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Trajet et budget pour deux mois en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Nouveau membre du réseau, je recherche des informations concernant la Thaïlande.
Je compte partir sur un coup de tête début octobre et pour 2 mois. Auriez-vous un trajet à me proposer incluant le Nord du pays ainsi que le sud et ses îles (je suis une plongeuse qq sites avec des bons spots seraient les biens venus.)
J'ai un budget de 3.600 € incluant le billet d'avion (que j'ai trouvé pour l'instant à 550 €.) Cela vous paraît-il suffisant surtout si je souhaite faire au moins une vingtaine de plongée ? J'ai mon matériel cependant savez-vous si je peux le laisser en consigne à Bangkok, le temps d'aller crapahuter dans le nord sans que cela ne pause de problème ?
Je vous remercie de me donner ce petit coup de pouce sachant que je compte partir le 6 octobre.
@plus😉
Improvisation Nomade (3) (Roumanie-Bulgarie) English translation pending
Oradea
La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad
Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C��est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes
Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova
Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.
Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.
Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.
Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.
Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !
Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.
Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !
La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.
Omar Khayyâm.
La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad
Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C��est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes
Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova
Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.
Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.
Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.
Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.
Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !
Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.
Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !
La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.
Omar Khayyâm.
Nourriture péruvienne sur place? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais, lors de mon séjour au Pérou le mois prochain (Lima, Arequipa, Puno, Cusco) goûter le plus possible aux mets traditionnels, et courants, du Pérou.
Que dois-je goûter? Quel est le nom en espagnol et de quoi est-ce composé?
Merci de votre aide!
J'aimerais, lors de mon séjour au Pérou le mois prochain (Lima, Arequipa, Puno, Cusco) goûter le plus possible aux mets traditionnels, et courants, du Pérou.
Que dois-je goûter? Quel est le nom en espagnol et de quoi est-ce composé?
Merci de votre aide!
Traitement anti-paludisme: retour d'information sur la Malarone et l'Afrique de l'Ouest English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs,
je suis un peu étonnée de certains posts que je lis sur la non nécessité de se traiter préventivement contre le paludisme.
Partie l'été dernier 1 mois en Afrique de l'Ouest, nous sommes allés auparavant à la consultation "spéciale" voyages et vaccination au CHU Purpan (Toulouse), pour remettre à jour nos vaccins (fièvre jaune ...etc....).
Et là, les différents médecins que nous avons vu (oui, différents, car il y a des rappels à faire... 🏴☠️ aieuh, ça pique !), ont tous été très clairs : s'ils nous ont effectivement laissé le choix du traitement (nivaquine, lariam, malarone...etc...), ils nous ont tous très très fortement suggérés de prendre un traitement préventif.
Et je pense que cela n'était pas du luxe, vu la quantité de moustiques que nous avons croisés, au Mali notamment. Je me souviens particulièrement, à Kayes, de ces espèces de caniveaux profonds qui bordent les rues, qui étaient presque remplis d'eau (début juillet), et qui étaient autant de nid à moustiques...🙁
Nous, nous avons choisi la Malarone, que nous avons très bien supporté, y compris notre enfant (4 ans au moment de la prise). Les autres voyageurs de notre petit groupe avaient tous choisis la Malarone aussi, sans effet secondaires à ma connaissance (sauf celui de rendre plus chétif son compte en banque 😠, mais c'est un autre sujet...).
Bref, pour nous qui sommes des voyageurs en gros un mois par an (parce que le reste du temps il faut bien travailler, aller à l'école... bref, attendre le prochain voyage 😇), il nous paraissait impensable de ne pas prendre un traitement anti -palu préventif.
Et moi qui avait connu la nivaquine, je trouve que la malarone est bien plus confortable.
Maintenant, chacun est libre de son choix, mais en connaissance de cause alors !
Amitiés Suri
PS : il me reste 15 comprimés de Malarone adulte + 15 comprimés de Malarone enfant, si je peux en faire profiter quelqu'un à un petit prix, plutôt que de les jeter.....😉 Merci de me contacter en messagerie privée.
je suis un peu étonnée de certains posts que je lis sur la non nécessité de se traiter préventivement contre le paludisme.
Partie l'été dernier 1 mois en Afrique de l'Ouest, nous sommes allés auparavant à la consultation "spéciale" voyages et vaccination au CHU Purpan (Toulouse), pour remettre à jour nos vaccins (fièvre jaune ...etc....).
Et là, les différents médecins que nous avons vu (oui, différents, car il y a des rappels à faire... 🏴☠️ aieuh, ça pique !), ont tous été très clairs : s'ils nous ont effectivement laissé le choix du traitement (nivaquine, lariam, malarone...etc...), ils nous ont tous très très fortement suggérés de prendre un traitement préventif.
Et je pense que cela n'était pas du luxe, vu la quantité de moustiques que nous avons croisés, au Mali notamment. Je me souviens particulièrement, à Kayes, de ces espèces de caniveaux profonds qui bordent les rues, qui étaient presque remplis d'eau (début juillet), et qui étaient autant de nid à moustiques...🙁
Nous, nous avons choisi la Malarone, que nous avons très bien supporté, y compris notre enfant (4 ans au moment de la prise). Les autres voyageurs de notre petit groupe avaient tous choisis la Malarone aussi, sans effet secondaires à ma connaissance (sauf celui de rendre plus chétif son compte en banque 😠, mais c'est un autre sujet...).
Bref, pour nous qui sommes des voyageurs en gros un mois par an (parce que le reste du temps il faut bien travailler, aller à l'école... bref, attendre le prochain voyage 😇), il nous paraissait impensable de ne pas prendre un traitement anti -palu préventif.
Et moi qui avait connu la nivaquine, je trouve que la malarone est bien plus confortable.
Maintenant, chacun est libre de son choix, mais en connaissance de cause alors !
Amitiés Suri
PS : il me reste 15 comprimés de Malarone adulte + 15 comprimés de Malarone enfant, si je peux en faire profiter quelqu'un à un petit prix, plutôt que de les jeter.....😉 Merci de me contacter en messagerie privée.
Visiter Toulouse et Bordeaux? English translation pending
Bonjour nous sommes un couple de retraités et nous préparons un voyage de trente jours pour la France en sept prochain. Nous arrivons sur Paris et revenons de Marseille.Nous prévoyons visiter quelques régions dont la Normandie, un peu la Bretagne et descendre vers le Périgord, Sarlat, et jusque Marseille.
Je vois que dans les guides il n'y a pas beaucoup de choses intéressantes à voir à Toulouse et à Bordeaux du moins on ne nous les vantent pas alors nous hésitons à visiter ces deux villes. Nous aimons beaucoup les villages pittoresques alors svp dites-moi s'il y a de belles choses à voir dans ces deux villes.
Une autre question nous prenons une voiture achat-rachat donc elle est neuve. Est-ce que la plaque d'immatriculation est différente des autres donc facile à détecter par les voleurs. ?
Merci pour vos réponses
Une autre question nous prenons une voiture achat-rachat donc elle est neuve. Est-ce que la plaque d'immatriculation est différente des autres donc facile à détecter par les voleurs. ?
Merci pour vos réponses
Partir vivre en Nouvelle-Calédonie English translation pending
coucou tt le monde...
en bref, j ai fait mes etude en hotellerie restauration, a la fin de mes etudes je suis parti vivre en Australie plusieurs mois puis un an a Bruxelles...Suite a ces deux experiences j ai vraiment pris gout au voyage et ne compte pas m arreter la...j aimerai poursuivre eventuellement en Nouvelle-Caledonie...Mes question sont: y a t il moyen de trouver du tavail? quels sont les procedure administrative? y a t il quelqu un pour m aider ?
voila merci bcp
Endroit plus beau que Koh Lipe? English translation pending
je cherche à aller sur une ile en thailande. pour l'instant c'est koh lipe qui est pour moi la plus belle. je cherche un endroit qui ne soit pas pourri par le tourisme ou l'eau est transparente et le sable blanc, comme koh lipe mais je voudrais voir quelque chose de nouveau du coté de Koh chang ou koh tao. est ce que ca existe encore?
Croisière en mars 2009 au Panama avec Royal Caribbean English translation pending
Bonjour à tous
J'aimerais savoir si il y a beaucoup de francophonne sur le bateau et si il y des gens qui y travaille dessus parle français
Merci à tous ceux qui vont répondre
J'aimerais savoir si il y a beaucoup de francophonne sur le bateau et si il y des gens qui y travaille dessus parle français
Merci à tous ceux qui vont répondre
Le Pérou Nord et ses caractéristiques? English translation pending
Bonjour,
Nous projetons un périple dans le nord du perou pour une dizaine de jours.
Sommes preneurs de témoignages sur ce secteur. Que faut-il voir impérativement ?
On dit que le site de la forteresse de Kuelap n’a rien à envier au machu picchu mais qu’il est étonnamment peu fréquenté par les touristes, à ce jour.
Comment y est l’accueil des péruviens dans le nord ?
Y a-t-il une cuisine spécifique à cette région ?
Comment peut on aller de cajamarca à chachapoyas en passant par celendin et leimebamba . Il paraît que les paysages traversés via cet itinéraire sont magnifiques mais que mis à part 30km d’asphalte, c’est de la piste. Y a-t-il des bus locaux ? ou faut l envisager de louer un véhicule type 4X4 ?
Merci de toutes les infos que vous pourrez nous apporter ios
Comment peut on aller de cajamarca à chachapoyas en passant par celendin et leimebamba . Il paraît que les paysages traversés via cet itinéraire sont magnifiques mais que mis à part 30km d’asphalte, c’est de la piste. Y a-t-il des bus locaux ? ou faut l envisager de louer un véhicule type 4X4 ?
Merci de toutes les infos que vous pourrez nous apporter ios
Hôtel Oasis Cancun pour le "spring break" 2009 English translation pending
Bonjour, voila je pars a cancun le 12 mars 09 avec mon meilleur pote. On a tout les deux 20 ans et une grande motivation pour découvrir de nombreuses choses à Cancun ! Nous allons logés à l'oasis cancun. Il me tarde de partir et j'aimerai bien rencontrer des gens qui partent aussi en mars. Ca serait plutot sympas de former un petit groupe de français et montrer a ces américains qui sont les rois de la descente :) . Non franchement je pense que ca pourrait être cool et je suis sur qu'il y a d'énormes moment à partager ;) Plus on est plus ris comme on dit =) . Enfin bref, voila mon adresse msn : romq@hotmail.fr ! Sur ceux bonne fêtes de fin d'années et n'hésitez surtout pas à me contacter :) tchao !
Quel quartier choisir à Phuket pour le mois de mars? English translation pending
voila en faite je suis un habitué d la thailande mais phuket sa me soul patong est ce que il ya un endroit bien mieux que patong par ce que niveau plage c'est pas terrible et je cherche aussi un hotel pas tres cher 1500 bath maxi par jours
Chicago: formalités administratives pour installation longue durée? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis de nationalité française et compte m'installer à Chicago l'été prochain pour y faire mes études universitaires ainsi que pour faire un stage.
J'ai essayé de me renseigner sur le site du consulat des Etats-Unis de ma ville, mais je ne trouve aucun renseignement concernant les visas longue durée.
Y a-t-il quelqu'un qui puisse m'expliquer comment dois-je m'y prendre ? Faut-il constituer un dossier solide pour obtenir un tel visa ?
Je vous en remercie par avance.
Je suis de nationalité française et compte m'installer à Chicago l'été prochain pour y faire mes études universitaires ainsi que pour faire un stage.
J'ai essayé de me renseigner sur le site du consulat des Etats-Unis de ma ville, mais je ne trouve aucun renseignement concernant les visas longue durée.
Y a-t-il quelqu'un qui puisse m'expliquer comment dois-je m'y prendre ? Faut-il constituer un dossier solide pour obtenir un tel visa ?
Je vous en remercie par avance.
D'autres photos à découvrir English translation pending
la question sera donc :
qui est ce ?.
😛
qui est ce ?.
😛
Allamanda hôtel à l'île Maurice English translation pending
J'ai séjourné dans cette résidence et ce fut très agréable! 10 euros la nuit, pour un studio très propre avec terrasse, ménage fait tous les jours, il y a unecuisine avec gazinère, frigo, vaisselle. Et nous étions à 2 pas de la mer. Pour sortir il y a de nombreux tours opérateurs à pereybere. Et pour ceux qui veulent prendre le bus, il aun arret de bus tout prêt. Je recommande!
Plus belles plages au Kerala? English translation pending
Bonjour à tous
quels sont pour vous les plus belles plages au kerala?😎 quel aeroport est mieux en conséauence pour attérir les routes entre cochin et Thiruvananthapuram sont-elles facilement praticables Combien de temps vous pensez? j'ai lu 5 heures dans un forum quel itinéraire est le plus sympa?
merci de votre aide
namaste
quels sont pour vous les plus belles plages au kerala?😎 quel aeroport est mieux en conséauence pour attérir les routes entre cochin et Thiruvananthapuram sont-elles facilement praticables Combien de temps vous pensez? j'ai lu 5 heures dans un forum quel itinéraire est le plus sympa?
merci de votre aide
namaste
Température et conditions pour snorkeling à Koh Tao du 25 décembre au 3 janvier? English translation pending
Salut tout le monde!
Je prévois aller à Ko Tao et Ko Phangan vers la fin décembre (25 déc-3 jan).
Pouvez-vous m'en dire plus sur la température, les précipitations et les conditions pour l'apné. Je sais que c'est plus beau du côté de Kkrabi et Phuket mais est-ce que c'est un coup de dés du côté de Ko tao pour cette période?
C'est mon premier voyage en Thailande et je veux vraiment mettre toute les chances de mon côté.
Merci pour les réponses! 🙂
Je prévois aller à Ko Tao et Ko Phangan vers la fin décembre (25 déc-3 jan).
Pouvez-vous m'en dire plus sur la température, les précipitations et les conditions pour l'apné. Je sais que c'est plus beau du côté de Kkrabi et Phuket mais est-ce que c'est un coup de dés du côté de Ko tao pour cette période?
C'est mon premier voyage en Thailande et je veux vraiment mettre toute les chances de mon côté.
Merci pour les réponses! 🙂
Recherche hôtel proche de l'aéroport Charles de Gaulle English translation pending
🙂bonjour !!!! je recherche un hotel pres de charles de gaulles pas trop cher ...propre ....ptit dej ....( LE 20/09 AU SOIR )
dites moi les 2 aeroports sont loin l un de lautre ??
merci 😉😉😉😉
Quelles îles paradisiaques aux Philippines fin février? English translation pending
Bonjour.
Nous projetons un séjour fin février de 13 jours pour découvrir quelques îles paradisiaques repos et farniente et découverte au programe : sable blanc, eau turquoise, nature exhubérante, villages, guest house typique (banbou) les pids dans l'eau. Connaitriez vous un "chapelet" d'îles que l'on pourrait faire sans trop de contraintes de trajet? Merci pour votre aide
Nous projetons un séjour fin février de 13 jours pour découvrir quelques îles paradisiaques repos et farniente et découverte au programe : sable blanc, eau turquoise, nature exhubérante, villages, guest house typique (banbou) les pids dans l'eau. Connaitriez vous un "chapelet" d'îles que l'on pourrait faire sans trop de contraintes de trajet? Merci pour votre aide
Location d'appartement à Valladolid? (Espagne) English translation pending
bonjour bonjour,
voila mes parents veulent passer deux semaines en Espagne pour venir me voir et recherche un paratement à louer pendant 15 jours avec 2 chambres (1 pour un couple et une autre pour un enfant). Jaurais aimer savoir si quelqun pourrait m'aider à trouver quelque chose ou éventuellement me donner une adresse ou autre.
En effet, il nont pas trop envie daller a lhotel car veulent garder leur liberté, pouvoir se lever, manger, et rentrer quand ils le veulent !
Merci davance
Merci davance
Trouver du Gasoil en Russie? English translation pending
dober dan
on me dit que de samara a la frontiere mongol olgy en passant par omsk et novossibirsk c est dur de trouver du gasoil et que je dois prevoir plein de reserves
qu egalememt le gasoil a beaucoup augmenter et que ca vaut pres d un euro le litre
de mon cote les infos que j avais trouve me disait le contraire autour de 0, 50cents d euro le litre
de plus j ai des travellers cheque est ce que je vais peine a les echanger
merci d avance
gazoline
Urgent: recherche avocat à Kho Phi Phi ou Bangkok English translation pending
Bonjour à tous,
Mon frère, en vacances à Kuo pang gam, est tombé dans un piège vraisemblablement mis au point par la mafia locale. Il était dans une soirée et a perdu son porte-feuille. Un mec est venu vers lui et lui a demandé 2.000 euros pour le recupérer. Ayant refusé de payer, le mec a appelé les flics et surprise, les flics ont trouvé un gramme d'extasy dans le porte-feuille, glissé par le mec en question. Mon frère a été arrêté et emmené au poste de police. On lui a demandé de payer 60.000 bats (une caution) pour sortir. Il a rencontré une femme qui apparemment était avocate et lui a dit qu'il devait payer cette somme pour sortir et qu'il passerait ensuite en jugement. Elle lui a assuré qu'il ne risquait qu'une amende de 15.000 bats et que la caution lui serait restituée. Il a passé la nuit en détention et a pu sortir hier. L'ambassade nous a indiqué que c'était fréquent et n'avait aucun nom d'avocat à nous communiquer. Nous avons donc pris la femme qui a assité mon frère durant sa détention. Mais nous doutons de son sérieux. En outre mon frère a dû donner son passeport, qui selon l'avocate est envoyé à l'ambassade de France. Il devrait passer devant le tribunal lundi ou mardi prochain à Kuo Pipi. Connaissez-vous un avocat français ou francophone que nous pourrions contacter pour avoir plus d'informations ? Un autre européen dans l'hôtel de mon frère a vécu la même chose. Il a été condamné à une amende du 15 000 bats et on l'a laissé tranquille. Mais nous avons peur que le tribunal fasse du zel et qu'il prononce une peine d'emprisonnement. Auriez-vous des conseils à me donner.
Merci de votre aide.
Mon frère, en vacances à Kuo pang gam, est tombé dans un piège vraisemblablement mis au point par la mafia locale. Il était dans une soirée et a perdu son porte-feuille. Un mec est venu vers lui et lui a demandé 2.000 euros pour le recupérer. Ayant refusé de payer, le mec a appelé les flics et surprise, les flics ont trouvé un gramme d'extasy dans le porte-feuille, glissé par le mec en question. Mon frère a été arrêté et emmené au poste de police. On lui a demandé de payer 60.000 bats (une caution) pour sortir. Il a rencontré une femme qui apparemment était avocate et lui a dit qu'il devait payer cette somme pour sortir et qu'il passerait ensuite en jugement. Elle lui a assuré qu'il ne risquait qu'une amende de 15.000 bats et que la caution lui serait restituée. Il a passé la nuit en détention et a pu sortir hier. L'ambassade nous a indiqué que c'était fréquent et n'avait aucun nom d'avocat à nous communiquer. Nous avons donc pris la femme qui a assité mon frère durant sa détention. Mais nous doutons de son sérieux. En outre mon frère a dû donner son passeport, qui selon l'avocate est envoyé à l'ambassade de France. Il devrait passer devant le tribunal lundi ou mardi prochain à Kuo Pipi. Connaissez-vous un avocat français ou francophone que nous pourrions contacter pour avoir plus d'informations ? Un autre européen dans l'hôtel de mon frère a vécu la même chose. Il a été condamné à une amende du 15 000 bats et on l'a laissé tranquille. Mais nous avons peur que le tribunal fasse du zel et qu'il prononce une peine d'emprisonnement. Auriez-vous des conseils à me donner.
Merci de votre aide.
Retour de Thaïlande, la déprime! English translation pending
salut tout le monde, je viens de revenir de 1 mois de thailande, tout le mois de mars et c'était mon 1er trip la bas. Ba franchement rien a dire c de la bombe !!!! j'étais enmode semi routar semi vacanciers.Un bon petit parcours.tout d'abord jsui resté 4 jour a bangkok puis direction phuket en bus pendant 8-10 jour de la bas j'ai fait les similian koh phi phi et coral royal island le meilleur étaiot bien sur koh similian qui est intestable pas plu beau que la bas y'a aussi khai island que je trouve fabuleux; ensuite direction pakbara pour rejoindre koh lipe j'ai du dormir a pakbara car on es arrivé le soir donc plus de boat.Koh lipe rien adire c magnifik surtout du coté de andaman resort car du coté porn resort c'est assez sale !!!!! par contre pour rejoindre le jacj jungle bar c le parcours du combattant à partir de andaman ou mountain resort!!! bref ensuite je suis remonté sur koh samui sur chaweng beach!! très touristiques mais trop de ladyboy et la bas il lachent pas !!! le lendemain full moon party à koh phangan avec 1 mort anglais comme a chaque full moon j'ai pas aimé l'ambiance, les gens ne vont pas la bas pour samuser me pour se défoncer en sceau dalcool dommage !!!!! quelques jours aprés parti sur koh tao qui est vraiment pas mal mais pas du meme niveau des similians tout de meme.retour sur phuket pour refaire un day trip a koh phi phi et faire des achats malheuresment je me suis retrouvé sur paradise la rue ladyboy !!! je savais meme pas et enfin direction BKK pour mes achats et passer ma soirée a koh san road que je qualifieria de oberkamp puissance 1000 mdrrrrrrrr.Voila voila un putin de bon trip en tout cas !!! la c 'est qu'un cours réumé mais bon deja pas mal
Retour de Bali et des îles Perhentians (Malaisie) English translation pending
Bonjour à tous, je reviens d’un peu plus de 2 semaines de vacances (03/03 à 21/03) à Bali et aux Perhentians principalement. Encore merci pour vos participations qui m’ont bien aidé à préparer ce petit voyage. Un petit récit :
1ère journée à Kuala Lumpur : le temps était pas terrible, on a fait la Tour Menara (des télécommunications, offre un super panorama de la ville), pour les Petronas, il y a avait trop de queue, on a pas pu monter sur l’échangeur. On a visité un peu tous les quartiers et beaucoup apprécié. Notamment Bukit Bintang animé jusqu’à pas d’heure.
vol Kuala Lumpur - Bali
1 semaine à Bali :
- 2 jours à Kuta : nous avons été déçus par l’agressivité des marchands et par l’ambiance d’une manière plus générale. Hotel Green Garden (kartika plaza) réservé en dernière minute pour environ 20 euros la nuit chambre double ptit déj inclus (hotel très propre, piscine sympa, personnel agréable) - 5 jours à Nusa Dua : Hotel Nusa Dua Beach Resort & Spa : superbe, cherchant une ambiance détente, j’ai été servi. Le prix (négocié) 100 dollars la nuit, ça peut paraître fou, mais on cherchait absolument à fuir Kuta et se retrouver au calme, d’autant plus que 100 dollars, converti en euros, puis divisé par deux (j’étais avec un ami), ça nous fait retomber dans les 30 euros … du formule 1 français. Si vous passez à Nusa Dua, un restaurant à faire : le TROPICAL : très bon et pas trop cher (on mange bien entre 5 et 10 euros). Sans vouloir faire peur, j’ai vu un serpent (blanc avec rayures noires environ 30-40 cm) passer entre mes doigts (posés) dans l’eau sur la plage privée de l’hôtel. La réaction des missieurs de l’hotel : non, il n’y jamais de serpent ici. Aucune piqûre c’est l’essentiel… Etant limité dans le temps, on a fait l’excursion organisée : spectacle le matin, ateliers de Batik, bijoux, peintures locaux… rizières en terrasse, Mont Batur et Lac Batur, pour le Mont Agung les conditions n’étaient pas présentes. Il faut plus de temps qu’une semaine pour bien visiter Bali (ou prendre un taxi tous les jours).
Vol Bali - Kuala Lumpur puis Kuala Lumpur -Kota Bahru (dans le terminal LCCT donc pas de navette). Arrivée à Kota Bahru taxi pour Kuala Besut (67 rg), à Kuala Besut : hotel Nan 45 rg la nuit, et puis départ le matin à 7h pour les îles (70 rg l'aller retour).
1 semaine aux Perhentians :
On a passé toute la semaine sur Pulau Kecil (la petite île) au Panorama Chalet sur Long Beach. Programme baignade et repos. Tout simplement. Chambre double avec douche (froide) et ventilateur : 45 ringgits la nuit. A ce prix là, on peut fermer les yeux sur le lézard qui s’aventurait de temps en temps et sur les araignées (je pense toutefois que d’un bungalow à l’autre, l’isolation peut être différente). Le resto du Panorama est vraiment bon, beaucoup de gens venaient pour diner. Sinon j’ai pas mal aimé le Daniel Café. Les cartes sont un peu les mêmes partout. Cependant c’est plutôt bon et pas cher (pour qui ne reste pas 6 mois). Un peu déçu par le manque d’attention donné à la plage (des ordures qui traînent ici et là). Le snorkelling était très bien, rendu un peu difficile par les vagues dans certains coins mais bon. Enfin, pour dormir tranquillement et se réveiller sans être mitraillé de piqûres, pensez au Catch, au Baygon, tout ce que vous voulez mais prenez quelque chose, les insectes ici sont des « commandos », malgré la moustiquaire, j’ai compté environ 50 piqûres en une semaine.
1 journée à Kota Bahru :
Visite du marché Kanda, dégustation de l’œuf de tortue (pour mon pote) au Hover Restaurant (à quelques 500 mètres de l’hôtel Suria). Vu le prix (4 ringgits = presque 1 euros l’œuf), on a bataillé pour trouver un resto où on pouvait en trouver. Shopping etc (pas mal de boutiques mais qualité pas terrible). Pour acheter des souvenirs, il y a des magasins vraiment pas chers.
Retour avec une escale (prévue) d’une journée au Sri Lanka : Sri Lankan nous offre la navette A/R et l’hôtel : Pegasus Reef à Wattala : hôtel très propre, repas très bons. On a pas pu visiter car pas trop de temps et barrages partout à Colombo.
Pour Paris – Kuala Lumpur nous avons pris Sri Lankan : j’ai pas trouvé les sièges super confortables, 4h de retard à l’aller. A part ça, rien à signaler. Les vols intérieurs : Kuala Lumpur – Bali et Kuala Lumpur – Kota Bahru : Avec Air Asia : pas très cher (pour budget normal), aucun retard, presque pas d’attente, tout se fait très vite (arriver une heure avant le vol suffit - même si je ne le conseille pas). En revanche, les sièges sont très resserrés, faisant 1.85m et 1.90m, on s’est retrouvé littéralement coincé…
Conclusion : excellentes vacances. Séjour aux Perhentians vraiment magnifique, et économique par rapport à Bali. Ca n’a tout simplement rien à voir d’ailleurs, mais j’étais entêté à l’idée de faire ces deux destinations.
Si je peux aider à mon tour n'hésitez pas, sachant que j'ai gardé des cartes de visite.
1ère journée à Kuala Lumpur : le temps était pas terrible, on a fait la Tour Menara (des télécommunications, offre un super panorama de la ville), pour les Petronas, il y a avait trop de queue, on a pas pu monter sur l’échangeur. On a visité un peu tous les quartiers et beaucoup apprécié. Notamment Bukit Bintang animé jusqu’à pas d’heure.
vol Kuala Lumpur - Bali
1 semaine à Bali :
- 2 jours à Kuta : nous avons été déçus par l’agressivité des marchands et par l’ambiance d’une manière plus générale. Hotel Green Garden (kartika plaza) réservé en dernière minute pour environ 20 euros la nuit chambre double ptit déj inclus (hotel très propre, piscine sympa, personnel agréable) - 5 jours à Nusa Dua : Hotel Nusa Dua Beach Resort & Spa : superbe, cherchant une ambiance détente, j’ai été servi. Le prix (négocié) 100 dollars la nuit, ça peut paraître fou, mais on cherchait absolument à fuir Kuta et se retrouver au calme, d’autant plus que 100 dollars, converti en euros, puis divisé par deux (j’étais avec un ami), ça nous fait retomber dans les 30 euros … du formule 1 français. Si vous passez à Nusa Dua, un restaurant à faire : le TROPICAL : très bon et pas trop cher (on mange bien entre 5 et 10 euros). Sans vouloir faire peur, j’ai vu un serpent (blanc avec rayures noires environ 30-40 cm) passer entre mes doigts (posés) dans l’eau sur la plage privée de l’hôtel. La réaction des missieurs de l’hotel : non, il n’y jamais de serpent ici. Aucune piqûre c’est l’essentiel… Etant limité dans le temps, on a fait l’excursion organisée : spectacle le matin, ateliers de Batik, bijoux, peintures locaux… rizières en terrasse, Mont Batur et Lac Batur, pour le Mont Agung les conditions n’étaient pas présentes. Il faut plus de temps qu’une semaine pour bien visiter Bali (ou prendre un taxi tous les jours).
Vol Bali - Kuala Lumpur puis Kuala Lumpur -Kota Bahru (dans le terminal LCCT donc pas de navette). Arrivée à Kota Bahru taxi pour Kuala Besut (67 rg), à Kuala Besut : hotel Nan 45 rg la nuit, et puis départ le matin à 7h pour les îles (70 rg l'aller retour).
1 semaine aux Perhentians :
On a passé toute la semaine sur Pulau Kecil (la petite île) au Panorama Chalet sur Long Beach. Programme baignade et repos. Tout simplement. Chambre double avec douche (froide) et ventilateur : 45 ringgits la nuit. A ce prix là, on peut fermer les yeux sur le lézard qui s’aventurait de temps en temps et sur les araignées (je pense toutefois que d’un bungalow à l’autre, l’isolation peut être différente). Le resto du Panorama est vraiment bon, beaucoup de gens venaient pour diner. Sinon j’ai pas mal aimé le Daniel Café. Les cartes sont un peu les mêmes partout. Cependant c’est plutôt bon et pas cher (pour qui ne reste pas 6 mois). Un peu déçu par le manque d’attention donné à la plage (des ordures qui traînent ici et là). Le snorkelling était très bien, rendu un peu difficile par les vagues dans certains coins mais bon. Enfin, pour dormir tranquillement et se réveiller sans être mitraillé de piqûres, pensez au Catch, au Baygon, tout ce que vous voulez mais prenez quelque chose, les insectes ici sont des « commandos », malgré la moustiquaire, j’ai compté environ 50 piqûres en une semaine.
1 journée à Kota Bahru :
Visite du marché Kanda, dégustation de l’œuf de tortue (pour mon pote) au Hover Restaurant (à quelques 500 mètres de l’hôtel Suria). Vu le prix (4 ringgits = presque 1 euros l’œuf), on a bataillé pour trouver un resto où on pouvait en trouver. Shopping etc (pas mal de boutiques mais qualité pas terrible). Pour acheter des souvenirs, il y a des magasins vraiment pas chers.
Retour avec une escale (prévue) d’une journée au Sri Lanka : Sri Lankan nous offre la navette A/R et l’hôtel : Pegasus Reef à Wattala : hôtel très propre, repas très bons. On a pas pu visiter car pas trop de temps et barrages partout à Colombo.
Pour Paris – Kuala Lumpur nous avons pris Sri Lankan : j’ai pas trouvé les sièges super confortables, 4h de retard à l’aller. A part ça, rien à signaler. Les vols intérieurs : Kuala Lumpur – Bali et Kuala Lumpur – Kota Bahru : Avec Air Asia : pas très cher (pour budget normal), aucun retard, presque pas d’attente, tout se fait très vite (arriver une heure avant le vol suffit - même si je ne le conseille pas). En revanche, les sièges sont très resserrés, faisant 1.85m et 1.90m, on s’est retrouvé littéralement coincé…
Conclusion : excellentes vacances. Séjour aux Perhentians vraiment magnifique, et économique par rapport à Bali. Ca n’a tout simplement rien à voir d’ailleurs, mais j’étais entêté à l’idée de faire ces deux destinations.
Si je peux aider à mon tour n'hésitez pas, sachant que j'ai gardé des cartes de visite.
Cuisiner dans le désert tunisien English translation pending
Bonjour !
Nous partons en 4x4 dans le sud Tunisien Douz - Bordj el Khadra - J'aimerai éviter un peu les "bolino". Quelqu'un pourrait-il me donner des idées. Je n'aurai pas de frigo, que puis-je emmener qui supporte la chaleur. Nous irons début mai.
Ma question est peut-être saugrenue mais s'il y a moyen de se faire plaisir.
Amis gourmets j'attends vos délicieuses recettes du désert 🙂
Merci !
Domi
Domi
Hôtels Playa Pesquero, Grand Playa Turquesa (Holguin) ou Blau Colonial (Cayo Coco)? English translation pending
Bonjour se sera notre premier voyage à l, extérieur du canada et aimerions savoir.....
premièrement on part début avril pour 1 semaine. on hésite entre Holguin au playa pesquero ou grand play turquesa u à Cayo COco au blau colonial.
pouvez-vous nous donner votre avis, vos conseils, est-ce qu, il ya des excursions à faire!
ce que l'on recherche avant tout, la chaleur, belle plage, beau site et du repos.
merci infiniement!
premièrement on part début avril pour 1 semaine. on hésite entre Holguin au playa pesquero ou grand play turquesa u à Cayo COco au blau colonial.
pouvez-vous nous donner votre avis, vos conseils, est-ce qu, il ya des excursions à faire!
ce que l'on recherche avant tout, la chaleur, belle plage, beau site et du repos.
merci infiniement!
Hôtel pas cher à Bombay? English translation pending
Ola tout le monde Namaste!
Je descends sur MUmbai dans quelques jours, et mon lonely planet a 8 ans, hehe, un peu perime. Vous n'auriez pas des infos pour trouver logement pas cher a Bombay, a Kolaba ce serait le top, et a quels tarifs -> Pour une single, no need bathrom inside, sir...
Coiffeur en Thaïlande English translation pending
Bonjour, comme je compte partir en thailande pour 1 bon mois je compte me couper les cheveux avant de partir mais je crois j'aurais besoin d'un autre coup de tondeuse là bas, mes cheveux pousse assez vite en + comme il fera chaud ca va pousser encore plus vite. bref ma question est la suivante: est ce que en thailande, les coiffeurs coupe bien les cheveux de facon général? et quel est le prix approximatif pour une coupe ? merci d'avance
Cherche renseignements sur le Brésil English translation pending
😎ki pourrais me renseigner sur le brésil??😏
Visites pour trois semaines au Kerala English translation pending
Bonsoir,
Je pars dans 3 semaines en Inde avec une amie. J'ai l'habitude d'organiser mes circuits moi-même avec l'aide de différents guides et de VF bien sûr! Je connais l'Asie du Sud-est, mais ce sera notre premier voyage en Inde. Nous avons choisi le kerala vue la saison à laquelle nous partons. Nous arrivons à Kochi le 25 décembre et en repartirons le 15 janvier. J'avoue que je suis un peu perdue car à chaque fois que j'ai une idée de ville à visiter, je lis qu'elle n'a rien d'extraordinaire et que ça ne vaut pas le coup de s'y arrêter!!! On ne va quand même pas passer 3 semaines entre Kochi et les backwaters! En fait, nous aimons les sites pittoresques, pas trop bondés de préférence, mais un peu de touristes ça passe, pas de treks en montagne, les plages, les petites villes et surtout les ambiances, les rencontres avec la population... Que nous conseillez-vous? Les distances sont importantes et les moyens de transport assez lents, passer notre temps pour nous rendre d'un point à un autre, sans qu'il y ait d'intérêt majeur, ne nous tente guère! Peut-on déborder sur d'autres régions en cette saison sans avoir trop froid? Merci d'avance pour tous vos conseils!
Je pars dans 3 semaines en Inde avec une amie. J'ai l'habitude d'organiser mes circuits moi-même avec l'aide de différents guides et de VF bien sûr! Je connais l'Asie du Sud-est, mais ce sera notre premier voyage en Inde. Nous avons choisi le kerala vue la saison à laquelle nous partons. Nous arrivons à Kochi le 25 décembre et en repartirons le 15 janvier. J'avoue que je suis un peu perdue car à chaque fois que j'ai une idée de ville à visiter, je lis qu'elle n'a rien d'extraordinaire et que ça ne vaut pas le coup de s'y arrêter!!! On ne va quand même pas passer 3 semaines entre Kochi et les backwaters! En fait, nous aimons les sites pittoresques, pas trop bondés de préférence, mais un peu de touristes ça passe, pas de treks en montagne, les plages, les petites villes et surtout les ambiances, les rencontres avec la population... Que nous conseillez-vous? Les distances sont importantes et les moyens de transport assez lents, passer notre temps pour nous rendre d'un point à un autre, sans qu'il y ait d'intérêt majeur, ne nous tente guère! Peut-on déborder sur d'autres régions en cette saison sans avoir trop froid? Merci d'avance pour tous vos conseils!
Un mois en Thaïlande: grande partie du séjour à Koh Samui English translation pending
Bonjour a vous tous,
Ayant observé bcp de forums interressants ici, j'ai décidé de m'inscrire aussi, afin de preparer mon 1er voyage en thailande.. Je prends un peu de distance par rapport a mon activité professionnelle debut 2008, et je compte en profiter pour voyager un peu... Je pense partir entre fevrier et mai, pour une durée d'un mois environ.. Pas mal de gens m'ont conseillé de ne pas passer par une agence car les sejours et circuits se ressemblent tous, il semblerait que c'est assez facile de se debrouiller sur place, qu'en pensez vous?? Je pensais passer une grande partie de ce sejour a koh samui, mais peut etre y a t'il des iles plus conviviales? dites moi si vous avez une idee ou une proposition differente.. Je tiens a preciser que je suis assez jeune (28 ans), donc le confort extreme n'est pas mon soucis 1er, et de plus j'aimerais qd meme trouver un endroit animé (mais pas le stereotype des bars bondés de touristes a la recherche de tendresse).. Mes dates sont totalement flexibles, peut etre y a t'il des mois plus conseillés que d'autres? Mon budget pour les mois se situe autour de 1800e, qu'en pensez vous? Vaut il mieux prendre des euros et les changer la bas?partir simplement avec sa CB?? Merci d'avance pour les reponses que vous pourrez m'apporter, elles sont toutes les bienvenues. Je vous souhaite, amis voyageurs, une tres bonne fin de journée... Mael
Ayant observé bcp de forums interressants ici, j'ai décidé de m'inscrire aussi, afin de preparer mon 1er voyage en thailande.. Je prends un peu de distance par rapport a mon activité professionnelle debut 2008, et je compte en profiter pour voyager un peu... Je pense partir entre fevrier et mai, pour une durée d'un mois environ.. Pas mal de gens m'ont conseillé de ne pas passer par une agence car les sejours et circuits se ressemblent tous, il semblerait que c'est assez facile de se debrouiller sur place, qu'en pensez vous?? Je pensais passer une grande partie de ce sejour a koh samui, mais peut etre y a t'il des iles plus conviviales? dites moi si vous avez une idee ou une proposition differente.. Je tiens a preciser que je suis assez jeune (28 ans), donc le confort extreme n'est pas mon soucis 1er, et de plus j'aimerais qd meme trouver un endroit animé (mais pas le stereotype des bars bondés de touristes a la recherche de tendresse).. Mes dates sont totalement flexibles, peut etre y a t'il des mois plus conseillés que d'autres? Mon budget pour les mois se situe autour de 1800e, qu'en pensez vous? Vaut il mieux prendre des euros et les changer la bas?partir simplement avec sa CB?? Merci d'avance pour les reponses que vous pourrez m'apporter, elles sont toutes les bienvenues. Je vous souhaite, amis voyageurs, une tres bonne fin de journée... Mael