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Nicaragua et Honduras: chambres doubles à moins de 20 $ English translation pending
Bonsoir,
Nous partons pour 40 jours pour le Nicaragua et le Honduras. Nos voyageons avec un petit budget.
Avez vous des adresses en chambre double à moins de 20 $? Toutes les adresses que je trouve sont au dessus de20 $.
D'avance merci.
Cdlt.
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes... English translation pending
Un tour dans l'Anti-Atlas
J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout.
Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...

Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).
Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m
Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m
Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m
Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !
Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
Notre très prochain voyage en Thaïlande English translation pending
Bonjour chers amis voyageurs,
Je voudrais vous soumettre le programme de notre prochain voyage en Thailande en Janvier 2015. Pourriez-vous me conseiller, ajouter des choses à voir ?? Je suis conscient qu'à certain moment ce programme est hard mais nous prioriserons sur place en fonction de la situation. Pour le trek éléphant, j'aimerais trouver quelque chose d'authentique. +/- 2 heures minimum de rando. Si vous connaissez des hôtels intéressants quand ils ne sont pas cités, dites-moi ? Nous hésitons entre louer une voiture ou trouver un ou plusieurs guides/chauffeurs. A l'avance je voudrais vous remercier pour vos réponses.
Jour 1
Bangkok : Samut Prakan : Ancient City
Wat Bang Phli Yai Klang (Bouddha couché 53 m)
Apéro au Vertigo du Banyan Tree Hotel ou Repas à la Bayoke Tower Jour 2
Wat Phra Kaew (le grand palais) (Boudhha d'émeraude) - Wat Pho (Bouddha couché)
Wat Arun (Tour de 82m) Temple de l'aube Magnifique vue depuis la terrasse du Prang
Wat Traimit (Bouddha d'or)
Khao san (quartier)
Wat Sakhet (+ vue sur la ville) - Wat Suthat - Jim Thompson house
Musée des barges royales
La nuit vue depuis l'hôtel Arun Residence (vue sur le temple de l'aube illuminé) Jour 3
Taling chan floating (sur le Khlong Chakpara) - Bang Nam Pheung - Pak Klong Talad Jour 4
Khlong Saen Saep Express Service - quartier de Thonburi + Chinatown
Shopping MBK - Siam Square - Rue Kao San (vie de Bangkok) - Pratunam Jour 5
Pantip Plaza - Marché Chatuchak - Croisière sur le Chao Phraya (Rive Ouest) - Marché de nuit Suam Lum Jour 6
Vol Bangkok - Chiang Mai
Chiang Saen : Musée de l'opium (le grand)
Doi Tung : Jardin
Mae Salong : Nuit au Bann See See Jour 7
Mae Salong : Marché très matinal + Wat Santikhiri
Chiang Rai : Elephant trek - boat trip
Chiang Rai : Wat Rong Khun : Temple moderne Blanc - Phra That Doi Chom Thong
Nuit à Chiang Mai Jour 8
Chiang Mai : Doï Suthep - Wat Suan Dok et village Doi Pui - Wat U Mong
Chiang Mai : BOSANG - BAAN TAWAI
Chiang Mai : Doi Inthanon -
Chiang Mai : Wiang Kum Kam - Wat Phra That Doi Kham
Nuit à Chiang Mai Jour 9
Chiang Mai : Tiger Kingdom - Bo Sang - City walk (Wat Phra Singh - Wat Chedi Luang)
Chiang Mai : Zoo
Nuit à Chiang Mai Jour 10
Thai Farm Cooking School + repos
Dormir Chiang Mai Jour 11
Départ vers Lamphun :
Lamphun : Wat Sun Pa Yang Luang
Lamphun : Wat Phra That Hariphunchai
Lampang : Wat Phra That Lampang Luang
Nuit à Sukhothai Jour 12
Sukhothai : Sri Satchanalai
Sukhothai : Wat Chang Lom
Sukhothai : Wat Sri Chum
Sukhothai : Wat Chedi Chet Thaeo
Nuit à Lopburi Jour 13
Lopburi : Phra Prang Sam Yod
Saraburi : Wat Phra Phutthabat
Ayutthaya : Wat Yai Chai Mogkhon
Ayutthaya : Wat Phanan Choeng
Ayutthaya : Wat Chai Watthanaram
Ayutthaya : Wat Phra Mahathat - Old tree bouddha
Ayutthaya : Wat Lokaya Sutha Nuit à Ayutthaya Jour 14
Ayutthaya : Wat Srisanphet
Ayutthaya : Temple de San Phra
Kanchanaburi : Parc national Erawan
Nuit à Kanchanaburi : Sabai@Kan Resort
Kanchanaburi : Pont rivière Kwai Jour 15
Nakhon Pathom - Wat Samphran
Nakhon Pathom - Pagode Phra Pathom Chedi
Nuit à Nakhon Pathom : Sunlove Resort and Spa Jour 16
Samut Songkhram : Damnoen Saduak Marché flottant - Marché d'Amphawa
Marché Maeklong - Talad Rom Hub (Train)
Je voudrais vous soumettre le programme de notre prochain voyage en Thailande en Janvier 2015. Pourriez-vous me conseiller, ajouter des choses à voir ?? Je suis conscient qu'à certain moment ce programme est hard mais nous prioriserons sur place en fonction de la situation. Pour le trek éléphant, j'aimerais trouver quelque chose d'authentique. +/- 2 heures minimum de rando. Si vous connaissez des hôtels intéressants quand ils ne sont pas cités, dites-moi ? Nous hésitons entre louer une voiture ou trouver un ou plusieurs guides/chauffeurs. A l'avance je voudrais vous remercier pour vos réponses.
Jour 1
Bangkok : Samut Prakan : Ancient City
Wat Bang Phli Yai Klang (Bouddha couché 53 m)
Apéro au Vertigo du Banyan Tree Hotel ou Repas à la Bayoke Tower Jour 2
Wat Phra Kaew (le grand palais) (Boudhha d'émeraude) - Wat Pho (Bouddha couché)
Wat Arun (Tour de 82m) Temple de l'aube Magnifique vue depuis la terrasse du Prang
Wat Traimit (Bouddha d'or)
Khao san (quartier)
Wat Sakhet (+ vue sur la ville) - Wat Suthat - Jim Thompson house
Musée des barges royales
La nuit vue depuis l'hôtel Arun Residence (vue sur le temple de l'aube illuminé) Jour 3
Taling chan floating (sur le Khlong Chakpara) - Bang Nam Pheung - Pak Klong Talad Jour 4
Khlong Saen Saep Express Service - quartier de Thonburi + Chinatown
Shopping MBK - Siam Square - Rue Kao San (vie de Bangkok) - Pratunam Jour 5
Pantip Plaza - Marché Chatuchak - Croisière sur le Chao Phraya (Rive Ouest) - Marché de nuit Suam Lum Jour 6
Vol Bangkok - Chiang Mai
Chiang Saen : Musée de l'opium (le grand)
Doi Tung : Jardin
Mae Salong : Nuit au Bann See See Jour 7
Mae Salong : Marché très matinal + Wat Santikhiri
Chiang Rai : Elephant trek - boat trip
Chiang Rai : Wat Rong Khun : Temple moderne Blanc - Phra That Doi Chom Thong
Nuit à Chiang Mai Jour 8
Chiang Mai : Doï Suthep - Wat Suan Dok et village Doi Pui - Wat U Mong
Chiang Mai : BOSANG - BAAN TAWAI
Chiang Mai : Doi Inthanon -
Chiang Mai : Wiang Kum Kam - Wat Phra That Doi Kham
Nuit à Chiang Mai Jour 9
Chiang Mai : Tiger Kingdom - Bo Sang - City walk (Wat Phra Singh - Wat Chedi Luang)
Chiang Mai : Zoo
Nuit à Chiang Mai Jour 10
Thai Farm Cooking School + repos
Dormir Chiang Mai Jour 11
Départ vers Lamphun :
Lamphun : Wat Sun Pa Yang Luang
Lamphun : Wat Phra That Hariphunchai
Lampang : Wat Phra That Lampang Luang
Nuit à Sukhothai Jour 12
Sukhothai : Sri Satchanalai
Sukhothai : Wat Chang Lom
Sukhothai : Wat Sri Chum
Sukhothai : Wat Chedi Chet Thaeo
Nuit à Lopburi Jour 13
Lopburi : Phra Prang Sam Yod
Saraburi : Wat Phra Phutthabat
Ayutthaya : Wat Yai Chai Mogkhon
Ayutthaya : Wat Phanan Choeng
Ayutthaya : Wat Chai Watthanaram
Ayutthaya : Wat Phra Mahathat - Old tree bouddha
Ayutthaya : Wat Lokaya Sutha Nuit à Ayutthaya Jour 14
Ayutthaya : Wat Srisanphet
Ayutthaya : Temple de San Phra
Kanchanaburi : Parc national Erawan
Nuit à Kanchanaburi : Sabai@Kan Resort
Kanchanaburi : Pont rivière Kwai Jour 15
Nakhon Pathom - Wat Samphran
Nakhon Pathom - Pagode Phra Pathom Chedi
Nuit à Nakhon Pathom : Sunlove Resort and Spa Jour 16
Samut Songkhram : Damnoen Saduak Marché flottant - Marché d'Amphawa
Marché Maeklong - Talad Rom Hub (Train)
Paris et la langue française English translation pending
Bonjour à tous!
J'apprends le français depuis 1 an. Je vais à Paris en février pour la deuxième fois et et je veux parler en français avec les habitants, aux magasins, aux restos etc. La première fois que j'y suis allé, j'ai essayé de parler en français (je connaissais seulement des certaines petites expressions) mais on m'a répondu en anglais (!!). Je ne sais pas s'ils voulaient m'aider ou s'ils voulaient me dire que je parlais le français comme une vache espagnole... lol :-) Je sais que je n'ai pas la prononciation française (et probablement je ne l'aurai jamais) mais maintenant que j'y vais à nouveau je veux vraiment pratiquer dans la langue et me sentir comme un local. :-) Est-ce qu'il y a des tips avec lesquels je peux communiquer facilement avec les Parisiens?
Merci beaucoup!
Georges.
Merci beaucoup!
Georges.
Projet autotour personnel parcs et villes ouest USA English translation pending
Ce forum est riche d'enseignement et tirer profit des expériences diverses qui s'y expriment.
Notre projet se résume succinctement aux visites suivantes : San Francisco, Yosemite, Sequoia, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce Canyon, Lac Powel, Monument Valley, Grand Canyon, Joshua, Los Angeles, San Francisco, en 3 semaines.
Celà pourrait se passer du 23/3 au 13/4 : certains d'entre vous ont-ils eu l'expérience de cette période et qu'en pensent-ils. Merci d'avance
Les Thaïlandais sont-ils violents? English translation pending
Au vu des tragiques évènements de Koh Tao, à savoir le double meurtres des anglais David Miller et Hannah Witheridge, et a l’explosion de violence a phuket samedi dernier, certains affirment que la Thaïlande est devenu une destination à risques. Le flot médiatique abondant, voudrait nous faire croire que la tendance en Thaïlande n'est plus à la fumette et au Pink Floyd mais au crack et à l'homicide ?!? Certes, la criminalité en Thaïlande est effectivement une réalité dont il vaut mieux avoir conscience, que l’on soit touriste ou expatrié, mais la très grande majorité des thaïlandais reste d'un naturel relativement calme et leur religion décourage et condamne les actes d'impulsivité.
Tentons d'éclaircir la situation, qui fait peur aux touristes et développe le marché des alarmes et des caméras de surveillance à Phuket... Pas de thèse ni de certitudes, juste quelques faits, quelques conversations de comptoir qui pourraient expliquer le phénomène de violence chez les thaïlandais.LA FORTE CRIMINALITÉ EN THAÏLANDE EST UNE RÉALITÉ :
Oui, la criminalité en Thaïlande existe et depuis longtemps, elle est ancrée dans les mœurs et entretenue par l'incapacité du gouvernement à réagir et faire évoluer la culture. Les crimes et délits ont décuplé depuis l'arrivée du tourisme de masse, la consommation abusive d'alcool, d'amphétamines et l'augmentation des ventes d'armes. Rien de bien neuf sous le soleil thaïlandais qui subit, comme tous les autres pays de notre planète une évolution pas toujours tendre. Pas utile de s'affoler pour autant... Le climat général en Thaïlande reste clément et le monde ne tourne toujours pas rond.LES VIOLENCES CONJUGALES EN THAÏLANDE : Une étude de l’ONU a affirmé que la Thaïlande occupait le deuxième rang parmi les 49 pays étudiés sur le thème de «la perception de la violence domestique». Selon un sondage du Bangkok Post, 63% des gens en Thaïlande pensent qu’il est justifié pour un homme de battre sa femme... Les querelles de ménage en Thaïlande finissent régulièrement en bain de sang. Les Thaïs sont extrêmement possessifs et jaloux, donc les actes de tromperie ou de rupture peuvent être très mal vécus. Les médecins thaïlandais sont devenus des experts reconnus mondialement pour les interventions chirurgicales de reconstruction plastique du pénis. En effet, les Thaïlandaises au cœur brisé aiment à couper le sexe de leur partenaire infidèle...LE TAUX D'HOMICIDES EN THAÏLANDE (68 millions d'hab.) : Plus de 3000 homicides par an contre 500 au Japon (127 millions d'hab.) ou 600 en Malaisie (30 millions d'hab.) et 600 en France (66 millions d'hab.). D'après l'ONDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime) la Thaïlande se classerait en 33 ème position sur 143 pays répertoriés... Les pays d'Amérique du sud détiennent les plus forts taux de criminalité. Il est également intéressant de préciser que la Thaïlande est bien devant les USA en matière de meurtres par armes à feu !UNE FASCINATION POUR L’HÉMOGLOBINE : Une presse hebdomadaire (à vomir) relatant toutes les agressions criminelles et les accidents de la semaine (largement illustrée par des photos chocs de corps décapités, mutilés) est largement diffusée dans tous le pays. Les films gore sont également très appréciés par une majorité de thaïlandais, on y voit encore des corps ensanglantés et démembrés... L'attroupement massif qui se forment lors d'effroyables accidents de la route nous montre encore une forme de voyeurisme malsain. On s'approche au plus près des cadavres écrabouillés par un camion et l'on s'applique à faire des photos... L'utilisation des réseaux sociaux par les jeunes thaïlandais est elle aussi particulière, on se plaît à partager les plus grandes misères du corps humain, monstruosités, visages hideux, corps décharnés, maladies de peau, bagarres ultra-violentes d'adolescents, homicides, violences conjugales, etc... etc...COMMENT EXPLIQUER LA VIOLENCE EN THAILANDE ?LE CULTE DU MUAY THAI : La boxe thaïlandaise ancrée dans les mœurs populaires depuis 5 siècles, est le sport national pratiqué par tous et toutes dès le plus jeune age. "Opium du peuple" interdit dans années 30, revenu plus tard avec de nouvelles règles et moins d'accidents mortels... En Thaïlande, quand ça bastonne, ça bastonne... Le bourre pif et le coup de genou en pleine poire ne fait peur à personne, une fois le premier coup donné, on s'acharne jusqu'au K.O...HISTOIRE ET EDUCATION : Une Histoire thaïlandaise qui a rarement été confrontée aux misères et aux dégénérescences de la guerre. La Thaïlande est toujours restée neutre face aux grands conflits du 20 ème siècle, c'est tout à son honneur (malgré cette petite défaillance morale pendant la guerre du Vietnam et son alliance avec Nixon). Les cruautés de l'histoire du monde n'ont jamais été transmises, ni par les familles, ni par le système éducatif. On se laisse à penser que les dernières générations thaïlandaises, n'ayant vécu ni de de près, ni de loin, les génocides d'Hiroshima ou de la Shoah, n'ont créé aucune sensibilité morale sur l'horreur et la cruauté humaine... Leur ignardise les pousse même à porter des vêtements militaires nazis, par simple effet de mode ! L'ALCOOLISME ET LA DROGUE : La consommation excessive de drogues et d'alcools fait perdre la tête aux plus raisonnables et décuple leur susceptibilité... Leur éducation bouddhiste et leur zen attitude se volatilisent dans les vapeurs du Mékong. Aussi, si vous trainez dans les coins chauds à 3 heures du mat, soyez vigilants. Et, si vous êtes également chargés, alors ne haussez pas trop la voix, n'entonnez pas la Marseillaise, évitez d'aller pisser sous la photo du roi ou près d'une représentation sacrée et tout ira bien...15,6% DES THAÏS POSSÈDENT UNE ARME A FEU : De faux airs de western... Il suffit d'une licence pour pouvoir posséder un revolver ou un fusil. Le nombre de gens qui se font tirer dessus le samedi soir en campagnes et en villes est hallucinant, il suffit de parcourir la presse locale pour le constater... De nombreux thaïlandais possèdent une arme de poing, soit chez eux, soit dans leur voiture. Selon une étude de l'université de Sydney, il y a 6,2 millions d'armes à feu déclarées à la police, 1 thaïlandais sur 100 possède une licence de port d'arme mais si l'on ajoute les propriétaires illégaux, cela représente 15,6% de la population globale ! On ne s'étonne pas que la Thaïlande détienne le record mondial d'homicides par armes à feu, bien avant les États-Unis...UNE ÉVOLUTION CULTURELLE FIGÉE : Un peuple dont le manque de culture et l'absence de modération auraient peut être mal supporté le rapide développement économique national et le passage brutal à notre ère moderne ultra mercantile et sur médiatisée. La Thaïlande a en effet subit cette transition dans un espace temps très court alors que les pays occidentaux ont vécu ce changement en une trentaine d'années ! Sans vouloir chercher à s'acharner sur nos amis thaïlandais mais plutôt sur leurs gouvernants monarques et militaires, incapables de préparer leur peuple à l'évolution de notre monde culturel moderne. Il convient de reconnaître que l'hyper nationalisme-protectionniste n'a fait qu'aggraver cette situation de vide culturel et de décalage avec le monde extérieur. On a pu observer récemment les réactions souvent violentes, d'un peuple brimé et bâillonné depuis des siècles, qui cherche aujourd'hui à s'exprimer par n'importe quel moyen.L'IMAGE DU TOURISTE OCCIDENTAL : Les occidentaux sont perçus en Thaïlande comme extrêmement riches... La certitude aujourd'hui est qu'ils voyagent avec mobiles, tablettes, PC, carte de crédit, cash et sacs à mains. La tentation est forte pour les jeunes thaïs qui recherchent l'argent facile. Pas de panique pour autant mais dîtes-vous que cela peut représenter une menace réelle et qu’il faut la prendre en compte. Alors si vous êtes en vacances face à un local douteux, s'il est imbibé de whisky, s'il tient des propos incohérents et agressifs, s'il a entre 15 et 40 ans, s'il semble être bas de plafond, si son corps est tatoué à plus de 10%, s'il vous regarde avec insistance aves des yeux "sales"... Quelque soit son gabarit, un conseil : soyez discret et prenez la tangente...LE GOUVERNEMENT : L'implication du gouvernement thaïlandais pour lutter contre le trafic et l'utilisation d'armes est quasi nulle, les forces de l'ordre ne renforcent pas les contrôles par crainte de devenir des cibles de stands de tir. Les dirigeants admettent cette criminalité excessive et l'explique par une trop grande consommation de films, d'émissions de télévision et de jeux trop violents mais n'évoquent jamais la moindre injustice sociale ou la sourde révolte du peuple contre ses politiciens magouilleurs et corrompus. Le gouvernement serre de plus en plus la vis à grands coups de lois et censures, sous prétexte de protéger la culture et la morale... A un moment, les thaïs ne pourront plus supporter les mensonges, et les récents évènements montrent qu'ils sont moins disposés à accepter la marche à suivre officielle. Nous verrons comment cette lutte naissante évoluera. LES RISQUES AU COURS D'UN VOYAGE EN THAILANDE ?
Beaucoup d'expatriés et d'observateurs en Thaïlande vous le confirmeront, la majorité des conflits verbaux considérés par les occidentaux comme de simples engueulades tournent ici, au pugilat ou à l'homicide... Une banale discorde pourra se terminer à coups de revolver. Les thailandais ont cette fâcheuse tendance à intérioriser leurs sentiments pour "ne pas perdre la face" et lorsque la goutte d'eau fait déborder le vase, il n'est plus du tout question de "self-control" ou de diplomatie mais plutôt de défoulements vengeurs et de "pétages de plombs" quelquefois fatals pour certains des protagonistes.
Enfin pour finir en beauté, pour agacer la communauté thaïlandaise et leurs "anges-gardiens farangs", une liste de quelques stéréotypes (à ne pas prendre à la légère) qui caractérisent les thaïs :En chaque thaïlandais(e) sommeille souvent un(e) psychopathe en puissance...Les thaïlandais(es) ont un sens de l'humour très relatif...La boxe thaïlandaise (muay thaï) est le sport national...Un thaïlandais ne réfléchit à la portée de ses actes, qu'après le massacre...Le thaï est d'une susceptibilité à fleur de peau...Les thaïlandais(es) supportent difficilement les conseils, remarques ou ordres de la part d'un "farang"...Ils (elles) manquent définitivement de pragmatisme.Les thaïlandais(es) sont très "fleur bleue"...Les Thaïlandais(es) sont fier(e)s, ultra-nationalistes et fanatiques... A noter: Ceci n'est aucunement une agression raciste, un règlement de compte ou une rancune haineuse mais tout simplement un constat (sarcastique) et une mise en garde pour certains voyageurs inconscients...
Source: http://www.rawai.fr/thailande-pays-dangereux.html
Source: http://www.rawai.fr/thailande-pays-dangereux.html
Sentiers de randonnée Rota Vicentina (sud-ouest du Portugal) English translation pending
Bonjour à tous,
Je voulais vous faire part de cette super expérience de randonnée au Portugal. Il s'agit d'un sentier assez récent (balisage 2013) et qui prolonge le GR 11. Le parcours s'étend du nord (Porto Covo) au sud (Cabo Sin Vicente), et c'est dans ce sens-là que nous l'avons parcouru. Au total, plus de 170 km et des étapes d'une beauté éblouissante à travers un parc naturel sauvage et des villages de pêcheurs intimes et délicats. Vous pouvez préparer votre route via leur site, très bien fait. Un petit catalogue très pratique est disponible en français dans les offices du tourisme. Au niveau des transports en commun, nous avons fait Faro-Lagos (Eva Bus) puis le lendemain Lagos-Vila Nova do Milfontes (avec Rede Express, la compagnie nationale), ville depuis laquelle nous avons commencé la randonnée. Pour le retour, Cabo-Lagos et Lagos-Faro sur le même après-midi, avec Eva Bus. Pour les logements, nous n'avions rien réservé. Durant cette période (fin septembre-début octobre), il est aisé de trouvé une chambre chez l'habitant ou dans une auberge de jeunesse, aux alentours de 30€ pour 2 (avec souvent des réductions faciles à obtenir). J'ai plein de chouettes adresses à conseiller, de belles plages où s'attarder, n'hésitez pas, je vous transmets toutes ces infos avec plaisir !
Je voulais vous faire part de cette super expérience de randonnée au Portugal. Il s'agit d'un sentier assez récent (balisage 2013) et qui prolonge le GR 11. Le parcours s'étend du nord (Porto Covo) au sud (Cabo Sin Vicente), et c'est dans ce sens-là que nous l'avons parcouru. Au total, plus de 170 km et des étapes d'une beauté éblouissante à travers un parc naturel sauvage et des villages de pêcheurs intimes et délicats. Vous pouvez préparer votre route via leur site, très bien fait. Un petit catalogue très pratique est disponible en français dans les offices du tourisme. Au niveau des transports en commun, nous avons fait Faro-Lagos (Eva Bus) puis le lendemain Lagos-Vila Nova do Milfontes (avec Rede Express, la compagnie nationale), ville depuis laquelle nous avons commencé la randonnée. Pour le retour, Cabo-Lagos et Lagos-Faro sur le même après-midi, avec Eva Bus. Pour les logements, nous n'avions rien réservé. Durant cette période (fin septembre-début octobre), il est aisé de trouvé une chambre chez l'habitant ou dans une auberge de jeunesse, aux alentours de 30€ pour 2 (avec souvent des réductions faciles à obtenir). J'ai plein de chouettes adresses à conseiller, de belles plages où s'attarder, n'hésitez pas, je vous transmets toutes ces infos avec plaisir !
Parcours d'un mois en Inde English translation pending
Nous partons en inde, un mois de début décembre à début janvier apres avoir passé un mois en Thailande.
Attirée depuis des années par l'inde; je sais qu'un mois ne suffira meme pas pour avoir un aperçu global de l'inde; mais nous aimerions faire le triangle d'or puis la région de Goa, nous arriverions par New Delhi et repartirions de Goa ; tout ça en sac à dos.
Je suis en train de prévoir un itinairaire , delhi; puis Agra, Jaipur, pushkar et Udaipur; pour arriver à Mumbay où l'on s'arreterai qques jours pour voir les principaux monuments à Mumbai et les grottes qui sont "plus très loin". De là pk pas prendre un train (encore) pour aller vers la Région de Goa, explorer les plages, faire une escapade à Hampi. De là, vaut mieux directement filer dans la pointe sud du Kerala pour remonter apres ou l'inverse? J'aimerai aussi passer par le Palais du Maharaja et aussi par le national park de bandipur (passer une nuit dans les arbres). Kochin en vaut-elle la peine? Je pense que pour gagner du temps, nous prendrons un ou deux vol interne.. Que me conseillez vous? J'ai déjà beaucoup exploré le forum mais pas de réponses à exactement le meme parcours que moi.., le triangle d'or peut etre fait en 5 à 10 jours et apres on s'attaque au reste. Qu'en pensez vous?
Attirée depuis des années par l'inde; je sais qu'un mois ne suffira meme pas pour avoir un aperçu global de l'inde; mais nous aimerions faire le triangle d'or puis la région de Goa, nous arriverions par New Delhi et repartirions de Goa ; tout ça en sac à dos.
Je suis en train de prévoir un itinairaire , delhi; puis Agra, Jaipur, pushkar et Udaipur; pour arriver à Mumbay où l'on s'arreterai qques jours pour voir les principaux monuments à Mumbai et les grottes qui sont "plus très loin". De là pk pas prendre un train (encore) pour aller vers la Région de Goa, explorer les plages, faire une escapade à Hampi. De là, vaut mieux directement filer dans la pointe sud du Kerala pour remonter apres ou l'inverse? J'aimerai aussi passer par le Palais du Maharaja et aussi par le national park de bandipur (passer une nuit dans les arbres). Kochin en vaut-elle la peine? Je pense que pour gagner du temps, nous prendrons un ou deux vol interne.. Que me conseillez vous? J'ai déjà beaucoup exploré le forum mais pas de réponses à exactement le meme parcours que moi.., le triangle d'or peut etre fait en 5 à 10 jours et apres on s'attaque au reste. Qu'en pensez vous?
Autotour Jordanie février 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous profitons de l'absence des enfants en février 2016 pour faire un autotour d'une semaine du 20 au 27 février 2016. Je vous soumets notre projet d'itinéraire afin de recevoir vos conseils éclairés sur cette destination que je ne connais pas encore.
Ayant tous les deux la quarantaine, nous privilégions depuis quelques années un style d'hébergements plutot confortables et douillets que modiques et plus aléatoires. Sinon, afin de profiter au mieux des sites nous avons préféré la formule location de VL qui nous apparait plus sympa mais n'avons pas encore trouvé le loueur.
S'agissant, des vols, je viens de déposer une alerte sur différents sites et obtient à l'heure actuelle un prix pour deux de 800 euros environ (avec des horaires corrects d'arrivée et départ ainsi qu'une durée de trajet de 8 ou 9 heures ...) ce qui me parait correct ?
Au niveau itinéraire, je pensais à celui là :
Arrivée Amman et après récupération de la VL direction Madaba (semble plus simple par rapport à l'aéroport ?) Visite des églises et fresques, Mont Nebo, ... si vous avez des hotels ou restaurants à conseiller ...
2ème jour : Direction Jerash le matin assez tôt puis direction Mer Morte pour 1 jour (hotel Holiday Inn ?) Idéalement un hôtel avec plage privée afin que ma femme profite au mieux de la mer morte (que nous avions déjà connue mais de l'autre coté).
3ème jour et 4ème jour: départ pour la visite de Kerak (il me semble que le Wadi mujib est fermé jusqu'au 1er avril) et continuation vers Petra Hôtel à Wadi Musa (Petra Moon ou Petra guest house ou autre ?) Je me posais la question du parking de la VL à l'entrée du site ? On pensait rester 2 jours afin de profiter de site et notamment de Pétra night qui semble avoir lieu tous les 2 jours ? Des conseils ? Une idée de restaurant sympa ?
5ème jour : départ Wadi Rum pour passer au moins une nuit sur place. Wadi Rum luxury camp ? je sais que cela ne fait pas très typique ... mais la note me plait bien et comme on a déjà profité dans notre jeunesse de plein de déserts au EAU, Libye, Maroc, Tunisie, EU, ... je privilégie le confort au détriment de l'authenticité ... Par contre, je ne sais pas s'ils viennent vous chercher au poste d'entrée ? et s'il faut organiser une sortie marche/4*4 en plus ou sur place dans le camp.
6ème jour : Aqaba ... Je me demande à quelle température est l'eau à cette époque ... 21 ou 22 degrés ? cela ne fait-il pas trop juste pour la baignade ? je préférerais éviter les trucs du style bateau à fond plat et autres .. par contre une bonne partie de palme masque tuba me ferait très plaisir ... voir pour ma femme une initiation plongée. Le Kempinski fait très chic sur les photos mais si vous connaissez un autre établissement avec plage privée et jolie situation; nous sommes preneurs ? Au niveau des restaurants une idée ?
7ème jour : retour vers Amman, nuit sur place et restitution de la VL (en fonction des horaires de vol) Pour l'hôtel City Rose suite ? des restaurants à nous conseiller ?
Dans l'attente de la parution le 16 du guide réactualisé du L P ... je vous serai très reconnaissant de vos commentaires et suggestions afin de nous aider à faire de ce voyage un très beau souvenir ...
Pour ceux qui sont bien informés : combien d'argent faut-il changer et où ? - à l'aéroport à l'arrivée, dans les hôtels, en ville ? Quelles tenues vestimentaires prévoir en février ?
D'avance merci à tous !
Minorel86
Nous profitons de l'absence des enfants en février 2016 pour faire un autotour d'une semaine du 20 au 27 février 2016. Je vous soumets notre projet d'itinéraire afin de recevoir vos conseils éclairés sur cette destination que je ne connais pas encore.
Ayant tous les deux la quarantaine, nous privilégions depuis quelques années un style d'hébergements plutot confortables et douillets que modiques et plus aléatoires. Sinon, afin de profiter au mieux des sites nous avons préféré la formule location de VL qui nous apparait plus sympa mais n'avons pas encore trouvé le loueur.
S'agissant, des vols, je viens de déposer une alerte sur différents sites et obtient à l'heure actuelle un prix pour deux de 800 euros environ (avec des horaires corrects d'arrivée et départ ainsi qu'une durée de trajet de 8 ou 9 heures ...) ce qui me parait correct ?
Au niveau itinéraire, je pensais à celui là :
Arrivée Amman et après récupération de la VL direction Madaba (semble plus simple par rapport à l'aéroport ?) Visite des églises et fresques, Mont Nebo, ... si vous avez des hotels ou restaurants à conseiller ...
2ème jour : Direction Jerash le matin assez tôt puis direction Mer Morte pour 1 jour (hotel Holiday Inn ?) Idéalement un hôtel avec plage privée afin que ma femme profite au mieux de la mer morte (que nous avions déjà connue mais de l'autre coté).
3ème jour et 4ème jour: départ pour la visite de Kerak (il me semble que le Wadi mujib est fermé jusqu'au 1er avril) et continuation vers Petra Hôtel à Wadi Musa (Petra Moon ou Petra guest house ou autre ?) Je me posais la question du parking de la VL à l'entrée du site ? On pensait rester 2 jours afin de profiter de site et notamment de Pétra night qui semble avoir lieu tous les 2 jours ? Des conseils ? Une idée de restaurant sympa ?
5ème jour : départ Wadi Rum pour passer au moins une nuit sur place. Wadi Rum luxury camp ? je sais que cela ne fait pas très typique ... mais la note me plait bien et comme on a déjà profité dans notre jeunesse de plein de déserts au EAU, Libye, Maroc, Tunisie, EU, ... je privilégie le confort au détriment de l'authenticité ... Par contre, je ne sais pas s'ils viennent vous chercher au poste d'entrée ? et s'il faut organiser une sortie marche/4*4 en plus ou sur place dans le camp.
6ème jour : Aqaba ... Je me demande à quelle température est l'eau à cette époque ... 21 ou 22 degrés ? cela ne fait-il pas trop juste pour la baignade ? je préférerais éviter les trucs du style bateau à fond plat et autres .. par contre une bonne partie de palme masque tuba me ferait très plaisir ... voir pour ma femme une initiation plongée. Le Kempinski fait très chic sur les photos mais si vous connaissez un autre établissement avec plage privée et jolie situation; nous sommes preneurs ? Au niveau des restaurants une idée ?
7ème jour : retour vers Amman, nuit sur place et restitution de la VL (en fonction des horaires de vol) Pour l'hôtel City Rose suite ? des restaurants à nous conseiller ?
Dans l'attente de la parution le 16 du guide réactualisé du L P ... je vous serai très reconnaissant de vos commentaires et suggestions afin de nous aider à faire de ce voyage un très beau souvenir ...
Pour ceux qui sont bien informés : combien d'argent faut-il changer et où ? - à l'aéroport à l'arrivée, dans les hôtels, en ville ? Quelles tenues vestimentaires prévoir en février ?
D'avance merci à tous !
Minorel86
Les chemins de la liberté, voyager autrement? (Vercors) English translation pending
Connaissez vous les chemins qui qui reprennent aujourd'hui les chemins de la liberté empruntés par ceux qui fuyaient la France pendant la guerre ( chemins dans les pyrénées)
Les chemins de la liberté dans le Vercors qui vous font suivre les principaux chemins de la résistance?
Les chemins de la liberté qui ont permis aux républicains espagnols de se réfugier en France ?
Des associations ont balisés ces chemins , que pensez vous de la démarche ?
Les chemins de la liberté dans le Vercors qui vous font suivre les principaux chemins de la résistance?
Les chemins de la liberté qui ont permis aux républicains espagnols de se réfugier en France ?
Des associations ont balisés ces chemins , que pensez vous de la démarche ?
Un mois dans l'Ouest et le Nord-Ouest américain en famille English translation pending
Bonjour à tous !
Après avoir parcouru de nombreux carnets de voyage ici-même, grâce auxquels j'ai pu préparer notre propre périple selon nos envies et nos possibilités, à mon tour de partager notre voyage ! Nous n'y lirez rien que vous ne puissiez trouver sur ce merveilleux forum et aucune info que les passionnés de l'Ouest américain (à qui je tire mon chapeau pour leurs précieuses informations et leur réactivité) n'auraient su vous donner, mais simplement un petit moment de vie sur les routes ensoleillées (ou non !) de cette région fascinante.
Je vous écris aujourd'hui de Lander, dans le Wyoming. Nous sommes arrivés à Los Angeles le 4 juillet dernier, j'essaierai de mettre à jour notre carnet au fur et à mesure (je sais pertinemment que je ne pourrai malheureusement pas le faire à notre retour...).
Bonne lecture ! Et encore merci à tous ceux qui font vivre ce forum, sans qui notre roadtrip n'aurait vu le jour.
Après avoir parcouru de nombreux carnets de voyage ici-même, grâce auxquels j'ai pu préparer notre propre périple selon nos envies et nos possibilités, à mon tour de partager notre voyage ! Nous n'y lirez rien que vous ne puissiez trouver sur ce merveilleux forum et aucune info que les passionnés de l'Ouest américain (à qui je tire mon chapeau pour leurs précieuses informations et leur réactivité) n'auraient su vous donner, mais simplement un petit moment de vie sur les routes ensoleillées (ou non !) de cette région fascinante.
Je vous écris aujourd'hui de Lander, dans le Wyoming. Nous sommes arrivés à Los Angeles le 4 juillet dernier, j'essaierai de mettre à jour notre carnet au fur et à mesure (je sais pertinemment que je ne pourrai malheureusement pas le faire à notre retour...).
Bonne lecture ! Et encore merci à tous ceux qui font vivre ce forum, sans qui notre roadtrip n'aurait vu le jour.
Qui a fait le trajet Narbonne - Bragance (Portugal) English translation pending
Bonjour,
En septembre , nous devons partir pour notre 1ère fois au Portugal en camping car, pour 3semaines . C'est notre premier camping car , et il me tarde le mois de septembre pour pouvoir faire ce voyage !
Toutefois , je pense que nous allons partir par Toulouse, Tarbes , puis san Sebastian , burgos et bragance .
Je voudrais avoir un avis pour connaître le nombre d'heures que l'on puisse rouler avant de faire un arrêt et repartir le lendemain . Combien met on de jour pour faire ce trajet ?
Merci beaucoup pour votre aide , je compte sur vous pour me rassurer !
Retour de Namibie et du Kgalagadi Transfrontier Park, mai 2015 English translation pending
Bonjour à toutes et tous.
Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.
Quelques remarques préliminaires...
Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.
Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !
L'avion :
CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !
Le parcours :
Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.
Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !
La voiture :
N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.
Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...
Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.
Une bonne carte (Africa tracks).
Voilà pour la mise en bouche préalable...
Pour la suite...ça vient !
Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
Finalement c'est la Namibie et le KTP qui m'ont fait voyager cette année.
Quelques remarques préliminaires...
Tout peut se faire d'ici, par soi-même, sans problèmes...De l'avion aux réservations...Donc sans TO.
Sans TO, à mon avis c'est une fois de plus moins cher et plus intéressant !
L'avion :
CDG / Francfort / Joburg / Windhoek (via la Lufthansa puis via la SAA pour la dernière partie). A noter qu'en prenant la Namibia Airlines en direct de Francfort à Windhoek, on gagne beaucoup de temps ! L'arrivée à Windhoek est le matin très tôt, le départ le soir...Facile 2 jours d'économisés! Pourquoi j'ai pas fait ??? Parce que Madame ne voulait pas de la Namibia ! Elle a reconnu ses torts depuis ! La Namibia sur cette destination (la seule hors Afrique) est sous contrôle européen et se doit d'être aux normes !
Le parcours :
Sur 21 jours dans une version Sud (le Nord c'était il y a 10 ans voir mon autre carnet). Windhoek / Tsondab reserve / Namtib / Orange river (ou Senqu river) via le Norotshama et Felix Unite / le Fish River Canyon version Est via le Canyon Lodge / le KTP 4 jours / retour Windhoek.
Je me permets de suggérer de ne pas oublier que la Namibie c'est grand...Et que passer ses journées dans la voiture c'est pas des vacances...Je reviens horrifié par les parcours de dingues avec des Km journaliers déments réalisés par d'autres voyageurs (mais ce n'est que mon opinion). Je ne saurais que suggérer de faire moins mais mieux !
La voiture :
N'oublions pas que ce sera l'endroit inévitable du voyage...Y consacrer un peu de sous n'est pas forcément idiot.
Réservée chez Africa on Wheels...Un gros Hilux 4x4 avec 2 réservoirs (donc 140 litres d'essence), 2 roues de secours, un réfrigérateur...
Le 4x4 ne sert que très peu (voir pas du tout sauf à chercher les endroits comme moi)...Ce sont surtout l'efficacité des pneus et la hauteur du véhicule qui comptent.
Une bonne carte (Africa tracks).
Voilà pour la mise en bouche préalable...
Pour la suite...ça vient !
Je me permettrais de nombreuses digressions...Elles n'engageront que moi. A chacun d'en juger de la pertinence (ou pas).
Les meilleurs hamburgers parisiens English translation pending
Salut, les gens :)
En tant qu'adepte de vrai bon hamburger et habitant dans la capital, j'ai écrit un article sur les meilleurs fast-food spécialisés dans le hamburger.
Pour des prix entre 9 € et 15 € pour un menu.
Pour découvrir mon article --> http://blog.dismoiou.fr/2015/04/the-best-of-burgers-parisiens.html
Hésitez pas a mettre des commentaires si jamais j'aurai oublié un restaurant qui vous semble important.
Pour être au courant des prochains articles c'est ici --> https://www.facebook.com/pages/Dismoio%C3%B9Tellmewhere/223154981105583?fref=ts
En tant qu'adepte de vrai bon hamburger et habitant dans la capital, j'ai écrit un article sur les meilleurs fast-food spécialisés dans le hamburger.
Pour des prix entre 9 € et 15 € pour un menu.
Pour découvrir mon article --> http://blog.dismoiou.fr/2015/04/the-best-of-burgers-parisiens.html
Hésitez pas a mettre des commentaires si jamais j'aurai oublié un restaurant qui vous semble important.
Pour être au courant des prochains articles c'est ici --> https://www.facebook.com/pages/Dismoio%C3%B9Tellmewhere/223154981105583?fref=ts
Projet de 3 semaines en Espagne English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons pour projet de passer entre 3 semaines et 1 mois au mois de Septembre en Espagne que nous ne connaissons pas du tout (à part Barcelone et les Baléares). Nous avons envie de le faire en itinérant avec notre propre voiture. Concernant l'hébergement, nous verrons sur place (soit petit hôtel, soit bungalow en camping, soit petit appartement....)
Nous arriverons de Bordeaux et aimerions nous diriger directement sur la Côte Est sans passer par Barcelone. Je pensais arriver directement à Valence y passer quelques jours puis descendre sur l'Andalousie.
Mes questions sont les suivantes.
Est-il possible de faire ce trip en 3 grosses semaines (+ ou - 3 jours). Nous avons envie de prendre notre temps (3 à 4 jours sur place à chaque endroit). Est-ce possible de ne rien réserver et de choisir sur place notre hébergement ? Quels sont les villes ou villages à voir absolument ? que ce soit en bord de mer ou à la campagne...
Nous recherchons "un peu de plage" mais surtout des petits villages bien typiques de l'Espagne (et une bonne cuisine...😉 être au calme de temps en temps ; prendre le temps....😉
J'ai regardé pas mal de posts sur ce forum ; j'ai regardé également les cartes d'Espagne et il me semble que les routes sont assez bonnes...
Merci d'avance à tous ceux qui me répondront.
Cordialement.
M.A.
P.S. Nous emmènerons avec nous notre petite tente quechua au cas où.... 😎 on ne trouve rien ou... au cas où l'on trouve un petit coin de camping bien sympa... 😎
Nous avons pour projet de passer entre 3 semaines et 1 mois au mois de Septembre en Espagne que nous ne connaissons pas du tout (à part Barcelone et les Baléares). Nous avons envie de le faire en itinérant avec notre propre voiture. Concernant l'hébergement, nous verrons sur place (soit petit hôtel, soit bungalow en camping, soit petit appartement....)
Nous arriverons de Bordeaux et aimerions nous diriger directement sur la Côte Est sans passer par Barcelone. Je pensais arriver directement à Valence y passer quelques jours puis descendre sur l'Andalousie.
Mes questions sont les suivantes.
Est-il possible de faire ce trip en 3 grosses semaines (+ ou - 3 jours). Nous avons envie de prendre notre temps (3 à 4 jours sur place à chaque endroit). Est-ce possible de ne rien réserver et de choisir sur place notre hébergement ? Quels sont les villes ou villages à voir absolument ? que ce soit en bord de mer ou à la campagne...
Nous recherchons "un peu de plage" mais surtout des petits villages bien typiques de l'Espagne (et une bonne cuisine...😉 être au calme de temps en temps ; prendre le temps....😉
J'ai regardé pas mal de posts sur ce forum ; j'ai regardé également les cartes d'Espagne et il me semble que les routes sont assez bonnes...
Merci d'avance à tous ceux qui me répondront.
Cordialement.
M.A.
P.S. Nous emmènerons avec nous notre petite tente quechua au cas où.... 😎 on ne trouve rien ou... au cas où l'on trouve un petit coin de camping bien sympa... 😎
L'origine des H'mong au Vietnam! English translation pending
Bonjour a tous! pour ceux-qui sont interesses par l'ethnie H'mong, je pense que ce document ci-apres serait probablement interessant a lire!
ORIGINES ET HISTOIREL’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales, transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi » des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de 2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait, pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres, par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai puis de Yen Bai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Quang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang, Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3 lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos, un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongVan !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français, beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai » (dans la région de Dong Van – province de Ha Giang), où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent maintenant à un autre monde, celui des morts. RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong, mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong, Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua - un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets, et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
ORIGINES ET HISTOIREL’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales, transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi » des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de 2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait, pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres, par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai puis de Yen Bai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Quang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang, Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3 lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos, un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongVan !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français, beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai » (dans la région de Dong Van – province de Ha Giang), où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent maintenant à un autre monde, celui des morts. RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong, mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong, Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua - un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets, et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
Voyage sud-ouest de la France English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi souhaitons partir pour la France fin août, début septembre 2015 avec comme départ Bordeau et terminer à Marseille pour un voyage de trois semaines. Nous aimerions avoir un itineraire entre ces deux villes ainsi que les endroits à voir absolument.
Merci de vos conseils
Brigitte
Merci de vos conseils
Brigitte
Retour sur 15 jours dans le Sud Vietnam (février 2015) English translation pending
Ayant largement parcouru le forum, ayant usé du clavier pour obtenir réponse à mes interrogations, pour finalement compiler toutes ces infos et partir avec ma petite famille au Vietnam, je voudrai remercier tous ces généreux contributeurs qui font vivre le forum et facilitent tant les voyages "à l'aventure", autrement dit, sans recours aucun aux agences.
Je vous fais à présent partager nos impressions, nos retours pratiques sur nos 15 jours au Vietnam.
Le retour se veut pratique avant tout ; je tiens un carnet de voyage en ligne avec photos et récits au jour le jour pour tous ceux qui voudraient voyager avec nous... (adresse de notre site en signature)
Je vous donne NOS impressions, elles ne peuvent donc qu'être subjectives. Chacun voyage avec son passé de voyageur ou de novice et nul ne perçoit le voyage à l'identique. Nos précédents périples ont créé un vécu et notre perception de ce voyage comme des voyages à venir en est impactée, imprégnée. J'ai aimé retrouver sur le forum des avis parfois contradictoires, ce qui fait la force et l'intérêt de l'échange, et je reste ouverte aux critiques et remarques dans le respect des avis de chacun, la courtoisie et le sourire. 🙂 Vive les Vacances, vive les Voyages !
Voyage en famille (2 ados de 13 et 16 ans) du 5 au 20 février 2015.
Vol Qatar Airways Paris-Doha-Sgn : compagnie toujours aussi sérieuse avec très bon service à bord. Vol en A380 jusque Doha, un vrai bonheur de silence, de confort et d'espace, même en classe éco !
Saigon : 3 nuits / 1.5 jour à l'arrivée + 1 jour au retour - Bus 152 pour rejoindre Ben Thanh depuis l'aéroport. N'hésitez pas à opter pour cette solution très économique et tout à fait satisfaisante. Il est facile de trouver le départ des bus en sortant de l'aéroport, le tarif est fixe (5.000 vnd), le bus est climatisé, il passe toutes les 20 ou 30', il dépose à Ben Thanh, mais également ds la rue Tran Hung Dao, à 2 pas du quartier "routard" (rue Bui Vien). Compter 45' de route. A noter qu'au retour sur Saigon, Têt oblige, il n'y avait pas de bus pour nous rejoindre le centre ville. Nous avons donc pris un taxi pour 8$ (proposé à 10$ et négocié) et avons mis le même temps de trajet.
- Hotel HAPPY INN 2 ds une ruelle donnant sur Bui Vien. Pas le meilleur choix du voyage. Accueil lymphatique, chambre propre et calme si on est sur l'arrière. Sur le devant, c'est l'horreur ! sdb, clim. 18$ la double
- Musée d'Ho Chi Minh : ne présente pas grand intérêt pour nous. Belle architecture du bâtiment.
- Musée des souvenirs de guerre : 15.000 vnd Très intéressant. Peu de textes, beaucoup de photos bien légendées, beaucoup d'émotion au sortir de ce musée. Pour nos enfants, mieux qu'un cours d'histoire ! Le point de vue Vietnamien sur la guerre est particulièrement intéressant.
- Palais de l'Indépendance : 30.000 vnd Nous avons apprécié cette visite que nous ne pensions pas faire au départ. Mention spéciale pour le Bunker, top avec des enfants !
- Marché Ben Thanh : parcouru rapidement le 1er jour, et fermé à notre retour (Têt), nous n'avons pas eu le plaisir d'y faire nos achats.
A noter, côté souvenirs, que la poste centrale possède une petite boutique bien achalandée, proposant des produits que l'on trouve un peu partout, a des prix (fixes) raisonnables. Pas mal s'il nous manque quelques bricoles à acheter avant de reprendre l'avion.
- Cholon : bus n°1 au départ de Tran Hung Dao - 5.000 vnd Marché très local, bouillonnant, mais assez similaire à ce que nous avions déjà vu en Asie. Beaucoup de vente en gros, pas de produits "pour touristes" (déco, t-shirts...) Jolie balade entre les différentes pagodes et temples du quartier. Impression d'avoir quitté Saigon pour une autre ville tant le style est différent.
- Repas chez Nhu Lan, conseillé sur le forum comme resto typiquement vietnamien. Il est effectivement très fréquenté par les locaux. Pas d'emballement de notre part, mais c'était notre tout 1er repas et je pense que nous n'étions pas "dedans". Après 24h de voyage, plus une aprèm de balade ds Saigon, on était peut être un peu en manque de sommeil... Excellents sandwichs testés par mon mari à notre retour en fin de voyage. Comme quoi, il ne faut jamais rester sur sa 1ère impression 😉
Nos 2-3 jours à Saigon nous ont bien plu. La ville a su préserver des espaces verts, de larges avenues (bondées certes !) qui la rendent plus agréable qu'on ne le pensait. Bien sur, la circulation et le nombre impressionnant de 2-roues ne laisse pas indifférent. Bruit et pollution sont au rendez-vous. Traverser est un vrai sport et il vaut mieux avoir la technique si on ne veut pas passer des heures à attendre qu'ils vous laissent passer ! L'architecture "à la française" de nombreux bâtiments, nous la rendent aussi attachante, inconsciemment. Nous avons eu la chance -j'avoue que je ne parlais pas de chance en préparant le voyage...- d'y être le 19.02, jour du Têt, et l'ambiance y était absolument géniale. Sorte de communion entre tous les Vietnamiens, des sourires sur tous les visages, des couleurs, des lumières, du bonheur à l'état pur.
Vinh Long : 2 nuits / 1.5 j - Transport SGN-VInh Long avec Mai Linh. Bus local (n°53 - 6.000 vnd) jusque Le Hong Phong, ce qu'ils appellent la "small bus station". Achat des billets au comptoir Mai Linh (349 Le Hong Phong) - 87.000 vnd. Départ toutes les heures (le tableaux des horaires est en ligne ds le 1er article du carnet de voyage). - 2h30 de trajet. Il s'agissait plus d'un minibus que d'un "car", mais confortable pour autant.
Futabus est juste en face de l'arrêt du bus local, ce qui est tentant, mais propose le trajet pour 110.000 vnd. Marchez un peu et vous trouverez Mai Linh. Les 2 compagnies incluent le transfert jusqu'à la gare de bus centrale de Mien Tay. Nous nous sommes donc posé la question de savoir s'il n'aurait pas mieux valu aller directement en bus local à Mien Tay, d'où nous aurions peut être eu plus de possibilités de départs, de compagnies, voire des tarifs différents.
Mai Linh propose un service de navettes gratuites pour rejoindre le centre ville depuis la gare de bus de Vinh Long située en périphérie de la ville. Sortir rapidement du bus et se renseigner de suite. La navette n'attend pas mais n'est pas balisée non plus, donc nous nous sommes fait coincer. La fille du comptoir a compris notre "soucis" et nous a appelé un taxi pour nous amener gratuitement au centre-ville.
- Hotel CUULONG, directement sur le front de mer. Les propositions d'hébergement sur Vinh Long ne sont pas nombreuses, et un ami ayant testé sans grand emballement le Van Tram Hotel quelques jours avant (très bruyant et peu confortable), il nous avait réservé 2 doubles au Cuulong. Hotel gouvernemental, aseptisé, mais propre et les chambres sur l'arrière sont calmes, moins chères aussi. 435.000 vnd. Petit déj inclus, clim. Hotel de bon confort, mais sans charme. Nous souhaitions rester sur Vinh Long pour profiter de son marché et son animation nocturne, et n'étions pas du tout convaincus de l'intérêt des nombreux Homestay sur l'île d'An Binh. Avis très divergents sur forums et retours divers.
- Sortie bateau au marché de Caibe négociée avec Danh, propriétaire du Ngoc San Homestay, et soeur de la proprio du Van Tram. Elle nous a abordé sur le front de mer et nous avons booké la balade avec elle. 150.000 vnd / pers, base 4 pers. Bateau uniquement pour nous. 6:00-10:45 En plus du marché de Caibe (assez décevant, car peu de bateaux ce matin là. Est ce une habitude ? est ce du à l'approche du Têt ?...), visite de la fabrique de Poprice, et autres gourmandises à base de riz (très intéressant, et très bon !), du jardin aux bonsais (bof bof), de la fabrique de miel (bon mais pas assez explicatif).
- Vélo sur An Binh. Location des vélos via Danh : 30.000 vnd/ vélo et par jour. Le bureau touristique propose la location à 20.000 vnd/h ou 100.000 vnd / 8h 😕 2 après-midi magiques sur cette île. Vie locale, calme, liberté du vélo, tout est fait pour que l'on s'y sente bien et vraiment "ailleurs". On recommande ! Pas de carte pour se repérer, tout s'est fait au feeling.
- Restos : Si l'on exclut de son choix les restos du front de mer, tous Cuulong, avec les mêmes plats au même tarif et n'ayant rien de très local, le choix est très très limité. Le midi il est possible de manger au marché, pas cher, et pas mal. Egalement, resto Nem Nuong, dans la rue du marché à côté de Van Tram. Très bon, pas cher du tout. Fermé le soir Le soir, nous avons déniché un resto un peu éloigné du front de mer, le Quan Bia Thao Nguyen, rue Hoang Thai Hieu. La carte n'est que partiellement traduite et sans les prix, personne ne parle anglais, mais une fois ces petits inconvénients surmontés, la nourriture est excellente.
Can Tho : 1 nuit / 1 jour - Transport Vinh Long-Can Tho en bus local qui se prend à la gare de bus du centre ville de Vinh Long, derrière le marché. Maximum 10' à pied du front de mer. Pour ces bus les tarifs sont affichés sur le bus, mais les rabatteurs chercheront à vous faire payer un peu (voire beaucoup) plus. Tarif officiel : 21.000 vnd, trajet proposé à 50.000 vnd. Peut être un peu plus lent que les bus type Mai Linh -nous mettrons 1h30 pour rejoindre Can Tho-, mais confort de ne pas devoir aller en taxi jusqu'à la grande gare de bus de Vinh Long. Ni clim ni soute à bagages sur ces bus.
- KIM LONG HOTEL, en centre ville. N'étant pas longtemps sur la ville je voulais un hotel en centre ville. Bonne pioche. Hotel très bien situé, propre, à l'accueil excellent, avec proposition de services, sans acharnement. Chambre double 15$, mais pas de fenêtre, ce qui a l'avantage de réduire le bruit venant de l'extérieur ! clim. Pt déj en supplément, 40.000 vnd (2$)
- Marché de Cai Rang. Un ami passé qq jours avant avait négocié pour nous la balade avec la même batelière que lui. Tarif généralement constaté : 400.000 vnd / 4 pers. Nous avons obtenu 300.000 vnd car il avait négocié 2 sorties bateau. 5:30-8:30 Beaucoup plus intéressant que Caibe. Trajet sur un petit bateau, nombreux vendeurs au marché, grosse animation, retour par les petits canaux et, cerise sur le gateau, confection de sujets en bambou (bague, bracelets, fleurs, sauterelles...) pour tout le monde par notre batelière, Sang. Un très bon moment.
Danang : 1 nuit / 0.5 jour - Ce fut pour nous une étape de transition. Arrivée de Can Tho par avion avec Vietjet Air. Gros gain de temps, même si le vol avait 30' de retard ! Service minimum à bord. Satisfaits pour autant de cette compagnie. L'aéroport de Danang est très proche du centre ville (3km) , nous avons donc rejoint notre hôtel à pied (30')
- ZION HOSTEL hotel flambant neuf ds une petite ruelle en centre ville. Bon accueil, chambre quadruple spacieuse et propre. Pas de pt déj. S'agissant juste d'une étape, j'avais visé un hotel basique, en centre ville. Bon choix. Tarif annoncé à 26$, réduit (spontanément par la direction) à 20$ car la clim ne fonctionnait pas. En même temps, on n'en a pas eu besoin !
- Marble Mountains : accès facile en bus local n°1, à prendre près du musée Cham. Une fois ds le bus, il faut sacrément négocier son tarif ! Le gars nous demandait le même prix que pour aller jusque Hoi An, 20.000 vnd. Le prix pour ce trajet là étant de 17.000 vnd. Au final il m'a pris 50.000 vnd pour nous 4. 20' de trajet.
Entrée 15.000 vnd. Balade agréable, oxygenante, un peu à l'écart de l'agitation de la ville. Grottes et temples sont jolis et le point de vue au sommet vaut le petit effort. Certes, sans les Resorts en bord de mer et les grands axes routiers, la vue devait être nettement plus chouette, mais nous ne regrettons pas la balade. Faire abstraction au départ de tous les vendeurs de marbre, et tout vous semble ensuite très sympa. Sur le créneau temps dont nous disposions nous avions le choix entre musée et temples au centre de Danang ou Marble Mountain, bon choix selon nous d'avoir pris les "montagnes".
HUE : 5 nuits / 4 jours Notre vol Cantho-Danang avait figé notre planning de telle sorte que nous avions 5 nuits sur Hué et je craignais une certaine longueur. Il n'en fut absolument rien ! La ville et surtout la campagne environnante nous ont emballés. Le fait de se poser 4 jours permet aussi de vivre les choses différemment et ce choix (imposé) nous a vraiment ravi et servira de précédent sur les voyages à venir.
- Bus Danang-Hué : Je pensais utiliser le bus local pour nous rendre à Hué mais notre hotel n'avait pas d'infos fiables à nous donner sur les horaires, les tarifs. Nous sommes allés chez Sinh Tourist, mais leur bus était complet pour ce jour là. Nous avons donc réservé via notre hotel, qui négociait avec Huyen Café, nouvelle agence apparemment. Pick up à notre hotel comme prévu. Départ annoncé à 14:30, puis 14:45, pour finalement partir à 15:15. Bus en très mauvais état : sièges bloqués en position allongée, ou bien fixe, clim faiblarde. Mauvaise pioche, le tout pour 120.000 vnd / pers. Cher ! mais nous ne le savions pas à ce moment là. Compter 2h30-3h de route. Avons été déposés en plein centre de Hué, devant un hotel (au cas ou on ne saurait pas où loger ce soir...), ce qui rend toujours le repérage un peu plus difficile que lorsqu'on est à la gare de bus par exemple.
- Hotel HONG THIEN 1 : installé ds une ruelle donnant ds la rue Chu Van An, il est au coeur du quartier animé de Hué. Très bon accueil. Pick up gratuit à la gare de bus, sauf que ns n'y sommes pas arrivés, comme je le mentionnais. Nous avons rejoint l'hotel à pied, car finalement assez proche de notre lieu de dépose. J'avais réservé 2 doubles, mais la proprio nous a proposé une quintuple de catégorie supérieure, où les enfants pourraient avoir un lit chacun. Accueil favorable de tout le monde, nous avons donc opté pour cette chambre. 32$ la nuit, petit déj (très copieux : oeufs et pain, crèpes banane, jus, thé par exemple) inclus. Ils proposent des locations de vélo (25.000 vnd /j), billets, excursions, un peu comme tous les hotels finalement. La piscine est petite, froide et peu ensoleillée ; elle ne doit donc pas être un critère de choix pour cet hotel, selon moi.
- Citadelle : 105.000 vnd. Visite incontournable, mais tellement agréable et intéressante. Surprise de n'avoir croisé plus de groupes. Nous y avons passé une bonne partie de la matinée. Ne pas manquer la vidéo qui présente une reconstitution en 3D de la cité. Indispensable pour bien la comprendre avant la visite et encore mieux l'apprécier après la visite. Profiter des navettes électriques gratuites pour vous rendre au musée compris ds le prix du billet.
- Circuit des tombeaux : location de vélos pour faire ce circuit. Comme nous avons loué les vélos 3 jours, nous avons pu négocier à 250.000 vnd, pour 4 vélos, 3 jours (au lieu de 25.000 * 4 * 3j = 300.000 vnd) J'avais lu que ce serait un peu difficile à vélo pour cause de "côtes", nous n'avons pas vraiment souffert pendant cette journée. Sentiment de grande liberté avec cette balade à vélo. Nous avons certes vu les tombeaux, mais tellement de choses, de gens entre les visites. On ne peut que recommander cette formule. Entrée des tombeaux : 80.000 vnd, les enfants de moins de 12 ans paient 20.000 vnd.
- Lagune Tam Gian + Thuan An : Encore une bonne journée de vélo car l'itinéraire de départ est rarement respecté et les erreurs de cap parfois nombreuses mais quel bonheur que de pédaler au Vietnam ! Passage ds de petits villages, marchés, chemins bordant les canaux, excellent. La plage n'a rien de folichon et semble abandonnée. Nous aimons le côté très local des paillottes, un peu moins la désertion de celles-ci. La mer était bien agitée lors de notre passage, mais un bain en mer de Chine ça ne se refuse pas ! Journée marquée par l'invitation à un mariage, où ns prendrons le repas de midi avant d'aller visiter la maison de l'une des invitées, la seule qui parlait un peu anglais. Grand moment, super souvenirs. Et dans la foulée, un peu plus tard ds l'après midi, c'est à un enterrement que nous furent conviés ! Il y avait presque autant de sourires qu'au mariage et cette fois encore, nous avons pu boire et manger qq friandises avec eux, sans que nous puissions discuter, personne ne parlant anglais. Les regards et les gestes suffisent souvent.
- Pont Thanh Toan - village de Thanh Tien : encore une journée bien remplie à vélo. Le pont n'est pas simple à trouver et n'est pas mis en valeur sur place, mais il vaut vraiment le coup d'oeil. Pour avoir vu celui d'Hoi An, nous avons trouvé que celui-ci bénéficiait d'un environnement beaucoup plus préservé, naturel, et que sa beauté et sa singularité n'étaient que plus évidentes. On est fans ! Le village de Thanh Tien n'est pas simple à trouver non plus et nous étions passés bien près hier ss le savoir. Rien de bien balisé, des "ateliers" très discrets que l'on ne trouve que grâce aux pancartes en bord de route. Il semblerait que ces visites soient le privilège de circuits organisés (nous avons croisé une famille avec guide privé ds un des ateliers, et le guide ne semblait pas du tout prêt à partager la visite !). A la fois compréhensible et dommage de limiter ce savoir aux visites guidées.
- Resto : j'en recommande rarement, mais celui là fut notre cantine pendant tout notre séjour sur Hué. Large carte, qualité, quantité, sourire et prix décents, il a tout pour plaire. Ses fruit shakes sont une tuerie, que demander de plus ? C'est le Phuong Nam Cafe, sur Tran Cao Van Street.
HOI AN : 3 nuits / 2 jours - Transport bus Hué-Hoi An. Résa directement auprès d'une agence à Hué pour éviter la mésaventure du précédent trajet. 80.000 vnd, tarif plus bas que le Danang-Hué ! Au départ ce devait être un Sleeping Bus, la veille le gars de l'agence m'appelle pour me dire que ce sera un Sitting Bus, et je n'y vois ps d'inconvénient ; il me retournera 10.000 vnd /pers. Au final c'est plutot un minibus qui vient nous chercher, sacs entassés sous les sièges et devant la porte, et bien peu de place pour les jambes de nos grands gaillards. Je n'arriverai pas à me faire rembourser les 10.000 vnd le contrôleur du bus refusant de m'entendre et me proposant juste de descendre si je ne suis pas contente, ss remboursement aucun. Nous sommes là l'avant veille du Têt et on sait combien la période est sensible côté transports... je reste donc sagement en place. Trajet de 3h30, avec pause à Lang Co de 30' (mais pas Lang Co beach comme annoncé par l'agence !). Cette fois encore, dépose en centre ville de Hoi An devant un Hotel, dont les réceptionnistes n'hésiteront pas à envahir le bus pour nous vendre leurs chambres ! Voilà une pratique qui a le don de m'énerver terriblement.
Je pense que pour éviter toute surprise avec les transports en bus "touristiques", il faut absolument réserver auprès de la compagnie elle-même (Sinh Tourist, Hanh café, Camel Travel, pour ceux rencontrés).
- FULL HOUSE HOMESTAY : la perle de notre séjour vietnamien. Tout y fut parfait, de l'accueil à la chambre, en passant par le service, le pt déj, la superbe soirée du Têt organisée pour nous, la qualité des vélos, ... TOUT ! On ne pouvait rêver mieux pour terminer notre périple. Chambre quad pour 35$, pt déj inclus. La Homestay est excentrée, mais le prêt de vélo rend la ville toute proche. A pied, compter 20' de marche jusque la vieille ville.
Nous devions rejoindre Danang le 19.02 en milieu de journée pour prendre notre vol et il n'y avait apparemment pas de Shuttle depuis Hoi An, à cause du Têt (tarif 110.000 vnd/p). Notre hôte nous a réservé un taxi pour 300.000 vnd, très bon service et très bon tarif. D'autres voyageurs avaient payé 500.000 vnd ! Le matin du 19 nous avons vu un départ de bus local (bus jaune) vers 9:00, mais ils ne savaient pas s'il y en aurait d'autres dans la journée. Le taxi était vraiment la solution sécurité pour ce jour là.
- Vieille ville : il existe un billet combiné donnant droit à 5 entrées ds des sites spécifiques de la vieille ville. 120.000 vnd. Les enfants de moins de 16 ans ne paient pas ! Le billet est valable toute la durée du séjour, et les visites sont mixables à souhait. Têt oblige (ns y étions les 17, 18 et 19.02), certaines maisons étaient fermées et certains spectacles annulés. Par contre, le 19, certains musées se visitaient ss billet et la ville, plus calme, retrouvait un air plus respirable. La ville est magnifique mais il faut absolument privilégier une découverte matinale en dehors des visites organisées et du monde pour l'apprécier. Il faut aussi parvenir à faire abstraction des trop nombreuses boutiques de souvenirs et restos qui habitent maintenant toutes ces maisons au cachet si fort. Très bon souvenir de cette ville.
- Plages de Cua Dai et An Bang : La 1ère plage est plus difficile d'accès si l'on veut aller à la plage gratuitement. il y a toujours un truc à payer pour s'y allonger : le parking à vélo, le transat, le verre à consommer si l'on s'allonge, voire le resto. Usant. Il faut donc trouver un accès un peu éloigné de la zone principale pour enfin trouver une étendue vierge avec juste le sable et l'eau comme paysage. Alors là, oui, la plage est très belle. Nous ne nous sommes ps posés sur An Bang, mais l'accès avec restos et bars ne nous a pas emballés.
Notre retour sur Saigon s'est fait en avion Vietjet Air depuis Danang.
Enfin je voudrais parler de la fameuse fête du Têt, qui fait à la fois rêver celui qui reste en France, et un peu peur à celui qui sera dans les transports vietnamiens à cette époque. C'est un événement à nul autre pareil, une frénésie, une sorte de montée en puissance au fil des jours. On sent les Vietnamiens en attente de cet événement, bien plus que nous le sommes en attente du 31.12. On entre lentement ds les préparatifs à leurs côtés et on ne peut que partager leur bonheur le jour J. C'est une expérience en soi et si l'on s'organise en amont pour assurer un minimum ses déplacements (surtout quand on a peu de temps sur le pays et des contraintes de retour), c'est un vrai bonheur de passer le nouvel an là-bas. On m'avait parlé d'une Saigon déserte et morte, je ne l'ai pas franchement ressenti, même si certaines boutiques sont fermées, qu'il y a qq scooters de moins ds les rues et que Ben Thanh est fermé ! Pour info, le Palais de la Réunification était ouvert le 19.02.
Au final ce fut un très bon voyage, marqué plus par la gentillesse des Vietnamiens, leurs sourires et leur soucis de l'autre que par des paysages fabuleux ou par une nature impressionnante. Cela est peut être plus le propre du Vietnam Nord, au programme d'un autre voyage, probablement.
Au plaisir de compléter ces infos si besoin est et bienvenus sur Voyages En Famille
Iza
Je vous donne NOS impressions, elles ne peuvent donc qu'être subjectives. Chacun voyage avec son passé de voyageur ou de novice et nul ne perçoit le voyage à l'identique. Nos précédents périples ont créé un vécu et notre perception de ce voyage comme des voyages à venir en est impactée, imprégnée. J'ai aimé retrouver sur le forum des avis parfois contradictoires, ce qui fait la force et l'intérêt de l'échange, et je reste ouverte aux critiques et remarques dans le respect des avis de chacun, la courtoisie et le sourire. 🙂 Vive les Vacances, vive les Voyages !
Voyage en famille (2 ados de 13 et 16 ans) du 5 au 20 février 2015.
Vol Qatar Airways Paris-Doha-Sgn : compagnie toujours aussi sérieuse avec très bon service à bord. Vol en A380 jusque Doha, un vrai bonheur de silence, de confort et d'espace, même en classe éco !
Saigon : 3 nuits / 1.5 jour à l'arrivée + 1 jour au retour - Bus 152 pour rejoindre Ben Thanh depuis l'aéroport. N'hésitez pas à opter pour cette solution très économique et tout à fait satisfaisante. Il est facile de trouver le départ des bus en sortant de l'aéroport, le tarif est fixe (5.000 vnd), le bus est climatisé, il passe toutes les 20 ou 30', il dépose à Ben Thanh, mais également ds la rue Tran Hung Dao, à 2 pas du quartier "routard" (rue Bui Vien). Compter 45' de route. A noter qu'au retour sur Saigon, Têt oblige, il n'y avait pas de bus pour nous rejoindre le centre ville. Nous avons donc pris un taxi pour 8$ (proposé à 10$ et négocié) et avons mis le même temps de trajet.
- Hotel HAPPY INN 2 ds une ruelle donnant sur Bui Vien. Pas le meilleur choix du voyage. Accueil lymphatique, chambre propre et calme si on est sur l'arrière. Sur le devant, c'est l'horreur ! sdb, clim. 18$ la double
- Musée d'Ho Chi Minh : ne présente pas grand intérêt pour nous. Belle architecture du bâtiment.
- Musée des souvenirs de guerre : 15.000 vnd Très intéressant. Peu de textes, beaucoup de photos bien légendées, beaucoup d'émotion au sortir de ce musée. Pour nos enfants, mieux qu'un cours d'histoire ! Le point de vue Vietnamien sur la guerre est particulièrement intéressant.
- Palais de l'Indépendance : 30.000 vnd Nous avons apprécié cette visite que nous ne pensions pas faire au départ. Mention spéciale pour le Bunker, top avec des enfants !
- Marché Ben Thanh : parcouru rapidement le 1er jour, et fermé à notre retour (Têt), nous n'avons pas eu le plaisir d'y faire nos achats.
A noter, côté souvenirs, que la poste centrale possède une petite boutique bien achalandée, proposant des produits que l'on trouve un peu partout, a des prix (fixes) raisonnables. Pas mal s'il nous manque quelques bricoles à acheter avant de reprendre l'avion.
- Cholon : bus n°1 au départ de Tran Hung Dao - 5.000 vnd Marché très local, bouillonnant, mais assez similaire à ce que nous avions déjà vu en Asie. Beaucoup de vente en gros, pas de produits "pour touristes" (déco, t-shirts...) Jolie balade entre les différentes pagodes et temples du quartier. Impression d'avoir quitté Saigon pour une autre ville tant le style est différent.
- Repas chez Nhu Lan, conseillé sur le forum comme resto typiquement vietnamien. Il est effectivement très fréquenté par les locaux. Pas d'emballement de notre part, mais c'était notre tout 1er repas et je pense que nous n'étions pas "dedans". Après 24h de voyage, plus une aprèm de balade ds Saigon, on était peut être un peu en manque de sommeil... Excellents sandwichs testés par mon mari à notre retour en fin de voyage. Comme quoi, il ne faut jamais rester sur sa 1ère impression 😉
Nos 2-3 jours à Saigon nous ont bien plu. La ville a su préserver des espaces verts, de larges avenues (bondées certes !) qui la rendent plus agréable qu'on ne le pensait. Bien sur, la circulation et le nombre impressionnant de 2-roues ne laisse pas indifférent. Bruit et pollution sont au rendez-vous. Traverser est un vrai sport et il vaut mieux avoir la technique si on ne veut pas passer des heures à attendre qu'ils vous laissent passer ! L'architecture "à la française" de nombreux bâtiments, nous la rendent aussi attachante, inconsciemment. Nous avons eu la chance -j'avoue que je ne parlais pas de chance en préparant le voyage...- d'y être le 19.02, jour du Têt, et l'ambiance y était absolument géniale. Sorte de communion entre tous les Vietnamiens, des sourires sur tous les visages, des couleurs, des lumières, du bonheur à l'état pur.
Vinh Long : 2 nuits / 1.5 j - Transport SGN-VInh Long avec Mai Linh. Bus local (n°53 - 6.000 vnd) jusque Le Hong Phong, ce qu'ils appellent la "small bus station". Achat des billets au comptoir Mai Linh (349 Le Hong Phong) - 87.000 vnd. Départ toutes les heures (le tableaux des horaires est en ligne ds le 1er article du carnet de voyage). - 2h30 de trajet. Il s'agissait plus d'un minibus que d'un "car", mais confortable pour autant.
Futabus est juste en face de l'arrêt du bus local, ce qui est tentant, mais propose le trajet pour 110.000 vnd. Marchez un peu et vous trouverez Mai Linh. Les 2 compagnies incluent le transfert jusqu'à la gare de bus centrale de Mien Tay. Nous nous sommes donc posé la question de savoir s'il n'aurait pas mieux valu aller directement en bus local à Mien Tay, d'où nous aurions peut être eu plus de possibilités de départs, de compagnies, voire des tarifs différents.
Mai Linh propose un service de navettes gratuites pour rejoindre le centre ville depuis la gare de bus de Vinh Long située en périphérie de la ville. Sortir rapidement du bus et se renseigner de suite. La navette n'attend pas mais n'est pas balisée non plus, donc nous nous sommes fait coincer. La fille du comptoir a compris notre "soucis" et nous a appelé un taxi pour nous amener gratuitement au centre-ville.
- Hotel CUULONG, directement sur le front de mer. Les propositions d'hébergement sur Vinh Long ne sont pas nombreuses, et un ami ayant testé sans grand emballement le Van Tram Hotel quelques jours avant (très bruyant et peu confortable), il nous avait réservé 2 doubles au Cuulong. Hotel gouvernemental, aseptisé, mais propre et les chambres sur l'arrière sont calmes, moins chères aussi. 435.000 vnd. Petit déj inclus, clim. Hotel de bon confort, mais sans charme. Nous souhaitions rester sur Vinh Long pour profiter de son marché et son animation nocturne, et n'étions pas du tout convaincus de l'intérêt des nombreux Homestay sur l'île d'An Binh. Avis très divergents sur forums et retours divers.
- Sortie bateau au marché de Caibe négociée avec Danh, propriétaire du Ngoc San Homestay, et soeur de la proprio du Van Tram. Elle nous a abordé sur le front de mer et nous avons booké la balade avec elle. 150.000 vnd / pers, base 4 pers. Bateau uniquement pour nous. 6:00-10:45 En plus du marché de Caibe (assez décevant, car peu de bateaux ce matin là. Est ce une habitude ? est ce du à l'approche du Têt ?...), visite de la fabrique de Poprice, et autres gourmandises à base de riz (très intéressant, et très bon !), du jardin aux bonsais (bof bof), de la fabrique de miel (bon mais pas assez explicatif).
- Vélo sur An Binh. Location des vélos via Danh : 30.000 vnd/ vélo et par jour. Le bureau touristique propose la location à 20.000 vnd/h ou 100.000 vnd / 8h 😕 2 après-midi magiques sur cette île. Vie locale, calme, liberté du vélo, tout est fait pour que l'on s'y sente bien et vraiment "ailleurs". On recommande ! Pas de carte pour se repérer, tout s'est fait au feeling.
- Restos : Si l'on exclut de son choix les restos du front de mer, tous Cuulong, avec les mêmes plats au même tarif et n'ayant rien de très local, le choix est très très limité. Le midi il est possible de manger au marché, pas cher, et pas mal. Egalement, resto Nem Nuong, dans la rue du marché à côté de Van Tram. Très bon, pas cher du tout. Fermé le soir Le soir, nous avons déniché un resto un peu éloigné du front de mer, le Quan Bia Thao Nguyen, rue Hoang Thai Hieu. La carte n'est que partiellement traduite et sans les prix, personne ne parle anglais, mais une fois ces petits inconvénients surmontés, la nourriture est excellente.
Can Tho : 1 nuit / 1 jour - Transport Vinh Long-Can Tho en bus local qui se prend à la gare de bus du centre ville de Vinh Long, derrière le marché. Maximum 10' à pied du front de mer. Pour ces bus les tarifs sont affichés sur le bus, mais les rabatteurs chercheront à vous faire payer un peu (voire beaucoup) plus. Tarif officiel : 21.000 vnd, trajet proposé à 50.000 vnd. Peut être un peu plus lent que les bus type Mai Linh -nous mettrons 1h30 pour rejoindre Can Tho-, mais confort de ne pas devoir aller en taxi jusqu'à la grande gare de bus de Vinh Long. Ni clim ni soute à bagages sur ces bus.
- KIM LONG HOTEL, en centre ville. N'étant pas longtemps sur la ville je voulais un hotel en centre ville. Bonne pioche. Hotel très bien situé, propre, à l'accueil excellent, avec proposition de services, sans acharnement. Chambre double 15$, mais pas de fenêtre, ce qui a l'avantage de réduire le bruit venant de l'extérieur ! clim. Pt déj en supplément, 40.000 vnd (2$)
- Marché de Cai Rang. Un ami passé qq jours avant avait négocié pour nous la balade avec la même batelière que lui. Tarif généralement constaté : 400.000 vnd / 4 pers. Nous avons obtenu 300.000 vnd car il avait négocié 2 sorties bateau. 5:30-8:30 Beaucoup plus intéressant que Caibe. Trajet sur un petit bateau, nombreux vendeurs au marché, grosse animation, retour par les petits canaux et, cerise sur le gateau, confection de sujets en bambou (bague, bracelets, fleurs, sauterelles...) pour tout le monde par notre batelière, Sang. Un très bon moment.
Danang : 1 nuit / 0.5 jour - Ce fut pour nous une étape de transition. Arrivée de Can Tho par avion avec Vietjet Air. Gros gain de temps, même si le vol avait 30' de retard ! Service minimum à bord. Satisfaits pour autant de cette compagnie. L'aéroport de Danang est très proche du centre ville (3km) , nous avons donc rejoint notre hôtel à pied (30')
- ZION HOSTEL hotel flambant neuf ds une petite ruelle en centre ville. Bon accueil, chambre quadruple spacieuse et propre. Pas de pt déj. S'agissant juste d'une étape, j'avais visé un hotel basique, en centre ville. Bon choix. Tarif annoncé à 26$, réduit (spontanément par la direction) à 20$ car la clim ne fonctionnait pas. En même temps, on n'en a pas eu besoin !
- Marble Mountains : accès facile en bus local n°1, à prendre près du musée Cham. Une fois ds le bus, il faut sacrément négocier son tarif ! Le gars nous demandait le même prix que pour aller jusque Hoi An, 20.000 vnd. Le prix pour ce trajet là étant de 17.000 vnd. Au final il m'a pris 50.000 vnd pour nous 4. 20' de trajet.
Entrée 15.000 vnd. Balade agréable, oxygenante, un peu à l'écart de l'agitation de la ville. Grottes et temples sont jolis et le point de vue au sommet vaut le petit effort. Certes, sans les Resorts en bord de mer et les grands axes routiers, la vue devait être nettement plus chouette, mais nous ne regrettons pas la balade. Faire abstraction au départ de tous les vendeurs de marbre, et tout vous semble ensuite très sympa. Sur le créneau temps dont nous disposions nous avions le choix entre musée et temples au centre de Danang ou Marble Mountain, bon choix selon nous d'avoir pris les "montagnes".
HUE : 5 nuits / 4 jours Notre vol Cantho-Danang avait figé notre planning de telle sorte que nous avions 5 nuits sur Hué et je craignais une certaine longueur. Il n'en fut absolument rien ! La ville et surtout la campagne environnante nous ont emballés. Le fait de se poser 4 jours permet aussi de vivre les choses différemment et ce choix (imposé) nous a vraiment ravi et servira de précédent sur les voyages à venir.
- Bus Danang-Hué : Je pensais utiliser le bus local pour nous rendre à Hué mais notre hotel n'avait pas d'infos fiables à nous donner sur les horaires, les tarifs. Nous sommes allés chez Sinh Tourist, mais leur bus était complet pour ce jour là. Nous avons donc réservé via notre hotel, qui négociait avec Huyen Café, nouvelle agence apparemment. Pick up à notre hotel comme prévu. Départ annoncé à 14:30, puis 14:45, pour finalement partir à 15:15. Bus en très mauvais état : sièges bloqués en position allongée, ou bien fixe, clim faiblarde. Mauvaise pioche, le tout pour 120.000 vnd / pers. Cher ! mais nous ne le savions pas à ce moment là. Compter 2h30-3h de route. Avons été déposés en plein centre de Hué, devant un hotel (au cas ou on ne saurait pas où loger ce soir...), ce qui rend toujours le repérage un peu plus difficile que lorsqu'on est à la gare de bus par exemple.
- Hotel HONG THIEN 1 : installé ds une ruelle donnant ds la rue Chu Van An, il est au coeur du quartier animé de Hué. Très bon accueil. Pick up gratuit à la gare de bus, sauf que ns n'y sommes pas arrivés, comme je le mentionnais. Nous avons rejoint l'hotel à pied, car finalement assez proche de notre lieu de dépose. J'avais réservé 2 doubles, mais la proprio nous a proposé une quintuple de catégorie supérieure, où les enfants pourraient avoir un lit chacun. Accueil favorable de tout le monde, nous avons donc opté pour cette chambre. 32$ la nuit, petit déj (très copieux : oeufs et pain, crèpes banane, jus, thé par exemple) inclus. Ils proposent des locations de vélo (25.000 vnd /j), billets, excursions, un peu comme tous les hotels finalement. La piscine est petite, froide et peu ensoleillée ; elle ne doit donc pas être un critère de choix pour cet hotel, selon moi.
- Citadelle : 105.000 vnd. Visite incontournable, mais tellement agréable et intéressante. Surprise de n'avoir croisé plus de groupes. Nous y avons passé une bonne partie de la matinée. Ne pas manquer la vidéo qui présente une reconstitution en 3D de la cité. Indispensable pour bien la comprendre avant la visite et encore mieux l'apprécier après la visite. Profiter des navettes électriques gratuites pour vous rendre au musée compris ds le prix du billet.
- Circuit des tombeaux : location de vélos pour faire ce circuit. Comme nous avons loué les vélos 3 jours, nous avons pu négocier à 250.000 vnd, pour 4 vélos, 3 jours (au lieu de 25.000 * 4 * 3j = 300.000 vnd) J'avais lu que ce serait un peu difficile à vélo pour cause de "côtes", nous n'avons pas vraiment souffert pendant cette journée. Sentiment de grande liberté avec cette balade à vélo. Nous avons certes vu les tombeaux, mais tellement de choses, de gens entre les visites. On ne peut que recommander cette formule. Entrée des tombeaux : 80.000 vnd, les enfants de moins de 12 ans paient 20.000 vnd.
- Lagune Tam Gian + Thuan An : Encore une bonne journée de vélo car l'itinéraire de départ est rarement respecté et les erreurs de cap parfois nombreuses mais quel bonheur que de pédaler au Vietnam ! Passage ds de petits villages, marchés, chemins bordant les canaux, excellent. La plage n'a rien de folichon et semble abandonnée. Nous aimons le côté très local des paillottes, un peu moins la désertion de celles-ci. La mer était bien agitée lors de notre passage, mais un bain en mer de Chine ça ne se refuse pas ! Journée marquée par l'invitation à un mariage, où ns prendrons le repas de midi avant d'aller visiter la maison de l'une des invitées, la seule qui parlait un peu anglais. Grand moment, super souvenirs. Et dans la foulée, un peu plus tard ds l'après midi, c'est à un enterrement que nous furent conviés ! Il y avait presque autant de sourires qu'au mariage et cette fois encore, nous avons pu boire et manger qq friandises avec eux, sans que nous puissions discuter, personne ne parlant anglais. Les regards et les gestes suffisent souvent.
- Pont Thanh Toan - village de Thanh Tien : encore une journée bien remplie à vélo. Le pont n'est pas simple à trouver et n'est pas mis en valeur sur place, mais il vaut vraiment le coup d'oeil. Pour avoir vu celui d'Hoi An, nous avons trouvé que celui-ci bénéficiait d'un environnement beaucoup plus préservé, naturel, et que sa beauté et sa singularité n'étaient que plus évidentes. On est fans ! Le village de Thanh Tien n'est pas simple à trouver non plus et nous étions passés bien près hier ss le savoir. Rien de bien balisé, des "ateliers" très discrets que l'on ne trouve que grâce aux pancartes en bord de route. Il semblerait que ces visites soient le privilège de circuits organisés (nous avons croisé une famille avec guide privé ds un des ateliers, et le guide ne semblait pas du tout prêt à partager la visite !). A la fois compréhensible et dommage de limiter ce savoir aux visites guidées.
- Resto : j'en recommande rarement, mais celui là fut notre cantine pendant tout notre séjour sur Hué. Large carte, qualité, quantité, sourire et prix décents, il a tout pour plaire. Ses fruit shakes sont une tuerie, que demander de plus ? C'est le Phuong Nam Cafe, sur Tran Cao Van Street.
HOI AN : 3 nuits / 2 jours - Transport bus Hué-Hoi An. Résa directement auprès d'une agence à Hué pour éviter la mésaventure du précédent trajet. 80.000 vnd, tarif plus bas que le Danang-Hué ! Au départ ce devait être un Sleeping Bus, la veille le gars de l'agence m'appelle pour me dire que ce sera un Sitting Bus, et je n'y vois ps d'inconvénient ; il me retournera 10.000 vnd /pers. Au final c'est plutot un minibus qui vient nous chercher, sacs entassés sous les sièges et devant la porte, et bien peu de place pour les jambes de nos grands gaillards. Je n'arriverai pas à me faire rembourser les 10.000 vnd le contrôleur du bus refusant de m'entendre et me proposant juste de descendre si je ne suis pas contente, ss remboursement aucun. Nous sommes là l'avant veille du Têt et on sait combien la période est sensible côté transports... je reste donc sagement en place. Trajet de 3h30, avec pause à Lang Co de 30' (mais pas Lang Co beach comme annoncé par l'agence !). Cette fois encore, dépose en centre ville de Hoi An devant un Hotel, dont les réceptionnistes n'hésiteront pas à envahir le bus pour nous vendre leurs chambres ! Voilà une pratique qui a le don de m'énerver terriblement.
Je pense que pour éviter toute surprise avec les transports en bus "touristiques", il faut absolument réserver auprès de la compagnie elle-même (Sinh Tourist, Hanh café, Camel Travel, pour ceux rencontrés).
- FULL HOUSE HOMESTAY : la perle de notre séjour vietnamien. Tout y fut parfait, de l'accueil à la chambre, en passant par le service, le pt déj, la superbe soirée du Têt organisée pour nous, la qualité des vélos, ... TOUT ! On ne pouvait rêver mieux pour terminer notre périple. Chambre quad pour 35$, pt déj inclus. La Homestay est excentrée, mais le prêt de vélo rend la ville toute proche. A pied, compter 20' de marche jusque la vieille ville.
Nous devions rejoindre Danang le 19.02 en milieu de journée pour prendre notre vol et il n'y avait apparemment pas de Shuttle depuis Hoi An, à cause du Têt (tarif 110.000 vnd/p). Notre hôte nous a réservé un taxi pour 300.000 vnd, très bon service et très bon tarif. D'autres voyageurs avaient payé 500.000 vnd ! Le matin du 19 nous avons vu un départ de bus local (bus jaune) vers 9:00, mais ils ne savaient pas s'il y en aurait d'autres dans la journée. Le taxi était vraiment la solution sécurité pour ce jour là.
- Vieille ville : il existe un billet combiné donnant droit à 5 entrées ds des sites spécifiques de la vieille ville. 120.000 vnd. Les enfants de moins de 16 ans ne paient pas ! Le billet est valable toute la durée du séjour, et les visites sont mixables à souhait. Têt oblige (ns y étions les 17, 18 et 19.02), certaines maisons étaient fermées et certains spectacles annulés. Par contre, le 19, certains musées se visitaient ss billet et la ville, plus calme, retrouvait un air plus respirable. La ville est magnifique mais il faut absolument privilégier une découverte matinale en dehors des visites organisées et du monde pour l'apprécier. Il faut aussi parvenir à faire abstraction des trop nombreuses boutiques de souvenirs et restos qui habitent maintenant toutes ces maisons au cachet si fort. Très bon souvenir de cette ville.
- Plages de Cua Dai et An Bang : La 1ère plage est plus difficile d'accès si l'on veut aller à la plage gratuitement. il y a toujours un truc à payer pour s'y allonger : le parking à vélo, le transat, le verre à consommer si l'on s'allonge, voire le resto. Usant. Il faut donc trouver un accès un peu éloigné de la zone principale pour enfin trouver une étendue vierge avec juste le sable et l'eau comme paysage. Alors là, oui, la plage est très belle. Nous ne nous sommes ps posés sur An Bang, mais l'accès avec restos et bars ne nous a pas emballés.
Notre retour sur Saigon s'est fait en avion Vietjet Air depuis Danang.
Enfin je voudrais parler de la fameuse fête du Têt, qui fait à la fois rêver celui qui reste en France, et un peu peur à celui qui sera dans les transports vietnamiens à cette époque. C'est un événement à nul autre pareil, une frénésie, une sorte de montée en puissance au fil des jours. On sent les Vietnamiens en attente de cet événement, bien plus que nous le sommes en attente du 31.12. On entre lentement ds les préparatifs à leurs côtés et on ne peut que partager leur bonheur le jour J. C'est une expérience en soi et si l'on s'organise en amont pour assurer un minimum ses déplacements (surtout quand on a peu de temps sur le pays et des contraintes de retour), c'est un vrai bonheur de passer le nouvel an là-bas. On m'avait parlé d'une Saigon déserte et morte, je ne l'ai pas franchement ressenti, même si certaines boutiques sont fermées, qu'il y a qq scooters de moins ds les rues et que Ben Thanh est fermé ! Pour info, le Palais de la Réunification était ouvert le 19.02.
Au final ce fut un très bon voyage, marqué plus par la gentillesse des Vietnamiens, leurs sourires et leur soucis de l'autre que par des paysages fabuleux ou par une nature impressionnante. Cela est peut être plus le propre du Vietnam Nord, au programme d'un autre voyage, probablement.
Au plaisir de compléter ces infos si besoin est et bienvenus sur Voyages En Famille
Iza
Camping du côté de Burgos, Espagne English translation pending
Bonjour, je suis à la recherche d'un camping pour passer une nuit du côté de Burgos en Espagne, nuit du 31 janvier.
Quelqu'un connaît-il quelque chose de pas trop cher et de propre. Merci
Chaussures pour un trek dans les Annapurnas English translation pending
Bonjour,
ma compagne et moi souhaitons partir du 3 au 22 octobre prochain au Népal y faire notamment un trek d'une douzaine de jours dans le coin des Annapurnas. Nous avons 28 et 32 ans et sommes dans une forme physique correcte.
J'aimerais savoir quel type de chaussure est le plus recommandé pour ces trek et si les chaussures suivantes ( que j'ai déjà Merrell Vibram) peuvent faire l'affaire ou si il est préférable d'avoir des bottines soutenant les chevilles.

Sinon faut il prévoir du produit lessive pour nettoyer ses vêtements ? Il y a-il des oreillers dans les lodges ? Faut-il prévoir un sac de couchage ? si oui pour quelles températures (lodges) ?
Quel type de pantalon convient le mieux à la randonnée ?
Merci pour votre aide !
ma compagne et moi souhaitons partir du 3 au 22 octobre prochain au Népal y faire notamment un trek d'une douzaine de jours dans le coin des Annapurnas. Nous avons 28 et 32 ans et sommes dans une forme physique correcte.
J'aimerais savoir quel type de chaussure est le plus recommandé pour ces trek et si les chaussures suivantes ( que j'ai déjà Merrell Vibram) peuvent faire l'affaire ou si il est préférable d'avoir des bottines soutenant les chevilles.

Sinon faut il prévoir du produit lessive pour nettoyer ses vêtements ? Il y a-il des oreillers dans les lodges ? Faut-il prévoir un sac de couchage ? si oui pour quelles températures (lodges) ?
Quel type de pantalon convient le mieux à la randonnée ?
Merci pour votre aide !
Défouloir du concours de décembre - les petits machins English translation pending
Râleries, questions, commentaires, photos hors concours..... c'est ici!
Itinéraire Andalousie fin d'année 2014 English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir deux semaines en Andalousie (arrivée à Séville) du 19 décembre au 1er janvier.
Pourriez-vous m'aider à faire mon itinéraire sachant que nous allons bien entendu visiter Séville, Cordoba et Grenade.
Que pourrions-nous rajouter à cela ? Nous pensons louer une voiture si c'est indispensable sinon le train ne nous dérange pas. Nous sommes preneurs de toute info concernant l'itinéraire, les hôtels, les restos, où faire la fête, etc...
Une petite question supplémentaire : le 24 décembre (soir du réveillon de Noël) les restos de Cordoba seront-ils ouverts ou bien doit-on choisir un hôtel avec resto et s'assurer que eux seront ouverts ? Et le 31 décembre est-ce mieux d'être déjà à Séville ou bien de s'arrêter près de Séville et de passer le réveillon dans un village ????
Merci d'avance pour votre aide.
Seule à Montréal du 25 décembre au 31 janvier: quelles activités? English translation pending
Bonjour,
Je serai à Montréal pendant 6 jours entre Noël et le jour de l'an. Je logerai en auberge de jeunesse. Je me pose plusieurs questions, est-ce-que les personnes connaissant Montréal en cette période pourraient m'aider à préparer au mieux ce court séjour ?
- Quelles activités sympas sont à faire à ces dates à Montréal ? - Sur les 6 jours, pensez-vous que je puisse prendre 2 jours pour aller à Québec ? - Tenue vestimentaire en ville : on peut s'habiller normalement ou la grosse combinaison et les après-skis sont-ils de rigueur ? En bref, quoi mettre dans ma valise ? 🙂 - le parc Valcartier vaut-il le coup ? - Je serai seule là-bas, connaissez-vous des lieux où je pourrai facilement rencontrer du monde sur place pour partager des activités et soirées ?
Merci d'avance pour les renseignements que vous pourrez m'apporter 😉
Je serai à Montréal pendant 6 jours entre Noël et le jour de l'an. Je logerai en auberge de jeunesse. Je me pose plusieurs questions, est-ce-que les personnes connaissant Montréal en cette période pourraient m'aider à préparer au mieux ce court séjour ?
- Quelles activités sympas sont à faire à ces dates à Montréal ? - Sur les 6 jours, pensez-vous que je puisse prendre 2 jours pour aller à Québec ? - Tenue vestimentaire en ville : on peut s'habiller normalement ou la grosse combinaison et les après-skis sont-ils de rigueur ? En bref, quoi mettre dans ma valise ? 🙂 - le parc Valcartier vaut-il le coup ? - Je serai seule là-bas, connaissez-vous des lieux où je pourrai facilement rencontrer du monde sur place pour partager des activités et soirées ?
Merci d'avance pour les renseignements que vous pourrez m'apporter 😉
Concours Photo Novembre 2014 "C'est ma tournée!" English translation pending
Bonsoir,
Je déclare ouvert ce jour le 52e concours de photo VF. 52... C'est dire le nombre d'idées déjà prises, de découragements passagers, de frustrations pénibles, que la recherche d'un tel thème génère.
Je voulais initialement un thème purement graphique, mais conscient du tollé que je risquais de rencontrer, j'ai délaissé cette idée. Une couleur ? Rouge ? Trop facile. Et en relisant pour la x-ième fois la liste des 51 thèmes déjà abordés, une idée, plus consensuelle, a germé.
L'avant-dernier thème de l'année sera donc : C'est ma tournée ! (novembre 2014).
Un café abandonné près de la route 66, des rousses irlandaises buvant d'autres rousses irlandaises dans un pub de Limerick, une taverne bavaroise, des bédouins sirotant un thé à la menthe sous la fraîcheur des acacias, un distributeur de boissons, des moines bhoutanais avalant de la tsampa à l'abri des murs d'un dzong, un verre de Cola US dans un McDo... passe-temps ou réconfort, boire est pratiqué sous toutes les latitudes.
Votre photo présentera aussi bien des gens en train de boire ou des boissons typiques que des endroits où l'on trouve les premiers et les secondes.
il lui apporta du vin et il se mit à boire.
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos, de préférence chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute anecdote ou explication sur ces photos sera la bienvenue, sauf si elles se passent de commentaire (mettez au moins la localisation). Ces photos devront respecter le thème mais surtout être une invitation au voyage, ce qui manque parfois dans les images proposées. Essayez d'apporter du plaisir à ceux qui regarderont vos photos.
Vous avez jusqu'au samedi 22 novembre 2014, minuit (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, dimanche 23 novembre, zéro heure au samedi 29 novembre, minuit. Vous voterez pour trois photos maximum, en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur(e) et le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul.
Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de décembre qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés.
Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter du dimanche 23, seulement les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert.
Bon concours ! Ganbatte kudasai !
Fil parallèle consacré aux discussions : ici Diaporama présentant les photos proposées : là
Je déclare ouvert ce jour le 52e concours de photo VF. 52... C'est dire le nombre d'idées déjà prises, de découragements passagers, de frustrations pénibles, que la recherche d'un tel thème génère.
Je voulais initialement un thème purement graphique, mais conscient du tollé que je risquais de rencontrer, j'ai délaissé cette idée. Une couleur ? Rouge ? Trop facile. Et en relisant pour la x-ième fois la liste des 51 thèmes déjà abordés, une idée, plus consensuelle, a germé.
L'avant-dernier thème de l'année sera donc : C'est ma tournée ! (novembre 2014).
Un café abandonné près de la route 66, des rousses irlandaises buvant d'autres rousses irlandaises dans un pub de Limerick, une taverne bavaroise, des bédouins sirotant un thé à la menthe sous la fraîcheur des acacias, un distributeur de boissons, des moines bhoutanais avalant de la tsampa à l'abri des murs d'un dzong, un verre de Cola US dans un McDo... passe-temps ou réconfort, boire est pratiqué sous toutes les latitudes.
Votre photo présentera aussi bien des gens en train de boire ou des boissons typiques que des endroits où l'on trouve les premiers et les secondes.
il lui apporta du vin et il se mit à boire.
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos, de préférence chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute anecdote ou explication sur ces photos sera la bienvenue, sauf si elles se passent de commentaire (mettez au moins la localisation). Ces photos devront respecter le thème mais surtout être une invitation au voyage, ce qui manque parfois dans les images proposées. Essayez d'apporter du plaisir à ceux qui regarderont vos photos.
Vous avez jusqu'au samedi 22 novembre 2014, minuit (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, dimanche 23 novembre, zéro heure au samedi 29 novembre, minuit. Vous voterez pour trois photos maximum, en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur(e) et le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul.
Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de décembre qu'il organisera. Les ex aequo à une autre place que la première ne seront pas départagés.
Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et à compter du dimanche 23, seulement les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert.
Bon concours ! Ganbatte kudasai !
Fil parallèle consacré aux discussions : ici Diaporama présentant les photos proposées : là
Maroc: comment déchiffrer les panneaux indicateurs English translation pending
Une question bête 🤪 peut être , mais ..... il m'arrive souvent lorsque je prends des petites routes de voir des indications en arabe et surtout le nom des villages , ce qui est tout à fait normal .
Mais voilà , certains ici donne des itinéraires sympas et souvent je n'arrive pas à m'y retrouver car je ne sais pas lire l'arabe .
D'autre part j'ai vu de jolis petits village dont je ne saurais ensuite dire le nom , sauf peut être prendre en photo le panneau et ensuite me le faire traduire .
Y a t'il un truc ? 😉
Merci d'avance .
Mais voilà , certains ici donne des itinéraires sympas et souvent je n'arrive pas à m'y retrouver car je ne sais pas lire l'arabe .
D'autre part j'ai vu de jolis petits village dont je ne saurais ensuite dire le nom , sauf peut être prendre en photo le panneau et ensuite me le faire traduire .
Y a t'il un truc ? 😉
Merci d'avance .
Tour d'Amérique du Sud en camping-car et en famille en 2015 English translation pending
Bonsoir,
Notre projet de découvrir en famille l'Amérique du sud pendant un an à partir de l'été 2015 commence à prendre forme ! Notre appart est en cours de vente (on croise les doigts !) : on peut donc commencer à vraiment s'atteler à la préparation.
Pleins de questions apparaissent les unes après les autres : itinéraire, budget, santé, scolarité des enfants... Autant de thèmes déjà maintes fois discutés dans d'autres discussions, je sais bien, mais nous aurions aimé échangé avec d'autres familles ayant le même genre de projet...
Alors voici une rapide présentation de notre futur voyage : Nous sommes une famille de 5 avec 3 enfants de 11, 9 et 6 ans. Nous comptons partir en juillet ou août 2015 pendant 1 an vers l'Amérique du Sud. Notre pré-pré-pré itinéraire comprendrait l'Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay... Mais tout reste à définir... Nous comptons acheter le cc en France et l'envoyer en cargo vers Buenos Aires (apparemment, il pourrait arriver également à Montevideo ?).
Voilà pour les grandes lignes... En espérant que certains d'entre vous seront sur ces routes en même temps que nous... A bientôt
Pleins de questions apparaissent les unes après les autres : itinéraire, budget, santé, scolarité des enfants... Autant de thèmes déjà maintes fois discutés dans d'autres discussions, je sais bien, mais nous aurions aimé échangé avec d'autres familles ayant le même genre de projet...
Alors voici une rapide présentation de notre futur voyage : Nous sommes une famille de 5 avec 3 enfants de 11, 9 et 6 ans. Nous comptons partir en juillet ou août 2015 pendant 1 an vers l'Amérique du Sud. Notre pré-pré-pré itinéraire comprendrait l'Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay... Mais tout reste à définir... Nous comptons acheter le cc en France et l'envoyer en cargo vers Buenos Aires (apparemment, il pourrait arriver également à Montevideo ?).
Voilà pour les grandes lignes... En espérant que certains d'entre vous seront sur ces routes en même temps que nous... A bientôt
Bohol et Palawan sur 14 jours English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec ma compagne pour une première experience aux Philippines du 11 au 26 janvier 2015 et souhaiterions avoir l'avis des habitués sur la faisabilité et réalisme de ce projet (transport, temps sur place, hébergements, météo). Nous voulons éviter le plus possible les grosses villes et les zones trop touristiques ( Boracay par exemple) et privilégier les endroits plus authentiques et calmes ( sans pour autant se retrouver seul au milieu de la jungle).
Nous avons tout juste commencé à dégager ce qui sera vraisemblablement notre itinéraire. Le voici:
-12 janvier: Arrivée à Manille -13 janvier: Départ pour Bohol à Tagbilaran avec Air Asia (zest air). Nous prévoyons d'y rester jusqu'au 18 afin d'avoir le temps de voir les Tarsiers, Chocolate Hills, Cabilao, Panglao et Anda. -18 janvier: Départ pour Cebu en ferry puis pour Puerto Princesa avec Cebu Pacific. Nous aimerions essentiellement séjourner à el Nido et dans l'archipel de Bacuit jusqu'au 25 janvier. - 25 janvier: Retour sur Puerto princesa. - 26 janvier: Retour sur Manille pour le vol vers Paris.
Que pensez vous de cet itinéraire? Pour les vols internes j'ai lu que Airphil express était le moins cher mais impossible d'acheter des billets sur le site. Savez vous comment faire? Sinon Air asia( zest air) est également moins cher que Phil Airlines, que pensez-vous de cette compagnie? En ce qui concerne Palawan, visiblement compliqué pour se déplacer, les minivans semblent être le plus intéressants. Est ce qu'une semaine dans l'archipel de Bacuit c'est trop?Est ce que ca vaut le coup ou vaut-il mieux s'arreter voir Sabang et Port Barton? Que pensez vous du climat sur les Visayas et palawan à cette période?
Merci d'avance pour vos renseignements.
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-12 janvier: Arrivée à Manille -13 janvier: Départ pour Bohol à Tagbilaran avec Air Asia (zest air). Nous prévoyons d'y rester jusqu'au 18 afin d'avoir le temps de voir les Tarsiers, Chocolate Hills, Cabilao, Panglao et Anda. -18 janvier: Départ pour Cebu en ferry puis pour Puerto Princesa avec Cebu Pacific. Nous aimerions essentiellement séjourner à el Nido et dans l'archipel de Bacuit jusqu'au 25 janvier. - 25 janvier: Retour sur Puerto princesa. - 26 janvier: Retour sur Manille pour le vol vers Paris.
Que pensez vous de cet itinéraire? Pour les vols internes j'ai lu que Airphil express était le moins cher mais impossible d'acheter des billets sur le site. Savez vous comment faire? Sinon Air asia( zest air) est également moins cher que Phil Airlines, que pensez-vous de cette compagnie? En ce qui concerne Palawan, visiblement compliqué pour se déplacer, les minivans semblent être le plus intéressants. Est ce qu'une semaine dans l'archipel de Bacuit c'est trop?Est ce que ca vaut le coup ou vaut-il mieux s'arreter voir Sabang et Port Barton? Que pensez vous du climat sur les Visayas et palawan à cette période?
Merci d'avance pour vos renseignements.
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Une dizaine de jours dans le sud Thaïlande / les îles English translation pending
Bonsoir tout le monde,
Je commence à organiser notre futur voyage en Thaïlande pour le mois de février. Nous y sommes déjà allés il y a bientôt 5 ans pour 4 semaines en sac à dos / vol sec. Nous avions à l'époque été dans le nord, Kanchanaburi et BKK. Cette fois ci, cap au sud. Nous nous sommes mariés il y a peu et ce sera notre voyage de noce. Nous recherchons donc une destination farniente / belles plages... mais aussi possibilités de visites, location de scoot pour se balader par nous même, miam dans des guitounes entourées de thaï...
Des suggestions de localités ? De GH (le must bungalow sur la plage mais pas du grand luxe, financièrement ça ne sera pas possible et ça n'est pas nous) ? Un coin typique mais pas trop touristique (oui je sais tout le monde veut ça...). Pour info, je ne supporte pas l'ambiance KaoSan Road (testé et détesté, à BKK je suis plutôt Thewet pour vous donner une idée).
Merci d'avance pour votre aide :)
Je commence à organiser notre futur voyage en Thaïlande pour le mois de février. Nous y sommes déjà allés il y a bientôt 5 ans pour 4 semaines en sac à dos / vol sec. Nous avions à l'époque été dans le nord, Kanchanaburi et BKK. Cette fois ci, cap au sud. Nous nous sommes mariés il y a peu et ce sera notre voyage de noce. Nous recherchons donc une destination farniente / belles plages... mais aussi possibilités de visites, location de scoot pour se balader par nous même, miam dans des guitounes entourées de thaï...
Des suggestions de localités ? De GH (le must bungalow sur la plage mais pas du grand luxe, financièrement ça ne sera pas possible et ça n'est pas nous) ? Un coin typique mais pas trop touristique (oui je sais tout le monde veut ça...). Pour info, je ne supporte pas l'ambiance KaoSan Road (testé et détesté, à BKK je suis plutôt Thewet pour vous donner une idée).
Merci d'avance pour votre aide :)
Alsace en 11 jours English translation pending
Bonjour, nous serons en Alsace pour les nuitées du 8 au 19 septembre prochain.
Notre itinéraire est décrit ci-bas.
Quand pensez-vous?
Est-ce réalisable en 11 jours de voir toutes ces choses?
Je pensais coucher vers Obernai afin de visiter Strasbourg en 2 jours et le reste du Bas Rhin en 4 jours. Par la suite, mon intention était de loger à Colmar pour visiter le Haut Rhin.
Me conseillez-vous de loger au centre de l'Alsace dans les environs de Colmar ou bien de couper le parcours en deux en demeurant pour une première partie du voyage vers Obernai et l'autre partie vers Colmar.
Avez-vous des suggestions d'hébergement?
Le Bas Rhin pour visiter: Strasbourg – 2 jours Le Fort de Mutzig à Dinsheim-sur-Bruche - 2 heures Mémorial de l’Alsace-Moselle - 2 heures Le Struthof à Natzwiller - 2 heures Obernai – 1 jour Mont St-Odile – ½ journée Gertwiller – pain d’épice - ½ journée Haut Koenigsbourg – 1 journée Sélestat - 2 heures
Le Haut Rhin pour visiter: Bergheim – ½ journée Ribeauvillé – 1 journée Riquewihr - 1 journée Kaysersberg (village et son schnaps) – 1 journée Munster (vallée et fromage) – 2 heures Colmar – 1 journée Ungersheim – l’écomusée d’Alsace – 2 heures Les Vosges Eguisheim – 2 heures Hunawihr – Kientzheim - Guebwiller
Merci
Le Bas Rhin pour visiter: Strasbourg – 2 jours Le Fort de Mutzig à Dinsheim-sur-Bruche - 2 heures Mémorial de l’Alsace-Moselle - 2 heures Le Struthof à Natzwiller - 2 heures Obernai – 1 jour Mont St-Odile – ½ journée Gertwiller – pain d’épice - ½ journée Haut Koenigsbourg – 1 journée Sélestat - 2 heures
Le Haut Rhin pour visiter: Bergheim – ½ journée Ribeauvillé – 1 journée Riquewihr - 1 journée Kaysersberg (village et son schnaps) – 1 journée Munster (vallée et fromage) – 2 heures Colmar – 1 journée Ungersheim – l’écomusée d’Alsace – 2 heures Les Vosges Eguisheim – 2 heures Hunawihr – Kientzheim - Guebwiller
Merci
Camping en Bretagne du Sud - Telgruc-sur-Mer English translation pending
Bonjour,
J'ai très envie de découvrir la Bretagne. J'essaie de convaincre mon compagnon, mais c'est dur! En résumé, nous sommes une famille composée d'un père hyper sportif qui a la bougeotte, d'un petiot de 3ans qui aime marcher et adore l'eau, la mer, la plage, d'une maman qui adore la découverte et qui ne raffole pas des grosses chaleurs car elle porte sans cesse son bébé de 7mois dans l'écharpe... en effet, je ne suis pas fan de poussette. L'océan semble froid, mais si on ne visite pas la bretagne en juillet-août...on ira jamais?! Temps incertain, certes, mais c'est la Bretagne. Mon homme, veut retourner dans le sud-ouest à Saint-jean-De-Luz, mais on a déjà fait et refait le tour... Ya-t-il des bretons qui pourraient me vendre leurs coins? leurs astuces pour faire envie à des petits-suisses?
Merci d'avance... perso, j'essaie de vendre la région, pour ses balades, pour son poisson, pour ses villes (j'y connais rien du tout...mais j'ai toujours voulu voir ces coins).
Salut
J'ai très envie de découvrir la Bretagne. J'essaie de convaincre mon compagnon, mais c'est dur! En résumé, nous sommes une famille composée d'un père hyper sportif qui a la bougeotte, d'un petiot de 3ans qui aime marcher et adore l'eau, la mer, la plage, d'une maman qui adore la découverte et qui ne raffole pas des grosses chaleurs car elle porte sans cesse son bébé de 7mois dans l'écharpe... en effet, je ne suis pas fan de poussette. L'océan semble froid, mais si on ne visite pas la bretagne en juillet-août...on ira jamais?! Temps incertain, certes, mais c'est la Bretagne. Mon homme, veut retourner dans le sud-ouest à Saint-jean-De-Luz, mais on a déjà fait et refait le tour... Ya-t-il des bretons qui pourraient me vendre leurs coins? leurs astuces pour faire envie à des petits-suisses?
Merci d'avance... perso, j'essaie de vendre la région, pour ses balades, pour son poisson, pour ses villes (j'y connais rien du tout...mais j'ai toujours voulu voir ces coins).
Salut