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Parcours de vingt jours à Madagascar à la fin mai English translation pending
bonjour!
nous partons à mada pour 3 semaine fin mai. j'hésite à retourner dans le nord (nosy komba et autres petites iles + diego, ramena etc) que j'ai adoré ou bien à partir a la découverte de le cote est avec sainte marie que je ne connais pas encore:
le trajet tana sainte marie par la route se fait-il bien à cette époque? que voir sur la route? réserves naturelles etc quels sont les spots à ne pas manquer dans cette région? enfin et surtout, les plages a sainte marie et l'ile aux nattes sont elles aussi jolies que celles des iles paradisiaques autour de nosy be (j'entend par là eau limpide turquoise et sable blanc) y-a t-il des tortues à voir en faisant du snorkeling? quel est le climat de sainte marie en mai juin?
merci pour vos réponses à toutes ces questions!!!
le trajet tana sainte marie par la route se fait-il bien à cette époque? que voir sur la route? réserves naturelles etc quels sont les spots à ne pas manquer dans cette région? enfin et surtout, les plages a sainte marie et l'ile aux nattes sont elles aussi jolies que celles des iles paradisiaques autour de nosy be (j'entend par là eau limpide turquoise et sable blanc) y-a t-il des tortues à voir en faisant du snorkeling? quel est le climat de sainte marie en mai juin?
merci pour vos réponses à toutes ces questions!!!
Sept jours à Madagascar: que faire? English translation pending
Bonjour, j'ai toujours rêvé d'aller à Mada et j'ai remporté un billet pour le 30/11 sur les enchères nouvelles frontieres à 510 euros.
C cool le seul Pb c'est que le retour est le 8/12 donc qu'une semaine sur place mais j'avais trop envie d'y aller.
J'attéri à Tana. Pour ceux qui connaissent quel est le meilleur parcours pour découvrir un max en si peu de temps.
J'aimerai voir la jungle et les animaux et pourqoui pas un petit tour à la mer.
J'ai lu des discussions sur Ste Marie, et l'ile aux nattes est-ce que j'ai le temps pour un aller retour?
Peu être prendre le retour en avion pour gagner du temps? combien ça coute?
Je parle de cette destination mais je reste ouvert à toutes vos propositions, pour ceux qui connaissent que feriez vous à ma place?
Ciao
C cool le seul Pb c'est que le retour est le 8/12 donc qu'une semaine sur place mais j'avais trop envie d'y aller.
J'attéri à Tana. Pour ceux qui connaissent quel est le meilleur parcours pour découvrir un max en si peu de temps.
J'aimerai voir la jungle et les animaux et pourqoui pas un petit tour à la mer.
J'ai lu des discussions sur Ste Marie, et l'ile aux nattes est-ce que j'ai le temps pour un aller retour?
Peu être prendre le retour en avion pour gagner du temps? combien ça coute?
Je parle de cette destination mais je reste ouvert à toutes vos propositions, pour ceux qui connaissent que feriez vous à ma place?
Ciao
Etat de la route Soanierana Ivongo - Maroantsetra - Antalaha à Madagascar English translation pending
bonjour
en octobre prochain nous comptons aller à mada pour ste marie, cote de la vanille, diego, ect
Quelqu'un connait il la portion Soanierana Ivongo - Maroantsetra - Antalaha. qui est parait il difficilement praticable en véhicule de tourisme ?
Je suis aussi preneuse d'infos pour bungalow bien placé ( beau paysage dans un endroit pas trop touristique) à ste marie et dans une ile près de nosy be ou mème nosy be si c'est à l'écart des touristes
merci d'avance chantal
merci d'avance chantal
Traverser le Canada à vélo English translation pending
Salut à tous,
Je compte partir cet été à l'assaut des routes canadiennes, et effectuer une petite traversée de ce beau pays à vélo. Le départ est prévu de Winnipeg le 6 août, et l'arrivée à Montréal le 23 août. C'est la première fois que je me lance dans une telle aventure à vélo, et je me pose beaucoup de questions sur ce périple. J'espère que vous pourrez éclairer quelque peu ma lanterne, car j'ai déjà parcouru beaucoup de sujets sur ce site, mais je n'y ai pas trouvé toutes les réponses que je cherche.
Première question : l'itinéraire. J'ai lu que suivre la route transcanadienne n'est pas ce qu'il y a de plus sympa car beaucoup de trafic, et potentiellement dangereux sur certains tronçons. En faisant quelques recherches sur internet, j'ai vu qu'un certain nombre de cyclistes empruntaient l'itinéraire via les USA (sud du lac supérieur), et repassaient au Canada à Sault Sainte Marie. En terme de kilométrage, c'est quasiment identique. Qu'est-ce que vous me conseilleriez ?
Deuxième question : Je dispose de 18 jours pour faire ~2300kms, soit environ 130kms par jour. Est-ce que ça vous parait réalisable ? Ou vraiment trop ? N'ayant jamais fait de cyclotourisme, j'avoue avoir du mal à me rendre compte.
Troisième question : le vélo. J'ai lu sur une discussion de ce forum que les vélos coûtent à priori moins cher en Europe qu'au Canada. Est-ce que c'est une réalité ? J'hésite à transporter un vélo en avion jusqu'au Canada, ou à l'acheter sur place. Le problème, c'est que je ne sais pas si revendre un vélo à Montréal après un tel périple, c'est quelque chose qui se fait facilement ou pas. Et en l'achetant à WInnipeg, je n'aurais pas l'occasion de l'essayer avant le départ... Bref, un retour d'expérience serait le bienvenu, ou simplement quelques conseils =)
Merci par avance.
Je compte partir cet été à l'assaut des routes canadiennes, et effectuer une petite traversée de ce beau pays à vélo. Le départ est prévu de Winnipeg le 6 août, et l'arrivée à Montréal le 23 août. C'est la première fois que je me lance dans une telle aventure à vélo, et je me pose beaucoup de questions sur ce périple. J'espère que vous pourrez éclairer quelque peu ma lanterne, car j'ai déjà parcouru beaucoup de sujets sur ce site, mais je n'y ai pas trouvé toutes les réponses que je cherche.
Première question : l'itinéraire. J'ai lu que suivre la route transcanadienne n'est pas ce qu'il y a de plus sympa car beaucoup de trafic, et potentiellement dangereux sur certains tronçons. En faisant quelques recherches sur internet, j'ai vu qu'un certain nombre de cyclistes empruntaient l'itinéraire via les USA (sud du lac supérieur), et repassaient au Canada à Sault Sainte Marie. En terme de kilométrage, c'est quasiment identique. Qu'est-ce que vous me conseilleriez ?
Deuxième question : Je dispose de 18 jours pour faire ~2300kms, soit environ 130kms par jour. Est-ce que ça vous parait réalisable ? Ou vraiment trop ? N'ayant jamais fait de cyclotourisme, j'avoue avoir du mal à me rendre compte.
Troisième question : le vélo. J'ai lu sur une discussion de ce forum que les vélos coûtent à priori moins cher en Europe qu'au Canada. Est-ce que c'est une réalité ? J'hésite à transporter un vélo en avion jusqu'au Canada, ou à l'acheter sur place. Le problème, c'est que je ne sais pas si revendre un vélo à Montréal après un tel périple, c'est quelque chose qui se fait facilement ou pas. Et en l'achetant à WInnipeg, je n'aurais pas l'occasion de l'essayer avant le départ... Bref, un retour d'expérience serait le bienvenu, ou simplement quelques conseils =)
Merci par avance.
Parcours dans le sud de Madagascar English translation pending
bonjour,
je repars de nouveau à Madagascar avec une amie fin mars pendant 1 mois ( en sachant que ns finissons notre sejour à sainte Marie)et ns souhaitons découvrir le sud de Madagascar ; nous voudrions avoir des conseils et des informations sur tt ce qui est indispensable de visiter et decouvrir; nous avons qq pistes ( parc des tsingys, descente de la Tsiribihina, Antsirabe, le petit train de Manakara, canal des pagalanes, parc de L isalo) bref, nous feuilletons le guide du routard et le lonely planet ms avons besoin de vos conseils , savoir si c possible de tt faire ( ou si on doit zapper des visites moins interressantes) nous adorons voyager hors des sentiers battus ms certaines visites restent qd même incontournables!!, et souhaiterions voyager avec un budget mini !!! en ce qui concerne les transports est ce aussi galere que ds le nord avec les taxis brousse ou vaut il mieux prendre un chauffeur? si oui connaissez vous des chauffeurs de confiance?et à quel tarif? merci pour ttes les informations que vs pourrez partagées cordialement Lili
je repars de nouveau à Madagascar avec une amie fin mars pendant 1 mois ( en sachant que ns finissons notre sejour à sainte Marie)et ns souhaitons découvrir le sud de Madagascar ; nous voudrions avoir des conseils et des informations sur tt ce qui est indispensable de visiter et decouvrir; nous avons qq pistes ( parc des tsingys, descente de la Tsiribihina, Antsirabe, le petit train de Manakara, canal des pagalanes, parc de L isalo) bref, nous feuilletons le guide du routard et le lonely planet ms avons besoin de vos conseils , savoir si c possible de tt faire ( ou si on doit zapper des visites moins interressantes) nous adorons voyager hors des sentiers battus ms certaines visites restent qd même incontournables!!, et souhaiterions voyager avec un budget mini !!! en ce qui concerne les transports est ce aussi galere que ds le nord avec les taxis brousse ou vaut il mieux prendre un chauffeur? si oui connaissez vous des chauffeurs de confiance?et à quel tarif? merci pour ttes les informations que vs pourrez partagées cordialement Lili
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France) English translation pending
DEPART DE SAINT-NAZAIRE
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée
08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.
15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.
16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.
Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.
17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…
18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…
Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.
Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…
Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.
A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.
L'ATLANTIQUE
Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée
Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.
A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.
A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…
08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.
L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.
Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.
En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.
Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.
J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.
Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.
DES BOÎTES, DES BOÎTES…
Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée
Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.
Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.
Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..
Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.
Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.
Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.
Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !
Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.
Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !
Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.
DÉJÀ LES AÇORES !
Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.
Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.
Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.
Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.
11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.
13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.
16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.
L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.
QUE FAIRE A BORD ?
Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée
Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.
Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.
La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.
Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?
Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !
Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.
L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.
Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.
Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.
Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).
LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)
Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée
00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.
Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.
Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.
En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…
Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.
Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.
19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !
Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.
Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !
Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !
SOUS LE TROPIQUE
Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée
00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.
Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.
Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.
De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).
Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.
17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.
DE L'AUTRE CÔTÉ
Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée
Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.
Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.
Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.
C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.
Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !
Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.
J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…
De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !
LA GUADELOUPE
Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée
Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !
04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.
Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !
Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).
Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.
Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !
Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.
Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.
Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.
Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !
FORT DE FRANCE
Mercredi 05 Décembre 2012
Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !
Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.
Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.
06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !
La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.
En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…
1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;
Avis sur itinéraire de trois semaines sur la côte Est de Madagascar? English translation pending
Bonjour,
Je demande conséil aux personnes ayant déjà fait l'itinéraire de la côte Est de Madagascar, si en 3 semaines c'est possible de faire le programme que j'ai prévu.
Tana-Réserve indri-Tamatave, Soanierana-Ivongo, Ile Sainte-Marie, Maroantsetra et traversée du Masoala, et remonter la côte de la Vanille.
Dans l'idéal je voudrais remonter jusqu'à Diego, mais en 3 semaines j'ai peur de pas avoir le temps, surtout que je dois prévoir 2 jours pour retourner à Tana et de prendre mon vol de retour.
Si c'est pas possible, je garderais Ile St-Marie, et Maroantsetra et Masoala et retour pour Tamatave.
Merci pour vos conséils, comme toujours très judicieux.
Cordialement.
Draps de plage fournis dans les hôtels de Madagascar? English translation pending
Bonjour,
Est-ce que les draps de plage sont disponibles dans les hotels a Madagascar ? Plus particulierement, il s'agit de Chez Cécile a Ifaty a de La Crique a Sainte-Marie.
Et un peu la meme question pour les serviettes de bain en général (hotels moyenne gamme). Besoin de les amener ? Merci.
Et un peu la meme question pour les serviettes de bain en général (hotels moyenne gamme). Besoin de les amener ? Merci.
Situation actuelle à Madagascar? (mi-septembre 2010) English translation pending
bonjour a tous j envisage de partir au mois de novembre...j aimerais savoir l avis des personnes qui sont parties dernièrement au niveau de la sécurité.je compte faire un tour sur les Iles Sainte Marie et du coté d Ifaty.je suis déjà allé en 2008 à Majunga diégo et Nosy be et à l époque aucun soucis...je sais que c est un pays trés pauvre et comme partout il faut prendre des précautions.j ai l habitude de circuler en taxi brousse et de dormir dans des hotels petit budget.J espère avoir quelques avis récents avant de prendre mon billet.merci pour les infos
Relier le nord au sud de Madagascar English translation pending
Bonjour,
Nous possédons de 30 jours à Madagascar pour relier le nord au sud. Nous attérirons à tananarive d'où nous prendrons la RN7 jusqu'à Tuliara.Mais le pb est de remonter de cette ville jusqu'à Sainte Marie et la côte est ! Les vols intérieurs me paraissent excessifs...Y a-t-il des taxis brousse pour rejoindre ces opposés ? Sinon, quel serait le moyen le plus adapté pour faire la liaison (louer un taxi, passer par une agence, etc..) et quel en serait le coût et le temps passé ?
Merci par avance de votre aide !!!
@ +
Nous possédons de 30 jours à Madagascar pour relier le nord au sud. Nous attérirons à tananarive d'où nous prendrons la RN7 jusqu'à Tuliara.Mais le pb est de remonter de cette ville jusqu'à Sainte Marie et la côte est ! Les vols intérieurs me paraissent excessifs...Y a-t-il des taxis brousse pour rejoindre ces opposés ? Sinon, quel serait le moyen le plus adapté pour faire la liaison (louer un taxi, passer par une agence, etc..) et quel en serait le coût et le temps passé ?
Merci par avance de votre aide !!!
@ +
Préparatif d'un voyage à Madagascar au mois d'août English translation pending
Nous partons pour un mois sur la côte Est. Nous avons prévu quelques destinations que voici :
arrivée à Tana via Fénérive Est(lieu où nous attend une famille). Nous voudrions faire une partie des Palanganes en direction de Mananjary , en passant par tamatave. revenir vers l'intérieur des terres pour rejoindre Mahambo et aller sur l'île sainte marie.
Mais nous n'avons aucune notion sur le temps et distance des trajets qui séparent les différents villages et nous aimerions avoir vos suggestions.
Merci d'avance pour votre aide
Circuit d'un mois à Madagascar English translation pending
Nous sommes un couple de retraités et allons nous rendre pour la première fois à Madagascar du 15 janvier au 15 février 2008 et nous souhaitons visiter le maximum de sites sur cette ile (sans que cela ne soit un marathon car nous n'avons plus 20 ans !) quels sont les endroits incontournables à visiter. Comment se loger à bas prix ? quelqu'un pourrait il nous aider à préparer ce circuit avec les réservations pour le couchage ?
Merci pour vos réponses
Billets d'avion à Madagascar English translation pending
Bonjour,
je souhaiterai savoir si il est plus intéressant d'acheter les billets d'avion pour des transits internes à Madagascar de France ou à Madagascar.
Qu'est ce qui est le moins cher ?
Est ce que les vols entre Morondava et Tuléar et les voils entre Sainte Marie et Tana sont très remplis en septembre ?
Merci par avance,
Hub
Bac de Soanierana Ivongo avec la moto (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Je compte utiliser le bac de Soanierana Ivongo pour y faire traverser ma moto à Ste Marie. Savez-vous quelles sont les tarifs et horaires de ce bac ?
Merci d'avance.
Nicolas.
Je compte utiliser le bac de Soanierana Ivongo pour y faire traverser ma moto à Ste Marie. Savez-vous quelles sont les tarifs et horaires de ce bac ?
Merci d'avance.
Nicolas.
Madagascar: itinéraire avec chauffeur/guide English translation pending
Bonjour à tous,
Nous préparons notre voyage à 2 pour 19 jours à Madagascar en oct 08.
Nous envisageons de faire la RN7 sur 13 jours et 5 jours de Farniente à Anakao ou Sainte Marie.
Nous sommes en ce moment en train de chercher une agence qui nous permettrait de nous accompagner par l'intermédiaire d'un chauffeur/guide pendant cette période et nous sommes assez surpris du nombre très important d'agences qui existent pour ce type de prestations (sudmadatrek, Malabasytour, Espace mada, Madabrousse...) et surtout de voir les prix que ces agences pratiquent pour faire ce circuit (en moyenne 1300 euros / pers avec voiture, hotel + petit dej pour 12j sur la RN7 avec entrée des parcs aussi).
Voilà, donc notre impression est que c'est "trop cher" et je voulais avoir votre avis c-a-d : est-ce que je me suis adressé à des agences "trop cher" et qu'en fait il existe des agences qui pratique des prix bcp plus abordables (que je n'ai pas encore trouvé pour le moment!) ou bien est-ce bien les prix qu'il faut compter pour ce genre de circuit accompagné?
Si vous avez d'ailleurs des recommendations sur certaines agences particulièrement apprécié et "pas trop cher" ça m'intéresse bien évidemment :-)
Merci donc d'avance de vos avis éclairés sur cette impression quelque peu pécunière certe mais qui conditionne de façon non négligeable le budget du voyage...
Ciao ciao
Itinéraire pour sept semaines à Madagascar? English translation pending
Je vais partir cet été vers Madacasgar pour presque 7 semaines.
Avez-vous des conseils à me donner sur l'itinéraire, j'aimerais descendre dans le sud en passant par les parcs nationaux Isalo et autres, également prendre le train (côte est et climat ?), voir vers l'ile de sainte -Marie ?, les environs de Morondava. Le projet est-il trop ambitieux ?
D'autre part, les hôtels sont -ils pourvus de moustiquaires ? Fait-il froid sur les hauts plateaux au point d'emmener un peti sac de couchage au cas où ? et au niveau vétements, polaires et pantalons ou seulement des shorts ? Je voyage toujours très leger (6 kgs), ce serait sympa de pouvoir me répondre manière de ne pas alourdir mon sac inutilement.
Merci pour vos éventuelles réponses, tous vos conseils seront les bienvenus.
Diego Suarez à Madagascar: ça vaut le coup? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars pour un sejour de 3 semaines à Mada au mois d'août.
Nous avons décidé de faire la RN7 qui je pense nous prendra une quinzaine de jours, et nous voulions terminer par un peu de Farniente à la plage. Les Vols au départ de Tulear direction Nosy Be sont pleins ou hors de prix, idem pour Sainte Marie (et je pense qu'au mois d'aôut la pluie y est bien présente!)
Je pensais donc à Diego Suarez. Est ce que ca vaut le coup pour 3 jours? Peut on s'y baigner? ou y a t il de belles plages autour de Tulear? je vous remercie beaucoup pour vos réponses.
Je pensais donc à Diego Suarez. Est ce que ca vaut le coup pour 3 jours? Peut on s'y baigner? ou y a t il de belles plages autour de Tulear? je vous remercie beaucoup pour vos réponses.
Hébergement pour une première nuit à Tananarive? (Madagascar) English translation pending
Bonjour à tous!!!
Plus que 3 semaines avant le grand départ pour Mada, et nous ne savons pas encore où nous allons passer notre (nos) première(s) nuit(s).Nous recherchons une chambre sympa et pas chere...Donc si toutefois quelques routards pouvaient nous pistonner sur quelques bons plans, ce ne serait pas de refus!😉
Et puisque nous y sommes, si vous connaissez des bons plans de logement sur sainte marie....ça nous interesse également!
Enfin dernière petite question, nous avons prévu un budget de 1000euros/pers pour 3mois sur place, vous en pensez quoi?
Merci d'avance pour vos réponses et à bientot😛
Où partir en voyage de noces? English translation pending
bonjour nous nous marions le 02 septembre et souhaitons partir directement apres en voyage de noces seulement on ne sait pas encore ou?? pouvez vous nous aidez?? deja par rapport au climat ou est ce qu'il fait le plus beau en septembre (a part ocean indien) et le moins de risque de cyclones?? aussi non on recherche avant tout de magnifique plage avec sable blanc et eau turquoise, un hotel sympa mais si possible pas trop gros (plutot tranquille, des bungalows individuel serait le paradis!) et surtout de la bonne bouffe.et puis des choses à visiter pour ne pas rester des journées entière sur la plage!!!! merci à tous pour votre aide
Feedback on our 2-month stay in Madagascar
Hello,
After asking questions on the site, here’s a little feedback on our trip in March and April.
Marseille/Antananarivo flight with Ethiopian Airlines was great both ways. I’d recommend it.
Domestic flights with Madagascar Airlines were just as smooth.
We had to change our plans because I was the victim of a snatch-theft attempt at Ivato... patellar fracture... so I ended up with a brace and more rest than hikes.
This let us spend more time in the same areas and make some connections.
We loved Tulear. Stayed with Alain—excellent value for money.
Mangily, where we stayed for 15 days. Hotel Bella Dona due to my little handicap. The pool replaced sea swims.
Mangily gets a bad rap for being very touristy. True, you get approached a lot on the beach—you have to play along and buy some trinkets, but after that, you get royal peace and lots of exchanges with locals. The village and its lively street are nice too. Don’t hesitate to eat with fishermen or at local bars.
Anakao, a big favorite. Just the journey there is worth it. Watching dozens of pirogues set off between 5 and 6 AM is a magical moment.
Stayed at Peter Pan’s place. Lots of chats with Dario since we were the only guests.
Planned a 4-day Antananarivo–Soniara–Ivango road trip with a driver.
Cut to 2 days because the boat to Sainte Marie was moved up due to weather. I don’t remember the company’s name, but it wasn’t great for safety—plus, we brought back fleas.
Visited Andasibe Park along the way. Quick tip: go in the morning.
A little over 2 weeks on Sainte Marie at Hôtel Mantis Soanambo—total luxury negotiated at a price that defied all competition because it was low season.
Meals were at little local eateries nearby.
We chose not to sleep on Île aux Nattes but went there several times during the day (crossing: 4000 ariary for 2).
You have to take a pirogue tour—it’s like stepping into a postcard.
Sainte Marie is a special place. A tropical island that feels like the Caribbean ones we’ve lived on. No security issues at all. We rented a scooter because we found tuk-tuk prices a bit steep. You can leave the scooter with helmet and keys and come back 4 hours later.
More amazing encounters here too.
Last part of our trip in Ampefy, a beautiful volcanic region with a very welcoming population.
Stayed with a friend of our driver.
Hotels in Ivato are plentiful and vary a lot in quality.
Les 12 Collines is a bit out of the way but only 21 € per night.
La Chato... very expensive for what you get.
I tried to keep it short.
Madagascar is a wonderful island with so many facets. Always so many emotions when I think back on this trip.
The extreme poverty... don’t hesitate to buy food for the kids on the beach, for example. It doesn’t cost much, but it means a lot to them.
The kindness of the people and, above all, those SMILES.
We’re hooked—we’re going back in November for 6 months... because yes, you can buy a 3-month visa at the airport (a question I’d asked), and you can extend it for another 3 months... if you apply in time at a police station.
We didn’t take Malarone either. We’d brought some, but there were few mosquitoes, and "Insect Écran" worked really well.
Champ de lavande sur la Côte d'Azur ou à proximité English translation pending
Bonjour, tout le monde dans quelques jours nous partons en vacances et on sera sur la cote d'azur dans la région de Cannes, Monaco, Nice. Et on souhaite ou pourrais t'on visiter un champ de lavande même si c'est en hauteur, j'ai prévu aussi d'aller sur Grasse, St paul de vence.
Heu question la récolte n'a pas encore été faite ?
Merci d'avance
Heu question la récolte n'a pas encore été faite ?
Merci d'avance
2 semaines à Madagascar avec un enfant English translation pending
Bonjour , Pour un premier voyage à Madagascar j'aurai besoin de conseils , pour les hôtels et les lieux à visiter . Nous partons pour 2 semaines avec un enfant. Nous ne souhaitons pas aller en brousse. Merci pour vos réponses.
Programme 10 jours en Martinique English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage un voyage en Martinique en mars 2017. Ce sera la première fois, nous serons 2 trentenaires et nous comptons rester environ 10 jours sur place.
J'ai fait un premier programme (sur la base de 9 jours complets de visite) et je voudrais avoir vos avis.
Partie Nord (4 jours)
J1: Randonnée canal Beauregard (Fonds Saint Denis) Jardin de Balata Visite d'une distillerie
J2: Saint Pierre et ses ruines Plages Anse Couleuvre, Anse Lévrier, Anse à Voiles
J3: Excursion catamaran presqu'île de la Caravelle
J4: Presqu'île de la Caravelle : - Randonnée le matin - Tartane village de pêcheurs - Plages Anse Bonneville, Anse Etang
Partie Sud (5 jours)
J5: Route vers le second logement Visite de l'habitation Clément - Le François
J6: Excursion Ilet Chancel / Fonds blancs du trapèze...
J7: Savane des esclaves à Trois Ilets Plages Anse Dufour et Anse Noire
J8 et J9: Mémorial de l'Anse Cafard Le Diamant + plage du Diamant Randonnée savane des pétrifications Marché de Sainte Anne Plage Grande Anse des salines Plage Pointe Marin Anse Trabaud et Baie des Anglais
Eventuellement (si jour en plus) : Excursion rocher du diamant Ascension du Morne Larcher Plage Cap Macre
Que pensez-vous de ce programme ? Ai-je oublié des choses incontournables ?
Je compte réserver 2 hébergements pour faciliter les déplacements. Pour le sud, du côté de Sainte Luce. Pour le nord conseillez-vous plutôt Sainte Marie / La Trinité ou Saint Pierre / Le Carbet ?
Et dernière question : nous aimerions visiter des marchés, lesquels conseillez-vous (à part celui de Sainte Anne) ?
Merci par avance à ceux qui m'ont lu et qui prendront le temps de me répondre.
Partie Nord (4 jours)
J1: Randonnée canal Beauregard (Fonds Saint Denis) Jardin de Balata Visite d'une distillerie
J2: Saint Pierre et ses ruines Plages Anse Couleuvre, Anse Lévrier, Anse à Voiles
J3: Excursion catamaran presqu'île de la Caravelle
J4: Presqu'île de la Caravelle : - Randonnée le matin - Tartane village de pêcheurs - Plages Anse Bonneville, Anse Etang
Partie Sud (5 jours)
J5: Route vers le second logement Visite de l'habitation Clément - Le François
J6: Excursion Ilet Chancel / Fonds blancs du trapèze...
J7: Savane des esclaves à Trois Ilets Plages Anse Dufour et Anse Noire
J8 et J9: Mémorial de l'Anse Cafard Le Diamant + plage du Diamant Randonnée savane des pétrifications Marché de Sainte Anne Plage Grande Anse des salines Plage Pointe Marin Anse Trabaud et Baie des Anglais
Eventuellement (si jour en plus) : Excursion rocher du diamant Ascension du Morne Larcher Plage Cap Macre
Que pensez-vous de ce programme ? Ai-je oublié des choses incontournables ?
Je compte réserver 2 hébergements pour faciliter les déplacements. Pour le sud, du côté de Sainte Luce. Pour le nord conseillez-vous plutôt Sainte Marie / La Trinité ou Saint Pierre / Le Carbet ?
Et dernière question : nous aimerions visiter des marchés, lesquels conseillez-vous (à part celui de Sainte Anne) ?
Merci par avance à ceux qui m'ont lu et qui prendront le temps de me répondre.
Madagascar: je ne suis plus certaine de vouloir y aller English translation pending
Bonjour !!!!
Je suis vraiment déchiré et inquiet face a la securité a Madagascar.Je planifie y aller en 2016, mais apres avoir lu toutes les histoires d'horreur qui ce sont passées a Mada, J, ai vraiment une grande hésitation.
Nous irions pour le grand sud avec un chauffeur guide...(que nous avons déjà trouvé)
Y-a t'il quelqu'un qui pourrais me conseiller ???Dois-je faire abstraction de tout ce que j'ai lu, ou j'écoute ma petite voix et je n'y vais pas ????
Merci de vos conseils..!
François Leduc
Merci de vos conseils..!
François Leduc
7 jours à Madagascar arrivée à Tana English translation pending
Bonjour, bonjour,
Quels vos conseils pour passer une semaine à Mada (du 2 au 9 avril) en arrivant à Tana ? Je pensais aller à Sainte Marie mais sans prendre l'avion car c'est un peu cher, mais vu qu'il faut compter deux jours aller cela ne me semble pas jouable. Avez vous d'autres idées ? Merci pour vos réponses.
Quels vos conseils pour passer une semaine à Mada (du 2 au 9 avril) en arrivant à Tana ? Je pensais aller à Sainte Marie mais sans prendre l'avion car c'est un peu cher, mais vu qu'il faut compter deux jours aller cela ne me semble pas jouable. Avez vous d'autres idées ? Merci pour vos réponses.
Tananarive - Île aux Nattes English translation pending
Bonjour à tous!
J'aurais besoin d'un petit renseignement...je dois me rendre depuis Tana sur l'ile aux nattes pour y effectuer une mission humanitaire dans un orphelinat.
Comment rejoindre ces 2 lieux?
Merci beaucoup d'avance!
Randonnée 3 à 6 jours Bouches du Rhône/Alpes Maritimes English translation pending
bonjour à tous,
Je me rends à Marseille pour un mariage le 19/10 et je cherche une randonnée de 3 à 6 jours pas trop loin, idéalement accessible en transport, je suis autonome pour l'hébergement
J'ai repéré le Gr 4 à partir de manosque, je ne me rend pas compte si le parc du mercantour est accessible facilement, toutes idées sont les bienvenues
merci hervé
Je me rends à Marseille pour un mariage le 19/10 et je cherche une randonnée de 3 à 6 jours pas trop loin, idéalement accessible en transport, je suis autonome pour l'hébergement
J'ai repéré le Gr 4 à partir de manosque, je ne me rend pas compte si le parc du mercantour est accessible facilement, toutes idées sont les bienvenues
merci hervé
Côte est de Madagascar en une semaine English translation pending
Bonjour à tous,
Je voudrais savoir s'il est raisonnable en une semaine de faire Tana Tamatave (1 jour ou 2) puis Ste Marie (3 jours) puis retour sur Tana ?
Existe-t-il des bus de nuit qui partirait de Ste Marie (ou la côte) et arriverait le lendemain à Tana ?
Je suppose que pour repartir ensuite sur Diégo il est préférable de repasser par Tana plutôt que de continuer par la côte est, sans parler de l'avion ?
Merci à tous ! Fili
Voyage de trois semaines à Madagascar en octobre 2011 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous arrivons à Madagascar le 1er octobre.
Nous arrivons vers 10H30 du matin et aimerions tout de suite nous diriger vers Antsirabe. Avons vu sur internet qu'il y avait des taxi brousse à peu près toutes les heures?
Pour la poursuite de notre séjour, on souhaiterait idéalement faire:
- PArc de l'Isalo
- parc national des tsingy de bemaraha (on souhaiterait éviter de faire la descente en pirogue)
- monrodava et l'allée des baobabs
- pour la fin de notre séjour nous irons sur l'ile sainte marie et l'ile aux nattes
Nous restons un peu plus de trois semaines au total: est ce faisable? pensez vous qu'on pourrait avoir le temps de faire d'autres choses? dont aller jusqu'à Ifaty par exemple? nous sommes tous les deux plongeurs: avez vous des spots à nous conseiller dans cette région de l'Ouest?
Connaissez vous des guides sympas, avec qui on peu échanger, à la cool avec qui on pourrait faire le circuit?
Au plaisir de vous lire! et merci d'avance pour tous vos bons conseils!!! Olivia
Au plaisir de vous lire! et merci d'avance pour tous vos bons conseils!!! Olivia
Campings dans les gorges du Verdon? (France) English translation pending
Bonjour,
Je pars ce week-end avec des amis en voitures dans les gorges du verdon (nous viendrons de Hyères), et nous cherchons un camping pas cher, de façon à pouvoir bouger sans la voiture dans les gorges mais plutot faire des randos / cayak, avec si possible une belle vue et des emplacements sympas..
ca fait bcp ms je suis sûre un connaisseur devrait pouvoir m'aider ;)
merci d'avance de vos retours et bonnes vacances !
laura