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Grand Canyon et environs plus le parc Yellowstone du 16 au 31 mai 2008 (trois personnes) English translation pending
by Boisgui · 2009-02-24 · 1 reply
Voyage USA : Grand Canyon et environs + Parc Yellowstone (16 au 31 mai 2008, 3 personnes). Ce carnet de voyage est surtout destiné à faciliter l’organisation de ce périple pour des voyageurs qui n’osent pas se lancer tous seuls : je donnerais surtout des renseignements pratiques, sans photo (vous pourrez trouver de très nombreux sites avec des photos sur ces régions), avec les informations de temps de route, de budget, hôtels et restaurants.

1) Le circuit part de Phoenix, remonte vers le Grand Canyon, puis Monument Valley, Arches Park et Dead Horse Point depuis Moab, Bryce Canyon, Zion puis Las Vegas. Depuis cette ville, trajet en avion vers Salt Lake City, puis trajet en voiture vers Yellowstone Park en passant par le Grand Teton Park, retour vers Salt Lake City et vol SLC-Paris. Avec ce circuit, vous ne vous ennuierez pas, on traverse des paysages extraordinaires tous les jours !

2) Organisation et réservation : tout a été fait avec internet, en mars 2008 et en utilisant le Guide du Routard « Parc nationaux de l’ouest américain » (excellent, à recommander) et les nombreux sites disponibles sur le Web (dont voyageforum.com) Bien qu’ayant souvent voyagé sans réservation préalable, sur ce genre de circuit il faut impérativement réserver à l’avance, les hébergements à l’intérieur et aux abords des parcs étant pris d’assaut plusieurs mois à l’avance, en particulier pour les mois de juillet et août, même pour les places de camping, sinon, tous les jours et dès la fin de matinée, il faut se préoccuper de l’étape du soir. Une telle organisation demande du temps, ne vous y prenez pas au dernier moment car toute étape mal calculée engendre inévitablement de la fatigue (les trajets routiers sont longs dans ce genre de voyage !), des frais supplémentaires et souvent de la mauvaise humeur en fin de journée ! Après avoir décidé d’un itinéraire en fonction du temps disponible, des sites à découvrir, je fais les recherches/réservations des billets d’avion, location de voiture, chambres d’hôtel, en dégrossissant avec Kelkoo-voyages qui a l’avantage de balayer plusieurs sites, puis j’affine directement sur les sites sélectionnés. Pour les hôtels, après la première sélection Kelkoo, je regarde sur un site du genre TripAdvisor pour les avis des voyageurs.

3) Billets d’avion : j’ai utilisé Expédia, qui est (était ?) le seul site proposant un moteur de recherches de vols secs autorisant les vols multi destinations, puisque je souhaitais arriver à Phoenix et repartir de Salt Lake City .

Vendredi 16 Mai: Paris (12h50)-Mineapolis (15h15)-Phoenix (18h48) Durée : 15h avec les escales., compagnie: Northwest. Samedi 31 Mai: Salt Lake City (10h25)- Chicago (14h35)- Paris (8h50 le lendemain), compagnies: Delta + Air France.

Billets A/R Paris-Phoenix et Salt Lake City- Paris : 650 euros TTC/personne Billet Las Vegas – Salt Lake City : 45 euros / personne, réservé sur GoVoyages

4) Location de voiture : Section Phoenix- Las Vegas : réservation sur le site Elocationdevoitures.fr, 9 jours, voiture type Chevrolet Equinox chez Dollar, kilométrage illimité, « one way fee » inclus (à vérifier, très important) : 254 euros. (2400 Kms effectués, consommation moyenne de 14l/100..oups !) Section Salt Lake City- Salt Lake City : réservation sur le site Elocationdevoitures.fr, 7 jours, voiture Nissan Murano chez Alamo, kilométrage illimité : 230 euros. (1700 Kms effectués, consommation moyenne de 10l/100..c’est déjà mieux !)

Comme les tarifs de location sont plutôt raisonnables par rapport à la France et que les distances sont longues, il est préférable de prendre une voiture confortable, avec air conditionné (il peut faire très chaud dans certains endroits) et avec un moteur suffisamment puissant pour transporter sans problème passagers + bagages, sans compter la boîte automatique, l’air conditionné et des pentes qui peuvent êtres importantes car on monte jusqu’à 3000 m sur ces circuits.

5) Cartes et GPS : le GPS n’est pas indispensable car le réseau routier dans ces régions n’est pas très dense, pas indispensable peut-être, mais très pratique cependant, pour calculer les itinéraires, trouver les hôtels et restaurants, le soir, quand tout le monde est fatigué et que le syndrome du « chien qui cherche sa niche » frappe fort. Personnellement, j’utilisais Tomtom : impeccable.

6) Moyen de paiement : Carte Visa Premier (intéressante pour les assurances liées à la carte) aussi bien sur internet que sur place, plus dollars (200 à 300 par personne pour 15 jours, ça suffit largement, il nous en restait en fin de voyage). Sur chaque paiement, ma banque (LCL) a facturé 2, 6% de commissions de change. Pour ceux qui ne sont jamais allés aux USA, si vous payez par carte bancaire dans les restaurants et cafés, n’oubliez pas de remplir la somme totale sur votre ticket de carte, car il y une ligne pour le service (non compris et quasiment obligatoire) et si vous vous contentez de signer le ticket comme en France, une personne mal intentionnée peut, à posteriori, le compléter avec une somme qui peut ne pas vous convenir ! Taux de conversion moyen appliqué par la banque en mai 2008: un euro pour 1, 52 dollar. Budget total par personne : env 1350 euros quasiment tout compris (avions, hôtels, restaurants, voitures, essence, entrées dans les parcs..)

Les temps de route indiqués s’entendent bien sûr hors visite. - 1ère jour : vendredi 16 mai Phoenix-Flagstaff : 230 kms, env 2h20 . Nuit au motel Highland Country Inn, 1 chambre 3 pers 58 € sans pt-dej, réservée sur Expédia. Comme nous sommes arrivés en fin de journée à Phoenix, le temps de récupérer les bagages puis la voiture, il était 20H30 (donc 4h30 du matin pour nos yeux fatigués), les 2h30 de route jusqu’à Flagstaff ont été très dures pour les paupières, mais ça nous permettait d’être plus tôt le lendemain sur le site du Grand Canyon. Même fatigués, dans toute la ville, vous profiterez quasiment toute la nuit des nombreux trains qui traversent Flagstaff, et qui sifflent longuement à chaque croisement de route (nombreux). Le lendemain matin, en allant faire des courses au Wallmart du coin, j’ai vu qu’il y avait de nouveaux hôtels dans cette zone, plus éloignée de la voie ferrée, donc certainement plus calmes la nuit…ce sera pour un prochain voyage. Bon petit déjeuner dans le centre, au Macy’s coffee house (env 10 $ /pers)

- 2ème et 3éme jour : samedi 17 mai Flagstaff-Tusayan-Grand Canyon : 230 kms, env 2h20 . Dimanche 18 mai : on continue les visites le long du Grand Canyon 2 nuits à Tusayan, (Red Feather Lodge 135$/nuit, ptd dej inclus, réservé sur le site de l’hôtel) juste à l’entrée du parc, bourg sans aucun intérêt, il n’y a que des motels et des restaurants, avec des prix élevés mais un peu moins que dans le parc. Entrées dans les parcs nationaux : pour le circuit proposé, le plus intéressant est de prendre un « annual pass », qui coûtait 80$ et qui donne accès dans tous les parcs nationaux pour un véhicule et 4 personnes. Il peut se prendre directement à l’entrée d’un parc. (attention, l’annual pass n’est pas valide dans les State Park et à Monument Valley) Dès le lendemain de notre arrivée, nous sommes déjà sur le site du Grand Canyon : paysages extraordinaires, points de vue sublimes tout le long du sentier qui longe le Canyon ; évidemment, pour la lumière, c’est mieux le matin ou le soir et il y a foule pour le coucher de soleil. Il faut prévoir une journée et demi à deux jours au moins pour faire tout le circuit tranquillement, plus si vous décidez de descendre au fond !

- 4ème jour : Lundi 19 Mai Grand Canyon – Monument Valley 280 kms, 4h00,

puis nuit à Bluff (75 kms, 1h00). Attention, sur ce trajet, vous changer d’état, donc d’heure ! c’est +1h en passant dans l’Utah, en fin de journée, ça compte pour trouver un restaurant ouvert. Nous sommes partis en fin de matinée du Grand Canyon pour arriver vers 16h à Monument Valley et profiter de la belle lumière sur ces paysages fantastiques. Il faut compter au moins 2h00 pour faire le tour en voiture (env 25 kms), on s’arrête souvent. Nuit à Bluff au Recapture Lodge (78$ 3/pers, réservé sur le site de l’hôtel) chambre correcte, accueil très sympathique. Repas du soir au Cottonwood Steakhouse, qui était encore ouvert, malgré notre arrivée tardive ; très bonnes grillades, ambiance agréable (env 20$/pers).

- 5ème jour : Mardi 20 mai Bluff – Moab 160 kms, 2h30. Avant de partir de Bluff, nous sommes revenus de quelques kms sur nos pas, donc vers Mexican Hat pour faire une boucle dans The Valley of Gods (décrite dans le guide du routard), ç’est de la piste sur env 30 kms, mais en roulant doucement, il n’y a aucun problème avec une voiture classique. Très beau trajet, si vous y êtes fin mai, vous verrez beaucoup de fleurs sur cette terre aride. Le trajet jusqu’à Moab est du genre désertique et il y a peu d’étapes possibles pour se restaurer et faire le plein.Nous avons fait étape à Cameron.

Nuit à Moab au Red Stone Inn : 85 $/ 3 pers, ss pdj (réservé sur le site de l’hôtel). Chambre confortable mais petite. Dîner au Zax Pizza&Family restaurant : buffet pour env 10/15$ Nous sommes arrivés vers 15h, et nous avons eu le temps d’aller jusqu’à Arches Park, qui est tout près de Moab. Le temps était orageux, donc nous n’avons pas commencé les balades sur les sentiers mais même en voiture, on a accès à beaucoup de sites superbes. Moab est une grande ville, vous trouverez tous les services que vous souhaitez : banques, essence, hotels/resto, shoping, agences de voyages etc etc

- 6ème jour : Mercredi 21 Mai Moab – Green River : 90 kms, 1h00 Le matin nous sommes retournés à Arches Park pour continuer nos visites et prendre le sentier qui mène vers Double O Arch (très beau parcours) et quelques autres petits boucles, puis l’après midi nous sommes allés à Dead Horse point avec un point de vue extraordinaire sur les méandres du Colorado. Depuis Moab, il y a bien d’autres choses à voir, mais notre temps étant limité, nous avons repris la route vers Green River, où on peut arriver tard, vu qu’il n’y a rien à faire et rien à voir ! ….. juste une étape. Nuit au Motel 6 : 52$ pour 3 ( la nuit la moins chère du circuit, réservée sur le site Motel 6) 7ème jour : Jeudi 22 mai Green River – Bryce Canyon : 330 kms, 7h00 Il faut passer par Hanksville, Torrey, Boulder, Escalante .Prenez le temps pour faire cette étape : superbe route, avec des paysages fantastiques ; elle monte jusqu’à 3000 m (on a eu droit à une tempête de neige). En partant de bonne heure de Green River, on arrive suffisamment tôt à Bryce Canyon pour profiter de la lumière de fin de journée . Le parc est situé à environ à 2700 m, en cas de mauvais temps, attention à la température, ça peut descendre vite. Nuit au Bryce Canyon Pines (1O kms de l’entrée du parc, chambre confortable) 84$ /3 pers, ss pdj, réservée sur le site de l’hôtel. Dîner et pdj au restaurant du motel: prix moyens, bonne cuisine. 8ème jour : Vendredi 23 mai Bryce Canyon – Hurricane : 460 kms, 4h00 Le matin, nous avons continué nos visites sur le parc, puis nous avons repris la route vers Zion Park, que nous avons visité assez rapidement car, moins spectaculaire que tous ceux que nous venions de voir. Nuit à Hurricane, au Confort Inn ( à la sortie de la ville) 82$ pour 3 pers avec pdj (mais pas terrible).Réservation sur le site Comfort Inn .Chambre confortable et spacieuse, quartier inintéressant. Dîner dans un restaurant chinois proposant une formule « all you can eat » : on se rapproche de Las Vegas !! 9ème jour : Samedi 24 mai Hurricane – Las Vegas : 230 kms, 2h15 Nous rejoignons Las Vegas en fin de matinée, et nous allons déposer nos affaires au Motel 6 (quelques centaines de chambres et ..c’était complet !).Le week end, les prix des hôtels flambent à Las Vegas, il vaut mieux réserver : Chambre à 103$ /3 pers ss pdj ( le double de celle de Green River et …c’est la même). On peut aller à pied sur le strip depuis l'hôtel, prévoyez de bonnes chaussures, n marche beaucoup pour visiter !

Visite de la ville, enfin du strip (beaucoup de travaux, le centre est en plein reconstruction) et des nombreux casinos : c’est de plus en plus kitch, plus haut, plus grand, plus cher. Pour manger, il faut aller dans les restaurants/cafétérias des casinos qui proposent des formules « all you can eat » à prix intéressants.

Pour cette partie de voyage Phoenix- Las Vegas), nous aurons parcouru 2400 kms. 10ème jour : Dimanche 25 mai : Las Vegas – Salt Lake City (avion, 1h00), puis Salt Lake City – Jackson Hole 500 kms, 6h00 en prenant la route 89. Départ à l’aube de l’hôtel, notre avion est à 7h00 et il faut aller rendre la voiture de location, dans un centre éloigné de l’aéroport (on revient en navette). Arrivée à SLC vers 10h00 (décalage d’1h00 avec Las Vegas). Le temps de récupérer les bagages et la voiture (Nissan Murano, très agréable), nous partons vers 11h00 pour un grand trajet de 500 kms, vers Jackson. Nous prenons la 89 et passons par Logan, Paris, Montpelier, Alpine : beaux paysages, complètement différents de ce que nous venons de voir autour du Grand Canyon. Arrivée à Jackson vers 5h00. Nuit au Snow King Resort Hotel, chambre à 116$ /3 pers, ss pdj. (réservation sur le site Expédia) Jackson est une ville très prisée par les touristes et les tarifs sont élevés. C’est une ville typique « cow boy », vous pourrez ramener toute la panoplie pour vous habiller comme là bas ! Vous pourrez faire du shopping, il y a tout ce qu’il faut. Diner au Bubba’s Bar-B-Que (env 15$) : ambiance cowboy 150%, accueil sympathique, c’est toujours plein !

- 11éme jour : Lundi 26 mai Jakson Hole - Yellowstone Lake 160 kms 2h15 Ptit dej au Shades cafe : très bons muffins, entre autres (c’est tout petit, il doit y avoir 4 ou 5 tables, ce n’est pas fait pour des groupes). Avant de partir, vous pouvez aller faire un saut au magasin Corral West : vous pourrez vous habiller cowboy des pieds à la tête …un choix incroyable de bottes et de chapeaux, chemises, vestes etc.. Départ vers le parc Yellowstone . Nous entrons rapidement dans les paysages de haute montagne, avec beaucoup de neige, beaucoup plus en tous cas que nous pensions en trouver pour une fin mai. Très belle route, on prend le temps de flâner puisque l’étape est courte (160 kms). Il est recommandé de s’arrêter dans les « visitor center » : vous pourrez obtenir tous les renseignements nécessaires à votre visite, les rangers ont toujours été très aimables et accueillants (anglais indispensable), et fournissent tous les documents (cartes en particulier), pour adapter les visites au type de séjour souhaité. Il faut compter un minimum de 4 jours pour visiter tranquillement les différents sites du parc. Le circuit dans le parc fait une sorte de grand huit d’environ 280 kms. Nous arrivons en fin de journée au Lake Yellowstone Hotel et là, c’est vraiment encore l’hiver : le lac est gelé et il y a environ 40 à 50 cms de neige sur la région, ce qui va nous interdire toute ballade sur les sentiers. (En moyenne, ce n’est que vers mi-juin que le lac est complètement dégelé et la neige fondue.) Pour 148 $ (ce qu’il y a de moins cher pour 3 !), nous avons droit à une « frontier cabin », rustique mais confortable, bien chauffée en tous cas. Les chambres dans l’hôtel sont plus chères (mais vue sur le lac). Il y a une ambiance très « old fashion » dans le hall de l’hôtel. Il y a un restaurant, tarifs élevés.Peu ou pas d'autres choix proches: nous avons picniqué dans la chambre.

Pour toutes les réservations dans le parc, il faut aller sur le site reservations@travelyellowstone.com.

- 12ème jour : Mardi 27 mai Yellowstone Lake – Gardiner env 100 kms, 1h30 (tronçon Est de la boucle fermé par la neige). Nous continuons notre route vers Gardiner en passant par Canyon Village puis vers Virginia Cascade, l’autre route (que nous souhaitions prendre) passant par Bunraven Pass à 2700 m étant toujours bloquée par la neige. Pour profiter de tout ce que le parc de Yellowstone peut offrir, il ne faut pas hésiter à se lever de bonne heure ! Car entre tous les animaux que l’on peut rencontrer (troupeaux de bisons traversant la route, ours, chacals etc etc), les geysers de tailles, de couleurs diverses et variées, tous les autres phénomènes témoignant d’une activité volcanique sous-terraine intense, les rivières et cascades, sans compter les paysages fantastiques englobant tout ça, les journées passent très vite. Nous arrivons à Gardiner en fin de journée. A part pour se loger et se ravitailler, la ville n’a pas d’intérêt particulier (surtout après tout ce qu’on a vu dans la journée). Diner au K-bar cafe : décor très rustique mais grandes et bonnes pizzas, prix très corrects (env 8 à 10$). Hôtel Motel 8 à Gardiner, chambre correcte, propre (90$ + 5$ de « service fee » ?, réservation sur le site Motel 8)

- 13ème jour : Mercredi 28 mai Gardiner – West Yellowstone : 90 kms 1h30 Petit dej à l’hôtel . Avant de revenir sur nos pas, nous prenons la direction de Tower Roosevelt : très belle vallée, avec de nombreuses rivières, et comme nous sommes quelques centaines de mètres plus bas que le plateau du Yellowstone, ici, c’est déjà le printemps : plus de neige, de l’herbe bien verte avec de nombreux animaux, les oiseaux qui chantent…on se croirait dans la série « la petite maison dans la prairie ». Nous avons un peu de mal à faire demi-tour pour partir vers Madison puis West Yellowstone. Nous continuons consciencieusement notre travail de touriste, à (essayer) d’explorer toutes les facettes du parc. En particulier, nous sommes allés voir le Grand Prismatic Spring Nous ressortons par la sortie ouest pour arrivée à West Yellowstone en fin de journée. Hôtel Madison Hotel (90$ triple): hôtel ancien, en bois, très pittoresque (classé monument historique)! Chambres petites mais confortables.

- 14éme jour : Jeudi 29 mai : West Yellowstone – Grant Village env 60 kms 1h15 Petit dèj au Running Bear Pancake house à West Yellowstone: excellent, très bonne adresse (mais il y a du monde). Dernière journée dans le parc, avec le clou de la visite coté geyser : le Old Faithfull. Un des geysers les plus hauts du parc (env 40 m) et surtout très régulier : toutes les 60 à 120 mns, il offre un superbe spectacle à tous les touristes. Nous arrivons sous la neige, en fin de journée à Grant Village Hôtel à Grant Village (156 $ triple) : chambre confortable mais quelconque, dans un bâtiment moderne et plutôt moche, ce sera la chambre la plus chère du circuit. Pour manger le soir, il n’y a pas beaucoup de choix : la dining room, chère, avec réservation obligatoire, ou le Lake House : cafétéria avec un beau cadre (vue sur le lac), mais à la cuisine plutôt bas de gamme (env 15$/pers). 15ème jour : Vendredi 30 mai Grant Village – Salt Lake City : 550 kms 6h00 Nous reprenons la même route qu’à l’aller, ça nous plaisait plus que la version autoroute toute droite sur des centaines de kms. Hotel Motel 6 Airport Salt Lake City (67 $ triple), dîner dans un “all you can eat” asiatique pour..pas cher. 16éme jour : Samedi 31 mai : Salt Lake City – Paris : arrivée dimanche 1er juin à Paris au matin.

Bon voyage à tous !
Randonnée/exploration en Terre de Feu: région de l'Aysen et des Grands Lacs English translation pending
by HenriBrunel · 2015-03-02 · 6 replies
Bonjour,

Nous sommes trois étudiants prenant une année de césure sur la période Septmebre 2015- 2016. Passionnés d'escalade de nature et de rando engagée, nous aimerions réaliser un voyage à pied en autonomie sur deux mois. Nous avions pensé en premier lieu à traverser la région de l'Aysen et des grands Lacs, sur un trajet partant de Chile Chico et rejoignant les falaises des Cochamos. Soit à vol d'oiseau approximativement 1000km. Le problème est le suivant: j'ai bien peur qu'il n'y ait que très peu de chemins praticables et la végétation semble dense en plus des larges rivières à traverser. Je me pose ainsi la question suivante: est ce réalisable en l'état? Y aurait il des endroits plus propices (surtout en termes de chemins) pour des treks de longues distances et engagés ? (sur la section Puerto Monte - Linares par exemple avec de nombreux parcs à traverser (Conguilio, huerquehue, Puyehue...))

Quelqu'un qui aurait baroudé dans ces coins là aurait il des suggestions ?

Je vous en remercie par avance.

Henri Brunel
Aventures dans le Grand Canyon: Deer Creek Falls English translation pending
by Oliv2019 · 2014-05-27 · 57 replies


Des chutes d’eau spectaculaires, des Narrows exceptionnels, des rivières aux eaux cristallines (dont la plus courte au monde), des oasis en plein désert, le Colorado aux eaux vertes émeraude, des paysages à couper le souffle, un mélange de Canyonlands et Grand Canyon, des passages vertigineux…

Tout cela est réuni dans une magnifique randonnée dans le Grand Canyon avec pour point d’orgue les Deer Crek Falls.

J’ai mis quelques informations pratiques à la fin de ce carnet pour ceux qui seraient intéressés par cette randonnée.

Les préparatifs :

Avant de partir aux USA, Il nous a fallu pas mal d’échanges de mail pour obtenir le précieux sésame, à savoir le permis. Il n’y a pourtant que très peu de candidats partant pour l’aventure mais le NPS est assez méfiant. Il nous a fallu en effet justifier par mail que nous étions expérimentés (il faut lister les randonnées en autonomie du même style déjà effectuées), bien conscients des risques (ils aiment préciser qu’il y déjà eu des morts sur ce parcours) et surtout bien préparés. Il y a aussi un truc qui ne leur plait pas trop : les journées à + de 10 miles. Ça tombe bien, on en fera 2 !

D’ailleurs, avec tous ces échanges, on a bien failli ne pas recevoir le permis avant notre départ. Finalement, nous l’avons reçu 2 jours avant de partir aux USA. Ouf !

Nous avons donc obtenu un permis pour les « campings » suivants : 23 Avril 2014 : AW8 LOWER TAPEATSS CAMP SITE 24 Avril 2014 : AX7 DEER CREEK CAMP SITE 25 Avril 2014 : AY9 ESPLANADE, AT LARGE CAMPING 26 Avril 2014 : OUT Hiking Out

Voici le parcours que nous avons prévu : 1e jour : descente depuis Monument Point jusqu’à Lower Tapeats 2e jour : traversée le long du Colorado jusqu’à Deer Creek 3e jour : remontée jusqu’à Esplanade 4e jour : remontée finale jusqu’à Monument Point

Mercredi 23 Avril 2014 (18 km, -2100m, +600m)

Parcours du 1e jour



Le réveil sonne à 4h30. On se dit que c’est pour la bonne cause et on arrive quand même à partir de Kanab à 5H50. Il fait encore nuit mais c’est une route au début pour rejoindre le trailhead donc pas de soucis hormis éviter quelques familles de lapinous suicidaires. Arrivés aux montagnes de Kaibab National Forest, la route se transforme en piste très roulante. Cependant, nous préférons ne pas rouler trop vite eu égard à nos crevaisons (1 en 2012, 3 en 2013 et 1 en 2014 pour ces 3 dernières années). En plus, à cette heure-ci c’est l’effervescence du côté des cerfs-mulets (mule deer).



Nous arrivons finalement à 8h30. Il y a 4 voitures, ca va nous ne sommes pas seuls. Il fait un petit -4°, le ciel étant couvert avec un vent léger. Rien qui nous encourage à sortir de la voiture ! Cependant, nous savons que c’est une très grosse journée qui nous attend et que nous devons entamer la randonnée tôt. Allez, on se motive ! On sort les énormes sacs à dos (au moins 25 kg pour le mien avec le gallon d’eau que nous utiliserons pour le retour) et c’est parti. Il est 8h. hein quoi, on a gagné 30 minutes ? Non simplement qu’on vient de passer à l’heure de l’Arizona, il n’est plus 9h mais 8h !



Nous commençons par passer au mémorial en mémoire de Bill Hall, un ranger du Grand Canyon Nord mort dans un accident de voiture, qui offre une vue plongeante sur le grand canyon.



20 minutes après le début du chemin (Bill Hall trail), celui-ci plonge de 650 mètres en direction de l’esplanade et rejoint en 2.5 miles le Thunder river trail. Ce dernier est l’« ancien » chemin qui part de Indian Hollow (plus facile mais plus long).

Cette descente raide se fait en 2 parties. Une première descente de 200 mètres à travers la « Kaibab formation » qui permet de rejoindre un chemin, parfois exposé, qui longe la falaise en direction de l’Ouest et contourne Bridgers Knoll. La deuxième descente traverse la « Toroweap formation » puis la « Coconino sandstone » sur environ 450 mètres de dénivelé. Nous croisons à ce moment-là un groupe organisé de 7-8 personnes qui s’apprête à remonter par un passage un peu technique (6 mètres qui nécessite de s’aider des mains). Ils ont du partir de l’Esplanade ce matin. Nous préférons utiliser la corde pour descendre les sacs à dos (puisque nous l’avons avec nous, autant l’utiliser !).





Nous rejoignons enfin la jonction avec Thunder Trail au bout de 2h10… plus de 2h pour faire 2.5 miles, à ce rythme-la nous n’arriverons jamais à l’endroit prévu ce soir ! Il faut dire que nos sacs à dos nous pèsent. J’attends avec impatience de pouvoir me débarrasser des 4 litres d’eau nécessaires pour le retour.



Voila nous sommes au point B :



Heureusement, à partir de là le chemin devient beaucoup plus facile et il suffit de suivre pendant 2.5 miles les cairns à travers un paysage ressemblant beaucoup à Canyonlands The Needles. Le chemin plat longe des fossés et canyons, traverse des champignons de slickrock, passe à côté de quelques greniers.







A force de marcher « facilement », nous ne nous apercevons même pas que nous venons de passer les emplacements de bivouac Esplanade 1 et Esplanade 2. Bon au retour nous ferons plus attention pour camper au bon endroit. Mais cela veut surtout dire que je vais enfin pouvoir me libérer des 4 litres d’eau ! Nous cachons donc l’eau au pied d’un arbre avec pour repère un gros champignon de slickrock.

Voici le champignon repère :

Ile de la Dominique... morceaux choisis! English translation pending
by Krikri6792 · 2014-02-23 · 61 replies
Ile Nature, île authentique, île aux 365 rivières... les qualificatifs ne manquent pas pour décrire l'île antillaise de la Dominique. En décembre 2013, nous y avons fait un séjour de 11 jours dont voici le récit présentant quelques "morceaux choisis" !

Le récit accompagné de toutes les photos, de cartes et de quelques courtes vidéos est ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...

Ci-dessous le texte accompagné de quelques photos.

Bonne découverte et à +



Présentation

Après un séjour estival en Islande, nous avons besoin en cette fin d'automne d'une destination chaude et ensoleillée. Très vite les Antilles s'imposent à nous mais parmi les îles qui la composent, laquelle retenir ? Nous connaissons déjà la Guadeloupe, la Martinique, Cuba, la République Dominicaine, Bonaire, les Bahamas, alors il nous faut une destination inédite.

C'est à ce moment-là que je me souviens avoir glissé dans mes favoris deux carnets de voyage (celui des Lapinous et celui de Senmout) vantant, tous les deux, les attraits de l'île de la Dominique. En voilà une bonne idée !

Située en plein cœur des Caraïbes, avec au nord la Guadeloupe et au sud la Martinique, la Dominique, plutôt méconnue et souvent confondue avec la République Dominicaine, fait 46 km de long sur 25 km de large pour une superficie totale de 754 km2. C'est un territoire indépendant depuis 1976, on y parle anglais et créole.

Côté nature, elle ne manque pas d'atouts : c'est une île d'origine volcanique avec un centre très montagneux (le Morne Diablotin culmine à 1447 mètres) et très humide comptant nombre de cascades et de sources naturelles dans une végétation tropicale luxuriante… sans oublier ses fonds sous-marins, qu'on dit grandioses et préservés.

Bref, un programme bien alléchant permettant de pratiquer à la fois la randonnée et la plongée, l'idéal pour nous !

Les dates sont rapidement fixées : du 30 novembre au 12 décembre 2013. C'est le tout début de la saison sèche (ou la fin de la saison humide, c'est comme on veut). Nous, on préférerait que la saison humide soit bien terminée ;-)

Il ne reste plus qu'à organiser le séjour. Là, ça se complique un peu car il n'y a pas de vol direct pour la Dominique. Il faut passer par la Guadeloupe ou la Martinique avec une nuit de transit. Nous choisissons de le faire via Pointe-à-Pitre et retenons Corsair pour le vol international. Pour rallier le lendemain la Dominique, nous réservons un vol avec la compagnie LIAT (35 mn) et pour le retour, nous optons pour le ferry Express des îles (2 heures de traversée)

Avec deux fois une nuit de transit, le séjour à la Dominique se réduit par conséquent à onze jours sur place et nous nous demandons s'il faut le scinder en deux ou pas. Après avoir lu un peu partout qu'il valait mieux consacrer la moitié des nuitées au Sud, l'autre au Nord, nous décidons malgré tout de faire le contraire et de rester basés à un seul endroit pour une raison très simple : en recherchant des hébergements, nous tombons littéralement sous le charme d'une villa à Calibishie, dans le Nord. Or, nous avons beau chercher, nous ne trouvons pas son équivalent dans le Sud.

Alors tant pis, on s'en accommodera, conscients de ne sans doute pas pouvoir explorer toute l'île. Avec un réseau routier peu développé et une topographie montagneuse, les trajets sont réputés longs et fastidieux. D'ailleurs dans cette optique, nous réservons un petit 4 x 4 chez Courtesy Car Rental.

Le but n'est donc pas de faire tout le tour de la Dominique mais d'en découvrir certains aspects seulement, principalement dans le Nord et éventuellement un peu dans le Sud. Le récit ne se fera donc pas dans l'ordre chronologique mais plutôt thématique.

Bon, assez bavardé, le départ est imminent !



Le voyage et l'arrivée à la Dominique

Samedi 30 novembre 2013

Vol sans histoire jusqu'à Pointe-à-Pitre où nous atterrissons avec quinze minutes d'avance. Température au sol : 30 ° C à 14 h 15… Mmmm, ça fait du bien !

Moins de deux heures plus tard, nous sommes déjà en train de prendre notre premier bain sur la plage de l'hôtel Clipper à Gosier, survolée par une dizaine de pélicans.

L'hôtel en revanche ne casse pas des briques. Avec son allure massive de bateau héritée des années 70/80, il n'est plus vraiment au goût du jour et souffre d'un manque de maintenance. Les chambres, elles aussi, manquent cruellement de charme. Nous sommes plutôt déçus.

Le restaurant, sous forme de buffet dans une salle immense, ne rattrape pas non plus le reste. Seul l'accueil du personnel mérite d'être signalé.

Dimanche 1er décembre 2013

Dans ce contexte, nous ne sommes pas mécontents de quitter les lieux aux aurores pour un vol vers Melville Hall, à la Dominique. Prévu à 7 h 10 avec une arrivée à 7 h 45, l'avion ne part finalement qu'à l'heure à laquelle il devait arriver à destination. La ponctualité n'a pas l'air d'être le point fort de la LIAT !

Au bout d'à peine un quart d'heure et après avoir profité de jolies vues sur les îles de Marie Galante et des Saintes, l'avion arrive en vue des côtes dominiquaises . L'atterrissage est impressionnant : l'appareil frôle la cime des arbres, s'engouffre entre deux parois couvertes de végétation avant d'amorcer un grand virage et de revenir se poser sur la piste. Ouf... et chapeau au pilote !

Nous sommes les premiers à sortir de l'appareil et à nous présenter au guichet d'immigration mais les derniers à sortir de l'aérogare. En effet, le tapis de bagages se vide, or nous attendons toujours notre deuxième valise. Nous ne sommes manifestement pas les seuls, certains ont encore moins de chance que nous et se retrouvent sans rien. On nous explique que le vol était complet et la soute pas assez grande pour contenir tous les bagages. Ils seraient à Antigua (?) et seront acheminés dans les jours prochains !!!

Pas de bol ! La valise réceptionnée contient tout ce dont nous n'avons pas besoin immédiatement (équipement de plongée et chaussures) et l'autre, tout ce dont nous aurions besoin immédiatement (nos vêtements, maillots de bain, trousses de toilette, médicaments). Hum, on a manqué de prévoyance, cette fois-ci ! On m'avait pourtant dit que la LIAT était réputée pour faire du surbooking, en tout cas du surbooking de bagages, je l'atteste. Nous récupérerons la valise plus de 24 heures plus tard.

En attendant, c'est avec notre seule valise que nous réceptionnons notre véhicule, un RAV4 court qui a déjà bien baroudé, vu les éraflures sur son flanc et le compteur kilométrique bien chargé. Après avoir fait établir nos permis locaux (13 USD/conducteur), nous prenons enfin la route vers 10 heures en direction de Calibishie et de notre Red Rocks Villa à une demi-heure de l'aéroport. La conduite se fait à gauche.

Ça y est, on arrive ! En venant de l'aéroport et après avoir passé le panneau d'entrée du village de Calibishie, il faut repérer à droite une petite route vers Pointe Baptiste, continuer jusqu'au carrefour suivant, tourner deux fois à droite avant de passer la grille d'entrée. Une dernière descente raide en évitant les nids-de-poule et on y est !

Vue à travers le hublot !

Red Rocks Haven : une villa en bord de mer

Isolée dans la baie de Grand Baptiste, pas loin du village de Calibishie, dans une grande propriété sans vis à vis, avec l'océan comme seul horizon, Red Rocks Haven Villa est une belle maison en pierre de plain pied, composée de deux chambres et deux salles de bains, un salon et une cuisine, donnant sur une large terrasse et une piscine à débordement (privée !).

La réalité est conforme aux images d'Internet. Nous sommes conquis ! C'est par ici pour la visite !

Quelques mètres plus bas, un petit sentier se faufile entre palmiers et cocotiers et conduit à une petite plage, mais la mer assez agitée pendant notre séjour (c'est l'Atlantique de ce côté-là) ne nous incitera pas à nous y baigner. Nous rechercherons les eaux plus calmes et plus chaudes côté Caraïbes.

A cinq minutes en voiture ou une vingtaine de minutes à pied, on trouve le minimum nécessaire dans le village de Calibishie : petite supérette et/ou épicerie, restaurants, DAB, essence ainsi que l'un ou l'autre stand de fruits et légumes locaux au bord de la route. Pour un ravitaillement plus conséquent, les commerces les plus proches, notamment un supermarché "IGA", sont à Portsmouth à 20 kilomètres mais entre 35 et 45 minutes de trajet selon la témérité du conducteur.

Prêts pour une première découverte des alentours ? Alors rendez-vous en page suivante !

La villa : vue sur la terrasse et de la piscine

Red Rocks : des roches rouges à la Pointe Baptiste

La villa tire son nom du site immédiatement voisin de Red Rocks, de curieuses formations de terres couleur ocre modelées à la fois par le vent et par l'océan.

Pour s'y rendre, en provenance de Woodford Hill ou de l'aéroport, suivre les mêmes indications que pour notre villa. Mais après avoir tourné vers le village de Pointe Baptiste, au premier carrefour, il faut continuer tout droit (au lieu de tourner deux fois à droite vers la villa). Vous suivez ?

La route/piste finit dans les champs. C'est là qu'on laisse son véhicule. Comme la propriété est privée, le propriétaire (un Rasta très sympa) fait payer un petit droit d'accès de 2USD par personne. Pour ce prix, il nous dit qu'on peut revenir autant de fois qu'on veut pendant le séjour. Il nous indique sommairement la direction à suivre mais finalement, comme ses trois jeunes neveux sont présents (c'est dimanche), il les charge de nous servir de guides pour la balade.

L'endroit est étonnant : tout en douceur et en rondeur, cette terre rouge ravinée et presque totalement pelée contraste avec le bleu profond de la mer et du ciel ainsi qu'avec le vert sombre des monts alentours. Seules quelques touches de verdure ont réussi à résister à la force des éléments, garnissant des crevasses parfois très profondes.

Quelques marches taillées dans la roche mènent à une grotte.

Les garçons, bien que connaissant l'endroit comme leur poche, ne se lassent pas d'en explorer les moindres failles…

Le site constitue pour eux un formidable terrain d'aventure !

Mais ces roches rouges sont une exception sur l'île. Ailleurs, sur ce littoral Nord, on trouve des plages et il se murmure que ce sont les plus belles de l'île. Elles ne sont pas forcément conformes à la carte postale dépeignant une longue plage de sable blanc. Elles sont souvent bordées d'une forêt tropicale impénétrable ce qui accentue leur caractère sauvage. Le sable y est gris, sinon noir, origine volcanique oblige.

Pourtant, les meilleurs metteurs en scène ne n'y sont pas trompés. Ils y ont trouvé un cadre idéal pour des films cultes comme "Pirates des Caraïbes".

Allez, on vous les fait découvrir plus loin.

Red Rocks

De Hodges à Hampstead Bay : plages et baies sauvages

Commençons par la baie de Calibishie.

Au sud, entre Calibishie et Woodford Hill, Hodges Bay. On y accède en suivant la direction de Sea Cliff Cottages et Calibishie Cove. Un peu avant l'extrémité de la route, il faut être attentif à une petite sente assez raide qui conduit à la plage.

Entre Hodges Bay et Calibishie se trouve Pointe Baptiste, un promontoire rocheux battu par les vagues. Suivre la direction de Villa Passiflora et suivre le sentier vers la plage, juste après cet hébergement.

Enfin, au nord de Calibishie, Hampstead Bay, abritant LA plage de la Dominique, d'ailleurs baptisée Number One Beach. C'est là qu'a été tournée l'une des scènes de Pirates des Caraïbes 2.

Pour s'y rendre, repérer Windblow Road sur la route côtière entre Calibishie et Bense et en face, prendre la piste indiquée "Number One Beach"

4 x 4 obligatoire pour y accéder, la piste est very very muddy.

Plage déserte en dehors d'un pêcheur. Nous assistons admiratifs aux gestes de ce pêcheur à la senne venu jeter son filet avec élégance et efficacité dans la rivière voisine alors que le soleil commence déjà à se coucher.

Une dernière baie reste à signaler dans le même coin : Batibou Bay, réputée elle aussi très belle, un peu plus éloignée et parfois dénoncée comme étant non secure. Pour différentes raisons, nous avons fait l'impasse.

Après le Nord-Est, continuons maintenant vers le nord-ouest de l'île, de Chaudiere Pool à Toucary via la Northern Link Road… en page suivante.

Hodges Bay

Nord-ouest de l'île : de Chaudiere Pool à Toucari Bay

Côté terre, Chaudiere Pool est le point d'intérêt le plus proche de notre villa. Une demi-heure suffit pour rejoindre le centre du village de Bense. Après sa traversée, nous suivons une piste conduisant dans une bananeraie jusqu'à une cahute en tôle ondulée. Une petite pancarte rouge indique "This is the way to La Chaudiere".

C'est là que nous garons le Rav et commençons à suivre le chemin somme toute carrossable jusqu'au fond du vallon. Avec le recul, nous aurions très bien pu poursuivre en 4 x 4 mais ne sommes-nous pas venus aussi pour mouiller le maillot et nous frotter au terrain montagneux de la Dominique ? A 9 heures du matin il fait déjà chaud - ne nous plaignons pas – mais très, très beau.

Près de la rivière, un nouveau panneau indique "Chaudiere" à gauche. Pour l'instant, on ne peut pas se tromper. Le chemin devient de plus en plus glissant à l'approche de l'eau. A 10 heures, la rivière est atteinte mais plus aucune indication. Nous trouvons là une jolie piscine et ne résistons pas à une baignade.

Mais je doute que nous ayons atteint Chaudiere Pool (nous étions sans doute tout près), décrite comme un bassin encadré de parois rocheuses de 4 à 5 mètres de haut, aux eaux tourbillonnantes à l'image… d'un chaudron bouillonnant.

Rien de tel dans notre calme piscine. En revanche, plein de petits poissons qui se chargent de nous faire une pédicure efficace.

Peu importe, l'essentiel est qu'on ait pu se rafraîchir avant une petite demi-heure de remontée qui a aussitôt annihilé le bénéfice de la baignade.

Nous poursuivons notre escapade en direction de Vieille Case en empruntant la Northern Link Road, parfois bien abîmée. Régulièrement, depuis la route, de belles échappées vers la côte nord-est.

Puis au niveau de Pennville, la route s'enfonce dans les terres en se tortillant au pied du Morne au Diable.

A mi-chemin entre l'est et l'ouest, petit arrêt àCold Soufriere. En un petit quart d'heure à pied aller/retour on atteint une série de mares glougloutantes mais… froides ! Rien d'exceptionnel mais puisqu'on passe à côté…

La route rejoint ensuite la côte caraïbe, moins sauvage, mais aux eaux plus calmes et plus chaudes, parfaites pour la baignade et le snorkeling.

Toucari Bay répond parfaitement à nos attentes, elle sera notre plage préférée et nous y reviendrons à plusieurs reprises pendant le séjour.

La plage est à nous, les poissons sont au rendez-vous, l'eau est chaude… que demander de plus !

Mais à Toucari, on n'est pas encore complètement au Nord. Alors cap sur Capucin, le bout du bout, là où la route finit en cul de sac.

Au loin, on devine Marie Galante, les Saintes et la Guadeloupe !

Voilà la boucle est bouclée, retour à Calibishie via Portsmouth pour un dernier bain dans notre piscine avant le coucher du soleil. Eh, oui, les journées sont courtes, le soleil se couche vers 17 h 30.

Ce que nous croyons être la Chaudière !

Un petit bout du Waitukubuli National Trail (Segment 12)

Depuis 2011, l'île possède son "GR 20" local. Créé par le gouvernement de la Dominique en partenariat avec le Conseil Régional de la Martinique, financé par l'Union Européenne, le WNT est le plus long sentier de randonnée de la Caraïbe.

Long de 185 km environ, il est divisé en 14 segments et traverse toute l'île depuis Soufrière au Sud jusqu'à Cabrits au Nord (ou vice versa). Chaque segment commence et/ou se termine à proximité d'un village. Le niveau de difficulté est très variable. Les parties les plus faciles d'une durée de 2 à 4 heures sont accessibles aux familles tandis que d'autres tronçons plus engagés sont réservés à des aventuriers expérimentés et requièrent 8 à 10 heures de marche.

La durée moyenne du parcours en entier varie de deux semaines à deux semaines et demie.

Elodie et Stéphane (pseudo VF = ThruHiker) en ont parcouru une grande partie mais manifestement pas l'intégralité non plus.

Quant à nous, nous avons bien envie d'en expérimenter un petit bout. Le segment 12 du trail se situe non loin de notre pied-à-terre. Il est mentionné en outre dans le Top Ten des meilleures randonnées par l'auteur du guide Bradt.

Il relie Bornes à Pennville en un peu moins de 10 km aller, soit 7 heures de marche avec 534 mètres de dénivelé. Comme nous devons revenir à notre point de départ, nous pensons limiter notre parcours à un aller/retour entre Bornes et Vieille Case, juste pour profiter du point de vue sur la côte au point culminant du segment.

Nous prenons donc (en voiture) la direction de Bornes, à une quinzaine de kilomètres sur la route entre Calibishie et Portsmouth.

Indigo Art Gallery indiqué depuis la route par un panneau bariolé est l'endroit prévu pour laisser son véhicule.

Mais comme la randonnée débute par une montée raide sur une bonne piste carrossable, nous décidons de poursuivre en voiture jusqu'à l'orée de la forêt. Voilà déjà pas mal de temps gagné.

Il a beaucoup plu les jours précédents, le ciel hésite entre orage et éclaircie. Il n'est pas impossible qu'il pleuve dans la journée.

Pour cette balade, nous sommes en bonne compagnie, avec deux chiens du village voisin.

Le sentier traverse une forêt dense et luxuriante, ménageant de temps à autre une petite fenêtre vers la côte.

Les chiens sont bien plus alertes que nous, n'hésitant pas à faire nombre d'écarts en furetant à droite à gauche.

A chaque intersection du WNT avec une piste menant à un village, une tonnelle en bois permet de se reposer et/ou de pique-niquer. Celle placée à la sortie de la forêt, près Moore Park Estate tombe à point nommé. Une bonne orange, un petit biscuit et c'est reparti !

On longe maintenant quelques habitations isolées bordant la piste puis, à droite d'un vieux cabanon, un étroit sentier commence à nous conduire en direction de la crête et du point de vue panoramique sur la côte.

Sentier bien balisé jusque là !

Les chiens caracolent toujours devant nous en nous ouvrant la voie jusqu'à ce qu'ils nous égarent au milieu d'un champ d'ignames après le franchissement d'un ruisseau. Mince ! Plus de balisage !

Nous tournons en rond pendant un moment, revenons un peu sur nos pas jusqu'au dernier indice aperçu, piétinons quelques plants d'ignames au passage avant que ne s'abatte sur nous… une bonne averse.

Finalement, la pluie aura raison de nos hésitations. Nous faisons signe aux chiens que nous rebroussons chemin. Adieu, vues panoramiques, retour à la maison !

Sur le chemin, un peu avant la forêt, les toutous marquent un temps d'arrêt. Surprise, nous croisons une colonne de randonneurs – plusieurs familles anglaises accompagnées d'adolescents, au moins une quinzaine de personnes en tout, ayant elles aussi le projet de rallier Vieille Case. Nous leur expliquons que le balisage est un peu confus plus loin, ils nous invitent à nous joindre à eux car l'union fait la force ! Sûr qu'en s'y mettant à quinze, ils vont finir par trouver !

Plus véritablement motivés, nous déclinons l'invitation, préférant revenir tranquillement vers la voiture… l'occasion de mettre dans la boîte quelques fleurs en chemin.

Bilan : comme nous n'avons pas poursuivi jusqu'à Vieille Case, cette randonnée n'avait pas la valeur scénique escomptée. C'est sans doute un peu le défaut du Waitukubuli Trail qui, en dehors de quelques brefs passages côtiers, passe principalement en forêt.

Les chiens coursent notre 4 x 4 jusqu'à la route principale. Quelle forme et… merci les toutous !

Quant à nous, on ne pense qu'à une chose vite, vite… rejoindre notre plage préférée pour une bonne baignade, après avoir bien sué par monts et par vaux pendant quatre heures.

Sur le Waitukubuli Trail



Dans le Centre : Syndicate, Freshwater Lake et Emerald Pool

Depuis 1997, afin de promouvoir et d'entretenir les principaux points d'intérêt de l'île (12 en tout), le gouvernement de la Dominique a instauré un droit d'accès pour les touristes étrangers sous forme d'un pass journalier (5 USD pour un site pour une journée) ou d'un pass hebdomadaire (12 USD, valable pour tous les sites pendant une semaine).

L'accès aux trois points d'intérêt décrits ci-dessous est soumis à cette règle.

L'intérieur de l'île est très éloigné de notre hébergement. Nous n'y ferons donc que trois brèves incursions, la dernière sous la pluie sera une visite-éclair.

Le premier site visité dans le Centre, Syndicate, est situé dans le parc national du Morne Diablotin. On y accède par la route du littoral reliant Portsmouth à Roseau. Depuis Portsmouth, il faut être attentif au panneau sur la gauche, juste après avoir dépassé Morne Espagnol. En venant de Roseau, c'est au nord de Dublanc.

Une route carrossable mais très étroite grimpe vers les hauteurs couvertes de bananeraies, d'orangeraies et de champs de canne à sucre où travaillent ça et là quelques cultivateurs.

Ils ont du boulot : les arbres croulent sous les fruits. Ici des pamplemousses.

Les plumeaux des cannes à sucre ont des airs de sapins de Noël argentés.

La route finit en cul-de-sac au cœur de la forêt devant le Visitor Center… fermé ! Pas de randonneurs, non plus. Incroyable nous avons la forêt pour nous tout seuls.

Pourtant, le Syndicate Nature Trail, une boucle facile d'une heure, est l'un des sentiers les plus populaires de l'île. On peut, avec de la chance, y observer des perroquets rares : le sisserou et le jaco.

Nous nous enfonçons dans la forêt pluviale peuplée d'arbres gigantesques, de racines tentaculaires, de souches impressionnantes, de fougères arborescentes géantes, de lianes envahissantes et de feuillages épais… aux formes parfois suggestives !

La nature avec un grand N… assurément !

Freshwater Lake est, lui, situé dans le parc national de Morne Trois Pitons, à 762 mètres d'altitude, dans la région la plus humide de l'île.

Le lac alimente d'ailleurs en eau douce la capitale Roseau par l'intermédiaire d'une canalisation en bois, se tortillant tel un ver de terre géant à travers la végétation.

Depuis notre villa, il ne faut pas moins de 2 heures en voiture pour arriver jusqu'au lac. Départ plus que matinal pour être sur place dès 9 heures. Pas un chat ici non plus ! A Roseau, nous avons pourtant vu un paquebot de croisière à quai, gage de foule sur les sites. Mais où sont-ils donc ?

Nuages et fraicheur sont au rendez-vous. Nous aurions bien enfilé un coupe-vent en sortant de la voiture mais nous avons omis de les prendre, compte tenu de la chaleur sur le littoral. Mais finalement, on se réchauffe vite en marchant.

Le tour du Freshwater Lake est préconisé dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La montée se fait progressivement, dans une forêt luxuriante et luisante d'humidité.

Le chemin est boueux, les travées en bois sont glissantes et les ponts de véritables patinoires. La vigilance est de rigueur et les bâtons de marche bien utiles. J'avance avec précaution.

Le soleil fait son apparition alors que nous atteignons le point culminant du sentier qui permet à cet endroit de se faire une bonne idée de la densité de la forêt qui nous entoure. Vues à la fois sur le côté Atlantique et sur le côté Caraïbe.

Puis c'est la descente… à pic vers le lac ! Heureusement, les travées du sentier sont maintenant en palmier, ce qui réduit le risque de glissade.

Durée : une heure et demie.

Le guide Bradt place le Freshwater Lake Circular Trail dans le Top Ten des 10 plus belles randonnées de l'île. C'est mérité. Pour nous, c'est véritablement notre coup de cœur !

Emerald Pool est située, elle aussi, dans le parc national de Morne Trois Pitons. La cascade tombant dans une jolie piscine naturelle est le lieu le plus photographié et aussi le plus visité de la Dominique.

Pourtant, une fois de plus, il n'y a strictement personne sur le parking et le Visitor Center est encore fermé à notre arrivée à 9 h 15 (oui, nous sommes très matinaux). Il faut préciser qu'il pleut ce jour-là. L'imperméable remplace le maillot de bain resté au fond du sac. Dommage, il paraît que le bassin offre habituellement une baignade rafraîchissante !

Ce jour-là, c'est sur le littoral Sud qu'on retrouvera le soleil, mais ça, j'en parlerai plus loin.

Freshwater Lake

Plongée et snorkeling du Nord au Sud

La Dominique a acquis au fil des années une excellente réputation internationale en matière de plongée sous-marine. Elle accueille tous les ans nombre de biologistes, d'océanographes et de photographes.

Les sites de plongée se situent tous le long de la côte Ouest du Nord jusqu'au Sud.

Sur le littoral Nord… à proximité de Portsmouth

Les sites plus proches de notre lieu d'hébergement se trouvent autour de Portsmouth. Le seul centre de plongée opérant dans ce coin est Cabrits Dive Center, tenu par Peter.

C'est donc très naturellement vers lui qu'Hervé se tourne pour faire ses premières bulles dans les eaux dominiquaises.

Le club est exclusivement anglophone ou plutôt américanophone. Peter a un fort accent ainsi qu'un débit oral très rapide qui n'aide pour le débriefing. Cela dit, il est extrêmement "cool" sous l'eau et vous laisse l'entière liberté de vos mouvements.

Depuis le club, en ville, un pick-up transporte les plongeurs jusqu'au port. De là, quelques minutes suffisent pour rallier les sites de plongée. L'eau est à 28° C, avec peu ou pas de courant et une visibilité de 15 mètres.

Les paysages sous-marins se caractérisent par une combinaison de récifs coralliens typiquement caribéens associés à des origines volcaniques évidentes. Autour de Cabrits, des glissements de terrain ont entraîné au fond des tonnes de rochers qui, au fil du temps, ont été colonisés par des coraux et des invertébrés, attirant une grande variété de poissons.

Mais le véritable luxe de plonger dans cette partie de l'île, c'est d'avoir d'être seuls sur les sites. En effet, la majeure partie de l'activité subaquatique se concentre dans le sud du pays.

Hervé y fera 4 plongées, réparties sur deux journées différentes.

Quant au snorkeling, le meilleur endroit dans le Nord est incontestablement la plage de Toucari : accès facile par une plage de sable, eau chaude et claire, quelques patates de corail et une nursery de bébés Diodons (ces poissons qui se gonflent).

Sur le littoral Centre… près de Salisbury

Les fonds dans cette partie du littoral se caractérisent par de grandes étendues de récifs coralliens typiques des Caraïbes menant vers des parois rocheuses qui attirent de nombreux bancs de poissons ainsi que quelques pélagiques. Mais le plus caractéristique, c'est la présence d'espèces rares comme le poisson crapaud, le poisson chauve-souris ou les hippocampes.

Les principaux sites se trouvent autour de la petite ville de Salisbury. Deux centres de plongée y officient, dont East Carib Dive dirigé par un couple franco-allemand, Béatrice allias la Doudou (un sacré personnage) et son mari Harald sans qui on serait passé à côté de nombreux spécimens sans s'en rendre compte.

Les plongées se font à faible profondeur à quelques encablures du rivage, mais accessibles uniquement en bateau.

Hervé a fait deux plongées sur ces sites.

Sur le littoral Sud… Champagne Reef C'est dans l'extrême Sud de l'île que se trouvent les sites de plongée les plus populaires. Le plus réputé d'entre eux, c'est Soufriere Bay.

La baie toute entière est le résultat du cratère immergé d'un volcan sous-marin. Le promontoire de Scotts Head ferme la baie côté Sud.

Les sites de plongée reflètent l'action volcanique qui en est à l'origine : tombant vertical, pitons rocheux, canyons étroits, qui offrent les plus belles plongées du pays… dit-on.

Nous n'y avons fait qu'une courte séance de snorkeling car Hervé venait de perdre son tuba. L'exploration a donc été rapide, nous avons seulement survolé le tombant. Dommage !

Malheureusement, le centre de plongée de Soufriere étant fermé au moment de notre passage, nous nous sommes finalement rabattus sur celui de Champagne Reef, un peu plus au nord, où le tuba a pu être remplacé et où, après une première exploration en snorkeling, nous sommes revenus le lendemain pour des plongées bouteille.

Champagne Reef se trouve au nord de Pointe Guignard. Il fait partie, tout comme Scotts Head, de la réserve marine pour laquelle un droit d'entrée de 2 USD par personne et par jour est requis.

Irie Safari est le centre de plongée qui exploite le site. C'est une grosse structure bien rôdée qui, en plus de la plongée, prête du matériel pour le snorkeling et fait de la petite restauration. L'accueil n'y est pas moins convivial et professionnel. Le club offre des plongées à la carte, c.à.d pas d'horaire fixe, on peut plonger dès qu'on arrive à condition qu'il y ait un moniteur disponible. Les plongées se font du bord. En arrivant à 10 heures du matin parmi les tout premiers, nous sommes aussitôt servis ;-).

Hervé fera deux plongées successives et moi du snorkeling, le site se prêtant idéalement aux deux activités. La grande attraction du site, ce sont les bulles s'échappant du fond (des gaz volcaniques produits par le volcan sous-jacent) d'où le nom de Champagne Reef.

Mais la vie sous-marine tout autour du récif est également très riche avec des formes adultes et juvéniles de nombreuses espèces de poissons coralliens, de langoustes… ainsi que des éponges et des coraux très colorés.

Hervé a tenu à tester les sites du Sud qu'on lui avait décrits comme très différents de ceux du Nord. Finalement, en dehors de l'extrême Sud qu'il n'a pas expérimenté, il n'a pas trouvé de différence significative entre les fonds dans le Nord et ceux dans le Sud. Il a trouvé les plongées dans le Nord tout aussi belles.

A l'issue de ces huit plongées, notre plongeur peut affirmer qu'elles sont toutes intéressantes et se pratiquent dans des conditions faciles.

La snorkeleuse, elle, a un faible pour Champagne pour les bulles et la variété de poissons et Toucari Bay pour le côté confortable de l'accès par la plage.

Eponge tubulaire

Retour en Guadeloupe par l'Express des îles

Mardi 10 décembre 2013

Nous voici déjà au terme (ou presque) de notre voyage. La météo de ces dix jours a été bonne dans l'ensemble, avec néanmoins deux jours et deux nuits de tempête dans le Nord et le Centre, avec beaucoup de vent et de pluie, mais en pariant ces jours-là sur le beau temps au Sud, nous y avons échappé en journée. Bien joué !

Depuis la veille, le vent s'est calmé. Ça tombe bien car, pour le retour vers Pointe-à-Pitre, nous avons prévu de prendre un bateau rapide, l'Express des îles. La traversée de deux heures est souvent décrite comme pouvant être chaotique, tout particulièrement dans le canal de Guadeloupe.

Quand le bateau arrive à quai en provenance de la Martinique, il en sort effectivement l'un ou l'autre passager un peu remué.

C'est donc avec un peu d'appréhension que nous embarquons à notre tour. Comme il vaut mieux prévenir que guérir, je prends un demi cachet de Mercalm, Hervé (sujet +++ au mal de mer) en prend d'emblée un entier.

Dans un premier temps, tant que le bateau longe la côte entre Roseau et Capucin, c'est le calme plat. Le photographe, encore actif, en profite pour faire quelques clichés depuis le pont.

Mais dès que le navire dépasse le cap et entre dans le canal de Guadeloupe, ça secoue fort. Je m'accroche à mon fauteuil en évitant de regarder la taille des vagues (3 mètres de haut ?) qui s'abattent sur les hublots. Dire qu'il va falloir supporter cela pendant plus d'une heure encore !

Heureusement la phase violente ne dure pas. A l'abri des îles de Marie Galante et des Saintes, les secousses deviennent plus tolérables.

Finalement la traversée se passe mieux que prévu. Il est 18 h 30 quand nous accostons en Guadeloupe mais ne sommes pas libérés pour autant. Il n'y a qu'un guichet ouvert pour le passage à l'immigration. L'attente manque de tourner à l'émeute. Il nous faudra plus d'une heure pour quitter le port.

Un taxi nous ramène au Clipper… égal à lui-même !

Partout, décorations et guirlandes lumineuses nous rappellent que dans moins de quinze jours c'est Noël. On a du mal à réaliser !

Mercredi 11 décembre 2013

Notre vol n'étant prévu qu'en soirée, nous avons toute la journée devant nous. La location d'une petite Twingo auprès de Jumbo Car, voisin de l'hôtel, nous permet de rallier la plage de Port-Louis, notre plage guadeloupéenne préférée, riche en souvenirs, celui de notre tout premier voyage dans l'île en 1987 avec notre fils alors âgé de 2 ans.

La plage est toujours aussi belle. Nous profitons à fond de ces dernières heures de soleil, de mer, de sable chaud et… de glace coco.

Retour dans la grisaille et le froid parisiens le lendemain 😕

La Dominique, vue depuis le pont du bateau

Le mot de la fin

Un séjour très dépaysant dans une île encore très préservée, très nature, très accueillante.

Même si nous avons été pleinement satisfaits de notre villa, sa localisation n'était pas, a posteriori, le meilleur choix. En effet, deux lieux différents sur la côte Ouest auraient été mieux adaptés, l'un situé près de Portsmouth, l'autre situé près de Roseau. Le premier nous aurait permis de rayonner rapidement dans le Nord, le deuxième d'accéder facilement au Centre et au Sud.

Nous n'avons donc exploré qu'une petite partie de l'île, principalement limitée au Nord.

La météo très humide dans le Centre a également un peu contrarié nos projets en matière de randonnées. Côté plongée, c'est l'extrême Sud qui est passé à la trappe.

La Dominique a beau être une petite île, il y a matière à y faire plusieurs séjours.

Bref, il faudra revenir, pourquoi pas en passant par la Martinique et/ou en association avec une autre île (Sainte Lucie ? Grenade ?). A étudier !

Alors sans doute à bientôt !

Quelques ouvrages et sites Internet utiles

Sites Internet : Inoubliable Dominique, le carnet de voyage de Senmout Dominica the Nature Island, le blog des Lapinous Waitukubuli Trail, le récit de voyage d'Elodie et Stéphane Authentique Dominique, le site officiel de l'Office du Tourisme de l'île de la Dominique Sous les mers, le site contributif de François Cornu (flore et faune sous-marines)

Des ouvrages : Guide Bradt Dominica (en anglais) Lonely Planet : Diving & Snorkeling Dominica

Ça y est, vous savez tout sur la Dominique… ou presque ! Si vous avez besoin d'un renseignement supplémentaire ou tout simplement si vous avez envie de nous transmettre un message, n'hésitez pas à laisser un petit mot sur notre livre d'or, nous nous ferons une joie d'y répondre.

A+ pour notre prochain fabuleux voyage ! Christine (texte) et Hervé (photos)

Colors of Iceland 2013 English translation pending
by Hohl · 2013-11-03 · 62 replies
Trois semaines en Islande, du 19 août au 6 septembre 2013

Octobre 2012 : notre destination 2013 est arrêtée, l’an prochain, ce sera l’Islande. Oui, oui, avec un « s », j’ai bien dit ISLANDE. On nous faisait souvent répéter : « Où cela, en Irlande ? » « Non, en Islande. » Vu l’air ébahi de nos amis, c’est comme si nous partions sur la Lune. Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, vu les paysages traversés !

Commence une longue et agréable période de recherches et de lectures diverses. Les grandes lignes de l’itinéraire sont vite dessinées et les vols sont réservés dès janvier. Le parcours sera classique, dans le sens antihoraire, avec quelques incursions dans les hautes terres. Au vu des paysages tantôt montagneux tantôt désertiques des hautes terres, il est clair que nous ne voulons pas manquer cela. Cela nécessite donc la location d’un 4X4 pour emprunter certaines pistes interdites aux véhicules de tourisme et franchir les nombreuses rivières à gué. Notre choix se porte sur un Grand Vitara, loué chez Blue Car Rental.

Itinéraire prévu : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar J4 : Landmannalaugar - Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur (ou se rapprocher du Laki) J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur- Askja (ou route vers Myvatn) J11 : Askja - Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Hafragilfoss – Hljodaklettar –Asbyrgi – Myvatn J12 : Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall – Grjotagja – Skutustadir –Vindbelgjarfjall - Myvatn J13 : Myvatn – Husavik – Akureyri, Skagafjordur ou Varmalid J14 : Varmalid – Hveravellir - Kerlingarfjöll J15 : Kerlingarfjöll - Snaefellsnes J16 : Snaefellsnes J17 : Snaefellsnes - Reykjavik J18 : Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort

Itinéraire suivi : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar - Vik J4 : Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur - Seydisfjordur - Litlanesfoss - Hengifoss - Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur - Dettifoss - Selfoss - Hverir - Myvatn J11 : Myvatn - Grjotagja –Dimmuborgir - Hverfjall - Skutustadir - Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall- Myvatn J12 : Myvatn - Husavik - Myvatn J13 : Myvatn – Godafoss – Akureyri - Grundarfjordur J14 : Grundarfjordur - Péninsule de Snaefellsnes - Grundarfjordur J15 : Grundarfjordur - Stykkisholmur - Thingvellir - Reykholt J16 : Reykholt - Hveragerdi - Grindavik - Kerid - Reykholt J17 : Reykholt - Reykjavik J18 : Reykjavik - Péninsule de Reykjanes - Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort



Pour plus de souplesse, nous faisons le choix de ne réserver qu’une partie des hébergements, quitte à dormir dans la voiture. Ainsi, nous pourrons aviser sur place, en fonction de nos envies et surtout des conditions climatiques. Nous savons qu’elles y sont rudes et sommes donc prêts à affronter tous les éléments.

19/08 - J1 :Francfort – Keflavik – Reykholt Jour J : Départ de Francfort à 14 h 05

Trois heures trente plus tard, nous survolons les côtes islandaises flanquées de falaises, de failles et d’un dédale de rivières glaciaires. Il fait beau, la température est de 12° et premier constat…ça décoiffe ! On nous avait prévenus que le vent islandais n’était pas à prendre à la légère et bien cela se vérifie.

Pas de temps à perdre, RDV en face du terminal dans les bureaux de Blue Car Rental pour la prise en charge de notre véhicule. Après avoir accepté l’assurance SAAP (protection contre les tempêtes de cendres et de sable - nous en étions informés et l’avions prévu), nous faisons une vérification rapide du Grand Vitara. Une fois n’est pas coutume (cf. voyage au Canada), les pneus arrières sont lisses et de surcroit pas du tout adaptés à la conduite sur pistes, (ce sont des pneus « route ») alors que nous avions bien précisé lors de la réservation que nous nous rendions dans les Highlands. L’agent, lui, nous assure qu’il n’y a aucun problème. Bah, on verra bien se dit-on…

Premiers contacts avec la terre islandaise et ses étendues de lave peu après l’aéroport. Le moins que l’on puisse dire c’est que le paysage est ici très tourmenté. Cela verdit et s’assagit petit à petit en direction de la capitale et de Reykholt où nous avons réservé une chambre à la guesthouse Husid. C’est même très champêtre : des ruisseaux, des fermes, des moutons… Arrivés à la guesthouse, nous découvrons une maison typique, au cœur d’un petit lotissement. Le rez-de-chaussée est entièrement consacré aux hôtes où 8 chambres se partagent 3 salles d’eau, une cuisine commune bien équipée et le WiFi. Accueil très sympathique de la propriétaire puis, en route pour Gullfoss et Geysir. Il n’est pas loin de 21h et il y a très peu de monde aux abords de la cascade qui nous impressionne par sa forme et son débit.



Nous avons la chance d’y observer le fameux arc en ciel qui a donné son nom à la chute (la chute d’or). Nous restons un moment à la photographier sous tous les angles avant de prendre la route pour le site géothermique très touristique de Geysir, qui a donné son nom au terme de geyser. Ce dernier n’est plus actif. Il y a peu de monde, mais tous attendent avec impatience la prochaine projection d’eau de Strokkur, le seul geyser encore actif. Nous avons vu que Litli Geysir l’était aussi, mais dans de moindres proportions (peut-être 4/5 mètres). Ce sont les premières zones géothermiques et sources chaudes que nous voyons (nous ne sommes pas encore allés à Yellowstone) et c’est assez divertissant. Autour de nous, ça fume, ça bouillonne, ça glougloute de partout et enfin, sans prévenir Strokkur se réveille et atteint une hauteur de 20/30 mètres. Parfois 3 fois de suite, puis plus rien pendant près de 10 minutes, mais c’est tout de même assez régulier. Pas évident de capturer l’instant avec un modeste appareil compact (désolée les photos sont floues).



Retour à Reykholt. Premier contact avec l’eau soufrée de la douche…c’est un peu déroutant mais on s’y fait vite. Du fait de sa position géographique et géologique, l’Islande regorge de ressources naturelles. Ainsi le chauffage, l’eau chaude et une grande partie de l’électricité sont d’origine géothermique, d’où l’odeur omniprésente de soufre.

Première journée et déjà ce pays nous séduit !

20/08 - J2 : Reykholt -Landmannalaugar Des vertes prairies aux hautes terres noires et arides

Avec le décalage horaire, je suis réveillée tôt et le soleil s’amuse à me narguer au travers de rideaux peu occultants. Le ciel est bleu azur et il n’y a pas un seul nuage : la journée s’annonce des plus belles. Je trépigne donc d’impatience au fond du lit en attendant le petit déjeuner qui n’est servi qu’à 8 h. Après le copieux petit déjeuner, départ vers Fludir pour retirer des couronnes et faire le plein de provisions. En chemin, nous nous arrêtons à la monumentale église de Skálholt et à une très belle petite chapelle couverte d’herbe trônant à ses côtés. Le cadre est bucolique et très verdoyant, à l’arrière plan 2 volcans, l’Hekla et l’Eyjafjallajökull, dont l’éruption le 14 avril 2010 a perturbé l’espace aérien international pendant quelques semaines.









Avant de nous rendre au Landmannalaugar, plusieurs détours sont prévus pour admirer quelques chutes. Nous prenons la route 32 en direction de l’Est pour un arrêt à Hjalparfoss, formée de deux chutes entourées de colonnes de basalte.



Puis la 327 vers l’Ouest, piste très caillouteuse, pour atteindre les gorges de Gjain. Les alentours sont très minéral et l’on se demande où peut bien se trouver cette oasis. Nous y parvenons enfin. Nous sommes seuls dans cet écrin de verdure, le soleil brille et il est près de midi. C’est l’endroit idéal pour la pause déjeuner.



Une fois les estomacs pleins, c’est le moment de secouer tout cela en reprenant la tôle ondulée de la 327 en sens inverse, puis la 332 pour Háifoss et Granni, deux autres cascades (122 mètres de haut), situées plus en amont.



Cette fois plus de détour, nous reprenons la 32, puis la 26 et enfin la F225 menant au Landmannalaugar. Cette piste, exclusivement réservée aux 4x4 est magnifique. Nous traversons un paysage lunaire, passant d’un désert noir à des montagnes aux couleurs irréelles. Nous ne savons plus où regarder et apprécions l’instant.









La piste est assez roulante, mais voilà qu’arrive le premier gué. Nous sommes novices en conduite de 4x4 et encore plus en traversée de gués. D’autant plus que la fonte des neiges a été assez tardive cette année et que le niveau des rivières est globalement plus élevé que d’ordinaire. On s’approche à pied, le niveau ne semble pas bien haut, on voit bien les traces des autres véhicules, mais nous hésitons tout de même. Et comme il l’est indiqué sur le panneau de prévention « les traces ne racontent pas toute l’histoire ». Quand on voit les 4x4 islandais préparés et surélevés, mieux vaut en effet ne pas suivre toutes les traces ! Heureusement la F225 est très fréquentée et un bus, suivi d’un véhicule du même type que le nôtre s’engagent dans la rivière. Ben maintenant, y’a plus qu’à. Enclenchement des vitesses courtes et c’est parti. Signalons que le véhicule n’est pas couvert en cas de « plantage » au milieu du gué. Oups, comment, je ne te l’avais pas dit chéri ? 🤪 C’est d’ailleurs assez sournois de la part des agences qui louent leurs 4x4 au prix fort, tout en connaissant les risques.

Ouf, ça passe pour cette fois. Plus loin, deuxième gué beaucoup plus large, nous attendons à nouveau le passage d’autres véhicules. Un Défender arrive et s’engage sur la mauvaise voie. Aucun problème pour lui, demi-tour et nouvelle traversée sur la bonne rive cette fois. Nous lui emboîtons le pas. L’autocollant qu’arbore à juste titre le Déf’ en dit long : « You can go fast but I can go anywhere – Vous pouvez aller vite mais moi je peux aller partout » 😛 Le panorama est toujours aussi beau et les montagnes de plus en plus majestueuses.





Nous arrivons bientôt à la hauteur du Frostastadavatn, puis à proximité du site de Landmannalaugar. Il y a avant le camp, deux gués dont la traversée peut s’avérer difficile. Nous observons attentivement les véhicules qui nous précèdent et audacieusement, mon conducteur de mari n’hésite même plus et va de l’avant. On a l’impression d’être des enfants qui sautent dans une mare.

Il est plus de 17 h, un instant pour souffler, un petit en-cas et c’est parti pour l’ascension du Mont Bláhnúkur (la montagne bleue) qui culmine à 940 m. Profitons-en tant qu’il y a encore quelques rayons de soleil. Le sentier est assez raide mais en vaut la peine. Les vues depuis le sommet sont époustouflantes. Le camp au pied du champ de lave et des massifs à perte de vue…





Retour au camp après environ 2 heures de rando. Après tous ces kilomètres de pistes, que c’est agréable de se dégourdir les jambes. Mais le plus appréciable, ce sont les sources chaudes qui se trouvent au fond du site. Rapide déshabillage à température ambiante brrr et baignade dans une eau à 40° dans laquelle nous restons bien 1h30. Nous sommes étonnés du nombre élevé de touristes français présents sur le camp (et dans tout le pays, comme nous le constaterons plus tard).



Nous sommes sur un camping au milieu de nulle part, sans réservation au refuge, ni tente. Notre véhicule sera donc notre abri pour cette nuit. S’en suit une séance de pliage des sièges arrière et passage des bagages à l’avant. Le Grand Vitara n’est pas très spacieux, mais ça va, les quelques différences de niveaux sont comblés avec vestes et serviettes, les sacs de couchage et couvertures sont déployés et notre cocon est prêt pour la nuit. Il reste encore à faire fonctionner le réchaud tout neuf sensé faire bouillir 1l d’eau en 3 minutes. Mouais, avec les bourrasques de vent ce n’est pas gagné. Il faudra en réalité plus de 3 minutes, mais les nouilles chinoises, ça cuit vite ! Coucher de soleil et au lit.

Première vraie journée en Islande, nous sommes toujours sous le charme. Cascades, paysages lunaires, montagnes multicolores, nous avons déjà eu un bel aperçu du pays.

21/08 - J3 : Landmannalaugar- Vik On en voit de toutes les couleurs

La nuit fut bonne quoique un peu fraîche. Ce matin le ciel est gris, il ne doit pas faire plus de 5° et la pluie est annoncée pour plusieurs jours. Par prudence et dans l’idée de repartir dès aujourd’hui, nous déplaçons le véhicule au-delà des 2 gués du camp et partons pour une rando de 3h à travers le champ de lave Laugahraun, le Mont Brennisteinsalda et la vallée de Grænagil.

C’est un festival de couleurs entre obsidienne et massifs rhyolitiques. Il y a là le jaune du sulfure, le bleu et le noir de la lave, le rouge du fer…c’est sublime. Plus loin de la mousse, ici des fumées, là des névés, plus loin des roches aux formes étranges.







Nous croisons plusieurs marcheurs solitaires arrivant du fameux trek Skogar-Þórsmörk-Landmannalaugar. Ils nous confient que les conditions climatiques ont été rudes et qu’ils sont heureux d’être parvenus au bout de leur rêve. On compatit, cela doit être éprouvant ! Nous contemplons le paysage depuis le sommet de Brennisteinsalda et retournons au camp par la vallée de Grænagil en longeant la rivière.



Le bus-épicerie est bienvenu pour nous réchauffer et déjeuner à l’abri du vent et de la pluie qui tombe par intermittence. Les prévisions météo ne sont pas bonnes et comme pressenti le matin, nous décidons de plier bagages et de prendre la direction de Vik, par la F208 Sud.

Cette piste réputée remarquable, comporte une dizaine de gués et n’est pas très roulante. D’autant qu’après une vingtaine de kilomètres, en plus de la pluie, c’est le brouillard qui s’abat sur nous. Les sommets environnants sont noyés dans la brume. Quel dommage !



Avec nos pneus « route », nous ne prenons aucun risque et progressons très lentement. La piste fait environ 80 km jusqu’à son embranchement avec la route 1 et nous ne croisons aucun véhicule si ce n’est une ou deux supers jeeps locales dont les occupants nous regardent étrangement. Serait-ce impraticable plus loin avec notre modeste véhicule ? Nous n’en menons pas large et la traversée de gués n’est plus aussi amusante que la veille. La piste qui traverse maintenant un col sans aucune visibilité, finit par miner notre moral. Il ne manquerait plus que la neige ! Pourtant plus le choix, il est tard et il nous faut avancer. Nous renonçons à la faille d’Eldgjá et la cascade d’Ófærufoss, tant pis aucun regret, dans ces conditions, nous n’aurions rien vu.

L’arrivée tardive à Vik ne nous permet plus de faire la tournée des guesthouses (ah si, on a été voir à l’AJ, mais c’était complet), ce sera donc une nouvelle nuit dans la voiture. Après un excellent dîner au Halldorskaffi situé à côté du centre d’information et quelques courses au supermarché, nous bivouaquons sur une plage de sable noir, au pied de Reynisfjall. Nouvelle technique : Monsieur occupe tout l’espace arrière et moi les sièges avant. Bonne méthode !

Pour ce troisième soir, l’ambiance est comme le ciel, plombée ! On a tellement stressé sur cette fichue F208 qu’il ne faut plus nous parler de piste pour l’instant. Mais les images du Landmannalaugar et de ses montagnes colorées sont là pour nous rappeler que cela en valait bien la peine. C’est un lieu surprenant à ne pas manquer !

22/08 - J4 : Vik – Reynisfjara– Dyrhólaey – Sólheilmajökull – Skogafoss – Seljalandfoss - Vik Noir c’est noir

Comme la nuit porte conseil, ce matin le moral est revenu. C’est déjà ça, car le temps lui n’est pas au beau fixe : aucun changement, le plafond est très bas, brume et tempête sont de la partie. C’est dingue, il pleut à l’horizontal. Le vent est tellement puissant qu’il soulève l’eau au sol. C’est très désagréable. Equipement coupe-vent et imperméable obligatoire ! Nous parcourons la belle plage de sable noir jouxtant notre bivouac et dans un camaïeu de gris, entrevoyons les roches de Reynisdrangar, qui seraient en réalité 3 trolls pétrifiés.





Nous empruntons une petite piste assez raide menant au sommet de la falaise de Reynisfjall, espérant une accalmie, mais le brouillard est toujours présent. J’aperçois tout de même un macareux à quelques mètres. C’est donc qu’ils sont encore là. Nous n’espérions plus en observer au-delà du 20 août.

Cap vers la plage de sable noir de Reynisfjara, sa petite église, ses colonnes basaltiques et ses grottes.







Ces formations rocheuses sont le résultat de coulées de lave figée qui une fois refroidie se contracte en colonnes régulières souvent hexagonales et ressemblant à des orgues. Dame Nature est vraiment fascinante. Le contraste entre l’écume et le sable volcanique noir est lui aussi saisissant.



Un peu plus loin, des falaises et ô miracle, des oiseaux par centaines dont les fameux macareux moine. Nous sommes venus pour eux et nous sommes comblés : ils sont trop mignons avec leur bec et pattes orange et encore plus drôles en vol. Nous restons bien une heure à observer le ballet de ces oiseaux-pêcheurs. La carte mémoire de l’appareil photo en prend un coup !

Nous poursuivons les visites par Dyrhólaey et nous approchons des falaises où nichent d’autres milliers d’oiseaux. Les macareux sont à nouveau présents et l’on peut ici les approcher d’assez près. Mais le vent est tellement fort qu’il serait imprudent de s’avancer davantage.







De timides rayons de soleil font leur apparition et nous en profitons pour parcourir les plages en contrebas, puis le sommet de la falaise surmonté d’un phare d’où l’on peut observer l’arche qui a donné son nom au site (l'île haute avec le trou de porte), ainsi qu’au Sud, l’étendue noire du Sólheilmasandur.





En route pour Skógar, nous repérons notre guesthouse pour cette nuit, la guesthouse Steig, puis nous dirigeons vers la piste 221 conduisant au Sólheilmajökull, une langue glaciaire du Mýrdalsjökull. Le vent s’est calmé, il fait relativement bon. Une petite marche nous mène jusqu’au front du glacier où quelques touristes s’initient à la marche sur glacier accompagnés de guides. C’est une alliance de pics noirs et blancs, fusion entre la glace et les cendres volcaniques.





Nous reprenons la route quand se déroule devant nous la très photogénique Skógáfoss, entourée de verdure. Petite marche jusqu’au sommet où d’autres chutes se succèdent sur ce sentier qui n’est autre que le départ du trek Skógar-Landmannalaugar.



Plus loin encore sur la route n°1, Seljalandsfoss et Glufrafoss.



A proximité, le centre d’information du volcan Eyjafjallajökull est sur le point de fermer, nous prévoyons d’y revenir le lendemain.

Le vent et la pluie reprennent de plus belle, le véhicule fait de dangereux écarts. Si, si, 1.5 tonnes et ça bouge ! Le vent formé par l’air froid des glaciers suit le relief et descend s’abattre sur la côte. Il peut passer de la force d’un ouragan au calme plat en moins d’une minute. C’est ce que l’on appelle un vent catabatique. C’est très impressionnant, je ne suis pas rassurée du tout.

Arrivée vers 18h30 à la ferme Steig sous des trombes d’eau. L’accueil est courtois et la chambre est spacieuse (ce qui est rarement le cas en Islande) et confortable. L’annexe à la ferme comprend une vingtaine de chambres, des salles de bain privées ou communes, une cuisine commune et un personnel composé, en partie, d’étudiants étrangers. Cela relève presque de l’hôtellerie. Il est possible de dîner sur place mais nous préférons retourner dans le même restaurant que la veille : agneau pour Monsieur, poisson pour Madame. Très bon ! Retour à la ferme, WiFi et au lit.

Malgré le temps maussade, les macareux et les côtes islandaises ont su nous réchauffer le cœur.

23/08 - J5 : Vik -Kirkjubaerjarklaustur Toute la pluie tombe sur...nous

Dehors, c’est toujours la tempête et nous traînons un peu. Après un solide petit déjeuner, nous emmenons au passage de petits sachets de cendres de l’Eyjafjallajökull, gracieusement mis à notre disposition par la ferme. Puis pour en savoir plus sur ce fameux volcan, direction le centre d’information repéré la veille. Le visitor center est en fait exploité par la famille de la ferme Þorvaldseyri installée au pied du volcan.



Le centre a été ouvert le 14 avril 2011, soit exactement un an après le début de l’éruption. Une petite exposition met en scène divers roches, objets et panneaux explicatifs liés au volcanisme, mais le clou du spectacle se trouve derrière le rideau. Une vidéo d’une vingtaine de minutes (nous avons pu voir la version française en compagnie d’un autre couple) nous présente la vie du volcan et de la ferme avant et après l’éruption. Ce n’est donc pas un simple film documentaire, mais l’histoire authentique et peu banale de cette famille. L’on y apprend notamment que les semences effectuées peu après l’éruption ont poussé un mois après et que la récolte n’en fut que meilleure ! Le film est bien réalisé et de très bonne qualité.

En route à présent pour une rencontre insolite dans le désert noir de Sólheimasandur. Il suffit d’entrer les coordonnées GPS trouvées sur le net et voilà où cela nous mène :

Ce DC3 de la Navy américaine s'est écrasé ici le 24 novembre 1973 suite à un atterrissage d'urgence dans le Sólheimasandur, où il a été abandonné.

(sources :
http://en.wikipedia.org/...ing_the_DC-3_in_1973)

La mer est à quelques centaines de mètres et le vent souffle si fort qu’il nous est impossible d’ouvrir les portes et de sortir du véhicule sans quelques acrobaties. Certaines pièces de l’avion branlent dangereusement. Il pleut encore à l’horizontal. Nous ne sommes à l’abri qu’une fois dans les restes de la carlingue. Le vent, la brume, la pluie, le désert noir et cette unique épave blanche pour décor…c’est assez apocalyptique !

Direction Kirkjubæjarklaustur (ou Klaustur), à 70 km au Nord-Est. Des champs de lave moussue de l’Eldhraun en provenance du Laki s’étendent à perte de vue.



La météo s’est considérablement détériorée et la pluie redouble d’intensité. Passage obligé par le visitor center pour « tuer le temps » et pour prendre quelques renseignements concernant l’accès au Laki, où nous souhaitons nous rendre demain. Bonne nouvelle, pas de pluie avant 15 h, suivie d’une moins bonne, le niveau des rivières est trop élevé pour un Grand Vitara. Il semblerait même que le bus ait dû renoncer aujourd’hui au niveau du 2ème gué. Gloups ! Le circuit en bus se déroule tous les jours de 9 h à 18h/19h, c’est certes beaucoup plus long qu’en 4x4, mais notre véhicule n’est pas amphibie… Nous hésitons : retour tardif, 1h de route jusqu’à Svinafell où nous sommes attendus le lendemain avant 18 h, aïe, que faire ? Pas de problème, la charmante hôtesse du visitor center nous propose de prévenir la guesthouse de notre arrivée tardive. Un bel exemple de la serviabilité islandaise ! Nous prendrons donc le bus demain.

Que faire maintenant ? D’abord manger puis, pourquoi ne pas aller à la piscine. Mais malheureusement, comme la plupart des piscines en Islande, celle-ci est en plein air et avec cette pluie, c’est exclu. Il y a bien quelques courageux (islandais sans doute), mais nous ne souhaitons pas nous refroidir. Nous reprenons la voiture en direction du nord pour explorer tout ce que Klaustur et ses abords ont à nous offrir. D’accord il pleut, mais ce n’est pas une raison pour ne pas visiter, il suffit de bien s’équiper.

Systrafoss (cascade des 2 sœurs) et Dverghamrar (ensemble d’orgues basaltique très ancien) :



Le sol est détrempé, il vente terriblement et Monsieur préfère rester dans la voiture. J'affronte seule le vent qui manque de me jeter au sol à chaque pas.



Des champs de lave plus hauts les uns que les autres se succèdent, suivi du hameau de Nupstaður, dont l’accès est entravé par une barrière. Nous le rejoignons donc à pied depuis la route 1. Ces petites maisons traditionnelles au toit de tourbe ont été occupées jusqu’en 2011.



En chemin vers Klaustur, les eaux fougueuses des rivières glaciaires prenant leur source dans le Síðujökull viennent gonfler les ruisseaux situés en aval et les transforment en puissant fleuve. Le débit est impressionnant. Passage devant Foss a Síðu, Stjornarfoss et Kirkjugolf, ces jolis pavés de basalte érodés par les années.





Retour à Klaustur pour un dîner bien sympathique au Systrakaffi avant une nouvelle nuit dans la voiture sur le parking de l’école.

24/08 - J6 : Kirkjubæjarklaustur– Laki – Svinafell Mousses extraterrestres et cendres noires

Nous sommes prêts dès 8 h. Il ne pleut plus, les nuages vont et viennent mais les sommets sont dégagés. RDV à la station service, point de départ du bus pour Lakagigar. Le chauffeur me confirme qu’il a dû faire demi-tour hier et que rien n’est sûr pour aujourd’hui. Nous sommes cinq, un jeune couple allemand, une suissesse et nous. Un 4x4 à la mode islandaise dont les clients se rendent également au Laki nous précédera pour la traversée de gués.

9 heures tapantes, c’est parti pour la découverte de la plus grande chaîne de volcans. Il y a même un accès gratuit à internet dans le bus (et jusqu’au fin fond du Laki, incroyable !) Le Lakagigar (ou Laki du nom du volcan principal) est une succession d’une centaine de cratères sur plus de 25 km, formés en 1783 lors de la plus importante éruption du millénaire. Les coulées de laves ont recouvert une surface de plus de 500 km2. Ses conséquences furent désastreuses en Islande et dans toute l’Europe, provoquant perturbations climatiques et entrainant sécheresse et famine. L’éruption du Laki serait dit-on, à l’origine de la Révolution française de 1789 ! Les premiers kilomètres de la F206 traversent une verte vallée enchâssée entre des falaises à droite et des coulées de lave à gauche. Au 1er gué, un couple disposant d’un pickup surmonté d’une cellule, sonde courageusement la profondeur de l’eau en short (glagla) à l’aide de bâtons. L’eau leur arrive au niveau des genoux. Ils semblent perplexes. Le chauffeur du 4X4 rehaussé islandais se lance sans même les regarder. Le bus le suit très lentement, aucun problème. Le couple, lui, ne semble pas nous suivre. Dix minutes plus tard, 2ème gué, le niveau parait bien haut et c’est ici que le bus a fait demi-tour hier. Allons-nous en faire de même ? Le 4x4 a pris de l’avance et revient de la rive opposée !!??. Le conducteur fait tout simplement l’article à ses clients en franchissant la rivière à vive allure, dans un sens puis dans l’autre. C’est tout de même sacrément haut. L’eau atteint pratiquement le haut de ses roues. Le bus emprunte une autre voie un peu moins profonde et ça passe. Ouf, si tout va bien, on devrait voir le Laki aujourd’hui.



10h15, arrivée à Fagrifoss. « 30 mn d’arrêt» nous lance notre chauffeur. C’est une belle cascade, ressemblant un brin à Skogafoss.



Petite marche vers le canyon et cueillette de baies sauvages, sortes de petites myrtilles, dont les feuilles sont en forme d’aiguilles. Ce sont en fait des camarines noires (empetrum nigrum). Elles sont beaucoup moins sucrées que les myrtilles de nos montagnes vosgiennes.



Nous repartons. Les prairies ont disparu et laissent place à un tableau bicolore teinté de noir et de vert fluorescent d’une autre planète. C’est magnifique et le gris du ciel y apporte une ambiance particulière. La lave est partout. Nous arrivons sur le parking du Laki vers 11 h 45. Un grand Vitara et un Jimny sont déjà là. Comment ont-ils fait ? Vu le niveau des gués, cela me semble impossible avec ce type de véhicule, il fallait oser…

Le départ est fixé vers 13h30, ce qui nous laisse largement le temps de gravir le Laki et de découvrir les lieux. Pas une minute à perdre, le temps est changeant et le ciel ne va tarder à se couvrir.

Nous arrivons les premiers au sommet culminant à 812 mètres, ce qui nous permet d’apercevoir la fissure Nord avant qu’elle ne disparaisse totalement dans le brouillard. Patience, cela va s’éclaircir. Ne dit-on pas en Islande « si tu n’es pas satisfait du temps qu’il fait, attend 5 minutes ». Oui, ben ça ne marche pas à tous les coups ! Tiens voilà le pick-up de tout à l’heure qui arrive au parking, je suis contente qu’ils aient réussi à arriver jusqu’ici.



Nous avons un peu plus de chance avec l’alignement Sud. Nous patientions et profitons encore de ces instants en compagnie de nos compagnons de route, puis gagnons une zone de cratères située en contrebas. Nous sommes dans l’antre de la bête !



Retour dans le bus où nous pique-niquons bien au chaud en compagnie du ranger du refuge de Blagil. Après 1 ou 2 semaines passées ici, il rentre « en ville » ce soir et nous accompagnera avec son véhicule. Nous repartons par la F207 en longeant les cratères. Nouvel arrêt au lac volcanique Tjarnargigur où un sentier nous mène à travers fissures, cratères, fleurettes et champignons.



Noir et vert, encore et toujours. Nous adorons :







Sur le retour, le canyon de Fjaðrárgljúfur, profond d’une centaine de mètres débouche sur les coulées de lave de l’Eldhraun.



Après avoir regagné Kirkjubaejarklaustur, nous repartons aussitôt par la route 1 pour le parc national de Skaftafell où nous avons réservé une chambre en « sleeping bag» au camping Flosi de Svinafell.

Sur le parking de la station essence :

Elle est pas belle la bête ? Nous recroiserons Isak à plusieurs reprises tout au long de notre parcours.

Après les mousses vertes de l’Eldhraun, les volcans, les étendues de sable noir du Skeidararsandur et les restes d’un pont emporté lors de la dernière grande crue (jökulhlaup), le paysage tourmenté laisse peu à peu place à de belles vallées glaciaires. Le sommet du glacier est dans la brume, mais que c’est beau.

Nous arrivons à Svinafell où le camping et les cottages sont répartis autour d’un immense bâtiment abritant les sanitaires et la cuisine commune. Notre espace privatif se situe au bout du bâtiment et comprend 3 chambres se partageant une cuisine et une salle de bains. Excellent rapport qualité/prix et situation idéale, à 6 km de Skaftafell. Notre cuisine privée est monopolisée par trois jeunes allemands qui n’ont pas l’intention de nous laisser un peu de place. Aucune importance, nous passons dîner dans la grande salle commune d’à côté, occupée elle, par de nombreux français. Il y a ce soir un grand feu d’artifice sur le Jökulsárlón qu’il faut parait-il, ne pas manquer selon l’employé de la station service. Ce doit être grandiose, mais c’est à 45 minutes de route et le show débute à 23 heures.

Nous nous sommes endormis bien avant… songeant sans doute à cette belle journée et à cette superbe balade au cœur des volcans.

25/08 - J7 : Svinafell – Skaftafell – Fjallsarlon – Jokulsarlon Into the ice

Le ciel est encore couvert ce matin. Direction Skaftafell et les langues glaciaires du plus grand glacier d’Islande et d’Europe, le Vatnajökull. Il est aussi étendu que la Corse et son épaisseur atteint plus de 1000 mètres. Nous avons prévu une marche d’initiation sur le glacier. Deux compagnies de guides se partagent le marché, Icelandic Mountain Guides et Glacier Guides qui proposent des prestations et tarifs identiques. Nous commençons par IMG, mais il n’y a plus de possibilité avant 13h. Nous tentons notre chance à côté et nous inscrivons pour le prochain départ prévu à 11h30.

Notre guide, Thor quelque chose, attribue à chacun une paire de crampons et un piolet et fournit quelques explications. Départ en school bus jaune vers le Falljökull. Chaque compagnie se voit attribuer une zone par les instances dirigeantes du parc national du Vatnajökull et pour Glacier Guides, c’est CE glacier et pas un autre.

Une fois sur place, nous marchons une bonne demi-heure au milieu d’eau de fonte et de glaces anciennes recouvertes de cendres volcaniques, avant d’arriver au pied du glacier où nous nous équipons sous l’œil attentif de Thor.



Le groupe, composé d’une dizaine de personnes, progresse à bonne allure sous l’égide d’un guide passionné et passionnant, pas avare en commentaires. Crevasses, trous béants, formation et couleur de la glace n’ont aucun secret pour lui. Il pleut maintenant des cordes, mais peu importe, nous sommes bien, là, au milieu de cette immensité blanche, bleue et noire. Les strates de cendres volcaniques emprisonnées dans la glace sont du plus bel effet.



Formation de moulins sous l’effet des eaux de fonte :

Le plus grand atteint une profondeur de 40 mètres (si j'ai bien tout compris).

Dégustation d’eau de bédières : un grand cru château Lafonte !



Ce n’est qu’un au revoir…



Après environ 1h30 sur le glacier, nous regagnons le bus puis Skaftafell vers 15h. Le ciel laisse entrevoir quelques trouées bleues, bon présage pour la suite.

Petit en-cas et nous partons pour environ 2 heures de marche dans le parc national de Skaftafell. C’est un beau sentier courant le long d’un cours d’eau,



menant à la superbe chute de Svartifoss, ceinturée de colonnes de basalte noir.



Nous poursuivons un peu plus haut, vers Sjónarsker pour admirer le point de vue puis continuons la boucle en direction d’anciennes bergeries bâties au début du XXème siècle.





De retour au parking, le soleil est au rendez-vous et l’on se surprend à retirer plusieurs épaisseurs de vêtements… Profitons-en et c’est reparti pour 1 petite heure de marche vers une des langues du Skaftafelljökull.



Remarquez les roches fendues par le gel.



Reprenant la route 1, c’est maintenant le départ pour le lieu tant attendu, Jökulsárlón, le plus grand lac glaciaire d’Islande. Petit détour en route par son petit frère, le Fjallsárlón, déjà très photogénique. Nous sommes quasiment seuls face à ce panorama, nous sommes comblés ! La couleur des icebergs varie en fonction de la lumière passant du blanc au bleu et de l’opaque au transparent. Leurs formes ne sont pas en reste et évoquent poissons ou pièces de cristallerie.







Enfin, quelques kilomètres plus loin, en bordure de route, d’un côté la mer, de l’autre Jökulsárlón. De magnifiques icebergs, détachés du glacier, dérivent sur le lac avant de regagner la mer ou de s’échouer sur la plage de sable noir de l’autre côté du pont. Mais pour l’heure, côté plage, ce ne sont hélas plus que de gros glaçons…





Nous jouissons en cette fin d’après-midi ensoleillée d’une excellente lumière et les lueurs rougeâtres du soleil couchant embrasent l’horizon. Nous marchons une bonne heure entre lagune et mer et apercevons quelques phoques. Nouvelle nuit en mode bivouac face au plus beau des panoramas.





Encore une très belle journée à la rencontre de la glace. Le ciel est clair et dégagé offrant pourquoi pas une ouverture aux aurores boréales. Je scrute un bon moment l’horizon, avant que le sommeil ne me rattrape et diffère mes attentes à plus tard.

26/08 - J8 : Jökulsárlón– Fjords de l’Est – Mjoifjordur Diamants blancs et bout du monde

Les rayons du soleil inondent l’habitacle du Grand Vitara et nous invitent à l’extérieur. Nous déjeunons sur la terrasse de la petite boutique et partons à la découverte du lagon en direction du front du glacier.





Le lac est vraiment grand car le glacier ne semble pas vraiment se rapprocher au fur et à mesure de nos pas. Des pans entiers se détachent du glacier. Ça se déchire, ça craque, ça gronde tout autour. D’autres icebergs se retournent par la force du courant. Quel spectacle ! Et dire que cette glace a des milliers, voire des millions d’années, c’en est presque triste d’assister à cette inexorable fonte. Ce qui est le plus étonnant à ces latitudes, c’est la proximité des glaciers et de la mer. Nous sommes seuls et en profitons pleinement face à ces énormes diamants de taille, forme et couleur différentes.

Ici le monstre du loch ness émerge des eaux :



Là, un reflet parfait nous fait tourner la tête :



Quelle taille !



Un peu de "vie", juste pour l'échelle :



De retour sur le parking, nous traversons le pont pour vérifier la taille des glaçons entraînés sur la plage par la marée. Ils sont bien plus impressionnants que la veille et les reflets du soleil intensifient leur transparence. Une fois de plus, la carte mémoire de l’appareil photo est saturée en un instant !









Vous l'aurez deviné, j'aime beaucoup la glace !

Il est plus de 11 heures quand nous quittons le site à regret pour une longue journée de transition. 350 km et 5 heures de route nous séparent de notre prochaine destination, Mjoifjordur, dans les fjords de l’Est.

Première étape à Höfn, petit port de pêche charmant dominé au loin par le Vatnajökull. Petit tour de ville, ravitaillement et déjeuner au Kaffi Hornið. Service très lent mais les spécialités locales à base de langoustines nous ravissent le palais ! Nous poursuivons notre route et longeons les côtes découpées de fjord en fjord. Les montagnes elles-aussi découpées par les glaces présentes il y a quelques millions d’années forment d’autres beaux diamants.









De petits ports en petits ports, nous arrivons à Fáskrúðsfjörður où des marins français avaient élu domicile à la fin du XIXème siècle à la suite de campagnes de pêche. Un ancien hôpital, un musée, des panneaux de rues bilingues et un cimetière leur rend hommage.









Après avoir longé toutes ces montagnes et ces fjords nous pensons nous rapprocher de notre destination. C’était sans compter une dernière piste, la 953, qui au bout d’une trentaine de kilomètres et près d’une heure, nous mène enfin au minuscule hameau de Mjoifjordur. Cette piste est dans un premier temps très roulante, puis franchit un col à 600 mètres d’altitude avant de plonger sur le fjord en virage à lacets. Puis encore une dizaine de kilomètres jusqu’au hameau. C’est trèèèès long, mais quelle route ! Une fois au sommet du col, le fjord, les ruisseaux, les névés et les moutons se découvrent peu à peu.



Au bord du chemin, cette épave de péniche se corrode lentement au gré des intempéries



Arrivés à Mjoifjordur, nous trouvons facilement les jolis chalets de Solbrekka, mais avons du mal à trouver l’accueil. J’avais lu que c’était à l’école, mais elle est fermée. Nous sonnons donc à côté où une fillette et sa maman nous accueillent tout sourire. Elle nous indique où nous rendre et prévient la propriétaire de notre arrivée par téléphone. Encore une démonstration de la gentillesse des islandais. Nous prenons possession de notre hébergement, une superbe cabane où nous avons prévu 2 nuits. Dîner et au lit, cette journée était épuisante.

De magnifiques icebergs, des fjords qui n'ont rien à envier à ses cousins norvégiens, des jolis phares, une cabane au bout du monde, le tout sous un soleil radieux…c’est sûr la nuit sera bonne !

27/08 – J9 : Mjóifjörður – Seyðisfjörður – Egilsstaðir – Litlanesfoss – Hengifoss- Mjóifjörður Cascades d'eau-rores

Hier soir Johanna, la propriétaire des cottages, nous a demandé de passer ce matin à l’école régler notre séjour. L’école, inoccupée en été, fait office de camping, café et guesthouse du 15 juin au 15 août et dispose d’un terminal de paiement pour CB. Nous sommes fin août et les cours ont déjà repris. Nous y entrons vers 10 h, accueilli par sa fille institutrice et son mari qui lui prête main forte.

Il y a dans une salle 3 enfants en chaussettes (ah oui, c’est une des particularités de l’Islande qui veut que l’on se déchausse avant d’entrer dans une maison), très détendus, bayant aux corneilles et dans la cuisine (oui, c’est étrange), deux autres enfants un peu plus concentrés. Cela donne l’impression que ce sont les enfants qui organisent le programme et non l’équipe enseignante. Nous sommes amusés car on est loin de l’apprentissage à la française. Je discute un peu avec l’institutrice qui m’apprend que seules 20 personnes, dont 5 enfants vivent ici à l’année et qu’en hiver, l’accès au fjord ne peut se faire qu’en bateau !

Aucun programme n’est établi pour cette journée, il fait plutôt beau et comme tous les jours, il vente. Ma proposition de rando dans les environs ne remportant pas un grand succès auprès de Monsieur, nous décidons de visiter les fjords alentours et surtout Seyðisfjörður.

Les deux cottages :



Nous remontons lentement le fjord et la piste à 15 % en marquant quelques poses photographiques tout au long du col.

Mjóifjörður :



Klifbrekkufossar :



Mes fleurettes préférées, les linaigrettes :



Puis sur la 93 menant à Seyðisfjörður, arrêt à Mulafoss et Gufufoss.





Arrivés dans ce petit village de 700 âmes, le Norröna est à quai, prêt à rembarquer les passagers pour le Danemark, via les îles Féroé.



C’est un long et charmant fjord, encaissé entre de hautes montagnes où les maisons traditionnelles en bois apportent une jolie touche de couleur.







Comme il est plus de midi et que nous sommes gourmands, on se laisse tenter par le Skaftfell Bistró et ses bonnes pizzas. L’ambiance et l’accueil y sont chaleureux. Une grande table accueille beaux livres, l’étage fait office de galerie d’art et le WiFi est disponible gratuitement.

On repart le ventre plein vers une nouvelle cascade que nous avons repéré à l’aller, Fardagafoss.



Une petite demi-heure à travers myrtilles et herbes grasses est nécessaire pour rejoindre la cascade. Le passage est ensuite un peu difficile, mais l’accès se fait en toute sécurité à l’aide d’une chaîne.

Petit tour à Egilsstaðir, la plus grande ville de l’Est pour faire quelques courses, mais nous n’y trouvons pas un grand intérêt.

Nous longeons ensuite le lac Lagarfljót par la 931, traversons une partie de la forêt d’Hallormsstaður, et partons pour 2 heures de marche à la rencontre de deux autres cascades, Litlanesfoss et Hengifoss.



Elles sont totalement différentes. La première est entourée de colonnes de basalte et la seconde, d’une hauteur de 118 m, est une succession de strates d’argile rouge, emprisonnées entre des couches de laves basaltiques noires. C’est très différent des autres cascades que nous avons vues jusqu’ici.









Ces strates ne sont pas sans rappeler d’autres formations rocheuses bien connues.



L’Est et notamment la région d’Egilsstaðir est connue pour être peuplée par de nombreux rennes. Confiants, nous quittons donc le parking des chutes par la rive ouest du Lagarfljót. Ce sont de vastes plaines vallonnées couvertes de lichen, terrain idéal pour ces animaux. Autant vous le dire tout de suite, nous n’en verrons pas le moindre. Seuls ces moutons nous observerons fièrement regagner notre fjord et notre cottage.



Alors que l’on s’apprête à se coucher, quelque chose attire mon regard à l’extérieur. Il pleut ! Mais pas n’importe quelle pluie, c’est une majestueuse pluie de particules magnétiques, une AURORE BOREALE. Incroyable, indescriptible, bouleversant, MAGIQUE, les mots me manquent encore aujourd'hui. Je suis aussi excitée que les électrons qui s’entrechoquent et dansent dans le ciel, passant d’un côté à l’autre du chalet, au mépris du froid mordant. J’admirerai longuement ce ballet nocturne, alors que Monsieur s’est endormi depuis belle lurette.

Evidemment, avec un APN compact, le rendu est minable. Mais les images sont gravées dans mes souvenirs et les étoiles elles, sont toujours dans mes yeux.





Ces deux jours dans les fjords de l’Est auront été l’occasion de découvrir un joli coin d’Islande, bordé de montagnes sauvages, de côtes déchirées, de fjords s’enfonçant dans les terres et… d’aurores polaires. La côte Est s’achève pour nous ici, nous offrant, comme pour nous saluer, la plus belle danse d’adieu.

28/08 – J10 : Mjóifjörður – Dettifoss – Hverir – Mývatn Forces de la nature

Nous quittons Mjóifjörður avec le soleil. C'est le troisième jour d'affilée sans pluie. Dernier passage sur la 953 (nous y avons tout de même passé 4 heures en 2 allers/retours) puis en route pour la région de Mývatn. Il était initialement prévu de faire étape à Askja, une zone volcanique dont la dernière éruption remonte à 1961, mais nous décidons de faire l’impasse. Trop loin, trop de pistes et surtout trop de gués…Nous empruntons bien sagement la route 1 où après des dizaines de kilomètres de paysages sauvages, secs et désolés surgissent des déserts de dunes noires, rouges ou brunes. C’est ce que je préfère !









La région de Mývatn est l’une des plus actives d’Islande. C’est ici que l’on se rend réellement compte de la toute puissance de la nature. Volcans, solfatares, marmites de boue, coulées de lave à peine refroidie : un petit concentré d’Islande.

Souhaitant marquer une pause à Dettifoss, la chute la plus puissante d’Islande, nous laissons de côté la 864 permettant de s’y rendre par la rive Est, pour emprunter quelques kilomètres plus loin la 862.

Cette belle route nouvellement créée mène à un immense parking et à de petites guérites, signe d’une prochaine exploitation touristique du site. En effet, tout comme Geysir et Kerið, il faudra bientôt verser quelques couronnes pour saluer Dettifoss.

Le sentier menant à la chute en une trentaine de minutes louvoie entre désert lunaire et formations basaltiques.



Au détour d’un virage, une haute et large brume annonce la bête. La voici : 100 mètres de large, 45 de haut et près de 500 m3 de débit par seconde, quel gigantisme ! Le Vatnajökull crache toute sa puissance dans la Jökulsá á Fjöllum, les eaux grisâtres chargées en sédiments glaciaires sont déchaînées, c’est assourdissant.





Ça mouille ! Voyez la taille des personnes à droite, cela donne une idée des dimensions.

En amont, les anfractuosités de la Jökulsá á Fjöllum ont donné naissance à Selfoss, de multiples petites chutes hautes d’une dizaine de mètres qui s’étendent pour former un arc de cercle (la rive ouest n'est pas le meilleur côté pour les observer).



En aval, au bout de la 862 non pavée, se trouvent Hafragilsfoss, les gorges de Jökulsárgljúfur et le canyon d’Ásbyrgi.

De retour sur la route 1 et intrigués par le regroupement de voitures, motos, chevaux et quads, on bifurque à droite en direction des panaches de poussières. Nous sommes fin août, la neige est annoncée pour ce week-end et c’est l’heure du réttir, c'est-à-dire le rassemblement des moutons. Nous nous permettons de nous joindre aux fermiers qui rabattent les animaux depuis les hautes terres. C’est un super moment pour nous d’assister à cette tradition islandaise qui réunit toutes les générations. Des milliers de moutons arrivent en files sans fin dans un concert de bêêê. En moins d’une demi-heure les ovins sont rassemblés et parqués dans leur enclos, prêts à être triés et réattribués à leurs propriétaires. D’après l’un des fermiers, le tri aura lieu demain matin à 6 h.





Habituellement les corrals sont en forme de camembert facilitant le tri, comme celui-ci aperçu plus loin :



La visite se poursuit par le champ hydrothermal de Hverir, au pied de la colline de Námafjall. Une zone de solfatares et de marmites de boues aux couleurs variées, envahie par des vapeurs de sulfure d’hydrogène, mais aussi par des hordes de petites mouches noires (d’où le nom de Mývatn – le lac des mouches).



Pschhhhh

Bloup, bloup



De l’autre de côté de Námafjall, le jarðböðin við Mývatn – petit frère du célèbre blue lagoon de Reykjavik – est planté au milieu d’un désert de lave noire acérée contrastant avec le bleu turquoise de l’eau, chauffée à 40° par l'usine géothermique toute proche.



Cette zone très active est un festival de couleurs.





Arrivés à Reykjahlíð, le village bordant le lac Mývatn, nous dînons au Gamli Bærinn avant de se trouver un nouveau bivouac tranquille pour la nuit. Nous ne le savons pas encore à cet instant, mais ce sera notre dernière nuit en « camping » sauvage.

Encore une belle journée en tête à tête avec les puissances de la nature, nous sommes toujours émerveillés par ce pays. Demain, nous parcourrons le tour du lac, à la découverte d’autres beautés.

29/08 – J11 : Mývatn et alentours On a marché sur la lune

Le ciel est couvert ce matin, sans pluie. Le temps est idéal pour approfondir les visites de cette région riche en curiosités géologiques situées autour du lac de Mývatn. Il n’est pas encore 8 heures et nous sommes déjà sur le parking de Grjótagjá, un ensemble de grottes remplies d’eau chaude (trop chaude pour un bain !), espérant une belle lumière matinale. Mais il n’en est rien. Nous y repasserons le lendemain dans le même but…en vain. La grotte est en outre obstruée par un éboulis de roches, signe d’une récente activité sismique ou volcanique, rendant l’approche dangereuse. En revanche la faille qui la surplombe courant sur des kilomètres est de toute beauté.



Deuxième étape aux « châteaux sombres » de Dimmuborgir, formations de lave aux formes accidentées, succession de roches percées, de cavités ou d’imposantes colonnes envahies de petits arbustes.



Plusieurs sentiers de randonnées sillonnent le site et nous nous lançons sur le Church Circle long de 3 km, à la recherche de Kirkjan, une roche rappelant la voûte d’une cathédrale. Il n’y a pas âme qui vive en cette heure matinale et, dans cette noirceur, seuls les esprits des trolls semblent hanter les lieux. Au bout d’une heure, nous sommes de retour au parking et nous installons sur la terrasse du café encore fermé, pour petit-déjeuner à l’abri du vent.



Cap sur Hverfjall, un cratère d’explosion formé il y a 2 500 ans qui du haut de ses 250 mètres et 1 000 mètres de diamètre, domine toute la région. Arrivés sur le parking nous entreprenons son ascension par son versant Nord, parait-il plus aisé. Le sentier est plutôt raide et la progression n’est pas facile compte tenu de la nature du terrain composé de cendres. Le vent souffle fort ce qui n’arrange pas nos affaires. Au sommet, la vue se dégage sur un cône parfait trônant au centre du volcan, sur le lac à l’Ouest et sur les mamelons orange de Namaskard et du Krafla au Nord-Est. Nous faisons le tour du cratère en prenant le vent en pleine face puis regagnons la voiture.



Nous poursuivons notre tour du lac par Skútustaðir, une zone de pseudo-cratères située au sud du lac, puis laissons de côté le Vindbelgjarfjall pour retourner à notre point de départ et continuer vers la zone volcanique du Krafla. Le volcan, l’un des plus actifs d’Islande et dont la dernière éruption s’est produite en septembre 1984, abrite au sein de sa large caldeira une zone géothermale ainsi qu’une usine géothermique. De gros tuyaux argentés serpentent le long du relief contrastant avec les ocres du volcan ponctués de fumerolles.

Skútustaðir :



La zone du Krafla :



Au bout de la route, le cratère Viti, signifiant « enfer » enserre un lac aux eaux siliceuses bleu turquoise.



A proximité, les panaches de fumées remontant des entrailles de la Terre s’échappent des cheminées dans un boucan d’enfer, un simple cordage en gage de sécurité. Plus loin, un second cratère plus petit ainsi que solfatares, névés et marmites de boue complètent la visite.





Un dernier site reste à explorer dans cette zone de fractures, le mont Leirhnjúkur, encore fumant. Petit en-cas et c’est parti pour une rando d’une heure et demie à travers cet immense champ de lave tourmenté à souhait. Des coulées cordées, dégoulinantes, qu’on croirait de la veille. Des croûtes, des plaques, des gaz, des cratères à la gueule béante : c’est un vrai décor lunaire.









Et puis, de l’autre côté de la colline, un peu de vie. Ici des plantes grasses, là des lichens, marquant bien la frontière entre coulées récentes et anciennes.





Rapide visite de l’usine géothermique, puis nous repassons à Hverir afin de gravir Námafjall, une autre montagne faisant également partie du système volcanique du Krafla. Le sentier est assez escarpé et traverse de magnifiques rubans de soufres rythmés par des colonnes de fumées odorantes. Le panorama sur Hverir et les sommets environnants n’est pas en reste.







La descente est tout aussi abrupte que la montée et le retour sur le sol sablonneux est périlleux. Heureusement qu’il y a quelques prêles auxquelles se cramponner !





Il est maintenant l’heure de rejoindre notre guesthouse sur la rive ouest du lac, la ferme Stong, où nous avons réservé pour 2 nuits. Nous sommes chaleureusement accueillis par Svala, la propriétaire qui nous conduit à notre chambre sous les combles. La ferme en activité dispose d’une vingtaine de chambres, de 4 ou 5 cottages, de 2 hot pots, d’une grande salle à manger et offre une très belle vue sur la campagne. Comme il est possible de dîner sur place, nous réservons notre menu auprès de Svala et partons en attendant, à la découverte de la ferme. L’heure du repas est arrivée. Nous voici face à une énorme soupière garnie d’un excellent velouté de champignons, suivi d’un rôti d’agneau pour Monsieur et d’une truite pour Madame accompagnés de petits légumes, avant de conclure par une mémorable Skyrterta (sorte de cheesecake surmonté de myrtilles). Un vrai régal ! Cela restera notre meilleur repas en Islande.

La région de Mývatn nous a bien plu. Toutes les forces y sont réunies et s’expriment au travers de paysages variés ; les couleurs explosent, magnifiées par les camaïeux de gris du ciel.

30/08 – J12 : Mývatn – Húsavík – Mývatn Au pays des baleines…

Les prévisions météo ne mentaient pas : cette nuit il a neigé. Les sommets sont joliment saupoudrés d’une fine pellicule blanche. La température a chuté et comme tous les jours, il vente. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Húsavik, petite ville portuaire du nord, connue pour être la capitale de l’observation des baleines en Europe. Plus on s’approche de la côte et plus le temps se dégrade. Arrivés au port, il pleut à verse et nous restons deux bonnes heures dans la voiture à observer l’activité des pêcheurs et à surfer sur le net à la recherche de nos prochains hébergements. Pas question de sortir en mer sous cette pluie. Profitant d’une petite accalmie, nous pouvons enfin arpenter la ville qui abrite une belle église en bois blanc.





Sur le port, tout rappelle la pêche, ici d’anciens cotres reconvertis en embarcation pour l’observation des cétacés, là quelques bouées de mouillage colorées et têtes de poissons séchées, plus loin des pêcheurs préparant leurs palangres dans des seaux et au fond la fabrique de glace. Au loin les sommets enneigés dominent majestueusement la baie.







Sur le port également, l’ancien abattoir transformé en musée de la baleine, nous offre une pause culturelle bienvenue. Au rez-de-chaussée l’on retrouve toutes les explications sur le cycle de vie des baleines, leur alimentation, leur migration et leur chasse. L’étage est réservé aux immenses squelettes de baleine à bosse, orque et autres cétacés. Une visite intéressante qu’apprécieront petits et grands.



Orque :

Baleine à bosse :

Il est près de 17 h et nous dévorons quelques fish and chips un peu trop gras avant de reprendre la route vers Mývatn.

L'Hverfjall, gravi hier :

Dernier passage à Grjótagjá pour la lumière du soir…qu’il n’y eût pas.

De retour à la ferme, nous apprenons qu’ici, il n’a plu qu’en début de matinée !

Stong :

Petite journée aujourd’hui, pas de montagnes colorées, pas de fumerolles, pas de sortie aux baleines non plus, juste une petite pause dans une coquette ville portuaire en proie aux averses. Cela nous aura au moins permis d’étudier les prévisions météo et d’établir la suite du programme.

31/08 – J13 : Mývatn – Goðafoss – Akureyri – Grundarfjörður De la Lune à Mars

Il fait plutôt beau ce matin, mais froid. Notre itinéraire devait nous mener par la F35 aux Kerlingarfjöll, de magnifiques montagnes de rhyolite dans le centre du pays, mais c’est à plus de 1000 mètres d’altitude et la neige est annoncée pour ces 2 prochains jours. Pas question de s’aventurer sur la F35 et encore moins aux Kerlingarfjöll dans ces conditions. Prenant un peu d’avance sur le programme établi, nous traverserons donc une bonne partie de l’île pour rallier directement la péninsule de Snæfellsnes, à l’Ouest. C’est parti pour 5 à 6 heures de route. Peu après Mývatn, premier arrêt à la chute des dieux, Goðafoss, composée de chutes en fer à cheval d’une hauteur de 12 mètres.



Nous traversons ensuite de vertes vallées agricoles avant de pénétrer dans l’Eyjafjörður, entouré de montagnes culminant à 1500 m et abritant la deuxième ville du pays Akureyri.





Nous parcourons le centre ville, désespérément vide en ce samedi matin. De jolies maisons colorées ainsi qu’une cathédrale dont l’architecture rappelle les orgues basaltiques, animent la cité portuaire.





Reprenant la route, nous voici au sommet d’un col enneigé. Pourvu qu’il n’y ait pas plus de neige sur la chaussée ! Comme dans la plupart des pays scandinaves, l’imagination des architectes donne naissance aux constructions les plus improbables.



Nous marquons une pause pique-nique à Blönduós, près de la piscine, où des enfants s’amusent dans les toboggans extérieurs alors qu’il ne fait que 2° C. On n’a manifestement pas la même résistance au froid.

Direction plein Ouest vers la péninsule de Snæfellsnes avec, à son extrémité, le volcan et glacier Snæfellsjökull, qui serait la porte d’entrée du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. Nous y arrivons vers 16 heures et passons devant l’Eldborg, un beau cratère d’une centaine de mètres.



De belles collines rouges dignes de la planète Mars nous font de l’œil avant d’atteindre Gerðuberg, un ensemble de colonnes de basalte s’étirant sur une centaine de mètres et enfin notre destination, Grundarfjördur où nous avons réservé 2 nuits à l’auberge de jeunesse.







Petite visite sur le port et au cœur du village, pizzas au Ruben et au lit.

Une grosse journée de transition qui nous a une nouvelle fois permis de découvrir des paysages totalement différents au fil des kilomètres.

01/09 – J14 : Tour de la péninsule de Snaefellsnes Que d’eau, que d’eau

La pluie est de retour et l’horizon est bouché par une épaisse brume. Nous prenons tout notre temps pour prendre le petit-déjeuner dans la cuisine commune de l’auberge de jeunesse, face à l’océan où des épaulards ont été aperçus ce printemps. Cette AJ est la plus moderne et la mieux équipée que nous ayons vue. Elle comporte deux bâtiments, l’un plus ancien en ville et l’autre situé sur le port, abrite une dizaine de chambres double ou familiale avec salle de bains privative. Une bonne adresse, même si les tarifs sont un peu élevés pour une AJ.

Nous débutons notre tour de la péninsule par Ytri-Tunga sur la côte Sud. La côte est sauvage et parsemée de roches sur lesquelles se prélassent phoques et cormorans. Nous parcourons la plage sur quelques centaines de mètres pour bien les observer, mais le terrain est glissant en raison des nombreuses algues accrochées aux rochers, ce qui nous empêche de les approcher davantage. Ils n’ont nullement l’air dérangés par notre présence et continuent leur sieste.





Plus loin, la magnifique église noire de Búðir perdue dans la brume confère au lieu une atmosphère mystérieuse. C’est étrange cette petite église au milieu de nulle part.



A quelques kilomètres, la statue en pierre du gardien des lieux, Barður, marque l’entrée du petit port d’Arnarstapi.



L’activité volcanique a donné ici naissance à d’impressionnants reliefs de basalte, parfois grignotés par la mer, formant ainsi cavités et arches où nichent plusieurs colonies d’oiseaux.







Un sentier permet de longer la côte et de rejoindre le petit port d’Hellnar. Au bout de quelques kilomètres sous cette pluie battante, nos vêtements techniques ne suffisent plus. Ça mouille et plus drôle, ça mousse !



De retour à la voiture, le chauffage ainsi que les sièges chauffants sont poussés à fond jusqu’à la prochaine étape. Justement, nous voici sur la plage de Malariff dominée par son phare où la mer et le vent forment d’énormes rouleaux bleu turquoise.







Plus loin, la plage de Djúpalón couronne la visite de la côte Sud. Le sentier y menant louvoie à travers de nouvelles sculptures volcaniques laissant place aux galets noirs et aux débris rouillés d’un chalutier anglais échoué ici en 1948. L’on y trouve également 4 pierres-étalons de 23 à 154 kg que les apprentis matelots du port de Dritvik devaient soulever pour mesurer leur force et espérer trouver une place à bord d’un bateau de pêche.







Arrivés à Hellisandur, le bout de la péninsule, nous n’avons toujours pas vu le Snæfellsjökull et nous ne le verrons jamais, tant le plafond restera définitivement bas. Il y a bien une piste qui y mène, mais avec cette purée de pois, pas la peine de s’y aventurer. Nous basculons sur la côte Nord en passant par Ólafsvík, qui n’a pas un grand intérêt si ce n’est sa splendide église contemporaine. Différentes figures triangulaires s’emboîtent harmonieusement pour enserrer de très beaux vitraux. L’intérieur est tout aussi original, mais chut, l’office est en cours.





La boucle est bouclée, nous voila de retour à Grundarfjördur. Nous terminons la soirée sur les plages de galets faisant face à l’AJ, puis au restaurant de l’hôtel Framnes.

Encore une journée bien arrosée, la fadeur des photos en témoigne. Il est bien dommage que la brume ne nous ait pas permis d’apprécier toutes les beautés de la péninsule et notamment son relief. Il aurait été préférable de prolonger les visites le jour de notre arrivée, seule journée ensoleillée. Mais c’est l’Islande, le temps change en 5 minutes…ou pas !



Demain, nous nous rapprochons de la Capitale où d’autres sites historiques et incontournables nous attendent.

02/09 – J15 : Grundarfjörður – Stykkishólmur – þingvellir – Reykholt Grisaille générale

Nous quittons la partie ouest de la péninsule de Snaefellsnes pour Stykkishólmur, petit port agréable et lieu d’embarquement pour les fjords de l’Ouest, dominé par un petit phare orange et une nouvelle église à l’architecture insolite. Petite marche sur le port, grimpette jusqu’au phare et ravitaillement.





En route pour le Sud par la route 1 puis la 522 pour rejoindre Deildartunguhver, des sources d’eau chaude à 100° C au débit le plus élevé d’Europe (180 litres par seconde) qui alimentent le chauffage des maisons d’Akranes et de Borgarnes et les nombreuses serres de cette région agricole. L’on trouve d’ailleurs à proximité plusieurs étals de fruits et légumes en libre service. Le principe est simple : déposez la somme indiquée dans la caissette, faites la monnaie s’il y a lieu et servez-vous. Imaginez la même chose en France…il ne se passerait pas 5 minutes avant disparition complète de la production, des recettes, voire de la roulotte 😛. Nous ne sommes pas très surpris, car nous avions déjà vu cela en Norvège. Quelle confiance tout de même !



On retrouve ces maisonnettes sur quelques kilomètres en bordure de la route 50.





Nous faisons le plein de légumes frais et poursuivons vers le Sud par la 52 et la 550 afin de rallier þingvellir. Cette route, que nous n’avions pas prévu d’emprunter se transforme vite en piste. A l’approche de la 550, le temps se gâte sérieusement et le ciel, subitement aussi noir que la piste de cendres sur laquelle nous évoluons, nous plonge instantanément dans l’univers de Tolkien. Les ténèbres du Mordor ne sont pas loin. Nous ne sommes pas tranquilles, d’ailleurs je n’ai pris aucune photo pendant le trajet, cela prouve bien notre état d’anxiété. L’arrivée à þingvellir se fait sous la pluie.

Þingvellir est un lieu mythique pour les islandais, où s’étend la plaine du premier parlement de la première démocratie (fondé en 930), mais c’est surtout le seul endroit avec l’Ethiopie où l’on peut observer la dorsale médio-atlantique en surface. La faille Almannagjá, orientée Sud-Ouest/Nord-Est s’écarte de 2 cm par an et sépare deux continents, avec d’un côté la plaque nord américaine et de l’autre, la plaque eurasienne.



Les nombreux sentiers sillonnant le parc nous mènent à Öxarárfoss puis à différents points de vue surplombant l’immense lac Þingvallavatn.



Nous repartons par les routes 365, 37 et enfin la 35 pour rallier notre hébergement, la guesthouse Husið dans laquelle nous avions séjourné le soir de notre arrivée en Islande. Comme nous souhaitions nous rapprocher de Reykjavik et que la maison d’hôtes est bien située, nous y avons réservé une chambre pour 2 nuits depuis Grundarfjörður. Nous y avons nos marques et y sommes presque comme à la maison. On se prépare donc notre petit dîner et au lit.

Journée un peu tristounette, d’abord en raison du temps, puis parce que l’on n’a pas vraiment été emballé par la région d’Akranes, ni réellement par Þingvellir. C’était une visite agréable avec de beaux sentiers, mais sans plus. Peu de couleur aujourd’hui…ça manque !

03/09 – J16 : Reykholt – Geysir – Gullfoss – Hveragerði –Reykholt A la recherche des eaux…bleues

Comme il fait plutôt beau ce matin, nous retournons à Geysir et à Gullfoss. Comparé à il y a quinze jours, l’affluence est nettement supérieure en journée, surtout à Gullfoss. Des cars entiers déversent leurs touristes, asiatiques pour la plupart, qui se pressent autour du site et dans l’immense boutique/cafétéria dès les premières gouttes de pluie. Nous prenons également un peu le temps de flâner dans la boutique et nous réchauffons autour d’un bon bol de soupe servie à volonté.

Sur le parking, David et Goliath :



A côté du 4x4 islandais, notre Grand Vitara a l’air d’une voiturette ! On ne joue pas dans la même cour pour traverser une rivière.

Nous partons ensuite à la recherche d’une chute bien cachée et peu connue : Bruárfoss, à proximité de la route 355. La chute n’est pas des plus sensationnelles, mais c’est la rivière toute entière, qui coupée en deux par une faille, forme des dizaines de petites chutes aux eaux d’un incroyable bleu turquoise. L’accès se fait au bout d’un dédale de ruelles au sein d’une zone de maisons de vacances. Nous parcourons le sentier et traversons un petit pont en bois et nous retrouvons très vite dans une zone marécageuse. Nous voilà avec 10 cm de boue collée à nos chaussures, ne sachant pas vraiment où se trouve la chute. On entend bien le bruit de la rivière, là pas très loin, mais le terrain est entièrement inondé. Tant pis, nous rebroussons chemin tout près du but !

Direction le Sud, vers Hveragerði, pour découvrir un autre site géothermique. La particularité des lieux est que la zone de géothermie, autrefois située au cœur de la ville, s’est déplacée à la suite d’un séisme en mai 2008. La zone d’activités se trouve désormais sur les hauteurs de la ville. Une forte odeur de soufre embaume les lieux. Canalisations rouillées et à l’abandon jalonnent le parcours.





Plus loin sur les hauteurs, un sentier de 3 kilomètres vous mène à l’une des rivières chaudes les plus connues d’Islande, Reykjadalur (la vallée des fumées).

Sur le chemin du retour, dernier arrêt à Kerið, un cratère volcanique vieux d’environ 6500 ans situé en bordure de la route 35. Ce cratère aux parois rouges, de 270 mètres de long sur 170 mètres de large et profond de 55 mètres, abrite un petit lac dont le niveau peut varier de 7 à 14 mètres. L’accès y est payant depuis juin 2013 (300 ISK, soit environ 2 €).



Comme la veille, dîner « à la maison » et au lit.

Aujourd’hui, nous avons renoué avec les cascades, geyser, fumerolles, volcan et vapeur de soufre : toutes ces couleurs qui caractérisent l’Islande et que nous aimons beaucoup.

04/09 – J17 : Reykholt – Reykjavik A la capitale

Voilà, nous quittons les terres pour la capitale, dernière étape de ce voyage.

100 kilomètres à peine nous séparent de Reykjavik, nous y arrivons en milieu de matinée et commençons par la visite du Perlan situé en périphérie. Le bâtiment, qui n’est autre qu’un grand réservoir géothermique qui alimentait autrefois la ville, ne représente pas un grand intérêt, si ce n’est sa terrasse panoramique circulaire offrant une vue remarquable sur toute la baie de Reykjavik. Un des réservoirs abrite le saga museum qui retrace les moments clés de l’histoire islandaise.



Nous prenons la direction du centre de Reykjavik afin de nous installer pour 2 nuits à la Guesthouse Sunna. La maison d’hôtes comprend de nombreuses chambres bien tenues (avec ou sans salle de bain) et une cuisine à chaque étage. L’adresse est très centrale, à deux pas de l’avenue commerçante (Laugavegur) et juste en face de Hallgrímskirkja, l’église luthérienne de Reykjavik, dont l’architecture en béton rappelle une fois de plus les orgues basaltiques. A l’intérieur, l’on peut y découvrir un gigantesque orgue de plus de 5200 tuyaux.



Nous arpentons les rues en direction du port. La ville est à taille humaine, facilement parcourable à pied en une demi-journée. De jolies maisons d’un à deux étages en bois ou en tôle ondulée, parfois colorées et typiques des pays scandinaves, bordent les rues. Parfois quelques gratte-ciel tutoient les nuages, mais ils restent peu fréquents. Le bâtiment le plus emblématique de la ville est sans aucun doute Harpa, la salle de concert et centre des congrès, entièrement revêtue de panneaux de verre de différentes couleurs. Située sur le vieux-port, les reflets de l’eau et des bateaux dansent avec la lumière. Restaurant et boutique occupent le rez-de-chaussée. Quel bel ensemble.







Plus loin, l’on découvre installée sur le front de mer, Sólfarið, une belle sculpture en inox rappelant sans aucun doute les drakkars vikings.

Nous remontons le port et arrivons au Seabaron, une adresse bien connue pour ses brochettes de poissons et sa soupe de homard (plutôt de la langoustine). Le local est petit et simple, chaleureusement décoré et tenu par un ancien pêcheur. Pour les brochettes, on peut choisir entre plusieurs poissons, St Jacques et même de la baleine. Nous nous sommes contentés de la soupe qui était excellente. Une bonne adresse sympathique où l’on se sent chez soi.

Nous sommes à présent dans le centre historique où se trouvent les plus anciennes maisons mais aussi le lac Tjörnin, occupé par de nombreux oiseaux. Au ras de l’eau, le hall de l’hôtel de ville, enferme une belle maquette en relief du pays, nous permettant de mieux visualiser notre parcours.





La journée se termine en déambulant au hasard des rues.

Belle journée à Reykjavik qui ne parait pas très grande, mais qui doit certainement receler des petits trésors cachés, que nous touristes pressés ne prenons pas le temps de découvrir. En tout cas il semble y avoir une vie culturelle assez intense, avec une population jeune et dynamique le tout, au cœur d’un cadre naturel unique.

05/09 – J18 : Reykjavik – Reykjanes - Reykjavik A la recherche des eaux…chaudes

Pour notre dernier jour entier en Islande…il fait très beau.

Direction la péninsule de Reykjanes, pour un dernier aperçu des trésors naturels de l’île. Cette péninsule est un petit condensé d’Islande, mêlant des champs de lave moussues, des sources d’eau chaude, des solfatares, des lacs et des petits ports. Premier arrêt à Hafnarfjörður, la 3ème ville du pays, sans grand intérêt. Puis nous empruntons la route 42, puis la 427, à travers un paysage volcanique de toute beauté, menant au lac Kleifarvatn, entouré de formations rocheuses et de plages de sable noir.







Un peu plus loin, le site géothermique de Seltun, équipé de passerelles en bois louvoyant au cœur des marmites de boue et des évents de vapeur, nous rappelle les autres aires géothermiques déjà rencontrées plus au Nord.



A proximité se trouve Skatalaug, une source chaude dans laquelle il est possible de se baigner. Munis de ses coordonnées GPS, nous partons à sa recherche. Autant vous dire que nous ne la trouverons pas. Soit les coordonnées n’étaient pas exactes, soit Skatalaug n’existe plus. La nature nous récompensera tout de même par la présence d’un cœur de verdure au milieu des sables volcaniques.



Nous poursuivons sur la route 427 jusqu’à Grindavik, minuscule port situé au sud de la péninsule avant d’emprunter la 426 pour Bláa Lónið (blue lagoon). Ce site thermal hautement touristique est construit à côté d’une centrale géothermique plantée au milieu d’un champ de lave. Ses eaux chaudes légèrement salées et riches en silice sont d’un bleu laiteux irréel. Nous pénétrons dans le hall d’accueil pour voir les bassins sans avoir l’intention de se baigner (à 40 € par personne la baignade, alors que le pays compte d’innombrables sources chaudes naturelles -encore faut-il les trouver-, pourquoi pas, mais là il y a beaucoup trop de monde).



Nous ressortons et nous promenons autour des autres bassins non aménagés, puis plus loin, aux abords de la centrale où les dépôts de silice sont bien visibles.





On peut se tartiner le visage avec cette pâte blanche, c’est même conseillé pour soigner certaines affections cutanées. Même si l’on a déjà vu les bains de Myvátn, cela vaut tout de même le déplacement.

Nous reprenons la route au milieu des champs de lave, nous arrêtons pour un nettoyage complet du véhicule et regagnons la capitale pour terminer la soirée sur le port et dîner à l’Icelandic Fish & Chips. Les beignets de poissons (morue, haddock, loup, plie…), réalisés à base de farine d’épeautre et plongés dans une friture légère sont accompagnés de pommes de terre persillées cuites au four et de différentes sauces au choix.

Voilà, l’aventure prend fin petit à petit, pas après pas dans les rues animées de Reykjavik. S’achève ici un voyage d’exception, sur les terres tourmentées d’une île de glace et de feu.



06/09 – J19 : Reykjavik – Francfort - Alsace Retour à la civilisation

Notre vol n’étant qu’à 16h05, nous profitons de la matinée pour les derniers achats souvenirs sur Laugavegur.



Nous quittons la ville pour Keflavik vers 12 heures, rendons le véhicule chez Blue Car et attendons notre vol avec une pointe de nostalgie.

Dernières couleurs au dessus des nuages avant d’atterrir à Francfort.



Changement de température : il fait 27°C à 22 heures et immersion brutale dans le bruit et le trafic routier : nous sommes vendredi soir et la circulation sur les autoroutes allemandes est infernale. On est loin des quelques voitures croisées en Islande, on avait oublié cette foule avec délectation.

Nos impressions :

L’Islande c’est d’abord la fusion des forces de la nature. Le vent, la pluie, le feu, la glace : toutes les manifestations terrestres qui nous font nous sentir petits ; C’est des volcans, des déserts, des montagnes, des glaciers, des rivières et des cascades ; C’est enfin une multitude de couleurs : le blanc des moutons, de la neige, de la glace et des panaches de fumées s’échappant des évents de vapeur ; le jaune du soufre, des déserts et des prairies asséchées par le vent ; le noir de l’obsidienne, de la lave et de la cendre rejetées par les volcans ; le vert tendre des toitures, des pâturages où paissent moutons et chevaux islandais ; le vert fluo des lits de mousses et des aurores boréales ; le rouge des cratères, des scories basaltiques et de l’oxyde de fer recouvrant les montagnes du Landmannalaugar ; l’ocre des plages et des montagnes de rhyolite ; le bleu des lacs, des fjords et des glaces de Jokülsarlón ; et pour finir le gris des rivières glaciaires tumultueuses, des colonnes de basalte et des ciels irréels déchirés par les nuages.

L’Islande est tout cela à la fois, mystérieuse et envoûtante, sublimée par une luminosité magique.

Nous avons adoré : Tout

- Les volcans, déserts, montagnes, glaciers, rivières, cascades, fjords - Les hautes terres et leurs pistes pour l’extrême beauté des paysages - Les moutons, chevaux, innombrables oiseaux, canards et surtout les incroyables clowns des mers : les macareux - La magie d’une aurore boréale aux confins des montagnes et des fjords

Nous avons moins aimé : Les gués et la longueur de certaines pistes (mais cela en valait bien la peine)

Hébergement / Restauration :

Tous les hébergements réservés ont été à la hauteur de nos attentes, avec une mention spéciale pour l'isolement et la vue à Mjoifjörður (Solbrekka), pour la table d’hôtes à Myvátn (Guesthouse Stong) et pour le confort à Grundarfjörður (Hostel).

Idem pour la restauration et/ou les ravitaillements en supermarché où nous n’avons manqué de rien.

Notre péché mignon islandais le Skyr (sorte de fromage blanc nature ou aromatisé) et les Hraun Bitar (gauffrette chocolatée aux petits morceaux croustillants de maïs soufflé ) -un peu de publicité islandaise- :





Infos pratiques :

- 3 800 km parcourus, 8 pleins, 365 litres d’essence - livres de route : guide du routard, bibliothèque du voyageur Gallimard, guide de randonnées Rother - infos complémentaires recueillies sur les forums de Voyage Forum, www.voyage-islande.fr et www.france-islande.com et sur les sites de Mlefevre, Grisemote, Aliza, Chris51 et d’International Photographer sans oublier celui de krikri et de Beregond

Remerciements :

Merci à Mlefevre pour ses différents récits qui m’ont fait découvrir toutes les beautés de ce pays et notamment les hautes terres.

Merci à Beregond, Pitimerguez, Pierre77N, Aliza, Timouss, Tidalo, Toopil, ArbreMojo, JeanMichel54, Clarée006 et Esethi pour votre contribution, votre aide précieuse à l’élaboration de l’itinéraire et vos réponses toujours détaillées.

Bonne lecture et, à ceux qui franchiront le pas, bon voyage en Islande.

Cherche cartes avec itin��raires des pistes en 4x4 au Portugal English translation pending
by Christyling · 2009-01-19 · 33 replies
bonjour 🙂

l'été prochain nous allons nous balader deux ou trois semaines au Portugal en passant -en 4x4- par les pistes et en campant le soir dans des campings au long de l'itinéraire

nous cherchons : des cartes avec les pistes tracées dessus des waypoints des road-books... des adresses où faire une pause sympa (lacs, rivières etc...) des adresses de campings agréables des adresses de visites (porto et vin bien entendu 😊 mais aussi châteaux, basiliques etc...)

et nous vous rapporterons des photos c'est promis 😎

NB : nous sommes déjà allés glaner des renseignements précieux sur le site " voyage4x4.com " 😉

d'avance
In the Land of the Lion King
by Soleda · 2026-03-02 · 0 replies
My three little girls and I went on a family safari in Tanzania. It was magnificent—unbelievable how the animals don’t even notice us. They just go about their lives right before our eyes.

I’ll answer some of the common questions that come up. It’s expensive, but I’d say it costs about the same as a week at a Club Med in Martinique, and honestly, we preferred this. Is it dangerous? Not with the animals if you don’t get out of the car. The real risks are being swept away by water if you go from late February to June, especially in the Serengeti, and car accidents if your guide drives a little too fast (though you can just tell them you’re scared if they overtake without visibility). Should you go to the Serengeti even though it’s far? My answer is yes—it’s where you’ll see lions, lionesses, cheetahs, and leopards (we only saw one).

Booking an agency is a must because the guides call each other as soon as they spot a lion, cheetah, leopard, or especially when it’s safe to cross rivers. We were often alone (just our two cars) except when there was a call—then everyone rushes over, and you end up with about twenty cars.

That’s all for now—feel free to message me privately for more details.
Birmanie-Laos-Cambodge: que choisir? English translation pending
by Ret · 2010-04-10 · 8 replies
Ces trois pays asiatiques m'attirent et mais au fil de mes recherches sur le site peu à peu le doute s'insinue en moi, alors je me permets de demander conseil pour faire un chois de destination, d'après vos propres ressentis, mais avant à moi de vous guider quant à mes motivations. Première chose le voyage se fera en Janvier 2011 pour 3 semaines

- Je privilégie avant tout le contact humain, la rencontre avec une autre culture son partage et son acceptation L'émerveillement d'un beau paysage la présence spirituelle dans un mode de vie la sublimation d'un monument et Bien sûr la découverte d'une gastronomie Malheureusement la cherté du voyage

Merci de me faire partager vos avis

Pierre
Risques de bilharziose en Asie du Sud-Est? English translation pending
by Arina · 2008-09-15 · 6 replies
Je pense qu'il est possible de se baigner dans le Mékong( et autres rivières) -je l'ai fait sans conséquences enfant-, mais je me pose des questions quant au Lac Tomlé au Cambodge, car il n'y a pas de courant. Avez-vous des infos sur ce sujet?
Trek Kirkjubaejarklaustur - Landmannalaugar - Skogar en Islande English translation pending
by Sdidi73 · 2007-07-18 · 21 replies
Bonjour tout le monde.

Nous sommes trois copains à partir au mois d'aout en islande, et nous envisagons d'organiser notre voyage en deux grandes étapes: la première: Kirkjubaejarklaustur - landmannalaugar et la deuxième: landmannalaugar - skogar

Si la deuxième partie semble assez fréquentée et relativement équipée, je voulais savoir si certains d'entre vous pourraient me donner des infos sir la première partie. Pensez vous que se soit réalisable en 4 jours ( en autonomie comlplète: tente + nourriture dans le sac)? Est il nécessaire de suivre les pistes qui contournent par le sud, ou peut ont couper plein ouest? Y a t il des sentiers?

Tous commentaires et toutes remarques seront les bienvenues.

MErci par avance
Randonnée au Costa Rica avec refuges English translation pending
by Herodias · 2014-11-20 · 6 replies
Bonjour,

nous partons pour un séjour de trois semaine au CR, et parmi les choses que nous aimerions faire, il y a la randonnée en montagne. Y a-t-il des endroit ou sont offert des randonnées de groupe guidées en montagne de plusieurs jours, (avec refuges) disons de 3 à 4 jours?

Aussi, comme nous serons sur place en décembre et que nous serons à la fin de la saison des pluies, j'imagine que les rivières à rafting seront encore naviguables? Quelqu'un a des suggestions?

Merci!
Plages et paysages au sud-ouest du Cambodge? English translation pending
by Batismeuh · 2006-06-22 · 11 replies
Bonjour, Je pars en thaïlande pour les trois premières semaines de juillet avec mon amie et nous nous sommes décidé pour passer par angkor, étant donné que nous voulions également passer qqs jours de farniente à koh chang l'itinéraire en bus étais tout trouvé, je voulais juste savoir si le sud-ouest du cambodge valait la peine pour ses plages et paysages, y a t'il des iles tel qu'on peut en trouver en thailande avec le tourisme en moins, si qqun connais une adresse sympa à l'occasion :) De même, est ce que passer par trat est un bon choix pour franchir la frontière, paysage et autre :), merci de vos réponses
Randonnées sur les volcans au Mexique English translation pending
by Sophiegia · 2006-05-22 · 3 replies
Nous sommes trois et aimerions faire de la randonnée sur certains volcans mexicains, en particulier El Pico de Orizaba, mais probablement d'autres. Le problème concerne le matériel à emporter. Si l'un de vous a affectué ou connait des informations concernant les températures minimales, l'existence de sentiers de randonnée ou de sites internet qui pourraient me renseigner, MERCI!!!
Voir des ours dans l'Ouest canadien English translation pending
by Miko01 · 2019-06-01 · 6 replies
Bonjour, Avec mon épouse je pars trois semaines cet été dans l'ouest canadien du 26 août au 16 septembre. ( Je ne sais pas si c'est la meilleure période mais nous ne pouvions pas faire autrement ). Arrivée à Vancouver puis Victoria , Tofino ensuite direction les rocheuses ( Jasper, Lake Louise , Banff ) et retour en France au départ de Calgary. Ma question est la suivante : est-ce qu'à cette période de l'année on a encore de la chance de voir des ours ? ( cet animal nous fascine et nous avons déjà pu en observer quelques uns en Alaska et au Québec ) Et si oui dans quel secteur. Merci pour vos réponses.
Adelaïde - Melbourne: campagne, désert et montagne English translation pending
by Vaikeaiti · 2018-01-15 · 0 replies
Cet itinéraire pourra se faire en trois ou quatre jours selon les interêts touristiques de chacun.

1 / Adelaïde - Nhill : 406 kms (dont 80 de piste environ) Niveau de difficulté : moyen Cartes spécialisées et topographiques à se procurer localement. Aucun permis n'est requis pour faire cette traversée. Document informatif utile de Parks Victoria : Big Desert Wilderness. Cette étape est plutôt longue mais assez facile dans l' ensemble; D'Adelaïde, on emprunte la Mallee Highway jusqu'à Murrayville où l'on peut camper une nuit avant de se lancer sur la Yanac Rd à travers le désert. C'est un itinéraire à parcourir par temps sec car les routes et pistes sont rapidement submergées en cas de pluies fortes. la visibilité est réduite (route en ondulations) et il faut conduire prudemment. On trouvera des campings à Big Billy Bore, The Springs et Broken Bucket. Aucune route ou piste ne pénètre dans le Big Desert Wilderness Area, une étendue parallèle à la route à environ 5 kms à l'ouest. Bien sur on peut y accéder à pied avec précaution et une boussole à la main. Big Desert est une succession de dunes escarpées et d' étendues sableuses à l'infini ponctuées d'arbustes et aussi de petits cyprès qui poussent dans les déclivités. Pour les naturalistes en herbe ou spécialisés, ce désert réserve des surprises en terme de flore (les fameux cyprès et les fleurs sauvages au printemps) et de faune (oiseaux en particulier les outardes, serpents et lézards). On quitte le désert pour rejoindre Nhill, au coeur d'une région céréalière et où l'on peut visiter la maison natale de l'un des plus grands poètes australiens, John Shaw Neilson. Si la piste de Yanac est impraticable, on rejoindra Nhill via Ouyen, Hopetoun, Warracknabeal et Dimboola. 2 / Nhill- The Grampians Total km : 205 (dont 85 de piste environ) Niveau de difficulté : extrême Cartes topographiques et spécialisées à acquérir sur place Documentation diverse sur les Grampians (Grampians NP Touring Guide chez Parks Victoria) Dans cette section de l'itinéraire, on quitte Nhill pour Horsham en traversant la partie est de la plaine céréalière, et avant d'obliquer plein sud sur la Pohlner Road et à travers les Grampian Ranges vers Strachans Camping Area, notre seconde (ou troisième) étape. Cette piste est très difficile, mais elle offre des points de vus saisissants, permet des balades dans le bush et l'observation d'une faune et d'une flore remarquables. La flore en particulier est très diversifiée en raison des sols différents et des variations climatiques. La région sous-alpine du Victoria n' est pas si loin. Strachans est le seul camping officiel sur cette section, mais en fait il y en a d'autres un peu hors itinéraire, tels Zumsteins (on l'on peut voir et photographier des kangourous de près), Stapylton Campground, Troopers Creek (sur Roses Gap Road) et Buandik près de Glenisla Shelter. En montagne, les portions de route sont abruptes, un mélange de bitume, de route finement gravillonnée ou alors piste seulement et grossièrement empierrée. Certaines pentes sont vraiment impressionnantes... attention donc aux crevaisons et aux dérapages ! Le mieux est de demander leur avis aux Rangers quand on les croise ici ou là sur le trajet. Aucun permis n' est requis pour traverser le parc. 3 / The Grampians-Melbourne Total km : 338 (dont une cinquantaine de piste) Niveau de difficulté : difficile Documentation intéressante et pointue chez Friends of the Grampians : Northern Wonderland and Southern Grampians Walking Guides De Strachans Camping Area, on prend la Jensen Road et l'on quitte momentanément le parc national. on passe Mirranatwa, on traverse la rivière Dwyer et on repart vers le nord en direction sur une nouvelle piste, la Henham Track. Après avoir traversé plusieurs petites rivières dans cette section de l'itinéraire, on se retrouve sur Silverband Road en dépassant le Mt Rosea Campground. ce camping est idéal pour une halte car il permet l' accès à des sentiers de randonnée qui s'enfoncent dans The Wonderland Range, la plus belle partie des Grampians. Attention : les pistes menant à Rosea sont fermées de début juin à fin octobre, sauf avis contraire. Voir les Rangers pour prendre des décisions. Avant d'arriver à Halls Gap, on fera un petit détour sur Mt Victory Road qui mène au Wonderland Turntable, un point stratégique à partir duquel on peut emprunter un chemin vers le Grand Canyon et le Whales Mouth Rock. Halls Gap, localité coincée entre Mt William et les Wonderland Ranges tient un festival printanier des fleurs sauvages qui poussent, pour certaines endémiques, dans les Grampians. Se renseigner sur les dates avant le départ. Au delà de Halls Gap, l'itinéraire quitte le parc national, traverse la rivière Fyans (Fyans Creek) et longe les plages sableuses du lac Lonsdale dont le niveau d'eau peut varier du tout au tout (d'asséché ou presque à débordant) entre été et hiver, d'autant que ses eaux servent à l'irrigation des cultures. De là, Ledcourt Road mène directement à la Western Highway. Ensuite on rejoint facilement Melbourne. Si ce genre d' itinéraire un peu sportif vous intéresse, je pourrai vous en dérouler deux autres, vraiment emblématiques, à savoir la Gibb River Road dans le nord-ouest (entre Kununurra et Broome) et le Cap York, où il n' est pas si facile de se rendre car il est en grande partie territoire aborigène à accès réduit et contrôlé.
Voyage avec adolescents: Afrique du Sud ou Namibie? English translation pending
by ElisabethdeL · 2015-11-05 · 16 replies
Bonjour avec nos trois ados (16, 14 et 13 ans) nous projetons un voyage en Namibie ou Afrique du Sud pour Avril 2016. J'ai moi une préférence pour la Namibie mais je ne sais pas ce qu'il y a de mieux pour eux. Nous voulons un peu de culture, de l'aventure, une ou deux activités hors normes pour un voyage inoubliable, de la baignade (à la demande des enfants) et un peu de repos quand même ;) SI l'un de vous a un expérience dans l'un ou l'autre de ces pays avec des enfants de ces âges, merci de la partager, : je suis preneuse de conseil MERCI
Kayak de rivière sur l'île de Vancouver English translation pending
by Didine14 · 2014-05-25 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je pars sur l'ile de vancouver pour deux semaines fin aout. J'aimerai faire un rando kayak (de rivière) sur trois jours. ou puis-je trouver un topo des rivières de l'ile de Vancouver? Y a t'il des organismes qui proposent des rando kayak (mais pas hors de prix)? et si l'un d'entre vous à déjà fait quelque chose de similaire n'hésitez pas à me donner vos conseils. Merci d'avance! Amandine
Petite aventure au Benelux English translation pending
by Roulmabille · 2013-06-24 · 2 replies
Bonjour à toutes et à tous,

On voulais partir avec trois-quatre amis en Belgique et en Hollande une dizaine de jours fin juillet. Deux choix s'offre a nous Soit le pass Interrails Benelux (81e) Soit le velo J'aimerais que ce voyage ressemble à ceux que j'ai pu faire en France, joindre par exemple Paris à l'Ardeche en mixant velo et train, découverte des villes sur le chemin, des campagnes, des petites rivières pour les baignades. On dormait soit dans des champs à l'arrache ou nous demandions à des habitants de nous laisser planter notre tente dans leur jardin, cela permettait aussi de créer quelques liens avec des habitants. Quels conseils auriez vous à me donner afin de voyager léger et à peu de frais, rencontrer des gens sympas, ne pas se faire embetter par la police ou des gens mal intentionnés. Mais aussi de se faire plaisir en découvrant les villes, les campagnes et les plages. Que voir en 10 jours ?

Merci à tous 🙂
Voyage de noces au Gabon: guide pour excursion dans la jungle? English translation pending
by Belarus · 2012-03-21 · 3 replies
Bonjour tous,

J'ai envie de voir, sentir et goûter le Gabon ! Trois semaines en août a priori.

Vos avis éclairés m'aideront :

- Le Gabon ne figure quasiment pas dans les brochures, guides, etc. Selon vous, c'est adapté pour un voyage de noces dans l'idée un peu de plage, mais beaucoup d'aventure, de rencontres, de découvertes inattendues ? Je pense aussi éventuellement au Mozambique.........................

- J'aimerais pouvoir partir quelques jours dans la jungle : y a t-il des guides qui peuvent nous emmener ?

- Quels sont les coins reculés, insolites, bien cachés de votre cru ?

J'ai hâte de vous lire.
Itinéraire de dix-sept jours en Namibie English translation pending
by Fonfon46 · 2010-12-16 · 12 replies
Bonjour,

Nous partons en Namibie (trois personnes en 4x4 avec tentes sur le toit) au mois de Février (du 4 au 22) et après avoir lu un peu les carnets de voyage, j'ai concocté cet itinéraire et je voudrais votre avis et vos conseils. Vous parait-il réalisable, équilibré? Avez-vous des bonnes adresses de camping ?

Jour 1 : Avion Jour 2 : Arrivé de bon matin, récupération du véhicule de location départ pour Naukluft Mountains Jour 3 : Olive trail + route vers Sesriem dans l'après-midi pour aller voir le couché de soleil Jour 4 : Levé de soleil et Deadvlei Jour 5 : Route vers Walvis Bay (des suggestions ??) Jour 6 : Walvis Bay (kayak et/ou bateau) Jour 7 : Spitzkuppe + route vers Twylfontein Jour 8 : Twylfontein (foret pétrifiée, peintures rupestres) Jour 9 : Route à travers Damaraland (nuit vers Opuwo) Jour 10 : Route vers Epupa Falls Jour 11 : Epupa Falls Jour 12 : Kaokoland (rencontre avec les Himbas) Jour 13 : Route vers Kamanjab (visite d'une Cheetah Farm ?) Jour 14 : Etosha (Okaukuejo) Jour 15 : Etosha (Halali) Jour 16 : Etosha (Namutoni) Jour 17 : Waterberg Jour 18 : Retour sur Windhoek + visite ville (avion à 21h15) Jour 19 : Retour en France

Merci d'avance pour vos remarques !!

Fonfon
Votre avis sur les pays d'Amérique Centrale? English translation pending
by ValeTudo · 2010-10-28 · 15 replies
Dans trois semaines j'arriverai au Mexique, point de départ d'un voyage nord > sud à travers le continent américain (durée indéterminée).

Je prévois de visiter le Mexique et le Guatemala, mais ne connais pas du tout les autres pays d'Amérique centrale, aussi j'aimerais avoir votre avis. Je n'ai pas trop de planning, mais me disais que cheminer tranquillement par la voie terrestre serait une bonne idée. Reste à savoir si toutes les étapes valent la peine sur ce parcours...

- Nicaragua, Honduras, Salvador, Costa Rica et Panama vous semblent ils tous dignes d'intérêt ? - Le Salvador a mauvaise presse (délinquance) : cette réputation d'insécurité vous a-t-elle semblé justifiée ? - Certains voyageurs croisés en Asie m'ont expliqué que le Costa Rica était un pays assez cher (en termes régionaux), et américanisé. Partagez-vous cet avis ? - Globalement, que retirez-vous de votre périple en Amérique Centrale (intérêt, contact avec la population, sécurité, etc) ?

Merci d'avance pour votre aide, amis voyageurs ! 🙂
Le plus beau voyage.... English translation pending
by Memphre · 2004-06-24 · 10 replies
LE PLUS BEAU VOYAGE....

J'ai refait le plus beau voyage De mon enfance à aujourd'hui Sans un adieu, sans un bagage, Sans un regret ou nostalgie

J'ai revu mes appartenances, Mes trente-trois ans et la vie Et c'est de toutes mes partances Le plus heureux flash de ma vie!

Je suis de lacs et de rivières Je suis de gibier, de poissons Je suis de roches et de poussières Je ne suis pas des grandes moissons Je suis de sucre et d'eau d'érable De Pater Noster, de Credo

Je suis de dix enfants à table Je suis de janvier sous zéro

Je suis d'Amérique et de France Je suis de chômage et d'exil Je suis d'octobre et d'espérance Je suis une race en péril J'étais prévu pour l'an deux mille Je suis notre libération Comme des millions de gens fragiles À des promesses d'élection Je suis l'énergie qui s'empile D'Ungava à Manicouagan

Je suis Québec mort ou vivant

CLAUDE GAUTHIER

En ce superbe jeudi 24 juin fête nationale

de tous les québecois....
Water and stove for backcountry hiking in Yellowstone
by Sandrapierre · 2026-02-26 · 6 replies
hi

we’re planning a trip to Yellowstone and hoping to do a three-day backcountry hike if we get a permit. if any of you have done this before, could you let me know if it’s possible to find water along the way? And if we can transport it, are we allowed to use a stove?

thanks for any tips!

sandra
10 jours en bivouac à La Réunion, vos endroits préférés? English translation pending
by 121212121212 · 2016-08-12 · 21 replies
Bonjour, Préparant une itinérance de 10 jours sur l'ile de la Réunion début octobre en bivouacs, j'aimerais connaitre vos endroits et ballades préférés sur cette ile aux innombrables possibilités afin d'optimiser ces quelques jours trop courts. Vues magiques, rivières et cascades....... Merci pour le partage de vos expériences. Rémi
Partir à pied avec peu d'argent de Arles vers Compostelle avec ma fille English translation pending
by Irisnoir · 2012-02-21 · 4 replies
Je souhaite partir de Arles pour Compostelle à pied avec ma fille de 14 ans et j'ai très très peu d'argent. J'ai donc besoin d'un maximum de bons plans pour dépenser le moins possible dans les meilleures conditions. Pouvons-nous camper le long des chemins à proximité de rivières? Il y a-t-il des douches publiques et un moyen de recharger téléphone et appareil photo? Est-il facile de se procurer de la nourriture quotidiennement ou faut-il prévoir pour plusieurs jours? Merci à tous ceux qui voudront bien nous aider à préparer notre voyage.
Arriver à Bucarest et ensuite repartir d'où? English translation pending
by Johakim · 2010-01-03 · 7 replies
Bonjour

Cet été, moi et ma compagne, nous partons dans le sud de l'Europe de l'Est pendant trois grosses semaines en juillet Nous sommes deux jeunes de 25 et 29 ans et nous n'avons pas de voiture. Pour le budget on va dire entre 50 et 70€ par jour pour deux.

Nous arrivons à Bucarest, ma copine veut absolument voir Bucarest même si elle sait que c'est pas une belle ville, elle veut voir Bucarest et y passer trois jours. (point à la ligne on ne discute pas)

L'idée est de faire un grand tour dans la réion pendant troi semaines. Et repartir d'une autre ville. On hésite et on voudrait des conseils.Repartir de Belgrade et faire Roumanie - Serbie ? Repartir de Sofia et faire Roumanie - Bulgarie ? Repartir de Thessalonique et faire Roumanie - Nord de la Grèce? On cherche quoi ? : Dans l'ordre de prioritéFaisable sans voitureChaleur et soleil quasi sûrBeau coins nature où il y a moyen de faire du sport : Randonnée, louer de VTT, nager dans des lacs ou des rivièresDe belles villes et/ou beaux village avec un patrimoine (où il y a moyens de boire des verre sympas en terrasse)Pourquoi pas la plage qq jours (mer noire ou egèe)On n'a pas peur : D'un manque d'infrastructure touristique Des gens qui ne parlent ni français, ni espagnol, ni anglais Des autres touristes comme nous (bein oui, on exige pas d'être les seuls)

On préferait pas : Des endroits bondé de monde style Sintra au portugal ou les plages de Bulgarie (parait-il noires de monde)

Alors qq pourrait nous donner un avis pour ce mois de juillet, entre les trois possibilités? Ou un autre à la rigeur?

Merci d'avance
De retour après un mois au Vénézuela (et en Colombie) English translation pending
by Johakim · 2009-12-25 · 14 replies
Bonjour à tous

Je rentre à peine de trois semaines au Venezuela et de 9 jours en Colombie, ou plutôt à Bogotá. Je voulais vous faire partager certaines de mes impressions, sachant que j'ai lu beaucoup de choses sur ces pays via ce site. Comme j'ai bénéficié de conseils, un retour, aussi subjectif et partiel soit-il, me semblait sympa.

9 Jours à Caracas, 10 jours à la campagne, dans l'Etats de Falcon et de Yaracuy, 3 jours dans l'Ouest, prés de Puerto Ordaz. Nous sommes partis à trois (hommes) hors du circuit touristique, rencontrer des amis et des contacts fait via la Belgique.

Caracas

J'ai aimé mais... Il y a un problème d'organisation et de surpopulation difficilement supportable : Metro bondé, embouteillages, pollution à cause des voitures et des déchets. Il ne fait pas "bon vivre" à Caracas, selon certains standards en tous les cas. Coût de la vie... Assez impressionnants, surtout si l'on utilise le taux officiel. Les prix de la nourriture et du logement sont identiques ou supérieurs à ceux de la Belgique Nous logions dans une coopérative de jeunes près de la Ciudad Universtaria, un havre de paix et de sympathie, à 25 bfs la nuit, au confort très rudimentaire mais propre et calme (enfin, dehors c'est Caracas, alors le calme est relatif) Certains usagers de ce forum affirmaient que les Vénézuéliens, notamment à Caracas, ne sont pas sympathiques voire agressifs. Je ne suis pas d'accord avec eux, même si je dois reconnaïtre que la surpopulation entraîne - pour les employés des services (Metro, autocar, hôpitaux, chaine de resto...)- pas mal de stress au boulot et que en effet, l'employé(e) n'est pas toujours, dans le cadre de son travail, tout sourire. Mais hors de cela, les Vénézueliens sont vachement chaleureux, drôles et loquasses. J'y reviendrai. Sécurité : Aucun problème. Jamais un soucis, même pas une remarque. J'ai un peu flippé avant, ayant lu tout ce que l'on écrivait sur Caracas, la ville la plus dangereuse du monde doù sortir indemne relève du miracle. Le sentiment d'insécurité est réel, ainsi que les problèmes d'insécurité, mais de là a dresser un tableau aussi noir que celui que j'ai pu lire, il y a là un phénomène manifeste d'exagération. Bon on est trois mecs et on s'est souvent baladé ensemble, on n'a pas traversé le centre ville avec des liasses de billets dans la main au milieu de la nuit, mais on n'est pas resté cloîtré loin de là. Si certaines appréhendent le pays pour des raisons de sécurité, je vous conseille d'y aller tranquille, vigilants certainement, mais sans peur au ventre. Ambiance : J'ai adoré aussi l'ambiance de Caracas, on à été reçu à Catia, surtout dans les quartiers populaires, les gens sont super actifs, super bavards, super dynamiques, super entreprenants. Ils se passent en permanence une foule d'activité culturelles et politiques très accessibles, dans la rue, foire du livre, manifestation pour le Honduras, concerts de Daniel Viglieti , Course dans les parcs, projection de cinéma, ... Cette ville bouillante se meut, avec, en toile de fond une énorme chaîne de montagne qui touche la ville : la réserve naturelle d'Avila : Majestueuse, tropicale, haute, verte, super visible, énorme - encore plus énorme que la ville ( je vous dit pas l'impression, énorme sur encore plus énorme). Chaque fois que je levais mes yeux vers le nord, j'étais impressionné. J'ai aimé enfin comment les gens sont impliqués politiquement, c'est incroyable comment les gens parlent sans cesse politique, mais d'une façon super réelle, avec des débats importants, dont les sujets sont conséquents et à propos desquelles ils vous demandent un avis aussi tranché que le leur : pour ou contre Chavez, pour ou contre la nationalisation de telle banque, qu'est ce que l'on pense des sept bases US en Colombie... Du gros riches de quartier Country Club au ket des rues de Petare, ils ont tous un avis, en générale exprimé de façon folklorique. Enfin, et pour moi c'est important : la nourriture est délicieuses, les viandes, les jus de fruits, les arepas...

L'Etat de Yaracuy

Magnifique. Nous étions dans la municipalité de Camunare, chez une amie qui gère une TV locale. Cette commune se situe près de Chivacova, dans une vaste plaine agricole entre deux chaînes de montagne ou l'on cultive le café et dans ses montatgnes, la culture qui domine est la culture vaudou. Dans la plaine c'est la culture bien catholique :-), ayant pour symbole une femme aux seins nus qui chevauche un tapir. Sisi, une statue dans chaque village. La région est verte et humide, elle ne compte pas un seul immeuble de plus de deux étages mais de petits village colorés et agités. On s'est baladé dans ces villages, on s'est baigné dans les rivières, on a visité les exploitations agricoles où les paysans nous expliquaient tout en parlant super vite sans que l'on ne comprenne rien mais on ne pouvait rester insensibles à leur enthousiasme, et puis cela finissait toujours par des fruits offerts cueillis directement du champs. Les prix dans cette région sont nettement plus bas, mais l'offre est plus limitée. On a logé dans la posada de Camunare, super cheel, pour 40 Bfs la nuit.

Voilà, je conseil vraiment à tout le monde ce pays magnifique et en perpétuel mouvement, je n'en aie vu qu'une infime partie, mais j'ai hâte d'y retourner pour voir le reste. Lors des trajets en bus ( dont les prix sont dérisoires mais le confort très appréciable) j'ai vu des paysages incroyables que j'ai hâte d'explorer. Mais pour moi c'est surtout les Vénézueliens qui sont incroyables, le contexte actuel, la richesse de leurs histoires, leur musiques, leurs discussions informelles, leur indépendances d'esprit, leur humour, leur accent, leur apathie parfois... Bogotá, je donnerai mes impressions une prochaine fois

Si vous avez l'une ou l'autre question, j'y répondrai avec plaisir.
Topos de trekking en Islande (2007, 2008 et 2009) English translation pending
by Siagne · 2009-11-03 · 6 replies
bonjour

pour sortir un peu des sentiers battus du célèbre trek skogar-þorsmork-landmannalaugar, les récits et topos de trois voyages en islande.

http://islande.uniterre.com pour l'année 2007, plutôt un voyage découverte baroudeur du pays après un essai malheureux de traversée mort à Askja sous une tempête de neige délirante un 28 juin.

http://halendid.uniterre.com pour l'année 2008. Maintenant que j'ai compris comment ça marche, un vrai trek engagé entre Kerlingarfjöll et Askja. Encore une tempête de neige délirante un 28 juin, mais j'étais prêt ce coup ci. la traversée des marais de þjorsarver restera à jamais un souvenir gravé dans ma mémoire, entre glacier et rivières furieuses à gué. nb: si jamais ce passage tente quelqu'un, contactez moi, il ne faut surtout pas s'engager sans un minimum (voire un maximum) d'infos. bloqué 3 jours dans un refuge de secours vibrant sous des rafales de plus de 100km/h à 70 bornes de la première habitation restera aussi un des grands moments de frisson de ma life.

http://bigfoot.over-blog.org pour l'année 2009. définitivement amoureux de l'islande, je voulais tenter un circuit vraiment réputé comme très difficile: þorsmork-Skaftafell considéré comme l'ultimate par les 2 TO qui le proposent (j'ai découvert ça d'ailleurs après coup, je pensais (j'espérais) être le seul sur le coup). Tranquilou au début sur le laugavegur mais dans un temps apocalyptique qui a entrainé d'ailleurs la fermeture du célèbre sentier pendant que j'y étais, puis beaucoup de pistes navrantes jusqu'au laki où j'ai découvert les plus beaux paysages de la terre (sisi). la fin était la partie la plus engagée en passant sur deux gros lobes glaciaires du Vatnajökull, puis en franchissant les montagnes du parc national de skaftafell. sublime et finalement pas si difficile que je le pensais (par beau temps). nb: là aussi, si jamais quelqu'un est tenté par cet itinéraire, contactez moi, la traversée du Skeiðararjökull nécessite un minimum d'infos pour ne pas passer dans les zones de crevasses et se faire vraiment très peur.

avec plaisir si mes itinéraires alternatifs peuvent donner envie de tenter de nouveaux trajets. j'ai pas mal d'idées d'itinéraires déjà plus ou moins construits dans d'autres secteurs, donc là aussi, si je peux fournir des petits bouts à des amateurs, ce sera avec plaisir.

bon, et maintenant, commençons à préparer 2010. beaucoup de rivières et un soupçon de glacier. plus qu'à mettre des sources chaudes au milieu et des panoramas hallucinants pour boucler l'itinéraire.
Le Québec sous la pluie, où aller? English translation pending
by Alik01 · 2009-07-22 · 12 replies
bonjour, ca y'est on est à Montreal apres avoir visiter Quebec. On s'appretait à partir pour Charlevoix puis Saguenay et Gaspesie mais c'est la cata : la meteo annonce du mauvais temps sur les dix jours à venir !!! Adieu camping, descentes de rivieres etc. Alors nous envisageons de modifier carrément notre itineraire pour aller vers des cieux un peu plus cléments, peut etre en estrie ou vers l'ouest anglophone. Comme nous n'avons rien prévu dans ce coin là on a besoin de votre aide. Où aller ??? Pour info on a une voiture pour 20 jours, on voyage avec un pti gars de trois ans et on veut voir des beaux paysages. Merci !!!!
Points d'eau et merveilles naturelles en Espagne? English translation pending
by Newtrino · 2009-07-07 · 2 replies
Bonjour,

Je serais en Espagne les deux premières semaines d' Août. Je prépare notre itinéraire en voiture. Mon ami se charge des villes et moi de la campagne. Notre trajet, en gros, sera Lyon, Barcelone, Zaragoza, Madrid, Tolédo, Cordoba, Séville, Grenade... J'ai déjà fait pas mal de recherches et parcouru goolge maps pour repérer des rivières, gorges, points d'eau, lieu de bénédiction vu les chaleurs estivales. J'ai pour le moment trouvé trois endroits paradisiaques, pour les amoureux de nature: * parque Natural del Monasterio de Piedra * Lagunas de Ruidera * Santa Maria de Trasierra, au Nord à côté de Cordoba

Connaissez-vous d'autre lieux sympas de ce genre, des plages également, de préférences peu fréquentés voir déserts? S'il faut s'écarter de notre, no problemo...

🙂

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