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Laos: colonisation chinoise English translation pending
Partir 3 mois en Thaïlande: mais quel visa? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir 3 mois : décembre - janvier - février - 1 mois en Thaïlande ( visa gratuit de 30 jours) - 1 mois au Laos ( passage de frontière à pied, on achète le visa pour le Laos) - 1 mois en Thaïlande - visa obtenu au passage de frontière 30 jours)
Nous regardions pour les billets d'avion, mais suite à plusieurs messages sur ce forum parlant de problème à l'aéroport : j'ai tel à KLM, à Lufthansa et même réponse : on sera refusé pour un billet de 3 mois sans visa de 3 mois !!! Quelle est la solution ? Nous sommes prêts à payer un visa touristique à 30 € mais c'est que pour 2 mois ... On pourrait rallonger d'1 mois sur place mais les aéroports et poste frontières refusent ... Que faire ? Nous sommes 2 adultes et 2 enfants, nous avons un budget limité, nous ne pouvons donc pas acheter un vol intérieur à 100 € par personne ... Que nous conseillez vous ?
Cordialement,
Nous souhaitons partir 3 mois : décembre - janvier - février - 1 mois en Thaïlande ( visa gratuit de 30 jours) - 1 mois au Laos ( passage de frontière à pied, on achète le visa pour le Laos) - 1 mois en Thaïlande - visa obtenu au passage de frontière 30 jours)
Nous regardions pour les billets d'avion, mais suite à plusieurs messages sur ce forum parlant de problème à l'aéroport : j'ai tel à KLM, à Lufthansa et même réponse : on sera refusé pour un billet de 3 mois sans visa de 3 mois !!! Quelle est la solution ? Nous sommes prêts à payer un visa touristique à 30 € mais c'est que pour 2 mois ... On pourrait rallonger d'1 mois sur place mais les aéroports et poste frontières refusent ... Que faire ? Nous sommes 2 adultes et 2 enfants, nous avons un budget limité, nous ne pouvons donc pas acheter un vol intérieur à 100 € par personne ... Que nous conseillez vous ?
Cordialement,
Entrer en Mauritanie depuis le Maroc English translation pending
Bonjour,
Je viens de passer la frontière Maroc-Mauritanie avec mon petit fourgon, alors voici comment cela se passe:
D'abord une fouille du fourgon sommaire, chien et compagnie (rappel: pas d'alcool en Mauritanie).
Ensuite, le plus sympathique, le visa (puisque c'est dans cet ordre que cela vient), régalez-vous, une nouvelle circulaire vient de passer depuis le 24/02/2015, le tarif du visa au poste PK55 est de 120€ pour un mois et une entrée, 160€ pour 3 mois et 2 entrées, pour les ressortissants des pays non arabes ou africains.. feuillet à l'appui placardé le matin même partout sur les bâtiments, "signé par 3 ministres". Bref, je suis passé un jour trop tard.. et recommande donc de le prendre à Rabat, parait-il qu'il est moins cher.
Puis, la douane, une belle merde encore, il faut passer par un transitaire, impossible de faire sans, ni d'obtenir quelconque papier justifiant de la somme versée au dit transitaire, bref annonçant 50€, je n'ai payé que 20€, parait-il que c'est un excellent prix.. Mais je n'ai que 7 jours en Mauritanie pour mon fourgon, il faut que j'aille à Nouakchott me faire un prorogation gratuite apparemment. Le carnet de passage en douane ne m'a pas du tout aidé mais je n'ai pas tant insisté que ça, peut-être en y restant une heure ou deux de plus, ce serait passé.
Enfin la police qui tamponne le visa, l'assurance du véhicule, 20€ pour 10 jours.
Donc en tout 200€ depensé pour passer cette frontière, si j'avais su, je ne sais pas si je serais descendu..
Voila, a plus
Je viens de passer la frontière Maroc-Mauritanie avec mon petit fourgon, alors voici comment cela se passe:
D'abord une fouille du fourgon sommaire, chien et compagnie (rappel: pas d'alcool en Mauritanie).
Ensuite, le plus sympathique, le visa (puisque c'est dans cet ordre que cela vient), régalez-vous, une nouvelle circulaire vient de passer depuis le 24/02/2015, le tarif du visa au poste PK55 est de 120€ pour un mois et une entrée, 160€ pour 3 mois et 2 entrées, pour les ressortissants des pays non arabes ou africains.. feuillet à l'appui placardé le matin même partout sur les bâtiments, "signé par 3 ministres". Bref, je suis passé un jour trop tard.. et recommande donc de le prendre à Rabat, parait-il qu'il est moins cher.
Puis, la douane, une belle merde encore, il faut passer par un transitaire, impossible de faire sans, ni d'obtenir quelconque papier justifiant de la somme versée au dit transitaire, bref annonçant 50€, je n'ai payé que 20€, parait-il que c'est un excellent prix.. Mais je n'ai que 7 jours en Mauritanie pour mon fourgon, il faut que j'aille à Nouakchott me faire un prorogation gratuite apparemment. Le carnet de passage en douane ne m'a pas du tout aidé mais je n'ai pas tant insisté que ça, peut-être en y restant une heure ou deux de plus, ce serait passé.
Enfin la police qui tamponne le visa, l'assurance du véhicule, 20€ pour 10 jours.
Donc en tout 200€ depensé pour passer cette frontière, si j'avais su, je ne sais pas si je serais descendu..
Voila, a plus
Piste de Diama au Sénégal ouverte? English translation pending
la piste de diama et la frontiere est elle ouverte
mercie
Tour NF "La route Mandarine" 20 septembre 2014 et visa Vietnam English translation pending
Bonjour!
Je pars au Vietnam avec Nouvelles Frontières le 20/09/2014, sur le tour "La Route Mandarine". Après avoir bien parcouru ce forum et d'autres je pense m'orienter vers la formule Lettre d'invitation et Visa On arrival en passant par ACA voyages, puisque manifestement cela ne semble pas poser de soucis.
Ma dernière inquiétude concerne le temps d'attente à Hanoï : je ne voudrais pas me retrouver à être le seul à vouloir optimiser un peu le prix du visa et à faire attendre tout le groupe à l'arrivée (rien de mieux pour être le mouton noir pendant 3 semaines :D).
Aussi y a-t-il d'autres lecteurs de ce forum partant à cette date qui ont prévu de faire leur visa à l'arrivée? Ou bien des voyageurs sur des tours NF peuvent-il me dire si certains de leurs covoyageurs avaient utilisé cette formule (encore fois c'est le côté ne pas retarder le groupe plus que de raison qui m'inquiète)
Merci pour vos réponses! (et si il y a des gens qui partent le 20 heureuse de faire votre connaissance ici par avance!)
Lionel
Je pars au Vietnam avec Nouvelles Frontières le 20/09/2014, sur le tour "La Route Mandarine". Après avoir bien parcouru ce forum et d'autres je pense m'orienter vers la formule Lettre d'invitation et Visa On arrival en passant par ACA voyages, puisque manifestement cela ne semble pas poser de soucis.
Ma dernière inquiétude concerne le temps d'attente à Hanoï : je ne voudrais pas me retrouver à être le seul à vouloir optimiser un peu le prix du visa et à faire attendre tout le groupe à l'arrivée (rien de mieux pour être le mouton noir pendant 3 semaines :D).
Aussi y a-t-il d'autres lecteurs de ce forum partant à cette date qui ont prévu de faire leur visa à l'arrivée? Ou bien des voyageurs sur des tours NF peuvent-il me dire si certains de leurs covoyageurs avaient utilisé cette formule (encore fois c'est le côté ne pas retarder le groupe plus que de raison qui m'inquiète)
Merci pour vos réponses! (et si il y a des gens qui partent le 20 heureuse de faire votre connaissance ici par avance!)
Lionel
Paludisme au Vietnam du Nord en octobre English translation pending
Bonjour,
Je pars 3 semaines en octobre dans le nord du Vietnam plus précisément dans les montagnes de l'extrême nord près de la frontière chinoise. J'aimerais savoir si un traitement contre le palu est nécessaire ou si insecticide + vêtements longs sont suffisants. merci.
Acheter une moto à Phonsavan, Laos? English translation pending
Bonjour
mon mari et moi comptons traverser la frontiere Vinh(Vietnam) a Phonsavan(Laos) en bus. Rendus a Phonsavan, nous aimerions acheter 1 moto (preferablement manuelle, genre 125CC) pour faire le tour du laos...
questions: 1- mon mari a un permis de moto vietnamien... considerant qu'il conduira la moto au laos, aura-t-il besoin d'un permis international? 2- avez vous des liens pour achat/location de moto a phonsavan? 3- anything else i should know?
PS: je veux VRAIMENT finaliser l'achat (dans la mesure du possible) de la moto avant de me rendre au Laos, histoire de ne pas trop perdre de temps a chercher pour une moto....
Nous avons fait le tour du vietnam a moto maintes fois donc pas de soucis concernant notre capacite a conduire! ;)
questions: 1- mon mari a un permis de moto vietnamien... considerant qu'il conduira la moto au laos, aura-t-il besoin d'un permis international? 2- avez vous des liens pour achat/location de moto a phonsavan? 3- anything else i should know?
PS: je veux VRAIMENT finaliser l'achat (dans la mesure du possible) de la moto avant de me rendre au Laos, histoire de ne pas trop perdre de temps a chercher pour une moto....
Nous avons fait le tour du vietnam a moto maintes fois donc pas de soucis concernant notre capacite a conduire! ;)
Visas (trois mois) aux États-Unis, combien de fois? English translation pending
Bonjour,
Je voulais savoir, si je fais 3 mois aux États-Unis, je passe la frontière Canadienne pour plusieurs semaines, lorsque je reviens au USA puis-je encore prétendre avoir un nouveau visa de 3 mois?
Transport de la Bolivie à l'Argentine: Tarija-Salta English translation pending
Après être passés plusieurs fois par cette frontiere un peu méconnue des voyageurs, voici quelques indications sur les moyens de se rendre de Tarija à Salta sans perdre trop de temps.
Le plus facile et nouveau sur le circuit, les transports Trans Tours < JUAREZ C > (bus avec sanitaires)
de Tarija le jeudi et le dimanche à 18 heures (250 bols)
de Salta le vendredi et le lundi à 21 heures ( 300 pesos)
Les guichets se trouvent dans les terminaux de Tarija et de Salta.
Autre Cie
Dragon Rojo tous les jours à 2 heures du matin, véhicule plus petit d'une quinzaine de places
De Tarija calle sucre 235 (250 bols)
de Salta hostal las Marias, lerma 255
Ces 2 Cies sont directes sans changement de bus ( avec bien sur arrêts pour passages aux frontieres)
Les autres Cies, Flecha bus, Balut, Trans Americano ont un changement de vehicule après la frontiere qu'il faut passer à pied, (plusieurs Km les separent) ce qui necessite de payer en plus un taxi entre la frontiere et Aguas Blancas d'ou partent les bus argentins.( les prix sont egalement de 250 bols, ) Si l 'on prend un bus entre le pont international et Aguas Blancas, demander au chauffeur de s 'arréter au bureau d'emigration sinon il passe direct.
Autre option, un taxi collectif jusqu'au pont international ( moins de 3 heures) 40 bols par personne qui vous depose au pont international que vous traversez à pied. Puis un taxi collectif jusqu'à Oran environ 25 ars( avec arrêt à l'emigration) Puis de Oran à Salta soit un taxi collectif pour 130 ars soit un bus 100 ars ( mais beaucoups moins rapide) Avec l'option taxis collectif le voyage nous est revenu à environ 200 ars
Pour passer la frontiere il y a également un bac de Bermejo à Aguas Blancas, mais nous n'avons jamais pris cette option.
On peut facilement rejoindre Tarija depuis La Paz, Cochabamba ou Santa Cruz en avion, les vols intérieurs en Bolivie sont très bon marché.
Les autres Cies, Flecha bus, Balut, Trans Americano ont un changement de vehicule après la frontiere qu'il faut passer à pied, (plusieurs Km les separent) ce qui necessite de payer en plus un taxi entre la frontiere et Aguas Blancas d'ou partent les bus argentins.( les prix sont egalement de 250 bols, ) Si l 'on prend un bus entre le pont international et Aguas Blancas, demander au chauffeur de s 'arréter au bureau d'emigration sinon il passe direct.
Autre option, un taxi collectif jusqu'au pont international ( moins de 3 heures) 40 bols par personne qui vous depose au pont international que vous traversez à pied. Puis un taxi collectif jusqu'à Oran environ 25 ars( avec arrêt à l'emigration) Puis de Oran à Salta soit un taxi collectif pour 130 ars soit un bus 100 ars ( mais beaucoups moins rapide) Avec l'option taxis collectif le voyage nous est revenu à environ 200 ars
Pour passer la frontiere il y a également un bac de Bermejo à Aguas Blancas, mais nous n'avons jamais pris cette option.
On peut facilement rejoindre Tarija depuis La Paz, Cochabamba ou Santa Cruz en avion, les vols intérieurs en Bolivie sont très bon marché.
Séjour récent de trois semaines en Colombie English translation pending
Je viens de passer 3 semaines en Colombie donc si vous vous posez des questions n hesitez pas à me demander , voici mon parcours :
passage de la frontiere a Ipiales , Pasto , Popayan , San Augustin , Neiva , Cali , Salento et Bogota
a Bientot
Traverser le Mali de Nioro du Sahel à Bobo-Dioulasso English translation pending
Peut-on toujours prendre son visa à la frontière pour entrer au Mali, ou faut-il prévoir de le prendre a l'ambassade à Nouakchott ? Qu'en est-il de la sécurité sur le trajet, depuis Nioro, jusqu'à la frontière Burkina via Bamako, Ségou? Papy toujours bien documenté à peut-être des infos à ce sujet ? merci d'avance pour les réponses.
En train d'Hanoï à Sapa. Enfin presque... English translation pending
Hanoi , le 3 avril 2012.
Lever 5 heures . Légère toilette et je prends un taxi pour la gare centrale. Hanoi se réveille doucement et déjà les petits commerces remontent leurs grilles. Le train qui part pour Lao Cai , à la frontière chinoise, est prévu pour 6 heures 15. Arrivés sur le quai , une locomotive dont on sent nettement le poids des années, nous attend placidement à la voie 4. On y accroche des wagons des années soixante.
Dans le compartiment des premières , l'atmosphère est déjà bruyante. Je constate, une fois encore, que la plupart des Vietnamiens n'ont aucun respect de leurs voisins. Ils parlent fort, s'apostrophent d'un bout à l'autre du compartiment , hurlent dans leur téléphone avant se s'affaler brutalement dans leur siège. Et mon voisin de derrière a décidé de m'empêcher de continuer ma nuit en augmentant le son d'une radio nasillarde qui dégueule des chansons militaires. Un must en matière de musique asiatique surtout quand on en distingue les accents communistes . Ça m'agace déjà. Et on est au début du trajet.!! Je supporte de moins en moins ce genre de comportement, même s'il est vrai que je ne suis pas dans mon pays et que je n'ai théoriquement rien à dire.. J'espère simplement que les plus bruyants d'entre eux vont s'endormir.
Nous partons à l'heure. Il fait gris et tout le paysage est noyé dans une brume qui voile tout le panorama. J'ai bien peur que cela soit comme ça toute la journée.
Le train avance à la vitesse de son âge. Je comprends maintenant pourquoi il faudra si longtemps pour faire un peu plus de 300 kms.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
À mi- chemin, le paysage change. Nous entrons dans une zone de moyenne montagne plus agréable que la plaine que nous venons de quitter. La brume persiste. Dommage, car il doit y avoir quelques vues plutôt jolies. Le train ralentit encore. La loco semble essoufflée, éreintée par tant d'années de labeur, commence à monter péniblement. 13 heures. Je sens la faim... Pas de wagon-restaurant. Juste un peu de riz collant vraiment peu appétissant.
Nous continuons lentement notre progression . Les paysages de rizières en terrasse sont beaux mais manquent de cette lumière dorée qui rendraient leur vert magnifique. Nous arrivons à Lao Cai vers 18 heures. En fait, nous aurons mis onze heures pour effectuer 320 kms. Une lenteur que ne n'imaginais qu'Africaine.
À l'arrivée, des rabatteurs attendent pour proposer des mini bus pour SAPA . C'est une petite ville à 38 kms de la gare, dans la montagne... Ma destination finale de la journée. Ces individus sont purement et simplement des escrocs. Escomptant sur le manque d'information, ils annoncent des prix dix fois supérieurs à ceux pratiqués généralement . Ça m'énerve. Le ton monte et je pose mon sac car il y en a un qui va s'en prendre une... Alain, mon pote de voyage, voit que ça dérape et me tire par la manche. On s'en va. Mais leur manège est bien rodé . D'autres, les "gentils.." prennent le relais et diminuent les prix. Encore bien trop élevés. Le petit jeu dure trop longtemps à mon goût. Nous décidons donc de passer la nuit à Lao Cai . On veillera demain matin à trouver un mode de transport moins onéreux. Mais finalement on vient nous rechercher et le chauffeur d'un mini- bus sorti de nulle part accepte notre prix. On est donc passés de 40 dollars à 2 euros par personne. Quelques rabatteurs font la gueule. De l'intérieur du van Ford dernier modèle qui démarre, j' exprime ma satisfaction aux rabatteurs dépités avec un petit geste qu'on pourrait.... ma foi... qualifier de fort impoli ! Ces mentalités m'excèdent au plus haut point. Dans le van, nous retrouvons un couple qui a subi les mêmes avatars. Nous échangeons sur ce côté désagréable des Vietnamiens. À leur connaissance, c'est plutôt courant comme pratique dans ce pays. Ok.. Mais c'est fortement désagréable.
La route qui serpente de Lao Cai à Sapa doit être belle. Mais tout est bouché par une brume qui s'épaissit alors que la nuit commence à tomber. Et notre chauffeur affirme que ce sera pareil demain..
L'arrivée à Sapa se fait donc à la nuit tombante. Je suis surpris. On est loin du petit village de montagne que j'imaginais.. Hôtels , restos et touristes.. Plus de touristes que de locaux d'ailleurs me semble-t- il..! Première impression décevante même si la ville possède un certain charme.
L'hôtel est très vite trouvé, à un prix très intéressant. Ce sera différent pour le restaurant. Il est difficile de dénicher un endroit qui offre une nourriture agréable à des prix honnêtes dans ce pays. Gargote ou pas.!!! Mais je n'ai rien mangé depuis hier soir... Donc , il faut que je m'alimente.
Le " Mimosa", un resto sans charme nous ouvre ses portes. Quelques touristes mangent un " hot pot" dans un coin peu éclairé. C'est un bouillon fait soi- même, à sa table. On mélange quelques légumes et de petites fines tranches de bœuf dans une eau qui est chauffée par un petit réchaud. C'est parfois bon, mais là, cela me semble plutôt léger. Très léger pour le prix demandé. Manque évident d'ingrédients pour obtenir une saveur correcte.!! Je choisirai donc une soupe traditionnelle. Nouilles et légumes. Plus consistant. Je mangerai , une fois encore ce soir , sans réel plaisir. Juste pour satisfaire mon estomac.
Il est 21 h30. Retour vers l'hotel. La ville est calme à part quelques karaokés où des locaux s'époumonent avec un réel talent pour chanter fort et faux.. Rançon du " progrès".
Je suis fatigué. Je rejoins ma chambre au 4ème étage sans ascenseur et ferme ma porte en priant toutes les divinités du Vietnam d'avoir du soleil demain. Je dois pourtant avouer que je n'ai pas une grande confiance en elles.!!
Lever 5 heures . Légère toilette et je prends un taxi pour la gare centrale. Hanoi se réveille doucement et déjà les petits commerces remontent leurs grilles. Le train qui part pour Lao Cai , à la frontière chinoise, est prévu pour 6 heures 15. Arrivés sur le quai , une locomotive dont on sent nettement le poids des années, nous attend placidement à la voie 4. On y accroche des wagons des années soixante.
Dans le compartiment des premières , l'atmosphère est déjà bruyante. Je constate, une fois encore, que la plupart des Vietnamiens n'ont aucun respect de leurs voisins. Ils parlent fort, s'apostrophent d'un bout à l'autre du compartiment , hurlent dans leur téléphone avant se s'affaler brutalement dans leur siège. Et mon voisin de derrière a décidé de m'empêcher de continuer ma nuit en augmentant le son d'une radio nasillarde qui dégueule des chansons militaires. Un must en matière de musique asiatique surtout quand on en distingue les accents communistes . Ça m'agace déjà. Et on est au début du trajet.!! Je supporte de moins en moins ce genre de comportement, même s'il est vrai que je ne suis pas dans mon pays et que je n'ai théoriquement rien à dire.. J'espère simplement que les plus bruyants d'entre eux vont s'endormir.
Nous partons à l'heure. Il fait gris et tout le paysage est noyé dans une brume qui voile tout le panorama. J'ai bien peur que cela soit comme ça toute la journée.
Le train avance à la vitesse de son âge. Je comprends maintenant pourquoi il faudra si longtemps pour faire un peu plus de 300 kms.
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À mi- chemin, le paysage change. Nous entrons dans une zone de moyenne montagne plus agréable que la plaine que nous venons de quitter. La brume persiste. Dommage, car il doit y avoir quelques vues plutôt jolies. Le train ralentit encore. La loco semble essoufflée, éreintée par tant d'années de labeur, commence à monter péniblement. 13 heures. Je sens la faim... Pas de wagon-restaurant. Juste un peu de riz collant vraiment peu appétissant.
Nous continuons lentement notre progression . Les paysages de rizières en terrasse sont beaux mais manquent de cette lumière dorée qui rendraient leur vert magnifique. Nous arrivons à Lao Cai vers 18 heures. En fait, nous aurons mis onze heures pour effectuer 320 kms. Une lenteur que ne n'imaginais qu'Africaine.
À l'arrivée, des rabatteurs attendent pour proposer des mini bus pour SAPA . C'est une petite ville à 38 kms de la gare, dans la montagne... Ma destination finale de la journée. Ces individus sont purement et simplement des escrocs. Escomptant sur le manque d'information, ils annoncent des prix dix fois supérieurs à ceux pratiqués généralement . Ça m'énerve. Le ton monte et je pose mon sac car il y en a un qui va s'en prendre une... Alain, mon pote de voyage, voit que ça dérape et me tire par la manche. On s'en va. Mais leur manège est bien rodé . D'autres, les "gentils.." prennent le relais et diminuent les prix. Encore bien trop élevés. Le petit jeu dure trop longtemps à mon goût. Nous décidons donc de passer la nuit à Lao Cai . On veillera demain matin à trouver un mode de transport moins onéreux. Mais finalement on vient nous rechercher et le chauffeur d'un mini- bus sorti de nulle part accepte notre prix. On est donc passés de 40 dollars à 2 euros par personne. Quelques rabatteurs font la gueule. De l'intérieur du van Ford dernier modèle qui démarre, j' exprime ma satisfaction aux rabatteurs dépités avec un petit geste qu'on pourrait.... ma foi... qualifier de fort impoli ! Ces mentalités m'excèdent au plus haut point. Dans le van, nous retrouvons un couple qui a subi les mêmes avatars. Nous échangeons sur ce côté désagréable des Vietnamiens. À leur connaissance, c'est plutôt courant comme pratique dans ce pays. Ok.. Mais c'est fortement désagréable.
La route qui serpente de Lao Cai à Sapa doit être belle. Mais tout est bouché par une brume qui s'épaissit alors que la nuit commence à tomber. Et notre chauffeur affirme que ce sera pareil demain..
L'arrivée à Sapa se fait donc à la nuit tombante. Je suis surpris. On est loin du petit village de montagne que j'imaginais.. Hôtels , restos et touristes.. Plus de touristes que de locaux d'ailleurs me semble-t- il..! Première impression décevante même si la ville possède un certain charme.
L'hôtel est très vite trouvé, à un prix très intéressant. Ce sera différent pour le restaurant. Il est difficile de dénicher un endroit qui offre une nourriture agréable à des prix honnêtes dans ce pays. Gargote ou pas.!!! Mais je n'ai rien mangé depuis hier soir... Donc , il faut que je m'alimente.
Le " Mimosa", un resto sans charme nous ouvre ses portes. Quelques touristes mangent un " hot pot" dans un coin peu éclairé. C'est un bouillon fait soi- même, à sa table. On mélange quelques légumes et de petites fines tranches de bœuf dans une eau qui est chauffée par un petit réchaud. C'est parfois bon, mais là, cela me semble plutôt léger. Très léger pour le prix demandé. Manque évident d'ingrédients pour obtenir une saveur correcte.!! Je choisirai donc une soupe traditionnelle. Nouilles et légumes. Plus consistant. Je mangerai , une fois encore ce soir , sans réel plaisir. Juste pour satisfaire mon estomac.
Il est 21 h30. Retour vers l'hotel. La ville est calme à part quelques karaokés où des locaux s'époumonent avec un réel talent pour chanter fort et faux.. Rançon du " progrès".
Je suis fatigué. Je rejoins ma chambre au 4ème étage sans ascenseur et ferme ma porte en priant toutes les divinités du Vietnam d'avoir du soleil demain. Je dois pourtant avouer que je n'ai pas une grande confiance en elles.!!
Bus de Lima (Pérou) au Chili (Arica) et temps de trajet? English translation pending
Bonjour,
dû à la fermeture de la frontière entre Puno et la Bolivie je désire changer mon trajet pour faire la boucle dans l'autre sens c'est-à-dire (Je pars à la mi-juillet et je reviens le 31) :
Lima à San Pedro (En passant par Ica et Arica) San Pedro-Uyuni Uyuni-Potosi Potosi-Sucre Sucre-La Paz La Paz-Santa Cruz Santa Cruz-Copacabana Copacabana-Cusco Cusco-Lima
Est-ce une bonne idée ???
Qu'elle sont les bus qui vont de Lima au Chili ? Combien de temps cela prend t-il
Merci beaucoup !
dû à la fermeture de la frontière entre Puno et la Bolivie je désire changer mon trajet pour faire la boucle dans l'autre sens c'est-à-dire (Je pars à la mi-juillet et je reviens le 31) :
Lima à San Pedro (En passant par Ica et Arica) San Pedro-Uyuni Uyuni-Potosi Potosi-Sucre Sucre-La Paz La Paz-Santa Cruz Santa Cruz-Copacabana Copacabana-Cusco Cusco-Lima
Est-ce une bonne idée ???
Qu'elle sont les bus qui vont de Lima au Chili ? Combien de temps cela prend t-il
Merci beaucoup !
Visa pour rester trois mois en Indonésie? English translation pending
Bonjour à tous,
Comment faire pour rester 3 mois en INDONESIE sans avoir à repasser une frontière?
Est ce possible??
je ne vois que des posts concernant un visa obtenu pour 1 mois seulement?
merci pour vos lumières.
Annebleue
Voyage de trois semaines au Vietnam depuis Hanoï English translation pending
bonjour a tous je passe 3 semaines au viet-nam j arrive par hanoi
et je me prevois un petit plan helas je squizz le nord et rejoind la frontiere du cambodge par le sud dite moi ce que vous en pense
1 hanoi 2 la bai d along 3 hue 4 ho chi min 5 can tho et chau doc pour passer au cambodge avec surement des etape coup de coeur en route ca fait une semaine que je fouine et je crois pouvoir prendre un ticket de bus valable pour allez jusque dans le sud a mon rythme est ce vrai ?
toute vos suggestion sont les beinvenues
pour ma part je revien de l indonesie et franchement c etait genial si vous voulez des adresse sur sumatra ou java contactez moi en privee🙂
et je me prevois un petit plan helas je squizz le nord et rejoind la frontiere du cambodge par le sud dite moi ce que vous en pense
1 hanoi 2 la bai d along 3 hue 4 ho chi min 5 can tho et chau doc pour passer au cambodge avec surement des etape coup de coeur en route ca fait une semaine que je fouine et je crois pouvoir prendre un ticket de bus valable pour allez jusque dans le sud a mon rythme est ce vrai ?
toute vos suggestion sont les beinvenues
pour ma part je revien de l indonesie et franchement c etait genial si vous voulez des adresse sur sumatra ou java contactez moi en privee🙂
Dix-huit degrés à Nong Khai (Thaïlande) English translation pending
Bonjour a tous,
J'ai eu froid a Nonkai, ville frontiere avec le Laos au nord-est. Drole d'impression, on avait "seulement" 18C nous qui sommes habitues a des 25-30 degres, voir plus. Quand on a 18c toute la journee, on a froid🤪
Je precise que je suis en Thailande depuis 3 ans, dans le centre, a coté de Lopburi.
J'ai eu froid a Nonkai, ville frontiere avec le Laos au nord-est. Drole d'impression, on avait "seulement" 18C nous qui sommes habitues a des 25-30 degres, voir plus. Quand on a 18c toute la journee, on a froid🤪
Je precise que je suis en Thailande depuis 3 ans, dans le centre, a coté de Lopburi.
Itinéraire de trois semaines au Laos? English translation pending
Bonjour
Je prévois 3 semaines au Laos durant mon périple en Asie du sud est,
Je n'arrive pas à définir un itinéraire, j'aurai aimé arrivé par le sud, poste frontière à coté de Pakse, il faut que je finisse par Vientiane car je prend l'avion vers Hanoi après !!
Ou j'arrive par le nord, au poste frontière près de Vientiane et je privilégie le nord. Ou carrément au poste frontière huay Xai (au nord nord) J'aimerai tout voir mais je manque de temps malheureusement Quel sont les choses à voir absolument au Laos ??? Je n'aime pas trop les trucs à touriste genre promenade sur éléphant, kanoé avec 30 touristes autour de moi !! J'aime bien les monuments, les réserves naturelles, cascade, vieux villages.....ça fait un peu vieux jeux pour mon âge, 😎 J'attend vos conseils de pro !!
Ou j'arrive par le nord, au poste frontière près de Vientiane et je privilégie le nord. Ou carrément au poste frontière huay Xai (au nord nord) J'aimerai tout voir mais je manque de temps malheureusement Quel sont les choses à voir absolument au Laos ??? Je n'aime pas trop les trucs à touriste genre promenade sur éléphant, kanoé avec 30 touristes autour de moi !! J'aime bien les monuments, les réserves naturelles, cascade, vieux villages.....ça fait un peu vieux jeux pour mon âge, 😎 J'attend vos conseils de pro !!
Transport Koh Samui - Perhentians et hôtel Watercolors Paradise à Besar (Malaisie)? English translation pending
bonjour
nous partons avec nos 3 enfants cet été .1 semaines a koh samui puis train de nuit jusqu'a la frontiere malaisienne pous nous rendre au perhentians.
je suis entrain de reserver un hotel ( watercolors paradise sur Besar).
que pensez vous de cet hotel et de cet endroit ( pour le snorkeling surtout).
ils n'ont plus de chambre climatisées. est ce vraiment un probleme ? ( sur bali l'année derniere en juillet, la chaleur était vraiment suportable )
merci pour vos info
Vietnam: les incontournables? English translation pending
bonjour a tous,
je passe la frontiere du cambodge vers le vietnam ds une semaine , au sud donc, et je remonte jusqu au nord du vietnam,
n ayant qu un mois, je recherche les choses a faire en priorites,
bien sur, je ne vous demande pas de me faire mon itineraire mais de m indiquer les incontournables, les endroits ou vous vous etes dit : c est pour cela que je ne suis pas pret d arreter de voyager !!!!🙂
par avance je vous remercie de votre aide
ciao djeh
je passe la frontiere du cambodge vers le vietnam ds une semaine , au sud donc, et je remonte jusqu au nord du vietnam,
n ayant qu un mois, je recherche les choses a faire en priorites,
bien sur, je ne vous demande pas de me faire mon itineraire mais de m indiquer les incontournables, les endroits ou vous vous etes dit : c est pour cela que je ne suis pas pret d arreter de voyager !!!!🙂
par avance je vous remercie de votre aide
ciao djeh
Billet d'avion/visas pour un séjour d'un an en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour,
dans 3 mois, je pars pour un an en Asie du sud est (Chine, Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande, Malaisie, Indonésie). Je suis très sérieusement en train de me pencher sur la question du billet d'avion. J'ai deux difficultés : prendre un retour plus d'un an à l'avance, le départ (Chine) sera différent de l'arrivée (Malaisie ou Indonésie). Je compte prendre le visa pour la Chine en premier où je souhaite rester 3 mois, puis prendre les visas des autres pays au fur et à mesure lorsque je passerai les frontières (train, bus ou pieds). Est-ce que des personnes se sont déjà trouvées dans cette situation ? Comment avez-vous gérer le billet de retour ? Est-il obligatoire d'avoir un billet de retour pour passer les frontières et obtenir les visas ? merci pour les réponses.
dans 3 mois, je pars pour un an en Asie du sud est (Chine, Vietnam, Laos, Cambodge, Thaïlande, Malaisie, Indonésie). Je suis très sérieusement en train de me pencher sur la question du billet d'avion. J'ai deux difficultés : prendre un retour plus d'un an à l'avance, le départ (Chine) sera différent de l'arrivée (Malaisie ou Indonésie). Je compte prendre le visa pour la Chine en premier où je souhaite rester 3 mois, puis prendre les visas des autres pays au fur et à mesure lorsque je passerai les frontières (train, bus ou pieds). Est-ce que des personnes se sont déjà trouvées dans cette situation ? Comment avez-vous gérer le billet de retour ? Est-il obligatoire d'avoir un billet de retour pour passer les frontières et obtenir les visas ? merci pour les réponses.
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (3ème partie, Autriche et Slovaquie) English translation pending
Autriche 3 août 6 août 400km
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Circuit de deux semaines en Inde avec une agence English translation pending
Bonjour,
Je dois partir avec Nouvelles Frontières au mois de septembre pour effectuer un circuit de deux semaines point de départ Delhi puis direction Chandigarh, Dharamsala, Amritsar et reour Delhi. J'ai parcouru de nombreux forums pour me renseigner sur l'habillement et sur l'argent à emporter mais à chaque fois c'était surtout des baroudeurs ou des voyageurs individuels qui posaient ou répondaient aux questions, donc pour le circuit qui me concerne je n'ai pas trouvé les explications que j'attendais. C'est pourquoi j'aimerais savoir si il y a des personnes qui ont déjà fait ce type de voyage organisé celui là ou un autre et si ce pays est très différent des autres circuits que j'ai effectués comme au Vietnam, en Chine, en Egypte entre autre. Merci d'avance pour vos réponses.
Je dois partir avec Nouvelles Frontières au mois de septembre pour effectuer un circuit de deux semaines point de départ Delhi puis direction Chandigarh, Dharamsala, Amritsar et reour Delhi. J'ai parcouru de nombreux forums pour me renseigner sur l'habillement et sur l'argent à emporter mais à chaque fois c'était surtout des baroudeurs ou des voyageurs individuels qui posaient ou répondaient aux questions, donc pour le circuit qui me concerne je n'ai pas trouvé les explications que j'attendais. C'est pourquoi j'aimerais savoir si il y a des personnes qui ont déjà fait ce type de voyage organisé celui là ou un autre et si ce pays est très différent des autres circuits que j'ai effectués comme au Vietnam, en Chine, en Egypte entre autre. Merci d'avance pour vos réponses.
Traversée du Mékong de Huay Xai à Luang Prabang (Laos) English translation pending
Bonjour à tous,
J'arrive à Bangkok le 3 juillet et j'envisage de passer la frontière avec le Laos à Chiang Khong. J'ai lu dans le Lonely planet que la manière la plus agréable de rejoindre Luang Prabang était la traversée en bateau lent sur le Mékong pendant deux jours. Certains d'entre vous ont-ils déjà testé ? Avez-vous des infos sur les horaires, le prix etc... ? (le lonely n'est pas super explicite🤪 )
merci beaucoup !
République centrafricaine: nord-ouest, Paoua, Ouham-Pendé: climat, qu'emmener, saison des pluies? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars dans 3 semaine en RCA, dans la brousse près de la frontière tchadienne. je suis travailleuse humanitaire et je connais bien la situation politique, humanitaire et sécuritaire de la région... mais pour des interrogations + 'anodines' et d'ordre, dirons-nous pratique/vie quotidienne, j'ai beau partir pour un an avec une grosse organisation, certaines de ces questions ont du mal à trouver des réponses et je me sens presque stupide de les poser! ;)
par exple, je vais sans doute arriver au début de la saison des pluies, cela dit, selon certain sites internet, dans l'ouest de la RCA, la saison des pluies durerait... toute l'année! quelqu'un peut-il confirmer? par ailleurs, n'ayant jamais vécu ni voyagé pendant la saison des pluies (mes séjours en asie se sont toujours déroulés hors mousson, par exple), je suis un peu désemparée: que dois-je emporter: vêtements, chaussures... un collègue m'a également vivement recommandé des pommades et arsenal anti-mycosique etc, mais entre 2 avions, nous n'avons eu que 2 secondes pour discuter, et les autres ne connaissent pas non plus... what about the bugs?? j'adore mon travail et me réjouis de découvrir cette région, mais autant le faire dans les meilleures conditions!
je suis également preneuse de tout conseil, récit, expérience concernant la RCA, que je me réjouis de découvrir! mais aussi de la région! voire du continent!!! j'ai en effet pas mal voyagé en europe de l'est et en asie, mais ma connaissance de l'afrique reste minime et superficielle, et je quitterai la RCA tous les 2 mois (cela m'est imposé par la direction, vu le stress engendré par les conditions de sécurité au nord)... donc ttes les 8 semaines, on me convoie à yaoundé ou tripoli, d'où je peux voyager où je veux pour une semaine...
voilà... j'espère vous lire tout bientôt et un grand MERCI d'avance!!!!
Je pars dans 3 semaine en RCA, dans la brousse près de la frontière tchadienne. je suis travailleuse humanitaire et je connais bien la situation politique, humanitaire et sécuritaire de la région... mais pour des interrogations + 'anodines' et d'ordre, dirons-nous pratique/vie quotidienne, j'ai beau partir pour un an avec une grosse organisation, certaines de ces questions ont du mal à trouver des réponses et je me sens presque stupide de les poser! ;)
par exple, je vais sans doute arriver au début de la saison des pluies, cela dit, selon certain sites internet, dans l'ouest de la RCA, la saison des pluies durerait... toute l'année! quelqu'un peut-il confirmer? par ailleurs, n'ayant jamais vécu ni voyagé pendant la saison des pluies (mes séjours en asie se sont toujours déroulés hors mousson, par exple), je suis un peu désemparée: que dois-je emporter: vêtements, chaussures... un collègue m'a également vivement recommandé des pommades et arsenal anti-mycosique etc, mais entre 2 avions, nous n'avons eu que 2 secondes pour discuter, et les autres ne connaissent pas non plus... what about the bugs?? j'adore mon travail et me réjouis de découvrir cette région, mais autant le faire dans les meilleures conditions!
je suis également preneuse de tout conseil, récit, expérience concernant la RCA, que je me réjouis de découvrir! mais aussi de la région! voire du continent!!! j'ai en effet pas mal voyagé en europe de l'est et en asie, mais ma connaissance de l'afrique reste minime et superficielle, et je quitterai la RCA tous les 2 mois (cela m'est imposé par la direction, vu le stress engendré par les conditions de sécurité au nord)... donc ttes les 8 semaines, on me convoie à yaoundé ou tripoli, d'où je peux voyager où je veux pour une semaine...
voilà... j'espère vous lire tout bientôt et un grand MERCI d'avance!!!!
Risques d'aller du Maroc en Algérie? English translation pending
bonjour,
nous souhaitons descendre au maroc puis passer la frontiere maroc algerie tout ca en fourgon puis descendre l'axe pour aller en mauritanie y a t il des risques d' aller du maroc en algerie et y a t il des dangers pour alle en mauritanie ?et sinon que me conseillez vous sachant que l on veut faire 2- 3 jours de desert en dromadaire aussi. avez vous un itineraire interessant . on arriverai de tanger pour faire le tour du maroc par chefchaouen vers oujda .... et descendre par ce cote la en allant un peu en algerie et en mauritanie puis remonter par agadir essaouira... etc merci de repondre je c pa si je suis assez explicite
nous souhaitons descendre au maroc puis passer la frontiere maroc algerie tout ca en fourgon puis descendre l'axe pour aller en mauritanie y a t il des risques d' aller du maroc en algerie et y a t il des dangers pour alle en mauritanie ?et sinon que me conseillez vous sachant que l on veut faire 2- 3 jours de desert en dromadaire aussi. avez vous un itineraire interessant . on arriverai de tanger pour faire le tour du maroc par chefchaouen vers oujda .... et descendre par ce cote la en allant un peu en algerie et en mauritanie puis remonter par agadir essaouira... etc merci de repondre je c pa si je suis assez explicite
Tour du Brésil English translation pending
J’ai fait un très beau voyage du 3 au 17 janvier avec le groupe de 15 personnes de l'agence Nouvelles Frontières. J’ai pris 10 fois l’avion (en comptant les 2 vols d’Air France pour aller à Paris).
Nous avions un guide local dans chaque ville : Rio+Paraty, Manaus, Brasilia, Salvador, Iguaçu, Rio.
A Rio, nous sommes montés en train au Corcovado puis en téléphérique au Pain de sucre, tour des plages (Copacabana, Leblon, Ipanema, Barra), sambodrome et le dernier jour tour de ville à pied puis métro et tram.
Paraty est une ville coloniale portugaise qu’on a visitée à pied puis tour de la baie en bateau autour des îles.
A Manaus (capitale de l’Amazonie), nous avons visité la ville à pied, avant de partir pour la journée sur le rio Negro puis sur l’Amazone en pirogue avec promenade à pied dans la forêt, pêche aux piranhas (une seule personne en a attrapé un), coucher de soleil sur la forêt, chasse aux caïmans à mains nues par un indien de nuit (un petit).
A Brasilia, on a visité la ville en car et à pied.
A Salvador (appelée aussi Bahia qui est le nom de l’Etat), on a visité le centre historique à pied et notamment l’église Saint François, pris un bateau pour la journée dans la baie de tous les Saints pour aller à la plage sur l'île des frères et faire le tour en car de la principale ville (Itaparica où il y a un fort portugais). J’ai réservé un spectacle dans un café théâtre pour voir de la capoeira (danse guerrière brésilienne originaire d’Afrique).
A Iguaçu, on a passé toute une journée en Argentine pour découvrir les fameuses chutes avec la gorge du diable (il faut prendre un petit train), le chemin supérieur et le chemin inférieur. Il y avait aussi éventuellement un Zodiac qui amenait au pied des chutes (comme pour les chutes du Niagara, mais là-bas c’était un gros bateau) mais je n’y suis pas allé par peur d’être trempé. Le lendemain, on a vu les chutes côté brésilien puis visité un parc d’oiseaux. Auparavant, avec deux autres personnes, nous sommes allés avec un taxi visiter le barrage d’Itaipu (le plus grand du monde après celui des Trois gorges en Chine) qui est binational car à cheval entre le Brésil et le Paraguay.
Je suis donc allé dans 3 pays.
J’ai seulement eu un problème au retour car sur mon billet réservé par internet Paris-Nice il était indiqué 17 décembre au lieu de 17 janvier. J’ai donc dû courir au comptoir Air France de Roissy qui est au terminal 2D pour leur expliquer le problème ; après une longue discussion (j'ai seulement dit que c'était une erreur informatique), ils ont accepté de me donner un autre billet pour l’heure que j’avais prévue. Heureusement que j’avais laissé 4h30 de transit car l’avion est arrivé de Rio avec 1h de retard.
Il a fait beau tout le temps et un peu nuageux, sauf à Rio les 3 premiers jours (notamment vent très violent au Corcovado et pluie au Pain de sucre ainsi qu’à Paraty en bateau). J’ai attrapé un coup de soleil à Salvador.
Evidemment on a été piqué par les moustiques et j’ai pris la Malarone contre le paludisme tous les soirs (et encore pendant une semaine).
L’eau n’est pas potable et il fallait acheter des bouteilles.
Deux particularités concernant les restaurants : la churrascaria où on vous sert de la viande en grand nombre (il faut l'attraper avec des pinces car elle est coupée par le serveur tandis qu'elle est présentée sur un long pic), le resto au poids (c'est un buffet de hors d'oeuvre, plats et desserts et chaque fois on fait peser son assiette avant de payer à la sortie selon le nombre de kilos).
La guide nous a conseillé très vivement (surtout à Rio et à Salvador) de laisser passeport et argent dans le coffre de l'hôtel, à cause des problèmes d'insécurité.
Pérou: conseils pour petite excursion seule à Arequipa English translation pending
bonjour,
Je suis au Perou depuis 3 mois et des brouettes, je vis à Lima et je vais aller passer la frontière du Chili pour renouveler mon visa touristique. Dans la foulée j'envisage de me faire un petit trip solo (jusqu'à présent j'ai toujours bougé acompagnée).
J'envisageais de passer qq jours a Arequipa sur mon trajet retour. Mais ça fait flipper mes proches, les hommes surtout me disent que c'est pas très sûr pour une jeune nana solo, blonde de surcroit (et ils sont péruviens!).
Bref, ils me font douter. Je baragouine espagnol plutot pas mal je dirais et du coup je me le sens, en étant vigilante.
J'ai tres envie de voir le canyon de colca.
Pour ceux qui y sont allés recemment, avez-vous ressenti que l'ambiance était un peu tendue à Arequipa? Y'a-t'il des coins a éviter dans cette ville (j'immagine que oui, comme dans toutes les villes)? Lesquel?
Et pour une nana seule?
Au passage, des bonnes adresses, hostal, resto... etc???
Merci ^
Merci ^
Visa pour trois jours au Laos English translation pending
Salut,
J'envisage au départ de Thailande, passer la frontiére du Laos seulement pour trois jours !
Avez vous connaissance d'un visa "light" juste pour 3 ou 4 jours ???
Merci
J'envisage au départ de Thailande, passer la frontiére du Laos seulement pour trois jours !
Avez vous connaissance d'un visa "light" juste pour 3 ou 4 jours ???
Merci
Louer une voiture en Thaïlande English translation pending
Salut,
Est-il possible de louer une voiture en Thaïlande, et passer la frontière au Laos pour 3 jours et revenir ??
Merci
Bon campings en Catalogne? (Espagne) English translation pending
Bonjour,
Nous partons le 13 mai pour 3 semaines en Espagne en CC et recherchons adresses de bon campings entre la frontiére et Sitges, ainsi qu'a Barcelone que nous souhaitons visiter.
Nous partons le 13 mai pour 3 semaines en Espagne en CC et recherchons adresses de bon campings entre la frontiére et Sitges, ainsi qu'a Barcelone que nous souhaitons visiter.