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Hébergement entre Manang et Jomson par le trek de Tilicho English translation pending
by Baroudeuse2B · 2019-08-28 · 24 replies
Bonjour,

Est ce que quelqu'un peut me dire si il y a possibilité de dormir entre Manang et Jomson par le Tilicho trek. Apparemment, il y a qq chose au Camp de Base du Tilicho et ensuite un tea shop ou on peut ptt dormir (?) Et ensuite ?? C'est pour éviter de porter la tente. Ensuite, est ce possible de faire Tilicho BC - Jomson en une journée ? OU le tea- shop -Jomson ? (en marchant vite bien sûr ;-) Merci d'avance pour vos réponse.
Dans l'attente des valises English translation pending
by Jojoone1 · 2019-07-30 · 166 replies
Quand on descend de l'avion bien fatigués, vient l'étape de la récupération des valises sur le tapis roulant. J'aimerais que l'un ou l'autre participant me rassure en me faisant savoir que lui ( elle ) aussi en a plus qu'assez de ces gosses qui viennent jouer autour du tapis ou presque s'affaler dessus, toucher à tout et courir entre les valises et vous empêcher...de prendre la seule place encore libre. Quand ils ne vous marchent pas sur les chaussures. En fait, ce n'est pas aux petits que j'en veux, c'est aux parents. Je te laisse tout faire et n'importe quoi, ça présage bien de la suite. Récemment, la maman du petit Lorenzo, 2 ans, l'a perdu de vue à l'aéroport d'Atlanta. Et hop, un tour en tapis et même un bras cassé. En voilà un qui ne recommencera peut-être pas de sitôt.

Et tous ces gens qui se penchent pour mieux voir les valises venir, est-ce que du coup elles arriveront plus vite ? Non, bien sûr, mais au moins le résultat c'est que la moitié des autres voit son bagage au dernier moment, a un mal fou à le saisir quand il est lourd et parfois le rate. Et c'est reparti pour un tour !
Projet trek au Camp de base de l'Everest en novembre 2019 English translation pending
by Tomatecerise · 2019-04-30 · 23 replies
Bonjour à tous les amoureux de montagnes et de trekking Je suis au tout début d'une recherche pour "aller faire un tour du côté de l'Everest" J'ai reçu une proposition de trajet de CampBase que je vous joins.... Merci de le dire ce que vous pensez de ce trajet sachant que je marche bien, je respire bien et que je ne veux pas non plus que cela devienne un "parcours du combattant" 😉 Je recherche des coordonnées d'agences sérieuses.....si possible.....Merci
A Humorous and Caricatured Summary of the Cities I've Visited Around the World
by Travel1234 · 2019-03-12 · 27 replies
Here’s a little recap of the cities I’ve seen around the world: - Shanghai: ultra-modern skyscrapers as far as the eye can see on one side, and on the other, families crammed 10 to a 20-square-meter studio in rundown buildings. - San Francisco: a city with a huge proportion of people who are high and have lost their minds. - Accra (Ghana): streets so empty you keep wondering where everyone is hiding. - Delhi: crumbling fortresses and mosques tucked away at every corner—dream territory for budding archaeologists. - Bangalore: the "Bangaloreans" are true modern-day cowboys—you’ve got to see how rickshaws, motorbikes, and buses try to overtake each other like it’s a PlayStation game. - Srinagar (in the Kashmir region of northern India): a city where almost every building could pass for a slum (except the mosques), and the only people who don’t look like beggars are the military and the imams. - Beijing: crowds tightly controlled by the army, and loads of Western tourists asking you on the street where to find Western junk food chains. - Amritsar (in the Punjab state of India): the city with the world’s only 100% vegetarian McDonald’s. - Florence: the place where the quality of food varies the most in the world between touristy restaurants and local spots. - Chennai: a boy and girl holding hands in public is considered absolutely horrifying to locals, who worship a god whose symbol is a sexual element. - Cambridge (Massachusetts, USA): a city where street names and building numbers aren’t marked (just like in India), and every person you ask for help turns out to be a tourist. - Boston: the city with the slowest subway in the world—you can almost catch up to it by running. - Yangon: just a 5-minute boat ride from downtown (no bridge) and you’re suddenly in the middle of the deep countryside. - Naypyidaw (capital of Myanmar): a ghost town where only one car passes every 5 minutes on the 8-lane highways. - Kuala Lumpur: Hindu temples, Chinese pagodas, Malay architecture, British colonial buildings, and ultra-modern glass towers all mixed together, making you lose your bearings.
Tamil Nadu et Sud du Karnataka English translation pending
by Yan55 · 2019-02-28 · 56 replies
Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) : Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux. Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) . -Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps). A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens. Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€) -Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier). Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici. Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus... - Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe inévitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat ! Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde... Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra English translation pending
by Ticapi · 2019-02-12 · 198 replies
Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra

Novembre 2017, nous étions en train de réfléchir à nos vacances d’été 2018, mais nous n’arrivions pas à nous décider sur la destination. Le sud argentin, trop froid et trop loin pour deux semaines, Bali, trop de monde en juillet-août, Alaska et Hawaï, également trop loin… Je me suis souvenue que Jean-François (Max68) était parti en Mongolie. Je l’ai contacté par MP, afin d’en savoir plus. Il m’a expliqué deux-trois choses dans un premier message et m’a renvoyé un deuxième où il a écrit : « J’ai une proposition qui répond à tous tes critères… Le Ladakh. »

Le Ladakh ? Euh, ça doit être vers l’Himalaya, mais je n’arrivais pas du tout à situer cette région.😊 Google a été d’une grande aide… Eh oui, le Ladakh se trouve au nord de l’Inde, à la frontière du Pakistan et de la Chine. Les photos des paysages trouvées sur Google Image sont magnifiques. J’ai lu deux carnets sur le forum et j’ai proposé la destination à mon mari.

Le Ladakh, on peut y faire des randonnées, même un trek, faire des visites de monastères, découvrir une autre culture. C’est dans la poche, Benoît, mon mari, était tout de suite partant.🙂

Nous avons vite compris que nous ne pourrons pas louer une voiture pour nos déplacements. Soit, nous nous déplacerons avec les transports publics ou nous devrons prendre un chauffeur. Nous avons fait une très bonne expérience en Ouganda avec notre chauffeur et le guide, nous nous sommes décidés pour cette solution.

Nos expériences, avec l’agence Tourmaline en Namibie, étaient excellentes, nous avons donc décidé de contacter une agence sur place. Notre choix s’est porté sur Ju-Leh.

Dawa, jeune femme ladakhi, a répondu rapidement à mon premier mail. L’échange s’est fait en français, les réponses ont toujours été très détaillées et à chacun de mes nombreux mails, j’avais une réponse dans les 24 heures et le plus souvent dans la journée.🙂 Dawa m’a fait une première proposition et m’a conseillé de faire un trek. Notre circuit a rapidement pris forme, nous ferons quelques randonnées de 3-4 heures et un trek de 4 jours. Nous visiterons plusieurs monastères, la région du lac Pangong et la vallée de la Nubra.

Nous avons décidé de prendre un guide pour tout le séjour. Il s’avérera que nous avons bien fait. Bien sûr, il est tout à fait possible de visiter les monastères sans guide, mais pour comprendre le Bouddhisme, reconnaître les différents Bouddhas, apprécier les peintures, etc. il est, à notre avis, indispensable d’avoir une personne qui donne des explications. Sans guide, je pense que nous n’aurions pas autant apprécié les visites des nombreux monastères.

De plus, Rigzen, notre jeune guide était d’une gentillesse incroyable, au petit soin avec nous et nous avons aussi bien rigolé avec lui.😎 Il nous a permis de faire des rencontres que nous n’aurions pas pu faire sans lui. Nos chauffeurs, nous en avons eu quatre pour tout le voyage, étaient également très sympathiques.

Un peu plus tard, le voyage était plus au moins organisé, un couple d’amis s’est joint à notre projet. Il a fallu choisir les hôtels. Dawa m’a transmis une liste avec les hôtels et chambres de plusieurs catégories à Leh. Il est vite devenu clair, nous ne sommes pas faits pour les hôtels une, deux et trois étoiles à Leh.😊 Les retours sur TripAdvisor (pas d’eau, pas d’eau chaude, draps pas changés entre les clients, chambres sales, nourriture immangeable au petit déjeuner, etc.) nous ont fait vite comprendre qu’il fallait chercher dans la catégorie au-dessus. Nous n’étions pas du tout obligés de prendre un hôtel de la liste de l’agence, nous pouvions sans autre choisir un autre.

Dawa a très bien compris ce que nous désirons et nous a fait des propositions d’hôtels pour les vallées. L’Apricot Tree Hotel proche de Lamayuru s’avérera un excellent choix. Dawa m’a dit qu’il est plus difficile de trouver des « bons » hôtels à Hunder dans la vallée de la Nubra et nous a proposé l’hôtel Karma Inn. Elle m’a précisé qu’il ne sera pas à la hauteur de l’Apricot Tree, mais le choix d’hôtel est restreint à Hunder.

En ce qui concerne nos nuitées à Leh, nous avons trouvé notre bonheur avec le Gomang Boutique Hotel. Cet hôtel a de très bonnes notes sur TripAdvisor et il le mérite largement. Il n’est pas bon marché, mais le rapport qualité-prix est bien là.

Pour le trek, nous nous sommes décidés pour les Homestays, afin de pouvoir vivre des moments privilégiés avec les familles. L’expérience peut être très sympa, notre troisième Homestay, mais peut aussi être difficile. En effet, la propreté et l’hygiène du deuxième Homestay laissait vraiment à désirer.😐 De plus, nous qui pensions vivre des moments exceptionnels avec les familles, nous avons été bien déçus. L’un des Homestays était une « usine » à touristes, aucun contact avec le propriétaire et dans l’autre, le contact était très difficile à établir avec la famille.😕 Plus de détails dans le récit à venir. A refaire, nous prendrions l’option tente avec un cuisinier. En effet, je préférerais dormir dans ma tente, dans mon sac de couchage, sur mon matelas.

Dawa nous a proposé de prendre l’option « Horseman » pour le trek, afin de ne pas devoir porter nos affaires. Très bien, je ne me voyais pas trop porter un gros sac à dos pendant tout le trek. Nous aurons donc des ânes ou des chevaux qui porterons nos bagages.

Nos amis ont l’habitude de passer par une agence pour faire les réservations de leurs voyages. Nous avons pris nos billets d’avion dans cette agence et nous y avons aussi réservé notre séjour à Agra. J’ai trouvé le séjour à Agra un peu cher, mais quand on voyage avec d’autres personnes, il faut faire des compromis. Pour l’avion, nous voulions avoir tous les vols sur le même billet. Nous avons donc pris Etihad qui a un accord avec Jet Airways. Très bon choix, je conseille cette combinaison.

Nous avons consulté un médecin au CHUV à Lausanne, plus précisément un médecin de l’institut de voyage. Nous avions quelques questions au sujet du mal de montagne, prévention, médicaments, etc. Le médecin nous a fortement déconseillé la prise de Diamox et nous a donné quelques conseils pour mieux nous adapter (aller en altitude avant de partir, boire beaucoup, mais vraiment beaucoup, se reposer le premier jour et aller mollo les jours suivants, pas d’alcool les premiers jours…)

Dans le carnet, vous trouverez notre vécu et nos impressions jour par jour et j’essaierai aussi de vous transmettre quelques explications sur les monastères que nous avons reçues de notre guide et celles que nous avons eu dans notre road book. J’espère que j’ai bien retenu les explications et qu’il n’y a pas trop d’erreurs. J’ai pris des notes chaque soir, mais il est parfois difficile de ne pas mélanger les différentes visites des temples.
Retour de trek Everest Base Camp + Gokyo (novembre - décembre 2018) English translation pending
by Thebigblue · 2018-12-10 · 82 replies
Je viens de rentrer de 3 semaines au Nepal dont 2 semaines trek EBC+Gokyo. réservé avec une agence népalaise, nous étions 4 + guide et porteurs. mi nov à debut dec. si vous avez des questions n'hésitez pas

j'en garde de tres bons souvenirs, tres belle météo meme si il faisait la froid la nuit et le matin...
Se rendre au monastère de Phuktal au Zanskar English translation pending
by Edith22 · 2018-10-24 · 49 replies
Bonjour J'envisage de me rendre au Ladak l'été prochain. J'aimerai voir le monastère de Phuktal au Zanskar. Le réseau routier se développant considérablement dans ces deux régions, la seule possibilité de s'en approcher en véhicule est-elle toujours la route Kargil-Padum ? Je précise en véhicule car je n'ai pas le niveau requis pour effectuer un long trek. Merci à ceux qui en reviennent. Edith
Ascension du Toubkal pendant le ramadan English translation pending
by Bouthainaa · 2018-05-24 · 22 replies
Bonjour tout le moonde!

J'espere que vous allez tres bien,

En fait, j'aimerai bien savoir s'il y a quelqun qui est parti en rando pendant le mois de ramadan.. est il dangereux d'y aller en jeunant ? Et est-ce qu'il neige encore ? Equipements particuliers?

Autres CONSEILS, ASTUCES ?

Merci d'avance!

Bouthainaa :)
Découverte du sud du Monténégro et du nord de l'Albanie à pied English translation pending
by Sooocrate · 2018-01-28 · 19 replies
Bonjour à tous,

J'ai décidé, l'été prochain, de partir à la découverte du Sud du Monténégro et du Nord de l'Albanie à pied. Voyager à pied me fait rêver, et après avoir passé des heures et des heures le nez dans les aventures de Sylvain Tesson, Sarah Marquis et Cédric Gras (parmi tant d'autres!), j'ai décidé de me lancer 🙂 A mon niveau, bien entendu: pas de camping pour éviter de porter ma tente (pour une première je ne veux pas dépasser les 8kgs sur le dos), sur une période de 15/20 jours, et en prévoyant plus ou moins en avance les points de chute.

J'ai commencé à établir mon itinéraire, et j'ai besoin de votre aide sur certains points. En effet, il n'est pas toujours facile de se rendre compte de la faisabilité d'une étape, que ce soit en termes de kilométrage, de dénivelé, de route... Pour info, je suis sportive, j'ai l'habitude de marcher, et je pratique la course à pieds.

Je vous joins ci-dessous mon premier essai (kilométrage approximatif), avec mes questions en gras 🙂

17 juin: Arrivée à Podgorica dans l'après-midi. 2 nuits sur place.

19 juin: Podgorica > Rijeka Crnojevića (26kms)

20 juin: Rijeka Crnojevića > Cetinje (17kms)

21 juin: Cetinje > Kotor via le Lovcen (32kms). Ici c'est le point sur lequel je bute: j'ai lu plusieurs fois que rejoindre Kotor depuis Cetinje était impossible en 1 jour. Dans ce cas, quelle étape est recommandée? De plus, quelle route emprunter pour rejoindre Kotor? Y a-t-il une route traversant le parc ou faut-il le contourner?

22 juin: deuxième nuit à Kotor

23 juin: Kotor > Budva (25kms)

24 juin: Budva > Bar en deux jours. Quelle étape choisir? Petrovac? Przno? Je passerai bien entendu par Sveti Stefan, mais pas les moyens d'y dormir 😉

26 juin: Bar > Skhoder en deux jours. Quelle étape choisir entre ces 2 points? Et concernant le passage frontière à Sukobin, pas de problème quand on est à pieds?

28 juin: Cette journée ne se fera pas à pied 🙂 Shkodër > Lac Koman > croisière sur le lac jusque Fierzë / Fierzë > Valbona

29 juin: Trek Valbona > Theth. Quid de la difficulté de ce trek?

30 juin > 4 juillet Theth > Podgorica Alors là, c'est le grand point d'interrogation. Avez-vous des recommandations d'étapes? La date finale n'est pas fixe, je dois juste rejoindre une amie vers le 3-5 juillet à Podgorica pour continuer vers la Serbie, mais je ne suis pas à un jour près.

J'attends donc votre retour 🙂 Je ne connais pas du tout la région, donc vos conseils seront précieux. En effet, peut-être que certaines portions ne sont pas faisables à pieds... Je suppose qu'il n'y a pas de chemins de randonnées partout, mais est-ce qu'on peut tout de même marcher le long des routes?

Un grand merci d'avance pour votre aide! Belle fin de journée, Andréa
Trek du Bas Dolpo English translation pending
by Patoche09 · 2017-12-28 · 30 replies
Bonsoir Il y a peu de retour sur cette destination , cependant un certain nombre de personnes sur ce forum ont apparemment fait ce trek . Un retour d' expérience nous aiderez bien : agences , prix , circuit classique ? ..... Mercie d' avance
Boucle Syabru Besi - Dhunche et trek English translation pending
by ZJF · 2017-12-10 · 14 replies
Bonjour. J'ai besoin de vos expériences. J'arrive à Katmandou le 11 janvier et je compte rester 15 jours avant de rejoindre l'Inde ( je peux rester 30 jours aussi). Un impératif, obtenir le visa à KTM pour l'Inde. je crois 7 jours maxi (?) ce qui laisse peu de temps pour le trek : 8 jours, bus inclus Voici le trajet, classique me semble t-il. Je le mets pour mémoire

Jour 2 : départ de Kathmandou pour Syabru Besi (1 450 m). 8 h de bus Jour 3 : Syabru Besi – Lama Hotel [ Jour 3 bis : Lama Hotel – Langtang (3430)] jour 4 : Langtang - Thulo Syabru Jour 5 : Thulo Syabru-Chandab Bari - Shing Gompa Jour 6 : de Shin Gompa - lacs du Gosainkund (4 330). Jour 7 : Lacs du Gosainkund - Shing Gompa Jour 8 : Sing Gompa (3300) – Dhunche (2000) Jour 9 : Dhunche – Katmandou

En janvier, ce trek est-il possible au vu des conditions climatiques (froid, neige ?) Les étapes faisables si je suis un moyen + marcheur, en solo, sans porteur. Puis-je les allongées pour gagner du temps ? Le jour 3 bis (Langtang) est-il nécessaire pour ne pas faire ce trek d'une manière stupide, sachant que je ne monterai pas au Kyanjin Ri ? Pour gagner 1 jour, je peux modifier le trajet du jour 3 et bifurquer après Doma pour gagner Tholo Syabru. Est-ce une bonne idée ?

En un mot, quel est le bon équilibre ?

Pour lever la contrainte temps, l'un d'entre vous a t-il déposé sa demande de visa pour l'Inde et revenu 12 jours après, pour déposer son passeport et revenir le lendemain, retirer le passeport avec le visa ?

Je vous remercie pour le retour de vos conseils.

JFZ

J'ai pris des renseignements sur le forum et le web. La photo est un extrait d'une carte sur le web. Merci à tous pour ces informations.
"L'Avenue des volcans" en Équateur English translation pending
by Lecoeurestun · 2017-11-25 · 68 replies
Bonjour,

Je compte faire la boucle de QUILOTOA et ensuite me rendre dans le site de l'avenue des volcans (c'est très distant l'un de l'autre ?)

Y a t-il des bus qui s'y rendent et si oui, où faut il les prendre et où faut il s'arrêter pour s'approcher au plus près de l'avenue des volcans ?

Sur l'itinéraire de la route des volcans, y a t-il des villages et des petits hôtels ?

D'avance merci à ceux qui prendront le temps de me répondre.

Cordialement

Le coeur est un chasseur solitaire
Trek du Kangchenjunga (Népal) English translation pending
by Baroudeuse2B · 2017-10-11 · 26 replies
Bonsoir, Est ce que quelqu'un pourrait me dire quelles sont les formalités pour obtenir un permis pour le kanchenjunga? Est ce que quelqu'un l'a fait sans agence et sans guide? Est ce qu'il y a des lodges sur tout l'ensemble de la region? merci
Partir à l'arrache au Népal: facile? English translation pending
by Wcharles · 2017-10-08 · 17 replies
Bonjour à tous ! Etant une personne qui marche un peu à l'instinctif, je pars presque toujours en choisissant mes destinations au dernier moment, et voyage en solo en mode routard (même si à 34 ans je m'embourgeoise un peu 😄 ). J'ai un nouveau coup de tête et 3 semaines à tuer, j'ai donc décidé de partir dès la semaine prochaine au Népal. J'ai lu que les formalités type visa pouvaient se faire sur place donc c'est bon de ce côté-là. Mais une fois à Katmandou est-il simple de trouver un moyen de partir en trek genre le lendemain ou surlendemain ? J'imagine que si matériel spécifique il y a besoin, il est facile d'acheter ou le louer sur place ? Pour les logements je ne m'inquiète pas trop, j'ai l'habitude de trouver des Auberges en Asie du sud-est ... Voyageant seul, le but est aussi de faire des rencontres !

Merci pour votre aide, Et bon voyage à tous !

Charles
Randonnées sur Marpha et environs (Népal) English translation pending
by Luke88 · 2017-08-22 · 24 replies
Marpha avant le "bas-Mustang".En arrivant en avion à Jomsom et en enchaînant, à pied, vers Marpha, passer l'après-midi dans ce même village est-il suffisant ou la journée du lendemain est-elle conseillée? (avant de repartir vers Jomsom et Muktinah). Y a-t-il des randos dans le coin de Marpha dans un court rayon (A/R 3 à 4 heures). Merci à vous.

Autre question: de Marpha, a quelle heure peut-on monter dans un bus (venant du sud je présume) pour se rendre à Jomsom (période: fin janvier) (ou bien le faire à pied avant 10h30, heure du début des grands vents - frais à cette période -). Thanks.
Tour personnalisé du Manaslu English translation pending
by FabGreg · 2017-08-11 · 36 replies
Préparant un tour personnalisé du Manaslu (cf. voyageforum.com/...embre-2017-d8176720/), je soumets ce projet à la sagacité des "népalistes" distingués.

Le trek commencerait à Liding (2,4 km après Soti Khola), où arrive la route depuis début 2017.

Pour l'essentiel, - les temps de marche sont issus des temps indiqués sur la carte "The High Route around Manaslu" (Himalayan Map House) au 1:110 000 (loin d'être parfaite sur les localisations, altitudes, et lignes de niveau, OpenTopoMap.org semblant bien meilleure). - les distances et dénivelés ont été estimés à partir de la série de traces wikiloc de Ramon de Mas del Puig (cf. fr.wikiloc.com/.../view.do?id=15680082), car les indications des agences sont incompatibles et généralement incohérentes par elles-mêmes. d+ : dénivelé positif d- : dénivelé négatif

J1 Liding -> Dhoban (1000 m) : 8h30 de marche, 21,7 km, d+ 735 m, d-530 m.

J2 Dhoban -> Nyak village (2290 m) : 8h15 de marche, 23,9 km, d+ 1 784 m, d- 496 m.

J3 Nyak -> Prok village (2380 m) : 6h15 de marche, 15,3 km, d+ 991 m, d- 881m.

J4 Prok -> Shyala (3500 m) : 8 h de marche, 24,2 km, d+ 1 655 m, d- 395 m.

J5 Shyala -> Pung Gyen Gompa (4060 m) -> Sama (3530 m): 5h30 de marche, 13,1 km, d+ 580 m, d- 550 m.

J6 Sama -> Manaslu Base Camp (4800 m) -> Samdo (3860 m) : 10h30 de marche, 17,6 km, d+1 572 m, d- 1 248 m.

J7 Samdo -> Rui La (4998 m) -> Larkya Phedi (4480 m) : 11 h de marche, 19,4 km, d+ 1 604 m, d- 1 028 m.

J8 Larkya Phedi -> Larkya La (5 100 m) -> Bimthang (3720 m) : 7 à 9 h de marche, 15 km, d+ 810 m, d- 1 570 m.

J9 Bimthang -> Dharapani : 8 à 9 h de marche, 22,9 km, d+ 350 m, d- 2 015 m.

Evidemment, certaines étapes pourront être aménagées en fonction de la météo, l'état de fraîcheur, l'avancement de l'heure. En particulier, les escapades destinées à l'acclimatation à l'altitude (Pung Gyen Gompa, Manaslu Base Camp, Rui La) et à préparer le franchissement du Larkya La.

Pour diverses raisons, la Vallée de la Tsum a été écartée de ce projet.

Cet itinéraire a été conçu à partir des principes suivants : - s'écarter de l'itinéraire classique promu par la plupart des agences (Arughat, Soti Khola, Machha Khola, Jagat, Deng, Namrung, Lho, Sama, Samdo, Larkya Phedi, Bimthang, Dharapani). - maximiser le temps passé en Nubri à la culture Bothia. - privilégier de vrais villages à des hébergements de trek, cf. Nyak et Prok. - nuitée à Shyala pour le lever de soleil sur le Manaslu. - accepter des étapes plus longues que celles prévues par les agences, d'où des départs matinaux et des pauses déjeuner opportunistes (selon temps de préparation).

D'avance merci pour vos remarques avisées ou vos retours d'expérience sur ce trek.

Fabrice
Restauration en trek "teahouse" au Népal English translation pending
by FabGreg · 2017-07-04 · 11 replies
Prévoyant d'explorer en solo certaines des contrées himalayennes du Népal, je souhaite minimiser le temps passé en restauration.

Q1 D'après quelques blogs il semblerait que les népalais mangent habituellement vers 10h00, puis vers 17h00-18h00. Est ce le cas aussi le long des itinéraires de trek ?

Q2 Vers quelle heure ai-je le plus de chance d'être servi dès ma commande (ou sans avoir trop à patienter) ?

Q3 Quels sont les plats les plus susceptibles d'être servis rapidement ? J'imaginais privilégier les plats locaux, comme le dal bhat aux faibles altitudes, ou comme la tukpa plus en altitude.

Q4 Pour quelle heure peut-on commander un petit-déjeuner ? Là encore, je préférerais des plats locaux, et pouvoir partir marcher dès le lever du soleil. Au Ladakh, je pouvais ainsi prendre de la tukpa et partir dès 06h30. Est-ce aussi le cas au Népal le long des routes de trekking ?

D'avance merci pour vos réponses qui m'aideront à définir des étapes réalistes.

Fabrice
Ma traversée de la Chine en 30 jours, du Sud vers le Nord English translation pending
by Denis007 · 2017-04-21 · 84 replies
Bonjour à tous et toutes.

Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...

Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!

Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....

Jeudi 2 Juin:

Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.

Je suis content.

J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....

Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!

Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....

J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...

Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...

Mon œil!!

Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....

Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!

Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!

Que demande le peuple?

Un lit....

Vendredi 3 Juin

Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.

Un rat!!!!

Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.



Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.

Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.

Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.

Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!

Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...

Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.

La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!

C'est un bus local et ça se voit...



Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!

Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...

Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!

Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!

A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.

Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.

Et là, j'ai cru que j'allais vomir...

Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...

Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!

P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!

Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!

Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!

Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!

Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.

Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.

Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!



Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.

Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!

Samedi 4 Juin

Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.

Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.

La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!



Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.



Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.



Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".

On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".

Soit 20 euros pour 3 cafés...

On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!



Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...

La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.



J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.

Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...

Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...

Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!

Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!







Le voyage selfie: une mode qui rend débile English translation pending
by VirtualTrip · 2017-04-13 · 96 replies
c'est un sujet bien connu, mainte fois discuté surement, ici même ou ailleurs..Mais je fais partie des gens qui ne comprennent pas cette mode du selfie..du "moi je", du narcissisme poussé à l'outrance. Pourquoi, quand je suis à Borobudur, je croise un chinois(seul) qui marche tout en se filmant et en prenant la pose..? pourquoi il ne filme pas plutot le monument sur lequel il marche?? Quand je suis à Oslob aux Philippines, pourquoi les gars qui nagent devant moi en me coupant la route (la nage) ne filment-ils pas le requin, mais lui tournent le dos et se filment eux mêmes avec le requin derrière..?? Pourquoi ceux qui filment dans un pays éditent des vidéos ou on ne voit que leur visage pendant 10 min??

La culture du moi je poussé à l'extrême, grace aux nouvelles technologies, rend les gens complètement débiles et surtout ridicules, vous ne trouvez pas??

voici pour vous quelques exemples traduisant parfaitement cette nouvelle tendance
https://youtu.be/Se3G8El5elE (video des philippines, à aucun moment on voit les philippines) https://youtu.be/G7oin-_90BA (video de vacance à montrer à sa famille, et encore..pourtant la meuf poste sa video) https://youtu.be/icSSDQXZ4rg (l'ultra connu vizeo qui devient lui aussi de plus en plus narcissique)

et je pourrai continuer longtemps comme ca...cette tendance au moi je m'exaspère.

voici, à contrario, de vraies vidéo de voyage qui m'inspirent et qui rendent hommage à l'autre, l'altérité, le voyage. Vincent Urban (à voir aussi toute sa série sur son périple en asie) sebastian linda (une technique hallucinante) brandon li (considéré comme un des meilleurs) amazing places of our planet

voila n'hésitez pas à venir m'expliquer pourquoi cette tendance est devenue une généralité en même pas 5 ans..depuis 2010, plus aucun voyageur ne voyage pour découvrir, mais juste pour se montrer et dire "je l'ai fait, j'existe, regardez moi"...

Ps: je fais des vidéos également, mais je pense humblement ne pas faire partie de cette tendance.Et j'encourage tous les voyageurs à filmer pour leur souvenirs avant tout. merci pour votre attention!😉
Prix d'une semaine au Népal English translation pending
by YogaCham · 2017-03-24 · 31 replies
Bonjour à tous,

j'essaie d'évaluer le prix total réaliste (en dollars US) d'une pleine semaine pour un touriste occidental au Népal. Voici ce que je cherche à évaluer :

1. Location d'une chambre d'hôtel "type" dans la région de Kathmandou (Thamel, et ailleurs). Chambre type raisonnable, propre avec douche et climatiseur, sans le gros luxe. Je crois que le prix varie entre 15$ et 50$ par nuit, est-ce exact ? Une moyenne de 30$ est-elle raisonnable ?

2. Repas aux restaurants ? Combien (en US$) coûte un bon repas, sans alcool ? J'ai évalué le prix typique à environ 10$US. Est-ce trop ?

3. Transport en taxi d'un site à l'autre, dans la région de Kathmandou, pour des parcourt-types de quelques km à 40 km ? J'ai estimé un coût approximatif moyen de 10 à 15$US.

4. Prix d'entrée sur les différents sites ? J'ai une estimation de 5$US à 10$US pour les touristes, d'où une moyenne d'environ 8$, est-ce réaliste ?

5. Prix des bouteilles d'eau vendues aux touristes ? 2$US par bouteille de 1 litre ?

Si ces valeurs sont réalistes et raisonnables pour un toursite se promenant dans la grande vallée de Kathmandou, ca fait donc

7 x (30$US/nuit pour hôtel) + 7 x 2 x (10$/repas) + 7 x 2 x (10$/taxi) + 7 x (8$US par entrée) + 7 x 2 x (2$/bouteille) = 574$US pour une semaine.

Ajoutons 26$ pour quelques imprévus.

600$US par semaine, tout compris, est-ce une valeur raisonnable réaliste, ou est-ce exagéré ?

Qu'ai-je oublié ?

J'ai estimé à 3040$US le coût d'un voyage de 4 semaines et demi au Népal, en incluant visa de 40$US à l'arrivée, deux vols internes pour Lumbini (deux fois 150$US, pour vol Ktm-Lumb et Lumb-Ktm), et un transport en voiture avec chauffeur privé pour Lumbini-Tansen et Tansen-Lumbini.
Le tour du Manaslu English translation pending
by Mcjb · 2017-02-27 · 31 replies
Lorsque le rêve devient réalité ! Depuis très longtemps j'y pensais, mais mon activité professionnelle m'en empêchait ; aussi je m’étais promis que des ma retraite je partirais marcher au Népal, et depuis 5 ans c'etait mon unique objectif ! La destination final n’était pas choisie mais je souhaitais trecker loin des grands axes, alors avec un ami nous avons décidé de partir faire le tour du Manaslu. Malheureusement en 2015 un terrible séisme est venu anéantir ce projet car l'epi-centre se trouvait en plein sur le circuit. Impossible de passer, la plupart des ponts n'existent plus, les villages sont dévastés, et donc les structures d'accueil non plus. Aucune autre destination ne me tente aussi je décide d'attendre pour voir si........ Et en mars 2016 les premiers trecks reprennent ! Sauvé et heureux "je vais pouvoir réaliser mon rêve !" Marcheur depuis longtemps je mets toutes les chances de mon coté et pars régulièrement faire des randos de plusieurs jours dans les Pyrénées en prenant soin de faire un maximum de dénivelé sur des les sommets autour de 3000 m. Pour compléter le tout, entrainement en VTT et natation ! Et oui j'ai le temps maintenant alors j'en profite. Apres de nombreuses peripeties pour trouver le bon voyagiste, la plupart (en dehors des gros porteurs) refusent car le gouvernement français "déconseille le voyage sauf nécessité absolue" je me tourne donc vers une agence locale (que l'on m'avais indiquée comme tout a fait sérieuse) Les derniers jours sont longs, faire , défaire le sac, le refaire, supprimer, ajouter pour en définitif changer de sac d'un 50L passer à un 70L car il faut tout rentrer (3 semaines de treck, 1 semaine entre Pokara et le Chitwan, et après 15 jours en Inde !!) Et le 9 novembre 2016 nous voila dans l'avion destination Katmandou. Notre guide nous attend comme convenu et c'est rassurant, choc de culture, de vie, enfin tout est différent, mais les gens sont d'une gentillesse exceptionnelle. 1/2 journée d'adaptation a la vie Népalaise et le 11 novembre nous voilà partis en voiture pour Balawa lieu du départ de notre treck. Il faut savoir que nous mettrons plus de 7 h (dont 3 h de piste) pour faire les 200/250 km qui nous sépare de Katmandou car il n'y a qu'un seul axe principal qui traverse de long en large le Népal et donc tout le trafic se fait par là (camions, voitures, 4 x 4 de touristes, etc.....) Nous commençons a voir les effets du séisme (ce n'est que le début) mais la population est très fataliste (religion oblige) et les phrases qui reviendront régulièrement tout au long de notre aventure sont "que pouvons nous y faire", et "c'est comme ça". Changement de rythme, car nous vivons avec le soleil et donc le jour se lève vers 6h et il fait nuit à 18h, donc les repas du soir sont vers 18h30 et nous sommes au lit vers 20h, ce qui les 2/3 premiers jours nous parait tôt mais qui ensuite sera tout a fait normal (le besoin de récupérer étant nécessaire). 12/11 départ pour Barpak avec 1150 m de dénivelé mais 4h de marche pour le 1er jour avec des marches, des marches et encore des marches !! Épuisant mais les paysages sont tellement beaux et nouveaux que nous oublions la difficulté et regardons les champs de millets, les femmes en train de le battre, de nombreuses rizières qui donnent à ces lieux une impression de bien être avec de magnifiques couleurs . Ce sera notre dernier jour avec de électricité !! Nous profitons de la vue dégagée (ce sera comme cela pendant tout notre parcours) pour voir notre premier sommet à plus de 6000m le Bouddha Moutain. La suite dans notre prochain épisode !
Trek Gokyo – Kalapatar par le Chola Pass (Népal) English translation pending
by Devo · 2016-11-19 · 22 replies
salut salut, nous sommes 2 personnes de 27 ans partant pour le nepal en avril 2017. Le plan serait de faire l'ascension du GOKYO PEAK (5360m), passer par le col CHOLA PASS (5330m), puis somme du KALA PATAR (5545m). Nous sommes plutot sportifs (randos à 2000m d+ journee avec sac sur 2-3 jours). habitude de dormir vers les 3000m dans les Pyrénées en tente. Mes questions sont les suivantes, est il possibles d'envisager ce trek (environ 20 jours) sans guides et sans porteurs MAIS PAS en autonomie complete (repas en lodges)? Le probleme principal etant le ravitaillement en nourriture dans les lodges, est il possible de manger dans les lodges et dormir en tente un peu plus loin ? le parc nationnal le permet il ? on me propose ce trek tout compris 20 jours (avion ktm/lukla, porteurs, guides, herbergements) pour 1300€, est ce dans la moyenne pour 2 personnes?

et bien sur, si des personnes ont deja faites ce trek je serai ravis d'échanger avec vous sur la faisabilité de mon projet. et encore si des gens veulent se greffer à notre projet c'est avec plaisir que nous les acceuillerons

sportivement nicolas
Retour d'un trek de 9 jours Lukla - lacs Gokyo English translation pending
by Pacitti · 2016-11-02 · 8 replies
Bonjour à tous les voyageur. De retour du Népal le 30/10/2016, je souhaitais faire partager mon expérience. Nous sommes partis, ma femme et moi le samedi 15 octobre de Paris CDG, (compagnie Air India 520 euros A/R. A l'arrivée à l'aéroport de Katmandou, très longue attente ( plus d'une heure) pour l'obtention du visa ( à prévoir avant le départ si possible). Déroulement du programme: -- Arrivée à Kat, taches administrative: (permis d'entrée du parc+ tim's), assez rapide au bureau de "l'immigration tourisme", (n'oubliez pas votre stylo!). -- Achat du billet Kat/ Lukla, 294 euros par personnes A/R. Nous n'avons pas pus obtenir de billets pour le lendemain, trop de demandes, mais pour le surlendemain(Prévoir ce genre de désagrément qui peux sérieusement compromettre le projet de treck, surtout si l'on est court en temps). -- Petite visite de Durbar Square, ou malheureusement beaucoup de temples ont étés détruits par le tremblement de terre. J'ai été très triste de se spectacle désolant, de ce patrimoine écroulé en quelques secondes. La dernière fois que je suis passé à Kat, c'était en 2013, et précédemment en 2006 et 1987. -- Nous avons choisis un petit hôtel, à deux pas de "freak street", sur la place ou tous les jours s'installe le petit marché réservé aux articles touristique: L’hôtel "Sugat", un des plus vieux hotel du coin", pas cher, spartiate, 800 roupies la double, avec vue sur la place. très tranquille hormis quelques aboiements nocturnes. Nous sommes à des années lumières de l'effervescence du quartier de "Tamel". -- Un très bon restaurants dans ce quartier " Lumbini restaurant", cuisine indienne, four tandoori, que des locaux, 450 roupies pour 2, un régal!. -- Je tiens à préciser que les prix ont flambés depuis 2013, plus ou moins 30% par ans. Pour 13 jours sur place, dont 9 jours de treck, nous avons dépensés pratiquement 950 euros par personnes( sans compter le billet Paris/ Kat), certes il y a le vol Kat/Lukla, 300 euros, que l'on peux éviter si l'on commence le treck de "Jiri". Pourtant nous n'avons pas fait de folies, pas de guides, pas de porteur, juste une nuit au" Katmandou Guest-House"(50 dollars la nuits sans AC), au retour du treck, pour récupérer, se décrasser, et profiter du merveilleux jardin et du calme réconfortant des lieux. Une adresse à ne pas manquer même si l'on si pose pour profiter du calme, et d'un délicieux thé japonnais, ou de l’excellent et gargantuesque buffet du petit déjeuner. -- Les étapes de notre treck: Jours 1 Lukla- Phakding Jours 2 Phakding Namché bazar ( idéalement stop une nuit) Jours 3 Namché Phortsé Tanga Jours 4 Phortsé Dolé Jours 5 Dolé Machermo ( idéalement stop une nuit) Jours 6 Machermo Gokyo Jours 7 Gokyo Ri Dolé ( et une dernière nuit pour le plaisir!!. Jours 8 Dolé Namché Jours 9 Namché Lukla Nuit à Lukla et vol pour Kat le lendemain 8h. -- Je suis le premier à reconnaitre que cet itinéraire est un peu juste, mais nous n’avions s pas le choix. Trois jours de plus eu été l'idéal, pour laisser la place à la période d’acclimatation. Par chance nous n'avons pas souffert du mal d'altitude. Si toutefois vous faite le choix forcé de programme, par compensation, ayez l'obligation absolue de boire au moins 4 litres d'eau par jours, ou tous liquides confondus ( hormis l'alcool!!!!). -- Notre coup de cœur: le village "Cumchung", je ne suis par certains de l’orthographe, au dessus de Namché Bazar. Voila, j'espère que ses quelques infos pourront profiter à certains. Namasté!

Karine et Fabrice.
Trek camp de base de l'Everest en décembre English translation pending
by Pierrobzh · 2016-10-22 · 19 replies
Bonjour tout le monde,

Je souhaiterais effectuer le trek du camp de base de l Everest de debut Decembre a debut Janvier. Je prevois 1 mois pour pouvoir faire les detours facultatifs, et plus generalement prendre mon temps, profiter des paysages et des locaux.

Seulement, j ai lu sur internet que les haut cols sont fermes a partir du 1 Decembre. J ai aussi lu que certaines personnes l avait fait sur cette periode les annees precedentes.

Il y aurait-il du monde qui aurait des informations d actualite svp ?

Merci d avance,

Pierre
France - Iran - Inde à moto English translation pending
by Gercoul · 2016-05-18 · 22 replies
Bonjour à tous. Petit nouveau je prépare un voyage en moto (500XT) entre la France et l'Inde. J'ai reçu du consulat du Pakistan à Paris une réponse ferme et négative sur la possibilité (à ce jour) de traverser le Pakistan par la route. Les informations que je recueille sur les passages Iran, Émirats, Inde sont assez floues. Toute info et experience seront bienvenues cordialement à tous Gérard
Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange English translation pending
by Barooots · 2016-04-27 · 21 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Après un peu d'hésitation quand à la place de nos textes et photos sur les pages du forum, nous souhaitons en partager un premier et sommes curieux de vos réactions.

Il n'est pas question pour nous d'énumérer une suite de lieux touristiques visités, encore moins de partager des photos de moi devant le taj Mahal, moi sur les gaths de Varanasi, moi sur une plage paradisiaque de Thaïlande (plage qui s'avère exempte de tout Thaï mais envahie de Farang)... Nous n'avons pas non plus l'habitude de jouer les comptables lors de nos pérégrinations et souhaitons avant tout mettre la destination et ses habitants au centre de nos textes et photographies.

En trois points, comme écrit sur notre petite fenêtre sur la toile :

Nos expériences uniques, menées par nos envies d'une vie nomade, avec un soupçon d'aventures ou de promenades au gré des routes. Le monde raconté à notre manière, selon l'envie et l'humeur, sans blogging quotidien ou bons conseils, simplement des récits. Avec des mots et en images. Le temps de mûrir les idées pour donner envie aux lecteurs de plonger avec une curiosité insatiable.

Vous en savez un peu plus sur l'orientation de nos publications, alors place au texte. Et c'est à Varanasi (Bénarès), en Inde, que nous allons : (mise en page originale)



Mahan, 85 ans - Sur les bords du Gange

Aux dernières lueurs du jour, les pierres encore chaudes des ghat de la ville sainte de Varanasi embaument l’air d’une âcre odeur de vie ; pisse et excréments des chiens errants et des buffles sacrés, odeur de vase émanant du Gange, fumées et encens, quelques effluves d’épices signalent une échoppe à chaï. Les barbiers s’activent, assis sur les marches, les bateliers insistent pour un tour en barque sur le fleuve déjà envahi d’embarcations. Les sâdhus repeints en blanc partagent le shilom, les yeux opaques de fumée, assis contre un mur avec leurs imposantes carrures.

Et là Mahan est allongé, sur un solennel tas de bûches empilées qui forment un rectangle assez grand pour la taille du petit homme. Son lit est large, haut, un lit digne de ce nom comme seuls les fortunés peuvent en avoir ; en-dessous près de l’eau, les empilements de bois sont parfois tout juste bons à soutenir des corps amaigris.

"La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît"

Mahan est entouré d’un drap blanc, détrempés de l’eau du Gange ; parce qu’avant le repos, l’homme s’est laissé envelopper par les eaux sacrées.

Un grand bonhomme robuste, crâne fraichement rasé, un simple tissu blanc autour de la taille, s’assure nerveusement de la qualité du lit de son père. Autour de lui, quinze, vingt autres hommes restent debout, silencieux, certains répandent un peu de nourriture sur les bûches, pas celles qui supportent le corps de Mahan mais celles qui sont posées par-dessus.



Le soleil a tout a fait disparu, la nuit tombe et avec elle, la couche du vieil homme s’enflamme. Le feu prend d’abord les brindilles soigneusement disposées en-dessous des bûches. Un par un, les hommes empoignent les pieds de Mahan, les pieds suspendus dans le vide, et s’en vont plus loin, s’assoient, leurs luisants regards rivé sur le bûcher. « Ram nam satya hai » (« Le nom de Ram est vérité »), ont-ils scandé peu de temps auparavant dans les ruelles de Varanasi, emportant Mahan vers son dernier sommeil.

Deux jeunes hommes s’occupent d’entretenir le brasier, ils s’approchent des flammes brûlantes, ajustent quelques morceaux de bois, s’éloignent, se parlent, rient, se chamaillent, reviennent vers le feu. Un chien s’aventure par là, observe quelques secondes le bûcher et s’allonge au sol, comme pour accompagner le mouvement, de la vie vers la vie en passant par le néant.

Une épaisse fumée noire surgit des flammes qui déjà engloutissent tout le corps de Mahan. Pour quelques temps encore, seuls ses pieds et sa tête restent hors d’atteinte de l’embrasement. Sur le pavé coule de l’eau, l’eau du drap mouillé, l’eau du bois asséché, l’eau du corps tari.



La mort existe bien. La mort n’est pas qu’une boîte, la mort n’est pas qu’un discours ou un repas en famille. La mort, c’est une âme qui s’envole et le corps qui disparaît, observer ce corps qui trépasse, lentement happé par les flammes, dans un bûcher qui des heures durant purifie la chair enduite des méfaits d’une société que chaque être porte toute sa vie durant. Mourir ici, à Varanasi, c’est accéder au Nirvana, c’est laver tout son être et embrasser le rien. Mahan n’est d’ailleurs par nécessairement hindou ; sur ce ghat de crémation, le plus petit des deux ghat du cœur de Varanasi, hindous adorateurs de Shiva, chrétiens, musulmans, citoyens du monde, d’hier et de demain… tout le monde peut y trouver le repos.

"De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs"

Les flammes se sont étendues. Une fumée blanche s’échappe de la dépouille, et soudain une odeur de chair brûlée se répand. Le drap colle à la peau du visage et meurs dans la chair noire, les matières se confondent, Mahan se consume dans un dernier regard vers le ciel. Le squelette est dénudé, les os des pieds, les os du crâne, noirs et déformés, ce n’est plus que l’intérieur du vieil homme qui résiste à la bouche brûlante. Plus tard quand il ne restera plus que des cendres, et un petit morceau du thorax, trop gros pour brûler tout à fait, les restes de Mahan seront offerts au Gange.

De l’autre côté du fleuve sacré, la lune naît, brillante, comme fière de se montrer au visage d’un homme grisonnant qui renaît peut-être, lui aussi, ailleurs. Et quand la nuit est tout à fait sombre, que la brume s’élève du Gange, sur les ghat lentement esseulés, là-bas au loin le bûcher de Mahan scintille une dernière fois sous la musique des cloches d’un temple.

Au retour du Népal English translation pending
by Trinithi · 2016-03-11 · 13 replies
Au retour du Nepal La vie a repris son cours après le séisme. Moi qui croyait que je n allais pas reconnaître Kathmandou... Les médias ont tué le touriste au Nepal!!!! A mon arrivée, je constate avec une agréable surprise que Kathmandou n a pas changé par rapport à mes souvenirs. Certaines maisons mal construites se sont effondrées complètement alors que les autres maisons aux alentours restent debout. Le Dubar Square a été bien touché. Les temples fissurés sont renforcés de chaque côté pour éviter l effondrement. Il est agréable de se balader dans Thamel maintenant car il y a moins de touristes. Donc moins de traffic. Les commerçants sont prêts à baisser leur prix car ils veulent absolument vendre pour envoyer de l argent dans leurs villages pour reconstruire leurs maisons. Les agences sont prêts à baisser leur tarif pour juste payer les salaires d'un guide. J ai payé le service d un guide pour 15 dollars seulement par jour. Et j ai décidé de partir dans la région de Langtang car c est la région la plus touché pour voir si c est praticable ou pas. Le trek que j ai fait s'appelle Langtang heritage trek. Dans cette partie beaucoup de maisons se sont effondrées après le séisme. Les gens vivent sous des bâches alors que d autres ont déjà reconstruit leur maison. Pendant une semaine, j ai rencontré très peu de touristes. Les peu de touristes que j ai rencontré sont venues dans cette région pour des raisons humanitaires: * un couple d allemand médecin sont venues avec beaucoup de médicaments et ont installé une salle de consultation à Thuman. * Une Québécoise a acheté beaucoup de vêtements pour enfant et sillonnait les villages avec son guide pour les distribuer * Une hollandaise est venue spécialement au Nepal pour aider à reconstruire des maisons pendant deux semaines. * Un hollandais reste 3 mois au Nepal pour venir en aide à la population en installant des panneaux solaires. * Et tant d autres...

Langtang trek héritage : sur l'ensemble, il n y a pas de souci sur le chemin apres le séisme mais beaucoup de maisons sont endommagées. Le village le plus endommagé est Catlang. C est vraiment dommage car ce village est magnifique. Tatopani est un village thermal mais aujourd'hui il n y a plus d eau... Nagthalie possède la vue imprenable mais il fait froid. L herbergiste est sa femme sont adorables. D'autant plus que sa femme cuisine très bien. Thuman est à 1h30 de Nagtalie au contre bas. Petit village très agréable. Le pont qui relie Thuman à Bridim est endommagé. Il faut aller jusqu'à timoré. Timoré est un petit village affreusement moche. Ce village est tres touché par le séisme. Il n'y a que des business man... Il vaut mieux marcher un peu plus pour aller dormir à Lingling. Petit village adorable oú on peut dormir au calme. Sur la route de timoré à Lingling, il faut faire attention à la chute des cailloux. Garder un œil en l air ;) Bridim est un village de carte postal. C'est calme, c est beau. C est vraiment agréable de finir son trek sur une note positive. De là, retour à syabrubesi en 3h.

Voici quelques agences de trek que j ai recueilli sur le chemin car je trouve que les guides étaient super: Dhana_lama2014@yahoo.com: très intentionné et gentil. Prêt à porter le sac des touristes si nécessaire et reste souriant malgré le surcharge. Trekking team (www.trekkingteam.com): ce guide est à la fois guide et porteur car il portait 12kg de vêtements pour enfants que la québécoise veut les distribuer dans les villages. Malgré le poids, il reste agréable et gentil. C est la deuxième fois qu'elle parte avec cette agence et elle est toujours ravie. Summit agence: mon guide... Je n ai pas eu de feeling avec mon guide et il ne voulait pas trop marcher sous prétexte "qu'il marche tous les jours alors que nous, on ne marche que une semaine, le temps d'un trek..." Discours moyennement acceptable car je ne suis pas une super marcheuse. C est pourquoi j étais à la recherche d un bon guide pour la prochaine fois ;) Pourtant l agence était super car ils m ont aidé à acheter des fournitures scolaires en dehors de Thamel pour les distribuer dans les villages. Peut être ils ont d autres guides. Nepatrek: j ai découvert cette association assez tardivement. Dommage car c est une association française qui fait travailler les habitants de Langtang pour reconstruire leur maison. En faisant travailler les habitants de Langtang, on économise le service d'un guide pendant deux jours aller/retour depuis Kathmandou (30 dollars) et les trajets en bus qu'on doit payer pour le guide également (800 ruppees * 2).

Il est possible également de faire le trek sans le guide. Il faut compter plus de 20000 ruppees pour une semaine à Langtang par personne (hébergements et nourritures). Et il ne faut pas oublier le sac de couchage même si les agence disent que ce n est pas nécessaire car ça sent le yak! ;) Conclusion, il faut venir au Nepal car ils ont besoin de vous. Même si vous ne faites pas d humanitaire, votre seule présence dans le pays aide la population à continuer sortir de ce catastrophe. Voilà les bonnes raisons pour venir au Nepal: * les népalais sont des personnes adorables. * Vous êtes bien accueilli * Les prix sont bas. * Les treks sont calmes. * Le pays est magnifique * Très peu des touristes. * Il n'y a que des touristes responsables. * Les hôtels sont bon marchés... Bon , j arrête. Je pense que vous avez compris. Si vous avez des questions, n hésitez pas.

Si un jour vous venez au Nepal, vous pouvez contacter l association pomme cannelle pour les aider à transporter des pansements, des antiseptiques... Depuis la France vers l association qui se trouve à Kathmandou. J ai fait l'expérience et c est très intéressant de voir comment fonctionne l association sur place.

Bien à vous.

Trinh

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