idée !!.. la fin sous un soleil de plomb !

Financial district ... premiers buildings, début de notre croisade new-yorkaise la tête en l'air ! One world trade district ( il y a 22 ans on était monté en haut des tours jumelles, alors bien sur pour nous ça nous parle, ce lieu est devenu un symbole même pour nos ados. c'est vraiment bien ce qu'ils ont fait un très beau lieu de recueillement plein d'émotion et très symbolique.) on n' a pas fait le musée car trop de queue il faisait très chaud et le décalage horaire commençait à se faire sentir donc on est reparti en direction de Wall street qui franchement ressemble à un décors de cinema tellement c'est devenu sécurisé et aseptisé... et pour finir au bout de Broadway le taureaux en bronze ses cornes et ses cou.... (ça porte bonheur) à partager sur la photo avec un bus de chinois !!
on est rentré... on a fait halte au Stop and shop le supermarché en face du barclay's center.. et moi les supermarchés americains c'est mon disneyland à moi j'adore !!! on s'est de suite rendu compte que le dollar n'etait vraiment plus à notre avantage et que NY etait super cher !!! OUI la bouffe à NY est super chère !!! on etait cuit on s'est mis à la clim pour regarder dirty dancing !!
JOUR 2
Après les infos du jour entre 6 et 8h , en route en métro jusqu'à UNION Square, et là on a découvert 2 choses : le métro new yorkais c'est pas compliqué.. sauf que toutes les lignes ne fonctionnent pas le week end... et que les express ne s'arrêtent pas dans toutes les stations ( c'est un peu une évidence vu que c'est un express)... mais on comprend pas toute suite où il s'arrête.. et ne s'arrête pas... on comprend quand il ne s'arrête pas dans notre station et nous passe sous le nez ...sinon c'est assez simple. ET que le métro est climatisé ... super! genre 20 dégrés ...resuper !!!! MAIS pas les stations !!! genre 45°....moins super... donc Union square très jolie place avec petit marché bio hors de prix mais très sympa au milieu des joueurs d'échec et des écureuils. Montée au dernier étage de la boutique DSW (des chaussures !!) magnifique vue sur la place et première approche de l'EMPIRE STATE BUILDING!! il y a aussi un grand American eagles ... Flatiron Building jolie place avec des tables et chaises à dispo pour profiter de la vue et du spectacle de la rue , pour nous on a eu droit à 2 shooting photos : des enfants pour des fringues visiblement, et une Paris Hilton en tenue de soirée qui a traversé son passage piétons 14 fois !

ensuite autre spectacle à NY : les orages !! parce qu'en été ce sont de grands moments ça rafraichit mais augmente l'effet hammam !!! donc on a couru entre les gouttes, trouvé un resto et fini chez Macy's en vue d'acheter des jeans mais c'est immense mal foutu pas de vendeur, le bazar... bref on n' a rien trouvé ! comme le soleil est revenu on a rejoint la HIGH LINE..bon c'etait samedi on etait pas tout seul mais c'est vraiment un coup de coeur un havre de paix, presque calme dans la verdure on a meme trouvé un coin de pelouse pour profiter. vraiment à faire ! c'est pas très long, il faut compter une bonne heure mais une jolie balade dans un quartier en plein boom. arret au chelsea market (branché, cher plein de resto, plein de touristes, mais je voulais le faire...c'est fait !)

arrêt de la higt line dans meatpacking district (ancien quartier d'abattoirs) tout en voie de restauration super quartier branché ou il fait bon vivre et pleine mutation. West Village :quand j'en aurais marre de Brooklyn et de ma terrasse sur la skyline c'est là que je viendrais m'installer !! j'ai adoré, ma fille a adoré, on a meme trouvé une terrasse pour boire un verre, de jolies petites boutiques , l'immeuble de "Friends" (qui est tout petit en fait !!dixit les ados). il ne faut pas se voiler la face c'est un beau quartier gay friendly pour gens bien propres qui mangent bio de préférence vegan même, c'est la mode à NY... mais de jolies brownstones quartier calme de series télé. j'aurais aimé trainer 2h ici... y revenir... mais voilà je ne suis pas toute seule et la troupe en avait plein les pattes DONC on a pris la ligne D et on est rentré à brooklyn ...sa clim....ses pizzas king size...
JOUR 3 Dimanche... qui dit dimanche à NY dit gospel !!! après recherche sur differents forums, on est resté à Brooklyn dans notre quartier ou la population afro- americaine et surtout dans notre quartier est majoritaire donc nous avons fait le choix d'aller au Brooklyn Tabernacle; grosse congrégation avec site internet écrans géants et immense salle de culte. GENIAL !! 2 services nous avions choisi d'y aller à 9h (puis un à 11H) pas beaucoup de touristes 70% d'afro americains dans leur beaux habits du dimanche qui non seulement vivent la musique mais toutes les paroles du pasteur ..AMEN !! un choeur de 150 personnes d'horizons diverses une ambiance à donner envie d'aller à la messe tous les dimanches ! bien que le sermon un peu long et assez manichéen ait un peu géné mon fils , je conseille vivement , un vrai moment de partage et de grâce.
puis comme il faisait très chaud on a décidé d'aller nous mettre au frais et passer le reste de la journée sur GOVERNORS ISLAND mon coup de coeur du voyage !! une petite ile :ouest de Brooklyn, sud de Manhattan , navette toutes les heures du pier 6 de Brooklyn les week ends seulement ( 2$) et tous les jours de la pointe de Manhattan. déjà l' aménagement des berges de Brooklyn est sublime, le pier 6 tout aussi sublime avec une vue de plus à couper le souffle, on ne peut qu'apprécier encore et encore et encore ...

donc comme c'etait dimanche nous avons donc pris le bateau avec plein de familles juives orthodoxes à la recherche de frais... il faut savoir que NY est la premier ville juive au monde que près de 500000 vivent à Brooklyn en parfaite harmonie avec le reste de la population (mais bien entre eux tout de même !!) que ce sont des juifs orthodoxes très pratiquants et que nous en rencontrons assez peu en France , donc ce fut tout de même un curiosité pour nos enfants ( " en fait Raby Jacob existe ..!" ).... et donc un bon sujet culturel et religieux !!!! les femmes sont couvertes bras jambes +perruque , les hommes vetus en noir pantalon manteau chapeau, chemise blanche et meches de cheveux de chaque coté du visage, et vue la chaleur de la journée.... nous avons donc embarqué avec ces familles nombreuses dont je tiens à noter que les enfants sont très bien élevés, polis et peu bruyants.
donc Governors island ancienne ile militaire désertée oubliée qui renait de ses cendres depuis qq années , et c'est tant mieux !!! un petit bijou de verdure calme air marin, sans voiture avec de magnifiques maisons genre coloniales qui donne l'impression d'être reparti 100 ans en arrière; un havre de paix !!
à notre arrivée des food trucks en tout genre nous attendaient pour le pique nique ( dont la moitié casher bien sur !!) ... de magnifiques pelouses des arbres centenaires n'attendaient que nous ... ET LA VUE !!!
juste époustouflant.... on va bien finir par être blasé un jour quand même....
mais pas aujourd'hui !!
après 200 photos on a loué des vélos, juste une arnaque sachant qu'ils les louent pour 2 heures alors qu'on fait le tour en moins d'une heure et que ça coute une fortune, il vaut mieux utiliser le système de velo en libre service fraichement installé à NY et pas cher du tout dont il y a une station sur Governors. bon à savoir !
mais cette balade est très sympa ça permet de faire tous les chemins , ce dimanche là il y avait un rassemblement de vieux combi WW... le parfait cliché pour un parfait dimanche la statue de la liberté et Manhattan en fond !!
à faire et refaire !!!au retour on a encore profité de du Brooklyn bridge park entre joueurs de basket, roller, canoé mouettes et ferry... trop beau.
JOUR 4 alors en ce lundi on s'attaque au monstre sacré de NY...tatatammm..roulement de tambour... l' EMPIRE STATE BUILDING !!! départ 8h17 de la maison ..9h on etait devant les caisses ! !il y avait tellement personne que je pensait qu'on se trompait d'entrée !! et quand je dis personne... c'est personne !!! on avait pris de lyon le pass NY explorer ou on paye en fonction du nombre d'attractions qu'on veut faire, on a choisi le pass 5 attractions (444€ à 4 quand meme !!) donc il faut bien choisir les attractions les plus chères pour que se soit rentable. 86 etages plus haut : NY à nos pieds !!! temps magnifique, vent bien frais, on oublie qu'on est à 400m !!! vue jusqu'à l'océan.. PARFAIT !!!

c'est un monstre sacré qu'il faut faire, à n'importe quelle heure de la journée c'est toujours magique !

ensuite la 5eme AVENUE nous attendant et ses boutiques toutes ses boutiques... j'adore la 5eme avenue pour moi la plus belle avenue au monde... ils ont fait le Niketown et nous Tiffany.. la boutique de la NBA... celle desYankee's....toutes ont la clim, merci !!!
Puis Grand Central .. magnifique gare et son plafond étoilé, tellement mythique et vue dans tellement de films.. vue magnifique de l'extérieur sur la Chrysler Building . on a déjeuné en sous sol dans le food court au frais. très bien je conseille.

on est resté dans le quartier visiter : le MOMA musée d'art moderne ... et toujours pas de queue au caisse... (pass) alors on a fait le choix de faire le MOMA plutôt que le MET parce qu'avec 2 grands ado il faut faire un choix culturel et que l'art moderne leur parle plus... sauf que leMOMA était en travaux (le 3etage condamné) donc moins d'oeuvres que prévu , mais des majeures quand même.. mais un peu déçue tout de même .. c'est un beau musée, on avait pris les audio guide et le jardin au milieu des building est un vrai havre de paix après avoir bien piétiné ! et on est rentré... effervescence au Barclay's center ou c'etait soirée catch... et quand on connait le gout des americains pour le catch c'etait rien que sur le trottoir un vrai spectacle qui nous a fait la soirée ! mais on est rentré regarder "hunger games" sous la clim....
JOUR 5
On des enfants... on a vu" la nuit au musée"... on va donc au musée d'histoire naturelle ! (pass) magnifique musée dans l'upper west side (metro direct pris en bas de chez nous). magnifique musée immense avec encore quelques salles vieillottes mais vraiment très chouette , je m'etais dit 2h30 ça sera déjà pas mal... c'est oublié mon fils qui a lu toutes les légendes et étiquettes on est donc resté 4H ! on aime ou pas les animaux empaillés mais rien que pour les décors peint en trompe l'oeil ça vaut le coup !! et la galerie des dinosaures !!
quand on est sorti on etait mort de faim... et grosse erreur on s'est arrété au premier food truck à la sortie du musée le long de central park... cher pas cuit ... on n'a pas été malade... c'est déjà ça !! d'ailleurs grosse déception sur les vendeurs de hot dog... ou sont passés les petits chariots de vendeurs de hot dog ( qui ne vendaient que des hot dog et des bretzel et non pas une carte qui va du burger au tacos au burritos halal...vendu par des pakistanais...) non vraiment je suis déçue ils sont ou les hot dog aux oignons confits avec du chou et de la moutarde à 2$ ??? rendez les nous !!!!! bref on est allé prendre le frais à Central Park.... c'est grand c'est beau il fait frais c'est presque calme.. on se pert un peu... on a rencontré des ecureuils.. des joggers, les chevaux, une mariée au chignon version Marge Simpsons robe meringue en converses turquoise ( le marié etait aussi en converses d'ailleurs ) , des musiciens, des filles au seins nus, des hippies devant le mémorial de john Lennon , Alice au pays de merveilles, des tas de Pokemon et beaucoup de chasseurs de Pokemon, des touristes, des embouteillages de barques, un cours de sabre laser..etc.... je crois qu'on aurait pu y passer la journée en fait !!!!
et on se retrouve devant chez Apple en haut de la 5eme... et prend la 61 avenue en direction du tramway qui est en fait un telephérique pour aller sur Roosevelt Island (gratuit le trajet avec la metrocard).

c'est super de passer entre les immeubles (ma fille qui a le vertige bien moins enchantée) puis longer le Queensboro bridge; on a trouvé ça génial. ma voisine une charmante dame qui habitait à NY depuis 32 ans ne l'avait jamais fait et a du sortir environ 35 "amazing!!!" en 5 mn de traversée!! le nord de l'ile est habité par des immeubles moches et il y avait au sud des hopitaux de quarantaine pour les malades de la varioles en destruction pour faire un beau parc arboré avec un beau point de vue. et vraiment ça vaut le détour surtout en été .. MAIS faites ce que je dis mais pas ce qu'on a fait !!! on y est allé donc en fin d'apres midi avec le soleil plombant la skyline DONC beau contre jour ... ET l'accès à la pointe le mémorial Roosevelt (encore un peu en travaux) est fermé le ...mardi !!! et nous étions mardi !! ce n'était pas indiqué sur le lonely planet ( ils foutent quoi les Guides !!) c'est peut être transitoire vu que les travaux ne sont pas finis, donc à verifier; mais ça va devenir un haut lieu pour les romantiques (y'a rien a faire ) et ceux qui en ont marre du tumulte de manhattan... donc on etait seul avec les écureuils et notre contre jour et moi au bout de ma vie, mes enfants me rassurants "c'est pas grave c'est pour qu'on revienne !!!" mais vraiment la promenade est très sympa.
mais comme on n'etait pas assez fatigués... on a fini le long du Brooklyn bridge park pour le coucher du soleil avec option skyline qui s'allume... rien que ça ca vaut le prix du voyage...

et on a enchainé avec le diner : pizzas chez juliana's pizza à Dumbo au pied du Brooklyn bridge. fondée en 2012 par Patsy Grimaldi le fondateur de la pizzeria GRIMALDI (institution de brooklyn) juste à coté , puis vendue au décès de sa femme (Juliana). mais comme il avait aussi vendu le nom... quand il a voulu remonter son affaire avec l'aide de ses enfants qq années après et il lui a donné le nom de sa femme JULIANA .. (j'ai mes indics sur Brooklyn) et donc ça fait un carton à juste titre car ce sont les meilleures pizzas de Brooklyn... de NY... du monde !!!! bien sur ça se mérite donc un peu d'attente mais ça vaut largement le coup ! une pure merveille tomate fraiche basilic frais et mozzarella qui file !!! et un prix raisonnable (NY quand même !)
JOUR 6
ALLEZ on s'attaque à l'autre monument New- Yorkais ... celui si cher à notre coeur de français... la STATUE DE LA LIBERTE !! billets pris de France (17$ par parsonne donc pas le coup avec le pass) avec bateau à 9h pas d'attente du tout. reaction collegiale "elle est petite en fait !!" bahh voui... enfin plus petite qu'on l'imagine.. en 1994 on etait monté dans la couronne... là on se limitera à la pelouse !
le ciel est bleu, la vue magnifique voilà tout est dit !on enchaine avec la visite d'Ellis Island , et du musée de l' immigration : vraiment bien avec audio guide, instructif et presque nostalgique, bon je pense qu'il nous nous présente une version quelque peu édulcorée du rêve américain et les migrants mais c'est très bien.
retour à Batterie Park qui est franchement sympa avec le l'air et de la verdure, mais on décide d'aller déjeuner à south street Seaport à pied. c'est très joli, c'est propre, il y a un petit air marin plein de boutiques ça plait beaucoup aux touristes, moins au Lonely planet visiblement.. il y a un food court top nous on mange en terrasse chez Ambroise des sandwiches au crabe :une tuerie !! certes un peu cher mais un délice.
puis direction sous un soleil de plomb CHINATOWN. le trajet à pieds n'est pas vraiment touristiques mais on croise un tournage de film avec la star (qu'on ne connait pas) avec ses bigoudis sur la tête.. comme il faisait super chaud je pense qu'on n'a pas apprécié chinatown à sa juste valeur.. les enfants se sont trouvés TROP dans un autre monde, moi j'aime bien le coté ville dans la ville, ou tout est ecrit en chinois, on s'est perdu dans le petites rues, c'etait sympa pas trop de touristes. pas aussi bien que le chinatown de San francisco mais on ne va pas jouer les blasés snobs...
puis bien sûr on enchaine au coin d'une rue sur Little Italy....et ses touristes... mais c'est joli, sympa et bien clean... Mott street , Mulburry street .
et on enchaine avec SOHO....c'est beau c'est propre avec ses beaux immeubles ses ferroneries , ses façades avec les escaliers de secours exterieurs si NY... il y a 20 ans j'avais adoré ce quartier je me faisais un plaisir de le revoir... et bah raté... adieu les petites boutiques branchées, les galeries d'art, le côté hippie chic... tout est devenu trop chic, trop clean, trop "sex ans the city" !! Chanel Dior toutes les grandes marques françaises sont là donc pour le dépaysement on repassera, je trouve que ce quartier a perdu son âme.. dommage... west village et Greenwich c'est bien mieux ! donc on a repris Broadway ( ahhh broadway avenue et ses 22 km de shopping ..) :un hollister en face d'un immense American eagles à coté d'adidas, un Nike guère plus loin... etc..... et Zacky's ou j'ai trouvé les converses les moins cheres mais qui ferme boutique je crois..
on a fini la journée sur Washington square avec son arc de Triomphe , sa fontaine ou se baignaient des volleyeurs, un petit groupe de musique avec un super saxo, une fille en string (juste en string... il faisait très chaud à sa décharge...) qui vivait la musique... on est à NY et ça ne gêne personne ... en France essayer de mettre les pieds dans la fontaine de la Concorde et vous verrez.. on a fait une petite halte par hasard devant la célèbre "CAGE" ou se jouait bien sur un petit match de basket, à l'amical..en plein NY !
JOUR 7
GRASSE mat' !!!! petit dej Bagels au Bagels delight à coté de la maison... bon on n'a rien compris au fonctionnement de la carte mais c'était très bon et super pas cher. puis en route pour l INTREPID ( intrepid sea air & space museum) pier 86 sur l'Hudson river au niveau d' Hell's kitchen ; autre quartier en plein boom que j'ai découvert et qui m'a beaucoup plu, si je devais loger sur Manhattan je crois que je choisirai un petit appart dans le coin.
donc le musée est un immense porte avion qui a servi seulement pendant 17 ans dans les années 60 audio guide très intéressant et instructif (bien qu'un peu brouillon ) et anciens navigants et marines présents pour tout expliquer sur leur vie à bord, vraiment bien. on a croisé des avions mythiques et même le Concorde. et visite aussi d'un sous marin (le seul endroit ou l'on a fait la queue). un très bon moment .

Time square... et de jour c'est déjà qq chose !! cri du coeur de ma fille: "ça c'est New-York !" et on aimerait juste faire abstraction des milliers d'autres touristes !! alors... on va juste essayer de ne pas se perdre, hein?? !! alors dans mon beau planning je voulais faire top of the rock du Rockfeller Center au coucher du soleil et voir l' Empire state building s'embraser, le must du cliché.... bahh non il s'est mis à pleuvoir !!! et pas qu'un peu... donc on a fait les boutiques m&m's et Cie de Time square avec tous les autres touristes... ami agoraphobe welcome!!! il s'est arreté de pleuvoir mais les nuages sont bien restés donc on s'est baladé; on est allé à Columbus circle puis diner chez virgil's real barbecue, bien noté sur tripadvisor, un bon resto ricain avec ribs, Tbones steack..et des macaronis au fromages.. et du coca au litre... et les écrans de sport... super !
on a donc refait Time Square by night (sinon c'est pas drôle..)entre les écrans geants, les chevaux, les filles à poils, les touristes, le bruit, un parfait échantillon de tout ce que le monde offre de pire et de meilleur ( bien que pour le meilleur il faut être super positif...) mais les enfants ont adoré et rien que pour ça ça valait le coup... ça doit etre une question de d'âge...

puis en route pour le Rockfeller center pour monter au TOP OF THE ROCK by night ( on prend les billets et il nous donne une tranche horaire, c'est très bien fait pour ne pas faire la queue des heures, nous c'etait 22h) ascenseur vitré histoire de bien mettre en condition.. ma fille a eu le vertige (elle n'a du tout aimé!! ) , mon fils limite.... de nuit là haut, en extérieur, c'est vraiment grisant ! cependant grande question de tous les touristes en preparation de leur voyage à NY (moi la premiere) faut il faire TOP of the rock de jour ou de nuit, l'ESB de jour ou de nuit.....??? on fait parfois un peu comme on peut en fonction de la météo du monde.... l'Empire super le matin c'etait top si le temps est dégagé... ou viser la fin de journée ... en fait il faut surtout eviter la brume de chaleur qui plombe toute les couleurs... donc eviter le soleil au zenith qq soit le point de vue... après tout est beau quand on est sur le toit de NY !
alors oui on a une très belle vue , surtout sur l' Empire state building iluminé, mais vraiment je préfère les vues de jour... et même plus: les vues de jour du sol.... ce sont celles qui m'ont provoqué les plus belles émotions. tous les points de vue de la skyline de NY sont tous tellement impressionnants, ces building les pieds dans l'eau.... bref, c'est vraiment à faire et je crois que j'aurais adoré au coucher du soleil, MAIS...... il faut bien revenir pour qq chose !!!

JOUR 8
aujourd'hui on reste à Brooklyn !! matinée shopping : tout est à Brooklyn : baskets, american eagles (ou toute la boutique etait entre - 40 et -60 %), Gap, aeropostale etc, et je passe les boutiques bling de rappeurs comme Jay's !!! shopping indécent ou on n'aura pas assez de nos 8 bras pour tout porter !! dej chez IHOP et ses pancakes..
puis on file vers le sud de Brooklyn en direction de Park Slope très prisé des bobo new yorkais , des français qui vivent outre atlantique Prospect park :the place to be. on comprend car c'est très chouette, branché mais calme, jolies maisons, jolies boutiques , resto bio, beau parc, pas encore trop aseptisé , un endroit ou il fait bon vivre et déjà hors de prix !! à approfondir quand il fera moins chaud !! on prend donc le Metro pour filer à Coney island ..SE BAIGNER !!! Coney island .. comment dire... on aime ...ou pas.... si on est positif on trouve ça pittoresque , américain à souhait , sympathique voir fun... si on est négatif on se dit de suite que ça craint un peu et que le soir ça ne me tenterai que moyennement.... moi j'ai bien aimé , la promenade en bois est très chouette , le sable est blanc, la mer est bonne (pas bien limpide quand même) pas trop de monde un très bon moment quand on veut s'échapper du tumultueux Manhattan. quand on a plus de temps et qu'on veut éviter le coté Amérique profonde populaire et rester dans le jeune beau et branché new yorkais, la jeunesse prend donc le métro pendant 1h et file plus au nord sur Long Island vers JFK les belles plages sauvages de Rockaway beach dans le Queens. ça à l'air très bien mais il faut avoir plus de temps, mais on peu y aller en métro.
on est rentré , rafraichis , prendre notre pizza chez "not ray's pizza"... un peu débordé en ce samedi soir !
JOUR 9
encore Brooklyn !!! le fleamarket de Fort greene... puis à pied jusqu'à WILLIAMSBURG.... on remonte donc Lafayette ave assez chic, belles maisons, très résidentiel, très chouette mais pas de métro... puis on rejoint Lee Avenue et le quartier juif orthodoxe . alors le samedi comme c'est Shabbat, c'est un peu mort , peu de monde dans les rues et magasins fermés, donc mauvaise pioche !! mais on peu se faire une bonne idée tout est écrit en hebreux, on a croisé des hommes en route pour la synagogue avec toque en fourrure etc.. et bus scolaires bien garés par dizaines pour les emmener travailler sur Manhattan .. les autres jours... alors à voir, si on etait venu un autre jour on aurait peut être eu l'impression de jouer les voyeurs... en tout cas un autre monde... puis au détour d'une rue on arrive sur Bedford avenue , welcome in Williamsburg nouveau quartier hipster bobo branché de Brooklyn ! le jour et la nuit entre les 2 quartiers... vive NY !! quartier top ! jolies maisons, petites boutiques (Apple viens d'installer un grand Apple store c'est dire que le quartier prend de l'essor, donc va t il rester aussi charmant et cool... à voir). pour l'instant c'est super branché , du street art à tous les coins de rues . on adore !

on se promène dans tout le quartier mais en ratant surement des tas de trucs , pleins d'entrepots en pleine mutation. on a l'impression de toucher un peu plus le vrai NY. on a rendez vous au Smorgasburg de williamsburg qui se trouve tous les samedis de 10h à 17h au Park de l'east river

voilà tout est dit sur le point de vue (et un de plus !!!)
alors Smorgasburg, concept new yorkais en vogue qui se développe ailleurs aux USA. sorte de grand marché de bouffe en tout genre! une cinquantaines de petites échoppes: du cookie au smoothie, du burger vegan au tacos bio à la brochette de kangourou, tout est bio et homemade !! on pioche à droite à gauche , prix modique, très sympa , jeune et branché dans le parc à la vue de folie... mais comme on est en Amerique tout est bien cadré: une seule entrée , distributeur de billets bien placé et pour ceux qui veulent boire une biere bien fraiche comme le souhaiterait chaque bon français un jour de canicule, il faut avoir 21 ans pour accéder au parc de buveurs d'alcool ( genre parc à chiens, faut être honnête !!) . mais bon nobody's perfect.... mais on se sent tellement à NY ...non Brooklyn, loin du circuit des touristes ... et c'est bien....
donc Williamsburg , (et je pense vraiment qu'il faut pousser jusqu' à Greenpoint plus au nord donc on reviendra...) c'est top mais question transport c'est naze... une seule ligne, la L qui traverse jusqu'à Union square. sinon tu marches ou tu décriptes le réseau bus, si tu trouves un arrêt......
donc pour nos dernières heures on ira sur les traces de Marilyn Monroe dans sa robe blanche et sa grille de métro (souhait de ma fille )..angle 52 east et lexington Ave... mais depuis que Marilyn a montré sa culotte à la terre entière le quartier a été entièrement refait jusqu'aux trottoirs je crois et donc il faut beaucoup d'imagination... même pas une petite plaque commémorative, rien , que dal.... aucun respect !!! donc si vous avez les mêmes envies que ma fille :oubliez... chassez plutot le pokémon !! mais un wallgreen donc on est allé acheter de l'aspirine pour toute la famille comme cadeau souvenir !
et on est rentré en passant par Union faire du shopping et faire nos bagages...
JOUR 10
encore qq heures.... passons les au brooklyn bridge parc et sa sublime promenade encore et toujours... à pied par les beaux quartiers.... dernières photos... au retour arrêt au Shake Shack ( vraiment excellents !!) pour un dernier burger bio, entourés et Beyoncé(s) branchées , de familles sortant de la messes toutes endimanchées, de filles au cheveux bleus, de maman bobo qui allaitent... ohhh comme ça va me manquer toute cette mixité si riche à new-York, cette liberté, cette énergie....
donc après 152 km de bitume new-yorkais plus tard avalés par nos petits pieds, on a fermé les valises , pris le metro... l'airtrain.... et on est rentré .... parce qu'il faut bien un jour....

on s' était dit on reviendra... c'est fait.... la Big Apple a bien changé... en bien... reflet de Sinatra et d' Alicia keys , une vraie ville peut etre pas tout à fait l'Amerique mais tellement envoutante, libre et magique que bien sur on reviendra... encore ....
Compte rendu de retour Costa Mediterranea (du 8 au 15 avril 2016), Adriatique et îles grecques English translation pending
Bonjour, me voilà de retour après ma première croisière que certains d'entre vous m'ont aidés à préparer (encore un grand merci!😊). Je vous propose donc de faire le compte rendu de ce magnifique voyage dont nous revenons enchantés. 😎
Tout d'abord, une petite présentation de notre maison flottante ( en pensant à ceux qui comme moi sont novices en la matière 😛) puis viendront (si certains sont intéressés) les escales
le Costa Mediterranea : 1.057 cabines soit 2680 passagers (au maximum), 912 membres d’équipage un théâtre sur trois niveaux (où se déroule les spectacles du soir 19h30 et 21h30) un casino et des boutiques (ouvert lors des périodes de navigation) 3 piscines dont une avec verrière amovible avec chacune un bain à bulles + une spéciale enfant du côté du club enfant une discothèque sur deux niveaux salle de sport, spa, bibliothèque avec point internet 12 bars 3 restaurants : Restaurant Degli Argentieri (pont 2 et 3) service à table à la carte Restaurant buffet (pont 9) Perla del Lago - buffet Restaurant payant Club Medusa
Tout d'abord, une petite présentation de notre maison flottante ( en pensant à ceux qui comme moi sont novices en la matière 😛) puis viendront (si certains sont intéressés) les escales
le Costa Mediterranea : 1.057 cabines soit 2680 passagers (au maximum), 912 membres d’équipage un théâtre sur trois niveaux (où se déroule les spectacles du soir 19h30 et 21h30) un casino et des boutiques (ouvert lors des périodes de navigation) 3 piscines dont une avec verrière amovible avec chacune un bain à bulles + une spéciale enfant du côté du club enfant une discothèque sur deux niveaux salle de sport, spa, bibliothèque avec point internet 12 bars 3 restaurants : Restaurant Degli Argentieri (pont 2 et 3) service à table à la carte Restaurant buffet (pont 9) Perla del Lago - buffet Restaurant payant Club Medusa