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L'île de Porquerolles: logement et bons plans en août English translation pending
Bonjour bonjour!!!
Je viens de craquer sur l'île de Porquerolles pour mes vacances en août avec mon amoureux, quelqu'un aurait des plans pour se loger pas trop trop cher, ou simplement envie de me raconter son expérience sur place?
Nous y resterions à peu près 8 jours... Y a-t-il beaucoup de monde au mois d'août?
Merci à tous ceux qui voudront partager leurs souvenirs...😉
Je viens de craquer sur l'île de Porquerolles pour mes vacances en août avec mon amoureux, quelqu'un aurait des plans pour se loger pas trop trop cher, ou simplement envie de me raconter son expérience sur place?
Nous y resterions à peu près 8 jours... Y a-t-il beaucoup de monde au mois d'août?
Merci à tous ceux qui voudront partager leurs souvenirs...😉
Les prix des billets d'avion vont-ils exploser? English translation pending
Salut
question que je me pose après avoir entendu des reporters et chefs d'entreprises sur bfm.Juste pour 17 minutes de circulation sur la piste l'avion consomme 1 tonnes de fioul!!
Ils sont entrains de réfléchir à comment consommer moins de carburant j'ai trouvé cette article.
http://www.tpe-airlines.com/explosion/problemes/manque_ressources.html
Pensez vous que d'ici quelques années on trouvera plus des billets à 650 euros pour la Malaisie?par ex
J'imagine ceux qui vivent en australie 24 h d'avion, ils seront vraiment loin de tous...
tchao
question que je me pose après avoir entendu des reporters et chefs d'entreprises sur bfm.Juste pour 17 minutes de circulation sur la piste l'avion consomme 1 tonnes de fioul!!
Ils sont entrains de réfléchir à comment consommer moins de carburant j'ai trouvé cette article.
http://www.tpe-airlines.com/explosion/problemes/manque_ressources.html
Pensez vous que d'ici quelques années on trouvera plus des billets à 650 euros pour la Malaisie?par ex
J'imagine ceux qui vivent en australie 24 h d'avion, ils seront vraiment loin de tous...
tchao
Devenir conducteur routier au Québec? English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis français et vit en France. Je suis conducteur routier PL et j'ai une première expérience dans les livraisons de fioul et carburants et j'ai mon permis SPL ainsi que les habilitations à transporter certaines matières dangereuses.
Est-il possible de devenir conducteur-routier au Québec ou au Canada?😕
Merci et a bientôt, Xav
Je suis français et vit en France. Je suis conducteur routier PL et j'ai une première expérience dans les livraisons de fioul et carburants et j'ai mon permis SPL ainsi que les habilitations à transporter certaines matières dangereuses.
Est-il possible de devenir conducteur-routier au Québec ou au Canada?😕
Merci et a bientôt, Xav
Chauffage d'un camping-car T35 aménagé? English translation pending
Salut on m'a dit que chauffer au gaz dans un camping car est déconseillé mais que pensez vous des poeles a cerdane(j'en ai un qui ne me sert pas). J'ai lu que c'était mieux de chauffer au gazoil ou fioul qu'au gaz moins dangeureux. Merci un néophyte
Retour de croisière CDF sur le Zénith du 1er au 10 septembre 2016 English translation pending
bonjour,
j'ai fait 3 croisière avec croisière de france, une sur l'horizon et deux sur le zénith.les deux première génial seul a la nourriture était de qualité moyenne et souvent froide.
mais là a notre grande surprise la CATASTROPHE🤪, les repas au resto le soir simple, pas de gout et les mêmes aliments préparer différemment. ce qui a eu comme résultat diarrhée vomissement( 6 personnes a notre table la moitié d'un car et une personnes au self etc il aurait eu encore des personnes malade).a plusieurs reprise nous avons eu les pieds dans l'eau au restaurant, au théâtre, dans les couloirs.fuite de la tuyauterie, des personnes ont eu leurs chambre inondé. a cela vient se rajouter la visite d'un rat dans une chambre🙂. odeur de fioul au milieu du bateau et non il ne faisait pas le plein.les spectacle rien avoir avec ce qu'il faisait avant.le tout inclus 😏😏, la je ris le coca a l'eau+++ le thé idem etc.la soirée tropicale ben les petits four ne nous ont pas rendus malade.les choses qui ont été bien notre chambre propre grande bien (juste très bruyante quand ils faisaient les réparation). les escales sa été sa aurait pu être super mais le bateau est tombé en panne donc une escale en moins (chut le commandent a dit que la mer était mauvaise, mais tout les bateau sont partis et nous n'avons pas pu dormir tellement qu'il faisaient du bruit taper des alarmes sonnaient etc...)les personnels super mais très fatigué et un peu énervé.
j'ai honte car j'ai fait énormément de pub pour CDF et quand je vois se que nous avons vécu houa sa craint.heureusement les passager était sympa et les croupiers super .bon ne fait plus confiance a croisière de France. je dois repartir en croisière mais plus jamais avec CDF
Croisière transatlantique CDF sur l'Horizon, avril 2015: une honte English translation pending
Il est honteux d’usurper le non de France dans "Croisières de France" d''Espagne serait plus honnête = ou simplement Pullmantur cruise
Le bateau est en fin de vie, nous avons fait l'expérience de la suite 1104 (saveurs et découvertes) ( superbe - par sa surface et aménagement daté certes mais convenable) - nous avons pris une suite junior balcon pont 10 = contraste saisissant, un véritable bon dans les années d'origine du bateau . Décoration laide - lit inconfortable - pas de choix d'oreiller comme annoncé
- odeurs égouts (les filtres d'évacuation des eaux ne sont pas nettoyer / et si ce n'est pas une odeur d'égout c'est une odeur de fioul qui prend le dessus
-Service luxe : nous évoquerons juste la mesquinerie de la compagnie qui supprime sans préavis un bon de de 35 € à valoir sur boutique FR du bateau (alors que mentionné sur catalogue 2015 : réponse du préposé au service Luxe : c'est comme ca - il faut voir avec la direction c'est elle qui a décidé de l’économie (pour l'ambiance générale)
France de la Belle Province
-nourriture digne de la restauration collective - Gault et Millau , ainsi que F Lêveque doivent être bien bien inconscient ou intéressés pour se compromettre avec une cuisine aussi médiocre
-travaux sur la piscine durant 3 jours mini durant traversée de 8 jours
CDF c est fini pour nous et je recommande la fuite
Augmentation du "forfait de séjour à bord" chez Costa English translation pending
J'aurais besoin de l'avis des "experts" concernant le problème suivant : j'ai réservé en janvier 2013 une croisière et dans la confirmation de ma réservation il est indiqué "forfait de séjour à bord 120 € non inclus" - Je reçois aujourd'hui la facture pour cette croisière prévue en novembre 2013 et le forfait passe à 160 € car "il a augmenté depuis l'édition du nouveau catalogue" (dixit l'opératrice de chez Costa).
Je ne trouve pas de justification à cette augmentation dans les conditions de vente de Costa.
Qu'en pensez-vous ?
Croisière en Méditerranée sur le MSC Sinfonia, départ le 5 juillet de Marseille English translation pending
bonjour une nouvelle croisière pour nous et d'après les commentaires le bateau n'est pas trop grand et il semble que les gens soient assez contents de leur croisière pour ceux qui reviennent j'aimerais avoir des précisions sur les activités à bord jacousi, piscine sauna
est ce qu'il n'y a pas trop de monde!! et des conseils pour faire ou non les excursions proposées merci
Voyage de 50e anniversaire de noces dans le Languedoc-Roussillon English translation pending
Mon épouse et moi ainsi que nos trois enfants et conjoints allons passer ensemble 2 semaines dans le Languedoc-Rousillon pour célébrer notre 50ieme anniversaire de mariage. Des amis britanniques nous donnent accès à leur maison dans le village de Rivel. Nous voulons faire un peu de tourisme, mais aussi connaitre les charmes de la région.
Vous avez des conseils, ou des expériences à partager?
Vous avez des conseils, ou des expériences à partager?
Vie de retraité à Djerba aujourd'hui? English translation pending
Après tous les événements que nous avons connus en TUNISIE je souhaite avoir des témoignages de retraités vivant à DJERBA notamment en termes de sécurité, cout de la vie etc....Merci pour vos réponses
Festival de Kazantip en Ukraine: hébergement, bar avec Wi-Fi? English translation pending
Bonjour,
je compte me rendre au festival de Kazantip, est il possible de trouver des réseaux wifi à proximité aussi bien dans l'hébergement ou des bars? Travaillant par internet c'est indispensable pour moi.
Est il possible d'en trouver également à Popopvka?
Merci d'avance!
je compte me rendre au festival de Kazantip, est il possible de trouver des réseaux wifi à proximité aussi bien dans l'hébergement ou des bars? Travaillant par internet c'est indispensable pour moi.
Est il possible d'en trouver également à Popopvka?
Merci d'avance!
L'Union européenne taxera les compagnies aériennes en contrepartie de leurs émissions polluantes à partir de 2012 English translation pending
A partir de 2012 l'UE va taxer les compagnies aérienne en contrepartie de leurs émissions polluantes.
http://www.lematin.ch/actu/monde/compagnies-aeriennes-devront-payer-polluer-156744
En clair, les compagnies ne pourront émettre que 97% de leurs émissions par rapport à la période 2004-2006, et en 2013 ce ne sera que 95%
Au dela les compagnies devront payer des permis de polluer à l'europe. Elles pourront également s'échanger leurs permis, mais en payant une taxe de 15% à l'europe !
Tout ca pour un mode de transport qui ne représente que 3% des émissions polluantes et qui s'est récemment développé grâce à ... la déreglementation voulue par l'UE !!
PS : quand est-ce que le transport routier sera taxé ?? que les transports publics offriront des alternatives décentes au transport individuel (cf Paris !)
En clair, les compagnies ne pourront émettre que 97% de leurs émissions par rapport à la période 2004-2006, et en 2013 ce ne sera que 95%
Au dela les compagnies devront payer des permis de polluer à l'europe. Elles pourront également s'échanger leurs permis, mais en payant une taxe de 15% à l'europe !
Tout ca pour un mode de transport qui ne représente que 3% des émissions polluantes et qui s'est récemment développé grâce à ... la déreglementation voulue par l'UE !!
PS : quand est-ce que le transport routier sera taxé ?? que les transports publics offriront des alternatives décentes au transport individuel (cf Paris !)
Attention aux passeports d'urgence pour les États-Unis ou tout autre voyage en transit là-bas English translation pending
Bonjour,
Je viens de m'inscrire sur ce forum et je tenais absolument à vous faire part de ce que je viens de vivre:
je devais me rendre en Polynésie le 4 juillet 2009 à Tahiti( voyage prévu il y 1 an); avec ma copine nous avions décidé de partir de Londres car c'était moins cher (500 euros de moins par raport à Paris) vol avec transit à Los Angeles.
Arrivée à l'aéroport on m'a refusé l'accès car mon passeport n'est ni éléctonique, ni a lecture optique, et encore moins biométrique c'est 1 passeport qui date de juin 2001 écrit à la main levée. J'avais regardé sur internet et j'avais lut que tous les passeports qui datent d'avant octobre 2003 sont valable pour un voyage ou un transit aux USA de plus avec mon amie nous avions fait la demande ESTA qui m'avait été accordé (aujourd'hui je reconnais que je me suis très mal renseignée car en allant sur le site du ministère des affaires étrangères tout est clairement expliqué!)
Je me suis rendue au consulat Français de Londres pour obtenir un passeport d'urgence et là j'apprend que depuis le 1er juillet 2009 les passeports d'urgence ne sont plus acceptés aux USA sans visa américain (ce qui prend minimum 1mois)
Donc je me suis dit "tant pis je prend un vol direct Roissy-Papeete" sauf qu'une escale technique ( fioul) est obligatoire à Los Angeles et qu'ils font descendre tous les passagers pour verifier la conformité des passeports (en règle avec les USA)
Donc impossible pour moi d'y aller car en passant par le Japon ou bien l'Amérique du sud c'est excessivement cher à la dernière minutes!
Vacances gachées!! en plus la-bàs nous étions hebergées et la personne rentre en france en 2010 l'assurance ne m'a quasiment rien remboursé je viens de jeter 1600 euros par la fenetre je suis dégoutée
FAITES ATTENTION SI VOUS PARTEZ AUX ETATS UNIS OU SI VOUS TRANSITEZ PAR LA; LES PASSEPORTS D'URGENCE NE SONT PLUS ACCEPTES DEPUIS LE 1er JUILLET 2009 SANS VISA
Autoroutes payantes en Italie? English translation pending
Bonjour
Quelqu'un peut me dire si toutes les autoroutes sont payantes en Italie? Doit-on se procurer une vignette ou on peut payer à l'usage?
Merci à l'avance.
Réjean
Réjean
Trouver des cartouches de gaz lors d'un trek en Sibérie? English translation pending
Je pars en treck autonome en Sibérie et je me demande (et à vous!) si on trouve des cartouches de gaz ( vis ou valve peu importe) en Sibérie. J'avais opté tout d'abord pour la formule "omnifuel", mais le poids de l'ensemble me dissuade d'utiliser cette formule. je sais allumer un feu de bois mais quand même!
Merci du tuyau.
Quel modèle de tente pour un voyage au Tadjikistan? English translation pending
Quel modèle de tente dois-je emporter pour un voyage en individuel au Tadjikistan ?
J’ai le projet de m’y rendre entre quatre semaines et un mois (entre juin et fin septembre) pour y rayonner / randonner et n’ai (à l’heure actuelle) pas ce matériel.
Si j’ai bien vu quelques modèles tant à double paroi comme MSR Micro-Zoide ou à simple comme la tente de randonnée de chez Vaude (qui se monte avec bâtons de rando), je suis en recherche d’infos pratiques.
Pour tout dire, j’ai un sac à dos de 45 litres qui me convient amplement mais dois y caser en plus tente, réchaud (Primus Omni fuel ou MSR ?), sac à dos et mousse ou matelas…et porter le tout…
Je peux bien évidemment en acheter un plus gros mais il est " tip top " pour les UAZ et autres transports.
Comme je souhaite prendre mon temps et bien choisir (c’est un projet pour 2009), j’attends patiemment vos avis éclairés.
Merci d’avance
Michel
J’ai le projet de m’y rendre entre quatre semaines et un mois (entre juin et fin septembre) pour y rayonner / randonner et n’ai (à l’heure actuelle) pas ce matériel.
Si j’ai bien vu quelques modèles tant à double paroi comme MSR Micro-Zoide ou à simple comme la tente de randonnée de chez Vaude (qui se monte avec bâtons de rando), je suis en recherche d’infos pratiques.
Pour tout dire, j’ai un sac à dos de 45 litres qui me convient amplement mais dois y caser en plus tente, réchaud (Primus Omni fuel ou MSR ?), sac à dos et mousse ou matelas…et porter le tout…
Je peux bien évidemment en acheter un plus gros mais il est " tip top " pour les UAZ et autres transports.
Comme je souhaite prendre mon temps et bien choisir (c’est un projet pour 2009), j’attends patiemment vos avis éclairés.
Merci d’avance
Michel
Les cheminées sur les toits de Paris... English translation pending
Je me demandais... Les cheminées sur les toits de Paris sont-elles encore utilisées?
Il me semble que la corde de bois de chauffage doit coûter un bras!
Il me semble que la corde de bois de chauffage doit coûter un bras!
Nettoyer la chaine en voyage English translation pending
Bonjour,
je suis arrivé a Siem Reap (Angkor, Cambodge) après plus de 100km de piste. J'ai fait laver mon vélo mais la chaine est encore trés sale. Les réparateurs de moto/velo me proposent gentiment de l'huile quand je demande de me nettoyer la chaine.
Je ne vous demande pas comment on dit "degraisser la chaine" en Khmers mais comment vous faites vos nettoyages dans des pays où on ne trouve pas facilement de bon dégraissant (perso, d'habitude, j'utilise du pétrole dénature) .
A l'essence, au gasoil ???? autres ?
Luc
je suis arrivé a Siem Reap (Angkor, Cambodge) après plus de 100km de piste. J'ai fait laver mon vélo mais la chaine est encore trés sale. Les réparateurs de moto/velo me proposent gentiment de l'huile quand je demande de me nettoyer la chaine.
Je ne vous demande pas comment on dit "degraisser la chaine" en Khmers mais comment vous faites vos nettoyages dans des pays où on ne trouve pas facilement de bon dégraissant (perso, d'habitude, j'utilise du pétrole dénature) .
A l'essence, au gasoil ???? autres ?
Luc
Aller prendre des cours d'arabe en Syrie English translation pending
bonjour à tous
voila, je commence à penser à un nouveau projet à savoir aller à Damas afin de prendre des cours d'arabe, sachant que j ai aucune notion actuellement.
connaissez vous des ecoles, facs, ou echange linguistique, et surtout les tarifs et l'intensite des cours en general!!
par ailleurs, autre chose, il y a t il moyen de faire de la collocation sur place, et si vous avez une idee des prix sur place, ce serait merveilleux!!!!
merci beaucoup et bon voyage à tous!!!
voila, je commence à penser à un nouveau projet à savoir aller à Damas afin de prendre des cours d'arabe, sachant que j ai aucune notion actuellement.
connaissez vous des ecoles, facs, ou echange linguistique, et surtout les tarifs et l'intensite des cours en general!!
par ailleurs, autre chose, il y a t il moyen de faire de la collocation sur place, et si vous avez une idee des prix sur place, ce serait merveilleux!!!!
merci beaucoup et bon voyage à tous!!!
Choix de 4x4 pour un voyage Maroc-Mauritanie-Sénégal? English translation pending
AI L INTENTION DE FAIRE UN VOYAGE SUR L AFRIQUE(MAROC.MAURITANIE.SENEGAL)pour début novembre 2007
Je suis indecis sur le choix du vehicule, hesite entre le land defender 110 encore abordable en prix et le HZJ 78 a un prix élevé, peut etre pouvons nous trouver d autres vehicules tout aussi robuste fiable et facile a depanne, pouvant recevoir un amenagement pour dormir. MERCI DE VOTRE AIDE🙂 TODRA
Je suis indecis sur le choix du vehicule, hesite entre le land defender 110 encore abordable en prix et le HZJ 78 a un prix élevé, peut etre pouvons nous trouver d autres vehicules tout aussi robuste fiable et facile a depanne, pouvant recevoir un amenagement pour dormir. MERCI DE VOTRE AIDE🙂 TODRA
Aeroports en sous-capacité en 2020 English translation pending
d'apres les infos les aeroports seront en sous capacité dans les années a venir ...quand le 3e aeroport a paris ??
...bon point pour l'Airbus A380 ... dont la mission est de désengorgé les aeroports saturé ...airbus a vu juste alors que boeing n'y croyait pas 🏴☠️
http://www.lemoniteur-expert.com/depeches/contenu/depeche.asp?dep_id=DDEE88439&mode=0&info=1
...bon point pour l'Airbus A380 ... dont la mission est de désengorgé les aeroports saturé ...airbus a vu juste alors que boeing n'y croyait pas 🏴☠️http://www.lemoniteur-expert.com/depeches/contenu/depeche.asp?dep_id=DDEE88439&mode=0&info=1
Mediterranean Cruises: MSC or Costa?
Hi,
We’re planning a Mediterranean cruise with either MSC or Costa—any recommendations on which to choose? Could you share the pros and cons of each?
We’re 2 adults and 1 young adult (18). Thanks for your feedback! Val
We’re planning a Mediterranean cruise with either MSC or Costa—any recommendations on which to choose? Could you share the pros and cons of each?
We’re 2 adults and 1 young adult (18). Thanks for your feedback! Val
Le tour de mon monde en 15 jours English translation pending
Voyager chez soi.
Savourer cette chance d'avoir un chez soi. Mesurer ce confort.
S'étonner de ce vase posé là, d'où vient-il déjà ? Consulter d'un peu plus près sa bibliothèque. Rayon romans et polars. Ah tiens ? L'ai-je bien lu, celui-là ? Je ne m'en souviens plus. Rayon voyage... Ah ben je vais enfin prendre le temps de préparer sérieusement ce voyage en Palestine ! Culture !
Aah ce coin à bazar ! il va falloir que je fasse un peu de rangement ! tiens ? c'est quoi ce vieux répertoire ? oh ben dis !!! je vais appeler Martine ! peut-être a-t-elle toujours le même N° de téléphone ! Que devient-elle ? Oh ben dis, consulter le répertoire de mon smartphone, aussi ! Sentir cette envie d'avoir des nouvelles des gens. Les appeler. Amis ! Et prendre des nouvelles de nos proches, de nos aînés.
Et puis... et puis le printemps s'invite au jardin. Ou plutôt : le printemps m'invite au jardin. Ponnie, lapine naine à tête de lion, s'y donne déjà à coeur joie. Elle bondit dans tous les sens. Ça annonce une belle journée, tout ça ! C'est vrai qu'elle sent bien que je ne suis pas pressée de partir au travail, ce matin ! Elle ne sera pas enfermée dans son 2 m2 toute la journée :-) Printemps !
Ne pas aller au travail, mais travailler, en mode télé-travail. Installer un coin professionnel qui ne vienne pas envahir mon espace personnel. Prendre le temps de cuisiner, un peu plus que d'habitude. S'adonner aux bons petits plats déjà testés et approuvés ; tenter des nouvelles recettes. Découvertes !
Ne pas oublier l'apéro avec les amis. Apéro-téléphone ! Déjà testé, et approuvé.
Pause quotidienne sur VF, plonger dans quelques carnets de voyages. Discuter de nos voyages. A la maison. Lire ces messages des personnes coincées loin de chez eux, et qui n'aspirent qu'à une chose, légitimement : rentrer à la maison !
Voyager chez soi !
Et penser à ceux et celles qui n'ont plus de chez soi, plus de pays. Plus nulle part où rentrer.
S'étonner de ce vase posé là, d'où vient-il déjà ? Consulter d'un peu plus près sa bibliothèque. Rayon romans et polars. Ah tiens ? L'ai-je bien lu, celui-là ? Je ne m'en souviens plus. Rayon voyage... Ah ben je vais enfin prendre le temps de préparer sérieusement ce voyage en Palestine ! Culture !
Aah ce coin à bazar ! il va falloir que je fasse un peu de rangement ! tiens ? c'est quoi ce vieux répertoire ? oh ben dis !!! je vais appeler Martine ! peut-être a-t-elle toujours le même N° de téléphone ! Que devient-elle ? Oh ben dis, consulter le répertoire de mon smartphone, aussi ! Sentir cette envie d'avoir des nouvelles des gens. Les appeler. Amis ! Et prendre des nouvelles de nos proches, de nos aînés.
Et puis... et puis le printemps s'invite au jardin. Ou plutôt : le printemps m'invite au jardin. Ponnie, lapine naine à tête de lion, s'y donne déjà à coeur joie. Elle bondit dans tous les sens. Ça annonce une belle journée, tout ça ! C'est vrai qu'elle sent bien que je ne suis pas pressée de partir au travail, ce matin ! Elle ne sera pas enfermée dans son 2 m2 toute la journée :-) Printemps !
Ne pas aller au travail, mais travailler, en mode télé-travail. Installer un coin professionnel qui ne vienne pas envahir mon espace personnel. Prendre le temps de cuisiner, un peu plus que d'habitude. S'adonner aux bons petits plats déjà testés et approuvés ; tenter des nouvelles recettes. Découvertes !
Ne pas oublier l'apéro avec les amis. Apéro-téléphone ! Déjà testé, et approuvé.
Pause quotidienne sur VF, plonger dans quelques carnets de voyages. Discuter de nos voyages. A la maison. Lire ces messages des personnes coincées loin de chez eux, et qui n'aspirent qu'à une chose, légitimement : rentrer à la maison !
Voyager chez soi !
Et penser à ceux et celles qui n'ont plus de chez soi, plus de pays. Plus nulle part où rentrer.
Trek sur le fleuve gelée du Chadar (Zanskar), Lingshed et Nierak (2020) English translation pending
Avec deux amis , nous avons passé douze jour sur le fleuve gelé
nous avons quitté le fleuve par deux fois: pour aller à
Lingshed et à Nierak
Une belle aventure humaine de 184 kms
Petit bilan au retour d'une croisière de 3 semaines entre Falkland, Géorgie du Sud et Antarctique English translation pending
Bonjour à tous !
L'un de mes rêves s'est réalisé en ce début d'année 2019 : je suis partie en croisière durant trois semaines avec la compagnie Hurtigruten, entre Falkland, Malouines et Antarctique. Ce forum m'avait beaucoup aidée lors de la préparation de ce voyage, alors je viens vous en faire un petit retour sur ces pages... Si vous voulez en lire plus, le récit "jour par jour" est sur mon blog : https://smilingaroundtheworld.com/tag/antarctica2019/
Comme je le disais donc, l’Antarctique était un rêve pour moi. J’ai lu des dizaines et des dizaines de pages de blogs à ce sujet, je me suis abonnée aux catalogues de plusieurs croisiéristes, j’ai regardé les trajets et les prix pendant plusieurs années… jusqu’à ce que je décide finalement de sauter le pas. C’est un (gros) budget, c’est sûr, et nous étions parmi les plus jeunes passagers sur le Fram, mais nous avons trouvé que ce voyage valait chaque euro que nous y avions mis. Ce genre de voyage est un voyage d’exception, un voyage extraordinaire… Paysages fabuleux, faune abondante, luxe absolu… Certains disent que c’est « le voyage d’une vie », moi je déteste cette expression et j’ai déjà envie d’y retourner -) Nous avons également maintenant des envies d’Arctique et de Spitzberg, de morses et d’ours polaires… Un jour j’espère !
Notre itinéraire :
J1 : RDV à Buenos Aires, nuit à Buenos Aires J2 : Vol Buenos Aires-Ushuaia, petit quartier libre à Ushuaia et embarquement à bord du Fram J3 : journée de mer De J4 à J6 : îles Falkland (3 jours) J7 et J8 : journées de mer De J9 à J12 : Géorgie du Sud (4 jours) J13 et J14 : journées de mer De J15 à J20 : Péninsule antarctique (6 jours) J21 et J22 : journées de mer J23 : Arrivée à Ushuaia et débarquement
Ce que nous avons préféré :
- - La découverte de paysages incroyables. Icebergs, glaciers, immensité… Nous avons été subjugués par la beauté des paysages traversés, d’autant plus que nous avons eu la chance d’avoir plusieurs journées très ensoleillées
- - La richesse de la faune, notamment en Géorgie du Sud et en Antarctique. Nous avons vu de nombreux animaux, souvent de très près et en gros groupes ou colonies. Manchots, baleines, otaries, éléphants de mer… Un privilège rare.
- - L’équipe scientifique au top, avec des personnes à la fois très sympas et très calées dans leur domaine. Les conférences organisées à bord étaient très intéressantes, et les scientifiques étaient toujours disponibles lors des sorties ou à bord pour répondre à nos questions. Nous avons beaucoup appris lors de cette croisière, et j’ai trouvé certaines personnes très inspirantes et atypiques comme j’aime : Lucy, Sam, Verena, et bien sûr Monica (mon idole absolue).
- - Le luxe du bateau. Cabine ultra confortable, repas copieux et assez variés… et puis plein de détails faisant que chacun se sent « spécial » : débarquements avancés quand autres activités (camping), plats sur mesure au buffet, modification des desserts le soir, impression quotidienne du journal en français… Je garde également un souvenir enchanté des scones & earl grey face à la mer lors du tea time, et des séances de jacuzzi face aux glaciers. De grands bonheurs !
- - La facilité de ne rien avoir à gérer. Nous étions pris en charge de A à Z. C’était par exemple bien agréable, après une matinée de sortie, de n’avoir qu’à mettre les pieds sous la table !
- - Les nuits bercées par le roulis du bateau… J’adore !
Ce que nous avons moins aimé : - - Les contradictions de cette croisière : partir explorer une partie préservée du monde avec un bateau forcément polluant… qui a forcément un impact sur cet environnement. Ainsi, ce voyage a utilisé entre 230 et 240 tonnes de fioul. Dans la même veine, alors que l’équipe d’expédition nous faisait tout un speech chaque soir afin que nous fermions nos stores pour ne pas attirer les oiseaux, le bateau possédait deux grands spots de lumière qui attirait les oiseaux… Et à côté de cela, je suis sûre que la plupart des passagers ont quitté le bateau très sensibilisés à la fragilité de cet écsoytème, et à l’importance de le protéger… Un débat complexe.
- - L’hypersécurité. Quelques débarquements ont été annulés sans raison évidente selon nous, ce qui a pu nous frustrer ! On comprend que Hurtigruten veuille éviter tout accident, mais monter à bord d’un zodiac, même avec un peu de houle, on aurait pu le faire… ce qui n’était pas forcément le cas de tous les passagers.
- - Quelques imprécisions du centre de réservation français : heure de RDV à Buenos Aires erronée, répartition des jours de visite et de navigation inexacte…
- - Les repas trop gras et trop sucrés. Nous nous sommes rapidement restreints sur les buffet, pour éviter de prendre 5 kg en trois semaines !
- - Le prix des excursions supplémentaires : 100 euros la sortie en kayak, 350 euros la nuit de camping… C’est dommage pour une croisière aussi chère de base !
Je Je vous laisse avec quelques photos de cette croisière inoubliable ! N'hésitez pas si vous avez des questions, je serai heureuse de vous aider comme on m'a aidée.
L'un de mes rêves s'est réalisé en ce début d'année 2019 : je suis partie en croisière durant trois semaines avec la compagnie Hurtigruten, entre Falkland, Malouines et Antarctique. Ce forum m'avait beaucoup aidée lors de la préparation de ce voyage, alors je viens vous en faire un petit retour sur ces pages... Si vous voulez en lire plus, le récit "jour par jour" est sur mon blog : https://smilingaroundtheworld.com/tag/antarctica2019/
Comme je le disais donc, l’Antarctique était un rêve pour moi. J’ai lu des dizaines et des dizaines de pages de blogs à ce sujet, je me suis abonnée aux catalogues de plusieurs croisiéristes, j’ai regardé les trajets et les prix pendant plusieurs années… jusqu’à ce que je décide finalement de sauter le pas. C’est un (gros) budget, c’est sûr, et nous étions parmi les plus jeunes passagers sur le Fram, mais nous avons trouvé que ce voyage valait chaque euro que nous y avions mis. Ce genre de voyage est un voyage d’exception, un voyage extraordinaire… Paysages fabuleux, faune abondante, luxe absolu… Certains disent que c’est « le voyage d’une vie », moi je déteste cette expression et j’ai déjà envie d’y retourner -) Nous avons également maintenant des envies d’Arctique et de Spitzberg, de morses et d’ours polaires… Un jour j’espère !
Notre itinéraire :
J1 : RDV à Buenos Aires, nuit à Buenos Aires J2 : Vol Buenos Aires-Ushuaia, petit quartier libre à Ushuaia et embarquement à bord du Fram J3 : journée de mer De J4 à J6 : îles Falkland (3 jours) J7 et J8 : journées de mer De J9 à J12 : Géorgie du Sud (4 jours) J13 et J14 : journées de mer De J15 à J20 : Péninsule antarctique (6 jours) J21 et J22 : journées de mer J23 : Arrivée à Ushuaia et débarquement
Ce que nous avons préféré :
- - La découverte de paysages incroyables. Icebergs, glaciers, immensité… Nous avons été subjugués par la beauté des paysages traversés, d’autant plus que nous avons eu la chance d’avoir plusieurs journées très ensoleillées
- - La richesse de la faune, notamment en Géorgie du Sud et en Antarctique. Nous avons vu de nombreux animaux, souvent de très près et en gros groupes ou colonies. Manchots, baleines, otaries, éléphants de mer… Un privilège rare.
- - L’équipe scientifique au top, avec des personnes à la fois très sympas et très calées dans leur domaine. Les conférences organisées à bord étaient très intéressantes, et les scientifiques étaient toujours disponibles lors des sorties ou à bord pour répondre à nos questions. Nous avons beaucoup appris lors de cette croisière, et j’ai trouvé certaines personnes très inspirantes et atypiques comme j’aime : Lucy, Sam, Verena, et bien sûr Monica (mon idole absolue).
- - Le luxe du bateau. Cabine ultra confortable, repas copieux et assez variés… et puis plein de détails faisant que chacun se sent « spécial » : débarquements avancés quand autres activités (camping), plats sur mesure au buffet, modification des desserts le soir, impression quotidienne du journal en français… Je garde également un souvenir enchanté des scones & earl grey face à la mer lors du tea time, et des séances de jacuzzi face aux glaciers. De grands bonheurs !
- - La facilité de ne rien avoir à gérer. Nous étions pris en charge de A à Z. C’était par exemple bien agréable, après une matinée de sortie, de n’avoir qu’à mettre les pieds sous la table !
- - Les nuits bercées par le roulis du bateau… J’adore !
Ce que nous avons moins aimé : - - Les contradictions de cette croisière : partir explorer une partie préservée du monde avec un bateau forcément polluant… qui a forcément un impact sur cet environnement. Ainsi, ce voyage a utilisé entre 230 et 240 tonnes de fioul. Dans la même veine, alors que l’équipe d’expédition nous faisait tout un speech chaque soir afin que nous fermions nos stores pour ne pas attirer les oiseaux, le bateau possédait deux grands spots de lumière qui attirait les oiseaux… Et à côté de cela, je suis sûre que la plupart des passagers ont quitté le bateau très sensibilisés à la fragilité de cet écsoytème, et à l’importance de le protéger… Un débat complexe.
- - L’hypersécurité. Quelques débarquements ont été annulés sans raison évidente selon nous, ce qui a pu nous frustrer ! On comprend que Hurtigruten veuille éviter tout accident, mais monter à bord d’un zodiac, même avec un peu de houle, on aurait pu le faire… ce qui n’était pas forcément le cas de tous les passagers.
- - Quelques imprécisions du centre de réservation français : heure de RDV à Buenos Aires erronée, répartition des jours de visite et de navigation inexacte…
- - Les repas trop gras et trop sucrés. Nous nous sommes rapidement restreints sur les buffet, pour éviter de prendre 5 kg en trois semaines !
- - Le prix des excursions supplémentaires : 100 euros la sortie en kayak, 350 euros la nuit de camping… C’est dommage pour une croisière aussi chère de base !
Je Je vous laisse avec quelques photos de cette croisière inoubliable ! N'hésitez pas si vous avez des questions, je serai heureuse de vous aider comme on m'a aidée.
Victoire de l'environnement à Marseille English translation pending
Pris en mars à utiliser du fuel à teneur en soufre trop élevée, le capitaine de l'AZZURA (P&O) vient d'être condamné à 20 000 € d'amende et la compagnie à 80 000€🙂.
C'est peut être le commencement d'une amélioration de la pollution à Marseille (ajoutée à l'électrification progressive des postes de ferries) et d'une réconciliation entre les riverains et les bateaux de croisière🙂
Plongée en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
J'ai pris des billets pour passer 3 semaines en Thaïlande en mars, visiter Bangkok et ensuite essentiellement faire de la plongée.
Grosse déception : j'apprends sur les forums qu'il faut éviter Koh Tao, qu'on m'avait recommandé comme le site idéal pour la plongée. En même temps je ne suis pas étonnée de ce que j'ai lu, comme toujours, le tourisme de masse a fait des dégâts.
J'aimerais savoir si la côte ouest, la mer d'Andaman, sont plus préservés et si des plongeurs de niveau moyen (PE40 et nitrox) peuvent me donner de bon conseils pour mes choix.
Merci de votre aide.
Carnet n° 66a: Almaty, Kazakhstan / 23 - 29 février 2016 English translation pending
https://www.youtube.com/watch?v=h_pgzSbOArQ
Mardi 23
Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.
Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.
J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...
Mercredi 24
Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.
Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.
Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.
Jeudi 25
Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.
Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.
Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...
Vendredi 26
Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...
Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.
Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.
Samedi 27
Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.
Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.
A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.
Dimanche 28
Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.
Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.
En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.
Lundi 29
Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...
Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.
Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
Mardi 23
Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.
Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.
J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...
Mercredi 24
Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.
Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.
Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.
Jeudi 25
Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.
Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.
Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...
Vendredi 26
Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...
Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.
Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.
Samedi 27
Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.
Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.
A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.
Dimanche 28
Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.
Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.
En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.
Lundi 29
Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...
Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.
Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
Traverser l'Italie du Nord en transport commun (train ou bus) avec un vélo English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche à rejoindre assez rapidement la Slovénie à vélo, depuis la France. Je vais bientôt passer le col de Mont Cenis et descendre vers Turin. Je voudrais si possible "couper" en transport en commun une partie du reste du trajet.
J'aimerais donc, pourquoi pas prendre le train ou le bus, de Turin à Venise, ou Trieste ou Udine.
Or, je crois que seuls parmi les trains italiens, les trains régionaux acceptent les vélos. Quitte à faire des bout à bout collés de trajets de ter, quelqu'un aurait une idée d'un itinéraire ou des conseils suivant ce projet ?
Autrement, si vous avez de la connaissance d'un bus faisant par exemple Turin - Venise, avec vélo en soute dans un carton, ça pourrait m'aider aussi.
Merci
Je cherche à rejoindre assez rapidement la Slovénie à vélo, depuis la France. Je vais bientôt passer le col de Mont Cenis et descendre vers Turin. Je voudrais si possible "couper" en transport en commun une partie du reste du trajet.
J'aimerais donc, pourquoi pas prendre le train ou le bus, de Turin à Venise, ou Trieste ou Udine.
Or, je crois que seuls parmi les trains italiens, les trains régionaux acceptent les vélos. Quitte à faire des bout à bout collés de trajets de ter, quelqu'un aurait une idée d'un itinéraire ou des conseils suivant ce projet ?
Autrement, si vous avez de la connaissance d'un bus faisant par exemple Turin - Venise, avec vélo en soute dans un carton, ça pourrait m'aider aussi.
Merci
Mini-croisière Guapa avec CDF English translation pending
Bonjour
Je dois faire avec 3 autres couples, 😉 la mini- croisière Guapa avec CDF, quelqu'un peux m'en dire plus : bateau, escale, vie à bord...