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Discussions sur le "Concours" Photo du mois de mai 2011 "Intempéries" English translation pending
Les photos c'est la : http://voyageforum.com/v.f?post=4250698;#4250698
Les discussions, c'est ici !
Compte rendu de la croisière "Grandes civilisations antiques" sur le Costa Pacifica du 16 au 27 avril 2011 English translation pending
Comme l'année dernière, voici mon C/R qui servira peut etre à d'autres personnes car pour préparer la croisière que je viens de réaliser, j'ai trouvé une mine d'infos sur ce site et il me semblait normal de "renvoyer" l'ascenseur !
Alors, cette fois ça y est, elle est bien terminée cette croisière « retour en terre sainte » à l’origine qui s’est finalement transformée en « grandes civilisation antiques ».
Je vais d’abord commencer ce C/R par le descriptif du voyage et les impressions générales et puis je vous ferai le today/today au fur et à mesure du temps libre !
Pour rappel, nous devions donc faire la Terre Sainte avec l’égypte et Israel au programme. Suite aux évènements , l’escale en egypte a été supprimée pour être remplacée par 2 escales en Israel. Finalement 1 mois avant le départ, Costa supprime aussi Israel pour remplacer ces 2 escales par 3 escales.(rhodes, Marmaris et Chypre) Le programme modifié était donc le suivant :
Savone En mer Katakolon(grêce) En mer Limassol (chypre) Rhodes (grêce) Marmaris(Turquie) Izmir (turquie) Athênes (grêce) En mer Rome Savone
Nous étions donc 3 couples d’amis et au départ nous avions une extérieure avec balcon au pont 8 mais suite au programme modifié et au grand professionnalisme de notre agence de voyage (Thomas Cook troyes) , nous avons été surclassés en samsara pont 10 ! On attendait donc de voir tous ces changements et d’en tirer des conclusions et une fois n’est pas coutume, voici donc les conclusions/impressions générales avant le C/R escale par escale.
C’etait notre 2ième croisière et comme nous connaissions mieux le bateau, c’etait plus simple et nous « optimisions » plus notre séjour à bord. La croisière en couple est sympa mais entre amis qui s’entendent bien, c’est vraiment TOP ! Les repas sont toujours de qualité, variés et abondants ! L’option « samsara » est vraiment une prestation qui change le voyage ! (tous les soirs au retour d’escale :hammam, jacuzzi-à quel bien être… et je vous parle pas des soins…ou plutôt je vous en parlerai plus tard…) Le restaurant Samsara est bien pratique pour le midi et le petit déjeuner mais pour le soir, c’est « sauve qui peut » ! Aucune ambiance, à peine si on peut parler , bref c’était pas notre truc du tout, mais j’y reviendrai… Les tickets bouteille d’eau sont maintenant gérés électroniquement via la carte Costa et non plus avec des tickets en papier (ou est ce du au changement de bateau ???) Quand vous êtes en samsara, vous avez le droit à 2 soins « inclus » dans votre forfait :pour prendre nos rendez vous, nous sommes allés en arrivant pour prendre des créneaux ou le bateau est « en mer » et bien là, ça sent l’arnaque à plein nez car à la réception du samsara, on vous explique que c’est 8h du matin ou 19h ! En fait, ils le font exprès pour réserver les meilleurs créneaux aux croisiéristes qui « paient » sur le bateau car tous les horaires étaient libres quand nous y sommes allés… Pas très commercial…ou plutôt trop commercial et pas assez commerçant (déçu) 11 jours en croisière avec 3 ou 4 jours en mer est une durée idéale pour vraiment bien en profiter. Les bracelets et l’ascenseur du Samsara ont fonctionné impeccablement durant notre séjour. L’organisation Costa est toujours aussi impressionnante et le personnel à bord toujours aussi poli. Le buffet toujours pas top mais bien pratique pour se dépanner quand on est « hors horaires » restos… Le Pacifica super gros navire et toujours une déco italienne bien spéciale… Enfin, dernier clin d’œil pour mes camarades de voyage :pas assez de « dacquart » en stock au ristoranté « my way »….
A plus pour la 1ère journée à savone.
Alors, cette fois ça y est, elle est bien terminée cette croisière « retour en terre sainte » à l’origine qui s’est finalement transformée en « grandes civilisation antiques ».
Je vais d’abord commencer ce C/R par le descriptif du voyage et les impressions générales et puis je vous ferai le today/today au fur et à mesure du temps libre !
Pour rappel, nous devions donc faire la Terre Sainte avec l’égypte et Israel au programme. Suite aux évènements , l’escale en egypte a été supprimée pour être remplacée par 2 escales en Israel. Finalement 1 mois avant le départ, Costa supprime aussi Israel pour remplacer ces 2 escales par 3 escales.(rhodes, Marmaris et Chypre) Le programme modifié était donc le suivant :
Savone En mer Katakolon(grêce) En mer Limassol (chypre) Rhodes (grêce) Marmaris(Turquie) Izmir (turquie) Athênes (grêce) En mer Rome Savone
Nous étions donc 3 couples d’amis et au départ nous avions une extérieure avec balcon au pont 8 mais suite au programme modifié et au grand professionnalisme de notre agence de voyage (Thomas Cook troyes) , nous avons été surclassés en samsara pont 10 ! On attendait donc de voir tous ces changements et d’en tirer des conclusions et une fois n’est pas coutume, voici donc les conclusions/impressions générales avant le C/R escale par escale.
C’etait notre 2ième croisière et comme nous connaissions mieux le bateau, c’etait plus simple et nous « optimisions » plus notre séjour à bord. La croisière en couple est sympa mais entre amis qui s’entendent bien, c’est vraiment TOP ! Les repas sont toujours de qualité, variés et abondants ! L’option « samsara » est vraiment une prestation qui change le voyage ! (tous les soirs au retour d’escale :hammam, jacuzzi-à quel bien être… et je vous parle pas des soins…ou plutôt je vous en parlerai plus tard…) Le restaurant Samsara est bien pratique pour le midi et le petit déjeuner mais pour le soir, c’est « sauve qui peut » ! Aucune ambiance, à peine si on peut parler , bref c’était pas notre truc du tout, mais j’y reviendrai… Les tickets bouteille d’eau sont maintenant gérés électroniquement via la carte Costa et non plus avec des tickets en papier (ou est ce du au changement de bateau ???) Quand vous êtes en samsara, vous avez le droit à 2 soins « inclus » dans votre forfait :pour prendre nos rendez vous, nous sommes allés en arrivant pour prendre des créneaux ou le bateau est « en mer » et bien là, ça sent l’arnaque à plein nez car à la réception du samsara, on vous explique que c’est 8h du matin ou 19h ! En fait, ils le font exprès pour réserver les meilleurs créneaux aux croisiéristes qui « paient » sur le bateau car tous les horaires étaient libres quand nous y sommes allés… Pas très commercial…ou plutôt trop commercial et pas assez commerçant (déçu) 11 jours en croisière avec 3 ou 4 jours en mer est une durée idéale pour vraiment bien en profiter. Les bracelets et l’ascenseur du Samsara ont fonctionné impeccablement durant notre séjour. L’organisation Costa est toujours aussi impressionnante et le personnel à bord toujours aussi poli. Le buffet toujours pas top mais bien pratique pour se dépanner quand on est « hors horaires » restos… Le Pacifica super gros navire et toujours une déco italienne bien spéciale… Enfin, dernier clin d’œil pour mes camarades de voyage :pas assez de « dacquart » en stock au ristoranté « my way »….
A plus pour la 1ère journée à savone.
Choix entre trois hôtels à Holguin English translation pending
Bonjour,
Nous hésitons entre ces 3 hôtels. Nous aimons une belle plage, plusieurs restos, animations, activités extérieures, un peu d'ambiance les soirs sans pour autant que ça fête toute la nuit.
- Blau Costa Verde - Playa Costa Verde - Sirenis Playa Turquesa
Merci de votre aide.
Sébas
Nous hésitons entre ces 3 hôtels. Nous aimons une belle plage, plusieurs restos, animations, activités extérieures, un peu d'ambiance les soirs sans pour autant que ça fête toute la nuit.
- Blau Costa Verde - Playa Costa Verde - Sirenis Playa Turquesa
Merci de votre aide.
Sébas
Attention: arnaque à Varadero! English translation pending
Je suis allé au moins 12 fois à Varadero et voici de nouveaux changements que j'ai pu constaté:
VARADERO BUS TOUR:La préposée ramasse votre billet lors de votre sorti de l'autobus, pour le revendre au prochain client qui rentrera dans l'autobus!
Se faisant du même coup un 5 pesos cash dans ses poches car le billets avait déjà été acheté!Me rendant compte de l, arnaque alors que j'embarquait dans le bus, J'ai pu négocier mon passage pour 2 pesos!
BAR DE L'AÉROPORT:L'arnaque du barman est de jouer avec les prix.Alors que LA CERVEZA NACIONAL est affiché à 1.80.J'en commande 5 crystal, il me charge 2.50 par crystal me faisant croire que la CEVEZA NACIONAL était la BUCCANNERO!, j'Y dit mon os...ça fait 12 fois que je viens a Varadero et je sais que la biere national est la Crystal,
Il a ajusté son prix à 1.80 pesos , le ....!
TAUX DE CHANGE: Étudiez bien le taux de change lorsque vous changez vos dollars à l'hôtel.Vous seriez surpris de voir à quel point on se fait four....avoir !
pour finir
LES MAGASINS DE L'HOTEL: certain n'affiche plus leurs prix , et il change à chaque jour.
Vous avez vécu pareille expérience???? alors partagez avec -nous
VARADERO BUS TOUR:La préposée ramasse votre billet lors de votre sorti de l'autobus, pour le revendre au prochain client qui rentrera dans l'autobus!
Se faisant du même coup un 5 pesos cash dans ses poches car le billets avait déjà été acheté!Me rendant compte de l, arnaque alors que j'embarquait dans le bus, J'ai pu négocier mon passage pour 2 pesos!
BAR DE L'AÉROPORT:L'arnaque du barman est de jouer avec les prix.Alors que LA CERVEZA NACIONAL est affiché à 1.80.J'en commande 5 crystal, il me charge 2.50 par crystal me faisant croire que la CEVEZA NACIONAL était la BUCCANNERO!, j'Y dit mon os...ça fait 12 fois que je viens a Varadero et je sais que la biere national est la Crystal,
Il a ajusté son prix à 1.80 pesos , le ....!
TAUX DE CHANGE: Étudiez bien le taux de change lorsque vous changez vos dollars à l'hôtel.Vous seriez surpris de voir à quel point on se fait four....avoir !
pour finir
LES MAGASINS DE L'HOTEL: certain n'affiche plus leurs prix , et il change à chaque jour.
Vous avez vécu pareille expérience???? alors partagez avec -nous
Pat et Ninou au jour le jour dans l'Ouest américain English translation pending
Hello, Hello,
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Je viens d'indiquer l'adresse de cette file à nos ami(e)s qui nous suivent sur le site et qui ne peuvent pas nous répondre puisque je suis incapable de créer un livre d'or. Je compte sur tous les gentils V-Forumeurs pour accueillir ceux qui voudront bien s'inscrire pour nous répondre ici.
Le site est à jour (sans les photos mais ca va venir jusqu'au départ pour CARRIZOZO !
Amicalement à tous, Bises tendres de l'Ouest Ninou
Croisière "Îles et terres du soleil" du 2 mars 2012 English translation pending
Ouverture d'une discutions concernant la croisière "Iles et terres du soleil" du 02 Mars 2012 croisière déjà effectuée en 2009
Étudier les civilisations amérindiennes dans l'Ouest américain: trois ou six mois? English translation pending
bonjour à tous 🙂
voila un nouveau projet qui nous tiens à coeur. Se rendre aux Etats-Unis pour découvrir l'ouest americain et ainsi ésperer pouvoir rentrer en contact avec les amerindiens " dans les réserves".
j'ai beaucoup de questions à vous poser !!
voila déja en gros le voyage avec les principales étapes :
Dakota du sud : pine ridge, wounded knee, badlands, blackhills Wyoming : yellowstone, grand teton Utah : bryce canyon NP, canyon lands NP, Colorado : Mesa verde NP Arizona : Monument valley, grand canyon, reserve navajos, hopis, apache, canyon de chelly, Tucson Californie : joshua tree NP, mojave nat preserve, death valley NP, san francisco
pour ceux qui ce sont déja rendus la-bas j'accepte toutes critiques au sujet du projet . J'accepte aussi votre aide si vous avez des contatcs déja présent aux USA et dans les reserves.
voila les grandes questions :
- pour vous quelle est la meilleure période pour se rendre la-bas?
- je sais que pour 3 mois le visa n'est pas obligatoire, au dela oui et j'aimerais savoir si nous avons des chances de pouvoir se le procurer puisque c'est un voyage touristique mais également un voyage d'études personnelles sur les civilisations amérindiennes avec en retour des expositions sur les amerindiens et leurs vie aujourd'hui dans les réserves.
- pour ce qui est du billet d'avion nous aurons des amis à montréal à partir de septembre 2011, donc selon vous, est-il possible de prendre un billet aller retour lyon-montréal. Acheter un van à montréal, passer la frontiere americaine et se rendre dans l'ouest sans soucis? Car j'ai également constaté qu'il faut absolument un billet retour mais le faut-il obligatoirement " france-USA directement"??😕
- pour le coût global d'un voyage comme celui -ci 8000 € pour deux cela vous sembles t-il correct ???
merci d'avance pour votre aide
bonne journée julien
voila un nouveau projet qui nous tiens à coeur. Se rendre aux Etats-Unis pour découvrir l'ouest americain et ainsi ésperer pouvoir rentrer en contact avec les amerindiens " dans les réserves".
j'ai beaucoup de questions à vous poser !!
voila déja en gros le voyage avec les principales étapes :
Dakota du sud : pine ridge, wounded knee, badlands, blackhills Wyoming : yellowstone, grand teton Utah : bryce canyon NP, canyon lands NP, Colorado : Mesa verde NP Arizona : Monument valley, grand canyon, reserve navajos, hopis, apache, canyon de chelly, Tucson Californie : joshua tree NP, mojave nat preserve, death valley NP, san francisco
pour ceux qui ce sont déja rendus la-bas j'accepte toutes critiques au sujet du projet . J'accepte aussi votre aide si vous avez des contatcs déja présent aux USA et dans les reserves.
voila les grandes questions :
- pour vous quelle est la meilleure période pour se rendre la-bas?
- je sais que pour 3 mois le visa n'est pas obligatoire, au dela oui et j'aimerais savoir si nous avons des chances de pouvoir se le procurer puisque c'est un voyage touristique mais également un voyage d'études personnelles sur les civilisations amérindiennes avec en retour des expositions sur les amerindiens et leurs vie aujourd'hui dans les réserves.
- pour ce qui est du billet d'avion nous aurons des amis à montréal à partir de septembre 2011, donc selon vous, est-il possible de prendre un billet aller retour lyon-montréal. Acheter un van à montréal, passer la frontiere americaine et se rendre dans l'ouest sans soucis? Car j'ai également constaté qu'il faut absolument un billet retour mais le faut-il obligatoirement " france-USA directement"??😕
- pour le coût global d'un voyage comme celui -ci 8000 € pour deux cela vous sembles t-il correct ???
merci d'avance pour votre aide
bonne journée julien
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe (Grèce) English translation pending
Le Mont Olympe en avril, sur les traces d’Alexandre et de Philippe
Avril est parfois hasardeux quand on décide un trekking en Europe, surtout en montagne. Pourtant le Mont Olympe, avec ses 2917 mètres d’altitude, à quatre heures de Bâle-Mulhouse, montagne modeste, mais combien mythique, obsèdent de nombreux randonneurs…
Surtout s’ils savent que pas moins de douze dieux habitent ces trois sommets: le STEPHAN I (siège de Zeus) le SKOLIO (2911 m) deuxième sommet du massif, et ce fameux MYTIKAS, qui culmine, divin, à 2917 m…
Seulement voilà, la plupart des guides de voyages décrivent la difficulté des 300 derniers mètres, qui surplombent un à-pic de 450 mètres… »Un guide est vivement recommandé »…’Passage en cordée obligatoire »….
En fait cette montagne est à ce point difficile qu’elle ne fût conquise pour la première fois qu’en I913...
Ulysse avait cependant un compte à régler avec l’hiver européen, il espérait que l’anticyclone des Acores qui balaierait l’Europe en semaine 14 accélèrerait la fonte des neiges que l’on voit sur les photos des guides et que l’ouverture des gîtes en début de saison(avril-mai) en serait accélérée…
Hélas, à l’arrivée à Thessalonique, le survol des Alpes et des sommets de Macédoine et d’Albanie, avait procuré à Ulysse et à Zou z, son guide préféré(cf. »le raisin est plus vert à Mascate »sultanat d’Oman) quelques sombres pressentiments…
Pourtant l’office de tourisme de l’aéroport international de Thessalonique ne les détrompa pas: « il n’y avait plus de neige à cette époque au sommet de l’Olympe… » Première rencontre avec le dieu Hermès(le dieu du commerce et des voleurs) les grecs certes avaient intérêt à vendre leur tourisme, vu l’état de leur balance des paiements….
Avril est parfois hasardeux quand on décide un trekking en Europe, surtout en montagne. Pourtant le Mont Olympe, avec ses 2917 mètres d’altitude, à quatre heures de Bâle-Mulhouse, montagne modeste, mais combien mythique, obsèdent de nombreux randonneurs…
Surtout s’ils savent que pas moins de douze dieux habitent ces trois sommets: le STEPHAN I (siège de Zeus) le SKOLIO (2911 m) deuxième sommet du massif, et ce fameux MYTIKAS, qui culmine, divin, à 2917 m…
Seulement voilà, la plupart des guides de voyages décrivent la difficulté des 300 derniers mètres, qui surplombent un à-pic de 450 mètres… »Un guide est vivement recommandé »…’Passage en cordée obligatoire »….
En fait cette montagne est à ce point difficile qu’elle ne fût conquise pour la première fois qu’en I913...
Ulysse avait cependant un compte à régler avec l’hiver européen, il espérait que l’anticyclone des Acores qui balaierait l’Europe en semaine 14 accélèrerait la fonte des neiges que l’on voit sur les photos des guides et que l’ouverture des gîtes en début de saison(avril-mai) en serait accélérée…
Hélas, à l’arrivée à Thessalonique, le survol des Alpes et des sommets de Macédoine et d’Albanie, avait procuré à Ulysse et à Zou z, son guide préféré(cf. »le raisin est plus vert à Mascate »sultanat d’Oman) quelques sombres pressentiments…
Pourtant l’office de tourisme de l’aéroport international de Thessalonique ne les détrompa pas: « il n’y avait plus de neige à cette époque au sommet de l’Olympe… » Première rencontre avec le dieu Hermès(le dieu du commerce et des voleurs) les grecs certes avaient intérêt à vendre leur tourisme, vu l’état de leur balance des paiements….
De retour du Costa Pacifica! English translation pending
😎 et bien voilà, c'est fini🙁 !me voici de retour de retour en terre sainte😛
bon je repete à ceux qui ne le savent pas, cette croisière a été décidée 15 jours avant de partir, et c'était surtout pour nous reposer
donc pas question pour nous de faire des heures de car (nous en avons horreur tous les 2) tous les jours, et de plus nous connaissions déjà
katakolon , athéne (2 fois) , izmir, rome,
donc:
nous descendons à nice en voiture, c'est la premiere fois que nous prenions la navette à l'aéroport 1ere mauvaise surprise, c'est en travaux, mal indiqué, bref apres avoir fait le tour et demandé notre chemin, mon mari me dépose avec les bagages avant d'aller se garer
parking low cost complet
parking longue durée complet
garé au p 5 = note de 180 euros au retour .....😠 cette fois çi c'est sur on ira directement à savone la prochaine fois...
selon les précedents témoignages, nous arrivons pour la 1 ere navette de 10h
je fais donc le poireau sous l'affiche costa, 2 cars sont la et je ne suis pas seule....
mon mari arrive, au moment ou une hotesse costa parle avec des personnes à coté de moi
là j'apprends que les 2 cars sont pour msc, et que pour la 1ere navette, il faut s'inscrire (chose que je n'ai pas fait)bien qu'aparament le car soit plein, elle nous met sur la liste en disant "vous monterez si il reste de la place.." bon je ne vous fais pas de dessin, mais nous n'avons pas attendu que tout le monde soit monté pour nous presenter....
nous arrivons à savone...
avant de descendre on nous donne le n° 16 arrivé au terminal le n° 6 est appellé
nous nous presentons au stand club dans l'espoir de changer de n° :"aujourd'hui c'est pas possible sauf pour les gold pearl et pour les suites.....
zut !!! un français pique un scandale au stand, (on le reverra tres en colère à l'accueil sur le bateau ! )
bref nous arrivons enfin à monter sur le bateau vers 15 h !!!
ah oui on a demandé à etre en suite samsara au palacrocière reponse : vous demanderez sur le bateau...
sur le bateau : il n'y a plus de place (mensonge que nous aurons le loisir de vérifier sur place....)
bref, nous allons dans la cabine et nous trouvons 3 valises sur 4
rebolote de retour à l'accueil sans resultat
nous allons manger (debout depuis 5 h du mat🤪)
passage par la cabine toujours pas de valises , visite du bateau, toujours pas de valises... c'est juste avant l'exercice de suvetage que nous la retrouverons à l'accueil !! (l'etiquette était partie)
à propos de l'exercice, dans la cabine se trouve une carte rouge par personne , il faut descendre avec , ils la ramassent au moment de nou🤪s aligner... comme ça ils voient tout de suite ce qui veulent y échapper ....
avec le premier today, nous trouvons aussi un message (le même que sur leur blog) au sujet des escales en israel
les passeports sont d'ailleurs ramassés à l'embarquement, le visa se fait systematiquement sur une feuille volante que les autorités recupèrent ensuite
dans la soirée nous passons nous inscrire au spa
grand changement depuis le concordia, l'accé privé (par les cabines) se fait maintenant avec un bracelet magnétique, il sert à ouvrir une porte, et à appeler l'ascenseur (en panne la moitié de la croisière) il ne fonctionne pas bcp, nous avons du en changer 3 fois au cours de la croisière (le mien a finalement été embarqué avec un peignoir...je l'avais laissé dans la poche🤪) d'autres français ont du en changer plusieurs fois...
nous nous inscrivons donc et prenons rendez vous pour les massages, comme par hasard pas de place les jours de pleine mer, sauf à 8 h du mat😮🤪) heureusement que nous ne comptions pas descendre à toutes les escales !!!!
bon le temps d'essayer la marmite à légumes (😛 à pap), et nous allons manger au samsara, puis 1 er spectacle, pas trop mal
bon j'arrête pour le moment
quelque photos
1 accé privé au spa
2 et 3 portillon et ascenseur à ouvrir avec le bracelet
4 thé , ioniseur, des cabines samsara, ainsi que la carte rouge de à donner lors de l'exercice de sauvetage
à propos de la carte blanche, c'etait la miene, car j'ai toujours cru que le les points club n etait que pour 1 personne dans la cabine, j'ai appris que les points par jour sont par personne, on a donc corrigé le tir et je suis passé coral comme lui comme il ne nous manquais que 100 points pour passer pearl, si ça se trouve je vais passer aussi pearl sans jamais avoir acheter quelque chose avec ma carte !! enfin on verra....
bon je vous laisse
La Guadeloupe... En connaître un peu plus (reportage) English translation pending
Bonjour à tous,
Ce n'est pas dans un but de recherche que je post ce méssage mais plutôt dans un but de partage, je souhaiterais vous faire découvrir (ou redécouvrir) un reportage sur la Guadeloupe qui m'a tapé dans l'œil...
Pourquoi ce reportage m'a-t-il tapé dans l'œil? Simplement parce qu'il ne s'axe pas (comme les multiples reportages le précédant) sur les richesses naturelles de la Guadeloupe, ses plages ou autres attributs... mais plutôt sur son histoire, sa culture, ses problèmes actuels ainsi que son patrimoine.
Tourné dans la période post-événementielle des mouvements de 2009, le tout fait dans un ton visant à tenir en haleine le spectateur, à l'informer, à lui permettre de se forger sa propre opinion sur la quéstion... le tout sans aucun parti pris (Rare pour des reportages socio-culturels) fait avec simplicité, bonne humeur et respect. Inutile de vous annoncer de quoi il s'agit, le journaliste a pensé à TOUT, en bref: à voir et à revoir!
Le sujet est annoncé! voilà le Reportage! L'intitulé: Guadeloupe, une colonie Française ? par John-paul Lepers. Pour le visionner en intégralité (1 heure), suivre le lien ci-dessous:
http://www.dailymotion.com/video/xdmg2c_guadeloupe-une-colonie-francaise-y_news
Bon visionnage et surtout, n'hésitez pas à laisser vos avis, ils m'intéressent.
Ce n'est pas dans un but de recherche que je post ce méssage mais plutôt dans un but de partage, je souhaiterais vous faire découvrir (ou redécouvrir) un reportage sur la Guadeloupe qui m'a tapé dans l'œil...
Pourquoi ce reportage m'a-t-il tapé dans l'œil? Simplement parce qu'il ne s'axe pas (comme les multiples reportages le précédant) sur les richesses naturelles de la Guadeloupe, ses plages ou autres attributs... mais plutôt sur son histoire, sa culture, ses problèmes actuels ainsi que son patrimoine.
Tourné dans la période post-événementielle des mouvements de 2009, le tout fait dans un ton visant à tenir en haleine le spectateur, à l'informer, à lui permettre de se forger sa propre opinion sur la quéstion... le tout sans aucun parti pris (Rare pour des reportages socio-culturels) fait avec simplicité, bonne humeur et respect. Inutile de vous annoncer de quoi il s'agit, le journaliste a pensé à TOUT, en bref: à voir et à revoir!
Le sujet est annoncé! voilà le Reportage! L'intitulé: Guadeloupe, une colonie Française ? par John-paul Lepers. Pour le visionner en intégralité (1 heure), suivre le lien ci-dessous:
http://www.dailymotion.com/video/xdmg2c_guadeloupe-une-colonie-francaise-y_news
Bon visionnage et surtout, n'hésitez pas à laisser vos avis, ils m'intéressent.
Voyages maintenus au Japon English translation pending
Salut à tous 🙂
En ce lundi matin, je démarre une nouvelle discussion pour réunir ceux qui pour l'instant n'ont pas annulé leur voyage au Japon et qui hésitent, ceux qui partiront quoi qu'il en soit et pkoi pas ceux qui y sont en ce moment !
Bien évidemment la situation est toujours très instable et c'est à chacun de prendre sa décision, sans juger ce que va faire l'autre.
Sont aussi les bienvenues, les infos concernant les modifications de dates pour les remboursements des vols.
http://www.irsn.fr/FR/Documents/home.htm http://www.asn.fr/ http://www.criirad.org/ http://www.lejapon.fr/blog/http://twitter.com/lejapon
Merci à tous ceux à tous ceux qui participeront 🙂 bonne journée !
En ce lundi matin, je démarre une nouvelle discussion pour réunir ceux qui pour l'instant n'ont pas annulé leur voyage au Japon et qui hésitent, ceux qui partiront quoi qu'il en soit et pkoi pas ceux qui y sont en ce moment !
Bien évidemment la situation est toujours très instable et c'est à chacun de prendre sa décision, sans juger ce que va faire l'autre.
Sont aussi les bienvenues, les infos concernant les modifications de dates pour les remboursements des vols.
http://www.irsn.fr/FR/Documents/home.htm http://www.asn.fr/ http://www.criirad.org/ http://www.lejapon.fr/blog/http://twitter.com/lejapon
Merci à tous ceux à tous ceux qui participeront 🙂 bonne journée !
MSC Marseille: le Yacht Club commence au Sofitel! English translation pending
Bonsoir à tous !
MSC a récemment annoncé un partenariat avec le Sofitel Vieux Port de Marseille pour la nuit précédant l'embarquement
http://www.msccroisieres.fr/...ht-Club-Sofitel.aspx
Après enquête auprès du Sofitel (***** normes françaises), l'offre comprend une nuit en "chambre Supérieure" avec fenêtre et vue panoramique sur le Vieux Port, ou en "chambre Deluxe" avec grande terrasse et vue sur le vieux port, un accueil "VIP" personnalisé, un "petit cadeau" en chambre (j'ai pas pu en savoir plus, c'est "une surprise") l'apéritif offert (quel que soit l'apéritif choisi, même le meilleur des malts de l'hôtel 😛) un dîner dans le restaurant gastronomique « Les 3 Forts » (entrée plat dessert, boissons non comprises), le transfert hôtel-terminal de croisière à Marseille en voiture privée…
On peut aussi laisser sa voiture au garage couvert et gardé (le parking du port n'est ni l'un ni l'autre) de l'hôtel pour 5 euros de plus que le parking du port (à charge de trouver un taxi au port au retour pour venir récupérer la voiture) : c'est le voiturier de l'hôtel qui s'occupe de tout...
J'ai comparé les tarifs à ceux que j'aurais payé pour la même chose avec une carte de fidélité ACCOR qui me donne 10% de réduction (sur la partie hôtellerie) et l'apéritif offert, dans les Sofitel. eh bien le forfait est inférieur de l'ordre de 15 à 20%...
Tarif en chambre supérieure : 245 euros par personne <== tarif à mon avis le plus intéressant 🙂 Tarif en chambre "deluxe" avec terrasse : 330 euros par personne (à deux, ça fait la terrasse à 170 euros, c'est pas top alors qu'il y a au bar une grande terrasse pour prendre son apéritif avec vue fantastique sur le vieux port...)
La commande doit impérativement être effectuée par l'agence de voyage, qui communique à l'hôtel le numéro de dossier Yacht Club.
Par contre, sauf si j'ai mal compris, le paiement se fait directement à l'hôtel...
Arrivée possible à partir de 14 heures... 😎
MSC a récemment annoncé un partenariat avec le Sofitel Vieux Port de Marseille pour la nuit précédant l'embarquement
http://www.msccroisieres.fr/...ht-Club-Sofitel.aspx
Après enquête auprès du Sofitel (***** normes françaises), l'offre comprend une nuit en "chambre Supérieure" avec fenêtre et vue panoramique sur le Vieux Port, ou en "chambre Deluxe" avec grande terrasse et vue sur le vieux port, un accueil "VIP" personnalisé, un "petit cadeau" en chambre (j'ai pas pu en savoir plus, c'est "une surprise") l'apéritif offert (quel que soit l'apéritif choisi, même le meilleur des malts de l'hôtel 😛) un dîner dans le restaurant gastronomique « Les 3 Forts » (entrée plat dessert, boissons non comprises), le transfert hôtel-terminal de croisière à Marseille en voiture privée…
On peut aussi laisser sa voiture au garage couvert et gardé (le parking du port n'est ni l'un ni l'autre) de l'hôtel pour 5 euros de plus que le parking du port (à charge de trouver un taxi au port au retour pour venir récupérer la voiture) : c'est le voiturier de l'hôtel qui s'occupe de tout...
J'ai comparé les tarifs à ceux que j'aurais payé pour la même chose avec une carte de fidélité ACCOR qui me donne 10% de réduction (sur la partie hôtellerie) et l'apéritif offert, dans les Sofitel. eh bien le forfait est inférieur de l'ordre de 15 à 20%...
Tarif en chambre supérieure : 245 euros par personne <== tarif à mon avis le plus intéressant 🙂 Tarif en chambre "deluxe" avec terrasse : 330 euros par personne (à deux, ça fait la terrasse à 170 euros, c'est pas top alors qu'il y a au bar une grande terrasse pour prendre son apéritif avec vue fantastique sur le vieux port...)
La commande doit impérativement être effectuée par l'agence de voyage, qui communique à l'hôtel le numéro de dossier Yacht Club.
Par contre, sauf si j'ai mal compris, le paiement se fait directement à l'hôtel...
Arrivée possible à partir de 14 heures... 😎
Être malade à bord d'une croisière sur le Costa Concordia: histoire vécue English translation pending
Acte I
Nous ne partons jamais en voyage sans assurance ni assistance : entre Cartes bancaires, assurance voiture, assurance habitation et autres multirisques familiales, nous sommes plutôt trop assuré que pas assez. Comme beaucoup, sans doute. Bref, nous partons l’esprit tranquille, et c’était le cas en décembre dernier lorsque nous embarquons sur le Costa Concordia. Compte rendu…
Nous avions choisi de nous rendre à Savone en voiture, avec un couple d’amis, non sans avoir réservé un parking (Parking Costa, 10 euros par jour, prix raisonnable), mais avec une petite inquiétude au cœur car impossible d’obtenir une confirmation écrite de la réservation. Le cœur déjà ! Arrive le 2ème jour, journée en mer. Je me sens patraque, de plus en plus patraque. J’avais eu un infarctus en 2002, parfaitement guéri depuis longtemps, mais il apparaît plus prudent d’aller demander l’avis du médecin de bord. Donc, en route pour l’hôpital de bord. Je ne parle pas Italien, les deux médecins que j’y ai trouvés ne parlent ni Français ni Anglais : c’est un infirmier qui fait la traduction.
Si je comprends bien, le médecin de service me dit que tout va bien, mon électro étant identique à l’électro de référence que je trimballe toujours avec moi, mais le « chef » déclenche le grand jeu et me voilà branché de partout, monitoring inclus, et médicaments massifs. Pas de raison de s’en plaindre, bien au contraire puisqu’au matin, à l’arrivée à Casablanca je me sentais tout à fait bien, tous les paramètres étant redevenus à peu près au beau fixe. Bravo.
Le « chef » me fait dire par son infirmier qu’il m’envoie chez un cardiologue pour décider de la suite du voyage. En même temps, on propose de l’aide à ma femme pour faire les valises « pour le cas où » et on nous fait signer un relevé de compte avec une nuit d’hôpital (réanimation) à plus de 1000 euros, débitée sur le champ. On signe également un accord de débarquement … Une ambulance est prévue par Costa pour nous emmener aux urgences.
En effet, à chaque escale, Costa, comme la plupart des cies de croisière, travaille avec une agence locale qui s’occupe des passagers « en souffrance ». Bonne organisation, c’est la vision optimiste, machine rôdée par l’expérience, vision plus réaliste …A bon entendeur.
Je vous passe les détails du transfert, mais c’est du grand art : Hollywood en plus rigolo. Les ambulanciers me trouvent en bonne forme. Ils me demandent de quitter mon lit pour passer sur leur brancard, l’infirmier de bord n’y trouve rien à redire, mais le « chef » y met vite bon ordre et me voilà dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement pour passer du lit au brancard (les secouristes connaissent). Globalement débranché à l’exception de la perfusion de base, mille précautions plus tard, choyé, pouponné, je suis redevenu un peu inquiet devant tant de prévenance et nous quittons le bateau par une petite passerelle « spéciale pestiférés ». Arrêt devant l’ambulance au pied du bateau.
Au bout d’une demi-heure de discussions entre Costa (le compte est « fermé »), l’agent local Costa, et l’ambulancier, tout le monde tombe d’accord : ma femme doit trouver 90 euros en liquide. Cette petite formalité remplie (sans jeu de mot qui me concernerait), me voilà enfin hissé dans l’ambulance, toujours flanqué de mon petit goutte-à-goutte de base qui me rappelle le sérieux de la situation. Heureusement la porte reste grande ouverte, et je continue d’admirer le ciel uniformément bleu. Un petit vent frisquet s’était levé pour nous rappeler que Noël approchait à grands pas et j’ai commencé à apprécier la couverture.
Une autre demi-heure se passe encore, l’agent local (voir plus haut) ayant besoin de tout ce temps pour discuter avec les autorités locales.
Pause : dans beaucoup de pays il suffit d’une carte d’identité pour descendre en escale au cours d’une croisière. C’est le cas du Maroc. De plus, le Maroc était le seul pays de notre voyage à être en dehors de l’union Européenne. Nous étions donc partis avec nos seules cartes d’identité. Malheureusement un transfert en clinique n’est plus une escale et les formalités d’un voyageur individuel deviennent alors, et c’est tout à fait normal, exigibles. Dans ce cas forcément courant, une procédure existe pour délivrer ce qui, je crois, s’appelle un permis d’escale, élément indispensable pour sortir du pays. On découvrira par la suite que le détail de cette procédure peut donner lieu à des interprétations, disons cocasses ! Bref, leçon à retenir : ne pas se contenter des papiers a minima, mais en fonction du pays visité, prévoir le nécessaire en cas de pépin (remarque valable également pour ceux qui ratent un départ de bateau !)
Retour à l’ambulance : je suis à bord depuis une demi-heure et cela fait une heure que j’ai quitté le bateau dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement. La porte est ouverte, je peux admirer le ciel, il est toujours bleu ; le vent reste frisquet, j’utilise chaque cm² de la couverture. L’agent local (il nous expliquera qu’il travaille pour toutes les grosses compagnies de croisière) arrive enfin, après avoir obtenu l’autorisation de sortir du port, mais sans le permis d’escale … car le permis d’escale ne peut plus être délivré tant que l’on ne connaît pas la date exacte de sortie du territoire. Kafka ne va pas tarder à jeter son ombre sur mon voyage, je devrais le pressentir, mais le départ en trombe de l’ambulance détourne mon attention sur des préoccupations beaucoup plus concrètes : comment rester sur le brancard alors que la camionnette saute de bosse en nid de poule, dans un tourbillon alimenté par les tentatives du conducteur pour les éviter – enfin, je suppose !
Me femme est trop occupée à rattraper les sacs qui veulent se faire la malle, mais moi je me dis que je me sens bien, vraiment bien et que si les chocs m’étaient vraiment interdits, le problème serait déjà réglé.
Soyons honnêtes, une fois sorti du port, les routes sont bien plus confortables. Du coup, plus rien d’intéressant à raconter jusqu’à ce que nous passions sous un pont, à côté de la grande mosquée. La grande mosquée est un monument incontournable de la visite de Casablanca.
Flash back : il me faut mentionner ici le geste commercial de Costa qui avait retiré l’excursion de Casablanca de notre « compte » au moment où nous quittions le navire. Certes, le geste n’était pas forcément spontané et on peut penser que sans l’amicale vigilance de nos copains de voyage pendant cette période évidemment un peu anxiogène pour mon épouse, ces petits détails seraient peut-être passés à la trappe. Il n’empêche que je dois reconnaître que nous n’avions plus droit à la grande mosquée et pourtant, juste après le pont, lorsque l’ambulancier nous a signalé sa présence, je n’ai pas hésité à me soulever de mon brancard pour y jeter un coup d’œil. La vue que j’en ai eue pendant une toute petite seconde m’a donné l’impression d’une vue volée. Faute avouée, faute à moitié pardonnée. A moitié seulement : j’aurais dû me méfier et deviner que Kafka allait s’allier à la justice divine pour me concocter une punition méritée.
Je n’ai pas eu à attendre bien longtemps.
Pourtant, nous finissons notre voyage sous un panneau rassurant « Urgences 24/24 7/7. C’était un dimanche, un peu frisquet, mais toujours pas le moindre nuage dans le ciel. Il était plus de 10 heures et demie, nous avions quittés le bateau depuis longtemps mais à part les 90 euros, l’excursion était gratuite, le goutte-à-goutte aussi.
On descend mon brancard et tous les bagages. Une rampe assez dure permet d’accéder à la porte d’entrée. Je pense surtout au pauvre brancardier qui devait m’y pousser, ainsi qu’à ma femme qui faisait ce voyage pour se reposer d’une grave opération et qui devait s’occuper des bagages (L’optimiste dira qu’il y a des périodes comme ça où les choses ne peuvent que s’améliorer)
On sonne et re-sonne, mais la porte reste fermée. Le ciel était bleu, le vent frisquet, la couverture tirée au maximum, mais la porte restait fermée parce que le gardien de nuit était parti en oubliant de rendre les clés et que personne à l’intérieur ne pouvait nous ouvrir. Les ambulanciers ne voulaient pas redescendre la rampe pour nous faire passer par l’entrée principale et j’ai donc continué à admirer le ciel bleu.
Au bout d’une demi-heure, les Dieux ont estimé que la seconde de vue volée était suffisamment punie et la porte du Paradis des urgences s’est ouverte. Les Dieux n’ont pas la même notion du temps que nous, forcément. De toutes façons, il n’existe aucun recours ni assurance contre les erreurs divines. Alors, on est entré dans cette clinique, superbe au demeurant, mais un peu surprenante quand on découvre qu’elle fait tout, absolument tout, mais pas les interventions cardiaques. Mais il n’y avait pas de raison de s’inquiéter car un cardiologue était prévenu et n’allait pas tarder à venir nous voir en consultation.
En attendant son arrivée, on me fait un électro pour vérifier celui du bateau. L’appareil est mignon, du genre de ces petites machines que l’on achète aux enfants pour jouer au médecin et qu’ils utilisent pour proposer un examen médical un peu plus poussé à leur petite copine.
Pour moi qui ne suis plus un enfant, mais qui commence un peu à connaître ce genre de gadgets, je suis beaucoup moins attiré par l’esthétique de la machine que par son fonctionnement. Et ça me chagrine un peu car elle n’arrive pas à se caler sur ma modeste personne. Un, deux, cinq essais et chaque fois, elle se met en erreur dès que l’infirmière déclenche l’enregistrement. On appelle une deuxième infirmière à la rescousse. Elle change les contacts, modifie un peu le câblage, remet du papier car il n’y en avait plus dans la machine mais il est vrai que la question métaphysique de savoir si oui ou non je suis toujours en vie commence à me traverser l’esprit car la machine refuse toujours de me déclarer vivant, ne fût-ce qu’un petit peu.
Le cardiologue arrive. Il fait venir une nouvelle infirmière et pendant qu’elle tente de soigner l’électrobidule, il ouvre le dossier que j’avais demandé au médecin du bord.
Sans doute un peu jaloux de la débauche de moyens qui avaient été déployés sur le bateau, il déclare qu’il n’a jamais vu un dossier aussi inexploitable avec ses myriades d’examens (prises de sang toutes les heures, multiples électro, Tension toutes les 20 minutes, liste des médicaments passés par les diverses perfusions etc), mais sans la moindre lettre d’accompagnement et donc sans diagnostic initial ni commentaire.
La bonne nouvelle, c’est qu’il me parle comme si j’étais vivant. Aux infirmières aussi d’ailleurs, puisqu’il les renvoie assez rudement après avoir découvert qu’il suffisait de mettre le papier à l’endroit pour que la machine veuille bien cracher son électro.
Cinq minutes plus tard, le diagnostic tombe : « je ne sais pas ce que vous avez eu, à part une poussée manifeste de tension, mais en tous cas, il n’y a aucune raison d’arrêter votre voyage. Doublez vos pilules rouges, forcez un peu sur les vertes si les symptômes reviennent, reposez vous un peu plus jusqu’à ce que tout ça se stabilise, mais je n’ai aucune raison de vous hospitaliser. » Quant à la tension, toujours un peu forte malgré les traitements de choc, il la trouve normale « Vous savez, sur un bateau tout le monde fait de la tension. S’il fallait débarquer tous ceux qui font trop de tension en croisière, il n’y aurait plus guère de croisières !» Et pour me convaincre définitivement, il ajoute « Et j’ai fait toutes mes études aux hôpitaux de Paris ».
Puis, il se retourne vers l’agent Costa qui venait de nous rejoindre sans avoir réglé le problème de notre entrée sur le territoire Marocain. Il aurait dû être content, l’agent Costa, puisque nous allions pouvoir remonter sur le bateau : au lieu de cela, il était gêné aux entournures « ben, c’est que le médecin chef n’est plus à bord et que sans son accord, je ne peux pas … »
Quinze minutes plus tard, je suis dans une chambre, avec les bagages. Le monsieur Costa local était reparti négocier mon retour à bord : sans doute étais-je le seul à n’avoir pas compris que le médecin chef avait déjà décidé que je ne remonterais pas à bord. L’avis du cardiologue n’était pas pour prendre une décision qui était déjà prise : le principe de précaution, n’est-ce-pas ? D’ailleurs, et pour le défendre, un agent Costa dira à nos amis restés à bord que la semaine précédente, c’est un cadavre qu’il avait dû débarquer…Je contemple mon goutte-à-goutte que l’on venait de changer. Il est plus de midi, une heure peut-être. Je n’ai pas faim.
Ma femme un peu plus, forcément.
Mais, au fond, nous sommes très chanceux car une aide-soignante à qui on n’avait pas expliqué que je n’étais pas vraiment là a cru, vu la qualité de la chambre, que j’étais un malade important et m’a apporté un repas tout à fait sympa … que nous nous sommes partagé.
Fin du premier acte
Deuxième acte, le pitch en avant-première : Nous sommes à Casablanca, sans autorisation de Police, dans une chambre d’hôpital, mais sans être officiellement hospitalisé. Que va faire mon assistance ? Va-t-elle considérer que je suis malade ? Va-t-elle me conseiller d’entamer une procédure contre Costa ? me dire d’appeler mon agence ? Et d’abord, quelle assistance contacter : l’assistance Macif (Inter-mutuelle assistance) ou l’assistance carte premier, ou l’assistance Renault pour la voiture qui est restée à Savone ?
Quant au remboursement de la croisière interrompue, cela relève de l’assurance et non pas de l’assistance : à quelle assurance faudra t’il s’adresser, étant entendu qu’il faut choisir ? Comment font elles pour vous décourager de demander le remboursement auquel vous avez droit ? : c’est le pitch du 3ème acte à venir, toujours en cours d’ailleurs, trois mois plus tard.
Nous ne partons jamais en voyage sans assurance ni assistance : entre Cartes bancaires, assurance voiture, assurance habitation et autres multirisques familiales, nous sommes plutôt trop assuré que pas assez. Comme beaucoup, sans doute. Bref, nous partons l’esprit tranquille, et c’était le cas en décembre dernier lorsque nous embarquons sur le Costa Concordia. Compte rendu…
Nous avions choisi de nous rendre à Savone en voiture, avec un couple d’amis, non sans avoir réservé un parking (Parking Costa, 10 euros par jour, prix raisonnable), mais avec une petite inquiétude au cœur car impossible d’obtenir une confirmation écrite de la réservation. Le cœur déjà ! Arrive le 2ème jour, journée en mer. Je me sens patraque, de plus en plus patraque. J’avais eu un infarctus en 2002, parfaitement guéri depuis longtemps, mais il apparaît plus prudent d’aller demander l’avis du médecin de bord. Donc, en route pour l’hôpital de bord. Je ne parle pas Italien, les deux médecins que j’y ai trouvés ne parlent ni Français ni Anglais : c’est un infirmier qui fait la traduction.
Si je comprends bien, le médecin de service me dit que tout va bien, mon électro étant identique à l’électro de référence que je trimballe toujours avec moi, mais le « chef » déclenche le grand jeu et me voilà branché de partout, monitoring inclus, et médicaments massifs. Pas de raison de s’en plaindre, bien au contraire puisqu’au matin, à l’arrivée à Casablanca je me sentais tout à fait bien, tous les paramètres étant redevenus à peu près au beau fixe. Bravo.
Le « chef » me fait dire par son infirmier qu’il m’envoie chez un cardiologue pour décider de la suite du voyage. En même temps, on propose de l’aide à ma femme pour faire les valises « pour le cas où » et on nous fait signer un relevé de compte avec une nuit d’hôpital (réanimation) à plus de 1000 euros, débitée sur le champ. On signe également un accord de débarquement … Une ambulance est prévue par Costa pour nous emmener aux urgences.
En effet, à chaque escale, Costa, comme la plupart des cies de croisière, travaille avec une agence locale qui s’occupe des passagers « en souffrance ». Bonne organisation, c’est la vision optimiste, machine rôdée par l’expérience, vision plus réaliste …A bon entendeur.
Je vous passe les détails du transfert, mais c’est du grand art : Hollywood en plus rigolo. Les ambulanciers me trouvent en bonne forme. Ils me demandent de quitter mon lit pour passer sur leur brancard, l’infirmier de bord n’y trouve rien à redire, mais le « chef » y met vite bon ordre et me voilà dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement pour passer du lit au brancard (les secouristes connaissent). Globalement débranché à l’exception de la perfusion de base, mille précautions plus tard, choyé, pouponné, je suis redevenu un peu inquiet devant tant de prévenance et nous quittons le bateau par une petite passerelle « spéciale pestiférés ». Arrêt devant l’ambulance au pied du bateau.
Au bout d’une demi-heure de discussions entre Costa (le compte est « fermé »), l’agent local Costa, et l’ambulancier, tout le monde tombe d’accord : ma femme doit trouver 90 euros en liquide. Cette petite formalité remplie (sans jeu de mot qui me concernerait), me voilà enfin hissé dans l’ambulance, toujours flanqué de mon petit goutte-à-goutte de base qui me rappelle le sérieux de la situation. Heureusement la porte reste grande ouverte, et je continue d’admirer le ciel uniformément bleu. Un petit vent frisquet s’était levé pour nous rappeler que Noël approchait à grands pas et j’ai commencé à apprécier la couverture.
Une autre demi-heure se passe encore, l’agent local (voir plus haut) ayant besoin de tout ce temps pour discuter avec les autorités locales.
Pause : dans beaucoup de pays il suffit d’une carte d’identité pour descendre en escale au cours d’une croisière. C’est le cas du Maroc. De plus, le Maroc était le seul pays de notre voyage à être en dehors de l’union Européenne. Nous étions donc partis avec nos seules cartes d’identité. Malheureusement un transfert en clinique n’est plus une escale et les formalités d’un voyageur individuel deviennent alors, et c’est tout à fait normal, exigibles. Dans ce cas forcément courant, une procédure existe pour délivrer ce qui, je crois, s’appelle un permis d’escale, élément indispensable pour sortir du pays. On découvrira par la suite que le détail de cette procédure peut donner lieu à des interprétations, disons cocasses ! Bref, leçon à retenir : ne pas se contenter des papiers a minima, mais en fonction du pays visité, prévoir le nécessaire en cas de pépin (remarque valable également pour ceux qui ratent un départ de bateau !)
Retour à l’ambulance : je suis à bord depuis une demi-heure et cela fait une heure que j’ai quitté le bateau dans une couverture de survie avec interdiction de faire le moindre mouvement. La porte est ouverte, je peux admirer le ciel, il est toujours bleu ; le vent reste frisquet, j’utilise chaque cm² de la couverture. L’agent local (il nous expliquera qu’il travaille pour toutes les grosses compagnies de croisière) arrive enfin, après avoir obtenu l’autorisation de sortir du port, mais sans le permis d’escale … car le permis d’escale ne peut plus être délivré tant que l’on ne connaît pas la date exacte de sortie du territoire. Kafka ne va pas tarder à jeter son ombre sur mon voyage, je devrais le pressentir, mais le départ en trombe de l’ambulance détourne mon attention sur des préoccupations beaucoup plus concrètes : comment rester sur le brancard alors que la camionnette saute de bosse en nid de poule, dans un tourbillon alimenté par les tentatives du conducteur pour les éviter – enfin, je suppose !
Me femme est trop occupée à rattraper les sacs qui veulent se faire la malle, mais moi je me dis que je me sens bien, vraiment bien et que si les chocs m’étaient vraiment interdits, le problème serait déjà réglé.
Soyons honnêtes, une fois sorti du port, les routes sont bien plus confortables. Du coup, plus rien d’intéressant à raconter jusqu’à ce que nous passions sous un pont, à côté de la grande mosquée. La grande mosquée est un monument incontournable de la visite de Casablanca.
Flash back : il me faut mentionner ici le geste commercial de Costa qui avait retiré l’excursion de Casablanca de notre « compte » au moment où nous quittions le navire. Certes, le geste n’était pas forcément spontané et on peut penser que sans l’amicale vigilance de nos copains de voyage pendant cette période évidemment un peu anxiogène pour mon épouse, ces petits détails seraient peut-être passés à la trappe. Il n’empêche que je dois reconnaître que nous n’avions plus droit à la grande mosquée et pourtant, juste après le pont, lorsque l’ambulancier nous a signalé sa présence, je n’ai pas hésité à me soulever de mon brancard pour y jeter un coup d’œil. La vue que j’en ai eue pendant une toute petite seconde m’a donné l’impression d’une vue volée. Faute avouée, faute à moitié pardonnée. A moitié seulement : j’aurais dû me méfier et deviner que Kafka allait s’allier à la justice divine pour me concocter une punition méritée.
Je n’ai pas eu à attendre bien longtemps.
Pourtant, nous finissons notre voyage sous un panneau rassurant « Urgences 24/24 7/7. C’était un dimanche, un peu frisquet, mais toujours pas le moindre nuage dans le ciel. Il était plus de 10 heures et demie, nous avions quittés le bateau depuis longtemps mais à part les 90 euros, l’excursion était gratuite, le goutte-à-goutte aussi.
On descend mon brancard et tous les bagages. Une rampe assez dure permet d’accéder à la porte d’entrée. Je pense surtout au pauvre brancardier qui devait m’y pousser, ainsi qu’à ma femme qui faisait ce voyage pour se reposer d’une grave opération et qui devait s’occuper des bagages (L’optimiste dira qu’il y a des périodes comme ça où les choses ne peuvent que s’améliorer)
On sonne et re-sonne, mais la porte reste fermée. Le ciel était bleu, le vent frisquet, la couverture tirée au maximum, mais la porte restait fermée parce que le gardien de nuit était parti en oubliant de rendre les clés et que personne à l’intérieur ne pouvait nous ouvrir. Les ambulanciers ne voulaient pas redescendre la rampe pour nous faire passer par l’entrée principale et j’ai donc continué à admirer le ciel bleu.
Au bout d’une demi-heure, les Dieux ont estimé que la seconde de vue volée était suffisamment punie et la porte du Paradis des urgences s’est ouverte. Les Dieux n’ont pas la même notion du temps que nous, forcément. De toutes façons, il n’existe aucun recours ni assurance contre les erreurs divines. Alors, on est entré dans cette clinique, superbe au demeurant, mais un peu surprenante quand on découvre qu’elle fait tout, absolument tout, mais pas les interventions cardiaques. Mais il n’y avait pas de raison de s’inquiéter car un cardiologue était prévenu et n’allait pas tarder à venir nous voir en consultation.
En attendant son arrivée, on me fait un électro pour vérifier celui du bateau. L’appareil est mignon, du genre de ces petites machines que l’on achète aux enfants pour jouer au médecin et qu’ils utilisent pour proposer un examen médical un peu plus poussé à leur petite copine.
Pour moi qui ne suis plus un enfant, mais qui commence un peu à connaître ce genre de gadgets, je suis beaucoup moins attiré par l’esthétique de la machine que par son fonctionnement. Et ça me chagrine un peu car elle n’arrive pas à se caler sur ma modeste personne. Un, deux, cinq essais et chaque fois, elle se met en erreur dès que l’infirmière déclenche l’enregistrement. On appelle une deuxième infirmière à la rescousse. Elle change les contacts, modifie un peu le câblage, remet du papier car il n’y en avait plus dans la machine mais il est vrai que la question métaphysique de savoir si oui ou non je suis toujours en vie commence à me traverser l’esprit car la machine refuse toujours de me déclarer vivant, ne fût-ce qu’un petit peu.
Le cardiologue arrive. Il fait venir une nouvelle infirmière et pendant qu’elle tente de soigner l’électrobidule, il ouvre le dossier que j’avais demandé au médecin du bord.
Sans doute un peu jaloux de la débauche de moyens qui avaient été déployés sur le bateau, il déclare qu’il n’a jamais vu un dossier aussi inexploitable avec ses myriades d’examens (prises de sang toutes les heures, multiples électro, Tension toutes les 20 minutes, liste des médicaments passés par les diverses perfusions etc), mais sans la moindre lettre d’accompagnement et donc sans diagnostic initial ni commentaire.
La bonne nouvelle, c’est qu’il me parle comme si j’étais vivant. Aux infirmières aussi d’ailleurs, puisqu’il les renvoie assez rudement après avoir découvert qu’il suffisait de mettre le papier à l’endroit pour que la machine veuille bien cracher son électro.
Cinq minutes plus tard, le diagnostic tombe : « je ne sais pas ce que vous avez eu, à part une poussée manifeste de tension, mais en tous cas, il n’y a aucune raison d’arrêter votre voyage. Doublez vos pilules rouges, forcez un peu sur les vertes si les symptômes reviennent, reposez vous un peu plus jusqu’à ce que tout ça se stabilise, mais je n’ai aucune raison de vous hospitaliser. » Quant à la tension, toujours un peu forte malgré les traitements de choc, il la trouve normale « Vous savez, sur un bateau tout le monde fait de la tension. S’il fallait débarquer tous ceux qui font trop de tension en croisière, il n’y aurait plus guère de croisières !» Et pour me convaincre définitivement, il ajoute « Et j’ai fait toutes mes études aux hôpitaux de Paris ».
Puis, il se retourne vers l’agent Costa qui venait de nous rejoindre sans avoir réglé le problème de notre entrée sur le territoire Marocain. Il aurait dû être content, l’agent Costa, puisque nous allions pouvoir remonter sur le bateau : au lieu de cela, il était gêné aux entournures « ben, c’est que le médecin chef n’est plus à bord et que sans son accord, je ne peux pas … »
Quinze minutes plus tard, je suis dans une chambre, avec les bagages. Le monsieur Costa local était reparti négocier mon retour à bord : sans doute étais-je le seul à n’avoir pas compris que le médecin chef avait déjà décidé que je ne remonterais pas à bord. L’avis du cardiologue n’était pas pour prendre une décision qui était déjà prise : le principe de précaution, n’est-ce-pas ? D’ailleurs, et pour le défendre, un agent Costa dira à nos amis restés à bord que la semaine précédente, c’est un cadavre qu’il avait dû débarquer…Je contemple mon goutte-à-goutte que l’on venait de changer. Il est plus de midi, une heure peut-être. Je n’ai pas faim.
Ma femme un peu plus, forcément.
Mais, au fond, nous sommes très chanceux car une aide-soignante à qui on n’avait pas expliqué que je n’étais pas vraiment là a cru, vu la qualité de la chambre, que j’étais un malade important et m’a apporté un repas tout à fait sympa … que nous nous sommes partagé.
Fin du premier acte
Deuxième acte, le pitch en avant-première : Nous sommes à Casablanca, sans autorisation de Police, dans une chambre d’hôpital, mais sans être officiellement hospitalisé. Que va faire mon assistance ? Va-t-elle considérer que je suis malade ? Va-t-elle me conseiller d’entamer une procédure contre Costa ? me dire d’appeler mon agence ? Et d’abord, quelle assistance contacter : l’assistance Macif (Inter-mutuelle assistance) ou l’assistance carte premier, ou l’assistance Renault pour la voiture qui est restée à Savone ?
Quant au remboursement de la croisière interrompue, cela relève de l’assurance et non pas de l’assistance : à quelle assurance faudra t’il s’adresser, étant entendu qu’il faut choisir ? Comment font elles pour vous décourager de demander le remboursement auquel vous avez droit ? : c’est le pitch du 3ème acte à venir, toujours en cours d’ailleurs, trois mois plus tard.
Compte rendu: "Retour en terre sainte" du 3 au 14 mars 2011 sur Costa Pacifica English translation pending
Bonjour!🙂
voici mon CR de ma croisiere sur le costa pacifica.Je tiens à préciser que ce CR refletera mon ressenti sur ce voyage.Je tiens tout d'abord à remercier tous les forumeurs qui m'ont aidé dans la préparation de cette croisière et si ma modeste experience peut aider d'autres personnes tant mieux!😉
Je m'excuse par avance si je vais remuer le couteau dans la plaie pour les personnes qui voulaient aller en Israel mais j'ai été tres étonné d'apprendre par le forum que ces escales allaient être supprimé...😠
Départ de Nice aéroport par la première navette à 10H15(notre rdv sur nos papiers était à 12H30).Là premiers arrivés premiers montés(dans les cars).Nous sommes arrivés à Savonne à 12H15.dans le car une hotesse costa nous distribue des numeros le 11 pour nous.Dans le hall les n°2 sont appelés pour embarquer.Sur les conseils avisés que j'avais lu sur ce forum j'ai été à la reception pour voir si je pouvais grignoter quelques minutes vu que nous sommes membres du costa club corail ...l'hotesse apres avoir regardé mes papiers d'embarquement m'a échangé mon n°11 contre le n°4!Résultat des courses 30mn plus tard nous étions sur le Pacifica en train de manger.
Des que nous mettons le pied dans l'atrium on nous demande de laisser nos passeports pour etablir le visa pour Israel.On nous precise qu'ils nous serons rendu dans 2 jours.(Ils le font pour tout le monde sans savoir si on a pris une excursion costa ou non).
Nous avons la cabine 6308.cabine avec balcon pour 4.Nous etions bien au milieu du bateau (hauteur et longueur)cabine tres silencieuse.
Au moment du depart exercice de sauvetage(17H)😕.Nous avons chacun une carte emergency drill card rouge avec dessus notre nom prenom et n° de cabine qui se trouvaient sur notre lit.Lors de l'exercice nous devons la donner aux personnels costa sur le pont des chaloupes.(je tiens à preciser que suite à un message de PAP j'ai fais attention au lieu de rdv en cas de pépin sur le navire qui est inscrit sur la porte de la cabine)
la soirée s'est déroulée tranquilement à la découvrte du bateau.Nous étions au restaurant my way au milieu du bateau et avions une table pour nous 4.Nous sentions presque pas les vibrations des moteurs contrairement au restaurant new york à l'arriere du bateau.
04/03:journée en mer
le soir soirée de gala avec aperitif de bienvenue dans le theatre et presentation de l'equipe costa.repas de gala au restaurant le soir.à notre retour en cabine petit chocolat nous attendaient sur le lit...
la suite plus tard (je travaille ce week-end 😕)
Annulation de mon voyage au Japon: remboursement? English translation pending
Bonjour
Je voudrais juste avoir une info. Je commence à me demander si je ne vais pas annuler mon voyage au Japon prévu dans 2 semaines et partir ailleurs. Mon billet sur Air china est non remboursable. Vu que Narita a réouvert, ils m'ont dit qu'aucune conditions commerciales n'avaient été mises en place.
Ma question est la suivante : Si je souhaite annuler, puis-je récupérer quand même le montant des taxes (qui représentent 1/2 du prix acquitté) ?
Leur bureau n'ouvre que lundi, c'est pour ça que je m'adresse à ce forum.
Merci de votre aide. Je n'ai rien trouvé sur leur site.
Je voudrais juste avoir une info. Je commence à me demander si je ne vais pas annuler mon voyage au Japon prévu dans 2 semaines et partir ailleurs. Mon billet sur Air china est non remboursable. Vu que Narita a réouvert, ils m'ont dit qu'aucune conditions commerciales n'avaient été mises en place.
Ma question est la suivante : Si je souhaite annuler, puis-je récupérer quand même le montant des taxes (qui représentent 1/2 du prix acquitté) ?
Leur bureau n'ouvre que lundi, c'est pour ça que je m'adresse à ce forum.
Merci de votre aide. Je n'ai rien trouvé sur leur site.
Inflation au Vietnam English translation pending
Hélas hélas, voilà les dernieères nouvelles, publiées dans le Courrier du Vietnam d'il y a 3 jours suite à une grosse augmentation de l'essence ici (je me demande d'ailleurs bien pourquoi vu que le Vietnam exporte des millions de tonnes de pétrole par an ; vive les compagnies pétrolières !!!!!) :
- Vols domestiques (Vietnam Airlines) : 30% d'augmentation à partir du 15 mars - Taxis HCMC : + 10 à 24% appliqués immédiatement. Même chose prévue pour les bus - Taxis Hanoi : augmentation prévue de 1300 à 1500 dongs par kilomètre (avec une petite phrase : "en réalité, il faut une augmentation de 2000 dongs pour couvrir l'augmentation du prix de l'essence")
Du coup, tout est plus cher y compris la nourriture (et je ne parle pas du prix des produits importés vu, qu'en plus, le dong a été dévalué de 9,13% la semaine dernière !!!!)
C'est encore une destination époustouflante à pas cher, mais vous voilà prévenus 😄
- Vols domestiques (Vietnam Airlines) : 30% d'augmentation à partir du 15 mars - Taxis HCMC : + 10 à 24% appliqués immédiatement. Même chose prévue pour les bus - Taxis Hanoi : augmentation prévue de 1300 à 1500 dongs par kilomètre (avec une petite phrase : "en réalité, il faut une augmentation de 2000 dongs pour couvrir l'augmentation du prix de l'essence")
Du coup, tout est plus cher y compris la nourriture (et je ne parle pas du prix des produits importés vu, qu'en plus, le dong a été dévalué de 9,13% la semaine dernière !!!!)
C'est encore une destination époustouflante à pas cher, mais vous voilà prévenus 😄
Je suis une "croisiérolique"! English translation pending
Bonjour à vous tous,
Je m'appelle Caroline, j'ai 29 ans, je demeure au Québec et je dois admettre que je suis une croisièrolique!! 😛 En décembre dernier, j'ai fait mon premier voyage à vie sur le Carnival Freedom et je suis tombé amoureuse de ces gigantesques bateaux. Nous avons fait une croisière de 8 jours dans l'est des caraïbes. Le 24 mars 2012, nous repartons sur le Carnival Liberty pour faire l'ouest des caraïbes.
Mon gros problème c'est que je ne peux m'arrêter de penser à ce voyage, je voudrais voyager à l'année longue. Je déprime juste à penser que je dois attendre 13 longs mois avant de repartir 😕. Pourtant, début décembre prochain, nous partons avec nos filles à Varadero pour un tout inclus, pour une première fois. Je ne suis même pas fébrile pour ce voyage.....j'ai juste mon bateau en tête.
Est-ce qu'il y a des gens ici, qui comme moi, avez cette passion des croisières?? J'aimerais bien trouver des gens comme moi pour pouvoir discuter, surtout si vous aussi êtes en attente d'un autre voyage! Au secours, j'ai besoin d'aide!!😄 Au plaisir, caro😎
Je m'appelle Caroline, j'ai 29 ans, je demeure au Québec et je dois admettre que je suis une croisièrolique!! 😛 En décembre dernier, j'ai fait mon premier voyage à vie sur le Carnival Freedom et je suis tombé amoureuse de ces gigantesques bateaux. Nous avons fait une croisière de 8 jours dans l'est des caraïbes. Le 24 mars 2012, nous repartons sur le Carnival Liberty pour faire l'ouest des caraïbes.
Mon gros problème c'est que je ne peux m'arrêter de penser à ce voyage, je voudrais voyager à l'année longue. Je déprime juste à penser que je dois attendre 13 longs mois avant de repartir 😕. Pourtant, début décembre prochain, nous partons avec nos filles à Varadero pour un tout inclus, pour une première fois. Je ne suis même pas fébrile pour ce voyage.....j'ai juste mon bateau en tête.
Est-ce qu'il y a des gens ici, qui comme moi, avez cette passion des croisières?? J'aimerais bien trouver des gens comme moi pour pouvoir discuter, surtout si vous aussi êtes en attente d'un autre voyage! Au secours, j'ai besoin d'aide!!😄 Au plaisir, caro😎
Circuit à moto dans l'ouest des États-Unis: avis sur cette agence? English translation pending
Bonjour !
On envisage un circuit moto de 15 jours début septembre 2011 avec LARIVIERE VOYAGE dans l'Ouest US avec 6 couples. Quelqu'un a t'il déjà testé cette agence et peut il nous dire si les tarifs plus bas que d'autres agences ne sont pas synonymes de prestations de piètre qualité.😕 De plus nous envisageons de ne louer que 5 motos et de nous passer à tour de rôle le van d'assistance et de bagages. N'y aura t'il pas des pbs d'assurances motos et van ? En gros, peut on se passer sans problème les guidons et le volant du van ? Enfin que choisir : Road King ou Electra Glide. J'ai une Diversion 900 qui est déjà assez lourde mais l'Electra Glide sans marche AR... je suis dubitatif ? Merci de vos conseils !
On envisage un circuit moto de 15 jours début septembre 2011 avec LARIVIERE VOYAGE dans l'Ouest US avec 6 couples. Quelqu'un a t'il déjà testé cette agence et peut il nous dire si les tarifs plus bas que d'autres agences ne sont pas synonymes de prestations de piètre qualité.😕 De plus nous envisageons de ne louer que 5 motos et de nous passer à tour de rôle le van d'assistance et de bagages. N'y aura t'il pas des pbs d'assurances motos et van ? En gros, peut on se passer sans problème les guidons et le volant du van ? Enfin que choisir : Road King ou Electra Glide. J'ai une Diversion 900 qui est déjà assez lourde mais l'Electra Glide sans marche AR... je suis dubitatif ? Merci de vos conseils !
Cauchemar à Delhi! English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
Traversée du Pérou à vélo (octobre 2010) English translation pending
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Douanes à New York? English translation pending
bonjour,
je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?
pourra-t-il entrer sur le territoire ?
merci
je me rend avec un ami a new york en mai, mais mon ami ne parle anglais du tout !!! pourra-t-il passer avec moi au poste de douane ?
pourra-t-il entrer sur le territoire ?
merci
Classes Affaires et Première (suite) English translation pending
Bonjour à tous, je commence une nouvelle discussion car l'ancienne est visiblement close.
Je viens de réserver un retour de NY en Club World sur BA, compagnie que je n'ai prise sur un LC, pour essayer car j'en entends souvent du bien. Quel étonnement en voyant qu'on me demande 70€ pour choisir mon siège ! Pas très classe vu le prix du billet.
Je viens de réserver un retour de NY en Club World sur BA, compagnie que je n'ai prise sur un LC, pour essayer car j'en entends souvent du bien. Quel étonnement en voyant qu'on me demande 70€ pour choisir mon siège ! Pas très classe vu le prix du billet.
Quelles plages depuis Bangkok en mars? English translation pending
Bonjour à tous,
Après mon passage à chiang mai, j'envisage 3/4 nuits sur une ile. Mais il y en a tant 😮
Donc, merci pour vos conseils.
Voyage : mars 2011 transport : depuis chiang mai >>> par avion direct distance : pas trop loin de bangkok (pour avion retour pas trop cher dans l'autre sens) intérêts : animation le soir (mais genre restos, troquets, marchés... pas pub chaud and Cie) et belle plage (grande et propre) contrainte : ile et alentours pouvant se visiter en voiture (avec bon centre locatif sur place, ex Budget) hébergement : un peu de choix sera bienvenu
Voilà, je pense avoir fait le tour.
Qu'en dites-vous ?
Merci.
Après mon passage à chiang mai, j'envisage 3/4 nuits sur une ile. Mais il y en a tant 😮
Donc, merci pour vos conseils.
Voyage : mars 2011 transport : depuis chiang mai >>> par avion direct distance : pas trop loin de bangkok (pour avion retour pas trop cher dans l'autre sens) intérêts : animation le soir (mais genre restos, troquets, marchés... pas pub chaud and Cie) et belle plage (grande et propre) contrainte : ile et alentours pouvant se visiter en voiture (avec bon centre locatif sur place, ex Budget) hébergement : un peu de choix sera bienvenu
Voilà, je pense avoir fait le tour.
Qu'en dites-vous ?
Merci.
Avis sur itinéraire de 22 jours dans l'Ouest américain? English translation pending
Coucou tout le monde,
Après avoir parcouru en long et en large ce beau forum j'ai eu envi de vous faire partager mon impatience. ENFIN mon mari et moi allons faire notre voyage de noce (marié depuis deux ans^^) et nous avons choisi comme destination le magnifique ouest américain.
Complétement dingue des USA depuis que je suis petite j'avais déjà une idée assez précise de ce que je voulais comme circuit. Voici donc la description de notre périple qui durera du 30 juillet 2011 au 21 aout 2011 😉
le 30/07/11 Décollage à 11h55 de Lyon saint exupéry et attérisage à Phoenix. Dodo sur phoenix.
le 31/07/2011 En route pour le grand canyon! Au passage arrêt au Montezuma Castle, Sedona et Flagstaff. Dodo au Maswik lodge à environ 1.4 miles du grand canyon.
le 01/08/2011 Aujourd'hui ce sera Monument Valley. Dodo à monument valley à l'hotel The View.
le 02/08/2011 Lake Powell et croisière de 1h30 (passage vers antelope canyon en bateau). Dodo au courtyard.
le 03/08/2011 Bryce Canyon. Dodo au Bryce View Canyon.
du 04/08/2011 au 06/08/2011 C'est partie pour Las Vegas! Nous sejournerons deux nuits au Luxor. Le 04 nous assisterons au spectacle "Criss Angel Believe". Nous pensions également voir l'exposition du Titanic au luxor si elle y est toujours en aout 2011. Sinon, on vera peut être se laissera t-on tenter de voir un spectacle pour le soir du 05, mais sa on vera directement sur place^^
le 06/08/2011 Alors là c'est la partie que je suis pas trop pressé de faire mais malheureusement on doit y passer pour regagner la côte^^ la death valley! Nous nous arrêterons au furnace creek ranch pour la nuit.
le 07/08/2011 On franchit les derniers kilomètres de la death valley et arrêt à Mammoth lake. Dodo au mammoth mountain inn.
le 08/08/2011 ahh là je suis pressé d'y être Yosemite et ses magnifiques montagnes :). Dodo au Miners Inn mariposa.
du 09/08/2011 au 13/08/2011 San Francisco, il m'y tarde d'y être, je veux même faire un détour pour arriver par le golden gate bridge mdr. Nous ferons en arrivant la 49 scenic drive, cela nous permettra de repérer quelques endroits avant d'approfondir notre exploration les jours suivants. Nous irons également visité la célèbre prison d'Alcatraz. Dodo au Radisson Fisherman.
le 13/08/2011 Après ces quelques jours à San Francisco on reprendra la route en direction de San luis Obispo. Nous passerons tout d'abord par Monterey puis Carmel et longerons la route 1 le long de la côte (big sur notamment qui me tiens à coeur^^). Dodo au Best western royal oak.
du 14/08/2011 au 17/08/2011 Los Angeles. Alors là, comme on est pas des grand fan de la cité des anges, on va surtout faire les parcs d'attraction^^, je pense que nous passerons par santa barbara avant de rejoindre notre hotel le sportsmen's lodge situé à quelques pas des studios universal. Le lendemain studio universal bien évidemment et le jour d'après nous ferons six flags magic mountain (passage obligé pour les grands fanatiques de coaster que nous sommes!)
le 17/08/2011 On descend sur Anaheim pour faire disney (bah oui j'adore disney moi^^ alors visité le tout premier parc disney j'ai hate!). Dodo au Hanaan plaza.
du 18/08/2011 au 20/08/2011 San Diego, nous allons allez à seaworld et au zoo de san diego après on ne sait pas trop.
Retour pour la France, décollage à 20h00 de l'aéroport de San Diego. Le lendemain reprise du boulot, sa va être dur ..... mais alors quelles vacances!!!!!
Après avoir parcouru en long et en large ce beau forum j'ai eu envi de vous faire partager mon impatience. ENFIN mon mari et moi allons faire notre voyage de noce (marié depuis deux ans^^) et nous avons choisi comme destination le magnifique ouest américain.
Complétement dingue des USA depuis que je suis petite j'avais déjà une idée assez précise de ce que je voulais comme circuit. Voici donc la description de notre périple qui durera du 30 juillet 2011 au 21 aout 2011 😉
le 30/07/11 Décollage à 11h55 de Lyon saint exupéry et attérisage à Phoenix. Dodo sur phoenix.
le 31/07/2011 En route pour le grand canyon! Au passage arrêt au Montezuma Castle, Sedona et Flagstaff. Dodo au Maswik lodge à environ 1.4 miles du grand canyon.
le 01/08/2011 Aujourd'hui ce sera Monument Valley. Dodo à monument valley à l'hotel The View.
le 02/08/2011 Lake Powell et croisière de 1h30 (passage vers antelope canyon en bateau). Dodo au courtyard.
le 03/08/2011 Bryce Canyon. Dodo au Bryce View Canyon.
du 04/08/2011 au 06/08/2011 C'est partie pour Las Vegas! Nous sejournerons deux nuits au Luxor. Le 04 nous assisterons au spectacle "Criss Angel Believe". Nous pensions également voir l'exposition du Titanic au luxor si elle y est toujours en aout 2011. Sinon, on vera peut être se laissera t-on tenter de voir un spectacle pour le soir du 05, mais sa on vera directement sur place^^
le 06/08/2011 Alors là c'est la partie que je suis pas trop pressé de faire mais malheureusement on doit y passer pour regagner la côte^^ la death valley! Nous nous arrêterons au furnace creek ranch pour la nuit.
le 07/08/2011 On franchit les derniers kilomètres de la death valley et arrêt à Mammoth lake. Dodo au mammoth mountain inn.
le 08/08/2011 ahh là je suis pressé d'y être Yosemite et ses magnifiques montagnes :). Dodo au Miners Inn mariposa.
du 09/08/2011 au 13/08/2011 San Francisco, il m'y tarde d'y être, je veux même faire un détour pour arriver par le golden gate bridge mdr. Nous ferons en arrivant la 49 scenic drive, cela nous permettra de repérer quelques endroits avant d'approfondir notre exploration les jours suivants. Nous irons également visité la célèbre prison d'Alcatraz. Dodo au Radisson Fisherman.
le 13/08/2011 Après ces quelques jours à San Francisco on reprendra la route en direction de San luis Obispo. Nous passerons tout d'abord par Monterey puis Carmel et longerons la route 1 le long de la côte (big sur notamment qui me tiens à coeur^^). Dodo au Best western royal oak.
du 14/08/2011 au 17/08/2011 Los Angeles. Alors là, comme on est pas des grand fan de la cité des anges, on va surtout faire les parcs d'attraction^^, je pense que nous passerons par santa barbara avant de rejoindre notre hotel le sportsmen's lodge situé à quelques pas des studios universal. Le lendemain studio universal bien évidemment et le jour d'après nous ferons six flags magic mountain (passage obligé pour les grands fanatiques de coaster que nous sommes!)
le 17/08/2011 On descend sur Anaheim pour faire disney (bah oui j'adore disney moi^^ alors visité le tout premier parc disney j'ai hate!). Dodo au Hanaan plaza.
du 18/08/2011 au 20/08/2011 San Diego, nous allons allez à seaworld et au zoo de san diego après on ne sait pas trop.
Retour pour la France, décollage à 20h00 de l'aéroport de San Diego. Le lendemain reprise du boulot, sa va être dur ..... mais alors quelles vacances!!!!!
Trek au Machu Picchu en mai 2011: intérêt du chemin de l'Inca? English translation pending
Je serai au Pérou au mois de mai, et je me demande si ça vaut le coup de faire l'Inca Trail?
Je sais qu'il faut réserver longtemps à l'avance, mais apparemment je suis encore dans les temps.
J'ai fait une recherche préalable sur le forum, mais il n'y a pas beaucoup de post récents sur le sujet...
Si certains ont fait ce trek récemment, pourriez-vous me dire :
- si ce trek vaut vraiment le coup? On n'a pas trop l'impression d'être sur une autoroute, vu la fréquentation?
- des agences à conseiller? je pensais à réserver avec chemin-inca, ils ont l'air sérieux et ils ne sont pas les plus chers (490$ à ce jour). Par contre sur le site ils ne précisent pas si ils emmènent des réserves d'oxygène...
- sinon, éventuellement, si vous avez des alternatives à ce trek, dans les même prix et pas plus difficile (mais peut-être moins fréquenté et plus authentique)
merci d'avance!
merci d'avance!
Travailler à Raiatea ou Tahiti en 2011? English translation pending
bonjour,
ça y est , je me lance....je ne sais pas où trouver des réponses précises à mes questions.
Aujourd'hui, en 2011, pensez-vous que c'est un projet irriéalisable de partir vivre quelques années à Raiatea ou Tahiti avec ma famille: 4 enfants entre 5 et 14 ans? Je suis infirmière depuis 17 ans(dispensaire, école, hopital...) , mon mari est cadre dans la sureté/malveillance/incendie.Il nous faut au moins un poste assuré avant le grand saut....Nous devons aussi être proche d'un lycée général.D'après ce que j'ai pu lire , je ne peux pas avoir de mutation mais alors quel salaire puis-je espérer?Les locations sont-elles toujours aussi chères(maison avec 3 chambres)?
C'est juste une ébauche de projet mais c'est déjà notre rêve 😎😎😎
Merci de prendre un peu de temps sivous avez quelques info
Merci de prendre un peu de temps sivous avez quelques info
Comparaison des produits européens Air France, Swiss et Lufthansa English translation pending
Petit trip report / comparaison entre l’offre européenne d’Air France, Swiss et Lufthansa (les 3 compagnies avec lesquels je fais 95% de mes voyages en Europe, donc peu de possibilité de comparer à autre chose).
Les trois vols étaient de durée plus ou moins égale : Lufthansa FRA-CDG (1h10), Swiss ZRH-CDG (1h20), Air France CDG-MUC (1h40). Lufthansa et Air France pour un vol l’après-midi, Swiss pour un vol le matin. Tous en Classe Affaires / Business Class. Je ne compare pas les salons, car les concepts sont différents : chez AF il n’y a qu’un seul type de salon pour les vols MC, accessible aux pax statut et classes Premium, le salon Première étant réservé pour les départs LC. Chez LH/LX, c’est un mix : salon « Business » pour clients Silver et Business Class sans statut, salon « Senator » pour clients Senator, salon « First Class » pour clients HONCircle et First Class long courrier. En gros en tant que passager HON Circle on a les prestations du salon Première même si on ne fait que Munich-Nuremberg, vol de 20 minutes.
1ère partie: Swiss
Cabine sobre avec des sièges en cuir couleur terre et moquette de la même couleur. Depuis plusieurs années déjà on trouve au bord de presque tous les avions LX les sièges légers avec le dossier « fin » et le rangement magazines au-dessus des jambes. Sièges confortables, on peut abaisser le dossier, bouger les accoudoirs. Configuration 2-2 avec le siège du milieu laissé libre. Sur certains avions il y a une petite table qui s’abaisse, sur d’autres non. Tablette assez grande, on peut facilement y poser un ordinateur portable + une tasse + un verre.
Des trois compagnies, c’est la seule qui a des petits écrans télé en cabine, diffusant d’abord des infos sur la compagnie (intéressant uniquement pour ceux qui veulent savoir quand la nouvelle C sera mise sur quelle route), des clips vidéo avec des sketchs de caméra cachée (ULTRA nul !!! Pathétique…), et la AirShow (carte avec la position de l’avion et des infos sur le vol).
Accueil agréable et efficace (pas de ré-contrôle de carte d’embarquement par les PNCs à la porte de l’avion). Distribution de serviettes rafraichissantes – très bien : elles sont épaisses et agréables – et de petites bouteilles d’eau ainsi que de journaux avant la fermeture des portes. Le maître de cabine (CDC chez LX) se présente chez les pax HONCircle, leur souhaite la bienvenue, demande s’ils ont besoin de qqch, etc. Très souvent ils arrivent même de les repérer de loin – étiquette bagage, carte d’embarquements avec mention « HON » écrit dessus de manière lisible de loin – et les accueillent à la porte (« Bonjour Monsieur voldenuit, on vous attendait déjà, votre place sera la 2A, on vous a laissé un peu de place dans le compartiment pour vos bagages à main…). Comme il n’y a jamais plus de 1 ou 2 HONs par vol à l’exception des vols pour Londres et entre la Suisse et l’Allemagne ils n’ont aucun problème de se rappeler et de les adresser par leur noms. Aussi, ils ont une petite note sur le manifeste avec les préférences linguistiques du passager et ses journaux préférés. En gros on arrive un peu chez de la famille. PS : mis à part la configuration des sièges tout ceci est valable aussi pour les passagers HONCircle voyageant en classe économique : serviettes, bouteille d’eau, presse, MDC qui se présente, etc.
Service repas parfois servi du chariot, parfois apporté directement depuis la galley. (Désolé j’ai oublié de prendre des photos). Petit déjeuner correcte : grande assiette de fruits frais, yaourt, fromage suisse, confiture, parfois « muesli », le pain et des croissants chauds étant présentés dans corbeille de pain avec davantage de confiture, beurre, etc. Personnellement je n’aime pas les croissants réchauffés – un croissant juste comme une baguette ne doit être chaud qu’une seule fois dans sa durée de vie, c’est quand il sort du four – mais j’apprécie l’effort. D’ailleurs ça m’est arrivé de leur faire la remarque et toute de suite ils m’ont amené un croissant qui n’était pas encore réchauffé. Les plateaux sont ramassés assez rapidement, on n’attend pas pendant longtemps devant un plateau vide. Aussi les PNCs passent avec les très bons chocolats « Swiss ». Certainement pas de la grande cuisine, mais un repas suffisant pour ne pas devoir prendre du temps supplémentaire avant ou après le vol, de qualité correcte, présenté sur des assiettes en porcelaine, couverts en inox (même les petites cuillères). Typiquement les pax HON et SEN sont appelés par leur nom au moment du service (« Madame atterrissagedejour, voudriez-vous un autre café ? »). Très sympa : il m’est arrivé déjà que le CDC m’a préparé lui-même la salade que je voulais en prenant les ingrédients de plusieurs plateaux ainsi que du catering du vol aller ou retour, etc.
Désembarquement : rien à signaler, salutation personnalisé pour les pax HONCircle à la porte (« Bonne journée Monsieur voldenuit, à bientôt »).
En somme, des vols extrêmement agréable pour la qualité du service très attentionné (pour tous les pax), la « souplesse » du déroulement du vol et les cabines toujours en bon état ; bon pour la qualité des sièges et la place et pour la restauration. Ce qui est moins bon est la distribution de journaux qu’une fois à bord et le choix de magazines qui n’est pas intéressant du tout.
Les trois vols étaient de durée plus ou moins égale : Lufthansa FRA-CDG (1h10), Swiss ZRH-CDG (1h20), Air France CDG-MUC (1h40). Lufthansa et Air France pour un vol l’après-midi, Swiss pour un vol le matin. Tous en Classe Affaires / Business Class. Je ne compare pas les salons, car les concepts sont différents : chez AF il n’y a qu’un seul type de salon pour les vols MC, accessible aux pax statut et classes Premium, le salon Première étant réservé pour les départs LC. Chez LH/LX, c’est un mix : salon « Business » pour clients Silver et Business Class sans statut, salon « Senator » pour clients Senator, salon « First Class » pour clients HONCircle et First Class long courrier. En gros en tant que passager HON Circle on a les prestations du salon Première même si on ne fait que Munich-Nuremberg, vol de 20 minutes.
1ère partie: Swiss
Cabine sobre avec des sièges en cuir couleur terre et moquette de la même couleur. Depuis plusieurs années déjà on trouve au bord de presque tous les avions LX les sièges légers avec le dossier « fin » et le rangement magazines au-dessus des jambes. Sièges confortables, on peut abaisser le dossier, bouger les accoudoirs. Configuration 2-2 avec le siège du milieu laissé libre. Sur certains avions il y a une petite table qui s’abaisse, sur d’autres non. Tablette assez grande, on peut facilement y poser un ordinateur portable + une tasse + un verre.
Des trois compagnies, c’est la seule qui a des petits écrans télé en cabine, diffusant d’abord des infos sur la compagnie (intéressant uniquement pour ceux qui veulent savoir quand la nouvelle C sera mise sur quelle route), des clips vidéo avec des sketchs de caméra cachée (ULTRA nul !!! Pathétique…), et la AirShow (carte avec la position de l’avion et des infos sur le vol).
Accueil agréable et efficace (pas de ré-contrôle de carte d’embarquement par les PNCs à la porte de l’avion). Distribution de serviettes rafraichissantes – très bien : elles sont épaisses et agréables – et de petites bouteilles d’eau ainsi que de journaux avant la fermeture des portes. Le maître de cabine (CDC chez LX) se présente chez les pax HONCircle, leur souhaite la bienvenue, demande s’ils ont besoin de qqch, etc. Très souvent ils arrivent même de les repérer de loin – étiquette bagage, carte d’embarquements avec mention « HON » écrit dessus de manière lisible de loin – et les accueillent à la porte (« Bonjour Monsieur voldenuit, on vous attendait déjà, votre place sera la 2A, on vous a laissé un peu de place dans le compartiment pour vos bagages à main…). Comme il n’y a jamais plus de 1 ou 2 HONs par vol à l’exception des vols pour Londres et entre la Suisse et l’Allemagne ils n’ont aucun problème de se rappeler et de les adresser par leur noms. Aussi, ils ont une petite note sur le manifeste avec les préférences linguistiques du passager et ses journaux préférés. En gros on arrive un peu chez de la famille. PS : mis à part la configuration des sièges tout ceci est valable aussi pour les passagers HONCircle voyageant en classe économique : serviettes, bouteille d’eau, presse, MDC qui se présente, etc.
Service repas parfois servi du chariot, parfois apporté directement depuis la galley. (Désolé j’ai oublié de prendre des photos). Petit déjeuner correcte : grande assiette de fruits frais, yaourt, fromage suisse, confiture, parfois « muesli », le pain et des croissants chauds étant présentés dans corbeille de pain avec davantage de confiture, beurre, etc. Personnellement je n’aime pas les croissants réchauffés – un croissant juste comme une baguette ne doit être chaud qu’une seule fois dans sa durée de vie, c’est quand il sort du four – mais j’apprécie l’effort. D’ailleurs ça m’est arrivé de leur faire la remarque et toute de suite ils m’ont amené un croissant qui n’était pas encore réchauffé. Les plateaux sont ramassés assez rapidement, on n’attend pas pendant longtemps devant un plateau vide. Aussi les PNCs passent avec les très bons chocolats « Swiss ». Certainement pas de la grande cuisine, mais un repas suffisant pour ne pas devoir prendre du temps supplémentaire avant ou après le vol, de qualité correcte, présenté sur des assiettes en porcelaine, couverts en inox (même les petites cuillères). Typiquement les pax HON et SEN sont appelés par leur nom au moment du service (« Madame atterrissagedejour, voudriez-vous un autre café ? »). Très sympa : il m’est arrivé déjà que le CDC m’a préparé lui-même la salade que je voulais en prenant les ingrédients de plusieurs plateaux ainsi que du catering du vol aller ou retour, etc.
Désembarquement : rien à signaler, salutation personnalisé pour les pax HONCircle à la porte (« Bonne journée Monsieur voldenuit, à bientôt »).
En somme, des vols extrêmement agréable pour la qualité du service très attentionné (pour tous les pax), la « souplesse » du déroulement du vol et les cabines toujours en bon état ; bon pour la qualité des sièges et la place et pour la restauration. Ce qui est moins bon est la distribution de journaux qu’une fois à bord et le choix de magazines qui n’est pas intéressant du tout.
Air France, KLM, Delta: hausse surcharge fuel et Air France hausse tarifaire English translation pending
Vous trouverez ci-dessous les informations concernant les hausses AF-KL-DL (surcharge fuel et tarifs sur la Métropole) qui ont été chargées dans les GDS le jeudi 27 janvier 2011 pour effectivité le 01 février 2011.
1 - En raison de l´augmentation du prix du pétrole, AIR FRANCE, KLM et DELTA ont décidé d´augmenter le montant de la surcharge fuel (YQ/YR).
Augmentation par segment du montant de la surcharge fuel : sur le Moyen-Courrier : + 2 euros sur le Long-Courrier : + 10 euros sur le Court-Courrier en connexion avec du moyen-courrier ou du long-courrier : + 2 euros.
Cette hausse s´applique aux billets au départ de France émis à partir du 01 février 2011 pour des voyages à compter du 01 février 2011.
2- Par ailleurs, sur la Métropole (vols secs ou en connexion intra-France), Air France a décidé de procéder à une hausse tarifaire générale de + 2 euros par segment.
Tous les tarifs sont concernés sauf : - les tarifs en classe R - les tarifs OSP (obligation de service public) sur la Corse.
Cette hausse s´applique aux billets au départ de France émis à partir du 01 février 2011 pour des voyages à compter du 01 février 2011.
1 - En raison de l´augmentation du prix du pétrole, AIR FRANCE, KLM et DELTA ont décidé d´augmenter le montant de la surcharge fuel (YQ/YR).
Augmentation par segment du montant de la surcharge fuel : sur le Moyen-Courrier : + 2 euros sur le Long-Courrier : + 10 euros sur le Court-Courrier en connexion avec du moyen-courrier ou du long-courrier : + 2 euros.
Cette hausse s´applique aux billets au départ de France émis à partir du 01 février 2011 pour des voyages à compter du 01 février 2011.
2- Par ailleurs, sur la Métropole (vols secs ou en connexion intra-France), Air France a décidé de procéder à une hausse tarifaire générale de + 2 euros par segment.
Tous les tarifs sont concernés sauf : - les tarifs en classe R - les tarifs OSP (obligation de service public) sur la Corse.
Cette hausse s´applique aux billets au départ de France émis à partir du 01 février 2011 pour des voyages à compter du 01 février 2011.
Air France: classe Premium Voyageur English translation pending
Une nouvelle aberration d'Air France avec sa classe Premium Voyageur.
Une classe qui n'a pas tous les avantages de la classe Affaires et qui n'a plus les avantages de la classe Eco.
Ma critique concerne le nombre de bagages sur les vols longs-courriers:
- Comment expliquer que pour un billet payé 3 fois plus cher que celui de la classe Eco, le nombre de bagages en soute soit le même, c'est-à-dire deux bagages ?
- De plus, alors que pour la classe Eco, il suffit de 10.000 miles pour avoir droit à un 3ème bagage, il passe à 40.000 miles pour la classe Premium Voyageur !!!
Quelqu'un aurait-il une explication logique ?!!
Ma critique concerne le nombre de bagages sur les vols longs-courriers:
- Comment expliquer que pour un billet payé 3 fois plus cher que celui de la classe Eco, le nombre de bagages en soute soit le même, c'est-à-dire deux bagages ?
- De plus, alors que pour la classe Eco, il suffit de 10.000 miles pour avoir droit à un 3ème bagage, il passe à 40.000 miles pour la classe Premium Voyageur !!!
Quelqu'un aurait-il une explication logique ?!!
Tracter sa voiture derrière le camping-car (suite discussion) English translation pending
.... de la part de la FFACCC
Publié le 16-02-2010 Tracter une automobile derrière un camping-car ; est-ce légal ?
De nombreux camping-caristes ont été tentés de faire installer sur leurs véhicules un dispositif permettant de tracter une automobile (sur ses roues) derrière leurs camping-cars.
Le principe est séduisant, mais encore faut-il que la matériel soit homologué en France.
Les importateurs de ces dispositifs affirment que cela est légal en France. Nous avons maintes fois tenté d'obtenir de leur part le certifcat d'homologation correspondant, mais sans succès.
Chaque fois que nous avons été consultés, nous avons émis les plus grandes réserves quant à l'utilisation de ces dispositifs dans notre pays.
Compte tenu du nombre inportant de questions sur ce sujet, et en l'absence de réponse des vendeurs et installateurs de ces matériels, nous avons interrogé l'un de nos correspondants au secrétariat d'Etat aux transports. La réponse officieuse que nous venons de recevoir ne fait que raviver nos craintes.
Dans l'attente d'une réponse officielle des autorités françaises, nous ne pouvons que vous conseillez de ne pas céder à la tentation.
Publié le 17-02-2010 Tracter une automobile derrière son camping-car, suite...
Afin de clarifier le sujet nous avons à nouveau contacté les services de l'Etat sur le sujet ; vous trouverez ci-après la réponse que nous venons de recevoir :
"Derrière un véhicule à moteur, le véhicule tractée est une véritable remorque, avec une conformité à ce type de véhicule et un certificat d'immatriculation de remorque. Une remorque est constituée de différents éléments de sécurité homologués et l'ensemble constitue un véhicule remorque lui même testé et réceptionné. Les éléments homologués sont effectivement la tête d'attelage, le freinage, la compatibilité entre les 2, les pneus de remorque, les dispositifs d'éclairage et de signalisation de remorque, ... C'est cet ensemble qui constitue un véhicule dénommé "remorque". Jattel (ou autre) peut se servir d'une tête d'attelage, entité homologuée suivant les dispositions de la directive 94/20/CE. Mais pour l'ensemble des autres éléments constituant le véhicule rien n'est conforme à une remorque et les règles d'installation de l'entité homologuée "tête d'attelage" ne sont pas respectées. L'ensemble "tête d'attelage homologuée 94/20/CE" + "voiture", les 2 accouplées de façon curieuse, ne fait pas une remorque au sens du code de la route (avec certificat d'immatriculation "remorque")." En l'état actuel de la réglementation française, tracter une automobile derrière un camping-car (ou un autre véhicule automoteur) est donc illégal.



http://tiakomadagasikara.uniterre.com/
Courir après un avion ou un bus à Madagascar devrait être puni d'une peine de 3h de sièste... (erichamiloux)
http://voyagevoyages.over-blog.fr/


Publié le 16-02-2010 Tracter une automobile derrière un camping-car ; est-ce légal ?
De nombreux camping-caristes ont été tentés de faire installer sur leurs véhicules un dispositif permettant de tracter une automobile (sur ses roues) derrière leurs camping-cars.
Le principe est séduisant, mais encore faut-il que la matériel soit homologué en France.
Les importateurs de ces dispositifs affirment que cela est légal en France. Nous avons maintes fois tenté d'obtenir de leur part le certifcat d'homologation correspondant, mais sans succès.
Chaque fois que nous avons été consultés, nous avons émis les plus grandes réserves quant à l'utilisation de ces dispositifs dans notre pays.
Compte tenu du nombre inportant de questions sur ce sujet, et en l'absence de réponse des vendeurs et installateurs de ces matériels, nous avons interrogé l'un de nos correspondants au secrétariat d'Etat aux transports. La réponse officieuse que nous venons de recevoir ne fait que raviver nos craintes.
Dans l'attente d'une réponse officielle des autorités françaises, nous ne pouvons que vous conseillez de ne pas céder à la tentation.
Publié le 17-02-2010 Tracter une automobile derrière son camping-car, suite...
Afin de clarifier le sujet nous avons à nouveau contacté les services de l'Etat sur le sujet ; vous trouverez ci-après la réponse que nous venons de recevoir :
"Derrière un véhicule à moteur, le véhicule tractée est une véritable remorque, avec une conformité à ce type de véhicule et un certificat d'immatriculation de remorque. Une remorque est constituée de différents éléments de sécurité homologués et l'ensemble constitue un véhicule remorque lui même testé et réceptionné. Les éléments homologués sont effectivement la tête d'attelage, le freinage, la compatibilité entre les 2, les pneus de remorque, les dispositifs d'éclairage et de signalisation de remorque, ... C'est cet ensemble qui constitue un véhicule dénommé "remorque". Jattel (ou autre) peut se servir d'une tête d'attelage, entité homologuée suivant les dispositions de la directive 94/20/CE. Mais pour l'ensemble des autres éléments constituant le véhicule rien n'est conforme à une remorque et les règles d'installation de l'entité homologuée "tête d'attelage" ne sont pas respectées. L'ensemble "tête d'attelage homologuée 94/20/CE" + "voiture", les 2 accouplées de façon curieuse, ne fait pas une remorque au sens du code de la route (avec certificat d'immatriculation "remorque")." En l'état actuel de la réglementation française, tracter une automobile derrière un camping-car (ou un autre véhicule automoteur) est donc illégal.




http://tiakomadagasikara.uniterre.com/
Courir après un avion ou un bus à Madagascar devrait être puni d'une peine de 3h de sièste... (erichamiloux)
http://voyagevoyages.over-blog.fr/

