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Trek au Népal English translation pending
Bonjour à tous,
Avec mon copain, nous partons d'ici quelques mois faire un tour du monde. Au programme entre autre : 1 mois au Népal en mars Nous souhaitons vraiment faire un treck d'au moins 15jours! En revanche, je ne me rend pas du tout compte du niveau physique conseillé pour ce genre de chose? Nous sommes sportifs mais n'avons JAMAIS fait de trecking de notre vie A priori, on pensait faire le treck du tour des Annapurnas. Qu'en pensez-vous? J'ai lu que le col du Thorung La était souvent bloqué par la neige. Pensez-vous que cela soit le cas au mois de mars? Quelles sont les équipements à prévoir à cette période? Faut-il envisager de marcher dans la neige? Autre info : nous ne souhaitons pas prendre de guide ni de porteur. J'ai lu qu'on pouvait acheter des cartes à Katmandou et que les sentiers étaient plus ou moins bien balisés. Pour le porteur, j'ai vu aussi qu'on pouvait laisser nos gros sac dans une auberge à Pokara. Est-ce bien le cas?
Merci à tous pour vos conseils sur ce sujet,
Bonne journée,
Claire
Avec mon copain, nous partons d'ici quelques mois faire un tour du monde. Au programme entre autre : 1 mois au Népal en mars Nous souhaitons vraiment faire un treck d'au moins 15jours! En revanche, je ne me rend pas du tout compte du niveau physique conseillé pour ce genre de chose? Nous sommes sportifs mais n'avons JAMAIS fait de trecking de notre vie A priori, on pensait faire le treck du tour des Annapurnas. Qu'en pensez-vous? J'ai lu que le col du Thorung La était souvent bloqué par la neige. Pensez-vous que cela soit le cas au mois de mars? Quelles sont les équipements à prévoir à cette période? Faut-il envisager de marcher dans la neige? Autre info : nous ne souhaitons pas prendre de guide ni de porteur. J'ai lu qu'on pouvait acheter des cartes à Katmandou et que les sentiers étaient plus ou moins bien balisés. Pour le porteur, j'ai vu aussi qu'on pouvait laisser nos gros sac dans une auberge à Pokara. Est-ce bien le cas?
Merci à tous pour vos conseils sur ce sujet,
Bonne journée,
Claire
Budget pour une personne pendant dix jours au Japon? English translation pending
Bonjour à tous.
Voilà ! Je souhaite partir au japon 10 jours sachant que je compte focaliser mon voyage sur Tokyo et Kyoto. Je pars sur une base de 1500 euros sachant que je peux trouver un billet d'avion avoisinant les 600 euros (si je ne perds pas trop de temps à me décider). : )
Ensuite, pour ce qui est de l'hébergement, je ne recherche absolument pas le luxe. Un lit, (en dortoir pas de problème), un toit, et de quoi se doucher me suffisent amplement. j'ai donc pensé aux auberges de jeunesse, voire même au cyber-cafés (qui apparemment permettent de passer la nuit en box). pour ce qui est de l'alimentation, je peux me contenter de gargotes, ou de courses en superettes (enfin je ne sais pas si le terme s'applique bien au japon, enfin vous voyez ce que je veux dire).
pour ce qui est du transport, il y aura bien évidemment le train (je ne compte pas prendre le pass qui ne serait sans doute pas rentable) puisque je ne compte faire qu'un aller-retour : Tokyo-Kyoto. (pour revenir à l'aéroport de Tokyo le dernier jour après avoir séjourné quelques jours à Kyoto). J'ai même cru voir que les bus étaient moins chers. Donc à voir.
Bref, je compte tout miser sur les visites. Les sorties nocturnes peut-être, tout dépendra des rencontres : )
Pour ce qui est des achats sur place, je ne suis pas très branché "souvenirs", après je ne dis pas que je ne serais pas séduit par tel ou tel gadget ou peut etre vêtements (ça je verrais sur place) D'ailleurs les vêtements sont-ils chers là bas ?
Voilà, je compte vraiment visiter à fond en 10 jours tout ce qui me semblera intéressant. Les visites de temples par ex, ça revient à combien à peu près ?
Donc tout ça pour vous demander si 1500 euros c'est jouable pour dix jours au Japon dans l'optique routard "fauché" ?
Merci d'avance pour votre collaboration.
Pharr.
Voilà ! Je souhaite partir au japon 10 jours sachant que je compte focaliser mon voyage sur Tokyo et Kyoto. Je pars sur une base de 1500 euros sachant que je peux trouver un billet d'avion avoisinant les 600 euros (si je ne perds pas trop de temps à me décider). : )
Ensuite, pour ce qui est de l'hébergement, je ne recherche absolument pas le luxe. Un lit, (en dortoir pas de problème), un toit, et de quoi se doucher me suffisent amplement. j'ai donc pensé aux auberges de jeunesse, voire même au cyber-cafés (qui apparemment permettent de passer la nuit en box). pour ce qui est de l'alimentation, je peux me contenter de gargotes, ou de courses en superettes (enfin je ne sais pas si le terme s'applique bien au japon, enfin vous voyez ce que je veux dire).
pour ce qui est du transport, il y aura bien évidemment le train (je ne compte pas prendre le pass qui ne serait sans doute pas rentable) puisque je ne compte faire qu'un aller-retour : Tokyo-Kyoto. (pour revenir à l'aéroport de Tokyo le dernier jour après avoir séjourné quelques jours à Kyoto). J'ai même cru voir que les bus étaient moins chers. Donc à voir.
Bref, je compte tout miser sur les visites. Les sorties nocturnes peut-être, tout dépendra des rencontres : )
Pour ce qui est des achats sur place, je ne suis pas très branché "souvenirs", après je ne dis pas que je ne serais pas séduit par tel ou tel gadget ou peut etre vêtements (ça je verrais sur place) D'ailleurs les vêtements sont-ils chers là bas ?
Voilà, je compte vraiment visiter à fond en 10 jours tout ce qui me semblera intéressant. Les visites de temples par ex, ça revient à combien à peu près ?
Donc tout ça pour vous demander si 1500 euros c'est jouable pour dix jours au Japon dans l'optique routard "fauché" ?
Merci d'avance pour votre collaboration.
Pharr.
Itinéraire d'un tour du monde et choisir entre vols secs et forfait TDM? English translation pending
Bonjour à tous,
Que pensez-vous de mon itinéraire TDM? Que choisir, vols secs ou un package de vols tdm (oneworld) ? Sachant que la durée de mon voyage approche plus les 2 ans que 1 année. Et l'itinéraire n'est pas ouest->est ou est->ouest (à cause des saisons et le fait que je garde mes affaires de camping après le Canada pour faire la Nouvelle-Zélande et l'Australie afin d'économiser au niveau hébergement et restauration).
Si je prends le temps avant chaque réservation de chercher le vol le moins cher, pensez-vous que mon budget vols secs sera considérable pour cet itinéraire?
Quelles sont les possibilités en low cost pour traverser les continents?
Quelles sont les meilleures compagnies low cost pour chaque pays / continent ?
Je mets en parenthèse le mode de transport pour y arriver, ensuite la durée du séjour dans le pays en destination, et enfin la période où j'y serai. Europe --> Alaska (avion, 45 jours, juin-juil.) Alaska --> Canada (bateau, 30 jours, août) Canada --> Nouvelle-Zélande (avion, 30 jours, sept.) Nvlle-Zélande --> Australie (avion, 70 jours, oct-déc.) Australie --> Indonésie (avion, 30 jours, déc.) Indonésie --> Thaïlande (avion, 30 jours, janv.) Thaïlande --> Birmanie (avion, 21 jours, févr.) Birmanie --> Laos (avion, 10 jours, févr.-mars) Laos --> Cambodge (bus, 10 jours, mars) Cambodge --> Vietnam (bus, 10 jours, mars) Vietnam --> Inde (avion, 70 jours, mars-mai) Inde --> Népal (bus, 21 jours, mai-juin) Népal --> Chine (avion, 70 jours, juin-août) Chine --> Mongolie (train, 30 jours, sept.) Mongolie --> Ile de Pâques (avion, 7 jours, oct.) Ile de Pâques --> Équateur (avion, 21 jours, oct.) Équateur --> Pérou (bus, 21 jours, oct-nov.) Pérou --> Brésil (bus-bateau, 30 jours, nov-déc.) Brésil --> Guatemala (avion, 21 jours, nov-déc.) Guatemala --> Belize (bus, 10 jours, janv.) Belize --> Mexique (bus, 60 jours, janv.-mars) Mexique --> Europe (avion)
Merci d'avance à tous pour vos conseils en itinéraire et surtout pour les vols parce que c'est sur cette question que j'hésite le plus.
Worldtrip.
Je mets en parenthèse le mode de transport pour y arriver, ensuite la durée du séjour dans le pays en destination, et enfin la période où j'y serai. Europe --> Alaska (avion, 45 jours, juin-juil.) Alaska --> Canada (bateau, 30 jours, août) Canada --> Nouvelle-Zélande (avion, 30 jours, sept.) Nvlle-Zélande --> Australie (avion, 70 jours, oct-déc.) Australie --> Indonésie (avion, 30 jours, déc.) Indonésie --> Thaïlande (avion, 30 jours, janv.) Thaïlande --> Birmanie (avion, 21 jours, févr.) Birmanie --> Laos (avion, 10 jours, févr.-mars) Laos --> Cambodge (bus, 10 jours, mars) Cambodge --> Vietnam (bus, 10 jours, mars) Vietnam --> Inde (avion, 70 jours, mars-mai) Inde --> Népal (bus, 21 jours, mai-juin) Népal --> Chine (avion, 70 jours, juin-août) Chine --> Mongolie (train, 30 jours, sept.) Mongolie --> Ile de Pâques (avion, 7 jours, oct.) Ile de Pâques --> Équateur (avion, 21 jours, oct.) Équateur --> Pérou (bus, 21 jours, oct-nov.) Pérou --> Brésil (bus-bateau, 30 jours, nov-déc.) Brésil --> Guatemala (avion, 21 jours, nov-déc.) Guatemala --> Belize (bus, 10 jours, janv.) Belize --> Mexique (bus, 60 jours, janv.-mars) Mexique --> Europe (avion)
Merci d'avance à tous pour vos conseils en itinéraire et surtout pour les vols parce que c'est sur cette question que j'hésite le plus.
Worldtrip.
Quelle tente et quel sac de couchage pour des randonnées au Pérou? English translation pending
Bonjour à tous !
Je projette de passer 6 mois à 1 an au Pérou (départ janvier 2010). Ce voyage sera divisé en deux parties : la Cordillère puis l'Amazonie.
J'aurai un point de chute dans les deux cas, à partir desquels je compte faire de la randonnée.
Vu mon profil, j'ai besoin de matériel très léger....
Quelle tente serait appropriée ? J'imagine qu'il lui faudra une bonne résistence au vent dans la Cordillère, une bonne résistence à la pluie pour l'Amazonie, une moustiquaire, un minimum d'espace pour moi, mon sac et mes chassures, et de préference un poids inférieur à 1, 5kg.
Même question pour le sac de couchage. Je suppose qu'il fera froid en altitude, mais plutôt chaud dans l'Amazonie. Faut-il investir dans un sac ayant une température de confort très basse (mais au risque d'avoir trop chaud dans d'autres endroits et notamment dans la forêt) ? Un sac "moyen" avec un drap serait-il mieux ? Il y a aussi le problème du poids...
Je n'ai pas tellement d'expérience... Juste quelques randonnées de 2 ou 3 jours au Mali, où je ne me suis pas posé tellement de questions, et où j'ai souvent dormi chez l'habitant ou à la belle étoile.
Merci de votre aide !
Oyekis
Quelle tente serait appropriée ? J'imagine qu'il lui faudra une bonne résistence au vent dans la Cordillère, une bonne résistence à la pluie pour l'Amazonie, une moustiquaire, un minimum d'espace pour moi, mon sac et mes chassures, et de préference un poids inférieur à 1, 5kg.
Même question pour le sac de couchage. Je suppose qu'il fera froid en altitude, mais plutôt chaud dans l'Amazonie. Faut-il investir dans un sac ayant une température de confort très basse (mais au risque d'avoir trop chaud dans d'autres endroits et notamment dans la forêt) ? Un sac "moyen" avec un drap serait-il mieux ? Il y a aussi le problème du poids...
Je n'ai pas tellement d'expérience... Juste quelques randonnées de 2 ou 3 jours au Mali, où je ne me suis pas posé tellement de questions, et où j'ai souvent dormi chez l'habitant ou à la belle étoile.
Merci de votre aide !
Oyekis
Préparation de mon sac à dos pour six mois en Asie du Sud-Est English translation pending
Le départ est calé dans 2 mois. Nous avons les sacs, mais que mettre dedans ?
Seulement l'essentiel bien sûr, oui mais c'est quoi l'essentiel ?
Nous irons en thailande, laos, cambodge, vietnam, malaisie et indo ( java et bali).
Nous voulons faires qq belles balades (treck tyranquilles!), ma fille à 6 ans.
Quel poids pour les sac d'aprés vous ?
Nous irons dans les montagnes du nord de la thailande; est ce qu'il y fait froid la nuit?
Bref, besoin de petits tuyaux pour notre premier trip roots !!!
Par avance merci 🙂
Sumatra 2009: entre mer et jungle English translation pending
Le trajet :
Quatre jours pour faire Pau/Rubiah !!! On l’a mérité, notre île déserte !
Il y a quelques mois, je fais part à Louloute de l’envie démangeante d’aller faire un petit tour en Indonésie et de commencer par une petite virée sur une île. Mon homme n’est pas du tout démangé par cette même envie, mais alors pas du tout. Sur une île ? lui qui est plus à l’aise dans un champs de maïs ou sur les pentes d’une montagne ne voit pas très bien la chose. Mais je lui vend l’affaire en lui vantant les mérites de la jungle, des volcans… et Ok, l’année prochaine, on ira où il veut. En attendant, il pourra préparer ses chaussures de marche, mais aussi les palmes, masque et tuba.
Le voyage commence le 17 juillet au matin avec les infos sur France Inter « Attentat dans deux hôtels de luxe à Jakarta ». Histoire de se rassurer, on se dit que les choses ne sont jamais aussi calmes que le lendemain d’un attentat, et que de toutes façon, ce n’est pas dans les Guest House où l’on va que les terroristes vont perdre du temps. On boucle les sacs (avec masque et palmes) et on part donc tranquillou. Premier décollage : Paris CDG.
Arrivé la bas, merci Air France pour les horaires qu’il a fallu modifier en dernière minute, on a juste 10h30 d’attente à Roissy, génial !!!
En fait, ça passe vite. On est déjà en voyage, dans un aéroport. Il suffit d’aller aux départs des lignes pour le Sénégal ou le Mali. Quelques touristes, quelques hommes avec des mallettes, mais surtout des familles qui retournent au pays, des femmes de toute beauté en boubous colorés, leurs gamins sur leur « 31 ». Elles discutent, elles rient, se fâchent après les gamins surexcités. Leurs hommes ne sont pas loin, tout beaux aussi, dans leur costume.
Au bout d’un bon moment, passage de la douane et de la fouille, et on rejoint le salon Air France, privilège qu’on a la chance d’avoir. Je ne suis pas vraiment pour les privilèges, mais de temps en temps, ma foi, c’est pas mal. On ne se refuse pas une petite coupe de champagne, c’est pas sur Aceh qu’on prendra souvent l’apéro. Le temps passe très vite et vient l’heure d’embarquer.
Surprise ! Dans sa grande bonté et surtout parce que le vol est surbooké, Air France nous surclasse en première, et ce jusqu’à Jakarta via Canton. Deuxième décollage.
Ne me demandez pas pourquoi on est allé jusqu’à Jakarta pour aller sur Sumatra au lieu de passer comme tout le monde par Kuala Lumpur : on s’est planté, c’est tout.
Bref, une nuit en première classe, faut essayer, ça vaut le coup. Service à la carte, petits chaussons, nappe blanche, des vrais petits pots de confitures pour le petit déj, et surtout dormir allongé !
L’arrivée à Canton est assez spéciale. L’enregistrement n’étant pas fait jusqu’au bout, il faudrait aller à un comptoir, mais évidemment, on n’a pas de visa. Un homme de l’aéroport récupère les passeports d’une trentaine de personnes en transit et on nous fait attendre dans le grand hall après le service de douane. Longtemps après, l’homme revient. Il n’arrive pas à prononcer les noms, c’est donc avec les photos qu’on récupérera nos précieux documents et les cartes d’enregistrement.
Finalement, on embarque pour Jakarta, toujours en première (on s’habitue au confort), et troisième décollage après avoir attendu que l’orage soit passé. Un ciel d’une rare noirceur.
Il fait presque nuit et on a du mal à se rendre compte si c’est le matin ou le soir… avec le décalage, on ne sait plus ; ça fait bizarre, on a juste passé une nuit dans un avion et c’est déjà le soir. Où est passée la journée du 18 juillet ?
On arrive à Jakarta, du brouillard dans les yeux. Il fait chaud et moite. Un taxi, une douche, un lit. Avant de fermer les yeux, vérification : oui, l’eau tourne bien à l’envers quand on vide le lavabo, ou en tout cas, on a bien voulu le voir, Coriolis n’avait pas tord. Retour à l’aéroport le lendemain matin un peu plus frais (pas la météo, nos têtes !).
Le hall des départs ressemble davantage à un hall de gare qu’à celui d’un d’aéroport. Normal, avec toutes ces îles, le réseau aérien est assez développé et ça grouille de partout. Des cartons, des valises, des sacs… On est très en avance et on s’est habitué aux privilèges. Les salons VIP ne nous sont normalement pas accessibles. Le premier nous est refusé sur présentation de notre carte. Mais le deuxième est plus facile, on y rentre comme si de rien n’était, la tête haute, on ne montre rien et on ne nous demande rien.
Quatrième décollage avec la « Garuda » black listée en Europe. L’avion est nickel, les stewards parfaits, le vol se fait en douceur. On a même pu voir le lac Toba avec son île de Samosir au milieu. Impressionnant. Petite escale à Medan, et cinquième décollage. Le paysage vu d’avion est plein de promesses. De la forêt, de la forêt et encore de la forêt. Par endroit, au milieu de rien, une fumée monte vers le ciel. Qui est en train de faire du feu perdu au milieu de rien ?
De temps en temps, près de quelques villages, de grands carrés très rectilignes qui se succèdent et d’un vert différent, des plantations de palmiers à huile. La forêt semble grignotée par ces hectares d’arbres de même nature.
Les reliefs s’estompent, la forêt s’éclaircie pour laisser place aux rizières, un vert vif presque fluo apparaît, d’autres carrés sont du brun de la terre ou du jaune de la paille de riz. La mer n’est pas loin. On comprend les dégâts du Tsunami. La montagne, puis une grande plaine, presque dénuée d’arbres ou autre volume, au même niveau que la mer. La vague a vite fait d’envahir l’espace, rien pour l’arrêter.
Atterrissage en douceur, ça y est, c’en est fini pour l’avion.
Direction hôtel Prapat.
Jamais en 2004 j’aurais cru mettre un jour les pieds dans cette ville. Banda Aceh… un nom de ville à la résonance tellement terrible. Entre les conflits et le tsunami, rien ne leur a été épargné. Pourtant, l’atmosphère y est paisible et sereine. Les femmes bien que presque toutes voilées, semblent jouir d’une liberté identique à la notre, les couples se promènent main dans la main, les jeunes sont au café en bandes mixtes, le marché regorge de poissons et de fruits de toutes couleurs… la vie comme partout ailleurs.
Le lendemain, direction l’aéroport en becek, ces sortes de side-car d’une autre époque, pétaradant et fumant comme pas deux, nos sacs accrochés de part et d’autres.
L’avion des copains que l’on doit retrouver est presque à l’heure, juste une petite demie heure de retard. Avec impatience, on guette les têtes… ça y est, le crâne visible de loin du père… puis sa femme puis enfin les enfants. Cela fait tout drôle de se retrouver ensemble, là bas au bout du monde. On est un peu tous sur les rotules, mais heureux. Ils sont partis de France en même temps que nous, mais nettement plus futés, sont passés par Kuala Lumpur.
Un taxi nous emmène à l’embarcadère au nouveau port de Banda Aceh pour Pulau Weh. Le bateau est là, dernier trajet pense t’on. La mer est d’un bleu superbe, plus sombre que celui du ciel, le soleil tape fort, la brise maritime fait du bien. L’île s’approche rapidement.
Un autre copain, Pierre, qui devait nous retrouver à l’arrivée n’est pas là, pas grave, encore une petite heure de taxi pour Iboï. A 7 personnes plus les sacs dans la voiture, on se sent très proches les uns des autres. Et enfin, ¾ d’heure après, je regarde ma copine : « on y est ! » Enfin presque. Pierre nous avait donné RDV chez Yulia. C’est pas compliqué, c’est au bout du chemin. On charge les sacs sur le dos sous un soleil torride, et on commence les 200m qui nous séparent de la GH. Au bout de 200m, un autre panneau Yulia : 150 m. On monte, on descend, on fatigue, on ruisselle. Un autre panneau : encore 200m et ainsi de suite pendant ce qui nous semble représenter des Km.
Le bout du chemin, le fin de l’enfer, la fin du trajet enfin : « Isa, on est arrivé ». Personne. Juste un Indo qui vient nous voir. « Vous cherchez Pierre ? Il est en face, sur l’île. Je vous y emmène en bateau». Effectivement, en face de nous, une autre petite île. Il nous a bien mené en bateau, d’ailleurs. Notre copain lui avait demandé de nous dire de l’attendre.
On recharge les sacs, montons dans le bateau et franchissons les 200m qui nous séparent de la petite île de Rubiah. « Isa, je crois que ce coup ci, c’est le bon ». Effectivement, un bateau s’approche de nous, Pierre agite les bras. Il était venu nous chercher à l’embarcadère mais nous avait loupés de peu.
Cinq avions, deux bateaux, un becek, trois taxis… et nous voilà arrivés au paradis. Des copains, une famille indonésienne qui habite sur l’île, quelques bungalows et la toilette au puit, des petites plages de sable, une mer avec tous les tons de bleus outremer, des cocotiers qui se penchent au dessus de l’eau. Si c’est pas le bonheur, ça y ressemble fortement !
Arrivée sur Banda Aceh


Rubiah... enfin au loin !
Quatre jours pour faire Pau/Rubiah !!! On l’a mérité, notre île déserte !
Il y a quelques mois, je fais part à Louloute de l’envie démangeante d’aller faire un petit tour en Indonésie et de commencer par une petite virée sur une île. Mon homme n’est pas du tout démangé par cette même envie, mais alors pas du tout. Sur une île ? lui qui est plus à l’aise dans un champs de maïs ou sur les pentes d’une montagne ne voit pas très bien la chose. Mais je lui vend l’affaire en lui vantant les mérites de la jungle, des volcans… et Ok, l’année prochaine, on ira où il veut. En attendant, il pourra préparer ses chaussures de marche, mais aussi les palmes, masque et tuba.
Le voyage commence le 17 juillet au matin avec les infos sur France Inter « Attentat dans deux hôtels de luxe à Jakarta ». Histoire de se rassurer, on se dit que les choses ne sont jamais aussi calmes que le lendemain d’un attentat, et que de toutes façon, ce n’est pas dans les Guest House où l’on va que les terroristes vont perdre du temps. On boucle les sacs (avec masque et palmes) et on part donc tranquillou. Premier décollage : Paris CDG.
Arrivé la bas, merci Air France pour les horaires qu’il a fallu modifier en dernière minute, on a juste 10h30 d’attente à Roissy, génial !!!
En fait, ça passe vite. On est déjà en voyage, dans un aéroport. Il suffit d’aller aux départs des lignes pour le Sénégal ou le Mali. Quelques touristes, quelques hommes avec des mallettes, mais surtout des familles qui retournent au pays, des femmes de toute beauté en boubous colorés, leurs gamins sur leur « 31 ». Elles discutent, elles rient, se fâchent après les gamins surexcités. Leurs hommes ne sont pas loin, tout beaux aussi, dans leur costume.
Au bout d’un bon moment, passage de la douane et de la fouille, et on rejoint le salon Air France, privilège qu’on a la chance d’avoir. Je ne suis pas vraiment pour les privilèges, mais de temps en temps, ma foi, c’est pas mal. On ne se refuse pas une petite coupe de champagne, c’est pas sur Aceh qu’on prendra souvent l’apéro. Le temps passe très vite et vient l’heure d’embarquer.
Surprise ! Dans sa grande bonté et surtout parce que le vol est surbooké, Air France nous surclasse en première, et ce jusqu’à Jakarta via Canton. Deuxième décollage.
Ne me demandez pas pourquoi on est allé jusqu’à Jakarta pour aller sur Sumatra au lieu de passer comme tout le monde par Kuala Lumpur : on s’est planté, c’est tout.
Bref, une nuit en première classe, faut essayer, ça vaut le coup. Service à la carte, petits chaussons, nappe blanche, des vrais petits pots de confitures pour le petit déj, et surtout dormir allongé !
L’arrivée à Canton est assez spéciale. L’enregistrement n’étant pas fait jusqu’au bout, il faudrait aller à un comptoir, mais évidemment, on n’a pas de visa. Un homme de l’aéroport récupère les passeports d’une trentaine de personnes en transit et on nous fait attendre dans le grand hall après le service de douane. Longtemps après, l’homme revient. Il n’arrive pas à prononcer les noms, c’est donc avec les photos qu’on récupérera nos précieux documents et les cartes d’enregistrement.
Finalement, on embarque pour Jakarta, toujours en première (on s’habitue au confort), et troisième décollage après avoir attendu que l’orage soit passé. Un ciel d’une rare noirceur.
Il fait presque nuit et on a du mal à se rendre compte si c’est le matin ou le soir… avec le décalage, on ne sait plus ; ça fait bizarre, on a juste passé une nuit dans un avion et c’est déjà le soir. Où est passée la journée du 18 juillet ?
On arrive à Jakarta, du brouillard dans les yeux. Il fait chaud et moite. Un taxi, une douche, un lit. Avant de fermer les yeux, vérification : oui, l’eau tourne bien à l’envers quand on vide le lavabo, ou en tout cas, on a bien voulu le voir, Coriolis n’avait pas tord. Retour à l’aéroport le lendemain matin un peu plus frais (pas la météo, nos têtes !).
Le hall des départs ressemble davantage à un hall de gare qu’à celui d’un d’aéroport. Normal, avec toutes ces îles, le réseau aérien est assez développé et ça grouille de partout. Des cartons, des valises, des sacs… On est très en avance et on s’est habitué aux privilèges. Les salons VIP ne nous sont normalement pas accessibles. Le premier nous est refusé sur présentation de notre carte. Mais le deuxième est plus facile, on y rentre comme si de rien n’était, la tête haute, on ne montre rien et on ne nous demande rien.
Quatrième décollage avec la « Garuda » black listée en Europe. L’avion est nickel, les stewards parfaits, le vol se fait en douceur. On a même pu voir le lac Toba avec son île de Samosir au milieu. Impressionnant. Petite escale à Medan, et cinquième décollage. Le paysage vu d’avion est plein de promesses. De la forêt, de la forêt et encore de la forêt. Par endroit, au milieu de rien, une fumée monte vers le ciel. Qui est en train de faire du feu perdu au milieu de rien ?
De temps en temps, près de quelques villages, de grands carrés très rectilignes qui se succèdent et d’un vert différent, des plantations de palmiers à huile. La forêt semble grignotée par ces hectares d’arbres de même nature.
Les reliefs s’estompent, la forêt s’éclaircie pour laisser place aux rizières, un vert vif presque fluo apparaît, d’autres carrés sont du brun de la terre ou du jaune de la paille de riz. La mer n’est pas loin. On comprend les dégâts du Tsunami. La montagne, puis une grande plaine, presque dénuée d’arbres ou autre volume, au même niveau que la mer. La vague a vite fait d’envahir l’espace, rien pour l’arrêter.
Atterrissage en douceur, ça y est, c’en est fini pour l’avion.
Direction hôtel Prapat.
Jamais en 2004 j’aurais cru mettre un jour les pieds dans cette ville. Banda Aceh… un nom de ville à la résonance tellement terrible. Entre les conflits et le tsunami, rien ne leur a été épargné. Pourtant, l’atmosphère y est paisible et sereine. Les femmes bien que presque toutes voilées, semblent jouir d’une liberté identique à la notre, les couples se promènent main dans la main, les jeunes sont au café en bandes mixtes, le marché regorge de poissons et de fruits de toutes couleurs… la vie comme partout ailleurs.
Le lendemain, direction l’aéroport en becek, ces sortes de side-car d’une autre époque, pétaradant et fumant comme pas deux, nos sacs accrochés de part et d’autres.
L’avion des copains que l’on doit retrouver est presque à l’heure, juste une petite demie heure de retard. Avec impatience, on guette les têtes… ça y est, le crâne visible de loin du père… puis sa femme puis enfin les enfants. Cela fait tout drôle de se retrouver ensemble, là bas au bout du monde. On est un peu tous sur les rotules, mais heureux. Ils sont partis de France en même temps que nous, mais nettement plus futés, sont passés par Kuala Lumpur.
Un taxi nous emmène à l’embarcadère au nouveau port de Banda Aceh pour Pulau Weh. Le bateau est là, dernier trajet pense t’on. La mer est d’un bleu superbe, plus sombre que celui du ciel, le soleil tape fort, la brise maritime fait du bien. L’île s’approche rapidement.
Un autre copain, Pierre, qui devait nous retrouver à l’arrivée n’est pas là, pas grave, encore une petite heure de taxi pour Iboï. A 7 personnes plus les sacs dans la voiture, on se sent très proches les uns des autres. Et enfin, ¾ d’heure après, je regarde ma copine : « on y est ! » Enfin presque. Pierre nous avait donné RDV chez Yulia. C’est pas compliqué, c’est au bout du chemin. On charge les sacs sur le dos sous un soleil torride, et on commence les 200m qui nous séparent de la GH. Au bout de 200m, un autre panneau Yulia : 150 m. On monte, on descend, on fatigue, on ruisselle. Un autre panneau : encore 200m et ainsi de suite pendant ce qui nous semble représenter des Km.
Le bout du chemin, le fin de l’enfer, la fin du trajet enfin : « Isa, on est arrivé ». Personne. Juste un Indo qui vient nous voir. « Vous cherchez Pierre ? Il est en face, sur l’île. Je vous y emmène en bateau». Effectivement, en face de nous, une autre petite île. Il nous a bien mené en bateau, d’ailleurs. Notre copain lui avait demandé de nous dire de l’attendre.
On recharge les sacs, montons dans le bateau et franchissons les 200m qui nous séparent de la petite île de Rubiah. « Isa, je crois que ce coup ci, c’est le bon ». Effectivement, un bateau s’approche de nous, Pierre agite les bras. Il était venu nous chercher à l’embarcadère mais nous avait loupés de peu.
Cinq avions, deux bateaux, un becek, trois taxis… et nous voilà arrivés au paradis. Des copains, une famille indonésienne qui habite sur l’île, quelques bungalows et la toilette au puit, des petites plages de sable, une mer avec tous les tons de bleus outremer, des cocotiers qui se penchent au dessus de l’eau. Si c’est pas le bonheur, ça y ressemble fortement !
Arrivée sur Banda Aceh



Rubiah... enfin au loin !

Agence de voyage pour le Cameroun à Grenoble? English translation pending
Bonjour je pars au cameroun au mois d'octobre et sa fait deux fois que j'essaye de prendre mes billets sur internet (go voyage etc...) et il me refuse car me disent d'aller a la banque faire un virement et moi sa me soul je me prend pendant des heures la tete a chercher des tarif peu cher pour avoir un refus apres alors ma question connaissez vous une agence qui pourrait me faire un prix j'avais trouver a 679euro je vous remercie par avance
Bons plans pour le Québec au féminin! English translation pending
Bijour!!!
Je souhaiterais savoir quels sont les bons plans pour les voyageuses solitaires à Quebec(zone à éviter, horaires, attitude...)
J'arrive en fevrier pour une période de 3 mois.
Il fera froid et c volontaire, et ce, pour savoir à quoi m'en tenir avant de m'y installer définitivement.
Je vous aattends, et tant qu'à faire, si vous aussi vous êtes seules au quebec.....😉
Merci....La Précieuse973
Projet de parcours de la France à pied English translation pending
Salut à tous !
J'ai ce projet qui me tient à coeur depuis maintenant quelques années, j'ai 21 ans et je viens de rentrer dans la vie active, désirant vivre autre chose avant de me lancer dans le fameux train-train tant redouté, je m'apprete donc à entreprendre mon périple, je compte partir 3 mois environ. Je compte partir de Rouen, pour ensuite me diriger vers les Vosges, redescendre vers les Alpes, longer la cote d'azur, puis finir mon voyage du côté du sud-ouest, désolé pour l'inexactitude du parcours, car je suis en ce moment même en train de mettre au point mon itinéraire.
Je dispose du matériel suivant: Tente bivouac Ferrino Lightent Sac de couchage Sac à dois 60 litres Cartes et Atlas IGN + boussole Téléphone avec fonction GPS (que je vais utiliser le moins possible pour garder le charme des ballades sauvages) Budget de 2500€ environ J'ai bien sur un petit réchaud et une gamelle pour me faire à manger.
Je compte bien faire du camping sauvage là ou mes pieds me porteront, avec évidemment quelques passages au camping pour prendre une bonne douche chaude
Je devrais normalement partir aux alentours du 15 juin...
J'ai déjà lu pas mal de récits sur le site et je me permets donc de vous demander si vous avez des conseils à me donner. Merci de partager vos expériences, conseils.
J'ai ce projet qui me tient à coeur depuis maintenant quelques années, j'ai 21 ans et je viens de rentrer dans la vie active, désirant vivre autre chose avant de me lancer dans le fameux train-train tant redouté, je m'apprete donc à entreprendre mon périple, je compte partir 3 mois environ. Je compte partir de Rouen, pour ensuite me diriger vers les Vosges, redescendre vers les Alpes, longer la cote d'azur, puis finir mon voyage du côté du sud-ouest, désolé pour l'inexactitude du parcours, car je suis en ce moment même en train de mettre au point mon itinéraire.
Je dispose du matériel suivant: Tente bivouac Ferrino Lightent Sac de couchage Sac à dois 60 litres Cartes et Atlas IGN + boussole Téléphone avec fonction GPS (que je vais utiliser le moins possible pour garder le charme des ballades sauvages) Budget de 2500€ environ J'ai bien sur un petit réchaud et une gamelle pour me faire à manger.
Je compte bien faire du camping sauvage là ou mes pieds me porteront, avec évidemment quelques passages au camping pour prendre une bonne douche chaude

Je devrais normalement partir aux alentours du 15 juin...
J'ai déjà lu pas mal de récits sur le site et je me permets donc de vous demander si vous avez des conseils à me donner. Merci de partager vos expériences, conseils.
ABC - Annapurna Base Camp - la descente English translation pending
La montée n'a pas eu raison de moi,
Pas plus que le froid au repos ou le chaud en action,
Il est temps maintenant de profiter du point de vue,
T'as quand même pas cru qu'on marchait pour le simple plaisir d'en baver...
Au matin du 7ème jour, Dieu a presque fini son travail et moi aussi. On est avec Sudip au camp de base du Machhapuchhare et il ne nous reste que deux heures d'ascension pour pouvoir enfin se positionner les doigts de pieds en éventail aux pieds de ce cirque monumental que forment les Annapurnas. Il y a en effet plus d'une demi-douzaine d'Annapurna dont le plus haut, Annapurna I, culmine au dessus des 8000m. On aperçoit déjà et pour la première fois du trek ce magnifique sommet depuis là où nous avons dormi. Depuis la veille, l'incendie s'est tû, la voie est libre. On a dormi plus que de raison c'est à dire jusqu'à 9h, je pourrais crapahuter pendant des heures si besoin était. Mais j'ai même pas besoin!!! Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, je consens à changer de sous-vêtements et c'est pas du luxe. La couleur blanche de mes chaussettes s'est transformée en un délicieux camaïeu de marron et mon caleçon tient debout tout seul, comme un grand. Une fois le transfert effectué, c'est tout l'argumentaire du vendeur de lessive qui prend tout son sens, c'est doux, ça sent bon, je ne fais plus office de bouillon de culture.
On part à 10h tapante à nouveau les derniers. Et à mesure qu'on double les plus matinaux, le spectacle se déroule devant mes yeux écarquillés. Jusqu'à présent, nous avions soit marché avec les montagnes derrière un flot de collines, soit marché engoncés au fond d'une vallée étroite sans vue sur rien. Et bien, à chaque minute, quasiment à chaque pas, c'est le rideau qui s'ouvre sur la scène. Décompression de l'appareil, armement des toboggans, attention à l'ouverture des portes. Je me sens perdu devant tant de démesure!! Chaque perspective donne lieu à une évaluation des distances qui se révèle impossible devant l'ampleur des évènements.
A l'arrivée au camp de base de l'Annapurna, on est entouré par 7 sommets entre 6000 et 8000m. Vertige quand tu nous tiens... Petite ombre au tableau, les nuages commencent à s'ammonceler sur Annapurna I et il va leur falloir bien du courage pour pouvoir se décrocher de cette bite d'amarrage géante. Pour nous, ça n'est encore pas trop un souci, c'est plutot pour ceux qui arrivent le lendemain que ça risque de poser problème. Encore de la chance pour le Braïce. Et comme on est finalement arrivé, je donne quartier libre à Sudip qui en a besoin tant il prend son travail et le fait de me materner au sérieux. Je peux enfin marcher dans cette amas de pierres sans avoir à sentir que quelqu'un marche à quelques centimètres de moi. Avec d'autres randonneurs, on choisit de grimper encore un peu et d'aller voir un petit lac qui doit se situer quelques centaines de mètres au dessus du camp. Cette dernière ascension est hardue et non récompensé. Il y avait bien un lac voilà quelques semaines mais le lac est mort, terrassé lui aussi par une avalanche. Ce glissement de terrain a été si puissant qu'il ne reste plus aucune trace du lac. Tout son lit a été recouvert par une mer de roches allant de la taille d'un gravier à celui d'un immeuble. J'en frissonne.
Ne reste plus alors qu'à redescendre bredouille de notre lac et à explorer les environs immédiats. J'écris immédiat car plus loin ce n'est plus que précipices, glaciers et à-pics. Derrière le camp de base gisent les restes d'une langue de glace jadis longue de plusieurs kilomètres. Maintenant, ce n'est plus qu'une tranchée géante de laquelle nous proviennent en permanence le son de rochers qui s'écroulent sur tout son long. Tout ce qui est à proximité est à la merci des humeurs de la crevasse qui va, in fine, tout dévorer quand la faim lui en dira.
Le soir, alors que les nuages finissent de s'occuper à remplir tout l'espace, la soirée va bon train. Tout le monde, népalais, grimpeurs, est content d'en être arrivé ici. Autour de la table, 2 guides dont tout laisse à penser qu'ils sont les meilleurs amis du monde s'étreignent comme des amoureux. Et alors que chacun est de très bonne humeur, je lance un peu à l'emporte-pièce la réflexion suivante : "est-ce que vous voulez ma chambre ou est-ce que ça va bien comme ça?" En deux secondes, je me remémore le conseil de Sudip avant de partir sur le sens de l'humour des guides locaux. Durant le même lapse de temps, il prend à un des 2 amis aimants de vouloir en venir aux mains et de me casser la gueule!!! Qu'est ce que j'avais pas dit! Et dire que ça partait d'un bon sentiment!!!! La prochaine fois, je me garderais bien de faire des blagues à connotation homosexuelle en direction des népalais. Le moins qu'on puisse dire c'est que ça leur reste en travers de la gorge. Je ferais donc tout pour ne pas recroiser mon nouvel ami jusqu'au lendemain matin.
Le lendemain matin, donc, c'est le 8ème jour (20 décembre). A compter de ce jour, je ne résonne plus en terme de jour de la semaine mais en date, ma montre n'indiquant que la date. Je suis complètement déphasé, qu'on soit lundi, jeudi ou dimanche, c'est la même chanson. Ce jour, j'ai une patate de tous les diables. On a beau s'être réveillés pour voir le lever de soleil sous la brume, je ne ressens plus la fatigue. C'est sans doute aussi grace au fait que, comme on repart du sommet de notre trek, la journée ne devrait se dérouler qu'en redescendant la pente, c'est une douce perspective!
Seul petit désagrément, il fait un froid de congélateur et chose étrange, ça ne fait pas de vapeur quand je respire. Peut-être est-ce dû à l'altitude, à l'air sec, mais toujours est-il qu'à Kathmandou, dans ma chambre non chauffée dans laquelle il fait environ 12-14°, je vaporise à chaque expiration alors qu'ici c'est le désert. La seule chose que je sais, c'est qu'il fait largement plus froid ici aux pieds des géants. J'ai au moins Bangkok en tête pour me réchauffer, du moins en rêve...
La meilleure chose à faire contre le froid, c'est de redescendre. De toute façon, le ciel est en partie bouché, ça ne sert plus à rien de faire patienter les heures de descente. On se remet sur le chemin peu après 8h, sans réellement savoir jusqu'où on ira. Ca dépendra en grande partie de mon courage et de mon endurance. Sur les coups de 13h, on s'arrête déjeuner déjà en pole position. On a fait quasiment que marcher et courir quand ça s'y prétait. J'ai du feu dans les jambes et ça fait marrer les oiseaux qui s'envolent comme dirait Cabrel. On décide finalement que le mieux serait de terminer la journée à Chomrong, dont je vous rappelle en passant que c'est la capitale de l'escalier. D'ailleurs, autour de la table déjeunent d'autres marcheurs et le moins qu'on puisse dire c'est que ça les fait bien rire de savoir qu'on va jusqu'à Chomrong!!! Aucune chance d'après eux... Il n'en fallait pas plus pour me donner la rage d'aller plus loin que tous ces types qui ne portent pas leur sac et que je laisse tous les jours derrière moi depuis près d'une semaine. Si on y parvient, il va donc s'agir de faire dans l'autre sens tout ce qu'on a gravi les 3 derniers jours, voilà pour le programme.
Pas de suspense à faire valoir, compte tenu de tout ce que je viens de dire, on a couru jusqu'en bas des escaliers, que de la descente. Ca va vite, parfois on se fait peur à voir ses chevilles vriller sur une pierre pas très stable mais on domine. Le sentiment perdure jusqu'à ce que le mur se dresse devant moi. Comme maintenant je compte en tour Eiffel, je peux te dire que la montée de Chomrong, c'est presque deux fois la tour Eiffel. Et sans la buvette du 1er ET du 2ème étage. Il me faut près d'une heure pour arriver au bout de mon calvaire. C'est un peu plus long que prévu mais on a été retenu dans la montée par 3 buffles qui ne voulaient pas nous céder le passage. Sachant qu'une de ces bestioles fait environ 5 fois mon poids, on ne va pas en venir aux mains et on préfère attendre le bon moment pour les doubler. En tout cas, sur le moment, je les remercie car c'est l'occasion de faire une bonne vieille pause. Je ruissèle, la mode n'est plus à la course, tout juste à la marche, et c'est déjà beaucoup. On retourne avec Sudip dans le même lodge qu'à l'aller c'est à dire dans celui qui jouit de la meilleure vue pour la simple et bonne et inhumaine raison que c'est le plus haut sur la montagne. Ca ne m'avait pas touché dans l'autre sens mais là ça me brise. J'arrive à l'hotel sur les chevilles à 16h, je suis aussi plat que l'oeuf que j'ai l'habitude de manger au petit dej'... Heureusement pour me remettre de mes émotions, on achète une bouteille de rhum local qui aura le mérite, à défaut de me réparer les jambes, de me redonner un certain coup de fouet.
Aucun autre touriste du camp de base de la veille n'est venu jusqu'ici, c'est pas mes chevilles qui enflent, c'est mes cuisses!!
Le 9ème jour, j'ai troqué mes jambes de champions contre des jambes de bois. Je crois qu'on a poussé un peu trop fort la veille, dès que je pose le pied par terre, ça me lance, et pas dans une danse endiablée. Il va s'agir d'y aller doucement et pour une fois, de respecter les durées indiquées sur les panneaux d'information. Pas trop dur de se la couler douce mais ici, on est pas encore au bout, la paresse je la laisse au placart. On a 5-6h à faire aujourd'hui, c'est l'ascenseur en folie, tantot en descente et tantot en montée. Du fait de mes courbatures, je suis perdu dans mon appréciation du terrain, je n'arrive plus à savoir si je préfère les montées ou les descentes. Partout j'ai mal aux jambes d'avoir gambadé au lieu de marcher normalement. Fauché en plein vol.
Une chose vient tout de même me remonter temporairement. Après la première heure de marche et comme c'est programmé ici depuis le départ, on passe par un endroit d'où jaillissent de nouvelles sources chaudes. Elles se trouvent tout en bas d'une vallée, le long d'un torrent. On peut profiter des installations à loisir, douche chaude, bain chaud, savonnage, délassement, étirement. Une nouvel tranche de joie!!! La seule chose, c'est qu'après être descendu ici, il faut remonter rejoindre le sentier principal et qu'une fois atteint, tous les bienfaits du bain chaud ont déjà foutu le camp, je transpire à nouveau à grosses gouttes et il n'y a rien à faire pour que cela ne cesse. Heureusement, depuis le départ du camp de base, le temps est couvert et c'est une bonne chose pour une fois.
Nouvelle parenthèse pour te décrire que lorsqu'il fait beau et que tu es au soleil, le thermomètre indique facilement les 20°. Mais dès que ce gros feignant de soleil se couche, on perd en une seconde une dizaine de degrés. Le seul inconvénient est maintenant pour les gens qui arrivent au camp de base et qui ne vont voir que des nuages. Ca doit être un peu les boules de faire tout ce chemin et de ne pouvoir en profiter que pour se regarder le bout des chaussures puisque tout le reste est dans les nuages.
Le soir, on n'est plus qu'à quelques heures de la route et de l'urbanisme. Notre lodge abrite même en son sein des toilettes version-trône. Ca sent le retour au bercail!!!
Le 10ème et dernier jour, je suis encore un peu endolori mais ça passe, c'est le dernier jour. Dernière montée, dernière descente, pour un peu, j'aurais presque la larme à l'oeil, mais non, je suis trop content de laisser ça derrière moi pour quelques temps. On rejoint le taxi qui nous attend. On se paye même le luxe d'être en retard après avoir été en avance sur tout le trek! En moins de 30 minutes, on fait les 20km qui nous séparent de Pokhara. Si on avait été à Chomrong, il nous aurait fallut quinze jours, ça fait bizarre...
De retour dans un vrai hotel. La chambre de Sudip est au premier, la mienne au second. En plus, il y a pas d'ascenseur!!!!!! A partir de maintenant, dès que je monterais des marches, elles auront une toute autre saveur, c'est moi qui vous le dit!!!
A Pokhara, je retrouve Ursula avec qui j'avais sauté à l'elastique. Les anecdotes défilent au rythme du tilleul. Le jour suivant, mon dernier à Pokhara avant le retour à Kathmandou, on décide, accompagné de Sudip, de faire une tour en barque sur le lac jusqu'à la pagode de la Paix qui se trouve, je vous le donne en mille, en haut d'un "escalier" de plusieurs centaines de marches. Et cette fois c'est la dernière fois. Normalement de là-haut, on peut voir très distinctement toutes les montagnes des environs mais pas cette fois, le temps est toujours couvert. Pas de quoi en faire un fromage cependant, juste un gros steack pour compenser ces 10 derniers jours sans viande!!
Le chemin du retour vers Kathmandou passe à la vitesse d'une sieste bien méritée. Aussi mérité que le droit à une douche chaude et au changement complet de mes vêtements. Ca faisait bien longtemps, vous ne trouvez pas?
Maintenant que je suis propre, je vous embrasse envous disant "attention à la marche"!!!!
Au matin du 7ème jour, Dieu a presque fini son travail et moi aussi. On est avec Sudip au camp de base du Machhapuchhare et il ne nous reste que deux heures d'ascension pour pouvoir enfin se positionner les doigts de pieds en éventail aux pieds de ce cirque monumental que forment les Annapurnas. Il y a en effet plus d'une demi-douzaine d'Annapurna dont le plus haut, Annapurna I, culmine au dessus des 8000m. On aperçoit déjà et pour la première fois du trek ce magnifique sommet depuis là où nous avons dormi. Depuis la veille, l'incendie s'est tû, la voie est libre. On a dormi plus que de raison c'est à dire jusqu'à 9h, je pourrais crapahuter pendant des heures si besoin était. Mais j'ai même pas besoin!!! Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, je consens à changer de sous-vêtements et c'est pas du luxe. La couleur blanche de mes chaussettes s'est transformée en un délicieux camaïeu de marron et mon caleçon tient debout tout seul, comme un grand. Une fois le transfert effectué, c'est tout l'argumentaire du vendeur de lessive qui prend tout son sens, c'est doux, ça sent bon, je ne fais plus office de bouillon de culture.
On part à 10h tapante à nouveau les derniers. Et à mesure qu'on double les plus matinaux, le spectacle se déroule devant mes yeux écarquillés. Jusqu'à présent, nous avions soit marché avec les montagnes derrière un flot de collines, soit marché engoncés au fond d'une vallée étroite sans vue sur rien. Et bien, à chaque minute, quasiment à chaque pas, c'est le rideau qui s'ouvre sur la scène. Décompression de l'appareil, armement des toboggans, attention à l'ouverture des portes. Je me sens perdu devant tant de démesure!! Chaque perspective donne lieu à une évaluation des distances qui se révèle impossible devant l'ampleur des évènements.
A l'arrivée au camp de base de l'Annapurna, on est entouré par 7 sommets entre 6000 et 8000m. Vertige quand tu nous tiens... Petite ombre au tableau, les nuages commencent à s'ammonceler sur Annapurna I et il va leur falloir bien du courage pour pouvoir se décrocher de cette bite d'amarrage géante. Pour nous, ça n'est encore pas trop un souci, c'est plutot pour ceux qui arrivent le lendemain que ça risque de poser problème. Encore de la chance pour le Braïce. Et comme on est finalement arrivé, je donne quartier libre à Sudip qui en a besoin tant il prend son travail et le fait de me materner au sérieux. Je peux enfin marcher dans cette amas de pierres sans avoir à sentir que quelqu'un marche à quelques centimètres de moi. Avec d'autres randonneurs, on choisit de grimper encore un peu et d'aller voir un petit lac qui doit se situer quelques centaines de mètres au dessus du camp. Cette dernière ascension est hardue et non récompensé. Il y avait bien un lac voilà quelques semaines mais le lac est mort, terrassé lui aussi par une avalanche. Ce glissement de terrain a été si puissant qu'il ne reste plus aucune trace du lac. Tout son lit a été recouvert par une mer de roches allant de la taille d'un gravier à celui d'un immeuble. J'en frissonne.
Ne reste plus alors qu'à redescendre bredouille de notre lac et à explorer les environs immédiats. J'écris immédiat car plus loin ce n'est plus que précipices, glaciers et à-pics. Derrière le camp de base gisent les restes d'une langue de glace jadis longue de plusieurs kilomètres. Maintenant, ce n'est plus qu'une tranchée géante de laquelle nous proviennent en permanence le son de rochers qui s'écroulent sur tout son long. Tout ce qui est à proximité est à la merci des humeurs de la crevasse qui va, in fine, tout dévorer quand la faim lui en dira.
Le soir, alors que les nuages finissent de s'occuper à remplir tout l'espace, la soirée va bon train. Tout le monde, népalais, grimpeurs, est content d'en être arrivé ici. Autour de la table, 2 guides dont tout laisse à penser qu'ils sont les meilleurs amis du monde s'étreignent comme des amoureux. Et alors que chacun est de très bonne humeur, je lance un peu à l'emporte-pièce la réflexion suivante : "est-ce que vous voulez ma chambre ou est-ce que ça va bien comme ça?" En deux secondes, je me remémore le conseil de Sudip avant de partir sur le sens de l'humour des guides locaux. Durant le même lapse de temps, il prend à un des 2 amis aimants de vouloir en venir aux mains et de me casser la gueule!!! Qu'est ce que j'avais pas dit! Et dire que ça partait d'un bon sentiment!!!! La prochaine fois, je me garderais bien de faire des blagues à connotation homosexuelle en direction des népalais. Le moins qu'on puisse dire c'est que ça leur reste en travers de la gorge. Je ferais donc tout pour ne pas recroiser mon nouvel ami jusqu'au lendemain matin.
Le lendemain matin, donc, c'est le 8ème jour (20 décembre). A compter de ce jour, je ne résonne plus en terme de jour de la semaine mais en date, ma montre n'indiquant que la date. Je suis complètement déphasé, qu'on soit lundi, jeudi ou dimanche, c'est la même chanson. Ce jour, j'ai une patate de tous les diables. On a beau s'être réveillés pour voir le lever de soleil sous la brume, je ne ressens plus la fatigue. C'est sans doute aussi grace au fait que, comme on repart du sommet de notre trek, la journée ne devrait se dérouler qu'en redescendant la pente, c'est une douce perspective!
Seul petit désagrément, il fait un froid de congélateur et chose étrange, ça ne fait pas de vapeur quand je respire. Peut-être est-ce dû à l'altitude, à l'air sec, mais toujours est-il qu'à Kathmandou, dans ma chambre non chauffée dans laquelle il fait environ 12-14°, je vaporise à chaque expiration alors qu'ici c'est le désert. La seule chose que je sais, c'est qu'il fait largement plus froid ici aux pieds des géants. J'ai au moins Bangkok en tête pour me réchauffer, du moins en rêve...
La meilleure chose à faire contre le froid, c'est de redescendre. De toute façon, le ciel est en partie bouché, ça ne sert plus à rien de faire patienter les heures de descente. On se remet sur le chemin peu après 8h, sans réellement savoir jusqu'où on ira. Ca dépendra en grande partie de mon courage et de mon endurance. Sur les coups de 13h, on s'arrête déjeuner déjà en pole position. On a fait quasiment que marcher et courir quand ça s'y prétait. J'ai du feu dans les jambes et ça fait marrer les oiseaux qui s'envolent comme dirait Cabrel. On décide finalement que le mieux serait de terminer la journée à Chomrong, dont je vous rappelle en passant que c'est la capitale de l'escalier. D'ailleurs, autour de la table déjeunent d'autres marcheurs et le moins qu'on puisse dire c'est que ça les fait bien rire de savoir qu'on va jusqu'à Chomrong!!! Aucune chance d'après eux... Il n'en fallait pas plus pour me donner la rage d'aller plus loin que tous ces types qui ne portent pas leur sac et que je laisse tous les jours derrière moi depuis près d'une semaine. Si on y parvient, il va donc s'agir de faire dans l'autre sens tout ce qu'on a gravi les 3 derniers jours, voilà pour le programme.
Pas de suspense à faire valoir, compte tenu de tout ce que je viens de dire, on a couru jusqu'en bas des escaliers, que de la descente. Ca va vite, parfois on se fait peur à voir ses chevilles vriller sur une pierre pas très stable mais on domine. Le sentiment perdure jusqu'à ce que le mur se dresse devant moi. Comme maintenant je compte en tour Eiffel, je peux te dire que la montée de Chomrong, c'est presque deux fois la tour Eiffel. Et sans la buvette du 1er ET du 2ème étage. Il me faut près d'une heure pour arriver au bout de mon calvaire. C'est un peu plus long que prévu mais on a été retenu dans la montée par 3 buffles qui ne voulaient pas nous céder le passage. Sachant qu'une de ces bestioles fait environ 5 fois mon poids, on ne va pas en venir aux mains et on préfère attendre le bon moment pour les doubler. En tout cas, sur le moment, je les remercie car c'est l'occasion de faire une bonne vieille pause. Je ruissèle, la mode n'est plus à la course, tout juste à la marche, et c'est déjà beaucoup. On retourne avec Sudip dans le même lodge qu'à l'aller c'est à dire dans celui qui jouit de la meilleure vue pour la simple et bonne et inhumaine raison que c'est le plus haut sur la montagne. Ca ne m'avait pas touché dans l'autre sens mais là ça me brise. J'arrive à l'hotel sur les chevilles à 16h, je suis aussi plat que l'oeuf que j'ai l'habitude de manger au petit dej'... Heureusement pour me remettre de mes émotions, on achète une bouteille de rhum local qui aura le mérite, à défaut de me réparer les jambes, de me redonner un certain coup de fouet.
Aucun autre touriste du camp de base de la veille n'est venu jusqu'ici, c'est pas mes chevilles qui enflent, c'est mes cuisses!!
Le 9ème jour, j'ai troqué mes jambes de champions contre des jambes de bois. Je crois qu'on a poussé un peu trop fort la veille, dès que je pose le pied par terre, ça me lance, et pas dans une danse endiablée. Il va s'agir d'y aller doucement et pour une fois, de respecter les durées indiquées sur les panneaux d'information. Pas trop dur de se la couler douce mais ici, on est pas encore au bout, la paresse je la laisse au placart. On a 5-6h à faire aujourd'hui, c'est l'ascenseur en folie, tantot en descente et tantot en montée. Du fait de mes courbatures, je suis perdu dans mon appréciation du terrain, je n'arrive plus à savoir si je préfère les montées ou les descentes. Partout j'ai mal aux jambes d'avoir gambadé au lieu de marcher normalement. Fauché en plein vol.
Une chose vient tout de même me remonter temporairement. Après la première heure de marche et comme c'est programmé ici depuis le départ, on passe par un endroit d'où jaillissent de nouvelles sources chaudes. Elles se trouvent tout en bas d'une vallée, le long d'un torrent. On peut profiter des installations à loisir, douche chaude, bain chaud, savonnage, délassement, étirement. Une nouvel tranche de joie!!! La seule chose, c'est qu'après être descendu ici, il faut remonter rejoindre le sentier principal et qu'une fois atteint, tous les bienfaits du bain chaud ont déjà foutu le camp, je transpire à nouveau à grosses gouttes et il n'y a rien à faire pour que cela ne cesse. Heureusement, depuis le départ du camp de base, le temps est couvert et c'est une bonne chose pour une fois.
Nouvelle parenthèse pour te décrire que lorsqu'il fait beau et que tu es au soleil, le thermomètre indique facilement les 20°. Mais dès que ce gros feignant de soleil se couche, on perd en une seconde une dizaine de degrés. Le seul inconvénient est maintenant pour les gens qui arrivent au camp de base et qui ne vont voir que des nuages. Ca doit être un peu les boules de faire tout ce chemin et de ne pouvoir en profiter que pour se regarder le bout des chaussures puisque tout le reste est dans les nuages.
Le soir, on n'est plus qu'à quelques heures de la route et de l'urbanisme. Notre lodge abrite même en son sein des toilettes version-trône. Ca sent le retour au bercail!!!
Le 10ème et dernier jour, je suis encore un peu endolori mais ça passe, c'est le dernier jour. Dernière montée, dernière descente, pour un peu, j'aurais presque la larme à l'oeil, mais non, je suis trop content de laisser ça derrière moi pour quelques temps. On rejoint le taxi qui nous attend. On se paye même le luxe d'être en retard après avoir été en avance sur tout le trek! En moins de 30 minutes, on fait les 20km qui nous séparent de Pokhara. Si on avait été à Chomrong, il nous aurait fallut quinze jours, ça fait bizarre...
De retour dans un vrai hotel. La chambre de Sudip est au premier, la mienne au second. En plus, il y a pas d'ascenseur!!!!!! A partir de maintenant, dès que je monterais des marches, elles auront une toute autre saveur, c'est moi qui vous le dit!!!
A Pokhara, je retrouve Ursula avec qui j'avais sauté à l'elastique. Les anecdotes défilent au rythme du tilleul. Le jour suivant, mon dernier à Pokhara avant le retour à Kathmandou, on décide, accompagné de Sudip, de faire une tour en barque sur le lac jusqu'à la pagode de la Paix qui se trouve, je vous le donne en mille, en haut d'un "escalier" de plusieurs centaines de marches. Et cette fois c'est la dernière fois. Normalement de là-haut, on peut voir très distinctement toutes les montagnes des environs mais pas cette fois, le temps est toujours couvert. Pas de quoi en faire un fromage cependant, juste un gros steack pour compenser ces 10 derniers jours sans viande!!
Le chemin du retour vers Kathmandou passe à la vitesse d'une sieste bien méritée. Aussi mérité que le droit à une douche chaude et au changement complet de mes vêtements. Ca faisait bien longtemps, vous ne trouvez pas?
Maintenant que je suis propre, je vous embrasse envous disant "attention à la marche"!!!!
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers, USA (2ème partie) English translation pending
Les aventures de Grisemote dans l’Ouest Canadien (2ème partie)
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/v.f?post=2595664;#2595664 Lac Louise (suite)

Particularités du camping: il est plutôt grand, dans la forêt, plutôt cher (mais ce n’est pas une particularité ici où le niveau de vie est visiblement plus élevé que chez nous), une barrière électrifiée est sensée nous protéger de nos amis les nounours et nous devons payer 7$ par jour pour pouvoir faire du feu avec bois à volonté mais dans des barbecues de lilliputiens (donc qui consomment très peu). On les comprend, dans le pays le bois est une denrée rare. Et oui, le primitif cela coûte cher. Le camping n’en reste pas moins agréable, avec quand même peu de douches et l’habituel unique lavabo où gicle de l’eau partout (froide, bien sûr) pour faire la vaisselle. La contre partie de cette ultra primitive « vaisselle spot » est que c’est un endroit de grande convivialité où il est facile d’échanger en anglais ou en français sur tous les sujets. Si cela peut rassurer celui où celle qui sera désignée pour la corvée …
Comme d’hab, le lendemain fut l’occasion d’une très belle randonnée : Vallée of Paradise et Giant steps (20 kilomètres - dénivelé 385m).

Arrêt pique-nique près du lac !

Un glacier suspendu.
Valley of paradise...
....et les marches de Géant (Giant steps) qui portent bien leur nom!




Vu le titre, dans mon imagination j’y voyais plus de vahinés accueillantes sous une température moyenne supérieure, mais ce fut quand même un bon moment.

Quelques rencontres avec des marmottes!
Notre petit marcheur a commencé à avoir des douleurs aux pieds qui ont rendu le retour difficile pour lui et celui qui l’a porté … En chemin, nous nous sommes faits vertement sermonnés par un écureuil qui n'avait pas froid aux yeux et qui n'a pas apprécié notre présence. Nous avions peut être écrasé une pomme de pain. Petit mais très loquace, il montait sur les troncs au niveau de nos têtes pour nous dire sa façon de penser par des cris étonnamment forts vu sa petitesse. (plus tard dans le camping de Jasper, nous serons aussi témoins d'une attaque en bonne et due forme sur un chien de bonne taille. Le petit écureuil a alerté tout le camping et abien signifié au quadrupède qu'ICI, c'était SON territoire! On parle des oies du Capitol, mais que dit-on des écureuils canadiens????

La randonnée au lac Moraine fut, le jour suivant, l'occasion d'une expérience nouvelle. Le lac Moraine est d’une grande beauté avec ses eaux bleues laiteuses dues à l’alimentation par les eaux des glaciers gorgées de « poudre » de roches laminées par les tonnes de glaces rampantes, et ce, même sans soleil, ce qui fut notre cas.


Attirés par une petite colline avancée sur le lac permettant un point de vue imprenable, nous (heu pas tous !) décidons de passer par un raccourci. De gros troncs d’arbres, flottants sur l’eau, permettent de rejoindre notre point haut. Un pied pour s’assurer que cela flotte bien, puis deux – no problemo, c’est du costaud. Je progresse donc de tronc en tronc d’un pas leste et léger. Soudain, un gros tronc joueur se cabre, puis celui d’à côté. Arghhhh ! Après un combat d’équilibriste périlleux je capitule et m’enfonce tout droit dans l’eau jusqu’à la taille. L’appareil photo est immergé quelques secondes ! Le pire fut le regard de tous ceux qui attendaient la fin de l’exercice avec une pointe d’amusement à peine dissimulée – et pour cause : sorti des eaux, j’ai pu constater que je n’étais pas le seul à tenter l’expérience qui se soldait à 80 % par une baignade… Du coup les imprudents avaient leur public. Raisonnablement étanche le Canon 350D, mais pas l’objectif. Une fois séché, il reste quelques traces sur les lentilles mais le reste fonctionne. Ouf !
La piètre prestation! Les paparazzis étaient sur place😉
Bien entendu, vu la prestation lamentable mais jugée courageuse de leur père, Lucas et Robin, bien plus malins et moins lourds, ont tenté la traversée. Plouf et replouf ! Quand même, il y a une justice !

Une fois changés et atteint notre point d’observation privilégié à pied sec, nous mesurons la beauté de ce lac dont la couleur semble tout simplement artificielle. « Allez on regarde trois chutes sur les rondins et on rentre …» La rando du jour, du coup, elle aussi est tombée à l’eau !

Nous passerons cependant au lac Louise, malgré le ciel menaçant, et nous décidons d’aller voir la vue du haut de la tour « fairview ». Ce n’est que 2 kilomètres aller-retour, mais par contre c’est raide ! Du coup, malgré toute la population qui peuple les bords du lac, nous n’y verrons personne.




Les nuits sont froides (zéro degré annoncé par le ranger à l’entrée) et du coup, faisant la grève de l’arnaque au barbecue, il n’est pas question de s’attarder le soir.

Pour le quinzième jour de notre périple, nous décidons de faire quelque chose de neuf : un trek en montagne (rien à voir avec une balade essaie-t-on d’expliquer)… Certains d’entre- nous suggèrent de dormir directement avec les chaussures à crampons, cela permettrait de gagner du temps le matin. La popularité de cette nouvelle expédition grandit en arrivant dans la vallée de Yoho.

Petit passage bien sympa à Natural Bridge,



puis nous entamons le tour du lac émeraude (5, 2 kilomètres dans sa totalité)
et enchaînons vers le bassin Emeraude (Emerald basin), L’endroit est sublime et l’aller retour du parcours prévu dépasse à peine les 9 kilomètres (9, 2 km - 225m de dénivelé). Une bagatelle !
Cherchez les enfants dans la photo😉
Arrivés à notre point haut, alors que nous sommes dispersés à chercher des sortes de pépites métalliques qui ressemblent à de l’or, Robin, resté tout seul, devient introuvable, malgré nos hurlements à réveiller toutes les marmottes du coin. Nous finissons par l’apercevoir entre deux gros rochers, recroquevillé de peur. D’après lui, un Mountain Lion (cougar), dont la présence effective fut signalée en début de parcours, lui aurait fait les gros yeux au sortir de la forêt. Il n’aurait pas été à son goût et aurait tourné les patounes. Une glace fut revendiquée pour cela, mais sans preuve photographique ni morsure, l’animal ne fut pas validé. C’est la dure loi des montagnes !
Voici une trace qui pourrait corroborer la version de Robin!
Le retour au camping de Lake Louise s’effectue par la visite des chutes Takakkaw, qui, pour une fois, se voient de loin et ne nécessitent que quelques minutes de marche pour les atteindre. Tel un pulvérisateur géant, il est idéal d’aller près de son point d’aboutissement si on souhaite prendre une douche d’embruns.



Petite rencontre sur le bord de route!

Au petit matin suivant, nous quittons notre camping du lac Louise sans trop de regrets excepté pour la vue agréable au milieu des monts couronnés de glace, pour prendre la route des glaciers.

Le chemin n’est pas long mais les points de vue sont à couper le souffle de beauté, surtout sous un magnifique soleil. La succession de lacs de glaciers d’un bleu intense sur fond d’une multitude de glaciers ne peut normalement pas laisser indifférent. A voir absolument.
Bow Lake.

Le lac Peyto





Nous montons au glacier Athabasca au travers d’un défilé de sommets pointus et neigeux. L’arrivée n’a pas besoin d’être signalée. A près de 2000 mètres d’altitude, l’immense langue de glace est à quelques centaines de mètres de la route, en pense assez douce.

En fait ce n’est qu’une émanation d’un champ de glace de 300 Km² (Columbia icefield) qui comprend pas moins de huit glaciers majeurs et qui s’étend sur tout un groupe de sommets. Sa visite est programmée pour le lendemain.

Le camping choisi (le Wilcox creek campground) est du style primitif – ce qui a une signification particulière dans cette contrée ou visiblement un sou est un sou. Le notre avait des sanitaires minimalistes, mais était équipé d’un corbeau dont le doux coassement a ponctué chaque minute de notre séjour. Douce nature. Heureusement, le camping était équipé aussi d’une radio, celle de nos voisins, qui nous a permis de garder un pied dans la civilisation (même si lui se croyait seul au monde – quel imagination !). Un coup de cœur. Pour fêter tout cela, nous avons goûté un petit vin californien (heu, pas tous quand même) réchauffé par une flambée, à 9 $ cette fois, sous les étoiles. Prendre un peu d’antigel est accessoirement utile pour affronter le froid de la nuit. Mais en fait, avec un air sec et un bon duvet, tout cela se supporte très bien.

Équipés de polaires, de lunettes et d’un bon anorak nous partons le lendemain matin pour affronter le glacier. Un peu inquiets sur les risques liés à ce genre d’endroit, nous avons opté pour un guide et le groupe de plus d’une vingtaine de personnes qui allait avec. Il nous prête bonnets et gants. Vu la chaleur qu’il faisait (entre 15 et 20°) nous hésitons. Petite déception d’entrée de jeu, il annonce fièrement qu’avec l’état de la glace qui fond, la surface est très rugueuse et qu’il ne sera pas nécessaire de prendre des crampons.

Marcher sur la glace dans ces conditions estivales n’est effectivement pas bien compliqué. Il faut quand même faire attention aux crevasses et aux moulins (trous dans la glace) qui d’après notre guide (qui parle français) sont mortels. On les voit bien quand même. L’eau coule partout en petites rivière et permet de voir une belle glace bien bleue gorgée de bulles.

Côté température, l’arrivée sur le glacier nous frigorifie littéralement. Le vent venu des hauteurs et le rayonnement froid du sol nous oblige à mettre gants et bonnets qui nous semblaient si accessoires. Bon ok, la visite (environ deux heures) et le guide furent sympas, marcher sur la glace est toujours un plaisir, mais le coût carrément prohibitif de l’opération (pour 5 de l’ordre de 120€) est en décalage avec le service et à priori le danger (mais nous ne sommes pas spécialistes). Nous avons croisé bon nombre de personnes sans guide, ce qui est tout à fait autorisé, qui finalement en ont vu autant que nous …
Nous reprenons la route pour Jasper dans la foulée. En chemin, nous croisons un groupe de voitures sur les bas-côtés. Pas besoin d’un dessin, cela nous est maintenant familier. C’est un arrêt Ours. Une maman et deux oursons. Oooh ! Comme c’est mignon ! Bon, on y va.


Seulement voilà, le dernier sorti de la voiture a eu la bonne idée de fermer la voiture à partir du bouton intérieur et en claquant la porte, les clés à l’intérieur – LE grand classique des après-midi réussis. Enfermés dehors, équipés au plus d’un appareil photo, tous les papiers, téléphones et autres équipements nous attendent sagement à quelques centimètres de nous. (et comme cela n’était pas suffisant, Lucas est sorti nu-pieds, tant qu’à faire !) A soixante kilomètres du premier village, en plein zénith au milieu des ours, l’ambiance est à la fête. Pas de panique, avec toutes les voitures présentes pour les fauves, je demande de l’aide à plusieurs personnes. Visiblement mon anglais n’est pas au point. Pourtant, quand j’achète du bois le soir pour une flambée tout le monde me comprend … ce sera une énigme. Une famille Polonaise, en vacances, qui parle le même anglais que nous finit par nous écouter. Plutôt débrouillard, l’homme dévisse l’antenne radio et s’en sert pour « crocheter » la serrure. Echec car c’est trop rigide. Heureusement, un policier en patrouille, intrigué par des rodeurs sur une voiture, s’arrête à notre hauteur. « - Oups ! Mes pauvres, remplacer une clé est extrêmement cher et long. Quand à faire venir un garagiste, vu la distance n’y pensez même pas. » Rassurant … « Pouvez-vous nous aider ? Moi ? Non, je ne peux rien faire pour vous ! » Nouvel espoir, une voiture s’arrête à notre niveau. Enfin quelqu’un de compréhensif. Le dialogue fut bref mais efficace « Où sont les ours ? Heu, nous sommes enfermés hors de notre véhicule – Je comprends, dur dur, mais où sont les ours ?»

Le sauvetage! Notre polonais, fidèle, entre-temps, est parti à un hôtel à quelques kilomètres de là et revient avec un cintre en fil de fer qu’il déplie. Le temps de tâtonner et il parvient à actionner le bouton de la vitre avant. Ouf ! Nous respirons. Un immense merci à toute cette famille formidable qui nous a aidés pendant deux bonnes heures sous le soleil, sans se lasser, pour trouver la solution, avec le sourire qui plus est (et tout cela avec toute la famille venant de Pologne pour les voir, et un bébé au sein !!!!) Merci les ours ! Personnellement je ne les voyais pas si nuisibles.

Nous reprenons le volant pour Jasper. Nous ferons un bel arrêt aux chutes Athabasca.




Jasper
Jasper est une belle ville, très accueillante, à commencer par tous les animaux qui gambadent dans les forêts environnantes et les faubourgs.


On trouve de tout ici à commencer par plein de touristes. Si ça se trouve, c’est lié… Le camping Wapiti – comme d’hab n’est pas donné, avec son bois en sus (on s’habitue), mais bien rendu. Il est très agréable, dans la forêt avec de grands emplacements et des sanitaires très biens et pas trop loin. On va se plaire ! L’entrée du camping est peuplée de wapitis (uniquement des mamans avec leurs petits) et de photographes accrochés à leurs sabots. N’y résistant pas, Grisemote s’approche d’aussi près que les autres d’une tendre mère lascivement en train de brouter. Pas si paisible que cela, la bébête en question commença à la regarder de travers, puis fonça la tête en avant. Si une charge peut être héroïque, la retraite de ceux qui la subisse l’est forcement moins. Piteusement cachée derrière un arbre, il fallut à Grisemote quelques minutes pour se remettre de sa surprise, avec dans la tête une question : « pourquoi moi alors que les autres photographes s’en tire plutôt bien … ? ». Peut être la french touch !
Juste avant l'assaut!
Pour nous remettre de toutes ces aventures, nous décidons de nous faire un petit restau en ville. Bigre, là aussi, on s’aperçoit que le coût de la vie est assez élevé. Nous optons pour une pizzeria conseillée par « le guide du routard ». Nous repartons avec une bonne addition et un ventre mi plein. On aurait préféré le contraire.


Lac Maligne
Après une douce nuit au camping, nous repartons le lendemain frais et dispos pour le lac Maligne. Nous nous arrêtons d’abord près du canyon Maligne qui nous retiendra un bon moment.



La route pour parvenir au lac est magnifique, entourée des pans de roches abrupts. Nous passons à côté du lac Medecine dont la caractéristique est de se vider à partir d’aout à cause d’un siphon souterrain qui transfert l’eau en aval. Cette caractéristique mystérieuse du lac lui a valu une réputation sulfureuse par les indiens (et certainement les premiers trappeurs) qui y voyaient un phénomène surnaturel.

Le lac Maligne est une magnifique étendue d’eau au milieu de pics rocheux aux crêtes enneigées, célèbre pour une vue d’une de ses îles, spirit island (que nous n’atteindrons pas). Il se visite soit en vedette de tourisme, soit en canoë.


Nous prenons le contrat offensif en louant deux coques de noix à rames. Le carnet de route disait : journée en canoë. C’est vrai qu’après les longues randonnées, rien de mieux pour se détendre qu’une journée de canoë endiablée. Le plafond nuageux bas et une sorte de lassitude nous dicta de revoir nos prétentions à deux heures de location. Nous partons donc guillerets, la rame légère au milieu de cette beauté un poil glacée.

Un des deux équipages (auquel je ne participais pas ainsi que les deux plus jeunes), dyslexique de la rame, a du mal à marcher droit, ce qui s’accompagne généralement d’une ambiance chaleureuse autant qu’amicale. Nous passons la première heure en extase devant ce magnifique spectacle qui défile devant nos yeux, troublé de temps en temps par les vagues des vedettes à moteur. Nous contournons un premier jeu d’îles entre des troncs qui flottent et entamons notre retour lorsqu’un grain bien nourri déboule sur le lac pour nous rafraichir.

Certes, la lumière entre les nuances de gris sur fond de montagnes ravit l’œil des photographes et la pluie ne fut pas vraiment forte, mais le vent contraire est une véritable plaie.

Dès que l’on s’arrête de ramer, on fait marche arrière. Après une heure de lutte acharnée pour rejoindre notre point de départ à peu près dans les temps, nous arrivons épuisés. Mouais, deux heures, c’était bien … d’autant qu’ici le temps change très vite.
Dall's sheep
De retour au camping, des coups de feu nous accueillent. Nous saurons le lendemain que c’était pour effrayer 4 ours qui souhaitaient un emplacement au milieu des tentes…
Mont Edith Cavell

D’abord la route pour y parvenir est magnifique. Elle est sinueuse et permet quelques belles vues sur la vallée et les lacs couleur émeraude. Ensuite, le site est un gigantesque cirque de falaises avec un glacier suspendu en forme de colombe les ailes déployées, le glacier Angel (bon, il faut quand même avoir un peu d’imagination, certains pessimistes y verrons peut être un corbeau albinos).


Le lac au centre est comme d’habitude dans le coin de cette couleur bleue délavée si particulière, dans lequel une langue de glacier vient baigner.

Une petite pluie froide et pénétrante vient troubler la randonnée (de quelques petits kilomètres). Même si la météo n’était pas clémente, c’est vraiment un très bel endroit à ne pas rater (nous y retournerons même une seconde fois, le jour du départ vers le nord, pour profiter de la vue sous le soleil !)




Pour laisser une trace, nous construisons des chortens, comme certains prédécesseurs, sûrs que cette trace passera les siècles.

Avec environ 120 kilomètres de randos dans les pattes en moins de 15 jours, un peu de voiture s'impose, alors en route pour l’Alaska!
Pour retourner à la première partie:http://voyageforum.com/...ost=2595664;#2595664 Pour accéder à la troisième partie: http://voyageforum.com/...ost=2642578;#2642578
Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité: http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil
Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/v.f?post=2595664;#2595664 Lac Louise (suite)

Particularités du camping: il est plutôt grand, dans la forêt, plutôt cher (mais ce n’est pas une particularité ici où le niveau de vie est visiblement plus élevé que chez nous), une barrière électrifiée est sensée nous protéger de nos amis les nounours et nous devons payer 7$ par jour pour pouvoir faire du feu avec bois à volonté mais dans des barbecues de lilliputiens (donc qui consomment très peu). On les comprend, dans le pays le bois est une denrée rare. Et oui, le primitif cela coûte cher. Le camping n’en reste pas moins agréable, avec quand même peu de douches et l’habituel unique lavabo où gicle de l’eau partout (froide, bien sûr) pour faire la vaisselle. La contre partie de cette ultra primitive « vaisselle spot » est que c’est un endroit de grande convivialité où il est facile d’échanger en anglais ou en français sur tous les sujets. Si cela peut rassurer celui où celle qui sera désignée pour la corvée …
Comme d’hab, le lendemain fut l’occasion d’une très belle randonnée : Vallée of Paradise et Giant steps (20 kilomètres - dénivelé 385m).

Arrêt pique-nique près du lac !
Un glacier suspendu.
Valley of paradise...
....et les marches de Géant (Giant steps) qui portent bien leur nom!




Vu le titre, dans mon imagination j’y voyais plus de vahinés accueillantes sous une température moyenne supérieure, mais ce fut quand même un bon moment.

Quelques rencontres avec des marmottes!Notre petit marcheur a commencé à avoir des douleurs aux pieds qui ont rendu le retour difficile pour lui et celui qui l’a porté … En chemin, nous nous sommes faits vertement sermonnés par un écureuil qui n'avait pas froid aux yeux et qui n'a pas apprécié notre présence. Nous avions peut être écrasé une pomme de pain. Petit mais très loquace, il montait sur les troncs au niveau de nos têtes pour nous dire sa façon de penser par des cris étonnamment forts vu sa petitesse. (plus tard dans le camping de Jasper, nous serons aussi témoins d'une attaque en bonne et due forme sur un chien de bonne taille. Le petit écureuil a alerté tout le camping et abien signifié au quadrupède qu'ICI, c'était SON territoire! On parle des oies du Capitol, mais que dit-on des écureuils canadiens????

La randonnée au lac Moraine fut, le jour suivant, l'occasion d'une expérience nouvelle. Le lac Moraine est d’une grande beauté avec ses eaux bleues laiteuses dues à l’alimentation par les eaux des glaciers gorgées de « poudre » de roches laminées par les tonnes de glaces rampantes, et ce, même sans soleil, ce qui fut notre cas.


Attirés par une petite colline avancée sur le lac permettant un point de vue imprenable, nous (heu pas tous !) décidons de passer par un raccourci. De gros troncs d’arbres, flottants sur l’eau, permettent de rejoindre notre point haut. Un pied pour s’assurer que cela flotte bien, puis deux – no problemo, c’est du costaud. Je progresse donc de tronc en tronc d’un pas leste et léger. Soudain, un gros tronc joueur se cabre, puis celui d’à côté. Arghhhh ! Après un combat d’équilibriste périlleux je capitule et m’enfonce tout droit dans l’eau jusqu’à la taille. L’appareil photo est immergé quelques secondes ! Le pire fut le regard de tous ceux qui attendaient la fin de l’exercice avec une pointe d’amusement à peine dissimulée – et pour cause : sorti des eaux, j’ai pu constater que je n’étais pas le seul à tenter l’expérience qui se soldait à 80 % par une baignade… Du coup les imprudents avaient leur public. Raisonnablement étanche le Canon 350D, mais pas l’objectif. Une fois séché, il reste quelques traces sur les lentilles mais le reste fonctionne. Ouf !
La piètre prestation! Les paparazzis étaient sur place😉Bien entendu, vu la prestation lamentable mais jugée courageuse de leur père, Lucas et Robin, bien plus malins et moins lourds, ont tenté la traversée. Plouf et replouf ! Quand même, il y a une justice !

Une fois changés et atteint notre point d’observation privilégié à pied sec, nous mesurons la beauté de ce lac dont la couleur semble tout simplement artificielle. « Allez on regarde trois chutes sur les rondins et on rentre …» La rando du jour, du coup, elle aussi est tombée à l’eau !

Nous passerons cependant au lac Louise, malgré le ciel menaçant, et nous décidons d’aller voir la vue du haut de la tour « fairview ». Ce n’est que 2 kilomètres aller-retour, mais par contre c’est raide ! Du coup, malgré toute la population qui peuple les bords du lac, nous n’y verrons personne.




Les nuits sont froides (zéro degré annoncé par le ranger à l’entrée) et du coup, faisant la grève de l’arnaque au barbecue, il n’est pas question de s’attarder le soir.

Pour le quinzième jour de notre périple, nous décidons de faire quelque chose de neuf : un trek en montagne (rien à voir avec une balade essaie-t-on d’expliquer)… Certains d’entre- nous suggèrent de dormir directement avec les chaussures à crampons, cela permettrait de gagner du temps le matin. La popularité de cette nouvelle expédition grandit en arrivant dans la vallée de Yoho.

Petit passage bien sympa à Natural Bridge,



puis nous entamons le tour du lac émeraude (5, 2 kilomètres dans sa totalité)

et enchaînons vers le bassin Emeraude (Emerald basin), L’endroit est sublime et l’aller retour du parcours prévu dépasse à peine les 9 kilomètres (9, 2 km - 225m de dénivelé). Une bagatelle !
Cherchez les enfants dans la photo😉Arrivés à notre point haut, alors que nous sommes dispersés à chercher des sortes de pépites métalliques qui ressemblent à de l’or, Robin, resté tout seul, devient introuvable, malgré nos hurlements à réveiller toutes les marmottes du coin. Nous finissons par l’apercevoir entre deux gros rochers, recroquevillé de peur. D’après lui, un Mountain Lion (cougar), dont la présence effective fut signalée en début de parcours, lui aurait fait les gros yeux au sortir de la forêt. Il n’aurait pas été à son goût et aurait tourné les patounes. Une glace fut revendiquée pour cela, mais sans preuve photographique ni morsure, l’animal ne fut pas validé. C’est la dure loi des montagnes !
Voici une trace qui pourrait corroborer la version de Robin!Le retour au camping de Lake Louise s’effectue par la visite des chutes Takakkaw, qui, pour une fois, se voient de loin et ne nécessitent que quelques minutes de marche pour les atteindre. Tel un pulvérisateur géant, il est idéal d’aller près de son point d’aboutissement si on souhaite prendre une douche d’embruns.



Petite rencontre sur le bord de route!
Au petit matin suivant, nous quittons notre camping du lac Louise sans trop de regrets excepté pour la vue agréable au milieu des monts couronnés de glace, pour prendre la route des glaciers.

Le chemin n’est pas long mais les points de vue sont à couper le souffle de beauté, surtout sous un magnifique soleil. La succession de lacs de glaciers d’un bleu intense sur fond d’une multitude de glaciers ne peut normalement pas laisser indifférent. A voir absolument.
Bow Lake.
Le lac Peyto




Nous montons au glacier Athabasca au travers d’un défilé de sommets pointus et neigeux. L’arrivée n’a pas besoin d’être signalée. A près de 2000 mètres d’altitude, l’immense langue de glace est à quelques centaines de mètres de la route, en pense assez douce.

En fait ce n’est qu’une émanation d’un champ de glace de 300 Km² (Columbia icefield) qui comprend pas moins de huit glaciers majeurs et qui s’étend sur tout un groupe de sommets. Sa visite est programmée pour le lendemain.

Le camping choisi (le Wilcox creek campground) est du style primitif – ce qui a une signification particulière dans cette contrée ou visiblement un sou est un sou. Le notre avait des sanitaires minimalistes, mais était équipé d’un corbeau dont le doux coassement a ponctué chaque minute de notre séjour. Douce nature. Heureusement, le camping était équipé aussi d’une radio, celle de nos voisins, qui nous a permis de garder un pied dans la civilisation (même si lui se croyait seul au monde – quel imagination !). Un coup de cœur. Pour fêter tout cela, nous avons goûté un petit vin californien (heu, pas tous quand même) réchauffé par une flambée, à 9 $ cette fois, sous les étoiles. Prendre un peu d’antigel est accessoirement utile pour affronter le froid de la nuit. Mais en fait, avec un air sec et un bon duvet, tout cela se supporte très bien.

Équipés de polaires, de lunettes et d’un bon anorak nous partons le lendemain matin pour affronter le glacier. Un peu inquiets sur les risques liés à ce genre d’endroit, nous avons opté pour un guide et le groupe de plus d’une vingtaine de personnes qui allait avec. Il nous prête bonnets et gants. Vu la chaleur qu’il faisait (entre 15 et 20°) nous hésitons. Petite déception d’entrée de jeu, il annonce fièrement qu’avec l’état de la glace qui fond, la surface est très rugueuse et qu’il ne sera pas nécessaire de prendre des crampons.

Marcher sur la glace dans ces conditions estivales n’est effectivement pas bien compliqué. Il faut quand même faire attention aux crevasses et aux moulins (trous dans la glace) qui d’après notre guide (qui parle français) sont mortels. On les voit bien quand même. L’eau coule partout en petites rivière et permet de voir une belle glace bien bleue gorgée de bulles.

Côté température, l’arrivée sur le glacier nous frigorifie littéralement. Le vent venu des hauteurs et le rayonnement froid du sol nous oblige à mettre gants et bonnets qui nous semblaient si accessoires. Bon ok, la visite (environ deux heures) et le guide furent sympas, marcher sur la glace est toujours un plaisir, mais le coût carrément prohibitif de l’opération (pour 5 de l’ordre de 120€) est en décalage avec le service et à priori le danger (mais nous ne sommes pas spécialistes). Nous avons croisé bon nombre de personnes sans guide, ce qui est tout à fait autorisé, qui finalement en ont vu autant que nous …
Nous reprenons la route pour Jasper dans la foulée. En chemin, nous croisons un groupe de voitures sur les bas-côtés. Pas besoin d’un dessin, cela nous est maintenant familier. C’est un arrêt Ours. Une maman et deux oursons. Oooh ! Comme c’est mignon ! Bon, on y va.


Seulement voilà, le dernier sorti de la voiture a eu la bonne idée de fermer la voiture à partir du bouton intérieur et en claquant la porte, les clés à l’intérieur – LE grand classique des après-midi réussis. Enfermés dehors, équipés au plus d’un appareil photo, tous les papiers, téléphones et autres équipements nous attendent sagement à quelques centimètres de nous. (et comme cela n’était pas suffisant, Lucas est sorti nu-pieds, tant qu’à faire !) A soixante kilomètres du premier village, en plein zénith au milieu des ours, l’ambiance est à la fête. Pas de panique, avec toutes les voitures présentes pour les fauves, je demande de l’aide à plusieurs personnes. Visiblement mon anglais n’est pas au point. Pourtant, quand j’achète du bois le soir pour une flambée tout le monde me comprend … ce sera une énigme. Une famille Polonaise, en vacances, qui parle le même anglais que nous finit par nous écouter. Plutôt débrouillard, l’homme dévisse l’antenne radio et s’en sert pour « crocheter » la serrure. Echec car c’est trop rigide. Heureusement, un policier en patrouille, intrigué par des rodeurs sur une voiture, s’arrête à notre hauteur. « - Oups ! Mes pauvres, remplacer une clé est extrêmement cher et long. Quand à faire venir un garagiste, vu la distance n’y pensez même pas. » Rassurant … « Pouvez-vous nous aider ? Moi ? Non, je ne peux rien faire pour vous ! » Nouvel espoir, une voiture s’arrête à notre niveau. Enfin quelqu’un de compréhensif. Le dialogue fut bref mais efficace « Où sont les ours ? Heu, nous sommes enfermés hors de notre véhicule – Je comprends, dur dur, mais où sont les ours ?»

Le sauvetage! Notre polonais, fidèle, entre-temps, est parti à un hôtel à quelques kilomètres de là et revient avec un cintre en fil de fer qu’il déplie. Le temps de tâtonner et il parvient à actionner le bouton de la vitre avant. Ouf ! Nous respirons. Un immense merci à toute cette famille formidable qui nous a aidés pendant deux bonnes heures sous le soleil, sans se lasser, pour trouver la solution, avec le sourire qui plus est (et tout cela avec toute la famille venant de Pologne pour les voir, et un bébé au sein !!!!) Merci les ours ! Personnellement je ne les voyais pas si nuisibles.

Nous reprenons le volant pour Jasper. Nous ferons un bel arrêt aux chutes Athabasca.




Jasper
Jasper est une belle ville, très accueillante, à commencer par tous les animaux qui gambadent dans les forêts environnantes et les faubourgs.


On trouve de tout ici à commencer par plein de touristes. Si ça se trouve, c’est lié… Le camping Wapiti – comme d’hab n’est pas donné, avec son bois en sus (on s’habitue), mais bien rendu. Il est très agréable, dans la forêt avec de grands emplacements et des sanitaires très biens et pas trop loin. On va se plaire ! L’entrée du camping est peuplée de wapitis (uniquement des mamans avec leurs petits) et de photographes accrochés à leurs sabots. N’y résistant pas, Grisemote s’approche d’aussi près que les autres d’une tendre mère lascivement en train de brouter. Pas si paisible que cela, la bébête en question commença à la regarder de travers, puis fonça la tête en avant. Si une charge peut être héroïque, la retraite de ceux qui la subisse l’est forcement moins. Piteusement cachée derrière un arbre, il fallut à Grisemote quelques minutes pour se remettre de sa surprise, avec dans la tête une question : « pourquoi moi alors que les autres photographes s’en tire plutôt bien … ? ». Peut être la french touch !
Juste avant l'assaut!Pour nous remettre de toutes ces aventures, nous décidons de nous faire un petit restau en ville. Bigre, là aussi, on s’aperçoit que le coût de la vie est assez élevé. Nous optons pour une pizzeria conseillée par « le guide du routard ». Nous repartons avec une bonne addition et un ventre mi plein. On aurait préféré le contraire.


Lac Maligne
Après une douce nuit au camping, nous repartons le lendemain frais et dispos pour le lac Maligne. Nous nous arrêtons d’abord près du canyon Maligne qui nous retiendra un bon moment.



La route pour parvenir au lac est magnifique, entourée des pans de roches abrupts. Nous passons à côté du lac Medecine dont la caractéristique est de se vider à partir d’aout à cause d’un siphon souterrain qui transfert l’eau en aval. Cette caractéristique mystérieuse du lac lui a valu une réputation sulfureuse par les indiens (et certainement les premiers trappeurs) qui y voyaient un phénomène surnaturel.

Le lac Maligne est une magnifique étendue d’eau au milieu de pics rocheux aux crêtes enneigées, célèbre pour une vue d’une de ses îles, spirit island (que nous n’atteindrons pas). Il se visite soit en vedette de tourisme, soit en canoë.


Nous prenons le contrat offensif en louant deux coques de noix à rames. Le carnet de route disait : journée en canoë. C’est vrai qu’après les longues randonnées, rien de mieux pour se détendre qu’une journée de canoë endiablée. Le plafond nuageux bas et une sorte de lassitude nous dicta de revoir nos prétentions à deux heures de location. Nous partons donc guillerets, la rame légère au milieu de cette beauté un poil glacée.

Un des deux équipages (auquel je ne participais pas ainsi que les deux plus jeunes), dyslexique de la rame, a du mal à marcher droit, ce qui s’accompagne généralement d’une ambiance chaleureuse autant qu’amicale. Nous passons la première heure en extase devant ce magnifique spectacle qui défile devant nos yeux, troublé de temps en temps par les vagues des vedettes à moteur. Nous contournons un premier jeu d’îles entre des troncs qui flottent et entamons notre retour lorsqu’un grain bien nourri déboule sur le lac pour nous rafraichir.

Certes, la lumière entre les nuances de gris sur fond de montagnes ravit l’œil des photographes et la pluie ne fut pas vraiment forte, mais le vent contraire est une véritable plaie.

Dès que l’on s’arrête de ramer, on fait marche arrière. Après une heure de lutte acharnée pour rejoindre notre point de départ à peu près dans les temps, nous arrivons épuisés. Mouais, deux heures, c’était bien … d’autant qu’ici le temps change très vite.
Dall's sheepDe retour au camping, des coups de feu nous accueillent. Nous saurons le lendemain que c’était pour effrayer 4 ours qui souhaitaient un emplacement au milieu des tentes…
Mont Edith Cavell

D’abord la route pour y parvenir est magnifique. Elle est sinueuse et permet quelques belles vues sur la vallée et les lacs couleur émeraude. Ensuite, le site est un gigantesque cirque de falaises avec un glacier suspendu en forme de colombe les ailes déployées, le glacier Angel (bon, il faut quand même avoir un peu d’imagination, certains pessimistes y verrons peut être un corbeau albinos).


Le lac au centre est comme d’habitude dans le coin de cette couleur bleue délavée si particulière, dans lequel une langue de glacier vient baigner.

Une petite pluie froide et pénétrante vient troubler la randonnée (de quelques petits kilomètres). Même si la météo n’était pas clémente, c’est vraiment un très bel endroit à ne pas rater (nous y retournerons même une seconde fois, le jour du départ vers le nord, pour profiter de la vue sous le soleil !)




Pour laisser une trace, nous construisons des chortens, comme certains prédécesseurs, sûrs que cette trace passera les siècles.

Avec environ 120 kilomètres de randos dans les pattes en moins de 15 jours, un peu de voiture s'impose, alors en route pour l’Alaska!
Pour retourner à la première partie:http://voyageforum.com/...ost=2595664;#2595664 Pour accéder à la troisième partie: http://voyageforum.com/...ost=2642578;#2642578
Vie aux Philippines, insécurité? English translation pending
Bonjour,
Apres 3 ans 1/2 en Coree du Sud, 3 ans 1/2 a Taiwan, il semble que mon prochain contrat me fera partir aux Philippines, probablement pour qques annees aussi.
Je pense que le pays est tres different de ce que j'ai connu jusqu'a present, bien sur.
Mais quelqu'un peut-il me dire quel est le niveau d'insecurite, car j'ai eu des infos vraiment tres contradicytoires sur le sujet .
merci.
Se protéger de la pluie en randonnée: les techniques et conseils English translation pending
bonjour,
pour se protéger de la pluie il existe les ponchos... mais si mon sac est équipé d'un protége pluie peut on se limiter à emmener un k-way (ou k-way + poncho) pour effectuer puy en velay - st jean pied de port en avril?(j'hésite encore sur le parcours et sur le matos à emmener)
au niveau des jambes, j'ai vu qu'il existe des pantalons impermeables mais aussi des guêtres: que choisir car les guetres ne protegent pas la totalité des jambes?
Et quand on dort sous tente, qu'il pleut et que l'on a les affaires mouillées, comment faites vous pour sécher vos affaires? J'ai une connaissance dans l'armée qui m'a donné un technique pour sécher les sauchettes durant la nuit: il faut les placer sur les jambes (à voir...)
😊
Et quand on dort sous tente, qu'il pleut et que l'on a les affaires mouillées, comment faites vous pour sécher vos affaires? J'ai une connaissance dans l'armée qui m'a donné un technique pour sécher les sauchettes durant la nuit: il faut les placer sur les jambes (à voir...)
😊
Hôtel Irufushi Resort sur Atoll Noonu English translation pending
Bonjour,
Nous partons en janvier pour un séjour dans l'hôtel Irufushi. Si vous avez fréquenté cet hôtel, nous sommes très intéressés par votre ressenti.
Merci par avance.
Nous partons en janvier pour un séjour dans l'hôtel Irufushi. Si vous avez fréquenté cet hôtel, nous sommes très intéressés par votre ressenti.
Merci par avance.
Méharée seule dans le Sud tunisien avec une agence English translation pending
Bonjour,
Je quitterai Montréal pour la Tunisie le 12 novembre. Je voyagerai seule et aimerais faire une méharée d'une semaine dans le Grand Erg Oriental. Le point de départ ne m'importe peu. Je cherche à partir avec l'agence qui m'offrira une méharée inoubliable à un prix raisonnable. Je n'ai pas besoin des vols, ni des transferts ou des hôtels, seulement la méharée.
Méharée inoubliable = le vrai désert, les grands sables, paysages à couper le souffle, ne pas voir de 4X4 bondés de touristes faisant des excursions d'un jour, mais plutôt des nomades et des animaux, un dromadaire par personne en plus de ceux qui portent les bagages, un guide expérimenté, sympathique, passionné du désert et qui sait le communiquer, de la bonne nourriture en quantité suffisante, une méharée bien organisée et exécutée en toute sécurité, chameliers bien payés et expérimentés. Est-ce trop demandé? Est-ce possible?
Je cherche des adresses de bonnes agences . J'ai fait des recherches sur internet. Pour l'instant, l'agence qui retient mon attention est Sahara-Tunisie. Est-ce quelqu'un connaît cette agence? Est-elle recommandable ou y a-t-il mieux? Serait-ce moins dispendieux, mais tout aussi bon en terme de qualité de trouver une agence sur place ou même de négocier un prix avec cette agence sur place plutôt qu'avant mon départ?
Est-ce que l'eau potable est normalement fournie durant une méharée d'une semaine ou serai-je responsable de filtrer mon eau?
Y a-t-il des tempêtes de sable en novembre et en décembre? Des lunettes de ski ou autres seront-elles nécessaires?
Quels types de chaussures sont recommandées : des bottes de randonnées, des sandales, des espadrilles (souliers de course/basket)?
Et les scorpions et les serpents? En verrai-je tant que ça? Sont-ils si dangereux? Apparemment que les «horned viper» se cachent dans le sable? Quelques conseils pour éviter les piqûres et les morsures surtout lorsque je devrai faire mes besoins? J'avoue que ça me stresse, car nos besoins nous les faisons normalement derrière un buisson ou un rocher loin des regards et n'est-ce pas là que se trouvent les scorpions et les serpents, spécialement la nuit? Je ne tiens pas à être rassurée. Je cherche la vérité.
Merci pour vos judicieux conseils et recommandations 🙂
Je quitterai Montréal pour la Tunisie le 12 novembre. Je voyagerai seule et aimerais faire une méharée d'une semaine dans le Grand Erg Oriental. Le point de départ ne m'importe peu. Je cherche à partir avec l'agence qui m'offrira une méharée inoubliable à un prix raisonnable. Je n'ai pas besoin des vols, ni des transferts ou des hôtels, seulement la méharée.
Méharée inoubliable = le vrai désert, les grands sables, paysages à couper le souffle, ne pas voir de 4X4 bondés de touristes faisant des excursions d'un jour, mais plutôt des nomades et des animaux, un dromadaire par personne en plus de ceux qui portent les bagages, un guide expérimenté, sympathique, passionné du désert et qui sait le communiquer, de la bonne nourriture en quantité suffisante, une méharée bien organisée et exécutée en toute sécurité, chameliers bien payés et expérimentés. Est-ce trop demandé? Est-ce possible?
Je cherche des adresses de bonnes agences . J'ai fait des recherches sur internet. Pour l'instant, l'agence qui retient mon attention est Sahara-Tunisie. Est-ce quelqu'un connaît cette agence? Est-elle recommandable ou y a-t-il mieux? Serait-ce moins dispendieux, mais tout aussi bon en terme de qualité de trouver une agence sur place ou même de négocier un prix avec cette agence sur place plutôt qu'avant mon départ?
Est-ce que l'eau potable est normalement fournie durant une méharée d'une semaine ou serai-je responsable de filtrer mon eau?
Y a-t-il des tempêtes de sable en novembre et en décembre? Des lunettes de ski ou autres seront-elles nécessaires?
Quels types de chaussures sont recommandées : des bottes de randonnées, des sandales, des espadrilles (souliers de course/basket)?
Et les scorpions et les serpents? En verrai-je tant que ça? Sont-ils si dangereux? Apparemment que les «horned viper» se cachent dans le sable? Quelques conseils pour éviter les piqûres et les morsures surtout lorsque je devrai faire mes besoins? J'avoue que ça me stresse, car nos besoins nous les faisons normalement derrière un buisson ou un rocher loin des regards et n'est-ce pas là que se trouvent les scorpions et les serpents, spécialement la nuit? Je ne tiens pas à être rassurée. Je cherche la vérité.
Merci pour vos judicieux conseils et recommandations 🙂
Vivre en complète autonomie dans la nature, les bases à connaitre? English translation pending
Bonjour,
J'aimerai un peu couper les ponts avec cette société ( bonne ou mauvaise peu importe... ) et vivre ailleurs dans un environnement plus "sauvage" et acquérir une totale indépendance vis à vis de tout ce qui nous permet d'avoir un confort et une sécurité quotidienne tout en acquérant un style de vie qui ne s'apparente pas à PAPILLON à Cayenne dans le film éponyme, ma démarche est un tantinet un peu originale mais elle est pensée et réfléchie.
Donc je m'en réfère à ceux qui ont eu une expérience du genre pour m'éclairer dans cette aventure en sachant que je vais mettre tous les atouts de mon coté pour éviter un échec cuisant.
Mon souhait serait d'aller en Océanie, Exemple Papouasie-nouvelle Guinée, iles Salomon etc, mais je ne connais pas du tout cette région, son biotope, ses ressources, climat, religion, régime politique en place, législation etc, en fait je suis preneur de toutes informations.
Je tente de réunir le maximum de renseignements et de connaissances pour se nourrir, se soigner etc...
Mais il y a, je pense, bien des aspects que j'ai pu oublier, c'est pour cela que je fais appel à vos bienveillantes lumières.
Si mon message se trouve dans une partie non adéquate du forum, n'hésitez pas à le déplacer 🙂
Merci !
J'aimerai un peu couper les ponts avec cette société ( bonne ou mauvaise peu importe... ) et vivre ailleurs dans un environnement plus "sauvage" et acquérir une totale indépendance vis à vis de tout ce qui nous permet d'avoir un confort et une sécurité quotidienne tout en acquérant un style de vie qui ne s'apparente pas à PAPILLON à Cayenne dans le film éponyme, ma démarche est un tantinet un peu originale mais elle est pensée et réfléchie.
Donc je m'en réfère à ceux qui ont eu une expérience du genre pour m'éclairer dans cette aventure en sachant que je vais mettre tous les atouts de mon coté pour éviter un échec cuisant.
Mon souhait serait d'aller en Océanie, Exemple Papouasie-nouvelle Guinée, iles Salomon etc, mais je ne connais pas du tout cette région, son biotope, ses ressources, climat, religion, régime politique en place, législation etc, en fait je suis preneur de toutes informations.
Je tente de réunir le maximum de renseignements et de connaissances pour se nourrir, se soigner etc...
Mais il y a, je pense, bien des aspects que j'ai pu oublier, c'est pour cela que je fais appel à vos bienveillantes lumières.
Si mon message se trouve dans une partie non adéquate du forum, n'hésitez pas à le déplacer 🙂
Merci !
Trek du Langtang au Népal English translation pending
Bonjour à tous je pars avec ma copine au mois de septembre(en esperant que la mousson se termine tot cette année) au nepal pour faire un trek de 15j dans le langtang.
J'aurai aimé avoir quelques infos:Est ce qu'il faut oblagatoirement un guide puisque c'est un trek en lodge (sachant que c'est pas notre premier trek)
Qu'elles sont les conditions climatiques dans cette region pour le mois de septembre pour savoir comment s'équiper
Enfin qu'elles sont les compagnie d'avion pour fair Katmandou/new dehli
Merci à tous pour ces infos et tout autre idées qui pourrait améliorer notre voyage
ps: Est ce que vous savez ou je peux trouver une vrai carte de la region du langtang en france voir sur paris
Pierre-henri
Merci à tous pour ces infos et tout autre idées qui pourrait améliorer notre voyage
ps: Est ce que vous savez ou je peux trouver une vrai carte de la region du langtang en france voir sur paris
Pierre-henri
Equipement de voyage en Harley dans l'Ouest américain en septembre? English translation pending
bonjour!🙂
nous partons pour 20j dans l'ouest américain en septembre😎: nous allons entre autres passer par la vallée de la mort.😕
Nous aimerions avoir des conseils pratiques sur l'équipement de base à avoir absolument pour ce genre de périple.
Niveau bottes, blouson, fringues...
merci de nous aider afin que notre voyage se passe au mieux!!😉
Optimiser un voyage de deux semaines au Ladakh (Inde) English translation pending
sympa de retrouver plein d infos sur cette magnifique destinatation qu'est le ladakh
voila en fait je compte me rendre au ladakh avec mon copain et on n a que 15 jours et je ne sais pas comment reprtir ce temps
on n a decouvert cette destination par hasard il y a une semaine et le depart est prevu pour debut juillet donc je suis un peu perdu au niveau des preparations
j'ai plusieurs questions
j'aimerai savoir s'il est possible d acheter son equipement sur place genre chaussure de rando polaire etc ou vaut mieux venir de la france avec car j'aimerai voyager leger si possible
par rapport au transport delhi-leh pour s y rendre est il preferable d y aller par la route histoire de s acclimater tout doucement et vsiter manali par la meme occasion et prendre l'avion pour le retour leh delhi apres toute la fatique du trek?
et aussi vu le temps qu on a il y a quoi comme parcours de trek ou l on peut visiter monastere, loger en guetshouse et rencontrer la population locale en 4, , 5 voire 6 jours maxi? est ce que lamayuru- shillling est faisable en 5 jours?
sinon si vous avez des conseils propositions je suis preneuse
aussi j'aimerai bien contacter d autres personnes qui seront au ladakh en ctte periode 5 au 17 juilet pour former petit groupe de trekkers j y serais avec mon copain
merci bien
voila en fait je compte me rendre au ladakh avec mon copain et on n a que 15 jours et je ne sais pas comment reprtir ce temps
on n a decouvert cette destination par hasard il y a une semaine et le depart est prevu pour debut juillet donc je suis un peu perdu au niveau des preparations
j'ai plusieurs questions
j'aimerai savoir s'il est possible d acheter son equipement sur place genre chaussure de rando polaire etc ou vaut mieux venir de la france avec car j'aimerai voyager leger si possible
par rapport au transport delhi-leh pour s y rendre est il preferable d y aller par la route histoire de s acclimater tout doucement et vsiter manali par la meme occasion et prendre l'avion pour le retour leh delhi apres toute la fatique du trek?
et aussi vu le temps qu on a il y a quoi comme parcours de trek ou l on peut visiter monastere, loger en guetshouse et rencontrer la population locale en 4, , 5 voire 6 jours maxi? est ce que lamayuru- shillling est faisable en 5 jours?
sinon si vous avez des conseils propositions je suis preneuse
aussi j'aimerai bien contacter d autres personnes qui seront au ladakh en ctte periode 5 au 17 juilet pour former petit groupe de trekkers j y serais avec mon copain
merci bien
Tanzanie: idées de cadeaux pour les enfants? English translation pending
Nous partons fin d'année en Tanzanie et Zanzibar. Que faut-il amener aux enfants ? Nous avons pour habitude de distribuer dans les pays où nous nous rendons : des trousses dentifrice / brosses à dents, des bonbons, des biscuits, des crayons de couleur, des petits carnets. Qu'est-ce qui leur ferait vraiment plaisir ?
Merci de vos témoignages.
Randonner sur le Wicklow Way en Irlande? English translation pending
Bonjour,
je recherche des informations sur wicklow way en irlande. Notamment votre avis sur le fait de pouvoir le faire seule? Les première étapes semblent être montagneuse d'après ce que j'ai pue lire! Mon expérience de rando est faible (450km sur les chemins de St Jacques dont la traversée des pyrénées, ma première et dernière rando jusqu'à aujourd'hui). Est ce que Wicklow way est comparable (en plus court) ou dois-je m'attendre a quelque chose de plus difficile?
Merci
je recherche des informations sur wicklow way en irlande. Notamment votre avis sur le fait de pouvoir le faire seule? Les première étapes semblent être montagneuse d'après ce que j'ai pue lire! Mon expérience de rando est faible (450km sur les chemins de St Jacques dont la traversée des pyrénées, ma première et dernière rando jusqu'à aujourd'hui). Est ce que Wicklow way est comparable (en plus court) ou dois-je m'attendre a quelque chose de plus difficile?
Merci
Aide pour tour de France à vélo English translation pending
Bonjour à tous !
Le 4 juillet, je m'élancerai de Brest pour le tour de France, un jour devant les équipes pros, avec la ferme intention de faire les mêmes étapes qu'eux. Cela ressemble un peu à ce que Guillaume Prébois va retenter cette année à la grosse différence près que je veux le faire avec mon vélo de voyage ( autour de 25 kg donc ) et sans logistique : pas de voiture derrière avec le médecin, le masseur et le camping car ou l'hotel à l'arrivée...
J'ai donc besoin de vous !!!
Si le tour passe à côté de chez vous, je serai ravi de partager quelques kilomètres en votre compagnie.
Si une étape se termine pas trop loin de votre domicile et que vous pouvez me poussez vers la ville de départ du lendemain, un grand merci d'avance ! - écrivez-le moi à karvals@hotmail.com -
Si tout simplement, vous visitez mon site http://pleinsud.top-depart.com/ et que vous vous inscrivez à la newsletter, vous m'aiderez à décider d'éventuel(s) sponsor(s) à se joindre à l'aventure et vous participerez à la construction de l'édifice !
En attendant de se voir sur les routes, je vous dis à bientôt sur mon blog où vous découvrirez pourquoi ce tour n'est qu'un test préparatoire au grand voyage de l'année prochaine.
Amicalement, Guillaume
Le 4 juillet, je m'élancerai de Brest pour le tour de France, un jour devant les équipes pros, avec la ferme intention de faire les mêmes étapes qu'eux. Cela ressemble un peu à ce que Guillaume Prébois va retenter cette année à la grosse différence près que je veux le faire avec mon vélo de voyage ( autour de 25 kg donc ) et sans logistique : pas de voiture derrière avec le médecin, le masseur et le camping car ou l'hotel à l'arrivée...
J'ai donc besoin de vous !!!
Si le tour passe à côté de chez vous, je serai ravi de partager quelques kilomètres en votre compagnie.
Si une étape se termine pas trop loin de votre domicile et que vous pouvez me poussez vers la ville de départ du lendemain, un grand merci d'avance ! - écrivez-le moi à karvals@hotmail.com -
Si tout simplement, vous visitez mon site http://pleinsud.top-depart.com/ et que vous vous inscrivez à la newsletter, vous m'aiderez à décider d'éventuel(s) sponsor(s) à se joindre à l'aventure et vous participerez à la construction de l'édifice !
En attendant de se voir sur les routes, je vous dis à bientôt sur mon blog où vous découvrirez pourquoi ce tour n'est qu'un test préparatoire au grand voyage de l'année prochaine.
Amicalement, Guillaume
Nouvel An à New York English translation pending
Bonjour,
J'envisage de passer le nouvel an 2008 a New York. Je me suis renseigné a gauche a droite a priori le mieux c'est de partir 1 semaine a l'avance. Qui a deja tenté l'experience ?
Voila a+
J'envisage de passer le nouvel an 2008 a New York. Je me suis renseigné a gauche a droite a priori le mieux c'est de partir 1 semaine a l'avance. Qui a deja tenté l'experience ?
Voila a+
Traditions d'un mariage polonais? English translation pending
Salut !
je suis invitée à un mariage à Krakow fin mai. Je voulais savoir s'il y avait des "traditions", des choses à savoir, à faire, à ne pas faire, ... durant le mariage. En particulier concernant le cadeau : je suis amie avec la future mariée qui est le seul contact que j'ai là bas, je ne peux pas lui poser les q° à elle, je me demandais si chacun faisait un cadeau, si il y avait un "pot commun", qu'est-ce qu'il est coutume d'offrir, etc... Idem concernant les vêtements : y a t-il des couleurs proscrites, des tenues à éviter, etc...
Merci pour vos infos !
je suis invitée à un mariage à Krakow fin mai. Je voulais savoir s'il y avait des "traditions", des choses à savoir, à faire, à ne pas faire, ... durant le mariage. En particulier concernant le cadeau : je suis amie avec la future mariée qui est le seul contact que j'ai là bas, je ne peux pas lui poser les q° à elle, je me demandais si chacun faisait un cadeau, si il y avait un "pot commun", qu'est-ce qu'il est coutume d'offrir, etc... Idem concernant les vêtements : y a t-il des couleurs proscrites, des tenues à éviter, etc...
Merci pour vos infos !
A Rio de Janeiro, pour rencontrer des malfaiteurs! English translation pending
Hello à tous,
Pour cet été, je désire séjourner à Rio de Janeiro.... pour rencontrer des malfaiteurs 🙂
Mon voyage ne sera pas un voyage comme les autres, mais de découvrir pourquoi, comment ces gens sont devenus "cruels"...
Ce sont eux qui ont fait une ville dangereuse.
Je pense commencer par rencontrer à ce qui leur entourne : les marchands, etc. pour savoir ce qu'ils pensent... Jusqu'à rencontrer des malfaiteurs (dans la rue, sinon dans une prison). Pour cela, j'aurai besoin des relais ! Je ne peux pas aller vers une personne : "Bonjour, je m'appelle Orelyf, je viens de la France !" 🏴☠️ J'aurai besoin de trouver un copain ou un ami des malfaiteurs, comme ça, petit à petit ! 😉
Primo, tous ceux qui ont séjourné, ont habité ou habitent à Rio de Janeiro, j'aimerais savoir si c'est faisable mon projet ? Secundo, je desire rester dans cette ville pour 1 mois ou 2 mois, cela ne devient pas ennuyant ?? Tertio, merci à tous d'avoir lu 😎
Bonne journée !
Pour cet été, je désire séjourner à Rio de Janeiro.... pour rencontrer des malfaiteurs 🙂
Mon voyage ne sera pas un voyage comme les autres, mais de découvrir pourquoi, comment ces gens sont devenus "cruels"...
Ce sont eux qui ont fait une ville dangereuse.
Je pense commencer par rencontrer à ce qui leur entourne : les marchands, etc. pour savoir ce qu'ils pensent... Jusqu'à rencontrer des malfaiteurs (dans la rue, sinon dans une prison). Pour cela, j'aurai besoin des relais ! Je ne peux pas aller vers une personne : "Bonjour, je m'appelle Orelyf, je viens de la France !" 🏴☠️ J'aurai besoin de trouver un copain ou un ami des malfaiteurs, comme ça, petit à petit ! 😉
Primo, tous ceux qui ont séjourné, ont habité ou habitent à Rio de Janeiro, j'aimerais savoir si c'est faisable mon projet ? Secundo, je desire rester dans cette ville pour 1 mois ou 2 mois, cela ne devient pas ennuyant ?? Tertio, merci à tous d'avoir lu 😎
Bonne journée !
Voyage à vélo en Normandie English translation pending
Bonjour!
Avec un ami, on a décidé d'aller jusqu'en Normandie cet été en vélo, pendant environ une semaine. On habite dans le Nord de la France, la Normandie n'est donc pas non plus le bout du monde, mais étant donné qu'on a aucune experience, vos conseils peuvent nous être très utiles !
Si quelqu'un a déjà fait ce genre de parcours, nous sommes prenneurs de quelques noms de villes ou d'endroits particulièrement agréables pour faire du vélo, voire mm pour y dormir si possible.
Il faut savoir qu'on est pas des grands cyclistes, on a donc pas forcément les capacités de faire plus de 70-80km par jour, d'autant plus qu'on est équipés de VTT Décathlon plutot bas de gamme et qu'on a pas trop envie d'investir dans un nouveau vélo. On voudrait s'arrêter chaque soir pour passer la nuit dans un camping ( municipal ), mais comme on ne s'y connait pas tellement, niveau matériel a prendre, quelques petits trucs a ne pas oublier qui sont utiles, si vous avez des conseils n'hésitez pas. Il faut qu'on prenne une tente, un duvet, et d'autres affaires, mais au total ca doit être qd mm assez encombrant, surtout que sur des VTT il n'est peut être pas tjs facile d'aller fixer des sacoches, il nous faudrait donc des références sur tout ce qui est tentes, duvets, facilement repliables et peu volumineux, et aussi pourquoi pas des idées pour comment faire tenir tout ca sur le vélo ( porte baggages, sacoches, ect... )
Nous sommes prenneurs de tous types de conseils pour débutants ou de témoignages sur la région et ses petits coins sympas...
Merci.
Avec un ami, on a décidé d'aller jusqu'en Normandie cet été en vélo, pendant environ une semaine. On habite dans le Nord de la France, la Normandie n'est donc pas non plus le bout du monde, mais étant donné qu'on a aucune experience, vos conseils peuvent nous être très utiles !
Si quelqu'un a déjà fait ce genre de parcours, nous sommes prenneurs de quelques noms de villes ou d'endroits particulièrement agréables pour faire du vélo, voire mm pour y dormir si possible.
Il faut savoir qu'on est pas des grands cyclistes, on a donc pas forcément les capacités de faire plus de 70-80km par jour, d'autant plus qu'on est équipés de VTT Décathlon plutot bas de gamme et qu'on a pas trop envie d'investir dans un nouveau vélo. On voudrait s'arrêter chaque soir pour passer la nuit dans un camping ( municipal ), mais comme on ne s'y connait pas tellement, niveau matériel a prendre, quelques petits trucs a ne pas oublier qui sont utiles, si vous avez des conseils n'hésitez pas. Il faut qu'on prenne une tente, un duvet, et d'autres affaires, mais au total ca doit être qd mm assez encombrant, surtout que sur des VTT il n'est peut être pas tjs facile d'aller fixer des sacoches, il nous faudrait donc des références sur tout ce qui est tentes, duvets, facilement repliables et peu volumineux, et aussi pourquoi pas des idées pour comment faire tenir tout ca sur le vélo ( porte baggages, sacoches, ect... )
Nous sommes prenneurs de tous types de conseils pour débutants ou de témoignages sur la région et ses petits coins sympas...
Merci.
Itinéraires sympathiques en 4x4 en Roumanie pour l'été 2008 English translation pending
Bonjour,
Nous recherchons des itinéraires sympatiques (roadbooks, pistes et lieux remarquables, ) pour un raide en 4X4 pour l'été 2008 en ROUMANIE.
et/ou des compagnons de voyages ayant également un 4X4 et souhaitant faire ce voyage.
Merci
Stéphane PARIS
Comment s'habiller en Russie en hiver? English translation pending
Bonjour !
En février je vais partir en Russie pour un circuit Moscou Saint-Petersbourg, ce sera mon premier voyage dans un pays avec des températures aussi basses (jusqu'à -14°). J'aurais donc souhaité savoir quelle tenue confortable et chaude serai conseiller pour ce climat (j'aimerai éviter la combinaison et le pantalon de ski qui ne sont pas trés pratique ^^).
Merci d'avance =)
En février je vais partir en Russie pour un circuit Moscou Saint-Petersbourg, ce sera mon premier voyage dans un pays avec des températures aussi basses (jusqu'à -14°). J'aurais donc souhaité savoir quelle tenue confortable et chaude serai conseiller pour ce climat (j'aimerai éviter la combinaison et le pantalon de ski qui ne sont pas trés pratique ^^).
Merci d'avance =)
Insécurité au Vénézuela English translation pending
voilà, ça fait longtemps que je consulte les forums de voyage et j'aimerai juste faire un petit commentaire sur l'insécurité dans les voyages en Amérique du Sud et surtout au Venezuela .....pays que je connais bien ...
Il y a toujours des touristes potentiels qui se posent des questions sur l'insécurité avant de partir dans ce pays, ce qui est normal .. par contre il y a régulièrement des gens qui font une description apocalyptique des risques d'insécurité dans ce même pays ...(surement des gens qui connaissent bien !!!!!!)
donc je voulais juste dire ceci, et pour reprendre une expression actuellement célèbre grâce à notre président adoré, le Vénézuela n'est dangereux que si le touriste s'affiche ostensiblement comme touriste "BLING-BLING" c'est à dire avec tout l'attirail possible et imaginable du nouveau riche ou ancien pauvre (ray ban, chaines en or, vêtements griffés de long en large "made in France".......) et que le touriste se ballade dans les quartiers chauds et/ou seul et/ou la nuit .....
personnellement je ne me suis JAMAIS senti en insécurité dans ce pays, car tout simplement je fais un peu attention alors que maintes fois je me suis senti en insécurité en France, et notamment un certain 31 décembre sur les Champs elysées (la plus belle avenue du monde ....faut le dire très très vite !!) ou j'ai vu des devantures de magasins criblées d'impacts de pierres....
Un peu de pudeur et d'humilité ne fait vraiment pas de mal ....
a partir de ces quelques principes, le Venezuela est reellement un pays merveilleux (chevere !!)et le seul risque sera de vouloir prolonger les vacances ou d'y revenir
ciao
fred
donc je voulais juste dire ceci, et pour reprendre une expression actuellement célèbre grâce à notre président adoré, le Vénézuela n'est dangereux que si le touriste s'affiche ostensiblement comme touriste "BLING-BLING" c'est à dire avec tout l'attirail possible et imaginable du nouveau riche ou ancien pauvre (ray ban, chaines en or, vêtements griffés de long en large "made in France".......) et que le touriste se ballade dans les quartiers chauds et/ou seul et/ou la nuit .....
personnellement je ne me suis JAMAIS senti en insécurité dans ce pays, car tout simplement je fais un peu attention alors que maintes fois je me suis senti en insécurité en France, et notamment un certain 31 décembre sur les Champs elysées (la plus belle avenue du monde ....faut le dire très très vite !!) ou j'ai vu des devantures de magasins criblées d'impacts de pierres....
Un peu de pudeur et d'humilité ne fait vraiment pas de mal ....
a partir de ces quelques principes, le Venezuela est reellement un pays merveilleux (chevere !!)et le seul risque sera de vouloir prolonger les vacances ou d'y revenir
ciao
fred
Document nécessaire pour le visa camerounais? English translation pending
j'ai deja mon passeport, je vais avoir un certificat d'hebergement mais mon billet d'avion est un billet éléctronique donc que doit je fournir pour obtenir un visa ?
merci par avance