Search VoyageForum
FR
Quoi visiter et faire à Paris? English translation pending
by Ghp · 2006-11-18 · 25 replies
hola! je m'appelle Gisela et j'irai des vacances en France, je veux savoir qu’est-ce que vous me recommandez de visiter ou de faire à Paris ??
Avis sur guest houses à Siem Reap et Pnom Penh (Cambodge) English translation pending
by Larri · 2006-06-03 · 37 replies
bonjour,

J'ai réservé un sejour à Siem Reap au "Pavillon indochine" et en suivant à Pnom Penh à "l'Imprévu" . jaurai aimé avoir votre avis sur l'une et l'autre de ces guets houses: chambres, repas et services. Merci d'avance pour vos réponses. Si certains ont des idées de visites originales à PP je suis preneur. Amicalement
Nostalgie indochinoise- Vietnam et Cambodge - 1 English translation pending
by Fabricia · 2004-09-30 · 40 replies
Paris-Saïgon (Ho Chi Minh-Ville)

Sous l'immense verrière de l'aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, une énorme explosion retentit, faisant trembler sols et vitres... Un bagage abandonné vient d'être proprement pulvérisé par les services de sécurité. Incident ordinaire en ces lieux sensibles où le moindre sac oublié par son propriétaire n'a qu'une très courte durée de vie.

Nous meublons l'attente du vol Air-France pour Saïgon en allant déjeuner à la Brasserie Flo du terminal F. Agréable manière de passer les quelques heures en savourant une choucroute bien française, avant l'aventure indochinoise que nous avons choisie en cet automne de l'an 2000.

Déception lorsqu'on nous délivre nos cartes d'embarquement : rangée de sièges n° 43 ! Tout à l'arrière du gros Boeing 777-200... Les passagers sont comprimés dans l'énorme zinc comme sardines en boîte. Une jeune femme très enceinte est assise près de nous, sans égard particulier pour son état : c'est la zone de l'avion la plus exposée aux turbulences. Et turbulences il y a, tout au long de l'interminable vol sans escale jusqu'à Singapour. Nous traversons des tempêtes qui brassent le Jumbo-jet comme un fétu de paille. Le personnel de bord ne brille pas par sa courtoisie. Le steward daigne nous servir, du haut de sa grandeur, quelques plateaux-repas sans le moindre sourire. Il faut insister longuement pour obtenir un verre d'eau. "Vous devriez louer un avion privé" nous dit ce malappris à qui nous marquons notre mécontentement d'être si mal accueillis.

Courte escale à Singapour, dans l'aéroport éclaboussant de luxe, le plus beau d'Asie, où nous dégustons un succulent café dans la zone-transit. Au lever du soleil, voici la terre indochinoise noyée sous les flots du Mékong qui ont envahi la plaine qui miroite comme un lac immense. Comprimés pendant des heures dans l'espace étriqué de la classe Canigou, les passagers posent enfin le pied sur la terre ferme. Derrière le guichet d'accueil, les préposés à la vérification des passeports et visas ont tous une mine sévère et peu engageante... Ils scrutent attentivement chaque étranger et tamponnent comme à regret les documents dont il ne faudra se séparer à aucun prix : cette demande de visa qu'il a fallu remplir pour l'obtenir, et qu'il faudra présenter à nouveau au moment du retour en France...

Un taxi nous dépose à l'hôtel Saïgon-Prince, établissement touristique de belle allure sur le boulevard Nguyen-Hue, quartier des affaires de cette ville cosmopolite que tous les français continuent de nommer Saïgon, malgré le vilain nom "Ho-Chi-Minh-Ville" de la réunification... L'arrivée sur le sol vietnamien n'est pas dépaysant : il règne dans ce pays une atmosphère de France d'autrefois qui a laissé une profonde empreinte sur ses habitants. Dans le hall imposant du palace, on remarque surtout des clients japonais.

Confortable et silencieuse, la vaste chambre donne sur une cour intérieure, à l'écart des bruits de la circulation très dense sur le boulevard.

L'Agence Vietnam-Tourist nous a été fermement recommandée pour organiser notre séjour. C'est un organisme d'état (le pays est sous le régime "communiste-libéral") et son directeur francophone établit un plan de visites selon nos désirs, qui suivent de près ses conseils appuyés. Cette ville active, grouillante et surpeuplée est consacrée en premier lieu aux affaires et au commerce tout azimut. Malgré trente années de guerre meurtrière, le Vietnam se relève du cauchemar à une vitesse vertigineuse, grâce au courage et au dynamisme exceptionnel de la population. A maintes reprises, nous allons voir des preuves tangibles de la grande force de vie qui s'exprime à travers le pays.

Parfum de cuisine française, au "Bistro Augustin", le patron est vietnamien, mais il a séjourné en Bretagne de longues années. A nous le filet de porc à la moutarde, le bar grillé et la crème brûlée ! Tout est délicieux, servi par une mignonne jeune fille au fin minois de porcelaine. C'est sûr : on va revenir souvent chez Augustin pour d'autres agapes.

On marche avec plaisir sur les larges trottoirs des avenues dont certaines portent l'ancien nom colonial avec la nouvelle dénomination. L'ex-rue Catinat a été rebaptisée Dong Khol. Seules trois rues gardent encore leur nom d'origine: rue Pasteur, rue Calmette et rue Yersin. A noter que ce sont trois scientifiques-bienfaiteurs de l'humanité ayant inventé des vaccins contre des maladies redoutables.

Les monuments officiels de Saïgon sont des vestiges intacts construits par les français entre 1900 et 1908. L'Hôtel de Ville, pâtisserie de stuc rose et blanc, colonnettes et frises rococo, ferme la perspective de l'avenue Nguyen-Hue. Il faut braver le joyeux désordre des innombrables engins à deux roues qui sillonnent en rangs serrés les grandes artères. Le directeur de l'agence nous a donné ce conseil : "Vous traversez, sans courir ni vous arrêter, les conducteurs vous évitent et vous ne risquez rien !"... Facile à dire, mais il faut garder tout son sang-froid pour se lancer dans ce magma en mouvement perpétuel environné de vapeurs d'essence.

Nous pouvons témoigner de l'efficacité de la méthode, puisque nous reviendrons sains et saufs d'un audacieux périple de 30 jours. Autre recommandation : se méfier des nombreux pickpockets qui sévissent autour de l'hôtel. Et pas plus tard que ce premier soir, quand nous allons à pied au restaurant, de l'autre côté de l'avenue, mon compagnon est abordé et serré de près par deux gus, dans l'intention manifeste de lui piquer sa sacoche. Mais l'homme a déjà été piégé, à Istanbul, par de semblables individus, et il repousse l'assaut en gueulant si fort que les gars s'enfuient sans insister ! Que dit-on ? "Seul le fou tombe deux fois dans le même piège..."

Demain, destination : le delta du Mékong, le fleuve jaune dont nous avons aperçu de l'avion les méandres débordant sur la campagne inondée...
Espagne: Minorque, une île des Baléares, préservée et authentique English translation pending
by Jemaflor · 2019-05-08 · 35 replies
Non, non, les Baléares ne se résument pas seulement à des côtes souvent bétonnées (principalement à Majorque) ou à des fiestas sans fin (surtout à Ibiza). En effet, à l'Est de l'archipel, l'île de Minorque dévoile (encore) aux visiteurs un charme insulaire authentiquement méditerranéen. Séduit par un séjour, en septembre dernier, à sillonner l'île de long en large, du Nord au Sud puis d'Est en Ouest, je suis maintenant enthousiaste à l'idée de partager avec ce carnet de voyage quelques uns de mes souvenirs.

Dans ce récit seront évoqués, entre autres … les cami et les splendides cala, les platja, les far, les historiques talayots, les so british boinders … mais la balade sera aussi gourmande, je n'oublierai donc pas de parler de la saveur de l'AOP Mao minorquin et de la fameuse « mahonaise ». Etant un voyageur photographe, les illustrations photos seront bien sûr au rendez-vous.



--

De Turqueta à Macarella par le cami de Cavalls



Le décor est de rêve. Lovée dans une splendide crique, Turqueta est une des plages les plus renommées de l'île … et nous y sommes ! là, sur le sable clair juste au bord d'une eau cristalline à souhait. Privilège d'un tout début de matinée de fin d'été, nous nous trouvons pratiquement seuls à en profiter, un vrai privilège !



Les premiers rayons du soleil dorent les rochers de la calanque alors que le sable mouillé scintille de mille reflets. Quelques minutes plus tard, le temps d'une première baignade, la luminosité se fait plus forte, progressivement les ombres s'effacent laissant le soleil illuminer une grande partie de la plage. La journée s'annonce très belle et on ne pouvait rêver d'un plus beau début.



Pour le farniente sur le sable, on attendra un peu car au programme ce jour, c'est ... randonnée ! Une randonnée en longeant le littoral pour atteindre d'autres criques paradisiaques mais isolées ; tout le monde le sait, gagner le paradis se mérite.

A Minorque, un sentier littoral, leCami de Cavalls, permet de longer l'intégralité des côtes de l'île. Créé à l'origine au XIVe siècle, il était destiné à l'époque aux cavaliers afin d'assurer une surveillance du territoire et surtout de l'horizon marin. De nos jours, l'historique cami est devenu un sentier de grande randonnée avec un tracé qui s'étire sur 185 kilomètres ... Avis aux amateurs (et vaillants marcheurs), il peut se parcourir en une vingtaine d'étapes. Bon, quant à nous, c'est parti pour ce fameux cami de Cavalls mais sur seulement un tronçon de la 13 ème étape : au programme l'aller/retour vers la cala Macarella ponctué de haltes plages.



Quittée la plage de Turqueta, le sentier caillouteux et poussiéreux commence par grimper parmi quelques arbres et buissons. Aucun cheval croisé sur ce sentier mais quelques gentilles biquettes, plus intéressées par les feuilles des arbustes que par notre rencontre.



La randonnée se poursuit en s'éloignant des falaises et en serpentant à travers un paysage de garrigue. On aperçoit par intermittence l'horizon bleu de la mer avant de retrouver la côte et les falaises. Voici, vue d'en-haut, Cala Macarelleta, une crique au charme fou.



Bien abritée entre les rochers cette petite calanque est une irrésistible invitation à s'y poser, on ne s'en privera pas ! Inutile d'en dire plus, les images parlent d'elles-même …







Une fois séché et bien reposé, il suffit de marcher seulement quelques minutes pour bénéficier à nouveau d'un point de vue d'exception. Le sentier offre aux randonneurs une vue plongeante sur la belle Cala Macarella.



Un panorama à admirer sans aucune retenue, enfin si, celle de ne pas trop s'approcher du bord de la falaise. On se trouve vite captivé par ce bleu étonnant et par cette transparence de l'eau. Un détail dans ce panorama accroche mon regard : un bateau de plaisance semble en apesanteur tant l'eau est claire, splendide !



Après des instants de contemplation, le chemin nous mène à présent vers la plage pour un temps de baignades, de bain de soleil sans oublier le pique-nique, histoire de recharger les batteries. Car après le repos, le chemin du retour attend le randonneur … Ce sera bien sûr le même cami mais en sens inverse. Un parcours identique que l'on semble à nouveau découvrir, les angles de vues différents nous révèlent de nouveau panoramas. Le long du sentier on croisera plus de randonneurs que le matin, deux VTTistes (courageux !), des chèvres mais toujours aucun cavalier pourtant certains détails objectivent le passage de chevaux avec par endroits la présence de crottin que les pas doivent éviter ! Passés des faux plats montants et descendants, des crochets, des courbes, des cailloux et des buissons et aussi trois kilomètres de distance … on retrouve la coquette cala Turqueta. Mais dans l'après-midi, on constate que les estivants sont en plus grand nombre qu'en début de matinée, il fallait s'en douter. Une vision qui nous conforte dans notre presque précipitation du matin, Turqueta comme beaucoup d'autres plages se savoure encore plus dans l'intimité.

--

Ciutadella, l'ancienne capitale

Principale ville de l'Ouest minorquin, Ciutadella est le lieu de résidence d'environ trente mille habitants.



Pour débuter la visite et la présentation de la cité, voici une vue du chenal qui se faufile entre les rochers jusqu'à la mer. Les quais font office de port, tout le long sont amarrés des embarcations de pêche et de plaisance. Des quais longés de boutiques, de bars et de restaurants …et des lieux qui s'animent en soirée, à la mode espagnole.

En visitant une ville, on peut s'intéresser principalement à son patrimoine architectural et à ses monuments ou bien, on peut privilégier les lieux où se retrouvent les habitants … On peut aussi faire un peu des deux, c'est donc ce que je vous propose. Pour débuter, gagnons la Place de la Liberté, c'est là qu'est situé le marché de Ciutadella. D'abord il a fallu le trouver, parcourir des ruelles étroites, s'égarer un peu avant de solliciter une passante. La place du marché était toute proche mais finalement on ne cessait de tourner autour !



Le marché aux poissons est installé sous une coquette halle couverte de tuiles de couleurs. La construction de cette structure métallique remonte au 19e siècle mais a subi une rénovation en 2011. A l'intérieur, on y vend des poissons dont la fraîcheur est garantie, un privilège des localités insulaires de bord de mer.





Autour des halles, sous les arcades, sont placés les étals de viande et de charcuterie ibériques ou plutôt « minorquines » vous affirmeront avec fierté les artisans bouchers charcutiers. Pour les fruits et légumes, c'est un peu plus loin.

Continuons à faire du « lèche-vitrine » dans la rue commerçante, la Calle Josep Maria Quadrado, en regardant avec envie les pâtisseries locales comme la fameuse ensaïmades, un gâteau enroulée en colimaçon et saupoudré (copieusement) de sucre glace.



Les patissets (sablés) sont également appétissants tout comme les croissants fourrés à la crème ou au chocolat. Plusieurs établissements proposent de goûter une petite part d'ensaïmades … histoire de vous tenter plus encore !

Une autre spécialité de Minorque est bien en évidence dans les vitrines de plusieurs boutiques, celle-là ne se mange pas … ce sont des sandales fabriquées dans l'île, les avarcas. Question modèles et couleurs, on le constate, il y a le choix.

Cantabrie & Asturies, 5 jours entre océan et patrimoine English translation pending
by Barney64 · 2017-03-20 · 19 replies
Bonjour à toutes et tous ! 🙂

En attendant impatiemment notre prochain voyage, nous avons décidé de nous faire une petite virée sur la côte nord espagnole, et plus particulièrement du côté des Asturies, le temps d'un weekend (largement) prolongé, puisque nous sommes partis finalement 5 jours.

Le risque, partir en plein hiver = météo fortement incertaine. Les avantages : grande disponibilité des locations, petits prix et vraiment peu de monde ! 🙂

Au départ de la côte basque, et avec une petite étape près de Santander afin de couper le trajet aller en deux, voici le récit d'un séjour de 5 jours (trajets compris) que nous avons véritablement apprécié, du début à la fin ! 🙂

Jour 1 Nous voici donc partis, le mercredi matin, un peu sur un coup de tête. Après avoir réservé notre logement pour le soir-même, près de Liencres, nous prenons la route direction la Cantabrie. Arrivée aux alentours de midi, un peu tôt pour récupérer les clés de la location, nous allons nous promener sur la plage de San Juan de la Canal, sous un soleil éclatant, et presque 20 degrés. Mais où est l'hiver ? 😛 Ensuite, direction la Costa Quebrada, avec sa célèbre barre rocheuse. Voyez le ciel, je ne mentais pas !^^

Costa Quebrada

Ensuite, nous sommes allés admirer le spectacle des vagues s'éclatant sur la barre rocheuse de la Playa Romantico, un peu plus à l'ouest. Le bruit est assourdissant, les enfants ne sont pas très rassurés, mais le spectacle vaut le détour ! L'heure tourne, et c'est l'hiver, le soleil file tout droit vers l'horizon .. il était temps de profiter du coucher de soleil, qui s'annonçait plus que prometteur. Pour l'occasion, j'ai choisi la côte de Liencres, face au célèbre rocher Manzano. De là, les vues sont magnifiques, quelle que soit la direction où l'on regarde !

A gauche : la côte de Liencres

En face : le 'Manzano'

Derniers rayons

Notez que le coin est magnifique, mais qu'à cet endroit, je surplombe des falaises vertigineuses, sans aucune sécurité. Donc prudence si vous vous approchez du bord, et d'autant plus avec des enfants ! 🙂

Ensuite, un dîner pris pour ainsi dire sur le pouce, et une "bonne" nuit. Disons que le logement trouvé était à un tarif très intéressant, plutôt très bien situé, extrêmement propre et fonctionnel. Mais alors très, très, très mal insonorisé ..... et des voisins très, très, très bruyants ! 🤪

Jour 2 Au réveil, le temps est gris. Au programme aujourd'hui, rien de très précis, si ce n'est de prendre la route plein ouest, direction les Asturies, en s'arrêtant ici et là au gré de nos envies (et de la météo). Notez qu'à partir de Santander, l'autoroute est gratuite. On se demande comment c'est possible, vue la qualité des infrastructures, et le nombre de tunnels et viaducs. Mais c'est en tout cas très plaisant, et bien pratique, car on s'en sert facilement pour faire des sauts de puce entre les différents lieux d'intérêt ! Après quelques kilomètres, premier arrêt dans le village de Santillana Del Mar. Nous nous arrêtons sur le parking (gratuit) près de l'office de tourisme, où nous rentrons pour glâner quelques informations, et un plan du coeur historique de la ville (il y a bien un zoo dans le coin (vite repéré par les enfants sur les affiches publicitaires), mais c'est bien pour les petites ruelles que nous nous sommes arrêtés ici ... 😛).

Santillana del Mar

Et elles valent vraiment le détour, c'est très beau, et en plus c'est véritablement désert, en cette matinée d'hiver (et en semaine). Nous déambulons donc dans les petites ruelles pavées, jusqu'à la "Colegiata de Santa Juliana". Le ciel se dégage, il fait plutôt bon, le moment est agréable pour tout le monde (même les enfants profitent de déambuler dans ces rues (quasi) piétonnes, aux multiples escaliers où il est si rigolo de grimper !

Colegiata de Santa Juliana

Puis de là, nous continuons notre boucle, toujours sans croiser personne (ou presque), jusqu'à la "Plazza Mayor", place ornée de pavés et d'un original triangle, et entourées de monuments originaux, notamment la mairie, mais aussi quelques tours et de jolis balcons d'époque !

Plazza Mayor

Nous revoila au parking, après moins d'une petite heure de balade. Nous reprenons la voiture, et continuons notre trajet vers l'ouest, avec un prochain arrêt prévu du côté de San Vicente de la Barquera. Pour une raison, notamment : aller se promener sur une plage (les enfants adorent rapporter du sable dans leurs chaussures ^^), et admirer les refliefs du massif des Picos de Europa, que l'on peut apercevoir d'ici, au dessus de la ville ! Voici un panorama de l'endroit :

San Vicente de la Barquera

La route continue, toujours vers l'ouest, toujours gratuite, et relativement peu fréquentée, pour un petit arrêt à une plage que j'avais préalablement repéré, l'originale plage de Gulpiyuri. Une plage qui a la particularité de ne pas être située directement sur le littoral, mais un peu en retrait. L'eau arrive jusqu'ici via un long tunnel, et débouche sur une toute petite plage, isolée dans la campagne, et ornée d'une jolie petite barre rocheuse. Malheureusement, c'est marée basse, et la plage est totalement sèche. Notez que le lieu est très prisé en saison estivale !! Et relativement facile d'accès, bien que le parking est très très petit !

Suite à cela, nous prenons la direction de Ribadesella, pour découvrir la ville, mais surtout pour un arrêt 'déjeûner'. L'envie du jour, des tapas. Le long de l'estuaire, les bodegas ne manquent pas !! La ville mérite de s'y attarder, notamment pour son petit ermitage, qui offre une jolie vue, mais aussi pour son coeur historique. En ce qui nous concerne, la fatigue des enfants nous a poussé à reprendre la voiture (pour qu'ils puissent dormir), et nous, pour avancer jusqu'à notre location pour les 3 prochaines nuits, près de Novellana. Le temps de récupérer les clés, et de nous installer dans ce petit havre de paix. Ce logement un est véritable coup de coeur, un appartement totalement équipé, avec deux chambres séparées, deux salles de bain, une terrasse privée, et même un très agréable cadeau de bienvenue (une bouteille de cidre dans son bac à glace - eh oui, le cidre est une boisson locale là-bas, avec de très nombreuses cidreries !). En plus, l'hôte est un amoureux de sa région, et passe près d'une demie-heure à me donner de précieuses informations, des plans, des idées, des restaurants, des conseils .. bref, un accueil plus que chaleureux ! De là, nous partons à la découverte du Cap Vidio, agrémenté de son petit phare, juste au bout du village où nous logeons.

Cabo Vidio

Puis direction Novellana, à une sortie d'autoroute d'ici (c'est très vite fait de ralier les différents endroits avec cette autoroute !) pour aller découvrir une plage très célèbre, dans le coin bien sûr, mais aussi très connues des photographes paysagistes, la Playa del Silencio. Une magnifique anse, parfaitement circulaire, une plage de galets (qui ne cessent leur bruit de roulement à chaque vague), le tout surplombé de jolies falaises. L'endroit est hors du temps, presque jurassique à mes yeux, j'adore !

Playa del Silencio

J'y resterai jusqu'au coucher de soleil, qui malheureusement ne sera pas très enflammé. Mais peu importe, l'atmosphère est photogénique. D'ailleurs, je fais la rencontre d'un autre photographe, espagnol, qui vient de A Coruna. Après avoir bien papoté, il m'indique un point de vue méconnu, très joli à photographier. Sur ses conseils, je m'y aventure, et me voila devant cette plage, qui effectivement ne me laissera pas insensible. Merci à lui !! 🙂

'plage secrète'

Après ça, il est temps de faire quelques courses pour préparer le dîner. Et de passer une bien plus agréable nuit que la veille, pour reprendre des forces. Demain sera un autre jour, à la découverte de cette merveilleuse région 🙂
Un an et demi de libre.. Le Canada pour première destination.. English translation pending
by Triade78 · 2015-01-16 · 72 replies
Les préparatifs du grand départ :

Voilà maintenant 9 mois que nous avons décidé de partir en Amérique du Nord, nous l'avons convenu le départ ne peut se faire sans préparations. Le fait d'être locataire nous engage, les abonnements doivent être résiliés, il faut aussi réflèchir que faire de notre voiture française..et j'en passe...

Mais revenons à comment nous souhaitons voir notre voyage se dérouler. Effectivement, nous comptons voyager dans le Canada de provinces en provinces...en profitant du Helpx et du Woofing pour proposer nos services en contrepartie d'un logement et de la possibilité d'améliorer notre anglais. Nous attendons aussi de ce programme qu'il soit convivial, et qu'il nous permette de faire de multitudes de rencontres.

Pour cela, nous avons décidé que nous acheterions un van aménagé. J'ai le plaisir de vous dire que nous sommes à l'heure actuelle propriétaires de ce van qui nous tenait tant à coeur mais tout ceci ne s'est pas fait tout seul. Retour sur l'achat de ce van.

Tout d'abord, le calcul du budget nous a fait réflechir. En effet, le coût du logement etait un poste important qu'il nous paraissait de couvrir sans travailler pour gagner de l'argent. Vous l'aurez compris, nous comptons partir en utilisant principalement nos économies sur ce voyage. Le van aménagé nous a donc paru la meilleure option pour voyager. En Janvier 2014, Inscrits sur le site pvtistes.com, nous avons consulté le forum pour toutes les informations disponibles en ce qui concerne l'achat du van. Nous avons aussi consulté la partie "Annonces" où des pvtistes peuvent vendre ou louer leurs biens, ici des vans.

Un van qui avait déja été vendu a attiré notre attention, nous avons donc contacté l'ancien vendeur qui nous a appris que les propriétaires étaient actuellement en Amérique Centrale, au Mexique et qu'il comptait le vendre là bas. Découragés, nous avons gardé contact tout de même avec l'ancien vendeur pour qu'il nous échange son expérience de ce road trip. Elle fut très enrichissante et nous l'en remercions. Merci "Polochon" si tu nous lis.

En Avril 2014, Quelle surprise lorsque le vendeur nous apprend que les propriétaires vont vendre le van. Nous prenons contact avec ces personnes, qui finalement est un couple de français très sympathique qui vont nous éclairer sur de nombreuses zones d'ombres de notre prochain périple. Effectivement, ils souhaitent vendre ce van au Mexique mais après des tentatives, il est très compliqué de vendre ce van au Mexique. Nous gardons contact tout au long de leur périple , des plages du Yucatan jusqu'à leur arrivée à Montréal.





30/09/2014 : Canada nous voilà !

Après avoir pris le bus, et le métro, nous voici à Montréal chez le meilleur ami d'Emilie, nous avons maintenant 6h de décalage horaire avec la France..



Le vol a duré 7h30 mais il s'est très bien passé. Air Transat est une compagnie que l'on recommande, nous avons été très bien servi. Les repas étaient compris, petit bonbon, et sourire des hôtesses au rendez vous.

L'immigration n'a pas été une mince affaire, on ne rentre pas comme ça au Canada.. Mais Emilie a eu son visa touristique de 6 mois et moi pour un an ayant le PVT.

Nous allons goûter la poutine, un plat typique québécois, nous vous en dirons des nouvelles . Trés bon mais nous avons pris une petite portion, qui au final etait tout à fait respectable. De plus comme le plat est bourratif il nous a amplement suffit.



Épuisés, mais contents. Demain on récupère le véhicule et commençons les formalités administratives pour transférer le véhicule à mon nom, s'en suivra un check up et réparations si nécessaires.
Compte-rendu de circuit au Rajasthan et séjour à Goa English translation pending
by Dschmitt52 · 2011-12-28 · 6 replies
Comme j’avais préparé ce voyage en récoltant quelques infos sur le forum (pour l’itinéraire, les hôtels, le chauffeur, etc.) je contribue à mon tour de faire profiter de notre expérience en postant ce CR. Il s’agit d’un circuit au Rajasthan au départ de Delhi, puis d’un séjour de 6 jours à Goa. Itinéraire : Delhi (1 nuit) – Départ pour le circuit au Rajasthan : Agra (1 nuit) – Fathepur Sikri – Jaipur (2 nuits) – Bundi (2 nuits) – Chittorgarh – Udaipur (3 nuits) – Ranakpur – Jodhpur (2 nuits) – Khuri (1 nuit) - Jaisalmer (2 nuits) – Bîkaner (1 nuit) – Mandawa (1 nuit) – retour à l’aéroport de Delhi et départ pour Goa (5 nuits). Puis retour à Delhi (2 nuits) avant le retour… Pour les vols, nous avons profité d’une promotion sur Austrian Airlines pour prendre les billets de Nice à Delhi (via Vienne) à environ 380€ par personne A/R. Pour les vols entre Delhi et Goa, nous avons acheté les billets sur le site SpiceJet à 8450 Roupies soit environ 120€ par personne (comparativement, c’est plus cher que le vol depuis la France, vu la distance !). Concernant la location de voiture avec chauffeur, j’avais choisi Indiahighlights, l’agence de Khem Singh à New-Delhi, avec qui j’avais échangé plusieurs mails pour lui soumettre mon itinéraire, choisir un modèle de voiture et se mettre d’accord sur un tarif, etc.

J’avais réservé indépendamment la première nuit à notre arrivée à Delhi à l’hôtel Jyoti Mahal qui offrait le transfert depuis l’aéroport, et j’envisageais d’y retourner pour les deux dernières nuits à la fin avant de reprendre l’avion du retour. Je précise que nous somme des voyageurs aguerris ; en moyenne un, voire deux voyages par an, depuis plus de 20 ans, dans tous coins du globe… Je pense que certains détails de mon récit sembleront superflus aux voyageurs qui connaissent déjà le pays, mais peuvent aider ceux qui comme nous y vont pour la première fois.

Départ le 18 Novembre à 10h05 avec Austrian Airlines, après une escale à Vienne, nous arrivons à environ 01h00. Pour notre première fois à Delhi, nous trouvons un aéroport très grand, moderne. (et bien plus propre que beaucoup d’aéroports européens…) Après les formalités d’immigration, la récupération des bagages et la douane, nous passons en zone publique ; le chauffeur de l’hôtel nous attend dans le hall des arrivées avec un panneau à nos noms. Le transfert se fait avec une sorte de mini van hors d’âge, mais qui roule, alors… Premières impressions: à cette heure, les rues de Delhi sont presque vides, la ville est noyée dans un épais brouillard. Nous arrivons à l’hôtel après une bonne demi-heure de trajet d’abord sur autoroute, puis sur de longs boulevards parsemés de ronds-points à travers le quartier des ambassades. Le Jyoti Mahal est dans une petite rue de Pahar Ganj et la réception ressemble, de nuit, plus à l’entrée d’un entrepôt qu’à une réception d’hôtel…
http://www.jyotimahal.net/index-2.htm Le check-in est rapide et nous montons dans la chambre pour nous coucher, on est HS ! On jette un rapide coup d’œil partout ; la chambre et la salle de bain sont grandes, mais pas de première jeunesse. C’est sommaire, voire vieillot, les draps sont grisâtres…on avait prévu d’y revenir à la fin de notre séjour, on cherchera sûrement autre chose !

Le lendemain matin (19/11) direction le restaurant sur le toit terrasse pour le petit déjeuner. Ces restaurants sur les toits, on en verra dans la quasi-totalité des hôtels ou nous iront, et c’est la première fois que nous voyons ça. Certainement une bonne idée d’isoler le restaurant de la rue et de tous ses désagréments ! Pour le reste, il y a un petit effort dans la déco, mais ça a l’air d’être fait de bric et de broc…. Quelqu’un de la réception vient nous prévenir que notre chauffeur nous attend. Je descends et là je vois que contrairement à ce que j’avais demandé, il a une « vieille » Ambassador alors que j’avais bien précisé que je voulais une Indigo, plus moderne. Je lui fais la remarque et lui demande de téléphoner à son patron pour voir s’il peut nous donner la « bonne » voiture et je remonte finir mon petit déjeuner. Première impression sur le chauffeur : il n’a pas l’air très expressif et il me semble qu’il ne parle pas bien anglais et qu’il est un peu « renfermé »… Une fois prêt, nous descendons à la réception et le patron de l’agence, Khem Singh s’est déplacé en personne pour nous accueillir et nous demande de faire un rapide détour par son bureau. Il doit nous donner le carnet de vouchers que nous remettrons aux hôtels, nous conseille de changer quelques hôtels de notre périple pour d’autres avec lesquels il travaille depuis longtemps, pour un budget similaire à celui que j’avais prévu. Après une tasse de thé, il nous remet le carnet de vouchers pour les hôtels. Puisque le chauffeur devra nous laisser à l’aéroport à la fin du circuit, nous lui réglons la totalité du circuit. Il est presque 13h00 lorsque nous partons enfin pour notre circuit : en route pour Agra.

Il fait un temps sec et assez chaud, la route sort de Delhi par de larges boulevards très encombrés. Puis, une sorte de route nationale qui traverse des villages et des paysages agréables. Mais le brouillard que nous avions vu à notre arrivée pendant la nuit est toujours là et gâche un peu le plaisir! Après environ 2h00 de route, le chauffeur s’arrête soudain sans prévenir : « Pause déjeuner ! » C’est vrai que, ni lui ni nous, n’avons rien mangé depuis le petit déjeuner ! C’est une sorte de grand restaurant avec un magasin de souvenirs. Un couple de Rajpoutes en costume traditionnel à l’entrée se mettent à jouer un air de musique dès que nous posons un pied à terre; ça sent le piège à touristes ! Après un rapide déjeuner, nous reprenons la route. Nous arrivons à Agra vers 18h30, à l’hôtel « Taj Inn », un hôtel moderne, au style impersonnel et aux chambres sans fenêtres, ce qui est assez courant en Inde. http://www.hoteltajin.com/ Avant de quitter Lakha, notre chauffeur, nous lui précisons que nous n’avons plus besoin de lui pour aujourd’hui et on lui donne rendez-vous pour le lendemain vers 11h00, heure de notre départ vers Jaipur. Nous avons une petite chambre meublée moderne avec une salle de bain bien équipée, mais d’où se dégage une forte odeur d’égouts ! Après un changement de chambre, nous sortons pour chercher un restaurant et « humer » l’ambiance. Nous trouvons vite un petit restaurant qui fait l’affaire et après un talli, nous revenons vers l’hôtel : demain il faut se lever tôt pour la visite du Taj Mahal ! Sur le chemin du retour nous tombons sur un mariage (nous apprendrons que c’est le mois des mariages, et on en verra encore plusieurs pendant notre circuit au Rajasthan) Les invités ne se font pas prier pour se faire prendre en photo et on se mêle à leur cortège.

Le lendemain (20/11) réveil à 05h30 et départ pour le Taj. Malheureusement, le brouillard est encore là et il semble encore plus épais que la veille ! Vu la situation de notre hôtel, nous entrerons par la porte Ouest. On est dans les premiers à entrer ; enfin, il y a au moins 500 personnes devant nous ! Dès qu’on franchi les contrôles à l’entrée (assez tatillons, nos amis indous ; il y a une liste d’objets interdits assez impressionnante!) on réalise de suite qu’on aura du mal à apercevoir le bâtiment dans son entier à cause de la brume… On prend un audio-guide en français (Les audio-guides qu’on aura pris de temps en temps seront tous très bon) et on fait la visite en prenant notre temps, on ne sait jamais, si le brouillard se lève… A 10h30, toujours le brouillard, alors on part…On rejoint notre hôtel pour prendre notre petit déjeuner, puis une fois le check-out fait, on prend la route de Fathepur Sikri. On y arrive vers midi. Le chauffeur nous laisse sur le parking d’où partent des navettes qui montent sur le site. A la descente des navettes, on est sollicités par des guides et des jeunes qui vendent des babioles. Nous achetons nos billets et une fois à l’intérieur, on découvre un site superbe. La visite prend entre 2h30 et 3h00. Nous reprenons ensuite la route, direction Jaipur. Encore une fois le chauffeur décide de s’arrêter pour une pause déjeuner dans le même genre de restaurant que la veille... va pour un petit en-cas. Nous arrivons dans les faubourgs de Jaipur à la tombée de la nuit. La rue qui mène vers le centre-ville est défoncée, elle est enserrée comme dans un canyon entre de bâtiments d’architecture Rajpoute qui semblent assez anciens qui tombent en ruine. Tout baigne dans un nuage de poussière.et avec la nuit qui tombe, on a l’impression de monter vers une ville qui me rappelle la sombre Mordor du Seigneur des Anneaux ! Les derniers kilomètres sont impressionnants; la circulation est infernale, il faut se frayer un chemin à coup de klaxon ; les camions, les bus, les voitures et toutes sortes de véhicules roulant non identifiés se pressent. On dirait que tout ce petit monde est pressé de rentrer en ville comme si une porte risquait de se refermer devant eux s’ils arrivaient après une sorte de compte à rebours invisible ! Puisqu’il est encore assez tôt, nous acquiesçons de bon cœur à la proposition du chauffeur de faire un petit crochet dans un centre ayurvédique pour un petit massage avant d’atterrir à l’hôtel. Il faut dire que l’Ambassador a un confort très relatif! Dès notre arrivée nous constatons qu’il a fait le bon choix, car c’est exactement le centre que nous avions repéré en préparant notre voyage et ou nous voulions aller de toutes façons! Lors d’un rapide entretien, le maitre des lieux, un médecin très sérieux, nous présente tous les soins proposés. Nous passons ensuite dans des salles ou un masseur nous prend en charge. Un homme pour moi, une femme pour madame…Le soins dure une heure et nous fait un bien fou ! Le chauffeur doit ensuite demander sa route à plusieurs reprises pour trouver l’hôtel. C’est le « Nahargarh Haveli », qui n’a de haveli que le nom, puisqu’il s’agit du même genre d’hôtel que celui d’Agra; une bâtisse récente sans charme particulier, assez loin du centre historique . Mais elle offre quand même l’avantage d’être dans un quartier résidentiel calme. http://www.nahargarhhaveli.com/ Les chambres sont vastes mais toujours sans fenêtres ! On s’en contentera, puisque l’état général est bon. Dés notre installation, nous voulons aller faire quelques achats, dont des tissus, puisque Jaipur est connue pour être le paradis du shopping. Le chauffeur nous « conseille » un magasin de sa connaissance. On n’est pas dupes et on s’imagine bien qu’il doit y avoir une histoire de commission là-dessous, mais bon…on y va, et ….on ne trouve rien qui nous plaise! Le chauffeur n’a pas l’air de comprendre qu’on ressorte les mains vides! Direction l’hôtel, diner et dodo.

Le lendemain (21/11) on demande au chauffeur de nous déposer près du Hawa Mahal. La visite ce palais magnifique nous prend environ 2h00. Ensuite direction le City Palace tout proche. On a « zappé » le Jantar Mantar ; on n’est pas spécialement attirés par l’astrologie et les bâtiments qu’on avait aperçus du haut du Hawa Mahal nous semblaient carrément moches ! On a passé le reste de l’après-midi à faire du « shopping » dans Tripolia Bazar, pour finir vers Panch Batti ou on n’avait donné rendez-vous à notre chauffeur à 17h00 pour nous raccompagner à l’hôtel. Nous dinons au restaurant de l’hôtel (sur le toit terrasse !) en compagnie de deux autres touristes français (Audrey et Jean de Lyon) qui commençaient un tour du monde.

Le lendemain (22/11) vers 08h15, départ pour Bundi. Un dernier détail avant de partir ; nous passons régler quelques extras à la réception. Nous payons par carte en utilisant leur TPE, la machine de paiement par carte à puce, comme celles qu’on a en France. Un détail dont je reparlerai plus tard. La route est sans histoire et on arrive vers 14h30 au Bundi Haveli. http://hotelbundihaveli.com/ C’est une très belle Haveli blanche à l’entrée de la ville, face au Nawal Sagar ; c’est-à-dire très bien situé. Nous nous laissons tenter par le restaurant de l’hôtel qui tient ses promesses. La chambre est superbe, de style rajpoute ; une porte à double battant en bois sculpté, une déco de palais de maharaja et un bow-window garni de coussins ; on se croirait dans un palais des milles et une nuit ! De plus le personnel de l’hôtel est très sympathique et aux petits soins ! Après notre installation, nous partons pour un petit tour à pied. C’est une très belle ville ; au niveau photo je me régale ! La nuit tombe rapidement et nous dinons dans un petit restaurant juste en face de l’hôtel. Il est tenu par un jeune couple très sympa et comme ils proposent aussi des massages ayurvédiques, nous nous laissons tenter avant de monter au restaurant qui se trouve sur le toit de leur petit immeuble !

Le lendemain (23/11) nous montons visiter le Bundi Palace. Ce palais est assez grand et la visite nous occupe toute la matinée. Nous redescendons en ville pour flâner dans les bazars, faire quelques achats et prendre un rapide déjeuner dans un petit restaurant du bazar. Nous ne visiterons pas le fort Taragarh, car la montée vers le fort est impressionnante et nous décourage un peu! De plus madame est un peu malade (le déjeuner ou le diner d’hier soir ?). De retour à l’hôtel, elle ne se sent pas mieux, je dinerai donc seul. Je décide d’aller diner dans un autre petit restaurant tout proche de l’hôtel, sur un toit-terrasse lui aussi ! J’y rencontre un couple de français, de la région de Perpignan, si je me souviens bien, qui font aussi le tour du Rajasthan, mais dans l’autre sens.

Le lendemain (24/11) nous quittons Bundi vers 08h30 en direction d’Udaipur. Notre chauffeur nous apprend qu’il a eu un appel de l’hôtel de Jaipur au sujet de la petite note d’extra que j’avais réglé juste avant notre départ de l’hôtel. Le réceptionniste qui fait la transaction, a fait eu une faute de frappe sur la machine et le montant n’est donc pas le bon ! Je retrouve le ticket et c’est vrai qu’il s’est trompé en notre faveur, j’aurai pu m’en apercevoir ! Le montant du ticket est 100 fois moindre que la somme due : une erreur de frappe, une virgule mal placée ! Nous réglerons la différence directement au chauffeur qui la reversera à l’hôtel lors de son prochain passage ! Pas de problème… En chemin, nous ferons un arrêt à Chittor pour visiter son fort : Chittorgarh. Cette immense citadelle mérite le détour et la visite très intéressante ne prend qu’une paire d’heures. La visite peut donc se faire lors du trajet de Bundi à Udaipur, il n’est pas nécessaire de passer une nuit dans les environs. Nous reprenons la route après la visite pour arriver à Udaipur vers17h00. Notre chauffeur nous arrête (encore !) dans un magasin de tissus à l’entrée de la ville car il avait bien remarqué qu’on n’avait rien acheté dans « son » magasin de tissus de Jaipur ! Là encore, ça sent la commission, et là encore, on ne trouve rien à notre gout, ni dans nos prix (en fait c’est deux fois plus cher que partout ; commission oblige !). A l’arrivée à l’hôtel, je lui fais savoir qu’il ne doit plus nous faire ce genre de mauvais plans et qu’on ferait appel à lui quand on aura besoin de vrais conseils, mais qu’on ne veut pas que ce soit systématique. Comme il n’est pas très expressif, je ne sais pas s’il a bien compris ce que je veux dire ou s’il fait la gueule ? L’hôtel d’Udaipur sera le pire de tout notre voyage et je ne le recommande à personne : c’est le Pichola Haveli. http://www.hotelpicholahaveli.com/ Il est, comme son nom l’indique, proche des rives du lac Pichola, sur Gangaur Ghat. D’en haut on a une belle vue sur le lac. A voir les photos sur le site, c’est un hôtel qui devait être bien il y a des années mais qui n’a bénéficié d’aucun entretien. Tout part en lambeaux ; la baignoire est fêlée et les fissures sont « cachées » par du scotch d’emballage ( !), des fils électriques pendent au plafond au dessus de la douche, raccordés avec du chatterton hors d’âge, le ménage n’a pas été fait à fond depuis très longtemps et les draps sont à la limite de l’insalubrité ! Pour couronner le tout, le personnel est tout juste souriant, du moins au check-in, après c’est carrément la soupe à la grimace ! Nous ferons avec, en essayant de nettoyer nous même ce qui peut l’être… En attendant, nous sortons de là pour aller faire la découverte de cette belle ville. A l’heure du diner nous choisissons un restaurant sur un toit-terrasse ( !) avec vue sur le Jagdish Temple !

Le lendemain (25/11): visite du City Palace. Un palais vraiment agréable à visiter, malgré la foule…L’après-midi sera consacré à visiter la ville. Mais la nuit tombe vite et l’heure du diner venue, on se laisse tenter par la belle entrée du Poona Haveli…qui tient ses promesses ; le restaurant sur le toit-terrasse (!) est très bon et on y a une superbe vue sur le lac et le City Palace.

Le lendemain (26/11) départ pour Ranakpur. La route longe de beaux paysages de lacs et traverse de beaux villages. Après environ 40 mn, on prend une autoroute qui traverse des paysages désertiques en montant de plus en plus haut dans les montagnes arides. On se croirait en Afghanistan ! Au bout d’une bonne heure, on quitte l’autoroute pour une petite route très étroite et soudain le paysage change ; tout est plus vert. C’est la région des monts Aravalli ou se succèdent des petits villages d’agriculteurs. On est sur un plateau en altitude. C’est le moment de sortir son appareil photo : norias sans âge actionnées par des bœufs, caravanes de chameaux sur les chemins, paysans aux champs, villages colorés, etc. Puis la route devient plus sinueuse et descend dans des gorges au milieu d’une forêt d’où on s’attendrait à voir surgir les animaux du livre de la jungle de Kippling ! Au fond de la vallée, on passe devant les Temples Jain de Chaumuka et après avoir une fois de plus refusé de s’arrêter pour acheter des tapis ( ! ) sur « recommandation » de notre très prévenant ( !) chauffeur, on arrive à l’hôtel Ranakpur Hill Resort ! C’est un bel hôtel en pleine nature avec une grande piscine dans un beau jardin. http://www.ranakpurhillresort.com/ Notre chambre est grande, agréable et propre. La terrasse du restaurant dans les jardins de l’hôtel fera l’affaire, vu qu’on est au milieu de nulle part ! Dès le repas terminé, direction les temples Jain à un jet de pierre de l’hôtel. La visite est une des plus belles du voyage ! Sans être un connaisseur ni de la religion Jain, ni de l’architecture en général, il faut avouer que c’est un site incontournable, rien que pour les sculptures des centaines de piliers (1444 exactement) qui soutiennent le temple principal… Retour à l’hôtel, sieste au bord de la piscine et diner dans la belle salle du restaurant. On y retrouvera un couple de berlinois que l’on avait déjà croisé au Jyoti Mahal à Delhi !

Le lendemain (27/11) départ pour Jodhpur. A partir de Sanderao, nous prenons une route très fréquentée par les camions car c’est l’axe Delhi-Mumbai ! Ce n’est qu’un long défilé de camions en tous genres ! On arrive à Jodhpur vers 13h00. Notre hôtel, le Haveli Inn Pal http://www.haveliinnpal.com/ est situé dans le quartier de la Clock Tower. Avant d’y arriver, on doit traverser par le bazar qui occupe tout l’espace autour de cette place et là c’est un choc visuel! Après déjà plusieurs jours en Inde, nous pensions avoir être habitués, mais là c’est le summum ! C’est l’endroit le plus sale que nous verrons de tout notre voyage ! Les rues et les trottoirs sont de véritables tas d’ordures, les pires qu’on ai vus de tout notre voyage. Bien sûr, il y a les vaches, cochons et autres chiens errants comme partout, mais ici, c’est encore pire qu’ailleurs ! On ne peut littéralement pas marcher sans regarder ou on va poser les pieds… Heureusement, la Haveli est un havre au milieu de toutes ces ordures ! Nous ne ferons pas d’efforts inutiles pour trouver un restaurant, et celui de l’hôtel fait parfaitement l’affaire. Comme on doit ramener des épices, on se laisse une dernière fois guider par le chauffeur vers une boutique de sa connaissance…sans plus de succès que les fois précédentes ! Nous passerons la soirée avec une connaissance, un homme d’affaire de Jodhpur rencontré en France quelques mois plus tôt. Il nous invite à diner dans un endroit incroyable ! Il s’agit d’une des propriétés de l’actuel Maharajah de Jodhpur qui abrite les haras de son équipe de polo ; les Jodhpur Eagles. Le tout se trouve au milieu d’un parc immense avec un ancien palais transformé en hôtel de luxe et un restaurant très renommé, à l’écart du centre ville. C’est là que nous dinerons aux chandelles, dans les jardins, d’un excellent repas de spécialités de Jodhpur !

Le lendemain (28/11) visite du Jaswant Thada (le mausolée de marbre blanc) à 10mn de la Clock Tower, sur la route du fort. Ce monument situé sur une colline surplombant la ville est un vrai havre de paix, très agréable à visiter. Après le déjeuner, départ pour la visite du fort Meherangarh. C’est un beau monument très bien entretenu et je recommande de prendre l’excellent audio-guide (compris dans le prix du billet) pour en faire la visite. Nous y passerons toute l’après-midi avant de redescendre prendre un bon diner au restaurant-terrasse ( !) du Haveli Inn Pal.

Le lendemain (29/11) nous partons vers 08h30 pour la région de Jaisalmer. La route est longue mais la circulation est assez fluide. Le paysage change ; il devient plus sec, on voit bien qu’on entre dans le désert. Nous ferons un arrêt à Pokara pour déjeuner. Nous croisons un nombre impressionnant de convois militaires ; la frontière avec le Pakistan n’est pas loin et il s’agit d’une zone sensible, propice aux manœuvres…Nous arrivons en vue du fort de Jaisalmer vers 16h00, mais nous n’entrons pas dans la ville : nous allons passer une nuit à Khuri, un village dans le désert, plus à l’Ouest. Nous y arrivons vers 17h00 par une petite route très étroite. Le lieu ou nous sommes hébergés est un ensemble de petites maisons en pisé recouvertes de toits de chaume, un petit complexe hôtelier regroupé autour d’une place centrale. Dès notre arrivée, nous sommes accueillis avec un pot de bienvenue. On nous conduit ensuite à dos de chameaux vers les dunes toutes proches pour assister au coucher du soleil, puis après une pause d’une petite heure, bienvenue pour soulager nos fesses meurtries par les « selles » inconfortables et le pas irrégulier des chameaux, nous reprenons le chemin du village. On s’installe pour le repas autour de la petite place ou brûle un feu, et le repas se déroule au son de la musique et des danses d’un groupe d’artistes local ! Il est question ensuite de passer la nuit dans les dunes à la belle étoile, mais nous choisirons de passer la nuit dans une case pour essayer de remettre de l’ordre dans nos vertèbres (et le reste !) plutôt que de passer une nuit dehors alors que nous ne sommes pas équipés.

Le lendemain (30/11) nous reprenons la direction de Jaisalmer après avoir pris un bon petit déjeuner. Le trajet dure environ 50mn et nous nous installons rapidement à l’hôtel « le Royale ». Il est bien situé, au pied du fort, les chambres sont spacieuses, aux normes indiennes, même si ce n’est pas du 4 étoiles niveau hygiène (on commence à s’y faire) mais tout marche … On part tout de suite à pied vers le fort, on arrive à la porte principale en 10mn. Avant d’entrer dans le fort, on se balade un peu dans le bazar à l’extérieur des murs ; Gopa Chowk. Puis on se laisse tenter par un resto de style italien situé à l’entrée du fort. (ex.Little Italy, qui a changé de proprio et de nom) La cuisine n’a d’italien que le nom… Nous passons ensuite toute l’après-midi à nous promener dans le fort avant de rejoindre notre hôtel ; séance internet et diner sur…le toit-terrasse !

Le lendemain (01/12) nous faisons le tour du fort par l’extérieur, à pied, jusqu’à Gandhi Chowk. Au restaurant « Saffron » de la superbe Nachana Haveli toute proche, nous prenons un bon repas en compagnie d’un couple de parisiens sympathiques (Marion et ?) en partance pour un tour du monde…Nous finissons notre balade dans Sadar Bazar avant de revenir au coucher du soleil à notre hôtel.

Le lendemain (02/12) nous devons partir pour Bikâner ou nous arrivons à 13h30. Notre chauffeur nous conduit directement à l’hôtel ; le « Bhairon Vilas » situé juste derrière le Junagarh fort. C’est un beau bâtiment et notre chambre ressemble à une chambre de princesse des mille et une nuits ; lit à baldaquin, meubles d’époque, tentures et dorures… Après un lunch rapide au restaurant de l’hôtel, nous partons à pied découvrir ce fameux Junagarh fort. La visite qui peut se faire, soit seul, soit en petits groupes avec guide. Notre guide très sympa est plein d’humour ; il commente pour tout le groupe en hindi et en anglais. Nous en gardons un bon souvenir…Nous sortons du fort avant le coucher du soleil et nous allons boire un verre au « Gallops » juste en face ; assez surfait il faut le dire. Ce soir nous allons diner au « Laxmi Niwas Palace » dans le restaurant de la cour intérieure. Pour un restaurant de cette classe l’addition reste très raisonnable, et surtout le cadre est très reposant...un peu de calme et de volupté dans ce monde de brutes ! C’est la seule fois ou nous aurons besoin des services de notre chauffeur pour autre chose que la conduite entre deux villes.

Le lendemain (03/12) départ pour Mandawa vers 08h30. Nous faisons un arrêt en route à Fathepur pour visiter la Haveli de Nadine Leprince. Il faut admettre qu’elle a eu un sacré courage pour se lancer dans cette aventure ; l’achat puis la restauration d’une Haveli au beau milieu de rien…Mais le résultat est là et il faut admettre qu’elle a réussit son pari ! Nous finissons ensuite notre route pour arriver à Mandawa ou nous nous installons à l’hôtel « Mandawa Haveli ». Une petite balade dans le village pour voir quelques Haveli, prendre un repas rapide dans un petit restaurant ou nous sommes les seuls clients et nous avons fait le tour de la question ; Mandawa, ce n’est pas Saint-Tropez ! Pendant le diner au restaurant de l’hôtel sur…le toit-terrasse nous assistons, encore( !) à un mariage ; le défilé des invités et de la famille du marié qui se rendent en procession chez la mariée en musique…Hop au lit, car demain nous attend une longue route pour l’aéroport de Delhi : ne pas rater l’avion pour Goa !

Le lendemain (04/12) lever à 05h00, rapide petit déjeuner et en route ! Le jour n’est pas encore levé et nous roulons sur des petites routes…Après les 30 premiers kilomètres, l’état de la route avant d’arriver à Rewari devient déplorable: une suite ininterrompue de nids de poule et plus de goudron du tout ; la voiture saute de bosse en bosse à 20km/h maximum pendant au moins 1 heure. Après une pause à Rewari, nous reprenons la route, dont l’état s’améliore.

Ces derniers jours, j’avais échangé quelques mails avec le patron de notre chauffeur au sujet de notre changement d’hôtel à Delhi. Des avis échangés avec d’autres touristes croisés au Rajasthan nous avaient convaincus de choisir le Godwin Deluxe à la place du Jyoti Mahal que nous avions trouvé très sale. Un petit accroc à notre budget, mais c’est juste pour les deux dernières nuits en Inde…Bref, je lui avais demandé de faire la réservation pour la chambre et pour le transfert de l’aéroport à l’hôtel à notre retour de Goa et de nous en faire par dès que possible par mail. Comme je n’avais pas eu de réponse jusqu’à notre départ ce matin, je demande donc à notre chauffeur de téléphoner à son patron pour avoir des réponses. Nous n’aurons pas de réponse ferme ni définitive par téléphone…Je lui demande donc fermement de s’en occuper au plus vite, de nous avertir de ses résultats par mail et de ne surtout pas oublier de déduire le prix des deux nuits annulées au Jyoti Mahal de la facture totale et de faire en sorte de nous rembourser à notre retour de Goa. Nous finirons par environ 1h00 d’autoroute avant d’arriver à l’aéroport. Nous y seront à l’heure pour prendre notre vol. Nous faisons donc nos adieux à Lakha notre chauffeur, qui, malgré son manque d’entrain tout au long du voyage, aura quand même été un bon conducteur. Nous ne sommes pas arrivés à savoir s’il était juste un peu « renfermé » ou même carrément malade (il m’est arrivée de le voir vomir à quelques occasions…) ou s’il avait quelque chose qui ne lui avait pas plus avec nous…Nous lui donnons un pourboire dont nous avions calculé le montant en recoupant des avis trouvés sur le forum. Ce sera 2500 roupies pour 15 jours, sachant : - qu’il n’a fait que conduire d’une ville à une autre, - ne nous a jamais servi de guide, ni donné le moindre conseil, - que nous ne l’avons jamais (à part une fois à Bikâner) utilisé en soirée, et que lorsque nous séjournions plusieurs nuits dans un endroit, nous ne faisions pas appel à lui pendant tout ce temps, ce qui lui laissait beaucoup de temps libre. - qu’il a essayé à maintes reprises, malgré nos remarques, de nous attirer dans des boutiques ou il touchait certainement des commissions. - qu’il n’était pas très loquace ni très aimable, - qu’il n’a pas fait preuve d’une grande galanterie envers ma femme (surtout lorsqu’elle , était souffrante vers Bundi) en ne lui tenant la porte de la voiture que les 2 premiers jours, après quoi, il ne prenait même plus la peine de descendre de voiture à chaque arrêt ! - que l’état de propreté de la voiture n’était pas exempt de tous reproches. Bref, adieu Lakha ! Au terminal 3, une fois les bagages enregistrés, il faut rapidement passer les contrôles de sécurité pour accéder en zone sous douane, car il n’y a rien a faire en zone « publique ». Une fois de l’autre côté, on a accès à quelques magasins et restaurants. L’attente est assez courte et nous embarquons pour notre vol (SpiceJet SG255) pour Goa avec environ 20 mn de retard. Nous faisons l’expérience de ce que veut dire « enfant roi » dans les relations parents-enfants en Inde…impossible de se reposer, mais ça n’a pas l’air de gêner grand monde, pas même les hôtesses ; ça doit être « normal » de laisser les enfants faire ce qu’ils veulent, même dans un avion, en Inde ! Nous nous posons avec toujours un peu de retard, juste au coucher du soleil. Les formalités de récupération des bagages et autres contrôles tatillons dont raffolent nos amis indiens sont vite passés. Le chauffeur qui doit nous amener à l’hôtel est bien là, avec un panneau à nos noms. Première impression : il fait chaud et humide, on comprend vite qu’on est plus dans l’Inde du Nord ! Le trajet de l’aéroport jusqu’à Vagator prendra environ 45mn. La circulation est moins stressante que dans le Nord et à première vue tout à l’air beaucoup plus propre ici que dans le Nord ! Nous arrivons au « Bean Me Up », http://www.travelingoa.com/beanmeup/ un endroit surtout connu comme étant un endroit relax, connu pour son salad-bar, mais qui offre également quelques chambres à des tarifs intéressant. Cet endroit a été crée par une californienne il y a quelques années. Nous l’avions choisi sur internet, car les photos donnaient l’impression d’un endroit assez zen et le bouche-à-oreille était plutôt bon…spécialement dans le monde des adeptes du yoga dont ma femme fait partie. Tout colle ; bon accueil, check-in rapide et efficace, jusqu’à ce qu’on accède à notre chambre. Et là, c’est le choc ! En fait de chambre, c’est plutôt une cellule carrée occupée par un lit : une planche à pattes avec un matelas de mousse mou de chez mou, autour duquel il est difficile de se déplacer une fois qu’on a posé deux sacs ! Il n’y a aucun meuble pour poser ses affaires et encore moins pour ranger ses habits une fois déballés des bagages. La « salle de bains » est une pièce attenante sans véritable plafond (juste une tôle ondulée ajourée) et tout cela baigne dans une humidité incroyable avec, évidemment l’odeur de moisissure qui va avec ! Impossible pour ma femme qui est asthmatique de rester une seule minute dans cette atmosphère ! Nous posons nos bagages et sans perdre de temps nous partons à la recherche de quelque chose de meilleur. Nous trouvons rapidement un hôtel dans les environs : le Living Room http://livingroomhotels.in/living-room-goa-vagator.html - Il n’a rien n’à voir avec le précédent. Premièrement, ce n’est pas le même genre d’établissement. Ici c’est un véritable hôtel dont il s’agit. C’est un bâtiment quasi neuf, à l’architecture moderne, avec petite piscine, bar, etc. Nous demandons à visiter une ou deux chambres et nous décidons de rester là. Un rapide entretien avec Maria, la très efficace et attentionnée chef de réception et après une rapide négociation, nous tombons d’accord sur un prix raisonnable pour la saison. http://livingroomhotels.in/living-room-goa-vagator.html L’affaire va se corser avec le « Bean Me Up » quand nous y retournons pour récupérer nos bagages et leur dire que nous ne restons pas chez eux…Après une bonne demi-heure de palabres, nous finirons par leur payer une nuit en dédommagement et nous partirons sans regrets. Je ne vais pas raconter ici toute la « discussion » que nous avons eue avec le nouveau manager du « Bean Me Up » (qui a été vendu par la fondatrice à ce « businessman » de Bombay aux dents qui rayent le parquet), mais ce type n’a qu’une seule idée en tête : l’argent, ce qui est très loin de ce qui était la philosophie de l’ancienne propriétaire et fondatrice de l’endroit. En tous cas si vous souhaitez passer quelques nuits dans cet établissement, sachez que ça ne vaut même pas les 550 Rps qu’on vous en demandera pour une nuit en chambre double, ou alors c’est que vous aimez l’inconfort, l’humidité et les odeurs de moisissure ! Je ne donnerai aucun avis sur le restaurant, car bien évidemment, nous ne l’avons pas testé ! Une fois revenus à notre nouvel hôtel, nous avons droit à un accueil des plus sympathiques. L’équipe est jeune et dynamique, l’ambiance qui vient du bar nous incite à y faire un tour. Nous y sommes accueillis par toute l’équipe et nous y passerons une bonne partie de la soirée. Un petit repas rapide (avec tout ça on n’avait pas diné !) un cocktail et des discussions le coude sur le comptoir…bref, une soirée comme nous n’en avions pas connue depuis longtemps !

Le lendemain (05/12) nous sortons prendre nos marques. D’abord à pied, puis nous louerons un scooter pour pouvoir nous déplacer car tout est dispersé et sans moyen de locomotion, on est rapidement cantonné dans son petit coin. Pour tout faire, un deux roues est obligatoire. J’aurai bien voulu louer une moto indienne (le célèbre Royal Enfield) mais il faut un minimum d’une semaine de location et nous ne somme là que pour 5 nuits ; ce sera donc un scooter 100cc… Nous louons donc ce scooter ce qui nous permet d’aller passer la fin de l’après-midi à Anjuna et d’y diner.

Le lendemain (06/12) nous changeons de chambre car celle qu’on nous a donné hier n’a pas dû être louée depuis quelque temps (la saison n’a pas encore commencé à Goa) et elle n’a pas du être aérée récemment : une petite odeur d’humidité incommode ma femme à cause de son asthme. De plus, elle donne juste au dessus de la piscine et en ce moment il y a des familles indiennes avec jeunes enfants et quand on parle d’enfants en Inde…! Donc : trop de bruit ! Sans problème, on nous donne une autre chambre. Nous passons par Mapusa le matin, avant d’aller passer le reste de la journée à la plage de Morjim : location de transat et parasol, déjeuner au restaurant de la plage. Au retour, nous iront encore à Anjuna pour diner.

Le lendemain (07/12) nous allons repérer un centre yoga à Assagao car ma femme voudrait profiter de l’occasion pour faire quelques séances tant qu’on est ici! Puis nous partons au marché aux puces d’Anjuna. Un énorme marché d’artisanat, surtout fait pour les touristes ! Les prix annoncés sont hallucinants, donc le marchandage ferme est de règle. On en profite pour faire quelques achats (Noel approche !) Après un passage à l’hôtel en fin d’après midi, nous ressortons pour diner de nouveau à Anjuna.

Le lendemain (08/12) je dépose ma femme dans un centre de yoga entre Vagator et Anjuna et je la retrouve vers 11h30. Nous déjeunerons encore vers Anjuna. Retour à l’hôtel en début d’après-midi pour une petite pose lecture au bord de la piscine (il faut bien en profiter un peu !) Nous descendons ensuite vers Calangute pour y passer la fin d’après midi. Le soir nous nous arrêtons diner sur le chemin du retour au restaurant « Spices » à la sortie de Calangute. Un endroit que je recommande. C’est un des rares restaurants que nous trouverons propre de tout notre circuit en Inde avec des tables dressées avec des nappes en tissus immaculés. Les premières impressions seront confirmées par la suite. La carte est très diversifiée, le service attentionné, efficace et le repas est excellent ! Si le ventilateur souffle trop fort, pas de problème, on vous le baisse de suite…etc. Que des petits riens qui sont souvent introuvables ou impossibles ailleurs, mais naturelles ici ! Au retour nous passons par Anjuna (c’est sur la route) pour s’arrêter au petit supermarché pour faire une ou deux courses et du change. Puis un cyber café pour consulter nos mails et donner des nouvelles à la famille. Nous rentrons à plus de 23h00. Ce soir nous aurons un petit problème à notre arrivée à l’hôtel.

Avant tout, il faut bien comprendre une chose importante au sujet des normes d’accueil que ce soit en matière d’hôtellerie ou de restauration en Inde. Le personnel de base (c'est-à-dire les bagagistes, les réceptionnistes, parfois plus haut dans la hiérarchie, les cadres et les patrons) des structures hôtelières et des restaurants et des entreprises familiales, n’a reçu aucune formation hôtelière. Les normes de confort à l’occidentale (hygiène, ménage, bruits, odeurs, etc.…) sont des valeurs qui sont souvent assez floues ou carrément étrangères ou dont ils ont au plus des notions très différentes des nôtres. Ce qui, additionné à leur relative timidité, et désarroi dans ce genre de situation, ne peut que compliquer la résolution du moindre petit problème qui serait plié en 2 minutes chez nous !

Donc, une fois de retour dans notre chambre, nous entendons un bruit assourdissant monte de l’extérieur: je vérifie et je pense trouver d’où ça vient : un gros groupe électrogène qui ronronne juste sous notre fenêtre (il y a souvent des coupures d’électricité en Inde et tout un chacun possède, dans la mesure de ses moyens, un groupe pour y faire face). Je descends à la réception, mais à cette heure, il n’y a aucun responsable, juste des jeunes qui font du ménage et le service de sécurité ! C’est-à-dire des gens plein de bonne volonté, mais qui parlent à peine anglais. Après quelques longues minutes de palabre, nous arrivons à nous faire comprendre et on nous donne enfin la clé d’une autre chambre ou nous passerons la nuit.

Le lendemain (09/12) balade vers Calangute. Nous déjeunons encore au très bon « Spices » avant de continuer à visiter Baga Beach. Au retour à l’hôtel, nous aurons une discussion avec la réceptionniste qui n’était pas là lors des évènements de la nuit passée. Les infos ne sont pas bien remontées et je lui fais part de ma version des faits, et elle en fait part de suite au directeur par téléphone. Il n’a pas l’air ni de vouloir se déplacer pour me voir, ni ne donne des instructions spéciales à sa collaboratrice pour excuses ou dédommagement éventuel. J’ai dû insister auprès de la réceptionniste pour qu’il veuille bien sortir de son bureau pour que je m’entretienne avec lui en personne. Ce monsieur n’a apparemment pas non plus fait de formation hôtelière particulière, ce qui en soit n’est pas choquant ici, mais surtout ne fait preuve d’aucune forme de politesse en ne s’excusant pas de tous les désagréments occasionnés et en ne proposant pas le moindre dédommagement sous quelque forme que ce soit…un comportement qui détonne avec le standing (et le prix des chambres) de son établissement ! Après plusieurs minutes d’explications, je le laisse à ses réflexions en lui disant que je ne vais pas me mettre en retard à cause de lui et que je dois monter faire mes bagages puisque nous quittons Goa ce soir pour rentrer en avion à Delhi… Il finira par monter à notre chambre après quelques minutes pour venir nous présenter des excuses et nous proposer de nous offrir le transfert vers l’aéroport. J’avais entendu entre-temps les échos d’une conversation assez « animée » entre lui et Maria, la chef de réception. Quand nous descendrons avec nos bagages elle viendra nous saluer et nous dira qu’elle a tout fait pour nous soutenir et je pense que c’est grâce à son action que le manager avait finalement changé de position à notre égard. Ses adieux seront sincères et nous garderons un très bon souvenir de notre séjour à Goa, en grande partie, je pense grâce à elle. Mais il est l’heure de partir, le chauffeur de l’hôtel a chargé les bagages, nous partons. Le chemin vers l’aéroport se fait entre chien et loup, nous arriverons à Vasco de Gama à la nuit noire. Avant tout, il faut passer soi-même ses bagages au control’X, sous la supervision du personnel de la compagnie. Nous leur laisserons une bombe insecticide interdite à bord, même en bagages de soute, alors qu’elle était dans nos bagages depuis la France ! Puis on enregistre et on passe les contrôles de police y compris le détecteur de métaux et une fouille au corps poussée…comme à chaque fois en Inde. Une fois en salle d’embarquement nous nous apercevons que nous avons oublié d’envoyer une carte postale. Je me renseigne pour savoir s’il y a une boite ici, mais non ! Je demande alors aux militaires qui font le contrôle si je peux ressortir pour la poster en zone publique ; ils se concertent à coup de hochement de tête et l’un d’eux me répond que c’est possible, mais que je devrais ensuite retourner à l’enregistrement pour obtenir une nouvelle carte d’embarquement et repasser les contrôles…trop long ! Je demande alors à un des militaires s’il peut la poster pour moi, quand il en aura le temps. Il a le physique des gens de la montagne ; le type népalais, il est jeune ; environ 25 ans et il a l’air très sympathique, il accepte… Je le remercie et retourne m’assoir en salle d’embarquement pour attendre mon vol. Au bout de 2 ou 3 minutes, le militaire s’approche de moi, il a ma carte en main…aie ! Problème ? Non, il vient juste me chercher pour m’accompagner à la boite pour que la je poste moi-même et pour que je sois sûr qu’elle est bien postée. Il me propose de m’escorter jusqu’à la boite en zone publique et me faire repasser rapidement en salle d’embarquement sans refaire tout les contrôles, puisqu’il m’aura accompagné en personne ! Sympa ! Je le suis, je poste ma carte et une fois repassé en salle d’embarquement je le remercie ! Au moment d’embarquer, juste avant de passer la porte, je me retourne et je l’aperçois qui me regarde de loin. Je lui fais un grand signe de la main, il me sourie et me rend mon salut! Une dernière image bien sympathique… Le vol passe vite, nous somnolons pendant tout le vol. A l’arrivée les formalités sont rapides et nous sommes accueillis par Khem Singh en personne ! Il nous explique sa présence par le fait qu’il n’avait pas de chauffeur disponible et qu’il est donc revenu en catastrophe d’Agra ou il était dans l’après-midi pour nous accueillir. Il a pris une de ses plus belles voitures, un monospace Toyota presque neuf. Je sais aussi qu’il doit nous rembourser les deux nuits du Jyoti Mahal que nous avions payées avec toutes les autres et que j’ai annulées et remplacées par le Godwin (que je règlerais moi-même directement). Je le soupçonne de vouloir nous laisser absolument une bonne impression à la fin du séjour. Tout faire pour effacer les aspects négatifs dont il a été mis au courant par Lakha, le chauffeur et ceux que nous lui avons signalé par mail (comme, par exemple l’état de l’hôtel d’Udaipur) Comme je m’y attendais, il commence par nous demander si tout s’est bien passé, avec le chauffeur, les hôtels etc. Je commence par lui dire ce que je pense de Lakha sans oublier ses détours dans des magasins « à commission », sans omettre de lui signaler par contre que c’est un bon conducteur. Il nous dit qu’il a eu des plaintes similaires de la part d’autres clients avant nous et qu’il vient de s’en séparer…Je ne peux m’empêcher de penser qu’il aurait certainement dû le faire avant de nous le « coller » entre les pattes s’il savait quel genre de chauffeur c’était! Ensuite il passe au chapitre argent et me rend la somme due pour le Jyoti Mahal. Enfin il nous offre un petit cadeau : une broderie pour ma femme et une boite d’encens pour moi… Nous sommes arrivés devant le Godwin, il est temps de nous séparer. Adieu Khem Singh. Cet hôtel est un sur Arakashan Road à Pahar Ganj. Juste à côté du Grand Godwin, un peu moins bien coté. Nous n’aurons rien à dire de mal sur le Godwin Deluxe. C’est un bon hôtel. Nous y passons donc une première nuit sans histoires.

Le lendemain (10/12) Nous nous faisons déposer à Connaught Circle par un rickshaw. Quelques courses, une promenade à pied dans Janpath jusqu’au Tibetan Market (décevant) puis India Gate puis un autre rickshaw pour le Red Fort. La visite du fort prend environ 2h00 et n’apporte rien après avoir vu les palais merveilleux du Rajasthan…Le reste de la promenade se fera dans Chandni Chowk. Nous reviendrons à l’hôtel en rickshaw ou nous prendrons un léger repas.

Le lendemain (11/12) nous faisons nos bagages pour les déposer en consigne à la réception, car la chambre doit être libérée pour midi, et comme nous ne reviendrons pas avant la fin de l’après-midi… Nous quittons l’hôtel vers 10h30 pour aller faire un tour du côté du Bahai Temple (temple du lotus) puis vers Geater Kailash (assez décevant) Nous nous faisons déposer à Karol Bagh ou nous tournons jusqu’à 17h30 avant de reprendre un rickshaw pour l’hôtel. Le réceptionniste met gracieusement une chambre à notre disposition pour se doucher et se changer. Le transfert pour l’aéroport nous sera facturé seulement 350 Rps (pas grand-chose pour un tel hôtel, et une telle voiture) Nous partons vers 18h00 quand la nuit tombe. Dans le hall de l’aéroport ou nous aurons du mal à entrer ; notre vol est à 01h50 et il n’est que 19h00. Les policiers qui filtrent les entrée dans l’aérogare ne comprennent pas pourquoi nous voulons entrer si tôt ! Il nous faudra passer par une zone « visiteur » puis renégocier encore avec un autre contrôleur pour passer enfin ( !) dans le hall principal ! Nous y rencontrons un couple de jeunes touristes de la région Toulousaine qui rentrent en France après avoir dû abréger leur séjour en Inde au bout d’à peine une dizaine de jours sur place. Voilà, nous somme (presque) arrivés à la fin de ce voyage, il ne nous reste qu’à faire les dernières formalités de départ ; enregistrement, shopping de dernière minute en zone hors taxe puis passer en salle d’embarquement. Le vol part presque à l’heure, nous avons les place prévues, celles que nous avions réservées sur le plan cabine sur le site de la compagnie. Nous arriverons à Vienne à l’heure, le temps de correspondance est juste comme il faut et nous arriverons à l’heure à Nice sans problèmes…sauf qu’il pleut et que la température est un peu plus basse qu’en Inde !

Lien vers un album photo:https://picasaweb.google.com/prebout06/IndeNovembreDecembre2011?authuser=0&authkey=Gv1sRgCOLT6vqw8Orr9wE&feat=directlink
Croisière "Îles et terres du soleil" du 2 mars 2012 English translation pending
by Roquebrunois · 2011-04-12 · 446 replies
Ouverture d'une discutions concernant la croisière "Iles et terres du soleil" du 02 Mars 2012 croisière déjà effectuée en 2009
Skyscrapers, Markets, Ice Cubes, Tourism, and Waterfalls... Thailand's Excesses
by Marien33 · 2025-03-20 · 249 replies


A somewhat lengthy title... I could have simply written: from Bangkok to Chiang Rai, via Chiang Mai, since that was my route. But when poets embellish our travel journals with their verbal flourishes, you’ve got to try not to be too ordinary.

Skyscrapers of excess? You’ll have gathered that from the photo illustrating this journal—though it might change as the trip goes on.

The excess of markets—not so much in their size, though... Chatuchak... But in their sheer number. Day markets, night markets, floating markets, fresh produce markets, fish markets, meat markets, spice markets, fabric markets... and even... amulet markets... For luck, good fortune, protection. Not to mention, sadly, the market for girls—and boys, incidentally. I’ve even heard they’re displayed in windows. I’ve heard about that one, like you have, but I didn’t set foot in it, so I can’t say anything about it. Some even claim there’s a black-market trade in children. Disgusting! It reminded me of the book *The Parcel* by Anosh Irani, which I recommended in another journal. The story is set in India, but I’ve been told it exists in Thailand too. So, the "famous Thai markets" we’re bombarded with in paper and online guides—sure, they amazed me in the first few days, and I don’t regret visiting them. But no matter how big they were, I quickly got my fill since you saw the same things at every stall...

I had a market overdose.

Excess of tourism? I should say *tourists*, since I saw them literally swarming in the streets and those famous markets. I’d forgotten about them. I’d lost the habit, living in an Indian city for so long...

Waterfalls are a bit like markets. At this time of year, they’re not particularly spectacular, but they’re everywhere. There are the ones everyone goes to see. For example, Erawan, which I decided to skip even though it was in my original itinerary—I guessed it’d be a nightmare with the selfie circus. On the other hand, you come across them all over the place, hidden in the mountains and forests, not listed in any guide. Not to mention the ones you can find in temples or even private homes... Yes, really! Thais love waterfalls, so they install them in their gardens—and I even saw one in the middle of the city, right on the street! Sometimes they’re tiny, but very photogenic.

But what do ice cubes have to do with this? Why the excess of ice cubes? Not only are they everywhere by the ton, but they put them in *everything* you drink. You’d think they’d even put them in soup! And it’s not just one or two ice cubes—no! They fill the container to the brim, whatever it is, then pour the liquid on top to fill the gaps. They’ll make you an excellent coffee right in front of you, piping hot, then—bam! An avalanche of ice cubes in the glass. Okay, I’m exaggerating a little. They *do* sometimes ask if you prefer your coffee—or tea—hot. Everything edible, and especially everything drinkable, is refrigerated: vegetables, fruit, hot drinks (I mean, drinks that are *usually* hot), but meat and fish are left out in the open. They just wave a little whisk to shoo away the flies when they get too eager. Mind you, I never put fruit, cheese, eggs, or water in the fridge in France, but I do in India. And I refrigerate meat and fish too... Though sometimes one of those little flies sneaks into the fridge...

You won’t find practical or technical details in this journal, like addresses or prices. Others do that better than me. You also won’t find the names of obscure or unknown places I discovered, or directions to get there.

I don’t really feel like recounting what I saw day by day, following my schedule and route. There might be flashbacks, projections into the future. It’ll depend on my memories, what I felt, what I hated, what comes back to me—and maybe your questions and our exchanges. And for those who’ve never read me before, you’ll have to get used to my parentheses and digressions, maybe on a completely different subject, as my thoughts wander. Stories within stories. There’ll also be long, endless sentences—but still punctuated, so you can follow along. Though I used to curse Proust and his sentences that started on one page and ended on the next, sometimes even further. I’d have to reread them twenty times to follow and understand what he was saying. I hated Proust. But hey, I was 20. Maybe I’d like him now?

See? The digressions are starting already. Forgive me.

You’ll find few photos here. First, the number is limited, and second, photos aren’t the main purpose of either VF or a travel journal. They’re too often used to mask the poverty of the text. And, sorry to say it, but so many of them are just plain ugly! If you really want to see photos, I’ll share some links where you can browse them at your leisure
Retour en Amérique Centrale: Guatemala et Honduras English translation pending
by Vaikeaiti · 2020-01-15 · 14 replies
INTRO

Décidément nous sommes des inconditionnels de l' Amérique centrale où nous sommes allés maintes fois ( Guatemala il y a 12 ans environ, Panama ensuite, puis Nicaragua, Salvador, Costa Rica et cette année donc, le Honduras principalement même si nous passons quelques jours au Guatemala à l' arrivée et avant de quitter le pays, principalement sur la côte caribéenne. C' est avec notre ami R., à la tête d'une petite agence francophone de tourisme réceptif à San Salvador que nous avons fait nos deux derniers voyages, au Salvador et au Costa Rica, et c'est lui qui a imaginé ce circuit à partir de ses expériences personnelles. En effet, le Salvador étant un très petit pays, il a l' habitude d' organiser des voyages trans-frontières du genre Salvador / Nicaragua ou Salvador / Guatemala ou Salvador / Honduras. Cette fois ce sera Guatemala / Honduras; tout simplement parce que nous avons trouvé des billets d'avion à prix vraiment compétitifs - et vols directs en continuation - à partir de LAX vers Guatemala Ciudad. R. vient donc nous cueillir à l' aéroport international de Guatemala City ( ou GUA ) et nous repartirons de cette même capitale vers la Californie. Le Guatemala, comme je l' ai indiqué, nous y sommes allés une fois déjà il y a une douzaine d'années, un beau circuit laissant volontairement de côté la capitale pour se concentrer sur Antigua, le Peten, Tikal, et la partie ouest montagneuse autour de Chichicastenango. le tout centré sur la visite de centres archéologiques maya majeurs ( avec une incursion à Copan au Honduras comprise dans la prestation globale ). Une petite partie de notre séjour se passant au Guatemala, je parlerai des régions et endroits visités, mais sans m' étendre. L' idée générale est quand même de consacrer ce carnet au Honduras, pays aussi méconnu que le Salvador auquel j' ai consacré un carnet il y a 3 ans.

Le Honduras est un pays à faible visibilité touristique et de mauvaise réputation, montré du doigt comme le Salvador ou le Guatemala et mis à l' index pour son insécurité chronique. Bien sur le Honduras n' est pas Singapour mais on a tendance à exagérer et à dramatiser comme toujours Disons qu' il y a une façon de voyager dans ces pays d ' Amérique Centrale, des quartiers à éviter dans les capitales et des règles de vigilance élémentaire à respecter, comme dans beaucoup d'autres pays. Après quelques hésitations donc, va pour le Honduras, nous avons décidé avec R. d' y passer environ une semaine de découverte plus culturelle que balnéaire. L' un de ses amis honduriens, travaillant dans la police touristique, nous accompagne pendant la découverte des régions du Honduras visitées, de Omoa où il va nous rejoindre - rendez-vous à la forteresse - jusqu'à Santa Rosa de Copan. Nous repassons la frontière dans l' autre sens ensuite.

Vous allez penser, pourquoi le Honduras ? Justement parce qu'il est peu visité ( sauf les îles côté Caraïbes du genre Roatan qui - comme Cancun au Mexique - sont fréquentées par la jeunesse américaine et canadienne en quête de soleil et de sensations fortes ) et conserve une réelle authenticité.

UN PEU DE GEOGRAPHIE On sera surpris d' apprendre que le Honduras est le second plus grand pays d'Amérique centrale après le Nicaragua, de la taille de la Bulgarie. La côte caribéenne est immensément longue, s'étirant sur plus 750 kilomètres. Autre surprise de taille : le pays n' est pas - ou alors très peu - soumis aux tremblements de terre ni aux éruptions de volcans intempestives. Le relief du pays est tout à fait unique : en effet, les montagnes ne s'étendent pas du nord au sud, mais se chevauchent et se croisent dans tous les sens. Il existe un seul fleuve d'importance, le Rio Coco qui fait frontière avec le Nicaragua. Tiens, encore une surprise ! Le Honduras a davantage de forêts nuageuses et pluvieuses que le Costa Rica, champion du tourisme écolo dans l' Isthme. Le patrimoine naturel est donc riche et varié, et pourtant on ne peut pas parler de politique de conservation et de protection de l' environnement. Les gouvernements successifs sont plus intéressés par ce que peut rapporter la coupe intensive des arbres et la plantations de palmiers à huile africains, une véritable plaie partout en Amérique centrale, y compris dans le soit-disant vertueux Costa Rica ! L' agro-business américain et canadien est omniprésent et contrôle de larges étendues du territoire national. Les mauvaises habitudes perdurent donc, des écologistes ont été carrément assassinés dans le passé, l' écologie n' est pas au programme. Il faut dire qu'il y a des problèmes sociaux et économiques à régler d'urgence, et que l' écologie n' est pas l' urgence nationale.

La faune est la même que dans les pays avoisinants : jaguars, tapirs, paresseux, fourmiliers, singes, tatous, agoutis ( ou ' guatousas ' en espagnol ), coatis, pécaris, chauves-souris, cervidés, iguanes, reptiles de toutes sortes dont certains très venimeux comme le serpent-corail ( ou ' terciopelo ' ). Le lamantin est la star des eaux douces honduriennes. l' ara et le toucan sont les stars de la canopée.

UN PEU D'HISTOIRE

Je ne vais pas m' étendre plus que nécessaire sur l' histoire du Honduras, aussi catastrophique, chaotique et pleine de rebondissements et de drames divers que celle des pays limitrophes, et celle, plus généralement de la Grande Région allant du sud du Mexique au nord à la Colombie. Ce pays, le Honduras - mot qui signifie " profondeurs " en espagnol - fut découvert en 1502 par Christophe Colomb qui lui attribua ce nom, très probablement en raison de la profondeur des eaux aux abords de la côte. Les indigènes furent décimés par les colonisateurs espagnols et leurs richesses pillées. Contrairement aux pays voisins où fut créée une monoculture ( du café, de la canne à sucre et de l' élevage ), source de richesses et favorisant l' émergence d'une classe sociale aisée, le Honduras resta à l' écart de ce changement social, devenant par là un maillon faible soumis à des politiques étrangères centro - américaines et nord - américaines contradictoires, agressives et belliqueuses. Pedro de Alvarado - déjà " pacificateur " du Guatemala voisin - parviendra à conquérir le territoire en 1539 après avoir fait assassiner tous les opposants à la politique coloniale d'expansion, en particulier le lenca / maya Lempira, héros de son peuple indigène. Comayagua devient capitale du pays en 1540. On saute les siècles et on se retrouve au début du 19ème siècle en compagnie de Francisco Morazan, héros national et l' un des pères de l' Amérique centrale aux côté de Bolivar, et qui initia un projet grandiose d'union amérindienne. Libéral et laïc, il perdra la bataille contre les conservateurs, sera forcé à l' exil au Costa Rica, tentera le destin en revenant au Honduras où il finira exécuté en 1842. A partir de là, le pays sombre dans le chaos politique. L' anarchie et la révolution permanente amène au pouvoir des dictateurs nationalistes et conservateurs empêchant toute avancée sociale ou économique. En même temps, il faut lutter sans cesse contre les tentatives d'annexion territoriale des Anglais côté Caraïbes et des Américains dans toute la région. En 1880, alors que le pays est passé sous la coupe de libéraux tout aussi tyranniques que leurs opposants conservateurs, Tegucigalpa devient la nouvelle capitale, tout simplement parce que l'on a découvert des gisements d'argent et commencé à forer frénétiquement dans les environs de ce qui est à l' époque un gros village ! Et puis le président de l' époque a choisi Tegucigalpa contre Comayagua sur un coup de tête ! Le chaos continue. Les gouvernements, bousculés par les uns et les autres, tombent et changent sans cesse. On laisse s'installer d' énormes sociétés telles la United Fruit Company ou Cuyamel ou encore la Standard Fruit Company qui vont devenir des états dans l' Etat et soumettre le pays aux interêts puissants des pays étrangers voisins, en particulier les Etats-Unis. Le Honduras devient une république bananière où les compagnies bananières nomment les présidents, toujours conservateurs, dociles, soumis, corruptibles et vite corrompus. Les escarmouches entre pays voisins vont continuer pendant des décennies tandis que les riches conservateurs, l' Eglise Catholique et l' Armée tiennent le Honduras dans une main de fer et vont soutenir l' installation au pouvoir suprême de militaires reconvertis peu recommandables. Cependant, ils ne seront jamais aussi sanguinaires qu' au Nicaragua soumis et pillé par le dictateur Somoza pendant plus de 30 ans. " Nicaragua es mi finca ', avait-il coutume de dire !

Les civils reviennent au pouvoir en 1981, mais, c'est, hélas, pour le pire, car la CIA américaine choisit le Honduras comme terre d'entraînement pour les ' contras ' - ou brigades contre-révolutionnaires - dans la lutte sans merci contre les Sandinistas qui viennent de renverser Somoza au Nicaragua... et vont , à leur tour - et jusqu'à ce jour, hélas ! - mettre leur pays exsangue sous contrôle dictatorial. Pauvres Nicaraguayens, finalement plus à plaindre encore que leurs proches voisins ! Présidents - et partis - conservateurs et parfois libéraux se succèdent au pouvoir. La lutte contre l' insécurité - et contre les ' maras ', des gangs ayant fui les Etats-Unis sous l' ère Clinton pour se réfugier dans la région de San Pedro Sula - devient une priorité. Le libre-échange aussi. Il y aura encore des soubresauts politiques. Un coup d'état fomenté par l' armée en juin 2009 dépose le président Zelaya jugé trop social voire socialiste et trop engagé dans la lutte contre la criminalité et les narco-trafiquants qui gêne des gens de pouvoir car elle souligne combien le pays est gangrené par la corruption au niveau le plus élevé. Un comble ! Est nommé à sa place Sosa, un conservateur de centre-droit à l' échine plus souple et qui ne menace pas les interêts des grosses sociétés étrangères dans le pays. C' est lui qui changera de capitale. Des journalistes sont assassinés, les élections sont alors contestées par de nombreux pays.

C' est actuellement Juan Orlando Hernandez, ancien avocat, qui dirige le pays, et ce depuis janvier 2014. Les rapports du pays avec les Etats-Unis se sont fortement dégradés alors que le frère du président vient d'être arrêté aux Etats-Unis pour complicité avec les narco-trafiquants de son pays et pour blanchiment d'argent. Le président Trump, à sa manière brutale, exige une coopération du Honduras - et de son président - dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. En attendant des résultats concluants, le pays a été mis sur une liste noire.

ECONOMIE Le Honduras est l' un des pays les plus pauvres du monde : taux de chômage élevé, salaires bas, lois sociales quasi inexistantes, impôt sur le revenu inexistant, dépendance extrême aux aléas de la demande et de l' offre internationales sur le marché des matières premières ( argent, zinc, plomb, houille, cuivre ) et des produits agricoles, catastrophes naturelles telles l' ouragan Mitch en 1998 qui a mis l' économie du Honduras à genoux pour des années. Le Honduras est aussi un paradis fiscal pour les grosses entreprises nord-américaines et les industries de sous-traitance - ou ' maquilas ' - tenues par des Nord-Américains, des Chinois et des Coréens. Sous couvert de créer beaucoup d'emplois, pour des salaires de misère, les grosses sociétés étrangères sont exonérées d' impôt sur le revenu pour 30 ans. Scandaleux sans doute, mais c'est ainsi que vont les choses en Amérique Centrale !

LE HONDURAS UN PAYS METISSE

90% de la population est métissée , à la fois espagnole et amérindienne. Il y a aussi des Noirs, anciens esclaves venus de la Jamaïque et de Grand Cayman, des Garifunas aux racines amérindiennes ( caribes et africaines ) venus de l' île de St Vincent, des Blancs, des Turcs, Libanais et Syriens, des Asiatiques, des indigènes. Ces derniers ont beaucoup souffert au cours des siècles passés : 500 ans de tyrannie culturelle, économique et sociale et, à la clé, un génocide qui est reconnu désormais par la communauté internationale. Parmi les peuples indigènes, le plus remarquable est sans doute celui des Lencas qui sont plus de 100.000 actuellement. On les trouvera dans le département d' Intibuca, capitale La Esperanza, qui demeure le foyer actuel d'une culture lenca qui veut désormais s'affirmer. Egalement, les Chortis ( environ 5000 ) qui vivent dans les montagnes de l' Ouest, les Pipils proches de la frontière du Salvador ( et massacrés dans les année 30 ), les Jicaques ou Tolupanes qui sont, semble-t-il, originaires du Mexique, parlent une langue proche de celle des Sioux, et se rencontrent dans le département de Yoro, les Misquitos, les Pech et les Tawahkas qui peuplent la Mosquitie. Enfin il y a les Garifunas, métissés d'indigènes caribes des îles antillaises et de Noirs africains importés d'Afrique aux temps de l' esclavage par les Britanniques. A noter que les Français soutinrent les Garifunas dans leur dernière bataille contre les Anglais en 1795, non sans arrière-pensées politiques. Finalement ce furent les Anglais qui soumirent les Garifunas et décidèrent in fine de les déporter tous vers l' île de Roatan.

DETAILS PRATIQUES Le climat : janvier et février sont les mois idéaux pour visiter le Honduras, et, d'une manière générale, toute l' Amérique centrale. Températures agréables, voire fraîches le matin en montagne. Entre 13 et 26°. Plus chaudes sur la côte caribéenne dans le centre. Risques de mauvais temps malgré la ' bonne ' saison, côté atlantique.

ARGENT

La monnaie locale est le lempira, mais il est conseillé de se munir de dollars américains, surtout des petites coupures ( de 1, 5, 10, 20 ) et quelques grosses coupures ( 50 et 100 pour les hôtels en particulier ), et de changer au fur et à mesure. On peut changer dollars et euros dans les banques. Service lent, et queues. Eviter les distributeurs en extérieur. On peut aussi payer directement en USD les notes d' hôtels ou de B&B par exemple. Personnellement, je garde ma carte de crédit à portée au cas où mais je paie tout en dollars. C 'est notre ami R. qui nous sert de banque pour les quetzals au Guatemala et les lempiras au Honduras. Qui dit argent dit faire attention sans devenir paranoïaque ! Une vigilance permanente s'impose et il convient de ne pas grossièrement afficher son aisance financière - ou ses bijoux - dans la rue. Il faut être discret et respectueux des locaux, comme partout. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité en Amérique centrale précédemment. Ce sera de même ici au Honduras sauf au centre -ville de Tegucigalpa. . HOTELS Attention ! Les lits doubles - ou matrimoniaux comme on dit ici - sont en 150 de large, c'est à dire étroits pour des couples. Il vaut mieux demander des lits jumeaux qui sont tous les deux en 140. Différence minime, il est préférable de le savoir avant de faire des réservations en ligne.

ROUTES : Très peu de signalisation, genre panneaux de limitation de vitesse. C 'est normalement 90 km/h sur la route, y compris les 4 voies qui ne sont pas tout le temps séparées en deux fois deux voies. Parc automobile en état correct, sans plus. Beaucoup de voitures et de bus déglingués. A noter que beaucoup de voitures sont achetées accidentées aux Etats-Unis et transportées par camion au Honduras ( idem dans les pays limitrophes ) pour y être réparées et revendues. Mon conseil : Ne pas conduire soi-même, ni louer de voiture au Honduras mais payer les services d' un chauffeur ( et guide à l' occasion ). Cela évite bien des soucis.

DOCUMENTATION PERSONNELLE Il existe un guide Petit Fûté 2019 du Guatemala. Rien en revanche en ce qui concerne le Honduras, oublié par la sphère touristique. Deux bonnes cartes routières à emporter : Guatemala National Geographic Honduras International Travel Maps On peut acheter les deux en ligne sur Amazon, ainsi que le ou les guides.

NOTRE PERIPLE

Guatemala - Honduras - Guatemala Le séjour de 10 jours tout compris pour deux ( incluant une location de voiture du genre SUV, une Nissan Morano ), toutes les visites, une longue excursion en lancha sur le Rio Dulce ( et vers Livingston ) au Guatemala caribéen nous a été facturé 2300 USD par notre ami R. On peut facilement rajouter à ce voyage la visite à Copan, et compter une nuit de plus sur place au Honduras. Plutôt en fin de séjour quand on se trouve du côté de Santa Rosa de Copan. Les nuits d'hôtel sont en sus. Compter environ 45 à 70 USD pour une chambre standard ou supérieure. Le prix moyen d'un repas est de 12 USD ( 10 euros ), sans entrée ni dessert ni fromage. Petits déjeuners roboratifs avec oeufs et haricots noirs pour ceux qui aiment. Ou alors crêpes et fruits. Yaourts et lait à acheter dans les supermarchés. Le Honduras n' est pas une destination aussi coûteuse que le Costa Rica, champion en la matière ( surtout quand il s'agit de visites de parcs nationaux ). Mais rien n' est donné tout de même. Les étrangers paient davantage dans les musées ou les parcs naturels que les nationaux, environ 3 fois plus.

Départ mercredi 15 janvier de PPT, Tahiti.

1er jour, mercredi 15 janvier

Vol PPT - LAX - sur Air France ( vol facturé 420 euros AR par personne et acheté en octobre ). Puis LAX -GUA sur Delta Airlines ( DL ), vol de nuit facturé 700 USD AR en First Class ( grosse promo ) , quittant LAX à 23 h 55 et atterrissant le lendemain matin 16 janvier à Guatemala City vers 7 heures avec une demi-heure de retard. Il faut dire que l' embarquement à Los Angeles ( Terminal Delta ) est assez chaotique et retardé par le nombre impressionnant de personnes plus ou moins âgées mais corpulentes et à mobilité réduite arrivant à l' enregistrement en fauteuil roulant ! Une spécialité de ces vols sur l' Amérique centrale ! Les fauteuils sont souvent poussés par des employés américains plus âgés et plus mal en point que ceux qu'ils poussent jusqu'à la porte de l' avion et aident à s'extirper de leur siège ... Les sourds qui aident les aveugles en quelque sorte !! A noter qu' une majorité de vols quittant la Californie pour le Mexique ou l' Amérique centrale en fin de journée sont en fait des vols de nuit, quittant les Etats-Unis entre 22H 30 et minuit.



Arrivée sur Ciudad de Guatemala 6 H45 du matin



Ciudad de Guatemala vue d'avion au petit matin

2ème jour : jeudi 16 janvier

Aéroport International - Guatemala City - Rio Dulce

R. nous attend, fidèle à l' heure dite. Personne dans l' aéroport à part le personnel, c'est le premier vol qui atterrit au petit matin; nous sommes sortis en 10 mn. Et nous allons prendre la route de Rio Dulce sur la côte caribéenne immédiatement. Mais avant cela il faut traverser toute la capitale et ce n' est pas une mince affaire ! Guate est une mégalopole de plus de 3 millions d'habitants, située sur de hauts plateaux à 1500 m d'altitude. C 'est la capitale du pays depuis la fin du 18ème siècle, après avoir remplacé Antigua, toute proche à 40 kms seulement, détruite par une éruption volcanique violente. C 'est une ville construite sans plan d'ensemble, et on s' y perd facilement même avec un GPS, sans parler des embouteillages qui bloquent la circulation pendant des heures matin et soir. Elle est en proie à de graves problèmes chroniques de pollution, pauvreté et violence, mais comme d'autres dans la région ou ailleurs dans le monde ( à Manille aux Philippines par exemple ). On peut se passer d'un séjour à Guatemala City qui n' est pas une ville renversante, lors d'un voyage dans le pays ; on peut aussi décider d'y passer deux jours / 1 nuit, et de visiter son centre historique par exemple, rénové récemment. Les derniers gouvernements prétendent faire des efforts et prendre la mesure des problèmes mais il n' ont pas de baguette magique ! Comment - alors que cela n' a jamais été fait - remédier sérieusement à l' abandon social d'une immense partie de la population par les pouvoirs publics? Et où trouver les fonds ? La corruption rampante ne permet généralement pas de faire aboutir les projets ambitieux, souvent financés par des fonds internationaux. Affaire à suivre donc ... Il ne faut sans doute pas rêver !

Nous nous retrouvons rapidement sur une route à 4 voies qui file vers l' est, dans un paysage très montagneux tout d'abord, avec vallées encaissées et mamelons en suite verdoyants. Puis les montagnes et collines laissent la place à une région de cultures : palmiers à huile, bananeraies, plantations d'ananas, prairies dédiées à l' élevage de vaches bien nourries par une herbe verte et haute, qui laisse penser qu'il pleut beaucoup dans la région. D 'ailleurs nous continuons sous la pluie pendant une heure, puis au plus près de Rio Dulce ( appellation qui concerne à la fois la rivière qui s' écoule du Lac Izabal et la bourgade située à la naissance du Rio Dulce et dont le nom officiel est Relleno - Fronteras ). Le temps est à la pluie. Nous avons réservé deux nuits à l' hôtel Tortugal inaccessible par la route, mais que l'on rejoint du village en ' lancha ' en 5 mn . Nous nous y installons rapidement puis reprenons un bateau pour une courte échappée vers le Castillo San Felipe construit par les Espagnols à l' entrée du lac pour protéger cette voie d'accès stratégique contre les pirates ainsi que contre des prétendants anglais, hollandais et français forcément malintentionnés !.







Retour à l' hôtel pour une soirée tranquille et une nuit moins agitée que la nuit presque blanche passée dans l' avion. La durée du vol entre LAX et GUA n ' est que de 4 heures 20 mn et on n' a pas vraiment le temps de se reposer.



Hôtel Tortugal

Il se remet à pleuvoir fort en début de soirée et il va pleuvoir sans arrêt toute la nuit. Espérons que notre remontée du Rio Dulce en lancha n' est pas compromise...

3 ème jour : vendredi 17 janvier

Vellena-Fronteras - Rio Dulce - Livingston - Rio Dulce - Vellena-Fronteras

Miraculeusement, la pluie cesse brutalement au petit matin. Le ciel uniformément gris commence à blanchir à l' horizon et quelques taches de bleu apparaissent. Il va faire plutôt beau, selon notre lanchero, et la température va remonter... Il a raison et nous avons de la chance car est prévue une remontée du Rio Dulce vers Livingston, une balade d' environ 60 kilomètres AR. La pluie aurait tout gâché, il aurait sans doute fallu annuler l' excursion.

Tortugal Hôtel Hôtel en bambou, avec marina, accessible uniquement en bateau du village ( 5 mn de traversée ). Nous avions une chambre supérieure à 80 dollars la nuit. Heureusement car les autres chambres n' étaient pas terribles. Insonorisation exécrable. Repaire d' Américains plutôt âgés en bateau et en goguette, très bruyants. Etablissement dans le style écolo-bobo à l' américaine qui agace à la longue. Petit déjeuner pas à la hauteur. Mauvais rapport qualité-prix.

Départ à 8 h 30. Nous allons couvrir le trajet aller en plus de 3 heures avec beaucoup d'arrêts, et de découverte-nature surtout dans la première partie, celle où nous logeons à l' hôtel Tortugal, proche du Castillo San Felipe qui garde l' entrée du lac. Nous allons naviguer vers la mer, c'est à dire dans l' autre sens. Le Rio Dulce est large et il s'évase encore plus sur une vingtaine de kilomètres pour devenir une étendue d'eau de grande largeur, avec des îles, certaines seulement îles aux oiseaux où se rassemble une avifaune riche et variée, et des bras secondaires, domaine d'une mangrove épaisse et luxuriante, et de vastes tapis de nénuphars sur lesquelles évoluent gracieusement des jacanas. Hormis ces derniers, on peut voir, par centaines, des hérons blancs et gris, des cormorans et surtout des pélicans qui évoluent non seulement sur le fleuve mais aussi aux abords de l' embouchure du fleuve, là où eau salée et eau douce se mélangent et où évoluent suffisamment de poissons pour nourrir tous ces oiseaux voraces. Sur les parties hautes des arbres poussant sur ces îlots, on aperçoit également des iguanes de belle taille, orangés ( des mâles ) et dont les arêtes dorsales sont hérissées de piquants redoutables. Ils prennent le soleil revenu après une nuit de pluie battante. Le fleuve , à cet endroit, a changé de couleur, et est devenu limoneux. La navigation est ralentie par des branches et des troncs d'arbres qui flottent parfois entre deux eaux. Au plus près du village de Vellena-Fronteras, les premières îles abritent de luxueuses et vastes retraites appartenant à de riches guatémaltèques et quelques américains aussi fortunés. On les reconnaît aux pelouses parfaitement entretenues et vertes, aux marinas privées et aux hangars à bateaux abritant des yachts de belle taille. L'une a un zoo privé avec singes et aras, une autre un héliport avec hélicoptère prêt à décoller. Notre lanchero nous apprend qu'il y a un aérodrome tout proche qui permet des liaisons rapides avec la capitale distante de 400 kilomètres. Peu à peu, le fleuve qui s'étalait à l'infini, se resserre et on entre dans une sorte de canyon, pas trop encaissé tout de même. Le fleuve serpente paresseusement entre des falaises de calcaire recouvertes de verdure et d'arbres au contact de l' eau, sur lesquels sont perchés des dizaines d'oiseaux.











On arrive vers midi à Livingston, ville de 8000 habitants qui sommeille un peu à l' embouchure du Rio Dulce. Ville typique de la côte caraïbe de tous ces pays d'Amérique Centrale, un peu oubliée par le pouvoir central qui regarde plutôt côté pacifique, multi-ethnique aussi. Les amérindiens côtoient les mayas dont la gent féminine a gardé et porte le costume traditionnel à savoir longue jupe et chemisier-caracot, et les Garifunas, issus d' anciens métissages entre les derniers indiens caraïbes et les esclaves ayant fui l' enfer des plantations ou ayant été déportés vers les îles honduriennes comme Roatan ou les côtes du Honduras et du Guatemala par les anglais quand leur présence devint inutile et encombrante. Livingston fut créée au début du 18ème siècle et connut une période d'abondance et de richesse en devenant le principal port guatémaltèque à exporter la richesse du pays, à savoir le café. Cette période est terminée et la ville vivote de la pêche et surtout du tourisme. Quelques jolis hôtels de style colonial et surtout une ambiance très caribe attirent des visiteurs toute l' année. On rajoutera au tableau un patrimoine architectural un peu délabré voire lépreux, beaucoup de petits restaurants Garifunas, une nourriture typée ( bananes plantain, riz coco, gâteaux coco ), des habitants souriants et aimables. Livingston est une agréable surprise, car la ville n' est pas considérée comme une destination touristique incontournable. Encore une erreur de jugement ! Car Livingston, c'est vraiment une autre facette du Guatemala. Elle mérite ses trois étoiles.

L'un des lavoirs publics municipaux









Au retour en lancha vers notre hôtel, nous allons nous arrêter déjeuner dans un restaurant de bord de fleuve, goûter la spécialité locale, à savoir une soupe de poissons et de petits crabes du fleuve agrémentée de crevettes d'estuaire, puis faire une seconde halte là où se trouvent des sources chaudes et soufrées en bord de fleuve. Nom de l' endroit : Agua Caliente. Bien nommé donc. Bref, nous avons beaucoup apprécié cette excursion tout à fait exceptionnelle par sa durée et les lieux parcourus et visités. Curieusement , la remontée du Rio Dulce est mal notée dans des guides du genre Petit Futé, on se demande pourquoi, seulement une étoile. Mauvaise appréciation car la balade vaut trois étoiles au moins uniquement pour le Rio Dulce en tant que tel. Le Rio Dulce et Livingston sont notre premier coup de coeur du voyage.

Nous arrivons à l' hôtel sous une pluie battante qui va durer une heure et se calmer rapidement. Climat typiquement tropical de ces régions avec une grosse averse en fin de journée. Tropical mais pas trop chaud. Et puis, heureuse surprise, pas de moustiques. Dans la nuit, une autre averse très violente, puis plus rien jusqu'au matin. On se réveille avec nuages et soleil, et chaleur revenue. La journée s'annonce prometteuse, elle le sera moins que prévu. Le ciel va se couvrir de nouveau mais sans qu'il pleuve comme sur la côte même.

4ème jour : samedi 18 janvier

Rio Dulce - Frontière du Honduras - Omoa - San Pedro Sula

Nous démarrons à huit heures, direction la frontière du Honduras, à environ 50 kilomètres de là. Peu de circulation, on roule facilement, et puis, alors que l'on se rapproche de la frontière, la route devient mauvaise. Elle est en réparation, il semble être question de la re-goudronner... En attendant, elle est truffée de nids-de-poule et le goudron a disparu par plaques sur des dizaines de mètres. Vraiment inattendu ! Paysage de collines et de prairies verdoyantes dédiées à l' élevage, mais aussi aux palmeraies et bananeraies à perte de vue le long de la route. Arrivée au poste-frontière qui, heureusement regroupe les deux douanes. Il y a peu de monde et nous passons tous les trois en dix minutes les formalités de sortie du Guatemala et d'entrée au Honduras. Coût du passage : 3 dollars américains par personne. ( il vaut mieux les avoir sous la main, cela va plus vite, en liquide et compte rond ). On repart sur une très belle route, lisse, refaite de neuf et bien signalisée. Quel changement ! La réfection des principaux axes routiers du pays est l' une des seules promesses présidentielles tenues à ce jour. Ceci étant, le réseau secondaire hondurien est abîmé et la circulation y est ralentie.

Notre première étape va être Omoa, village de pêcheurs et bourgade caraïbe qui vaut surtout par son imposante forteresse espagnole ou Castillo de San Fernando ( en l' honneur du Roi Ferdinand VI d'Espagne ), construite de 1752 à 1775. A l' époque, la mer venait lécher les murailles, ce qui n' est plus le cas aujourd'hui. Comme d'autres constructions militaires espagnoles de la Grande Région , la forteresse dut subir les assauts des anglais dont les plans étaient de contrôler toute la côte du Nicaragua au Mexique. Ils parvinrent à vaincre les Espagnols et à s'emparer de la forteresse mais furent vaincus lors d'une seconde attaque, cette fois par les espagnols bien décidés à reprendre cette place-forte. On dit que des trésors sont enfouis dans la mer aux abords du village, ce qui ne manque pas de susciter de l' interêt chez les chercheurs de trésors, d'autant qu'un butin de pièces d'or fut découvert en 1972. Omoa n' a pas d'étoiles dans les guides, elle en mérite deux ou trois pour son imposante forteresse. et puis nous y avons très bien déjeuné en bord de plage. Ce gros village est donc à découvrir et non à éviter, surtout quand on vient du Guatemala côté caraïbe, comme c'était notre cas. C 'est à Omoa que nous retrouvons Alexi, originaire de San Pedro Sula et policier dans la vie. Il a quelques jours de congé et vient découvrir son pays avec nous. D' ailleurs c'est lui qui va conduire la voiture à partir de maintenant. Sa présence sera rassurante, il veille sur nous. Et puis, réflexe professionnel oblige, il est déjà aller repérer l' endroit où se trouve notre prochain hôtel à San Pedro Sula. Et puis nous roulons portes verrouillées... comme tout le monde, semble-t-il.







Après déjeuner, nous prenons la route de San Pedro Sula où nous faisons étape. Pas de chance, nous sommes samedi et le musée est fermé. SPS est une ville moderne et vivante aux larges avenues fleuries, aux rues propres et bien tenues, du moins les axes principaux. C 'est la capitale industrielle et commerciale du pays. Fondée en 1536 par Pedro de Alvarado sous le nom de ' Villa de San Pedro de Puerto Caballos ', San Pedro Sula ( ' sula ' en dialecte local indigène signifie ' vallée des oiseaux ' ), ville coloniale par excellence, se développa rapidement pour devenir l' étape incontournable du transport passagers et marchandises vers l' Europe ainsi qu'un carrefour entre Guatemala et Nicaragua. Elle fut attaquée et détruite par les pirates, puis finit par renaître à la prospérité grâce à l' industrie bananière. Il ne reste rien de son passé colonial et pas grand chose de son passé archéologique excepté au Musée. Des fouilles ont montré qu'une civilisation ancienne, antérieure d 'un millénaire à celle découverte à Copan - existait sur le site de la ville actuelle, après découvertes de statues anthropomorphiques en basalte évoquant l' ère olmèque, la mère de toutes les civilisations en Amérique centrale. SPS est aujourd'hui un centre majeur de ' maquilas ' - ou industries de sous-traitance - sous contrôle principalement nord-américain. SPS vaut, à l' occasion, une visite d'une demi-journée pour son musée ( fermé le samedi et le dimanche, hélas ), ainsi que pour sa minuscule place centrale flanquée d'une cathédrale dans laquelle on admirera les fresques religieuses moderne de style populaire réaliste qu' est en train de réaliser un peintre local avec beaucoup de talent. Des immeubles en mauvais état, de piètre construction années 70 et sans grâce encadrent malheureusement la cathédrale et gâchent l' ensemble. SPS - comme la capitale Tegucigalpa - est marquée par sa mauvaise réputation en matière de sécurité. Qu' en penser ? Retour à l' hôtel pour la nuit.

Guanacaste Hotel : 55 dollars la nuit. Bien situé, dans un quartier tranquille. Construit comme comme un bunker ou une prison de haute sécurité, au choix. Du jamais vu dans le genre ! Chambre au calme. Bonne climatisation. Mais ensemble vieillot, style années 70. Les peintures sont d'origine, la salle de bain aussi et tout cela date terriblement. Et puis personnel indolent peu professionnel . Rien n' était prêt pour le petit déjeuner quand nous sommes arrivés en salle. Celle-ci, sur le toit, n' avait même pas été balayée le soir précédent. En fait, il n' y avait que nous quatre dans l' hôtel, plus le veilleur de nuit effondré et endormi. Nous avons donc petit-déjeuné en extérieur. Pas terrible donc... Etablissement à éviter. Je dirais même : SPS à éviter ! C 'est une perte de temps dans un itinéraire serré, il vaut mieux voir autre chose.

Et l' on passe à la page 2 du carnet.....
USA: entre 5 et 45°C dans le Southwest en septembre English translation pending
by Arnaudbu · 2018-10-11 · 218 replies
Après un premier voyage classique en famille en juillet 2017 qui se déroula merveilleusement bien, nous avons été déclaré coupable d'avoir aimé le Southwest 😛

Et comme tout le monde le sait, les coupables retournent toujours sur le lieu du crime 😏

Avion: C'est en octobre 2017, après définition du nombre de jour de congés disponibles, que nous achetons 2 billets directement à la compagnie Swiss. Nous avions déjà pris cette compagnie l'année dernière et tout c'était bien passé. Cependant nous avions acheté les billets par Lufthansa et le vol retour était opéré par United. Cette année ce sera Swiss (enfin Edelweiss) sur tout la ligne sauf pour les correspondances qui sont opérées respectivement par Lufthansa et Swiss au retour.

Le vol se fera à destination de Las Vegas au départ de Francfort via Zurich (2h40 d'escale à l'aller et 1h20 au retour) pour un tarif de 550€ par personne. En prenant le départ directement à Zurich, c'est 300€ de plus par personne. Le choix est très vite fait !

En janvier 2018, nous sommes contactés par Swiss pour un changement d'horaire du vol retour. Départ à 21h45 au lieu de 14h45. Ils nous proposeront de modifier gratuitement notre vol retour pour un direct LAS > FRA le lendemain mais niveau congé, madame est dans l'impossibilité de poser un jour supplémentaire. On se contentera de 21h45 qui au final nous permet de profiter de la dernière journée sur place.

Voiture de location: A peine les billets d'avion achetés, j'ai commencé à scruter régulièrement les offres de prix des différents "grands loueurs", c'est à dire Hertz, Avis et Alamo. Nous avions loué chez Hertz l'année passée et avions été particulièrement satisfait du véhicule mais aussi des employés de l'agence de McCarran.

En octobre ou novembre 2017 je trouve un SUV AWD 7 places catégorie FRAR pour 674$ chez Hertz (avec "feu" le code qui allait bien). Tarif très intéressant car pour la même durée en départ LAS et abandon SFO on avait payé 742$ l'année dernière. Je prends donc réservation du véhicule en paiement sur place. Un 7 places pour 2 oui, c'est grand, mais on voulait un AWD et chez Hertz ils le sont tous dans cette catégorie.

En décembre 2017 j'avais constaté que sur le site irlandais de Hertz, le Cadillac Escalade (catégorie Prestige) était 3 fois moins cher que sur le site français de la firme ... 890$ au lieu de 2700$ ... OK, c'est presque 300$ plus cher mais obtenir cette catégorie à ce prix pour 20 jours, ça demande réflexion. La réservation est prise en paiement sur place, on se décidera plus tard.

Peu de temps avant le départ, une alerte sur le forum prévient d'une soudaine augmentation de prix sur les locations de voiture. Le code qui allait bien n'était plus .... Branle-bas de combat pour retrouver un tarif correct avec un code générique ou que l'on a le droit d'utiliser. Au final, une augmentation de presque 60$ ...

Logements: Marre de voir tous ces carnets montrant de parfaits et somptueux emplacements de camping ! Mais encore; c'est la (re)lecture du blog de JP (Orionide) jeveuxcamperauxusa.blogspot.com/...amping-prati... qui nous convainc. Mais attention, le camping sera une première pour nous ... Bah ouais y un début à tout !

On se décidera donc sur un 50/50 motel/camping afin d'avoir un plus de confort de temps à autre.

Tous les campings ont été réservés dès leur disponibilité sur www.recreation.gov/ , www.reserveamerica.com/ et un camping privé en direct. Le site www.campsitephotos.com/ nous a permit de parfois choisir le bon emplacement. On testera donc un peu toute sorte de camping (NP, SP, NF, privé) mais pas le sauvage.

Les motels ont été réservés via le groupe www.choicehotels.com/ la plus part du temps mais il y aussi du www.bestwestern.fr/ et du www.wyndhamhotels.com/en-uk. Sur 2018, nous avons annulé et repris environ 6 fois des motels déjà réservés pour cause de baisse de prix. 1 hôtel a été réservé sur fr.hotels.com/ car le tarif était plus bas qu'en direct. D'autres hôtels ont été réservés en direct et hors grandes chaines.

Ces 2 chaines (ChoiceHotels et Wyndham) ont l'air de pratiquer le Lean Management comme les hôtels de Las Vegas et les locations de voiture (chez Hertz particulièrement). Pour faire simple, les prix varient souvent selon un algorithme ou une science que seuls eux connaissent et ils faut donc être aux aguets pour annuler et re-réserver si on souhaite bénéficier d'un prix plus avantageux. Certains proposent de bons prix en non-annulable, je déconseille sauf si on est certain à 100% qu'il n'y aura pas de changement.

Le circuit: Bon là, pas de mystère, je ne pense pas que vous verrez des lieux inconnus du forum. Mais concrètement, si vous voulez connaitre le circuit .... ben y a qu'à suivre 😎

Sommaire:

Jour 0: on se rapproche un peu plus du départ Jour 1: il était temps après presque un an d'attente Jour 2: réveil matinal et prêts à avaler du bitume pour rejoindre Death Valley NP Jour 3: couleurs matinales sur la Vallée de la Mort et retour à la case Las Vegas Jour 4: à Las Vegas y a aussi des Red Rock ! Jour 5: Utah nous voilà ! (Zion NP) Jour 6: les mollets chauffent sur Observation Point Trail (Zion NP) Jour 7: direction St George en passant par les Red Cliffs Jour 8: Yant Flat, passage express à Zion NP puis repos à Sand Hollow SP Jour 9: Left Fork of North Creek to the Subway Jour 10: prenons un peu d'altitude direction Cedar City Jour 11: de Cedar City à Kodachrome Basin SP Jour 12: rejoignons Page pour découvrir la région Jour 13: un secret pas très bien gardé: Edmaier's Secret Jour 14: finissons en avec Page et sa région mais restons en Arizona Jour 15: de Chinle à Holbrook Jour 16: de Holbrook à Flagstaff avec un petit bout de Route 66 Jour 17: un peu plus bas en Arizona, Sedona nous voilà ! Jour 18: encore à Sedona Jour 19: de Sedona vers Kingman: un petit bout de route sur la Mother Road Jour 20: faut rejoindre le point de départ, Kingman to Las Vegas Jour 21: the last day before take-off Bilans financiers
Retour sur une visite et une tragédie sur l'Harmony of the Seas, le 13 septembre 2016 English translation pending
by Vsylvie · 2016-09-13 · 138 replies
Voici mon retour sur la visite d'aujourd hui, sur l'harmony of the sea, et sur la tragédie qui l'a endeuillée ...
3 semaines au Laos: Ravissements et satisfactions! English translation pending
by Gilloug · 2016-08-14 · 133 replies
Ca y est ! De retour après 3 semaines fabuleuses au Laos !

Pour celles ou ceux qui ont déjà eu l’occasion de me lire… je suis un amoureux de l’Inde depuis mes 20 ans où j’avais voyagé un an en sac à dos et y suis revenu déjà 7 fois.

Ma première grosse « infidélité » à Mother Bharath avait été concrétisée par un voyage au Vietnam qui m’avait laissé un sur une légère déception…

Si j’avais trouvé le Nord du Pays magnifique côté nature et merveilleux auprès des ethnies du Nord, le reste m’avait assez déçu de par le sentiment de voyager dans un pays où les autorités sont en train de mettre en œuvre un « industrie » touristique… et aussi en raison du contact humain, peu chaleureux et à tout le moins loin d’être inoubliable…

Ayant toujours été fasciné par l’Asie, je voulais me réconcilier avec la région et… bien sûr… on m’avait souvent dit : « Le Laos et le Cambodge n’ont rien à voir avec la Thailande ou le Vietnam… Pays moins fréquentés, gens plus « relax », plus de sourires etc »…. Selon le concept largement consacré : Plus "authentique"...!

C’était donc décidé : le Laos cet été et … tuons le suspense tout de suite : Expérience réussie ! Je reviens absolument conquis (et ma compagne aussi !) !

Voici donc le petit récit de notre périple extrêmement agréable avec itinéraire, conseils pratiques et avis.

Au programme : AR TOULOUSE-BANGKOK – entrée au Nord du Laos avec Muang Khua – Muang Ngoi – Louang Prabang – VANG VIENG – Nuit à Vientiane et Boucle de Thakhek pour finir avant 3 jours plein à BANGKOK.

Itinéraire de seize/dix-sept jours en Namibie, septembre 2013 English translation pending
by Chocochiwen · 2013-02-12 · 28 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Projetant de nous rendre 16/17 jours en Namibie au courant du mois de septembre 2013 et après avoir parcouru plusieurs récits de voyage sur ce forum, nous envisageons le programme suivant :

J1 (08/Sep) : Vols jusqu’à Windhoek Deux groupes différents se rejoindront à Windhoek pour y passer ces vacances. -Vol arrivée à Windhoek de Lusaka : 14h25 -Vol arrivée à Windhoek de Frankfurt : 06h30 -Nuit à Londiningi (B&B, nuit en chambre)

J2 (09/Sep) : Windhoek – Ferme Düsternbrook -Récupération 4x4 le matin -Route vers Ferme Düsternbrook -Activité dans l’après-midi -Nuit à la Ferme Düsternbrook (B&B, nuit en chambre) -35km, 30m

J3 (10/Sep) : Ferme Düsternbrook – Etosha (Entrée Namutoni) -Route vers Etosha (Namutoni) -Courses à Otjiwarongo -Nuit à Etosha (Namutoni) (nuit en camping) -219km, 2h40m / 229km, 3h30m

J4 (11/Sep) : Etosha (Namutoni) – Etosha (Halali) -Safari dans le parc Etosha -Nuit à Etosha (Halali) (nuit en camping)

J5 (12/Sep) : Etosha (Halali) – Etosha (Okaukuejo) -Safari dans le parc Etosha -Nuit à Etosha (Okaokuejo) (nuit en camping)

J6 (13/Sep) : Etosha (Okaukuejo) – Palmwag -Route vers Palmwag -Nuit à Palmwag Lodge (DBB, nuit en chambre) -257km, 4h08m

J7 (14/Sep) : Palmwag -Excursion à définir -Nuit à Palmwag Lodge (DBB, nuit en chambre)

J8 (15/Sep) : Palmwag – Twyfelfontein -Route vers Twyfelfontein -Visite gravures pariétales / Organ pipes / Forêt Pétrifiée -Nuit à Aabadi Mountain Camp (nuit en camping) -108km, 1h37m

J9 (16/Sep) : Twyfelfontein – Uis -Route vers Uis -Visite le Brandberg / Messum Crater -Nuit à Brandberg Rest Camp (nuit en camping) -142km, 2h13m

J10 (17/Sep) : Uis – Spitzkoppe – Swakopmund -Route vers Swakopmund -Visite Spitzkoppe -Nuit à Alte Brücke (B&B, nuit en chambre) -91.9km, 1h35m / 149km, 2h14m

J11 (18/Sep) : Swakopmund -Repos ou visite Walvis Bay / Henties Bay / Cape Cross Seal Reserve -Nuit à Alte Brücke (B&B, nuit en chambre)

J12 (19/Sep) : Swakopmund -Excursion Mola Mola Safari -Nuit à Alte Brücke (B&B, nuit en chambre)

J13 (20/Sep) : Swakopmund – Sesriem -Route vers Sesriem -Stop à Solitaire -Coucher de soleil à Elim Dune -Nuit à Sesriem Campsite (nuit en camping) -267km, 3h52m / 82.9km, 1h12m

J14 (21/Sep) : Sesriem – Naukluft -Route vers Naukluft -Visite Sossusvlei / Dune 45 / Dead Vlei / Sesriem Canyon -Nuit à Tsauchab River Camp (nuit en camping) -49.9km, 52m

J15 (22/Sep) : Naukluft -Olive Trail ou autres activités à définir -Nuit à Tsauchab River Camp (nuit en camping)

J16 (23/Sep) : Naukluft – Windhoek -Route vers Windhoek -Retour 4x4 dans l’après-midi -Nuit à Londiningi (B&B, nuit en chambre) -252km, 3h58m

J17 (24/Sep) : Vols au départ de Windhoek Windhoek – Lusaka (vols mardi/mercredi/jeudi) 09 :15 – 11 :25 Windhoek – Frankfurt (vols tous les jours) 21 :35 – 07 :55(+1)

Q1. Que pensez-vous de ce planning et de la faisabilité du programme en 16/17 jours ?

Q2. Nous avons supprimé les visites de Opuwo et Purros après l’Etosha pour passer plus de temps dans la région du Damaraland. Pensez-vous que cela vaut la peine de rester une journée entière à Palmwag le J7 pour faire une excursion proposée par Palmwag Lodge ? Est-ce que quelqu’un a déjà fait cette expérience ? Existe-t-il une possibilité de visiter les villages Himbas autour de Palmwag ?

Q3. Concernant la location de voiture, nous hésitons entre plusieurs possibilités (selon le nombre final de participants), cependant nous recherchons des avis et des conseils sur les meilleures formules à réserver : prix, assurance, équipements de camping, GPS, frigo, etc.

Q4. Savez-vous s’il existe une possibilité de louer des jumelles sur place ?

D'avance un grand merci à toutes et à tous de votre contribution !

Chiwen
Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam English translation pending
by Jojoone1 · 2012-08-14 · 150 replies


Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été. Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants. Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication. Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques. Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés. Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa. Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants . Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée. Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.

VENDREDI 13/07/2012

Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes. En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes… Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires. Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait. A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques….



Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes. Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables. Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie. Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler. Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive. Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !

Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit. Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau !
Voyage à l'intérieur des terres de la Bretagne et la Normandie au mois de septembre English translation pending
by Mmedupont · 2010-08-22 · 20 replies
Bonjour,

On solicite votre aide.

On part du 9 au23 septembre pour la Normandie et la bretagne. Mise a part les classiques et les cotes, nous cherchons a allé a l'intérieur des terres visiter des villages pittoresque ou a theme tel que Lamballe, Dinan et saint cereni le gerei. Vous avez des suggestion?

aussi, On aimerais bien allé ceuillir des champignons (même si on y connait rien). vous connaissez hotel ou chambre d'hote qui donne cet opportunité?

Un gros merci !

Lise
Pérou-Bolivie: un mois aux pays des Incas, lamas et volcans English translation pending
by Wapiti74 · 2006-10-12 · 89 replies
Hé bien voilà, je me lance…

Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎

Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage… : message 23 de cette discussion

Quelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !) En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou. avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…

Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006

- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.

TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴‍☠️

Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour

Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos

Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.
Afrique du Sud et Namibie: carnet de route English translation pending
by Norbertmgt · 2005-12-09 · 12 replies
On arrive d’un voyage de 5 semaines en Afrique du Sud et Namibie. Sans faire ombrage au talent de compte-rendu de tous et de Nancy en particulier, voici notre carnet de voyage agrémenté de quelques infos qui aideront peut-être certains voyageurs dans un avenir. .... je l’espère, proche ! Notre équipe se composait au départ de 6 personnes. Deux d’entre nous n’ont participé qu’à la première partie en Afrique du sud (16 nuits / 19 jours) de Jo’Burg à Jo’Burg pour cause congés restreints ! Le reste a eu la chance de faire le périple en entier (32nuits/35 jours) de Jo’Burg au Cap via la Namibie.

NOTRE PARCOURS

Du Mercredi 12 Octobre au Mardi 15 Novembre soit 35 jours/32 nuits sur place

1er jour : Départ en train Avignon TGV pour Roissy CDG Vol de nuit sur South African 19h05 pour Johannesburg (direct)

2ème jour: Arrivée 6h35 à Johannesburg - prise du véhicule de location Mercedes 8 places super véhicule ! - Réception par le fils de Mama Lolo - Installation à Soweto –Visite du musée Mandela, d’école et des quartiers noirs 🙂- Hébergement chez Lolo’s B&B.

3ème jour : Départ pour le Pilanesberg N Park (175km) – arrivée à Sun City (entrée 60 R heureusement gratos : voir plus loin …) la folie d’un riche mégalo et visite de Lost City (60 R p/p visite guidée obligatoire) : un hôtel, casino, un mini Las Vegas – petite intrusion dans le parc et repas au Kwa Maritane : génial ! 🙂🙂(voir plus loin…) Nuit à Kamagelo B&Bpour 2 nuits.

4ème jour: Safari toute la journée dans le Pilanesberg Park (20 R p/p + 10 R véhicule), paysage de montagne avec lac, collines et pleins d’animaux 🙂(éléphants, girafes, antilopes…) - Nuit à Kamagelo.

5ème jour: Route vers Prétoria (145km) – 80 km à l’est visite d’un village Ndebele (20 R p/p + 10 R véhicule) à Mistubello (pas authentique du tout 🤪, dommage, très coloré par contre) – Continuation pour le Haut Veld et Lydenburg (280km) -Nuit en bungalow à Lapamenti

6ème jour : Le Haut Veld - Visite de Pilgrim’s rest (village des années 1900) et le Blyde Canyon : site et point de vue gratuit sauf aux Potholes (20R p/p) - entrée dans le fabuleux parc Kruger NP (310km) -Installation à Letaba Camp pour 2 nuits en tente.

7ème jour : Safari matinal dans le parc (entrée 120 R p/p et par jour !!) : un peu déçus par la sécheresse catastrophique du parc 🤪, peu d’animaux - Petit Déjeuner pris à Olifants – retour au lodge, safari et Nuit à Letaba Camp.

8ème jour : Départ pour la partie centrale (premiers lions) - Safari toute la journée et pique-nique (on voit plus d’animaux, pas mal de rhinos) - Arrivée à Talamati, un camp de brousse intime et en pleine nature, très chouette 🙂🙂– beaucoup d’animaux au sunset – night drive négocié à 100R p/p - mais peu intéressant, bof !🤪 - Nuit au Talamati Lodge.

9ème jour : Safari fructueux dans la partie sud du parc (on a croisé un troupeau d’éléphants au détour d’un virage : quel enchantement !) - Sortie du parc à Pretoriuskop - installation et nuit à Rockabye Lodge près d’Hazyview (160km)

10ème jour : Route vers le Swaziland (180km) et passage de la frontière olé olé ! Quelle pagaille ! 😏 à Jeepe’s Reef - Visite de M’banane (marché artisanal intéressant) - Hébergement au Mlilwane Camp près d’Ezulwini (hutte traditionnelle) - Danse swazi en soirée

11ème jour : Safari dans Mlilwane Sanctuary (25 R p/p + 10 R véhicule) : très chouette 🙂🙂 pas de prédateurs mais beaucoup d’animaux et des forêts d’eucalyptus ! – Départ vers le sud (120km) - arrivée au Nisela Camp 35 km au sud après Big Bend – Hébergement au Nisela Safari Camp.

12ème jour : Entrée en RSA en début de matinée -Safari dans la réserve Hulhulwe au Maputaland (140km) – installation à M’Pila Camp en tente) - safari en fin d’après midi dans la partie Umfolozi : coucher de soleil avec les girafes, … magique !

13ème jour : Safari matinal (60 R p/p + 10 R véhicule) dans la Réserve d’Umfolozi (beaucoup de rhinos) – Route vers Kwambonambi (50km) - Installation sur la côte au Cuckoo’s nest pour 2 nuits

14ème jour : Il pleut un peu 😐 : Sortie culturelle dans un village zoulou. (95 R p/p) mais si le village ne fait trop authentique, les danses valent le coup ! – Départ pour Sta Lucia (50km) il pleut beaucoup 😕😕! - Hébergement à Cuckoo’s.

15ème jour : étape via Esowhe & Dundee pour le Zoulouland Ouest. (400km) – Hébergement à Spioenkop N. Reserve près de Ladysmith. Petite réserve sans prédateurs mais qui nous a enchantés pour ses couchers de soleil et une foule spectaculaire de girafes et ongulés en pleine course le lendemain à l’aube !!

16ème jour : Safari matinal dans la réserve (20 R p/p + 10 R véhicule): le coup de cœur la rencontre avec les girafes citées plus haut 🙂🙂 – Route vers le Drakensberg Nord et le Royal Natal Park (35 R p/p + 10 R véhicule) – traversée du Golden Highlands Park (des paysages comparables à Zion en Utah !!) à faire absolument 🙂 - un arrêt à la délicieuse petite bourgade de Clarens – Nuit à Fouriesburg (350km) au Camp Site : calme absolu !

17ème jour : Approche des monts Maluti et du Lesotho voisin sous la brume et le froid (12°) - Bloomfontein la capitale administrative du pays. (270km) - prise du véhicule de location Toyota Condor 4 places à l’aéroport- Nuit au Piccolo B&B

18ème jour : Paquetage pour nos 2 jeunes baroudeurs et route vers Johannesburg (380km). Arrivée à l’aéroport international et remise du véhicule Mercedes. Vol de nuit pour Paris à 20h05 … Snif ! 🙁🙁 Pour nous 4, longue étape (N14) vers la province nord du Cap - Arrêt à Kimberley à 9h pour visite intéressante du Big Hole (5 R p/p) et le musée en plein air sur les mines de diamants – Route vers Upington (520km) - hébergement à Marilana B& B

19ème jour : Vers le nord-ouest et entrée en Namibie (aucun trafic à 9h) -100 N$ taxe routière par véhicule – arrêt à Grünau pour un casse-croûte dans une véritable Bagdad Café - piste vers Fish River Canyon (420km) Arrivés vers 15h au lodge, nous décidons l’entrée au parc (80N$ p/p + 10N$ voiture) pour le sunset : erreur fatale, tout est à contre jour, on n’y voit rien !! Une grosse déception !😕😕 - hébergement au Canyon Moutain camp.

20ème jour : ne voulant pas refaire une piste en très mauvais état et repayer l’entrée du parc, on abandonne à regret le jumeau du Colorado - Piste vers les arbres carquois de laforêt de Kookerboom(25 N$ p/p) à Keetmanshop : superbe ciel bleu et paysage enchanteur…. - route vers le Nord et Mariental dans la Kalahari (350km) et nuit à la fabuleuse Lapa Farm (j’explique plus loin ..)

21ème jour : Longue étape vers le nord du pays - marché à Okahondja – Otjiwarongo à 16h : continuation décidée vers Etosha (760km) - nuit à Okaukejo Camp.

22ème jour :Safari dans Etosha N Park (80 N$ p/p/j + 10 N$) véhicule – repas pris à Halali (cher 90R et passage obligé des groupes 😕) – reprise du safari – rencontre avec des lionnes au coucher du soleil – nuit à Okaukejo Camp agrémentée de visiteau trou d’eau juste en face du bungalow : troupeau d’éléphants à la baignade : Ouah ! 🙂🙂

23ème jour : dernier et court safari puis Kamandjab et piste vers le Kaokoland. (510km) arrivée au pays des himbas vers 15h - Installation à Mopane Desert Camp en tente pour 2 nuits à Opuwo – Booma autour du feu et nuit au clair des étoiles du désert.

24ème jour : Visite guidée de villages Himbas 🙂🙂🙂 : le must de la Namibie avec Sossusvlei et Etosha - repos en fin de journée -nuit à Mopane Desert Camp

25ème jour : On abandonne l’idée de revenir par la C35 pour Kamanjab et la route vers Khorixas ! Bien nous en prend 😉: on s’engage au Sud par la piste la plus dépaysante du parcours, rencontre avec des himbas au détour d’un virage – paysages fabuleux 🙂🙂 jusqu’à Sesfontein et que dire après de Palmwag à Khorixas dans le Damaraland - nuit à Khorixas au Gowati Lodge

26ème jour : Paysages montagneux du Brandberg – On décide de tourner à droite face à l’océan pour faire le crochet à Cape Cross et ses otaries (40 N$ p/p + 10 N$) continuation vers Swakopmund - visite de la station balnéaire de l’Atlantique - Nuit à Sophia’s B&B

27ème jour : Piste vers le Namib N Park (370km) - Installation à Welterelde Farm près de Solitaire. Sunset drive (80 N$ p/p) dans les dunes avec le proprio : les couleurs !!! 🙂🙂

28ème jour : Départ de nuit (5h) pour les dunes de Sossulvlei– entrée duparc à 6h (80N$ + 10N$ voiture) – piste et goudron pour 6h de moment magique : la dune 45 (peu de monde), l’arnaque de 90N$ pour la navette puis Dead Vlei à piedpendant 2 h …et puis Sossusvlei : whaouah !! on a récupéré un 4x4 du Sossusvlei Lodge, on a fini avec eux : guide et chauffeur privés !! - Sortie du parc à midi comblés ! 🙂🙂🙂 On file alors vers le sud, on verra bien où on couchera – A 19h30, nous étions à table au Bagdad Café 😛 (notre premier arrêt en Namibie la semaine d’avant ! ) Sesriem-Grünau 555 km !! – nuit au Grünau Country House

29ème jour : Route goudronnée vers le Sud. (640km) - Entrée en RSA à Noordover continuation pour Springbok et Vanrhynsdorp : on retrouve peu à peu la civilisation 🤪– Nuit au De Oude Herberg (voir le commentaire !) à Tulbagh

30ème jour : La région de Franshoek et les vignobles – superbe col menant à la mer et Kleimond et la route touristique vers le Cap (150 km) - Installation dans le quartier d’Oranjziecht à Belmont B&B pour 4 nuits à Cape Town. Montée au Signal Hill pour un coucher de soleil !!😎

31ème jour : Visite du château de Bonne Espérance (20 N$ p/p) : sans plus – visite du City Bowl et de la ville - le Waterfront sous les nuages – Hébergement à Belmont House.

32ème jour : Un ciel d’un bleu !! Direction le téléphérique de la montagne de la Table : cher (115 R p/p) mais fabuleux, quel panorama !🙂🙂 – visite du vignoble de Groot Constancia (25 N$ p/p) puis des jardins de Kirstenbosh (25 N$ p/p), un peu décevant car la floraison était pratiquement passée mais sous les nuages, again !!😕 Un bon chinois 😛 pour oublier et hébergement à Belmont House.

33ème jour : La péninsule du Cap - réserve naturelle de Boulders (25 N$ p/p) avec ses pingouins - le Cap de Bonne Espérance sous la pluie (entrée du parc 45R p/p) - Splendide route « payante » côtière vers Cape Town - Nuit à Belmont House

34ème jour : Le quartier malais de Boo-Kaap sur les hauteurs de Signal Hill : à faire pour ses maisons colorées et un parfum d’orient – Dernière vue du Cap depuis la ville de Bloubergstrand (20km au nord) :la photo qui est dans tous les catalogues 🙂! Restitution du véhicule chez Nacional Alamo à 15h - vol à 17 h pour Jo’B Correspondance pour Paris 20h50 - Vol de nuit sans histoire

35ème jour : Arrivée à CDG à 7h05 – une alerte terroriste 😮pour finir à la gare TGV on reste dehors pendant 40mn dans le froid puis le train vers Avignon !!

BUDGET:

Je confirme les dires de Nancy : aucune nécessité d’emporter des US $, au contraire ! L’euro était bien plus intéressant au change. Aucun souci non plus pour utiliser les cartes bancaires si ce n’est de rares refus de l’Eurocard-Master Card à certains distributeurs, par contre aucun problème avec Visa Premier. En Namibie, en effet, possibilité d’utiliser le Rand, idem au Swaziland, mais attention pas d’utilisation à l’inverse ! Toutes ces monnaies étaient à parité et équivalaient environ à 0.90 FF. (0.13 €)

Détail de nos frais par personne :

546 R (78 €) pour la nourriture (achats en supermarchés) 1044 R (149 €) pour les sorties restaurant 1000 R (144 €) pour les entrées des parcs et permis 6335 R (905 €) pour l’hébergement 3605 R (515 €) pour la location du véhicule 1350R (195 €) pour l’essence (10800 Km et 11 litres aux 100) 507 R (72 €) pour les sorties facultatives :

Au total avec quelques pourboires et péages d’autoroute 2856 euros avec le vol pour 35 jours et 1634 euros pour 19 jours

TRANSPORTS : VolsBillets achetés à Nlles Frontières Avignon, réservés en Janvier 2005 Prix : 790 euros A/R VéhiculeLoué chez Auto Escape (www.autoescape.com) on utilise régulièrement les services de cette société basé à Pertuis (Vaucluse) : professionnalisme, gens très serviables et sympas 😇. (Possibilité d’annuler au dernier moment et tout se fait par internet, aucune surprise à l’arrivée à l’aéroport)

- premier véhicule pris à Jo’B Mercedes Vito pour nous 6, état neuf 150km, confort et grande capacité (9places) et ramené à Jo’B par les 2 pauvres malheureux qui s’arrêtaient là !! 95€ par jour (Assurance complète sans franchise, plein offert)

- deuxième pris à Bloomfontein Toyota Condor 2x4, bon état, rendu au Cap (one-way 330 R) 56€ par jour (Assurance complète sans franchise, plein offert) Axes routiersRien à dire sur la circulation et l’état des routes : rectilignes, en très bon état en RSA, un long ruban (comme a dit Nancy !) en Namibie et des pistes en bon état (quelques kms un peu chargés en gravier sur la C35 qui va à Opuwo et Ruacana au départ de Kamanjab).

La C41 qui rejoint Opuwo sur les 50 derniers km est en travaux de goudronnage (quelques tronçons déjà utilisables, environ un bon tiers) - idem pour la piste qui mène à Sossusvlei : quelques bons bouts de goudron déjà. Piste C14 de Sesriem à Maltahohe très roulante, idem pour la C12 qui permet de joindre Seeheim en quittant le Fish river Canyon.

Seul point noir 🙁 : la piste intérieure au parc de Fish River pour approcher les différents points de vue : cailloux nombreux et très coupants, 20km/h maxi !

On a crevé 3 fois 🏴‍☠️ (une moyenne convenable aux dires de certains !!) Pneumatiques pourtant en excellent état, mais on a quitté 2 fois les pistes et on crevé qq kms plus loin : rapport de cause à effet ? Bon rien de bien grave, on sait où se trouve le cric sur le Toyota Condor maintenant !! Attention aux réparateurs : aucune facture identique de 29N$ à 70N$ (et le plus cher à Palmwag, notre première crevaison, a mal réparé, cause du 3ème arrêt garage 3 jours plus tard !!)

HEBERGEMENT:

Toutes les nuits sauf deux étaient réservées à l’avance (quasi obligatoire pour les parcs surtout dans des camps de petite capacité comme Talamati par exemple) Réservation effectuée par Internet de Janvier à Septembre 2005 en B&B, lodge ou bungalow (les prix sont indiqués pour une chambre double)

- Lolo’ B&B (Soweto) 88 € en demi-pension et activités comprises Super accueil de Mama Lolo en plein Soweto (son fils nous attendait à l’aéroport), au contact de la population noire et de leurs problèmes, sécurité totale 😛, parking et une gentillesse !! Visite de Soweto avec le fils (écoles, musée et maison Mandela…) Repas tradition « black » en soirée …extra !!

- Kagomelo Guesthouse (Pilanesberg) 60 € en BB Surprise !! Quelques difficultés de communication par mail et quelques inquiétudes avant le départ mais à l’arrivée un accueil simple, très très sympa : le patron, très gentil, nous a arrangé l’entrée à Sun City gratos (60R par personne économisés) Petit déj pris après le safari matinal à l’heure qu’on voulait, et de plus le proprio nous a carrément amenés à l’entrée du parc à 6h du mat pour qu’on ne se perde pas !

- Lapamenti Farm (Lydenburg) 30 € en SC

Un de nos coups de cœur 🙂🙂: quel dépaysement ! Le fermier vous conduit en pleine nature, au bord d’une rivière, un calme absolu, 3 bungalows cosy et très propres, sans électricité, des loupiotes à pétrole le long des chemins. Il nous allumé lui-même le booma traditionnel ...et une soirée inoubliable sous le ciel africain !

- Letaba (Kruger) 56 € en SC On avait réservé les Safari-tent pour 2, mais déception à l’arrivée : Letaba Camp presque l’usine à touriste, accueil froid pour pas dire plus, tentes mal situées et dans un état, bof !🤪 On a demandé à être « upgraded » comme ils disent et on a hérité de rondavels pour 3, mieux et plus cher évidemment mais sans plus, cuisine commune au centre des bungulows avec la compagnie des impalas.

- Talamati (Kruger) 52 € Très bien situé, petit camp (10 unités). Intimiste, dans la brousse : bungalow pour 6 en self catering super, tout équipé, neuf et accueil sympa...

- Rockabye B&B (Hazyview) 72 € en BB 3 rondavels de luxe dans un cadre verdoyant, tenus par des fermiers jeunes et très accueillants. L’hébergement le plus cher mais pour une fois …et rien à redire … Un petit déj royal !! 😛😛

- Mliwane Sanctuary (Swaziland) 44 € en SC Des huttes immenses pour 2 en pleine réserve de Mliwane, dépaysant !! Un spectacle de danses swazi interprété en soirée par tout le personnel (de la serveuse de bar … au gérant !)

- Nisela (Swaziland) 28 € en SC Des huttes minuscules pour 2 dans le sud du pays mais propre et sans surprise vu le prix…

- M’Pila (Hulhulwe) 55 € en SC Safari Tent style « Out of africa », en pleine réserve, intérieur impec, salle de bain attenante et une terrasse entièrement équipée self catering. Les animaux très très proches (nyala, antilopes et hyènes sous le nez). Trop proche parfois : un magnifique serpent lové sur la tente et paressant au soleil mais bof c’est ça l’Afrique ! 😉

- Cuckoo’s (Kwambonambi) 26 € en BB Aie! Aie! Aie! Le meilleur backpacker du Maputaland d’après le Routard et Lonely Planet ! La cata 😠: laissez-aller total (propreté très douteuse des draps, de la cuisine commune et du reste) et c’est dommage : l’endroit est vraiment chouette (une chambre dans l’arbre qui pourrait amener un plus) mais on a l’impression que rien n’a été fait ni entretenu depuis le changement de proprio (Marjan nous a appris qu’elle était là depuis presque 2 ans, qu’a-t-elle fait depuis si ce n’est la clope et le kawa perpétuels ??) Dommage ouais car Marjan est très sympa, serviable et tout, mais …

- Spioenkop Reserve Camp 26 € en SC Un immense bungalow tout équipé pour 6, bien mais sans plus, principal avantage au coeur même de Sioenkop Reserve, calme total sous les étoiles sudaf !

- Camping Site (Fouriesburg) 26 € en SC Au fond d’une gorge, à 3 km du village, des bungalows à même le rocher. Tout équipé, propre : rien à dire si ce n’est la piscine un peu froide (1300 m d’altitude)

- Piccolo B&B (Bloomfontein) 50 € en BB Proprio exubérante, style british, très dévouée (elle accompagna ma fille en ville et fit le marché avec elle une partie de la matinée). Sur les hauts de Bloomfontein calme et un brin résidentiel !

- Marilana B&B (Upington) 44 € en BB Chez les Afrikaners pure souche : quartier huppé d’Upington, piscine et tout le confort, jeunes proprios très pro mais très avenants et sympathiques. Petit déj à la hauteur ! 😛

- Moutain Camp (Fish River) 70 € en SC !! Une hacienda (10 chambres) en plein désert namibien : le backpacker du Canyon Lodge (à 2 pas de Fish River), 5km de piste sablonneuse après le lodge…et le soir autour du booma !! Petit détail : les petites bébêtes (araignées, tarentes et gekkos sont ici chez eux !!)

- Lapa Farm (Mariental) 34 € en SC LE COUP de CŒUR du voyage 🙂🙂🙂 !! Un jardin d’Eden après 35km de piste en quittant Mariental vers l’Est. Une folie de gens plus qu’aisés (le frère de la proprio tient l’immense Spar à la sortie de la ville !!) : une immense habitation semi-circulaire, aérouverte, lieu de fêtes et réception, un booma en plein milieu du gazon arrosé 24h/24h, une débauche de déco… On dort sur des matelas installés à même le sol, presque à la belle étoile, sous l’immense toit de chaume, avec les sensations, bruits et parfums de cette nuit africaine magnifique et sereine ( pas un moustique) et quel coucher de soleil !! Un petit moins : le pauvre guépard, semi apprivoisé, mais prisonnier derrière son grillage …Un autre trônait à côté de la table pour 20 personnes mais empaillé lui !! Presque au prix du Cuckoo’s cité plus haut !

- Okaukejo (Etosha) 48 € et 44 € en SC On devait initialement coucher à Otjiwarongo mais, après un arrêt d’une heure et demie à Okahondja (marché et bouffe) nous y étions à 15h30/16h donc on a poussé jusqu’à Etosha. Erreur car on a payé 2 jours de visite du parc en étant mal logé la première nuit (voir plus bas) On aurait dû s’arrêter à un B&B à qq km de l’entrée (y en avait, étaient-ils pleins ?) Seul avantage : nous étions sur place à 6h 30 pour le morning drive. 2 style d’habitation 1ère nuit : bungalows « standard » pour 2, sommaires et sans charme à un prix légèrement supérieur qu’un bungalow « superior » pour 4, face au trou d’eau (la meilleure place du camp !) la 2ème nuit .Allez y comprendre ?

- Mopane Lodge (Opuwo) 130 € en demi-pension et 220 € en pension comlète avec activité sortie Himba

3ème coup de cœur !! 🙂🙂 Un camp de toile de tente en pleine brousse, douche en plein ciel, sur les hauteurs d’un lit de rivière, malheureusement à sec, sans électricité (on vous porte une lampe batterie vers les 17h qui suffit amplement et vous accompagne pour venir profiter du repas dans une vaste paillotte ouverte sur la rivière :extra !!) . Hans, le gérant, aux petits soins … Organisation super pour la visite des villages Himbas : voiture particulière avec un guide himba connaissant la région qui nous a sortis des sentiers touristiques de la région.

- Gowati Lodge (Khorixas) 66 € en BB Un lodge récent de qualité, immense chambre (une possédait jusqu’ à 6 lits et nous en avions réservé 3 négocié au prix de l’an dernier, prix par personne alors pourquoi se priver ? Petit déj classique, bref ça sentait le lieu de passage des tours-opérateurs mais heureusement pour nous au ¾ vide…

- Sophiadale (Swakopmund) 36 € en BB A la sortie de la ville (12km) dans les premières dunes, construit par un jeune allemand et sa mère qui avaient quitté la RDA en 1989 et qui nous ont régalé de leur petit déj ! Vaste studios et une propreté et un ordre « à l’allemande » !!

- Welterelde Farm (Sesriem) 108 € en BB Quelques milliers d’hectares pour ce « pauvre fermier afrikaner » qui propose un havre de paix au milieu du désert, à une encablure de Sesriem (les clôtures font limites avec le parc) .Un chouette sunset drive dans les dunes en fin d’après-midi dans le pick-up du proprio !! 🙂🙂Petit déj pack sur les tables à 5h du mat pour rejoindre l’entrée du parc (35km) et Sossusvlei (35km + 60km)

- Lodge (Grünau Country House) 40 € en BB Etape non réservée puisque nous pensions être obligés de recoucher dans la région de Mariental au retour mais …une bonne moyenne et après une très longue étape, nous retrouvons le Bagdad Café où nous avions bu un coup à l’aller à notre entrée en Namibie : les chambres sont très correctes dans des bâtiments style motel à l’américaine. De très bons sandwichs chauds avec une bonne « Windhoek Lager » !!

- De Houde Herberg (Tulbagh) 70 € en BB Etape non réservée non plus : l’arnaque habituelle de tout voyage individuel qui se respecte : On se la joue « chicos » dans une rue entièrement classée monument historique dans un village touristique à l’entrée de la Route des Vins… mais pas moyen d’y échapper en arrivant un peu tard (tarifs identiques dans tous les B&B du coin) Bref, très cher, situé dans un immense manoir du XVII°, style Cape Dutch, mais sans douche, baignoire à la place mais sans eau !!😠😠 Par contre un petit déj vraiment class, un peu trop de serveurs autour de nous !!

- Belmont House (Cape Town) 56 € en BB On avait réservé un peu à l’aveugle dans cette ville de 2 millions d’habitants : idéalement placé, à 5mn du centre ville et à deux pas (en voiture !) du téléphérique et de Signal Hill, quartier résidentiel d’Oranjezicht, sur les contreforts de la Mountain Table, un couple aux petits soins et efficace. Super !! 🙂

REPAS ET RESTAURANTS :

La plupart du temps courses faites dans les supermarchés en ville (évitez les épiceries des parcs en particulier à Halali dans Etosha !) De très bonnes viandes pour le « braaï » (agneau bœuf et même différents gibiers : kudu, oryx…)

Sans oublier le billtong et les bonnes bières ( Castle, Windhoek et autres…) au même prix indiqué par Nancy lors de son périple en Mai, pas d’inflation comme sur l’entrée des parcs !!

Un resto super : le Kwa Maritane Lodge au Pilanesberg Parc !! Merci à Simba la lionne 😉😉 qui m’avait donné le tuyau avant de partir ! Je confirme : emplacement super, une terrasse dominant les animaux, un tunnel pour s’approcher à qqs mètres d’un point d’eau…, un buffet royal, 150R p/p mais ça vaut vraiment le coup !!

Une adresse sympa au Maputaland : le Mighty Bytes à Sta Lucia autour de 40 R pour un bon fish’n chips et 65R pour du butterfish succulent et des crevettes grillées !!

En Namibie, près de Swakopmund, un fish’n chips à Henties Bay, (y en a qu’un, on peut pas se tromper !) à l’ambiance nordique : le brouillard, 18° dehors et le feu de cheminée à l’intérieur, du poisson on ne peut plus frais ! 50R (bière incluse)

A Cape Town, en plein centre, allez au Mozart, Church Street (il est sur le Routard !) : grand choix et pas cher du tout, on déjeune à l’extérieur dans la rue piétonne avec toute l’ambiance colorée de Cape Town ! Serveuse adorable !! 50R (bière incluse)

DIVERS :

L’itinéraire

Nous avions privilégié nos déplacements uniquement en véhicule de location, ceci malgré les grandes distances, pour éviter des frais plus importants avec d’éventuels vols intérieurs. De ce fait, nous avions prévu 4 journées de plus de 500 km pour changer radicalement de région et avec 5 chauffeurs dans la première partie et 3 par la suite, cela nous ne faisait pas peur : dès les premiers jours, nous nous sommes aperçu vu l’état excellent des routes en RSA et des pistes en Namibie conjugué au trafic très fluide en Afrique du sud voire inexistant en Namibie que nous avions sous-estimé nos possibilités. Aucun souci pour rouler à 130-140 km/h sur route et autour de 90 de moyenne sur piste en toute sécurité ! De ce fait nous avons en réalité réalisé 3 très longues journées de route (au lieu de 4) et parcouru 750 km dans la journée sans problème et sans fatigue (changement de chauffeur toutes les 2 heures à 130, on fait du chemin !) Il nous a manqué, comme pour tous, un jour ou deux par ci par là : on aurait aimé repasser à Mariental et passer une journée à ne rien faire dans la fabuleuse Lapa Farm, une journée de plus pour nous permettre de visiter plus profondément le Damaraland qu’on a seulement traversé (paysage spectaculaire le long de la route Palmwag-Khorixas !!)

Le périple dans ce sens ? On nous avait conseillé d’aller au Kruger le plus tôt possible pour éviter le début de la saison des pluies, on a fini au Cap un mois après où le printemps était établi depuis quelques semaines.

Le Climat

Sur 35 jours, trois journées sans soleil ! 😎😎 Une journée presque complète de pluie au Cap Bonne Espérance (un crachin digne de la Bretagne), une journée plus ou ou moins arrosée au Zoulouland en particulier à Sta Lucia ( on a pas fait la croisière sur la rivière snif snif ! ) et le lendemain un départ pluvieux vers le centre du Zoulouland jusqu’à Dundee (influence de l’Océan Indien, je suppose !) .De Jo’B au Swaziland environ 28/30° avec des nuits relativement fraîches dues à l’altitude puis plus chaud (33°) à partir de Hulhulwe. Très chaud en Namibie (35° et plus) mais très sec et une luminosité !! Au Cap, autour de 25°

Les guides

On a souvent utilisé le NEOS de Michelin Afrique du Sud 2002, pratique, de bons descriptifs d’itinéraires et le Routard 2005 quelque fois pour les restos. En Namibie, de temps en temps, le Petit Fûté mais une vieille version ! (prix obsolète) Les cartes vendues à l’entrée des parcs (Pila, Kruger, Hulhulwe, Etosha) sont super !

Le reste : films et photos, artisanat…

Je confirme les dires de Nancy qui le détaille de façon parfaite 🙂🙂…rien à ajouter, pas de moustique en Namibie, on en a croisé deux à Hulhulwe et encore ! (on avait pris le Lariam pour la région Kruger-Maputaland : 2 précautions valent mieux qu’une …et puis avec un bon repellent !)

En conclusion, le fait de coupler les 2 pays en seul voyage nous a permis, non seulement de faire l’économie d’un vol, mais d’apprécier une multitude de choses diverses et variées avec en point d’orgue l’immensité et la beauté des paysages africains et cette sensation indicible au contact des animaux sauvages qui fait qu’on a qu’une hâte c’est d’y retourner !
Le long de la frontière ouest américano-canadienne et un détour par Hawaï English translation pending
by Jane15 · 2020-02-19 · 40 replies
Après un voyage en solo l'année dernière dans l'ouest américain, en cet été 2019, c'est le nord ouest américain et le sud ouest canadien qui ont retenu mon attention. Et j'ai cette année embarqué mon neveu de 10 ans. J'adore les animaux sauvages, la mer et les volcans et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce voyage est tourné sur tout cela. Les nuits et repas sont du low cost: camping et hostels pour la majorité. Après ces courtes présentations, place au carnet. Vendredi 5 juillet: départ de Londres pour Seattle Le vol se fait sans encombre avec British airway, nous arrivons à Seattle vers 13h mais ne sortirons de l'aéroport que 4 heures plus tard. Le passage à la douane était hyper encombré et un veritable enfer. Nous récupérons la voiture, pas du tout le SUV prévu, elle ressemblait plutôt à une sorte des break, pour ce que j'y connais mais je crois que le cauchemar de la douane ne m'a pas donné envie de protesté , juste de quitter le plus vite possible l'aéroport. Nous avons perdu toute l'après-midi et il ne me reste que peut de temps pour amener la surprise que je réservais à mon neveu c'est à dire la visite du magasin Funko pop à Davenport car c'est un collectionneur. Mais je suis optimiste , ça va le faire. On a que une demi-heure avant la fermeture mais voir sa surprise et son sourire valait le détour.



Le paradis des amateurs de pop vinyl. Puis retour vers Seattle avec arrêt au wallmart pour les courses essentielles et on découvre notre hostel dans Seattle. Samedi 6 juillet: Parc Olympique Forcément, le réveil est matinal, donc après un rapide petit-déjeuner, nous prenons la route vers la presqu'île qui abrite le Parc National Olympique. C'est une chaîne de montagnes qui fait face à Seattle. pour s'y rendre, nous embarquons dans un ferry qui nous fait faire la traversée mais le temps est très couvert. En passant par le Visiter center, j'apprends que le camping où nous devons passé la nuit est fermé car la route qui y mène est inondée, tant pis, on verra plus tard. ce qui me préoccupe, c'est la météo qui risque de nous empêcher d'apercevoir la chaîne olympique. Il faut pour cela monter prendre une route très montante qui nous amène à un point de vue face à la chaîne. mon seule espoir c'est de passer au-dessus des ses nuages de pluie. Nous commençons la montée, il pleut à torrent et effectivement nous arrivons dans les nuages. et passons au-dessus, sauf qu'il y a une 2ème couche au-dessus et nous ne verrons donc pas grand chose. On aura essayer/ Ma philosophie est simple, je n'ai pas fait tous ces km pour renoncer si près donc quoi qu'il arrive, je tente toujours ma chance.

On aura au moins trouver la neige. En plein juillet, cela fait toujours bizarre. Nous reprenons la route direction l'ouest de la presqu"île pour aller voir la côte sauvage et les forêts humides. On s'arrête à un Subway pour le déjeuner, c'est pas trop mon truc mais bon. Et allons visiter la fore êt humide de Hoh, gros bouchon pour y arriver, pourquoi ??? mais c'est très beau mais forcément trop peuplé , c'est un peu à la queue leleu mais j'ai beaucoup apprécié l'ambiance dans cette forêt d'arbres verdoyants et toutes ces lianes.





Nous allons ensuite à Ruby Beach découvrir la côte Pacifique et c'est juste splendide: les vaques qui viennent s'écraser sur les rochers, ces rochers qui sortent de la mer et cette dernière qui ramène les bois flottés qui viennent à leur tour jonchés la plage. Quel spectacle ! On reste un moment à contempler cela.



Mais le soleil disparait petit à petit et nous n'avons rien de prévu pour la nuit, il faut repartir pour Port Angeles , il y a 2h de route où nous trouvons un motel. Port Angeles, c'est plutôt moche et terne comme ville. Heureusement nous n'y resterons pas.
Voyage de cinq semaines au Québec et dans les provinces maritimes English translation pending
by Cendryon · 2011-06-30 · 153 replies
Aujourd'hui c'est J-1 pour notre voyage de 5 semaines au Canada (Québec plus provinces maritimes).

Eh oui, cette année c'est "un peu plus au Nord" !!!

Un voyage à la rencontre des peuples francophones du nouveau monde dans une nature résolument verte (ça va nous changer du grand ouest !!!)

Pour l'instant les prévisions météo sont ... mitigées ... donc Kway de rigueur !!

A bientôt ! 😉
Compte rendu de croisière "Terre Sainte et Pharaons" sur le Majesty de Louis Cruise Lines English translation pending
by Clo2010 · 2010-03-26 · 125 replies
Bonjour à tous

Je vous livre le petit CR de notre croisière sur le Louis Majesty Terre Sainte et Pharaons

Nous avons passé un super séjour et encore merci à toutes les personne qui ont gentiment répondu à mes questions. Juste un petit truc pour ceux qui veulent partir même si se n’est pas une première, préparez vos escales prenez un max de renseignements et vous aurez la joie de profiter d’un très agréable séjour !

Nous arrivons à la gare st Charles vers 12h30, il fait soleil, les enfants sont impatients et nous un peu fébriles (pensez doc 1 er croisière)

Nous prenons un taxi juste après avoir avalé un petit sandwich .Le chauffeur bizard (bonnet de laine sur la tète presque sur les yeux) un break qui a déjà vécu !! Mais bon aller, on y va ! Et bien surprise ! Nous avions un type super sympa, rapide et guide en même temps .Prix de la course 24.50€.

Il est 13h30 nous somme au port, on voit le bateau, blanc propre superbe .UN car vient aussi d’arriver, nous entrons dans le hall d’embarquement, un grand bâtiment (un comme celui d’une foire expo) La il y a du personnel 3 hommes .Nous prenons la file et à notre tour nous présentons notre convocation, nos bagages sont alors étiquetés et posé sur un tapis direction le navire, on nous remet un questionnaire sanitaire (maladie état de sante grippe h1 ….)

Puis nous sommes invités à passer à l’étage au dessus.

La on nous propose un petit jus de fuit (déjà un avant gout de vacances !!)

Ensuite encore une petite file (j’en profite pour remplir le questionnaire santé) on regarde un peu les gens autour, tient des anglais, des allemands et des français ; (j’ai mon écharpe rouge signe de ralliement par rapport aux discussions sur le forum)

C’est notre tour nous sommes face à 3 personnes dont un grand (au moins 2M) on me demande le questionnaire avec un grand sourire et dans un mauvais français (l’anglais est très utile) on me demande à quel service je souhaite manger le soir et je lui réponds 2eme service ! Ok, on e remet 2 petits tickets sur lequel il y a le chiffre 2 et une autre personne charmante me demande si je souhaite un forfait boisson ? Pour c’est non, mais elle vous explique bien dans votre langue en quoi cela consiste.

Puis nous voila devant un grand comptoir (le bateau est toujours la)La on me demande ma convocation et la réservation , une hôtesse vérifie les papiers et nous tend une enveloppe avec un n° dessus celui de notre cabine , dedans il y a 4 cartes (format carte bleu )et 2 ticket d’embarquement .Ensuite encore un guichet ou la on vous prend en photo (notre fils de 5 ans voulais être sur la photo avec papa mais non non mon grand chacun la sienne )et on vous demande vos passeports et l’hôtesse les garde ils nous seront rendu plus tard pour l’escale d’Israël , puis on vous demande si on peut prendre votre empreinte de carte bleu ?si oui la carte que nous avons reçu dans l’enveloppe se transforme en plus d‘être notre laissé passer de sorti et d’entre sur le bateau , devient une carte de paiement .Chacun la sienne (attention les carte des enfants on la même fonction)

Voila tous l’administratif est terminé et maintenant photo de famille avant de monter à bord !!

Rien n’est obligatoire, celui de prendre les photos non plus mais cela fait un souvenir !!

VOILA on monte sur la passerelle qui conduit dans le bateau on y est !!YES !

Nous sommes face un pupitre et un jeune homme nous demande nos cartes (cette procédure sera toujours la même toute au long des écales) puis on nous présente Marie, une dame douce agréable et très tés gentille des Philippines, elle parle français nous souhaite la bienvenue (on croise aussi les professionnelles du salon de beauté qui vous remettent des brochures) Marie nous conduit dans les couloirs du bateau jusqu'à notre cabine. La 624 au pont 6. Tient dont a la réservation l’hôtesse m’avait indiquée pont 8 cabine 808 ???

Je demande à Marie elle me répond que c’est notre cabine qu’elle ne sait rien de plus !

Bon va pour la 624 !

Elle ouvre la porte et nous découvrons une jolie cabine de 4 lits (2 sur chaque cotés et 2 autres au dessus identique a ce qu’il y a sur la brochure)

Pour nous c’est notre 1 croisière alors pont 6 pont 8 pas d’importance on se sent déjà bien dans ce petit nid !

La suite : description en détail de la cabine plus tard

Bonne journée à tous
"Marche ou Crève" - retour d'Inde anticipé. Récit et avertissement English translation pending
by Lohra · 2008-09-12 · 166 replies
Je me présente, je m'appelle Lohra, j'ai 19ans, et je suis partie seule en Inde pour a la base 12jrs, (mais rentrée au bout de 8)

Juin 2008 . achat de tickets, préparation du voyage, lecture de guide, beaucoup d'aide grace au forum ... Inde du nord Raj.

Et je voudrais dire quelquehose que l'on ne lit pas beaucoup ici : ALLER EN INDE = ETRE TRES TRES FORT PSYCHOLOGIQUEMENT.

Jai pleuré chaque soir qui se passait de tout ce que je voyais, tout ce qui tournaient dans ma tete.

Une personne seule en inde doit etre TRES FORTE, car elle n'aura aucun soutient moral, et je ne sais pas si c'est plus dur pour une fille, mas étant une fille, le pushing, la drague, le jeu de l'inde qui au départ parait amusant devient vite repoussant et fatiguant...

Bien sur qu'il y a des choses Merveilleusement Magnifique en Inde, j'avais le Taj Mahal pour moi, je fus la premiere a entrée, la premiere a l'avoir juste pour moi, personne devant, personne derrière, PERSONNE, et en ressortant tu vois tout les misereux mendiant pour un morceau de n'importe quoi, et face a ça, tu oublies que le TAJ est si grand et si beau, donc au final est-il si beau ? Car la misère qui entoure les belles choses les rendent, arf, je ne sais pas comment dire...

Je savais que ça allait etre dur tout ce que j'allais voir, mais pas tant que ça, l'horreur est de partout, les enfants qui chient sur le bord des routes manquant de se faire renverser, les gens qui roulent d'une façon arf, l'impossibilité pratuqyement de traverser la route, le fait d'etre toujours interpellé, les gens 10fois plus maigre que moi (et je suis pas bien épaisse avec mes 42kgs pour 1m72)...

Et c'est trés dur de voir tout cela, de l'avoir devant soi et de le réaliser en quelquesorte...

Et un soir en appellant ma mère en larme "maman c'est horrible ici, je n'y arrive plus, j'arrive pas a comprendre ici, c'est trop dur, je peux plus, ma tete ne suis plus, pourquoi je n'y arrive pas? pourquoi je ne suis pas assez forte ? Pourquoi je n'arrive pas a trouver ça beau ?" Et cette dernière question rien que d'y penser me retourne, car JE VEUX AIMER, c'était mon reve, je, je suis perdue...

Sans avoir vu on ne peut pas imaginer...

Pour les filles : * Faites trés attention si vous faites une balade en chameau ... Les chameliers aiment bien toucher... * A qui vous parlez, ne pas faire confiance, ne pas etre naive * Bien vous demandez si vous etes assez forte, car c'est pas une illusion la bas ...

Pour dire, une phrase que j'employais souvent "leave me alone" a tout ces gens qui te suivent comme la peste Hier soir a moitié endormi, j'ai poussé mon amoureux dans le lit en lui parlant en anglais et en lui repetant apparemment le fameux "leave me alone, I don't want you, leave alone"

Je veux juste avertir que derrière toutes les façade de l'inde : beauté, spiritualité, sourire et compagnie, il y a aussi misère, pauvreté, et c'est trés dur de voir cela, et choquant... Je suis peut-etre trop sensible.

Mais je tenais juste a le dire (meme si on m'avait dit tout cela, je serais tout de meme partie, du je sais que je ne remettrais certainement pas en cause le départ de certain et heureusement, allez - y, mais je veux juste "roder" les gens, leur dire vraiment que c'est dur, et qu'ils se préparent d'une certaine manière, psychologiquement)
Souvenirs de Malaisie (Taman Negara, île de Tioman, îles Perhentian et Kuala Lumpur)... English translation pending
by CanadaGoose · 2006-10-10 · 25 replies
Voici le suivi, au jour le jour, de mes vacances passées en Malaisie du 11 juillet au 6 août dernier... Bonne lecture... 😎

11 & 12/07/2006, 1er jour.

Départ de Paris, tout va bien, on est à l’heure pour l’embarquement, et on ne part qu’avec 30 minutes de retard avec Emirates, escale à Dubaï. On voyage dans un Boeing 777, plus petit que le 747 de l’année dernière sur Malaysia Airlines mais très classe malgré tout. Après 6h15 de vol, nous arrivons à Dubaï à 00h15 locales. Sortie sur le tarmac et là, une chaleur impressionnante nous arrive en plein visage, en fait, c’est surtout une incroyable touffeur humide qui nous surprend littéralement, surtout à cette heure-là… Voilà, maintenant on a 3h à perdre dans le magnifique aéroport de Dubaï en attendant la correspondance pour Kuala Lumpur. Un petit tour dans les boutiques « duty free » pour s’apercevoir qu’il n’y a pas grand-chose de si intéressant, comme on en entend parler ici ou là… En tout cas, beaucoup d’or, de bijoux et… d’émirs! 2 voitures de luxes (une BMW 750i et une Lamborghini) sont à gagner à la fameuse tombola : 100€ le ticket et une chance sur 1000 ou 2000 de gagner, soit une bonne probabilité tout de même… 3h10, on redécolle de Dubaï en direction de notre point de chute, Kuala Lumpur. On va essayer de dormir un peu dans l’avion car c’est bien beau de mater des films sur les beaux écrans persos ou de faire des parties de Yatzée, mais le décalage horaire va se faire sentir… 14h15 locales, nous voici enfin à KL, toujours aussi verdoyante, chaude et humide. Taxi jusqu’à notre hôtel à Chinatown, le Swiss Inn, à 120RM la nuit, ça nous changera des petits hôtels minables de l’an passé… L’hôtel est sympa et bien placé, au cœur du quartier chinois, envahi par mille senteurs de curry, durian, satay, etc… Un petit tour dans les rues commerçantes alentour, un petit dîner dans un bon resto à touristes et au lit! La fatigue dûe au décalage horaire est bien là…

13/07/2006, 2ème jour.

Réveil difficile, on est pas encore calé sur les horaires malaisiens. Ce matin, on part visiter les Batu Caves, à 15km au nord de la ville. C’est une sorte de gigantesque temple hindouiste situé à l’intérieur d’une immense grotte à ciel ouvert. Il faut grimper les 272 marches d’un escalier envahi par des singes chapardeurs avant d’y accéder. Les décorations, quoiqu’un peu kitsches, sont belles et colorées. Les macaques sont vraiment partout et ne sont pas forcément commodes parfois… Cette grotte, ou ces grottes si l’on considère qu’il y en a plusieurs, est vraiment très jolie et je conseille à tout le monde d’aller la visiter. En plus, il y règne une fraîcheur bien agréable, contrairement à 272 marches plus bas! Ayant pris un solide petit déj’ ce matin (omelette, œufs, riz frit, saucisses, poulet au curry, toasts, …) on se passera de manger à midi! 13h30, petite pose shopping au centre commercial gigantesque des tours Pétronas. Immense, luxueux, mais pas de bonnes affaires côté shopping cependant. Nous finissons notre balade journalière dans le quartier indien de « Little India ». Nous avons beaucoup apprécié, c’est très coloré, il y a des échappes de tissu bariolé un peu partout, des odeurs de curry, de tandoori, et autres épices indiennes… bien plus agréables que les odeurs de vieux poissons frits que l’on peut sentir à pleines narines dans le quartier chinois! Notre journée s’achève, un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles aux proches et au dodo…

14/07/2006, 3ème jour.

On change d’hôtel ce matin, histoire de se rapprocher du lieu où l’on prendra le bus demain matin pour le Taman Negara. Dans l’ensemble l’hôtel est pas mal, le Mandarin Pacific, un peu moins bien que le précédent mais toujours très classe comparé à ce qui nous attend… On se promène au Central Market, un grand marché d’artisanat indien, chinois et malais. Le marchandage est de rigueur. On a encore pas mal marché aujourd’hui, on a vu la gare, dont l’architecture musulmane est sympathique à regarder, avant d’arriver au Butterfly Park, au milieu d’un havre de paix et de verdure… Le cadre est agréable et les papillons sont tous plus beaux les uns que les autres. On visitera le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert, à la fin de notre séjour en Malaisie. Ma copine est sortie en short aujourd’hui et je me moquais d’elle gentiment en la prenant pour Indiana Jones… En tout cas, la population locale n’a pas dû souvent voir des gambettes aussi blanches! Allez, pour changer, ce soir on va dans le quartier indien. On va même y manger puisque Bibi (on l’appellera comme ça hein?) en a tellement envie! Et bien c’est super, on mange avec les doigts, enfin uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à des choses plus intimes (s’essuyer le c.. par exemple!) et considérée comme impure ici. On nous sert des « naans » avec différentes sauces, du poulet tandoori, un plat d’agneau et du poisson. Le tout sensiblement épicé… à mort!!! Et seulement pour 19RM, soit 4€… Bon, faut aussi voir que ce n’est pas le cadre d’un restau 4*, c’est simple, juste une petite gargote dans la rue, mais c’est bien plus authentique et c’est très bon! Je râle juste d’avoir les doigts tout jaune à cause du curry! On finit la soirée au pied des tours Pétronas illuminées, toujours aussi belles, un beau spectacle nocturne…

15/07/2006, 4ème jour.

Ce matin, on se lève tôt et on part pour la jungle à 7h45. Petit déj’ et hop, tout le monde dans le bus! C’est parti pour 3h de bus, et faut voir le bus, à 20 km/h en côte sur l’autoroute! Sans exagérer… On se fait même doubler par des pauvres mobylettes… Après ces 3h de bus mémorables à travers la jungle, au nord-est de Kuala Lumpur, nous arrivons à Jerantut, petite bourgade aux allures de fin fond du monde pour nous… On finit de remplir quelques paperasses, on déjeune un peu, et on prend un autre bus pendant ½ h pour Kuala Tembelling, lieu où l’on prend la pirogue pour le Taman Negara. 14h45 : Enfin, nous embarquons dans cette belle pirogue pour 3h… Les paysages sont splendides mais, une fois de plus, la scoumoune nous poursuit et nous rattrape.. Il a fallu que l’on tombe sur la pirogue la plus pourrie et la plus lente! Le pauvre pilote est obligé de s’arrêter presque une dizaine de fois afin d’écoper car nous prenions l’eau… Résultat : on est encore les derniers à arriver et il faut encore trouver à se loger…Évidemment, les chalets les moins chers sont tous complets et on va mettre une bonne heure à en trouver un! Arrivés à Kuala Tahan, le village du parc, on atterrit finalement à la Tahan Guest House, vraiment très mignonne, pleine de couleurs et où les proprios ont l’air vraiment sympas! Le seul souci est qu’on a la chambre uniquement pour ce soir… Dans l’ensemble la journée fut longue, très chaude (notamment sur la pirogue) et fatigante. Le désespoir a pointé le bout de son nez mais, au final, les paysages grandioses et l’adorable GH ont remis le moral au beau fixe! Ah, j’allais oublier ces saloperies de moustiques! Au grand concoure de piqûres, Bibi est la championne toutes catégories, moi je suis relativement épargné, hihihi… Allez, un petit souper sur les floating restaurants et au dodo… Demain une rude journée nous attend!

16/07/2006, 5ème jour.

Réveil dans la jungle (pas dehors!), on a plutôt bien dormi malgré les 30/32° régnant dans la chambre (on commence à avoir l’habitude maintenant), et très peu de moustiques… On met nos plus belles chaussures de marche (de simples tennis), on se couvre d’anti-moustiques et c’est parti pour "l’aventure "! Il faut d’abord préciser que nous n’avions pris aucun package, ni guide durant les 3 jours au parc. Tout en autosuffisance! lol On commence par le Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village où la plupart des gens logent. Il faut compter 1RM à chaque passage du village au parc, somme dérisoire… Donc, ce Canopy, c’est en fait une succession de ponts suspendus au-dessus des arbres, et à une hauteur variant de 5m à 30m ou 40m… Vraiment très impressionnant pour les sujets au vertige, « seulement » excitant pour les autres. Ça bouge dans tous les sens, on est au sommet des arbres, on se croit vraiment au beau milieu du royaume de Tarzan! Une douzaine de ponts environ se succèdent à travers la jungle, de diverses longueurs et tailles. Ensuite, nous prenons le sentier qui va à Bukit Terisek en partant du Canopy Walkway. Une bonne heure de marche de niveau moyen pour arriver à ce « sommet » de 344m où la vue n’est pas fracassante mais plutôt agréable quand même… Pas mal de promeneurs se reposent là et prennent des photos souvenirs, comme nous! Nous repartons par le sentier que personne n’emprunte bien sûr (je n’aime pas trop faire comme tout le monde!), c’est-à-dire celui qui descend dans la continuité de celui par lequel nous sommes arrivés… On ne sait pas vraiment où ça va mais moi je suis d’un naturel plutôt rassurant et optimiste, dans ce genre de situation… ce qui n’est pas le cas de ma Bibi qui, elle, commence déjà à me faire des reproches… Faut dire que tout le monde fait demi-tour et qu’on est les seuls à prendre ce sentier! Et vu la difficulté du chemin, on a vite compris pourquoi personne ne prend celui-là… Mais, honnêtement, c’est surtout parce que rien n’est indiqué sur la destination de ce sentier que personne ne l’emprunte! Bref, une descente très périlleuse avec un pourcentage hallucinant et des caillasses en pagaille. Bibi a beau guetté les sangsues, elle n’en verra pas une seule, ouf! Mais ce n’est que partie remise… En fait, ce chemin que personne ne prend amène en bas de ce petit sommet qu’est Bukit Terisek, mais de l’autre côté de Canopy. Et donc, il suffit ensuite de faire le tour en suivant les panneaux (bien indiqué) pour rentrer au parc sans encombre. C’est quand même beaucoup plus long que de faire demi-tour mais c’est autrement plus intéressant et authentique… Après tant d’efforts (7/8 Kms dans la jungle qui en valent au moins le double si on considère les pentes démentes, la chaleur, l’humidité et la difficulté du terrain), on a bien mérité une petite sieste… 17h30 : on repart dans le parc (après avoir déjà retraversé pour notre sieste) pour faire une dernière ballade le long des hébergement du Mutiara, l’immense complexe pour « riches » se trouvant à l’entrée du parc (donc de l’autre côté du village où nous sommes), où nous pouvons observer une petite colonie de macaques se disputant quelques fruits du Jacquier et une famille de sangliers venue là pour manger quelques restes… On ne se lasse pas de voir des animaux sauvages en liberté… Ce soir, vers 21h30, on fait un « safari » nocturne… Comme d’hab’ on a la poisse et, à cause de l’organisation déplorable des guides, on se retrouve à l’intérieur du 4X4 pick-up au lieu d’être, comme tout le monde, derrière, en hauteur… Bon, on a quand même réussi à voir quelques animaux, comme des civettes ou chats sauvages, des paradise tree snakes, une espèce de paresseux, une chouette, une grenouille, des oiseaux pêcheurs aux magnifiques couleurs et je crois que c’est à peu près tout, ce qui est déjà pas mal! Alors mention médiocre pour le fait que l’on se retrouve à l’arrière du 4X4, que l’on a pas eu de commentaires, et que l’on a pas eu la même visibilité que tout le monde… Mention bien pour l’exceptionnelle faculté des guides à voir tous ces animaux dans la nuit noire à l’aide de leur seule lampe torche… Bon après cette journée bien remplie, direction dodo…

17/07/2006, 6ème jour.

Aujourd’hui, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même, que Bibi allait en chier… lol. Au programme : 16 Kms de marche dans la jungle épaisse et bien hostile… Direction les chutes d’eau de Lata Berkoh, 8 Kms aller et la même chose au retour. Et autant dire que ces kilomètres-là sont très très longs par la difficulté… mais tellement beaux! Durant la première heure tout se passe bien, les habituelles côtes de malade sont bien là, la chaleur et l’humidité de folie aussi, mais sinon ça va. L’histoire se corse quand arrive la première sangsue (surtout pour Bibi)… Mignonne la petite bébête! Et qui dit une sangsue, dit 2, 3, puis des centaines, voire plus…En effet, le type de jungle change assez nettement lorsque l’on passe la première heure, et le terrain plus humide, feuillu, et terreux est plus propice au confort de ces sales bestioles! Le pire est qu’il reste plus d’une heure de marche et que, là, il y en a absolument partout, mais vraiment partout! Il faut regarder là où l’on pose chaque pied, car elles sont là, toutes droites et pointées vers le ciel, attendant le passage d’une chaussure pour s’y coller… Et autant dire que quand elles sont collées il faut se battre pour les décrocher! Combien avons-nous réussi à en déloger de nos chaussures à moins de 2cm de nos chaussettes?! Ce qui devait arriver arriva, Bibi a craqué complètement, elle qui en avait une peur bleue avant même d’en voir le bout d’une seule… Et là, devant un parterre de centaines de sangsues, sur des centaines de mètres, elle n’a pu s’empêcher de craquer… C’est bien légitime, elle qui en voyait des dizaines se hisser sur ses chaussures, arrivant difficilement à les décoller… Moi-même, n’ayant pas spécialement la phobie de ces bestioles, je ne me suis pas senti à mon aise durant cette période… J’étais heureusement là pour la soutenir et ne pas la laisser seule… Je lui ai dit de se battre et que ça allait s’arranger… Surtout qu’à cet endroit, en plein milieu de la jungle, vous vous sentez bien seul… On a fini par rattraper un couple de français et j’encourageais ma Bibi pour qu’on ne les perde pas de vue, histoire de garder une certaine confiance… Quand on est pas seul ce n’est pas exactement la même chose… Mais, voyez-vous, à chaque fois que vous stoppez votre marche pour décoller ces satanées bestioles, et bien ceux qui sont devant vous ne vous attendent pas! Eux, apparemment, n’avaient pas de problème à cause des sangsues… ce qui m’étonnait vu le nombre ahurissant qu’il y en avait! Seulement, arrivés tous les quatre au bout (presque) du chemin menant aux chutes, nous nous reposons 5 minutes au bord de la rivière que nous avons à traverser… Et là, stupeur! Bibi et moi avons chacun eu notre sangsue dans nos chaussettes… ce qui se traduit par un rond de sang gros comme une pièce de monnaie là où la bête a pompé. Je rassure les plus peureux, on ne sent absolument rien, nous nous étions aperçu de rien durant le trajet! Mais avec tout ce qu’il y avait, une sangsue chacun, on s’en sort bien! Les deux français nous accompagnant découvrent eux aussi, non sans une vision d’horreur, que les sangsues se sont occupées d’eux…lol. Donc, après 2h30 de marche usante pour les nerfs (et pour les jambes), nous voila arrivés devant un cours d’eau de 20m de large qu’il nous faut traverser. Je me lance, avec de l’eau jusqu’à la taille, pas plus, et j’arrive sans problème de l’autre côté. Bibi me suit avec inquiétude mais sans encombre également. Les 2 autres français ont la chance de nous rejoindre à sec grâce au bateau qui passe juste après notre traversée. Devant la difficulté du chemin parcouru, et vu notre état de fatigue, nous décidons de faire le trajet de retour en pirogue, en compagnie des 2 autres français. Il nous en coûtera 120RM pour tous les 2. On se donne rendez-vous à cet endroit, au bord de la rivière, d’ici 2h, le temps de profiter des chutes qui sont juste un peu plus loin. Reste ¼ h à marcher avant d’arriver aux chutes… Nous voila arrivés enfin aux fameuses chutes de Lata Berkoh, après 2h45 de marche éprouvante mais tellement belle (à noter que le Routard compte 4h pour arriver ici mais nous avons très bien marché, excepté les petits arrêts « sangsues »). On en profite pour ôter nos chaussures et se détendre un peu… Moi je pique une tête en compagnie des petits poissons… L’endroit est vraiment très sympa, très beau, nature… Ça fait penser à un cours d’eau de montagne. Nous sommes une dizaine, en comptant les autres personnes qui sont arrivés jusqu’ici en pirogue, au niveau de la rivière plus en amont… Tas de faignants ! Je plaisante, mais il est certain que les ¾ viennent ici en pirogue et font seulement le dernier ¼ h à pied… Pour nous il est temps de rentrer, nous regagnons la petite plage où nous avons traversé tout à l’heure afin de prendre notre pirogue. Je dois dire que nous ne regrettons pas d’avoir pris le bateau pour rentrer tant les paysages étaient beaux. Et puis mention très très bien pour le pilote de la pirogue qui a vraiment l’habitude… Passer sur 10cm d’eau entre les cailloux, bravo! On finit notre journée à nous reposer (on l’a bien mérité) et à traîner à l’entrée du parc à la recherche d’animaux sauvages…

18/07/2006, 7ème jour.

Ce matin on fait la grasse matinée… On change comme ça un peu. Une fois de plus on déménage de chambre, la 4ème en 4 nuits, pas mal non? Mais ce n’est pas le plus important pour nous, la chambre, on y fait que dormir… et accessoirement on s’y lave aussi! On termine notre séjour au Taman Negara en dortoir cette fois. Très bien, propre, et seulement 6 lits de pris sur 8! A 20RM à 2 pour la nuit on va pas chipoter… Bon aujourd’hui, un petit trek d’1h30 avant d’atteindre Gua Telinga, une grotte remplie de milliers de chauves-souris… Le chemin part d’un autre endroit cette fois, et non pas là où démarre la plupart des autres sentiers, à l’entrée du parc. Il faut traverser la rivière plus haut et partir vers Kuala Tembelling, en quelque sorte. Au début nous traversons un petit village tout ce qu’il y a de plus typique, avec ses enfants qui jouent dehors, son linge étendu, qui tente de sécher, et ses petites huttes surélevées les unes à côté des autres… Après ça devient sérieux, très sérieux même… Les plus belles pentes que nous ayons vues depuis le début de notre séjour ici probablement! Je les ai évaluées à au moins 45% mais je dirais plus par endroits… Quand on voit comment sont les « sentiers »… Il n’empêche que c’est toujours aussi magnifique et, là encore, assez différent des « autres jungles » explorées auparavant. Ça termine sur du plat, ça fait du bien… Et c’est à cet endroit que nous faisons la plus improbable des rencontres… une femme de la tribu des Orang Asli! Nous la croisons sur le chemin, elle est nue, exceptée un petit short (de peau de bête, pas Décathlon!) et a un couteau assez énorme pour nous faire bien peur… On ne sait jamais comment ces gens-là peuvent réagir…J’ai quand même le temps de la filmer furtivement, histoire de garder un souvenir impérissable de ce moment. Plus tard, nous en voyons 4 ou 5 ensemble au loin, venus chercher des branchages pour leurs huttes probablement. Enfin, nous voilà arrivés à cette belle grotte, après 1h45 de marche toujours aussi inoubliable. L’entrée de la grotte n’est pas super accessible car assez petite et envahie par l’incessant ballet des chauves-souris qui vont et viennent.

Et si Bibi a une trouille monstrueuse des sangsues, j’avoue que, pour ma part, la vue de ces bestioles ne me rassure guère… Alors que nous hésitons fortement à entrer seuls dans la grotte, voici qu’arrive un groupe de malaisiens d’une petite dizaine de personnes. A leur tête, un charismatique personnage qui nous servira de guide tout au long de la progression à l’intérieur de la grotte. Il n’est pas du tout guide mais a une assurance qui m’a rassuré et m’a permis de surmonter quelque peu ma peur des chauves-souris. Le groupe n’a pas de lampe alors on se sert de notre fabuleuse torche à 3RM (on ne rit pas) pour avancer. Elle n’est vraiment pas puissante du tout mais nous permet d’entrer dans la grotte, sans quoi cela n’aurait pas pu être possible! Et donc, on suit notre « guide » fétiche en communiquant en anglais. Moi je tente perpétuellement de ne pas faire attention aux centaines d’objets volants bien identifiés qui rôdent autour de mes oreilles, et Bibi tente de maîtriser sa peur (encore une!) de la claustrophobie… On suit tout le monde dans le noir presque complet, seulement éclairés par notre pauvre lampe torche, en rampant dans le guano, et en empruntant des passages très étroits, là où un américain moyen aurait du mal à passer… A mi-chemin, on arrive dans une cavité plus grande où sont suspendues des centaines de chauves-souris… c’est vraiment angoissant pour moi! La sortie finale a été le plus dur à faire pour Bibi, vu l’étroitesse du passage… Après ½ h environ à l’intérieur de la grotte nous ressortons donc par cette sortie si étroite, en hauteur par rapport a l’entrée. C’est vraiment une super expérience pour nous, même si j’ai déjà fait de la spéléologie il y a quelques années pour ma part. Ma Bibi, elle, s’en souviendra toute sa vie assurément.. Après cette petite escapade souterraine, nous nous dirigeons vers Bumbun Blau, à 1km de là. C’est un observatoire assez bien aménagé où l’on peut dormir afin d’observer quelques animaux sauvages… si on a de la chance! Il y a une douche, des toilettes, et des lits (enfin sans matelas) superposés. Nous y restons environ ½ h mais nous ne verrons rien. Il y a un livre d’or où chacun qui passe ici peut écrire ses impressions et raconter ce qu’il a vu comme animaux ou pas… C’est un peu un défouloir en quelque sorte. Nous mettons notre petite griffe, en souvenir. De ce que j’ai lu, pas grand monde n’a pu observer beaucoup d’animaux… Des rats très souvent oui, des cochons sauvages également et quelques cerfs parfois, mais c’est à peu près tout… Certains disent avoir vu des éléphants et des tigres, mais disent aussi avoir expérimenté les champignons qui poussent en bas du Bumbun! lol. Encore à 500m d’ici, nous rejoignons un autre « Bumbun » dont j’ai oublié le nom, nous n’y restons que quelques minutes car la nuit approche à grands pas… J’ai l’impression que celui-ci est mieux placé car plus en hauteur, et surplombant une rivière au loin… très intéressante pour les animaux qui viennent y boire. Nous n’y verrons pas d’animaux là non plus mais les sons de la jungle sont fabuleux, vraiment merveilleux… De notre séjour au Taman Negara, il manquerait une nuit dans un « Bumbun » pour ma part, cela doit être une expérience unique et très intrigante, surtout au cœur de la nuit… Reste qu’il faut trotter sévère maintenant, on s’est retardés à flâner à droite et à gauche, de grotte en Bumbun, et maintenant la nuit commence à tomber. Au final, nous mettons 45 minutes à partir de Gua Telinga pour rentrer au village, là où nous avions mis le double pour venir… Il faut dire qu’à l’aller nous avions pris notre temps en observant les oiseaux aux jumelles, en prenant des photos d’arbres gigantesques ou en filmant un peu les Orang Asli… Ajouter à cela une Bibi qui stressait à mort de peur de rentrer à la nuit et voila… Notre dernière journée au Taman Negara terminée, nous sommes fiers de tout ce que nous avons fait et vu ici, mais demain il faut déjà reprendre la pirogue en direction de Kuala Tembelling, puis un bus jusqu’à Jerantut afin d’y prendre le « jungle train » pour Kota Bharu…

19/07/2006, 8ème jour.

La journée a été longue et chaude, comme souvent, mais là elle a été vraiment très chaude et très longue… On commence par 2h de pirogue (moins long qu’à aller grâce au courant!) pour rejoindre Kuala Tembelling. C’est toujours magique de se balader de la sorte au milieu de la jungle, à bord d’un petit bateau… Ensuite, nous prenons le bus qui nous amène à la gare de Jerantut, bus dans lequel nous avons poireauté presque 1h avant de partir ceci dit… Nous voila à la gare, ridiculement petite, mais qui garde son charme de « bout du monde »… D’ailleurs les prix sont eux aussi ridicules… Le prix pour nous rendre à la gare de Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) est de 12, 60RM par personne! Soit moins de 3€ pour parcourir près de 500kms… Je n’y croyais pas quand le guichetier me l’a annoncé! Bref, nous voici dans le train (d’une autre époque) pour… 9h! Départ à 13h15 et arrivée à 22h12... En fait, on sait pourquoi on paye si peu cher, le confort du train est passable nous dirons mais il n’y a pas de climatisation… Il y a bien des ventilos au plafond, mais ils ne fonctionneront jamais! Par contre, et heureusement, les vitres sont ouvertes et on peut passer le bras par-dessus pour s’aérer… et se prendre des branchages dans les avant-bras!!! Parlons du trajet une minute : c’est vraiment magnifique d’un point de vue des paysages, le train passe en pleine jungle (d’où son nom), s’arrête un peu où il veut (on a vu des gens descendre à des « gares » aussi grandes qu’un arrêt de bus chez nous, et ce au beau milieu de la jungle!), longe les rivières boueuses d’un marron impressionnant par son épaisseur, traverse des villages typiques de Malaisie, et d’une pauvreté frappante… Les enfants jouent au foot pieds nus, nous font des signes, les hommes ramassent des noix de coco avant de les charger par dizaines sur leur mobylette de fortune, les femmes sont assises sous les porches des maisons. Au premier regard, on leur envierait presque leur vie si tranquille, sans contraintes matérielles… mais avec du recul, on se rend compte que, s’ils n’ont pas l’air malheureux en apparence, ils sont terriblement pauvres. Arrivés vers Gua Mela, on peut voir des falaises de rochers sublimes… Je suis quand même abasourdi par ce que je vois dans ce train, à savoir des locaux qui jettent tout et n’importe quoi par les fenêtres… et ce, en pleine jungle… Cela dit je dirais, ne serait-ce que pour la beauté du décor, qu’il convient de prendre ce train… d’une lenteur extrême par moment! La chaleur est vraiment accablante tout au long du trajet, et surtout lorsque on est arrêté durant ½ h à une gare on ne sait pour quelle raison! Enfin, après 9h de train éprouvantes mais toujours inoubliables, nous arrivons enfin à Kota Bharu où nous n’avons pas réservé d’hôtel pour la nuit. Comme d’habitude, c’est la guerre des taxis qui veulent tous nous conduire là où nous voulons, ou là où ils veulent! On va au même hôtel qu’un couple d’hollandais avec lequel nous avons négocié le tarif du taxi. Après quelques formalités de réservation (taxi pour Kuala Besut et bateau pour les îles Perhentian) nous allons manger un bout à Pizza Hut ! et allons nous coucher après cette journée épuisante… Il est 00h30, nous nous levons à 5h30...

20/07/2006, 9ème jour.

Allez hop, debout! Il est 5h30, nous prenons le taxi à 6h, le même que celui qui nous avait conduit à notre hôtel hier soir. Qu’est-ce qu’ils feraient pas pour une poignée de ringgits ces malaisiens! 45 minutes plus tard, nous voila à Kuala Besut, il fait à peine jour et il y a foule quand même… Nous prenons le bateau de 7h, le premier, et en avant… Les îles Perhentian… Nous y voila enfin. Seulement 14 mois après notre première venue, le charme est toujours là, le calme est encore présent à cette heure si matinale, et pour le début de notre séjour ici nous avons choisi les Mohsin Chalets à Long Beach, sur Kecil, la petite île. Ce sont les premiers bungalows à gauche en retrait de la plage, lorsque l’on regarde l’île. Leur restaurant, le Blue Roof, hommage à la couleur des toits des bungalows, est en hauteur, et possède la plus belle vue de l’île. Sa cuisine y est très bonne en outre. On a de la chance de trouver un bungalow de libre tout de même, vu le nombre de touristes qu’il y a… J’avais bien réservé par le Net mais cela n’a apparemment pas marché…! On fait quelques courses au mini market, qui au passage se sucre bien sur les prix (c’est pire qu’au Petit Casino chez nous!!!). Bibi a la plaisir de retrouver son curry favori dans un des restos de la plage et après ça, direction la mer… 30° dans l’eau translucide, des poissons juste au bord de l’eau et une chaleur bien agréable cette fois. Quelques heures plus tard, Bibi me fait une remarque fort intéressante : mais pourquoi est-ce que je crame tout le temps et pourquoi je bronze pas comme les hollandaises et leur joli teint marron doré? Bonne réflexion en effet… Mais c’est parce que tu es d’origine nordique voyons (Maubeuge (59))… lol… et parce que tu es blanche comme un cachet d’aspirine!!! Après cette petite note d’humour, la journée se termine déjà, avec un bon repas de poisson au restaurant, avec vue sur la mer… Un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles rafraîchissantes aux vieux, et au dodo… L’orage gronde ce soir et, en tant que grand passionné de météo, je me pose sur le balcon du bungalow pour observer les dizaines d’éclairs dans le ciel, en attendant le déluge…Il tombe un bel orage et cela fait tomber la T° à 24°c dehors, bien agréable pour dormir.

21/07/2006, 10ème jour.

Programme de la journée : plongée libre (apnée)… Nous faisons le tour des points intéressants qui se trouvent autour des 2 îles avec un bateau, à 4, tout ceci organisé par les Mohsin. Circuit qui est vendu par tous les resorts au passage. On avait déjà fait ce parcours l’année dernière mais nous n’avions à l’époque qu’un simple appareil photo jetable étanche et nos photos étaient quelque peu limites… Aujourd’hui, nous avons un caisson étanche à 40m pour notre APN qui va faire de bien plus belles photos. On se dirige d’abord sur "Turtle Point" où nous ne voyons que 2 pauvres tortues, tant coursées par les touristes qu’elles s ‘éloignent très vite de nous… J’arrive quand même à prendre de beaux clichés de cet animal si majestueux quand il nage… En tout cas, cela reste une rencontre magique à chaque fois. Suit le "Shark Point", où nous ne voyons point de shark hihihi… Là, les bateaux commencent à être un peu trop nombreux à mon goût… Par contre, nous pouvons observer de magnifiques coraux multicolores, encore préservés pour certains, et des milliers de poissons tropicaux, tous plus beaux les uns que les autres! Ensuite, nous nous dirigeons au large de la plage de Coral Bay (de l’autre côté de Long Beach, sur Kecil) où il y a une espèce de phare sur lequel on peut grimper… Je ne peux m’empêcher d’y monter dessus malgré la très grande difficulté de la grimpette (faut être quand même très agile et sportif!) et de faire un gros plouf d’une hauteur d’environ 10m, assez impressionnant tout de même! Au pied de cette petite tour de guidage les fonds sont magnifiques mais le courant peut être assez fort par moments… Il y a énormément de poissons… A 12h, on mange au milieu des chèvres au village de Kecil, et je suis toujours aussi écoeuré par la saleté de l’endroit… Des détritus jonchent le sol partout, un petit ruisseau d’un mélange eaux usées / liquide vaisselle / déchets se jette directement dans la mer… Affligeant!!! On finit l’après-midi par un tour de l’île de Kecil par le nord, en passant par Romantic Beach et la plage du D’Lagoon entre autres… Puis retour à Long Beach où nous finissons la journée. Si tout se passe à peu près bien pour l’instant, ce soir je montre les signes d’une tourista aiguë… Je crois que c’est la résultat du repas d’hier soir : curry un peu trop fort et, apparemment, j’aurais avalé tous les piments… Je vous passe le reste des détails, mais ce que je peux vous dire c’est que cela a été très dur durant toute la nuit!!! Heureusement que Bibi avait pris 10 kilos de médocs et qu’elle m’a bien soigné. Le lendemain midi c’était terminé, mais ce fut dur… Pour le repas, on se fait encore un bon BBQ (barbecue) au resto des Mohsin, je me prends une énorme langouste de 30cm pêchée du matin…

22/07/2006, 11ème jour.

Aujourd’hui, on part sur Besar, la grande île, où nous allons tenter de loger au Mama’s, QG des frenchys, et là où nous avions dormi l’an dernier encore… Mais, surprise, il y a encore plus de monde que sur Kecil! Le Mama’s est complet mais Aziz, le proprio fan de Johnny et Balavoine lol, nous promet une chambre pour demain. En attendant, on prend une chambre à côté, au Paradise Watercolors, pour 60RM. Très bien, propre, mais pas de prise électrique… embêtant pour charger les piles du caméscope ou de l’APN. Journée passée le cul dans l’eau à admirer les poissons, sur une des plus belles plages de l’île, en face du Coral View Resort et du Perhentian Island Resort. Des poissons par milliers, toujours aussi magnifiques, et qui viennent vous bouffer les mollets à 5m du bord, c’est pas beau ça? Bibi se fait une belle frayeur en apercevant un requin pointe noire d‘un bon mètre, totalement inoffensif, à quelques centimètres d’elle…Dommage pour la photo, c’est moi qui avait l’appareil et j’étais un peu plus au large à plonger dans les abysses… Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Mon problème insoluble d’oreille resurgit de nulle part, alors que tout se passait bien de ce côté-là jusqu’à présent. Et là, c’est le monde qui s’écroule pour moi, ayant une profonde passion pour l’apnée depuis toujours et passant tout mon temps sous l’eau à la mer… Enfin, je n’ai pour l’instant qu’une légère sensibilité à une oreille lorsque je remonte, mais je sens bien que mes vacances vont être gâchées… Quelques cachets contre la douleur, un bon repas et au lit.

23/07/2006, 12ème jour.

Cette fois c’est bon, on prend nos quartiers au Mama’s, un des plus mignons resort de l’île (qui soit dans nos prix!), mais surtout surtout les proprios, Aziz, la Mama et tout le monde, sont adorables et très arrangeants. En plus, ils se souviennent de nous, ça fait plaisir! Bibi commence à en avoir marre de faire et défaire les sacs, je crois que depuis qu’on est parti on a pas dormi 2 fois dans la même chambre 2 jours d’affilée! Mais cette fois c’est bon, on reste ici pour 4 nuits. Cet après-midi, on loue un canoë et on fait le trajet jusqu’à la minuscule plage qui se trouve à côté de Turtle Beach, on y reste jusqu’au soir. Le trajet dure environ ½ h et n’est pas très dur, pour les amateurs, ensuite ce n’est pas compliqué, c’est la 1ère plage sur la droite (forcément, à gauche c’est la mer!), juste avant Turtle Beach qui est bien plus grande. C’est une plage absolument splendide, déserte ou presque en haute saison, et carrément en basse saison (nous y étions allés en avril / mai)…Mais, comme partout, l'arrière des plages et un amoncellement de détritus en tout genre, même ici… C'est lamentable! Les fonds sont d'une beauté rare et on peut y voir des poissons d'une taille assez impressionnante parfois, jusqu'à 1mètre. Les coraux sont magnifiques, et vous pouvez vite vous retrouver au milieu d'un énorme banc de poissons qui vous tournent autour… Magique… Mon oreille va mieux, au passage, mais je me limite à des profondeurs modestes, rarement plus de 5/6m. Je me rends vite fait à Turtle Beach à la nage, afin de jeter un œil, puis on rentre avant qu'il fasse nuit. Journée magnifique encore une fois… Ce soir, c'est notre 1er BBQ au Mama's, et Dieu sait qu'un BBQ là-bas c'est quelque chose… On choisit son poisson directement dans la glacière, sa sauce (la sauce coco de la Mama est un délice!), et ensuite on peut observer le chef préparer le festin, qui est accompagné de fruits tropicaux, de riz, de légumes et donc, de la sauce. Bon appétit… et ensuite au lit!

24/07/2006, 13ème jour.

Aujourd'hui, comme on a pas assez marché au Taman Negara (lol), on se dit qu'on va se faire un petit trek dans la jungle… Bon, c'est du pipi de chat à côté de la vraie jungle mais le but n'est pas toujours la difficulté! On avait fait ce trek aussi l'an dernier. Il part du Perhentian Island Resort, trace tout droit vers le sud jusqu'à la grande plage du sud-est de l'île, Flora Bay, et remonte du sud-ouest de l'île jusqu'au nord-ouest, où nous sommes… Nous observons des singes, qui nous pissent dessus!, des petits varans, des gros mille pattes, des fourmis géantes et… des moustiques très virulents! Le chemin est relativement facile, malgré quelques passages un peu plus difficiles. Flora Bay, la grande plage qui se trouve au sud de l'île, à mi-parcours, est absolument superbe, complètement délaissée par les touristes et à l'écart de tout… L'atmosphère est bien différente ici, il n'y a personne, même en haute saison, les gens sont plus cool et les prix aussi, hormis l'Arwana Beach Resort, un hôtel de luxe, qui ne défigure pas du tout le paysage comme le dit le Routard… La plage en elle-même est d'un bleu laiteux magnifique, il n'a quasiment pas de bateaux et la mer est très calme… Nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer les fonds à cet endroit mais je conseille ce petit coin de paradis à tous ceux qui cherchent la tranquillité… tout le contraire de Long Beach! Quelques achats dans les 2/3 boutiques du bord de plage et nous prenons le chemin du retour. Le sentier dans la jungle reprend à gauche de la plage quand on la regarde. Et là, autant dire que ça grimpe sévère! Quelques minutes plus tard, nous voilà sur la côte sud-ouest, un peu plus au sud du Mama's, il ne nous reste plus qu’à longer la plage pour rentrer, pendant 1h environ, en prenant quelques photos et quelques séquences vidéos. Là aussi, contrairement à Long Beach, ici c'est désert. Quelques touristes sur les plages mais on est loin de la plage du Coral View ou de Kecil. C'est toujours aussi magnifique, on peut voir des bateaux de pêcheurs, quelques plages isolées, des petits animaux se promener, c'est la tranquillité à l'état pur, le bonheur… Petite pause déjeuner à 15h en arrivant au Mama's, et nous repartons vers la plage du Coral View pour terminer l'après-midi… Comme d'habitude, les poissons sont au rendez-vous. Encore les gros d'hier qui font bien 10/15 kilos et que je réussis à filmer en troupeau. Un requin également, bon c'est pas les "Dents de la Mer" mais il fait bien 1m quand même… Bibi l'a même "combattu" avec son tuba lorsqu'elle l'a vu se diriger vers elle… Enfin, une belle après-midi bien remplie encore une fois… Ce soir, nous avons encore droit à un gros BBQ avec un énorme barracuda, des crevettes à gogo et tutti quanti…

25/07/2006, 14ème jour.

Ce matin, on tente d'aller voir les tortues qui sont à quelques dizaines de mètres de la côte, en face du Mama's ou presque, mais l'orage d'hier soir a troublé quelque peu l'eau et a surtout rendu le temps instable… Nous allons voir mais sans succès. Du coup, petite baignade matinale sur notre plage préférée, celle du bout, puis déjeuner à midi. Nous passons notre après-midi sur Turtle Beach où, cette fois, nous avons été déposés par bateau. On a demandé au pilote de venir nous chercher à 19h. On a la chance de voir des centaines de tortues bébés dans une grande bassine, qui sont là pour maintenir l'espèce "en vie" le plus longtemps possible. Il faut quand même payer 5RM pour les voir, ah le business… C'est vraiment mignon et infiniment petit, quand on pense comment ça devient niveau taille… Mais malheureusement, une sur 10, 50 ou 100 seulement atteindra l'âge adulte… Bon, côté plage il n'y a quasiment personne… Elle est vraiment magnifique, longue et calme… Une petite famille de singes noirs nous fait l'honneur de sa présence pendant ½ h environ, on les observe se balader de branche en branche, comme des gamins… lol Cette fois, ils n'ont pas essayé de nous faire pipi dessus comme l'autre jour dans la jungle! On passe l'après-midi à se baigner, plonger, prendre des photos, ça en devient une habitude… mais une bonne! Entre 18h et 19h, nous ne sommes plus que 4 sur cette immense plage… L'impression d'être seul au monde… Comme tous les soirs au Mama's, BBQ monstrueux pour moi qui raffole du poisson, un demi barracuda encore une fois, 400g de crevettes et des brochettes de satay… Miam miam! L'orage se rapproche… Ce soir on va en avoir un digne de ce nom : des éclairs toutes les 5s qui illuminent tout le ciel, un bon déluge de pluie, bref, un régal pour moi qui aime filmer ça…

26/07/2006, 15ème jour.

Après le "méga orage" d'hier soir, le temps reste couvert encore une fois et il tombe même 2/3 gouttes par moments… Ce n'est pas bien grave, ça a au moins le mérite de limiter la hausse de la T°et de faire reposer nos peaux… Nous qui avions prévu d'aller à Redang pour la journée nous n'irons pas finalement, faute de monde pour remplir le bateau…Finalement, nous décidons d'écourter notre séjour sur les Perhentian d'un jour. Le temps n'est pas très beau, nous connaissons les 2 îles par cœur depuis l'an dernier, et un jour de plus sur Tioman, que nous ne connaissons pas, ne sera pas de trop. Aziz, du Mama's, nous arrange un transfert en taxi de Kuala Besut à Jerteh, lieu où nous devons prendre le bus pour Mersing en soirée. Nous prenons donc le bateau en direction de la côte et de Kuala Besut, en disant probablement adieu aux îles Perhentian… Là-bas, le charismatique oncle d'Aziz nous attend avec son beau taxi pour nous conduire à Jerteh donc, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud. On y arrive vers 16h ou 17h et notre bus ne part qu'à 21h45... On a donc du temps à "tuer" en faisant les boutiques. C'est une véritable caverne d'Ali Baba pour ma Bibi, fine cuisinière, où elle trouve quantité d'épices inconnues et autres produits d'aspect bizarre… Il n'y a ici aucune femme qui ne soit pas voilée et on nous regarde comme des extra-terrestres… Il faut dire que le touriste, ici, n'est pas légion… L'ambiance de cette petite ville n'est pas désagréable et, là, on se croit vraiment dans le cœur de la Malaisie! On passe le reste de la soirée sur le petit marché typique situé à côté de la gare routière, où l'on mange pour 3 fois rien par ailleurs, et très bien. 22h : nous voici dans le bus pour 8/9h de trajet de nuit… Heureusement que nous avons acheté une magnifique couverture en pilou (suite à la conversation d'avec Bigyaya (de VF)) que nous avons croisé sur les Perhentian et qui nous a dit que les bus étaient climatisés à mort!) parce que, effectivement, il doit bien faire 18° dans ce fichu bus! Ils sont malades! Enfin, même avec cette couverture, le trajet est périlleux pour nos petits corps fatigués. Vers 6h du matin, le bus s’arrête sur le côté de la route, en pleine nuit, on ne sait pas ce qui se passe… Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est l’heure de la prière! Voilà t-il pas que tout le monde (sauf nous) descend du bus pour aller faire sa petite prière en face, dans la mosquée! On aura tout vu ici… Nous arrivons à Mersing, port d'embarcadère pour l'île de Tioman, vers 6h30 du matin…

27/07/2006, 16ème jour.

Après une petite marche en direction du port d’embarcadère, nous y voilà! Le bateau qui nous amène en direction de l’île de Tioman n’a rien à voir avec ceux qui font le trajet pour les îles Perhentian! Ils sont beaucoup plus gros, et plus rapides. En même temps, c’est beaucoup plus loin de la côte, à environ 1h avec ce gros bateau! Tioman, cette île est absolument magnifique, mais elle se mérite… Revenons vite fait sur le périple qui nous a permis d’y arriver : 8 ou 9h de bus depuis Jerteh (à côté de Kuala Besut), 1h de bateau, un trajet épuisant… Enfin, nous y voici… C’est superbe, et le chalet que j’avais réservé sur Internet, au Panuba Inn, est très sympa… Le problème, c’est que le bateau ne s’arrête pas au Panuba qui a, en fait, sa minuscule plage pour lui tout seul. Il faut donc crapahuter depuis la jetée de la plage d’ABC jusqu’à là-bas… et c’est pas à côté! Surtout la dernière partie qui est dans la jungle… avec des sacs de 20 kilos sur le dos, c’est folklorique à 8h du matin, qui plus est en ayant pas trop dormi! On s’installe, on va prendre le petit-déj, on va faire un tour à l’eau (qui est plus fraîche, ou moins chaude! qu’aux Perhentian) et on va piquer une sieste bien méritée jusqu’à midi… Au passage, on trouve quelques méduses bien désagréables sur la plage, inoffensives apparemment, mais qui seront la « plaie » de notre séjour sur Tioman… Cet après-midi, nous tentons « l’excursion » jusqu’à Monkey Bay, à environ 1h30 de marche du Panuba par la jungle… En fait, nous n’y arriverons jamais (mais ce ne sera que partie remise à plus tard!) parce que nous ne trouverons pas le chemin… On s’est arrêté à la plage juste avant qui est, soit dit en passant, bien plus belle que celle de Monkey Bay, dont on entend tellement parler… C’est même une des plus belles plages que j’ai vue jusqu’à présent : elle forme un bel arc de cercle, son sable est d’un magnifique orange / brun, et il y règne une tranquillité à l’état pur… On y passe une partie de l’après-midi et on revient au Panuba. Au retour, on tombe sur une famille de singes, enfin un seul pour commencer, qu’on a observé pendant un bon moment. Les sales goinfres, ils nous ont flingué notre paquet de cahuètes!!! Mais quand ils étaient tous autour de nous à se battre pour ces friandises, on faisait moins les malins quand même… et on s’est éloignés tout doucement en leur laissant le paquet! Ensuite, on se fait surprendre par un varan qui est agrippé à un tronc d’arbre et que l’on a pas vu! Ma Bibi a fait un bond!!! Tout ça pour dire que la jungle de Tioman nous a parue bien plus sauvage et hostile que celle des Perhentian, voire celle du Taman Negara par endroits… On termine la soirée par un bon petit barbecue au Panuba, et on file au lit…

28/07/2006, 17ème jour.

Le matin, la mer est d’un calme absolu et la brume s’accroche encore à la cime des arbres, la température est encore supportable, et c’est bien agréable… Aujourd’hui, on va réserver nos billets d’avion pour le retour à Kuala Lumpur, à l’aéroport de Tekek. En fait, ce n’était pas prévu mais, vu notre état de fatigue, on a décidé de prendre l’avion plutôt que de se retaper le bateau puis encore 6h de bus jusqu’à KL. En avant donc pour une bonne marche de 3 Kms jusqu’à l’aéroport, minuscule d’ailleurs, sous une chaleur de plomb… Arrivés au village de Tekek, on se rend bien compte qu’on est en Malaisie, c’est vraiment typique, y’a des mobylettes partout (toutes les mêmes), des chats par dizaines, et de pauvres bicoques en bois pour lieux d’habitation. C’est aussi ça qui est enrichissant, de voir comment les autres peuples vivent, si près et si loin des touristes… L’aéroport est ridiculement petit, l’avion que nous prendrons aussi d’ailleurs, ce qui ne rassure pas trop ma Bibi… elle qui n’avait jamais pris l’avion il y a encore deux ans! Il nous faut plus d’une heure pour avoir nos billets (100€ l’aller pour deux) car, lorsque c’est l’heure de l’embarquement (c’était le cas et il y en a seulement 3 par jour maximum!), il faut même pas penser à demander quelque chose au personnel de l’aéroport, qui est… limité! (par le nombre, pas par les facultés hein!) Toujours est-il qu’il faut pas les presser ici, on commence à être habitués, ils sont dignes de la DDE chez nous! Dehors, juste en face de l’aéroport, il y a deux gros arbres où sont suspendues des centaines de chauves-souris de bonne taille, et qui répandent une odeur, comment dire, très forte et assez épicée… pour ne pas dire plus! Nos billets en poche, nous rentrons au Panuba; sur la route, on s’offre quelques souvenirs (tee-shirts et autres babioles…). A force de marcher sous le cagnard, ma Bibi s’est récolté un coup de soleil collector avec la forme de son habit du jour, à savoir le marcel! Mort de rire… Allez, un dernier plouf pour terminer la journée, apparemment il y a moins de méduses aujourd’hui… A noter que les fonds et les poissons sont un peu différents que ceux que l’on a pu observer sur les Perhentian, mais sont tout aussi jolis… Ce soir, on mange sur la plage ABC, mitoyenne de la nôtre, à quelques 15 minutes à travers la jungle… Pas que le restaurant du Panuba soit mauvais, mais l’accueil y est tellement déplorable qu’on préfère changer un peu… On dirait qu’on les emmerde en permanence, le sourire n’y est jamais, enfin, à oublier… C’est dommage l’endroit est magnifique et complètement isolé. Donc, nous voici partis sur ABC où nous allons manger un succulent BBQ, pour changer. Le problème, c’est que pour rentrer… il fait nuit!!! Eh oui, ici il fait nuit à 19h30... Alors le trajet en pleine jungle pendant 15 minutes dans le noir complet, avec pour seul éclairage une pauvre lampe torche minable (la même qui nous a servie dans la grotte de Gua Telinga au Taman Negara!), est plus que sauvage… Heureusement pour nous, on ne fait pas de mauvaises rencontres… Mais Dieu que les bruits de la jungle la nuit sont impressionnants!!! A cette heure-là, il est temps d’aller au lit…

29/07/2006, 18ème jour.

Allez, on enfile le short et les chaussures et c’est parti pour un trek de 10 Kms minimum… Direction la plage de Juara, de l’autre côté de l’île, en face de Tekek. Le trajet commence au Panuba, où nous sommes, et passe par la plage d’ABC, avant d’arriver au village de Tekek. Là, à gauche toute en direction de la jungle, pendant 7 éprouvants kms… Mais tout cela ne serait pas raisonnable sans un bon petit-déjeuner au préalable, avec le sourire légendaire des serveurs du Panuba… En plus, ce matin il y a des pancakes! Donc, après ce bon repas, nous voilà partis pour une journée bien dure physiquement, mais inoubliable… Il faut dire que nous en sommes à 18 jours de « vacances » et nous avons déjà bien marché. Ma Bibi commence à fatiguer. Après le trajet classique en béton jusqu’au village de Tekek, nous tournons donc plein gauche où commence la sympathique ascension à travers la jungle… Selon le Routard, il devrait y avoir 900 marches environ jusqu’au sommet… Et effectivement, après une première partie facile, ça monte sévère pendant un long moment… Et ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce sont de véritables marches en béton que nous empruntons, en pleine jungle et sur un terrain plus qu’inhospitalier… Sur le moment, je me demandais comment ils avaient fait pour nous monter du ciment jusqu’ici… Ils sont forts ces malaisiens quand même! Bon, le paysage à lui seul nous fait oublier la difficulté… C’est vraiment magnifique et, chose amusante, cette jungle du centre de l’île de Tioman nous a parue plus « sauvage » que celle du Taman Negara! C’est un comble quand même… Enfin, ce n’est pas vrai partout, souvenez-vous du passage des sangsues… là c’était vraiment le fin fond de la jungle, avec toutes les difficultés que cela comprend! Nous pouvons observer notre premier véritable serpent, là, devant nos yeux, affalé sur un gros rocher… Il doit faire autour d’1m et est d’un rouge dominant. On ne fait pas les fiers en passant à côté… On ne compte plus les innombrables singes qui nous suivent en filant le long des fameux câbles électriques; les bruits sont toujours aussi magiques quand on s’enfonce dans ces paysages grandioses, c’est inoubliable… Au passage, on ne croise pas grand monde, comme souvent depuis notre arrivée ici. Arrivés au sommet, petite pause de 5 minutes pour déguster quelques cacahuètes. On laisse les restes aux singes… Là, commence la partie la plus dure et la moins jolie… Une interminable route bétonnée qui file jusqu’au village de Juara… Et si ça ne descend pas trop au début, ça se corse très vite… C’est vraiment usant pour les genoux, surtout quand vous avez fait déjà 8 Kms… On a bien essayé timidement de se faire prendre en stop, mais sans succès… Une petite averse vient nous embêter (pour le caméscope) mais nous rafraîchit… A noter qu’il fait bien plus frais (ou moins chaud) au sommet. Après donc une dizaine de kilomètres, nous voilà arrivés au petit village de Juara. Là encore, il n’y a personne, c’est désert…Si vous aimez l’ambiance d’Ibiza ou de St Tropez il ne faut pas venir ici!!! On se balade durant quelques heures d’un bout à l’autre de la belle plage, en récoltant quelques sourires d’enfants, en évitant quelques varans sur la route, et en prenant quelques photos… Il ne fait pas très beau aujourd’hui ici, et le temps est assez différent de celui de l’autre côté de l’île. Un petit déjeuner dans un petit resto sympathique où nous sommes les seuls à manger, et nous prenons la décision que nous ne repartirons pas à pied, nous sommes trop fatigués… Nous décidons donc de prendre un 4X4 jusqu’à Tekek, moyennant 70RM pour 2. Ce fut un voyage mémorable… Les 7 Kms qui relient les 2 villages ne sont pas une sinécure! La route, si l’on peut l’appeler ainsi, est complètement défoncée et l’on a du mal parfois à passer au milieu des énormes crevasses. Faut dire qu’on avait un 4X4 pourri, avec une puissance très limitée… Mais bon, ce trajet qui a duré 45 minutes (pour 7 Kms!) restera inoubliable. Des montées et des descentes ahurissantes, on était secoués de tous les côtés, à en avoir des tours de reins! On en a rigolé tellement c’était surréaliste parfois! A noter qu’ils sont en train de faire une nouvelle route (une vraie) qui reliera les 2 villages. De souvenir, elle ouvrira mi 2007. Le chauffeur, sympa, nous dépose jusqu’au bout de la route praticable pour les voitures, c’est-à-dire jusqu’au Marine Park (petite expo sur le milieu aquatique de Tioman). Il nous reste 2 Kms avant d’arriver à la « maison »… ils seront longs… Voilà donc une journée bien remplie encore une fois, et qui se termine par un bon repas au BBQ, avec un bon marlin!

30/07/2006, 19ème jour.

La mer est un peu agitée aujourd’hui, on espère que cela va se calmer étant donné que nous devons partir en excursion en bateau…Au programme, on commence par Coral Island, une île non habitée bordée d’eaux turquoises et de coraux vivants magnifiques… Comme par magie, lorsque nous arrivons à proximité de l’île, la mer semble s’être calmée et les conditions pour plonger (en apnée toujours) sont très bonnes. Et effectivement, c’est splendide… Des coraux partout, tous intacts, des poissons par milliers, de toutes les couleurs, une mer d’une transparence rare… et toujours la même frustration pour moi qui dois plonger avec des bouchons suite à mon problème d’oreilles qui me bouffe… Quelle horreur pour moi de ne pas avoir ma liberté aquatique, de ne pas pouvoir plonger librement à 10m ou 20m dans ces fonds si magnifiques… Je me contente de rester à la surface le plus souvent et fais quelques plongées vers les 5m, tout doucement, en faisant attention à ces foutues oreilles… Ma Bibi est émerveillée elle aussi, elle qui ne mettait pas la tête sous l’eau il y a seulement 2 ans… A cet endroit nous avons vu des espèces que nous n’avions jamais vues, même pas aux Perhentian. Il y avait même quelques seiches, qui changent de couleurs en quelques secondes! Après une bonne demi-heure d’observation sous-marine, on nous emmène sur la plage de cette fabuleuse île, avec un sable d’une blancheur incroyable. Le conducteur du bateau en profite pour piquer une petite sieste et moi pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque… L’eau du bord est vraiment d’une transparence et d’un bleu rares! Deuxième arrêt : Malang Rock, ou un incroyable petit îlot formé d’énormes rochers qui s’enfoncent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et où vivent une multitude d’espèces de poissons…L’eau est claire et les coraux splendides, un vrai bonheur… A noter que la mer est un peu plus agitée à cet endroit. Je tente bien quelques plongées aux alentours des 10m, en passant même dans des petites grottes (j’adore ça!), et ce sans heurter mes petites oreilles, mais je ne tente pas le diable… Il y a pourtant à faire, des crevasses partout, qui s’enfoncent à 20m ou 30m, des poissons partout… Vraiment un endroit magique. Ensuite, petit pause déjeuner sur la plage de Salang où nous séjournerons à partir de demain pour les 4 derniers jours. Dernier « spot », la plage de Monkey Bay. Bibi reste dans le bateau car elle a pris un bon coup de soleil, pour changer. Faut dire que ça tapait dur sur Coral Island. Moi aussi j’ai un peu grillé malgré tout, mais je vais quand même barboter quelques minutes avec les méduses… Notre « commandant de bord » nous informe que les milliers (sans exagérer) de minuscules méduses qui stagnent dans ces eaux ne sont pas dangereuses. Cela reste quand même très désagréable de nager au milieu d’elles mais c’est vrai que je n’ai rien eu à signaler côté enquiquinement. Ce sont les grosses méduses qui sont venimeuses, et celles-là, elles ne rigolent pas! Encore des centaines de poissons ici en tout cas, qui me bouffent les mollets… Au bout de quelques minutes, je remonte sur le bateau ne supportant plus la sensation plus que désagréable de pousser des dizaines de micro méduses à chaque brasse… Une fois rentrés au chalet, au lieu de se reposer gentiment, on se la joue sado-maso en faisant un aller-retour au village pour retirer des sous sous… On est vraiment sur les rotules en rentrant… Faut dire que 2h pour retirer 500 RM ça fait ch… Ce soir, c’est le dernier repas au Panuba et, franchement, on est pas mécontents de partir… L’accueil est vraiment déplorable, on dirait qu’il faut payer pour avoir un sourire! Ça serait dur de trouver plus désagréable mais, au vu du livre d’or, beaucoup ont trouvé les lieux sympas et le personnel accueillant… Comme quoi, tout est relatif!

31/07/2006, 20ème jour.

Oh la belle journée de merde qui commence… Réveillés à 8h du matin par une tempête, une vraie, avec du vent à gogo et de bonnes pluies. Bon, pour la tempête cela me satisfait en tant que passionné de météo, mais pour la suite des choses c’est pas évident. Les pluies et le vent font quand même fait tomber la T° à 24°, une des valeurs les plus basses que l’on ait observées depuis le début de notre séjour en Malaisie! Alors aujourd’hui on est censés partir du Panuba donc, afin de rejoindre la plage de Salang, plus au nord. Mais la mer, très très agitée, nous bloque ici pour l’instant. Et ce n’est pas le fameux personnel du resort qui va nous aider à trouver un bateau partant là-bas! Malgré que la mer se soit calmée bien avant, on doit patienter jusqu’à 15h ou 16h avant de pouvoir partir en bateau. Ils veulent à tout prix que l’on reste apparemment! Mais on a eu notre dose, ça va! Après donc toute une matinée et une bonne partie de l’après-midi à regarder la mer se déchaîner, le vent faire tomber tout et n’importe quoi, et les bateaux tanguer, nous arrivons sur la belle plage de Salang, très peu fréquentée en ce… 31 juillet, hein! Qui a dit que c’était surbooké par ici…? Nous descendons au Salang Sayang Resort, plus connu sous le nom de Zaïd’s place, à l’extrémité droite de la plage quand on la regarde. On avait réservé un chalet quand nous étions venus sur cette plage hier, lors de l’excursion en bateau (Coral Island, Malang Rock, Monkey Bay). Le chalet est sympa, assez grand, sans clim’ (comme d’hab’ pour nous), avec un joli lit et placé autour d’un joli jardin bien décoré, à seulement 30m de la plage… Le tout pour 70RM, correct. On s’installe doucement, on est en vacances hein… puis on va observer les gros varans (1m50) qui barbotent dans la petite rivière qui se trouve derrière les bungalows… On finit la journée à la plage, à se baigner, regarder les poissons toujours aussi beaux, et se balader ici et là… Le soir on goûte un énième BBQ et, une énième fois, on se régale avant d’aller au lit…

01/08/2006, 21ème jour.

Aujourd’hui pas grand-chose à raconter, bronzette et baignade… Le matin on ne se baigne pas trop à cause des méduses (encore une fois) qui sont présentes par milliers et partout! Alors malgré qu’elles soient inoffensives, c’est pas super de plonger ou nager parmi tant de bestioles comme celles-là… Bizarrement, l’après-midi, elles se font rares et on en profite pour aller plonger. On a pu voir un requin là, à 10m du bord, dans 1m d’eau (si si…), une belle tortue que j’ai suivie et filmée (toujours magique…), ainsi qu’une énorme murène (2m minimum) que j’ai coursée à 3m de fond mais qui s’est cachée sous un rocher! Elle m’a fait peur sur le coup quand même… On a aussi vu une famille d’énormes poissons, ils étaient 5, se balader à côté de nous tranquillement… Ils sont, je pense, de la famille des poissons perroquets car ils ont une énorme protubérance entre les yeux et la bouche et, en plus, ils ont les mêmes dents très en avant. Ils devaient faire au moins 1m20 et lâchaient leurs excréments assez régulièrement, c’était amusant… Les diversités de coraux et de poissons sont impressionnantes ici et ce n’est pas forcément les mêmes espèces qu’aux Perhentian, par exemple. Comme à l’accoutumée, on finit la soirée devant un bon BBQ avec, ce soir, un gros red snaper, 3 seiches, 6 grosses crevettes, et un crabe! Rien que pour moi…

02/08/2006, 22ème jour.

Encore une journée tranquille aujourd’hui, faut dire qu’on est fatigués par toutes les marches que l’on a faites, entre autres. Trop de méduses encore aujourd’hui, le point noir de Tioman pour moi, la baignade sera limitée… Malgré qu’elles ne soient pas dangereuses et que j’ai nagé souvent parmi elles, ma Bibi a réussi à se faire piqué par l’une d’entre elles… enfin, c’est que l’on a présumé. Alors, cet après-midi, c’est sieste, Ipod, et ballade tranquille. On est quand même allés voir une espèce d’énorme complexe d’une douzaine de bâtiments adossés à la colline, abandonné, toujours à droite de la plage quand on la regarde. C’est absolument inimaginable la taille que fait ce complexe! Il doit y avoir des centaines et des centaines de chambres. Ce qui est frappant, c’est que cela semble avoir été abandonné du jour au lendemain, tout est quasiment fini, les chambres sont terminées, il y a même du mobilier qui est encore sous plastique à l’intérieur! On dirait un paysage de fin du monde… Il y a encore les outils des ouvriers ça et là, c’est vraiment surprenant! On demande à un « locaux » (ou local lol) de nous expliquer ce qu’il s’est passé, il nous explique que c’est le gouvernement qui a arrêté les subventions et donc, les travaux. Faut dire que si le projet était sympa (grande piscine, superbe terrasse, vue absolument magnifique, etc…), ceux qui l’ont initié avaient vu 10 fois trop grand! Je vous dis, il n’y a pas moins de 12 bâtiments qui ont environ 40 ou 50 chambres de grand luxe (on peut aller voir dans certaines!). Tous ces bâtiments sont étagés sur la colline, avec quelques centaines de marches à monter pour arriver à celui situé le plus haut… Voilà un des points noirs d’un tel complexe, les clients (relativement fortunés vu le standing visé) n’allaient pas se taper 200 ou 300 marches le matin et le soir pour aller barboter en bas… Bref, tant d’argent gaspillé pour rien… En plus, on a détruit la jungle pour en arriver à ça : un complexe abandonné! Dommage… Surtout que, si le projet était énorme, il était plutôt bien intégré à la végétation et ne faisait pas trop tâche, malgré sa taille. Enfin, c’est notre avis. On en arrive à notre repas du soir, encore un BBQ (mais oui, c’est tous les soirs en vacances!), un gros poisson pour moi et un ½ poulet grillé pour ma Bibi. Ensuite, tout le monde au dodo…

03/08/2006, 23ème jour.

Aujourd’hui, dernier jour sur l’île de Tioman, on a été cherché les dernières forces qui nous restaient pour faire notre dernier trek dans la jungle! Direction la plage de Monkey Bay, à une bonne heure de marche de Salang. Au début, ça monte très très raide, ma Bibi n’en pouvait plus… C’est vrai que ça monte terrible… Parfois le chemin n’est pas très bien marqué, mais il suffit de repérer la ligne électrique et de la suivre en cas de problème. Une fois arrivés en haut de la colline, il faut… redescendre! Et ce n’est pas forcément plus facile! Toujours est-il qu’au bout d’une heure de marche épuisante, nous voilà arrivés à bon port. Monkey Bay : une belle plage en arc de cercle, avec un habitant qui peut nous servir un repas à l’occasion, et qui fait aussi taxi. On prend d’ailleurs rendez-vous dans une heure ou deux afin qu’il nous ramène à Salang. Bibi ne reviendrait pas à pied vivante! On pousse jusqu’à notre plage préférée, celle qui a le sable orange, et nous y restons durant une heure, seuls, à se baigner, marcher, prendre des photos… Instant inoubliable encore… Au retour, on discute de nos expériences avec un couple (une suédoise et un sud-africain) et nous prenons le bateau taxi afin de rejoindre notre plage, pour la modique somme de 25RM. L’après-midi se termine tranquillement par un peu de bronzette et de plongée apnée. On peut observer notre famille préférée d’énormes poissons, qui se balade chaque jour au même endroit, encore un requin non loin du bord, et même une tortue. Voilà, ce soir c’est notre dernier BBQ (snif), demain nous prenons l’avion avec Berjaya Air pour rejoindre Kuala Lumpur pour les 2 derniers jours…La fin des vacances approche…

04/08/2006, 24ème jour.

La fin des vacances approche à grands pas… Ce matin, on prend un gros bateau qui nous amène à l’aéroport de Tekek, le plus petit du monde je pense, afin de prendre notre petit coucou de 48 places… Ça fait drôle de partir… Bibi a très peur de prendre cet avion, mais sa frayeur des décollages a presque disparu. Ça reste un peu impressionnant comme petit avion, il y a de la fumée à l’intérieur pendant le décollage, due probablement à la pressurisation je pense, mais ça fait bizarre… Après une petite heure de vol, nous voilà à Kuala Lumpur, non pas à l’aéroport de Sepang, mais à celui de Subang, bien plus petit et utilisé seulement pour quelques « petites » lignes. De là, on prend un bon vieux taxi bien pourri pour nous amener à notre bel hôtel 5*, histoire de bien finir les vacances… J’avais en effet décidé de passer la dernière nuit dans un palace, histoire de contraster avec les petits bungalows au confort simple où nous avions dormi durant toutes les vacances. Et, surtout, c’est le genre d’hôtel où il nous serait impossible de séjourner en Europe, vu les prix… Mais, comme d’habitude, la poisse nous poursuit… Notre réservation, faite sur Internet, a comme qui dirait disparu une fois arrivés à l’hôtel… On est accueillis comme des stars (ça nous fait tout drôle) mais, au final, on repart avec nos sacs… comme des clochards! Qu’à cela ne tienne, il nous suffit de traverser la rue pour atterrir au Seri Pacific Hotel, palace de 5*, où nous dégotons une bien belle chambre au 22ème étage pour la modique somme de 320RM, soit un peu moins de 70€. Chambre qui vaudrait, en France, peut-être 300€ ou plus… Le hall est digne des plus grands hôtels français et européens, le groom est là pour nous porter les bagages, enfin, c’est un luxe auquel il est bon de goûter de temps en temps. Pour nous, ce fut la 1ère fois. Pour monter dans les étages, il y a 6 ascenseurs en arc de cercle qui donnent tous sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées, les vues sont différentes selon lequel on prend. Le soir c’est magnifique, toute la ville est illuminée et l’on peut voir les Tours Pétronas au loin… La chambre est énorme, peut-être 30m2, possède une douche, une baignoire, une télé avec câble, un lit en 180!, un frigo, un coffre-fort, un bureau avec prise Internet, un dressing, un canapé, et une grande baie vitrée avec un verre très épais (à cause du bruit) avec vue sur la ville… c’est magnifique! Au 4ème étage, il y a une grande piscine mais nous n’aurons pas le loisir d’y faire quelques brasses… Au 3ème, se trouvent les restaurants, aux allures de cantines de Beverly Hills! Après s’être installés, on part faire un peu de shopping ça et là afin de dépenser nos derniers ringgits… Le soir, on monte sur la KL Tower, histoire de voir la vue de nuit (l’an dernier, on était montés de jour). C’est très joli, très illuminé, comme toute grande métropole. Une fois rentrés à l’hôtel, on se regarde 2/3 émissions de télé, les infos, qui nous apprennent le conflit au Liban (on le découvrait!), et au lit. Une des meilleures nuits de notre vie d’un point de vue du confort, un matelas exceptionnel dans un lit gigantesque!

05/08/2006, 25ème jour.

On se fait la grasse matinée ce matin. Levés à 10h on file au petit-déj…On avait jamais vu un tel buffet, et pourtant ma Bibi a travaillé dans la restauration, mais pas dans un palace… Du chaud, du froid, sucré, salé, des fruits exotiques, des pâtisseries, viennoiseries, tout un tas de jus de fruits, etc.… C’est donc avec le ventre qui touche par terre que nous partons nous promener pour notre dernier jour ici… Au passage, on s’arrange avec notre groom pour laisser nos 30 kilos de bagages en consigne, notre avion ne partant qu’à 2h du matin… Comme promis, on va visiter le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert paraît-il, et c’est vrai qu’il est très grand! 35RM l’entrée par personne, c’est relativement cher, mais ça en vaut la peine! Des oiseaux par milliers, en semi liberté, plus ou moins sauvages, et dans un environnement quasi parfait pour eux. On peut y admirer des perroquets de toutes sortes, des flamands roses, des paons, des autruches très impressionnantes, des gros, des petits, bref une multitude d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres… en une balade de 2h si on prend son temps, et il le faut! A faire vraiment. On enchaîne avec les Hibiscus & Orchid Parks (1RM l’entrée!) qui, eux aussi, se trouvent dans l’immense zone verte appelée « Lake Gardens », à seulement quelques kilomètres du centre ville. Là encore, des milliers de variétés d’orchidées (plante symbole de la Malaisie) et d’hibiscus dans de magnifiques jardins. On y passe quelques temps à prendre de magnifiques photos. On termine notre séjour dans le quartier indien, Little India, que nous avions visité brièvement au début de notre voyage. En plus, ça tombe bien c’est le jour du marché! On se retrouve dans une immense rue, pas bien large, qui doit faire au moins 2 Kms de long, et où tout se vend, absolument tout! Bon, comme d’habitude, ce sont des plats cuisinés et des fruits et légumes en tout genre que l’on trouve en plus grande quantité! Apparemment, manger est un sport national dans ce pays! A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut trouver ce que l’on veut à bouffer, c’est hallucinant! Ça sent la bouffe à pleines narines partout, sauf que c’est plus agréable qu’à Chinatown! On a dû mettre plus d’une heure pour traverser cette rue tellement il y avait du monde… On se serait crus en Inde! On a, au passage, enfin goûté le fruit du Jacquier, ce fruit énorme que l’on donnait aux singes au Taman Negara, c’est assez bon en effet, même si ça écoeure vite (enfin pour moi!). Et le prix est dérisoire sur les marchés. Après quelques balades ici et là, on se rapproche de notre hôtel, on finit la soirée en se promenant dans les allées d’un grand centre commercial situé en face. 22h30, notre taxi vient nous prendre à notre hôtel, dernières vues de la ville illuminées de mille feux durant le long (50 minutes) trajet qui nous sépare de l’aéroport… Kuala Lumpur, la Malaisie, c’est fini… 2h du matin, notre avion décolle à destination de Dubaï, puis un autre atterrira à Paris vers 16h, le 6 août. Ici, il fait gris et frais, c’est Paris. La Malaisie est loin déjà… et si proche à la fois…

J'attends vos remarques, vos avis, bons ou mauvais... 🙂
Visas pour l'Inde suspendus pour les ressortissants de France, Espagne et Allemagne English translation pending
by Alexval2 · 2020-03-10 · 95 replies
Tout est dans le titre...Je suis 🏴‍☠️ ! la mauvaise nouvelle ici
Un an déjà au Cameroun: mes impressions English translation pending
by HervéG · 2008-06-10 · 61 replies
Ma dernière intervention sur VF remonte à l'année dernière, j'étais encore en France. Aujourd'hui je suis au Cameroun, avec Internet à la maison (plus pratique que les cyber et bien plus rapide). J'habite actuellement Douala - Bonamoussadi.

Mes impressions sur le Cameroun sont assez mitigés. Et je vais donner mes avis par thème.

Les expatriés au Cameroun, tour d'horizon

A part quelques gars sympa, qui ne se prennent pas la tête. Il y a beaucoup d'expatriés qui pètent plus haut que leur cul, malheureusement leur QI ne s'élève pas plus haut, lui. J'en ai rencontré même des racistes qui traitaient la population locale de "singe", mais qui trainaient tous les soirs dans des boîtes à prostitués (Orange métallique, Semper, Gogo Dance etc...) pour se tirer des "guenons". Il y a ceux qui estiment qu'ils peuvent faire toutes les conneries ici en Afrique, alors qu'en France ils seraient cloîtrés chez eux... Encore d'autres viennent pour du tourisme sexuel ou chercher la femme qu'ils ont rencontré sur Internet. D'autres viennent passer une retraite "bon marché" au Cameroun (cette dernière remarque n'est pas péjorative).

Les Camerounais

Quand on a la peau blanche au Cameroun, ça suscite quelques réactions. Quand on navigue en voiture, pour peu qu'on ai la fenêtre ouverte, on entendra toujours les : "Blancs", "White", "Mon beau", "Boss"... Certains resteront sincères dans leurs démarches amicales, mais la majorité y verra son intérêt. Les Camerounais sont serviables, mais pour certains, c'est une serviabilité calculé. D'autres vont promettre la Terre et la Lune pour un petit service, mais rien ne sera fait, alors qu'ils réclameront un dédommagement pour le service qui n'a pas été rendu 😉

Il y a aussi les chefs d'entreprises qui voient dans les blancs une plus-value, une marque de sérieux... Attention à avoir un contrat en béton pour bosser ici... Beaucoup de patrons ne paient pas et en + ils ne respectent pas les termes du contrat.

Les Camerounaises

Ici quand on est blanc, même en fauteuil roulant et presqu'à l'article de la mort... Pas d'inquiétude, il y aura toujours une femme auprès de vous. Pareil que plus haut, certaines sont sincères, mais une majorité veut son "blanc" pour s'offrir une vie confortable à elle et à sa famille. Quand on tombe sur une femme "bien", il ne faut surtout pas s'imaginer que les Camerounaises sont soumises. Elles ont un tempérament de feu qui pète dans tous les sens quand ça ne va pas. Surtout les femmes du centre (Bassa et Béti).

Attention aux wakas, ces fausses "amoureuses" qui sont là pour votre fric. Elle jouent à merveille la comédie des sentiments, mais derrière elles ont une idée bien précise de ce qu'elles veulent. Les plus stupides vous demanderont l'argent de leur électricité ou de leur loyer, les plus intelligentes vont vous marier 😉

Il y a les sincères, celles qui rêve d'un blanc parce qu'ils sont idéalisé à la télévision ici. Beaucoup de Camerounaises sont traités comme des moins que rien ou des objets ici. Alors quand on apporte un peu de respect, croyez moi, ça fait tout de suite la différence.

Le Cameroun

Un très beau pays, avec des richesses énormes mais inexploités. Un pays qui pourrait sans doute être le plus riche d'Afrique si la corruption n'était pas si importante (à tous les niveaux).

Une petite anecdote m'est arrivé en voulant faire ma 1ère prorogation. Une pseudo amie qui est censée connaître tout le monde dans les administrations, voulait m'aider à obtenir mon fameux tampon pour rester au pays. Le tampon de prorogation c'est 50.000 fcfa pour une durée maxi de 3 mois ! Cette femme voulait voir son ami à l'aéroport pour me tamponner le passeport, j'y vais accompagné de ma femme (qui est Camerounaise). Et là curieusement son ami ne veut plus nous recevoir. Mais je reçois un SMS le lendemain comme quoi c'était 150.000 pour tamponner. Avec ma femme on a bien rigolé et finalement on est passé directement par Yaoundé à l'immigration.

L'anecdote est pour vous expliquer jusqu'à quel point certains ont la mentalité pourrie ici. Et malheur à vous si vous leur dite en face que c'est des escrocs ou des feymens. En fait si vous tombez sur ce genre de personnes, il ne faut rien dire et passer ailleurs.

Ce qui tue le Cameroun en tout premier, c'est la corruption. La mentalité du profit à tous les niveaux, surtout quand on a une position importante. La répartition d'un budget ici c'est 60% pour ma poche, 30% pour les copains et 10% pour le projet qu'on devait financer. Donc au final très peu de choses se font.

On verra si le programme "épervier" va arranger quelque chose...

Bon je pense que ce n'est pas exhaustif, et si vous avez des questions n'hésitez pas. Même si j'ai pointé du doigt les défauts du Cameroun, il y a des choses positives ici 😇

A bientôt
Compte rendu croisière MSC Seaview juillet 2018 English translation pending
by Tomtomcruise · 2018-07-26 · 49 replies
Bonjour à toutes et à tous.

Voilà mon retour sur le tout neuf MSC SEAVIEW. Cette croisière en méditerranée a été choisie davantage pour le bateau que pour son itinéraire, que nous connaissons (presque) par cœur. C’était par contre pour nous la première en Yacht Club. Et une chose est désormais sûre, même s’il faut casser la tirelire, MSC hors YC, c’est terminé ! Tout ce qui suit et que je vais vous décrire est en dehors de l’enceinte YC. Je terminerai donc par le meilleur pour la fin…. Le bateau est très réussi. Atypique, comme son jumeau le Sea Side. Une superbe piscine arrière (pont 7), avec un des bars qui fait office de discothèque semi ouverte (même s’il y en a une autre pas très loin et plus conventionnelle). Les deux ascenseurs panoramiques très impressionnants. Et le bridge of sighs, impressionnant lui aussi, on marche à une trentaine de mètres je dirais au-dessus de la piscine. Il y a beaucoup de monde, le ratio tonnage/passagers (155 000/5 200) n’est pas parmi les meilleurs, mais ce que nous avons ressenti (dans les espaces communs, hors restaurants et buffets), c’est plutôt un déplacement fluide et pas vraiment de concentration ou d’engorgements marqués qui rendent quelquefois le moment pénible. L’attente dans les bars a pu être quelquefois assez longue toutefois. Au théâtre par exemple, il y a tous les soirs trois shows à 20H00, 21H15 ou 22H30. Il faut s’inscrire sur les très efficaces tablettes murales qui sont très nombreuses à bord et le personnel scanne nos cartes ou bracelets lors de l’entrée dans la salle. Cette dernière a toujours été remplie, mais encore une fois dans des conditions fluides et sans attente excessive. Un atrium très brillant, très clinquant, sur 4 ponts. Atypique aussi. Le lieu de pas mal d’animations avec les passagers qui évoluent tout autour sur les 4 niveaux. Avec deux ascenseurs panoramiques, mais qui manquent de visibilité car étant comme encastrés sur les côtés, à la différence par exemple de ceux des bateaux de la classe Fantasia, plus centraux et qui attirent davantage le regard. Pas d’avis malheureusement sur les deux restaurants du bateau, comme vous l’imaginez. Tout comme les 2 buffets. Nous n’y sommes simplement pas allés. Pas d’avis non plus sur les 4 ou 5 restaurants de spécialités, que nous n’avons pas essayé non plus. Un coup de cœur pour le bar du pont 16 Wine and Cocktails Bar, bar noir et or, particulièrement réussi et cosy. Coté soleil et extérieur, il y a une piscine principale centrale, la plus « bof » je dirais. L’autre est la jungle pool, sous verrière, tous les jours ouverte. Très agréable, avec un bar dédié. Et la piscine (sans profondeur) que l’aqua park, plutôt grande et très bien pour les enfants avec de multiples jeux d’eau. La dernière est celle du pont 7 dont je vous ai déjà parlé en début de compte rendu. 4 toboggans, 2 identiques sur le même coté, un troisième dit « connecté » à l’autre bord pour lequel vous devez prendre des petites barques. Et un quatrième, en plein centre de l’aqua park, sympa et assez rapide. 2 tyroliennes parallèles. Dommage qu’elles ne soient pas plus sensationnelles, on y descend plutôt tranquillement sans aucune appréhension. On voudrait qu’elles soient plus rapides et plus longues. Un pont « Deck 19 » dédié aux cabines AUREA. Avec son bar dédié. 2 jacuzzis. Et ses serviettes de bain blanches à l’effigie de cette catégorie. Le SPA est bien, vaste. Situé au pont 8. 4 cabines de deux douches parfumées chacunes, 2 saunas (1 très chaud, l’autre plus soft). 2 hamams (bright et dark). Une salle de repos. Une piscine balnéo intérieure, un peu trop petite je dirais et pour laquelle il manque à mon goût des accessoires tel qu’une cascade ou des jets massants puissants. Un accès pour aller au jacuzzi extérieur. Des cabanes de massage de l’autre côté. Une pièce avec de la neige de production (sympa, mais ne pas y aller pieds nus, on ressort aussitôt sinon !) et un parcours « geiser », dont je n’ai pas perçu tout l’intérêt… A noter l’accès au SPA au pont 8 par l’ascenseur en «priority service » avec la carte YC ou le bracelet. Une fois dans l’ascenseur, vous passez du pont 16 ou 18 directement au pont 8. Sans arrêt. Salle de sport grande, bien équipée, conforme à toutes celles qu’on voit sur les nouveaux bateaux. Salle de spinning.

J’en arrive au YC… Pour nous c’était une première dans cette catégorie. C’est vraiment top. Le concept « Un navire dans le navire » est très appréciable et particulièrement vrai. C’est presque un autre monde… Majordomes attentifs, en queue de pie au bar le soir, personnel dévoué, environnement luxueux, sentiment d’exclusivité. Calme… Ambiance tamisée… Avec le recul une fois la croisière passée, nous avons passé vraiment de magnifiques moments.

La cabine :

Les suites deluxe extérieures sont très belles. La salle d’eau est grande. La douche (pas de baignoire) est en marbre et très spacieuse aussi. Un tout petit bémol, sans certitude toutefois, mais je pense que la taille des suites extérieures à légèrement diminué par rapport à celles du YC de la classe Fantasia. Mini bar open à volonté. Réapprovisionné tous les soirs. Room service complet 24h/24. Peignoirs, chaussons, chausse pied, sac à chaussures estampillé « YC ». Penderies éclairées avec cintres en bois et contours velours. Choix théorique de différents oreillers mais honnêtement, ceux qui étaient en place étaient très bien. Draps en coton égyptien, brodés YC. Matelas et sur matelas très confortables. Paroi de séparation ajourée entre le lit double et le canapé lit convertible. Ecran plat d’au moins 140 voire 150 cm… Bref, suite superbe… Rien à dire si ce n’est que 4 ou 5 mètres carrés de plus légitimeraient davantage encore l’appellation « suite ».

Le Top Sail Lounge

Le bar au niveau inférieur du YC. Avec une grande verrière qui englobe aussi la partie haute où se situe le restaurant. Tons sobres de vert. Canapés espacés. Bar avec mignardises tout au long de la journée. Pianiste régulièrement. Endroit select, calme, situé en fait juste au-dessus de la passerelle. Il y a aussi une partie extérieure où il fait bon prendre l’apéritif et contempler le coucher de soleil, toujours avec ce sentiment d’exclusivité et dans un calme olympien… Du haut de ce pont 16, le bar offre une vue spectaculaire et panoramique, dans un environnement de calme qui apporte une ambiance assez extraordinaire.

Le restaurant MSC YC On nous demande à l’embarquement notre souhait d’horaire du diner. Ça reste un souhait, on est censé venir diner quand on le désire. De notre côté, nous avons quand même respecté au mieux l’heure que nous avions indiqué. Car en fait, le restaurant a une capacité de 150 couverts alors que le nombre moyen de passagers YC est de 230. Il est donc nécessaire pour le staff d’organiser un minimum afin de ne pas risquer d’être dans l’embarras et de ne pas pouvoir proposer de table lorsque l’on arrive au restaurant. Accueil des hôtes de 18h30 à 21h30. Le service est impeccable, rien à signaler, l’environnement est dans les mêmes tons apaisants de vert que le bar. Je ne pourrai pas vous indiquer la différence et si différence il y a entre les menus YC et ceux des deux restaurants principaux. Il parait que oui. Je n’en suis pas si sûr… Par contre, pour info pour ceux ou celles qui connaissent, le Club Class Dining sur Princess Cruises est à un niveau au-dessus (services et mets) et est, pour ma part, la meilleure expérience que j’ai pu vivre en termes de restauration sur un bateau de croisière.

The One Sun Deck Situé au dernier pont (19), c’est un espace qui dispose de la piscine one pool parée d’un beau marbre noir, d’un bar, d’un buffet et de deux jacuzzis + douches. A noter une piscine pas très grande, mais disposant d’une plage d’eau tout autour où l’on peut rester assis, voire s’allonger. Tout est très bien, il y a des cabanes (environ 6) qui permettent encore plus d’intimité. Les transats sont équipés de matelas bien épais. Le tout avec des serviettes bleu marine estampillées YC. Jamais n’est passé un jour à avoir à chercher des transats disponibles… La question ne se posait même pas, quel que soit le moment de la journée. Un point très appréciable. Les petits déjeuners peuvent aussi bien se passer ici que dans le restaurant. De même que le déjeuner à midi. Tout est fait pour le confort des passagers. Dans l’esprit, on choisit le poisson ou la viande qui est cuite en plancha. Les serveurs nous identifient, nous demandent confirmation de ce que l’on souhaite manger et nous indiquent qu’ils nous apportent tout cela directement à table. De même que les boissons. Le petit nombre de passagers permet ce type de service personnalisé. A noter que nous avons pu consommer tout, quel que soit le bar du bateau, en all inclusive. Y compris glaces et crêpes, tous cocktails alcoolisés ou non (pas essayé les alcools de prestige toutefois). On présente le bracelet connecté et il n’y a rien à payer. C’est vraiment très appréciable. La tyrolienne coûte 9 euros mais est gratuite pour les passagers YC. Les autres activités spécifiques (cinéma 5D, simulateur de formule 1) restent payantes. Voilà un tour d’horizon que j’ai essayé de rendre succinct et suffisamment complet malgré tout du bateau et du YC. En essayant de ne pas trop prendre parti, mais sincèrement, le YC c’est quand même très bien et c’est une expérience à faire… N’hésitez pas à me joindre par MP si nécessaire pour davantage d’informations. Et merci de m’avoir lu. Cordialement. Gilles
Retour du MSC Meraviglia en Yacht Club du 28 janvier au 4 février 2018 English translation pending
by Maralpine06 · 2018-02-05 · 15 replies
Tout est regroupé à la proue du bateau aux niveaux 15, 16, 18 et 19. Conciergerie au niveau 16 ainsi que le top Sail lounge et restaurant au-dessus du TSL au pont 18. 1re bonne surprise : la cabine Yc1 Balcon (je précise car il y a des intérieures) est beaucoup plus spacieuse que sur la catégorie Fantasia. Elle est pourvue d'une petite salle d'eau ; une grande douche à l'italienne a remplacé la baignoire. Un peu plus de rangements : une petite penderie, un placard avec des étagères dans lequel il y a le coffre (placé trop bas, on voit mal les chiffres) précèdent la salle d'eau. Dans la pièce, une enfilade avec : un petit meuble à 3 tiroirs, le frigo, meuble avec 3 grands tiroirs, coiffeuse, le tout surmonté d'un très grand écran de télévision et d'un grand miroir, 2 chevets avec 2 tiroirs. Déco sobre et chic dans les tons à la mode : taupe et gris. Petite machine Expresso à disposition. Le TSL est plus vaste, les petits amuse bouche sont disposés le long de la paroi ; devant l'estrade du piano une petite piste de danse ; le TSL est animé en soirée par un ou plusieurs musiciens. Plus de zone fumeur. L'ensemble manque de chaleur car quasiment pas de décoration. Le restaurant est pourvu de tables de différentes tailles et de fauteuils bien confortables. Mais je le trouve assez mal insonorisé. Ouvert de 18h30 à 21h30. Le service était parfois un peu long ; Luigi, le maître d'hôtel n'était pas un inconnu pour nous ; présence aussi d'un sommelier bien sympathique. Nourriture correcte ; pas de plat de substitution (comme le filet de boeuf) sur le menu mais il paraît qu'on peut le demander, encore faut il savoir qu'il existe ! Nous avons eu la chance de bénéficier d'un météo agréable qui nous a permis de déjeûner plusieurs fois au one pool où est présenté jusqu'à 15h un petit buffet. Pour terminer, personnel très aimable, beaucoup parlant français ; nous avions déjà rencontré beaucoup d'entre eux. Il y a eu un cocktail au tsl avec présence rapide du commandant. Le spa se trouve au pont 7, il n'y a donc pas d'accès direct avec le YC. Pas d'ascenseur dédié mais un boîtier permet d'appeler l'ascenseur en priorité mais j'avoue n'avoir rien compris au mode d'emploi et les ascenseurs étant très rapides, ne pas avoir eu à l'utiliser. A l'arrivée dans la cabine on reçoit la "cruise carte" qui fonctionne avec contact ainsi qu'un bracelet qui permet l'accès à la chambre et qui évite d'utiliser la carte. Pour le reste du bateau, pas trop compris le concept de l'aménagement général.... Je ne dois pas être la cible ; plutôt réservé aux familles car larges espaces pour promener les poussettes, zones de loisirs pour les jeunes... Pour ma part, j'avais la sensation d'entrer dans un havre de paix lorsque je quittais l'agitation des zones publiques pour rejoindre le YC. Conclusion : très satisfaite de cette semaine mais je ne reprendrai certainement pas ce bateau. 🙂
Princess Cruises en Europe English translation pending
by Michelzen · 2018-01-07 · 70 replies
... et surtout en Méditerranée

Cette Cie US a des navires de positionnés en Europe ( Méditerranée et Mer du Nord+++) Mais aucune "tête de ligne" en Méditerranée c'est Barcelone / Rome / Athènes, il y a juste une escale a Marseille sur une seule croisière ! Je comprends qu'elle daine en partie une clientèle US (d'ou surement le choix des têtes de ligne) mais pas uniquement, quelqu'un sait il ce qu'il y a comme autres nationalités a bord de ces croisières "Europe/Méditerranée" ! j'imagine par avance que les français ne sont pas très nombreux pourtant Princess a des routes très intéressantes si on y regarde bien

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display