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Parcours pour trois semaines au Vietnam English translation pending
by Laurent25196 · 2009-07-17 · 14 replies
Je pars trois semaines au vietnam fin decembre pouvez m'aider un faire mon parcours et me donner des conseilles si 'il faut passer par des agences par ou commencer le voyage nord ou sud et le budjet merci a tous
Projet de partir vivre en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by SofPat · 2009-04-17 · 37 replies
Bonsoir,

nous sommes un couple désireux d'avoir des renseignements sur les diverses formalités nécessaires à prévoir, dans le but de s'installer sur le caillou. Nous souhaitons réellement nous installer activement en NC, tout en respectant les cultures et traditions. L'envie de découvrir un mode de vie tout autre que la France est grande!

Notre projet serai de partir d'ici un an, afin de pouvoir tout préparer au mieux (budjet, déménagement, administratif, etc).

De nombreuses questions nous viennent :

Concernant l'emploi, savez-vous s'il y a du déboucher pour le métier d'infirmière? Pour acheter une voiture, vaut-il mieux passer par des particuliers ou par un garage automobile? Y-a-t'il des complications pour louer un appartement? Savez-vous comment se passe le changement de banque? Peut-on ouvrir un compte facilement en NC? Peut-on avoir rapidement un accès internet (après avoir trouver un logement)? Y-a-t'il de belles plages à proximité de Nouméa? Quel budjet nous conseiller pour partir? Sachant que nous comptons chercher un travail dès notre arrivée.

Merci d'avance pour vos réponses qui nous serons très précieuses!! A bientôt! 🙂
Hôtel sympa à Marari et avis sur Periyar / Kodaikanal (Inde) English translation pending
by Grispivoine · 2009-02-28 · 10 replies
🙂Bonjour, 🤪 Nous partons en Aout à 4 avec nos enfants de 11 et 14 ans au Tamil Nadu et au Kerala (16 jours). Nous avons lu pas mal de forums mais j'ai encore plein de questions... 1-Nous recherchons une guest house sympa à Marari... et je ne trouve rien à part Marari beach qui est trop touristique et très très cher... 2-On nous a parlé de l'eco-lodge elephant valley à Kodaikanal. Quelqu'un y est-il allé? 3 -Est-ce que Periyar vaut 2 jours? Faut-il mieux faire la rando, le 4*4 et ou la balade sur le lac? Peut-on faire des balades à dos d'éléphants? 4- Ne vaut-il pas mieux réserver les houses boat ? Merci d'avance pour vos aides. 🙂

Pivoine plus rose que grise (mais le nom était pris). PS pour la location de voiture on hésite entre CHELLA Tours et MOKSHA Tours.
Croisière sur le Costa Europa: Savona (Italie), Égypte, Seychelles, Maurice du 22 novembre 2008 English translation pending
by MoniqueM · 2009-01-03 · 73 replies
J'espère que ces commentaires pourront aider les futurs croisiéristes. N'hésitez pas à me poser des questions. Nous avons eu le plaisir de commencer notre périple (du 19 novembre au 22 décembre 2008) par la visite de Gênes (Italie), une ville surprenante, à la verticale et facile à découvrir. Nous avions réservé deux nuits au confortable et abordable hôtel Best Western City, situé en plein cœur du vieux Gênes à deux pas de la Piazza Ferrari. On a acheté à peu de frais (dans une station de métro) une passe de 24 h. pour les transports publics et visité Gênes en empruntant leur court mais pratique métro, autobus, féniculaires, ascenseurs publics… Je ne croyais pas que Gênes puisse être si agréable à visiter: grandes piazzas, multiples rues étroites, sentiers dans les hauteurs, palais-musées... Excellent début de voyage!

Puis, le matin du 22 novembre, par autobus jusqu’à la station de train Principe (gratuit à cause de notre passe), par train (moins de 4 euros pp au comptoir régulier) et par taxi une fois à Savona (20 euros!), nous avons rejoint le bateau – le Costa Europa - pour une croisière de 28 jours, qui nous a menés à Port-Louis (île Maurice) via le Canal de Suez et le golfe d’Aden (tentative d’attaque par des pirates somaliens incluse). Le bateau se re-localisait de la Méditerranée à l’Océan Indien. Excellent itinéraire!

On a pleinement profité des 14 escales suivantes, exotiques à souhait, complétées par onze longues excursions, mais en définitive fort appréciées (faites avec Costa par crainte de manquer le bateau…): - Naples (Italie) agréable visite à pied par nous-mêmes du Vieux Naples et du Museo Archeologico Nazionale (Nous avions déjà bien visité les autres endroits, dont Pompéi, proposés dans les excursions de Costa) – nous avions un bon livre-guide de la ville. - Alexandrie (Egypte) – excursion combinant une visite de la ville avec celle des Pyramides de Giza, du Sphinx et dîner-croisière sur le Nil avec brève visite de Port Saïd au retour (On peut facilement visiter Alexandrie et sa bibliothèque par nous-mêmes, à pied, mais on n’avait pas assez de temps, moins de 3 h) - Sharm El Sheikh (Egypte) avec visite du célèbre monastère grec orthodoxe Sainte-Catherine au pied du mont Sinaï - Aqaba (Jordanie) avec visite de la ville rose de Petra (à ne pas manquer!) - Safaga (Egypte) avec visite de Luxor, temples et Vallée des Rois (3 tombes au choix) Munissez-vous d’un bon livre guide touristique pour choisir les plus belles…; le guide local était plutôt bref… - Aden pour: Taïz (Yemen) (très intéressant, excellent guide local) - East & West Salalah (Oman) - quel pays propre et progressif! Intéressant guide local. - Mahé (Seychelles): visite de Victoria à pied par nous-mêmes le premier jour avec le lendemain excursion à Praslin et La Digue avec Costa – très bien, un peu fatiguant mais à ne pas manquer si possible! On peut toujours s’organiser par nous-mêmes (traversiers, louer des bicyclettes, c’est tellement moins cher, mais quel risque de manquer le bateau - pour connaisseurs seulement... - Mombasa pour: le Tsavo East National Park. Intéressant sans être aussi sensationnel que certains autres safaris – on a vu pas mal d’animaux (girafles +++, éléphants, zèbres, hippos, etc.); heureusement un des 6 passagers était excellent pisteur, contrairement au chauffeur… - Nosy Be (Madagascar) (escale ayant remplacé Mayotte, Comores pour x raison, financière?): visite de Hell Ville à pied par nous-mêmes. Surtout ne pas prendre les excursions de Costa à moins de vouloir voir des plages. Hell Ville, c’est tout petit et fort agréable pour observer les Malgaches, leur parler en Français, siroter une bonne bière froide... - Diego Suarez (Madagascar) où nous avons pris l’excursion de Costa avec visite du Parc national de l’Ankarana (un peu difficile, intense chaleur et montées sur roches inégales - si vous avez des doutes sur vos capacités physiques, préférez l’excursion du Parc de la montagne d’Ambre – on nous avait averti). Mais on a vraiment aimé le trajet, les lémurs à couronne (vus au moment du pique-nique le midi), les marchés locaux, les scènes de la vie quotidienne et les explications de notre excellent guide, vraiment unique! - Le Port (île de la Réunion): excursion à St-Gilles, au Maido et à St-Paul (je la recommande – tellement intéressant de voir le cirque de Mafate de loin!) Costa met à notre disposition un shuttle payant (20 euros pp je crois) pour la petite capitale, Saint-Denis à 20 km du Port. Les taxis sont chers mais à 2 ou mieux à 4 personnes, ils sont sûrement moins chers que le shuttle de Costa. - Port Louis (île Maurice): excursion dans le centre et le sud de l’île (excellent). Puis le matin du débarquement, taxi (réservé pour la journée) pour visiter le Jardin de Pamplemousses, l’ouest et le nord de l’île jusqu’à l’Auberge Aquarella à Mahebourg (réservé par e-mail) où nous avons passé les deux derniers jours dans un décor de rêve avant notre départ pour l’aéroport international (à moins de 10 minutes par taxi).

Quel contraste entre les régions arides de l’Egypte à Oman et les paysages exubérants au vif coloris des îles de l’Océan Indien! A noter que toutes ces excursions offertes par Costa étaient longues et relativement très coûteuses, bien organisées au point de vue attente et confort des autobus, mais trop fragmentées à mon goût. Ainsi, on n’a absolument rien vu d’Aden, ni du centre de Mombasa puisqu’on «avait choisi» le Tsavo, nous a-t-on sèchement répliqué; or cette excursion s’est terminée plus de trois-quarts d’heure à l’avance avec une demi-heure de shopping dans ce que j’appelle une «Tourist Trap in the middle of nowhere». Par contre, à Madagascar, même si on avait choisi l’Ankarana, on a pu bien visiter Diego Suarez (fruit de nos récriminations précédentes auprès de Costa ou choix des guides de Madagascar? En tout cas, j’ai apprécié). Une très brève visite de ces ports d’escale (qui après tout ne sont pas Paris ou Rome et où on ne va pas à tous les ans…) nous aurait largement satisfait.

Service (ou l’art de gâcher un si beau périple) Nous avons beaucoup aimé cette croisière et le navire, mais nous déplorons le peu de communication avec la Direction de Costa, l’inflexibilité et la rudesse même du personnel la représentant, notamment le dit Customer Service (qui prenait note sans agir, sans explications ou presque) et le Bureau des Excursions, d’une inflexibilité démesurée. Tout semblait conçu pour nous extorquer le plus d’argent possible. J’avais eu le plaisir de faire mon choix d’excursions par Internet avant la croisière. Selon l’excellent Webmaster de Costa (dont je n’avais pas pensé apporter le mail malheureusement), j’avais droit d’annuler et de modifier, le 1er jour de la croisière jusqu’à 20h, toute excursion choisie et réservée par Internet; or, arrivés sur le bateau, incommodés par l’odeur qui régnait, un peu déçus aussi je crois (voir plus loin), j’avais le goût d’annuler certaines longues excursions quitte à les reprendre plus tard. Impossible selon le personnel du Bureau d’excursion - aux décisions implacables! Impossible sans certificat médical et ils ont tenu leur bout!... Toutefois, ils ont fini par permettre de faire des changements dans une même escale si des places étaient disponibles – mais attention, les excursions les moins longues (que vous devriez plutôt faire par vous-mêmes le plus souvent…), les moins chères, disparaissent vite… Les services de shuttle, payants ou non, sont à peine annoncés et à la toute dernière minute (mais je dois dire que Costa n’est pas seul à adopter cette pratique). De plus, nous avons détesté : le prix élevé des boissons à bord (4, 5 à 5 euros + 15% de service même pour une bière locale); heureusement, on offrait un Spécial acceptable à 69 Euros pour 4 bouteilles de vin et & 7 bouteilles d’eaux minérales, service inclus); le coût élevé de l’Internet, des photographies, le service précipité à la salle à manger le soir. Quelques exceptions toutefois: J’ai apprécié le service des deux représentants de langue française (Charlotte) et de langue anglaise (Simon) (qui cependant, on peut le comprendre, tenteront de défendre Costa, leur employeur…); on a trouvé excellent le service quotidien dans notre cabine et en général le service aux buffets ou Pizzeria.

On a fini par apprendre que le navire avait subi des dommages assez importants avant notre arrivée à cause d’une tempête d’une force exceptionnelle en Méditerranée. Il me semble qu’on aurait pu facilement comprendre avec quelques mots d’explications et d’excuses… Des avaries telles déversement d’une des piscines du côté impair des cabines, bris de tuyaux, odeurs désagréables, encombrements de toutes sortes nous ont dérangés durant la première semaine: bruits la nuit, matelas, sommiers, tapis jonchaient notre corridor, bloquaient parfois notre porte de cabine – jamais un mot d’explication ni d’excuses de la part de la Direction.

La communication avant le départ a été difficile aussi. On s’est procurés à prix élevés et inutilement des visas pour le Kenya et pour Madagascar, alors que le bateau les a fournis pour un prix modique (20 Euros environ pp). On aurait économisé près de 200 Euros l’avoir su : un peu choquant et ce n’est pas faute de ne l’avoir demandé à Costa avant la croisière directement et par notre agent de voyage. Il ne le savait peut-être pas à l’avance… mais aucune compensation bien sûr ni explications ne nous ont été données.

Le jour du débarquement, on a dû quitter la cabine à 4h am (oui, vous avez bien lu – du jamais vu pour nous en 28 croisières) et on devait quitter le bateau à 6h30 am car on n’avait pas pris nos vols de retour ni d’excursion ce jour-là avec Costa. On devait attendre dehors beau temps mauvais temps car il n’y a pas de gare maritime à l’île Maurice (contrairement à la superbe gare de Savona avec Internet gratuit!). On les avait pourtant informés à l’avance de notre désir de quitter le bateau vers 10h am. Ils ont noté… Heureusement, un ange nommé Simon est passé par là et a pris le risque de nous permettre d’attendre dans les salons l’arrivée du taxi qu’on avait réservé à l’avance pour 10h am. On a cessé de nous harceler… Je l’en remercie.

En conclusion À part la communication inefficace et rude de la part de la Direction de Costa, qui se reflétait sur le comportement de certains passagers…, on a aimé le bateau : sa décoration sobre mais harmonieuse, sa propreté, les cabines assez grandes même les standards et intérieures (avec love seat et petite table à café, coffret de sécurité électronique dans chaque cabine, séchoir à cheveux, papier mouchoir, savons, shampooing, belle salle de toilette, mini réfrigérateur, malheureusement encombré de boissons à vendre que nous ne voulions pas; espaces d'entreposage limité toutefois), nouvelles imprimées distribuées chaque jour dans les cabines ainsi que le programme quotidien (en français et en anglais, probablement en espagnol, italien et allemand), confortables salles publiques avec vue sur la mer, 2 tennis (au 12e), tables de ping-pong, Club pour enfants, Casino, chapelle, bibliothèque, bons repas variés (mais curieusement, nous avions rarement faim…), heures des repas dans les trois différents restaurants bien planifiées en fonction de bons spectacles le soir, horaire respecté (on a apprécié avoir choisi le 2e dîner le soir à 20h45 à cause de nos longues excursions; le premier service est à 18h30), tables à deux disponibles, 2 agréables piscines dont celle du 11e à toit rétractible, saunas, serviettes de piscine en abondance, pont promenade (Andromeda au 9e) - on allait se chercher des chaises longues à la piscine et on relaxait sur ce pont; le nombre d'annonces au haut-parleur du bateau était limité au minimum, fait apprécié. On a admiré aussi la débrouillardise de Costa pour se procurer tous les visas nécessaires sur place, pour gérer les formalités d’entrée dans les différents pays et même (!!!) pour repousser une attaque par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden, eh oui, on a eu une attaque de pirates le 4 décembre vers 13h en route vers Oman. Un bateau turc de l’Otan – la frégate TCG Gökova et son hélicoptère – est venu aussitôt et a réussi à dissuader les pirates. Les passagers avaient dû regagner l’intérieur du bateau, les boyaux d’arrosage, déployés. Le lendemain, l’ONU changeait la règlementation quant aux attaques de pirates en haute mer. Un grand merci au TCG Gökova! On a eu durant les 34 jours de ce voyage une température idéale - pas de pluie ou quelques gouttes au bon moment et une mer calme! Grande chance!
Remorque monoroue à moins de 50 euros English translation pending
by Saramaca · 2008-03-28 · 245 replies
Il y a en ce moment sur ebay allemagne des remorques monoroues vraiment pas chères. J'ai donc voulu tester. Je m'étais fixé 25€ max, je l'ai eu à 22€ (certaines partent maintenant pour moins de 20 € !), plus les frais d'envoi un peu exagérés (il faut bien qu'ils se paient autrement) de 27€, soit 49€ au total. Je l'ai reçue avant-hier, montage et 1er test hier.

Tout est écrit en allemand sur le site donc pas évident pour qui ne comprend pas un mot d'allemand (si qq'un connait un bon traducteur en ligne, je suis preneuse). Voici qqs caractéristiques (mesurées sur le modèle reçu) : longueur totale : 150cm largeur totale : 43 cm longueur timon : 36 cm compartiment bagage : 60 x 40 cm au plus large (35cm au moins large) armature : tubes de section rectangulaire 1, 5cm x 2cm (peinture incluse of course) roue Ø 16" (avec pneu 16x1.75) Ø de de l'attache sur le blocage rapide : 8mm poids (pesé sur la balance) : 7, 2 kg sans le sac ni l'attache rapide (soit plus lourd que les 6 kg annoncés) dimensions pliée : 92 x 43 x ? cm

La forme est plus ou moins une copie de la Bob Yak. Elle est livrée avec un sac et un drapeau. Au montage, l'ensemble fait assez "cheap", notamment au niveau des charnières. Donnée pour un poid supporté théorique de 35kg, je préfère ne pas essayer de charger tant que ça, ça m'étonnerait que ça tienne (essai avec une charge de 12kg).





Qqs défauts constatés immédiatement : jeu dans le moyeu de roue, mais rien de rédibitoire le blocage rapide de l'attache déconne : impossible de serrer correctement, ça tient mais quand même limite (j'attends une réponse du vendeur à ce sujet). roue assez difficile à monter (il faut forcer pour que ça rentre). Je n'ai pas pris de photo avant montage, vue la difficulté que j'ai eu à monter la roue, je n'ai envie de la démonter pour vous montrer la remorque pliée...

Qqs photos du système d'attache :

Position ouverte

Position fermée

On voit qu'il y a un système de goupille avec ressort qui vient bloquer l'attache sur le bout du blocage rapide :



Après un 1er essai sur route goudronnée (18 km) et piste roulante (8 km), je suis plutôt agréablement surprise (par rapport à la 1ère impression que m'avait laissé le montage). Bon, on sent nettement la remorque à l'arrêt et au démarrage et je trouve qu'il est plus difficile de stabiliser le vélo qu'avec les sacoches. Mais une fois lancé, ça va. Dans les virages à gauche, un des bras vient buter contre le porte-bagage que je n'ai pas pris la peine de démonter. A part ça, je trouve que la direction fait "bizarre" dès que je dépasse les 30-35 km/h, je ne me sens pas trop en confiance, il faut sans doute s'habituer ? En montée, nette impression que ça tire davantage qu'avec les sacoches (encore une question d'habitude ?), mais il faudrait tester sur une côte plus longue (au programme demain avec un petit col).

Le bras touche le porte bagage qu'il faudrait démonter.

Quelques sauts de trottoirs et trous bien visés histoire de voir si la bête se désintègre en vol. Là surprise, c'est génial, on sent à peine un léger rebond là où le poid des sacoches auraient secoué toute la monture. Finalement, elle est peut-être plus solide qu'elle n'en a l'air.

Le sac : enduction étanche. Fermeture par roulage dans la longueur, je doute de l'efficacité. Une grande sangle permet de serrer le chargement. A tester sous la pluie... 2 grandes anses pour le porter. Il me semblait avoir lu qq part qu'il était donné pour 90 litres, je dirais plus proche de 60 litres à vue de nez (quand il est fermé).



Rapport qualité - prix : trop tôt pour me prononcer, mais pour moins de 50€ frais d'envoi inclus, pas de gros risque. C'est moins que d'investir dans un porte-bagage alu et des sacoches entrée de gamme pourries.

Conclusion : je ne partirai évidemment pas en tour du monde avec car la fiabilité ne semble pas au rendez-vous (l'avenir me donnera tord je l'espère), mais pour les courses (pas pratique la lessive dans les sacoches, et puis il faut équilibrer correctement) ou des voyages courts pas trop chargés, pourquoi pas. Ca peut être un investissement intéressant pour qui veut débuter en rando vélo (en plus, pas besoin d'investir dans un vélo trop costaud). Pour ceux qui seraient intéressés, éviter les enchères le weekend, ça monte plus haut, nettement moins cher entre mardi et jeudi. Moins cher également dans la journée que le soir. Ne pas mettre plus de 25€.
Trouver un logement pas trop cher à Nouméa English translation pending
by Etoui · 2008-03-20 · 35 replies
Toujours dans mon projet de m'installer, je souhaiterai avoir des adresses où je pourrais trouver des logements sur Nouméa ou simplement un lien ("style paru-vendu) pour pouvoir commencer ma recherche de logement, et à pas trop cher (je sais que les prix des logements sont prohibitifs là bas) ou si vous entendiez parler de bon plan, sachant que j'arriverai sans doute en famille (2 enfants).

Merci par avance de vos réponses.
Costa Serena "Vision D'Orient" le 11 novembre 2007: excursions? English translation pending
by Belatrix · 2007-10-06 · 54 replies
Bonsoir à tous et à toutes!

habituée du forum et des croisières, j'ai quelques questions au moment où je "potasse" mes excursions pour la croisière de novembre!

1/ je compte faire, avec mon mari, Bari à pied et seuls. les monuments qui semblent remarquables: la basilique st nicolas, le théatre ou encore la cathédrale. il est également conseillé une ballade dans les ruelles du port . que me conseillez-vous pour ceux qui l'ont fait?

2/ Olympie : dilemme car nous avons déjà fait la visite du site archéo+musée lors de notre première croisière en 2005. je sais que le village en lui-même a pas mal souffert des incendies. qu'est il possible de faire seuls, le village ou peut-être une plage ? et par quels moyens?

3/ Izmir : je viens de voir que les excursions Costa pour aller à éphèse (+ maison de la vierge marie) demande 1h30 de bus aller et idem au retour. pourriez-vous m'apporter une lumière sur le trajet pour ceux et celles qui l'ont fait? comment est-ce? contraignant? j'ai très envie d'aller à ephèse, c'est incontournable mais j'aimerai en savoir plus.

4/ Istanbul : nous nous sommes fixés de prendre une excursion à la journée, soit vite d'istanbul (110 euros) soit super istanbul (155 euros). la différence réside dans la visite de la citerne de justinie, pouvez-vous m'éclairer quand à l'intérête de ce monument? et dans le déjeuner dans un "ancienne résidence de sultan". j'aimerai des témoignages.

5/ Dubrovnik: nous ferons seuls, apparement la vieille ville se fait très bien ainsi que les remparts. avez-vous des suggestions quand aux endroits à voir?

un grand merci d'avance pour vos réponses!!!

pour venise, nous sommes déjà parés, nous partons 3 jours avant!🙂
Sécurité de mon sac à dos dans les transports en bus au Pérou English translation pending
by Explorateurs · 2006-08-23 · 22 replies
Bonjour, Je serais au Pérou debut septembre et j'aimerais avoir des conseilles pour ce qui concerne la sécurité de mon sac a dos dans les transport en bus. Est-ce-que je dois prendre des mesures pour éviter de me faire voler mon sac ou des choses a l'interieur? Je sais qu'il ce vende des fillet en métal pour éviter de ce faire voler. Je fais plussieur longue distance en bus (12 heures) et une fois je vais voyager de nuit.

merci de vos conseilles!
Quel vélo pour un débutant? English translation pending
by RémiB · 2004-04-26 · 14 replies
Bonjour,

Quel vélo pour débuter ? Est-ce possible d'améliorer un VTC de base sachant que mon premier essai sera Geneve-Ardèche-Geneve et un peu plus tard Geneve-Slovénie-Geneve. Ce sera donc de la route et pour le matériel ce sera une tente et le matos de base pour une semaine.

Merci de vos conseils

Rémi
Bons plans à Louxor et Abou Simbel (Egypte) English translation pending
by Denis5 · 2004-01-05 · 7 replies
nous passons 1 semaine de vacances a louxor dans l'hotel hilton du 17/01au 23/01/04.nous aimerions bien avoir des renseignements sur les restau, les balades sympas, le prix d'un vol en mongolfieres et toutes idees originales .

nous faisons aussi une croisiere luxor -assouan du 10/01 au 17/01 .si quelqu'un a un bon plan pour la visite d'abou simbel .franchement 84 euros par personne c'est du vol .

merci d'avance .

denis
Choix de cadre acier cause douleur aux cervicales (à vélo) English translation pending
by Moncapichef · 2020-08-24 · 127 replies
Bonjour, Lors de mes recherches sur le net je suis tombé plusieurs fois sur ce forum donc je me suis dit que ce serait intéressant d'y demander de bons conseils. Après 3 années à partir en vacances avec nos Peugeot ns pliant et la volonté d'utiliser le moins possible la voiture nous avons décidé d'investir dans des vélos un peux plus sérieux, histoire d'aller encore plus loin avec plus d'efficacité ! Je trouve en occaz un ktm pour ma femme, cadre alu roues de 700 et fourche télescopique avec tous les œillets qui vont bien pour recevoir de l'équipement plus tard. Pour moi je trouve un bmc alpen challenge à 40mn de chez moi à un bon prix et sur place je succombe à cette beauté. Frein à disque hydraulique, cadre alu, roue 700, Shimano 105.... Bref une belle bête ! Sauf que finalement c'est un bout de bois et qu'après chaque sortie je ressent des douleurs aux cervicales. J'ai joué sur tout ce que j'ai pu pour m'y faire, raccourcie la potence avec un angle plus grand, ajouté des cornes, joué sur différents réglages de selle mais rien n'y fait. J'en conclue donc que le soucis ne vient peut être pas de la position plutôt sportive sur ce vélo mais bien le retour des chocs dans directement dans mes cervicales ! Nous envisageons de faire une partie de la Loire à vélo l'année prochaine et je ne me voit pas partir avec le bmc. Maintenant ce que j'en pense : à 43 ans j'ai été un peu prétentieux de prendre ce type de vélo hyper urbain pour finalement faire un peu de chemin. Maintenant les solutions et c'est là que j'ai besoin de vos conseils : soit je revend le bmc et je me retrouve un vélo moins typé sportif, soit je trouve un kit cadre et je dépouille le bmc qui est bien équipé. Cahier des charges : pour une utilisation mixte chemin + ou- roulant/ petite route à 20km/h maxi. En priorité je veux du confort, de bons freins car j'ai ma petite derrière moi, de quoi poser des sacoches avant par la suite, et un budget plutôt serré (disons 300/400e pour un kit cadre que je retrouverai en partie en revendant le bmc) ou 600/700e pour un vélo complet. Voilà vous savez tout, j'attends vos avis et vos expériences pour m'aider dans mes choix.... Merci !
Questions avant voyage au Maroc English translation pending
by Chapothin · 2019-06-28 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je pars du 29 juin au 11 juillet au Maroc. J'ai prévu comme d'habitude un itinéraire un peu ambitieux : Marrakech (4nuits), Aït benhaddou (1 nuit), Gorges de Dadès (2 nuit), Merzouga (2 ou 3 nuit), Ouarzazate ( 1 ou 2 nuit), Marrakech (1nuit).

J'aurai besoin de quelques conseils et/ou de quelques réponses à mes interrogations : - Le trajet est il accessible avec une voiture 2 roues motrices que j'aurai louée ? - Pouvez vous me conseiller des randonnées sympathiques dans les gorges et à Ait-benhaddou ? - Pensez vous que tout cela est faible ou bien trop ambitieux avec la chaleur ?

Merci d'avance pour vos retours, Marion
Croisière exceptionnelle sur le Nil avec un bateau exceptionnel, le Sudan English translation pending
by Hyerois83 · 2019-01-26 · 36 replies
Nous revenons d'une excellente croisière sur le Nil, effectuée sur un bateau exceptionnel, le SUDAN, qui est le plus vieux bateau navigant sur le Nil et le seul encore à vapeur et à roues à aubes. Le tout était organisé par Voyageurs du monde, propriétaire du bateau et dont l'organisation est excellente. Le SUDAN à quai à Louxor.

Jour J -1 Vol Egyptair Roissy -Le Caire sans problème. A l’heure, de la place pour les jambes, une restauration sommaire, mais correcte pour un vol de 5 h. A l’arrivée au Caire, un représentant de Voyageurs du Monde nous attend avant la douane. Il nous facilite grandement le passage aux contrôles en court-circuitant les queues et en discutant avec les douaniers. Il nous emmène ensuite avec une voiture de l’agence au Novotel centre ville. Grande chambre avec une belle vue sur le Nil, mais très peu éclairée. Le service des chambres s’avère déficient : 30 minutes pour 2 salades et une glace qui arrive complètement fondue. De même pour la réception où il faut un quart d’heure au réceptionniste pour faire notre note.



Jour 1 Nous avions prévu une journée supplémentaire au Caire, pour voir le musée et les pyramides. Une guide de Voyageurs du Monde nous prend en main à heures avec une voiture et un chauffeur de l’agence. Le programme est chargé, avec le matin la visite des pyramides et l’après midi celle du musée. Le site des pyramides est balayé par un vent de sable glacial, ce qui ne nous empêche pas d’admirer ce paysage unique avec les explications éclairées de notre excellente guide, une chrétienne Copte. On paie 200 livres (100 £ =5 euros) pour monter à l’intérieur de la pyramide de Keops par un escalier très étroit (voir ci dessous) et voir le sarcophage en granit. Passage quasi obligé, mais pas inoubliable. Dehors, les perspectives sur les pyramides sont superbes. on les a vu cent fois en photo, mais c'est encore plus impressionnant en réel.



En à coté de la visite des pyramides, on apprécie particulièrement l’imposante barque solaire, barque funéraire entièrement construite avec les pièces détachées retrouvées dans les fouilles et réassemblées selon les schémas trouvés avec elles. C’est magnifique sur le plan esthétique et sur le plan technique, l’assemblage étant réalisé par des cordages .



La perspective d’ensemble à partir du sphinx est également superbe.



Retour au centre du Caire pour déjeuner et se rapprocher du musée, avec le spectacle étourdissant au sens propre de la circulation Cairote, où on roule à 3 de front à 60 km/h sur une route à 2 voies, où on change de voie aussi souvent qu’on en a envie et où des voitures roulent à contresens sur des routes à 3 voies, le tout dans un concert permanent de klaxons. Je ne parle même pas des feux rouges🙂. L’après midi, visite du musée. La guide nous a concocté un programme nous permettant de voir les pièces les plus intéressantes, car une visite complète prendrait une bonne semaine. Nous voyons ainsi de nombreuses œuvres d’une grande beauté.



Le top est la salle réservée à Toutankhamon, où, malheureusement, il est interdit de photographier. Outre le célèbre masque funéraire en or, on y trouve de nombreux objets superbes. Le tout va bientôt partir au nouveau musée, où la mise en valeur sera meilleure. On sort du musée éblouis. Le soir, on assiste au son et lumière des pyramides. Le commentaire est pompeux et certains effets de lumière du plus mauvais goût, mais, globalement le spectacle est magnifique. Il vaut mieux s’asseoir dans les premiers rangs, le plus à droite possible. Dans la cafeteria qui se trouve derrière, on a moins froid, mais on voit moins bien.



Le pauvre sphinx en voit de toutes les couleurs. La suite quand j'aurai fini de dépouiller mes 300 photos de Karnak et de Louxor 🙂
Réservation d'hébergement aux Marquises English translation pending
by Lecoeurestun · 2019-01-14 · 4 replies
bonjour

En 2020 je pense passer un mois aux Marquises.

A priori il existe peu d'hébergement sur place. Est il nécessaire de réserver et si oui, serais je obligée de payer à l'avance ? Je pense y aller en octobre. Je ne sais pas si c'est conseillé....

Si vous avez des adresses pour l'hébergement (à un prix si possible avantageux) merci de partager.

Cordialement.
Intérêt du lac Saint-Jean English translation pending
by Annebéné · 2018-11-14 · 12 replies
Je m'y prend un peu à l'avance mais l'été 2020 je reviens dans la belle province avec des amis. (j'espère avant seule...)

Je commence doucement à préparer mon itinéraire et je me demande si le lac Saint jean vaut la peine qu'on s'y attarde qq jours (pas pour le zoo st Félicien ou Val jalbert mais pour en faire le tour) . Je ne trouve pas grand chose sur le forum concerant cette région.

Je vous remercie

Annebéné
Routes du Nord-Ouest argentin English translation pending
by Titoualsace · 2018-05-09 · 4 replies
Bonjour à tous. J'ai l'intention au départ de Susques de suivre un morceau de la 52 vers l'est, puis prendre à gauche la 75 (canyon de las Barrancas) pour rejoindre la 11, et ensuite Abra Pampa. De là la Laguna de Los Pozuelos. Est-il possible ensuite de rejoindre la ruta 40 à la hauteur de Rinconada ? D'autre part j'aimerais connaître la condition de la ruta 40 entre Susques et La Quiaca via Tocol, Paicone et Santa Catalina. Je précise que ce sera pendant les derniers jours de novembre. Le véhicule : type pick-up ou crew cab 2 roues motrices. Merci d'avance. Salutations.
Concours Photo du mois de décembre 2017: "Les statues" English translation pending
by Vazyvite · 2017-11-28 · 160 replies
Bonjour,

Un départ un peu chaotique 😛 et on se recentre sur le 90ème concours international de la photo sur VF dont le thème sera : La statue. A l'heure de bientôt ériger des millions de bonhommes de neige, montons le niveau et faisons le tour du monde des statues !



Une statue, c'est une représentation humaine mais aussi d'un animal donc pas de limite à ce sujet.



Par contre, nous allons éliminer les statues à l'intérieur des musées, pour prendre l'air et tenter de préserver un aspect photographique à ce concours. Dates : Dépôt de 3 photos maxi par personne jusqu'au jeudi 21 décembre à minuit Vote à partir du vendredi 22 décembre 00h01 jusqu'au jeudi 28 décembre à 22h00. Le classement sera annoncé le samedi 29/12 par le président Macron au journal de 13h00 ( A confirmer mais je négocie, ça avance bien )

Règlement : Le gagnant sera celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter.

Merci de ne poster sur ce fil que les photos pour le concours, puis uniquement les votes.

Le diaporama est sur Google Photos.

Le fil de discussion est sur cette page.

Bonne chance 😛
Location de voiture en Sicile English translation pending
by Chambrette · 2017-05-29 · 20 replies
bonjour à toutes et à tous

nous partons faire le tour de la Sicile fin juin pendant deux semaines. J'ai besoin de conseil pour louer la voiture, car après avoir louer des véhicules pendant plus de 10 ans aux USA, j'ai l'impression que ce n'est pas du tout la même chose ( accueil, frais , caution et surtout au retour ) merci à vous si vous avez des conseils à me donner .

Et aussi par rapport aux assurances car quand je lis des autres forum, j'ai peurrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr😕

merci à vous
Quel vélo utilisez-vous? English translation pending
by Dulobike · 2017-01-24 · 14 replies
bonsoir a tous ,

quelle velo utilisez vous pour vos deplacements et randonnées en france et en europe ? moi j'utilise , et j'aimerai le changer mais j'irai pas faire du velo à l'autre bout du monde , un vtt haibike sl que j'ai equipé avec garde boue et porte bagage arriere .tous les jours je fais 28 km velotaf et depuis peu nous faisons des voyages en france (1000 km ) .mon vtt a 8ans et au moins 30000 km dont 20000km de pure tout terrain . donc j'hesite entre gravel , vtc ... je vous remercie de vos reponses ludovic
Où aller à vélo en France et/ou Europe centrale? English translation pending
by Jake42 · 2017-01-07 · 14 replies
Bonsoir à tous,

Mon premier message sur le forum (🙂) car je suis en manque d'inspiration. Je souhaite repartir cet été en voyage à vélo sur 2/3 semaines, mais lassé des routes (notamment de la circulation, après avoir fait les grands cols des Pyrénées l'été dernier)

Je recherche particulière de grandes pistes (chemins large), ou bien de petite route en Évitant le plus possibles les grandes villes et loin de la circulation. voir même passer 2-3 jours sans population ce serait le top! Un peu de solitude de fait parfois pas de mal! Bien sur je ne suis pas contre d'en traversée quelques unes (ça peut etre utile) mais pas tous les jours ^^ Je m'oriente sur la France et/ou Europe Centrale. (Départ depuis la France)

Si vous avez des idées je suis preneur! (hormis Andorra et l’Espagne du Nord, la Foret noire, je ne suis jamais sorti à plus de 100km des frontières Française)

Merci pour vos avis!!! Cyril
Costa Serena Savone - Dubaï, départ 23 novembre English translation pending
by Evanivi · 2014-10-06 · 3 replies
Y a-t-il d'autres personnes sur ce forum qui participeront à cette croisière? Nous pourrions échanger nos informations sur les escales...en espérant qu'elles ne soient pas modifiées! Si vous avez des infos à ce sujet, je suis preneuse...
Népal Haut Mustang English translation pending
by Mlefevre · 2013-09-04 · 48 replies
Bonjour à tous, Voici le carnet de notre voyage réalisé en août dernier. Bonne lecture! Marie

Texte en images ici : Sibellelaterre

Texte seul :

RECIT MUSTANG NEPAL 2013

Nous gardions la nostalgie de notre premier voyage au Népal, et Fred et les enfants furent aussitôt partants quand je leur proposai d'y retourner en ce mois d'août 2013 ! Ceux qui connaissent un peu l'Asie savent que l'été est la période de la mousson. C'est pourquoi nous avons choisi de visiter le Mustang, ce petit royaume situé à la frontière du Tibet, qui bénéficie de l'abri du massif des Annapurnas. 11 jours de trek, 190 km, et 3 semaines en tout au Népal, car le Mustang se mérite !

Préparatifs : Ce petit bout de Népal très proche du Tibet n'est ouvert au tourisme que depuis 1992 et impose de passer par une agence. J'ai donc contacté Celtic Trekking qui nous avait déjà guidé pour le trek du Langtang en 2007. Il faut de surcroît s'acquitter d'un permis pas donné : 500 USD/personne pour 10 jours de présence dans le Haut Mustang. Et 50 USD par jour supplémentaire (à prévoir d'avance lors de l'achat du permis, aucune improvisation possible) La piste construite ces dernières années dans la vallée de la Kali Gandaki jusqu'à Jomsom, qui a « pourri » une partie du fameux tour des Annapurna (et sans doute bien amélioré le sort des habitants de la vallée, en dehors de ceux qui bénéficiaient des revenus du trek -les lodges), continue maintenant encore plus au nord. On dit que d'ici 2 ou 3 ans elle ira jusqu'au Tibet (en Chine donc) et que plus rien ne sera comme avant au Mustang. Ce serait donc le moment ou jamais de découvrir cette région jusqu'ici préservée du tourisme de masse et de la circulation motorisée. Pour aller jusqu'en Chine, il faut sur certains segments du parcours, rouler dans le lit de la Kali Kandaki, chose impossible en été car son niveau est trop haut. Nous ne devrions donc pas être gênés par la circulation...

Budget : Vols Qatar Airways A/R (depuis Paris, escale de qq heures à Doha, aéroport trop climatisé, prévoir une petite laine!)740 €/pers. Visas, à prendre en arrivant à l'aéroport (prévoir une photo) : 40 USD/pers. 2 nuits à Katmandu au Tings Tea Lounge Hotel, 2 chambres avec SDB, 110 USDX2 Bus Green Line Katmandu-Pokhara avec clim et pause-repas en route : 20 USD/pers Permis Mustang : 500 USD/pers Agence Celtic Trekking (guide francophone+ 2 porteurs, vol Pokhara-Jomosom A/R, 2 nuits et restos à Pokhara, hébergement et nourriture pendant les 10 jours de trek. 860 USD/pers. 1 nuit à Pokahra au Mount Kailash Hotel : 130 € 2 nuits Cosy Hotel Bhaktapur (2 chambres communicantes avec 2 SDB et clim) 95 USDX2 En dehors de la prise en charge par Celtic Trekking, tous les repas ont été pris au restaurant.

Soit 10000 € pour 3 semaines à 5, tout compris sauf pourboires au guide et aux porteurs.

Arrivée à Kathmandou 29/07/13 Vol sans histoire avec escale à Doha. Nous sommes impressionnés par le ciel de mousson : bien que volant à 10000 d'altitude, nous passons entre d'énormes nuages d'orage. C'est magnifique ! Puis nous passons sous les nuages...et voilà Kathmandou ! Nous sommes en basse saison et l'établissement des visas ne prend que quelques minutes. Quelqu'un de Celtic nous attend, on passe à l'agence régler les derniers détails, nous y laissons nos passeports pour que l'agence puisse s'occuper demain des permis, puis on nous conduit au Tings Tea Lounge Hotel. Les enfants gardaient un mauvais souvenir de Kathmandou (bruit, bouchons, pollution, ça n'a pas changé sauf qu'il y a beaucoup plus de 2 roues motorisés !) aussi j'ai choisi un hôtel douillet dans une rue calme. Les gens de l'hôtel, très attentionnés, nous préparent un bon dîner et hop au lit !

Pashupatinath, Bodnath, 30/07/13 Il y a 4 heures (en plus) de décalage horaire, si bien que pour une fois nous parvenons à faire la grasse matinée. Pas de pluie pour le moment, environ 25°C mais une atmosphère très humide. Il fait faim... Après avoir retiré des roupies à un distributeur, nous dégottons une pharmacie car j'ai oublié de prendre un antinauséeux et Caroline craint d'être malade dans le bus qui doit nous mener après-demain à Pohkara. On achète une tablette de quelques comprimés de métoclopramide (Primpéran) pour 0,5 € en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un médicament contrefait... Puis nous nous entassons dans un taxi qui pour quelques euros nous mène à Pashupatinath (là où on tue les morts comme dit Marion!) Il s'agit d'un site religieux à la fois bouddhique et hindou situé sur les rives de la rivière Bagmati. C'est une rivière sacrée qui sert de lieu de crémation pour les Népalais. Les berges de la rivière sont aménagées en « ghats ». Le site d'incinération le plus en amont est réservé à la famille royale et plus on descend vers l'aval, plus on va les les sites réservés aux castes les plus basses (le système des castes est encore très présent au Népal). Les Népalais aisés viennent parfois de très loin pour se faire incinérer ici. C'est aussi un lieu de pèlerinage et il y a de très nombreux touristes asiatiques, visiblement très réceptifs aux temples, gravures, statues, dont le sens nous échappe le plus souvent, malgré les explications données par le guide qui s'est proposé à l'entrée du site (pas donnée, environ 8 €/pers) Il nous mène aussitôt « vers le vif du sujet » : ça fume par là ! Je vous épargne les gros plans... Plus en amont, les ghats des classes très supérieures. Ce qui nous plaît, c'est que ces 2 religions semblent se pratiquer à la bonne franquette. Il y a des animaux partout, tout le monde trouve ça normal. Ça « humanise » toutes ces sculptures effrayantes, cette profusion de temples. Chacun fait sa petite affaire dans son coin : ici des offrandes là un jeune garçon récupère des pièces à l'aide d'un aimant ici des hommes saints pratiquent des offrandes là passent des élégantes tiens voilà un mort, sans doute un riche homme d'affaire car il se dirige vers un ghat d'amont. Notre guide connaît son affaire et sait que la crémation ne va pas commencer de suite (il faut d'abord purifier le mort en lui trempant les pieds dans la Bagmati et en lui versant de l'eau dans la bouche -heureusement qu'il est mort!) Il nous emmène faire le tour du temple de Pashupatinath (1696), réservé aux Hindous. Il a son coin pour nous faire entrevoir la tête du buffle sacré. Le voilà ! Recto

et verso ! L'endroit est bien gardé !

Retour à la crémation : cérémonie sans chichis. Pas de musique (bonne idée les cérémonies funéraires sont déjà tellement tristes). Le corps est placé sur un bûcher. Le fils aîné enflamme le corps par la bouche puis un professionnel met le feu un peu partout sous le bûcher, rajoute de l'herbe sèche et du bois et c'est parti pour 3 ou 4h. Ensuite les os sont jetés dans la rivière sacrée (qui coule bien en cette saison mais ce n'est pas toujours le cas...)

Bon, nous ne sommes pas fans de bondieuseries, ni de l'art religieux, mais il faut reconnaître que la visite n'est pas inintéressante. Et puis il faut bien s'occuper le temps que les permis pour le Mustang soient établis.

Nous montons ensuite sur les hauteurs de Pashupatinath, très boisées, et alors que l'orage menace faisons une petite pause dans le petit café du sommet. Bien joué, 2 minutes après il pleut des cordes ! Il y a ici encore des dizaines de temples...et de chiens. Nous poursuivons la balade vers Bodnath, plus grand stupa d'Asie, bien verdi par les pluies de la mousson. Nous ne sommes pas loin de l'aéroport. Tout le monde déambule autour du stupa en tournant comme il se doit dans le sens des aiguilles d'une montre. Moines modernes : smartphone et bichon... Il est touchant de voir comme les Népalais prennent soin des animaux, domestiques ou non.

De Kathmandou à Pokhara 31/07/13 Compte-tenu de la saison, j'ai fait le choix de prendre un bus de la Cie Green Line (20 USD repas en route compris) pour rejoindre Pokhara. Le bus touristique classique est moins cher (quelques euros) mais le voyage durant 7h (pour 200 km) et les températures avoisinant les 30 ou 35°C avec une humidité très forte, la climatisation ne m'a pas semblé superflue. Shiba notre guide et Korma un des porteurs passent nous prendre au Tings Tea Lounge et nous rejoignons en taxi la station Green Line. Départ à 7h30. Il fait beau ! Il nous faut presque 1 h pour sortir de Kathmandou. La route est montagneuse et très belle, c'est assez frustrant de ne pas pouvoir s'arrêter pour quelques photos. Un peu avant midi nous faisons une halte dans un très beau resort sur la rive sud de la rivière Trisuli. La chaleur humide est étouffante mis le cadre est très agréable. Méfiance, la nourriture est assez épicée ! Je finis par me résoudre à faire des photos à travers la vitre du bus (1ère fois que ça m'arrive!) Quelques photos sont potables finalement.

Nous arrivons à Pokhara vers 15h et prenons le taxi jusqu'à l'hôtel Middle Path (bof) où nous posons nos affaires avant d'aller voir le lac. Pokahara est LA ville de villégiature du Népal. Le rythme y est moins trépidant qu'à Kathmandou, l'air moins pollué et la présence du lac donne un certain charme à la ville. Elle est très touristique et une fois de plus nous sommes étonnés de voir tous ces touristes asiatiques. Sans doute sont-ils moins effrayés par la Mousson que les Occidentaux qui pour la plupart évitent le Népal en été. Certes le ciel se couvre systématiquement en fin de journée et il pleut toutes les nuits mais nous avons jusqu'à présent toujours eu plusieurs heures de soleil par jour. Évidemment les sommets restent très discrets... Mais le ciel est souvent magnifique, à la différence de l'architecture de Pokkhara... Drôle de gardien de but...

Bus jusqu'à Tatopani 01/08/13 Celtic Trekking a réservé le 1er vol de la matinée, à 6h30, c'est celui qui a les meilleures chances de partir. A 5h30, nous sommes à l'aéroport, le ciel est bouché, Shiba le sent mal... L'unique avion qui effectue la liaison Pokhara-Jomson, 15 à 17 personnes, vole à vue et doit franchir un col escarpé. Le temps doit donc être dégagé au col, au départ, et à l'arrivée. Pas gagné en période de mousson... En attendant nous petit-déjeunons sur la terrasse. A l'arrière plan une famille française avec laquelle nous allons après quelques heures d'attente sympathiser (la Cie veut être sûre qu'elle ne pourra assurer le vol avant de rembourser les billets) et nous associer pour affréter un bus pour rejoindre Jomsom. En effet, en cas d'annulation du vol, on n'est pas prioritaire sur les vols des jours suivants, autant dire que l'on peut rester en rade une semaine avant que des places vacantes n'apparaissent. D'autre part le permis obtenu à prix d'or ne nous autorise l'accès au Haut Mustang que pendant 10 jours et les dates sont fixées lors de l'achat du permis. Donc chaque jour de retard raccourci d'autant la durée autorisée de notre séjour au Mustang ! Pas glop ! Un 3ème groupe constitué d'un Japonais et de ses 2 guides népalais se joint à nous : l'union fait la force et permet de partager le coût du bus. Voilà la bête ! Bah il n'y a que 150 km jusqu'à Jomsom.... Quand Shiba nous annonce que nous ne serons sans doute pas ce soir à Jomsom, je comprends que les choses ne sont pas si simples. C'est la saison des pluies et il y a des glissements de terrain après Beni, qui se situe à mi-parcours. Bref, nous voilà partis un peu après-midi, cahin-caha jusqu'à Beni. Ambiance colonie de vacances avec l'autre famille française. L'aventure c'est l'aventure après tout ! Pause-repas à Beni, pendant que nos 3 guides négocient un bus tout-terrain pour la suite du parcours. 1er éboulement, changement de bus. Tout le monde met la main à la pâte pour transbahuter les bagages, sauf le Japonais, qui doit d'ailleurs crever de chaud, déjà équipé pour la haute montagne et qui a des sacs hyper-lourds... La bande de jeunes apprécie de prendre l'air au bord de la rivière en furie. Vers 17h00, les guides décident de stopper pour aujourd'hui à Tatopani, histoire de profiter des sources chaudes. Le lodge convoité est en travaux, on se rabat sur celui situé juste au-dessus des sources chaudes (à éviter, sale, araignées et peut-être aussi puces dans certains lits) Pas facile de s'endormir dans cette chaleur très humide (surtout après avoir loupé une énorme araignée!)

Enfin à Jomsom, début du trek jusqu'à Kagbeni (12 km) 02/08/13 On décolle de bonne heure et après 2 km, c'est la panne. Démontage de la roue, quelques coups de clés impuissants, puis finalement remontage en croisant les doigts pour que ça tienne. Les roulements semblent fichus... Du coup nous sommes contents, quelques kilomètres plus loin de rencontrer un nouvel éboulis : changement de bus ! Pour faire 70 km, nous aurons pris en tout une dizaine de bus ! Les glissements de terrain semblent se produire toujours aux mêmes endroits si bien qu'il y a à chaque fois un bus fort opportunément placé entre 2 éboulements. Un vrai business ! Les Népalais semblent toujours étonnés de nous voir papouiller leurs chiens comme de grosses peluches. Ils ont vraiment des bonnes têtes, surtout dans les montagnes. En milieu de journée, après une douzaine d'heures de bus en 2 jours, nous arrivons ENFIN à Jomsom (2700 m) où nous déjeunons avant de débuter le trek par la 1ère étape, de quelques heures, le long de la Kali Gandaki vers Kagbeni, point d'entrée dans le Haut Mustang. A l'occasion de ce repas, je remarque que le Japonais se fait une injection d'insuline et je comprends mieux sa passivité lors des changements de bus pour le transport des bagages : il est diabétique insulino-dépendant (donc il doit gérer effort physique, apport calorique et insuline). Et la meilleure c'est que Shiba m'apprend ensuite qu'il part pour un trek d'un mois dans le Haut-Dolpo, une région particulièrement difficile d'accès qui nécessite de franchir plusieurs cols à plus de 5000 m. Le ravitaillement dans les villages est souvent impossible si bien qu'il aura pour lui seul une équipe d'une dizaine de personnes pour transporter les tentes et la bouffe. Chapeau ! De notre côté, nous avons 2 porteurs : Korma qui a fait le voyage avec Shiba le guide et nous depuis Kathmandou, et Moden qui a rejoint la veille Jomsom en bus. Avec leurs affaires personnelles, il portent chacun 25 à 30 kg. Arnaud demande à Korma d'essayer sa charge : ça lui semble très inconfortable, d'autant plus qu'il faut en permanence restaurer l'équilibre latéral. Dans cette région du Népal les chevaux et les mules sont très utilisés pour le port de charge car le terrain, moins escarpé que dans certaines autres régions, s'y prête bien. L'autre famille française (ils sont 6) n'a pas de porteur mais 3 chevaux et leur « muletier », qui vont à leur propre rythme. Du coup nous ne sommes pas trop déçus de ne pas avoir de mules/chevaux (Celtic nous a expliqué que pour 5 - soit seulement 2 mules - c'était difficile de trouver un muletier intéressé). En effet il ne faut pas s'attendre à un voyage avec des chevaux : ils ne font que transporter les bagages d'un point à un autre et on ne les voit quasiment pas.

Peu après Jomsom, nous rencontrons notre 1er gué (en saison des pluies le niveau des rivières est assez haut) que nous franchissons très élégamment dans la benne d'un tracteur opportuniste (business extrêmement lucratif apparemment). Le Nilgiri (plus de 7000 m) fait une soudaine apparition. Wouah !! Nous sommes actuellement à 2700 m d'altitude. La Kali Gandaki, rivière que nous allons remonter via quelques cols à plus de 4000 m jusqu'à Lo Manthang (3810m), capitale du Haut Mustang, prend sa source aux confins du Tibet et se jette au sud dans le Gange. A l'est le massif des Annapurna (8091m) et à l'ouest le Dhaulagiri (8167 m): la vallée fait donc plus de 5km de profondeur. Un record sur notre planète (fosses sous-marines exceptées!) Évidemment en été, durant la mousson, ces hauts sommets sont souvent pris dans les nuages. La saison idéale serait l'automne, mais ça ne colle pas avec les vacances scolaires... A cette époque il fait déjà frais mais les sommets éclatent de blancheur sur un ciel azur. En hiver, il fait si froid que le Haut Mustang se vide de ses habitants qui descendent dans les basses vallées avec leur bétail. Seuls les plus âgés incapables de faire la migration à pied, restent sur place garder les maisons. Une véritable épreuve avec des températures avoisinant les -30°C, sans chauffage ni eau courante. Jusqu'à ces dernières années, le Mustang avait un climat de désert d'altitude avec seulement 250 à 400 mm de précipitations/an (essentiellement sous forme de neige) contre 1360 mm à Kathmandou (700 mm à Nancy). Comme ailleurs, la météo n'est plus la même depuis quelques années et il pleut parfois en été au Mustang. Ces pluies sont bénéfiques pour les cultures, exclusivement concentrées aux abords des sources et villages. Il y a environ 15000 habitants dans le Haut Mustang (55X60 km) qui vivent dans des villages dont l'accès a souvent été grandement facilité par la construction de passerelles. Celle-ci mène au village de Ghyakar, en rive droite de la Kali Gandaki.

On aperçoit déjà Kagbeni dont les champs d'un vert presque fluorescent à cette époque de l'année égaient un paysage minéral et austère. On adore ! Des arbres ont été plantés pour tenter de freiner l'érosion de la rivière qui grignote peu à peu les terres cultivables. Nous pensons immédiatement au Maroc en voyant les ruines du vieux Kagbeni autour desquelles s'étend le village moderne. Juste avant l'arrivée au lodge situé sur les hauteurs du village, le Thorong Peak surgit des nuages ! Il semble si proche alors qu'il y a quelques secondes rien ne laissait soupçonner sa présence. Nous avons fait l'étape en compagnie des C. et le Dragon Lodge est assez grand pour tous nous accueillir. C'est sympa de faire le trek ensemble et le petit côté « colonies de vacances » plaît beaucoup aux enfants. La troupe composée de 6 ados de 14 (Rémi), 15 (Siméon), 17 (Marion), 18 (Pauline et Arnaud), 20 ans (Marie et Caroline) ne passe pas inaperçue !

J2 trek, vers Chele (16 km), 03/08/13 Nuit agitée pour Siméon qui a vomi à 5h du matin, tandis qu'Arnaud a attendu le petit-déjeuner pour vomir dans son assiette ! Siméon est à plat et va faire l'étape du jour à cheval. Un dernier regard vers Kagbeni, puis on passe devant Tirigaon qui se défend des assauts de la Kali Gandaki. Kagbeni disparaît au loin dans la vallée Au-dessus de Tirigaon s'élève le sentier qui file vers le Dolpo. Erosion ! La Ghilungpakola, un affluent rive droite de la Kali Gandaki. Nous grimpons sur un plateau à 3762 m où se trouve...un immense verger ! Eh oui ! Nous sommes à la latitude du Maroc ! Voilà les chorten qui annoncent l'arrivée à Tangbe, avec sa ruine aux allures de ksar marocain justement. Il fait chaud et la vue sur les sommets enneigés ne suffit pas à nous rafraîchir. Chhusang apparaît bientôt, oasis de verdure dans ce décor de western. Comme aux abords de chaque village, des chorten. Partout dans le Mustang on trouve des constructions troglodytes. Il en reste des centaines à inventorier. Nous longeons les petits champs, avant d'arriver au centre du village, transformé en parking surchargé ! Nous nous arrêtons dans un lodge pour déjeuner. Siméon est déjà là et se repose dans une chambre, KO ! Marion ne vaut pas mieux, elle est nauséeuse et épuisée. Arnaud va mieux, c'est déjà ça. Nos guides sont désolés et un peu inquiets pour la suite des événements car le trek n'est pas de tout repos compte-tenu de l'altitude. Demain nous devons franchir 4 cols dont l'un à plus de 4000 m. Pas de signes de gravité cependant, il faut attendre que ça aille mieux, voilà tout ! Gué débonnaire juste après le village, puis nous longeons à nouveau la Kali Gandaki avant de la franchir sur la passerelle située juste avant Chele (3050), notre étape du jour. Comme tous les jours dans cette vallée dès la fin de la matinée, ça souffle ! Le gradient entre les basses pressions des plaines du Teraï au sud et les hautes pressions des plateaux tibétains au nord crée un mouvement d'aspiration qui génère des vents violents, toujours orientés vers le nord. Quand il fait sec, ça génère une poussière terrible parait-il. Arnaud nous attend patiemment Marion, toujours patraque, et moi. Chele se trouve en haut de cette falaise, un dernier effort ! Partout dans le Mustang dont le peuple est très croyant, on trouve des signes religieux, ici des pierres gravées de prières. Vue imprenable sur le Nilgiri depuis le toit du lodge. Il joue à cache-cache avec les nuages. L'architecture du Mustang est caractéristique : maisons de pierre avec toit en pisé, en terrasse inaccessible aux animaux, où l'on fait sécher fruits, graines, et linge ! Le bois disposé à l'aplomb des murs est un signe de richesse (il n'est pas forcément destiné à servir de combustible, compte-tenu du peu d'arbres dans cette région) et a pour principale fonction de protéger les murs de la neige et de la pluie. La neige est dégagée manuellement des terrasses en pisé, très intolérantes à l'humidité. Les changements climatiques compliquent grandement l'entretien des maisons, prévues pour un climat de sécheresse alors qu'il pleut de plus en plus souvent dans le Mustang. Nous profitons des derniers rayons du soleil, et de la vue sur Chhusang et le Nilgiri, juste avant qu'un bel orage n'éclate. Il va pleuvoir toute la nuit...

J3 trek, vers Syangboche (18 km), 04/08/13 Nous avons quitté la kali Gandaki à Chele, en rive droite. Le sentier s'élève rapidement à flanc de falaise et on nous sommes bien contents de ne plus voir de piste ! Nous cheminons à l'ombre, toujours de concert avec les C., Siméon toujours à cheval et Marion en remorque derrière moi. Elle n'a plus de jambes et à défaut serre les dents, sur un rythme très lent. Nous croisons plein de mules, dans une belle lumière. Nous dépassons Samar et le sentier devenant moins escarpé, je me résous à donner un anti-nauséeux à Marion (craignant ses effets secondaires à type de vertige) Shiba ne la quitte pas d'une semelle, prêt à la rattraper en cas de faux pas. Je sers de remorqueur... Il fait toujours étonnament chaud et l'ombre est bienvenue ! Marion finit par rendre tripes et boyaux peu après Samar. Elle est vidée dans tous les sens du terme...alors que se profile à l'horizon le col de Bhena La (3860 m) Shiba décide de filer devant chercher le cheval de Siméon qui doit déjà être arrivé à Bhena, après le col. Arnaud et Fred restent avec Marion tandis que je continue à mon rythme (lent) car nous avons déjà perdu pas mal de temps alors que le temps semble se gâter. Je croise le muletier qui descend à grandes enjambées et qui semble inquiet (je ne sais pas ce que Shiba a bien pu lui dire pour le convaincre de redescendre – en fait il n'avait pas terminé son dal bhat, carburant indispensable aux Népalais de la montagne, mélange de riz, lentilles, légumes et sauce épicée qu'ils ingurgitent en quantité phénoménale, en rapport avec l'énergie dépensée sur les sentiers d'altitude) Je suis soulagée et prend enfin le temps d'apprécier les paysages qui m'entourent. Ici la montagne capture l'humidité des nuages, c'est plus vert qu'ailleurs et ça pousse en curieux îlots concentriques. Partout des cascades révèlent la présence des glaciers, cachés dans les nuages. Voilà Marion à cheval, ça va tout de suite mieux ! 800 roupies, soit 6 €, ce n'est pas cher payé pour tant d'efforts. Une fois franchi le Bhena La, Bhena apparaît au bout d'un faux plat et plus loin la piste réapparaît avec 2 ou 3 jeeps qui attendent le client. Petite pause dal bhat au lodge très rustique de Bhena. La petite fille du lodge sait ce qu'elle veut ! Shiba négocie la fin de l'étape en jeep pour Marion et moi qui l'accompagne. 2000 roupies (soit 16 euros environ) pour 30 mn de jeep (ce qui nous évite le franchissement d'un autre col à presque 4000 m) La piste a tout de même du bon finalement ! Le muletier de Siméon rebrousse chemin pour rentrer chez lui avant la nuit. Siméon va termin erl'étape à pied, ça va beaucoup mieux. Voici la fine équipe au dernier col avant l'étape à Syangboche. Voilà le petit hameau, tout au fond, c'est le Tibet. A l'est des sommets de plus de 6000 m. Le lodge est à droite à l'entrée du village. Ombres et lumières. Le Nilgiri et l'Annapurna se dévoilent. Soirée très sympa, en musique avec Marie C. à la guitare. Demain, nos routes se séparent : les C. ont un timing serré car ils reprennent l'avion vers la France le 13 août (nous c'est le 17) et la journée de retard causée par l'annulation du vol Pokhara-Jomsom les contraint à accélérer le rythme. Demain, puisque Siméon a retrouvé la forme, ils vont doubler l'étape jusqu'à Tsarang, de façon à pouvoir tout de même passer 2 jours à Lo Manthang, puis ils prendront une jeep pour redescendre fissa jusqu'à Syangboche, afin d'avoir un peu de marge au cas où le vol Jomsom-Pokhara serait lui aussi annulé. Entre les contraintes de permis et les aléas météo et les possibles (voire très probables) annulations de vols en période de mousson, il faut prévoir de la marge...heureusement la piste permet de faire quelques ajustements, mais on ne vient pas jusqu'ici pour faire de la jeep hein ! De notre côté nous allons continuer sur un rythme plus tranquille, en espérant retrouver les C. après-demain à Lo Manthang.

J4 trek, vers Ghami (3520m) (16 km) et Dhakmar (3820) (+8), 05/08/13 C'est beau hein ! Voilà le spectacle qui s'offre à nouveau sur les hauteurs de Syangboche, des sommets de plus de 8000 m ! Nos porteurs Korma et Moden ne sont pas insensibles non plus au spectacle. Marion qui semble aller mieux tient le rythme des C., très bons marcheurs, au début de la journée, mais très vite les nausées réapparaissent. Nous ralentissons le rythme tandis que les C. tracent vers Tsarang, ils ont un bout de chemin avant d'y arriver ! On traverse péniblement Tamagaon, non sans actionner au passage les moulins à prière, ça ne peut pas faire de mal ! Peu après Chhungar, elle vomit à nouveau, plus de jus ! Shiba et Korma redescendent vers Tamagaon dans l'espoir d'y trouver un cheval, en vain...Les 3 chevaux du hameau auraient été dévorés par les léopards des neiges, qui vivent tout-là-haut. Korma essaie de porter Marion (60 kg!) mais elle est trop faible pour se cramponner efficacement. Finalement l'ascension du col du Nyi La 4010 se fera clopin-clopant, en alternant marche très lente et portage sur les bâtons de marche tenus par Fred et Shiba. Nous voilà au col, Marion fait une drôle de mine ! Ensuite il n'y a plus qu'à descendre tranquillement vers le col de Ghami La : on embrasse toute la vallée de Ghemi et au second plan on aperçoit les falaises rouges de Dhakmar. Voilà le village de Ghami et en diagonale juste derrière le sentier qui mène à Dhakmar. Après avoir traversé les faubourgs champêtres du village, nous entrons dans Ghami, et nous installons au Dhaulagiri Lodge, tenu par une des nombreuses nièces du roi du Mustang. Cette grande maison de famille transformée en lodge est construite autour d'une cour intérieure qui sert de puits de lumière. La salle à manger est chaleureuse, avec ses meubles en bois peint et ses épais tapis de laine. Partout au Népal et au Mustang les terrasses et bords de fenêtres sont ornés de pots de fleurs. Ici la belle saison est courte et on veut en profiter au maximum. Notre chambre est située sur une jolie terrasse avec vue sur les toits. Après une petite collation, Marion accompagnée de Caroline reste se reposer au lodge (et profiter d'adorables petits chats!), tandis que Fred, Arnaud et moi, accompagné de Shiba, Korma et Moden, allons faire un tour à Dhakmar, au pied des falaises rouges. Une passerelle nous permet de franchir la Ghami La. Avec du recul nous pouvons maintenant apercevoir ces étonnants pénitents de pierre situés sur les hauteurs de Ghami. Nous sommes vite rattrapés par ces élégants cavaliers qui nous doublent à toute vitesse, au trot dans la montée à 3700 m. La géologie des environs est magnifique ! Vue vers le bas... On aperçoit le plus long mani (mur de prières) du Mustang. Vue vers le haut et Dhakmar... 1ère maison du village Les chorten à l'entrée du village, comme il se doit. Les champs de sarazin sont en fleurs. Mustang signifie en tibétain « Vallée fertile » ! En effet ! Les gens d'ici ont la sagesse de ne pas brûler le bois des quelques bosquets d'arbres qui poussent aux abords des villages. Les troncs des jeunes arbres sont d'ailleurs soigneusement protégés de l'appétit des chevaux, vaches et autres chèvres. L'ensemble dégage une parfaite impression d'harmonie. Même cet arbre vénérable a été respecté. Un joli pont de pierre marque l'entrée du village, quasi désert. Nous ne croisons que quelques petites vaches, toutes mignonnes mais minuscules (¼ des nôtres) et qui ne donnent qu'un unique litre de lait matin et soir (+/- 40 l/j chez nous!)

Ici aussi, les falaises sont creusées de grottes, qui ne sont plus guère utilisées. Extrait de wikipédia : Les habitations troglodytes des nombreuses falaises du pays conservent une grande partie de leur mystère. Vingt neuf cités troglodytes ont été découvertes et recensées par Michel Peissel1 en 1964. Un éboulement récent (1994) survenu dans l'une d'elles a mis au jour des ossements et des poteries que les services archéologiques népalais datent d'il y a plus de 3 000 ans. Le Mustang est un des plus grands sites préhistoriques d'Asie. En 2007 et 2008, des chercheurs de l'American Himalayan Foundation ont découvert des manuscrits prébouddhistes, des chambres funéraires et des peintures datant du XIIIe siècle, bien antérieures donc à la fondation du royaume de Lo

Sur les hauteurs du village paissent quelques chevaux, sans doute ceux des cavaliers qui nous ont doublés tout-à-l'heure. En effet, tous les habitants du village sont réunis sur un replat herbeux, à boire du thé et du tchang, confortablement installés sur d'épais matelas. Il ne semble pas y avoir d'occasion particulière à ce rassemblement. Il s'agit simplement de profiter du temps qui passe et d'une belle journée d'été. Le jour baisse, il est temps de retourner vers Ghami. Pas de douche chaude chez la nièce du roi (1ère et unique fois de tout le trek) Nous apprenons que Didier, le papa des C. s'est fait une entorse à la cheville et a du prendre une jeep à Ghami pour terminer l'étape jusqu'à Tsarang. Finalement, cette piste a tout de même quelques avantages !

J5 trek, vers Tsarang (13 km), 06/08/13 Le ciel est bien bas aujourd'hui, on se croirait en Islande ! Nous quittons le village de bonne heure, alors que les chèvres sont encore dans leur enclos. Le lodge nous a trouvé un cheval pour porter Marion jusqu'au col de Chinggel (3870m, 2500 roupies, 20 �� pour 1h de montée aller. Je serais curieuse de savoir combien le muletier a effectivement touché...bon, ce n'est pas ça qui va grever le budget du voyage...) Nous apercevons au loin sur les rives de la Dhechyang Khola une tente orange. Il s'agit d'une « maison de thé » située sur le sentier entre Yara et Tangge, que nous aurions du emprunter si le niveau des rivières avait été moins haut. En période de mousson, ce parcours en boucle n'est pas possible du fait de la nécessité de franchir plusieurs gués assez profonds. Nous ferons donc un parcours en aller-retour, à l'exception d'une variante en repartant de Lo Manthang. Nous arrivons de bonne heure à Tsarang (3560 m), Marion commence à aller vraiment mieux, enfin ! Nous visiterons tout-à-l'heure le monastère de Tsarang. Tiens, un peu rayon de soleil sur les falaises blafardes. Partout des champs de sarazin ! Le monastère est vieux de 4 siècles. Il y a des moines de tous âges. Il est de tradition que le fils aîné, dès l'âge de 4 ou 5 ans, quitte sa famille pour devenir moine. C'est l'occasion d'apprendre à lire et à écrire, les math, l'anglais et peut-être aussi de profiter de bourses (souvent offertes par les USA) pour partir à l'étranger. Ces monastères font parfois office d’ascenseur social finalement, plus que de lieu de repli méditatif. C'est d'ailleurs assez amusant de voir, à la sortie de la prière, les moines consulter aussitôt leurs smartphones (oui, oui, même dans un endroit aussi paumé au fin fond du Mustang) C'est fou l’essor qu'a pris le téléphone portable par rapport à notre voyage de 2007 ! Il y en a partout ! Cette ancienne forteresse royale est aujourd'hui abandonnée. Elle a encore belle allure !

Voici à quoi ressemblent les chambres des lodges. C'est spartiate mais en général assez propre. Il y a en général un peu d'électricité en soirée et presque toujours une douche et WC en commun. Eau chaude (au gaz) partout sauf à Ghami. Nous sommes devenus experts dans le bidouillage des capricieux chauffe-eau chinois et de la mystérieuse robinetterie népalaise (sur les 4 ou 5 robinets présents, il faut deviner quel est le bon et comment le tourner!) Pour ceux qui veulent voyager léger, il y a toujours des couvertures bien chaudes (mais bien sûr pas lavées très souvent), prévoir alors un sac à viande ! Nous avions pris des draps housses pour recouvrir les matelas et des sacs de couchage utilisés en couverture car il ne faisait pas froid du tout.

Les repas sont en général roboratifs à défaut d'être raffinés. Qualité très variable selon les lodges. Mais on n'est pas là pour la gastronomie hein, et ça vaut mieux ! Dal bhat of course, pâtes, frites, pizzas, momos, springrolls. Prudence avec les légumes non cuits. Quasi pas de fruits. Au petit déjeuner, chapatis, tibetan bread, miel, confiture... Pop corn à toute heure ! (Hein Marion!)

Méfiance avec l'eau ! On peut bien sûr acheter de l'eau en bouteille (avec les problèmes de recyclage inhérents...) ou prendre de l'eau à l'une des nombreuses fontaines que l'on trouve partout dans les villages mais il faut alors la traiter (une pastille d'Aquatabs traite 1l d'eau en 1 h, on avait pris plusieurs bouteilles de 1l dans nos bagages car sur place on ne trouve que des contenants de 1,5l, pas pratique) Idem pour l'eau des ruisseaux, il y a du bétail partout !

J6 trek, vers Lo Manthang (15 km), 07/08/13 Il a plu cette nuit encore et les petits sommets sont saupoudrés de neige. Ne jamais négliger de monter sur le toit des lodges, la vue en vaut toujours la peine ! En route vers Lo Manthang, capitale du Royaume du Mustang. La vieille forteresse se détache de la falaise sur fond de sommets à 8000 m. Une passerelle permet de franchir la Tsarang Khola. Marion pète la forme ce matin, et l'ascension de ce petit col ne lui pose aucun problème. Nous croisons nos premiers yaks ! A peu près à mi-parcours nous dépassons (par la G hein!) le Sungda Chorten. Plus haut le paysage s'élargit. Comme partout, mani et grottes ponctuent le paysage. Il nous reste à franchir une chaîne de badlands, et après 6 jours de marche et une dizaine de cols à presque 4000 m, Lo Manthang et sa forteresse apparaissent enfin. Ce village d'environ 1000 habitants est à peine plus étendu que les autres mais beaucoup plus touristique ! Même la demeure du roi (qui n'a plus depuis la révolution maoiste de 2008 qu'une fonction honorifique) possède sa petite boutique (il faut bien vivre). Impossible de faire 50 m dans le village sans se faire (très gentiment) solliciter. L'image du Mustang sauvage et préservé s'en trouve légèrement écornée... Mais la principale activité du village reste bien l'élevage et l'agriculture. Les rues très étroites sont régulièrement balayées après le passage des troupeaux de chèvres et vaches, dont les bouses sont mises à sécher. L'architecture reste vraiment préservée, même si ici ou là commencent à apparaître quelques bâtiments (écoles, futurs lodges) qui dénotent un peu. Nous avons le plaisir de retrouver la famille C. qui loge au même endroit que nous. L'entorse de Didier n'est pas trop grave, il a pu aller aujourd'hui à cheval jusqu'à Choser, excursion que nous ferons demain. Les C. nous emmènent visiter (pas de photos!) un monastère du XVème siècle, rénové depuis une vingtaine d'années avec un soin méticuleux par un italien passionné Luigi Fieni, sur financement américain. Voir son site :
http://www.luigifieni.com/...ion/#/home/slideshow Il a su créer une équipe d'une quarantaine de restaurateurs, tous habitants de Lo Manthang, qui a mené à bien la restauration de plusieurs monastères du Haut Mustang. Il y a encore du boulot compte-tenu des fresques découvertes ces dernières années dans divers sites troglodytiques aux alentours de Choser (entre autres!)

J7 trek, vers Choser (10 kmX2) et retour Lo Manthang, 08/08/13 Nous faisons nos adieux, cette fois définitifs, à la famille C. qui prend ce matin une jeep vers Syangboche et nous voilà partis (20 USD/personne) pour cette balade à cheval vers Choser situé à une dizaine de km au nord de Lo Manthang. Shiba mais aussi Korma et Moden nous accompagnent (à pied!) et ça me fait plaisir de voir qu'ils partagent notre soif de découverte. Il faut dire que la vallée est superbe, ponctuée de champs multicolores, cernée de badlands aux nuances variées. Nous croisons une bande de joyeux moinillons, qui marchent d'un bon pas vers le monastère de Lo Manthang. Nous dépassons la passerelle qui mène à Nenyul, nous l'emprunterons au retour (à pied!) Un peu partout des forteresses en ruines, presque sur chaque colline ! Nous voilà à Choser, puis nous continuons vers Garphu (3900 m). Vue vers l'ouest. Nous visitons le tout petit village, et ces quelques habitations construites aux dépends de la falaise, avant de découvrir l'étonnant monastère semi-troglodytique de Niphu, puis nous continuons vers le sud, remontons sur quelques centaines de mètres le cours de la Ghoiche Khola, pour aller visiter des grottes situées au-dessus d'un terrain de foot. Accès payant et photos interdites, dommage. La visite est assez ludique, moins acrobatique que sur cette belle vidéo : http://thegreathimalayatrail.org/videos/mustang-... , mais aussi moins époustouflante. C'est étonnant de voir comment sur 2 continents distants de plusieurs milliers de km, des hommes ont réalisé le même type de constructions, même si à ma connaissance il n'y a pas au Maroc (autant?) de stigmates religieux dans les greniers de falaise (https://sites.google.com/...e-falaise-de-tizguit ). Nous redescendons la rivière, retrouvons les chevaux, gardés par quelques enfants occupés à éplucher des petits pois, et prenons la route du retour. C'est toujours amusant de franchir ce type de passerelle (les chevaux font le détour par la rivière...) Retour à Lo Manthang en milieu d'après-midi, ravis mais les fesses un peu endolories malgré les épais tapis de selle (sauf celles des filles qui font régulièrement du cheval et qui ont d'ailleurs été étonnées de constater que les chevaux népalais ne répondaient pas aux mêmes sollicitations que les chevaux occidentaux. En tout cas ils ont le pied très sûr et nous n'avons eu aucune frayeur) Nos 3 compagnons népalais sont frais comme des gardons alors qu'ils viennent de marcher 20 km à un rythme soutenu (au pas des chevaux) à 4000 m d'altitude, sans sac il est vrai : nous sommes épatés ! Il doit y avoir de quoi explorer pendant des semaines dans cette région mais avec un permis à 50 USD/j/pers., nous nous sommes contentés du parcours classique, un peu frustrant, mais bon... Aucune déception du côté des paysages, largement à la hauteur de nos attentes. Un chouïa étonné par le côté un (tout) petit mercantile de Lo Manthang, mais peut-on en vouloir à la population d'améliorer son rude ordinaire avec la manne touristique. Nous avions trouvé les gens plus « nature » lors de notre trek Langtang Gosaïnkund Helambu, mais c'était il y a 7 ans et je crois que l'usage du téléphone portable a bien changé les comportements. Les Népalais restent toutefois d'un contact très agréable et souriant, même « sans but lucratif » ! Petit tour aux abords du village en fin d'après-midi, avec un ciel menaçant mais la pluie ne sera que pour cette nuit, comme d'habitude. Le soir, nous faisons le point avec Shiba sur la suite du trek. Sur les 10 jours de permis, 1 a été perdu du fait de l'annulation du vol Pokhara-Jomsom, 5 ont été consacrés au parcours Kagbeni (entrée du Mustang)-Lo Manthang, 1 à la visite des environs de Lo Manthang, il nous en reste donc 3 pour quitter le royaume. Heureusement que Marion a tout-à-fait récupéré et que nous sommes maintenant un peu accoutumés à l'altitude (même si je suis toujours essoufflée rien qu'à me brosser les dents!) car nous allons réaliser les 75 km du retour en 3 étapes. Nous ne sommes pas habitués à de telles distances, surtout à 4000 m d'altitude mais avec une bonne pause en milieu de journée, ça devrait aller.

J8 trek (retour), vers Ghami via Ghar Gumpa (25 km, 7h30), 09/08/13 Pour cette rude étape, Shiba a trouvé une jeep que les porteurs pourront emprunter sur une partie du parcours, jusqu'à Tsarang. Malgré un temps maussade, cette étape aura été notre préférée, car absolument aucune piste à l'horizon et une grande variété de paysages, avec en plus quelques animaux sauvages. D'abord quelques marmottes assez craintives, puis un renard. Il y a un petit air de Mongolie par ici. Compte-tenu de la longueur de l'étape, Shiba avance à un bon rythme que je m'efforce de suivre (d'habitude je vais sans scrupules à MON rythme, lent et ponctué de nombreux arrêts photos) Effort inutile puisque je mets un temps infini à franchir les derniers mètres avant un col à 4300 m, victime d'une bonne hypoglycémie ! L'altitude ne facilite pas la récupération...A 4000 m il y a 40 % d'oxygène en moins ! Par ici le fond de l'air est plus frais et on voit enfin des yaks, j'adore ces grosses bestioles poilues. On arrive en milieu de journée au très ancien monastère de Ghar Gumba (VIIIème siècle) où nous allons manger un dal bhat et faire une petite sieste réparatrice. Requinqués, nous partons à l'assaut du Mui La (4170 m) que nous franchissons sans problème. Vue imprenable sur le village de Dhakmar que les garçons et moi avons visité quelques jours plus tôt, sous le soleil. On poursuit au-delà de Dhakmar vers Ghami, où les enfants retrouvent avec plaisir les petits chats du lodge (toujours pas d'eau chaude...) Korma et Moden les porteurs sont arrivés un peu avant nous. Gros dodo pour tout le monde !

J9 trek (retour), vers Samar (25 km, 8h), 10/08/13 Nous repassons par Chhungar, Tamagaon, Syangboche (pause-repas et sieste) et Bhena. Marion découvre des paysages dont elle n'a aucun souvenir alors que nous sommes passés par là il y a quelques jours. Elle a le sourire au col de Yamda La ! Peu de photos ce jour là car le temps est franchement couvert ! 5 cols sur cette étape finalement guère plus facile que la précédente mais on commence à avoir de l'entraînement ! Nous croisons une foule de randonneurs, à tel point que les gens ne se disent même plus bonjour ! Sans doute qu'en faisant une boucle on évite de croiser tout le flux montant...

J10 trek (retour, sortie du Mustang) (25 km, 5h30), vers Kagbeni, 11/08/13 Le temps est encore très couvert. Dommage car j'aurais aimé refaire le très beau sentier de falaise entre Samar et Chele avec le soleil... A droite la psserelle vers Ghyakar, à G de l'image, le sentier escarpé. Arrivée sur Chele, protégé par sa grande falaise. Pause à Chhusang, après le gué sur la Narsing Khola, dont le niveau a bien monté ! Travaux des champs. Nous croisons un bus (le seul de tout le trek). Nous n'aurons en ces 10 jours de trek pas croisé plus d'une dizaine de voitures : en cette saison la circulation est plus que raisonnable. N'empêche que la marche sur piste est fatigante, physiquement car on répète toujours les mêmes appuis et psychologiquement (pourquoi faire à pied un parcours accessible en voiture ? Raisonnement que je tiens depuis ma plus tendre enfance!) Un regard sur Tangge après avoir franchi le dernier col du trek. Et Kagbeni apparaît bientôt ! Ouf ! On en a plein les pattes ! Shiba passe au check point faire la sortie du parc du Mustang, nous sommes dans les temps. Il reste une dernière petite étape de 10 km demain jusqu'à Jomsom, à plat.

J11 trek, (retour) vers Jomsom (10 km), 12/08/13 Ces derniers km sont une formalité, nous longeons comme à l'aller la Kali Gandaki. Le tracteur n'est pas un luxe cette fois-ci : on entend distinctement les gros cailloux se faire rouler par le courant au fond de la rivière. Gué infranchissable à pied aujourd'hui ! Jomsom est en vue ! Voilà l'aéroport et même un avion ! Il a donc volé aujourd'hui ! Nous passons l'après-midi sur le toit du lodge a admirer le Nilgiri qui semble à portée de main ! Nous faisons nos adieux à Korma qui se hâte de retrouver sa famille car sa fille est malade, il prend le bus dès aujourd'hui. (nouvelles rassurantes depuis)

Bus retour Pokhara, 13/08/13 A 6h pétantes, nous sommes à l'aéroport : le ciel est bouché et l'histoire se répète. Vol annulé. Pfff ! Cette fois nous savons ce qui nous attend et ça ne nous réjouit pas. 10 bus, 12h de trajet (nous faisons cette fois équipe avec des Italiens et des Slovènes) On est KO debout à l'arrivée vers 22h à Pokhara. Shiba toujours efficace a réservé un bon restaurant mais nous sommes trop crevés pour faire honneur aux plats. Nous nous jetons épuisés sur les lits d'une petite guest house toute proche, joliment fleurie mais aux chambres exiguës et étouffantes. Nuit guère réparatrice.

Pokhara, 14/08/13 Adieux émus à Shiba et Moden. Avec Korma ils forment une belle équipe, soudée et toujours de bonne humeur ! Shiba nous a épaté avec son impeccable Français et sa capacité à expliquer clairement tout ce qui nous semble si « exotique » au Népal. On a aussi apprécié sa façon de gérer les aléas des transports, avec calme et efficacité. Bref, nous n'aimons pas voyager avec un guide mais en ces circonstances, nous avons vraiment apprécié sa présence !

Pendant que les enfants se douchent, nous partons Fred et moi acheter les billets de bus Greenline pour demain, trouver du liquide et un autre hôtel, plus confortable. A quelques pas de notre guesthouse, nous avisons le Mount Kailash Resort, et négocions un appartement dont nous pouvons disposer de suite. 2 chambres, une cuisine salle-à-manger, 2 SDB, 2 télés, la clim qui fonctionne 24/24 (les coupures d'électricité sont fréquentes et seuls les hôtels d'un certain standing ont leur propre générateur), joli jardin et très belle vue. A 9h00 du matin, nous investissons les lieux. Le confort moderne a un prix (130 €) mais on peut dire que nous n'avons jamais autant profité d'une chambre d'hôtel ! Très bon petit-déjeuner buffet au restaurant de l'hôtel, puis on digère béatement dans nos lits king size en regardant les programmes de la TV indienne : décadence totale ! Nous ne quittons la chambre que pour aller déjeuner au Caffe Concerto, de vraies pizzas cuites au four et nous régalons enfin de crudités et fruits frais (pas très prudent mais nous avons 2 SDB/WC dans la chambre et du Tiorfan qui marche super bien, alors en manque de verdure, nous osons!) On passe un bon moment à regarder déambuler les touristes, pas très nombreux et la plupart d'origine asiatique. Gants blancs, masques, ombrelles, mitraillage photographique à tout va, ils sont trop mignons ! Petite promenade digestive au bord du lac. Le coin de Lake Side Est nous a semblé plus agréable que Lake Side centre. Repas du soir au resto de l'hôtel, correct. Il y a plein d'Indiens aisés qui viennent en famille, c'est très exotique pour nous. Nous le sommes d'ailleurs aussi pour eux car à plusieurs reprises on nous a demandé de poser pour des photos souvenirs. Marrant !

Retour sur Khatamandou et Bhaktapur, 15/08/13 Délicieuse nuit dans des draps frais avec la clim... Au réveil, je jette un œil distrait par la fenêtre... le Machapuchare ou Fish Tail, montagne sacrée du Népal (dont l'ascension est interdite, 6993 m), me saute aux yeux. A gauche, la chaîne des Annapurnas (>8000) Le bus est à 5 mn de marche de l'hôtel. Nous quittons Pokhara à 8h, arrivée prévue dans 7h. Arrêt-déjeuner comme à l'aller au Riverside Resort, il fait moins chaud ou alors on s'habitue. Tout va pour le mieux jusqu'à l'approche du dernier col avant Katmandu, que nous mettrons 3h à franchir ! Il y a des travaux et donc une circulation alternée sans personne pour la réguler (alors que des militaires glandouillent qq km plus loin au niveau du col) Or il s'agit de la principale route du Népal où transitent chaque jour des centaines de camions (par exemple tout le carburant consommé au Népal vient de l'Inde par camions et par cette route!) 2 uniques malheureux gars avec une pelle (chacun!) pour ces travaux étalés sur plusieurs segments de centaines de mètres. Bref, 10h de bus encore pour aujourd'hui. Si j'avais su j'aurais envisagé de prendre un avion entre Pokhara et Katmandu (mais là aussi rien n'est certain : l'avion qu'avait pris la famille C. a du renoncer à atterrir à Katmandu du fait du mauvais temps et est retourné se poser à Pokhara ! Ils ont pris -avec succès (!)- le vol du lendemain et ont finalement eu sans problème leur vol de retour vers la France, ouf !) Mais avec des si... Toujours est-il qu'ayant anticipé les aléas des transports népalais, j'ai prévu de passer nos 2 dernières nuits à Bhaktapur, qui nous avait laissé un bon souvenir en 2007. Le bus nous dépose à Kathmandou et nous enchaînons avec le taxi pour Bhaktapur où j'ai réservé au Cosy Hotel dont le très sympathique personnel nous accueille chaleureusement. Il est 19h, ils commençaient à s'inquiéter...Nous avons 2 chambres communicantes, 2 SDB (exiguës), une clim qui fonctionne quand il y a du courant, mais l'architecture conserve assez bien la fraîcheur (fenêtres étroites...et chambres très sombres du coup) Dîner (médiocre) à l'hôtel et hop au lit !

Bhaktapur, 16/08/13 Nous sommes réveillés en musique vers 5h00 par une sorte de défilé, cela dure 1/2H ou 1h et puis...plus rien. Bizarre...mais pas désagréable. Moins en tout cas que les klaxons qui retentissent dans les rues étroites de Bhaktapur, ville théoriquement piétonne (du moins en 2007!) Vive les boules Quiès ! Bon petit-déjeuner sur le toit terrasse de l'hôtel. Nous somme surpris de voir défiler motos, triporteurs, motoculteurs, 4X4, taxis et même bus dans les rues de la vieille ville médiévale, dont le sol fait de briques (restauré il y a une quarantaine d'année) a du mal à encaisser toutes ces sollicitations. Par endroits on marche sur de la tôle ondulée en briques ! On se balade le nez au vent dans les ruelles de la ville, on se perd un peu entres les temples, les petites boutiques, les fontaines, les marchands ambulants, les bassins multicolores. Partout sèchent des piments, curieusement épargés par la volaille omniprésente ! Il y a sans doute plusieurs dizaines de puits à Bhaktapur, encore en fonction pour beaucoup. Nous faisons une pause-déjeuner au Sunny Café (bien) et profitons de la vue sur l'orage qui arrive. Belle pluie spectaculaire de mousson ! Ça dégringole et nous rentrons buller à l'hôtel jusqu'au soir, où nous ressortons dîner au Nyatapola Café (ferme à 19h, on a du speeder et ils n'avaient plus grand chose comme choix)

Bhaktapur et vol retour, 17/08/13 Notre vol est à 19h30 mais Qatar Airways demande d'être à l'aéroport 4h avant (en fait l'enregistrement ne débute que 3h avant le vol?!) Nous profitons de notre dernière matinée à Bhaktapur, Marion s'essaie à la poterie, c'est très physique semble-t-il. Appétissante boucherie...la plupart des Népalais sont végétariens ou quasi... Pause café à Durbar Square pendant que Caroline va vomir dans les toilettes (Ah ! Ça va mieux !) Marion attendra le voyage en avion pour en faire autant...Tant pis on avait trop envie de fruits et crudités ! Arnaud et Fred vont quant à eux attraper un énorme rhume dans l'avion (à moins que ce ne soit dans l'aéroport glacial de Doha où nous avons fait escale quelques heures)

Aujourd'hui c'est la rentrée, tout le monde est guéri et ne restent que les bons souvenirs !

En conclusion Points + : -les paysages somptueux -les gens toujours agréables -les lodges finalement assez confortables (du moins par rapport à ceux du Langtang Gosainkund Helambu) -les champs fleurs sauvages et bosquets d'arbres à leur apogée -les températures très douces -la gentillesse et l'efficacité de Shiba, Korma et Moden

Points - : -la piste (même si elle a d'autres avantages, en particulier pour les gens du coin) quasi omniprésente, qui griffe bien le paysage (et encore quasi pas de circulation quand nous y étions) -les nuages qui nous ont le plus souvent caché les sommets (l'automne est préférable, mais pb qd on a des enfants scolarisés) -le permis très cher, qui semble ne guère profiter aux habitants eux-mêmes -la (relative) fréquentation (mais on est sans doute particulièrement sensibles à cet aspect des choses) -la nécessité de passer par une agence (bien confortable mais guère de sentiment d'aventure, on se laisse porter. Là aussi on est sans doute un peu atypiques) -les transports, vraiment pénibles, 4 jours de bus pour 11 jours de trek...

Si c'était à refaire... Sans contrainte de date, je choisirais octobre. Je prendrais 2 jours de sécurité (faciles à occuper vers Muktinath par exemple) à Jomsom ou Kagbeni avant le trek afin de ne pas perdre bêtement 1 ou plusieurs jours de permis. J'étudierais en détail les possibilités de randos hors sentiers battus, ça ne doit pas manquer. Et surtout j'essaierais au maximum d'éviter la piste, entre autres en passant du côté de Tangge, quitte à prendre plus de 10 jours de permis.
Situation en direct Hurghada - Sharm el-Sheikh English translation pending
by Christooo57 · 2013-08-16 · 59 replies
Bonjour, j'ai voulu ouvrir un nouveau sujet concernant la situation actuelle des stations balnéaires de la mer Rouge. A tous les vacanciers qui sont sur place ou bien les gens qui y reviennent, merci de bien vouloir raconter la situation actuelle (manifestations, conseil de rester à l'hôtel, ...). Je compte m'y rendre (Hurghada) fin octobre...

🙂
Velkomin til Íslands! English translation pending
by Nicoco53 · 2013-08-11 · 37 replies
Bonjour tout le monde, Mon amie et moi sommes rentrés d'Islande il y a 1 mois. Je crois qu'on a du dire "Whouaa" à peu près 2254 fois tellement on en a pris plein les yeux !! 😉

Pour résumer, ces 10 jours passés à travers le sud et l’intérieur des terres ont été fantastiques. Il vaut mieux visiter la péninsule de Reykjanes dès les premiers jours au risque d’être déçu si on le fait à la fin du voyage.

Mes coups de cœur vont sans conteste aux paysages de l’intérieur des terres, les Kerlingarfjoll en tête. La randonnée Hveradalir ("la vallée des sources chaude") sous le soleil restera notre meilleur souvenir (moins pour nos vêtements et nos chaussures couverts de boue !! 😛 )

Les randonnées faites au Landmannalaugar étaient magnifiques également : -la traversée du champ de lave Laugahraun,

-la monté de Brennisteinsalda ("la montagne aux couleurs rouges")

-& celle de Blahnukur

Ce qui fait le charme du Landmannalaugar ce sont aussi les routes pour y accéder : -La F225 et ses paysages apocalyptiques de cendres noires recouvertes de mousses vertes.



-La F208 sud et ses nombreux gués à traverser tous plus stressant les uns que les autres (en Jimny) ainsi que les reflets des montagnes dans le lac Kylingavatn

On a adoré aussi les fameux geysers : Vik et sa plage de sable noir

La montée de Reynisfjara et de Dyrholaey à la recherche des macareux moines

Pour finir mes coups de cœur, il reste évidemment le Jokulsarlon et ses "icebergs" aux reflets bleus qui se jettent dans la mer.



Mon itinéraire était en gros : J1 : Péninsule de Rekjanes / nuit camping Reykjavik J2 : Cercle d'or + Kerid / nuit camping Geysir J3 : Kerlingarfjoll / nuit camping Geysir J4 : Journée Tampon (Heureusement que j'avais prévu une journée de libre sur mon itinéraire car on a rien pu faire de cette journée pourrie tellement il pleuvait !! 🙁 ) / nuit camping Hella J5 : F225+Landmannalaugar / nuit camping Landmannalaugar J6 : Landmannalaugar + F208sud / Nuit Klaustur J7 : Skaftafell - Fjallsarlon - Jokulsarlon / nuit Klaustur J8 : Klaustur - Vik - Hveragerdi / nuit Hveragerdi J9 : Reykjavik / nuit camping Reykjavik J10 : Blue Lagoon / départ

J'avais tout planifié moi même avant le départ en ayant réservé uniquement un 4x4 (Suzuki Jimny) chez Blue Car Rental et le matériel de camping avec l'agence Iceland Camping Equipment à retirer à Reykjavik.

A la base c'est pas vraiment l'itinéraire que j'avais prévu, le gros avantage du camping c'est de ne pas avoir d'endroit défini ou dormir du coup j'improvisais sur place en fonction du temps. Je me connectais tous les jours sur le site de la météo Islandaise Vedur.is (super précis et fiable ) et j'allais la où il faisait beau. Je ne me suis pas trop mal débrouillé au final car a part une journée complète de pluie que je n'ai pas pu éviter, je n'ai eu que du beau temps dans l'ensemble.🙂

Trajet : Difficile de se rendre compte des distances entre telle ville et telle ville avant le départ malgré l'outil map de google pour aider à faire l'itinéraire. Je me suis beaucoup aidé de la carte routière Freytag, tout y est détaillé (routes praticables uniquement avec 4x4, camping, gués, cascades, station essence, hotels, points de vue, 2eme carte plus détaillée sur Reykjavik, etc) Cette carte est indispensable. Une fois sur place je me suis vite rendu compte que j'allais passer plus de temps sur les routes que prévu pour pleins de raisons : - Les arrêts photos incessants !!! 😄 - Le temps : impossible de rouler à 90km/h par mauvais temps - Les travaux : plusieurs fois on a été ralenti à cause de travaux sur la route. Pensez régulièrement à vérifier l'état des routes sur Vegagerdin, en juin encore beaucoup de routes ne sont pas ouvertes. ( La F208 sud qui relie le Landmannalaugar à Klaustur n'a été ouverte que le 29 juin !! ) - Les routes de montagne : n'ayant jamais conduit de 4x4 auparavant je ne faisais pas trop mon malin quand l'état de la piste était trop mauvais (par moment j'ai du rouler à 20 ou 30 km/h pendant 1h 😕 ) - Les moutons : ils sont partout en Islande et traversent régulièrement les routes donc prudence...😛

Avec cet itinéraire on faisait en moyenne 3h de route par jour et c'était bien assez. J'avais pensé un moment faire le tour de l’île en 10 jours et bien je ne regrette absolument pas de m’être concentré uniquement sur le sud et l’intérieur des terres pour passer moins de temps sur la route.

BUDGET : Comme tout le monde le sait L'Islande coûte très cher. A la base on est pas fan du tout du camping mais quand on a vu les prix des logements on a pas eu le choix. Et on en garde un bon souvenir au final même si monter une tente sous la pluie peut s’avérer assez galère !! 🙂 En gros pour dix jours , on en a eu pour à peu près 1600e chacun TOUT COMPRIS (train de Caen à Paris , avions, logement, 4x4, nourriture, etc)

Le 4x4 Nous avions un tout petit Suzuki Jimny essence (comparé aux monstrueux 4x4 des islandais...😮 ) loué chez Blue car rental (l'agence locale la moins cher que j'ai trouvé) Sur leur site tu as le choix entre un model Jimny récent neuf ou un "old model". La différence de prix étant assez importante j'ai opté pour le modèle ancien sans trop savoir à quoi m'attendre. Ce modèle datait en fait de 2006 donc pas si ancien que ca et je n'ai eu aucun soucis avec donc c'est vraiment un bon plan. Prix : 806euros assurances comprises pour 10 jours complets (en sachant qu'aucune assurance ne couvre les dégâts pour la traversée des gués et pour le hors piste) Le loueur m'avait proposé une assurance complémentaire au retrait du 4x4 contre les tempêtes de sable de 15e / jour que je n'ai pas pris. (Je me suis dit que si jamais je voyais une tempête j'allais faire demi tour illico presto pour mettre le 4x4 à l'abri 😉) Le 4x4 en soit nous a complètement satisfait. Pas forcement très confortable et spacieux (suffisant pour deux mais pas plus) mais il se conduit très facilement.

Pour la traversée des gués et terrains difficiles j'appréhendais un peu car je n'avais jamais conduit de 4x4 mais tout s'est bien passé malgré quelques frayeurs sur les gués de la f208 sud qui étaient vraiment costauds.🤪

Avant le passage de la rivière : - Toujours descendre vérifier la profondeur, le débit, la nature du fond et le sens du courant quitte à prendre ses tongues et traverser à pieds (attention quand même car ça caille !! ) Avec le Jimny on peut traverser 40 bons centimètres de profondeur. - se mettre au point mort puis une simple pression sur le bouton "4WD" et les 4 roues motrices s'activent. - se mettre en 1ere lente et garder une accélération assez soutenue pour ne surtout pas caler. - rouler de préférence dans le sens du courant légèrement en diagonale

ESSENCE : Prix équivalent à la France. On a dépensé entre 200 et 250e pour 1650km parcourus.

AVION : Aller Retour avec Iceland air pour 781e à deux, bagages compris. (en ayant réservé assez tard genre 2 mois à l'avance) Aucun soucis avec cette compagnie, on a même eu le droit à un repas trop bon !! 😇 )

NOURRITURE : - le matin : café (avec dosette classique dans de l'eau chauffée au réchaud puis ce qui nous restait on le mettait dans un Thermos et ca nous faisait la journée) + Gâteaux et brioches achetés au BONUS. - le midi : c'était restau tous les midis (ceux conseillés par le Lonely Planet). Dans la plupart des restau il y a toujours une soupe du jour ou un burger frite classique (souvent très bon) ) pas trop cher (+ ou - 10e) Pour les "vrais" plats les prix sont assez cher ( autour de 20/30e ) mais qu'est ce que c'était bon !!😇 - le soir on utilisait le réchaud pour nos plats lyophilisés ou pour manger des pâtes.

Campings : On a loué tout notre matériel dans une agence tenue par un couple de français très sympathique à Reykjavík. (Tente 3 places, réchaud, 2 casseroles, 1 poelle, 2 duvets température 0°, 2 matelas, 1 couverture le tout pour 230euros ) Pour les emplacements de tente je n'ai plus les prix exacts mais c'est plus ou moins 10/15euros à chaque fois.

Liste des campings où l'on a dormi :

Reykjavik : (bien) Très grand, bien équipé, cuisine équipé à l’abri, douches gratuites, wifi gratuit près de l’accueil, possibilité de recharger ses batteries grâce aux nombreuses multiprises qui se baladent un peu partout.

Geysir : (moyen) Camping propre et bien entretenu, douches payantes, pas de cuisine ni de coin pour manger à l’abri, lave linge, l’électricité pour payer ses batteries est payante. Wifi disponible uniquement dans le resto qui gère le camping mais qui est de l’autre coté de la route. Apparemment il est possible de profiter de la piscine de l’hôtel restaurant à coté mais elle était malheureusement hors service quand on y était… Bon comme ça çà donne pas trop envie mais le gros avantage de ce camping c’est la proximité avec les geysers !! On est vraiment juste à coté et c’est génial de retourner voir les geysers le soir avec une meilleure lumière pour les photos et surtout sans les hordes de touristes présentes la journée.

Hella : (Top) Comme pour geysir c’est le restau à coté qui fait office d’accueil. Camping bien entretenu, assez boisé donc nickel pour se protéger du vent, douche gratuites, coin cuisine (avec plaques chauffantes) + salle pour manger à l’abri et au chaud, possibilité de recharger ses batteries gratos, wifi dans le resto à coté.

Landmannalaugar : (Top pour beauté du lieu) -Grand camping bien équipé, douches payantes, pas de wifi ni d’électricité , c'est un peu le bordel dans les sanitaires quand le camping est bondé il n'y a pas assez de WC/douches et ça devient vite un peu sale malgré les efforts du personnel. -Difficile de planter ses sardines vu la qualité du terrain du coup il faut utiliser des gros cailloux mis à disposition pour fixer la tente -On peut acheter des sandwichs, prendre un café ou autres dans une sorte d’épicerie bien pratique qui a été aménagé dans un bus -Pourtant bien équipé, on a eu assez froid pendant la nuit (il a même neigé). Mais ce camping possède un charme fou, il est situé au pied d’une ancienne coulée de lave et à seulement 100m on peut aller se baigner dans une rivière chaude. Même si la nuit a été difficile ça restera une super expérience d’avoir dormi dans un lieu aussi grandiose.

Klaustur (Top) : Tout simplement le meilleur camping qu’on ait fait. Grand, moderne et bien équipé, douches payantes, lave linge, coin cuisine avec plaques chauffantes, micro onde, bouilloire & vaisselle, possibilité de manger dans la salle à manger de la cuisine bien au chaud, prises électriques dispo un peu partout pour recharger téléphone & appareil photo. On s'y sentait tellement bien qu'on y a dormi deux nuits.😛

Hveragerdi (top) Bon camping, wifi gratuit, électricité à disposition, Coin cuisine avec vaisselle et plaques chauffantes, possibilité de manger à l’abri, douches gratuites

Voila j'oublie sans doute pleins de choses mais j'espère pouvoir aider un peu quelques personnes dans leur préparation de voyage mais surtout vous donner envie d'aller (ou de retourner) dans ce magnifique pays. 😉

Le reste de mes photos ici
Itinéraire de onze jours au Québec fin août 2013 English translation pending
by Kak3H · 2013-06-28 · 17 replies
Bonjour,

J'étais venue il y a quelques temps recueillir vos avis sur un itinéraire en Gaspésie (boucle au départ de Montréal); je m'étais alors rendue compte que je n'avais pas assez de temps sur place pour réellement profiter de cette région, que je garde donc sous le coude pour je l'espère un prochain voyage... :)

Je viens vous soumettre un tout nouvel itinéraire, vos conseils me seront toujours très utiles!

J0 : arrivée à Montréal en soirée. J1 : Montréal J2 : Montréal -> Parc National de la Mauricie J3 : Parc National de la Mauricie J4 : -> Charlevoix J5 : Charlevoix et alentours J6 : -> Fjord du Saguenay J7 : Fjord du Saguenay et alentours (Ste Rose du Nord, Anse St Jean) J8 : -> Tadoussac J9 : -> Québec J10 : Québec J11 : Québec -> Montréal J12 : Vol vers New York tôt le matin

Cette ébauche est-elle réalisable? Voyez-vous des incohérences? Faut-il déplacer des jours pour passer plus ou moins de temps à certains endroits?

Nous voyageons à 2 et prévoyons de louer une voiture. Nous emporterons probablement notre matériel de camping qui nous servira pour la suite de notre voyage aux USA.

A part les vols, rien n'est encore réservé (nous ne sommes pas très en avance, j'ai bien conscience que ça urge un peu à 2mois du départ!).

Merci d'avance pour vos retours!
Survoler le Grand Canyon alors que je suis en fauteuil roulant English translation pending
by Founier63 · 2013-06-25 · 17 replies
Bonjour à tous,

Mon mari (qui est en fauteuil et ne peut pas marcher du tout) et moi souhaitons survoler le grand canyon en hélicoptère. Personne n'accepte de nous aider pour monter dans l'hélico. Quelqu'un a t'il un conseil à nous donner ou devons nous oublier l'idée. Merci pour vos réponses.
Quel vélo pour du trekking en France? English translation pending
by Stef3080 · 2012-11-26 · 11 replies
bonjour nous sommes un couple de 47 et 48 ans et nous avons decider de nous mettre a la randonnée a vélo en france (la loire) aprés quelques années de rando pedestres voici ma question: nous avons fait le tour des marchands mais la on ne sait plus trop quoi choisir on as le choix entre giant, lapierre ice gitane vision notre budget est de 1700 euros maxi avec bagagerie comprise quoi choisir frein a disque v brake ou magura merci de votre aide 🤪 parce que la nous sommes vraiment perdu c'est plus facile d'acheter une moto🙂
Le SouthWest avant l’Hiver English translation pending
by Itat · 2012-11-17 · 234 replies
Après un voyage dans le Grand Nord Américain cet été, l’appel des déserts du Southwest était fort ! Il faut dire que c’est une région qui en a envoûté et qui en envoûtera encore beaucoup !

Après avoir lu différents carnets (ils se reconnaîtront ;)), il s’est avéré que la période octobre/novembre pouvait être excellente pour ces contrées. Bingo, c’était décidé, mi-août je réservais tout. : vols moins chers qu’en été, hôtels moins chers, déjà ça commençait bien.

Sur place, moins de monde dans les parcs, sur les routes en général (sauf à Los Angeles où l’on a eu beaucoup plus de bouchons que d’habitude), et du beau temps du début à la fin, un temps très doux, largement ensoleillé, juste quelques nuages de temps en temps pour ne pas faire trop envier ceux restés dans l’Hexagone. Et surtout pas un brin de vent, ce vent que je redoutais tant, plus que le froid en fait, ce vent désagréable qui a bien gêné Ninou lors de son roadtrip de 2011, mais c’était eu printemps.

Autre point positif, les lumières que j’ai trouvé plus belles plus longtemps qu’en été. Petit point négatif, les jours forcément plus courts, il faut donc prévoir un planning en conséquence, pas trop chargé. Mais nous aurons été gênés par cela qu’une seule journée, en fait où j’ai été trop gourmand, ou c’est que nous avons été trop flemmards ?

Je me lance donc dans ce récit de 2 semaines dont 11 jours pleins sur place.

J1 - Samedi 27 Octobre : Objectif rallier Paris en TGV

Pourquoi je relate cela ici ? Parce qu’une grève était annoncée depuis quelques jours. Bon, elle devait se terminer la veille normalement mais j’avais quand même quelques appréhensions.

Finalement tout s’est bien passé, train avec un léger retard mais nous avions une nuit prévue du côté de l’aéroport comme je fais d’habitude. Ainsi moins de stress à savoir si notre train sera à l’heure ou pas.

Arrivée à Paris, ouchhh un temps à ne pas mettre un frileux dehors ! Gris et surtout froid, un froid glacial comme j’ai rarement connu en octobre ! Et par-dessus le marché du vent… Autant dire que les quelques visites effectuées à Paris ne seront pas une partie de plaisir pour moi… A ce moment-là je regarde la météo annoncée les jours suivant dans les lieux que nous traverserons et je croise les doigts pour qu’ils ne se trompent pas : que du soleil et des températures très agréables de l’ordre de 25° en journée. Fingers crossed !

J2 – Dimanche 28 Octobre : Objectif rallier Los Angeles sans encombres

Pourquoi cet objectif ? Parce qu’une grève était annoncée à Air France là aussi depuis quelques jours. J’avais cependant lu des propos rassurants, il ne s’agissait que des personnels au sol, et ils ne prévoyaient pas beaucoup de perturbations, juste quelques retards.

Finalement, nous décollerons bien à l’heure sous la grisaille et dans l’A380. Places choisies toujours côté hublot, pour moi le voyage commence vraiment à travers la petite fenêtre de l’avion.

L’inconvénient, dans la plupart des vols Air France je pense, c’est cette configuration 3 places du côté du hublot. Quand on a une envie pressante et que la personne côté couloir dort la plupart du temps, ce n’est pas génial…

Bref, décollage réussi, la grisaille va nous suivre jusqu’à ce que l’on survole le Groenland. Je me dis qu’en France ils n’en ont pas fini avec le mauvais temps ces prochains jours… Survol du Groenland qui me fascine toujours autant :



Puis de nouveau la grisaille au-dessus du Canada. Les films de l’écran individuel permettent de passer le temps.

Cela commence à sentir bon, nous survolons les Black Hills, toujours de la grisaille. Puis la banlieue de Salt Lake City, ça y-est le soleil est là !



Les terres rouges commencent à se dévoiler. Puis voilà Las Vegas qui parait minuscule ! Nous survolons le Strip et ses hôtels bien connus, qui saura les reconnaître sur la photo ?

L’avion entame déjà sa descente au-dessus de zones totalement désertiques. On devine déjà l’immensité de l’Ouest américain, ces paysages à l’infini sans âme qui vive que j’aime tant.



Vient enfin Los Angeles et son interminable banlieue.



Puis après près de 11h30 de vol, nous touchons la piste ! USA nous revoilà ! Mais d’abord trois étapes pas toujours très agréables à passer : l’immigration puis la douane et enfin la location de voiture.

Une heure d’attente environ à l’immigration, mais le passage devant l’officier va très vite à ma grande surprise ! « Vacations ? », « Yes », tampon ok passez ! Même pas d’empreintes ni de photos !

Les valises sont déjà arrivées. La douane, encore 30 minutes d’attente. Là aussi le passage devant le douanier est rapide. « Food ? », « No », ok passez.

Navette pour la location de voiture, nous avions réservé auprès de DriveFTI, la navette est pleine mais tous les gens vont à National. Nous sommes les seuls chez Alamo, on passe donc instantanément. Encore à ma grande surprise, aucune pression pour prendre d’autres assurances ou pour accepter un « upgrade » de notre véhicule. En 5 minutes c’est réglé !

Nous avons le choix entre plusieurs véhicules de la catégorie Midsize SUV, beaucoup de Jeep que je sais assez gourmandes, une Nissan et une Hyundai Tucson. Notre choix se portera sur cette dernière, les pneus ont l’air ok, elle a 17 000 miles au compteur mais elle a l’air nickel. Elle s’avèrera nickel tout le long du circuit.

Voilà les vraies vacances peuvent commencer !

Voulant faire le parc Disney Anaheim ainsi que Universal lors de la soirée d’Halloween (Halloween Horror Night), j’avais réservé un hôtel à peu près à mi-chemin entre ces deux parcs, plus précisément à Downey.

Ce choix s’avèrera pas mal pour Disney, mais pour se rendre dans le secteur d’Hollywood ou de Santa Monica, nous aurons pratiquement à chaque fois à faire à de sérieux bouchons… Repas rapide dans le quartier de l’hôtel puis dodo dès 19h30, on ne fait jamais long feu lors de notre arrivée sur le sol américain.

Lundi 29 Octobre – Journée à Disney

Réveil très matinal, 4h, comme d’habitude le premier jour. Nous devons patienter un petit peu avant de prendre le petit déjeuner de l’hôtel à 6h.

Ensuite direction Disney, à 20 minutes de là, sans bouchons. Mais en cette heure matinale il y a déjà de forts ralentissements.

Finalement, arrivée à Disney, on se parque puis c’est parti pour une journée que je prévois harassante.

Eh bien, finalement, pas tant que redouté ! Moins de monde que la dernière fois que nous étions allés au mois de juin 2011. Cela se voit que dans de nombreux états américains, ce n’est pas la période des vacances scolaires. Les pires queues : 30 minutes. C’est déjà beaucoup mais je m’attendais à des 45 minutes voire 1 heure comme il y a un an et demi.

Ce que j’ai beaucoup aimé :

· La nouvelle attraction de Cars dans Radiator Canyon. Toute une partie du parc a été reconstruite sur le thème de Cars, route 66 et roches rouges. C’est nouveau, nous y sommes allés dès l’ouverture, déjà 3O minutes d’attente.



· Le simulateur 3D qui nous fait survoler les paysages de la Californie : San Francisco, Yosemite, Le Lake Tahoe, les Sequoias, la côte autour de Big Sur, Los Angeles bien sûr… C’est très bien fait, les odeurs en prime.

· Les rapides sur des bouées de Grizzly River, ça mouille, heureusement qu’il fait chaud ! · L’attraction du Pirate des Caraïbes que je trouve bien mieux qu’à Paris.

Petite déception pour l’attraction d’Indiana Jones qui est fermée pour travaux jusqu’en décembre.

Voici quelques photos prises dans le parc à l'aide d'un téléphone portable:

Buena Vista Street le matin personne!



Quelques affiches sur Paradise Pier:





La maison hantée aux couleurs d'Halloween



Le soir nous assistons au spectacle « World Of Color », plus impressionnant que les Fontaines du Bellagio. Un son et lumières saisissant.



C’est bien sûr exténués que nous rejoignons notre hôtel à Downey et nous ne faisons pas long feu.

Mardi 30 Octobre : Hollywood et plages et… bouchons !

Ce matin nous voulions faire un tour aux Studios Fox situés sur Pico Boulevard à Los Angeles.

http://www.foxstudios.com/

Nous mettrons un temps infini pour y parvenir… Freeways bloquées, artères principales bloquées et des feux non synchronisés.

Par-dessus le marché, arrivés aux Studios, pas de visites, pas d’endroits aisés pour se garer à proximité, on sait qu’il y a un « shop » mais le gars à l’entrée ne semble pas connaître ou n’a pas compris notre demande… Bref après plusieurs tours du pâté de maisons (un pâté de maison = 1 ville en France LOL) nous décidons de renoncer. Une matinée presque perdue…

Nous nous dirigeons alors vers une valeur sûre, Hollywood en passant par Beverly Hills où nous ne nous arrêterons pas cette fois-ci. Circulation encore très dense.

Nous mangeons un bout sur Sunset puis nous décidons d’arpenter la Mullholland Drive.

Nous nous arrêtons à Runyon Canyon pour parcourir les sentiers qui redescendent jusque dans le quartier d’Hollywood.

Nous voyons les fameuses lettres d’Hollywood qui sont en pleine réfection.



Et la vue sur Los Angeles est sublime, malgré la pollution dont on mesure ici toute l’ampleur.





De nombreux joggeurs arpentent ces sentiers. Je trouve toujours bizarre et agréable d’être dans la Nature aussi rapidement dans une aussi grande ville. Celle-ci s’étale, immense, à nos pieds et l’on entend seulement de temps en temps la sirène d’une ambulance ou de la police locale. A part ça, le silence.

La végétation est hyper sèche. J’imagine aisément la violence des incendies par ici lorsqu’un feu se déclare malheureusement dans ces collines.

Après quelques kilomètres à travers ces sentiers à forts dénivelés, nous décidons d’aller terminer l’après-midi à Venice Beach. A priori en 25 à 30 minutes on devrait être rendus, nous mettrons plus de 45 minutes pour parvenir à cette plage mythique.

Toujours une ambiance particulière ici, entre vendeurs « docteurs » en cannabis, artistes déjantés, bodybuilders et autres skateurs baba cool.



Moi le calme de la plage, et le soleil qui se couche sur le Pacifique suffit à mon bonheur.



A noter que par rapport à Hollywood où il faisait assez chaud, assez en tout cas pour nous faire suer sur les sentiers de Runyon Canyon, autant ici en bord de mer on supporte une petite veste. D’autant plus que le soir tombe très rapidement !

Mercredi 31 Octobre : Halloween !

Une fois n’est pas coutume, en cette journée d’Halloween nous avons décidé de faire les Studio Universal qui ouvrent spécialement pour l’occasion pour la soirée et la nuit jusqu’à 2h du matin pour les « Halloween Horror Night ».

Le ticket n’est pas le même que celui que l’on achète si on veut passer la journée dans le parc. Pour un Front Of Line Pass, nous avons payé 89$ TTC par personne.

Toutes les attractions ne sont pas ouvertes pour l’occasion. Pas de King Kong 3D, pas de Waterworld, pas de Schrek. Mais à la place plusieurs « maisons de l’horreur », des décors et des comédiens jouant à nous faire peur dans tout le parc. Bref, une bien belle soirée d’Halloween mais j’y reviendrai plus bas.

Pour passer la journée j’avais prévu le « trail » qui mène au Mount Lee afin de voir le Hollywood Sign de derrière.

Nous accédons en voiture au Hollywood Ranch puis nous commençons l’ascension. Problème, au niveau d’une bifurcation il est noté que le trail est fermé et que tout contrevenant sera poursuivi… Gloups… Déception.

Mais nous décidons d’attendre pour voir si des locaux outrepassent cette interdiction. Quelques minutes après un gars bien du coin avec son chien nous dit qu’il n’y a pas de problèmes, que l’on peut y aller… Comme d’habitude très sympa, il nous demande d’où on vient, ce qu’on a prévu de faire et nous montre 2 ou 3 coins qui ont servi aux tournages de films, notamment à un vieux Batman. Il nous chante même le générique pour nous aider à nous souvenir du titre !

http://www.youtube.com/watch?v=Sg5yRDeGw2A

Bon, le truc c’est que lui redescend et qu’on a quand même les chocottes de nous retrouver au poste pour la nuit. Drôle de soirée d’Halloween !

On y va quand même, sur nos gardes. Des personnes redescendent. On leur demande. Elles nous confirment que c’est ok, mais comme ils sont en train de repeindre le Hollywood Sign, nous ne pourrons pas monter jusqu’en haut, mais par contre nous aurons une très belle vue de face en prenant la route vers le bas.

Oui mais la vue de face on connait déjà… Tant pis, on se résigne, la vue de derrière ça sera pour une autre fois, je n’ai pas vraiment envie de jouer au français naïf qui n’avait rien compris des panneaux d’interdiction…

Nous allons donc admirer ses lettres de face, on se retrouve en fait à l’endroit même où nous étions allés en voiture pour les admirer pour la première fois en 2009 !



On se dit un peu « tout ça pour ça » mais tant pis, cela nous aura permis au moins de marcher dans ces belles collines et d’éliminer les quelques burgers que nous avions mangé jusqu’ici LOL.

Nous redescendons pour manger au Denny’s sur Sunset. Toujours pas de déception pour cette chaîne. Ce n’est pas gastronomique mais le rapport qualité prix est bon, j’avais en plus un bon de 20% imprimé avant le départ sur internet. De toute façon nous ne sommes pas venus pour faire un circuit basé sur la grande gastronomie.

Pour l’après-midi nous décidons de retourner en bord de mer, assez agréable à cette époque (loin du brouillard toujours assez présent en été), santa Monica cette fois-ci. Nous mettrons encore plus de temps que prévu par le GPS pour y parvenir.

Au moment de nous garer au parking situé à proximité du « Pier » un américain vient taper à notre fenêtre : il nous donne son ticket qui est encore valable pour près de 2h ! Super sympa !





Nous ne ferons pas un tour sur la grande roue car ce soir nous aurons notre dose d’attractions. Ambiance toujours sympa au bord de mer et où la petite laine est de rigueur.



17h, je me dis qu’il est grand temps de rejoindre Universal qui ouvre ses portes à 19h pour le Hollywood Horror Night. D’autant plus que l’on veut manger avant afin d’éviter les prix pas très doux des restaurants situés à l’intérieur du Parc ou sur City Walk.

Bien nous en a pris de partir tôt ! Car nous mettrons 1h15 pour faire 10km ! Les habitants de Los Angeles sont de sortie en cette soirée d’Halloween ! Mais restons zen, comme tous les autres dans leur voiture. En France, on aurait déjà eu droit à des quolibets et autres noms d’oiseaux… Ce qui ne fait pas avancer plus vite, soit dit en passant ! D’ailleurs, j’adore rouler aux Etats-Unis en fait, alors que je déteste ça en France… Bref…

Nous nous arrêtons chez Arby’s pour manger puis nous arrivons, après encore quelques bouchons au parking d’Universal à 19h15, le parc est déjà ouvert… Tant pis, nous avons de toute façon le Front Of Line Pass. Et heureusement, quel monde !

La palme : 1h15 d’attente à Transformers et 2h d’attente à une maison de l’horreur dont je ne sais plus le nom… Nous passerons à chaque attraction en moins de 5 minutes. Ce qui fait que nous sommes très relax !

En tout cas une ambiance de fou ! Plein de figurants jouant à vous faire peur dans tout le parc, avec des tronçonneuses, des maquillages horribles. Pour ceux qui ont déjà fait « Horror House » à Universal, il y en a des tas comme ça pour l’occasion mais puissance 10 ! Une vraie réussite, nous ne regrettons absolument pas.

A la place du tour des Studios, ils ont mis en place le « Terror Tram » qui nous amène dans la forêt. De là, une marche de quelques centaines de mètres dans la pénombre la plus totale. On marche également devant Bates Motel et Psycho House, à travers les décors de la Guerre des Mondes. Evidemment dans tous les recoins il y a des monstres pour vous faire peur.

Pas de photos, celles prises avec le téléphone ne sont pas terribles (de nuit c'est compliqué) et je n'avais pas pris mon appareil photos.

A 23h et sans nous presser, nous avons fini. Finalement nous rentrons plus tôt que prévus à l’hôtel, d’autant plus que la circulation est maintenant fluide. Cela tombe bien, demain c’est le vrai début du Roadtrip avec le départ pour Lone Pine et ses Alabama Hills au pied du Mount Whitney.

Jeudi 1er Novembre : Alabama Hills

Départ sous le soleil et bizarrement pas de ralentissements pour sortir de Los Angeles malgré une circulation toujours très dense. Puis les maisons se font de plus en plus rares, les 2 fois 6 voies laissent placent à une « modeste » deux fois deux voies. Je retrouve les grands espaces que j’affectionne tant !

Nous traversons les beaux paysages de Red Canyon State Park, mais nous ne nous arrêterons pas. Je veux avoir assez de temps dans les Black Hills et je sais qu’à 17h il commence déjà à faire nuit. Et accessoirement je n’ai pas envie de payer l’accès à un State Park pour y rester finalement que 10 minutes… Une prochaine fois là aussi car vu de la route ça a l’air sympa.

A l’arrivée à Lone Pine le ciel est voilé voire fortement nuageux plus au Nord et vers les sommets. Nous sommes agréablement surpris par l’ambiance qui se dégage de cette petite bourgade coincée entre la Vallée de la Mort et les sommets culminant à plus de 4000m de la Sierra Nevada.

Après le check-in tôt à l’hôtel, mais possible, nous prenons sans tarder la direction des proches Alabama Hills via la Whitney Portal Road. Je suis tout de suite charmé malgré le manque de soleil qui aurait dû illuminer un peu plus les paysages, notamment le Mount Whitney majestueux en arrière-plan mais qui bizarrement ne nous donne pas l’impression d’être si haut.



Nous bifurquons sur Movie Road qui est non goudronnée, mais qui est une piste en très bon état. Par contre à partir de là et jusqu’à la fin de notre voyage, notre voiture blanche ne sera plus très propre…





Et voilà le fameux Mount Whitney, plus haut sommet des USA, hors Alaska.



Nous nous arrêtons fréquemment en bord de piste et marchons au hasard entre les cailloux voire même escaladons les cailloux. En effet, pas d’indication ici. Il y a bien un plan facilement trouvable sur internet avec notamment les diverses arches que l’on peut trouver ici, mais une fois sur place c’est entièrement de la débrouille ou alors il faut avoir un GPS…

Mais nous aimons bien la découverte au petit bonheur la chance.



Le fait de ne pas forcément voir les coins les plus photographiés notamment Moebius Arch (que l’on n’aura pas trouvé mais que l’on n’aura pas forcément cherché LOL) ne me pose pas vraiment problème. Nous sommes contents des sites que l’on découvre.

Les couleurs de l’automne sont bien présentes sur les rares arbres que l’on croise. Et dire que je m'attendais (préparais) à une ambiance hivernale pour ce circuit! Finalement les grosses estes ne servirons jamais.



Finalement pas de coucher du soleil puisque le ciel s’obscurcit de plus en plus mais il ne pleuvra finalement pas.

Superbe journée, seuls ou presque, à arpenter ces Alabama Hills qui sont très spéciales. Bien sûr en plein été et en pleine journée, l’intérêt de doit pas être le même. Nous finirons la journée au Pizza Factory du coin.

Vendredi 2 Novembre : Death Valley puis Sin City

Notre chambre du Comfort Inn de Lone Pine donne sur le Mount Whitney, nous assistons donc au lever du soleil depuis notre fenêtre.



Puis c’est parti pour Death Valley, un court passage est prévu avec la visite de quelques points stratégiques. Dès que nous quittons Lone Pine, nous circulons à travers des paysages incroyables, c’est le désert mais un « beau désert ».

Ensuite, avant de pénétrer dans le Parc de Death Valley il faut franchir plusieurs cols, la température a nettement fraîchi mais nous sortons quand même admirer les points de vue.



S’ensuit la route en montagnes russes, très amusante pour le conducteur voulant faire quelques sensations à son passager. Enfin, nous arrivons au fond de la vallée proprement dit au niveau de Stovepipe Wells où l’on avait dormi 2 nuits en juin 2011.

Je vais acheter mon pass des parcs nationaux puis on part pour Mosaic Canyon non loin de là. Avant notre arrivée, des crues avaient défoncé plusieurs pistes de la Death Valley. Eh bien visiblement une piste réputée facile en porte encore les stigmates ! J’aurai quelques sueurs froides à la parcourir : de beaux trous mais surtout une myriade de cailloux bien pointus la parsème. Je n’irai pas plus vite que 10 miles à l’heure… Heureusement elle est assez courte, nous sommes vite rendus à la sortie du canyon.

Vue côté vallée :

Pour photographier le canyon, ce n’est pas vraiment la meilleure heure mais il fait très bon et nous nous régalerons à parcourir ce canyon pratiquement seuls une fois de plus.

D’abord large, il se rétrécit très franchement ensuite puis redevient large par la suite.





Nous continuons encore un peu puis rebroussons chemin. Au retour sur la piste nous croiserons un camping-car ! Je devrai me garer pour le laisser passer. Il y a vraiment des aventureux… (Pour ne pas dire fous LOL).

Non loin de là nous nous arrêtons pour gambader un peu dans les dunes de Mesquite. Ici beaucoup plus de monde, mais ça reste largement acceptable.





Nous marcherons quelque peu dans les dunes mais le soleil commence à taper fond, il n’est pas loin de midi. Nous reprenons notre chemin en direction de Furnace Creek.

Arrêt rapide à Zabriski Point que j’aime toujours autant. Il est possible de ne pas se contenter seulement du point de vue mais de marcher dans les Badlands. Au lever ou coucher du soleil cela doit être une bien belle expérience.



Pour finir notre petite excursion dans la vallée, nous prenons la longue route vers Dante’s View. Celle-ci ne monte franchement que vers la fin. Longue route mais qui vaut vraiment le coup car le point de vue est sublime, il fait assez frais, eh oui nous sommes bien montés en altitude.

Ne pas se contenter du point de vue directement sur le parking mais se diriger vers la gauche et le point de vue accessible après quelques centaines de mètres.





Après ce saisissant point de vue, nous prenons la direction de Las Vegas via Pahrump. Où nous ferons notre plein d’essence. Après le gallon à plus de 4$ en Californie voire 4$50 suivant les quartiers de L.A., nous trouvons ici une station dont le gallon est à 3.49. Nous ne trouverons pas moins cher du séjour jusqu’à Phœnix où nous croiserons une station où le prix était de 3.45$. D’une manière générale le prix du gallon variera entre 3.60 et 3.75 dans les coins où nous mettrons nos pieds ces jours prochains.

Après avoir pris un rafraîchissement dans cette charmante ville de Pahrump avec ses non moins charmants habitants où je ne passerai pas mes vacances nous partons pour Las Vegas. Bon, après réflexion, ceci mérite une explication… J’avais une envie pressante, à l’endroit où nous nous étions arrêtés pour nous désaltérer je pousse la porte des toilettes, et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un sur le trône me laissant un regard de tueur et me rugissant à la figure « vous auriez pu frapper ». Oui mais je n’étais pas sensé savoir que les toilettes ne fermaient pas ou que cette personne n’avait pas verrouillé la porte… Et il s’avérait que cette personne était un serveur du restaurant… Bref ça m’a fait passer l’envie, je me soulagerai à Vegas…

Arrivée à Vegas, nous retrouvons la circulation dense. Notre hôtel, le Stratosphere, excentré mais dans le prix de la chambre était compris l’ascension de la Tour (chère sinon, 15 ou 20$ par personne sinon) que je voulais refaire et un buffet offert pour un buffet acheté (ce qui fait que le buffet nous reviendra à 10$ par personne ce soir-là). En plus nous sommes vendredi soir et les prix des hôtels n’étaient pas doux.

Je ne regrette pas. Nous avions une chambre « remodeled » donnant sur le derrière et Red Rock Canyon. Le buffet était sympa, sauf les desserts. La montée à la Tour est toujours aussi impressionnante.



Nous irons ensuite nous garer au Bellagio, assisterons au spectacle des Fontaines





Puis nous remonterons tout le Strip à pieds jusqu’au New York. A noter que l’Imperial Palace est en travaux, qu’ils ne vont pas tarder à démolir le Sahara et que j’ai l’impression qu’il y a de nouvelles passerelles et que l’on ne traverse plus les rues autant de fois qu’avant. Cela doit être bien pour la circulation, mais en tant que piéton c’est crevant, d’autant plus que cela nous oblige à rentrer dans les hôtels où l’on n’avait pas prévu d’aller.

Nous allons à la boutique Coca Cola afin de goûter aux Coca Cola du monde, chose que nous n'avions jamais faite après plusieurs passages à Vegas.



Eh bien, c'est bien déguelasse, à deux nous n'arriverons pas à boire la moitié de ce qu'on nous avait servi. Mention spécial à la mixture italienne... Mais le reste n'est pas top non plus. En tout cas mon palais n'est pas fan.

Coucher exténué. Vegas ça crève toujours, heureusement demain on repart pour les parcs !
Turquie: récit d'un mois fort agréable English translation pending
by Olivierq · 2012-11-02 · 4 replies
Départ à 4 (nos filles 11 et 14) Change 1E=2.17LT Bonjour, Voici un résumé de notre mois passé en Turquie...

25Arrivée à Istanbul prendre le LRT Light Rail System qui relie l’aéroport à la gare des bus tt les 10mn 2LT. Attention le change à l’aéroport n’est pas favorable 1E=2.07LT. Puis bus pour Ankara 6h 45LT. Les bus sont confortables et tb organisés. 26 Ankara : Hittit hotel, nous n’avions pas réservé d’hôtel à l’arrivée et à 23h nous n’avons pas eu de choix (c’était une erreur) 95LT la chambre dans le centre. Trop cher pour ce qu’il valait. Musée des civilisations a faire absolument avec guide de préférence + Balade LP 403pour avec citadelle, tour, porte du doigt. Prendre un taxi pour tombeau d’Atatürk (possible en métro mais fatigant) il est grand et impressionnant très Stalinien ne pas manquer le relève de la garde. 27 Ankarabus pour Goreme 45LT. Très pratique pour les transports, Goreme a beaucoup de charme, oui il y a des touristes mais ce n’est pas l’invasion! Auberge tout au bout du village avec piscine vu sur les montagnes 90LT/Chambre avec petit dèj et 12LT en dortoir. C’est une excellente adresse, ils sont sympas, la piscine est belle et l’hôtel est très bien placé. L’office du tourisme est efficace. Je vous recommande un resto testé et tb, il est dans le centre au dessus de la rue du canal Ozem restaurant Muze Caddesi 1 pas cher et très bon. 28/29/30/31/1 Goreme et les vallées. A- Aller à Zelve en taxi 25LT et faire le retour à pied : très belle balade. B- Musée en plein air de Goreme puis à la sortie du musée prendre la route qui monte marcher 2km, passer le camping et après prendre à gauche et redescendre vallée rose, vallée rouge. C- Aller à Uschisar en bus, visite de la citadelle et retour à pied. Attention pour ce retour, le routard indique bien qu’il faut prendre à gauche au « collecteur d’eaux usées en bas du village » or lors de notre passage un panneau indiquait le chemin de droite et effectivement si la ballade est belle elle se termine par un apique qui semble faisable et qui ne l’est pas ! Attention à l’accident…Nous avons été remis sur le bon chemin par une personne du coin qui nous a fait passe par des endroits impossibles à trouver seul…Soyez vigilants ! D- Villes souterraines c’est à voir très intéressant une me semble suffisant. Facilement faisable en bus Goreme-Neveshir 3LT Neveshir-Derinkuyu 4LT C’est la plus grande des villes souterraines c’est très intéressant prenez votre temps une lampe et un pull ! Nous n’avons pas fait la vallée d’Ilara qui n’est pas faisable en transports en commun. J’avais emporté ces renseignements supplémentaires d’un membre de VF. 1 - vallée de l'Amour (entre Cavusin et Göreme, une petite route sur la droite et l'entrée de la vallée est sur la gauche, quelques centaines de mètres plus loin : il faut continuer encore un peu sur la route si vous voulez voir la vallée par le dessus et non de l'intérieur, les 2 sont possibles : la fin de parcours pour monter vers Uçhisar est un peu difficile de l'intérieur) - Uçhisar (déjeuner et visite du village) - vallée des pigeons - Göreme village 2 - Göreme, visite du musée de plein air et autres églises puis vallée des Epées et remontée jusqu'à Cavusin (déjeuner + visite du village + montée à la basilique St Jean + église Nicéphore Phocas + un peu avant cette dernière en venant du village, prendre un chemin sur la droite qui mène dans un cirque superbe) 3 - Vallée rose (départ au point de vue Kizil Cukur) - Cavusin (déjeuner) - Prendre le chemin qui monte sur la crête derrière l'église Nicéphore, poursuivre jusqu'aux cheminées champignons de Pasabag et ensuite, s'il vous reste du courage, jusqu'à Zelve 4 - Ürgüp (visite de la vieille ville, Kaya Kapi, monter aux différents points de vue) - Puis prendre la côte qui part du centre ville vers Nevsehir : après les caves à vin et au niveau de l'hôtel Marmara, prendre à droite et monter (cheminées de fées et sentier qui mène aux anciennes habitations troglodytes) - Déjeuner puis prendre l'ancienne route d'Avanos Zelve - Vallée de Hal et revenir vers la vallée de Devrent quand le soleil commence à baisser (point de vue au niveau de l'embranchement des routes), puis descendre vers Zelve et prendre les petits sentiers sur la droite pour monter dans les cônes éclairés par le soleil rougissant : c'est magique ! 5 - Ürgüp (un sentier parallèle à la route de Nevsehir) - Cheminées de fées - Poursuivre jusqu'à un moment où il faudra traverser la route pour aller rejoindre le Hallaç Manastir (visite) puis Ortahisar (déjeuner puis visite du village) - Vallon de Balkan jusqu'à Ibrahimpasa (visite du village) 6 - Ürgüp (route de Mustafapasa) - Vallées de kepez et de Pancarlik - Puis, embranchement sur la gauche pour aller aux pigeonniers d'Üzengi - Suivre la vallée puis reprendre un petit bout de la route (il existe des chemins, mais là, il faut vraiment connaître !) jusqu'à Mustafapasa (visite du village + monastère et églises) 7 - Gülsehir (voir mosquée + medrese) - Eglise St Jean - Monastère Açik Saray - Suivre le chemin : un peu plus loin sur la droite, un sentier à travers les arbres pour voir encore des vestiges monastiques et une cheminée de fée originale en forme de gros champignon à ombrelle (la pente est également truffée de nids de tortues, difficile de ne pas en voir) - Reprendre le chemin pour faire la vallée de Cat jusqu'à Nevsehir - Prévoir un casse-croûte ! 8 - Entre Ürgüp et Mustafapasa, route d'Ayvali : vallée de Gömede puis revenir sur vos pas pour aller jusqu'au village d'Ayvali en marchant sur la route mais très peu de véhicules ! De très belles promenades mais plus loin : 9 - Vallée de Soganli : à partir de la place du village, une boucle sur la droite et une promenade sur la gauche du ruisseau (une fois les églises visitées, ne pas hésiter à monter un peu par le chemin de gauche pour avoir un très beau point du vue sur le village) - En route, entre Soganli et Mustafapasa, de nombreux sites ou villages à visiter : barrage de Damsa - Cemil - Monastère de Keslik (une possibilité de randonnée de Keslik à Mustafapasa en passant par Cemil et Damsa) - Taskinpasa - Sahinefendi (village + cité antique en cours de fouilles) - Güzelöz 10 - Vallée de Peristrema appelée aussi d'Ihlara : de ce village jusqu'à Selime avec possibilité de déjeuner (et de démissionner !) au milieu, à Belisirma - La promenade se fait sur la gauche du Melendiz pour la jusqu'à Belisirma (en traversant de temps en temps pour visiter une église) et sur la droite après - Ne surtout pas vous laisser avoir par les enfants qui vous diront qu'on ne peut pas passer et qui vous proposeront de vous guider en vous faisant traverser des boyaux : arnaque, il suffit simplement de suivre le chemin et il n'y a aucune difficulté ! lampe électrique

Des randonnées en boucle sont possibles à la journée en combinant plusieurs vallées :

- Depuis Göreme, montée par la vallée de l’amour et vallée blanche jusqu’à Uschisar. L’approche jusqu’à l’entrée des vallées s’est faite à pieds en bord de route (45 min). Redescente par la vallée des pigeons. Une belle randonnée à la journée avec très peu de dénivelé.

- Depuis Göreme, allez jusqu’à Cavusin à pieds en serpentant dans les vignes et les cheminées de fées sur la droite de la route. De Cavusin, un sentier bien tracé permet de remonter la vallée rose en passant en pied de falaise et en dominant la vallée. Une approche du haut très sympa. Attention, il a plusieurs sentiers et sentes sans réel balisage. Trouver le bon peut être compliqué mais peu de chance de se perdre. Il ne faut pas avoir peur d’avancer mais avoir là aussi un minimum d’expérience en randonnée hors sentier. Pour notre part, nous avons ensuite rejoint le fond de la vallée par un sentier (vallée rouge ?) et alors remonté la vallée rose jusqu’à la route. Redescente jusqu’à Göreme à pieds par la route en passant par le musée en plein air. (La vallée du Devrent une route passe en plein milieu…dommage.) 2 Départ pour Egirdir avec arrêt à Konya 35LT + 25LTil y a des hôtels et pensions modestes environ du musée de Mevlana, nous n’y avons pas dormi. Konya est une très grande ville sans charme et on peut à mon avis très bien s’en passer, une seule ligne de tram jusqu’au terminus qui est le centre-ville 3LT. 3/4 Egirdir et son lac. Plein de pensions sur la presqu'ile du lac taxi gare routière hôtel 10LT. Nous avons dormi au Paris hôtel 130LT pour 2 chambres avec petit dèj. Ville agréable et joli lac ou il fait bon se baigner. Balade en bateau 50LT pour 1h30. Etape sympa mais pas indispensable. 7/8 Antalya bus 30LT vielle ville très sympa. Nous avons logé au Sibel Pension 2420241013016 www.sibelpension.com ce petit hôtel (11 chambres) plein de charme est tenu par une française installée en Turquie depuis 50 ans 70LT/pour2. C’est adorable petit dèj super, conseils, chaleur je recommande vivement cet endroit ! De la gare routière prendre le tram (nouveau) pour le centre, c’est très rapide pourtant les guides n’en parlent pas. Une fois installé du centre-ville, prendre la deuxième ligne de tram (les vieux) et aller au terminus qui est en face du musée. Ce musée est très intéressant prendre l’audio-guide. Ensuite descendre la falaise à pied en l’on est sur la plage. Le lendemain Termessos. Le site est SUBLIME, très sauvage, le théâtre en haut des montagnes avec vue sur la mer laisse rêveur... Entrée payante à faire en taxi 100LT avec 3h d’attente, le plan transports en communs est une vraie galère. Il faut se balader quelques heures pour apprécier l'ampleur du travail. Nuit à Antalya 9/10/11/12 KAS bus 25LTpetit village très sympa, nous avons logé au camping dans des petits bungalows spartiates mais propres avec une bonne literie pour 65LT/pour deux sans le petit dèj. La mer est très belle, les transats sont à disposition est le bar un peu cher. La marche sur la voie Lycienne 4h est superbe et à la fin on arrive sur la falaise face à Kas quelle vue ! Il faut partir tôt, avoir de l’eau est prendre un dolmuch jusqu’à Agullu de là suivre la route sur 2km puis commence un chemin sur la gauche avec un marquage blanc/rouge. Les traces ne sont pas toujours très visibles mais on arrive à se repérer. Arrivé face à la falaise un chemin bien balisé indique la descente. A ne pas manquer non plus, une balade en canoë vers Kalekôy, de nombreuses agences proposent à peu près le même tour, il faut négocier et en voir plusieurs. Pour nous cela a couté 60 LT/Adulte et 45LT/Enfants pour toute la journée avec repas et aller/retour au camping les prix peuvent aller de 50 à 110 alors faites votre choix. Nous avons aussi fait une balade le long de la cote jusqu’à Mermaid beach sympa mais pas indispensable. Les restos sur le front de mer sont chers, Bi loma et ses raviolis TB. 13/14/15 Fethiye bus 20LT Taxi 20LTDuygu pension www.duygupension.com 80LT la chambre belle piscine, l’hôtel est à 1km du centre mais les dolmuch 2LT sont nombreux. Les monuments funéraires de Fethiye sont superbes à faire en fin de journée 5LT. (la route est indiquée à l’intérieur du site de Kayakoy 6km), soit transport en commun 5LT. La plage de Kayakoy est immense mais pas si belle que cela. C’est un gros spot pour le parapente ! Du port de Fethiye, de nombreux bateau proposent des « daly boat trip » les 12 iles, y aller vers 9h45 les départs sont à 10h30 et choisir et négocier sa place (bateau avec ou sans musique, avec ou sans toboggan, grand petit) nous avons payé 60LT pour 4 avec le repas pour un retour à 17h, c’était une très belle journée. 15/16 Pamukale qui est une vraie merveille par contre il faut y aller tôt le matin ou bien en fin de journée car ensuite avec la foule c’est l’enfer! De nombreux hôtels ont une piscine car ils bénéficient de l’eau fraiche du site. Pour les resto c’est vite l’arnaque, néanmoins si vous voulez bien manger pas cher avec mézé et tout le reste, je vous recommande en bas du village Unal restaurant. 17/18 Selçuk est une ville très agréable, en plus de sa proximité d’Ephèse; la basilique Saint-Jean (pas vu) la mosquée Isa Bey, le musée d’Ephèse. Pour la baignade mer Pamucak est bien sympa dolmuch pour ¾ LT. Visite d'Ephèse le matin tôt le top presque 2h seul, nous avions un hôtel génial plein de charme le Akay hotel www.hotelakay.com 150LT la chambre à 4 avec petit dej clim et une très belle piscine. 19/20/21/22 Istanbul Paris hôtel très bien situé, pas cher 30LT par personne avec petit dèj, personnel sympa mais l’hôtel est très moyen (ou très bien pour le prix, c’est selon !). Nous y sommes arrivé pour la fin du ramadan et tout était fermé pendant deux jours …Dommage ! Je ne lancerai pas à résumer Istanbul en quelques lignes, c’est une ville superbe allez-y vous verrez ! Prenez un hôtel bien placé c’est très important ! Puis après un superbe mois retour.

Bilan pays superbe, sites grandioses, gens sympa, transports faciles mais un peu cher, dépaysement moyen budget il faut faire attention!
Oman, du désert à la mer English translation pending
by Jemaflor · 2012-04-04 · 15 replies
Les pays côtiers de la péninsule arabique ne se résument pas seulement au gigantisme, à l’opulence et à l’ultra-modernisme des villes des Emirats arabes unis. Plus au sud, au Sultanat d’Oman, on découvre encore une vraie authenticité. Là-bas, les villes ont une taille humaine, des oasis sont nichées au cœur d’un impressionnant massif montagneux et l’immensité du désert ne cesse de fasciner le voyageur. Oman c’est aussi la mer et le stratégique détroit d’Ormuz avec ses surprenants paysages de fjords d’Orient. Des impressions de voyages, des souvenirs vécus … et aussi des photos pour illustrer le texte de voyage que je vous propose.

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A l’horizon, malgré les brumes de chaleur et de poussières on aperçoit déjà le port de Mutrah … ma première étape omanaise.



La ville blanche semble blottie au pied d’imposantes montagnes. De part et d’autre de la baie, un parfait arc de cercle, une forteresse ainsi que plusieurs tours de guet juchées sur des éperons rocheux témoignent du passé défensif de la localité. Ici, contrairement aux villes des Emirats arabes comme Dubaï ou Abou Dhabi, aucun gigantesque gratte-ciel ne rompt l’harmonie urbaine ; les habitations et les immeubles de la ville qui s’étendent le long du front de mer ont seulement quelques étages. Immanquablement elle attire le regard, de sa hauteur elle domine la cité avec son élégant bulbe bleu que surmonte son minaret … elle ? C’est la principale Mosquée de ce charmant port de la côte omanaise.



Tout autour de la fameuse mosquée bleue, il faut se balader dans le quartier ancien de la ville : dédales de rues étroites, maisons blanches imbriquées, balcons ouvragés témoignant d’un riche passé. Des demeures qui ont été construites par les Lawatiya qui dès le XVIIème faisaient le commerce des épices jusqu’à Zanzibar. Un quartier où le commerce est toujours bien présent puisque c’est à proximité qu’est situé le souk traditionnel. Le milieu de l’après-midi n’est sans doute pas le moment le plus animé de ce marché permanent ; mais au moins, on peut s’y promener sous ses arcades, en toute tranquillité parmi les nombreuses échoppes. Mais jeter un œil aux étalages est toujours interprété par les marchands comme un souhait d’achat.



Passant devant une boutique d’étoffes, j’observe avec intérêt un empilement de traditionnelles coiffes brodées, comme celles que portent beaucoup d’omanais. En juste quelques instants, me voilà coiffé à mon tour d’une de ces fameuses kumma, le vendeur m’affirmant que cela me va très bien ! Comme je dois avoir l’air de douter, il change de couvre chef en m’ajustant sur la tête un turban… ainsi le temps de quelques essais, je me retrouve donc transformé en Sultan ou Emir … dépaysant et amusant ! Parmi les autres spécialités du pays, on ne passer sous silence l’encens dont les senteurs, très plaisantes, parfument l’ensemble du souk. L’occasion pour moi d’apprendre que ce parfum est extrait de la résine d’un arbre portant le nom savant de Boswellia sacra, il pousse en nombre plus particulièrement dans le sud du pays.

Il est agréable de poursuivre la découverte en marchant sur la promenade du front de mer, les yeux rivés vers la mer et ses eaux bleues, les mouettes semblent s’être données rendez vous, attirées sans doute par quelques poissons ou déchets. Les oiseaux marins très agités tournoient, crient et se chamaillent … je ne peux m’empêcher de penser en assistant à ce vol à la célèbre scène cinématographique des Oiseaux d’Hitchcock.

Une jolie route serpente sur la corniche en direction de la capitale Mascate, elle se faufile entre les rochers et offre de superbes points de vue, sur la mer ainsi que sur les quartiers de la ville enserrés par les versants montagneux : maisons et immeubles blanchis éclatant sous le soleil sur un fond de parois minérales ocre-brun, un grand contraste de teintes et un panorama photogénique.

Un peu plus loin, on parvient au Palais du Sultan, l’Alam Palace. Une des résidences de sa Majesté le Sultan Qabos bin Saïd, le plus haut dignitaire du pays. Une longue perspective guide le regard vers le palace à l’architecture orientale, quant au luxe et au raffinement de l’intérieur, on l’imagine somptueux. Oman, voici quelques précisions concernant ce Sultanat méconnu : un pays situé au sud-est de la péninsule d’Arabie sur le bord du Golfe d’Oman, successivement sous occupation portugaise (1570-1650) puis sous protectorat britannique jusqu’en 1971. 80 % du territoire est occupé par le désert. Environ 2,8 millions d’Omanais dont plus d’1 million vivent dans la capitale Mascate. Les ressources économiques ? Le pétrole évidemment mais également le gaz naturel, les dattes et le tourisme …

Traverser Mascate, c’est cheminer parmi de larges avenues ponctuées de ronds-points successifs, l’espace ne manque pas au pays du désert ! Ici une arche monumentale surplombe la chaussée. Partout des alignements de palmiers et des massifs fleuris bordés de gazon verdoyants agrémentent la ville, une végétation florissante obtenue à grands renforts d’arrosages, d’ailleurs on distingue nettement entre les plantes les nombreux tuyaux quadrillant les massifs.

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Après ce rapide tour de ville, il est temps de quitter l’agglomération, le but de notre découverte étant l’arrière pays avec ses montagnes et son désert. Passés les derniers immeubles et hangars, de part et d’autre de la route N° 15 (en très bon état) il n’y a de place désormais que pour des étendues rocheuses, un amoncellement chaotique de pierres sur un tapis de poussière. Le vent par moment soulève des nuages de sable et de particules qui tourbillonnent ou volent dans le sillage des véhicules.

Au détour d’un long virage, comme au milieu de nulle part, apparaît un peu de verdure. Une palmeraie puis une ville, Fanja, nichée dans une vallée entre les contreforts montagneux. Devant un tel panorama l’arrêt sur le bas-côté devient irrésistible, histoire de profiter de la vue.





Juste en contrebas, à la lisière des palmiers dattiers, on aperçoit une parcelle cultivée entourée de sortes de rigoles, elles permettent la distribution de l’eau si précieuse dans ces contrées aride. Ce système ancestral d’irrigation appelé « falajs » s’avère très judicieux, il capte l’eau dans des sources souterraines et l’achemine vers les terres agricoles.

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Poursuivons la route à travers le djebel et le massif du Hajar dont les sommets les plus élevés atteignent les 3000 mètres. Après la teinte jaune ocre, c’est maintenant le rouge qui domine dans ce désert minéral.





Par endroits, la montagne est entaillée de profondes gorges, les « wadi ». Comme il n’y a pas de route qui longent ces cours d’eau en parti asséchés, continuer notre route nécessite de rouler directement dans le lit de la rivière sur des pistes, vous l’imaginez, chaotiques et caillouteuses … Quelques filets d’eau persistants obligent notre conducteur à passer prudemment quelques gués. De chaque côté de notre 4x4 de grandes gerbes d’eau se forment, lavant au passage toute la poussière accumulée durant le trajet sur les pistes. Des gués qui peuvent s’avérer de véritables pièges pour les amateurs aventuriers qui n’ont pas une parfaite connaissance des « wadi ». Voilà des touristes qui nous voient arriver avec un accueillant sourire … leur 4x4 est « noyé » dans un de ces gués ! Qu’à cela ne tienne, l’entraide est toujours de mise dans ces lieux isolés ! Une corde est vite attachée au véhicule en détresse, quelques coups d’accélérateur et notre puissant 4x4 tout terrain les tire d’affaire.



Une pause est maintenant la bienvenue près d’une minuscule oasis qui se résume à deux palmiers perdus au milieu de ce canyon aux parois encaissées.

Sortis du wadi, c’est en direction de l’immense désert que nous nous dirigeons. Le sol est maintenant à perte de vue uniformément plat et les routes rectilignes … inutile d’ajouter que le paysage sur cette portion n’a que peu d’intérêt mais c’est un passage obligé pour atteindre notre but !

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Le « désert des déserts », le Wahiba tant attendu approche, le sol est de plus en plus sablonneux. De petites dunes, très régulières, strient la région, des lignes droites parallèles dont la perspective s’estompe au lointain. Une rare végétation faite de quelques touffes sèches et d’arbustes poussent de façon surprenante dans ce lieu torride. C’est aussi l’endroit où nous croisons quelques dromadaires, les seigneurs du désert et dignes compagnons si familiers des bédouins. Leur allure lente nous fait croire un instant qu’ils sont dociles et que l’on peut aisément les approcher, histoire de mieux les observer … mais ils accélèrent aussi tôt le pas, dommage (pour nous !). L’un d’entre d’eux, rencontré un peu plus loin, me permet de lui tirer le portrait … mais oui, vous êtes magnifique de profil avec la mâchoire ouverte en guise de sourire !



Juste devant nous une dune de sable ocre, plus haute que les précédentes, barre l’horizon, nous sommes enfin arrivés aux contreforts du désert de Wahiba. En connaisseur du lieu, notre conducteur fait une pause, pour nous assurer un premier moment de contemplation ? Pas seulement ! Il faut dégonfler les pneus du véhicule 4x4 afin d’avoir une meilleure prise dans ce sol meuble. Et nous voilà rapidement repartis … à l’assaut des montagnes de sable du désert.





Le moteur ronfle en gravissant la pente, toute la puissance du tout terrain est nécessaire, le sable vole dans le sillage des roues … un dernier effort et nous sommes parvenus sur une crête, là où le sable a été durci par le vent. La vue nous enchante, un horizon de dunes, rien que du sable à perte de vue, le regard se perd vers l’infini où le relief semble se confondre avec le ciel noyé dans la brume … Après ces instants de contemplation, la chevauchée reprend, prise d’élan dans une pente puis virage sur le versant d’une dune, passage du sommet d’une crête, puis un piqué impressionnant de la calandre dans le sable ! Nous ne sommes pas au bout de nos émotions d’autant que notre chauffeur, sourire de satisfaction aux lèvres, prend semble-t-il un malin plaisir à nous surprendre par sa conduite sportive ! Une portion très pentue dévalée à toute allure et une ample embardée soulève un nuage de sable et de poussières … le véhicule stoppe enfin sa course folle ! Nous sommes comme au fond d’un cratère et je me demande comment nous allons bien pouvoir en sortir. C’est méconnaître l’habileté des chauffeurs du désert. Pour remonter la pente raide il faut d’abord prendre de l’élan, enclencher toute la puissance des quatre roues motrices, donner sans cesse de petits coups de volant afin de zigzaguer dans le sable … et cela ne suffira pas. Dégonfler un peu plus les pneus, reprendre de l’élan, s’ensabler … puis recommencer. A la troisième tentative, ça y est nous sommes sortis du trou, ouf et bravo au pilote !

L’aventure dans le désert n’est plus qu’un souvenir, nous sommes de retour sur la côte dans le port de Mutrah. La lumière du soleil s’atténue, en partie masquée par la brume pour disparaître ensuite derrière les montagnes omanaises. Les bruits de la ville s’estompent, le crépuscule fait ressortir les lumières urbaines alors que l’appel du muezzin retentit dans la baie, c’est l’heure de la prière du soir, c’est aussi le moment du départ vers une autre région du sultanat.



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Oman présente une géographie particulière, son territoire est éclaté. Le sultanat ne se réduit pas seulement aux régions côtières et désertiques du sud-est de la péninsule arabique, Oman possède aussi une enclave située plus au nord dans le territoire des Emirats arabes unis : la péninsule de Musandam. Ce territoire hautement stratégique, le fameux détroit d’Ormuz, voit transiter pratiquement la moitié du pétrole mondial ! Seulement une cinquantaine de kilomètres séparent l’extrémité de la péninsule des côtes iraniennes et de la ville de Bander Abbas (Iran).



Les premières lueurs matinales donnent un aspect cuivré aux parois des montagnes qui entourent la ville de Kasbah, principale ville de la province de Musandam. Environ 18 000 habitants vivent ici, Kashab signifie fertile ce qui ne semble pas vraiment évident lorsque on arrive dans cette contrée. Certes, il y a bien la verte palmeraie mais tous les alentours ne sont qu’un univers essentiellement minéral ; paraît-il, les cultures se trouvent un peu plus loin parmi les vallées de l’intérieur.





A première vue, ce que l’on remarque le plus ici, c’est l’animation sur les berges. Face à de rudimentaires pontons flottants, on observe quelques toiles de tentes et des camionnettes que déchargent des hommes affairés. Des cartons, colis et ballots de tous genres s’entassent sur les pontons avant de prendre place sur des embarcations à moteur, toutes alignées près des berges, apparemment chacun attend son tour. Ce commerce, pourtant bien visible, est en fait de la contrebande, mais les autorités ferment les yeux. Les bateaux arrivent en général le matin d’Iran (une heure environ pour traverser le détroit), souvent chargés de chèvres et repartent avec un lourd chargement de matériels (électronique, hifi …) rares et très chers en Iran. On a même vu, paraît-il, le passage d’automobiles, elles sont bien meilleur marché dans les Emirats qu’en Iran ! Ce trafic illégal est toléré, tout le monde y trouve sont compte jusqu’aux nombreux passeurs (officiellement des pêcheurs !) qui font leurs affaires à visage découvert pourrait-on dire … enfin presque ! Puisque deux des hommes du bateau rapide qui nous double en direction des côtes iraniennes sont couverts d’un turban et le visage protégé par un shesh !



Il y a d’autres embarcations à Kashab, plus traditionnelles, les boutres. Très élégants avec leur coque en bois, certains ont un pont terrasse à l’étage. Ce moyen de transport est idéal pour se balader sur les eaux du fjord à l’extrémité de la péninsule. Le fjord d’Oman est loin de ressembler à ceux plus connus de Norvège, on ne trouve pas ici de versants verdoyants ni l’humidité de la Scandinavie ! Cependant, les paysages offrent aux visiteurs une beauté pas dénuée d’intérêt. Le fjord Khawr Khasabi s’enfonce sur 17 kilomètres dans le massif montagneux de la péninsule, son tracé sinueux se faufile entre des à-pics vertigineux. Les strates des parois des falaises apparaissent parfois obliques ou plissées parmi un amoncellement de roches fracturées, brisées et éboulées.



Sur tribord, le boutre contourne une formation rocheuse dont l’aspect évoque un dôme, presque un pain de sucre, les paysages défilent lentement sous nos yeux à mesure que l’on progresse dans ce corridor de montagnes inhospitalières. Il y a quand même quelques habitants sur les bords du fjord regroupés en sept villages. A l’image de celui que nous apercevons droit devant nous. Minuscule hameau d’une cinquantaine d’habitants, quelques maisons blanches et une salle de prière blotties au pied de vertigineuses parois rocheuses en partie éboulées… quant au confort, il est spartiate ! L’eau courante ? Absente bien sûr ! Aussi le ravitaillement en eau est assuré régulièrement par bateau citerne. Sur le rivage sont amarrés deux catégories de bateaux. Ceux aux coques métalliques avec moteur puissant qui permettent de se rendre à Kashab pour le ravitaillement ou pour la scolarité des enfants et les autres, plus traditionnels aux coques en bois, utilisés pour la pêche. On s’en doute, la vente de poissons ne suffit plus à nourrir ces familles isolées, toutes sont aidées par le gouvernement du Sultanat d’Oman … mais la vue de nombreuses maisons en ruine à la périphérie du village est un témoignage de déclin. Il est aisé d’imaginer que les jeunes de ces villages éloignés préfèrent désormais le mode de vie plus animée des cités modernes des Emirats … ainsi va l’air du temps !



D’autres habitants vivent dans le fjord mais sous l’eau … en voilà quelques spécimens venant nous offrir un joli ballet aquatique. A bâbord, trois dauphins sautent au dessus de la surface de l’eau, laissant entrevoir furtivement leur aileron et leur dos luisant sous le soleil. Comme s’ils jouaient avec nous, ils réapparaissent à plusieurs reprises mais jamais où on les attend. Oh ! à droite (et à contre-jour) bravo, le joli trio !





Ce petit spectacle terminé, nous approchons d’une île située au centre du fjord, déserte comme il se doit. Un champ de cailloux où l’on remarque cependant quelques ruines. L’îlot a une histoire, c’est là que les Britanniques avaient installé un relais de liaisons télégraphiques. Et savez-vous comment l’îlot est appelé ? L’île du télégraphe, un nom qui s’imposait à défaut d’en trouver un plus original ! Les eaux qui entourent cette île sont cristallines à souhait et présentent une superbe palette de tonalités passant du bleu au vert, une vraie invitation à la baignade. Je ne m’en prive pas, l’eau est agréable avec 23°C en plein mois de février, et dire qu’aux mois les plus chauds elle peut atteindre les 38°C !

L’heure est au retour, la découverte du fjord prend fin comme mes escales au Sultanat d’Oman. Un pays d’hospitalité où souvent les rencontrent s’achèvent autour d’un café, le traditionnel kahwa. Il nous est offert (et bienvenu) après cette baignade, il est servi ici sans sucre mais toujours accompagné de quelques dattes, le fruit local, qui atténuent un peu l’amertume de la boisson. Choukrane (merci) et Hayyak allaah (au revoir) Oman !

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