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De Goa à Jaipur en 6 semaines cet hiver 2020 English translation pending
Notre motivation de ce 3 ème voyage en Inde et de visiter les sites de Ellora et Ajanta et c’est ce qui va déterminer notre trajet qui s’étale sur près de 6 semaines.
En 2012 notre voyage s’était arrêté à Hampi et en 2017 notre voyage en Inde après le Gujarat avait commencé à Bhopal.
Il a paru logique de commencer celui ci un peu au dessus de Hampi pour le terminer du moins dans sa première mouture vers Bundi.
La préparation se fait avec les guides papiers classiques mais surtout en consultant VF et des blogs d’autres voyageurs. Sur VF, nous suivons les anciens et les nouveaux « forumeurs » à qui je n’hésite pas à demander des conseils et je remercie ici ceux nombreux avec qui je suis entrée en contact et ceux dont j’ai profité simplement et anonymement de leurs récits et interventions de manière plus passive.
Voyager en Inde s’apprend et nos 3 voyages ont été formateurs. Le premier dans le sud avec chauffeur et soutien logistique d’une petite agence locale. Le deuxième au Gujarat avec chauffeur pendant 3 semaines et ensuite par nous mêmes de Bhopal à Dehli. Pour ce dernier on est prêt à voyager autant en transport en commun qu'en taxi, nous savons maintenant que ce n'est pas compliqué de se déplacer dans ce pays.
Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…
Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

Nous ne sommes donc un couple de retraités plus si jeune et nous pouvons nous permettre de voyager autrement qu’en routard mais nous fuyons autant que possible les groupes et les hôtels et restos qui leurs sont réservés! Indépendants, nous essayons autant que faire se peux de partager la vie des Indiens, le fait de voyager à deux facilite grandement les rencontres et peut être aussi est ce un privilège d’avoir les cheveux gris…
Nous aimons autant que possible nous adapter calmement quand nous débutons un voyage, absorber la fatigue du voyage et le décalage horaire, s'acclimater donc... Aussi cette année nous passerons 3 jours à Goa pour débuter. Pas question de commencer dans les galères, pas envie non plus de plages et vous pensez bien que l’ambiance fêtarde que l’on vient habituellement chercher dans cet état n’est pas de notre gout. En me promenant sur ce blog https://sudhagee.com conseillé par Chris70 je découvre notre premier point de chute : Aldona dans le nord de Goa.

Tour de l'Allemagne en famille English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait un moment que je lis des carnets de VoyageForum. Parfois pour m'inspirer, souvent par pur plaisir.
Par curiosité, j'ai regardé dans la rubrique Allemagne et je n'ai rien trouvé s'approchant du voyage que je m’apprêtais à réaliser. Je ne suis pas une très bonne rédactrice et ai tendance à aller à l'essentiel. Mais bon, mon carnet présentant des lieux que je n'ai trouvé dans aucun carnet de voyage, cela servira peut-être à quelqu'un.
Une petite présentation du contexte s'impose : un couple de jeunes trentenaires qui aiment voyager en organisant tout eux-même et voyageant pour la 1ère fois avec leur bébé de 9 mois, pendant 3 semaines réparties entre juillet et août. Le but du voyage était de découvrir un pays que nous ne connaissons qu'un peu en s'adaptant au rythme de notre petit trésor, voir si notre façon de voyager était possible. Nous n'avions donc réservé que les 3 premières nuits, le reste a été réservé au fur et à mesure.
Quelques infos pratiques : - 3 semaines entre juillet et août - voiture louée à Strasbourg pour la durée du séjour (400 euros) - nous avons éliminé certains coins que nous connaissions déjà (Bade-Wurtemberg, Bavière et Berlin) - nuits en hôtel ou Airbnb (moyenne de 80 euros/nuit en dernière minute pour des chambres avec possibilité de mettre notre lit bébé) - des temps de trajets pas trop long entre les étapes - pas de musée, notre bébé n'appréciant pas trop pour l'instant - objectif lancé au hasard et tenu : voir la mer Baltique
Voici finalement comment se sont organisée ces 3 semaines : jour 1 : route vers le Rhin romantique jour 2 : croisière sur le Rhin jour 3 : Trier (Trèves) et une partie de la vallée de la Moselle jour 4 : suite de la vallée de la Moselle et château d'Eltz jour 5 : Köln (Cologne) et Münster jour 6 : Bremen (Brême) jour 7 et 8 : Hamburg (Hambourg) jour 9 : Lübeck jour 10 : Schwerin jour 11 : Wismar, Bad Doberan, Rostock jour 12 : presqu'île Fischland-Darss-Zingst jour 13 : île de Rügen et Stralsund jour 14 : Greifswald et île d'Usedom jour 15 : Spreewald jour 16 : Leipzig jour 17 : Weimar et Erfurt jour 18 : Nürnberg (Nuremberg) jour 19 : Schwäbisch Gmünd jour 20 : retour
Comme vous l'avez remarqué nous avons beaucoup bougé !
Cela fait un moment que je lis des carnets de VoyageForum. Parfois pour m'inspirer, souvent par pur plaisir.
Par curiosité, j'ai regardé dans la rubrique Allemagne et je n'ai rien trouvé s'approchant du voyage que je m’apprêtais à réaliser. Je ne suis pas une très bonne rédactrice et ai tendance à aller à l'essentiel. Mais bon, mon carnet présentant des lieux que je n'ai trouvé dans aucun carnet de voyage, cela servira peut-être à quelqu'un.
Une petite présentation du contexte s'impose : un couple de jeunes trentenaires qui aiment voyager en organisant tout eux-même et voyageant pour la 1ère fois avec leur bébé de 9 mois, pendant 3 semaines réparties entre juillet et août. Le but du voyage était de découvrir un pays que nous ne connaissons qu'un peu en s'adaptant au rythme de notre petit trésor, voir si notre façon de voyager était possible. Nous n'avions donc réservé que les 3 premières nuits, le reste a été réservé au fur et à mesure.
Quelques infos pratiques : - 3 semaines entre juillet et août - voiture louée à Strasbourg pour la durée du séjour (400 euros) - nous avons éliminé certains coins que nous connaissions déjà (Bade-Wurtemberg, Bavière et Berlin) - nuits en hôtel ou Airbnb (moyenne de 80 euros/nuit en dernière minute pour des chambres avec possibilité de mettre notre lit bébé) - des temps de trajets pas trop long entre les étapes - pas de musée, notre bébé n'appréciant pas trop pour l'instant - objectif lancé au hasard et tenu : voir la mer Baltique
Voici finalement comment se sont organisée ces 3 semaines : jour 1 : route vers le Rhin romantique jour 2 : croisière sur le Rhin jour 3 : Trier (Trèves) et une partie de la vallée de la Moselle jour 4 : suite de la vallée de la Moselle et château d'Eltz jour 5 : Köln (Cologne) et Münster jour 6 : Bremen (Brême) jour 7 et 8 : Hamburg (Hambourg) jour 9 : Lübeck jour 10 : Schwerin jour 11 : Wismar, Bad Doberan, Rostock jour 12 : presqu'île Fischland-Darss-Zingst jour 13 : île de Rügen et Stralsund jour 14 : Greifswald et île d'Usedom jour 15 : Spreewald jour 16 : Leipzig jour 17 : Weimar et Erfurt jour 18 : Nürnberg (Nuremberg) jour 19 : Schwäbisch Gmünd jour 20 : retour
Comme vous l'avez remarqué nous avons beaucoup bougé !
L'Ouganda, une perle africaine English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un carnet de voyage sur notre voyage de l'été 2018 dans un petit pays - moitié de la France - qui mérite le détour. Pays très diversifié et varié, une population avenante, une végétation luxuriante, une faune endémique.
Nous étions 6 amis à faire ce voyage, donc le texte de ce carnet est de la main de Valérie et les photos viennent d'une sélection des 6 voyageurs : Max68, Valérie, Yves, Mayrig, Thierry et Nicolas. Aucune photo n'est 'volée', elles ont toutes été faites avec le consentement de la personne photographiée.
ça commence :
Vendredi 27 Juillet : le départ des alsaciens
Départ à 14h30 de la maison en direction de Francfort où l’on doit prendre l’avion samedi matin. Arrivée vers 18h à l’hôtel, installation dans une grande chambre. Le restaurant de l’hôtel est fermé, on s’arrêtera dans la zone industrielle à proximité dans une pizzéria pour manger des schnitzels. Retour à l’hôtel pour attendre la fameuse éclipse de lune qu’on ne verra pas car les bâtiments qui nous entourent nous bouchent l’horizon.
Samedi 28 Juillet : Lever 4h30, arrivée à l’aéroport en taxi vers 6h. Enregistrement sans problème. On part pour Entebbe avec une 1ère escale à Bruxelles, puis une escale technique à Kigali. On arrivera vers 22h30 (seulement 1h de plus par rapport à chez nous). On retrouve le loueur de voitures sur le parking de l’aéroport. Check up ultra rapide des véhicules dans une nuit noire . Nous ne sommes pas habitués à cela. D’habitude, on a droit à une présentation minutieuse des véhicules et du matériel qui l’accompagne. On déplie tout de même les tentes pour vérifier leur état. On prend quelques photos en particulier de pare brise qui a plusieurs impacts. Les véhicules semblent vieux et peu entretenus. L’un a une conduite à droite (du bon côté pour le pays), l’autre à gauche. On fait confiance au loueur. On nous annonce qu’il manque un sac de couchage et nous réclamons 2 bidons pour mettre de l’eau. Le tout nous sera livré demain à la Guesthouse. On part en sa compagnie à la Guesthouse que nous avons réservée. Sur le chemin on doit faire le plein. Ici les véhicules sont donnés réservoir vide et ils doivent être rendus de même. Première surprise : dans le véhicule, donné avec un réservoir de 90L, on met plus de 85L de gas oil; dans celui annoncé avec 2 réservoirs estimés à 140L, on met 250L de gas oil. On ne comprend pas vraiment. Un véhicule pourra pratiquement passer les 3 semaines de notre séjour sans avoir besoin de gas oil, pour l’autre, il faudra faire attention. On arrive à « Pineapple Guesthouse ». Accueil très sympa, chambre confortable et joliment décorée de tissus colorés . Une bouteille d’eau fraîche et une main de bananes nous attendent. Cela tombe bien, nous n’avons eu qu’un petit snack dans l’avion comme dîner et nous avons très faim. Il est 1h quand nous nous couchons. Nuit calme sous la moustiquaire.
Dimanche 29 Juillet : Petit déjeuner en terrasse à 7h30. Buffet avec fruits frais (ananas, mangue et pastèque), toast, beurre, confiture, fromage, thé et/ou café. On découvre à la lumière du jour la végétation luxuriante qui nous entoure. Les fruits sont délicieux.
On fait le point sur les voitures. L’une a un coffre sans aucun rangement, tout est en vrac : frigo, roue de secours, 4 chaises pliantes, une table, une pelle, un réchaud, une grille pour BBQ, une caisse de vaisselle, 2 sacs contenant les sacs de couchage et oreillers. L’autre a un aménagement sommaire : casiers verticaux sur 1/3 du coffre dans lesquels sont glissés une table, 2 chaises pliantes, une grille pour BBQ, une pelle, un cric hydraulique, en face le frigo, au milieu 2 énormes blocs de bois peints en rose et devant servir de rallonge aux échelles des tentes, une caisse de vaisselle. Il reste peu de place pour les bagages, la nourriture et surtout l’eau. On charge les voitures. Il est 9h30.
On s’arrête au grand Shoprite d’Entebbe pour faire les courses de base, puis nous voilà partis. Quitter Entebbe qui se trouve au sud de la capitale Kampala n’est pas une mince affaire. On se retrouve, après être passé de la route goudronnée à la route en terre dans des embouteillages monstres, sur un contournement autoroutier à 2 fois 2 voies où il n’y a personnes. Quand ce périphérique sera achevé, il sera payant, mais ce sera un plaisir de contourner Kampala. Pour l’instant à peine 1/5 est achevé, nous revoilà dans les embouteillages. On se dirige vers le Nord-Est en direction de Jinja. Sur ces routes plus ou moins défoncées se bousculent d’énormes camions roulant très vite, des minibus-taxis d’environ une dizaine de places mais « remplis » avec 15 à 20 personnes et de très nombreuse motos avec au minimum 3 personnes (souvent le conducteur de la moto est à califourchon sur le réservoir).
Au programme, visite de la Rain Forest (forêt primaire) la plus grande d’Ouganda. On se confronte à la 1ère difficulté du pays : il n’y a aucun panneau indicateur. Nous devons faire confiance à nos GPS. On utilisera beaucoup pendant notre voyage la fonction 'vol d'oiseau' sur notre GPS. On trouve un chemin, on s’y engouffre. Malheureusement l’orage gronde et dans ce cas, on préfère être sur une route plutôt qu’un chemin argileux et boueux qui risque d'être très glissant.
On retourne sur la route et on décide de s’arrêter pour déjeuner, il est déjà 15h.
On déguste la « lunch box » préparée par la Guesthouse : sandwich tomate, fromage, avocat, œuf dur, fruit. Des gamins nous observent mais sans quémander.

La pluie se met à tomber façon averse d’orage. Embouteillage suivant dû à un accident. On quitte la route principale avant Jinja pour longer le Nil Victoria en direction du Nord-Ouest. On traversera sans encombre et sur des pistes correctes des plantations de canne à sucre puis de thé.
Le gris du ciel fait ressortir le vert de la végétation. C'est un grand contraste par rapport à l'Afrique Australe.
En chemin, les personnes au bord de la route nous observent, curieux. Dans les ruisseaux, les femmes lavent le linge.



On arrive à destination à 17h, on a parcouru 150km, quelle moyenne !!!
Le campement se trouve dans un lodge « The Haven ». Magnifique terrasse surplombant des rapides sur le Nil Victoria.
On monte les tentes (vue sur le Nil), on visite le bloc sanitaire tout à fait correct, construit tout en pierre avec un toit de paille. Puis on s’installe en terrasse face au Nil et on déguste, pour les uns une bonne bière bien fraîche (la 1ère, une Nile) pour les autres un jus de fruit frais. Au dîner, soupe, poisson pané et purée de pommes de terre, glace. Première nuit en tente avec le bruit des chutes.
Lundi 30 Juillet : Lever avec le soleil, c'est-à-dire 6h30.
Au lever du jour la lumière orange se reflète sur le Nil.
Premier petit déjeuner en camp : pain, beurre, confiture, miel ougandais (il est réputé), beurre de cacahuète, thé, café.
Départ pour Sipi Falls. On retourne en direction de Jinja que l’on ne peut éviter. Cette traversée de Jinja sera très laborieuse. Dans les bouchons, des voitures déboulent de toutes parts et se trouvent parfois en 3ème position, face aux voitures qui arrivent en face, mais tout se passe bien, sans accrochage. On se dirige vers Mbale. La route est goudronnée, mais de très nombreux poids lourds y circulent. La voiture de tête montre des signes de faiblesse, elle perd de la puissance. On s’arrête à une station service. On remarque que les feux « stop » ne s’allument pas quand on freine, 1er diagnostic pour la voiture : les jantes sont brûlantes, on a un problème de mâchoires de frein. On avait prévu de s’arrêter à Mbale pour se ravitailler, mais on y trouve un marché style bazar. On passera notre route et on se contentera de manger des sachets de graines rapportés de France pour le déjeuner. Dès que l'on s'arrête, des enfants, ainsi que des lycéens viennent nous voir. Nous sommes à côté d'une pompe d'eau 'potable'.

On contourne le Mont Elgon pour se rendre à Sipi Falls. Sur la route des petits marchés où on s'approvisionnera régulièrement pour nos pique nique du midi mais la durée de nos trajets est pour l'instant plus longue que ce qu'on avait prévu au départ.


On finira par une route de montagne en lacets.
On s’arrêtera plusieurs fois pour faire refroidir les freins. Le Moses Campsite où nous devons camper a une vue splendide sur une cascade de 80m au fond d’un cirque et à l’opposé nous avons la vue sur la plaine au pied du plateau.
Une partie de l’effectif décide d’aller visiter les cascades (il y a 3 cascades et nous voyons la 2ème qui est la plus grande), les autres restent au soleil à se reposer et à regarder le magnifique paysage.

Les sanitaires sont très rustiques : les toilettes à l’ancienne (caisse en bois avec lunettes en plastiques et pas de chasse d’eau), les douches (bâches plastiques tendues entre des poteaux en bois avec une outre d’eau chaude), mais c’est très agréable. On peut dîner sur place. On téléphone au loueur de voitures pour lui signaler nos problèmes. Promis : demain matin à 7h une équipe sera là et tout sera réparé en une heure.
Ce soir au dîner ce sera assiette de spaghettis avec légumes et une bonne bière (une Club). De nombreuses averses ponctueront la nuit.
Mardi 31 Juillet : Nous sommes réveillés par les mécaniciens qui arrivent à 6h30. On doit se lever rapidement car il faut plier les tentes. Après 1/2h de réparation ils décident d’aller essayer la voiture. On ne les reverra que 3h après. Pendant ce temps, on prend le temps de petit-déjeuner sur la terrasse, sous le soleil, on goûtera le café local (on en achètera) offert par le personnel du campement. Les mécaniciens reviennent avec la voiture « réparée », on charge les bagages, il est déjà 11h30. On redescend du plateau vers la plaine. Paysages magnifiques : on traverse une plaine bordée de montagnes avec des plantations de fruits et de légumes. On traverse de nombreux villages où d’ailleurs on s’arrêtera pour acheter de quoi nous restaurer. Au déjeuner : tomates, avocats, ananas. Ce sera notre régime de base pour les déjeuners.
Au Moses Campsite, le manager nous avait dit : « Pour Moroto, 2h de piste et 1h de bonne route ». On passera 3h sur une piste absolument défoncée avec des nids d’autruche plutôt que de poule. Arrivés à Nakapiripirit, on débouche sur une magnifique route goudronnée toute neuve, on croit rêver et que cela ne durera que la traversée de la ville. Et bien non, belle route jusqu’à Moroto. On arrivera vers 18h. On est accueilli chaleureusement dans un petit Lodge qui ressemble plutôt à une auberge, chambre petite et propre, salle de bain de presque la même taille que la chambre, terrasse ombragée avec de grands fauteuils moelleux. On s’installe pour se rafraîchir après cette longue route. Puis une équipe part faire le plein de la voiture et chercher un éventuel supermarché. Ce soir, dîner en terrasse avec poulet grillé, légumes et riz. Le seul bémol de la journée, nous avions prévus d’ arriver en fin de matinée et profiter de l’après midi pour découvrir le peuple Karamenjo (proche des Masaïs).
ça commence :
Vendredi 27 Juillet : le départ des alsaciens
Départ à 14h30 de la maison en direction de Francfort où l’on doit prendre l’avion samedi matin. Arrivée vers 18h à l’hôtel, installation dans une grande chambre. Le restaurant de l’hôtel est fermé, on s’arrêtera dans la zone industrielle à proximité dans une pizzéria pour manger des schnitzels. Retour à l’hôtel pour attendre la fameuse éclipse de lune qu’on ne verra pas car les bâtiments qui nous entourent nous bouchent l’horizon.
Samedi 28 Juillet : Lever 4h30, arrivée à l’aéroport en taxi vers 6h. Enregistrement sans problème. On part pour Entebbe avec une 1ère escale à Bruxelles, puis une escale technique à Kigali. On arrivera vers 22h30 (seulement 1h de plus par rapport à chez nous). On retrouve le loueur de voitures sur le parking de l’aéroport. Check up ultra rapide des véhicules dans une nuit noire . Nous ne sommes pas habitués à cela. D’habitude, on a droit à une présentation minutieuse des véhicules et du matériel qui l’accompagne. On déplie tout de même les tentes pour vérifier leur état. On prend quelques photos en particulier de pare brise qui a plusieurs impacts. Les véhicules semblent vieux et peu entretenus. L’un a une conduite à droite (du bon côté pour le pays), l’autre à gauche. On fait confiance au loueur. On nous annonce qu’il manque un sac de couchage et nous réclamons 2 bidons pour mettre de l’eau. Le tout nous sera livré demain à la Guesthouse. On part en sa compagnie à la Guesthouse que nous avons réservée. Sur le chemin on doit faire le plein. Ici les véhicules sont donnés réservoir vide et ils doivent être rendus de même. Première surprise : dans le véhicule, donné avec un réservoir de 90L, on met plus de 85L de gas oil; dans celui annoncé avec 2 réservoirs estimés à 140L, on met 250L de gas oil. On ne comprend pas vraiment. Un véhicule pourra pratiquement passer les 3 semaines de notre séjour sans avoir besoin de gas oil, pour l’autre, il faudra faire attention. On arrive à « Pineapple Guesthouse ». Accueil très sympa, chambre confortable et joliment décorée de tissus colorés . Une bouteille d’eau fraîche et une main de bananes nous attendent. Cela tombe bien, nous n’avons eu qu’un petit snack dans l’avion comme dîner et nous avons très faim. Il est 1h quand nous nous couchons. Nuit calme sous la moustiquaire.
Dimanche 29 Juillet : Petit déjeuner en terrasse à 7h30. Buffet avec fruits frais (ananas, mangue et pastèque), toast, beurre, confiture, fromage, thé et/ou café. On découvre à la lumière du jour la végétation luxuriante qui nous entoure. Les fruits sont délicieux.
On fait le point sur les voitures. L’une a un coffre sans aucun rangement, tout est en vrac : frigo, roue de secours, 4 chaises pliantes, une table, une pelle, un réchaud, une grille pour BBQ, une caisse de vaisselle, 2 sacs contenant les sacs de couchage et oreillers. L’autre a un aménagement sommaire : casiers verticaux sur 1/3 du coffre dans lesquels sont glissés une table, 2 chaises pliantes, une grille pour BBQ, une pelle, un cric hydraulique, en face le frigo, au milieu 2 énormes blocs de bois peints en rose et devant servir de rallonge aux échelles des tentes, une caisse de vaisselle. Il reste peu de place pour les bagages, la nourriture et surtout l’eau. On charge les voitures. Il est 9h30.
On s’arrête au grand Shoprite d’Entebbe pour faire les courses de base, puis nous voilà partis. Quitter Entebbe qui se trouve au sud de la capitale Kampala n’est pas une mince affaire. On se retrouve, après être passé de la route goudronnée à la route en terre dans des embouteillages monstres, sur un contournement autoroutier à 2 fois 2 voies où il n’y a personnes. Quand ce périphérique sera achevé, il sera payant, mais ce sera un plaisir de contourner Kampala. Pour l’instant à peine 1/5 est achevé, nous revoilà dans les embouteillages. On se dirige vers le Nord-Est en direction de Jinja. Sur ces routes plus ou moins défoncées se bousculent d’énormes camions roulant très vite, des minibus-taxis d’environ une dizaine de places mais « remplis » avec 15 à 20 personnes et de très nombreuse motos avec au minimum 3 personnes (souvent le conducteur de la moto est à califourchon sur le réservoir).
Au programme, visite de la Rain Forest (forêt primaire) la plus grande d’Ouganda. On se confronte à la 1ère difficulté du pays : il n’y a aucun panneau indicateur. Nous devons faire confiance à nos GPS. On utilisera beaucoup pendant notre voyage la fonction 'vol d'oiseau' sur notre GPS. On trouve un chemin, on s’y engouffre. Malheureusement l’orage gronde et dans ce cas, on préfère être sur une route plutôt qu’un chemin argileux et boueux qui risque d'être très glissant.
On retourne sur la route et on décide de s’arrêter pour déjeuner, il est déjà 15h.On déguste la « lunch box » préparée par la Guesthouse : sandwich tomate, fromage, avocat, œuf dur, fruit. Des gamins nous observent mais sans quémander.

La pluie se met à tomber façon averse d’orage. Embouteillage suivant dû à un accident. On quitte la route principale avant Jinja pour longer le Nil Victoria en direction du Nord-Ouest. On traversera sans encombre et sur des pistes correctes des plantations de canne à sucre puis de thé.
Le gris du ciel fait ressortir le vert de la végétation. C'est un grand contraste par rapport à l'Afrique Australe.
En chemin, les personnes au bord de la route nous observent, curieux. Dans les ruisseaux, les femmes lavent le linge.



On arrive à destination à 17h, on a parcouru 150km, quelle moyenne !!!
Le campement se trouve dans un lodge « The Haven ». Magnifique terrasse surplombant des rapides sur le Nil Victoria.

On monte les tentes (vue sur le Nil), on visite le bloc sanitaire tout à fait correct, construit tout en pierre avec un toit de paille. Puis on s’installe en terrasse face au Nil et on déguste, pour les uns une bonne bière bien fraîche (la 1ère, une Nile) pour les autres un jus de fruit frais. Au dîner, soupe, poisson pané et purée de pommes de terre, glace. Première nuit en tente avec le bruit des chutes.
Lundi 30 Juillet : Lever avec le soleil, c'est-à-dire 6h30.
Au lever du jour la lumière orange se reflète sur le Nil.
Premier petit déjeuner en camp : pain, beurre, confiture, miel ougandais (il est réputé), beurre de cacahuète, thé, café.Départ pour Sipi Falls. On retourne en direction de Jinja que l’on ne peut éviter. Cette traversée de Jinja sera très laborieuse. Dans les bouchons, des voitures déboulent de toutes parts et se trouvent parfois en 3ème position, face aux voitures qui arrivent en face, mais tout se passe bien, sans accrochage. On se dirige vers Mbale. La route est goudronnée, mais de très nombreux poids lourds y circulent. La voiture de tête montre des signes de faiblesse, elle perd de la puissance. On s’arrête à une station service. On remarque que les feux « stop » ne s’allument pas quand on freine, 1er diagnostic pour la voiture : les jantes sont brûlantes, on a un problème de mâchoires de frein. On avait prévu de s’arrêter à Mbale pour se ravitailler, mais on y trouve un marché style bazar. On passera notre route et on se contentera de manger des sachets de graines rapportés de France pour le déjeuner. Dès que l'on s'arrête, des enfants, ainsi que des lycéens viennent nous voir. Nous sommes à côté d'une pompe d'eau 'potable'.

On contourne le Mont Elgon pour se rendre à Sipi Falls. Sur la route des petits marchés où on s'approvisionnera régulièrement pour nos pique nique du midi mais la durée de nos trajets est pour l'instant plus longue que ce qu'on avait prévu au départ.

On finira par une route de montagne en lacets.
On s’arrêtera plusieurs fois pour faire refroidir les freins. Le Moses Campsite où nous devons camper a une vue splendide sur une cascade de 80m au fond d’un cirque et à l’opposé nous avons la vue sur la plaine au pied du plateau.
Une partie de l’effectif décide d’aller visiter les cascades (il y a 3 cascades et nous voyons la 2ème qui est la plus grande), les autres restent au soleil à se reposer et à regarder le magnifique paysage.
Les sanitaires sont très rustiques : les toilettes à l’ancienne (caisse en bois avec lunettes en plastiques et pas de chasse d’eau), les douches (bâches plastiques tendues entre des poteaux en bois avec une outre d’eau chaude), mais c’est très agréable. On peut dîner sur place. On téléphone au loueur de voitures pour lui signaler nos problèmes. Promis : demain matin à 7h une équipe sera là et tout sera réparé en une heure.
Ce soir au dîner ce sera assiette de spaghettis avec légumes et une bonne bière (une Club). De nombreuses averses ponctueront la nuit.
Mardi 31 Juillet : Nous sommes réveillés par les mécaniciens qui arrivent à 6h30. On doit se lever rapidement car il faut plier les tentes. Après 1/2h de réparation ils décident d’aller essayer la voiture. On ne les reverra que 3h après. Pendant ce temps, on prend le temps de petit-déjeuner sur la terrasse, sous le soleil, on goûtera le café local (on en achètera) offert par le personnel du campement. Les mécaniciens reviennent avec la voiture « réparée », on charge les bagages, il est déjà 11h30. On redescend du plateau vers la plaine. Paysages magnifiques : on traverse une plaine bordée de montagnes avec des plantations de fruits et de légumes. On traverse de nombreux villages où d’ailleurs on s’arrêtera pour acheter de quoi nous restaurer. Au déjeuner : tomates, avocats, ananas. Ce sera notre régime de base pour les déjeuners.

Au Moses Campsite, le manager nous avait dit : « Pour Moroto, 2h de piste et 1h de bonne route ». On passera 3h sur une piste absolument défoncée avec des nids d’autruche plutôt que de poule. Arrivés à Nakapiripirit, on débouche sur une magnifique route goudronnée toute neuve, on croit rêver et que cela ne durera que la traversée de la ville. Et bien non, belle route jusqu’à Moroto. On arrivera vers 18h. On est accueilli chaleureusement dans un petit Lodge qui ressemble plutôt à une auberge, chambre petite et propre, salle de bain de presque la même taille que la chambre, terrasse ombragée avec de grands fauteuils moelleux. On s’installe pour se rafraîchir après cette longue route. Puis une équipe part faire le plein de la voiture et chercher un éventuel supermarché. Ce soir, dîner en terrasse avec poulet grillé, légumes et riz. Le seul bémol de la journée, nous avions prévus d’ arriver en fin de matinée et profiter de l’après midi pour découvrir le peuple Karamenjo (proche des Masaïs).
Circuit avec agence pour un premier voyage au Québec English translation pending
Hello, est-ce que c'est ce circuit via Connections pour le Canada ? Tellement de circuits possibles et autres agences !
Nous comme comme toujours, c'est surtout nature avec mix ville. https://www.connections.be/…/canada-e…/quebec-100pct--nature
Je part avec mon épouse et ma fille de 9 ans, et nous aimons avant tout les beaux paysages, la nature sauvage, loger peu importe en hôtel ou B&B mais si possible avec petit déjeuner. Nous aimons aussi les balades dans les parc, forêts, les cascades, faire du canoé , ...
Ce circuit est-il bien pensé ou faut demander de l'adapter ?
Sinon, les petits déjeuner sont de l'ordre de quel prix ? Prix des carburants, ... ?
Merci de votre aide et conseil
Nous comme comme toujours, c'est surtout nature avec mix ville. https://www.connections.be/…/canada-e…/quebec-100pct--nature
Je part avec mon épouse et ma fille de 9 ans, et nous aimons avant tout les beaux paysages, la nature sauvage, loger peu importe en hôtel ou B&B mais si possible avec petit déjeuner. Nous aimons aussi les balades dans les parc, forêts, les cascades, faire du canoé , ...
Ce circuit est-il bien pensé ou faut demander de l'adapter ?
Sinon, les petits déjeuner sont de l'ordre de quel prix ? Prix des carburants, ... ?
Merci de votre aide et conseil
Retour de la croisière de Cuba sur l'Opéra du 20 au 28 janvier 2018 English translation pending
Nous voici de retour de la croisière au départ de Cuba. Nous sommes revenus enchantés tant par le bateau que par les escales. Le bateau était de taille correct et les escales variées.
Mais commençons par le début !!! : Tout d'abord je dois préciser que mon mari m'offre cette croisière pour mon anniversaire (60 ans ça se fête !!!) il n'est pas enthousiaste pour la destination car Cuba ne le tente pas plus que ça mais pour me faire plaisir (car moi par contre j'ai très envie d'y aller) il choisit cette croisière.
Samedi 20 janvier est enfin arrivé. Le matin nous faisons les derniers préparatifs et partons pour l'aéroport CDG vers 11 h 30. C'est un peu tôt par rapport à notre heure de vol (16 h 30 environ) mais comme d'habitude nous préférons arriver tôt pour être certain de ne pas rater l'avion 😉!
Nous mangeons donc dans l'aéroport chez Paul puis allons déposer nos valises après avoir fait la queue. S'en suis le passage des contrôles et nous arrivons dans la salle d'embarquement. Comme d'habitude il a fallu enlever chaussures, veste, gilet... et nous commençons à nous rhabiller quand j'entends pleurer un enfant dans mon dos. Je me retourne et là..... quelle surprise... je vois mon fils, sa femme et ma petite fille (qui va avoir deux ans) !!!! j'en crois pas mes yeux et leur demande où ils vont pensant que comme d'hab ils partent en week end quelque part. A ton avis me répond t'il et "joyeux anniversaire !!!!". En fait ils ont réservé la même croisière que nous en dernière minute pour pas cher et viennent donc avec nous !!! Je n'en reviens pas !!!! je suis aux anges !!!! quelle surprise !!! même mon mari n'est pas dans la confidence donc aussi surpris que moi !!!. De plus, mon fils qui a réservé chez Azur Croisière (et moi dans une autre agence) s'est démené avec eux pour que nous soyons ensemble dans l'avion, au restaurant sur le bateau et que nos cabines soient pas loin l'une de l'autre !!! Merci Azur et MSC 🙂 !!!
Mais commençons par le début !!! : Tout d'abord je dois préciser que mon mari m'offre cette croisière pour mon anniversaire (60 ans ça se fête !!!) il n'est pas enthousiaste pour la destination car Cuba ne le tente pas plus que ça mais pour me faire plaisir (car moi par contre j'ai très envie d'y aller) il choisit cette croisière.
Samedi 20 janvier est enfin arrivé. Le matin nous faisons les derniers préparatifs et partons pour l'aéroport CDG vers 11 h 30. C'est un peu tôt par rapport à notre heure de vol (16 h 30 environ) mais comme d'habitude nous préférons arriver tôt pour être certain de ne pas rater l'avion 😉!
Nous mangeons donc dans l'aéroport chez Paul puis allons déposer nos valises après avoir fait la queue. S'en suis le passage des contrôles et nous arrivons dans la salle d'embarquement. Comme d'habitude il a fallu enlever chaussures, veste, gilet... et nous commençons à nous rhabiller quand j'entends pleurer un enfant dans mon dos. Je me retourne et là..... quelle surprise... je vois mon fils, sa femme et ma petite fille (qui va avoir deux ans) !!!! j'en crois pas mes yeux et leur demande où ils vont pensant que comme d'hab ils partent en week end quelque part. A ton avis me répond t'il et "joyeux anniversaire !!!!". En fait ils ont réservé la même croisière que nous en dernière minute pour pas cher et viennent donc avec nous !!! Je n'en reviens pas !!!! je suis aux anges !!!! quelle surprise !!! même mon mari n'est pas dans la confidence donc aussi surpris que moi !!!. De plus, mon fils qui a réservé chez Azur Croisière (et moi dans une autre agence) s'est démené avec eux pour que nous soyons ensemble dans l'avion, au restaurant sur le bateau et que nos cabines soient pas loin l'une de l'autre !!! Merci Azur et MSC 🙂 !!!
Hawaï: combien de temps par île? English translation pending
Bonjour à tous !
Après 2 ans sans vacances (ça commence à tirer) il était grand temps que mon amie et moi-même nous remettions dans le bain du voyage 😄 Si la Thaïlande en février mettra fin à notre disette, nous étions aussi à la recherche d'une destination mêlant découverte, beaux paysages, sport et repos pour Septembre 2018 (c'est loin mais un tel voyage ça se prépare, que ce soit financièrement ou en termes d'organisation). C'est donc sur Hawaï que notre choix s'est porté.
A travers la lecture des carnets de voyage de plusieurs forumeurs/euses nous avons donc ébauché un programme pour notre séjour qui s'étalera du 23/08 au 14/09 soit 21 jours complets sur place. Nous avons choisi de nous concentrer sur 3 îles pour avoir le temps de découvrir correctement chacune d'entre elles sans trop courir. Voici ce sur quoi nous partons, avec les activités que nous pensons immanquables :
OAHU : 5 jours (Honolulu+Waikiki, Pearl Harbor, Diamond Head) BIG ISLAND : 9 jours (Volcanoes NP, Mauna Kea) KAUAI : 7 jours (Helico-tour de la Na Pali Coast, Waimea Canyon)
Pensez-vous que cette organisation soit judicieuse pour découvrir les îles en question?
Voyez-vous d'autres activités "immanquables" selon votre expérience?
Combien de jours accorder à la visite du Volcanoes NP? en sachant que nous souhaiterions au minimum faire le Kilauea Iki trail et voir de la lave en fusion si possible? D'ailleurs des conseils quant à ce dernier point pour maximiser nos chances?
Merci d'avance pour vos précieux conseils 😛
Après 2 ans sans vacances (ça commence à tirer) il était grand temps que mon amie et moi-même nous remettions dans le bain du voyage 😄 Si la Thaïlande en février mettra fin à notre disette, nous étions aussi à la recherche d'une destination mêlant découverte, beaux paysages, sport et repos pour Septembre 2018 (c'est loin mais un tel voyage ça se prépare, que ce soit financièrement ou en termes d'organisation). C'est donc sur Hawaï que notre choix s'est porté.
A travers la lecture des carnets de voyage de plusieurs forumeurs/euses nous avons donc ébauché un programme pour notre séjour qui s'étalera du 23/08 au 14/09 soit 21 jours complets sur place. Nous avons choisi de nous concentrer sur 3 îles pour avoir le temps de découvrir correctement chacune d'entre elles sans trop courir. Voici ce sur quoi nous partons, avec les activités que nous pensons immanquables :
OAHU : 5 jours (Honolulu+Waikiki, Pearl Harbor, Diamond Head) BIG ISLAND : 9 jours (Volcanoes NP, Mauna Kea) KAUAI : 7 jours (Helico-tour de la Na Pali Coast, Waimea Canyon)
Pensez-vous que cette organisation soit judicieuse pour découvrir les îles en question?
Voyez-vous d'autres activités "immanquables" selon votre expérience?
Combien de jours accorder à la visite du Volcanoes NP? en sachant que nous souhaiterions au minimum faire le Kilauea Iki trail et voir de la lave en fusion si possible? D'ailleurs des conseils quant à ce dernier point pour maximiser nos chances?
Merci d'avance pour vos précieux conseils 😛
Organiser un voyage au Cambodge English translation pending
Bonjour ! La compagnie Emirates ouvre la ligne Dubai- Phnom Penh à partir du 1er juillet avec un prix de lancement compétitif : je viens d'acheter un billet du 9 au 25 décembre : 649 euros !!!
Mais maintenant je dois penser au voyage et j'ai cherché des pistes avant de lancer le sujet : comment s'organiser ? je dispose de 10 nuits sur place (au retour je m'arrête 5 jours à Dubai). Qui peut m'aider ? Le but de ma visite étant Siem reap et alentours.
Arrivant à Phnom Penh à 20h45, ai je le temps d'enchainer avec un bus qui part à 23h30 pour Siem reap ? ou dois je attendre le vol de 10h , dans les 2 cas, est ce que les achats en ligne sont recommandés (avec gilbis et cambodia) ?
à siem reap j'envisage tuk tuk et véhicule, mais quels sont les critéres pour tomber sur un chauffeur si ceux recommandés par les forumistes sont déjà occupés? peut on se fier aux conseils de son hôtel ? Pour le programme des visites je suivrais bien sûr les conseils éclairés de Schnacke67 ! trouve-t-on facilement des agences de voyage qui proposent des circuits d'une journée ?
Est il envisageable en décembre (période aparement chargée) de trouver un hôtel avec piscine prés du marché à 30 $ maximum ?
De sieam reap à phnom penh que j'envisage en bus, quelle ville vaut vraiment la peine pour passer une nuit et pour voir un petit côté colonial ?
Je remercie par avance toute personne pouvant me renseigner !
Laurence
Du 28 au 28: 31 jours en solo dans l'Ouest! (vidéos) English translation pending
31 jours de voyage
96 pages de roadbook sur-documentées
15 hôtels (allant de 70 à 240 € la nuit)
3 lessives
6300 kilomètres en voiture
450 kilomètres à pieds
1 paire de chaussures défoncée sur 3
3 kilos perdus
8700 € de budget (dont 1500 $ dépensés sur place et 225 € remboursés en cashback)
25 € de hors-forfait sur le téléphone
2200 photos
17 heures de vidéo (presque 500 Go)
5 mugs-souvenir ramenés en France
1 abonnement Spotify (9,99 €)
1 seul mec (1 mec seul)
Bonjour !
Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...
Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.
Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.
Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.
Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)
Petit rappel des étapes :
Los Angeles Williams Grand Canyon Page Monument Valley Moab : Arches et Canyonlands Capitol Reef Bryce Canyon Zion Las Vegas Vallée de la Mort Sequoia San Simeon Monterey San Francisco
A suivre...
Bonjour !
Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...
Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.
Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.
Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.
Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)
Petit rappel des étapes :
Los Angeles Williams Grand Canyon Page Monument Valley Moab : Arches et Canyonlands Capitol Reef Bryce Canyon Zion Las Vegas Vallée de la Mort Sequoia San Simeon Monterey San Francisco
A suivre...
Escale de croisière à Saranda (Albanie) English translation pending
Bonjour, nous serons 4 adultes et deux ados lors de cette escale et je cherche quelques tuyaux sur l'escale de Sarrande. Comme nous aurons visité l'acropole la veille avec beaucoup de marche et de vieilles pierres je pense à chercher un autre type de programme que Butrint qui me semble répétitif.
Avez vous eu l'occasion de voir des taxis vans pour 6 personnes à la sortie du port? Est ce que certains d'entre vous auraient une agence ou un taxi chauffeur à recommander ? Nous y serons le dernier jour d'aout...il y aura sans doute beaucoup de monde sur les plages mais parmi les différents sites connaissez vous une plage qui vaut le détour ?
Merci pour vos réponses.
Itinéraire de 18 jours en Chine English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir en Novembre 2017 en Chine avec mon chéri (je m'y prend Très à l'avance je sais!). J'aurais donc besoin de vos avis sur mon itinéraire. Il semble assez chargé mais je veux pouvoir visiter un maximum de choses car je ne compte pas y retourner de si tôt (j'ai beaucoup d'autres projets de voyages). J'ai tout de même essayé de m'aménager des journées de repos!
Jour 1 : Départ de Nice
Jour 2 : Pékin (Arrivée dans l'après midi) – 3 nuits
Jour 3 : Pékin
Grande muraille (Mutianyu)
Jour 4 : Pékin
Palais d’été Kung fu du theatre rouge
Jour 5 : Pékin
Cité interdite Train de nuit jusqu'à Xi'an /Trajet 13h /60 euros
Jour 6 : Xi'an – 1 nuit
Mausolée de l’empereur Qin/Armée de terre cuite
Jour 7 : Chengdu - 1 nuit
Bus jusqu'à l'aéroport de Xi'an /Trajet 1h Avion jusqu'à Chengdu /Trajet 1h50 /60 euros Taxi jusqu'à l'hôtel /Trajet 40min Visite de la ville (Journée repos)
Jour 8 : Chengdu et Jiuzhaigou
Centre de recherche sur le panda Taxi jusqu'à l'aéroport /Trajet 40 min Avion jusqu'à Jiuzhaigou / Trajet 50 min /140 euros Bus jusqu'au parc /Trajet 1h30 Jiuzhaigou – 2 nuits
Jour 9 : Jiuzhaigou
Visite du parc
Jour 10 : Guilin - 2 nuits
Bus jusqu'à l'aéroport /Trajet 1h30 Avion jusqu’à Chengdu /Trajet 40 min /140 euros Avion jusqu’à Guilin /Trajet 1h50 /150 euros Taxi jusqu'à l'hôtel /Trajet 40min
Jour 11 : Guilin
Visite Guilin (Journée repos)
Jour 12 : Ping'an - 1 nuit
Bus /Trajet 2h Bus /Trajet 30 min Visite des rizières
Jour 13 : Ping'an
Visite des rizières Bus jusqu'à Guilin /Trajet 30 min Bus jusqu'à Guilin /Trajet 2h Guilin - 1 nuit
Jour 14 : Yangshuo - 2 nuits
Bus jusqu'à Yangshuo /Trajet 1h30 Visite Yangshuo (Journée repos) Spectacle Impression Liu Sanjie
Jour 15 : Yangshuo
Randonnée à vélo
Jour 16 : Xingping - 1 nuit
Bus jusqu'à Xingping /Trajet 1h Radeau de bambou sur la rivière Li
Jour 17 : Pékin - 1 nuit
Bus jusqu'à Yangshuo /Trajet 1h Bus jusqu’à Guilin/Trajet 1h30 Avion jusqu'à Pékin /Trajet 3h /130 euros
Jour 18 : Avion jusqu’à Nice
Mon itinéraire est tout à fait modulable si vous avez une meilleure idée de programme à me proposer. Je constate que le budget pour les transports est assez conséquent :-(
J'ai également quelques questions:
Quel est le meilleur moyen de rejoindre la grande muraille? Bus? Taxi? Chauffeur privé? Même question pour le mausolée de l'empereur Qin. Comment rejoindre Guilin depuis Jiuzhaigou plus facilement ? Avez-vous un planning plus pratique à me proposer pour visiter Guilin /Ping'an /Yangshuo /Xingping ? Avez-vous des bons plans sur Guilin et alentours pour les logements (chambre et salle de bain privée), randonnées, radeau de bambou ?
En vous remerciant par avance pour vos réponses.
Je souhaite partir en Novembre 2017 en Chine avec mon chéri (je m'y prend Très à l'avance je sais!). J'aurais donc besoin de vos avis sur mon itinéraire. Il semble assez chargé mais je veux pouvoir visiter un maximum de choses car je ne compte pas y retourner de si tôt (j'ai beaucoup d'autres projets de voyages). J'ai tout de même essayé de m'aménager des journées de repos!
Jour 1 : Départ de Nice
Jour 2 : Pékin (Arrivée dans l'après midi) – 3 nuits
Jour 3 : Pékin
Grande muraille (Mutianyu)
Jour 4 : Pékin
Palais d’été Kung fu du theatre rouge
Jour 5 : Pékin
Cité interdite Train de nuit jusqu'à Xi'an /Trajet 13h /60 euros
Jour 6 : Xi'an – 1 nuit
Mausolée de l’empereur Qin/Armée de terre cuite
Jour 7 : Chengdu - 1 nuit
Bus jusqu'à l'aéroport de Xi'an /Trajet 1h Avion jusqu'à Chengdu /Trajet 1h50 /60 euros Taxi jusqu'à l'hôtel /Trajet 40min Visite de la ville (Journée repos)
Jour 8 : Chengdu et Jiuzhaigou
Centre de recherche sur le panda Taxi jusqu'à l'aéroport /Trajet 40 min Avion jusqu'à Jiuzhaigou / Trajet 50 min /140 euros Bus jusqu'au parc /Trajet 1h30 Jiuzhaigou – 2 nuits
Jour 9 : Jiuzhaigou
Visite du parc
Jour 10 : Guilin - 2 nuits
Bus jusqu'à l'aéroport /Trajet 1h30 Avion jusqu’à Chengdu /Trajet 40 min /140 euros Avion jusqu’à Guilin /Trajet 1h50 /150 euros Taxi jusqu'à l'hôtel /Trajet 40min
Jour 11 : Guilin
Visite Guilin (Journée repos)
Jour 12 : Ping'an - 1 nuit
Bus /Trajet 2h Bus /Trajet 30 min Visite des rizières
Jour 13 : Ping'an
Visite des rizières Bus jusqu'à Guilin /Trajet 30 min Bus jusqu'à Guilin /Trajet 2h Guilin - 1 nuit
Jour 14 : Yangshuo - 2 nuits
Bus jusqu'à Yangshuo /Trajet 1h30 Visite Yangshuo (Journée repos) Spectacle Impression Liu Sanjie
Jour 15 : Yangshuo
Randonnée à vélo
Jour 16 : Xingping - 1 nuit
Bus jusqu'à Xingping /Trajet 1h Radeau de bambou sur la rivière Li
Jour 17 : Pékin - 1 nuit
Bus jusqu'à Yangshuo /Trajet 1h Bus jusqu’à Guilin/Trajet 1h30 Avion jusqu'à Pékin /Trajet 3h /130 euros
Jour 18 : Avion jusqu’à Nice
Mon itinéraire est tout à fait modulable si vous avez une meilleure idée de programme à me proposer. Je constate que le budget pour les transports est assez conséquent :-(
J'ai également quelques questions:
Quel est le meilleur moyen de rejoindre la grande muraille? Bus? Taxi? Chauffeur privé? Même question pour le mausolée de l'empereur Qin. Comment rejoindre Guilin depuis Jiuzhaigou plus facilement ? Avez-vous un planning plus pratique à me proposer pour visiter Guilin /Ping'an /Yangshuo /Xingping ? Avez-vous des bons plans sur Guilin et alentours pour les logements (chambre et salle de bain privée), randonnées, radeau de bambou ?
En vous remerciant par avance pour vos réponses.
Eau sur le Costa Magica English translation pending
Bonjour,
Prochaine croisière aux Caraïbe en Janvier 2017.
Sur le Costa Magica, l'eau est -elle gratuite à table.
Dans la chambre, l'eau est-elle buvable.
Peut-on avoir de l'eau gratuite sur le bateau dans la journée.
Merci de vos réponses.
Norvège, Finlande, Suède... au nord du cercle polaire English translation pending
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours
Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva
Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016
Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen
Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta
J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord
De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund
D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord
J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un d��lice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)
Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)
De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !
J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami
Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari
Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen
J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !
Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak
Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen
De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko
Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön
La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un d��lice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorbés par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste après, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Programme Cambodge English translation pending
Voilà, je me décide bientôt à réserver notre vol pour le Cambodge , au départ de Paris, via Bangkok. Ca nous permettra de choisir notre arrivée : Siem Reap / Phnom Penh.
A priori ca coute beaucoup moins cher que de faire Paris --> Cambodge.
En regardant ce jour, j'ai vu des Paris / Bangkok pour 620 € A/R par personne.
Départ prévu pour le 9 ou le 10 juillet et retour le 28 ou le 29 juillet.
Mes questions :
- voyageant à deux avec une valise chacun, est ce facile, simple de faire de l'itinérant sans avoir réservé à l'avance et de se pointer à l'improviste un soir ?
- est ce qu'il est facile de trouver des taxis et/ou des guides sur place qui puissent nous mener un peu là où nous aurons défini notre périple ? Sans tomber sur ceux qui attendent les touristes avec la plus grande impatience pour les mener là où "ça les arrange" ?
Sachant que nous avons déjà des offres d'agences locales, avec de prix se situant aux alentour des 1300 $ pour une boucle de 17 jours (avec comme principaux centres d'intérêt la nature, les paysages, les locaux, et ne pas nous retrouver dans des hôtels grand luxe ni manger du steak frite !!!!).
Notre périple ressemble à : Phnom Penh / Koh Dach / Kratie / Siem Reap / Banteay Chhmar / Battanbang / Kampong Chhnang / Chi Phat / Phnom Penh
Le but est de voir si en organisant nous même et avec des variantes nous pourrions avoir moins de dépenses.
Qu'en pensez vous ?
Merci
Départ prévu pour le 9 ou le 10 juillet et retour le 28 ou le 29 juillet.
Mes questions :
- voyageant à deux avec une valise chacun, est ce facile, simple de faire de l'itinérant sans avoir réservé à l'avance et de se pointer à l'improviste un soir ?
- est ce qu'il est facile de trouver des taxis et/ou des guides sur place qui puissent nous mener un peu là où nous aurons défini notre périple ? Sans tomber sur ceux qui attendent les touristes avec la plus grande impatience pour les mener là où "ça les arrange" ?
Sachant que nous avons déjà des offres d'agences locales, avec de prix se situant aux alentour des 1300 $ pour une boucle de 17 jours (avec comme principaux centres d'intérêt la nature, les paysages, les locaux, et ne pas nous retrouver dans des hôtels grand luxe ni manger du steak frite !!!!).
Notre périple ressemble à : Phnom Penh / Koh Dach / Kratie / Siem Reap / Banteay Chhmar / Battanbang / Kampong Chhnang / Chi Phat / Phnom Penh
Le but est de voir si en organisant nous même et avec des variantes nous pourrions avoir moins de dépenses.
Qu'en pensez vous ?
Merci
Vacances de février 2016 dans le sud du Vietnam English translation pending
Bonjour
Notre voyage est enfin ficelé, 15 jours de vacances dans le sud du Vietnam pendant les vacances de Février, du 6 au 19. Nous sommes 4 : moi, mon épouse et mes 2 derniers garçons de 16 et 13 ans. Grâce aux informations de ce site, j'ai pu faire mon itinéraire :
> Le 7 nous arrivons à HCM et direction la baie du Mékong pour 3 jours. J'ai réservé 3 nuits sur l'île d'An Binh > le 10 on décollera de Can Tho pour Phu Khoc où on a réservé un bungalow les pieds dans l'eau > Le 17 on rejoindra en avion HCM pour y rester 2 jours et profiter de la fête du têt > Le 19 sera le retour vers Paris, vol direct Air France
Malgré la lecture des différents posts et carnets de voyage, il me reste quelques interrogations : > Comment aller de l'aéroport de HCM à l'île d'An Binh en bateau, les billets sont-ils disponibles à l'aéroport? > Quelles précautions prendre pour contre les piqûres moustisques > En plus de l'eau en bouteille, quels conseils pour ne pas risquer une intoxications alimentaire. > Y'a t'il un risque avec les serpents pendant les balades? (mon fils en a la phobie...) > cet itinéraire farniente vous parait-il bien pour une découverte en famille? Une fois sur place je me renseignerai sur les balades à faire
Merci
Notre voyage est enfin ficelé, 15 jours de vacances dans le sud du Vietnam pendant les vacances de Février, du 6 au 19. Nous sommes 4 : moi, mon épouse et mes 2 derniers garçons de 16 et 13 ans. Grâce aux informations de ce site, j'ai pu faire mon itinéraire :
> Le 7 nous arrivons à HCM et direction la baie du Mékong pour 3 jours. J'ai réservé 3 nuits sur l'île d'An Binh > le 10 on décollera de Can Tho pour Phu Khoc où on a réservé un bungalow les pieds dans l'eau > Le 17 on rejoindra en avion HCM pour y rester 2 jours et profiter de la fête du têt > Le 19 sera le retour vers Paris, vol direct Air France
Malgré la lecture des différents posts et carnets de voyage, il me reste quelques interrogations : > Comment aller de l'aéroport de HCM à l'île d'An Binh en bateau, les billets sont-ils disponibles à l'aéroport? > Quelles précautions prendre pour contre les piqûres moustisques > En plus de l'eau en bouteille, quels conseils pour ne pas risquer une intoxications alimentaire. > Y'a t'il un risque avec les serpents pendant les balades? (mon fils en a la phobie...) > cet itinéraire farniente vous parait-il bien pour une découverte en famille? Une fois sur place je me renseignerai sur les balades à faire
Merci
Un beau voyage au Québec (juin 2015) English translation pending
Cela fait longtemps que nous nous rendons sur le continent américain, au Canada et aussi dans cette belle province de Québec.
Cependant, nous n'y sommes jamais restés suffisamment longtemps pour l'apprécier comme il se doit, la parcourir, la découvrir aussi près que possible compte tenu du caractère classique des voyages que nous entreprenons.
Alors cette année, c'est la bonne.
Après avoir construit un itinéraire de dix jours de sorte à ce qu'aucune étape ne soit trop longue -deux jours complets seront consacrés aux visites des villes de Québec et Montréal- (un peu plus en fait) c'est le 19 juin 2015 que nous décollons de Paris pour Montréal (nous sommes en fait partis le 18 de cette côte d'azur enchanteresse pour dîner le soir chez un membre éminent de la communauté de voyage forum -calisson94- et passer la nuit à l'hôtel Ibis de Roissy CDG). J'en profite pour exprimer encore un grand merci à calisson94 et à toute sa famille qui nous a accueillis... comme des rois !
Pour ceux que ce carnet intéressera (????) calisson94 est ma nièce.
9 heures de vol.... long, très long. A l'arrivée à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau les formalités douanières sont assez longues -beaucoup moins que celles dédiées à l'entrée aux USA !!!- et les fonctionnaires douanières assez peu aimables ("Vous venez pour longtemps ? Vous emmenez du foie gras ? du fromage ?" (sic). Quelle idée car, me concernant, je déteste le fromage et il n'y a aucun risque que je transporte ce produit dans mon sac ! Nous logeons trois nuits à l'hôtel Aloft, tout près de l'aéroport. L'hôtel et la chambre sont spacieux, ultra moderne et très très confortable. L'espace dédié au petit déjeuner fait très loft.


9 heures de vol.... long, très long. A l'arrivée à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau les formalités douanières sont assez longues -beaucoup moins que celles dédiées à l'entrée aux USA !!!- et les fonctionnaires douanières assez peu aimables ("Vous venez pour longtemps ? Vous emmenez du foie gras ? du fromage ?" (sic). Quelle idée car, me concernant, je déteste le fromage et il n'y a aucun risque que je transporte ce produit dans mon sac ! Nous logeons trois nuits à l'hôtel Aloft, tout près de l'aéroport. L'hôtel et la chambre sont spacieux, ultra moderne et très très confortable. L'espace dédié au petit déjeuner fait très loft.


Retour sur 3 semaines en Afrique du Sud English translation pending
Amis forumeurs, bonjour,
Tout d'abord, un grand merci à toutes celles et tous ceux grâce à qui notre périple, à mon chéri et moi-même, a été une vraie réussite dans ce merveilleux pays que nous avons adoré. C'est en lisant tous vos conseils, idées, avis, que j'ai bâti notre itinéraire en fonction de nos goûts. Nous voulions être en mode cool, ne pas faire trop de kilomètres et avoir le temps de sentir le pays, de s'attarder, de traîner. J'ai donc j'ai choisi de me cantonner à la classique boucle Joburg Joburg, en zappant les villes, et en écartant LE CAP et sa région. Nous sommes partis du 20 Août au 11 Septembre, et pour une fois, j'avais réservé tous nos logements, ce que je n'ai pas l'habitude de faire. J'avais un peu peur d'avoir mal évalué des distances et des temps, mais, encore grâce à vos conseils, dans l'ensemble ce n'était pas trop mal. Alors à mon tour de faire part de ma petite expérience en Afrique du Sud et d'apporter mon humble contribution à tous les candidats à la découverte de ce pays. Par contre, pour les photos, je ne suis pas la pro, c'est la partie de mon mari, aussi je n'en mettrai pas ici. Nous en avons fait plus de 9000 à nous 2 et après une première épuration, il ne nous en reste "que" 6000 ... Je n'ai pas le talent littéraire de certains, mais j'espère quand même que vous aurez plaisir à me lire.
Tout d'abord, nos coups de coeur: Tembe Elephant Pak et son merveilleux lodge et, contre toute attente pour moi, le Drakensberg. En effet, je ne suis pas fan de montagne, mais vos avis m'ont encouragée à y passer 3 nuits, et là, quel bonheur quelle beauté ... Donc surtout ne zappez pas cette magnifique région. La déception: HluHluwe-Imfolisi Park, et oui au risque de vous faire bondir, non, nous n'avons pas apprécié ce lieu, mais je vous en dirai plus le jour venu. Alors prêts à revivre avec nous ce merveilleux voyage? Catherine
Tout d'abord, un grand merci à toutes celles et tous ceux grâce à qui notre périple, à mon chéri et moi-même, a été une vraie réussite dans ce merveilleux pays que nous avons adoré. C'est en lisant tous vos conseils, idées, avis, que j'ai bâti notre itinéraire en fonction de nos goûts. Nous voulions être en mode cool, ne pas faire trop de kilomètres et avoir le temps de sentir le pays, de s'attarder, de traîner. J'ai donc j'ai choisi de me cantonner à la classique boucle Joburg Joburg, en zappant les villes, et en écartant LE CAP et sa région. Nous sommes partis du 20 Août au 11 Septembre, et pour une fois, j'avais réservé tous nos logements, ce que je n'ai pas l'habitude de faire. J'avais un peu peur d'avoir mal évalué des distances et des temps, mais, encore grâce à vos conseils, dans l'ensemble ce n'était pas trop mal. Alors à mon tour de faire part de ma petite expérience en Afrique du Sud et d'apporter mon humble contribution à tous les candidats à la découverte de ce pays. Par contre, pour les photos, je ne suis pas la pro, c'est la partie de mon mari, aussi je n'en mettrai pas ici. Nous en avons fait plus de 9000 à nous 2 et après une première épuration, il ne nous en reste "que" 6000 ... Je n'ai pas le talent littéraire de certains, mais j'espère quand même que vous aurez plaisir à me lire.
Tout d'abord, nos coups de coeur: Tembe Elephant Pak et son merveilleux lodge et, contre toute attente pour moi, le Drakensberg. En effet, je ne suis pas fan de montagne, mais vos avis m'ont encouragée à y passer 3 nuits, et là, quel bonheur quelle beauté ... Donc surtout ne zappez pas cette magnifique région. La déception: HluHluwe-Imfolisi Park, et oui au risque de vous faire bondir, non, nous n'avons pas apprécié ce lieu, mais je vous en dirai plus le jour venu. Alors prêts à revivre avec nous ce merveilleux voyage? Catherine
Itinéraire de 10 jours en Gaspésie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en famille en Gaspésie au départ de Québec (arrivée sur Québec le 1er août et départ le 14 de Montréal) et après de nombreuses lectures de sujets du forum (mille fois merci !) et de nos guides, nous avons tenté d'élaborer un itinéraire afin de découvrir les splendeurs de la Gaspésie sans pour autant passer de longues heures quotidiennes en voiture. Nous aimerions donc savoir si notre itinéraire est valable, tenable et si les villes que nous avons identifiées pour y passer la nuit sont pertinentes. Toutes les activités identifiées le sont à titre indicatif, nous ne comptons bien entendu pas tout faire en un temps aussi réduit :)
De plus, nous sommes en train de regarder pour les hébergements et tout conseil ou bonne adresse serait très apprécié :-) Nous sommes cinq et souhaiterions au maximum éviter les hôtels pour privilégier les chalets (ou bonnes adresses Airbnb) voire les motels afin de pouvoir cuisiner sur place et être tous ensemble, dans la mesure du possible !
Enfin, nous souhaiterions profiter de notre voyage pour voir des baleines, de même, auriez-vous des bonnes adresses ? Nous souhaiterions privilégier un Zodiac ou dans tous les cas un "petit" bateau et non pas les énormes embarcations de croisière que nous avons trouvées en cherchant un peu autour de Rivière-du-Loup. Alors si vous avez des recommandations, nous sommes très preneurs.
Je vous remercie par avance des réponses que vous pourrez nous apporter, ce forum est une mine d'or !
Amandine
JOUR I, 3 août Québec ==> Kamouraska : 177km (2h52) en prenant la route QC-132 E qui longe la côte (conseillé). Sur la route, de jolies maisons à admirer notamment la maison Jean-Charles Chapais (204, route 132, après Rivière-Ouelle) et la maison Chapais (2 route 132 E, à Saint-Denis-De La Bouteillerie, 6dollars l’entrée de 6h à 17h). Le village de Kamouraska, typique de cette région, mérite un arrêt pour y flâner et sans doute y déjeuner, selon l’heure. Ensuite, Kamouraska ==> Rivière-du-Loup (42km via la route 132, 40min).
JOUR II, 4 août Rivière-du-Loup (2ème nuit sur place)
JOUR III, 5 août, Rivière-du-Loup ==> Parc national du Bic (81km, 58 minutes via la route 132 E adresse : 3382 route 123, Rimouski). Après la journée au parc, nuit à Rimouski (26km, 25’ via autoroute 20)
JOUR IV, 6 août, Rimouski ==> Matane (1h12, 100km via autoroute 20 et route 132). Promenade de la mer à Rimouski, arrêt à Sainte-Luce (26km, 22’ via l’autoroute 20 ou 30km, 30’ via la route 132) pour la promenade de l’Anse-aux-Coques. Départ pour les jardins de Métis (25km, 22’ via la route 132, ouverts de 8h30 à 18h) où il faut compter entre 1 et 3h pour profiter de la beauté des jardins. Ensuite, arrivée dans l'après-midi à Matane (54km, 39’ via la route 132)
JOUR V et VI, 7 et 8 août, Parc national de Gaspésie (123km, 1h30, 1981, route du Parc) : randonnées de tous niveaux (de 30’ à 10 jours), nuit du 7 à Sainte-Anne-des-Monts (37km, 32’) et nuit du 8 à Cap-des-Rosiers (216km, 2h49 à partir de l’entrée du Parc National).
JOUR VIII et IX, 9 et 10 août, Parc national du Forillon Il serait envisageable de consacrer 1,5 jour à la visite du Parc afin de partir en début d’après-midi pour Gaspé (43km, 36’) Puis Percé (68km, 54’) afin d’y passer deux nuits
JOUR X, 11 août, Percé et île Bonaventure : Deuxième nuit à Percé afin de pouvoir repartir le lendemain « pas trop tard ».
JOUR XI, 12 août, Percé ==> Carleton-sur-Mer (204km, 2h55) Nuit à Carleton
JOUR XII, 13 août, Retour sur Québec (576 km, 6h) - Désolée, c'est un peu long :)
Nous partons en famille en Gaspésie au départ de Québec (arrivée sur Québec le 1er août et départ le 14 de Montréal) et après de nombreuses lectures de sujets du forum (mille fois merci !) et de nos guides, nous avons tenté d'élaborer un itinéraire afin de découvrir les splendeurs de la Gaspésie sans pour autant passer de longues heures quotidiennes en voiture. Nous aimerions donc savoir si notre itinéraire est valable, tenable et si les villes que nous avons identifiées pour y passer la nuit sont pertinentes. Toutes les activités identifiées le sont à titre indicatif, nous ne comptons bien entendu pas tout faire en un temps aussi réduit :)
De plus, nous sommes en train de regarder pour les hébergements et tout conseil ou bonne adresse serait très apprécié :-) Nous sommes cinq et souhaiterions au maximum éviter les hôtels pour privilégier les chalets (ou bonnes adresses Airbnb) voire les motels afin de pouvoir cuisiner sur place et être tous ensemble, dans la mesure du possible !
Enfin, nous souhaiterions profiter de notre voyage pour voir des baleines, de même, auriez-vous des bonnes adresses ? Nous souhaiterions privilégier un Zodiac ou dans tous les cas un "petit" bateau et non pas les énormes embarcations de croisière que nous avons trouvées en cherchant un peu autour de Rivière-du-Loup. Alors si vous avez des recommandations, nous sommes très preneurs.
Je vous remercie par avance des réponses que vous pourrez nous apporter, ce forum est une mine d'or !
Amandine
JOUR I, 3 août Québec ==> Kamouraska : 177km (2h52) en prenant la route QC-132 E qui longe la côte (conseillé). Sur la route, de jolies maisons à admirer notamment la maison Jean-Charles Chapais (204, route 132, après Rivière-Ouelle) et la maison Chapais (2 route 132 E, à Saint-Denis-De La Bouteillerie, 6dollars l’entrée de 6h à 17h). Le village de Kamouraska, typique de cette région, mérite un arrêt pour y flâner et sans doute y déjeuner, selon l’heure. Ensuite, Kamouraska ==> Rivière-du-Loup (42km via la route 132, 40min).
JOUR II, 4 août Rivière-du-Loup (2ème nuit sur place)
JOUR III, 5 août, Rivière-du-Loup ==> Parc national du Bic (81km, 58 minutes via la route 132 E adresse : 3382 route 123, Rimouski). Après la journée au parc, nuit à Rimouski (26km, 25’ via autoroute 20)
JOUR IV, 6 août, Rimouski ==> Matane (1h12, 100km via autoroute 20 et route 132). Promenade de la mer à Rimouski, arrêt à Sainte-Luce (26km, 22’ via l’autoroute 20 ou 30km, 30’ via la route 132) pour la promenade de l’Anse-aux-Coques. Départ pour les jardins de Métis (25km, 22’ via la route 132, ouverts de 8h30 à 18h) où il faut compter entre 1 et 3h pour profiter de la beauté des jardins. Ensuite, arrivée dans l'après-midi à Matane (54km, 39’ via la route 132)
JOUR V et VI, 7 et 8 août, Parc national de Gaspésie (123km, 1h30, 1981, route du Parc) : randonnées de tous niveaux (de 30’ à 10 jours), nuit du 7 à Sainte-Anne-des-Monts (37km, 32’) et nuit du 8 à Cap-des-Rosiers (216km, 2h49 à partir de l’entrée du Parc National).
JOUR VIII et IX, 9 et 10 août, Parc national du Forillon Il serait envisageable de consacrer 1,5 jour à la visite du Parc afin de partir en début d’après-midi pour Gaspé (43km, 36’) Puis Percé (68km, 54’) afin d’y passer deux nuits
JOUR X, 11 août, Percé et île Bonaventure : Deuxième nuit à Percé afin de pouvoir repartir le lendemain « pas trop tard ».
JOUR XI, 12 août, Percé ==> Carleton-sur-Mer (204km, 2h55) Nuit à Carleton
JOUR XII, 13 août, Retour sur Québec (576 km, 6h) - Désolée, c'est un peu long :)
2 escales à Bangkok English translation pending
Nous partons dans 2 semaines avec une longue escale de 13h à Bangkok: arrivée 06:30 du matin et départ pour le Laos 19:45 et j'ai plein de questions.
Y a-t-il un endroit où on peut prendre une douche en arrivant à l'aéroport? Faut-il une photo pour le visa? Est-il payant? Est-ce plus intéressant de changer des euros à l'aéroport en arrivant ou avant de quitter la France?
Quels transports devrons-nous prendre et combien d'argent si nous voulons aller en ville? Sur un blog j'ai noté ces visites qui pourraient nous intéresser: - Faire une croisière le long de la rivière Chao Phraya - Visiter le Grand Palais (j'ai lu aussi des critiques négatives sur le grand palais) - Vous promener dans la rue Kao San Quels sont vos conseils pour organiser la journée? Y a-t-il des déplacements en transports à prévoir entre ces lieux? D'autres lieux à voir sans courir? Et à quelle heure devrons-nous repartir pour ne pas rater notre vol suivant?
Au retour le vendredi soir 13 février, nous avons une escale de 7h à Bangkok: arrivée 16:25 et départ 00:10 pour la France.
Y a-t-il des endroits sympas à Bangkok pour passer la soirée et manger?
Je précise que nous aimons la musique et la danse traditionnelles (avec ou sans fusion avec d'autres musiques) et s'il y a un spectacle à voir en ville ce serait génial.
Merci d'avance pour vos avis et vos conseils.
Sylvie
Y a-t-il un endroit où on peut prendre une douche en arrivant à l'aéroport? Faut-il une photo pour le visa? Est-il payant? Est-ce plus intéressant de changer des euros à l'aéroport en arrivant ou avant de quitter la France?
Quels transports devrons-nous prendre et combien d'argent si nous voulons aller en ville? Sur un blog j'ai noté ces visites qui pourraient nous intéresser: - Faire une croisière le long de la rivière Chao Phraya - Visiter le Grand Palais (j'ai lu aussi des critiques négatives sur le grand palais) - Vous promener dans la rue Kao San Quels sont vos conseils pour organiser la journée? Y a-t-il des déplacements en transports à prévoir entre ces lieux? D'autres lieux à voir sans courir? Et à quelle heure devrons-nous repartir pour ne pas rater notre vol suivant?
Au retour le vendredi soir 13 février, nous avons une escale de 7h à Bangkok: arrivée 16:25 et départ 00:10 pour la France.
Y a-t-il des endroits sympas à Bangkok pour passer la soirée et manger?
Je précise que nous aimons la musique et la danse traditionnelles (avec ou sans fusion avec d'autres musiques) et s'il y a un spectacle à voir en ville ce serait génial.
Merci d'avance pour vos avis et vos conseils.
Sylvie
Avis sur parcours Thaïlande English translation pending
Coucou
J'aurai souhaité avoir votre avis , nous partons à 4 en juillet en thailande: 1 adulte et 3 ados
Nous arrivons a 14h20 a l'eroport international puis j'avais reservé une nuit au rambuttri village puis depart le lendemain pour ganesha park au dessus de kanchanaburi ou nous restons du 9 au 14 juillet puis vol pour le sud.
Que me conseillez vous?
Comme j'avais prevu, nuit à bangkok puis depart le lendemain mais on fera pas grand chose sur bangkok
ou autre option: location d'une voiture a l'aeroport pour 5 jours , depart pour kanchanaburi ...
L'option voiture nous permet une certaine liberté, pas de contrainte de trains, d'agence pour les trip aux chutes erawan puis retour sur bangkok domestique et rendu du vehicule. Beaucoup deconseillent la voiture mais bon j'attends vos avis
J'aurai souhaité avoir votre avis , nous partons à 4 en juillet en thailande: 1 adulte et 3 ados
Nous arrivons a 14h20 a l'eroport international puis j'avais reservé une nuit au rambuttri village puis depart le lendemain pour ganesha park au dessus de kanchanaburi ou nous restons du 9 au 14 juillet puis vol pour le sud.
Que me conseillez vous?
Comme j'avais prevu, nuit à bangkok puis depart le lendemain mais on fera pas grand chose sur bangkok
ou autre option: location d'une voiture a l'aeroport pour 5 jours , depart pour kanchanaburi ...
L'option voiture nous permet une certaine liberté, pas de contrainte de trains, d'agence pour les trip aux chutes erawan puis retour sur bangkok domestique et rendu du vehicule. Beaucoup deconseillent la voiture mais bon j'attends vos avis
Accident au Mustang, plusieurs trekkeurs décédés (14 octobre 2014) English translation pending
Des dizaines de mort (Népalais et touriste) Les trekkeurs étaient sur le chemin des Annapurna Plus de détail ici:
http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201410/15/01-4809248-quatre-canadiens-tues-lors-dune-tempete-dans-lhimalaya.php
http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201410/15/01-4809248-quatre-canadiens-tues-lors-dune-tempete-dans-lhimalaya.php
L'Ouest américain (une 3ème fois) English translation pending
Salut à tous.
A peine rentré et je lance un nouveau carnet sur l’ouest des Etats Unis : Il n’y a rien d’original, car tout a été dit ou presque, mais peut être il y aura pour certains une ou deux informations sur des lieux moins connus.
Dans les remerciements, il faut surtout citer ITAT et son site qui est une mine pour préparer. Sinon, comme c’est le 3ème voyage, pas trop difficile à organiser.
Les conditions du voyage :
Venir voir mon fils en stage à Reno, avec les 4 grands parents (78 de moyenne d âge : c’est là le défi !!!) pour qui c’est le premier voyage aux USA. Donc voir (oui revoir pour nous) les grands classiques et insérer deux ou trois trucs pas vus.
Le parcours :
Classique au départ, avec nécessité d’être à Las Vegas le 3 août pour récupérer ma fille et arriver un vendredi à Reno.
Comme dans tous mes carnets, il n’y a pas de photos(moi c'est film), j’essaie plutôt de donner des infos. Pour avoir avec les photos, c'est ici
Jeudi 24 juillet :
Départ matinal de Lyon.
Vol vers Francfort, escale de 5H puis vol vers Los Angeles avec la Lufhtansa. TB, du classique, mais pas de surprise : ce n’est pas un cliché !
L’immigration se passe très bien (40 min), puis la récupération des bagages (3 min), puis les douanes (10 min : le champagne dans les bagages est passé !!!)
Navette Alamo à la sortie et bien sur la classique récupération du véhicule !!
Faut-il en parler et dire des généralités ? Cela a été à l’image de ce qui est souvent dit à droite ou à gauche. Là aussi du classique, accueil aimable jusqu’à ce que je refuse les assurances .
Quand même une info : J’avais commandé un van 12 pl avec possibilité d’enlever la dernière rangée de sièges. J’ai eu un van 15 places sans pouvoir mettre les bagages. Un peu énervé car du coup pas facile de ranger les bagages malgré la place !!!
Branchement du Garmin avec une petite appréhension au niveau de la carte que j’avais acheté en France, mais aucun souci.
Check in en espagnol à l’hôtel. Rapides courses pour le petit déjeuner du lendemain matin et la glacière , un plouf dans la piscine et dodo à 10h après une journée de 31h !!
Salut à tous.
A peine rentré et je lance un nouveau carnet sur l’ouest des Etats Unis : Il n’y a rien d’original, car tout a été dit ou presque, mais peut être il y aura pour certains une ou deux informations sur des lieux moins connus.
Dans les remerciements, il faut surtout citer ITAT et son site qui est une mine pour préparer. Sinon, comme c’est le 3ème voyage, pas trop difficile à organiser.
Les conditions du voyage :
Venir voir mon fils en stage à Reno, avec les grands parents (78 de moyenne d âge : c’est là le défi !!!) pour qui c’est le premier voyage aux USA. Donc voir (oui revoir pour nous) les grands classiques et insérer deux ou trois trucs pas vus.
Le parcours :
Classique au départ, avec nécessité d’être à Las Vegas le 3 août pour récupérer ma fille et arriver un vendredi à Reno.
Comme dans tous mes carnets, il n’y a pas de photos, j’essaie plutôt de donner des infos.
Vendredi 25 juillet : Hôtel à Coral Sands Motel (près de Hollywood Boulevard) : Assez basique. L’accueil est sympa, les chambres sont bof, mais pour une nuit d’arrivée il va bien. A noter un supermarché juste à côté, ce qui est très pratique pour l’achat des premières courses. Il est donc super bien placé. Bien sur, le lever est très matinal, et donc le petit déjeuner au bord de la piscine est bien agréable. On commence par le walk of fame. Un petit mot pour se garer tout près. C’est dur. Il y a des parkings payants très chers ou alors le long de certains trottoirs et il faut payer en donnant le numéro de la place de parking !! Nous avons fait cela et finalement c’était pas mal. Que ce soit le Walk of fame ou les empreintes devant le Chinese Theater, on ne peut pas dire que c’est beau, mais c’est très symbolique. Le petit clin d’œil au cinéma passé, direction Rodéo Dr et les boutiques de stars. Ensuite un tour de Beverly Hills à la découverte de maisons de personnalités, puis un arrêt photo à la Spadena House, très curieuse. Ensuite direction Griffith Observatory que nous ne connaissons pas. Je ne pensais pas trouver autant de monde là haut. Des voitures stationnées pratiquement tout le long de la montée me font dire qu’il sera impossible à se garer au parking du haut. Je tente et trouve facilement une place car en fait il y a beaucoup de rotation. La vue est à couper le souffle, même s’il y a une légère brume sur la ville. On voit le panneau Hollywood d’une autre perspective. Ensuite route vers Barstow, prochaine étape pour la nuit. Il est 14h30, je pense que c’est bon pour les bouchons. Aïe Aïe Aïe. Nous mettrons 4h, là où j’avais espéré 2h. Autant dire qu’à l’arrivée, une douche, un repas chez Coco’s (très classique américain) et dodo.
Point positif du jour : Le Griffith Observatory Point négatif du jour : Le bouchon pour sortir de LA.
Vendredi 25 juillet : Hôtel à Coral Sands Motel (près de Hollywood Boulevard) : Assez basique. L’accueil est sympa, les chambres sont bof, mais pour une nuit d’arrivée il va bien. A noter un supermarché juste à côté, ce qui est très pratique pour l’achat des premières courses. Il est donc super bien placé. Bien sur, le lever est très matinal, et donc le petit déjeuner au bord de la piscine est bien agréable. On commence par le walk of fame. Un petit mot pour se garer tout près. C’est dur. Il y a des parkings payants très chers ou alors le long de certains trottoirs et il faut payer en donnant le numéro de la place de parking !! Nous avons fait cela et finalement c’était pas mal. Que ce soit le Walk of fame ou les empreintes devant le Chinese Theater, on ne peut pas dire que c’est beau, mais c’est très symbolique. Le petit clin d’œil au cinéma passé, direction Rodéo Dr et les boutiques de stars. Ensuite un tour de Beverly Hills à la découverte de maisons de personnalités, puis un arrêt photo à la Spadena House, très curieuse. Ensuite direction Griffith Observatory que nous ne connaissons pas. Je ne pensais pas trouver autant de monde là haut. Des voitures stationnées pratiquement tout le long de la montée me font dire qu’il sera impossible à se garer au parking du haut. Je tente et trouve facilement une place car en fait il y a beaucoup de rotation. La vue est à couper le souffle, même s’il y a une légère brume sur la ville. On voit le panneau Hollywood d’une autre perspective. Ensuite route vers Barstow, prochaine étape pour la nuit. Il est 14h30, je pense que c’est bon pour les bouchons. Aïe Aïe Aïe. Nous mettrons 4h, là où j’avais espéré 2h. Autant dire qu’à l’arrivée, une douche, un repas chez Coco’s (très classique américain) et dodo.
Point positif du jour : Le Griffith Observatory Point négatif du jour : Le bouchon pour sortir de LA.
Voyage en famille 3 semaines Ontario/Québec, août English translation pending
Bonjour à tous,
Nous préparons activement notre voyage au canada pour 3 semaines au mois d'aout, en famille avec 2 enfants (6 et 9 ans). Après beaucoup de tergiversations, le projet prend forme. Ne connaissant pas le canada, et craignant donc d'être un peu à côté de la plaque, je vous le soumets pour avis. Nous avons essayé, dans la mesure du possible, de limiter la longueur de chaque trajet, de maximiser les étapes de 2 nuits au moins, et de varier les plaisirs pour ne pas blaser les enfants, ni les épuiser (c'est leur 1er grand voyage hors de france). Le passage à niagara est assumé: le côté spectaculaire du diptyque toronto/chutes est là pour motiver les enfants, même si nous sommes lucides sur le côté touristique des chutes.
jour 1: arrivée à toronto en fin d'après-midi, récupération voiture de location, installation à l'hotel, petite promenade en ville pour sentir l'atmosphère, et récupération post-voyage... jour 2: chutes du niagara (croisière mist maid, tour skyline, etc...) retour vers toronto jour 3: visite de toronto (tour CN, central island, kensington market, ...) jour 4: départ le matin vers kingston. visite gananoque, croisière 1000 iles, nuit à kingston. question: faut-il privilégier la visite de kingston ou gananoque? (il sera surement difficile de voir les 2 dans la même journée) jour 5: départ le matin vers ottawa- visite Ottawa (colline du parlement, promenade le long du canal rideau, marché by, ...) jour 6: visite Ottawa: musée des civilisations + parc gatineau (mais aurons-nous assez de temps pour le parc ?) jour 7: départ le matin vers le parc de la mauricie. j'hésite entre rentrer dans le parc dès notre arrivée, ou commencer par une visite des alentours (shawinigan?). nuit dans le parc (Otentik) jour 8: journée dans le parc de la mauricie. nuit dans le parc jour 9: départ vers le lac st jean. pause pique-nique au parc de la rivière bostonnais. question: aurons-nous le temps de visiter val jalbert en arrivant? (la route semble longue). Si pas le temps: séance baignade (plage à trouver dans le coin). nuit à st félicien. jour 10: zoo de st félicien + visite des alentours (val jalbert si pas déjà fait la veille). nuit à st félicien question: qu'y a-t-il d'autre à voir dans les alentours? jour 11: route vers le fjord du saguenay par la route nord. nuit à ste rose du nord. visite des alentours (st rose, saguenay, baie ste marguerite). questions: Chicoutimi vaut-il le coup qu'on s'y arrête? saguenay est-il bien accessible même si on prend la route nord? est-ce que ca vaut le coup de s'y arrêter? que ne faut-il pas manquer au nord? nous avons choisi la route nord, car nous nous dirigeons vers tadoussac. mais le sud nous tentait bien... ca fait bien plus long par le sud. jour 12: si nos finances le permettent (ça semble cher): croisière dans le fjord avec pause à l'anse st jean. + rando autour du fjord (peut-être dans le parc du saguenay). nuit à ste rose du nord jour 13: route vers tadoussac. visite tadoussac, croisière (baleines), et observation des baleines aux bergeronnes. nuit vers tadoussac (pas encore trouvé où) jour 14: traversée vers rimouski. visite rimouski et site maritime pointe au père (avec sous-marin). question: la ville de rimouski vaut-elle le détour où est-ce que je peux me contenter de la pointe au père? question 2: j'hésite entre dormir à rimouski ou partir de suite vers le parc du bic pour y passer la nuit. jour 15: journée dans le parc du bic. nuit dans le parc du bic ou aux alentours. jour 16: route vers charlevoix (traversée à rivière du loup). visite région (st irénée, les éboulements, baie st paul). hebergement reste à trouver. Cette journée ne me satisfait pas vraiment: la traversée est possible à 11h30 le matin... ca coupe bien, la journée... et pourtant, il doit y avoir tant à voir à charlevoix... jour 17: journée sur l'ile aux coudres. jour 18: route vers quebec. visite quebec, nuit sur place (si nous n'avons pas eu assez de temps pour charlevoix, on pourrait ne partir pour quebec qu'en fin de journée.) jour 19: j'hésite: soit visite quebec, soit parc des chutes de montmorency. mais je lis partout ca n'est pas vraiment impressionnant... mon programme de cette journée reste ouvert pour le moment. Mais je vais surement privilégier quebec. nuit à quebec. jour 20: route vers montreal, visite montreal (hebergement chez de la famille). on rend la voiture de location. jour 21: journée à montreal jour 22: journée à montreal jour 23: journée à montreal, départ pour paris (décollage à 22h30, ce qui laisse du temps pour profiter de la journée) question: ca faut peut-être trop de temps à montreal? (dans l'absolu, bien sur que non. Mais par rapport au temps passé dans les autres régions?)
alors?... qu'en pensez-vous?... n'hésitez pas à suggérer des modifications si ca ne tient pas la route. et désolé pour toute la batterie de questions...
merci d'avance pour vos précieux conseils!!
Nous préparons activement notre voyage au canada pour 3 semaines au mois d'aout, en famille avec 2 enfants (6 et 9 ans). Après beaucoup de tergiversations, le projet prend forme. Ne connaissant pas le canada, et craignant donc d'être un peu à côté de la plaque, je vous le soumets pour avis. Nous avons essayé, dans la mesure du possible, de limiter la longueur de chaque trajet, de maximiser les étapes de 2 nuits au moins, et de varier les plaisirs pour ne pas blaser les enfants, ni les épuiser (c'est leur 1er grand voyage hors de france). Le passage à niagara est assumé: le côté spectaculaire du diptyque toronto/chutes est là pour motiver les enfants, même si nous sommes lucides sur le côté touristique des chutes.
jour 1: arrivée à toronto en fin d'après-midi, récupération voiture de location, installation à l'hotel, petite promenade en ville pour sentir l'atmosphère, et récupération post-voyage... jour 2: chutes du niagara (croisière mist maid, tour skyline, etc...) retour vers toronto jour 3: visite de toronto (tour CN, central island, kensington market, ...) jour 4: départ le matin vers kingston. visite gananoque, croisière 1000 iles, nuit à kingston. question: faut-il privilégier la visite de kingston ou gananoque? (il sera surement difficile de voir les 2 dans la même journée) jour 5: départ le matin vers ottawa- visite Ottawa (colline du parlement, promenade le long du canal rideau, marché by, ...) jour 6: visite Ottawa: musée des civilisations + parc gatineau (mais aurons-nous assez de temps pour le parc ?) jour 7: départ le matin vers le parc de la mauricie. j'hésite entre rentrer dans le parc dès notre arrivée, ou commencer par une visite des alentours (shawinigan?). nuit dans le parc (Otentik) jour 8: journée dans le parc de la mauricie. nuit dans le parc jour 9: départ vers le lac st jean. pause pique-nique au parc de la rivière bostonnais. question: aurons-nous le temps de visiter val jalbert en arrivant? (la route semble longue). Si pas le temps: séance baignade (plage à trouver dans le coin). nuit à st félicien. jour 10: zoo de st félicien + visite des alentours (val jalbert si pas déjà fait la veille). nuit à st félicien question: qu'y a-t-il d'autre à voir dans les alentours? jour 11: route vers le fjord du saguenay par la route nord. nuit à ste rose du nord. visite des alentours (st rose, saguenay, baie ste marguerite). questions: Chicoutimi vaut-il le coup qu'on s'y arrête? saguenay est-il bien accessible même si on prend la route nord? est-ce que ca vaut le coup de s'y arrêter? que ne faut-il pas manquer au nord? nous avons choisi la route nord, car nous nous dirigeons vers tadoussac. mais le sud nous tentait bien... ca fait bien plus long par le sud. jour 12: si nos finances le permettent (ça semble cher): croisière dans le fjord avec pause à l'anse st jean. + rando autour du fjord (peut-être dans le parc du saguenay). nuit à ste rose du nord jour 13: route vers tadoussac. visite tadoussac, croisière (baleines), et observation des baleines aux bergeronnes. nuit vers tadoussac (pas encore trouvé où) jour 14: traversée vers rimouski. visite rimouski et site maritime pointe au père (avec sous-marin). question: la ville de rimouski vaut-elle le détour où est-ce que je peux me contenter de la pointe au père? question 2: j'hésite entre dormir à rimouski ou partir de suite vers le parc du bic pour y passer la nuit. jour 15: journée dans le parc du bic. nuit dans le parc du bic ou aux alentours. jour 16: route vers charlevoix (traversée à rivière du loup). visite région (st irénée, les éboulements, baie st paul). hebergement reste à trouver. Cette journée ne me satisfait pas vraiment: la traversée est possible à 11h30 le matin... ca coupe bien, la journée... et pourtant, il doit y avoir tant à voir à charlevoix... jour 17: journée sur l'ile aux coudres. jour 18: route vers quebec. visite quebec, nuit sur place (si nous n'avons pas eu assez de temps pour charlevoix, on pourrait ne partir pour quebec qu'en fin de journée.) jour 19: j'hésite: soit visite quebec, soit parc des chutes de montmorency. mais je lis partout ca n'est pas vraiment impressionnant... mon programme de cette journée reste ouvert pour le moment. Mais je vais surement privilégier quebec. nuit à quebec. jour 20: route vers montreal, visite montreal (hebergement chez de la famille). on rend la voiture de location. jour 21: journée à montreal jour 22: journée à montreal jour 23: journée à montreal, départ pour paris (décollage à 22h30, ce qui laisse du temps pour profiter de la journée) question: ca faut peut-être trop de temps à montreal? (dans l'absolu, bien sur que non. Mais par rapport au temps passé dans les autres régions?)
alors?... qu'en pensez-vous?... n'hésitez pas à suggérer des modifications si ca ne tient pas la route. et désolé pour toute la batterie de questions...
merci d'avance pour vos précieux conseils!!
Voyage de noces en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
j'ouvre ce post car je vais me marier le 12 juillet et nous souhaitons partir en voyage de noce en Thaïlande !!!
Donc nous voudrions partir le 14 ou le 15 juillet et rester environ 15 jours, nous aimerions visiter des lieux insolites et incontournables de ce beau pays mais aussi faire un peu de farniente devant des décors idyllique !
Notre budget n'est pas très gros (tout est partis pour le mariage !!!) Je suis sportif mais ma future femme pas du tout ! Nous aimons manger et nous désirerions voir des éléphants et monter dessus ! Nous avons commencé à regarder pour l'avion (les tarif vont de 600 à 1000€ par tete). Nous avons lu en parti le forum avec les lieux important à visiter : et là, nous commençons à être perdu ! Tout aide est la bien venu,
merci à vous tous par avance.
Notre budget n'est pas très gros (tout est partis pour le mariage !!!) Je suis sportif mais ma future femme pas du tout ! Nous aimons manger et nous désirerions voir des éléphants et monter dessus ! Nous avons commencé à regarder pour l'avion (les tarif vont de 600 à 1000€ par tete). Nous avons lu en parti le forum avec les lieux important à visiter : et là, nous commençons à être perdu ! Tout aide est la bien venu,
merci à vous tous par avance.
Deux semaines au Québec: vos avis sur ce parcours? English translation pending
bonjour
connaissant bien Montréal pour y avoir vécu, les quelques jours que je vais y passer seront consacrés à voir des amis et me délecter de cette superbe ville
pour le reste, vos avis sont les bienvenus sur un parcours que je suis en train de me constituer pour mi-juillet (donc très bientôt)
Jours 1, 2 et 3: Montréal Jours 4 et 5: St Sauveur des Monts, parc du Mont Tremblant Jour 6: Trois Rivières Jour 7: un tour au lac st jean Jours 8 et 9: Fjord de Saguenay Jour 10: les baleines à Tadoussac Jours 11 et 12: Québec Jour 13 ? Jour 14: retour Montréal + avion ou Jour 15: Montréal + avion
vos avis et suggestions sont les bienvenues
pour info, au départ de Montréal, je louerai une voiture
merci
connaissant bien Montréal pour y avoir vécu, les quelques jours que je vais y passer seront consacrés à voir des amis et me délecter de cette superbe ville
pour le reste, vos avis sont les bienvenus sur un parcours que je suis en train de me constituer pour mi-juillet (donc très bientôt)
Jours 1, 2 et 3: Montréal Jours 4 et 5: St Sauveur des Monts, parc du Mont Tremblant Jour 6: Trois Rivières Jour 7: un tour au lac st jean Jours 8 et 9: Fjord de Saguenay Jour 10: les baleines à Tadoussac Jours 11 et 12: Québec Jour 13 ? Jour 14: retour Montréal + avion ou Jour 15: Montréal + avion
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merci
Trek au Ladakh ou Zanskar English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un groupe de 7 potes et nous projetons de partir environ 3 semaines au ladakh début août et faire un trek de 10 ou 12 jours. Nous sommes relativement sportifs mais cinquantenaires , marcheurs en montagne, et ce sera pour tous notre premier voyage dans cette région. Nous passerons par une agence locale, mais la question est : quel itinéraire choisir ? bien sur on voudrait le plus beau qui ne soit pas surpeuplé de touristes , c est possible ça? Quel est votre avis ? Merci d avance pour vos expériences
Retour de croisière "Arc-en-ciel Tropical" sur le Costa Mediterranea English translation pending
De retour de Croisière "Arc-en-Ciel Tropical" sur Costa Méditérranéa, nous avons adoré notre itinéraire, notre bateau, la convivialité entre francophones, notre hôte Grégoire qui tenait la permanence tous les jours, sans oublier tout le personnel du bateau
Nous voulons vous apporter quelques conseils, des infos et notre expèrience pour vos excursions
Nous remercions toutes les personnes sur ce Forum pour leurs conseils avant notre départ et surtout 69Eric qui avait fait cette sublime croisière et un super CR
Diner 1er service 18h15 / 2eme service 21h
Prevoir chaussures de sports nautiques (decathlon), masque et tuba (pour pourrez les louer dans les divers sites)
Nassau de 9h à 17h30: Shopping à Nassau, boutiques de luxe, beaucoup de bijouteries, souvenirs, petit marché local en plein centre (bijoux, paniers, vetements...)
Taxi pour Atlantis aller retour USD 10.00 / personne Hotel Atlantis: c'est grandiose, une décoration luxeuse, casino, boutiques, piscine et plage privées, aquarium...
Plages à droite en sortant du port
Ocho Rios de 12h à 17h3O Limités par le temps nous prenons l'excursion Costa "Les chutes de le rivière Dunn's et baignade avec les dauphins" USD 139.00/personne Pas de guide francais!!!! :( Penser aux chaussures nautiques
Dolphin Cove: on nage, caresse, joue avec les dauphins et petit baiser échangés :) Moment MAGIQUE, un pur bonheur experience émouvante Achat du DVD USD 53.00 / prix des Photos USD 16.00
Chutes de Dunn's: Escalade des Dunn's River Falls (180 mètres) qui tombent en cascade sur de gigantesques rochers en escalier. Un accompagnateur vous aide à gravir les 180 mètres d'eau fraiche qui plongent directement dans la mer des Caraibes C'est physique mais génial Nous sommes enchantés de cette excursion
Grand Cayman de 9h à 17h30 On voulait faire l'excursion baignade avec les raies à Stingray city mais celle-ci est annulée à cause du vent :(( Elle est proposée avec Costa à USD 49.00 et vous la trouvez au port à USD 25.00
Nous partons en taxi USD 10.00 aller retour/personne pour la plage de Seven Mile Beach Accés à la plage gratuit, possibilité de transat USD 5.00, parsasol USD 5.00
Costa propose cette plage en excursion à USD 29.00/ personne
Roatan de 8h à 17h30 Penser aux masque et tuba Au port on prend un taxi avec guide (8 personnes) direction la plage de Grand Roatan à coté de la plage de Tabyana beach USD 30.00 pour 2 aller retour (attention on peut vous demander jusqu'à USD 75.00 pour 2 )
Accés à la plage de sable fin avec des eaux cristallines, des coraux et des poissons multicolores à vos pieds. Transat, parasol, wifi sur la plage USD 10.00/ personne On y déjeune pour un prix très raisonnable + ou - USD 7.00/personne La guide vient nous voir à plusieurs reprises pour voir si tout va bien et nous propose le retour au port à l'heure qui nous convient :)))
Excusion Costa Plage de Tabyana beach USD 49.00/ personne
Belize de 8h à 16h30 Débarquement en chaloupes Nous avons réservé avant notre départ notre excursion Cave tubing + ATV sur http://www.cave-tubing.com/ USD 75.00/Personne 1h de trajet pour l'aller 1h pour le retour 45mn ATV (quad) 1h30mn Cave tubing 30mn Pour se changer et déjeuner
Magnifique journée. Juste un conseil payer en cash au sinon votre repas sera oublié !!!!!!!!!!!
Cozumel de 8h à 18h30 Nous sommes 6 et nous prenons un taxi direction plage San francisco USD 5.00/ personne Accés à la plage, transat et parasol, structures gonflables dans l'eau, piscine et wifi au restaurant tout est GRATUIT si consommation Le personnel est très sympa On y déjeune, c'est très bien pour + ou - USD 15.00/personne
Miami Arrivée à 8h et notre vol Air France direction Paris à 17h55 Excursion Costa "Visite de la ville de Miami" USD 49.00/ personne mais réduction du transfert de USD 22.00 = USD 27.00/ personne Guide française :)))) C' est rare!!!! Tour panoramique en bus South Beach, quartier Art Déco, Coconut Grove, Hotel Biltmore, Coral Gables, Little Havana et arrêt d'une heure à Bayside pour shopping et déjeuner, puis transfert aéroport de Miami
L'heure est au retour! On reviendra à Miami ainsi qu'au Mexique pour approfondir nos visites
Nous restons à votre disposition pour tous renseignements, questions diverses
Bonne croisière à tous
Nous voulons vous apporter quelques conseils, des infos et notre expèrience pour vos excursions
Nous remercions toutes les personnes sur ce Forum pour leurs conseils avant notre départ et surtout 69Eric qui avait fait cette sublime croisière et un super CR
Diner 1er service 18h15 / 2eme service 21h
Prevoir chaussures de sports nautiques (decathlon), masque et tuba (pour pourrez les louer dans les divers sites)
Nassau de 9h à 17h30: Shopping à Nassau, boutiques de luxe, beaucoup de bijouteries, souvenirs, petit marché local en plein centre (bijoux, paniers, vetements...)
Taxi pour Atlantis aller retour USD 10.00 / personne Hotel Atlantis: c'est grandiose, une décoration luxeuse, casino, boutiques, piscine et plage privées, aquarium...
Plages à droite en sortant du port
Ocho Rios de 12h à 17h3O Limités par le temps nous prenons l'excursion Costa "Les chutes de le rivière Dunn's et baignade avec les dauphins" USD 139.00/personne Pas de guide francais!!!! :( Penser aux chaussures nautiques
Dolphin Cove: on nage, caresse, joue avec les dauphins et petit baiser échangés :) Moment MAGIQUE, un pur bonheur experience émouvante Achat du DVD USD 53.00 / prix des Photos USD 16.00
Chutes de Dunn's: Escalade des Dunn's River Falls (180 mètres) qui tombent en cascade sur de gigantesques rochers en escalier. Un accompagnateur vous aide à gravir les 180 mètres d'eau fraiche qui plongent directement dans la mer des Caraibes C'est physique mais génial Nous sommes enchantés de cette excursion
Grand Cayman de 9h à 17h30 On voulait faire l'excursion baignade avec les raies à Stingray city mais celle-ci est annulée à cause du vent :(( Elle est proposée avec Costa à USD 49.00 et vous la trouvez au port à USD 25.00
Nous partons en taxi USD 10.00 aller retour/personne pour la plage de Seven Mile Beach Accés à la plage gratuit, possibilité de transat USD 5.00, parsasol USD 5.00
Costa propose cette plage en excursion à USD 29.00/ personne
Roatan de 8h à 17h30 Penser aux masque et tuba Au port on prend un taxi avec guide (8 personnes) direction la plage de Grand Roatan à coté de la plage de Tabyana beach USD 30.00 pour 2 aller retour (attention on peut vous demander jusqu'à USD 75.00 pour 2 )
Accés à la plage de sable fin avec des eaux cristallines, des coraux et des poissons multicolores à vos pieds. Transat, parasol, wifi sur la plage USD 10.00/ personne On y déjeune pour un prix très raisonnable + ou - USD 7.00/personne La guide vient nous voir à plusieurs reprises pour voir si tout va bien et nous propose le retour au port à l'heure qui nous convient :)))
Excusion Costa Plage de Tabyana beach USD 49.00/ personne
Belize de 8h à 16h30 Débarquement en chaloupes Nous avons réservé avant notre départ notre excursion Cave tubing + ATV sur http://www.cave-tubing.com/ USD 75.00/Personne 1h de trajet pour l'aller 1h pour le retour 45mn ATV (quad) 1h30mn Cave tubing 30mn Pour se changer et déjeuner
Magnifique journée. Juste un conseil payer en cash au sinon votre repas sera oublié !!!!!!!!!!!
Cozumel de 8h à 18h30 Nous sommes 6 et nous prenons un taxi direction plage San francisco USD 5.00/ personne Accés à la plage, transat et parasol, structures gonflables dans l'eau, piscine et wifi au restaurant tout est GRATUIT si consommation Le personnel est très sympa On y déjeune, c'est très bien pour + ou - USD 15.00/personne
Miami Arrivée à 8h et notre vol Air France direction Paris à 17h55 Excursion Costa "Visite de la ville de Miami" USD 49.00/ personne mais réduction du transfert de USD 22.00 = USD 27.00/ personne Guide française :)))) C' est rare!!!! Tour panoramique en bus South Beach, quartier Art Déco, Coconut Grove, Hotel Biltmore, Coral Gables, Little Havana et arrêt d'une heure à Bayside pour shopping et déjeuner, puis transfert aéroport de Miami
L'heure est au retour! On reviendra à Miami ainsi qu'au Mexique pour approfondir nos visites
Nous restons à votre disposition pour tous renseignements, questions diverses
Bonne croisière à tous
Quinze jours au Costa Rica avec deux enfants (11-25 février 2012) English translation pending
Voici un petit résumé de notre voyage au Costa Rica du 11 au 25 février 2012. Nous sommes partis avec nos deux enfants de 5 et 9 ans. Vol avec Delta, pause à Atlanta (nous avions 5 heures d'attente, ne pas hésiter à prendre une escale moins longue, les formalités ont été assez rapides et pour passer d'un terminal à l'autre, il y a un métro, donc ça va assez vite!).
Arrivée en soirée, une navette de l'hôtel Chez Pierre est venue nous chercher (bien pratique quand on ne parle pas un mot d'espagnol et qu'on est un peu fatigué, 15 dollars contre 12 je crois pour un taxi). La chambre était très bien (65 dollars la nuit) mais ce que l'on a surtout apprécié, c'est le débrief du matin. Nous avions déjà organisé notre séjour, mais Olivier et sa femme nous ont donné plein d'idées de choses à voir ou à faire avec les enfants.Nous n'avons pas souhaité prendre leur carte qui offre des réduc dans certains hôtels ou pour certaines activités car nous avions déjà tout réservé de France, ou leur téléphone (on était déjà équipé). Par contre nous sommes passés par eux pour la location de voiture, les prix étant plus intéressants. Il me semble que nous avons payé 560 euros la location d'un 4-4 (un rav 4 toyota) pour 12 jours.
Direction ensuite Puerto Viejo sur la côte Caraïbe, on est resté aux Villas del Caraïbe, 135 dollars la nuit, une petite villa, avec deux chambres à l'étage, belle terrasse, cuisine en bas, la mer à 5 mètres. L'accueil n'est pas des plus chaleureux mais l'endroit est sympa, au calme, jolie piscine. Le resto est par contre plutôt à éviter, non pas parce qu'on y mange mal mais le service est tellement désagréable...Il y a plein de restos sympas à Puerto Viejo, donc ne pas hésiter à bouger. En face de l'hôtel, de l'autre côté de la route, il y a un refuge qui recueille des jaguars et plein d'autres animaux (bon, pas de jaguars pendant notre visite, mais tant pis...), ça a beaucoup plu aux enfants (attention, deux créneaux de visites 9h30 ou 11h30 et il ne faut pas être en retard...)
Côté surf, puisque c'est une de nos obligations de voyage: vagues direct devant l'hôtel et sinon, on peut retourner du côté de Puerto Viejo. Par contre, pour acheter une planche pas beaucoup de choix, un seul shop (alors qu'il y en a des dizaines sur Tamarindo). Mon mari avait choisi d'acheter sa planche sur place (qu'il a payé 450 dollars, revendu 220 dollars à la fin du séjour) car on nous demandait 300 dollars aller retour pour la planche dans l'avion.
On a adoré ce côté du Costa Rica. on a aussi visité le parc national de Cahuita avec Karine, une guide française: 80 dollars la balade (nous avons partagé avec une autre famille), c'est pas donné, mais on acquiert des réflexes pour repérer les animaux et ça sert bien après quand on ne veut plus de visites guidées. Le bon plan, c'est le retour en bateau, nos petits étant fatigués, on a négocié un retour avec un bateau qui amène les plongeurs au large (la plongée est réglementée sur cette partie, on ne peut pas y aller non accompagné)pour quelques dollars. Bon resto à l'entrée du parc (celle qui n'est pas payante, enfin on donne un petit quelque chose).
Ensuite, nous sommes partis sur Arenal, deux nuits à l'observatory lodge, 162 dollars la nuit. Cher, mais franchement, ça vaut le coup. Chambre sympa avec immense baie vitrée qui donne sur le volcan qui fume...La végétation est magnifique, des singes, des tamanoires...un régal. Par contre, le resto pas top, cher et pas très bon, le deuxième soir, on a acheté de quoi faire des sandwiches à Fortuna. L'hôtel est assez éloigné de la ville, avec de la piste. De nuit, c'est pas super comme route.
On a aussi fait une ballade de 2 heures dans la jungle avec des ponts suspendus (entrée du parc 25 dollars par adultes, les enfants ne payent pas).
Puis départ vers Tamarindo pour le reste du séjour. Hôtel Pasatiempo, 135 dollars la chambre, des petites cases autour d'une piscine, un staff super, à 5 minutes de la plage. Le resto de l'hôtel, le Tiki, est excellent. Merci à Vincent et Chantal.
Hélène la proprio de l'hôtel est française, de très bons conseils.
Bon surf sur la plage de Tamarindo, plutôt du côté de l'embouchure de la rivière (attention aux crocos!!). Pleins de belles plages aux alentours, souvent désertes. Les gens ont tendance à s'aglutiner au même endroit.
Dernière nuit chez Pierre, chambre un peu moins bien mais nuit courte...
Impressions générales: les routes ne sont pas si mauvaises que ça, on a été agréablement surpris. Par contre les trajets peuvent être longs car la vitesse est limitée parfois à 80km/h mais plus souvent à 60.
Aucune impression d'insécurité, bien au contraire.
On a adoré: tous les animaux que l'on voit partout et tout le temps, les deux côtés pacifique et caraïbe très différents, le volcan. C'est un très beau pays.
Seul regret: ne pas avoir pris une semaine de plus!!!
Par contre, c'est un pays très cher. En famille, resto midi et soir, ça nous a coûté un bras. Et toutes les sorties sont toujours très chères.Dommage...
Inondations (encore) en Thaïlande (début octobre 2011) English translation pending
224 morts depuis juillet 2011 et l'eau continue de monter sur Ayutaya (région souvent inondée) et Chiang Mai.... 😕
Malaisie: trois semaines en famille en été 2010 English translation pending
Comme j'ai pas mal utilisé ce site pour construire mon voyage, il me semble normal à mon tour d'en faire profiter les autres. Voilà le récit de 3 semaines passées en Malaisie : nous sommes une famille de 4, avec é enfants de 10 et 13 ans. Pour la version avec les photos, rendez vous sur mon site : http://voyageur.over-blog.com
Le voyage s’est effectué quatre étapes, du Nord au Sud. D’abord 10 jours dans les très reposantes et très agréables îles Perhentian pour mêler tranquillement plage, snorkeling et plongée. Dépaysement garanti avec une température de 30° dans l’air… et dans l’eau ! Ensuite direction la jungle de Bornéo le long de la rivière Kinabatangan pour découvrir oiseaux et singes de la forêt. Puis l’exceptionnel Bornéo Rainforest Lodge dans la Danum Valley, au milieu de la forêt primaire pour partir à la rencontre des orang-outans. Enfin, nous avons fini sur l’île de Kapalaï, tout près de Mabul et Sipadan, mondialement renommé pour ses sites de plongée.
Iles Perhentian – du 1 au 9 aout
A l'arrivée à Kuala Lumpur, nous enchainons avec un vol Air Asia pour Kota Bahru. L’hôtel à Kota Bahru (Hôtel Crystal Lodge – 298 RM pour 2 chambres) est quelconque et n’est de toute façon qu’une étape pour rejoindre Kuala Besut le lendemain matin en taxi (une heure ¼ de route – 70 RM), point de départ des navettes pour les îles Perhentian. Après 30 minutes d’un gros bateau à moteur, nous y voilà enfin ! Nous débarquons sur Perhentian Besar, dite Big Island (par opposition à Perhentian Kecil, dite Small Island), à Abdul Chalet.
Abdul Chalet, c’est un petit coin de paradis : nos chalets sont « sur » la plage, avec la mer juste devant nous… la plage est de sable blanc, avec les cocotiers pour avoir de l’ombre, des hamacs pour se reposer et la forêt vierge en toile de fond… quant à l’eau, elle est chaude et claire ! L’endroit est vraiment très très tranquille ! Le ciel sera souvent nuageux, particulièrement dans l’après midi (comme pendant tout le séjour), mais avec une température constante de 30° toute la journée, on s’en accommode très bien ! Nous passerons également quelques jours à Bayu Dive Lodge, mais qui n’est pas du tout comparable ni en termes de plage, de tranquillité ou d’amabilité.
Nous avons fini le PADI (commencé en France) à Universal Diver, très sympa avec des instructeurs dans différentes langues européennes, dont le français. A 10-12 mètres de profondeur, la visibilité sur l’ensemble des sites n’est pas extraordinaire, et sera bien meilleure sur les sites de snorkeling à Tiga Ruang, Shark Point ou D-Lagoon où l’eau est cristalline jusqu’à 5 mètres de profondeur. Rien de plus facile pour rejoindre ces sites avec un taxi boat qui vous y amène en 5 minutes pour quelques ringitts, et même vous attend (c'est mieux pour rentrer) pour quelques dizaines de ringgits !
Nous voyons nos premières raies (les immenses grises et les petites à points bleus), les poissons tropicaux « typiques » comme les rabbitfish, triggerfish, angelfish ou parrotfish, les drôles de poissons coffre, et les fameux poissons clown (les « Nemo » orange et blanc, mais aussi leurs cousins avec d’autres couleurs) et même quelques tortues (à Turtle Point) et timides requins à pointe noire (à Shark Point).
Outre Universal Diver, nous avons plongé avec Alu alu divers (très bien) et aussi UrbanIsland Divers (très bien).
Rivière Kinabatangan – du 10 au 12 août
Il est temps de quitter les îles Perhentian et d’entamer la 2ème partie de notre séjour sur l’île de Bornéo. La partie Nord de l’ile (état de Sabbah) fait partie de la Malaisie, tandis que la partie Sud fait partie de l’Indonésie. Il nous faut une journée complète pour quitter les Perhentian, rejoindre Kota Bahru pour prendre l’avion pour Kuala Lumpur puis pour Sandakan, point de départ de notre prochaine étape sur la rivière Kinabatangan.
A Sandakan, nous passons la nuit dans un lodge très sympa, le Sepilok Forest Edge, dans une ambiance très luxuriante qui nous donne un avant goût prometteur des prochains jours.
A partir de là, pour arriver au Kinabatangan Jungle Camp sur la rivière Kinabatangan, il faut rouler 2 heures, et traverser les immenses étendues de palmiers qui recouvrent le territoire à perte de vue. La rivière est un des sanctuaires sauvages de l’île avec la forêt tropicale préservée tout le long du cours d’eau, sur une bande plus ou moins large en fonction de l’empiètement des champs de palmiers. Ici, il s’agit d’une forêt secondaire, par opposition à une forêt primaire. Pour faire simple, quand c’est très vieux, avec des arbres très grands (60 mètres et +), c’est une forêt primaire…quand c’est moins vieux, avec des arbres moins gros, c’est une forêt secondaire.
Autant dire que la forêt tropicale est tout simplement inextricable et impénétrable. A un mètre, on ne voit absolument plus rien derrière la végétation. La seule possibilité pour voir les animaux est donc d’attendre qu’ils sortent de la forêt pour venir au bord de la rivière ou sur la cime d’un arbre. Avec les singes, on a un (léger) indice supplémentaire avec les branches qui bougent quand ils sautent d’un arbre à l’autre. C’est donc en barque à moteur que se font les « drive », en remontant ou descendant la rivière.
Ce n’est pas l’Afrique pour le palmarès animalier, mais nous faisons quand même quelques belles rencontres. Pour les oiseaux, pas mal de calaos (hornbill), de nombreuses aigrettes, de superbes hérons pourpre dans des pauses surprenantes, des anhingas, de jolies cigognes ou des très beaux oiseaux comme le martin pêcheur à oreilles bleues ou le guêpier à gorge bleue.
Nous voyons également quelques jolis rapaces tels que le Brahminy kite, Wallace hawk eagle, le crested serpent eagle.
Avec les oiseaux, ce sont les singes que nous voyons le plus : quelques troupes de macaques, mais surtout des groupes de nasiques, célèbres pour l’énorme nez des mâles. Ils sont impressionnants quand ils se déplacent avec leurs grands sauts dans le vide pour passer d’un arbre à l’autre.
Le premier soir, nous apercevons furtivement dans la pénombre un orang outan alors qu’il va dans son nid pour la nuit. Par contre, nous suivrons pendant presque 20 minutes deux gibbons en train de vocaliser bruyamment pour s’appeler (ou s’intimider) de part et d’autre d’un bras de rivière qu’ils ne peuvent pas traverser.
Danum Valley – du 13 au 16 août
Après Kinabatangan, nous prenons un bus-taxi qui nous emmène à Lahad Datu. Ce sont des mini bus qui font la liaison entre deux points, en s’arrêtant au bord de la route à chaque fois que quelqu’un les interpelle ou veut descendre. Nous sommes 4 au départ et jusqu’à 15 pendant le trajet, là où il y a normalement 8 places assises ! Heureusement, le réseau routier de Malaisie est de très bonne qualité ; en Inde, on aurait probablement eu beaucoup plus de frayeurs ! Le transfert vers Lahad Datu se passe beaucoup plus vite que prévu et nous sommes donc installés dans notre hôtel (Asia Hotel – 316 RM pour 2 chambres) vers 15 heures. Pas grand-chose à faire jusqu’au soir, si ce n’est aller au KFC d’en face, déambuler dans le « mall » de la ville, qui s’avèrera être un bazar de taille moyenne parcouru en ½ heure, puis retourner au KFC…
Les choses sérieuses commencent le lendemain matin avec le transfert vers le Bornéo Rainforest Lodge dans la Danum Valley. La Danum Valley est une forêt primaire (donc pas secondaire), qui fait partie d’une énorme concession de 1 Million d’hectares cédée par le gouvernement à la fondation Sabbah (Sabbah est le nom de la région de Bornéo appartenant à la Malaisie) pour protéger la zone de la déforestation. Il faut 2 heures ½ pour faire les 80 kms de piste qui amènent au lodge.
Quel spectacle magnifique à l’arrivée ! Le lodge est comme posé au milieu de la forêt tropicale, entouré de collines sauvages à la végétation luxuriante. Que ce soient dans les chalets ou le bâtiment principal pour les repas, nous sommes plongés au beau milieu des bruits et des couleurs de la jungle. Comme le lodge est grand luxe, c’est l’alliance parfaite du luxe et du primitif ! Les 2 derniers jours, nous avons même un chalet devant la rivière, au pied de la montagne. Superbe !
Il fait toujours chaud avec beaucoup d’humidité. Le matin, l’humidité de la forêt crée une épaisse brume qui se dissipe rapidement avec les premiers rayons du soleil.
Dans la journée, comme souvent depuis le début du séjour, il y a une averse. Le dernier jour, ce sont carrément des trombes d’eau qui s’abattent sur nous pendant 2 heures ! Dans la rivière devant le lodge, cela donnera lieu à une jolie scène avec un héron et un anhinga en train de se disputer la meilleure place pour pêcher le poisson.
Danum Valley est un sanctuaire de la biodiversité animale, mais cela s’avèrera très compliqué d’en profiter. En effet, la vie animale se trouve à la cime des arbres, à plus de 40 ou 50 mètres de hauteur. A partir du sol, c’est donc absolument impossible de voir quoi que ce soit ! Le Canopy Walk, une série de ponts suspendus à 30 mètres au-dessus du sol, est impressionnant mais ne donne pas beaucoup plus de chance !
A Danum Valley il faut savoir se contenter d’une patte de cerf (sic), d’une paire d’yeux brillants en pleine nuit ou du cri lointain des gibbons ! La devise du lodge est parfaitement respectée « Hope for everything, Expect nothing ». Pour ceux que cela intéresse, d’après le manager du lodge, la meilleure saison pour venir au BRL est la « mass fruiting season » d’Avril à Juin lorsque les fruits sont murs, ce qui provoque la concentration des animaux. En attendant, nous ferons des rencontres plus originales qu’à l’habitude, avec de très jolis insectes ou grenouilles et quelques oiseaux.
"Malgré cela", nous passerons 4 jours excellents à BRL ! D’abord pour le cadre évidemment ! Ensuite pour l'étonnante végétation de la forêt tropicale, avec les "elephant plan" de 3 mètres de haut, les "shy grass" qui se referment dès qu'on les effleure, les célèbres arbres figuiers assassins ou encore les arbres dont le bas du tronc peut servir de corne de brume !
Danum Valley, ce sont surtout les marches éprouvantes dans l’ambiance moite de la forêt tropicale, dont celle mémorable jusqu’au « viewpoint » de la montagne d’en face. Ce jour là, nous aurons enchaîné 4 marches pour un total de 8 heures ! Et attention aux sangsues, particulièrement actives les 2 derniers jours lorsqu’il a plu à verse…
Enfin, même si la faune fut discrète, nous avons quand même vu celui que tout le monde cherche dans la jungle de Malaisie : l’orang outan. Nous verrons deux groupes d’orang-outans, à chaque fois 2 femelles et un petit. Voir les orang-outans, c’est 1) prendre une bonne paire de jumelles, 2) s’enfoncer au cœur de la forêt et 3) attraper un mal de cou en se tordant dans tous les sens pour essayer de les prendre correctement en photo parmi toute cette végétation ou à 40 mètres de haut. Si BRL offre des très bonnes chances de voir des orangs-outans, c’est parce qu’un centre scientifique est installé non loin, et les grands singes sont pistés quotidiennement par les rangers : heureusement… car à 40 mètres de haut, il n’y a absolument aucune chance de les voir « par hasard ».
Au chapitre des bons souvenirs, il y aura également la descente de la rivière en « tubing ». C’est une énorme bouée en caoutchouc sur laquelle on s’assied, et il suffit de se laisser porter par le courant en pagayant avec ses tongues pour se diriger. Pour aller au point de départ en amont de la rivière, nous ne pouvons pas être en baskets, du coup, c’est la psychose de la sangsue car il venait juste de pleuvoir. Autre conséquence, le courant de la rivière était beaucoup plus fort qu’à l’habitude et il y en a même quelques uns qui ont dessalé !
Lors du retour du BRL sur Lahad Datu, nous aurons une chance incroyable en voyant un sur la route un bébé éléphant pygmée de Bornéo, qui ira tout de suite se réfugier dans la forêt épaisse. On entendra sa mère barir pour l’appeler, et on verra les branches des arbres bouger, mais malheureusement le troupeau ne sortira pas pour pointer son nez…euh sa trompe !
Sipadan – du 17 au 22 août
Dernière étape de notre séjour : Sipadan Kapalai Resort, sur l’îlot de Kapalaï, tout près des îles de Mabul et Sipadan.
Après le retour de BRL sur Lahad Datu, nous prenons un taxi (200 RM) qui nous amène à Sempernau après une heure ½ de route. Nous passons la nuit au Seafest Hotel (330 RM pour 2 chambres) et le lendemain matin, embarquons sur un énorme bateau à moteur jusqu'à Sipadan Kapalaï Resort. Posé sur un îlot au beau milieu de la mer, ce lodge est constitué d’une trentaine de chalets de luxe et l’activité principale de l’endroit est très claire : plongée, plongée et plongée !
Et effectivement, dès qu’on met la tête sous l’eau, le spectacle est sans commune mesure avec celui des iles Perhentian. La visibilité est bien meilleure et les poissons sont beaucoup plus nombreux et plus colorés. En snorkeling ou en plongée juste devant le resort, on en prend déjà plein les yeux !
L’attrait de cette destination est Sipadan, réputé comme un des 10 plus beaux sites de plongée au Monde. Notre expérience sur le sujet est limitée, mais clairement, le spectacle fut grandiose ! A Barracuda Point ou à South Point, la visibilité est extraordinaire (20-30 mètres ?), l’eau est d’un bleu marine intense, et on se croirait dans un véritable aquarium tellement il y a de coraux et de poissons de toutes les couleurs. Les images ont l’air tout droit sorties d’un documentaire télé : le banc de centaines d’énormes barracudas en chasse, le banc d’énormes poissons perroquets (bumperheah parrotfish) en patrouille ou encore les tortues nageant gracieusement… idem pour les nombreux requins à pointes blanches ou à pointes noires.
Le site est très réputé car il est constitué d’un plateau à quelques mètres sous l’eau et d’un abîme à pic jusqu’à 600 mètres de profondeur, ce qui crée apparemment des conditions idéales pour les poissons. Quand on nage au bord du plateau, et qu’on a en dessous le noir de l’abîme, cela fait des sensations très étranges ! Nous ne plongerons qu’une journée (4 plongées) à Sipadan car le nombre de plongeurs par jour est limité pour protéger l’endroit. Mabul Island, tout près, a également offert de très bons sites de plongée.
Le 22 août à midi, c’est le début du retour. Assez pénible il faut dire, car ce n’est que 33 heures plus tard que nous toucherons terre à Paris ! Nus avons enchaîné le bateau, le bus, les avions avec des escales à Kuala Lumpur et Doha … longues… très longues !
Hébergements
Voilà notre avis sur les différents endroits où nous sommes restés : Abdul Chalet : les chalets avec vue sur la mer sont parfaits, pour 220 RM par jour. La vue est magnifique et avec les cocotiers, on a une vraie ambiance de plage tropicale. L’endroit est très calme, du au petit nombre de chalets. Pour les repas, Abdul Chalet était très bien pour les petits-déjeuners et les déjeuners sur le pouce, tandis que nous allions au plus sophistiqué Tuna Bay pour le dîner, à moins de 5 minutes de marche. Seul bémol, sur le côté droit, il y a l’embarcadère en béton où débarquaient les anciens gros bateaux qui assuraient la liaison avec le continent. Il faut donc regarder tout droit ou à gauche, mais pas à droite ! Ceci dit, il y a aussi un embarcadère à Perhentian Island Resort, réputé avoir, à raison, la plus belle plage de l’île. Mais c’est beaucoup plus « tourisme de masse » qu’à Abdul !Bayu Dive Lodge : notre seule réelle déconvenue du séjour. Nous déconseillons très fortement car très bruyant à partir de 19-20 heures (le seaview chalet donne également sur la terrasse du restaurant et sur la cuisine du restaurant d’à côté… donc bruit infernal assuré jusqu’à 23 heures, et ensuite ce sont les moteurs de compression du club de plongée qui prennent le relais), un service totalement impersonnel et une plage beaucoup moins agréable qu’à Abdul Chalet. Kinabatangan Jungle Camp : parfaitement situé au bord de la rivière, mais très basique pour les chambres (austère, style dortoir militaire) et surtout une impression de laisser aller dans l’ambiance d’ensemble : le chemin d’accès est fait de planches de chantier, du matériel de chantier traine un peu partout, l’embarcadère des bateaux donne sur le linge du personnel du lodge, … Est-ce lié ou pas, mais en attendant, tous les gens présents étaient vraiment amateurs de faune et on a probablement échappé aux touristes « de base » des autres lodges. Avis moyen, surtout par rapport au prix. Borneo Rainforest Lodge : 20 sur 20 ! Le lodge est situé dans un endroit incroyable… et le contact direct avec la jungle tropicale est si extraordinaire, même si les animaux sont rares. Le service est irréprochable et les chalets sont grand luxe ! C’est pas donné, mais c’est à faire ! Sipadan Kapalaï Resort : L’endroit est luxueux et parfait pour la plongée. Mais il est dit qu’un diving center a du mal à appliquer à l’hébergement les mêmes standards qu’il applique à la plongée ! On ne va pas cracher dans la soupe, mais le niveau des prestations était celui d’un bon hôtel, pas d’un hôtel de luxe. Pour la plongée, par contre, rien à dire ! Le constat serait probablement identique pour les autres resorts du même style. Comme lieux de passage, nous nous sommes aussi arrêtés au Crystal Lodge à Kota Bahru, au Asia Hotel à Lahad Datu at au Seafest Hotel à Sempornau. Même s’ils étaient quelconques, ces hôtels étaient à chaque fois propres et calmes, et ont donc correctement rempli leur fonction d’hôtel de transit.
Pour les déplacements, nous avons utilisé 2 modes de transport : l'avion, en volant sur Air Asia, qui offre des tarifs défiant toute concurrence si on s'y prend à l'avance. Par exemple, Kuala Lumpur -> Kota Bahru nous a coûtés 90 RM, en réservant en novembre pour l'été suivant le taxi, plutôt pas cher : 20 à 30 RM pour se rendre de l'aéroport au lodge, 70 RM pour faire Kota Bahru -> Kuala Besut, 150 RM pour faire Sukau -> Lahad Datu et 200 RM pour faire Lahad Datu -> Sempernau.
Le voyage s’est effectué quatre étapes, du Nord au Sud. D’abord 10 jours dans les très reposantes et très agréables îles Perhentian pour mêler tranquillement plage, snorkeling et plongée. Dépaysement garanti avec une température de 30° dans l’air… et dans l’eau ! Ensuite direction la jungle de Bornéo le long de la rivière Kinabatangan pour découvrir oiseaux et singes de la forêt. Puis l’exceptionnel Bornéo Rainforest Lodge dans la Danum Valley, au milieu de la forêt primaire pour partir à la rencontre des orang-outans. Enfin, nous avons fini sur l’île de Kapalaï, tout près de Mabul et Sipadan, mondialement renommé pour ses sites de plongée.
Iles Perhentian – du 1 au 9 aout
A l'arrivée à Kuala Lumpur, nous enchainons avec un vol Air Asia pour Kota Bahru. L’hôtel à Kota Bahru (Hôtel Crystal Lodge – 298 RM pour 2 chambres) est quelconque et n’est de toute façon qu’une étape pour rejoindre Kuala Besut le lendemain matin en taxi (une heure ¼ de route – 70 RM), point de départ des navettes pour les îles Perhentian. Après 30 minutes d’un gros bateau à moteur, nous y voilà enfin ! Nous débarquons sur Perhentian Besar, dite Big Island (par opposition à Perhentian Kecil, dite Small Island), à Abdul Chalet.
Abdul Chalet, c’est un petit coin de paradis : nos chalets sont « sur » la plage, avec la mer juste devant nous… la plage est de sable blanc, avec les cocotiers pour avoir de l’ombre, des hamacs pour se reposer et la forêt vierge en toile de fond… quant à l’eau, elle est chaude et claire ! L’endroit est vraiment très très tranquille ! Le ciel sera souvent nuageux, particulièrement dans l’après midi (comme pendant tout le séjour), mais avec une température constante de 30° toute la journée, on s’en accommode très bien ! Nous passerons également quelques jours à Bayu Dive Lodge, mais qui n’est pas du tout comparable ni en termes de plage, de tranquillité ou d’amabilité.
Nous avons fini le PADI (commencé en France) à Universal Diver, très sympa avec des instructeurs dans différentes langues européennes, dont le français. A 10-12 mètres de profondeur, la visibilité sur l’ensemble des sites n’est pas extraordinaire, et sera bien meilleure sur les sites de snorkeling à Tiga Ruang, Shark Point ou D-Lagoon où l’eau est cristalline jusqu’à 5 mètres de profondeur. Rien de plus facile pour rejoindre ces sites avec un taxi boat qui vous y amène en 5 minutes pour quelques ringitts, et même vous attend (c'est mieux pour rentrer) pour quelques dizaines de ringgits !
Nous voyons nos premières raies (les immenses grises et les petites à points bleus), les poissons tropicaux « typiques » comme les rabbitfish, triggerfish, angelfish ou parrotfish, les drôles de poissons coffre, et les fameux poissons clown (les « Nemo » orange et blanc, mais aussi leurs cousins avec d’autres couleurs) et même quelques tortues (à Turtle Point) et timides requins à pointe noire (à Shark Point).
Outre Universal Diver, nous avons plongé avec Alu alu divers (très bien) et aussi UrbanIsland Divers (très bien).
Rivière Kinabatangan – du 10 au 12 août
Il est temps de quitter les îles Perhentian et d’entamer la 2ème partie de notre séjour sur l’île de Bornéo. La partie Nord de l’ile (état de Sabbah) fait partie de la Malaisie, tandis que la partie Sud fait partie de l’Indonésie. Il nous faut une journée complète pour quitter les Perhentian, rejoindre Kota Bahru pour prendre l’avion pour Kuala Lumpur puis pour Sandakan, point de départ de notre prochaine étape sur la rivière Kinabatangan.
A Sandakan, nous passons la nuit dans un lodge très sympa, le Sepilok Forest Edge, dans une ambiance très luxuriante qui nous donne un avant goût prometteur des prochains jours.
A partir de là, pour arriver au Kinabatangan Jungle Camp sur la rivière Kinabatangan, il faut rouler 2 heures, et traverser les immenses étendues de palmiers qui recouvrent le territoire à perte de vue. La rivière est un des sanctuaires sauvages de l’île avec la forêt tropicale préservée tout le long du cours d’eau, sur une bande plus ou moins large en fonction de l’empiètement des champs de palmiers. Ici, il s’agit d’une forêt secondaire, par opposition à une forêt primaire. Pour faire simple, quand c’est très vieux, avec des arbres très grands (60 mètres et +), c’est une forêt primaire…quand c’est moins vieux, avec des arbres moins gros, c’est une forêt secondaire.
Autant dire que la forêt tropicale est tout simplement inextricable et impénétrable. A un mètre, on ne voit absolument plus rien derrière la végétation. La seule possibilité pour voir les animaux est donc d’attendre qu’ils sortent de la forêt pour venir au bord de la rivière ou sur la cime d’un arbre. Avec les singes, on a un (léger) indice supplémentaire avec les branches qui bougent quand ils sautent d’un arbre à l’autre. C’est donc en barque à moteur que se font les « drive », en remontant ou descendant la rivière.
Ce n’est pas l’Afrique pour le palmarès animalier, mais nous faisons quand même quelques belles rencontres. Pour les oiseaux, pas mal de calaos (hornbill), de nombreuses aigrettes, de superbes hérons pourpre dans des pauses surprenantes, des anhingas, de jolies cigognes ou des très beaux oiseaux comme le martin pêcheur à oreilles bleues ou le guêpier à gorge bleue.
Nous voyons également quelques jolis rapaces tels que le Brahminy kite, Wallace hawk eagle, le crested serpent eagle.
Avec les oiseaux, ce sont les singes que nous voyons le plus : quelques troupes de macaques, mais surtout des groupes de nasiques, célèbres pour l’énorme nez des mâles. Ils sont impressionnants quand ils se déplacent avec leurs grands sauts dans le vide pour passer d’un arbre à l’autre.
Le premier soir, nous apercevons furtivement dans la pénombre un orang outan alors qu’il va dans son nid pour la nuit. Par contre, nous suivrons pendant presque 20 minutes deux gibbons en train de vocaliser bruyamment pour s’appeler (ou s’intimider) de part et d’autre d’un bras de rivière qu’ils ne peuvent pas traverser.
Danum Valley – du 13 au 16 août
Après Kinabatangan, nous prenons un bus-taxi qui nous emmène à Lahad Datu. Ce sont des mini bus qui font la liaison entre deux points, en s’arrêtant au bord de la route à chaque fois que quelqu’un les interpelle ou veut descendre. Nous sommes 4 au départ et jusqu’à 15 pendant le trajet, là où il y a normalement 8 places assises ! Heureusement, le réseau routier de Malaisie est de très bonne qualité ; en Inde, on aurait probablement eu beaucoup plus de frayeurs ! Le transfert vers Lahad Datu se passe beaucoup plus vite que prévu et nous sommes donc installés dans notre hôtel (Asia Hotel – 316 RM pour 2 chambres) vers 15 heures. Pas grand-chose à faire jusqu’au soir, si ce n’est aller au KFC d’en face, déambuler dans le « mall » de la ville, qui s’avèrera être un bazar de taille moyenne parcouru en ½ heure, puis retourner au KFC…
Les choses sérieuses commencent le lendemain matin avec le transfert vers le Bornéo Rainforest Lodge dans la Danum Valley. La Danum Valley est une forêt primaire (donc pas secondaire), qui fait partie d’une énorme concession de 1 Million d’hectares cédée par le gouvernement à la fondation Sabbah (Sabbah est le nom de la région de Bornéo appartenant à la Malaisie) pour protéger la zone de la déforestation. Il faut 2 heures ½ pour faire les 80 kms de piste qui amènent au lodge.
Quel spectacle magnifique à l’arrivée ! Le lodge est comme posé au milieu de la forêt tropicale, entouré de collines sauvages à la végétation luxuriante. Que ce soient dans les chalets ou le bâtiment principal pour les repas, nous sommes plongés au beau milieu des bruits et des couleurs de la jungle. Comme le lodge est grand luxe, c’est l’alliance parfaite du luxe et du primitif ! Les 2 derniers jours, nous avons même un chalet devant la rivière, au pied de la montagne. Superbe !
Il fait toujours chaud avec beaucoup d’humidité. Le matin, l’humidité de la forêt crée une épaisse brume qui se dissipe rapidement avec les premiers rayons du soleil.
Dans la journée, comme souvent depuis le début du séjour, il y a une averse. Le dernier jour, ce sont carrément des trombes d’eau qui s’abattent sur nous pendant 2 heures ! Dans la rivière devant le lodge, cela donnera lieu à une jolie scène avec un héron et un anhinga en train de se disputer la meilleure place pour pêcher le poisson.
Danum Valley est un sanctuaire de la biodiversité animale, mais cela s’avèrera très compliqué d’en profiter. En effet, la vie animale se trouve à la cime des arbres, à plus de 40 ou 50 mètres de hauteur. A partir du sol, c’est donc absolument impossible de voir quoi que ce soit ! Le Canopy Walk, une série de ponts suspendus à 30 mètres au-dessus du sol, est impressionnant mais ne donne pas beaucoup plus de chance !
A Danum Valley il faut savoir se contenter d’une patte de cerf (sic), d’une paire d’yeux brillants en pleine nuit ou du cri lointain des gibbons ! La devise du lodge est parfaitement respectée « Hope for everything, Expect nothing ». Pour ceux que cela intéresse, d’après le manager du lodge, la meilleure saison pour venir au BRL est la « mass fruiting season » d’Avril à Juin lorsque les fruits sont murs, ce qui provoque la concentration des animaux. En attendant, nous ferons des rencontres plus originales qu’à l’habitude, avec de très jolis insectes ou grenouilles et quelques oiseaux.
"Malgré cela", nous passerons 4 jours excellents à BRL ! D’abord pour le cadre évidemment ! Ensuite pour l'étonnante végétation de la forêt tropicale, avec les "elephant plan" de 3 mètres de haut, les "shy grass" qui se referment dès qu'on les effleure, les célèbres arbres figuiers assassins ou encore les arbres dont le bas du tronc peut servir de corne de brume !
Danum Valley, ce sont surtout les marches éprouvantes dans l’ambiance moite de la forêt tropicale, dont celle mémorable jusqu’au « viewpoint » de la montagne d’en face. Ce jour là, nous aurons enchaîné 4 marches pour un total de 8 heures ! Et attention aux sangsues, particulièrement actives les 2 derniers jours lorsqu’il a plu à verse…
Enfin, même si la faune fut discrète, nous avons quand même vu celui que tout le monde cherche dans la jungle de Malaisie : l’orang outan. Nous verrons deux groupes d’orang-outans, à chaque fois 2 femelles et un petit. Voir les orang-outans, c’est 1) prendre une bonne paire de jumelles, 2) s’enfoncer au cœur de la forêt et 3) attraper un mal de cou en se tordant dans tous les sens pour essayer de les prendre correctement en photo parmi toute cette végétation ou à 40 mètres de haut. Si BRL offre des très bonnes chances de voir des orangs-outans, c’est parce qu’un centre scientifique est installé non loin, et les grands singes sont pistés quotidiennement par les rangers : heureusement… car à 40 mètres de haut, il n’y a absolument aucune chance de les voir « par hasard ».
Au chapitre des bons souvenirs, il y aura également la descente de la rivière en « tubing ». C’est une énorme bouée en caoutchouc sur laquelle on s’assied, et il suffit de se laisser porter par le courant en pagayant avec ses tongues pour se diriger. Pour aller au point de départ en amont de la rivière, nous ne pouvons pas être en baskets, du coup, c’est la psychose de la sangsue car il venait juste de pleuvoir. Autre conséquence, le courant de la rivière était beaucoup plus fort qu’à l’habitude et il y en a même quelques uns qui ont dessalé !
Lors du retour du BRL sur Lahad Datu, nous aurons une chance incroyable en voyant un sur la route un bébé éléphant pygmée de Bornéo, qui ira tout de suite se réfugier dans la forêt épaisse. On entendra sa mère barir pour l’appeler, et on verra les branches des arbres bouger, mais malheureusement le troupeau ne sortira pas pour pointer son nez…euh sa trompe !
Sipadan – du 17 au 22 août
Dernière étape de notre séjour : Sipadan Kapalai Resort, sur l’îlot de Kapalaï, tout près des îles de Mabul et Sipadan.
Après le retour de BRL sur Lahad Datu, nous prenons un taxi (200 RM) qui nous amène à Sempernau après une heure ½ de route. Nous passons la nuit au Seafest Hotel (330 RM pour 2 chambres) et le lendemain matin, embarquons sur un énorme bateau à moteur jusqu'à Sipadan Kapalaï Resort. Posé sur un îlot au beau milieu de la mer, ce lodge est constitué d’une trentaine de chalets de luxe et l’activité principale de l’endroit est très claire : plongée, plongée et plongée !
Et effectivement, dès qu’on met la tête sous l’eau, le spectacle est sans commune mesure avec celui des iles Perhentian. La visibilité est bien meilleure et les poissons sont beaucoup plus nombreux et plus colorés. En snorkeling ou en plongée juste devant le resort, on en prend déjà plein les yeux !
L’attrait de cette destination est Sipadan, réputé comme un des 10 plus beaux sites de plongée au Monde. Notre expérience sur le sujet est limitée, mais clairement, le spectacle fut grandiose ! A Barracuda Point ou à South Point, la visibilité est extraordinaire (20-30 mètres ?), l’eau est d’un bleu marine intense, et on se croirait dans un véritable aquarium tellement il y a de coraux et de poissons de toutes les couleurs. Les images ont l’air tout droit sorties d’un documentaire télé : le banc de centaines d’énormes barracudas en chasse, le banc d’énormes poissons perroquets (bumperheah parrotfish) en patrouille ou encore les tortues nageant gracieusement… idem pour les nombreux requins à pointes blanches ou à pointes noires.
Le site est très réputé car il est constitué d’un plateau à quelques mètres sous l’eau et d’un abîme à pic jusqu’à 600 mètres de profondeur, ce qui crée apparemment des conditions idéales pour les poissons. Quand on nage au bord du plateau, et qu’on a en dessous le noir de l’abîme, cela fait des sensations très étranges ! Nous ne plongerons qu’une journée (4 plongées) à Sipadan car le nombre de plongeurs par jour est limité pour protéger l’endroit. Mabul Island, tout près, a également offert de très bons sites de plongée.
Le 22 août à midi, c’est le début du retour. Assez pénible il faut dire, car ce n’est que 33 heures plus tard que nous toucherons terre à Paris ! Nus avons enchaîné le bateau, le bus, les avions avec des escales à Kuala Lumpur et Doha … longues… très longues !
Hébergements
Voilà notre avis sur les différents endroits où nous sommes restés : Abdul Chalet : les chalets avec vue sur la mer sont parfaits, pour 220 RM par jour. La vue est magnifique et avec les cocotiers, on a une vraie ambiance de plage tropicale. L’endroit est très calme, du au petit nombre de chalets. Pour les repas, Abdul Chalet était très bien pour les petits-déjeuners et les déjeuners sur le pouce, tandis que nous allions au plus sophistiqué Tuna Bay pour le dîner, à moins de 5 minutes de marche. Seul bémol, sur le côté droit, il y a l’embarcadère en béton où débarquaient les anciens gros bateaux qui assuraient la liaison avec le continent. Il faut donc regarder tout droit ou à gauche, mais pas à droite ! Ceci dit, il y a aussi un embarcadère à Perhentian Island Resort, réputé avoir, à raison, la plus belle plage de l’île. Mais c’est beaucoup plus « tourisme de masse » qu’à Abdul !Bayu Dive Lodge : notre seule réelle déconvenue du séjour. Nous déconseillons très fortement car très bruyant à partir de 19-20 heures (le seaview chalet donne également sur la terrasse du restaurant et sur la cuisine du restaurant d’à côté… donc bruit infernal assuré jusqu’à 23 heures, et ensuite ce sont les moteurs de compression du club de plongée qui prennent le relais), un service totalement impersonnel et une plage beaucoup moins agréable qu’à Abdul Chalet. Kinabatangan Jungle Camp : parfaitement situé au bord de la rivière, mais très basique pour les chambres (austère, style dortoir militaire) et surtout une impression de laisser aller dans l’ambiance d’ensemble : le chemin d’accès est fait de planches de chantier, du matériel de chantier traine un peu partout, l’embarcadère des bateaux donne sur le linge du personnel du lodge, … Est-ce lié ou pas, mais en attendant, tous les gens présents étaient vraiment amateurs de faune et on a probablement échappé aux touristes « de base » des autres lodges. Avis moyen, surtout par rapport au prix. Borneo Rainforest Lodge : 20 sur 20 ! Le lodge est situé dans un endroit incroyable… et le contact direct avec la jungle tropicale est si extraordinaire, même si les animaux sont rares. Le service est irréprochable et les chalets sont grand luxe ! C’est pas donné, mais c’est à faire ! Sipadan Kapalaï Resort : L’endroit est luxueux et parfait pour la plongée. Mais il est dit qu’un diving center a du mal à appliquer à l’hébergement les mêmes standards qu’il applique à la plongée ! On ne va pas cracher dans la soupe, mais le niveau des prestations était celui d’un bon hôtel, pas d’un hôtel de luxe. Pour la plongée, par contre, rien à dire ! Le constat serait probablement identique pour les autres resorts du même style. Comme lieux de passage, nous nous sommes aussi arrêtés au Crystal Lodge à Kota Bahru, au Asia Hotel à Lahad Datu at au Seafest Hotel à Sempornau. Même s’ils étaient quelconques, ces hôtels étaient à chaque fois propres et calmes, et ont donc correctement rempli leur fonction d’hôtel de transit.
Pour les déplacements, nous avons utilisé 2 modes de transport : l'avion, en volant sur Air Asia, qui offre des tarifs défiant toute concurrence si on s'y prend à l'avance. Par exemple, Kuala Lumpur -> Kota Bahru nous a coûtés 90 RM, en réservant en novembre pour l'été suivant le taxi, plutôt pas cher : 20 à 30 RM pour se rendre de l'aéroport au lodge, 70 RM pour faire Kota Bahru -> Kuala Besut, 150 RM pour faire Sukau -> Lahad Datu et 200 RM pour faire Lahad Datu -> Sempernau.
Trois semaines au Costa Rica en famille du 26 juin au 20 juillet 2010 English translation pending
Nous rentrons très contents. Comme attendu, ce pays mélange agréablement divers atouts nature : forêt équatoriale, plage, animaux, volcanisme…sur tous ces points le pays tient ses promesses. Pour nos ados (13 et 15 ans), c’était parfait !
Les habitants sont très sympathiques, nous avons bien sur parlé espagnol, dans les lieux touristiques on a aussi souvent parlé anglais. L’ambiance était détendue partout. Il est facile de se déplacer, il y a des sodas (petits restaurants) partout. Un pays vraiment facile pour le tourisme. Et au mois de juillet, qui est plutôt la basse saison, c’est vraiment agréable.
Merci encore à tous les VFistes qui par leurs récits, questions/ réponses, blogs, …m’ont aidée à préparer notre voyage. Nous avons voyagé avec le Lonely, qui est bien – même s’il a tendance à être un peu « inquiétant » concernant l’insécurité, ce que je trouve bien exagéré. Comme dans tout pays touristique, il suffit de respecter les règles de base de sécurité, nous nous sommes toujours sentis très à l’aise.
Le temps
Le mois de juillet est donc la saison basse, dite « green season », car c’est la saison des pluies. Cela reste assez relatif, nous avons vu de la pluie, c’est sûr, mais au final peu (quelques demi journées sur nos plus de 3 semaines) et ce fut une pluie peu forte qui ne nous a jamais empêchés de faire ce que nous souhaitions. Et vu qu’il fait assez chaud (je dirai entre 25-30°), la pluie devient agréable ( !!). En plus, à cette saison, il y a moins de monde et pas mal d’hôtel font des prix basse saison, que des avantages … !
La voiture
Nous avions loué un 4*4. Sur certains parcours c’était utile, mais dans l’ensemble les routes sont bonnes et bien indiquées. Nous sommes plutôt restés sur des grands axes néanmoins (donc tout est relatif). Nous avions une carte au 1/400 000, largement suffisante. Nous avions aussi un GPS, qui nous a parfois servi à confirmer les routes mais attention car il traite au même niveau les routes goudronnées ou les petites pistes !! donc à utiliser avec méfiance. La conduite est plutôt « tranquille », la seule vigilance à avoir est pour doubler (les routes sont partout des 2 voies) et les conducteurs ont tendance à doubler en toute circonstance (virage, montée…). La moyenne est d’environ 50km/h au final (ralentissement nombreux avec les écoles, …). Sinon, il y a des pompes à essence un peu partout.
La monnaie
La monnaie locale est le Colon mais le Dollar US est aussi utilisé couramment dans les endroits touristiques (hôtel, visite). Les distributeurs automatiques délivrent d’ailleurs les 2 devises !! Selon la demande, nous avons payé soit en colon soit en dollar. On trouve un peu partout des distributeurs.
Le Budget
Pour nous 4 et pour 24 nuits sur place, tout compris environ 10 000 €.
Principaux postes : avion : 3 900 € ; voiture : 1 300 € ; hôtels 2 700€
C’est vraiment indicatif, on trouve des logements à tous les prix. Pour nous, en ne passant pas par les US on augmente un peu le prix du billet d’avion, on a pris un assez gros 4*4…
Le parcours
Nous avons fait un parcours assez classique, qui allie un passage sur les 2 côtes : caraïbes et pacifique. Une partie « volcan » un peu développée. Nous avons essayé d’éviter les lieux réputés trop « touristiques ». Enfin, après beaucoup d’hésitation, nous sommes quand même allés à Tortuguero, on ne le regrette pas – cela valait le coup et, ce n’est quand même pas « si » rempli de monde. En tout, 1 600 km de parcouru.
Nous avions réservé à l’avance les hébergements, directement par internet – aucune mauvaise surprise. Ce n’était surement pas indispensable à cette période de l’année, mais nous trouvons cela plus simple…après chacun voit !
Le détail de notre voyage
26 juin : Paris – Alajuela
Voyage sans encombre, via Mexico – où nous avons pu gouter un peu à la cuisine mexicaine (2 voyages en un, sympa !!) – A Mexico il faut passer les formalités d’entrée / sortie dans le pays + changement d’aérogare via une navette ferrée. Pour un transit, il faut donc prévoir suffisamment de temps. Après 26h de voyage « porte à porte », nous arrivons à l’hôtel d’Alajuela, un peu éreintés en pleine nuit, 1 h du matin…pas de problème pour dormir !
Hôtel : El Tucan à Alajuela, tenu par Pierre, un français, qui nous servira d’intermédiaire pour la location de voiture et qui alimente un site bien connu « Tout Costa Rica »…L’hôtel, simple, est bien situé en pleine ville et à environ 10 min en taxi de l’aéroport donc bien pratique.
27 juin : Alajuela – près de Cartago Première journée d’immersion tranquille, on passe faire quelques courses à un supermarché proche. C’est dimanche, donc la plupart des boutiques sont fermées… Nous récupérons à l’hôtel notre voiture, beau 4*4 avec lequel nous n’aurons aucun problème sur tout notre parcours. Nous partons en direction de Cartago. Cette région est assez urbanisée. Nous traversons San José, la capitale. Les villes ne sont pas le point fort du Costa Rica, les maisons ne sont pas très jolies, des fils partout, …peu de charme. En revanche, on trouve tous les commerces utiles et partout des petits sodas (bistro/resto) où on peut manger pour pas cher (entre 5-10€/p). Il y a aussi beaucoup d’écoles avec ralentissement à 25 km/h pour les voitures.
Nous arrivons à Cartago, première capitale historique du pays. Notre premier soda et notre premier casado : repas classique avec riz / haricot rouge / salade / viande ou poisson. Avec le riz au poulet (ou viande ou crevette), ce sont les 2 repas de base que nous mangerons tout au long de notre voyage. Peu varié, mais toujours bon. Et nos premiers jus de fruit (ils sont toujours coupés à l’eau ou au lait) ; nous n’avons eu aucun problème de digestion, l’eau est sans problème, au moins où nous sommes allés.
le fameux casado !

Nous faisons garder notre voiture, dans cette ville et quelques points touristiques où des « gardes » surveillent les voitures contre un pourboire à la fin (environ 500 col).
Visite de la cathédrale, et des ruines de l’ancienne cathédrale construite par les Espagnols. A cause des tremblements de terre notamment, les constructions sont peu anciennes…

Nous partons en direction du volcan Irazu et c’est là où notre GPS nous joue des tours. Nous l’avions programmé vers cette direction (a priori grande route principale) mais le GPS décide de couper au plus court et prendre les petits chemins pour escalader directement la montagne !! Malgré notre 4*4, cela devenait vraiment trop « aventure » on décide donc d’éteindre le GPS, faire demi-tour, retrouver notre chemin et finir par suivre les panneaux indicateurs !! qui nous mènent sans pb vers le volcan. Pour le reste de notre voyage, nous avons donc regardé le GPS avec méfiance et seulement allumé pour confirmer la route ou nous étions et surtout pas pour nous indiquer le chemin, la carte et les panneaux indicateurs étant en général suffisants !!
Nous rejoignons notre hôtel au pied de la route du volcan Irazu. Comme il faut partir tôt pour maximiser la chance d’observer le volcan et afin de pouvoir se lever pas trop tôt, j’avais réservé cet hôtel, bien pratique. En revanche, rien autour (surtout un dimanche) nous faisons donc pique nique dans la chambre.
Hôtel : Grand Pas – simple et confortable – une grande chambre pour nous 4 - accueil sympathique
28 juin : près Cartago – Turrialba Très bon petit déjeuner. Les fruits sont servis au petit déjeuner, c’est donc bien agréable. Départ pour le volcan Irazu, qui est complètement dégagé !! Nous sommes à plus de 3 000 m, il fait donc assez frais. Nous admirons les 2 beaux cratères, le paysage dépouillé. L’activité volcanique est en cours de réveil en ce moment et le fameux lac émeraude du cratère est totalement évaporé, bon heureusement on le savait avant de venir. Le volcan Turrialba, assez proche, n’est d’ailleurs plus visitable et nous le verrons cracher de la fumée (depuis la ville de Turrialba et même depuis Tortuguero!). Notre premier coati du voyage qui fait les poubelles !
Le cratère principal du volcan Irazu
Champs de café de la vallée Orosi

Nous passons par Orosi, faisons le tour du lac – les paysages sont verdoyants, vallonnés, beaucoup de champs de café…puis arrivée à Turrialba. Légère pluie, mais nous sommes déjà à l’hôtel !
Hôtel : Interaméricano : en pleine ville - style auberge de jeunesse – accueil très sympathique de Luis, qui essaie de parler un peu français – prêt à se mettre en quatre pour nous orienter et conseiller.
29 juin : Turrialba Aujourd’hui, c’est excursion rafting, pour le plus grand plaisir des enfants. Départ vers 8h et retour à 15h. Il y a environ une heure de route pour rejoindre le Rio Pacuare. Ce sera quand même assez sportif et nous serons mouillés du début à la fin !! Nous sommes tous les 4 avec 2 guides sur le raft. Un très bon moment, les paysages sont sublimes. la preuve en image !
Retour à l’hôtel, avec une légère pluie où nous prenons un repos bien mérité !
30 juin : Turrialba – Puerto Viejo de Talamanca Sur les conseils de Luis, nous partons visiter une plantation de café. Nous y passons plus de 2 heures, nous savons tout sur les différentes sortes de café, avons testé différentes qualités de café et même liqueur, alcool de café …cool ! La nature verdoyante ...
Puis départ vers la Côte Caraïbes ! Nous rejoignons la grande route en direction de Puerto Limon qui fidèle à sa réputation est remplie de gros camions…nous longeons les champs de bananiers…Après Puerto Limon, nous longeons la côte, la route devient plus agréable !
Traversé de Puerto Viejo, petite ville sympathique nous continuons une dizaine de km pour rejoindre la « casa » louée pour quelques jours.
Nous allons jusqu’ « au bout de la route » à Manzanillo, les paysages sont magnifiques !
Diner au Jungle Love, où nous sommes conquis par l’ambiance « caraïbes », musique et repas un peu plus varié, riz aromatisé au lait de coco !
Logement : Casa Moabi : coup de cœur du voyage – nous sommes dans la casita, grande maison sur 2 étages – sans mur – au milieu de la forêt, tout confort néanmoins. Nous y passerons un très agréable séjour – tenu par un français Juan (fidèle de VF) qui nous réservera un accueil très sympathique et nous conseillera et guidera pendant notre séjour, pour un prix imbattable.
La casita en image !
1er juillet : Puerto Viejo
Départ avec Juan pour le parc de Cahuita. 3 bonnes heures de marche pour le traverser, première baignade dans la mer chaude !! Nous voyons nos premiers animaux, singes, paresseux, iguanes (dans les arbres !) et extraordinaires basilics d’un vert surprenant ! Une très belle ballade dans la forêt, au bord de la mer. Au bout de la ballade, nous terminons dans un petit restaurant, avec piscine pour le plus grand plaisir des enfants et déjeunons d’un délicieux poisson aromatisé au lait de coco !
Retour à la Casita où nous profitons des hamacs !
Un basilic bien camouflé!

singe capucin

la plage du parc Cahuita

2 juillet : Puerto Viejo
Visite d’un refuge d’animaux, proche de la Casita, Jaguar refuge. Très intéressant, nous pouvons voir de près serpents, marguay, paresseux, et même des opossum… et aussi entrer dans une cage où sont recueillis de jeunes singes hurleurs. Une très bonne visite !
Nous allons déjeuner au petit restaurant de la plage Punta Uva. Très sympathique, au bord de la mer, …sable, vagues, … cocotier, les vacances ! On profite bien de ces bons moments…
un paresseux

3 juillet : Puerto Viejo
Excursion avec Juan jusqu’à la cascade de Bribri. Pas mal de marche dans la forêt, où nous verrons plusieurs petites grenouilles toute rouge ! Baignade au pied de la cascade puis escalade au sommet de la cascade puis rebaignade !! Bon j’aurai des courbatures pendant plusieurs jours !! Je préfère marcher sur le plat !
L’après midi, nous repartons au bord de la mer jusque Manzanillo, où les hommes font un peu de snorkelling.
Le soir, promenade dans la ville de Puerto Viejo, plus touristique mais agréable néanmoins. Nous dinons à la crêperie Sucré Salé, tenue par des français, bon ce n’était pas des crêpes de Bretagne, mais rigolo quand même…
la plage de Manzanillo

4 juillet : Puerto Viejo
Ce matin, au réveil toute une troupe de singe hurleur s’ébat dans les arbres au ras de notre Casita, grand moment d’observation ! Une famille d’agoutis travers le jardin…

Nous profitons de la Casita (il pleut un peu ce matin), puis repartons déjeuner au resto de la Punta Uva, vraiment trop agréable. Les hommes refont du snorkelling pour admirer les poissons colorés, nous profitons de la plage …Nous avons bien apprécié ce séjour sur la côte Caraïbes !
5 juillet : Puerto Viejo – Tortuguero (4 h de route + 1 h de bateau)
Départ vers 8 h pour Tortuguero, j’avais imprimé depuis le site de Tortuguero le plan pour atteindre La Pavona, d’où part le bateau Clic Clic pour Tortuguero. Route sans encombre (piste sur la fin) nous arrivons vers 12h15. Le bateau part immédiatement (12h30) nous payons la garde de voiture (10$ par jour) puis sautons dans le bateau /bus (1 600 col/pers.). Heureusement, j’avais qq pommes et gâteaux que nous mangeons sur le bateau (je confirme qu’il y un grand resto au départ du bateau, mais nous n’avons pu que l’apercevoir !). Nous remontons le rio pendant une heure, très agréable voyage au milieu de la forêt équatoriale. Arrivée au village de Tortuguero, où le bateau nous dépose directement au ponton de notre B&B.
Après midi tranquille, ballade dans le village – pas mal de boutique de souvenirs, mais peu de monde. Il fait très chaud et humide !
Diner au Budha Bar au bord du canal, très bonne pizza !!
Logement : B&B Casa Marbella : très bonne adresse au centre de la ville avec petit-déjeuner au bord du canal – chambre petite et simple mais avec tout confort.
Le volcan Turrialba qui fume, vu depuis Tortuguero...
6 juillet : Tortuguero
Journée excursions ! Ce matin départ à 6h, pour une promenade en bateau (20 $/pers) sur les rios. Nature très impressionnante, exubérante…nous voyons beaucoup d’oiseaux, des singes, un paresseux, des petits alligators. Retour à 9h pour le petit déjeuner.
Un conseil, l’agence ICE au centre du village dispose d’un ordinateur avec accès gratuit à internet.
L’après midi nous repartons tous les 4 avec notre guide, qui est d’origine québécoise, pour une promenade de 2 h en forêt. Ses explications sur la faune et la flore sont passionnantes. Nous revoyons des singes (des atèles), de grosses araignées, …et une vipère ! une ballade bien intéressante grâce à notre guide (15 $ /pers).
Retour pour un repos au B&B. Ce soir, nous partons pour l’excursion Tortues (20 $/pers)! C’est assez organisé et encadré pour essayer de protéger au mieux les tortues des effets du tourisme. Des groupes de 10 sont formés, puis répartis le long de la plage par zone, pour une durée de 2h. Nous avons la chance d’être tiré au sort pour la zone la plus éloignée du village. Notre RV est à 19h30 (un diner qui saute !) Nous pourrons observer pendant les 2 h, les tortues vertes qui sont bien au RV : ponte ! Nous verrons plusieurs tortues, a priori on a eu pas mal de chance, car c’est encore le début de la période ponte. Tout se passe dans la pénombre (pas de lampe pour ne pas déranger les animaux). Nous rentrons bien contents.
Et dormons sans pb après une journée bien remplie.


7 juillet : Tortuguero - Chilimate
Nous prenons le bateau Clic Clic de 11h (le précédent était à 6h, bien trop tôt pour nous) qui vient nous chercher directement au B&B. Le trajet en bateau est toujours bien agréable, nous apercevons des tortues terrestres, iguanes, oiseaux…
Nous récupérons notre voiture sans problème et partons en direction de Puerto Viejo de Saripiqui. Route sans encombre et arrivons à notre hôtel près du Rio de Saripiqui. Le pont juste avant l’hôtel est en réparation, nous faisons donc les derniers centaines de m à pied, un ennui minime ! Malgré une légère pluie, les enfants se baignent dans le Rio - quel que soit l’âge l’attrait de l’eau reste irrésistible! Diner au lodge
Notre voiture devant un champs de bananiers.

Un soda et boutique

Logement : Chilimate Rain forest eco retreat : établissement tenu par un couple mixte canadien-costa ricain. Le lodge a un objectif de développement écologique : recyclage, aliments produits sur place …ce qui explique au final un prix que je trouve un peu élevé.
8 juillet : Chilimate – El Castillo
Nous partons en direction d’Arénal. Près du lodge, nous voulions faire une excursion « chocolate tour » mais nous n’avons pas trouvé !! Nous nous arrêtons au Serpentarium de la Virgen, qui est très petit avec des vivariums un peu désuets ! au bout d’1/2h nous avons fait le tour, nous sommes un peu déçus.
Nous arrivons à la Fortuna pour le déjeuner (pizza !). Nous faisons de la lessive (bah oui, à 4…). Il y a plusieurs « Lavanderia » -1 000 Col par kilo de linge.
Le volcan depuis La Fortuna
La Fortuna

Nous partons vers El Castillo où se trouve notre hôtel. Les 10 derniers km sont en piste (facile).
Cet hôtel est assez « confort », belle piscine à débordement, jacuzzi et surtout une très belle vue sur le volcan Arénal et le lac. La vue est bien dégagée.
Nous dinons au restaurant panoramique de l’hôtel qui offre une belle vue sur le volcan et nous pouvons voir les coulées de lave (la nuit) et entendre les bruits de « tonnerre » que fait régulièrement le volcan ; vraiment super ! De notre chambre, nous continuons à regarder le volcan…
Hôtel : Linda Vista : très bien (même si un peu « américanisé ») – la vue le mérite et bons repas – on avait pris le supplément « vue volcan », sans regret !
9 juillet : El castillo
Le matin, visite du Parc National du Volcan. Nous prenons les différents sentiers, qui nous conduisent sur la coulée de lave de 1992. De là, on voit bien le volcan et même en pleine journée on se rend compte des coulées de lave qui dévalent sans arrêts sur les pentes du volcan (on aperçoit la fumée qu’elles dégagent) impressionnant !! – pas mal de monde sur les sentiers, on se rend compte que l’on est dans un des endroits les plus touristiques …On a du y passer 2h.
Puis nous partons vers les « Ponts suspendus » près du lac. Ballade donc sur les ponts suspendus, en pleine forêt, c’est assez impressionnant, et il n’y a personne ! Un coati croise notre route.

Ensuite, nous enchainons sur un moment attendu, les sources d’eau chaude. Nous avons choisi le complexe Baldi, pas besoin de réserver à cette époque de l’année – 26$ / pers.(sans le diner). Nous passons environ 2 h à nous baigner dans les divers bassins, l’eau est souvent très chaude. Evidemment, il y a pas mal de monde… Nous repartons néanmoins contents.
Dès notre départ, une vraie averse tropicale se déclenche (la seule de notre voyage), il fait déjà nuit, notre retour se fait donc à 20 km à l’heure, un moment éprouvant pour le conducteur !! On arrive sain et sauf mais avec quelques frayeurs...et la pluie s’arrête dès notre arrivée à l’hôtel !!
Diner bien mérité (mais ce soir, pas de belle vue !!)
10 juillet : El Castillo – San Miguel
Visite dans le village d’El Castillo de l’éco-zoo/ serpentarium (situé avant le jardin de papillons). Une très bonne visite, le guide était passionnant – beaucoup de serpents, des grenouilles, basilics et aussi des tortues, araignées, quelques papillons. On a pu toucher les serpents et faire grimper des grenouilles sur nos mains. On a bien du y passer 2h30 ; un super moment !! à ne pas manquer.
fameuse grenouille
On repart vers le Nord en direction du Volcan Ténorio.
Après la route n°4, c’est une piste pour rejoindre notre lodge et là le 4*4 est vraiment indispensable. Après avoir été bien secoués, nous arrivons au lodge !


Logement : Carolina Lodge – type ranch - très retiré - éclairage à la bougie (mais il y a quand même l’électricité) – accueil très sympathique – c’est une formule « tout compris » : 3 repas par jour, ballade à cheval possible tous les jours et guide pour visiter le Parc Ténorio – au bord d’une rivière avec un bassin « jaccuzzi » chauffé – nous avons beaucoup apprécié cet endroit «éloigné de tout », enfin sauf des moustiques !!
11 juillet : San Miguel
Pluie ce matin, donc farniente dans les hamacs, jeu de cartes… Après la pluie, nous partons nous promener sur un sentier le long du rio à la recherche des grenouilles et nous en voyons plusieurs , notamment celle dite « bleu jean » : elle est toute rouge avec les pates arrières bleu foncé , étonnant. On en voit plusieurs !!
Grenouille "blue jean"
En revanche, beaucoup de moustiques !! Notre fils aîné s’est fait dévorer durant la nuit, plus de 25 piqures sur le visage !!
L’après midi, promenade d’une heure pour tous les 4 à cheval, les paysages sont vallonnés. Nous voyons 2 toucans.
Ensuite baignade , tranquille…
12 juillet : San Miguel
Départ avec notre guide (qui parle seulement espagnol) pour le parc Ténorio. Notre conversation sera assez limitée, mais nous comprenons quand même assez bien ses explications !
Environ 3 h de promenade dans le parc pour voir la cascade et l’eau du rio avec cette couleur bleu « céleste » très étonnante ! Nous traversons le rio au pied de la cascade, les enfants se baignent dans des sources d’eau chaude… belle promenade dans la forêt mais pas d’animaux.
Après midi farniente, trop de courbature pour refaire une ballade à cheval !!

la couleur extraordinaire du Rio Celeste !

13 juillet : San Miguel – Tarcolès Sur la route, visite du refuge Las Pumas. Refuge où les cages sont assez petites, un peu vieillot. Néanmoins beaucoup d’animaux (félins, perroquets, quelques singes…). Nos fils sont cependant contents et prennent des dizaines de photos des margays et ocelots. Dans les arbres autour, on voit aussi des perroquets, iguanes, écureuils…sympas.
On repart vers le sud, nous cherchons dans les villes que nous traversons des « Lavanderia » pour une dernière lessive mais il n’y en a pas, pas assez touristique !!
Arrêt au pont Tarcolès pour admirer les crocodiles qui se prélassent au bord du fleuve – ils sont vraiment énormes !
un oiseau qui n'a pas peur !

Arrivée au petit village de Tarcolès, nous réservons pour demain la promenade « Crocodile Man Tour ».
Diner à l’hôtel, de toute manière, ce petit village de pêcheurs offre peu d’autres possibilités. C’est surprenant car nous sommes seulement à une 20 km de Jaco, lieu hautement touristique, et ce village est encore très tranquille, c’est très bien !!
Hôtel : carara – petit hôtel, avec piscine – très bien et surtout très belle vue sur la mer - à cette saison passage des Aras rouge le matin et le soir, super ! -
la vue depuis notre chambre

les bateaux de pecheurs

14 juillet : Tarcolès Départ à 8h pour une promenade de 2h en bateau sur le fleuve. Nous sommes les seuls sur le bateau ! Nous voyons beaucoup d’oiseaux et bien sûr beaucoup de crocodiles – très belle ballade, qui finit dans la mangrove avec de beaux petits crabes aux pattes rouges.

Toujours à la recherche d’une Lavanderia, nous partons vers la plage de Herradura, lieu beaucoup plus touristique. Nous déposons notre linge que nous devons récupérer dans 3 h…mais comme il est envoyé à Jaco, on le récupèrera seulement le lendemain matin finalement !
Nous déjeunons et passons le reste de la journée sur cette plage, les enfants sautent dans les vagues , de bons moments… Retour à notre hôtel pour voir les aras et un superbe coucher de soleil sur le pacifique.

15 juillet : Tarcolès – Hatillo
Descente plein sud, arrêt à la plage d’Estrillo, baignade.
Nous longeons de grands champs de palmiers (usine d’huile de palme…). De Jaco et au moins jusque Dominical, c’est maintenant une grande route toute neuve, surprenant !
Arrivée à l’auberge, où nous avons une petite maison qui nous permet de faire à diner.
Lodge : Auberge Halma de Hatillo – accueil très sympathique – jolie petite piscine au cœur de la forêt – mais proche du village et de la nouvelle route, on entend donc un peu les voitures et la matin les bruits d’une ferme proche (les coqs chantent vraiment tôt et longtemps !!...) – bon petits déjeuners avec fruits et confitures de la propriété.
16 juillet : Hatillo
Petite pluie ce matin, mais baignade quand même dans la piscine. Nous déjeunons au soda du village (très bon jus de « chan », fruit que j’adore !!)
Puis visite du parc Reptiland, assez proche. C’est un zoo consacré au reptiles, beaucoup de serpents ( !!) , un varan de Komodo…intéressant.
17 juillet : Hatillo
Ce matin nous avons réservé pour le Vol du Toucan, parcours de 8 tyroliennes dans les arbres à l’Hacienda Barù. Sympa, très cool (au niveau sportif) et encadré, 2 guides pour notre groupe de 10 personnes ! Nous voyons une famille de coatis. Prix de 35$/pers., assez cher quand même …Ce prix donne accès au chemin de 1,5 km qui conduit la plage et à l’enclos à papillon. Nous faisons les 2. On ne peut pas se baigner, les courants étant trop dangereux à cet endroit.
On déjeune sur place, c’est rapide et bien. On voit aussi des colibris.
plage Barù


18 juillet : Hatillo
Dernière journée pour profiter de la piscine…Nous voyons des toucans qui mangent les fruits des palmiers.
L’après midi, nous allons jusque la plage de Dominicalito, belle ballade sur cette plage et nous disons au revoir à l’océan Pacifique !
Journée farniente donc !!

plage Dominicalito

19 juillet : Hatillo – Alajuela (3h30 de route)
Grande remontée vers le nord par la côte. Dernière partie très montagneuse !!
Juste à l’arrivée, nous visitons le zoo Ave (entre La Guarita et Alajuela). Très beau zoo, avec beaucoup d’oiseaux bien sur, mais aussi des singes et des félins- grands enclos. Une dernière visite bien agréable.
Arrivée à l’hôtel. Nous rendons la voiture. Diner avec Pierre et échange de tuyaux avec de nouveaux arrivants !! sympa et bon restaurant où nous mangeons nos derniers casados et un dernier ceviche !
Hôtel : El Tucan (le même qu’à l’arrivée)
20 juillet : départ pour la France
Retour sans encombre via Bogota, pour une arrivée le lendemain 21 juillet à Paris, la tête emplie de beaux souvenirs!
Bon voyage à tous et n’hésitez pas à me poser des questions !
Les habitants sont très sympathiques, nous avons bien sur parlé espagnol, dans les lieux touristiques on a aussi souvent parlé anglais. L’ambiance était détendue partout. Il est facile de se déplacer, il y a des sodas (petits restaurants) partout. Un pays vraiment facile pour le tourisme. Et au mois de juillet, qui est plutôt la basse saison, c’est vraiment agréable.
Merci encore à tous les VFistes qui par leurs récits, questions/ réponses, blogs, …m’ont aidée à préparer notre voyage. Nous avons voyagé avec le Lonely, qui est bien – même s’il a tendance à être un peu « inquiétant » concernant l’insécurité, ce que je trouve bien exagéré. Comme dans tout pays touristique, il suffit de respecter les règles de base de sécurité, nous nous sommes toujours sentis très à l’aise.
Le temps
Le mois de juillet est donc la saison basse, dite « green season », car c’est la saison des pluies. Cela reste assez relatif, nous avons vu de la pluie, c’est sûr, mais au final peu (quelques demi journées sur nos plus de 3 semaines) et ce fut une pluie peu forte qui ne nous a jamais empêchés de faire ce que nous souhaitions. Et vu qu’il fait assez chaud (je dirai entre 25-30°), la pluie devient agréable ( !!). En plus, à cette saison, il y a moins de monde et pas mal d’hôtel font des prix basse saison, que des avantages … !
La voiture
Nous avions loué un 4*4. Sur certains parcours c’était utile, mais dans l’ensemble les routes sont bonnes et bien indiquées. Nous sommes plutôt restés sur des grands axes néanmoins (donc tout est relatif). Nous avions une carte au 1/400 000, largement suffisante. Nous avions aussi un GPS, qui nous a parfois servi à confirmer les routes mais attention car il traite au même niveau les routes goudronnées ou les petites pistes !! donc à utiliser avec méfiance. La conduite est plutôt « tranquille », la seule vigilance à avoir est pour doubler (les routes sont partout des 2 voies) et les conducteurs ont tendance à doubler en toute circonstance (virage, montée…). La moyenne est d’environ 50km/h au final (ralentissement nombreux avec les écoles, …). Sinon, il y a des pompes à essence un peu partout.
La monnaie
La monnaie locale est le Colon mais le Dollar US est aussi utilisé couramment dans les endroits touristiques (hôtel, visite). Les distributeurs automatiques délivrent d’ailleurs les 2 devises !! Selon la demande, nous avons payé soit en colon soit en dollar. On trouve un peu partout des distributeurs.
Le Budget
Pour nous 4 et pour 24 nuits sur place, tout compris environ 10 000 €.
Principaux postes : avion : 3 900 € ; voiture : 1 300 € ; hôtels 2 700€
C’est vraiment indicatif, on trouve des logements à tous les prix. Pour nous, en ne passant pas par les US on augmente un peu le prix du billet d’avion, on a pris un assez gros 4*4…
Le parcours
Nous avons fait un parcours assez classique, qui allie un passage sur les 2 côtes : caraïbes et pacifique. Une partie « volcan » un peu développée. Nous avons essayé d’éviter les lieux réputés trop « touristiques ». Enfin, après beaucoup d’hésitation, nous sommes quand même allés à Tortuguero, on ne le regrette pas – cela valait le coup et, ce n’est quand même pas « si » rempli de monde. En tout, 1 600 km de parcouru.
Nous avions réservé à l’avance les hébergements, directement par internet – aucune mauvaise surprise. Ce n’était surement pas indispensable à cette période de l’année, mais nous trouvons cela plus simple…après chacun voit !
Le détail de notre voyage
26 juin : Paris – Alajuela
Voyage sans encombre, via Mexico – où nous avons pu gouter un peu à la cuisine mexicaine (2 voyages en un, sympa !!) – A Mexico il faut passer les formalités d’entrée / sortie dans le pays + changement d’aérogare via une navette ferrée. Pour un transit, il faut donc prévoir suffisamment de temps. Après 26h de voyage « porte à porte », nous arrivons à l’hôtel d’Alajuela, un peu éreintés en pleine nuit, 1 h du matin…pas de problème pour dormir !
Hôtel : El Tucan à Alajuela, tenu par Pierre, un français, qui nous servira d’intermédiaire pour la location de voiture et qui alimente un site bien connu « Tout Costa Rica »…L’hôtel, simple, est bien situé en pleine ville et à environ 10 min en taxi de l’aéroport donc bien pratique.
27 juin : Alajuela – près de Cartago Première journée d’immersion tranquille, on passe faire quelques courses à un supermarché proche. C’est dimanche, donc la plupart des boutiques sont fermées… Nous récupérons à l’hôtel notre voiture, beau 4*4 avec lequel nous n’aurons aucun problème sur tout notre parcours. Nous partons en direction de Cartago. Cette région est assez urbanisée. Nous traversons San José, la capitale. Les villes ne sont pas le point fort du Costa Rica, les maisons ne sont pas très jolies, des fils partout, …peu de charme. En revanche, on trouve tous les commerces utiles et partout des petits sodas (bistro/resto) où on peut manger pour pas cher (entre 5-10€/p). Il y a aussi beaucoup d’écoles avec ralentissement à 25 km/h pour les voitures.
Nous arrivons à Cartago, première capitale historique du pays. Notre premier soda et notre premier casado : repas classique avec riz / haricot rouge / salade / viande ou poisson. Avec le riz au poulet (ou viande ou crevette), ce sont les 2 repas de base que nous mangerons tout au long de notre voyage. Peu varié, mais toujours bon. Et nos premiers jus de fruit (ils sont toujours coupés à l’eau ou au lait) ; nous n’avons eu aucun problème de digestion, l’eau est sans problème, au moins où nous sommes allés.
le fameux casado !

Nous faisons garder notre voiture, dans cette ville et quelques points touristiques où des « gardes » surveillent les voitures contre un pourboire à la fin (environ 500 col).
Visite de la cathédrale, et des ruines de l’ancienne cathédrale construite par les Espagnols. A cause des tremblements de terre notamment, les constructions sont peu anciennes…

Nous partons en direction du volcan Irazu et c’est là où notre GPS nous joue des tours. Nous l’avions programmé vers cette direction (a priori grande route principale) mais le GPS décide de couper au plus court et prendre les petits chemins pour escalader directement la montagne !! Malgré notre 4*4, cela devenait vraiment trop « aventure » on décide donc d’éteindre le GPS, faire demi-tour, retrouver notre chemin et finir par suivre les panneaux indicateurs !! qui nous mènent sans pb vers le volcan. Pour le reste de notre voyage, nous avons donc regardé le GPS avec méfiance et seulement allumé pour confirmer la route ou nous étions et surtout pas pour nous indiquer le chemin, la carte et les panneaux indicateurs étant en général suffisants !!
Nous rejoignons notre hôtel au pied de la route du volcan Irazu. Comme il faut partir tôt pour maximiser la chance d’observer le volcan et afin de pouvoir se lever pas trop tôt, j’avais réservé cet hôtel, bien pratique. En revanche, rien autour (surtout un dimanche) nous faisons donc pique nique dans la chambre.
Hôtel : Grand Pas – simple et confortable – une grande chambre pour nous 4 - accueil sympathique
28 juin : près Cartago – Turrialba Très bon petit déjeuner. Les fruits sont servis au petit déjeuner, c’est donc bien agréable. Départ pour le volcan Irazu, qui est complètement dégagé !! Nous sommes à plus de 3 000 m, il fait donc assez frais. Nous admirons les 2 beaux cratères, le paysage dépouillé. L’activité volcanique est en cours de réveil en ce moment et le fameux lac émeraude du cratère est totalement évaporé, bon heureusement on le savait avant de venir. Le volcan Turrialba, assez proche, n’est d’ailleurs plus visitable et nous le verrons cracher de la fumée (depuis la ville de Turrialba et même depuis Tortuguero!). Notre premier coati du voyage qui fait les poubelles !
Le cratère principal du volcan Irazu

Champs de café de la vallée Orosi

Nous passons par Orosi, faisons le tour du lac – les paysages sont verdoyants, vallonnés, beaucoup de champs de café…puis arrivée à Turrialba. Légère pluie, mais nous sommes déjà à l’hôtel !
Hôtel : Interaméricano : en pleine ville - style auberge de jeunesse – accueil très sympathique de Luis, qui essaie de parler un peu français – prêt à se mettre en quatre pour nous orienter et conseiller.
29 juin : Turrialba Aujourd’hui, c’est excursion rafting, pour le plus grand plaisir des enfants. Départ vers 8h et retour à 15h. Il y a environ une heure de route pour rejoindre le Rio Pacuare. Ce sera quand même assez sportif et nous serons mouillés du début à la fin !! Nous sommes tous les 4 avec 2 guides sur le raft. Un très bon moment, les paysages sont sublimes. la preuve en image !

Retour à l’hôtel, avec une légère pluie où nous prenons un repos bien mérité !
30 juin : Turrialba – Puerto Viejo de Talamanca Sur les conseils de Luis, nous partons visiter une plantation de café. Nous y passons plus de 2 heures, nous savons tout sur les différentes sortes de café, avons testé différentes qualités de café et même liqueur, alcool de café …cool ! La nature verdoyante ...

Puis départ vers la Côte Caraïbes ! Nous rejoignons la grande route en direction de Puerto Limon qui fidèle à sa réputation est remplie de gros camions…nous longeons les champs de bananiers…Après Puerto Limon, nous longeons la côte, la route devient plus agréable !
Traversé de Puerto Viejo, petite ville sympathique nous continuons une dizaine de km pour rejoindre la « casa » louée pour quelques jours.
Nous allons jusqu’ « au bout de la route » à Manzanillo, les paysages sont magnifiques !
Diner au Jungle Love, où nous sommes conquis par l’ambiance « caraïbes », musique et repas un peu plus varié, riz aromatisé au lait de coco !
Logement : Casa Moabi : coup de cœur du voyage – nous sommes dans la casita, grande maison sur 2 étages – sans mur – au milieu de la forêt, tout confort néanmoins. Nous y passerons un très agréable séjour – tenu par un français Juan (fidèle de VF) qui nous réservera un accueil très sympathique et nous conseillera et guidera pendant notre séjour, pour un prix imbattable.
La casita en image !

1er juillet : Puerto Viejo
Départ avec Juan pour le parc de Cahuita. 3 bonnes heures de marche pour le traverser, première baignade dans la mer chaude !! Nous voyons nos premiers animaux, singes, paresseux, iguanes (dans les arbres !) et extraordinaires basilics d’un vert surprenant ! Une très belle ballade dans la forêt, au bord de la mer. Au bout de la ballade, nous terminons dans un petit restaurant, avec piscine pour le plus grand plaisir des enfants et déjeunons d’un délicieux poisson aromatisé au lait de coco !
Retour à la Casita où nous profitons des hamacs !
Un basilic bien camouflé!

singe capucin

la plage du parc Cahuita

2 juillet : Puerto Viejo
Visite d’un refuge d’animaux, proche de la Casita, Jaguar refuge. Très intéressant, nous pouvons voir de près serpents, marguay, paresseux, et même des opossum… et aussi entrer dans une cage où sont recueillis de jeunes singes hurleurs. Une très bonne visite !
Nous allons déjeuner au petit restaurant de la plage Punta Uva. Très sympathique, au bord de la mer, …sable, vagues, … cocotier, les vacances ! On profite bien de ces bons moments…
un paresseux

3 juillet : Puerto Viejo
Excursion avec Juan jusqu’à la cascade de Bribri. Pas mal de marche dans la forêt, où nous verrons plusieurs petites grenouilles toute rouge ! Baignade au pied de la cascade puis escalade au sommet de la cascade puis rebaignade !! Bon j’aurai des courbatures pendant plusieurs jours !! Je préfère marcher sur le plat !
L’après midi, nous repartons au bord de la mer jusque Manzanillo, où les hommes font un peu de snorkelling.
Le soir, promenade dans la ville de Puerto Viejo, plus touristique mais agréable néanmoins. Nous dinons à la crêperie Sucré Salé, tenue par des français, bon ce n’était pas des crêpes de Bretagne, mais rigolo quand même…
la plage de Manzanillo

4 juillet : Puerto Viejo
Ce matin, au réveil toute une troupe de singe hurleur s’ébat dans les arbres au ras de notre Casita, grand moment d’observation ! Une famille d’agoutis travers le jardin…

Nous profitons de la Casita (il pleut un peu ce matin), puis repartons déjeuner au resto de la Punta Uva, vraiment trop agréable. Les hommes refont du snorkelling pour admirer les poissons colorés, nous profitons de la plage …Nous avons bien apprécié ce séjour sur la côte Caraïbes !
5 juillet : Puerto Viejo – Tortuguero (4 h de route + 1 h de bateau)
Départ vers 8 h pour Tortuguero, j’avais imprimé depuis le site de Tortuguero le plan pour atteindre La Pavona, d’où part le bateau Clic Clic pour Tortuguero. Route sans encombre (piste sur la fin) nous arrivons vers 12h15. Le bateau part immédiatement (12h30) nous payons la garde de voiture (10$ par jour) puis sautons dans le bateau /bus (1 600 col/pers.). Heureusement, j’avais qq pommes et gâteaux que nous mangeons sur le bateau (je confirme qu’il y un grand resto au départ du bateau, mais nous n’avons pu que l’apercevoir !). Nous remontons le rio pendant une heure, très agréable voyage au milieu de la forêt équatoriale. Arrivée au village de Tortuguero, où le bateau nous dépose directement au ponton de notre B&B.
Après midi tranquille, ballade dans le village – pas mal de boutique de souvenirs, mais peu de monde. Il fait très chaud et humide !
Diner au Budha Bar au bord du canal, très bonne pizza !!
Logement : B&B Casa Marbella : très bonne adresse au centre de la ville avec petit-déjeuner au bord du canal – chambre petite et simple mais avec tout confort.
Le volcan Turrialba qui fume, vu depuis Tortuguero...

6 juillet : Tortuguero
Journée excursions ! Ce matin départ à 6h, pour une promenade en bateau (20 $/pers) sur les rios. Nature très impressionnante, exubérante…nous voyons beaucoup d’oiseaux, des singes, un paresseux, des petits alligators. Retour à 9h pour le petit déjeuner.
Un conseil, l’agence ICE au centre du village dispose d’un ordinateur avec accès gratuit à internet.
L’après midi nous repartons tous les 4 avec notre guide, qui est d’origine québécoise, pour une promenade de 2 h en forêt. Ses explications sur la faune et la flore sont passionnantes. Nous revoyons des singes (des atèles), de grosses araignées, …et une vipère ! une ballade bien intéressante grâce à notre guide (15 $ /pers).
Retour pour un repos au B&B. Ce soir, nous partons pour l’excursion Tortues (20 $/pers)! C’est assez organisé et encadré pour essayer de protéger au mieux les tortues des effets du tourisme. Des groupes de 10 sont formés, puis répartis le long de la plage par zone, pour une durée de 2h. Nous avons la chance d’être tiré au sort pour la zone la plus éloignée du village. Notre RV est à 19h30 (un diner qui saute !) Nous pourrons observer pendant les 2 h, les tortues vertes qui sont bien au RV : ponte ! Nous verrons plusieurs tortues, a priori on a eu pas mal de chance, car c’est encore le début de la période ponte. Tout se passe dans la pénombre (pas de lampe pour ne pas déranger les animaux). Nous rentrons bien contents.
Et dormons sans pb après une journée bien remplie.


7 juillet : Tortuguero - Chilimate
Nous prenons le bateau Clic Clic de 11h (le précédent était à 6h, bien trop tôt pour nous) qui vient nous chercher directement au B&B. Le trajet en bateau est toujours bien agréable, nous apercevons des tortues terrestres, iguanes, oiseaux…
Nous récupérons notre voiture sans problème et partons en direction de Puerto Viejo de Saripiqui. Route sans encombre et arrivons à notre hôtel près du Rio de Saripiqui. Le pont juste avant l’hôtel est en réparation, nous faisons donc les derniers centaines de m à pied, un ennui minime ! Malgré une légère pluie, les enfants se baignent dans le Rio - quel que soit l’âge l’attrait de l’eau reste irrésistible! Diner au lodge
Notre voiture devant un champs de bananiers.

Un soda et boutique

Logement : Chilimate Rain forest eco retreat : établissement tenu par un couple mixte canadien-costa ricain. Le lodge a un objectif de développement écologique : recyclage, aliments produits sur place …ce qui explique au final un prix que je trouve un peu élevé.
8 juillet : Chilimate – El Castillo
Nous partons en direction d’Arénal. Près du lodge, nous voulions faire une excursion « chocolate tour » mais nous n’avons pas trouvé !! Nous nous arrêtons au Serpentarium de la Virgen, qui est très petit avec des vivariums un peu désuets ! au bout d’1/2h nous avons fait le tour, nous sommes un peu déçus.
Nous arrivons à la Fortuna pour le déjeuner (pizza !). Nous faisons de la lessive (bah oui, à 4…). Il y a plusieurs « Lavanderia » -1 000 Col par kilo de linge.
Le volcan depuis La Fortuna

La Fortuna

Nous partons vers El Castillo où se trouve notre hôtel. Les 10 derniers km sont en piste (facile).
Cet hôtel est assez « confort », belle piscine à débordement, jacuzzi et surtout une très belle vue sur le volcan Arénal et le lac. La vue est bien dégagée.
Nous dinons au restaurant panoramique de l’hôtel qui offre une belle vue sur le volcan et nous pouvons voir les coulées de lave (la nuit) et entendre les bruits de « tonnerre » que fait régulièrement le volcan ; vraiment super ! De notre chambre, nous continuons à regarder le volcan…
Hôtel : Linda Vista : très bien (même si un peu « américanisé ») – la vue le mérite et bons repas – on avait pris le supplément « vue volcan », sans regret !
9 juillet : El castillo
Le matin, visite du Parc National du Volcan. Nous prenons les différents sentiers, qui nous conduisent sur la coulée de lave de 1992. De là, on voit bien le volcan et même en pleine journée on se rend compte des coulées de lave qui dévalent sans arrêts sur les pentes du volcan (on aperçoit la fumée qu’elles dégagent) impressionnant !! – pas mal de monde sur les sentiers, on se rend compte que l’on est dans un des endroits les plus touristiques …On a du y passer 2h.
Puis nous partons vers les « Ponts suspendus » près du lac. Ballade donc sur les ponts suspendus, en pleine forêt, c’est assez impressionnant, et il n’y a personne ! Un coati croise notre route.

Ensuite, nous enchainons sur un moment attendu, les sources d’eau chaude. Nous avons choisi le complexe Baldi, pas besoin de réserver à cette époque de l’année – 26$ / pers.(sans le diner). Nous passons environ 2 h à nous baigner dans les divers bassins, l’eau est souvent très chaude. Evidemment, il y a pas mal de monde… Nous repartons néanmoins contents.
Dès notre départ, une vraie averse tropicale se déclenche (la seule de notre voyage), il fait déjà nuit, notre retour se fait donc à 20 km à l’heure, un moment éprouvant pour le conducteur !! On arrive sain et sauf mais avec quelques frayeurs...et la pluie s’arrête dès notre arrivée à l’hôtel !!
Diner bien mérité (mais ce soir, pas de belle vue !!)
10 juillet : El Castillo – San Miguel
Visite dans le village d’El Castillo de l’éco-zoo/ serpentarium (situé avant le jardin de papillons). Une très bonne visite, le guide était passionnant – beaucoup de serpents, des grenouilles, basilics et aussi des tortues, araignées, quelques papillons. On a pu toucher les serpents et faire grimper des grenouilles sur nos mains. On a bien du y passer 2h30 ; un super moment !! à ne pas manquer.
fameuse grenouille

On repart vers le Nord en direction du Volcan Ténorio.
Après la route n°4, c’est une piste pour rejoindre notre lodge et là le 4*4 est vraiment indispensable. Après avoir été bien secoués, nous arrivons au lodge !


Logement : Carolina Lodge – type ranch - très retiré - éclairage à la bougie (mais il y a quand même l’électricité) – accueil très sympathique – c’est une formule « tout compris » : 3 repas par jour, ballade à cheval possible tous les jours et guide pour visiter le Parc Ténorio – au bord d’une rivière avec un bassin « jaccuzzi » chauffé – nous avons beaucoup apprécié cet endroit «éloigné de tout », enfin sauf des moustiques !!
11 juillet : San Miguel
Pluie ce matin, donc farniente dans les hamacs, jeu de cartes… Après la pluie, nous partons nous promener sur un sentier le long du rio à la recherche des grenouilles et nous en voyons plusieurs , notamment celle dite « bleu jean » : elle est toute rouge avec les pates arrières bleu foncé , étonnant. On en voit plusieurs !!
Grenouille "blue jean"

En revanche, beaucoup de moustiques !! Notre fils aîné s’est fait dévorer durant la nuit, plus de 25 piqures sur le visage !!
L’après midi, promenade d’une heure pour tous les 4 à cheval, les paysages sont vallonnés. Nous voyons 2 toucans.
Ensuite baignade , tranquille…
12 juillet : San Miguel
Départ avec notre guide (qui parle seulement espagnol) pour le parc Ténorio. Notre conversation sera assez limitée, mais nous comprenons quand même assez bien ses explications !
Environ 3 h de promenade dans le parc pour voir la cascade et l’eau du rio avec cette couleur bleu « céleste » très étonnante ! Nous traversons le rio au pied de la cascade, les enfants se baignent dans des sources d’eau chaude… belle promenade dans la forêt mais pas d’animaux.
Après midi farniente, trop de courbature pour refaire une ballade à cheval !!

la couleur extraordinaire du Rio Celeste !

13 juillet : San Miguel – Tarcolès Sur la route, visite du refuge Las Pumas. Refuge où les cages sont assez petites, un peu vieillot. Néanmoins beaucoup d’animaux (félins, perroquets, quelques singes…). Nos fils sont cependant contents et prennent des dizaines de photos des margays et ocelots. Dans les arbres autour, on voit aussi des perroquets, iguanes, écureuils…sympas.
On repart vers le sud, nous cherchons dans les villes que nous traversons des « Lavanderia » pour une dernière lessive mais il n’y en a pas, pas assez touristique !!
Arrêt au pont Tarcolès pour admirer les crocodiles qui se prélassent au bord du fleuve – ils sont vraiment énormes !
un oiseau qui n'a pas peur !
Arrivée au petit village de Tarcolès, nous réservons pour demain la promenade « Crocodile Man Tour ».
Diner à l’hôtel, de toute manière, ce petit village de pêcheurs offre peu d’autres possibilités. C’est surprenant car nous sommes seulement à une 20 km de Jaco, lieu hautement touristique, et ce village est encore très tranquille, c’est très bien !!
Hôtel : carara – petit hôtel, avec piscine – très bien et surtout très belle vue sur la mer - à cette saison passage des Aras rouge le matin et le soir, super ! -
la vue depuis notre chambre

les bateaux de pecheurs

14 juillet : Tarcolès Départ à 8h pour une promenade de 2h en bateau sur le fleuve. Nous sommes les seuls sur le bateau ! Nous voyons beaucoup d’oiseaux et bien sûr beaucoup de crocodiles – très belle ballade, qui finit dans la mangrove avec de beaux petits crabes aux pattes rouges.

Toujours à la recherche d’une Lavanderia, nous partons vers la plage de Herradura, lieu beaucoup plus touristique. Nous déposons notre linge que nous devons récupérer dans 3 h…mais comme il est envoyé à Jaco, on le récupèrera seulement le lendemain matin finalement !
Nous déjeunons et passons le reste de la journée sur cette plage, les enfants sautent dans les vagues , de bons moments… Retour à notre hôtel pour voir les aras et un superbe coucher de soleil sur le pacifique.


15 juillet : Tarcolès – Hatillo
Descente plein sud, arrêt à la plage d’Estrillo, baignade.
Nous longeons de grands champs de palmiers (usine d’huile de palme…). De Jaco et au moins jusque Dominical, c’est maintenant une grande route toute neuve, surprenant !
Arrivée à l’auberge, où nous avons une petite maison qui nous permet de faire à diner.
Lodge : Auberge Halma de Hatillo – accueil très sympathique – jolie petite piscine au cœur de la forêt – mais proche du village et de la nouvelle route, on entend donc un peu les voitures et la matin les bruits d’une ferme proche (les coqs chantent vraiment tôt et longtemps !!...) – bon petits déjeuners avec fruits et confitures de la propriété.
16 juillet : Hatillo
Petite pluie ce matin, mais baignade quand même dans la piscine. Nous déjeunons au soda du village (très bon jus de « chan », fruit que j’adore !!)
Puis visite du parc Reptiland, assez proche. C’est un zoo consacré au reptiles, beaucoup de serpents ( !!) , un varan de Komodo…intéressant.
17 juillet : Hatillo
Ce matin nous avons réservé pour le Vol du Toucan, parcours de 8 tyroliennes dans les arbres à l’Hacienda Barù. Sympa, très cool (au niveau sportif) et encadré, 2 guides pour notre groupe de 10 personnes ! Nous voyons une famille de coatis. Prix de 35$/pers., assez cher quand même …Ce prix donne accès au chemin de 1,5 km qui conduit la plage et à l’enclos à papillon. Nous faisons les 2. On ne peut pas se baigner, les courants étant trop dangereux à cet endroit.
On déjeune sur place, c’est rapide et bien. On voit aussi des colibris.
plage Barù


18 juillet : Hatillo
Dernière journée pour profiter de la piscine…Nous voyons des toucans qui mangent les fruits des palmiers.
L’après midi, nous allons jusque la plage de Dominicalito, belle ballade sur cette plage et nous disons au revoir à l’océan Pacifique !
Journée farniente donc !!

plage Dominicalito

19 juillet : Hatillo – Alajuela (3h30 de route)
Grande remontée vers le nord par la côte. Dernière partie très montagneuse !!
Juste à l’arrivée, nous visitons le zoo Ave (entre La Guarita et Alajuela). Très beau zoo, avec beaucoup d’oiseaux bien sur, mais aussi des singes et des félins- grands enclos. Une dernière visite bien agréable.
Arrivée à l’hôtel. Nous rendons la voiture. Diner avec Pierre et échange de tuyaux avec de nouveaux arrivants !! sympa et bon restaurant où nous mangeons nos derniers casados et un dernier ceviche !
Hôtel : El Tucan (le même qu’à l’arrivée)
20 juillet : départ pour la France
Retour sans encombre via Bogota, pour une arrivée le lendemain 21 juillet à Paris, la tête emplie de beaux souvenirs!
Bon voyage à tous et n’hésitez pas à me poser des questions !