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Différences entre les hôtels Bahia Principe Punta Cana et Bahia Principe Bavaro? English translation pending
by Cyberderf · 2007-02-19 · 23 replies
Les Bahia Principe Punta Cana et Bahia Principe Bavaro semblent être tous 2 des 5* et sont sur la même plage, opérés par la même chaine. Quelles sont les différences? 🤪
Un si p'tit bout d'Chine: six semaines dans la province du Guizhou (Chine du Sud-ouest) English translation pending
by 321 · 2006-12-15 · 48 replies
UN SI P'TIT BOUT D'CHINE

Six semaines dans la province du Guizhou, entre Sanjiang et Kaili

Septembre et octobre 2005

Un si p'tit bout d'Chine…

...En passant par Hong-Kong Trois jours a Hong-Kong et voila, merci bien, ca m'suffit comme ca. Trop actif, trop fatiguant comme endroit. M'enfin, carrement etonnant aussi. D'abord, evidemment, les paysages urbains, impressionnants, parfois meme surrealistes, et offrant des vues surprenantes. D'immenses tours, buildings ultra modernes, qui surplombent les immeubles d'habitation, souvent completement deglingues eux, ou les familles s'entassent dans des appartements-cages. Les rues, grouillantes d'activites et de circulations, des foules de gens en journee, et bien plus encore le soir... Et encore, j'y etais en semaine. Les rues donc, surchargees et croulantes sous les enseignes lumineuses. Et ca brille, et ca clignote, du neon, de l'ecran geant en pagaille, des magasins par milliers, pas un espace de rez-de-chaussee qui n'y soit consacre, des centres commerciaux geants ou l'on se perd, partout de l'electronique, des fringues, a tous les prix, de toutes les marques, ou pas de marques du tout, des enfilades de magasins de telephones portables avec, dans chacun d'eux, des murs entiers de modeles differents. Le shopping semble reellement la seule activite du hong-kongais... avec ses repas. Mais alors la par contre, bravo, je m'incline, car pareil, des milliers de restaurants, toujours excellents, meme la plus modeste des gargotes. Une ville tres facile, que ce soit pour les transports ou la communication, presque trop facile meme, des gens adorables, pas mal de communautes d'un peu partout, indiens, philippins, paki, et autres asiats (des afghans dans mon quartier), africains, latinos, occidentaux, etc. Il semble que beaucoup soient la pour le business. Et presqu'aucune "agression" commerciale, arnaque ou embrouille, comme dans tellement d'autres megapoles asiatiques... J'ai facilement obtenu ici mon visa chinois et trouve un vol pour l'interieur de la Chine, pour Guilin (province du Quanxi). Guilin, c'est la ou l'on peut apercevoir les tres celebres paysages de formations karstiques (montagnes abruptes en formes de pains de sucre) qui emergent du fleuve (que tout le monde a deja vu en photo, si si, c'est oblige). Destination chinoise phare, industriellement touristique ou je suis contraint de passer une nuit car y arrivant tres tard. En tout cas, cette fois c'est sur, me voila bien...

..En chine Une nuit a Guilin donc puis une journee a Yangshuo, un peu plus au sud. Yangshuo est la version terrestre de Guilin : les memes formations karstiques mais en plaine. Bon d'accord, des paysages d'un charme fou, voire a couper le souffle mais reellement trop - trop - trop touristique, ultra galvaude, et ou du coup les contacts avec la population se retrouvent completement denatures, l'ambiance generale aussi. Des touristes chinois principalement car en ce moment, pas de bol pour moi, c'est leur fete nationale (1er octobre) et tous ont pris une semaine de conges. Alors ils deferlent en masse, et des masses de touristes chinois ben ca se remarque car avec eux c'est partout "fanions et porte-voix"... Alors bref, ne nous eternisons pas ici et des demain depart en bus vers le nord afin d'entamer, un ou deux jours plus tard, une traversee de la province du Quizhou par les petites routes, mon seul but ici. C'est sur, a partir de la, ca va etre plus "roots". Il fait extremement chaud. C'est, en cette periode, ce qu'ils appellent le "petit printemps", quelques semaines d'accalmie entre la saison des pluies terminee et l'hiver rigoureux qui suivra. En plaine, la seule situation vraiment supportable c'est allonge sous le ventilateur, sans bouger, et juste apres avoir pris une douche froide. Mais il suffit d'aller faire quelques pas a l'exterieur pour qu'il soit deja trop tard : ruisselant de sueur... De Guilin a Sanjiang, six heures pour effectuer les cent cinquante kilometres sur une piste defoncee, caillouteuse et en perpetuels travaux. On arrive a destination le visage gris et les poumons gorges de poussieres, a en avoir la nausee. Mais, a partir de maintenant, me voila plonge dans...

..La realite du Guizhou La province du Guizhou est la plus pauvre de Chine ou huit millions d'habitants vivent en dessous du seuil national de pauvrete. Un relief omnipresent, relativement peu eleve mais tres compartimente et de structure chaotique. Des voies de passage carrossables peu nombreuses et souvent tres difficiles de parcours. Le reste des communications, d'une vallee a l'autre, se fait par les tres nombreux sentiers pietonniers. Tout s'y transporte alors a la palanche d'epaule, et parfois sur de longues distances (riz recolte, cochons, armoires, TV, etc.). Pour illustrer le "chaotisme" du relief un proverbe local dit "Dans le Quizhou, deux hommes peuvent se parler d'une vallee a l'autre mais il leur faut une demi-journee pour venir se serrer la main". Car il n'y a ici quasiment pas de terres cultivables plates (plaines), seulement dix pour cent de la surface de la province. Pour pouvoir cultiver le riz irrigue les hommes ont donc "sculpte" en terrasses des pans entiers de collines et de montagnes. Des travaux titanesques, entierement realises a la main au fil des generations. La moindre parcelle recuperable a donc ete amenagee, pour exploiter parfois seulement quelques metres carres de riziere. L'ancienne foret tropicale a donc depuis longtemps disparu et a fait place a des coniferes que cotoient ainsi desormais bosquets de bambous, bananiers et parfois quelques palmiers par exemple. Le relief, tres accidente, a d'ailleurs longtemps ici fait office de barriere naturelle : grace aux "montagnes-murailles" et aux "gorges-douves" il protegeait dans leurs retranchements, durant leurs periodes les plus sombres et les plus sanglantes, les minorites ethniques des tres severes incursions chinoises Han. Actuellement quarante pour cent de la population de la province se compose de pas moins de quatre vingt minorites ethniques differentes. Les Chinois Han vivent principalement en ville, les minorites, toutes de paysannerie, dans des villages plus recules. Poursuivons la route et en avant pour un...

..Voyage en pays Dong D'apres ma carte c'etait pourtant clair : je devais quitter Sanjiang vers l'ouest, prendre un transport sur une cinquantaine de kilometres jusqu'au village de Shankou et, de la, partir vers le nord comme je pourrais. Mais j'ai du me tromper. Car le plus difficile ici, c'est de quitter les villes en direction des petits villages. Pas trop de problemes en revanche pour se deplacer de villes en villes car je dispose des noms des principales d'entre elles ecrites en caracteres chinois sur mon carnet. Il suffit alors de les montrer au guichetier ou au conducteur. Mais, quoi qu'il en soit, les villes ici (on en parlera un peu plus loin) ne presentent aucun interet. En revanche cela se complique serieusement pour rejoindre les petits villages, dont les citadins ne connaissent souvent meme pas l'existence. La communication devient alors un reel probleme car ils ne comprennent, mais alors pas du tout, ma prononciation. Parfois une carte sommaire de la region est dessinee sur un mur des gares de bus. Il faut alors essayer d'y reperer un lieu quelconque figurant sur l'itineraire convoite, puis recopier, tant bien que mal, son nom en caracteres chinois sur un papier que l'on tendra plus tard aux chauffeurs de bus. Il ne reste ensuite plus qu'a convaincre ces derniers de ne payer le prix du trajet qu'a l'arrivee, afin de pouvoir descendre n'importe ou. Les bus ici, du moins les "inter-villages" c'est : minuscules et bondes (il faut souvent se contorsionner pour atteindre son siege), sales, extremement lents (parfois, dans les montees, on pourrait marcher a cote), et bruyants (volume des sonos pousse a fond). Me voila donc a ce que je crois etre Shankou car il y a bien une piste qui en part vers le nord. Seulement celle-ci, d'apres ma carte, doit longer une riviere. Mais ce n'est pas le cas. Tant pis, je m'y engage, marche sur quelques kilometres puis me fait prendre en stop par un tracteur jusque Tongle, village imposant qui ne figure pourtant pas sur mes cartes. Bref, je ne sais absolument pas ou je me situe. Plus rien ne correspond a mes cartes. Tant pis, le coin est chouette. Une nuit dans l'unique pension puis depart a pied au petit matin afin de continuer a remonter la vallee. La ballade vaut le coup, traversee de plusieurs villages Dong dont les maisons en bois s'aggripent en grappes compactes aux flancs des collines. La construction des villages Dong releve de cinq principes geomantiques fondamentaux : ni fondations, ni echafaudages, ni clous, ni liens, ni mortiers ne seront utilises. De longues maisons en bois reposant sur un socle de pierres appareillees sans ciment donc. De deux a quatre etages, le rez-de-chaussee etant reserve aux animaux, generalement de un a cinq cochons, quelques poules et/ou canards et oies, parfois meme une ou deux vaches, le modele a bosse sur le dos. Les ruelles, etroits passages entre les maisons, sont pavees de galets plantes debout dans la terre, dessinant par endroit des motifs geometriques et des figures animales. Cinq heures de marche, puis arret dans un village Dong pour y passer la nuit. De nombreuses personnes vivent sous un meme toit, dans chaque grande maison, presque vingt dans la famille qui m'accueille. Je ne cerne en revanche pas du tout quels liens de parente lient tous ces gens. Ici, seules les femmes mariees portent encore l'habit traditionnel, taille dans de la toile manufacturee, elles ne semblent en revanche plus beaucoup tisser elles-memes le coton et la soie. Tot le matin tout le monde s'active, la premiere tache consistant a cuire le repas des cochons dans d'immenses gamelles (wok). Puis depart vers les rizieres car en ce moment c'est la fin de la recolte. Le soir les villageois reviennent donc charges de riz, en gerbes ou non, et de paille sur la palanche d'epaule, egalement d'autres vegetaux pour le betail. Le riz est ensuite battu puis etale devant les maisons pour etre seche, retourne de temps en temps au rateau. La meme operation se repete plusieurs jours durant, le riz etant rentre a l'abri tous les soirs. C'est un travail pour les femmes les plus agees. Les hommes ages, eux, discutent, fument et font la sieste sous la tour du tambour, edifice en bois a plusieurs toits etages et construit sur les memes principes cites plus haut. Les "tours du tambour" (un ou plusieurs exemplaires dans un meme village) sont des lieux de rencontres ou les decisions communautaires importantes se prennent. Autrefois un tambour y servait aussi a prevenir les villageois en cas de danger imminent. Je n'en sais malheureusement pas beaucoup plus sur leurs cultures et religions qui semblent tres riches et tres complexes. Trois jours a crapahuter a pied de village en village, chez les Dong, puis retour en vallee. Les gens sont adorables, je suis agreablement surpris car ce n'est pas l'impression que j'en avais garde de mon precedent passage en Chine. D'un naturel timide et tres reserve envers l'etranger, les rapports s'echauffent en revanche tres vite des que quelques mots ou signes ont ete echanges. Je me fais regulierement inviter a manger et c'est une reelle aubaine car la nourriture est generalement excellente chez l'habitant : sortes de fondues de viandes ou de poissons, tofue (fromage de soja), vegetaux, piments, et des epices, etc. Les bols de riz s'enchainent. Et puis c'est sympathique, on a le droit de cracher par terre os et aretes et on eructe a volonte, c'est meme conseille. Suis aussi surpris du peu d'arnaques que j'ai a subir (pour l'instant). Il n'est d'habitude en effet pas rare du tout que les vendeurs ou chauffeurs de transports essayent de grapiller quelques yuans de plus a l'etranger, mais pour l'instant presque rien de tel. En revanche la communication m'est evidement presque totalement impossible et c'est vraiment frustrant. Un questionnaire que je me suis fait traduire en caracteres chinois et qui est adapte a mon mode de voyage me permet de demander mon chemin lors de mes randonnees, de solliciter hebergement et nourriture chez les villageois, etc. Et pour me rendre dans ces endroits recules j'ai desormais...

..Ma tactique de deplacement Elle est tres simple : je prend n'importe quel bus qui traverse une region semblant etre interessante puis note, au fil des kilometres (les routes sont souvent bornees), l'emplacement des villages traverses et des departs de pistes apercus. Pour conserver facilement des reperes expoitables, je me fais meme noter en caracteres chinois les noms des principaux villages. Ainsi au retour je peux m'arreter ou bon me semble puis, de la, partir decouvrir des lieux plus recules. Sans compter que les trajets de bus ici, c'est chouette pour les paysages a observer ; sauf imperatif urgent, pour rien au monde on ne prendrait un bus de nuit. J'ai quitte depuis deux jours le pays Dong et rencontre depuis d'autres minorites dont je ne connais pas grand-chose, parfois meme pas le nom. En tout cas, desormais, partout ou je passe ce n'est pas inapercu : on me scrute du regard, on se retourne systematiquement a mon passage, on fait signe au voisin pour signaler ma presence, afin qu'il profite lui aussi du spectacle. Je suis celui qui fera dire le soir dans les foyers "Tiens, aujourd'hui j'ai vu un long-nez". Je retrouverai les Dong lors du trajet de retour, dans quelques semaines, et pour l'instant me voila desormais...

..En pays Shui et Buyi Je viens de longer, en minibus, la vallee de la riviere Diliu Jiang sur une centaine de kilometres en notant bien l'emplacement des departs de sentiers puis suis revenu en sens inverse, en m'arretant dans un endroit de choix : d'ou un petit affluent remonte une minuscule vallee. C'est sur, il y aura des villages par la. Il y a meme une pension familiale ici, j'y passe une nuit. C'est rustique, le pire ce sont les toilettes : deux planches suspendues juste au dessus de l'enclos a cochons. La literie, comme souvent, sent la crotte de souris. Matin, depart a pied le long de l'affluent, un petit torrent offrant regulierement des bassins ou l'on peut se baigner. Il faut d'ailleurs sans cesse le traverser pour remonter le sentier, des dizaines de fois. En saison des pluies ca doit etre impraticable, les villages doivent alors etre inaccessibles, totalement isoles. Il n'y a pas autant de lieux habites que prevus, un seul village de traverse, quelques familles y vivent. Mais il est fort possible que je n'ai pas repere d'autres hameaux situes en hauteur. Les paysages n'ont rien de nouveau, on se croirait presque dans les pre-Alpes, si ce ne sont les quelques rizieres. Celles-ci, parfois minuscules, peuvent donc se trouver jusqu'a deux ou trois heures de marche du village. Que de quintaux de riz transportes a dos d'hommes ! et encore sur des sentiers difficiles. La pire des craintes, de ne pas rencontrer de village avant la nuit. Mais ouf, un petit groupe me depasse, trois hommes, deux femmes, un enfant, et un petit cheval (seules quelques familles en possedent un) charge de marchandises. Il me suffit maintenant de les accompagner. Durant le trajet ils cueillent, a quelques metres des berges, des sortes de petits poireaux sauvages qui seront prepares pour le repas du soir. Une course-poursuite apres un ecureuil nous fera bien tous rire, surtout eux en m'apercevant sortir d'un buisson le pantalon entierement recouvert de ces especes de graines qui s'accrochent a certains tissus. Ils m'hebergeront deux nuits, dans leur minuscule village idyllique refugie au fin fond de la vallee. Nous sommes donc chez les Shui. Blouses vertes brodees s'elargissant vers la taille et turbans blancs pour les femmes, adorables ! C'est incroyable, tous les villages, aussi isoles soient-ils, disposent de l'electricite. Je me demande comment les lignes ont ete installees, celles-ci franchissent les montagnes les plus abruptes. Ainsi, dans presque chaque foyer, la television. Quelles expeditions cela a du etre pour les acheminer jusque la ! Beaucoup, parmi les minorites montagnardes, ont desormais irremediablement perdu de leurs traits culturels forts, assimiles de plus en plus qu'ils sont par les Chinois Han : la forme des habitats s'homogeneise, l'habit traditionnel tend a disparaitre, etc. Les dialectes, particuliers a chaque groupe, semblent par contre encore tres usites. Celui des Shui est fort different du chinois : plus lent, plus chantant et melodieux, il rappelle certaines langues sud-est asiatiques. Deux jours plus tard, retour en vallee, et passage oblige pour une nuit a Rongjiang, qui ressemble a presque toutes...

..Les petites villes du sud de la Chine Cauchemardesques. Elles sont horribles. C'est une catastrophe. Deprimantes au possible. A en avoir le cafard apres une seule soiree. Quelques rues poussiereuses ou s'alignent des immeubles bas, blocs de betons et de briques parfois inacheves (mais quand-meme habites) ou acheves, c'est a dire recouverts de carrelage en facades exterieures... A tous les rez-de chaussee, des rideaux de fers. Pour se deplacer la nuit la lampe de poche y est indispensable, afin de s'assurer de ne pas tomber dans un caniveau reste ouvert. Les anciens quartiers traditionnels, eux, deviennent des taudis ou alors sont rases. Pour le voyageur a petit budget, les logements y sont generalement sordides, c'est la (les) surprise(s) a chaque fois. On y passe la nuit que lorsqu'on n'a pas d'autre choix, c'est a dire lorsqu'il n'y a pas de transport avant le lendemain. Alors depart, remontee vers le centre de la province. Les paysages sont epoustouflants : profondes vallees amenagees en terrasses, quelques villages "suspendus" aux pentes. Les rizieres ont, en cette periode, ete fauchees et sont donc a sec. Dommage car sous eau ca doit etre extraordinaire : des mosaiques de miroirs. J'essayerai de m'y arreter au retour, si j'arrive a economiser du temps. Pour l'instant me voila arrive...

..Chez les Miaos du sud-ouest Passage par Xijiang, le plus grand village Miao de la province du Quizhou. Environ mille cinq cent familles y vivent et donc presqu'autant de maisons en bois qui s'agrippent a deux collines, les recouvrant entierement et epousant parfaitement leurs formes. Habitations desservies par un faisceau de sentes dallees et de marches. Magnifique. La "famille" Miao comprend en fait des dizaines de groupes ethniques differents, ceux-ci ayant un peu trop facilement ete regroupes sous cette meme appellation de "Miao" par l'administration chinoise. Des groupes, en effet, aux coutumes, habits traditionnels, cultes, dialectes, etc. forts distincts. Neanmoins un trait caracteristique commun a ces populations Miao est le fait qu'elles construisent toutes leurs habitats directement sur terre battue et non pas sur pilotis comme d'autres groupes de la region. Hebergement deux nuits chez une famille. Peche avec les enfants dans les quelques rizieres volontairement restees inondees, celles-ci regorgent de poissons et de crabes. On les attrape facilement a la nasse a plonger, puis les epingle sur une solide herbe. Puis coup-de-main au pere a stocker les gerbes de paille, en formant de hauts monticules (quatre a cinq metres) savamment agences en cylindres autour du tronc d'un jeune pin. Les rizieres sont ainsi parsemees de ces edifices. J'en profite aussi pour rayonner dans les environs. De nombreux minuscules hameaux sont dissemines dans les montagnes. Transit par Kaili, ville importante, peut-etre de l'ordre de la sous-prefecture, en tout cas carrefour commercial important de la region. C'est l'horreur, une centrale nucleaire est situee a deux cent metres du centre-ville, les premieres maisons (les taudis) y sont directement accolees. Plusieurs carrieres d'extraction proches (charbon, minerais divers) ajoutent encore aux charmes de la ville. Arrivee a Chong'An, j'y avais deja passe pas mal de temps il y a trois-quatre ans. Transformation radicale : les charmants quartiers traditionnels, groupements de maisons miaos en bois, ont entierement ete detruits au profit de blocs de betons (carreles...) et de briques qui semblent deja ages de vingt ans, suintant la salete. Coup de blues pour le coup. De plus il s'est mis a bruiner, boue et nuages bas. D'ailleurs, encore un record, la province du Quizhou est la plus arrosee du pays et la nebulosite (presence de brouillards) y est la plus importante. Demain je retournerai visiter les collines alentours. Pour l'instant, dans la modeste pension ou je loge ce soir, c'est le summum en la matiere ; c'est peut-etre alors maintenant l'occasion, inevitable de toute maniere, de faire un long constat sur...

..L'etat des toilettes de campagne chinoises Oh non. C'est litteralement impossible. Il faut le vivre (le subir) pour veritablement comprendre. De plus, je ne voudrais pas choquer les ames sensibles et les ames pas sensibles. Autocensure donc. Quelques districts autour de Kaili (dont celui de Chong'An) sont territoires de l'ethnie Gejia. Egalement assimiles aux Miaos, ce groupe reclame pourtant avec insistance le statut de nationalite distincte. Il s'agit d'une des populations arborant les costumes les plus surprenants, d'allures tres martiales, en particulier celui des jeunes filles. Des tuniques composees de differentes pieces de coton decorees selon une technique incroyablement minutieuse de batik. Des ouvrages d'une qualite inouie demandant certainement de tres longs mois voire annees de travaux pour chacun d'entre eux. Entre autres caracteristiques, les femmes, qui portent une sorte de coiffe "a la Becassine", se rasent l'avant du crane et les sourcils. Les villages Gejia et les rizieres attenantes sont accessibles par un dense reseau d'etroits sentiers, souvent grossierement dalles d'enormes pierres transportees une a une du lit des rivieres en contrebas. Les maisons en bois, de constructions tres laches, se composent de trois pieces sur terre battue, surmontees d'un grenier ou sont remisees differentes denrees. Le betail loge dans de minuscules et sommaires batisses attenantes en terre. Les Gejia sont d'une gentillesse inouie. Le seul probleme, ce sont leurs chiens, tres hargneux et meme feroces envers l'etranger, il est alors indispensable a ce dernier de se deplacer dans les villages muni en permanence d'un baton. Les petits villages Gejia autour de Chong'An sont dissemines dans une dense zone de hautes collines ou de tres nombreux sentiers se croisent et se recroisent sans cesse. Meme aux bruits familiers (chant d'un coq, cri d'un enfant, claquement d'une hache, etc.) il n'est pas toujours facile de localiser un village, l'echo deplacant en permanence les sons dans ce relief abrupte. La presence de brouillards epais, persistant depuis trois jours du matin au soir, me complique encore la tache. Alors impossible d'aller tres loin, je dois me contenter des environs immediats. Mais coup de chance, il se deroulera demain a Chong'An, alors quelques mots sur...

..Les marches du Quizhou Ils ont lieux de maniere cyclique mais sont tres rarement hebdomadaires d'ou, malheureusement, la difficulte pour le voyageur de les prevoir a l'avance. Suivant les regions ca peut etre tous les cinq ou tous les six jours par exemple ou alors tous les jours en 2 - 6 - 9. Ils ne debutent jamais trop tot le matin car il faut laisser le temps aux villageois d'arriver. Ici a Chong'An ils arrivent en bus, a velo ou a pied, la palanche d'epaule, la hotte ou le petit cheval charges de leurs quelques produits. D'autres s'y rendent par la riviere, sur de petites embarcations. Et puis, vers dix heures, toutes les quelques rues se retrouvent bondees, encombrees de convois en tous genres, des atmospheres moyennageuses. Impressionnant le peu de produits qu'ont a proposer certains, parfois peut-etre pour trois euros seulement au total a la vente. Et puis il y a les services proposes : coiffeurs et dentistes de rue, couturieres, reparateurs de gamelles en fer, voyants et autres charlatants, tous sous un parasol ou une bache de fortune et les pieds dans la boue. Il s'y organise aussi generalement quelques combats de coq, au milieu d'un cercle de parieurs et badauds emeches. Les marches sont des moments privilegies pour le spectateur car les femmes en profitent pour se parer de leurs plus belles parures. Les marches sont avant tout des lieux d'echanges commerciaux mais aussi de rencontres entre vieux ou jeunes gens de villages eloignes. C'est ici que les nouvelles circulent et que les liaisons se creent. Plus que quelques jours de balades, il est alors temps de penser a ce que pourrait etre...

..Le retour Si peu de chemin parcouru en plus de quatre semaines, meme pas le tiers de ce que j'avais vaguement pu prevoir initialement. Je n'aurai donc pas le temps de m'aventurer beaucoup plus loin, par exemple dans l'extreme ouest, sur le plateau du Yungui, la region la plus pauvre de la province du Quizhou (qui deja elle, on le sait, est la plus desheritee de Chine), le "Far-West" du Quizhou en quelque sorte, tout proche du Sichuan. En fait ce serait possible de s'y rendre mais le retour a bon port deviendrait tres long et fastidieux et de plus m'obligerait a voyager de nuit, dans un de leurs immondes bus-couchettes ; j'y avais goute il y a quatre ans : non merci, plus jamais ca. Alors il ne me reste plus qu'a redescendre tranquillement vers Guilin, en quelques jours. Du coup des demain je vais pouvoir m'aventurer...

..Trop loin en pays Dong L'hiver, ici aussi, s'approche a grands pas et maintenant j'ai l'air malin avec mes sandales. Pas vu le soleil depuis plus de deux semaines, ciel gris mais il ne pleut pas. Par contre il commence a faire serieusement froid sur les hauteurs, j'avoue que je ne m'y attendais pas. Ca les fait tous rigoler mes sandales. Pas tres loin de Bazai j'ai repere un depart de piste. Je me suis renseigne envers plusieurs personnes sur la distance le separant du premier village. Comme reponses j'ai eu : trois kilometres, dix-huit kilometres et trente kilometres... Car un nouveau probleme se pose : les gens sont tellement intimides par ma personne (excusez du peu) que lorsque je leur pose une question je sens bien que leur unique volonte est de se debarrasser de moi le plus vite possible. Difficile dans ces conditions d'approfondir un sujet kilometrique pourtant tellement important pour moi. Bon tant pis, il n'y a qu'a s'y engager, passer la nuit dans le village puis revenir demain par le meme chemin. Le retour a eu lieu cinq jours plus tard... Je vous passe la description des decors : sublimes, je reste decidement sidere par le travail accompli dans les montagnes par les villageois. Des fonds entiers de vallees sont sculptes en terrasses, parfois vertigineuses et, pour les rejoindre, des sentiers dalles d'enormes pierres. Ici le betail reste a demeure dans les rizieres ou lui ont ete amenages de minuscules abris en pierres, semi-troglodytes. En chemin, jusqu'au premier village, pas de probleme, j'ai suivi la piste principale. Accueil chaleureux (mais dans le froid !) dans une famille. Grosses rigolades quand-meme avec les enfants, et puis le soir on dine dong donc (!). Le pere me propose meme de m'accompagner le lendemain jusqu'au village suivant. A partir de la, plus de piste, on emprunte d'etroits sentiers de traverse, en foret ou parmi les rizieres. Accueil, dans le second village, chez des amis du pere, festin et tres serieux abus d'alcool de riz (je le cache mais le phenomene se produit un peu trop souvent dans les villages). Le lendemain le pere etait deja rentre chez lui, l'ami m'a donc indique la direction a prendre. Je l'ai maudit toute la journee "l'ami". Car cela s'est tres rapidement complique pour moi. Je n'ai, au bout de quelques kilometres, plus du tout su ou etait le nord en quelque sorte. Alors marche presqu'au hasard pendant quatre jours, des gens m'indiquant ou me guidant en fait a chaque fois vers le village le plus proche. On me montrait bien aussi la direction de Bazai (lieu de mon depart et, je l'esperais, de ma prochaine arrivee) mais, dans cet inextricable reseau de sentiers et de collines tres escarpees, impossible de conserver bien longtemps le cap. J'ai du en fait effectuer, plus ou moins, une sorte d'immense demi-boucle. Alors il y aurait tant a dire : toujours les memes fantastiques paysages, et le charme fou des villages, malgre la salete omnipresente, l'aspect physique parfois presque effrayant de certaines personnes, jeunes ou adultes, l'aspect et l'odeur parfois plus que douteux des aliments et des breuvages servis, et de l'eau de vaisselle aussi, "l'aspect" de mes premiers serieux troubles gastriques (ca s'est sur on n'en dira pas plus), l'aspect des toilettes en publique au milieu du village, etc., etc. J'ai retrouve un reel repere geographique a plus de vingt kilometres de Bazai... Un type m'a emmene en moto jusqu'a la route ou passent des bus. Ca fait cinq jours que je ne me "lave" que pieds et visage, pas les vetements. Presqu'heureux de retrouver l'affreuse ville de Rongjiang ou, pas de chance, avouons-le, je n'ai pas acces a l'eau, panne generale dans toute la ville. Je me laverai donc demain apres...

..Un chouette trajet Mais oh combien poussiereux ! Je compte repasser par Zhaoxing, region peuplee principalement par des groupes Miaos et Dong. J'y etais deja il y a quelques semaines et ai pu y reperer la-bas un depart de sentier qui semblait prometteur, alors je vais retourner y voir. Pour l'instant trajet de Rongjiang a Congjiang. On est au coeur du pays Dong. Traversee d'un village lors de son jour de marche. Aubaine, je descend du bus et tant pis pour le prix du trajet paye complet. Comme d'habitude, rues bondees de gens, le vehicule peine tres serieusement a se frayer un passage dans la cohue ambiante. Les femmes et les jeunes filles se sont parees de leurs plus beaux costumes car c'est surtout l'occasion pour les adolescentes de se montrer aux jeunes gens en exhibant leurs remarquables travaux d'aiguille. Toutefois de tres nettes differences sont perceptibles dans les parures, car chacune determinant un clan bien particulier. Points communs : des coiffures tres elaborees et maintenues par de larges peignes en bois, de tres lourds bijoux d'argent, notamment les anneaux de cou, parfois jusqu'a trois cumules ! et un tissu de base (de couleur indigo/pourpre et richement brode) dit "calende" : longtemps martele a la mailloche pour lui donner une certaine rigidite, le lustre de l'usure, une impermeabilite totale et des reflets argentes, moires. Pour l'occasion beaucoup d'hommes aussi portent leur costume traditionnel : taille dans la meme toile decrite ci-dessus, vetements tres amples, turban. Un spectacle impressionant, tout s'y vend ou s'y echange, l'alcool s'y consomme... Quelques heures a y deambuler en attendant le bus suivant pour amorcer...

..Le retour definitif Car plus que quelques jours de balades. Hormis le passage promis par la region de Zhaoxing, cela deviendra ensuite trop court pour s'aventurer sur les sentiers. Alors, a partir de maintenant, je vais aller voir des lieux parait-il beaux : les rizieres en terrasses de "l'Epine dorsale du Dragon", parait-il les plus impressionnantes rizieres du coin. Bon c'est sur, va y avoir du droit d'entree par la-bas, et des vendeuses harcelantes, et de la sur-taxe pour tout, et quelques groupes a "fanions et porte-voix", et plus vraiment d'accueils chaleureux, sinceres et desinteresses dans les familles, bref du mercantilisme a outrance, mais tant pis car je me suis promis de garder mon calme dans toutes les situations qui m'attendent. Mais alors en attendant...

..Que d'oublis de ma part Alors en vrac : les fetes paysannes et l'alcool de riz (au secours je n'en peux plus) ; le tabagisme passif ; le bruit en ville et dans les pensions (mahjong, karaoke et passes...) ; la viande de chien et de tout autre animal qui a "le dos tourne vers le ciel" ; la difficulte de connaitre l'horaire de depart d'un bus ; l'impossibilite de connaitre l'horaire d'arrivee d'un bus ; les p'tites betes dans les chambres ; le crachat chinois ; l'affligeante stupidite des programmes TV chinois ; les odeurs chinoises ; la trop accessible compagnie des rampants, volants et rongeants, la nuit ; la trop inaccessible compagnie des beautes villageoises, la nuit.

Septembre & octobre 2005 Chine du Sud-ouest, province du Guizhou
Ce qu'on aime en Thaïlande? English translation pending
by Konchof · 2006-11-14 · 123 replies
Bonjour tlm, c'est la premiere fois que je lance une discussion, je voudrais savoir pourquoi quand en fait un voyage en thailande, on a hate d'y retourner? entre () je le sais mais je veux avoir vos opinions, est-ce pour: les plages? les gens souriants? le travail minicieux pour n'importe quelle taches? pour la politesse? la simplicité? la facilité des transport? la file d'attente devant le metro (je suis tunisenne🤪, le metro a l'heure de pointe ca ressemble a une boite a sardine 😛 ?

Alors et vous????? 😛
Langues du Pakistan English translation pending
by Sbecker · 2006-10-17 · 11 replies
Salut... appels à tous les pakistanais du forum et aux fins connaisseurs de ce merveilleux pays.

J'ai l'intention de me rendre au Pakistan l'année prochaine. Par goût de la communication, j'aime beaucoup apprendre la langue des pays que je visite... ouais mais avec le Pakistan, ça va pas être simple 😉.

Je pensais que l'ourdou était largement parlé et en consultant quelques sites web, je me rends compte qu'il y'a un nombre de langues différent hallucinant.

La principale région que je devrais visiter est le "Baltistan" (région du nord dans le Karakorum). Est ce que les habitants de cette région parlent l'ourdou ou bien devrais je apprendre le "balti" en plus (déjà l'ourdou, c'est chaud, alors le balti...) ?

Et sinon, avez vous des bons plans pour apprendre l'ourdou (et donc peut être aussi le balti) ?

Merci, Thank you, Gracias, Obrigado, Dhanyabad. (Bon pour commencer, comment on dit merci 😛 en ourdou ?) Samuel
Premiers pas vers l'aide humanitaire à 17 ans English translation pending
by Justaly · 2006-09-16 · 6 replies
Bonjour, tout d'abord je félicite ce forum qui m'apparait tres interressant et instructif ! Voilà, j'ai 16 ans (17 en mai 2007) et l'idée de partir pour une mission humanitaire me tient à coeur seulement je n'ai aucune expérience dans ce secteur, bien que je compte m'investir à la distribution de denrées alimentaires dès l'hiver étant donné que c'est la seule association à proximité de chez moi. Cependant, je suis très motivée pour ce projet! J'aimerai tout d'abord recevoir des témoignages de personnes qui ont peut-être connu des voyages à l'étranger dans un cadre d'aide humanitaire sans trop d'expériences, en étant jeune. J'aimerai avoir quelques conseils ... Ensuite, si certains d'entre vous pouvaient me communiquer des adresses, des sites enfin des liens qui m'offrirait la possibilité d'être utile pour l'été 2007 malgré ma minorité (je serai tres interressée pour apporter mon aide dans un orphelinat ou ailleurs.)

Je vous remercie d'avance !!!!!

Alexandra😊
Échange de photos: vos bonnes impressions de la Thaïlande English translation pending
by ElPedro · 2006-09-03 · 406 replies
allez un petit post positif, histoire de sortir de l'ambiance "les putes c'est pas bien!!!", "violee a 15 ans", "kao san et pattaya c'est pour les anes." je n'ai rien contre, mais les gonzes qui ne sont jamais venu en thailande vont se mettrent a flipper en surfant sur ce forum. l'idee c'est de poster une image de la thailande qui resumerait votre impression et votre amour pour ce pays. tout ceci sans pretention, bien sur, juste pour le fun. tout le monde est bienvenue. je me lance!!! photo d'un samedi apres-midi a koh si chang. 🙂🙂🙂
Au coucher du soleil à Mahabalipuram (Inde) English translation pending
by Sapho · 2006-08-22 · 18 replies
Sur la plage de Mahabalipuram, non loin du petit temple du Rivage qui défie les siècles et les flots, une fête paisible se déroule chaque jour au coucher du soleil, fête qui a lieu sans doute ailleurs sur la côte de l'océan indien, mais c'est là que j'ai surpris ces mystérieuses réjouissances. A la fin du jour, les gens du village arrivent de partout en famille, en couple, seuls ou avec des amis, jeunes hommes rieurs, enfants en pagaille, femmes dans leurs saris aux couleurs criardes ou subtiles et leur allure de princesse.... Dans une sorte d'allégresse, ils courent vers la mer, tournant le dos au soleil qui disparaît paresseusement. Avec des cris et des rires, ils se mouillent et s'éclaboussent comme s'ils découvraient l'océan pour la première fois de leur vie. Ils ne s'aventurent pas très loin car les vagues sont redoutables et la plupart ne savent pas nager. Les hommes risquent quelques brasses, les enfants, surveillés par les femmes plus âgées, jouent dans l'eau des vagues qui s'allongent sur le sable. Les adolescents les plus audacieux provoquent l'océan en plongeant et culbutant dans l'écume des crêtes. Ils nagent comme des poissons tandis que les filles piaillent en se tenant la main. Elles rient aux éclats et jouent à se faire peur. Leurs saris leur collent au corps et sculptent leurs hanches et leurs cuisses. Elles sont presque toutes menues et graciles. Jamais aucune d'elles ne se baigne en maillot. Certains restent sur la plage et s'y installent pour bavarder en buvant leur thé crémeux et sucré. En Inde, on vend du tchaï partout et on en boit à tout moment. Il y a dans l'air un parfum d'huile de coco qui émane des cheveux des femmes. Bien que la houle reste forte, avec le soir le vent se calme et la brise est légère comme la gaieté des indiens. Seule la proximité de la mer au coucher du soleil les rend réellement exubérants et leur donne une singulière ivresse. Dés qu'ils s'en éloignent, ils retrouvent leur retenue. Ce qui ne les empêche pas de se saluer, de s'interpeller et de deviser en dodelinant la tête de cette façon bien à eux de ne dire ni oui ni non, dans cette langue où nous n'avons aucun repère mais dont les sonorités monocordes nous semblent, à la longue, familières. C'est sur cette plage à la fin du jour que les oiseleurs viennent vendre leurs perruches atterrées au fond de leurs cages en bambou. Ils attirent peu de monde exceptés les enfants curieux, les gamins dégourdis et les petites filles aux tresses sages. Parfois des amoureux pudiques s'écartent du groupe, ils se tiennent discètement par la main. Tranquillement assis sur le sable, quelques mendiants loqueteux, perdus dans leur rêve et leur fatalisme, attendent avec patience la ration de riz qui leur viendra sûrement. Les rares étrangers qui se baladent sur cette plage éloignée du village passent inaperçus. Tout à leurs retrouvailles avec la mer, les indiens les ignorent. Moment privilégié pour les touristes : ils deviennent invisibles! Quand on quitte cette réunion festive pour se diriger vers le temple, on rencontre quelques solitaires plongés dans la contemplation de l'océan. immobiles et indifférents à notre passage. D'ailleurs les indiens n'ont souvent envers les touristes qu'une curiosité distante. La rumeur des bavardages et des rires mêlée à la houle nous suit longtemps. Les dernières éclaboussures du soleil ont disparu. La nuit commence déjà à poindre. Demain nous reviendrons peut-être goûter l'apaisement et la gaieté innocente de cette fête qui célèbre l'intimité des indiens de Mahabalipuram avec l'océan et leur surprise toujours recommencée.

Mahabalipuram, Inde du sud

N.B J'ai fait ce voyage en Inde du sud bien avant le tsunami. Je ne suis pas sûre que le temple du Rivage (Shore Temple) soit encore présent, je pense qu'il est en partie ensablé. Je ne suis pas certaine non plus que les indiens viennent encore à la rencontre de l'océan à la tombée du jour.
Les singes en Inde English translation pending
by MotherIndia · 2006-05-15 · 29 replies
🙂bonjour tout le monde

Je voulais lancer une discussion sur nos amis les singes en Inde.

Je pars cet automne dans le sud (Maharashtra et Karnataka) et je voulais savoir si les singes sont aussi présents dans le sud autant que dans le nord.

Font-ils partie de la vie de tous les jours ? sont-ils présents dans les grandes villes ? Quel comportement adopter ? On peut s'en faire des amis ou faut-il les ignorer ? Y'a t-il des risques de santé avec eux (poux ou que sais-je ?) ? peuvent-ils être méchants ? Doit-on les nourrir ? ou est-ce déconseillé ?

Tout ça, tout ça.... 😛 J'ADORE LES SINGES et je vais en Inde surtout pour avoir des contacts quotidiens avec eux... Est-ce possible ?

(je serai à Mumbai, puis côte du KOnkan, puis je m'enfoncerai vers l'intérieur des terres)

Merci à vous !🙂
Randonnée le long de Dingle (Killarney à Galway) en Irlande English translation pending
by Lotrip · 2006-03-27 · 6 replies
bonjour tout le monde. voilà, avec 3 amies nous prévoyons de partir en Irlande cet été, pour deux semaines de rando. on pensait partir de Killarney à Galway, mais à dire vrai on ne se rend pas bien compte de ce que ça reprèsente en kilomètres, et en heures de marche... c'est à dire que si nos calculs sont bon, 30km/jour, ça m'a paru beaucoup. Nous souhaiterions longer la côte, on a prévu 2 semaines en comptant le voyage. est-ce réalisable?

si quelqu'un a une experience dans le genre, ... tous conseil est bienvenu, n'hésitez pas! merci d'avance lo
Désillusion (s) English translation pending
by Oliverte · 2006-03-25 · 32 replies
Salut voyageurs !

Je suis en train de digérer ma traversée du Sahara, qui a été une aventure superbe... Cependant à bien y penser, cette expérience m'a remis les pied sur terre... J'avais des Touaregs une haute opinion, pour ce qu'ils sont et représentent... De beaux hommes fiers et droits. Ils le sont, effectivement. Les (nombreux) Touaregs que j'ai rencontré le sont mais seuls au monde, tellement convaicus de la "supériorité" de leur ethnie sur toutes les autres... ça fout les boules de voir à quel point ils peuvent être racistes et fascistes envers les les africains noirs par exemple, ou envers tout autre peuple. C'est un avis personnel, et pas une généralisation.

Avez vous, vous aussi connu ce genre de désillusion, ou coup au foie, lors de la rencontre d'un autre monde, d'autres gens ou lieux ???

Je ne veux faire de procès à personne, encore moins à un groupe entier, c'est juste le coté désillusion qui m'intéresse 😛
Logistique remorque vtt en Islande English translation pending
by Deajjla · 2006-01-08 · 19 replies
Bonjour, Je dois prochainement patir en Islande avec quelques amis pour une traversée nord-sud de l'ile en VTT. Je ne peut malheureusement pas fixer de portes bagages au VTT car il n'y a pas les fixations nécessaires. La seule possibilité d'emporter du matos est la remorque, attaché au triangle arrière. Il m'est possible d'en acheter une en France mais l'emmener en avion en plus du vélo est tros cher (environ 400E supplémentaires l'allez-retour juste pour une remorque de 10Kg, c'est le prix du billet vélo compris). D'où deux questions : existe il d'après vous à Reykjavík ou à Keflavík un shop de location de remorque pour VTT ? Ou alors, existe t il un endroit, un office ect... où je pourrai expédier par la poste cette remorque et la récupérer en arrivant ? Je vous remercie.
Courriel Hôtel Royal Decameron Panama? English translation pending
by Marisoleil · 2005-11-26 · 21 replies
Bonsoir à tous!

J'aimerais obtenir le courriel de cet hôtel le plus tôt possible car je partirai le 5 décembre 05. Nous avons déjà essayé d'expédier un courriel à un endroit mais nous ne savons pas si nous avons le bon courriel???? C'est pour une demande spéciale.

Merci à l'avance,

Marisoleil xxxx
Travailler au Club Med? English translation pending
by Hedve42 · 2005-11-21 · 603 replies
Salut a tous, j'aimerais travailler au Club Med. Pouvez vous me renseigner sur la durée des contrats, le temps entre 2 contrats, la rémunération, l'ambiance, les conditions de travail, etc... et est ce que quelqu'un a deja travailler au service maintenance ?

Merci d'avance.
Hébergement à Alger et Annaba? English translation pending
by Alamanda · 2005-10-22 · 31 replies
Je compte me rendre en Algérie en mai 06. Je ne souhaite pas faire ce voyage dans le cadre d'un tour opérator. Qui pourrait me donner des tuyaux sur des petits hôtesl sympas et pas trop chers sur Alger et Annaba (Bône), voire même logements chez l'habitant ???
Thaïlande fin d'année.... demandez le programme English translation pending
by Alan · 2005-09-03 · 7 replies
Pour ceux qui partent les mois prochains, voilà quelques festivités de ci de là relevées pour vous .......

Du 13 au 19 Octobre : un événement phare : la procession de bateaux illuminés. Ce joli moment, riche en inspiration se déroule sur la rivière Mékong, dans la province de Nakhon Phanom (Isan), à la tombée de la nuit, ce qui donne un ton encore plus magique à l'événement. Les bâteaux, plus lumineux les uns que les autres, tels des joyaux, reflètent l'identité culturelle et artistique du pays, dans le respect total de la religion boudhiste dont certains éléments religieux sont repris. Il s'agit là d'une véritable cérémonie qui dure sept jours Animations culturelles, concerts, spectacles son et lumières s'inscrivent au programme. De plus, le 15 Octobre, aura lieu un combat de boxe thaie, véritable tradition.

Du 15 au 18 Octobre : Festival des chateaux de cire à Sakon Nakhon et courses de bateaux. Un moment à vivre absolument. Unique au monde. Une amitié et un engouement entre fans de bateaux, qu'on nomme les "long boats". Cet événement a lieu le long de la rivière Mékong et permet de célébrer l'amitié entre la Thaïlande et le Laos.

Du 14 au 19 Novembre : A Ayuthaya, Sukhothai. Tak, Chiang Mai et Bangkok, bien sûr : Loi Krathong Festival, c'est à dire La Fête des Lumières : Une cérémonie très renommée, très gaie et riche en émotions, célébrée dans de nombreux lieux pendant la nuit de pleine lune du douzième mois lunaire. On dit que Loi Krathong a été célébré pour la première fois il y a 700 ans à la cour royale de Sukhothai, qui signifie "Aube de la Joie". De petites embarcations, généralement en feuille de banane sont mises à l'eau. Elles portent une fleur, de l'encens, une bougie allumée et parfois une petite pièce de monnaie pour honorer les esprits de l'eau.

19 au 20 Novembre : Quand les éléphants font leur show. Cela se passe à Surin, à environ 450 kilomètres de Bangkok. Il est impresionnant de voir ces mastodontes donner un vrai spectacle : ils jouent au ballon, dansent, paradent pour le plus grand bonheur des spectateurs.

24 Novembre au 7 Décembre : River Kwai Bridge Fair à Kanchanaburi, un lieu myhique, chargé d'histoire. Un des lieux les plus connus de la deuxième guerre mondiale.. En termes économiques, l'agriculture, l'industrie du sucre et les bijoux représentent une grande source de revenus pour la population. Le tourisme compte énormément pour Kanchanaburì et les habitants sont toujours heureux de recevoir les visiteurs.

29 Novembre an 10 Décembre : Le Festival de la Soie à Khon Kaen, Un rendez vous annuel qui rappelle l'importance de l'industrie de la soie en Thaïlande. Ce festival a pour but de mettre en avant le tissage de la soie, le savoir faire thaï, et l'élevage des vers à soie.. Khon Kaen se trouve au cœur géographique du plateau du nord est de la Thaïlande. Il s'agit là de vous faire connaître une Thaïlande différente, mariage de modernité et d'authenticité. Une mosaïque d'images, d'instantanés de vie et de chaleur.

Si la Thaïlande était un film, le mot "fin" n'existerait pas. = C'est beau ça .. 🙂 Surtout, à très vite au Pays du Sourire.

Bon, ben il n'y a plus qu'à faire les sacs ....... 😉
Vos conseils sur un autotour dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
by Cottonmouth · 2005-07-25 · 13 replies
Bonjour, J'aimerais recueillir vos conseils et expériences sur un autotour que j'aimerais réaliser en octobre dans l'ouest des Etats Unis. Le parcours, présumé et non définitif: Las Vegas Zion Bryce Canyon Moab Moab Monument Valley Grand Canyon Las Vegas Las Vegas ParisNous serons deux pour ce voyage et je tiens à vous informer que ce sera notre premier grand voyage en solitaire! C'est pourquoi je me pose beaucoup de questions:étapes, fatigue, climat...🤪 Je pense passer par l'agence Directours, mais je suis un peu inquiète à l'idée de conclure un tel voyage par internet. Qu'en pensez vous? Merci beaucoup de votre attention😉
Métier d'ethnologue? English translation pending
by Allana · 2005-05-22 · 95 replies
slt je suis interressée par le metier d'ethnologue et je voudrais savoir si quelqu'un connais les études a suivr les débouchés, le metier, en gros tout ce que vous pouvez me dire sur ce métier...

voila merci d'avance.
Monde Egoiste English translation pending
by Imhokis · 2005-05-18 · 32 replies
Est-ce que vous pensent que l'etre humains est Egoiste???.

je pense que l'etre humains est egoiste malheuresement.🙁

Sinon y aurais pas tant de faimine, ni des morts pour petrol.🙁

Alors, on sais plus a qui faire confiance dans ce monde.

Greg.
Vendanges sans visa? English translation pending
by Marjolaine8 · 2005-05-03 · 19 replies
Bonjour Bonjour,

Je suis une québécoise qui s'envolera dans moins de 2 mois pour un an en Europe. J'aimerais bien faire les vendanges en France, mais je n'ai pas de visa de travail, manque de temps... Pensez-vous que j'ai quand même des chances de me faire embaucher quand même?

J'aimerais aussi savoir si quelqu'un a une petite idée quand, à peu près, les vendanges vont commencer cette année?

Finalement, j'ai une petite dernière question, peut-être niaseuse, mais quand même assez pratique. Sans visa, je peux seulement rester 3 mois en France. Alors si après 3 mois, je sors de la France, est-ce que je peux revenir après une semaine et je recommence à zéro?

merci de vos réponses
Je veux habiter chez des amis Cubains English translation pending
by Vivatropic · 2005-03-24 · 44 replies
J'ai plusieurs questions concernant ce style de voyage... j'ai voyagé à 5 reprises dans des hôtels tout inclus et voilà je me sens prête à faire le tour de Cuba avec mon sac à dos particulièrement à Camagüey, j'ai entendu dire que c'est très compliqué faire un voyage de la sorte à Cuba parce que les autorités ne laisse pas entrer facilement ce genre de tourisme. On m'a dit aussi qu'il fallait absolument que j'ai une adresse à présenter aux douaniers pour savoir où je vais séjourner durant mon voyage, comme j'ai plusieurs amis chez qui je pourrais passer quelques jours dois-je prendre toutes leurs adresses avant et planifier combien de jours je reste à chaque endroit parce que ça vient compliqué.

Autre question comme je suis touriste à Cuba puis-je utiliser le pesos Cubain ou je dois uniquement prendre possession de pesos convertibles .... ca devient pas mal plus cher dans ce cas !

Pour tout genre de commentaires ou de réponses je vous remercie infiniment !!!

Isabelle
bus au mexique English translation pending
by Guyln · 2005-03-22 · 25 replies
bonjour a tous. Je voulais savoir s'il fallait reserver les places de bus a l'avance au mexique. Nous allons arriver a mexico et repartir de cancun. Pour tous les trajets entre villes, nous allons prendre le bus soit en journee, soit de nuit pour les plus long. si quelqu'un a des renseignements...

merci
Sumatra English translation pending
by Pascalr · 2005-02-12 · 17 replies
😉 Hello ! Nous voulons partir en septembre sur Sumatra (2 semaines) et puis Bali. Que pensez-vous de Sumatra ? Les bons plans ? Coins, hébergements ...

Nous arrivons à Singapour. Comment aller vers Sumatra de cette ville ?

Bien à vous ...🙂
Elucubrations parvatienne... English translation pending
by Parvat · 2005-02-02 · 157 replies
Ca y est! La date est fixée. Entre le 4 et le 6 avril. Un lundi (le 4) jour de la Lune? Mardi? Jour de Mars? Le mercredi jour de Mercure? Idéalement, ce serait le mercredi, non? Mais alors ce sera le 6, alors qu'on pourrait déjà partir le lundi.

Suivant les us et coutumes népalaises, le samedi est un très mauvais jour pour partir en voyage. (jour de Saturne) Aucun népalais n'entreprend un voyage un samedi, ou alors il part de chez lui le vendredi, va dormir chez des voisins ou que sais-je, et "re" part le lendemain...

Bxl Nice. Je connais des zamours qui vont nous heberger, j'commence à abuser là, non? 😉 3 personnes cette fois. Qui dit mieux? Je rigole 😏

Comment donc allons nous faire la route Nice - Venise... En train TGV? Via Genova et Verona? En stop? Euh à trois hum... (ya personne qui fait cette route et qui a 3 places dans sa voiture, camion, side car etc...?) Nous disons donc en train.

Venise - Igoumenitsa, j'ai été dans une agence de voyage cette après midi, 142 euros la cabine de trois lits, mais 142 euros par personne... 😐 Ce sera donc le pont à 48 euros p/p de 14h à midi le lendemain... 🤪

Igoumenitsa - Thessalonique, en bus direct. Là, on suivera le conseil de ce cher Beub... "Si tu optes pour Thessalonique, n'oublie surtout pas de t'arrêter à Kalambaka aux pied des monastères des météores, y'a d'ailleurs un camping avec piscine super sympa, là bas : camping Vrachos :
http://lwittmann.free.fr/grece/kastraki.htm "

En Turquie on ne va pas pouvoir tout visiter, sinon on risque d'en avoir marre de voir des temples en arrivant au Rajasthan, ce qui serait plus que dommage... C'est un inconvénient ca dans les voyages de plusieurs mois, si on essaie de tout voir, on est crevé et n'en profitons plus autant que le premier jour, alors on loupe plein de trucs, et on "doit" revenir pour visiter ce qu'on a loupé 😏

Deux mois, encore deux mois... Mais non!!! Plus que deux mois!!! 🙂 (hum) Et vous inquiètez pas... Je donnerai de mes nouvelles en cours de route... D'ailleurs j'suis pas encore partie que j'sais pas m'empêcher 😏

Bon, j'arrête ici mes élucubrations pour ce soir... (avant que euh...)
Le vin! English translation pending
by Gnome · 2004-10-01 · 60 replies
Avant toute chose, je demande pardon à ceux d'entre vous qui sont loin de toute bouteille et qui liront les posts qui vont suivre les yeux humides, un filet de bave aux commissures. Pardon donc à Titania, Philo, Loopkin et aux autres !

Pour donner suite au passionnant sujet, "Le Pain !", lançé par Trek, j'aimerai à présent aborder un sujet qui me passionne : le vin.

Racontez-nous vos meilleures expériences vinicoles à l'étranger : une dégustation mémorable, la rencontre avec un vigneron hors du commun, la découverte d'un cépage ou d'une technique qui vous étaient inconnus, etc.
France – Liban en voiture (été 2003) English translation pending
by Kroc · 2003-11-28 · 3 replies
France – Liban (2003)

Cette année j’étais motivé ! J’étais motivé pour partir au Tibet… oui mais voilà, un impondérable : le SRASM. Sous ces quelques lettres anodines se cache une nouvelle maladie pulmonaire qui fit quelques centaines de morts en Asie, et qui, surtout, fut très médiatisé… Jusque là, rien de suffisamment alarmant pour me faire changer de projet. Mais c’est sous la pression de mes proches et surtout la fermeture temporaire d’une frontière qui me décida à mettre un terme a ce fabuleux voyage.C’est alors, qu’un petit mois avant mon future départ, JiJoe, un amis, me fait une proposition qui ne peut se refuser : partir de France au Liban en voiture. Pour le parcours, j’eu tous loisir de faire gambader mon imagination le temps de se mettre d’accord sur les grandes lignes : France – Italie – Slovénie – Croatie – Monténégro – Kosovo – Serbie – Bulgarie – Turquie – Syrie – Liban et un retour plus rapide par la Grèce.

10 Juillet 2003 C’est comme cela que je me retrouve dans une Twingo rose en direction de Lyon où l’on s’arrêtera quelques jours pour penser à tous ce que l’on aurait oublié et surtout se refroidir dans une piscine avant un été qui promet d’être chaud : la météo annonce déjà 38°C dans toute la région !

Lundi 14 Nous quittons Lyon un beau matin autours des 6h30, direction Genève. C’était prévue, nous ne visiterions pas l’Italie : après le tunnel du mont blanc les villes s’enchaînes, Milan où l’on prend à penne le temps de se restaurer et Venise dont nous verrons que le périphérique…Vers 17h nous entrons sur les verdoyante terre de Slovénie. Et là, lassé des autoroutes et désireux de découvrir le paysage, nous nous dirigeons vers la capitale Lubjana à travers la montagne et sur des routes pas indiqué sur notre atlas routier… On est joueur en cette fin de journée ! Après 15 km de virage incessant, nous passons au travers d’un village nommé Logatec et à proximité d’un sapin démunie de toutes ses branches à la base. Bref, on veut savoir se que c’est exactement et on s’arrête.Après une visite des environs, on rencontre un vieux qui nous parle dans sa langue, le slovène… La voisine nous traduit quelques minutes puis nous invites chez elle : on discute un peut, et à cause de notre pauvre anglais, on confond le tilleul avec cet arbre que l’on à vue dans le village. A partir de là débute un gros malentendu qui ne sera élucidé que le soir dans la tente en écrivant ces lignes. Eux parlant des tilleuls et nous de ces sortes de sapins, on apprendra quand même que les tilleuls sont le symbole du pays depuis le passage de Napoléon.On plante notre tente à coté d’une chapelle et de ce fameux arbre !

Mardi 15 On part pour lubjana : la capital. Une petite balade dans les rues s’impose, une église par ci, un château par là. Puis, sous les conseils de la voisine du vieux de Logatec, nous partons en début d’après-midi pour Bled et un parc naturel non loin de là : un haut lieu touristique de Slovénie.Et en effet, le cadre est tous simplement magnifique. Nous en profitons pour faire un petit plongeon dans cette eau si claire. Visiblement c’est interdit, mais personne n’ose venir nous chercher au beau milieu du lac. Le soir, nous nous imprégnons de cette ambiance de vacance qui règne sur les berges avant de s’endormir dans la voiture.

Mercredi 16 Le matin nous prenons tous notre temps pour la visite du château surplombant le lac. Nous rejoignons un second lac à une heure de route d’ici pour prendre du bon temps à flémarder sur ses berges. L’eau est toujours aussi claire et rafraîchissante (Il fait extrêmement chaud). On tente ensuite de manger pour 365 tolar : c’est ce qu’il nous reste et ça fait environs 1.5€. En fait je me trompe sur les prix et nous lâchons encore quelques euro.Vers 17h, nous nous décidons enfin pour partir vers Postojna à travers la montagne… Et là, ce qui devais être un agréable raccourci et malgré notre sens aigu de l’orientation, se transforme en une rallonge incroyable dans un dédale de chemin pour le moins pittoresques. Le soleil disparue derrière les monts et la faim venant, nous terminons notre folle course à environ 1300m d’altitude sur un chemin de terre où nous pouvons enfin demander notre chemin : tous rentre dans l’ordre. Avec un tel retard, plus question de dormir en Croatie ce soir, on stop donc à Postojna où l’on dépense nos quelques Tolar en bière. Cela nous permet de rencontrer des habitués qui nous explique à grand renfort de dessin la signification des fameux sapins rencontrés deux jours plus tôt. A priori, ils sont typiques de la région, (quelques villages) et sont mis ici pour la fêtes nationale du 24 juin. En outre, ils nous déconseillent le camping sauvage à cause des petits grizzlys du coin. De toute façon, il est bien trop tard pour trouver un camping, le montage de la tente se fera donc de nuit et sauvage.

Jeudi 17 Au réveil, un paysans passant ;-) se met à nous parler dans une langue incompréhensible pendant quelques minutes pour finir par glisser le mot bien compris de nos deux campeurs : police. Sans changer nos plans, nous quittons la Slovénie en fin de matinée pour faire halte à Rijeka en Croatie. C’est une ville sans grand intérêt à nos yeux. On galère un peut pour ce garer, on mange une pizza pour notre premier restaurant du voyage avant de déambuler une heure ou deux et remplir quelques formalités : argent, timbre, Email.Nous poursuivons donc notre route le long de la cote adriatique, les rumeurs avaient raison : c’est magnifique ! On plante notre tente dans un des nombreux campings coincés entre la montagne, la route et la mer. L’eau (salé cette fois) est limpide, le soleil tape toujours aussi fort et nous nous exerçons quelques peut au diabolo et à l’art de la jonglerie.En résumé, nous passons une fin de journée tranquille et bien agréable.

Vendredi 18 La nuit à été tourmenté par de violents vents qui arrachèrent la première toile mal fixé de notre tente : réveil vers 5h. Après un petit déjeuné sous de nouvelles bourrasques entre un muret et la voiture (abri totalement inefficace), nous continuerons la descente de la cote adriatique entamée la veille. C’est à ce moment que l’on eu une idée absolument génial : plutôt que de suivre cette belle route bien droite, dirigeons nous vers Vire, ce petit village indiqué sur notre carte dans l’espoir de trouver une communauté de pêcheur jusqu'à présent absent du littoral. Très mal indiqué, Vire se situe sur une pointe voisine d’une pointe touristique et n’est desservie que par une unique petite route. Ca parait bien partis, mais l’aventure coupe cours : après 35km d’une route tortueuse, nous découvrons avec horreur un village vacance en pleine construction et déjà habité… Les rues ne sont pas terminées, entre deux chantiers une décharge utilisée pour brûler tout les immondices, sans oublier l’usine de béton érigé là pour l’occasion. Même les plages sont couvertes de gravas et autres déchets de chantier : malgré la chaleur toujours aussi étouffante, nous nous privons de notre baignade ! Ce serait quand même mentir par omission que de passer sous silence Nin, le charmant village touristique non loin de là.Le soir, dans un coin un peut à l’écart pour planter notre tente, deux policiers interrompent notre dîné et nous invite à rejoindre notre camping… Nous reprenons dons la route à la tombé de la nuit pour la passer sur un parking de Zadar. On en profite pour visiter cette très jolie ville et très animé en ce vendredi soir. Nous nous faisons littéralement attaquer par une nuées de moustiques pendant la nuit : dans la voiture on en recense une bonne vingtaine au levé du jours ! Mais il y en avait sûrement plus car nous en tuerons jusqu’au lendemain soir !

Samedi 19 Après une nouvelle visite de Zadar de jour cette fois-ci, notre descente de la cote se poursuit tranquillement au rythme effréné des baignades tri quotidiennes. De l’avis du narrateur (oui oui, c’est moi J ), Split est une ville à ne pas manquer : toute une partie de la ville voie ses maisons et ruelles enchevêtré avec les vestiges d’un palais romain. Tout comme les belles croates, cela donne à ses quartiers un charme indéfinissable. De plus, les terrasses des cafés et une scène de pleine air laissent penser que les vendredis soir doivent être animées. Oui mais voilà, on est samedi et ici les week-ends sembles correctement respectés et c’est tout à leur honneurs.Nous faisons donc encore quelques kilomètres afin de trouvé un paisible village ou quelconque havre de paix susceptible d’accueillir notre Twingo et leurs passagers pour la nuit. Et on trouve notre bonheur sur une plage privé avec douche et parking, que demander de mieux !

Dimanche 20 Après ce camping improvisé où nous avons tous deux passé une excellente nuit, nous mettons le cas sur la ville mythique de Dubrovnik. Par chance, nous trouvons un parking gratuit pour la journée ainsi que la nuit non loin du centre culturel. Dubrovnik est une vielle ville toute neuve ! Je m’explique, c’est une ville historique qui à subit de grand dommage lors de la dernière guerre et qui a été entièrement rénové pour le plus grand bonheur des nombreux touristes. En une journée, nous croisons plus de Français que depuis tous le début du voyage. Comme beaucoup de ville extrêmement touristique, nous en prenons plein les yeux et puis… c’est tous. Pas de rencontre si ce n’est une petite discussion avec un barman. (L’avantage c’est tous le monde parle anglais) Nous finissons la journée dans la mer avant d’errer de nuit dans les rues pour finalement assister à un concert de jazz en sirotant quelques bières locales pour dilapider notre monnaie.

Lundi 21 Nouvelle semaine, nouveau pays ! Nous faisons nos adieux à la Croatie et sa belle ville pour s’enfoncer dans les terres. La Yougoslavie c’est visiblement éteinte depuis le début de l’année laissant place au derniers pays qui la composait : La république du Monténégro et de Serbie. Le Kosovo quand à lui est toujours sous contrôle des Nations Unis mais fait partie de la serbie. (Ca, c’est la version que l’on a compris)Afin de rentrer dans les terres, il nous faut trouver un col que l’on pourra traverser. Celui que nous choisissons n’est pas si haut que cela, il ne fait que 1006m. Mais les milles mètres de déniveler se transforme en un enchaînement de lacet interminable se terminant tous de même au beau milieu de magnifique paysage du terroir Yougoslave. Ou plutôt Monténégrin devrais je dire… Nous en profitons égoïstement, et c’est bien dommage.Nous passons la nuit à Podgoritsa où un jeune parlant quelques mots d’anglais (c’est rare en cette contré) commence par nous dire qu’il n’y à rien à faire et rien à visiter ici ! Sans nous décourager nous trouvons un cybercafé sans Internet, deux distributeurs de billets en panne, une poste sans téléphone qui marche ni timbre et même la carte de téléphone acheté le matin se révèle être une carte pour téléphone portable ! On accuse un peut le coup, mais après une petite pause bien mérité nous finissons par trouver des timbres (toujours inutilisé à se jour faute de carte postale) et surtout un téléphone. Je remercie au passage mes prof. d’allemand qui ont tous de même réussi à m’inculquer les bases.

Mardi 22

Il n’y à donc pas grand-chose à visité ici ? Nos difficultés de communication et surtout notre longue route encore à parcourir nous décident à traverser la Yougoslavie rapidement : 400km dans la journée devrais nous permettre de découvrir une autre ville. C’était sans compter sur les limitations de vitesses ainsi que le piteux états des routes : il nous faudra donc dix heures, sans compter les arrêts, pour les parcourir. Nous traverserons quatre postes de douanes plus un autre contrôle dans la journée qui seras la plus épuisante du voyage.Toujours à travers les mêmes magnifiques paysages nous traversons un pays en pleine reconstruction : le Kosovo. Nous prenons même un raccourci pour le plaisir des yeux… mais un 4*4 aurait sans doute été préférable pour ce col de 12km non goudronné ! On ne s’attendait pas à ce qu’une piste soit indiquée sur notre carte.Au terme de cette journée pour le moins aventureuse : ce sont les journées où l’on se retrouve au sommet d’un col dans un dédale de piste non indiqué sur notre carte avec un soleil de plomb pour toute boussole… Nous arrivons finalement dans la ville de Nis vers 18h00 où nous avons à penne le temps de traverser un parc au milieu de remparts. Après avoir fait la connaissance de trois Françaises/Yougoslaves nous expliquant un certain nombre de chose et d’état de fait, nous partons en quête de nourriture. Ici, il faut payer en dinar (non non, on a pas quitter la Yougoslavie :-). Il est trop tard pour faire changer quelques-uns de nos euros et notre carte visa n’est acceptée nulle part.On s’endort donc le ventre vide et mort de fatigue. Bref, après une excellente journée.
Page by Page on the Assisi Way – 1,200 km on Foot
by RichardXI · 2026-07-08 · 94 replies
Preamble

June 2024. While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way. The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km. It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.



In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?

And the answers? Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan. Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable. But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give. Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom. A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain. But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.

Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing. And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality. When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual. No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.

This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.

Now, all that was left was to walk. April 18, 2026 – Vézelay.

Discussion: Bridges of the World July 2026
by Rouquine38 · 2026-07-01 · 345 replies
This is where you can chat about bridges... let’s get the conversation started! 😊

Kattegat Tour and Norway’s Majestic Fjords – 32 Days (Denmark, Sweden, Norway)
by Cendryon · 2025-07-09 · 57 replies
Kattegat isn’t just the name of the village in the TV series *Vikings*—it’s also the stretch of water separating Denmark from Sweden... the sea, basically! And further north, you’ve got Norway and its fjords! Originally, I’d planned to just do a loop around Kattegat, with the *Under* restaurant in Lindesnes as our anniversary treat... but along the way, we thought, why not "push" a little further north, keeping an eye on the budget since we’d chosen to travel by car in June 2025 through Scandinavia.

Why by car when most travelers opt for a camper van, while others prefer the comfort of cruises? Well, because we don’t own a camper van, renting one is pricey, and then you’ve got to add fuel costs (those things guzzle gas!), ferry fees, and other "tolls." All things considered, we went for mostly rentals—especially since there were four of us at the start of the trip. We spent the first week in Denmark with our daughter and son-in-law. Then they flew back to Belgium, and we continued our adventure as a couple. For accommodation, we mainly booked Airbnb apartments, which helped keep costs down and, most importantly, let us prepare our own meals (diet, diet!). In this travel journal, you’ll discover (or rediscover, for those who followed my older ones) our unbridled love for theme parks, museums, unique experiences, and—especially in Denmark—Legos! Unfortunately, we didn’t do any hikes this year because the unpredictable weather had made the trails slippery, and since I’d already taken three tumbles during the trip, I didn’t want to risk another! In the end, we traveled for 32 days, covered 6,200 km, and most importantly, discovered the charming country of Denmark, marveled at Norway’s breathtaking fjords—all without suffering the heatwave that hit France and Belgium that June! If you’ve got any questions, don’t hesitate to ask!

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