Search VoyageForum
FR
Marre de l’arnaque sur le GR20! Randonneurs, oui, pigeons, non! English translation pending
by Petronille12 · 2010-01-06 · 41 replies
Le GR20 est un sentier absolument magnifique (quel plaisir de voir la mer lorsque l’on arrive à un col ! ), mais certains gardiens des refuges dans lesquels les randonneurs DOIVENT s’arrêter même pour bivouaquer ont parfois tendance à profiter un peu trop de la beauté de l’île et du flux de randonneurs…

En discutant avec d’autres randonneurs, l’idée est venue de faire un petit topo (non exhaustif, bien sûr), des arnaques à éviter et des bons plans à refiler… Nous nous sommes mis à 3 ou 4, ce soir là, à lister les différences hallucinantes de prix entre les refuges tout en soignant nos ampoules… en voici le compte rendu, produit par produit…

FROMAGE Incontestable bon plan : les bergeries où le fromage est excellent et à prix très correct Bergeries de E Radule (entre 8 et 14€), où l’on peut aussi acheter du fromage sous vide et de délicieux mugglietta (3€) (Etape 6) Bergeries de U Vallone (Etape 5) Bergeries de I Pozzi : fromage 10€ (Variante de l’étape 11 par le Monte Renoso) Refuge de Petra Piana : Excellente tomme de brebis, mais chère (Etape 7-8)

PAIN A éviter : Refuge de Petra Piana : Seulement du pain de mie (2, 50 euros les 280g) (Etape 7-8) Refuge d’I Paliri : petites baguettes surgelées hors de prix (Etape 14-15) Refuge de Manganu : idem (Etape 6-7) Refuge de Tighiettu : que du pain de mie (Etape 4-5)

Bons plans Refuge d’Usciolu : très bon et gros pain aux céréales pour 2.50 euros (Etape 12-13) Castel di Verghio : bon pain pour 2.50 euros (Etape 6) Vizzavone : pain à prix correct (Etape 9-10)

Refuge de Haut Asco : pain correct pour 3 euros chez le gardien du refuge, mais 1, 80 € (pour le même pain !!!!) dans l’hôtel en face (Etape 3-4) CHARCUTERIE Refuge de Prati : 23€/kg excellent (Etape 11-12) Refuge de Haut-Asco : 25€/kg (28€/kg si en tranches) (Etape 3-4) Refuge de Vizzavone : 26 €/kg (Etape 9-10)

EN-CAS Bananes séchées : 2, 50 euros à Castel di Verghio (Etape 6) contre 4 euros à Vizzavone (Etape 9-10) Compotes : 0.50 euros à Vizzavone (Etape 9-10) contre 1.50 euros au refuge de Manganu (Etape 6-7) Les paquets de gâteaux sont plus chers à Vizzavone (Etape 9-10) qu’à E Capanelle (Etape 10-11) A Haut Asco (Etape 3-4), acheter le pain et les fruits à l’hôtel plutôt qu’au refuge A Usciolu (Etape 12-13, le ravitaillement est magistral A Tighiettu (Etape 4-5), attention aux puces dans le refuge A Carozzu (Etape 2-3), attention aux punaises dans le refuge et éviter de prendre un repas De manière générale, tous se sont accordés à dire que les petits déjeuners proposés par les refuges sont une belle arnaque (entre 5 et 8 euros pour pain confiture et boisson chaude). Futurs randonneurs, n’hésitez pas à compléter cette liste, cela permettra aux prochains de ne pas se faire avoir !!
Itinéraire d'un mois en France English translation pending
by Marianne589 · 2009-07-27 · 17 replies
Bonjour à tous et à toutes !

Je suis une Québécoise de 18 ans qui part en voyage sac à dos en France, pendant un mois l'été prochain. Je voudrais vous faire pars de mon itinéraire et avoir vos conseils si jamais je dois éliminer certaines villes pour en remplacer par d'autres ou alors passer moins de temps dans certaines ou le contraire etc !

Donc le voici: Paris-5 jours Nantes-3 jours Bordeaux-3 jours Toulouse-3 jours Marseille-3 jours Nice-5 jours Lyon-3 jours Strasbourg-3 jours

Et je reviens à Paris pour mon vol de retour ! Mon but, si vous ne l'aviez pas remarqué est de faire le tour des plus belles et grandes villes de France, alors je vous remercie grandement et j'attends vos conseils avec impatience !

Marianne
Mon premier voyage en trike: Bras - Silhac - Bras (France) English translation pending
by Yvesg83 · 2009-07-05 · 6 replies
Dimanche 24 mai 2009:

C’est dur de partir et de quitter le confort de la maison… A 11h je me décide enfin et fait demi-tour après 100m: impossible de passer sur le grand plateau. Arrêt au stand pour régler la fourchette du dérailleur: ça commence fort. Après 5mn de réglage c’est reparti et cette fois-ci c’est la bonne, je quitte enfin Bras. Il me faudra presque1h30 pour faire les 10 bornes qui me séparent de St Maximin mais ça je le savais depuis mon petit week-end de 3 jours le 1er mai et ça me convient: le trike en cyclo-camping c’est pas rapide. Par contre ce qui est nouveau par rapport au 1er mai c’est la canicule; 3 semaines avant je me suis fait avoir par le rapport entre le soleil et la position allongée du trike et cette fois-ci j’ai pris la crème solaire donc pas de soucis mais pour la chaleur j’ai rien, y'a pas la clim' sur un trike.

Après un petit arrêt pour casser la croûte à St Maximin je repars vers 13h15 en direction de Rians et je sais que ça va être dur: c’est tout droit ou presque, en plein soleil quasiment sans ombre et ça monte presque tout le temps, régulièrement certes mais ça monte quand même. Après plus d’une heure à ce régime là je jette l’éponge: ça circule beaucoup en cet après-midi de retour de week-end de l’ascension, les 38, 05 et autres 74 ou 73 ont visiblement quitté la plage moins tôt que prévu et semblent pressés de rattraper le retard, le cagnard frappe sans pitié, le bitume dégage une chaleur insupportable et malgré des arrêts au moindre coin d’ombre il me paraît urgent d’attendre. Je m’éloigne un peu de la route m’arrête à l’ombre d’un arbre et fais une pause d’une heure trente environ.

Quand je redémarre je sais que j'ai encore 3km à en ch… mais qu'une fois dans la grande ligne droite (la seule de tout le Var) qui avoisine les 4, 5km tout devrait s'arranger. Sauf qu'en voiture ou à moto le relief apparaît différemment et je m'aperçois que la fameuse ligne droite descend sur 1km environ puis remonte sur 3, 5…

J’arrive à Rians vers 17h, mon objectif (St Paul les Durance) n’est plus qu’à 13km et comme ça descend jusque là en suivant la vallée de l’Abéou je n’hésite pas, ça devrait le faire facilement. Finalement c'était pas si simple cette "descente" faite de faux plats tantôt montants tantôt descendants et je suis quand même content d’arriver à la Durance: après environ 45km je suis plus très frais. Je vois de suite la pancarte indiquant le camping sauf que quand j’y arrive la personne à qui je m’adresse me dit que le camping est fermé depuis 2 ans, que c’est devenu une résidence de loisirs avec des mobil homes mais que comme "on n'est pas des sauvages vous pouvez plantez la tente où vous voulez, les blocs sanitaires fonctionnent toujours et l'eau de la douche est chaude". Merci beaucoup m'sieur parce que je me voyais pas continuer ce soir.

J'ai à peine commencé à sortir la tente qu'un autre cyclo-voyageur arrive à son tour; il est hollandais et arrive de l'autre pays du fromage avec Nice pour destination; pas de bol je suis tombé sur le seul hollandais au monde qui ne parle pas français (j'exagère peut être un peu d'accord) et je passe donc la soirée à travailler mon anglais.

Lundi 25 mai 2009:

Réveil à 7h pour mon voisin et moi, habillage, p'tit déj', pliage de la tente, rangement des affaires et à 8h30 je suis prêt à partir. Jusqu'au pont de Mirabeau ça descend et ça fait du bien de commencer la journée comme ça. Le problème c'est qu'après ça grimpe jusqu'à Grambois ou presque; je me fais déposer par tous les vélos qui passent quelque soit l'âge ou le sexe du "moteur" mais je garde le moral. A 11h pause pain au chocolat à Grambois; 17 km en 2 heures et demie on est loin de la performance mais tout va bien: je n'ai mal nulle part si ce n'est au dessus du genou gauche, côté mécanique pas de souci à part une vis qui maintient le dossier qui s'est barrée mais avec un hauban sur deux je tiendrai bien jusqu'à Buis les Baronnies où Serge devrait pouvoir me trouver une solution. Je repars vers 11h30 en sachant que les prochains kilomètres seront les plus durs depuis le départ avec l'ascension du col de l'Aire Deï Masco perché à 696m soit, en gros un dénivelé de 400m sur 10km.

Au début c'est plus un faux plat montant qu'une vraie montée, je vais pas vite mais ça va et je ne m'arrête qu'à chaque borne kilométrique pour souffler un peu et boire un coup. Mais après Vitrolles en Lubéron les choses se corsent: il reste 250m à grimper sur 4 km en plein cagnard maintenant et je trouve mes limites et celles de mon plateau de 26 dents; pour le Ventoux on attendra un peu je crois. Alors je compte les traits des lignes de rive: chaque trait fait 3m, entre 2 traits il y a 3, 50m et tous les 25 traits je m'arrête pour souffler; ben 25 traits même si ça ne fait que 162, 50m c'est parfois très très long…

Au sommet du col, après la traditionnelle photo souvenir (mon 1er col en tricycle) je file dans la descente vers Céreste. Il est 14h15 quand j'y arrive et je décide m'accorder une pause d'au moins 2h avant de repartir vers Rustrel où j'espère arriver ce soir. Après le casse croûte je me tape la sieste sur un banc jusqu'à 16h où je me trouve un café pour un petit rafraîchissement bien mérité.

A 16h30 c'est reparti: descente vers Apt puis après 4km sur la nationale petite route à droite très sympa et très vallonnée (je peste à chaque fois que ça descend parce que ça veut dire que ça va remonter après alors qu'une route toute plate aurait été le rêve absolu mais c'est le jeu) avec une tendance à la montée quand même puisqu'on remonte la vallée du Calavon. Après avoir étudié un peu plus la carte je décide de ne pas passer par Rustrel mais par Oppedette.

Sauf que les 2 derniers km avant Oppedette font passer de moins de 400m à 525 et en fin de journée après le col quelques heures plus tôt c'est vraiment dur. Aussi quand au bar où je m'arrête je demande à la dame s'il y a un camping dans ce magnifique décor et qu'elle me répond qu'il faut faire 6km de plus je décide de trouver un coin pour dormir sur place: 50km c'est assez pour aujourd'hui. Un tandem avec une remorque débarque et le couple qui en descend étant alsacien la discussion est plus facile que la veille et on va planter nos tentes au dessus des gorges d'Oppedette. Le repas face aux gorges à discuter de transport écologique avant d'aller se coucher est un souvenir inoubliable.

Mardi 26 mai 2009:

Lever 6h00 et départ à 7h30 aujourd'hui pour essayer d'aller "plus vite" que le soleil. Jusqu'à Simiane il y a 6km qui m'en paraissent 12 (ça monte fort avant de redescendre) mais quand j'arrive à la boulangerie le café/pain au chocolat me redonnent le moral. Des clients me disent que jusqu'à St Christol je vais en ch… Il y a plus de 200m à grimper sur un peu plus de 4km mais après ça devrait être plat. Et c'est à ce moment là que les nuages menaçants qui approchaient depuis le matin décident de craquer: enfilage de la veste de pluie que je quitterai rapidement, c'était juste passager, ouf. Dans la montée je reprends le comptage des traits pour marquer mes pauses mais par lots de 50 cette fois-ci, c'est déjà mieux que la veille pour une pente à peine inférieure et finalement j'arrive sans gros souci à St Christol après avoir vu apparaître le majestueux Ventoux dans le paysage.

Après une petite pause je repars en direction de Sault mais là c'est un régal puisque ça descend quasiment tout le temps. Il est l'heure de déjeuner, le bar face au Ventoux est ouvert et donc je m'arrête pour un sandwich bien mérité au milieu de plein de cyclistes venus se frotter au Géant de Provence. A 14h15 je repars pour essayer d'être avant ce soir à Buis les Baronnies ce qui ce matin ne me paraissait pas gagné d'avance mais maintenant largement faisable malgré le col de Fontaube (155m sur 4km puis 3, 5km quasiment plats) qui m'attend à Savoillan.

Jusque là ça descend et peu après 15h j'attaque le col et je m'aperçois rapidement que la DDE locale a complètement déliré. A la bifurcation pour le col il est indiqué à 7km mais après à peine 200m je suis déjà à la borne n°1 de la D41 que j'emprunte. Mais ce n'est pas tout: 100m après une 2ème borne visiblement plus vieille mais aussi marquée du n°1. Et ce n'est toujours pas tout: tous les km le phénomène va se reproduire mais avec de plus en plus d'écart entre le nouveau bornage et l'ancien ce qui fait que je franchirai le col après la borne n°7 du nouveau bornage mais après la borne n°8 de l'ancien; étonnant non? Ceci dit à mon grand étonnement ce col est passé tout seul en moins d'1h15 et vers 16h30 j'ai rejoint la D5 ce qui me permet d'être à l'atelier de Serge avant 17h.

Je suis heureux de le voir; il est débordé mais résout mon petit problème technique de vis qui joue la fille de l'air en la remplaçant (ainsi que l'autre toujours là) par un boulon complet monté au frein filet et avec un écrou nylstop; le trike se sera désintégré autour que les boulons seront encore là: merci Serge. A 19h direction le camping pour une douche bien mérité après les 70km d'aujourd'hui.

Mercredi 27 mai 2009:

Je retourne voir Serge et après un café il fait quelques réglages sur mon trike. Pour ma part je vais faire un tour à la recherche d'une boulangerie, je flâne au marché, apprécie le concert tzigane puis retourne voir Serge. Pour rejoindre la vallée du Rhône il me conseille de passer par le col d'Ey (718m) puis le col de la Sausse (791m) pour dormir à Bourdeaux tout en me prévenant que je vais en ch… dans le 2ème col, je crois même déceler un doute quant au fait que je serai le soir même à Bourdeaux.

A 11h00 je pars en direction du col d'Ey (320m en 5km) où je vais déjà beaucoup souffrir: il fait très chaud et j'accuse un peu le coup après les 3 premiers jours. Au sommet je prends le temps de souffler et je me permets même de faire sécher mon linge avant de repartir. La route descend jusqu'à la D94 où une aire de pique-nique me tend les bras pour la pause de midi; à plus de 14h… Je repars vers 15h30 pour le col de la Sausse: 500m à grimper en 13km environ avec plus de 400m sur les 8 derniers: ça va pas rigoler. Jusqu'à St Ferréol Trente pas ça avance tranquillement dans de longs faux plats montants mais il est déjà 17h quand j'y arrive et le plus dur est à venir.

Les choses sérieuses commencent dans les gorges de Trente pas et se corsent peu à peu jusqu'au sommet. Comme le paysage est magnifique je prends des photos dans tous les sens et ces 2h d'ascension (pour 8km) entrecoupés par une petite pause tous les km passeront finalement assez vite. A 19h j'arrive au sommet avec un mistral à décorner les cocus, je fais vite la photos d'usage, j'enfile le coupe-vent et me lance dans la descente de 20km qui s'offre à moi. 45mn plus tard je suis au camping de Bourdeaux. Après mon installation je vais au village me manger une pizza devant la finale de la Champion's League dans une ambiance chaleureuse et passionnée bienvenue après une journée de 60km bien seul.

Jeudi 28 mai 2009:

Aujourd'hui c'est mon anniversaire et si mes calculs sont bons je devrais arriver ce soir chez mon copain d'enfance qui est le prétexte de ce petit voyage. Comme je n'avais aucune idée de mon rythme potentiel je ne l'ai même pas prévenu, on verra bien. Je sais que le début de la journée va être cool puisque les 50 premiers kilomètres consistent à partir de Bourdeaux à rejoindre la vallée de la Drôme à Crest puis à la suivre jusqu'au Rhône à La Voulte.

Effectivement tout se passe comme prévu: mis à part une belle côte peu après Saou qui passera somme toute sans souci. La route entre Crest et Livron est un peu trop fréquentée à mon goût et surtout la partie bitumée à droite de la ligne de rive parfois un peu étroite à mon goût mais les kilomètres défilent vite (pour moi) et avant midi j'ai parcouru les 50kms prévus.

A propos de la façon de circuler en vélo j'ai noté un truc: lorsque je circule sur la même voie que les voitures les automobilistes généralement laissent un bon espace pour doubler (pas forcément les 1, 50m obligatoires mais 1m c'est déjà pas mal. Par contre si je roule sur la partie bitumée à droite la ligne de rive (lorsqu'elle est assez large) ils semblent considérer que nous sommes sur 2 routes différentes et ne font aucun effort pour s'écarter. Dommage…

A La Voulte je m'arrête dans un kebab pour prendre quelques forces car je sais que le final jusqu'à chez mon pote est un vrai mur à escalader. A 13h30 c'est reparti en direction de St Laurent du Pape pour remonter la vallée de l'Eyrieux jusqu'à Dunière avant de bifurquer en direction de Silhac (ma destination finale).

Au début tout va bien, je remonte l'Eyrieux certes mais la pente n'est pas terrible. Par contre cette vallée est une horreur pour les vélos: la ville industrielle du Cheylard qui se trouve 50km plus haut génère un trafic de camions incroyable et entre eux et les voitures qui roulent comme des malades je ne me suis jamais senti autant en danger que dans cette portion là. A tel point qu'à plusieurs reprises j'ai été jusqu'à rouler le plus à gauche possible de la voie de droite pour clairement signifier au véhicule qui arrivait que c'est moi qui décidait de l'endroit où il pourrait me doubler.

Vers 15h je suis à Dunières au pied du "mur final": jusqu'à chez mon pote qui habite 7km avant Silhac il y a 8 km qui se décompose ainsi: 4, 5km pour monter de 200m, redescente de presque 1km pour perdre 50m puis 2, 5km de montée pour reprendre 250m jusqu'à la Combe de Reynier où il habite. Et encore ça c'est si je me plante pas de route: je n'ai pris cet itinéraire qu'une fois, c'était en voiture et dans l'autre sens… Par précaution j'arrête un cycliste qui commençait son effort (le pauvre) pour lui demander confirmation et forcément on parle vélo couché…

En fait ça monte bien sur les premiers 4, 5km pas de surprise mais en y allant régulièrement avec une pause tous les km ça va, ça descend bien sur presque 1km après mais alors la suite… Les derniers 2, 5km sont de la folie pour moi… Quand j'aperçois la maison de mon copain de l'autre côté de la combe je me rend compte que le plus dur reste à faire: 200m à grimper sur moins de 2 bornes avec des passages à près de 15%. La cagnard donne à plein, et je dois rouler à moins de 3km/h en cherchant l'ombre du moindre rocher ou arbre bordant la route. Sur cette première partie de voyage j'ai d'ailleurs noté que les montées sont toujours en plein soleil; vous me direz que quand on va vers le nord c'est un peu logique…

Finalement j'arrive à destination où je vais me reposer 3 jours en cueillant des cerises, des fraises, débroussaillant la colline, briser de la roche au marteau piqueur pour faire une terrasse… Finalement le vélo c'est pas si fatigant…

Lundi 1er juin 2009:

Après ces 3 jours, ma foi fort agréables, il est temps de prendre le chemin du retour. Avec mes hôtes nous avons étudié les différentes options et c'est la plus dure que j'ai retenue pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche. Plutôt que de passer par Privas je vais rallier Le Cheylard puis franchir le col de Mézilhac (1119m) avant de rallier Aubenas. L'option par Privas semblait plus facile mais en consultant attentivement le dénivelé (merci openrunner) je suis arrivé à la conclusion que seuls les 12 derniers kilomètres du col de Mézihlac seraient vraiment durs, mais comme on n'y est pas encore revenons dans la combe de Reynier.

Je quitte mes amis peu après 10h en direction de Silhac; ça monte très fort au début (pas top pour s'échauffer) mais après ça se calme un peu et en moins de 45 minutes j'ai parcouru les 7km qui me séparent de Silhac où je prends la direction de Chalencon. J'ai à peine parcouru quelques centaines de mètres que je suis arrêté par une dame qui me dit que de tels efforts méritent bien une récompense et demande à son mari en train de cueillir des cerises dans un de ses arbres de descendre le panier pour m'en proposer. Je sors mon quart qui est vite plein et après avoir discuté un peu avec mes bienfaiteurs je reprends l'ascension vers Chalencon où j'arrive rapidement.

Arrêt à la boulangerie pour acheter du pain, et j'entame la descente vers la vallée de l'Eyrieux. La route est étroite, sacrément défoncée et descend raide donc ça secoue grave. J'ai les boules en pensant que tout ça sera largement remonté lors de l'ascension du col de Mézilhac mais y'a pas le choix. Arrivé au niveau de l'Eyrieux à Pont de Chervil je prends la direction du Cheylard. Elle est plus large que la première partie et comme on est le lundi de Pentecôte y'a pas de camions pour l'encombrer. C'est un long faux plat montant jusqu'au Cheylard ou j'arrive vers 14h. Petit arrêt repas devant l'église, puis café et à 15h30 départ pour les 22km de l'ascension du col de Mézilhac (689m à monter…).

D'après mes pronostics jusqu'à Dornas à 10km de là ça devrait être assez facile et si j'y trouve un camping je prévois d'y passer la nuit. Et effectivement c'est facile comme ascension 230m sur 10km, c'est presque un plaisir et à 17h je suis à Dornas. Alors que j'y arrive j'aperçois à ma plus grande joie l'indication du camping à 700m de là. Comme le fléchage ne paraît pas des plus clairs je demande à une dame si le camping est bien dans la direction du col et après m'avoir répondu oui elle ajoute: - mais bougez pas de là la petite va aller chercher mon mari. - heu oui pourquoi? - parce que ça fait un moment qu'il me parle de ces engins là et qu'il voudrait les voir de plus près…

Voilà le mari qui arrive, la conversation se prolonge un verre à la main dans le salon puis par un accompagnement jusqu'au camping pour quelques photos du trike sans ses bagages en vue d'une auto construction et après la douche et la lessive par un succulent repas chez eux. Après cette petite étape de reprise (à peine 45km) ça fait du bien.

Mardi 2 juin 2009:

Lever tranquille à 7h30, pour un départ prévu à 9h mais qui sera retardé d'une demi heure pour cause de discussion avec mon voisin belge faisant un tour de France à vélo et qui a une étape de 150km prévue aujourd'hui puis avec un couple de retraité en fourgon aménagé mais adepte du voyage en tandem et qui envisage de passer au vélo couché.

Bon aller faut rouler maintenant et si les 5 kilomètres pour débuter seront juste un peu plus dur que la montée depuis le Cheylard mais sommes toute raisonnables les 7km restant à partir de Sardige devraient être nettement plus costauds. Mon calcul s'avère juste je vais finalement mettre 3h pour parcourir les 12km, encouragé par tous ceux qui me doublent (dont le couple de tandemistes) ou me croisent notamment les motards qui ne manquent jamais de me saluer et de me soutenir.

Au sommet je fais la photo qui s'impose avant de plonger dans la descente de 30 bornes jusqu'à Aubenas ou je cherche un peu ma route à cause des tronçons interdits aux vélos pour lesquels on ne flèche pas les itinéraires à suivre (interdire est plus facile que guider?). Petit arrêt au McDo (oui je sais c'est pas bien) pour me sustenter avant de reprendre la route pour rejoindre les Gorges de l'Ardèche.

Le soleil tape fort et lorsque je passe à Vogüé (prononcer Vogoué) un thermomètre affiche 35°c, je me disais aussi… Au pied d'une petite montée alors que je fais une petite pause à l'ombre je suis dépassé, enrhumé serait plutôt le mot juste par un papy de 70 ans fier comme Artaban sur son VTC équipé d'un moteur Bionix sur la roue avant et d'un autre sur la roue arrière. Sans doute pas très légal mais diablement efficace.

Après une petite pause "diabolo-citron" à Ruoms je repars en direction de Vallon Pont d'Arc. Je croise un couple en vélo les salue et continue lorsque 200m plus loin je m'aperçois que le monsieur a fait demi-tour, m'a rattrapé (aucun mérite…) et on commence à causer des trikes en anglais (il est hollandais) et en roulant à 20km/h jusqu'au carrefour suivant où il refait demi-tour.

J'arrive à Vallon Pont d'Arc vers 17h et vais m'installer au camping tranquillement, puis après la douche je me trouve un plat de lasagne avant d'aller prendre une glace dans Vallon Pont d'Arc. Je m'installe à une terrasse de café pour regarder tranquillement France-Nigéria puis regagne mon camping pour un repos bien mérité après les 80km parcourus aujourd'hui. Demain les Gorges de l'Ardèche m'attendent et je sais que ce ne sera pas qu'une partie de plaisir; je ne sais pas encore que la nuit ne va pas se passer tout à fait comme prévu...

Nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2009:

Vous trouvez bizarre un chapitre consacré à la nuit? Vous allez voir que même si je n'ai pas fait un seul kilomètre la nuit de 2 au 3 juin 2009 mérite bien un chapitre pour elle toute seule… Donc après ma soirée à Vallon Pont d'Arc je rentre au camping et me couche à 23h30. Comme il fait assez chaud je n'ai pas monté le double toit et ai laissé la porte de la tente grande ouverte pour pouvoir dormir la tête dans les étoiles.

Vers 0h30/1h00 (c'est une évaluation) je suis dérangé dans mon sommeil par des bruits de plastique et j'entraperçoit une forme qui s'enfuit, interprétant le tout comme un chat ou un chien qui fouillerait un sac plastique. Je me tourne de l'autre côté et me rendors.

A 3h du matin (cette fois j'en suis sûr) je sors du duvet pour aller satisfaire un besoin naturel et cherche dans une semi obscurité mes sandales que j'ai laissé devant la tente. Ne les trouvant pas je sors la frontale et dois me rendre à l'évidence: elles ont disparu. Je sors de la tente pieds nus et balaie les environs du faisceau de ma lampe: rien. Enfin si, ma trousse de toilette que j'avais aussi laissée devant la tente s'est déplacée de 4m… J'élargis le rayon de mes recherches et vais vérifier la présence de mes chaussures de vélo que j'avais glissées sous le tapis de sol: P….! Il en manque une…

Je commence à me dire que pour faire les Gorges de l'Ardèche le lendemain je vais avoir l'air un peu c.. avec une seule chaussure avant de la retrouver à 10m de la tente ainsi qu'une des 2 sandales. Je retrouve un peu le sourire et après un petit tour aux toilettes je retourne me coucher non sans avoir tout rentré dans la tente et fermé celle-ci: l'expérience est le nom qu'on donne à nos erreurs disait Oscar Wilde…

Vous croyez que la nuit va se terminer tranquillement? Que nenni, le meilleur est à venir, enfin le meilleur… A 3h30 alors que je suis tranquillement dans les bras de Morphée (qui, hélas est un homme je le rappelle) je prends un coup de patte en plein milieu du front avec seulement l'épaisseur de la porte de la tente entre elle et moi. Oui j'ai bien dit (et écrit) un coup de patte: porté bien à plat, un coup franc et massif mais heureusement sans griffes.

En 3/10° de seconde je me suis réveillé avec un état de conscience de 15 (sur 15 maximum) sur l'échelle de Glasgow, j'ai regardé l'heure, j'ai enfilé un short, j'ai ouvert la porte, j'ai pris la lampe, je l'ai allumée et j'ai bondi dehors prêt à affronter je ne sais quel adversaire. Bon c'est vrai j'exagère un peu mais un coup de patte à travers la tronche en plein sommeil je peux vous dire que ça réveille bien, essayez vous verrez.

L'adversaire est là, à 5m de moi, magnifique dans le faisceau de ma lampe, bien campé sur ses 4 pattes, éblouissant la nuit par son pelage roux flamboyant vous l'aurez compris c'est un renard adulte qui me fixe sans rien dire. P….., je suis pas dans la m…. Nous nous regardons, les yeux dans les yeux, sans bouger. Alors c'est toi qui cherches à bouffer? Heu, monseigneur Goupil qu'est-ce qu'on fait maintenant?

N'insiste pas, je n'ai aucune intention de t'apprivoiser et de t'emmener avec moi lui dis-je tout en me disant qu'avec la chance que j'ai y'a un gamin qui va débarquer en me demandant de lui dessiner un mouton, ce serait complet et je ne sais pas dessiner les moutons. En plus je ne suis pas aviateur et mon trike n'est pas tombé en panne dans le désert et y'a pas de rose dans le coin. On ne voit bien qu'avec le cœur et l'essentiel est invisible avec les yeux tu parles, l'essentiel c'est bien avec les yeux que je le vois et je sais pas quoi faire. Parce que c'est un renard étonnant cet exemplaire là: d'ordinaire un renard en présence d'un homme il cherche qu'un chose: se carapater mais celui-là c'est un modèle spécial, inventé que pour moi, lorsque j'avance il recule et si je recule ben… il avance (et donc comment veux-tu, comment veux-tu que je… dorme).

Mon compagnon au poil de carotte, entame alors un étrange manège: il commence à tourner autour de la tente (et donc de moi) toujours à 5m environ. Je le suis avec le faisceau de la lampe en priant St Duracell, Ste Varta et Stevie Wonder réunis pour que les piles durent vraiment plus longtemps… Plus sérieusement pendant ce temps je cogite à 100 à l'heure: que faire? Attaquer franchement? Oui, enfin visiblement il a super faim et m'approcher de sa gueule ne me tente pas plus que ça. Prendre le téléphone et faire le 18? Pour dire quoi aux pompiers à 3h30 du matin? Excusez-moi de vous réveiller mais y'a un renard il fait rien que m'embêter? Réveiller les voisins? Ils s'en foutent, eux ils dorment…

Je me résous à prendre le téléphone, je regarde l'heure 3h40, déjà 10mn que ça dure… J'ai le téléphone mais je ne fais pas le numéro: une corrida depuis 10mn avec un renard les pompiers croiront que je me fous de leur g….. A 3h45 Goupil décide qu'il est temps d'en finir… et s'en va. Comme ça, d'un coup…

J'attends une dizaine de minutes pour voir s'il ne revient pas. Bon aller cette fois dodo. Et cette fois la nuit se déroulera normalement jusqu'au réveil à 7h du matin. Je regrette juste de ne pas avoir pris quelques photos.

Mercredi 3 juin 2009:

Après cette nuit agitée je commence par chercher ma 2° sandale toujours aux abonnés absents. Je la trouve à plus de 30m de la tente avec la sangle coupée: le salaud il me l'a vraiment bouffée. En regardant plus attentivement celle que j'avais retrouvée dans la nuit je m'aperçois que la sangle n'est pas coupée mais entaillée en plusieurs endroits. Je fonce vérifier les chaussures de vélo, ouf celle qu'il m'avait emprutée n'a rien.

Après le rangement du camp je passe à la réception prévenir le responsable du camping. Vous êtes sûr que c'est pas un blaireau? Ben oui on s'est regardé pendant un quart d'heure ça créé des liens et ça permet d'imprimer facilement. Je lui montre les sandales: ah oui ça c'est pas un blaireau… On se disait bien qu'il y avait un souci puisque ça fait plusieurs matins qu'on trouve des sacs poubelles éventrés mais on pensait que c'était un blaireau…

Je commence à me dire que le blaireau c'est ce matin que je l'ai en face de moi et lui suggère de voir avec la préfecture ce qu'il faut faire, parce que si un gamin essaie de donner à manger au "gentil renard" ça peut mal se finir. D'autant plus qu'apparemment la semaine d'avant y'avait une "bande de jeunes" qui avait la mauvaise habitude de se coucher tard, bourrés en laissant la bouffe du repas du soir dehors et maître Goupil doit avoir pris un abonnement à ce resto si sympa et trouver que l'adresse est bonne. C'est vrai que c'est plus facile que de chasser.

Bon après le petit déjeuner pris au bar du camping je pars pour les Gorges de l'Ardèche à 9h30, le soleil commence déjà à taper, ça promet… Les premiers kilomètres tout va bien: je suis le cours de l'Ardèche dans le sens du courant et à son niveau donc globalement ça descend. Je prends la photo obligatoire du Pont d'Arc et continue.

Lorsque je coupe le ruisseau du Tiourre ça se gâte. C'est à cet endroit là que la route s'élève pour continuer sur le plateau qui surplombe le canyon qu'a creusé l'Ardèche. Et elle s'élève de 250m sur 3km environ avec des passages à plus de 15%… Pour faire ces 3km je vais mettre près d'une heure… Pas reluisant je sais… Et c'est pas fini.

Parce que les Gorges de l'Ardèche à partir de là c'est une succession de descentes dans des combes pour en remonter; à chaque fois moins haut c'est vrai mais à chaque fois ça remonte quand même. Heureusement que le paysage est magnifique et que les arrêts photos s'imposent régulièrement (comment ça prétexte bidon parce qu'en fait je suis épuisé? J'en vois qui rigolent devant leur écran mais j'ai les noms…).

Finalement j'arrive à St Martin d'Ardèche vers 14h30, j'ai mis 5h pour traverser les Gorges (40km environ), je pense que d'autres ont fait nettement mieux… Je décide de tirer jusqu'à Pont St Esprit à 10km de là par la N86 (pas le choix mais après les Gorges de l'Ardèche ça fait bizarre…) pour y faire la pause déjeuner. Je me tâte pour la suite mais finalement décide de continuer sur Bagnols sur Cèze qui doit être une charmante petite ville avec un camping accueillant.

Tu parles… Lorsque du sommet de la côte je découvre Bagnols, je crois d'abord que j'ai roulé tellement vite que je suis arrivé à Nîmes (rêve mon garçon, rêve…) et je décide illico de ne pas m'y arrêter. "Grâce" à la centrale de Marcoules la ville a explosé démographiquement et c'est "trop gros" pour moi. Noyé dans le flot de la circulation j'ai hâte d'en sortir le plus vite possible. Un mec en camionnette fait ronfler son moteur dans mon dos, sans doute pour que j'avance plus vite, ma seule réponse est de me déporter à gauche de ma voie: il patientera.

La police nationale m'ayant dit qu'il y a avait un camping à Laudun-l'Ardoise j'y "fonce" par la route de Nîmes beaucoup trop fréquentée à mon goût et y arrive à 19h15. C'est le camping le plus cher de mon parcours (le seul 3 étoiles) à l'affichage (10€) mais celui où je paierai le moins cher finalement (5€) sans négocier quoi que ce soit. Le temps passé à discuter avec son propriétaire le soir y est sans doute pour quelque chose. Je ne plante même pas la tente, je déplie le matelas autogonflant sur une terrasse de mobil-home: on est 3 clients dans le camping, ça ne gène personne.

Le soir je vais au village manger une pizza pour prendre des forces pour le lendemain: après les 70km d'aujourd'hui j'aimerais bien me rapprocher le plus possible de chez moi demain et atteindre Pertuis si c'est possible ce qui me ferait frôler les 100km distance jamais atteinte pour l'instant. J'avais d'abord prévu de passer par les Alpilles mais comme la météo annonce de fortes pluies pour samedi les Baux de Provence ce sera pour une autre fois. J'espère que les renards dorment aussi…

Jeudi 4 juin 2009:

Lever à 6h00 pour un départ à 7h00 après avoir salué mon hôte. Il m'a indiqué la façon la plus directe de gagner St Laurent des Arbres et je commence donc par des petites routes à travers la campagne. Je fais un petit détour pour éviter d'avoir à franchir une colline ce qui me fait passer par un chemin de terre que n'appréciera pas mon porte-bagages (dessoudé à 2 endroits) mais me retrouve rapidement à St Laurent des Arbres où je m'arrête pour prendre un café.

Pour aligner des bornes plus facilement je prends la N580 pour les 25km les moins drôles de mon parcours jusqu'à la sortie d'Avignon que je contourne par la rocade (j'aurais pu gagner du temps en traversant la ville mais j'avais peur de me perdre un peu). Sur ces 25km je vais me retrouver au milieu du flot de voiture avec ceci dit un souvenir impérissable de la descente sur Avignon par la N100 à des vitesses que je vous raconte pas, de toutes façons je n'ai pas de compteur…

A 10h00 je suis en Avignon, je m'arrête dans une zone commerciale pour me sustenter un peu. Mon prochain objectif c'est de rallier Cavaillon avant le déjeuner. La N7 est large, la circulation y est moindre et c'est presque agréable. J'arrive à Cavaillon avant midi, la brasserie du centre commercial à la sortie de la ville tombe à point. Je vais m'y reposer 1h30 pour prendre des forces pour l'après-midi. J'ai fait 55km ce matin et je me dis que pour Pertuis qui n'est plus qu'à une grosse quarantaine de km ça devrait le faire.

A 13h30 je reprends la route qui est large, pas trop fréquentée à mon goût même si je la trouve un peu lassante. Par contre une vraie bonne surprise: je trouve que je roule bien (enfin à mon niveau). Je me suis penché sur la carte à Cavaillon et j'ai changé mes plans: au lieu de passer par Pertuis je vais bifurquer à Mallemort, puis tirer par des petites routes (enfin…) sur Peyrolles en Provence par La Roque d'Anthéron et Le Puy Ste Réparade. Je ne pense pas arriver à Peyrolles ce soir mais cet itinéraire m'assure quasiment d'être chez moi demain soir ce que je n'aurais certainement pas parié hier matin.

Il n'est même pas 15h30 quand j'arrive à Mallemort et que je m'engage sur une petite route très sympa (quasiment pas fréquentée). Plus je roule plus je suis étonné d'avancer aussi vite, les kilomètres défilent sans fatigue ni douleur et je me prends à rêver que je dormirai peut être ce soir à Peyrolles. A La Roque d'Anthéron une pause "diabolo-citron" s'impose et lorsque le patron me dit qu'il y a plus de 15km pour Le Puy Ste Réparade je me dis que je vais sans doute commencer à ralentir dans cette portion, ça peut pas durer…

Tu parles, en moins d'une heure j'y suis et tout va toujours très bien alors que je dois approcher les 90km. Je me dis que quand ça rigole comme ça faut pas laisser refroidir la machine, allez on continue direction Peyrolles où j'arrive peu avant 18h. Je m'arrête pour boire un coup puis après m'être rendu compte qu'il n'y avait aucun camping et étant toujours en bonne forme je décide de pousser jusqu'à Jouques à 6km de là. A la sortie de Peyrolles y'a une bonne côte mais à mon grand étonnement elle passe sans soucis.

A Jouques, 30mn plus tard, pas de camping non plus. Comme je ne suis plus à 12 ou 13km près je ne m'arrête même pas et mets le cap sur Rians ou j'arrive vers 20h00. Le problème c'est que là il faut impérativement que je trouve un camping, non pas parce que je suis fatigué (la forme est toujours là et je ne me l'explique toujours pas) mais parce que la nuit arrive. Je ne suis plus qu'à 35km de la maison mais même si vu le relief qui m'en sépare et la forme que je semble avoir ce serait jouable ce soir, je n'ai aucune chance d'y arriver avant la nuit donc l'arrêt c'est maintenant ou… Ou rien c'est maintenant quitte à dormir dans un champ ou sous un porche d'église. J'ai beau cherché, aucun camping n'est indiqué, pourtant j'étais quasiment sûr qu'il y en avait un à Rians.

"Ca avance vachement bien votre truc et en plus c'est marrant!!!" me lance un jeune qui bricole une bagnole avec un copain. On vous a doublé tout à l'heure vous venez de loin?". "Ce matin j'étais à 30km au nord d'Avignon" "Ah ouais quand même..." Avant que mes chevilles n'enflent trop j'enchaîne: "Et là, après plus de 100 bornes, j'aimerais bien trouver un camping". "Ben c'est facile, y'en a un ici, à 200m vous prenez à gauche et à partir de là c'est fléché, c'est juste à côté du stade." "Merci!!!"

5 minutes après je suis au camping, toujours sans douleur, et je m'installe à côté de 2 couples de retraités, cyclistes en camping-car qui viennent passer quelques jours ici à enchaîner les balades de 60 à 80 km. Evidemment on passe une bonne heure à parler vélo couché. Après quoi je vais me balader dans le village en espérant trouver quelque chose d'ouvert. Peine perdue, même pas un bar qui ferait un peu nocturne. Je rentre au camping, pour mon dernier soir ce sera pain et saucisson tant pis. Je décide de ne pas monter la tente, la pluie n'est annoncée que pour demain après midi et normalement je serai arrivé à la maison.

Un mois après je n'ai toujours pas compris comment j'avais pu faire une telle étape en étant même pas fatigué le soir. Après vérification ce jour là j'ai fait environ 133km en 13h dont 3h30 de pauses environ soit une moyenne de 14km/h sur le temps de roulage. Dans un premier temps je me suis dit que ça descendait tout le temps (c'était mon impression) donc que je n'avais aucun mérite mais après vérification si ça descendait effectivement jusqu'à Avignon, à partir de là ça n'a pas cesser de monter ou presque D'après openrunner je suis monté de 823m et descendu seulement de 474m; ramené sur plus de 130km ça ne fait pas grand-chose mais globalement ça montait. Mon prochain voyage m'en dira sans doute plus.

Vendredi 5 juin 2009:

J'avais prévu de ne me lever qu'à 7h vu que je suis à moins de 35km de chez moi mais à 6h00 du matin pétantes des gouttes de pluie me réveillent et je bats en retraite dans le bloc sanitaire. Je range mes affaires, et attends un peu que la pluie s'arrête. A 7h00 je décolle, je ne reverrai pas la pluie. Je sais que je vais commencer par monter un peu avant de me retrouver dans la longue ligne droite prise le 1er jour dans l'autre sens et qu'après il n'y aura plus aucune montée. Je mets 1h15 pour les 9 km qui me séparent du sommet de la côte qui clôture la ligne droite (je paie sans doute un peu les efforts de la veille) et fonce dans la descente qui m'emmène à St Maximin 14km plus loin et où j'arrive à 8h45.

Et là d'un coup j'ai le blues. Je n'ai plus que 10 bornes à faire et je sais que mon voyage sera fini dans 45mn si je pars tout de suite alors je traîne. Je m'installe à la terrasse d'un café et je prends mon petit déjeuner tranquillement

A 10h je pars mais je m'arrête au jardin public un peu plus loin et fais une pause de 15mn. Pas fatigué mais toujours pas envie de rentrer…

Bon aller, faut que je m'y résolve, les vacances sont finies, je prends la route de Bras où j'arrive à 11h pour m'apercevoir que je suis à la porte de chez moi parce que j'ai oublié de partir avec mes clefs. Comme je n'ai prévenu personne de mon avancée plus rapide que prévu pour ne pas inquiéter mes proches au cas où j'aurais 2mn de retard je vais attendre une heure de plus devant ma porte.

Epilogue:

Mon parcours total approche les 700km pour 9 jours et un peu plus de 2h de route ce qui n'a rien d'une performance, on le sait tous. Ceci dit ce premier voyage m'a pleinement satisfait parce que… je l'ai fait. Avec des moments de moins bien, des moments de mieux, mais je l'ai fait. J'ai rencontré plein de gens sympas et je n'ai qu'une hâte: recommencer.

Un seul regret: ne pas avoir fait le parcours prévu par les Alpilles puisqu'en fait il n'a pas plu. Comme dit le vieux proverbe breton: qui trop regarde la météo passe sa vie au bistrot.

Ah au fait au sujet de mon renard de Vallon Pont d'Arc, et bien vous me croirez si vous voulez mais depuis, rien. Pas une carte postale, pas une lettre, pas un e-mail, pas un coup de fil… rien! Après la nuit qu'on a passé ensemble il aurait pu faire un effort, non? Y'a des partenaires nocturnes je vous jure, de vrais goujats!!!

Pour ceux que ça intéressent:

Le tracé est là:
http://www.openrunner.com/...d=292111&lang=fr

Les photos sont là: http://picasaweb.google.com/yvesg83/VoyageEnArdecheDu24MaiAu05Juin2009#
Itinéraire de Toulouse vers Nice? English translation pending
by Salamalekk · 2009-07-02 · 16 replies
Nous partons dans quelques jours pour visiter cette belle région et on se demandait ma femme et moi quel serait les "must" dans ce couloir de voyage. Nous passons 2 jours à Toulouse, 4 jour à Carcassonne, 4 jours à Avignon et pour finir 3 jours à nice. Nous avons déjà une bonne idée mais nous cherchons des idées inusités style un coin de pays qui mérite le détour. Jattends vos suggestions judicieuses. Merci à tous ceux qui auront la gentillesse le nous répondre.😊
Documentaire "Home" de Yann Arthus-Bertrand le 5 juin au cinéma, à la TV et en DVD English translation pending
by Simon · 2009-05-05 · 43 replies
Je ne sais pas trop à quoi il faut s'attendre, mais rien qu'a voir la bande annonce, ca en met plein les yeux 🙂

Il sera montré en même temps dans plus de 50 pays en cette date symbolique qui correspond à la journée mondiale de l'environnement. En complément d'une sortie salles, le film sera diffusé à 20h35 sur France2 et sera également disponible en dvd.

En 200 000 ans d'existence, l'homme a rompu l'équilibre sur lequel la Terre vivait depuis 4 milliards d'années. Réchauffement climatique, épuisement des ressources, extinction des espèces : l'homme a mis en péril sa propre demeure. Mais il est trop tard pour être pessimiste : il reste à peine dix ans à l'humanité pour inverser la tendance, prendre conscience de son exploitation démesurée des richesses de la Terre, et changer son mode de consommation.

www.home-2009.com www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=128179.html

Avis sur plan de voyage Bolivie-Pérou? English translation pending
by Neuchlord · 2008-09-15 · 23 replies
Bonjour à toute la communauté de grands voyageurs de ce site.

Je viens vers vous pour solliciter un peu d'aide pour l'organisation de mon prochain voyage en Bolivie et au Pérou. Je pars avec un ami dans deux semaines et nous devrions, plus ou moins respecter le plan suivant:

30 sept: LA PAZ, arrivée tôt le matin, départ dans la nuit en bus. 1 oct: COCHABAMBA, arrivée tôt le matin. 2 oct: COCHABAMBA, départ en avion à 8h30. SUCRE, arrivée à 10h45. 3 oct: SUCRE, départ en bus aux environs de midi. POTOSI. 4 oct: POTOSI, départ la nuit en bus. 5 oct: UYUNI, arrivée tôt le matin et SALAR de UYUNI. 6 oct: UYUNI et SALAR de UYUNI, départ en bus la nuit. 7 oct: transit par LA PAZ, bus jusqu'à TIWANAKU, départ en soirée en bus vers COPACABANA. 8 oct: COPACABANA et LAC TITICACA. 9 oct: LAC TITICACA et PUNO, départ la nuit en bus. 10 oct: AREQUIPA, arrivée tôt le matin. 11 oct: AREQUIPA, départ 6h50 en avion, arrivée à CUZCO à 8h50 12 oct: CUZCO, départ en train en début de soirée pour AGUAS CALIENTES 13 oct: départ tôt le matin (4-5h) pour monter à pied jusqu'au MACHU PICCHU.Retour en fin d'après-midi vers AGUAS CALIENTES en bus. 14 oct: départ vers 8h00 en train pour OLLANTAYTAMBO. Retour sur Cuzco en train en début de soirée. 15 oct: départ 7h30 en avion, arrivée à LIMA à 8h30. 16 oct: LIMA 17 oct: départ de LIMA à 06.15

Personellement, ce sera ma première expérience en dehors du continent européen (à moins que l'on considère la rive est du Bosphore comme l'Asie! ;) Mon ami, lui, a déjà vécu une aventure en Amérique centrale mais sans aucune préparation. Nous nous posons plusieurs questions.

1. Un plan comme celui-ci est-il réalisable (en sachant que nous sommes des fonceurs, que nous n'allons pas là-bas pour nous reposer mais pour découvrir des lieux et rencontrer des gens) et que nous ne prendrons pas celui-ci comme la parole du seigneur tout puissant? 2. Y a-t-il des endroits où il est nécessaire de réserver absolument un hôtel ou une chambre avant d'y arriver en sachant que nous allons privilégier les chambres chez l'habitant et les auberges de jeunesse, pas pour des questions financières mais pour rencontrer des locaux? 3. Faut-il réserver pour certains trajets des places, surtout en ce qui concerne les liaisons aériennes? 4. Est-ce que notre plan ne comprend pas certains endroits qui devraient être indispensables dans un tel voyage (tels que Santa Cruz , Rurrenabaque, Iquitos...) 5. Le site du ministères des affaires étrangères français déconseille fortement de se rendre à Copacabana, comme quoi c'est une véritable plaque tournante de la drogue dans la région. Qu'en pensent ceux qui y sont allés? 6. Pensez-vous que nous consacrons assez de temps partout, notamment en ce qui concerne La Paz et Uyuni (de toutes façons, c'est jamais assez)? 7. Devons-nous demander une autorisation ou prendre des mesures spéciales de sécurité pour faire Aguas Calientes - Machu Picchu à pied? 8. Si ça se trouve, qu'est-ce qui nous sera le plus utile, un dictionnaire et savoir baragouiner quelques mots en qechua ou en aymara? Nous aurons de toutes façons un dictionnaire espagnol car nous avons lu que l'anglais n'est pas couramment pratiqué.

Merci à tous ceux qui prendront du temps pour ces questions en espérant pouvoir leur rendre la pareille une prochaine fois. Bin sûr, tout conseil est bienvenu, même ceux qui ne sot pas en rapport avec les questions mentionnées ci-dessus.

Puisse le monde avoir toujours de nouveaux secrets à découvrir pour chacun d'entre nous!

Meilleures salutations.

Neuchlord
De New York à Daytona en Harley English translation pending
by Brunod · 2007-12-15 · 2 replies
Recit de notre voyage en octobre 2007 :

Printemps 2007. Coup de fil a l’agence : « Allo Philippe », on voudrait se faire « Biktoberfest » en octobre c’est possible ? « Ouais pas de problème je t’organise çà, on connaît bien » Oui mais attend ! avant, on voudrait passer quelques jours à New York, filer plein sud par la « Blue Ridge », rejoindre la côte atlantique, finir à Daytona et rendre la moto à Orlando, c’est toujours possible ? Un blanc de quelques secondes au téléphone ! Laisses moi quelques jours, je te rappelle. Là, évidemment on sortait des « circuits classiques » et la mise en place du voyage allait demander un minimum de préparation qu’il allait falloir boucler en quelques semaines. Trois jours plus tard le numéro de Great Escape s’affiche sur mon portable : Bruno, on a trouvé un vol pour New York, un hôtel sur Broadway à Manhattan, à deux pas de Time Square et de Central Park, y a pas de loueur de moto à New York !! mais pas de problèmes, celui de Washington te livrera la moto à ton hôtel, le motel à Daytona en bord de plage est réservé, tu pourras rendre la moto à Orlando . Il y a un vol Orlando – Atlanta – Paris CDG. Cà y est c’était fait nous pouvions commencer à rêver et a préparer notre 3ème voyage aux USA. Après une première expérience dans l’Ouest avec une agence spécialisée dans les voyages moto aux USA, qui nous avait permis de découvrir ce pays extraordinaire, mais, nous avait un peu laissé sur notre faim quant à l’esprit de liberté normalement inhérent aux voyages moto et aux rencontres avec les Américains. Un deuxième tour toujours dans l’Ouest mais cette fois avec nos enfants et en camping car ; génial, mais peut être un peu « speed » car beaucoup de kilomètres à faire pour en voir le plus possible (erreur fréquente commise par les Européens, c’est très grand les states). Cette fois la philosophie sera différente, on sait d’où on part, on sait où on arrive, et le temps imparti, mais le trajet ne sera pas figé . En fonction des conditions météo et de nos envies, nous improviserons, en effet, nous partons seul, en amoureux sans réservations d’hôtels. L’aventure, oui mais dans un grand pays civilisé, ou la culture des voyages et des déplacements sont fortement ancrés (les pionniers, la ruée vers l’Ouest, la route 66 !!) donc cela ne devrait pas nous causer de soucis. Entre temps, plusieurs échanges avec Philippe et Carole nous avait permis d’imaginer le tracé approximatif de notre parcours, les incontournables, et de précieux conseils pour profiter pleinement de nos 4 jours à Daytona Beach pendant Biketoberfest, la petite Bike Week (environ 100 milles motos tout de même, quand on sait que « Faker See » ne réunit « que » 50 000 motos). Le 8 Octobre décollage de Roissy CDG arrivé à New York aéroport JFK vers 10 h 00 heure locale. A la sortie de l’aérogare, organisation à l’Américaine, file d’attente encadrée et respectueuse, dispatcheuse en uniforme, qui dirige les clients vers les taxis (les jaunes) forfait de 45 USD pour rejoindre Manhattan (24 miles). On roule sur des grands axes dans une immense banlieue, il fait très beau et chaud (25°). D’un seul coup, dans l’horizon embrumé d’immenses tours se dessinent, c’est la grosse pomme ! On y est, on est dans le film, chair de poule et émotions, plus on se rapproche du centre, plus on prend la mesure du gigantisme de cette ville, une grande claque. Nous déposons nos bagages à l’hôtel, la chambre n’est pas disponible. Philippe nous avait dit, pour découvrir New York le mieux c’est une bonne paire de basket et un sac à dos, c’est donc ce que nous ferons pendant 2 jours.

1er jour : Un peu assommés par le vol et la chaleur, nous décidons de remonter Broadway pour nous réfugier dans la fraîcheur et le calme de Central Park, après une petite sieste réparatrice allongés dans le gazon, nous découvrons le lac, Strawberry Fields (jardin financé par Yoko Ono) et nous baladons tranquillement à l’ombre d’arbres magnifiques entouré de joggers, rollers, cyclistes, beaucoup de maman avec leur bambins en poussettes, des calèches à chevaux pour touristes et des joueurs de base ball. Notre premier repas en Amérique dans Central Park ne nous laissera pas un souvenir impérissable sauf au niveau du prix, à éviter. La circulation automobile dans Manhattan est dense mais beaucoup moins stressante que son équivalente parisienne, surprenant. Après avoir disposé de notre chambre vers 16h00 nous décidons de filer vers le sud vers l’incontournable Empire State Building, nous voulions faire cette visite en fin de journée pour assister à la tombée de la nuit du haut des 440 mètres de l’édifice. Epoustouflant, les rues et les buildings qui s’éclairent progressivement avec la fin du jour, même au milieu des centaines de touristes reste une grande séquence émotion, nous aurons du mal à redescendre tant la vue sur toute la ville est grandiose. Au retour vers l’hôtel nous passons par Times Square ses écrans géants, ses néons multicolores et sa frénésie.

2ème jour : Réveillé à 7h00, petit déjeuner au « Starbuck Café » du coin, aux Etats Unis on déjeune fréquemment à l’extérieur de chez soi, chocolat chaud et muffins au milieu de News Yorkais accro à leur PC portables. Un taxi direction Battery Park, là où se trouve le départ des bateaux pour la statue de la liberté, on fera différemment nous prendrons le ferry gratuit qui relit Manhattan à Staten Island, ainsi nous passerons près de la dame au flambeau et profiterons d’une vue magnifique sur la skyline sans faire la queue avec les autres touristes. Un petit tour près du terminal de Staten Island comme à pied il n’y a pas grand chose à voir nous retournons vers Manhattan pour visiter Fincancial district : Wall Street, l’église St Trinity.. on déambule, souvent les yeux vers le ciel pour admirer les magnifiques façades des immeubles qui mêlent néogothique et style art déco . Une assiette de wings acheté dans une de ces baraques typiques de New York pour le repas de midi. Nous faisons un détour par « Ground Zéro » pas grand chose a dire, même maintenant au milieu des travaux de reconstruction ça « prend aux tripes ». Un taxi pour retourner à l’hôtel. Après une petite pose pour délasser nos jambes peu habituées à tant de marche à pied (a peu près 15 km hier et 10 aujourd’hui) nous décidons de repartir le nez au vent au gré des rues (toutes orientées Est West) et des avenues (Nord Sud) de New York. Là en quelque blocks (pâtés de maisons) nous découvrons le monde entier : restaurant italien, chinois, français, maghrébins etc., etc., …… Echopes proposant des produits de tous les continents, nous visiterons une ahurissante épicerie Amish rappelant celles de nos campagnes d’antan, mais puissance 100. Une bonne bière dans un Pub Irlandais avec une ambiance sympa clôturera notre après midi. Arrivés à l’hôtel, la réception nous informe que la moto a été livrée, nous filons au parking découvrir l’Electra Glide noire, ce sera désormais notre fidèle destrier pour les 2 semaines à venir.

3ème jour : Il a plu toute la nuit, la circulation est dense, la chaussée visqueuse et comme pendant ces 2 journées nous avons noté qu’il n’y avait quasiment aucune moto à New York une certaine appréhension s’empare du chauffeur ! Nous roulerons très cool et merci Tom Tom de nous avoir extrait de la mégapole. Nous nous dirigeons vers York en Pennsylvanie où nous devons visiter l’usine Harley Davidson. Après quelques kilomètres sur l’interstate qui nous éloigne de NY nous faisons halte sur une aire de repos ou se trouve un « visitor center » la préposée nous fourni quantité de cartes et de dépliants et nous concocte un itinéraire qui nous plongera dans le pays Amish, fermes typiques, voitures à chevaux, tenues vestimentaires d’un autre âge on se refait « Witness » le film avec Harrison Ford. En traversant la campagne de Pennsylvanie, chaque petite ville rivalise de charme, maisons typiques américaines, jardins proprets, pas de clôtures et nombreuses décorations pour Halloween. A chaque arrêt les habitants viennent nous voir pour discuter, il y a même ce monsieur qui nous propose de rester le soir pour assister à la fête agricole et aux nombreuses dégustations qui vont avoir lieu mais on doit avancer un peu quand même, dommage.

4ème jour : Visite de l’usine HD, rigueur américaine, lunettes de protection, file indienne et « on ne passe pas la ligne jaune ! ». Mais, guide très sympathique, visite intéressante, on sait maintenant où passent nos euros quand on signe le gros chèque à notre concessionnaire HD. Quelques achats à la boutique (pas trop, on est quand même limité en place) sur le parking nous discutons quelques instant avec des bikers locaux. Depuis notre départ de NY nous avons accroché un petit drapeau français à l’arrière de la moto ce qui ne manquera pas de susciter la curiosité à chaque arrêt et nous permettra très souvent d’engager la conversation avec des américains plutôt surpris de voir des frenchies en moto dans le coin. Au moment de repartir, il pleut et la température a fortement chuté nous décidons donc de prendre l’ interstate afin de descendre au plus vite vers le sud et trouver un peu plus de soleil. Au hasard de l’itinéraire le plus rapide décidé par le GPS, nous passons dans la grande banlieue de Washington, en quittant la route principale pour faire le plein nous découvrons une zone résidentielle ahurissante, des propriétés impressionnantes, au milieu des bois et des collines qui pourraient faire pâlir d’envie certaines maisons de stars de Hollywood. En fin de journée nous sommes à Front Royal, porte d’entrée de la Blue Ridge Parkway, la route touristique qui file vers le sud au travers de la chaînes des Appalaches. Le premier motel a certainement été construit dans les années 50 et pour lui le temps s’est arrêté à cette date, kitch et typique, mais propre. La réceptionniste nous indique un « steak house » à 100 mètres. Il ne paye pas de mine, mais une fois à l’intérieur nous serons accueillis par 3 charmantes dames, dans un cadre sympathique, la nourriture excellente et l’ambiance conviviale nous ferons passer une excellente soirée.

5ème jour : Petit déjeuner au supermarché du coin. Nous entrons dans le parc de Shenandoa et roulons sur la « Skyline Drive », le premier tronçon de la Blue Ridge, un paradis pour motard, bitume parfait, grandes courbes, pas de feu rouge, pas de carrefour mais vitesse limitée à 45 miles. Seul problème, si le temps est magnifique, on roule a presque 2 000 m est le fond de l’air est un peu frais. Les paysages sont fantastiques, les points de vues se succèdent avec chaque fois un panorama grandiose. Les forêts commencent à prendre leurs couleurs d’automne et ajoutent a la beauté des sites .Apercevant notre drapeau français, un couple nous interpelle, « hello les cousins », ils sont canadiens et descendent chacun avec leur moto vers la Floride, habitués de cette partie des USA, ils nous donneront de précieuses indications pour notre trip . Lorsque nous redescendons des crêtes en fin d’après-midi pour trouver un hébergement la température remonte. Faisons étape à Roanoke dans un éconolodge pas terrible, bof pas grave c’est juste une nuit.

6ème jour : Motel pas terrible donc, et nuit pas terrible non plus la route trop proche certainement ! Petit déjeuner en ville, un truc impressionnant un bol de chocolat chaud surmonté d’une montagne de crème chantilly le tout arrosé de sauce chocolat, ouf ! Ca change un peu des gobelets en carton mais un peu « too much » quand même. Nous sommes à nouveau sur la Blue Ridge, plus nous filons vers le sud plus les paysages sont beaux, sapins, haie de rhododendrons Aujourd’hui nous rencontrons de plus en plus de bikers, il faut dire qu’au states cette route est un must un peu comme le Verdon ou les gorges de l’Ardèche chez nous. Nous quittons la Blue Ridge pour trouver une station service, celle indiquée par Tom Tom n’existe pas ! on s’enfonce donc en pleine campagne, nous trouvons alors la station-épicerie-fast food-garage-pharmacie-saloon du coin. Pompes déglinguées (celle avec les chiffres qui tournent !!) à l’intérieur un bric à brac incroyable. Au moment de repartir arrive un pick up en descendent 2 affreux crados, gueules en biais et dents pourries, ce sont les affreux de « Délivrance », t’endends pas un air de banjo ! Vite on dégage.

7ème jour : Ce matin, on a deux possibilités, continuer par la montagne jusqu’au « Great Smoky Mountains » ou piquer à l’Est vers l’Atlantique. La fraîcheur des cimes et le risque d’être obligés de se dépêcher pour être dans les temps les jours suivant, nous font opter pour le plan B. On traverse donc les Cherokee Foot Hills. Nous quittons la Virginie pour la Caroline du Sud. C’est une route somptueuse, les montagnes se sont changées en collines boisées avec de nombreux lacs. Si l’altitude baisse, la température augmente, les miles défilent, en fin de journée nous traversons une région de culture, pommes, pêches, fraises, chaque ferme y va de son exposition de citrouilles, et oui Halloween approche. Ce soir étape dans la ville d’Anderson, chouette motel « La Quinta », dîner de poissons au « Red Lobster » voisin.

8ème jour : Arrêt à la concession Harley d’Anderson, nous investissons dans des blousons plus légers car dès le matin il commence à faire chaud. Nous quittons déjà la Caroline et nous voilà en Georgie, nous attaquons alors le sud et les premiers champs de coton avec leurs immenses fermes. La prospérité n’est pas présente partout dans le coin, et nous traversons plusieurs villages délabrés, maisons peu entretenues et nombreux commerces fermés. Nous décidons de rouler un peu plus aujourd’hui pour atteindre Savannah . Nous y arrivons vers 18h00, c’est un peu chaud pour trouvez un hôtel au centre, car c’est une ville touristique. Une dame charmante nous voyant dans l’embarras, nous demande d’attendre 5 minutes, à son retour elle nous explique qu’elle a téléphoné et nous a trouvé un hôtel quelques rues plus loin !! petite ballade sur les quais, resto et dodo.

9ème jour : Ce matin nous la jouons très touristes, ballade en trolley dans le centre historique, finalement un excellent moyen pour voir les magnifiques demeures typiques du sud ; les dizaines de squares particuliers à Savannah sont magnifiques avec des arbres centenaires, des magnolias gigantesques. L’après-midi, petite croisière en Steam Boat sur la Savannah River, départ vers 16h00. Nous rejoignons rapidement la côte, un pont immense nous amène à St Simons Island, station balnéaire huppée de Georgie, mais nous trouvons un motel pour un prix raisonnable à 100 mètres de la mer. Le soir dîner dans un bas sympa qui sert apparemment de rendez-vous aux locaux, musique live, clients chanteurs (bons), bonne bière, ambiance cool.

11ème jour : Petite balade à pied pour faire les indispensables photos typiques, c’est vraiment beau, propriétés entourées d’arbres, bordée par l’océan, très chouette. On roule vers Saint Augustine, la plus vielle ville des Etats Unis, pour gagner du temps et éviter les embouteillages de Jacksonville, nous prenons un petit ferry en compagnie d’autres bikers. En continuant par la route côtière, nous roulons maintenant avec des dizaines de motos qui convergent vers la Floride. Nous allons bientôt faire la connaissance de la Marée Rouge !.. Il faut faire le plein, arrêt station service, nous voilà pris tous deux d’une quinte de toux, la gorge irritée, les yeux qui pleurent, nous pensons que c’est peut être le sel de l’océan ? Mais la pompiste nous explique que ceci est du à une algue qui se développe sporadiquement dans le golf du Mexique et provoque ces quintes .Au moment de repartir, nous entendons : « vous allez bien ? » teinté d’un accent singulier, nous avions retrouvé nos deux canadiens, 2 000 Kms plus loin au milieu de centaines d’autres motards, dans une des milliers de stations services des USA. Ce sont maintenant des milliers de motos et un bruit incessant de V twin qui nous accueillent quand nous arrivons à Daytona Beach . Notre motel en bord de mer est impeccable. Le patron, canadien francophone nous accueille avec gentillesse . Avec son épouse, il nous chouchouteront tout au long de notre séjour. On s’installe pour 4 jours, plus de chargement quotidien, génial. Le soir nous allons visiter Main Street, le cœur de l’événement nous ne sommes que jeudi mais c’est déjà très animé, défilé ininterrompu de Harley, bars, boutique, musique et ambiance bon enfant.

12ème jour : Visite de la concession Harley d’Ormond « Destination Daytona ». D’après la pub la plus grande au monde, hé bien, çà doit être vrai, deux étages, escalators, ascenseurs, des centaines de motos exposées, des rayons d’accessoires déments, un choix de vêtements stupéfiant. A l’extérieur des centaines de stands aftermarket et de customizers. Le soir dîner dans un resto sympa situé sur la jetée à deux pas de l’hôtel.

13ème jour : Matinée glandouille, balade à pied sur la plage, l’après-midi nous filons vers le sud visiter le phare de Ponce Inlet, vue imprenable sur le dédale de chenaux, de marais et d’îles qui bordent l’embouchure de l’Halifax et de la Spruce river. Le soir nous irons dans un des monuments de la Bike week le « Iron Horse Saloon » : concerts, hamburgers, frites, hot dogs, et Budweisers à gogo, motos partout, strings cuir, tatouages et burns, véritable ambiance biker mais toujours conviviale, à vivre au moins une fois dans une vie d’Harleyiste.

14ème jour : On achète les derniers tee shirts et l’accessoire indispensable pour l’electra restée en France. La frénésie motarde des 3 jours précédents s’éteint peu à peu et le tonnerre des twins cam s’amenuisent d’heure en heure, les retraités de Floride vont bientôt reprendre possession de la ville.

15ème jour : Levés très tôt pour atteindre Orlando mais gros embouteillages quand même, on rend notre electra à l’agence et taxi pour l’aéroport .Après 3000 kms, 15 stations service, 30 fast foods, 7 états, cette fois c’est fini mais que d’images et de souvenirs, retour vers la France et l’hiver. On reviendra aux USA, c’est sur, et en moto !
Circuit moto de dix-huit jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Milaucou · 2007-12-11 · 31 replies
Nous envisageons un circuit principalement en moto du 26 avril au 13 mai 2008. Nous nous sommes adressés à l'agence Backroads. Voila les grandes lignes de notre circuit proposé. Nous aimerions des retours sur un circuit semblable et votre avis sur les excursions à faire ainsi que des appréciations sur les hotels proposes. J1 26/04 Arrivée LAS VEGAS - Nuit à l' Excalibur J2 27/04 Prise en mains Moto - journée à LV - Nuit Excalibur J3 départ pour Grand Canyon - Nuit : Hotel Bright Angel Lodge (Aurons nous le temps de faire un tour d'helicoptere ?) J4 29/04 Route pour Monument Valley - Nuit : hotel San Juan à Mexican Hat J5 30/04 Excursion dans Monument Valley (4X4)- Nuit même hotel J6 1/05 Route pour Page - Nuit au Quality Inn J7 2/05 Route pour Bryce Canyon -Nuit au BW Ruby's Inn J8 3/05 Journée dans Bryce C - Nuit Même hotel J9 4/05 Départ pour Zion- Nuit au BW Zion Park Inn J10 - Départ pour Death Valley - Nuit au Furnace Creek Range J11 - Retour sur LV - Nuit au Riviera Hotel J12 - Rendu de la moto - Transfert en vol intérieur sur San Fransisco - Location voiture - Départ pour Yosemite Park - Nuit au Cedar Lodge à El Portal J13 - Ballade dans Yosemite P - Nuit même hotel J14 - Retour sur SF - Restitution voiture - Nuit Hotel Renoir J15 - Ballade dans SF - Nuit même hotel - J16 - SF - Nuit même hotel J17 - retour France J18 - Arrivée France

Nous aimerions aussi avoir des infos sur la météo que nous risquons de rencontrer, ainsi que des conseils sur les bagages que nous devons/pouvons emporter sur la moto. Petite précision, nous sommes 1 couple 48/50 ans.
Retour de cinq semaines en Chine: conclusion English translation pending
by Pv544 · 2007-09-23 · 29 replies
Bonjour Voilà j'étais cet été 5 semaines en Chine. J'ai fait : Pèkin Chengde Shijiazhung et Zhengding Pingyao Xian Chengdu Kanding Litang Xiangcheng Zhongdian ( Sangria ) Canton Macao Hong Kong

Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Je vais complèter au fur et à mesure.
Le pour et contre de vos vélos? English translation pending
by Rambourseb · 2007-06-14 · 29 replies
Je propose un brainstorming de nos vélos !!

Pour ma part : cadre chromo monté moi même avec porte bagage avant et arrière en alu. après 1 an de voyage : le bilan !

LE POUR : l'acier c'est un peu plus souple que l'alu donc plus confortable en théorie c'est réparable mais j'ai rien cassé (au niveau du cadre)... alors bon ! le cintre papillon que j'ai posé (pour avoir des positions différentes sur le vélo) le porte bagae arrière zefal à 3 branches : même cassé il tient toujours ! les sacoches ortlieb vraiment solide !

LE CONTRE : Vélo lourd ! (16kg le vélo) les roues mavick crossland ! vraiment une mauvaise idée ! la jante arrière a explosé après 1000 km. le cadre un peu trop petit.

conclusion : je pense repartir avec un vélo en alu (léger !) et une remorque BOB YAK.

A VOUS ????? des conseils des critiques sur vos propres vélos ... ça aidera tout le monde !!!
Itinéraire Paris-Côte d'Azur en trois semaines? English translation pending
by DenisTDenise · 2007-01-29 · 29 replies
Bonjour à tous!

Nous avons l'intention d'effectué un séjour de trois semaines. Notre parcours sera de Paris à Nice (Cote d'Azur). Nous désirons passer par les villes de Paris, Auxerre, Dijon, Beaune, Chalon sur Saûne, Mâcon, Lyon, Grenoble, Montélimar, Nimes, Aix en Provence, Marseille, Toulon et Cannes.

Nous avons besoin de vos conseils sur les endroits à visités (Le nom du site et une bref description). (ex.: musée, cathédrale, vignoble, attrait touristique, etc...)

Vos conseils seront très appréciés 😉

Vous êtes mes meilleurs agent de voyage !

Merci de nous aidez ! Des gens du Québec (Canada) 🙂
Gorges du Tarn, Aveyron, Lozère en famille? English translation pending
by Fabien62118 · 2018-11-27 · 17 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple avec deux enfants qui auront 7 ans et 3 ans et demi à l'été 2019. Nous partirons du 29 juin au 13 juillet (ou 30 juin au 14 juillet). Donc notre première semaine sera pendant l'école, hors saison.

Nous avons beaucoup aimé l'Ardèche du Sud (Largentière, Chassiers), un peu hors saison aussi, mais désirons changer un peu, après 4 séjours dans ce secteur.

Nous aimons les forêts, un peu voir même beaucoup de relief (nous venons du Pas de Calais...), les rivières, les beaux villages, la baignade, les balades (randonnée est un bien grand mot avec des enfants de cet âge, nous nous limitons à 5-6 km maxi), les cascades etc ...

Nous n'aimons pas la foule, le tourisme de masse, le bruit, les grandes routes trop proches ...

Aussi, nous aimerions nous poser ce début d'été dans les Cevennes ... Nous hésitons entre le secteur Saint Jean Du gard - Anduze - Saint Etienne Vallée Française d'une part.

Et le secteur Rivière sur Tarn (Aveyron) - Sainte Enimie - Ispagnac (Lozère) -Séverac le Chateau (Aveyron) d'autres parts.

Notre préférence va plutôt à ce second secteur, même si j'ai une petite appréhension sur le climat début juillet, qu'en pensez vous ? Ce qui nous attire dans ce secteur Sainte Enimie-Séverac : -Moins de monde, notamment début juillet ??? -Secteur plus sauvage ??? -Gorges de Tarn, somptueuses je pense ... -Possibilité de rayonner vers quelques très beaux villages aveyronnais (Estaing etc ...)

Le Tarn dans ses gorges, eau pas trop fraiche ?? (habitué à L'Ardèche ou la Vallée de l'Ibie avec des eaux chaudes ...)

Merci pour vos avis ! N'Hésitez pas pour les conseils et idées !!
Gorges du Verdon en multi-activités English translation pending
by Bonjourciao · 2014-01-03 · 4 replies
Bonjour, et bonne année 2014 avec plein de beaux voyages 😄 !

Après avoir parcouru une partie du GR20 Sud l'été dernier, en août prochain, nous envisageons (ma sœur et moi) de découvrir les Gorges du Verdon, en faisant plusieurs activités différentes, incluant de la randonnée, du canyoning, etc.

En faisant des recherches sur Mister Google, je trouve 2 sites qui proposent du multi-activités (rafting, cano-raft, nage en eau-vive, canyoning). Problème : elles partent toutes deux d'un point de départ (Castellane), et y reviennent chaque jour. Et ne semblent pas trop faire de rando à pied (faut que j'amortisse mes Rolls Royce à semelle Vibram 😏😏😛 !).

N'aimant pas trop revenir sur mes pas, je trouve ça dommage. D'après vous, est-ce vraiment la meilleure solution ? N'y a-t-il pas des parcours itinérants que quelqu'un aurait emprunté en s'organisant ?

Par avance : merci de vos avis et conseils ! 🙂
Lieux à visiter en Ardèche, Aix-en-Provence? English translation pending
by Annepe · 2010-08-13 · 2 replies
bonjour à tous!!

Nous arrivons à Privas en Ardeche du 20 au 22 aout puis direction Aix en provence. Pouvez vous me conseiller sur les lieux à visiter et à ne pas louper?

Merci beaucoup
Ardèche à vélo English translation pending
by Ced4274 · 2015-08-02 · 7 replies
bonjour,

du 12 au 19 septembre j envisage de passer une semaine en ardeche... je pense louer un mobil home et visiter a velo ce departement fort agréable... j aimerais connaitre l endroit idéal du departement ou il faudrait que je loue pour profiter pleinement du sejour. je compte partir avec un velo de route et un vtt, faire aussi de la randonnée pedestre et pourquoi pas du canoé si d ici la il reste de l eau 😎 bref, si quelqu un peut me guider dans mon choix ce serait très sympa... Je pars seul, si ça interesse quelqu un ou quelqu une mp :)

merci
Petit tour dans des gorges: lesquelles? (Europe) English translation pending
by Naboombou · 2009-07-26 · 6 replies
Bonjour à tous, j'ai une semaine de vacances en août et ça m'aurait bien plus de faire un petit tour dans des gorges, oui, mais lesquelles???? I y en a tellement, les plus connues ont l'air magnifique mais je me demandais si certains d'entre vous en connaissaient d'autres plus discrètes, moins touristiques....

Merci d'avance.
Jolies routes en Ardèche, Lozère, Gard? (France) English translation pending
by Bigoodi · 2008-04-23 · 3 replies
Bonjour !

Si vous connaissez ces coins, avez vous des suggestions de jolis itinéraires (meme un peu longs : belles routes, jolis villages traversés etc...) entre : 1-privas (07) et langogne (48) 2-langogne et mende (48) ou langogne et anduze, je ne sais pas ce qui est le plus joli ??? 3-mende et anduze 4-anduze et privas

Merci !
Séjour Pierre & Vacances à Grospierres (Ardèche) English translation pending
by Basilicman · 2010-01-24 · 3 replies
Nous avons jeté notre dévolu sur ce nouveau site, logement au vallon pour les 2 dernieres semaines de juillet.Nous trouvons cependant peu d'info objectives sur le net et le peu trouvé n'est pas toujours rassurant;nous sommes 4, dont 2 grands ados(18 et 15 ans) provenant de belgique en voiture.Est-ce l'erreur de la decennie ou y a t'il de bons conseils pour rendre le séjour agréable?merci.
Visite du bois de Paiolive en Ardèche: meilleurs sentiers pour tout voir? English translation pending
by Valoute · 2009-03-14 · 2 replies
Bonjour, nous sommes 2 adultes et allons passés une semaine en Ardèche fin juin. Nous allons visiter le bois de paiolive. Apparemment il y a 3 sentiers de balisés. Mais lequel est le plus interressant et permet de voir un maximum les beautes de la nature? Car de toute manière, nous n'aurons pas le temps d'en faire plusieurs.... Une semaine c'est court pour visiter l'Ardèche. Peu importe la difficulté, nous sommes pas trop mauvais marcheurs... merci pour vos réponses
Randonnée à vélo Genève-Barcelone à travers l'Ardèche English translation pending
by Prosper7 · 2007-09-20 · 7 replies
Salut a tous

Je rentre aujourd´hui de ma rando en velo Geneve - Barcelone. 8 jours, 1000km et 8000 metres positifs grimpes. Je voulais partager ici quelques infos, c´est le genre d´infos que je cherchais avant de partir!

L´intineraire: Pleuin sud d´abors: Ain, Isere, Drome (jusque Crest) puis plein ouest vers Privas, col de l´escrinet et Aubenas (ardeche), les Vans, puis Ales et les gorges de l´Herault (St Guilhem le desert, magnifique). Ensuite traversee de Beziers - Narbonne, Collioure, Pyrennees (par la cote... ca monte et ca descend par la...) puis Costa Brava. La plus belle route de mon periple: dans la costa brava, justement, celle qui relie Sant Feliu de Guixols a Tossa de Mar, au-dessus de la mer, c´est rude pour les pattes mais qu´est ce que c´est beau! J´etais guide par mes cartes 1:100 000, nickel. Je regrette juste un peu d´avoir roule un peu trop sur nationale/departementale, surtout apres Ales. Mais j´avais des fourmis dans les jambes... envie de bouffer du kilometre!

J´etais sous tente mais effectivement la prochaine fois je dors a l´hotel... histoire d´aller un peu plus vite sans le poids de la tente. J´ai ete decu par les campings: chers et occupes uniquement par les campings cars qui font un bruit d´enfer avec la tele allumee.

Je peux vous parteger plus d´infos si vous le voulez. Bye

Prosper
Gare la plus proche pour l'Ardèche: Valence ou Montélimar? English translation pending
by Parigina · 2007-03-11 · 10 replies
bonjour!

Je souhaite partir une semaine en Ardèche en louant une auto. Quelle est la gare la plus proche: Valence ou Montelimar ? Si vous avez des suggestions d'hébergement (chambres d'hôtes dans endroits chouettes) je suis preneuse...

merci d'avance
Camping à Joyeuse en Ardèche avec deux enfants (France) English translation pending
by Celb · 2007-03-06 · 13 replies
Bonjour,

Connaissez vous le camping "Les cruses" près de Joyeuse ?

Nous partons en Ardèche au mois de juillet en camping et j'aimerai savoir ce qu'il y a d'intéressant à voir dans le coin .Nous y allons avec deux enfants (4 et 8 ans).

Il y a bien sur les grottes, le canoë (bien que l'age de mes enfants soit peut-être limite). Si vous avez des idées de sortie, promenade, visite etc...pour des enfants de cet age, merci de m' écrire.

A bientôt
cherche chambre d'hôtes et suggestions de visites en Ardèche ou dans la Drôme English translation pending
by Pivolo · 2005-04-23 · 5 replies
nous désirons passer quelques jours soit l'ardeche ou la drome

nous avons besoin de conseils pour des chambres d'hotes maxi prix 50€ et les endrois a visiter

merci pour vos conseils
Randonnée de deux jours/une nuit avec âne en Ardèche avec deux enfants (5 et 2 ans) English translation pending
by Marcetflo · 2013-02-18 · 4 replies
Bonjour, Nous prevoyons de passer 2 jours/1 nuit en Ardeche dans le cadre de nos vacances en France debut juillet. La formule trekane nous tente bien. J'ai contacte l'agence qui nous propose un circuit de 12kms de marche par jour avec une ane pour porter les affaires et les enfants si besoin est. Nuit en camping ou gite. On partirait de Vallon Pont d'Arc et la on a 2 options: - suivre le GR4 vers le nord des gorges direction St Rameze et retour via le Plateau du Gras - ou suivre le GR4 vers le sud des gorges direction Labastide.

Si on veut pouvoir decsendre dans les gorges il faut rajouter 10kms AR donc 1 nuit de plus ce qui pour l'instant n'est pas vraiment au programme...

Que me conseillez vous? Nord ou Sud?

Nous preferons les sentiers de montagne a la foret, et l'exposition du Plateau du Gras me tente plus. Mais le village de Labsatide a l'air vraiment tres joli et la descente au fond des gorges est tentante...

Je precise que nous marchons regulierement avec les enfants a Sydney y compris dans les Blue Mountrains avec des deniveles de 300m tres raides. Bebe est en sac a dos et mon aine marche comme un chef!

Est ce que qqn a deja tente la formule rando + ane?

Merci d'avance!
2 semaines sur l'Aveyron et la Lozère English translation pending
by Thomasdesmon · 2015-05-19 · 8 replies
Bonjour à tous, L'année dernière ce fut la Drôme et l'Ardèche, cette année ce sera – si possible – l'Aveyron et la Lozère... Une semaine chacun (voire deux semaines dans un seul) !

Ma question habituelle : quel endroit stratégique pour se poser et rayonner dans ces deux départements ?

Nous adorons les forêts, les rivières et les villages anciens !

Merci d'avance pour vos conseils !
Itinéraire: traversée de la France en suivant le Lot English translation pending
by Sims · 2007-04-16 · 10 replies
Bonjour,

Nous projettons une traversée de la France en Famille fin juin sud Ardeche/Landes genre convois exceptionnel vélos couchés + remorques avec un enfant (2 ans).

Après avoir suivit et étudié sur la carte l'itinéraire Lyon-Bordeaux qui à fait l'objet d'un précédent post, j'envoie une bouteille à la mer (plutot dans le fleuve) pour savoir si quelques un parmis vous on deja traversé la France en passant un peu plus au sud (par le Lot).

Mon point de départ étant le sud Ardèche (région des gorges) et mon point d'arrivée Biscarosse. Je ne souhaite faire ni les gorges du tarn, ni celles de l'ardeche (je connais déjà très bien). Après étude sur carte j'ai retenu de suivre le Lot sur toute sa longeur.

L'itinéraire est le suivant (grandes villes ) : Aubenas (07) - Mendes - Figeac - Cahors - Villeneuve sur lot - Biscarosse

Cette itinéraire ne fait que tracer l'axe de notre trajet, nous pensons faire etape seulement dans de petits villages. Je me rends compte donc que nous suivons la vallée du lot sur les 3/4 de notre route.

Plusieurs questions :

o A part la section Aubenas-mende qui sera grimpante pour monter derriere le mont lozere, que nous reserve la suite de l'itineraire en matiere de dénivelé ?

o Quels sont les sites (naturels, gastro, archi, pour enfant) ou villages à voir absolument dans toute cette region ?

o La présence de routes peu fréquentées est elle réelle ?

o Le précédent post auquel je fais allusion parle de la section bergerac-Bordeaux avec pistes cyclables et region viticole interessante à traverser. Qd est il de la section villeneuve sur lot biscarosse qui nous evite de crocheter plus au nord et quitter prématurement la fin de la vallé du lot?

o On me conseille la région de Biscarosse pour profiter de pslu de calme 'relatif' et éviter l'overdose de l'afflux touristique de Lacaneau...

Merci de votre réponse et de votre temps.
Baignade sympathique dans la vallée d'Ossau, Lourdes, Tourmalet...? English translation pending
by Ohanquez · 2013-06-07 · 3 replies
Bonjour, je souhaite partir cet été en camping au pied du tourmalet afin d'effectuer randonnées, sorties vélo, visites sites touristiques etc etc... mais j'ai un soucis 😕 je parts avec mes enfants et il me faut un coin pénard en rivière ou en étang pour me baigner en famille.

Je suis un adepte des gorges type Verdon, Toulourenc, Ardeche, Herault ou encore Tarn etc etc... ou on peut trouver facilement des sites tranquilles pour piquer une tête en famille.

Mais dans ce coin là je ne trouve pas grand chose de proche et la baignade dans la piscine du camping c'est pas trop mon truc!!

Connaissez vous un site idéale? je pensais en fait à la vallée de l'Osseau vers Castet, au lac des graves vers Prechac, au lac de lourdes, le lac de barbazan .....??????? Merci de votre aide

Olivier
Randonnées à découvrir dans le sud de l'Auvergne English translation pending
by Cadenette · 2011-05-15 · 4 replies
J'habite une superbe région dans le sud de l'Auvergne. (Pradelles) Voilà de superbes randonnées à découvrir. Le GR 700 La Régordane, ancien chemin muletiers, Le GR70 de R.L.Stevenson Mais aussi les 220 km des Gorges de L'Allier. Endroit féérique dans un nouveau monde. Pour les amoureux de la marche sachez que l'association du tourisme de Cayres et de Pradelles organisent le 14/15/16 mai le circuit du Mont GERBIER au MEZENC Le Mercredi 25 Mai le circuit La Chapelle GRAILLOUSE. Le 29 Mai Une randonnée des plus beaux villages de France . Le 8 juin randonnée en forêt de MEYGAL. Le 15 juin LE CHEMIN du GRAY sur le plateau du Devez Le 22 Le 22 juin Un beau circuit entre AUVERGNE et VELAY et le 29 juin Un circuit de montagne LE ROC de FENESTRE il atteint 1494 m.

A savoir que Pradelles se situe à 6 km de la lozère et 3 km de l'Ardèche. Cela serait dommage de ne pas découvrir cette magnifique région . En la découvrant j'en ai posé mes valises pour ne plus en repartir, c'est pour vous dire qu'en France on a vraiment de très très jolis coins à découvrir

Bon week end à vous
Région en France pour des vacances d'été? English translation pending
by 77ness · 2007-05-01 · 11 replies
😉 Coucou tous le monde!

Pouvez vous m'aidez? Je voudrais partir cet été en France côté campagne, genre Ardéche Dordogne Isere...mais je ne sais pas quelle région pourrait être vraiment belle à visiter avec de beaux coins et puis qu'elle soit plutot animée! En connaissez vous ?

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display