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Kirghizistan 2018 English translation pending
by Mlefevre · 2018-08-05 · 138 replies


Ouf! Séquestrée par la canicule, j'en ai profité pour faire le carnet de notre dernier voyage! Bonne lecture! Marie

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Texte seul ci-dessous

Kirghistan Juillet 2018 Après un très beau voyage en Mongolie en 2017 où nous avions loué un 4X4 sur place, nous avions envie de découvrir un autre pays d’Asie Centrale cette fois. Va pour le Kirghistan, un petit état assez tranquille (il y a tout de même eu des soulèvements politiques dans l‘extrême SO, où nous n’irons pas, il y a quelques années), très montagneux, où il est aussi désormais possible de louer un 4X4. Cette fois nos 2 filles nous accompagnent et comme la dernière fois nous choisissons d’être totalement autonomes en prenant notre grande tente. Le loueur de voiture nous fournit table, chaises et réchaud. Je lis tout ce que je trouve comme carnets de voyage, scrute Google Earth en long en large et en travers, épluche le guide Bradt (bof), achète la carte papier Gizi Map au 1 :750000 (qq erreurs mais pas trop), télécharge l’application Maps.me et nous concocte un itinéraire sur mesure. Deux semaines devraient déjà nous offrir un bon aperçu du pays! Dimanche 15 juillet Nous atterrissons bien crevés à l’aéroport de Bishkek après 2 vols Turkish Airlines via Istambul, depuis Bâle Mulhouse très pénibles car on a crevé de chaud ! Sergeï de l’agence Travel Expert est bien là. Il patiente le temps que nous retirions qq sous, achetions une carte SIM (de Megacom seul opérateur présent à l’aéroport : les data sont « données », ça ne coûte que qq euros pour 20 Go/semaine ! La voiture est là, toute propre bien qu’un peu cabossée avec 230 000 au compteur ! On réalisera qq jours plus tard qu’il s’agit en fait de miles ce qui fait pas loin de 400 000 km ! Gros V8 qui ne flanchera pas mais amortisseurs en fin de vie ! Le matos de camping est bien là, nous déclinons la popote et le compresseur car nous avons ce qu’il faut. Nous gardons la sangle par contre. Il y a environ 25 km jusqu’à l’hôtel Soluxe réservé à Bishkek. J’avais demandé un early check in mais la chambre n’est pas prête : ils nous permettent gentiment de petit-déjeuner même si à 11h le service est théoriquement terminé. Douche, sieste, et nous partons faire un tour et qq courses alimentaires en ville. Malgré la chaleur (plus de 30°C), la ville nous a semblé agréable à vivre car très verte et aérée. Tous les commerces sont ouverts en ce dimanche après-midi. Il y a un peu partout d’énormes monuments évoquant la période communiste (le pays n’a son indépendance que depuis 1991 !) Tout est un peu déglingué/usé mais propre ! L’islam est la religion dominante mais son application est très soft. Il y a une grosse minorité de russes blancs si bien que nous passons assez inaperçus ce qui est bien agréable. De retour à l’hôtel, il est trop tard pour commander le dîner (ils offrent un service de restauration) alors nous commandons des pizzas que nous dégustons vautrés devant…la finale de coupe du Monde de Foot ! Il n’y a que 4h de décalage horaire et la fatigue du voyage (et la clim) aidant, nous passerons une très bonne nuit ! Lundi 16 juillet Cap à l’ouest par une pénible route en travaux vers Kara Balta puis plein sud vers le village de Suusamir. Dès l’entrée dans la très belle vallée de Suusamir, les yourtes se succèdent le long du bitume : chacun essaie d’améliorer l’ordinaire en vendant fromage et kumis (lait de jument fermenté, la boisson traditionnelle) Chaque étal est pourvu d’une ficelle qui actionne une « sonnette » à quelques mètres dans la yourte ou la roulotte. Je ne sais pas d’où viennent ces roulettes mais il y en a partout ! Très vite nous prenons vers l’est et le village de Suusamir, où après quelques errements nous finissons par dégotter la pompe (en bidons de 5l !) J’ai prévu d’essayer de faire le tour du massif de Sari Kamish, au sud de Kizil-Oy, en partie bordé par la rivière Kökömeren, et je préfère avoir le plein car je ne connais pas l’état des pistes Un joli cimetière surplombe le village, l’occasion de se dégourdir un peu les jambes ! Cette puissante rivière est un affluent de la Naryn qui se jette dans l’Amou-Daria puis dans la mer d’Aral. Elle est presqu’en crue, ça dépote ! Quelques petits villages ponctuent la piste, souvent dotés d’une mosquée clinquante (payée parfois par le Qatar, parfois pour l’Arabie Saoudite, pour ce qu’on en a vu) Cette vallée de la Kökömeren est magnifique. Nous prenons un stop une dame à la sorte de Kizil Oï, qui va comme nous vers le sud. Communication difficile car ici presque personne ne parle anglais et nous ne parlons ni Kirghize ni Russe. Elle nous offre gentiment une flopée de bonbons et beignets qu’elle emballe dans un sac en plastique dont elle retire qq morceaux de mouton, miam ! Nous la déposons 50 km plus loin à Tabilgiti et continuons de longer la rivière en rive droite vers l’ouest. La route est goudronnée depuis la bifurcation vers Sari Bulung sans doute du fait de la présence de la mine d’uranium de Ming-Kush, plus haut à l’est dans la montagne. Les travaux – en cours- sont menés par…des Chinois. Je pense qu’à terme cette route rejoindra la M41 vers le lac de barrage de Toktogul. Nous nous trouvons un bel emplacement de bivouac au bord de la rivière. Nous ne sommes qu’à 1200 m d’altitude et il fait chaud ! Espérons qu’il n’y ait pas trop de déchets radio-actifs dans la rivière ! (sur le coup je n’y ai plus pensé !)

Mardi 17 Juillet Nuit un peu trop chaude… Nous quittons à présent la rivière pour remonter vers le nord-ouest. En prenant de l’altitude, le vert réapparait et nous remontons une vallée assez humide (boue possible si pluie), très fertile, avec jolies fermes assez soignées. Un petit air de Suisse. Que des maisons en « dur », parfois aux toits de chaume. D’ailleurs l’unique voiture rencontrée sur cette boucle est…Suisse, en route depuis 2 mois. Notre trace s’infléchit ensuite vers l’est et nous remontons une longue vallée vers le col de Kirk Kiz Ashuusu. Une vallée très sauvage file vers le nord, dont quelques yourtes gardent l’entrée. Quelques pierres plus ou moins dressées (la faute au bétail) dont l’une est gravée marquent le col (3339m) où le fond de l’air est trop frais pour pique-niquer. Il nous faut descendre un peu pour trouver un coin abrité du vent et près d’un ruisseau, avant de boucler la boucle près de Kizil Oï. Petit problème technique, nous avons actionné la boîte courte et même si la voiture semble fonctionner normalement, il y a plusieurs messages d’alerte au tableau de bord… Nous retournons vers la Vallée de Suusamir, en prenant en stop un kirghize jovial dans le village de Suusamir qui reconnait de suite à notre « salam » que nous sommes Français (ou belges) Il est allé acheter une voiture à Charleroi qu’il a bien sûr ramenée par la route et connait qq mots de Français et d’Anglais. Il a été animateur en Egypte, et son job est d’acheter et de vendre des chevaux. Un sacré numéro ! Nous le déposons qq km plus loin, non sans avoir dû lui promettre que la prochaine fois nous louerons une voiture par son intermédiaire car il pourra nous avoir un bien meilleur prix (j’ai ses coordonnées pour les amateurs !) Nous reprenons de l’essence à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamir et j’en profite pour envoyer un mail à Sergeï et des photos du tableau de bord. Il répond aussitôt mais son anglais et le mien sont trop mauvais pour se comprendre par téléphone. Il nous suggère de trouver quelqu’un qui parle russe (comme lui) Je sollicite un gars avec une bonne tête qui a un gros 4X4 tout neuf, espérant qu’il parle un peu anglais : très peu en fait mais après m’avoir offert le snikers qu’il venait d’acheter, il skype illico presto son fils, qui lui traduit ma demande. Dans la foulée il « what’s ap « Sergei avec lequel il va passer une heure à faire différents tests et essais sur la voiture. Quand il se met à débrancher la batterie, je lui demande quel est son job : building business me dit-il et il me montre la photo d’un énorme immeuble flambant neuf à Bishkek, qu’il a construit. On n’en revient pas de tant de gentillesse ! Bref, en conclusion, la voiture fonctionne mais les voyants restent allumés. Sergeï me propose de nous amener une autre voiture (il en a pour une bonne demi-journée aller) ou de nous faire une ristourne de 150 $ (engagement qu’il tiendra). On choisit la 2ème option et nous n’aurons plus de problème par la suite (sauf avec l’alarme un peu fantaisiste mais ça n’émeut personne de toute façon) Soulagés nous reprenons la route vers l’ouest dans la belle mais très touristique vallée de Suusamir, puis prenons une piste vers le sud puis l’est afin de nous éloigner de l’axe principal) La lumière de fin de journée est superbe. Nous trouvons un joli coin de bivouac au bord d‘une rivière, et nous installons rapidement, sous le regard attentif des habitants des yourtes situées un peu plus haut, rassemblés en haut de la petite colline. Examen de nomade réussi ! Il nous faut 20 mn chronomètre en main pour tout installer, matelas gonflables (pff…) compris. Un peu plus tard, notre « voisin » dont la yourte est située de l’autre côté de la rivière nous fait une petite visite de courtoisie alors qu’il rentre chez lui. Je lui fais visiter les lieux. Il tâte d’un doigt expert la tension des haubans et d’un coup de botte renfonce 1 ou 2 piquets ! Il a l’air de trouver notre « yourte » un peu trop fragile. C’est pourquoi nous plaçons souvent la voiture du côté au vent afin de la protéger. Satisfait il enfourche son cheval pour traverser la rivière tandis que ses chiens empruntent des petites passerelles que nous n’avions pas vues. Cool, car demain est prévue une grande balade vers les montagnes où j’ai repéré un petit lac d’altitude. Joli ciel de fin de journée… Nous sommes à 2500 m et il fait bon. Mercredi 18 Juillet Grand beau temps au réveil, on a beaucoup de chance avec la météo. J’avais lu pas mal de récit de gens qui avaient eu froid, de la pluie, du brouillard voire de la neige et notre garde-robe n’est pas adaptée, tant mieux ! Après avoir évité un léopard des neiges (comme il est grand par rapport à la tente !), nous nous élevons au milieu des fleurs, au GPS, bientôt rejoints par… Nourik, notre voisin accompagné de ses 2 braves chiens. Ici les cavaliers cheminent toujours sur les crêtes, ce qui permet d’observer à 360° et rien ne leur échappe ! Ansare nous a vus de très loin et nous rejoint. Je ne sais comment, les filles se retrouvent à cheval ! Du moins le temps que je rejoigne la petite troupe. On a vu plusieurs de ces drôles de chiens, mélange de border collie et de lévrier afghan. Plus haut 3 autres cavaliers nous rendent une petite visite : essai des chevaux, photos, pose avec le chien. Du coup j’en oublie de regarder le GPS et on se trompe de vallée ! On aurait pourtant bien vu un petit lac au pied de cette montagne ! En plus un des bergers je le comprends a posteriori a essayé de m’indiquer la bonne direction mais je n’ai pas capté. Bref, on se repose un peu au milieu des fleurs avant de changer de vallée. Ansare s’en retourne avec ses chèvres et son chien a du mal à quitter les filles ! Les filles ne veulent pas perdre d’altitude et vont crapahuter par le haut. Fred et moi prenons le sentier indiqué par le berger (ayé j‘ai compris !) Voilà un lac mais Le lac est encore plus haut au-dessus de ce verrou glaciaire : on en a plein les pattes après 900 m de dénivelé positive ! Les filles nous rejoignent : elles ont vu le lac d’au-dessus et il est « bof » au milieu d’un grand pierrier donc on laisse tomber. On continue vers un autre col plus à l’ouest, avec l’idée de descendre par une autre vallée. Nous sommes rejoints par Nourik et le jeune berger, qui nous amènent le pique-nique ! Bel endroit aux roches tarabiscotées pour goûter au kumis, lait de jument fermenté dont les kirghizes boivent plusieurs litres par jour. Pas mauvais, je m’attendais à pire. J’en reprends même 2 ou 3 fois. Il nous offre aussi du pain et une sorte de fromage dans un petit pot, que Fred a apprécié. Nous partageons qq fruits secs achetés à Bishkek. Le tchaï (thé) bien sucré est excellent. Nourik nous déconseille de changer de vallée, en effet c’est très raide ! On redescend jusqu’à la tente : déjeuner, « douche » puis on remballe tout et nous prenons la route vers le sud en direction du lac de barrage de Toktogul. C’est la route du miel et des framboises (écrasées dommage) Plein de petits stands au bord de la route où les gens vendent leur production : des km de miel puis de km de framboises ! Le lac est à 1000 m d’altitude et il fait chaud ! J’ai repéré un coin de bivouac, hélas rendu inaccessible par le niveau du lac. On se trouve un coin près du village de Sargata, pas très glamour mais au bord d’un ruisseau. Jeudi 19 Juillet Encore une nuit un peu trop chaude… Nous poursuivons notre route vers le sud, en direction de la frontière Tadjik et du Pic Lénine (une des 3 sommets de plus de 7000 m du pays) La Naryn est le principal fleuve du pays, elle coule d’est en ouest et après avoir déposé ses limons dans le lac Toktogul, elle prend une incroyable couleur azur alors que nous la longeons sur plusieurs dizaines de km sur la route M41. Impossible de ne pas y faire une petit pause fraicheur, dans un coin qui invite d’ailleurs au bivouac (pas si facile sur cette portion de la M41) A mesure que nous approchons de Jalal-Abad, le paysage s’urbanise et la circulation se densifie. Il faut avoir un peu de culot et pas mal de sang-froid pour conduire au Kirghistan : même si dans les zones urbanisées, la police et ses radars veille (en général à l’ombre d’un arbre. Si pas d’ombre, pas de radar…) c’est un peu la chevauchée sauvage avec plus d’inconscience que de malice d’ailleurs. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours bien claires et il faut être attentif et se calquer sur les autres. Moyennant quoi, on n’a pas été embêté par la police…

On flirte sur plusieurs km avec la frontière avec l’Ouzbékistan (de l’autre côté de ce lac) On arrive en fin de journée vers Gülchö : toute cette portion de route entre Tash Komur et Gülchö est bien pénible. Enfin, la circulation se raréfie et les paysages nous enchantent à nouveau. A Kichi Karakol, nous trouvons un joli coin de bivouac (mais on entend la circulation sur la M41) Vendredi 20 juillet Il ne nous reste plus qu’à franchir le col de Taldiik(3615m) avant de basculer sur Sari-Tash. Quelques indices de chamanisme sur ce cimetière musulman. Dans ce coin du monde, les frontières et les cultures sont intriquées. Vers l’est à 80 km, la frontière chinoise. Vers le sud à 45 km, le col de Kizil Art (4280 m) à la frontière Tadjike. Nous allons vers l’ouest en direction du Pic Lénine (7134m) en descendant la majestueuse Alay valley où coule la Kizil Suu, dont je sais que nous devrons la traverser, ce qui me m’inquiète un peu vu son aspect.. A Sari-Mogol nous tournons vers le sud, et un joli pont nous rassure aussitôt ! Nous sommes à 3000 m et il y a plein de marmottes ! Nous suivons un moment la piste qui mène au camp de base du Pic Lénine puis prenons à gauche vers le Tulpar Lake, en rive droite de la rivière, où aucun permis n’est requis. Nous dépassons une ferme (ou de jeunes enfants tendent la main pour des bonbons, nous n’aurons cela nulle part ailleurs au K.) Nous dépassons le lac et les quelques yourtes touristiques qui le bordent pour piqueniquer un peu plus haut avant de partir randonner vers le haut de la vallée. A droite le Tulpar Lake, devant la voiture et dans la vallée une passerelle permettant d’accéder à pied au camp de base. Il y a de quoi accueillir des dizaines d’alpinistes, dans un certain confort. Le temps est mitigé et il nous faut un peu motiver les troupes pour aller jusqu’au bout du sentier. Bien nous en a pris, nous sommes en face de la moraine glaciaire, en surplomb de la confluence de 2 rivières colorées. On distingue un des 3 ou 4 camps intermédiaires pour aller au sommet (sans doute le camp 1) et plus haut on distingue une trace avec 2 petites silhouettes qui crapahutent. Restons plutôt du côté des fleurs ! On traine un peu espérant que le sommet se dégage, en vain… Demi-tour… Nous trouvons un beau coin de bivouac, près d’un ruisseau avec vue sur le Pic Lénine…sous les nuages. Belles lumières orageuses de fin de journée mais finalement à peine 3 gouttes. Samedi 21 Juillet Le soleil se lève vers 6h00 dans un ciel parfaitement pur… A l’extrême droite notre tente, on aperçoit la dizaine de yourtes touristiques du Tulpar Lake. J’ai repéré une autre belle vallée à l’est de celle où nous avons dormi. Une piste permet de la rejoindre. Il y a des marmottes partout (on ne se les signale même plus) et aussi un beau troupeau de yaks. Petit problème technique avec l’appareil photo qui a pris des libertés artistiques, pff… Très belle vallée qu’il faudrait explorer plus avant… Retour sur Sari Mogol ou de bon matin un groupe chante et danse… Pause déjeuner en redescendant du col Taldiik Ashuu, encore des yaks. Nous reprenons la M41 vers Gülchö (délicieux abricots vendus au seau pour 3 fois rien ! C’est étonnant d’avoir en même temps -certes pas au même endroit- des framboises et des abricots. Nous aurons même des pommes !) Puis à nouveau la route pénible vers Jalal-Abad avant de bifurquer vers Kazarman, à l’est. La piste est peu roulante…on trouve miraculeusement un coin plat avec ruisseau dans le début de la montée vers le col de Kok Art (3335m). Nous sommes visibles de la piste (certes peu fréquentée) mais ne seront pas dérangés. Les gens répondent à notre salut et continuent leur route tranquillement. C’est bien agréable ! Je ne sais pas dire si c’est de la timidité, de la politesse ? Dimanche 22 Juillet Nous reprenons la montée, sur une piste très poussiéreuse et abimée par le passage de camions lourdement chargés de fûts d’aspect peu engageant (je pense qu’ils vont à la mine d’or de Mak Mal au sud de Kazarman) Kazarman, si elle abrite quelques immeubles décrépits, n’est pas si moche que décrite dans le Bradt. Il y a de la verdure, de l’essence et plusieurs commerces dont un supermarché pas trop mal achalandé. Le fond de la vallée que nous suivons jusqu’à Kara-Bulung, baigné par la Narin, évoque une oasis. La région est très agricole et même si nous avons aperçu qq antiques moissonneuses batteuses, la moisson se fait souvent à la faux ! Nous quittons ensuite la vallée fertile en direction du col de Kara-Koo (2625m) Un peu avant celui-ci nous faisons une pause pique nique dans le lit d’une rivière cristalline, à l’ombre d’un cottonwood, au pied de falaises d’un ocre qui nous évoque à tous une fois de plus l’ouest américain. La diversité des paysages nous émerveille ! Il suffit de changer d’altitude, de vallée pour changer de tableau : vert, rouge, jaune ou noir, croupes ondulées, pics acérés, plateaux entaillés de canyons, rivières multicolores. Les villages ne sont pas vilains, toujours très arborés (je trouve que les peupliers sont vraiment l’Arbre de l’Asie Centrale), les maisons décrépies mais pas misérables. Et partout, sauf vraiment dans les endroits les plus reculés, des troupeaux et leurs bergers qui vivent en yourtes, du moins durant la saison estivale. En hiver, il fait très froid, jusqu’à moins 30°C ! On se demande où vont tous ces animaux durant l’hiver ? En tout cas, les réserves de foin sont abondantes, mais les troupeaux immenses ! La présence de ces yourtes implique un réseau de pistes très développé, et sauf quand elles sont détériorées par un passage intensif, elles sont généralement en bon état (rien à voir avec la Mongolie) Elles permettent d’accéder à des vallées perdues, uniquement fréquentées par le bétail et les bergers. Il faut passer au-dessus de 3000 voire 3500 m pour voir des marmottes et des yaks, c’est leur domaine. La population génère très peu d’ordures et nous avons du mal à trouver…des poubelles ! Alors nous profitons du lit de la rivière jonché de bois flotté pour en faire une petite flambée. Après le col, nous redescendons vers la Narin et sa verdure, toujours entourée de badlands. A Jangi Talap, nous jetons un œil à un ancien caravansérail restauré et faisons un bref aller-retour à Ak Tal pour un plein d’essence. Ensuite nous repartons vers le nord en direction du Lac Son Kul : la piste remonte doucement la jolie vallée de la Kurka puis s’élève brutalement vers les alpages. La grimpette est raide mais charmante, au milieu des sapins et des fleurs de montagne. L’arrivée au lac est grandiose : nous sommes à 3000 m, et les sommets qui nous entourent 4000m. Des milliers d’animaux paissent sur ses rives. Les yourtes sont nombreuses mais pas tant que je le craignais car l’endroit est un des « marronniers » de tout voyage au Kirghistan. Il reste de la place ! Après avoir installé le camp, les filles reprennent la voiture pour aller négocier une rando à cheval pour le lendemain. C’est OK pour 8h, 1000 Som (13 euro) pour 2 chevaux pendant 2h. Lundi 23 juillet Nous déposons les filles au camp de yourtes touristiques : leurs chevaux arrivent montés par les 2 bout d’choux d’une « vraie » yourte située un peu plus haut dans la montagne. Elles partent tranquillement vers les crêtes, tandis que nous prenons la voiture pour aller vers le côté est du lac. Nous découvrons d’étranges pierres alignées, avec une succession de cercles de gros cailloux dont le sens nous échappe. Si quelqu’un sait ? Le paysage ne change pas beaucoup mais c’est beau partout ! Nous récupérons les filles, un peu claquées par leur galop à 3000m ! Puis nous redescendons vers Ak-Tal, en faisant une petite pause pique nique au pied du col près de la Kurtka (très bon coin de bivouac !) On continue ensuite en direction de Baetov, où nous reprenons de l’eau à une sorte de fontaine (il s’agit plutôt d’un tuyau sortant du sol que l’on repère grâce aux gens qui viennent s’y désaltérer ou faire le plein de gros bidons, car il semble que toutes les maisons n’ont pas l’eau courante) Faire le plein d’eau n’est pas si simple que je l’aurais cru au Kirghistan, où les rivières sont certes nombreuses, mais souvent en aval de gros troupeaux, et/ou souvent très limoneuses car d’origine glaciaire. Dans tous les villages ou presque on trouve donc ces « tuyaux » qui délivrent une eau que nous avons supposée potable. Nous avons aussi parfois fait le plein (d’eau !) dans des stations services (parfois avec un infect goût de plastique en particulier à Kazarman) Nous avons systématiquement traité l’eau des ruisseaux (avec de l’Aquatabs) et nous n’avons pas été malades. Nous avons mangé profusion de fruits (abricots, pommes) et légumes (tomates, oignons, pommes de terre, concombre) et beaucoup d’œufs (comme en Mongolie, garder précieusement les boites des œufs achetés dans la capitale car ensuite, les œufs sont vendus « tous nus » ) ! Aucun problème non plus.

Après Baetov, nous replongeons dans l’ouest américain et c’est la découverte inattendue de ce vieux caravansérail qui nous ramène en Asie ! Plus loin nous dépassons une ferme qui semble abandonnée avant de commencer l’ascension du col de Börülü (3262 m). La piste est époustouflante, de bonne qualité et il n’y a personne ! On a une pensée émue pour tous ces cyclistes croisés sur l’abominable M41 au nord de Gülcho…. Après le col, quel contraste entre les doux vallons verdoyants et cette haute falaise grise dont le soleil révèle les moindres détails ! La piste redescend vers le hameau de Orto Sirt et la vallée de la Terek. J’ai repéré une piste qui continue de l’autre côté vers l’ouest que l’on distingue sur cette photo. Nous traversons la Terek et continuons vers l’ouest en grimpant dans les alpages. La piste est excellente, ne dessert pourtant que quelques yourtes éparses et une ferme plus haut dans la montagne, que nous dépassons pour finalement nous poser au bord d’un ruisseau, en fond de vallée, au pied de ce glacier. Comme souvent au K, les anciennes moraines sont végétalisées et ça donne un aspect tout-à-fait original au paysage. Nuit paisible à 3000 m, c’est l’altitude idéale pour dormir sans avoir trop chaud !

Mardi 24 Juillet En traversant la Terek hier, nous avons remarqué qu’elle s’écoule au nord du gué dans une jolie gorge que nous avons envie d’explorer. Nous la retraversons donc, la longeons sur sa rive droite presque jusqu’à l’entrée de la gorge et découvrons par hasard une source captée, ça tombe bien ! Nous nous y garons et continuons à pied, pas bien loin hélas car c’est trop accidenté. Bonne petite balade matinale rafraichissante cependant ! Nous reprenons la piste vers le sud, en rive gauche cette fois et nous rapprochons de cette fascinante falaise. On se régale ! Après l’avoir contournée par le col de Kulak(3390 m), nous trouvons une piste qui permet de se rapprocher de sa face sud-est, hélas vite interrompue par le lit effondré d’une rivière. Ce coin mériterait vraiment une exploration plus approfondie mais il est midi, il fait chaud et soif : petite pause piquenique et on envoie le drone à notre place ! Le soleil au zénith n’est pas l’idéal mais il nous semble distinguer plein de jolis tipis (un peu comme certaines formations rencontrées dans l’ouest US, certes moins colorées) Nous sommes inspectés par quelques vautours curieux qui profitent des ascendances. Recharge de la batterie de l’appareil photo directement sur la batterie car en route la prise allume cigare a déjà du boulot : smartphone qui nous sert de GPS, batteries du drone, de sa télécommande, gopro, routeur internet et tutti quanti ! Il nous nous reste ensuite qu’à redescendre vers la routeE125 qui mène en Chine via le Torugart Pass. Nous prenons à G vers le nord et la ville de At Bashi et, comme nous passons devant, nous prenons la piste qui mène au caravansérail de Tash Rabat (autre marronnier), entouré de diverses yourtes commerciales et petits commerces. Il nous a laissés assez indifférents. Après qq courses à At Bashi (il faut en moyenne faire 2 ou 3 boutiques pour trouver des fruits, du pain, des œufs, des légumes, du lai, des jus de fruit et du yaourt), nous prenons en rive gauche une piste qui longe vers l’aval la rivière at-Bashi vers le nord, au nord de la ville. Les badlands aperçu sur Google Earth m ‘avaient donné envie d’aller voir par là mais hélas, il est très difficile d’approcher de la rivière car les pistes secondaires sont souvent effondrées. Il existe une autre piste en rive droite, peut-être est-elle plus propice ? Bref ! demi-tour pour l’amont de la même rivière, plus à l’est où j’ai repéré (toujours sur les vues satellites) de jolies gorges. Nous longeons la rive nord de l’At Bashi et contournons par l’est le massif de At Bashi Kirka. Ensuite nous prenons une piste qui remonte la rivière en rive gauche dans une très jolie vallée parsemée de yourtes. Nous la remontons sur une trentaine de km, jusqu’à surplomber un pont qui permet de passer en rive droite puis de continuer vers l’est, sans doute à perpète (encore un coin à explorer !) Mais la portion de piste qui descend au pont n’inspire pas Fred et le temps est à l’orage alors nous préférons ne pas descendre au bord de la rivière et camper un peu plus haut. Le pont est juste en aval de la confluence entre les rivières At Bashi la rouge et Balikti la bleue. 3 orages et beaucoup de pluie durant la nuit ! La tente a tenu le choc, faut dire qu’elle a déjà fait ses preuves en Islande ! Mercredi 25 Juillet Petite balade matinale en remontant les gorges de la Balitki, puis nous reprenons la piste cette fois vers l’ouest. Quel peut bien être ce système de balancier près de cette yourte ? Après Bosogo, nous repassons en rive droite de l’At Bashi, traversons le village de Ak-Muz, puis son cimetière ( !) avant de continuer jusqu’à Naryn où nous refaisons qq courses. Bien malin qui pourra deviner ce qu’on vend là-dedans ! Nous allons maintenant rejoindre en 2 jours le lac Issik Kul en prenant la piste qui file de Narin vers Tosor (environ 200 km) Vallée très agricole sur les 20 premiers km, la moisson bat son plein ! Nous piqueniquons à la confluence entre Kichi Narin la bleue et Chong Narin la grise, près de ces yourtes inoccupées. Puis nous remontons des gorges, où nous rencontrons des russes équipés de kayaks (sur le toit !) en phase de reconnaissance de la rivière. Le débit est fort mais il y a très peu d’obstacles et ce sur des dizaines de km : avec un très bon niveau de kayak, ça doit être fantastique ! Un e fois franchies les gorges, nous sommes à 2500 m et le paysage, ouvert, grandiose et paisible à la fois s’élève en pente douce jusqu’à la source chaude de Jiluu Suu à 3000 m : cette portion de piste est splendide ! Rencontre avec des yaks… Et même avec un chameau ! On s’arrête pour le gratouiller car il a une bonne tête et les enfants qui jouaient un peu plus haut nous rejoignent. L’ainé ne se fait pas prier pour escalader la bestiole, tout fiérot ! Voilà où habitent les enfants. Ce sont les grandes vacances et il y a de la marmaille partout ! Nous arrivons aux sources chaudes en fin de journée et c’est un peu la foule ! Le bain n’est pas bien grand et ne peut accueillir que 4 personnes à la fois. On continuer la piste sur 1 ou 2 km pour se trouver un coin tranquille au bord de la rivière Üch Emchek, encore une fois au pied d’un glacier. Nuit paisible à 3000 m.

Jeudi 26 Juillet Nous refaisons le plein d’eau dans un torrent d’eau claire puis démarrons de cet endroit la rando vers le Techik Kol, un lac d’altitude situé au-dessus de la source chaude. On tâtonne un peu avant de trouver cette antique passerelle pour traverser le torrent. En contrebas, on aperçoit les « cyclistes courageux » qui quittent le camp, les cyclistes « fainéants » accompagnés d’un véhicule d’assistance qui roupillent encore (mea culpa, cycliste et fainéant c’est antinomique !) et les cavaliers russes (avec la Lada Verte) qui se lèvent tranquillement. La montée (en partie sur une ancienne piste ce qui gâche un peu le paysage) se fait tranquillement. Curiosité géologique : un lac se déverse dans un autre via un torrent au bon débit et voilà ! Pas d’issue visible à ce lac pour l’empêcher de déborder ! Voilà le lac et la passerelle de l’ancienne piste (en partie effondrée) est toujours présente. En redescendant nous croisons les cyclistes « fainéants » russes (à pied sauf un) et les cavaliers russes (à cheval) qui je pense vont continuer vers l’ouest par cette ancienne piste. Fred et les filles redescendent tout schuss tandis que je prends mon temps. Ils veulent se baigner avant que tout ce petit monde ne redescende. Finalement les filles devront patienter un peu le temps que des hommes musulmans et surtout tous nus finissent d’infuser. Fred se joint à eux mais l’eau à 43°C ne lui permet pas de tremper bien longtemps. Je m’abstiens, pas fan du béton, de la promiscuité et de l’eau brûlante. On a pu se laver tous les jours, puisque nous avons toujours campé au bord de l’eau, quitte à faire chauffer un peu d’eau sur le réchaud. Mes troupes bien ramollies par leur baignade, nous reprenons la piste vers le col de Tosor. A l’est de la source chaude, elle devient bien moins roulante car elle flirte avec le lit d’une rivière et traverse aussi plusieurs pierriers. Nous hésitons un peu lors d’un gué pas mal creusé par le courant et recevons l’aide bienvenue d’un kirghize qui habite la yourte juste au-dessus qui nous conseille un passage un peu en aval. Sympa ! Plus loin pas de gué difficile, l’eau est claire et il n’y a pas plus de 30 cm. Les vallées glaciaires perpendiculaires à la nôtre se succèdent, très austères avec ce temps. Un peu plus haut dans la vallée nous sommes intrigués par la présence de formes humanoïdes perchées sur des piquets, mi figures chamanoïdes mi épouvantails…. Il s’agit en fait d’une originale opération markéting orchestrée par cette petite famille kirghize pour capter l’attention des touristes, à la fois amusés et étonnés de croiser cette petite boutique volante dans ce coin perdu ! Ils ont bien mérité qu’on leur achète qq babioles ! La yourte fait aussi restaurant mais nous déclinons la proposition car on n’avance vraiment pas vite sur cette mauvaise piste ! Bien nous en a pris car les choses se corsent encore dans la montée vers le col. Nous dépassons qq cyclistes russes à l’agonie puis les copains plus fringants qui les attendent au col en se caillant. Il est situé à 3893 m au niveau d’un glacier. Il pleuviote, il y a du vent, on les plaint d’autant plus que le bivouac est impossible encore avant plusieurs km. Nous passons enfin sous les nuages et apercevons le lac Issyk Kul (162 X 80 km, 668 m de profondeur) et les montagnes sur sa rive nord. La descente, jolie, nous semble toutefois interminable (le lac est à 1600 m) après cette longue journée. J’ai repéré une presqu’île au nord-est de Tosor qui semble propice au bivouac : il s’agit en fait d’un « camping » sans aucun aménagement, il faut juste payer l‘équivalent de qq euro à la yourte située au début de la piste. Le coin semble connu puisque pour une fois nous ne sommes pas seuls mais l’endroit est assez grand pour que chacun garde sa tranquillité. Il y a qq cyclistes et des Russes et des Kazakhs venus pour pêcher et faire du windsurf. On se pose côté lagune avec la vue sur les montagnes de la rive sud. Bel orage de fin de journée qui passera à côté finalement.

Vendredi 27 juillet Nuit calme bien qu’un peu chaude. Nous sommes tout près du Fairy tale ou Skazka canyon, autre marronnier, dont je n’attends pas grand-chose et qui finalement est très plaisant. Il faut dire que nous y sommes à 8h et que nous y serons tranquille jusqu’à 9h passées. Ensuite les gens arrivent, par lots de 18 en Marchroutka… Le site est assez étendu finalement et nous n’avons pas pu tout explorer car la chaleur monte vite et la belle lumière ne dure pas. Donc venir très tôt ! On a payé (50 som-0,6 €/personne) en sortant. Comme il est tôt nous décidons d’aller chercher un peu de fraicheur en remontant la Vallée de Barskoon jusqu’au col de Ara bel d’où part une vallée désertique parsemée de petits lacs d’altitude. La piste est excellente, arrosée pour éviter la poussière, ça nous change d’hier. Nous dépassons un convoi d’une dizaine de gros camions citernes, siglés Kumtor. C’est la mine d’or gérée par des Canadiens beaucoup plus haut dans la montagne. Nous passons devant la cascade de Barskoon où la profusion de yourtes commerciales nous décourage. Une photo de loin suffira ! Plus haut nous sommes malheureusement obligés de faire demi-tour à une sorte de check point gardé par des hommes portant l’uniforme de la Kumtor. Niet, impossible d’aller plus loin. Pourquoi ? On redescend pour se poser au bord du lac, un peu à l’ouest de Skazka Valley. Nous allons y buller toute l’après-midi (et y prendre qq coups de soleil pour certaine !) C’est amusant de voir tous ces gros cumulus se former à la périphérie du lac sur les sommets des montagnes. En fin d’après-midi nous repartons vers l’ouest (la route goudronnée sur la rive sud du lac est très « ondulante », bien pire que pas mal de pistes) Il fait chaud, c’est vendredi, il y a du monde à la plage ! Petit arrêt à Bokonbaïevo, où ici comme ailleurs nous sommes étonnés de voir ces portraits (plein de personnages différents) accrochés aux réverbères ? Aucune idée de leur signification ? En approchant de Balitchky à l’extrémité est du lac, je me rends compte que la région est beaucoup plus urbanisée et qu’il va être difficile de trouver un coin de bivouac agréable. Pour 4800 som (60 €), nous prenons 2 jolies chambres à l’hôtel Azimut à l’entrée ouest de la ville. Ils acceptent de nous servir le petit-déjeuner dès 7h car nous allons demain faire une balade dans un canyon et vu la chaleur, je préfère démarrer tôt. Pour dîner, nous allons au Smack café et testons quelques plats « typiques » : intérêt plus documentaire que gustatif. Par contre la glace à la pistache est un délice !

Samedi 28 juillet Nous avons bien dormi, les filles ont eu trop chaud (pas de clim et trop de bruit pour ouvrir la fenêtre) A 8h nous commençons la rando dans le Konorchek Canyon (1/2h de route depuis Balitchky) Le début est assez moche et ingrat, puis la vallée se rétrécit et se transforme en canyon avec qq ressauts à escalader. Après 1h de marche on débouche sur une large vallée cernée de badlands. Un petit coup de drone pour cerner les coins les plus intéressants : à gauche toute (donc vers le sud) en remontant le wash. Pas mal de formations tarabiscotées ! De là-haut on aperçoit des collines colorées que nous essayons d’atteindre en remontant un autre canyon, longuet car très sinueux. Finalement nous renonçons peu avant le but car le ciel noircit et ça tonne au loin. Demi-tour sur un bon rythme donc. Arrivés à l’entrée du 1er canyon, nous croisons pas mal de monde (Japonais, Anglais) accompagnés de guides locaux, qui montent en dépit de l’orage. Il y a certes pas mal d’endroits où s’échapper du fond du canyon, mais ce n’est pas possible partout… Money is money… Au total, rando d’un assez mauvais rapport effort/intérêt. Sans doute exagérément promue du fait de sa proximité avec Bishkek et l’Issyk Kul. Dans le même genre, nous faisons sur la route vers Bishkek un détour par la Burana Tower, vantée dans tous les guides. Bof…Enorme parking, plein de marchroutka, seul Fred a eu le courage de descendre de la voiture ! On est vraiment des sauvageons. Nous retrouvons avec plaisir notre hôtel de Bishkek et sa clim (4800 som/ 60 € pour une grande chambre de 4 avec kitchenette et SDB et clim). Cette fois nous commandons à temps pour dîner sur place ! Nous faisons les bagages tandis que Fred va faire laver la voiture (intérieur / extérieur) Excellent dîner sur place, on se régale ! (pour environ 6 ou 7 euro/personne) Dimanche 29 juillet Nous quittons l’hôtel à 7h00. Ils nous ont préparé des breakfast box, très bons) Nous retrouvons Sergeï à 7h30 sur le parking de l’aéroport. Après une rapide inspection, il me rend ma caution (340 €) et la ristourne promise (120 €) Notre avion décolle à 10h30 et après une courte escale à Istanbul nous atterrissons à Bâle vers 17h00. On a ENCORE crevé de chaud avec Turkish Airlines…pfff… Et il fait 37°C en arrivant ! Conclusion : Superbe voyage ! Paysages fantastiques, population discrète et très accueillante ! On a adoré !

Budget pour 2 semaines à 4 Avion pour 4 : 1800 € Location de 4X4, inclus 300 km/j (on a fait 3000 km) : 1070-120 = 950 € 3 nuits d’hôtel à 4 : environ 180 € Sur place (bouffe, essence +/- 0,6 €/l) : 420 € Total : 3350 € soit 840 €/personne.
De Jordanie à Jérusalem sans le visa jordanien English translation pending
by Sab69100 · 2018-08-04 · 15 replies
Bonjour, Nous partons pour la Jordanie. Français d'origine algérienne nous allons utilisé notre passeport algérien pour ne pas payé le visa en Jordanie. Nous souhaitons visité Jérusalem 2jours et passer les frontières avec notre passeport français. Vont ils nous réclamer notre visa jordanien? Est il plus judicieux d'utiliser uniquement notre passeport français? Merci de vos conseils
Club Marmara Madina Marrakech: location de voiture et visites à faire English translation pending
by Brigunard · 2018-07-08 · 9 replies
Bonjour,

Nous avons réservé 2 semaines, début octobre, au Club Marmara Madina du coté de Marrakech, nous aimerions louer une voiture. Est ce que quelqu'un pourrait nous donner de bonnes adresses ? Nous sommes aussi preneurs pour les idées de visites à faire. Merci
Croisière du 25 octobre au 2 novembre sur le MSC Preziosa English translation pending
by Sylvie84 · 2018-07-06 · 19 replies
Bonjour,

Nous partons en croisière du 25 octobre au 3 novembre sur MSC PREZIOSA. Escales prévues à : Gênes, Malaga, Casablanca, Lisbonne et Barcelone.

Y a t-il d'autres croisiéristes qui vont faire cette croisière ?

Merci beaucoup

Sylvie
Croisière de 20 jours en partance de Nice le 2 décembre 2018 English translation pending
by Maéro · 2018-07-06 · 49 replies
Couple de séniors habitant la Normandie faisant la croisière en partance de Nice le 2 décembre 2018 pour : Italie, Grèce, Jordanie, Israël, Oman, arrivée à Dubaï cherche autres couples effectuant cette même croisière afin de se retrouver sur le bateau. Au plaisir de vous lire . Maéro
La Malaisie, entre tradition et modernité English translation pending
by Alicia999 · 2018-07-03 · 13 replies


Terre de contraste entre tradition et modernité, la Malaisie nous invite à un voyage au coeur de paysages préservés, plages de rêve, jungle, plantations de thé et surtout melting-pot de religions qui donne à cette destination une richesse culturelle incontestable.



Mosquées, temples et églises cohabitent dans ce pays au fort passé colonial où portugais, hollandais et anglais ont laissé un héritage riche et coloré.



Plus de la moitié de la population, les malais, est de confession musulmane en Malaisie. L‘islam est élu religion d’état et garantit en théorie la liberté à la population multi-ethnique d’exercer sa religion. Ainsi chinois bouddhistes, taoïstes, chrétiens et indiens hindous essaient de vivre en harmonie.



Ici la femme musulmane porte fièrement le hijab, rose, bleu, violet, il y a comme un effet de mode dans l’air alors que la touriste chinoise se pavane en short, véritable paradoxe dans un pays où l’islam est monté en flèche ces dernières années. Mais la Malaisie est ce pays de controverse où tradition et modernité se mêlent à chaque coin de rue.



OU SE TROUVE LA MALAISIE? La Malaisie est située en Asie du sud-est et partage les frontières avec la Thailande au nord et Singapour au sud. Elle est constituée:

d’une Malaisie péninsulaire avec la capitale cosmopolite de Kuala Lumpur, la ville la plus peuplée du pays dominée par les tours Petronas, coeur industriel, financier et culturel de la Malaisie.

d’une Malaisie orientale à l’est avec les états de Sabah et Sarawak situés sur l’île de Borneo.

INFORMATIONS PRATIQUES Superficie: 330 345 km2 Population: 32 364 348 habitants (2018) Capitale: Kuala Lumpur Langue: malais, anglais, chinois, tamoul Religion: l’islam Décalage horaire: +6h en été et +7h en hiver avec la France Formalités: passeport. Pas de visa pour les français séjournant moins de 3 mois. L’électricité: prises de 220 volts avec fiches plates à l’Américaine. Monnaie: le ringgit (MYR) 1€ = 4,68 MYR.

INTERNET EN MALAISIE Le réseau de télécommunication est excellent et vous pourrez acheter dès votre arrivée à l’aéroport une carte sim locale pour quelques ringgits. De nombreuses boutiques sont présentes à l’aéroport. J’ai choisi une carte de 7 Gb chez le fournisseur DIGGIT valable 30 jours. Tarif: 50 MYR soit un peu plus de 10€. Aucun souci à noter, le réseau était d’une incroyable rapidité comparé à d’autres pays d’Asie.

LE CLIMAT La Malaisie bénéficie d’un climat équatorial. Le temps est chaud et humide toute l’année avec des températures moyennes comprises entre 23°C et 33°C. Le pays est arrosé par une mousson de novembre à mars sur la côte Est de la Malaisie péninsulaire et une mousson de mars à mai sur la côte ouest. La mer est chaude et permet de se baigner dans une eau avoisinant les 30°C. L’altitude quant à elle apporte de la fraîcheur, notamment aux Cameron Highlands, situés à l’intérieur du pays, où la température oscille aux alentours des 20°C. La haute saison se situe entre décembre et février pour la côte ouest et juin et septembre pour la côte est. La meilleure période pour visiter la Malaisie s’étend de juin à septembre.

QUE VISITER EN MALAISIE?

LES ILES 💗💗💗 La Malaisie possède des îles paradisiaques avec une eau claire et des fonds marins exceptionnels. Tioman, Redang, Kapas, Perhentians, Langkawi, Penang, Pangkor… pour ne citer que les plus grandes.

Pulau Besar sur les îles Perhentian

L’île de Redang

LES MOSQUEES Le pays est à majorité musulmane donc autant vous dire que les mosquées foisonnent en Malaisie. La plupart du temps elles sont blanches mais elles peuvent parfois prendre des allures très modernes comme la mosquée de cristal à Kuala Terengganu.

LES TEMPLES BOUDDHISTES ET CHINOIS Les temples bouddhistes et chinois sont également très présents dans toute la Malaisie. Le temple Kek Lok Si situé sur les hauteurs de Penang est très certainement le plus beau temple de tout le pays, avec ses salles de prière, ses pagodes et ses bassins extérieurs. Un endroit à ne pas manquer à Penang.



LES TEMPLES HINDOUS Ils ne sont pas aussi nombreux mais on peut en voir de très beaux comme les grottes de Batu (Batu Caves) au nord de Kuala Lumpur. Il s’agit d’une grotte qui abrite des sanctuaires richement décorés que l’on atteint après avoir grimpé un escalier de 272 marches. L’ensemble est orné d’une statue en or de 42 m de haut, le dieu de la guerre Murugan. Un beau site à visiter près de Kuala Lumpur.



LES EGLISES

Les églises sont plus rares en Malaisie mais vous pourrez en voir quelques-une au détour d’une rue, souvent coincées entre une mosquée et des buildings comme à Kuala Lumpur. Ce sont dans les villes comme Malacca, où l’empreinte coloniale est plus forte qu’elles se concentrent le plus.

LES PLANTATIONS DE THE

Les Cameron Highlands, situés à 1400 m d’altitude, sont la partie verte de la Malaisie occidentale. On y trouve des plantations de thé mais aussi des cultures de fruits et légumes, le climat y étant doux et humide toute l’année.



LE STREET ART A PENANG La ville de George Town sur l’île de Penang est très certainement l’endroit à ne pas manquer en Malaisie même si au premier abord cette île ne semble pas vous intéresser plus que cela. C’était mon cas, jugée trop touristique à tort, je l’ai pourtant rajoutée à mon itinéraire et j’ai eu un vrai coup de coeur pour cette ville. On ne vient pas à Penang pour ses plages mais pour son patrimoine colonial riche et coloré et surtout pour son street art présent à chaque coin de rue qui a fait la notoriété de George Town.



LES SINGES 💗💗💗 S’il y a une chose qui définit le plus la Malaisie, ce sont bien les singes. Vous en verrez un peu partout, il suffit de lever la tête car ils vivent la plupart du temps dans les arbres: macaques à longue queue, orangs-outans sur l’île de Bornéo ou semnopithèques obscurs, ces singes noirs aux yeux cerclés de blancs qui vivent sur les îles Perhentian. Ce sont mes préférés, ils sont tellement beaux!



On peut également voir les animaux vivant dans la jungle comme le lézard, le varan, l’écureuil et de nombreux oiseaux. Et lorsque que vous entendrez bouger les feuilles au sol dans la forêt, il s’agira bien souvent d’un varan.



Le hornbill, un oiseau vivant sur l’île de Pangkor

Alors si la Malaisie vous a conquis, lisez l'article complet que j'ai écrit à mon retour d'un voyage de 3 semaines. Retrouvez-y mon expérience, informations, budget et conseils pour vous aider à préparer votre prochain voyage en Malaisie.

Voici le lien de mon article:
http://oneday-onedream.com/la-malaisie-un-pays-a-decouvrir/

D'avance, je vous souhaite un beau voyage!

Magali - Mon blog de voyage: OneDay-OneDream.com
Penang (Georgetown) au mois d'août? English translation pending
by MargauxP2 · 2018-06-30 · 3 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes un jeune couple et nous partons pour 2 semaines et demi en Malaisie du 23 août au 9 septembre. Je suis entrain de construire l'itinéraire mais j'ai un doute sur l'étape de Georgetown (Penang). J'ai lu que ce n'était pas vraiment la meilleure période en août à l'ouest de la péninsule mais en même temps je ne lis que du positif sur la ville de Georgetown... Mon dilemne est le suivant : est-ce que ça vaut le coup de consacrer 2 jours juste pour Georgetown ou est-ce préférable de me concentrer sur d'autres étapes ?

Pour info, voici ce que je prévois : Jour 1 : arrivée à KL et vol interne pour Penang Jour 2 : Penang Jours 3 et 4 : Cameron Highlands Jours 5, 6 et 7 : Taman Negara Jours 8, 9, 10 et 11 : Iles perhentian (pour plonger) Jours : 12, 13 et 14 : Kapas (pour plonger encore...) Jours 15 et 16 : Malacca Jours 17 et 18 : KL

Merci d'avance pour vos conseils !
Une escale prolongée à Abu Dhabi English translation pending
by Daming · 2018-06-29 · 25 replies
Bonjour,

Je vous propose ici un petit carnet sur Abu Dhabi, destination moins connue que sa voisine Dubai aux Emirats Arabes Unis. Je remercie particulièrement Michel pour son carnet publié aussi ici et qui m’a aidé d’une grande aide pour préparer mon court séjour. J’espère que vous y trouverez des informations intéressantes et que les photos vous plairont.

Avec ma très grande fréquence de voyages entre l’Europe et l’Asie, j’essaye dans la mesure du possible de profiter de ces obligations professionnelles pour me réserver un peu de temps pour ma passion, le voyage et la découverte. L’année dernière, j’en avais donc profité pour redécouvrir Paris lors d’un week-end estival prolongé, puis Amsterdam en Octobre. En cette période de printemps, alors qu’il fait encore froid en Europe (et en Asie du Nord Est aussi), j’ai volé sur la compagnie du Golfe Etihad et réserver un vol avec une escale prolongée lors du vol retour à Abu Dhabi, afin d’avoir un court aperçu de la ville et aussi tenter une excursion dans le désert d’Arabie.

Pour les deux premières nuits, j’ai réservé une chambre au Hilton Corniche à proximité des Etihad Towers, afin de pouvoir profiter de cette promenade sans avoir à prendre de taxis. Les hôtels dans cette zone sont plutôt chers mais ils donnent accès en général à un beach club les pieds dans l’eau turquoise de la baie d’Abu Dhabi, ce qui peut valoir le coup pour lézarder au bord de l’eau. Après un vol nocturne agréable depuis Shanghai, j’arrive en tout début de matinée à Abu Dhabi. Le soleil vient à peine de se lever. Les formalités d’entrée dans le pays sont très rapides, et la compagnie offre un chauffeur jusqu’à l’hôtel ce qui se révèle incroyablement pratique et donne l’impression de gouter à la vie d’Emirati. Bien que je ne sois pas habitué à ce type de voyage, je ne boude pas mon plaisir et me laisse conduire dans la grosse Mercedes jusqu’à la Corniche. Il faut avouer que la totalité du service offert par Etihad, depuis le départ jusqu’à la destination finale est vraiment une expérience qui élimine tout stress, je peux comprendre que certains passagers qui volent entre l’Europe et l’Asie puissent se détourner des compagnies traditionnelles et acceptent un temps de vol une fois et demi plus long.

A suivre...
Itinéraire de 12 jours à Oman English translation pending
by Blans · 2018-06-22 · 4 replies
Bonjour, J'ai déjà bien épluché forums et blogs pour construire l'itinéraire que nous allons faire à Oman en octobre 2018, mais j'aurai besoin de quelques avis supplémentaires, et j'ai des questions. Je précise que nous sommes une famille de 4 qui pratiquons beaucoup le canyoning en autonomie (avec rappels au besoin) et qui en sommes fans.

Dimanche: arrivée en soirée, nuit Mascate.

Lundi: Courses +Wadi Albriyeen (rando aquatique de 3-4h) -nuit white beach fins en bivouac Mardi: Bimmah sinkhole-Wadi shab 3-4h (nuit en bivouac white beach fins) Mercredi: Wadi Tiwi (3-4h rando), wahiba sand (nuit en tente bédouine dans un camp) Jeudi: Wadi Bani khalid (rando aquatique 3-4h), Sour (si assez de temps)- Nuit en bivouac ras al add pour lever matinal avec espoir observation ponte tortues. Vendredi: route matinale vers Surgar dunes, sur place l'après midi. (Bivouac) Samedi: Sugar dunes-Nizwa (Nuit à Nizwa, bivouac ou hôtel..) Dimanche: jebel akdhar (wadi bani Habib: rando 1h, Plateau de Sayq, trek 3-4h AR jusqu'à masirat al shreeqiyeen). (Nuit bivouac jebel akdhar ou hôtel Bahla?) Lundi: Fort de jabreen, Bahla, al haynn, wadi damm. (nuit en bivouac jebel sham ou trop haut (froid) nuit en guest house à al hamra??) Mardi; Jebel sham: balcony walk. Peut-on rouler dans le canyon An Nakhur?, misfat al abriyin Mercredi: Bani Awf : route+ bilat sayt+ snake canyon (où peut-on louer une corde pour le descendre en rappel dans les environs??) jeudi: Wadi al abyad+ Nakhl (fort et sources chaudes), retour à mascate (nuit en hôtel) Vendredi: Matinée à mascate (mosquée du sultant qaboos + lavage de voiture). Vol pour la France dans l'après-midi. J'ai donc souligné mes questions, au fur et à mesure, et j'en ai encore!

- Cet itinéraire vous semble t'il correct? - Pensez vous qu'il serait mieux de le faire dans l'autre sens? - Aurais je dû supprimer un étape ou regrouper certaines activités dans la même journée pour essayer de caser une matinée snorkeling sur les îles damayniat? - Peut-on dormir facilement à deux dans une toyota prado 7 places en mettant des matelas dans le coffre?

Merci de vos réponses!
Sécurité à Lombok English translation pending
by Herveisa · 2018-06-18 · 19 replies
Bonjour,

Nous envisageons un voyage de 3 semaines en Août dans les petites îles de la sonde : Lombok et autres îles non encore définies. Qu'en est-il de la sécurité sur place ? J'ai lu sur le net qu'il y a eu plusieurs cas d'agressions violentes à Kuta sur Lombok. Qu'en est-il réellement ? L'Islam pratiqué dans cette région est-il rigoriste ?

Merci par avance pour vos réponses
Retour de voyage au Maroc et petits prix English translation pending
by Mild44 · 2018-06-12 · 8 replies
Bonjour, De retour d’un petit circuit de 7 jours dans le sud Marocain, voici quelques info pratique. Merci à tous ceux qui m'ont aider à préparer ce circuit. -- Atterrissage à Agadir vers les 17 heures 30, le 2 juin 2018.

La voiture : Nous avons loué un DACIA Dester. La voiture était en très bon état et ne nous a pas fait défaut. Cette voiture climatisée (pas de GPS) c’est avérée suffisante pour transporter 4 personnes et les bagages dans de bonnes conditions de confort; aussi bien à l'arrière que devant. Le véhicule dont je ne connais pas la puissance était peu gourmand en carburant (60€ de gazole au total). Le passage d’un oued pas n’a pas posé de problème.

Le loueur Rayhane-cars était exact au rendez-vous, aussi bien pour le début de la location que pour rendre le véhicule. (pas de bureau à l’aéroport). C’est une société sérieuse qui n’essaiera pas de vous attribuer des défauts existants déjà au départ (ce qui arrive parfois). Leurs prix de location sont inférieurs à ceux pratiqués par les grosses sociétés multinationales. Et si vous avez plus de 75 ans, vous n’aurez pas de surcoût. Merci à Songhai73 de m’avoir recommandé ce loueur.

Les étapes : Agadir – Taroudant, dès le soir d’arrivée à l’aéroport. Route double-voies goudronnée. Taroudant – Taznachk, route goudronnée. Tarznachk – Agdz, route goudronnée. Agdz – Ouarzazate, route goudronnée. Ouarzazate – Telouet, environ moitié de route goudronnée l’autre moitié est soit en travaux soit toujours en piste. Telouet – Marrakech, 25 km de piste au départ, et ensuite route soit goudronnée soit en travaux.

Les hébergements + repas : Taroudant – AirB&B - Riad Dar Fatima, proche de l’Avenue Prince Héritier Sidi Mohamed, ruelle Tasoulkt Ighzifn 212662297575 · Situé dans la médina. Pour se repérer il faut aller jusqu’à la mosquée principale. De là on est très proche du Riad, il faut alors se renseigner. · Ne pas s’affoler en voyant les abords. Riad joliment décoré, belles chambres, lits confortables, petit déjeuner copieux, endroit en principe calme ( pas possible de circuler en voiture dans la ruelle) mais cette nuit-là les mômes du quartier ce sont couchés très tard … ! Eventuellement prendre une chambre qui ne donne pas sur la ruelle. · Chambres avec climatisation, est-ce qu’elle fonctionne ? on en avait pas besoin. · 32€ la nuit pour 2 personnes, pd compris. · Très bon accueil. Repas : Rachid nous avait indiqué un restaurant. Dans la rue on nous dit avec insistance qu’il est fermé. « Mon petit doigt » me disait autre chose… ! Dans ce restaurant « Chez NADA » nous avons fait le meilleur repas de tout notre voyage. Appréciation de notre groupe de 4 personnes pour le Riad & pour le repas : très bien

Taznachk : · Hôtel Bob Sahara situé sur la route principale qui traverse le village, face à la place qui fait office de gare routière – 10€ la nuit par personne sans le Pd. Appréciation : · bonne literie, chambre acceptable suivant appréciation de 3 d’entre nous. · pas trop propre pour 1 personne (pas habituée à « barouder ») Pd moyen

Agdz : · Là nous avions sélectionné le « Riad Tabhirte » hélas fermé pendant le ramadan. Nous avons pris la 2ème sélection de notre liste, la maison d’hôtes « Dar Jnane ». Passé le haut portail prolongé de murs aussi hauts, nous nous trouvons dans une magnifique palmerais, très propre la maison rénovée avec goût est au fond du terrain. L’endroit est reposant, le calme permet d'entendre les oiseaux. Un petit paradis. Les chambres sont parfaites, avec une climatisation obligatoire ce soir-là. Le patio est ouvert sur l’extérieur sur sa partie haute ce qui permet aux oiseaux de rentrer dans la maison en toute liberté et de nicher dans les trous creusés dans le haut des murs du patio. Ceci crée un endroit particulier, une osmose entre les habitants et les oiseaux dont on voit les oisillons au bord des ouvertures dans le mur. · Pour cause de ramadan, impossible de prendre les repas sur place. Nous sommes invités à prendre le repas dans la famille de l’employée de la maison d’hôtes. Moment inoubliable avec ce repas en famille, assis par terre pour un repas délicieux et très très copieux. Manger avec les mains c’est tout de même difficile. Bien qu’invités, nous avons évidemment laissé une somme d’argent équivalente à un repas dans un restaurant. · 35€ la chambre pour 2 personnes, pd compris. · Accueil très chaleureux. Appréciation de notre groupe de 4 personnes : très très bien

Ouarzazate : · Hôtel « Rose Valley ». Il suffit de demander la gare routière, c’est à côté. · Il y a une piscine. Personnel accueillant, disponible pour donner tous les renseignements souhaités. Climatisation dans les chambres. · C’est bien mais ça reste un hôtel, avec son côté impersonnel. · Repas en ville, mais nous n’avons pas retenu le nom de l’établissement. Appréciation du groupe : très bien

Telouet : · Là ça a tangué un peu. Nous nous étions mal compris et chacun d’entre nous croyait que l’autre avait préparé cette étape. Nous sommes arrivés dans le village sans véritable sélection. Nous avions noté un lieu d’hébergement dans un guide, sans trop savoir ce que ça valait. La visite du lieu n’était pas « emballant »… ! Pièce unique pour la famille et les touristes, une minuscule ouverture pour éclairer l’intérieur, sol terre battue, odeurs de bêtes dans la pièce, petit coin pour tous pour la toilette … Là ça devenait très limite. Il était 14h00, iI y avait des choses à voir dans le coin mais la recherche d’un hébergement correct était primordiale. Décision est prise de repartir en direction de Marrakech et de prendre ce qu’on trouvera sur la route. 10 km plus loin, dans un lieu isolé nous découvrons l’« Auberge Agdal ». Ouf… ! rien à voir avec l’hébergement de Telouet. L’établissement n’est pas très ancien. Accueil sympathique. · Les chambres sont correctes, par contre le lit confortable dans une chambre est très mauvais dans l’autre. · Diner obligatoire sur place, il n’y a rien dans les alentours. Le logeur en profite, 10€ pour un repas frugal. · 30€ la chambre après négo (37€ affiché) Appréciation du groupe : correcte (vu le peu d’hébergement à notre convenance dans le coin ça devient presque très bien)

Marrakech : · « Tempoo Hôtel », situé proche de la gare. Un bel établissement confortable, propre, climatisé, accueillant, très bon Pd et diner copieux. · Un gardien de voiture (rien à voir avec l’hôtel) demande 1€ par 24H pour surveiller la voiture restée sur la rue. · Seul défaut mais de taille, le bruit d’une sorte de boite de nuit toute proche qui diffuse de la musique à tue-tête tous les soirs jusqu’à 1h 30 du matin. Assourdissant ! Il faut demander IMPERATIVEMENT une chambre qui ne donne pas sur la rue. Si non hôtel à éviter pour les insomniaques

La longueur de notre périple était bien «dosé» pour que ce ne soit pas la course. La route entre Ouarzazate et Marrakech traverse une zone montagneuse qui culmine à environ 2000 mètres ? Malgré cela il n’y a jamais eu une impression de vide qui fait parfois peur à certains. Le retour le dernier jour, de Marrakech à Agadir c’est fait en environ 3h00 pour 220 km (nous n’étions pas violents sur le " champignon " quelqu’un de pressé doit pouvoir le faire en moins de 2h30. Je donnerai mes impressions sur la découverte du pays un autre jour.

Bons voyages aux suivants.
Tour du monde MSC 2019: préparation des escales English translation pending
by Eterlous · 2018-06-10 · 292 replies
Bonjour à tous, J'ai ouvert une nouvelle discussion pour pouvoir échanger sur notre préparation des escales, car la précédente avait été polluée par des intervenants "hors sujet". Bon dimanche
Pas d'hésitation à aller en Turquie (camping-car) English translation pending
by Acier · 2018-06-03 · 40 replies
Bonjour Je reviens de Turquie , un mois . Les turcs sont très chaleureux , serviables et cherchent le contact . Que de thés partagés ! Si nous sommes dans l'embarra , ils se mettent en quatre pour nous aider . Beaucoup nous ont dit " merci d'être venus ! " En Grèce nous avons rencontré des voyageurs qui disaient craindre pour leur sécurité et il n'était pas question d'aller en Turquie ... Il n'y a vraiment aucun souci , plus nous allions vers l'est , plus nous étions seuls . Dominique
Retour de Turquie en 4x4 (mai 2018) English translation pending
by Renardjaune · 2018-05-18 · 3 replies
Bonsoir à tous. Pas de roman de 50 pages mais quelques lignes pour vous donner quelques infos fraiches, concrètes sur certains aspects techniques et humains après un voyage sur place en voiture depuis la France. Tout d'abord, merci à Triptrafic et Dniorthe avec qui j'avais échangé avant de partir. L'accueil turc est exceptionnel. Je n'ai pas l'habitude d'utiliser de tels adjectifs mais là, respect... En toutes situations, les gens sont serviables, attentionnés sans être inquisiteurs, prêts à tout donner sans ingérence dans votre vie privée... C'est l'idée que nous en retiendrons et nous y retournerons. Ce n'est pas la porte à côté pour qui dispose de vacances restreintes et il ne faut pas chômer en route. 7815 kilomètres en 18 jours, en ayant pris le bateau aller-retour Ancône-Igoumenitsa qui demeure un vrai atout de temps puisqu'il navigue la nuit et vous fait gagner 800 kilomètres. L'entrée en Turquie (ainsi que la sortie) a duré 10 minutes. Enregistrement du véhicule sur le passeport et depuis peu directement sur l'ordinateur de la police (c'est ce que j'ai compris). En ce moment 1 euro égale 5 lires turques, ce qui est avantageux. Un litre de gazole coûte 5,65 LT, soit 1,13 euro et le super 95 coûte 6,12 LT, soit 1,22 euro. Les routes sont de grande qualité, certes avec des zones de travaux mais beaucoup sont terminées. Nous avions la carte IGN et la Michelin. Bien souvent, les routes rouges sont en 2x2 voies et aussi certaines routes oranges. Les routes jaunes sur la carte sont de jolies deux voies larges et peu empruntées. Il est même parfois difficile de trouver des pistes le soir pour bivouaquer tellement les travaux de goudron avancent vite... Pour la vignette autoroute (entre autres pour traverser Izmir, c'est utile) se trouve dans les bureaux de Poste. Minimum de chargement : 57 TL, soit 12 euros. Je n'ai pas bien compris comment recharger ensuite... Peut-être sur des stations de l'autoroute elle-même. Parcours classique pour nous en 12 jours et 3800 kms en Turquie mais riche en contacts et paysages, et faune. Un régal. Entrés par Ipsala au sud-ouest, nous avons visité les Dardanelles avec les cimetières de la guerre de 1915. Je ne suis pas un sentimental exacerbé mais le cimetière français est franchement émouvant.



Puis visite d'Assos et Pergame (site bien préservé avec très peu de touristes). Ephèse ensuite (on peut dormir sur la plage une nuit en demandant aux gendarmes). Dès 9 heures, il y avait 50 bus sur le parking et donc environ 3000 personnes sur le site mais il est grand et on a de l'espace pour tout le monde. Plus au sud, Milet offre le spectacle rare d'un somptueux théâtre où nous n'étions que deux... Pamukkale reste incontournable mais un monde fou et les gens se baignent les uns sur les autres dans 3 petits bassins. En s'éloignant vers le nord-ouest du site, il n'y a plus personne et de superbes vues de calcaire. On file vers l'est par les pistes en croisant des tortues, des couleuvres de belle taille et des lézards verts chaque jour. Des pistes magnifiques pour atteindre Egirdir et Beysehir avec une mosquée méconnue mais superbe.









Bivouac au Meke Golu, cratère entouré d'un lac salé. Ca vaut le coup.



On atteint notre maximum à l'est à Kozan avant de remonter vers Yayhali par une piste en passe d'être goudronnée mais typique. L'arrivée en Cappadoce par le sud est élégante.



On peut trouver des endroits de bivouac entre Uchisar, Goreme et Urgup, pas loin du "Panoramic view Point". De là, des balades sont faciles à pied.





Remontée par le lac salé Tuz Golu, sacré souvenir encore (digue par toujours ouverte aux véhicules, à vérifier) :







Retour par Bursa puis la Grèce, tout aussi agréable...



Du bonheur je vous dis... Pour manger ? Tout est bon, on n'est pas malade, c'est bon marché et on trouve une bière en cherchant... Pour les amateurs, j'ai quelques traces de pistes. On y retournera... Bonne soirée à tous.
État de la route 307 entre Skoura et Demnate en mai 2018 English translation pending
by Mathias56 · 2018-05-15 · 55 replies
Bonjour, nous sommes encore au Maroc et avons traversé l'Atlas par la route 307 le 06 mai et c’était dure, dure!! effectivement elle est goudronnée en partie mais très abîmée par les derniers hivers. Du coup, ornières, pierres et cailloux vraiment pas simple en voiture de tourisme et encore plus si voiture loué. nous avons mi 7h30 sans nous arrêter. Voilà pour l'info, par contre très joli paysage et villages de montagne typique. Voila pour l'info, cordialement Mathias
Retour d'expérience: voyage de 15 jours en Iran English translation pending
by Mamkane · 2018-05-09 · 4 replies
Bonjour,

Après avoir glané pas mal d'informations sur ce forum, lesquelles m'ont aidé à préparer au mieux ma vadrouille en Iran, j'en profite enfin pour renvoyer l'ascenseur et partager mes impressions sur cette (belle) destination que ma femme et moi avons parcouru en Avril 2018. Je m excuse par avance pour ce poste assez long !

1/ Dates et billets d'avion. Nous sommes partis du 13 au 29 avril 2018. Nous nous sommes décidés à la derniere minute et avons pris nos billets deux semaines avant avec comapgnie Alitalia (une escale à Rome). Prix du billet AR pour deux : 826 eur. Clairement en s'y prenant à l avance, nous aurions pu obtenir un prix plus interessant.

2/ Finance/herbergement/transport. A la mi avril, 1EUR s'échangeait entre 52000 et 62000 RIALS. Le taux variait tous les jours et avons principalement changés nos euros dans les hotels. Coté hebergement, nous nous sommes appuyés sur nos guides papiers pour choisir nos points de chutes. Mais bien souvent, il a fallu improviser et se débrouiller au piti bonheur la chance pour dénicher une guesthouse. L'offre d hotelerie est assez large, de l auberge de jeunesse aux chambre hauts de gamme, il y en a pour toute les bourses (en moyenne, nous avons déboursé 30 eur par nuits à deux, avec une économie non négligeable avec les variations de taux de change). Pour ce qui est des transports, ils sont fiables et efficaces. Nous avons privilégiés les bus de nuit pour effectuer notre circuit, les bus sont assez confortables et très peu cher ( entre 5 et 10 euros max). Les trains ne sont pas en reste, nous avons juste été surpris d'arriver une heure plus tot à destination lorsque nous avions quitté Kashan pour Yazd. Je conseille cela dit de prendre votre billet la veille de votre départ et directement en gare.

3/ Démarches administratives (Visa) S'agissant du visa, il est possible de l'obtenir depuis l'ambassade d'Iran à Paris (visa à 50 eur) ou directement à l'arrivée à l'aéroport à Téhéran (75 eur). Dans les deux cas, il est nécessaire de faire une demande préalable, en ligne sur le site internet de l'ambassade. Les justificatifs à apporter y sont référencés. Nous avions opté ma femme et moi pour un retrait à l'ambassade vu que nous habitons Paris et que cela nous apparaissait a priori plus commaode. Le hic est qu'il faut fournir les justificatifs de réservation de toutes les nuits d'hotel sur l'ensemble du séjour. Ce qui est clairement impossible si on souhaite imporviser son parcours ou si on n a pas l intention de tout réserver à l avance. J'ai contacté l ambassade afin de verifier si une résa pour les deux premiers jours sur place était suffisante, la réponse a été négative... Il faut s avoir que si la demande de visa se fait à l arrivée (VOA), alors là ca sa passe sans probleme, vous n aurez qu'à fournir la preuve de reservation de la premiere nuit d hotel. Ayant déjà fait en ligne la demande pour un retrait à Paris, il n était plus possible de faire marche arrière et demander un visa à l arrivée. Nous avons donc pris le risque de partir en ayant juste le justificatif d enregistrement en ligne... Cela nous a valu quelques frayeurs (la peur de se faire refouler à l'arrivée ) et une longue attente, une très longue attente à Téhéran (près de 3h !!!) pour obtenir notre visa. Mais nous l avons finalement eu. Avec du recul, le conseil que je donne est de privilégier le visa à l'arrivée qui requiert des justificatifs beaucoup moins contraignants et une procédure rapide (en moyenne les autres voyageurs qui avait fait une demande de visa à l arrivée sont passés en 20 mn max). Coté documents, outre la nuit d hebergement, il faut bien prévoir l attestation d assurance qui est systématiquement vérifiés. Billets d avion, photos, réservation d hotel font l objet de moins de vérification.

4/ Circuit et visites En 15 jours, nous avons eu la possibilité de visiter l'essentiel des villes que nous avions prévues et ce, sans se presser. Avec une semaine en plus et un ou deux vols intérieurs, Tabriz, Mashad et la cote du Golfe persique auraient pu être rajouté dans le programme.

- Jour 1 -samedi 14 avril - Téhéran : arrivée à 1h15 du matin à Téhéran. Après les 3 heures d attente à l'aéroport, on a filé en centre ville en taxi pour nous rendre à notre hotel (le chauffeur de taxi a eu la gentillesse de nous attendre 2h durant !). Un petit dodo de 4 heures, nous avons ensuite profité de cette premiere journée pour s'impregner de l'ambiance. Au programme, visite du Golestan, du parc e sharh (jardins/parc public) des environs du Grand Bazar et du Pont Tabiat (lieu de promenade très prisé des habitants de Téhéran avec une vue majestueuse sur les monts enneigés de l'Alborz dominant la capitale).

- Jour 2 - dimanche 15 avril - Kashan : départ de Téhéran pour Kashan en bus (environ 3h30 de trajet. A Kashan, visites des maisons traditionnelles (Bouroujerdi/Tabatabei/Abbassian), du hamman (montez en terrasse pour apercevoir les nombreuses tours du vent), de la mosquée Agha Borzog et du Bazar. 1 journée complete suffit à visiter Kashan, en prenant son temps.

-Jours 3 et 4 - lundi 16, mardi 17 avril - Yazd : trajet Kashan/Yazd en train (environ 3h45). Journée du lundi consacrée à la visite de la vieille ville, du Bazar, de la mosquée du vendredi. Journée du mardi : visite du village abandonné de Kharanaq, de Chak Chak (lieu de pelerinage zoroastrien) et de la forteresse de Meybod. Ces sites sont à environ 50/75 km de Yazd, d'ou la nécessité de faire cela avec un chauffeur (guide pas forcément nécessaire). Une fois rentré sur Yazd (en début d aprem) possibilité d aller visiter le temple du feu zoroastrien (Ateshkadeh).

- Jours 5 et 6 - mercredi 18, jeudi 19 avril - Kerman et Desert du Lut : départ très tot le matin de Yazd pour Kerman. Trajet en bus (environ 5h). Kerman est le point d entrée pour qui veut se rendre dans les Kaluts, ce joli desert dominé par des formations rocheuses et son desert de sel qui sont sans rappeler les paysages du Colorado. De Kerman, nous avons loué les services d'un chauffeur/guide qui nous conduit au coeur des Kaluts et fait découvrir des paysages d'exception, notamment au coucher du soleil. Nuit dans un campement, près de Shafiabad. Journée du jeudi consacrée à continuer à vadrouiller dans le désert puis retour vers Kerman en faisant un crochet par la forteresse de Rayen, le mausolée soufi de Mahan et du jardinShah zadeh. Rentré sur Kerman vers 14h, en attendant notre bus de nuit, nous avons profité de notre temps libre pour visiter le joli et animé bazar de Kerman.

- Jours 7, 8 et 9 - vendredi 20, samedi 21, dimanche 22 avril - Shiraz : bus de nuit au départ de Kerman pour rallier Shiraz. Environ 7h de trajet. 3 jours pleins et largement suffisant pour flaner et prendre son temps dans cette ville agréable. Visites des sites principaux : Mosquée rose, tombeau de Hafez, Bazar e Vakil et la mosquée du même nom, jardin du Naranjestan. Possibilité de visiter les 2 mausolées shah e Cheragh et de Sayyed Mir Mohammed qui se situent au coeur de la vieille ville. Enfin, nous avons bloqué une journée pour l'incontournable Persepolis, les sites de Pasagardes et Naqsh e Rostam/Rajab.

- Jours 10, 11, 12 et 13 - lundi 23, mardi 24, mercredi 25 et jeudi 26 avril - Ispahan : bus de nuit au départ de Shiraz pour Ispahan. Environ 6.30h de trajet. Là encore 4 jours pleins -amplement suffisant pour déambuler à son rythme et entamer des discussions improvisées avec les habitants de cette ville. Là encore, visite des classiques : Bazar, place Naqsh e Jahan, Mosquée du Vendredi, quartier arménien. A noter qu'il y a de nombreux parcs et jardins à Ispahan (comme un peu partout ailleurs dans les villes que nous avons parcourues ) : de familles, des couples, des groupes d amis y vont pour y picniquer, siroter un thé ou fumer un narguilé. Moments agréables en somme.

- jours 14 et 15 - vendredi 27 et samedi 28 avril - retour à Téhéran : en bus de nuit depuis Ispahan (comptez entre 6/7 h de route). Téhéran mérite vraiment de s'y attarder. la circulation peut intimider mais le métro facilite grandement la visite de la ville. On y trouve de nombreux musées, nous avons jeté notre dévolu sur celui de la défense sacrée qui retrace avec force détails et photos/témoignages l'épisode de la guerre Iran/Irak. Ce musée assez récent vaut vraiment le détour. Le même jour, visite de l'ambassade des Etas Unis qui nous plonge au coeur d'un véritable film d'espionnage. Le lendemain et dernier jour (samedi 28 avril), nous nous sommes autorisés une randionnée à Darband dont les contreforts et sommets dominent Téhéran. Lieu très touristique et aytpique, quasi exclusivement fréquenté par les Iraniens qui s'y rendent assez nombreux le week end pour déjeuner le long (voire sur ) le torrent de montagne. L'expérience est assez unique et pour les plus entrainés, des sentiers de randonnés permettent de grimper bien plus haut.

5/ Conclusion Par les temps qui courent, évoquer l'Iran provoque presque toujours un froncement de sourcils et des interrogations. Ces 15 jours nous ont permi de découvrir un pays magnifique, à l histoire tres riche et loin des clichés qu'on nous sert depuis nos écrans. Certes, la religion y est très présente et les standards de libertés individuelles ne sont pas comparables à ceux d'ici mais ce qui frappe au delà de ces questions qui ont leur importance, c'est surtout la quiétude, la gentilesse et l hospitalité des Iraniens que nous avons pu croiser. Spontanément, les gens viennent à votre rencontre, qui pour discuter, qui pour partager un gateau ou offrir un verre de thé. Loin de moi l'idée de creer la polémique sur ce qui va suivre, mais étant d'origine sénégalaise, j ai parfois cette petite appréhension, avant de voyager, sur le fait que ma couleur de peau puisse etre source de complications dans des pays ou la présence de Noirs et peu ou pas visibles. Il est clair que je ne suis pas passé inaperçu en Iran mais hormis une (saine) curiosité de leur part, je n ai ressenti aucune hostilité. Au contraire, de grands sourires et de gentilles sollicitations lorsque les regards se croisent. Le pays est clairement sécurisé, nous avons rencontré des femmes ou des groupes de filles voyageant seules. Il émane des Iraniens un grand respect vis à vis des touristes et les attentions dont nous avons été témoin n'ont exigées aucune contrepartie. Mon propos ici n'est pas d'enjoliver les choses mais ayant vadrouillé dans pas mal de coins sur cette planete, ce pays reste à part dans la façon d'être des individus qui le compose. Pour conclure, c'est une destination à faire de toute urgence avant qu'il ne soit davantage pris d'assaut par les touristes mais surtout compte tenu de la situation géopolitique au Moyen Orient et de la récente décision américaine de se retirer de l'accord sur le nucléaire et fait planer moult incertitudes.

Pour le reste, je suis à votre disposition si questions. Mamoudou
Retour une semaine en Iran (Yazd - Isfahan - Téhéran), hôtels, transports... English translation pending
by Florent21 · 2018-05-08 · 3 replies
Bonjour,

Comme je me suis pas mal aidé de ce forum pour préparer mon petit trip en Iran, voici un petit retour d'expérience, en espérant que ça pourra aider !

* Circuit : Isfahan - Yazd - Téhéran (impasse sur Shiraz par manque de temps, des fois il faut faire des choix), et j'avais envie de voir Téhéran qui est quanf meme mytique (mais pas moins que Shiraz..)

* Période : Mi avril - Météo : Variable (pas trop de chance je pense), un peu de pluie/nuages, températures très variables (entre 10° et 28°...)

* Vols : Turquish Airlines. Très pratique en venant de Toulouse, nombreux vols, très courte escale à Istanbul (1h30) , et des vols pour toute l'iran. Cela m'a permis d'arriver à Isfahan et de repartir de Téhéran . 350€ par personne A/R, réservé 6 mois avant.

* Budget pour 2 personnes 850€ sans le vol : 150€ visa, 440€ hotel, 270€ dépenses autres (38€ par jour en repas, taxi, visites...). Les repas ne sont pas cher du tout (5€ à 10€ dans un bon restaurant), les visites par contre sont onéreuses (5 à 10€).

*Visa on arrival : Pas de probleme particuliers, c'est un peu long, c'est tout ! Pensez à l'attestation d'assurance, un mail de réservation de l'hotel (non vérifié), 75€ en euros par personne, et bien s'inscrire à l'avance sur le site dédié.

* Change : Attention, le bureau de change à Isfahan était fermé (4h du matin), notre taxi était réservé donc pas de problème. Nous avons changé dans un des bureaux de la ville à côté de la place royale il y en a plusieurs). J'indique les prix en euros car le cours de la devise varie pas mal. On a payé en euros dans tous les hotels, le reste en Rials.

* Guide (livre) : J'avais le guide Iran de Helen Loveday, très peu servi, il est très incomplet sur les visites, et n'aide pas beaucoup pour la logistique (cartes absentes ou incomplètes..).

* Hotel : J'avais tout réservé à l'avance (par mail, beaucoup d'hotel ne répondent pas) car j'avais lu sur les forum qu'à la haute saison ça pouvait etre compliqué. J'ai l'impression qu'il y a avait pas mal de place, et finalement à l'exception du premier hotel (nécessaire pour le visa), pas besoin de réserver. Hotel à environ 40€ (on doit pouvoir moins cher), bon accueil partout, wifi sans probleme. - A Isfahan : Howzak House, très belle maison traditionnelle, sdb partagée, chambres donnant sur la cour . Tres serviables (réservation ticket bus, taxi..). - A Yazd : Jungle Hotel . Très bel hotel, récent, belles chambres avec sdb, tv. petit dejeuner très bon sur la terrasse. - A Téhéran : Marzaki hotel . Peu de charme, mais pas mal placé, et très correct. Avion très tôt le matin, nuit au novotel de l'aéroport (100m à pied du terminal)

* Transports : - Taxi : En ville, difficile de bien comprendre le prix, 100 à 200 000 Rials en général (5€) pour les petites courses, je pense que c'était un peu trop mais ca reste correct. Il vaut mieux demander la course à l'hotel finalement, ils indiquent la direction aux chauffeurs (qui parlent peu ou pas anglais en général), et ça ne reviens pas plus cher. Pour les visites éloignées , on attrapait les taxi qui attendaient, et le cout est très raisonnable (sans négocier) : Depuis Yazd, 10€ pour aller à Fahraj - Bus (Isfahan - Yazd), toutes les heures, très confortable et prix imbattable (quelques euros). Réservé par l'hotel la veille, mais il y avait de la place. - Train (Yazd - Téhéran) : A faire aussi, beau trajet à travers le désert. J'ai réservé les billets sur le site
http://www.iranrail.net/trains.php (seul moyen de réserver depuis l'étranger). C'est un particulier qui gère les résa, billets réservé en 3 ou 4 jours, on les imprime, et voilà. parfait ! 25€ pour 2 personnes avec la commission - Metro à Téheran, à faire au moins par curiosité.

* Concernant les visites, on a fait assez classique, je vous laisse dévouvrir par vous même, voici juste quelques petites choses qui m'ont particulièrement plu : -A isfahan, le soir (19-20h), se rendre aux ponts (SI O Seh et Pol e Khadju), les locaux s'y retrouvent pour chanter et jouer de la musique. Très touchant. - A 10 km de Yazd environ, ne pas rater le petit village de Fahraj (il y aurait la plus ancienne mosquée d'Iran, 8ieme siecle), mais surtout même architecture que Yazd, mais sans aucun touriste. Magnifique. Mais Chuuuut ... La forteresse de Saryazd (50km environ) est aussi très interessante. Ne pas prendre des visites organisées par l'hotel, prenez juste un taxi ce sera beaucoup moins cher (10€ pour Fahrajn 20€ pour Saryad en passant par Cham) en prenant son temps.

En tout cas, très beau pays, les gens sont charmants, adorent engager la discussion. Bon voyage !!!
Palawan en famille! English translation pending
by Citronate · 2018-04-29 · 53 replies
Programme :

Manille The Escapist Pointe 2 nuits Puerto Princessa Marianne hôtel 2 nuits El Nido hôtel Dreamland 2 nuits San Vicente hôtel Sunset beach 4 nuits Puerto Princessa Marianne hôtel 2 nuits Manille hôtel Condo Palm Tree 2 nuits.

Séjour du 13 au 28 avril 2018 avec la Saudia Airlines escale à Riyad.

Aux Philippines, il est encore possible d’éviter le tourisme de masse. Nombreux sont les espaces vierges, les plages étendues sans aménagement. Contrairement à d’autres pays d’Asie du Sud Est, les Philippines ont de nombreuses affinités culturelles avec l'Occident. C'est, par exemple, l’un des deux seuls pays à prédominance catholique d'Asie avec le Timor orientale. Le pays a été sous domination espagnole pendant 333 ans et tire son nom de Philippe II, qui était roi d'Espagne. Sous tutelle américaine pendant 48 ans, les États-Unis imposèrent leur protectorat aux Philippines au prix d'une guerre qui a fait plus d'un million et demi de victimes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes japonaises multiplient les exactions comme le terrible massacre de Manille en février 1945, où plus de 100 000 civils trouvent la mort.

Survol de Manille qui est le centre de l'activité économique, politique, sociale et culturelle du pays. Manille est l'une des villes les plus densément peuplées au monde.

L’île de Lubang située au sud de Luçon.



C'est sur cette île que le soldat japonais Hirō Onoda passa trente années de sa vie, entre 1944 et 1974, sans avoir connaissance de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

En arrivant à l’aéroport ont tente la navette jusqu’au terminal 3, ont nous annonce 45 mn d’attente. Avec la fatigue et le stress du voyage nous préférons optez pour un taxi qui nous amènera au pied de l’hôtel dans le quartier de New Port.



La circulation chaotique et à les embouteillages incessants, rythme la capitale du pays. Les départs tôt ou les arrivées tardives, permettant d'éviter la circulation très dense.



Je ne m’attendais pas à voir une telle disparités entre les riches et les pauvres, de nombreux enfants errent dans les rues. On passe d’un quartier pauvre avec des maisons en tôle à un quartier de résidence haut standing.
Tafraout ou Taroudant? English translation pending
by Térébenthin · 2018-04-24 · 29 replies
Venant de Taliouine et allant vers l'océan je dois choisir entre passer par Tafraout ou Taroudant. Vous feriez quoi? Les deux semblent très belles en effet.
Visite des Bardenas Reales English translation pending
by Jeremymeline · 2018-04-23 · 10 replies
Bonjour a tous.

Nous allons visiter les bardenas real pour le week-end du 8 mai. Nous arrivons le samedi vers 13h à Saragose et repartons le mardi vers 12h du même aéroport. Nous logerons en airbnb à Castejòn.

Mais questions sont : il y a t'ilil des randonnées dans le parc ? Je ne trouve pas beaucoup d'info la dessus.

Nous comptons consacrés 1 jour pour visiter le parc, qu'elles autres choses sont a voir dans le secteur.

Si vous avez des visites sympa a me conseiller dans le secteur où sur Saragose, je suis preneur.

Merci beaucoup

Jeremy
Hôtel ou guest house à Makassar English translation pending
by Kawo · 2018-04-18 · 12 replies
Bonjour,

Je cherche un hotel/guesthouse à Makassar. Nous devons y passer une journée et une nuit en aout et je n'arrive pas à me décider (j'ai consulté Book*** et Trip*******). Nous serons 3 (2 adultes et 1 ado) Des bons plans?

Merci
Retour de 14 jours dans le nord d'Oman English translation pending
by Rave42 · 2018-04-09 · 2 replies
Le nord d’Oman en 14 jours (15 si on compte l’avion) début mars 2018

Nous voyageons seuls en louant une voiture et prenant des hébergements pas chers, mais corrects. Nous vivons de la façon la plus économique possible.

Prix Ce voyage nous est revenu à 102 euros par personne et par jour tout compris de Mulhouse à Mulhouse. À part l’avion, la plus grande dépense fut la location d’un Toyota Fortuner. Excellent franchisseur, il nous a permis de passer sans problème partout. Un Toyota Prado semble suffisant, peut-être même un Suzuki Vitara. L’essentiel est de pouvoir avoir recours à une boîte courte surtout utilisable dans des descentes d’enfer. La vie n’est pas chère. On trouve facilement des supermarchés pour acheter de quoi manger à midi. Le soir nous mangions dans la rue dans des petits restaurants qui font office de drive et qui sont très prisés des locaux : 3 euros par personne. L’essence n’est pas chère, les stations nombreuses sauf dans le désert.

Routes Elles sont en excellent état. Attention sur les autoroutes limitées à 120km/h, il y a des radars tous les kilomètres. Apparemment la police ne fait pas de contrôle de vitesse. Quant aux pistes, elles sont en bon état mais présentent parfois des déclivités très très importantes. Par contre s’aventurer dans la wadi Abyad est assez hasardeux vu l’épaisseur de galets. Nous n’avons pas vu une goutte de pluie pendant notre séjour. La route du wadi Bani Awf de Bahla à Rustaq est facile et vraiment pittoresque. Aller seul au 1000 nights Camp ne pose pas problème. On roule sur les pistes parallèles à la piste centrale, puis on tourne à gauche en montant sur la dune. C’est fléché et on a toutes les coordonnées sur le « Oman off road ». Conduire dans le sable ne pose pas plus de problème que conduire sur la neige. Il faut rester là où il y a des traces de voiture. C’est un régal de pouvoir se garer sans problème. Il y a de la place et de plus tout est gratuit. À Mascate il y a quelques parcmètres, mais on peut les éviter facilement en se garant devant le marché aux poissons. La signalisation est très souvent défaillante. C’est pourquoi je vous conseille fortement d’acheter dés votre arrivée le « Oman off road » qui vous décrit 35 itinéraires touristiques. Achetez le à l’aéroport. Quand vous êtes devant les boutiques des loueurs de voitures, aller chez WHSmith qui se trouve de l’autre côté de la porte de sortie. Lonely Planet décrit aussi de façon détaillée l’accès à certains sites et c’est bien utile.

Argent Nous n’avons utilisé que des rials. Nous les avons trouvés dans les distributeurs automatiques qui sont présents dans toutes les agglomérations. On peut aussi payer par carte les hôtels et l’essence (ce qui ne vaut pas le coup vu le faible prix). Ce qui est surprenant c’est qu’ils n’utilisent pas le 100ème, mais le millième. Ainsi 10 rials s’affiche 10.000. 1000 baisas font donc un rial.

Population Les gens sont vraiment accueillants. Ils disent bonjour dans la rue, discutent facilement avec vous, vous proposent café et dates et même vous invitent à manger chez eux (cela c’est produit deux fois). Le tout est fait sans arrière-pensée. C’est assez fantastique et on est sidéré, lors du retour, par la froideur des gens qui vous ignorent totalement.

Curiosités touristiques D’abord tout est gratuit ou tout comme (1euro pour visiter la citadelle de Bahla par exemple). Mais attention est ce que cela va durer longtemps ? L’accès au fort de Nizwa (ville touristique par excellence) revient à 10 euros par personne (4 euros pour un omanais) et semble augurer d’un futur plus tourné vers les profits touristiques. Vous pouvez vous passer de cette visite. Pour l’instant peu de tourisme organisé. S’il existe il touche des petits groupes sauf à Mascate où les bateaux de croisière font escale. Un conseil visiter les marchés, les wadis, la grande mosquée à Mascate tôt le matin. Tout est beau et mérite le détour.

Les marchés On peut se débrouiller pour enchaîner : - le souk d’Ibra le mercredi : en réalité un gros marché assez décevant - le souk de Sinaw (Sanaw) le jeudi avec la vente des dromadaires par les bédouins (peu de touristes) - le souk de Nizwa le vendredi avec le marché aux chèvres (beaucoup de touristes) - le souk de Bahla le samedi avec ses chèvres (aucun touriste) En tout cas, il faut arriver tôt pour voir beaucoup d’animaux et peu de touristes.

Les curiosités peu fréquentées Le wadi Hoqain près de Rustaq Le chantier des boutres à Sour. Y accéder par la plage en passant à pied sous le pont suspendu. On entre directement dans le chantier. Si on passe par la rue, on se trouve derrière un mur. Jani Bani Bou Ali avec sa mosquée aux 52 coupoles, son château en ruine et sa vieille ville Le vieil Ibra. Du souk prendre la direction Al Kanatar (fléché). Rester à gauche pour prendre le wadi. On roule un moment et on voit les ruines. Prendre la ruelle pavée. Le wadi qui se trouve derrière la vieille ville de Tanuf direction Al Fara’s Al Ayn et ses tombes antiques. La route qui va de Sint à Ghul Les bains publics de Rustaq « Al Kasfah hot Springs ». C’est fléché, gratuit et très chaud La source chaude Ain-al-Thawarah près de Nakhl. Gratuit, se baigner dans la rivière La plage de Seeb (Sib) entre 16h30 et 17h45 pour voir la pèche à la sardine avec des filets tirés par des pickups Nissan !

Résumé de notre circuit Le nord du pays avec Mascate, Sour, Jalan Bani Bou Ali, Wadi Bahni Khalid, 1000 nights camp, Ibra, Nizwa, Bahla, Rustaq – Mascate. Bien sûr nous avons visité tous les points touristiques sur ce trajet.

Conclusion C’est un très beau pays encore authentique. C’est pour cela qu’il faut se dépêcher d’y aller.
Voyager seule en Égypte pour une jeune femme English translation pending
by JulieGmonroe · 2018-04-09 · 10 replies
Bonjour, Je suis toute nouvelle sur le site. J'ai eu quelques réponses à mes questions en fouillant le forum mais j'aimerais de l'information plus récente. Je désire visiter l'Égypte, probablement seule d'ici l'année prochaine. Je me demandais si pour une femme, c'était sécuritaire de marcher dans les rues, d'avoir son portable dans les mains sans se faire voler (comme au Brésil) ? De ce que j'ai trouvé comme information, on peut se vêtir à l'occidental mais en gardant un coté sobre. La question que je me pose, c'est est-ce qu'on doit se couvrir les cheveux d'un foulard ou peut-être même le visage dans certains lieux? Je n'y vois aucun problème, mais j'aimerais être informée avant mon arrivé pour éviter les problèmes.

Merci
Retour de 2 semaines au Japon: itinéraire et budget English translation pending
by SunTsu · 2018-03-28 · 1 reply
Bonjour à tous, après avoir demandé de l'aide sur ce forum il y a plus de 2 mois pour préparer ce voyage, à mon tour de contribuer modestement en rédigeant un petit bilan de notre voyage de 15 jours avec mon épouse (du 10/03 au 24/03)..

ITINIERAIRE ET ETAPES

JOUR 1 : Visite de Narita. Ayant atterrit à l’aéroport international de Narita et prenant notre bus de nuit pour les alpes japonaises de ce même aéroport, nous avons préféré visiter la petite ville de Narita (à 15 min. de l’aéroport du même nom) plutôt que de faire un aller-retour couteux et chronophage jusqu’à Tokyo. Narita est une petite ville sympa, un bon endroit pour commencer doucement son immersion dans ce pays : visite du temple et son jardin, et dégustation des fameuses anguilles de Narita. Le soir, bus de nuit jusqu’à Kanazawa.

JOUR 2 à 4 : Kanazawa et Shirakawa-Go 1ère journée : Visite de Kanazawa : jardin du Kenroku-en, et château de Kanazawa et repos bien mérité dans notre Airbnb.

2ème journée : visite du village de Shirakawa-go, véritable coup de cœur pour ce village de montagne, sous la neige mais avec un soleil resplendissant. Paysage grandiose et village atypique. Bref vous l’aurez compris, on a beaucoup aimé. Le soir, retour à Kanazawa et visite du quartier des geishas.

3ème journée : visite du quartier des samurais, de la villa Nomura, puis marché de Kanazawa (nous y avons mangé les meilleurs sushis de notre voyage). Le soir, bus de nuit pour Kyoto.

JOUR 5 à 7 : Kyoto

1ère journée : repos dans notre ryokan le matin, puis visite des temples autour de la gare : Higashi Hongan-ji, Ryukokuzan Hongan-ji, etc.

2ème journée : location de vélo et visite des principaux lieux : temple de Fushimi-Inari (y arriver de très bonne heure pour éviter les hordes de touristes et profiter de l’ambiance surréaliste), château de Nijo, Palais impérial, Kinkaku-ji (temple d’or). Puis le soir, festival des lumières dans le quartier Higashiyama : visite des temples Kiyomizu-dera et Yasaka Jinja, rues piétonnes Ninenzaka et Sannenzaka, et fin de soirée à Gion.

3ème journée : matinée repos de notre grosse journée de la veille, puis visite du marché Nishiki et des rues piétonnes Pontocho, et arcades commerçantes Teramachi et Shinkyogoku. Soir train et nuit à Osaka en airbnb.

JOUR 8 à 11 : Osaka et sa région. 1ère journée : activation du JR Pass « régional Kansai 2 jours », et direction château de Himeji au petit matin, majestueux et faisant honneur à sa réputation. Sur le chemin retour, arrêt à Kobé pour petite balade en centre-ville et surtout achat du fameux BŒUF, que nous avons cuisiné le soir même de retour à Osaka dans notre appartement…

2ème journée : Grosse journée : matin direction le village des ninjas d’Iga pour la visite du fameux musée et du « show des ninjas » (optionnel si vous n’êtes pas féru d’arts martiaux comme moi, car plus de 2h30 de train et 3 changements de gare depuis Osaka), et après-midi à Nara et ses daims en liberté… puis retour à Osaka.

3ème journée : achat du « Osaka Amazing Pass » que je recommande vivement (métro gratuit et ilimité et nombreuses attractions et activités gratuites). Journée pluvieuse, direction le grand aquarium d’Osaka, une splendeur que je ne conseillerai que trop, surtout pour le bassin géant ou nage 2 requins baleines et une multitude de raie mantas et autres requins marteaux… bluffant et incontournable. Puis le soir grande roue et croisière en bateau à Dotombori.

4ème journée : journée Shopping et divertissements (Sega Joypolis, Grande roue de Umeda, Umeda Sky Building). Détour à DenDen Town le Akihabara d’Osaka, relativement décevant… Le soir, bus de nuit pour Tokyo.

JOUR 12 à 15 : Tokyo 1ère journée : arrivée à Shinjuku le matin, pour tuer le temps jusqu’au check-in de notre appartement visite du quartier (dont le centre commercial Isentan) ainsi que le très intéressant musée du Samourai.

2ème journée : achat du pass métro 3 jours. Visite du marché au poisson Tsujiki, puis direction l’ile artificielle d’Odaiba, assez bluffante (prendre absolument la ligne de métro automatique aérien et se mettre à la première rame). Visite des centre commerciaux « Palette Town », à faire (je vous laisse la surprise) et musée des sciences du Miraikan, qui présente les technologies de demain (la section robotique est à ce titre assez hallucinante).

3ème journée : visite de la grande mosquée de Tokyo, très belle. L’après-midi, visite du par et temple Meiji Jingu, puis fin de soirée à Shibuya.

4ème journée : visite des quartiers de Ueno (en pleine floraison des sakuras) et d’Asakusa. Soir, dernière nuit dans un « Manga-kissa » pour le fun (ma femme claustrophobe ayant refusé l’expérience des capsules-hotels..).

BUDGET

Voici ci-dessous la synthèse et le détail des dépenses, pour une personne.

1/ Avion Paris – Tokyo : 512 euros 2/ Logement : 306 euros 3/ Transports : 254 euros 4/ Nourriture : 249 euros 5/ Visites et divertissements : 68 euros 6/ Divers : 83 euros

TOTAL = 1480 euros par personne.

Détail :

1/ Vol Swiss Air, escale de 2 heures à Zurich. Billet acheté 2 mois avant le voyage (en comparant avec Sky Scanner notamment).

2/ Logement : Nuits en AirBnb pour Kanazawa, Osaka et Tokyo. Grands appartements ultra-propres et équipés (cuisine avec ustensiles, douche et salle de bain, machine à laver, et surtout TOILETTES JAPONAISES), et très bien situés : à 5 minutes à pied du jardin Kenroku-en à Kanazawa, à 10 minutes à pied de Dotombori à Osaka, et à 5 minutes à pied de la station de métro Shin-Nakano à Tokyo (10 min en métro de Shinjuku). A Kyoto, 2 nuits en Ryokan à 5 min de la gare, reservé sur Booking en promo.

3/ Transports : c’est sur ce poste de dépenses que nous avons fait les plus substantielles économies, et ce à 3 niveaux :

en faisant le choix de ne pas prendre un Pass JR national, mais un PASS Bus WILLER 3 jours, à 95 euros par personnes. L’avantage étant de pouvoir utiliser 3 jours de bus, mais sur un délai de 2 mois (et non pas de façon consécutive comme le JR PASS). Nous avons aussi pu, par ce biais, économiser 3 nuits d’hôtel en voyageant de nuit dans des bus couchettes relativement confortables (Tokyo – Kanazawa, Kanazawa-Kyoto, et Osaka – Tokyo). Une option que je recommande vivement pour tout routard qui souhaite faire de longue distances à moindre coût, sans la contrainte de voyager rapidement

en prenant un JR PASS régional Kansai 2 jours à 33 euros par personne et en rayonnant depuis Osaka : Himeji, Kobé, Iga, Nara.

En prenant des Pass Métro à Osaka (Amazing Pass) et à Tokyo (le plus intéressant étant le pass 3 jours à 1500 Yens, en vente à la gare de Shinjuku, se munir de son passeport !)

4/ Nourriture : Là aussi, on ne s’est pas privé (nous avons gouté à pratiquement toutes les spécialités), mais ici aussi nous avons opté pour quelques astuces afin d’économiser : petit déj et déjeuner OU dîner dans les appartements équipés de cuisines, et courses après 20 h dans les supérettes (qui divisent parfois par 2 le prix des denrées périssables), et nous avons cuisiné nous même du bœuf de Kobé, sur les conseils du boucher, ce qui a permis de diviser la note par 5....

5/ Visites et divertissements : nous avons privilégié les temples et monuments gratuits (Fushimi Inari, Palais Impérial de Kyoto, Observatoire de la Mairie de Tokyo, etc.) et n’avons payé que pour les endroits qu’on nous conseillait vivement (Temple d’Or, château d’Imeji, Aquarium d’Osaka, etc.). De plus, je conseille plus que vivement le Amazing Pass à Osaka, qui en plus d’être un Pass métro illimité, permet également d’accéder gratuitement à une multitude d’activité habituellement payante : croisière en bateau sur le canal à Dotombori, accès aux grande roues de Umeda et de Ferris Wheel, accès à la Umeda Sky Building, et pleins d’autres choses que nous n’avons pas eu le temps de faire.

6/ Divers : ici, une catégorie fourre-tout où j’ai mis les locations de casiers pour les bagages, locations de vélos, achats produits d’hygiène et pharmacie, frais bancaires de retraits, etc…

BILAN

ENORMEMENT d’attente sur ce voyage, cela fait des années que je souhaitai visiter ce pays, d’où la paradoxale angoisse d’être déçu en y posant les pieds… Donc autant être clair : ce pays est encore 10 fois plus fabuleux que je ne l’aurais imaginé, et pas forcément pour les raisons que j’aurais imaginé.

1/ Les Japonais : un peuple plutôt réservé mais incroyablement serviable et poli. Combien de fois des japonais(es) nous ont aidé à trouver notre chemin dans les dédales des métros ou dans la rue, et sans même leur demander. Mention spéciale également au service client, qui a pris tout son sens là-bas, que ce soit dans les modestes supérettes de quartiers ou dans le train. Une belle leçon que mes compatriotes francais (et moi-même) devraient prendre en exemple… 2/ La campagne Japonaise : on a adoré les alpes japonaises et la région montagneuses autour d’Iga, alors qu’on imagine le Japon comme un immense Akihabara. 3/ La nourriture : la grosse claque… des saveurs nouvelles et des spécialités encore trop rares en France (ah… les Takoyakis d’Osaka…), et des saveurs parfois trop complexes pour nous (la pate de haricot rouge sucrée…).

Voila voila… Si vous avez des questions ou des commentaires, n’hésitez pas.
Trois semaines en Tunisie English translation pending
by Anne42 · 2018-03-26 · 25 replies
un petit carnet de voyage pour vous donner envie de voyager en Tunisie… c'est un pays pas loin du tout, très dépaysant et qui mérite que les Européens y retournent car ce n'est pas que djerba ou hammamet c'est un pays d'histoire et d'histoires nous sommes donc partis le 25 février à 2 quinquagénaires

un avion transavia de lyon le dimanche matin, petit déjeuner au soleil et on est reparti dè l'après midi pour le sud : aller simple pour Tozeur nous avions négocié par mail avant avec une agence tunisienne ("Alyssa") pour avoir un programme de 5 jours découverte du sud et nous avons été enchantés (chauffeur 4x4 + guide)

- 1er jour : les oasis de montagne de Chebika à Nefta en passant par Mides, Tamerza, ong jemel retour à Tozeur
Voyage 3 semaines Singapour - Malaisie avec 2 enfants en juillet English translation pending
by Mougue · 2018-03-25 · 31 replies
Bonjour,

Nous sommes en train de préparer notre voyage Singapour/ Malaisie, un couple avec deux enfants ( 9 et 7 ans). Voici le programme :

3 nuits Singapour, transfert en avion pour 5 nuits Kuala Lumpur ( réserve éléphants, Kuala Selongor, Grottes de Batu, journée Malacca, journée cameron highlands, 1 nuit Taman negara intercalée entre les nuits à Kl, transfert en avion de KL vers Langkawi pour 4 nuits, transfert en avion de Langkawi vers Kl pour reprendre un vol vers Redang ( les réservations ouvre en juin pour ce petit aéroport) transfert en bateau vers les îles pehrentians 4 nuits puis retour Redang pour 3 nuits , transfert en avion vers Kl pour reprendre un vol vers Singapour pour 1 nuit. Puis vol Singapour Zurich.

J'aimerai savoir quel est le meilleur moyen de rejoindre les îles pehrentians à partir de Kl , car je ne suis pas sur des infos sur l'aéroport de redang et la compagnie Berjaya air.

Merci de me donner vos avis la seule chose de réservée est le vol Zurich Singapour du 10 juillet au 1 août.
Dubaï avec un adolescent English translation pending
by Lauryne96 · 2018-03-18 · 11 replies
Bonjour,

Je pars seule avec mon fils de 13 ans à Dubaï la première semaine d'avril, 4 jours sur place.

Voici les activités que j'ai relevé : - Burj Khalifa - The Yellow Boats : tour en bateau 1h30 Palm Jumeirah, Burj Al Arab et Marina (et éventuellement un 2e tour, de nuit, uniquement dans la Marina) - Atlantis - Mall of the Emirates - Marvel - tour dans le désert - Marina (notre hôtel est à 10 minutes à pied)

Le premier jour, je pensais rester tranquille et profiter de la piscine/plage de l'hôtel, mais néanmoins aller à la Burj Khalifa et le tour en bateau de 1h30.

?? J'ai de la peine à trouver des renseignements sur le meilleur horaire pour aller à la Burj Khalifa. 11h serait bien ? Est-ce que ça vaut vraiment de monter jusqu'au 148e étage ? Et il faut arriver à l'heure du ticket ou alors il faut prendre une marge pour faire la queue ? Depuis la Marina, si on prend un taxi, est-ce un parcours qui peut être passablement embouteillé ? Et une fois sur place, il y a autre chose à faire ? Pour le tour en bateau, nous serons à nouveau proche de notre hôtel. Je pensais prendre l'horaire de 16h00 ou 17h00. Soirée à la Marina.

Deuxième jour, Mall of the Emirates. Combien de temps, sans faire de shopping, mais en allant skier (oui je sais c'est stupide mais j'ai vraiment envie de le faire) ? Que faire d'autre avec un ado dans ce mall ? Je pensais aussi y déjeuner...

Troisième jour : Marvel ou un tour dans le désert. Quelqu'un peut me donner des infos sur ces 2 activités ? Dans le désert, j'ai peur que ça soit un attrape-touriste et pas envie de me faire secouer dans tous les sens dans un 4x4 (problème de nuque). Et je sais pas si Marvel vaut le coup, sachant que nous avons fait Disney en Floride. En soirée, tour en bateau by night dans la Marina.

Quatrième jour : Atlantis - Waterpark. J'imagine qu'on y reste la journée entière ?

Si vous avez d'autres idées avec un ado et sa maman, je suis preneuse. Merci d'avance.

Divers : je pensais me déplacer uniquement en taxi (y.c. de/vers l'aéroport) en prenant uniquement les taxis blanc/rouge. Est-ce bien ?

Et si vous avez des conseils à me donner concernant : les pourboires, l'habillement (j'ai tout entendu), restos, comportement d'une femme seule avec son fils, et autres petites choses à penser à faire/ou ne pas faire à Dubaï - je ne connais absolument pas les us et coutumes des pays musulmans.

Un grand merci pour votre aide. Bonne fin de dimanche. Lauryne
Au Ladakh? Et sur une Royal Enfield? Et ouais... English translation pending
by Genevois · 2018-03-16 · 8 replies
Se couper du réseau, du Wifi et du téléphone portable l'espace d'à peine deux semaines. Un bonheur rare sous nos contrées, mais pas en Inde où le réseau est souvent capricieux. Alors c'est au retour que l'histoire se raconte. Avant d'atteindre le Ladakh et le début de notre aventure en deux roues, il faut passer par New Delhi. C'est un A350 flambant neuf de Lufthansa qui nous y conduira. Un service à bord au top, un avion à l'équipement bien pratique (les écrans individuels ont la taille d'un Ipad et le choix des films est impressionnant), je connais une compagnie à croix blanche qui pourrait en prendre de la graine. Dès la sortie de l'aéroport, New Delhi nous agrippe. Une ville tentaculaire et surpeuplée avec ses 16 millions d'âmes, une ville sale et poussiéreuse, une ville bruyante et stressante, une véritable fourmilière humaine sous 43 degrés Celsius. Charmé ? Sans doute pas. Intrigué plutôt, par les contrastes et l'absence des codes qui régissent nos sociétés. Les contrastes : imaginez un mall à l'américaine avec ses boutiques de luxe Dior, Vuitton ou Chanel. A peine 15 minutes de rickshaw plus loin, le bas de l'échelle (enfants y compris) vit dans la rue, dort à même le sol dans une crassitude et un dénuement total. Rajoutez l'enfer de la circulation locale, où les tuk-tuk ont pour règle de ne pas en avoir, où trois voies peuvent accueillir 6 véhicules de front sans souci, où on roule à contre-sens sur certaines grandes avenues et vous aurez une partie du tableau. New Delhi devrait d'ailleurs s'appeler surtout Delhi tout court. Car s'il y a un NEW à Delhi il y a aussi un OLD. Et c'est là, prêt du Fort Rouge et de la grande Mosquée qu'il est fascinant de s'y promener. Les odeurs d'épices (et d'urine aussi parfois), les murs décrépis, les ruelles abritant des ateliers ou des restaurants improvisés d'un autre âge, et surtout le spectacle de la rue et de ses acteurs, tout y est prétexte à ouvrir ses sens. Evidemment, il y a suffisamment à voir dans une telle ville. Comme l'India Gate, un arc de Triomphe à l'indienne où les familles viennent se promener et les enfants se baigner dans l'eau glauque des bassins, comme la gare centrale, véritable ruche où certains attendent à même le sol des trains dont les retards se montent parfois à plus de dix heures, comme le Lodi Garden ou Connaught Place. Les Blancs sont assez peu nombreux et l'Indien est friand de selfie (combien de fois avons-nous dû poser avec des familles ou des jeunes ?) ou de regards tellement appuyés qu'ils peuvent désarçonner. Une journée à l'aller, une journée au retour. Pas de quoi s'imprégner d'une telle mégapole. Nous l'avons survolée, nous ne l'avons pas pénétrée. Delhi (comme l'Inde d'ailleurs) a son fonctionnement qui ne se dévoile pas en si peu de temps. Mais en laissant tomber nos rigides barrières d'Occidentaux, une certaine facette fait déjà surface. A nous de la comprendre. Nous sommes venus faire de la moto au Ladakh, ça vient, ça vient. Mais il était impossible de ne pas évoquer Delhi avant la grosse part du gâteau. Ca vient, ça vient ... Manali. Ce serait une ville complètement anonyme dans l'immensité indienne si elle n'avait deux caractéristiques. Celle d'être la porte d'entrée des voyageurs à destination de la chaîne himalayenne. Située à 2200 mètres sur les premiers contreforts des montagnes, c'est une petite ville de province sans attrait particulier. Sa deuxième caractéristique, moins glorieuse (encore que, cela dépend des goûts de chacun...), il paraît que sa marijuana est d'une excellente qualité. Et l'herbe pousse partout, en sauvage, sans soin particulier. Alors évidemment, cela attire encore l'Occidental pas encore sorti de l'ambiance seventies, avec ces pattes d'ef, ces longs cheveux et son look de vieux junkie. Trekkers/bikers ou individus à la recherche de paradis artificiels, le décor est planté. Manali donc. 500 km au nord de Delhi, à faire en bus vu qu'il n'y a pas d'autre alternative. Mais à l'indienne. A l'aller, pas moins de 14 heures de trajet, de longues minutes à se demander si nous allions y arriver. Les Argentins ont eu Juan-Manuel Fangio, mais aucun doute là-dessus, il aurait tout aussi bien pu être Indien. En Inde, c'est simple. Le plus gros passe avant tout le monde. Alors évidemment, quand on est dans un car (climatisé et confortable), on s'en fout des autres, on force et on passe. Combien de dépassements dans des virages sans visibilité, combien de queue de poissons à des voitures, combien de risque de frontal avec des deux roues ? Trop, beaucoup trop. Il aurait été agréable de s'assoupir, mais impossible. Arrivés enfin à Manali, nous sommes accueillis par Josh, notre guide moto pour les deux prochaines semaines. Josh est Américain et tout comme sur les routes, il a décidé de choisir sa trajectoire. Il bourlingue en Asie, conduit des groupes, vit comme un nomade des temps modernes, sans attache particulière. Un homme généreux et au grand coeur, on y reviendra. Dépose de nos sacs dans un petit hôtel simple mais confortable, nous touchons enfin les montures qui vont nous conduire à travers les incroyables contrées du Ladakh. Malheureusement, la météo n'a pas encore décidé de nous faire bénéficier du ciel bleu, il faudra faire avec de la pluie et du gris. Petite course de prise en main autour de la ville, la Royal Enfield s'avère maniable, légère et facile à piloter. Et tant mieux parce que vu ce qui nous attend... Le lendemain matin, lever tôt pour notre premier jour de route. Pas vraiment le temps de s'adapter, la première montée est pour le col du Rothang qui culmine à 3900 mètres. Bam, d'entrée ! Sur la route aussi, pas de répit. Le Rothang est populaire pour la classe moyenne venue goûter à l'air des montagnes. Equipés de combinaison de ski (...), les Indiens y montent voir la neige, si rare ailleurs dans le pays. Alors ça bouchonne sec. Mais Josh nous montre la voie. On prend les bords de route, on slalome, on se faufile et on passe. Petit arrêt au sommet, mais la météo n'incite pas à traîner là-haut. L'autre versant, ce sera une autre histoire. Si la montée depuis Manali est entièrement asphaltée, là c'est le contraire. Par l'ombre d'un bitume, que de la piste, des trous et de la boue. C'est le début de la séquence Enduro qui va durer 12 jours. Debout sur les cale-pieds, il faut anticiper, choisir sa voie, faire attention de ne pas glisser, doser son freinage et veiller à rester sur la moto. Le tout en évitant les voitures et en ne s'approchant pas trop du bord de route qui n'a aucune protection vers le ravin. Un ravin dans lequel un membre du groupe aura quand même réussi à y balancer sa moto pour une petite dégringolade de 20 mètres. Il continuera comme passager. Direct dans le bain... Mais ce n'est pas fini, loin de là. Plus loin, la pluie et la fonte des neiges font déborder les rivières, alors ce sera deux passages de gués successifs avec la confirmation que l'étanchéité des chaussures laisse à désirer. En fin d'aprem, Jispa et notre étape du premier soir de route est en vue. Petit hôtel local sympa et fonctionnel. On était venu chercher l'Aventure, cela n'a pas mis long à démarrer. Peu d'asphalte, surtout de la piste, l'altitude, on est dans l'Himalaya M'sieur Dames. Avec ces 3900 mètres, le Rothang, bien que populaire vu sa proximité de Manali, fait figure d'apéritif. Dès aujourd'hui, nous allons gentiment grimper pour flirter, et parfois conclure, avec les 5000 mètres ! Au départ de Jispa, la pluie n'a pas vraiment cessé et le ciel est toujours aussi gris. Déprimant, surtout lorsque l'on vient jusqu'ici pour voir les sommets. Mais pas le choix, faut avancer. Vers le BaralachaLa notamment, 4850 mètres bien tassés. Comme si l'altitude ne suffisait pas, le mauvais temps de ces derniers jours a causé quelques dégâts. Ainsi, pendant la montée vers ce premier col, un éboulement de rocher est venu couper la route. Dans ce coin du monde, la nature ne fait pas les choses à moitié. L'éboulement en question est large de plusieurs centaines de mètres et plus rien ne passe. Il y a bien une pelle mécanique qui tente tant bien que mal de dégager les gros cailloux de la route, mais ce sont surtout des mains qui vont dégager la voie. Une impressionnante file de camions s'est formée et pas question de rester derrière eux. On mettrait des heures à passer. Alors, on dépasse, on resquille, on se la joue motards rebelles. Et on passe devant, première position pour passer dès que la route s'ouvre. Deux bonnes heures d'attente, trois fois rien parfois cela prend plusieurs jours, et la route s'ouvre. On va pouvoir passer mais il y a un prix à payer. Une remontée du torrent sur 2-300 mètres, en essayant de ne plus poser le pied à terre. Raté pour quasi chacun d'entre nous. 4850 mètres atteints au BaralachaLa, et sans effort. Ou presque, car les routes sont toujours aussi ... locales ! On pourrait imaginer que nous sommes les seuls dingos à s'aventurer sur ces pistes en moto, mais que nenni. L'Indien est aussi motard. Il roule évidemment en Enfield, il a des sacoches et un chargement à l'arrière, qu'il recouvre avec une grande bâche en plastique qui protège tout l'arrière de la moto. Et le signe universel des motards, le salut, marche aussi ici. Sauf qu'au lieu de tendre la main, on lève le pouce au-dessus du casque. Pas toujours simple quand on essaie de garder son équilibre sur les pistes. Et ils sont nombreux les motards indiens. Seul ou à deux, mais nombreux. Toujours pas l'ombre d'un ciel bleu (belle formule, comment avoir de l'ombre sans le bleu ...?), le gris prédomine lorsque nous atteignons les alpages de Serchu en fin de journée. Ce soir, pas de chambre, de douche ou de lit confortable. Un camping, tente pour deux, avec un lit surélevé et même une mini salle de bains, mais un froid, on vous dit pas. Il faut dire que nous sommes à 4400 mètres. Un de nous ne se sent pas super bien depuis le début de la journée et là, c'est vraiment pas la joie. Tremblements, perte de contrôle de soi, Josh n'hésite pas bien longtemps. Le MAM, mal aigu des montagnes, frappe fort et met notre ami K.O. Pas le choix, il va falloir le redescendre en "plaine". Décision est prise d'évacuer et Josh se démène pour trouver un 4x4 en pleine nuit (il est 22h00) pour transporter notre compagnon d'infortune. Contre rémunération bien sûr, et c'est parti pour 10 heures de calvaire, sur des pistes, des ravins, des cols, avant d'atteindre la ville de Leh où il y a un hôpital. Josh avait raison, le taux d'oxygène dans le sang était bien descendu, à en être dangereux. Lutter contre le MAM ? Pas vraiment de recette miracle, mais plutôt des recommandations à suivre. Boire 4 à 5 litres d'eau par jour (ce qui a pour effet un gros pipi toutes les 40-50 minutes, nuits y compris) et prendre de l'aspirine en cas de maux de tête. Ca marche ou ça marche pas, mais tout le monde poursuivra le voyage jusqu'au bout. Mais 4 litres d'eau par jour, qu'est-ce que c'est chiant. La nuit à Serchu aura été fraîche, allez disons froide. Mais au matin, belle surprise, le soleil. Et des couleurs, enfin. Mais ça, c'est pour la suite ! Enfin. Au réveil, nous trouvons ce que nous étions venus chercher ici. Du ciel bleu, des paysages, de l'émotion. Au programme du jour, nos premiers 5000. Un baptême que nous pouvons appréhender, surtout après le départ d'un de nos camarades pour cause d'altitude. Les couleurs ont changé, on pourrait même dire que les couleurs sont apparues tant tout était gris jusqu'à maintenant. Des couleurs incroyables, un bleu de ciel qui n'existe pas chez nous (normal, vu la différence d'atmosphère), des montagnes aux nuances naturelles, bref, le moral remonte aussi haut que les cols que nous allons franchir. C'est aussi depuis là que nous allons commencer à croiser de nombreux convois militaires. D'ailleurs, plus nous approchons de Leh, la ville principale du Ladakh, plus la présence des forces indiennes sera importante. Avec souvent des slogans le long des garnisons ravivant le sentiment nationaliste. "One Nation Only", "We serve India", "Our Army for our People", quelques exemples à la gloire des soldats indiens. Il faut dire que le Ladakh fait frontière avec la Chine, dont les visions expansionnistes ne sont pas qu'un leurre, et surtout avec le voisin pakistanais, ennemi héréditaire depuis la création des deux nations. Une sorte de volcan qui paraît endormi mais dont le cratère peut exploser à tout moment délivrant un déluge de feu. Alors l'armée indienne montre ses crocs, sans doute dans un esprit préventif. Bref, nous ne nous sentons pas concernés du tout, sauf quand il faut dépasser les nombreux camions qui rejoignent leur base. Peu d'espace pour croiser ou dépasser, il faut souvent étirer notre propre convoi pour passer ces obstacles. Mais heureusement les chauffeurs sont très compréhensifs avec les motards et aucun d'entre-eux n'entrave notre avancée. La route devient rapidement vertigineuse. Ici, le ravin n'est jamais loin et aucune protection ne vient séparer la route du bord. Concentration. Premier 5000, le Lachlung La, avalé avec facilité, comme une formalité. Pourtant, nous sommes déjà plus haut que le toît de l'Europe. Et ce n'est pas fini. Car après avoir suivi une gorge aussi impressionnante que magnifique, la route remonte vers le Tanglang La. Et là, c'est 5300 mètres qui s'affiche. Le soleil qui nous avait fait grâce ce matin a disparu. Vent et brouillard, voilà le programme au sommet. Dommage, il paraît que la vue y était magnifique. Les routes pour franchir ces cols ? Que dire ? Le peu d'asphalte n'est pas suffisamment plat et en bon état. Concentration toujours et encore. Sinon, et bien c'est de la piste, avec trous, ornières et autres joyeusetés. Les motos souffrent, mais elles tiennent le coup, comme les pilotes. En fin d'après-midi, nous atteignons le petit village de Lato, où une petite Guest House nous attend. Nous sommes à plus de 4000 mètres, mais pourtant la demeure n'a pas de chauffage. Malgré son confort rudimentaire, encore une nuit à dormir habillé ! Le lendemain, direction Leh, la ville principale du Ladakh. Une petite gorge aussi splendide qu'impressionnante nous amène le long du fleuve Indus que nous allons remonter en direction de la ville. Mais en route, Josh nous amène au plus grand monastère de la région, à Hemis. Une bâtisse superbe qui surplombe un village et où les moines régissent la vie quotidienne. Josh est passionné de bouddhisme et ses explications nous permettent de comprendre le fonctionnement du monastère et des différentes fresques qui ornent les murs des salles de prière. Leh est en vue. Une autre ville poussiéreuse et sale, repaire des trekkeurs et autres touristes qui visitent la région. L'occasion de refaire le plein de courses et d'effectuer quelque achats d'artisanat local. Une ville sans charme particulier, mais qui n'est pas désagréable à visiter. Il faut dire qu'après quelques jours de pistes et de camp, un peu de confort citadin ne fera pas de mal. Notre hôtel est à 300-400 mètres du centre, lit confortable et eau chaude, le vrai luxe. Mais Leh, c'est surtout le départ du Khardung La, le plus haut col carrossable du monde à 5600 mètres, et dont l'autre versant donne au Nord sur la Nubra Valley, direction la Chine. Leh et le Khardung La. Ca mérite clairement un chapitre à part entière, alors à bientôt. Il fait beau depuis plusieurs jours maintenant. Et cela tombe bien, car nous sommes à la moitié du parcours et notre corps est désormais acclimaté aux hautes altitude. Nous arrivons donc à Leh, principale ville du Ladakh, qui affiche gentiment ses 3500 mètres d'altitude. Imaginez une ville indienne, poussiéreuse et animée, avec des peupliers et de la végétation. Leh est aussi une ville de garnisons, avec de nombreux bâtiments militaires. Venir ici par la route depuis Manali nécessite près de 500 kilomètres, de nombreux cols et pistes. Alors Leh a aussi son aéroport, qui permet de désenclaver la ville du reste du monde durant l'hiver, lorsque les voies terrestres sont impraticables. Cela fait déjà plusieurs jours que le type des gens a changé. Ici, on pourrait se croire au Tibet ou dans une contrée chinoise. Les yeux sont bridés, le teint moins foncé que les Indiens rencontrés plus au sud de Manali. Ici, c'est un peuple de montagnards, qui s'est adapté aux rudes conditions de la vie au coeur de l'Himalaya. Le centre de Leh est piéton, avec ses restos qui proposent un Wifi lent et improbable, avec ses échoppes d'artisanat local dont les célèbres pashminas, avec ses agences de voyage qui affichent trekking-billets divers-permis pour les passages de check point-etc... Quelques femmes vendent aussi des légumes sur les bords de trottoir. Josh la connaît bien cette ville. Alors il nous amène dans cette petite échoppe qui vend des abricots séchés et sucrés comme nulle part, ses jus de fruit et ses confitures. Il nous présente aussi à Rajesh, le barbier, qui va s'occuper des poils ornant nos joues, finissant le travail par un massage du visage et des épaules. Un barbier qui travaille dans quelques mètres carrés, avec des fauteuils d'un âge révolu pour nous. Un parfait décor local. Une ville ordinaire en somme, si elle n'était à 3500 mètres d'altitude. Une ville pleine de chiens aussi. Des chiens qui se prélassent au soleil, au milieu des touristes et passants, indifférents au passage des deux pattes. Les ladakhis ne semblent pas leur donner une affection particulière, mais aucune agressivité non plus. Mais Leh, c'est surtout le point de départ du Khardung La, le col carrossable le plus haut du monde à 5600 mètres ! En gros, motos, voitures et camions au sommet du Kilimandjaro. La plat de résistance, le point culminant (dans tous les sens du terme), un mélange d'excitation et d'angoisse aussi. La route démarre à la sortie de la ville, prenant gentiment mais sûrement de l'altitude pour un dénivelé final de plus de 2000 mètres. Asphaltée, elle est suffisamment large pour croiser deux véhicules, mais assez étroite pour devoir garder sa concentration. Les conducteurs locaux ont une très fâcheuse tendance à couper les virages et à avoir le pied assez lourd sur le champignon. La limite de la neige est bien plus haute et elle se découpe sur le bleu d'un ciel sans nuage. Les camions militaires circulent en convoi, sans doute en route pour la Nubra Valley sur l'autre versant du col. Pas si facile de les dépasser et lorsque c'est possible, il faut surtout ne pas oublier l'obligatoire coup de klaxon pour attirer l'attention des chauffeurs. Après une trentaine de kilomètres de virages, de courbes sur une belle route, le dernier tronçon arrive. Et là, c'est clairement une autre histoire. Du bitume, on passe à la terre, la boue, la neige, voire la glace à l'ombre, les trous et les ornières. Les dix derniers kilomètres vont être sportifs. L'attention et la concentration redoublent, il faut garder l'oeil droit devant pour choisir la meilleure trajectoire pour ne pas être chahuté. D'un autre côté, cela évite de trop regarder le ravin qui borde la voie... Les croisements et dépassements deviennent plus difficile, le rythme se ralentit. Mais le sommet du col apparaît. On y est ! Le col le plus haut du monde pour les véhicules. 5600 mètres, on y est !!!! Notre guide nous a avertis. Pas question de rester plus de 30 minutes à cette altitude. L'effet sur chacun est assez imprévisible et si certains n'ont rien senti, d'autres, comme moi, ont vu l'équilibre se faire précaire avec un léger tournis. C'est qu'il faut redescendre en moto, dans les mêmes conditions difficiles. Et pas question d'être déconcentré. Nous faisons les photos d'usage, nous nous émerveillons du spectacle, nous profitons de l'instant présent. Mais Josh vient nous chercher. "Chalow, Chalow" (phonétique), ce qui veut dire "on y va, on y va" dans le coin. La descente n'est pas plus facile que la montée et si nous contrôlons la partie en terre par une vitesse et une trajectoire adaptée, dès l'asphalte ce n'est pas moins dangereux. Les taxis/bus locaux montent comme des dingues et ne laissent que peu de place pour passer. Chaque sortie de virage où la visibilité est réduite est périlleuse, le klaxon donne à fond pour prévenir et nous rasons les bords pour éviter les risques de collision frontale. Retour à Leh. Avec peut-être la satisfaction du devoir accompli. Monter si haut en moto, par une route mythique. Une Aventure avec un grand A, le sentiment d'avoir vécu une expérience unique. Un souvenir gravé à jamais. Même si nous avons sans doute vécu le moment fort du voyage, demain nous mettons cap à l'est, sur le lac de Tsomoriri, un endroit oublié des tours opérateurs. Quelque chose me dit que l'eau y est froide... mais vous lirez ça plus tard ... Avant d'aborder cette nouvelle étape qui va nous conduire à l'incroyable lac Tsomoriri, il y a une petite excursion près de Leh dont il faut parler. A 30 km à l'Ouest de la ville, en prenant la route principale, un point de vue est spécialement magnifique. Là où deux vallées se retrouvent pour que leur rivière respective n'en fasse plus qu'une. En effet, près de Nyemo, le Zanskar vient se jeter dans l'Indus. La vallée du Zanskar, un fantasme de bon nombre d'explorateurs, une vallée pas tout à fait ouverte car la route ne la pénètre toujours pas complètement. Josh nous en parle avec passion, il rêve de la parcourir en moto. Selon lui, c'est pour bientôt, des travaux s'activent pour la rendre accessible. Petit détour par la Nyemo House pour un succulent repas et nous rentrons sur Leh. Bon, l'étape du jour maintenant, direction l'Est et la frontière du Tibet. Pour sortir de Leh, nous prenons la route principale qui longe l'Indus. Une circulation assez dense pour la région, avec les codes locaux. En gros, les camions/bus ont priorité sur tout le monde, les vans sur les voitures et les motos, puis les voitures sur les motos. Vous voyez le topo ? En gros, il faut vraiment faire attention, car cela arrive un peu de tous les côtés. Aller au lac n'est pas compliqué, c'est juste long puisqu'il nous faudra plus de 8 heures pour faire les 200 km qui nous séparent de Leh. A Upshi, la route principale pour Manali nous quitte et la circulation diminue drastiquement. Le paysage se fait aussi plus sauvage avec une gorge qui continue de suivre l'Indus, dans la poussière vu que la route n'est plus bitumée. A Mahé Bridge, cela se resserre encore, car la piste devient plus étroite. C'est la seule route pour atteindre le fameux lac, au coeur d'une des régions les plus isolées du Ladakh. Ici peu de villages, mais surtout des nomades. 2-3 tentes isolées (qu'on imagine sans grand confort, notamment l'eau et l'électricité), un 4x4, des chèvres ou des bovidés. Et rien d'autre. Une sorte de dénuement quasi total, une vie solitaire et sans doute très rude sur ces hauts plateaux. Le paysage est juste splendide et il nous arrive de quitter la piste caillouteuse pour rouler sur les plateaux mi-herbeux, mi-sableux. Avant d'atteindre le Tsomoriri, voici déjà le petit lac de Kisgar. Un bleu profond qui contraste parfaitement avec la terre et le sable. Un paysage d'une beauté exceptionnelle, où à part nos pétrolettes, aucun bruit ne vient perturber la calme. Seul le vent se permet un aparté. Evidemment, nous nous devons de stopper à plusieurs endroits pour immortaliser l'endroit. Les derniers kilomètres avant Tsomoriri sont toujours aussi peu roulants. Le soleil commence déjà à disparaître derrière certaines montagnes lorsque nous arrivons au village de Korzok. Un village de bout du monde, au bout de cette piste qui n'ira pas plus loin. Encore 2-3 km après le village, dans les cailloux, et nous voilà au bord du lac. Et évidemment ce qui devait arriver arriva. 10 mâles remplis de testostérone (surtout après une semaine), au bord d'un lac à l'eau limpide. "Et maintenant, baignade !". Encore un de ces défis insensés... Nous sommes à 4700 mètres, peu de chance que l'eau avoisine les 20 degrés ... Mais peu importe, la moitié du groupe la moins sage se retrouve rapidement en slip sur la berge de galets. Et là, il ne faut pas trop réfléchir, mais courir, se lancer, plonger, subir le choc thermique. 1-2-3 on y va. Mon Dieu qu'elle est gelée, 5-6 degrés maximum. Le sang fouette la peau, mais nous sommes transcendés par ce coup de folie, tous hilares dans ce coin perdu du globe, dans une eau glacée à 4700 mètres. Heureusement, il reste un peu de soleil pour nous sécher. Avant de regagner notre campement, nous profitons des derniers instants de soleil, simplement assis sur un caillou à contempler ce paysage serein. Sérénité, c'était l'intitulé du jour. Il n'y a pas de mot plus parfait pour décrire cet endroit magique. Pour la nuit, un campement à la hauteur de tous les autres. Moquette dans la tente, un petit espace pour les toilettes privatifs, une vue à couper le souffle. Josh organise un petit apéro avant le repas du soir, nous aurons droit à notre golette de whisky ce soir, avec un morceau de fromage. Le bonheur se contente parfois de choses simples, nous avons une fâcheuse tendance à l'oublier... Au petit matin, le soleil se lève pile en face de nos tentes et nous avons le temps d'aller faire un tour dans ce village. Les toits plats sont garnis de paille et de bouses, sans doute pour isoler du froid. Derrière notre campement, un berger conduit son troupeau dans un pierrier et une pente respectables. Une vie loin des trépidations occidentales, rythmées par le soleil et les saisons. Mais que font-ils en hiver, lorsque la neige recouvrent tout ? Aujourd'hui, petite étape, nous reprenons la route du retour sur Manali, mais nous ne roulerons que 4 heures, d'où notre départ tardif du camp de Tsomoriri. Direction Tsokar, le grand lac salé. Mais ça, ça sera pour la prochaine fois. Ca y est, cette fois ça tire vraiment sur la fin du voyage. Manali n'est plus qu'à deux nuits (et quelques cols) de route. En quittant notre campement, nous croisons rapidement un petit village où il y a une grande école. Cet établissement est principalement consacré aux populations nomades des environs qui y placent leurs enfants pendant qu'ils continuent leur vie itinérante. L'école n'est donc pas qu'une école, mais aussi un lieu de vie puisque les enfants y dorment, y passent des semaines, voire des mois sans voir leurs parents. C'est là que Josh décident de s'arrêter pour y distribuer les divers cadeaux que nous avons amenés (stylos, cahiers, etc...). Première surprise, les enfants sont tous en uniforme, égaux devant la classe. Un grand terrain de sport, poussiéreux et pas forcément plat, se trouve devant le bâtiment. Alors Josh sort son ballon de foot américain et nous commençons à nous faire des passes. Les enfants sont motivés et très intéressés par notre visite. Certains nous attirent dans les classes pour y voir ce qu'ils apprennent. Ici pas de tableau noir, les cours sont inscrits directement sur les murs ou sur de grandes affiches. Un grand moment de partage, d'échanges et d'humanité. La route reprend, sous un grand soleil, traversant des paysages toujours aussi somptueux. Arrêt au campement de Thukje, au bord du lac salé de Tsokar. Un lac dans lequel il n'y a plus vraiment d'eau, mais une grande plaine asséchée qui va attirer une partie de notre groupe, ceux qui n'en n'ont pas encore eu assez et qui veulent un supplément de moto en conditions spéciales. Une bonne nuit plus tard et ce sera la dernière étape. La route est désormais la même qu'à l'aller à la grande différence prêt que les nuages ont laissé la place à un ciel lumineux. Depuis le début de notre voyage, nous voyons régulièrement des femmes et des hommes travailler sur le bord des routes, à rendre les pistes carrossables en cassant des cailloux à la main, sans réels outils. Josh nous explique que ce sont souvent des ouvriers venant du Népal voisin, troquant une misère insupportable contre une autre misère plus acceptable. Leur boulot est un vrai travail de forçat. Aller chercher des gros cailloux, à la main, dans le lit des rivières ou dans les pentes des montagnes, les ramener en bord de route (toujours à la main) et en faire des gravillons qui recouvriront les voies. Pas de confort (ils vivent dans des tentes directement au bord de la route), pas d'outils, des heures à fournir des efforts physiques par tous les temps, le tout pour un salaire ridicule (mais meilleur que dans leur pays). Les femmes travaillent parfois avec un bambin dans leur dos et les enfants les plus grands restent au bord de route, à regarder passer les véhicules. C'est à eux que nous destinerons nos surplus de fruits secs, de barres de céréales et autres nourriture qui pour nous ne sont que des "friandises" améliorant un ordinaire déjà bien riche. Vous vous souvenez du défi du lac ? Et bien voilà qu'on remet ça, mais dans une cascade cette fois (ben quoi, faut bien briser la routine non ?). En fait, alors que nous roulons tranquillement, nous apercevons un groupe d'Indiens qui se douchent (savon y compris), sous l'eau d'une cascade qui dévale de la montagne directement sur la route. Nouveau challenge et nous voilà rapidement encore une fois en slip. Et sous l'eau évidemment. Une eau qui n'est pas plus tempérée que celle du lac. Grands moments de rire et photo de groupe avec nos compagnons du moment. A la montée du Rotang, deux camions bloquent la route qui n'est pas assez large pour permettre un croisement. L'un d'entre eux fera une marche arrière impressionnante d'habileté, entre ravin et flanc de montagne afin de permettre au bouchon qui s'était formé de se résorber. Manali est presque à portée de vue, la boucle va se boucler. 12 jours d'Aventure, mais il en reste une encore : rentrer sur Delhi avec le car... Nous allons bientôt quitter notre guide et ami Josh, Atul le mécano aussi souriant qu'efficace et ces contrées si belles. Peut-être faudra-t-il parler de l'organisation, de l'agence Vintage Rides, histoire de finir de convaincre ceux qui se sentiraient une âme de voyageur intrépide au coeur de l'Himalaya ?
Excursion en mer d'Aral (Ouzbékistan) English translation pending
by Breizh3544 · 2018-03-15 · 7 replies
Bonjour, Nous partons en Ouzbékistan fin Septembre pour deux semaines. L'agence locale nous propose de nous rendre à Noukous et, de là, de filer vers Moinaq, un ancien port sur la mer d'Aral. Je voudrais connaître l'avis de forumeurs sur l'intérêt de cette excursion?... Esct ce qu'il ne vaudrait pas mieux la remplacer par autre chose Pour info, mon programme actuel : Tashkent - Noukous Noukous - Moinaq - Noukous Noukous - Khiva Khiva Khiva - Boukhara Boukhara Boukhara Boukhara - Nourata - Yangui Gazgan Yangui Gazgan - Haydarkoul - Oukhum Oukhum - Tepakul Tepakul - Samarcande Samarcande Samarcande - Tashkent Est ce qu nous passon à côté de quelque chose de ne pas ratable selon vous?... La vallée de Ferran, par exemple?... Et si nous faisons l'impasse sur la mer d'Aral, que me conseilleriez vous?... A vous lire!

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