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Hôtel à Casablanca et climat en janvier? English translation pending
by Redblack · 2009-08-26 · 69 replies
bonjour, début janvier moi et ma copine on vas partir au Maroc exactement a Casa pour une semaine, mais le problème qui se pose : est ce que y en a des hôtels qui autorise le faite de réserver une chambre pour deux ou non?? une autre question pour le climat est ce que c'est super froid ou bien quoi? car je veux pas apporter des trucs lourd pour rien lol! merci 🙂
Madagascar: paradis ou "enfer"? English translation pending
by Poissoncoq · 2009-08-23 · 106 replies
Salut à tous , hier aprés -midi je regardé un reportage sur Arte sa me semblait paradisiaque plage de sable blanc , eau turquoise , gentillese des Malgaches etc... et ce matin je lis l' express de Mada c'est le far-west ! Maintenant je suppose que les quartiers cités dans la rubrique fait divers son principalement ceux de Tana ? D'ici quelques temps j'aimerai venir passer quelques mois , c'est jouable ou ça craint trop ? Merci .
Quels dons apporter à la population du Cambodge? English translation pending
by Alexde · 2009-08-19 · 24 replies
bonjour je vais faire de la place dans mes valises pour apporter quelques dons oui mais quoi et a qui ?? des vetements? des affaires scolaires? ou autres et a qui les donner si vous pouvez me renseigner sur les besoins et les regions ou je vais sejourner ou les dons feraient le plus besoin merci d'avance
Vivre sans travailler English translation pending
by Blvlr · 2009-08-09 · 205 replies
Bonjour,

vaste sujet!😉 Bien sûr ce sujet est destiné aux personnes "hors normes" comme moi. Et non aux personnes qui se créeent des besoins..🤪

Ce site est pas mal pour en discuter, car je considère les personnes qui voyagent avoir des atouts supplémentaires. Et un bel état d'esprit concernant la vie; le vécu; riches d'expériences..

Si des personnes se reconnaissent pour parler de leur expérience; c'est avec plaisir.😉 Voyages...Tout plaquer.... Bon été.

Les raisonnables ont duré; les passionnés ont vécu!
Burkina Faso: traitement alternatif préventif du paludisme? English translation pending
by Calderito · 2009-08-04 · 15 replies
Bonjour,

Je pars trois mois au Burkina Faso ((du 03/09 au 01/12/09) en compagnie de mon ami dans le cadre de ma formation de travailleur social. Je serais du côté de Bobo Dioulasso, à Samandéni plus précisement. Je me suis quelque peu renseignée sur les traitement préventifs anti-paludique et les effets secondaires annoncés me laissent perplexe... Le lariam semble avoir des effets secondaires assez violents et la doxyciline provoque une photo-sensibilisation. Quant à la malarone, il semble qu'elle ne fait qu'attenuer les effets du paludisme lorsqu'il est contracté. Je suis intéressée par un traitement alternatif à base d'huiles essentielles mais j'avoue m'y connaître très peu. J'ai entendu parler du niaouli, du rhus taratana, du ravintsara ou encore du calendula. Pour ce qui est des moustiques, j'ai entendu parler de l'eucalyptus citronné ou encore du géranium bourbon.Dans le cas d'un traitement curatif, l'artémisia annua semble donner de bon résultat mais il me semble difficile de pouvoir s'en procurer en France. Est-ce possible sur place?

Je ne sais pas réellement quelle huile peut entrer en intéraction avec une autre. Si certains d'entre vous sont déjà partis pour une telle période et que vous avez privilégié ce type de traitement préventif, je serais heureuse d'avoir de plus amples informations!!!

Merci pour vos réponses

Merci et à bientôt!
Improvisation Nomade (3) (Roumanie-Bulgarie) English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-28 · 7 replies
Oradea

La nuit tombe. Le conducteur veut nous déposer en banlieue. C’est la zone. Les vieux immeubles de l’époque communiste s’effondrent de toute leur façade en laissant apparaître, derrière les fenêtres cassées, les ferrailles rouillées et les vieux tuyaux de gaz déchirés et béants, l’intérieur des appartements. Les enfants sont pieds nus et sales dans les rues en terre battue, ils jouent à se lancer des cailloux et à snifer de la colle. C’est dégueulasse, on se croirait dans un pays en guerre. On demande au chauffeur de nous déposer en ville pour changer un peu de monnaie. Ça l’intéresse. Ensuite, taxi pour trouver un hôtel. Evidemment, comme on ne connaît rien ni personne, que c’est le soir et qu’on n’a pas envie de dormir dehors cette nuit, on raque 20 € chacun pour les chambres. Dire que dehors, ils n’ont pas un rond et qu’on se paye une chambre à 15 millions de lei, la monnaie roumaine. Enfin, rien que pour une douche, je donnerais n’importe quoi ! Dans la soirée, pour joindre le centre ville, nous arpentons les rues. Des maisons écroulées abritent des familles entières avec les animaux et toute leur crasse. Elles sont chauffées aux pneus. Sur les trottoirs, des feux brûlent dans des grands bidons autour desquels tournent quelques sans-abri déguenillés et des chiens agressifs qui crèvent la dalle. C’est le Bronx ! Le lendemain, à la gare, nous cherchons un train pour la prochaine ville à une centaine de kilomètres. Mais le réseau ferroviaire roumain est limité. Très limité. Deux trains dans la journée et pas un dans cette direction. Beaucoup de clochards et des gars qui se battent pour nous emmener dans leur voiture privée. Après négociation, on en choisit un pour 10 € chacun. On ne sait pas encore que les salaires avoisinent 100 € en Roumanie et surtout que tout le monde fait du stop à la sortie des villes pour partager l’essence. Premier pays pauvre. On ne connaît rien. Normal qu’on se fasse avoir. Il faut apprendre. Le rapport avec l’argent n’est plus le même. Le niveau de vie dans cette région a beaucoup diminué par rapport à la Hongrie. Il n’y a qu’à regarder les voitures pourries quand ce ne sont pas des charrettes tirées par des chevaux, les villages sans route goudronnée où grouillent des oies, des cochons et des chevaux en liberté, sur la route unique, pleine de nids de poules, qui relie des villes de plus de cent mille habitants ! Arad

Nous avions rencontré avant notre départ Sorin, un jeune Roumain qui faisait ses études à Poitiers. En arrivant à Arad, nous allons directement voir sa famille à qui il avait parlé de nous. Sa mère, ensuite, nous emmène dans un appartement qui sera le nôtre pendant quelque temps. Enfin, elle nous présente à des étudiants qui nous feront faire le tour de la ville. Après avoir installé nos affaires dans ce petit chez nous, avoir pris notre douche, s’être étendus un instant sur notre lit et avoir fermé la porte de l’appartement. Toutes ces futilités qui ont maintenant de l’importance. Nous allons visiter la ville avec nos nouveaux amis. Très vite, l’échange est enrichissant. Nous parlons toute la journée et une partie de la nuit de la Roumanie et de la France. Les étudiants roumains parlent bien anglais. Beaucoup mieux que moi. Le soir, j’ai la tête comme serrée dans un étau, à force de me concentrer pour ne rien perdre de ce qu’ils nous expliquent et la nuit je rêve en anglais. D’ailleurs, je suis bien meilleur anglophone la nuit… Eux parlent très bien l’anglais pour plusieurs raisons. D’abord les films à la télé sont en anglais sous-titrés en roumain car il n’y a pas assez d’argent pour les doubler comme en France. Ensuite, parce qu’ils sont hyper motivés pour réussir. Et réussir aujourd’hui en Roumanie, ça veut dire quitter le pays et donc parler anglais. Le niveau de vie de nos amis et de la population de la ville est très modeste. La maman de Sorin, professeur de biologie à quelques années de la retraite, gagne 150 € par mois. La vie est dure. Alors que nous, petits Français, nous avons la chance de pouvoir voyager. Ici, il faut jardiner pour manger et faire des conserves pour l’hiver. Garder ses chaussures trouées et acheter une voiture à plusieurs familles. Les jeunes, les étudiants qu’on a rencontrés, ont l’espoir de partir travailler en Europe ou d’aller aux Etats Unis pour s’enrichir. Ils sont ambitieux et motivés mais ne trouvent pas de travail en Roumanie qui tarde à se développer. Il y a bien le chantier d’une zone industrielle autour de la ville mais il n’avance pas. Les fonds européens sont bloqués pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il réduise la corruption. Les entreprises internationales n’investissent pas tant que le pays n’est pas stable. Il n’y a pas de travail à Arad. Seulement des petits commerces. Pourtant, la main d’œuvre est qualifiée et elle ne demande pas grand-chose. Par exemple, un entrepreneur allemand basé à Timisoara, une ville proche que l’on aura l’occasion de visiter, assure la sous-traitance de pièces automobiles et emploie un millier de salariés qu’il paie 200 € par mois. Je vous laisse imaginer la marge que la société se fait en vendant ses pièces en Allemagne. Et si ça marche, je ne comprends pas pourquoi d’autres entrepreneurs n’en font pas autant. Même si les gens sont sous-payés par rapport au niveau européen, même si ce sont les entrepreneurs et les investisseurs qui prennent le plus d’argent, les emplois existent. Les salaires sont payés et les employés ont ainsi un pouvoir d’achat qui permet de faire tourner de l’argent dans le pays. Une ville comme Arad possède des milliers de personnes qui ne demandent qu’à travailler. Seuls, comme souvent dans les pays où la corruption domine, quelques riches équilibrent la balance au volant de leur imposante voiture, en traînant leur vieillesse au bras de jeunes et magnifiques roumaines, le long des vitrines de prêt-à-porter italien. J’espère retourner un jour en Roumanie. Voir comment ça aura évolué. Avec l’ambition et la capacité que j’ai pressenties, ce pays comptera bientôt dans le marché économique européen. Son niveau de vie ne peut qu’augmenter. C’est le moment d’investir là-bas ou d’y passer des vacances et ainsi de dynamiser le tourisme. C’est un joli pays avec des paysages variés et montagneux où les gens sont gais et généreux malgré leur pauvreté. Un pays qui se relève difficilement de la catastrophique politique intérieure de Ceausescu qui les a trompés pendant trente ans. Mais les Roumains sont opportunistes. Ils l’ont prouvé au fil des siècles en négociant leur indépendance dans des contextes géopolitiques qui les ont couverts de drapeaux austro-hongrois, ottomans et soviétiques sans pour autant leur faire perdre leur originalité. Ils seront toujours plus latins que slaves ou russes, des pays qui pourtant les entourent. Leur langue chante comme les cigales de la Méditerranée, ils roulent les « r » à l’espagnole et finissent en « i » avec le pincement de doigts à l’italienne. La Roumanie a même été considérée comme un pays francophone avant la deuxième guerre, au moment où la France était encore une étoile culturelle incontournable. Aussi, si vous voulez avoir la chance de voir naître une cathédrale aujourd’hui, alors que nos églises sont à l’abandon, c’est en Roumanie qu’il faut se rendre. Depuis la fin du régime totalitaire de Ceausescu qui détruisait les lieux de cultes et même les lieux historiques en général, les Roumains ont retrouvé la foi trop longtemps étouffée. Les églises orthodoxes aux reflets byzantins, volant sur des tapis orientaux et mêlées aux architectures baroques, sont des petits joyaux… Les tsiganes

Paumés dans la campagne d’une vallée de Transylvanie du côté de Deva, nous tentons de nous rendre dans un village aux pieds des Carpates Méridionales pour rejoindre un Roumain randonneur et francophone, rencontré sur Internet. Une camionnette s’arrête. Barbus, sales, costauds, silencieux, quatre Roms nous ouvrent leur portière… Des Roms ! Horreur, malheur… Ne pas les confondre avec les Roumains qui sont les habitants de la Roumanie. Les Roms comme les populations que l’on nomme diversement – Gitans, Tsiganes, Romanichels, Gypsies – mais qui se désignent eux-mêmes par d’autres noms (Sinti, Manouches, Calé), et que l’on rencontre dans tous les pays d’Europe, sont partis du nord-ouest de l’Inde il y a un millier d’années et ont déferlé en vagues successives sur l’Europe à partir du XIVe. En Roumanie, ils sont nombreux et se sont, pour la plupart, sédentarisés bien qu’ils ne soient pas intégrés à la population. Ils ont gardé leur langue et leur culture et sont reconnaissables à leur faciès indo-européen. Des villages sont partagés entre les deux populations souvent hostiles. Même les jeunes étudiants rencontrés à Arad ont horreur des Roms. C’est le sujet tabou. Ils les traitent de voleurs de poules comme nous faisons avec les manouches, et les rendent responsables de la misère commune. Bref, on nous disait de faire attention à eux, que c’étaient même des assassins et nous n’avons jamais osé aller dans leurs quartiers. Pourtant, moi je les aime bien les tsiganes, j’adore leur musique, leur liberté et les films de Kusturika. Mais là, on n’est pas dans un film… Ce n’est pas très détendu dans le camion... Les paysages de la campagne roumaine défilent. Petites parcelles agencées et travaillées à la bêche par des personnes âgées habillées à la mode du début du siècle. Pas de tracteur, ni de moissonneuse batteuse. Des chevaux tirent encore les charrues pour retourner la terre. Le foin est entassé en bottes de cinq mètres de haut, en épis. Tous les animaux de la basse-cour traînent en liberté le long de la route, dans les jardins et les maisons. La campagne profonde telle qu’elle était en France à la naissance de mes parents peut-être ou de mes grands-parents… J’allume ma cigarette dans la courbe d’un virage ponctué de bosses et brûle par mégarde le bras nu d’un des gars. Ce gros monsieur me regarde de travers. - Merde, désolé, je dis. Mais je ne me sens pas du tout à l’aise d’un coup. Un autre d’entre eux demande : « Francès ? » Eh oui ! Qu’on dit, des vrais Français de France. Il n’y en a sans doute pas beaucoup dans le coin et quand il nous demande ce qu’on fout là, bah ! on se promène, on avait rien à faire chez nous alors on est allé voir comment ça se passait du côté de chez vous. Ça a l’air de lui plaire. D’un seul coup, l’atmosphère se détend et le monsieur à la moustache range ses gros yeux méchants. Puis, comme le courant est passé, comme nous parlons un peu, ils nous sortent le bon vieil album de la musique du film de Chat noir Chat blanc et voilà que tous se mettent à chanter dans la camionnette jusqu’à notre arrivée. Pour finir, ils refusent notre participation pour l’essence et nous souhaitent bon voyage dans leur pays avant de s’en aller en continuant de chanter ! Vive la musique ! Vive la France ! Bucova

Tout d’abord, on est bien comme des cons dans ce bled de quelques centaines d’habitants où la personne que nous devions rencontrer ne se trouve pas. On aurait dû l’appeler avant. C’est ça les surprises. Ça ne marche pas toujours. Sa maison, enfin celle de ses parents, absents aussi, est superbe, en bois, fleurie du jardin jusqu’aux balcons, de grands géraniums. Une pergola sur la terrasse est recouverte de raisins mûrs. Autour, l’odeur de melons, de foin fraîchement coupé et la campagne roumaine scindée de torrents encore agités et frais de la randonnée en montagne qu’ils viennent d’effectuer derrière le village. Cette partie de la Roumanie est encore vraiment naturelle. Beaucoup de forêts, de montagnes et de verdure. Enfin, cela ne nous avance pas. On essaie de demander à une gentille mamie tout édentée qui fauche son foin tout près des infos sur la famille. Malheureusement, on ne comprend rien. Elle parle un vieux patois incompréhensible et comme toutes les personnes qui ne sont pas habituées à rencontrer des étrangers, quand on la fait répéter, au lieu d’articuler, elle parle seulement plus fort, exaspérée que nous ne comprenions rien. Le cochon, heureux de la visite, court autour de nous en poussant des grognements, comme des moqueries, ce qui rend la scène cocasse et désespérée. Alors on attend là. On est bien. On peut planter la tente ce soir et repartir demain. Mais un peu plus tard, comme la nouvelle a couru dans le village que des sacs à dos étrangers avaient atterri dans un jardin, des jeunes viennent nous rendre visite. Puis ils nous demandent de les suivre. On ne sait pas où mais on prend nos sacs et on suit, accompagnés de tous les enfants et des chiens. La mamie s’agite pour nous dire au revoir. Après une petite promenade dans les chemins en herbe qui séparent les maisons du village, on nous fait attendre devant l’une d’elles… Un autre jeune homme arrive et dit en français : « Bonjour, je m’appelle Christi. Voici ma maison et ma famille. Nous aimerions que vous nous fassiez l’honneur de demeurer chez nous ce soir en attendant que la famille Tomici revienne pour vous accueillir. Pourriez-vous me dire vos noms pour faire plus ample connaissance ?… » Et voilà comment nous sommes arrivés dans la petite famille Abulescu. Une famille géniale. On nous présente tout le monde, la maison, notre chambre avec une simplicité et des égards signes de la plus parfaite hospitalité. Ensuite, tout l’après-midi, le petit jeune se révèle être un parfait connaisseur de son pays et de sa culture, nous en expose les problèmes actuels, son histoire et sa politique. Je suis certain que je n’aurais pas pu en faire autant à son âge et peut-être même aujourd’hui. Pour excuser son érudition, il nous dit simplement qu’il n’aime pas les travaux manuels, ni traîner avec les jeunes de son âge qui se moquent de lui, mais préfère étudier. Il nous pose à son tour des questions sur notre périple, sur ce que nous avons déjà vu et sur la suite. Sa maman, pendant ce temps, nous prépare des petites collations délicieuses. Trois bébés chiens courent entre nos pattes, les oies, les canards, les poulets, tous les animaux sont avec nous autour de la petite table du jardin. Et c’est l’heure de l’apéro. On va goûter les différentes distillations de la tsuica. Une petite prune bien de chez eux. Christi continue de tout nous expliquer : « Celle-ci est la première distillation, elle fait 27 degrés, la deuxième fait 45 et la troisième je ne sais pas mais encore plus. J’ai goûté une fois et depuis je ne bois plus d’alcool ! » On tourne donc à la prune tout le repas, on rit beaucoup, il y en a cinquante litres dans le garage, c’est avec ça que les gens se paient souvent dans les villages. Vraiment une agréable journée et une soirée comme on ne les oublie pas. Le lendemain matin, ils sortent la voiture familiale et s’apprêtent à partir. Et qu’est-ce qu’on fait, nous ? « Pas de problème, vous restez là, on a une course urgente à faire mais on revient ce soir. Si pouviez rentrer les canards avant la nuit, ce serait parfait. Bonne journée. » Le soir venu, on s’organise pour rentrer les canards. Un de nous attend devant la porte pour l’ouvrir pendant que l’autre pousse gentiment les bestioles du bâton. Jusqu’ici tout va bien, ils connaissent la route. Seulement quand on ouvre la porte pour qu’ils rentrent, cinquante poulets foutent le camp dans le jardin ! On fait comment maintenant ? Une heure pour courir après ces sales bêtes, les choper à la main et les balancer une par une dans leur enclos. Très peu de temps après, la famille revient : « Alors tout s’est bien passé ? » « Oh oui, on répond, aucun problème… » Quitter la Roumanie.

Nous hésitons entre le train et le stop pour rejoindre la Bulgarie. En train, nous devons passer par Bucarest, ce qui fait un détour de 800 km. En stop, il faut rejoindre Calafat pour traverser le Danube avec un bateau. Finalement, nous faisons du stop. Le vent souffle ce matin sur le boulevard qui traverse la ville de Carensebes en direction de Brobeta-Turnu-Severin. Il fait froid. Nous avons marqué SOFIA sur notre petite pancarte mais les camions bulgares ne daignent pas s’arrêter. Écrire en cyrillique, l’alphabet bulgare, nous aurait peut être aidés mais nous n’en sommes pas encore capables. Alors nous attendons et le temps passe. Je pense à tante Ana, la vieille dame qui nous a accueillis chez elle ces derniers jours. Quand nous lui avons dit au revoir ce matin, elle s’est mise à pleurer et à prier pour nous. Elle était vraiment gentille. Nous sommes arrivés chez elle avec Christi après avoir quitté le village où nous n’avons jamais eu de nouvelles des gens que nous étions venus rencontrer. Christi loge, pendant ses études, dans un petit appartement au fond du jardin de tante Ana et nous avons squatté quelques jours chez lui le temps de visiter la ville et d’apprendre quelques recettes roumaines. Un matin, les nerfs de mon cou se sont bloqués comme cela m’arrive parfois. Tante Ana m’a sorti de ses placards un remède de grand-mère à base de plantes. Des douleurs comme celles-ci peuvent me faire souffrir plusieurs jours même sous traitement médical. J’acceptai le massage sans illusion. Elle me soigna en quelques heures… Deux heures que nous attendons. Il est dix heures maintenant. Ça ne valait pas le coup de se lever tôt ce matin pour se cailler en attendant dans le froid. Impatientés, nous marchons vers la gare. Le prochain train est à 14 h 50 : dans quatre heures. À 11 h, il y a un bus pour Craiova mais il ne passe pas. C’est courant. Des jeunes traversent la route comme des zombies, le nez dans leur sac de colle. Bientôt le soleil arrive et nous reprenons le stop. Enfin, vers midi, une camionnette s’arrête. Le conducteur, Ion, est instituteur. Il bredouille un peu de français, l’ayant appris à l’école trente ans auparavant. Ses souvenirs reviennent progressivement. Nous longeons la frontière serbe sur le Danube et passons les fameuses « portes de fer », formant un barrage immense. Le film Chat noir chat blanc, réalisé par Emir Kusturika et dont j’évoquais les souvenirs tsiganes, a été tourné quelque part dans ces contrées. Les décors sont bien les mêmes et avec la camionnette du monsieur qui roule entre 50 et 70 km/h, nous avons le temps de les admirer. Enfin nous atteignons la porte orientale des Carpates avant de redescendre dans les plaines du sud. Ion nous dépose en banlieue d’une ville. À peine sommes-nous descendus du camion que des gens nous sautent dessus. Ils veulent tous nous emmener. Nous sommes à un croisement important au milieu des immeubles. Un mec plus louche que les autres nous colle aux basques en insistant méchamment. Des tsiganes nous parlent de je ne sais quoi, nous proposent des trucs à acheter. Derrière nous, je remarque une voiture immatriculée en France avec deux personnes penchées sur le moteur qui viennent bientôt pour nous parler. L’un d’eux connaît quelques mots de français et nous propose lui aussi de nous emmener, puis se met à siffler en direction des grands immeubles. Avec Daoud, on se regarde. Ça craint un peu dans le coin. Faut qu’on s’arrache de là… Cependant, une jolie jeune femme arrive qui parle parfaitement français. C’est la femme du monsieur à la voiture française. La confiance nous revient aussitôt. Les sacs sont mis dans le coffre pendant que nous montons boire le café dans leur appartement. Sur le sofa, nous regardons les photos d’un pays que nous connaissons bien : la France. Le couple nous explique sa situation. Le monsieur est parti une première fois trouver du boulot en France. Il a réussi et a ramené beaucoup d’argent. Quelques centaines d’euros. Depuis, ils partent tous les deux, laissant leur petite fille à la famille, et travaillent en France sans être déclarés, sans sécurité sociale et payés une misère. La maman, Lucia, œuvre dans un restaurant et le papa dans le bâtiment. Ils dorment souvent dans leur voiture, hiver, soir de Noël et du réveillon compris. Enfin, tous les trois mois, ils reviennent au pays voir leur fille, et surtout faute de contrat de travail. Chaque fois, les billets sont distribués à la frontière roumaine pour les douaniers. Trois ans que ça dure. Ils aiment la France et même si on leur dit qu’ils sont exploités, pour eux, c’est toujours mieux comme ça. Lucia nous prépare notre dîner du soir et nous partons dans la 405, à fond sur les routes pourries, avant d’être déposés à 50 km environ de la frontière, dans un village paumé. C’est le soir. Il pleut. Pas de voiture. Nous pouvons aller frapper chez quelqu’un, sûr qu’il nous accueillerait mais au loin des phares se dessinent. Espérons. La voiture en passant à notre hauteur pile et dérape. Au début, nous sommes contents, ce sont des jeunes, ambiance hip hop, l’un d’eux parle un peu espagnol. Puis, bien vite, on déchante : ils boivent des bières et sont excités comme si, en un instant, ils venaient d’avoir une idée lumineuse pour gagner de l’argent… À Calafat, petite ville portuaire du Danube et frontalière avec la Bulgarie, une bande de tsiganes rapplique en courant. Les sacs, apparus dans le coffre maintenant ouvert, sont le sujet d’une discussion, entre eux, qui s’anime. On ne comprend pas bien mais l’ambiance est aux négociations. Les tsiganes veulent acheter nos sacs aux Roumains. C’est non, apparemment. Le coffre se ferme et nous remontons dans la voiture qui démarre en trombe… Mieux vaut s’expliquer avec trois Roumains qu’avec dix tsiganes. Mais on ne nous a pas demandé notre avis de toute façon. Et puis, même s’ils ne s’entendent pas entre eux, les voleurs, j’en suis sûr, font exception pour les mauvais coups. Il faut trouver ce quai, cette putain de frontière. Ensuite, les lâcher. Leur plan, aux Roumains, est simple : ils veulent nous taper le maximum de tune pour payer le trajet. L’équivalent de 10 € en monnaie roumaine : 25 millions de lei. Mais ils rêvent. Le petit jeu de la négociation s’apprend vite et on ne nous a plus aussi facilement. Ils obtiendront quand même 5 € en tout, avant de disparaître. Il nous reste juste assez de monnaie roumaine pour payer le bateau. Espérons que les douaniers n’essaieront pas, eux aussi, de récupérer de l’argent sur notre dos. Capables de nous garder, de nous poser des problèmes si on ne crache pas les tunes ? Se débarrasser de bandits pour en trouver d’autres. Depuis peu, débutent les relations avides de populations démunies envers les touristes aisés que nous sommes. Le bateau accoste dans une heure. Voilà plusieurs heures qu’il fait nuit déjà et il pleut toujours. Peu de gens sur le quai, des douaniers autour des camions et quelques petits trafiquants qui se rendent en Bulgarie avec du tabac et reviennent avec de l’alcool. Assis sur notre sac comme au théâtre, nous admirons discrètement la contrebande qui s’exerce, les douaniers soudoyés et les chauffeurs complices. Chacun fait son petit business et le monde tourne. Le bateau accoste. Dans la cabine, les gars s’esclaffent devant les images pornos de leur téléphone portable en crachant la tsuica. Daoud, debout sur la proue, dans les phares tournoyants, se laisse bercer par les plis du Danube, nous emportant à travers une frontière immense et naturelle, entre deux pays, aux confins de l’Europe continentale. Quitter la Roumanie et le contact imprévu mais souvent sincère de ses habitants ne nous laisse pas insensible… Côté bulgare, trois fois, quatre fois, on nous demande nos passeports. Les imperméables longs et noirs des policiers où coule la pluie, leur langue incompréhensible et brutale, les chiens, toute une atmosphère qui me rappelle les films avec la Gestapo. Tampons, fouille du sac, questions en anglais cyrillique et nous sommes libres. Nous avons passé la frontière. La frontière bulgare. Tant de personnes nous ont parlé de cette frontière. Un ami bulgare, en France, nous a dit : « Ne passez pas à Calafat, et surtout pas la nuit… » Vidin, la ville la plus proche, est à 5 km. Il pleut à verse. Forcément, un mec est là. Il attendait des clients et propose de nous emmener pour 5 €. Ça continue… Impossible de négocier, étrangers sous la pluie et au milieu de la nuit, avec ce gars qu’aucune concurrence ne bouscule. En ville, nous retirons de l’argent pour le lui donner et nous offrir une nuit d’hôtel. En Roumanie, nous n’avons payé qu’une seule nuit pendant notre séjour… Après la toilette, nous allons faire un tour en ville. J’ai hâte de voir à quoi ressemble ce pays. Un bar ouvert. Première chose : « Passeports ! » En allemand, ça fait bizarre. Les gens sont méfiants, Vidin est l’un des trois passages entre la Roumanie et la Bulgarie. Les deux populations se craignent et se haïssent historiquement. Bandits, voleurs, des deux côtés, ils se renvoient la balle. Dans le bar, l’ambiance est froide. Le temps de boire un coca et on repart. Il n’y a rien à fêter ici… Mais en France, ce soir, c’est l’anniversaire de l’amie de Daoud. Soudain nostalgiques, nous voulons entendre des gens parler français. Nous allumons la télé de l’hôtel. Jean Reno et Juliette Binoche essaient de nous faire rire dans un film gnangnan et romantique. Pendant un match de kick boxing, on finit par s’endormir. En me retournant dans mon sommeil, je donne un grand coup de tête dans la table de nuit. L’arcade éclate et pisse le sang. Me rendors K.O avec du papier cul sur la gueule. Pas stressé le gars… Les squatteurs.

Fin septembre, nous sommes à Sofia, capitale de la Bulgarie. Nous avons de nombreux contacts ici. Nous appelons d’abord Jean-Claude, un retraité rencontré sur Internet quand nous préparions le voyage. Un taxi nous emmène chez lui dans la banlieue ouest de la ville. La semaine suivante, nous squattons chez Vincent, un professeur de philo du lycée français Victor-Hugo. Il a un joli appartement dans un quartier chic de Sofia et les avantages de la vie d’un expatrié avec le salaire français dans un pays où l’on gagne rarement plus de 300 €… La journée, nous parcourons la ville pour trouver un hébergement durable. L’automne est gris à Sofia et nous voulons laisser l’hiver dehors. Mais les hôtels sont chers, la collocation avec des étudiants ne se concrétise pas et il est impossible de louer un appartement seulement pour quelques mois. L’hiver se fait déjà sentir. La neige apparaît sur le mont Vitosha qui domine la ville. Les nippes disparaissent des poubelles une à une. Le tour d’Europe contenait un hiver que nous avions prévu de passer ici mais Sofia ne veut pas de nous. Enfin, dans un petit restaurant Kebab, Charlie, un Algérien que nous rencontrons par hasard, se dépatouille pour nous trouver une chambre chez une mamie, mam Rumi, dans les quartiers nord et pauvres de la ville où il loge lui aussi. Trente euros par mois pour deux personnes, parfait pour nous, même si nos amis expatriés n’osent pas mettre les pieds dans ce quartier, rue Hadzikonstantinov. Pas la peine de retenir le nom, suivre le bus N°85… Immeubles pourris et insalubres, mais on ne sent pas d’insécurité ici plus que dans la ville. Le soir, le bar des vieux alcooliques du coin, sous l’immeuble, nous accueille avec Charlie pour boire quelques kamenisa, la bière locale. Mais ça ne dure qu’un temps. Au bout d’une semaine, mam Rumi nous met dehors. Juste avant que nos amies respectives ne nous rejoignent. Paraît qu’on prend trop de douches. Mais surtout, la vieille a assez d’argent pour tenir deux mois avec les quelques euros qu’on lui a donnés... Charlie, désolé pour nous, garde nos sacs dans sa chambre pendant que nous allons à Bansko, au sud du pays, près de la frontière avec la Grèce, pour des petites vacances avec nos louloutes dans un chalet de montagne. Adios loquita mia.

Il est minuit, la pluie fouette les vitres. Elle lave mon âme de ses ambiguïtés, de la solitude qui s’y est glissée dans ce lit d’hôtel où les cris de nos ébats chantent encore, où la moiteur dissipée a laissé la place à un froid glacial et pénétrant. Comme la tendresse peut manquer à un homme quand, dans son cœur, elle a planté ses griffes ! Comme les souvenirs encore tièdes dansent devant nos yeux comme des papillons ! Comme tu es partie si vite et me laisses seul avec ce destin qui s’enfuit en te lâchant la main ! Une main pourtant si douce… Sofia.

Tout le monde s’est partagé les bancs sur la place de la mosquée et profite des derniers rayons doux du soleil d’automne. Les jeunes amoureux se lèchent la lippe, les vieux complotent avec leurs pigeons et les dernières jupettes des jolies Bulgares dansent sur leurs hanches en traversant la place ponctuée de temps en temps par une nuée de Japonais et un tramway grinçant. Là-haut, le mont Vitosha est désormais revêtu de neige. Dans les rues pavées et défoncées du centre ville, les Champs Elysées bulgares, les voitures pourries – sauf celles de la mafia – perdent leurs essieux dans des parterres de mauvaises herbes et de détritus. Sur les innombrables terrasses, la Kamenista coule à flot. Au coin des rues, les vendeurs à la sauvette se mêlent aux tziganes nostalgiques qui pleurent la fin de l’été. Sur le marché des Femmes, les saveurs orientales se laissent savourer. Place des journalistes, des joueurs, fous d’échecs, perdent leur monnaie, cachés derrière les fontaines des nus. Boulevard Marija Luiza, nos nuits d’ivresse se succèdent dans les bars bondés de brûlantes Bulgares dans une musique délirante – une des seules en Europe qui ait su marier instruments traditionnels et rythme moderne percutant –- avant de retrouver les putes et les travestis rentrant au quartier eux aussi. Sofia, de bons souvenirs, vraiment, mais Sofia, … Je me lasse déjà de toi !

Dernière soirée dans la capitale bulgare. Nous sommes dans la chambre de Charlie. Ce mec est vraiment trop généreux, simple et tout plein d’humilité. Avec sa guitare désaccordée et sa voie de lover, il nous interprète ses petites chansons à lui, puis celles qu’il aime de Matoub Lounes, son idole, et quelques-unes d’Idir. Ça fait du bien. On a bu quelques bières et on l’écoute maintenant dans ses grands discours. « La vérité, il dit tout le temps, la vérité, les Bulgares, c’est des bâtards. Ils te piqueraient le moindre leva. Ils parlent que de voitures, d’argent, de foot et passent leur temps à boire. Ils ne sont pas intelligents. Les femmes bulgares sont belles, moi j’ai été marié avec l’une d’elles, elle m’a donné une fille, mais c’est des ingrates. La vérité, elles te laissent au bout de la rue dès qu’elles trouvent plus d’argent ailleurs… À la vérité, je suis mieux ici qu’en Algérie. Ici, je vais faire mon projet : un restaurant kebab à moi, au bord de la mer. La vérité, en Algérie, tu végètes, tu ne peux rien faire. Moi, je suis kabyle. La vérité, les Arabes, c’est des bâtards. J’aimais la politique en Algérie mais le FIS ou l’armée, c’est les mêmes, c’est des bâtards, ils gâchent tout. La vérité, moi j’aime la politique. Ici, je ne vote même pas : c’est des bâtards, ils sont tous corrompus, la vérité, c’est la mafia ici, t’as vu… Maintenant les affaires d’Algérie ne m’intéressent plus. La seule chose que je fais, c’est le ramadan pour mon père. Parce que je n’ai pas pu aller à son enterrement. Je le fais pour lui. Pour sa mémoire. La vérité, il n’y a qu’un dieu pour tous, chrétiens, juifs ou musulmans. Car ils ont tous des femmes et des enfants. C’est tous les mêmes. Pourquoi ils ont mis une bombe en Amérique ? Pourquoi ? La vérité, les Arabes ne les laisseront jamais tranquille. Et moi, je suis à Sofia, pourquoi ? La vérité, je fais des kebabs, c’est le destin, je ne sais pas, drôle de chose que le destin… » Adieu Charlie. Un autre voyage.

Le bus franchit des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Jusqu’ici nous avons eu des repères, nous avions préparé notre arrivée, nous avions des gens qui nous attendaient. Maintenant, nous sommes seuls. Jusqu’ici nous avons suivi à peu près un programme dans l’espace et dans le temps. Nous sommes seuls avec l’hiver. Nous pensions rester cachés en Bulgarie en attendant les beaux jours. Nous avions imaginé faire venir nos amies pour la nouvelle année. Avoir un petit chez nous avec du feu dans la cheminée. Et même, nous avions imaginé travailler. Finalement, tout ça, c’étaient des conneries. Nous ne restons pas à Sofia. Nous n’aurons pas de chez nous. Nous allons continuer la course. Dans quelle direction ? Personne ne le sait. Le bus franchit encore des montagnes, des villes inconnues et des paysages toujours différents. Quand cela s’arrêtera-t-il ? Où nous emmène-t-on ? Un autre voyage. Un vertige. Une angoisse… Le monde est si vaste. Six mois que nous sommes sur les routes. Six mois… Ma famille me manque. Tout le monde me manque. C’est l’hiver. Il faut rentrer au chaud chez soi. Il fait froid… J’ai froid. Nous voilà au bout de l’Europe. Nous ne pouvons aller plus loin dans la mer. La mer... La mer que je regarde des heures depuis que nous sommes arrivés. La mer, elle s’en fout, elle, que je sois là… Combien de fois l’avais-je déjà regardée sur mon atlas ? Combien de fois avais-je essayé d’imaginer comment elle serait ? La mer Noire. Si lointaine. Et maintenant que je suis là. Elle ne m’est pas plus proche. Indifférente. Ses plages désertes où je marche des journées entières. Où mes pas s’enfoncent dans le sable et y laissent une empreinte. Mon empreinte... Je suis au bord de la mer Noire. Je suis au bout de l’Europe. Nous avons réussi… Il n’y a pas eu de moment dans ma vie où j’ai senti, comme aujourd’hui, un tel abandon de mon propre destin. Qui dirigeait avant ? Qui dirige maintenant ? Moi ? Vraiment, est-ce vraiment moi ? Oui ! Je crois, même j’en suis sûr. Être là au bout de l’Europe, je l’ai choisi. Dire : « Je continue jusqu’au bout du monde, je le peux. Je suis maître de cette décision. Chaque jour qui viendra, sera le fruit de mon choix. J’ai mon destin entre les mains. » C’est très clair. La vie est mienne. Elle n’est pas tenue, retenue. C’est bon de le sentir. Je le sens aujourd’hui plus que jamais. Oui, je le veux. Nous irons au bout du monde ! Ce n’est pas beaucoup d’argent qu’il faut pour faire un long voyage mais beaucoup de temps. Et nous l’avons ce temps. Nous l’avons pris. Il n’y a plus qu’à y aller, au bout du monde. Respire ce vent léger qu’apporte la mer. D’où vient-il, d’Azov, de Sébastopol ou est-ce un parfum de Georgie ? Comme le sable est doux sous mes pieds ! Comme les vagues ne se lasseront jamais de s’abattre ! Cesse de penser. Ouvre les bras, respire. Respire encore. Laisse-toi aller. C’est un parfum de liberté !

La Lune a déchiré la robe de la nuit, Bois du vin maintenant, cela seul réjouit, Profite du bonheur. Bientôt le clair de Lune, Sur nos tombes à tous, rayonnera sans bruit.

Omar Khayyâm.
Installation en France pour un Malgache English translation pending
by Caramel007 · 2009-07-27 · 15 replies
bonsoir je suis anneanti par la paperasse si quelqu'un a connu ma situation merci de m'aider! je suis français j'ai un fils de 27 a à tamatave qui veut venir vivre aupres de moi sa mere est malgache. pour un certificat de nationalite il faut 1 an environ. il porte mon nom. Le courrier pour la france met 3 semaines lol tribunal de paris lol. Pour un visa je ne sais pas si il peut l'avoir c'est pas facile sinon payer sous la table et encore il semble que l'ambassade et le consulat soient pas tres competents et en plus ces administrations françaises ne veulent que de l'especes, les cb et cheques ou virements connaissent pas au XXI siecle bizarre drole d'administrations françaises existe t il une association ou quelqu'un de competent là bas pour nous aider, une assistante sociale je sais pas moi. je ne peux pas faire grand chose de la france moi! en gros voilà la situation merci
Retour de Marrakech en juillet: le climat English translation pending
by Sandy220 · 2009-07-21 · 56 replies
Bonjour,

Je reviens de Marrakech, et pour ceux qui redoutent les fortes chaleures, n'ayez franchement aucune inquiétude. Avant de partir j'angoissais à l'idée de supporter 45° surtout venant de Bretagne ou les températures excèdent difficilement les 20°C. Même si c'est le mois de juillet, ce n'est pas dutout étouffant comme j'ai pu le lire avant de partir. C'est au contraire franchement agréable et même en plein après midi. Il y avait plein d'enfants en vacance là-bas et s'y accomodaient très bien. Des personnes âgées aussi. Alors un conseil: foncez et ne vous posez pas de question.😎
Conduire en Europe: les différences d'un pays à l'autre English translation pending
by Camphi · 2009-07-02 · 1 reply
J'ai trouvé sur: http://auto.viamichelin.fr/vm_mz_home.aspx?article=125904 un article intéressant pour tous ceux qui voyagent en voiture hors de nos frontières. En voici un copier/coller.

Spécial: Conduire en Europe: 23.06.2009

Les règles du jeu De François-Xavier Basse

L’Europe compte aujourd’hui 27 États membres. Chacun d’eux possède son propre code de la route. Côté signalisation, rassurez-vous, les différences sont minimes: tous les membres ont signé la Convention de Vienne datée de 1968, laquelle liste l’ensemble des panneaux susceptibles d’être croisés sur les routes du monde entier. Seule la couleur et le dessin peuvent sensiblement différer d’un pays à l’autre. Pour le reste, lisez ce qui suit. À ne pas oublier avant de partir… - Carte d’identité ou passeport en cours de validité. - Permis de conduire, lui aussi en cours de validité. Le permis de conduire international (traduit en trois langues minimum, dont l’anglais, l’espagnol et le russe), délivré par la préfecture de votre domicile, n’est pas obligatoire mais il peut s’avérer bien utile en cas de pépin (accident par exemple) pour vous faire comprendre des autorités locales. - Certificat d’immatriculation (carte grise) de votre véhicule. - Attestation d’assurance. La carte verte internationale n’est pas obligatoire au sein de l’U.E., mais elle est reconnue de tous et vous permet donc d’accélérer le règlement d’un sinistre. - Un formulaire de constat amiable. - L’indication du pays de provenance sur les plaques minéralogiques. A défaut, il vous faudra acquérir l’autocollant ad-hoc. Les règles communes (ou presque) avec la France - L’âge minimum pour conduire est fixé à 18 ans partout en Europe, à l’exception de l’Irlande et du Royaume-Uni (17 ans). Attention: si vous êtes en conduite accompagnée, il vous est interdit de tenir le volant hors de nos frontières. - La conduite se fait à droite dans la plupart des Etats membres sauf à Chypre, en Irlande, à Malte et au Royaume-Uni. - La ceinture de sécurité est obligatoire à l’avant comme à l’arrière, y compris pour les passagers d’autocars et de minibus depuis mai 2006. A moto, port du casque impératif pour le pilote et le passager. - L’usage du téléphone portable est interdit dans l’ensemble de l’U.E. Les kits mains libres sont toutefois tolérés sauf en Espagne, en Grèce et en Irlande. Les spécificités locales - L’allumage des codes est obligatoire de jour en Autriche, Danemark, Estonie, Finlande, Hongrie, Italie (sur autoroutes et voies rapides), Lettonie, Lituanie (du 01/09 au 31/03), Pologne, Portugal (sur l'IP5), République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Suède. En France et aux Pays-Bas, il est simplement recommandé. - Les autoroutes sont payantes dans de nombreux pays de l’Union: Autriche, Espagne, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Pologne, Portugal, République tchèque, Royaume-Uni et Slovaquie. En Autriche, Bulgarie, Hongrie, République tchèque, Roumanie et Slovaquie, il vous faudra de surcroît apposer une vignette sur le pare-brise, que vous aurez pris soin d’acheter au poste frontière ou dans une station-service. - En Espagne, vous devez circuler avec deux triangles de présignalisation à placer à l’avant et à l’arrière de votre voiture en cas d’immobilisation de celui-ci sur la chaussée. En Allemagne, Autriche, Belgique, France, Italie, Pologne, Portugal et Royaume-Uni, un seul triangle est obligatoire. L’absence de cet équipement peut vous coûter de 15 à 140 € selon les pays. - Le gilet réfléchissant répondant à la norme EU 471 est obligatoire en Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie et Portugal. Attention, il doit se trouver dans l’habitacle et non dans le coffre du véhicule. - Vous devez posséder une boîte d’ampoules de rechange si vous circulez au Danemark, en Espagne et en Italie. L’extincteur est obligatoire en Belgique. Quelles vitesses pour quels pays? Voici les limitations de vitesse en vigueur dans les pays de l’U.E. Bon à savoir: certains pays imposent des plafonds plus sévères aux conducteurs novices et/ou si la météo est mauvaise. - En agglomération, à l’exception du Royaume-Uni (48 km/h), de la Pologne la nuit (60 km/h) et de la Slovaquie (60 km/h), la limitation est fixée à 50 km/h. - Sur les routes à deux voies, les plafonds sont fixés à 80 km/h (Chypre, Danemark, Finlande, Irlande, Malte, Pays-Bas) et 90 km/h (Belgique, Bulgarie, Espagne, Estonie, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie). Quatre exceptions: l’Allemagne (100 km/h), l’Autriche (100 km/h), le Royaume-Uni (96 km/h) et la Suède (70 km/h). - Sur les voies rapides, certains pays autorisent des vitesses plus élevées: 90 ou 100 km/h en Suède, 100 km/h en Espagne, Finlande, Irlande, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie et Slovénie, 110 km/h en Estonie, France, Grèce Hongrie, Italie et République tchèque et 112 km/h au Royaume-Uni. - Sur les autoroutes: 100 km/h à Chypre, 110 km/h en Suède, 112 km/h au Royaume-Uni, 120 km/h en Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, Grèce, Irlande, Pays-Bas et Portugal et enfin 130 km/h en Allemagne (vitesse libre sur certaines portions), Autriche, Danemark, France, Hongrie, Italie (quelques portions limitées à 150 km/h), Lituanie, Luxembourg, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie. Un dépassement de la vitesse autorisée peut vous coûter de 10 à 3000 € selon sa gravité et le pays dans lequel l’infraction a eu cours. Les États membres les plus «gourmands» en la matière sont aujourd’hui la Belgique et le Portugal suivis du Danemark et de l’Italie. A noter que la Finlande a inauguré un système d’amende proportionnelle aux revenus. Un «banal» excès de vitesse peut ainsi coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros à un contrevenant dont le compte en banque serait bien garni ! Et en matière d’alcoolémie? Parmi les 27 États membres, 15, dont la France, ont adopté un seuil à 0.5 g/l de sang. Voici donc les exceptions… - Tolérance zéro (0 g/l de sang): Estonie, Hongrie, République tchèque, Roumanie et Slovaquie. - 0.2 g/l de sang: Pologne et Suède. - 0.4 g/l de sang: Lituanie. - 0.8 g/l de sang: Irlande, Malte et Royaume-Uni. - 0.9 g/l de sang: Chypre. Quel que soit le pays concerné, un taux d’alcoolémie supérieur aux tolérances coûte de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros d’amende. Une «visite» au tribunal n’est pas exclue… Que se passe-t-il en cas d’infraction? Dans le cas d’une infraction à la vitesse ou à l’alcoolémie, les autorités locales vous demandent le plus souvent de payer sur place pour être certaines que vous acquittiez le montant de l’amende (même chose en France pour les conducteurs étrangers). S’il n’y a pas eu d’interception, deux possibilités: soit les autorités vous poursuivent jusque chez vous via la préfecture – c’est presque toujours le cas pour les infractions commises en Allemagne, Belgique, Italie et Luxembourg – soit elles laissent tomber et vous êtes «sauvé» pour cette fois. Dans tous les cas de figure, il n’y a pas de perte de points sur votre permis de conduire. En matière de P.V. de stationnement, les risques de poursuite sont faibles dans la mesure où les amendes inférieures à 70 € donnent rarement lieu à des poursuites. Sachez toutefois que pour obliger les étrangers à payer, certains pays n’hésitent pas à envoyer les voitures à la fourrière. Une solution radicale et efficace ! Et en cas de sinistre? Votre contrat d’assurance automobile vous couvre théoriquement de la même manière qu’en France. Demandez toutefois à votre compagnie si toutes les garanties s’appliquent sans clause suspensive, on ne sait jamais. En cas d’accident, il vous faudra le déclarer au Bureau national d’assurances automobiles du pays visité (coordonnées au dos de la carte verte), lequel se chargera d’indemniser l’ensemble des victimes avant de se retourner vers la compagnie d’assurances du responsable du sinistre. Attention: quel que soit le sinistre (accident, vandalisme, vol), vous devez impérativement le déclarer à votre assureur dans un délai compris entre 48 heures et 5 jours selon les contrats. A vérifier dans les conditions générales de votre contrat.
Femme seule dans le sud de l'Italie English translation pending
by Jodamau · 2009-06-29 · 24 replies
Vive les vacances, J'aimerais savoir si je peux visiter et voyager seule dans le sud de l'Italie sans danger. Quelles sont les villes oû je dois faire attention (voles, violence, agressions, ect). Bon, je sais voyager, je suis déjâ allée en Grèce seule pendant 3 sem. Je dormais chez l'habitant, ect. J'aurai un pied à terre à Agropoli. De là, j'aimerais visiter Naples, Capri, Pompéi, Paestum et vos suggestions... Dois-je acheter mes euros au Québec avant de partir ou en Italie. Quelles cartes de crédit et-ou cartes de débit acceptées. J'attends vos réponses, mon départ le 2 juillet 2009. Oups!, j'oubliais, j'ai un tous inclus à mon hotel, alors quel budget devrais-je avoir pour les autres dépenses. Merci de votre collaboration. Jo.🙂
S'installer à Hô-Chi-Minh-Ville, un bon choix? English translation pending
by Berti13 · 2009-06-24 · 15 replies
Bonjour à tous

J'ai une opportunité d'aller travailler à HCMV et j'hésites encore un peu, n'ayant passé pour l'instant que 15 jours sur place dans le cadre de mon travail ... Vivant actuellement en France, je partirais début 2010 avec toute ma petite famille, mon épouse et mes 2 enfants, et c'est pour eux que je m'inquiète ( 5 ans et 7 ans ) : ne regretteront-ils pas la vie que nous avons en France ? Au niveau maladie n'y a t-il pas trop de risque ( les discussions sur les sites ne sont pas très rassurantes ...) ? la vie est-elle assez facile pour les enfants ( école, jeux, sécurité ... ) . L'offre financière est très interessante mais que faut-il compter pour " bien vivre " à Ho Chi Minh ? Quels sont les quartiers et les lieux à privilégier pour un futur expatrié ?

Bref, plein de questions et si vous pouvez m'aiguiller, je suis preneur ...

Cordialement,

Berti
Ne dites pas à ma mère que je visite l'Iran, elle me croit sur une plage de Punta Cana! English translation pending
by Vazyvite · 2009-06-21 · 47 replies
Bonjour,

Je sais que je ne publie pas ce carnet au bon moment alors que la situation en Iran et les manifestations risquent de tourner au drame ( Juin 2009 ), mais dans un sens cela traduit aussi ce que nous avons ressenti sur place avec un décalage flagrant entre la population et l'image de marque déplorable de ses dirigeants aux déclarations tapageuses. Nous n'avons jamais été aussi bien accueillis dans un pays et nous avons découvert des gens charmants, aimables, amoureux et fiers de leur pays, désireux de s'ouvrir au monde et comme chacun d'entre nous, pouvoir travailler, élever leurs enfants et vivre tranquillement.

Au retour, la seule question qui nous taraudait : Après l'Iran, où aller ensuite 😇

Notre circuit se déroule du Vendredi 8 Mai au Vendredi 22 Mai 2009 afin de rentrer dans le cadre du visa de 15 jours obtenus à l'arrivée sans passer par l'ambassade parisienne. Faut avouer qu'on s'est décidés 3 semaines avant le départ et qu'il a fallu faire au + pressé dans beaucoup de situations. D'un autre côté, ça évite aussi de se poser trop de questions sur cette destination qui appelle beaucoup de questions ... et souvent sans réponses 😛

Je ne trouve pas d'avion pour Kerman aux dates que je veux donc on va zapper et se concentrer sur le centre et qq villes en prenant plus le temps. Téhéran - Avion vers Shiraz - Bus vers Yazd - Bus vers Ispahan - Bus vers Kashan - Bus Téhéran et retour.



Vendredi 8 Mai 2009 :

Nous arrivons à Téhéran avec Iran Air à 23h00. Mauricette ajuste son écharpe obligatoire. Elle a sa blouse couvrant les fesses, son pantalon ... C'est parti pour 2 semaines, ma pôvre ! Les visas se font juste avant la sortie. On donne son passeport et on remplit une fiche très simple qu'on remet au bureau à côté avec 50€. Même pas besoin des 2 photos qu'on voit écrit partout. Déjà, on se dit que si on paye d'avance, ils vont pas nous le refuser hein ? Because, t'es quand même dans tes petits souliers à ce moment-là si on t'annonce que c'est pas bon !

On passe ensuite l'immigration puis prise des empreintes au scanner. Bref, pas + chiant qu'aux USA sauf qu'ici, on te demande même pas si tu viens tuer le Président 😎

Nous allons ensuite au bureau de change, car tout doit être payé en cash. Je change 500€ et je me retrouve avec des liasses de 100 billets de 10.000 Rials ( 10.000 Rials = 0, 75€ ). Il y a bien des billets de 20.000 et 50.000 mais avec des 10.000, je fourre tout dans mon sac comme si je venais de dévaliser la Banque.

Taxi pour l'hôtel Atlas que j'avais réservé d'avance car là aussi, on m'avait dit qu'il fallait justifier d'une adresse à l'arrivée mais on m'a rien demandé. De toutes façons, c'est pas à 1h00 du matin que j'allais chercher un hôtel dans une capitale. Heureusement que j'ai récupéré une carte sur le site de l'hôtel car le chauffeur ne connait pas. Ca sera assez souvent le cas d'ailleurs. Mieux vaut avoir l'adresse exacte à chaque fois ! Personne dans les rues et on arrive bien au bon endroit.



Bon c'est assez propre et calme, c'est tout ce qu'on demande. Dodo.

Samedi 9 Mai 2009 : Petit-déjeuner inclus puis on laisse nos bagages à la réception car nous prenons l'avion cet APM pour Shiraz. J'avais décidé de pas m'éterniser sur Téhéran. Tout le monde aura sans doute le Lonely Planet ( 2005 en VF ) et la carte du centre-ville est fausse sur les numéros affectés aux hôtels. 😕 Bref, on comprend rien en cherchant des rues qui sont bien + bas et le métro qui devrait être pas loin non plus. La circulation infernale n'arrange rien et on avance mais sans savoir où on va en espérant un miracle ... et ça n'arrive pas !

On se fait harponner par un taxi qui a flairé le touriste en perdition. C'est comme les chiens, ils le sentent 😛 Il cause anglais mais ne sait pas où se trouve le palais du Golestan. Ben dis-donc, ils sont un peu légers les taxis ici. C'est un des trucs les + visités quand même. Et cet andouille nous dépose fiérement devant le Musée National qu'on ne voulait absolument pas visité. Super et Merci.

Bon, on se replonge dans le LP et on retrouve nos petits maintenant. On zappe le musée national dont les commentaires ne m'encouragent pas et on va un peu + haut au Musée du Verre et de la Céramique.



Petit musée bien présenté et assez moderne. C'est bouclé en 1h00. En rejoignant le Golestan à pied, on passe devant un bâtiment dont les décors nous font penser que ça doit pas être le ministère de la Musique



Finalement, c'était pas trop loin mais la salle du Trône est fermée donc on prend juste le ticket "Jardin" ( 4.000 Rials ) pour les extérieurs.





C'est aussi le commencement de nos contacts avec les iraniens et le questionnaire souvent identique : - D'ou venez-vous ? - Comment trouvez-vous l'Iran ? - Est-ce que ça se passe bien et besoin d'aide ?

13h00 : On se lance dans le métro moderne pour remonter vers notre hôtel. On récupère les bagages et taxi vers l'autre aéroport de Téhéran, Mehrabad pour les vols domestiques tandis que IKA ( Imam Khomeni Airport ) l'a remplacé en 2005 pour les vols internationaux. Ca roule plutôt bien et nous arrivons à 14h30 en 30mn même si ça peut prendre des plombes en cas d'embouteillages monstrueux assez fréquents.

Mon billet électronique vers Shiraz acheté sur OPODO depuis la France ne pose aucun souci. Ouf, encore un truc où j'étais inquiet 😇 On déjeune avec nos 1ers kebab - riz puis on va prendre l'air dehors en attendant l'enregistrement. On s'installe près de la borne des taxis jaunes, à différencier des taxis communs qui prennent plusieurs passagers et les pirates comme un peu partout. Pour les taxis jaunes, c'est simple. Les gars rabattent le client pour se défendre des pirates donc faut savoir à qui tu as affaire dès le départ. Tu arrives à une guérite où on t'annonce le prix ( au moins c'est clair et sans surprise ) et on t'affecte un chauffeur selon un ordre bien défini, qui peut être différent de celui qui t'a amené. Bref, on observe ce petit monde où on s'insulte copieusement quand faut se battre pour un client mais ils se cotoient depuis des années et tous les jours 😎 A un moment, il y a distribution de gateaux à tous les chauffeurs, leur goûter je suppose ? Et le gars nous en offre 1 chacun également.

Ben voilà, ça sera comme ça pendant tout notre séjour !

17h30 : Décollage dans un Fokker 100 nickel d'Iran Air. Aucune différence avec un vol intérieur d'Europe. Petite collation avec Jus d'orange - 1 pomme et 1 biscuit. 19h00 : Arrivée à Shiraz. Direct à la guérite des taxis jaunes. On connait par coeur maintenant 😛. Le gars annonce 40.000 Rials pour l'hôtel ERAM en plein centre-ville. Petite balade dans les rues au hasard, c'est + calme et facile qu'à Téhéran.

Là aussi, on commence notre collection de " On se prend en photo ? "

Rajasthan 2008 English translation pending
by Hialle · 2009-06-07 · 17 replies
Ce n'est qu'un carnet de plus sur cette région, juste une expérience, un ressenti, un petit partage en échange de toutes les infos que j'ai pu avoir ici.

Passer du Ladakh au Radjasthan est une drôle d'expérience. C'est peut-être pour cela que j'avais autant de mal à me mettre à ce carnet. On ne passe pas de frontière entre les deux, on reste dans le même pays ... mais on change de monde.

Le survol de Delhi à bord de ce petit avion est impressionnant. On voit une ville gigantesque, avec des quartiers qui semblent extrêmement différents. Parfois de larges avenues, puis des quartiers très resserrés sur eux-mêmes, des hautes tours, des maisons basses et d’autres abris difficiles à caractériser. L’arrivée est fidèle à ce qu’on imaginait. Une chaleur humide et étouffante, beaucoup de monde … la transition avec le Ladakh est immédiate. Un taxi prépaid nous emmène à travers la ville par de grands boulevards de verdure et des embouteillages dignes du périph à 18h. Faut dire qu’il est 8h30 du matin et que bon nombre d’indiens partent au boulot. De superbes voitures climatisées côtoient des vélos de fortune, spectacle habituel dans ces villes. On finit par arriver au quartier des réfugiés tibétains tout au nord de Delhi. Le taxi nous dépose au bord d’une immense avenue et on s’enfonce dans un dédale de ruelles en demandant 25 fois notre chemin. Curieuse impression, on se sent revenu au Ladakh. Moulins à prières, bonzes … ces visages nous semblent familiers.

La GH enfin trouvée, on gagne notre chambre qui possède une minuscule fenêtre donnant sur un mur à 1 m de distance. C’est calme (croit-on), c’est propre … c’est parfait. Petit mail de notre cadette qui se trouve aussi à Delhi et qu’on est sensé retrouver. Elle vient d’arriver, mais on n’en sait guère plus. Elle nous tiendra au courant dans la journée. Ne reste plus qu’à repartir à l’assaut de la ville. On nous dit que le métro est à 5mn à pied, c’est parti. Soit leurs jambes sont deux fois plus longues que les notre, soit ils y vont en courant. C’est 30mn après, le visage dégoulinant sous un soleil écrasant qu’on arrive à la station. Rarement vu un métro aussi propre et reluisant. Spacieux, presque désert. Il faudra s’habituer à la fouille systématique à l’entrée du métro, les filles d’un côté, les garçons de l’autre, et ce quel que soit le monde. Les policiers, armes sous le bras, sont vigilants.

Station Shandi Chowk, le choc. Bruit, business, crasses, trottoirs à pièges … on nous regarde curieusement. On se trouve au milieu d’un quartier très populaire. Pas un touriste en vue, mais finalement, ce n’est pas plus mal, on finit par se fondre au milieu de la foule. Déjeuner rapide à l’étage d’un algéco. Un pauvre ventilateur brasse de l’air chaud, au menu, plat unique qui nous mettra le feu à la bouche. Le premier contact avec cette Inde est tonique. Même pays que le Ladakh, et pourtant … on n’avait pas vu dans le nord autant d’handicapés sur le trottoirs ou de sollicitations de rickshaws, on pouvait marcher longtemps sans que personne ne nous adresse la parole. Petit tour au Fort Rouge érigé par les Moghols, jolies perspectives des fastes du 17ème siècle. Avant de rentrer, on finira par s’y habituer, fouille des sacs, passage aux détecteurs à métaux, les mains glissent sur le corps rapidement mais efficacement. Ce qui reste des jardins est décevant. Bien qu’ayant gardé leur forme symétrique démontrant un esprit rigoureux, les bassins et les canaux vides leur donnent un air triste, la variété des végétaux en place est maigre. On peut imaginer l’importance du budget accordé à la rénovation des bâtiments, et la verdure reste sans doute secondaire. A l’intérieur des bâtiments, tout ce qui était précieux a disparu, mais on peut imaginer facilement l’extrême richesse des lieux il y a quelques siècles. Beaucoup de visiteurs indiens, et comme pour eux l’entrée est faible, ce lieu est manifestement devenu un but de balade, surtout que les petites échoppes sous les arcades blanches contrastant avec l’ocre du reste qui mènent à Lahore Gate ne laissent pas insensible.

On retrouve un Internet en sortant. Message rapide de Camille qui nous dit juste : RDV ce soir compliqué, M. est à l’hôpital, je suis à la GH Namaskar au Main Bazard. Plus qu’une chose à faire, essayer de les retrouver. Rickchaw rapidement négocié, et le chauffeur doit lire notre inquiétude dans nos yeux, sa conduite est digne de celle d’un rallye et sans aucun accrochage. Impensable de mettre la main hors du véhicule, on se la ferait arracher aussitôt par un autre rikchaw, une voiture, un vélo, un cyclo-pousse ou une moto. On se frôle, on s’évite, on se passe devant, on se faufile … 100 fois on pense que la collision sera inévitable … les bruit des klaxonnes est intense … la conduite indienne. Arrivée à l’entrée du quartier, le conducteur ne veut pas y aller, il n’aime pas cet endroit. C’est vrai que c’est assez crasseux, ça grouille de partout, l’odeur est parfois insoutenable … mais une ambiance particulière qu’on aime bien s’en dégage. Pour repérer la petite rue qui donne sur la GH, c’est simple, un geste réflexe et inconscient qui fait se boucher les narines se met en place. Il faut tourner à droite, juste devant les latrines. Les effluves sont épouvantables. Arrivés au Namaskar, le gérant nous dit seulement que les deux filles sont absentes, et que l’une d’entre semble être vraiment mal en point. Il nous indique l’endroit où se trouve en fait non pas l’hôpital, mais le dispensaire. Trois rues plus loin, on se retrouve devant l’entrée d’une bâtisse qui n’est plus de toute fraîcheur. A l’intérieur, le Dr Pantchouli nous accueille avec un grand sourire. C’est un homme chaleureux, bienveillant qui donne confiance. Il nous explique que M. est totalement déshydratée. Après analyse de sang, il l’a mise sous perfusion en la dopant au maximum et pense que d’ici le lendemain, elle devrait aller mieux. On lui fait une petite visite. Elle est toute palote, la perf dans le bras, dans cette petite pièce où on peut voir toutes les couleurs des différentes couches de peintures étalées au fil des ans sur les murs. L’endroit est vieillot, mais nickel. Camille est partie se balader dans le quartier et elle reviendra vers 20h. Impatients de la voir, on part à sa recherche. Drôle d’impression que de chercher notre fille au milieu de cette foule colorée. On yeute, on observe, on regarde … on pense la voir parfois, mais non. Et tout d’un coup, derrière nous, une voix familière s’écrie : « Mes chouchous ». Yaooouuuu !!!! Notre Camille. Toute amaigrie, les yeux fatigués … mais heureuse. Difficile d’imaginer l’émotion qu’on a eu, dans cette ville à l’autre bout du monde où rien de nous est familier, de retrouver celle qui était encore il y a peu de temps notre petite.

Elle nous raconte leur périple en bus pour aller à Katmandou, les barrages sur la route, les backshishs à tout va, les émeutes dans les villages … et en même temps l’atmosphère calme et paisible du Népal, les gens adorables et accueillants. Elle nous raconte surtout leur dernière nuit dans ce train bourré de monde, ou M. était malade comme tout, chaque goutte d’eau absorbée repartait aussitôt, la fièvre montait … et l’inquiétude aussi. Mais Camille nous raconte tout ça comme si elle avait déjà pris un certain recul, comme si cela faisait partie de toute façon des risques du voyage et que rien n’est vraiment grave. Je vous dis pas la fierté qu’on avait à voir notre « petite routarde » se débrouiller aussi bien. On passera le reste de la soirée à papoter un long moment au dispensaire avec M. qui en est à sa 6ème perfusion et Camille sous le ventilo qui tourne à fond … et dans le métro qui nous ramenait au quartier Tibétain, sûre que les gens se demandaient pourquoi nos yeux brillaient autant.











Accoucher en France et pas au Maroc pour ne pas que mon enfant soit marocain English translation pending
by Kermi · 2009-06-07 · 81 replies
bonjour, je me tourne vers vous car la dernière fois, vous m'aviez aidé à résoudre mon problème ;)

voila je suis française, bientôt mariée à un marocain, et nous résidons au Maroc (enfin moi je réside partiellement la bas mais mon employeur est français et mes travaux se déroule au Maroc) et nous avons un appartement la bas (a coté de Rabat) Mon futur mari a un emploi stable à Rabat. Je connais bien la vie la bas, etc...ça fait déjà un long moment que j'y vis même si je dois retourner en France de temps en temps. je continue de louer un appartement sur Paris qu'une amie me sous-loue pendant mes abscences.

je viens de découvrir que je suis enceinte (très récemment), au début vu notre situation, on a hésité à le garder (surtout qu'on est pas encore mariés, le mariage était initialement prévu pour juillet 2010). finalement après une longue réflexion, on souhaite le garder (puisque de toute façon on vait prévu d'en mettre un en route, d'ici qq mois) et notre mariage se transformera en mariage/baptême :) mais nous allons nous marier civilement en France en aout procahin) sa famille est très ouverte, la mienne aussi.

ma question :

je dois accoucher vers janv-février 2010, je souhaiterais accoucher en France pour plusieurs raisons (encadrement plus sécurisé, couverture sociale etc) proche de ma famille, et surtout nous souhaitons que notre enfant soit uniquement français, on ne veut pas (et le papa également) qu'il ait la double nationalité marocaine , or s'il nait au Maroc, il aura automatiquement la double nationalité. premièrement nous souhaitons lui donner un prénom mixte (et non arabe), ce qui est interdit au Maroc et nous ne voulons pas être sous le coup de la loi marocaine, notamment en cas de problème, ou de guerre etc (imaginons un instant que les islamistes prennent le pouvoir...) et puis tout marocain est "sujet du roi" jusqu'à sa mort et "automatiquement" musulman, ce que nous souhaitons pas également, nous sommes plus pour la liberté de choix et d'opinion...

cependant, nous souhaitons vivre (du moins à moyen terme) au Maroc, quelles seront les conséquences? Y aura-t-il des complications au niveau de sa vie future? au niveau administratif? il sera considéré comme francais résident au Maroc? on espère l'inscrire à l'école francaise etc, comment ca se passe?

ensuite, deuxième question, étant donné que je garderai mon logement en France, et que mon employeur est basé en France, pourrais-je bénéficier des prestations familiales françaises?

et puis dernière question : je vais passer ma grossesse au Maroc près de mon conjoint, imaginons que j'ai un problème et que je ne puisse pas (comme prévu) retourner en France au 7eme mois de grossesse et que je sois obligée de rester au Maroc, comment cela va se passer? je pense dans ce cas choisir la clinique privée de Rabat la plus côtée (et sans doute assez chère), est-ce que les frais seront remboursé par ma mutuelle? j'ai cru lire que oui selon les mutuelles. et surtout l'enfant sera-t-il marocain forcément? car je me dis que si des touristes français venaient en vacances au Maroc pour une semaine et que la femme avait un accouchement prématuré, et qu'elle accouche sur place, leur enfant sera-t-il marocain?? j'en suis très étonnée! mais le fait que mon conjoint (qui entre temps sera devenu mon mari ) soit marocain, j'imagine que cela change la donne?

j'ai été un peu longue mais je suis un peu perdue, inquiète, face à ces questions et cet avenir :S ... si des personnes peuvent témoigner, j'en serai reconnaissante, merci à vous
Utopie English translation pending
by Kelessuf · 2009-05-14 · 23 replies
Utopie, le lieu qui n'existe pas... N'a-t-il vraiment aucune existence ? Pourtant, nous l'imaginons, nous le rêvons, nous y voyageons...

À quoi ressemble votre Utopie ? Quelle société idéale y évolue ? Quelle géographie imaginaire lui prêtez-vous ?

Est-elle un assemblage de ce que vous avez vu et vécu au cours de vos pérégrinations, ou un univers créé par une imagination débordante ?

Quelle route y mène ? Faut-il embarquer sur une caravelle, suivre une caravane à travers des étendues désertiques, remonter un fleuve capricieux jusqu'à des montagnes inexplorées, emprunter un tapis volant jusqu'au troisième cumulo-nimbus à gauche après le troupeau de moutons éthéré?
Partir deux ans au Gabon avec mes deux chiens English translation pending
by Jess1601 · 2009-05-07 · 27 replies
Bonjour, je dois partir cette été en séjour au Gabon pour 2 ans, mon mari est militaire. J'aurais besoin de renseignements car je dois emmener mes 2 chiens, un carlin et un bouledogue américain, et c'est assez confus, personne n'arrive à me donner les bonnes réponses ! Je sais que les chiens doivent etre identifier ca c'est ok, le certificat de vaccination antirabique doit etre - de 3 mois, les vaccins à jours, un certificat sanitaire international de - de 3 jours, et je crois une attestation d'absence de rage depuis 60 jours dans la région d'origine, et la validation du certificat de vaccination et sanitaire par la DDSV de ma région. Est-ce complet ou est-ce qu'il faut d'autres choses ? Merci d'avance pour vos réponses et sinon la vie en général on m'a dit qu'on devrait etre content il parait que c'est génial le Gabon, j'ai hâte d'y etre !!
Retour de l'Oasis Brisas Santa Lucia 30 avril 2009 English translation pending
by KliFF · 2009-05-01 · 3 replies
De retour du Oasis Brisas de Santa Lucia, où nous étions un groupe de 7 personnes dans la vingtaine. C'était mon huitième séjour dans un tout-inclus (voir profil) et je vais y aller de diverses impressions en vrac, en oubliant certainement plusieurs choses, que d'autres pourront ajouter si le coeur leur en dit.

Plage : de l'espace, pas la course folle pour réserver des chaises, très venteux quand même mais moi j'ai apprécié ... quand on se baigne et qu'on observe la plage à partir de la mer, on se rend compte que ça n'a rien à voir avec des endroits comme Punta Cana, et qu'on a de l'espace en masse. S'agit de s'éloigner un tout petit peu du site de l'hôtel et on se retrouve très vite loin de la foule (foule, un bien grand mot tout de même). Beaucoup d'algues, mais ils font un travail plus que correct pour les ramasser tout au long de la journée.

La bouffe, en général, était correcte. Le reproche que j'aurais à formuler au buffet est la température des aliments, qui laissait souvent à désirer. Mais personnellement, je ne suis pas difficile et j'y ai trouvé mon compte, même si je dois admettre qu'objectivement, c'est l'endroit où j'ai le moins bien mangé dans tous les hôtels que j'ai visités jusqu'à maintenant. Les restos à la carte étaient très honnêtes malgré un choix parfois limité. Il n'y a que le Cubain que je n'ai pas essayé, mais mention honorable à l'Italien (qui n'invente rien tout de même) et au resto de fruits de mer.

Nous logieons dans le bloc 14 (club Caméléon) qui est plutôt éloigné de tout, mais comme on dit, ça fait descendre le lunch et ça fait bouger un peu, lors d'une semaine où les dépenses en énergie sont assez limitées. Notre TV ne fonctionnait pas, et le type qui a apporté nos valises dans la chambre le premier soir nous a dit qu'il enverrait un technicien, mais après un très court moment de réflexion, j'ai décidé que ce serait très sain de me passer de télé durant cette semaine, donc pour moi ça n'a pas été un problème. Un ami dans le bloc 2 était près de tout, mais il pouvait oublier la petite sieste de fin d'après-midi à cause de l'animation de la piscine. D'ailleurs je me suis toujours demandé pourquoi ils ameutaient tout l'hôtel à grands coups de décibels pour des activités auxquelles à peine une dizaine de personnes participaient. Question "d'ambiance" probablement, d'autres apprécieront peut-être ...

Le petit bar à café est très bien, et à une ou deux exceptions près, le personnel est serviable et courtois sur l'ensemble de l'hôtel.

Discothèque pas mal animée, mais je n'y suis allé que deux soirs. D'autres n'ont pas tellement apprécié, mais j'imagine que c'est le genre d'endroit où l'expérience est propre à chacun, dépendamment de si on est bien accompagné où si on a le coeur à la fête ce soir-là.

Le séjour à l'hôtel a fini sur une plutôt mauvaise note. En 2006 à Cayo Coco (Tryp), je me suis fait faire le coup des serviettes volées qu'ils ont essayé de me faire payer juste au moment de prendre le bus pour le retour. J'ai tenu mon bout et j'ai réussi à ne pas payer pour des serviettes dont je n'ai honnêtement rien à foutre. Je leur ai proposé de fouiller ma valise à l'époque et ils ont refusé, préférant me laisser partir en n'insistant pas du tout.

Juste pour être certain, j'ai prévenu les gens qui voyageaient avec nous que ce genre de chose pouvait arriver à Cuba, en me disant bien que ça n'avait pas beaucoup de chance d'arriver. Or, l'avant-dernier jour, juste avant le départ pour Camaguey où on a passé la dernière nuit, ma soeur et son chum se font dire qu'ils ont pris deux petites serviettes à main et qu'ils devaient payer 6 CUC. Là ce fut l'énervement. Le prix n'est pas trop le problème, c'est la tentative d'extorsion vraiment pas subtile. Ils proposent qu'on fouille leurs valises, mais le personnel refuse, disant simplement qu'ils devaient payer, point final, sans aucune preuve de ce qu'ils avancent, sauf une tentative de facture grossièrement rédigée à la main. Ma sœur s'énerve (je tente de la calmer un peu), dit qu'elle n'en a rien à cr**ser de leurs serviettes à 2 pour 1$ chez Dollorama, mais rien à faire, le gérant est rendu sur place et il n'entend pas à rire. Ça finit qu'il nous dit que c'est la femme de chambre qui devra payer, et celle-ci fait mine de pleurer. Là on commence vraiment à se fâcher, et y a tout le mini-bus qui attend après nous pour partir (mes excuses s'il y en a parmi vous qui me lisez). La fille de Nolitour (une Cubaine, adorable) qui s'occupe de l'excursion à Camaguey nous demande ce qu'il se passe, on lui explique, et elle nous dit de ne pas nous en faire, qu'elle s'en occupe. Elle ne semble pas surprise du tout. 30 secondes après, tout est réglé, le gérant s'en va et elle nous dit de monter dans le bus et que tout est correct. Là on ne comprend plus rien, mais on est un peu en maudit. Bref, on n'a pas du tout apprécié cet épisode et faites bien attention car en plus de l'avoir déjà vécu j'avais souvent entendu ce genre de récit.

Bon, comme je le disais, Nolitour propose de passer le dernier jour à Camaguey pour 39 CUC, et ça comprend une visite du centre de la ville, une nuit à l'hôtel (souper et déjeuner), une soirée dans un cabaret et autres trucs du genre. Ce fut mitigé. Très jolie ville dans laquelle déambuler (de jour, du moins) est bien agréable, mais les endroits qu'on nous a amené visiter étaient parfois de peu d'intérêt et on nous invitait souvent à sortir notre porte-feuille. Mais c'est normal et je m'y en attendais. Mais la soirée au Cabaret qu'on nous présente comme le deuxième plus important de Cuba après le Tropicana à La Havane, ouf, assez ordinaire. Si c'est vrai, je n'aimerais pas voir les autres endroits du genre. Une fille en g-string qui se frotte sur un gars qui chante plutôt mal, disons que ce n'est pas à ça que je m'attendais, plutôt à un show du genre Cubanissimo, flamboyant et tout. Les spectacles aux Brisas étaient de meilleure qualité. Ça commence avec énormément de retard, on nous apprend sur place que les shorts sont interdits, mais ô hasard, il y a un type qui "loue" des pantalons à deux pas du cabaret. Hahaha ! Ils sont forts, mais on refuse et on demande de retourner à l'hôtel. La représentante cède et nous dit qu'on nous ramène à l'hôtel pour se changer. Et sur place les filles qui nous accompagnaient se faisaient regarder comme de véritables pièces de viande par les Cubains, avec nombre de sifflements, de "cris" et gestes parfois assez déplacés. Et je précise qu'elles n'étaient pas du tout habillées de façon provocante. Bref on comprend qu'ils ont le sang chaud et tout, mais elles ne se sont pas du tout senties à l'aise, contrairement à la période de marche à travers la ville en après-midi, où on nous a laissé tranquille et où tout le monde était courtois. Mais le soir, c'est tout autre chose, les gars deviennent en rut. J'ai passé quatre mois à travers l'Inde en backpacker l'an dernier (dont un mois avec une amie) et je pensais que le machisme indien était inégalable, mais le peu que j'ai vu des hommes de Camaguey une fois la nuit tombée m'a fait passer les Indiens pour des anges. Sans compter les "I love you" dont nos copines avaient droit pour amorcer une discussion, aussitôt qu'elles allaient se promener seules, même quelques minutes. On va leur donner ça, certains Cubains (même du personnel de l'hôtel) vont droit au but. Faut croire que ça doit marcher parfois.

Mais cette excursion d'une journée et une nuit à Camaguey (39 CUC) valait quand même le coup, ne serait-ce que pour la proximité de l'aéroport raison de l'heure de notre vol le lendemain (11h30AM - 90 min de route entre Santa Lucia et l'aéroport de Camaguey) et où il aurait fallu libérer la chambre du Brisas pour 6hAM, en payant un supplément pour avoir l'immense honneur de prendre un déjeuner.

Pour les amateurs de plongée, un ami est allé faire l'excursion de plongée avec les requins (pas très menaçants) et il a adoré l'expérience, une de ses plus belles plongées à vie.

Bon, j'ai l'air d'insister sur ce qui s'est mal passé, mais le reste de la semaine a été fort agréable et plutôt sans histoire, et vu le prix qu'on a payé (574$ en octobre, ridicule!), ça a largement valu le coup. J'ai oublié de parler de plein de choses, et j'y reviendrai peut-être.

À+
Les perles sur VF (suite) English translation pending
by Reneerachel · 2009-04-30 · 244 replies
bonjour à tous, juste pour continuer à rigoler sans méchanceté !

trouvé dans la très prolifique rubrique connue de tous

Est-ce que les hommes doivent porter le pantalon même au buffet ou seulement dans les restos à la carte? Nous y serons le 14 février prochain.

bonne journée

Renée
Saut à l'élastique au Népal, la folie des grandeurs English translation pending
by Simplybrice · 2009-04-29 · 4 replies
C'est l'heure des retrouvailles, Le moment de fourrer la dinde de marrons chauds, Le temps des rêves où la fée serait devenue un vieux monsieur barbu et ventru qui hurle à qui veut l'entendre qu'il voyage avec des rennes qui volent et qu'il est le meilleur ami des lutins. Non mais des fois, j'vous jure... Joyeux Noël à tous, dans vos têtes, dans vos corps et dans vos coeurs. J'me permets même de glisser un petit article par la cheminée, en espérant que pour vous tous, ces fêtes soient l'occasion de vivre de réjouissances. Je pense bien à vous depuis Kathmandou où je célébre le réveillon au pieds d'un ficus de Noël. Il faut dire que Noël au Népal c'est plus ou moins Haloween au Congo, ça leur passe par dessus la tête.

Et oui parce que maintenant je suis au Népal. L'Asie se dresse comme une fière tentatrice. J'ai déjà plein d'images en tête, pleins de couleurs, de paysages, d'odeurs. Et la porte d'entrée de tout ça, c'est Kathmandou, et question odeurs, on peut dire qu'ils pourraient aérer de temps en temps. C'est la seule chose dont je peux parler pour l'instant, je suis arrivé de nuit, en toute fin d'après-midi pour être précis. Il y a bien eu le siège près du hublot gauche (c'est important) dans l'avion pour permettre une vue du ciel sur une "petite" moitié de l'Himalaya, mais dès la sortie, il fait nuit et on grimpe dans un taxi. En quittant l'aéroport, on est déjà en ville et partout il fait nuit. Trois lumières qui se battent dans un champs de maisonnettes. Tout est éclairé à la lumière des phares des voitures qui parcourent la ville en klaxonnant en permanence pour éviter tout le cortège de véhicules avec ou sans phares, piétons, vendeurs, animaux qu'on croise sur la route. Sur le bas-côté, les habitants brulent leurs déchets ce qui a le mérite de les réchauffer mais donne à l'air ce petit je ne sais quoi de difficilement respirable. D'ailleurs le faiceau des phares de voiture souligne bien que la particule poussièreuse est ici chez elle. Pour en finir là-dessus, c'est tout l'inverse du Caire. Autant là-bas, on n'y traverse que des autoroutes bordés de grands immeubles, autant ici, on ne circule que dans des rues à une voie mais à deux voies et sans trottoir, c'est tassé, plein de détails, ça promet!

Le fait est aussi qu'il fait noir partout car tout le pays y compris Kathmandou est sujet à des coupures de courant qui interviennent plusieurs fois par jour et parfois pendant plusieurs heures. Le pays ne produit pas assez d'électricité pour contenter tout le monde tout le temps alors ils tournent. Le vendeur de bougies n'a pas de soucis à se faire!

Ma soirée est vite enfilée, je reste sur le souvenir de l'épopée francilienne, et ça met du temps à digérer . Rien à voir avec la gueule de bois, pas grand chose en tout cas.

Première journée, je déambule comme je sais si bien faire. Les gens croisés sont amicaux, souriants, pas insistants, c'est que du bonheur! Cela dit, je ne déambule pas longtemps car j'ai un peu pioncer jusqu'à pas d'heure et s'il fait nuit et que je suis encore dans ce bazar, je me considère comme définitivement perdu. Sans doute que j'ai dû écrire encore...

Le lendemain, j'ai soif, soif d'aventures. J'ai bien aussi déjà envie d'aller faire un tour au vert sans forcément partir pour quinze jours. Et bien, il y a un truc qui colle parfaitement, ça s'appelle le Lost Resort, c'est un endroit où on s'arrange pour que vous n'oubliez jamais votre passage en ses murs. Ses murs, ce sont des montagnes qui tombent quasi à pic jusqu'à se rejoindre en formant un torrent tonitruand, endroit parfait pour se jeter, et c'est pas une image!

Je choisis d'y passer 3 jours de tranquillité et d'extrème.

La tranquilité c'est de l'exxxcellente nourriture, des hamacs, de grandes tentes perdues dans la foret en guise de hutte, et aussi une fois de plus, décidemment, j'arrive la 1ère semaine de la basse saison, y'a pas grand monde et l'ambiance n'en est que meilleure.

L'extrème, ça commence dès que tu quittes le bus qui t'a amené de Kathmandou. A ce moment, tu es sur un flanc de montagne. L'hotel, lui, est de l'autre côté, sur la montagne d'en face, normal. Donc, si tu ne veux pas passer ta journée dans un bus à regarder les autres s'amuser de l'autre côté d'une vallée, il faut que tu traverses sur un pont solide mais qui bouge beaucoup avec le torrent qui déferle 160 mètres plus bas. C'est d'après ce bon vieux LP, le pont le plus haut du monde dévolu à la pratique du saut à l'élastique, même pas peur.

Euh... Si quand même...

Mais pour l'instant, un autre programme m'attend en guise d'apéritif, la matinée est consacrée au canyoning. Ca a l'air de rien mais c'est déjà beaucoup!! Le but est de descendre le plus souvent en rappel la montagne en suivant un ruisseau qui s'écoule de cascade en cascades. La plus longue cascade fait 45 mètres. Déjà se donner de quoi s'inquiéter un peu. Mais on s'inquiète pas longtemps car ça s'apprend vite, et on est souvent aussi concerné par les cris des gens qui déjà sautent du pont ne faisant pas la descente en rappel. Parfois on en voit un se jeter et on ne peux pas se détacher le regard de voir ces cris qui chutent. On sait qu'on est sur la liste et personne n'arrive à faire comme si de rien n'était. Le canyoning se termine par la remontée de la montagne en suivant un chemin qui remonte la pente perpendiculairement. Ils sont fous ces népalais et moi je suis crevé!

Un déjeuner plus tard, il est temps de se préparer, psychologiquement j'entends.

Au Lost Resort, on a le choix entre 2 façons de sauter, la première est la façon classique attaché par les pieds a un élastique qui tient grace à un velcro (vaile-kro? velleqro?) épais comme une cuisse. La seconde s'appelle la balançoire, on est attaché grace à un harnais au niveau de la taille et relié à un point qui se trouve plusieurs dizaines de mètres devant. La chute n'en est que plus longue et on a le mérite de ne pas rester la tête en bas. Comme en plus, je pétoche un peu de me jeter la tête la première, c'est l'option que je choisis pour mon 1er saut depuis le pont.

Sur le pont, l'attente est interminable. C'est surtout dû au fait que ça n'a rien de naturel de se trouver suspendu au dessus d'un gouffre. On a beau vouloir s'acclimater de la distance avec le sol, c'est mission impossible. Lorsque mon tour vient, on m'installe le harnais, on me prodigue les derniers conseils et je dois avancer jusqu'à la mini-passerelle qui n'est fermée par aucune barrière. C'est le temps des dernières prières, le temps où on oublie de penser à quoi que ce soit pour mieux accepter cette minute paranormale. J'avance sur la plateforme, chacun de mes pas n'est pas plus grand qu'un orteil. Un membre du staff me retient en arrière car le lien qui file devant moi me tire vers le gouffre. Il tente de me rassurer sur l'inrassurable, entame un compte à rebours. 3, 2, 1...

Géronimo!!!!!!!!

Un saut de quelques millimètres suffit à me mettre sur orbite. Au début, je tombe immobile. Puis, mes jambes détectants l'absence de sol pour les porter commencent à entamer un ballet incontrolable à la recherche, vaine, d'une surface plane. C'est peine perdue. Whaouuuuuuu (je pourrais multiplier les "u" sur des dizaines de pages mais je m'abstiens même si ça les vaut).

Comme c'est noël, et comme une vidéo vaut mieux que tous les discours du monde, je laisse en bonus exceptionnel le film qu'un type a fait de mon premier saut. Si a la fin de la vidéo, on ne me voit plus, c'est normal, j'ai changé de dimension, et suis entré dans la twilight zone.

http://www.wat.tv/video/lost-resort-1st-swing-jump-15q5m_zifu_.html

Je crie tout ce que je peux pendant la chute et encore après. C'est un petit pas pour l'homme mais un clash géant pour tous mes neurones qui en redemandent. L'expérience ultime s'achève par la même remontée de la montagne que celle empruntée le matin même après le canyoning. Au final, je suis plus éprouvé par la montée que par la descente. Qu'est ce que ça va bien pouvoir donner lorsque je serais en montagne en portant mon paquetage et en affrontant des pentes identiques autrement que pendant 30 minutes à vide?

Pour ce jour, un saut est bien suffisant. Je suis le seul parmi tous les gens transportés depuis Kathmandou à rester sur place. Il sera temps de remettre le couvert 2 jours plus tard lorsque un nouveau convoi sera organisé. En attendant, je profite des lieux en m'essayant au tilleul local. Je passe également un long moment sur le pont qui n'est pour l'occasion rien qu'à moi et aux népalais qui l'empruntent pour rentrer chez eux. Je suis sûr qu'ils sont ravis que le pont soit là car gravir la montagne est un défi d'autant plus quand tu reviens de faire les courses et que tu portes ton poids sur ton dos. Cerise sur le gateau, je découvre que les flancs de la montagne, couverts de végétation dense, sont habités par des dizaines de singes craintifs mais bien présents. On est plus dans Indiana Jones mais dans le Livre de la Jungle. Du bonheur à tous les étages avec du vide en dessous.

Je retrouve le vide le lendemain (10 décembre) alors que de nouveaux sauteurs se présentent. Aujourd'hui le défi est de faire deux nouveaux sauts. Le premier à l'élastique, le second pour une nouvelle balançoire.

Ca fait 2 jours que je me prépare à sauter la tête la première et je n'arrive toujours pas à m'y faire. Mais il faut bien se rendre à l'évidence, c'est ton tour coco. Cette fois-ci, pas de harnais, rien qu'un scratch qui m'enserre les chevilles. J'ai la sensation de n'être tenu par rien et pourtant il faut y aller et faire confiance. Je reprends le chemin de la plateforme comme un condamné à mort sur un bateau de pirates à qui on piquerait le dos pour qu'il se jète dans une mer infestée de requins. La chorégraphie est on ne peut plus simple, il suffit d'écarter les bras tel un oisillon qui se prépare pour son 1er vol et sauter la tête la première dans l'inconnu en espérant que ça tienne ou qu'on est pas la victime d'un poisson d'avril du genre : "Surprise!! On t'a mis du fil de pêche à la place de l'élastique!!"

J'ai beau pétocher à mort, il faut y aller. Une micro-impulsion s'enlève du pont. J'ai pas l'impression de voler mais plutôt celle que je vais m'écraser comme une vieille crotte. Et pourtant, non, l'élastique se tend, je repars vers le haut et hurle comme deux jours plus tôt à cracher mes cordes vocales à l'extérieur. Je sens le sang me descendre à la tête et hurle de re-chef. Heureusement on ne reste pas longtemps la tête en bas, on descend l'élastique jusqu'à ce que je rejoignes les bords du torrent. Pendant ce temps, je continue de hurler à tue-tête. On note d'ailleurs deux catégories de sauteurs, ceux qui gardent tout à l'intérieur et ceux qui extériorisent à s'en faire péter les veines des tempes. Moi, j'ai beau essayer de faire gaffe, j'y arrive pas, il faut que ça sorte et que le singe à deux vallées de là soit aussi au courant. Du coup, il faut que je récupère au niveau des cordes vocales, à croire que la remontée crevante sert à ça... Quelques secondes pour descendre, 30 minutes pour remonter, on a déjà vu meilleur équilibre... Mais peu importe, je suis surexcité, ce manège est ennivrant et à l'issue, on en redemande!

Ca tombe bien, la balançoire cloturera l'après-midi. De plus, j'ai réfléchi à mon coup depuis la veille et ai bricolé un système pour filmer ma trombine durant la chute (à venir dans "le tour du Braïce"). Je suis maintenant en confiance, c'est plus que du plaisir matiné de hurlements. Vous en serez témoins.

Cerise sur le gateau, lorsqu'on effectue trois sauts, le quatrième est gratuit, et comme il est trop tard pour l'effectuer ce jour, en voilà déjà une excellllente raison de revenir au Népal.

Je quitte le Lost resort en étant quasiment sur de revenir. Dans le bus vers Kathmandou, je me repasse en boucle les vidéos du délit de plaisir. Pour retrouver quelque chose d'aussi puissant il va vraiment falloir faire très fort!!!! Peut-être un trek fera-t-il l'affaire, c'est tout ce que je me souhaite. Joyeux Noël à tous. (En retard...)
Racisme en Espagne English translation pending
by Alhajadita · 2009-04-28 · 102 replies
Bonjour, je viens de passer une semaine en Espagne. Ma soeur fait son second semestre à Elche et j'en ai profité avec une copine pour lui rendre visite. On n'a jamais été autant regardé de notre vie. Ah, j'ai oublié de préciser, je suis d'origine marocaine. Donc je suis mate de peau. A chaque fois qu'on rentrait dans un musée, les personnes de l'accueil nous regardaient étonnées, du genre ah des maghrébins visitent des musées, ils savent ce que c'est. A Elche, on part visiter les bains arabes, la personne de l'accueil nous demande de quel pays on vient, on leur dit la France, elle fait genre de ne pas avoir entendu et nous repose la question, on lui redit la France. C'est apres qu'on comprend qu'à l'interieur des bains arabes, il y a une voix qui explique la fonction de chaque pièce des bains. La voix s'exprimait en francais. On resort des bains et la personne de l'accueil nous dit: "J'espère que je ne me suis pas trompé, j'ai mis du francais". Dans la rue, tout le monde nous scrute. On se disait peut etre que c'est elche qui est comme ca, meme les espagnols disent de cette ville que les gens qui y vivent sont snobes. On décide de partir a granada pour visiter Alhambra, les gens nous scrutent mais moins qu'à elche. On rentre à l'Alhambra, maintenant ce ne sont pas les espagnols qui nous scrutent mais les touristes étrangers. On arrive à l'entrée des jardins, il faut redonner son ticket et le gars de la sécurité murmure "Vous etes des marocains, des musulmans". Qu'est ce que ca peut lui faire? Bon sang!!! A chaque fois qu'on demande un renseignement, ils sont obligé de faire allusion a notre origine. On cherche une boulangerie:" il y a une boulangerie marocaine la bas", On veut acheter une carte téléphonique, le gars du bureau de tabac nous dit "J'en vend pas, mais celui d'a coté il en vend, c'est un marocain" On rentre dans une marroquinerie, la vendeuse nous dit" il y a une marocaine qui travaille ici mais elle est pas la". On s'en fout. Je n'ai jamais autant entendu le mot marroqui de toute ma vie. Le jour de notre départ, c'est le pompon, on se fait insulté par un homme et une femme de ménage à la gare d'alicante. On fait appel a un policier qui était sur place, il s'en fout. Je ne sais pas si vous avez vécu une experience similaire, mais je ne la souhaite à personne, se faire montrer du doigt tout le temps comme si on était des monstres, c'est insupportable. Honte à l'Espagne Est ce que c'est arrivé à certains d'entres vous ce genre de truc?
Faire un voyage à Auschwitz (Pologne) avec des enfants? English translation pending
by Caliju · 2009-04-18 · 32 replies
Bonjour à tous,

Je me rends en Pologne avec mes filles dans 10 jours (retour aux racines). Je passerai par Cracovie et ai très envie d'aller à Auschwitz. Que pensez-vous de la réaction éventuelle de mes filles : 7 ans et 3 ans? Sont-elles trop petites?

Merci
L'aéroport de Bangkok risque-t-il d'être bloqué ce 15 avril 2009? English translation pending
by Usapiste · 2009-04-12 · 59 replies
Salut à tous🙂 Je part mercredi 15 avril avec Etihad pour BKK. vu la situation actuelle croyez vous que l aéroport de BKK va etre bloqué? Mon vol fait escale à Abu Dhabi l avion decollera de Paris pour Abu Dhabi (sans probleme) mais j 'ai peur que d'Abu Dhabi à BKK le vol soit annulé cause airport BKK bloqué. que feriez vous à ma place?
Etat d'urgence déclaré à Bangkok (12 avril 2009) English translation pending
by Similan · 2009-04-12 · 201 replies
Une des conséquences: tout regroupement de plus de 5 personnes est interdit. Quid de ceux qui ne souhaitent que participer aux festivités de Songkran? Des chars à KSR? 😉
Action préventive contre l'épidémie de dengue en Argentine (8 avril 2009) English translation pending
by Chegringo · 2009-04-08 · 47 replies
Mar del Plata, ce matin, fumigation des parcs et bassins de la place Colon. Action préventive contre l'épidémie de dengue qui s'étend en Argentine, voir précédent articles dans ce forum. Voici les photos de ce matin à Mar del Plata sur la Place Colon:







C'est une bonne initiative, mais je crois que c'est une goutte d'eau dans la mer. Trop peu d'effectifs face à ce problème. La place Colon est très touristique: image de marque? Va-t-on suivre sur tout le territoire de cette grande ville, où des quartiers moins touristique et demandant plus d'hygiène, seront-ils abordés? Car c'est là qu'est le problème!
Frais pour l'encaissement en France d'un chèque sénégalais? English translation pending
by Luc69009 · 2009-04-08 · 24 replies
bonjour j'aimerais savoir quels sont les frais pour l'encaissement en france d'un chèque sénégalais, par exemple de 1100€ . merci d'avance . cordialement
Meilleure section au Brisas Santa Lucia? English translation pending
by Peyto · 2009-04-02 · 7 replies
Bonjour,

C'est maintenant mon tour à compter les dodos. Le 16 avril je serai dans l'avion qui m'amènera au Brisas Santa Lucia. J'ai quelques questions pour vous, qui avez visiter ce paradis.

Voici mes questions : Quelle est la section où la chambre est rénovée ? Je voudrais être près de la mer, avoir un bain potable et un mini frigo pour l'eau. Quelles sont les soirées Cam��léon ? Pour y faire mes réservation aux resto à la carte les bons soirs. Est ce qu'il y une soirée spéciale au buffet a ne pas manquer. Si oui laquelle ? Est ce qu'il y a une excursion à faire qui est incontournable ? Je veux faire l'excursion d'apnée demi-journée. Autre chose ? Mes achats de rhum se font près de l'hôtel ou à l'aéroport ? Lors du retour, les bus viennent nous chercher combien de temps avant l'heure du départ de l'avion ?Je vous remercie de me répondre je vous promet mon appréciation de mon voyages lors de mon retour.

France 😎
Formalités pour un mariage franco-tunisien? English translation pending
by Alexina · 2009-03-20 · 105 replies
je suis française et je souhaiterai me marier avec un tunisien le plus rapidement possible car nous nous aimons vraiment trop mais la distance est plus qu'insupportable....j'ai appelé aujourd'hui pour prendre rendez vous à l'ambassade: prochaine date de libre le 20 janvier 2010!!!!!!!!!!! attendre encore tout ce temps?? Est-ce que quelqu'un pourrais me rassurer en me disant que d'autres dates beaucoup plus proches vont se libérer??? et si vous avez des "astuces"? faut-il appeler tout les jours??? Aidez moi.....je veux vivre avec la personne que j'aime....:-(
Equipement pour le Kilimanjaro + préparation physique English translation pending
by Albator45 · 2009-03-17 · 70 replies
Bonjour,

Je compte grimper le Kili avec un ami durant la deuxième quinzaine de juin.

J'ai deux catégories de questions:

1/ Entrainement : Je ne prends pas l'ascension à la légère, nous pratiquons chacun une activité physique régulière. Footing de 1h deux à trois fois par semaine + 1 séance de natation de 40 minutes. Plus on s'approchera de l'échéance + on augmentera le rythme. Notre gros soucis est de connaitre notre réaction à l'altitude car le physique ne fait pas tout, quelqu'un connait t il un bon test? Je veux dire un endroit exacte où on peut effectuer un bout de rando pdt deux jours dans les Alpes par ex, si possible le nom du point de chute et le trajet à effectuer.

2/ Equipement : Il nous faut l'équipement approprié. Pour le moment on s'équipe avec: Veste Gore Tex triple couche - duvet -7°C/-10°C avec drap polaire, triple couche de vetement pour l'ascension finale, polaire normale, etc etc. Est ce que certains ont des remarques ou ajouts à apporter? Notamment pour le pantalon Svp, un pantalon Gore Tex c'ets hors de prix !!!!

Merci par avance pour vos infos, tout retour global par rapport à l'équipement qu'avait chacun pour effectuer l'ascension est le bienvenue. J'ai cherché dans le forum, la seule réponse que j'ai trouvé concernait le duvet.

Romain
Travailler et vivre à Mayotte English translation pending
by Bonsai78 · 2009-03-11 · 14 replies
bonjour,

j'ai une proposition de travail sur Mayotte ( que je ne connais pas, je ne connais que Reunion et Maurice dans la zone océan indien) et j'aimerais savoir si la vie est beaucoup plus chère qu'en région parisienne, le côut des locations et ou s'installer ?

Les communications internet fonctionnent-elle bien ? Est-il facile et pas trop chez d'allez sur Mada et réunion ?

J'ai lu que de nombreux "metro" ne restait pas longtemps savez vous pourquoi ? Sachant que je parts seul et que je n'ai pratiquement pas de famille en france que des amis ( je ne pense pas être "soumis a l'isolement" ).

Tout les conseils sont les bienvenus

bonsai78

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