Tamil Nadu et Sud du Karnataka
by Yan55
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Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) :
Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi
La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux.
Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) .
-Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps).
A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens.
Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€)
-Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier).
Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici.
Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus...
- Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe inévitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat !
Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde...
Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Merci pour ce nouveau carnet que je vais suivre avec attention! J'attends tes retours sur le reste du Tamil Nadu que j'ai parcouru cet été, et le reste que je connais pas, à part Gokarna.
Tu ne dis pas si vous avez apprécié un peu plus Pondichéry cette fois? Indian Coffee House, très bon choix pour faire l'expérience d'une cuisine tamoule goûteuse, authentique et deux à trois fois moins cher qu'ailleurs. J'attends la suite 🙂
Tu ne dis pas si vous avez apprécié un peu plus Pondichéry cette fois? Indian Coffee House, très bon choix pour faire l'expérience d'une cuisine tamoule goûteuse, authentique et deux à trois fois moins cher qu'ailleurs. J'attends la suite 🙂
Coucou Anne,
A peine rentrée et déjà à l'écriture du carnet !! bravo et merci.
Je pense qu'on va se suivre dans nos carnets !!!!
Finalement tu n'es pas allée à Tranquebar ..... dommage , j'y suis allée deux fois et j'aime bien cet endroit et je m'y suis baignée chaque fois sans aucun problème, il y a juste une vague à passer mais bon c'est sympa aussi de jouer avec les vagues .
à bientôt pour la suite, j'ai hâte de voir et revoir ces merveilles.
Moi aussi Pondy ne m'emballe pas trop , c'est sympa mais c'est tout .
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Bonjour Pagal,
Je me suis beaucoup servie de ton carnet pour notre périple au Tamil Nadu, tu vas voir ça par la suite... non, nous n'avons toujours pas été séduits par Pondichéry, c'est une ville où il n'y a pas grand-chose à faire, à mon avis. Il y a tant d'endroits plus intéressants en Inde ...
Anne
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Eh non, pas d'étape à Tranquebar... j'ai longtemps hésité pour savoir si nous allions y passer mais il faut faire des choix et nous avions déjà beaucoup d'étapes à notre programme...
Anne
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Suite de notre séjour à Pondichéry :
-Lundi 14/01 : Très bon et copieux petit déjeuner préparé par la maîtresse de maison et servi sur la terrasse (200rps/pers). Nous partons le long du bord de mer jusqu'au quartier des pêcheurs que nous avions découvert lors de notre précédent séjour ici. Les ruelles sont bordées de petites maisons (certaines sont des huttes). C'est bientôt la fête de Pongal et sur les seuils, devant les portes, les femmes ont dessiné des kolam (dessins à la craie et poudres colorées). Les gens nous sourient et sont fiers de nous faire admirer leurs dessins qui représentent souvent le pot de riz au lait débordant de la marmite encadré par deux cannes à sucre, éléments primordiaux de cette fête tamoule. Dans tout Pondi, on voit des gens qui achètent des grandes tiges de canne à sucre et les emportent sur le toit des voitures, sur les scooters ou sur leurs vélos...
Nous déjeunons au "Surguru" d'un bon thali puis rentrons profiter des chaises longues sur la terrasse de notre guest-house.
A 16h, je vais tester le massage ayurvédique au "Keralaa Ayurveda" où, après vous avoir entièrement enduit d'huile, les deux masseuses vous pétrissent de la tête aux pieds. C'est assez relaxant mais ensuite, on se sent un peu comme une sardine à l'huile ! heureusement qu'il y a une petite cabine de douche avec shampooing et savon pour faire une toilette sommaire avant de sortir dans la rue (massage à 2 mains : 1200rps, à 4 mains 1400rps). Arrivée à la g-h, je reprends une bonne douche pour éliminer toute cette huile... bon, ça passe le temps étant donné qu'il n'y a pas grand-chose à faire dans cette ville.
Dîner au petit resto local "Indian delight", non loin de la guest-house.
- Mardi 15/01 : Nous quittons Pondi aujourd'hui et nous voulons aller à Kumbakonam. A la gare routière, on nous indique vaguement un bus en nous disant qu'il faudra changer à Chidambaram. En fait, en montant dans le bus, les voyageurs nous disent qu'il va à Tanjore directement et s'arrête à Kumbakonam. Tant mieux, nous n'aurons pas besoin de changer (120rps/pers). Comme à chaque fois que nous prendrons un bus, il y en a un prêt à partir pour la destination que nous voulons, on dirait qu'il nous attend ! Le bus démarre à 9h45 et arrive à Kumbakonam à 14h.
Dès notre arrivée dans cette petite ville, nous apercevons du bus le grand bassin de Mahamam, un des sites les plus sacrés de Kumbakonam. Il est en plein centre et tous les soirs, se tient un petit marché sur la place avoisinnante. L'hôtel "Raya's Executive" où nous avons téléphoné hier, se trouve à proximité. Nous y avons une grande chambre très confortable et pas chère du tout par rapport au standing : 770 rp, avec deux ventilos (+1 dans la salle de bains et même de l'eau chaude!). En revanche, il vaut mieux se renseigner avant de loger dans cet hôtel car il y a à l'étage en-dessous une grande salle de mariage et s'il y en a un, ça doit être plutôt bruyant ! Durant notre séjour, il n'y en avait pas mais le personnel nous a dit qu'il y en aurait un samedi. Nous serons partis, pas de problème, ouf ! Il y a deux autre hôtels "Raya's" dans la ville, dont le "Raya's Grand" où se trouve un bon resto végétarien.
En début d'après-midi, la petite ville de Kumbakonam est endormie, en plus, c'est jour férié (Pongal) donc beaucoup de magasins sont fermés. Devant les portes, toujours des kolam colorés, nous en avons vus dans tous les villages traversés le long de la route en venant, c'est très joli. Partout, il est écrit "Happy Pongal".
Les grand bassin de Mahamaham est entouré de ghats où, comme toujours, des gens font leur lessive ou se lavent. Le grand temple de Kashivishvanatha se dresse près du bassin et renferme les statues de déesses qui représentent les fleuves et rivières sacrées (Gange, Narmada, Cauvery). C'est très calme, le sanctuaire n'ouvrant qu'à 16h, les prêtres sont occupés à lire le journal...
Anne
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Suite de Kumbakunam:
Ici, il fait beaucoup plus chaud qu'au bord de la mer, où il y avait beaucoup de vent.
Dans cette petite ville, et dans ses environs, il y a une multitude de temples. Après le temple près du bassin, nous allons voir celui de Nageshwara, très ancien, en forme de chariot tiré par des chevaux, mais contrairement aux autres temples où les prêtres sont accueillants, dans celui-ci, ils sont plutôt rébarbatifs. Nous n'y reviendrons plus...
En nous promenant, nous découvrons près du temple de Sarangapani un énorme chariot de procession, très haut, tiré par des chevaux de bois. On peut même monter dedans grâce à une passerelle ! une fois redescendus, on peut déguster un bon tchaï dans la petite gargote tout près de là, ça requinque !
Dans un autre temple, celui de Ramaswami, un prêtre nous propose du riz jaune, et oui, c'est Pongal et ce riz au lait cuit avec le moong dal, sorte de petites lentilles jaunes provenant des graines de soja, est un plat traditionnel de cette fête.
Le soir, la ville s'anime et il y a beaucoup plus de circulation qu'en début d'après-midi. Les gens ici sont très souriants et aimables. Nous n'y avons vu que 6 touristes occidentaux qui passent en taxi visiter les temples à toute vitesse et repartent vers Tanjore. Pourtant, séjourner ici est beaucoup plus agréable...
Nous dînons au resto de l'hôtel Raya's Grand et, aux petits stands installés près du bassin , nous achetons des brioches et bananes pour notre petit déj demain...
- Mercredi 16/01 : Ce matin, nous allons à la gare routière pour prendre le bus pour Darasuram, à la périphérie de Kumbakonam, où se trouve le temple d'Airavatesvara. C'est drôle, tout le long de la rue que nous suivons jusqu'à la gare, des petits stands de boucherie sont installés où des gens découpent du mouton en petits morceaux et en proposent aux nombreux acheteurs. Ce soit être pour le repas de fête... A la gare routière, au bout de 3 à 4 demandes qui nous renvoient d'un bus à un autre, nous arrivons à monter dans le bon. En 20mn, nous y sommes. C'est un très grand et très beau temple chola. Les motifs très finement sculptés foisonnent. Sur les piliers, des créatures mythiques à tête d'éléphant, oreilles de cochon, corps et crinière de lion, cornes de bouc et queue de vache, rien que ça...une bestiole de cet acabit, ce n'est pas le Yéti mais le Yali... quelle imagination !
Quand nous y arrivons, il n'y a pratiquement personne, les gens arrivent en fin de matinée. L'ambiance y est très calme et sereine, nous avons beaucoup aimé cet endroit.
Nous reprenons le bus dans l'autre sens, mais pas pour aller bien loin. En effet, au bout de 5 mn, nous descendons près du temple de Kumbeshwara, très vaste et précédé d'un long couloir bordé de stands de souvenirs et de quincaillerie. C'est l'heure du repas de l'éléphant du temple. Son gardien lui donne des grosses boules de je ne sais quoi que l'éléphant saisit avec sa trompe et enfourne dans sa bouche. Il n'est pas entravé et fait un peu peur aux petits enfants malgré son air placide...
Nous aussi nous avons faim et nous allons déjeuner au petit resto "Managanlambiga Vilas Coffee", situé dans une rue parallèle au temple. C'est un endroit très local, sympa et accueillant (très bon curd rice).
En sortant, nous traversons le marché aux fleurs qui entoure le temple. Les gens qui y confectionnent des guirlandes odorantes nous offrent quelques fleurs au passage. C'est vraiment une petite ville accueillante.
Dans les petites rues qui vont du centre vers la rivière Cauvery, les vaches sont décorées de colliers de fleurs, car c'est Pongal (vous allez commencer à le savoir... et ce n'est pas fini !)
Nous n'avons pas encore visité le temple de Sarangapani et nous nous y rendons ce soir. Son gopuram, haut de 45m est tout éclairé par une guirlande de loupiotes. Il est dédié à Vishnou et, près de l'entrée, se trouve une étable avec des vaches (Krishna, le vacher, est un avatar de Vishnou). Tout à coup, au milieu du temple, voici des statues de dieux ornées de colliers de fleurs sur des brancards alignés et des gens assis par terre avec l'air d'attendre quelque-chose. Une cérémonie va certainement avoir lieu ici... et en effet, la puja de Pongal va durer plus d'une heure, avec offrande aux dieux dont les représentations sont arrosées de lait, riz, fleurs, jus de noix de coco, fruits, etc... le tout accompagné de force tambours et trompettes... c'était super !
- Jeudi 17/01 : Nous nous rendons encore une fois à la gare routière. Aujourd'hui pas de stands de boucherie le long de la rue, mais un grand concours de kolam y est organisé. Les dessins sont alignés sur la route avec numérotation et nom de leur auteur, tous rivalisent de beauté et de couleurs et, comme nous nous arrêtons pour les admirer, tous veulent que nous les prenions en photo sur notre passage !
A la gare routière, le plus dur est de trouver quel bus va à Gangaikondacholapuram ! Heureusement, les employés sont très serviables. L'un d'eux nous écrit le nom en tamoul pour que nous puissions le montrer aux différents chauffeurs car la gare routière est très vaste et comporte plusieurs parties séparées. Enfin, nous trouvons le bon bus. Il démarre à 9h30 (70rps pour nous deux, au retour, ce sera 100rps mais ce sera un express!) Le bus nous laisse juste devant le grand temple chola, impressionnant par la taille de son gopuram et les magnifiques sculptures qui ornent ses murs extérieurs. A l'intérieur, un énorme lingam devant lequel se presse la foule des fidèles. Il y a beaucoup de monde aujourd'hui car c'est encore la fête. Des compétitions et jeux d'enfants sont organisées un peu partout (courses en sacs, etc)
Nous n'attendrons pas longtemps le bus pour le retour, il y en a plein. Nous arrivons pour déjeuner au restau non veg de l'hôtel Raya's qui est bourré de monde, c'est jour de fête encore et ça se voit... demain, nous quitterons Kumbakonam pour Tanjore. Nous avons beaucoup aimé séjourner dans cette petite ville très accueillante.
Anne
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un prêtre nous propose du riz jaune, et oui, c'est Pongal et ce riz au lait cuit avec le moong dal, sorte de petites lentilles jaunes provenant des graines de soja, est un plat traditionnel de cette fête.
En fait, les moong daal ne sont pas du soja. C'est effectivement la même plante que ce que nous connaissons en France en tant que "germes de soja". Mais ce sont en fait des haricots mungo, qu'on a appelé soja par abus de langage. Or, si les haricots mungo et le vrai soja se ressemblent un peu, les plantes n'ont pas grand-chose à voir.
Voilà, c'était la pause agronomie. Hâte de lire ce que vous avez pensé de Tanjore.
Concernant Pondichéry, c'est sûr que ce n'est pas mon endroit favori au Tamil Nadu, mais comme l'étape était à la fin de mon itinéraire après une longue partie plutôt "roots", c'est une pause plutôt agréable dans ce sens, ambiance "retour à la civilisation"!
En fait, les moong daal ne sont pas du soja. C'est effectivement la même plante que ce que nous connaissons en France en tant que "germes de soja". Mais ce sont en fait des haricots mungo, qu'on a appelé soja par abus de langage. Or, si les haricots mungo et le vrai soja se ressemblent un peu, les plantes n'ont pas grand-chose à voir.
Voilà, c'était la pause agronomie. Hâte de lire ce que vous avez pensé de Tanjore.
Concernant Pondichéry, c'est sûr que ce n'est pas mon endroit favori au Tamil Nadu, mais comme l'étape était à la fin de mon itinéraire après une longue partie plutôt "roots", c'est une pause plutôt agréable dans ce sens, ambiance "retour à la civilisation"!
Bonjour Pagal,
Merci pour la précision au sujet du moong daal... j'ai toujours cru que le haricot mungo et le soja étaient la même chose, c'est la faute à l'étiquetage des bocaux de germes de soja ou il y a en "sous-titre" haricot mungo et je ne m'étais pas posé plus de question que ça. Merci de l'info.
C'est vrai qu'à la fin d'un voyage itinérant à travers l'Inde, on a envie de se reposer un peu et je comprends que Pondichéry te sois apparu comme un retour à la civilisation ! pour nous, ç'a été Gokarna !
Je vais essayer de continuer mon carnet bientôt (dès que le retour à la civilisation m'en laissera le temps!!!)
Anne
Anne
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- Vendredi 18/01 : A la gare routière de Kumbakonam, où nous arrivons à 9h30, il y a, comme toujours, un bus prêt à partir pour la destination souhaitée, en l'occurrence Tanjore.Nous y arrivons à 10h45 environ. Le bus nous laisse à la Old bus stand, (après il continue jusqu'à l'autre gare routière située à 5kms) et nous prenons un tuk-tuk pour aller à l'hôtel Valli où nous avions téléphoné hier. Il est situé à l'écart des artères très bruyantes du centre. Notre chambre est assez petite mais propre : 990rps avec AC (il n'y en avait plus de libre sans AC)
Pour aller en ville, il y a un sentier piétonnier dallé qui longe les deux côtés du canal, qui mène au pont et à la grande artère qui rejoint Old bus stand, quartier où se trouvent tous les restos. Comme nous aimons beaucoup marcher à pied, c'est bien agréable de suivre ce chemin le long de l'eau. Nous déjeunons au" Vasantha Bavhan" puis, nous rendons à pied au Palais royal où nous passons un agréable moment à admirer les très belles sculptures en bronze et en pierre, la salle d'apparat avec son plafond et ses colonnes ornés de fresques, les très vieux documents dans la bibliothèque du Maharajah et l'on peut aussi monter se reposer dans la cour au pied du clocher (où se trouve même un squelette de baleine échouée sur la côte près de Tranquebar en 1955 !) Un peu hétéroclite et délabré à certains endroits mais c'est un lieu tranquille qui nous a fait passer l'après-midi bien agréablement. En sortant du palais par l'arrière, nous traversons un grand terrain où des jeunes jouent au cricket et qui débouche dans les ruelles tranquilles de la vieille ville où l'on voit les vestiges des anciennes murailles et où se trouvent de petites échoppes d'artisans... et nous arrivons au grand et célèbre temple. A peine entrés dans l'enceinte, nous apercevons les préparatifs : des échafaudages sont montés près de l'énorme statue de Nandi. Des hommes y montent de grandes bassines et il y a déjà plein de monde assis devant. Il va bientôt se passer quelque-chose... en effet, voilà la puja qui commence, comme nous avions vu à Kumbakonam avec du lait et du riz, mais dans une autre dimension, cette fois ! Ce sont des seaux entiers de lait, de riz au lait et d'eau qui sont versés sur la tête du Nandi ! C'est encore Pongal, aujourd'hui alors...
Vers 18h30, tout est terminé, nous reprenons notre chemin piétonnier le long du canal pour atteindre Gandhiji road. En passant devant le "Sri Venkata Lodge", nous nous apercevons qu'il est indiqué dans le LP. Pas la peine d'aller plus loin, nous entrons. L'endroit parait plutôt vieux et sale mais les dosa y sont excellents ! Et nous reprenons encore notre sentier le long du canal pour rentrer à l'hôtel en achetant une bière avant d'y arriver (il y a une petite boutique d'alcool tout près de l'hôtel) et nous la dégustons en compagnie de français que nous avions déjà rencontrés à Pondichéry et qui sont attablés là (il y a une salle de resto à l'hôtel Valli mais la cuisine n'y est pas terrible)
- Samedi 19/01 : Après le petit-déj, nous allons à la gare ferroviaire toute proche de l'hôtel Valli pour prendre nos billets de train pour le 30 janvier de Kanyakumari à Ernakulam (Kochi). En une vingtaine de minutes, c'est fait. Il faut remplir un questionnaire, un gars au bureau de renseignements nous aide à le faire et il n'y a plus qu'à faire la queue, en jouant des coudes, au guichet ... Le reste de la journée se passe à retourner admirer le temple puis déjeuner au "Shree Ariya Bavhan" d'un excellent et copieux thali (ce restaurant nous plait mieux que le Vasantha Bavhan).
Nous n'avons pas trop aimé Tanjore, ville très embouteillée mais heureusement qu'il y avait cet agréable chemin le long du canal...
Anne
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Nous n'avons pas trop aimé Tanjore, ville très embouteillée mais heureusement qu'il y avait cet agréable chemin le long du canal...
Un des temples les plus magnifiques de l'Inde, un ancien palais sympathique à visiter, une centre animé et de bons restos. Mais on est bien d'accord, une ville pas très agréable, bruyante, embouteillée et sans grand intérêt en elle-même! Pour ma part, si j'avais su, y passer une petite journée en prenant un bus depuis Trichy ou ailleurs m'aurait amplement suffi. Allez vite: le Chettinad et Kanyakumari 🙂🙂🙂
Un des temples les plus magnifiques de l'Inde, un ancien palais sympathique à visiter, une centre animé et de bons restos. Mais on est bien d'accord, une ville pas très agréable, bruyante, embouteillée et sans grand intérêt en elle-même! Pour ma part, si j'avais su, y passer une petite journée en prenant un bus depuis Trichy ou ailleurs m'aurait amplement suffi. Allez vite: le Chettinad et Kanyakumari 🙂🙂🙂
Et oui, le Chettinad...
- Dimanche 20/01 : Tuk-tuk jusqu'à la new bus stand située à 5 kms de Tanjore (150rps). Le bus pour Pudukkottai part à 9h45 et nous arrivons à destination à 10h40. Nous allons à l'hôtel Shivalaya situé près du cinéma (dont les murs sont ornés de jolies danseuses), dans une ruelle calme, personnel très sympa. Nous y avons une grande chambre avec une bonne douche bien chaude, très confortable pour 1000rps (ventilo, AC c'est beaucoup plus cher). Le problème dans ces hôtels indiens, c'est que les clients arrivent très tard (aux environs de 23h, voire minuit) et se mettent à parler très fort dans le couloir, même à s'interpeler d'une chambre à l'autre quand ils en ont plusieurs, sans penser une seconde qu'il peut y avoir des gens qui dorment.
Nous déjeunons au restau "Abbirami" (très bon et personnel sympa) placé en face du bus stand où nous irons prendre le bus après déjeuner pour nous rendre au village de Namunasamudram. Un gars de la gare routière nous accompagne même jusqu'à l'emplacement où le bus doit arriver et attend avec nous jusqu'à ce qu'il arrive. Les gens sont extrêmement sympathique et serviables par ici. Il y a beaucoup de monde dans le bus, nous resterons debout pendant le trajet mais ce n'est pas grave, ce n'est qu'à 8 kms. Arrivés au village, nous demandons à un marchand qui tient une des nombreuses échoppes bordant la rue principale où se trouve le sanctuaire d'Ellangudipatti. Il nous indique une route qui part au bout du village et qui se transforme bientôt en chemin. Il faut marcher environ 2 kms en longeant les maisons campagnardes où les gens nous font des sourires et nous disent bonjour. Les enfants se précipitent aux portails et sont tout excités de nous voir passer ...
Nous arrivons à une grande arche ornée de statues et nous voilà sur le sentier tout bordé de chevaux, vaches et éléphants, mais surtout des chevaux, en terre cuite, serrés les uns contre les autres et très abimés par les intempéries (beaucoup sont cassés). Ce sont des offrandes au dieu pré-hindou Ayyanar, vénéré seulement dans la campagne du Tamil Nadu. J'avais hâte de voir ces chevaux en terre cuite dont j'avais entendu parler à plusieurs reprises et je suis très émue d'y arriver enfin. Nous sommes absolument tout seuls, ce qui ajoute au mystère et à l'intensité du lieu. Au bout de l'allée, se trouvent une grosse statue de cavalier sur son cheval, un éléphant et, tout au bout, un modeste autel rupestre entouré de statuettes de divinités. On voit qu'une cérémonie a eu lieu il y a peu (restes d'encens, petites lampes à ghee et graisse répandue). Nous reprenons la grande allée bordée de chevaux et revenons au village où nous n'aurons pas à attendre longtemps pour avoir un bus qui nous ramène à Pudukkottai (10rps/pers). Dans ce bus, je m'assieds près d'une dame. Son enfant d'environ 5 ans était profondément endormi contre elle. Quand elle me voit, elle se met à le réveiller pour qu'il profite du spectacle d'une personne éminemment exotique, "regarde la dame comme elle est drôle !" Le pauvre n'avait pas vraiment envie de se réveiller pour ça... et je le comprends !
Devant le bus stand, nous prenons un tuk-tuk (80rps) qui nous emmène au Museum (100rps l'entrée), comme dit le Routard, "un fourre-tout culturel au charme hautement désuet" ! je dirais que ça nous a passé le temps en attendant qu'il soit l'heure d'ouverture du temple mais l'intérêt est quand même très très limité... il y a quelques belles sculptures dans la cour mais elles sont malheureusement toutes tachées de coulures de peinture bleue qui ont dû tomber quand les grilles au-dessus ont été repeintes ! quel gâchis !
En revanche, le temple de Bharagathamba est très particulier et intéressant. Il comporte de multiples salles et couloirs souterrains, escaliers débouchant sur des terrasses rocheuses, petits sanctuaires et bassin bordé de rochers granitiques. Nous avons passé tout un moment à déambuler dans ce dédale ... Pour rentrer en ville à 3 kms, nous avons eu la chance d'attraper un tuk-tuk qui passait par là car il n'y en a pas beaucoup dans ce coin, le dimanche...
Ce soir, pour changer des éternels dosa, nous repérons l'enseigne lumineuse de l'hôtel Grand, situé tout près du nôtre. Le restau est très "class" mais pas plus cher qu'ailleurs et le maître d'hôtel très sympa. Nous viendrons là tous les matins pour y déguster de bons petits déj...
La suite à bientôt...
Anne
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Devant le bus stand, nous prenons un tuk-tuk (80rps) qui nous emmène au Museum (100rps l'entrée), comme dit le Routard, "un fourre-tout culturel au charme hautement désuet" ! je dirais que ça nous a passé le temps en attendant qu'il soit l'heure d'ouverture du temple mais l'intérêt est quand même très très limité...
C'est exactement ça! Ce musée ressemble plus à un mélange entre une quincaillerie et un cabinet de curiosités. L'intérêt est assez limité certes, mais j'ai trouvé que pour passer le temps, il faisait bien le boulot.
En revanche, le temple de Bharagathamba est très particulier et intéressant. Il comporte de multiples salles et couloirs souterrains, escaliers débouchant sur des terrasses rocheuses, petits sanctuaires et bassin bordé de rochers granitiques. Nous avons passé tout un moment à déambuler dans ce dédale...
Il me semble que c'est celui que j'ai vu, mais pour moi c'était celui de Brahadambal qui est à côté. Soit ce n'est pas le même, soit je me suis trompée sur le nom. Si ce n'est pas le même, je suis déçu de l'avoir loupé... Il faut dire qu'il a un nombre impressionnant de temples dans ce secteur. Tu as une photo ?
Pour rentrer en ville à 3 kms, nous avons eu la chance d'attraper un tuk-tuk qui passait par là car il n'y en a pas beaucoup dans ce coin
Un peu pour cette raison je les ai fait à pied... Les longs axes routiers de Pudukkottai ne sont pas toujours très beaux mais j'ai vu du pays!
Nous déjeunons au restau "Abbirami" (très bon et personnel sympa) placé en face du bus stand
C'était ma cantine officielle à Pudukkottai! Simple et très bon. J'ai le souvenirs d'uthappams et de kothu parothas excellents!
C'est exactement ça! Ce musée ressemble plus à un mélange entre une quincaillerie et un cabinet de curiosités. L'intérêt est assez limité certes, mais j'ai trouvé que pour passer le temps, il faisait bien le boulot.
En revanche, le temple de Bharagathamba est très particulier et intéressant. Il comporte de multiples salles et couloirs souterrains, escaliers débouchant sur des terrasses rocheuses, petits sanctuaires et bassin bordé de rochers granitiques. Nous avons passé tout un moment à déambuler dans ce dédale...
Il me semble que c'est celui que j'ai vu, mais pour moi c'était celui de Brahadambal qui est à côté. Soit ce n'est pas le même, soit je me suis trompée sur le nom. Si ce n'est pas le même, je suis déçu de l'avoir loupé... Il faut dire qu'il a un nombre impressionnant de temples dans ce secteur. Tu as une photo ?
Pour rentrer en ville à 3 kms, nous avons eu la chance d'attraper un tuk-tuk qui passait par là car il n'y en a pas beaucoup dans ce coin
Un peu pour cette raison je les ai fait à pied... Les longs axes routiers de Pudukkottai ne sont pas toujours très beaux mais j'ai vu du pays!
Nous déjeunons au restau "Abbirami" (très bon et personnel sympa) placé en face du bus stand
C'était ma cantine officielle à Pudukkottai! Simple et très bon. J'ai le souvenirs d'uthappams et de kothu parothas excellents!
Bonsoir Pagal,
Pour ce qui est du temple, celui dont je parle est très particulier, avec ses salles souterraines creusées dans la roche et ses petits escaliers menant à des terrasses où se trouvent de petits sanctuaires. Son atmosphère est tout à fait particulière car il est très sombre, étant souterrain et ses terrasses qui donnent sur le rocher sont comme des puits de lumière. Il est situé non loin du Musée, j'ai des photos mais je les mettrai sur mon site (lien en bas de ma signature) car elles ne sont pas au format pour le forum.
Je continue mon récit :
- Lundi 21/01 : Après le petit-déj, nous nous rendons à la gare routière prendre le bus pour Narthamalai (à 16kms de Pudukkottai : 30rps pour nous deux!). Le bus nous dépose au bord de la route puis nous cheminons 2 kms à pied jusqu'au village de Narthamalai. Nous traversons le village où tous les gens nous saluent gentiment et prenons un chemin qui mène au temple Vijayalaya Cholisvaram que tout le monde connait ici et qu'on nous indique même si ne demandons rien ! Au bout du chemin de terre, nous arrivons à un énorme rocher de granit Sur lequel on grimpe. Il y a là plusieurs personnes qui vont et viennent autour d'une dépression dans la roche. Un vieil homme assis là nous invite à descendre les marches qui y sont creusées et qui mènent à une petite caverne dans laquelle officie un prêtre autour d'un lingam. L'endroit est plutôt sale, jonché de détritus provenant de restes d'offrandes et l'eau qui stagne en bas est boueuse et marronasse. Malgré tout, on nous dit que c'est une "holly place"... Nous continuons notre parcours vers le haut où se trouve le fameux temple Vijayalaya Cholisvaram, datant du VIIIème ou Xème siècle, en pierre blonde. Joli sanctuaire, il y a là plusieurs visiteurs indiens. Je trouve qu'il y a pas mal de monde dans ce coin alors que je croyais qu'il n'y aurait personne ! Mais, ce que nous voulons trouver, c'est le sanctuaire Ayyanar dont a parlé Pagal dans son carnet !!! Après avoir fait plusieurs fois le tour du temple, nous grimpons sur la colline arrondie qui s'élève derrière et, de là, nous apercevons le cheval blanc sur la rive d'un étang ! Hourra ! Il n'y a plus qu'à continuer à cheminer sur les rochers ronds (du granit). Il n'y a plus personne par là, les touristes indiens s'arrêtent au temple et repartent... Nous ne croisons qu'un berger qui nous fait bonjour de la main... au bout d'un moment, nous passons près d'un endroit qui semble insolite : un pan de rocher en surplomb peint en blanc, un escalier et un muret également peints en blanc et un mat avec un drapeau vert et un haut-parleur. On dirait un lieu de culte musulman. Une jeune fille voilée de noir nous interpelle de là-haut : "hello, hello, which country do you come from? Do you want to drink tea ?" ça alors, c'est drôle, que fait-elle là au milieu des rochers? ... nous lui répondons que nous allons voir le lac et nous continuons vers le plan d'eau. Nous le contournons facilement par le petit chemin qui passe au pied du bosquet bordé d'un muret de pierres et l'on arrive au sanctuaire Ayyanar installé là : de beaux chevaux de terre cuite, plusieurs autres statuettes votives d'animaux et personnages, des lances et tridents avec des cloches fichés au sol au bord du rivage, et au fond, un petit autel en plein air avec des restes de lampes à beurre et d'encens... L'environnement est magnifique : le petit lac entouré de collines arrondies, l'immensité dénudée du granit, personne aux alentours et ce sanctuaire mystérieux...seules deux femmes passent sur la rive opposée avec des fagots sur la tête. Nous sommes très contents d'avoir trouvé cet endroit, merci Pagal ! Au bout d'un bon moment, nous rebroussons chemin et, lorsque nous repassons sous le sanctuaire musulman, des femmes nous appellent et nous font signe de monter. Nous y allons... il y a là-haut deux hommes et quelques femmes assis à l'ombre d'un grand banian, c'est bien agréable de s'y asseoir un moment car il fait très chaud... Ils nous font entrer dans une petite grotte où se trouve un tombeau, l'un des hommes nous bénit avec des plumes de paon... puis nous leur disons au-revoir et continuons en direction du temple.
Retour au village de Narthamalai où nous découvrons encore un sanctuaire qui nous semble être dédié lui aussi au dieu Ayyanar. Il se trouve à l'entrée du village et consiste en une petite chapelle qui a été partiellement détruite par la chute d'un banian dont le énormes racines se dressent en l'air. Près de la chapelle, se trouvent plusieurs belles statuettes en terre cuite et peinte représentant des personnages. Plusieurs sont renversées et cassées mais il en reste de très belles bien colorées.
Plus loin, en continuant la route qui passe devant ce sanctuaire, se dresse au pied d'un énorme rocher arrondi, près d'un bassin naturel, un joli temple en pierre orné de sculptures, protégé par un enclos de murs et des grilles. Il ressemble au temple Vijayalaya Cholisvaram et doit dater de la même époque.
Nous rejoignons la grand-route à pied (2 kms comme à l'aller) et il n'y a plus qu'à attendre le bus qui nous ramènera à Pudukkottai. Nous n'aurons pas à attendre longtemps... arrivés en ville, nous allons vite nous rassasier de quelques dosa au restau "Nandini" mais il nous plait moins que le "Abbirami" (juste à côté), le patron veut nous pousser à la consommation et est plutôt casse-pieds, nous n'y reviendrons pas... A quelques boutiques de là, il y a un petit bazar où il est inscrit sur la vitrine "exchange monney foreigners". Après quelques négociations, le patron nous fait monter dans sa réserve (un vrai bric-à-brac poussiéreux) et nous effectuons la transaction à un taux correct. C'est drôle de trouver, dans ce petit patelin où nous n'avons vu aucun touriste occidental, une échoppe de change alors que nous en avions cherchée
en vain à Tanjore !
- Mardi 22/01 : Nous allons une fois de plus à la gare routière que nous connaissons par coeur maintenant prendre un bus pour le fort de Tirumayam. Au bout de 30mn, le bus nous arrête près du fort. La rue qui passe au pied est bordée de petites maisons au toit de paille. Un jeune couple qui habite dans l'une d'elle nous invite à entrer pour voir leurs oeuvres : monsieur peint des représentations de Shiva, Vishnou, etc... et sa femme découpe des formes dans du papier gaufré et doré et les colle autour. Ce ne sont que des images religieuses comme on en voit dans les boutiques de souvenirs pour indiens. Ils sont très fiers de leur travail et sont tout contents quand Yannick les prend en photo...
Le fort a fière allure vu du bas. Il est tout entouré de très gros rochers tout ronds et se dresse au sommet mais le prix d'entrée est tout de même exagéré par rapport à ce qu'il y a à y voir (300rps/pers) En haut, il y a des remparts crénelés qui entourent une cour de roches plates avec juste un petit bastion où l'on peut monter pour admirer les alentours mais voilà qu'arrive la plaie des monuments en Inde : des groupes d'écoliers qui nous assaillent de questions (ils ne sont même pas polis, d'ailleurs) et qui ne s'intéressent pas du tout au lieu visité... En redescendant, on peut voir un tout petit "temple", juste un trou dans le rocher avec un lingam, (aucun intérê)t, auquel il faut accéder par une échelle métallique les pieds nus !
Après le retour à Pudukkottai où nous déjeunons au restau "Abirrami", nous reprenons un bus à la gare routière pour aller au temple de Sittanavasal. Le bus nous arrête devant un grand portique. C'est là que se trouve la route bordée de rizières au pied de grands rochers granitiques qui mène au temple. Très beau paysage. Beaucoup d'oiseaux et de singes partout. Nous arrivons à un endroit où un gars est assis au bord de la route et il faut payer 10rps/pers pour pouvoir continuer ( en voiture ou en deux-roues c'est plus cher). On arrive ensuite au pied de grandes falaises rocheuses où l'on peut grimper grâce à des escaliers et où se trouve une caverne contenant des lits de moines en pierre. Pour y accéder, il faut payer encore 300rps/pers ! Nous préférons continuer la route sur 1km pour aller au temple de Sittanavasal . Après nous être acquittés du prix d'entrée,300rps/pers là aussi, nous pouvons y aller en compagnie d'un gardien. Il n'y a personne d'autre. Il s'agit d'un petit temple jaïn, tout minuscule mais très joli, orné de belles fresques. Dans la petite alcôve où veillent 3 tirthankara, le son est très impressionnant. Elle fait cage de résonance et le gardien/guide nous fait une démonstration de "Om" dont l'écho profond se répercute dans tout l'espace. Ce petit temple vaut vraiment le coup et ne regrettons pas d'y être venus... Ensuite, nous n'avons plus qu'à parcourir la route par laquelle nous sommes venus dans l'autre sens. Il fait vraiment très chaud aujourd'hui et nous faisons une petite halte à l'ombre d'un banian. Nous observons un moment les singes qui jouent dans les branches et qui réussissent à ouvrir les sacs laissés sur les scooters garés le long de la route pour en piquer le contenu ! Et nous retrouvons la grand-route où passera le bus pour rentrer à Pudukkottai...
Nous avons bien apprécié notre séjour ici, les gens y sont très accueillants, les paysages des environs magnifiques et les bus hyper pratiques !
Demain, nous partons à Karaikudi...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
temple, celui dont je parle est très particulier
Un temple que j'avais moi aussi bien aimé lors de mon passage express en mars-15.
Le sol des terrasses était ultra brûlant à la mi-journée. Je courais de templion en templion pour retrouver un sol à l'ombre, la pause permettant à la plante des pieds de se rafraîchir.
Fabrice
Un temple que j'avais moi aussi bien aimé lors de mon passage express en mars-15.
Le sol des terrasses était ultra brûlant à la mi-journée. Je courais de templion en templion pour retrouver un sol à l'ombre, la pause permettant à la plante des pieds de se rafraîchir.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Sittanavasal. (...) Il s'agit d'un petit temple jaïn, tout minuscule mais très joli, orné de belles fresques. (...) Ce petit temple vaut vraiment le coup et ne regrettons pas d'y être venus...
Même expérience, même appréciation.
Assez facile à atteindre par autobus, puis une petite marche. Pourquoi s'en passer ?
Fabrice
Même expérience, même appréciation.
Assez facile à atteindre par autobus, puis une petite marche. Pourquoi s'en passer ?
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
fort de Tirumayam (...) le prix d'entrée est tout de même exagéré par rapport à ce qu'il y a à y voir (300rps/pers)
Prix très exagéré. C'était déjà ma conviction en mars-15 quand le prix n'était que de 100 Rs. 😮
Sans doute ma visite la plus rapide en Inde. Même la vue panoramique depuis ce promontoire n'a pas grand intérêt.
Au moins, j'avais échappé à un groupe d'enfants en vadrouille.
Un jeune avait essayé de me fournir des services de guide, sans l'afficher formellement, demandant in fine sa petite obole. Sans succès, son "accompagnement" sans contenu et constamment décliné n'a pas réussi à me culpabiliser.
Tirumayam a l'avantage de pouvoir se visiter en chemin entre Karaikudi et Pudukkottai, ou inversement.
Fabrice
Prix très exagéré. C'était déjà ma conviction en mars-15 quand le prix n'était que de 100 Rs. 😮
Sans doute ma visite la plus rapide en Inde. Même la vue panoramique depuis ce promontoire n'a pas grand intérêt.
Au moins, j'avais échappé à un groupe d'enfants en vadrouille.
Un jeune avait essayé de me fournir des services de guide, sans l'afficher formellement, demandant in fine sa petite obole. Sans succès, son "accompagnement" sans contenu et constamment décliné n'a pas réussi à me culpabiliser.
Tirumayam a l'avantage de pouvoir se visiter en chemin entre Karaikudi et Pudukkottai, ou inversement.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Pour ce qui est du temple, celui dont je parle est très particulier, avec ses salles souterraines creusées dans la roche et ses petits escaliers menant à des terrasses où se trouvent de petits sanctuaires. Son atmosphère est tout à fait particulière car il est très sombre
La description du temple près du musée ressemble un peu à ce que j'ai vu, mais je ne me rappelle pas de salles souterraines. En cherchant les noms des deux temples sur Maps, ils sont à côté. Peut-être n'avons nous pas vu le même. Celui dont je parle avait presque une devanture de hangar vu de l'extérieur, mais très beau à l'intérieur.
Nous continuons notre parcours vers le haut où se trouve le fameux temple Vijayalaya Cholisvaram, datant du VIIIème ou Xème siècle, en pierre blonde. Joli sanctuaire, il y a là plusieurs visiteurs indiens. Je trouve qu'il y a pas mal de monde dans ce coin alors que je croyais qu'il n'y aurait personne !
Je n'ai vu personne sur le chemin vers Vijalaya Cholisvaram, personne au petit sanctuaire musulman, et à peine un berger près du sanctuaire d'Ayyanar, puis deux bergères un peu plus loin. J'avais le sentiment d'être quasiment le seul à des kilomètres à la ronde. Quand je te lis, j'ai presque l'impression qu'il y avait un pèlerinage religieux le jour où vous êtes passés! 😄 Je n'ai pas vu la caverne dont tu parles en montant la roche, mais il faut dire qu'il n'y avait personne...
Mais, ce que nous voulons trouver, c'est le sanctuaire Ayyanar dont a parlé Pagal dans son carnet !!!
Je ne m'attendais pas à tomber dessus, ce qui avait décuplé l'effet de surprise. Ce sanctuaire dégage vraiment quelque chose de mystérieux. Bel endroit hein? 😉 Content que vous l'ayez trouvé!
Le fort a fière allure vu du bas. Il est tout entouré de très gros rochers tout ronds et se dresse au sommet mais le prix d'entrée est tout de même exagéré par rapport à ce qu'il y a à y voir (300rps/pers)
Le plus est très exagéré. L'entrée ne devrait pas valoir plus de 100 roupies. Mais moi j'ai bien aimé cette petite étape. J'ai eu la chance de ne pas tomber sur un groupe d'écoliers 😛
La suite!
La description du temple près du musée ressemble un peu à ce que j'ai vu, mais je ne me rappelle pas de salles souterraines. En cherchant les noms des deux temples sur Maps, ils sont à côté. Peut-être n'avons nous pas vu le même. Celui dont je parle avait presque une devanture de hangar vu de l'extérieur, mais très beau à l'intérieur.
Nous continuons notre parcours vers le haut où se trouve le fameux temple Vijayalaya Cholisvaram, datant du VIIIème ou Xème siècle, en pierre blonde. Joli sanctuaire, il y a là plusieurs visiteurs indiens. Je trouve qu'il y a pas mal de monde dans ce coin alors que je croyais qu'il n'y aurait personne !
Je n'ai vu personne sur le chemin vers Vijalaya Cholisvaram, personne au petit sanctuaire musulman, et à peine un berger près du sanctuaire d'Ayyanar, puis deux bergères un peu plus loin. J'avais le sentiment d'être quasiment le seul à des kilomètres à la ronde. Quand je te lis, j'ai presque l'impression qu'il y avait un pèlerinage religieux le jour où vous êtes passés! 😄 Je n'ai pas vu la caverne dont tu parles en montant la roche, mais il faut dire qu'il n'y avait personne...
Mais, ce que nous voulons trouver, c'est le sanctuaire Ayyanar dont a parlé Pagal dans son carnet !!!
Je ne m'attendais pas à tomber dessus, ce qui avait décuplé l'effet de surprise. Ce sanctuaire dégage vraiment quelque chose de mystérieux. Bel endroit hein? 😉 Content que vous l'ayez trouvé!
Le fort a fière allure vu du bas. Il est tout entouré de très gros rochers tout ronds et se dresse au sommet mais le prix d'entrée est tout de même exagéré par rapport à ce qu'il y a à y voir (300rps/pers)
Le plus est très exagéré. L'entrée ne devrait pas valoir plus de 100 roupies. Mais moi j'ai bien aimé cette petite étape. J'ai eu la chance de ne pas tomber sur un groupe d'écoliers 😛
La suite!
Oui, ça m'a étonné qu'il y ait autant de monde car à lire ton carnet tu disais y être tout seul... mais il faut dire que tu y étais en été, période où ce lieu doit être beaucoup moins fréquenté car il fait trop chaud. Lorsque nous y étions, il y avait pas mal des touristes indiens et des familles qui venaient faire faire des bénédictions dans le creux du gros rocher, en été il ne doit pas y avoir de prêtre à cet endroit ... et après leurs dévotions, il en profitaient pour visiter le temple de pierre au-dessus.
Ensuite, ils faisaient demi-tour, heureusement... ainsi nous avons pu continuer notre promenade jusqu'au sanctuaire Ayyanar bien tranquillement mais nous avons été étonnés de trouver plusieurs personnes dans la petite mosquée perdue parmi les rochers déserts et elle avait l'air assez fréquentée car, à notre retour, nous avons croisé plusieurs groupes de femmes voilées qui s'y rendaient...
La suite va venir, patience...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Oui, je pense comme toi que juillet-août est une période creuse à ce niveau-là, car hormis les rivières de pèlerins dans les grands temples et les touristes occidentaux à Pondy et Mahabalipuram, je n'ai généralement pas croisé grand monde ailleurs.
Bonjour 😉
j'ai des photos mais je les mettrai sur mon site (lien en bas de ma signature) car elles ne sont pas au format pour le forum.
C'est bien dommage car je pense que ton carnet de voyage gagnerait à être illustré de photos pour permettre à ceux qui connaissent un peu les lieux que tu décris d'être bien sûr de ne pas confondre avec d'autres endroits qui pourraient leur ressembler.
Comme par exemple à Pudukkottai avec Bharagathamba et/ou Brahadambal que moi-même j'avais mentionné comme étant Kokarnesvarar
Il est fort possible et même pas trop compliqué de configurer des photos aux normes exigées par VF (2.000 pixels pour au moins un côté de la photo). Même moi j'y arrive ... c'est dire 🤪
Allez un petit effort et je te lirai avec davantage de plaisir 😏
j'ai des photos mais je les mettrai sur mon site (lien en bas de ma signature) car elles ne sont pas au format pour le forum.
C'est bien dommage car je pense que ton carnet de voyage gagnerait à être illustré de photos pour permettre à ceux qui connaissent un peu les lieux que tu décris d'être bien sûr de ne pas confondre avec d'autres endroits qui pourraient leur ressembler.
Comme par exemple à Pudukkottai avec Bharagathamba et/ou Brahadambal que moi-même j'avais mentionné comme étant Kokarnesvarar
Il est fort possible et même pas trop compliqué de configurer des photos aux normes exigées par VF (2.000 pixels pour au moins un côté de la photo). Même moi j'y arrive ... c'est dire 🤪
Allez un petit effort et je te lirai avec davantage de plaisir 😏
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Oui, en fait, je ne sais pas vraiment quel est le nom exact de ce temple. Dans le Routard il est mentionné temple de Bharagathamba et la description qui y est mentionnée correspond bien à celui que j'ai vu. Il se pourrait bien que nous parlions tous du même temple. Quant aux photos, je n'ai pas encore eu le temps d'y faire un tri et ce sera pour plus tard... tu pourras toujours aller sur mon site pour les voir, ce n'est pas difficile non plus !
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Fabrice, ce chapeau te va à ravir !!! je vois que tu viens toujours traîner tes guêtres du côté de l'Inde même si tu explores désormais de nouveaux continents... comme quoi, l'Inde, hein, une fois qu'on y a goûté ...!
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Ma dernière balade s'est faite dans le Solu Khumbu, au Népal. Pas si loin de l'Inde, forte présence de l'hindouisme, et aussi l'occasion de rafraîchir mon vocabulaire hindi, car très proche du népalais.
Et ton carnet, c'est l'occasion de me remémorer mon propre voyage d'il y a 4 ans.
Même si je voyage un peu plus rustique, je constate que nous partageons des avis quasi identiques sur les différents sites visités. Ainsi, je me suis échappé de Pondicherry au bout d'1/2 journée.
Merci pour ton carnet.
Fabrice
P.S. : le chapeau fut brièvement porté au gonpa de Karsha (Zanskar), juste le temps d'une photo. A l'initiative d'un lama.
Et ton carnet, c'est l'occasion de me remémorer mon propre voyage d'il y a 4 ans.
Même si je voyage un peu plus rustique, je constate que nous partageons des avis quasi identiques sur les différents sites visités. Ainsi, je me suis échappé de Pondicherry au bout d'1/2 journée.
Merci pour ton carnet.
Fabrice
P.S. : le chapeau fut brièvement porté au gonpa de Karsha (Zanskar), juste le temps d'une photo. A l'initiative d'un lama.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Bon, je continue mon récit...
- Mercredi 23/01 : Après environ 1h de trajet en bus depuis Pudukkottai, nous voici à Karaikudi. Nous allons à l'hôtel Udhayam que quelques-uns sur ce forum avaient recommandé... ça doit faire longtemps qu'ils y sont allés car cet hôtel a pu être correct autrefois mais il a plutôt mal vieilli et le prix est nettement trop élevé par rapport à l'état des chambres. Le gérant ne veut absolument pas négocier et n'est pas particulièrement aimable alors que son établissement parait vide... tant pis pour lui, nous quittons cet hôtel décati au personnel rustaud et nous nous rendons à l'hôtel Meyyappaa relevé sur internet et nous avons bien fait ! Personnel très accueillant, grande chambre calme et claire (non AC, 950rps petit déj inclus)... c'est le paradis à côté de l'autre, et beaucoup moins cher ! Le gérant nous conseille le restau "Friends", endroit sympa avec sa salle/terrasse mais, malheureusement, le serveur est un peu casse-pieds, encore un qui veut pousser à la consommation...
Balade du côté de la Old bus stand, et dans les ruelles du marché qui l'entoure, puis nous prenons un tuk-tuk pour aller au village de Kundrakudi (300rps aller/retour avec attente au Murugan temple et arrêt à Kovilur). Notre véhicule est plutôt poussif et son chauffeur doit s'arrêter de temps en temps pour aspirer dans le réservoir d'essence !!! Après, ça repart ... et nous arrivons au Murugan Temple (situé à 9kms de Karaikudi). Un éléphant bénit les visiteurs à l'entrée puis il faut gravir toute une volée de marches (peintes de rayures rouges et blanches comme dans beaucoup de temples du sud). Des empreintes de pieds y sont gravées. Là-haut, belle vue sur les alentours (pas grand-chose d'autre sinon). Le village en bas est assez sympa... nous repartons avec notre tuk-tuk cahotant et nous arrêtons au temple de Shiva à Kovilur (à 2 ou 3 kms de Karaikudi) Le temple se dresse près d'un grand bassin où des jeunes pêchent à la ligne. Après la visite du beau temple, nous rejoignons notre chauffeur de tuk-tuk qui est en conversation avec les jeunes pêcheurs. Nous passons un moment bien sympa avec eux à échanger quelques mots en anglais, ça les amuse... Nous nous faisons la réflexion que c'est assez rare de voir des gens pêcher dans un bassin sacré, habituellement, on les voit plutôt nourrir les poissons...
Balade dans les rues animées de Karaikudi où quelques maisons anciennes montrent leurs façades qui ont dû avoir leur heure de gloire. Les gens ici aussi sont très souriants et accueillants...
- Jeudi 24/01 : A la New bus stand, nous prenons un bus pour Kanadukathan (30rps pour nous deux, ce n'est vraiment pas cher, le bus). Dans ce petit village tranquille, il y a beaucoup de grandes maisons de Chettiar, commerçants prospères au XIXème siècle qui se sont fait bâtir des maisons ressemblant à des palais au coeur du Chettinad. Toute une rue est bordée de ces grandes demeures. Un vieux monsieur nous fait signe du pas de sa porte pour nous inviter à entrer dans sa maison qui est la VVRM House, l'une des plus vieilles demeures du Chettinad (elle date de 1870). Il nous fait entrer dans différentes pièces et nous montre les beaux carrelages fabriqués à Athangudi, les colonnes en bois de Birmanie, le marbre d'Italie et le sol recouvert d'un mélange de coquilles d'oeuf et de jus de citron, ce qui donne un revêtement lisse, dur et blanc. Mais le plus intéressant et touchant, c'est que ce monsieur prend le temps de nous raconter l'histoire de sa famille en nous décrivant les nombreuses photos et les portraits qui ornent les murs, ce qu'il fait avec beaucoup d'humour et d'esprit... Nous lui donnons 100rps en partant, ce qui a l'air de lui donner satisfaction.
Tout près de là se trouve la CVRMCT House (drôle de nom pour des maison, quand même !). Là, le prix est fixé dès l'entrée (100rps comme ce que nous avions donné à la maison précédente). L'hôtesse nous laisse visiter les pièces et nous pouvons aussi monter sur le toit -terrasse avec vue sur les maisons voisines.
Après quelques déambulations dans les rues tranquilles de ce village, nous prenons un tuk-tuk (250rps) pour nous rendre à Athangudi car on nous dit qu'il n'y a pas de bus pour relier les deux villages. La route étant en travaux, il faut faire un grand détour pour y arriver. Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court... Nous continuons un peu sur la route et arrivons à un petit atelier de fabrication de carreaux de ciment coloré. Les artisans nous font entrer et nous assistons à la fabrication de plusieurs carreaux à motifs différents. Intéressant. Nous leur donnons 100rps et nous rendons à l'arrêt de bus qui se trouve près du palais. Il y a là un gars qui nous dit que le bus pour Karaikudi va bientôt passer... en fait, nous allons l'attendre 45mn ! heureusement, nous sommes assis à l'ombre et bientôt, plusieurs personnes viennent nous tenir compagnie...ce qui permet de faire la causette. Ce gars, qui parle bien anglais, nous dit que près de notre hôtel, à Karaikudi, se trouve la "maison aux mille fenêtres" dont nous n'avions pas entendu parler. Nous nous promettons d'aller la voir. Mais tout d'abord, il est 14h20 quand nous arrivons en ville et nous avons faim. Nous entrons dans le premier petit restau rencontré, le "Annapurna hotel" qui est bourré de monde où l'on nous sert un excellent thali pour 80rps.
La "maison aux mille fenêtres" dont on nous a parlé à Athangudi se trouve bien dans une rue derrière notre hôtel, rue très calme et résidentielle, bordée de maisons art déco construites dans les années 1941/42. En fait, la maison aux mille fenêtres appartient à un homme d'affaires qui vit à Chennai et on ne peut que la voir de l'extérieur. Nous avons peine à croire qu'elle possède vraiment 1000 fenêtres mais le gardien nous assure que c'est vrai ! A part ça, elle ne présente pas un intérêt extraordinaire...
Demain, nous quittons Karaikudi pour Madurai...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Nous allons à l'hôtel Udhayam que quelques-uns sur ce forum avaient recommandé... ça doit faire longtemps qu'ils y sont allés car cet hôtel a pu être correct autrefois mais il a plutôt mal vieilli et le prix est nettement trop élevé par rapport à l'état des chambres
Pas moi en tout cas. Dans mon carnet, je ne dis pas du bien de cet hôtel, ces chambres et son personnel... Mais je me suis rendu compte que j'avais oublié de l'évaluer en fin de message comme je le faisais pour tous les endroits visités à chaque étape. C'est chose faite et évalué comme il se doit. Il y a forcément mieux à Karaikudi.
nous arrêtons au temple de Shiva à Kovilur (à 2 ou 3 kms de Karaikudi) Le temple se dresse près d'un grand bassin où des jeunes pêchent à la ligne.
J'ai beaucoup aimé ce temple et ai un bon souvenir de l'accueil des gens dans ce village. Pas de pêcheurs quand j'ai vu le bassin sacré, que des sadhus!
Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court...
Soyons honnêtes, quasiment une arnaque cette mansion... Mais une étape bienvenue dans mon tour à vélo depuis Kanadukathan.
Ce gars, qui parle bien anglais, nous dit que près de notre hôtel, à Karaikudi, se trouve la "maison aux mille fenêtres" dont nous n'avions pas entendu parler.
Mais comment ça ?? Nous en avons tous parlé ! Pas possible d'y entrer de toute façon...
Pas moi en tout cas. Dans mon carnet, je ne dis pas du bien de cet hôtel, ces chambres et son personnel... Mais je me suis rendu compte que j'avais oublié de l'évaluer en fin de message comme je le faisais pour tous les endroits visités à chaque étape. C'est chose faite et évalué comme il se doit. Il y a forcément mieux à Karaikudi.
nous arrêtons au temple de Shiva à Kovilur (à 2 ou 3 kms de Karaikudi) Le temple se dresse près d'un grand bassin où des jeunes pêchent à la ligne.
J'ai beaucoup aimé ce temple et ai un bon souvenir de l'accueil des gens dans ce village. Pas de pêcheurs quand j'ai vu le bassin sacré, que des sadhus!
Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court...
Soyons honnêtes, quasiment une arnaque cette mansion... Mais une étape bienvenue dans mon tour à vélo depuis Kanadukathan.
Ce gars, qui parle bien anglais, nous dit que près de notre hôtel, à Karaikudi, se trouve la "maison aux mille fenêtres" dont nous n'avions pas entendu parler.
Mais comment ça ?? Nous en avons tous parlé ! Pas possible d'y entrer de toute façon...
Bonsoir
Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court...
Je n'avais jamais entendu parlé d'Athangudi.
En lisant ton commentaire laconique je me dis que je n'ai rien raté.
Mais curieux de nature je fais une petite recherche sur le net et là ...
https://www.google.com/maps/@10.1512196,78.7249574,3a,71.2y,109.92h,90.51t/data=!3m8!1e1!3m6!1sAF1QipMyhloILqs1tsEAgw0NfT3AgwcxFQwS8s7W0NOm!2e10!3e11!6shttps:%2F%2Flh5.googleusercontent.com%2Fp%2FAF1QipMyhloILqs1tsEAgw0NfT3AgwcxFQwS8s7W0NOm%3Dw203-h100-k-no-pi-0-ya206.25891-ro0-fo100!7i10240!8i5120
... je "découvre" la Lakshmi House qui m'apparaît comme la maison qui pourrait être la plus intéressante du Chettinad 😮
Faudra que j'y retourne une troisième fois 🤪
Là, nous visitons le la Lakshmi House, un palais plus cher et moins intime que les maisons que nous avons visitées à Kanadukathan (100rps/pers) Seules trois pièces se visitent, c'est un peu court...
Je n'avais jamais entendu parlé d'Athangudi.
En lisant ton commentaire laconique je me dis que je n'ai rien raté.
Mais curieux de nature je fais une petite recherche sur le net et là ...
https://www.google.com/maps/@10.1512196,78.7249574,3a,71.2y,109.92h,90.51t/data=!3m8!1e1!3m6!1sAF1QipMyhloILqs1tsEAgw0NfT3AgwcxFQwS8s7W0NOm!2e10!3e11!6shttps:%2F%2Flh5.googleusercontent.com%2Fp%2FAF1QipMyhloILqs1tsEAgw0NfT3AgwcxFQwS8s7W0NOm%3Dw203-h100-k-no-pi-0-ya206.25891-ro0-fo100!7i10240!8i5120
... je "découvre" la Lakshmi House qui m'apparaît comme la maison qui pourrait être la plus intéressante du Chettinad 😮
Faudra que j'y retourne une troisième fois 🤪
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Hello Pagal,
en effet, ce n'est pas toi qui avait parlé de cet hôtel mais on ne peut pas en vouloir à ceux qui l'ont recommandé car tout change si vite en Inde que l'on peut avoir apprécié un endroit une année et quelques années après, le prix, l'entretien et l'accueil ne sont plus les mêmes ...
Pour ce qui est de la maison aux 1000 fenêtres, ça avait dû m'échapper, je ne me souviens plus en avoir entendu parler... et en effet, elle ne se visite pas...
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
- Vendredi 25/01 : A la New bus stand de Karaikudi, un bus pour Madurai est prêt à partir. Le contrôleur nous fait signe de nous dépêcher de monter mais le bus est bourré de monde... pour une fois, il consent à mettre nos sacs dans le coffre (ils en sortiront couverts de poussière) et nous réussissons à nous caser à l'avant sur les sièges installés autour et sur le moteur près du conducteur, serrés comme des sardines... mais ça permet de faire la conversation. Une charmante dame a l'air très étonnée de nous voir là et nous demande pourquoi nous aimons voyager en Inde ! Le trajet dure 2h15 (120rps pour deux). Le bus s'arrête à la New bus station à environ 7 kms du centre. Un tuk-tuk nous amène au même hôtel où nous avions séjourné il y a 5 ans, l'hôtel Keerthi (1400rps avec AC et petit-déj compris. Il n'a pas augmenté, nous avions même payé 1440rps à l'époque !
Nous allons bien sûr, flâner au Pudhu Mandapa, au grand temple Meenaksi Amman et dans ses alentours...Les rues autour du temple sont piétonnes et plutôt tranquilles, ce qui est bien agréable... Lors de notre visite du temple, nous apercevons toute une partie à l'est, près du pavillon aux mille colonnes, démolie et pleine de gravats. Nous apprenons qu'un incendie a eu lieu en février 2018, il aurait débuté dans les échoppes d'offrandes et serait dû à un court-circuit provoqué par un branchement vétuste. Les sculptures, heureusement, n'ont pas été endommagées.
Dîner au Surya, sur le toit de l'hôtel Suprême, rempli de touriste bien sûr mais on peut s'y rafraîchir d'une bonne bière, et ce n'est pas rien ici !
A propos de boisson fraîche, nous nous régalerons à plusieurs reprises de la spécialité de la ville, le jigarthanda, un délice composé de lait, gomme d'amande, sirop de rose et glace. Il y a de nombreuses échoppes qui en font, plus ou moins savoureux et c'est souvent les moins reluisantes qui en font les meilleurs...
- Samedi 26/01 : Aujourd'hui, c'est le Republik day mais ça ne se voit pas beaucoup ici. L'an dernier, nous étions à Bhopal lors de cette fête et il y avait des petits drapeaux indiens à vendre partout et des étudiants avec les couleurs de l'Inde sur les joues qui tentaient de récolter de l'argent pour leur école... rien de tout ça ici.
Nous nous rendons au "Shopping Complex bus stand", la gare routière non loin de l'hôtel (on peut y aller à pied) pour aller à Tiruparankudram, situé à 7 kms de Madurai. Il y a là un temple construit au pied de beaux rochers arrondis. Nous y étions déjà venus en 2014 et en avions un très bon souvenir. La petite ville, le temple, l'animation et la ferveur des fidèles, la colline de rochers, la vie autour du temple, tout est superbe. Après avoir passé un bon moment dans le beau temple, nous gravissons les escaliers creusés dans la roche à flanc de colline jusqu'au sommet en passant sur de gros rochers granitiques dans lesquels des encoches ont été creusées pour ne pas glisser... Il y a beaucoup de singes tout le long, et il fait chaud ! Enfin, nous arrivons en haut de la colline où se trouve un lieu de culte musulman, un "dargha" où l'on nous invite à entrer. Seul Yannick a le droit d'enter dans la grotte où se trouve le tombeau, mais comme il y fait une chaleur à crever, il n'y fera qu'un passage éclair ! Il y a là plusieurs personnes qui font la sieste, allongées par terre...
Après avoir admiré la vue sur la ville qui s'étend à nos pieds, nous redescendons avec, comme à la montée, de nombreux arrêts pour répondre aux questions habituelles : "what is your name ?", "Where do you come from ?" et nous faire prendre en photo... il faut dire que c'est jour férié aujourd'hui et il y a du monde à se balader.
Dans la soirée, à Madurai, nous retournons dans le temple de Sri Meenaksi et nous avons le plaisir et la surprise, car nous n'étions pas du tout au courant, d'y assister à un spectacle de danses classiques donné par de jeunes élèves, sous le regard de leurs parents. Très joli, malheureusement, impossible de les photographier, les appareils photos et portables étant interdits dans le temple.
Demain, nous partons pour Kanyakumari, où nous n'étions pas allés lors de notre voyage en 2014. Nous avions séjourné à Trichy et Rameswaram, deux endroits que nous avions beaucoup aimés mais nous ne pouvons multiplier les étapes, nous n'y retournerons donc pas cette fois.
Anne
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Chacun ses goûts mais je n'ai pas trouvé que la Lakshmi House était la maison la plus intéressante du Chettinad ! j'avais beaucoup mieux aimé l'atmosphère des maisons de Kanadukathan que nous avions visitées avant.
Anne
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Pareil, je n'ai pas trouvé la Lakshmi House renversante. Déjà la visite est très rapide et les lieux ne sont pas bien mis en valeurs.
A propos de boisson fraîche, nous nous régalerons à plusieurs reprises de la spécialité de la ville, le jigarthanda, un délice composé de lait, gomme d'amande, sirop de rose et glace
Aye aye aye, le jigarthanda 😇😇😇
A propos de boisson fraîche, nous nous régalerons à plusieurs reprises de la spécialité de la ville, le jigarthanda, un délice composé de lait, gomme d'amande, sirop de rose et glace
Aye aye aye, le jigarthanda 😇😇😇
Bon, je continue mon récit :
- Dimanche 27/01 : Tuk-tuk pour la new bus station de Madurai, située à 7 ou 8 kms (150rps). Nous montons dans un bus qui va bientôt partir pour Nagercoil. Quand nous y arrivons, un bus part immédiatement pour Kanyakumari où nous arrivons à 15h. ( Bus Nagercoil : 220rps/pers + bus Kanyakumari : 22rps/pers). En route, nous traversons des paysages d'étangs, rizières, palmeraies et vers la fin du parcours, des champs d'éoliennes. Des montagnes déchiquetées marquent les contreforts des Ghats occidentaux qui descendent depuis Mumbai jusqu'à la pointe du Tamil Nadu.
Kanyakumari, c'est l'extrême sud de l'Inde, là où trois mers se rencontrent et important lieu de pèlerinage. A quelques mètres du rivage, sur deux îlots rocheux, se dressent le Vivekananda Memorial et la statue monumentale du poète tamoul Thiruvalluvar.
Nous avions téléphoné avant-hier pour réserver une chambre mais les 3 ou 4 hôtels où nous avons appelé étaient tous "full"... Nous commencions à désespérer d'en trouver un quand, au Sri Devi, on nous répond enfin qu'il y a une chambre AC disponible à 1300rps. Ouf !
Lorsque nous arrivons sur le parking de l'hôtel, situé dans la grande rue qui descend à la mer, il y a plein d'autocars garés là et beaucoup de monde. L'hôtel a aussi, en plus des chambres individuelles, un bâtiment pour héberger les pèlerins. Tout ça est de construction récente, moderne et notre chambre est très vaste, claire et confortable... vraiment agréable !
Le bord de mer, à 5 mn à pied, est, aujourd'hui, noir de monde... L'esplanade devant le temple et les abords du rivage, sont couverts de stands de toutes sortes, une vraie fête foraine...
Derrière le temple, ( où il n'est pas question d'entrer aujourd'hui vu le monde), se trouve un minuscule ghat. Au moment où nous y arrivons, toute une file d'hommes et de femmes en sortent portant des pots de fleurs dégoulinants d'eau sur la tête. Au milieu des fleurs, une noix de coco et à leur cou, des colliers de fleurs. Un tambour et un hautbois les accompagne. Le prêtre, tout à coup, lance brutalement une noix de coco à terre (ça surprend!) et la procession s'ébranle vers le temple. Serait-ce pour célébrer le dieu Murugan au moment de Thaipusan ? je ne sais pas à quoi peut correspondre cette procession. Nous n'avons pas vu d'autres manifestations, ni mortifications liés à cette fête... alors ???
- Lundi 28/01 : Il y a plein de bons petits restos populaires ici. Pour notre petit déj, nous irons plusieurs fois au Hari's hôtel, non loin de notre hôtel. Comme nous n'aimons pas trop les sauces épicées dès le matin, nous avons trouvé que mettre du sucre sur un parotta faisait un peu comme une crêpe bretonne (en plus épais) et que c'était très bon, accompagné d'un tchaï (au grand étonnement de la serveuse qui ne conçoit pas possible de manger autre chose que les sempiternels chutney coco et sambar)...
Nous allons pouvoir, ce matin, visiter le temple où il y a moins de monde qu'hier. Pour accéder au sanctuaire, il faut s'acquitter de 20rps et les hommes doivent être torse nu, mais ça vaut le coup car la statue de la déesse au fond de son alcôve dorée vous fixe intensément pendant que le prêtre bénit les fidèles. La légende veut que l'éclat du rubis ornant son nez aurait égaré les navires, c'est pourquoi les portes du temple face à la mer restent fermées... Dans l'enceinte du temple, les dévots flânent en se faisant tirer la bonne aventure par un petit perroquet qui prend la carte décisive dans son bec ou par un liseur des lignes de la main...
En suivant le bord de mer vers l'est, après l'embarcadère des ferries pour le Vivekananda Memorial, une promenade mène à une jetée en passant par le quartier des pêcheurs où une petite église catholique syrienne et une autre, catholique romaine, très grande église blanche, "Our Lady of Ramsun", s'élèvent parmi les petites maisons colorées. Les pêcheurs sont catholiques, ça se voit même sur leurs barques dont la proue est ornée d'une croix et sur les motifs pieux peints sur leurs maisons...Nous allons jusqu'au bout de la digue faite de gros blocs de rochers... Il fait très chaud mais la proximité de la mer et le vent marin font du bien. Les barques de pêche très colorées sont alignées sur les petites plages, malheureusement très sales. Retour à proximité du temple pour déjeuner d'un bon thali au Prasanti hôtel.
Dans l'après-midi, balade au Gandhi Memorial où sont exposées des photos de sa vie et l'urne funéraire contenant une partie de ses cendres, puis nous montons sur la terrasse au-sessus d'où l'on a une belle vue sur le large. A ce moment, se dessinent deux belles voiles bleues qui rentrent au port... moment de paix...
Nous longeons maintenant le bord de mer vers l'ouest et le "sunset point". Nous suivons un terre-plein plutôt déglingué, des tas de gravats et de détritus, comme toujours en Inde. On dirait que, partout, des travaux ont été entrepris, commencés, jamais complètement finis et tout reste en l'état et rien n'est entretenu... Dans tout le trajet que nous avons suivi cette année aussi bien dans les villes que sur les routes, partout des travaux, des travaux, toute l'Inde du sud est en travaux !
Nous arrivons au "sunset point" où les gens commencent à arriver en voiture, en moto, en tuk-tuk, pour assister à un des spectacles préféré des indiens, le coucher du soleil sur la mer ! Près du point de vue, se dresse une statue de la vierge. Nous continuons le long de la plage qui pourrait être belle mais est très sale, jusqu'à Kovalam, un village de pêcheurs. Les enfants jouent devant les petites maisons colorées, les hommes jouent aux cartes ou ravaudent les filets. Les habitations le long de la plage paraissent plutôt pauvres alors que lorsque l'on suit la rue en arrière, elles paraissent plus grandes et plus cossues. Nous y rencontrons même un allemand qui nous dit être marié avec une indienne et avoir une maison ici.
Quand nous retournons vers le sunset point, il y a beaucoup de touristes indiens massés là pour le coucher de soleil mais, ce soir, les nuages vont gâter le spectacle... Nous continuons notre chemin jusqu'à Kanyakumari, 8 kms aller/retour. Quand nous arrivons, la nuit est tombée et les stands sont tous ouverts. Des pèlerins sortent des bus, certains viennent de très loin, ils nous disent venir du Népal !
Dîner au Vishwa (très bon egg kottu parotta), ce petit restau sera notre préféré ici, nous y reviendrons...
La suite demain car il se fait tard !
Anne
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- Mardi 29/01 : Nous hésitons à aller à Padmanabhapuram où il y a un palais de maharajas en bois, parait-il très beau mais il est situé à 35kms de Kanyakamari et nous n'avons pas le courage de faire encore toute cette route... nous choisissons donc plutôt de prendre un bus pour Suchindram, à seulement 13km (24rps pour 2)... Après 30 mn de trajet, nous arrivons à proximité du grand temple surmonté d'un gopuram haut de 41 m et du bassin entouré de ghats et de murailles rayées rouge et blanc. Les vieilles maisons qui dorment autour du bassin forment un ensemble vraiment harmonieux et calme. C'est très joli et nous sommes agréablement surpris de découvrir cet endroit. Le temple est imposant et très beau, avec ses galeries aux colonnes sculptées. Une grande statue d'Hanuman de 5m de haut est couverte de guirlandes de fleurs. Devant le sanctuaire dédié à la trinité hindoue, une puja a lieu avec les habituels battements de tambour et sonneries de cloches, le chandelier et la flamme touchée par les dévots... Torse nu de rigueur pour les hommes dans le sanctuaire...
Après une balade dans le village , nous reprenons le bus pour rentrer. La route suit de nombreuses pièces d'eau couvertes de nénuphars, des rizières verdoyantes, de grandes cocoteraies et bananeraies. A 12h30, nous sommes de retour à Kanyakumari où le vent souffle en tempête aujourd'hui. La mer moutonne fort... malgré tout, il fait chaud. Des pêcheurs viennent de rentrer et débarquent de gros poissons, on dirait des thons et de très gros maquereaux.
Déjeuner au Viswa (excellent chiken biryani).
Cet après-midi, nous allons faire une grande balade vers l'est dans le quartier des pêcheurs. Une fois passée la grande église Our Lady of Ramsun, (à l'intérieur, des fidèles sont agenouillés à même le sol, nous y avons même vu un homme lécher le carrelage en signe de dévotion ! Les catholiques sont aussi excessifs que les hindouistes), nous suivons les rues bordées de maisons colorées et arrivons à une grande école où la fête se prépare avec la fanfare des élèves qui s'entraîne... nous continuons toujours vers l'est et arrivons à un petit temple dont le gopuram doré émerge au-dessus des toits, encadré de palmiers. Il scintille dans la lumière de fin d'après-midi, c'est très joli... nous nous approchons et découvrons ce petit édifice tout neuf et pimpant, très kitsch, orné d'une kyrielle de statues féminines très dénudées ou en tenue plutôt aguichante ! Un peu plus loin, se dresse une petite église catholique avoisinant avec une école primaire d'où s'échappe une musique tonitruante. Des hommes sont occupés à fixer des branches de bananier autour de la porte d'entrée, préparation de fête, là aussi...
Nous arrivons à un ensemble de petits immeubles et aboutissons à un muret les séparant de la plage où la mer fait de gros rouleaux. Des gens sont en train de nettoyer et poncer de gros coquillages, des conques qui se vendent dans les stands de souvenirs près du temple et servent d'objets rituels. Un homme nous montre comment souffler dedans... Ce fut une balade bien tranquille dans des rues calmes loin de la foule...
Impossible d'aller plus loin, il nous faut faire demi-tour et revenir à Kanayakumari par le même chemin où, après un bon banana lassi, nous assistons une fois de plus au coucher du soleil en compagnie de la foule fascinée par ce spectacle (on a le même chez nous, en Bretagne !)
Nous avons bien aimé notre séjour à Kanyakumari, une petite ville accueillante à l'atmosphère détendue et loin de l'agitation des grandes cités poussiéreuses et embouteillées...Demain matin, nous prenons le train pour Ernakulam...
Anne
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- Mercredi 30/01 : Nous quittons Kanyakumari pour Kochi car nous avons déjà visité le Kerala et nous ne voulons pas nous y attarder cette année... Le train pour Ernakulam est à 6h40. La gare n'est pas loin de notre hôtel et nous pouvons y aller à pied. Le trajet est long mais sans problème. Nous arrivons à Ernakulam à 14h environ. Devant la gare, pour prendre un tuk-tuk, il faut s'adresser à une guérite où l'on doit d'abord payer 2rps de prise en charge, puis, selon le trajet que nous voulons faire, on nous indique le prix à régler au chauffeur puis on monte dans le premier tuk-tuk de la file. Il nous conduit jusqu'à la gare maritime "boat jetty" pour 57 rps. Un ferry est prêt à partir. Il n'y a plus qu'à prendre les billets (il y a une file pour les femmes, ce qui permet de passer plus vite) : 8 rps pour deux, ce n'est vraiment pas cher... et nous voilà à bord. La traversée n'est pas longue jusqu'à Fort Cochin. Là, nous prenons un autre tuk-tuk pour nous rendre au "Green view homestay", tenu par la soeur, très sympathique, du propriétaire du Jojie's homestay, situé tout à côté, dans un petit dédale de ruelles bordées de jardins, très tranquilles. La chambre (non AC : 700rps, AC : 1000rps) est très agréable, elle donne sur une salle commune (il y a une autre chambre à côté) avec coin cuisine où nous pouvons préparer notre petit déjeuner.
Nous rejoignons à pied le bord de mer. Il y a énormément de touristes de toutes nationalités ici. Beaucoup de cafés branchés et boutiques chics, ça nous change du Tamil Nadu et nous déstabilise un peu ! Toujours autant de monde (même plus) pour admirer les fameux filets chinois et acheter du poisson aux étals de pêcheurs. Toujours autant de restos de poissons et de stands de souvenirs... Kochi est la même que dans notre souvenir...
- Jeudi 31/01 : Balade dans le quartier de Mattanchery où nous retrouvons quelques-uns des entrepôts de grossistes que nous avions vus en 2014 . En cette fin de matinée, la rue est très encombrée, poussiéreuse et, là aussi, il y a eu des travaux et rien n'est vraiment fini...Plusieurs bâtiments ont été détruits ou sont en cours de transformation mais quelques vieilles façades sont encore là, juste un peu plus décrépites.
En ce moment, c'est la Biennale d'Art contemporain et, dans plusieurs endroits, il y a des installations et des expos. Le "street art" est très présent : beaucoup de peintures murales à découvrir au détour des rues. Kochi est une ville où la culture artistique est très présente...
Nous déjeunons dans un tout petit restau populaire, le "Sheenavak restaurant" (excellent chiken biryani), beaucoup moins cher et plus goûteux que beaucoup de restos ici. Il se trouve tout près du bâtiment "Aspinwall House", le centre principal de la biennale.
Dîner avec des amis au "Farmer's café", bel endroit, très bonne cuisine et également galerie d'exposition de peintures.
Nous ne resterons pas plus longtemps à Kochi car nous devons poursuivre notre trajet, plusieurs étapes nous attendent encore...
Anne
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- Vendredi 1/02 : Tous les bus privés que l'on nous propose pour Coimbatore sont à des horaires qui ne nous conviennent pas (trop tôt ou trop tard). Nous allons donc prendre un bus public mais personne ne connait les horaires (ils prennent tous des bus privés). Nous prenons donc un tuk-tuk à 8h (300rps) pour aller à la bus station en espérant qu'il y ait un bus dans la matinée. Le chauffeur ne veut pas nous croire quand nous lui disons que c'est au Vyttila Mobility Hub qu'il faut nous conduire. Il nous emmène à la gare routière KSRTC mais, après qu'il nous ait accompagnés jusqu'au bureau de renseignements, il s'aperçoit que c'était bien celle que nous lui avions indiquée. Une fois là-bas, on nous dit qu'il va y avoir un bus à 9h30...Tant mieux ! En fait, le bus arrivera en gare à 9h35 et il repart 10mn après. C'est un bus confortable et pas surchargé. Le trajet dure 5h. Nous arrivons à la grande ville de Coimbatore, dont le trafic autour de la gare routière est assez démentiel. La gare aussi est immense, il y a plusieurs gares les unes à côté des autres. Pour trouver le bus qui va à Metupellayam, c'est coton ! En fait, il se prend en dehors de la gare, le long de la rue. Une gentille dame nous indique le bon endroit où l'attendre... A peine sommes-nous arrivés que le voilà... il est déjà bourré de monde, nous réussissons à nous asseoir tout devant et à caser nos bagages (je suis placée le dos à la route, le long du pare-brise). Le trajet dure 1h15 environ... ça fait du bien d'arriver ! Il y a plusieurs hôtels autour de la bus station de Mettupellayam. Juste en face, se trouve le Nanda Lodge. Nous y prenons une chambre, elle est vaste et correcte (850rps) et le patron est sympa.
Nous allons nous renseigner à la gare ferroviaire pour prendre le "toy train" demain pour nous rendre à Ooty, mais on nous répond que tout est plein. Le gars au guichet veut absolument nous fourguer un billet pour un trajet spécial qui n'a lieu que le week-end, qui part à 10h et qui fait Metupellayam à Coonoor aller/retour, très, très cher (1250rps/pers) ... quelle arnaque ! Finalement, nous allons opter pour le bus, tant pis ! Il y en a toutes les 10 mn, c'est pratique...
Nous allons dîner à côté de l'hôtel, à l' "Anapoorna hotel".
- Samedi 2/02 : Nous avons très bien dormi dans ce petit hôtel. Nous prenons le bus pour Ooty à 9h10. Nous sommes bien placés, à l'avant et nous avons donc une belle vue sur la montagne...et sur la route ! C'est un peu stressant par moment, cette petite route avec des virages en épingles à cheveux sur laquelle il y a pas mal de circulation, bus et camions qui arrivent dans l'autre sens... Le payasage le plus beau se trouve entre Mettupelayam et Coonoor. Nous arrivons à Coonoor puis à Ooty à 11h20. Il fait très beau mais l'air est vif, nous sommes à 2 200m d'altitude !
Nous allons à pied à la "Reflection guest-house" où nous avions téléphoné avant-hier. Nous y avons une chambre qui donne sur un petit jardin en terrasse (1 300rps avec eau chaude). La guest-house donne au-dessus du lac mais le niveau d'eau est très bas en ce moment... Toute la journée, le soleil chauffe fort mais le soir, le froid se fait sentir. Il faut sortir les polaires ! Heureusement, il y a de bonnes couettes et des double-vitrage, néanmoins ça fait un peu chambre froide, là dedans !
Anne
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Ooty (suite) :
Nous partons faire un grand tour à pied en ville qui est assez étendue et construite sur les collines, donc montées et descentes assurées... Déjeuner au "Best hotel", petit resto très indien et très sympa, près de Charing cross. Nous passons ensuite à l'Office de tourisme où un gars qui a l'air de s'ennuyer ferme nous donne quelques indications sur les balades à faire dans le coin mais c'est assez limité... Nous flânons au fil des rues et arrivons devant le grand jardin botanique mais, comme nous sommes samedi, il y a un monde fou, nous renonçons à y aller... Près de là, il y a un petit marché tibétain et plein de petites boutiques qui vendent du "homemade chocolate", comme à Munnar. Et oui, dans les monts Nilgiri, il y a non seulement du thé et des cultures maraichères, mais aussi du cacao. Nous achetons un peu de ce chocolat, sans être excellent, il n'est pas mal... Nous rentrons jusqu'à la guest-house en flânant dans Main bazar, un quartier bien sympa où les rues sont bordées de petites échoppes de toutes sortes. Nous avons fait pas mal de kms aujourd'hui, mine de rien... mais ici il ne fait pas trop chaud, pour marcher, c'est mieux !
- Dimanche 3/02 : Aujourd'hui, nous allons passer une superbe journée grâce à Jef, un anglais qui loge dans la même guest-house que nous et qui nous aborde au moment du petit-déj. Il nous explique qu'il s'intéresse beaucoup aux ethnies montagnardes, particulièrement aux Toda et qu'il est convié à assister à un mariage aujourd'hui dans un village. Il recherche les descendants des gens qui ont posé pour une artiste anglaise, une sculptrice qui était venue dans ce village avant la guerre. Pour y aller, il a besoin d'un guide et nous propose de partager les frais et de l'accompagner. C'est une occasion qui ne se refuse pas ! et nous voilà partis en bus, en compagnie du guide Toda que Jef a réussi à trouver, comble de chance pour lui, cet homme est un descendant du guide qui avait accompagné l'artiste à l'époque ! Les Toda ne sont pas très nombreux (environ 1500). Le bus, donc, part en direction de Kotagiri et nous laisse au bord de la route à 17kms d'Ooty. Nous empruntons un minuscule sentier qui grimpe raide dans la montagne à travers la forêt. Au bout de 45mn environ de grimpette, nous arrivons au tout petit village (10 maisons seulement). Tout de suite, nous sommes accueillis et invités à entrer dans une maison où les femmes sont en train de se préparer et se coiffer. La maison est très petite, elle se compose de deux pièces seulement : un salon/chambre et une cuisine. Les femmes Toda se coiffent d'une manière particulière : elles torsadent les longues mèches de leur chevelure, ce qui forme des boucles comme des "anglaises". Tous les hommes et les femmes portent de grandes capes blanches brodées de motifs noirs et rouges, par dessus leurs vêtements traditionnels. Nous sommes présentés aux futurs mariés et conviés, dans la maison des parents du jeune homme à déguster un excellent petit déjeuner composé d'idlis (excellents, rien à voir avec ceux que l'on mange dans les restos), et des chapatis, le tout accompagné de sambar et chutney coco puis on nous sert du thé.
Les invités arrivent petit à petit des alentours, revêtus de leurs châles brodés, à la fin, il y aura environ 500 personnes. Pendant un très long moment, il ne se passe pas grand-chose, les gens se congratulent, s'assoient dans l'herbe pour discuter entre eux, se prennent en photo... Des photographes professionnels sont là pour l'album souvenir des mariés qui se livrent à quelques rituels : échange de branches pliées en arc au pied de l'arbre sacré, la mariée se recueille quelques instant devant cet arbre...
Dans le village, il y a un petit temple mais aucun rapport avec les temples hindous. Ici, les gens sont animistes, ils vouent une adoration aux buffles dont des cornes sont posées devant le temple. Le temple est en forme de demi tonneau, sorte de hutte arrondie en bois et branchages. La porte est minuscule, le prêtre qui habite dedans ne doit pas être gros pour entrer par là et il doit y faire tout noir à l'intérieur car il n'y a pas de fenêtre ! Les Toda sont végétariens et vivent principalement de l'élevage des buffles qui produisent le lait dont ils font du beurre et tous les produits laitiers courants. Ils nous disent être très inquiets pour leur avenir car le gouvernement transforme peu à peu les pâturages en les plantant de théiers et d'eucalyptus sous lesquels l'herbe ne pousse pas. Ils se sentent spoliés de leurs terres ancestrales et n'ont pas beaucoup de moyens pour faire valoir leurs droits, comme toutes les minorités ethniques dans le monde.
Enfin, quelques hommes forment un petit cercle et commencent à psalmodier et à danser en tenant leur bâton en l'air. Bientôt, d'autres hommes les rejoignent et le cercle s'agrandit de plus en plus. C'est très beau... les femmes aussi se mettent à danser en cercle tout en chantant, leurs longues mèches leur battant le dos. Hommes et femmes dansent d'abord chacun de leur côté, puis ils finissent par danser ensemble. Ensuite, ils s'assoient tous sur l'herbe, les hommes d'un côté, les femmes et enfants de l'autre, et chacun reçoit une feuille de bananier sur laquelle sont servis curries de légumes, chapatis, etc... Nous sommes conviés à partager ce repas, bien sûr... Beaucoup d'hommes s'éloignent dans les bosquets pour s'enivrer et, à la fin de l'après-midi, il y en a beaucoup en mauvais état ! Notre guide aussi a un petit coup dans le nez, il passe beaucoup de temps à discuter avec ses amis et il est difficile de le décider à les quitter pour nous raccompagner en fin de journée... il faut pourtant s'en aller avant que le soir ne tombe ! Pour retourner prendre le bus, il nous fait passer parmi les plantations de thé où il faut cheminer pendant un bon bout de temps pour arriver enfin à un village le long de la route où passe le bus. Heureusement, un bus qui va à Ooty arrive tout de suite et nous arrivons à la guest-house à la nuit tombée, bien fatigués mais super heureux de cette journée magnifique et inattendue... Merci Jef !
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
ça devait être super cette journée dans ce village 🙂 c'est votre moment de vie en terre inconnue😄😏
bises
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Ah oui, c'était vraiment super et complètement différent de ce que nous avions l'habitude de voir en Inde.
Je suis en train de commencer à mettre des photos et à faire les articles de ce voyage sur mon site mais c'est long, je continue en même temps à écrire mon carnet de voyage sur le forum... quel boulot ! Je préviendrai quand les photos seront en ligne...
Bonne fin de soirée
Anne
Anne
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- Lundi 4/02/2019 : Ce matin, nous quittons Ooty et le Tamil Nadu pour le Karnataka. Nous nous rendons à la gare routière vers 9h15 et, à 9h30 un bus démarre pour Mysore. La route que nous empruntons est très belle, elle descend de la montagne en suivant les versants couverts de théiers et de forêts de pins, puis elle traverse la réserve de Bandipur. Nous avons le plaisir de voir quelques éléphants sauvages et des troupeaux de daims.
Nous arrivons à Mysore vers 14h30. Nous allons à l'hôtel Luciya, bien situé, tout près du marché. Il est un peu vieillot, mais, après avoir visité trois chambres, nous en trouvons une qui nous convient : grande, claire, au 3ème étage, calme avec une fenêtre qui donne sur une ruelle, négociée à 1000rps (sans AC). Le personnel y est très sympathique.
Le beau marché ancien est très animé, on peut y trouver beaucoup d'étals d'huiles essentielles et encens, spécialités de Mysore.
Dîner à l'hôtel RRR et flânerie dans les rues très animées du quartier...
- Mardi 5/02/2019 : Nous allons visiter le célèbre Palais, un des plus extraordinaires de l'Inde, d'après le Routard, mais je trouve que celui d'Udaipur lui est supérieur. Nous sommes très étonnés de ne payer que 50rps/pers pour y entrer ! Pas de problème pour prendre des photos à l'intérieur. Comme nous sommes arrivés avant 10h, il n'y a pas trop de monde et nous pouvons arpenter tranquillement les différentes très belles salles et flâner dans les jardins jusqu'à l'enclos des éléphants royaux, il y en a 6. Un garde nous fait signe de ne pas approcher... Après cette bonne matinée, nous partons à la recherche du Café Aramane, non loin d'ici mais, malheureusement, il est en rénovation. Dommage, il avait l'air sympa... Nous irons finalement au Parklane hôtel où le resto se trouve à l'étage et dont la salle est une terrasse couverte. Pas terrible et assez crade malgré ses airs chicos...
Dans l'après-midi, nous prenons un tuk-tuk pour aller à "Chamundi Hill", colline située à 10kms, au sommet de laquelle se trouvent plusieurs temples. Le tuk-tuk nous attendra pendant la visite et, en redescendant, fera un détour par la statue du grand Nandi , négocions le tout pour 400rps. Au sommet de la colline, nous visitons d'abord le temple de Chamundeswari. Nous avons de la chance, il n'y a pas trop de monde et nous n'avons pas à faire la queue pour y entrer ni pour accéder au sanctuaire. Très belles portes et statues en argent repoussé. A deux pas du grand temple, se trouve un petit temple de Shiva, très ancien, qui renferme une tête du dieu en argent. Très spécial, comme représentation de Shiva...
Nous descendons 2kms avec le tuk-tuk, il y a là un petit observatoire avec vue sur la ville en contre-bas puis nous continuons jusqu'à la grande statue de Nandi, sculpté dans un seul bloc de pierre, orné de fleurs et clochettes sculptées dans la masse. Avant de rejoindre Mysore, nous prenons le temps de déguster un bon verre de jus de canne. Celui-ci presse à la manivelle à main, ça lui fait des muscles d'athlète !
Il est 17h30 et la ville est beaucoup plus animée que ce matin mais, ici, dans le quartier autour du Palais, du moins, il y a des passages pour piétons et des feux de circulation, c'est la seule ville indienne où nous en avons vus. Et même des vélos genre "velib"...
Dîner au "Ajantha Hôtel", situé juste en face de notre hôtel. Excellents dosa et petit resto typique très sympa... désormais, ce sera notre cantine pour tous les soirs.
Anne
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Bonsoir
Belle expérience que cette rencontre avec les Toda dans les environs d'Ooty.
Il y avait eu une discussion au sujet des Toda en octobre 2008 avec lien vers un extrait des plus intéressants du film de Louis Malle, Phantom India (1969)
Inde du Sud: loger dans un village toda?

Maison Toda en haut du jardin botanique d'Ooty (Tamil Nadu, Inde)

Temple Toda dans un petit village accessible à pied à environ 2 kilomètres d'Ooty
Belle expérience que cette rencontre avec les Toda dans les environs d'Ooty.
Il y avait eu une discussion au sujet des Toda en octobre 2008 avec lien vers un extrait des plus intéressants du film de Louis Malle, Phantom India (1969)
Inde du Sud: loger dans un village toda?

Maison Toda en haut du jardin botanique d'Ooty (Tamil Nadu, Inde)

Temple Toda dans un petit village accessible à pied à environ 2 kilomètres d'Ooty
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Bonjour Raga,
Oui, ce fut vraiment une belle expérience... le temple que nous avons vu dans le village où nous avions passé la journée était comme celui de la photo du haut, en forme de demi-tonneau. Autrefois, les maisons devaient avoir cette forme également mais, de nos jours, les maisons d'habitation sont en dur et ont la forme de maisons indiennes ordinaires, du moins, celles qui étaient dans ce village. Seul le temple avait gardé sa forme d'origine. Celui en forme de cône doit se trouver dans un autre village Toda des environs car nous n'en avons pas vu de cette forme.
D'après un poster représentant une photo de jeunes mariés qui était affiché à l'intérieur d'une des maisons où les femmes se coiffaient, le village où nous étions devait s'appeler Bettu Mund (Mund voulant dire village). Je me réfère à cette affiche que nous avions prise en photo pour ne pas oublier ce nom...
Nous avons de belles photos de cette journée et des vidéos. Elles figureront sur notre site (référencé en-dessous de ma signature) mais il faut du temps pour ça !
Bon dimanche
Anne
Anne
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Mysore suite :
- Mercredi 6/02/2019 : Ce matin, nous nous rendons à la gare routière KSRTC en suivant les rues calmes et presque désertes, comme toujours en Inde avant 9h. C'est le bon moment pour marcher en ville, il n'y a pas encore de scooters et motos garés partout, les trottoirs sont vides et il ne fait pas encore trop chaud. A la gare routière, nous cherchons le bus pour Bannur. Il faut passer par cette bourgade pour aller à Somnath. Le bus part vers 9h30. A Bannur, il faut attendre un bon moment pour qu'arrive le bus qui va à Somnath (au moins 30mn). C'est la pleine campagne par ici, le paysage est très beau : rizières, palmeraies, champs de canne à sucre, grosses meules de foin, le tout souligné par les collines à l'horizon... Nous arrivons à Somnath. Le bus nous dépose juste face à l'allée qui mène au temple. Il est entouré d'un beau jardin. Très beau temple (entrée 300rps/pers), comparable aux temples de Belur et Halebid, il est construit en étoile. Véritable dentelle de pierre. L'atmosphère y est paisible. Au bout d'une heure de visite, nous retournons à l'endroit où le bus nous avait laissés, il en arrive un très vite ainsi qu'à Bannur et nous ne mettrons pas longtemps pour revenir à Mysore où nous déjeunons dans un boui-boui face à la gare routière... En fin d'après-midi, nous retournons dans le quartier autour du Palais, balade dans les jardins (accès gratuit) et au vieux marché, Devaraja market, où l'animation bat son plein vers 18h : étals de fruits et de fleurs de marchands venus des environs qui s'installent sur la place près du marché, autour de la petite clock-tower, et dans les rues tout autour. Nous dégustons un bon lassi au "Modern Café" qui n'a de moderne que le nom (un petit rade bien sympa!) et dîner au Ajantha hôtel. - Jeudi 7/02/2019 : Et nous voilà encore repartis à la gare routière, comme hier . Nous y prenons un bus pour Srirangapatna. Après 30mn de trajet, nous arrivons à la gare routière. Une fois passé la porte en pierre, nous commençons la visite de cette petite ville fortifiée au passé tumultueux, par la jolie mosquée qui se dresse près de l'entrée. Elle sert de madrasa et les petits élèves sont à leurs leçons. Nous suivons ensuite la route qui longe la rivière Cauvery. Passé le premier bastion, nous arrivons à la "water gate", avec, tout près, le monument qui marque l'endroit où a été tué le sultan Tipu par les anglais en 1799. La water gate mène à des ghats le long de la rivière où ont lieu les activités habituelles des ghats : lessive, toilette et rituels de prière avec prêtres et offrandes. Le niveau de la rivière est bas en ce moment mais lors de la mousson, tout l'espace couvert de végétation est rempli d'eau. Comme partout, malheureusement, beaucoup de détritus sont jetés dans cette jolie rivière dont l'eau semble bien claire... Nous continuons jusqu'au Bailey's Dungeon, où les prisonniers anglais étaient enfermés. En face, se trouve le temple qui renferme une statue de Vishnou très originale. Il est représenté couché comme un bouddha, posture inhabituelle pour les divinités hindoues. Nous prenons la Main road qui traverse le village à la recherche d'un endroit pour déjeuner et voilà qu'au beau milieu de la rue, nous assistons à une sorte de défilé carnavalesque avec des tambours, une voiture sono, un homme qui parle dans un micro, des danseurs grimés en soldats, d'autres avec de grosses têtes de maharadjah et maharani et un danseur qui porte en équilibre sur sa tête un très grand portant où sont accrochées des guirlandes de fleurs. Il est fort pour sauter et danser avec ça sur la tête ! Après avoir suivi sur quelques mètres ce défilé, nous allons déjeuner dans un petit resto, une sorte de hangar/terrasse qui donne sur la rue où nous y mangeons un excellent thali pour seulement 50rps/pers. Une fois revenus près de la mosquée, nous prenons un tuk-tuk pour nous rendre de l'autre côté de la route, jusqu'au tombeau du sultan Tipu ( 80rps pour aller au tombeau + 80rps pour aller ensuite à la résidence d'été) . Le tombeau d'abord : il s'agit d'un joli mausolée contenant les tombeaux et une petite mosquée... Le palais d'été : très joli bâtiment tout recouvert de peintures murales du sol au plafond (entrée 300rps/pers). Une visite à ne pas manquer... Nous retournons à pied jusqu'à la gare routière (2kms environ) où un bus démarre aussitôt pour Mysore. Ce fut une bien belle journée, nous avons beaucoup aimé l'atmosphère de cette petite ville. Demain, nous quittons Mysore...
- Mercredi 6/02/2019 : Ce matin, nous nous rendons à la gare routière KSRTC en suivant les rues calmes et presque désertes, comme toujours en Inde avant 9h. C'est le bon moment pour marcher en ville, il n'y a pas encore de scooters et motos garés partout, les trottoirs sont vides et il ne fait pas encore trop chaud. A la gare routière, nous cherchons le bus pour Bannur. Il faut passer par cette bourgade pour aller à Somnath. Le bus part vers 9h30. A Bannur, il faut attendre un bon moment pour qu'arrive le bus qui va à Somnath (au moins 30mn). C'est la pleine campagne par ici, le paysage est très beau : rizières, palmeraies, champs de canne à sucre, grosses meules de foin, le tout souligné par les collines à l'horizon... Nous arrivons à Somnath. Le bus nous dépose juste face à l'allée qui mène au temple. Il est entouré d'un beau jardin. Très beau temple (entrée 300rps/pers), comparable aux temples de Belur et Halebid, il est construit en étoile. Véritable dentelle de pierre. L'atmosphère y est paisible. Au bout d'une heure de visite, nous retournons à l'endroit où le bus nous avait laissés, il en arrive un très vite ainsi qu'à Bannur et nous ne mettrons pas longtemps pour revenir à Mysore où nous déjeunons dans un boui-boui face à la gare routière... En fin d'après-midi, nous retournons dans le quartier autour du Palais, balade dans les jardins (accès gratuit) et au vieux marché, Devaraja market, où l'animation bat son plein vers 18h : étals de fruits et de fleurs de marchands venus des environs qui s'installent sur la place près du marché, autour de la petite clock-tower, et dans les rues tout autour. Nous dégustons un bon lassi au "Modern Café" qui n'a de moderne que le nom (un petit rade bien sympa!) et dîner au Ajantha hôtel. - Jeudi 7/02/2019 : Et nous voilà encore repartis à la gare routière, comme hier . Nous y prenons un bus pour Srirangapatna. Après 30mn de trajet, nous arrivons à la gare routière. Une fois passé la porte en pierre, nous commençons la visite de cette petite ville fortifiée au passé tumultueux, par la jolie mosquée qui se dresse près de l'entrée. Elle sert de madrasa et les petits élèves sont à leurs leçons. Nous suivons ensuite la route qui longe la rivière Cauvery. Passé le premier bastion, nous arrivons à la "water gate", avec, tout près, le monument qui marque l'endroit où a été tué le sultan Tipu par les anglais en 1799. La water gate mène à des ghats le long de la rivière où ont lieu les activités habituelles des ghats : lessive, toilette et rituels de prière avec prêtres et offrandes. Le niveau de la rivière est bas en ce moment mais lors de la mousson, tout l'espace couvert de végétation est rempli d'eau. Comme partout, malheureusement, beaucoup de détritus sont jetés dans cette jolie rivière dont l'eau semble bien claire... Nous continuons jusqu'au Bailey's Dungeon, où les prisonniers anglais étaient enfermés. En face, se trouve le temple qui renferme une statue de Vishnou très originale. Il est représenté couché comme un bouddha, posture inhabituelle pour les divinités hindoues. Nous prenons la Main road qui traverse le village à la recherche d'un endroit pour déjeuner et voilà qu'au beau milieu de la rue, nous assistons à une sorte de défilé carnavalesque avec des tambours, une voiture sono, un homme qui parle dans un micro, des danseurs grimés en soldats, d'autres avec de grosses têtes de maharadjah et maharani et un danseur qui porte en équilibre sur sa tête un très grand portant où sont accrochées des guirlandes de fleurs. Il est fort pour sauter et danser avec ça sur la tête ! Après avoir suivi sur quelques mètres ce défilé, nous allons déjeuner dans un petit resto, une sorte de hangar/terrasse qui donne sur la rue où nous y mangeons un excellent thali pour seulement 50rps/pers. Une fois revenus près de la mosquée, nous prenons un tuk-tuk pour nous rendre de l'autre côté de la route, jusqu'au tombeau du sultan Tipu ( 80rps pour aller au tombeau + 80rps pour aller ensuite à la résidence d'été) . Le tombeau d'abord : il s'agit d'un joli mausolée contenant les tombeaux et une petite mosquée... Le palais d'été : très joli bâtiment tout recouvert de peintures murales du sol au plafond (entrée 300rps/pers). Une visite à ne pas manquer... Nous retournons à pied jusqu'à la gare routière (2kms environ) où un bus démarre aussitôt pour Mysore. Ce fut une bien belle journée, nous avons beaucoup aimé l'atmosphère de cette petite ville. Demain, nous quittons Mysore...
Anne
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- Vendredi 8/02 : Nous nous rendons de bon matin à la gare routière de Mysore (nous avons bien aimé notre séjour dans cette ville) où nous n'aurons pas à attendre longtemps. Un bus part à 8h15 pour Kushalnagar. Nous y arrivons à 10h30 et nous nous rendons au Soan's hôtel que nous avions remarqué sur internet. On nous y propose une chambre double à 800rps. C'est parfait. Chambre tout à fait correcte avec ventilo et eau chaude. Une fois installés, nous reprenons le bus dans le sens d'où nous venons d'arriver, (c'est-à-dire la route vers Mysore) pour aller à 5kms d'ici, à Bylakuppe, où se trouve une importante communauté de réfugiés tibétains. Fondé en 1961, ce fut l'un des premiers camps de réfugiés installé en Inde du sud pour accueillir les tibétains. Plus de 10 000 tibétains vivraient ici, d'après le Lonely Planet (dont 3000 moines). Pour loger la nuit à Bylakuppe, il faut avoir un permis spécial, c'est pourquoi nous logeons à Kushalnagar, la ville la plus proche. En fait, nous nous apercevrons que, pour aller au grand temple d'or, il faut descendre à Koppa. Là où nous arrivons n'est qu'une suite de petits stands au bord de la route avec des abords plutôt très sales...Le monastère de Namdroling, dans lequel se trouvent le temple d'or et le temple de Zangdogpahi, se trouve à 2,5kms de Koppa... Nous prenons un tuk-tuk pour aller jusqu'au monastère. Quand nous y arrivons, il n'y a presque personne, tout est calme dans le temple. Nous retrouvons les décors exubérants des temples bouddhistes, avec les dorures et les peintures multicolores, avec les trois grandes statues plaquées or du Bouddha. Les temples sont entourés de beaux jardins bien entretenus...
Nous déjeunons de momos et soupe de nouilles au resto Malaya, en face du monastère (ça change des thali et dosa !), puis retour au temple. Des familles indiennes et même des écoliers, arrivent par cars entiers. Il y a énormément de monde (des indiens) qui viennent visiter le temple et s'en est fini du calme malgré les panneaux enjoignant les gens à garder le silence ! Il y a quelques jours, c'était le Nouvel an tibétain et peut-être que, de ce fait, le temple était fermé aux indiens pendant les cérémonies, ce qui expliquerait l'afflux de visiteurs aujourd'hui...
Nous prenons ensuite un tuk-tuk pour visiter deux autres monastères, celui de Sera et celui appelé le "second Tashilhunpo" où le Dalaï lama a établi le double du monastère d'origine et où le 10ème panchem-lama est particulièrement vénéré. "Un panchen-lama est le deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain. La lignée des panchen-lama est une lignée de réincarnation importante dans l'histoire du Tibet, abbés du monastère de Tashilhunpo. Une bonne partie du monastère de Tashilhunpo, au Tibet, fut détruite par la Chine en 1960, ses moines envoyés en camp de travail "...en 95, les autorités chinoises avait refusé le choix du Dalaï Lama portant sur la réincarnation du panchen lama en la personne d’un enfant de 6 ans. Emmené de chez lui par les autorités, ce 11e panchen lama non reconnu n’a plus été revu.
"Occupant une position centrale dans le camp de réfugiés tibétains de Bylakuppe le monastère en Inde héberge plus de 250 moines dont de nombreux tulkous (réincarnations d'un maître disparu). Ils viennent du Tibet et des régions himalayennes du Spiti, Khunu, Ladakh, Ghashar et Sangkhar. Le monastère déclare donner une éducation de la religion bouddhiste ainsi qu’une éducation moderne et avoir un rôle vital dans la préservation de bouddhisme".
Les bâtiments servant à l'habitation des moines, écoles et universités monastiques sont de taille imposante et très nombreux...
Quand nous visitons ces monastères, il n'y a personne, les moines étant en congé après les fêtes du Nouvel an, pas de cérémonie aujourd'hui, donc... Dommage, nous en avions vues de très belles au monastère du dalaï lama à Mac Leod Ganj (voir Inde 2015)
Le conducteur du tuk-tuk nous propose de nous ramener à Kuchalnagar (300rps en tout avec l'attente aux deux monastères et retour à Kushalnagar). Petit tour dans les rues de ce petit bourg, il y a plein de moines partout, plusieurs étant venus pour le Nouvel an, ils font des emplettes dans les boutiques et dînent dans les restos du coin. Nous allons au "Family restaurant" pour dîner et, comme l'endroit est sympa, nous y reviendrons demain matin pour le petit-déj... il est situé tout près de la gare routière, ce qui sera pratique...
Anne
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- Samedi 9/02/2019 : Après un bon petit-déj au restau "Family" où nous avions dîné hier soir, nous allons prendre le bus pour Hassan. Il part à 7h50. Il est très lent et arrive à 10h15. Toute la zone autour de la bus station est en travaux. Partout, immeubles en construction, gravats, terrains vagues, etc... La rue qui mène à l'hôtel est elle aussi en réfection... Nous nous rendons, en désespoir de cause, à l'hôtel "Abhiruchi lodging" où nous avions enfin réussi à trouver une chambre, tous les autres hôtels étaient pleins. Il paraît que c'est parce que nous sommes samedi et qu'il y a beaucoup de mariages en ce moment... L'accueil n'est pas vraiment chaleureux et même plutôt désagréable. On finit par nous montrer une chambre correcte (800rps non AC) mais le lit est très dur et bruyant (il craque au moindre mouvement). Enfin, pour une nuit, ça ira car nous avons l'intention de visiter cet après-midi Sravanabelagola et de partir demain à Belur où nous savons qu'il y a un hôtel très agréable. Après lui avoir téléphoné pour y réserver une chambre, nous allons jusqu'au bus stop situé tout près ( ce n'est pas à la gare routière, cette fois). Nous y prenons le bus pour Chanarayapatna où il faut changer pour Sravanabelagola où nous arrivons à 12h20.
Sravanabelagola est une charmante petite ville tranquille, construite autour de collines granitiques. Au milieu, un immense bassin tout entouré de murs ne s'aperçoit que d'en haut de la colline appelée "Indragiri Hill". Avant de commencer l'ascension, nous allons nous régaler d'un bon thali à l'hôtel Raghu, à deux pas de là. Le patron y est bien sympathique.
Après le repas, nous entamons la grimpette, très raide, des 614 marches menant au sommet. Pour monter là-haut, il faut laisser ses chaussures en bas et, à cette heure, ça chauffe les pieds ! Les vendeurs à la sauvette ne perdent pas le nord : ils vendent des chaussettes ! et ça marche... tout les visiteurs ont les mêmes chaussettes !
Tout en haut, il y a quelques sanctuaires et un temple jaïns où se trouve l'immense statue de Gomateshvara, vieille de plus de 1000 ans, sculptée d'un seul bloc, ce serait le plus grand monolithe taillé au monde. En ce moment, la statue est garnie d'échafaudages en bambou pour son nettoyage. Les échafaudages ne gênent pas trop la vue car ils ne montent qu'à la moitié de la statue. La "toilette" rituelle de la statue a lieu tous les 12 ans, c'est la cérémonie du Mahamasthakabhishekha où on l'arrose de lait et de safran avec grand rassemblement de jaïns mais, là, il ne s'agit pas de l'arroser de liquides sacrés mais bien d'un nettoyage chimique de la pierre pour lui rendre sa blancheur, le lait ayant plutôt tendance à la noircir...
Autour de la statue, plusieurs temples et pavillons renferment des sculptures jaïnes... après, il n'y a plus qu'à redescendre, toujours sous le cagnard ! Un bon lassi à l'hôtel Raghu va nous remettre en forme. Du coup, nous essayons d'aller voir les autres temples jaïns en ville mais, à cette heure, ils sont tous fermés... Tant pis, nous reprenons le bus pour rentrer à Hassan. Ce soir, nous allons dîner au "Suvarna gate", un restaurant à la terrasse perchée au dernier étage, très bon et agréable dans cette ville plutôt désagréable...
Anne
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- Dimanche 10/02/2019 : Ce matin, nous partons donc de notre hôtel pas sympa d'Hassan pour prendre le bus qui va à Belur. Dès que nous arrivons à la gare routière, nous en avons un qui part immédiatement. Il est environ 9h15.
Nous traversons une belle campagne tranquille. Les toits sont pentus et couverts de tuiles comme nous l'avions déjà vus dans le Coorg. Nous arrivons à Belur vers 10h15 et allons à l'hôtel Mayura Velapuri où nous avons une superbe grande chambre avec terrasse pour 1450rps. Du coup, nous passons le reste de la matinée, sur la terrasse, à nous reposer au frais (ici, on est à 975m d'alt)... Il y a un restaurant dans l'hôtel, nous y déjeunons puis partons visiter le temple. Il est magnifique, avec une base en étoile, des colonnes et une coupole très finement sculptées, le tout en pierre noire, la stéatite, en anglais "soap stone" (pierre saponaire) proche du talc, très facile à travailler jeune et qui durcit au contact de l'air. Comme le temple est toujours en activité, l'entrée y est gratuite. En revanche, aujourd'hui dimanche n'est pas le jour le plus approprié pour une visite sereine, il y a énormément de monde, beaucoup nous disent venir de Bangalore pour le week-end.
Il n'y a pas grand-chose d'autre à faire ici, Belur est un village sans intérêt, d'où l'avantage d'avoir une chambre agréable avec une terrasse ! Dans la soirée, un orage éclate avec une pluie tropicale qui fait partir tout le monde !
- Lundi 11/02/2019 : Ce matin, nous prenons le bus pour Halebid (Halebeedu). Il part à 9h15 et arrive à 10h. La gare routière se trouve juste en face du Hoysaleshera Temple qui fait la célébrité du lieu. Très beau temple en stéatite comme à Belur. Il est composé de deux sanctuaires, l'un dédié à Shiva et l'autre à Parvati, les deux reliés par une salle à colonnes, chacun gardé par un grand Nandi. Le tout au milieu d'un jardin, l'entrée est gratuite. Ce matin, il n'y a pas grand-monde, ce qui est bien agréable...
Nous suivons ensuite une petite route de campagne et nous arrivons à trois temples jaïns. Le gardien nous éclaire le sanctuaire où se dresse une grande statue de Tirthankara surmontée du serpent Naga qui s'enroule derrière. Les colonnes de pierre noire et lisse reflètent nos ombres... Très bel endroit et il n'y a personne ! Nous donnons quelques roupies au gardien et continuons la route jusqu'au bout où se trouve un autre temple hindou, le Kedareshvara temple, il est fermé mais tout sculpté lui aussi et là aussi nous sommes seuls (même pas de gardien)... Les deux temples hindous, comme celui de Belur, ainsi que celui de Somnath (près de Mysore) sont construits sur des bases en étoile.
Revenus au village d'Halebid, nous déjeunons d'un bon thali (et oui, on aime ça, le thali !) dans un petit resto tenu par des femmes, près de la poste. Nous reprenons le bus pour rentrer à Belur où nous retournons voir le temple. L'atmosphère y est beaucoup plus calme qu'hier. A 19h, a lieu la puja. Comme toujours, les prêtres font monter la tension en fermant le rideau qui cache la statue du dieu puis en l'ouvrant au moment de l'élévation du chandeliers, dans les roulements de tambours et de clochettes...
Anne
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- Mardi 12/02/2019 : Aujourd'hui, ce sera une journée transport car nous allons à Chitradurga. A la gare routière de Belur, on nous dit qu'il y aura un bus à 10h, puis à 10h15, en fait, il n'arrivera qu'à 10h20 et repartira presque aussitôt, à 10h25. Nous avons bien failli le rater car il se gare en double-file derrière un autre bus et sa destination étant écrite en alphabet du Karnataka, impossible de savoir que c'est celui-là. Heureusement, il y a un gars bien sympa qui va lui aussi à Chitradurga et qui nous dit que c'est le bon bus (en fait, nous ne serons que tous les trois à le prendre). Il y a de la place dedans !
Tout au long de la route, il y a beaucoup de travaux, nous roulons plus souvent sur de la piste que sur la route, et quand il y a du bitume, il est plein de trous... Si bien que nous roulons très lentement... ça laisse le temps d'admirer le paysage : c'est la campagne, beaucoup de palmeraies, des champs de coton, grands troupeaux de chèvres et moutons dans des étendues pelées, petits hameaux aux maisons bleues, vertes ou violettes avec les vaches attachées devant... Aux abords de Chitradurga, des collines granitiques, couvertes de roches rondes empilées les unes sur les autres, s'élèvent. Nous arrivons à Chitradurga après 5h de route, à 15h30.
Nous allons à l'hôtel Amogha International, où nous avions téléphoné hier. Il est situé dans le centre, pas très loin de la gare routière (il y a un hôtel qui doit être mieux près du fort mais très cher et trop loin du centre) Le hall d'entrée et la réception sont très vastes mais un peu décrépis, la chambre est grande, elle aurait besoin d'un bon coup de peinture, mais elle est tout de même correcte (non AC 1000rps).
Dans les petites rues autour de l'hôtel, se tient un petit marché permanent très sympa. Les gens y sont très souriants et très gentils. Ils sont étonnés de nous voir car il y a très peu de touristes ici et ceux qui viennent restent aux abords du fort. D'ailleurs, Chitradurga ne figure pas dans les guides, c'est Aleph sur ce forum qui m'en a parlé la première, puis Fredma qui y est allé avec sa petite famille. Merci à vous deux de m'avoir permis de connaître ce coin...
Nous allons flâner au petit marché près de notre hôtel, il y a là un grand bassin avec des ghats très profonds mais l'eau y est très sale. Balade dans les rues, dégustation de lassi, achat de brioches pour notre petit-déj, demain matin. Dîner dans un resto qui se tient en bas de l'hôtel.
- Mercredi 13/02/2019 : Nous nous rendons à pied jusqu'au fort, ce qui fait déjà une jolie promenade, la rue qui y va étant assez agréable, bordée de quelques vieilles maisons et un temple, mais tous sont en mauvais état. Nous arrivons devant le fort, construit sur les collines de roches granitiques. Entrée : 300rps/pers. A 9h, il est encore tôt et il n'y a personne, il ne fait pas encore trop chaud et il y a même du vent frais dans les hauteurs. Ce fort est assez impressionnant par la façon dont les différents bastions et tours de défense sont intégrés au site couvert de rochers arrondis. Il est immense, il y avait là une ville dont il ne reste que quelques vestiges très endommagés : des colonnes, de grands portiques en pierre sculptée, des temples, de très grands bassins...
Nous grimpons le long des sentiers et escaliers de pierre, il y a une très belle vue de là-haut car l'environnement rocheux est superbe. Nous escaladons des murailles, grimpons dans les broussailles et arrivons à un bastion parmi les roches où il est impossible d'aller plus loin...Quand nous retournons vers l'entrée, des groupes de touristes japonais arrivent, nous avons bien fait de venir tôt... En bas du fort se trouve un système impressionnant de meules pour moudre la poudre à canon. Après cette matinée à crapahuter dans les rochers, nous redescendons en ville et déjeunons dans un des deux restos qui se tiennent en bas de notre hôtel (un veg et un non veg) car, en ville, le seul que l'on ait vu était plein.
Nous passons le reste de la journée à nous reposer et à flâner dans les rues animées... Nous ne regrettons pas d'être venus jusqu'à cette petite ville, l'intérêt n'y est pas exceptionnel mais c'est un endroit très accueillant où les gens sont chaleureux et la visite du fort permet de faire un peu de sport !
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Je suis contente que cette balade t'a plu !! j'avais bien aimé cet endroit moi aussi.
Tu me donnes des idées pour un autre voyage !! merci
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Et, attends, c'est pas fini ! A Udupi, il y a des choses intéressantes aussi...
- Jeudi 14/02/2019 : Nous allons de bonne heure à la gare routière de Chitradurga car nous avons beaucoup de route à faire aujourd'hui pour rejoindre la côte, à Udupi. Il n'y a pas de bus direct (il y en a de nuit mais nous n'aimons pas et les horaires ne sont pas pratiques). Il nous faudra donc changer à Shimoga. Le bus part à 7h30 et arrive à Shimoga à 10h. Là, il y a un bus pour Udupi à 11h, ça va... Nous sommes très bien installés à l'avant. La route suit d'abord des paysages de rizières, grandes étendues noyées d'eau où les femmes repiquent le riz et les hommes labourent avec leurs boeufs. Le paysage est très vert. Nous passons un barrage, grandes étendues d'eau... Puis c'est la forêt dense et la montagne. La route fait encore des virages en épingles à cheveux impressionnants. Le chauffeur du bus doit vénérer Hanuman car, tout au long de la route, il jette aux singes des poignées de petites bananes qu'il tire d'un coffre près de son siège ! Et les singes ont l'air de l'attendre ! C'est amusant... Nous arrivons à Udupi à 15h30, environ. La ville paraît plutôt moderne, avec de grands immeubles neufs. Nous allons à l'hôtel "Sri Krishna Residency" où nous avions téléphoné hier. Chambre double calme et confortable, très bon hôtel (non AC 1344rps). Après un peu de repos, nous allons au grand temple de Krishna, tout près. Les rues autour du temple sont piétonnes, et c'est vraiment bien agréable de pouvoir se promener sans risquer de se faire bousculer par les 2 roues ! Près du temple, sont garés trois grands chars de procession. Nous aimerions bien les voir en mouvement. Il y a un bureau de "tourism office", nous allons essayer de nous renseigner. La jeune fille qui est là nous répond que non, il n'y aura pas de défilé de char, que c'est terminé depuis janvier. J'ai l'impression qu'elle ne comprend rien à ce que nous lui demandons... Un peu dépités, nous nous promenons autour du char quand un vieux monsieur nous aborde pour nous dire, tout content, que, ce soir, à 20h, le char sera tiré tout autour de la place et qu'il ne faut pas que nous rations ça ! Chouette, nous restons dans les parages. Nous allons donc dîner en attendant, au "Mitra Samaja", petit resto sur la place où se trouve le temple (spécialité de très bons dosas) puis nous flânons dans le temple où il y a une grande étable avec beaucoup de vaches, taureaux et veaux. Et oui, Krishna était vacher mais c'est quand même drôle de voir une étable dans un temple (nous en avions déjà vu à Kumbakunam). Peu après, nous rencontrons un couple germano-indien et le mari, indien, nous explique qu'à Udupi, tous les soirs, de fin novembre à mai, il y a un défilé de char. Ce sont les dévots qui paient (cher) pour faire faire ces cérémonies avec chars, il font ça une fois dans leur vie et tout est planifié et réservé longtemps à l'avance. Il y a plusieurs chars ici : 3 en bois, un en or, un en argent et un orné de pierres précieuses. A 20h environ, le char s'illumine, les tambours et clochettes retentissent. Les gens se mettent à dérouler les gros cordages à l'avant du char. Les brahmanes apportent la statue de Krishna sur une sorte de palanquin et l'un d'eux la monte dans le char (c'est haut !) et c'est parti... les gens tirent sur les cordes et le char s'ébranle dans le roulement des tambours et le son des trompettes. Il fera tout le tour de la place, accompagné de deux vaches carapaçonnées et de deux gros bonhommes, sortes de grosses têtes de carnaval, représentant des gardes. Puis, les prêtres enflamment des torches et des feux de Bengale. Le gars marié à une allemande nous explique que le fait de sortir le dieu et de le promener dans la rue fait rejaillir son énergie sur la foule. Un tissu blanc est brûlé devant le char qui s'est arrêté un moment. Ces flammes symbolisent l'énergie qui se répand avec la fumée, ensuite les dévots trempent leur doigt dans la cendre qui reste du tissu brûlé et s'en mettent sur le front pour que ça leur porte chance et les protège du mauvais sort... Après ça, le char repart et revient à sa place initiale, Krishna est descendu et rentré dans le temple...c'était une bien belle cérémonie... En quittant l'enceinte du temple, nous passons devant une estrade où un groupe de femmes chante des cantiques, nous les avions déjà vues en arrivant... Elles chantent ainsi sans arrêt depuis janvier 2018 et vont continuer jusqu'en janvier 2020 (2 ans sans s'arrêter de chanter, nuit et jour) mais, heureusement, ce ne sont pas toujours les mêmes ! Des groupes viennent de toute l'Inde pour chanter à tour de rôle et tout ça est organisé par l'administration du temple... - Vendredi 15/02 : Nous retournons au temple. Ce matin, il y a un petit char doré sorti de son abri et des hommes sont en train de le laver à grande eau. Peut-être qu'il va défiler ce soir ? Le temple de Krishna est très vaste et il y a beaucoup de pèlerins, de bureaux administratifs de toutes sortes, des prières ont lieu dans différents endroits... Il y a un autre petit temple de Krishna en face du grand où un groupe d'adeptes occidentaux de Krishna (des russes) un peu illuminés, chantent en s'accompagnant de tambourins et d'un petit accordéon "Hare, hare, Krishna !!!" A côté, il y a aussi un temple de Shiva très intéressant. Il a une architecture différente et tout à fait unique, il est très ancien, il a été construit sous le règne des Alupas, au 8ème siècle. Un gars vient nous dire très sérieusement que ce temple a été construit en une nuit par une seule personne dont je n'ai pas retenu le nom, mais quelqu'un de "super strong", nous déclare-t-il. Il voit bien que nous ne croyons pas à son histoire et s'en va, vexé. Il y croyait vraiment car "c'est écrit dans le Mahabharata" nous a-t-il dit ! Ben oui, ça ne peut être que vrai, alors... en tout cas, c'est un bâtiment très particulier. Les prêtres ont dessiné un grand kolam avec des poudres de couleur et se livrent à des incantations en jetant des louchées de riz et de ghee dans un feu, ce qui fait énormément de fumée... Nous quittons le temple et allons déjeuner au Woodlands, resto un poil plus cher qu'ailleurs mais très bon et au joli décor. Nous prenons le bus au City bus stand pour aller à Malpe beach. Il fait une chaleur à crever dans ce bus... Nous arrivons à la plage bordée de stands et de petits manèges. Nous trouvons un peu d'ombre sous un parasol paillote planté là. Bientôt, nous sommes environnés de familles qui ont aussi envie de se mettre à l'ombre ! Il y a beaucoup de monde à la plage, il faut dire qu'il fait très chaud aujourd'hui. Beaucoup de gros boudins gonflables où les gens se font rouler par les vagues et bananes traînées par canot à moteur... Nous nous baignons malgré l'étonnement de tous et de toutes (pourtant j'ai un maillot une pièce pas du tout indécent) ... Je pensais que la plage de Malpe serait plus belle... en tout cas, ici pas de grands immeubles en bordure de plage, ça c'est bien. Il y a juste un hôtel qui fait un peu miteux (et pourtant très cher pour ce que c'est) qui est installé derrière les stands et les petits restos. Nous rentrons avec le bus et, ce soir, nous retournons au temple et assistons encore à un défilé de char, comme hier... Dîner au Mitra Samaja, c'est très bon et très sympa là-dedans mais il y a du monde et ce n'est pas toujours facile d'y avoir de la place.
- Jeudi 14/02/2019 : Nous allons de bonne heure à la gare routière de Chitradurga car nous avons beaucoup de route à faire aujourd'hui pour rejoindre la côte, à Udupi. Il n'y a pas de bus direct (il y en a de nuit mais nous n'aimons pas et les horaires ne sont pas pratiques). Il nous faudra donc changer à Shimoga. Le bus part à 7h30 et arrive à Shimoga à 10h. Là, il y a un bus pour Udupi à 11h, ça va... Nous sommes très bien installés à l'avant. La route suit d'abord des paysages de rizières, grandes étendues noyées d'eau où les femmes repiquent le riz et les hommes labourent avec leurs boeufs. Le paysage est très vert. Nous passons un barrage, grandes étendues d'eau... Puis c'est la forêt dense et la montagne. La route fait encore des virages en épingles à cheveux impressionnants. Le chauffeur du bus doit vénérer Hanuman car, tout au long de la route, il jette aux singes des poignées de petites bananes qu'il tire d'un coffre près de son siège ! Et les singes ont l'air de l'attendre ! C'est amusant... Nous arrivons à Udupi à 15h30, environ. La ville paraît plutôt moderne, avec de grands immeubles neufs. Nous allons à l'hôtel "Sri Krishna Residency" où nous avions téléphoné hier. Chambre double calme et confortable, très bon hôtel (non AC 1344rps). Après un peu de repos, nous allons au grand temple de Krishna, tout près. Les rues autour du temple sont piétonnes, et c'est vraiment bien agréable de pouvoir se promener sans risquer de se faire bousculer par les 2 roues ! Près du temple, sont garés trois grands chars de procession. Nous aimerions bien les voir en mouvement. Il y a un bureau de "tourism office", nous allons essayer de nous renseigner. La jeune fille qui est là nous répond que non, il n'y aura pas de défilé de char, que c'est terminé depuis janvier. J'ai l'impression qu'elle ne comprend rien à ce que nous lui demandons... Un peu dépités, nous nous promenons autour du char quand un vieux monsieur nous aborde pour nous dire, tout content, que, ce soir, à 20h, le char sera tiré tout autour de la place et qu'il ne faut pas que nous rations ça ! Chouette, nous restons dans les parages. Nous allons donc dîner en attendant, au "Mitra Samaja", petit resto sur la place où se trouve le temple (spécialité de très bons dosas) puis nous flânons dans le temple où il y a une grande étable avec beaucoup de vaches, taureaux et veaux. Et oui, Krishna était vacher mais c'est quand même drôle de voir une étable dans un temple (nous en avions déjà vu à Kumbakunam). Peu après, nous rencontrons un couple germano-indien et le mari, indien, nous explique qu'à Udupi, tous les soirs, de fin novembre à mai, il y a un défilé de char. Ce sont les dévots qui paient (cher) pour faire faire ces cérémonies avec chars, il font ça une fois dans leur vie et tout est planifié et réservé longtemps à l'avance. Il y a plusieurs chars ici : 3 en bois, un en or, un en argent et un orné de pierres précieuses. A 20h environ, le char s'illumine, les tambours et clochettes retentissent. Les gens se mettent à dérouler les gros cordages à l'avant du char. Les brahmanes apportent la statue de Krishna sur une sorte de palanquin et l'un d'eux la monte dans le char (c'est haut !) et c'est parti... les gens tirent sur les cordes et le char s'ébranle dans le roulement des tambours et le son des trompettes. Il fera tout le tour de la place, accompagné de deux vaches carapaçonnées et de deux gros bonhommes, sortes de grosses têtes de carnaval, représentant des gardes. Puis, les prêtres enflamment des torches et des feux de Bengale. Le gars marié à une allemande nous explique que le fait de sortir le dieu et de le promener dans la rue fait rejaillir son énergie sur la foule. Un tissu blanc est brûlé devant le char qui s'est arrêté un moment. Ces flammes symbolisent l'énergie qui se répand avec la fumée, ensuite les dévots trempent leur doigt dans la cendre qui reste du tissu brûlé et s'en mettent sur le front pour que ça leur porte chance et les protège du mauvais sort... Après ça, le char repart et revient à sa place initiale, Krishna est descendu et rentré dans le temple...c'était une bien belle cérémonie... En quittant l'enceinte du temple, nous passons devant une estrade où un groupe de femmes chante des cantiques, nous les avions déjà vues en arrivant... Elles chantent ainsi sans arrêt depuis janvier 2018 et vont continuer jusqu'en janvier 2020 (2 ans sans s'arrêter de chanter, nuit et jour) mais, heureusement, ce ne sont pas toujours les mêmes ! Des groupes viennent de toute l'Inde pour chanter à tour de rôle et tout ça est organisé par l'administration du temple... - Vendredi 15/02 : Nous retournons au temple. Ce matin, il y a un petit char doré sorti de son abri et des hommes sont en train de le laver à grande eau. Peut-être qu'il va défiler ce soir ? Le temple de Krishna est très vaste et il y a beaucoup de pèlerins, de bureaux administratifs de toutes sortes, des prières ont lieu dans différents endroits... Il y a un autre petit temple de Krishna en face du grand où un groupe d'adeptes occidentaux de Krishna (des russes) un peu illuminés, chantent en s'accompagnant de tambourins et d'un petit accordéon "Hare, hare, Krishna !!!" A côté, il y a aussi un temple de Shiva très intéressant. Il a une architecture différente et tout à fait unique, il est très ancien, il a été construit sous le règne des Alupas, au 8ème siècle. Un gars vient nous dire très sérieusement que ce temple a été construit en une nuit par une seule personne dont je n'ai pas retenu le nom, mais quelqu'un de "super strong", nous déclare-t-il. Il voit bien que nous ne croyons pas à son histoire et s'en va, vexé. Il y croyait vraiment car "c'est écrit dans le Mahabharata" nous a-t-il dit ! Ben oui, ça ne peut être que vrai, alors... en tout cas, c'est un bâtiment très particulier. Les prêtres ont dessiné un grand kolam avec des poudres de couleur et se livrent à des incantations en jetant des louchées de riz et de ghee dans un feu, ce qui fait énormément de fumée... Nous quittons le temple et allons déjeuner au Woodlands, resto un poil plus cher qu'ailleurs mais très bon et au joli décor. Nous prenons le bus au City bus stand pour aller à Malpe beach. Il fait une chaleur à crever dans ce bus... Nous arrivons à la plage bordée de stands et de petits manèges. Nous trouvons un peu d'ombre sous un parasol paillote planté là. Bientôt, nous sommes environnés de familles qui ont aussi envie de se mettre à l'ombre ! Il y a beaucoup de monde à la plage, il faut dire qu'il fait très chaud aujourd'hui. Beaucoup de gros boudins gonflables où les gens se font rouler par les vagues et bananes traînées par canot à moteur... Nous nous baignons malgré l'étonnement de tous et de toutes (pourtant j'ai un maillot une pièce pas du tout indécent) ... Je pensais que la plage de Malpe serait plus belle... en tout cas, ici pas de grands immeubles en bordure de plage, ça c'est bien. Il y a juste un hôtel qui fait un peu miteux (et pourtant très cher pour ce que c'est) qui est installé derrière les stands et les petits restos. Nous rentrons avec le bus et, ce soir, nous retournons au temple et assistons encore à un défilé de char, comme hier... Dîner au Mitra Samaja, c'est très bon et très sympa là-dedans mais il y a du monde et ce n'est pas toujours facile d'y avoir de la place.
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
Un gars vient nous dire très sérieusement que ce temple a été construit en une nuit par une seule personne dont je n'ai pas retenu le nom, mais quelqu'un de "super strong", nous déclare-t-il. Il voit bien que nous ne croyons pas à son histoire et s'en va, vexé. Il y croyait vraiment car "c'est écrit dans le Mahabharata" nous a-t-il dit ! Ben oui, ça ne peut être que vrai, alors..
J'ai déjà entendu ce genre de choses plusieurs fois 😄😄
J'ai déjà entendu ce genre de choses plusieurs fois 😄😄
"J'ai déjà entendu ce genre de chose plusieurs fois"
Oh que oui... et pas que chez les indiens !
Je continue mon récit, allez : - Samedi 16/02 : Nous quittons Udupi ce matin pour Murudeshwar. Nous prenons le bus à 10h et arrivons à 12h15 au bord de la grande route où le bus nous laisse. Le petit village de Murudeshwar se trouve à 2kms. Nous prenons un tuk-tuk qui nous emmène d'abord au Panchavatri Yatri Nivas mais les chambres étant vraiment assez glauques (dommage, l'emplacement était pas mal), nous allons finalement au "Dhenu Atithya" qui nous proposera une chambre avec AC pour 1500rps (impossible de négocier, nous sommes le w-e et sur la côte). Lit confortable et fenêtre qui donne à l'arrière sur des jardins, donc calme...Il y a un resto dans l'hôtel, pas terrible mais bien pratique pour le petit-déj (où nous pouvons avoir des parathas avec du sucre !) Dans cet hôtel, les murs des couloirs sont ornés de photos de vaches et, à la réception, ils vendent des produits pour prières à base de produits vachers, il y a même une étable près du parking et un équipement pour la "daily morning Gou Pooja" (prière avec vache!) C'est plutôt marrant ! et les jeunes filles de la réception sont très amusées de nous expliquer tout ça à nous, pauvres étrangers incultes.. Murudeshwar est une très petite ville avec une énorme statue de Shiva au-dessus de la plage, et un temple avec un très très haut gopuram de 18 étages. Il y a un ascenseur pour y monter et y admirer la vue ! Des deux côtés, les belles et très longues plages s'étirent sur des kms. Beaucoup de barques de pêche et beaucoup de monde à la plage car c'est le week-end... Pas de touristes occidentaux (ou si peu) et c'est donc la plage typiquement indienne avec les gens qui se baignent tout habillés, un jet-ski qui s'élance au milieu des baigneurs, les cars et voitures qui se garent sur le sable (nous en avons vu deux s'ensabler, d'ailleurs, ils veulent aller se garer le plus près possible et voilà ce qui arrive !) et les stands et buvettes en arrière... Mais tous ces gens n'occupent qu'une toute petite partie de l'immense plage, tout près du temple et il est donc facile de s'éloigner pour se baigner tranquillement. En ville, il y a de bons petits restos mais il y a aussi un endroit très agréable avec une terrasse sur pilotis qui donne au-dessus de la mer, en bordure de la plage, c'est le "Naveen beach restaurant" où nous irons souvent car c'est très plaisant et pas plus cher qu'ailleurs, malgré ce qu'on pourrait croire. - Dimanche 17/02 : Nous allons faire une très grande balade, côté sud de la statue de Shiva, le long de la plage bordée de palmiers et de barques de pêche. Quelques villages de pêcheurs ponctuent la côte, ainsi que de rares hôtels très indiens, c'est-à-dire plutôt en mauvais état... En tout cas, nous sommes bien tranquilles sur cette longue plage solitaire... L'après-midi, nous irons côté nord. Une fois passé le coin où tout le monde se baigne, nous sommes seuls. Nous atteignons une rivière qui se jette dans la mer et un petit temple tout blanc. En arrière, se trouvent quelques maisons de pêcheurs. Joli coin... - Lundi 18/02 : Aujourd'hui, c'est le marché en ville. Il se tient près du bassin. Il y a beaucoup de stands de légumes, d'ustensiles, de vêtements, comme dans tous les marchés mais c'est toujours sympa de flâner au milieu des étals et d'observer l'animation. Le reste de la journée se passe à se promener encore le long de la plage , à se baigner et à se prélasser à la terrasse du Naveen beach... Cool, quoi !
Je continue mon récit, allez : - Samedi 16/02 : Nous quittons Udupi ce matin pour Murudeshwar. Nous prenons le bus à 10h et arrivons à 12h15 au bord de la grande route où le bus nous laisse. Le petit village de Murudeshwar se trouve à 2kms. Nous prenons un tuk-tuk qui nous emmène d'abord au Panchavatri Yatri Nivas mais les chambres étant vraiment assez glauques (dommage, l'emplacement était pas mal), nous allons finalement au "Dhenu Atithya" qui nous proposera une chambre avec AC pour 1500rps (impossible de négocier, nous sommes le w-e et sur la côte). Lit confortable et fenêtre qui donne à l'arrière sur des jardins, donc calme...Il y a un resto dans l'hôtel, pas terrible mais bien pratique pour le petit-déj (où nous pouvons avoir des parathas avec du sucre !) Dans cet hôtel, les murs des couloirs sont ornés de photos de vaches et, à la réception, ils vendent des produits pour prières à base de produits vachers, il y a même une étable près du parking et un équipement pour la "daily morning Gou Pooja" (prière avec vache!) C'est plutôt marrant ! et les jeunes filles de la réception sont très amusées de nous expliquer tout ça à nous, pauvres étrangers incultes.. Murudeshwar est une très petite ville avec une énorme statue de Shiva au-dessus de la plage, et un temple avec un très très haut gopuram de 18 étages. Il y a un ascenseur pour y monter et y admirer la vue ! Des deux côtés, les belles et très longues plages s'étirent sur des kms. Beaucoup de barques de pêche et beaucoup de monde à la plage car c'est le week-end... Pas de touristes occidentaux (ou si peu) et c'est donc la plage typiquement indienne avec les gens qui se baignent tout habillés, un jet-ski qui s'élance au milieu des baigneurs, les cars et voitures qui se garent sur le sable (nous en avons vu deux s'ensabler, d'ailleurs, ils veulent aller se garer le plus près possible et voilà ce qui arrive !) et les stands et buvettes en arrière... Mais tous ces gens n'occupent qu'une toute petite partie de l'immense plage, tout près du temple et il est donc facile de s'éloigner pour se baigner tranquillement. En ville, il y a de bons petits restos mais il y a aussi un endroit très agréable avec une terrasse sur pilotis qui donne au-dessus de la mer, en bordure de la plage, c'est le "Naveen beach restaurant" où nous irons souvent car c'est très plaisant et pas plus cher qu'ailleurs, malgré ce qu'on pourrait croire. - Dimanche 17/02 : Nous allons faire une très grande balade, côté sud de la statue de Shiva, le long de la plage bordée de palmiers et de barques de pêche. Quelques villages de pêcheurs ponctuent la côte, ainsi que de rares hôtels très indiens, c'est-à-dire plutôt en mauvais état... En tout cas, nous sommes bien tranquilles sur cette longue plage solitaire... L'après-midi, nous irons côté nord. Une fois passé le coin où tout le monde se baigne, nous sommes seuls. Nous atteignons une rivière qui se jette dans la mer et un petit temple tout blanc. En arrière, se trouvent quelques maisons de pêcheurs. Joli coin... - Lundi 18/02 : Aujourd'hui, c'est le marché en ville. Il se tient près du bassin. Il y a beaucoup de stands de légumes, d'ustensiles, de vêtements, comme dans tous les marchés mais c'est toujours sympa de flâner au milieu des étals et d'observer l'animation. Le reste de la journée se passe à se promener encore le long de la plage , à se baigner et à se prélasser à la terrasse du Naveen beach... Cool, quoi !
Anne
Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
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Bonjour à tous .
Si vous cherchez des bons plans et des adresses insolites, si vous aimez découvrir des secteurs inexplorés du pays, si l'exotique est votre adrénaline, alors passez votre chemin !
Nos 15 jours début mai dans ce secteur de Turquie (pays que j’avais découvert lors d’un city-trip à Istanbul en 2017) n’enfonceront que des portes ouvertes, ne passeront que par des sentiers moults fois battus et rabattus. Tout simplement parce que j’ai eu espoir jusqu’au bout que notre vol prévu pour la Jordanie ne soit pas annulé. Les événements dans le Golfe me donnerons tort et nous sommes donc partis avec : Zéro préparation. Pas un hôtel réservé ( si, le premier) , pas une visite anticipée, juste un billet d’avion pris 3 semaines auparavant. Pas de guide ni papier, ni appli. Juste l’envie de découvrir le Sud de la Turquie et la Cappadoce, dont les images et la possibilité de se dégourdir les jambes m’avaient tapé dans l’œil.
Ah, si, j'ai embarqué un nouveau guide : Gémini ! Oui mes amis, l’IA générative fut, au fil du voyage, mon conseiller en chef sur les sites à visiter, les hébergements, les parcours et même les restaurants ! Une expérience que je voulais tenter, pour me faire mon idée sur l’utilisation de cette nouvelle technologie. Et quoi de mieux qu’une escapade Turque pour tester cela ?
Le verdict ? il faudra attendre le bilan du séjour pour l’avoir !
L’idée maitresse du séjour, c’est aussi le repos.
Donc, le programme, c’est Antalya pour quelques jours, La Riviera Turque pour quelques autres, la Cappadoce en point d’orgue et retour par Antalya pour boucler le voyage. Et c’est l’IA qui l’a fait !
Donc, si vous êtes d’accord, attachez vos ceintures, PNC aux Portes, embarquement immédiat pour la Turquie !
Un petit avant-goût ?
Si vous cherchez des bons plans et des adresses insolites, si vous aimez découvrir des secteurs inexplorés du pays, si l'exotique est votre adrénaline, alors passez votre chemin !
Nos 15 jours début mai dans ce secteur de Turquie (pays que j’avais découvert lors d’un city-trip à Istanbul en 2017) n’enfonceront que des portes ouvertes, ne passeront que par des sentiers moults fois battus et rabattus. Tout simplement parce que j’ai eu espoir jusqu’au bout que notre vol prévu pour la Jordanie ne soit pas annulé. Les événements dans le Golfe me donnerons tort et nous sommes donc partis avec : Zéro préparation. Pas un hôtel réservé ( si, le premier) , pas une visite anticipée, juste un billet d’avion pris 3 semaines auparavant. Pas de guide ni papier, ni appli. Juste l’envie de découvrir le Sud de la Turquie et la Cappadoce, dont les images et la possibilité de se dégourdir les jambes m’avaient tapé dans l’œil.
Ah, si, j'ai embarqué un nouveau guide : Gémini ! Oui mes amis, l’IA générative fut, au fil du voyage, mon conseiller en chef sur les sites à visiter, les hébergements, les parcours et même les restaurants ! Une expérience que je voulais tenter, pour me faire mon idée sur l’utilisation de cette nouvelle technologie. Et quoi de mieux qu’une escapade Turque pour tester cela ?
Le verdict ? il faudra attendre le bilan du séjour pour l’avoir !
L’idée maitresse du séjour, c’est aussi le repos.
Donc, le programme, c’est Antalya pour quelques jours, La Riviera Turque pour quelques autres, la Cappadoce en point d’orgue et retour par Antalya pour boucler le voyage. Et c’est l’IA qui l’a fait !
Donc, si vous êtes d’accord, attachez vos ceintures, PNC aux Portes, embarquement immédiat pour la Turquie !
Un petit avant-goût ?Day 1 – February 14
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?


We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?


And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
It starts here:
https://voyageforum.com/v.f?post=10790234;a=10790234

I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
It starts here:
https://voyageforum.com/v.f?post=10790234;a=10790234

Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
* train ** interiors or exteriors
All aboard!
* train ** interiors or exteriors
All aboard!
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.

Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior. Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust... What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.

Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold? And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs. The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos. When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.

The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams. The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*

Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior. Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust... What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.

Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold? And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs. The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos. When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.

The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams. The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Bonjour,
Voici un retour sur un trek dans les Balkans traversant trois pays : Albanie, Monténégro et Kosovo. J'étais avec une amie et nous n'avons pas fait le trajet en entier (1 seul jour au Kosovo).
Ce fut un merveilleux trek à travers montagnes encore enneigées et vastes prairies fleuries, au contact de gens hyper accueillants.
À la fin du carnet, je mettrai ce que j'ai apprécié, moins apprécié .
Jour 1 : envol depuis Paris-Beauvais vers Tirana avec Wizzair.
L'Albanie ne faisant pas partie de l'Europe concernant la téléphonie en tout cas :-) , nous avons été obligées d'acheter une carte SIM physique (sinon facture faramineuse si vous utilisez votre forfait français!) chez l'opérateur Vodafone AL à l'aéroport. Il est possible d'acheter sur internet avant de partir des forfaits avec une SIM virtuelle (e-sim) pour les téléphones compatibles sans avoir à changer de carte sur le téléphone. Mais devant l'incertitude sur le choix d'un forfait en ligne, nous avons préféré acheter une carte directement à l'aéroport de Tirana. Coût 31 euros pour 100 Go. C'est beaucoup trop 100 Go. Pour 40 Go, c'est 27 euros. Et la durée du forfait est de 21 jours. Bon il n'y a pas beaucoup d'euros de différence. Et c'était moins cher que sur internet. Ce forfait couvre bien tous les pays traversés par la chaîne des Balkans.
Conseil pour l'argent : toutes les guesthouses et logements acceptent les euros. La monnaie locale en Albanie est le LEK. Au Monténégro, c'est l'EURO. Les frais de banque suite au retrait d'argent dans un distributeur en Albanie est assez élevé : 8 euros pour un retrait de 600-700 LEK (200 euros) ! Donc il vaut mieux retirer de l'argent liquide (euros) en France. Ah oui, nous avions réservé tous les logements avant de partir. Mais le paiement se fait toujours en espèces. Prévoir environ 400-500 euros pour 9 jours de trek.
Puis transfert le même jour vers Shköder, 2 heures environ de bus. Coût 10 euros par personne. Billet acheté directement dans le bus. Nuit à Shköder dans une guesthouse très propre, Open Doors B&B. Petit balcon donnant sur la ville.
Shköder est une ville que j'ai appréciée, notamment sa rue piétonne bordée de nombreux restaurants et illuminée la nuit. Il est très agréable de s'y promener et d'y manger. La nourriture n'est pas chère. 2 belles salades + 2 bières : 14 euros :-) . Le prix des fruits également est très abordable : 3 euros le kilo de cerises contre 9-10 euros en France.
Les religions dans ces pays cohabitent très bien. Catholiques, musulmans. De notre balcon, mon amie a entendu pour la première fois "l'appel à la prière" lancé depuis une des mosquées de la ville.

Jour 2 : trajet en bus jusqu'à Theth, environ 1100 m de dénivelé, point de départ de notre randonnée du lendemain.
Durée : 2h40 avec une pause au milieu, prix abordable en bus, par contre les taxis font le trajet également mais c'est très cher.

Dodo dans les hauteurs de Theth, dans une guesthouse récente, "Mountain Vista Shkafi", avec une superbe vue.

La famille est adorable. Le mari est bricoleur et a presque tout construit de ses mains. Le bébé de la famille s'appelle "Ciel". Un prénom mignon :-), n'est-ce pas ? Tout au long du trek, j'ai trouvé les guesthouses très propres et les hôtes pensent à tout, inutile d'emmener savon et shampoing, ils sont à disposition. Déjeuner à Theth, dans un restaurant traditionnel de la route principale, on a goûté au "Tave Dheu", un plat albanais à base de boeuf, de chou (très courant) et de "cottage cheese". Délicieux mais un goût de trop peu. En dessert, délicieux gâteau au miel, moelleux à souhait. C'était un peu une exception ce dessert, on en sert très peu, de temps en temps de la pastèque. Nous avons pris un petit bus privé à 5 euros pour monter au parking de "Blue Eye" pour ensuite marcher un peu, une mise jambes de 45 minutes jusqu'à rejoindre un très beau site naturel, une sorte de lagon avec une eau bleue étonnante. Aux plus courageux de s'y baigner car l'au est très froide !



Le soir, nous avons dîné au restaurant "La Montagne Blanche", excellent ! Un délice de viandes mixtes grillées, accompagnées de pommes de terre et de poivrons grillés également. Quelques tranches de pastèque (bon je n'aime pas ça) et le fameux Raki, une eau-de-vie servie en Turquie bien sûr mais aussi dans les Balkans ! C'est la première fois que je bois une eau-de-vie "cul sec".😉
A suivre 😉
Jour 1 : envol depuis Paris-Beauvais vers Tirana avec Wizzair.
L'Albanie ne faisant pas partie de l'Europe concernant la téléphonie en tout cas :-) , nous avons été obligées d'acheter une carte SIM physique (sinon facture faramineuse si vous utilisez votre forfait français!) chez l'opérateur Vodafone AL à l'aéroport. Il est possible d'acheter sur internet avant de partir des forfaits avec une SIM virtuelle (e-sim) pour les téléphones compatibles sans avoir à changer de carte sur le téléphone. Mais devant l'incertitude sur le choix d'un forfait en ligne, nous avons préféré acheter une carte directement à l'aéroport de Tirana. Coût 31 euros pour 100 Go. C'est beaucoup trop 100 Go. Pour 40 Go, c'est 27 euros. Et la durée du forfait est de 21 jours. Bon il n'y a pas beaucoup d'euros de différence. Et c'était moins cher que sur internet. Ce forfait couvre bien tous les pays traversés par la chaîne des Balkans.
Conseil pour l'argent : toutes les guesthouses et logements acceptent les euros. La monnaie locale en Albanie est le LEK. Au Monténégro, c'est l'EURO. Les frais de banque suite au retrait d'argent dans un distributeur en Albanie est assez élevé : 8 euros pour un retrait de 600-700 LEK (200 euros) ! Donc il vaut mieux retirer de l'argent liquide (euros) en France. Ah oui, nous avions réservé tous les logements avant de partir. Mais le paiement se fait toujours en espèces. Prévoir environ 400-500 euros pour 9 jours de trek.Puis transfert le même jour vers Shköder, 2 heures environ de bus. Coût 10 euros par personne. Billet acheté directement dans le bus. Nuit à Shköder dans une guesthouse très propre, Open Doors B&B. Petit balcon donnant sur la ville.
Shköder est une ville que j'ai appréciée, notamment sa rue piétonne bordée de nombreux restaurants et illuminée la nuit. Il est très agréable de s'y promener et d'y manger. La nourriture n'est pas chère. 2 belles salades + 2 bières : 14 euros :-) . Le prix des fruits également est très abordable : 3 euros le kilo de cerises contre 9-10 euros en France.
Les religions dans ces pays cohabitent très bien. Catholiques, musulmans. De notre balcon, mon amie a entendu pour la première fois "l'appel à la prière" lancé depuis une des mosquées de la ville.

Jour 2 : trajet en bus jusqu'à Theth, environ 1100 m de dénivelé, point de départ de notre randonnée du lendemain.
Durée : 2h40 avec une pause au milieu, prix abordable en bus, par contre les taxis font le trajet également mais c'est très cher.

Dodo dans les hauteurs de Theth, dans une guesthouse récente, "Mountain Vista Shkafi", avec une superbe vue.

La famille est adorable. Le mari est bricoleur et a presque tout construit de ses mains. Le bébé de la famille s'appelle "Ciel". Un prénom mignon :-), n'est-ce pas ? Tout au long du trek, j'ai trouvé les guesthouses très propres et les hôtes pensent à tout, inutile d'emmener savon et shampoing, ils sont à disposition. Déjeuner à Theth, dans un restaurant traditionnel de la route principale, on a goûté au "Tave Dheu", un plat albanais à base de boeuf, de chou (très courant) et de "cottage cheese". Délicieux mais un goût de trop peu. En dessert, délicieux gâteau au miel, moelleux à souhait. C'était un peu une exception ce dessert, on en sert très peu, de temps en temps de la pastèque. Nous avons pris un petit bus privé à 5 euros pour monter au parking de "Blue Eye" pour ensuite marcher un peu, une mise jambes de 45 minutes jusqu'à rejoindre un très beau site naturel, une sorte de lagon avec une eau bleue étonnante. Aux plus courageux de s'y baigner car l'au est très froide !



Le soir, nous avons dîné au restaurant "La Montagne Blanche", excellent ! Un délice de viandes mixtes grillées, accompagnées de pommes de terre et de poivrons grillés également. Quelques tranches de pastèque (bon je n'aime pas ça) et le fameux Raki, une eau-de-vie servie en Turquie bien sûr mais aussi dans les Balkans ! C'est la première fois que je bois une eau-de-vie "cul sec".😉
A suivre 😉
Hi everyone,
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air. We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems. We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect. That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet. In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill. We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle. The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia. Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change: - I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly. - Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
If you have any questions, don’t hesitate!
Antoine
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air. We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems. We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect. That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet. In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill. We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle. The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia. Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change: - I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly. - Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
If you have any questions, don’t hesitate!
Antoine
Hi everyone,
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo. But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip. And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays: - 3 nights in St Lucia - 1 night in Hluhluwe - 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini) - 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini) - 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti) - 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve - 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.

With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo. But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip. And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays: - 3 nights in St Lucia - 1 night in Hluhluwe - 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini) - 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini) - 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti) - 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve - 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.

Hi there!
This trip to Japan, lasting 3 weeks, is starting to feel like a while ago now... 18 months (October/November 2024). I’ve wanted to share the story for a while, but I just couldn’t find the words. Too many emotions, I guess—it needed time to settle.
And then I felt like everything had already been said, everything had already been shown. Until I decided to simply base this on my travel journal, created after my return (drawings, collages, based on personal photos), and share excerpts with you in no particular order.
So this will be completely subjective, absolutely non-exhaustive, and totally personal!
Let’s start with the *shotengaï*...

Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where our hotel was for our first 5 nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived at our destination and took an exit that led us straight into a *shotengai*—one of those covered shopping streets that dot city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an aesthetic shock, a kind of third-kind encounter between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the "vintage" vibe of the arcade, the abundance of goods, the bustling crowd—a colorful mix of tourists, pilgrims (near Asakusa Temple), and locals (a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling that stayed with us throughout the trip. Wherever we went, *shotengaï* were fascinating places to find small restaurants, shops, or even fresh produce. Some were real mazes, like in Kyoto, where we took a while to find a restaurant we’d really loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, the Nishiki Market:

To be continued...
This trip to Japan, lasting 3 weeks, is starting to feel like a while ago now... 18 months (October/November 2024). I’ve wanted to share the story for a while, but I just couldn’t find the words. Too many emotions, I guess—it needed time to settle.
And then I felt like everything had already been said, everything had already been shown. Until I decided to simply base this on my travel journal, created after my return (drawings, collages, based on personal photos), and share excerpts with you in no particular order.
So this will be completely subjective, absolutely non-exhaustive, and totally personal!
Let’s start with the *shotengaï*...

Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where our hotel was for our first 5 nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived at our destination and took an exit that led us straight into a *shotengai*—one of those covered shopping streets that dot city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an aesthetic shock, a kind of third-kind encounter between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the "vintage" vibe of the arcade, the abundance of goods, the bustling crowd—a colorful mix of tourists, pilgrims (near Asakusa Temple), and locals (a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling that stayed with us throughout the trip. Wherever we went, *shotengaï* were fascinating places to find small restaurants, shops, or even fresh produce. Some were real mazes, like in Kyoto, where we took a while to find a restaurant we’d really loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, the Nishiki Market:

To be continued...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions. I ended up using another well-known site, but I don’t like its layout as much. Now that I’ve just finished my Japan travel journal and need to prepare the one for Oman (where we went at the beginning of 2026), I thought I’d squeeze in my Laos travel journal—a destination we absolutely loved.Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some! Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to use fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to get her revenge. The upside for you, readers, is that you can sneak away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I like maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red). We only had 3 weeks for ourselves (my husband is newly retired, while I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.

In broad strokes, it was very classic:
We first settled in Luang Prabang (8 days) because we wanted and needed to. From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we all know, distances aren’t just about km! Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4000 Islands while stopping at the pre-Angkorian archaeological sites. We finished with the Bolaven Plateau.
A few practical details: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having collected our luggage in Bangkok to check it in again for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized. We got our visas on arrival in Luang Prabang. It was quick, but we were on a small plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too many in line! At the end of our trip, we didn’t leave from Paksé but from the nearby Thai airport, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), to Bangkok and then Paris. You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train (TGV) between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the Chinese-built train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that introduction out of the way, let’s dive into the heart of the matter. To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).



Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.



Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we're hoping this time the sun will be out in Puglia.
It’s not looking great since the weather isn’t great across Europe at the start of May.
Saturday, May 16: This time we’re flying from Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight schedules, and proximity all worked for us. The airport (Ryanair) was recently redone... but it’s not very well organized—there are very few seats in the boarding areas, and... the restrooms are pay-to-use!!! The flight goes smoothly, though, and we land in Bari with a slight delay.
We quickly pick up our rental car, a very locally styled Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian (high)ways... and their unique driving quirks (notably, the countless road signs in towns and along roads seem to be purely decorative 😏, and Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli. The owner isn’t there, but they left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch. We check out the property:

And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:


Sunday, May 17: After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start with the inland areas. After a hearty breakfast,

we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs. We easily find free parking on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.


We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).

From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.

Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Saturday, May 16: This time we’re flying from Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight schedules, and proximity all worked for us. The airport (Ryanair) was recently redone... but it’s not very well organized—there are very few seats in the boarding areas, and... the restrooms are pay-to-use!!! The flight goes smoothly, though, and we land in Bari with a slight delay.
We quickly pick up our rental car, a very locally styled Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian (high)ways... and their unique driving quirks (notably, the countless road signs in towns and along roads seem to be purely decorative 😏, and Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli. The owner isn’t there, but they left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch. We check out the property:

And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:


Sunday, May 17: After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start with the inland areas. After a hearty breakfast,

we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs. We easily find free parking on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.


We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).

From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.

Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.

Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less). This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro). We chose Gran Canaria... not sure it was the right call! Whose fault is it? Storm Thérèse’s! Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03 Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia. The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down. It had just rained, but it was (almost) no longer raining.

We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter. We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier). So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours. We found a huge parking lot... empty. The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕. So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon. As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon! Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded . The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete. The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛). Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked! Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.

Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less). This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro). We chose Gran Canaria... not sure it was the right call! Whose fault is it? Storm Thérèse’s! Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03 Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia. The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down. It had just rained, but it was (almost) no longer raining.

We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter. We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier). So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours. We found a huge parking lot... empty. The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕. So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon. As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon! Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded . The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete. The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛). Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked! Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.

15 days across Gran Canaria, El Hierro, and a dash of Tenerife under the storm Thérèse!
The planned itinerary will be slightly disrupted...
(The version without discussions is here)
The planned itinerary will be slightly disrupted...
(The version without discussions is here)
Carnet voyage Lanzarote
Organisation du voyage Nous partons à 2 ma compagne et moi fin septembre pour un séjour d’une semaine aux Canaries sur l’ile de Lanzarote, nous avons choisi plutôt cette ile qui n’est pas la plus fréquentée pour son coté volcanique et ses nombreuses balades variées. J’ai réservé via le site internet Expédia l’hébergement à l’hôtel, la location de la voiture et les billets d’avion Ryanair au départ de Marseille, c’est la seule solution pour avoir un vol direct Pour faciliter les déplacements pendant le séjour j’ai choisi parmi le grand choix proposé sur le site un hôtel situé au milieu de l’ile, il s’agit d’un hôtel de la chaine Barcelo et plus particulièrement à Teguise Beach l’établissement : « Barceló Teguise Beach Adults Only » qui s’avérera être un très bon choix. Séjour
Dimanche 21 Septembre- Lundi 22 Départ Il est14h15, nous sommes à la gare TGV d'Avignon, Danielle est venue nous chercher plus tôt étant donné la météo. Orages et déluge jusqu'a la gare TGV. Le TGV était à l'heure, juste 30minutes pour arriver à Marseille saint Charles. L'accès à la navette vers l’aéroport est rapide et pratique juste derrière la gare. Le car part pour l'aéroport sous l'orage et un déluge, les routes sont inondées et les voitures ne peuvent pas passer à certains endroits. On à le temps d'étre bien trempé pour rejoindre le terminal. 2 h d'attente avant le vol. Finalement l'avion décolle à minuit et peu de temps avant l'arrivée le pilote nous annonce que l'aéroport d'arrivée est fermé et que nous sommes déroutés à Tenerife et que la compagnie nous réacheminera à destination dès que possible. Il faudra attendre 2H et Ryanair nous a gracieusement offert un bon d'achat de 4€. Nous réembarquons vers 5H15 et décollage à 6H. Environ 45mn pour rejoindre Lanzarote. Une fois les valises récupérées on s'occupe de la location de voiture. Le guichet dans le terminal est fermé et il est indiqué de se rendre au parking P4, on a un peu de mal à le trouver. Je crains un peu la réponse du loueur car la voiture devait être retirée 7H plus tôt, mais ça ne pose pas de probléme. Une dame à coté de nous est furieuse car elle est dans la même situation et on lui a annulé sa location. Anne-Marie fait la traductrice pour elle au niveau de l'agence, mais rien n'y fait. On récupère une Toyota Aigo neuve et on se dirige ensuite vers l'hôtel. Une fois les formalités remplies on traverse le jardin en longeant la vaste piscine pour rejoindre la chambre. Une jolie chambre au 1er étage équipée d'un bain à remous avec vue sur mer. Il est tôt , nous allons ensuite prendre le petit déjeuner, un buffet généreusement garni et diversifié ou l'on peut trouver tout ce que l'on souhaite. Ensuite nous prenons la voiture pour rejoindre le site Cueva de los Verdes mais il y a beaucoup de monde et d'attente. Nous y reviendrons un autre jour. Nous allons ensuite au Mirador Del Rio. Ce mirador rocheux à une extrémité de l'ile avec des a pics vertigineux qui tombent dans l'océan d'une hauteur de 500m, la vue est grandiose et impressionnante. Un bar panoramique permet de se rafraîchir en profitant du décor. Retour à l'hôtel ensuite pour une petite balade dans le quartier et profiter de la belle piscine à la température d'eau agréable. Moment détente, transat, piscine. Le soir buffet trés varié au restaurant. Ensuite coché tôt pour récupérer de la nuit précédente sans sommeil.
Mardi 23 Après une bonne nuit réparatrice, buffet petit déjeuner très varié et copieux, l’installation en terrasse est bien agréable. Ensuite nous prenons la direction d’une route intérieure qui nous mène au parc national des volcans de Timanfaya. La route près du parc longe des vignobles ou les pieds sont entourés de murets en pierre de lave qui les protègent des vents dominants. Un premier arrêt au centre de visites ou l’activité volcanique de l’ile est très documentée. Ensuite arrêt à une aire ou il est possible de faire une petite balade à dos de chameau, 2 sièges de part et d’autre de sa bosse sont installés. Cette petite balade offre une belle vue sur ce décors volcanique en prenant de la hauteur. Prix correct de 11€ par place pour 20minutes de promenade. Nous rejoignons ensuite l’entrée du parc en passant par la voie qui mène au parking d’où partent les bus seul habilités à emprunter le parcours sinueux à l’intérieur du parc. Beaucoup de monde et environ 45 minutes et plusieurs arrêts avant d’atteindre le parking. Ensuite nous prenons le car et le parcours offre de très jolies vues sur cette zone volcanique et ses nombreux cratères. Le parcours est très intéressant avec plusieurs arrêts du car pour prendre des photos. Sur la zone du parking un guide nous montre la chaleur des pierres sous le sol qui permet d’enflammer de la végétation sèche, de méme l’eau versée dans les trous creusés dans le sol provoque immédiatement un geyser et des jets de vapeur. Le bâtiment à coté du parking offre un espace restauration ou la viande est cuite par la chaleur d’un puit creusé dans la roche volcanique. En repartant nous allons jusqu'à la commune de Playa Blanca, une commune du bord de mer qui offre une petite plage de sable.
Ensuite retour à l’hôtel en fin d’après-midi et repas du soir.
Mercredi 24 Lever assez tôt et petit déjeuner matinal, peu de monde à cette heure, nous avons réservé il y a 2 jours la visite à 10H de Los Verdes, des tunnels de lave créés par l’éruption et les coulées de lave jusqu'à la cote des fleuves de lave du volcan La Corona. Au contact de l’air la lave s’est solidifiée en surface et a continué à s’écouler en dessous, les tunnels de lave vont jusqu’au volcan à 8 kilomètres, mais on ne parcourt qu’un kilomètre. L’intérieur de ce tunnel est impressionnant avec des passages étroits et des salles plus vastes. On remarque les traces laissées par l’écoulement de la lave liquide des couleurs variées et des formes tourmentées. A l’extrémité du parcours une vaste salle a été aménagée en salle de concert à l’acoustique parfaite. Ensuite nous allons sur le site de Jameo Del Agua. C’est la continuité du tunnel de lave aménagé par Manrique. Des espaces bar, restaurant joliment aménagés et un lac souterrain ou l’on peut voir de petits crabes blancs aveugles, une espèce protégée dans cette eau très pure. En allant plus haut un bel espace avec un joli bassin au centre qui peut faire office de piscine et des cheminements autour très joliment aménagés d’un blanc pur qui contraste avec le bleu de l’eau de ce bassin. En poursuivant on accède à un vaste espace dans le tunnel de lave aménagé en grande salle de spectacle avec aussi une acoustique parfaite. Des escaliers permettent de découvrir ce bel espace d’en haut. Une trouée dans ce décor de lave avec l’océan à l’horizon. Nous repartons vers le village de Yé, ici nous sommes au pied du volcan La Corona. A 160m de l’église un chemin qui traverse les parcelles de vignes s’élève ensuite vers le haut du cratère du volcan que l’on atteint en 30 minutes environ. Il s’agit du plus haut volcan de l’ile. Arrivé au bord du cratère on constate la grande profondeur de celui-ci et la pente très raide de l’intérieur du cratère qui forme une grande ouverture circulaire. L’endroit est grandiose et impressionnant. Retour à la voiture et à l’hôtel par une route qui s’élève rapidement et offre une très belle vue sur le nord de l’ile.
Jeudi 25 Après le petit-déj toujours agréable et varié nous partons en direction du centre de l’ile au parc des volcan set nous nous arrêtons à un parking en bord de route d’où part un chemin en direction du volcan Montana Cuervo. Il s’agit d’un cratère ouvert sur le côté. Lors d’une éruption une explosion s’est produite, ouvrant une brèche dans le cratère.
Des énormes blocs de roche ont été projetés à plusieurs dizaines de mètres. Le chemin passe par la brèche et descend dans le cratère et permet de faire le tour de celui-ci. C’est impressionnant et l’on se sent vraiment petit et fragile dans cet univers. Les parois du cratère de différentes couleurs mettent en valeur les blocs de roche. Ce cratère est entouré d’une mer de lave avec une roche aux formes acérées et coupantes. On peut faire le tour extérieur du cratère mais ça n’a pas un grand intérêt. Nous rejoignons ensuite la côte ouest en s’arrêtant à un endroit où se trouve un petit lac vert à côté d’une belle plage de sable noir. Ensuite un arrêt à Salinas de Janubio, un joli point de vue sur les marais salants avec différentes couleurs d’eau. Une petite boutique offre divers produits sur place. Ensuite nous prenons la direction de la célèbre plage de Papagayo. La route s’arrête et on arrive à une guérite qui réclame 3€ pour continuer. A partir d’ici le terrain est privé et il faut payer pour emprunter une longue piste caillouteuse en terre de 3 Kilomètres. Pas mal de voitures y circulent soulevant des nuages de poussière. La voiture est repeinte couleur poussière. On arrive à un vaste espace de stationnement, plusieurs chemins mènent à des petites plages différentes. Nous allons à Papagayo, une petite plage de sable blond entourée de roches rouge. La plage est en pente douce et descend lentement dans l’eau. La température de l’eau est bonne et le cadre sympathique et paisible. Nous restons un moment avant de repartir en direction de l’hôtel.
Vendredi 26 Nous commençons par la visite de la fondation César Manrique à Tahiche. C’ était à l’origine une de ses demeures. La construction est moderne sur plusieurs niveaux et intégrée à la coulée de lave autour en utilisant les trouées pour constituer des espaces de vie. De larges baies vitrées donnent des pièces lumineuses et ouvertes sur le décor. L’endroit est agréable avec les jardins extérieurs fleuris. L’endroit mérite une visite. Ensuite nous prenons la route jusqu'à Las Grietas, un chemin conduit à une faille dans la roche volcanique qui forme un défilé étroit ou seule une personne peut passer à la fois. Ce défilé n’est pas très long et la progression est lente à cause des interminables selfies réalisés ici. Ensuite nous nous arrêtons à la Casa Del Camposino, une ferme rénovée qui accueille plusieurs boutiques d’artisans. Nous y goutons un vin local conseillé par une charmante dame et lui achetons sur ses conseils 2 bouteilles de vin rouge de Lanzarote. Direction maintenant la plage de Tamara, une belle et large plage au pied de hautes falaises. Ici il y a toujours de belles vagues et c’est la plage des surfeurs. Sur la route u retour vers l’hôtel nous nous arrêtons au jardin de cactus, c’est la derniére création de César Manrique créé avec un grand sens de l’esthétique autour d’un ancien moulin à vent il présente 4500 variétés de cactus aux formes diverses dans un très bel espace. Retour en fin d’après-midi à l’hôtel et soirée.
Samedi 27 Le matin après le petit déjeuner toujours copieux nous prenons la direction du nord de l’ile vers Haria. Nous découvrons par hasard une autre maison de César Manrique ou il a longtemps vécu. Cette maison est plus classique que la précédente, mais toujours de vastes pièces et une installation moderne très agréable. Au fond du jardin son vaste atelier, lieu où il réalisait ses œuvres. Ensuite nous allons au marché artisanal, on était venu pour ça initialement. Divers stands proposant des articles locaux, beaucoup de monde à ce marché. Pas de place aux terrasses des cafés pour s’installer. Ensuite nous retournons à la plage de Famara pour un long moment, toujours de belles vagues pour le plaisir des surfeurs. La température de l’eau est agréable et nous en profitons. Retour à l’hôtel mais avant arrêt à une station pour refaire le plein de la voiture qui à été très économique, d’autant plus que l’essence est beaucoup moins chère qu’en France 1,16€ le litre de sp95. Lavage de la voiture aussi qui était très poussiéreuse après la longue piste en terre pour accéder à la plage de Papagayo. A l’hôtel cocktail du dernier soir avant le repas.
Dimanche 28 Matinée à l’hôtel au bord de la piscine avant de libérer la chambre à 12H. Nous allons pour le déjeuner à un restaurant « Dona Lola » proche de l’hôtel avec une terrasse offrant la vue la cote. Nous prenons un carpaccio de thon qui est très bon. Direction l’aéroport ensuite situé à 15 minutes de route. Nous restituons la voiture et rejoignons l’aéroport. Une longue queue pour enregistrer les bagages. Le vol retour est à l’heure. Navette bus jusqu'à la gare Saint Charles. Ensuite nous rejoignons la location pour la nuit. Le boulevard descend, c’est plus facile avec les valises. La location est située entre le vieux port et la gare. Une fois sur place nous récupérons les clés et dernier effort il faut monter les bagages au 3éme étage. Le studio est sympathique, propre avec un équipement simple qui suffit pour une nuit.
Organisation du voyage Nous partons à 2 ma compagne et moi fin septembre pour un séjour d’une semaine aux Canaries sur l’ile de Lanzarote, nous avons choisi plutôt cette ile qui n’est pas la plus fréquentée pour son coté volcanique et ses nombreuses balades variées. J’ai réservé via le site internet Expédia l’hébergement à l’hôtel, la location de la voiture et les billets d’avion Ryanair au départ de Marseille, c’est la seule solution pour avoir un vol direct Pour faciliter les déplacements pendant le séjour j’ai choisi parmi le grand choix proposé sur le site un hôtel situé au milieu de l’ile, il s’agit d’un hôtel de la chaine Barcelo et plus particulièrement à Teguise Beach l’établissement : « Barceló Teguise Beach Adults Only » qui s’avérera être un très bon choix. Séjour
Dimanche 21 Septembre- Lundi 22 Départ Il est14h15, nous sommes à la gare TGV d'Avignon, Danielle est venue nous chercher plus tôt étant donné la météo. Orages et déluge jusqu'a la gare TGV. Le TGV était à l'heure, juste 30minutes pour arriver à Marseille saint Charles. L'accès à la navette vers l’aéroport est rapide et pratique juste derrière la gare. Le car part pour l'aéroport sous l'orage et un déluge, les routes sont inondées et les voitures ne peuvent pas passer à certains endroits. On à le temps d'étre bien trempé pour rejoindre le terminal. 2 h d'attente avant le vol. Finalement l'avion décolle à minuit et peu de temps avant l'arrivée le pilote nous annonce que l'aéroport d'arrivée est fermé et que nous sommes déroutés à Tenerife et que la compagnie nous réacheminera à destination dès que possible. Il faudra attendre 2H et Ryanair nous a gracieusement offert un bon d'achat de 4€. Nous réembarquons vers 5H15 et décollage à 6H. Environ 45mn pour rejoindre Lanzarote. Une fois les valises récupérées on s'occupe de la location de voiture. Le guichet dans le terminal est fermé et il est indiqué de se rendre au parking P4, on a un peu de mal à le trouver. Je crains un peu la réponse du loueur car la voiture devait être retirée 7H plus tôt, mais ça ne pose pas de probléme. Une dame à coté de nous est furieuse car elle est dans la même situation et on lui a annulé sa location. Anne-Marie fait la traductrice pour elle au niveau de l'agence, mais rien n'y fait. On récupère une Toyota Aigo neuve et on se dirige ensuite vers l'hôtel. Une fois les formalités remplies on traverse le jardin en longeant la vaste piscine pour rejoindre la chambre. Une jolie chambre au 1er étage équipée d'un bain à remous avec vue sur mer. Il est tôt , nous allons ensuite prendre le petit déjeuner, un buffet généreusement garni et diversifié ou l'on peut trouver tout ce que l'on souhaite. Ensuite nous prenons la voiture pour rejoindre le site Cueva de los Verdes mais il y a beaucoup de monde et d'attente. Nous y reviendrons un autre jour. Nous allons ensuite au Mirador Del Rio. Ce mirador rocheux à une extrémité de l'ile avec des a pics vertigineux qui tombent dans l'océan d'une hauteur de 500m, la vue est grandiose et impressionnante. Un bar panoramique permet de se rafraîchir en profitant du décor. Retour à l'hôtel ensuite pour une petite balade dans le quartier et profiter de la belle piscine à la température d'eau agréable. Moment détente, transat, piscine. Le soir buffet trés varié au restaurant. Ensuite coché tôt pour récupérer de la nuit précédente sans sommeil.
Mardi 23 Après une bonne nuit réparatrice, buffet petit déjeuner très varié et copieux, l’installation en terrasse est bien agréable. Ensuite nous prenons la direction d’une route intérieure qui nous mène au parc national des volcans de Timanfaya. La route près du parc longe des vignobles ou les pieds sont entourés de murets en pierre de lave qui les protègent des vents dominants. Un premier arrêt au centre de visites ou l’activité volcanique de l’ile est très documentée. Ensuite arrêt à une aire ou il est possible de faire une petite balade à dos de chameau, 2 sièges de part et d’autre de sa bosse sont installés. Cette petite balade offre une belle vue sur ce décors volcanique en prenant de la hauteur. Prix correct de 11€ par place pour 20minutes de promenade. Nous rejoignons ensuite l’entrée du parc en passant par la voie qui mène au parking d’où partent les bus seul habilités à emprunter le parcours sinueux à l’intérieur du parc. Beaucoup de monde et environ 45 minutes et plusieurs arrêts avant d’atteindre le parking. Ensuite nous prenons le car et le parcours offre de très jolies vues sur cette zone volcanique et ses nombreux cratères. Le parcours est très intéressant avec plusieurs arrêts du car pour prendre des photos. Sur la zone du parking un guide nous montre la chaleur des pierres sous le sol qui permet d’enflammer de la végétation sèche, de méme l’eau versée dans les trous creusés dans le sol provoque immédiatement un geyser et des jets de vapeur. Le bâtiment à coté du parking offre un espace restauration ou la viande est cuite par la chaleur d’un puit creusé dans la roche volcanique. En repartant nous allons jusqu'à la commune de Playa Blanca, une commune du bord de mer qui offre une petite plage de sable.
Ensuite retour à l’hôtel en fin d’après-midi et repas du soir.
Mercredi 24 Lever assez tôt et petit déjeuner matinal, peu de monde à cette heure, nous avons réservé il y a 2 jours la visite à 10H de Los Verdes, des tunnels de lave créés par l’éruption et les coulées de lave jusqu'à la cote des fleuves de lave du volcan La Corona. Au contact de l’air la lave s’est solidifiée en surface et a continué à s’écouler en dessous, les tunnels de lave vont jusqu’au volcan à 8 kilomètres, mais on ne parcourt qu’un kilomètre. L’intérieur de ce tunnel est impressionnant avec des passages étroits et des salles plus vastes. On remarque les traces laissées par l’écoulement de la lave liquide des couleurs variées et des formes tourmentées. A l’extrémité du parcours une vaste salle a été aménagée en salle de concert à l’acoustique parfaite. Ensuite nous allons sur le site de Jameo Del Agua. C’est la continuité du tunnel de lave aménagé par Manrique. Des espaces bar, restaurant joliment aménagés et un lac souterrain ou l’on peut voir de petits crabes blancs aveugles, une espèce protégée dans cette eau très pure. En allant plus haut un bel espace avec un joli bassin au centre qui peut faire office de piscine et des cheminements autour très joliment aménagés d’un blanc pur qui contraste avec le bleu de l’eau de ce bassin. En poursuivant on accède à un vaste espace dans le tunnel de lave aménagé en grande salle de spectacle avec aussi une acoustique parfaite. Des escaliers permettent de découvrir ce bel espace d’en haut. Une trouée dans ce décor de lave avec l’océan à l’horizon. Nous repartons vers le village de Yé, ici nous sommes au pied du volcan La Corona. A 160m de l’église un chemin qui traverse les parcelles de vignes s’élève ensuite vers le haut du cratère du volcan que l’on atteint en 30 minutes environ. Il s’agit du plus haut volcan de l’ile. Arrivé au bord du cratère on constate la grande profondeur de celui-ci et la pente très raide de l’intérieur du cratère qui forme une grande ouverture circulaire. L’endroit est grandiose et impressionnant. Retour à la voiture et à l’hôtel par une route qui s’élève rapidement et offre une très belle vue sur le nord de l’ile.
Jeudi 25 Après le petit-déj toujours agréable et varié nous partons en direction du centre de l’ile au parc des volcan set nous nous arrêtons à un parking en bord de route d’où part un chemin en direction du volcan Montana Cuervo. Il s’agit d’un cratère ouvert sur le côté. Lors d’une éruption une explosion s’est produite, ouvrant une brèche dans le cratère.
Des énormes blocs de roche ont été projetés à plusieurs dizaines de mètres. Le chemin passe par la brèche et descend dans le cratère et permet de faire le tour de celui-ci. C’est impressionnant et l’on se sent vraiment petit et fragile dans cet univers. Les parois du cratère de différentes couleurs mettent en valeur les blocs de roche. Ce cratère est entouré d’une mer de lave avec une roche aux formes acérées et coupantes. On peut faire le tour extérieur du cratère mais ça n’a pas un grand intérêt. Nous rejoignons ensuite la côte ouest en s’arrêtant à un endroit où se trouve un petit lac vert à côté d’une belle plage de sable noir. Ensuite un arrêt à Salinas de Janubio, un joli point de vue sur les marais salants avec différentes couleurs d’eau. Une petite boutique offre divers produits sur place. Ensuite nous prenons la direction de la célèbre plage de Papagayo. La route s’arrête et on arrive à une guérite qui réclame 3€ pour continuer. A partir d’ici le terrain est privé et il faut payer pour emprunter une longue piste caillouteuse en terre de 3 Kilomètres. Pas mal de voitures y circulent soulevant des nuages de poussière. La voiture est repeinte couleur poussière. On arrive à un vaste espace de stationnement, plusieurs chemins mènent à des petites plages différentes. Nous allons à Papagayo, une petite plage de sable blond entourée de roches rouge. La plage est en pente douce et descend lentement dans l’eau. La température de l’eau est bonne et le cadre sympathique et paisible. Nous restons un moment avant de repartir en direction de l’hôtel.
Vendredi 26 Nous commençons par la visite de la fondation César Manrique à Tahiche. C’ était à l’origine une de ses demeures. La construction est moderne sur plusieurs niveaux et intégrée à la coulée de lave autour en utilisant les trouées pour constituer des espaces de vie. De larges baies vitrées donnent des pièces lumineuses et ouvertes sur le décor. L’endroit est agréable avec les jardins extérieurs fleuris. L’endroit mérite une visite. Ensuite nous prenons la route jusqu'à Las Grietas, un chemin conduit à une faille dans la roche volcanique qui forme un défilé étroit ou seule une personne peut passer à la fois. Ce défilé n’est pas très long et la progression est lente à cause des interminables selfies réalisés ici. Ensuite nous nous arrêtons à la Casa Del Camposino, une ferme rénovée qui accueille plusieurs boutiques d’artisans. Nous y goutons un vin local conseillé par une charmante dame et lui achetons sur ses conseils 2 bouteilles de vin rouge de Lanzarote. Direction maintenant la plage de Tamara, une belle et large plage au pied de hautes falaises. Ici il y a toujours de belles vagues et c’est la plage des surfeurs. Sur la route u retour vers l’hôtel nous nous arrêtons au jardin de cactus, c’est la derniére création de César Manrique créé avec un grand sens de l’esthétique autour d’un ancien moulin à vent il présente 4500 variétés de cactus aux formes diverses dans un très bel espace. Retour en fin d’après-midi à l’hôtel et soirée.
Samedi 27 Le matin après le petit déjeuner toujours copieux nous prenons la direction du nord de l’ile vers Haria. Nous découvrons par hasard une autre maison de César Manrique ou il a longtemps vécu. Cette maison est plus classique que la précédente, mais toujours de vastes pièces et une installation moderne très agréable. Au fond du jardin son vaste atelier, lieu où il réalisait ses œuvres. Ensuite nous allons au marché artisanal, on était venu pour ça initialement. Divers stands proposant des articles locaux, beaucoup de monde à ce marché. Pas de place aux terrasses des cafés pour s’installer. Ensuite nous retournons à la plage de Famara pour un long moment, toujours de belles vagues pour le plaisir des surfeurs. La température de l’eau est agréable et nous en profitons. Retour à l’hôtel mais avant arrêt à une station pour refaire le plein de la voiture qui à été très économique, d’autant plus que l’essence est beaucoup moins chère qu’en France 1,16€ le litre de sp95. Lavage de la voiture aussi qui était très poussiéreuse après la longue piste en terre pour accéder à la plage de Papagayo. A l’hôtel cocktail du dernier soir avant le repas.
Dimanche 28 Matinée à l’hôtel au bord de la piscine avant de libérer la chambre à 12H. Nous allons pour le déjeuner à un restaurant « Dona Lola » proche de l’hôtel avec une terrasse offrant la vue la cote. Nous prenons un carpaccio de thon qui est très bon. Direction l’aéroport ensuite situé à 15 minutes de route. Nous restituons la voiture et rejoignons l’aéroport. Une longue queue pour enregistrer les bagages. Le vol retour est à l’heure. Navette bus jusqu'à la gare Saint Charles. Ensuite nous rejoignons la location pour la nuit. Le boulevard descend, c’est plus facile avec les valises. La location est située entre le vieux port et la gare. Une fois sur place nous récupérons les clés et dernier effort il faut monter les bagages au 3éme étage. Le studio est sympathique, propre avec un équipement simple qui suffit pour une nuit.
After summer 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland in summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, trek part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is called Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!! The downside of this choice is that since there’s no way to resupply in Sarek and the Kungsleden isn’t really set up for long treks, we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
03/08 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 04/08 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 05/08 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 06/08 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which, from what we’ve read, is stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is called Europe’s last wild space—I think it’s incredibly inspiring!! The downside of this choice is that since there’s no way to resupply in Sarek and the Kungsleden isn’t really set up for long treks, we’ll have to carry a lot of food for the first part with Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to abandon the Sarek crossing.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our overstuffed backpacks!
03/08 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 04/08 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 05/08 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 06/08 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
You can post your personal photos in the following thread: https://voyageforum.com/forum/quelque-part-en-thailande-d10655574/
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style. All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert. However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it. I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.

I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course. Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious. Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs. It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons. That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field. A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style. All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert. However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it. I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.

I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course. Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious. Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs. It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons. That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field. A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
Hi everyone,
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular. This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit. I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual. Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up... We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.

.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later. Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:

Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:

I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias?? As a fan of vintage planes, I loved it...

On the other hand, the light was incredibly harsh.....!! Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge. Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.


Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??

A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:


Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!

When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me. I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
...
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular. This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit. I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual. Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up... We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.

.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later. Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:

Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:

I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias?? As a fan of vintage planes, I loved it...

On the other hand, the light was incredibly harsh.....!! Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge. Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.


Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??

A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:


Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!

When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me. I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉
...
Hi there,
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Bonjour,
Je me lance dans un CR de notre boucle, somme toute assez classique, Denver-Yellowstone-Denver cet été du 24 juillet au 17 août. Vu la multitude de CR déjà existant ou en cours d’écriture, et n’ayant ni la qualité d'écriture ni celle des photos de beaucoup d’entre vous, je me contenterai, enfin surtout j'essaierai, d'être pragmatique pour vous faire partager notre ressenti notamment sur certains parcs ou lieu un peu moins visités.
Je tiens tout d'abord à remercier tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, commentaires ou autres, nous ont permis de bâtir au mieux ce programme, qui, avec le recul, aurait encore pu être optimisé : une déception pour plusieurs belles découvertes, mais parfois survolées faute de temps. De quoi revenir dans le secteur !
Nous voyageons avec nos 4 ados (ou presque) de 18, 16, 14 et quasiment 12 ans. Ce qui nécessite, afin que le voyage soit agréable pour tous, non seulement certains compromis de part et d’autre (raccourcir une visite pour profiter plus longuement d’une baignade, se lever aux aurores...) mais aussi de bien prendre en compte certains aspects logistiques qui pourraient vite devenir chronophages sans un minimum d’organisation (lessives, courses, rangement des bagages…). Parce que mine de rien, je crois qu’on a du « visiter » tous les Walmart implantés sur notre parcours !!! La faute à une absence de frigo dans certains logements et surtout à une place très très limitée dans la voiture ne permettant pas d’avoir une glacière digne de ce nom. Je reviendrai par ailleurs sur l’épisode voiture.
Pour les logements, nous avons cette année alterné cabines basiques dans des KOA et Yellowstone (quand plus d’1 nuit au même endroit) et hôtels. Toujours avec piscine (sauf Yellowstone bien sûr), ce qui permet aux enfants de se défouler (parce qu’ils ont toujours de la réserve même après des journées bien chargées!) et nous, il faut bien l’avouer, de nous détendre. Pas de souci de Wifi, nous avons tous un forfait avec 25 GO d'internet (un grand merci à Gilles pour le super plan à 0,99 €). Cela a très bien fonctionné, même les SMS et appels de portable à portable (aucun coût supplémentaire).
J’en viens à notre circuit : comme je le disais, boucle classique Denver-Yellowstone-Denver. Pour ne pas trop survoler les parcs et ne pas passer notre temps à courir, nous avons privilégié de loger au plus près de ceux-ci en restant au moins 2 nuits au même endroit. Et je dois dire que c’est très appréciable de se poser, même si ce n’est que pour 2 nuits. Cela permet aussi de composer avec la météo, pas toujours au top lors de ce voyage. La contre-partie, la durée des vacances n’étant malheureusement pas extensible, est que certaines étapes ont parfois été longues : on le savait, mais le fait d’être dans un rythme cool, sans contrainte horaire (ne pas me demander de timing, je ne me soucie pas de l’heure en vacances sauf le matin pour lever toute la troupe si je ne veux pas que le départ soit à midi…), nous a parfois fait faire des journées à rallonge.
Ceci étant posé, j’attaque le voyage en lui-même dans le prochain post.
Je me lance dans un CR de notre boucle, somme toute assez classique, Denver-Yellowstone-Denver cet été du 24 juillet au 17 août. Vu la multitude de CR déjà existant ou en cours d’écriture, et n’ayant ni la qualité d'écriture ni celle des photos de beaucoup d’entre vous, je me contenterai, enfin surtout j'essaierai, d'être pragmatique pour vous faire partager notre ressenti notamment sur certains parcs ou lieu un peu moins visités.
Je tiens tout d'abord à remercier tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, commentaires ou autres, nous ont permis de bâtir au mieux ce programme, qui, avec le recul, aurait encore pu être optimisé : une déception pour plusieurs belles découvertes, mais parfois survolées faute de temps. De quoi revenir dans le secteur !
Nous voyageons avec nos 4 ados (ou presque) de 18, 16, 14 et quasiment 12 ans. Ce qui nécessite, afin que le voyage soit agréable pour tous, non seulement certains compromis de part et d’autre (raccourcir une visite pour profiter plus longuement d’une baignade, se lever aux aurores...) mais aussi de bien prendre en compte certains aspects logistiques qui pourraient vite devenir chronophages sans un minimum d’organisation (lessives, courses, rangement des bagages…). Parce que mine de rien, je crois qu’on a du « visiter » tous les Walmart implantés sur notre parcours !!! La faute à une absence de frigo dans certains logements et surtout à une place très très limitée dans la voiture ne permettant pas d’avoir une glacière digne de ce nom. Je reviendrai par ailleurs sur l’épisode voiture.
Pour les logements, nous avons cette année alterné cabines basiques dans des KOA et Yellowstone (quand plus d’1 nuit au même endroit) et hôtels. Toujours avec piscine (sauf Yellowstone bien sûr), ce qui permet aux enfants de se défouler (parce qu’ils ont toujours de la réserve même après des journées bien chargées!) et nous, il faut bien l’avouer, de nous détendre. Pas de souci de Wifi, nous avons tous un forfait avec 25 GO d'internet (un grand merci à Gilles pour le super plan à 0,99 €). Cela a très bien fonctionné, même les SMS et appels de portable à portable (aucun coût supplémentaire).
J’en viens à notre circuit : comme je le disais, boucle classique Denver-Yellowstone-Denver. Pour ne pas trop survoler les parcs et ne pas passer notre temps à courir, nous avons privilégié de loger au plus près de ceux-ci en restant au moins 2 nuits au même endroit. Et je dois dire que c’est très appréciable de se poser, même si ce n’est que pour 2 nuits. Cela permet aussi de composer avec la météo, pas toujours au top lors de ce voyage. La contre-partie, la durée des vacances n’étant malheureusement pas extensible, est que certaines étapes ont parfois été longues : on le savait, mais le fait d’être dans un rythme cool, sans contrainte horaire (ne pas me demander de timing, je ne me soucie pas de l’heure en vacances sauf le matin pour lever toute la troupe si je ne veux pas que le départ soit à midi…), nous a parfois fait faire des journées à rallonge.
Ceci étant posé, j’attaque le voyage en lui-même dans le prochain post.
Hi there,
On this forum, I shared my first trip to Tunisia from mid-February to early March (https://voyageforum.com/forum/impressions-tunisiennes-en-direct-d11460662/), a stay I enjoyed so much that six weeks later, I’m back in Tunisia for a full 15 days (I return on April 27).
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while. When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing. The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.


TO BE CONTINUED....
On this forum, I shared my first trip to Tunisia from mid-February to early March (https://voyageforum.com/forum/impressions-tunisiennes-en-direct-d11460662/), a stay I enjoyed so much that six weeks later, I’m back in Tunisia for a full 15 days (I return on April 27).
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while. When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing. The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.


TO BE CONTINUED....
Bonjour à tous,
De retour d'une quinzaine de jours en Andalousie j'ai envie de partager cette expérience avec vous, peut être que ca pourra être utile dans la préparation d'un voyage. Je commence par un petit récap sur ce post et j'essaierai de continuer ensuite avec des photos et des détails sur les journées (j'ai encore du travail de tri pour les photos) ; j'espère que je ne serai pas trop ennuyeux 😎
Les conditions du voyage :
du 20 avril au 4 mai 2019 :
7 jours sur la côte de la Luz (el puerto de santa maria) en air bnb,
4 jours à la jonction entre la costa del sol et la costa tropical (Salobrena) en air bnb
3 jours au cabo de gata pour le repos en camping à Los Escullos
Deux familles de 4, chacune avec sa voiture perso : 3 garçons de 9 ans et une fille de 6 ans. Une famille plutôt ville et découverte (c'est pas nous mais on se soigne) et une famille plutôt farniente / nature (ca c'est nous). On parle un peu espagnol.
Plus de 5 000 km, dont 2 500 pour le trajet aller retour depuis Carcassonne.
Le temps : variable mais on s'attendait à mieux dans cette région toute fin avril : on a eu un parfois froid la première semaine sur la côte de la Luz (< 20 °C) et ensuite il a fait plus chaud sans excès la deuxième semaine (<25°C). Au moins on n'a pas eu trop de pluie
Notre budget : environ 2600 € par famille :
700 € pour les nuitées, soit 50 € par nuit,
1000 € pour les repas / restau. Au restau on s'en sortait généralement pour 50 € / famille, on mangeait au resto le midi (sauf 2/3 pique nique) et à la maison le soir en essayant d'être de retour pour 18H00)
600 € pour les sorties : rio tinto, un spectacle de flamenco, les visites de l'alhambra, giralda et alcazar, les parc oasis avec repas, la sortie kayak
300 € pour l'essence et péage
préparation : quelques mois à l'avance avec les résa des nuitées et de l'alhmabra / giralda / Alcazar. Quelques guides de voyage (j'aime bien le guide « évasion » pour initier la prépa. Géoguide est bien sans plus mais c'est le routard de nos amis qui a le plus servi. Egalement 3 mois de préparation / révision à l'espagnol avec Mosalingua (méthode de répétition très bien faite, 10 minutes / jours max). Téléchargement de Maps me et de la carte d'Andalousie à l'avance, indispensable. Et enfin tricount pour faire le décompte des dépenses avec les amis, c'est très pratique.
Qu'avons nous fait / vu:
3 visites de villes (Séville, Grenade et Cadix) + Malaga pour les amis, (on, a mis le véto sur Cordoue, ca aurait fait trop de ville pour nous)
4 villages blancs (Vejer de la frontera, Arcos de la frontera, Grazamela, Ronda) + Tarifa pour les amis,
des plages (Tarifa et Bolonia, matalascanas, Nerja, el Cabo de gata)
des petits moments nature et divertissement : le parc de la donana, une sortie kayak le long de la côte rocheuse près de Nerja et le parc Far west / animalier dans le désert de Tabernas.
un peu de culture : les mines de rio tintos, le site archéologique d'Italica, les caravelles de Christophe Colomb, la grotte de Nerja pour nous et le musée Picasso à Malaga pour les amis, le séchage du jambon dans les Alpujarras pour les amis.
Nos coups de cœur
Nerja et les quelques villages autour : la côte rocheuse est vraiment sympa on a adoré la sortie en Kayak même si pour le snorkeling l'eau était bien froide. Les plages sont abritées du vent, le village est agréable et bien sûr la grotte est exceptionnelle.
El Rocio et le parc de la Donana. Ambiance hors du temps un peu western à El Rocio, on y serait bien resté un jour ou deux ; le calme et les odeurs de pin nous ramènent dans les landes
Ce qui nous a moyennement plu :
les mines de rio tinto : pas passionnant ni extraordinaire d'autant que le flots de paroles ininterrompus des guides espagnols gachent un peu ce moment de « nature ».
Nos petits regrets (qu'on note pour une prochaine fois) :
avoir oublié nos passeports et n'avoir pas pu aller passer une journée à Tanger depuis Tarifa,
avoir manqué d'une journée autour de Nerja pour aller passer une journée de Snowboard dans la sierra Nevada à à peine 1H30 de route (que nous a proposé l'excursionniste de kayak)
ne pas avoir passé au moins une nuit à El rocio pour aller explorer le parc de la Donana au petit matin
Antequerra avec l'embalse du guadalhorce et le caminito del rey (mais il fallait refaire 2h00 de route et on n'avait pas le courage)
Mes impressions générales et personnelles à chaud sur l'Andalousie et l'Espagne
sur les paysages : un sentiment de concentration un peu extrême parfois d'une mono activité sur un territoire : champs d'olivier à perte de vue sur le trajet, les fermes éoliennes de la côte de la Luz (que j'ai trouvé bien intégrées), les lignes d'immeubles le long de la costa del sol (burk, heureusement qu'on ne s'y est pas arrêté), les champs de serres autour d'Alméria (dommage d'avoir gelé la côte sur autant de km), le port industriel de Huelvas tellement étendu, ...
D'ailleurs en traversant le pays ce qui nous a étonné par rapport à la France c'est la relative absence de hameaux, les villages sont bien délimités et la population s'y concentre laissant de vastes paysages sans présence humaine, alors qu'en France on trouve des habitations un peu partout.
Enfin sur les routes : relativement peu de péages, alors certes les aires de repos sont moins bien aménagées que chez nous mais les routes sont en bon état et notre porte feuille était plutôt content. D'ailleurs les routes sont plutôt rectilignes avec un nombre incalculable de ponts et tunnels : l'avantage (outre le fait qu'on se déplace rapidement) c'est qu'il y a relativement peu de routes secondaires qui viennent impacter le paysage.
pour le tourisme et les activités : une très grande variété et richesse. Le sentiment que chacun trouvera des choses à faire selon ses goûts et qu'en 15 jours on est loin d'avoir épuisé nos envies. Et c'est incroyable comment dans une région on passe vite de la côte aux sommets enneigés (la sierra Nevada), des cultures au désert (le Tabernas). Et bien sûr le mélange des cultures européennes et arabe dans l'architecture dans une même ville est très agréable.
Petit regret c'est d'avoir relativement peu échangé avec les locaux, on est mal tombé pour ca sur nos air bnb dommage. On était bien reçu par les différents commerçants par contre, très compréhensifs sur mon espagnol approximatif:-) .
Au final je pense que notre choix de nous poser sur la côte de luz et ensuite près de Nerja étaient bons : on a pu rayonner pas trop mal (même si on a fait de km bien sûr) et on était dans des environnement vraiment sympa. Et les 3 jours de repos total ensuite au cabo de gata ont été les bienvenus.
Si vous préférez ou pouvez faire des pauses moins longues vous pouvez essayez de dormir sur El Roccio (facile pour aller à Séville et permet la visite matinale du parc de la donana) et pourquoi pas aussi à Grazamela pour faire une rando dans la sierra (mais à improviser car dépend de la météo)... Et bien sûr Tarifa pour un aller retour Tanger et journée à Gibraltar.
a bientôt pour des détails sur les différentes journées et quelques photos
Laurent
De retour d'une quinzaine de jours en Andalousie j'ai envie de partager cette expérience avec vous, peut être que ca pourra être utile dans la préparation d'un voyage. Je commence par un petit récap sur ce post et j'essaierai de continuer ensuite avec des photos et des détails sur les journées (j'ai encore du travail de tri pour les photos) ; j'espère que je ne serai pas trop ennuyeux 😎
Les conditions du voyage :
du 20 avril au 4 mai 2019 :
7 jours sur la côte de la Luz (el puerto de santa maria) en air bnb,
4 jours à la jonction entre la costa del sol et la costa tropical (Salobrena) en air bnb
3 jours au cabo de gata pour le repos en camping à Los Escullos
Deux familles de 4, chacune avec sa voiture perso : 3 garçons de 9 ans et une fille de 6 ans. Une famille plutôt ville et découverte (c'est pas nous mais on se soigne) et une famille plutôt farniente / nature (ca c'est nous). On parle un peu espagnol.
Plus de 5 000 km, dont 2 500 pour le trajet aller retour depuis Carcassonne.
Le temps : variable mais on s'attendait à mieux dans cette région toute fin avril : on a eu un parfois froid la première semaine sur la côte de la Luz (< 20 °C) et ensuite il a fait plus chaud sans excès la deuxième semaine (<25°C). Au moins on n'a pas eu trop de pluie
Notre budget : environ 2600 € par famille :
700 € pour les nuitées, soit 50 € par nuit,
1000 € pour les repas / restau. Au restau on s'en sortait généralement pour 50 € / famille, on mangeait au resto le midi (sauf 2/3 pique nique) et à la maison le soir en essayant d'être de retour pour 18H00)
600 € pour les sorties : rio tinto, un spectacle de flamenco, les visites de l'alhambra, giralda et alcazar, les parc oasis avec repas, la sortie kayak
300 € pour l'essence et péage
préparation : quelques mois à l'avance avec les résa des nuitées et de l'alhmabra / giralda / Alcazar. Quelques guides de voyage (j'aime bien le guide « évasion » pour initier la prépa. Géoguide est bien sans plus mais c'est le routard de nos amis qui a le plus servi. Egalement 3 mois de préparation / révision à l'espagnol avec Mosalingua (méthode de répétition très bien faite, 10 minutes / jours max). Téléchargement de Maps me et de la carte d'Andalousie à l'avance, indispensable. Et enfin tricount pour faire le décompte des dépenses avec les amis, c'est très pratique.
Qu'avons nous fait / vu:
3 visites de villes (Séville, Grenade et Cadix) + Malaga pour les amis, (on, a mis le véto sur Cordoue, ca aurait fait trop de ville pour nous)
4 villages blancs (Vejer de la frontera, Arcos de la frontera, Grazamela, Ronda) + Tarifa pour les amis,
des plages (Tarifa et Bolonia, matalascanas, Nerja, el Cabo de gata)
des petits moments nature et divertissement : le parc de la donana, une sortie kayak le long de la côte rocheuse près de Nerja et le parc Far west / animalier dans le désert de Tabernas.
un peu de culture : les mines de rio tintos, le site archéologique d'Italica, les caravelles de Christophe Colomb, la grotte de Nerja pour nous et le musée Picasso à Malaga pour les amis, le séchage du jambon dans les Alpujarras pour les amis.
Nos coups de cœur
Nerja et les quelques villages autour : la côte rocheuse est vraiment sympa on a adoré la sortie en Kayak même si pour le snorkeling l'eau était bien froide. Les plages sont abritées du vent, le village est agréable et bien sûr la grotte est exceptionnelle.
El Rocio et le parc de la Donana. Ambiance hors du temps un peu western à El Rocio, on y serait bien resté un jour ou deux ; le calme et les odeurs de pin nous ramènent dans les landes
Ce qui nous a moyennement plu :
les mines de rio tinto : pas passionnant ni extraordinaire d'autant que le flots de paroles ininterrompus des guides espagnols gachent un peu ce moment de « nature ».
Nos petits regrets (qu'on note pour une prochaine fois) :
avoir oublié nos passeports et n'avoir pas pu aller passer une journée à Tanger depuis Tarifa,
avoir manqué d'une journée autour de Nerja pour aller passer une journée de Snowboard dans la sierra Nevada à à peine 1H30 de route (que nous a proposé l'excursionniste de kayak)
ne pas avoir passé au moins une nuit à El rocio pour aller explorer le parc de la Donana au petit matin
Antequerra avec l'embalse du guadalhorce et le caminito del rey (mais il fallait refaire 2h00 de route et on n'avait pas le courage)
Mes impressions générales et personnelles à chaud sur l'Andalousie et l'Espagne
sur les paysages : un sentiment de concentration un peu extrême parfois d'une mono activité sur un territoire : champs d'olivier à perte de vue sur le trajet, les fermes éoliennes de la côte de la Luz (que j'ai trouvé bien intégrées), les lignes d'immeubles le long de la costa del sol (burk, heureusement qu'on ne s'y est pas arrêté), les champs de serres autour d'Alméria (dommage d'avoir gelé la côte sur autant de km), le port industriel de Huelvas tellement étendu, ...
D'ailleurs en traversant le pays ce qui nous a étonné par rapport à la France c'est la relative absence de hameaux, les villages sont bien délimités et la population s'y concentre laissant de vastes paysages sans présence humaine, alors qu'en France on trouve des habitations un peu partout.
Enfin sur les routes : relativement peu de péages, alors certes les aires de repos sont moins bien aménagées que chez nous mais les routes sont en bon état et notre porte feuille était plutôt content. D'ailleurs les routes sont plutôt rectilignes avec un nombre incalculable de ponts et tunnels : l'avantage (outre le fait qu'on se déplace rapidement) c'est qu'il y a relativement peu de routes secondaires qui viennent impacter le paysage.
pour le tourisme et les activités : une très grande variété et richesse. Le sentiment que chacun trouvera des choses à faire selon ses goûts et qu'en 15 jours on est loin d'avoir épuisé nos envies. Et c'est incroyable comment dans une région on passe vite de la côte aux sommets enneigés (la sierra Nevada), des cultures au désert (le Tabernas). Et bien sûr le mélange des cultures européennes et arabe dans l'architecture dans une même ville est très agréable.
Petit regret c'est d'avoir relativement peu échangé avec les locaux, on est mal tombé pour ca sur nos air bnb dommage. On était bien reçu par les différents commerçants par contre, très compréhensifs sur mon espagnol approximatif:-) .
Au final je pense que notre choix de nous poser sur la côte de luz et ensuite près de Nerja étaient bons : on a pu rayonner pas trop mal (même si on a fait de km bien sûr) et on était dans des environnement vraiment sympa. Et les 3 jours de repos total ensuite au cabo de gata ont été les bienvenus.
Si vous préférez ou pouvez faire des pauses moins longues vous pouvez essayez de dormir sur El Roccio (facile pour aller à Séville et permet la visite matinale du parc de la donana) et pourquoi pas aussi à Grazamela pour faire une rando dans la sierra (mais à improviser car dépend de la météo)... Et bien sûr Tarifa pour un aller retour Tanger et journée à Gibraltar.
a bientôt pour des détails sur les différentes journées et quelques photos
Laurent
La fantaisie et le dépaysement sont quelquefois tout près de chez vous ! J’aime aller aux quatre coins de la planète, mais il peut y avoir aussi tout un monde à peine plus loin que le coin de votre rue… et même le bout de votre nez ! Je vais donc vous raconter en image la belle kermesse d’Ath, que nous avons découverte seulement en août dernier, alors que nous sommes voisins (nous habitons Lille)
J'aurais pu sous-titrer ce carnet: "Ferme eut’bouc tin nez va quer eud’dans"; c'est une expression en langue picarde, littéralement « Ferme ta bouche ton nez va tomber dedans », qui se dit à une personne ébahie, et ébahie je l'ai été!!!
Ooooooooh, des géants !
Ah comme je les aime ! Dans le Nord nous avons beaucoup de ces géants, comme Reuze Papa et Reuze Maman à Cassel, ou encore Gayant, Marie et leurs enfants Binbin, Jacquot et Fillon à Douai, et bien d’autres encore.
Hein ? Quoi ? Chavez po quo qu’ch’est qu’in Géant deuch’Nord?
Et bien c’est un héros bienveillant, une figure légendaire, un protecteur, un symbole, qui est lié à une ville et qui la parcourt en marchant et en dansant au moment du carnaval ou de la fête locale… La tradition serait née au Portugal au 13ème siècle (en tout cas c’est là qu’on en a les premiers témoignages), puis on les rencontre dans les Pays bas à partir du 15ème siècle. Dans le Nord, les plus anciens sont Gayant et Marie de Douai (16ème siècle) mais on en a vu beaucoup de nouveaux apparaître depuis les années 80, avec le revival des carnavals… Bon en pratique c’est un grand personnage (ou figure animale) qui mesure plusieurs mètres; la structure est en osier, le corps est souvent en papier mâché mais la tête peut être en bois comme à Ath (bois de tilleul), et les vêtements et les accessoires sont de tissu, cuir et bois. La robe évasée (pour les géants mâles comme femelles) permet à un ou des porteurs de se glisser sous le géant pour le déplacer à la seule force des bras, épaules et jambes, et même lui faire faire des pas de danse ! Il y a plus de 1500 géants en Belgique et 450 dans les Hauts de France, très majoritairement dans les départements du Nord et du Pas de Calais.
A Ath des géants il y en a … PLEIN ! Je n’en ai jamais vu autant en même temps. Et chacun d'entre eux n'est porté que par un seul homme à la fois (à l’exception de Bayard, vous verrez plus loin pourquoi), alors que la structure pèse plus de 100 kilos… les porteurs se succèdent donc rapidement ! La Ducasse d’Ath et ses géants sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2008, comme éléments des « Géants et dragons processionnels de Belgique et de France ».
La ducasse d’Ath est de surcroît remarquable par son ancienneté, et son ancrage local ; il est fait mention d’une procession dès 1399, et aujourd’hui les nombreuses compagnies musicales sont encore locales (Ath et communes avoisinantes). Le rendez-vous est extrêmement populaire : une bonne partie de la population est là, toutes générations confondues… Tous connaissent les groupes, chars et géants, et chacun a son préféré ! A l’origine, ce sont des groupes religieux qui défilaient et illustraient des épisodes de la Bible ou de la Légende dorée. Puis progressivement le défilé s’est sécularisé et n’a cessé d’évoluer en intégrant de nouveaux géants, des personnages historiques ou des allégories, en lien avec l’histoire locale (Ath, Hainaut belge, Belgique).

Enfin, les très beaux chars sont tous tirés par de magnifiques chevaux de trait, et ça c’est extraordinaire ! Le conseil communal est lui-même embarqué dans de belles calèches qui closent le défilé.
Pour finir avec cette longue introduction, sachez que la Ducasse d’Ath dure plusieurs jours mais que le point culminant en est la procession extrêmement codifiée qui a lieu le 4ème dimanche d’Août (en fait la procession passe 2 fois, une le matin et une l’après-midi).
Alors, ch’est parti !
En ce dimanche 26 août, nous voici donc à Ath en début d’après-midi pour voir la procession. Quel engouement populaire ! Chacun arbore les couleurs de la ville (violet, jaune et blanc), souvent avec un collier de tissu torsadé. Tout le monde est content, souriant, depuis le bambin hilare jusqu’à la guillerette centenaire, qui boit sa bière avec le cousin aux joues rubicondes et la jolie nièce blondinette aux brins d’juda (aux tâches de rousseur). ça s’apostrophe, ça rigole, ça chantonne, ça se congratule dans tous les coins.
Les gens commencent à se positionner aux endroits stratégiques du parcours, à savoir des endroits élargis où les géants vont s’arrêter pour exécuter une danse, sous les flonflons des fanfares qui les accompagnent. Et des fanfares, y’en a, au moins une par géant et par char !
L’attente passe vite dans cette ambiance joyeuse. A un moment, la musique se fait plus forte, et voici qu’apparaît enfin le premier géant ! Il s’agit de « l’aigle à deux têtes », sur lequel un bambin (un vrai) est assis, bien sécurisé sur sa petite chaise.
Présent dans le cortège depuis la fin du 17ème siècle, il n’avait au départ qu’une tête (normal, quoi) et accompagnait la confrérie des tailleurs. Il gagna une deuxième tête lors de la visite royale de 1854 (allez savoir pourquoi !). Il est haut de 3 mètres 30, et il pèse 115 kilos (sans l’enfant). Tous les hommes que vous voyez en blanc sont des porteurs qui se relaient. Sa danse consiste à faire tourner sur lui-même l’oiseau… on se dit que ch’tiot là haut doit avoir la tête qui tourne !


Puis, c’est la « barque des pêcheurs napolitains ». C’est un char magnifique, qui représente un navire et aux gréements duquel des jolis marins sont accrochés. Ce char apparut dans le défilé pour la première fois en 1856.
Il est suivi d’un géant humain, juché sur des échasses. C’est « Saint christophe de Flobech », qui tient un bâton fleuri et porte le Christ sur ses épaules (là ce n’est pas un vrai enfant !). Apparu au 19ème siècle, il disparut ensuite du cortège avant d’y être réintroduit en 1976.

Voici maintenant la compagnie des « Bleus », revêtus de l’uniforme français. Cette compagnie est l’héritière de l’ancienne compagnie des canonniers-arquebusiers, et elle ponctue son défilé de salves !

A suivre: le géant Samson!
J'aurais pu sous-titrer ce carnet: "Ferme eut’bouc tin nez va quer eud’dans"; c'est une expression en langue picarde, littéralement « Ferme ta bouche ton nez va tomber dedans », qui se dit à une personne ébahie, et ébahie je l'ai été!!!
Ooooooooh, des géants !
Ah comme je les aime ! Dans le Nord nous avons beaucoup de ces géants, comme Reuze Papa et Reuze Maman à Cassel, ou encore Gayant, Marie et leurs enfants Binbin, Jacquot et Fillon à Douai, et bien d’autres encore.Hein ? Quoi ? Chavez po quo qu’ch’est qu’in Géant deuch’Nord?
Et bien c’est un héros bienveillant, une figure légendaire, un protecteur, un symbole, qui est lié à une ville et qui la parcourt en marchant et en dansant au moment du carnaval ou de la fête locale… La tradition serait née au Portugal au 13ème siècle (en tout cas c’est là qu’on en a les premiers témoignages), puis on les rencontre dans les Pays bas à partir du 15ème siècle. Dans le Nord, les plus anciens sont Gayant et Marie de Douai (16ème siècle) mais on en a vu beaucoup de nouveaux apparaître depuis les années 80, avec le revival des carnavals… Bon en pratique c’est un grand personnage (ou figure animale) qui mesure plusieurs mètres; la structure est en osier, le corps est souvent en papier mâché mais la tête peut être en bois comme à Ath (bois de tilleul), et les vêtements et les accessoires sont de tissu, cuir et bois. La robe évasée (pour les géants mâles comme femelles) permet à un ou des porteurs de se glisser sous le géant pour le déplacer à la seule force des bras, épaules et jambes, et même lui faire faire des pas de danse ! Il y a plus de 1500 géants en Belgique et 450 dans les Hauts de France, très majoritairement dans les départements du Nord et du Pas de Calais.
A Ath des géants il y en a … PLEIN ! Je n’en ai jamais vu autant en même temps. Et chacun d'entre eux n'est porté que par un seul homme à la fois (à l’exception de Bayard, vous verrez plus loin pourquoi), alors que la structure pèse plus de 100 kilos… les porteurs se succèdent donc rapidement ! La Ducasse d’Ath et ses géants sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2008, comme éléments des « Géants et dragons processionnels de Belgique et de France ».
La ducasse d’Ath est de surcroît remarquable par son ancienneté, et son ancrage local ; il est fait mention d’une procession dès 1399, et aujourd’hui les nombreuses compagnies musicales sont encore locales (Ath et communes avoisinantes). Le rendez-vous est extrêmement populaire : une bonne partie de la population est là, toutes générations confondues… Tous connaissent les groupes, chars et géants, et chacun a son préféré ! A l’origine, ce sont des groupes religieux qui défilaient et illustraient des épisodes de la Bible ou de la Légende dorée. Puis progressivement le défilé s’est sécularisé et n’a cessé d’évoluer en intégrant de nouveaux géants, des personnages historiques ou des allégories, en lien avec l’histoire locale (Ath, Hainaut belge, Belgique).
Enfin, les très beaux chars sont tous tirés par de magnifiques chevaux de trait, et ça c’est extraordinaire ! Le conseil communal est lui-même embarqué dans de belles calèches qui closent le défilé.
Pour finir avec cette longue introduction, sachez que la Ducasse d’Ath dure plusieurs jours mais que le point culminant en est la procession extrêmement codifiée qui a lieu le 4ème dimanche d’Août (en fait la procession passe 2 fois, une le matin et une l’après-midi).Alors, ch’est parti !
En ce dimanche 26 août, nous voici donc à Ath en début d’après-midi pour voir la procession. Quel engouement populaire ! Chacun arbore les couleurs de la ville (violet, jaune et blanc), souvent avec un collier de tissu torsadé. Tout le monde est content, souriant, depuis le bambin hilare jusqu’à la guillerette centenaire, qui boit sa bière avec le cousin aux joues rubicondes et la jolie nièce blondinette aux brins d’juda (aux tâches de rousseur). ça s’apostrophe, ça rigole, ça chantonne, ça se congratule dans tous les coins.
Les gens commencent à se positionner aux endroits stratégiques du parcours, à savoir des endroits élargis où les géants vont s’arrêter pour exécuter une danse, sous les flonflons des fanfares qui les accompagnent. Et des fanfares, y’en a, au moins une par géant et par char !
L’attente passe vite dans cette ambiance joyeuse. A un moment, la musique se fait plus forte, et voici qu’apparaît enfin le premier géant ! Il s’agit de « l’aigle à deux têtes », sur lequel un bambin (un vrai) est assis, bien sécurisé sur sa petite chaise.

Présent dans le cortège depuis la fin du 17ème siècle, il n’avait au départ qu’une tête (normal, quoi) et accompagnait la confrérie des tailleurs. Il gagna une deuxième tête lors de la visite royale de 1854 (allez savoir pourquoi !). Il est haut de 3 mètres 30, et il pèse 115 kilos (sans l’enfant). Tous les hommes que vous voyez en blanc sont des porteurs qui se relaient. Sa danse consiste à faire tourner sur lui-même l’oiseau… on se dit que ch’tiot là haut doit avoir la tête qui tourne !


Puis, c’est la « barque des pêcheurs napolitains ». C’est un char magnifique, qui représente un navire et aux gréements duquel des jolis marins sont accrochés. Ce char apparut dans le défilé pour la première fois en 1856.
Il est suivi d’un géant humain, juché sur des échasses. C’est « Saint christophe de Flobech », qui tient un bâton fleuri et porte le Christ sur ses épaules (là ce n’est pas un vrai enfant !). Apparu au 19ème siècle, il disparut ensuite du cortège avant d’y être réintroduit en 1976.

Voici maintenant la compagnie des « Bleus », revêtus de l’uniforme français. Cette compagnie est l’héritière de l’ancienne compagnie des canonniers-arquebusiers, et elle ponctue son défilé de salves !

A suivre: le géant Samson!
Foreword
This text has been proofread many times.
Sorry if some points in this A to Z have already been covered on this forum.
Text and drawings by the author.
Peru is still a very vast country, with so much to see, and obviously this text can't list all the attractions of the country.
*Abiseo (River) A national park that's very hard to access and doesn’t seem open to visitors. Includes the Gran Pajaten site (see below). Personally, it really sparks my imagination (not visited personally)
*Aguas Calientes the town next to Machu Picchu, more precisely below the archaeological site. As far as I know, you can only get there by train. Reminds me of the market where stalls line both sides of the tracks near Bangkok. I love it
*Altiplano: somewhere the "heart" of the Andes. I was able to trek across it on foot, starting from Caracollo in Bolivia, and of course, it’s vast plains to explore. This is where people live in a very rural way. Andean populations are quite austere compared to those in the lowlands or on the coast. You really have to appreciate the harshness of life to live there. Life is anything but superficial. I set a compass heading and found myself walking west toward the expanse of water near a place called La Joya. For pitching the tent, the nights were still chilly
*Canyon del Colca One of the deepest canyons in the world. Personally, I hiked down and back up on foot. The toughest stretch I’ve ever covered in my life.
*Ceviche More or less the national dish. A marinade of fish, shellfish, and lime. But you can find it in some restaurants in Europe, France, and certainly in Belgium or Switzerland. In the small restaurants of Pisco, you can eat excellent ceviche
*Cerro Sechín: Mostly bas-reliefs. A site little known to travelers in the Casma province. The first vestiges of a pre-Inca civilization with iconography similar to that of Chavín (not visited personally)
*Chan Chan A large city of the Chimú civilization and relatively vast to visit. You can see adobe walls with bas-reliefs. Visit from Trujillo, take a colectivo. Plan for the whole day
*Charango: a small guitar widely used in Andean music
*Chauchilla A necropolis near Nazca where you can see mummies exposed on the ground. YouTubers can do paranormal experiments there. And for anyone wondering about the fate of the soul and body after death, here’s the answer: the body remains after death. You can imagine your own flesh and body exposed to the winds of the Pampa and before eternity... (not visited personally)

*Chavín de Huántar (Lanzón) The site’s appeal lies in its mountainous surroundings, the Lanzón stela, and the sculpted heads on the façades. What few people know is that the Chavín civilization began its expansion centuries before the Incas. Unfortunately, you can’t get too close to see the Lanzón—the day I was there, it was protected by grilles. To get there: minibus from Huaraz or trek from Olleros. Then cross a high pass (over 5,000m). If you do it solo on foot, be careful—the path isn’t obvious from Olleros
*Chullpa: funerary tower, notably at Sillustani in the Lake Titicaca region
*Chimú: pre-Inca civilization whose center was Chan Chan.
*Chola/Cholitas (Bolivia): typical clothing style of women from the Andean plateaus

*Chompa: pronounce it *Chompaaa!* A common term for a wool sweater with vicuña patterns, often knitted from alpaca wool. If you dress like this, it’s a bit kitschy around the edges
*Cuy That one isn’t a guinea pig like in Guyana but an actual guinea pig. During a trip to Peru, I was hiking near a village north of Quillabamba (the terminus of the train line that passes through Aguas Calientes), and I was invited to stay in a house. The family raised a few of these pets. Apparently, the locals eat them. Since I’m not much of a meat-eater, it doesn’t really tempt me. How about you?
*Pacific Coast or how to talk about a place you haven’t visited? Except for the coast near Pisco and San Andrés, I haven’t visited any coastal cities. But that doesn’t mean these places lack interest or poetry. For fans of clichéd images, pelicans, seabirds, and fishing boats appear by the sea.
*Gran Pajaten: also closed to the public. Features anthropomorphic bas-reliefs. (not visited personally)
*Huaca. Visit the Huaca del Sol and Huaca de la Luna, especially near Trujillo. However, you can skip them—Chan Chan is still more interesting. Don’t forget to spend time visiting Chan Chan
*Huacachina A small oasis in the desert near Ica. Yes, we’re talking about an oasis because for those who’ve never traveled to Peru, the coastal strip along the Pacific is almost entirely desert, from north to south. Peru is territorially made up of three different regions: the desert coast, the Altiplano stretching north to south with mountain ranges (the Cordilleras), and the Amazon basin to the east. (not visited personally)
*Inca Kola It’s neither Coca-Cola nor Pepsi but a unique cola with a slightly orange color. Tastes like bubble gum
*Intiwatana: a carved rock shaped like a parallelepiped. Is it a sundial?
*Ballestas Islands: a highlight in Peru, though very touristy. You can only get there by boat from the port of San Andrés, a few kilometers from Pisco. It’s a surreal place to me—actually islets with cavities where sea lions and fur seals live. Since it’s a protected area, you’re not allowed to disembark. Guano is harvested there, which can be used as fertilizer.
*Kuelap: a fortress built by the Chachapoyas people. Rarely visited by travelers. (not visited personally)
*Larco Museum: an iconic museum in Lima with a large collection of pieces from archaeological and pre-Columbian sites. From what I remember, it has many pieces from the Moche civilization. As for the Moche statuettes, the prudish might look away. Probably a veneration of the god Priapus without knowing it.
*Nazca Lines Discovered by German archaeologist Maria Reiche, they stretch for kilometers. The designs in the desert around Nazca depict animals and cabalistic signs. The question I ask myself is why the creators of these lines represented a monkey and a hummingbird—species endemic to the tropical forest, not the desert plains around Nazca.
*Machu Picchu: means "old mountain" in Quechua. There’s also Wayna Picchu. The ruins of the site emerge from a sort of small plateau above Aguas Calientes. When the mist rises above the site and the bend of the Urubamba River, it’s truly magical... Also the starting point of the Inca Trail.

*Coca tea A decoction/infusion of the coca plant, meant to ease altitude sickness or *soroche*
*Chullo A rough translation would be a Peruvian wool hat.
*Moche: a civilization established in the Moche Valley, hence the term *Mochica*. What characterizes this civilization are the distinctive clay pieces representing faces and erotic statuettes
*Papa a la Huancaína A local potato dish
*Pisac: a typical market near Cusco
*Pisco Sour: perhaps the Peruvian equivalent of the *caipirinha* you drink in Brazil.
*Puya Raimondii A Bromeliaceae that still looks like a cactus, endemic to the Altiplano
*Quechua The language spoken by the indigenous people of the high plateaus (as well as Aymara in Bolivia)
*Quipu A knotted string used for counting. Widely used by the Inca administration.
*Sacsayhuamán (Q’enqo, Inca Bath) From Cusco’s Plaza de Armas, take the streets that climb above the city. Sacsayhuamán is called a fortress and is made up of large stone blocks. You wonder how the Incas could cut such huge blocks to assemble them—just like some streets in Cusco. The Q’enqo block is enigmatic; no one really knows what it represents.
*Savia Andina An Andean folk group.
*Tambo (=> Ollantaytambo) The Inca emperor (Atahualpa, Manco Capac) had the mission of controlling a vast empire. An empire that was still very extensive. Hence the importance of these *tambos* or relay stations. Napoleon created the civil code; the Incas invented the *tambos* and *quipus*.
*Tawantinsuyu: the Inca Empire
*Tinku: a warrior dance practiced mainly in Bolivia
*Golden Tumi: a sacrificial weapon. Often featured in Peru travel guides. See illustration

*Terra X: a documentary series from the German TV channel that aired on Arte. Some episodes focused on pre-Inca and Inca Peru. I must have some old recording tapes. In memory of Gottfried Kirchner as a source of inspiration.
*Uros: I checked—it actually refers to the people who live on these floating islands. Even if it’s touristy, it’s a must-visit because it’s incredible how people can live on islets made from nothing. Take the boat from Puno
*Vicuña, llama, guanaco: camelids characteristic of the Altiplano

*Wayna Picchu The young Picchu mountain. In the first minutes of *Aguirre, the Wrath of God*, you see Klaus Kinski—well, Aguirre—making his way along the Inca Trail. Werner Herzog must have broken his back filming those sequences.
*Zampoña: pan flute
Peru is still a very vast country, with so much to see, and obviously this text can't list all the attractions of the country.
*Abiseo (River) A national park that's very hard to access and doesn’t seem open to visitors. Includes the Gran Pajaten site (see below). Personally, it really sparks my imagination (not visited personally)
*Aguas Calientes the town next to Machu Picchu, more precisely below the archaeological site. As far as I know, you can only get there by train. Reminds me of the market where stalls line both sides of the tracks near Bangkok. I love it
*Altiplano: somewhere the "heart" of the Andes. I was able to trek across it on foot, starting from Caracollo in Bolivia, and of course, it’s vast plains to explore. This is where people live in a very rural way. Andean populations are quite austere compared to those in the lowlands or on the coast. You really have to appreciate the harshness of life to live there. Life is anything but superficial. I set a compass heading and found myself walking west toward the expanse of water near a place called La Joya. For pitching the tent, the nights were still chilly
*Canyon del Colca One of the deepest canyons in the world. Personally, I hiked down and back up on foot. The toughest stretch I’ve ever covered in my life.
*Ceviche More or less the national dish. A marinade of fish, shellfish, and lime. But you can find it in some restaurants in Europe, France, and certainly in Belgium or Switzerland. In the small restaurants of Pisco, you can eat excellent ceviche
*Cerro Sechín: Mostly bas-reliefs. A site little known to travelers in the Casma province. The first vestiges of a pre-Inca civilization with iconography similar to that of Chavín (not visited personally)
*Chan Chan A large city of the Chimú civilization and relatively vast to visit. You can see adobe walls with bas-reliefs. Visit from Trujillo, take a colectivo. Plan for the whole day
*Charango: a small guitar widely used in Andean music
*Chauchilla A necropolis near Nazca where you can see mummies exposed on the ground. YouTubers can do paranormal experiments there. And for anyone wondering about the fate of the soul and body after death, here’s the answer: the body remains after death. You can imagine your own flesh and body exposed to the winds of the Pampa and before eternity... (not visited personally)

*Chavín de Huántar (Lanzón) The site’s appeal lies in its mountainous surroundings, the Lanzón stela, and the sculpted heads on the façades. What few people know is that the Chavín civilization began its expansion centuries before the Incas. Unfortunately, you can’t get too close to see the Lanzón—the day I was there, it was protected by grilles. To get there: minibus from Huaraz or trek from Olleros. Then cross a high pass (over 5,000m). If you do it solo on foot, be careful—the path isn’t obvious from Olleros
*Chullpa: funerary tower, notably at Sillustani in the Lake Titicaca region
*Chimú: pre-Inca civilization whose center was Chan Chan.
*Chola/Cholitas (Bolivia): typical clothing style of women from the Andean plateaus

*Chompa: pronounce it *Chompaaa!* A common term for a wool sweater with vicuña patterns, often knitted from alpaca wool. If you dress like this, it’s a bit kitschy around the edges
*Cuy That one isn’t a guinea pig like in Guyana but an actual guinea pig. During a trip to Peru, I was hiking near a village north of Quillabamba (the terminus of the train line that passes through Aguas Calientes), and I was invited to stay in a house. The family raised a few of these pets. Apparently, the locals eat them. Since I’m not much of a meat-eater, it doesn’t really tempt me. How about you?
*Pacific Coast or how to talk about a place you haven’t visited? Except for the coast near Pisco and San Andrés, I haven’t visited any coastal cities. But that doesn’t mean these places lack interest or poetry. For fans of clichéd images, pelicans, seabirds, and fishing boats appear by the sea.
*Gran Pajaten: also closed to the public. Features anthropomorphic bas-reliefs. (not visited personally)
*Huaca. Visit the Huaca del Sol and Huaca de la Luna, especially near Trujillo. However, you can skip them—Chan Chan is still more interesting. Don’t forget to spend time visiting Chan Chan
*Huacachina A small oasis in the desert near Ica. Yes, we’re talking about an oasis because for those who’ve never traveled to Peru, the coastal strip along the Pacific is almost entirely desert, from north to south. Peru is territorially made up of three different regions: the desert coast, the Altiplano stretching north to south with mountain ranges (the Cordilleras), and the Amazon basin to the east. (not visited personally)
*Inca Kola It’s neither Coca-Cola nor Pepsi but a unique cola with a slightly orange color. Tastes like bubble gum
*Intiwatana: a carved rock shaped like a parallelepiped. Is it a sundial?
*Ballestas Islands: a highlight in Peru, though very touristy. You can only get there by boat from the port of San Andrés, a few kilometers from Pisco. It’s a surreal place to me—actually islets with cavities where sea lions and fur seals live. Since it’s a protected area, you’re not allowed to disembark. Guano is harvested there, which can be used as fertilizer.
*Kuelap: a fortress built by the Chachapoyas people. Rarely visited by travelers. (not visited personally)
*Larco Museum: an iconic museum in Lima with a large collection of pieces from archaeological and pre-Columbian sites. From what I remember, it has many pieces from the Moche civilization. As for the Moche statuettes, the prudish might look away. Probably a veneration of the god Priapus without knowing it.
*Nazca Lines Discovered by German archaeologist Maria Reiche, they stretch for kilometers. The designs in the desert around Nazca depict animals and cabalistic signs. The question I ask myself is why the creators of these lines represented a monkey and a hummingbird—species endemic to the tropical forest, not the desert plains around Nazca.
*Machu Picchu: means "old mountain" in Quechua. There’s also Wayna Picchu. The ruins of the site emerge from a sort of small plateau above Aguas Calientes. When the mist rises above the site and the bend of the Urubamba River, it’s truly magical... Also the starting point of the Inca Trail.

*Coca tea A decoction/infusion of the coca plant, meant to ease altitude sickness or *soroche*
*Chullo A rough translation would be a Peruvian wool hat.
*Moche: a civilization established in the Moche Valley, hence the term *Mochica*. What characterizes this civilization are the distinctive clay pieces representing faces and erotic statuettes
*Papa a la Huancaína A local potato dish
*Pisac: a typical market near Cusco
*Pisco Sour: perhaps the Peruvian equivalent of the *caipirinha* you drink in Brazil.
*Puya Raimondii A Bromeliaceae that still looks like a cactus, endemic to the Altiplano
*Quechua The language spoken by the indigenous people of the high plateaus (as well as Aymara in Bolivia)
*Quipu A knotted string used for counting. Widely used by the Inca administration.
*Sacsayhuamán (Q’enqo, Inca Bath) From Cusco’s Plaza de Armas, take the streets that climb above the city. Sacsayhuamán is called a fortress and is made up of large stone blocks. You wonder how the Incas could cut such huge blocks to assemble them—just like some streets in Cusco. The Q’enqo block is enigmatic; no one really knows what it represents.
*Savia Andina An Andean folk group.
*Tambo (=> Ollantaytambo) The Inca emperor (Atahualpa, Manco Capac) had the mission of controlling a vast empire. An empire that was still very extensive. Hence the importance of these *tambos* or relay stations. Napoleon created the civil code; the Incas invented the *tambos* and *quipus*.
*Tawantinsuyu: the Inca Empire
*Tinku: a warrior dance practiced mainly in Bolivia
*Golden Tumi: a sacrificial weapon. Often featured in Peru travel guides. See illustration

*Terra X: a documentary series from the German TV channel that aired on Arte. Some episodes focused on pre-Inca and Inca Peru. I must have some old recording tapes. In memory of Gottfried Kirchner as a source of inspiration.
*Uros: I checked—it actually refers to the people who live on these floating islands. Even if it’s touristy, it’s a must-visit because it’s incredible how people can live on islets made from nothing. Take the boat from Puno
*Vicuña, llama, guanaco: camelids characteristic of the Altiplano

*Wayna Picchu The young Picchu mountain. In the first minutes of *Aguirre, the Wrath of God*, you see Klaus Kinski—well, Aguirre—making his way along the Inca Trail. Werner Herzog must have broken his back filming those sequences.
*Zampoña: pan flute
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
Leaving on Sunday, September 28, 2025, from Montpellier: I’m taking the train with my bike and panniers to Nice for the evening ferry departure to Porto Torres in Sardinia.
Nice is gorgeous.
Day 1 – December 6
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Here’s the itinerary for a ten-day trip through Slovenia and Northern Italy using local transport.
Saturday, May 2: Arrival
Arrived in Ljubljana on a Transavia flight from Paris. I’d spotted a bus connection to the city center, but it’s worth noting there’s no dedicated line—most buses stopping at the airport come from Bled. On a sunny Saturday afternoon, the bus was already packed with people who’d headed to the lake for some fresh air. I ended up taking a shared van, with drivers actively offering transfers to travelers. I paid 12 € for the ride to the train station, then walked 15 minutes to Hotel Celica. It lives up to its description as a former prison turned hotel—close to the city center, clean, with a hearty breakfast. The rooms are basic, with beds 3 meters off the ground, accessible by a wooden ladder. For dinner, I opted for an Indian restaurant.
Sunday, May 3: Urban marathon


Good news: museums are free on the first Sunday of the month. I started with the National Gallery, then took a stroll through Tivoli Park, enjoying the outdoors. I tried grilling in the park before heading to the Museum of Modern Art and the eclectic National Museum of Slovenia, which was interesting for its architecture. Next up was the castle—you can enter the grounds for free; the only reason to pay is to access the keep for the city views.
Monday, May 4: Bled

I spent the morning exploring Ljubljana’s architecture but was disappointed by the Krakovo district, which guidebooks had hyped up.
In the afternoon, I took the bus to Bled. The hostel was right at the bus station, and I soon realized I’d be the only guest—the owner was struggling to attract visitors. I walked around the lake and searched for the viewpoint access. It’s a steep climb with a staircase, but worth it.

Tuesday, May 5: Vintgar Gorge

I headed to the gorges early in the morning via a shuttle, then walked back to Bled. It was stunning—it reminded me a bit of the Samaria Gorge I’d visited last year.
The bus took me straight to Stara Fužina near Lake Bohinj, where I stayed in a homestay. I loved it, even though there wasn’t much interaction with the hosts.
The weather was overcast and misty, giving the lake a Scottish vibe.

Wednesday, May 6: Bohinj
Rainy day, so I took the bus to Ukanc at the far end of the lake and walked back.
Thursday, May 7: Mostnica Gorge and the auto-train
I set off on foot for the gorges from Stara Fužina, taking a detour up to Planina Uskovnica, a steep and rarely used trail. The views of Triglav and the traditional alpine huts were incredible.

I then took the auto-train to Most na Soči. The passenger section has compartments, and the windows can be opened. The ride through the gorges was breathtaking. I stayed at a family-run guesthouse near the Most na Soči station—authentic and cozy.

Friday, May 8: Tolmin Gorge and Nova Gorica
I took the bus to Tolmin, then walked 30 minutes to the gorges. The trail is well-maintained but short, so I extended my hike with a scenic loop through the gorges and nearby villages.

A quick train ride later, I was in Nova Gorica for the night, positioning myself to reach the Adriatic coast the next day. I explored at a fast pace—Villa Raffut on the Slovenian side, then crossed the border to visit Palazzo Attems-Petzenstein and grab an aperitivo in the main square. You could tell I was in Italy just by the vibe. The old border checkpoint is still there.
Saturday, May 9: Piran
Three trains and a bus later, I arrived. The journey was scenic, and it was worth it.
Piran is touristy but manageable. It feels like a mix of Croatia and Italy, with both influences evident. The maritime museum was fascinating, with its detailed ship models. There’s still a local feel—there was even a great blues concert by the harbor that evening.
Sunday, May 10: Piran
I walked to Izola along the coast—a beautiful route with paths, roads, and lakes. It was Sunday, and the tip of the village was lively with families picnicking. I decided to take the bus to Koper. The regional museum was quiet, but the garden was stunning.
Monday, May 11: Trieste
The bus connection from Koper was frequent and easy. Trieste is very open to the sea. I visited the castle and the massive Revoltella Museum—good timing, since it was raining. The collection spans everything from classical to contemporary art.

I missed my connection to Stresa later that day, so I had to improvise a night in a dorm near Milan’s train station.
Tuesday, May 12: Stresa
I came mainly for the Borromean Islands. First impressions weren’t great—crowded at the dock and windy. I didn’t like Isola Bella—too many people and too flashy. I much preferred Isola Madre, with its peaceful gardens where you can find solitude. On the way back, I stopped at Isola dei Pescatori after some hesitation, and it was worth it. Finally, I explored Stresa, with its colorful houses and grand palaces.
Wednesday, May 13: Heading to the Jura
I wrapped up my trip by taking the EuroCity train from Milan to Geneva via the Simplon Pass. From there, I headed to my vacation spot, taking the train from Nyon to La Cure (on the border). The rest of the journey was private.
Saturday, May 2: Arrival
Arrived in Ljubljana on a Transavia flight from Paris. I’d spotted a bus connection to the city center, but it’s worth noting there’s no dedicated line—most buses stopping at the airport come from Bled. On a sunny Saturday afternoon, the bus was already packed with people who’d headed to the lake for some fresh air. I ended up taking a shared van, with drivers actively offering transfers to travelers. I paid 12 € for the ride to the train station, then walked 15 minutes to Hotel Celica. It lives up to its description as a former prison turned hotel—close to the city center, clean, with a hearty breakfast. The rooms are basic, with beds 3 meters off the ground, accessible by a wooden ladder. For dinner, I opted for an Indian restaurant.
Sunday, May 3: Urban marathon


Good news: museums are free on the first Sunday of the month. I started with the National Gallery, then took a stroll through Tivoli Park, enjoying the outdoors. I tried grilling in the park before heading to the Museum of Modern Art and the eclectic National Museum of Slovenia, which was interesting for its architecture. Next up was the castle—you can enter the grounds for free; the only reason to pay is to access the keep for the city views.
Monday, May 4: Bled

I spent the morning exploring Ljubljana’s architecture but was disappointed by the Krakovo district, which guidebooks had hyped up.
In the afternoon, I took the bus to Bled. The hostel was right at the bus station, and I soon realized I’d be the only guest—the owner was struggling to attract visitors. I walked around the lake and searched for the viewpoint access. It’s a steep climb with a staircase, but worth it.

Tuesday, May 5: Vintgar Gorge

I headed to the gorges early in the morning via a shuttle, then walked back to Bled. It was stunning—it reminded me a bit of the Samaria Gorge I’d visited last year.
The bus took me straight to Stara Fužina near Lake Bohinj, where I stayed in a homestay. I loved it, even though there wasn’t much interaction with the hosts.
The weather was overcast and misty, giving the lake a Scottish vibe.

Wednesday, May 6: Bohinj
Rainy day, so I took the bus to Ukanc at the far end of the lake and walked back.
Thursday, May 7: Mostnica Gorge and the auto-train
I set off on foot for the gorges from Stara Fužina, taking a detour up to Planina Uskovnica, a steep and rarely used trail. The views of Triglav and the traditional alpine huts were incredible.

I then took the auto-train to Most na Soči. The passenger section has compartments, and the windows can be opened. The ride through the gorges was breathtaking. I stayed at a family-run guesthouse near the Most na Soči station—authentic and cozy.

Friday, May 8: Tolmin Gorge and Nova Gorica
I took the bus to Tolmin, then walked 30 minutes to the gorges. The trail is well-maintained but short, so I extended my hike with a scenic loop through the gorges and nearby villages.

A quick train ride later, I was in Nova Gorica for the night, positioning myself to reach the Adriatic coast the next day. I explored at a fast pace—Villa Raffut on the Slovenian side, then crossed the border to visit Palazzo Attems-Petzenstein and grab an aperitivo in the main square. You could tell I was in Italy just by the vibe. The old border checkpoint is still there.
Saturday, May 9: Piran
Three trains and a bus later, I arrived. The journey was scenic, and it was worth it.
Piran is touristy but manageable. It feels like a mix of Croatia and Italy, with both influences evident. The maritime museum was fascinating, with its detailed ship models. There’s still a local feel—there was even a great blues concert by the harbor that evening.
Sunday, May 10: Piran
I walked to Izola along the coast—a beautiful route with paths, roads, and lakes. It was Sunday, and the tip of the village was lively with families picnicking. I decided to take the bus to Koper. The regional museum was quiet, but the garden was stunning.
Monday, May 11: Trieste
The bus connection from Koper was frequent and easy. Trieste is very open to the sea. I visited the castle and the massive Revoltella Museum—good timing, since it was raining. The collection spans everything from classical to contemporary art.

I missed my connection to Stresa later that day, so I had to improvise a night in a dorm near Milan’s train station.
Tuesday, May 12: Stresa
I came mainly for the Borromean Islands. First impressions weren’t great—crowded at the dock and windy. I didn’t like Isola Bella—too many people and too flashy. I much preferred Isola Madre, with its peaceful gardens where you can find solitude. On the way back, I stopped at Isola dei Pescatori after some hesitation, and it was worth it. Finally, I explored Stresa, with its colorful houses and grand palaces.
Wednesday, May 13: Heading to the Jura
I wrapped up my trip by taking the EuroCity train from Milan to Geneva via the Simplon Pass. From there, I headed to my vacation spot, taking the train from Nyon to La Cure (on the border). The rest of the journey was private.
Returning to Curaçao is a bit like reopening a book whose pages still smell of sun and salt.
As soon as the plane descends toward the island, the familiar colors reappear: the dazzling turquoise of the sea, the pastel facades of Willemstad, and that unique light that seems to soften everything.
For this second trip, we no longer arrive as hesitant explorers, but as confirmed lovers of this warm island.
We already know that the warm wind will welcome us as soon as we step out of the airport, that the beaches will once again offer their infinite shades of blue, and that each day will have that unhurried pace that makes you forget the rest of the world.
Yet, despite this sense of déjà vu, Curaçao always manages to surprise. A new cove to discover, a different sunset, a smile shared with a local...
The island has that rare talent for reinventing itself without ever betraying what makes it so endearing.
This second trip isn’t a repetition, then, but a reunion: a chance to rediscover Curaçao with more attentive, more connected, and perhaps even more amazed eyes.
I invite you to keep reading this travel journal and watch the videos that will help you learn a little more about the island’s different attractions.
Just click on the video image to start watching.
To go to a specific post, here are the appropriate links:
Exploring Willemstad’s colorful neighborhoods The Most Beautiful Beaches in Curaçao Hike at Boka Sint Michiel | Flamingos & panoramic views Climbing Christoffel Mountain Den Dunki & Flamingos of Jan Thiel Must-see spots in Curaçao Snorkeling at Playa Kenepa Chiki: Turquoise Water & Tropical Fish Snorkeling at Porto Mari: One of Curaçao’s Best Spots Snorkeling at Mambo Beach, the Perfect Spot Snorkeling at Daaibooi Beach, a diverse marine world
As soon as the plane descends toward the island, the familiar colors reappear: the dazzling turquoise of the sea, the pastel facades of Willemstad, and that unique light that seems to soften everything.
For this second trip, we no longer arrive as hesitant explorers, but as confirmed lovers of this warm island.
We already know that the warm wind will welcome us as soon as we step out of the airport, that the beaches will once again offer their infinite shades of blue, and that each day will have that unhurried pace that makes you forget the rest of the world.
Yet, despite this sense of déjà vu, Curaçao always manages to surprise. A new cove to discover, a different sunset, a smile shared with a local...
The island has that rare talent for reinventing itself without ever betraying what makes it so endearing.
This second trip isn’t a repetition, then, but a reunion: a chance to rediscover Curaçao with more attentive, more connected, and perhaps even more amazed eyes.
I invite you to keep reading this travel journal and watch the videos that will help you learn a little more about the island’s different attractions.
Just click on the video image to start watching.
To go to a specific post, here are the appropriate links:
Exploring Willemstad’s colorful neighborhoods The Most Beautiful Beaches in Curaçao Hike at Boka Sint Michiel | Flamingos & panoramic views Climbing Christoffel Mountain Den Dunki & Flamingos of Jan Thiel Must-see spots in Curaçao Snorkeling at Playa Kenepa Chiki: Turquoise Water & Tropical Fish Snorkeling at Porto Mari: One of Curaçao’s Best Spots Snorkeling at Mambo Beach, the Perfect Spot Snorkeling at Daaibooi Beach, a diverse marine world
Autumn 2025 marks my 11th trip to Japan. I’ve neglected the south for too long, so like last year, it’s my main destination again.
We’ll revisit some familiar spots, but of course, we’ll also try plenty of new things. This trip feels a bit strange—no more of that initial magic, but on the other hand, we’ve really explored some off-the-beaten-path and private locations. The variety of regions, landscapes, and vehicles I’ve photographed is pretty remarkable. In search of vintage trains and threatened lines, I think my future trips will follow the same vibe.
After the 2017 and 2024 travel journals, it’s time to dive into Japan’s lesser-known side—all by public transport, of course. Day 1, arrival in Tokyo
The timing won’t be like other years since we arrive at Narita in the mid-afternoon after a layover in Hong Kong.
The only real mission for this afternoon is picking up tickets for the next day. And already, the first travel stress: I’ll have to rewrite the entire day because the Revaty Kinu 109 to Kinugawaonsen is fully booked, just like all the morning trains. So instead of a relaxed start exploring Ueno, I’m back to scrutinizing schedules. I manage to snag something last-minute after struggling for hours. Then, I wait for a message from Seiichi to meet up for dinner. Meeting friends on the first day and staying up late with jet lag—like I said, this trip isn’t like the others.
A great evening at a place I love.




We’ll revisit some familiar spots, but of course, we’ll also try plenty of new things. This trip feels a bit strange—no more of that initial magic, but on the other hand, we’ve really explored some off-the-beaten-path and private locations. The variety of regions, landscapes, and vehicles I’ve photographed is pretty remarkable. In search of vintage trains and threatened lines, I think my future trips will follow the same vibe.
After the 2017 and 2024 travel journals, it’s time to dive into Japan’s lesser-known side—all by public transport, of course. Day 1, arrival in Tokyo
The timing won’t be like other years since we arrive at Narita in the mid-afternoon after a layover in Hong Kong.
The only real mission for this afternoon is picking up tickets for the next day. And already, the first travel stress: I’ll have to rewrite the entire day because the Revaty Kinu 109 to Kinugawaonsen is fully booked, just like all the morning trains. So instead of a relaxed start exploring Ueno, I’m back to scrutinizing schedules. I manage to snag something last-minute after struggling for hours. Then, I wait for a message from Seiichi to meet up for dinner. Meeting friends on the first day and staying up late with jet lag—like I said, this trip isn’t like the others.
A great evening at a place I love.









