Results for "Boston+et+restaurant+|+3+>+99"
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Voyage aux États-Unis en 2014 English translation pending
Bon, voila je commence aujourd'hui ...
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Tout ce que je sais c'est qu'il faut que je me fasse Hertz Gold pour ne pas perdre 3 plombes à l'aeroport ... et que je veux une bagnole américaine !
Formalités dures pour le Canada? English translation pending
hello,
je pars en juillet au canada😇 et j'aimerai savoir si les formalités d'embarquement (sécurité, ect...) sont aussi dur qu'aux états-unis ???
Retour d'un Road Trip de 3 mois: tour complet des USA en 25 étapes English translation pending
Bonjour à tous !
Suite à un périple autour des Etats-Unis durant l'été 2011, je me suis dit qu'un petit récit destiné aux visiteurs de voyageforum pourrait être utile ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir beaucoup plus (photos, vidéos, et nombreux détails), vous pouvez vous rendre sur mon blog à l'adresse suivante:
http://thebigtrip-northamerica.blogspot.fr/
Avant toute chose, sachez que le départ s'est fait depuis le ... Canada ! Eh oui, je résidais à Montréal pour quelques temps, et ai loué une voiture avec une amie pour 3 mois. Le loueur: "Discount", une compagnie Canadienne, mais pour la réservation (et le tarif imbattable vu la durée), je suis passé par le site autoescape.com , qui incluait un second conducteur. Pour avoir loué plusieurs fois des voitures en passant par ce site, je n'avais jamais trouvé de tarif plus bas.
Prix de la location pour 3 mois, avec toutes les assurances et kilométrage illimité : 2.800€ ! (2.200€ sans les assurances), ce qui reste "raisonnable" vu le type de véhicule (la toute dernière Ford Focus, toute neuve), et vu le nombre de kilomètres à parcourir (23.000 kms !).
- Etape 1 (18 au 20 Juin): Portland Départ de Montréal le 18 Juin, passage de la frontière au beau milieu de la campagne, loin des autoroutes. Premier moment délicat concernant mon passeport, le douanier m'informe que je ne pourrai rester sur le territoire que 10 jours (j'avais déjà eu un visa touristique deux mois et demi plus tôt, qui courait toujours). Après avoir insisté pendant plus d'une heure, la barrière s'ouvre et nous arrivons tard dans la nuit dans un camping KOA (la plus grosse chaîne de campings aux USA, généralement un peu plus chers qu'ailleurs, mais bons équipements assurés et tranquillité). Le 19 Juin, visite de la ville portuaire de Portland, dans le Maine, dégustation des homards typiques de la côte Est, et découverte des îles environnantes à bord d'un petit bateau de croisière. La ville fleure bon ce parfum de Nouvelle-Angleterre, avec un centre-ville "à l'européene" orné de briques rouges du plus bel effet. Une bien belle entrée en matière pour ce road trip.
- Etape 2 (20 au 22 Juin): Boston / Cape Cod Le 20 Juin nous quittons le camping de Portland pour longer la côte direction le Sud. Passage par une petite station balnéaire: Old Orchard Beach. L'été vient à peine de démarrer mais les vacanciers se pressent déjà sur le front de mer. Plus loin, nous nous arrêtons à Salem, la ville des sorcières du Massachusetts. Véritable aubaine touristique pour tous les marchands de sortilèges et autres déguisements gothiques, la ville ne présente que peu d'intérêt, et son musée consacré à l'histoire des sorcières est anecdotique. Dans l'après-midi, nous débarquons enfin à Boston, la première des grandes-villes de la côte Est dans notre circuit. Direction Harvard pour découvrir le campus de la plus prestigieuse université au monde, où règne un calme absolu, au pied des arbres majestueux plantés face à une bibliothèque aux colonnes titanesques. J'y reprendrai bien mes études ! Le 21 Juin, nous arrivons au centre-ville de Boston, très élégant, chargé d'histoire et aussi emprunt d'une ambiance Nouvelle-Angleterre du plus bel effet. Nous suivons alors la Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol qui permet au touriste de découvrir, sur plusieurs kilomètres, la majorité des sites historiques de la ville. Du Capitole au cimetière de Benjamin Franklin, en passant par le Quincy Market et l'USS Constitution, on ne s'ennuie pas une seconde, et le beau temps est au rendez-vous. Quelques emplettes dans la rue marchande, et nous reprenons la route vers le Sud, direction la baie de Cape Cod. Nous plantons la tente dans un camping situé dans ce gigantesque bras de terre qui s'avance, tel un crochet, dans les eaux de l'Atlantique. Le 22 Juin, nous roulons jusqu'à la pointe de la presqu'île, et la ville "open-minded" de Provincetown. Hélas, le temps est maussade et rend la visite un peu tristounette, dans cette ville réputée pour son côté festif et hyper animé. Je ne sais pas si cela est dû au fait que l'on se trouve encore en Juin, mais nous ne voyons pour ainsi dire que des bus de personnes âgées ! Le temps de visiter quelques boutiques, un passage au bord de mer, et un sex-shop fier de ses produits, nous repartons au Sud pour notre prochaine étape dans la Big Apple.
- Etape 3 (22 au 24 Juin): New-York City Après avoir roulé plusieurs heures à travers les Etats du Massachusetts et de Rhode Island (dieu que les autoroutes de la Côte-Est sont fréquentées !!!), nous posons nos bagages dans un motel Super 8 réservé la veille, et situé dans le quartier du Queens. Vu la période, tout Manhattan était bondée ou hors de prix. Par contre, il est toujours bon de se méfier des GPS. En effet, l'adresse rentrée au préalable nous a conduit directement dans une ruelle mal famée de Brooklyn (je pèse mes mots) où l'on nous dévisageait du regard avec insistance... autant dire que nous n'avons pas fait long feu là-bas ! Le 23 Juin, nous prenons le métro et déboulons au coeur de Manhattan, sur Times Square. Nous connaissions déjà tous les deux New-York, et ne passerons que deux jours ici. Nous arpentons l'inévitable boutique M et M's, le Toys R Us, apercevons le Naked Cowboy et la Naked Cowgirl, toujours prêts à gratter quelques accords pour de menus dollards. Nous continuons la ballade au coeur de Central Park (vive les écureuils) en passant par le Columbus Circle, et achevons la visite par une petite soirée sur BroadWay. C'est mon anniversaire !!! Nous allons assister à une comédie musicale au Winter Garden: Mamma Mia !, basée sur les succès mythiques du groupe Abba. Un vrai régal, du grand art ! Une précision d'artiste, une justesse sans faille, des gags à foison et des rythmes entraînants, que demander de plus ? Nous finissons par dîner au Bubba Gump, le fameux restaurant spécialisé dans les crevettes du film Forrest Gump. Enfin, à New-York, il est toujours possible de faire les boutiques même jusqu'à deux heures du matin ! Et il y a toujours du monde ! Le 24 Juin, pour cette dernière journée, nous partons visiter l'ONU (excellente visite, très intéressante, mais un peu courte), la gare centrale, lieu de tournage de nombreux films, et le site de Ground Zero, où l'on s'apprête à commémorer les tristes 10 ans du 11 Septembre 2001. En fin de journée, nous quittons l'île de Manhattan (sortir de la ville aux heures de pointe est une véritable prise de tête !) pour aller camper au coeur de la campagne du New-Jersey, entourés de lucioles.
- Etape 4 (24 au 26 Juin): Philadelphie - Atlantic City Le 25 Juin, nous mettons le cap sur la ville de Philadelphie. Après avoir vécu l'effervescence de New-York, la ville nous paraît décidément bien paisible. Nous visitons le musée des Sciences, découvrons la Liberty Bell (cloche de la liberté) réputée pour s'être brisé le jour de la proclamation de l'indépendance des USA, et d'autres monuments marquants de l'histoire de la ville. La ville paraît assez petite, et nous avons vite fait le tour du centre-ville, au demeurant très agréable. Le soir, nous quittons la zone en direction du front de mer. Nous plantons la tente au beau milieu d'une forêt, et partons passer la soirée à Atlantic City, le mini Vegas de la côte Est. La ville semble surgir de nulle part, les lumières virevoltent sur les façades d'hôtels tous plus démesurés les uns que les autres. La ville est pleine de contrastes, l'insécurité est omniprésente dès que l'on s'écarte du front de mer réservé aux touristes. Le Caesar Palace abrite des casinos à revendre, et de nombreux américains viennent se saouler dans des espaces délimités par des bandes en plastique. En résumé, un climat de fête incomparable, au détriment d'une authenticité qui manque clairement à cette cité artificielle. Le 26 Juin, nous reprenons la route pour la dernière ville de la côte Est de ce road trip.
- Etape 5 (26 au 30 Juin): Washington C'est parti pour trois jours d'une ville musée ! Washington est un bijou de culture, d'histoire, de sciences, de politique, qui n'a pas volé son titre de capitale des Etats-Unis. Nous nous installons dans un petit Holidays Inn de banlieue (à Alexandrie), qui inclut une navette nous amenant directement au métro. Pratique pour préserver son budget. Nous émergeons au coeur de la ville: la fameux National Mall, vaste parc de près de deux kilomètres de long, flanqué de nombreux musées gratuits, du Capitole (abritant le Congrès et le Sénat américains), de la Maison Blanche, et du Lincoln Memorial. Nous visitons plusieurs lieux, à commencer par la Bibliothèque du Congrès et la Cour Suprême du pays. L'entrée est gratuite, et les visites réalisées par des intervenants captivants (en anglais bien évidemment). Nous poursuivons avec le Capitole, emblême politique s'il en est, et la Maison Blanche, histoire d'aller prendre l'apéro avec l'ami Barack. Les 28 et 29 Juin, nous poursuivons les visites. Musée de l'air et de l'aviation, Museum d'histoire naturelle, Lincoln Memorial, Jefferson Memorial, nous passons au pied du bâtiment du FBI (Mulder et Scully nous font coucou à la fenêtre), et faisons étape au pied du Pentagone. Nous y découvrons le mémorial érigé en l'honneur des victimes du crash de l'avion qui s'est écrasé sur la façade le 11 Septembre 2001. Toutes les victimes ont vu leur nom gravé sur des stèles, élégantes sculptures de pierres, d'acier et d'eau. En résumé, Washington permet au visiteur de découvrir une culture incroyable, gratuitement (merci l'Etat américain et les fondations privées), dans une ville paisible et agréable. A voir absolument ! Le 30 Juin au matin, nous reprenons la route pour une grosse étape, direction le Sud !
- Etape 6 (30 Juin au 3 Juillet): le Sud - Charleston Pour parcourir les 1.400 kilomètres qui nous séparent de la Floride, nous faisons une étape en Caroline du Sud, au coeur des terres d'Autant en Emporte le vent. Nous partons visiter une plantation (Magnolia Plantation) et découvrons une nature luxuriante. Les premiers palmiers ont fait leur apparition, signe que nous nous sommes définitivement éloignés de la côte Nord-Est. L'atmosphère est chargée d'humidité, et nous croisons des alligators, des tortues et des insectes de plus en plus gros. Le 1er Juillet, nous partons découvrir la ville de Charleston, en bord de mer. Des petits airs de Cuba confèrent un côté exotique à cette cité portuaire où la foule se presse, et où de somptueuses villas ornent les rues de leurs couleurs vives. Le 2 Juillet, nous parcourons les quelques centaines de kilomètres restant avant de nous poser dans un petit motel au Nord de la Floride, assez fatigués par autant de kilomètres sous une chaleur écrasante ! Le 3 Juillet, nous débarquons dans la banlieue d'Orlando, posons nos bagages dans un motel au Sud-Ouest de la ville et allons nous emparer de nos tickets pour aller voir... Mickey !
- Etape 7 (3 au 10 Juillet): Orlando - Cap Canaveral 4 Juillet 2011, en avant pour 4 jours à Disney World. Orlando est le paradis des parcs à thèmes, Disney, Universal, SeaWorld, l'offre est alléchante mais il a fallu faire un choix, et nous avons préféré Mickey. Il faut dire que contrairement aux autres parcs de la franchise, celui d'orlando comporte pas moins de 4 secteurs différents. Le 1er, Magical Kingdom, ressemble au parc originel de DisneyLand Paris, en moins bien puisque les attractions fortes sont moins nombreuses et certains décors ont un peu vieilli. Le second, Hollywood Studios est très semblable à celui de Paris, avec un peu moins d'attractions également. Le troisième, Epcot, est un ersatz de Futuroscope affublé d'une zone de découverte culturelle des différents pays du monde: intéressant ! Quant au dernier parc, il s'agit, selon moi, du meilleur: Animal Kingdom, dédié aux animaux. Un travail phénoménal a été réalisé sur les décors, la présence d'animaux "sauvages" (le clou: un "vrai" safari au coeur de la savane avec des animaux en liberté), un arbre de Rafiki titanesque, des spectacles de comédie musicale très réussis, bref un MUST SEE. Pour résumer l'expérience DisneyWorld, ne perdez pas votre temps à Magical Kingdom et Hollywood Studios si vous connaissez déjà les parcs parisiens, vous serez déçus de la différence de qualité ! Profitez d'Epcot et Magical Kingdom sans modération ! Le 8 Juillet, nous partons vers le front de mer assister au dernier décollage pour l'espace de la navette américaine Atlantis. La foule se presse aux abords des étangs, un chrono retentit, Five, Four, Three, Two, One..., et une vive lueur apparaît au loin, qui finit par s'élever dans un panache de fumée à une vitesse prodigieuse ! Un moment unique, et c'était la dernière ! Le 9 Juillet, nous partons visiter le Kennedy Space Center à Cap Canaveral, musée de la Nasa consacré à l'exploration spatiale. Au menu, une visite d'une véritable navette spatiale mise à la retraite, de nombreuses conférences très intéressantes, des visites en bus des installations, une simulation de décollage de fusée, une fusée grandeur nature dans un hangar, et tout plein d'objets véritables issus de l'histoire de la Nasa depuis ses débuts. Un très très bon musée pour petits et grands, à recommander. Le 10 Juillet, nous repartons vers le Sud en direction de Miami.
- Etape 8 (10 au 12 Juillet): Miami Chaleur écrasante, soleil de plomb, l'arrivée dans le Sud de la Floride est terrible ! Nous avons réservé un petit motel cheap en front de mer (Ocean Surf, très bien situé) sur Miami Beach. Nous profitons de la plage de sable fin, de l'eau turquoise et incroyablement chaude, et nous prélassons pour une paire de jours de farniente. Le soir, nous sortons sur Lincoln Drive où bars et restaurants s'amassent, fréquentés par une horde de locaux. Le 12 Juillet, nous partons découvrir le quartier Art Déco près d'Ocean Drive et partons manger cubain au bord d'une Marina située au centre-ville de Miami (les Experts ne sont pas loin !). Dans l'après-midi, nous quittons l'étouffante Miami pour rejoindre la pointe de la Floride: les Keys.
- Etape 9 (12 au 15 Juillet): les Keys de Floride - les Everglades Nous débarquons en fin de journée dans un camping situé au coeur du chapelet d'îles des Keys de Floride (à SugarLoaf Key), et le massacre commence. Les moustiques et autres petites mouches voraces nous assaillent de toute part si bien qu'il est impossible de rester dehors sans se faire piquer de façon incessante. Je n'ai jamais vu ça ! Evitez si possible le camping KOA à cet endroit ! Le lendemain, nous repartons pour un petit motel au bord de la route, sur l'île d'Islamorada, histoire d'être plus sereins. J'en profite pour découvrir la faune et la flore de ces îles, véritable petit coin de Paradis à quelques encablures de Cuba. Les iguanes se promènent sur la route, des maquettes de requin géant ornent les devantures de boutique, les habitations locales donnent directement sur des petites criques d'eau turquoise... le pied quoi ! Le 14 Juillet, départ au pied levé pour une excursion en mer ! Vu l'heure (8h00), il y a peu de monde, et nous embarquons juste tous les deux avec un capitaine (qui ressemble au capitaine Igloo !) rien que pour nous. S'en suit une matinée à naviguer au coeur des eaux tropicales, à pratiquer de la plongée au tuba, découvrir les ruines de bateaux échoués au pied d'un ancien phare, des poissons exotiques, des lagunes où rodent des alligators, tout ça avec les explications de notre super capitaine ! L'après-midi, nous retournons sur le continent et arrivons au coeur des Everglades, à la pointe Sud de la Floride. Nous visitons une ferme d'alligators (vraiment très impressionnant), prenons des bébés (muselés !) dans nos bras, et dégustons des queues d'alligators frites. L'occasion également de pratiquer l'air boat au beau milieu des marécages. Ca fait un bruit du tonnerre, mais quelle bonne expérience ! Attention les oreilles ! Nous reprenons la route et passons la nuit dans un motel sur la côte Ouest de la Floride.
- Etape 10 (15 au 19 Juillet): la Louisiane Le 16 Juillet, après deux jours passés à avaler des kilomètres le long du Golfe du Mexique sous une pluie battante, nous arrivons au coeur de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Nous posons nos valises dans le motel le plus miteux qu'il nous sera donné de voir dans ce road trip. Des canards tout droits sortis de Tchernobyl gardent l'entrée, la devanture tient plus d'un dépôt de vieux meubles, et le type de l'accueil, bien que très chaleureux, nous file les chocottes en nous disant qu'on risque d'être agressés à tous les coins de rue si on se décide à sortir au centre-ville ce soir... bon on se contentera du dernier Harry Potter pour l'instant ! Le 17 Juillet, le temps est toujours à l'image de la région: hyper humide avec de lourds nuages noirs, le petit frère de Katrina ne serait-il pas loin ? Nous partons découvrir le French Quarter au coeur de la ville, véritable repaire des artistes, de la musique jazzy aux sculptures loufoques, il règne ici une ambiance unique. Des bars à tous les coins de rue, de douces notes musicales dans les rues, malgré les trombes d'eau. Une ambiance de carnaval également, et l'on prend un malin plaisir à essayer tous les masques possibles, vive les plumes colorées sur la tête ! Un petit détour pour goûter les "fameux" beignets du Café du Monde (véritable institution touristique), assez insipides, mais puisque c'est "réputé"... En fin de journée, nous quittons la ville pour nous diriger plus au Nord, en direction de Bâton Rouge. Le 18 Juillet, nous nous réveillons près de Bâton-Rouge (en référence aux poteaux rouges ornés de têtes d'animaux plantés dans la région par les Améridiens de l'époque) qui n'est autre que la Capitale de la Louisiane. Le Capitole de la ville (Sénat + Parlement) est comme toujours grandiose, et offre un point de vue imprenable sur la cité. Hormis ça, il n'y a pas foule, nous croisons quelques hommes d'affaires au centre-ville, déjeunons dans un succulent restaurant italien, mais face à l'absence totale d'animation, nous repartons assez vite en direction de Lafayette à quelques dizaines de kilomètres de là. Hélas, ici non plus, pas grand chose à signaler, nous nous promenons sur le campus de l'université, très British dans son architecture, et faisons le plein de provisions chez le géant WallMart pour les prochains jours de route.
- Etape 11 (19 au 21 Juillet): le Texas Le 19 Juillet, nous quittons les terres humides et orageuses de la Louisiane pour nous diriger vers l'Etat des cow-boys et de la famille Hewing (Dallaaaaaaas !!!). Nous ne ferons qu'une pause éclair à Houston, et poursuivons la route vers l'Ouest en direction de San Antonio. Et c'est là que nous voyons le paysage changer radicalement. Tandis que depuis le début de cette aventure, l'environnement se résumait à de hauts arbres verts obstruant la vue à des kilomètres à la ronde (excepté la Floride), nous voyons pour la première fois les bas-côtés se clairsemer progressivement. La terre jaunie par endroits se fait plus aride, et plus vallonée également. Les arbres sont de plus en plus rares, et les buissons remplacent leurs homologues à feuilles caduques... ça fleure bon le grand ouest tout ça ! Nous posons nos valises dans un petit motel à l'entrée de San Antonio, sous un orage exceptionnel. Le lendemain, le 20 Juillet, nous nous rendons au centre de la ville, où l'ambiance mexicaine fait son apparition. Nous visitons le Fort Alamo (là où Davy Crockett a trouvé la mort avec d'autres soldats), longeons la petite rivière au coeur de DownTown et dégustons de savoureux petits plats sous des parasols aux couleurs chatoyantes. En milieu d'après-midi, nous reprenons l'autoroute en direction d'Austin, que nous n'aurons pas l'occasion de visiter, hélas, pas plus que Dallas. Le planning est assez serré, et le Texas en a fait les frais. Coincés dans des embouteillages monstres, nous quittons la route pour trouver un magasin de camping histoire de trouver de quoi rafistoler notre tente qui a connu quelques pépins trois jours plus tôt. Le soir, nous arrivons à la nuit tombée dans un motel en bordure d'autoroute, à côté d'Abilène. La chaleur est écrasante, je pars courir pour me défouler et l'absence de vent manque de faire exploser ma tête tant il fait chaud !!!
- Etape 12 (21 au 24 Juillet): le Nouveau Mexique Le 21 Juillet, nous traversons les terres qui séparent le Texas du Nouveau-Mexique. Le paysage est de plus en plus désertique, nous voyons les silhouettes de Derricks se balancer d'un rythme lent et perpétuel en pompant le pétrole sous-terrain. Nous croisons également de gigantesques champs d'éoliennes, les plus grands qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici ! Qui aurait cru qu'un Etat comme le Texas puisse être autant en avance... La route est longue jusqu'au Nouveau-Mexique, mais à force de traverser de tous petits villages en bois que l'on croirait tout droit sortis d'un film de cow-boys, nous arrivons enfin aux portes du grand-ouest américain. Depuis le haut d'une colline, nous surplombons une gigantesque cuvette entourée de montagnes aux pentes arides et étouffées par la chaleur: devant nous se tient la petite ville de Roswell. Nous nous rendons au Visitor Center et sommes aimablement accueillis par une guide qui sait nous choyer comme nulle autre pareil. Les valises posées dans un motel, nous partons à la recherche d'un petit restaurant... mais hic, tout ferme à 21h00 ou presque ici ! Nous trouvons enfin un bar de rock où nous sommes servis par un jeune du cru, qui a grandi dans la ville: il nous confie que la réputation des petits-hommes verts attachée à Roswell, il en a ras la casquette ! Le soir, l'orage gronde, nous quittons la ville et partons faire des photos de cette ambiance surréaliste, nichés dans la campagne alien. Le 22 Juillet, nous visitons le centre-ville, son musée consacré aux OVNIS et à l'épisode du crash supposé d'une soucoupe volante en 1947. Le lieu est kitsch au possible, entretenu avec les fonds des visiteurs, mais très bien documenté et reflète assez bien ce qui s'est passé ici il y a longtemps. Nous découvrons ensuite une galerie de black painting tenue par un vieux monsieur en respirateur, des boutiques aux objets poussiéreux mais toujours très fun et prenons le large dans la campagne du Nouveau-Mexique, en direction de l'Ouest. Nous visitons la contrée de Billy the Kid, nous promenons sur un site de pétroglyphes plus au Sud pour finir par poser nos bagages dans un motel 6 situé à Alamogordo, près de la frontière mexicaine. Le 23 Juillet, réveil sous un soleil de plomb, nous partons au monument national de White Sands, qui comme son nom l'indique est une véritable mer de sable blanc, perdue au beau milieu de nulle part, et qui a servi accessoirement de test pour la première bombe nucléaire américaine, et est toujours une zone de tirs de missiles. Nous en profitons pour louer une "luge" et dévaler les pentes... hélas, la luge étant faite pour la neige, la glisse sur le sable est bien moins efficace, et l'on peut aisément s'en passer. Le paysage est lunaire, la chaleur écrasante mais la visite en vaut vraiment la peine ! Nous repartons vers le Nord, faisons une pause à Albuquerque au beau milieu d'un festival de musique urbaine, puis rejoignons le motel Super 8 de Santa Fe. Toutes les habitations de la région sont en Adobe (argile marron) et confèrent aux lieux des airs mexicains du plus bel effet. Le 24 Juillet, nous partons visiter le village de Taos, un des derniers vestiges des amérindiens (un peu surfait au passage...), franchissons le Gorge Bridge, puis traversons une partie du Colorado avant de rejoindre, tard dans la nuit, un camping situé à Moab, dans l'Utah.
- Etape 13 (24 au 26 Juillet): l'Utah Lundi 25 Juillet, réveil à Moab, direction le parc national des Arches. De quoi remplir une à deux journées, selon que vous êtes amateurs ou non de randonnées, le parc offre de nombreux points de vue sur des structures titanesques sculptées par le temps et l'érosion. A voir absolument, une vraie merveille de la nature ! Le soir, après une journée entière passée à arpenter les sentiers du parc, nous trouvons repos dans un petit motel de Moab, attention, si vous ne réservez pas à l'avance à cette période de l'année, vous risquez de vous en mordre les doigts ! Mardi 26 Juillet, nous partons visiter Monument Valley et nous la jouons Lucky Luke avec une randonnée au beau milieu des trois buttes ô combien connues. Le site est en plein territoire Navajo (tribu amérindienne ancestrale) qui gère elle-même le parc. Du coup, ici point de bitume pour se promener, les voitures doivent se la jouer tout terrain, au risque d'y laisser quelques eraflures et de bien jolies traces de boue (nous y avons subi des pluies torrentielles, suivies de très belles éclaircies). Le parc est assez petit, compter une journée maximum en prenant bien son temps. Il est possible d'y effectuer des balades à cheval. Quoiqu'il en soit, le panorama est à couper le souffle, et les lueurs d'un coucher de soleil ravivent les couleurs de la pierre à la nuit tombée. Le soir nous reprenons la route vers l'Ouest, en direction de l'Arizona.
- Etape 14 (26 au 30 Juillet): l'Arizona Une fois arrivés près de la ville de Page en Arizona, au bord du lac Powell, nous tombons vite des nues... la ville est overbookée ! Pas un camping à l'horizon, tous les motels sont complets, nous ne savons pas où passer la nuit. Après de multiples allers-retour à travers la ville et des erreurs de GPS, nous trouvons un motel perdu à 50 ilomètres de là, visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé notre roue de secours pour la nuit. Tenu par un couple de septuagénaires, le lieu est un vrai cri d'amour à la mère patrie américaine. Toute la décoration, des draps aux tableaux en passant par la nappe, la poubelle, la salle de bain ou les rideaux, absolument tout fait référence aux symboles américains ! Tout bonnement hallucinant ! Le 27 Juillet, après un repos bien mérité, retour à Page où nous visitons le barrage de Glen Canyon (dont la retenue d'eau n'est autre que le lac Powell, un gigantesque réservoir artificiel, lieu de nombreuses activités nautiques), puis, dans l'après midi, nous partons visiter Antelope Canyon, dont les méandres creusés par l'écoulement des eaux de pluie, donne lieu à de superbes prises de photos, surtout quand des rayons de lumières viennent zébrer le tunnel ! L'arrivée sur les lieux (entretenus une nouvelle fois par les amérindiens Navajos) est l'occasion d'une vraie séance de rallye avec une guide qui se la joue Sébastien Loeb dans une camionette qui commence à dater, bref une vraie partie de rigolade ! En fin d'après-midi, nous reprenons notre chemin vers l'Ouest, quittons la route le temps d'une petite randonnée en direction du Horseshoe Bend (méandre du Colorado en forme de fer à cheval), et arrivons enfin dans le parc national du Grand Canyon. Nous progressons depuis l'Est (Desert Point, superbe entrée en matière), et plantons la tente pour 3 nuits dans un camping situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'entrée principale. Le 28 Juillet, nous passons par l'inévitable visitor center, puis longeons l'arête principale de South Rim ("rive sud") qui offre des points de vue à couper le souffle sur le Grand Canyon, sa rive Nord, et à de rares endroits, sur le Colorado, situé 1400 mètres plus bas. Des navettes de bus très fréquentes et bien réparties permettent au visiteur de ne pas se farcir des marches trop longues et nous avons testé le restaurant du lieu, vraiment très bon et pas trop l'arnaque. Nous avons croisé des biches pas farouches pour un sou, et le soir, pour le coucher de soleil, un arc-en-ciel plongeant droit dans la gorge est venu récompenser les visiteurs. L'image est absolument magique, empreinte d'une féerie indéniable. Le lendemain, le 29 Juillet, je me dis que je ne peux tout de même pas repartir du Grand Canyon sans avoir vu le Colorado de mes propres yeux. Je décide donc de partir pour une longue randonnée (la Bright Angel Trail), qui descend sur 13 kms avec 1400 mètres de dénivelé avant d'atteindre le fleuve, encore glacial même à cette saison. Le chemin est clairement balisé, et parsemé de trois points d'eau salvateurs tant la chaleur est rude. Je croise des biches avec leur faon, quelques rares autres randonneurs, et rejoins le point de départ en un peu moins de 6 heures. Éprouvant, mais ça en vaut la peine ! Je rentre au camping épuisé !
- Etape 15 (30 Juillet au 2 Août): Las Vegas - Le Nevada Le 30 Juillet, nous quittons la zone du Grand Canyon en direction du Nevada. Une petite pause au barrage Hoover sur le Colorado (bondé de monde, assez impressionnant), et nous voilà de retour en plein désert, quand surgit alors de nulle part une vaste cité entourée de montagnes lointaines... bienvenue dans l'empire du jeu, du luxe et de la démesure ! Mais détrompez-vous, bien que Vegas ait la réputation sulfureuse voire limite ostentatoire qu'on lui prête, la ville est très abordable ! La concurrence dans le secteur de l'hôtellerie-restauration est telle qu'en cherchant bien, on trouve des tarifs absolument imbattables, tant pour les motels que les restaurants, ou buffets à volonté à quelques 7$... Cependant, nous avions décidé de nous faire plaisir, et ce bien avant le début du road trip. Les nuits d'hôtel à Vegas étaient d'ailleurs les seules que nous avions réservé longtemps à l'avance dans ce road trip. Cette fois-ci, nous passerons deux nuits au Louxor (la gigantesque pyramide noire) et une dernière dans un petit motel 6. La foule est omniprésente à notre arrivée, il est 15h00 mais les femmes sont déjà en tenue de soirée, un verre à la main, prêtes à dilapider la fortune de leur mari !!! Nous récupérons les pass, grimpons jusqu'à la chambre dans un ascenseur oblique (au départ, on a tendance à tomber sur le côté), et partons profiter des lieux et de l'excellent buffet à volonté ! S'en suivent deux jours à parcourir la ville, visiter les expos de l'hotel (Bodies et Titanic), un spectacle de magie de Criss Angel, découvrir tous les hôtels du Strip, depuis le Mandalay jusqu'au César Palace de Céline en passant par le MGM (tous sont de véritables petites villes !) et la Stratosphère avec ses attractions au sommet de la tour. Nous récupérons au passage un ami à nous à l'aéroport qui nous accompagnera durant les deux semaines à venir. Au final, tout va très vite à Vegas, tout est disproportionné, le visiteur est comme noyé dans un abîme de lumière, de cris, de cliquetis incessants à donner le tournis. Vegas est inintéressant pour quiconque ne recherche pas la démesure et le côté festif du sex and money, pour les autres, ce sera un véritable petit paradis, parfait rejeton d'une industrie du tourisme déconnectée de la réalité.
- Etape 16 (2 au 4 Août): La Vallée de la Mort Le 2 Août, nous quittons la frénésie de Vegas en reprenant la route vers l'Ouest. Nous franchissons de petites montagnes, puis quittons l'autoroute principale pour entamer notre descente vers la Vallée de la Mort. Le soleil se couche paisiblement et pare le ciel d'un voil rouge du plus bel effet. Nous nous acquittons du droit d'entrée dans la Vallée auprès d'un guichet automatique alors que la nuit tombe pour de bon. Étonnamment, la température de diminue pas... mais continue d'augmenter plus on s'enfonce dans la Vallée ! Alors qu'il faisait 25°C sur les plateaux que nous venons de quitter, il règne pas moins de 43°C au coeur de la Vallée de la Mort, alors qu'il y fait nuit noire et qu'il est 23h00 !!! Toute sortie hors de la voiture climatisée se transforme en véritable épreuve. Nous arrivons au seul camping/hôtel du Parc National, que nous n'avions évidemment pas réservé, et qui est bien sûr complet. Nous nous approchons alors d'une zone, à quelques kilomètres de là, où il est paraît-il possible de planter la tente. Manque de bol, c'est fermé de Mai à Octobre ! Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à ressortir du Parc, pour finalement trouver refuge dans un motel d'une petite ville à une soixantaine de kilomètres de là. Vu l'heure, on téléphone avant, et on nous invite à récupérer la clef au fond du Casino (!) qui borde l'hotel. En effet, en débarquant sur le coup des 1h00 du matin, je traverse un petit casino où 3 personnes végètent devant des machines à sous, dans ce petit bled paumé ! Le 3 Août, nous retournons dans la Vallée de la Mort pour une journée, comment dire, infernale ! Nous démarrons par visiter le village fantôme de Rhyolite, abandonné au début du siècle suite à une panique bancaire qui a détruit l'exploration minière des environs. A l'entrée du village, nous découvrons les sculptures ubuesques d'un artiste belge: des spectres blancs, un canapé en pierre ou une bimbo sculptée version Lego, voilà qui est assez original pour un lieu comme celui-ci ! Nous partons vers le Sud, et la température à l'ombre atteint son record de la journée: 51°C !!! Heureusement, l'air est très sec, mais tout de même, c'est assez violent. Il faut dire que les mois d'Août et Juillet sont ceux à éviter pour venir dans la Vallée de la Mort... Nous arrivons au coeur d'un désert de dunes (Mesquite Sand Dunes), retournons à Furnace Creek (le fameux camping/hotel bondé), faisons étape à l'Artist's Pallete où la roche prend des teintes vertes, orangées, violacées et rougeâtres dignes d'une toile. Nous poursuivons avec le Zabriskie Point, puis la zone extraordinaire du Badwater Basin, lac de sel situé à 85 mètres sous le niveau de la mer ! La vision est à la fois idyllique et apocalyptique, tant la blancheur du sol nous éblouit et la chaleur nous écrase. En fin de journée, nous reprenons la route vers le Sud et quittons la Vallée de la Mort. Nous arrivons de justesse à trouver une station essence pour remplir le réservoir, et nous dirigeons vers l'Ouest et la Californie pour venir planter la tente (une nouvelle, achetée chez Walmart !) dans un camping KOA près de l'Autoroute.
- Etape 17 (4 au 9 Août): Los Angeles Le 4 Août, après des dizaines de kilomètres de banlieue, nous débarquons à Venice Beach, puis allons trouver un motel pas cher (technique du coupon) non loin d'Hollywood boulevard. Le soir nous sortons dans un restaurant "chic" du centre de Los Angeles (Gwen Stefani y avait organisé sa fête d'anniversaire une semaine auparavant), mais pas très bon, et nous prenons une prune pour erreur de stationnement ! Le 5 Août, au réveil, rebelote, la voiture n'était pas garée dans le même sens que les autres et de nouveau la prune ! Méfiez-vous des pervenches de Los Angeles, qui ont la dégaine facile ! Aujourd'hui, direction le parc des studios Universal, situé sur les collines d'Hollywood. Le parc en lui même est assez petit, mais propose une paire d'attractions à sensations (Jurassic Park, La Momie, simulateur Simpson), de nombreux décors splendides (on se croirait vraiment au coeur du film aux dinosaures), des spectacles ahurissants (Waterworld, Terminator), mais surtout la visite en petit train des studios Universal où sont tournées des films et séries comme Les Experts, Desperate Housewives (on pénètre même dans la rue des 5 ménagères !!!), les dents de la mer ... En résumé, un bon parc, divertissant et pas trop bondé de monde, à recommander ! Le 6 Août, nous arpentons le Walk of Fame, ensemble ultra-connu de trottoirs où les étoiles au sol récompensent des artistes dans des domaines aussi variés que la musique, le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision. Une petite photo devant le Kodak Theatre (renommé depuis Dolby Theatre suite à la faillite de Kodak) dans les traces de Will Smith, et nous voilà repartis pour une petite balade au coeur des collines d'Hollywood, afin d'apercevoir les fameuses lettres blanches. Hélas, nous empruntons un chemin qui relève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. La pente est raide, les herbes hautes, la terre dévale sous nos pieds, nous nous agrippons au moindre caillou, quand enfin nous rejoignons ce qui était censé être le chemin d'accès. Ouf ! Clic-clac, quelques poses comme des stars, et vient l'heure de redescendre. Sauf qu'une fois encore, pour écourter, nous empruntons la mauvaise voie, et nous retrouvons sur le terrain d'une immense propriété privée (d'une star ???). Finalement, après maintes remontées et descentes, nous rejoignons enfin la voiture, couverts de terre. Sympa Hollywood ! Sur le retour, nous passons faire un détour à Beverly Hills, quartier très paisible comme dans la série télé, puis rejoignons le bord de mer pour nous installer pour deux nuits dans une auberge de jeunesse en front de mer à Hermosa Beach. Nous passons la soirée à Hollywood, et à notre retour, la zone est transformée en véritable beuverie digne des lus grands spring breaks. Une de nos colocataires est d'ailleurs très affairée avec un américain à notre arrivée dans la chambre, mais bon, ca n'a pas l'air de les gêner, et ca continuera toute la nuit, vive le spectacle ! Le 7 Août, seule journée de mauvais temps, nous passons du temps à la plage et avec les autres jeunes de l'auberge. Les cabines de sauveteurs sont les mêmes que dans Alerte à Malibu, mais l'eau est assez froide et pleine d'algues ! Le 8 Août, nous plions bagages, et nous rendons à Los Angeles pour payer nos deux amendes. Ensuite, direction le centre-ville (business), où les hommes d'affaires costume trois pièces côtoient les mendiants par dizaines. Le contraste est saisissant, la pauvreté criante. Rien de bien extraordinaire, un petit détour par la gare et le quartier Japonais, nous nous dirigeons en fin de journée vers le Dodgers Stadium, le stade de Baseball de l'équipe locale qui affronte ce soir les Phillies de Philadelphie. Près de 4 heures de match dans une ambiance du tonnerre où petits et grands partagent cette même soif de victoire, vraiment sympa ! Hélas, les Dodgers de L.A ont perdu... Il fait nuit noire, nous retournons à la voiture et prenons la direction du Nord. Nous plantons notre tente sur les 2h00 du matin, dans un camping KOA perdu dans les terres vallonées de la Californie.
- Etape 18 (9 au 13 Août): San Francisco Le 9 Août, nous passons la journée à rejoindre San Francisco, en alternant avec la côte brumeuse et fraîche, et les terres arides et ensoleillées (le contraste est frappant !). Nous débarquons dans la ville en plein festival de musique, du coup les tarifs des motels, déjà assez élevés dans le coin, ont pratiquement doublés... il faudra faire avec. Attention en revanche, tout ferme tôt à San Francisco, et trouver de quoi manger passés les 21h00 relève du défi ! Le 10 Août, il fait toujours aussi moche et frais, nous partons profiter de la plage au Nord de la ville. Une vue imprenable sur la baie, le Golden Gate et la prison d'Alcatraz. Nous continuons notre découverte du littoral plus à l'Ouest, avec China Beach et le Lincoln Park. Les pulls ne sont pas de trop ! Le soir, un petit tour dans le Castro où l'on a même pu voir l'ancienne boutique d'Harvey Milk. Le 11 Août, direction la rive Est de la ville, près du stade de Baseball. Nous nous rendons sur les quais et partons explorer les alentours en kayak ! L'eau est froide, le vent fort, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous voilà face au centre-ville, au milieu des ferry, entre les piles titanesque du pont qui relie la ville à Oakland. Un éléphant de mer nous accompagne quelques instants, avant que le terrible courant qui sévit dans la baie de San Francisco ne vienne achever nos bras ! Nous changeons de motel pour notre dernière nuit et dînons dans un restaurant typiquement américain (déco, carte, service, tout y passe !). Le 12 Août, pour notre dernière journée tous les trois, nous débarquons au Fisherman's Wharf, la zone touristique portuaire au Nord de la ville. Au programme, dégustation du Clam Chowder dans un pain creux au Boudin Café, et découverte du Pier 39 et ses multiples combats d'otaries et autres éléphants de mer. Ca braille dans tous les sens, mais qu'est ce qu'on rigole ! Nous continuons la visite en nous dirigeant vers la Coït Tower, offrant une vue imprenable sur la ville, puis partons faire un petit tour au musée des Cable Car (les fameux tramways de San Francisco). En sortant, nous sautons dans un des wagons pour une petite virée au centre-ville: l'engin est archi-bondé, impossible de s'asseoir, et je manque de heurter les passagers qui arrivent en sens inverse et qui n'ont pas plus de place que moi. Enfin, nous découvrons la Lombard Street et son fameux passage aux virages serrés agrémentés de jardinières toutes plus colorées les unes que les autres. Voilà, s'en est finit de notre voyage à plusieurs, je raccompagne mes amis à l'aéroport, et quitte la ville le soir même, direction Oakland où je passerai la nuit dans un motel avant d'entamer le mois d'aventures qu'il me reste, en solitaire.
- Etape 19 (13 au 18 Août): Sierra Nevada 13 Août 2011, je passe la journée à rouler en direction du Sud-Est, et pose ma tente dans un camping de Fresno, le temps de faire le plein de provisions et de repos pour les jours à venir. La ville est coincée dans une large vallée aride, entre la côte Californienne et la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada. Le 14 Août 2011, je file vers l'Est au coeur du relief. Les terres sont désertiques, mais plus je grimpe en altitude, plus les conifères tapissent les versants. Je traverse la Sequoia National Forest, puis arrive à l'entrée d'un parc national qui en regroupe en réalité deux: le Sequoia National Parc, et le King's Canyon National Parc. Je m’acquitte des 20$ de droits d'entrée, et commence par le premier, au Sud. Je tombe sur le camping de Dorst Creek, par chance, il n'est pas complet. J'y plante la tente, et repars sur les routes sinueuses du parc. Je pars faire une randonnée aux chutes Tokopah (depuis le Lodgepole Village), aperçois un bébé ours noir, et contemple cette vallée fertile zébrée d'une rivière glaciale. Ensuite, je me rends dans la Giant Forest, qui comme son nom l'indique, a la particularité de rassembler les Séquoias géants parmi les plus imposants au monde, et ça n'est pas peu dire. On se sent pour le coup très, très petit face à l'immensité des colosses de bois, dont certains sont couchés à même le sol, leurs racines n'ayant pas été assez résistantes. Parmi eux se trouve le General Sherman Tree, l'arbre le plus gros du monde. Le 16 Août, après une fraîche nuit passée en montagne, je me rends au Sud de la Giant Forest, découvrir le point d'observation du Moro Rock (vue imprenable sur le parc moyennant quelques marches à gravir, et sur la vallée de Fresno), puis m'en vais rejoindre la Crescent Meadow, véritable vivier de jeunes pousses où règne un calme enchanteur. Je rebrousse ensuite chemin pour me rendre au Nord, dans le parc du King's Canyon. En effet, celui-ci s'articule le long d'une gorge qui descend petit à petit (sa hauteur cumulée est d'ailleurs supérieure à celle du Grand Canyon), avant d'arriver à "la fin de la route". Il n'est plus possible de continuer en voiture, je décide donc de partir en randonnée sur une quizaine de kilomètres, et découvre les chutes des Mist Falls, dans une brume troublante. La nuit tombe sur la Sierra Nevada, je rebrousse chemin, exténué, et plante de nouveau ma tente au camping de Fresno. Le 17 Août, je me rends au parc National du Yosemite, et y perds un temps précieux à trouver un camping qui ne soit pas encore complet. Hélas, tous le sont ! Du moins, sur les affiches de façade. Tentant le tout pour le tout, j'insiste auprès de l'un d'entre eux, qui m'annonce qu'il reste finalement des places: même si le panneau "complet" est affiché, c'est en réalité une 'tactique' des autorités du parc... mouais. Le Yosemite figure parmi les parcs nationaux les plus connus et fréquentés des Etats-Unis (4 millions de personnes chaque année), j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'une usine à touristes. Les voitures sont garées sur le bas côté comme lors d'une épreuve du tour de France, je ne compte plus les campings amassés au coeur de la vallée, un supermarché, des hotels, cafétérias, service de navette en veux-tu en voilà, bref, on est assez loin de l'intimité des parcs du Sequoia et du King's Canyon. Mais bon, passons. Je découvre les chutes Bridalveil, effectue une petite rando au Mirro Lake, et me dirige en fin de journée au Glacier Point, au beau milieu d'un incendie de forêt (commandé et maîtrisé par les pompiers) commun à cette saison. De là, la vue est simplement parfaite. La lueure rose pâle du coucher de soleil confère à la scène une douceur indescriptible. J'aperçois des chutes au loin, ainsi que l'énorme Half-Dome qui fait le bonheur des randonneurs. Plus bas, la vallée du Yosemite paraît ridiculement petite, tandis qu'un cerf et sa biche viennent se repaître au milieu des touristes, comme un petit cadeau de la nature après cette belle journée. Je passe la nuit au camping, sous un ciel rempli d'étoiles brillantes comme jamais ! Le 18 Août, je me dirige à l'Est du parc, vers les Tuolumne Meadows (prairies Tuolumne) autrefois recouvertes par un glacier. La randonnée me donne l'occasion de grimper sur un énorme amas rocheux au point de vue imprenable, et de découvrir un petit lac digne d'une carte postale. Je reprends la route dans l'après-midi et quitte les terres du Yosemite pour redescendre, à l'Est, dans les zones désertiques de la Californie. J'ai franchi la Sierra Nevada ! Un petit arrêt au Mono Lake, et je m'installe en fin de journée dans un petit motel à Carson City, qui marque mon retour dans le Nevada.
- Etape 20 (18 au 21 Août): Salt Lake City Le 18 Août, sur la longue route qui me mène au Nord de l'Utah, je m'arrête dans un motel de la ville d'Eiko, typique des bourgades moyennes au coeur du territoire américain, où les locaux roulent, chapeaux de cow-boys vissés sur le crâne, dans d'énormes 4x4. Le casino est directement intégré au motel, et je retrouve même une balle de 9mm (non utilisée...) dans ma chambre ! Le 19 Août j'aperçois les premiers reliefs annonciateurs des Rocheuses au pied desquels se cache l'imposante ville de Salt Lake City. Je débarque dans une très bonne auberge de jeunesse (Avenues Hostel), et part avec mon nouveau colocataire japonais visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde: la Bingham Canyon Mine. Le soir, bonne petite bouffe entre jeunes et moins jeunes à l'auberge. Le 20 Août, nous partons avec deux de mes compères, visiter le centre-ville, évidemment marqué par l'omniprésence des Mormons. Nous découvrons le Temple, qui regroupe plusieurs édifices religieux, et sommes abordés par deux missionnaires mormones. Nous voilà donc un petit groupe d'origines diverses (Japon, Italie, France, Corée du Sud, Bangladesh), pendant quelques heures, à discuter philosophie, croyances et religions en traversant les bâtiments mormons. Unique et très instructif ! L'après-midi, je me rends aux abords du Great Salt Lake, plus particulièrement dans le State Park d'Antelope Island, vaste île assez bien préservée du tumulte touristique. Ici, des bisons par dizaines se promènent en liberté, des antilopes également, et il y a un petit musée sympathique à l'entrée. J'ai également pu me baigner dans le lac de sel (je confirme, on flotte bel et bien, mais pas autant que dans la mer Morte !), moyennant une rencontre avec des centaines de milliers de moucherons inoffensifs qui tapissent le rivage et se meuvent dans un bourdonnement terrible. Phobiques des insectes s'abstenir ! Je rentre passer la soirée avec les habitants de l'auberge. Le 21 Août, je quitte cette ville qui aura constitué une étape originale, pour prendre la direction du Nord, à travers les plaines de l'Idaho (où je croise une hideuse usine du géant Monsanto qui défigure le paysage) et les montagnes du Wyoming.
- Etape 21 (21 au 24 Août): le Yellowstone En suivant la Highway 89, je traverse la petite ville de Jackson avant de pénétrer dans la zone du Grand Teton et Yellowstone National Park. Le droit d'entrée donne accès aux deux parcs. J'ai cependant privilégie le second, ne serait-ce que pour sa diversité. Cette fois-ci, par mesure de prudence, j'ai réservé tous les campings à l'avance, car ressortir du parc (dont la superficie est colossale) pour rejoindre le premier motel prendrait des heures. J'installe la tente au camping du Grant Village, très agréable, puis part découvrir une zone de geysers et sources chaudes au bord du lac Yellowstone, au West Thumb Geyser Basin. Le jour tombe, et je réalise soudain que j'ai déjà avalé de nombreux kilomètres depuis la Californie, et la température vient me le rappeler violemment ! La nuit, bonjour pulls, doubles voire triple paires de chaussettes, duvets et couvertures, car on frise les 5°C même en été. Le 22 Août, je poursuis la visite du parc (en forme de grande boucle, pratique pour tout découvrir sans allers-retours incessants), franchis le Continental Divide (limite depuis laquelle les eaux s'écoulent soit en direction du Pacifique, soit vers le Golfe du Mexique). J'assiste à des éruptions de geysers (randonnée du Lone Star Geyser, Old Faithful Geyser au coeur du Geyser Basin), et respire les vapeurs souffrées des sources d'eau chaudes aux couleurs chatoyantes. Certaines d'entre elles ressemblent à de véritables piscines d'eau turquoise transparente. Je croise des coyottes, des biches, des criquets et savoure ces instants passés au beau milieu d'une nature luxuriante au possible. Je passe la nuit au camping Madison, au Nord Ouest du parc. Le 23 Août, je découvre l'Artist Paint Pot (véritable pot à peinture de boue en ébullition), et la zone de Mammoth Spring avec son petit village qui ressemble à s'y méprendre à un bourg des Pyrénées ! Par la suite, je réalise l'ascension du Mont Washburn qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du parc, et au loin, sur les montagnes du Grand Teton. J'y croise un petit écureuil, lointain cousin de Tic et Tac, qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache ! En fin de journée, je redescends au Sud-Est du parc, et me rend au bord du Yellowstone Canyon, d'où il est possible de contempler de somptueuses chutes d'eau plantées au beau milieu d'un décor unique balafrant le territoire comme une grosse cicatrice. Je reprends alors la voiture, et voilà qu'un troupeau de bisons en liberté a décidé de venir au bord de la route. Plusieurs mâles entament même des joutes sur le bitume, pour le plus grand bonheur des photographes amateurs présents. Je plante ma tente au camping de Lake Village, après m'être restauré dans le très bon établissement de l'hôtel local.
- Etape 22 (24 au 25 Août): le Mont Rushmore Le 24 Août, en quittant le parc du Yellowstone, je me retrouve planté derrière un bison qui a trouvé bonne l'idée de marcher droit sur la route en lieu et place des voitures. Et c'est qu'il prend son temps le bigre ! En chemin, je m'arrête au bord de petits lacs paisibles, quand progressivement, les montagnes fertiles des Rocheuses laissent la place à de vastes plateaux désertiques: je traverse aujourd'hui l'Etat du Wyoming d'Ouest en Est. Je me fais arrêter au passage par un flic pour excès de vitesse (comme dans les films, mais sans les mains sur le capot !). Par chance, il ne comprenait rien aux hiéroglyphes de mon permis de conduire français, et j'ai pu repartir avec un bon gros sermon, mais sans amende, ouf ! Je traverse les terres du terrible Buffalo Bill, qui chassait l'animal éponyme afin de nourrir les ouvriers constructeurs des voies de chemin de fer. Je finis par déposer mes bagages après 700 kilomètres de route, au coeur des Black Hills. Le 25 Août, je me dirige au Nord Est et débarque au Monument National du Mont Rushmore. L'entrée (10$) met aussitôt dans l'ambiance machine à touriste: un énorme hangar de postes de péages, suivi par un parking à plusieurs étages, tout cela planté au beau milieu de collines boisées qui n'ont rien demandé à personne. En progressant, je tombe sur une allée bondée de touristes, une boutique de souvenirs supermarché, et m'empresse de rejoindre un groupe qui écoute attentivement un ranger raconter moult choses intéressantes sur les lieux. C'est plutôt impressionnant de se retrouver face à ce célèbre monument à l'effigie de 4 présidents américains (Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln), et j'en apprends plus sur la construction de la sculpture par son créateur. La maquette est exposée dans un petit musée. Je m'enfile une glace à l'italienne et repars sur les chapeaux de roue en direction de l'Est pour trois jours de route, direction les bords du lac Michigan.
- Etape 23 (25 au 31 Août): Chicago Pas moins de trois jours me seront nécessaires pour rejoindre Chicago, à plus de 1500 kilomètres de là, sur d'interminables lignes droite assez peu fréquentées. J'ai traversé le Dakota du Sud, aussi désertique que l'Utah, franchi de nouvelles montagnes, puis ai progressivement vu le paysage changer, du Wisconsin au Minnesota, et jusqu'à l'Illinois. Les arbres touffus se sont faits de plus en plus nombreux, et j'ai retrouvé ce que j'avais laissé sur la côté Est. Le 28 Août, je débarque dans la ville, et gare la voiture près d'une des nombreuses plages de Chicago, dans un quartier populaire. De nombreuses familles afro-américaines partagent un goûter au bord du lac Michigan, à l'abri du tumulte de la ville, que je n'avais pas connu si violent depuis Los Angeles. Le 29 Août, je pose mes bagages dans une excellente auberge de jeunesse (Chicago Getaway Hostel), très bien située, près du parc Lincoln. Ni une ni deux, je prends mon ticket transports illimités 3 jours (14$) et m'empresse de monter à bord du métro aérien bien connu (le Loop). J'arrive au coeur du centre d'affaires, les tours sont gigantesques, je suis écrasé par la foule et le poids de la ville. Je pars à la rencontre du Millenium Park avec sa fameuse sculpture en forme de haricot argenté (Cloud Gate) qui déforme les silhouettes dans un jeu de contorsions diaboliques. Je me promène aux abords du port de la ville, puis arpente les rues au pied de quelques buildings historiques et de la statue géante de Marilyn Monroe. Le 30 Août, je me rends au Lincoln Parc, véritable poumon vert de la ville, et pénètre dans le zoo éponyme (et gratuit). Quel plaisir de voir un lieu public aussi intéressant, riche en découvertes, et où les petits (et les grands) s'amusent comme des fous. L'après-midi, je pars faire la visite de la Willis Tower (autrefois appelée Sears Tower), officiellement le bâtiment le plus haut du monde jusqu'en 1998, avec ses 440 mètres de hauteur. Le skydeck, au 103ème étage, nous donne la possibilité de marché sur des alcoves en verre, et d'être ainsi suspendus dans le vide... impressionnant, à faire absolument ! Le soir, je me rends dans l'autre tour réputée de la ville: le John Hancock Center, qui offre une terrasse d'observation, à ciel ouvert cette fois-ci (bon, ça reste une grille malgré tout). La vue est meilleure qu'à la Willis Tower, et surtout, la visiter la nuit procure une toute autre sensation. Le 31 Août, je me rends une dernière fois en bord de lac, il fait très beau et chaud, et je me croirais presque en Méditerranée. J'approche alors du Navy Pier, vaste quai reconverti en zone de loisirs avec attractions, cafés, restaurants, et une grande roue. Par la suite, je récupère la voiture et me retrouve coincé dans des embouteillages monstres pour quitter la ville. Chicago est une vraie pieuvre qui s'étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres ! J'ai cru que je n'en verrai jamais la fin ! J'arrive malgré tout à quitter l'Illinois, et me rend dans l'Ohio. Je débarque en plein territoire Amish, et croise des calèches tirées par des chevaux, et des habitants tout droit sortis du siècle dernier, à vélo le long des routes. La nuit venue, je plante ma tente dans un camping de l'Etat, seul au bord d'un lac infesté de moustiques.
- Etape 24 (31 Août au 2 Septembre): les chutes du Niagara Le 1er Septembre, je parcours la route qui me sépare de Buffalo, à l'extrêmité Ouest de l'Etat de New-York. Je ne m'arrête hélas pas à Cleveland, et arrive en fin de journée à Niagara Falls, côté américain. C'est un peu la douche froide. La fille de l'auberge (Wonderfall hostel, très bien, comme à la maison) me présente un plan de la ville, et s'empresse de marquer d'une grosse croix rouge la moitié du territoire en me conseillant d'éviter de me balader là-bas, sinon dieu sait ce qui pourrait m'arriver. En effet, en arrivant, j'avais trouvé que ca craignait un peu... Pour résumer, à Niagara Falls, un énorme boulevard coupe la ville en deux, d'un côté les pauvres (afro américains pour la plupart), de l'autre l'usine à touriste avec hôtel-casino. La nuit venue, je pars à la découverte des chutes illuminées par des projecteurs multicolores depuis le Canada. L'image est grandiose, les couleurs changent sans arrêt, et quand vient le tour du rose bonbon, on se croirait face à un nuage de barbe à papa. Le 2 Septembre, je retourne près des chutes pour les observer à la lueur du jour, et entame une randonnée sur les flancs de la gorge, là où les anciens tramways du début du siècle circulaient encore en promenant leur flot de touristes, avant que plusieurs d'entre eux ne valdinguent directement dans les eaux glaciales de la rivière Niagara. L'après-midi, j'enfourche mon fidèle destrier et prends la route de l'Est, pour la prochaine et dernière étape, de nouveau à New-York !
- Etape 25 (2 au 6 Septembre): New-York Le 2 Septembre, je passe la nuit dans un motel de Pennsylvanie. Le 3 Septembre, j'arrive à New-York, en roulant au pas à travers le Lincoln Tunnel. Je retrouve ma famille, venue passer quelques jours de vacances en Amérique du Nord. N'ayant une nouvelle fois pas réservé de motel longtemps à l'avance, et les campings n'étant pas monnaie courante sur les gratte-ciels de Manhattan, j'ai tenté le tout pour le tout en faisant confiance à une toute petite annonce internet de Bed and Breakfast, en plein coeur de Wall Street, et à deux pas de Ground Zero. Quasiment aucun avis de visiteur, tant pis, ça passe ou ça casse. Je me suis finalement retrouvé à dormir chez l'habitant, chez une petite grand-mère d'environ 70 ans ! Aux petits oignons avec moi, elle met sa chambre en location pour les touristes, avec petit déjeuner, histoire d'arrondir les fins de mois. En plus, elle a été très sympathique, et une vraie piplette, bref que du bonheur. S'en suivent deux jours typiques de touristes à New-York, visite de Ground Zero, embarquement sur un ferry pour Staten Island afin de voir la statue de la liberté sur fond de coucher de soleil, passage à Times Square, Central Park, Columbus Circle, le Rockefeller Center, et le MoMa. Je vous conseille tout particulièrement la Highline, située dans Chelsea/Greenwich, vers la 14ème, il s'agit d'une promenade herborée, en lieu et place d'une ancienne voie de chemin de fer aérienne, qui serpente au beau milieu des édifices art-déco du quartier. Vraiment chouette ! Le 6 Septembre 2011, je quitte New-York sous des trombes d'eau, et file tout droit vers le Nord pour passer quelques mois encore au Canada, à Montréal, avant de rentrer en France durant l'hiver prochain.
Au final, difficile de décrire ce sentiment de liberté que procure un road-trip comme celui-ci. Qu'il est bon de se laisser porter par les envies, les rencontres, le pays, sans tout planifier à l'avance. Finalement, j'aurai passé trois mois à arpenter le pays, mais je sais que je n'ai pu en saisir qu'une infime partie. Beaucoup d'autres étapes auraient pu être ajoutées, mais les limites administratives d'un passeport ne le permettent pas.
Les USA sont un territoire plein de contrastes, avec de vastes zones peu peuplées encore bien préservées des flots massifs de touristes. A l'inverse, on trouve de gigantesques mégalopoles où la vie frénétique des habitants nous happe comme des proies prises au pièges. Et c'est bien là tout l'intérêt de ce pays, il n'existe pas une Amérique, mais des dizaines, des centaines d'Amériques, qui n'attendent que nous pour être découvertes, et partagées, bien au-delà des clichés habituels.
Si vous avez des questions, ou si vous êtes tout simplement curieux, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de vous répondre.
Suite à un périple autour des Etats-Unis durant l'été 2011, je me suis dit qu'un petit récit destiné aux visiteurs de voyageforum pourrait être utile ! Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir beaucoup plus (photos, vidéos, et nombreux détails), vous pouvez vous rendre sur mon blog à l'adresse suivante:
http://thebigtrip-northamerica.blogspot.fr/
Avant toute chose, sachez que le départ s'est fait depuis le ... Canada ! Eh oui, je résidais à Montréal pour quelques temps, et ai loué une voiture avec une amie pour 3 mois. Le loueur: "Discount", une compagnie Canadienne, mais pour la réservation (et le tarif imbattable vu la durée), je suis passé par le site autoescape.com , qui incluait un second conducteur. Pour avoir loué plusieurs fois des voitures en passant par ce site, je n'avais jamais trouvé de tarif plus bas.
Prix de la location pour 3 mois, avec toutes les assurances et kilométrage illimité : 2.800€ ! (2.200€ sans les assurances), ce qui reste "raisonnable" vu le type de véhicule (la toute dernière Ford Focus, toute neuve), et vu le nombre de kilomètres à parcourir (23.000 kms !).
- Etape 1 (18 au 20 Juin): Portland Départ de Montréal le 18 Juin, passage de la frontière au beau milieu de la campagne, loin des autoroutes. Premier moment délicat concernant mon passeport, le douanier m'informe que je ne pourrai rester sur le territoire que 10 jours (j'avais déjà eu un visa touristique deux mois et demi plus tôt, qui courait toujours). Après avoir insisté pendant plus d'une heure, la barrière s'ouvre et nous arrivons tard dans la nuit dans un camping KOA (la plus grosse chaîne de campings aux USA, généralement un peu plus chers qu'ailleurs, mais bons équipements assurés et tranquillité). Le 19 Juin, visite de la ville portuaire de Portland, dans le Maine, dégustation des homards typiques de la côte Est, et découverte des îles environnantes à bord d'un petit bateau de croisière. La ville fleure bon ce parfum de Nouvelle-Angleterre, avec un centre-ville "à l'européene" orné de briques rouges du plus bel effet. Une bien belle entrée en matière pour ce road trip.
- Etape 2 (20 au 22 Juin): Boston / Cape Cod Le 20 Juin nous quittons le camping de Portland pour longer la côte direction le Sud. Passage par une petite station balnéaire: Old Orchard Beach. L'été vient à peine de démarrer mais les vacanciers se pressent déjà sur le front de mer. Plus loin, nous nous arrêtons à Salem, la ville des sorcières du Massachusetts. Véritable aubaine touristique pour tous les marchands de sortilèges et autres déguisements gothiques, la ville ne présente que peu d'intérêt, et son musée consacré à l'histoire des sorcières est anecdotique. Dans l'après-midi, nous débarquons enfin à Boston, la première des grandes-villes de la côte Est dans notre circuit. Direction Harvard pour découvrir le campus de la plus prestigieuse université au monde, où règne un calme absolu, au pied des arbres majestueux plantés face à une bibliothèque aux colonnes titanesques. J'y reprendrai bien mes études ! Le 21 Juin, nous arrivons au centre-ville de Boston, très élégant, chargé d'histoire et aussi emprunt d'une ambiance Nouvelle-Angleterre du plus bel effet. Nous suivons alors la Freedom Trail, une ligne rouge tracée au sol qui permet au touriste de découvrir, sur plusieurs kilomètres, la majorité des sites historiques de la ville. Du Capitole au cimetière de Benjamin Franklin, en passant par le Quincy Market et l'USS Constitution, on ne s'ennuie pas une seconde, et le beau temps est au rendez-vous. Quelques emplettes dans la rue marchande, et nous reprenons la route vers le Sud, direction la baie de Cape Cod. Nous plantons la tente dans un camping situé dans ce gigantesque bras de terre qui s'avance, tel un crochet, dans les eaux de l'Atlantique. Le 22 Juin, nous roulons jusqu'à la pointe de la presqu'île, et la ville "open-minded" de Provincetown. Hélas, le temps est maussade et rend la visite un peu tristounette, dans cette ville réputée pour son côté festif et hyper animé. Je ne sais pas si cela est dû au fait que l'on se trouve encore en Juin, mais nous ne voyons pour ainsi dire que des bus de personnes âgées ! Le temps de visiter quelques boutiques, un passage au bord de mer, et un sex-shop fier de ses produits, nous repartons au Sud pour notre prochaine étape dans la Big Apple.
- Etape 3 (22 au 24 Juin): New-York City Après avoir roulé plusieurs heures à travers les Etats du Massachusetts et de Rhode Island (dieu que les autoroutes de la Côte-Est sont fréquentées !!!), nous posons nos bagages dans un motel Super 8 réservé la veille, et situé dans le quartier du Queens. Vu la période, tout Manhattan était bondée ou hors de prix. Par contre, il est toujours bon de se méfier des GPS. En effet, l'adresse rentrée au préalable nous a conduit directement dans une ruelle mal famée de Brooklyn (je pèse mes mots) où l'on nous dévisageait du regard avec insistance... autant dire que nous n'avons pas fait long feu là-bas ! Le 23 Juin, nous prenons le métro et déboulons au coeur de Manhattan, sur Times Square. Nous connaissions déjà tous les deux New-York, et ne passerons que deux jours ici. Nous arpentons l'inévitable boutique M et M's, le Toys R Us, apercevons le Naked Cowboy et la Naked Cowgirl, toujours prêts à gratter quelques accords pour de menus dollards. Nous continuons la ballade au coeur de Central Park (vive les écureuils) en passant par le Columbus Circle, et achevons la visite par une petite soirée sur BroadWay. C'est mon anniversaire !!! Nous allons assister à une comédie musicale au Winter Garden: Mamma Mia !, basée sur les succès mythiques du groupe Abba. Un vrai régal, du grand art ! Une précision d'artiste, une justesse sans faille, des gags à foison et des rythmes entraînants, que demander de plus ? Nous finissons par dîner au Bubba Gump, le fameux restaurant spécialisé dans les crevettes du film Forrest Gump. Enfin, à New-York, il est toujours possible de faire les boutiques même jusqu'à deux heures du matin ! Et il y a toujours du monde ! Le 24 Juin, pour cette dernière journée, nous partons visiter l'ONU (excellente visite, très intéressante, mais un peu courte), la gare centrale, lieu de tournage de nombreux films, et le site de Ground Zero, où l'on s'apprête à commémorer les tristes 10 ans du 11 Septembre 2001. En fin de journée, nous quittons l'île de Manhattan (sortir de la ville aux heures de pointe est une véritable prise de tête !) pour aller camper au coeur de la campagne du New-Jersey, entourés de lucioles.
- Etape 4 (24 au 26 Juin): Philadelphie - Atlantic City Le 25 Juin, nous mettons le cap sur la ville de Philadelphie. Après avoir vécu l'effervescence de New-York, la ville nous paraît décidément bien paisible. Nous visitons le musée des Sciences, découvrons la Liberty Bell (cloche de la liberté) réputée pour s'être brisé le jour de la proclamation de l'indépendance des USA, et d'autres monuments marquants de l'histoire de la ville. La ville paraît assez petite, et nous avons vite fait le tour du centre-ville, au demeurant très agréable. Le soir, nous quittons la zone en direction du front de mer. Nous plantons la tente au beau milieu d'une forêt, et partons passer la soirée à Atlantic City, le mini Vegas de la côte Est. La ville semble surgir de nulle part, les lumières virevoltent sur les façades d'hôtels tous plus démesurés les uns que les autres. La ville est pleine de contrastes, l'insécurité est omniprésente dès que l'on s'écarte du front de mer réservé aux touristes. Le Caesar Palace abrite des casinos à revendre, et de nombreux américains viennent se saouler dans des espaces délimités par des bandes en plastique. En résumé, un climat de fête incomparable, au détriment d'une authenticité qui manque clairement à cette cité artificielle. Le 26 Juin, nous reprenons la route pour la dernière ville de la côte Est de ce road trip.
- Etape 5 (26 au 30 Juin): Washington C'est parti pour trois jours d'une ville musée ! Washington est un bijou de culture, d'histoire, de sciences, de politique, qui n'a pas volé son titre de capitale des Etats-Unis. Nous nous installons dans un petit Holidays Inn de banlieue (à Alexandrie), qui inclut une navette nous amenant directement au métro. Pratique pour préserver son budget. Nous émergeons au coeur de la ville: la fameux National Mall, vaste parc de près de deux kilomètres de long, flanqué de nombreux musées gratuits, du Capitole (abritant le Congrès et le Sénat américains), de la Maison Blanche, et du Lincoln Memorial. Nous visitons plusieurs lieux, à commencer par la Bibliothèque du Congrès et la Cour Suprême du pays. L'entrée est gratuite, et les visites réalisées par des intervenants captivants (en anglais bien évidemment). Nous poursuivons avec le Capitole, emblême politique s'il en est, et la Maison Blanche, histoire d'aller prendre l'apéro avec l'ami Barack. Les 28 et 29 Juin, nous poursuivons les visites. Musée de l'air et de l'aviation, Museum d'histoire naturelle, Lincoln Memorial, Jefferson Memorial, nous passons au pied du bâtiment du FBI (Mulder et Scully nous font coucou à la fenêtre), et faisons étape au pied du Pentagone. Nous y découvrons le mémorial érigé en l'honneur des victimes du crash de l'avion qui s'est écrasé sur la façade le 11 Septembre 2001. Toutes les victimes ont vu leur nom gravé sur des stèles, élégantes sculptures de pierres, d'acier et d'eau. En résumé, Washington permet au visiteur de découvrir une culture incroyable, gratuitement (merci l'Etat américain et les fondations privées), dans une ville paisible et agréable. A voir absolument ! Le 30 Juin au matin, nous reprenons la route pour une grosse étape, direction le Sud !
- Etape 6 (30 Juin au 3 Juillet): le Sud - Charleston Pour parcourir les 1.400 kilomètres qui nous séparent de la Floride, nous faisons une étape en Caroline du Sud, au coeur des terres d'Autant en Emporte le vent. Nous partons visiter une plantation (Magnolia Plantation) et découvrons une nature luxuriante. Les premiers palmiers ont fait leur apparition, signe que nous nous sommes définitivement éloignés de la côte Nord-Est. L'atmosphère est chargée d'humidité, et nous croisons des alligators, des tortues et des insectes de plus en plus gros. Le 1er Juillet, nous partons découvrir la ville de Charleston, en bord de mer. Des petits airs de Cuba confèrent un côté exotique à cette cité portuaire où la foule se presse, et où de somptueuses villas ornent les rues de leurs couleurs vives. Le 2 Juillet, nous parcourons les quelques centaines de kilomètres restant avant de nous poser dans un petit motel au Nord de la Floride, assez fatigués par autant de kilomètres sous une chaleur écrasante ! Le 3 Juillet, nous débarquons dans la banlieue d'Orlando, posons nos bagages dans un motel au Sud-Ouest de la ville et allons nous emparer de nos tickets pour aller voir... Mickey !
- Etape 7 (3 au 10 Juillet): Orlando - Cap Canaveral 4 Juillet 2011, en avant pour 4 jours à Disney World. Orlando est le paradis des parcs à thèmes, Disney, Universal, SeaWorld, l'offre est alléchante mais il a fallu faire un choix, et nous avons préféré Mickey. Il faut dire que contrairement aux autres parcs de la franchise, celui d'orlando comporte pas moins de 4 secteurs différents. Le 1er, Magical Kingdom, ressemble au parc originel de DisneyLand Paris, en moins bien puisque les attractions fortes sont moins nombreuses et certains décors ont un peu vieilli. Le second, Hollywood Studios est très semblable à celui de Paris, avec un peu moins d'attractions également. Le troisième, Epcot, est un ersatz de Futuroscope affublé d'une zone de découverte culturelle des différents pays du monde: intéressant ! Quant au dernier parc, il s'agit, selon moi, du meilleur: Animal Kingdom, dédié aux animaux. Un travail phénoménal a été réalisé sur les décors, la présence d'animaux "sauvages" (le clou: un "vrai" safari au coeur de la savane avec des animaux en liberté), un arbre de Rafiki titanesque, des spectacles de comédie musicale très réussis, bref un MUST SEE. Pour résumer l'expérience DisneyWorld, ne perdez pas votre temps à Magical Kingdom et Hollywood Studios si vous connaissez déjà les parcs parisiens, vous serez déçus de la différence de qualité ! Profitez d'Epcot et Magical Kingdom sans modération ! Le 8 Juillet, nous partons vers le front de mer assister au dernier décollage pour l'espace de la navette américaine Atlantis. La foule se presse aux abords des étangs, un chrono retentit, Five, Four, Three, Two, One..., et une vive lueur apparaît au loin, qui finit par s'élever dans un panache de fumée à une vitesse prodigieuse ! Un moment unique, et c'était la dernière ! Le 9 Juillet, nous partons visiter le Kennedy Space Center à Cap Canaveral, musée de la Nasa consacré à l'exploration spatiale. Au menu, une visite d'une véritable navette spatiale mise à la retraite, de nombreuses conférences très intéressantes, des visites en bus des installations, une simulation de décollage de fusée, une fusée grandeur nature dans un hangar, et tout plein d'objets véritables issus de l'histoire de la Nasa depuis ses débuts. Un très très bon musée pour petits et grands, à recommander. Le 10 Juillet, nous repartons vers le Sud en direction de Miami.
- Etape 8 (10 au 12 Juillet): Miami Chaleur écrasante, soleil de plomb, l'arrivée dans le Sud de la Floride est terrible ! Nous avons réservé un petit motel cheap en front de mer (Ocean Surf, très bien situé) sur Miami Beach. Nous profitons de la plage de sable fin, de l'eau turquoise et incroyablement chaude, et nous prélassons pour une paire de jours de farniente. Le soir, nous sortons sur Lincoln Drive où bars et restaurants s'amassent, fréquentés par une horde de locaux. Le 12 Juillet, nous partons découvrir le quartier Art Déco près d'Ocean Drive et partons manger cubain au bord d'une Marina située au centre-ville de Miami (les Experts ne sont pas loin !). Dans l'après-midi, nous quittons l'étouffante Miami pour rejoindre la pointe de la Floride: les Keys.
- Etape 9 (12 au 15 Juillet): les Keys de Floride - les Everglades Nous débarquons en fin de journée dans un camping situé au coeur du chapelet d'îles des Keys de Floride (à SugarLoaf Key), et le massacre commence. Les moustiques et autres petites mouches voraces nous assaillent de toute part si bien qu'il est impossible de rester dehors sans se faire piquer de façon incessante. Je n'ai jamais vu ça ! Evitez si possible le camping KOA à cet endroit ! Le lendemain, nous repartons pour un petit motel au bord de la route, sur l'île d'Islamorada, histoire d'être plus sereins. J'en profite pour découvrir la faune et la flore de ces îles, véritable petit coin de Paradis à quelques encablures de Cuba. Les iguanes se promènent sur la route, des maquettes de requin géant ornent les devantures de boutique, les habitations locales donnent directement sur des petites criques d'eau turquoise... le pied quoi ! Le 14 Juillet, départ au pied levé pour une excursion en mer ! Vu l'heure (8h00), il y a peu de monde, et nous embarquons juste tous les deux avec un capitaine (qui ressemble au capitaine Igloo !) rien que pour nous. S'en suit une matinée à naviguer au coeur des eaux tropicales, à pratiquer de la plongée au tuba, découvrir les ruines de bateaux échoués au pied d'un ancien phare, des poissons exotiques, des lagunes où rodent des alligators, tout ça avec les explications de notre super capitaine ! L'après-midi, nous retournons sur le continent et arrivons au coeur des Everglades, à la pointe Sud de la Floride. Nous visitons une ferme d'alligators (vraiment très impressionnant), prenons des bébés (muselés !) dans nos bras, et dégustons des queues d'alligators frites. L'occasion également de pratiquer l'air boat au beau milieu des marécages. Ca fait un bruit du tonnerre, mais quelle bonne expérience ! Attention les oreilles ! Nous reprenons la route et passons la nuit dans un motel sur la côte Ouest de la Floride.
- Etape 10 (15 au 19 Juillet): la Louisiane Le 16 Juillet, après deux jours passés à avaler des kilomètres le long du Golfe du Mexique sous une pluie battante, nous arrivons au coeur de la Louisiane, à la Nouvelle-Orléans. Nous posons nos valises dans le motel le plus miteux qu'il nous sera donné de voir dans ce road trip. Des canards tout droits sortis de Tchernobyl gardent l'entrée, la devanture tient plus d'un dépôt de vieux meubles, et le type de l'accueil, bien que très chaleureux, nous file les chocottes en nous disant qu'on risque d'être agressés à tous les coins de rue si on se décide à sortir au centre-ville ce soir... bon on se contentera du dernier Harry Potter pour l'instant ! Le 17 Juillet, le temps est toujours à l'image de la région: hyper humide avec de lourds nuages noirs, le petit frère de Katrina ne serait-il pas loin ? Nous partons découvrir le French Quarter au coeur de la ville, véritable repaire des artistes, de la musique jazzy aux sculptures loufoques, il règne ici une ambiance unique. Des bars à tous les coins de rue, de douces notes musicales dans les rues, malgré les trombes d'eau. Une ambiance de carnaval également, et l'on prend un malin plaisir à essayer tous les masques possibles, vive les plumes colorées sur la tête ! Un petit détour pour goûter les "fameux" beignets du Café du Monde (véritable institution touristique), assez insipides, mais puisque c'est "réputé"... En fin de journée, nous quittons la ville pour nous diriger plus au Nord, en direction de Bâton Rouge. Le 18 Juillet, nous nous réveillons près de Bâton-Rouge (en référence aux poteaux rouges ornés de têtes d'animaux plantés dans la région par les Améridiens de l'époque) qui n'est autre que la Capitale de la Louisiane. Le Capitole de la ville (Sénat + Parlement) est comme toujours grandiose, et offre un point de vue imprenable sur la cité. Hormis ça, il n'y a pas foule, nous croisons quelques hommes d'affaires au centre-ville, déjeunons dans un succulent restaurant italien, mais face à l'absence totale d'animation, nous repartons assez vite en direction de Lafayette à quelques dizaines de kilomètres de là. Hélas, ici non plus, pas grand chose à signaler, nous nous promenons sur le campus de l'université, très British dans son architecture, et faisons le plein de provisions chez le géant WallMart pour les prochains jours de route.
- Etape 11 (19 au 21 Juillet): le Texas Le 19 Juillet, nous quittons les terres humides et orageuses de la Louisiane pour nous diriger vers l'Etat des cow-boys et de la famille Hewing (Dallaaaaaaas !!!). Nous ne ferons qu'une pause éclair à Houston, et poursuivons la route vers l'Ouest en direction de San Antonio. Et c'est là que nous voyons le paysage changer radicalement. Tandis que depuis le début de cette aventure, l'environnement se résumait à de hauts arbres verts obstruant la vue à des kilomètres à la ronde (excepté la Floride), nous voyons pour la première fois les bas-côtés se clairsemer progressivement. La terre jaunie par endroits se fait plus aride, et plus vallonée également. Les arbres sont de plus en plus rares, et les buissons remplacent leurs homologues à feuilles caduques... ça fleure bon le grand ouest tout ça ! Nous posons nos valises dans un petit motel à l'entrée de San Antonio, sous un orage exceptionnel. Le lendemain, le 20 Juillet, nous nous rendons au centre de la ville, où l'ambiance mexicaine fait son apparition. Nous visitons le Fort Alamo (là où Davy Crockett a trouvé la mort avec d'autres soldats), longeons la petite rivière au coeur de DownTown et dégustons de savoureux petits plats sous des parasols aux couleurs chatoyantes. En milieu d'après-midi, nous reprenons l'autoroute en direction d'Austin, que nous n'aurons pas l'occasion de visiter, hélas, pas plus que Dallas. Le planning est assez serré, et le Texas en a fait les frais. Coincés dans des embouteillages monstres, nous quittons la route pour trouver un magasin de camping histoire de trouver de quoi rafistoler notre tente qui a connu quelques pépins trois jours plus tôt. Le soir, nous arrivons à la nuit tombée dans un motel en bordure d'autoroute, à côté d'Abilène. La chaleur est écrasante, je pars courir pour me défouler et l'absence de vent manque de faire exploser ma tête tant il fait chaud !!!
- Etape 12 (21 au 24 Juillet): le Nouveau Mexique Le 21 Juillet, nous traversons les terres qui séparent le Texas du Nouveau-Mexique. Le paysage est de plus en plus désertique, nous voyons les silhouettes de Derricks se balancer d'un rythme lent et perpétuel en pompant le pétrole sous-terrain. Nous croisons également de gigantesques champs d'éoliennes, les plus grands qu'il m'ait été donné de voir jusqu'ici ! Qui aurait cru qu'un Etat comme le Texas puisse être autant en avance... La route est longue jusqu'au Nouveau-Mexique, mais à force de traverser de tous petits villages en bois que l'on croirait tout droit sortis d'un film de cow-boys, nous arrivons enfin aux portes du grand-ouest américain. Depuis le haut d'une colline, nous surplombons une gigantesque cuvette entourée de montagnes aux pentes arides et étouffées par la chaleur: devant nous se tient la petite ville de Roswell. Nous nous rendons au Visitor Center et sommes aimablement accueillis par une guide qui sait nous choyer comme nulle autre pareil. Les valises posées dans un motel, nous partons à la recherche d'un petit restaurant... mais hic, tout ferme à 21h00 ou presque ici ! Nous trouvons enfin un bar de rock où nous sommes servis par un jeune du cru, qui a grandi dans la ville: il nous confie que la réputation des petits-hommes verts attachée à Roswell, il en a ras la casquette ! Le soir, l'orage gronde, nous quittons la ville et partons faire des photos de cette ambiance surréaliste, nichés dans la campagne alien. Le 22 Juillet, nous visitons le centre-ville, son musée consacré aux OVNIS et à l'épisode du crash supposé d'une soucoupe volante en 1947. Le lieu est kitsch au possible, entretenu avec les fonds des visiteurs, mais très bien documenté et reflète assez bien ce qui s'est passé ici il y a longtemps. Nous découvrons ensuite une galerie de black painting tenue par un vieux monsieur en respirateur, des boutiques aux objets poussiéreux mais toujours très fun et prenons le large dans la campagne du Nouveau-Mexique, en direction de l'Ouest. Nous visitons la contrée de Billy the Kid, nous promenons sur un site de pétroglyphes plus au Sud pour finir par poser nos bagages dans un motel 6 situé à Alamogordo, près de la frontière mexicaine. Le 23 Juillet, réveil sous un soleil de plomb, nous partons au monument national de White Sands, qui comme son nom l'indique est une véritable mer de sable blanc, perdue au beau milieu de nulle part, et qui a servi accessoirement de test pour la première bombe nucléaire américaine, et est toujours une zone de tirs de missiles. Nous en profitons pour louer une "luge" et dévaler les pentes... hélas, la luge étant faite pour la neige, la glisse sur le sable est bien moins efficace, et l'on peut aisément s'en passer. Le paysage est lunaire, la chaleur écrasante mais la visite en vaut vraiment la peine ! Nous repartons vers le Nord, faisons une pause à Albuquerque au beau milieu d'un festival de musique urbaine, puis rejoignons le motel Super 8 de Santa Fe. Toutes les habitations de la région sont en Adobe (argile marron) et confèrent aux lieux des airs mexicains du plus bel effet. Le 24 Juillet, nous partons visiter le village de Taos, un des derniers vestiges des amérindiens (un peu surfait au passage...), franchissons le Gorge Bridge, puis traversons une partie du Colorado avant de rejoindre, tard dans la nuit, un camping situé à Moab, dans l'Utah.
- Etape 13 (24 au 26 Juillet): l'Utah Lundi 25 Juillet, réveil à Moab, direction le parc national des Arches. De quoi remplir une à deux journées, selon que vous êtes amateurs ou non de randonnées, le parc offre de nombreux points de vue sur des structures titanesques sculptées par le temps et l'érosion. A voir absolument, une vraie merveille de la nature ! Le soir, après une journée entière passée à arpenter les sentiers du parc, nous trouvons repos dans un petit motel de Moab, attention, si vous ne réservez pas à l'avance à cette période de l'année, vous risquez de vous en mordre les doigts ! Mardi 26 Juillet, nous partons visiter Monument Valley et nous la jouons Lucky Luke avec une randonnée au beau milieu des trois buttes ô combien connues. Le site est en plein territoire Navajo (tribu amérindienne ancestrale) qui gère elle-même le parc. Du coup, ici point de bitume pour se promener, les voitures doivent se la jouer tout terrain, au risque d'y laisser quelques eraflures et de bien jolies traces de boue (nous y avons subi des pluies torrentielles, suivies de très belles éclaircies). Le parc est assez petit, compter une journée maximum en prenant bien son temps. Il est possible d'y effectuer des balades à cheval. Quoiqu'il en soit, le panorama est à couper le souffle, et les lueurs d'un coucher de soleil ravivent les couleurs de la pierre à la nuit tombée. Le soir nous reprenons la route vers l'Ouest, en direction de l'Arizona.
- Etape 14 (26 au 30 Juillet): l'Arizona Une fois arrivés près de la ville de Page en Arizona, au bord du lac Powell, nous tombons vite des nues... la ville est overbookée ! Pas un camping à l'horizon, tous les motels sont complets, nous ne savons pas où passer la nuit. Après de multiples allers-retour à travers la ville et des erreurs de GPS, nous trouvons un motel perdu à 50 ilomètres de là, visiblement nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé notre roue de secours pour la nuit. Tenu par un couple de septuagénaires, le lieu est un vrai cri d'amour à la mère patrie américaine. Toute la décoration, des draps aux tableaux en passant par la nappe, la poubelle, la salle de bain ou les rideaux, absolument tout fait référence aux symboles américains ! Tout bonnement hallucinant ! Le 27 Juillet, après un repos bien mérité, retour à Page où nous visitons le barrage de Glen Canyon (dont la retenue d'eau n'est autre que le lac Powell, un gigantesque réservoir artificiel, lieu de nombreuses activités nautiques), puis, dans l'après midi, nous partons visiter Antelope Canyon, dont les méandres creusés par l'écoulement des eaux de pluie, donne lieu à de superbes prises de photos, surtout quand des rayons de lumières viennent zébrer le tunnel ! L'arrivée sur les lieux (entretenus une nouvelle fois par les amérindiens Navajos) est l'occasion d'une vraie séance de rallye avec une guide qui se la joue Sébastien Loeb dans une camionette qui commence à dater, bref une vraie partie de rigolade ! En fin d'après-midi, nous reprenons notre chemin vers l'Ouest, quittons la route le temps d'une petite randonnée en direction du Horseshoe Bend (méandre du Colorado en forme de fer à cheval), et arrivons enfin dans le parc national du Grand Canyon. Nous progressons depuis l'Est (Desert Point, superbe entrée en matière), et plantons la tente pour 3 nuits dans un camping situé à une dizaine de kilomètres au sud de l'entrée principale. Le 28 Juillet, nous passons par l'inévitable visitor center, puis longeons l'arête principale de South Rim ("rive sud") qui offre des points de vue à couper le souffle sur le Grand Canyon, sa rive Nord, et à de rares endroits, sur le Colorado, situé 1400 mètres plus bas. Des navettes de bus très fréquentes et bien réparties permettent au visiteur de ne pas se farcir des marches trop longues et nous avons testé le restaurant du lieu, vraiment très bon et pas trop l'arnaque. Nous avons croisé des biches pas farouches pour un sou, et le soir, pour le coucher de soleil, un arc-en-ciel plongeant droit dans la gorge est venu récompenser les visiteurs. L'image est absolument magique, empreinte d'une féerie indéniable. Le lendemain, le 29 Juillet, je me dis que je ne peux tout de même pas repartir du Grand Canyon sans avoir vu le Colorado de mes propres yeux. Je décide donc de partir pour une longue randonnée (la Bright Angel Trail), qui descend sur 13 kms avec 1400 mètres de dénivelé avant d'atteindre le fleuve, encore glacial même à cette saison. Le chemin est clairement balisé, et parsemé de trois points d'eau salvateurs tant la chaleur est rude. Je croise des biches avec leur faon, quelques rares autres randonneurs, et rejoins le point de départ en un peu moins de 6 heures. Éprouvant, mais ça en vaut la peine ! Je rentre au camping épuisé !
- Etape 15 (30 Juillet au 2 Août): Las Vegas - Le Nevada Le 30 Juillet, nous quittons la zone du Grand Canyon en direction du Nevada. Une petite pause au barrage Hoover sur le Colorado (bondé de monde, assez impressionnant), et nous voilà de retour en plein désert, quand surgit alors de nulle part une vaste cité entourée de montagnes lointaines... bienvenue dans l'empire du jeu, du luxe et de la démesure ! Mais détrompez-vous, bien que Vegas ait la réputation sulfureuse voire limite ostentatoire qu'on lui prête, la ville est très abordable ! La concurrence dans le secteur de l'hôtellerie-restauration est telle qu'en cherchant bien, on trouve des tarifs absolument imbattables, tant pour les motels que les restaurants, ou buffets à volonté à quelques 7$... Cependant, nous avions décidé de nous faire plaisir, et ce bien avant le début du road trip. Les nuits d'hôtel à Vegas étaient d'ailleurs les seules que nous avions réservé longtemps à l'avance dans ce road trip. Cette fois-ci, nous passerons deux nuits au Louxor (la gigantesque pyramide noire) et une dernière dans un petit motel 6. La foule est omniprésente à notre arrivée, il est 15h00 mais les femmes sont déjà en tenue de soirée, un verre à la main, prêtes à dilapider la fortune de leur mari !!! Nous récupérons les pass, grimpons jusqu'à la chambre dans un ascenseur oblique (au départ, on a tendance à tomber sur le côté), et partons profiter des lieux et de l'excellent buffet à volonté ! S'en suivent deux jours à parcourir la ville, visiter les expos de l'hotel (Bodies et Titanic), un spectacle de magie de Criss Angel, découvrir tous les hôtels du Strip, depuis le Mandalay jusqu'au César Palace de Céline en passant par le MGM (tous sont de véritables petites villes !) et la Stratosphère avec ses attractions au sommet de la tour. Nous récupérons au passage un ami à nous à l'aéroport qui nous accompagnera durant les deux semaines à venir. Au final, tout va très vite à Vegas, tout est disproportionné, le visiteur est comme noyé dans un abîme de lumière, de cris, de cliquetis incessants à donner le tournis. Vegas est inintéressant pour quiconque ne recherche pas la démesure et le côté festif du sex and money, pour les autres, ce sera un véritable petit paradis, parfait rejeton d'une industrie du tourisme déconnectée de la réalité.
- Etape 16 (2 au 4 Août): La Vallée de la Mort Le 2 Août, nous quittons la frénésie de Vegas en reprenant la route vers l'Ouest. Nous franchissons de petites montagnes, puis quittons l'autoroute principale pour entamer notre descente vers la Vallée de la Mort. Le soleil se couche paisiblement et pare le ciel d'un voil rouge du plus bel effet. Nous nous acquittons du droit d'entrée dans la Vallée auprès d'un guichet automatique alors que la nuit tombe pour de bon. Étonnamment, la température de diminue pas... mais continue d'augmenter plus on s'enfonce dans la Vallée ! Alors qu'il faisait 25°C sur les plateaux que nous venons de quitter, il règne pas moins de 43°C au coeur de la Vallée de la Mort, alors qu'il y fait nuit noire et qu'il est 23h00 !!! Toute sortie hors de la voiture climatisée se transforme en véritable épreuve. Nous arrivons au seul camping/hôtel du Parc National, que nous n'avions évidemment pas réservé, et qui est bien sûr complet. Nous nous approchons alors d'une zone, à quelques kilomètres de là, où il est paraît-il possible de planter la tente. Manque de bol, c'est fermé de Mai à Octobre ! Bon, eh bien il ne nous reste plus qu'à ressortir du Parc, pour finalement trouver refuge dans un motel d'une petite ville à une soixantaine de kilomètres de là. Vu l'heure, on téléphone avant, et on nous invite à récupérer la clef au fond du Casino (!) qui borde l'hotel. En effet, en débarquant sur le coup des 1h00 du matin, je traverse un petit casino où 3 personnes végètent devant des machines à sous, dans ce petit bled paumé ! Le 3 Août, nous retournons dans la Vallée de la Mort pour une journée, comment dire, infernale ! Nous démarrons par visiter le village fantôme de Rhyolite, abandonné au début du siècle suite à une panique bancaire qui a détruit l'exploration minière des environs. A l'entrée du village, nous découvrons les sculptures ubuesques d'un artiste belge: des spectres blancs, un canapé en pierre ou une bimbo sculptée version Lego, voilà qui est assez original pour un lieu comme celui-ci ! Nous partons vers le Sud, et la température à l'ombre atteint son record de la journée: 51°C !!! Heureusement, l'air est très sec, mais tout de même, c'est assez violent. Il faut dire que les mois d'Août et Juillet sont ceux à éviter pour venir dans la Vallée de la Mort... Nous arrivons au coeur d'un désert de dunes (Mesquite Sand Dunes), retournons à Furnace Creek (le fameux camping/hotel bondé), faisons étape à l'Artist's Pallete où la roche prend des teintes vertes, orangées, violacées et rougeâtres dignes d'une toile. Nous poursuivons avec le Zabriskie Point, puis la zone extraordinaire du Badwater Basin, lac de sel situé à 85 mètres sous le niveau de la mer ! La vision est à la fois idyllique et apocalyptique, tant la blancheur du sol nous éblouit et la chaleur nous écrase. En fin de journée, nous reprenons la route vers le Sud et quittons la Vallée de la Mort. Nous arrivons de justesse à trouver une station essence pour remplir le réservoir, et nous dirigeons vers l'Ouest et la Californie pour venir planter la tente (une nouvelle, achetée chez Walmart !) dans un camping KOA près de l'Autoroute.
- Etape 17 (4 au 9 Août): Los Angeles Le 4 Août, après des dizaines de kilomètres de banlieue, nous débarquons à Venice Beach, puis allons trouver un motel pas cher (technique du coupon) non loin d'Hollywood boulevard. Le soir nous sortons dans un restaurant "chic" du centre de Los Angeles (Gwen Stefani y avait organisé sa fête d'anniversaire une semaine auparavant), mais pas très bon, et nous prenons une prune pour erreur de stationnement ! Le 5 Août, au réveil, rebelote, la voiture n'était pas garée dans le même sens que les autres et de nouveau la prune ! Méfiez-vous des pervenches de Los Angeles, qui ont la dégaine facile ! Aujourd'hui, direction le parc des studios Universal, situé sur les collines d'Hollywood. Le parc en lui même est assez petit, mais propose une paire d'attractions à sensations (Jurassic Park, La Momie, simulateur Simpson), de nombreux décors splendides (on se croirait vraiment au coeur du film aux dinosaures), des spectacles ahurissants (Waterworld, Terminator), mais surtout la visite en petit train des studios Universal où sont tournées des films et séries comme Les Experts, Desperate Housewives (on pénètre même dans la rue des 5 ménagères !!!), les dents de la mer ... En résumé, un bon parc, divertissant et pas trop bondé de monde, à recommander ! Le 6 Août, nous arpentons le Walk of Fame, ensemble ultra-connu de trottoirs où les étoiles au sol récompensent des artistes dans des domaines aussi variés que la musique, le théâtre, le cinéma, la radio et la télévision. Une petite photo devant le Kodak Theatre (renommé depuis Dolby Theatre suite à la faillite de Kodak) dans les traces de Will Smith, et nous voilà repartis pour une petite balade au coeur des collines d'Hollywood, afin d'apercevoir les fameuses lettres blanches. Hélas, nous empruntons un chemin qui relève plus du parcours du combattant que de la promenade de santé. La pente est raide, les herbes hautes, la terre dévale sous nos pieds, nous nous agrippons au moindre caillou, quand enfin nous rejoignons ce qui était censé être le chemin d'accès. Ouf ! Clic-clac, quelques poses comme des stars, et vient l'heure de redescendre. Sauf qu'une fois encore, pour écourter, nous empruntons la mauvaise voie, et nous retrouvons sur le terrain d'une immense propriété privée (d'une star ???). Finalement, après maintes remontées et descentes, nous rejoignons enfin la voiture, couverts de terre. Sympa Hollywood ! Sur le retour, nous passons faire un détour à Beverly Hills, quartier très paisible comme dans la série télé, puis rejoignons le bord de mer pour nous installer pour deux nuits dans une auberge de jeunesse en front de mer à Hermosa Beach. Nous passons la soirée à Hollywood, et à notre retour, la zone est transformée en véritable beuverie digne des lus grands spring breaks. Une de nos colocataires est d'ailleurs très affairée avec un américain à notre arrivée dans la chambre, mais bon, ca n'a pas l'air de les gêner, et ca continuera toute la nuit, vive le spectacle ! Le 7 Août, seule journée de mauvais temps, nous passons du temps à la plage et avec les autres jeunes de l'auberge. Les cabines de sauveteurs sont les mêmes que dans Alerte à Malibu, mais l'eau est assez froide et pleine d'algues ! Le 8 Août, nous plions bagages, et nous rendons à Los Angeles pour payer nos deux amendes. Ensuite, direction le centre-ville (business), où les hommes d'affaires costume trois pièces côtoient les mendiants par dizaines. Le contraste est saisissant, la pauvreté criante. Rien de bien extraordinaire, un petit détour par la gare et le quartier Japonais, nous nous dirigeons en fin de journée vers le Dodgers Stadium, le stade de Baseball de l'équipe locale qui affronte ce soir les Phillies de Philadelphie. Près de 4 heures de match dans une ambiance du tonnerre où petits et grands partagent cette même soif de victoire, vraiment sympa ! Hélas, les Dodgers de L.A ont perdu... Il fait nuit noire, nous retournons à la voiture et prenons la direction du Nord. Nous plantons notre tente sur les 2h00 du matin, dans un camping KOA perdu dans les terres vallonées de la Californie.
- Etape 18 (9 au 13 Août): San Francisco Le 9 Août, nous passons la journée à rejoindre San Francisco, en alternant avec la côte brumeuse et fraîche, et les terres arides et ensoleillées (le contraste est frappant !). Nous débarquons dans la ville en plein festival de musique, du coup les tarifs des motels, déjà assez élevés dans le coin, ont pratiquement doublés... il faudra faire avec. Attention en revanche, tout ferme tôt à San Francisco, et trouver de quoi manger passés les 21h00 relève du défi ! Le 10 Août, il fait toujours aussi moche et frais, nous partons profiter de la plage au Nord de la ville. Une vue imprenable sur la baie, le Golden Gate et la prison d'Alcatraz. Nous continuons notre découverte du littoral plus à l'Ouest, avec China Beach et le Lincoln Park. Les pulls ne sont pas de trop ! Le soir, un petit tour dans le Castro où l'on a même pu voir l'ancienne boutique d'Harvey Milk. Le 11 Août, direction la rive Est de la ville, près du stade de Baseball. Nous nous rendons sur les quais et partons explorer les alentours en kayak ! L'eau est froide, le vent fort, mais le jeu en vaut la chandelle. Nous voilà face au centre-ville, au milieu des ferry, entre les piles titanesque du pont qui relie la ville à Oakland. Un éléphant de mer nous accompagne quelques instants, avant que le terrible courant qui sévit dans la baie de San Francisco ne vienne achever nos bras ! Nous changeons de motel pour notre dernière nuit et dînons dans un restaurant typiquement américain (déco, carte, service, tout y passe !). Le 12 Août, pour notre dernière journée tous les trois, nous débarquons au Fisherman's Wharf, la zone touristique portuaire au Nord de la ville. Au programme, dégustation du Clam Chowder dans un pain creux au Boudin Café, et découverte du Pier 39 et ses multiples combats d'otaries et autres éléphants de mer. Ca braille dans tous les sens, mais qu'est ce qu'on rigole ! Nous continuons la visite en nous dirigeant vers la Coït Tower, offrant une vue imprenable sur la ville, puis partons faire un petit tour au musée des Cable Car (les fameux tramways de San Francisco). En sortant, nous sautons dans un des wagons pour une petite virée au centre-ville: l'engin est archi-bondé, impossible de s'asseoir, et je manque de heurter les passagers qui arrivent en sens inverse et qui n'ont pas plus de place que moi. Enfin, nous découvrons la Lombard Street et son fameux passage aux virages serrés agrémentés de jardinières toutes plus colorées les unes que les autres. Voilà, s'en est finit de notre voyage à plusieurs, je raccompagne mes amis à l'aéroport, et quitte la ville le soir même, direction Oakland où je passerai la nuit dans un motel avant d'entamer le mois d'aventures qu'il me reste, en solitaire.
- Etape 19 (13 au 18 Août): Sierra Nevada 13 Août 2011, je passe la journée à rouler en direction du Sud-Est, et pose ma tente dans un camping de Fresno, le temps de faire le plein de provisions et de repos pour les jours à venir. La ville est coincée dans une large vallée aride, entre la côte Californienne et la chaîne de montagnes de la Sierra Nevada. Le 14 Août 2011, je file vers l'Est au coeur du relief. Les terres sont désertiques, mais plus je grimpe en altitude, plus les conifères tapissent les versants. Je traverse la Sequoia National Forest, puis arrive à l'entrée d'un parc national qui en regroupe en réalité deux: le Sequoia National Parc, et le King's Canyon National Parc. Je m’acquitte des 20$ de droits d'entrée, et commence par le premier, au Sud. Je tombe sur le camping de Dorst Creek, par chance, il n'est pas complet. J'y plante la tente, et repars sur les routes sinueuses du parc. Je pars faire une randonnée aux chutes Tokopah (depuis le Lodgepole Village), aperçois un bébé ours noir, et contemple cette vallée fertile zébrée d'une rivière glaciale. Ensuite, je me rends dans la Giant Forest, qui comme son nom l'indique, a la particularité de rassembler les Séquoias géants parmi les plus imposants au monde, et ça n'est pas peu dire. On se sent pour le coup très, très petit face à l'immensité des colosses de bois, dont certains sont couchés à même le sol, leurs racines n'ayant pas été assez résistantes. Parmi eux se trouve le General Sherman Tree, l'arbre le plus gros du monde. Le 16 Août, après une fraîche nuit passée en montagne, je me rends au Sud de la Giant Forest, découvrir le point d'observation du Moro Rock (vue imprenable sur le parc moyennant quelques marches à gravir, et sur la vallée de Fresno), puis m'en vais rejoindre la Crescent Meadow, véritable vivier de jeunes pousses où règne un calme enchanteur. Je rebrousse ensuite chemin pour me rendre au Nord, dans le parc du King's Canyon. En effet, celui-ci s'articule le long d'une gorge qui descend petit à petit (sa hauteur cumulée est d'ailleurs supérieure à celle du Grand Canyon), avant d'arriver à "la fin de la route". Il n'est plus possible de continuer en voiture, je décide donc de partir en randonnée sur une quizaine de kilomètres, et découvre les chutes des Mist Falls, dans une brume troublante. La nuit tombe sur la Sierra Nevada, je rebrousse chemin, exténué, et plante de nouveau ma tente au camping de Fresno. Le 17 Août, je me rends au parc National du Yosemite, et y perds un temps précieux à trouver un camping qui ne soit pas encore complet. Hélas, tous le sont ! Du moins, sur les affiches de façade. Tentant le tout pour le tout, j'insiste auprès de l'un d'entre eux, qui m'annonce qu'il reste finalement des places: même si le panneau "complet" est affiché, c'est en réalité une 'tactique' des autorités du parc... mouais. Le Yosemite figure parmi les parcs nationaux les plus connus et fréquentés des Etats-Unis (4 millions de personnes chaque année), j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'une usine à touristes. Les voitures sont garées sur le bas côté comme lors d'une épreuve du tour de France, je ne compte plus les campings amassés au coeur de la vallée, un supermarché, des hotels, cafétérias, service de navette en veux-tu en voilà, bref, on est assez loin de l'intimité des parcs du Sequoia et du King's Canyon. Mais bon, passons. Je découvre les chutes Bridalveil, effectue une petite rando au Mirro Lake, et me dirige en fin de journée au Glacier Point, au beau milieu d'un incendie de forêt (commandé et maîtrisé par les pompiers) commun à cette saison. De là, la vue est simplement parfaite. La lueure rose pâle du coucher de soleil confère à la scène une douceur indescriptible. J'aperçois des chutes au loin, ainsi que l'énorme Half-Dome qui fait le bonheur des randonneurs. Plus bas, la vallée du Yosemite paraît ridiculement petite, tandis qu'un cerf et sa biche viennent se repaître au milieu des touristes, comme un petit cadeau de la nature après cette belle journée. Je passe la nuit au camping, sous un ciel rempli d'étoiles brillantes comme jamais ! Le 18 Août, je me dirige à l'Est du parc, vers les Tuolumne Meadows (prairies Tuolumne) autrefois recouvertes par un glacier. La randonnée me donne l'occasion de grimper sur un énorme amas rocheux au point de vue imprenable, et de découvrir un petit lac digne d'une carte postale. Je reprends la route dans l'après-midi et quitte les terres du Yosemite pour redescendre, à l'Est, dans les zones désertiques de la Californie. J'ai franchi la Sierra Nevada ! Un petit arrêt au Mono Lake, et je m'installe en fin de journée dans un petit motel à Carson City, qui marque mon retour dans le Nevada.
- Etape 20 (18 au 21 Août): Salt Lake City Le 18 Août, sur la longue route qui me mène au Nord de l'Utah, je m'arrête dans un motel de la ville d'Eiko, typique des bourgades moyennes au coeur du territoire américain, où les locaux roulent, chapeaux de cow-boys vissés sur le crâne, dans d'énormes 4x4. Le casino est directement intégré au motel, et je retrouve même une balle de 9mm (non utilisée...) dans ma chambre ! Le 19 Août j'aperçois les premiers reliefs annonciateurs des Rocheuses au pied desquels se cache l'imposante ville de Salt Lake City. Je débarque dans une très bonne auberge de jeunesse (Avenues Hostel), et part avec mon nouveau colocataire japonais visiter la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert au monde: la Bingham Canyon Mine. Le soir, bonne petite bouffe entre jeunes et moins jeunes à l'auberge. Le 20 Août, nous partons avec deux de mes compères, visiter le centre-ville, évidemment marqué par l'omniprésence des Mormons. Nous découvrons le Temple, qui regroupe plusieurs édifices religieux, et sommes abordés par deux missionnaires mormones. Nous voilà donc un petit groupe d'origines diverses (Japon, Italie, France, Corée du Sud, Bangladesh), pendant quelques heures, à discuter philosophie, croyances et religions en traversant les bâtiments mormons. Unique et très instructif ! L'après-midi, je me rends aux abords du Great Salt Lake, plus particulièrement dans le State Park d'Antelope Island, vaste île assez bien préservée du tumulte touristique. Ici, des bisons par dizaines se promènent en liberté, des antilopes également, et il y a un petit musée sympathique à l'entrée. J'ai également pu me baigner dans le lac de sel (je confirme, on flotte bel et bien, mais pas autant que dans la mer Morte !), moyennant une rencontre avec des centaines de milliers de moucherons inoffensifs qui tapissent le rivage et se meuvent dans un bourdonnement terrible. Phobiques des insectes s'abstenir ! Je rentre passer la soirée avec les habitants de l'auberge. Le 21 Août, je quitte cette ville qui aura constitué une étape originale, pour prendre la direction du Nord, à travers les plaines de l'Idaho (où je croise une hideuse usine du géant Monsanto qui défigure le paysage) et les montagnes du Wyoming.
- Etape 21 (21 au 24 Août): le Yellowstone En suivant la Highway 89, je traverse la petite ville de Jackson avant de pénétrer dans la zone du Grand Teton et Yellowstone National Park. Le droit d'entrée donne accès aux deux parcs. J'ai cependant privilégie le second, ne serait-ce que pour sa diversité. Cette fois-ci, par mesure de prudence, j'ai réservé tous les campings à l'avance, car ressortir du parc (dont la superficie est colossale) pour rejoindre le premier motel prendrait des heures. J'installe la tente au camping du Grant Village, très agréable, puis part découvrir une zone de geysers et sources chaudes au bord du lac Yellowstone, au West Thumb Geyser Basin. Le jour tombe, et je réalise soudain que j'ai déjà avalé de nombreux kilomètres depuis la Californie, et la température vient me le rappeler violemment ! La nuit, bonjour pulls, doubles voire triple paires de chaussettes, duvets et couvertures, car on frise les 5°C même en été. Le 22 Août, je poursuis la visite du parc (en forme de grande boucle, pratique pour tout découvrir sans allers-retours incessants), franchis le Continental Divide (limite depuis laquelle les eaux s'écoulent soit en direction du Pacifique, soit vers le Golfe du Mexique). J'assiste à des éruptions de geysers (randonnée du Lone Star Geyser, Old Faithful Geyser au coeur du Geyser Basin), et respire les vapeurs souffrées des sources d'eau chaudes aux couleurs chatoyantes. Certaines d'entre elles ressemblent à de véritables piscines d'eau turquoise transparente. Je croise des coyottes, des biches, des criquets et savoure ces instants passés au beau milieu d'une nature luxuriante au possible. Je passe la nuit au camping Madison, au Nord Ouest du parc. Le 23 Août, je découvre l'Artist Paint Pot (véritable pot à peinture de boue en ébullition), et la zone de Mammoth Spring avec son petit village qui ressemble à s'y méprendre à un bourg des Pyrénées ! Par la suite, je réalise l'ascension du Mont Washburn qui offre un panorama à 360° sur l'ensemble du parc, et au loin, sur les montagnes du Grand Teton. J'y croise un petit écureuil, lointain cousin de Tic et Tac, qui prend un malin plaisir à jouer à cache-cache ! En fin de journée, je redescends au Sud-Est du parc, et me rend au bord du Yellowstone Canyon, d'où il est possible de contempler de somptueuses chutes d'eau plantées au beau milieu d'un décor unique balafrant le territoire comme une grosse cicatrice. Je reprends alors la voiture, et voilà qu'un troupeau de bisons en liberté a décidé de venir au bord de la route. Plusieurs mâles entament même des joutes sur le bitume, pour le plus grand bonheur des photographes amateurs présents. Je plante ma tente au camping de Lake Village, après m'être restauré dans le très bon établissement de l'hôtel local.
- Etape 22 (24 au 25 Août): le Mont Rushmore Le 24 Août, en quittant le parc du Yellowstone, je me retrouve planté derrière un bison qui a trouvé bonne l'idée de marcher droit sur la route en lieu et place des voitures. Et c'est qu'il prend son temps le bigre ! En chemin, je m'arrête au bord de petits lacs paisibles, quand progressivement, les montagnes fertiles des Rocheuses laissent la place à de vastes plateaux désertiques: je traverse aujourd'hui l'Etat du Wyoming d'Ouest en Est. Je me fais arrêter au passage par un flic pour excès de vitesse (comme dans les films, mais sans les mains sur le capot !). Par chance, il ne comprenait rien aux hiéroglyphes de mon permis de conduire français, et j'ai pu repartir avec un bon gros sermon, mais sans amende, ouf ! Je traverse les terres du terrible Buffalo Bill, qui chassait l'animal éponyme afin de nourrir les ouvriers constructeurs des voies de chemin de fer. Je finis par déposer mes bagages après 700 kilomètres de route, au coeur des Black Hills. Le 25 Août, je me dirige au Nord Est et débarque au Monument National du Mont Rushmore. L'entrée (10$) met aussitôt dans l'ambiance machine à touriste: un énorme hangar de postes de péages, suivi par un parking à plusieurs étages, tout cela planté au beau milieu de collines boisées qui n'ont rien demandé à personne. En progressant, je tombe sur une allée bondée de touristes, une boutique de souvenirs supermarché, et m'empresse de rejoindre un groupe qui écoute attentivement un ranger raconter moult choses intéressantes sur les lieux. C'est plutôt impressionnant de se retrouver face à ce célèbre monument à l'effigie de 4 présidents américains (Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln), et j'en apprends plus sur la construction de la sculpture par son créateur. La maquette est exposée dans un petit musée. Je m'enfile une glace à l'italienne et repars sur les chapeaux de roue en direction de l'Est pour trois jours de route, direction les bords du lac Michigan.
- Etape 23 (25 au 31 Août): Chicago Pas moins de trois jours me seront nécessaires pour rejoindre Chicago, à plus de 1500 kilomètres de là, sur d'interminables lignes droite assez peu fréquentées. J'ai traversé le Dakota du Sud, aussi désertique que l'Utah, franchi de nouvelles montagnes, puis ai progressivement vu le paysage changer, du Wisconsin au Minnesota, et jusqu'à l'Illinois. Les arbres touffus se sont faits de plus en plus nombreux, et j'ai retrouvé ce que j'avais laissé sur la côté Est. Le 28 Août, je débarque dans la ville, et gare la voiture près d'une des nombreuses plages de Chicago, dans un quartier populaire. De nombreuses familles afro-américaines partagent un goûter au bord du lac Michigan, à l'abri du tumulte de la ville, que je n'avais pas connu si violent depuis Los Angeles. Le 29 Août, je pose mes bagages dans une excellente auberge de jeunesse (Chicago Getaway Hostel), très bien située, près du parc Lincoln. Ni une ni deux, je prends mon ticket transports illimités 3 jours (14$) et m'empresse de monter à bord du métro aérien bien connu (le Loop). J'arrive au coeur du centre d'affaires, les tours sont gigantesques, je suis écrasé par la foule et le poids de la ville. Je pars à la rencontre du Millenium Park avec sa fameuse sculpture en forme de haricot argenté (Cloud Gate) qui déforme les silhouettes dans un jeu de contorsions diaboliques. Je me promène aux abords du port de la ville, puis arpente les rues au pied de quelques buildings historiques et de la statue géante de Marilyn Monroe. Le 30 Août, je me rends au Lincoln Parc, véritable poumon vert de la ville, et pénètre dans le zoo éponyme (et gratuit). Quel plaisir de voir un lieu public aussi intéressant, riche en découvertes, et où les petits (et les grands) s'amusent comme des fous. L'après-midi, je pars faire la visite de la Willis Tower (autrefois appelée Sears Tower), officiellement le bâtiment le plus haut du monde jusqu'en 1998, avec ses 440 mètres de hauteur. Le skydeck, au 103ème étage, nous donne la possibilité de marché sur des alcoves en verre, et d'être ainsi suspendus dans le vide... impressionnant, à faire absolument ! Le soir, je me rends dans l'autre tour réputée de la ville: le John Hancock Center, qui offre une terrasse d'observation, à ciel ouvert cette fois-ci (bon, ça reste une grille malgré tout). La vue est meilleure qu'à la Willis Tower, et surtout, la visiter la nuit procure une toute autre sensation. Le 31 Août, je me rends une dernière fois en bord de lac, il fait très beau et chaud, et je me croirais presque en Méditerranée. J'approche alors du Navy Pier, vaste quai reconverti en zone de loisirs avec attractions, cafés, restaurants, et une grande roue. Par la suite, je récupère la voiture et me retrouve coincé dans des embouteillages monstres pour quitter la ville. Chicago est une vraie pieuvre qui s'étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres ! J'ai cru que je n'en verrai jamais la fin ! J'arrive malgré tout à quitter l'Illinois, et me rend dans l'Ohio. Je débarque en plein territoire Amish, et croise des calèches tirées par des chevaux, et des habitants tout droit sortis du siècle dernier, à vélo le long des routes. La nuit venue, je plante ma tente dans un camping de l'Etat, seul au bord d'un lac infesté de moustiques.
- Etape 24 (31 Août au 2 Septembre): les chutes du Niagara Le 1er Septembre, je parcours la route qui me sépare de Buffalo, à l'extrêmité Ouest de l'Etat de New-York. Je ne m'arrête hélas pas à Cleveland, et arrive en fin de journée à Niagara Falls, côté américain. C'est un peu la douche froide. La fille de l'auberge (Wonderfall hostel, très bien, comme à la maison) me présente un plan de la ville, et s'empresse de marquer d'une grosse croix rouge la moitié du territoire en me conseillant d'éviter de me balader là-bas, sinon dieu sait ce qui pourrait m'arriver. En effet, en arrivant, j'avais trouvé que ca craignait un peu... Pour résumer, à Niagara Falls, un énorme boulevard coupe la ville en deux, d'un côté les pauvres (afro américains pour la plupart), de l'autre l'usine à touriste avec hôtel-casino. La nuit venue, je pars à la découverte des chutes illuminées par des projecteurs multicolores depuis le Canada. L'image est grandiose, les couleurs changent sans arrêt, et quand vient le tour du rose bonbon, on se croirait face à un nuage de barbe à papa. Le 2 Septembre, je retourne près des chutes pour les observer à la lueur du jour, et entame une randonnée sur les flancs de la gorge, là où les anciens tramways du début du siècle circulaient encore en promenant leur flot de touristes, avant que plusieurs d'entre eux ne valdinguent directement dans les eaux glaciales de la rivière Niagara. L'après-midi, j'enfourche mon fidèle destrier et prends la route de l'Est, pour la prochaine et dernière étape, de nouveau à New-York !
- Etape 25 (2 au 6 Septembre): New-York Le 2 Septembre, je passe la nuit dans un motel de Pennsylvanie. Le 3 Septembre, j'arrive à New-York, en roulant au pas à travers le Lincoln Tunnel. Je retrouve ma famille, venue passer quelques jours de vacances en Amérique du Nord. N'ayant une nouvelle fois pas réservé de motel longtemps à l'avance, et les campings n'étant pas monnaie courante sur les gratte-ciels de Manhattan, j'ai tenté le tout pour le tout en faisant confiance à une toute petite annonce internet de Bed and Breakfast, en plein coeur de Wall Street, et à deux pas de Ground Zero. Quasiment aucun avis de visiteur, tant pis, ça passe ou ça casse. Je me suis finalement retrouvé à dormir chez l'habitant, chez une petite grand-mère d'environ 70 ans ! Aux petits oignons avec moi, elle met sa chambre en location pour les touristes, avec petit déjeuner, histoire d'arrondir les fins de mois. En plus, elle a été très sympathique, et une vraie piplette, bref que du bonheur. S'en suivent deux jours typiques de touristes à New-York, visite de Ground Zero, embarquement sur un ferry pour Staten Island afin de voir la statue de la liberté sur fond de coucher de soleil, passage à Times Square, Central Park, Columbus Circle, le Rockefeller Center, et le MoMa. Je vous conseille tout particulièrement la Highline, située dans Chelsea/Greenwich, vers la 14ème, il s'agit d'une promenade herborée, en lieu et place d'une ancienne voie de chemin de fer aérienne, qui serpente au beau milieu des édifices art-déco du quartier. Vraiment chouette ! Le 6 Septembre 2011, je quitte New-York sous des trombes d'eau, et file tout droit vers le Nord pour passer quelques mois encore au Canada, à Montréal, avant de rentrer en France durant l'hiver prochain.
Au final, difficile de décrire ce sentiment de liberté que procure un road-trip comme celui-ci. Qu'il est bon de se laisser porter par les envies, les rencontres, le pays, sans tout planifier à l'avance. Finalement, j'aurai passé trois mois à arpenter le pays, mais je sais que je n'ai pu en saisir qu'une infime partie. Beaucoup d'autres étapes auraient pu être ajoutées, mais les limites administratives d'un passeport ne le permettent pas.
Les USA sont un territoire plein de contrastes, avec de vastes zones peu peuplées encore bien préservées des flots massifs de touristes. A l'inverse, on trouve de gigantesques mégalopoles où la vie frénétique des habitants nous happe comme des proies prises au pièges. Et c'est bien là tout l'intérêt de ce pays, il n'existe pas une Amérique, mais des dizaines, des centaines d'Amériques, qui n'attendent que nous pour être découvertes, et partagées, bien au-delà des clichés habituels.
Si vous avez des questions, ou si vous êtes tout simplement curieux, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir de vous répondre.
San Francisco, Las Vegas, Los Angeles... en trois semaines English translation pending
Bonjour à tous,
Un an après avoir pris la décision et 7 mois après en être revenu, voici notre carnet de voyage...
Soyez indulgent, ça n'a vraiment pas été facile à écrire, en espérant que ça soit plus facile à lire...
UN GRAND MERCI à tous ceux qui nous ont aidés sur voyageforum!!! Le timing de ce voyage a été parfait grâce à vous!!!
Trêve de bavardage, commençons!!
Mardi 23 août 2011 : J1
Départ 6h du matin de l’aéroport de Lyon. Belle-maman, n’habitant pas loin, nous a gentiment emmenés pour 4h30. Le réveil à 3h du matin a été dure mais quel bonheur de se lever si tôt pour partir aux STATES !!!! Yeahahhhhh !
Dernières vérifications sur le contenu des valises. Nous avons en dernière minute mixé nos affaires au cas où un de nos bagages n’arriverait pas à bon port. Départ 6h direction Francfort. Voyage entièrement sous la compagnie Lufthansa. Ensuite 1h30 d’attente à Francfort avant de reprendre un A380 direction San Francisco.

Il est beau notre avion !!!! (Les ailes n'avaient pas l'air de se fissurer à l'époque!!! 😉 )
Trop trop bien l’A380, surtout qu’avec un vol partant à 6h du mat et arrivant à 12h05 à San Francisco le même jour, on ne dort pas pour se mettre direct dans le bon système horaire. A380 idéal pour ne pas dormir car écran perso pour chacun avec une bonne trentaine de film à regarder et plein de gadgets divertissant. Bon le voyage fut quand même long, surtout que j’étais excitée comme une puce, Antoine, mon amoureux, était plus calme… Nous arrivons bien à l’heure prévue, 12h05. Tout d’abord les procédures de la douane, la douane américaine ; étape qui donne un coup de stresse même si on a rien à se reprocher !! Bref on récupère nos bagages sans encombre, tout est là et hop direction le Bart de San Francisco. Ligne direct jusqu’à notre destination : entre le Financial district et Chinatown, Grant avenue aux portes de Chinatown. Nous choisissons l’arrêt Montgomery à 10 min de marche de notre Hôtel. Ce trajet en Bart fut notre première vision, vue de la terre ferme, des États-Unis. Ayez nous y sommes, après 6 mois de préparation, nous y voilà !! Sortis du métro, nos yeux brillent d’émotion, nous sortons des sous-sols du Bart en plein Market Street !! Et là des grattes ciel, bon ce n’est pas Manhattan, mais on n’a jamais vu, donc pour nous c’est complètement fou !!

Allez on regarde le plan, j’avais acheté à la fnac des petits livrets sur Los Angeles et San Francisco avec des cartes dépliantes de tous les quartiers dedans, efficace. Hôtel localisé. Valise enclenchée en mode roulette et allons y gaiement. Après un petit détour pour cause de discorde sur la lecture du plan, je n’ai pas le sens de l’orientation mais je crois l’avoir à chaque fois que j’ouvre une carte bref… Je finis par écouter Antoine, et on trouve l’hôtel en question : Le BALDWIN HOTEL. Il est 14h30 lorsque nous arrivons à l’hôtel mais le check-in n’est qu’à partir de 16h. Nous laissons nos bagages au réceptionniste et direction l’océan pacifique. Pour commencer nous décidons de passer par Chinatown, impressionnant toutes ces boutiques de bric à brac…
Nous croisons notre premier cable car, un moment magique : arrêt du cable car en plein carrefour là où la pente est nulle, et hop les gens montent et descendent, juste magique. Nous nous attardons pas trop, nous rejoignons Broadway Street, pour redescendre un peu direction l’océan, nous ne voulons pas y aller tout de suite nous préférons nous réserver l’Embarcadero pour ce soir. On décide de reprendre Montgomery Street afin de revenir vers le financial District.

Nous prenons nos marques, checkons les supermarchés et les banques. Antoine étant à la BNP nous bénéficions de retrait sans frais dans une banque partenaire : Bank of America. J’ai trop mal au pied dans mes chaussures achetées en solde cet été pour marcher en ville. Du coup je n’hésite pas deux secondes en voyant le prix de jolies PUMA dans une boutique et hop me voilà avec de nouvelles chaussures, j’ai l’impression d’être dans des chaussons, quel bonheur ! Nous retournons à l’hôtel, nous pouvons nous installer dans notre chambre, au 8ème étage, très spacieuse avec une vue sur le financial district, vraiment super sympa.

Nous nous posons un peu, déballons nos affaires, une douche et un petit tour sur internet et nous revoilà partis. Direction l’embarcadero, entre le Pier 1 et le Pier 9. Première vue de Pacifique et jolie vue du Oakland Bay Bridge. Le soleil est au rendez vous, il fait même un peu chaud !! Ce sera la plus belle journée que l’on aura à SF.

Vue de la Coit Tower depuis le Pier 1
Nous longeons l’Embacadero en écoutant les gens parlaient, et oui ça parle Américain et ça on n’a pas l’habitude non plus !! et on regarde tous ces sportifs qui courent et font des pompes au feu rouge!!

On flâne, on prend plaisir à observer le vieux tramway qui passe le long de l’Embarcadero, on regarde les énormes voitures américaines !!

Bref on s’en met plein les yeux. Nous marchons jusqu’au Pier 39. Et là on aperçoit Alcatraz…. dans le fog. Je ne sais pas si on peut voir le Golden gate du Pier 39 mais de toute façon le fog nous en aurait empêchés.

Alcatraz dans le Fog
Nous nous baladons sur le pier 39 avec toutes les boutiques à souvenirs. Nous apercevons un stand de fruit, des fraises aussi grosses que des pêches et des pêches aussi grosses que des petits melons. Tout ça vendu avec du chocolat liquide. Du coup on ne prend rien, j’avais entendu dire sur VF que ces fruits n’étaient pas excellents d’où le chocolat…
Vue depuis le Pier 39
Bref il est 18h30, la journée a été longue, nous sommes fatigués et la faim se fait sentir. Nous dînons au Hard Rock Cafe du Pier 39.

Pas fou, mais ça nous a nourri. Nous laissons notre premier TIPS, d’ailleurs je tiens à dire que nous avons été de bons « tipseurs » car nous avons laissé en moyenne entre 18 et 20% à chaque repas sauf un mais j’en parlerais plus tard.
Nous sortons du restaurant vers 19h30, la nuit tombe et il fait froid, complètement fou ces changements de température. Nous rentrons à vive allure à l’hôtel. Et dodo à 20h30. Et oui on était complètement mort !
Mercredi 24 août 2011 : J2
Levé à 6h30 pour moi, le temps de me faire toute belle, mon chéri se lève à 7h et on choisit d’aller prendre un bon petit déjeuner dans un restaurant tenu par des asiatiques à côté d’Union Square : conseil du guide de routard. Nous n’avons pas été déçu, super bon.
Pour Antoine : œufs, saucisses, fruits, toast et pour moi pan-cakes et fruits mmmhhhh.
Passage par Union Square :

Petit déj :


Aujourd’hui ça sera location de vélo et découverte de la south bay et de la côte pacifique. Nous louons des vélos dans une boutique en bas de market street et c’est parti, nous longeons tout d’abord l’Embarcadero, puis nous arrivons à la digue juste avant Fort Mason. Nous nous y arrêtons afin de profiter du magnifique point de vue : ALCATRAZ. Et la vue de San Francisco et sa coit Tower !


Nous roulons ensuite jusqu’à la Marina, et nous observons un changement de temps !! le FOG est là avec son humidité et sa froideur.

Merci la super polaire Décathlon !!
Nous continuons notre chemin jusqu’au pied du Golden Gate, mais avec le fog, nous ne voyons que son pied lol.

C’est moi sur le vélo.. hihihi !!
Nous montons au Golden Gate mais hélas la vue n’en sera pas meilleure.

Petite pause quand même pour la photo. C’est magnifique même si le fog me rend transis de froid, et me gâche un peu la vue, je suis aux anges.

Nous ré enfourchons nos bicyclettes et direction la traversée du Golden Gate… Incroyable malgré le flot incessant des voitures. Les bourrasques de vent me font peur, à vélo j’ai peur d’être emportée et de passer par-dessus le bord !! Mais bon il faudrait un sacré vent !! lol

Une fois ce pont traversé grand soleil de l’autre côté. Un sacré programme nous attend le long de la côte sud du pacifique alors nous choisissons de ne pas explorer ce côté, on le regrette un peu aujourd’hui car il parait que c’est la côte d’azur de San Francisco.

Demi-tour et hop direction South Beach en passant par le Presidio.
Une descente jusqu’au pied du pont et sa plage. J’avoue que je flippe pour la remontée qui nous attend, je n’aime pas le vélo mais bon ça en valait le coup de pédale.

Plage au pied du Golden Gate mais on ne voit pas le pied !!
Petit trempage des pieds dans le pacifique !! Mon dieu que c’est froid… je n’irais pas plus loin que les pieds !!

Maintenant il faut remonter, ascension qui fait mal aux jambes jusqu’au California Palace of The legion of Honor.

Ensuite cap sur la Great Highway le long des plages avec peu de nageurs mais beaucoup de surfeurs.

Nous voulions descendre encore plus au sud pour longer les plages mais le fog et le froid nous découragent, nous décidons alors d’aller visiter le Golden Gate Park. Nous passons devant le jardin botanique, le california Academy of sciences et le « De young Museum » mais aucune visite, je ne suis pas fan des musées, du coup nous décidons de continuer notre balade à vélo. Nous quittons ce parc par la Arguello Blvd pour rejoindre Fort Mason. Ensuite à 15h30 repas de midi un peu tardif le long de la Marina où nous goutons nos premiers hotdog, Délicieux.

Nous avons discuté avec un habitué. Il nous a parlé de son acteur français préféré : Depardieu. Faut dire que quelques jours avant Depardieu pissait dans un avion alors ça avait fait un peu de bruit !! lol Nous retournons rendre nos vélos en bas de Market Avenue. Le centre ville, sans le fog, est beaucoup plus ensoleillé, c’est agréable mais il ne fait pas assez chaud pour tomber la polaire surtout en fin d’après midi. Nous allons siroter un thé glacé en terrasse au soleil afin de se réchauffer un peu. Nous décidons d’aller explorer l’énorme centre commercial sur Market Avenue. Petit lèche vitrine… Mais nous sommes repartis les mains vides : nous ne sommes pas des accros du shopping.
Ensuite direction le cable car !! Achat du pass 3 jours et nous découvrons les GripMan !!

Après quelques montées et descentes j’arrive à me trouver une place sur un cale pied !! Et là ma tête parle pour moi !!

Au bout de quelques minutes j’ai froid mais tampis je suis dans un cable car à San Francisco, le froid je m’en fous. Arrêt à Lombard Street. Nous descendons à pied la célèbre rue. La nuit tombe et il est temps de trouver un endroit pour manger.

On décide d’aller dans restaurant type fast food, mais pas une chaine, qui fait des hamburgers très bons mais un peu cher. C’est entre grant avenue et Montgomery, le long de Market Avenue.
Ensuite direction notre hôtel avec un gros dodo qui nous attend !!
Avant de continuer, je fais une petite pause!!
N'hésitez pas à me faire des remarques avant que j'envoie la suite: trop de photos, pas assez, trop de blabla etc.....
Bon après-midi à tous.
Un an après avoir pris la décision et 7 mois après en être revenu, voici notre carnet de voyage...
Soyez indulgent, ça n'a vraiment pas été facile à écrire, en espérant que ça soit plus facile à lire...
UN GRAND MERCI à tous ceux qui nous ont aidés sur voyageforum!!! Le timing de ce voyage a été parfait grâce à vous!!!
Trêve de bavardage, commençons!!
Mardi 23 août 2011 : J1
Départ 6h du matin de l’aéroport de Lyon. Belle-maman, n’habitant pas loin, nous a gentiment emmenés pour 4h30. Le réveil à 3h du matin a été dure mais quel bonheur de se lever si tôt pour partir aux STATES !!!! Yeahahhhhh !
Dernières vérifications sur le contenu des valises. Nous avons en dernière minute mixé nos affaires au cas où un de nos bagages n’arriverait pas à bon port. Départ 6h direction Francfort. Voyage entièrement sous la compagnie Lufthansa. Ensuite 1h30 d’attente à Francfort avant de reprendre un A380 direction San Francisco.

Il est beau notre avion !!!! (Les ailes n'avaient pas l'air de se fissurer à l'époque!!! 😉 )
Trop trop bien l’A380, surtout qu’avec un vol partant à 6h du mat et arrivant à 12h05 à San Francisco le même jour, on ne dort pas pour se mettre direct dans le bon système horaire. A380 idéal pour ne pas dormir car écran perso pour chacun avec une bonne trentaine de film à regarder et plein de gadgets divertissant. Bon le voyage fut quand même long, surtout que j’étais excitée comme une puce, Antoine, mon amoureux, était plus calme… Nous arrivons bien à l’heure prévue, 12h05. Tout d’abord les procédures de la douane, la douane américaine ; étape qui donne un coup de stresse même si on a rien à se reprocher !! Bref on récupère nos bagages sans encombre, tout est là et hop direction le Bart de San Francisco. Ligne direct jusqu’à notre destination : entre le Financial district et Chinatown, Grant avenue aux portes de Chinatown. Nous choisissons l’arrêt Montgomery à 10 min de marche de notre Hôtel. Ce trajet en Bart fut notre première vision, vue de la terre ferme, des États-Unis. Ayez nous y sommes, après 6 mois de préparation, nous y voilà !! Sortis du métro, nos yeux brillent d’émotion, nous sortons des sous-sols du Bart en plein Market Street !! Et là des grattes ciel, bon ce n’est pas Manhattan, mais on n’a jamais vu, donc pour nous c’est complètement fou !!

Allez on regarde le plan, j’avais acheté à la fnac des petits livrets sur Los Angeles et San Francisco avec des cartes dépliantes de tous les quartiers dedans, efficace. Hôtel localisé. Valise enclenchée en mode roulette et allons y gaiement. Après un petit détour pour cause de discorde sur la lecture du plan, je n’ai pas le sens de l’orientation mais je crois l’avoir à chaque fois que j’ouvre une carte bref… Je finis par écouter Antoine, et on trouve l’hôtel en question : Le BALDWIN HOTEL. Il est 14h30 lorsque nous arrivons à l’hôtel mais le check-in n’est qu’à partir de 16h. Nous laissons nos bagages au réceptionniste et direction l’océan pacifique. Pour commencer nous décidons de passer par Chinatown, impressionnant toutes ces boutiques de bric à brac…
Nous croisons notre premier cable car, un moment magique : arrêt du cable car en plein carrefour là où la pente est nulle, et hop les gens montent et descendent, juste magique. Nous nous attardons pas trop, nous rejoignons Broadway Street, pour redescendre un peu direction l’océan, nous ne voulons pas y aller tout de suite nous préférons nous réserver l’Embarcadero pour ce soir. On décide de reprendre Montgomery Street afin de revenir vers le financial District.

Nous prenons nos marques, checkons les supermarchés et les banques. Antoine étant à la BNP nous bénéficions de retrait sans frais dans une banque partenaire : Bank of America. J’ai trop mal au pied dans mes chaussures achetées en solde cet été pour marcher en ville. Du coup je n’hésite pas deux secondes en voyant le prix de jolies PUMA dans une boutique et hop me voilà avec de nouvelles chaussures, j’ai l’impression d’être dans des chaussons, quel bonheur ! Nous retournons à l’hôtel, nous pouvons nous installer dans notre chambre, au 8ème étage, très spacieuse avec une vue sur le financial district, vraiment super sympa.

Nous nous posons un peu, déballons nos affaires, une douche et un petit tour sur internet et nous revoilà partis. Direction l’embarcadero, entre le Pier 1 et le Pier 9. Première vue de Pacifique et jolie vue du Oakland Bay Bridge. Le soleil est au rendez vous, il fait même un peu chaud !! Ce sera la plus belle journée que l’on aura à SF.

Vue de la Coit Tower depuis le Pier 1

Nous longeons l’Embacadero en écoutant les gens parlaient, et oui ça parle Américain et ça on n’a pas l’habitude non plus !! et on regarde tous ces sportifs qui courent et font des pompes au feu rouge!!

On flâne, on prend plaisir à observer le vieux tramway qui passe le long de l’Embarcadero, on regarde les énormes voitures américaines !!

Bref on s’en met plein les yeux. Nous marchons jusqu’au Pier 39. Et là on aperçoit Alcatraz…. dans le fog. Je ne sais pas si on peut voir le Golden gate du Pier 39 mais de toute façon le fog nous en aurait empêchés.

Alcatraz dans le Fog
Nous nous baladons sur le pier 39 avec toutes les boutiques à souvenirs. Nous apercevons un stand de fruit, des fraises aussi grosses que des pêches et des pêches aussi grosses que des petits melons. Tout ça vendu avec du chocolat liquide. Du coup on ne prend rien, j’avais entendu dire sur VF que ces fruits n’étaient pas excellents d’où le chocolat…
Vue depuis le Pier 39Bref il est 18h30, la journée a été longue, nous sommes fatigués et la faim se fait sentir. Nous dînons au Hard Rock Cafe du Pier 39.

Pas fou, mais ça nous a nourri. Nous laissons notre premier TIPS, d’ailleurs je tiens à dire que nous avons été de bons « tipseurs » car nous avons laissé en moyenne entre 18 et 20% à chaque repas sauf un mais j’en parlerais plus tard.
Nous sortons du restaurant vers 19h30, la nuit tombe et il fait froid, complètement fou ces changements de température. Nous rentrons à vive allure à l’hôtel. Et dodo à 20h30. Et oui on était complètement mort !
Mercredi 24 août 2011 : J2
Levé à 6h30 pour moi, le temps de me faire toute belle, mon chéri se lève à 7h et on choisit d’aller prendre un bon petit déjeuner dans un restaurant tenu par des asiatiques à côté d’Union Square : conseil du guide de routard. Nous n’avons pas été déçu, super bon.
Pour Antoine : œufs, saucisses, fruits, toast et pour moi pan-cakes et fruits mmmhhhh.
Passage par Union Square :

Petit déj :


Aujourd’hui ça sera location de vélo et découverte de la south bay et de la côte pacifique. Nous louons des vélos dans une boutique en bas de market street et c’est parti, nous longeons tout d’abord l’Embarcadero, puis nous arrivons à la digue juste avant Fort Mason. Nous nous y arrêtons afin de profiter du magnifique point de vue : ALCATRAZ. Et la vue de San Francisco et sa coit Tower !


Nous roulons ensuite jusqu’à la Marina, et nous observons un changement de temps !! le FOG est là avec son humidité et sa froideur.

Merci la super polaire Décathlon !!
Nous continuons notre chemin jusqu’au pied du Golden Gate, mais avec le fog, nous ne voyons que son pied lol.


C’est moi sur le vélo.. hihihi !!
Nous montons au Golden Gate mais hélas la vue n’en sera pas meilleure.

Petite pause quand même pour la photo. C’est magnifique même si le fog me rend transis de froid, et me gâche un peu la vue, je suis aux anges.

Nous ré enfourchons nos bicyclettes et direction la traversée du Golden Gate… Incroyable malgré le flot incessant des voitures. Les bourrasques de vent me font peur, à vélo j’ai peur d’être emportée et de passer par-dessus le bord !! Mais bon il faudrait un sacré vent !! lol

Une fois ce pont traversé grand soleil de l’autre côté. Un sacré programme nous attend le long de la côte sud du pacifique alors nous choisissons de ne pas explorer ce côté, on le regrette un peu aujourd’hui car il parait que c’est la côte d’azur de San Francisco.

Demi-tour et hop direction South Beach en passant par le Presidio.
Une descente jusqu’au pied du pont et sa plage. J’avoue que je flippe pour la remontée qui nous attend, je n’aime pas le vélo mais bon ça en valait le coup de pédale.

Plage au pied du Golden Gate mais on ne voit pas le pied !!
Petit trempage des pieds dans le pacifique !! Mon dieu que c’est froid… je n’irais pas plus loin que les pieds !!

Maintenant il faut remonter, ascension qui fait mal aux jambes jusqu’au California Palace of The legion of Honor.

Ensuite cap sur la Great Highway le long des plages avec peu de nageurs mais beaucoup de surfeurs.

Nous voulions descendre encore plus au sud pour longer les plages mais le fog et le froid nous découragent, nous décidons alors d’aller visiter le Golden Gate Park. Nous passons devant le jardin botanique, le california Academy of sciences et le « De young Museum » mais aucune visite, je ne suis pas fan des musées, du coup nous décidons de continuer notre balade à vélo. Nous quittons ce parc par la Arguello Blvd pour rejoindre Fort Mason. Ensuite à 15h30 repas de midi un peu tardif le long de la Marina où nous goutons nos premiers hotdog, Délicieux.

Nous avons discuté avec un habitué. Il nous a parlé de son acteur français préféré : Depardieu. Faut dire que quelques jours avant Depardieu pissait dans un avion alors ça avait fait un peu de bruit !! lol Nous retournons rendre nos vélos en bas de Market Avenue. Le centre ville, sans le fog, est beaucoup plus ensoleillé, c’est agréable mais il ne fait pas assez chaud pour tomber la polaire surtout en fin d’après midi. Nous allons siroter un thé glacé en terrasse au soleil afin de se réchauffer un peu. Nous décidons d’aller explorer l’énorme centre commercial sur Market Avenue. Petit lèche vitrine… Mais nous sommes repartis les mains vides : nous ne sommes pas des accros du shopping.
Ensuite direction le cable car !! Achat du pass 3 jours et nous découvrons les GripMan !!

Après quelques montées et descentes j’arrive à me trouver une place sur un cale pied !! Et là ma tête parle pour moi !!


Au bout de quelques minutes j’ai froid mais tampis je suis dans un cable car à San Francisco, le froid je m’en fous. Arrêt à Lombard Street. Nous descendons à pied la célèbre rue. La nuit tombe et il est temps de trouver un endroit pour manger.

On décide d’aller dans restaurant type fast food, mais pas une chaine, qui fait des hamburgers très bons mais un peu cher. C’est entre grant avenue et Montgomery, le long de Market Avenue.
Ensuite direction notre hôtel avec un gros dodo qui nous attend !!
Avant de continuer, je fais une petite pause!!
N'hésitez pas à me faire des remarques avant que j'envoie la suite: trop de photos, pas assez, trop de blabla etc.....
Bon après-midi à tous.
Vols secs vers l'Ouest américain: les prix aussi s'envolent... English translation pending
Bonjour ,
En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !
Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !
Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !
Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !
Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
Intérêt de Niagara Falls? English translation pending
Bonjour,
Nous programmons un séjour de 2 semaines en avril prochain côte est des etats Unis dont New york
la première est consacrée à la découverte de Boston et du Cape Cod et certainement aux fameuses Niagara falls.
Ayant lu pas mal d'avis divers sur l'intérêt des chutes, nous aurions besoin de vos avis sur la destination : sont elles incontournables sachant que nous allons faire pres de 1000 km pour 24 heures à Niagara Falls, nous avons peur d'être déçus
dans l'attente de vous lire
sloly
Escapade au Vermont (États-Unis) English translation pending
Salut à tous!
J'aimerais faire une escapade d'un week end au Vermont au États Unis, au départ de Montréal. Mais je ne connais aucunement l'endroit. Ou devrais-je aller? Burlington? Montpelier? Autre suggestions?
Merci de m'aider! 😊
J'aimerais faire une escapade d'un week end au Vermont au États Unis, au départ de Montréal. Mais je ne connais aucunement l'endroit. Ou devrais-je aller? Burlington? Montpelier? Autre suggestions?
Merci de m'aider! 😊
Concours Photo du mois de juillet 2018: "Les transports en commun dans le monde" English translation pending
Bonjour,
Voilà tout juste 8 ans que ces concours VF ont été lancés par Lahaut. Beaucoup de sujets ont été proposés ( merci au passage à Herikles pour son récapitulatif bien pratique ) et j’ai envie de rendre hommage à celui qui les a initiés en rechoisissant son premier thème « Transports en commun dans le monde »
Parce que c’est un thème que j’aime beaucoup, qui est ouvert et qui rend lui aussi parfaitement hommage au voyage qui nous est cher.
Ce thème sera en fait tout nouveau pour quasiment tout le monde, car en regardant la liste des participants de l’époque il n’y a que Catherine ( Ming ) et Dolma qui avaient posté ! Et je pense que toutes les deux, auront glané en 8 ans bien d’autres images à présenter.
Pour ce thème, tous les transports sont acceptés : Avion, train, bateau, voiture, bus, taxis collectifs, charrettes, et même deux roues s’ils ont cette fonction. Il faut simplement qu’il y ait bien transport de passagers sur le cliché ( par exemple je ne veux pas du tuktuk garé en attente du client, ou de la pirogue vide sur la berge du fleuve)
Chaque participant aura le droit de poster 3 photos, de préférence dans des messages séparés, et si possible avec une légende ou un petit commentaire pour l'accompagner. La ou le gagnant(e) aura le privilège d'organiser le concours suivant du mois d'août. En cas d'ex æquo, sera désigné vainqueur celle ou celui qui n'aura jamais organisé de concours ou en aura organisé le moins Et si l'égalité persiste, sera désigné vainqueur celle ou celui qui aura obtenu dans ce concours le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité tenace, l'emportera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.
On peut bien sûr poster sans voter, de même que l'inverse, mais associer les deux est tout de même plus logique. Pour les votes : 3 points à la photo préférée, puis 2 et puis 1 point pour les autres.
Vous avez jusqu'au dimanche 22 juillet 23 h, heure de ... Marrakech 😏(pour vous aider c'est le référentiel universel UTC, et pour ceux qui ne veulent pas chercher c'est 1 heure de moins que Paris )pour poster vos photos Quant aux votes, ils débuteront juste après, et seront enregistrés jusqu'au dimanche 29 juillet, 23 h UTC
Pour la discussion c'est ici :https://voyageforum.com/discussion/discussion-autour-theme-mois-juillet-2018-transports-en-commun-dans-monde-d9080098/ Quant au diaporama, il sera communiqué un peu plus tard
A vos photothèques !
Voilà tout juste 8 ans que ces concours VF ont été lancés par Lahaut. Beaucoup de sujets ont été proposés ( merci au passage à Herikles pour son récapitulatif bien pratique ) et j’ai envie de rendre hommage à celui qui les a initiés en rechoisissant son premier thème « Transports en commun dans le monde »
Parce que c’est un thème que j’aime beaucoup, qui est ouvert et qui rend lui aussi parfaitement hommage au voyage qui nous est cher.
Ce thème sera en fait tout nouveau pour quasiment tout le monde, car en regardant la liste des participants de l’époque il n’y a que Catherine ( Ming ) et Dolma qui avaient posté ! Et je pense que toutes les deux, auront glané en 8 ans bien d’autres images à présenter.
Pour ce thème, tous les transports sont acceptés : Avion, train, bateau, voiture, bus, taxis collectifs, charrettes, et même deux roues s’ils ont cette fonction. Il faut simplement qu’il y ait bien transport de passagers sur le cliché ( par exemple je ne veux pas du tuktuk garé en attente du client, ou de la pirogue vide sur la berge du fleuve)
Chaque participant aura le droit de poster 3 photos, de préférence dans des messages séparés, et si possible avec une légende ou un petit commentaire pour l'accompagner. La ou le gagnant(e) aura le privilège d'organiser le concours suivant du mois d'août. En cas d'ex æquo, sera désigné vainqueur celle ou celui qui n'aura jamais organisé de concours ou en aura organisé le moins Et si l'égalité persiste, sera désigné vainqueur celle ou celui qui aura obtenu dans ce concours le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité tenace, l'emportera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.
On peut bien sûr poster sans voter, de même que l'inverse, mais associer les deux est tout de même plus logique. Pour les votes : 3 points à la photo préférée, puis 2 et puis 1 point pour les autres.
Vous avez jusqu'au dimanche 22 juillet 23 h, heure de ... Marrakech 😏(pour vous aider c'est le référentiel universel UTC, et pour ceux qui ne veulent pas chercher c'est 1 heure de moins que Paris )pour poster vos photos Quant aux votes, ils débuteront juste après, et seront enregistrés jusqu'au dimanche 29 juillet, 23 h UTC
Pour la discussion c'est ici :https://voyageforum.com/discussion/discussion-autour-theme-mois-juillet-2018-transports-en-commun-dans-monde-d9080098/ Quant au diaporama, il sera communiqué un peu plus tard
A vos photothèques !
Au travers des USA English translation pending
Bonjour a Tous
Au travers des USA A Peine rentre de France nous voila prets a reprendre la route. Depart de San Francisco, petit detour par l’Arizona et le New Mexico, et de la visite a Houston avant les chaleurs de l’été. Puis Kansas City Missouri, repos de deux ou trois semaines. Kansas City est une ville en partie sur le Kansas et l’autre sur le Missouri. Natchez Mississipi ou j’ai passe plusieurs semaines (Il y a longtemps) sans faire arret a New Orleans. A natchez nous remonterons le Natchez Trace Parkway, promesse faite a mon epouse et qu’il est temps de tenir. Le Natchez Trace Parkway commence a natchez MI, et se termine un peu au Sud Ouest de Nashville TN, Nous en profiterons pour ecouter de la Country a Nashville. Tournant vers l’est, Chattanooga TN, quelques belles grottes a revisiter. Atlanta, que je suis toujours heureux de revoir. Soiree a Stone Mountain pour le laser show. La cote de l’Atlantique, Savannah et Charleston SC. Retour vers l’Ouest et le Blue Ridge Parkway depuis Cherokee jusqu’au Sud de Washington DC. Ou nous remonterons jusqu’au Quebec, ou nous reprendrons le Lincoln Hwy vers l’Ouest, Glacier National Park ? Alaska ? Nous deciderons sur place et les desirs du moment. Nous mettrons quelques photos sur ce site et des infos sur notre voyage. Cordialement Alex
Au travers des USA A Peine rentre de France nous voila prets a reprendre la route. Depart de San Francisco, petit detour par l’Arizona et le New Mexico, et de la visite a Houston avant les chaleurs de l’été. Puis Kansas City Missouri, repos de deux ou trois semaines. Kansas City est une ville en partie sur le Kansas et l’autre sur le Missouri. Natchez Mississipi ou j’ai passe plusieurs semaines (Il y a longtemps) sans faire arret a New Orleans. A natchez nous remonterons le Natchez Trace Parkway, promesse faite a mon epouse et qu’il est temps de tenir. Le Natchez Trace Parkway commence a natchez MI, et se termine un peu au Sud Ouest de Nashville TN, Nous en profiterons pour ecouter de la Country a Nashville. Tournant vers l’est, Chattanooga TN, quelques belles grottes a revisiter. Atlanta, que je suis toujours heureux de revoir. Soiree a Stone Mountain pour le laser show. La cote de l’Atlantique, Savannah et Charleston SC. Retour vers l’Ouest et le Blue Ridge Parkway depuis Cherokee jusqu’au Sud de Washington DC. Ou nous remonterons jusqu’au Quebec, ou nous reprendrons le Lincoln Hwy vers l’Ouest, Glacier National Park ? Alaska ? Nous deciderons sur place et les desirs du moment. Nous mettrons quelques photos sur ce site et des infos sur notre voyage. Cordialement Alex
Mai 2015: notre découverte de l'Ouest américain English translation pending
Voici 2 mois, nous étions au cœur de l'ouest, en pleine découverte de toutes ces splendeurs dont nous avions tant entendu parler et vu tant de photos.
Nous, c'est Olivier, mon mari de presque 50 ans (dans 9 jours !) et moi-même, Agnès (50 ans l'an dernier) Nous étions déjà allés aux USA, mais plutôt au Nord-Est. Noël 2012 pour moi, Michigan et New York (carnet de voyage ici : http://voyageforum.com/v.f?post=6817780;#6817780) et Olivier à Pâques 2013, Michigan, Niagara Falls et Washington DC, car notre fille était jeune fille au pair près de Detroit et nous lui avions promis de lui rendre visite durant son année là-bas. Nous n'avons pas pu combiner 2 semaines de vacances communes, d'où ces 2 voyages séparés.
L'an dernier, j'ai fêté mon demi siècle en faisant une grande fête avec toute ma famille et mes amis. Mes invités se sont cotisés pour me faire plaisir : un pécule pour retourner dans ce pays dont je n'arrêtais pas de leur parler (les saouler ?😉) Sur le coup, j'ai pensé New York (je n'y ai passé que 4 jours, en hiver, et je rêve d'y retourner à une autre saison et de visiter le MOMA raté la 1ère fois) mais en discutant avec mon mari et ma fille (qui a visité l'Ouest durant son année), l'Ouest est vite devenu une évidence. C'est ainsi que ce voyage a débuté, il y a pile 1 an aujourd'hui 🙂 Je me suis attelée à cette tâche passionnante : lire vos messages, vos carnets de voyage, poser des questions parfois, attendre (jamais longtemps) les réponses, noter plein de choses (conseils, visites, circuit, hôtels...) et voir prendre forme NOTRE voyage à nous.....en bref, voyager une première fois. J'ai adoré cette partie du voyage (et il me tarde de le faire à nouveau...mais...pécule à refaire avant...😕) et je vous remercie tous d'y avoir participé, certains sans le savoir. Les guides papier ont complété les forums, mais c'est sur ces forums que j'ai pêché le principal de mes infos. Mon mari, sans se désintéresser de ce projet, m'a laissé carte blanche pour cette préparation. Je lui soumettais mes idées et il validait, ou pas (mais en général, oui 😉)
Nous avons réussi à caler 2 semaines de vacances en commun (une sorte d'exploit ! 🙂) au mois de mai, en jouant avec nos jours de congés, ses RTT, mes heures supp' et les fériés du mois de mai. Merci à mes collègues qui ont accepté de ne pas prendre de jours sur ces semaines-là ! Donc, du 8 au 25 mai nous sommes en congés tous les 2 et nous partons à la découverte de l'Ouest Américain. Voici notre circuit : 08/05/15 : Avions : départ de Brest - Paris - arrivée à San Francisco 09-10/05 : San Francisco 11/05 : Avion : San Francisco - Las Vegas 12/05 : Red Rock Canyon Conservation Area - Las Vegas 13/05 : Valley Of Fire - Zion 14/05 : Zion - Bryce Canyon 15/05 : Bryce Canyon - Kanab - Page 16/05 : Page 17/05 : Page - Monument Valley 18/05 : Monument Valley - Grand Canyon 19/05 : Grand Canyon - Route 66 - Kingman 20/05 : Kingman - Oatman - Los Angeles 21-22/05 : Los Angeles 23-24/05 : Avions : Los Angeles - Boston - Paris - Brest
Nous ne sommes pas sportifs pour 2 sous, nous aimons bien prendre notre temps et ne sommes pas adeptes des bains de foule. Notre circuit et nos "activités" sont à notre image 😛 Nous sommes allés d'émerveillements en émerveillements, avons eu beaucoup de bonnes surprises, des coups de cœur, quelques mauvaises surprises aussi, nous avons été déçus, rarement, mais c'est arrivé, nous avons fait de belles rencontres 🙂 Nous avons eu du soleil, de la pluie, de la grêle, de la neige, des orages.....Nous avons eu chaud, nous avons eu froid, nous avons été bien le plus souvent. Nous avons engrangé près de 3000 photos, des tas de souvenirs, et je viens les partager maintenant avec vous. En route !...
Nous, c'est Olivier, mon mari de presque 50 ans (dans 9 jours !) et moi-même, Agnès (50 ans l'an dernier) Nous étions déjà allés aux USA, mais plutôt au Nord-Est. Noël 2012 pour moi, Michigan et New York (carnet de voyage ici : http://voyageforum.com/v.f?post=6817780;#6817780) et Olivier à Pâques 2013, Michigan, Niagara Falls et Washington DC, car notre fille était jeune fille au pair près de Detroit et nous lui avions promis de lui rendre visite durant son année là-bas. Nous n'avons pas pu combiner 2 semaines de vacances communes, d'où ces 2 voyages séparés.
L'an dernier, j'ai fêté mon demi siècle en faisant une grande fête avec toute ma famille et mes amis. Mes invités se sont cotisés pour me faire plaisir : un pécule pour retourner dans ce pays dont je n'arrêtais pas de leur parler (les saouler ?😉) Sur le coup, j'ai pensé New York (je n'y ai passé que 4 jours, en hiver, et je rêve d'y retourner à une autre saison et de visiter le MOMA raté la 1ère fois) mais en discutant avec mon mari et ma fille (qui a visité l'Ouest durant son année), l'Ouest est vite devenu une évidence. C'est ainsi que ce voyage a débuté, il y a pile 1 an aujourd'hui 🙂 Je me suis attelée à cette tâche passionnante : lire vos messages, vos carnets de voyage, poser des questions parfois, attendre (jamais longtemps) les réponses, noter plein de choses (conseils, visites, circuit, hôtels...) et voir prendre forme NOTRE voyage à nous.....en bref, voyager une première fois. J'ai adoré cette partie du voyage (et il me tarde de le faire à nouveau...mais...pécule à refaire avant...😕) et je vous remercie tous d'y avoir participé, certains sans le savoir. Les guides papier ont complété les forums, mais c'est sur ces forums que j'ai pêché le principal de mes infos. Mon mari, sans se désintéresser de ce projet, m'a laissé carte blanche pour cette préparation. Je lui soumettais mes idées et il validait, ou pas (mais en général, oui 😉)
Nous avons réussi à caler 2 semaines de vacances en commun (une sorte d'exploit ! 🙂) au mois de mai, en jouant avec nos jours de congés, ses RTT, mes heures supp' et les fériés du mois de mai. Merci à mes collègues qui ont accepté de ne pas prendre de jours sur ces semaines-là ! Donc, du 8 au 25 mai nous sommes en congés tous les 2 et nous partons à la découverte de l'Ouest Américain. Voici notre circuit : 08/05/15 : Avions : départ de Brest - Paris - arrivée à San Francisco 09-10/05 : San Francisco 11/05 : Avion : San Francisco - Las Vegas 12/05 : Red Rock Canyon Conservation Area - Las Vegas 13/05 : Valley Of Fire - Zion 14/05 : Zion - Bryce Canyon 15/05 : Bryce Canyon - Kanab - Page 16/05 : Page 17/05 : Page - Monument Valley 18/05 : Monument Valley - Grand Canyon 19/05 : Grand Canyon - Route 66 - Kingman 20/05 : Kingman - Oatman - Los Angeles 21-22/05 : Los Angeles 23-24/05 : Avions : Los Angeles - Boston - Paris - Brest
Nous ne sommes pas sportifs pour 2 sous, nous aimons bien prendre notre temps et ne sommes pas adeptes des bains de foule. Notre circuit et nos "activités" sont à notre image 😛 Nous sommes allés d'émerveillements en émerveillements, avons eu beaucoup de bonnes surprises, des coups de cœur, quelques mauvaises surprises aussi, nous avons été déçus, rarement, mais c'est arrivé, nous avons fait de belles rencontres 🙂 Nous avons eu du soleil, de la pluie, de la grêle, de la neige, des orages.....Nous avons eu chaud, nous avons eu froid, nous avons été bien le plus souvent. Nous avons engrangé près de 3000 photos, des tas de souvenirs, et je viens les partager maintenant avec vous. En route !...
Pacific Northwest Motorcycle Trip English translation pending
Comment faire pour ne pas repartir sur les routes US lorsqu'on est un passionné de grands espaces, de moto et d'évasion ? Si rouler en Europe, pour des escapades plus ou moins longues, plus ou moins loin, suffit déjà à notre bonheur, goûter au bitume US a une toute autre saveur.
Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.
Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.
Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.
Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.
Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.
L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.
Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...
Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
Une saveur que nous avions déjà testée en 2012 lors d'une mémorable traversée du continent nord-américain entre la Floride et la Californie. Plus qu'un amuse-bouche, déjà un plat principal, accompagné même du dessert tant le plaisir fut au rendez-vous. Dès lors, comment résister à un tel menu, rouler, profiter des espaces, découvrir et avaler des miles dans cette Amérique fascinante et envoûtante. Un goût de "reviens-y" persistant, presque un appel.
Comme en 2012, pas de voyage de groupe, pas d'organisation extérieure, juste la liberté de choisir son itinéraire, son rythme et sa façon de vivre le trip. Une préparation évidemment de longue haleine, pour définir un itinéraire, équilibrer les étapes quotidiennes, ne pas rater l'immanquable, tout en gardant la liberté de rouler où l'envie veut bien nous mener.
Après avoir connu la fameuse traversée, version sud, empruntant des chemins souvent bien loin des hordes touristiques, traversant des endroits de bout du monde, après avoir été abreuvés de musique dans les bars de Nashville et de Memphis lors d'un autre périple, après avoir apprécié les belles demeures coloniales des demoiselles Caroline, après la jeune Histoire américaine dans les environs de Washington DC, un autre coin nous sautait aux yeux : le Pacific Northwest à travers la Californie du nord, l'Oregon et l'état de Washington. La nature, l'Océan et sa fameuse façade pacifique, des villes à découvrir comme Portland et Seattle, des parcs et autres beautés naturelles comme Crater Lake ou encore les abords de la Colombia River et son Mont Hood qui la domine, une Amérique sans doute moins tape-à-l'oeil que New York, Vegas ou L.A., les grands parcs de l'Ouest ou la Floride. Une autre Amérique, celle que nous recherchons, plus profonde, plus vraie, plus authentique.
Des contrées à visiter en Harley-Davidson, comment aurait-il pu en être autrement après ce que nous avons vécu en 2012 ? Comme précédemment, c'est vers Eaglerider que nous nous sommes tournés pour louer l'engin qui nous servira de monture 3 semaines durant. Une Electra Glide off course, pour le confort, pour les bagages et sans doute parce que c'est la moto idéale pour avaler des miles. Eaglerider ne garantit pas le modèle désiré, mais les échanges par mail ont été si cordiaux que nous n'avons jamais eu de doute sur le fait que nous l'aurions avec nous.
Début du trip : Los Angeles. Parce que les vols y sont nombreux, parce que c'était la fin de notre périple de 2012, parce qu'Eaglerider est juste à côté de l'aéroport, et parce qu'il faut bien commencer quelque part. De toutes nos recherches, c'est Air France qui avait le meilleur ratio prix/horaire et même si les nombreuses grèves qui font d'elle une compagnie à risque (de ne pas partir, on s'entend) nous faisaient hésiter, nous avons finalement opté pour ce choix. A peine 45 minutes de vol entre Genève et Paris, 2 heures d'attente à CDG avant d'embarquer dans son Altesse A380 pour un vol d'environ 11h30 pour rallier la Cité des Anges. Cette année, les Américains ont réussi à inventer une nouvelle mesure sécuritaire : tous les appareils électroniques embarqués doivent pouvoir s'enclencher. Les contrôles aléatoires menés par le personnel au sol a donc retardé le décollage du vol de plus de 45 minutes, plus de 150 passagers ayant dû faire des démos de leur téléphone portable, de leur tablette ou notebook. Inutile de dire que voler avec le géant des airs a aussi motivé notre décision d'emprunter Air France. Un monstre que les vents de l'Atlantique Nord ont de la peine à bouger, un aéronef silencieux et pour couronner le tout, un très bon service à bord.
L'arrivée à Los Angeles secoue un peu l'avion quand il perd de l'altitude et de la vitesse. C'est au moment où le train rencontre la piste qu'on se rend vraiment compte du poids de cet engin. Aucun autre avion ne pose de la sorte. Le débarquement se fait assez rapidement compte tenu du fait que nous sommes près de 500 passagers. Ce qui est par contre nettement moins rapide, c'est le passage des douanes, Une quarantaine de guichets, mais surtout un ballet incessant de gros porteurs qui amènent leur lot de touristes et visiteurs. Du coup, une heure est nécessaire pour franchir les contrôles des services de l'immigration. Nous avions choisi le Travelodge LAX pour notre première nuit sur le sol US. Une navette gratuite circule toutes les 30 minutes entre l'hôtel et les arrivées des vols internationaux. Facile à trouver grâce aux indications de l'aéroport (un panneau rouge annonçant les "hotels shuttle"), l'emplacement pour attendre la navette en question est devant la sortie, sur la voie centrale.
Le Travelodge est bien placé sur le Century Blvd, près de l'aéroport et près d'Eaglerider, avec un Denny's pour se restaurer juste à côté. Une fois les sacs posés dans la chambre, nous appelons Eaglerider qiu nous annonce que notre Electra Glide n'attend plus que nous. Un chauffeur de taxi devan l'hôtel veut nous prendre 25 $ pour nous y emmener, alors que le magasin est à environ 2 miles ! Nous attrapons plutôt un taxi à la station-service voisine et 10 $ plus loin, nous voilà chez Eaglerider. Quelques formalités administratives avec le sympathique personnel et nous voilà prêts à prendre possession de notre compagne de route pour les trois prochaines semaines. Une Electra Glide, 35'000 miles au compteur, plus toute neuve donc. Mais ne faisons pas la fine bouche, peu importe son âge, l'essentiel est qu'elle assure ...
Retour à l'hôtel pour vider nos sacs dans les sacoches et le tour-pack. Tout rentre parfaitement, il y a même un peu de marge. Demain, nous enverrons les sacs vides par la poste à notre dernière adresse à San Francisco, une chambre trouvée via Airbnb. Le couple de filles qui va nous héberger nous a donné son accord et ainsi nous n'aurons pas à trimballer les 2 sacs vides. Demain toujours, début de l'aventure, on prend la route direction nord, pour une première étape le long du Pacifique.
La province de Entre Rios à découvrir (Argentine) English translation pending
Bonjour à tous !
Aujourd'hui, je prends ma plume pour vous faire découvrir la province de Entre Rios qui est juste à coté de Buenos Aires et oú aucun francais ne songe aller passer quelques jours ! C'est pourtant une province merveilleuse, deja touristique par l'attrait qu'elle impose aux Porteños (de Buenos Aires) et au Rosarinos (de Rosario) pendant les vacances scolaires. Vous allez me dire que vous n'avez que 3 semaines et que vous avez deja tant de choses à voir (Valdes, Bariloche, Mendoza et Salta.....) que les autres destinations passent à la trappe ! Certes ! Mais bon, pourquoi aller à 3000 km de Buenos Aires (El Calafate, Ushuaia, etc..) quand vous avez deja à 300 et 400 km des destinations de reves ? Ne cherchez pas dans vos guides europeens, il n'y a rien (ou presque rien) sur Entre Rios, puisque ceux ci ne traitent que les 8 fannions (Buenos Aires, Iguazu, Salta, Mendoza, Bariloche, El Calafate, Ushuaia et Valdes). Donc prenons le probleme à l'envers. Si vous etes deja allés voir ses 8 fannions "soit disant incontournables" ou si vous en avez marre d'aller là où les autres vont parce que ça fait bien d'y aller ou alors par conformisme pur, il est donc temps de sortir des sentiers battus. Inutile de prendre l'avion , inutile de claquer votre argent dans les transports, inutile de faire des milliers de km à l'interieur du pays ! Vous pouvez voir des choses nouvelles, des choses qui vont vous depayser ... dans la province de Entre Rios.
La province est grande comme l'Autriche (80.000 km2). Il est possible de louer une voiture à partir de Buenos Aires et d'aller ensuite faire un tour dans la province disons pour les plus pressés une bonne semaine, sinon au moins deux semaines.
Que voir ? Des villages, des parcs, des paysages, des rios, la gastronomie, les fetes, les carnavals et les habitants !
Deux enormes fleuves, le Rio uruguay à l'est avec les villes de Gualeguaychu, San Jose, Colon, Concepcion del Uruguay, Concordia. A l'ouest un fleuve encore plus grand, le Rio Parana, large de 60 km par endroit en y mettant les marecages et autres rivieres secondaires, et puis les villes de Gualeguay, Victoria, Diamante, Parana et La Paz.
Par ou commencer ? Arrivez a Buenos Aires, achetez vous une carte de Entre Rios et prenez au moins quelques jours pour vous lancer sur les destinations les plus proches, par exemple sur le Rio Uruguay entre Gualeguaychu et Colon. Un superbe parc National a decouvrir, le Parc El Palmar, le Palacio San Jose aussi à visiter.....
Pour avoir une premiere idée sur la province de Entre Rios, allez voir : http://www.petitherge.com/...-rios-122908420.html
Voila les villes et les curiosités les plus touristiques de la province :
- La ville de Gualeguaychu. http://www.petitherge.com/...orique-75713807.html - La ville de Colon. http://www.petitherge.com/...e-rios-75625157.html - La ville de Concepcion del Uruguay. http://www.petitherge.com/...e-rios-77955743.html - Le Palacio San Jose. http://www.petitherge.com/...-rios-122887718.html - La ville de Concordia. - Le Parc National El Palmar - La ville de Gualeguay - La ville de Victoria. http://www.petitherge.com/...-rios-123031413.html - La ville de Diamante - Le Parc National Pre Delta - La ville de Parana - La ville de Nogoya - La ville de Basavilbaso - Le village de Ibicuy
Un petit avant goût en photos : Les photos sont aussi en bas en pieces attachées. (impossible de pouvoir ajouter un texte aux images) donc les liens de mes photos sont aussi sur flickr.com ci dessous.
http://farm4.staticflickr.com/...335_92c607103a_... Victoria
http://farm8.staticflickr.com/...283_7420658585_... Victoria
http://farm4.staticflickr.com/...683_414d961635_... Colon
http://farm4.staticflickr.com/...203_b160288693_... Concepcion del Uruguay
http://farm3.staticflickr.com/...205_a7dc13edb5_... Parc Nacional El Palmar
http://farm4.staticflickr.com/...014_13285da0e4_... Gualeguaychu
http://farm8.staticflickr.com/...584_cc14d52cb8_... Palacio San Jose
http://farm8.staticflickr.com/...444_4c8d0ae13b_... Colon.
J'espere vous avoir passé l'envie d'y aller ! En tout cas, le sujet est ouvert et que ce forum soit fructueux sur le theme de la province de Entre Rios !
A tres bientot ! Herge ! www.petitherge.com
Aujourd'hui, je prends ma plume pour vous faire découvrir la province de Entre Rios qui est juste à coté de Buenos Aires et oú aucun francais ne songe aller passer quelques jours ! C'est pourtant une province merveilleuse, deja touristique par l'attrait qu'elle impose aux Porteños (de Buenos Aires) et au Rosarinos (de Rosario) pendant les vacances scolaires. Vous allez me dire que vous n'avez que 3 semaines et que vous avez deja tant de choses à voir (Valdes, Bariloche, Mendoza et Salta.....) que les autres destinations passent à la trappe ! Certes ! Mais bon, pourquoi aller à 3000 km de Buenos Aires (El Calafate, Ushuaia, etc..) quand vous avez deja à 300 et 400 km des destinations de reves ? Ne cherchez pas dans vos guides europeens, il n'y a rien (ou presque rien) sur Entre Rios, puisque ceux ci ne traitent que les 8 fannions (Buenos Aires, Iguazu, Salta, Mendoza, Bariloche, El Calafate, Ushuaia et Valdes). Donc prenons le probleme à l'envers. Si vous etes deja allés voir ses 8 fannions "soit disant incontournables" ou si vous en avez marre d'aller là où les autres vont parce que ça fait bien d'y aller ou alors par conformisme pur, il est donc temps de sortir des sentiers battus. Inutile de prendre l'avion , inutile de claquer votre argent dans les transports, inutile de faire des milliers de km à l'interieur du pays ! Vous pouvez voir des choses nouvelles, des choses qui vont vous depayser ... dans la province de Entre Rios.
La province est grande comme l'Autriche (80.000 km2). Il est possible de louer une voiture à partir de Buenos Aires et d'aller ensuite faire un tour dans la province disons pour les plus pressés une bonne semaine, sinon au moins deux semaines.
Que voir ? Des villages, des parcs, des paysages, des rios, la gastronomie, les fetes, les carnavals et les habitants !
Deux enormes fleuves, le Rio uruguay à l'est avec les villes de Gualeguaychu, San Jose, Colon, Concepcion del Uruguay, Concordia. A l'ouest un fleuve encore plus grand, le Rio Parana, large de 60 km par endroit en y mettant les marecages et autres rivieres secondaires, et puis les villes de Gualeguay, Victoria, Diamante, Parana et La Paz.
Par ou commencer ? Arrivez a Buenos Aires, achetez vous une carte de Entre Rios et prenez au moins quelques jours pour vous lancer sur les destinations les plus proches, par exemple sur le Rio Uruguay entre Gualeguaychu et Colon. Un superbe parc National a decouvrir, le Parc El Palmar, le Palacio San Jose aussi à visiter.....
Pour avoir une premiere idée sur la province de Entre Rios, allez voir : http://www.petitherge.com/...-rios-122908420.html
Voila les villes et les curiosités les plus touristiques de la province :
- La ville de Gualeguaychu. http://www.petitherge.com/...orique-75713807.html - La ville de Colon. http://www.petitherge.com/...e-rios-75625157.html - La ville de Concepcion del Uruguay. http://www.petitherge.com/...e-rios-77955743.html - Le Palacio San Jose. http://www.petitherge.com/...-rios-122887718.html - La ville de Concordia. - Le Parc National El Palmar - La ville de Gualeguay - La ville de Victoria. http://www.petitherge.com/...-rios-123031413.html - La ville de Diamante - Le Parc National Pre Delta - La ville de Parana - La ville de Nogoya - La ville de Basavilbaso - Le village de Ibicuy
Un petit avant goût en photos : Les photos sont aussi en bas en pieces attachées. (impossible de pouvoir ajouter un texte aux images) donc les liens de mes photos sont aussi sur flickr.com ci dessous.
http://farm4.staticflickr.com/...335_92c607103a_... Victoria
http://farm8.staticflickr.com/...283_7420658585_... Victoria
http://farm4.staticflickr.com/...683_414d961635_... Colon
http://farm4.staticflickr.com/...203_b160288693_... Concepcion del Uruguay
http://farm3.staticflickr.com/...205_a7dc13edb5_... Parc Nacional El Palmar
http://farm4.staticflickr.com/...014_13285da0e4_... Gualeguaychu
http://farm8.staticflickr.com/...584_cc14d52cb8_... Palacio San Jose
http://farm8.staticflickr.com/...444_4c8d0ae13b_... Colon.
J'espere vous avoir passé l'envie d'y aller ! En tout cas, le sujet est ouvert et que ce forum soit fructueux sur le theme de la province de Entre Rios !
A tres bientot ! Herge ! www.petitherge.com
10 jours au Québec en revenant tous les soirs à Sherbrooke English translation pending
Bonjour,
Des amis partent au Quebec pour 10 jours en logeant à Sherbrooke. J'essaie de leur préparer un itinéraire/circuit pour voir le maximum de choses.
Je sais qu'il y a déjà bcp de discussion sur le sujet, mais ce que je trouve, ce sont des conseils pour des circuits en se déplaçant tous les jours mais en dormant dans des lieux différents. La contrainte, ici, est qu'il faut rentrer dormir tous les soir à SHerbrooke ou éventuellement 1 nuit (peut-être 2?) ailleurs pour faire de belles visites, mais pas plus. Le budget étant sérré et le logement déjà trouvé pour le s10 jours, le mieux est de ne pas re-payer un logement durant le séjour. Du coup, je vous avoue, je galère ! Les distances sont grandes et par exemple pour aller voir les balein à Tadoussac, c'est tout de suite 5h de route aller et 5h pour le retour.
Pouvez-vous m'aider à les aider ??!!! Quel seriat le meilleur circuit?
D'avance, je vous remercie !!!!!
Bonne journée🙂
Des amis partent au Quebec pour 10 jours en logeant à Sherbrooke. J'essaie de leur préparer un itinéraire/circuit pour voir le maximum de choses.
Je sais qu'il y a déjà bcp de discussion sur le sujet, mais ce que je trouve, ce sont des conseils pour des circuits en se déplaçant tous les jours mais en dormant dans des lieux différents. La contrainte, ici, est qu'il faut rentrer dormir tous les soir à SHerbrooke ou éventuellement 1 nuit (peut-être 2?) ailleurs pour faire de belles visites, mais pas plus. Le budget étant sérré et le logement déjà trouvé pour le s10 jours, le mieux est de ne pas re-payer un logement durant le séjour. Du coup, je vous avoue, je galère ! Les distances sont grandes et par exemple pour aller voir les balein à Tadoussac, c'est tout de suite 5h de route aller et 5h pour le retour.
Pouvez-vous m'aider à les aider ??!!! Quel seriat le meilleur circuit?
D'avance, je vous remercie !!!!!
Bonne journée🙂
Quinze jours à New York, hôtel à prix abordable? English translation pending
Bonjour,
J'ai comme projet de partir à New York, 2 semaines l'année prochaine avec ma conjointe et un enfant de 9ans.
J'aimerai poser une question très fréquemment posées, mais où aucune réponse que j'ai lu ne me satisfait.
J'aimerai demander aux personnes qui sont déjà parties à New York où ont-elles dormis (Quartier, hotel) pour un prix abordable. Bien sûr par abordable, j'entends une chambre ou un logement à moins de 130$ (~100€) la nuit.
Est-ce vous pensez que 2 semaines à New York peut-être un peu long, ou au contraire ? Connaissez vous des coins ou des quartiers à éviter dans cette grande ville ?
Merci beaucoup à toutes les personnes qui répondront à mes questions !
Cordialement.
J'aimerai poser une question très fréquemment posées, mais où aucune réponse que j'ai lu ne me satisfait.
J'aimerai demander aux personnes qui sont déjà parties à New York où ont-elles dormis (Quartier, hotel) pour un prix abordable. Bien sûr par abordable, j'entends une chambre ou un logement à moins de 130$ (~100€) la nuit.
Est-ce vous pensez que 2 semaines à New York peut-être un peu long, ou au contraire ? Connaissez vous des coins ou des quartiers à éviter dans cette grande ville ?
Merci beaucoup à toutes les personnes qui répondront à mes questions !
Cordialement.
Villes à visiter aux États-Unis? English translation pending
Coucou à tous ! Je prépare déjà ma prochaine virée aux usa. J'aurai besoin pour cela de quelques avis de ceux qui ont déjà foulé le sol américain :)
Surtout au niveau du choix des villes ... en effet je partirai pour plusieurs mois et je crois qu'un tel voyage se prépare bien afin d'aller à l'essentiel, de ne voir vraiment que les villes qui s'approchent du genre de ville qui me font vibrer :)
Merci à ceux qui voudront bien m'aider sachant que j'aimerai bien trouver des villes un peu équivalentes à Berlin, Londres, Prague ... Je dois avouer que je ne suis pas trop musée & CIE mais je ne m'imagine pas dans une ville sans identité, sans une forme d'authenticité qui fait que cette ville est vraiment unique et qu'une atmosphère bien particulière s'en dégage, de sorte qu'on sente la différence d'une ville à l'autre. Bien évidemment, étant jeune, j'aimerai trouver une ville qui bouge aussi bien le jour que la nuit où il y a des jeunes mais sans pour autant qu'il y ait des usines à danser .... Les pubs sont plus mon dada :)
Je pensais à déjà : - NYC (passage obligé pour mon amie bien que je n'ai pas plus aimé que ca ...) - Chicago - Portland - San Francisco ? J'aimerai cependant trouver des villes à l'intérieur des terres qui rassemble à peu près mes critères.
Merci d"avance pour vos réponses :)
Merci à ceux qui voudront bien m'aider sachant que j'aimerai bien trouver des villes un peu équivalentes à Berlin, Londres, Prague ... Je dois avouer que je ne suis pas trop musée & CIE mais je ne m'imagine pas dans une ville sans identité, sans une forme d'authenticité qui fait que cette ville est vraiment unique et qu'une atmosphère bien particulière s'en dégage, de sorte qu'on sente la différence d'une ville à l'autre. Bien évidemment, étant jeune, j'aimerai trouver une ville qui bouge aussi bien le jour que la nuit où il y a des jeunes mais sans pour autant qu'il y ait des usines à danser .... Les pubs sont plus mon dada :)
Je pensais à déjà : - NYC (passage obligé pour mon amie bien que je n'ai pas plus aimé que ca ...) - Chicago - Portland - San Francisco ? J'aimerai cependant trouver des villes à l'intérieur des terres qui rassemble à peu près mes critères.
Merci d"avance pour vos réponses :)
Itinéraire historique américain? English translation pending
Bonjour,
je suis en train de préparer mon voyage pour l'Amérique du nord qui aura lieu dans deux ans.
Oui je sais cela fait loin, mais je n'ai pas beaucoup de revenu et j'économise pour voyager dans les deux pays qui compte le plus pour moi depuis que je suis tout jeune. Enfin bref, je souhaite préparer au mieux ce voyage. Pour ma part je souhaite venir aux USA tous les trois ans. Pour commencer, je m'attaque au nord est.
Je suis notamment passionné de l'histoire américaine, et si je viens dans ce pays, c'est en grande partie pour y découvrir des endroit important de cette histoire. Les autres grands lieux m'intéressent aussi.
Le début de mon périple commencera à Montréal (car l'avion au départ de Paris vers Montréal est moins chère), mais à partir de là je ne sais plus où aller.Vers Boston ?Vers New York ?Vers Washington ? ou autre.
Il est vrai que tout cela n'est pas facile, que ce soit la location de véhicule, trouver les hotels ou bien d'autre petit détail qui ne me viennent pas à l'esprit pour le moment.
Je serai vraiment ravi de pouvoir partager cette préparation avec des passionnés de ces pays.
je suis en train de préparer mon voyage pour l'Amérique du nord qui aura lieu dans deux ans.
Oui je sais cela fait loin, mais je n'ai pas beaucoup de revenu et j'économise pour voyager dans les deux pays qui compte le plus pour moi depuis que je suis tout jeune. Enfin bref, je souhaite préparer au mieux ce voyage. Pour ma part je souhaite venir aux USA tous les trois ans. Pour commencer, je m'attaque au nord est.
Je suis notamment passionné de l'histoire américaine, et si je viens dans ce pays, c'est en grande partie pour y découvrir des endroit important de cette histoire. Les autres grands lieux m'intéressent aussi.
Le début de mon périple commencera à Montréal (car l'avion au départ de Paris vers Montréal est moins chère), mais à partir de là je ne sais plus où aller.Vers Boston ?Vers New York ?Vers Washington ? ou autre.
Il est vrai que tout cela n'est pas facile, que ce soit la location de véhicule, trouver les hotels ou bien d'autre petit détail qui ne me viennent pas à l'esprit pour le moment.
Je serai vraiment ravi de pouvoir partager cette préparation avec des passionnés de ces pays.
Service sur KLM en classe économique English translation pending
Bonjour,
Dans une semaine je vais faire un vol Paris le Caire via Amsterdam avec KLM,
Mes questions : 1. Est ce que la qualité du service sur KLM est comparable à celle d'AF, ou moins bonne ? 2. Est ce que l'aéroport d'amsterdam est grand ? j'ai 2 heures pour faire ma correspandance et je me demande que ce que je vais faire pendant tout ce temps là ! 3. Y-a-t-il des écran de vidéo individuel sur les appareils Mc Donnel de KLM en éco ? 4. Est ce que la franchise bagage est la même que celle sur AF ( à savoir 2 fois 23 kilos en éco)
Merci pour réponses ! Pour la sécurité, je ne me pose pas de questions ! je sais que KLM est une compagnie sérieuse ! à part sont énorme accident dans les années 70 aux Tenerif et au sol avec un avion de la Panam et plus de 300 morts ....
Mes questions : 1. Est ce que la qualité du service sur KLM est comparable à celle d'AF, ou moins bonne ? 2. Est ce que l'aéroport d'amsterdam est grand ? j'ai 2 heures pour faire ma correspandance et je me demande que ce que je vais faire pendant tout ce temps là ! 3. Y-a-t-il des écran de vidéo individuel sur les appareils Mc Donnel de KLM en éco ? 4. Est ce que la franchise bagage est la même que celle sur AF ( à savoir 2 fois 23 kilos en éco)
Merci pour réponses ! Pour la sécurité, je ne me pose pas de questions ! je sais que KLM est une compagnie sérieuse ! à part sont énorme accident dans les années 70 aux Tenerif et au sol avec un avion de la Panam et plus de 300 morts ....
Costa Rica: The dry season isn't what it used to be!
Introduction:
For years, I’ve heard about Costa Rica, which seems like a country "made for me"—nature, not cities.
I almost went in 2019, but a family issue made me cancel.
Initially, I wanted to spend at least three weeks there, planning to go in our summer despite it being the rainy season. Then I realized what I wanted to do could fit into two weeks, so I ended up going in February.
Plus, January’s weather was so awful that some sunshine should do me good.
I found a flight at a decent price, but with two downsides.
The first is that it leaves from Paris CDG, and the second is that it’s with Air France—a airline I’d sworn off after my misadventures with them back in 2008. We’ll see how it goes!
Retour d’une croisière dans les Caraïbes de l'Ouest sur le Riviera d’Oceania English translation pending
Bonjour à tous,
Retour d'une croisière de dix jours, effectuée fin Janvier au départ de Miami. Les escales ont été les suivantes : Key West, Roatan (Honduras) Santo Tomas (Guatemala) Harvest Caye (Belize) Costa Maya, Cozumel (Mexique), Havane (Cuba), Miami et nous avions deux jours en mer.
Nous connaissions déjà le bateau pour l’avoir pris pour une croisière Venise-Rome en 2017 et depuis nous rêvions de le reprendre. Vols aller-retour pris sur Air-France cinq mois auparavant. Ces vols devaient être directs, mais trois mois avant le départ le vol de retour devint à escale, à Atlanta.
Il y a vingt ans nous avions fait une croisière vers les Iles Grenadines qui ne nous avait pas trop enchantés. Un séjour à la Guadeloupe et un autre aux Bahamas m’avaient convaincu de refermer la page des caraïbes. Toutefois, l’an dernier, après un hiver froid et un printemps très pluvieux, mon mari a insisté pour réserver cette croisière.
Alors disons-le tout de suite nous sommes revenus enchantés.
Pour les fidèles du forum, les escales ne seront pas originales, surtout que nous n’avons rien fait de particulier et en ce qui concerne le bateau il y a eu déjà des retours.
D'abord celui de Catherine (4yne) qui a été d’abord ravie par sa croisière quasiment identique à la nôtre, puis très déçue par une croisière ratée en Afrique du sud avec cette même compagnie. Je n’oublie pas le retour, enthousiaste et hilarant de Sylvie (vsylvie) et enfin mon précédent compte-rendu, dont je mets le lien ci-après pour les lecteurs intéressés par le bateau et la compagnie :
Nous sommes partis très tôt le matin, sous une averse de grêle. Comme nous n’avons pas voulu nous surcharger avec des manteaux, nous avons eu bien froid dans le RER direction Roissy en traversant une région parisienne glacée et encore enneigée.

Le vol a pris du retard car il a fallu dégivrer l’appareil puis en avant pour passer une dizaine d’heures, engoncée dans son siège.
Arrivés à Miami, on s’arme de patience pour faire la queue, qui en fait avancera assez vite. On nous dirige vers des machines qui nous prend en photo et sur lesquelles nous scannons nos passeports, nos empreintes. Nous pensons que c’est terminé, mais non, nous devons refaire la même chose devant un douanier.
Le taxi pris à l’aéroport pour l’hôtel est une épave assez incroyable. C’est étonnant qu’il ait le droit de rouler…
Nous avions également réservé 3 nuits dans un Hôtel Art-déco à Miami Beach.
L’hôtel est très bien noté, il est rénové depuis peu, la chambre est grande, le lit fait deux mètres de large et la salle d’eau est parfaite.

Deux critiques quand même le parfum d’ambiance et le petit déjeuner nul. Enfin, quel plaisir d’être bras nus et d’aller sur la plage à quelques mètres. Face à l’océan, au milieu des mouettes on oublie l’inconfort de ce vol durant lequel je n’ai pas réussi à dormir, comme d’habitude…


Je ne m’étendrai pas sur ce court séjour durant lequel nous ne sommes pas sortis des sentiers battus. Nous avions fait un séjour de deux semaine en Floride en 1992, mais n’avions passé qu’une journée à Miami.
Le lendemain, nous avons donc pris un forfait « Big bus » pour deux jours et nous sommes partis à la découverte de la ville et de ses différents quartiers.




Le soir venu nous avons arpenté le quartier Art-déco. En résumé le but est de voir et d’être vu. La population est surtout « latino ». Beaucoup de « bling-bling » de la part de jeunes frimeurs ! Sans oublier quelques « créatures » très voyantes des deux sexes.





En fait j’ai préféré ce quartier tôt le matin.
Retour d'une croisière de dix jours, effectuée fin Janvier au départ de Miami. Les escales ont été les suivantes : Key West, Roatan (Honduras) Santo Tomas (Guatemala) Harvest Caye (Belize) Costa Maya, Cozumel (Mexique), Havane (Cuba), Miami et nous avions deux jours en mer.
Nous connaissions déjà le bateau pour l’avoir pris pour une croisière Venise-Rome en 2017 et depuis nous rêvions de le reprendre. Vols aller-retour pris sur Air-France cinq mois auparavant. Ces vols devaient être directs, mais trois mois avant le départ le vol de retour devint à escale, à Atlanta.
Il y a vingt ans nous avions fait une croisière vers les Iles Grenadines qui ne nous avait pas trop enchantés. Un séjour à la Guadeloupe et un autre aux Bahamas m’avaient convaincu de refermer la page des caraïbes. Toutefois, l’an dernier, après un hiver froid et un printemps très pluvieux, mon mari a insisté pour réserver cette croisière.
Alors disons-le tout de suite nous sommes revenus enchantés.
Pour les fidèles du forum, les escales ne seront pas originales, surtout que nous n’avons rien fait de particulier et en ce qui concerne le bateau il y a eu déjà des retours.
D'abord celui de Catherine (4yne) qui a été d’abord ravie par sa croisière quasiment identique à la nôtre, puis très déçue par une croisière ratée en Afrique du sud avec cette même compagnie. Je n’oublie pas le retour, enthousiaste et hilarant de Sylvie (vsylvie) et enfin mon précédent compte-rendu, dont je mets le lien ci-après pour les lecteurs intéressés par le bateau et la compagnie :
Nous sommes partis très tôt le matin, sous une averse de grêle. Comme nous n’avons pas voulu nous surcharger avec des manteaux, nous avons eu bien froid dans le RER direction Roissy en traversant une région parisienne glacée et encore enneigée.

Le vol a pris du retard car il a fallu dégivrer l’appareil puis en avant pour passer une dizaine d’heures, engoncée dans son siège.
Arrivés à Miami, on s’arme de patience pour faire la queue, qui en fait avancera assez vite. On nous dirige vers des machines qui nous prend en photo et sur lesquelles nous scannons nos passeports, nos empreintes. Nous pensons que c’est terminé, mais non, nous devons refaire la même chose devant un douanier.
Le taxi pris à l’aéroport pour l’hôtel est une épave assez incroyable. C’est étonnant qu’il ait le droit de rouler…
Nous avions également réservé 3 nuits dans un Hôtel Art-déco à Miami Beach.
L’hôtel est très bien noté, il est rénové depuis peu, la chambre est grande, le lit fait deux mètres de large et la salle d’eau est parfaite.

Deux critiques quand même le parfum d’ambiance et le petit déjeuner nul. Enfin, quel plaisir d’être bras nus et d’aller sur la plage à quelques mètres. Face à l’océan, au milieu des mouettes on oublie l’inconfort de ce vol durant lequel je n’ai pas réussi à dormir, comme d’habitude…


Je ne m’étendrai pas sur ce court séjour durant lequel nous ne sommes pas sortis des sentiers battus. Nous avions fait un séjour de deux semaine en Floride en 1992, mais n’avions passé qu’une journée à Miami.
Le lendemain, nous avons donc pris un forfait « Big bus » pour deux jours et nous sommes partis à la découverte de la ville et de ses différents quartiers.




Le soir venu nous avons arpenté le quartier Art-déco. En résumé le but est de voir et d’être vu. La population est surtout « latino ». Beaucoup de « bling-bling » de la part de jeunes frimeurs ! Sans oublier quelques « créatures » très voyantes des deux sexes.





En fait j’ai préféré ce quartier tôt le matin.
Retour sur mon voyage en Floride du 21 mai au 9 juin 2016 English translation pending
Petit retour suite à mon voyage en Floride du 21 mai au 9 juin 2016
Depuis mon dernier compte rendu de 2013, j’ai pris l’habitude de voyager en solo. Je me souviens avoir eu des inquiétudes avant mon premier voyage en solo de novembre 2013… 😎 je dois dire qu’aujourd’hui j’y prends un certain plaisir. 😛
J’ai donc refait 3 voyages aux USA depuis...
Pour ce qui concerne la Floride, ce séjour sera mon 4ème. Je ne visite donc plus vraiment aujourd’hui comme lors de mon premier séjour… J’ai plutôt tendance à m’attarder dans certains coins dès lors que je m’y sent bien.
Il faut ajouter à cette nouvelle manière de voyager que le dessin et la peinture se sont rattachés à tout ça. Je m’explique, j’ai tendance aujourd’hui à chercher des expos pour occuper quelques jours durant mon voyage et j’adore ça !
Je vais tenter de vous faire un petit retour de mon dernier séjour et peut-être compléter un peu avec des expériences de mon voyage précédent pour lequel je n’ai pas fait de carnet…
Ça risque d’être un peu confus, mais mes voyages sont toujours aussi désorganisés et confus ! donc ce compte rendu sera à l’image de mes voyages !
21 mai 2016 :
C’est parti pour l’aventure !
Cette année j’ai pioché dans les prix les plus bas possibles pour prendre mon billet d’avion. J’en ai eu pour 465 euros aller retour (Nice / Miami). Il faut dire que depuis 2 ans, je part tous les 6 mois… Les finances n’étant pas extensibles je me dois de faire le moins cher possible…
A mon trajet aller, j’ai vite compris une des raisons de ce prix très bas ! Vol aller Nice Madrid avec Air Lingus, rien à dire, puis Madrid – Miami avec Américan Airlines. Je crois bien que j’ai hérité de l’avion le plus pourri d’AA.

Je vous laisse juger de la qualité de l'écran général... 😎
Un avion vieillot, les films diffusés en continu, avec possibilité de se raccrocher toutes le 30 mn… HiHi ! ça m’a presque rappelé l’époque où on avait un seul écran pour tout le monde… Je pensais sincèrement que tous les avions pour les USA étaient équipés d’écrans tactiles individuels avec le choix des programmes… Ben non ! En Bref, le vol se passe, j’arrive à Miami vers 15H, passage à l’immigration très rapide (Quelques minutes au lieu de 4H de l’année dernière).
Je suis passé par les bornes automatiques, puis j’ai été accueilli par un Haïtien très sympa qui m’a tamponné mon passeport en quelques secondes…
Pour mémoire, l’année dernière j’avais avec moi des peintures dans une grosse valise… (Ci-dessous Ma valise carton spéciale expos aux USA ! 😎 - Système D).

J'avais donc passé en 2015 près de 1H à l’immigration sans les bornes et pratiquement 3H en douanes pour expliquer le pourquoi du comment de mes peintures… Bref un enfer. Cette année, je suis venu les mains dans les poches car j’ai la chance d’avoir assez de peintures sur places prêtées par des collectionneurs… Et comme je n’ai rien le droit de vendre sur place, nulle besoin de venir avec des tonnes d’objets. Juste des cartes de visite pour me faire connaître un peu plus.
Donc, je me rends chez Alamo pour récupérer ma petite voiture (Une ford Fiesta berline). J’ai pris encore une fois cette année ce qu’il y avait de moins cher (L’année dernière j’avais loué un SUV et je m’étais retrouvé avec une Suburban ! ) ça équilibre !
2015 :

2016 (On sent la crise ! 😛) :

Cette année comme je n’avais pas plein de peintures avec moi, je me suis contenté d’une petite voiture. Et honnêtement j’ai été très satisfait de mon choix !…
J’arrive le soir dans mon hôtel sur Sunny Isles beach, juste au nord de Miami beach (Un de ces vieux hôtels que l’on ne trouve pratiquement plus sur le bord de mer… ). Je fait parti de ces personnes qui regrettent que le littoral soit envahi par des buildings…

J'ai pris un hôtel Pas cher "Thunderbird beach resort" , hyper vieillot mais suffisamment confortable, j’ai dormi comme un bébé après ce long voyage… C’était le but.



Depuis mon dernier compte rendu de 2013, j’ai pris l’habitude de voyager en solo. Je me souviens avoir eu des inquiétudes avant mon premier voyage en solo de novembre 2013… 😎 je dois dire qu’aujourd’hui j’y prends un certain plaisir. 😛
J’ai donc refait 3 voyages aux USA depuis...
Pour ce qui concerne la Floride, ce séjour sera mon 4ème. Je ne visite donc plus vraiment aujourd’hui comme lors de mon premier séjour… J’ai plutôt tendance à m’attarder dans certains coins dès lors que je m’y sent bien.
Il faut ajouter à cette nouvelle manière de voyager que le dessin et la peinture se sont rattachés à tout ça. Je m’explique, j’ai tendance aujourd’hui à chercher des expos pour occuper quelques jours durant mon voyage et j’adore ça !
Je vais tenter de vous faire un petit retour de mon dernier séjour et peut-être compléter un peu avec des expériences de mon voyage précédent pour lequel je n’ai pas fait de carnet…
Ça risque d’être un peu confus, mais mes voyages sont toujours aussi désorganisés et confus ! donc ce compte rendu sera à l’image de mes voyages !
21 mai 2016 :
C’est parti pour l’aventure !
Cette année j’ai pioché dans les prix les plus bas possibles pour prendre mon billet d’avion. J’en ai eu pour 465 euros aller retour (Nice / Miami). Il faut dire que depuis 2 ans, je part tous les 6 mois… Les finances n’étant pas extensibles je me dois de faire le moins cher possible…
A mon trajet aller, j’ai vite compris une des raisons de ce prix très bas ! Vol aller Nice Madrid avec Air Lingus, rien à dire, puis Madrid – Miami avec Américan Airlines. Je crois bien que j’ai hérité de l’avion le plus pourri d’AA.

Je vous laisse juger de la qualité de l'écran général... 😎
Un avion vieillot, les films diffusés en continu, avec possibilité de se raccrocher toutes le 30 mn… HiHi ! ça m’a presque rappelé l’époque où on avait un seul écran pour tout le monde… Je pensais sincèrement que tous les avions pour les USA étaient équipés d’écrans tactiles individuels avec le choix des programmes… Ben non ! En Bref, le vol se passe, j’arrive à Miami vers 15H, passage à l’immigration très rapide (Quelques minutes au lieu de 4H de l’année dernière).
Je suis passé par les bornes automatiques, puis j’ai été accueilli par un Haïtien très sympa qui m’a tamponné mon passeport en quelques secondes…
Pour mémoire, l’année dernière j’avais avec moi des peintures dans une grosse valise… (Ci-dessous Ma valise carton spéciale expos aux USA ! 😎 - Système D).

J'avais donc passé en 2015 près de 1H à l’immigration sans les bornes et pratiquement 3H en douanes pour expliquer le pourquoi du comment de mes peintures… Bref un enfer. Cette année, je suis venu les mains dans les poches car j’ai la chance d’avoir assez de peintures sur places prêtées par des collectionneurs… Et comme je n’ai rien le droit de vendre sur place, nulle besoin de venir avec des tonnes d’objets. Juste des cartes de visite pour me faire connaître un peu plus.
Donc, je me rends chez Alamo pour récupérer ma petite voiture (Une ford Fiesta berline). J’ai pris encore une fois cette année ce qu’il y avait de moins cher (L’année dernière j’avais loué un SUV et je m’étais retrouvé avec une Suburban ! ) ça équilibre !
2015 :

2016 (On sent la crise ! 😛) :

Cette année comme je n’avais pas plein de peintures avec moi, je me suis contenté d’une petite voiture. Et honnêtement j’ai été très satisfait de mon choix !…
J’arrive le soir dans mon hôtel sur Sunny Isles beach, juste au nord de Miami beach (Un de ces vieux hôtels que l’on ne trouve pratiquement plus sur le bord de mer… ). Je fait parti de ces personnes qui regrettent que le littoral soit envahi par des buildings…

J'ai pris un hôtel Pas cher "Thunderbird beach resort" , hyper vieillot mais suffisamment confortable, j’ai dormi comme un bébé après ce long voyage… C’était le but.



Promenade dans le sud des États-Unis English translation pending
Bonjour à tous
à peine rentré je post ce compte rendu pour ceux que cela pourrai aider dans leurs préparatifs😉
Compte tenu de l’expérience plus que positive de l’année passée, cette fois encore, je vais organiser l’intégralité du séjour moi même personnellement tout seul avec l’aide bien sur d’internet, de ses comparateurs de prix, de ses forums et blogs…
Je m’y prends bien à l’avance, afin de limiter au maximum les impairs et autres erreurs de choix. Cette fois ce sera le Sud des Etats unis.
Première étape, planifier l’itinéraire en fonction des points d’intérêts choisis, puis définir les points de chutes en fonction des distances quotidiennes à parcourir, quantifier les nuitées sur un même site, et enfin concrétiser tout cela par les réservations afin de partir le plus tranquille possible.
La trame principale sera :
- laFloride (Miami, Everglades, Key West),
- le Golfe du Mexique et la Louisianne (nouvelle orléans, lafayette, bayous)
- le Texas et ses grandes villes (Houston, San antonio, Austin, Dallas),
- le Tennessee (Memphis, Nashville)
- le parc de Great Smoky mountains,
- les rivages de l’atlantique avec Charleston, pour retourner et finir en Floride (ce qui évite les frais toujours exorbitants d’abandon de véhicule) avec Jacksonville et Orlando (5 nuits de« repos » dans une villa avec piscine s’il vous plait !!)
Pour la voiture, je refais confiance à Alamo qui ne nous ajamais déçu jusqu’à présent, je réserve directement sur le site.
Pour les vols, Paris Miami, Orlando Paris et bien impossible de trouver des vols directs par le biais des comparateurs, ou bien alors les rares propositions font exploser les prix (en vol !!) 😏 donc ce sera via Zurich à l’aller (avec swiss international) et Francfort au retour (avec Lufthansa) soit 570 euros le billet réservé en Janvier pour le départ en Juin(période moins chère évidemment).
Pour les hôtels, j’alternerai via expédia, booking e thotel.com. Ils proposent presque tous les mêmes hôtels à des prix presque similaires, exception faite qu’expédia affichent les prix tous frais inclus. Ma préférence ira vers ce site, car en plus, et ça c’est affaire de choix, on paie d’avance en euro, ce qui pour ma part évite les frais bancaires de paiement en devises et au moins il n’y a pas de surprise avec les éventuelles variations du taux de change, on sait où on va. Cependant, cela peut poser problème en cas d’annulation, plus de démarche à faire, même si les autres de toute façon prennent vos coordonnées bancaires en cas d’annulation tardive, il y a quand même des frais.
Petite précision, ces sites référencient de moins en moins d’hotels à cause de leurs gourmandes commissions, certains professionnels préfèrent renoncer à leurs services…. Ainsi une fois sur place, on s’aperçoit qu’à côté de l’hotel choisi, s’en trouvent bien d’autres similaires dont on ignorait l’existence en consultant seulement les sites ci dessus.
Une fois la validité des passeports et autorisations ESTA vérifiées, il ne me reste plus qu’à changer les devises en quantités suffisantes pour être prêts à partir.(en effet en plus du carburant, de la bouffe et de certains hotels n’ont réglés d’avance qui sont des dépenses« obligatoires » il faut prévoir les visites et surtout les ACHATS)
CA Y EST 2 Juin 2014,11h00 décollage de Roissy. Evidemment, l’escale est dans le sens opposé à la destination, ce qui engendre encore plus de temps de voyage. 18h00 heure locale (moins 6) à Miami, l’immigration américaine toujours aussi tatillonne freine les touristes impatients, résultat 1h15 d’attente debout dans les allées en serpentin (comme à DISNEY ouai ouai !!) pour accéder à l’un des 3 seuls guichets ouverts pour filtrer la totalité des arrivées qui se succèdent et s’entassent. Ensuite, récupération des bagages et salutations des douaniers beaucoup moins zélés que leurs collègues transfrontaliers puis direction Alamo où une fois de plus on peut choisir notre voiture (ce n’est pas toujours le cas) dans la catégorie réservée parmi celles présentes, sauf qu’à cette heure là (20h00) le choix est un peu limité. On commence par charger le coffre d’une passat de nos trois bagages pourtant allégés avant l’inévitable prise de poids, seulement la conception du coffre étant, les charnières buttent sur eux à la fermeture rendant ainsi une bonne partie de l’espace inutilisable !!! Du coup on reprend comme l’année dernière une chevrolet impala qui vient juste d’arriver sur le site, fraîchement shampouinée. Celle là, on sait que si un petit sac glisse au fonds du coffre, il nous faudra physiquement rentrer dedans en entier pour pouvoir le récupérer tant il y a du volume.
Malgré ses 300 CV et sa boite automatique, nous consommerons 8 litres aux 100 kms, sachant qu’en moyenne le litre était à 0,92 dollar soit avec notre taux de change assez intéressant moins de 70 cents d’euros (en moyenne 3,6 dollar le gallon de 3,78 litres, on l’a vu à 3,16 mais aussi à 3,89 !!)
Bien sur à l’accueil, l’employé dévoué d’alamo (qui n’avait de cesse de baratiner les 3 clientes françaises du comptoir voisin, malgré ses 150 kgs apparents) à tenter de nous apeurer et de nous caser pas moins de 2 assurances supplémentaires pour 15 dollars par jour !!!! ce qui pour nous aurai tout simplement augmenter l’addition totale de quasiment 50%……
En revanche, et c’est un point imporant j’ai longuement insisté pour avoir confirmation que le SUN PASS était prévu et inclus. En effet, dans tout ce secteur ( mais aussi la principale autoroute de Floride la Turnpike ) il faut passer à des points de péages entièrement automatisés équipés de portiques (comme pour la merveilleuse future ex écotaxe de chez nous) et aucun moyen de les éviter une fois engagés parfois même sans le savoir ou y avoir fait attention. Les différents forums et blogs sur le sujet consultés avant de partir donnaient des avis divergents. Je confirme la nécessaire vigilance sur ce point car il paraît que les contraventions prélevées par le loueur qui conserve précieusement vos coordonnées bancaires peuvent brutalement réveiller vos hémorroïdes une fois revenus en France.
Rétroviseurs et siège réglés, le voyage peu vraiment commencer. Vu l’heure tardive, direction pour 3 nuits le spring hill suite de Miami (je précise « airport south » car il y en a plusieurs) à 15 minutes de l’aéroport et 18 kms du centre !!. La chambre est grande avec coin cuisine, le petit dej et le parking sont inclus. Ce dernier point est aussi important, car en centre ville le stationnement est difficile et hors de prix.A 21h00 notre premier repas se fait à côté chez Wendys avec ses frites moins industrielles (ouvert 24h/24 comme tous les autres d’ailleurs) puis dodo car pour nous il est presque 4h00. Le ciel est très chargé, que faire demain Everglades ou route des Keys ???
A noter que juste à côté se trouve un hotel « chambria suites » pas vu sur les sites précités (si site, !) peut être tout aussi bien.
2ème jour
Ce matin, la météo de Floride est peu clémentine, c’est très couvert et il pleut. Du coup on décide de faire la route des keys, car on passera pas mal de temps en voiture, alors que dans les éverglades ??? Départ 6h30, après dégustation entre autre, de gaufres cuites nous même. Une fois les embouteillages passés, on attaque.
Cette route « overseas » à 2 voies, à faire aller retour est longue très longue, (en tout 323 miles parcourus dans la journée soit x1,609= plus de 500 kms). Les nombreux ponts beaucoup moins jolis et spectaculaires qu’attendu, la pluie incessante rendent le trajet monotone, faisant passer presqu’inaperçues les nombreuses belles petites plages sauvages bordées de palétuviers et palmiers.
HEUREUSEMENT il y a FINDU…, non je veux dire KEY WEST. En effet, au bout du monde et à peine 90 kms de Cuba (à vol de pélican), cette petite ville agréable, très jolie et typique de part son architecture avec ses arbres rouge flamboyants fait vite oublier le trajet, sous une timide éclaircie qui plus est. L’ambiance pirate des Caraïbes n’est pas loin. 🏴☠️
A Southernmostpoint, on renonce à faire la queue pour la photographie car il faut déjà penser au retour. Et, bien qu’il soit 16h00, une pause s’impose à Key largo chez le célèbre Mrs MC’s kitchen. A la carte et pour 13 dollars je déguste mon premier morceau d’alligator juste poêlé, bien meilleur que ce que j’imaginais. Mais il y a aussi et surtout le fameux« keylime pie » tarte au citron local et vraiment maison :sublime, même pour moi qui ne suis pas un bec sucré, c’est pas peu dire.
Après passage à la chambre, direction miami beach et ses bâtiments art déco. Sur la croisette locale, ocean drive longue de 1,5 kms, hôtels et restaurants plus ou moins guindés se succèdent, quelques blaireaux ne supportant pas l’anonymat font du bruit avec leur mac laren ou autres ferrari, ce n’est pas notre tasse de thé (de café non plus d’ailleurs).
Le diner pique nique se fera en chambre, le besoin de repos se fait déjà sentir….
3ème JOUR
Le soleil revient, tant mieux pour les Everglades où l’on arrive à l’ouverture (9h00) via florida city (1h15 de Miami) et moyennant 10 dollars (par véhicule).
A royal palm, on parcoure gentiment le petit sentier d’Anhinga trail, il y a tellement d’alligators que l’on se demande si on est pas au zoo et on cherche vainement les éventuelles clôtures. Pour une fois que dans une réserve on voit de la faune en quantité cela paraît presque suce pet. La seconde randonnée, si on peut appeler cela comme ça tant c’est court, part du même endroit et se nomme gumbo limbo trail, en cette saison peu devégétation fleurie à admirer, côté faune on aperçoit un strigidae (enfin un hibou quoi) qui a oublié d’aller se coucher (c’est chouette) et surveille une minuscule mare remplie de grenouilles jaunes qui coassent, enfin je croas.
On sort du parc à 11h00 (et oui y a pas forcément grand chose à faire de ce côté sud du parc) pour aller à la ferme aux alligators toute proche. Le tour en airboat inclus dans le prix de l’entrée est plus folklorique qu’autre chose. A part les 4 ou 5 petits crocos ( ou alligators c’est caïman pareil !) « dressés » qui passent leur temps à bronzer dans le chenal en attendant les photographes qui flattent leurs égos, il faut bien dire que le boucan des moteurs (casques protecteurs fournis)n’attire pas les animaux. Le pilote juché sur son siège fait des ronds dans l’eau histoire de mouiller un peu les clients et puis c’est tout. Ensuite on assiste au repas des vieux monstres gloutons du parc qui se bousculent pour happer goulument de bons gros morceaux de viandes crues y compris des travers de porcs entiers. Les spectacles alligator et serpent programmés plus tard en cette saison creuse se priveront de notre présence. A la place on se restaure non loin de là chez gatorgrill au slogan plutôt accrocheur ainsi libellé « vous les avez vu, maintenant goutez les ! »
On se prend donc des wings de gator et 2 gatortacos mais la façon de les cuisiner est moins séduisante que lors de ma première expérience.
Retour à Miami pour continuer notre aperçu de cette ville hispanique voire cubaine: coral gable et le bel hotel baltimore, littlehavana et sa tamiani street avec ses marchands de cigares, coconut grove et sa population noire, et enfin key biscaine où il faut débourser 1,75 dollar pour emprunter le pont et admirer les belles résidences de cette île privilégiée.
4ème JOUR
C’est déjà fini pour Miami qui ne nous laissera pas de souvenir impérissable, direction Tampa, et plus précisément la station balnéaire de treasure island plus calme que Clearwater plus au nord. Il nous faut pour cela traverser la floride d’est en ouest jusqu’à Naples par la route 41, très longue ligne droite de 160 kms limitée à 96 kms heures, c’est des coups à s’endormir au volant. On y longe le nord des Everglades, où tous les 3,4 ou 5 kms on vous propose les plus merveilleuses balades possibles en airboat !!!
Les diverses villes résidentielles traversées sont plutôt du genre huppé, les parkings de plages sont tous payants, il faut dire qu’elles sont belles, immenses et le sable OMO (traduction : plus blanc que blanc !)

Ici une profession semble ne pas souffrir du chômage, c’est celle de jardinier, les propriétaires de résidence semblent en effet accorder beaucoup d’importance à l’entretien de leur domaine très arboré.
Pour le pique nique du midi, l’arrêt se fera sur l’une des belles plages encore peu fréquentées de Sanibel island, (là aussi il faut débourser 6 dollars pour emprunter le pont).
Le treasure hotel bay et marina de treasure island est de taille humaine et correct, pour le diner c’est chez mad beach fish house que ça se passe et ma grande assiette garnie de crevettes, cuisses de grenouille (et oui) et poisson chat frits me coûte que 18 dollars. Au retour on aperçoit un magnifique coucher de soleil tel que ceux que l’on rêve d’immortaliser, mais le temps de se garer et de descendre c’est déjà fini en moins d’une minute, il aquitté pour 24h00 la ligne d’horizon de cet immense golf du Mexique.
Aujourd’hui il n’y a pas eu de pluie, une température de 93°F(soit presque 35°c) et encore des embouteillages partout souvent à cause des omniprésents travaux de voiries.
A noter encore, que depuis notre arrivée, le comportement des automobilistes nous paraît bien différent de ce que nous avions constaté les années précédentes, ici beaucoup moins de discipline et de respect des autres, c’est devenu chacun pour soi, et parfois même on assiste au changement brusque de file pour emprunter sur quelques mètres la file réservée aux entrants histoire de grappiller quelques places dans l’embouteillage…résultat pas moins de 4 accidents sérieux déjà observés, méfiance….
De plus, les Américains qui naissent avec une casquette sur la tête ont maintenant en plus un téléphone greffé à la main, conduire en téléphonant n’est pas interdit, seuls les textos le sont !!!on voit le résultat.
5ème JOUR
Nous continuons notre remontée vers le Nord, en longeant la mer par d’interminables lignes droites toujours aussi limitées pour la vitesse(parfois 55 miles)
A tarpon springs ou bien est ce une autre de toutes ces stations qui s’enchaînent ? j’aperçois l’apparition furtive de deux nageoires caudales à proximité du rivage dans la même direction que nous, j’accélèr ealors un peu l’allure afin de trouver un accès carrossable au bord de l’eau et pouvoir observer cela de plus près. La possibilité s’offre à quelques encablures, ce qui nous laisse le temps de préparer nos objectifs pour l’arrivée de ces 2 dauphins, joggeurs matinaux. Devant les pêcheurs stoïques et visiblement habitués, ils chahutent à quelques mètres seulement du bord, dire que nous ceux qu’on voit sont en captivité à Marineland….(je parle pour les parigos évidemment)
Les belles propriétés démesurées avec accès direct à la mer se succèdent, ici pas de loi littorale semble t’il vu le nombre de chantiers en cours.
A crystal river, on s’arrête à homosassa wildlife parc à 13dollars. Après une mini croisière apaisante de 20 minutes à travers une sorte de bayou (avec commentaires abondants mais en anglais) on rejoint le parc animalier où l’on peut observer une grande variété d’oiseaux, de mammifères, de poissons mais aussi alligators et surtout lamantins en surcharge pondérale.(appelés ici manatee). Le retour à l’entrée peut aussi s’effectuer en petit train plus rapide que le bateau, à notre avis l’arrêt s’impose dans ce parc.
Le capitole de la capitale Tallahassee vaut le détour, tout comme paraît il pour ceux qui ont le temps, son immense et vieille université (FSU) de briques rouge avec son stade gigantesque.
Pour raccourcir un peu l’étape de demain, et aussi faute d’avoir trouvé des propositions sur les comparateurs précités j’ai réservé aubest western plus de Crawfordville (wakulla inn & suites) au sud. Cet hôtel correct avec joli patio, est totalement isolé au milieu de nul part près de l’Apalachicolaforest. Seul en face se trouve un collège, où comme par hasard, ce soir c’est« gradation » (remise des diplômes) événement familial incontournable ici, résultat même en pleine cambrousse les embouteillages que l’on croyait oubliés ressurgissent tel un coche marre. Pour se restaurer il faut parcourir 10 miles avant de rejoindre angelo et son’s à Médart, faute de concurrence c’est grand mais plein, correct sans plus compte tenu du prix (80 dollars à 3 sans boisson).
6ème JOUR
Destination l’un des points forts du séjour, la NouvelleOrléans. On longe toujours le golf dans sa partie Nord et traversons les côtes littorales des états d’alabama et du Mississipi, où ça et là, les stigmates de la dernière catastrophe sont toujours visibles, il faut bien dire que les plates formes pétrolières sont nombreuses.

On oublie pas de reculer nos montres d’une heure, c’es ttoujours ça de gagner sur l’itinéraire. Les petites villes balnéaires traversées sont moins huppées qu’en Floride, cependant les hautes habitations sur pilotis ont leur charme, et les habitants sont de fervents pêcheurs. Chaque point de mise à l’eau des embarcations est saturé par les pickup avec remorques vides en stationnements anarchiques, indiquant que les passionnés sont déjà à l’action malgré l’heure matinale.
On est Samedi et les stations balnéaires de Destin et Fortwalton ont fait le plein.
Environ 675 kms plus loin, on emménage pour 3 nuits au country inn & suites de New orléans. Immense hôtel à l’architecture locale idéalement placé, à seulement quelques minutes du vieux carré, centre névralgique de la ville épargné par Katrina en 2005. Seuls bémols, la salle depetit dej est beaucoup trop petite par rapport à la capacité d’hébergement, le prix du parking quasi obligatoire avec valet à 28 dollars la journée (au lieu des 36 annoncés sur le site), notre chambre correcte au 4° mais située à l’arrière du bâtiment desservi par un seul ascenseur.
Bagages posés on se hâte vers le centre, en croisant plusieurs processions nuptiales précédées de parades musicales, ça y est c’est sur on y est… Mais au french market, à 17h30 ce samedi les exposants remballent déjà… c’est pas bien grave ce ne sont pas les commerces qui manquent, on a que l’embarras du choix pour trouver la plus belle gueule entrouverte d’alligator« taxidermée » ou les toujours existants et fameux biscuits de« aunt Sally’s » déclinés maintenant sous différentes variantes.(Ils existaient déjà il y a plus de 25 ans lors de notre première visite ici).L’esprit vaudou et carnavalesque sont omniprésents
Pour le diner, on se pose chez pontalba en face de jacksonsquare où pour le prix le jumbalaya local composé de 95% de riz n’est pas servi sous son meilleur jour !!!
A la tombée de la nuit Bourbon street en folie est incontournable (le nom vient de la famille… pas de la boisson bande d epoivrots), en effet c’est l’un des rares endroits aux states où vous avez le droit de vous balader dans la rue avec votre boisson alcoolisée à la main sans devoir la cacher hypocritement dans un sachet en papier. Et croyez moi tout le monde le sait, en profite, voir même en abuse. Faut dire que les nombreux estaminets rivalisent d’ingéniosité pour favoriser la tentation en proposant chacun leur verre plus ou moins volumineux et remplis de substances parfois difficiles à définir.(sans les gouter)

7ème JOUR
C’est Dimanche, la météo est moyenne, peut être du monde sur les routes, on décide de laisser la voiture au garage et de continuer la visite. Pour se faire direction le 622 royal street, point de départ de la visite guidée pédestre en français vue sur le routard. (tous les jours à 10h00)D’ailleurs celui-ci nous permet de payer 22 dollars au lieu de 25 par personne.Il s’agit d’une longue promenade commentée de 2h30 avec comme fil conducteur la destinée de la famille de planteurs créoles duparc locoul. La compétence et l’extraordinaire amour de son pays de notre guide dont j’ai oublié le prénom(ancienne juriste et enseignante retraitée) rendent cette sinueuse déambulation réellement intéressante et historiquement enrichissante. Par contre le retour au contemporain est brutal quand au vieux cimetière on nous montre le mausolée construit à l’avance par et pour l’obnubilé Nicolas Cage.
Le midi on mange une muffoletta, sandwich à étages multiples avec beaucoup d’olives vertes au marché français, meilleur paraît il que le traditionnel po boy local. Après midi shopping avec quelques photos quand même de ce bon vieux steamboat Natchez, toujours fidèle au poste et prêt à naviguer sur le mississipi. Dîner pour 90 dollars (ça monte) chez pierre Maspero’s(angle st louis et chartres) avec un copieux plat de crevettes et écrevisses minuscules frites à la panure.

Il est maintenant temps de reposer nos petits petons rudement éprouvés.
8ème JOUR
Pour un tour sur les bayous, mes recherches initiales m’ont orientées vers torres swamp tour à Kraemer (environ 50 miles), attention même le GPS a du mal à trouver, et c’est plutôt mal indiqué. Le patriarche cajun(initialement descendant des acadiens déportés de la nouvelle écosse) es tfrancophone mais c’est son fils brian qui nous fera la visite en anglais, car lui visiblement préfère se réserver pour le lendemain et un car complet de français. Résultat on a une visite privée pour nous trois mais à 75$, ça dure environ 1h30, c’est assez sympa et on obtient toutes les réponses à nos questions. Le « clou » c’est d’attirer les walligators vers nous à coups de shamallows blancs flottants à la surface de l’eau, et ça marche. Sinon rien de bien extraordinaire en complément de nos visites précédentes.
Les cyprès et leur spanish moss sont partout : qu’est ce qui dit ????
Réponse : les cyprès, vous savez les arbres qui ne plient pas face au vent, et bien ils ont tous des quantités de mousse espagnole qui pendouillent de leurs branches, tout comme ceux de floride et ailleurs dans le sud, et cette mousse y a pas encore si longtemps on s’en servait pour faire des matelas des sièges auto ou dans le torchis et oui, c’est ça la culture !!!!!
Pas très loin, on visite oak valley plantation, une des plus célèbre pour 20$ par tête.
Evidemment, impossible de prendre une photo de l’allée bordée de chênes centenaires sans un touriste en plein milieu. On aurai pu choisir pas loin la laura plantation en complément de notre visite guidée de la veille, elle est moins « réputée » et une, c’est déjà pas mal..
La visite en anglais de la maison dure environ 30 mn, (on ne nous a proposé aucun audioguide), ensuite on ajoute les jardins et les maisons des esclaves, mais bon…
(à part peut être pour les sympathisants nostalgiques du général Lee, et encore..)
Nous nous dirigeons ensuite vers la capitale, bâton rouge, où ce lundi à 14h00 nous nous retrouvons dans une ville morte, quasiment pas de circulation, ni de piéton !!!!
On visite librement le plus haut capitole des USA où depuisle 27° étage (sur 34) une belle vue s’offre sur presque rien, tant cette ville est petite. Encore une capitale purement administrative. Une photo tout de même pour la forme du nouveau capitole excentrique à l’allure d’un château médiéval.
Mes deux reines du shopping m’impose un arrêt au rivercenter, mais en réalité ce n’est pas un centre commercial du tout, on ressort aussitôt, non sans avoir payer le parking pour nos 5 minutes sur place. La policière du coin a même été dans l’impossibilité de nous indiquer un endroit dans cette ville pour faire du shopping, elle en était presque gênée, ça veut tout dire !!!!
Pour éviter de refaire le même chemin au retour, je fais un crochet pour longer l’immense lac Ponchartain sur les ponts au dessus des bayous, malheureusement la pluie revient d’une part, et la hauteur des protections latérales gênent la vue d’autre part.
Notre repas du midi ayant été plus que frugal (une boite de ritz et des MM’s), on dîne au « bayou » rue bourbon où je m’offre pour 9$ une demie douzaine d’huîtres locales bien fraîches et là je me dis qu’il y a encore des séquelles de la marée noire, non je plaisante, mais elles sont carrément différentes de chez nous, très laiteuses, couleur jaunâtre et sans eau, bref !!
Les écrevisses, elles, sont toujours aussi microscopiques et cachées par le riz qui coûte pas cher……. Décidément le bouche à oreille est nécessaire ici pour connaître les bonnes tables
On regagne nos pénates en arpentant une dernière fois la rue de la débauche où je vous conseille, comme dans tout le quartier, de faire attention où vous mettez les pieds tant la chaussée et les trottoirs sont défoncés, je ne sais pas si c’est lié mais on a vu un sacré paquets de chevilles avec attelle.(faut dire qu’ajouter aux boissons précédemment évoquées ça doit faire un joli couplé gagnant !!!)
Bien que mardi gras soit loin, les jets de colliers de perles or, vertes ou violettes (aujourd’hui en plastique made in china)continuent depuis les balcons avec leurs fers forgés magnifiques. Normalement les destinataires de la rue doivent montrer une partie d’eux même, no comment….
Où plutôt si, maintenant après réflexion, si ça se trouve ils servent à payer les conso comme au club med… Med, si j’avais su j’aurai fais l’exhibitionniste !!!
J’aurai pas été seul en plus, car « les travailleuses » des sex shops n’hésitent à mettre le nez dehors (et le reste aussi) pour appâter le chaland en cas de chômage technique. Tout ça devant des gosses noirs de 4 ou 5 ans que leur grand frères ont affublés de baskets équipées de rondelles métalliques pour jouer des claquettes et collecter des piécettes….pirouette cacahuète
9ème JOUR
Petite étape vers Lafayette. Passage par Houma et morgan bay soit disant capitale mondiale de la crevette, mais pas grand chose à voir.
Pas facile à trouver, près de new ibéria à avery island, la seule usine tabasco du monde. Bien sur pour accéder à l’ile il faut encore débourser 1 malheureux $. La visite est gratuite et heureusement, 1 mini laïus verbal, puis un petit film, qui tourne au spot publicitaire, et un couloir de 15 mètres qui longe la chaîne de conditionnement de ce liquide de feu qui embrase les organismes à travers toute la planète. Bien sur la boutique est là et bien là, d’ailleurs certains amateurs viennent chercher la sauce miracle en bouteille d’un gallon (les mêmes que celles de Bruce willis dans die hard 3, génial…) à priori les prix sont intéressants, par rapport à ceux que j’ai vu dans les très nombreuses boutiques des pisses en tout genre de New orléans et ailleurs !
Intermède après dégustation une fois revenus chez nous : pas la peine de vous charger avec les sachets de poudre vendus partout et supposés permettre la réalisation du supercocktail »hurricane » : c’est juste du colorant rouge archi sucré !!!!
On renonce à Jungle garden , l’espèce de zoo associé àl’usine, en plus il pleut, snif
Direction Saint martinville, capitale du pays cajun, surnommé le petit Paris, là encore à part quelques jolies bâtisses et la merveilleuse histoire de l’arbre évangeline, pas de quoi fouetter…… aller un chat cajun francophone.
C’est quoi l’arbre évangéline, bon d’accord, une p’tite histoire et au lit !!!
Eh ben voilà :
« dans le poème de Longfellow en 1847, il était unefois évangéline héroïne acadienne qui rencontra Gabriel sous un chêne car elle le prenait pour un gland…..hrrr…hrrr…. hrrr….
En tout cas y paraît que c’est l’arbre le plus photographié aux USA.
Au sud ouest de Lafayette, on a le choix entre acadianvillage ou Vermillion ville, on opte pour ce dernier plébiscité par le routard..( sur présentation 6$ l’entrée au lieu de 10)
et bien qu’est ce que doit être l’autre !!
En effet, bien que l’on soit encore loin de l’heure de fermeture, que nenni concernant les animations en costumes d’époque perpétuant les gestes des artisans d’antan, à part un joueur de musique dans l’école et une fileuse de coton, basta pas plus de musée vivant que de beurre de cacahuètes en branche. La quinzaine de vraies habitations du XIXe peuvent se visiter librement avec un support papier en français, décevant, en tout cas ce jour là.
Lafayette : pas de centre ville, 3 grands axes routiers très larges le long desquels s’agglutine
tout ce qui vit : stations essence, restaurants grandes et moyennes surfaces.
Notre hôtel de la chaine quinta inn, très présente, est moyen et vieillot, siège et moquette tâchés, meubles ébréchés, poignées branlantes, mauvaise insonorisation bref.
Pour le soir, soirée fais dodo obligatoire et paraît il que c’est chez « RANDOL’S » que ça se passe (2320 kaliste saloon road)ouai et ben on devait pas encore y être le bon jour. Certes les habitués du 3ème âge pour la plupart se retrouvent sur la piste de danse devant l’orchestre, lui aussi du 3° âge, rien d’endiablé dans tout cela, arthrose oblige. Pour le repas, l’addition de 95$ (incluant d’office 18% de service, ce qui est rare ici) ne les veaux pas. Meuh….
10èmeJOUR
Destination le Texas, toujours en longeant vous savez quoi ; On passe par abbeville dans la somme où a part l’église de briques rouges y a rien à voir, puis esther, pecan et à cameron surprise :
Ce que n’indiquait pas notre carte michelin imprécise (N°584 échelle ½ 400 000 !!!!!!!!!!!!!), ferry obligatoire et payant en plus 1$, tant pis on mangera pas ce midi !!!!
5 mn de traversée, pour rallier cette région de boccages, prairies humides et pâtures avec troupeaux . En longeant ces bayous, je m’obstine à vouloir voir de mes yeux un vrai alligator dans son milieu naturel, et à force d’obstination, à regarder les bas côtés plutôt que la route déserte ça y est, un museau et 2 yeux dépassent de l’eau, malheureusement, le temps de s’arrêter, le top modèle timide qui n’a pas eu le temps de se recoiffer préfère plonger, mais je vous le jure j’en AI VU UN !!!
Malheureusement sur la route 87 pas de visitor center pour nous accueillir au Texas et surtout nous offrir une carte routière détaillée, en plus un panneau indique que la route pour Galveston est fermée, ce qui impliquerai un détour conséquent pour contourner la baie, pas question de céder, moi je crois ce que je vois et on continue….à nos risques et périls d’augmenter considérablement les miles inutiles.
Beaucoup de raffineries et les séquelles palpables de la dernière cata.
A port Bolivar, nouveau ferry, mais celui là était prévu, et aucune impossibilité de rejoindre Galveston contrairement aux intox précitées, c’est gratuit et durant 20 mn, cerise sur le cheese cake ou plutôt straw on the camel back comme on dit ici, nous sommes accompagnés par des dizaines (voir même plus) de dauphins, en couple, en famille ou entre amis ils sont très heureux d’exciter nos APN.
Galveston, après cette traversée euphorique, est une très belle vraie station balnéaire, avec parc d’attraction et très très jolies maisons particulières, même si parfois la taille de certaines laisse septique..
Houston est immense, (4° plus grande ville des US) en approchant on distingue plusieurs quartiers espacés avec chacun ses gratte ciel. On tente un tour en ville mais la circulation est intense et le thermomètre indique le record de notre séjour 104°F soit 40°C. Pause photo devant la stèle « we love Houston »
On mange mexicain chez Ninfa’s, le vrai, sur Navigation, c’est plein mais grand on commet l’erreur de se gaver de chips généreusement offertes en quantité, résultat, difficultés à terminer nos auges copieusement garnies de victuailles appétissantes, à recommander.
Pour digérer cette bonne pitance, les reines du shopping prennent leur revanche au centre Galleria, 375 boutiques, heureusement ça ferme à 21h00, ouf sauvé par le gong….
11 ème JOUR
Prochaine étape San antonio, on commence par mission trailet la visite furtive de ces 4 anciennes missions plus ou moins bien conservées et pas trop éloignées les unes des autres
(c’est gratuit et ça se visite librement) puis naïvement on tente de prendre possession de notre chambre au best western plus 1103 E commerce street à 14h30 !!!!
Et bien non il est pas 15h00, et aucune chambre double n’est disponible mais c’est sur dans 30 mn elles auront toutes été nettoyées !!!
Je pense que là aussi si j’avais été américain ou si j’avais mieux maîtrisé la langue, cela se serai passé différemment, ce pays change !!!!!le personnel hispanique va causer du tort à tonton Sam, croyez moi.
En tout cas la chambre est très bien, à 130$ elle peut, tonyParker et les spurs jouent ce soir le 4°match de la finale face aux heat de Miami au alamodrome voisin ceci explique peut être cela. Les ruines d’alamo en plein centre ville se visitent rapidement, Davy crocket aurai pu faire un effort !! puis c’est promenade le long de la riverwalk, principal attrait de cette charmante ville surnommée Venise, c’est vrai que la rivière et les arbres apportent ombre et fraîcheur bien agréables. Tous les commerces du joli petit village nommé "la villita" sont bien sur fermés. Les croisières font le plein tout comme les terrasses des restos avec orchestre ambulant de mariachis. On se pose à l’une d’entre elle afaim de déguster chez Joe’s crab shack enfaim un vrai copieux steampot d’écrevisses, un régal. Il y a beaucoup de monde en famille, et l’ambiance est très sympa.
12 ème JOUR
Direction Dallas via Austin soit théoriquement environ 450kms. Au lieu de prendre l’autoroute lancinante, je me suis fais expliquer la veille à l’office du tourisme ( où l’on est toujours remarquablement accueill ipar le personnel du 3° âge et/ou souffrant de handicap) comment emprunter la soit disant fameuse route « devil’s backbone » en fait ici c’est connu sous le nom de route des collines (hill) et notre trajet à travers la campagne va parfois prendre des allures de montagnes russes. Après certains dos d’âne on aperçoit furtivement des biches qui s’aventurent dans les cultures à l’orée des bois, les villages traversés (Wimberley, blanco, Johnson city, marble falls, cedar park)n’offrent pas d’intérêt particulier, à part une certaine vision de la ruralité locale. Ici aussi le long des routes les carcasses de pneux déchiquetés ne se comptent plus, mais il faut y ajouter les cadavres de tatous, animal emblème de l'état , (appelé ici armadillo) leur carapace n'ayant pas résistée aux pare chocs.

A Austin, la capitale « administrative » on visite librement le grand et très beau capitole de granit rose où les débats sont publics, il y a foule. A noter qu'ici en plus des carcasses en lambeaux de pneux le long des routes, on a aussi de nombreux cadavres de tatous, cet animal emblème de l'état, dont la carapace n'a pas résisté aux pare chocs. On zappe Waco tragiquement célèbre pour ne pas arriver trop tard à Fort worth (en réalité à 50 kms à l’ouest de Dallas). Au visitor center« les 2 vieux de service » sont ravis de rencontrer des frenchis s ibien qu’on a le droit aux pin’s et bandanas gratuits, ils nous déconseillent la visite du ranch de la série Dallas et nous recommandent le rodéo !!!
Le country inn & suites pour 2 nuits (2200 mercadodrive) n’est pas loin de l’historique stockyards (live stock exchange) où à 17h00 pétante (rigueur américaine oblige) se déroule quotidiennement « the herd » ou cattle drive c’est-à-dire la mini transhumance d’un troupeau de bêtes à grandes cornes encadré de pseudo cowboys d’une étable à une autre. Les badauds sont nombreux et heureusement que j’ai débarqué mes reines du shooting avant de trouver un stationnement sinon on aurai loupé tous les trois ce défilé de mode purement touristique. (comprenez que moi chauffeur, et ben je l’ai râté à cause des embouteill…)
Le repas burger du soir se fait dans l’ancienne gare reconvertie en commerces à proximité du rodéo couvert dont on a acheté les billets à 43$ (avec coupons de reduc) pour 3. Et bien à nouveau désolé d’affirmer que l’on ne devait pas être là le bon jour, car sans être un spécialiste ni amateur averti de la discipline, c’est le pire spectacle de ce type auquel nous avons assisté, pitoyable, vrai piège à touriste, ceux de bricecanyon et cody étaient bien mieux, encore une déception..
13èmeJOUR
A Dallas et pour 42$ avec coupon , on visite avec audioguide le musée dédié au jour ou Jacky a connu le veuvage. C’est pas inintéressant même si le doute sur la vérité profite à la CIA. La version de la commission Warren est confirmée et Lee harvey oswald reste officiellement le seul coupable puni par Jack ruby…..
Ensuite direction Parker, 25 miles au nord est, (route 75 après plano) car on veut vérifier l’intérêt de Southfork ranch de JR (là aussi42$ avec coupon)
Le trajet obligatoire en petit train sert uniquement à nous empêcher de déambuler librement sur le site. La maison est classique et faitl’objet de réservations pour évènements privés, on nous explique qu’en fait les propriétaires agacés par tout le chahut avait imposé des tournages uniquement extérieurs et en été, de fait en réalité tous les épisodes ont été tournés à Hollywood dans une reconstitution à l’identique !! au final bof, boeuf !!
De retour à Dallas, on examine de près la plus grande sculpture en bronze du monde : à Pioneer park, un troupeau de 50 têtes de longhorns avec cowboys grandeur nature !!!
PUIS on m’impose à nouveau un arrêt à la galleria identique à celle d’Houston, histoire de mettre un terme définitif à la cure d’amaigrissement des bagages.
le repas très gras du soir se fait chez Fred’s texas où à cette heure la moitié de la salle en terrasse est en plein soleil, bof, boeuf , mauvais conseil du routard.
14èmeJOUR
Etape la plus longue du circuit, environ 800 kms pour rallier Memphis au Tennessee, en traversant le petit état d’Arkansas. Malgré encore beaucoup de travaux et camions, la circulation ce Dimanche est fluide, résultat à 16h15, on arrive à l’hôtel Memphis (2625 thousand oaks bd) beaucoup plus loin du centre que ce qui était annonçé sur le site, comptez minimum 15kms (si vous écoutez pas le GPS qui lui indique 24). L’hôtel est beau, la chambre un peu moins, par contre le petit déj est bien et dans une grande salle.
Vu l’heure on tente d’assister à la traction locale au luxueux hôtel Peabody, lui en plein centre ville.(149 union avenue). Chaque jour à 11h00 et 17h00 des dizaines de badauds se pressent dans le hall pour voir quoi ??et bien après un speech de 10 minutes du concierge en chef dans sa belle tenue rouge, les 4 canards qui jouent dans la fontaine centrale du très beau bar font 10 mètres en file indienne sur le tapis rouge lui aussi pour prendre l’ascenseur, voilà ce qui distrait les américains…..c’est presque triste
Tout près de là on rejoint la bourbon street locale, la rue Beale, capitale du blues et du rock and roll. Chaque bar resto a son animation musicale bruyante, pour certains, je ne suis pas sur que l’on puisse appeler ç ade la musique, mais le tintamarre généralisé excite les tympans des très nombreux visiteurs sous très haute surveillance policière. De plus à partir de18h00 environ, pour accéder à ce petit secteur bouclé et rendu aux piétons, il faut franchir les barrages, ouvrir les sacs et passer au détecteur et à la palpation ..
Nous, on mange au blues city café à l’angle beale main, la portion « half » de ribs est très copieuse et difficile à terminer très bon rapport qualité prix. Pour éviter le barrage filtrant, on fait comme de nombreuses personnes y compris non clientes du resto, en sortant directement par la 2° porte dans Beale !!!! efficacité, crédibilité !! Une visite s'impose chez SCHWAB authentique magasin historique. 15èmeJOUR
Au programme l’incontournable visite de l’usine à fric, Graceland, propriété du défunt Elvis. Parking obligatoire à 10$ et entrée à…..37$ par personne, et oui les héritiers ont de beaux jours devant eux.Fouille des sacs bien sur et là nouvelle aberration américaine, le vigile me dit que les caméscopes sont interdits et m’impose la consigne payante évidemment. J’ai beau lui expliquer que tout le monde va filmer avec son téléphone ou son appareil photo, il en convient mais le règlement c’est le règlement même s’il est d’un autre âge !!! tant pis je filmerai avec mon APN comme les autres.
Ce sidi brahim, la maison est vraiment belle, confortablement équipée, sans pour autant tomber dans le kitch ou l’ostentatoire, pas comme les 2 avions privés qui se visitent aussi.
Si vous pensez ne pas avoir assez donné de billets verts, il vous reste la dizaine de boutiques…les rares autres du coin, ayant échappées au monopole, proposent quelques souvenirs similaires un peu moins chers, mais une fois sorti de graceland, pas question d’y rerentrer juste pour les boutiques, cruel dilemme.
Pour cet après midi, il faut tuer le temps car y a vraiment rien d’autre à faire, c’est une petite erreur dans le programme, si j’avais pensé arriver si tôt la veille, on aurai pu poursuivre le périple après graceland.. Mais du temps on va en passer, à quoi, et bien trouver de l’eau en bouteille, après deux superettes du désert saharien, on se rabat sur une oasis nommée ici station d’essence…..On fait un passage devant le motel lorraine transformée en musée où en 1968, i have a dream enfin martin luther roi fut assassiné.
Sur riverfront, les deux vieux bateaux à aube attendent les clients qui se bousculent pas.
Le soir on mange chez « Huey’s » à la déco et bouffe sympas, sur les écrans, au mondial Brésilien, les USA viennent de battre le Ghana 2 à 1 dans la quasi indifférence générale.
16èmeJOUR
Pour rejoindre Nashville, j’ai décidé avec l’aide d’un dépliant local de longer un peu le Mississippi, par une route soit disant« scénic » comme il y en a tant plus ou moins justifiée, mais au final on n’apercevra que très peu et de loin le fleuve mythique. Sur de petites routes tranquilles on traverse plusieurs bleds où les très belles maisons côtoient les mobils homes étriqués stockant à l’extérieur tout le bric à brac. Dans tous les cas, les pelouses sont parfaites et chacun y plante la pancarte de soutien à son candidat pour l’élection au poste de sheriff, bravant ainsi le secret de l’isoloir.
Notre comfort inn près de l’autoroute est à 10 kms du centre, la chambre correcte est petite pour poser nos trois valises qui grossissent. On sillonne les quartiers où les habitants ne connaissent pas la crise, on passe par « la rue des labels de musics » et on ose l’ascension des nombreuses marches desservant le capitole moins beau que les précédents. Enfin on finit avec difficulté par trouver le centiennal park et son beau parthenon de 1867.

On pousse la curiosité jusqu’au gigantesque hôtel Opryland, où les jardins et cascades intérieurs valent le coup d’œil, mais furtif le coup d’œil, en effet le parking obligatoire est gratuit seulement les 20 premières minutes, à partir de la 21ème c’est 21$ plus les taxes !!!!!
Malgré les décibels, nous trouvons le centre ville(Broadway) ressemblant comme deux gouttes de bourbon à celui de Memphis plus agréable. Dîner au wildhorse saloon sera impossible, il y a la queue dehors. Ce sera chez Dick’s last resort, où la serveuse vous affuble d’un chapeau de papier sur lequel elle inscrit une boutade, humour humour quand tu nous tient !
Ici aussi le stationnement est une corvée couteuse, et je renonce à donner une fois de plus 10 ou 15$ forfaitaires pour me garer sur un terre plein provisoirement appelé parking par un « exploitant » à mon avis non déclaré.
Du coup on fait des ronds et petits patapons jusqu’à ce qu’une place le long du trottoir se libère, en effet les parcmètres ne sont payants que jusqu’à 18h00, astuce à connaitre pour éviter de subir encore une aberration US. Le plus drôle c’est de voir les américains au volant de leur grosse bagnole s’essayer au difficile exercice du créneau, eux qui sont habitués à se garer en épi sans manœuvrer.
Comme déjà rencontré épisodiquement, le caissier asiatique zélé d’une superette me demande ma pièce d’identité pour me vendre une bière, (afin d’apaiser mon coup de bar !) devant mon agacement non dissimulé il croit nécessaire de me rappeler que c’est »la règle » peut être, certes, mais en tout cas loin d’être appliquée partout, aberration vous avez dit ????
Sinon à part ça, si vous avez l’intention de ramener un chapeau et ou des bottes c’est ici qu’il faut venir tant l’offre est incroyable, des magasins entiers ne vendent que ça, par contre n’étant pas moi-même intéressé, je suis incapable de vous donner quelconque info sur les tarifs pratiqués.
17ème JOUR
J’ai modifié à la dernière minute le programme, pour pousser plus à l’est voir le parc de great smokys montagne, le plus visité des états unis parait il. De ce fait, direction Asheville au lieu d’Atlanta au Sud, zappant ainsi la visite de la distillerie Jack’s daniel snif snif. Sur la route j’évite de justesse le trépas à un raton laveur suicidaire. Nouveau redécalage horaire, cette fois une heure en plus.
Les arrêts sont obligatoires à Pigeon forge et Gatlinburg, deux petites villes sympas définitivement vouées au tourisme commercial.Boutiques archi bondées par la frénésie d’acheteurs compulsifs et attractions qui se succèdent le long de la route (karting, manèges, believe it or not, titanic, jeux forains, maisons fantômes …) y en a pour tous les gouts oupresque.
A Pigeon, ne ratez pas le plus grand magasin du Sud consacré aux décos de Noel, (Christmas place) nonseulement il est beau mais il est immense on s’y perd, il y a tout et bien plus encore.
A gatlinburg, (parking devenez quoi ?: 10$..) je comptais me rattraper à la whiskyterie (bah oui y a bien des biscuiteries !!)Davy Crockett, malheureusement que des grandes bouteilles en vente et en verre en plus, nos valises n’ont déjà plus besoin de ça !!!
Cette ville est aussi le fief financier de la pulpeuse célèbre Dolly parton, aujourd’hui âgée de 68 printemps, qui y possède hotels et rodéo
On rentre dans le parc (et gratuitement s’il vous plait bizarre, étrange) au 9 millions de visiteurs annuels, boisé à 95% il abrite plus de 10000 espèces végétales et animales dont certaines très rares, ceci est difficile à apprécier en restant sur la route principale, sous la pluie qui s’y invite très souvent. D’ailleurs les épaisses volutes de brumes favorisées par le climat tempéré humide sont à l’origine de son nom. Purée (de pois) quelle culture, décidément c’est comme le beurre de cacahuètes, plus on en a plus on l’étale 😏….Ayant laissé en France notre côté biodiversité, il faut bien dire qu’à part quelques très rares points de vue à peine panoramique sur les forêts denses.(comme à clingmans dome). Y a encore pas de quoi fouetter… Allez une écrevisse à coups de Vuvuzela (c’est le mondial quoi !)
En tout cas, même si le sommet le plus élevé ne dépasse pas 2000 mètres, la température a brutalement chuté pour atteindre 61°F, alors ça fait combien ??? ohlala seulement 16. A Asheville, en Caroline du Nord, malgré la taille du bled, le stationnement laborieux entame encore le budget de 10 malheureux $. L’hotel Country inn & suites (tunnel road) près du centre(heureusement) nous a réservé une belle grande chambre avec frigo écran plat et tout le toutim.
18 ème JOUR
Aujourd’hui, j’ai fondé encore beaucoup d’espoir sur Chimneyrock state park pour justifier le changement d’itinéraire, voire même au final rallonger le circuit d’un jour. Au Sud est d’Asheville, sur la route 64 (oui je sais j’aurai écrit 66 cela aurait fait de l' effet, mais je vais quand même pas vous mentir MDR😕) à 8h30 et pour 15$ par personne on entame la route forestière sinueuse de plusieurs kilomètres pour atteindre l’unique centre d’intérêt ce roc, ce pic, ce cap, cette péninsule pardon je me suis gouru. Ce rocher surgi de la foret, (où à cette heure matinale on peut enfin prendre des photos sans d’autre guignol que nous dessus), offrirait un beau panorama sur la vallée si le temps avait été réellement dégagé. Je ne regrette cependant rien car c’est bien joli, et en plus c’est quand même là que les scènes cultes de mon film lui aussi culte ont été tournées. Pour faire encore quelques clichés, on gravit les nombreux escaliers et le sentier un peu raide sous la température qui monte, un peu de transpiration ça fait pas de mal.
For all the tea of china je n’aurai jamais loupé ça(traduction : pour tout l’or du monde)
400 kms nous séparent de la prochaine étape, Charleston sur la côte atlantique de la Caroline du Sud. Peu avant l’arrivée, il y a la magnolia plantation gardens, son jardin animalier et son tour en bateau sur les marécages, on entame la route d’accès puis au détour d’un virage on aperçoit au loin la demeure coloniale, du coup 3 ou 4 photos pour la cause, et comme l’ensemble des véhicules qui nous précèdent, direction la sortie directe. C’est vrai qu’après un certain nombre de jours et un certain nombre de visites plus ou moins intéressantes, on a tendance à hésiter à sortir les billets verts.Charleston est une belle ville agréable et huppée. Le quartier historique recèle de belles maisons mais comme à Asheville les magasins ferment à 17h30maxi, y compris le marché couvert pourtant bien sympathique. Ici, comme un peu dans toutes les villes au patrimoine historique, de jolis chevaux tirent les calèches, alors que pendant ce temps là surement que chez nous, des ânes tirent à la kalach (dsl mais celle là j’ai pas pu m’en empêcher😠). Au lexington avenue brewery (brasserie) je déguste un bon Ivan’s steampot (huitres chaudes en coquilles, crabes, moules maïs etc..)
Notre hôtel, la quinta inn riverview est en cul de sac face à une belle marina, calme assuré.
19èmeJOUR
Traversée du littoral de la Géorgie pour atteindre Jacksonville en Floride, et la fin programmée de nos congés annuels…..
A Beaufort, je suis déçu, en effet, impossible d’en trouver un ni d’hiver, ni même d’été sacrés Américains.
Savannah et ses nombreux squares ombragés est elle aussi très jolie. Amelia island et fernandina beach plus petites et huppées sont dédiées au passé nostalgique mais surtout commercial et juteux de la piraterie.🏴☠️
A 17h30 notre chambre du Hampton inn de Jacksonville n’est là encore pas prête, alors qu’elle sont normalement libérées avant 10h00, ça commence réellement à bien faire, Barack que se passe t’il dans ton pays ????
A 18h00, dans l’une des plus grande ville US par sa superficie, tout est désert, ni piéton ni circulation. Le seul pôle d’attraction se situe au »landing » (parking…..payant vous vous en doutiez) ses 5 ou 6 restos et son centre commercial déjà fermé évidemment. On mange, enfin façon de parler, au Américan grill le pire resto de tout notre séjour.
20èmeJOUR
A Saint Augustine, la touche Espagnole impose la pause surtout pour la rue piétonne même si la majorité des boutiques n’ouvre qu’à 10 voir 11h00 ce Samedi. Passage rapide par Daytona, vraie station balnéaire touristique, le soleil cogne fort. On souhaite rejoindre Orlando pas trop tard pour contacter physiquement l’agence de location qui ferme à 15h00, afin d’éclaircir sans quiproquo certains points ambigus du contrat de location susceptibles d’alourdir financièrement l’addition déjà un peu salée à notre gout(pratiquement 1000 $ pour 5 nuits)
Seulement voilà, même retardés par les embouteillages monstres, les coordonnées communiquées sont insuffisantes, et nous conduisent à un carrefour gigantesque où on ne trouve pas, tant pis on fera sans. Dommage car j’aurai également eu besoin de bons conseils pour acheter les billets d’accès aux parcs.
Avant de quitter la France j’avais insisté par mail dans mon franglais afin d’obtenir les codes d’accès à la maison, car il devait m’être transmis seulement quelques jours avant notre arrivée, alors que nous nous trouverions déjà aux states et pas sur de pouvoir consulter les mails, d’ailleurs cela s’est vérifié sur place, yahoo me demandant mes codes secrets fournis à la création du compte, et bien évidemment oubliés depuis.
Cette maison de Kissimmee est bien sur dans un lotissement, mais d’autres plus luxueux et moins excentrés ont été croisés. Somme toute le confort est au rendez vous, même si l’ensemble est un peu vieillot et certains détails laissent à résider, non désirer : la sécurité des accès pas assurée, le robinet d’arrivée d’eau situé à l’extérieur difficile à trouver, la moustiquaire protégeant la piscine découpée au cutter, les transat à bout de souffle, l’épuisette épuisée mais cela ne nous empêche pas de sauter dans la piscine dont le chauffage en option à 40$ par jour est parfaitement inutile en cette saison.
(Pour information, réservation faite via booking.com chez florida dream vacation homes, seul interlocuteur, le site se déchargeant de tout le reste). Ensuite, rafraîchis et reguindés par nos plongeons multiples, commence la quête des billets et là c’est la jungle voir la porte ouverte à toutes les arnaques possibles selon moi évidemment, faute d’avoir sérieusement étudié la question avant de partir, le doute s’installe.
On a prévu de faire uniquement les 2 parcs universal qui normalement coutent environ depuis la France 135 euros pour 2 jours. Les points de vente sont nombreux, et la diversité des prix annoncés a de quoi inquiéter, l’un d’entre eux nous parle même de 203 $ en tout et pour 3 !!! par contre à la question de savoir s’il nous délivre les billets tout de suite pour le lendemain, il répond qu’il nous faut aller les chercher dans un autre point sans être sur que ce soit pour demain, une autre au tarif annoncé de 109$ par personne dit qu’elle n’en a plu, la délivrance étant gérée par la centrale !!! bref c’est la fête du slip et le grand n’importe n’a ouaque..On fini par aller dans un point de vente référencé comme officiel, mais les espèces ne sont pas acceptées, la galère continue, compte tenu du montant de la douloureuse, je refuse d’ engraisser ma banque.
A force d’obstination, on trouve plus loin , un autre point de vente référencé dont la seule animatrice accepte les espèces, malgré les risques de braquage évoqués. Au final je dé bourses quelques 630 $ pour les parcs mais aussi le dîner spectacle des pirates : 144$ par personne pour les 2 parcs soit environ 50 euros chaque, et 66$ au lieu de 73 pour le spectacle.Notre interlocutrice nous informe aussi que pour la seule visite également envisagée à Epcot, Disney ne propose aucune réduc si on cumule pas avec d’autres (fo dire que disney propose pas moins de 8 parcs dans le coin en comptant les aquatiques).
21èmeJOUR (déjà)
C’est Dimanche on reporte les parcs par crainte de l’affluence. Orlando, il faut savoir qu’en réalité, la totalité des hébergements particuliers se trouvent dans Kissimmée ou pire encore dans Davenport plus éloigné, la zone est immense, les commerces et autres attraits touristiques eux sont concentrés le long de l’US 192 et d’International drive.C’est d’ailleurs notre objectif du jour : gift shops, outlets, mall et autres flea market (immenses chapiteaux regroupant des centaines d’exposants qui ouvrent progressivement au cours de la journée, dédiés exclusivement au made in china, tee shirt et serviettes de plage meilleur marché).
L’Orlando premium outlet du Nord est blindé, toutes les marques connues sont présentes et vu le nombre de sacs, les clients sont satisfaits, durant cette journée shopping on aura quand même fait 90 kms.
Le pirate dinner n’a rien de spectaculaire, ce n’est rien d ’autre qu’une comédie musicale bon enfant à l’américaine, en attendant l’entrée, 3 buffets mobiles proposent des agapes dans le hall, histoire de patienter bof.. Même si je sympathise avec mon voisin, américain convaincu, dès le début du repas, plus que moyen, cela reste très limite. Il semblerai que seul « médieval times « s’il n’a pas changé depuis la dernière fois (il y a 15 ans) vaille le coup, arabian night était aussi décevant à l’époque.
Ha au fait !!je suis sur que certains d’entre vous voudraient savoir c’est quoi le film culte tourné à chimney rock ???
réponse: Le dernier des Mohicans de 1992 avec Daniel dey lewis…
22èmeJOUR
A 18 miles : island of aventure d’universal, en plus du prix du billet il faut rajouter quoi ??....
Et oui le parking payant à 17$, j’étais sur que vous alliez deviner !!!
Dès l’accès au site desservant les 2 parcs, les sacs sont fouillés, et à l’entrée du parc on nous scanne l’empreinte de l’annulaire, volonté de l’associer au billet individuel valable plusieurs jours ou contrôle officiel relié à l’administration centrale? je ne sais pas car ici de toute façon la CNIL n’a pas sa place, et c’est pas plus mal….(ceci n’engage que moi qui n’ai rien à me reprocher !!)
Il y a foule, une attraction est en panne pour la journée, (les grosses bouées flottantes de bilge rat barges) Hulk fonctionne par intermittence, il fait chaud le ciel est orageux : l’enfer quoi !!!!.
Pour certaines attractions la mise en consigne gratuite avec empreinte est obligatoire pour les sacs, ceux qui paient le billet plus de 260$ sont dispensés de faire la queue avec le petit peuple, quand on les voit ainsi nous doubler sans vergogne on peut légitimement s’interroger sur le socialisme obamanien qui laisse perdurer de telles pratiques, ..
Revenons à nos moutons et brebis volontairement égarées, la dernière attraction harry potter and the forbidden journey est un voyage à sensation très fun dans l’univers du héros
Dragon challenge, montagne russe renversante, me convertit définitivement à la sorcellerie une fois sorti indemne !!
Jurassic park river mouille toujours autant, mais là les consignes protectrices de l’électronique sont payantes !!
Mes accompagnatrices tentent le dudley do right’s ripsawfalls (atchoum) et surtout plouf, elles en ressortent plus d’une heure après complètement trempées. Moi, lassé de les attendre en vain au point« photo » je sirote en plein soleil et â jeun une binouse du plus vieux brasseur du pays, yuengling, résultat j’ai aussi failli faire plouf !!!
Ensuite le monde des marvels nous accueille, avec notamment doctor doom’s fearfall, (propulsé en l’air avec descente par pallier le tout en1 minute à peine) spiderman 3D, et Hulkcoaster redevenu opérationnel, le démarrage est tellement brusque que j’ai à peine le temps d’enclencher ma gopro dissimulée sous ma chemise.
Ensuite c’est shopping et shopping, j’hésite à acheter une baguette magique d’harry potter pour aider à tricher sur le poids à l’enregistrement futur des bagages.
Le repas du soir se fait à la maison, occasion de gouter les cacahuètes bouillies réchauffées au micro onde achetées précédemment comme spécialités des great smokys…et bien cela ressemble à des z’haricots et je suis sur que de nombreuses possibilités d’accommodations culinaires sont possibles pour ce produit inconnu chez nous sous cette forme.
23èmeJOUR
On se décide pour Epcot, 100$ par personne plus vous savez encore quoi à 17$.
25 ans après notre première visite, ce parc entretenu à la thématique immuable et indémodable n’a pas changé ni évolué d’un yota. Ici, à part peut être « test track » qui annoncera jusqu’à 150 minutes d’attente, pas de sensation forte.
Un système fast pass vous permet d’éviter les files d’attente pour 3 attractions maxi, l’ordinateur choisissant pour vous les créneaux horaires de vos passages.
La file orange de space ship earth est supposé offrir plus de sensations fictives du vol intergalactique, the seas of nemo ne peut que séduire les moins de 10 ans, quant au pseudo survol en deltaplane de la californie au soarin, la mis en place des spectateurs prend trop de temps, living with the land, ode à la protection de l’agriculture nous fait traverser des serres où poussent fruits et légumes !! tandis que captain EO, vieuxde 30 ans est un film en 3D avec M. Jackson, journey of imagination withfigment est carrément débile.
Les 11 pavillons dont 5 européens présentent pour nous peu d’intérêt, malgré leur fidèle reproduction architecturale, la promenade« maritime » Norvégienne Maelstrom est banale
La seule chose qui a évolué ici, ce sont les prix, pas un seul chapeau fantaisie à moins de 25$ hors taxe sans parler des chopes« allemandes » avec nain de blanche neige à accrochez vous bien : 230 $ hors taxe !!!! .
Comme les jours précédents, à partir du milieu d’après midi, le ciel noirçit sérieusement et les orages éclatent ça et là.

Ce soir on mange au copieux buffet à volonté chez boston lobster feast à 40$ par personne avec homards, crabes et bien d’autres produits de la mer. La promenade digestive se fait à Disney downtown, immense zone très fréquentée le soir, si c’est le shopping qui vous intéresse, tentez de vous stationner côté East (miracle c’est gratuit) car à l’opposé c’est surtout cinéma, restaurants et le cirque du soleil. Et pour rejoindre à pied marketplace, c’est pas triste entre badauds, poussettes, voiturettes électriques des seniors et ici aussi les travaux, ça devient vite difficile. Le magasin LEGO vaut le détour pour le gigantisme de ses réalisations décoratives, la boutique disney de 5000 m2 déborde. 23H15 : dodo
24èmeJOUR
Parc Universal, sacs fouillés et empreinte vérifiée, il n’y a curieusement pas foule à l’ouverture, du coup on fait sans attendre la montagne russe Rockit particulièrement vertigineuse !!! puis on enchaîne les autres attractions sans trop faire la queue, revanche de la momie, disaster où le public participe réellement à la bande annonce d’un film catastrophe, c’est bien fait, mais un peu long, l’attraction se faisant en 3 phases distinctes.Avec les mens in black on fait mumuse avec un pistolet laser pour tenter de libérer la planète des méchants aliens, j’aurai préféré que mon compteur ne fonctionne pas, vu mon score déplorable (non en fait, il ne fonctionnait pas c’est mieux !!).Simpson ride est bien, shreck 4d un peu vieillot mais drôle, transformers impressionne tandis que « minion » la nouveauté ba je vous dirais pas, parce que les 100 minutes d’attente nous ont démotivés, en effet le parc a enfin fait le plein en milieu d’après midi, certainement des gens en possession de billets à accès multiples et illimités.
On regagne la cambuse pas trop tard afin de profiter une dernière fois de la piscine et surtout essayer de fermer les valises en les pesant et repesant à l’aide de la petite poignée balance relativement précise, verdict :les 23 kgs fatidiques sont presque respectés.
DERNIER JOUR
La maison devant être libéré pour 10h00, j’aurai du peut être choisir un vol retour plus tôt qu’à 20h00 car on va devoir tuer le temps la bagnole pleine à craquer. On sillonne le très cossu quartier célébration, sorte de village privilégié dans la ville.
Chez pirate’s cove on se fait un mini golf bien dessiné et entretenu, puis une dernière collation consistante et graisseuse chez Denny’s, avant de payer 1,25$ pour atteindre l’aéroport assez distant. Je parviens à restituer le réservoir pratiquement vide car on m’a facturé le premier plein à prix d’or (noir évidemment).
Pour patienter, on dépense encore quelques billets verts afin de saturer les bagages cabines.
A cause des orages le décollage est retardé, si bien qu’à Francfort le personnel aéroportuaire nous attend de pied ferme pour nous accompagner rapidement à notre correspondance, et évidemment nos valises, elles n’ont pas été accompagnées, elles nous seront livrées à domicile le lendemain….
Malgré seulement 6h00 de décalage horaire le retour est difficile, les 9200 kms parcourus ont subrepticement affectés les organismes.
Vous l’avez sans aucun doute perçu dès le début de mon récit, parmi les différents voyages effectués aux Etat unis, nous ne conseillerions pas celui ci en premier. L’art et l’histoire n’étant pas nos priorités, il est possible que nous soyons passés trop vite à côté de l’essentiel. Ce qui pour nous est sur en tout cas, c’est que dans cette partie ci du pays la géographie réserve moins de beautés spectaculaires que dans les autres régions. Les grandes villes malgré leur statut de capital ne focalisent que l’administratif (Bâton rouge, Tallahassee, Austin) et sont totalement démunies de toute « âme ». Dallas, Memphis et Nashville sont assez décevantes.
En revanche l’Ouest de la Floride est bien attirante, Keywest, les Everglades, La nouvelle Orléans, les bayous, San antonio et Orlando auront tenus toutes leurs promesses.
Globalement, la population nous a paru moins chaleureuse et courtoise que les années précédentes, la morosité ambiante semble gagner du terrain, situation politique ou économique en cause je ne sais pas, ou bien est ce tout simplement une particularité du Sud ??..
N’hésitez pas à me contacter, si je peux modestement vous renseigner…
Compte tenu de l’expérience plus que positive de l’année passée, cette fois encore, je vais organiser l’intégralité du séjour moi même personnellement tout seul avec l’aide bien sur d’internet, de ses comparateurs de prix, de ses forums et blogs…
Je m’y prends bien à l’avance, afin de limiter au maximum les impairs et autres erreurs de choix. Cette fois ce sera le Sud des Etats unis.
Première étape, planifier l’itinéraire en fonction des points d’intérêts choisis, puis définir les points de chutes en fonction des distances quotidiennes à parcourir, quantifier les nuitées sur un même site, et enfin concrétiser tout cela par les réservations afin de partir le plus tranquille possible.
La trame principale sera :
- laFloride (Miami, Everglades, Key West),
- le Golfe du Mexique et la Louisianne (nouvelle orléans, lafayette, bayous)
- le Texas et ses grandes villes (Houston, San antonio, Austin, Dallas),
- le Tennessee (Memphis, Nashville)
- le parc de Great Smoky mountains,
- les rivages de l’atlantique avec Charleston, pour retourner et finir en Floride (ce qui évite les frais toujours exorbitants d’abandon de véhicule) avec Jacksonville et Orlando (5 nuits de« repos » dans une villa avec piscine s’il vous plait !!)
Pour la voiture, je refais confiance à Alamo qui ne nous ajamais déçu jusqu’à présent, je réserve directement sur le site.
Pour les vols, Paris Miami, Orlando Paris et bien impossible de trouver des vols directs par le biais des comparateurs, ou bien alors les rares propositions font exploser les prix (en vol !!) 😏 donc ce sera via Zurich à l’aller (avec swiss international) et Francfort au retour (avec Lufthansa) soit 570 euros le billet réservé en Janvier pour le départ en Juin(période moins chère évidemment).
Pour les hôtels, j’alternerai via expédia, booking e thotel.com. Ils proposent presque tous les mêmes hôtels à des prix presque similaires, exception faite qu’expédia affichent les prix tous frais inclus. Ma préférence ira vers ce site, car en plus, et ça c’est affaire de choix, on paie d’avance en euro, ce qui pour ma part évite les frais bancaires de paiement en devises et au moins il n’y a pas de surprise avec les éventuelles variations du taux de change, on sait où on va. Cependant, cela peut poser problème en cas d’annulation, plus de démarche à faire, même si les autres de toute façon prennent vos coordonnées bancaires en cas d’annulation tardive, il y a quand même des frais.
Petite précision, ces sites référencient de moins en moins d’hotels à cause de leurs gourmandes commissions, certains professionnels préfèrent renoncer à leurs services…. Ainsi une fois sur place, on s’aperçoit qu’à côté de l’hotel choisi, s’en trouvent bien d’autres similaires dont on ignorait l’existence en consultant seulement les sites ci dessus.
Une fois la validité des passeports et autorisations ESTA vérifiées, il ne me reste plus qu’à changer les devises en quantités suffisantes pour être prêts à partir.(en effet en plus du carburant, de la bouffe et de certains hotels n’ont réglés d’avance qui sont des dépenses« obligatoires » il faut prévoir les visites et surtout les ACHATS)
CA Y EST 2 Juin 2014,11h00 décollage de Roissy. Evidemment, l’escale est dans le sens opposé à la destination, ce qui engendre encore plus de temps de voyage. 18h00 heure locale (moins 6) à Miami, l’immigration américaine toujours aussi tatillonne freine les touristes impatients, résultat 1h15 d’attente debout dans les allées en serpentin (comme à DISNEY ouai ouai !!) pour accéder à l’un des 3 seuls guichets ouverts pour filtrer la totalité des arrivées qui se succèdent et s’entassent. Ensuite, récupération des bagages et salutations des douaniers beaucoup moins zélés que leurs collègues transfrontaliers puis direction Alamo où une fois de plus on peut choisir notre voiture (ce n’est pas toujours le cas) dans la catégorie réservée parmi celles présentes, sauf qu’à cette heure là (20h00) le choix est un peu limité. On commence par charger le coffre d’une passat de nos trois bagages pourtant allégés avant l’inévitable prise de poids, seulement la conception du coffre étant, les charnières buttent sur eux à la fermeture rendant ainsi une bonne partie de l’espace inutilisable !!! Du coup on reprend comme l’année dernière une chevrolet impala qui vient juste d’arriver sur le site, fraîchement shampouinée. Celle là, on sait que si un petit sac glisse au fonds du coffre, il nous faudra physiquement rentrer dedans en entier pour pouvoir le récupérer tant il y a du volume.
Malgré ses 300 CV et sa boite automatique, nous consommerons 8 litres aux 100 kms, sachant qu’en moyenne le litre était à 0,92 dollar soit avec notre taux de change assez intéressant moins de 70 cents d’euros (en moyenne 3,6 dollar le gallon de 3,78 litres, on l’a vu à 3,16 mais aussi à 3,89 !!)
Bien sur à l’accueil, l’employé dévoué d’alamo (qui n’avait de cesse de baratiner les 3 clientes françaises du comptoir voisin, malgré ses 150 kgs apparents) à tenter de nous apeurer et de nous caser pas moins de 2 assurances supplémentaires pour 15 dollars par jour !!!! ce qui pour nous aurai tout simplement augmenter l’addition totale de quasiment 50%……
En revanche, et c’est un point imporant j’ai longuement insisté pour avoir confirmation que le SUN PASS était prévu et inclus. En effet, dans tout ce secteur ( mais aussi la principale autoroute de Floride la Turnpike ) il faut passer à des points de péages entièrement automatisés équipés de portiques (comme pour la merveilleuse future ex écotaxe de chez nous) et aucun moyen de les éviter une fois engagés parfois même sans le savoir ou y avoir fait attention. Les différents forums et blogs sur le sujet consultés avant de partir donnaient des avis divergents. Je confirme la nécessaire vigilance sur ce point car il paraît que les contraventions prélevées par le loueur qui conserve précieusement vos coordonnées bancaires peuvent brutalement réveiller vos hémorroïdes une fois revenus en France.
Rétroviseurs et siège réglés, le voyage peu vraiment commencer. Vu l’heure tardive, direction pour 3 nuits le spring hill suite de Miami (je précise « airport south » car il y en a plusieurs) à 15 minutes de l’aéroport et 18 kms du centre !!. La chambre est grande avec coin cuisine, le petit dej et le parking sont inclus. Ce dernier point est aussi important, car en centre ville le stationnement est difficile et hors de prix.A 21h00 notre premier repas se fait à côté chez Wendys avec ses frites moins industrielles (ouvert 24h/24 comme tous les autres d’ailleurs) puis dodo car pour nous il est presque 4h00. Le ciel est très chargé, que faire demain Everglades ou route des Keys ???
A noter que juste à côté se trouve un hotel « chambria suites » pas vu sur les sites précités (si site, !) peut être tout aussi bien.
2ème jour
Ce matin, la météo de Floride est peu clémentine, c’est très couvert et il pleut. Du coup on décide de faire la route des keys, car on passera pas mal de temps en voiture, alors que dans les éverglades ??? Départ 6h30, après dégustation entre autre, de gaufres cuites nous même. Une fois les embouteillages passés, on attaque.
Cette route « overseas » à 2 voies, à faire aller retour est longue très longue, (en tout 323 miles parcourus dans la journée soit x1,609= plus de 500 kms). Les nombreux ponts beaucoup moins jolis et spectaculaires qu’attendu, la pluie incessante rendent le trajet monotone, faisant passer presqu’inaperçues les nombreuses belles petites plages sauvages bordées de palétuviers et palmiers.
HEUREUSEMENT il y a FINDU…, non je veux dire KEY WEST. En effet, au bout du monde et à peine 90 kms de Cuba (à vol de pélican), cette petite ville agréable, très jolie et typique de part son architecture avec ses arbres rouge flamboyants fait vite oublier le trajet, sous une timide éclaircie qui plus est. L’ambiance pirate des Caraïbes n’est pas loin. 🏴☠️
A Southernmostpoint, on renonce à faire la queue pour la photographie car il faut déjà penser au retour. Et, bien qu’il soit 16h00, une pause s’impose à Key largo chez le célèbre Mrs MC’s kitchen. A la carte et pour 13 dollars je déguste mon premier morceau d’alligator juste poêlé, bien meilleur que ce que j’imaginais. Mais il y a aussi et surtout le fameux« keylime pie » tarte au citron local et vraiment maison :sublime, même pour moi qui ne suis pas un bec sucré, c’est pas peu dire.Après passage à la chambre, direction miami beach et ses bâtiments art déco. Sur la croisette locale, ocean drive longue de 1,5 kms, hôtels et restaurants plus ou moins guindés se succèdent, quelques blaireaux ne supportant pas l’anonymat font du bruit avec leur mac laren ou autres ferrari, ce n’est pas notre tasse de thé (de café non plus d’ailleurs).
Le diner pique nique se fera en chambre, le besoin de repos se fait déjà sentir….
3ème JOUR
Le soleil revient, tant mieux pour les Everglades où l’on arrive à l’ouverture (9h00) via florida city (1h15 de Miami) et moyennant 10 dollars (par véhicule).
A royal palm, on parcoure gentiment le petit sentier d’Anhinga trail, il y a tellement d’alligators que l’on se demande si on est pas au zoo et on cherche vainement les éventuelles clôtures. Pour une fois que dans une réserve on voit de la faune en quantité cela paraît presque suce pet. La seconde randonnée, si on peut appeler cela comme ça tant c’est court, part du même endroit et se nomme gumbo limbo trail, en cette saison peu devégétation fleurie à admirer, côté faune on aperçoit un strigidae (enfin un hibou quoi) qui a oublié d’aller se coucher (c’est chouette) et surveille une minuscule mare remplie de grenouilles jaunes qui coassent, enfin je croas.

On sort du parc à 11h00 (et oui y a pas forcément grand chose à faire de ce côté sud du parc) pour aller à la ferme aux alligators toute proche. Le tour en airboat inclus dans le prix de l’entrée est plus folklorique qu’autre chose. A part les 4 ou 5 petits crocos ( ou alligators c’est caïman pareil !) « dressés » qui passent leur temps à bronzer dans le chenal en attendant les photographes qui flattent leurs égos, il faut bien dire que le boucan des moteurs (casques protecteurs fournis)n’attire pas les animaux. Le pilote juché sur son siège fait des ronds dans l’eau histoire de mouiller un peu les clients et puis c’est tout. Ensuite on assiste au repas des vieux monstres gloutons du parc qui se bousculent pour happer goulument de bons gros morceaux de viandes crues y compris des travers de porcs entiers. Les spectacles alligator et serpent programmés plus tard en cette saison creuse se priveront de notre présence. A la place on se restaure non loin de là chez gatorgrill au slogan plutôt accrocheur ainsi libellé « vous les avez vu, maintenant goutez les ! »On se prend donc des wings de gator et 2 gatortacos mais la façon de les cuisiner est moins séduisante que lors de ma première expérience.
Retour à Miami pour continuer notre aperçu de cette ville hispanique voire cubaine: coral gable et le bel hotel baltimore, littlehavana et sa tamiani street avec ses marchands de cigares, coconut grove et sa population noire, et enfin key biscaine où il faut débourser 1,75 dollar pour emprunter le pont et admirer les belles résidences de cette île privilégiée.
4ème JOUR
C’est déjà fini pour Miami qui ne nous laissera pas de souvenir impérissable, direction Tampa, et plus précisément la station balnéaire de treasure island plus calme que Clearwater plus au nord. Il nous faut pour cela traverser la floride d’est en ouest jusqu’à Naples par la route 41, très longue ligne droite de 160 kms limitée à 96 kms heures, c’est des coups à s’endormir au volant. On y longe le nord des Everglades, où tous les 3,4 ou 5 kms on vous propose les plus merveilleuses balades possibles en airboat !!!
Les diverses villes résidentielles traversées sont plutôt du genre huppé, les parkings de plages sont tous payants, il faut dire qu’elles sont belles, immenses et le sable OMO (traduction : plus blanc que blanc !)

Ici une profession semble ne pas souffrir du chômage, c’est celle de jardinier, les propriétaires de résidence semblent en effet accorder beaucoup d’importance à l’entretien de leur domaine très arboré.
Pour le pique nique du midi, l’arrêt se fera sur l’une des belles plages encore peu fréquentées de Sanibel island, (là aussi il faut débourser 6 dollars pour emprunter le pont).
Le treasure hotel bay et marina de treasure island est de taille humaine et correct, pour le diner c’est chez mad beach fish house que ça se passe et ma grande assiette garnie de crevettes, cuisses de grenouille (et oui) et poisson chat frits me coûte que 18 dollars. Au retour on aperçoit un magnifique coucher de soleil tel que ceux que l’on rêve d’immortaliser, mais le temps de se garer et de descendre c’est déjà fini en moins d’une minute, il aquitté pour 24h00 la ligne d’horizon de cet immense golf du Mexique.
Aujourd’hui il n’y a pas eu de pluie, une température de 93°F(soit presque 35°c) et encore des embouteillages partout souvent à cause des omniprésents travaux de voiries.
A noter encore, que depuis notre arrivée, le comportement des automobilistes nous paraît bien différent de ce que nous avions constaté les années précédentes, ici beaucoup moins de discipline et de respect des autres, c’est devenu chacun pour soi, et parfois même on assiste au changement brusque de file pour emprunter sur quelques mètres la file réservée aux entrants histoire de grappiller quelques places dans l’embouteillage…résultat pas moins de 4 accidents sérieux déjà observés, méfiance….
De plus, les Américains qui naissent avec une casquette sur la tête ont maintenant en plus un téléphone greffé à la main, conduire en téléphonant n’est pas interdit, seuls les textos le sont !!!on voit le résultat.
5ème JOUR
Nous continuons notre remontée vers le Nord, en longeant la mer par d’interminables lignes droites toujours aussi limitées pour la vitesse(parfois 55 miles)

A tarpon springs ou bien est ce une autre de toutes ces stations qui s’enchaînent ? j’aperçois l’apparition furtive de deux nageoires caudales à proximité du rivage dans la même direction que nous, j’accélèr ealors un peu l’allure afin de trouver un accès carrossable au bord de l’eau et pouvoir observer cela de plus près. La possibilité s’offre à quelques encablures, ce qui nous laisse le temps de préparer nos objectifs pour l’arrivée de ces 2 dauphins, joggeurs matinaux. Devant les pêcheurs stoïques et visiblement habitués, ils chahutent à quelques mètres seulement du bord, dire que nous ceux qu’on voit sont en captivité à Marineland….(je parle pour les parigos évidemment)
Les belles propriétés démesurées avec accès direct à la mer se succèdent, ici pas de loi littorale semble t’il vu le nombre de chantiers en cours.
A crystal river, on s’arrête à homosassa wildlife parc à 13dollars. Après une mini croisière apaisante de 20 minutes à travers une sorte de bayou (avec commentaires abondants mais en anglais) on rejoint le parc animalier où l’on peut observer une grande variété d’oiseaux, de mammifères, de poissons mais aussi alligators et surtout lamantins en surcharge pondérale.(appelés ici manatee). Le retour à l’entrée peut aussi s’effectuer en petit train plus rapide que le bateau, à notre avis l’arrêt s’impose dans ce parc.

Le capitole de la capitale Tallahassee vaut le détour, tout comme paraît il pour ceux qui ont le temps, son immense et vieille université (FSU) de briques rouge avec son stade gigantesque.
Pour raccourcir un peu l’étape de demain, et aussi faute d’avoir trouvé des propositions sur les comparateurs précités j’ai réservé aubest western plus de Crawfordville (wakulla inn & suites) au sud. Cet hôtel correct avec joli patio, est totalement isolé au milieu de nul part près de l’Apalachicolaforest. Seul en face se trouve un collège, où comme par hasard, ce soir c’est« gradation » (remise des diplômes) événement familial incontournable ici, résultat même en pleine cambrousse les embouteillages que l’on croyait oubliés ressurgissent tel un coche marre. Pour se restaurer il faut parcourir 10 miles avant de rejoindre angelo et son’s à Médart, faute de concurrence c’est grand mais plein, correct sans plus compte tenu du prix (80 dollars à 3 sans boisson).
6ème JOUR
Destination l’un des points forts du séjour, la NouvelleOrléans. On longe toujours le golf dans sa partie Nord et traversons les côtes littorales des états d’alabama et du Mississipi, où ça et là, les stigmates de la dernière catastrophe sont toujours visibles, il faut bien dire que les plates formes pétrolières sont nombreuses.

On oublie pas de reculer nos montres d’une heure, c’es ttoujours ça de gagner sur l’itinéraire. Les petites villes balnéaires traversées sont moins huppées qu’en Floride, cependant les hautes habitations sur pilotis ont leur charme, et les habitants sont de fervents pêcheurs. Chaque point de mise à l’eau des embarcations est saturé par les pickup avec remorques vides en stationnements anarchiques, indiquant que les passionnés sont déjà à l’action malgré l’heure matinale.
On est Samedi et les stations balnéaires de Destin et Fortwalton ont fait le plein.
Environ 675 kms plus loin, on emménage pour 3 nuits au country inn & suites de New orléans. Immense hôtel à l’architecture locale idéalement placé, à seulement quelques minutes du vieux carré, centre névralgique de la ville épargné par Katrina en 2005. Seuls bémols, la salle depetit dej est beaucoup trop petite par rapport à la capacité d’hébergement, le prix du parking quasi obligatoire avec valet à 28 dollars la journée (au lieu des 36 annoncés sur le site), notre chambre correcte au 4° mais située à l’arrière du bâtiment desservi par un seul ascenseur.
Bagages posés on se hâte vers le centre, en croisant plusieurs processions nuptiales précédées de parades musicales, ça y est c’est sur on y est… Mais au french market, à 17h30 ce samedi les exposants remballent déjà… c’est pas bien grave ce ne sont pas les commerces qui manquent, on a que l’embarras du choix pour trouver la plus belle gueule entrouverte d’alligator« taxidermée » ou les toujours existants et fameux biscuits de« aunt Sally’s » déclinés maintenant sous différentes variantes.(Ils existaient déjà il y a plus de 25 ans lors de notre première visite ici).L’esprit vaudou et carnavalesque sont omniprésents
Pour le diner, on se pose chez pontalba en face de jacksonsquare où pour le prix le jumbalaya local composé de 95% de riz n’est pas servi sous son meilleur jour !!!

A la tombée de la nuit Bourbon street en folie est incontournable (le nom vient de la famille… pas de la boisson bande d epoivrots), en effet c’est l’un des rares endroits aux states où vous avez le droit de vous balader dans la rue avec votre boisson alcoolisée à la main sans devoir la cacher hypocritement dans un sachet en papier. Et croyez moi tout le monde le sait, en profite, voir même en abuse. Faut dire que les nombreux estaminets rivalisent d’ingéniosité pour favoriser la tentation en proposant chacun leur verre plus ou moins volumineux et remplis de substances parfois difficiles à définir.(sans les gouter)

7ème JOUR
C’est Dimanche, la météo est moyenne, peut être du monde sur les routes, on décide de laisser la voiture au garage et de continuer la visite. Pour se faire direction le 622 royal street, point de départ de la visite guidée pédestre en français vue sur le routard. (tous les jours à 10h00)D’ailleurs celui-ci nous permet de payer 22 dollars au lieu de 25 par personne.Il s’agit d’une longue promenade commentée de 2h30 avec comme fil conducteur la destinée de la famille de planteurs créoles duparc locoul. La compétence et l’extraordinaire amour de son pays de notre guide dont j’ai oublié le prénom(ancienne juriste et enseignante retraitée) rendent cette sinueuse déambulation réellement intéressante et historiquement enrichissante. Par contre le retour au contemporain est brutal quand au vieux cimetière on nous montre le mausolée construit à l’avance par et pour l’obnubilé Nicolas Cage.
Le midi on mange une muffoletta, sandwich à étages multiples avec beaucoup d’olives vertes au marché français, meilleur paraît il que le traditionnel po boy local. Après midi shopping avec quelques photos quand même de ce bon vieux steamboat Natchez, toujours fidèle au poste et prêt à naviguer sur le mississipi. Dîner pour 90 dollars (ça monte) chez pierre Maspero’s(angle st louis et chartres) avec un copieux plat de crevettes et écrevisses minuscules frites à la panure.

Il est maintenant temps de reposer nos petits petons rudement éprouvés.
8ème JOUR
Pour un tour sur les bayous, mes recherches initiales m’ont orientées vers torres swamp tour à Kraemer (environ 50 miles), attention même le GPS a du mal à trouver, et c’est plutôt mal indiqué. Le patriarche cajun(initialement descendant des acadiens déportés de la nouvelle écosse) es tfrancophone mais c’est son fils brian qui nous fera la visite en anglais, car lui visiblement préfère se réserver pour le lendemain et un car complet de français. Résultat on a une visite privée pour nous trois mais à 75$, ça dure environ 1h30, c’est assez sympa et on obtient toutes les réponses à nos questions. Le « clou » c’est d’attirer les walligators vers nous à coups de shamallows blancs flottants à la surface de l’eau, et ça marche. Sinon rien de bien extraordinaire en complément de nos visites précédentes.
Les cyprès et leur spanish moss sont partout : qu’est ce qui dit ????

Réponse : les cyprès, vous savez les arbres qui ne plient pas face au vent, et bien ils ont tous des quantités de mousse espagnole qui pendouillent de leurs branches, tout comme ceux de floride et ailleurs dans le sud, et cette mousse y a pas encore si longtemps on s’en servait pour faire des matelas des sièges auto ou dans le torchis et oui, c’est ça la culture !!!!!
Pas très loin, on visite oak valley plantation, une des plus célèbre pour 20$ par tête.
Evidemment, impossible de prendre une photo de l’allée bordée de chênes centenaires sans un touriste en plein milieu. On aurai pu choisir pas loin la laura plantation en complément de notre visite guidée de la veille, elle est moins « réputée » et une, c’est déjà pas mal..La visite en anglais de la maison dure environ 30 mn, (on ne nous a proposé aucun audioguide), ensuite on ajoute les jardins et les maisons des esclaves, mais bon…
(à part peut être pour les sympathisants nostalgiques du général Lee, et encore..)
Nous nous dirigeons ensuite vers la capitale, bâton rouge, où ce lundi à 14h00 nous nous retrouvons dans une ville morte, quasiment pas de circulation, ni de piéton !!!!
On visite librement le plus haut capitole des USA où depuisle 27° étage (sur 34) une belle vue s’offre sur presque rien, tant cette ville est petite. Encore une capitale purement administrative. Une photo tout de même pour la forme du nouveau capitole excentrique à l’allure d’un château médiéval.
Mes deux reines du shopping m’impose un arrêt au rivercenter, mais en réalité ce n’est pas un centre commercial du tout, on ressort aussitôt, non sans avoir payer le parking pour nos 5 minutes sur place. La policière du coin a même été dans l’impossibilité de nous indiquer un endroit dans cette ville pour faire du shopping, elle en était presque gênée, ça veut tout dire !!!!
Pour éviter de refaire le même chemin au retour, je fais un crochet pour longer l’immense lac Ponchartain sur les ponts au dessus des bayous, malheureusement la pluie revient d’une part, et la hauteur des protections latérales gênent la vue d’autre part.
Notre repas du midi ayant été plus que frugal (une boite de ritz et des MM’s), on dîne au « bayou » rue bourbon où je m’offre pour 9$ une demie douzaine d’huîtres locales bien fraîches et là je me dis qu’il y a encore des séquelles de la marée noire, non je plaisante, mais elles sont carrément différentes de chez nous, très laiteuses, couleur jaunâtre et sans eau, bref !!
Les écrevisses, elles, sont toujours aussi microscopiques et cachées par le riz qui coûte pas cher……. Décidément le bouche à oreille est nécessaire ici pour connaître les bonnes tables
On regagne nos pénates en arpentant une dernière fois la rue de la débauche où je vous conseille, comme dans tout le quartier, de faire attention où vous mettez les pieds tant la chaussée et les trottoirs sont défoncés, je ne sais pas si c’est lié mais on a vu un sacré paquets de chevilles avec attelle.(faut dire qu’ajouter aux boissons précédemment évoquées ça doit faire un joli couplé gagnant !!!)
Bien que mardi gras soit loin, les jets de colliers de perles or, vertes ou violettes (aujourd’hui en plastique made in china)continuent depuis les balcons avec leurs fers forgés magnifiques. Normalement les destinataires de la rue doivent montrer une partie d’eux même, no comment….
Où plutôt si, maintenant après réflexion, si ça se trouve ils servent à payer les conso comme au club med… Med, si j’avais su j’aurai fais l’exhibitionniste !!!
J’aurai pas été seul en plus, car « les travailleuses » des sex shops n’hésitent à mettre le nez dehors (et le reste aussi) pour appâter le chaland en cas de chômage technique. Tout ça devant des gosses noirs de 4 ou 5 ans que leur grand frères ont affublés de baskets équipées de rondelles métalliques pour jouer des claquettes et collecter des piécettes….pirouette cacahuète
9ème JOUR
Petite étape vers Lafayette. Passage par Houma et morgan bay soit disant capitale mondiale de la crevette, mais pas grand chose à voir.
Pas facile à trouver, près de new ibéria à avery island, la seule usine tabasco du monde. Bien sur pour accéder à l’ile il faut encore débourser 1 malheureux $. La visite est gratuite et heureusement, 1 mini laïus verbal, puis un petit film, qui tourne au spot publicitaire, et un couloir de 15 mètres qui longe la chaîne de conditionnement de ce liquide de feu qui embrase les organismes à travers toute la planète. Bien sur la boutique est là et bien là, d’ailleurs certains amateurs viennent chercher la sauce miracle en bouteille d’un gallon (les mêmes que celles de Bruce willis dans die hard 3, génial…) à priori les prix sont intéressants, par rapport à ceux que j’ai vu dans les très nombreuses boutiques des pisses en tout genre de New orléans et ailleurs !
Intermède après dégustation une fois revenus chez nous : pas la peine de vous charger avec les sachets de poudre vendus partout et supposés permettre la réalisation du supercocktail »hurricane » : c’est juste du colorant rouge archi sucré !!!!
On renonce à Jungle garden , l’espèce de zoo associé àl’usine, en plus il pleut, snif
Direction Saint martinville, capitale du pays cajun, surnommé le petit Paris, là encore à part quelques jolies bâtisses et la merveilleuse histoire de l’arbre évangeline, pas de quoi fouetter…… aller un chat cajun francophone.
C’est quoi l’arbre évangéline, bon d’accord, une p’tite histoire et au lit !!!
Eh ben voilà :
« dans le poème de Longfellow en 1847, il était unefois évangéline héroïne acadienne qui rencontra Gabriel sous un chêne car elle le prenait pour un gland…..hrrr…hrrr…. hrrr….
En tout cas y paraît que c’est l’arbre le plus photographié aux USA.
Au sud ouest de Lafayette, on a le choix entre acadianvillage ou Vermillion ville, on opte pour ce dernier plébiscité par le routard..( sur présentation 6$ l’entrée au lieu de 10)
et bien qu’est ce que doit être l’autre !!
En effet, bien que l’on soit encore loin de l’heure de fermeture, que nenni concernant les animations en costumes d’époque perpétuant les gestes des artisans d’antan, à part un joueur de musique dans l’école et une fileuse de coton, basta pas plus de musée vivant que de beurre de cacahuètes en branche. La quinzaine de vraies habitations du XIXe peuvent se visiter librement avec un support papier en français, décevant, en tout cas ce jour là.
Lafayette : pas de centre ville, 3 grands axes routiers très larges le long desquels s’agglutine
tout ce qui vit : stations essence, restaurants grandes et moyennes surfaces.
Notre hôtel de la chaine quinta inn, très présente, est moyen et vieillot, siège et moquette tâchés, meubles ébréchés, poignées branlantes, mauvaise insonorisation bref.
Pour le soir, soirée fais dodo obligatoire et paraît il que c’est chez « RANDOL’S » que ça se passe (2320 kaliste saloon road)ouai et ben on devait pas encore y être le bon jour. Certes les habitués du 3ème âge pour la plupart se retrouvent sur la piste de danse devant l’orchestre, lui aussi du 3° âge, rien d’endiablé dans tout cela, arthrose oblige. Pour le repas, l’addition de 95$ (incluant d’office 18% de service, ce qui est rare ici) ne les veaux pas. Meuh….
10èmeJOUR
Destination le Texas, toujours en longeant vous savez quoi ; On passe par abbeville dans la somme où a part l’église de briques rouges y a rien à voir, puis esther, pecan et à cameron surprise :
Ce que n’indiquait pas notre carte michelin imprécise (N°584 échelle ½ 400 000 !!!!!!!!!!!!!), ferry obligatoire et payant en plus 1$, tant pis on mangera pas ce midi !!!!
5 mn de traversée, pour rallier cette région de boccages, prairies humides et pâtures avec troupeaux . En longeant ces bayous, je m’obstine à vouloir voir de mes yeux un vrai alligator dans son milieu naturel, et à force d’obstination, à regarder les bas côtés plutôt que la route déserte ça y est, un museau et 2 yeux dépassent de l’eau, malheureusement, le temps de s’arrêter, le top modèle timide qui n’a pas eu le temps de se recoiffer préfère plonger, mais je vous le jure j’en AI VU UN !!!
Malheureusement sur la route 87 pas de visitor center pour nous accueillir au Texas et surtout nous offrir une carte routière détaillée, en plus un panneau indique que la route pour Galveston est fermée, ce qui impliquerai un détour conséquent pour contourner la baie, pas question de céder, moi je crois ce que je vois et on continue….à nos risques et périls d’augmenter considérablement les miles inutiles.
Beaucoup de raffineries et les séquelles palpables de la dernière cata.
A port Bolivar, nouveau ferry, mais celui là était prévu, et aucune impossibilité de rejoindre Galveston contrairement aux intox précitées, c’est gratuit et durant 20 mn, cerise sur le cheese cake ou plutôt straw on the camel back comme on dit ici, nous sommes accompagnés par des dizaines (voir même plus) de dauphins, en couple, en famille ou entre amis ils sont très heureux d’exciter nos APN.
Galveston, après cette traversée euphorique, est une très belle vraie station balnéaire, avec parc d’attraction et très très jolies maisons particulières, même si parfois la taille de certaines laisse septique..
Houston est immense, (4° plus grande ville des US) en approchant on distingue plusieurs quartiers espacés avec chacun ses gratte ciel. On tente un tour en ville mais la circulation est intense et le thermomètre indique le record de notre séjour 104°F soit 40°C. Pause photo devant la stèle « we love Houston »
On mange mexicain chez Ninfa’s, le vrai, sur Navigation, c’est plein mais grand on commet l’erreur de se gaver de chips généreusement offertes en quantité, résultat, difficultés à terminer nos auges copieusement garnies de victuailles appétissantes, à recommander.
Pour digérer cette bonne pitance, les reines du shopping prennent leur revanche au centre Galleria, 375 boutiques, heureusement ça ferme à 21h00, ouf sauvé par le gong….
11 ème JOUR
Prochaine étape San antonio, on commence par mission trailet la visite furtive de ces 4 anciennes missions plus ou moins bien conservées et pas trop éloignées les unes des autres
(c’est gratuit et ça se visite librement) puis naïvement on tente de prendre possession de notre chambre au best western plus 1103 E commerce street à 14h30 !!!!
Et bien non il est pas 15h00, et aucune chambre double n’est disponible mais c’est sur dans 30 mn elles auront toutes été nettoyées !!!
Je pense que là aussi si j’avais été américain ou si j’avais mieux maîtrisé la langue, cela se serai passé différemment, ce pays change !!!!!le personnel hispanique va causer du tort à tonton Sam, croyez moi.
En tout cas la chambre est très bien, à 130$ elle peut, tonyParker et les spurs jouent ce soir le 4°match de la finale face aux heat de Miami au alamodrome voisin ceci explique peut être cela. Les ruines d’alamo en plein centre ville se visitent rapidement, Davy crocket aurai pu faire un effort !! puis c’est promenade le long de la riverwalk, principal attrait de cette charmante ville surnommée Venise, c’est vrai que la rivière et les arbres apportent ombre et fraîcheur bien agréables. Tous les commerces du joli petit village nommé "la villita" sont bien sur fermés. Les croisières font le plein tout comme les terrasses des restos avec orchestre ambulant de mariachis. On se pose à l’une d’entre elle afaim de déguster chez Joe’s crab shack enfaim un vrai copieux steampot d’écrevisses, un régal. Il y a beaucoup de monde en famille, et l’ambiance est très sympa.

12 ème JOUR
Direction Dallas via Austin soit théoriquement environ 450kms. Au lieu de prendre l’autoroute lancinante, je me suis fais expliquer la veille à l’office du tourisme ( où l’on est toujours remarquablement accueill ipar le personnel du 3° âge et/ou souffrant de handicap) comment emprunter la soit disant fameuse route « devil’s backbone » en fait ici c’est connu sous le nom de route des collines (hill) et notre trajet à travers la campagne va parfois prendre des allures de montagnes russes. Après certains dos d’âne on aperçoit furtivement des biches qui s’aventurent dans les cultures à l’orée des bois, les villages traversés (Wimberley, blanco, Johnson city, marble falls, cedar park)n’offrent pas d’intérêt particulier, à part une certaine vision de la ruralité locale. Ici aussi le long des routes les carcasses de pneux déchiquetés ne se comptent plus, mais il faut y ajouter les cadavres de tatous, animal emblème de l'état , (appelé ici armadillo) leur carapace n'ayant pas résistée aux pare chocs.

A Austin, la capitale « administrative » on visite librement le grand et très beau capitole de granit rose où les débats sont publics, il y a foule. A noter qu'ici en plus des carcasses en lambeaux de pneux le long des routes, on a aussi de nombreux cadavres de tatous, cet animal emblème de l'état, dont la carapace n'a pas résisté aux pare chocs. On zappe Waco tragiquement célèbre pour ne pas arriver trop tard à Fort worth (en réalité à 50 kms à l’ouest de Dallas). Au visitor center« les 2 vieux de service » sont ravis de rencontrer des frenchis s ibien qu’on a le droit aux pin’s et bandanas gratuits, ils nous déconseillent la visite du ranch de la série Dallas et nous recommandent le rodéo !!!
Le country inn & suites pour 2 nuits (2200 mercadodrive) n’est pas loin de l’historique stockyards (live stock exchange) où à 17h00 pétante (rigueur américaine oblige) se déroule quotidiennement « the herd » ou cattle drive c’est-à-dire la mini transhumance d’un troupeau de bêtes à grandes cornes encadré de pseudo cowboys d’une étable à une autre. Les badauds sont nombreux et heureusement que j’ai débarqué mes reines du shooting avant de trouver un stationnement sinon on aurai loupé tous les trois ce défilé de mode purement touristique. (comprenez que moi chauffeur, et ben je l’ai râté à cause des embouteill…)

Le repas burger du soir se fait dans l’ancienne gare reconvertie en commerces à proximité du rodéo couvert dont on a acheté les billets à 43$ (avec coupons de reduc) pour 3. Et bien à nouveau désolé d’affirmer que l’on ne devait pas être là le bon jour, car sans être un spécialiste ni amateur averti de la discipline, c’est le pire spectacle de ce type auquel nous avons assisté, pitoyable, vrai piège à touriste, ceux de bricecanyon et cody étaient bien mieux, encore une déception..
13èmeJOUR
A Dallas et pour 42$ avec coupon , on visite avec audioguide le musée dédié au jour ou Jacky a connu le veuvage. C’est pas inintéressant même si le doute sur la vérité profite à la CIA. La version de la commission Warren est confirmée et Lee harvey oswald reste officiellement le seul coupable puni par Jack ruby…..
Ensuite direction Parker, 25 miles au nord est, (route 75 après plano) car on veut vérifier l’intérêt de Southfork ranch de JR (là aussi42$ avec coupon)
Le trajet obligatoire en petit train sert uniquement à nous empêcher de déambuler librement sur le site. La maison est classique et faitl’objet de réservations pour évènements privés, on nous explique qu’en fait les propriétaires agacés par tout le chahut avait imposé des tournages uniquement extérieurs et en été, de fait en réalité tous les épisodes ont été tournés à Hollywood dans une reconstitution à l’identique !! au final bof, boeuf !!
De retour à Dallas, on examine de près la plus grande sculpture en bronze du monde : à Pioneer park, un troupeau de 50 têtes de longhorns avec cowboys grandeur nature !!!
PUIS on m’impose à nouveau un arrêt à la galleria identique à celle d’Houston, histoire de mettre un terme définitif à la cure d’amaigrissement des bagages.le repas très gras du soir se fait chez Fred’s texas où à cette heure la moitié de la salle en terrasse est en plein soleil, bof, boeuf , mauvais conseil du routard.
14èmeJOUR
Etape la plus longue du circuit, environ 800 kms pour rallier Memphis au Tennessee, en traversant le petit état d’Arkansas. Malgré encore beaucoup de travaux et camions, la circulation ce Dimanche est fluide, résultat à 16h15, on arrive à l’hôtel Memphis (2625 thousand oaks bd) beaucoup plus loin du centre que ce qui était annonçé sur le site, comptez minimum 15kms (si vous écoutez pas le GPS qui lui indique 24). L’hôtel est beau, la chambre un peu moins, par contre le petit déj est bien et dans une grande salle.
Vu l’heure on tente d’assister à la traction locale au luxueux hôtel Peabody, lui en plein centre ville.(149 union avenue). Chaque jour à 11h00 et 17h00 des dizaines de badauds se pressent dans le hall pour voir quoi ??et bien après un speech de 10 minutes du concierge en chef dans sa belle tenue rouge, les 4 canards qui jouent dans la fontaine centrale du très beau bar font 10 mètres en file indienne sur le tapis rouge lui aussi pour prendre l’ascenseur, voilà ce qui distrait les américains…..c’est presque triste
Tout près de là on rejoint la bourbon street locale, la rue Beale, capitale du blues et du rock and roll. Chaque bar resto a son animation musicale bruyante, pour certains, je ne suis pas sur que l’on puisse appeler ç ade la musique, mais le tintamarre généralisé excite les tympans des très nombreux visiteurs sous très haute surveillance policière. De plus à partir de18h00 environ, pour accéder à ce petit secteur bouclé et rendu aux piétons, il faut franchir les barrages, ouvrir les sacs et passer au détecteur et à la palpation ..
Nous, on mange au blues city café à l’angle beale main, la portion « half » de ribs est très copieuse et difficile à terminer très bon rapport qualité prix. Pour éviter le barrage filtrant, on fait comme de nombreuses personnes y compris non clientes du resto, en sortant directement par la 2° porte dans Beale !!!! efficacité, crédibilité !! Une visite s'impose chez SCHWAB authentique magasin historique. 15èmeJOUR
Au programme l’incontournable visite de l’usine à fric, Graceland, propriété du défunt Elvis. Parking obligatoire à 10$ et entrée à…..37$ par personne, et oui les héritiers ont de beaux jours devant eux.Fouille des sacs bien sur et là nouvelle aberration américaine, le vigile me dit que les caméscopes sont interdits et m’impose la consigne payante évidemment. J’ai beau lui expliquer que tout le monde va filmer avec son téléphone ou son appareil photo, il en convient mais le règlement c’est le règlement même s’il est d’un autre âge !!! tant pis je filmerai avec mon APN comme les autres.
Ce sidi brahim, la maison est vraiment belle, confortablement équipée, sans pour autant tomber dans le kitch ou l’ostentatoire, pas comme les 2 avions privés qui se visitent aussi.
Si vous pensez ne pas avoir assez donné de billets verts, il vous reste la dizaine de boutiques…les rares autres du coin, ayant échappées au monopole, proposent quelques souvenirs similaires un peu moins chers, mais une fois sorti de graceland, pas question d’y rerentrer juste pour les boutiques, cruel dilemme.
Pour cet après midi, il faut tuer le temps car y a vraiment rien d’autre à faire, c’est une petite erreur dans le programme, si j’avais pensé arriver si tôt la veille, on aurai pu poursuivre le périple après graceland.. Mais du temps on va en passer, à quoi, et bien trouver de l’eau en bouteille, après deux superettes du désert saharien, on se rabat sur une oasis nommée ici station d’essence…..On fait un passage devant le motel lorraine transformée en musée où en 1968, i have a dream enfin martin luther roi fut assassiné.
Sur riverfront, les deux vieux bateaux à aube attendent les clients qui se bousculent pas.
Le soir on mange chez « Huey’s » à la déco et bouffe sympas, sur les écrans, au mondial Brésilien, les USA viennent de battre le Ghana 2 à 1 dans la quasi indifférence générale.
16èmeJOUR
Pour rejoindre Nashville, j’ai décidé avec l’aide d’un dépliant local de longer un peu le Mississippi, par une route soit disant« scénic » comme il y en a tant plus ou moins justifiée, mais au final on n’apercevra que très peu et de loin le fleuve mythique. Sur de petites routes tranquilles on traverse plusieurs bleds où les très belles maisons côtoient les mobils homes étriqués stockant à l’extérieur tout le bric à brac. Dans tous les cas, les pelouses sont parfaites et chacun y plante la pancarte de soutien à son candidat pour l’élection au poste de sheriff, bravant ainsi le secret de l’isoloir.
Notre comfort inn près de l’autoroute est à 10 kms du centre, la chambre correcte est petite pour poser nos trois valises qui grossissent. On sillonne les quartiers où les habitants ne connaissent pas la crise, on passe par « la rue des labels de musics » et on ose l’ascension des nombreuses marches desservant le capitole moins beau que les précédents. Enfin on finit avec difficulté par trouver le centiennal park et son beau parthenon de 1867.

On pousse la curiosité jusqu’au gigantesque hôtel Opryland, où les jardins et cascades intérieurs valent le coup d’œil, mais furtif le coup d’œil, en effet le parking obligatoire est gratuit seulement les 20 premières minutes, à partir de la 21ème c’est 21$ plus les taxes !!!!!
Malgré les décibels, nous trouvons le centre ville(Broadway) ressemblant comme deux gouttes de bourbon à celui de Memphis plus agréable. Dîner au wildhorse saloon sera impossible, il y a la queue dehors. Ce sera chez Dick’s last resort, où la serveuse vous affuble d’un chapeau de papier sur lequel elle inscrit une boutade, humour humour quand tu nous tient !
Ici aussi le stationnement est une corvée couteuse, et je renonce à donner une fois de plus 10 ou 15$ forfaitaires pour me garer sur un terre plein provisoirement appelé parking par un « exploitant » à mon avis non déclaré.
Du coup on fait des ronds et petits patapons jusqu’à ce qu’une place le long du trottoir se libère, en effet les parcmètres ne sont payants que jusqu’à 18h00, astuce à connaitre pour éviter de subir encore une aberration US. Le plus drôle c’est de voir les américains au volant de leur grosse bagnole s’essayer au difficile exercice du créneau, eux qui sont habitués à se garer en épi sans manœuvrer.
Comme déjà rencontré épisodiquement, le caissier asiatique zélé d’une superette me demande ma pièce d’identité pour me vendre une bière, (afin d’apaiser mon coup de bar !) devant mon agacement non dissimulé il croit nécessaire de me rappeler que c’est »la règle » peut être, certes, mais en tout cas loin d’être appliquée partout, aberration vous avez dit ????
Sinon à part ça, si vous avez l’intention de ramener un chapeau et ou des bottes c’est ici qu’il faut venir tant l’offre est incroyable, des magasins entiers ne vendent que ça, par contre n’étant pas moi-même intéressé, je suis incapable de vous donner quelconque info sur les tarifs pratiqués.
17ème JOUR
J’ai modifié à la dernière minute le programme, pour pousser plus à l’est voir le parc de great smokys montagne, le plus visité des états unis parait il. De ce fait, direction Asheville au lieu d’Atlanta au Sud, zappant ainsi la visite de la distillerie Jack’s daniel snif snif. Sur la route j’évite de justesse le trépas à un raton laveur suicidaire. Nouveau redécalage horaire, cette fois une heure en plus.
Les arrêts sont obligatoires à Pigeon forge et Gatlinburg, deux petites villes sympas définitivement vouées au tourisme commercial.Boutiques archi bondées par la frénésie d’acheteurs compulsifs et attractions qui se succèdent le long de la route (karting, manèges, believe it or not, titanic, jeux forains, maisons fantômes …) y en a pour tous les gouts oupresque.
A Pigeon, ne ratez pas le plus grand magasin du Sud consacré aux décos de Noel, (Christmas place) nonseulement il est beau mais il est immense on s’y perd, il y a tout et bien plus encore.
A gatlinburg, (parking devenez quoi ?: 10$..) je comptais me rattraper à la whiskyterie (bah oui y a bien des biscuiteries !!)Davy Crockett, malheureusement que des grandes bouteilles en vente et en verre en plus, nos valises n’ont déjà plus besoin de ça !!!
Cette ville est aussi le fief financier de la pulpeuse célèbre Dolly parton, aujourd’hui âgée de 68 printemps, qui y possède hotels et rodéo

On rentre dans le parc (et gratuitement s’il vous plait bizarre, étrange) au 9 millions de visiteurs annuels, boisé à 95% il abrite plus de 10000 espèces végétales et animales dont certaines très rares, ceci est difficile à apprécier en restant sur la route principale, sous la pluie qui s’y invite très souvent. D’ailleurs les épaisses volutes de brumes favorisées par le climat tempéré humide sont à l’origine de son nom. Purée (de pois) quelle culture, décidément c’est comme le beurre de cacahuètes, plus on en a plus on l’étale 😏….Ayant laissé en France notre côté biodiversité, il faut bien dire qu’à part quelques très rares points de vue à peine panoramique sur les forêts denses.(comme à clingmans dome). Y a encore pas de quoi fouetter… Allez une écrevisse à coups de Vuvuzela (c’est le mondial quoi !)
En tout cas, même si le sommet le plus élevé ne dépasse pas 2000 mètres, la température a brutalement chuté pour atteindre 61°F, alors ça fait combien ??? ohlala seulement 16. A Asheville, en Caroline du Nord, malgré la taille du bled, le stationnement laborieux entame encore le budget de 10 malheureux $. L’hotel Country inn & suites (tunnel road) près du centre(heureusement) nous a réservé une belle grande chambre avec frigo écran plat et tout le toutim.
18 ème JOUR
Aujourd’hui, j’ai fondé encore beaucoup d’espoir sur Chimneyrock state park pour justifier le changement d’itinéraire, voire même au final rallonger le circuit d’un jour. Au Sud est d’Asheville, sur la route 64 (oui je sais j’aurai écrit 66 cela aurait fait de l' effet, mais je vais quand même pas vous mentir MDR😕) à 8h30 et pour 15$ par personne on entame la route forestière sinueuse de plusieurs kilomètres pour atteindre l’unique centre d’intérêt ce roc, ce pic, ce cap, cette péninsule pardon je me suis gouru. Ce rocher surgi de la foret, (où à cette heure matinale on peut enfin prendre des photos sans d’autre guignol que nous dessus), offrirait un beau panorama sur la vallée si le temps avait été réellement dégagé. Je ne regrette cependant rien car c’est bien joli, et en plus c’est quand même là que les scènes cultes de mon film lui aussi culte ont été tournées. Pour faire encore quelques clichés, on gravit les nombreux escaliers et le sentier un peu raide sous la température qui monte, un peu de transpiration ça fait pas de mal.

For all the tea of china je n’aurai jamais loupé ça(traduction : pour tout l’or du monde)
400 kms nous séparent de la prochaine étape, Charleston sur la côte atlantique de la Caroline du Sud. Peu avant l’arrivée, il y a la magnolia plantation gardens, son jardin animalier et son tour en bateau sur les marécages, on entame la route d’accès puis au détour d’un virage on aperçoit au loin la demeure coloniale, du coup 3 ou 4 photos pour la cause, et comme l’ensemble des véhicules qui nous précèdent, direction la sortie directe. C’est vrai qu’après un certain nombre de jours et un certain nombre de visites plus ou moins intéressantes, on a tendance à hésiter à sortir les billets verts.Charleston est une belle ville agréable et huppée. Le quartier historique recèle de belles maisons mais comme à Asheville les magasins ferment à 17h30maxi, y compris le marché couvert pourtant bien sympathique. Ici, comme un peu dans toutes les villes au patrimoine historique, de jolis chevaux tirent les calèches, alors que pendant ce temps là surement que chez nous, des ânes tirent à la kalach (dsl mais celle là j’ai pas pu m’en empêcher😠). Au lexington avenue brewery (brasserie) je déguste un bon Ivan’s steampot (huitres chaudes en coquilles, crabes, moules maïs etc..)
Notre hôtel, la quinta inn riverview est en cul de sac face à une belle marina, calme assuré.
19èmeJOUR
Traversée du littoral de la Géorgie pour atteindre Jacksonville en Floride, et la fin programmée de nos congés annuels…..
A Beaufort, je suis déçu, en effet, impossible d’en trouver un ni d’hiver, ni même d’été sacrés Américains.
Savannah et ses nombreux squares ombragés est elle aussi très jolie. Amelia island et fernandina beach plus petites et huppées sont dédiées au passé nostalgique mais surtout commercial et juteux de la piraterie.🏴☠️
A 17h30 notre chambre du Hampton inn de Jacksonville n’est là encore pas prête, alors qu’elle sont normalement libérées avant 10h00, ça commence réellement à bien faire, Barack que se passe t’il dans ton pays ????
A 18h00, dans l’une des plus grande ville US par sa superficie, tout est désert, ni piéton ni circulation. Le seul pôle d’attraction se situe au »landing » (parking…..payant vous vous en doutiez) ses 5 ou 6 restos et son centre commercial déjà fermé évidemment. On mange, enfin façon de parler, au Américan grill le pire resto de tout notre séjour.
20èmeJOUR
A Saint Augustine, la touche Espagnole impose la pause surtout pour la rue piétonne même si la majorité des boutiques n’ouvre qu’à 10 voir 11h00 ce Samedi. Passage rapide par Daytona, vraie station balnéaire touristique, le soleil cogne fort. On souhaite rejoindre Orlando pas trop tard pour contacter physiquement l’agence de location qui ferme à 15h00, afin d’éclaircir sans quiproquo certains points ambigus du contrat de location susceptibles d’alourdir financièrement l’addition déjà un peu salée à notre gout(pratiquement 1000 $ pour 5 nuits)
Seulement voilà, même retardés par les embouteillages monstres, les coordonnées communiquées sont insuffisantes, et nous conduisent à un carrefour gigantesque où on ne trouve pas, tant pis on fera sans. Dommage car j’aurai également eu besoin de bons conseils pour acheter les billets d’accès aux parcs.
Avant de quitter la France j’avais insisté par mail dans mon franglais afin d’obtenir les codes d’accès à la maison, car il devait m’être transmis seulement quelques jours avant notre arrivée, alors que nous nous trouverions déjà aux states et pas sur de pouvoir consulter les mails, d’ailleurs cela s’est vérifié sur place, yahoo me demandant mes codes secrets fournis à la création du compte, et bien évidemment oubliés depuis.
Cette maison de Kissimmee est bien sur dans un lotissement, mais d’autres plus luxueux et moins excentrés ont été croisés. Somme toute le confort est au rendez vous, même si l’ensemble est un peu vieillot et certains détails laissent à résider, non désirer : la sécurité des accès pas assurée, le robinet d’arrivée d’eau situé à l’extérieur difficile à trouver, la moustiquaire protégeant la piscine découpée au cutter, les transat à bout de souffle, l’épuisette épuisée mais cela ne nous empêche pas de sauter dans la piscine dont le chauffage en option à 40$ par jour est parfaitement inutile en cette saison.
(Pour information, réservation faite via booking.com chez florida dream vacation homes, seul interlocuteur, le site se déchargeant de tout le reste). Ensuite, rafraîchis et reguindés par nos plongeons multiples, commence la quête des billets et là c’est la jungle voir la porte ouverte à toutes les arnaques possibles selon moi évidemment, faute d’avoir sérieusement étudié la question avant de partir, le doute s’installe.
On a prévu de faire uniquement les 2 parcs universal qui normalement coutent environ depuis la France 135 euros pour 2 jours. Les points de vente sont nombreux, et la diversité des prix annoncés a de quoi inquiéter, l’un d’entre eux nous parle même de 203 $ en tout et pour 3 !!! par contre à la question de savoir s’il nous délivre les billets tout de suite pour le lendemain, il répond qu’il nous faut aller les chercher dans un autre point sans être sur que ce soit pour demain, une autre au tarif annoncé de 109$ par personne dit qu’elle n’en a plu, la délivrance étant gérée par la centrale !!! bref c’est la fête du slip et le grand n’importe n’a ouaque..On fini par aller dans un point de vente référencé comme officiel, mais les espèces ne sont pas acceptées, la galère continue, compte tenu du montant de la douloureuse, je refuse d’ engraisser ma banque.
A force d’obstination, on trouve plus loin , un autre point de vente référencé dont la seule animatrice accepte les espèces, malgré les risques de braquage évoqués. Au final je dé bourses quelques 630 $ pour les parcs mais aussi le dîner spectacle des pirates : 144$ par personne pour les 2 parcs soit environ 50 euros chaque, et 66$ au lieu de 73 pour le spectacle.Notre interlocutrice nous informe aussi que pour la seule visite également envisagée à Epcot, Disney ne propose aucune réduc si on cumule pas avec d’autres (fo dire que disney propose pas moins de 8 parcs dans le coin en comptant les aquatiques).
21èmeJOUR (déjà)
C’est Dimanche on reporte les parcs par crainte de l’affluence. Orlando, il faut savoir qu’en réalité, la totalité des hébergements particuliers se trouvent dans Kissimmée ou pire encore dans Davenport plus éloigné, la zone est immense, les commerces et autres attraits touristiques eux sont concentrés le long de l’US 192 et d’International drive.C’est d’ailleurs notre objectif du jour : gift shops, outlets, mall et autres flea market (immenses chapiteaux regroupant des centaines d’exposants qui ouvrent progressivement au cours de la journée, dédiés exclusivement au made in china, tee shirt et serviettes de plage meilleur marché).
L’Orlando premium outlet du Nord est blindé, toutes les marques connues sont présentes et vu le nombre de sacs, les clients sont satisfaits, durant cette journée shopping on aura quand même fait 90 kms.
Le pirate dinner n’a rien de spectaculaire, ce n’est rien d ’autre qu’une comédie musicale bon enfant à l’américaine, en attendant l’entrée, 3 buffets mobiles proposent des agapes dans le hall, histoire de patienter bof.. Même si je sympathise avec mon voisin, américain convaincu, dès le début du repas, plus que moyen, cela reste très limite. Il semblerai que seul « médieval times « s’il n’a pas changé depuis la dernière fois (il y a 15 ans) vaille le coup, arabian night était aussi décevant à l’époque.
Ha au fait !!je suis sur que certains d’entre vous voudraient savoir c’est quoi le film culte tourné à chimney rock ???
réponse: Le dernier des Mohicans de 1992 avec Daniel dey lewis…
22èmeJOUR
A 18 miles : island of aventure d’universal, en plus du prix du billet il faut rajouter quoi ??....
Et oui le parking payant à 17$, j’étais sur que vous alliez deviner !!!
Dès l’accès au site desservant les 2 parcs, les sacs sont fouillés, et à l’entrée du parc on nous scanne l’empreinte de l’annulaire, volonté de l’associer au billet individuel valable plusieurs jours ou contrôle officiel relié à l’administration centrale? je ne sais pas car ici de toute façon la CNIL n’a pas sa place, et c’est pas plus mal….(ceci n’engage que moi qui n’ai rien à me reprocher !!)
Il y a foule, une attraction est en panne pour la journée, (les grosses bouées flottantes de bilge rat barges) Hulk fonctionne par intermittence, il fait chaud le ciel est orageux : l’enfer quoi !!!!.
Pour certaines attractions la mise en consigne gratuite avec empreinte est obligatoire pour les sacs, ceux qui paient le billet plus de 260$ sont dispensés de faire la queue avec le petit peuple, quand on les voit ainsi nous doubler sans vergogne on peut légitimement s’interroger sur le socialisme obamanien qui laisse perdurer de telles pratiques, ..
Revenons à nos moutons et brebis volontairement égarées, la dernière attraction harry potter and the forbidden journey est un voyage à sensation très fun dans l’univers du héros
Dragon challenge, montagne russe renversante, me convertit définitivement à la sorcellerie une fois sorti indemne !!
Jurassic park river mouille toujours autant, mais là les consignes protectrices de l’électronique sont payantes !!
Mes accompagnatrices tentent le dudley do right’s ripsawfalls (atchoum) et surtout plouf, elles en ressortent plus d’une heure après complètement trempées. Moi, lassé de les attendre en vain au point« photo » je sirote en plein soleil et â jeun une binouse du plus vieux brasseur du pays, yuengling, résultat j’ai aussi failli faire plouf !!!
Ensuite le monde des marvels nous accueille, avec notamment doctor doom’s fearfall, (propulsé en l’air avec descente par pallier le tout en1 minute à peine) spiderman 3D, et Hulkcoaster redevenu opérationnel, le démarrage est tellement brusque que j’ai à peine le temps d’enclencher ma gopro dissimulée sous ma chemise.
Ensuite c’est shopping et shopping, j’hésite à acheter une baguette magique d’harry potter pour aider à tricher sur le poids à l’enregistrement futur des bagages.
Le repas du soir se fait à la maison, occasion de gouter les cacahuètes bouillies réchauffées au micro onde achetées précédemment comme spécialités des great smokys…et bien cela ressemble à des z’haricots et je suis sur que de nombreuses possibilités d’accommodations culinaires sont possibles pour ce produit inconnu chez nous sous cette forme.
23èmeJOUR
On se décide pour Epcot, 100$ par personne plus vous savez encore quoi à 17$.
25 ans après notre première visite, ce parc entretenu à la thématique immuable et indémodable n’a pas changé ni évolué d’un yota. Ici, à part peut être « test track » qui annoncera jusqu’à 150 minutes d’attente, pas de sensation forte.
Un système fast pass vous permet d’éviter les files d’attente pour 3 attractions maxi, l’ordinateur choisissant pour vous les créneaux horaires de vos passages.
La file orange de space ship earth est supposé offrir plus de sensations fictives du vol intergalactique, the seas of nemo ne peut que séduire les moins de 10 ans, quant au pseudo survol en deltaplane de la californie au soarin, la mis en place des spectateurs prend trop de temps, living with the land, ode à la protection de l’agriculture nous fait traverser des serres où poussent fruits et légumes !! tandis que captain EO, vieuxde 30 ans est un film en 3D avec M. Jackson, journey of imagination withfigment est carrément débile.
Les 11 pavillons dont 5 européens présentent pour nous peu d’intérêt, malgré leur fidèle reproduction architecturale, la promenade« maritime » Norvégienne Maelstrom est banale
La seule chose qui a évolué ici, ce sont les prix, pas un seul chapeau fantaisie à moins de 25$ hors taxe sans parler des chopes« allemandes » avec nain de blanche neige à accrochez vous bien : 230 $ hors taxe !!!! .
Comme les jours précédents, à partir du milieu d’après midi, le ciel noirçit sérieusement et les orages éclatent ça et là.

Ce soir on mange au copieux buffet à volonté chez boston lobster feast à 40$ par personne avec homards, crabes et bien d’autres produits de la mer. La promenade digestive se fait à Disney downtown, immense zone très fréquentée le soir, si c’est le shopping qui vous intéresse, tentez de vous stationner côté East (miracle c’est gratuit) car à l’opposé c’est surtout cinéma, restaurants et le cirque du soleil. Et pour rejoindre à pied marketplace, c’est pas triste entre badauds, poussettes, voiturettes électriques des seniors et ici aussi les travaux, ça devient vite difficile. Le magasin LEGO vaut le détour pour le gigantisme de ses réalisations décoratives, la boutique disney de 5000 m2 déborde. 23H15 : dodo
24èmeJOUR
Parc Universal, sacs fouillés et empreinte vérifiée, il n’y a curieusement pas foule à l’ouverture, du coup on fait sans attendre la montagne russe Rockit particulièrement vertigineuse !!! puis on enchaîne les autres attractions sans trop faire la queue, revanche de la momie, disaster où le public participe réellement à la bande annonce d’un film catastrophe, c’est bien fait, mais un peu long, l’attraction se faisant en 3 phases distinctes.Avec les mens in black on fait mumuse avec un pistolet laser pour tenter de libérer la planète des méchants aliens, j’aurai préféré que mon compteur ne fonctionne pas, vu mon score déplorable (non en fait, il ne fonctionnait pas c’est mieux !!).Simpson ride est bien, shreck 4d un peu vieillot mais drôle, transformers impressionne tandis que « minion » la nouveauté ba je vous dirais pas, parce que les 100 minutes d’attente nous ont démotivés, en effet le parc a enfin fait le plein en milieu d’après midi, certainement des gens en possession de billets à accès multiples et illimités.
On regagne la cambuse pas trop tard afin de profiter une dernière fois de la piscine et surtout essayer de fermer les valises en les pesant et repesant à l’aide de la petite poignée balance relativement précise, verdict :les 23 kgs fatidiques sont presque respectés.
DERNIER JOUR
La maison devant être libéré pour 10h00, j’aurai du peut être choisir un vol retour plus tôt qu’à 20h00 car on va devoir tuer le temps la bagnole pleine à craquer. On sillonne le très cossu quartier célébration, sorte de village privilégié dans la ville.
Chez pirate’s cove on se fait un mini golf bien dessiné et entretenu, puis une dernière collation consistante et graisseuse chez Denny’s, avant de payer 1,25$ pour atteindre l’aéroport assez distant. Je parviens à restituer le réservoir pratiquement vide car on m’a facturé le premier plein à prix d’or (noir évidemment).
Pour patienter, on dépense encore quelques billets verts afin de saturer les bagages cabines.
A cause des orages le décollage est retardé, si bien qu’à Francfort le personnel aéroportuaire nous attend de pied ferme pour nous accompagner rapidement à notre correspondance, et évidemment nos valises, elles n’ont pas été accompagnées, elles nous seront livrées à domicile le lendemain….
Malgré seulement 6h00 de décalage horaire le retour est difficile, les 9200 kms parcourus ont subrepticement affectés les organismes.
Vous l’avez sans aucun doute perçu dès le début de mon récit, parmi les différents voyages effectués aux Etat unis, nous ne conseillerions pas celui ci en premier. L’art et l’histoire n’étant pas nos priorités, il est possible que nous soyons passés trop vite à côté de l’essentiel. Ce qui pour nous est sur en tout cas, c’est que dans cette partie ci du pays la géographie réserve moins de beautés spectaculaires que dans les autres régions. Les grandes villes malgré leur statut de capital ne focalisent que l’administratif (Bâton rouge, Tallahassee, Austin) et sont totalement démunies de toute « âme ». Dallas, Memphis et Nashville sont assez décevantes.
En revanche l’Ouest de la Floride est bien attirante, Keywest, les Everglades, La nouvelle Orléans, les bayous, San antonio et Orlando auront tenus toutes leurs promesses.
Globalement, la population nous a paru moins chaleureuse et courtoise que les années précédentes, la morosité ambiante semble gagner du terrain, situation politique ou économique en cause je ne sais pas, ou bien est ce tout simplement une particularité du Sud ??..
N’hésitez pas à me contacter, si je peux modestement vous renseigner…
Voyage de route pour trois mois États-Unis English translation pending
Hello !
Je suis un jeune Français de 19 ans en PVT (visa de travail d'un an) au Canada, à Montréal plus précisément. Comme je suis sur le continent américain toute l'année, j'aimerais beaucoup, avant de repartir en France, faire un grand voyage aux USA dont je me souviendrai toute ma vie (fêter ses 20 ans à New York... !), et comme je suis assez planificateur, organisé (j'organise tous les voyages entre amis tous les ans, l'été dernier Barcelone), eh bien une longue préparation ne me fait pas peur.
Voici les éléments qui ne changeront pas :- Trois mois maximum, durée légale autorisée ! Départ de Montréal selon toute vraisemblance Ne sachant pas conduire, seuls moyens de déplacement : autobus, train, avion Tour assez complet des USA : Côte Est, Côte Ouest et Centre (moins de temps au centre toutefois) Petit détour par Hawaii L'argent n'est pas un problème, je travaillerai longtemps pour cela. J'ai déjà récolté quelques informations, je vous les dis : Forfait autobus illimité Canada/USA de 60 jours (2 mois) avec Greyhound, ce pour 600€ TTC, permettant d'aller quasiment partout. Inconvénient : se taper des jours et des jours de bus, même si ça peut faire économiser des nuits d'hôtel... Forfait train illimité North America Railpass de 30 jours (1 mois) pour 610€ TTC, permettant d'emprunter tant de trains que l'on veut durant cette période. Inconvénient : deux fois plus cher que le bus, et destinations limitées (Las Vegas ne peut pas être ralliée en train apparemment). Forfait avion illimité ? J'en ai pas trouvé... Je dormirai dans les moyens de logement les moins chers : auberges de jeunesse, Motel6, chez l'habitant en de rares villesVoilà...
Pour mon parcours, j'hésite beaucoup sur la direction à prendre. De Montréal à Montréal, il y a tellement de choix possibles... Mais, en gros, deux options :- La Côte Est (Mégalopolis) jusqu'à Miami, puis relier la Côte Ouest en passant par la Louisiane (Nouvelle-Orléans, Baton Rouge), puis sillonner la Californie (Los Angeles, San Francisco, Seattle, Vancouver) en faisant un saut de puce à Hawaii en avion, ainsi qu'à Las Vegas. Enfin, prendre la mythique California Zephyr pour rallier Chicago via le Colorado, et de là rejoindre Montréal ... l'inverse !Mes principales haltes souhaitées :- Boston New York (évidemment) Philadelphie Washington Miami La Nouvelle-Orléans Los Angeles San Francisco Seattle Vancouver Hawaii Las Vegas Chicago Seattle Villes "hésitantes" :- Dallas, ou toute autre ville Texane San Diego Portland Los Angeles PhoenixMes (très nombreuses) questions :- Estimez-vous plus avantageux de prendre un forfait illimité pour un moyen de transport, ou au contraire voir en fonction des tarifs et des disponibilités au cas par cas ? Par exemple un pass de bus de 2 mois exclut Hawaii, et la Californian Zephyr... Avril, mai, juin vous semblent-ils de bons mois pour voyager ? Moi ça me paraît bien : on n'est pas encore dans la pleine saison, toutefois les températures restent très acceptables ! Comme je ne pourrai pas conduire et serai probablement seul, serai-je obligé de me cantonner aux villes ? Ou des forfaits de découverte des parcs nationaux (Yosemite, Grand Canyon) sont-ils proposés ? J'hésite à passer par Los Angeles : il paraît (le Guide du Routard) que c'est invivable sans voiture... Mon âge : 19 ans... N'aurai-je pas des restrictions, vu que la majorité légale aux US est souvent 21 ans ? Par exemple, pourrai-je entrer dans les boîtes de nuit de Los Angeles ou dans les casinos de Vegas sans problèmes ? J'hésite à emmener mon ordinateur portable : j'aimerais tenir un blog, mais je pense que j'aurai du mal à trouver des connexions internet, et pour trois mois il y a beaucoup de risque que je me le retrouve volé un jour... Je suis sourd, mais pas muet... Toutefois je ne suis pas un anglophone accompli. Si je m'exprime par écrit, serai-je bien reçu de la plupart des Américains ? Sont-ils ouverts de ce point de vue ? J'ai l'intention de prendre des photos, bien entendu, mais trois mois sans disque dur pour sauvegarder, ça risque d'être chaud... De ce point de vue, j'ai deux cartes-mémoire pour près de 1 000 photos, y a-t-il moyen que j'emporte mon disque dur externe et que je trouve facilement un ordinateur afin de faire le transfert ? Ou autre solution proposée ?Et bien d'autres questions qui me viendront sûrement à l'esprit en cours de route...
Je ne demande pas un roman de votre part, mais simplement, si vous en avez le temps, quelques indications, bons plans, conseils... Souveniez-vous, quand vous aviez vingt ans et vouliez faire le tour du monde !
Civili - motivé comme jamais pour le grand voyage de sa jeune vie !
Je suis un jeune Français de 19 ans en PVT (visa de travail d'un an) au Canada, à Montréal plus précisément. Comme je suis sur le continent américain toute l'année, j'aimerais beaucoup, avant de repartir en France, faire un grand voyage aux USA dont je me souviendrai toute ma vie (fêter ses 20 ans à New York... !), et comme je suis assez planificateur, organisé (j'organise tous les voyages entre amis tous les ans, l'été dernier Barcelone), eh bien une longue préparation ne me fait pas peur.
Voici les éléments qui ne changeront pas :- Trois mois maximum, durée légale autorisée ! Départ de Montréal selon toute vraisemblance Ne sachant pas conduire, seuls moyens de déplacement : autobus, train, avion Tour assez complet des USA : Côte Est, Côte Ouest et Centre (moins de temps au centre toutefois) Petit détour par Hawaii L'argent n'est pas un problème, je travaillerai longtemps pour cela. J'ai déjà récolté quelques informations, je vous les dis : Forfait autobus illimité Canada/USA de 60 jours (2 mois) avec Greyhound, ce pour 600€ TTC, permettant d'aller quasiment partout. Inconvénient : se taper des jours et des jours de bus, même si ça peut faire économiser des nuits d'hôtel... Forfait train illimité North America Railpass de 30 jours (1 mois) pour 610€ TTC, permettant d'emprunter tant de trains que l'on veut durant cette période. Inconvénient : deux fois plus cher que le bus, et destinations limitées (Las Vegas ne peut pas être ralliée en train apparemment). Forfait avion illimité ? J'en ai pas trouvé... Je dormirai dans les moyens de logement les moins chers : auberges de jeunesse, Motel6, chez l'habitant en de rares villesVoilà...
Pour mon parcours, j'hésite beaucoup sur la direction à prendre. De Montréal à Montréal, il y a tellement de choix possibles... Mais, en gros, deux options :- La Côte Est (Mégalopolis) jusqu'à Miami, puis relier la Côte Ouest en passant par la Louisiane (Nouvelle-Orléans, Baton Rouge), puis sillonner la Californie (Los Angeles, San Francisco, Seattle, Vancouver) en faisant un saut de puce à Hawaii en avion, ainsi qu'à Las Vegas. Enfin, prendre la mythique California Zephyr pour rallier Chicago via le Colorado, et de là rejoindre Montréal ... l'inverse !Mes principales haltes souhaitées :- Boston New York (évidemment) Philadelphie Washington Miami La Nouvelle-Orléans Los Angeles San Francisco Seattle Vancouver Hawaii Las Vegas Chicago Seattle Villes "hésitantes" :- Dallas, ou toute autre ville Texane San Diego Portland Los Angeles PhoenixMes (très nombreuses) questions :- Estimez-vous plus avantageux de prendre un forfait illimité pour un moyen de transport, ou au contraire voir en fonction des tarifs et des disponibilités au cas par cas ? Par exemple un pass de bus de 2 mois exclut Hawaii, et la Californian Zephyr... Avril, mai, juin vous semblent-ils de bons mois pour voyager ? Moi ça me paraît bien : on n'est pas encore dans la pleine saison, toutefois les températures restent très acceptables ! Comme je ne pourrai pas conduire et serai probablement seul, serai-je obligé de me cantonner aux villes ? Ou des forfaits de découverte des parcs nationaux (Yosemite, Grand Canyon) sont-ils proposés ? J'hésite à passer par Los Angeles : il paraît (le Guide du Routard) que c'est invivable sans voiture... Mon âge : 19 ans... N'aurai-je pas des restrictions, vu que la majorité légale aux US est souvent 21 ans ? Par exemple, pourrai-je entrer dans les boîtes de nuit de Los Angeles ou dans les casinos de Vegas sans problèmes ? J'hésite à emmener mon ordinateur portable : j'aimerais tenir un blog, mais je pense que j'aurai du mal à trouver des connexions internet, et pour trois mois il y a beaucoup de risque que je me le retrouve volé un jour... Je suis sourd, mais pas muet... Toutefois je ne suis pas un anglophone accompli. Si je m'exprime par écrit, serai-je bien reçu de la plupart des Américains ? Sont-ils ouverts de ce point de vue ? J'ai l'intention de prendre des photos, bien entendu, mais trois mois sans disque dur pour sauvegarder, ça risque d'être chaud... De ce point de vue, j'ai deux cartes-mémoire pour près de 1 000 photos, y a-t-il moyen que j'emporte mon disque dur externe et que je trouve facilement un ordinateur afin de faire le transfert ? Ou autre solution proposée ?Et bien d'autres questions qui me viendront sûrement à l'esprit en cours de route...
Je ne demande pas un roman de votre part, mais simplement, si vous en avez le temps, quelques indications, bons plans, conseils... Souveniez-vous, quand vous aviez vingt ans et vouliez faire le tour du monde !
Civili - motivé comme jamais pour le grand voyage de sa jeune vie !
Vos "regrets" en voyage? English translation pending
Bonjour !
Un petit sujet qui m'est venu à l'esprit ! Vous est-il arrivé d'avoir des "regrets" lors d'un voyage, c'est-à-dire des choses que vous vouliez voir et faire et que vous n'avez pas pu ? Et pourquoi ? Je parle plutôt de "malheureux concours de circonstances" et pas juste le manque de temps.
Récemment quelques regrets en Russie :
- A Moscou le musée des Cosmonautes. Je voulais vraiment le voir, mais mauvais concours de circonstances. On est arrivé un peu tard sur place, ayant fait une balade plus longue que prévu avant. Après vérification sur Internet, il était ouvert les jours suivants. En fait non, j'ai vu plus tard sur la page en russe qu'il fermait pile 4 jours pour travaux... 🤪
- Le dernier jour, nous étions dans le "centre", nous pensions faire un tour au parc Zariadié, récemment ouvert, avec sa plateforme suspendue sur la Moskova, mais pas le temps... on a dû faire une pause toilettes à cause de moi, et accessoirement manger un peu car j'allais tomber dans les pommes, ça a pris plus de temps que prévu. On avait un train à prendre ensuite (mauvais calcul du temps de notre part, je l'admets).
Bon, je compte y retourner à Moscou, ça va !
- Un survol en hélicoptère de Saint-Pétersbourg. Ceci n'a lieu que le week-end, seulement par "beau temps" (c'est relatif là-bas), et forcément après des jours de soleil, temps pourri le week-end. Pour finir, on a donc fait autre chose le dimanche, et il y a eu une éclaircie, on a vu les hélicos décoller en face... Bon, dur de prévoir exactement les éclaircies. Dans la mesure où j'aimerais y retourner l'hiver et que les vols n'ont lieu qu'en saison, c'est pas gagné... Puis avec la météo, c'est jamais gagné là-bas 😛
- A Cracovie, dernier jour, on voulait voir les mines de sel. On allait à pied prendre le bus, gros orage, très violent, et pas prévu. On avait pas de parapluie, on a fini tremper jusqu'aux os et à devoir se réfugier dans un magasin (ils vendaient des parapluies 😛) puis Mcdo, pendant deux bonnes heures car ça se calmait pas. Ensuite c'était tard, et vu la différence de température entre les mines et l'extérieur, pas question d'y aller trempés... Bon au final comme ça a l'air très "usine à touristes", ce n'est qu'un semi-regrets. J'aimerais bien les voir un jour quand même on va dire.
- A Trapani en Sicile, un seul jour plein sur place, on voulait grimper à Erice en téléphérique. On arrive, c'est fermé pour cause de vent... le téléphérique n'étant pas pile à côté du centre, deux heures perdues, et on n'a pas vu Erice. Je plaide coupable, j'avais pas vérifié sur le site avant de partir de l'appart...
- Lors d'un énième séjour à Madrid, cette fois nous voulions passer une grosse après-midi à Tolède. On s'est rendu un samedi à la gare, pas pu les jours avant car il avait pas mal plu et qu'on voulait surtout se balader (on était donc resté à Madrid dans les musées). On arrive 40 mn avant le départ du train, il était complet !!! Seulement un train toutes les 2h le samedi. Le suivant nous aurait fait arriver tard, ça ne valait pas le coup...
Ensuite le dimanche et le lundi les quelques musées ou monuments qui nous intéressaient étaient fermés (ou fermaient trop tôt le dimanche), on a préféré reporter à un futur séjour. Même coup pour Ségovie, donc l'Alcazar était ouvert le lundi. On déjeune, je regarde les bus sur Internet, la gare routière étant loin d'où on était, et forcément celui qu'on voulait était complet, le seul de la journée à l'être. Après ça faisait un peu tard selon monsieur.
Bon sur le moment on est un peu énervé mais comme ça reste une destination proche et où aime aller régulièrement, on sait qu'on y retournera donc ce n'est pas bien grave !
- A Belgrade, on voulait passer une journée à Novi Sad, mais les jours où on avait envie, il pleuvait vraiment beaucoup, donc justement, ça valait pas le coup... Je savais que j'allais pas y retourner de suite, mais tant pis.
Je dois en avoir d'autres mais c'est ce qui me vient à l'esprit. Bien sûr il y a toujours des choses que je voulais voir en voyage, mais pas eu le temps (j'ai tendance à vouloir tout voir, ou presque !), mais c'est un peu différent. S'il y a encore assez à voir, j'y retourne !! Évidemment au bout du monde c'est plus dur... Plus la destination est difficile d'accès plus c'est "rageant" c'est sûr !
A vous !
Un petit sujet qui m'est venu à l'esprit ! Vous est-il arrivé d'avoir des "regrets" lors d'un voyage, c'est-à-dire des choses que vous vouliez voir et faire et que vous n'avez pas pu ? Et pourquoi ? Je parle plutôt de "malheureux concours de circonstances" et pas juste le manque de temps.
Récemment quelques regrets en Russie :
- A Moscou le musée des Cosmonautes. Je voulais vraiment le voir, mais mauvais concours de circonstances. On est arrivé un peu tard sur place, ayant fait une balade plus longue que prévu avant. Après vérification sur Internet, il était ouvert les jours suivants. En fait non, j'ai vu plus tard sur la page en russe qu'il fermait pile 4 jours pour travaux... 🤪
- Le dernier jour, nous étions dans le "centre", nous pensions faire un tour au parc Zariadié, récemment ouvert, avec sa plateforme suspendue sur la Moskova, mais pas le temps... on a dû faire une pause toilettes à cause de moi, et accessoirement manger un peu car j'allais tomber dans les pommes, ça a pris plus de temps que prévu. On avait un train à prendre ensuite (mauvais calcul du temps de notre part, je l'admets).
Bon, je compte y retourner à Moscou, ça va !
- Un survol en hélicoptère de Saint-Pétersbourg. Ceci n'a lieu que le week-end, seulement par "beau temps" (c'est relatif là-bas), et forcément après des jours de soleil, temps pourri le week-end. Pour finir, on a donc fait autre chose le dimanche, et il y a eu une éclaircie, on a vu les hélicos décoller en face... Bon, dur de prévoir exactement les éclaircies. Dans la mesure où j'aimerais y retourner l'hiver et que les vols n'ont lieu qu'en saison, c'est pas gagné... Puis avec la météo, c'est jamais gagné là-bas 😛
- A Cracovie, dernier jour, on voulait voir les mines de sel. On allait à pied prendre le bus, gros orage, très violent, et pas prévu. On avait pas de parapluie, on a fini tremper jusqu'aux os et à devoir se réfugier dans un magasin (ils vendaient des parapluies 😛) puis Mcdo, pendant deux bonnes heures car ça se calmait pas. Ensuite c'était tard, et vu la différence de température entre les mines et l'extérieur, pas question d'y aller trempés... Bon au final comme ça a l'air très "usine à touristes", ce n'est qu'un semi-regrets. J'aimerais bien les voir un jour quand même on va dire.
- A Trapani en Sicile, un seul jour plein sur place, on voulait grimper à Erice en téléphérique. On arrive, c'est fermé pour cause de vent... le téléphérique n'étant pas pile à côté du centre, deux heures perdues, et on n'a pas vu Erice. Je plaide coupable, j'avais pas vérifié sur le site avant de partir de l'appart...
- Lors d'un énième séjour à Madrid, cette fois nous voulions passer une grosse après-midi à Tolède. On s'est rendu un samedi à la gare, pas pu les jours avant car il avait pas mal plu et qu'on voulait surtout se balader (on était donc resté à Madrid dans les musées). On arrive 40 mn avant le départ du train, il était complet !!! Seulement un train toutes les 2h le samedi. Le suivant nous aurait fait arriver tard, ça ne valait pas le coup...
Ensuite le dimanche et le lundi les quelques musées ou monuments qui nous intéressaient étaient fermés (ou fermaient trop tôt le dimanche), on a préféré reporter à un futur séjour. Même coup pour Ségovie, donc l'Alcazar était ouvert le lundi. On déjeune, je regarde les bus sur Internet, la gare routière étant loin d'où on était, et forcément celui qu'on voulait était complet, le seul de la journée à l'être. Après ça faisait un peu tard selon monsieur.
Bon sur le moment on est un peu énervé mais comme ça reste une destination proche et où aime aller régulièrement, on sait qu'on y retournera donc ce n'est pas bien grave !
- A Belgrade, on voulait passer une journée à Novi Sad, mais les jours où on avait envie, il pleuvait vraiment beaucoup, donc justement, ça valait pas le coup... Je savais que j'allais pas y retourner de suite, mais tant pis.
Je dois en avoir d'autres mais c'est ce qui me vient à l'esprit. Bien sûr il y a toujours des choses que je voulais voir en voyage, mais pas eu le temps (j'ai tendance à vouloir tout voir, ou presque !), mais c'est un peu différent. S'il y a encore assez à voir, j'y retourne !! Évidemment au bout du monde c'est plus dur... Plus la destination est difficile d'accès plus c'est "rageant" c'est sûr !
A vous !
Échappée Ouest américaine en février… English translation pending
Au départ, ce voyage n’était pas prévu !
Il aurait pu ne pas dépasser l’état de discussion enthousiaste d’une morne soirée de novembre.
Mais après tout, pourquoi pas ? Les prix sont raisonnables en cette saison, notre crédit maison vient de se terminer. Et puis, ce serait l’occasion de retourner dans cette vallée de la mort que nous n'avons fait qu’effleurer l’été dernier. Et puis, l'occasion aussi de faire Valley of Fire occultée par manque de temps. Et puis, il reste de la place pour CBS. Et puis... Et puis… Avouons-le, après 2 voyages, nous avons attrapé le virus !
Mon mari ne peut avoir qu’une semaine, pas grave, nous repousserons les limites de cette semaine au maximum et 8j c’est toujours mieux que rien !! Allez go ! Nos enfants n’en reviennent pas ! Si, si on repart aux States en février 😎😎😎 !
Le programme a été vite fait avec les ingrédients ci-dessus et aussi l’envie de faire nos 1ères pistes et visites en dehors des sentiers balisés. Un petit post sur ce forum pour conforter l’affaire (au passage, un grand grand merci à ceux qui m’ont répondu🙂🙂), les sites de référence pour approfondir (blog d’Itat, ouestusa), et les indispensables Photographing the southwest et aussi le guide du routard.
Et au final, voilà le résultat:
J1 : Vol Paris – Las Vegas (nuit LV) J2 : Death Valley, secteur Furnace Creek : Dante’s View, Devil’s Golf course, Badwater, Natural Bridge, Artists Drive, Gower Gulch Loop(nuit Stovepipe Wells) J3: Death Valley, secteur Stovepipe Wells : Mesquite Flat Sand Dunes, Mosaïc canyon, Titus canyon road (nuit LV) J4 : Lac Mead North Shore – Bowl of fire - Valley of Fire (nuit St George) J5 : Zion (Kolob Canyon) - Yant Flat (nuit St George) J6 : Snow canyon - Zion (nuit Kanab) J7 : CBS – White Pocket (nuit Kanab) J8 : Valley of Fire (nuit LV) J9 : Vol Vegas- Paris (accès direct aux journées en cliquant sur Jx)
Avant de commencer, je voudrais saluer Diamina et son « Apologie du Sud-Ouest des Etats Unis en hiver ». A la lecture de son « carnet » 😉, j'avais pensé qu'une visite hivernale était effectivement une idée à retenir, et l'avais gardée dans un coin de mon esprit. Sans son récit enthousiaste, je ne suis pas sûre que j’aurais envisagé ce voyage 😮 !
Bon maintenant, on y va ….
Il aurait pu ne pas dépasser l’état de discussion enthousiaste d’une morne soirée de novembre.
Mais après tout, pourquoi pas ? Les prix sont raisonnables en cette saison, notre crédit maison vient de se terminer. Et puis, ce serait l’occasion de retourner dans cette vallée de la mort que nous n'avons fait qu’effleurer l’été dernier. Et puis, l'occasion aussi de faire Valley of Fire occultée par manque de temps. Et puis, il reste de la place pour CBS. Et puis... Et puis… Avouons-le, après 2 voyages, nous avons attrapé le virus !
Mon mari ne peut avoir qu’une semaine, pas grave, nous repousserons les limites de cette semaine au maximum et 8j c’est toujours mieux que rien !! Allez go ! Nos enfants n’en reviennent pas ! Si, si on repart aux States en février 😎😎😎 !
Le programme a été vite fait avec les ingrédients ci-dessus et aussi l’envie de faire nos 1ères pistes et visites en dehors des sentiers balisés. Un petit post sur ce forum pour conforter l’affaire (au passage, un grand grand merci à ceux qui m’ont répondu🙂🙂), les sites de référence pour approfondir (blog d’Itat, ouestusa), et les indispensables Photographing the southwest et aussi le guide du routard.
Et au final, voilà le résultat:
J1 : Vol Paris – Las Vegas (nuit LV) J2 : Death Valley, secteur Furnace Creek : Dante’s View, Devil’s Golf course, Badwater, Natural Bridge, Artists Drive, Gower Gulch Loop(nuit Stovepipe Wells) J3: Death Valley, secteur Stovepipe Wells : Mesquite Flat Sand Dunes, Mosaïc canyon, Titus canyon road (nuit LV) J4 : Lac Mead North Shore – Bowl of fire - Valley of Fire (nuit St George) J5 : Zion (Kolob Canyon) - Yant Flat (nuit St George) J6 : Snow canyon - Zion (nuit Kanab) J7 : CBS – White Pocket (nuit Kanab) J8 : Valley of Fire (nuit LV) J9 : Vol Vegas- Paris (accès direct aux journées en cliquant sur Jx)
Avant de commencer, je voudrais saluer Diamina et son « Apologie du Sud-Ouest des Etats Unis en hiver ». A la lecture de son « carnet » 😉, j'avais pensé qu'une visite hivernale était effectivement une idée à retenir, et l'avais gardée dans un coin de mon esprit. Sans son récit enthousiaste, je ne suis pas sûre que j’aurais envisagé ce voyage 😮 !
Bon maintenant, on y va ….
L'Ouest américain en décembre: les Red Rocks sous la neige English translation pending
Cela faisait plusieurs années que l’on avait envie de partir en hiver pour espérer voir nos paysages de red rocks sous la Neige mais nous n’avions jamais franchi le pas. 2 semaines de fermeture forcée de PSA entre les fêtes de fin d’année nous ont décidés à le faire malgré des prix de billets d’avions prohibitifs. Planifier un itinéraire en Hiver est différent que ce que l’on peut faire en été car on maitrise moins la météo, les températures qui peuvent être très basses et s’aventurer sur les pistes peut être très hasardeux. J’ai donc planifié un itinéraire très classique avec très peu de wilderness. L’hiver comporte tout de même quelques avantages dont
JOUR 1 : Las vegas -> Kanab
Après un vol Paris -> Londres puis Londres Las Vegas (je n’ai jamais eu de siège aussi inconfortable dans un avion long-courrier que chez British airways), nous arrivons à Las Vegas vers 19h sous une température sous les 10° très contrastée avec les plus de 40° qui sont légion en été. Comme toujours, décalage horaire oblige, la nuit sera courte et le lever très matinal pour aller faire les traditionnelles courses au walmart. Par rapport à l’été, les 4 gallons d’eau suffiront à tout le voyage alors qu’en été, un gallon ne fait qu’une journée. Nous finissons les courses vers 8h30 et direction Yant Flat près de Saint George sous un soleil radieux.

La température est très clémente sous le soleil (environ 15°) et permet aisément de pique-niquer dehors avant d’aller explorer une nouvelle fois ce bel endroit. Je suis étonné par la luminosité qui est tout de même assez forte pour un soleil d’hiver car le soleil monte bien plus haut sous ces latitudes en hiver qu’en France. il y a tout de même plus de contraste qu’en été et en plus, aucun moustique ou deer flies et pas besoin de trimballer des litres et des litres d’eau dans le sac à dos.

Il fait tellement bon qu’on tombe la veste chaude d’hiver pour se mettre parfois en tee shirt !!! après 1H30 d’exploration peu approfondies à la recherche entre autre de « water pockets »

nous repartons avec quelques belles photos et nous mettons en route vers Kanab via la route touristique en traversant Zion où nous ne croisons aucun touriste (quel contraste avec l’été). Il y a quelques gouttes de pluie. Nous ne le savons pas encore mais ce seront les seules gouttes du voyage…
Jour 2 : Kanab -> Kanab (Soap Creek)
lever vers 6H en ce deuxième jour car nous avons rendez-vous avec Steeve de Paria Outpost à 8H au Paria Outpost pour passer la journée avec lui et un de ses guides (Dallas) dans le wilderness. Il s’agit d’explorer une zone de SOAP Creek découverte apparemment récemment par Matthias un allemand rencontré en juin dernier qui est déjà allé une bonne vingtaine de fois dans Coyote Buttes South. Sur la House rock valley road, plusieurs miles après le parking de wire pass, nous croisons une jeep cherokee avec 5 chinois croisés la veille au resto. Ils nous demandent où est The wave malgré qu’ils aient une carte détaillée. Nous leur expliquons que non seulement ils ont dépassé le parking de plusieurs miles mais, least but not least, qu’il faut un permis qu’ils n’ont pas. Bref, ils ont à côté de leurs pompes…. Après 2 bonnes heures de piste, nous sommes arrivés à destination et commençons l’exploration et nous ne tardons pas à arriver au premier point d’intérêt qui est une paroi très colorée avec des dominantes pourpres, jaune et rouge de toute beauté et un bonheur pour toute photographe amateur.


Après un piquenique hivernal où nous avons presque trop chaud dans nos vestes d’hiver, plusieurs autres spots seront ensuite explorés avec là aussi des rochers et parois aux couleurs incroyables .



Après quasiment 4h d’exploration où nous avons également revus quelques spots explorés en 2013, nous reprenons la piste et avant de rejoindre la house rock valley road nous voyons sur le bord de la route, 2 personnes qui font de grands signes : ce sont deux polonais qui expliquent être ensablés et offrir une forte somme en cash à qui voudra bien les sortir de là. Steeve les prends en voiture pour aller sur le lieu de l’ensablement et je leur demande où ils comptaient aller. Ils se rendaient à coyote buttes South avec une simple berline 2 roues motrices et me disent que la carte d’indique pas la nécessité d’une 4 roues motrices avec haute garde au sol. Je leur montre leur carte et ils ne peuvent que constater qu’ils ne savent pas la lire car il est bien indiqué que seuls les 3 premiers miles sont praticables en 2WD mais pas la piste qu’ils ont prise….. Steeve les sort du bourbier en quelques secondes et il ne leur demandera pas un $ malgré son agacement devant le nombre grandissant de personnes qui s’aventurent dans ces endroits en dépit du bon sens.
Jour 3 : Kanab -> Page
c’est le 24 décembre et nous ne le savions pas mais nous avons vu la veille sur la porte du BLM de kanab qu’il ferme les 25, 26 , 27 et 28 décembre donc aujourd’hui le tirage de la loterie attribuera les permis sur 5 jours au lieu d’un. Il est fort probable que la plupart des personnes, comme nous, postulent pour le 25 sans avoir anticipé ces 4 jours de fermeture…. Quelle stupeur en tout cas de voir 275 personnes en plein hiver dont 80% de chinois !!! il y a quelques années, il était possible sans problème de réserver des permis en ligne sur le site du BLM pour le mois de janvier. Au total ce sont 82 groupes qui postulent. Les 3 premiers tirages scellent notre sort : 3 groupes de 4 et tous pour le 25 décembre. Postuler pour le 28 aurait j’en suis sur maximisé nos chances mais je ne le saurais jamais. On se consolera en se disant que les prévisions météo sont mauvaises pour le jour de noël. Il serait souhaitable que le BML ne délivre plus de permis pour The wave pendant quelques années histoire de faire un peu oublier cet endroit. Nous avions des permis pour CBS et j’avais envisagé de ré explorer paw hole où nous sommes allés en juin dernier mais Lysiane préfère qu’on aille à Yellow Rock que nous n’avons pas arpenté depuis 2008. Je grossis donc la liste des personnes qui prennent des permis pour CBS et qui n’y vont pas. Je comprends pourquoi on est toujours les seuls quand on y va !!! . La cottonwood road est en excellent Etat. Cela fait drôle de voir la paria river en partie gelée !!! après la montée toujours aussi raide mais maintenant bien tracée et balisée, nous voici à Yellow rock qui est toujours un endroit incroyable et unique.







Après deux heures dans le coin retour vers Page avec stop à Toadstool hoodoos et à Horse shoe bend qui est maintenant envahi de hordes de touristes.

Je me doutais qu’il ne serait pas facile de trouver un restaurant ouvert le 24 au soir mais de là à fermer tous vers 19h , je ne le pensais pas. On s’oriente donc vers un diner de réveillon dans la chambre avec de la nourriture améliorée : le problème est que contrairement à la France ou les hypermarchés regorgent de mets améliorés pour les fêtes, là il n’y a absolument rien de plus dans les rayons. Tout juste arriveront nous à trouver un peu de saumon fumé sauvage d’Alaska et une bouteille de mousseux californien pour marquer le coup et improviser un diner sur la valise en guise de table.
Jour 4 : Page -> South Rim Grand Canyon
En ce jour de Noel, nous espérons avoir de la Neige dans le Grand canyon. Je n’avais pas spécialement prévu initialement de passer dans le Grand Canyon mais je me suis dit que si nous voulions voir des paysages enneigés, le Grand Canyon serait un des endroits où nous étions quasiment sur d’en avoir. Arrivés sur la desert view road, le premier stop montre que le climat à brusquement changé avec une chute importante des températures et qu’il est temps d’expérimenter nos vêtements d’hiver qui semblent au premier abord très efficaces.



Le long de la route, nous essuyons une mini tempête de neige qui nous donne des points de vues intéressants mais n’en fait pas pour autant des paysages hivernaux typiques dans le grand canyon.

Par contre les routes elles sont très typées hiver et à un moment plusieurs voitures sont arrêtées devant nous, l’une d’elles a quitté la route et a fini sa course dans un arbre, l’une ne peut avancer et même le chasse neige se met en travers de la route. Tout est verglacé mais bizarrement nous passons sans encombre.
Je n’avais pas spécialement fait attention mais les infrastructures (restaurants, hotels…) sont fermées du 30/11 )à fin février et ne rouvrent que du 23/12 au 31/12. Ceci explique sans doute le nombre important de touristes en cette période courte de réouverture. L’après-midi sera consacrée à une marche le long de la rim sur hermit rest road entre Bright Angel et Mohave point, soit environ 10km et une température vivifiante !!!.


Certains passages nécessitent de mettre les crampons (il ne s’agit pas de faire un écart et de tomber de la rim !!!) car totalement verglacés mais les paysages sont magnifiques, sans le voile de chaleur caractéristique en été et avec de beaux nuages.


Jour 5 : Grand Canyon South Rim
le ciel est bien dégagé ce matin et il fait -12° , idéal pour un beau lever de soleil sur Mather Point. C’est mon troisième : un en juin, un en octobre et un en décembre. Ce dernier à ma préférence avec des ambiances et couleurs plus marquées.


Après un retour à Yavapai lodge pour prendre le petit dej dans la chambre, la fin de la matinée sera consacrée à une petite marche le long de la rim entre Mather point et Verkamp. L’après-midi , nous prenons l’option de marcher sur la Hermit rest entre pima point et Hermit rest (qui nous rappelle de mauvais souvenirs en 2006 où la chaleur nous avait terrassés dans la montée depuis dripping spring). Route ensuite vers un de mes points de vue préférés dans le Grand canyon : Shoshone Point.

Non seulement le point de vue est magnifique mais en plus c’est le seul dont le parking en sous bois n’est pas indiqué par une pancarte. Conséquence, on y est souvent seul à contempler le paysage.
les derniers rayons de soleil seront consacrés à Yavapai point
Jour 6 : Grand Canyon South Rim -> Monument valley
la température à encore baissé pour atteindre -15° . Je n’avais pas pensé à sortir les boissons de la voiture du coup tout a gelé à part l’alcool !!! par ce froid heureusement très sec donc parfaitement supportable, il convient de bouger un peu donc ce matin ce sera quelques km A/R entre south kaibab et mather point où quelques cerfs cherchent de la nourriture en bordure et contrebas de la rim. En fin de matinée, il est temps de quitter le grand canyon et de faire route vers Monument Valley où je serais très étonné d’avoir de la neige vu la situation dans le Grand canyon. Sur la route nous verrons quelques traces du côté de Tsegi canyon mais rien à Monument Valley. Les températures sont assez basses mais il n’y a pas un nuage dans le ciel et le sol montre qu’il n’y a pas eu beaucoup de précipitations ces dernières semaines car c’est très sec. Malgré de nombreux stops dans le passé à Monument Valley je n’avais jamais fait attention à la présence de Wild cat trail, une petite randonnée de 3.5 miles qui fait le tour de West Mitten butte.


En fin d’après-midi, les paysages sont très beaux et nous terminerons juste à temps pour le coucher de soleil sur le parking.


Photographiquement parlant, je trouve les photos plus belles en octobre car il y a trop d’ombre fin décembre. Pour la première fois, nous dormirons à The View hotel dont les tarifs sont abordables en Hiver et il faut le reconnaitre, les chambres sont d’un excellent niveau, la déco navajo de très bon gout et la vue imprenable même si on a pas trop l’occasion de prendre l’apéro sur le balcon en hiver….
Jour 7 : Monument Valley -> Moab
lever matinal pour départ à 6h00 car j’ai prévu un photo sunrise tour avec un guide navajo. Mais ce matin Lysiane ne trouve pas son bonnet -> il est probablement tombé sur le parking la veille quand j’ai vidé la voiture. J’ai un bandeau de secours mais le vent est glacial et il va falloir que je me fasse pardonner car attendre le lever de soleil au froid sans bouger n’est pas vraiment sa cup of tea. On arrive un spot intéressant pour attendre le soleil après avoir fait quelques photos de nuit à Totem Pole.

Après de longues minutes d’attente dans le froid, le soleil arrive enfin pour nous réchauffer un peu et nous offrir un joli spectacle.


Au final nous sommes allés aux même spots qu’en octobre 2008 mais au lever de soleil au lieu du coucher ce qui complète bien les ambiances certains spots étant à l’ombre le soir et éclairés le matin et vice versa.


Après cette escapade de quasiment 4h, route vers Cedar Mesa où je me dis que le surcroit d’altitude par rapport à Monument Valley peut sans doute nous apporter un peu de neige.
Je n’avais pas prévu de passer par Natural Bridges, mais l’option va s’avérer payante car au fur et à mesure de notre progression les paysages se parent d’une fine couche de neige et à l’arrivée dans le parc, le spectacle est au rendez-vous avec la roche parsemée de neige.
Crampons obligatoire pour descendre au pied des 3 ponts naturels en commencant par Sipapu Bridge


puis Kachina


et enfin Owachromo Bridge en toute fin de journée.


La route vers Moab me fera redoubler de vigilance car de nombreux cerfs traversent les routes et obligent souvent à freiner au dernier moment (un panneau lumineux nous indique même qu’il y a eu durant l’année 448 collisions !!!). Pour la première fois à Moab nous logerons dans un best western qui coute moitié prix en cette saison et avec un petit déjeuner première classe….
Jour 8 : Moab
A notre arrivée la veille il n’y avait pas de neige à Moab mais à mon réveil je découvre avec bonheur que 5cm sont tombés pendant la nuit : on va pouvoir voir des arches sous la neige. Après un petit déjeuner gargantuesque (les muffins chocolat cannelle sont à tomber), route vers Arches où nous sommes quasiment les premiers à ouvrir la route qui n’est pas déneigée mais qui ne nécessite pas de Chaines. Nous roulons tout de même au pas car c’est très glissant. Je croise un cabriolet BMW Z3 M : 321ch sur les routes arrières sous la neige -> je préfère être dans mon 4X4 !!! premier stop à Park Avenue avec un ambiance très hivernale et un silence caractéristique due au manteau neigeux.

Deuxième stop aux windows où j’essaye d’accéder à mon spot habituel pour prendre turret arch à travers South window.

C’est très glissant et je ne veux pas prendre de risque donc je m’arrête avant le spot. C’est moins bien cadré mais mieux que rien. Je suis étonné du monde qu’il y a déjà en cette période. Troisième stop à Skyline arch puis direction Devil’s garden où le parking est déjà quasiment plein. Les journées étant courtes, nous décidons de ne pas aller jusque double o arch et de faire juste Landscape

, tunnel

et pine tree arch. De retour au parking le ciel s’éclaircie et le soleil commence à faire son apparition. C’est le moment d’aller à Delicate Arch pendant qu’il y a du soleil et tant pis si c’est le milieu de la journée. A notre grande surprise, le parking est quasiment aussi plein qu’en plein été !!! le versant de slickrock est exposé sud donc il n’y a aucun problème d’adhérence car la neige a quasiment entièrement fondue. Seule la partie finale toujours à l’ombre est totalement verglacée et demande beaucoup de vigilance. Arrivés à destination, quel spectacle (si on fait abstraction du monde) magnifique avec le slickrock parsemé de neige même si l’exposition n’est pas bonne.


En fait en Hiver mieux vaut s’y rendre en début de matinée car tout l’après-midi le soleil est de face/côté et n’éclaire par l’arche de façon optimale. Nous nous disons qu’on reviendra le surlendemain matin en partant de Moab mais au final, la météo ne sera pas bonne cette matinée là et nous ne reverrons pas Delicate arch sous la Neige et le soleil. De retour à la voiture, petit stop au point de vue distant de l’autre côté de l’arche et le contraste est saisissant car il n’y a pas une seule trace de neige. Nous terminerons la journée en faisant quelques stops sur la route

+ retour dans les windows où j’espérais un rayon de soleil au coucher mais celui-ci ne s’est pas remontré.


Jour 9 : Moab
la neige tombée la nuit précédente à déjà quasiment entièrement fondu mais j’espère tout de même des paysages enneigés dans Canyonlands vu l’altitude un peu plus élevée que Arches. Le ciel est plombé et la route peu dégagée et verglacée, j’aperçois une éclaircie. Je dois faire un choix -> je prends la route qui mène à Dead Horse Point. Il fait -12° avec du blizzard mais quel spectacle de dead horse point saupoudré de neige et avec un rayon de soleil.

J’avais prévu de retourner à Marlboro Point mais la piste est très glissante et un véhicule est déjà dans le fossé donc je ne préfère pas courir de risque et nous nous dirigeons donc vers du « classique « dans Canyonlands. Après un stop à Shafer Canyon qui permet de voir la shafer trail en contrebas recouverte de neige,

Le ciel se recouvre ensuite pour la journée (et oui nous sommes en hiver) . Après un stop a Mesa arch,

petit pique Nique par -12° mais sans blizzard cette fois, nous ferons ensuite les deux petites randos de White rim et grand view sous un temps typiquement hivernal qui tranche avec le fond des canyons qui ne sont pas enneigés.


Nous passerons la soirée chez nos amis Dave et Kay autour d’un excellent diner et de bons vins.
Jour 10 : Moab -> Bryce Canyon
Les prévisions météos sont mauvaises notamment sur les routes touristiques US24 et 12. Je me disais que la partie entre Torrey et Escalante serait compliquée à cause du col à plus de 3000m mais là plus de 30cm de neige sont prévus en plaine donc je renonce à prendre la route « classique » et nous nous rabattons donc sur l’interstate après après avoir fait un stop chez O’Reilly pour acheter une paire de chaine car certaines portions de route pour accéder à Bryce sont indiquées en Chaine conseillée. Je ne veux pas prendre le risque de rester en plan avec Bryce à portée de main…. Sur l’autoroute certaines portions peu dégagées laissent craindre le pire mais au final en étant prudent il n’y aura pas de problème.

Pour la première fois depuis 2000 nous trouvons de l’essence à moins de 2$ le gallon !!! sur les derniers miles, comme indiqués sur accuweather.com, la neige tombe à gros flocons. Le stop au visitor center de Bryce permet d’acheter deux paires de batons de randonnée et des chaines pour les chaussures, très pratiques pour la neige tassée et le verglas. Nous ne ferons qu’un stop à Sunset point avec un paysage magnifique même si le ciel est rempli de neige et près de 40cm au sol.


Nous sommes le 31/12 et le resto de l’hotel ferme à 19h car une fête est prévue pour le réveillon : fin prévue à 21h et pas d’alcool !!! très peu pour nous. On se fera en une semaine notre deuxième réveillon dans la chambre en matant des séries (j’ai eu bien fais de prendre un cable HDMI pour brancher le PC portable aux flat screens des hôtels).
Jour 11 : nous sommes le 1er jour de l’année et il va être inoubliable. Il a neigé 20cm dans la nuit et accuweather annonce une météo ensoleillée à partir de 11h. à 8h il neige encore un peu et le ciel est plombé. Les routes sont très glissantes et la route qui mène à Inspiration et Bryce point est fermée. Seuls Sunrise et Sunset Point sont accessibles. Nous nous préparons pour affronter ces conditions rudes avec nos chaines, nos guêtres et bâtons de randonnée. Nous commençons par descendre quelques centaines de m dans queen’s garden mais la progression est très difficile avec plus de 70cm de neige et un sentier qu’on a du mal à reconnaitre. On renonce à aller plus loin. En remontant on croise un ranger qui part ouvrir le sentier en ski de randonnée vers inspiration point. On va le suivre et force est de constater que le rythme auquel on progresse est loin d’égaler notre rythme en été.


Les 70cm de neige en montée quasi constante font que l’on va mettre quasiment une heure à faire un gros km mais quel plaisir d’être quasiment seuls avec la nature. A l’arrivé à Inspiration point le blizzard souffle et commence à dégager les nuages.



Il est quasiment 11h et accuwaeather avait raison :le temps neigeux va laisser petit à petit place au soleil entrecoupé de nuages puis à un franc soleil. Le retour vers Sunset Point sera plus aisé en descente et le paysage est tellement grandiose qu’on a enchainer jusqu’à sunrise point



puis faire la queens garden






et remonter par Navajo loop . devant tant de beauté, il est difficile de ne pas shooter tous les 50m…. Après ces quelques 5h de marche dans la neige, petite pause déjeuner au subway le long de la route (tout est fermé dans le parc en Hiver) avant de retourner pour la fin de l’après midi à Inspiration point (car la route a été dégagée et ré ouverte), Bryce Point que l’on ne peut admirer que de loin car il est trop dangereux de descendre au point de vue

puis enfin sunset point pour le coucher de soleil qui plonge rapidement le canyon dans l’ombre.


De manière certaine nous avons passé le meilleur 1er janvier de notre vie et il sera difficile de faire mieux…..
Jour 12 : initialement j’avais prévu que l’on parte sur Las Vegas mais vu la météo prévue ce jour avec un grand soleil, il est impensable de ne pas profiter un maximum de Bryce canyon et tenter la peekeboo loop sous la Neige. Par conséquent nous ferons un stop à Springdale ce soir ce qui raccourcira le temps de route. L’avantage de l’hiver c’est qu’il n’est pas nécessaire de se lever à 4h30 le matin pour admirer un lever de soleil. Là, être sur place à 7h45 suffit. Ce matin, j’espère un lever de soleil magistral. Le temps est très sec mais aussi très froid : ce sera le record du voyage avec -23°c . Après que le soleil se soit levé sur Sunrise Point,

direction Sunset point car selon moi les plus belles photos sont faites quelques dizaines de m sur la rim en allant vers Sunrise Point. C’est une splendeur que ces hoodoos à peine éclairés et parsemés de neige.



Le temps est splendide, et nous nous aventurons sur Navajo loop pour se diriger vers Peekaboo loop que je pense être très peu empruntée à cette période

et en effet, peu après le début de la loop, les traces dans la neige bifurquent à droite ce qui ne me semble pas logique. Nous les suivons quand même mais nous nous apercevons vite que nous faisons fausse route, ce que confirme le GPS. De retour sur le bon sentier, il s’avère que nous ouvrons la trace puisque les quelques personnes qui s’y sont aventuré se sont toutes trompées. La peekaboo loop est déjà fatiguante en été mais avec 60cm de neige et en ouvrant la trace c’est tout autre chose mais c’est encore mieux de se sentir seul foulant la neige immaculée dans un silence que seul le crissement de la neige vient troubler. Comme la veille, je m’arrête toutes les 5 minutes pour shooter car force est de reconnaitre, c’est un avis personnel, que c’est encore plus photogénique qu’en été.




Au final, nous mettrons plus de 4 heures pour faire la boucle de Navajo et Peekaboo loop et encore une fois plein d’images qui resteront gravées dans notre mémoire. Lorsque nous arrivons par l’entrée Est de Zion, de nouveau, la neige fait son apparition
ainsi que le verglas sur la route et il faut redoubler de prudence sur les parties de route à l’ombre. Il est trop tard pour prévoir de faire une randonnée dans Zion donc je fais plutôt des stops réguliers sur la route pour prendre quelques photos.


Le la Quinta INN de Springdale , notre hôtel pour le soir (superbement décoré de magnifiques photo panoramique d’un photographe local) est idéalement placé pour admirer le soleil qui se couche.




Le problème en hiver le soir est que beaucoup de restaurants sont fermés et donc il y a souvent de l’attente à l’entrée des rares qui sont ouverts. Il faut donc souvent s’armer de patience….
Jour 13 : Après un très bon et copieux petit déjeuner (cela change des petits dej en été dans la chambre car nous avons rarement des hôtels avec peti dej inclus), nous nous mettons rapidement en route vers la Valley of Fire, lieu de nos explorations à venir. Après 2 grosses heures de route, nous voici arrivé et quel contraste de température avec l’été où c’est souvent la fournaise. Là il ne fait que quelques degrés !!! après un petit tour d’échauffement dans les Whites Domes et Pique-Nique sur l’aire du parking, nous allons du côté de Fire Canyon pour explorer un peu,

puis vers Crazy hill,


Thunderstorm arch

et une zone très colorée en bordure de route.



Il y a des tas d’endroits que l’on repère de la voiture qui valent probablement le coup d’explorer mais c’est devenu difficile de se garer n’importe où pour explorer où bon nous semble car il y a beaucoup de pierres positionnés par les ranger pour empêcher les gens de se gare n’importe où. Nous irons ensuite à Fire Wave où il y a beaucoup de monde alors que quelques années en arrière, peu de monde connaissait cet endroit.
Nous terminerons la journée en retournant à Crazy hill qui n’est plus baignée par le soleil et qui révèle autrement sa palette de couleurs.


C’est sans conteste pour nous le plus beau des state parks de part ses couleurs incroyables et le nombre d’arches (même si certaines n’ont pas cette dénomination vue leur taille). Nous reprenons la route vers Vegas (où il a neigé quelques jours auparavant, la première fois depuis 14 ans !!! ), au son de Sin City de AC/DC que je m’entraine de temps en temps à jouer sur ma guitare électrique. Après un bon repas dans notre cantine locale, le mediterranean cafe dans Fremont Street, nous ne passerons que peu de temps sur le Strip juste le temps d’assister à l’éruption volcanique carton pâte du Mirage.

Le lendemain matin nous survolerons le grand canyon et Monument valley qui sont sous la neige mais ne regrettons rien : nous étions venu pour voir des paysages enneigés et nous avons eu le plus beau d’entre eux à mon avis en Hiver, Bryce Canyon qui restera notre plus beau souvenir. C’est sûr, si l’avenir nous le permet, nous reviendrons en Hiver….
JOUR 1 : Las vegas -> Kanab
Après un vol Paris -> Londres puis Londres Las Vegas (je n’ai jamais eu de siège aussi inconfortable dans un avion long-courrier que chez British airways), nous arrivons à Las Vegas vers 19h sous une température sous les 10° très contrastée avec les plus de 40° qui sont légion en été. Comme toujours, décalage horaire oblige, la nuit sera courte et le lever très matinal pour aller faire les traditionnelles courses au walmart. Par rapport à l’été, les 4 gallons d’eau suffiront à tout le voyage alors qu’en été, un gallon ne fait qu’une journée. Nous finissons les courses vers 8h30 et direction Yant Flat près de Saint George sous un soleil radieux.

La température est très clémente sous le soleil (environ 15°) et permet aisément de pique-niquer dehors avant d’aller explorer une nouvelle fois ce bel endroit. Je suis étonné par la luminosité qui est tout de même assez forte pour un soleil d’hiver car le soleil monte bien plus haut sous ces latitudes en hiver qu’en France. il y a tout de même plus de contraste qu’en été et en plus, aucun moustique ou deer flies et pas besoin de trimballer des litres et des litres d’eau dans le sac à dos.

Il fait tellement bon qu’on tombe la veste chaude d’hiver pour se mettre parfois en tee shirt !!! après 1H30 d’exploration peu approfondies à la recherche entre autre de « water pockets »

nous repartons avec quelques belles photos et nous mettons en route vers Kanab via la route touristique en traversant Zion où nous ne croisons aucun touriste (quel contraste avec l’été). Il y a quelques gouttes de pluie. Nous ne le savons pas encore mais ce seront les seules gouttes du voyage…
Jour 2 : Kanab -> Kanab (Soap Creek)
lever vers 6H en ce deuxième jour car nous avons rendez-vous avec Steeve de Paria Outpost à 8H au Paria Outpost pour passer la journée avec lui et un de ses guides (Dallas) dans le wilderness. Il s’agit d’explorer une zone de SOAP Creek découverte apparemment récemment par Matthias un allemand rencontré en juin dernier qui est déjà allé une bonne vingtaine de fois dans Coyote Buttes South. Sur la House rock valley road, plusieurs miles après le parking de wire pass, nous croisons une jeep cherokee avec 5 chinois croisés la veille au resto. Ils nous demandent où est The wave malgré qu’ils aient une carte détaillée. Nous leur expliquons que non seulement ils ont dépassé le parking de plusieurs miles mais, least but not least, qu’il faut un permis qu’ils n’ont pas. Bref, ils ont à côté de leurs pompes…. Après 2 bonnes heures de piste, nous sommes arrivés à destination et commençons l’exploration et nous ne tardons pas à arriver au premier point d’intérêt qui est une paroi très colorée avec des dominantes pourpres, jaune et rouge de toute beauté et un bonheur pour toute photographe amateur.


Après un piquenique hivernal où nous avons presque trop chaud dans nos vestes d’hiver, plusieurs autres spots seront ensuite explorés avec là aussi des rochers et parois aux couleurs incroyables .



Après quasiment 4h d’exploration où nous avons également revus quelques spots explorés en 2013, nous reprenons la piste et avant de rejoindre la house rock valley road nous voyons sur le bord de la route, 2 personnes qui font de grands signes : ce sont deux polonais qui expliquent être ensablés et offrir une forte somme en cash à qui voudra bien les sortir de là. Steeve les prends en voiture pour aller sur le lieu de l’ensablement et je leur demande où ils comptaient aller. Ils se rendaient à coyote buttes South avec une simple berline 2 roues motrices et me disent que la carte d’indique pas la nécessité d’une 4 roues motrices avec haute garde au sol. Je leur montre leur carte et ils ne peuvent que constater qu’ils ne savent pas la lire car il est bien indiqué que seuls les 3 premiers miles sont praticables en 2WD mais pas la piste qu’ils ont prise….. Steeve les sort du bourbier en quelques secondes et il ne leur demandera pas un $ malgré son agacement devant le nombre grandissant de personnes qui s’aventurent dans ces endroits en dépit du bon sens.
Jour 3 : Kanab -> Page
c’est le 24 décembre et nous ne le savions pas mais nous avons vu la veille sur la porte du BLM de kanab qu’il ferme les 25, 26 , 27 et 28 décembre donc aujourd’hui le tirage de la loterie attribuera les permis sur 5 jours au lieu d’un. Il est fort probable que la plupart des personnes, comme nous, postulent pour le 25 sans avoir anticipé ces 4 jours de fermeture…. Quelle stupeur en tout cas de voir 275 personnes en plein hiver dont 80% de chinois !!! il y a quelques années, il était possible sans problème de réserver des permis en ligne sur le site du BLM pour le mois de janvier. Au total ce sont 82 groupes qui postulent. Les 3 premiers tirages scellent notre sort : 3 groupes de 4 et tous pour le 25 décembre. Postuler pour le 28 aurait j’en suis sur maximisé nos chances mais je ne le saurais jamais. On se consolera en se disant que les prévisions météo sont mauvaises pour le jour de noël. Il serait souhaitable que le BML ne délivre plus de permis pour The wave pendant quelques années histoire de faire un peu oublier cet endroit. Nous avions des permis pour CBS et j’avais envisagé de ré explorer paw hole où nous sommes allés en juin dernier mais Lysiane préfère qu’on aille à Yellow Rock que nous n’avons pas arpenté depuis 2008. Je grossis donc la liste des personnes qui prennent des permis pour CBS et qui n’y vont pas. Je comprends pourquoi on est toujours les seuls quand on y va !!! . La cottonwood road est en excellent Etat. Cela fait drôle de voir la paria river en partie gelée !!! après la montée toujours aussi raide mais maintenant bien tracée et balisée, nous voici à Yellow rock qui est toujours un endroit incroyable et unique.







Après deux heures dans le coin retour vers Page avec stop à Toadstool hoodoos et à Horse shoe bend qui est maintenant envahi de hordes de touristes.

Je me doutais qu’il ne serait pas facile de trouver un restaurant ouvert le 24 au soir mais de là à fermer tous vers 19h , je ne le pensais pas. On s’oriente donc vers un diner de réveillon dans la chambre avec de la nourriture améliorée : le problème est que contrairement à la France ou les hypermarchés regorgent de mets améliorés pour les fêtes, là il n’y a absolument rien de plus dans les rayons. Tout juste arriveront nous à trouver un peu de saumon fumé sauvage d’Alaska et une bouteille de mousseux californien pour marquer le coup et improviser un diner sur la valise en guise de table.
Jour 4 : Page -> South Rim Grand Canyon
En ce jour de Noel, nous espérons avoir de la Neige dans le Grand canyon. Je n’avais pas spécialement prévu initialement de passer dans le Grand Canyon mais je me suis dit que si nous voulions voir des paysages enneigés, le Grand Canyon serait un des endroits où nous étions quasiment sur d’en avoir. Arrivés sur la desert view road, le premier stop montre que le climat à brusquement changé avec une chute importante des températures et qu’il est temps d’expérimenter nos vêtements d’hiver qui semblent au premier abord très efficaces.



Le long de la route, nous essuyons une mini tempête de neige qui nous donne des points de vues intéressants mais n’en fait pas pour autant des paysages hivernaux typiques dans le grand canyon.

Par contre les routes elles sont très typées hiver et à un moment plusieurs voitures sont arrêtées devant nous, l’une d’elles a quitté la route et a fini sa course dans un arbre, l’une ne peut avancer et même le chasse neige se met en travers de la route. Tout est verglacé mais bizarrement nous passons sans encombre.
Je n’avais pas spécialement fait attention mais les infrastructures (restaurants, hotels…) sont fermées du 30/11 )à fin février et ne rouvrent que du 23/12 au 31/12. Ceci explique sans doute le nombre important de touristes en cette période courte de réouverture. L’après-midi sera consacrée à une marche le long de la rim sur hermit rest road entre Bright Angel et Mohave point, soit environ 10km et une température vivifiante !!!.


Certains passages nécessitent de mettre les crampons (il ne s’agit pas de faire un écart et de tomber de la rim !!!) car totalement verglacés mais les paysages sont magnifiques, sans le voile de chaleur caractéristique en été et avec de beaux nuages.


Jour 5 : Grand Canyon South Rim
le ciel est bien dégagé ce matin et il fait -12° , idéal pour un beau lever de soleil sur Mather Point. C’est mon troisième : un en juin, un en octobre et un en décembre. Ce dernier à ma préférence avec des ambiances et couleurs plus marquées.


Après un retour à Yavapai lodge pour prendre le petit dej dans la chambre, la fin de la matinée sera consacrée à une petite marche le long de la rim entre Mather point et Verkamp. L’après-midi , nous prenons l’option de marcher sur la Hermit rest entre pima point et Hermit rest (qui nous rappelle de mauvais souvenirs en 2006 où la chaleur nous avait terrassés dans la montée depuis dripping spring). Route ensuite vers un de mes points de vue préférés dans le Grand canyon : Shoshone Point.

Non seulement le point de vue est magnifique mais en plus c’est le seul dont le parking en sous bois n’est pas indiqué par une pancarte. Conséquence, on y est souvent seul à contempler le paysage.
les derniers rayons de soleil seront consacrés à Yavapai point

Jour 6 : Grand Canyon South Rim -> Monument valley
la température à encore baissé pour atteindre -15° . Je n’avais pas pensé à sortir les boissons de la voiture du coup tout a gelé à part l’alcool !!! par ce froid heureusement très sec donc parfaitement supportable, il convient de bouger un peu donc ce matin ce sera quelques km A/R entre south kaibab et mather point où quelques cerfs cherchent de la nourriture en bordure et contrebas de la rim. En fin de matinée, il est temps de quitter le grand canyon et de faire route vers Monument Valley où je serais très étonné d’avoir de la neige vu la situation dans le Grand canyon. Sur la route nous verrons quelques traces du côté de Tsegi canyon mais rien à Monument Valley. Les températures sont assez basses mais il n’y a pas un nuage dans le ciel et le sol montre qu’il n’y a pas eu beaucoup de précipitations ces dernières semaines car c’est très sec. Malgré de nombreux stops dans le passé à Monument Valley je n’avais jamais fait attention à la présence de Wild cat trail, une petite randonnée de 3.5 miles qui fait le tour de West Mitten butte.


En fin d’après-midi, les paysages sont très beaux et nous terminerons juste à temps pour le coucher de soleil sur le parking.


Photographiquement parlant, je trouve les photos plus belles en octobre car il y a trop d’ombre fin décembre. Pour la première fois, nous dormirons à The View hotel dont les tarifs sont abordables en Hiver et il faut le reconnaitre, les chambres sont d’un excellent niveau, la déco navajo de très bon gout et la vue imprenable même si on a pas trop l’occasion de prendre l’apéro sur le balcon en hiver….
Jour 7 : Monument Valley -> Moab
lever matinal pour départ à 6h00 car j’ai prévu un photo sunrise tour avec un guide navajo. Mais ce matin Lysiane ne trouve pas son bonnet -> il est probablement tombé sur le parking la veille quand j’ai vidé la voiture. J’ai un bandeau de secours mais le vent est glacial et il va falloir que je me fasse pardonner car attendre le lever de soleil au froid sans bouger n’est pas vraiment sa cup of tea. On arrive un spot intéressant pour attendre le soleil après avoir fait quelques photos de nuit à Totem Pole.

Après de longues minutes d’attente dans le froid, le soleil arrive enfin pour nous réchauffer un peu et nous offrir un joli spectacle.


Au final nous sommes allés aux même spots qu’en octobre 2008 mais au lever de soleil au lieu du coucher ce qui complète bien les ambiances certains spots étant à l’ombre le soir et éclairés le matin et vice versa.


Après cette escapade de quasiment 4h, route vers Cedar Mesa où je me dis que le surcroit d’altitude par rapport à Monument Valley peut sans doute nous apporter un peu de neige.
Je n’avais pas prévu de passer par Natural Bridges, mais l’option va s’avérer payante car au fur et à mesure de notre progression les paysages se parent d’une fine couche de neige et à l’arrivée dans le parc, le spectacle est au rendez-vous avec la roche parsemée de neige.
Crampons obligatoire pour descendre au pied des 3 ponts naturels en commencant par Sipapu Bridge


puis Kachina


et enfin Owachromo Bridge en toute fin de journée.


La route vers Moab me fera redoubler de vigilance car de nombreux cerfs traversent les routes et obligent souvent à freiner au dernier moment (un panneau lumineux nous indique même qu’il y a eu durant l’année 448 collisions !!!). Pour la première fois à Moab nous logerons dans un best western qui coute moitié prix en cette saison et avec un petit déjeuner première classe….
Jour 8 : Moab
A notre arrivée la veille il n’y avait pas de neige à Moab mais à mon réveil je découvre avec bonheur que 5cm sont tombés pendant la nuit : on va pouvoir voir des arches sous la neige. Après un petit déjeuner gargantuesque (les muffins chocolat cannelle sont à tomber), route vers Arches où nous sommes quasiment les premiers à ouvrir la route qui n’est pas déneigée mais qui ne nécessite pas de Chaines. Nous roulons tout de même au pas car c’est très glissant. Je croise un cabriolet BMW Z3 M : 321ch sur les routes arrières sous la neige -> je préfère être dans mon 4X4 !!! premier stop à Park Avenue avec un ambiance très hivernale et un silence caractéristique due au manteau neigeux.

Deuxième stop aux windows où j’essaye d’accéder à mon spot habituel pour prendre turret arch à travers South window.

C’est très glissant et je ne veux pas prendre de risque donc je m’arrête avant le spot. C’est moins bien cadré mais mieux que rien. Je suis étonné du monde qu’il y a déjà en cette période. Troisième stop à Skyline arch puis direction Devil’s garden où le parking est déjà quasiment plein. Les journées étant courtes, nous décidons de ne pas aller jusque double o arch et de faire juste Landscape

, tunnel

et pine tree arch. De retour au parking le ciel s’éclaircie et le soleil commence à faire son apparition. C’est le moment d’aller à Delicate Arch pendant qu’il y a du soleil et tant pis si c’est le milieu de la journée. A notre grande surprise, le parking est quasiment aussi plein qu’en plein été !!! le versant de slickrock est exposé sud donc il n’y a aucun problème d’adhérence car la neige a quasiment entièrement fondue. Seule la partie finale toujours à l’ombre est totalement verglacée et demande beaucoup de vigilance. Arrivés à destination, quel spectacle (si on fait abstraction du monde) magnifique avec le slickrock parsemé de neige même si l’exposition n’est pas bonne.


En fait en Hiver mieux vaut s’y rendre en début de matinée car tout l’après-midi le soleil est de face/côté et n’éclaire par l’arche de façon optimale. Nous nous disons qu’on reviendra le surlendemain matin en partant de Moab mais au final, la météo ne sera pas bonne cette matinée là et nous ne reverrons pas Delicate arch sous la Neige et le soleil. De retour à la voiture, petit stop au point de vue distant de l’autre côté de l’arche et le contraste est saisissant car il n’y a pas une seule trace de neige. Nous terminerons la journée en faisant quelques stops sur la route

+ retour dans les windows où j’espérais un rayon de soleil au coucher mais celui-ci ne s’est pas remontré.


Jour 9 : Moab
la neige tombée la nuit précédente à déjà quasiment entièrement fondu mais j’espère tout de même des paysages enneigés dans Canyonlands vu l’altitude un peu plus élevée que Arches. Le ciel est plombé et la route peu dégagée et verglacée, j’aperçois une éclaircie. Je dois faire un choix -> je prends la route qui mène à Dead Horse Point. Il fait -12° avec du blizzard mais quel spectacle de dead horse point saupoudré de neige et avec un rayon de soleil.

J’avais prévu de retourner à Marlboro Point mais la piste est très glissante et un véhicule est déjà dans le fossé donc je ne préfère pas courir de risque et nous nous dirigeons donc vers du « classique « dans Canyonlands. Après un stop à Shafer Canyon qui permet de voir la shafer trail en contrebas recouverte de neige,

Le ciel se recouvre ensuite pour la journée (et oui nous sommes en hiver) . Après un stop a Mesa arch,

petit pique Nique par -12° mais sans blizzard cette fois, nous ferons ensuite les deux petites randos de White rim et grand view sous un temps typiquement hivernal qui tranche avec le fond des canyons qui ne sont pas enneigés.


Nous passerons la soirée chez nos amis Dave et Kay autour d’un excellent diner et de bons vins.
Jour 10 : Moab -> Bryce Canyon
Les prévisions météos sont mauvaises notamment sur les routes touristiques US24 et 12. Je me disais que la partie entre Torrey et Escalante serait compliquée à cause du col à plus de 3000m mais là plus de 30cm de neige sont prévus en plaine donc je renonce à prendre la route « classique » et nous nous rabattons donc sur l’interstate après après avoir fait un stop chez O’Reilly pour acheter une paire de chaine car certaines portions de route pour accéder à Bryce sont indiquées en Chaine conseillée. Je ne veux pas prendre le risque de rester en plan avec Bryce à portée de main…. Sur l’autoroute certaines portions peu dégagées laissent craindre le pire mais au final en étant prudent il n’y aura pas de problème.

Pour la première fois depuis 2000 nous trouvons de l’essence à moins de 2$ le gallon !!! sur les derniers miles, comme indiqués sur accuweather.com, la neige tombe à gros flocons. Le stop au visitor center de Bryce permet d’acheter deux paires de batons de randonnée et des chaines pour les chaussures, très pratiques pour la neige tassée et le verglas. Nous ne ferons qu’un stop à Sunset point avec un paysage magnifique même si le ciel est rempli de neige et près de 40cm au sol.


Nous sommes le 31/12 et le resto de l’hotel ferme à 19h car une fête est prévue pour le réveillon : fin prévue à 21h et pas d’alcool !!! très peu pour nous. On se fera en une semaine notre deuxième réveillon dans la chambre en matant des séries (j’ai eu bien fais de prendre un cable HDMI pour brancher le PC portable aux flat screens des hôtels).
Jour 11 : nous sommes le 1er jour de l’année et il va être inoubliable. Il a neigé 20cm dans la nuit et accuweather annonce une météo ensoleillée à partir de 11h. à 8h il neige encore un peu et le ciel est plombé. Les routes sont très glissantes et la route qui mène à Inspiration et Bryce point est fermée. Seuls Sunrise et Sunset Point sont accessibles. Nous nous préparons pour affronter ces conditions rudes avec nos chaines, nos guêtres et bâtons de randonnée. Nous commençons par descendre quelques centaines de m dans queen’s garden mais la progression est très difficile avec plus de 70cm de neige et un sentier qu’on a du mal à reconnaitre. On renonce à aller plus loin. En remontant on croise un ranger qui part ouvrir le sentier en ski de randonnée vers inspiration point. On va le suivre et force est de constater que le rythme auquel on progresse est loin d’égaler notre rythme en été.


Les 70cm de neige en montée quasi constante font que l’on va mettre quasiment une heure à faire un gros km mais quel plaisir d’être quasiment seuls avec la nature. A l’arrivé à Inspiration point le blizzard souffle et commence à dégager les nuages.



Il est quasiment 11h et accuwaeather avait raison :le temps neigeux va laisser petit à petit place au soleil entrecoupé de nuages puis à un franc soleil. Le retour vers Sunset Point sera plus aisé en descente et le paysage est tellement grandiose qu’on a enchainer jusqu’à sunrise point



puis faire la queens garden






et remonter par Navajo loop . devant tant de beauté, il est difficile de ne pas shooter tous les 50m…. Après ces quelques 5h de marche dans la neige, petite pause déjeuner au subway le long de la route (tout est fermé dans le parc en Hiver) avant de retourner pour la fin de l’après midi à Inspiration point (car la route a été dégagée et ré ouverte), Bryce Point que l’on ne peut admirer que de loin car il est trop dangereux de descendre au point de vue

puis enfin sunset point pour le coucher de soleil qui plonge rapidement le canyon dans l’ombre.


De manière certaine nous avons passé le meilleur 1er janvier de notre vie et il sera difficile de faire mieux…..
Jour 12 : initialement j’avais prévu que l’on parte sur Las Vegas mais vu la météo prévue ce jour avec un grand soleil, il est impensable de ne pas profiter un maximum de Bryce canyon et tenter la peekeboo loop sous la Neige. Par conséquent nous ferons un stop à Springdale ce soir ce qui raccourcira le temps de route. L’avantage de l’hiver c’est qu’il n’est pas nécessaire de se lever à 4h30 le matin pour admirer un lever de soleil. Là, être sur place à 7h45 suffit. Ce matin, j’espère un lever de soleil magistral. Le temps est très sec mais aussi très froid : ce sera le record du voyage avec -23°c . Après que le soleil se soit levé sur Sunrise Point,

direction Sunset point car selon moi les plus belles photos sont faites quelques dizaines de m sur la rim en allant vers Sunrise Point. C’est une splendeur que ces hoodoos à peine éclairés et parsemés de neige.



Le temps est splendide, et nous nous aventurons sur Navajo loop pour se diriger vers Peekaboo loop que je pense être très peu empruntée à cette période

et en effet, peu après le début de la loop, les traces dans la neige bifurquent à droite ce qui ne me semble pas logique. Nous les suivons quand même mais nous nous apercevons vite que nous faisons fausse route, ce que confirme le GPS. De retour sur le bon sentier, il s’avère que nous ouvrons la trace puisque les quelques personnes qui s’y sont aventuré se sont toutes trompées. La peekaboo loop est déjà fatiguante en été mais avec 60cm de neige et en ouvrant la trace c’est tout autre chose mais c’est encore mieux de se sentir seul foulant la neige immaculée dans un silence que seul le crissement de la neige vient troubler. Comme la veille, je m’arrête toutes les 5 minutes pour shooter car force est de reconnaitre, c’est un avis personnel, que c’est encore plus photogénique qu’en été.




Au final, nous mettrons plus de 4 heures pour faire la boucle de Navajo et Peekaboo loop et encore une fois plein d’images qui resteront gravées dans notre mémoire. Lorsque nous arrivons par l’entrée Est de Zion, de nouveau, la neige fait son apparition

ainsi que le verglas sur la route et il faut redoubler de prudence sur les parties de route à l’ombre. Il est trop tard pour prévoir de faire une randonnée dans Zion donc je fais plutôt des stops réguliers sur la route pour prendre quelques photos.


Le la Quinta INN de Springdale , notre hôtel pour le soir (superbement décoré de magnifiques photo panoramique d’un photographe local) est idéalement placé pour admirer le soleil qui se couche.




Le problème en hiver le soir est que beaucoup de restaurants sont fermés et donc il y a souvent de l’attente à l’entrée des rares qui sont ouverts. Il faut donc souvent s’armer de patience….
Jour 13 : Après un très bon et copieux petit déjeuner (cela change des petits dej en été dans la chambre car nous avons rarement des hôtels avec peti dej inclus), nous nous mettons rapidement en route vers la Valley of Fire, lieu de nos explorations à venir. Après 2 grosses heures de route, nous voici arrivé et quel contraste de température avec l’été où c’est souvent la fournaise. Là il ne fait que quelques degrés !!! après un petit tour d’échauffement dans les Whites Domes et Pique-Nique sur l’aire du parking, nous allons du côté de Fire Canyon pour explorer un peu,

puis vers Crazy hill,


Thunderstorm arch

et une zone très colorée en bordure de route.



Il y a des tas d’endroits que l’on repère de la voiture qui valent probablement le coup d’explorer mais c’est devenu difficile de se garer n’importe où pour explorer où bon nous semble car il y a beaucoup de pierres positionnés par les ranger pour empêcher les gens de se gare n’importe où. Nous irons ensuite à Fire Wave où il y a beaucoup de monde alors que quelques années en arrière, peu de monde connaissait cet endroit.
Nous terminerons la journée en retournant à Crazy hill qui n’est plus baignée par le soleil et qui révèle autrement sa palette de couleurs.

C’est sans conteste pour nous le plus beau des state parks de part ses couleurs incroyables et le nombre d’arches (même si certaines n’ont pas cette dénomination vue leur taille). Nous reprenons la route vers Vegas (où il a neigé quelques jours auparavant, la première fois depuis 14 ans !!! ), au son de Sin City de AC/DC que je m’entraine de temps en temps à jouer sur ma guitare électrique. Après un bon repas dans notre cantine locale, le mediterranean cafe dans Fremont Street, nous ne passerons que peu de temps sur le Strip juste le temps d’assister à l’éruption volcanique carton pâte du Mirage.

Le lendemain matin nous survolerons le grand canyon et Monument valley qui sont sous la neige mais ne regrettons rien : nous étions venu pour voir des paysages enneigés et nous avons eu le plus beau d’entre eux à mon avis en Hiver, Bryce Canyon qui restera notre plus beau souvenir. C’est sûr, si l’avenir nous le permet, nous reviendrons en Hiver….
Shopping aux États-Unis English translation pending
Bonjour.
Je voudrais savoir s'il est vraiment intéressant de faire son shopping aux USA. Est-ce que le les prix sont vraiment plus avantageux qu'en France ? Je sais que c'est avantageux pour nous qui avons l'euro. Dans quel catégories est-ce avantageux ? Mais j'imagine qu'il n'y a pas non plus des grosses différences.
Merci d'avance pour vos réponses.
Je voudrais savoir s'il est vraiment intéressant de faire son shopping aux USA. Est-ce que le les prix sont vraiment plus avantageux qu'en France ? Je sais que c'est avantageux pour nous qui avons l'euro. Dans quel catégories est-ce avantageux ? Mais j'imagine qu'il n'y a pas non plus des grosses différences.
Merci d'avance pour vos réponses.
Floride 2004 English translation pending
JOUR 1. LUNDI 1er NOVEMBRE 2004.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arriv��, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’��rable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, terminal 2C. Tous les vols à destination des USA opérés par Air France et Delta sont regroupés en zone 6. Nous franchissons un premier filtre où deux hôtesses vérifient nos billets, passeports, et surtout, que nous sommes bien prévus sur le vol du jour dans leur base de données. Au deuxième filtre, c’est au tour de deux agents de sécurité de nous demander si l’on sait ce qu’il y a dans nos valises, si nous avons nous-même fait nos valises, si quelqu’un d’autre que nous y a touché, si personne n’a tenté de nous faire transporter quelque chose... Les réponses étant négatives, nous continuons la file d’attente, puis enregistrons les deux valises. Nos places ayant été attribuées à la réservation, l’hôtesse nous confirme que nous serons dans un Boeing 747-400, rangée 41, sièges A et B. Il s’agit du vol Air France 90, embarquement à 9 heures 40 pour un décollage à 10 h 40. Après le traditionnel achat d’avant départ de journaux et magazines au Relay le plus proche, nous apercevons notre avion, immatriculé F-GITC ( Tango Charlie pour les intimes ). Il porte le numéro de série 889, et a été mis en service il y a 13 ans, en novembre 1991. Cet appareil est configuré tri-classes ( première, affaires, tempo ) et peut ainsi accueillir 390 passagers. Air France et Aéroports de Paris ont superbement aménagé la salle d’embarquement, avec des écrans plats TFT indiquant toutes les informations sur le déroulement du vol, l’avion, la destination, et le nom du commandant, monsieur Rocco. Une nouvelle fouille des bagages cabines se profile à l’horizon dans la passerelle d’accès à l’avion, mais nous passons au travers des mailles du filet. Les places que nous avions réservées sont idéales : elles se situent au niveau de l’issue gauche, derrière les ailes, sans personne à nos côtés. Le décollage intervient avec un retard ( de 40 minutes ), mais qui sera sans incidence sur l’horaire d’arrivée, Air France usant -et abusant- d’une ruse pour parfaire sa ponctualité : allonger artificiellement la durée de vol d’une heure. Ainsi, même avec trois quarts d’heure de retard au décollage, les passagers ont l’impression d’arriver un quart d’heure en avance. C’est notre cas aujourd’hui. Les 10 h 15 de temps de vol annoncées sont artificielles. Le comandant annonce 8 h 50 de vol pour une arrivée estimée à 14 h 10, heure locale. Après le décollage, un apéritif ( Jus de fruits et bretzels )nous est servi. Nous survolons Brest, puis, une fois au-dessus de l’atlantique vers 12 h 30, c’est au tour d’un repas chaud. Terrine de homard en entrée, choix entre un sauté de bœuf au paprika et carottes et du saumon fumé en julienne accompagné de pâtes, suivis de camembert, yaourt, tarte aux prunes et thé. Nous choisissons de ne pas suivre le film proposé, et de nous assoupir un peu. Une fois réveillés, nous remplissons les documents relatifs aux déclarations douanières. Nous devons notamment certifier ne jamais avoir été condamnés à plus de cinq années de prison, ne pas vouloir entrer aux États-Unis dans le but de commettre un crime, et surtout, ne pas avoir été liés au régime Nazi entre 1933 et 1944... Sans quoi “l’entrée sur le territoire américain nous serait refusé” . Quelle bonne blague ! Un nouveau repas froid nous est servi vers 18 heures. Nous amorçons ensuite la descente vers Miami après avoir survolé les Bahamas. L’océan est magnifique : mélanges de turquoise et d’émeraude. Perdant peu à peu de l’altitude, nous apercevons distinctement Miami Beach, Miami et les Everglades. Nous nous posons à 20 h 15 sur le tarmac de Miami International. Strictement à l’heure. Il est 14 h 15 sur place. Après une marche pénible dans l’aérogare F, nous atteignons les comptoirs de l’immigration. Et là, il faut s’armer de patience. Près d’une heure et demie à faire la queue pour le contrôle des passeports. Tous les messages sont en espagnol, tout le monde parle espagnol. Une fois notre tour arriv��, le douanier contrôle nos fiches, nous photographie, procède aux relevés bio métriques et d’empreintes digitales avant d’apposer son tampon magique sur nos passeports. Mais quand ils auront fiché le monde entier, comme ça, ils vont faire quoi ? Toutefois, le douanier, hispanique, est charmant. Nous nous dirigeons ensuite vers le stand d’Hertz, où nous n’avons strictement rien compris à ce que nous expliquait Patricia, la préposée. Mais elle a imprimé notre contrat de location, et invité a prendre la navette pour rejoindre le parking. C’est un système très astucieux et premier symbole de la vie facile à l’américaine. A la sortie de l’aérogare, un bus au couleurs d’Hertz attend les passagers, le conducteur regarde le contrat de location, et nous conduit dans un parking, à 2 miles de là ( 1 mile = 1600 mètres ), au pied du véhicule qui nous attend, portes ouvertes, clés sur le contact. Non seulement c’est rapide et pratique, mais c’est autrement plus efficace que le système en place à l’aéroport de Nice, par exemple ! La Ford Focus qui nous a été attribuée est grise métallisée, plein de carburant effectué, et 475 miles au compteur. Ca sent le “neuf” à l’intérieur ! Direction l’autoroute 195, l‘“Airport Express Way”, à péage ( 75 cents ). La vitesse y est limitée à 55 Mph ( 80 Km/h). Nous arrivons toutefois très rapidement à Miami Beach. Nous “descendons” Alton Road, puis prenons à gauche la 16ème rue, pour enfin remonter Collins Avenue jusqu’à la 21ème rue, où nous trouvons l’Holiday Inn sur notre droite. Le réceptionniste prend notre carte “Priority Club” et nous souhaite la bienvenue. Le parking est offert, nous allons donc stationner la voiture, puis prenons possession de notre chambre, d’où nous avons une superbe vue sur la plage, l’océan, la piscine et le jardin tropical de l’hôtel. Nous repartons aussitôt visiter les installations : 2 bars et restaurants, salle de gym, salle de jeux, jacuzzi... Des sensations oubliées depuis les Antilles resurgissent : 30°, moiteur ambiante et air marin. Nous nous dirigeons vers la plage et la promenade du front de mer, où nous marchons jusqu’à l’angle de la 17ème rue. C’est Lincoln Road, une rue piétonne plantée de palmiers et de fontaines, et bordée de boutiques de vêtements et de restaurants : un “must”. Ballade ensuite sur Ocean Drive, en bord de plage et en plein cœur du district Art déco. C’est une agréable surprise, car c’est très bien illuminé. Nous sommes ravis. Nous remontons Collins Avenue de la 5ème à la 17ème, puis effectuons une pause dîner chez Burger King, après avoir acheté une bouteille d’Evian à l’épicerie. Retour à l’hôtel, où nous nous endormons vers 20 h 45. Il est fait 2 h 45 du matin à Paris. Quelle longue et belle journée !
JOUR 2. MARDI 2 NOVEMBRE 2004.
Pas tout à fait remis du décalage horaire, nous nous réveillons à 5 heures du matin, lorsque le personnel de l’hôtel distribue le journal sous les portes des chambres. C’est “USA Today”, un quotidien national généraliste couvrant tout le territoire. Et d’information, il va en être question toute cette journée, car c’est aujourd’hui les élections présidentielles. Seront-elles aussi contestées -et contestables- qu’il y a quatre ans ? Rien n’est moins sûr. Dès hier, nous avons pu constater la façon ostentatoire qu’ont les américains de soutenir “leur” candidat. Badges au revers des vestes, autocollants sur les voitures, pancartes dans leur jardins, quand ce n’est pas hommes et femmes-sandwiches agitant des panneaux “Bush-Cheney” ou “Kerry-Edwards” aux carrefours ! Les résultats seront connus tard dans la nuit du 2 au 3. A 10 heures, nous quittons Miami Beach vers le nord, en empruntant Collins avenue, qui devient l’ A1A. L’A1A, sur laquelle nous allons rouler à maintes reprises ces premiers jours, est la route du bord de mer. Elle relie Miami à New York en ne s’éloignant que très rarement de l’océan. Elle compte entre 2 et 4 voies tout au plus et la vitesse y est limitée en général à 35 Mph. Le nord de Miami Beach est une succession d’hôtels, puis nous longeons la côte avec un décor identique miles après miles : villas luxueuses, gazon et jardins parfaitement entretenus, palmiers, plages, et océan atlantique ! Arrivés à Fort Lauderdale, c’est une vision encore plus “classe” à laquelle nous avons droit. Des yachts amarrés aux jardins des villas, elles-mêmes construites sur l’eau. Fort Lauderdale est une “Venise floridienne“. Des canaux et des bateaux pour décor, c’est le spectacle de “Las Olas Boulevard”, l’artère centrale de la ville. Reprenant l’ A1A, nous nous dirigeons à présent vers Boca Raton, “plus grande station balnéaire du monde“... en 1925. Là encore, parcs et copropriétés ornent le front de mer. Du luxe, encore plus de luxe. Nous imaginons ce que doit être Palm Beach ! Petit bémol toutefois, peu de commerces, pas de restaurants, encore moins d’entrepôts et d’usines. Nous pouvons comparer les endroits traversés à la palmeraie de Marrakech, BMW et Jaguar en moins! Il est midi, et nous commençons avoir faim. Nous décidons donc de “rentrer dans les terres” et de quitter l’A1A pour nous diriger vers Lake Worth, commune de la banlieue de Palm Beach, où se trouve notre hôtel. Nous espérons bien y trouver quelques fast-food pour déjeuner. En effet, la “Lake Worth Road” (route 802), est perpendiculaire à tous les axes nord-sud qui traversent l’agglomération. Successivement, nous croisons l’US1, la “nationale” à 2x4 voies qui relie Key West à la frontière canadienne ; l’ I95, l’autoroute qui relie Miami à Boston ; la voie de chemin de fer, et avant d’arriver à la “Florida Turnpike” (l’autoroute à péage qui relie Miami à Orlando), quelques commerces font leur apparition. Au premier KFC, nous nous arrêtons. La serveuse n’est autre qu’une vieille dame de plus de 75 ans, fatiguée et ridée, mais qui n’a pas dû pouvoir cotiser à un régime de retraite. Nous apercevons là la première grosse faille de cet eldorado américain. Les limites de l’ultra libéralisme. Seules les couches aisées de la population ont les moyens de se payer des assurances maladies et vieillesse... privées. Les plus pauvres, eux, sont condamnés à trimer jusqu’à leur mort. Quel beau programme, et surtout quelle honte de faire ainsi travailler les vieux ! Ensuite, nous allons nous installer à l’Holiday Inn West Palm Beach, où, malgré un décor quelque peu vieillot, l’ambiance est assez cosy, et les “standards” Holiday Inn sont bien là. Fatigués, nous faisons une courte sieste avant de repartir pour Palm Beach à 15 heures. Et là, passée la déception de “taille” ( Saint Trop’ est plus grand !), nous foulons les trottoirs de Worth Avenue, la Mecque du shopping de luxe. Armani, Chanel, Chopard, Dior, Lacoste, Van Cleef & Arpels... ils sont tous là ! Un véritable concentré de place Vendôme et de faubourg Saint-Honoré, les Roll’s en plus ! Mais nous voyons bien que c’est aujourd’hui les élections. Les rues sont désertes. Nous traversons à présent West Palm Beach, sur le “continent”, puis de retour à l’hôtel, nous allons faire quelques achats au supermarché voisin, à l’enseigne “Publix“. Pas de dîner ce soir, nous sommes trop fatigués pour ressortir. Nous allons donc nous coucher en gardant un oeil sur CNN pour “l’élection night”.
JOUR 3. MERCREDI 3 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures, nous nous préparons et décidons d’aller prendre un copieux petit-déjeuner au Mc Do de Lake Worth Road. Il est 7 h 15, et nous sommes au milieu des “Bus School” de ramassage scolaire. Le décor du Mc Do est génial, une Harley Davidson trône au milieu de la salle, et un train électrique aux couleurs de Coca-Cola fait le tour de la pièce. Repus par nos “Deluxe Breakfast” (steak, omelette, bacon, jus d’orange, pancakes et sirop d ’��rable ), nous partons récupérer l’US 1, en direction du nord. Au programme aujourd’hui : le Centre Spatial Kennedy, à Cap Canaveral. Triste lendemain d’élections : ni vainqueur, ni vaincu, l’euphorie de la veille est retombée. Il faut recompter les voix dans l’Ohio, le sort de ces élections est aux mains des juristes. Bush paraît avoir une courte longueur d’avance, mais il n’y a pas d’annonce officielle. Nous nous abstiendrons de porter la moindre critique ou jugement, estimant que les Français et leur simulacre de plébiscite de 2002 n’ont pas de leçons à donner aux autres... L’US.1 paraît interminable. Vitesse limitée à 35 Mph en ville, 45 en agglomération, et 55 le reste du temps. Des croisements et des feux rouges tous les cinq cents mètres... une horreur. Nous tenons péniblement un petit 40 Km/h de moyenne. Nous n’arriverons pas au KSC pour 11 heures ! Nous y serons à midi au plus tôt. Regrettant d’avoir choisi cette “autoroute” qui n’en n’est pas une, nous prenons notre mal en patience ! Heureusement que la boite est automatique. Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Les ouragans de la fin de l’été ont causé dans les régions traversées aujourd’hui de graves dommages : chaussées effondrées, palmiers arrachés, toits envolés, habitations désertées. Deux cent kilomètres à longer une “Space Coast” dévastée. Ils ont du pain sur la planche ! A midi moins le quart, nous arrivons au KSC, où nous stationnons facilement la Focus sur l’immense parking gratuit. C’est la première fois que nous utilisons nos passes “Florida Fun In The Sun” que nous remettons au guichet. Nous nous dirigeons vers le complexe des visiteurs. Après avoir récupéré les plans du site et guides de la visite, en français, nous nous asseyons sous le hall de l’Astronaut Encounter, où un véritable astronaute ayant déjà volé dans l’espace nous souhaite la bienvenue. Nous mangeons de bien fades hot dog accompagnés de chips et de soda. Puis le temps d’effectuer quelques prises de vues avec un astronaute en tenue, nous nous dirigeons à présent vers Rocket Garden, vaste “jardin” où sont plantées les différents types de fusées. Une petite pensée pour notre fils en passant devant le Children’s play dôme, aire de jeu géante où les petits peuvent piloter une réplique de navette. Enfin, il est l’heure du film Imax “Space Station”, en 3D, relatant, en 45 minutes, l’histoire de la station spatiale internationale. Nous enchaînons à 14 heures avec un autre film sur écran hémisphérique “The Dream is Alive”, film tourné dans la navette Discovery, avec de superbes vue de la terre ! Ensuite, nous sommes allés rendre hommage aux équipages de Challenger et de Columbia, ayant perdu leur vie en 1986 et 2003. Émouvant et chargé de souvenirs. Le clou de la visite arrive alors : une navette, Explorer, en “chair et en os”, à bord de laquelle on peut monter et prendre place ! Mémorable. La visite, ensuite, de Robots Scouts, ne nous laissera pas aussi réjouis : on n’a pas compris grand chose, et de plus, ce parcours émaillé de rencontres avec des robots communiquant -en anglais- avec nous depuis Mars, avait surtout l’air destiné aux enfants. Tout comme l’attraction Mission To Mars 2005, exclusivement réservée aux enfants. Nous terminons cette superbe visite par un tour à la boutique, où nous achetons un belle boite de jeu pour les enfants, et un livre-guide des lieux. Le tout, payé à Adrienne, charmante québécoise, avec qui nous pouvons -enfin- échanger quelques mots de français. Le retour à l’hôtel est rapide, puis nous nous installons, tout en trouvant que les lieux ont quelque peu souffert des récents ouragans. Cet hôtel est loin des standards de qualité et de confort auxquels Holiday Inn nous a habitués. Nous compensons cette déception par une détente d’une heure à la piscine au coucher du soleil, avant d’aller nous restaurer au Mc Do le plus proche. Boissons à volonté et salades pour ce soir. Demain, un peu moins de kilomètres sont prévus sur cette satanée US 1.
JOUR 4. JEUDI 4 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 7 heures dans cet hôtel qui n’a pour lui que son emplacement. Certes, il jouit d’une vue imprenable sur les installations de la NASA, mais le confort est sommaire et la chambre relativement petite. Nous empruntons l’US 1 en direction de Daytona où nous avons choisi de déjeuner. Enfin, on peut rouler, et nous permettre quelques pointes à 60 Mph. Reprenant l’A 1 A peu avant Daytona Beach, nous longeons cette plage interminable en traversant cette ville auto-proclamée “berceau international des sports mécaniques”. Un bon petit déjeuner à Mc Do, après avoir fait le plein d’essence dans le Focus : 20 $ pour quelques 10 gallons ( 45 litres ), où nous avons dû demander de l’aide à un client pour comprendre le fonctionnement de la pompe... L’individu, souriant arrive vers nous, en véritable “cow-boy”, flingue au ceinturon, et nous explique qu’il faut lever un levier avant de se servir. Les 200 kilomètres d’aujourd’hui pour rejoindre Saint Augustine nous paraissent moins longs. Arrivés à l’hôtel, nous y stationnons la voiture et repartons visiter le centre historique à pied. Il est midi, et nous voici quatre siècles en arrière : Saint Augustine, plus vieille ville des États-Unis, fondée par les colons espagnols au 17ème siècle. Le centre historique est superbement conservé. Après avoir franchi les portes d’entrée de la ville, nous arpentons Saint George Street, rue piétonne et commerçante mais très (trop ?) touristique. Nous apercevons l’Oldest School : la plus ancienne école en bois du pays, retenue par des chaînes pour ne pas s’envoler... Le vieux quartier espagnol regroupe les constructions de l’époque restaurées et ses habitants déambulent en tenue d’époque. Nous en profitons pour nous offrir une spécialité gourmande locale : une boisson glacée “Piña Colada”, mélangée à des fraises broyées avec des glaçons et du lait. Original, copieux... et délicieux. Nous visitons quelques galeries commerciales éminemment touristiques ( boutiques de souvenirs en tous genres ), mais climatisées, ce qui fait du bien, en cette journée de forte chaleur. Arrivés place de la constitution, nous apercevons le Flagler Collège, à l’origine un hôtel construit par le magnat des chemins de fer Henry Flagler ; puis le Lightner Museum et l’hôtel de ville, datant, eux de la fin du 19ème siècle. Après avoir retiré 300 $ à la Bank Of America, nous faisons une pause ombragée sur la “plaza de la constitucion”, en écoutant les mélodies distillées par les cloches de la “Basilica Cathédral”. Une bouteille d’eau glacée ingurgitée plus tard, nous nous dirigeons vers le Castillo de San Marco, forteresse bâtie par les espagnols en 1672. Le prix d’entrée, raisonnable, de 5 $, nous permet de visiter, entre autres, les salles de garde et la plate-forme d’artillerie, accessibles après avoir franchi un pont-levis. Ce fort n’a jamais été vaincu : ni par les français, ni par les anglais lors des guerres d’indépendance ; et a servi de prison lors des guerres avec les indiens Séminoles. Les murs du fort font six mètres d’épaisseur, et sont construits en coquin, une roche formée de sédiments et de coquillages. Nous allons à présent manger ( il est quinze heures ), et nous rendons à Pizza Hut, sur le Ponce de Leon Boulevard, non loin de l’hôtel. Buffet de salade, pizza et boissons à volonté. Le service n’étant pas compris, les serveuses savent que c’est en se montrant aux petits soins qu’elles gagnent leur vie... Nous bénéficions donc d’un service irréprochable ! Nous repartons avec notre “doggy bag”, car il est de tradition, ici, d’emporter ses restes : nous aurons de quoi manger ce soir. Le check-in à l’hôtel est rapide, c’est ce soir un hôtel de luxe, composé de suites ! Après s’être reposés, nous repartons dans St Augustine en voiture, pour un tour “by night”. Le dîner se fera dans notre chambre avec les restes du déjeuner et quelques friandises achetées en fin de journée. Demain matin, nous entamons notre semaine de parcs d’attractions : grand départ, tôt, pour Orlando !
JOUR 5. VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004.
Le réveil intervient à 6 heures, suivi des désormais séances de préparation habituelles. Nous quittons Saint Augustine en mettant du chauffage dans la voiture tant il fait froid. Sur l’autoroute I 95, puis I 4, nous pouvons enfin accélérer, la vitesse maximale autorisée étant de 70 Mph ( 120 Km/h). En moins d’une heure et quart, nous arrivons à Orlando, sur International Drive, qui est une large avenue bordée d’hôtels, de restaurants et de commerces, tout en reliant tous les parcs ( Universal au nord, Wet’n Wild et Sea World au centre, Walt Disney World au sud ). De belles pelouses, une ambiance de fête, des chaussées propres et lisses... tout est fait pour accueillir les 40 millions de touristes se rendant chaque année à Orlando ! Nous faisons une courte pause à l’Holiday Inn Express afin de vérifier si notre réservation y est bien enregistrée et confirmée... cet hôtel étant le seul de notre périple à ne plus faire partie officiellement du groupe Holiday Inn depuis notre réservation, en juin. Nous sommes néanmoins vite rassurés, l’hôtesse nous invitant à revenir après 16 heures pour le check-in, et nous souhaitant une bonne journée à Sea World. L’enseigne de l’hôtel a disparu et un simple écriteau indique “formerly holiday inn” (autrefois holiday inn ) ; il se nomme désormais “ I drive inn”. Cependant, il est idéalement situé, à distance de marche des parcs Universal, et en face du parc aquatique de Wet’n Wild. Nous arrivons à Sea World vers 9 heures, réglons les 8 $ de frais de parking, et entrons dans ce fameux “monde marin”. Aussitôt les plans -en français- remis, nous décidons d’effectuer la visite dans le sens des aiguilles d’une montre. Tropical Reef, est le premier aquarium à découvrir. La pelouse extérieure est peuplée de Flamands roses et d’Ibis rouges, l’intérieur renfermant un immense aquarium tropical, dans lequel nous sommes plongés dans le noir. Tide Pool, en face en sortant, est une piscine à courant dans laquelle s’ébattent une multitude de poissons d’eau douce. Au Turtle Point, nous observons d’énormes tortues de Floride se côtoyant dans l’eau. Le StingRay Lagoon est une autre piscine à courant, dans laquelle nagent des raies mantas que nous pouvons à loisir toucher. La première surprise de taille arrive ensuite : c’est le Dolphin Cove at Key West : le monde des dauphins. Innombrables, ils sont quasiment tous nés en captivité, ici. Bien sûr, on peut les toucher, les caresser, mais aussi les nourrir. Jamais nous n’aurions pensé pouvoir les approcher de si près. D’autant qu’il est ensuite possible d’observer leur ballet en vision sous-marine. Manatees est une attraction ayant pour thème la disparition des Lamantins. D’entrée, la question est posée : “The Last Generation?”. Sea World finance en réalité un vaste programme de recherche pour les sauver. C’est ce qui est expliqué dans un film en 360°, avant de pouvoir observer les bestiaux, d’abord à l’extérieur de leur bassin, ensuite en vision sous-marine. Sur le chemin des récentes attractions “à sensation”, un enclos peuplé d’Alligators s’offre à nous, où une pause est la bienvenue afin de les voir se dorer au soleil. Journey to Atlantis, dernière attraction du parc en date, nous réserve une première -bonne- surprise : pas d’attente, puis une moins bonne : les casiers pour y déposer nos effets personnels sont payants. Il s’agit d’une ballade en bûche, dans un univers sous marin, avant d’entamer une double descente de rapides, dont une en vrille. Époustouflant. Nous en ressortons bien mouillés, mais ravis. Profitant que nos sacs soient en lieu sûr, nous enchaînons avec l’autre attraction à -fortes- sensations du parc : Kraken. Nous n’avions jamais vu de montagnes russes et de grands huit aussi grands... nous ne le dirons plus à la fin du séjour ! Kraken, c’est trois minutes de secousses et d’inversions, la tête en bas, les jambes dans le vide. On en ressort déboussolé, voire nauséeux ! Pour nous remettre de nos émotions, direction le Penguin Encounter, “rencontre avec les pingouins”, dans leur milieu naturel. Un tapis roulant nous fait passer à petite vitesse devant les vitrines derrières lesquelles la banquise est reconstituée, dans un espace climatisé avec chute de neige et blocs de glace ! Belle mise en valeur, mais nous jugeons la visite un peu courte. Le Pacific Point Preserve, est un superbe bassin avec otaries, lions de mer et phoques, qui n’attendent qu’une chose : que les visiteurs leur donnent à manger... si toutefois on y arrive car de voraces oiseaux tentent d’attraper les poissons au vol! Nous nous dirigeons à présent vers le Waterfront, “le front de mer”, où se situent notamment les restaurants et les boutiques, au bord de l’immense lac, au centre du parc. Nous choisissons de nous restaurer au “Seafire Inn”, où nous nous régalons de nos plats de “Sea Food”, à base de crevettes et de frites, notamment. A midi, nous poursuivons les visites en passant sur l’autre rive, non sans avoir observé la “Dolphin Nursery”, où se reposent les mamans dauphins avec leurs bébés en nageant en bande, sous nos yeux. Le Shark Encounter, est un méga aquarium, qui offre une innovante et exceptionnelle visite permettant une vision sous-marine, en marchant dans des tunnels, sous des millions de litres d’eau, et une pression équivalente au poids de six cents éléphants. Et pendant ce temps, des requins -entre autres-, nous observent juste au dessus de nos têtes... Mais le plus émouvant allait arriver, avec Shamu Adventure, show d’une demi-heure où des baleines tueuses ( des orques ) et leurs dresseurs s’en donnent à cœur joie dans des chorégraphies époustouflantes, avec des figures, des nages et de l’action toutes plus ahurissantes les unes que les autres. Il faut toutefois éviter les premiers rangs : “la soak zone”, d’où les spectateurs sont assurés de ressortir trempés ! Le Sea Lion & Otter Stadium propose un autre show, avec phoques et otaries, plein de bouffonneries bon enfant, dans un décor de bateau de pirates, et devant près de mille personnes. Nous effectuons une courte pause ensuite au centre Anheuser-Busch, car il ne faut pas oublier que Sea World et Busch Gardens à Tampa sont la propriété du fabriquant de bière Anheuser et Budweiser. Nous sommes au pays de la publicité et du mécénat privé, donc nous pouvons boire gracieusement quelques verres de bière afin de déguster leurs produits. Toutefois, boire de la bière avant une attraction à sensations n’était pas la meilleure idée. Car Wild Artic, le clou du spectacle, vers lequel nous nous dirigeons désormais nous promet de finir la journée en beauté ! Deux possibilités s’offrent au visiteur : la visite à pied, ou en hélicoptère. Évidemment, nous choisissons la formule “by air”, où nous prenons place à bord d’un simulateur de vol. Très bien conçu et hyper réaliste, nous survolons la banquise, puis atterrissons sur la base polaire de Wild Artic ( l’Artique sauvage ). Et là, coup de bluff le plus total : nous apercevons, en milieu naturel, des bélugas, des ours polaires et un morse. Et la visite ne serait pas complète sans la possibilité de les observer en vision sous-marine ! Bravo ! De retour sur International Drive, nous nous installons dans notre chambre, la 1202, spacieuse et confortable, dans laquelle nous resterons sept nuits. Après s’être changés, nous partons découvrir International Drive de nuit, à pied, pour acheter de l’eau, et visiter quelques boutiques de souvenirs un rien minables. Il est trop tard pour Wet’n Wild aujourd’hui, nous essayerons de le caser sur le week-end. Puis c’est l‘heure du dîner, chez KFC, avec notamment d’excellentes apple pies ( tartes aux pommes et à la cannelle ) en dessert. Demain, nous partons à la découverte d’Universal Studios Florida !
JOUR 6. SAMEDI 6 NOVEMBRE 2004.
Levés à 6 heures 30, nous savons qu’il faut prendre le petit déjeuner à l’hôtel et être à Universal Studios pour 9 heures. Le buffet proposé est fort copieux : Jus de fruits, thé, fruits, muffins, pain, beurre, confiture, gâteaux, céréales. Nous levons le camp à 8 heures et quart, en voiture. Nous réglons les 8 $ de frais de parking, puis entrons dans ce monde sur-réaliste... Nous traversons tout d’abord “City Walk”, la ville donnant accès aux deux parcs. Tout y est : restaurants, boutiques... et musique ! Nous nous postons aux guichets d’entrée d’ Islands of Adventure, dont les portes ouvriront à 8 h 50. Nous entamerons la visite du parc dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Ce parc est composé de cinq zones que nous traverserons successivement : Seuus Landing, aire de jeux géante pour enfants, hyper-colorée, avec de nombreux manèges pour les plus jeunes ayant pour décors des bonbons géants ! Ensuite, c’est le monde perdu : “The Lost Continent”, dont l’attraction majeure est “Dueling Dragons”, montagnes russes dans lesquelles les passagers ont les jambes dans le vide, et le rail au dessus de la tête. Mais l’intérêt de l’attraction réside dans le fait que deux trains -un bleu, un rouge- (la glace et le feu) partent simultanément, et tout en suivant un parcours -fait de vrilles et de loopings- différent l’un de l’autre, et se croisant à plusieurs reprises... Sensations garanties. Même le parcours de la file d’attente, dans de sombres grottes, est déjà terrorisant! Nous osons et le feu et la glace ! The Poseidon Fury est un show fabuleux, où le spectateur, au gré de ses déplacements se retrouve au centre de l’action d’une bataille entre Zeus et Poséidon, où ded torrents d’eau et des jets de flammes jaillissent à tout instant. Malgré un début laborieux, la chute finale est fantastique. L’autre attraction -mineure- de cette partie du parc est The Flying Unicorn, un simple train dont la locomotive est en tête de licorne, dans le style du dragon du jardin d’acclimatation. Court et sans grandes sensations. Peu à peu, de drôles de bruits et un air musical connu nous font comprendre que l’on arrive dans l’antre de Jurassic Park. On se croirait réellement dans le film. Tout est superbement reconstitué sur place : Le Discovery Center, où l’on peut assister aux pseudo-expériences scientifiques de clonage des dinosaures, voir les oeufs de triceratops sous couveuses, et avoir accès à de nombreux points d’information multimédia sur les animaux préhistoriques. Puis le Camp Jurassic, constitué de constructions en bois, de cordes, de toboggans et de jeux d’eaux pour le plus grand plaisir des plus petits et... de quelques adultes ! Enfin, c’est le moment d’embarquer dans la River Adventure, promenade -pense t-on-, en bateau, au milieu de dinosaures... Nous traversons petit à petit la réserve, à l’abri des barbelés et des câbles haute tension, avant de se retrouver nez à nez avec un T-Rex qui semble nous avaler, au moment où le bateau fait une monumentale chute de plus de 30 mètres... pour terminer bien arrosés ! Quitte à être mouillés, nous courons vers Toon Lagoon, l’univers des héros de dessins animés tels Popeye, où les deux attractions principales font comprendre aux visiteurs la différence entre “Wet” et “Soak”. Car que ce soit aux Ripsaw Fall’s, ballade en rondins agrémentée de deux chutes vertigineuses, dont une de près de 45 mètres, et donc ultra-rapide ; ou sur Popeye’s Barges, où l’on embarque dans des radeaux en forme de bouées géantes pour dévaler une rivière à vagues... on ressort complètement trempés de Toon Lagoon. Heureusement qu’il est midi, et que les 30° attendus et le soleil sont là... Nous en profitons pour déjeuner un repas “italien” à base de pâtes fraîches pour 25 dollars. Nous pénétrons ensuite dans l’univers des Marvel Super Hero. D’Hulk à Spiderman, les “comics” sont tous là. Spiderman, d’ailleurs, présentée par les guides comme l’attraction majeure du parc, est réellement hors du commun. Un exceptionnel concentré de tout le savoir faire des créateurs d’Universal. Nous embarquons à bord d’un véhicule sur rails monté sur vérins hydrauliques, chaussés de lunettes en 3D. Nous vivons les chutes sensorielles de l’homme araignée telles que si l’on était à sa place. Fabuleux. Malgré 45 minutes d’attente, nous revivrons même deux fois ces aventures de Spiderman dans l’après-midi. Storm Force, l’attraction suivante, est un manège dans le style des tasses. De simples toupies, montées sur une base tournant elle-même en sens inverse, le tout sur un manège, tournant dans l’autre sens... dans des vitesses toutes différentes ! Puis Hulk, de monumentales montagnes russes vertes dans le même style que Kraken, de Sea World. Nous goûtons de nouveau aux plaisirs des vrilles, des grands huits et autres accélérations d’avion de chasse... N’ayant pas eu la possibilité de nous adonner aux deux seules attractions de ce parc qu’il nous restait à tester, nous rejoignons le parc voisin, Universal Studios, en se promettant de revenir ici demain, s’il nous reste du temps. A peine entrés dans les Studios, nous aurions pu vivre l’expérience de Terminator, mais notre montre ayant basculé -on ne sait pour quoi- sur l’heure de Chicago, nous nous sommes trompés d’une heure... Ce sera donc pour demain, aussi. Nous nous dirigeons vers les attractions des deux films ayant le plus marqué nos enfances respectives : E.T et Retour vers le futur. E.T., nous propose d’enfourcher des vélos (fixés à un rail aérien), et de survoler, en sa compagnie la Californie afin de le reconduire sur sa planète. E.T vouloir retourner maison, et grâce à nous, c’est fait ! Nous aurons même le plaisir de découvrir sa planète, véritable paradis tout en couleurs, et l’on comprend mieux pourquoi il voulait tant y retourner. Sentimentalement, la plus “belle” surprise de ce séjour. “Back To The Future”, où après une assez longue attente, et une tout aussi épuisante mise en condition, nous prenons place à bord de la fameuse De Lorean, afin de tenter de franchir le seuil des 88 Mph requis pour pouvoir modifier le fameux “continium espace temps” cher au Doc ! Le simulateur et les images en 3D projetées sur un écran haut comme un immeuble de 7 étages provoquent de telles sensations que nous ressortons de là tout de même un peu secoués ! “Jaws”, une des plus anciennes attractions du parc, parait dépassées en comparaison des autres. Le but du jeu est nous faire embarquer sur un bateau afin de voguer sur un lac truffé de faux requins, tandis que le capitaine du bateau tente de nous sauver en tirant sur ces “dents de la mer”. Ce show, même s’il est bien réalisé et met en oeuvre de nombreux effets spéciaux et quelques belles prouesses techniques, n’arrive pas à nous faire peur. On a même un peu pitié ! Les deux attractions suivantes ont pour thème les films catastrophe dont est friand le public américain. Earthquake nous fait embarquer dans une rame du métro de San Francisco, où après un départ tranquille, nous vivons en direct les sensations d’un tremblement de terre, avec quais éventrés, rupture des canalisations d’eau, camions-citerne atterrissant dans le métro avec une inévitable explosions... Du grand spectacle -de mauvais goût- mais qui permet de bien comprendre l’envers du décor et les techniques des trucages employées dans les films. Pour Twister, c’est un peu la même chose, mais là, il s’agit d’un ouragan. Et même si, sachant qu’il s’agit d’une attraction et que l’on ne risque rien, on prend plaisir à ressortir de là ébouriffés et mouillés ; on ne comprend pas que les gens du cru, malheureusement habitués à vivre de tels déjuges, soient en mal de revivre ces situations... Nous terminons la journée par un spectacle en 4D : Shrek. Une des nouveautés du parc. Simple film d’une vingtaine de minutes mettant en scène les personnages des aventures de Shrek, mais outre la vision en 3D derrière les lunettes ad hoc, les sens sont mis à rude épreuve, car la salle re-”sent” les bruits et les odeurs du film. Nous nous retrouvons scène après scène mouillés par un éternuement, mal-odorés par un pet, ou chatouillés par des souris dans nos pattes... Commençant à être fatigués nous effectuons un tour dans la boutique de Nickelodeon, puis nous quittons “l’Univers - Sale” (!) pour rejoindre I Drive, et ingurgiter un repas “All You Can Eat”, où pour 9.99 $, tout est à volonté. Une fois bien “full”, nous allons nous coucher.
JOUR 7. DIMANCHE 7 NOVEMBRE 2004.
Ayant pu faire toutes les attractions majeures des deux parcs hier, nous décidons de terminer ce que l’on a pas pu faire ni voir ce matin, puis de passer l’après midi au parc aquatique de Wet’n Wild. Donc, levés à 7 heures et après un petit déjeuner toujours aussi copieux, nous partons pour Universal Studios. Nous effectuons dès l’entrée une réservation pour pouvoir dîner dans City Walk au Motown Café, à 19 heures. A l’abordage du parc Universal Studios, nous nous dirigeons aussitôt vers Revenge of the Mummy, l’attraction la plus récente du parc, ayant été ouverte au public en Juillet 2004. Tout ce qu’on avait pu faire hier -même Spiderman- est ici surclassé. Un “best” absolu. Après un départ tranquille en train fantômatique, puis quelques accélérations délirantes en marche arrière, nous sommes propulsés dans des montagnes russes dans le noir absolu avec plusieurs inversions et loopings... Et pour le visuel, nombreux effets spéciaux en 4D, tantôt il pleut, tantôt nous évitons de -vraies- boules de feu... Un pur plaisir SEN-SA-TION-NEL !!! Tentant de reprendre nos esprits et de redescendre sur terre, nous traversons le parc en direction de Men In Black, sorte de jeu vidéo grandeur nature. Là encore, embarqués dans un chariot, munis d’un pistolet laser, nous devons dégommer des aliens. Dimitri gagne haut la main, avec plus de 12000 points ! Attraction aux sensations plus que moyennes, mais au décor fabuleux et très fidèles à l’univers du film. Le simulateur de Jimmy Neutron, bien que destiné aux enfants, secoue plus qu'on ne l'aurait imaginé. Toutefois, le film offre une ballade cybernétique au milieu des personnages -tous réunis- des dessins animés de Nickelodeon. Il est alors l’heure de nous rendre au show de Terminator 3D. Plus d’une demi-heure de spectacle, mais de grand spectacle... pour les fans ! Toutefois, on peut louer la qualité de la réalisation, car la salle se retrouve dans le film. Les images se prolongent sur scène grâce au jeu en direct de vrais acteurs. Universal nous démontre à quel point le cinéma est le trait d’union entre le réel et le virtuel. Quelques achats siglés “Dora l’exploratrice”, puis nous quittons les Studios pour un dernier “trip” à Islands of Adventure, modestement décrit par son créateur, Steven Spielberg, comme la 8ème merveille du monde ! Il est midi, et le show de Sindbad n’est qu’à 12h30. En attendant, nous effectuons un petit tour sur le carrousel de “The Cat On The Hat”, attraction pourtant destinée aux plus jeunes, mais qui est déconseillée aux gens sujets au mal des transports. Mais il se vengera à Wet’n Wild tout à l’heure ! Nous prenons place à présent dans l’arène de 1800 places pour assister au “huitième voyage de Sindbad”, après s’être offert une glace à l’ananas. Ce spectacle de Sindbad est un show à l’américaine de 30 minutes, avec feux d’artifices, cascades, coups de feu, pluie et arrosage du public... Du grand spectacle ! Nous quittons donc ensuite cet univers pas si sale (!) que ça, finalement, et retournons sur I Drive, pour manger, tout d’abord, au KFC jouxtant l’hôtel, avec la très désagréable impression de se faire escroquer par la serveuse, Bernadette. 2 $ seulement de perdus, mais on devait un peu trop ressembler à des touristes ; on a pris la même chose qu’il y a deux jours, et au lieu de 14.48, elle nous réclame 16.69 $ ! Déçus, mais tant pis, nous n’y retournerons pas, nous allons nous mettre en maillot de bain dans notre chambre, puis traversons I Drive pour entrer dans Wet’n Wild. Le premier parc aquatique du monde, l’ancêtre d’Aquaboulevard ! Nous commençons les festivités avec The Flyer, paisible descente de toboggan en bateau pneumatique. Nous enchaînons avec Mach 5, glissade la tête en avant sur un tapis. Pour continuer, The Blast est une descente à deux en bouée, en devant zigzaguer entre les jets d’eau. Ensuite, direction The Surge, autre descente en bouée, à deux, avec un parcours en toboggan partant de très haut, et donc très long. Nous le referons deux fois ! Un peu plus d’inquiétude et de sensations avec Black Hole : interminable toboggan dans le noir absolu. Nous éviterons Der Stucka et Bomb Bay, descentes en chute libre, d’où l’on est propulsé de 50 mètres de haut, avant de se réceptionner quelques secondes plus tard, dans une aire de freinage offrant une gerbe d’eau aux spectateurs ; mais oserons Blue Niagara, dont le départ s’effectue d’aussi haut, mais dont le parcours du toboggan, en vrille permanente, donne une sensation de vitesse inégalée. Que la descente paraît longue ! Un peu de repos en effectuant quelques tours sur la Lazy River, permettant une ballade en bouée sur un torrent d’eau chaude ; suivi du summum du plaisir des jeux aquatiques : The Storm : il s’agit d’une attraction en trois temps, chute vertigineuse, suivi d’une arrivée dans une centrifugeuse, où “la force est avec nous”, telle un courant de chasse d’eau, pour se terminer “jeté” dans un bassin d’eau chaude bouillonnante ! Enfin, nous nous essayerons au Bubba Tub, large bouée à bord de laquelle on effectue une descente à pic. Le soleil se couchant peu à peu, nous regagnons l’hôtel le temps de prendre un bonne douche à deux. Nous terminons l’après midi au Florida Mall, immense centre commercial de plus de 200 boutiques, puis retournons à City Walk où nous avons réservé notre repas du soir. Mais malgré notre réservation pour 19h, on nous annonce 45 minutes d’attente... pour pouvoir s’asseoir à une table. C’est ce qui s’appelle du foutage de gueule. Nous foutons le camp, puis dînons chez Wendy’s sur I Drive.
JOUR 8. LUNDI 8 NOVEMBRE 2004.
C’est l’heure de partir pour le World ! Le Walt Disney World, plus grand parc d’attractions au monde, 12 km de long sur 8 de large, près de 100 kilomètres carrés dédiés à l’univers Disney. Nous arrivons à 8 h 45 à “Downtown Disney“, qui fait office de centre ville, un peu à l’image de City Walk chez Universal. Là encore, cafés, restaurants, boites de nuits, et innombrables commerces. Le parking y est gratuit et c’est a priori un bon plan que de stationner ici afin de rejoindre ensuite les parcs à thèmes... Sauf que la combine ne fonctionne qu’en journée, et pas avant l’ouverture, car même si Disney dispose de son propre réseau de transports en communs (le TTC), il ne démarrent qu’ 9 heures... Nous sommes donc contraints de rejoindre le Magic Kingdom en voiture, et de régler 8 dollars de frais de parking. Une fois la voiture garée, on se dirige vers une sorte de tramway sur pneus qui nous conduira au TTC (Ticket & Transportation Center ). Il faut surtout bien mémoriser le nom du parking ( Pluto ), et le numéro de l’allée (18 ). Ensuite, on procède à l’échange de nos Florida Fun In The Sun Pass, contre les passes magnétiques définitifs, et valables un mois. Enfin, direction le monorail (métro automatique type Météor ), qui nous conduit au Magic Kingdom. A priori, le même parc qu’à Marne la vallée, en Seine et Marne. Mais en fait, malgré les noms des “lands” identiques, rien n’est pareil ni comparable, à commencer par le climat !!! De nombreuses attractions existantes dans un parc, n’existent pas dans l’autre, et pour celles qui ont le même nom, tel “Space Mountain”, elles n’ont rien à voir. Nous abordons le parc dans le sens des aiguilles d’une montre. Tout d’abord, Discoveryland, dont la première attraction, Swiss Family Treehouse, n’est autre qu’une cabane entière construite dans les arbres. Nous suivons la pseudo-visite à la queue leu-leu de la dite maison des Robinsons... Jungle Cruise, que nous referons d’ailleurs en fin de journée, est une ballade en bateau, avec un guide, qui nous rappelle “Jaws” des Studios Universal. Mais en traversant ce décor de jungle reconstituée, nous sommes entourés de faux animaux, fidèlement reproduits, et savamment animés selon le procédé “audio-animatronics”® . Pirates of the Carribean, est une nouvelle balade en bateau, individuels cette fois, mais malgré un réel soucis du détail dans la conception des décors, l’attraction ne nous a pas emballés, en se terminant notamment en queue de poisson... Ces pirates nous ont laissés sur notre faim ! Avant d’arriver à Frontierland, nous nous disons qu’il faut absolument cesser de comparer avec les parcs d’Universal, car Disney, par définition, s’adressant à toute la famille, ses attractions seront nécessairement plus orientées grand public, et sans doute un peu plus “mièvres”. Donc, vivons les comme elles sont, et tentons de nous immerger pour ces quatre jours dans l’ambiance du World”, nous, blasés de parisiens ! Première attraction, Splash Moutain, et superbe surprise. Vu de l‘extérieur, il s’agit d’une traditionnelle chute en rondin, mais qui en réalité, s’avère très longue, avec plusieurs chutes, de superbes décors, et d’où l’on ressort plus “wet” que “soak“. Nous la referons donc en fin de journée. Big Thunder Railroad, ensuite, n’est autre que le fameux train de la mine de Disneyland Paris, avec un décor identique, mais un parcours différent. Bonnes sensations bon enfant, qui plus est. La Tom Sawyer Island, est la destination de la courte ballade en radeau de bois sur lequel nous traversons le lac séparant Frontierland de Fantasyland. Nous nous retrouvons donc sur l’île de Tom Sawyer, dont la visite est agréable au milieu de décors sympas, rappelant le dessin animé phare de notre enfance : grottes, cabanes, mines et maisons. Instants de salutaire repos. The Haunted Mansion, conçue sur le même moule qu’à Paris, offre au visiteur des décors somptueux mais sans grandes sensations... Après avoir traversé la château de Cendrillon, nous allons manger au “Plaza Pavillon”, où les pizzas sont correctes, mais les boissons servies sont infectes et imbuvables ! Nous visitons à présent Tomorrowland, grâce au “Tomorrowland Transit Authority“, un métro aérien qui survole tout le land en pénétrant même dans les attractions ! Très reposant, tranquille et finalement s’avérant être une bonne surprise. Après avoir pris un Fastpass pour Space Mountain, (qui est un système permettant en théorie d’éviter les files d’attentes en donnant au visiteur un rendez-vous dans une tranche horaire précise pour venir faire l’attraction, en réduisant in fine l’attente à 15 minutes), nous enchaînons sur deux tours de l’Indy Speedway. Le premier tour étant nul, car le volant de la voiture fournie était cassé ; nous n’avons pas particulièrement apprécié le second tour non plus, à bord de ces simili-kartings, sans puissance et guidés par un rail. Bof ! Space Mountain, fait moins peur et moins mal qu’à Marne la Vallée, les passagers n’ayant à aucun moment la tête à l’envers, tout en conservant son principe de montagnes russes dans le noir ! Nous testons ensuite trois attractions pour enfants dans Fantasyland : Goofy, une montagne russe très courte et sans grand intérêt dans le style de ce qui est proposé au jeune public du jardin d’acclimatation. Le vol de Peter Pan, consiste en une ballade au dessus de Londres, dans la même style que ce que nous avons vécu pour E.T., l’émotion en moins ; et les aventures de Winnie the Pooh, où les 45 minutes d’attente ne valent pas ce (trop ?) simple tour à bord d’un pot de miel guidé par un rail. Toutefois, ce “Winnie” est très mignon, et nous a plus plu que Peter Pan et Goofy... A la tombée de la nuit, nous effectuons un dernier passage à Splash Mountain et à Jungle Cruise, puis nous quittons les World à 19 heures., après avoir récupéré la voiture et fait un plein pour 20 $. Le dîner de ce soir s’effectue chez Burger King sur International Drive.
JOUR 9. MARDI 9 NOVEMBRE 2004.
Levés à 7 heures 30, nous quittons l’hôtel sans prendre de petit déjeuner, car il nous est offert aujourd’hui au “Rainforest Café” à Animal Kingdom, dans le cadre de notre passe Florida Fun In The Sun. Nous arrivons à 8 heures 30 sur place, et nous installons dans ce restaurant au décor magnifique : aquariums, animaux animés, arbres, plantes ; bref, une ambiance de repas en pleine jungle ! Ce qui nous est apporté est gargantuesque : chocolat liégeois, thé, litres de soda, toasts, beurre, confiture... mais aussi pavé de steak, oeufs brouillés, pommes de terre sautées et... fraises ! Nous entendons même un peu de Français, du simple “au revoir” de la serveuse, à une conversation entière avec la guichetière d’entrée du parc, une Haïtienne... Nous voici donc désormais dans Animal Kingdom, le plus grand parc d’attractions au monde, et le dernier né des parcs Disney. Nous arrivons face au “Tree of Life”, l’arbre de la vie, un monumental -faux- arbre dont le tronc est composé de 325 sculptures d’animaux. Puis, nous pénétrons dans le tronc, pour assister au spectacle en 3D “It’s Though To Be A Bug”, traduction de “C’est dur d’être un insecte”. L’intérêt du film proposé consiste à nous mettre à la place d’insectes. De bonnes sensations, puisque nous ressentons par exemple les effets -violents- du déplacement d’air d’une tapette à mouches ou encore la désagréable sensation d’être aspergé d’insecticide (de fines gouttelettes d’eau à la citronnelle, en réalité ). Puis nous continuons la visite dans le sens contraire des aiguilles d’une montre ; et arrivons dans Dinoland USA. Disney a voulu surfer sur la vague de la “dinomania”... et copier Jurassic Park ! Mais une fois n’est pas coutume, ici, c’est plutôt réussi. Dinosaur, que nous referons deux fois dans la journée, est une ballade dans le temps en Range Rover sur rails monté sur vérins hydrauliques. Les décors et l’ambiance sont toutefois trop sombres, mais nous y ressentons de bonnes sensations, dont quelques descentes abruptes... Primeval Whirl, en sortant, sont des montagnes russes d’un nouveau type. On embarque dans des toupies tournant sur elles même avant d’être secoués dans tous les sens. Premier effet secondaire : ça donne le fou rire ; deuxième effet : ça ne donne ni le tournis, ni le mal de mer ! Direction l’Asie, à présent, et notamment Kali River Rapids, attraction ayant pour mission de sensibiliser le public sur les dangers de la déforestation ; mais nous en ressortirons une fois de plus complètement “Soak” ! Il s’agit en effet d’une désormais traditionnelle descente de chutes d’eau, en bouées, un peu comme pour Popeye à Islands of Adventure. Nous visitons ensuite le Maharajah Jungle Trek, correspondant à la partie “zoo” de l’Asie, où nous pouvons observer dans des conditions optimales, des chauves souris géantes, un tapir, des varans, une impressionnante colonie de tigres, et, enfin, une surprenante volière dont nous ne distinguons même pas les limites. Superbe ! Destination l’Afrique, ensuite, où après avoir pris un Fastpass pour le Safari, qui promet d’être l’attraction majeure d’Animal Kingdom ; nous arpentons le Pangani Forest Exploration Trail, un zoo forestier avec observation d’oiseaux, de poissons, de gorilles, d’hippopotames et de superbes singes noir et blanc. Un peu de repos ensuite en errant sur le “Mombassa Marketplace”, véritable place de village kenyan reconstituée, où l’on écoute un groupe de musiciens africains. Nous embarquons à présent dans le Wildlife Express Train, où nous découvrons les installations techniques de maintenance des zoos. La Conservation Station permet d’en apprendre un peu plus sur le programme de Disney de sauvegarde de l’environnement et du monde animal. Retour en train en “Afrique”, puis c’est l’heure du départ pour le Kilimandjaro Safari. Plus d’une demie heure de ballade en 4x4 à travers les différentes zones de non-prédation pour observer toutes sortes d’animaux sauvages en pleine liberté ( zèbres, girafes, gazelles, éléphants, rhinocéros et lions ). Époustouflant. Ce parc est une véritable prouesse. En un même lieu, un parc d’attraction avec, de vrais animaux. De l’imaginaire au réel, toutes les limites sont repoussées. Ce parc est le joyau des parcs Disney. Bravo ! Mais il commence à pleuvoir, de plus en plus sérieusement d’ailleurs, et nous en profitons pour refaire deux attractions : Dinosaur et Primeval Whirl. Ayant fait le tour de ce parc, nous le saluons d’un”ce n’est qu’un au revoir” puis nous rendons au MGM Disney Studios voisin. Il s’agit cette fois du plus petit des quatre parcs Disney, entièrement consacré au cinéma. Nous allons aussitôt filmer les installations de Playhouse Live, où sont montées les émissions de la chaîne Disney dédiée aux moins de sept ans. Nous assistons à un show en direct, où nous voyons défiler tous les personnages : L’ours Tibert, Luna, Rolie Polie Olie, et bien sûr, Winnie the Pooh. Nous partons ensuit faire les deux seules attractions à sensations de ce parc. The Twilignt Zone Tower Of Terror, où après avoir franchi la porte d’un hôtel plus ou moins désaffecté et emprunté un ascenseur pour rejoindre notre chambre... Nous montons tranquillement les douze étages de la tour, puis soudain, pénétrons dans “la quatrième dimension”. Des éclairs surgissent, puis, plongés dans l’obscurité, la cabine “s’envole“. Arrivés au sommet de l’édifice, les portes d’ouvrent, et nous pouvons un court instant jouir d’une superbe vue sur tout le parc. Mais aussitôt, les portes se referment, et l’ascenseur s’écrase au sous sol. Le sac à dos, posé devant nos pieds, s’envole !!! Nous pensons que les “festivités” s’arrêtent là, mais nous enchaînons sur une succession de 3 ou 4 montées et descentes à pleine vitesse. Réellement terrifiant. Rock’n Roller Aerosmith, ensuite, s’approche du Space Mountain que l’on connaît à Paris. C’est en fait un parcours à bord d’une limousine propulsée à 100 Km/h avec une accélération de Formule 1, et sur une bande son signée Aerosmith, un groupe de Hard-Rock, le tout débouchant sur de véritables montagnes russes, dans le noir le plus complet ! Seuls quelques panneaux d’indications routières apparaissent de temps à autre... Ce “Roller Coaster” provoque de réelles poussée d’adrénaline. Nous tentons de garder en permanence les yeux ouverts ! Le temps de nous remettre de nos émotions, nous traversons le parc en direction de l’arène où se produit le show d’Indiana Jones. Véritablement spectaculaire, une flopée d’acteurs et de cascadeurs reproduisent trois scènes de la trilogie, dans les décors d’origine, avec notamment, comme clou du spectacle, l’explosion de l’avion nazi ! Trente minute de grand show, ovationné par des applaudissements nourris. Nous assistons ensuite au Muppet’s Show, où le spectacle -en 4D- proposé se déroule dans un théâtre fidèlement reconstitué, avec notamment la présence remarquée des deux “vieux” au balcon! Nous terminons cette journée par “The Great Movie Ride”, une ballade de vingt minutes au travers des décors des plus grands films de Disney, de la MGM et de la Warner... ( Indiana Jones, Casablanca, Fantasia, Singin in the rain, Alien, Mary Poppin’s, Les Incorruptibles...), décors eux-même peuplés des personnages animés de Clint Eastwood ou de John Wayne, entre autres. Avant de quitter ce parc, où nous reviendrons toutefois demain, nous effectuons quelques achats de figurines Playhouse Disney, puis retournons sur International Drive, afin d’acheter un repas à emporter, que nous dégusterons dans notre chambre...
JOUR 10. MERCREDI 10 NOVEMBRE 2004.
Nous partons ce matin sans prendre de petit déjeuner en espérant trouver un ATM (distributeur automatique de billets ) entre l’hôtel et Disney World. N’en n’ayant pas trouvé, nous pourrons constater l’honnêteté et la naïveté des américains. Étant dans l’impossibilité de régler le parking autrement qu’en Carte Bancaire, le guichetier nous a gentiment fait passer gratuitement. Sitôt arrivés au “Guest Relations” -autrement dit, l’accueil- des Studios MGM / Disney, nous dialoguons un court instant avec “Blandine”, une Alsacienne travaillant ici. Puis nous retirons 300 $ au premier ATM venu. Nous retournons à The Twilight Zone Tower Of Terror. Ensuite, nous effectuons le “MGM Backlot Tour”, qui consiste en un tour de trente minutes en petit train, dans “l’envers du décor”. Nous voyons tour à tour les ateliers de couture des costumes, les menuisiers et peintres à l’ouvrage sur des décors, puis au moment où l’on s‘y attendait le moins, assistons à un show dans lequel un camion-citerne explose en pleine raffinerie, scène suivie d’un orage et d’un raz de marée, permettant de stopper les flammes ! Impressionnant ! Nous renonçons au Voyage de la “Little Mermaid”, un film en 3D ayant pour thème “la petite sirène”, en raison de l’attente : une heure ! Nous traversons le terrain de jeu de Honey, I Shrunk The Kids, sorte de petit square où le décor est à l’échelle des insectes : tout paraît ainsi démesuré. En se mettant en condition, on a vraiment l’impression d’avoir été rétrécis ! Mais cette aire de jeu est avant tout destinée aux plus jeunes enfants... Déception ensuite à Sounds Dangerous, spectacle dans le noir absolu, en Anglais (non sous-titré !), munis d’un casque émettant des sons censés nous faire peur. Raté ! Seules les quelques gouttes ayant arrosées nos visages nous ont surpris et même... énervés. Nous prenons notre repas de midi à “l’ABC Commissary”, où nous ingurgitons une sorte de riz au curry et un sandwich qui n’avait de “Cubain” que le nom. Bof ! Nous quittons donc à présent MGM Studios pour passer l’après-midi au parc aquatique de Typhoon Lagoon, et pour ce faire, empruntons le réseau de bus du TTC. Efficace et pratique, mais il ne faut néanmoins pas être pressés : une bonne demi-heure pour y arriver, dont une correspondance ! A l’entrée, nous réglons 5 $ de frais de location de casier dans lequel nous entreposons toutes nos affaires. Une fois pieds nus et en maillots de bains, voilà qu’il se met à pleuvoir ! Mais vu que nous sommes là pour nous baigner, et par là même, être mouillés, ce ne sera pas trop grave, d’autant que le mercure affiche toujours 28°. Le décor de ce parc aquatique est splendide. Entourés de vraie végétation, nous nous sentons en pleine forêt tropicale ! L’immense piscine à vagues du milieu du parc est d’un turquoise magnifique. Toutefois, il n’y a pas l’air d’avoir trop d’attractions à sensations comme à Wet’n Wild. Ce qui va d’ailleurs se confirmer... Humunga Kowabunga, le premier toboggan est le plus impressionnant : descente en chute libre et arrivée 50 mètres plus bas bien éclaboussés ! Les trois descentes de Storm Slide, sont elles, plus intéressantes : trois toboggans aux parcours différents “encastrés” dans les décors et la végétation. Ils sont agréables et assez rapides à la fois, nous les essayons tous ! Ensuite, nous effectuons la courte mais arrosée descente en rafting de Gang Plank Falls, où nous devons de plus subir une longue attente, tant l’attraction a l’air de plaire. Pourquoi? Puis nous enchaînons avec les deux descentes individuelles et en bouée de Keelhaul Falls et Mayday Falls, dont l’une présente un parcours très bosselé, ce qui est novateur. Nous ne ferons pas le tour de parc en bouée de la “Coastaway creek”, tant elle a l’air soporifique ! Nous retournons donc effectuer quelques descentes de Storm Slide, notamment celui du milieu, qui a offre un passage dans un tunnel ! Mais voilà... c’est fini ! Nous sommes bien loin des sensations ressenties à Wet’n Wild. Disney a sans doute voulu faire un gentil parc aquatique pour toute la famille... Dommage que l’autre parc aquatique Disney, Blizzard Beach, soit fermé pour travaux. Nous l’avons aperçu, et il avait l’air plus “hard”. Tant pis. Nous retournons au parking en bus, puis quittons le World pour passer la fin de journée à l’Orlando Premium Outlet, un centre commercial de fin de séries de grandes marques. Nou effectuons quelques achats dans ces magasins regorgeant de produits intéressants... Nous retournons passer la soirée à Downtown Disney, et là, il faut avouer que cela a été pour nous une agréable surprise, tant cette île du plaisir -comme son nom l’indique- (Pleasure Island) est un temple du monde de la nuit et surtout, bien mieux conçue que le ”City Walk” d’Universal. Trois zones composent ce “downtown “ : West Side, Pleasure Island et MarketPlace. Puis, nous retournons chez nous, sur I Drive, vers 20 heures 30, où nous nous effondrons de fatigue, sans même allumer la télévision !
JOUR 11 : JEUDI 11 NOVEMBRE 2004 ( Veteran’s Day )
Cette journée sera donc entièrement consacrée à EPCOT, acronyme de “ Experimental Prototype Community Of Tomorrow”. Ce prototype expérimental de la ville du futur, n’a jamais réellement vu le jour au sens où Walt Disney l’entendait. Le parc est plutôt devenu une sorte d’immense exposition universelle. Une fois dans le parc, où nous arrivons à 9 heures 30, après les habituels préparatifs et petit-déjeuner à l’hôtel, nous nous dirigeons aussitôt vers l’attraction majeure : Test Track. Attraction présentée par la General Motors -la première entreprise industrielle au monde-, dont la file d’attente, de trente minutes, traverse une exposition sur les différents stades de fabrication d’une voiture, et plus précisément sur les tests de fiabilité effectués. Mais l’attraction en elle-même se résume en un parcours de 1500 mètres à bord d’une voiture sur rails, dans laquelle tous les tests en question seront simulés : démarrage en côte, freinage sur sol mouillé, corrosion, dérapages, accélérations, anneau de vitesse, et... crash test ! Nous sommes quelque peu angoissés avant d’embarquer, mais en réalité, cela ne procure que peu de sensations “extrêmes” ! A l’issue du parcours, nous devons traverser un hall dans lequel sont mis en avant tous les produits G.M. On se croirait dans un salon de l’automobile. Ensuite, nous essayons “Universe Of Energy”, qui nous promet une exploration des forces qui alimentent notre vie. Rien de moins ! Mais cette exploration sera vite interrompue à cause d’un individu qui a quitté l’aventure en cours de route parce que son môme hurlait. Mais comme il est bien stipulé de bien rester assis (“Please Remain Seated”), et que ces deux imbéciles ont disparu dans les décors, en risquant une électrisation “High Voltage”, les alarmes se sont déclenchées, les lumières rallumées, la mécanique arrêtée, bref, tout leur cirque mis en panne, et les deux cent personnes dont nous faisions partie ont du accepter leur “Apologize To Inconvenient”... Mais là, personne n’a hurlé à la prise d’otage ; l’expression favorite des journaleux et des banlieusards en pareille situation dans le métro ou le RER ! Une fois sortis, nous sommes allés à SpaceShip Earth, un circuit soporifique en train-train à l’intérieur de la monumentale boule d’acier, symbole d’EPCOT. Le thème est la découverte des différentes étapes de la communication ( Cro-magnon, Gutemberg, le télégraphe, et Internet ). “Please Remain Seated” ! Nous nous sommes ensuite dirigés à The Living Seas, une exposition sur le monde marin. En réalité un gigantesque aquarium de 21 millions de litres d’eau, mais n’offrant strictement aucun intérêt. L’exposition part dans tous les sens, c’est un véritable fouillis. Nous avons trouvé cela nul -n’ayons pas peur de l’écrire-, surtout après avoir vu Sea World ! “Tout ça pour ça” a t-on envie de dire. Quel dommage, tant ils auraient pu faire, avec une telle débauche de moyens, tellement mieux que ce soi-disant voyage sous marin en ascenseur qui reste en réalité au niveau 0 !!! Comme nous commençons à avoir faim, et que les attractions présentées dans la première partie de ce parc ( Future World ) ne nous emballent guère, nous nous dirigeons vers le World Showcase, la deuxième partie d’EPCOT, qui nous promet un véritable tour du monde... En effet, onze pavillons, chacun représentant l’un des pays “amis” ayant bien voulu mettre la main au porte monnaie, pour se “vendre”. Nous commençons par le voisin du nord : le Canada, où de superbes totems amérindiens symbolisent l’entrée dans le domaine... Nous pouvons également admirer une belle reconstitution du parlement d’Ottawa, puis assister à la diffusion d’un film en 360 ° ayant pour thème les merveilleux paysages canadiens. Le Royaume-Uni, à côté, n’a guère fait d’efforts pour se mettre en valeur, si ce n’est la présence de quelques constructions en brique rouge typiquement britanniques. Puis, la France nous gratifie d’une réplique de la Tour Eiffel, et nous propose de nous promener dans des rues et des décors de la fin du 19ème siècle, avec quelques boutiques et restaurants. Nous y suivons également un film -datant malheureusement de la fin des années 70-, diffusé dans un véritable théâtre. Ce film a au moins le mérite d’esquiver les traditionnels clichés ( baguette, litre de rouge et béret ). Toutefois, les pauvres américains qui débarqueront à Barbès ou à Belleville seront sans doute surpris par la triste réalité de la France d’aujourd’hui ! Jouxtant le pavillon français, celui du Maroc, seul pays d’Afrique présent, et surtout seul pays “musulman” présent... Superbe reconstitution du minaret de la Koutoubia de Marrakech, avec de vrais décors en pierre. On s’y croirait. On retrouve même les odeurs envoûtantes des souks, et en profitons pour y déjeuner. Kebabs à base d’agneau et de poulet, avec quelques pâtisseries et thé en dessert, pour 30 dollars. Courte escale au Japon, sans pavillon à proprement parler, mais juste une immense boutique où l’on peut acquérir des “japoniaiseries”(!) proposées à des prix prohibitifs. Nous zappons volontairement le pavillon des USA, car nous pensons que 17 jours en immersion parmi eux nous en disent plus que 17 minutes dans un hangar à vocation publicitaire ! Le pavillon de l’Italie n’a rien non plus d’exceptionnel car il se limite à quelques boutiques et restaurants à des tarifs plutôt haut de gamme. Enfin, l’Allemagne, reconnaissons-le, a fait très fort, avec un circuit extérieur de train électrique, de belles bâtisses aux constructions rigoureuses, et de bons restaurants abordables. La Chine, ensuite, dévoile toute sa splendeur, mais pour les achats, les boutiques de Belleville sont moins chères !!! Les deux derniers pavillons ont le mérite de proposer une attraction digne de ce nom en plus de leur publicité et de leur restaurant : La Norvège nous invite à effectuer une ballade en drakkar avec quelques chutes sympathiques, dont une en marche arrière. Le Mexique, le voisin du Sud, outre un superbe pavillon contenant un restaurant appétissant, offre un parcours assez long -tant mieux- en bateau, permettant d’admirer des scènes de la vie mexicaine en audio-animatronics® . Heureuse surprise ! Finalement, ce sont les deux pays les plus pauvres de ce “top ten” -Maroc et Mexique- qui auront produit les deux pavillons les plus aboutis. Malgré ces propos quelque peu sarcastiques sur le contenu de ce World Showcase, notre jugement est en réalité plutôt positif. Ce fut un tour du monde sympathique, et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous retournons dès lors au Future World pour effectuer les deux attractions manquantes à notre visite. Mission Space, tout d’abord, la nouveauté d’EPCOT, renferme un véritable simulateur de vol dans l’espace. Disney la présente comme l’expérience la plus extraordinaire de notre vie ! Rien que ça ! Mais malgré une très longue mise en condition, un briefing et des mises en garde suivies de recommandations ( attention au mal des transports, 1 mètre 32 requis, interdit aux moins de 12 ans, aux femmes enceintes...), nous embarquons enfin dans le fameux simulateur. Et là, la magie opère. Nous avons la sensation d’effectuer un vrai voyage dans l’espace, peu à peu, nous ne maîtrisons plus nos corps, nos estomacs et nos intestins ont l’impression de nous remonter à la gorge, nous ne contrôlons plus nos membres... Oui, ça y est, nous sommes en apesanteur, mais solidement harnachés. Des sacs “à vomi” sont même à notre gracieuse disposition. On va en avoir besoin... Oups ! Mais non, stop, plus de secousses, tout est soudain calme, nous sommes sur Mars. La mission est accomplie ! Mission Space ne sera peut-être pas notre attraction préférée d’Orlando, mais certainement la plus mémorable. Nous avons ensuite un besoin extrême de prendre l’air, de marcher tranquillement en respirant bien fort pour nous remettre de nos émotions. Nous terminons cette visite, après s’être reposés, par The Land, paisible parcours en bateau permettant de découvrir l’immense étendue des débouchés offerts par la culture sans terre. Véritablement bluffant. Ca y est, il est pour nous temps de quitter, non sans émotion, le World, après ces quatre jours d’immersion dans ce monde magique.
JOUR 12. VENDREDI 12 NOVEMBRE 2004.
Orlando, c’est fini. Levés à 6 heures 15, nous prenons notre ultime petit déjeuner à l’Holiday Inn Express d’International Drive, procédons au check-out, puis partons pour la baie de Tampa. Après une heure trente sur l’autoroute I 4, à enfin pouvoir rouler à 70 Mph, nous arrivons à Busch Gardens, le but de notre visite d’aujourd’hui. Le parc n’ouvre ses portes qu’à 10 heures, et nous devons prendre notre mal en patience durant trois quarts d’heure avant d’entrer dans ce parc d’attractions qui promet être un savant mélange de zoo et de fête foraine. Aussitôt entrés, nous nous dirigeons vers l’Egypte, où nous essayons Montu, immense montagne russe, où les passagers sont situés sous le rail en ayant les jambes dans le vide, un peu à la manière de Duelling Dragons d’Universal. Nous abordons ensuite Edge Of Africa, la partie du zoo qui se visite à pied. Nous y apercevons girafes, zèbres, impalas... Puis nous enchaînons avec le safari de “Serengeti Plain”, en train à vapeur. La voie de chemin de fer sillonne tout le parc et offre une vue imprenable sur nombre d’animaux en pleine liberté, à la manière de Thoiry. Nous partons ensuite à Tombouctou, pour nous adonner à “Cheeta Chase”, montagne russe toute légère, mais qui donne toutefois l’impression de tomber dans le vide à chaque virage. Puis nous arrivons au Congo, et effectuons la descente “River Rapids”, en bouée géante, d’où nous ressortirons complètement trempés, mais sans se plaindre aujourd’hui car il fait très chaud. Nous enchaînons d’ailleurs avec Kumba, la montagne russe la plus grande, la plus haute, la plus rapide et la plus impressionnante des États Unis. Nous en ressortons bien secoués, ayant eu droit entre autres vrilles et loopings, à trois longues secondes d’apesanteur ! Toujours pas calmés par ce genre de sensations, nous enfourchons aussitôt Python, une énième montagne russe, au parcours aussi bref qu’ultra rapide ! Et serons définitivement rassasiés après Scorpion, un ultime roller coaster ! Toujours au Congo, nous embarquons sur “Stanley Falls Fume”, à bord de ces multiples chutes en rondin, et prenons toujours autant de plaisir à se sentir projetés dans le vide avant la réception sur un matelas d’eau... bien éclaboussés. Deux expériences consécutives de ce long parcours ne seront pas de trop pour nous satisfaire ! Nous assistons ensuite à un spectacle en 4D, mettant en scène une histoire ayant pour thème un phare hanté (“Haunted Lighthouse”). Loin d’être extraordinaire, mais tout aussi intéressant que Shrek... Nous déjeunons ensuite au “Vivi restaurant”, en ingurgitant deux repas froids et, en dessert, un gâteau aux cerises et un cheese cake... On ne sait pas toujours vraiment ce qu’on mange ! Nous traversons ensuite “Land Of Dragons”, parc d’aventures rien que pour les enfants, vaste et très bien conçu. Nous apercevons quelques iguanes et autres dragons de komodo de l’autre côté de l’allée. A “Birds Gardens”, nous photographions quelques oiseaux virevoltant dans cette volière géante. Nous effectuons ensuite le survol du parc avec Skyride, un parcours en télécabine permettant d’avoir une vue imprenable sur toutes les installations de Busch Gardens. Puis, nous terminons avec le Rhino Rally, une sorte de safari en 4x4 rempli de surprises et de sensations, telle cette immobilisation sur un pont qui s’effondre, avec le véhicule qui se retrouve sur des bouées partant à la dérive... Sur le chemin de la sortie, nous traversons Curiosity Cavern, une grotte où vivent toutes sortes de reptiles ( iguanes, alligators, tortues, pythons, boas... ). Merveilleux ! Jusqu’au bout, nous aurons été enchantés par ce parc. C’est un peu le concept du jardin d’acclimatation, en vingt fois plus grand, mais où une fois l’entrée du parc payée, tout est à volonté. Un super-concentré de tous les parcs d’Orlando. Alors, forcément, après Universal et Disney, tout a ici un air de déjà vu ( hormis Kumba, vraiment hors du lot !) ; mais si le visiteur n’a qu’une seule journée à consacrer à un parc à thèmes en Floride -ce qui serait entre nous une hérésie-, c’est Busch Gardens qu’il faut choisir. Franchement, même Disney ne leur arrive pas à la cheville avec Animal Kingdom ! Et pourtant... Bravo sincère à Busch Gardens, appartenant, rappelons-le au même groupe que Sea World. Nous rejoignons ensuite notre hôtel, sur Fowler avenue, à quelques pas de là, où nous aurons pu constater qu’Holiday Inn Tampa “soigne” ses visiteurs français en les accueillant avec des bouteilles d’eau minérale “Dannon” et quelques cookies. Pas de surprise quant à la chambre avec lit King Size formatée... Après s’être installés, nous décidons de passer la soirée dans l’University Mall, un immense centre commercial de 200 commerces en face de l’hôtel, et nous en profitons pour procéder à l’achat de quelques cadeaux. Suit le traditionnel dîner à emporter à KFC -oui, on sait, ça devient une habitude, mais leurs “Twister” sont tellement bons-, puis nous endormons après avoir regardé 1001 pattes sur Disney Channel.
JOUR 13. SAMEDI 13 NOVEMBRE.
Le lever de ce matin est difficile tant nous sommes fatigués. Après le check-out, nous descendons la 22ème rue jusqu’à Ybor City. Ce quartier renferme d’anciennes fabriques de cigares datant du siècle dernier, reconverties en pseudo-quartier historique, tentant de respirer l’authenticité. Mais il se met alors à pleuvoir. Ce n’est pas de chance pour une ville qui annonce 362 jours de soleil par an ! Nous traversons ensuite le “Gandhi Bridge”, sous une pluie battante, en direction de Saint Petersburg, ville fondée au 19ème siècle par un riche immigré russe. Arrivés devant le Salavador Dali Museum, nous courrons pour ne pas être trempés, puis entamons la visite, qui s’étend sur sept salles principales. Nous pouvons à loisir admirer “les hallucinations du toréador”, où la salle consacrée aux esquisses de ”Vénus”. C’est un petit musée, mais qui regorge de documents originaux de et sur Dali. Nous achetons ensuite un recueil de cartes postales de reproduction de toiles, puis retournons à la voiture, toujours sous la pluie. Nous n’avons pas pu voir grand chose de notre traversée de la Tampa Bay par le Sunshine Bridge, à péage. Ayant faim en arrivant à Sarasota, nous faisons étape chez Burger King. Arrivés peu après dans le domaine Ringling, ancienne propriété du “roi” du cirque au début du siècle dernier, léguée à l’état depuis ; nous visitons tour à tour le Circus Museum, contenant plusieurs salles dédiées à l’art du cirque et au film “le plus grand chapiteau du monde” ; puis la magnifique villa “Ca’d Zan”, -la case de Jean, en vénitien-, résidence d’hiver des Ringling avec sa terrasse en marbre surplombant la baie de Sarasota sur le golfe du Mexique ; puis la roseraie regroupant une infinie variété de roses. Enfin, nous visitons le Museum Of Art, où les toiles de l’exposition permanente ne correspondent pas vraiment à nos goûts (baroque, moyen-âge, renaissance ), et surtout axée sur “l’école italienne”. Heureusement pour nous, l’exposition temporaire a pour thème le surréalisme et nous pouvons admirer quelques toiles de Mondrian, Klee, Picasso, Matta, peintres que nous connaissons déjà, mais aussi d’un certain Tanguy, dont les oeuvres nous ont agréablement surpris, contrairement à celles d’Ernst, frôlant l’indigeste. Nous achetons l’ouvrage sur le domaine Ringling avant de quitter les lieux et de reprendre la voiture sur cette US 41. Cette route 41, encore et toujours, également appelée “Tamiami trail” car elle relie Tampa à Miami, est longue, interminable... Après 80 miles et 95 feux rouges plus tard, nous arrivons à Fort Myers, charmant port de pêche sur les bords de la rivière Caloosahatchee. Il est toutefois trop tard pour suivre l’ultime visite guidée des Edison & Ford winter homes ( les résidences d’hiver de ces deux inventeurs-industriels autodidactes ). Nous devrons nous contenter de les observer par nos propres moyens, noyées dans un superbe parc planté de banians. L’hôtel Holiday Inn est situé sur le “Riverwalk”, le long des pontons permettant d’accéder aux bateaux amarrés. Les pontons ont énormément souffert de le tempête, mais l’hôtel est une véritable agréable surprise. Tout d’abord, nous traversons un superbe patio planté de palmiers, avec piscine, aire de jeux, bar-restaurant, et accès direct à la mer. Puis, notre chambre, la 281, n’en est pas une... C’est une suite, d’environ 50 m?, avec chambre et lit king size, cuisine américaine, bar, micro-ondes, réfrigérateur-congélateur, évier... mais aussi double salle de bains, cabinet de toilettes, bureau, salon, avec second téléviseur, et canapé convertible... le tout, donnant sur une terrasse privative surplombant la piscine ! Quand on pense que cette nuit ne nous revient qu’à 60 €... Dommage que nous ne restions là qu’une seule nuit, pour l’hôtel, et tant mieux, pour le reste, car Fort Myers nous fait penser à une ville fantôme. Rien à voir, rien à faire, et même pas de fast-food pour manger ! Obligés de nous faire livrer une pizza par Pizza Hut -qui, ici, livre en voiture-, et de manger dans notre suite, devant “Mission Impossible”.
JOUR 14. DIMANCHE 14 NOVEMBRE 2004.
Levés et prêts à huit heures et quart, nous quittons notre suite et cette ville fantôme pour cette journée qui s’annonce longue en terme de voyage en voiture : 7 heures sont prévues. Nous empruntons de nouveau l’US 41 puis traversons la ville de Naples, cité bourgeoise, où nous aurions peut-être mieux fait de faire étape la nuit dernière... Naples est, dans la lignée d’Agadir et de ses multiples parcours de golf, la capitale du golf aux USA avec pas moins de 55 terrains... pour 8000 habitants ! Puis, peu après, l’US 41 se rétrécit pour devenir une simple route droite de campagne à deux voies. Cela nous change des 2x7 voies auxquelles nous étions habitués! C’est que nous entrons dans le parc national des Everglades. Plus d’habitations, seulement des marécages à perte de vue, et quelques panneaux “Gator Crossing” nous mettant en garde sur le fait que des Alligators peuvent traverser la chaussée à tout instant. Nous arrivons ensuite dans la réserve indienne de Big Cypress, peuplée des derniers amérindiens Séminoles, massacrés aux 18ème et 19ème siècles, et dont il ne restait à l’époque que quelque deux cent survivants, réfugiés, là, dans ces eaux herbeuses, ( river glades ), d’où Everglades. Contrairement au Canada, où les références aux origines des “premières nations” sont érigées au rang de devoir national et permanent ; ici, les derniers survivants ont été parqués après avoir été quasi-exterminés. “Quand ils sont arrivés, dit le vieil indien, ils avaient la bible et nous avions la terre. Ils nous ont dit de fermer les yeux. Quand on les a rouverts, nous avions la bible, ils avaient les terres”. De plus, les pseudo-villages indiens traversés aujourd’hui ne respirent pas franchement l’authenticité! Nous déjeunerons tout de même au Miccosukee Restaurant, où nous nous régalons de bouchées d’alligators et de grenouilles (frites), et, donc irrémédiablement trop grasses. Quelques kilomètres après, nous entamons l’Everglades Safari Park, une aventure de plus de deux heures, que nous débutons par une ballade en air-boat (un bateau mu par deux hélices d’avion ) durant laquelle nous survolons des marécages peuplés de nénuphars et... d’alligators. Alligators que nous apercevons par dizaines, qui n’hésitent pas à s’approcher à quelques centimètres de nous. Séquences photo-vidéo ! Le bruit des hélices est insupportable, mais les sensations inoubliables ! Nous visitons ensuite la ferme d’alligators qui jouxte l’embarcadère des air-boat ; où nous assistons au repas de quatre alligators. Puis, le clou de la visite : on peut prendre un bébé alligator d’environ 60 centimètres dans nos bras. Nous reprenons alors la voiture, et avons droit à une bonne heure de pluie. Puis, c’est l’arrivée à Key Largo, la première île des “Keys“, succession d’îles toutes reliées par des ponts de Miami à Key West point le plus septentrional des États-Unis. Ce sera ensuite 200 kilomètres sur l’Overseas Highway (littéralement, autoroute au-dessus des mers ), où nous emprunterons pas moins de 42 ponts ( dont un de plus de 7 miles ). Cette “route” n’en est pas une à l’origine. Le magnat des chemins de fer, Henry Flagler, avait construit, en 1912 “l’Overseas Railroad“, et ces ponts supportaient donc une voie de chemin de fer. Mais un ouragan survenu en 1935 la détruisit, et il fut décidé de reconstruire une route à la place. Arrivés à Key West, après avoir eu la chance de bénéficier d’un splendide coucher de soleil durant notre trajet, nous nous installons à l’Holiday Inn situé juste à l’entrée de l’île, à 17 heures 30. Nous repartons ensuite à la découverte de cette île typiquement Caraïbe ! Nous stationnons la voiture sur un parking du front de mer, puis déambulons dans les quartiers ultra-animés autour de Duval Street, l’artère commerçante principale. Des restaurants, des bars, des terrasses, de la musique, bref, une ambiance de fête quasi-permanente sur cette île très “gay friendly” ! Nous nous offrons ce soir un excellent dîner sur Duval Street, où nous dégustons des plats à base de conques et de crevettes, arrosés de bière Corona, et de la fameuse “Key Lime Pie” (tarte au citron) de Key West en dessert. Repus, nous regagnons l’hôtel en sachant que nous poursuivrons les visites demain.
JOUR 15. LUNDI 15 NOVEMBRE 2004.
Check-out puis tour de l’île en voiture, et parking à Mallory Square. Ballade, ensuite, sur le front de mer où l’on observe un superbe paquebot amarré là durant la nuit. Nous trouvons le quartier de Mallory Square très touristique, puis arpentons de nouveau Duval Street dans les deux sens, qui est toutefois moins animée qu’hier soir. Nous n’avons pas suffisamment faim pour aller déjeuner dans un “All You Can Eat”, et nous nous rabattons sur un Burger King, une fois de plus. Après avoir récupéré la voiture, nous partons en direction de Whitehead Street pour voir la maison d’Ernest Hemingway, qui vivait là lorsqu’il était chargé -en tant qu’agent de la CIA- d’observer et d’espionner Cuba, située à 90 miles de là. Nous prenons quelques ultimes photos de cet idéal lieu de vacances, puis suivons les directions de Miami ! Les miles markers s’égrainent les unes après les autres... Marathon, le Seven Mile Bridge, Islamorada, Key Largo, puis... South Miami. Nous y arrivons vers 16 heures 30, en pleins embouteillages. Nous quittons l’US 1 pour découvrir l’opulent quartier de Coral Gables, en circulant au travers de rues verdoyantes ultra-résidentielles, marquées de pierres blanches et portant toutes un nom espagnol. Mais la visite tourne court car lire un plan tout en conduisant, qui plus est, en pleine heure de pointe, n’est pas des plus prudent ! Nous reprenons l’US 1 et traversons le Downtown ( centre-ville ) de Miami, y prenons quelques repères pour demain, puis arrivons à l’hôtel à 17 heures 30. Installés, changés et préparés, nous ressortons pour une ballade dans SoBe et surtout sur Lincoln Road, cette rue piétonne qui nous avait tant plu le premier soir. Nous dînons ce soir dans un fast-food indépendant servant des plateaux de Sea Food (assiettes de poissons et fruits de mer en beignets) puis retournons à l’hôtel.
JOUR 16. MARDI 16 NOVEMBRE 2004.
Nous partons filmer l’hôtel, sa piscine et la plage attenante. Puis, nous prenons la voiture pour un énième tour de SoBe de façon, surtout, à pouvoir filmer. Ensuite, route en direction du centre ville, jusqu’à BaySide, le quartier du port. Il y existe un centre commercial (le “MarketPlace“), mais qui a l’air d’être surtout destiné aux touristes débarquant des paquebots de croisière. Inintéressant, donc. Ce n’est pas là que l’on risque de faire de bonnes affaires ! Une fois dans le “Downtown” à proprement parler, notre ressenti est “circulez, y’a rien à voir” ! Ca ne ressemble pas à un centre ville, il n’y a aucune animation, mais seuls quelques buildings délabrés au milieu de chantiers, de grues et de pelleteuses. Minable ! Ce Downtown est toutefois survolé et traversé par le “Metromover”, métro automatique de type Orlyval sans conducteur et sans personnel, qui fait une boucle en dix minutes tout en desservant six stations... mais gratuit ! Les transports publics gratuits, une utopie gauchiste ? Il faut croire que non, la ville de Miami l’a inventé. Venir aux États-Unis pour découvrir cela, c’est le monde à l’envers ! Après avoir récupéré la voiture, nous traversons le quartier cubain de “Little Havana”. 80% des miamiens sont hispaniques, presque tous les réfugiés cubains ayant fuit le régime castriste. Nous roulons sur la “Calle Ocho”, la huitième rue, jusqu’au restaurant “Versailles”, unanimement présenté comme étant le meilleur restaurant de la ville. Ce que l’on sera en mesure de confirmer. C’est une très bonne cuisine caraïbe qui nous est servie : plats + vin + eau + desserts + taxes + service pour 50 $ à deux, rien à redire ! Nous poursuivons cette journée par la fin de la visite de Coral Gables entamée hier. Quartier qui, certes, pue le fric, mais qui est à nos yeux le lieu de villégiature idéal. Puis l’après-midi se poursuit dans le quartier de Coconut Grove, et son petit centre commercial “Cocowalk”, à la fréquentation bourgeoise et dont les produits sont plutôt orientés luxe. Nous apercevons un cheval de la police montée durant notre ballade jusqu’au barnacle, malheureusement fermé. Nous nous rendons ensuite à Vizcaya, une villa construite au début du siècle dernier par J. Deering, le fondateur des machines agricoles du même nom, et homosexuel milliardaire de son état. C’est une superbe propriété, avec d’élégants jardins à la française jouxtant une mini-forêt de mangrove, et aussi une immense terrasse face à l’Océan. Nous visitons l’intérieur de la villa, un véritable exemple d’architecture ! C’est sans conteste la visite à ne pas manquer à Miami. Ayant décidé de finir la journée à Adventura Mall, le plus grand centre commercial de Floride, sur la route de Fort Lauderdale, ce fut un fausse bonne idée, en raison d'un embouteillage monstre sur la route ! Du surplace pendant plus d’une heure ! Nous arpentons pendant près de deux heures toutes les coursives de ce méga-mall ( 305 boutiques sur trois niveaux, c’est bien plus grand que les quatre temps !), puis regagnons Miami Beach vers 21 heures.
JOUR 17. MERCREDI 17 NOVEMBRE 2004.
Eh oui, c’est aujourd’hui le grand départ. Levés à 7 heures 30, nous rangeons et trions ce qui va en soute et ce qui reste en cabine. Ne voulant pas repartir sans s’être au moins une fois baigné dans l’Océan... Nous enfilons donc un maillot de bain, attachons la serviette de bain de l’hôtel autour des tailles, puis direction la plage ! Il est 9 heures, il ne fait que 22°, et l’eau avoisine les 19°... Mais cruelle déception entre temps : Miami Beach est en fait une plage artificielle “construite” de dalles de béton recouvertes de sable ... C’est l’heure de la dernière douche dans la chambre, puis on enfile ce qui sera notre tenue de voyage : c’est le retour des jeans et des manches longues ! A 10 heures, tout est prêt, nous levons le camp. Check-out rapide, au-revoir à l’Holiday Inn, puis nous quittons Miami Beach par Collins Avenue. Après une dernière traversée du Downtown et de ses buildings de verre et d’acier, nous nous dirigeons vers Key Biscayne, île de milliardaires au large de Coconut Grove, sur laquelle se trouve le Seaquarium, dont la visite est au programme aujourd’hui. 1 $ de péage pour franchir l’immense pont de la “Causeway”, puis 5 $ de frais de parking à l’aquarium. Entrée chère (48 $) pour ceux qui payent ! Nos entrées, sont, elles, comprises dans nos passes Disney. Ouf ! Le Seaquarium, en gros, c’est Sea World en plus petit et en plus vieux. Il date de 1955. C’était la demeure des “Flipper le dauphin” de la série télé. Trois shows sont au programme : dauphins, otaries et orques. Le premier, à 11 heures, est une agréable surprise, car nous n’avions pu vu d’équivalent à Orlando. Nombreuses figures et belles chorégraphies, que cet animal est beau ! Ensuite, nous assistons au repas des lamantins. Il sont trois, et le Seaquarium ne les garde pas en captivité longtemps. Ils récupèrent en mer les blessés ou échoués, les soignent, les ré-acclimatent, puis les relâchent. Nous observons ensuite quelques petits requins. Puis, n’oublions pas que nous sommes en Floride, une ribambelle d’alligators et de tortues occupent un vaste enclos. Il est l’heure d’assister au spectacle d’Otaries, appelées ici “Sea Lion”. Le spectacle est plus centré sur l’animal avec un grand A qu’à Sea World, et c’est tant mieux ! Jeux du cirque, descentes en toboggan, jonglage, jeux de ballons et plongeons. Vingt minutes de réel amusement. Ensuite, nous visitons les aquariums tropicaux où de nombreuses espèces sont présentées. Le Seaquarium vieux de ses 50 ans ne souffre pas de la comparaison avec “Living in the seas” d’EPCOT. Le temps d’une courte pause-déjeuner composé de pizza individuelles et de soda orange, et nous nous dirigeons vers le “Killer Whales Stadium”, pour assister au show des orques. Trois petites et une grosse s’en donnent à cœur joie pour que le public soit complètement “Soak”. Plus ou moins le même spectacle qu’à Sea World pour “Shamu”...et même plaisir ! Nous quittons Key Biscayne en direction de l’Aéroport International, où nous restituons la Ford Focus chez Hertz. Aussitôt dit, aussitôt fait, puis navette jusqu’au terminal F, d’où partent et arrivent les avions d’Air France. Il est 16 heures 30, mais l’enregistrement n’est qu’à 19 heures 30, et l’embarquement à 22 heures 30... Bonjour l’attente ! Ces six heures passent finalement assez vite, entre ballades dans l’aérogare, shopping, lecture, et goûter-dîner chez Burger King. Il est enfin l’heure de l’enregistrement... où nous retrouvons brusquement ces français moyens que nous avions oubliés ! Un pitoyable groupe de toutouristes désorganisés -si tant est qu’ils puissent l’être un jour- nous bousculent, nous écrasent les pieds avec leurs valises et parlent fort... Comme prévu, nous voyagerons à bord d’un Airbus 340 d’Air France, aux places 35 J et K.
JOUR 18. JEUDI 18 NOVEMBRE 2004.
Il est alors déjà 4 heures du matin à Paris. L’embarquement du vol Air France 91 est annoncé. C’est le dernier vol international de la journée à quitter Miami. L’appareil à bord duquel nous prenons place est récent, c’est un A340-300, immatriculé F-GLZP, dont la mise en service remonte à février 1999. C’est le 260ème appareil des séries A330/340 à être sorti des chaînes de Toulouse. Il s’agit d’un quadri-réacteur très long courrier pouvant embarquer 252 passagers en configuration tri-classes. Le chef de cabine nous annonce qu’il fait actuellement 26° à Miami, et que nous atteindrons Paris Charles de Gaulle dans 8 heures et 35 minutes, où la température est de -2° ! Peu après le décollage, le dîner nous est servi, où les repas proposés sont identiques au vol aller. Pas de ventes hors-taxes sur ce vol de nuit, où les passagers sont invités, après l’extinction des feux, à se servir exclusivement de leur installation vidéo individuelle. Air France est en effet la première compagnie au monde a proposer à ses clients la vidéo numérique individuelle, même en classe économique, à bord de ses appareils les plus récents. Munis d’une télécommande, nous pouvons à loisir choisir un film parmi une sélection de douze, écouter un programme radio, jouer au solitaire ou aux échecs, ou encore suivre le programme de géovision, qui permet de savoir à tout instant où se trouve l’avion, son altitude, sa vitesse, et la distance restant à parcourir... Nous frôlons Mach 1, avec une vitesse de croisière de 1048 Km/h ! Rapidement, on peut assister à un superbe lever de soleil au dessus de l’Atlantique. Nous regardons “Spiderman 2”, puis “Le cou de la girafe”. A 13 heures, un petit-déjeuner nous est servi, et peu de temps après, le commandant de bord nous informe que nous débutons notre descente sur Roissy. Nous survolons la ville de Chantilly, puis F-GLZP se pose à 14 heures sur le tarmac de Roissy, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire prévu. Bravo Air France ! Les formalités d’entrée sur le territoire français sont sans commune mesure avec celles des États-Unis! Un simple coup d’œil sur nos passeports, puis nous voilà en France... De retour dans le terminal 2C, nous récupérons nos bagages, et sitôt sortis de la zone sous douane, nous retournons à Paris avec le RER B.
Carte American Express Air France-KLM English translation pending
Bonjour
Je possède une carte amex Platinum "classique". Ma mère vient de me parrainer pour une carte amex AF KLM Gold. Savez vous si il existe une amex AF KLM Platinum? Pensez vous qu'il n'est pas utile de garder la Platinum "classique"?
MErci pour vos avis
Bons restaurants et pubs à Boston? English translation pending
Bonjour ! Je pars pour Boston en juin pour 3 jours ! Nous logerons au Hampton Inn de Cambridge !
Nous sommes à la recherche de bons resto ''coup de coeur''.... nous avons un faible pour les fruits de mer et les Burgers !
Nous sommes également à la recherche d'un petit pub local ! Nous somme du genre ''irish pub'' et nous aimerions découvrir un endroit avec des spectacles lives... des artistes locaux ou + connu !
Vraiment nous sommes ouvert a toutes vos suggestions !!! si vous pensez également à des incontournables à ne pas manquer.... go for it !
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Circuit Boston, Maine, Quebec, Toronto et Chicago sur trois semaines? English translation pending
Bonjour à tous,
Je commence à regarder pour cet été un circuit Boston, Maine, Québec, Toronto et Chicago sur 3 semaines.
Avez des suggestions particulières sur ce circuit sachant que pour le Canada sont prevues Quebec, Montréal, un tour dans les Laurentides, Niagara et Toronto.
Merci pour vos suggestions.....
Je commence à regarder pour cet été un circuit Boston, Maine, Québec, Toronto et Chicago sur 3 semaines.
Avez des suggestions particulières sur ce circuit sachant que pour le Canada sont prevues Quebec, Montréal, un tour dans les Laurentides, Niagara et Toronto.
Merci pour vos suggestions.....