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Train ou avion pour le trajet Le Caire - Assouan (avec enfants) English translation pending
Bonsoir,
Nous allons en Égypte pour 18 jours avec nos 2 enfants en fin octobre. Pour ne pas les épuiser, nous allons suivre le conseil d'un membre du forum et nous baser une semaine à Assouan, une semaine à Louxor et quelques jours au Caire.
Nous souhaitons nous rendre dès notre arrivée en Égypte à Assouan et ensuite remonter vers Louxor, puis Le Caire.
La question que nous nous posons est celle du trajet Le Caire - Assouan: en avion ou en train de nuit? Nous pensons revenir de Louxor vers Le Caire en train de jour et c'est pourquoi nous souhaitons faire l'aller ( Le Caire - Assouan) en train de nuit. Le train couchette coûte aussi cher que l'avion d'après ce que j'ai lu sur internet. Le train avec siège semble très peu confortable ( et nous aurons nos 2 enfants de 9 et 6 ans avec nous). L'avion (Le Caire - Assouan) n'est pas excessif ( 250€ pour 4 avec Nile Air) à condition de le prendre le lendemain de notre arrivée (arrivée à 20h30 de Paris, départ pour Assouan à 7h du mat, soit un lever vers 3h30). Dur pour nous et surtout pour les enfants. Le prix des vols double les jours suivants.
Nous penchons vers le train de nuit le lendemain de notre arrivée, ce qui nous laisse la journée pour profiter de la piscine de l'hôtel avant un long trajet en train.
Le train de nuit version couchettes est-il vraiment confortable? Dort-on bien? Si c'est pas top, autant payer beaucoup moins cher et dormir un peu moins bien dans les train avec sièges. Peut-on trouver des tarifs intéressants en train couchette? Où ( sur internet) réserver à l'avance les billets de train? Le train de nuit en version siège est-il vraiment inconfortable? Est-ce dangereux de voyager en train de nuit: violences (zone orange sur le site conseils aux voyageurs) ou vols de bagages? Les conditions de sécurité sont-elles bien meilleures en train couchettes (compartiment qui peut être fermé à clef par exemple)? Si la nuit dans le train signifie une nuit sans sommeil et avec beaucoup de stress, nous préférons prendre l'avion.
D'autre part, Alexandria vaut-elle une visite sachant que nous n'avons pas tant que ça de temps?
Même question pour Abu Simbel: cela vaut-il le long trajet en bus avec deux enfants? ( je pense que oui mais je souhaiterais avoir vote avis) et est-ce vraiment sûr en termes de sécurité? De nombreuses personnes de notre entourage sont affolés que nous partions en voyageurs indépendant en Égypte et en plus avec des enfants ( inquiets pour notre sécurité) et même si je ne partage pas leur inquiétude, je souhaite limiter les risques au maximum.
Voilà, plein de questions... Merci de vos conseils dont nous avons vraiment besoin, Pierre-Yves.
Nous allons en Égypte pour 18 jours avec nos 2 enfants en fin octobre. Pour ne pas les épuiser, nous allons suivre le conseil d'un membre du forum et nous baser une semaine à Assouan, une semaine à Louxor et quelques jours au Caire.
Nous souhaitons nous rendre dès notre arrivée en Égypte à Assouan et ensuite remonter vers Louxor, puis Le Caire.
La question que nous nous posons est celle du trajet Le Caire - Assouan: en avion ou en train de nuit? Nous pensons revenir de Louxor vers Le Caire en train de jour et c'est pourquoi nous souhaitons faire l'aller ( Le Caire - Assouan) en train de nuit. Le train couchette coûte aussi cher que l'avion d'après ce que j'ai lu sur internet. Le train avec siège semble très peu confortable ( et nous aurons nos 2 enfants de 9 et 6 ans avec nous). L'avion (Le Caire - Assouan) n'est pas excessif ( 250€ pour 4 avec Nile Air) à condition de le prendre le lendemain de notre arrivée (arrivée à 20h30 de Paris, départ pour Assouan à 7h du mat, soit un lever vers 3h30). Dur pour nous et surtout pour les enfants. Le prix des vols double les jours suivants.
Nous penchons vers le train de nuit le lendemain de notre arrivée, ce qui nous laisse la journée pour profiter de la piscine de l'hôtel avant un long trajet en train.
Le train de nuit version couchettes est-il vraiment confortable? Dort-on bien? Si c'est pas top, autant payer beaucoup moins cher et dormir un peu moins bien dans les train avec sièges. Peut-on trouver des tarifs intéressants en train couchette? Où ( sur internet) réserver à l'avance les billets de train? Le train de nuit en version siège est-il vraiment inconfortable? Est-ce dangereux de voyager en train de nuit: violences (zone orange sur le site conseils aux voyageurs) ou vols de bagages? Les conditions de sécurité sont-elles bien meilleures en train couchettes (compartiment qui peut être fermé à clef par exemple)? Si la nuit dans le train signifie une nuit sans sommeil et avec beaucoup de stress, nous préférons prendre l'avion.
D'autre part, Alexandria vaut-elle une visite sachant que nous n'avons pas tant que ça de temps?
Même question pour Abu Simbel: cela vaut-il le long trajet en bus avec deux enfants? ( je pense que oui mais je souhaiterais avoir vote avis) et est-ce vraiment sûr en termes de sécurité? De nombreuses personnes de notre entourage sont affolés que nous partions en voyageurs indépendant en Égypte et en plus avec des enfants ( inquiets pour notre sécurité) et même si je ne partage pas leur inquiétude, je souhaite limiter les risques au maximum.
Voilà, plein de questions... Merci de vos conseils dont nous avons vraiment besoin, Pierre-Yves.
Comment se déplacer en Égypte? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars prochainement en Egypte pour une semaine. J'atterrirai au Caire où je vais rester dans un hôtel tout près des pyramides de Gizeh. J'y vais avec mon copain, nous sommes plutôt des voyageurs qui aimons avoir des vacances reposantes plutôt que trop actif. Nous allons donc visiter un peu le Caire une journée, ainsi que les Pyramides une autre journée, et faire des journées piscines. J'aurais aimé faire une journée plage. Après plusieurs recherches, j'ai trouvé les plages de Ain Soukhna, situé a environ 1h40 en voiture de mon hôtel. Cependant je ne sais pas comment y aller. Je m'adresse donc au connaisseur. Existe-t-il des bus pour y aller? Des "tours" qui nous emmeneraient le matin et nous ramèneraient le soir? Est ce que prendre un taxi est risqué et reviendrai cher?
J'ai beau cherché je ne trouve pas de solution.
Merci de vos réponses,
Léa
Je pars prochainement en Egypte pour une semaine. J'atterrirai au Caire où je vais rester dans un hôtel tout près des pyramides de Gizeh. J'y vais avec mon copain, nous sommes plutôt des voyageurs qui aimons avoir des vacances reposantes plutôt que trop actif. Nous allons donc visiter un peu le Caire une journée, ainsi que les Pyramides une autre journée, et faire des journées piscines. J'aurais aimé faire une journée plage. Après plusieurs recherches, j'ai trouvé les plages de Ain Soukhna, situé a environ 1h40 en voiture de mon hôtel. Cependant je ne sais pas comment y aller. Je m'adresse donc au connaisseur. Existe-t-il des bus pour y aller? Des "tours" qui nous emmeneraient le matin et nous ramèneraient le soir? Est ce que prendre un taxi est risqué et reviendrai cher?
J'ai beau cherché je ne trouve pas de solution.
Merci de vos réponses,
Léa
Annulation vol Papeete - Charles-de-Gaulle Air France 077 (1er août 2018) English translation pending
Bonjour,
Ma fille devait quitter PPT mercredi 1er août au matin, pour une arrivée à CDG jeudi 2 août en fin d'après midi.
AF vient de les informer que le vol est annulé. Au lieu de décoller le 1er août à 7h30 (arrivée à CDG le 2 à 16h35), ils décolleront le 2 août à 0h10 pour une arrivée à CDG vendredi vers 10h. Le n° de vol a été changé et le retard sera d’environ 17h. Nouveau n° de vol AF 4085. (Vol initial : aller AF 076 - retour AF 077)
Est-ce-que l’un d’entre vous connaitrait la raison de la suppression du vol PPT-CDG du 1er août ? Je sais qu’il y a de nombreux incendies en Californie, mais de là à supprimer des vols.....
Merci à tous ceux qui pourront me répondre. Bonne journée à tous, Michèle
Ma fille devait quitter PPT mercredi 1er août au matin, pour une arrivée à CDG jeudi 2 août en fin d'après midi.
AF vient de les informer que le vol est annulé. Au lieu de décoller le 1er août à 7h30 (arrivée à CDG le 2 à 16h35), ils décolleront le 2 août à 0h10 pour une arrivée à CDG vendredi vers 10h. Le n° de vol a été changé et le retard sera d’environ 17h. Nouveau n° de vol AF 4085. (Vol initial : aller AF 076 - retour AF 077)
Est-ce-que l’un d’entre vous connaitrait la raison de la suppression du vol PPT-CDG du 1er août ? Je sais qu’il y a de nombreux incendies en Californie, mais de là à supprimer des vols.....
Merci à tous ceux qui pourront me répondre. Bonne journée à tous, Michèle
Retour d'un voyage cauchemar à Madagascar English translation pending
JE RENTRE D'UN VOYAGE CAUCHEMAR A MADAGASCAR;
Tout d'abourd, sachez que je voyage depuis 14 ans en mode routard, une quarantaine de voyages et toujours sans souci reel, uniquement quelques petites péripéties. Je me suis toujours régalé. Mais là j'ai fait un pays d'une dangerosité que je soupconnait même pas. Avant de partir j'avais pu lire le commentaire dur mais réaliste d'un membre des dicusions de ce forum. il disait en parlant d'une personne qui posait des questions sur les sites a visiter, "ils veulent voir le meilleur, ils vont découvrir le pire". Ils se tromper pas.
Tout d'abord j'ai fais la pirogue sur la riviere et les tsingys. avec une soit disante agence de voyage, dont le responsable s'appelle
"Rakotonomena Justin junior "
Il faut savoir que cette personne n'a pas d'adresse sur place, je l'ain contacté par l'intermédiaire de 2 français qui m'en avait dit du bien. Je les soupsonne d'être amis avec Jusitin Rakotonomena et non précedent client. Il faut savoir que nous étions 8 personnes dans le groupe au départ Antsirabé et il y a eu 8 prix différants pour ce trip de 7 jours. Personne a payer le même tarif. Afin de maximiser leur profit, ils nous ont proposé une qualité de service et des prestations minables. on devait passer 6 nuits en hotel et 2 jours de camping, en fait c'est le contraire qui c'est passé. sur la rivière, il y avait 4 pirogues. une a coulé dés le prmier jour. Les portables, Appareils photos, tablettes des touristes qui avaient leur affaires personnelles sur cette pirogue ont tout perdu, et les sacs a dos ont pris l'eau, et donc les effets personnels. il faut savoir que les attaques des bandits sont fréquentes sur la rivieres. des pirogues, et bateaux a moteurs ont été attaqués, et les bandits ont tout pris (objets de valeurs aux touristes présent). Justin, nous avez mis en relation pour ce tour (Pirogues et Tsingys) avec louvain, notre guide, qui nous a avoué qu'Il payait les bandits pour qu'ils n'attaquent pas son groupe. La veille des tsingys ont a dormi dans un Hotel minable "Maman'..... je me rappelle pas la suite" Cet hotel minable de bekopaka n'a aucune sécurité. et le soir aprés le repas, je me sentais pas trés bien et je suis allé me coucher. Dans le courant de la nuit, des gars (le guide louvain pense que c'est les membres du personnel de l'hotel) sont rentrés dans mon bungalow ont tout fouillés et m'ont dérobé tout mon budget de vacances. Je me suis rendu compte de rien, car j'étais trés probablement drogué. Ils ont visités également des tentes présentent sur le site de l'hotel Maman..... et ont pillés une tente. La Gendarmerie c'est rendu sur les lieux, mais ça sert strictement a rien, car ils en ont rien a foutre. Un peu plus tard ont est allé porter plainte au commissariat du village, mais le Commandant de police de ce village était tellement bourré, qu'il a pas pu nous recevoir. Ce n'est que le lendemain, que son adjoint nous a reçu et a pris nos dépositions. Il devait nous les transmettrent par mail, on a toujours rien reçu a ce jour. et a mon avis on recevra rien. la police dans ce pays en a rien a foutre des wazas (les touristes) en lors de problèmes, elle n'intervient jamais. Mad est une destination trés dangereuse actuellement. Sur la dizaine de touristes, que j'ai pu rencontrer sur place 90% ont été volés ou ont été victimes d'abus de confiance.j'ai pu interrogés des policiers sur ce qu'il c'est passé, et ils m'ont répondu que si j'avais réagi a l'agression, ils m'auraient certainement bléssé ou tué. Le voyage était terminé dans ma tête, mais j'ai pu continuer un petit peu et visiter sur Antsirabé avec un résident qui fait du social, Les quariers pauvres. là, les gens sont gentils et content de nous voir, pourtant, ils vievent dans des conditions inimaginables. Ils forcent le respect. Ils ne voient jamais un centime de l'argent que nous dépensons dans le pays. Seul ce qui sont soit disant dans le tourisme profitent de nous. La corruption est trés grande.Un seul conseil, ne prenez pas le risque de vous rendre dans ce pays, qui a de cependant de jolis paysages. mais des jolis paysages, il y en aussi dans la majorité des autres pays plus sécurent. Le dernier jour a Tana, un picpoket a ouvert mon sac (que j'avais pourtant devant) et a essayé de me voler ma pochette contenant mon passeport et ma carte de crédit. J'ai pu m'en rendre compte et intervenir. Il a jeter ma pochette au sol. je l'ai insulté et poursuivi, mais là encore on m'avait prévenu de ne pas m'en prendre physiquement a bandit malgache, car ils sont soit armé, soit la polution prend leur défense et peut vous lyncher ou vous jeter de l'essence dessus et vous transforme en torche vivante. C'est un pays au bord de l'asphyxie, il n'y a plus d'ordre sur place, ce qui explique le danger réel que nous courrons.
J'espère que cette note pourra sensibiliser le plus grand nombre. Je me tiens a votre disposition pour toutes infos supplémentaires,
Chris.
"Rakotonomena Justin junior "
Il faut savoir que cette personne n'a pas d'adresse sur place, je l'ain contacté par l'intermédiaire de 2 français qui m'en avait dit du bien. Je les soupsonne d'être amis avec Jusitin Rakotonomena et non précedent client. Il faut savoir que nous étions 8 personnes dans le groupe au départ Antsirabé et il y a eu 8 prix différants pour ce trip de 7 jours. Personne a payer le même tarif. Afin de maximiser leur profit, ils nous ont proposé une qualité de service et des prestations minables. on devait passer 6 nuits en hotel et 2 jours de camping, en fait c'est le contraire qui c'est passé. sur la rivière, il y avait 4 pirogues. une a coulé dés le prmier jour. Les portables, Appareils photos, tablettes des touristes qui avaient leur affaires personnelles sur cette pirogue ont tout perdu, et les sacs a dos ont pris l'eau, et donc les effets personnels. il faut savoir que les attaques des bandits sont fréquentes sur la rivieres. des pirogues, et bateaux a moteurs ont été attaqués, et les bandits ont tout pris (objets de valeurs aux touristes présent). Justin, nous avez mis en relation pour ce tour (Pirogues et Tsingys) avec louvain, notre guide, qui nous a avoué qu'Il payait les bandits pour qu'ils n'attaquent pas son groupe. La veille des tsingys ont a dormi dans un Hotel minable "Maman'..... je me rappelle pas la suite" Cet hotel minable de bekopaka n'a aucune sécurité. et le soir aprés le repas, je me sentais pas trés bien et je suis allé me coucher. Dans le courant de la nuit, des gars (le guide louvain pense que c'est les membres du personnel de l'hotel) sont rentrés dans mon bungalow ont tout fouillés et m'ont dérobé tout mon budget de vacances. Je me suis rendu compte de rien, car j'étais trés probablement drogué. Ils ont visités également des tentes présentent sur le site de l'hotel Maman..... et ont pillés une tente. La Gendarmerie c'est rendu sur les lieux, mais ça sert strictement a rien, car ils en ont rien a foutre. Un peu plus tard ont est allé porter plainte au commissariat du village, mais le Commandant de police de ce village était tellement bourré, qu'il a pas pu nous recevoir. Ce n'est que le lendemain, que son adjoint nous a reçu et a pris nos dépositions. Il devait nous les transmettrent par mail, on a toujours rien reçu a ce jour. et a mon avis on recevra rien. la police dans ce pays en a rien a foutre des wazas (les touristes) en lors de problèmes, elle n'intervient jamais. Mad est une destination trés dangereuse actuellement. Sur la dizaine de touristes, que j'ai pu rencontrer sur place 90% ont été volés ou ont été victimes d'abus de confiance.j'ai pu interrogés des policiers sur ce qu'il c'est passé, et ils m'ont répondu que si j'avais réagi a l'agression, ils m'auraient certainement bléssé ou tué. Le voyage était terminé dans ma tête, mais j'ai pu continuer un petit peu et visiter sur Antsirabé avec un résident qui fait du social, Les quariers pauvres. là, les gens sont gentils et content de nous voir, pourtant, ils vievent dans des conditions inimaginables. Ils forcent le respect. Ils ne voient jamais un centime de l'argent que nous dépensons dans le pays. Seul ce qui sont soit disant dans le tourisme profitent de nous. La corruption est trés grande.Un seul conseil, ne prenez pas le risque de vous rendre dans ce pays, qui a de cependant de jolis paysages. mais des jolis paysages, il y en aussi dans la majorité des autres pays plus sécurent. Le dernier jour a Tana, un picpoket a ouvert mon sac (que j'avais pourtant devant) et a essayé de me voler ma pochette contenant mon passeport et ma carte de crédit. J'ai pu m'en rendre compte et intervenir. Il a jeter ma pochette au sol. je l'ai insulté et poursuivi, mais là encore on m'avait prévenu de ne pas m'en prendre physiquement a bandit malgache, car ils sont soit armé, soit la polution prend leur défense et peut vous lyncher ou vous jeter de l'essence dessus et vous transforme en torche vivante. C'est un pays au bord de l'asphyxie, il n'y a plus d'ordre sur place, ce qui explique le danger réel que nous courrons.
J'espère que cette note pourra sensibiliser le plus grand nombre. Je me tiens a votre disposition pour toutes infos supplémentaires,
Chris.
Quel quartier pour se loger à Budapest? English translation pending
bonjour
je souhaiterais avoir des conseils en matière d'hébergement pour une semaine à Budapest
il y a plusieurs arrondissements que conseillez vous pour être à proximité des sites à visiter et des moyens de transports ?
Plutôt un quartier calme et sécure
il y a beaucoup d'auberge de jeunesse mais ce serait plutôt soit une chambre d'hôte type airbnb soit un studio qui serait plus dans mes critères
si vous avez des adresses sachant que mon budget est de 50e par nuit à 2 environ
Autres questions est ce que la Budapest card est intéressante si on ne fait que le parlement, quelques églises (je ne sais pas si elles sont comprises) une croisière sur le danube et on utilise les transports en commun ?
si vous avez aussi des conseils de visites en dehors des sentiers battus connus je suis preneuse merci d'avance
Autres questions est ce que la Budapest card est intéressante si on ne fait que le parlement, quelques églises (je ne sais pas si elles sont comprises) une croisière sur le danube et on utilise les transports en commun ?
si vous avez aussi des conseils de visites en dehors des sentiers battus connus je suis preneuse merci d'avance
Lieux à voir au Rajasthan sans trop de touristes English translation pending
Bonjour nous partons moi et mon copain en Inde en décembre et nous ferons le Rajasthan pour 15 jours. Nous aimerions avoir des idées d'endroit où aller et visiter et qui sort des sentiers battus c'est à dire où il n'y a pas trop de touristes et qui sont des incontournables. Un gros merci à l'avance. Nous irons également à Varanesi et à Goa donc pour ces deux endroits aussi nous sommes ouverts à des endroits incontournables et surtout pas trop touristique.
Linda et Marco
Discussion autour du thème du mois de juillet 2017: "Fleuves, rivières et autres ruisseaux..." English translation pending
Pour discuter et partager, c'est ici ! (Le concours est là-bas: https://voyageforum.com/v.f?post=8172665;live=1;#8172665 )
🙂
Organiser un voyage en France pour mes parents English translation pending
Bonsoir !
Je suis originaire de La Réunion et je vis en métropole depuis 4 ans. J'aimerais faire venir mes parents ainsi que mon frère pour des vacances pour 1 mois en Août 2018.
Je voudrais vos conseils pour tout ce qui est location d'une voiture, les gîtes afin de bouger un peu partout...en gros des bons plans pour bien profiter et réduire un peu les dépenses.
J'attends vos réponses avec plaisir :) .
Je vous remercie d'avance ;)
Je suis originaire de La Réunion et je vis en métropole depuis 4 ans. J'aimerais faire venir mes parents ainsi que mon frère pour des vacances pour 1 mois en Août 2018.
Je voudrais vos conseils pour tout ce qui est location d'une voiture, les gîtes afin de bouger un peu partout...en gros des bons plans pour bien profiter et réduire un peu les dépenses.
J'attends vos réponses avec plaisir :) .
Je vous remercie d'avance ;)
Paris sera toujours.... loin de Bordeaux! English translation pending
Hello,
Allez un petit compte-rendu de notre escapade à Paris fin Février. Objectif : Plusieurs expositions qui arrivent à leurs fins et on va broder autour 😛
IMPORTANT : Pour les photos, vous allez voir des différences car il y a du très bon avec mon Sony A6000, du correct avec mon compact Panasonic ( dans les musées entre autres ) et du passable de dépannage avec mon smartphone.
Mercredi 22 Février : Arrivée à Orly à 16h00 et nous rejoignons notre hôtel en bus + métro, pris en promotion au dernier moment, le Déclic à Montmartre. Concept autour de la photo, ça tombe bien.



Allez un petit compte-rendu de notre escapade à Paris fin Février. Objectif : Plusieurs expositions qui arrivent à leurs fins et on va broder autour 😛
IMPORTANT : Pour les photos, vous allez voir des différences car il y a du très bon avec mon Sony A6000, du correct avec mon compact Panasonic ( dans les musées entre autres ) et du passable de dépannage avec mon smartphone.
Mercredi 22 Février : Arrivée à Orly à 16h00 et nous rejoignons notre hôtel en bus + métro, pris en promotion au dernier moment, le Déclic à Montmartre. Concept autour de la photo, ça tombe bien.



Festival international du voyage à vélo de Vincennes 2017 (retour) English translation pending
Bonjour,
Un petit retour de ma visite au salon International du vélo de voyage qui s'est tenu les 14 et 15 janvier 2017 à Vincennes....
En préambule de ce billet je précise les points suivants .... je n'ai pas une grande expérience du vélo de voyage ( je n'ai fait que traverser le Laos en vélo et en solo), je ne suis pas membre de la CCI et mon jugement n'est pas vérité... juste un ressenti...
Pour le provincial que je suis il n'est pas compliqué de trouver le dit salon... cinq heures de train, dix minutes de métro, une question à un Vincennois à la sortie du Métro et me voilà arrivé... ..
Peu de déco festives autour du centre Pompidou... mais peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...
Dans le hall sur les bas-flancs quelques professionnels en matériels vélo... Je fait connaissance de visu. je découvre en vrai le VSF TX 400, le SURLY et le Croix de fer... Un gars très sympa à l'entrée avec des vélos mixtes...
En sous sous-sol sous l'escalier un vendeur de tentes magiques mais hors de prix....
L'accueil ne ressemble en rien à celui que l'on vit sur la route entre cyclo... .. c'est vrai.. je ne suis ni célèbre, ni ancien, ni Parisien. .. Marcel tais-toi !!
Les vendeurs professionnels sont là pour vendre, mais ne peuvent exposer tout leur matériel.. Cela manque cruellement de place ... et d'organisation....déçu.
Je me rends ensuite sur le second site de ce même salon ( simple... tu prends à gauche, tu passes devant Marionnau, tu montes les escliers, tu traverses sous les immeubles, au bout tu verras un bâtiment avec une affiche du salon, tu rentres, c'est là).
A l'entrée un sympathique vigile vérifie mon sac (ce doit être à cause de mon allure de terroriste) et je rentre.... A ma gauche les aventuriers qui après leurs trips vendent leurs produits média... Normal, cela fait parti du jeu et leur permet de repartir sur un autre projet.... Beaucoup se disent ambassadeurs d'une association humanitaire...... Mais dans ce contexte on explique sans écouter... on parle sans entendre, ... on n'échange pas on vend.... Respect. Je le comprend, mais cela ne m'intéresse pas.
Je suis venu pour parler voyage....à vélo.
Une salle haute sert de lieu de restauration... des bancs et des tables alignés...un bar vend des boissons chaudes.... dans la salle la CCI vend des sandwichs... les amis s'y retrouvent... Comme je n'ai pas d'ami ici, même si je suis un Globe biker, je reste seul dans mon coin.
Ma fibre itinérante m'a fait prendre la précaution d'emporter de quoi casse-crouter. Je me pose dans un coin pour ne gêner personne. je mange mes œufs, mon pâté mes mandarines et mes gâteaux au chocolat. je recharge mon téléphone et j'observe les mouvements.
Beaucoup de cheveux gris, qui parlent de voyages sur les bords de la Loire, la pointe du raz, ou la Normandie. C'est aussi du voyage. Je respecte mais ne m'y retrouve pas.
Je passe devant les stands officiels de la FFV, de la voie verte, de Vincennes à vélo et autres, Chacun est là pour expliquer sa vision du cyclisme, ses problèmes et nous interpellent sur ce que nous pourrions faire pour les aider...
Il y a bien les films (sur l'autre site) qui nous sont rappelés par un crieur faisant le tour des salles annonçant les projections à venir (payantes)... Mais encore une fois il s'agit de recevoir sans échanger.
Au final le bilan est assez maigre ....
* en quoi ce salon est il international ? * QUID de l'accueil des nouveaux ? * QUID de la présentation de tous ces matériels pointus ou pas que nous souhaitons pour nos prochains voyages... Les stands installés à l'arrache dans des recoins ne servent à personne. Il manque plein de trucs... Roloff c'est bien, mais Pinion pas mal non plus, et puis il n'y a pas que cyclable comme vendeur... Où sont les Cycloi-Randonnées, Kona, Khalkoof, Trek, Shimano, etc...... * Deux sites pour un seul salon.... C'est boin pour la dynamique d'ensemble. * Où parle t on de voyage ?
BILAN ....
J'ai mis mon réveil samedi à trois heures du matin, j'ai pris ma voiture pour parcourir 60 km. J'ai pris un TGV pour me rendre à la capitale. 05 heures de train. Puis un métro pour arriver au salon. J'avais plein de choses à découvrir et beaucoup de chose à entendre de ceux qui avait parcouru la planète. Au lieu de cela, j'ai trouvé des stands étriqués posés à la va-vite sur les bas-flancs d'escalier, les exposants eux-mêmes déplorant de ne pouvoir montrer tout ce qu'ils avaient en stock. Une organisation où la place est là pour les initiés ou ceux qui ont des copains. Qui parle voyage ? au lieu de raconter son propre voyage ?
Je suis resté 07 heures sur le salon. Personne ne m'a adressé la parole.
La convivialité n'est pas de mise.
Ce salon ne ressemble en rien avec mon vécu du vélo de voyage. Quand Espagnol, Amériacains, Anglais, Gecs, partagent une bière et leurs bons plans glanés sur les routes.
J'ai repris mon métro, puis mon train, puis ma voiture.
A minuit de retour chez moi j'étais déçu. Frustré d'avoir été la victime d'un titre usurpé SALON INTERNATIONAL DU VOYAGE A VELO.
On ne m'y reprendras plus.
Ce salon n'est pas fait pour les voyageurs.
Si vous connaissez un vrai salon de GLOBE BIKER, merci de me le conseiller... j'irai avec plaisir, ... malgré le train, la garde payante de mon chien et les heures de transport en commun.
Mais Vincennes ne me verra plus.
PS... En relisant mon billet je constate ne pas avoir parlé de ces associations qui sont là pour enregistrer de nouveaux adhérents... normal... C'est le salon de la promo orientée.
TOUT CELA N'EST PAS MON VELO... Vous voudrez bien pardonner ma conception étriquée...
Bien à vous
Un petit retour de ma visite au salon International du vélo de voyage qui s'est tenu les 14 et 15 janvier 2017 à Vincennes....
En préambule de ce billet je précise les points suivants .... je n'ai pas une grande expérience du vélo de voyage ( je n'ai fait que traverser le Laos en vélo et en solo), je ne suis pas membre de la CCI et mon jugement n'est pas vérité... juste un ressenti...
Pour le provincial que je suis il n'est pas compliqué de trouver le dit salon... cinq heures de train, dix minutes de métro, une question à un Vincennois à la sortie du Métro et me voilà arrivé... ..
Peu de déco festives autour du centre Pompidou... mais peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...
Dans le hall sur les bas-flancs quelques professionnels en matériels vélo... Je fait connaissance de visu. je découvre en vrai le VSF TX 400, le SURLY et le Croix de fer... Un gars très sympa à l'entrée avec des vélos mixtes...
En sous sous-sol sous l'escalier un vendeur de tentes magiques mais hors de prix....
L'accueil ne ressemble en rien à celui que l'on vit sur la route entre cyclo... .. c'est vrai.. je ne suis ni célèbre, ni ancien, ni Parisien. .. Marcel tais-toi !!
Les vendeurs professionnels sont là pour vendre, mais ne peuvent exposer tout leur matériel.. Cela manque cruellement de place ... et d'organisation....déçu.
Je me rends ensuite sur le second site de ce même salon ( simple... tu prends à gauche, tu passes devant Marionnau, tu montes les escliers, tu traverses sous les immeubles, au bout tu verras un bâtiment avec une affiche du salon, tu rentres, c'est là).
A l'entrée un sympathique vigile vérifie mon sac (ce doit être à cause de mon allure de terroriste) et je rentre.... A ma gauche les aventuriers qui après leurs trips vendent leurs produits média... Normal, cela fait parti du jeu et leur permet de repartir sur un autre projet.... Beaucoup se disent ambassadeurs d'une association humanitaire...... Mais dans ce contexte on explique sans écouter... on parle sans entendre, ... on n'échange pas on vend.... Respect. Je le comprend, mais cela ne m'intéresse pas.
Je suis venu pour parler voyage....à vélo.
Une salle haute sert de lieu de restauration... des bancs et des tables alignés...un bar vend des boissons chaudes.... dans la salle la CCI vend des sandwichs... les amis s'y retrouvent... Comme je n'ai pas d'ami ici, même si je suis un Globe biker, je reste seul dans mon coin.
Ma fibre itinérante m'a fait prendre la précaution d'emporter de quoi casse-crouter. Je me pose dans un coin pour ne gêner personne. je mange mes œufs, mon pâté mes mandarines et mes gâteaux au chocolat. je recharge mon téléphone et j'observe les mouvements.
Beaucoup de cheveux gris, qui parlent de voyages sur les bords de la Loire, la pointe du raz, ou la Normandie. C'est aussi du voyage. Je respecte mais ne m'y retrouve pas.
Je passe devant les stands officiels de la FFV, de la voie verte, de Vincennes à vélo et autres, Chacun est là pour expliquer sa vision du cyclisme, ses problèmes et nous interpellent sur ce que nous pourrions faire pour les aider...
Il y a bien les films (sur l'autre site) qui nous sont rappelés par un crieur faisant le tour des salles annonçant les projections à venir (payantes)... Mais encore une fois il s'agit de recevoir sans échanger.
Au final le bilan est assez maigre ....
* en quoi ce salon est il international ? * QUID de l'accueil des nouveaux ? * QUID de la présentation de tous ces matériels pointus ou pas que nous souhaitons pour nos prochains voyages... Les stands installés à l'arrache dans des recoins ne servent à personne. Il manque plein de trucs... Roloff c'est bien, mais Pinion pas mal non plus, et puis il n'y a pas que cyclable comme vendeur... Où sont les Cycloi-Randonnées, Kona, Khalkoof, Trek, Shimano, etc...... * Deux sites pour un seul salon.... C'est boin pour la dynamique d'ensemble. * Où parle t on de voyage ?
BILAN ....
J'ai mis mon réveil samedi à trois heures du matin, j'ai pris ma voiture pour parcourir 60 km. J'ai pris un TGV pour me rendre à la capitale. 05 heures de train. Puis un métro pour arriver au salon. J'avais plein de choses à découvrir et beaucoup de chose à entendre de ceux qui avait parcouru la planète. Au lieu de cela, j'ai trouvé des stands étriqués posés à la va-vite sur les bas-flancs d'escalier, les exposants eux-mêmes déplorant de ne pouvoir montrer tout ce qu'ils avaient en stock. Une organisation où la place est là pour les initiés ou ceux qui ont des copains. Qui parle voyage ? au lieu de raconter son propre voyage ?
Je suis resté 07 heures sur le salon. Personne ne m'a adressé la parole.
La convivialité n'est pas de mise.
Ce salon ne ressemble en rien avec mon vécu du vélo de voyage. Quand Espagnol, Amériacains, Anglais, Gecs, partagent une bière et leurs bons plans glanés sur les routes.
J'ai repris mon métro, puis mon train, puis ma voiture.
A minuit de retour chez moi j'étais déçu. Frustré d'avoir été la victime d'un titre usurpé SALON INTERNATIONAL DU VOYAGE A VELO.
On ne m'y reprendras plus.
Ce salon n'est pas fait pour les voyageurs.
Si vous connaissez un vrai salon de GLOBE BIKER, merci de me le conseiller... j'irai avec plaisir, ... malgré le train, la garde payante de mon chien et les heures de transport en commun.
Mais Vincennes ne me verra plus.
PS... En relisant mon billet je constate ne pas avoir parlé de ces associations qui sont là pour enregistrer de nouveaux adhérents... normal... C'est le salon de la promo orientée.
TOUT CELA N'EST PAS MON VELO... Vous voudrez bien pardonner ma conception étriquée...
Bien à vous
5 jours seule à Paris English translation pending
Bonjour,
Je compte passer 5 jours à Paris au mois de septembre. J'ai retenu un hotel au 8e près de la gare saint lazare et un dans le 1er arrondissement rue saint roch.
Pouvez-vous me dire si ce sont des endroits sûrs pour une jeune fille seule ? À quelle heure je devrais être rentrée pour éviter les problèmes :S ?
Sinon me proposer quelques noms de quartiers et arrondissement sûrs ?
Merci d'avance
Vol TS 397 - Roissy-Montréal du 18 février 2016 - 13 heures de retard English translation pending
Bonjour ami(e)s VFistes,
Le vol d'Air Transat reliant CDG à YUL d'aujourd'hui est retardé de 13 heures. Est ce que par hasard l'un d'entre vous connaitrait la raison de ce retard (sachant que le vol Yul-Cdg qui est arrivé ce matin était à l'heure!). De plus il me semble qu'il y a possibilité de demander des indemnisations. Je sais qu'un VFiste (dont j'ai malheureusement oublié le pseudo complet (Elvajo...) est pas mal au courant!! Si jamais il lit cette discussion, merci d'avance à lui de me donner le lien vers son site expliquant les détails de la démarche à suivre (par contre le vol étant un vol vers le Canada et la compagnie Air Transat étant canadienne, pas sûr que la règlementation européenne puisse s'appliquer!
MErci à celles et ceux qui auront pris le temps de me lire!
Le vol d'Air Transat reliant CDG à YUL d'aujourd'hui est retardé de 13 heures. Est ce que par hasard l'un d'entre vous connaitrait la raison de ce retard (sachant que le vol Yul-Cdg qui est arrivé ce matin était à l'heure!). De plus il me semble qu'il y a possibilité de demander des indemnisations. Je sais qu'un VFiste (dont j'ai malheureusement oublié le pseudo complet (Elvajo...) est pas mal au courant!! Si jamais il lit cette discussion, merci d'avance à lui de me donner le lien vers son site expliquant les détails de la démarche à suivre (par contre le vol étant un vol vers le Canada et la compagnie Air Transat étant canadienne, pas sûr que la règlementation européenne puisse s'appliquer!
MErci à celles et ceux qui auront pris le temps de me lire!
Quelques lieux cachés et inconnus à Paris English translation pending
Bonjour à tous!
Je voudrais savoir, est-qu'il ya quelqeus lieux cachés et inconnu à Paris, mais trés trés intéressant. Donc, j'étais à Paris 2 fois et j'ai visité tous les lieux célèbre. Et pour troisième fois je veux voir quelqeus plus intéressant et incroyable (peut-être) ou misterious? Cette une question pour parisiens ou tous qui connaît quelqeus chose de cela.
Je suis russe, et mon français pas très bien, je crois..
Merci par avance!!
S'installer à Rouen (ou autour) English translation pending
Bonjour,
mon mari commence un nouveau travail à Rouen (rive droite) en janvier. Nous souhaitons nous installer à proximité de Rouen (15-20km max) dans un cadre plutôt calme et vert pour si possible avoir une maison et un jardin (nous avons 3 enfants).
Quel quartiers éviter ? Quelle villes privilégier ?
Merci pour vos réponses.
mon mari commence un nouveau travail à Rouen (rive droite) en janvier. Nous souhaitons nous installer à proximité de Rouen (15-20km max) dans un cadre plutôt calme et vert pour si possible avoir une maison et un jardin (nous avons 3 enfants).
Quel quartiers éviter ? Quelle villes privilégier ?
Merci pour vos réponses.
10 jours à Paris (avec enfants) English translation pending
Bonjour,
nous serons à Paris du 10 au 20 juillet 2016 (je sais c'est loin... mais j'aime m'y prendre d'avance) avec nos deux enfants de 7 et 10 ans. Nous aimerions découvrir Paris, son histoire, sa vie mais dans une perspective que nous avons également des enfants. Nous prévoyons aller voir la tour Eiffel (évidemment), les champs Élisée, le Château de Versailles, Le Louvres... mais ensuite??? J'irais bien visiter le cimetière du Père Lachaise mais je doute que les enfants apprécient.
Nous ne voulons pas aller à Disneyland ou au Parc Astérix. Que pourriez-vous nous suggérer comme activité? Évidemment, on va se promener à pied (voir le Moulin Rouge de l'extérieur, Église Notre-Dame) mais auriez-vous des suggestions d'activité.
Également, on regarde pour louer un appartement (ou faire un échange de maison) pendant notre séjour. Dans quel quartier, idéalement, devrions-nous loger? Nous voulons un compromis acceptable entre la distance et le centre (nous avons regardé pour le coin de Vincenne).
Merci pour vos précieux conseils.
Michel et Julie
Nous ne voulons pas aller à Disneyland ou au Parc Astérix. Que pourriez-vous nous suggérer comme activité? Évidemment, on va se promener à pied (voir le Moulin Rouge de l'extérieur, Église Notre-Dame) mais auriez-vous des suggestions d'activité.
Également, on regarde pour louer un appartement (ou faire un échange de maison) pendant notre séjour. Dans quel quartier, idéalement, devrions-nous loger? Nous voulons un compromis acceptable entre la distance et le centre (nous avons regardé pour le coin de Vincenne).
Merci pour vos précieux conseils.
Michel et Julie
Rajasthan 2016 pour mes 50 ans English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage de découverte au Rajasthan pour mars 2016 avec mon épouse pour mon anniversaire (50 ans!!!!). Mon épouse et moi sommes plutôt de grand voyageurs et avons l'habitude des périples à l'étranger avec de grands kilométrages. J'étudie différentes propositions d'agences (Voyages in India, India peacok Travel, Marco Vasco). Le cahier des charges est simple : voyage en mars 2016 avec chauffeur (probablement anglophone) d'une durée de 15 jours avec hébergement luxe (on n'a pas tous les jours 50 ans) :
J0 départ de Paris J1 Delhi J2 Delhi / Shekhawati (257 km - 4h30/5h de route) J3 Shekhwati – Kuchaman J4 Kuchaman-Khimsar J5 Khimsar-Ramdeora- Jaisalmer J6 Jaisalmer J7 Jaisalmer / Jodhpur J8 Jodhpur – Ranakpur – Udaipur J9 Udaipur J10 Udaipur – Chittorgarh – Bundi J11 Bundi – Jaipur
J12 Jaipur J13 Jaipur – Agra J14 Agra-Delhi J15 Delhi : retour vers la France
Je vous passe le contenu des visites quotidiennes et le choix des hébergements. Je voudrais savoir si ce circuit est réaliste sachant qu'au moins 3 agences m'ont proposé à peu près ce même circuit.
Qu'en pensez-vous chers voyageurs connaisseurs du Rajasthan?
Très bonne journée.
Loïc
Je prépare un voyage de découverte au Rajasthan pour mars 2016 avec mon épouse pour mon anniversaire (50 ans!!!!). Mon épouse et moi sommes plutôt de grand voyageurs et avons l'habitude des périples à l'étranger avec de grands kilométrages. J'étudie différentes propositions d'agences (Voyages in India, India peacok Travel, Marco Vasco). Le cahier des charges est simple : voyage en mars 2016 avec chauffeur (probablement anglophone) d'une durée de 15 jours avec hébergement luxe (on n'a pas tous les jours 50 ans) :
J0 départ de Paris J1 Delhi J2 Delhi / Shekhawati (257 km - 4h30/5h de route) J3 Shekhwati – Kuchaman J4 Kuchaman-Khimsar J5 Khimsar-Ramdeora- Jaisalmer J6 Jaisalmer J7 Jaisalmer / Jodhpur J8 Jodhpur – Ranakpur – Udaipur J9 Udaipur J10 Udaipur – Chittorgarh – Bundi J11 Bundi – Jaipur
J12 Jaipur J13 Jaipur – Agra J14 Agra-Delhi J15 Delhi : retour vers la France
Je vous passe le contenu des visites quotidiennes et le choix des hébergements. Je voudrais savoir si ce circuit est réaliste sachant qu'au moins 3 agences m'ont proposé à peu près ce même circuit.
Qu'en pensez-vous chers voyageurs connaisseurs du Rajasthan?
Très bonne journée.
Loïc
Visa en ligne pour le Népal English translation pending
Bonjour,
Il y a quelques jours, j'ai effectué une demande de visa touristique en ligne pour le Népal via http://online.nepalimmigration.gov.np/tourist-visa. Une fois le formulaire rempli et validé, un identifiant à imprimer s'est affiché. Je n'ai pas eu à effectuer de paiement et n'ai reçu aucun email depuis. Je ne sais pas si cette procédure est suffisante, s'il suffit de présenter le passeport et l'identifiant à la douane en arrivant ... bref, tout ça n'est pas très clair et je n'ai pas trouvé de retour d’expérience la dessus.
Est ce que quelqu'un à tester le visa en ligne pour se rendre au Népal ? Comment se déroule le processus de la demande du visa en ligne au passage d'immigration ?
Merci d'avance pour vos retours.
Marie.
Il y a quelques jours, j'ai effectué une demande de visa touristique en ligne pour le Népal via http://online.nepalimmigration.gov.np/tourist-visa. Une fois le formulaire rempli et validé, un identifiant à imprimer s'est affiché. Je n'ai pas eu à effectuer de paiement et n'ai reçu aucun email depuis. Je ne sais pas si cette procédure est suffisante, s'il suffit de présenter le passeport et l'identifiant à la douane en arrivant ... bref, tout ça n'est pas très clair et je n'ai pas trouvé de retour d’expérience la dessus.
Est ce que quelqu'un à tester le visa en ligne pour se rendre au Népal ? Comment se déroule le processus de la demande du visa en ligne au passage d'immigration ?
Merci d'avance pour vos retours.
Marie.
Un tour du monde de l'architecture contemporaine English translation pending
Je me lance plus tôt que prévu dans l'exercice...
J'attends de cette discussion une collecte de vues et perspectives des grandes œuvres de l'architecture contemporaine à travers le monde, pour faire découvrir (ou redécouvrir) aux VFistes les architectes majeurs des dernières décennies Comme il est difficile de définir ce qui est "contemporain", on va essayer de se limiter aux bâtiments (ou ponts, ou tours, ou monuments, ...) dont la date de construction est postérieure à la fin de la deuxième guerre mondiale donc 1945 Par conséquent, la Tour Eiffel, la grande muraille de Chine, la statue de la Liberté ou le château de Chambord sont automatiquement exclus... 🤪 et le Golden Gate de San Francisco (achevé en 1937) également...😛
Pas de contraintes sur l'angle de prises de vues où le nombre de photos exposées, à partir du moment où les photos sont correctement réalisées (on est ici sur la rubrique photo, donc un petit effort de soin est recommandé, pas de photos noires, cramées, floues, illisibles, ou cadrées "à la hussarde"... 😕) Je ne ferai pas la police (ce n'est pas un concours) mais un peu d'autodiscipline est recommandée, SVP
Les vues d'ensemble sont autorisées, mais essayez aussi de rendre hommage aux architectes en tentant des angles un peu plus originaux qui mettent en valeur la structure des bâtiments et l'imagination graphique des concepteurs...
C'est mieux de regrouper les photographies relatives à un même architecte sur le même post (permet de comparer les œuvres d'un même auteur, ou une même œuvre sous différents angles selon l'imagination du photographe) mais ce n'est pas obligatoire... Doublons possibles (œuvres ou architectes), à condition que les angles de prises de vues soient suffisamment différents pour qu'on ne s'endorme pas dès la deuxième page de la discussion 😠
Seule contrainte (et elle est facile à respecter) c'est d'indiquer pour chaque photo le nom du bâtiment et sa localisation précise (ville et pays) ainsi que le nom de l'architecte qui a crée le bâtiment
Je commence dans quelques minutes avec un exemple pour montrer ce que je souhaite
J'attends de cette discussion une collecte de vues et perspectives des grandes œuvres de l'architecture contemporaine à travers le monde, pour faire découvrir (ou redécouvrir) aux VFistes les architectes majeurs des dernières décennies Comme il est difficile de définir ce qui est "contemporain", on va essayer de se limiter aux bâtiments (ou ponts, ou tours, ou monuments, ...) dont la date de construction est postérieure à la fin de la deuxième guerre mondiale donc 1945 Par conséquent, la Tour Eiffel, la grande muraille de Chine, la statue de la Liberté ou le château de Chambord sont automatiquement exclus... 🤪 et le Golden Gate de San Francisco (achevé en 1937) également...😛
Pas de contraintes sur l'angle de prises de vues où le nombre de photos exposées, à partir du moment où les photos sont correctement réalisées (on est ici sur la rubrique photo, donc un petit effort de soin est recommandé, pas de photos noires, cramées, floues, illisibles, ou cadrées "à la hussarde"... 😕) Je ne ferai pas la police (ce n'est pas un concours) mais un peu d'autodiscipline est recommandée, SVP
Les vues d'ensemble sont autorisées, mais essayez aussi de rendre hommage aux architectes en tentant des angles un peu plus originaux qui mettent en valeur la structure des bâtiments et l'imagination graphique des concepteurs...
C'est mieux de regrouper les photographies relatives à un même architecte sur le même post (permet de comparer les œuvres d'un même auteur, ou une même œuvre sous différents angles selon l'imagination du photographe) mais ce n'est pas obligatoire... Doublons possibles (œuvres ou architectes), à condition que les angles de prises de vues soient suffisamment différents pour qu'on ne s'endorme pas dès la deuxième page de la discussion 😠
Seule contrainte (et elle est facile à respecter) c'est d'indiquer pour chaque photo le nom du bâtiment et sa localisation précise (ville et pays) ainsi que le nom de l'architecte qui a crée le bâtiment
Je commence dans quelques minutes avec un exemple pour montrer ce que je souhaite
Paris: où loger avec enfants et transport English translation pending
Bonjour,
Nous nous rendrons quelques jours à Paris l'été prochain avec deux enfants de 6 et 9 ans et les deux grands-mamans. J'ai quelques questions...
-Si nous arrivons à Charles-de-Gaulle, quel est le meilleur moyen pour se rendre au cœur de Paris (RER ?). Y a-t-il d'autres moyens ? Où se trouvent les arrêts dans la ville ?
-Quel seraient les meilleurs arrondissements pour réserver une chambre et ne pas être trop loin des sites à visiter avec les enfants ?
-Quels hôtels seraient recommandés ?
-Savez-vous de quelle gare part le TGV vers Genève, où nous nous rendons ensuite ?
Merci beaucoup de m'aider ! Annie
-Si nous arrivons à Charles-de-Gaulle, quel est le meilleur moyen pour se rendre au cœur de Paris (RER ?). Y a-t-il d'autres moyens ? Où se trouvent les arrêts dans la ville ?
-Quel seraient les meilleurs arrondissements pour réserver une chambre et ne pas être trop loin des sites à visiter avec les enfants ?
-Quels hôtels seraient recommandés ?
-Savez-vous de quelle gare part le TGV vers Genève, où nous nous rendons ensuite ?
Merci beaucoup de m'aider ! Annie
Paris: faisable à pied? English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis en gros dilemme rapport à l'achat de billets pour le transport à Paris, le choix est tellement vaste... Dans une autre discussion, quelqu'un a fait mention qu'on pouvait très bien se débrouiller avec l'achat de 10 tickets de métro et que bien souvent on n'a pas à utiliser tant que ça le transport en commun car à Paris, tout est relativement proche. Ma question: est-ce vrai ? J'ai visité Londres au début de l'année et j'étais bien contente d'avoir acheté mon London Pass pour les transports, surtout vu le coût exorbitant des billets de métro et que Londres se fait moins bien à pied car très vaste. C'est pourquoi je me questionne si Paris c'est vraiment faisable à pied, en général. Je prévois y aller en janvier prochain, aussi dois-je me munir de mes bottes d'hiver? La France, c'est peut-être pas comme le Canada, mais je sais que parfois il peut y neiger et en souliers dans la neige, c'est pas fameux!
Merci!
Programme/itinéraire pour visiter Paris en couple (5 jours) English translation pending
Bonjour 🙂,
J'aimerais avoir les avis, conseils ou même des critiques vis-à-vis de mon programme touristique (provisoire) pour visiter Paris en décembre prochain. En effet, mon compagnon et moi-même allons rester 5 jours à Paris entre les 13/12 et 18/12 prochains, notre hôtel est dans le nord de la ville (Porte de Clignancourt, 18e).
Or, n'étant pas Parisien, je n'ai pas bien conscience de la durée des trajets (essentiellement avec la RATP/SNCF via le ticket "Paris Visite") et des sites touristiques. C'est pour cela que je sollicite une aide (si possible d'un Francilien) afin d'optimiser mon programme, le rendre réalisable. Voici donc mon projet initial :
Jour 1 (mon compagnon ne sera là que vers midi) - Montmartre (balade et déjeuner) - Centre de Paris (grande roue de la Concorde, flânerie entre cette place et l'Opéra Garnier) - Dîner dans le quartier de l'Opéra - Retour à l'hôtel
Jour 2 - Marche à pieds des Invalides à la Tour Eiffel - Bateau-mouche (départ de la Tour, croisière d'1h) - Retour du bateau, direction l'Arc de Triomphe (visite ou pas)
- Métro jusqu'à l'Île de la Cité : flânerie jusqu'au pont des Arts, déjeuner, visite de la Sainte-Chapelle - Marche à pieds de Notre-Dame à l'Hôtel de Ville (visite de la Mairie et/ou patinoire si c'est encore dispo cette année) - Fin de journée dans le Marais (goûter ou dîner dans le quartier : que voir/que faire ici ? Antiquaires, Place des Vosges, Hôtels particuliers ?)
- Retour à l'hôtel
Jour 3 - Marche à pieds matinale du Palais-Royal jusqu'au Musée d'Orsay (voir l'architecture du Palais cité + du Louvre + éventuellement visiter le jardin des Tuileries + longer le quai jusqu'au musée) - Visite du Musée d'Orsay
- Déjeuner dans le Quartier Latin puis visite/flânerie dans le quartier (devrions-nous nous contenter d'un secteur en particulier : Panthéon, jardin des Plantes, du Luxembourg ? Bref, que faire, que voir, que choisir ?!)
- Visite de l'Opéra Garnier (intérieur) puis shopping dans les Grands Magasins et/ou faire un saut jusqu'au Petit-Palais (visite) puis, sans remonter tous les Champs-Elysées, s'arrêter à Ladur��e (macarons) et pause-goûter sur la terrasse d'un café (Opéra + Shopping + une partie des Champs-Elysées OU Opéra + Champs-Elysées + Shopping ?)
- Retour à l'hôtel et dîner dans les environs (Montmartre n'est pas loin de notre hôtel)
Jour 4 Journée à Versailles... Comme le site est énorme, et que nous aimerions le visiter intelligemment, que faut-il privilégier ? Château + Jardin ou peut-on espérer voir, en plus, les deux Trianons et le Hameau de la Reine ? Ensuite, étant donné que nous serons en hiver, les jardins ne risquent-ils pas d'être décevants ? Enfin, comme nous souhaitons passer la journée dans le Domaine de Versailles, où peut-on déjeuner ? A vrai dire, je crains que les prix du resto du château soient trop élevés donc, faudrait-il venir avec notre propre repas ?
Retour à Paris/hôtel prévu pour 17h/18h
Ironiquement, j'aimerais que nous dînions et passions la soirée dans le quartier de la Bastille (J'aimerais que nous nous désaltérions dans des bars branchés ou dans un café-concert... J'en connais aucun ! Evidemment)
Jour 5 ATTENTION : nous devons quitter l'hôtel avant 12h, nous quittons Paris à 21h30. Afin de ne pas être embêtés avec nos bagages, nous avons pensé les mettre dans la consigne de la gare de l'Est (bonne ou mauvaise idée ?)
Sur la base que nous ayons déposé nos affaires dans la consigne de la gare de l'Est pour midi, nous comptons déjeuner à Belleville et nous promener soit aux Buttes Chaumont soit au cimetière Père-Lachaise Vers 16h30, haut de la tour Montparnasse pour voir Paris une dernière fois puis dîner dans le Quartier Latin (autre idée, pour changer ?) Avoir repris nos bagages à la gare pour 19h30, notre bus partira à 21h30 Porte Gallieni.
Voilà, ce programme est peut-être trop brouillon ou ambitieux mais je vous l'expose pour justement l'améliorer. Paris est si riche que ça en fait un peu mal de manquer certains lieux remarquables ou méconnus (marché aux puces de Saint-Ouen, visite du Louvre, la Défense ect...) 🙁
J'aimerais avoir les avis, conseils ou même des critiques vis-à-vis de mon programme touristique (provisoire) pour visiter Paris en décembre prochain. En effet, mon compagnon et moi-même allons rester 5 jours à Paris entre les 13/12 et 18/12 prochains, notre hôtel est dans le nord de la ville (Porte de Clignancourt, 18e).
Or, n'étant pas Parisien, je n'ai pas bien conscience de la durée des trajets (essentiellement avec la RATP/SNCF via le ticket "Paris Visite") et des sites touristiques. C'est pour cela que je sollicite une aide (si possible d'un Francilien) afin d'optimiser mon programme, le rendre réalisable. Voici donc mon projet initial :
Jour 1 (mon compagnon ne sera là que vers midi) - Montmartre (balade et déjeuner) - Centre de Paris (grande roue de la Concorde, flânerie entre cette place et l'Opéra Garnier) - Dîner dans le quartier de l'Opéra - Retour à l'hôtel
Jour 2 - Marche à pieds des Invalides à la Tour Eiffel - Bateau-mouche (départ de la Tour, croisière d'1h) - Retour du bateau, direction l'Arc de Triomphe (visite ou pas)
- Métro jusqu'à l'Île de la Cité : flânerie jusqu'au pont des Arts, déjeuner, visite de la Sainte-Chapelle - Marche à pieds de Notre-Dame à l'Hôtel de Ville (visite de la Mairie et/ou patinoire si c'est encore dispo cette année) - Fin de journée dans le Marais (goûter ou dîner dans le quartier : que voir/que faire ici ? Antiquaires, Place des Vosges, Hôtels particuliers ?)
- Retour à l'hôtel
Jour 3 - Marche à pieds matinale du Palais-Royal jusqu'au Musée d'Orsay (voir l'architecture du Palais cité + du Louvre + éventuellement visiter le jardin des Tuileries + longer le quai jusqu'au musée) - Visite du Musée d'Orsay
- Déjeuner dans le Quartier Latin puis visite/flânerie dans le quartier (devrions-nous nous contenter d'un secteur en particulier : Panthéon, jardin des Plantes, du Luxembourg ? Bref, que faire, que voir, que choisir ?!)
- Visite de l'Opéra Garnier (intérieur) puis shopping dans les Grands Magasins et/ou faire un saut jusqu'au Petit-Palais (visite) puis, sans remonter tous les Champs-Elysées, s'arrêter à Ladur��e (macarons) et pause-goûter sur la terrasse d'un café (Opéra + Shopping + une partie des Champs-Elysées OU Opéra + Champs-Elysées + Shopping ?)
- Retour à l'hôtel et dîner dans les environs (Montmartre n'est pas loin de notre hôtel)
Jour 4 Journée à Versailles... Comme le site est énorme, et que nous aimerions le visiter intelligemment, que faut-il privilégier ? Château + Jardin ou peut-on espérer voir, en plus, les deux Trianons et le Hameau de la Reine ? Ensuite, étant donné que nous serons en hiver, les jardins ne risquent-ils pas d'être décevants ? Enfin, comme nous souhaitons passer la journée dans le Domaine de Versailles, où peut-on déjeuner ? A vrai dire, je crains que les prix du resto du château soient trop élevés donc, faudrait-il venir avec notre propre repas ?
Retour à Paris/hôtel prévu pour 17h/18h
Ironiquement, j'aimerais que nous dînions et passions la soirée dans le quartier de la Bastille (J'aimerais que nous nous désaltérions dans des bars branchés ou dans un café-concert... J'en connais aucun ! Evidemment)
Jour 5 ATTENTION : nous devons quitter l'hôtel avant 12h, nous quittons Paris à 21h30. Afin de ne pas être embêtés avec nos bagages, nous avons pensé les mettre dans la consigne de la gare de l'Est (bonne ou mauvaise idée ?)
Sur la base que nous ayons déposé nos affaires dans la consigne de la gare de l'Est pour midi, nous comptons déjeuner à Belleville et nous promener soit aux Buttes Chaumont soit au cimetière Père-Lachaise Vers 16h30, haut de la tour Montparnasse pour voir Paris une dernière fois puis dîner dans le Quartier Latin (autre idée, pour changer ?) Avoir repris nos bagages à la gare pour 19h30, notre bus partira à 21h30 Porte Gallieni.
Voilà, ce programme est peut-être trop brouillon ou ambitieux mais je vous l'expose pour justement l'améliorer. Paris est si riche que ça en fait un peu mal de manquer certains lieux remarquables ou méconnus (marché aux puces de Saint-Ouen, visite du Louvre, la Défense ect...) 🙁
Thaïlande: bloqué à l'aéroport pour une dette aux impôts? English translation pending
Salut je pars rejoindre mon amie pour deux mois tres bientot. Je dois depuis deux ans environ 900 euros aux impots ( impots locaux). J'ai lu ici et la que la police des frontieres peut me retenir et m 'empecher de partir tant que je n' ai pas paye cette somme.. Et au final apres avoir cherche et cherche je n'ai pas trouve de reponse claire.
Je pars avec un budget limite et me voir empecher d embarquer au dernier moment et me faire annuller me billet et payer la somme entiere a deux pas du paradis serait un cauchemard...
Donc ma question est la suivante avez vous ete bloque a l embarquement a cause d une dette fiscale?
Et silvouplait silvouplait evitez vos jugements de valeur et les reponses du style " qui paie ses dettes s'enrichit" ou " va vite demander a ton centre des impots " ( pour bien me faire recramer lol) merci beacoup
Cinq contes bambara (Mali) English translation pending
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara
si tu en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance
Bonsoir Anusara,
encore cinq contes :
01. Mògò tèliman saba / Trois personnes rapides 02. Cikèla ni a dògòkè / Le cultivateur et son petit frère 03. Jakuma ani shèba / Le chat et la poule 04. Mògòsekola saba / Trois hommes capables 05. Den nyuman ni bòrò saba / Le fils obéissant et les trois sacs
Voilà, les textes ...
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Mògò tèliman saba
Cè ni a dògòkè bè taa foro la. Nyòsisegi bè dògòkè kun. O don ye a sòrò, sanba nanen don su fè. Dògòkè cèènèna, , sani a ka bin, a ye nyòsegi jigin ka a ka dulòki jè ni a ka kulusi jè bò, ka dulòki kolon ni kulusi kolon don, ka sòrò ka bin. U taara foro la ka i sigi jiri kòrò. Nkoloni bolibagatò nana tèmèn. Kòròkè ye a ka marifa ta ka o ci o la, ka kòròtò ka boli ka taa sogo minè, ka o kan tigè ka o boso, ka o sogo kè o wolo la, ka o dulon i kèrè la, ka na marifakisè bèn, ka o minè, ka o fò : "Kana taa n ka sogo latinyè !" Wulada sselen, u taara so. Kòròkè muso ko a nimògònin ka don jiginè kònò ka a sòn ni keningekisè dòw ye, ko a bè bu kè suròfana ye. Dògòkè donna jiginè kònò ka tèrè fa ka a di muso ma, ka a fa ka a di. A sabanan, muso ko : "I kana nyòkisè kè n ka to la." Ko nin mògò saba jumèn ka teli tòw ye ?
Trois personnes rapides
Un homme et son petit frère allaient au champ. Le panier de semence était sur la tête du petit frère. Il se trouva qu'une forte pluie était tombée pendant la nuit précédente. Le jeune frère glissa, (mais), avant de tomber, il eut le temps de déposer le panier, de se déshabiller de son boubou blanc et de son pantalon blanc ; puis il mit son vieux boubou et son vieux pantalon et tomba ensuite. Ils allèrent au champ et s'assirent sous un arbre. Une biche (du nom nkoloni) vint à passer en courant. L'aîné prit son fusil, tira sur elle ; dans son impatience, il alla lui-même prendre la biche, l'égorgea, la dépouilla, mit la viande dans la peau, la suspendit à son côté. Il rencontra la balle, la prit, en lui disant "Ne va pas abîmer ma viande". Le soir, ils rentrèrent à la maison. La femme de l'aîné dit à son petit beau-frère d'entrer dans le grenier (à mil) et de lui donner du gros mil pour faire le dîner. Le jeune homme entra dans le grenier, emplit un petit panier, le donna à la femme, l'emplit de nouveau, le lui donna ; à la troisième fois, la femme dit : "Ne mets pas de grains de mil dans ma pâte (qui est cuite)"*. On demande quelle est la plus rapide de ces trois personnes ?
(*Alors que la préparation devait durer au moins quatre heures.)
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Cikèla ni a dògòkè
Cè ni a dògòkè bè taa danni na. Nyòsi bè dògònin kun nyè. U bè taama diya fè tuma min, dògònin bè i tunkurun pukè ka a fò : "Nin ka timi !" U taara nyò dan, ka a sènè, ka a tigè, ka tilema ban fo samiye sera. Kamalen ni a dògòkè taara nyò dan. U selen o yòrò nin na, kòròkè ko : "Mun ?" Dògònin ko o yòrò bèè : "Di." Ko nin mògò fila jumèn hakili ka di dò ye ?
Le cultivateur et son petit frère
Un homme et son frère vont semer (leur mil). Le plus jeune porte la semence de mil sur sa tête (et marche) devant. Pendant qu'ils marchent, le petit frère s'arrête brusquement et dit : "C'est doux" (au goût). Ils allèrent semer le mil, le cultivèrent, le récoltèrent, puis passèrent l'été jusqu'à la saison des pluies. (Un jour) l'homme et son frère allèrent semer leur mil. Arrivés au même endroit (que l'année précédente), l'aîné dit : "Quoi ?" Le jeune répondit instantanément : "Du miel !" On demande lequel est le plus doué de mémoire de ces deux hommes ?
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Jakuma ani shèba
Jakuma nana i kanto shèba ma : "O ! Shèba, ne tun bè taa nyèbèrèdògò la bi ; o nyògòn dògò tè diya ! O dògòjòla bè nyèbèrè kènma !" Shèba ko : "Sakènèpati ! An ka taa nyògòn fè dògòwèrè don ! A wusurutala ye jònni ye ?" Jakumanin ko : "Shèminèwara don." Shèba ko : "Ne tè taa. Mògò tè se ko duman bè ju ma."
Le chat et la poule
(Un jour) le chat vint dire à la poule : "Oh ! poule, j'étais aujourd'hui au marché des cancrelats ; il n'existe pas un aussi bon marché ! Tous les marchands et acheteurs sont des cancrelats bien gras !" La poule dit : "C'est merveilleux ! Allons ensembe le jour du prochain marché ! Qui est le percepteur ?" Le chat dit : "C'est le chat-tigre*." La poule dit : "Je n'y vais pas. On ne doit pas approfondir toutes les bonnes choses."
(*shèminèwara "chat-tigre". Littéralement le "fauve attrapant les poules".)
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Mògòsekola saba
Tulodumanba, jatiminèlaba, nyèdumanba jèra ka don kunun kònò, finikamasegi kelen bè u kun. Finyè wulila, finikisè kelen binna ji la. Tulodumanba ko : "Ee ! Finikisè kelen binna ji la." Jatiminèlaba binna ka fin kan ka o tèrèmè, a tila la, a ko : "Tinyè don, kelen b'a jè." Nyèdumanba jiginna ba ji la ka finikisè kelen ta cèncèn na. Tuma bèè na, kurun bè taama. Ko ni mògò saba jumèn ka gèlèn tòw ma ?
Trois hommes capables
Un homme aux bonnes oreilles, un grand compteur et un homme aux bons yeux s'embarquerent ensemble dans une pirogue, emportant un panier de graines d'éleusine non décortiquées. Le vent souffla, une graine d'éleusine tomba à l'eau. L'homme aux bonnes oreilles dit : "Oh ! Une graine d'éleusine est tombée dans l'eau." Le grand comptable se mit à compter les graines et, après avoir fini, il dit : "C'est vrai, il en manque une." Celui qui avait de bons yeux descendit dans le fleuve et prit cette graine parmi le sable. Pendant tout ce temps la pirogue marchait. On demande quel est le plus fort des trois ?
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Den nyuman ni bòrò saba
Kamalennin dò a fa sara ka a ni ba fila to. Fèn tè kamalen nin bolo. Ba kòròlen don ba tè fèn sòrò. Kamalen ye marifa ta ka taa kungo rò ka sogo faga. A ni a ba bè balo sogo la. Don dò kalaen taara kungo rò ka sogo nyini a ma sogo sòrò. A nana, i sigi jiri ju la ka i miiri. Ba hinè donna a la a kasira. Kan dò bòra jiri sanfè. Ko n den i bè kasi mun na. Ne bè kasi katugu ne ba hinè bè n na. Ne ba tè dumuni kè bi. Nyò tè ne bolo wari tè ne bolo. Ne bè sogo faga ka na a tobi n ni n ba ka a dun. Foyi tè ne bolo so kònò. Ko baasi tè ko ni i sònna ne bè fèn dò di i ma. I ni i ba bè balo nyuman sòrò. I bè fèn bèè sòrò ni i sera a minècogo la kòni. I bè fèn bèè sòrò o la. A ko i bè mun di n ma. A ko foroko saba bè sanfè. Dò tògò ye mun dò tògò ye ko nyò dò ye mògò ye. O foroko saba min ka di i ye i bè o fò n ye. N bè o ta ka o di i ma. Kamalen ko òhòn n ye a mèn. N bè taa so ka taa a fò n ba ye. Ni ne ba ye min fò ne ye ne bè o kè. Katugu ne bè n ba sago kè tuma bèè.
Kamalen tara so ka taa se a ba ma. A ko n ba ko ne ma dumuni sòrò bi de. An tè dumuni kè bi ne ma sogo sòrò. Ne taara n sigi ka kasi ne ma sogo sòrò. Kan dò bòra jiri sanfè ka ne nyininka ko ne bè kasi mun na. Ne ko n bè kasi katugu ne ma fèn sòrò ka di n ba ma. Ne ba makari bè n na. Ko ne ka na ka n sigi ko foroko saba bè sanfè. A bè o dò jigin ka di ne ma. Ko dò ye mun ye dò ye nyò ye dò ye mògò ye. Min ka di ne ye ne ka o fò a bè o di ne ma ko ni ne sera o minècogo la ko ne bè kè fèn ye. Ne ko a ma ko n bè na a fò i ye min bè i kònò i bè o fò n ye. Ne bè taa o ta. Ba ko n den ne bè a fè i ka taa mun ta. A ko ba ma an bè mun ta an bè a ke cogo di ni dumuni tè an bolo. Ba ko ne ye a fò i ye n den i ka taa mun ta. O de ka di ne ye. N ba ni e ko ten ne bè e sago kè. Ne bè taa mun ta.
A taara kungo kònò a taara i sigi jiri ju la. A ko ne ba ko ko mun de ka di ale ye. I ka mun di ne ma n bè taa ni o ye. Foroko kelen bòra san fè ka na da dugu ma. Kan dò bòra sanfè fana ko foroko min ye mun ye i ka o ta.
Kamalen ye mun ta ka taa ni a ye ka se a ba ma. N ba i ko n ka mun ta mun filè nin ye. An bè a kè cogo di. Ba ko òhòn ni i nana ni a ye e ka yèlèn sanfè. Bugu sanfè la i ka a dulon yen sani ka dugu jè. A bè kè cogo min an na a ye. Kamalen yèlènna bugu sanfè ka a dulon. Sani ka dugu è foroko to fila nana fara mun kan. O tuma a fòra de ni i ye muso den ta i na muso ye. Ni i ye ba ta fana i na den bèè ye, den bèè bè na ba fè. Dugu jèra kamalennin wulila ka taa foroko lajè. A ye a sòrò a saba bèè bè nyògòn kòrò yen. A nana ko n ma ko kabako kèra de. Ko mun kèra. Ko ne ye foroko kelen ta sisan foroko saba bè yen. O kòrò bè di. A ko hun n den a ko ne ye a fò i ye ni i ye muso den ta i na muso ye, ni i ye muso ta i na a den bèè ye. A ko mun ye ba ye. To fila nin ye a denw ye u nalen a sègèrè. A ko ne ye a fò i ye cogo min. Ni i ye a kè o cogo la o tuma ko a bè kè min ye i bè o don. Kamalennin wulila a ye sènè kè. A ye nyò caman sòrò a ye wari caman nyini ka muso furu. A ye den caman sòrò a ye wari caman sòrò. O de kosòn ni mògò munyura fèn bèè bè munyu kònò. Ni i sabalila i bè fèn bèè sòrò. N ye o ta yòrò min n ye o bila yen.
Le fils obéissant et les trois sacs
Un jeune homme dont le père était mort vivait seul avec sa mère. Il ne possédait rien. Sa mère était très vieille et n'avait rien. Un jour, le jeune homme prit un fusil et partit chasser. La mère et le fils se nourrissaient de viande. Il partit en brousse. Il chercha du gibier mais n'en trouva point. Alors, il vint s'asseoir sous un arbre et réfléchit. Pris de pitié pour sa mère, le jeune homme se mit à pleurer. Du haut de l'arbre, une voix se fit entendre. "Fils, pourquoi pleures-tu ?" – Je pleure car j'ai pitié de ma mère, lui dit le jeune homme. Elle n'a rien à manger pour aujourd'hui. Je n'ai ni mil, ni argent à lui donner. D'habitude, nous nous nourrissons du gibier que je tue, maintenant je n'ai plus rien à la maison. – Si tu veux, lui dit la voix, je te remts quelque chose qui vous permettra d'être bien nourris Seulement tu en prendras bien soin ainsi vous aurez tout. Vous aurez tout ce que vous désirerez." – Et quelle est cette chose qe tu veux me donner ? demanda le garçon. – Il y a sur cet arbre trois sacs : 'quoi', 'mil' et 'personne' sont leurs noms. Dis-moi lequel des trois sacs tu préfères et je te le remettrai." – Je t'ai entendu, dit le jeune homme, mais je m'en vais à la maison prévenir ma mère. Je suivrai les conseils qu'elle me donnera. J'agis toujours selon sa volonté."
Le jeune homme se rendit à la maison. "Je n'ai point trouvé de nourriture dit-il à sa mère, nous ne pourrons pas manger car je n'ai pas tué de gibier. N'ayant rien tué, je m'étais assis un moment pour pleurer lorsqu'une voix, venue d'un arbre, me demanda : Pourquoi pleures-tu ? Je lui répondis : Je pleure parce que je ne trouve rien à donner à ma mère, j'ai pitié d'elle. La voix me demanda de m'asseoir. Voilà trois sacs sur l'arbre, l'un des trois sera pour toi. 'Quoi', 'mil' et 'personne' sont les noms des trois sacs. La voix me dit de choisir le sac qui me plaisait, d'en prendre bien soin pour devenir riche. Je viens te consulter. Je choisirai le sac que tu m'indiqueras." – Prends le sac qui a pour nom 'quoi', lui dit la mère. – Mais en prenant celui-là nous n'aurons pas à manger ! – Je t'ai dit d'aller prendre 'quoi'. Ce sac me plaît vraiment. – Je ferais comme il te plaît. J'irai prendre 'quoi'.
Le jeune homme repartit dans la brousse et s'assit près de l'arbre. "Ma mère m'a recommandé de choisir le sac 'quoi'. Alors donne-moi 'quoi', je vais l'emmener." Soudain un sac tomba d'en haut et une voix dit : "Prends ce sac, c'est 'quoi'."
Le jeune homme prit le sac et alla le présenter à sa mère. "Mère, tu m'as dit de choisir 'quoi', eh bien le voici. Maintenant dis-moi comment allons-nous faire pour manger. – C'est bien de l'avoir choisi ; à présent attache-le là-haut, suspend-le au toit de la case avant le lever du jour. Nous verrons ce qu'il va se passer." Le jeune homme monta sur le toit et accrocha le sac. Avant le lendemain, les deux sacs 'mil' et 'personne' rejoignirent 'quoi', comme une mère rejoint ses enfants, comme des enfants qui rejoignent leur mère. Les enfants suivent toujours leur mère. Le lendemain, le jeune homme alla regarder le sac. Il en vit trois, alignés l'un après l'autre. Il revint dire à sa mère : "Mére, l'incroyable s'est produit ! – Que s'est-il passé ? demanda la mère. – J'ai pris un sac, maintenant j'en vois trois, que signifie cela ? – Je t'avais bien dit, fils, qu'on voit toujours venir la mère dont on a enlevé les enfants, et les enfants dont on a enlevé la mère. 'Quoi' représente la mère, les deux autres sont ses enfants venus la trouver. Tout s'est passé comme je te l'avais dit. Si tu fais ce que je t'ai dit, tu verras ce qu'il va se passer." Le jeune homme se mit à cultiver. Il récolta beaucoup de mil, eut beaucoup d'argent pour se marier. Il eut beaucoup d'enfants et beaucoup d'argent. Une personne qui est patiente peut tout obtenir car avec la patience on obtient tout. Je remets ce conte où je l'ai trouvé.
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Bonne lecture, Hery
si tu en as d'autres ce sera parfait! Je te remercie par avance
Bonsoir Anusara,
encore cinq contes :
01. Mògò tèliman saba / Trois personnes rapides 02. Cikèla ni a dògòkè / Le cultivateur et son petit frère 03. Jakuma ani shèba / Le chat et la poule 04. Mògòsekola saba / Trois hommes capables 05. Den nyuman ni bòrò saba / Le fils obéissant et les trois sacs
Voilà, les textes ...
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Mògò tèliman saba
Cè ni a dògòkè bè taa foro la. Nyòsisegi bè dògòkè kun. O don ye a sòrò, sanba nanen don su fè. Dògòkè cèènèna, , sani a ka bin, a ye nyòsegi jigin ka a ka dulòki jè ni a ka kulusi jè bò, ka dulòki kolon ni kulusi kolon don, ka sòrò ka bin. U taara foro la ka i sigi jiri kòrò. Nkoloni bolibagatò nana tèmèn. Kòròkè ye a ka marifa ta ka o ci o la, ka kòròtò ka boli ka taa sogo minè, ka o kan tigè ka o boso, ka o sogo kè o wolo la, ka o dulon i kèrè la, ka na marifakisè bèn, ka o minè, ka o fò : "Kana taa n ka sogo latinyè !" Wulada sselen, u taara so. Kòròkè muso ko a nimògònin ka don jiginè kònò ka a sòn ni keningekisè dòw ye, ko a bè bu kè suròfana ye. Dògòkè donna jiginè kònò ka tèrè fa ka a di muso ma, ka a fa ka a di. A sabanan, muso ko : "I kana nyòkisè kè n ka to la." Ko nin mògò saba jumèn ka teli tòw ye ?
Trois personnes rapides
Un homme et son petit frère allaient au champ. Le panier de semence était sur la tête du petit frère. Il se trouva qu'une forte pluie était tombée pendant la nuit précédente. Le jeune frère glissa, (mais), avant de tomber, il eut le temps de déposer le panier, de se déshabiller de son boubou blanc et de son pantalon blanc ; puis il mit son vieux boubou et son vieux pantalon et tomba ensuite. Ils allèrent au champ et s'assirent sous un arbre. Une biche (du nom nkoloni) vint à passer en courant. L'aîné prit son fusil, tira sur elle ; dans son impatience, il alla lui-même prendre la biche, l'égorgea, la dépouilla, mit la viande dans la peau, la suspendit à son côté. Il rencontra la balle, la prit, en lui disant "Ne va pas abîmer ma viande". Le soir, ils rentrèrent à la maison. La femme de l'aîné dit à son petit beau-frère d'entrer dans le grenier (à mil) et de lui donner du gros mil pour faire le dîner. Le jeune homme entra dans le grenier, emplit un petit panier, le donna à la femme, l'emplit de nouveau, le lui donna ; à la troisième fois, la femme dit : "Ne mets pas de grains de mil dans ma pâte (qui est cuite)"*. On demande quelle est la plus rapide de ces trois personnes ?
(*Alors que la préparation devait durer au moins quatre heures.)
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Cikèla ni a dògòkè
Cè ni a dògòkè bè taa danni na. Nyòsi bè dògònin kun nyè. U bè taama diya fè tuma min, dògònin bè i tunkurun pukè ka a fò : "Nin ka timi !" U taara nyò dan, ka a sènè, ka a tigè, ka tilema ban fo samiye sera. Kamalen ni a dògòkè taara nyò dan. U selen o yòrò nin na, kòròkè ko : "Mun ?" Dògònin ko o yòrò bèè : "Di." Ko nin mògò fila jumèn hakili ka di dò ye ?
Le cultivateur et son petit frère
Un homme et son frère vont semer (leur mil). Le plus jeune porte la semence de mil sur sa tête (et marche) devant. Pendant qu'ils marchent, le petit frère s'arrête brusquement et dit : "C'est doux" (au goût). Ils allèrent semer le mil, le cultivèrent, le récoltèrent, puis passèrent l'été jusqu'à la saison des pluies. (Un jour) l'homme et son frère allèrent semer leur mil. Arrivés au même endroit (que l'année précédente), l'aîné dit : "Quoi ?" Le jeune répondit instantanément : "Du miel !" On demande lequel est le plus doué de mémoire de ces deux hommes ?
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Jakuma ani shèba
Jakuma nana i kanto shèba ma : "O ! Shèba, ne tun bè taa nyèbèrèdògò la bi ; o nyògòn dògò tè diya ! O dògòjòla bè nyèbèrè kènma !" Shèba ko : "Sakènèpati ! An ka taa nyògòn fè dògòwèrè don ! A wusurutala ye jònni ye ?" Jakumanin ko : "Shèminèwara don." Shèba ko : "Ne tè taa. Mògò tè se ko duman bè ju ma."
Le chat et la poule
(Un jour) le chat vint dire à la poule : "Oh ! poule, j'étais aujourd'hui au marché des cancrelats ; il n'existe pas un aussi bon marché ! Tous les marchands et acheteurs sont des cancrelats bien gras !" La poule dit : "C'est merveilleux ! Allons ensembe le jour du prochain marché ! Qui est le percepteur ?" Le chat dit : "C'est le chat-tigre*." La poule dit : "Je n'y vais pas. On ne doit pas approfondir toutes les bonnes choses."
(*shèminèwara "chat-tigre". Littéralement le "fauve attrapant les poules".)
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Mògòsekola saba
Tulodumanba, jatiminèlaba, nyèdumanba jèra ka don kunun kònò, finikamasegi kelen bè u kun. Finyè wulila, finikisè kelen binna ji la. Tulodumanba ko : "Ee ! Finikisè kelen binna ji la." Jatiminèlaba binna ka fin kan ka o tèrèmè, a tila la, a ko : "Tinyè don, kelen b'a jè." Nyèdumanba jiginna ba ji la ka finikisè kelen ta cèncèn na. Tuma bèè na, kurun bè taama. Ko ni mògò saba jumèn ka gèlèn tòw ma ?
Trois hommes capables
Un homme aux bonnes oreilles, un grand compteur et un homme aux bons yeux s'embarquerent ensemble dans une pirogue, emportant un panier de graines d'éleusine non décortiquées. Le vent souffla, une graine d'éleusine tomba à l'eau. L'homme aux bonnes oreilles dit : "Oh ! Une graine d'éleusine est tombée dans l'eau." Le grand comptable se mit à compter les graines et, après avoir fini, il dit : "C'est vrai, il en manque une." Celui qui avait de bons yeux descendit dans le fleuve et prit cette graine parmi le sable. Pendant tout ce temps la pirogue marchait. On demande quel est le plus fort des trois ?
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Kamalennin dò a fa sara ka a ni ba fila to. Fèn tè kamalen nin bolo. Ba kòròlen don ba tè fèn sòrò. Kamalen ye marifa ta ka taa kungo rò ka sogo faga. A ni a ba bè balo sogo la. Don dò kalaen taara kungo rò ka sogo nyini a ma sogo sòrò. A nana, i sigi jiri ju la ka i miiri. Ba hinè donna a la a kasira. Kan dò bòra jiri sanfè. Ko n den i bè kasi mun na. Ne bè kasi katugu ne ba hinè bè n na. Ne ba tè dumuni kè bi. Nyò tè ne bolo wari tè ne bolo. Ne bè sogo faga ka na a tobi n ni n ba ka a dun. Foyi tè ne bolo so kònò. Ko baasi tè ko ni i sònna ne bè fèn dò di i ma. I ni i ba bè balo nyuman sòrò. I bè fèn bèè sòrò ni i sera a minècogo la kòni. I bè fèn bèè sòrò o la. A ko i bè mun di n ma. A ko foroko saba bè sanfè. Dò tògò ye mun dò tògò ye ko nyò dò ye mògò ye. O foroko saba min ka di i ye i bè o fò n ye. N bè o ta ka o di i ma. Kamalen ko òhòn n ye a mèn. N bè taa so ka taa a fò n ba ye. Ni ne ba ye min fò ne ye ne bè o kè. Katugu ne bè n ba sago kè tuma bèè.
Kamalen tara so ka taa se a ba ma. A ko n ba ko ne ma dumuni sòrò bi de. An tè dumuni kè bi ne ma sogo sòrò. Ne taara n sigi ka kasi ne ma sogo sòrò. Kan dò bòra jiri sanfè ka ne nyininka ko ne bè kasi mun na. Ne ko n bè kasi katugu ne ma fèn sòrò ka di n ba ma. Ne ba makari bè n na. Ko ne ka na ka n sigi ko foroko saba bè sanfè. A bè o dò jigin ka di ne ma. Ko dò ye mun ye dò ye nyò ye dò ye mògò ye. Min ka di ne ye ne ka o fò a bè o di ne ma ko ni ne sera o minècogo la ko ne bè kè fèn ye. Ne ko a ma ko n bè na a fò i ye min bè i kònò i bè o fò n ye. Ne bè taa o ta. Ba ko n den ne bè a fè i ka taa mun ta. A ko ba ma an bè mun ta an bè a ke cogo di ni dumuni tè an bolo. Ba ko ne ye a fò i ye n den i ka taa mun ta. O de ka di ne ye. N ba ni e ko ten ne bè e sago kè. Ne bè taa mun ta.
A taara kungo kònò a taara i sigi jiri ju la. A ko ne ba ko ko mun de ka di ale ye. I ka mun di ne ma n bè taa ni o ye. Foroko kelen bòra san fè ka na da dugu ma. Kan dò bòra sanfè fana ko foroko min ye mun ye i ka o ta.
Kamalen ye mun ta ka taa ni a ye ka se a ba ma. N ba i ko n ka mun ta mun filè nin ye. An bè a kè cogo di. Ba ko òhòn ni i nana ni a ye e ka yèlèn sanfè. Bugu sanfè la i ka a dulon yen sani ka dugu jè. A bè kè cogo min an na a ye. Kamalen yèlènna bugu sanfè ka a dulon. Sani ka dugu è foroko to fila nana fara mun kan. O tuma a fòra de ni i ye muso den ta i na muso ye. Ni i ye ba ta fana i na den bèè ye, den bèè bè na ba fè. Dugu jèra kamalennin wulila ka taa foroko lajè. A ye a sòrò a saba bèè bè nyògòn kòrò yen. A nana ko n ma ko kabako kèra de. Ko mun kèra. Ko ne ye foroko kelen ta sisan foroko saba bè yen. O kòrò bè di. A ko hun n den a ko ne ye a fò i ye ni i ye muso den ta i na muso ye, ni i ye muso ta i na a den bèè ye. A ko mun ye ba ye. To fila nin ye a denw ye u nalen a sègèrè. A ko ne ye a fò i ye cogo min. Ni i ye a kè o cogo la o tuma ko a bè kè min ye i bè o don. Kamalennin wulila a ye sènè kè. A ye nyò caman sòrò a ye wari caman nyini ka muso furu. A ye den caman sòrò a ye wari caman sòrò. O de kosòn ni mògò munyura fèn bèè bè munyu kònò. Ni i sabalila i bè fèn bèè sòrò. N ye o ta yòrò min n ye o bila yen.
Le fils obéissant et les trois sacs
Un jeune homme dont le père était mort vivait seul avec sa mère. Il ne possédait rien. Sa mère était très vieille et n'avait rien. Un jour, le jeune homme prit un fusil et partit chasser. La mère et le fils se nourrissaient de viande. Il partit en brousse. Il chercha du gibier mais n'en trouva point. Alors, il vint s'asseoir sous un arbre et réfléchit. Pris de pitié pour sa mère, le jeune homme se mit à pleurer. Du haut de l'arbre, une voix se fit entendre. "Fils, pourquoi pleures-tu ?" – Je pleure car j'ai pitié de ma mère, lui dit le jeune homme. Elle n'a rien à manger pour aujourd'hui. Je n'ai ni mil, ni argent à lui donner. D'habitude, nous nous nourrissons du gibier que je tue, maintenant je n'ai plus rien à la maison. – Si tu veux, lui dit la voix, je te remts quelque chose qui vous permettra d'être bien nourris Seulement tu en prendras bien soin ainsi vous aurez tout. Vous aurez tout ce que vous désirerez." – Et quelle est cette chose qe tu veux me donner ? demanda le garçon. – Il y a sur cet arbre trois sacs : 'quoi', 'mil' et 'personne' sont leurs noms. Dis-moi lequel des trois sacs tu préfères et je te le remettrai." – Je t'ai entendu, dit le jeune homme, mais je m'en vais à la maison prévenir ma mère. Je suivrai les conseils qu'elle me donnera. J'agis toujours selon sa volonté."
Le jeune homme se rendit à la maison. "Je n'ai point trouvé de nourriture dit-il à sa mère, nous ne pourrons pas manger car je n'ai pas tué de gibier. N'ayant rien tué, je m'étais assis un moment pour pleurer lorsqu'une voix, venue d'un arbre, me demanda : Pourquoi pleures-tu ? Je lui répondis : Je pleure parce que je ne trouve rien à donner à ma mère, j'ai pitié d'elle. La voix me demanda de m'asseoir. Voilà trois sacs sur l'arbre, l'un des trois sera pour toi. 'Quoi', 'mil' et 'personne' sont les noms des trois sacs. La voix me dit de choisir le sac qui me plaisait, d'en prendre bien soin pour devenir riche. Je viens te consulter. Je choisirai le sac que tu m'indiqueras." – Prends le sac qui a pour nom 'quoi', lui dit la mère. – Mais en prenant celui-là nous n'aurons pas à manger ! – Je t'ai dit d'aller prendre 'quoi'. Ce sac me plaît vraiment. – Je ferais comme il te plaît. J'irai prendre 'quoi'.
Le jeune homme repartit dans la brousse et s'assit près de l'arbre. "Ma mère m'a recommandé de choisir le sac 'quoi'. Alors donne-moi 'quoi', je vais l'emmener." Soudain un sac tomba d'en haut et une voix dit : "Prends ce sac, c'est 'quoi'."
Le jeune homme prit le sac et alla le présenter à sa mère. "Mère, tu m'as dit de choisir 'quoi', eh bien le voici. Maintenant dis-moi comment allons-nous faire pour manger. – C'est bien de l'avoir choisi ; à présent attache-le là-haut, suspend-le au toit de la case avant le lever du jour. Nous verrons ce qu'il va se passer." Le jeune homme monta sur le toit et accrocha le sac. Avant le lendemain, les deux sacs 'mil' et 'personne' rejoignirent 'quoi', comme une mère rejoint ses enfants, comme des enfants qui rejoignent leur mère. Les enfants suivent toujours leur mère. Le lendemain, le jeune homme alla regarder le sac. Il en vit trois, alignés l'un après l'autre. Il revint dire à sa mère : "Mére, l'incroyable s'est produit ! – Que s'est-il passé ? demanda la mère. – J'ai pris un sac, maintenant j'en vois trois, que signifie cela ? – Je t'avais bien dit, fils, qu'on voit toujours venir la mère dont on a enlevé les enfants, et les enfants dont on a enlevé la mère. 'Quoi' représente la mère, les deux autres sont ses enfants venus la trouver. Tout s'est passé comme je te l'avais dit. Si tu fais ce que je t'ai dit, tu verras ce qu'il va se passer." Le jeune homme se mit à cultiver. Il récolta beaucoup de mil, eut beaucoup d'argent pour se marier. Il eut beaucoup d'enfants et beaucoup d'argent. Une personne qui est patiente peut tout obtenir car avec la patience on obtient tout. Je remets ce conte où je l'ai trouvé.
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Bonne lecture, Hery
Premières traces atlastiques English translation pending
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
Dix contes bambara (Mali) English translation pending
Encore, encore ...... mes enfants t'en réclament ....... des contes en bambara
si t u en as d'autres ce sera parfait!
Je te remercie par avance
Bonsoir Anusara,
voici encore quelques contes bambara et une chanson coquine (chantée par des fillettes). Quant à la transcription des textes, elle est bien conforme à l'orthographe usuelle telle qu'elle est beaucoup pratiquée même aujourd'hui au Mali. Elle base sur les résolutions issues des Journées d'étude sur les langues maliennes organisées par la D.N.A.F.L.A du 10 au 20 décembre 1979 à Bamako, y compris les quelques changements opérés lors de la Rencontre interétatique dans le cadre du MAPE (projet manding–peul), tenue à Bamako en juin 1981.
J'ai choisi ces contes & une chanson coquine :
01. Suruku ani bakòrònin / L'hyène et le bouc 02. Baba min tè shò dun / Baba qui ne mange pas de haricots 03. Misikunkolo / La tête de vache 04. Cikèla n'a denkè Seri / Le cultivateur et son fils Séri 05. Denfasafili / L'enfant abandonné 06. Tinba ni suruku / L'oryctérope et l'hyène 07. Sinamuso fila : jugunin ni nkuman / Deux coépouses : le hérisson et le héron 08. Npogotiginin, mininyanba, ani numukè / La jeune fille, le grand python et le forgeron 09. Sènèkèla ni jinèw / Le cultivateur et les génies 10. Jaraden min bè fèn bèè faga / Le lionceau qui tue tout le monde 11. Binba / Bimba, une chanson coquine
Voilà, les textes ...
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Suruku ani bakòrònin
Bakòrònin bòra ka taa bin dun. Suruku ye bakòrònin gèn, bakòrònin bolila ka don fòlòwo fè. Suruku ye bakòrònin ta a kòsen ma. Bakòrònin ko : "N kòrò suruku, o tè n sen ye i bolo, fòlòjiri de bè i bolo.
Suruku ye bakòrònin sen bila ka fòlòjiri minè. Bakòrònin ko : "Nalonma kòròn sen tun bè i bolo, i ye o bila ka fòlòjiri minè ; ne taalen filè i kòrò.
L'hyène et le bouc
Le bouc sortit et alla manger de l'herbe. L'hyène chassa le bouc, le bouc se sauva et entra par un trou (fait au mur d'enceinte d'un village ou d'un quartier). L'hyène prit le bouc par la patte de derrière. Le bouc dit : "Grand frère hyène, cela n'est pas mon pied qui est entre tes mains, c'est le bois du trou."
L'hyène lâche la patte du bouc et prit le bois. Le bouc lui dit : "Vieux sot ! C'est mon pied qui était dans ta main, tu l'as lâché pour prendre le bois ; me voilà parti."
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Baba min tè shò dun
Baba ko a tè shò dun, fo bèè ko a ma ko "shòdunbali". Don kelen kèra, a ni a filanw najèlen, olu ye u kali ko a na shò dun. Baba ko ko ale tè shò dun abada. Baba teriw ye nyògòn najè ka a fò Baba ka sungurun ye ko ni o sera ka dabali kè fo Baba ka shò dun, ko u na o sara nyuman na.
Baba ka sungurun ye su saba kè, a tè sunògò. A bè si ka a ka kamalen fyè, ka a digidigi, ka a naani, ka kòròfò dumanninw fò a ye fo dugu bè jè. A su sabanan fajirida, Baba ko : "N kanubaga, i bè mun nyini n fè sa ?" A ka sungurun ko : "Ne teri, dinyè bèè ko e tè shò dun mògò si bolo ; ne ye a kanu i ka shò dun ne kelen bolo. O kama, n na a dòn ko n ko ka di i ye, ko i bè n fisaya mògò tò bèè ye."
Baba ko : "O dama don wa ? O man gèlèn : shò tobi sini su la, ni dugu tilala fo bèè sunògòra, n na a dun." Baba ka sungurun ye shò tobi ka kèfèn bèè dò kè a la ka a diya fo mògò tè shò suma bèrè minè a la. A ye Baba lakunun ka shò sigi a kòrò.
Baba ko : "I dalen bè mògò kelen min na, ni i gundofònyògòn don, i dun tè i kònò fò mògò ye fo o kelen, taga o tigi wele ka na." Muso taara a gundofònyògòn wele. O mògò kelen nanen, Baba ko a ma : "I fana dalen bè mògò min na, ni i gundofònyògòn don, taga o wele ka na." O taara a gundofònyògòn wele, o nana. Fo a taara a dafa mògò tan na.
Baba ko a ka sungurun ma : "N teri, ne tè shò dun abada ni nin mògò tan tun na a dòn ko ne ye shò dun e bolo, dinyè bèè yèrè tun na a dòn." O de ye a to Segu faama ka jònkèkuntigi ko ko muso tè mògò si gundofònyògòn ye.
Baba qui ne mange pas de haricots
Baba a dit qu'il ne mangerait pas de haricots, (il tint si bien sa parole) que tout le monde le nomma "shòdunbali" (qui ne mange pas de haricots). Un jour qu'il s'était réuni avec ses camarades, ces derniers jurèrent qu'il mangerait de haricots ; Baba dit qu'il ne mangerait jamais de haricots. Les amis de Baba se réunirent et dirent à l'amie de Baba que, si celle-ci s'arrangeait pour faire manger des haricots à Baba, ils la paieraient d'une bonne récompense.
L'amie de Baba passa trois nuits sans dormir, passant toute la nuit à éventer son ami, le masser, le caresser, lui dire de bonnes petites paroles jusqu'au matin. Au petit jour de la troisième nuit, Baba dit : "O mon aimée, quelle est donc la chose que tu désires de moi ?" Son amie dit : "O mon ami, tout le monde dit que tu ne mangerais des haricots de la main de qui que ce soit ; je désire que tu manges des haricots de ma main à moi seule ; alors je saurai que tu m'aimes et que tu me préfères à toutes les autres personnes."
Baba dit : "N'y a-t-il que cela ? Ce n'est pas difficile ! Fais cuire des haricots demain soir, et au milieu de la nuit, alors que le monde sera endormi, je les mangerai." L'amie de Baba fit cuire des haricots, et y ajouta toutes sortes d'épices, de telle façon qu'on sentait à peine le goût des haricots. Elle réveilla Baba, puis posa les haricots devant lui.
Baba dit : "Va appeler celle qui est ta personne de confiance et ta confidente, et ne révèle ton secret à personne d'autre qu'à elle." La femme alla appeler sa confidente ; cette personne arrivée, Baba lui dit : "Toi aussi, va chercher ta personne de confiance et ta confidente." Celle-ci alla chercher sa confidente qui arriva, (et ainsi de suite) jusqu'à ce qu'il y eut dix personnes réunies.
Baba dit (alors) à son amie : "Mon amie, je ne mangerai jamais de haricots ! Si tu m'avais fait manger des haricots, ces dix personnes l'auraient su et tout le monde également." C'est pour cela que le chef des captifs du roi de Ségou a dit que la femme n'est (ne devrait pas être) la confidente de personne.
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Misikunkolo
Cèkòròba dò, mògòw y'a ka misi faga, ka taa o kunkolo bila yòrò dò la ka sogo tila. Ayiwa, misitigi, o ko ale bè taa ci dò la, cè y'o ka misikunkolo sonyè, ka taa n'o ye a ka buguda la sisan. Denkè saba de b'a fè. A y'a fò a denw ye k'a bè taa misikunkolo ko kò la. Ayiwa, cèkòròba taara misikunkolo ko. Misikunkolotigiw, u y'a misikunkolo nyini, u ma a ye. Dòw ko : – Aa ! Cèkòròba nin y'a ta dè ! U ye sira minè ka taa cèkòròba ka du kònò. U taara nyininkali kè : – Ko yali, ko a' fa bè min ? Denkè kògòlen, o ko : – Baba taara misikunkolo ko kò ra. Denkè ncinin ko : – Tinyè tè dè ! A ma taa misikinkolo ko kò ra, a taara misikunkolokokònin. – Aa ! Ko a taara misikunkolokokònin ? – Ko hòn. – Ko a' ye taa a wele ka na, ko dugutigi mago b'a la. A taara dugutigibulon rò. U y'a nyininka, ko : – Cèkòròba o, ko e de y'a misikunkolo sonyè waa i ma a sonyè ? Ko ale ma misikunkolo sonyè. Denw taara misikunkolo bò, ka na a kè daga rò. Ayiwa, u bè ka a tobi sa tuma min, misikunkolo jara, ji jara a la. U ko : – Ee ! Cè ! An bè taa nin fò baba ye cogo di ko ji jara misikunkolo la ? Den ncinin ko : – A' ye to ne bè taa a fò. U ko : – Wa taa a fò ! A sinna ka boli ten. – Ko baba, ko jasaga nin ! Fa ko : – Bataraden ! Ko nyènin pirinpirin iko filen fa ji ! Cè, a nana filen fa ji la ka a kè a rò. Ayiwa, a nana mòn. U ko : – Ee ! K'a mònna, k'an bè taa a fò baba ye cogo di ? – Ko èè ! A' ye ne bila ko n bè taa a fò ! U ye den ncinin bila a taara. A ko : – Baba ! Baba ! Ko cè, Amònna denw ko u ka kòrò ni ne ye ! – Taa a fò u ye k'u ka nyèmalobaliya kunbò i kan, k'e wolola kabi jigin ka suma san don. U y'a jigin ka a sigi dugu ma. A sumanen sisan, u ko u b'a bila ga san fè, u ma se. – Ko cè ! An bè taa nin fò cogo di ? – Ko a' tè ne bila ka taa o fò wa ? – Ayiwa, taa a fò baba ye ko an kènyèna ka a bila ga san fè. A sinna ka boli ka taa ko : – Baba ! Baba ! N-bolo-tè-se denw ko k'i fo ! A ko : Maharaba ! Kolon-biri ! U taara kolon biri k'u sigi o san fè ka a da o san fè. N y'o ta yòrò min, n taara o bila yen.
La tête de vache
Il était une fois un homme, un chef de famille, qui avait fait abattre une de ses vaches. Ses gens étaient allés partager la viande en laissant de côté la tête, et lui-même partit faire une commission en laissant cette tête toute seule. Vint un vieil homme, qui déroba cette tête et l'emporta dans son campement. Cet homme avait trois enfants. Il leur dit qu'il s'en allait laver cette tête à la rivière, et partit. Les gens du propriétaire cherchèrent partout la tête disparue. En vain. Certains finirent par soupçonner le véritable voleur : – C'est sûrement ce vieux-là, dirent-ils. Et ils partirent chez lui. – Où est votre père ? demandèrent-ils. Et l'aîné répondit : – Papa est allé laver la tête de vache à la rivière. Immédiatement, le cadet lui répliqua : – C'est faux ! Il n'a pas dit qu'il allait laver la tête de vache à la rivière, il a dit qu'il allait à la rivière où on lave les têtes de vaches. – Ah, vraiment ? A la rivière où on lave les têtes de vaches ? demandèrent les gens. Eh bien, allez le chercher, il est convoqué par le chef du village. Le vieux se rendit à la convocation du chef de village.On l'interrogea : – Eh bien, Vieux, est-ce que toi oui ou non, qui a volé cette tête de vache ? Il répondit que ce n'était pas lui. Pendant ce temps, les enfants avaient pris la tête, l'avaient mise dans une marmite, et avaient commencé à la faire cuire. Lorsqu'elle commença à se dessécher dans le récipient, les enfants se dirent : – Eh bien ! Comment aller dire à papa que la tête est presque desséchée maintenant ? Le cadet s'empressa : – Laissez-moi y aller, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il courut d'un seul trait : – Papa, s'écria-t-il, mou-sec-ton ! – Petit insolent, lui répliqua son père, si tu te voyais, avec tes yeux comme deux calebasses pleines d'eau ! L'enfant repartit aussitôt, et avec ses frères, remplit deux grandes calebasses d'eau qu'il versa dans la marmite. Peu de temps après, ils se dirent : – Voilà que c'est cuit maintenant, comment aller dire ça à papa ? – Laissez-moi y aller, dit encore le cadet, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il partit en courant. – Papa, Papa, s'écria-t-il, les enfants de Cuicui prétendent qu'ils sont beaucoup plus âgés que moi ! – Va leur dire que c'est faux, et qu'ils cessent de te manquer de respect, répondit le père, et rappelle-leur que tu es né l'année du grand refroidissement. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, ôta la marmite du feu et la mit à refroidir. Bientôt, quand la viande fut à point, ils voulurent la mettre à l'abri sur le toit du hangar, mais ils étaient trop petits et n'y parvinrent point. – Comment faire, se dirent-ils, comment aller dire cela à papa ? – Laissez-moi y aller, dit le cadet, je vais le lui dire. – Très bien, dirent les deux autres, va lui dire qu'on n'a pas réussi à mettre la marite sur le toit du hangar. Alors, il courut à toutes jambes et s'écria : – Papa, Papa, les enfants de Bras-trop-court te saluent ! – Grand merci, Renverse-mortier, grand merci ! repliqua le père. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, renversa le mortier, monta dessus, et ainsi put déposer la marmite à l'abri sur le toit du hangar. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Cikèla n'a denkè Seri
Samiya selen, cè kelen ni a denkè Seri tun bè ci kè nyògòn u ka foro la. Don kelen kèra, fa sègènnen ko a denkè ma : "Seri, sènè kè kosèbè sani ka n segin, n bè taa banakò." Fa taar'i sigi jiriba dò jukòrò ka to yen kabini sògòma fo ka wulada sera. A seginnen, denkè ko a ma : "Baba, i ye mun kè kabini sògòma ina fo sisan ?" Fa ko : "N sigilen tun bè jiriba dò kòrò, n ye nyè kòròta ka san filè, n ye numukè kèmè ye nègèda la jiri bara u si tè si lakodòn." Denkè ma kuma ; u fila taara so.
Dugu jèlen, u seginna ka taa u ka foro la. Denkè ko : "Baba ! N bè taa banakò. A taar'i sigi fo wulada sera. Fa siranna, a donna wulèba la ka den nyini k'o ye. Seri kelen k'a fa senkan mèn, a y'a nyè kòròta ka sankolo filè. Fa ko : "Seri, mun b'i sòrò ? Kabini sògòma fo sisan i bè san filè?" Denkè ko : "Baba, kabini sògòma n ye kònò dò dabòlò ye, hali sa n ma kònò yèrè ye fòlò. Fa ko : "Ee ! O kònò dun bè taa sigiyòrò jumèn na ?" Denkè ko : "Baba ! I ye jiri min kofò kunun a bè taa i sigi o bara !"
Le cultivateur et son fils Séri
L'hivernage arrivé, un homme et son fils Séri cultivaient ensemble leur champ. Un jour, le père fatigué dit à son fils : "Séri, fais bien la culture en attendant que je revienne ; je vais aux cabinets." Le père alla s'asseoir sous un grand arbre où il resta depuis le matin jusqu'au soir. A son retour, le fils lui dit : "Papa, qu'as-tu fait depuis ce matin jusqu'à présent ?" Le père dit : "J'étais assis sous un grand arbre, j'ai levé les yeux pour regarder en haut, j'ai vu 100 forgerons qui forgeaient du fer dans l'arbre et aucun d'eux ne voyait les autres." Le fils ne dit mot. Tous les deux rentrèrent à la maison.
Dès le lendemain matin, ils retournèrent à leur champ. Le fils dit : "Papa, je vais aux cabinets." Il alla s'asseoir jusqu'au soir. Le père eut peur (pour son fils), entra dans la brousse, chercha son fils et le retrouva. Séri, ayant entendu le bruit des pas de son père, leva les yeux et regarda au ciel. Le père dit : "Séri, que t'est-il donc arrivé ? Depuis ce matin jusqu'à présent tu regardes le ciel ?" Le fils dit : "Papa, depuis ce matin, je vois le bec d'un oiseau qui passe, et jusqu'à présent je n'ai pas vu l'oiseau lui-même." Le père dit : "Oh ! Où donc va se poser cet oiseau ?" Séri dit : "Hé ! Papa, il va se poser sur l'arbre dont tu as parlé hier !"
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Denfasafili
Nsiirin. Nin kèra muso d�� n'a den ye. Ayiwa, Ala kòni y'a kè, kabini muso nin, n'a donna furu la, a ma den wèrè sòrò denmusonin kelen kò. O denmusonin kelen fana, aa ! Ala nana bana bila o la, k'o fasa. Ka a fasa, ka a fasa. Hali mògò tè sòrò dugu kònò, min bè hali den laminè a ye. O tuma, a dabali nana ban, denko nin na. Don dò la, a nana den nin da a kò rò, ka taa kungo kolon rò. Ayiwa a y'a dòn ka a fò a tè so da fè fewu, mògò nyè t'a la, a taara den nin foni, ka a fili kungo kolon rò. Ayiwa, a ye den nin n'a bamunanfinin fili yen, a y'i kòsegin ka na so. A natòla, a taara kòlònda la, a selen kòlònda la, a ye ntorinin ta, k'o da a kò rò, ko ale bèna o kè a den ye. Sabu ale den fasara, a nana ntori nin bila a ka so kònò, ko o na ale ka nyòninw susu, o na ale ka naninw susu. O tuma, ntorinin b'a bolo lamara la yen. Ayiwa, jinèw fana nana den min fasalen fililen bè kungo kolon la yen, jinèw nana o ta k'o lamara. K'o kè npogotigi kògòlen ye. K'o bonya, o ye bonya dan ye. N'a tèmèna i la, fo i ja bè bò. O tuma, den nin, o kòni tora jinèw bolo yen. Ayiwa, muso nin, ale bè nyò kè ntorinin kun ka taa kungo rò, ko o ka o susu ka a bila ale nyè. O jinèw fana b'u to u ka masaya rò, ka denmuso nin bila ka na dugu kònò. N'a nana dugu kònò, a bè taa ba ka bonda la. Ba bè ka nyò min sigi ko ntorinin k'o susu, a b'o ta k'o susu, k'o bunten k'o mugubò k'o sigi ba nyè. Ba mana na, a bà fò : – Hòn, nin ka nyi dè ! Ni ne bè ka n den pasa nin to n bolo yan, o bè se ka nin nyògòn kè wa ? O tuma, o kòni tora ten. Ale mana nyò o nyò bila ko ntorinin k'o susu, denmuso nin bè bò kungo rò jinèw fè yen, ka na nyò nin ta ka a susu. Ayiwa, musokòrònin kolasògòbèla, o kòni tè jò, a tè sigi, o nana don dò la ka na a sòrò denmusonin bòlen bè kungo rò, ka na a sòrò a bè ka nyò nin susu. Ayiwa, o ma fèn fò, o taara a ka so. Ba nin bòlen kungo rò, o nana ba nin yòrò, a ko : – N terimuso, a ko e bè nyò o nyò kè ntorinin kun, ko a ka a susu, a ko ntorinin tè se ka nyò susu koyi ! A ko i taara i den fasa min fili kungo rò dè, a ko o de kèlen bè npogotigi belebele ye bi, n'a tèmèna mògò o mògò na, bèè ja de bè wuli. O tuma, o de bè na e ka nyòw ta, k'u susu yan, k'u susu, , k'u mugubò, ka a sigi e nyè yan. Muso nin a dabali banna. Sabu a yèrè y'a dòn a taara den nin fili ka a to cogo min na. N'a fòra ko npogotigi kògòlen bè, ko o bè na ale ka nyò kè ntorinin kun, ka nyò ta ka a sigi ga kun na ; ayiwa, bilali kolonnin b'a fè yen, k'o ta, k'o sèmè kogo la, ka don k'i sigi o jukòrò. Ayiwa, tile nana gan, denmuso nin, nyanyoroba nyanyoroba, a nana, ka na don du la, ka gakun mafilè ka nyò sigilen ye, ka a ta ka a susu. A ye nyò nin susu, ka a bunten, ka a mugubò, ka a tèèntèèn, ko o b'a sigi ga la yòrò min na, ba ye bilali kolonnin tan ka a bin ko ale b'i toron a kan, dennin y'i pan pororo ka bò, ka taa kungo kolon rò jinèw yòrò la a nò la yen. O tuma, muso nin y'a jira, a ko mògò, i den fasa o fasa, i kana taa a fili. A bè laban min na, i t'o dòn. O tuma, denfalafili, o dabilara, ka a da nin muso ka ko kèta kan.
L'enfant abandonné
Conte. Il était une fois une femme et sa fille. Dieu fit que cette femme n'eut jamais d'autre enfant que celle-ci, et Dieu fit aussi que la petite tomba malade et se mit à dépérir, à dépérir, à dépérir. Elle était si maigre que personne au village ne voulait s'occuper d'elle. Alors la femme se désespéra pour cette enfant. Un jour, elle la mit à son dos, et partit loin, très loin dans la brousse. Quand elle fut arrivée loin, très loin hors de tout regard, elle détacha l'enfant et la jeta là, avec le pagne qui l'attachait à son dos. Pour elle revint, seule, au village. En arrivant, elle passa près du puits, y prit un crapaud, le mit à son dos et dit que ce crapaud serait son enfant : puisque sa fille avait dépéri, elle prendrait ce crapaud chez elle, afin qu'il pile son petit mil pour sa petite sauce. Elle éleva donc le crapaud. L'enfant qu'ele avait abandonnée dans la brousse fut recueillie par les génies qui l'élevèrent et en firent une grande et belle jeune fille. Grande, bien en chair, et belle à faire peur. Elle vécut au milieu des génies. La femme, elle, donnait chaque jour au crapaud un peu de mil qu'il pilait pour elle. Dans leur immense mansuétude, les génies accordèrent à la jeune fille la permission de retourner dans son village. Elle vint donc, et chaque jour. Lorsqu'elle venait, elle allait jusqu'au seuil de la maison de sa mère, et prenait là le mil que celle-ci avait donné à piler au crapaud La jeune fille pilait ce mil, en ôtait le son, le réduisait en farine, et le disposait pour sa mère. Lorsque celle-ci revenait, elle se réjouissait en disant : – Si j'avais gardé cette enfant toute souffreteuse, jamais elle n'aurait fait le travail que ce crapaud accomplit pour moi ! Les jours passèrent. Chaque matin, la femme donnait du mil au crapaud, chaque matin la jeune fille venait de la brousse, loin, loin, loin, là où sont les génies, et prenait ce mil qu'elle pilait avec soin. Un jour, une vieille femme – une de ces petites vieilles qui fouinent partout et finissent par tout savoir – s'en vint au moment où la jeune fille se mettait à piler. Elle ne dit rien et rentra chez elle. Mais quand la mère revint, elle s'en alla la trouver et lui dit : – Ma chère amie, tout ce mil que tu donnes à ton crapaud, ce n'es pas lui qui le pile. La petite fille souffreteuse que tu es allée jeter dans la brousse est devenue grande et belle, belle à faire peur ! et c'est elle qui vient le piler et t'en disposer la farine. Alors la femme resta interdite, car elle n'avait pas oublié ce qu'elle avait fait, comment elle s'était débarrassée de son enfant. Elle ne parvenait pas à croire que cette enfant-là était devenue une grande et belle jeune fille, et que cette grande et belle jeune fille revenait à présent piler pour elle. Le lendemain, la femme disposa son mil sur le toit du petit hangar, puis prit une vieille natte qui se trouvait là, l'appuya contre le mur et se cacha derrière. A la fin de la matinée, au moment où la chaleur commence à monter, la jeune fille arriva en balançant ses belles hanches ; elle vit le mil qu'on avait préparé sur le toit du petit hangar, le prit et commença à le piler. Elle le pila, le réduisit en poudre, en fit une belle farine qu'elle tamisa. Lorsqu'elle voulut la mettre sur le toit du hangar, la mère d'un coup de pied renversa la natte et se jeta sur elle, mais la jeune fille, plus leste, s'échappa de ses mains et s'enfuit dans la brousse où elle retrouva les génies, et jamais elle ne revint. Voilà : l'histoire de cette femme montre que jamais on ne doit abandonner son enfant si souffreteux soit-il. Qui peut savoir ce que deviendra un enfant ? C'est à partir de ce jour et à cause de cette femme qu'on cessa d'aller abandonner dans la brousse les enfants souffreteux.
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Tinba ni suruku
Nsiirin. N y'a da tinba ani suruku la. Suruku bè yaala la, kòngò b'a la. A taara n kòrò tinba dalen sòrò, jirisunba kòrò. A ko : – N kòrò tinba, e dalen bè yannò, e tòlòlen don, yala kèlèfèn bè e bolo ? A ko : – Kèlèfè tè n bolo – Ko yala nyin b'i da wa ? Ko nyin t'a da. – Ko o tuma na ni mògò bagara e ma sisan, e bèna mun kè ka a kèlè ? A ko : – Ne kòni bè yannò Ala ka mara la. Suruku ko a ma : – I da yèlèn, i da yélèn n ka a lajè ni nyin b'i da. A y'a da yèlèn, suruku y'a bolo don a da, a ko : – Aa ! Kòrò tinba, e faratilen don dè ! E dalen bè yan, e tòlòlen, nyin tè e da, ni mògò bagara i ma, ko jugu don dè ! Foyi tè e fè n'e bè se k'i yèrè kisi, ne ye n bolo don e da, ne nyè b'a la nyin fosi tè e da. E tòlòlen don. A ko : – Ne kòni bè Ala ka mara la. Suruku taara, ka taa i munumunu, ka segin ka na. A ko : – N kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? – Ko a dalen bè yan. Ko a dalen bè Ala ka mara la. – Ko tinyè na nyin t'i da ? – Ko nyin t'a da. – I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn, a y'a bolo don. O y'a sòrò nyin tè tinba da. A taara, a seginna ka na : – N kòrò tinba, i sigilen bè yan hali bi wa ? E kòni sigilen bè jirisuma nin na, i tòlòlen don, nyin t'i da. Mògò o mògò bagara i ma, i tè se ka foyi kè i yèrè ye. Fo Ala yèrè kelen, i yèrè ye min fò. I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn. A y'a filè, nyin t'a da. A taara. A taara munumunu. A ma dumuni si sòrò. A seginna ka na tinba sòrò yennò. – Ko n kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? Ko a dalen bè yan. – I da yèlèn. A y'a sòrò foyi t'a da. A seginna ka taa. A nana, a ko : – N kòrò tinba, i faratilen dè ! Ni mògò min yaalatò nana bò e kan yan, a na kè baara ye. Suruku seginna ka taa i munumunu, ka segin ka na. A seginna ka na minkè, a nana n kòrò tinba sòrò. – Ko tinyè na, nyin t'i da ? Ko nyin foyi t'a da. Wa tinba fana, o ku de ye a ka kèlèkèlan ye. Suruku taara munumunu ka segin kò fè ka na. A nana wururu ! Ko a bèna tinba furan. Tinba y'a ku bò ka a mana a nyè kan fo tasuma wulila a nyè na. A taara i jò kèrè fè. – N kòrò tinba, e ni jòni bè nyògòn na ? A ko : – N ni mògò si tè nyògòn na, n ma a tigi sòrò konyuman ! – Èè ! Ko ne jòlen bè fo yannò, ne nyè manana ko tasuma. Aa ! Ni i tun y'a tigi sòrò ko a na juguya ! O tuma na, suruku tèmèna ka taa. A seginna ka na. – Èè ! N kòrò tinba, e jijalen dè ! E ye fèn min kè, a ma a tigi sòrò, n ko tasuma bòra dè ! Ni i tun y'a sòrò, a na juguya dè ! Suruku tèmèna ka taa n'a sen fila ye. O ye ne ka nsiirin dan ye.
L'oryctérope et l'hyène
Conte. C'est l'histoire d'un oryctérope et d'une hyène – adversaires de toujours ! L'hyène se promenait, affamée. Elle vint trouver, couché à l'ombre d'un grand arbre, un oryctérope. – Grand-frère Oryctérope, tu es couché là tout seul, bien grassouillet, et tu n'as absolument pas te défendre ? – Absollument rien. – Mais au moins as-tu des dents ? – Pas une. – Mais alors, si quelqu'un vient pour te provoquer, comment vas-tu faire pour te défendre ? – Je suis ici sous la protection de Dieu. – Ouvre la bouche, ouvre grand que je regarde si tu as des dents. L'oryctérope ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. – Ah, Grand-frère, vraiment tu prends des risques ! Tu es là couché tout seul, bien grassouillet, et pas une seule dent ! Vraiment si quelqu'un te provoque, ça va être terrible pour toi ! Tu n'as absolument rien qui te permette de te défendre, j'ai mis la main dans ta bouche, effectivement tu n'as pas une seule dent à l'intérieur. Et puis si grassouillet... – En tout cas, je suis sous la protection de Dieu. L'hyène s'en alla, elle partit faire un tour, elle revint. – Grand frère Oryctérope, tu es encore la ? – Je suis là, je suis sous la protection de Dieu. – Est-ce bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Pas une seule. – Ouvre la bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. Elle constata que l'oryctérope n'avait pas une seule dent. Elle s'en alla, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, tu es encore là ! A l'ombre d'un arbre, tranquillement, bien grassouillet et sans une seule dent ? Si qui que ce soit te provoque, tu ne pourras rien faire pour t'en tirer par toi-même ! Dieu seul, comme tu l'as dit, pourrait te venir en aide ! Ouvre la bouche, que je regarde ! Et l'oryctérope ouvrit la bouche, et l'hyène regarda : pas une seule dent ! Elle s'en alla, elle partit faire un tour, elle ne trouva rien à manger, elle revint trouver l'oryctérope couché au même endroit. – Tu es encore là ? – Je suis là. – Ouvre ta bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, elle constata qu'il n'avait pas une seule dent, elle repartit, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, c'est bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Je n'en ai aucune. Or, comme chacun sait, si l'oryctérope n'a pas de dents, il a une queue ! L'hyène partit faire un tour, elle revint, elle se posta un peu en arrière, puis brusquement prit son élan et fonça sur l'oryctérope pour le balayer d'un seul coup ! A son passage, l'autre lui balança sur le museau une formidable claque, si fort, si fort que l'hyène en vit trente-six chandelles. Elle alla se rencoigner un peu plus loin. – Grand-frère Oryctérope, avec qui donc te bats-tu ? – Avec personne ! D'ailleurs je ne l'ai même pas touché ! – Eh bien moi qui suis dans mon petit coin, il m'en a pourtant rudement cuit. Si tu l'avais touché, qu'est-ce que ç'aurait été ! Et l'hyène s'en alla, et l'hyène revint : – Ah ! Grand-frère Oryctérope, vraiment tu es vaillant ! Tu n'as pas même touché ton adversaire, et pourtant c'était comme du feu ! Ah ! Si tu l'avais touché, ç'aurait été terrible ! Et l'hyène continua sa route, cahin-caha. Ainisi finit mon conte.
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Sinamuso fila : jugunin ni nkuman
N ye a tigè ka a da jònnin na. Nin kèra jugunin ni nkuman ye. Olu de tun bè cè kelen kun. Nkuman ko ale bè taa a kun digi. A taara ka taa a kun kofò kundigila ye. Kundigila bè fo jamana wérè la. Nkuman ko : Jugunin ma ni e kun digira ne ta nyè, ne kun tè digi dunya la bilen. Ne kunmugu bè to n kun. Jugunin ko : Ni Ala sònna a ma, e fana kun tè digi ne ta nyè. U bèè taara u kun kofò kundigila kelen ye. Kundigila nin bè dugu min na, o dugu tògò ye Foni. Kundigila yèrè tògò ye "Banyèba". Jugunin ni nkuman wulila. Jugunin taara se a balimaw bèè ma. A ye u biribiri furatu kòrò ka taa. Nkuman fana ye i labèn o tuma. U wulila minkè, u taara kundigiyòrò. Nkuman wulila ka taa yòrò yan. A taara i sigi jiribolo dò kan. O ye a sòrò jugunin dò birilen bè yen :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ye i kanto jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ye yòrò min bila a kò oka jan yan ni Segu ye. A taara i sigi jiri min na a ye sòrò jugunin dò bugulen bè yen. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò o ye a laminè jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ko : "Ee jugunin dò bè yan tuguni !" A taara ka taa ka taa a ye yòrò jan don ani a cè, a taara i sigi jiri dò la tugun. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila sa ka taa kundigila yèrè ka so. Jugunin dò tun bè kundigila ka daga jukòrò. Kundigila bè so min kònò a taara i sigi o kun cè ma. Jugunin bòra ka a kun da kundigila sen kan. A ko :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin ye a to sen kan a ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila ka taa. A ko ale kun tè digi bilen. A ni a kunkolo tora ten.
Deux coépouses : le hérisson et le héron
De qui parlerai-je ? Voici l'histoire du hérisson et du héron.
Ils étaient mariés au même homme. Le héron dit un jour qu'il allait faire tresser ses cheveux. Il parla de sa coiffure avec une coiffeuse. La coiffeuse habitait dans un autre pays. – Si ta tête est coiffée avant la mienne, dit le héron au hérisson, je ne me ferai plus jamais coiffer en ce monde, je resterai avec une tignasse sur la tête. – Si Dieu le veut, répondit le hérisson, tu ne seras pas coiffé avant moi. Tous les deux prirent rendez-vous avec la même coiffeuse. La coiffeuse vivait dans un village qui s'appelait Foni. Elle-même s'appelait Ba Nyèba. Le hérisson et le héron partirent. Le hérisson rendit visite à ses frères. Ils les cacha tout le long du chemin sous des touffes de feuilles. Le héron aussi se prépara. Ils se levèrent et partirent chez la coiffeuse. Le héron se prépara et partit très loin. Il s'assit sur une brance d'arbre. Il trouva là un hérisson caché :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson répondit sous un arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'apprêta et parcourut une distance plus longue que d'ici à Ségou. Il se posa surun arbre près duquel un hérisson était caché. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui répondit sous l'arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron lui dit : "Il y a encore un hérisson ici !" Il s'éloigna du hérisson, et alla s'asseoir sur un autre arbre. Il se mit à chanter :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui dit :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola vers la maison de la coiffeuse. Un hérisson se trouvait caché sous le canari de la coiffeuse. Le héron se posa sur le toit de sa maison. Aussitôt le hérisson apparut et posa sa tête sur les genoux de Nyèba. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
La tête sur les genoux de la coiffeuse, le hérisson répondit au héron :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola et partit. Il jura que sa tête ne sera plus tressée. Depuis ce jour, il garde sa tête telle qu'elle est.
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Npogotiginin, mininyanba, ani numukè
Nsiirin. Nin kèra npogotiginin caman yye k'u bè taa nyin susu. Dennin dò, o ma tila a ka baara la joona. Npogotigi tòw kòròtòra ka taa nyinsusuyòrò la k'o to so. U ko : – Ni i b'a fè k'an ye, an bè furabulu tigè k'o bila sira la. N'o kèra, i b'an ye. U ye furabulu bila sira la. Finyè y'o ta ka taa o bila mininyanba ka sira la. Dennin taara se furabulu ma. A taara mininyanba ka sira fè. Mininyanba y'i kanto : – Hmm, jinè waa mògò ? Dennin ko mògò. – Ko mun dun ye e se yan ? – Ko ne ni tòw bè taa nyin susu. N ma tila baara la joona, u ye furabulu bila sira la, finyè y'o ta ka na o bila i ka sira la. – Ko n b'i nyin susu ka nyè, nka i kana yèlè mògò fè dè ! Ni i yèlèla mògò fè dòròn i bè sa. Dennin ko baasi tè, ale bè sòn. Mininyanba ye dennin nyin susu. Dennin taara o la U taara kòda la. U bè kò min tigè ka taa so, u sera o da la. U ko u b'u ko. U y'u ka finin bèè bò k'u ko. O kèlen, numukèba y'u ka fininw cè ka yèlèn n'o ye jiri san fè. Ni npogotigi min tilala koli la, o bè na i jò numukèba ma :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
A b'a ka finin d'a ma. U tora o la, fo npogotigi bèè ka finin dira a ma. U bèè taara ka a tò to dennin ye. Dennin nana i jò :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so
Dennin ma sòn ka yèlè. Dennin seginna o kan tugun, numukèba ma sòn ka a ka finin di. A mèènna ka mèèn... dennin y'i kanto :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
O kèra yòrò min, dennin bòra ka bin ka sa. U y'a cè ka taa n'a ye sudonyòrò la. U taalen n'a ye sudonyòrò la, a su donnen tuma min, mininyanba ye finyè wuli ka na filen kura ani galama kura nyini, ka ji kè a la k'o seri dennin kan, dennin wulila. A ye numukè faga o yòrò bèè la k'o su don. N y'a ta yòrò min, n y'a bila yen.
La jeune fille, le grand python et le forgeron
Conte. Il était une fois des jeunes files coquettes, qui voulaient se faire bleuir les gencives. Elles partirent toutes ensemble, à l'exception d'une seule qui n'avait pas encore fini son travail. Comme les autres étaient impatientes de s'en aller, elles la laissèrent chez elle en lui disant : – Ne t'inquietes pas, nous disposerons des feuilles sur le chemin pour que tu nous rejoignes. Ainsi firent-elles, mais le vent fit s'envoler les feuilles qui se retrouvèrent sur le chemin qui menait chez un grand python. – Hmm ! Hmm ! qui es-tu donc, dit le serpent, un génie ou un être humain ? – Un être humain, répondit-elle. Et elle se mit à tout raconter au python : qu'elle voulait, avec ses amies, se faire bleuir les gencives, que les autres étaient parties sans elle parce qu'elle n'avait pas terminé son travail, qu'elles avaient marqué le chemin avec des feuilles, qu'il les avait déposées sur le cheim menant chez le python. – Eh bien, dit celui-ci, c'est moi qui vais te bleuir les gencives, mais à la condition que jamais plus tu ne t'amuses avec qui que ce soit. Si jamais tu t'amuses encore avec quelqu'un, tu mourras ! La petite accepta, le python lui bleuit les gencives, et elle s'en alla. Elle rejoignit ses amies qui rentraient au village et ensemble elle arrivèrent au bord d'une rivière. Là, elles décidèrent de se baigner. Elle se déshabillèrent et se jetèrent à l'eau Quand elles furent toutes dans l'eau, un méchant forgeron qui était là ramassa tous leurs vêtements et les emporta à la cime d'un arbre. Alors, chaque fois qu'une fille sortait de l'eau, elle venait devant le forgeron et chantait :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et le forgeron répondait :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Alors la jeune fille chantait :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Et le forgeron lui rendait ses vêtements. Toutes les jeunes filles firent ainsi, toutes, puis reprirent leurs vêtements, toutes, et il ne resta plus que la petite. Quand son tour arriva, elle vint devant le forgeron et chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et l'autre répondit
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Mais la petite refusa. Elle reprit sa chanson, le méchant forgeron refusa de lui rendre ses vêtements. Et cela dura longtemps, longtemps Finalemant, la petite chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et quand l'autre répondit :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
La petite accepta, et chanta :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Alors en prononçant ces mots, la jeune fille tomba et mourut. On la prit, on la porta jusqu'au cimetière. Au cimetière, on la mit dans la tombe. Alors un grand python arriva dans un tourbillon de vent, et prenant une calebasse et une cuiller neuves, aspergea d'eau la petite, l'aspergea, l'aspergea, et la petite se leva. Alors, sur-le-champ elle tua le forgeron et l'enterra. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Sènèkèla ni jinèw
Nsiirin. N ye a da cè kelen da, cè kelen nin ka sènè dama tèmènna. Dugu bèè ko ko a bè senè kè a bè sènè kè. A taara sènè kè jinèw ka so da la. Jinèw bòra. Kabini a ye jele cun jiri kan jinèkè ye a denw labò, u ye a nyininka. Cènin tògò ye Sabunyuman. Kabini a ye jele cun jiri kan, ayiwa jinèkè ni a denw bòra. U ye dònkili min fò a ye dun. U nana i kanto a ma.
Jòni kan ye jiri tigè ? Sabunyuman ka ye jiri tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Jiritigè tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèdenw ye jiri tigè ka o ban don kelen. A nana ka na waga bò. Jinèmuso bòra ka na i jò. A ko : "Jòni ka ye waga bò ?"
Jòni kan ye waga bò la ? Sabunyuman ka ye waga bò la. Aw ye wuli ka a dèmè. Wagabò tò tè si bi Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye waga bò ka o ban ka na nyò dan daminè. A ye nyòsi ta ka taa kungo kònò. Jinèw b``ora ka na u jò kungo kònò.
Jòni kan ye danni kè la ? Sabunyuman ka ye danni kè la. Aw ye wuli ka a dèmè. nyòdan tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye nyò dan ka a ban ka na nyò falen ka a ban. Nyòtigè nana se. A nana muru don nyò la. Jinèkè ni a denw bòra ka na u jò.
Jòni kan ye nyò tigè ? Jòni kan ye nyò tigè ? Sabunyuman ka ye nyò tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Nyòtigè tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U wulila ka nyò tigè ka a ban. Sani u ka tila, Sabunyuman muso nana ni to ye ka a di a ma. Ayiwa, murumurulen sigira a kò la. Sabunyuman ko a ma na n ka i ka murumurulen ci. A wulila ka murumurulen ci a muso kò la. Jinèmuso bòra ni a denw ye.
Jòni kan ye muso gosi ? Jòni kan ye muso gosi ? Sabunyuman yèrè bè muso gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Musogosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèw ye muso minè ka a gosi ka a faga. Ayiwa, den nana ka na i bolo da a kun ka kule, fa ye busan ta ka den gosi.
Jòni kan ye den gosi ? Jòni kan ye den gosi ? Sabunyuman yèrè bè den gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Dengosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U nana den minè a la ka a gosi ka a faga. Cè yèrè sigilen tora a bè kasi la. Murumurulen dò ye a cin. A ye o ci a woro kan ni a bolonkòni ye. Jinèw wulila ka na o yòrò la.
Jòni kan ye yèrè gosi ? Jòni kan ye yèrè gosi ? Sabunyuman yèrè bè yèrè gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Yèrègosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman la.
Jinèw nana jè Sabunyuman la ka a gosi ka a faga. Ayiwa, a gosira ka a faga. A ka nyò yèlèmana ka a kè tonkun ye kungo kònò. N ye o sòrò yòró min n ye o bila yen.
Le cultivateur et les génies
Conte. C'est l'histoire d'un homme qui cultivait à l'excès. Tout le monde disait qu'il cultivait bien. Un jour, il il cultiva sur la terre des génies. Les génies sortirent. Dès que l'homme donna son premier coup de hâche sur un tronc d'arbre, le père-génie et ses enfants sortirent et interrogèrent l'homme. Il s'appelait Sabunyuman. Dès qu'il donna le premier coupde hâche sur le tronc, le père-génie et ses enfants sortirent. Ils se mirent à chanter. Ils dirent ceci :
Qui coupe du bois ? Sabunyuman coupe du bois. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de bois non coupé Du bois de Sabunyuman. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les enfants-génies coupèrent tout le bois en une seule journée. Ensuite, Sabunyuman se mit à défricher le terrain. Une femme-génie arriva et demanda : "Qui défriche ce terrain ?"
Qui défriche ce terrain ? Sabunyuman défriche ce terrain. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de terrain non défriché Du terrain de Sabunyuman.
Les génies défrichèrent le terrain et la culture du mil commença. Sabunyuman se rendit dans son champ avec la semence de mil. Les génies sortirent.
Qui sème ? Sabunyuman sème. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de semence de mil aujourd'hui. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies finirent de semer. Le mil poussa en abondance Puis vint la récolte. Sabunyuman commença à récolter son mil. Le père-génie sortit, accompagné de ses enfants.
Qui fauche le mil ? Qui fauche le mil ? Sabunyuman fauche le mil Levez-vous et aidez-le. Ce soir, tout le mil de Sabunyuman doit être fauché Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies fauchèrent le mil. Avant de le finir, la femme de Sabunyuman lui apporta son repas. Alors, un insecte se posa surle dos de la femme. Sabunyuman lui dit : "Approche, je vais tuer cet insecte." Sabunyuman frappa l'insecte sur le dos de son épouse. La mère-génie et ses enfants entendirent le bruit et sortirent
Qui frappe sa femme ? Qui frappe sa femme ? Sabunyuman frappe sa femme Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de la battre Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent la femme, la frappèrent et la tuèrent. L'enfant arriva et cria au secours de sa mère, son père se mit à le frapper.
Qui frappe son enfant ? Qui frappe son enfant ? Sabunyuman frappe son enfant Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre l'enfant Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Ils saisirent l'enfant, le frappèrent et le tuèrent. Alors Sabunyuman se mit à pleurer. Un insecte le piqua, de ses doigts, il l'écrasa sur sa cuisse. Les génies arrivèrent aussitôt.
Qui se frappe ? Qui se frappe ? Sabunyuman se frappe Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre Sabunyuman Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent Sabunyuman, le frappèrent et le tuèrent. Ils le frappèrent vraiment à mort. Son champ de mil se transforma en broussaille. Je laisse ce conte où je l'ai trouvé.
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Jaraden min bè fèn bèè faga
N ye a tigè. Ayiwa, n ye a da nin na nin bilakoronin kelen. A fa ye a jaman a ba ye a jaman. U tè fosi fò cènin ye. Hali cènin mana mogò tèmèntò faga, u tè fèn fò a ye. Cènin taara kungo kònò don dò a ni bilakorow. A taara sagagènyòrò la. A bo kètò a ye jaradennin sòrò tu kòfè, a ye jaradennin minè ka na ni a ye so. Ka na a di a fa ma. A ko ne ye jaradenin tòmò." O ko a diyara n ye. A ko taa jaradennin bila i ka sagadennin fè. A ka to o fè. A taara ni jaraden ye. Dugutigi ko a ko jaraden tè mara so kònò koyi. A ko jara tè sokònòfèn ye. Fa ko ale den ka jaraden tè faga kòni. Ba ko ale den ka jaraden tè faga. Ayiwa, jaraden tora sagaw fè. Jaradennin nana bonya. Don dò a wulila a ye saga kelen minè.
Cènin bolila a nana a fò a fa ye. A ko n fa jaraden ye saga minè. A ko ayi ko jaraden ma se saga minè ye. A taara. O dugujè a ye saga filanan minè. Cènin bolila ka na a fa fè yen. A ko n fa n fa jaraden ye saga minè. Fa ko cènin wo jaraden bè i dege a tè se. Ayiwa u tora ten. Jaraden ye sagaw ban ka se baw ma. O don cènin nana i jò ka dònkili da. A ko :
Baba, jaraden ye ba minè bi sa Baba, jaraden ye ba minè bi sa Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baw ban minè na, a nana bila sow rò. A ye so fila minè. A nana :
Baba, jaraden ye sokè minè bi Baba, jaraden ye sokè minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
A ye sow ban a nana bila a ka faliw rò. A ye fali fila minè. A bolila ka na. A ko :
Baba, jaraden ye fali minè bi Baba, jaraden ye fali minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baganw bèè ban tuma min na. Don dò, jaraden bolila ka na fa dalen kòrò ka taa i pan ka i kè a kan. Ale ye i dalen to. Cènin nana :
Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi
Ba ko ale bè boli. Jaraden ye fa minè ka ba minè ka a kòròkè minè ka a yèrè minè ka u bèè dun. A tilala ka i pan ka bò kogo fè ka taa. N ye sòrò min n ye a bila yen.
Le lionceau qui tue tout le monde
Voici le conte que j'ai choisi. Bon. Je vais parler d'un bilakoro*. Son père l'avait gâté, sa mère l'avait gâté. Ils ne lui avaient jamais rien dit. Même si ce garçon tuait un homme qu'il rencontrait, ils ne lui disaient rien. Un jour, le garçon alla dans la brousse avec les autres bilakoros. Il alla au pâturage des moutons. En faisant ses besoins, il trouva un lionceau derrière un bosquet, il l'attrapa, l'amena à la maison. Il le donna à son père. Il dit : "Père, j'ai ramassé un lionceau." Le père lui répondit : "Cela me fait plaisir, va mettre le lionceau avec le petit mouton, tu vas le garder avec lui." Il partit avec le lionceeau. Le chef de village dit : "Vraiment, on ne garde pas un lionceau dans la maison, le lionceau n'est pas à garder dans la maison." Le père de l'enfant répondit que le lionceau de son fils n'était pas non plus à tuer. Sa mère aussi dit que le lionceeau de son fils n'était pas à tuer. Bien. Le lionceau resta avec les moutons. Il grandit. Un jour, il se leva et attrapa un mouton.
Le garçon courut, il vint dire cela à son père. "Père, dit-il, le lionceau a attrapé un mouton. "Le lion n'arrive pas à attraper un mouton", dit le père. Le garçon partit. Le lendemain, le lionceau attrapa un second mouton. Le garçon courut chez son père. "Père, père, le lionceau a attrapé un mouton. "Mon fils, répondit le père, le lionceau apprend, mais ne réussit pas." Bien. Ils en restèrent là. Le lionceau tua les moutons et s'en prit aux chèvres. Ce jour, le garçon vint et se mit à chanter. Il dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chèvres, il s'en prit aux chevaux. Il en prit deux. Le fils vint :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chevaux, puis vint le tour des ânes. Il en prit deux. Le garçon vint et dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Alors, le lionceau extermina tout le bétail domestique. Un jour, il se leva et vint près du père qui était couché, il sauta et l'attaqua. Le père resta couché. Le fils arriva :
Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi
La mère voulut s'enfuir. Le lionceau attrapa le père et la mère, prit l'aîné du garçon, prit le garçon lui-même et les a tous mangés. Après il sauta par-dessus le mur et s'en alla. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets là.
* bilakoro = (garçon) incirconcis
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Binba
Binba ye n malo de, malo, Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè k'i kun da n kun kan walayi ! a ye n saamè k'i nyè don n nyè na walayi ! a ye n saamè k'i nèn don n da la walayi ! a ye n saamè k'i bolo da n bolo kan walayi ! a ye n saamè k'i kògò da n kògò kan walayi ! a ye n saamè k'i disi da n disi kan walayi ! a ye n saamè k'i woro da n woro kan walayi ! a ye n saamè Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè
Bimba
Bimba m'a fait honte, honte, Bimba m'a fait honte ! Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa tête sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses yeux dans les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa langue sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son bras sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses seins sur les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son torse sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses cuisses sur les miennes Ah ! quelle impudeur ! Bimba m'a fait honte Ah ! quelle impudeur !
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J'espère encore que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery
Bonsoir Anusara,
voici encore quelques contes bambara et une chanson coquine (chantée par des fillettes). Quant à la transcription des textes, elle est bien conforme à l'orthographe usuelle telle qu'elle est beaucoup pratiquée même aujourd'hui au Mali. Elle base sur les résolutions issues des Journées d'étude sur les langues maliennes organisées par la D.N.A.F.L.A du 10 au 20 décembre 1979 à Bamako, y compris les quelques changements opérés lors de la Rencontre interétatique dans le cadre du MAPE (projet manding–peul), tenue à Bamako en juin 1981.
J'ai choisi ces contes & une chanson coquine :
01. Suruku ani bakòrònin / L'hyène et le bouc 02. Baba min tè shò dun / Baba qui ne mange pas de haricots 03. Misikunkolo / La tête de vache 04. Cikèla n'a denkè Seri / Le cultivateur et son fils Séri 05. Denfasafili / L'enfant abandonné 06. Tinba ni suruku / L'oryctérope et l'hyène 07. Sinamuso fila : jugunin ni nkuman / Deux coépouses : le hérisson et le héron 08. Npogotiginin, mininyanba, ani numukè / La jeune fille, le grand python et le forgeron 09. Sènèkèla ni jinèw / Le cultivateur et les génies 10. Jaraden min bè fèn bèè faga / Le lionceau qui tue tout le monde 11. Binba / Bimba, une chanson coquine
Voilà, les textes ...
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Suruku ani bakòrònin
Bakòrònin bòra ka taa bin dun. Suruku ye bakòrònin gèn, bakòrònin bolila ka don fòlòwo fè. Suruku ye bakòrònin ta a kòsen ma. Bakòrònin ko : "N kòrò suruku, o tè n sen ye i bolo, fòlòjiri de bè i bolo.
Suruku ye bakòrònin sen bila ka fòlòjiri minè. Bakòrònin ko : "Nalonma kòròn sen tun bè i bolo, i ye o bila ka fòlòjiri minè ; ne taalen filè i kòrò.
L'hyène et le bouc
Le bouc sortit et alla manger de l'herbe. L'hyène chassa le bouc, le bouc se sauva et entra par un trou (fait au mur d'enceinte d'un village ou d'un quartier). L'hyène prit le bouc par la patte de derrière. Le bouc dit : "Grand frère hyène, cela n'est pas mon pied qui est entre tes mains, c'est le bois du trou."
L'hyène lâche la patte du bouc et prit le bois. Le bouc lui dit : "Vieux sot ! C'est mon pied qui était dans ta main, tu l'as lâché pour prendre le bois ; me voilà parti."
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Baba min tè shò dun
Baba ko a tè shò dun, fo bèè ko a ma ko "shòdunbali". Don kelen kèra, a ni a filanw najèlen, olu ye u kali ko a na shò dun. Baba ko ko ale tè shò dun abada. Baba teriw ye nyògòn najè ka a fò Baba ka sungurun ye ko ni o sera ka dabali kè fo Baba ka shò dun, ko u na o sara nyuman na.
Baba ka sungurun ye su saba kè, a tè sunògò. A bè si ka a ka kamalen fyè, ka a digidigi, ka a naani, ka kòròfò dumanninw fò a ye fo dugu bè jè. A su sabanan fajirida, Baba ko : "N kanubaga, i bè mun nyini n fè sa ?" A ka sungurun ko : "Ne teri, dinyè bèè ko e tè shò dun mògò si bolo ; ne ye a kanu i ka shò dun ne kelen bolo. O kama, n na a dòn ko n ko ka di i ye, ko i bè n fisaya mògò tò bèè ye."
Baba ko : "O dama don wa ? O man gèlèn : shò tobi sini su la, ni dugu tilala fo bèè sunògòra, n na a dun." Baba ka sungurun ye shò tobi ka kèfèn bèè dò kè a la ka a diya fo mògò tè shò suma bèrè minè a la. A ye Baba lakunun ka shò sigi a kòrò.
Baba ko : "I dalen bè mògò kelen min na, ni i gundofònyògòn don, i dun tè i kònò fò mògò ye fo o kelen, taga o tigi wele ka na." Muso taara a gundofònyògòn wele. O mògò kelen nanen, Baba ko a ma : "I fana dalen bè mògò min na, ni i gundofònyògòn don, taga o wele ka na." O taara a gundofònyògòn wele, o nana. Fo a taara a dafa mògò tan na.
Baba ko a ka sungurun ma : "N teri, ne tè shò dun abada ni nin mògò tan tun na a dòn ko ne ye shò dun e bolo, dinyè bèè yèrè tun na a dòn." O de ye a to Segu faama ka jònkèkuntigi ko ko muso tè mògò si gundofònyògòn ye.
Baba qui ne mange pas de haricots
Baba a dit qu'il ne mangerait pas de haricots, (il tint si bien sa parole) que tout le monde le nomma "shòdunbali" (qui ne mange pas de haricots). Un jour qu'il s'était réuni avec ses camarades, ces derniers jurèrent qu'il mangerait de haricots ; Baba dit qu'il ne mangerait jamais de haricots. Les amis de Baba se réunirent et dirent à l'amie de Baba que, si celle-ci s'arrangeait pour faire manger des haricots à Baba, ils la paieraient d'une bonne récompense.
L'amie de Baba passa trois nuits sans dormir, passant toute la nuit à éventer son ami, le masser, le caresser, lui dire de bonnes petites paroles jusqu'au matin. Au petit jour de la troisième nuit, Baba dit : "O mon aimée, quelle est donc la chose que tu désires de moi ?" Son amie dit : "O mon ami, tout le monde dit que tu ne mangerais des haricots de la main de qui que ce soit ; je désire que tu manges des haricots de ma main à moi seule ; alors je saurai que tu m'aimes et que tu me préfères à toutes les autres personnes."
Baba dit : "N'y a-t-il que cela ? Ce n'est pas difficile ! Fais cuire des haricots demain soir, et au milieu de la nuit, alors que le monde sera endormi, je les mangerai." L'amie de Baba fit cuire des haricots, et y ajouta toutes sortes d'épices, de telle façon qu'on sentait à peine le goût des haricots. Elle réveilla Baba, puis posa les haricots devant lui.
Baba dit : "Va appeler celle qui est ta personne de confiance et ta confidente, et ne révèle ton secret à personne d'autre qu'à elle." La femme alla appeler sa confidente ; cette personne arrivée, Baba lui dit : "Toi aussi, va chercher ta personne de confiance et ta confidente." Celle-ci alla chercher sa confidente qui arriva, (et ainsi de suite) jusqu'à ce qu'il y eut dix personnes réunies.
Baba dit (alors) à son amie : "Mon amie, je ne mangerai jamais de haricots ! Si tu m'avais fait manger des haricots, ces dix personnes l'auraient su et tout le monde également." C'est pour cela que le chef des captifs du roi de Ségou a dit que la femme n'est (ne devrait pas être) la confidente de personne.
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Misikunkolo
Cèkòròba dò, mògòw y'a ka misi faga, ka taa o kunkolo bila yòrò dò la ka sogo tila. Ayiwa, misitigi, o ko ale bè taa ci dò la, cè y'o ka misikunkolo sonyè, ka taa n'o ye a ka buguda la sisan. Denkè saba de b'a fè. A y'a fò a denw ye k'a bè taa misikunkolo ko kò la. Ayiwa, cèkòròba taara misikunkolo ko. Misikunkolotigiw, u y'a misikunkolo nyini, u ma a ye. Dòw ko : – Aa ! Cèkòròba nin y'a ta dè ! U ye sira minè ka taa cèkòròba ka du kònò. U taara nyininkali kè : – Ko yali, ko a' fa bè min ? Denkè kògòlen, o ko : – Baba taara misikunkolo ko kò ra. Denkè ncinin ko : – Tinyè tè dè ! A ma taa misikinkolo ko kò ra, a taara misikunkolokokònin. – Aa ! Ko a taara misikunkolokokònin ? – Ko hòn. – Ko a' ye taa a wele ka na, ko dugutigi mago b'a la. A taara dugutigibulon rò. U y'a nyininka, ko : – Cèkòròba o, ko e de y'a misikunkolo sonyè waa i ma a sonyè ? Ko ale ma misikunkolo sonyè. Denw taara misikunkolo bò, ka na a kè daga rò. Ayiwa, u bè ka a tobi sa tuma min, misikunkolo jara, ji jara a la. U ko : – Ee ! Cè ! An bè taa nin fò baba ye cogo di ko ji jara misikunkolo la ? Den ncinin ko : – A' ye to ne bè taa a fò. U ko : – Wa taa a fò ! A sinna ka boli ten. – Ko baba, ko jasaga nin ! Fa ko : – Bataraden ! Ko nyènin pirinpirin iko filen fa ji ! Cè, a nana filen fa ji la ka a kè a rò. Ayiwa, a nana mòn. U ko : – Ee ! K'a mònna, k'an bè taa a fò baba ye cogo di ? – Ko èè ! A' ye ne bila ko n bè taa a fò ! U ye den ncinin bila a taara. A ko : – Baba ! Baba ! Ko cè, Amònna denw ko u ka kòrò ni ne ye ! – Taa a fò u ye k'u ka nyèmalobaliya kunbò i kan, k'e wolola kabi jigin ka suma san don. U y'a jigin ka a sigi dugu ma. A sumanen sisan, u ko u b'a bila ga san fè, u ma se. – Ko cè ! An bè taa nin fò cogo di ? – Ko a' tè ne bila ka taa o fò wa ? – Ayiwa, taa a fò baba ye ko an kènyèna ka a bila ga san fè. A sinna ka boli ka taa ko : – Baba ! Baba ! N-bolo-tè-se denw ko k'i fo ! A ko : Maharaba ! Kolon-biri ! U taara kolon biri k'u sigi o san fè ka a da o san fè. N y'o ta yòrò min, n taara o bila yen.
La tête de vache
Il était une fois un homme, un chef de famille, qui avait fait abattre une de ses vaches. Ses gens étaient allés partager la viande en laissant de côté la tête, et lui-même partit faire une commission en laissant cette tête toute seule. Vint un vieil homme, qui déroba cette tête et l'emporta dans son campement. Cet homme avait trois enfants. Il leur dit qu'il s'en allait laver cette tête à la rivière, et partit. Les gens du propriétaire cherchèrent partout la tête disparue. En vain. Certains finirent par soupçonner le véritable voleur : – C'est sûrement ce vieux-là, dirent-ils. Et ils partirent chez lui. – Où est votre père ? demandèrent-ils. Et l'aîné répondit : – Papa est allé laver la tête de vache à la rivière. Immédiatement, le cadet lui répliqua : – C'est faux ! Il n'a pas dit qu'il allait laver la tête de vache à la rivière, il a dit qu'il allait à la rivière où on lave les têtes de vaches. – Ah, vraiment ? A la rivière où on lave les têtes de vaches ? demandèrent les gens. Eh bien, allez le chercher, il est convoqué par le chef du village. Le vieux se rendit à la convocation du chef de village.On l'interrogea : – Eh bien, Vieux, est-ce que toi oui ou non, qui a volé cette tête de vache ? Il répondit que ce n'était pas lui. Pendant ce temps, les enfants avaient pris la tête, l'avaient mise dans une marmite, et avaient commencé à la faire cuire. Lorsqu'elle commença à se dessécher dans le récipient, les enfants se dirent : – Eh bien ! Comment aller dire à papa que la tête est presque desséchée maintenant ? Le cadet s'empressa : – Laissez-moi y aller, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il courut d'un seul trait : – Papa, s'écria-t-il, mou-sec-ton ! – Petit insolent, lui répliqua son père, si tu te voyais, avec tes yeux comme deux calebasses pleines d'eau ! L'enfant repartit aussitôt, et avec ses frères, remplit deux grandes calebasses d'eau qu'il versa dans la marmite. Peu de temps après, ils se dirent : – Voilà que c'est cuit maintenant, comment aller dire ça à papa ? – Laissez-moi y aller, dit encore le cadet, je vais le lui dire. Ils le laissèrent y aller, il partit en courant. – Papa, Papa, s'écria-t-il, les enfants de Cuicui prétendent qu'ils sont beaucoup plus âgés que moi ! – Va leur dire que c'est faux, et qu'ils cessent de te manquer de respect, répondit le père, et rappelle-leur que tu es né l'année du grand refroidissement. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, ôta la marmite du feu et la mit à refroidir. Bientôt, quand la viande fut à point, ils voulurent la mettre à l'abri sur le toit du hangar, mais ils étaient trop petits et n'y parvinrent point. – Comment faire, se dirent-ils, comment aller dire cela à papa ? – Laissez-moi y aller, dit le cadet, je vais le lui dire. – Très bien, dirent les deux autres, va lui dire qu'on n'a pas réussi à mettre la marite sur le toit du hangar. Alors, il courut à toutes jambes et s'écria : – Papa, Papa, les enfants de Bras-trop-court te saluent ! – Grand merci, Renverse-mortier, grand merci ! repliqua le père. Alors l'enfant repartit, et avec ses frères, renversa le mortier, monta dessus, et ainsi put déposer la marmite à l'abri sur le toit du hangar. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Cikèla n'a denkè Seri
Samiya selen, cè kelen ni a denkè Seri tun bè ci kè nyògòn u ka foro la. Don kelen kèra, fa sègènnen ko a denkè ma : "Seri, sènè kè kosèbè sani ka n segin, n bè taa banakò." Fa taar'i sigi jiriba dò jukòrò ka to yen kabini sògòma fo ka wulada sera. A seginnen, denkè ko a ma : "Baba, i ye mun kè kabini sògòma ina fo sisan ?" Fa ko : "N sigilen tun bè jiriba dò kòrò, n ye nyè kòròta ka san filè, n ye numukè kèmè ye nègèda la jiri bara u si tè si lakodòn." Denkè ma kuma ; u fila taara so.
Dugu jèlen, u seginna ka taa u ka foro la. Denkè ko : "Baba ! N bè taa banakò. A taar'i sigi fo wulada sera. Fa siranna, a donna wulèba la ka den nyini k'o ye. Seri kelen k'a fa senkan mèn, a y'a nyè kòròta ka sankolo filè. Fa ko : "Seri, mun b'i sòrò ? Kabini sògòma fo sisan i bè san filè?" Denkè ko : "Baba, kabini sògòma n ye kònò dò dabòlò ye, hali sa n ma kònò yèrè ye fòlò. Fa ko : "Ee ! O kònò dun bè taa sigiyòrò jumèn na ?" Denkè ko : "Baba ! I ye jiri min kofò kunun a bè taa i sigi o bara !"
Le cultivateur et son fils Séri
L'hivernage arrivé, un homme et son fils Séri cultivaient ensemble leur champ. Un jour, le père fatigué dit à son fils : "Séri, fais bien la culture en attendant que je revienne ; je vais aux cabinets." Le père alla s'asseoir sous un grand arbre où il resta depuis le matin jusqu'au soir. A son retour, le fils lui dit : "Papa, qu'as-tu fait depuis ce matin jusqu'à présent ?" Le père dit : "J'étais assis sous un grand arbre, j'ai levé les yeux pour regarder en haut, j'ai vu 100 forgerons qui forgeaient du fer dans l'arbre et aucun d'eux ne voyait les autres." Le fils ne dit mot. Tous les deux rentrèrent à la maison.
Dès le lendemain matin, ils retournèrent à leur champ. Le fils dit : "Papa, je vais aux cabinets." Il alla s'asseoir jusqu'au soir. Le père eut peur (pour son fils), entra dans la brousse, chercha son fils et le retrouva. Séri, ayant entendu le bruit des pas de son père, leva les yeux et regarda au ciel. Le père dit : "Séri, que t'est-il donc arrivé ? Depuis ce matin jusqu'à présent tu regardes le ciel ?" Le fils dit : "Papa, depuis ce matin, je vois le bec d'un oiseau qui passe, et jusqu'à présent je n'ai pas vu l'oiseau lui-même." Le père dit : "Oh ! Où donc va se poser cet oiseau ?" Séri dit : "Hé ! Papa, il va se poser sur l'arbre dont tu as parlé hier !"
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Denfasafili
Nsiirin. Nin kèra muso d�� n'a den ye. Ayiwa, Ala kòni y'a kè, kabini muso nin, n'a donna furu la, a ma den wèrè sòrò denmusonin kelen kò. O denmusonin kelen fana, aa ! Ala nana bana bila o la, k'o fasa. Ka a fasa, ka a fasa. Hali mògò tè sòrò dugu kònò, min bè hali den laminè a ye. O tuma, a dabali nana ban, denko nin na. Don dò la, a nana den nin da a kò rò, ka taa kungo kolon rò. Ayiwa a y'a dòn ka a fò a tè so da fè fewu, mògò nyè t'a la, a taara den nin foni, ka a fili kungo kolon rò. Ayiwa, a ye den nin n'a bamunanfinin fili yen, a y'i kòsegin ka na so. A natòla, a taara kòlònda la, a selen kòlònda la, a ye ntorinin ta, k'o da a kò rò, ko ale bèna o kè a den ye. Sabu ale den fasara, a nana ntori nin bila a ka so kònò, ko o na ale ka nyòninw susu, o na ale ka naninw susu. O tuma, ntorinin b'a bolo lamara la yen. Ayiwa, jinèw fana nana den min fasalen fililen bè kungo kolon la yen, jinèw nana o ta k'o lamara. K'o kè npogotigi kògòlen ye. K'o bonya, o ye bonya dan ye. N'a tèmèna i la, fo i ja bè bò. O tuma, den nin, o kòni tora jinèw bolo yen. Ayiwa, muso nin, ale bè nyò kè ntorinin kun ka taa kungo rò, ko o ka o susu ka a bila ale nyè. O jinèw fana b'u to u ka masaya rò, ka denmuso nin bila ka na dugu kònò. N'a nana dugu kònò, a bè taa ba ka bonda la. Ba bè ka nyò min sigi ko ntorinin k'o susu, a b'o ta k'o susu, k'o bunten k'o mugubò k'o sigi ba nyè. Ba mana na, a bà fò : – Hòn, nin ka nyi dè ! Ni ne bè ka n den pasa nin to n bolo yan, o bè se ka nin nyògòn kè wa ? O tuma, o kòni tora ten. Ale mana nyò o nyò bila ko ntorinin k'o susu, denmuso nin bè bò kungo rò jinèw fè yen, ka na nyò nin ta ka a susu. Ayiwa, musokòrònin kolasògòbèla, o kòni tè jò, a tè sigi, o nana don dò la ka na a sòrò denmusonin bòlen bè kungo rò, ka na a sòrò a bè ka nyò nin susu. Ayiwa, o ma fèn fò, o taara a ka so. Ba nin bòlen kungo rò, o nana ba nin yòrò, a ko : – N terimuso, a ko e bè nyò o nyò kè ntorinin kun, ko a ka a susu, a ko ntorinin tè se ka nyò susu koyi ! A ko i taara i den fasa min fili kungo rò dè, a ko o de kèlen bè npogotigi belebele ye bi, n'a tèmèna mògò o mògò na, bèè ja de bè wuli. O tuma, o de bè na e ka nyòw ta, k'u susu yan, k'u susu, , k'u mugubò, ka a sigi e nyè yan. Muso nin a dabali banna. Sabu a yèrè y'a dòn a taara den nin fili ka a to cogo min na. N'a fòra ko npogotigi kògòlen bè, ko o bè na ale ka nyò kè ntorinin kun, ka nyò ta ka a sigi ga kun na ; ayiwa, bilali kolonnin b'a fè yen, k'o ta, k'o sèmè kogo la, ka don k'i sigi o jukòrò. Ayiwa, tile nana gan, denmuso nin, nyanyoroba nyanyoroba, a nana, ka na don du la, ka gakun mafilè ka nyò sigilen ye, ka a ta ka a susu. A ye nyò nin susu, ka a bunten, ka a mugubò, ka a tèèntèèn, ko o b'a sigi ga la yòrò min na, ba ye bilali kolonnin tan ka a bin ko ale b'i toron a kan, dennin y'i pan pororo ka bò, ka taa kungo kolon rò jinèw yòrò la a nò la yen. O tuma, muso nin y'a jira, a ko mògò, i den fasa o fasa, i kana taa a fili. A bè laban min na, i t'o dòn. O tuma, denfalafili, o dabilara, ka a da nin muso ka ko kèta kan.
L'enfant abandonné
Conte. Il était une fois une femme et sa fille. Dieu fit que cette femme n'eut jamais d'autre enfant que celle-ci, et Dieu fit aussi que la petite tomba malade et se mit à dépérir, à dépérir, à dépérir. Elle était si maigre que personne au village ne voulait s'occuper d'elle. Alors la femme se désespéra pour cette enfant. Un jour, elle la mit à son dos, et partit loin, très loin dans la brousse. Quand elle fut arrivée loin, très loin hors de tout regard, elle détacha l'enfant et la jeta là, avec le pagne qui l'attachait à son dos. Pour elle revint, seule, au village. En arrivant, elle passa près du puits, y prit un crapaud, le mit à son dos et dit que ce crapaud serait son enfant : puisque sa fille avait dépéri, elle prendrait ce crapaud chez elle, afin qu'il pile son petit mil pour sa petite sauce. Elle éleva donc le crapaud. L'enfant qu'ele avait abandonnée dans la brousse fut recueillie par les génies qui l'élevèrent et en firent une grande et belle jeune fille. Grande, bien en chair, et belle à faire peur. Elle vécut au milieu des génies. La femme, elle, donnait chaque jour au crapaud un peu de mil qu'il pilait pour elle. Dans leur immense mansuétude, les génies accordèrent à la jeune fille la permission de retourner dans son village. Elle vint donc, et chaque jour. Lorsqu'elle venait, elle allait jusqu'au seuil de la maison de sa mère, et prenait là le mil que celle-ci avait donné à piler au crapaud La jeune fille pilait ce mil, en ôtait le son, le réduisait en farine, et le disposait pour sa mère. Lorsque celle-ci revenait, elle se réjouissait en disant : – Si j'avais gardé cette enfant toute souffreteuse, jamais elle n'aurait fait le travail que ce crapaud accomplit pour moi ! Les jours passèrent. Chaque matin, la femme donnait du mil au crapaud, chaque matin la jeune fille venait de la brousse, loin, loin, loin, là où sont les génies, et prenait ce mil qu'elle pilait avec soin. Un jour, une vieille femme – une de ces petites vieilles qui fouinent partout et finissent par tout savoir – s'en vint au moment où la jeune fille se mettait à piler. Elle ne dit rien et rentra chez elle. Mais quand la mère revint, elle s'en alla la trouver et lui dit : – Ma chère amie, tout ce mil que tu donnes à ton crapaud, ce n'es pas lui qui le pile. La petite fille souffreteuse que tu es allée jeter dans la brousse est devenue grande et belle, belle à faire peur ! et c'est elle qui vient le piler et t'en disposer la farine. Alors la femme resta interdite, car elle n'avait pas oublié ce qu'elle avait fait, comment elle s'était débarrassée de son enfant. Elle ne parvenait pas à croire que cette enfant-là était devenue une grande et belle jeune fille, et que cette grande et belle jeune fille revenait à présent piler pour elle. Le lendemain, la femme disposa son mil sur le toit du petit hangar, puis prit une vieille natte qui se trouvait là, l'appuya contre le mur et se cacha derrière. A la fin de la matinée, au moment où la chaleur commence à monter, la jeune fille arriva en balançant ses belles hanches ; elle vit le mil qu'on avait préparé sur le toit du petit hangar, le prit et commença à le piler. Elle le pila, le réduisit en poudre, en fit une belle farine qu'elle tamisa. Lorsqu'elle voulut la mettre sur le toit du hangar, la mère d'un coup de pied renversa la natte et se jeta sur elle, mais la jeune fille, plus leste, s'échappa de ses mains et s'enfuit dans la brousse où elle retrouva les génies, et jamais elle ne revint. Voilà : l'histoire de cette femme montre que jamais on ne doit abandonner son enfant si souffreteux soit-il. Qui peut savoir ce que deviendra un enfant ? C'est à partir de ce jour et à cause de cette femme qu'on cessa d'aller abandonner dans la brousse les enfants souffreteux.
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Tinba ni suruku
Nsiirin. N y'a da tinba ani suruku la. Suruku bè yaala la, kòngò b'a la. A taara n kòrò tinba dalen sòrò, jirisunba kòrò. A ko : – N kòrò tinba, e dalen bè yannò, e tòlòlen don, yala kèlèfèn bè e bolo ? A ko : – Kèlèfè tè n bolo – Ko yala nyin b'i da wa ? Ko nyin t'a da. – Ko o tuma na ni mògò bagara e ma sisan, e bèna mun kè ka a kèlè ? A ko : – Ne kòni bè yannò Ala ka mara la. Suruku ko a ma : – I da yèlèn, i da yélèn n ka a lajè ni nyin b'i da. A y'a da yèlèn, suruku y'a bolo don a da, a ko : – Aa ! Kòrò tinba, e faratilen don dè ! E dalen bè yan, e tòlòlen, nyin tè e da, ni mògò bagara i ma, ko jugu don dè ! Foyi tè e fè n'e bè se k'i yèrè kisi, ne ye n bolo don e da, ne nyè b'a la nyin fosi tè e da. E tòlòlen don. A ko : – Ne kòni bè Ala ka mara la. Suruku taara, ka taa i munumunu, ka segin ka na. A ko : – N kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? – Ko a dalen bè yan. Ko a dalen bè Ala ka mara la. – Ko tinyè na nyin t'i da ? – Ko nyin t'a da. – I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn, a y'a bolo don. O y'a sòrò nyin tè tinba da. A taara, a seginna ka na : – N kòrò tinba, i sigilen bè yan hali bi wa ? E kòni sigilen bè jirisuma nin na, i tòlòlen don, nyin t'i da. Mògò o mògò bagara i ma, i tè se ka foyi kè i yèrè ye. Fo Ala yèrè kelen, i yèrè ye min fò. I da yèlèn n ka a filè. A y'a da yèlèn. A y'a filè, nyin t'a da. A taara. A taara munumunu. A ma dumuni si sòrò. A seginna ka na tinba sòrò yennò. – Ko n kòrò tinba, hali sa i dalen bè yan wa ? Ko a dalen bè yan. – I da yèlèn. A y'a sòrò foyi t'a da. A seginna ka taa. A nana, a ko : – N kòrò tinba, i faratilen dè ! Ni mògò min yaalatò nana bò e kan yan, a na kè baara ye. Suruku seginna ka taa i munumunu, ka segin ka na. A seginna ka na minkè, a nana n kòrò tinba sòrò. – Ko tinyè na, nyin t'i da ? Ko nyin foyi t'a da. Wa tinba fana, o ku de ye a ka kèlèkèlan ye. Suruku taara munumunu ka segin kò fè ka na. A nana wururu ! Ko a bèna tinba furan. Tinba y'a ku bò ka a mana a nyè kan fo tasuma wulila a nyè na. A taara i jò kèrè fè. – N kòrò tinba, e ni jòni bè nyògòn na ? A ko : – N ni mògò si tè nyògòn na, n ma a tigi sòrò konyuman ! – Èè ! Ko ne jòlen bè fo yannò, ne nyè manana ko tasuma. Aa ! Ni i tun y'a tigi sòrò ko a na juguya ! O tuma na, suruku tèmèna ka taa. A seginna ka na. – Èè ! N kòrò tinba, e jijalen dè ! E ye fèn min kè, a ma a tigi sòrò, n ko tasuma bòra dè ! Ni i tun y'a sòrò, a na juguya dè ! Suruku tèmèna ka taa n'a sen fila ye. O ye ne ka nsiirin dan ye.
L'oryctérope et l'hyène
Conte. C'est l'histoire d'un oryctérope et d'une hyène – adversaires de toujours ! L'hyène se promenait, affamée. Elle vint trouver, couché à l'ombre d'un grand arbre, un oryctérope. – Grand-frère Oryctérope, tu es couché là tout seul, bien grassouillet, et tu n'as absolument pas te défendre ? – Absollument rien. – Mais au moins as-tu des dents ? – Pas une. – Mais alors, si quelqu'un vient pour te provoquer, comment vas-tu faire pour te défendre ? – Je suis ici sous la protection de Dieu. – Ouvre la bouche, ouvre grand que je regarde si tu as des dents. L'oryctérope ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. – Ah, Grand-frère, vraiment tu prends des risques ! Tu es là couché tout seul, bien grassouillet, et pas une seule dent ! Vraiment si quelqu'un te provoque, ça va être terrible pour toi ! Tu n'as absolument rien qui te permette de te défendre, j'ai mis la main dans ta bouche, effectivement tu n'as pas une seule dent à l'intérieur. Et puis si grassouillet... – En tout cas, je suis sous la protection de Dieu. L'hyène s'en alla, elle partit faire un tour, elle revint. – Grand frère Oryctérope, tu es encore la ? – Je suis là, je suis sous la protection de Dieu. – Est-ce bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Pas une seule. – Ouvre la bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, l'hyène y plongea la main. Elle constata que l'oryctérope n'avait pas une seule dent. Elle s'en alla, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, tu es encore là ! A l'ombre d'un arbre, tranquillement, bien grassouillet et sans une seule dent ? Si qui que ce soit te provoque, tu ne pourras rien faire pour t'en tirer par toi-même ! Dieu seul, comme tu l'as dit, pourrait te venir en aide ! Ouvre la bouche, que je regarde ! Et l'oryctérope ouvrit la bouche, et l'hyène regarda : pas une seule dent ! Elle s'en alla, elle partit faire un tour, elle ne trouva rien à manger, elle revint trouver l'oryctérope couché au même endroit. – Tu es encore là ? – Je suis là. – Ouvre ta bouche que je regarde ! Il ouvrit la bouche, elle constata qu'il n'avait pas une seule dent, elle repartit, elle revint. – Grand-frère Oryctérope, c'est bien vrai que tu n'as pas de dents ? – Je n'en ai aucune. Or, comme chacun sait, si l'oryctérope n'a pas de dents, il a une queue ! L'hyène partit faire un tour, elle revint, elle se posta un peu en arrière, puis brusquement prit son élan et fonça sur l'oryctérope pour le balayer d'un seul coup ! A son passage, l'autre lui balança sur le museau une formidable claque, si fort, si fort que l'hyène en vit trente-six chandelles. Elle alla se rencoigner un peu plus loin. – Grand-frère Oryctérope, avec qui donc te bats-tu ? – Avec personne ! D'ailleurs je ne l'ai même pas touché ! – Eh bien moi qui suis dans mon petit coin, il m'en a pourtant rudement cuit. Si tu l'avais touché, qu'est-ce que ç'aurait été ! Et l'hyène s'en alla, et l'hyène revint : – Ah ! Grand-frère Oryctérope, vraiment tu es vaillant ! Tu n'as pas même touché ton adversaire, et pourtant c'était comme du feu ! Ah ! Si tu l'avais touché, ç'aurait été terrible ! Et l'hyène continua sa route, cahin-caha. Ainisi finit mon conte.
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Sinamuso fila : jugunin ni nkuman
N ye a tigè ka a da jònnin na. Nin kèra jugunin ni nkuman ye. Olu de tun bè cè kelen kun. Nkuman ko ale bè taa a kun digi. A taara ka taa a kun kofò kundigila ye. Kundigila bè fo jamana wérè la. Nkuman ko : Jugunin ma ni e kun digira ne ta nyè, ne kun tè digi dunya la bilen. Ne kunmugu bè to n kun. Jugunin ko : Ni Ala sònna a ma, e fana kun tè digi ne ta nyè. U bèè taara u kun kofò kundigila kelen ye. Kundigila nin bè dugu min na, o dugu tògò ye Foni. Kundigila yèrè tògò ye "Banyèba". Jugunin ni nkuman wulila. Jugunin taara se a balimaw bèè ma. A ye u biribiri furatu kòrò ka taa. Nkuman fana ye i labèn o tuma. U wulila minkè, u taara kundigiyòrò. Nkuman wulila ka taa yòrò yan. A taara i sigi jiribolo dò kan. O ye a sòrò jugunin dò birilen bè yen :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ye i kanto jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ye yòrò min bila a kò oka jan yan ni Segu ye. A taara i sigi jiri min na a ye sòrò jugunin dò bugulen bè yen. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò o ye a laminè jiri kòrò :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila a ko : "Ee jugunin dò bè yan tuguni !" A taara ka taa ka taa a ye yòrò jan don ani a cè, a taara i sigi jiri dò la tugun. A ko :
Ne nkuman ne nkuman Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo foni Ka o kè busubèsè
Jugunin dò ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila sa ka taa kundigila yèrè ka so. Jugunin dò tun bè kundigila ka daga jukòrò. Kundigila bè so min kònò a taara i sigi o kun cè ma. Jugunin bòra ka a kun da kundigila sen kan. A ko :
Ne nkuman ne nkuman gale Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Jugunin ye a to sen kan a ko :
Ne jugunin senntannin Ne jugunin bolontannin Ne bè taa kundigi Baro Nyèba fè yen fo Foni Ka o kè busubèsè
Nkuman wulila ka taa. A ko ale kun tè digi bilen. A ni a kunkolo tora ten.
Deux coépouses : le hérisson et le héron
De qui parlerai-je ? Voici l'histoire du hérisson et du héron.
Ils étaient mariés au même homme. Le héron dit un jour qu'il allait faire tresser ses cheveux. Il parla de sa coiffure avec une coiffeuse. La coiffeuse habitait dans un autre pays. – Si ta tête est coiffée avant la mienne, dit le héron au hérisson, je ne me ferai plus jamais coiffer en ce monde, je resterai avec une tignasse sur la tête. – Si Dieu le veut, répondit le hérisson, tu ne seras pas coiffé avant moi. Tous les deux prirent rendez-vous avec la même coiffeuse. La coiffeuse vivait dans un village qui s'appelait Foni. Elle-même s'appelait Ba Nyèba. Le hérisson et le héron partirent. Le hérisson rendit visite à ses frères. Ils les cacha tout le long du chemin sous des touffes de feuilles. Le héron aussi se prépara. Ils se levèrent et partirent chez la coiffeuse. Le héron se prépara et partit très loin. Il s'assit sur une brance d'arbre. Il trouva là un hérisson caché :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson répondit sous un arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'apprêta et parcourut une distance plus longue que d'ici à Ségou. Il se posa surun arbre près duquel un hérisson était caché. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui répondit sous l'arbre :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron lui dit : "Il y a encore un hérisson ici !" Il s'éloigna du hérisson, et alla s'asseoir sur un autre arbre. Il se mit à chanter :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Un hérisson lui dit :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola vers la maison de la coiffeuse. Un hérisson se trouvait caché sous le canari de la coiffeuse. Le héron se posa sur le toit de sa maison. Aussitôt le hérisson apparut et posa sa tête sur les genoux de Nyèba. Le héron dit :
Moi le héron, moi le héron Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
La tête sur les genoux de la coiffeuse, le hérisson répondit au héron :
Moi le hérisson sans pied Moi le hérisson sans main Je vais me faire tresser les cheveux Chez tante Nyèba à Foni Et de manière parfaite !
Le héron s'envola et partit. Il jura que sa tête ne sera plus tressée. Depuis ce jour, il garde sa tête telle qu'elle est.
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Npogotiginin, mininyanba, ani numukè
Nsiirin. Nin kèra npogotiginin caman yye k'u bè taa nyin susu. Dennin dò, o ma tila a ka baara la joona. Npogotigi tòw kòròtòra ka taa nyinsusuyòrò la k'o to so. U ko : – Ni i b'a fè k'an ye, an bè furabulu tigè k'o bila sira la. N'o kèra, i b'an ye. U ye furabulu bila sira la. Finyè y'o ta ka taa o bila mininyanba ka sira la. Dennin taara se furabulu ma. A taara mininyanba ka sira fè. Mininyanba y'i kanto : – Hmm, jinè waa mògò ? Dennin ko mògò. – Ko mun dun ye e se yan ? – Ko ne ni tòw bè taa nyin susu. N ma tila baara la joona, u ye furabulu bila sira la, finyè y'o ta ka na o bila i ka sira la. – Ko n b'i nyin susu ka nyè, nka i kana yèlè mògò fè dè ! Ni i yèlèla mògò fè dòròn i bè sa. Dennin ko baasi tè, ale bè sòn. Mininyanba ye dennin nyin susu. Dennin taara o la U taara kòda la. U bè kò min tigè ka taa so, u sera o da la. U ko u b'u ko. U y'u ka finin bèè bò k'u ko. O kèlen, numukèba y'u ka fininw cè ka yèlèn n'o ye jiri san fè. Ni npogotigi min tilala koli la, o bè na i jò numukèba ma :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
A b'a ka finin d'a ma. U tora o la, fo npogotigi bèè ka finin dira a ma. U bèè taara ka a tò to dennin ye. Dennin nana i jò :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so
Dennin ma sòn ka yèlè. Dennin seginna o kan tugun, numukèba ma sòn ka a ka finin di. A mèènna ka mèèn... dennin y'i kanto :
N sòn n ka finin na, numukè N sòn n ka finin na n ka taa so Ni i ma yèlè n fè, dennin Ni i ma yèlè n fè, i tè taa so Wa he he he ! Numukè He he he wa ! N yèlèla sa !
O kèra yòrò min, dennin bòra ka bin ka sa. U y'a cè ka taa n'a ye sudonyòrò la. U taalen n'a ye sudonyòrò la, a su donnen tuma min, mininyanba ye finyè wuli ka na filen kura ani galama kura nyini, ka ji kè a la k'o seri dennin kan, dennin wulila. A ye numukè faga o yòrò bèè la k'o su don. N y'a ta yòrò min, n y'a bila yen.
La jeune fille, le grand python et le forgeron
Conte. Il était une fois des jeunes files coquettes, qui voulaient se faire bleuir les gencives. Elles partirent toutes ensemble, à l'exception d'une seule qui n'avait pas encore fini son travail. Comme les autres étaient impatientes de s'en aller, elles la laissèrent chez elle en lui disant : – Ne t'inquietes pas, nous disposerons des feuilles sur le chemin pour que tu nous rejoignes. Ainsi firent-elles, mais le vent fit s'envoler les feuilles qui se retrouvèrent sur le chemin qui menait chez un grand python. – Hmm ! Hmm ! qui es-tu donc, dit le serpent, un génie ou un être humain ? – Un être humain, répondit-elle. Et elle se mit à tout raconter au python : qu'elle voulait, avec ses amies, se faire bleuir les gencives, que les autres étaient parties sans elle parce qu'elle n'avait pas terminé son travail, qu'elles avaient marqué le chemin avec des feuilles, qu'il les avait déposées sur le cheim menant chez le python. – Eh bien, dit celui-ci, c'est moi qui vais te bleuir les gencives, mais à la condition que jamais plus tu ne t'amuses avec qui que ce soit. Si jamais tu t'amuses encore avec quelqu'un, tu mourras ! La petite accepta, le python lui bleuit les gencives, et elle s'en alla. Elle rejoignit ses amies qui rentraient au village et ensemble elle arrivèrent au bord d'une rivière. Là, elles décidèrent de se baigner. Elle se déshabillèrent et se jetèrent à l'eau Quand elles furent toutes dans l'eau, un méchant forgeron qui était là ramassa tous leurs vêtements et les emporta à la cime d'un arbre. Alors, chaque fois qu'une fille sortait de l'eau, elle venait devant le forgeron et chantait :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et le forgeron répondait :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Alors la jeune fille chantait :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Et le forgeron lui rendait ses vêtements. Toutes les jeunes filles firent ainsi, toutes, puis reprirent leurs vêtements, toutes, et il ne resta plus que la petite. Quand son tour arriva, elle vint devant le forgeron et chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et l'autre répondit
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
Mais la petite refusa. Elle reprit sa chanson, le méchant forgeron refusa de lui rendre ses vêtements. Et cela dura longtemps, longtemps Finalemant, la petite chanta :
Donne-moi mes vêtements, forgeron Donne-moi mes vêtements, que je rentre chez moi.
Et quand l'autre répondit :
Si tu ne viens pas t'amuser avec moi, petite Si tu ne viens pas t'amuser avec moi Tu ne les auras pas !
La petite accepta, et chanta :
Ah ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Hi ! Voilà, je viens m'amuser avec toi !
Alors en prononçant ces mots, la jeune fille tomba et mourut. On la prit, on la porta jusqu'au cimetière. Au cimetière, on la mit dans la tombe. Alors un grand python arriva dans un tourbillon de vent, et prenant une calebasse et une cuiller neuves, aspergea d'eau la petite, l'aspergea, l'aspergea, et la petite se leva. Alors, sur-le-champ elle tua le forgeron et l'enterra. Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
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Sènèkèla ni jinèw
Nsiirin. N ye a da cè kelen da, cè kelen nin ka sènè dama tèmènna. Dugu bèè ko ko a bè senè kè a bè sènè kè. A taara sènè kè jinèw ka so da la. Jinèw bòra. Kabini a ye jele cun jiri kan jinèkè ye a denw labò, u ye a nyininka. Cènin tògò ye Sabunyuman. Kabini a ye jele cun jiri kan, ayiwa jinèkè ni a denw bòra. U ye dònkili min fò a ye dun. U nana i kanto a ma.
Jòni kan ye jiri tigè ? Sabunyuman ka ye jiri tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Jiritigè tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèdenw ye jiri tigè ka o ban don kelen. A nana ka na waga bò. Jinèmuso bòra ka na i jò. A ko : "Jòni ka ye waga bò ?"
Jòni kan ye waga bò la ? Sabunyuman ka ye waga bò la. Aw ye wuli ka a dèmè. Wagabò tò tè si bi Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye waga bò ka o ban ka na nyò dan daminè. A ye nyòsi ta ka taa kungo kònò. Jinèw b``ora ka na u jò kungo kònò.
Jòni kan ye danni kè la ? Sabunyuman ka ye danni kè la. Aw ye wuli ka a dèmè. nyòdan tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U ye nyò dan ka a ban ka na nyò falen ka a ban. Nyòtigè nana se. A nana muru don nyò la. Jinèkè ni a denw bòra ka na u jò.
Jòni kan ye nyò tigè ? Jòni kan ye nyò tigè ? Sabunyuman ka ye nyò tigè. Aw ye wuli ka a dèmè. Nyòtigè tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U wulila ka nyò tigè ka a ban. Sani u ka tila, Sabunyuman muso nana ni to ye ka a di a ma. Ayiwa, murumurulen sigira a kò la. Sabunyuman ko a ma na n ka i ka murumurulen ci. A wulila ka murumurulen ci a muso kò la. Jinèmuso bòra ni a denw ye.
Jòni kan ye muso gosi ? Jòni kan ye muso gosi ? Sabunyuman yèrè bè muso gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Musogosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Jinèw ye muso minè ka a gosi ka a faga. Ayiwa, den nana ka na i bolo da a kun ka kule, fa ye busan ta ka den gosi.
Jòni kan ye den gosi ? Jòni kan ye den gosi ? Sabunyuman yèrè bè den gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Dengosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
U nana den minè a la ka a gosi ka a faga. Cè yèrè sigilen tora a bè kasi la. Murumurulen dò ye a cin. A ye o ci a woro kan ni a bolonkòni ye. Jinèw wulila ka na o yòrò la.
Jòni kan ye yèrè gosi ? Jòni kan ye yèrè gosi ? Sabunyuman yèrè bè yèrè gosi. Aw ye wuli ka a dèmè. Yèrègosi tò tè si bi. Sabunyuman jiri la bi. Jègèbugu jèsè Sabunyuman la.
Jinèw nana jè Sabunyuman la ka a gosi ka a faga. Ayiwa, a gosira ka a faga. A ka nyò yèlèmana ka a kè tonkun ye kungo kònò. N ye o sòrò yòró min n ye o bila yen.
Le cultivateur et les génies
Conte. C'est l'histoire d'un homme qui cultivait à l'excès. Tout le monde disait qu'il cultivait bien. Un jour, il il cultiva sur la terre des génies. Les génies sortirent. Dès que l'homme donna son premier coup de hâche sur un tronc d'arbre, le père-génie et ses enfants sortirent et interrogèrent l'homme. Il s'appelait Sabunyuman. Dès qu'il donna le premier coupde hâche sur le tronc, le père-génie et ses enfants sortirent. Ils se mirent à chanter. Ils dirent ceci :
Qui coupe du bois ? Sabunyuman coupe du bois. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de bois non coupé Du bois de Sabunyuman. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les enfants-génies coupèrent tout le bois en une seule journée. Ensuite, Sabunyuman se mit à défricher le terrain. Une femme-génie arriva et demanda : "Qui défriche ce terrain ?"
Qui défriche ce terrain ? Sabunyuman défriche ce terrain. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de terrain non défriché Du terrain de Sabunyuman.
Les génies défrichèrent le terrain et la culture du mil commença. Sabunyuman se rendit dans son champ avec la semence de mil. Les génies sortirent.
Qui sème ? Sabunyuman sème. Levez-vous et aidez-le. Il ne doit pas rester de semence de mil aujourd'hui. Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies finirent de semer. Le mil poussa en abondance Puis vint la récolte. Sabunyuman commença à récolter son mil. Le père-génie sortit, accompagné de ses enfants.
Qui fauche le mil ? Qui fauche le mil ? Sabunyuman fauche le mil Levez-vous et aidez-le. Ce soir, tout le mil de Sabunyuman doit être fauché Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies fauchèrent le mil. Avant de le finir, la femme de Sabunyuman lui apporta son repas. Alors, un insecte se posa surle dos de la femme. Sabunyuman lui dit : "Approche, je vais tuer cet insecte." Sabunyuman frappa l'insecte sur le dos de son épouse. La mère-génie et ses enfants entendirent le bruit et sortirent
Qui frappe sa femme ? Qui frappe sa femme ? Sabunyuman frappe sa femme Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de la battre Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent la femme, la frappèrent et la tuèrent. L'enfant arriva et cria au secours de sa mère, son père se mit à le frapper.
Qui frappe son enfant ? Qui frappe son enfant ? Sabunyuman frappe son enfant Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre l'enfant Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Ils saisirent l'enfant, le frappèrent et le tuèrent. Alors Sabunyuman se mit à pleurer. Un insecte le piqua, de ses doigts, il l'écrasa sur sa cuisse. Les génies arrivèrent aussitôt.
Qui se frappe ? Qui se frappe ? Sabunyuman se frappe Levez-vous et aidez-le. Qu'on n'arrête pas de battre Sabunyuman Jègèbugu jèsè Sabunyuman.
Les génies saisirent Sabunyuman, le frappèrent et le tuèrent. Ils le frappèrent vraiment à mort. Son champ de mil se transforma en broussaille. Je laisse ce conte où je l'ai trouvé.
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Jaraden min bè fèn bèè faga
N ye a tigè. Ayiwa, n ye a da nin na nin bilakoronin kelen. A fa ye a jaman a ba ye a jaman. U tè fosi fò cènin ye. Hali cènin mana mogò tèmèntò faga, u tè fèn fò a ye. Cènin taara kungo kònò don dò a ni bilakorow. A taara sagagènyòrò la. A bo kètò a ye jaradennin sòrò tu kòfè, a ye jaradennin minè ka na ni a ye so. Ka na a di a fa ma. A ko ne ye jaradenin tòmò." O ko a diyara n ye. A ko taa jaradennin bila i ka sagadennin fè. A ka to o fè. A taara ni jaraden ye. Dugutigi ko a ko jaraden tè mara so kònò koyi. A ko jara tè sokònòfèn ye. Fa ko ale den ka jaraden tè faga kòni. Ba ko ale den ka jaraden tè faga. Ayiwa, jaraden tora sagaw fè. Jaradennin nana bonya. Don dò a wulila a ye saga kelen minè.
Cènin bolila a nana a fò a fa ye. A ko n fa jaraden ye saga minè. A ko ayi ko jaraden ma se saga minè ye. A taara. O dugujè a ye saga filanan minè. Cènin bolila ka na a fa fè yen. A ko n fa n fa jaraden ye saga minè. Fa ko cènin wo jaraden bè i dege a tè se. Ayiwa u tora ten. Jaraden ye sagaw ban ka se baw ma. O don cènin nana i jò ka dònkili da. A ko :
Baba, jaraden ye ba minè bi sa Baba, jaraden ye ba minè bi sa Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baw ban minè na, a nana bila sow rò. A ye so fila minè. A nana :
Baba, jaraden ye sokè minè bi Baba, jaraden ye sokè minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
A ye sow ban a nana bila a ka faliw rò. A ye fali fila minè. A bolila ka na. A ko :
Baba, jaraden ye fali minè bi Baba, jaraden ye fali minè bi Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se Cènin wo jaraden bè i dege nka a tè se
Jaraden ye baganw bèè ban tuma min na. Don dò, jaraden bolila ka na fa dalen kòrò ka taa i pan ka i kè a kan. Ale ye i dalen to. Cènin nana :
Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Baba, jaraden ye i yèrè minè bi sa Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi Cènin wo jaraden bè i yèrè minè bi
Ba ko ale bè boli. Jaraden ye fa minè ka ba minè ka a kòròkè minè ka a yèrè minè ka u bèè dun. A tilala ka i pan ka bò kogo fè ka taa. N ye sòrò min n ye a bila yen.
Le lionceau qui tue tout le monde
Voici le conte que j'ai choisi. Bon. Je vais parler d'un bilakoro*. Son père l'avait gâté, sa mère l'avait gâté. Ils ne lui avaient jamais rien dit. Même si ce garçon tuait un homme qu'il rencontrait, ils ne lui disaient rien. Un jour, le garçon alla dans la brousse avec les autres bilakoros. Il alla au pâturage des moutons. En faisant ses besoins, il trouva un lionceau derrière un bosquet, il l'attrapa, l'amena à la maison. Il le donna à son père. Il dit : "Père, j'ai ramassé un lionceau." Le père lui répondit : "Cela me fait plaisir, va mettre le lionceau avec le petit mouton, tu vas le garder avec lui." Il partit avec le lionceeau. Le chef de village dit : "Vraiment, on ne garde pas un lionceau dans la maison, le lionceau n'est pas à garder dans la maison." Le père de l'enfant répondit que le lionceau de son fils n'était pas non plus à tuer. Sa mère aussi dit que le lionceeau de son fils n'était pas à tuer. Bien. Le lionceau resta avec les moutons. Il grandit. Un jour, il se leva et attrapa un mouton.
Le garçon courut, il vint dire cela à son père. "Père, dit-il, le lionceau a attrapé un mouton. "Le lion n'arrive pas à attraper un mouton", dit le père. Le garçon partit. Le lendemain, le lionceau attrapa un second mouton. Le garçon courut chez son père. "Père, père, le lionceau a attrapé un mouton. "Mon fils, répondit le père, le lionceau apprend, mais ne réussit pas." Bien. Ils en restèrent là. Le lionceau tua les moutons et s'en prit aux chèvres. Ce jour, le garçon vint et se mit à chanter. Il dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Père, aujourd'hui le lionceau a pris la chèvre Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chèvres, il s'en prit aux chevaux. Il en prit deux. Le fils vint :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé un étalon Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Le lionceau tua les chevaux, puis vint le tour des ânes. Il en prit deux. Le garçon vint et dit :
Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Père, aujourd'hui le lionceau a attrapé l'âne Fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas Mon fils, le lionceau apprend mais ne réussit pas
Alors, le lionceau extermina tout le bétail domestique. Un jour, il se leva et vint près du père qui était couché, il sauta et l'attaqua. Le père resta couché. Le fils arriva :
Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Père, aujourd'hui c'était à toi-même que le lionceau s'est attaqué Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi Fils, aujourd'hui le lioceau te prendra toi
La mère voulut s'enfuir. Le lionceau attrapa le père et la mère, prit l'aîné du garçon, prit le garçon lui-même et les a tous mangés. Après il sauta par-dessus le mur et s'en alla. Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets là.
* bilakoro = (garçon) incirconcis
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Binba
Binba ye n malo de, malo, Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè k'i kun da n kun kan walayi ! a ye n saamè k'i nyè don n nyè na walayi ! a ye n saamè k'i nèn don n da la walayi ! a ye n saamè k'i bolo da n bolo kan walayi ! a ye n saamè k'i kògò da n kògò kan walayi ! a ye n saamè k'i disi da n disi kan walayi ! a ye n saamè k'i woro da n woro kan walayi ! a ye n saamè Binba ye n malo walayi ! a ye n saamè
Bimba
Bimba m'a fait honte, honte, Bimba m'a fait honte ! Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa tête sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses yeux dans les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis sa langue sur la mienne Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son bras sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses seins sur les miens Ah ! quelle impudeur ! Il a mis son torse sur le mien Ah ! quelle impudeur ! Il a mis ses cuisses sur les miennes Ah ! quelle impudeur ! Bimba m'a fait honte Ah ! quelle impudeur !
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J'espère encore que les contes vont procurer un grand plaisir pour les enfants !
Hery
Le parc d'Iguazu est fermé depuis le lundi 9 juin 2014 English translation pending
Bonjour à tous !
Le parc d’Iguazu est fermé partiellement hier lundi 09 juin 2014 en raison d’une crue historique des eaux (tres fortes pluies dans l’Etat du Parana). Du coté brésilien, la situation étant la même, les passerelles ont été aussi fermées. La normalité au niveau de Puerto Iguazu est attendue a partir de vendredi 13 juin 2014. La météo en Argentine étant extrêmement capricieuse, je recommande toujours de ne jamais décidé à l’avance de partir a Iguazu. Ce n’est qu’une fois à Buenos Aires et en ayant pris des informations sur la météo que vous décidez ou non de partir voir les chutes d’Iguazu. Pour photos et videos : http://www.petitherge.com/article-fermeture-du-parc-d-iguazu-en-raison-d-une-crue-historique-123868953.html
A bientot !
Herge ! www.petitherge.com
Le parc d’Iguazu est fermé partiellement hier lundi 09 juin 2014 en raison d’une crue historique des eaux (tres fortes pluies dans l’Etat du Parana). Du coté brésilien, la situation étant la même, les passerelles ont été aussi fermées. La normalité au niveau de Puerto Iguazu est attendue a partir de vendredi 13 juin 2014. La météo en Argentine étant extrêmement capricieuse, je recommande toujours de ne jamais décidé à l’avance de partir a Iguazu. Ce n’est qu’une fois à Buenos Aires et en ayant pris des informations sur la météo que vous décidez ou non de partir voir les chutes d’Iguazu. Pour photos et videos : http://www.petitherge.com/article-fermeture-du-parc-d-iguazu-en-raison-d-une-crue-historique-123868953.html
A bientot !
Herge ! www.petitherge.com
Premier voyage à Londres tout seul! English translation pending
Hello,
Je m'envole pour la première fois à Londres dans une semaine, du vendredi 13 au vendredi 20 juin prochain. C'est la première fois que j'y vais, et seul (ma petite amie ne peut finalement pas 😐). Cela ne me fait pas peur, je suis d'esprit aventurier et plutôt un loup solitaire dans la vie. Si je compte bien visiter les lieux phares (Buckingham Palace, British Museum (j'ai hâte!), Westminster (hâte aussi!), St James, The City, etc.), me goinfrer (fish and chips, indian, etc.), regarder le début de la Coupe du Monde dans des pubs (avec un exaltant Angleterre - Pays-Bas samedi soir!), je dois avouer que j'ai peur de me lasser.. Une semaine c'est peu mais beaucoup à la fois pour visiter une ville.
Alors ami(e)s londoniens et autres, avez-vous des conseils à me donner pour que ce voyage se déroule bien? Quels sont les coins inédits à visiter? Je suis très branché histoire, politique, arts, etc. Pour me présenter brièvement (important pour cerner un début de personnalité), j'ai 24 ans et je vis à Chartres. Je suis diplômé en droit, dans l'attente de passer des concours.
Pour en revenir au voyage stricto sensu, mes ami(e)s ne cessent de me vanter London et son ambiance unique. J'y crois. Et pour vous dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, j'ai même le pressentiment que je vais littéralement tomber fou amoureux de London et souhaiterais m'y installer.. Mais bon, calmons nous.. pour le moment je vais débuter la lecture d"un bouquin retraçant l'histoire de la ville ! 😊
Sophiane
Je m'envole pour la première fois à Londres dans une semaine, du vendredi 13 au vendredi 20 juin prochain. C'est la première fois que j'y vais, et seul (ma petite amie ne peut finalement pas 😐). Cela ne me fait pas peur, je suis d'esprit aventurier et plutôt un loup solitaire dans la vie. Si je compte bien visiter les lieux phares (Buckingham Palace, British Museum (j'ai hâte!), Westminster (hâte aussi!), St James, The City, etc.), me goinfrer (fish and chips, indian, etc.), regarder le début de la Coupe du Monde dans des pubs (avec un exaltant Angleterre - Pays-Bas samedi soir!), je dois avouer que j'ai peur de me lasser.. Une semaine c'est peu mais beaucoup à la fois pour visiter une ville.
Alors ami(e)s londoniens et autres, avez-vous des conseils à me donner pour que ce voyage se déroule bien? Quels sont les coins inédits à visiter? Je suis très branché histoire, politique, arts, etc. Pour me présenter brièvement (important pour cerner un début de personnalité), j'ai 24 ans et je vis à Chartres. Je suis diplômé en droit, dans l'attente de passer des concours.
Pour en revenir au voyage stricto sensu, mes ami(e)s ne cessent de me vanter London et son ambiance unique. J'y crois. Et pour vous dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, j'ai même le pressentiment que je vais littéralement tomber fou amoureux de London et souhaiterais m'y installer.. Mais bon, calmons nous.. pour le moment je vais débuter la lecture d"un bouquin retraçant l'histoire de la ville ! 😊
Sophiane
WWOOFing Écosse: inscription English translation pending
Bonjour, après un an de réflexion je me décide a partir en écosse par wwoofing.
Alors d'abord il me propose deux listes en ligne (a 20 et 30livres) et deux listes par papier (a 20 et 30livres) . En simple ou en joint, articulation, alors quelle est la différence des quatre?? qu'est-ce qu'il y a d'autre a payer a cette organisation?
Et ensuite je voudrais savoir s'il faut une assurance hors période de travail, combien d'argent faut il prévoir (car il en faut quand même) Si quelqu'un peut me faire une liste des choses a penser (pour partir clean) , que moi j'oublierais voila j'espère vraiment que quelqu'un puis-ce m'éclairer car j'en ai lu des forum mais c'est toujours mieux de poser ses propres questions merci énormément d'avance
Alors d'abord il me propose deux listes en ligne (a 20 et 30livres) et deux listes par papier (a 20 et 30livres) . En simple ou en joint, articulation, alors quelle est la différence des quatre?? qu'est-ce qu'il y a d'autre a payer a cette organisation?
Et ensuite je voudrais savoir s'il faut une assurance hors période de travail, combien d'argent faut il prévoir (car il en faut quand même) Si quelqu'un peut me faire une liste des choses a penser (pour partir clean) , que moi j'oublierais voila j'espère vraiment que quelqu'un puis-ce m'éclairer car j'en ai lu des forum mais c'est toujours mieux de poser ses propres questions merci énormément d'avance
Où séjourner seule au Sénégal? English translation pending
Bonjour
J'aimerais partir seule au Sénégal au mois de novembre, j'ai donc commencé à me renseigner et je vois que beaucoup de personnes déconseillent Saly car trop touristique (ce qui ne m'intéresse pas).
J'aurais aimé des conseils, où aller à part Saly (quasiment toutes les offres le proposent) sachant que j'ai une préférence pour un séjour tout inclus dans la mesure du possible.
Je voudrais à la fois que le lieu où je réside soit agréable mais aussi et surtout assez proche de toutes les sorties intéressantes voire inévitables du Sénégal (d'ailleurs je suis preneuse pour tout bon plan d'excursions et visites).
Merci d'avance de tous vos bons plans!!
Que voir en... Bourgogne English translation pending
Que voir en Bourgogne ?
Pour préparer votre futur voyage ou week-end, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans la région (carte).
La Bourgogne est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de la Côte d'Or (21), Nièvre (58), Saône et Loire (71), Yonne (89).
1- CÔTE D'OR (21) Abbaye de Cîteaux : une abbaye cistercienne des environs de Dijon.Abbaye de Fontenay : construite au XIIe siècle, c'est la plus ancienne abbaye cistercienne en état. C'est à ce titre qu'elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Alésia : les lieux de la célèbre bataille entre romains et gaulois situés dans le village actuel d'Alise Sainte-Reine.Auxonne : une petite ville avec divers témoignages de son passé militaire (portes, remparts, tours…).Beaune : c'est la capitale des vins de Bourgogne et un haut lieu touristique dans la région. On y vient notamment pour le célèbre Hospice de Beaune à la fois musée et superbe édifice du XVe siècle dans lequel se déroule chaque année la vente aux enchères de la production des vignobles des environs.Château de Bussy-Rabutin : un château et son parc du XIIe siècle au nord-ouest de Dijon.Château de Châteauneuf : une forteresse militaire bourguignonne datant du XIIe siècle.Château de la Rochepot : joli château fort du XIIIe siècle entouré de bois.Dijon : la préfecture du département et de la région possède un joli centre-ville.Flavigny-sur-Ozerain : ce vieux village au nord-ouest de Dijon est classé parmi les "plus beaux villages de France".Route des Grands Crus : cette route touristique d'environ 60 km traverse les vignobles de Bourgogne et notamment les plus prestigieux.Semur-en-Auxois : une belle petite cité médiévale, entre Auxerre et Beaune, avec ses tours, ses remparts et ses vieilles maisons à colombages.Tombe de Vix : une sépulture celte du Ve siècle avant J.C. et son musée situés sur la commune de Vix.Patrimoine naturel Canal de Bourgogne : long de 240 km, il relie l'Yonne à la Saône en traversant les départements de l'Yonne et de la Côte d'Or. Comme nombre de canaux, sa vocation est désormais avant tout touristique avec ses balades ou croisières fluviales.Cirque du Bout du Monde : petite vallée entourée de falaises calcaires de plus de 500 m de haut. On peut y randonner et pratiquer l'escalade.Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner.2- NIÈVRE (58) Bibracte : un site archéologique celtique au coeur de la Bourgogne sur le Mont Beuvray, à cheval sur les départements de la Nièvre et de la Saône et Loire.Château de Bazoches : joli château médiéval du nord du département ayant appartenu notamment à Vauban.Château-Chinon : cette ville dont François Mitterrand fut le maire pendant 22 ans est aussi la sous-préfecture de la Nièvre. La Charité-sur-Loire : au niveau touristique la commune offre à la visite son abbatiale, ses remparts et son vieux centre.Nevers : la préfecture de la Nièvre possède un vieux centre avec une belle cathédrale et un palais ducal.Patrimoine naturel Canal du Nivernais : ce canal de l'Yonne et de la Nièvre qui relie la Seine à la Loire peut se découvrir lors de croisières fluviales.Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner.3- SAÔNE ET LOIRE (71) Abbaye de Cluny : une abbaye cistercienne du Xe siècle symbole du renouveau monastique de cette époque en Occident.Autun : cette sous-préfecture offre encore plusieurs témoignages de son passé romain (temple, porte, théâtre…) et médiéval, de même qu'une belle cathédrale et quelques autres monuments.Bibracte : un site archéologique celtique au coeur de la Bourgogne sur le Mont Beuvray, à cheval sur les départements de la Nièvre et de la Saône et Loire.Chalon-sur-Saône : c'est la plus grande ville de Saône et Loire au statut de sous-préfecture. Château de Cormatin : joli château de style Renaissance construit dans la commune du même nom au XVIIe siècle.Château de Pierre de Bresse : très beau château Renaissance du XVIIe siècle qui abrite aussi maintenant l'Ecomusée de la Bresse.Le Creusot : cette ville à la tradition industrielle comme on peut encore le voir est la troisième de Saône et Loire.Mâcon : la préfecture du département possède un beau centre. C'est aussi et surtout une bonne base pour découvrir les différentes caves et propriétés viticoles de Bourgogne et du Beaujolais.Paray-le-Monial : cette petite ville du Charolais a un centre intéressant avec de nombreux édifices religieux.Semur-en-Brionnais : avec les vestiges de son château et sa collégiale la commune fait partie des "plus beaux villages de France".Patrimoine naturel Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner.Roche de Solutré : à côté de Mâcon, cette falaise de près de 500 m qui a d'abord une valeur préhistorique est aussi devenue au fil du temps un lieu de randonnée plus ou moins prisé…4- YONNE (89) Abbaye de Pontigny : une ancienne abbaye cistercienne des alentours d'Auxerre.Auxerre : la préfecture de l'Yonne possède un joli centre-ville avec notamment nombre de maisons moyenâgeuses à colombages. Juste à côte on peut également visiter les célèbres vignobles de Chablis.Avallon : grosse bourgade au sud-est d'Auxerre avec un vieux centre urbain.Château d'Ancy-le-Franc : un château Renaissance dans la commune du même nom.Château de Chastellux : une forteresse médiévale très bien conservée dans les environs d'Avallon.Château de Druyes : vaste château fort du XIIIe siècle.Château de Maulnes : un château à l'architecture particulière datant du milieu du XVIe siècle.Château de Saint-Fargeau : (re)construit au milieu du XVe siècle dans la commune du même nom.Château de Saint-Point : un château connu pour avoir été la propriété de Lamartine.Château de Tanlay : beau château Renaissance agrémenté d'un vaste parc.Château-chantier de Guédelon : construire un château médiéval selon les techniques de l'époque, c'est le projet entamé sur ce site en 1997 et qui doit durer 25 ans.Fontaines Salées : un site archéologique (Néolithique et période Celte) situé dans le périmètre du Parc naturel du Morvan.Joigny : petite ville connue pour son château et ses maisons à pans de bois typiques.Montréal : joli village fortifié au sommet d'une colline pas loin d'Avallon.Noyers : très belle cité médiévale d'ailleurs classée parmi les "plus beaux villages de France".Rogny-les-Sept-Ecluses : ce village possède comme son nom l'indique un ensemble d'écluses successives situées sur le canal de Briare datant de la fin du XIXe siècle.Sens : sous-préfecture et deuxième ville du département, Sens est connue pour sa cathédrale qui serait la première de style gothique à avoir été construite en 1135.Tonnerre : à l'est d'Auxerre, la petite ville possède un assez joli centre.Vézelay : ce vieux village avec ses remparts et ces anciennes demeures et reconnu pour sa basilique Sainte-Marie Madeleine qui attire aux alentours d'un million de visiteurs chaque année. Elle est d'ailleurs classée à l'UNESCO.Patrimoine naturel Canal de Bourgogne : long de 240 km il relie l'Yonne à la Saône en traversant les départements de l'Yonne et de la Côte d'Or. Comme nombre de canaux, sa vocation est désormais avant tout touristique avec ses balades ou croisières fluviales.Canal du Nivernais : ce canal de l'Yonne et de la Nièvre qui relie la Seine à la Loire peut se découvrir lors de croisières fluviales;Grottes d'Arcy-sur-Cure : un ensemble de grottes donc certaines ornées de peintures préhistoriques.Lac du Bourdon : vaste lac artificiel à vocation touristique (baignade, nautisme, randonnée…) situé pas très loin d'Auxerre.Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner. 5- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Côte d'Or : Abbaye de Fontenay; Beaune; Flavigny-sur-Ozerain; Route des Grands Crus. Nièvre : Château de Bazoches; Parc naturel régional du Morvan. Saône et Loire : Parc naturel régional du Morvan; Semur-en-Brionnais. Yonne : Auxerre; Château-chantier de Guédelon; Noyers; Vézelay.
- © VoyageForum -
La Bourgogne est l'une des 22 régions de la France métropolitaine. Elle est composée des départements de la Côte d'Or (21), Nièvre (58), Saône et Loire (71), Yonne (89).
1- CÔTE D'OR (21) Abbaye de Cîteaux : une abbaye cistercienne des environs de Dijon.Abbaye de Fontenay : construite au XIIe siècle, c'est la plus ancienne abbaye cistercienne en état. C'est à ce titre qu'elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.Alésia : les lieux de la célèbre bataille entre romains et gaulois situés dans le village actuel d'Alise Sainte-Reine.Auxonne : une petite ville avec divers témoignages de son passé militaire (portes, remparts, tours…).Beaune : c'est la capitale des vins de Bourgogne et un haut lieu touristique dans la région. On y vient notamment pour le célèbre Hospice de Beaune à la fois musée et superbe édifice du XVe siècle dans lequel se déroule chaque année la vente aux enchères de la production des vignobles des environs.Château de Bussy-Rabutin : un château et son parc du XIIe siècle au nord-ouest de Dijon.Château de Châteauneuf : une forteresse militaire bourguignonne datant du XIIe siècle.Château de la Rochepot : joli château fort du XIIIe siècle entouré de bois.Dijon : la préfecture du département et de la région possède un joli centre-ville.Flavigny-sur-Ozerain : ce vieux village au nord-ouest de Dijon est classé parmi les "plus beaux villages de France".Route des Grands Crus : cette route touristique d'environ 60 km traverse les vignobles de Bourgogne et notamment les plus prestigieux.Semur-en-Auxois : une belle petite cité médiévale, entre Auxerre et Beaune, avec ses tours, ses remparts et ses vieilles maisons à colombages.Tombe de Vix : une sépulture celte du Ve siècle avant J.C. et son musée situés sur la commune de Vix.Patrimoine naturel Canal de Bourgogne : long de 240 km, il relie l'Yonne à la Saône en traversant les départements de l'Yonne et de la Côte d'Or. Comme nombre de canaux, sa vocation est désormais avant tout touristique avec ses balades ou croisières fluviales.Cirque du Bout du Monde : petite vallée entourée de falaises calcaires de plus de 500 m de haut. On peut y randonner et pratiquer l'escalade.Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner.2- NIÈVRE (58) Bibracte : un site archéologique celtique au coeur de la Bourgogne sur le Mont Beuvray, à cheval sur les départements de la Nièvre et de la Saône et Loire.Château de Bazoches : joli château médiéval du nord du département ayant appartenu notamment à Vauban.Château-Chinon : cette ville dont François Mitterrand fut le maire pendant 22 ans est aussi la sous-préfecture de la Nièvre. La Charité-sur-Loire : au niveau touristique la commune offre à la visite son abbatiale, ses remparts et son vieux centre.Nevers : la préfecture de la Nièvre possède un vieux centre avec une belle cathédrale et un palais ducal.Patrimoine naturel Canal du Nivernais : ce canal de l'Yonne et de la Nièvre qui relie la Seine à la Loire peut se découvrir lors de croisières fluviales.Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner.3- SAÔNE ET LOIRE (71) Abbaye de Cluny : une abbaye cistercienne du Xe siècle symbole du renouveau monastique de cette époque en Occident.Autun : cette sous-préfecture offre encore plusieurs témoignages de son passé romain (temple, porte, théâtre…) et médiéval, de même qu'une belle cathédrale et quelques autres monuments.Bibracte : un site archéologique celtique au coeur de la Bourgogne sur le Mont Beuvray, à cheval sur les départements de la Nièvre et de la Saône et Loire.Chalon-sur-Saône : c'est la plus grande ville de Saône et Loire au statut de sous-préfecture. Château de Cormatin : joli château de style Renaissance construit dans la commune du même nom au XVIIe siècle.Château de Pierre de Bresse : très beau château Renaissance du XVIIe siècle qui abrite aussi maintenant l'Ecomusée de la Bresse.Le Creusot : cette ville à la tradition industrielle comme on peut encore le voir est la troisième de Saône et Loire.Mâcon : la préfecture du département possède un beau centre. C'est aussi et surtout une bonne base pour découvrir les différentes caves et propriétés viticoles de Bourgogne et du Beaujolais.Paray-le-Monial : cette petite ville du Charolais a un centre intéressant avec de nombreux édifices religieux.Semur-en-Brionnais : avec les vestiges de son château et sa collégiale la commune fait partie des "plus beaux villages de France".Patrimoine naturel Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner.Roche de Solutré : à côté de Mâcon, cette falaise de près de 500 m qui a d'abord une valeur préhistorique est aussi devenue au fil du temps un lieu de randonnée plus ou moins prisé…4- YONNE (89) Abbaye de Pontigny : une ancienne abbaye cistercienne des alentours d'Auxerre.Auxerre : la préfecture de l'Yonne possède un joli centre-ville avec notamment nombre de maisons moyenâgeuses à colombages. Juste à côte on peut également visiter les célèbres vignobles de Chablis.Avallon : grosse bourgade au sud-est d'Auxerre avec un vieux centre urbain.Château d'Ancy-le-Franc : un château Renaissance dans la commune du même nom.Château de Chastellux : une forteresse médiévale très bien conservée dans les environs d'Avallon.Château de Druyes : vaste château fort du XIIIe siècle.Château de Maulnes : un château à l'architecture particulière datant du milieu du XVIe siècle.Château de Saint-Fargeau : (re)construit au milieu du XVe siècle dans la commune du même nom.Château de Saint-Point : un château connu pour avoir été la propriété de Lamartine.Château de Tanlay : beau château Renaissance agrémenté d'un vaste parc.Château-chantier de Guédelon : construire un château médiéval selon les techniques de l'époque, c'est le projet entamé sur ce site en 1997 et qui doit durer 25 ans.Fontaines Salées : un site archéologique (Néolithique et période Celte) situé dans le périmètre du Parc naturel du Morvan.Joigny : petite ville connue pour son château et ses maisons à pans de bois typiques.Montréal : joli village fortifié au sommet d'une colline pas loin d'Avallon.Noyers : très belle cité médiévale d'ailleurs classée parmi les "plus beaux villages de France".Rogny-les-Sept-Ecluses : ce village possède comme son nom l'indique un ensemble d'écluses successives situées sur le canal de Briare datant de la fin du XIXe siècle.Sens : sous-préfecture et deuxième ville du département, Sens est connue pour sa cathédrale qui serait la première de style gothique à avoir été construite en 1135.Tonnerre : à l'est d'Auxerre, la petite ville possède un assez joli centre.Vézelay : ce vieux village avec ses remparts et ces anciennes demeures et reconnu pour sa basilique Sainte-Marie Madeleine qui attire aux alentours d'un million de visiteurs chaque année. Elle est d'ailleurs classée à l'UNESCO.Patrimoine naturel Canal de Bourgogne : long de 240 km il relie l'Yonne à la Saône en traversant les départements de l'Yonne et de la Côte d'Or. Comme nombre de canaux, sa vocation est désormais avant tout touristique avec ses balades ou croisières fluviales.Canal du Nivernais : ce canal de l'Yonne et de la Nièvre qui relie la Seine à la Loire peut se découvrir lors de croisières fluviales;Grottes d'Arcy-sur-Cure : un ensemble de grottes donc certaines ornées de peintures préhistoriques.Lac du Bourdon : vaste lac artificiel à vocation touristique (baignade, nautisme, randonnée…) situé pas très loin d'Auxerre.Parc naturel régional du Morvan : ce parc de forêts, bocages et rivières est présent sur les quatre départements de Bourgogne. On peut y randonner. 5- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Côte d'Or : Abbaye de Fontenay; Beaune; Flavigny-sur-Ozerain; Route des Grands Crus. Nièvre : Château de Bazoches; Parc naturel régional du Morvan. Saône et Loire : Parc naturel régional du Morvan; Semur-en-Brionnais. Yonne : Auxerre; Château-chantier de Guédelon; Noyers; Vézelay.
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